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 Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Mer 27 Juin - 0:33

Je grogne furieusement. Il avait encore fallu que mes jambes me jouent des tours ! J'étais tranquillement en train de descendre l'escalier menant aux dortoirs quand par un "mystérieux" hasard j'avais croisé le prof que je détestais le plus au monde et dont je séchais en tout impunité le moindre cours.
Réflexe ? Courir me cacher ! Ce que mes pieds ont fait ? se taper l'un dans l'autre pour je ne sais quelle raison ! Résultat ? Roulé boulé dans les marches et l'arcade sourcilière fendue en deux ! Bon au moins, j'avais réussi à éviter Monsieur-je-pête-plus-haut-que-mon-cul mais si seulement, si seulement ... JE NE M’ÉTAIS PAS MISE A PISSER LE SANG JUSTE APRÈS !
Une main toujours posée sur ma tempe, je ne peux retenir une longue plainte quand mon coude tape dans un mur au détour d'un couloir, me faisant appuyer atrocement sur ma blessure toute fraîche. Je grimace douloureusement. Ma tête me lançait atrocement et le sang me coulait sur les yeux pour mieux sécher désagréablement dans ma paume et sur mes doigts. Si seulement, je savais me guérir moi même ... Je maudis mon incompétence. Trois mois que je m'entraînais à matérialiser des armes dans l'arène et pas une seule fois j'avais pensé à apprendre à soigner mes blessures, faire ré-apparaître de la peau, je ne sais pas moi, quelque chose du genre !
Soudainement, je lâche un soupir soulagé. J'approchais finalement de l'infirmerie, avançant dorénavant avec un œil fermé, ce qui m'offrait un inconfort non négligeable, une raison de plus d'être irritée. J'avais d'ailleurs de plus en plus de mal à me diriger avec tout le sang qui me bloquait la vue et les vertiges qui commençaient à me prendre. J'avais pas du me louper ... Espérons que ça ne soit pas trop grave.
J'ouvre la porte du dispensaire et m'engouffre dans la pièce avant de grogner de mécontentement. Putain, personne ! Ou devrais-je dire : Oh Dieu, un élève à moitié mort juste là ! De quelle grande utilité, il va m'être ! Je contemple le pauvre bougre, allongé sur un des lits, qui ne ressemblait plus à rien avec son visage quasiment fondu et ses os par endroit légèrement apparents. Et je ne peux contenir un frisson de dégoût à cette vision. Je ne voulais même pas savoir ce qu'il avait pu lui arriver ... D'ailleurs je ne voulais même pas le voir agoniser ! Je tire le rideau pour le cacher de ma vue - pourtant trouble - et m'approche d'une armoire imposante dans laquelle j'allais surement trouver ce qu'il me fallait ... D'ailleurs que me fallait-il ? Je me dirige vers un petit miroir fixé au dessus du seul lavabo de la pièce et contemple les dégâts. Beurk ... J'examine la plaie béante et longue puis frissonne. J'allais avoir besoin de fil et d'une aiguille, il n'y avait aucun doute là dessus. J'ouvre le robinet et lave ma blessure avec un peu d'eau, en grimaçant de douleur. Je ne savais pas que ça pouvait être aussi profond une lésion ... Je veux dire, un peu plus et mon crâne cédait, bordel !

-Fais chier !

J'ouvre brutalement le placard et attrape le premier bout de tissu que je vois pour essuyer soigneusement mon œil après l'avoir passé sous l'eau. Brusquement je suis prise d'un vertige et je suis contrainte de m'asseoir ... Ou plutôt de m'étaler par terre en m'accrochant au rideau de mon compagnon de chambre dont la vision me donne carrément envie de vomir. Dire que j'avais torturer et découper en morceaux un homme et que la seule vision d'un grand brûlé me donnait la nausée ... Le pire c'est quand deux mois, je n'avais reçu aucune blessure grave et que c'était un escalier qui avait eu raison de moi ... Dieu, quel monde cruel !
Je me relève, les jambes flageolantes et prends appuis sur le lavabo pour me tenir debout. Une vraie journée de merde ...

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Aria P. Hirazaki

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MessageSujet: Re: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Mer 27 Juin - 14:17

Dure journée. Enfin, quand je dis "dure journée", ça veut dire que j'en avais ma claque d'être adulée de partout. En fait, entendre mon nom être scandé vingt-quatre heures sur vingt-quatre était un peu fatiguant. Épuisant, même. Tellement chiant, à vrai dire, que j'avais craqué. Mes nerfs avaient lâchés et j'avais fini par provoquer un Première. Ce qui avait donné un résultat assez... intéressant. Sous l'effet de la colère, j'avais légèrement relâché la frustration accumulé ces derniers jours. Traduction : J'avais littéralement défiguré un gamin à l'extérieur de l'Arène. Pauvre chou qui reposait à l’Infirmerie… La moitié de son visage avait brûlé, donnant naissance à une bouillie faciale étrange. En fait, on aurait dit que sa joue avait fondue sur ses os, ce qui était… vraiment dégoûtant. Mais comme j’étais bonne, et agréable, et miséricordieuse, j’accordais actuellement l’honneur de ma présence à ce microbe. Malgré la colère qui me consumait depuis le début de la matinée, j'avais séché les cours sans aucun remord, et fais un petit détour par l'Infirmerie. J'étais entrée dans la pièce alors qu'il n'y avait pas un chat, et m'étais dirigée vers le seul malade de la journée, observant avec satisfaction que le rideau le séparant d'un autre lit était tiré.

Cela faisait désormais environ plus d'une demi-heure que je parlais à ce pauvre enfant, qui lui, se contentait de trembler de terreur alors que je lui déballais mes problèmes tous plus chiants les uns que les autres. Ses yeux me fixaient avec tellement d'horreur que j'avais une envie folle de rire, mais c'est avec douceur et sympathie que je lui parlais, me moquant, souriant, virevoltant autour de son lit d'hôpital avec allégresse, tout en prenant soin d'apporter une touche d'ironie effrayante à chacune de mes paroles.

- Dis, dis, est-ce que ça fait si mal que ça ? Ah, je n'avais pas vraiment prévu de te déchiqueter seulement la moitié... Je ferai plus attention la prochaine fois, comme ça ce sera partout pareil, d'accord ? ajoutais-je en louchant sur ses os saillants.

Si quelqu'un m'avait surprise à ce moment-là, nul doute qu'il m'aurait pris pour la plus grande psychopathe de l'Académie... Sans jamais avoir croisé Yume. Néanmoins, l'endroit était vide, alors j'étais tranquille pour observer les réactions naturelles du garçon littéralement décomposé. J'allais ouvrir la bouche pour balancer une autre réplique lorsqu'un juron retentit derrière le rideau qui était tiré alors que j'étais arrivée. M'interrompant net, je pivotais lentement dans la direction de la "chambre" voisine, et m'avançait silencieusement. Vous croyez que l'infirmière serait trop occupée, avec deux grands brûlés de plus ? Me préparant à activer ma robe de combat, j'entendis soudainement un sacré remue-ménage en provenance de l'endroit. Claquant ma langue avec agacement, je sursautais lorsque le rideau de séparation se déchira... pour me faire découvrir une élève, transformée en fontaine à sang, répandant la moitié de son liquide visqueux sur le sol blanc de l'Infirmerie. Allongée de tout son long sur le carrelage. Elle se releva en vacillant et se reposa sur le lavabo, qui perdait doucement sa teinte immaculée, au profit du rouge pâle que la visible blessure de l'intruse laissait couler, malgré le mouchoir qu'elle avait posé dessus. Me raclant la gorge afin d'attirer son attention, la seule phrase crédible qui me vînt à l'esprit sur le coup fut :

- Et ben tu t'es pas ratée, toi... Naturellement douée, j'imagine ?

Soupirant avec désespoir, je m'approchais de la jeune fille pour constater l'étendue des dégâts, n'en ayant rien à foutre qu'elle ne me connaisse pas, ou quoi que ce soit, et pris un second mouchoir que je posais sans ménagement sur son œil.

- Remets de l'eau dessus. Et puis essuies, quoi, c'est dégueulasse, maintenant !

Comment ça, je suis pas délicate ? Elle n'avait qu'à pas s'éclater la gueule, et puis Basta.

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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Mer 27 Juin - 15:37

Qui aurait cru que ma relation avec Jun serait aussi dangereuse? Laissez-moi vous expliquer la situation. Cet avant midi, je suis allée faire un tour dans la classe de musique avec mon violon en main, puisque le professeur m’avait demandé d’aller lui montrer comment je jouais. Jusqu'à là, aucun problème. Même si on me regardait curieusement à cause de mon collier, j’avais appris à ignorer les regards constants des autres sur ma personne. J’avais donc joué un morceau de violon super émotif devant une classe complète à la demande du professeur, sans rien dire. Une fois terminé, on m’avait poliment applaudit et le prof m’avait enfin libéré. C’est ici que ça se gâte. Tandis que je rangeais mon violon dans son coffret, quelqu’un m’avait bousculé l’épaule. Je m’étais pratiquement affalée sur mon précieux violon. Irritée et agacée, j’avais finalement fermé mon coffret avant de me retourner et de me retrouver face à face avec une fille un peu plus grande et définitivement plus costaude que moi. Son regard était mauvais et tout dans le langage corporel de son corps disait qu’elle me haïssait. Pourquoi? Je l’ignorais à cet instant, mais maintenant, je le sais. La fille avait alors posé un index contre mon épaule et m’avait poussée, me regardant froidement.

-Toi, tu ferais mieux de garder tes distances avec Itsuko, sinon, tu vas avoir un mauvais quart d’heure.

Je l’avais regardée avec indifférence, puis j’avais empoigné mon coffret avant de sortir de la classe en la bousculant de l’épaule. Je crois qu’elle n’avait pas aimé ça. À peine fus-je sortie de la classe que je me retrouvai face première au sol, mon coffret m’échappant. Je me cognai durement le menton sur le carrelage du plancher et m’étais mordue la langue, répandant un flot de sang dans ma bouche. Grognant et tremblante de colère, je m’étais relevée et retournée pour recevoir un coup de poing en plein dans la figure, sur mon œil gauche. J’allais avoir un œil au beurre noir, ça c’est sur. Sous le coup et, étourdie, j’avais reculé de quelque pas et regardé mon adversaire avec mon œil valide.

-Tu n’aurais pas du m’ignorer, m’avais-t-elle dit.

Elle s’était alors élancée vers moi dans la ferme intention de me bousiller le crâne, mais je m’étais défendue. Tandis qu’elle avait balancée son bras vers moi dans le but de me défigurer encore un peu plus, j’avais attrapé son poignet et avait utilisée son élan afin de la propulser contre le mur. Elle l’avait durement cogné et était tombée au sol, inconsciente. Tremblante, la bouche en feu et l’œil atrocement douloureux, je m’étais penchée, avais attrapé mon violon et j’étais partie, comme si rien ne s’était passé.
Maintenant, je marchais en direction de l’infirmerie, voyant que d’un œil et le menton taché de sang. Je faisais peur à voir, et ceux qui me croisaient préféraient garder leurs distances. C’était mieux ainsi. J’étais d’humeur sombre après m’être ainsi faite traitée de la part d’une inconnue tandis que je lui avais rien fait. Tout ça pour quoi? Parce que j’étais la possession de Jun. Je n’en voulais pas à ma maîtresse, ce n’était pas de sa faute si je m’attirais les foudres des autres parce qu’elle avait fait de moi sa possession. Tout en marchant, je portai une main à mon collier et sourit légèrement. J’appréciais Jun et son caractère quelque peu farouche et dominateur. Elle réussissait à me faire sentir bien, même lorsqu’elle n’en avait pas l’intention. Je baissai la main et soupirai. Je ne l’avais pas revu depuis un bout de temps, toujours occupée que j’étais maintenant que les cours étaient officiellement commencés. Puis ce prof de musique qui voulait absolument que je montre mes performances au violon à ses élèves. Il ne voulait tout simplement pas me lâcher.
Après plusieurs minutes de marches incertaines, j’arrivai finalement à l’infirmerie. J’espérais que j’allais pouvoir me reposer en toute tranquillité, parce que je me sentais comme un animal énervé, prêt à mordre tout ce qui passe trop près de moi. J’ouvris la porte sans hésiter puis entrai dans la pièce. Trois choses me parurent anormales : de une, le pauvre gars défiguré sur le lit d’hôpital. De deux, l’odeur métallique dans la pièce. De trois, les deux personnes qui se tenaient debout devant moi, l’une tenant quelque chose contre l’œil, visiblement en pire état que le mien, de l’autre. Et bien sur, je ne remarquai pas la trainée de sang sous mes pieds. Ainsi, lorsque je voulu m’arrêter brusquement, mon pied glissa et je partie vers l’arrière, tombant lourdement au sol, mon coffret m’échappant une fois de plus. Je grognai de douleur et de colère avant de me redresser, posant une main sur le derrière de ma tête, touchant un point douloureux.

-Aïe,
fut tout ce qui sortit de ma bouche

Je levai les yeux vers les deux personnes devant moi lorsque l’une d’entre elles parla d’une voix colérique.

- Remets de l'eau dessus. Et puis essuies, quoi, c'est dégueulasse, maintenant !

Houlà. Si elle était elle aussi dans une sale humeur, je n’osais imaginé ce qui se passerait si notre colère exploserait. Je pris une grande inspiration et me levai avec difficulté avant de m’approcher lentement des deux personnes, mon œil gauche toujours fermé, puis m’adressai à personne en particulier.

-Sumimasen… Je ne voudrais pas vous déranger, mais j’ai besoin d’eau…


J’avais beau essayer de parler le plus clairement possible, mais avec ma langue enfflée et le surplus de sang dans ma bouche, ça sortis : « Fumimazen, ze ne vfoudrais bas vbou déranzer, mais z’ai vesoin d’eau ». J’espérais qu’au moins l’une d’entre elles comprennent… et me laisse accès au lavabo. Et le lavabo se tenait derrière les personnes, la porcelaine habituellement blanche maintenant tachée de rouge. Aïe. Je me demande ce que cette personne avait eu pour saigner autant.


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Dernière édition par Ryuko Hirano le Jeu 28 Juin - 2:40, édité 1 fois
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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Mer 27 Juin - 23:37

- Et ben tu t'es pas ratée, toi... Naturellement douée, j'imagine ?

Je me tourne aussitôt vers celle qui osait se foutre de moi. Une espèce de blondasse qui se prenait des airs de grande dame et qui ouvrait un peu trop sa gueule pour qu'elle attire ma sympathie. Le pire, c'est qu'elle s'approchait de moi en soupirant, genre ma présence l'importunait alors que c'était elle qui m'avait adressé la parole et qui s'intéressait à ma plaie d'un peu trop près à mon goût.
Je ne peux retenir une grimace de douleur quand elle abat un mouchoir sans aucune délicatesse sur mon arcade salement amochée. Dieu, on lui avait greffé des gants de boxe à la place des mains ou quoi ? On ne lui avait pas appris la politesse et la finesse dans sa grotte deluxe ?

- Remets de l'eau dessus. Et puis essuies, quoi, c'est dégueulasse, maintenant !

Qu'elle enlève ses sales pattes de mon visage où elle allait sévèrement déguster !
Je crispe les poings, la maudissant tout autant qu'elle me faisait souffrir en appuyant sur le tissu comme une malade. Elle essayait peut être d'arrêter l'hémorragie mais elle ne faisait qu'ouvrir un peu plus ma plaie déjà béante.
Depuis quand elle était là cet ours mal léché ? Je me serais bien passé de sa présence. J'avais juste envie d'être seule et de pouvoir nettoyer calmement ma blessure. Malheureusement pour moi les dieux n'avaient aucune envie de m'accorder cette faveur et c'est avec un fracas assourdissant qu'une nouvelle arrivante s'éclata au sol, glissant sur mon propre sang.

-Aïe.

Ça elle pouvait le dire, vu comment elle s'était exploser sur le carrelage rougi. Elle me faisait presque de la peine cette ... Je m'arrête brusquement dans ma réflexion quand je crois reconnaître Ryuko. Je ne peux m'empêcher de m'approcher par pure curiosité quand elle se relève pour mieux exposer une demande incompréhensible en crachant à moitié un liquide rouge qui m'étais familier depuis plusieurs minutes.
Des longs cheveux blancs, un visage blême, de bonne taille et ce corps ... Je me mords la lèvre d'envie. Pas de doute c'était bien elle !
Malgré le sang qui m'aveuglait je pouvais clairement voir ses blessures ... Des blessures qui n'avaient absolument rien à foutre sur son beau visage ! Je cogne puissamment un mur quand mon regard flou glisse sur ses lèvres terriblement rougies par l'hémoglobine qui ne cessait de couler en toute impunité jusque sur son menton.

-Qui a osé faire du mal à MA Ryuko !?

Je ne faisais même pas attention à la douleur qui se répandait d'ores et déjà dans mon bras, je n'avais qu'une seule envie : Démolir la personne qui avait cruellement attenté à la beauté de ma propriété.
J'imaginais déjà la tête de ma victime roulé sur le sol, son corps en lambeaux dont la chair s’égrenait par endroit, laissant découvrir ses os rougis et brisés. J'en jubilais presque ! Il me tardait de punir le sot qui avait commis la plus grosse erreur de sa vie. S'attaquer à ma proie ? Cette personne pouvait dès maintenant réaliser son testament.
Je m'avance vers elle et l'oblige à reculer contre la porte de sortie, me collant dangereusement à elle, le regard complètement fou. Ma pauvre Ryuko ... Tant de sang et de blessures. J'espérais qu'elle n'avait pas trop mal au moins.

-Dis moi !

J'attends ma réponse mais me souviens que sa précédente requête n'avait pas été très "claire" et "articulée". C'est pour cela que je lui saisis le bras et l'amène au lavabo pour qu'elle puisse se rincer la bouche, sentant déjà mes vertiges me reprendre malgré moi. Je contourne soigneusement la blonde insolente et ouvre le robinet avant de ramener délicatement les cheveux de mon chiot en arrière le temps qu'elle nettoie ses plaies. Je ne sais pas qui avait osé lever la main sur elle mais elle ne l'avait pas loupé ... Je n'allais pas la loupé, non plus de toute façon !
Je referme le robinet et fouille brièvement dans l'armoire pour en sortir une trousse de premier secours. Quoi !? L'infirmière n'était pas là, on allait pas l'attendre indéfiniment ! Puis l'ouvre pour en sortir quelques compresses dont je me sers pour essuyer très doucement les traînées de sang restantes.

-Attends que je mettes la main sur ton agresseur, on va lui réserver une double page dans la chronique nécrologie !

Déjà qu'il avait blessée ma protégée mais en plus il était passer outre mes menaces et les rumeurs qui énonçaient clairement que "Tu touches, t'es mort !" Que fallait-il que je fasse ? Accrocher un panneau au tour du cou de ma beauté pâle pour dire qu'elle était à moi et que t'avais pas intérêt à y poser ne serait-ce qu'un seul doigt pour qu'à l'avenir tu arrives encore à supporter ton reflet dans la glace ?
Serait-ce assez suffisant pour que les gens comprennent enfin que je ne rigole pas avec mes biens et le respect qu'on leur devait !?
Je grogne furieusement en tirant légèrement sur la lèvre inférieur de Ryuko, l'incitant à ouvrir la bouche pour que j'examine les dégâts.

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Aria P. Hirazaki

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MessageSujet: Re: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Dim 8 Juil - 13:54

La vie est bien faite, tout de même. Ou vache, selon le point de vue. Tout ça pour dire que les deux maladroites qui venaient désormais d'investir mon espace vitale, s'étaient bien trouvées, puisqu’elles semblaient se connaître, à en juger par le hurlement porcin de la petite brune. Je soupirais en m'asseyant sur un lit d'hôpital vide, croisant élégamment les jambes et rejetant mes cheveux en arrière, observant silencieusement l'échange passionnant des deux Secondes. Zozotant en se noyant à moitié dans le sang d’une autre, une jeune fille pâle, aux cheveux incolores, et à côté d’elle, défonçant tranquillement le mur que je me taperais plus tard à réparer, la pauvre petite brune, rageuse et hurlant sa colère de voir son amie blessée.

Très joli tableau mais je dois m’en aller.

Et surtout, je vous en prie, léchez-vous la figure sous mes yeux, je suis là pour regarder le spectacle. Soupirant fortement histoire d’attirer l’attention des blessées, je finis par lentement lever mes magnifiques améthystes au ciel, en signe d’exaspération intense. Tandis que les élèves se dirigeaient vers le lavabo, j’interrompis mes pas en voyant l’une d’elles sortir sans le moindre remord la trousse à pharmacie. Je sais que, moi-même, aussi parfaite que j’étais, je transgressais souvent les règles, mais si j’avais bien en horreur quelque chose, c’était bien qu’on fasse ce que je fasse ! Alors que je marchais toujours aussi doucement, tournant autour des deux compagnes, je délaissais progressivement mon jouet précédent, trouvant en elles une occupation suffisamment intéressante pour que je leur réserve une part de mon attention.

- Attends que je mette la main sur ton agresseur, on va lui réserver une double page dans la chronique nécrologie !

Quel humour tordant, vraiment. Devais-je lui préciser que si elle s’en prenait à un élève à l’extérieur de l’Arène, je me ferais un plaisir de lui arracher avec brutalité les doigts un-à-un ? Finalement agacée d’être autant ignorée, et de devoir me taire alors qu’elles faisaient un bordel pas possible, je me raclais la gorge et observais avec une répulsion visible les filles, décidémment, je devais toujours tout faire moi-même, ou quoi ?

- Hum… Vraiment désolée de vous déranger dans votre scène romantique, mais… vous comptez SURN MOI PEUT-ÊTRE POUR NETTOYER ? hurlais-je, à bout de nerfs, en haussant un sourcil.

Bien, maintenant, elle se bouge le cul ou je crame tout ce que je vois. Une infirmerie, c’est censé rester stérile, nah ? Et à ce que je sache, le feu, ça stérilise vachement… Me préparant à activer ma robe de combat, je serrais les poings pour tenter de garder un semblant de self-control, et avec un sourire charmant, j’ajoutais froidement :

- Si ça ne vous gêne pas trop de vous bouger le cul, surtout.

J'en avais marre de les entendre crier à tout bout-de-champ... De plus, mon humeur actuelle avait régressé de quelques grades, et mon visage n'était plus souriant et brillant, mais crispé et sombre. Je jetais un œil à ma victime, allongée dans son lit, qui gémissait de douleur. Enervée d'avoir un son en plus dans les oreilles, je lui envoyais sans ménagement un coup de coude dans le thorax, avec pour simple commentaire, un léger "Ferme-la, toi.", parce qu'après tout, il avait bien mérité de finir là. Un bruit étouffé me parvint, avant de laisser place à des sanglots silencieux. Bien. Ça c'est fait. Me tournant vers les deux pauvres enfants, j'attendis patiemment qu'elles se mettent au travail, tapant du pied et les fixant en me forçant à arborer un semblant de sourire. Franchement, qui ne se laisserait pas attendrir par une personne telle que moi ? Malheureusement, comme n’importe qui de normale (oui, oui, ne pleurez pas, moi aussi je fais des erreurs, parfois), il m’arrivait de craquer – et lorsque cela arrivait, mieux valait ne pas être dans les parages. Si elles n’avaient pas assez de blessures, je pouvais toujours leur en faire de supplémentaires, si cela leur plaisait.
Ouais, elles m’agacent avec leurs papouilles, là. Non, je ne suis pas une frustrée sexuelle de la vie, qui cherche à foutre en l’air les couples par simple souci de vengeance. Je vais parfaitement bien. Et le premier qui balance que je suis une vieille frigide, je le brûle vivant.


HRP : Désolée du retard Y_Y Z'avez le droit de me taper pour la réponse nulle. – mais pas sur le visage ? – >_<

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MessageSujet: Re: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Dim 8 Juil - 15:16

Ce n'est que lorsque Jun s'approche de moi que je la reconnais. J'écarquille les yeux de surprise et la fixe du regard, oubliant presque le sang qui coulait sur mon menton. À voir la colère dans les yeux de Jun, elle étais de très, très mauvaise humeur. Étais-ce à cause de moi? Je sursaute unvolontairement lorsqu'elle frappe rageusement le mur. La rage danse dans ses yeux et je la vois trembler. Aïe...

-Qui a osé faire du mal à MA Ryuko !?

Je la regarde fixement, ne sachant trop ce que je devrais répondre. Premièrement, je ne savais même pas qui étais cette folle qui m'avait attaqué. Deuxièment, je ne voulais pas attiser la colère de Jun. Elle étais assé enragée comme ça, pas la peine de lui donner un nom. Sinon, j'avais l'impression que des membres allaient rouler au sol...
Elle s'avance alors vers moi et me plaque contre la porte de sortie. Je plonge mon regard dans le sien, quelque peu inquiète. Je l'avais déjà vu perdre le contrôle lors de notre combat dans l'arène, et ça n'avait pas été joli-joli. J'espèrais qu'elle allait mieux se contrôler aujourd'hui, sinon, tout le monde dans cette pièce, pas juste moi, allait y goûter.

-Dis moi !


Je déglutis avec difficulté, avanlant du sang au passage. Je grimace de dégoût. Je n'aimais pas le goût du sang.

-Ze ne zais pas.

Mais elle ne me laisse pratiquement pas le temps de épondre. Elle m'agrippe par le bras et m'amène au lavabo afin que je puisse néttoyer mon visage, passant à côté de la blonde comme si elle n'étais même pas là. e lui jette un rapide coup d'oeil et remarque son air ennuyé. Jun ouvre le robinet et laisse couler l'eau afin que je puisse me nettoyer. Alors que je me penche vers le lavabo, Jun retien mes cheveux derrière moi afin d'éviter qu'ils me tombent devant les yeux. J'apprécie son attention et entreprend de nettoyer mon menton, ainsi que de rincer ma bouche plusieurs fois avant de recracher l'eau taché de sang dans le lavabo. Une fois que j'eus terminé, Jun ferma le robinet et fouilla sans gêne dans l'armoire de l'infirmerie pour y sortir une trousse de premier soin. Je me retourne vers Jun et cette dernière applique délicatement une petite compresse sur mon menton afin de nettoyer ce qui restait. Je me laisse faire, plongeant mon regard dans celui de Jun.

-Attends que je mettes la main sur ton agresseur, on va lui réserver une double page dans la chronique nécrologie !

Je cligne des yeux de surprise. Tenait-elle tant à moi? Est-ce qu'elle s'inquiètais pour moi? À voir comment elle agissait, j'ose croire que oui. Mais j'aimerais éviter qu'un élève se fasse démembrer à cause de Jun. Je ne voulais pas qu'elle s'attire les foudres de Dead Master.
Jun tire alors sur ma lèvre inférieur afin de me forcer à ouvrir la bouche. Je m'exécute, docile, tandis qu'elle examine ma langue probablement en piteuse état. J'avais été chanceuse que mes dents ne coupent que partiellement ma langue, et non la sectionner complètement.
J'entends un soupire agacé derrière Jun et je jette un regard à cette blonde. Elle semblait perdre patience. Je me libère de l'emprise de Jun et referme la bouche après lui avoir murmuré un timide merci. Finalement, la patience de la blonde atteint ses limites et elle nous exlose sa colère en plein dans la figure.

- Hum… Vraiment désolée de vous déranger dans votre scène romantique, mais… vous comptez SUR MOI PEUT-ÊTRE POUR NETTOYER ?


Je sursaute malgré moi devant sa colère et rentre légèrement la tête dans les épaules. À voir comment elle serrait les poings, elle n'allait pas tarder à attaquer quelqu'un.

- Si ça ne vous gêne pas trop de vous bouger le cul, surtout.

Je la regarde craitivement par dessus l'épaule de Jun, ne sachant trop quoi faire. Je sentais la tension monter dans la pièce au fur et à mesure que la colère de cette blonde et de Jun enfflait. Il serait préférable que je quitte la pièce et vite avant de me manger la colère de la blonde en pleine poire. Malheureusement, ce fut le pauvre gars sur le lit d'hôpital qui reçu le mauvais traitement. Je grimaçai sous la force du coup que la blonde donna. Elle n'y était pas allé de main morte. Puis la blonde se retourne vers nous et nous regarde longuement, un sourire pas très rassurant aux lèvres. Je m'empresse de m'incliner légèrement, baffouillant des paroles semi-incompréhensibles.

-Zumimazen, ze vais faire mon pozzible pour nettoyer!

Je me retourne vers Jun et touche doucement son arcade sourcillère, faisant attention pour ne pas la blesser d'avantage. Je grimace à la vue des dégâts et plonge mon regard dans le sien.

-Il va falloir z'ocuper de za bientôt avant que za empire.

Puis, sans plus attendre, je me retourne vers le lavabo et fait couler l'eau afin d'aller nettoyer le sol, à la demande si gentille de la blonde. Je déniche un rouleau de papier pour les mains dans l'armoire ainsi qu'un produit nettoyant. J'arrache quelques feuilles de papier que je m'empresse de mouiler, puis je me dirige vers la porte de l'infirmerie. Je m'agenouille au sol, vaporise le carrelage avec le produit nettoyant et commence à frotter le sang qui avait commencer à sécher au sol. Oui, je me faisais peut être l'effet du petit chiot qui obéissait au doigt et à l'oeil. Mais je préférais me rendre utile et de calmer les envies violentes de cette blonde plutôt que de me retrouver avec un bras en moins à cause de sa colère.
Je frotte énergétiquement le sol, délogeant le sang, ignorant la douleur dans ma bouche. Ma langue était enfflée et douloureuse. Combien de temps allais-je zézéyer comme une idiote?

HRP: *te tapote gentiment la tête* Ne t'en fais pas xD Ça arrive à tout le monde des petits retards~

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !   Lun 16 Juil - 14:28

- Hum… Vraiment désolée de vous déranger dans votre scène romantique, mais… vous comptez SUR MOI PEUT-ÊTRE POUR NETTOYER ?

J'ignore copieusement l'autre blondasse, trop occupée à examiner le corps de ma propriété qu'une conasse de première avait osé abimé et souillé de ses sales mains.
Cette insolente demoiselle pouvait gueuler tant qu'elle le voulait, nous n'étions pas ses chiennes. Si l'état des lieux ne lui convenait pas, elle n'avait qu'à l'arranger elle-même. A l'heure actuelle, il y avait beaucoup plus important qu'un carrelage humide et pourpre. J'appuie de nouveau sur ma plaie avec le mouchoir que m'avait appliqué l'hystérique un peu plus tôt.

- Si ça ne vous gêne pas trop de vous bouger le cul, surtout.

Notre bruyante camarade semble particulièrement inquiéter Ryuko, ce qui me tape quelque peu sur les nerfs et cela ne va pas en s'arrangeant. Je vois bientôt ma beauté pâle se courber poliment devant l'agaçante jeune femme comme si elle méritait un traitement particulier, me faisant bouillir silencieusement de rage. Ma mâchoire se serre automatiquement et je ne peux m'empêcher de les fusiller du regard.
Une phalange décharnée, l'ongle arraché, le sourire agrandit ~ J'entendais clairement Cronos chantonner quelque part en moi, gai comme un pinson.

-Zumimazen, ze vais faire mon pozzible pour nettoyer!

Et puis quoi encore ? Elle allait nous demander de lui torcher les fesses après ?
Je ne peux qu'offrir un sourire crispé à Ryuko quand celle ci porte son attention sur mon arcade ouverte et sanguinolente à souhait.
Je sens à peine son doigt se poser contre ma peau qu'une violence me prend, me remuant les tripes furieusement.

Je contient ma pulsion comme je le peux et la regarde s'éloigner, prête à gentiment obéir à cette garce que j'allais finir par étrangler.
Mon regard se pose sur le lavabo puis sur la blonde colérique et j'entends un léger ricanement s’élever au milieu de mes pensées incontrôlables. Je tente de le faire taire et m'approche de ma propriété avant de l’attraper délicatement par le col, l'obligeant à se lever.

-Laisses Ryuko, ce n'est pas à toi de le faire. Va mettre quelque chose sur ton œil et fais quelque chose pour ta bouche.

J'attrape le produit qu'elle tenait dans ses mains ainsi que les feuilles de papier et m'agenouille pour finir le travail. Je devais m'occuper l'esprit, quelque chose me disait que Cronos avait bien envie de faire barboter Barbie dans le beau lavabo de l'infirmerie et que ça n'allait pas être joli, joli à voir.
Je finis par me redresser au bout de quelques minutes et vais jeter le papier imbibé de rouge dans la corbeille avant de me tourner vers Ryuko pour lui demander très sérieusement :

-Tu sais faire des points de suture ?


Je me sentais pas de le faire moi-même : je voyais trouble et j'allais avoir du mal à me recoudre moi-même, maladroite comme j'étais.
Je pars à la recherche de fil, d'aiguille et de désinfectant puis m'approche du bureau sur lequel je dépose mes instruments avant de questionner Ryuko du regard en prenant place sur le siège en cuir juste devant moi. Je savais pertinemment que faire du mal aux autres n'était pas sa tasse de thé et qu'elle allait certainement se sentir mal à l'idée de devoir percer ma peau mais je préférais de loin ses douces mains à celles brutales de l'autre peste qui m’insupportais encore rien que par sa présence.

-Ne t'inquiètes pas pour moi. Fais ce que tu as à faire.


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Parce que la maladresse est aussi un vilain défaut !

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