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 C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Lun 10 Juin - 23:14

Un été radieux, un paysage harmonieux, des rires joyeux, un soleil incandescent, des arbres en fleurs, des fleurs de toutes les colères et des zombies. Beaucoup de zombies et du sang. Un pistolet, non plutôt une mitraillette et des têtes trouées, éclatées en des morceaux de cervelles volants, des cris, des pleurs, un paysage ravagé... et GAME OVER. Encore et toujours au même endroit. En somme un jeu impossible à passer, peu importe combien de temps on y joue et combien de combines on essaye de trouver pour arriver à la finale. Rien à faire. Et essayez me dire à moi -joueuse professionnelles des survival horreur- que c'était car je n'étais pas douée, et je vous jure que je vous montrerez la même chose, mais en vrai. Jurant pour la millième fois de la journée, je me contorsionnai à la recherche de mon portable que j'arrivais à attraper après deux bonnes minutes d'un effort inutile. Délaissant la manette, je grimaçais en voyant l'heure affichée sur l'écran. Voilà une nouvelle journée de cours manqués, quelle plaie. Mais en même temps, je n'avais pas envie d'y aller. Tout de même quelle étrange manière de vivre que je me suis imposée ces derniers jours.

Il y a quelques temps de là, je suis revenue d'une escapade plaisante avec Yume, après une nuit torride, nous sommes rentrées à Undai. Du moins, je crois que ça s'est passé de la sorte, vu que je me suis endormie dans la voiture et quand je me suis réveillée le lendemain, j'étais dans le lit de Yume, seule. Cette fille était impossible, c'était une sale perverse incontrôlable qui déteignait sur moi toujours plus autant que je la côtoyais. Sauf ces derniers temps... Je me retrouvais de plus en plus souvent seule, parce que madame était débordée par son travail de présidente, ou qu'elle avait toujours quelque chose à faire, ne pouvant être là à mon réveil -pour la plus part du temps. Je ne m'en offusquais pas, même si j'avouais que j'aurais voulu passer plus de temps en sa compagnie. Mais en même temps, je ne pouvais être ainsi, nous étions à Undai, autant elle que moi, nous avions nos responsabilités.

D'ailleurs parlant des miens, depuis notre retour de Kobe, je n'ai pas eu le « loisir » -ou la peine- de revoir Akiha pour mes séances de réhabilitations. Évidemment que cela me soulageait dans un sens, mais dans un autre, c'était plus que dérangeant, car si elle n'était pas là, je n'avais personne sur qui compter pour me remettre entièrement sur pieds. Bon, après, j'ai saisi la raison de ce manque à l'ordre venant de cette horrible femme blonde. Le gamin était mort. Comment s'appelait-il encore ? Rei Yu, ouais c'est ça. Et comme les rumeurs vont vites à Undai -et que Yume m'a dit être chargée de trouver le coupable- il va de soi que j'étais rapidement au courant. Après si cela m'affectait ou pas, c'était une autre pair de manches. Tout simplement parce que je détestais les gosses, tellement qu'en voir des morts ne pouvait que me rendre tranquille. Après tout, un gamin de mort égalait une nuit de sommeil tranquille pour moi. Non, non, je n'étais pas une méchante, c'était juste ma peur des mômes qui me rendait insensible. Merci Naoko, dira-t-on. Blagues à part -même pas marrant en fait- je me retrouvais donc à rien faire de mes journées, à cause de tous ces contretemps.

Mais ce n'était pas compté sur moi pour me tasser dans un fauteuil et regarder le mur tandis que tout autour de moi évoluait. Je voyais avec horreur mes notes stagner à zéro autant que ma matérialisation ne progressait pas. À quoi bon être en Terminale si c'était pour n'utiliser son pouvoir que pour réchauffer des nouilles, et encore ! C'est sur ce constat déplorable que je décidais de me prendre en charge, n'attendant guère Yume pour m'aider, la laissant vaguer à ses occupations. Première étape était d'aller plus souvent dans l'Arène, deuxième faire les exercices débiles que je faisais avec Akiha. Et, après des efforts considérables et des crises de « j'en ai marre p'tain », j'ai réussi à dépasser mon invalidité d'une manière assez efficace.

Bon, après, je ne l'ai toujours pas dit à Yume. Tout simplement parce que je voulais le lui annoncer quand je serai complètement en forme. Et ensuite, quand ce fut le cas, je ne la voyais pas beaucoup, donc j'ai laissé tomber, attendant un meilleur moment. Mais, ce n'est pas pour autant que je me prélassais, oh non, au contraire ! Je repris mon cycle normal à Undai, j'allais à l'Arène tous les jours pour tester mes nouvelles capacités, je me plaisais à constater que ma force fut décuplée, que mes armes étaient plus solides et plus contrôlables, j'adorais être en Terminale. Par contre une chose qui ne me ressemblait pas, c'était le fait que je ne faisais pas de grabuges autour de moi pendant ce laps de temps. La raison ? Simple. Je ne me sentais pas à l'aise avec ce nouveau pouvoir et je n'avais pas envie de me créer de nouveaux ennemis avant d'être familiarisé avec cette capacité. En somme, je me sentais nulle, je n'allais pas en cours, je ne voyais pas beaucoup Yume et je me retrouvais encore une fois comme une conne devant un jeu avec un grand « GAME OVER » écrit en rouge sur l'écran. Tout cela pour dire que peu importe mes nouvelles possibilités, je ne me mélangeais pas aux autres étudiants dans le cursus normal de tout étudiant, vivant plutôt selon mes propres règles. Devais-je mentionner les lettres du Conseil qui se glissaient sous ma porte, me signalant mon manque pesant aux cours ? D'ailleurs, Yume était-elle seulement au courant de cela ? Je n'en savais rien, et c'est certainement pas moi qui irai le lui demander. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui je voulais innover un peu de mes journées de glandage suprême. Aujourd'hui, j'ai décidé d'aller dans un endroit tranquille, seule, ou quasiment -si pas totalement- aucun étudiant ne rôdait. Les sources thermales dans la forêt.

Me levant de ma place, dix-sept heures passée, je me vêtis de mon uniforme avant de tout simplement quitter la chambre, fermant à clé au cas où. Traversant les couloirs des dortoirs, les poils hérissés en croisant les autres étudiants de trop près... ah, je ne l’ai pas dit ! Depuis que je me la jouais ermite et que je ne côtoyais que Yume, je constatais que ma peur du toucher revenait tel un parasite ne voulant jamais partir, et ce d'une manière significative, tellement que j'avais de nouveau horreur que quelqu'un me touche, et que si cela arrivait, je pétais un câble. À nouveau... à jamais ? Je n'en savais rien, mais j'avouais que cela me perturbait tout de même. Quoi qu'il en soit, tant que Yume ne me faisait pas d'effet négatif quand elle me touchait, j'étais satisfaite. Matérialisant tout de même une sorte de bouclier magnétique autour de moi -ma nouvelle invention!- je marchais d'un pas rapide à travers les couloirs bondés d'étudiants, grillant quelques uns sur mon passage dans des jurons et menaces de leurs parts. Regard noir, soupir sur soupir, j'arrivais avec quelques accrochages à la lisière de la forêt où je laissais tomber ma super-protection-de-la-mort-qui-tue-en-te-cramant-les-cheveux. Me détendant finalement, j'y rentrais sans plus de ménagement, uniforme débraillé, un sac avec des vêtements de rechange -un autre uniforme- sous le bras. Les sources thermales... pourquoi cette destination si étrange ? Et pourquoi seule ? J'aurais pu demander à Yume de venir avec moi, mais je ne voulais pas la déranger, préférant me terrer dans ma nouvelle solitude ennuyeuse. Et les sources ? Parce que le toit était bondé maintenant qu'il faisait chaud dehors, et que c'était le seul endroit où je pourrais vraiment me détendre tranquillement sans avoir peur de voir quelqu'un arriver. Vu que cet endroit était désertique... entretenu certes, mais vide de toute âme. Contente de ce choix, j'y arrivais rapidement. Rentrant dans l'arrière pièce de cette très, très grande cabane en bois, je laissais mon regard rubis se porter tout autour pour constater avec joie que j'étais seule. Satisfaite, je pris un bac dans la partie des femmes, et y mis mes affaires, me mettant à nue, prenant un essuie sous la main avant de sortir à l'arrière de la cabane.

- Parfait.

Cela l'était. On avait une vue magnifique par dessus les bains fumant d'eau chaude, la forêt, la verdure s'étendait tout autour, masquée tout de même par des cloisons épousant parfaitement ce qui entourait le tout. Un véritable endroit de détente. Je me demandais pourquoi les étudiants n'y allaient pas, pourtant c'était un vrai paradis... Pour une sécheuse en herbe. Hum hum. Descendant marche par marche jusqu'à ce que la moitié de mon corps soit immergé dans l'eau bouillante, je sentis tous mes muscles se détendre automatiquement. D'autant plus contente, un sourire de bien-être sur le visage, je laissais mon essuie sur le rebord des bains avant de m'installer plus confortablement contre une des parois des sources. Voilà que j'étais au paradis. Cinq à dix minutes après mon petit aperçu du calme de la forêt, j'emmargeais de l'eau pour m'asseoir sur le rebord, trempant toujours mes pieds dans ce liquide plus qu’agréable.

- A croire que j'ai rien de mieux à faire... Ehh...

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Miri Okugi

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MessageSujet: #540360   Lun 10 Juin - 23:59

Sortant du bureau d’Ayame, sourire aux lèvres, je laissais les cris de la jeune fille résonner dans mes oreilles sans moindre sentiment de peine pour cette enfant. Était-elle celle qui avait tué leur fils ? Sans doute, bien qu’Ayame n’avait besoin de prétexte pour tuer qui que ce soit. Gardant un air joyeux -invisible- sur le visage, je passais à travers les étudiants sans même être vue. M’amusant à déposer ma main sur certains pour voir leurs réactions, c’est avec lassitude que je remarquais que même mon toucher avait été pris si … si rien du tout. Serait-il possible qu’on me voie, qu’on me salue et que l’on m’écoute ? Non, je restais transparente. Traçant mon chemin jusqu’au dortoir où mes appartements étaient assignés, je découvris ceux-ci sans joie ni tristesse. Explorant les pièces m’étant accordées, je me plus à déballer mes affaires et les disposer aux quatre coins de l’endroit. Je n’avais pris grand-chose, à dire, sur ma moto il m’aurait été difficile de prendre quoi que ce soit, encore heureux que le service livraison fût rapide ici. Décorant ma chambre des milles et une choses n’allant guère avec ma personnalité, je m’accordais une pause dans la cuisine pour me faire à manger. Cuisiner … Je ne savais pas cuisiner.

Me décidant donc d’aller au réfectoire pour me nourrir l’estomac, je passais à travers les files ni-vu, ni-connu en emportant tout ce qu’il me semblait comestible. La nourriture japonaise, depuis quand n’avais-je eu la chance d’avoir un poisson rouge cru dans mon assiette ? ~ Je retournais chez moi avec mes courses, me posant devant la télévision -éteinte- pour manger. Seule, je m’ennuie. Attrapant mon téléphone pour composer un numéro, une voix tiède me répondit de l’autre côté.

- Où te trouves-tu ? ~ Es-tu toujours en Angleterre ? Si tu savais, je suis arrivée à Undai en matinée, j’ai fait la rencontre de ta fiancée, Akiha-San. Une personne détestable dis-moi. Je ne savais cependant pas qu’elle était aussi ignorante de ta situation mon cher ~ Les choses ont mal tournées, mais je crois que …

Entendant le rire de mon cher ami, je fus cependant étonnée quand il me dit avoir compris cela et qu’il arrivait de ce pas pour le Japon. Le questionnant une bonne heure sur ses motivations, je restais perplexe quand il raccrocha en me disant que nous nous reverrions dans peu. A quoi bon venir à Undai maintenant ? Ne devait-il pas rester caché comme il le faisait depuis tant d’années ? Pourquoi Keitaro viendrait-il alors que la situation dans ce cher asile n’était autre que désastreuse ? Ne croyait-il pas que sa présence allait envenimer les choses ? Avait-il fini enfin de créer ce qu’il désirait tant pour l’offrir à Ayame ? Qu’était-ce d’ailleurs ? Moi-même, la mieux au courant de tous, ne savais ce qu’il se passait dans la tête de Kei-Kun.

Me décidant que rester ici n’était guère intéressant, je sortis de mon nouveau chez moi pour … pour je ne sais que faire d’ailleurs, me promener sans doute. Passant dans les couloirs, explorant le parc ainsi que la cour, je jetais même un coup d’œil à l’arène avant de m’enfoncer dans la forêt en suivant à la trace un sillon de sang. Traînait-on un sanglier ? Je ne le savais pas et cela ne m’intéressait pas d’ailleurs. Arrivant malgré moi dans un endroit que je connaissais tant durant mes années scolaires, c’est avec joie que je remarquais les sources chaudes si semblable à mes souvenirs. Et toujours aussi désertiques. Serait-ce à cause de cette légende, courrait-elle toujours d’ailleurs ?

Il avait été dit qu’un jour d’été, trois jeunes filles avaient été retrouvées dans les sources, baignant dans leurs propres sangs. Aussi étrange que cela puisse l’être, les trois jeunes filles n’avaient plus une seule goûte de matérialisation en elles, depuis lors, la légende de la prêtresse de la lune rouge fut connue. Serait-ce des fans d’Avatar qui eurent inventé cela ? Bien que l’histoire remonte à longtemps, je ne serai pas surprise qu’une personne en parle en usant le prénom de Katara comme référence à cette histoire ? ~

Me dirigeant vers la salle de change, je me pris un bac pour y déposer mes vêtements, déposant celui-ci au dernier étage, à croire que c’était un réflexe d’être invisible, je laissais mon corps nu se dandiner jusqu’aux sources, n’attendant que ma personne. Assise dans l’eau chaude, non loin de l’entrée, visible de toute, je me détendis. Fermant les yeux en laissant la fatigue de mon voyage disparaître, je me plaisais dans cet endroit, tellement que … Tellement que je fus choquée quand une personne tierce arriva. Ne remarquant pas bien entendu, ma présence, elle se glissa à son tour dans l’eau, se plaçant juste devant moi. Si je lui faisais signe, me verra-t-elle ?

- Parfait.

Détaillant la demoiselle des yeux, je me plaisais à contempler sa personne. Une peau pâle, pas autant que la mienne, des cheveux sombres et des yeux d’un rouge vif éblouissant. Des lèvres parfaitement tracées, paraissant si douces et si bien entretenues … Serait-elle en couple ? Sans doute, il ne fallait que regarder la marque dessinée en dessous de sa poitrine. Serait-ce un suçon fait de son copain ? Si cela n’était pas amusant ~ Tellement de trop même, mais ce qui me dérangeait un court instant chez elle fut son odeur. Non pas qu’elle sentait mauvais, loin de là, après tout, elle se lavait ici ~ Mais plutôt son parfum, mais pas que cela, sa matérialisation irradiait également quelque chose, quelque chose de connu par mes sens ~

- A croire que j'ai rien de mieux à faire... Ehh...

Affichant un fin sourire avant de remettre mon masque indescriptible sur mes traits, je ne dis rien, soupirant silencieusement tout en fermant les yeux quand elle se posa sur le rebord du bain en regardant le panorama qui se dessinait devant elle. Quelle serait sa réaction en comprenant qu’elle n’était pas seule et qu’elle faisait acte de nudisme à cette heure-ci ? ~ Essayerais-je de le découvrir ? ~

- On dirait bien ~ Bronzer de la sorte est fort dangereux pour votre peau, j’espère que vous vous êtes parfaitement couverte, Ojou-San ~

Rouvrant les yeux en lui adressant un sourire bien entendu, je passais ma mains dans mes cheveux attachés avant de lui faire un signe de la tête et de me présenter … m’entendait-elle ?

- Je suis Miri Okugi, vous êtes ? ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 0:45

Tellement rien que je désespérerais moi-même. Était-il juste concevable que je préfère me prélasser dans des sources thermales plutôt que de suer dans l'Arène en essayant de me perfectionner ? On dirait que mes priorités changeaient de plus en plus radicalement. Mais finalement, cela n'avait pas tellement d'importance, tant que ma vie à Undai était paisible. Parce que, dernièrement, elle l'était, et ce terriblement. Je priais -ouais quelque part loin, loin- que ma dernière année dans cette Académie se passera de la sorte, loin des problèmes, près de l'amour, avec une existence simple et sans embrouilles. Le paradis en somme. Mais cela existait-il seulement dans ce lieu peuplé par des bêtes sauvages mais soi-disant humaines ? Je ne savais pas, par contre ce qui est du au calme, là j'avais de plus en plus de doutes sur la question.

- On dirait bien ~ Bronzer de la sorte est fort dangereux pour votre peau, j’espère que vous vous êtes parfaitement couverte, Ojou-San ~

Sursautant en entendant une voix répondre aux paroles que je me suis dite à moi-même, le premier réflexe que j'eus, c'était de chercher la provenance de ce son, n'ayant vu personne en arrivant ici, j'étais d'autant plus étonnée de constater que je n'étais pas la seule à profiter de cet endroit paisible. Trouvant finalement la personne qui me parlait, du moins, c'était certainement le cas, je restais un instant de marbre, ne comprenant guère comment je n'ai pas pu la remarquer auparavant. Était-ce un mirage ? La chaleur me serait-elle montée à la tête au point de voir des spectres ? Pourtant elle était là, une femme d'une trentaine d'années, peau pâle, chevelure de jais tout autant que ses yeux perçant qui me fixaient directement. Bon sang, cette femme -belle femme d'ailleurs- était juste en face de moi, j'étais complètement exposée ! Et... elle...

- Je suis Miri Okugi, vous êtes ? ~

Elle... me regardait et j'étais nue ! Rougissant furieusement quand je me rendis compte de ma position, toute nue sous les yeux sombres de cette inconnue, je réagis au quart du tour, aussi vite que le sang me monta aux joues. Poussant un cri d’effrois, la première chose qui me passa par l'esprit c'était l'urgence de me cacher, et quoi de mieux que de balancer la première chose que j'ai trouvé sous la main sur cette femme... Déformation professionnelle, attaquer pour se protéger, nous allons dire. C'est ainsi que je jetais littéralement mon essuie sur la tête de cette inconnue que je n'ai pas remarqué, plongeant par la suite dans l'eau, cachant mon corps entier jusqu'au nez dans cette eau bouillante, fixant le point que représentait ladite femme. D'ailleurs, j'eus l'impression qu'elle disparaissait à vue d’œil dans la brume présente, c'est après quelques secondes de plus que je la revis à nouveau clairement. Toujours aussi rouge, mais cette fois d'une honte mêlée à la gêne, je me posais plus à l'aise dans l'eau... pas du tout en somme, mais assez pour laisser toute ma tête sortir de l'eau, je ne savais quoi dire ou quoi faire. Fixant la femme un instant sans broncher, je finis par bouger, gardant mes distances tout de même mais essayant de m'excuser du mieux possible.

- Je... Je suis désolée. Je n’avais pas l'intention de vous lancer cet essuie... C'est que vous m'avez prise par surprise.

Riant nerveusement en me rendant compte du ridicule de la situation... Quoi que, il serait encore plus honteux de me voir prendre les pieds à mon cou et m'enfuir. Soit ! Riant donc nerveusement, en passant ma main tout aussi nerveusement dans mes cheveux, j'eus une idée des plus débiles qui me passa par la tête. Oui, je m'inquiétais de savoir si cette femme me rendra mon essuie ou en signe de punition ne me le rendra pas... Si elle ne me le rendrait pas, oserai-je sortir des bains pour chercher mes vêtements sous son regard ? Sans doute pas, je resterai là jusqu'à ce qu'elle partirait. Ha...ha... Me ressaisissant tant bien que mal -ma pudeur me tuera un jour- je me raclais la gorge, avant de prendre place près de la parois, cette fois, regardant la femme avec une once de gêne présente dans mon comportement.

- Je m'appelle Kurayami Kaïla. Et encore une fois désolée, Okugi-San.

Soupirant de manière inaudible en me disant qu'il était impossible que je passe une journée sans que d'étranges événements n'arrivent autour de moi, je me détendis enfin avant de scruter le visage de la femme me faisant face d'une manière polie. Pas de trop, mais tout de même... Je me demandais qu'est-ce qu'une autre personne que moi faisait ici. Ce lieu était normalement désert, c'est pour cela que je l'ai choisi, y voir quelqu'un relevait d'une malchance terrible ou alors d'une hasard des plus mal choisi. Et en parlant de cette étrange dame, je me demandais qui elle était, je ne l'ai jamais vu auparavant dans l'école. Serait-ce une professeure ? Un membre du personnel ? Elle ne portait aucune boucle d'oreille, ni de bracelet -oui, dans ma logique, on ne l'enlève pas même pour aller se baigner- alors qui pouvait-elle bien être ? Perplexe, je pâlis une seconde, une idée farfelue germant dans ma tête. Elle était super pâle, je ne l'ai pas vu et pourtant elle était là... Serait-elle un fantôme ? Mais les fantôme, cela n'existait pas... Haha... Riant nerveusement sous la stupidité de mes pensées, je me décidais à lui demander quoi.

- Etes-vous un membre de Undai ? Enfin... excusez-moi de vous demander cela, mais je ne vous ai jamais vu auparavant...

Ouais, d'un autre coté aussi, pour le peu que je sors, ce n’était pas étonnant que je ne connaisse pas toutes les têtes de cette Académie. Mais bon, qu'elle soit un fantôme vengeur ou une bonne femme venant de je ne sais où, autant lui parler, ne serait-ce que pour faire bonne figure après l'avoir « attaquée »... hum. Ça y est, je me mets aux bruitages de ma chère colocataire.

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 14:57

Laissant mon regard couleur sur la demoiselle me faisant face, je me plaisais à voir les multitudes d’expressions inattendues se dessiner sur ses traits, riant même légèrement, je me redressais en lui accordant un sourire avant de … avant que ma vue soit obstruée par un essuie. Me l’avait-elle jetée au visage par méchanceté ? Me prenait-elle pour une perverse ? Mais je n’étais en rien coupable ici, n’était-ce pas elle qui était arrivée après moi, et qui, par « mégarde » n’eut guère compris ma présence ? Oui, mon pouvoir, ma capacité ou appelez cela comme vous le désirez, était la cause, donc j’étais la cause ? Non, tant que cela n’avait pas été volontaire ~ Extrayant donc l’essuie s’étant « posé » sur mon visage, je le laissais tomber sur le rebord de la source, espérant silencieusement que celui-ci ne sera pas humide au point tel que cette charmante demoiselle ne doive sortir vers les vestiaires, entièrement nue. Cela ne me dérangerait pas, loin de là, se rincer l’œil a toujours été permis, mais elle, oserait-elle seulement le faire en vue de sa réaction précédente ? ~

- Je... Je suis désolée. Je n’avais pas l'intention de vous lancer cet essuie... C'est que vous m'avez prise par surprise.

Prise par surprise donc ? Étais-je la seule à y voir de la perversité ? Sans doute, après avoir fréquenté Ayame, que voulez-vous. Lui faisant un signe de la tête que cela ne m’importait que très peu, j’affichais mon sourire indescriptible tout en la perçant de mon regard. Cette jeune demoiselle sortie de nulle part, une jeune terminale ayant assez de courage pour venir ici, ou plutôt, une idiote ~ En rencontrais-je deux aujourd’hui, pouvais-je la mettre dans le même sac qu’Akiha-San ? ~ Je le découvrirai bien assez vite ~

- Je m'appelle Kurayami Kaïla. Et encore une fois désolée, Okugi-San.

Non, définitivement je pouvais lui accorder mon pardon sans soucis, il ne fallait que voir son petit air gêné pour fondre devant elle et regardez moi cela, ce petit regard intrigué qu’elle me lance ~ Fondais-je ? Non, mais presque. Je n’étais guère intéressée par un genre en particulier, mon cœur -aussi possible que cela puisse l’être- pouvait tomber amoureux aussi bien d’un homme que d’une femme. Il va de soit que jusqu’à présent, personne n’a réussi à l’atteindre … N’est-ce pas triste, de ne jamais avoir aimé quiconque d’un amour fou ? ~ Non, je vivais très bien sans ~

- Êtes-vous un membre de Undai ? Enfin... excusez-moi de vous demander cela, mais je ne vous ai jamais vu auparavant...

Je m’y attendais, à cette question me demandant ce que j’étais. Je ne portais pas de cristaux visibles à ses pupilles de sang, et je ne dégageais pas non plus une once de matérialisation. Je pourrai lui faire gober que non, j’étais juste une femme aimant la forêt et s’étant arrêtée dans les sources thermales en les découvrant. Ou que je n’étais autre que l’esprit qui hantait cet endroit, dont nul élève ne pose un pied ~ Hum ~ Ce serait tellement drôle que je me contenterai finalement de dire qui je suis réellement, une simple ancienne élève venant prendre du bon temps à Undai, sous la demande de sa chère amie, la directrice ~ D’autant plus, si je parlais d’elle en utilisant son prénom, elle ne fera pas le rapprochement n’est-ce pas ? ~

- Je suis un membre de Undai, effectivement ~

Me levant tout en m’approchant d’elle, je m’assis à quelques centimètres de sa personne avant de lui tourner le dos et de remonter mes cheveux. Lui montrant ainsi mes cristaux d’une couleur peu commune dans cette école, abordant un ton rouge orangé, chaque pierre était dessinée dans ma peau, formant un symbole m’étant cher. Cela n’avait rien de dégoûtant, ce n’était pas comme si mes cristaux se trouvaient être des parties mal placées dans mon corps, bien au contraire, c’était même beau, et surtout, étrange. Laissant un petit rire amusé traverser mes lèvres, je me retournais pour retrouver ma place. Levant une mèche frivole m’étant tombée sur le visage, je poursuivis d’un ton toujours aussi calme, toujours aussi détendu ~

- Je suis venue sous la demande d’Ayame ~ J’ai été une ancienne élève ici, à présent j’occupe un rang bien plus intéressant ~

Une réaction allait-il se peindre sur son visage d’ici peu ? ~ Hum, je le découvrirai bien assez vite. Lui tendant son essuie afin qu’elle arrête de lancer des regards dans sa direction, je tendis le bras vers sa personne tout en la questionnant à mon tour de ma douce voix ;

- Je pus voir que tu étais une terminale, te plais-tu entre ces murs ? ~ Undai t’a-t-il donné quelque chose que jamais tu n’aurais cru pouvoir avoir ? ~ As-tu des amis dans cet établissement, un copain peut être ? ~ Cela expliquerait la marque se trouvant en dessous de ton sein gauche, Kurayami-San ~
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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 17:27

Je me demandais sérieusement qui était cette femme au sourire. Oui, je vais l'appeler comme ça, vu qu'elle souriait pendant tout ce temps, que ce soit quand je lui ai balancé mon essuie dessus ou avant cet incident des plus gênants. Pourquoi étais-je suis honteuse de ce geste offensif, surtout que je tapais tout ce qui bougeait à Undai ? C'était très simple. J'étais -par éducation rigoureuse- polie avec les inconnus, du moins à la première rencontre. Enfin, si on se penche sur le cas des étudiants de Undai, je le frappais parce qu'ils me cherchaient, ou alors, parce que -dans un futur proche ou éloigné- ils pourraient vouloir me tuer pour x et x raisons, alors autant leur donner une bonne raison pour le faire. Étais-je suicidaire et complètement folle ? Je l'étais, je l'assumais. Mais revenons à Okugi Miri-San. J'étais soulagée de la voir peu perturbée par mon acte barbare, au contraire, j'aurais juré qu'elle l'a pris avec amusement. Était-ce le cas ? Je ne savais pas, elle souriait toujours de la même manière indéchiffrable, donc bon.

- Je suis un membre de Undai, effectivement ~

Voilà qui était plus clair. Même si je ne voyais en rien qui elle était. Maintenant à savoir si cela me soulageait de me retrouver avec un autre Undai -à poil- dans un bain où il n'y avait pas âme qui vive, cela reste une autre question problématique. Après tout, si elle faisait partie de cette école de fous, qui peut m'assurer qu'elle n'est pas une meurtrière en série venant aux sources pour tuer ses victimes potentielles à l'abri de tout regard... Ouais, on dirait bien que je joue trop à mes jeux vidéo, au point d'aller m'inventer des scénarios catastrophiques dans lesquels j'étais la victime numéro un. Haha... Mais je ris moins quand je la vis se lever pour s'approcher de moi. Détournant le regard... Je plaisante, je me retrouvais dans une situation des plus embarrassantes. D'un coté, je voulais dévier mes yeux de son corps qui s'approchait de moi à chaque seconde, mais d'un autre coté, je n'osais détourner les yeux de cette femme qui m'eut affirmée faire partie de Undai... Qu'est-ce que je fis alors dans cette impasse ? J'ai gardé mes yeux rivés sur elle -instinct de survie l'oblige- tout en essayant de fixer son visage, et seulement son visage.

Mais quelle ne fut ma surprise quand elle me tourna le dos, dévoilant sa peau translucide sous mon regard de braises. Je fis un grand « Oh » avec la bouche quand je vis, sous mes yeux curieux, une chose invraisemblable. Des cristaux, au nombre de cinq, ils étaient incrustés dans la peau de Miri-San d'une étrange de manière, comme si ces pierres d'un orange étrange, formaient un dessin... C'était... bizarre. Et dans un sens, effrayant aussi. Depuis quand un professeur possédait tant de pierres ? Elle n'était pas normale, elle devait être puissante pour un tel nombre. Sentant l'eau bouger, je me rendis compte que j'ai levé ma main déjà prête à toucher ces cristaux brillants pour examiner de plus près comment cela se faisait-il que ces choses étaient plantés dans son corps de la sorte. Me reprenant, je m'adossais à nouveau à la paroi rocheuse des bains, une expression perplexe sur le visage.

- Je suis venue sous la demande d’Ayame ~ J’ai été une ancienne élève ici, à présent j’occupe un rang bien plus intéressant ~

Haha... Ayame donc. Génial, si quelqu'un d'aussi étrange s'est fait appeler dans l'Académie par cette folle de directrice, dans la période où Undai était au plus mal avec les crises qui se passaient entre elle et l'autre blonde machiavélique, cela ne pouvait que présager des ennuis des plus monstrueux. Sur le coup, je n'avais nullement envie de me retrouver dans cette histoire farfelue. Et quel genre de poste pouvait-elle occuper ? Elle devait être une sorte de mutant surpuissante qui ferait le garde du corps personnel de Dead Master. Comme si cette malade avait besoin de protection, c'est plus nous qui en avions besoin de pour se protéger d'elle ! Quoi qu'il en soit, me voilà dans des beaux draps à présent. Je me retrouvais seule à seule avec une femme étant à la solde de la dirlo. Ouais, j'avoue que j'évitais tout prof de Undai, afin de ne pas me retrouver comme un souffre-douleur pour qu'il se décontract sur ma pauvre petite personne. Je n'aimais pas les gens aux boucles oranges, il n'y avait qu'à regarder ma relation avec Akiha pour comprendre ce que je voulais dire par là. Alors là, me retrouver avec Miri -possédant cinq de ces cristaux- cela n'était pas rassurant. Restant tout de même fidèle à moi-même, ma curiosité me poussait à converser avec cette femme. Quoi que, j’aie eu un long moment d'hésitation quand elle me tendit mon essuie, un sourire des plus rassurants aux lèvres.

- Je pus voir que tu étais une terminale, te plais-tu entre ces murs ? ~ Undai t’a-t-il donné quelque chose que jamais tu n’aurais cru pouvoir avoir ? ~ As-tu des amis dans cet établissement, un copain peut être ? ~ Cela expliquerait la marque se trouvant en dessous de ton sein gauche, Kurayami-San ~

Prenant finalement l'essuie en m'approchant de la femme, je suspendis mon geste en pleine lévitation sous ses paroles des plus osées. Sentant à nouveau le sang me monter aux joues tel un torrent furieux, j’écarquillais les yeux avant de devenir balbutier quelque chose d'incompréhensible et de retourner à ma place à la vitesse de l'éclair. M'asseyant donc à ma place initiale, l'essuie toujours en mains, j'étais tellement gênée que je ne savais quoi répondre à ses questions. Yume... Yume... Yume ! J'allais la tuer, l'étriper, la massacrer, la... Bon sang, je ne me suis même pas rendue compte de cette marque sur ma peau. Baissant discrètement les yeux, je me maudissais intérieurement de n'avoir pas fait plus attention à cela. Je me raclais finalement la gorge, évitant le regard de Miri-San, le posant quelque part dans les alentours de son épaule.

- Hum... Pas vraiment un copain, juste Yume, une colocataire perverse.

Disant cela à mi-voix, plus pour moi-même que pour l'ouïe de la femme. Je laissais un rire nerveux sortir d'entre mes lèvres avant de soupirer lourdement. Quelle importance que je dise à cette femme de quoi il s'agissait, de toute façon elle ne devait pas connaître la personne de qui je parlais. De plus, c'était la pure vérité, Yume n'était qu'une horrible perverse obsédée que j'allais tuer pour la honte de ma vie que je viens de me taper sous le regard noir de Miri-San. D'ailleurs, ne devrais-je pas l'appeler ? Non, si elle veut, elle a qu'à le faire elle-même. Mais passons, passons !

- Undai donc. On peut dire que je m'y plais dans un sens. Enfin, vous savez comment Undai est. Mais ne vous méprenez pas, je ne dis pas que cette école est horrible, tant qu'on est fort, on y survit, c'est tout.

Me détendant, heureuse d'avoir changé de sujet, j'ai quand même souligné que je n'avais rien contre Undai. Je préférais être prudente avec les disciples de la directrice. Surtout que ces derniers temps, j'avais plus que beaucoup de problèmes avec cette femme de malheur. En y pensant, la mort de ce gosse a considérablement retardée mon entretien avec elle, ce qui ne pouvait que me rendre heureuse. Laissant mon regard vaguer sur la femme avec un intérêt certain, je ne fis pas vraiment attention de ce que je pensais à haute voix :

- Je suppose que vous n'êtes pas prof avec tous ces cristaux... Mais bon, Dead Master doit avoir ses raisons aussi...

Changeant de tout au tout, je me redressais plus confortablement dans le bain, me disant qu'il serait bientôt temps de sortir, question de ne pas cuir dedans. Regardant Miri-San avec un micro-sourire décidé, je laissais couler ma curiosité qui fusa de ma bouche prudemment. C'était étrange, mais j'étais à l'aise en compagnie de sa personne, mais je ne saurais dire pourquoi. Pourtant elle me lançait des remarques des plus gênantes... Serait-ce son sourire ? Je sais pas.

- Excusez-moi de mon indiscrétion, Miri-San, mais comment vous avez fait pour avoir tant de cristaux dans le corps ? Et pourquoi dans le corps ?

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 18:32

C’était mignon, terriblement. Aussi gênée qu’une none venant de se faire surprendre avec un instrument quelconque, je me retrouvais devant une petite tête rouge essayant d’exprimer des mots en vain. Serait-ce un « non, oui, peut être » que je crus entendre traverser ses lèvres ? Je ne saurais le dire, mais mon amusement était à son comble, me permettant même de rire devant la demoiselle en posant une main devant mes lèvres. Kaïla Kurayami donc ~

- Hum... Pas vraiment un copain, juste Yume, une colocataire perverse.

Yume, Yume Kuroi ? ~ Serait-il seulement possible que nous parlions de la même personne, du petit toutou de ma chère amie, de cet enfant qui est sien et dont il ne faut s’approcher trop près de peur de se voir décapité ? Cette demoiselle avait réussi à rentrer dans les grâces de la directrice, non, le plus étrange était sans doute d’avoir réussi à être « la copine » de ma chère Yu-Chan. Je suis partie l’année avant le drame, lorsque j’étais encore à Undai, Strength partageait la vie de tous les jours de Black Rock Shooter, mais jamais je n’aurais cru qu’après cette perte, elle se remette avec quelqu’un. Non pas sexuellement ou que sais-je, ne serait-ce que par amitié, Yume était perdue dans les profondeurs de la solitude, ne devenant plus qu’un objet aussi bien sexuel que utile pour les fins de la directrice. Oui, je relativisais en extrayant d’autres informations pouvant faire comprendre qu’elle n’était pas l’esclave sorti du dictionnaire vis-à-vis de Dead Master étant donné que celle-ci lui accordait un amour certain, mais même … Non, il était impossible que ce soit Kuroi. Même sur la question de la cohabitation, je butais dessus. Yume Kuroi … Non, je devais faire erreur.

- Undai donc. On peut dire que je m'y plais dans un sens. Enfin, vous savez comment Undai est. Mais ne vous méprenez pas, je ne dis pas que cette école est horrible, tant qu'on est fort, on y survit, c'est tout.

Restant impassible alors qu’un millier de questionnements bombardaient mes pensées, je gardais ce même sourire à l’entente de ses dires. Undai était bien pour elle, la loi du plus fort, celle qui n’a rien meurt. Voilà ce que Undai est devenu cet établissement lorsque je suis partie, Undai a toujours été une école se basant sur la loi du talion, œil pour œil, dent pour dent. Mais beaucoup moins à mon époque, nous étions encore assez civilisés pour ne pas tuer bêtement quiconque, une personne faible ne finissait pas la tête tranchée, non, elle était tout simplement renvoyée de Undai avec les souvenirs de cette époque effacée. La cruauté d’Ayame a toujours été exemplaire lorsqu’il en venait à punir les délinquants, les pires étaient envoyés à la prison quand je débutais là-bas, les autres mourraient pour leurs excès. Mais là encore, c’était les « trop » forts qui étaient jugés.

Cette école devenait du n’importe quoi … Devrais-je réinstaurer les règles comme celles à mon époque ? Yume-Chan ne faisait-elle pas bien assez son travail à la tête du conseil pour que tout l’institut soit un tel foutoir ? Non, Yume-Chan a toujours su comment faire, les personnes qui l’entourent ne devaient être que des écervelés, voilà tout. Et elle, cette Kaïla Kurayami, faisait-elle partie de l’élite de Undai ? Non, elle n’en avait pas l’air, elle gardait juste le rôle d’une jeune étudiante comme une autre se démenant pour réussir à s’en sortir ici également … Mais son odeur, ses dires … Bien que j’avais du mal à y croire, cela serait peut être plausible qu’elle soit la copine de Yume Kuroi. Intriguant ~

- Je suppose que vous n'êtes pas prof avec tous ces cristaux... Mais bon, Dead Master doit avoir ses raisons aussi...

J’avais donc réponse à ma question, parler de Dead Master de la sorte alors que je n’avais citée que son prénom, un sourire amusé se traçait sur mes lèvres. Qui était-elle, qui était-elle pour être aussi proche de la famille de la directrice ? Qu’avait-elle de spécial pour pouvoir appartenir à ce clan des plus dangereux ? Elle paraissait aussi inoffensive qu’un agneau, alors pourquoi ? Curieuse comme jamais, j’étais déjà prête à l’assommer sous mes questions, mais j’attendis, prenant mon temps pour toute chose. J’avais encore le temps pour découvrir qui elle était, autant que pour répondre à ses questions d’ailleurs ~

- Excusez-moi de mon indiscrétion, Miri-San, mais comment vous avez fait pour avoir tant de cristaux dans le corps ? Et pourquoi dans le corps ?

Pauvre petite chose adorable, cela était si intriguant pour sa personne qu’elle ne se pria pour me demander cela. Amusée en laissant cette fois-ci un nouveau sourire plus grand se dessiner sur mes lèvres, je montais sur le rebord avant de lui répondre, croisant les jambes en laissant tomber mes cheveux pour masquer ma poitrine, je replaçais toujours et encore ma mèche sans un bruit. Essayant tout de même de garder un contact visuel avec Kurayami-San pour qu’elle ne me perde de vue, je laissais ma voix douce résonner dans ce lieu rempli de mystères ;

- Je ne l’ai guère choisi, mon pouvoir a besoin d’être drainé par ces cinq cristaux, je ne pouvais me permettre de les avoir accrochés comme des bijoux, c’est pour cette raison qu’Ayame me les a planté dans le dos ~ Ceux-ci forment un circuit entre eux, quand l’un éclate sous le surplus de puissance, les quatre autres sont toujours présents pour régulariser ma matérialisation ~ Ne serait-il pas dérangeant de me retrouver démunie de pouvoir ? Une main comme une oreille se coupe, une bague ou un collier se fait arracher, dans mon dos, seul la mort pourrait me retirer ces pierres ~ Je ne compte rentrer dans les détails en te décrivant Ô combien cela fut douloureux d’avoir des corps étrangers ainsi implantés en moi, je ne crois pas que cela t’intéresse, Kurayami-San ~

Faisant un signe de la main tout en m’exprimant, je gardais l’autre pour me soutenir. Restant droite devant sa personne sans bouger plus qu’il ne fallait, mon regard toujours encré dans le sien, je laissais un ange passer avant de continuer, profitant de ce laps de temps pour voir les réactions se dessiner sur son visage. Pour quel animal ou quel sujet expérimental me prenait-elle à votre avis ? Devrais-je lui expliquer en quoi consiste mon travail et où, je travaille justement ? Non, cela était inutile, mais formuler cela autrement pourrait être utile à son compréhension ~

- Je suis la directrice de Undai Gokusha ~ Dû à mon métier, je ne peux me permettre des impaires ~

Adressant un sourire confiant à Kaïla, je me levais de ma place, tout en me redressant doucement, laissant mon corps relaxé mais endolori par le peu d’activité me tirailler de toute part. Me dirigeant vers les vestiaires en faisant signe à la jeune fille de me suivre, j’attrapais un essuie afin de me sécher avec celui-ci, du moins mes cheveux furent enroulés dedans alors que j’utilisais de mon pouvoir pour sécher ma peau délicate. La frotter ne ferait que l’abîmer n’est-ce pas ? ~ Il est donc normal que je me sèche autrement, s’enfermer dans une petite tornade ne pouvait vous faire du mal, de plus, n’était-ce pas un gagne temps ? ~ M’attelant à faire mes cheveux à présent, une fois ceux-ci fait, ce fut mes vêtements que j’enfilais, reliant chaque couche les une avec les autres avant de … de faire quoi d’ailleurs ? ~

D’attendre Kaïla, voulant poursuivre notre conversation des plus intéressantes. Matérialisant deux pièces que j’insérai dans la machine se trouvant à côté de la sortie, je choisissais de quoi rafraîchir ma personne et ma nouvelle rencontre. Optant pour un thé froid et une brique de lait pour l’enfant, je pris place dans un des sièges figurants dans la salle jusqu’à ce que les yeux rouges ne reviennent. Me voyait-elle ? ~ Non, cela allait de soit. Soupirant doucement en me relevant pour venir frôler son épaule pour lui faire signe de ma présence, je lui tendis sa boisson avant de poursuivre mes dires, laissés en suspens précédemment ;

- Je me vois moi-même intriguée par tes dires, Kurayami-San. Serait-il possible que vous connaissiez Yume Kuroi ? ~ Si cela n’est guère indiscret, puis-je savoir comment vous êtes devenues proches de cette personne ? ~ D’autant plus, il est rare de connaître des gens connaissant le prénom de la directrice, qu’avez-vous donc fait pour finir dans ce clan des plus restreints ? ~

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 20:22

Un court instant, je me suis vraiment demandée si mes questions n'étaient pas indiscrètes et si Miri-San allait me répondre ou non. Enfin, si elle le ferait pas, je ne courrai pas derrière non plus avoir des réponses, non, j'irais tout simplement voir Yume pour qu'elle me dise quoi. Eh oui, c'était parfois bien d'avoir la présidente du Conseil des étudiants comme amie... très proche amie. En tout cas, cela arrangeait beaucoup de choses, comme par exemple mon escapade dans les sources et la conversation avec Miri-San, au lieu d'être en cours. Serais-je fière d'être une délinquante ? Mais je ne faisais rien de mal, juste tuer des zombies à mes temps perdus. Quoi qu'il en soit, je fus d'autant plus piquée par la curiosité quand je vis -enfin!- un sourire différent -plus grand- se peindre sur le visage de mon interlocutrice. Finalement, je n'étais pas si impolie que je l’imaginais, tant mieux. Sauf que le hic, fut sans doute quand elle se leva... pour aller s'asseoir juste sur le rebord, dévoilant entièrement son corps nu et translucide. Rougissant légèrement, je détournais mon regard le temps qu'elle lâche ses cheveux afin de cacher sa poitrine. Toussotant comme pour faire diversion, j'eus du mal à accrocher son regard quand elle prit la parole. Mais bon, il est impoli de ne pas regarder les gens quand ils nous parlent, n'est-ce pas ? Ha...ha.

Et quand elle commença à m'expliquer ce qu'étaient ses cristaux incrustés dans le dos, je restais mitigée entre l'incompréhension et le sentiment de me trouver devant quelqu'un de dangereusement puissant. Il ne fallait que s'attarder sur le fonctionnement de ses cristaux pour comprendre qu'elle n'était pas handicapée par la plus grande plaie qui tombait sur les étudiants de cette Académie. Cela me rappelle d'ailleurs le jour où je me vis privée de mon bracelet pendant une semaine entière après un combat à mort sur le toit... J'avoue que c'était difficile à gérer. Et il était d'autant plus vrai que c'était terriblement facile de faire perdre à autrui ses pouvoirs, il ne suffisait qu'à lui enlever sa boucle ou son bracelet et l'étudiant se retrouvait vulnérable. Il existait mille et une manières de prévenir ceci -être malin et fort en faisait partie- mais je n'ai jamais entendu quelqu'un parler d'une greffe. Le corps ne rejetait-il pas les effluves de la matérialisation qui stagnait dans le cristal ? Je n'en savais rien, je me contentais d'avoir ma boucle bien soudée à mon poignet. D'ailleurs c'est par simple principe que je lançais un regard furtif sur mon poignet, vérifiant si mon cristal rouge y était toujours, chose futile vu que je pouvais le sentir.

Mais toutes ses paroles ne m'expliquaient pas pourquoi elle devait user de ce genre de... chose à la Wolverine qui devait faire super trop mal. Que faisait-elle pour qu'elle doive radicalement changer son corps afin de n'être pas en danger ? Qui était-elle au juste -parce que oui, il n'y avait plus aucun doute qu'elle n'était pas une prof- pour craindre de la sorte pour sa vie. Je ne savais pas, mais une chose était certaine, cette femme était puissante... Vraiment puissante, et vraiment à la solde de la directrice. Pas rassurant, pas du tout même.

- Je suis la directrice de Undai Gokusha ~ Dû à mon métier, je ne peux me permettre des impaires ~

Clignant des yeux avec une certaine perplexité, je ne bronchais pas sous ses paroles, laissant mon esprit vaguer à la recherche d'une explication rationnelle. Undai Gokusha... et sa directrice. Gokusha... Goku... La prison. Cela voulait littéralement dire la prison de Undai. Depuis quand cette école possédait une prison ? Nous parlions bien d'une école et pas d'un centre de détention ! Pourquoi faudrait-il une prison ? Et pourquoi, surtout, je n'ai jamais eu vent d'un tel endroit ? Mais si on y réfléchissait, les règles à la sortie étaient strictes sur l'utilisation des pouvoirs devant autrui ou à des fins pouvant mettre en danger Undai, mais de là à créer une prison... Quoi qu'il en soit, je pouvais me poser ses questions sans cesse, sans pour autant trouver une réponse. Mais en vue de la femme au dos de mutant, je ne pouvais que lui croire, avec un tel arsenal de défense, elle était bien disposée à être la directrice d'un tel endroit. Seul adjectif qui me venait en tête quand je pensais à Miri-San, était « Puissante ». Cela me donnait froid dans le dos, et croire que je lui parlais comme si de rien était. Serait-elle aussi puissante que Dead Master ? Je ne voulais même pas l'imaginer. J'ai peur, ça y est.

Tellement que je restais tel un animal à l’affût tandis que Miri-San quittait les bains pour aller dans les vestiaires. Restant encore quelques instants dans l'eau chaude, je me décidais finalement à sortir, la tête toujours pleines de questions que j'hésitais de plus en plus à poser, plus j'apprenais des choses sur cette femme. Pourquoi une telle personne se promenait à Undai, ou plutôt pourquoi la directrice a fait venir un tel être ici ? Cela sentait le pourri, et je voulais le fuir au plus loin. Mais rien dans cette femme -à part son dos- ne signalait un danger. Au contraire, en lui parlant j'étais à l'aise et je ne sentais aucune onde négative ou hostile venir d'elle... D'ailleurs, en y pensant, je ne sentais rien venant d'elle !

Me décidant finalement à sortir, question de me soumettre à l'indication de la femme qu'était de la suivre -si je le faisais c'est par curiosité et non pour ne pas la froisser, entendons-nous bien là-dessus. Je sortis donc, m'enroulant dans mon essuie, priant qu'elle ne soit pas dans les vestiaires pour que je puisse m'habiller tranquillement. Oui, je le répète, ma pudeur innée me tuera un jour. Soupirant lourdement, je me séchais et mis mon uniforme à la va-vite avant de passer dans la salle de détente. Déboulant dedans, je restais perplexe en y voyant personne. Miri-San serait-elle partie en me laissant en plan ? Je devais avouer être un peu déçue de cela, l'air de rien, il était plaisant de discuter avec elle... Je ne saurais dire pourquoi, peut-être parce qu'elle ne me donnait pas l'impression de vouloir me trancher la gorge à chaque respiration. Haha.

- Je me vois moi-même intriguée par tes dires, Kurayami-San. Serait-il possible que vous connaissiez Yume Kuroi ? ~ Si cela n’est guère indiscret, puis-je savoir comment vous êtes devenues proches de cette personne ? ~ D’autant plus, il est rare de connaître des gens connaissant le prénom de la directrice, qu’avez-vous donc fait pour finir dans ce clan des plus restreints ? ~

Sursautant tandis que les poils de mon échine se hérissèrent, je fis un bond sur le coté afin d'éviter son toucher. Je ne l'ai pas vu venir, d'ailleurs même sa main pâle, je ne l'ai quasiment pas sentie -quoi que avec ma phobie...- pour dire qu'elle m’ait vraiment touché. Quoi qu'il en soit, j'étais étonnée de la voir ici... Et là, je crois que je venais de comprendre une chose, je ne l'ai pas remarqué dans les bains, pourtant elle était là, et cela recommençait ici aussi, serait-ce une chose due à son pouvoir quelconque ? Sans doute. Intéressant. Prenant la bouteille de lait qu'elle me tendait, je la remerciais avant de m'asseoir dans un des fauteuils ici présents, laissant peser le silence, ne sachant s'il serait bien de répondre à ses questions... Mais après tout, elle l'a fait aux miennes, je pouvais lui rendre la pareille, non ? Si. D'ailleurs je n'avais guère envie de la contrarier, voyez-vous. Cercle restreint... hein ? Clan de malades mentales oui ! Et cela ne m'étonnait en rien qu'elle connaisse Yume, d'après ce que j'ai compris, elle était une personne importante dans cette Académie. Scrutant sa personne de mon regard de feu, je laissais échapper un long soupir avant de répondre à ses questions d'une voix égale. Je n'avais rien à cacher hein. Même si je me trouvais stupide d'avoir laisser sous-entendre que je connaissais le prénom de Dead Master... Quelle imprudence bon sang.

- Oui, il s'agit bien de cette Yume là, et c'est une longue histoire. Disons qu'elle était celle qui m'a montré l'Arène pour la première fois et puis... Puis on s'est liées d'amitié.

Souriant à l'encontre de Miri-San, je bus mon lait d'une traite, savourant la sensation de fraîcheur qui rentra dans mon corps après les bains chauds. Prudence, prudence... Mais en même temps, sous son sourire, je n'avais qu'une envie, lui sourire en retour et lui dire tout ce qu'elle voulait savoir. Non pas un sort quelconque, juste parce que je ne sentais aucune mauvaise intention venant de sa personne. Et puis quoi encore ? Elle n'était pas envoyée ici pour me tuer sous la demande de la directrice... N'est-ce pas ?

- Ensuite pour ce qui est de la directrice, c'est compliqué... Très compliqué. Enfin, si on connaît Yume, il est presque impossible de ne pas passer par la case Dead Master-Sama...

Grimaçant aux souvenirs que j'eus avec cette femme de malheur, j'étais presque heureuse qu'elle n'ait plus le temps pour me torturer de sa seule présence. Si seulement c'était juste cela. Secouant la tête pour chasser cela de mon esprit, je me concentrais d'avantage sur mon interlocutrice, ne voulant la perde de vue soudainement sans que je ne comprenne pourquoi. Micro-sourire sur le visage, je me détendis dans le fauteuil, détaillant la silhouette devant moi. Cette femme... Miri-San... Je ne savais la cerner.

- En tout cas, je n’aimerai pas être votre adversaire, Miri-San... Puis-je vous demander pourquoi occuper un poste dans... cette prison ? Non, excusez-moi, cela ne me regarde pas.

Me grattant la tête dans un signe de nervosité, j'affichais un sourire jaune avant de soupirer comme à mon habitude. Avais-je seulement le droit de lui poser ce genre de questions ? Je n'en savais rien, mais ma curiosité était plus forte que mon instinct de survie.

- Par contre, je ne sais pas si c'est moi, mais comment se fait-il que je n'arrive pas à capter votre présence par moment ? C'est assez perturbant...

Mais ce qui l'était plus, c'est le fait que je me demande pourquoi... pourquoi une telle entité puissante -mutant- se trouvait là avec moi, non que dis-je, était dans cette école. Non que le sort de Undai m'intéresse, mais autant avoir des bases solides avant de plonger la tête la première dans les ennuis. Cela m'intriguait, au plus haut point.

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 21:23

Marquant ma présence par mon geste, je ne m’attendais pas à ce qu’elle fasse un bond tel que celui-là … lui faisais-je peur ou serait-ce plutôt ma proximité qui la dérangeait ? N’aurais-je pas dû déposer ma main sur son épaule pour faire signe de présence, aurais-je dû me contenter d’un simple « Hé oh ! Je suis là ! ». Autant me mettre nue et danser telle une délurée devant elle, mon geste était pur et amical. Oui, je suis une personne amicale, je me lie plus facilement d’amitié avec les gens, plutôt que de les avoir en ennemis. Bien entendu, Akiha-San est un cas à part, on peut dire que c’est sa manière de se croire si parfaite qui m’eut poussé à la redescendre à sa place, celle d’une simple amante dont Ayame se lassera tôt ou tard ~

- Oui, il s'agit bien de cette Yume là, et c'est une longue histoire. Disons qu'elle était celle qui m'a montré l'Arène pour la première fois et puis... Puis on s'est liées d'amitié.

La laissant prendre place dans le siège se trouvant derrière nous, je me posais à ses côtés en sirotant mon thé sous ses dires. Nous parlions donc de ma chère petite Yume, mais cela restait incompréhensible. Qu’y avait-il donc dans cette jeune fille pour qu’elle soit si intéressante ? Je ne savais le dire, et cela me frustrait certainement un peu. Mais en même temps, je pouvais déjà me sentir contente de savoir qu’un des êtres chers que j’affectionnais ne s’était pas retrouvé avec une pouliche rencontrée au croisement de n’importe quelle route. Non, Kaïla était l’opposée d’Akiha, certes un peu idiote de se lancer vers le danger en posant des questions qui pour d’autres, seraient signe d’une intrusion dans la vie privée. Personnellement, cela ne me dérangeait pas de raconter qui j’étais et ce que je faisais, après tout, n’avais-je pas le pouvoir de me défendre en cas de menaces ? Justement, si ~

Laissant mes questionnements personnels, je me lançais ne serait-ce qu’un peu plus à décortiquer les dires de Kurayami. Elle avait donc rencontré Yume lors de sa première fois dans l’arène … fort intéressant, tellement que je me demandais comment ces deux personnes avaient réagit l’une devant l’autre. En ce qu’il concernait ladite amitié, je n’étais pas dupe ~ Yume-Chan ne s’amuserait à marquer un corps si ce n’était pas sien, en terme claire, ne parlerions-nous pas plutôt d’amour ou de sexfriends dans leur situation ? ~ Amusant, amusant ~

- Ensuite pour ce qui est de la directrice, c'est compliqué... Très compliqué. Enfin, si on connaît Yume, il est presque impossible de ne pas passer par la case Dead Master-Sama...

Laissant un rire amusé traverser mes lèvres, c’est avec une once de vérité que j’acceptais ses dires. Toute personne touchant aux choses d’Ayame finissait par en souffrir de sa main n’est-ce pas ? ~ Mais Kaïla avait l’air en bonne santé, serait-il possible que la directrice eut accepté que son toutou ait une autre relation ? Non, cela serait invraisemblable en vue de ce qu’elle a fait subir à Strength … Alors pourquoi Kaïla Kurayami ? Cette enfant était un mystère … bien qu’on aurait pu répondre pour cette question en disant que Dead Master avait accordé la vie à cet enfant par caprice. Mais même, cela ne coïncidait pas avec la personnalité de cette femme que je considère comme une amie. Serait-ce l’œuvre d’Akiha ? Serait-il possible que cette fille ait quelque chose avoir avec l’amante d’Ayame ? Serait-ce elle qui la tiendrait en vie, seraient-elles tout bonnement amies ? ~

- En tout cas, je n’aimerai pas être votre adversaire, Miri-San... Puis-je vous demander pourquoi occuper un poste dans... cette prison ? Non, excusez-moi, cela ne me regarde pas.

Finissant ma boisson, tout en me laissant bercer sous ses dires, c’est encore sans aucun restreint que je me permettais de sourire de plus en plus. Nulle personne ne désire être mon adversaire autant que je ne désire être celle des autres. Contrairement à ce que l’on pourrait croire des gens qui sortent de Undai, tous ne devenaient pas des détraqués. D’autres personnes comme moi, pouvaient en ressortir avec l’âme pure, être aussi doux qu’un agneau, ne cherchant pas uniquement la désolation après chaque pas. Il va de soit que la plus part abuse en premier temps, mais on se refait vite à la vie d’humain … Personnellement je n’y avais goûté qu’une semaine ou un mois tout au plus avant de me voir dans les cellules, mais je restais confiante en disant que tous les Undai’ens n’étaient pas des monstres. J’avais connu des personnes ayant un cœur grand au point de se sacrifier pour autrui, tout comme d’autres usant de leur pouvoir -de manière cachée- pour aider les autres également. Beaucoup d’entre eux sont actuellement à des places hautement placées, que ce soit en tant que scientifiques ou encore dans le domaine public. Nous ne sommes pas tous vilains ~

Déposant ma bouteille sur le rebord de mon siège, je fermais les yeux un court instant si je devais rentrer dans les détails en ce qu’il concernait Gokusha. Je n’avais pas la permission d’en parler à autrui, je ne l’ai jamais demandé et je n’attendais pas celle-ci pour le faire d’ailleurs. Mais était-il sain de lui révéler ce en quoi cette école était faite ? Lui dire que des centaines de pensionnaires dangereux se trouvaient enfermés, endormis sous verrou pour qu’un jour, ils puissent être contrôlables et dignes des desseins d’Ayame ? Non, le dire ainsi serait digne de la faire fuir, autant tourner cela de manière plus … mieux ~

- Par contre, je ne sais pas si c'est moi, mais comment se fait-il que je n'arrive pas à capter votre présence par moment ? C'est assez perturbant...

Toujours et la même chose … Serait-il seulement possible qu’un jour je puisse choisir d’être auto-mouvement visible en poussant sur un bouton comme sur une télécommande ? Non, c’était une faculté mais un défaut également. Du moins dans ce genre de cas, où la personne vous chercherait pendant des heures avant de comprendre que vous êtes endormies à ses côtés. Mais plus sérieusement, je savais me faire voir, à condition que je fasse quelque chose pour. Que ce soit un mot ou un signe, souvent un toucher d’ailleurs. Il y avait également les exceptions, Ayame savait me voir à condition que je me trouve à côté d’elle et dans un cercle d’une certaine distance pour que je sois « détectable » pour sa personne. Je ne pouvais donc pas faire « Bouh c’est moi ! » avec elle, quel dommage.

- Je peux comprendre cette angoisse de ne pas remarquer la présence d’autrui, ceci est ma faculté si nous pouvons la décrire ainsi ~ Il n’est donc pas nécessaire de t’en faire, Kurayami-San, tu ne deviens pas folle et je ne suis pas un spectre, sait-on jamais que tu te serais posé la question ~

Lui faisant un petit clin d’œil en gardant ma position droite dans mon siège, je croisais les jambes pour venir y poser un coude, soutenant ma main de ma paume en tournant la tête vers Kaïla pour la percer de mon regard ténébreux. Ces yeux étaient étranges également … Ce n’était pas à déplaire d’ailleurs, j’aimais cette couleur rougeâtre se mélangeant dans des tons foncés selon les ombres nous entourant pour retrouver une couleur vive en y prêtant plus attention … Avait-elle les yeux bruns en hiver ? ~

- Pour te répondre, Undai Gokusha est un centre de détention oui. Connais-tu les règles à ta sortie de Undai ? Sais-tu qu’il t’est interdit d’utiliser tes pouvoirs devant autrui ? Et bien si ces règles ne sont pas respectées, Gokusha ouvre ses portes pour ces âmes égarées. Les élèves ayant un potentiel incontrôlable y séjournent également, nous les aidons à retrouver une certaine stabilité afin qu’ils puissent vivre en dehors de cet établissement. N’aie crainte de me poser des questions, je ne te mordrai pas, Kurayami-San ~

Laissant un rire fin traverser mes lèvres, je laissais mon masque indescriptible reprendre surface sur mes traits. Se sentait-elle à l’aise en ma compagnie ? Elle eut tout de même certifié qu’elle ne voulait être mon ennemie, moi non plus d’ailleurs … Avait-elle peur ? ~ Il ne fallait pas, du moins tant que je n’avais rien contre elle, je n’allais pas la tuer. Et si Ayame me le demanderait ? Je pèserai les pours et les contres avant d’agir bêtement sous un ordre unique ~ Oui, j’avais beau dire que la parole d’Ayame était absolue, je n’étais pas son petit toutou parfait obéissant à un claquement de doigt, j’avais encore une âme m’étant propre ~

- Je ne compte pas être ton adversaire, je ne me plais pas dans les combats à vrai dire, me battre bestialement ne me sied guère ~ Pourrai-je tout de même te demander ce que tu sais faire avec ta matérialisation ? Une petite démonstration serait volontiers si cela ne te dérange pas, Kurayami-San ~

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 22:36

Ouais, c'est décidé, la compagnie de Miri était agréable, même si d'un autre coté elle me donnait froid dans le dos. J'avoue que je n'arrivais à dire ce qu'elle pensait derrière son sourire, mais n'aimant pas rentrer dans les arcanes de l'esprit humain, je me tenais à une chose. Elle sourit, elle n'est donc pas méchante. Elle ne m'a pas encore tué, cela veut dire qu'elle n'a pas de mauvaises intentions. Même dans ses paroles, elle n'était pas agressive comme la plus part de mes interlocuteurs Undai'ens. En somme, une gentille femme avec laquelle je pouvais converser tranquillement... Du moins, c'est ce dont j'essayais de me persuader, régie par une pulsion paranoïaque ayant peur qu'il y ait quelque chose d'étrange qui sortirait de son dos pour me bouffer toute crue. Plus sérieusement, je n'avais vraiment pas à me comporter mal envers Miri-San.

- Je peux comprendre cette angoisse de ne pas remarquer la présence d’autrui, ceci est ma faculté si nous pouvons la décrire ainsi ~ Il n’est donc pas nécessaire de t’en faire, Kurayami-San, tu ne deviens pas folle et je ne suis pas un spectre, sait-on jamais que tu te serais posé la question ~

Cramée... Elle lisait dans mon esprit, ce n’était pas possible ! Affichant une tête d'ahurie, je changeais rapidement d'expression en mode « non, mais exagérons pas, voyons ! » avant de laisser un rire nerveux traverser mes lèvres. Si elle lit dans ma tête... elle aurait déjà dû me prendre pour une folle avec mes suppositions des plus farfelues. Mais ceci mis à part, je me voyais tout de même rassurée de ses dires. En somme, cette invisibilité passagère était son pouvoir. Mutant. Un vrai monstre imbattable je vous dis ! Comment tu veux te battre contre quelque chose que tu ne vois pas et que tu ne sens pas ?! C'était hors de ma portée. Mais alors, pourquoi une personne aussi forte était aussi sympathique ? Cela, je ne le comprenais pas. La seule chose qui pourrait me rendre mal à l'aise en sa présence, ce serait peut-être sa posture droite et posée, mais étant habituée à des personnes se comportant de la sorte, je n'en pris pas garde. Au contraire, je la trouvais très bien, cette Miri. Tant qu'elle ne m'attaque pas, bien évidemment. Bon, elle pourrait aussi arrêter de me fixer avec tant d'insistance et ce serait parfait, mais cela, c'était un problème dut à ma personnalité.

- Pour te répondre, Undai Gokusha est un centre de détention oui. Connais-tu les règles à ta sortie de Undai ? Sais-tu qu’il t’est interdit d’utiliser tes pouvoirs devant autrui ? Et bien si ces règles ne sont pas respectées, Gokusha ouvre ses portes pour ces âmes égarées. Les élèves ayant un potentiel incontrôlable y séjournent également, nous les aidons à retrouver une certaine stabilité afin qu’ils puissent vivre en dehors de cet établissement. N’aie crainte de me poser des questions, je ne te mordrai pas, Kurayami-San ~

Hochant de la tête à ses paroles, j'étais plus qu'intéressée d'apprendre cela. Je me doutais bien qu'il devait exister un système pour ceux qui ne respectaient pas les règles après leurs sorties de Undai, mais je ne savais pas que la directrice est allée jusqu'à créer une prison spécialement pour ces gens là. Et étrange que cela pouvait être, peu importe combien je trouvais cette femme agréable, je ne voudrais en aucun cas me retrouver dans une de ces cellules sous son regard noir. Un pressentiment, je dirais... Ou une intuition. En tout cas, cela me donnait froid dans le dos. Mais en même temps, savoir qu'il y avait des restrictions sur les malades mentaux sortant d'ici, était rassurant pour la société. Mais ce qui me mit le plus en mode attaque, c'était son feu vert. Me laisser poser toutes mes questions, était comme signer une longue journée de bombardements en Irak. En somme, de la folie pure et dure. Surtout que j'avais une centaine de questions en tête qui me brûlait la langue, tellement je voulais les poser à Miri-San. Je le ferai ? Non. Non, je ne pense pas.

- Je ne compte pas être ton adversaire, je ne me plais pas dans les combats à vrai dire, me battre bestialement ne me sied guère ~ Pourrai-je tout de même te demander ce que tu sais faire avec ta matérialisation ? Une petite démonstration serait volontiers si cela ne te dérange pas, Kurayami-San ~

Et là, je pâlis soudainement, un sourire jaune sur les lèvres. Non que je ne sois pas contente de constater qu'elle ne voulait pas me dépecer, mais pour la suite de sa demande si subtilement formulée. Moi ? Montrer ce que je savais faire de ma matérialisation ? Normalement j'aurais fait ma prétentieuse et accepté avec joie de montrer à quel point j'étais douée -je l'étais!- mais là... Je n'avais pas n'importe qui devant moi. Du moins, c'est ce que je concluais après toutes les informations qu'elle m'eut fourni. Après tout, qu'est-ce qu'une petite Terminale débutante pourrait montrer à une femme mutant avec cinq cristaux plantés dans son dos ?! Rien qui pourrait l’impressionner je suppose. Et je n'avais pas vraiment envie de me ridiculiser devant elle. Et voilà l'instant où je priais pour que Yume m'appelle pour détourner l'attention de Miri de ma personne, mais non, l'autre glaçon n'était pas là. Fixant Miri-San de mon regard sombre, je me demandais vraiment ce que je pourrais lui dire, au point que je devais faire une drôle de tête sur le coup.

- Heu... Je sais pas... Je pense pas pouvoir impressionner une personne qui surveille, sans peine, des fous furieux dans une prison top secrète.

Essayais-je de me défiler subtilement ? Je n'avais pas vraiment envie de la contredire ou de lui refuser une chose aussi naturelle qu'était la matérialisation pour les étudiants de Undai, mais en même temps, je n'étais pas disposée à faire des grandes choses sur le coup. Cette fois mal à l'aise, je cherchais douloureusement quelque chose qui pourrait inverser les choses. Trouvant une idée en regardant la machine de distribution -ouais, l'humain trouve des idées partout et surtout, n'importe où- mon regard éclaircit en même temps qu'un sourire naquit sur mes lèvres. The idée of my life ! Me tournant complètent vers Miri-San, je me mis plus confortablement sur mon siège, en mode un genoux plié sur le fauteuil, l'autre jambe pendouillant -mode à l'aise quoi.

- Mais vous si. Montrez-moi ce que vous savez faire.

Avais-je des étoiles dans les yeux ? Non. Non, j'ai dit ! Haha. Non mais j'ai toujours adoré voir les prouesses des gens plus forts que moi, surtout quand c'était dans un combat à mort. Par contre là, je ne voulais que voir ce que cette femme savait faire, cela m'intriguait, même si je ne voulais pas du tout me battre contre elle. Soufflant un « Attendez, une seconde », je matérialisais la chose dont j'étais la plus fière, la chose que j'ai perfectionné depuis deux bonnes années pour qu'elle arrive à ce stade, une arme qui m'eut sauvée plus d'une fois dans un combat et en dehors aussi. La chose la plus précieuse que j'avais en quelque sorte dans le domaine de la matérialisation. Cela faisait longtemps Wo-Kun.

- Essayez sur lui !

J'étais un monstre de donner en pâture mon loup métallique de la sorte. Mais en même temps, il était là pour être détruit, toujours, il me servait pour des attaques Kamikaze. Ainsi donc, dans la salle de repos des sources chaudes, nous nous retrouvions avec un loup métallique faisant bien la taille d'un humain qui nous surplombait de son regard gris acier. Devrais-je lui ajouter quelques artifices ? Non, il était parfait pour ce qui allait suivre. Je ne savais pas ce que cette femme savait faire au juste, mais autant qu'elle le fasse sur mon Wo-Kun à qui j'intimais de ne pas bouger. J'avais tout sauf envie que Miri-San croie que je voulais l'attaquer. Enthousiaste, je ne quittais pas des yeux ces deux protagonistes, trop excitée de voir quelque chose se produire. Si elle me montre quelque chose d’invraisemblable, je m'enfuirais ? Haha... Mais non ! Je crois.

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mar 11 Juin - 23:16

Devrais-je dire qu’une fois de plus, une tension de malaise avait pointé le bout de son nez pour surplomber la salle qui nous servait d’auditoire ? Non pas que je me sente mal, du moins moi, je ne l’étais pas, mais Kaïla n’avait pas l’air du même avis. Entre ses sourires jaunes, ses rires nerveux et sa tête de « Je ne comprends pas ce que tu me veux, Alien ! », je ne savais pas vraiment où donner de la tête. Bien que mon visage ne laissait rien paraître, je sentais en moi une certaine envie de je ne sais quoi. Comme si me retrouver en présence de cette demoiselle me rendait bien également, comme si je pouvais dire … que je trouvais agréable sa présence et que j’aimais converser avec elle. Était-elle celle que je désirais reprendre avec moi pour ma succession ? Non, elle n’avait pas cette chose … cette chose « atroce » que je cherchais.

- Heu... Je sais pas... Je pense pas pouvoir impressionner une personne qui surveille, sans peine, des fous furieux dans une prison top secrète.

Venait-elle de me refuser une démonstration ? Croyait-elle que j’allais la tuer pour son refus ? Si cela n’était pas mignon, aucun de vous n’êtes humain. C’était merveilleux de constater à quel point cette jeune fille pouvait exprimer ses expressions d’un seul coup d’œil, quand elle était stressée, on pouvait voir sa peau briller légèrement alors que ses lèvres s’étiraient en un arc mi-droit, quand elle semblait moins stressée -puisque depuis le début, je ne voyais que ça- c’était son regard qui s’enfuyait. Il y avait aussi ce teint rouge qu’elle prenait sous la gêne, et ses soupirs marquant son manque de réponses aux événements … sans compter l’ennui. S’ennuyait-elle en ma compagnie ? ~

Non, bien que ses gestes suivants pouvaient me laisser croire le contraire. Affichant un visage différent à présent, ce fut une sorte de neutralité qui se dessinait sur ses traits alors qu’elle prit ses aises sur le divan lui étant accordé, relevant un genoux sur sa poitrine, je suivais son regard en tombant sur la machine à boissons. Voulait-elle encore du lait ? Les enfants en boivent beaucoup pour avoir des os solides, désirait-elle que je lui en offre un second ? ~

- Mais vous si. Montrez-moi ce que vous savez faire.

Non ~ Elle ne voulait donc pas à boire. Élargissant mes lèvres en levant -invisiblement- un sourcil en signe d’étonnement, je laissais un nouveau rire traverser mes lèvres. Elle voulait plutôt que ce soit moi qui lui montre mes capacités ? Si ce n’était pas intéressant tout cela ~ Mais que pouvais-je donc bien faire ? Je n’allais pas lui attraper la main et lui aspirer toute sa matérialisation, non pas que je ne veuille la porter chez sa chère Yume-Chan -que je voulais voir d’ailleurs- mais je ne crois pas qu’il serait fair-play de le faire. Imaginez seulement sa tête si elle se voyait partir en moins de deux secondes sous mon sourire indescriptible … Pour qui me prendrait-elle selon vous ? Je ne connaissais pas assez cette fille pour … Je mens ~ Cela ne me dérangeait nullement de lui prendre sa matérialisation, mais … « Attendez, une seconde » Hum ? ~

Penchant la tête sur le côté en voyant une sorte de machine animale se construire sous mes yeux, c’est avec enthousiasme que je vis que cette enfant assise à mes côtés avait tout de même des capacités auxquelles je ne m’attendais pas. Savait-elle la faire bouger ? Combattait-elle avec cette sorte de loup métallique ? Avait-elle basé son entraînement depuis son arrivée sur la conception de cette chose là ? D’autant plus qu’elle savait le matérialiser assez rapidement … Combien de sa jauge utilisait-elle pour cela ? Déviant le regard vers la propriétaire de la bête pour juger de mes sens ce qu’il lui restait, c’est avec contentement que je remarquais que certes beaucoup étaient parti dans sa création, mais qu’elle en avait encore assez pour combattre si besoin était ~

- Essayez sur lui !

Ce sera lui mon cobaye ? Pourquoi pas ? ~ Me levant de mon siège pour approcher de la bête métallique qui me jugeait de ses yeux métalliques, je restais silencieuse devant lui. Que pourrais-je lui faire d’ailleurs ? Sans doute ce que je faisais le mieux. Affichant un sourire certain en déposant un doigt sur son museau, je n’eus le temps que d’un frôlement pour que celui-ci s’effrite et tombe en morceaux … je m’attendais à plus solide ? Non, une fois un corps composé de matérialisation touché par ma faculté, c’était fini de lui. Qu’il soit forgé de la meilleure des manières possibles, que son créateur truque des armes à l’intérieur, une fois le schéma de matérialisation l’alimentant dans ma tête, il mourrait. Me retournant vers Kaïla-San en lui adressant un petit sourire suivit d’une sorte de désolé que je fis d’un signe de la main, je vins tout de même lui expliquer ce que je venais de faire. Autant qu’elle ne se croie pas nulle ou que sais-je ~

- Je suis un aspirateur ? ~ Non plus sérieusement, j’aspire la matérialisation d’autrui, un corps comme ta création basée uniquement sur le pouvoir que nous a accordé Ayame est faible devant moi. Mais je ne crois pas non plus que ton loup soit mauvais, bien au contraire. Une telle création demande des efforts et de la technique que je peux voir chez toi, Kurayami-San ~

Un nouveau clin d’œil fait à sa personne et je lui fis une nouvelle démonstration. Cette fois-ci bien plus importante et catastrophique que la précédente à dire vrais ~ En moins d’une seconde tout disparu, restant immobile sur le peu de sol restant, je regardais Kaïla qui n’avait pas l’air de comprendre ce qu’il venait de se passer. Les sources thermales disparues, nous laissant sur une sorte de pilier de sol où son sofa qui l’accueillait était impeccable, nous nous retrouvions au milieu d’un cratère. Serait-ce possible que l’explosion fut entendue dans l’institut même ? Non, j’aimais la discrétion bien qu’il était impossible de détruire un bâtiment sans faire de bruit. Regardant autour de moi un instant avant de redéposer mon regard sur Kurayami, je laissais ma voix douce et calme résonner jusqu’à son oreille ;

- Je ne peux dire que cela est l’étendue de mes pouvoirs, bien au contraire, Ayame me tuerait si je détruisais sa chère Académie ~

Calculant mentalement ce que j’avais utilisé de ma jauge pour détruire cet endroit, c’est avec lassitude que je remarquais que peu, terriblement peu comparé au dégâts. Soupirant silencieusement en déviant le regard, il ne fallut qu’une clignement de cil de ma part pour que l’endroit redevienne ce qu’il était, les sources chaudes de retour, la tache sur le dossier de mon fauteuil toujours présente, j’avais recréé à merveille ce que nous avions connu il y a cinq secondes d’ici. Mais allais-je savoir soutenir ce bâtiment à tout jamais ? Non, du moins je ne le ferai pas. Utiliser mon pouvoir pour rien était aussi lassant que voir deux escargots faire la course ~ Quoi qu’il en soit, je n’avais qu’à prévenir Ayame plus tard pour que cet endroit soit refait … en attendant … allons nous promener ailleurs ~

- Si ma présence ne te dérange pas, te plairait-il de te balader en ma compagnie, Kurayami-San ? ~

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mer 12 Juin - 0:29

J'attendis qu'elle accepte ma demande, j'avais vraiment envie de voir comment elle s'y prendrait pour le détruire ou je ne sais quoi lui faire. Affichant un sourire plus important quand elle se leva, donnant ainsi l'accord à ma demande, je penchais la tête sur le coté, curieuse de voir ce qu'elle ferait. Étrangement, je sentais ma matérialisation bouillir dans mon loup que j'empêchais de tout mouvement. Qui disait que les armes pouvaient penser par elles-mêmes ? En tout cas, cette personne avait raison dans un sens. Toujours installée sur le fauteuil, j'attendis. Et j'avoue que j'étais surprise quand Miri-San tendit son doigt vers mon loup et... et il tomba en morceaux. Écarquillant les yeux, ne m'attendant pas du tout à cette tournure des événements, je n'en croyais vraiment pas en ce que je voyais. Ouvrant légèrement la bouche en me demandant comment a-t-elle pu détruire Wo-Kun aussi rapidement, je n'eus le temps de la questionner que la réponse fusa de sa bouche.

- Je suis un aspirateur ? ~ Non plus sérieusement, j’aspire la matérialisation d’autrui, un corps comme ta création basée uniquement sur le pouvoir que nous a accordé Ayame est faible devant moi. Mais je ne crois pas non plus que ton loup soit mauvais, bien au contraire. Une telle création demande des efforts et de la technique que je peux voir chez toi, Kurayami-San ~

J'en rirais si je n'étais pas aussi choquée. Cette femme... Elle était vraiment un mutant sorti des pires films d'horreur. Par les pires, je veux dire ceux où il n'y a pas moyen d'éradiquer le méchant monstre qui tue tout ce qui bouge -et qui ne bouge pas aussi. Et sur le coup, je n'osais bouger, un air réticent sous son regard de jais. Et ce sourire, maintenant je comprenais pourquoi Miri-San me donnait tellement froid dans le dos par moments. Parce qu'elle avait cette tranquillité dans sa posture peu importe ce qui se passait autour d'elle, du moins, c'est ce que je constatais. Comment une personne qui aspire la matérialisation pouvait-elle exister ? Était-ce juste permis par la nature ? C'était... Terrible. Déglutissant en sentant des sueurs descendre mes tempes, je n'osais faire un mouvement. C'était complètement dément. Maintenant cela ne m'étonnait pas qu'elle soit à la tête d'une prison enfermant les membres de Undai. Rien qu'avec un toucher, elle pouvait rendre une personne complètement vulnérable, encore pire que de lui reprendre sa boucle d'oreille ou son bracelet. C'est décidé, je ne me laisserai pas toucher par elle ! Quitte à fuir à des kilomètres !

Mais je crois que sur le coup, toute envie de m'en aller disparut avec le paysage qui m'entourait. En somme, les murs de la salle de repos. Tout d'abord confuse, je décrochais mon regard de Miri-San pour regarder ce qui se passait autour de moi et surtout, où étaient passés les... le tout ! Le bâtiment entier. Et le pire dans tout cela, c'était que je n'ai rien vu ni senti arriver. J'étais complètement prise au dépourvue. Pâlissant à vue d’œil, je crois que j'ai failli m'évanouir sur le coup.

- Je ne peux dire que cela est l’étendue de mes pouvoirs, bien au contraire, Ayame me tuerait si je détruisais sa chère Académie ~

Bon sang. Je meurs. Il faut, il faut à tout prix que je m'en aille, loin, très loin de... de ce trou ! C'était un monstre, un mutant, un être trop puissant pour exister. Même la fameuse Dead Master ne me faisait pas si peur que cette femme en ce moment. Ouais faut dire la directrice était connue pour son habilité à tuer des êtres humains, tandis que pour Miri, je la voyais plus comme une bombe détruisant tout sur son passage. Enfin, plus ou moins tout, vu que j'étais encore là, confortablement installée dans le fauteuil. Affichant un sourire qui disait bien que j'allais mourir dans les prochaines secondes, je n'eus que le temps d'un clignement de cils avant que tout le bâtiment ne revienne à sa place. N'osant même pas soupirer de soulagement ou de quoi que ce soit, je ne respirais plus. Levant mon regard vers la dénommée Miri, je la vis autrement. Elle était juste terrifiante, et le pire c’est que je n'arrivais pas à me l'encrer dans la tête sous son sourire indéchiffrable. Était-elle amusée ? Ennuyée ? Indifférente ? Allez savoir.

- Si ma présence ne te dérange pas, te plairait-il de te balader en ma compagnie, Kurayami-San ? ~

Devrais-je lui avouer que sa présence ne me dérange en aucun cas, mais que cela doit être à cause de mon habilité à aimer les situations suicidaires ? Non, je pense que je m'en abstiendrais. D'ailleurs, où est-ce que je pourrais aller avec elle ? Non, je me posais la mauvaise question, parce que pour celle-ci, la réponse était trop simple. Mais par contre, maintenant à savoir si j'avais la force de bouger tellement le choc fut puissant, c'était autre chose. Après tout, elle aurait pu m'anéantir avec cet espace sans que je ne m'en rende compte. Et rien que cela, ça me rendait plus que déstabilisée. Faisant un « Non » de la tête, c'est une toute autre réponse qui sortit faiblement de mes cordes vocales. Je meurs.

- Oui... Oui, bien sûr.

Me levant du fauteuil, je crus un instant que le sol allait s’effondrer sous mes pieds. Soupirant lourdement, plus pour décompressé qu'autre chose, j'essayais de sourire à cette femme super puissante, mais même cela ne voulait pas arriver. Gardant donc mon visage déconfit, je passais ma main dessus avant de décider de me ressaisir. Ce n’est pas parce que je viens de faire connaissance avec un extraterrestre que c'était la fin du monde, bon sang ! Bon, je gardais tout de même mes distances, mais c'était plus par principe qu'autre chose. Finalement, si elle voudrait me tuer, cela ne lui demanderait pas plus d'une fraction de seconde, autant la vivre plus légèrement quoi. Et le pire... c'est que je n'avais même pas faim. Quoi cela n'a rien à voir avec ce qui se passait là ?

- On pourrait aller vers le bâtiment principal, voir si Yume s'y trouve. Si vous voulez bien ?

Yume... Je n'avais qu'une envie, et c'était de lui sauter dans les bras et pleurer toute ma peur. Oui, j'avoue parfois j'avais envie de faire mon enfant pleurnicheur. Non plus sérieusement, je n'avais pas vraiment envie d'aller vers le Conseil, cela ne m'apporterait que des problèmes où une bonne retenue de trente heures, mais en même temps, c'était le meilleur endroit où je pourrais emmener Miri-San. L'invitant à sortir d'un geste de la main, je lui emboîtais le pas jusqu'au dehors, avant de me mettre à sa hauteur tout en poursuivant mes paroles... Ou me justifiant ?

- Je dois avouer que vous m'avez... comment dire... déstabilisée. Enfin, un tel pouvoir, c'est juste impensable. Surtout que vous n'avez pas l'air si... enfin.

Si terrifiante à première vue ? Haha. Et d'abord, pourquoi je lui disais cela ? En bon Undai'en, je devrais me la fermer et faire comme si de rien était, essayant de lui planter un couteau dans le dos, et au lieu de cela, je reconnaissais sa puissance tout en la complimentant. Le comble. Fourrant mes mains dans les poches de mon uniforme, je me maudissais silencieusement tout en regardant droit devant moi, une grimace aux lèvres. Ça y est, je me trouvais stupide de sympathiser avec Miri-San. Après tout qu'est-ce que je savais d'elle ? Rien du tout en fait, sauf qu'elle était la directrice d'une prison et qu'elle possédait un pouvoir monstrueux. Combien parient que si je me retrouvais de l'autre cotés des barreaux qu'elle surveillait, elle me lyncherait avec un sourire sadique aux lèvres ? Ou alors, avec celui qu'elle a en cet instant ? Un vrai havre de paix ambulant. Tandis que moi, on dirait plus que je représentais une boule de nervosité. Belle caricature. Haha.

- Bon, maintenant je risque de me taper une bonne retenue si je fais irruption dans le Conseil, mais ça vaut le coup. Dites, Miri-San, vous connaissez bien Yume ? Et en fait, comment se fait-il qu'une personne comme vous soit à Undai ? Non que votre présence me dérange, je suis ravie... et chamboulée, de faire votre connaissance, c'est juste... de la curiosité ?

Oui, une terrible curiosité. Et aussi le fait que cela m'inquiétait qu'elle soit là. Avec tous les soucis que nous avions eu à Undai, je ne pouvais qu'être heureuse de profiter du calme qu'on m'a accordé après mon opération. Et là, il y a des événements monstrueux qui s'enchaînaient les uns après les autres. Et si cela continuait dans cette voie là, Yume en souffrirait, et qui dit Yume, dit moi aussi en l’occurrence. Affichant un visage songeur, j'attendis que la douce voix de mon interlocutrice ne me réponde à mes questions. Oui, je crois que je m'habitue à ce question/réponse sans moindre tabou. Du moins, sans tourner de trop autour du pot.

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MessageSujet: #540360   Mer 12 Juin - 1:19

Un court instant je crus que notre chère Kurayami allait déverser sa vessie sur le sol en vue de la tête qu’elle tirait, il allait de soi que je ne devais pas être étonnée de son étonnement en vue de mes prouesses, mais en même temps, je n’avais fait que détruire des briques et … un lieu tout entier. Après tout mon pouvoir se calculait comme étant la deuxième puissance Undai’enne, n’ayant que Dead Master au dessus de ma personne et Black Rock Shooter en dessous de moi, j’étais relativement bien placée n’est-ce pas ? ~ Bien qu’une fois de plus, Yume pouvait être décrite comme un cas à part, lorsqu’elle ne pétait pas les plombs, elle me restait inférieure, mais lorsque son mode Insane surgissait, je ne pouvais faire qu’une chose, atteindre mes limites en espérant la tuer avec moi. Je n’ai jamais vraiment eu la chance de combattre cette facette d’elle, ce que je sais aujourd’hui m’a été enseigné d’Ayame, me disant encore de sa voix mielleuse qu’il était préférable de fuir plutôt que combattre le monstre somnolent en son chef-d’œuvre. D’ailleurs, je me demandais comment elle avait réussi à créer cet être, une partie d’elle ? Un dédoublement de personnalité comme Akiha ? Non, cela était plus complexe, plus ancré dans son code cérébral où le tiroir magique cachant les réponses nous était toujours introuvable.

Il en allait de même pour Ayame, contrairement à Yume en mode Insane, j’avais eu le plaisir ou le malheur de me confronter à la directrice de Undai. Ce combat ne dura pas assez longtemps pour que je puisse dire que j'ai combattu vaillamment, à dire vrai, cela s’est déroulé il y a plus de cinq ans d’ici, je ne sais plus ce qu’il nous avait poussé à se retrouver l’une en face de l’autre, mais ce que je savais, c’est que ce jour allait rester à tout jamais gravé dans ma mémoire. Confiante de mes capacités, je m’accordais l’idée farfelue de pouvoir aspirer tout simplement le pouvoir de Dead Master, la vidant ainsi de toute matérialisation, ce que je ne prévus pas cependant, fut qu’en posant ma main sur sa tête et que j’aspire à grande gorgée, je me retrouve avec mes cinq cristaux éclatant d’un coup. La raison ? Un surplus. Trop, cela était trop pour moi, mon corps ne savait contenir autant de matérialisation … Je me suis laissée avoir avant de tomber sur le sol, incapable de bouger tant que mes cristaux ne seraient réactivés. Qu’avait été la réaction de Dead Master ? Sa légendaire faux sous ma gorge bien entendu avec son sourire sadique sur le visage pour finir par … par me relever et « réparer » ce que nous avions cassé. Je ne raconterais pas les détails disant Ô combien je m’étais sentie faible, cela n’est guère intéressant ~

- Oui... Oui, bien sûr.

Laissant mes divagations pour plus tard, ce fut avec étonnement que j’entendis la voix de Kaïla me parvenir jusqu’aux oreilles. Que voulait-elle dire en me disant oui ? Que cela la dérangeait de m’accompagner, que non justement, elle voulait bien ? Je prenais en horreur ce genre de questions -que je posais moi-même d’ailleurs- ou l’interlocuteur se voit vous répondre par un oui ou un non pouvant être pris dans les deux sens. Détestable à souhait en terme clair, mais ses mouvements me prévenaient que finalement non, ou plutôt oui, elle acceptait de continuer notre conversation. Contente dans un certain sens de m’être trouvé une personne sympathique avec qui converser dans ce lieu devenu putride par la présence détestable d’une certaine personne, je sortis de cet endroit en compagnie de Kurayami ~

- On pourrait aller vers le bâtiment principal, voir si Yume s'y trouve. Si vous voulez bien ?

Le bâtiment principal, il s’agissait donc du conseil des étudiants. Cet endroit qui fut un jour ma fierté, moi ayant été la première présidente lors de ma scolarité durant ma jeunesse. Et dire que maintenant, cette place était occupée par Yume Kuroi depuis un long moment déjà … N’était-il pas temps de changer d’air ? J’étais persuadée que cette école cachait des talents assez dignes pour pouvoir prendre la place de … Je me trompais une fois de plus, personne jusqu’à présent n’était assez fort pour prendre la place de BRS ~ En y pensant, Kaïla ne rejoindrait-elle pas le conseil des étudiants à son tour ? ~ En plus d’être proche des grands seigneurs de cet endroit, n’avait-elle pas les capacités nécessaires pour ? Son pouvoir était intéressant et ses techniques lui ont sûrement été apprises par Yu-Chan en personne non ? Ou me tromperais-je ? Ne se connaissaient-elles depuis assez longtemps pour que ce soit la présidente qui s’occupe de l’apprentissage de Kaïla ? Et bien même … Hum ~
Je pourrai toujours pousser un peu les choses ~

- Je dois avouer que vous m'avez... comment dire... déstabilisée. Enfin, un tel pouvoir, c'est juste impensable. Surtout que vous n'avez pas l'air si... enfin.

Je n’avais pas l’air quoi ? Aussi forte, aussi terrifiante, aussi monstrueuse, aussi douée pour être capable de lui montrer ce qu’elle a vu il y a de cela deux minutes à tout casser ? ~ Il était vrai que mon physique ne laissait en rien paraître la puissance que je détenais entre mes mains, mais contrairement aux autres personnes peuplant cet endroit, je n’étais friande de l’utiliser pour détruire n’importe qui, si ce n’était que pour une petite démonstration, pourquoi pas, mais si Kaïla m’aurait demandé de tuer un élève pour voir mes capacités, je ne l’aurais évidemment pas fait. La vie de chaque être vivant est importante pour notre univers, après tout, il fallait bien des gens pour s’occuper des personnes se trouvant en haut de la pyramide ~

- Bon, maintenant je risque de me taper une bonne retenue si je fais irruption dans le Conseil, mais ça vaut le coup. Dites, Miri-San, vous connaissez bien Yume ? Et en fait, comment se fait-il qu'une personne comme vous soit à Undai ? Non que votre présence me dérange, je suis ravie... et chamboulée, de faire votre connaissance, c'est juste... de la curiosité ?

Tellement de questions d’un coup que j’aurais bien pris une des branches se trouvant sur le sol pour venir la lui taper sur la tête, marchant d’un pas soutenu vers le conseil, je gardais une posture droite alors que mes mains étaient enfuîtes sous les longues manches de mon kimono sombre. Affichant un sourire à l’encontre de Kaïla pour ne pas lui faire peur -sachant pertinemment qu’elle était plus nerveuse qu’autre chose-, je n’attendis guère longtemps pour lui répondre. Ce que je cherchais à Undai … un successeur digne de mes attentes, un être assez fort et assez courageux pour vivre dans les ténèbres, une personne pouvant un jour non pas atteindre ma puissance -puisque je n’étais qu’un miracle unique de la vie-, mais assez digne pour compléter ma tâche ~

- Je cherche une personne dans cette établissement ~ Une personne assez forte pour devenir mon disciple et un jour, reprendre ma place, Kurayami-San ~

Serait-elle intéressée par ce travail ? Non, je ne croyais pas, elle n’avait pas l’air d’avoir le profil acceptant de rester sous terre pour s’occuper de détraqués ~ D’autant plus, je pouvais parier ma tête à couper que Yume-Chan n’accepterait jamais que cette jeune fille qui était sienne me suive ~ Hum, bien que je me plairai bien avec Kurayami, après tout le courant passait relativement bien entre nous, n’est-ce pas ? ~ Confiante en abordant un sourire bien plus expressif que les autres, je plissais des yeux tout en faisant vibrer mes cordes vocales sous la suite de mes dires ;

- Puis-je te demander ce que le conseil des étudiants te veut ? N’es-tu pas une bonne élève, Kurayami-San ? ~ Crois-tu que Yume-Chan sera à son bureau à cette heure-ci ? ~ Ayame est sans doute occupée avec … Akiha-San.

Regardant le sol en croisant un chemin tracé de sang, ce n’est sans le moindre dégoût que je l’enjambais, devinant à qui ce sang appartenait. Ayame avait-elle fini de torturer la jeune fille qu’elle avait apportée à Akiha ? S’étaient-elles plu à détruire une pauvre chose ? Pauvre non, elle était l’assassin de leur enfant, comme tous les membres se trouvant dans cette école. Un jour ou l’autre nous devenions tous des tueurs, qu’on sorte gentil ou non, nous avions tous un lourd passé … Pourquoi ne pas décimer la terre entière tant que nous y sommes ? La vengeance n’était que futilité selon moi, personne ne pouvait se sentir mieux après avoir tué la personne ayant tué un être vous étant cher. Le manque est toujours là, la douleur aussi d’ailleurs. Fermant les yeux une seconde tout en gardant mon masque, je parlais ;

- Ayame est devenue … Hum ~ Connais-tu Akiha-San ?

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mer 12 Juin - 17:29

Nous marchions à travers le parc, sur un sentier calme où les étudiants ne traînaient pas au point de rendre ce lieu infranchissable. Je me félicitais de ce manque de peuple, ne voulant pas montrer à Miri-San mon coté peureux de la foule, déjà qu'elle devait me prendre pour une petite chose effrayée, c'était suffisant. Du moins, cela n'avait pas à dégénérer d'avantage et dégrader ma personne. Parce que quoi qu'on dise, se retrouver devant une femme de cette envergure, c'était intimidant. Même si à première vue, je la trouvais plus sympathique qu'autre chose. En somme, une personne que l'on trouvait rarement à Undai. Vous vous imaginez faire connaissance avec une inconnue et converser avec elle tranquillement dans l'enceinte de Undai ? C'était tout bonnement impossible, et dans tous les cas, cela se finissait par un combat et un séjour à l'infirmerie pour une des parties ou les deux, si on tombe sur des acharnés. Étrangement, parler avec Miri-San me faisait presque regretter le monde extérieur ou la convivialité était de mise... Aller ! Faut se reprendre, penser mal de cet endroit ne m'aidera pas à y survivre.
- Je cherche une personne dans cette établissement ~ Une personne assez forte pour devenir mon disciple et un jour, reprendre ma place, Kurayami-San ~
Levant le regard à son encontre, je gardais le rythme de nos pas, tout en lui souriant en retour. Oui, son sourire était contagieux quand il... quand il devenait plus humain. Parce que oui, je ne sais pas comment elle faisait pour ne pas avoir mal à la bouche, mais elle souriait tout le temps. Sauf parfois, d'une manière plus chaleureuse. Du moins, c'est ce que je pus analyser de peu d'expressions qu'elle montrait. Mais venir à Undai pour chercher quelqu'un qui saurait devenir un mutant pour surveiller des malades mentaux, cela serait une tache difficile, je supposais. Enfin ! Je n'en savais rien, j'étais mal disposée pour connaître les registres des puissances de cette Académie, pour se renseigner il faudrait demander directement à Yume, c'était elle la présidente du Conseil -et surtout au courant de tout. Presque tout. En tout cas, je ne voyais pas quel fou accepterait ce genre de métier. Non que devenir le disciple d'une femme aussi puissante serait à délaisser, mais si c'était pour faire le métier de geôlier, ça c'était à peser. Personnellement, je n'avais rien à envier à celui qui accepterait de devenir l'étudiant de Miri-San, j'avais Yume. Elle était perverse, certes, elle voulait me tuer à chaque combat qu'elle faisait avec moi, elle me maltraitait, mais... même avec tout cela, je restait sur mon avis, elle était un professeur génial... ou alors c'était moi la suicidaire ? Quoi qu'il en soit, nous allions bien ensemble.
- Puis-je te demander ce que le conseil des étudiants te veut ? N’es-tu pas une bonne élève, Kurayami-San ? ~ Crois-tu que Yume-Chan sera à son bureau à cette heure-ci ? ~ Ayame est sans doute occupée avec … Akiha-San. -Ayame est devenue … Hum ~ Connais-tu Akiha-San ?
Riant doucement à ses dires, avant qu'elle ne parle d'Akiha, je me plaisais à énumérer mentalement toutes les raisons pour lesquelles le Conseil était un lieu dangereux pour ma personne. Que ce soit à cause de la présence d'Hibari -le frère de Naoko que j'eus tuée- ou alors le simple fait que j'ai manqué assez de cours pour qu'on me suspende définitivement dans un établissement normal. Sans oublier les retenues pour coups et blessures infligés aux étudiants de Undai dans un cadre non-réglementaire. En somme, si je n'avais pas Yume de mon coté, je me verrai pourchassée par les pires Terminales pouvant exister dans cette école. Et oui, j'étais certaine que Yume y serait, elle y est si souvent -à rattraper son travail qu'elle abandonnait pour nos escapades- il n’y avait que dans ce lieu que j’étais sure de la trouver à cette heure-ci. Surtout si Dead Master et Akiha étaient ensembles, cela précisait qu'elle ne se trouvait pas avec la directrice.
Grimaçant quand Miri me demanda si je connaissais Akiha, je shootais dans une pierre sous mes pieds, un regard noir obstruant la joie de mes yeux de feu. Si je connaissais Akiha ? Ce qui m'intriguait ce qu'elle, elle la connaisse... Mais bon, si elle était amie avec la directrice, il était presque évident qu'elle eut vent de cette fichue scientifique blonde. Soupirant lourdement, je grommelais quelque chose du genre « elle est partout celle-là » à moi-même avant de soupirer lourdement et me décider à répondre à Miri, une mine disant bien que j'étais plus que réticente à parler de cette femme blonde.
- On peut dire que oui, dans un sens. J'eus le malheur de côtoyer sa personne pendant des années. Je ne veux rien dire de plus, mais Akiha n'est pas vraiment quelqu'un d'appréciable quand on se retrouve dans sa ligne de mire...
Et je savais parfaitement de quoi je parlais, vu que je fus son cobaye pendant des années entières dans mon enfance, et même à Undai aussi. Bon, je suis de mauvaise foie peut-être car quoi qu'il en soit, elle a toujours essayé de me sauver dans ses expériences farfelues, mais quand même, elle aurait pu s'y prendre autrement. Ou alors, me laisser tout simplement mourir et ne pas me faire subir ce que j'ai subi. D'ailleurs en pensant à cela, qu'en était-il de ma maladie à présent ? Éradiquée. C'était terrible de se dire que j'ai dû passer par toutes ces horribles expériences pour qu'un jour -du jour au lendemain d'ailleurs- tout s'efface. Et même si Akiha y était pour quelque chose de bon, je ne pouvais me l'avouer, je ne savais tout simplement pas l'accepter. Je la détestais de trop.
- Et le pire, c'est que même Yume la tolère... Elle les a tous embobiné avec sa soi-disant gentillesse.
De mauvaise humer à présent, je sortis cette remarque plus au vent qu'autre chose. Je n'avais à critiquer Akiha devant d'autres gens, je n'avais même pas à parler de Yume vis-à-vis de cette femme blonde. Mais extérioriser ce que je ressentais était parfois plus fort que moi, et surtout quand il s'agissait d'une haine pure et dure. Décidant tout de même de profiter de la présence agréable de Miri-San, je fis vite de changer de sujet, passant à quelque chose de plus amusant. Du moins, d'avantage d'actualité.
- Mais bon ! Pour ce qu’il en est de Yume, oui, je suis certaine qu'elle sera là-bas, comme à son habitude. Et, je ne veux pas paraître comme une mauvaise personne, mais si vous étiez membre du Conseil, je figurerai sans doute sur votre liste noire, et ce peu importe mon niveau de matérialisation.
Changeant du tout au tout, passant d'une expression sombre à un simple sourire en coin, ainsi que d'un regard assassin à quelque plus de joyeux, je ne pouvais que me moquer de l'efficacité du Conseil ces derniers temps. D'ailleurs, n'y avait-il pas des recrutements qui étaient en cours ? Peut-être bien, mais que Yume me le demande ou pas, ma réponse serait « non » pour y entrer. Non que je ne veuille pas être davantage avec ma chère colocataire, mais me retrouver avec Hibari, ou encore pire, Yomi, dans la même pièce, autant se priver de quelques privilèges et rester tranquillement dans son coin. De plus, ces privilèges là, je les avais quand même, étant plus que proche de la présidente du Conseil. Aaah... La belle vie. Quoi ? Je la méritais après tout ce qui m'est arrivé depuis mon entrée dans cette école.
- Mais... Pourquoi s'intéresser à Akiha ? Tant qu'elle a la directrice de son coté, elle est plutôt à éviter en tant que personne potentiellement dangereuse. Quoi qu'il en soit, je suis sûre que vous trouverez quelqu'un de bien pour devenir un m... un bon disciple ! D'ailleurs pourquoi vous en cherchez un ? Vous n'avez pas l'air vieille pourtant, ou alors, vous ne voulez plus faire cela ? 
Franchement curieuse, je lui demandais tout simplement ce qu'il en était de ses recherches et pourquoi le faisait-elle au juste ? Avait-elle des soucis avec son statut de mutant ? Oui, imprudente que j'étais, j'ai failli lui sortir cela comme ça, encore heureux que je me suis rattrapée avant de dire quelque chose de mal. Non que j'aie peur... Si j'avais peur de cette femme à cause de ce qu'elle m'a montré, mais en même temps, je l'appréciais plus les minutes passaient en sa compagnie. Au moins elle était une personne expérimentée et avec du bon sens, chose que l'on ne trouvait pas ici. Et polie que je puisse être -sympa aussi- je ne me dupais pas moi-même, je faisais définitivement partie des monstres de cette Académie. Question personnes à qui on ne sait pas parler avant qu'elles ne nous frappent pour des raisons dérisoires, j'étais bien placée dans la pyramide. C'est sur ce constat silencieux que nos pas frôlèrent le sol de la cour.

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mer 12 Juin - 19:34

Marchant tranquillement en direction du bâtiment principal, je laissais un court silence se poser entre nos deux personnes. Le temps se refroidissait, je pouvais sentir l’échine de mon dos chatouiller mes sens alors que le paysage s’assombrissait à vue d’œil. Quelle heure était-il ? Avais-je pris tant de temps que cela en rangeant mes appartements ? Ou alors, n’avions-nous pas remarquées le temps passer lorsque nous conversion, Kurayami-San ? Tant de questions inutiles où la seule réponse pouvant venir d’une personne tierce serait « Regarde ton téléphone, pauvre conne ». Charmant. Sortant tout de même celui-ci après m’être auto-insultée, je laissais glisser ma vision sur l’écran éblouissant légèrement mes yeux pour me montrer qu’il était bien plus tard que je ne l’aurais cru … Était-ce l’heure de dormir déjà ? Non, il ne fallait pas exagérer tout de même ~
- On peut dire que oui, dans un sens. J'eus le malheur de côtoyer sa personne pendant des années. Je ne veux rien dire de plus, mais Akiha n'est pas vraiment quelqu'un d'appréciable quand on se retrouve dans sa ligne de mire... Et le pire, c'est que même Yume la tolère... Elle les a tous embobiné avec sa soi-disant gentillesse.
Laissant mon téléphone pour regarder le visage de ma chère nouvelle amie, c’est avec un soupçon de surprise que je vis ses traits s’assombrir à chaque nouveau mot qui traversait ses lèvres. Serait-il possible qu’elle n’apprécie guère Akiha-San ? En vue de ce qu’elle disait, cela laissait à paraître que nous ne pouvions même plus parler d’appréciation mais bien de haine, puis-je savoir ce que l’amante d’Ayame ait pu faire à cet enfant pour qu’elle la déteste autant ? Oui, la curiosité est certes un vilain défaut, mais je n’en avais que faire, je voulais savoir ~
Quoi qu’il en soit, apprécier Akiha était une mine à faire, à se demander comment Ayame pouvait supporter cet être, aussi bien sur son lieu de travail que dans sa vie privée. Je n’avais rien à dire contre cela, je n’étais pas maître de la vie de la directrice, bien au contraire, mais ce ne serait pas avec retenue que je dirai clairement ce que je pensais de cette scientifique infidèle. Mais ce qui me surprit également dans les dires de Kaïla fut que Yume-Chan semblait être « attachée » à sa belle-mère, si je pouvais l’appeler ainsi. Serait-il possible qu’Akiha ait un pouvoir spécial pouvant contrôler l’attraction qui régissait entre deux personnes ? Même si cela avait été le cas, ces deux monstres m’étant si chers ne seraient pas tombés dans le panneaux … n’est-ce pas ? ~
Et que dire de plus ? Pourquoi avait-elle subi Akiha-San durant des années, la connaissait-elle donc avant d’arriver à Undai ? Serait-il possible que ces deux là partagent le même sang ? Ou que la chère scientifique utilisait la jeune Kaïla comme cobaye pour ses expériences des plus délurés … Non, cela ne coïncidait pas avec le peu que je savais d’elle … Une ancienne patiente alors. Kaïla serait-elle malade ? Voulait-elle que je la soigne à la place de la vipère s’étant hissée en haute estime dans le cœur -s’il y en a un- de Dead Master ? ~
Hum, à découvrir ~
- Mais bon ! Pour ce qu’il en est de Yume, oui, je suis certaine qu'elle sera là-bas, comme à son habitude. Et, je ne veux pas paraître comme une mauvaise personne, mais si vous étiez membre du Conseil, je figurerai sans doute sur votre liste noire, et ce peu importe mon niveau de matérialisation.
Ohoh ~ Comment cela était amusant, il ne fallut qu’un seul mot pour que l’expression de Kurayami ne change de tout au tout. Serait-ce donc cela l’influence de Yume-Chan sur cette enfant ? Maaah, en parlant d’enfant, n’était-ce pas de la pédophilie que j’avais sous les yeux ? ~ Après tout, Yu-Chan était certes plus jeune que moi, mais Kaïla n’avait pas l’air d’être encore majeur … me tromperais-je sous son visage rond et sa petite bouille ne donnant envie que de la bisouter ? ~ Passons, passons, écoutons plutôt ce qu’elle disait du conseil des étudiants ~
Gloussant légèrement vis-à-vis de ses paroles, c’est avec malice que je me demandais si j’allais lui révéler que lorsque j’étais étudiante dans ces bâtiments, c’était moi la personne à la tête du conseil ~ Rien que pour voir sa tête je le ferai, mais pas tout de suite, laissons la d’abord poursuivre dans ses plaintes concernant l’inefficacité de ce dit conseil. Je ne sais pas exactement combien de membres y séjournaient, selon les informations que j’eus reçu d’Ayame avant mon arrivée, on comptait quatre personnes présentes dans cette salle close. Yume Kuroi, ma chère et tendre héritière à ce titre, une certaine Yomi Tsuchimiya, un monstre dit-on ~ Un jeune homme charismatique potentiellement intéressant niveau puissance pour convenir à mes besoins, mais terriblement décevant niveau caractériel ~ Et finalement une inconnue dont je ne savais même plus le prénom … une étrangère, son nom de famille sonnait en rien japonais … d’autres personnes également si je ne m’abuse, une psychopathe en herbe se prenant pour une idole, une lesbienne en rut et … et je ne sais plus ~
Des gens que je me plairai de rencontrer, cela va de soit ~ Mais en y réfléchissant à deux fois, pourquoi Kaïla serait-elle fichée dans le conseil ? Pour sa relation avec Yume ? Le règlement interdisait que deux sexes opposés ne sortent ensemble … mais rien n’était notifié sur l’homosexualité. Une école de perturbés de la vie en somme ~
- Mais... Pourquoi s'intéresser à Akiha ? Tant qu'elle a la directrice de son coté, elle est plutôt à éviter en tant que personne potentiellement dangereuse. Quoi qu'il en soit, je suis sûre que vous trouverez quelqu'un de bien pour devenir un m... un bon disciple ! D'ailleurs pourquoi vous en cherchez un ? Vous n'avez pas l'air vieille pourtant, ou alors, vous ne voulez plus faire cela ?
Si je m’intéressais à cette gamine blonde, c’était justement à cause de sa proximité avec la directrice. Concevoir que Dead Master eut touché à ce point le fond me remplissait d’une tristesse sans nom, si j’avais la possibilité de le faire, je me mettrais même à pleurer ~ Mais plus sérieusement, ce n’était nullement par jalousie que je réagissais comme cela, les femmes ayant entourés Ayame ne m’ont jamais déplus, bien au contraire d’ailleurs, il y avait toujours quelque chose de spéciale chez elles, que ce soit leur manière de vénérer Ayame ou encore celle, relativement subtile de gémir avant de mourir ~
Affichant un sourire à l’encontre de Kaïla alors que le bâtiment principal se dressait devant nous, c’est d’un simple signe de la tête que je la remerciais de son encouragement concernant mes recherches. Je me sentais satisfaite d’avoir rencontré quelqu’un comme elle aujourd’hui, une certaine amitié s’était créée entre nous alors que nous nous connaissions à peine. A croire que seules certaines personnes étaient destinées à se rencontrer, je n’étais pas déçue de ce détour d’ailleurs ~ Posant une main sur mes lèvres en laissant une mine joyeuse se peindre sur mon visage d’habitude si peu expressif, cela ne dura que cinq secondes -il ne fallait pas trop rêver tout de même- Hum ~
- Cela serait mentir de te dire que je ne partage pas le même avis que le tien sur Akiha-Chan ~ Question danger, je ne crois pas craindre quoi que ce soit tant qu’Ayame fera la part des choses. Les décisions des personnes sont parfois étranges, autant que je considère Dead Master comme une amie, cela ne veut pas dire que je suis d’accord avec le moindre de ses faits ~ Ne sommes-nous pas dotés d’une âme pour nous même ressentir ce qui est juste ou non ? ~
Arrivant devant les portes closes du bâtiment principal où les cours étaient assignés, ce n’est qu’en déposant ma main sur le boîtier électrique que je fis ouvrir les portes coulissantes. Laissant la petite tête sombre passer devant moi, je lui emboîtais le pas -toujours en suivant les traces rougeâtres de la victime d’Akiha- vers le bureau du conseil. Me posant à sa hauteur en acceptant sa cadence, c’est malgré moi que je remarquais que ma présence devenait une fois de plus, de plus en plus invisible. Toussotant silencieusement pour faire savoir que je ne m’étais pas évaporée, j’accentuais le tout en poursuivant mes dires ;
- Pour te répondre à tes demandes précédentes, je ne compte pas quitter mon poste et non, je ne suis pas trop veille non plus ~ Cependant, il est préférable pour moi d’avoir une personne jeune sous mon aile tant que je le suis toujours, je n’ai nullement le don d’immortalité d’Ayame, je ne peux me permettre de traîner inutilement. Rentrons dans le fait que si la personne choisie aujourd’hui ne convient pas, j’aurai au moins encore le temps d’en chercher une autre par la suite ~ Gokusha est différent de l’institut, le monde connu ici est tout autre là bas ~
Arrivant devant la porte du conseil, je laissais tomber mes yeux sur la porte se trouvant juste à côté, à dire celle du bureau de la directrice. Elles n’y étaient plus, seraient-elles rentrées chez elles ? ~ Déviant le regard à présent pour regarder la plaque se trouvant collée sur la porte coulissante, c’est avec un sourire certain que je lisais le nom de Yume Kuroi ~ Si ce n’est pas mignon, à mon époque je n’avais eu droit à tant ~
Déposant ma main sur la paroi, je la fis glisser en rentrant la première dans le bureau avant de me … de m’arrêter en remarquant deux êtres couchés sur le sol, à mes pieds. Serait-ce Yume-Chan qui avait la tête contre le marbre ? Et qui était donc la jeune fille sur son dos la tenant dans cette position ? Pouvais-je lui demander l’un de ses bâtonnets chocolatés semblant si alléchants d’où j’étais ? ~ M’approchant de celle-ci en faisant un signe de la main à Kaïla pour qu’elle reste un instant loin de leurs visions, je me posais sur le siège de la présidente. Savourant les souvenirs immergeant de toutes parts dues à ce lieu, je laissais tomber mes yeux sur les actions des deux filles - n’ayant toujours pas compris que j’étais là sans doute- en vue de leurs manières si subtiles de … converser ? ~
- Mais tu vas me lâcher oui ?! T’as pas capté que la porte était ouverte pauvre … Descends !!!
Ohoh, Yume-Chan était-elle si impolie quand une personne de l’ordre ne se trouvait devant elle ? A croire que l’autre n’avait pas l’air mieux quand elle fit ronronner sa voix dans un « Yume-Sama n’avait qu’à m’écouter, si elle avait accepté de s’occuper de moi, elle ne se retrouverait pas dans ses situations ~ Héhé ~ ». Dans ses situations ? Yume-Chan sur le sol, face la première collée au marbre, le bras tiré en arrière par l’autre fille assise sur son dos comme si de rien était, usant de sa main libre pour tenir la tête de ma chère amie ~ Allais-je les aider ? Pour que faire, c’était bien plus drôle ainsi ~
- Kurayami-San, pourrais-tu me présenter la jeune personne qui torture tant notre chère Yu-Chan ? ~
Oups ? Oui, oui, je suis toujours là ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mer 12 Juin - 20:58

Il m'était difficile de dire si je commençais à apprendre des choses intéressantes sur cette femme que j'eus pris pour un fantôme à la première seconde de notre rencontre. Même si elle me répondait ouvertement aux questions d'intérêt public tout en me faisant des démonstrations de son pouvoir, je ne saurais dire si cela m'avançait ou pas. Quoi que, je n'avais pas à me poser ce genre de question, elle était une rencontre sympathique avec laquelle je me plaisais à converser, cela s'arrêtait à ça. D'ailleurs, je préférais que cela reste ainsi, plutôt que de me retrouver en face d'elle en tant qu'ennemi. Ce n'était même plus vis-à-vis de la peur que m'inspirait son pouvoir, mais aussi parce que l'air de rien, j'appréciais cette Miri Okugi pour le peu que je la connaissais. Autant ne pas changer cela, n'est-ce pas ? Sans doute, d'ailleurs... C'est moi où il y avait des tâches de sang parterre ? Il ne devrait pas y avoir quelqu'un pour nettoyer les conneries des étudiants ? Vraiment, cette école devenait de plus en plus morbide.

- Cela serait mentir de te dire que je ne partage pas le même avis que le tien sur Akiha-Chan ~ Question danger, je ne crois pas craindre quoi que ce soit tant qu’Ayame fera la part des choses. Les décisions des personnes sont parfois étranges, autant que je considère Dead Master comme une amie, cela ne veut pas dire que je suis d’accord avec le moindre de ses faits ~ Ne sommes-nous pas dotés d’une âme pour nous même ressentir ce qui est juste ou non ? ~

Redressant ma tête vers la voix qui me parlait, j'eus un instant de flottement cérébral avant de détecter à nouveau la présence de Miri-San à mes cotés. C'était frustrant dans un sens, qu'il ne suffisait que de quelques secondes d'inattention ou de silence pour que son corps s'efface à ma vison, déjà que je n'arrivais pas à la ressentir -bon d'accord, je n'étais pas douée pour ça non plus mais quand même quoi- c'était d'autant plus pénible quand je n'arrivais pas à la voir. Encore heureux que nous avions une conversation des plus soutenues pour meubler ce petit détail. Mais quand sa voix résonna à nouveau près du bâtiment principal et quand je compris le sens de ce qu'elle disait, je voulais m'écrier presque sous un « intelligente ! » qui n'est jamais sorti de ma bouche, vous l'auriez deviné. Non mais ! J'étais éblouie par la personnalité de cette femme. Un autre membre de Undai aussi puissant, ne penserait sans doute pas d'une manière aussi humaine. Et moi qui me disais qu'elle était un mutant, j'ai changé d'avis. C'était juste son corps qui en était un, mais son cerveau était tout à fait normal. Et moi qui croyais que la parole de la directrice était absolue pour tous ceux qui la vénéraient, me voilà surprise... agréablement surprise de constater que ce n'était pas le cas de Miri. Hochant de la tête à ses paroles, buvant limite ce qu'elle disait, je ne fis qu'être heureuse qu'elle ne s'est pas laissé enrouler par Akiha, vu que je constatais qu'elle l'eut rencontrée. Ça y est, cette femme est géniale !

- Pour te répondre à tes demandes précédentes, je ne compte pas quitter mon poste et non, je ne suis pas trop veille non plus ~ Cependant, il est préférable pour moi d’avoir une personne jeune sous mon aile tant que je le suis toujours, je n’ai nullement le don d’immortalité d’Ayame, je ne peux me permettre de traîner inutilement. Rentrons dans le fait que si la personne choisie aujourd’hui ne convient pas, j’aurai au moins encore le temps d’en chercher une autre par la suite ~ Gokusha est différent de l’institut, le monde connu ici est tout autre là bas ~

J'étais tellement en mode « étoiles dans les yeux sous la normalité agréable de Miri » que j'ai presque oublié mes autres questions. Arrivant dans le couloir nous menant directement devant le bureau du Conseil, je laissais Miri me dépasser doucement, hésitant à pénétrer dans le bureau en premier. Bon, si il n'y avait que Yume, cela devrait aller, si j'y croise Aria, ouais, mais par contre si je tombais sur Hibari, là, là cela pourrait chauffer un peu. Par contre, je trouvais cela fort ingénieux de chercher des disciples de la sorte, dans le sens, Miri avait l'air d'aimer son travail à la prison de Undai -peut être qu'elle était moins humaine qu'elle ne me le montrait finalement ?- et surtout, elle prenait des précautions quand au futur de cet endroit. Ce qui n'était pas plus mal. Mais bon, tant qu'elle ne demande pas à Yume de s'en charger, j'étais complètement disposée pour l'aider à trouver quelqu'un d’acceptable. Oui, comme si je n'avais rien d'autre à faire de ma vie. Par contre, plus nous parlions de Gokusha, plus je redoutais ce lieu... Je ne saurais dire pourquoi au juste, c'était un mauvais pressentiment qui planait au dessus de ma tête quand on y faisait allusion. Quoi qu'il en soit, j'étais soulagée de constater que Miri n'était pas venue à Undai pour une raison obscure commanditée par Dead Master. Vraiment, cela me soulageait terriblement.

Sous cette pensée, je laissais Miri-San me dépasser pour rentrer la première dans le bureau du Conseil. Zieutant au-dessus de son épaule, je voulus m'avancer à sa suite quand je vis son geste m'intimer de m'arrêter. D'ailleurs, je le fis complètement automatiquement tandis qu'elle s'avança dans la pièce sous le regard des deux... Mais que faisaient-elles là au sol ? Yomi et Yume... Je sentis une veine gonfler sur mon front tandis que mes poings se serraient compulsivement. Elles étaient stupides ou quoi ? Elles ne voyaient pas qu'une certaine directrice mutant de la pire prison au monde les surplombait, assise sur le siège de Yume ? Non... Esquissant tout de même un micro-sourire en comprenant que justement, elles ne voyaient pas Miri, je faillis ricaner quand cette dernière pris la parole.

- Kurayami-San, pourrais-tu me présenter la jeune personne qui torture tant notre chère Yu-Chan ? ~

Serait-ce le feu vert pour que je puisse rentrer et massacrer cette stupide Yomi ? Peut-être pas au sens propre de mes envies, mais je le pris de la sorte. Rentrant dans la pièce en claquant la porte derrière moi, je ne répondis pas à Miri dans le premier temps, préférant matérialiser ma Silver Sword -parcourue d’électricité depuis que je suis en Terminale- et la pointer droit entre les deux yeux de Yomi. Une expression glaciale sur le visage, un regard noir et ma main serrée sur le pommeau de mon arme, j'étais prête à la trouver.

- Si tu veux, je peux m'occuper de toi, Yomi.

Froid. Terriblement froid. Et ce que j'eus comme réponse ? Un simple rire de sa part, si pas de l’indifférence tandis qu'elle finissait son bâtonnet de Pocky. J'allais la trancher net si elle ne réagit pas. Mais je n'eus le temps de le penser jusqu'au bout que Yomi se releva -sauta ouais- du corps de mon amie pour matérialiser son propre katana et le pointer droit sur moi, sans le sortir de son fourneau. Nous nous jugeâmes du regard pendant quelques secondes, elle me disant bien qu'elle allait me tuer, et moi lui rappelant du regard ce que j'ai fait la dernière fois à sa bestiole quand elle l'eut sortie lors d'un combat. Et c'est sous son « Kaï-la ~ ta tête serait déjà au fond de la baie si Yume-Sama me laissait faire ~ » que je soupirais lourdement, me rendant compte que Yume aussi était en faute en quelque sorte. Après tout, elle m'abandonnait tôt le matin pour aller travailler, et rentrait tard à cause de la même chose, mais constater qu'elle s'amuse avec Yomi entre-temps me mettait d'une humeur de chien. Non qu'elle s'amuse, cela était tant mieux pour elle, mais que Yomi puisse la neutraliser avec une telle facilité... Quelle honte, je vais pleurer. Ou pas. Ignorant complètement la remarque de mon adversaire du moment, je mis mon épée géante sur mon épaule, la déchargeant.

- Et toi tu fais quoi au juste, Yume ? Dis bonjour à Miri-San, il paraît que vous vous connaissez.

Détournant mon regard vers la directrice de la prison de Undai, je ne fus pas surprise de ne pas la voir. Constatant qu'elle était toujours sur le siège où elle a pris place quelques minutes auparavant, je changeais mon expression glaciale, tout en m'adressant à elle d'une voix calme où aucune colère ne transperçait.

- Désolée pour cela Miri-San... En ce qui est de la fille là, c'est Yomi Tsuchimiya, une vraie sauvage de...

Serait-ce une lame que je sentais sous ma gorge ? Affichant un sourire moqueur sur les lèvres, je détournais à nouveau mon regard du siège de la présidente du Conseil pour le river dans deux billes mauves qui me regardaient d'un air mauvais tandis qu'une énorme bestiole se tenait juste derrière elle. Faisant un bruitage disant bien « ne fais pas ça, regarde plutôt », je lui fis signe de la main pour qu'elle regarde sur sa droite, là où mon Wo-Kun était déjà posé, deux canons rivés en direction de Ranguren. Bon, si il explose, j'avoue que moi-même je subirais des dégâts, mais en même temps, j'étais suicidaire... Enfin, tout autant que Yomi. Qui viendra nous sortir de cette impasse ? Ha ha... Et moi qui voulais passer une soirée tranquille en charmante compagnie de Miri-San, me voilà contrainte à lui montrer mon coté de combattant. Toujours sourire aux lèvres, un peu comme Yomi, nous nous jugeâmes toujours jusqu'à ce que... Bah non, on va rester comme ça toute la nuit on dirait.

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mer 12 Juin - 22:09

Devrais-je dire que je m’amusais d’autant plus en compagnie des deux protagonistes se trouvant sur le sol ? Entre une qui fait des yeux de merlan fris en remarquant ma présence et l’autre qui regarde encore à gauche et à droite pour savoir qui venait de parler, je trouvais cela terriblement amusant. Moi qui me plaignais de mon pouvoir, me voilà dans une situation où je ne pourrai que jurer par celui-ci. Levant la main dans un signe de bonjour à l’attention de Yume-Chan qui avait l’air de se demander si elle rêvait ou si vraiment, j’étais là, c’est avec joie que je mémorisais son visage étonné. Il n’y avait pas que cela d’étonnant d’ailleurs, il n’y avait qu’à regarder sa posture … ne s’était-elle pas arrêté de vieillir ? Ayame m’aurait-elle menti ? ~ Non, il devait y avoir une autre explication, une que je découvrirai bientôt et bien que, je n’étais pas déçue de ce que je voyais non plus ~ Yume abordant un air adulte avec des formes pareilles, c’était plus qu’alléchant ~ Moi, vicieuse ou perverse ? Aurais-je oublié de l’écrire dans ma fiche de présentation ? Non, plus sérieusement, je savais juste juger ce qui était parfaitement adaptée à ma personne ~ Hoho, délicieuse ~

- Si tu veux, je peux m'occuper de toi, Yomi.

Levant les yeux vers Kurayami tendant fièrement une arme devant celle qui agressait sa chère copine, c’est avec étonnement que je laissais mes yeux tracer leurs chemins sur ladite arme. Une épée, non, mieux que ça, une arme énorme dotée de dents de requin, électrisée d’autant plus. Jamais je ne laisserai une chose pareille se planter en moi, que je doive faire des pieds ou des mains pour l’éviter, je le ferai, quitte à utiliser Ayame comme bouclier. Cela semblait … terriblement douloureux, pouvais-je pâlir ? Non, je n’y arriverai même pas ~ L’aviez-vous remarqué ? Il m’est impossible de montrer les sentiments que je désire, seul mon sourire reste alors que toute tristesse ou honte ne savent se faire connaître au monde. Ce n’est pas à déplaire pour certains, pour moi ca l’est. J’aurais aimé pouvoir rougir quand quelqu’un me déclarera sa flamme, autant que j’apprécierai volontiers qu’une larme trace un sillon sur ma joue. Des rêves vains que jamais, je ne réaliserai ~ Mais bon, protagonistes, protagonistes ~

- Kaï-la ~ ta tête serait déjà au fond de la baie si Yume-Sama me laissait faire ~

Mon Dieu, cette chose amusante parle également ? Pouvais-je rire, y arriverais-je seulement ? Non plus sérieusement, c’est tout de même en levant un sourcil que je contemplais à présent la matérialisation de l’autre enfant. Puissante. Je pouvais humer jusqu’ici son pouvoir, il y avait quelque chose en elle, une chose que je voulais toucher aussi étrange que cela pouvait l’être. Qui était-elle, allait-on seulement me répondre ? Posant ma main devant mes lèvres pour élargir mes lèvres alors que la tension était palpable, je détournais le regard de cette scène pour chercher Yume. Que faisait-elle ? Ha ~ Rien de grand en fait à part se morfondre dans un coin comme si elle venait de voir une chose qu’elle ne voulait voir … Était-ce moi qui lui faisait cet effet ? Il était vrai que je la considérais comme une amie, mais je ne me suis jamais posée la question de savoir si c’était la même chose de son côté … A ce que je me souvenais, à chaque fois que je la rencontrais, elle hurlait d’abord ~

- Et toi tu fais quoi au juste, Yume ? Dis bonjour à Miri-San, il paraît que vous vous connaissez.

La voyant quitter son mur pour lever le regard vers Kaïla, c’est avec amusement que je vis se peindre un air boudeur sur ses traits. Yume se faisant cirer dessus par une autre enfant n’ayant que la moitié de son pouvoir ? Mais c’est qu’il y a terriblement de choses amusantes planant autour de ces enfants, Dieu, je voulais toutes les découvrir  ~ Sautillant mentalement en me fendant la poire dans ma tête, c’est la suite des événements qui m’amusait d’autant plus. Pour schématiser la pièce, on pouvait dire que Yume-Chan se trouvait à l’opposé de son bureau -derrière lequel j’étais assise- avec Kaïla et celle aux yeux sombres au milieu de la pièce, se jugeant du regard … Un combat ? Un vrai opposant deux terminales avec …

- Désolée pour cela Miri-San... En ce qui est de la fille là, c'est Yomi Tsuchimiya, une vraie sauvage de...

Des bêtes monstrueuses comme complément à leurs attaques. Applaudissant tout de même tout cela, c’est en me levant que je captais enfin le regard de la dénommée Yomi. La voyant tirer un étonnement monstre, je ne sus me retenir de rire. M’approchant d’elles toutes, je passais entre les deux combattantes en dématérialisant leurs armes respectives d’un seul frôlement de la main. Me dirigeant donc, comme vous l’auriez devenié vers Yume-Chan, c’est d’un sourire sombre que je vis ses traits se défaire plus j’avançais. Allait-elle faire une crise cardiaque quand je serai à sa hauteur ? Ou allait-elle fuir ? Je ne saurai le dire, je verrai bien. Posant ma main sur sa tête alors qu’elle ferma les yeux instinctivement, c’est dans un geste doux que je la saluais, la mettant en confiance en voyant son visage repasser de « peur » à « neutre » pour finir avec un certain « sourire ». Déposant mes lèvres sur son front en signe de bonjour -oui, je suis terriblement tactile-, je laissais sa voix glaciale résonner dans la pièce ;

- Miri-Tan … Hum. Pourquoi ?

Cela avait le mérite d’être clair n’est-ce pas ? Mais je n’eus le temps de lui répondre que je sentis autre chose de « mauvais » se lancer dans mon dos dans un cri d’attaque ~ Mignon, ronronne-t-elle autant au lit ? La fatigue me fait délirer, je m’en excuserai plus tard ~ Ne bougeant pas d’un poil alors que sa lame était à deux centimètres de mon dos, prête à le fendre, il ne fallut qu’un simple étirement de lèvres de ma part pour que cette chose vole en éclat en envoyant l’enfant contre le bureau se trouvant derrière le bureau de la présidente. Me tournant en gardant toujours mon air démesurément calme sur le visage, je remarquais avec regret que le mur avait été fissuré dans « le lancement de l’enfant ». Pauvre mur ~

M’avançant vers ladite fille dont la bête toujours matérialisée n’attendait qu’un signal de la part de sa maîtresse pour agir, c’est en créant une sorte de prison de vitre autour de cet animal que je me préservais de ce danger. Rétrécissant la boite sous des craquements d’os alors que la boule de poils ne fut plus qu’une boule de sang finissant par exploser en un millier d’étoiles ~ Je n’étais pas méchante, je n’aimais combattre, mais je devais me protéger n’est-ce pas ? Arrivant à la hauteur de celle avec son katana brandi devant moi, tremblant pour je ne sais quelle raison, je m’accroupis en avançant vers elle, me laissant transpercer par son arme volontairement en l’enfermant dans une étreinte. Dématérialisant son arme au contact avec mon corps, refermant ma plaie sans moindre soucis ~ Que faisais-je ? Je rassurais cette pauvre âme en peine, sans doute attristée par la perte de son animal ~ Ce que je ne m’attendis pas cependant, fut d’entendre des sanglots inaudibles et de sentir ses bras hésitants, répondre à mon étreinte … N’a-t-elle jamais reçu un câlin de qui que ce soit  pour réagir de la sorte ?

- Je ne savais pas que tu allais venir Kaïla, d’autant plus avec Miri-Tan … Tu es venue me chercher ?

Laissant mon regard invisible se poser sur les deux jeunes filles, c’est émotive  que je regardais ma petite tête bleutée prendre les mains de Kaïla tout en lui disant ces mots doucement. Cela ne pouvait être « que » de l’amitié, c’était bien plus fort que cela ~ Dieu, un couple parfait à Undai, où se trouvait l’anguille sous roche ? ~ Délaissant les deux jeunes filles en rapportant mon attention sur la fille se trouvant toujours enfermée dans mes bras, je la lâchais en croisant un regard haineux. C’était donc ainsi ~

- Fourbe !

Reculant sous ses dires, je gardais mon air calme alors que la dénommée Yomi se releva, nouvelle arme en main, voulait-elle encore ma mort ? D’ailleurs, pourquoi voulait-elle me tuer ? Je ne lui avais rien fait, briser l’un de ses jouets n’était pas assez digne pour m’accorder la peine de mort, alors qu’était-ce ? ~ Riant doucement en fermant les yeux, je fis le calme en moi en laissant cette fois-ci, volontairement ma présence disparaître pour réapparaître à côté des deux filles se tenant toujours ~ Gloussant légèrement sous un petit cri de Yume-Chan, toujours aussi surprise de me revoir, j’entendis un nouveau « Pourquoi ?! » fusiller d’entre ses lèvres ~ Quelle manque d’éducation, Ayame, vous me décevez terriblement sur ce fait ~

- Je suis venue me trouver un disciple ~ Hum ~

Levant la main vers l’enfant qui m’eut poignardée un peu plus tôt, je lui demandais silencieusement si cela l’intéressait, avant de formuler cela en mots, n’ayant nullement de gêne à formuler que je la désirais à mes côtés. Je n’utiliserai certes pas le mot désirer dans ce cas de figure -de peur que ce monde de détraqués ne prenne mal mes paroles- ;

- Tsuchimiya-San ? ~ Voudrais-tu le devenir ? ~

Combien d’entre vous parieraient avec moi que je ne recevrai qu’un « Aller vous faire foutre ! » de la part de la jeune fille ? Les paris sont ouverts ~

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Mer 12 Juin - 23:29

Je sentais la tension crisper tout mon corps tandis que mon sourire se fanait sous un regard de défi lancé à Yomi. Non, je ne la détestais pas, c'était juste qu'elle m'insupportait de sa seule présence pour des raisons... Pour trop de raisons, cette fille était une vraie plaie. Que ce soit parce que j'ai failli crever sous sa main pendant mon passage en rang, ou encore à cause de son attirance malsaine pour Yume, je pouvais passer la nuit à énumérer toutes les choses qui me rendaient aussi hostile à son égard, passant des plus importants aux plus petits détails stupides. Et là, des regards se lançant des éclairs, je ne voulus qu'une chose, bouger et la trancher net. Sauf qu'aucune de nous n'eut le temps de faire quoi que ce soit de bestial que je sentis mon arme m'échapper des mains. Tout d'abord surprise de cette volatilisation pure et dure, je refermais mes traits dans une neutralité parfaite quand je compris que c'était Miri-San qui fut à l'origine de cela. Aspirer la matérialisation hein ? Terrible comme pouvoir. D'ailleurs tellement que je laissais échapper un ricanement inaudible quand je vis la tête de Yomi montrant son incompréhension. Je me demandais si j'avais l'air aussi ahurie qu’elle quand Okugi-San m'eut montré ses prouesses pour la première fois.

Je n'étais tout de même pas stupide pour laisser mon regard se distraire de cette interruption. Gardant un œil vigilent sur les réactions de Yomi, je fis tout de même l'imprudence de suivre les pas de la directrice de la prison de Undai quand toute l'attention de Yomi se reporta dessus. Fixant les retrouvailles de Miri-San et de Yume d'un air perplexe, je ne compris pas pourquoi ma chère colocataire avait l'air aussi effrayée par la présence de la femme sombre. De ce que j'ai capté de la précédente conversation que j'eus, ces deux femmes n'étaient pas ennemies. N'est-ce pas ? Ou alors, j'ai mal compris ? Non, j'étais sûre que Miri me parlait d'elle d'une manière qui ne présageait en rien qu'elles étaient en froid. Alors pourquoi ma chère amie donnait l'impression de vouloir s'évanouir ? Serait-elle effrayée par le pouvoir de Miri ? Qui ne le serait pas, après tout. Ah trouvé ! Yomi. Yomi qui se jeta sans cirer garde -quoi que, elle criait- sur la nouvelle arrivée à Undai, tandis que Miri et Yume donnaient enfin l'impression de s'entendre... avec la légendaire froideur de ma colocataire, bien sûr.

Ne sachant si je devais réagir ou pas, je me décidais de ne rien faire. Même si l'attaque venait dans le dos de la femme en kimono, Yume pouvait le voir et l'arrêter, vu que cela se déroulait en face de ses yeux bleus. Mais finalement personne ne bougea. À part peut-être le corps de Yomi qui vola à travers la pièce. Espèce de folle... Elle ne devait vraiment pas se rendre compte à qui elle avait affaire, défier Miri-San de la sorte, était plus que suicidaire et même moi, je n'oserai le faire. Mais bon, Tsuchimiya restait fidèle à elle-même avec sa stupide envie de meurtre à tout moment. Tiens, en y pensant de ce coté là, elle allait se prendre plein la tronche vis-à-vis de son ego disant qu'elle était assez forte pour défier tout le monde. Mais cela, ce n'étaient pas mes affaires, qu'elle se fasse tuer si elle ne veut pas se calmer, je ne vais pas l'arrêter non plus, elle risquerait de m'arracher la tête au passage. Restant insensible à ce qui se passait sous mes yeux rubis, j'eus quand même droit à une grimace se peignant sur mes lèvres quand Ranguren explosa d'une façon dégueulasse sous le pouvoir de Miri-San... Bon sang, Yomi allait péter un câble pour cela, même moi, je ne me risquerai pas à nouveau à détruire sa bête sacrée si ce ne serait pas nécessité... Mais je n'eus le loisir de regarder la scène sous mes yeux que Yume s'approcha de moi, me volant toute mon attention.

- Je ne savais pas que tu allais venir Kaïla, d’autant plus avec Miri-Tan … Tu es venue me chercher ?

Affichant un visage froid et outré à son encontre tout d'abord, il ne m'a fallut que lever mon regard vers le sien pour que mon expression change doucement. Passant du neutre à un sourire doux, je fondais littéralement. Était-il juste humain que Yume m'énerve avec une telle facilité pour mieux m'apaiser d'un seul de ses sourires ? Non, cela n'était en rien humain, c'était juste... Et comment pourrais-je en vouloir à une telle femme... Je ne pouvais pas. Sourire aux lèvres, j'acceptais son toucher sans m'offusquer de cela. Voulant déjà répondre quelque chose de cinglant à l'encontre de mon amie, je n'eus le temps de dire quoi que ce soit que je... sursautais. Non pas à cause de Miri qui apparut de nulle part juste à coté de nous -de toute façon sa présence reste toujours aussi légère- mais bel et bien à cause de la réaction de Yume. Lâchant ses mains sous son « Pourquoi ?! » des plus catastrophés, je restais neutre à regarder les deux femmes à tour de rôle tandis que Miri expliquait brièvement les motivations de sa venue à Undai.

- Je suis venue me trouver un disciple ~ Hum ~ Tsuchimiya-San ? ~ Voudrais-tu le devenir ? ~

Je crois que j'ai failli m'étouffer sous ses paroles. Incrédule, j'ouvris grand la bouche avant de... d'être éblouie par une idée de génie. Si Yomi devenait son disciple, elle ne serait pas là pour foutre la merde, ce qui serait un plus pour tout le monde, non ? Si ! Bien sûr que oui. D'autant plus, même si je méprisais cette fille bestiale, je reconnaissais tout de même sa puissance, et je savais pertinemment que sans ma chance légendaire, jamais je ne serai capable de la battre. Tout cela pour dire que même d'un point de vue objectif, Yomi était un candidat parfait pour surveiller des fous -autant que elle- dans une prison top secrète. Ne laissant pas le temps à cette chère Yomi de dire quoi que ce soit, voyant déjà qu'elle allait à nouveau se jeter sur Miri pour vouloir la tuer dans un excès de rage, je répondis à sa place.

- Oui ! Oui, elle veut bien le devenir.

Je n’aurais pas dû donner mon avis ? Pourquoi ? Haha... Eh bien tout simplement parce que notre chère Yomi me fusilla de son regard mauve -ou mauvais au choix- avant de se mettre à hurler contre Miri, disant quelque chose comme quoi « Tu veux jouer comme ça, c'est ça ?! Perfide, perverse ! Manipulatrice ! » Ce qui donnait en somme... Je ne comprenais rien du tout à ce qui lui prenait à rager comme cela tout en balançant son katana dans tous les sens. Pourtant, à part détruire Ranguren, Miri-San n'a rien fait de mal, au contraire, elle aurait pu tuer Yomi pour l'avoir attaquée, mais elle ne l'a pas fait. Restant perplexe, je lançais un regard interrogateur à Yume avant de soupirer lourdement. Que faire ? Pocky ! Me déplaçant à pas feutré vers un bureau où il y avait une boite de ces bâtonnets dessus, je le pris dans la main, essayant de ne pas me faire trancher par le katana de Yomi tout en lui tendant la boite -prenant un Pocky de celle-ci pour moi aussi.

- Miri-San t'a rien fait je te signale, c'est toi qui as essayé de la tuer sans raison. Tiens un Pocky et en plus, je te donne Yume pour trois secondes, si tu calmes ta joie.

Faisais-je du marchandage pour ne plus entendre sa personne, en utilisant Yume en prime ? Moi ? Jamais. Toujours aussi désespérée, c'est avec une once de surprise que je vis la boîte disparaître de mes mains et un regard mauve juste à un pas de moi, me fixant intensément comme si elle attendait quelque chose. Laissant échapper un petit rire nerveux tout en me reculant subitement de cette folle, je me raclais la gorge avant de tourner la tête vers les deux autres femmes présentes dans la pièce. Sourire jaunes aux lèvres, je m'approchais à pas de loup de Yume, l'attrapais par les épaules pour mieux la pousser vers Yomi. Ne voulant qu'elle résiste sur le coup, je lui dis de but en blanc ce que j'attendais d'elle, et surtout qu'elle n'avait le droit de me dire « non ».

- Je me suis fait taper la honte de ma vie aujourd'hui à cause de toi, Yume ! J'étais aux sources et il y avait Miri-San là-bas... Et la marque que tu... soit ! Tu vas faire un câlin à Yomi de ce pas, sinon, je te promets que je te pendrais par les pieds toute nue dans le couloir des dortoirs.

Menaçant mon amie d'une voix disant bien que oui, j'allais le faire quitte à devoir me battre contre elle, je continuais à la pousser vers Yomi avec un dernier « trois secondes, pas plus. » avant de la laisser faire, faisant un pas en arrière tout en croisant les bras. Si grâce à cela nous pourrions avoir une Tsuchimiya ayant retrouvé ses esprits, autant le faire. Tournant mon regard vers Miri-San, je la questionnais tout de même sur son choix :

- Vous êtes sûre que Yomi n'est pas un peu... emportée pour le rôle de gardien de prison ? Elle risquerait encore de tuer tout le monde... En y passant, vous saviez qu'elle était la présumée nièce de Dead Master ? C'est de là que vient votre choix ?

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Jeu 13 Juin - 10:08

Pourquoi mon choix portait-il sur cette jeune enfant que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam ? Je répondrai simplement à cette question, c’est parce qu’elle avait quelque chose. Que ce soit le puits ténébreux que j’eus ressenti en l’étreignant ou alors la splendeur de sa bête, elle me donnait envie d’en apprendre plus sur elle, de l’explorer, de connaître le moindre de ses secrets pour finalement la laisser tomber dans la chaleur de mon cœur, espérant combler le trou que le passé eut formé dans son âme déchirée ~ Dieu, je m’aimais philosophe ~

- Oui ! Oui, elle veut bien le devenir.

Levant un œil vers Kaïla, c’est avec un sourire que j’acceptais ses paroles en sachant pertinemment bien que la jeune fille censée répondre n’allait pas accepter aussi facilement que Kurayami. Serait-il possible qu’elle veuille s’en débarrasser pour x et x raisons m’étant encore inconnues ? Raisons que je découvrirai bien assez tôt d’ailleurs, que ce soit en quémandant des réponses aux enfants présents ou en allant directement m’adresser à Ayame ~ Oui, j’avais une soif de savoir insatiable quand je me mettais à désirer une personne, non pas sexuellement mais d’une autre manière, c’est comme si, cela devenait un devoir d’une plus haute importance, il me la fallait, je la voulais … tout simplement ~ Mais elle, accepterait-elle mes choix, mes envies, mes demandes ? A quel point était-elle insoumise, comment allais-je nettoyer cette rage qui grognait en elle ? ~ Aurais-je seulement assez de temps pour … « Tu veux jouer comme ça, c'est ça ?! Perfide, perverse ! Manipulatrice ! » Réparer cette âme brisée ? ~

Je ne savais le dire, et aussi étrange que cela puisse l’être, je ne comptais y renoncer sous ses dires. Qu’elle dise non justement, cela révèle une certaine intelligence chez cet être en montrant qu’il ne foncerait pas tête baissée vers n’importe quoi, qu’elle prendrait le temps pour y penser, bien que ses « non » incessants que je pouvais entendre jusqu’ici, ne préservaient rien de bon. Mais si je persistais, si je me mettais à lui montrer une certaine dévotion, accepterait-elle ? ~ Elle n’était pas la première que j’avais voulu sous mon aile, il fut un autre enfant, il y a de cela un an. Un petit être tout droit sorti de Undai, un enfant sans famille qui décida de fonder son monde dans un coin reculé du Japon ~ Intéressée par sa dévotion et sa gentillesse, je lui avais demandé de m’accompagner. Il a refusé, me disant qu’il était temps pour lui de faire autre chose, de moins dangereux, de moins terrifiant. Après maintes reprises, il finit par céder … Où cela l’avait-il mené ? Celui-ci occupe actuellement la cellule 8763B ~

- Miri-San t'a rien fait je te signale, c'est toi qui as essayé de la tuer sans raison. Tiens un Pocky et en plus, je te donne Yume pour trois secondes, si tu calmes ta joie.

Trois secondes seulement ? Regardant le visage de ma chère Yume-Chan c’est avec amusement que je remarquais à quel point elle n’avait pas l’air d’accord avec cela. Je crus même la voir un instant reculer de trois pas en zieutant fortement sur la porte, pauvre petite chose, avait-elle peur que la méchante Yomi ne la mange ? Hoho ~ Accepte donc ma chère, ce n’est pas comme si elle était si terrifiante ~ Oui, je dois avouer qu’avec la tête que tire Tsuchimiya-San, il fallait être d’une impassibilité légendaire pour oser l’approcher ~ Maaah, Yume-Chan était bien  plus forte que cela n’est-ce pas ? « Je me suis fait taper la honte de ma vie aujourd'hui à cause de toi, Yume ! J'étais aux sources et il y avait Miri-San là-bas... Et la marque que tu... soit ! Tu vas faire un câlin à Yomi de ce pas, sinon, je te promets que je te pendrais par les pieds toute nue dans le couloir des dortoirs. ». Quoi qu’il en soit, elle n’avait pas le choix en vue de comment Kaïla s’en débarrassait. Que de vilaines personnes m’entourant, risquaient-elles de me contaminer de cette méchanceté ? Je n’attendais que de voir à présent, si cela arriverait un jour, Hum ~

- Vous êtes sûre que Yomi n'est pas un peu... emportée pour le rôle de gardien de prison ? Elle risquerait encore de tuer tout le monde... En y passant, vous saviez qu'elle était la présumée nièce de Dead Master ? C'est de là que vient votre choix ?

Faisant un signe de la main à Kaïla pour lui dire que je ne savais pas encore si mes choix étaient bons ou non, je m’arrêtais cependant sur ses dernières paroles. La nièce présumée d’Ayame ? D’où venait donc cette histoire ? Était-ce vrai ? Non, cela n’était pas fondé puisque nous utilisions du mot « fonder » … Mais si cela s’avérait être vrai, que ressentait Yume-Chan vis-à-vis de cela ? Serait-ce pour cette raison qu’elle soit « si proche » de cette fille aux cheveux de jais ? Dieu, Undai me cachait terriblement de choses finalement, je devais découvrir, je devais savoir, je devais moi aussi atteindre la connaissance absolue. Laissant mon esprit se questionner sur les nouvelles informations reçues, je ne laissais rien apparaître sur mon visage, croisant les bras en usant d’une de mes mains comme soutien en regardant les deux … comment les décrire à présent ? Cousines ? ~

- … Yume-Sama …

Allait-ce être un spectacle à l’eau de rose ? Cela se présentait comme telle en vue de la manière dont le visage de Yomi s’était apaisé, au point même que j’aurais rougi devant une telle scène si ma personnalité me l’avait permise. Affichant juste un sourire émouvant en sentant une masse noire planer à mes côtés, émanant sans doute de Kaïla, je ne me laissais distraite par celle-ci tellement le spectacle devant nous s’avérait intéressant, tellement que c’est dans un « Hum ~ » surprit de ma part -ne le paraissant pas du tout- que je vis la tête de Yomi arriver contre le mur se trouvant à côté d’elle après avoir frôlé les lèvres de la nouvelle présidente du conseil des étudiants. Hoho ~ « NON MAIS ON T’AS PERMIS D’EXAGERER TOI ?! » Voilà donc le visage de Yume quand elle est fâchée, et qu’en était-il de Kaïla à présent donc ? Déviant le regard pour voir son expression, j’hésitais entre un ensemble de sentiments pour la décrire ~

Me retournant en entendant celle qui venait de se voir le visage écrasé contre le mur, c’est avec étonnement que je la vis sauter pieds joint sur Yume, glissant son chemin jusqu’au dos de celle-ci pour venir s’y pendre comme une banane à son bananier ~ Gloussant légèrement en refaisant sans doute apparaître mon apparence disparue pendant que personnes ne portait attention à moi, je m’arrêtais toute joie invisible quand un doigt sauvage se vit pointé dans ma direction et qu’une parole des plus désagréables arriva à mon ouïe ~

- Et toi, espèce d’Alien, va te faire foutre ~ Si tu veux un maître pour t’apprendre les bonnes manières, agenouille toi devant moi et appelle moi Yomi-Sama ~

Serait-ce un bruit sourd de je ne sais quoi qui ronronnait en moi ? Ah non ~ C’était plutôt le corps de Yomi se retrouvant une fois de plus sur le sol par la main de Yume bien entendu. Mais d’une manière moins gracieuse puisque le visage froid de notre chère Black Rock Shooter laissait à désirer ~ C’est dans un « Excuse-toi » que je fus tout de même étonnée d’entendre la voix de Yomi prononcer ces dits mots sans moindre retenue dans « Excusez-moi, Okugi-Sama ». A ce point dévouée à Yume-Chan ? ~ Cela voulait donc dire que je devais demander à celle-ci pour pouvoir atteindre l’autre … Et qu’en était-il de Kaïla ? Respirait-elle encore ? Non pas qu’elle devenait de plus en plus aussi invisible que moi, mais c’était tout comme ~

- J’accepte tes excuses, à une seule condition ~

Regardant Kaïla après avoir dévié mon regard des pupilles mauves de Yomi, je demandais silencieusement à ma nouvelle amie de se pencher dans ma direction afin que je lui demande -silencieusement- si ce que je comptais faire allait être dans mon avantage ou non. Après tout, n’était-elle pas la mieux placée pour me conseiller sur ces deux personnes ? Je n’avais nullement honte à demander de l’aide comme quiconque aurait pu le croire, qu’on soit surpuissant ou non, nous avions toujours besoin des plus faibles ~ « Crois-tu que Yomi accepterait si Yume-Chan l’incite à le faire ? ~ ». Bien que j’avais une idée sur la réponse, je pouvais toujours tenter le tout pour le tout. Au pire des cas, je devrai la soumettre sous ma puissance, ce qui faciliterait certes les choses, mais comme je le disais plus haut, je ne me plaisais pas dans les combats inutiles ~

- See ya ~

Pardon ? Déviant le regard, c’est avec étonnement que je ne vis plus … Yomi. Haha ? Elle … venait-elle de nous poser un lapin, non, venait-on toutes les trois se prendre un râteau de cette enfant démesurément … incontrôlable ? Ne laissant toujours que mon sourire paraître sur mon visage, ma tête était un foutoir. Cette journée était … Terriblement intéressante et amusante, mais aussi donc, crevante ~ Soupirant silencieusement en surélevant les épaules tout en prenant place sur une chaise, je laissais un silence calme envahir les lieux, imposant mon aura paisible dans cet endroit ~

- Cette enfant est intéressante, puis-je savoir ce que tu voulais dire par « la nièce » d’Ayame ? Je ne me souviens guère d’une histoire … pareille ~ Sa dévotion pour Yu-Chan est touchante, mais son âme est brisée, quelqu’un saurait-il m’éclairer sur cela ? ~ D’autant plus, Kurayami-San, sais-tu qu’il est vilain de vendre ainsi ceux qu’on aime ? ~ Bien que je me suis extasiée d’un tel spectacle, oui, « l’Alien » sait apprécier les choses ~

Gloussant légèrement, je fermais les yeux dans un dernier son traversant mes cordes vocales délicatement. A présent, je leur laissais la parole ~

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Jeu 13 Juin - 18:27

Curieuse de connaître les raisons qui poussaient Miri-San à prendre Yomi sous son aile -cette fille qu'elle venait juste de rencontrer- je pariais beaucoup que c'était à cause du lien qui liait cette dégénérée avec l'autre folle. Reportant tout de même mon attention sur le duo « Y » quand la voix suave de la folle numéro un détonna dans la salle, je sentis mon sang bouillir de l'intérieur. Espèce de... J'allais la trancher net si elle s'approche encore un peu de mon amie. Moi jalouse de voir... cela ? Non ce n'était même pas de ce ressort, c'était juste le fait que cette Yomi, soit si obnubilée par Yume, qui me mettait mal à l'aise. Voir juste qu'une personne tellement déstabilisée puisse vénérer ma chère amie encore plus que moi, c'était étrange. Tellement que je ne voulais voir ce que... Sentant une aura noire fulminant à l'extérieur de mon corps, je m'apprêtais à arracher la tête de la fille à Ranguren quand elle voulut embrasser Yume. J'ai bien dit voulu, parce que sa tête vola la première contre le premier mur rencontré.

- NON MAIS ON T’AS PERMIS D’EXAGERER TOI ?!

Je ne savais dire si je devais en rire ou en pleurer. Mais il allait de soi que j'étais satisfaite de la réaction de mon amie. Croisant les bras d'un air dédaigneux, je lançais un regard noir à Yomi quand elle se ressaisit -relativement trop vite à mon goût- et passa à nouveau à l'attaque. Soupirant lourdement, je détournais mon regard de ce spectacle pathétique quand le rire de Miri-San chatouilla mon ouïe. Ouais, c'est décidé, je n'aimais pas sa faculté de se rendre invisible de la sorte au point même que sa pensée s'efface des esprits des autres. Plissant les yeux, je sortis mon portable de la poche de mon uniforme pour constater qu'il était déjà... Tard. Du moins, mon heure de manger était passée depuis longtemps, et ce n'était pas compté sur mon ventre pour me laisser tranquille et oublier sa faim. Soupirant pour la seconde fois en rangeant mon cellulaire, j'écarquillais les yeux tout en fusillant la folle qui prit la parole à l'encontre de Miri-San.

- Et toi, espèce d’Alien, va te faire foutre ~ Si tu veux un maître pour t’apprendre les bonnes manières, agenouille toi devant moi et appelle moi Yomi-Sama ~

Je l'avais dit ! Je savais bien que Miri était un extraterrestre ! Non merde ! Ce n'était pas censée être ma pensée. Je devrais être plutôt choquée d'entendre les paroles de Yomi, paroles fort vulgaires d'ailleurs. Lançant un regard en coin à la femme en noir, je restais d'autant plus perplexe quand je ne vis rien apparaître sur son visage. Self-control de malade si je puis me permettre de le dire ainsi. Par contre, ce n'était pas le cas de Yume qui écrasa la tête de Yomi au sol, lui exigeant des excuses pour Miri-San. Même pas surprise quand Yomi s'excusa sur le champ -tant son obéissance était éternelle aux ordres de Yume- c'est davantage la femme invisible qui attira mon attention.

- J’accepte tes excuses, à une seule condition ~ Crois-tu que Yomi accepterait si Yume-Chan l’incite à le faire ? ~

M'approchant de Miri pour entendre sa question, j’ouvris déjà la bouche pour lui donner mon avis sur la question, quand la voix de Yomi m'interrompit. Yomi qui disparut de la pièce tel un courant de vent. Ouvrant la bouche pour la refermer par la suite, je lançais un regard interrogateur à Yume qui avait l'air aussi perdue que moi. Non mais sérieusement, je me demandais ce que l'autre folle avait dans la tête, à croire que la puissance lui est tellement montée à celle-ci -sans oublier Yume- qu'elle était devenue complètement détraquée mentalement. Soupirant lourdement pour la centième fois de la journée, je suivis Miri-San du regard quand elle s'assit sur une chaise, nous posant ses questions.

- Cette enfant est intéressante, puis-je savoir ce que tu voulais dire par « la nièce » d’Ayame ? Je ne me souviens guère d’une histoire … pareille ~ Sa dévotion pour Yu-Chan est touchante, mais son âme est brisée, quelqu’un saurait-il m’éclairer sur cela ? ~ D’autant plus, Kurayami-San, sais-tu qu’il est vilain de vendre ainsi ceux qu’on aime ? ~ Bien que je me suis extasiée d’un tel spectacle, oui, « l’Alien » sait apprécier les choses ~

Laissant le silence suivre ses paroles, j'attendis que Yume réponde à ma place. Après tout, je ne savais pas grand-chose de Yomi, à part ce que j'ai entendu d'elle ou encore de mon amie. Mais c'était tout, je ne saurais dire d'où venait son lien de parenté avec Dead Master et encore moins ce qui la régissait dans son comportement incontrôlable. Les Undai'ens étaient des êtres complexes pour la plupart, mais personne ne s’immisçait dans leurs vies privés, sous peine de mort. Mes joues se teignirent tout de même délicatement de rouge honteux quand elle me fit la remarque concernant Yume. Est-ce cela se voyait tant que cela, le fait que moi et Yume étions proches ? Pourtant, nous n'avions rien fait pour le montrer ou quoi. Cette femme était terrible. M'éclaircissant la gorge pour ne pas rire sous « l'Alien » -au moins Miri ne se fâchait pas rapidement-, je me décidais tout de même de prendre la parole sous le silence de mon amie.

- Je ne saurais vous dire grand-chose sur Yomi, Miri-San. C’est la même famille, à un poil près. Si j’ai bien compris, Yomi est de la lignée de Dead Master et que cette dernière ne veut le reconnaître. Quelque chose dans le genre. Je sais juste qu'elle cherche autant à monter dans l'estime de la dirlo' que dans celle de Yume, après avoir tué un membre de sa famille et apporté sa tête à Dead Master.

M'asseyant à une table près de la chaise où Miri était assise, je levais mon regard par dessus mon épaule pour lancer un regard interrogatif à Yume. Je ne savais pas vraiment pourquoi Yomi la vénérait tant, à part parce qu'elle l'a pris sous son aile et l'a entraînée quand elle était arrivée à Undai. Mais est-ce que cela poussait une personne à montrer une telle dévotion à une autre personne ? Cela... Je n'en savais rien, je n'étais pas dans la tête de l'autre dégénérée après tout, et tant mieux d'ailleurs. Tendant ma main vers l'arrière pour que Yume s'approche de nous, venant dans mon dos, je la gratifiais d'un sourire en coin avant de reprendre la parole à l'encontre de Miri.

- Pour ce qui est de Yume, il ne faut pas s'inquiéter, je savais parfaitement qu'elle ne craignait rien de Yomi. Mais... Pour répondre à votre question précédente, si Yume demandait quelque chose à Yomi, elle le ferait dans une certaine mesure. Maintenant cela reste à voir si c'est une bonne manière de la convaincre.

Je ne saurais dire pourquoi je trouvais cette méthode injuste. Peut-être parce que je savais que l'autre folle ferait tout sous la demande de Yume, et que je trouvais cela plus que stupide. Non que je m'inquiète pour Yomi, mais d'un autre coté, j'avais cet horrible impression qu'elle se ferait plus utiliser qu'autre chose par Dead Master si elle acceptait la demande de mon amie, qui le lui demanderait sans doute après avoir consulté la directrice de Undai. Et dans ce raisonnement farfelu, je ne voulais surtout pas que Yomi demande quelque chose en retour à Yume, chose qui serait tout aussi conséquente que le fait que Yomi doive aller je ne sais où pour surveiller je ne sais quelles personnes. En somme, autant ne pas mêler mon amie dans cette histoire, pour notre bien commun. Levant mon regard vers la fille aux couettes, je ne pus m'empêcher une remarque d'une voix moqueuse :

- Sinon, Yume, tu as fini pour aujourd'hui ? Ou tu as encore quelques séances de catch à faire aujourd'hui ?

Allait-elle m'arracher la tête ? C'était sa faute si elle s'est retrouvée dans une situation concomitante sous mon regard. Devrais-je négocier une dispense pour mes cours contre le fait que je n'en parle plus ? Oui, je vais le faire. Plongeant mon regard rubis dans celui de Yume, je lui demandais tout simplement ce que je voulais en quelques mots courts.

- Dispense pour les cours pour hier, aujourd'hui et le reste de la semaine, et je n'en parle plus.

Va-t-elle accepter ? Mais qu'elle me dise non et je la bouderai pour le restant de sa vie. Non, plus sérieusement, elle n'avait pas de raisons de me dire non. Et puis... J'avais terriblement envie de passer le reste de la soirée en sa compagnie aujourd'hui, un petit dîner ? Charmant comme idée.

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MessageSujet: #540360   Jeu 13 Juin - 19:28

L’alien venait-elle de faire taire tout le monde, non, je n’étais pas si terrifiante que cela, regardez donc, j’ai même fait un signe de la main à Yomi-Chan quand elle fut partie de cette salle. Ne montrais-je pas de l’amour à son encontre en faisant cela ? Comment cela personne ne m’a vu bouger ? Mentalement, n’était-ce pas suffisant ? ~

- Je ne saurais vous dire grand-chose sur Yomi, Miri-San. C’est la même famille, à un poil près. Si j’ai bien compris, Yomi est de la lignée de Dead Master et que cette dernière ne veut le reconnaître. Quelque chose dans le genre. Je sais juste qu'elle cherche autant à monter dans l'estime de la dirlo' que dans celle de Yume, après avoir tué un membre de sa famille et apporté sa tête à Dead Master.

C’était donc cela, une personne venant de la même famille … Cela voulait-il dire que cette Yomi avait le même gêne que Keitaro et Ayame ? En parlant de celui-ci, était-il au courant de l’existence de cette enfant ? Oui, cela va de soit … Je ne serais même pas étonnée que ce soit lui qui ait orchestrée sa rentrée dans cet institut. Mais pour quelle raison aurait-il fait cela ? Ayame n’avait-elle pas tué volontairement tous les membres de sa famille après l’accident de l’industrie Hiroiji ? Non, elle en avait épargné quelques uns, il ne fallait que savoir qu’une autre Eimin existe pour s’en rendre compte.

Mais pourquoi donc ? Je ne savais pas, et cela me laissait perplexe. Au point même que je me détachais du monde réel un court instant pour poser mes yeux sur Yume-Chan, ne laissant plus que sa présence m’entourer pour essayer de lire en elle, le peu d’informations qu’elle avait en plus. Comment avait-elle réagit devant l’arrivée de Yomi, la connaissait-elle avant ? En parlant de famille, Ayame lui aurait-elle enfin dit que … Non, cela serait invraisemblable, sinon Yume-Chan ne serait plus ici, à Undai ~
Alors, quelqu’un veut-il me répondre, encore plus ? ~

Télépathie ? Kaïla lisait-elle dans l’esprit des gens pour répondre à une question que je n’eus encore le temps de formuler ? Cela ne me déplaisait pas, bien au contraire en vue de ce que j’apprenais. Cette enfant avait donc mis les pieds ici en présentant la tête de son oncle … Mais quelle gentillesse de sa part, surtout pour l’offrir en offrande à la directrice ~ Mais là n’était le plus intriguant, pourquoi Black Rock Shooter avait-elle prit cette enfant sous son aile ? Attendait-elle quelque chose d’elle ? Serait-ce par gentillesse ? Non, Yume n’était en rien gentille à cette époque, si l’on calculait correctement, cela eut dû se passer en même temps que l’arrivée de Kaïla … Bien qu’un an avant soit encore fort possible. Hum ~

- Pour ce qui est de Yume, il ne faut pas s'inquiéter, je savais parfaitement qu'elle ne craignait rien de Yomi. Mais... Pour répondre à votre question précédente, si Yume demandait quelque chose à Yomi, elle le ferait dans une certaine mesure. Maintenant cela reste à voir si c'est une bonne manière de la convaincre.

Regardant les jeunes tourterelles s’enlaçant presque sous leurs regards enflammés, je restais silencieuse sous les dires de Kaïla. Demander à Yume-Chan ne serait donc pas une si bonne idée que cela, mais en même temps, cela serait bien plus radical. Mais aimerais-je avoir une personne à mes côtés ne m’ayant choisie que pour plaire à une autre ? Non, et ce point de vue, je le décortiquais à présent. Il fallait que je trouve la bonne manière pour apprivoiser cet être, lui dire un seul mot pour chambouler son âme et la faire tomber dans mes bras … Yomi-Chan cherchait l’estime de la directrice, chose que je ne saurai lui accorder, mais pourquoi ne voudrait-elle pas la mienne ? Parce que cela n’était pas jugé sur la puissance, non, mais par ce lien familial ne me reliant à personne ici. Yume était en quelque sorte l’enfant de la directrice, on pourrait croire que la fugueuse crut bien faire en se rapprochant de l’iceberg mais cela se passa autrement, et elle tomba sous le charme de celle qui évitait mon regard à présent ~ Me faisais-je des films ? Non, je ne crois pas ~ Mais ce qui était sûr, c’est que je ne comptais lâcher le morceau si facilement, quitte à déménager dans les appartements de cette tortionnaire, à me faire passer pour une étudiante et ne plus la lâcher d’un poil … j’essayerai de le faire ? ~ Hum ~

- Sinon, Yume, tu as fini pour aujourd'hui ? Ou tu as encore quelques séances de catch à faire aujourd'hui ? Dispense pour les cours pour hier, aujourd'hui et le reste de la semaine, et je n'en parle plus.

Je ne m’attendais pas à cela de Kaïla, moi qui la prenais pour la jeune enfant soumise de Yume, me voilà étonnée de cette demande ~ Leur couple fonctionnait-il ainsi ? Tant que Kaïla avait le feu vert pour sécher les cours, elle acceptait de supporter Yume-Chan ? Non, c’était vilain de penser ainsi, bien que j’appelais cela de l’exagération. Sachant pertinemment que Yume savait que je la fixais avec intensité, je continuais sans ménagement en me demandant ce qu’elle allait lui dire. J’aurais parié un « oui » amoureux traversant ses lèvres si je n’étais pas là, dommage pour Kurayami-San ~ Après tout, n’avais-je pas enseigné à Yume-Chan que toutes règles de Undai étaient infranchissables ? Et que quiconque ne respectant celles-ci, que ce soit pour des motifs sentimentaux, privés, ou que sais-je, devait être puni en conséquences ? Mais allait-elle le faire subir à sa tendre aimée, qui sait, qui sait ~ Moi je le savais, surtout en voyant son visage se déconfire sous chacun de mes battements de cils, pauvre enfant, je les terrorisais « quand ils me voyaient » ~

- Je ne peux pas te les accorder Kaïla, pas devant Miri-Tan.

Cela avait le mérite d’être clair, et c’est sans doute pour cela qu’un fin gloussement terminé par un « Hum ~ » enjoué de ma part, traversa mes lèvres. Me levant pour venir déposer ma main sur la tignasse sombre aux reflets bleutés du chef-d’œuvre de la directrice, je me dirigeais vers le bureau pour venir en sortir un dossier. Feuilletant celui-ci rapidement avant de le fermer et de le redéposer sur le bureau de la présidente, je croisais les bras en laissant mon regard couler sur Kaïla. Je savais pertinemment que cette enfant devait se poser mille et une questions en vue du refus de sa moitié, allais-je l’éclairer ? Me sentais-je assez gentille pour ? Je l’étais toujours, allons y donc ~

- Je me vois flattée de cela Yume-Chan ~ Mais tu sais autant que moi que les décisions sont tiennes à présent ~ Pour t’éclaircir un peu Kurayami-San, je suis l’ancienne et surtout la première présidente du conseil des étudiants de Undai ~ J’ai moi-même formé Yu, à ce poste ~

Disant cela d’un timbre de voix clame, je surenchérissais dans un petit rire amusé sous les têtes de mes compagnes du jour. Sentant déjà de nouvelles paroles fuser, je me matérialisais une tasse afin de la remplir avec le thermo se trouvant sur le bureau. Buvant, grimaçant invisiblement en comprenant que ce que je croyais être du thé, ne l’était pas, je laissais la parole à Kuroi sous un « Je le sais, mais ce n’était que par éthique. Je t’accorderai ces dispenses en compensation d’une chose. Tu passeras les journées que tu sèches ici, avec moi. Pour ce qui est de ton retard, je demanderai à tes professeurs de me donner la matière. C’est ça, où je demande à Yomi de « t’apprendre les cours ». ». Relativement fair-play, pas du tout en fait, mais terriblement hilarant ~ Un visage toujours aussi froid de notre cher surgélateur sur pattes, et je pris la parole à mon tour ~

- Si tes lacunes sont trop importantes, je me permets de me proposer dans ton apprentissage Kurayami-San, cela me ferait plaisir de t’aider ~ Bien entendu, si tu préfères la présence de Yume-Chan qui ne risquera sans doute pas de t’épargner, je peux le comprendre ~ Il en va de même pour Yomi-San, je suis sûre qu’elle ferait un professeur digne de tes demandes, Kurayami-San ~ En parlant de celle-ci, je vous remercie de vos informations, bien que cela reste perplexe ~

Demandant cela avec toujours ce teint de voix calme alors que je ne faisais que plaisanter, je me demande un court instant quel serait la réaction de Kaïla, allait-elle prendre peur et partir comme l’autre ? ~ Hum ~

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Jeu 13 Juin - 21:34

Commençant à sentir la fatigue pointer le bout de son nez, je soupirais tout en posant ma tête sur la table devant moi, attendant que quelqu'un prenne la parole et surtout que Yume me donne les papiers pour mes dispenses. Mais pourquoi tenais-je tant à avoir ces papiers ? Pour limiter les dégâts dû à mes absences sans motifs. De là, vous pourriez vous demander pourquoi je séchais les cours de la sorte, passant mes journées à geeker ou faire n'importe quoi d'autre d'inutile... La réponse est tout aussi simple, j'avais la flemme, ou plutôt, je n'avais pas le courage pour me remettre dans le bain après les mois de la non-pratique que j'eus. Je me demandais s'il ne serait pas mieux que je laisse couler cette année pour reprendre l'an prochain du début, mais sachant que on pouvait passer à la classe supérieure peu importe la période scolaire, je ne pouvais faire ainsi. Après tout Undai était étrange, les étudiants passant en Terminale au milieu de l’année, devaient suivre le niveau de ceux qui y étaient déjà, et ainsi de suite, même si les classes étaient plus ou moins divisées entre les nouveaux gradués -genre d'un jour à trois mois d'ancienneté, et les autres -ceux qui étaient déjà dans la classe depuis trois mois et plus. Personnellement, je n'ai pas envie de me retrouver avec ceux que j'ai démoli en Première, en recommençant à zéro, mais en même temps, il me serait impossible de reprendre les cours en plein milieu, que ce soit niveau matérialisation ou tout simplement, question matières. Et qu'est-ce que j'ai trouvé de mieux à faire dans ce cas ? Rien, je ne fous plus rien. Et je le vis bien... non ?

- Je ne peux pas te les accorder Kaïla, pas devant Miri-Tan.

Pardon ?! Et pourquoi cette réponse défavorable devant Miri-San ? Relevant la tête incrédule de ce refus, je restais silencieuse tandis que je la fusillais du regard. Se rendait-elle juste compte que je vais me taper des mois de retenues à cause de cela ? Ça y est, je suis en colère à bouder comme un gosse, d'où découlent quelques décisions tout aussi improbables comme : pas de dîner, pas de colocation, refus de dormir ensemble, je boude. Sérieusement, j'allais me mettre à râler, surtout qu'il ne suffisait que d'une petite signature sur un papier et le tour serait joué. Tellement simple que je ne pouvais pas croire que Yume -ma chère amie et plus- me refusait ce petit geste de rien du tout.

- Je me vois flattée de cela Yume-Chan ~ Mais tu sais autant que moi que les décisions sont tiennes à présent ~ Pour t’éclaircir un peu Kurayami-San, je suis l’ancienne et surtout la première présidente du conseil des étudiants de Undai ~ J’ai moi-même formé Yu, à ce poste ~

Aaaah, j'ai compris, haha. Non cela ne se passa pas de la sorte dans ma tête. Au contraire, je pâlis en ouvrant les yeux grands comme des soucoupes. Totalement réveillée à présent, c'est avec une certaine crainte que je croisais le regard sombre de Miri-San. Et croire que je lui ai parlé du Conseil sans moindre gêne plus tôt dans la journée, voilà que je me maudissais à présent. Bon sang, cela m'apprendra à raconter tout et n'importe quoi aux inconnus, de plus, j'aurais dû attendre d'être seule avec Yume pour lui demander cette faveur... Affichant un sourire jaune, je passais de Yume à Miri et ainsi de suite. Par contre, j'ai toujours cru que Yume était la seule et première présidente du Conseil, après tout, elle était la plus ancienne Undai’enne connue à ce jour, non ? Je ne pouvais qu'être plus perturbée par ces révélations. Et puis même... Yume deviendra aussi un mutant plus tard ? La bonne blague, comme si je ne pouvais pas inventer plus grosse connerie, dans ma situation déplorable.

Et rien ne s'arrangea quand Yume prit à nouveau la parole d'un ton glacial. Ça y est, elle passait en mode « vraie » présidente du Conseil qui... qui était en train de me coller une retenue comme si de rien était. Enfin, retenue en échange des dispenses... Oui, mais cela revenait à la même chose, dans le sens aucun profit pour moi, à part me retrouver avec une tonne de cours à rattraper sous le regard impitoyable de ma chère Yume. Encore si ce n'était que rester dans le Conseil, cela passerait, mais je n'étais pas stupide de croire que ce serait si beau, non, j'étais sûre et certaine qu'à part les cours à bosser comme une malade, je devrais aussi être aux  petits soins avec les membres sous peine de me faire arracher les cheveux un par un. Et puis parlant des membres... Yomi ?! Pourquoi Yomi devrait m'aider ? Parce qu'elle était en Terminale et qu'elle suivait ses cours, elle. Bonne blague, ce serait la première à me rendre la vie difficile si j'accepte les conditions de Yume. Il en était hors de question !

- Si tes lacunes sont trop importantes, je me permets de me proposer dans ton apprentissage Kurayami-San, cela me ferait plaisir de t’aider ~ Bien entendu, si tu préfères la présence de Yume-Chan qui ne risquera sans doute pas de t’épargner, je peux le comprendre ~ Il en va de même pour Yomi-San, je suis sûre qu’elle ferait un professeur digne de tes demandes, Kurayami-San ~ En parlant de celle-ci, je vous remercie de vos informations, bien que cela reste perplexe ~

Non, vous ne vous trompez pas, dès que Miri-San prit la parole, ma tête n'arrêta pas de faire des mouvements de gauche à droite en signe de refus catégorique. Et pourquoi elle avait l'air si sérieuse dans ses dires ?! Toujours blanche comme un linge, j'essayais de trouver de l'aide chez Yume mais là aussi, je me heurtais à un visage froid et catégorique. Ça y est, je vais pleurer, j'étais dans une impasse. Que ce soit vis-à-vis de l'aide impitoyable qui me serait apportée par Yume ou celle moqueuse et sadique de Yomi... J'étais mal. Et Miri-San dans tout cela ? Une ancienne présidente du Conseil qui était à la tête d'une prison... Vous voyez ce que je veux dire ? Combien parient que sous mon incapacité à m'adapter aux règles, elle finira par me visser à une chaise pendant des heures pour que je retienne les leçons ? Blanche, j'étais en train de mourir sur place.

- Ne... Ne me faites pas cela... C'est trop cruel Yume !

Ouais, je vais me mettre à pleurer. Non peut-être pas finalement, mais vous l'aurez compris, cette sentence était pour moi pire que la fin du monde. Je me voyais déjà perdue quelque part au fin fond des ténèbres sous cette nouvelle déplaisante. Non mais pourquoi cette situation tournait au vinaigre de la sorte ?! Je n'ai rien demandé moi. Me levant tout en pointant mon doigt sur Yume, c'est d'un ton hystérique que j’exprimais mon refus, ainsi que la stupidité de sa proposition.

- Il est hors de question que Yomi s'approche de moi ! Et toi Yume, pas besoin de me regarder avec ton air froid, je sais déjà que t'es une tortionnaire née !

Lui lançant un regard plein d'éclairs, je faillis oublier la présence de Miri dans la pièce tellement j'étais outrée par la situation. Tournant tout de même mon regard vers elle pour ne pas l'ignorer -elle me faisait peur après tout- je soupirais tout en me demandant comment je pourrais refuser son offre. Parce que l'air de rien, c'était sympathique de sa part de se proposer, mais en même temps, quel monstre était-elle derrière son sourire ? Oui, je devenais suspicieuse quand il s'agissait de mon confort personnel. Regard sombre, sueurs froides dans le dos, je me penchais légèrement devant elle tout en faisant vibrer ma voix, partant d'un ton formel pour devenir de plus en plus paniqué plus je parlais.

- Je vous remercie de votre sollicitude, Miri-San, mais je pense que vous avez mieux à faire que vous occuper de mon cas, de plus... je n’ai pas envie de mourir sous une quelconque torture !

À l'aideeeee ! Que quelqu'un me sauve ! Oui, je pouvais tout aussi bien sortir de ce bureau en claquant la porte sans ajouter plus, mais si je le faisais, combien parient que demain j'aurais trois membres du Conseil qui me traîneraient jusque dans ma classe et puis par la suite dans les salles des retenues ? Trop. Alors, c'est décidé, je ne sortirai pas d'ici tant que je n'ai pas mon papier des dispenses. Et pour la suite ? Je peux toujours prétendre que je viendrais gentiment au Conseil tous les jours, mais je me défilerai quand même... Non, impossible, si j'accepte Yume me traînera par les cheveux jusqu'au conseil prétendant que j'ai accepté ses termes... Autant aller demander à Dead Master en personne, cela ferait le même effet. J'étais mal ! Je refuse ! Je veux mon papier et qu'on me laisse tranquille.

-Yume … S’il te plaît ?

Ça y est, je pleure.

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Miri Okugi

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   Jeu 13 Juin - 22:13

Mon calme était-il si amusant que cela quand je venais à dire une plaisanterie ? A dire vrai, je n’ai jamais réussi à trouver les mots justes pour faire rire les gens, je riais certes de leurs dires, j’aimais les plaisanteries … mais impossible pour ma petite personne d’en formuler une de ce nom. C’est comme ce fameux jour où je m’étais retrouvée devant un prisonnier, quand celui-ci m’avait finement dit « Je t’encule, ramène ton cul ici, salope ! » je lui avais répondu, par ironie si celui-ci ne préférait pas plutôt que ce soit ma bouche qui enlace son trésor ~ Je blaguais, mais lui ne l’a pas compris en vue des balbutiements qui suivirent mes dires, de sa part … Suis-je un cas désespéré ? Un peu comme tous les Undai’ens ~

- Ne... Ne me faites pas cela... C'est trop cruel Yume ! Il est hors de question que Yomi s'approche de moi ! Et toi Yume, pas besoin de me regarder avec ton air froid, je sais déjà que t'es une tortionnaire née !

Relevant mon regard vers l’enfant qui venait de hurler à la mort, je posais ma main devant mes lèvres en feignant un air désolé pour sa personne. Il va de soit que seul mon sourire se vit -le « o » habituel n’arrivait à se tracer sur mes lèvres- alors que mon esprit jugeait cette sentence -que j’avais moi-même formulée à l’aide de Yume-. Pauvre chérie, voulait-elle un câlin ? Sincèrement, dans ma tête je pleurais pour elle, la pauvre chose incapable de s’en sortir autrement … Mais nous l’aidions ! Oui, ce n’était en rien notre faute -peut être celle de Yume tout de même- si elle n’avait pris le temps et le courage d’assister à ses cours. Il ne fallait que voir ses notes pour comprendre cela, j’avais même passé la liste des présences en voyant des ronds rouges partout … à combien était sa moyenne ? Vers les trente pour cents si mes souvenirs sont bons ~ Était-il seulement possible de redresser une telle catastrophe ? Oui, si je devenais son professeur particulier ~ Hum ~

- Je vous remercie de votre sollicitude, Miri-San, mais je pense que vous avez mieux à faire que vous occuper de mon cas, de plus... je n’ai pas envie de mourir sous une quelconque torture !

Lui faisant un signe de la main pour qu’elle se redresse, trouvant cela touchant qu’elle s’excuse en refusant, je fis un non de la tête, montrant tout de même un certain désaccord dans ses dires. Il fallait qu’elle change sa situation, traîner toute la journée aux sources chaudes ne l’aiderait en rien à finir avec la moyenne cette année. Quel mois étions nous d’ailleurs ? Juin … Certains étudiants étaient d’ailleurs déjà en examens, les nouvelles qualifications auront lieux en Janvier si les programmes n’ont guère changés, par la suite il y aura Mars également … Nous pouvons déjà mettre une croix ce mois-ci, Janvier sera trop juste en vue de ses lacunes bien qu’au niveau matérialisation, elle saurait encore passer … Hum ~
C’est décidé, je vais l’aider, qu’elle le veuille ou non ~

-Yume … S’il te plaît ?

La laissant pleinement supplier Yume-Chan, je me tournais des deux personnes pour venir réfléchir à un compromis, permettant à ce que Kaïla accepte que je lui serve de précepte. De ce que j’ai pu voir, cette fille n’allait pas écouter Yume si elle le lui demandait, bien au contraire, elle l’enverrait « à la merde » si vous voulez bien excuser mon impolitesse ~ Mais moi, si je lui ordonnais de le faire, le fera-t-elle ? Non, aussi têtue qu’elle semble l’être, elle finira par claquer la porte comme Yomi ~ Dieu, me voilà devant un sacré dilemme une fois de plus, il fallait réagir, il fallait que quelqu’un fasse avancer les choses avant qu’elle ne se mette à détruire la pièce parce que mademoiselle n’a plus son temps libre ~ « Ca fait déjà plus de trois mois que c’est comme ça, je sais qu’il y a eu des circonstances qui ont fait que … Mais refuser l’aide de Miri-Tan … C’est mieux d’accepter Kaïla. Après tout, elle saura t’aider correctement elle. Et arrête avec ta tête de chiot battu, j’ai qu’une envie c’est de … ~ » Ah ? Aurait-elle oublié ma présence ? Hum ~ Toussotant légèrement pour leur faire savoir que j’étais là, je me retournais en croisant le regard de Yume ~ Pauvre chose, regardez comment elle se sent gênée à présent, un visage tout rouge et tout penaud, Hum ~

- Elle n’a pas tort ~ D’autant plus que je suis une piètre tortionnaire, tu n’as donc aucune crainte à ce niveau là. Pour ce qu’il en est de mes disponibilités, nous nous arrangerons pour que nos horaires se joignent, Kurayami-San ~

Me retournant complètement pour venir déposer mon regard dans celui rougeâtre de notre « victime », je laissais un sourire rassurant naître sur mon visage alors que Yume, s’approchait de moi pour venir me demander du regarder si c’était vraiment ok. Lui accordant également un sourire alors que nous étions deux à présents à regarder cette chère Kaïla, je continuais à mettre mots sur mes idées ;

- En lisant ton dossier je pus voir que tes lacunes étaient principalement en sciences tout comme en langues. Nous pouvons redresser cela d’une manière bien plus rapide et bien plus amusante que tu pourrais le croire, Kaïla-Chan ~

Venais-je de l’appeler par son prénom ? Oui, et alors ? N’est-ce donc pas permis d’être sympathique lorsqu’on vient à parler à une amie ? ~ Demandant à Yume à présent de lui faire sa note pour ses dispenses précédentes et nouvelles qui allaient suivre les jours suivants, me saisissant de ce papier, je le déposais  devant Kurayami, un sourire apaisant toujours sur les lèvres ~ Hum, mais qu’en saisisse seulement, elle savait également que cela était une chance inespérée, n’est-ce pas ? ~

- Cela te sauvera pour la suite de tes cours ~ Nous commencerons Lundi prochain, tu as donc la fin de la semaine pour t’y préparer, Kaïla-Chan ~ A présent, il est temps pour moi de m’en aller, je suis contente d’avoir fait ta connaissance Kaïla-Chan ~

Faisant un signe de la main aux deux jeunes filles, je n’attendis nullement de réponses de la part de celles-ci, laissant ma personne disposer sous un dernier « Elle est pas folle non plus, elle s’amusera pas à t’arracher les doigts si tu captes pas, c’est Miri-Tan après tout » de Yume, semblant rassurant pour notre chère amie ~ Bon, qu’allais-je faire à présent ? Yomi-Chan, bien entendu ~


END

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MessageSujet: Re: C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !   

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C'est pas parce je ne vois pas, qu'on ne me voit pas... Effrayant !

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