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 Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?

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Dead Master

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MessageSujet: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mar 5 Juin - 16:31

Le temps passait lentement, l’odeur d’un printemps ensoleillé venait chatouiller mes narines alors que j’ouvrais les yeux lentement. Cherchant de ma main une personne quelconque, je m’arrêtais en tapant le vide, signe que j’étais donc seule dans ma chambre. Me hissant doucement en dehors de mon lit en m’étirant, je m’arrêtais sur le rebord, les yeux encore fermés cherchant à s’ouvrir et à s’habituer à la lumière du jour. Entendant la porte de ma chambre s’ouvrir, je fus contente de découvrir mes deux servantes, les visages impassibles laissant leurs cheveux gris entourer leurs magnifiques visages. L’une des jumelles vint poser un genou au sol devant moi, tandis qu’elle attrapait mes chevilles pour me mettre mes souliers, l’autre, un peignoir en main, attendit que je me lève pour le poser sur mes épaules. Maintenant habillée de ma tenue de nuit, je les suivais jusqu’au rez-de-chaussée où je savais déjà qu’un déjeuner m’attendait. Mangeant celui-ci sous les regards discrets de mes servantes, je passais une bonne dizaine de minutes à table avant de déposer mes couverts, boire mon café et les inviter d’un mouvement de la tête à me suivre dans la salle de bain pour que je puisse m’y relaxer et m’y laver.

L’eau douce, parfumée de roses, je me délectais dans cette eau chaude alors que je sentais les mains des deux femmes m’accompagnant, passer sur mon corps pour le laver. Me laissant faire à ces doux touchers, je fermais les yeux et me relaxais. Pourquoi n’avais-je pas songé à avoir tel traitement pour ma personne auparavant ? Se faire servir, caresser sans que l’on doive le demander en mot, simplement se laisser aller alors que tout vous est servis sur un plateau d’argent, que dis-je, d’or ! Une fois mon corps propre et séché, je sortis de la salle de bain, laissant les deux sœurs se sécher également. Marchant nue dans mes appartements, je descendis mon escalier de verre avant de matérialiser sur mon corps des vêtements. A quoi cela pouvait bien servir de s’habiller de vrais vêtements alors que je pouvais les créer moi-même ?

Vêtue d’un pantalon noir me collant le corps, une chemise blanche déboutonnée laissant la vue sur mon soutien en dentelles noires, je pris place sur l’un des divans de mon salon avant de traîner sur mes genoux mon pc portable. Bien que j’étais chez moi et non pas dans mon bureau, il fallait tout de même que je travaille. Insérant les dossiers, contacter certaines compagnies, régler les factures et gérer les étudiants comme les professeurs, n’était pas mince à faire. Sentant mon cellulaire sonner, j’attrapais celui-ci avant de décrocher. La réceptionniste se devait de m’informer de l’arrivée d’une nouvelle étudiante, celle-ci avait envoyé la nouvelle venue dans sa chambre tandis qu’elle demandait à me voir afin de régler en ma compagnie les venues et les départs des visiteurs. Répondant à la réceptionniste quémandant mon aide que je passerai plus tard, je laissais mon envie du moment prendre possession de moi. Mon envie, qu’était-elle ? J’avais envie de découvrir la nouvelle, je me souvenais encore de son dossier, « la muette aux yeux rouges » avait été l’appellation de Yume en voyant la photo de la jeune fille. Souriant en repensant à cela, je me levais de mon fauteuil avant de me décider de partir. M’arrêtant cependant devant un miroir adjacent ma porte d’entrée, je fermais légèrement ma blouse alors que je remettais mes cheveux en place. Regardant mon apparence d’une jeune fille de 16 ans, je me demandais si je ne devrai pas me donner un peu plus vieille devant cette jeune fille. Non, je préférais me jouer d’elle une fois de plus et peut être avec un peu de chance, je pourrais lui faire croire que je suis sa camarade de chambre. Amusant, allons voir ça.

Sortant donc de mon chez-moi, je e me dirigeais vers la section des filles dans le dortoir. Passant rapidement les étages, j’arrivais sans plus attendre devant la chambre de la jeune nouvelle. Ne prenant pas la peine de toquer, puisqu’en me faisant passer pour sa partenaire de chambre je n’en avais pas besoin, j’ouvris la porte sans plus attendre. Affichant un large sourire que j’effaçais aussi tôt en remarquant qu’il n’y avait personne encore, je soupirais doucement avant de traîner mes pieds dans ce nouvel univers. Regardant un peu à gauche et à droite, je pris place sur l’un des lits avant de me demander ce que je pourrais bien faire pour passer le temps en attendant la jeune Ryuko. Si je me souvenais bien, sa camarade devait se nommer … Melody Hurst. Devrais-je user de son nom ? Non, autant garder le mien.

Voyant la porte s’ouvrir, je levais les yeux en voyant la nouvelle arrivante passer le pas de sa porte. Me levant instinctivement en lui adressant un sourire amical, je lui fis un signe de la tête pour la saluer avant de lui dire :

- Konichiwa Ryuko-Chan, je suis Ayame … ta nouvelle camarade de chambre. Enchantée de faire ta connaissance, j’espère que nous pourrons nous entendre.

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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mar 5 Juin - 20:57

Je levai mes yeux de l’enveloppe que je tenais dans ma main et regardai précautionneusement le bâtiment qui se tenait devant moi, prenant garde à ce que la visière de ma casquette bloque les rayons de soleil. Le hall est énorme et un seul coup d’œil ne suffit pas à l’englober en totalité. Je laisse errer mon regard sur le bâtiment, resserrant mon emprise sur la bretelle de mon sac que je tenais négligemment sur mon épaule gauche. Une brise fraiche fit voleter mes longs cheveux blancs, quelques mèches dansant devant mes yeux sensibles. Il faisait chaud pour une journée de printemps, et l’air sentait merveilleusement bon. Je tournai la tête en entendant des voix et je vis des étudiantes sortir de l’école en bavardant, avant que leur regard ne se pose sur moi. Immédiatement, le volume de leurs voix baissa et elles se mirent à chuchoter en me jetant des regards curieux. Je restai impassible, étant habituée à susciter de telle réaction chez les autres. Je baissai la tête et fronçai les sourcils. Pour avoir l’air d’une nouvelle, j’en avais l’air. Je ne portais pas l’uniforme de l’école, étant seulement vêtue d’une paire de jeans bleue foncé, un chandail à manche longue rouge et une chemise blanche légèrement ouverte sur ma poitrine. Sur ma tête, je portais une casquette noire avec des rayures rouges, un accessoire que je portais pour me protéger partiellement du soleil, car j’avais horreur des lunettes de soleil. À mes pieds je portais mes converses noires décorées de tête de mort.
Avec un soupir, je replaçai inconsciemment mon sac sur mes épaules, repliai la lettre en quatre avant de la remettre dans ma poche et, avec une légère hésitation, je m’engageai dans l’école. Lorsque je passai les impressionnantes portes d’entrée, la différence de luminosité se fit immédiatement ressentir. Je devins semi aveugle pendant un moment et, lorsque ma vue s’habitua à mon nouvel environnement, je m’avançai vers la réception. Je ressortis ma lettre avant de la donner à la réceptionniste et restai silencieuse devant ses (trop) nombreuses questions. Finalement, après un moment, elle me donna mon numéro de chambre et m’indiqua la direction à prendre pour m’y rendre. Avec seulement un hochement de tête, je ramassai une feuille qu’elle me donna (le plan de l’école) et tournai les talons pour me diriger vers ma chambre. Tout en marchant, je scrutai le plan des yeux, ignorant les élèves qui chuchotaient sur mon passage. Après un moment, je trouvai finalement ma chambre et restai plantée devant ma porte pendant un petit moment. J’y étais. Dans une nouvelle école, dans une nouvelle vie. Étais-je contente? Triste? Indifférente? Honnêtement, je n’en avais aucune idée. Je ne parvenais pas à mettre des mots sur les étranges sentiments qui me gagnaient. Je décidai de les ignorer puis je tournai la tête vers la droite, ensuite vers la gauche. Personne en vue. Je cognai timidement trois petits coups à la porte et attendis. Des élèves bruyants passèrent derrière moi, et j’attendis que leurs voix s’éteignent avant de répéter les trois petits coups. Pas de réponse. Je soupirai et, après avoir hésité suffisamment longtemps, attrapai la poignée de la porte et la fit tourner. J’entrai dans la pièce et me figeai, un pied à l’intérieur et le reste de mon corps encore dans le couloir. Je fixai la jeune fille qui se tenait dans la pièce, me demandant si c’était ma nouvelle colocataire. Elle était plus petite que moi, mais ne paraissait pas moins impréssionnante. Je l’étudiai du regard, prenant conscience qu’elle dégageait une aura d’autorité quand même assez puissante dans la pièce.

- Konichiwa Ryuko-Chan, je suis Ayame … ta nouvelle camarade de chambre. Enchantée de faire ta connaissance, j’espère que nous pourrons nous entendre.

Je la regardai attentivement sans répondre. Après un moment, je la saluai d’un simple hochement de tête, entrai dans la pièce en refermant la porte derrière moi et me dirigeai vers la moitié de chambre qui avait l’air inoccupée. Je posai mon sac sur le lit puis me dirigeai vers la fenêtre et tirai les rideaux afin de couper la lumière du soleil. Avec un soupir, je retirai ma casquette et passai une main dans mes cheveux pour replacer mes mèches indisciplinées. Je fis le tour de la chambre des yeux. C’était petit, mais confortable. Puis mon regard se posa sur la fille. C’était quoi son nom déjà… ah! Oui, Ayame. Elle semblait attendre que je parle. Je croisai les bras sur ma poitrine pour lui faire comprendre que je n’étais pas très bavarde, puis je la regardai dans les yeux, me demandant si elle serait déstabilisée par mes iris rouges. En général, les gens avaient un mouvement de recul lorsque mon regard rencontrait le leur, mais Ayame semblait complètement indifférente face à mes iris pour le moins inhabituels. Bien. Elle montait légèrement dans mon estime personnelle. Comme ni elle ni moi se décidait à parler, je me retournai et entrepris de vider mon unique sac, et en ressorti mon uniforme scolaire que j’avais reçut avant d’arriver ici. Je le plaçai avec attention sur ma chaise de bureau, puis retournai à mon sac. Je jetai un léger coup d’œil à Ayame avant d’hausser intérieurement les épaules et sortis mon coffret de violon de mon sac avant de le poser sur mon lit. Des souvenirs remontèrent à mon esprits mais je m’empressai de les chasser intérieurement, ne voulant pas penser à ça. Le reste de mes effets personnels dans mon sac étaient des vêtements et autre choses, telles qu’une brosse à cheveux, une brosse à dents, etc. Je me retournai vers Ayame et haussai un sourcil en voyant qu’elle n’avait toujours pas bougé de l’endroit où elle se tenait. Combien de temps comptait-elle rester ainsi à me regarder? Je n’en avais aucune idée. Je la regardai en retour, penchant légèrement la tête sur le côté comme pour dire ‘oui?’ afin de l’inciter à parler. Peu importe ce qu’elle voulait, qu’elle me le demande, je n’aimais pas ce silence pesant dans la chambre et le fait qu’elle ne me quittait pas des yeux n’aidait pas à me calmer.
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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mar 5 Juin - 21:39

Restant interdite en vue du silence qui prenait forme dans cette chambre, je ne fis que sourire en scrutant soigneusement les faits et gestes de ma nouvelle élève. Mes bras derrières le dos, les jambes légèrement croisées et mon regard malicieux posé sur sa silhouette, je la vis fermer les rideaux. Souhaiterait-elle de l’intimité, s’attendait-elle déjà à ce que je lui saute dessus ? Mais voyons ma chérie, à la lumière comme dans le noir, je ne me reteindrai pas de te donner du plaisir. Il en va de même si tu préfères la chambre ou l’extérieur, je suis ouverte à toute proposition, alors, me ferras-tu plaisir mon cœur ? Non, ce n’était décidément pas le cas étant donné qu’elle se posa devant moi, croisa les bras et me sonda de ses pupilles rouges. Ne faisant qu’adresser un sourire, mon esprit se mit à divaguer alors que sa personne s’en alla déballer ses effets personnels.

Des vêtements, des livres, un violon ? Regardant avec intérêts ce qu’elle faisait, je ne bougeais toujours pas et ne laissais pas non plus ma voix mélodieuse résonner dans la pièce. Peut être ne comprenait-elle pas le japonais ? Mais n’était-il pas marqué dans son dossier que cette jeune enfant était japonaise ? Peut être aurai-je manqué quelques lignes de sa fiche d’élève, non, cette solution était invraisemblable, sachez que je suis méticuleuse et que je suis du genre à relire deux fois pour être sur de ne pas louper une seule miette d’informations personnelles à son égard. Je me souvenais presque de son histoire sur le bout des doigts, une jeune fille sortant d’une famille banale, charriée pendant son enfance pour son physique et finalement, appréciée comme une star dans son ancien lycée. Allez savoir pourquoi, les japonais étaient bizarres et comprendre leurs goûts était devenu difficile pour ma personne. Que dire de plus sur elle ? Pas grand-chose à vrai dire.

Ce n’est qu’en voyant son regard se poser sur moi avec une pointe d’énervement dans les gestes que je sentis qu’il fallait que je dise quelque chose. Mais que dire face à une muette ? Savait-elle seulement parler, ou peut être n’entendait-elle pas quand je parlais … Dieu, il y avait tellement de possibilités s’adressant à cette personne que je ne savais que faire premièrement. Essayons peut être de mieux articuler, mais que dis-je, mon élocution était parfaite ! Oui, elle devait être sourde ou muette, quoi qu’il en soit, voyons d’abord si elle comprend le japonais :

- Comprends-tu ma langue ? Je suis A-Y-A-M-E, tu C-O-M-P-R-E-N-D-S ?

Restant silencieuse un moment, je soupirais doucement alors que je ne reçus toujours aucune réponse de sa part. J’avais pourtant fait attention de montrer de la gestuelle à mes dires tout en séparant chaque lettre de ma voix mielleuse. Que pouvais-je faire de plus entre dire mon prénom en me pointant du doigt, la pointer du doigt tout en levant les épaules en marquant bien le « comprends » ? Même si elle avait été sourde, elle aurait su lire sur mes lèvres non ? Que faire … Dieu, peut être qu’elle était aveugle également ! Mais si elle avait été aveugle, pourquoi m’aurait-elle sondé du regard ? Dieu, une idée saugrenue ma traversa l’esprit alors que je me disais justement, qu’elle regardait dans le vie pour trouver ma personne qui ne faisait nul bruit ! Oui, il était temps que j’arrête mon délire. Si elle était aveugle, ceci serait marqué dans son dossier n’est-ce pas ?

Me dirigeant vers un des bureaux, j’attrapais un bloc de feuilles et un Bic. Écrivant dessus en trois langues différentes, j’attirais l’attention de la jeune fille en lui faisant un signe de la main avant de lui montrer la feuille que je gardais en main. On pouvait voir écrit dessus « Sais-tu parler ? » alors que mon sourire s’agrandissait. Non, je ne me moque pas, je charrie. Tout en montrant cela, je laissais ma voix résonner dans la pièce « enfin » normalement :

- Ne sait-on jamais que j’ai à faire à une muette, n’est-ce pas ? Si jamais tu m’entends, puis-je te demander comment tu vas ? As-tu eu un long voyage jusqu’ici ?

Au pire, si elle ne m’entendait pas, on pouvait très bien dire que j’avais l’air d’un clown parlant à sa balle hein … Dieu, qu’allais-je faire ?

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Ryuko Hirano

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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mar 5 Juin - 22:27

Ayame restait aussi silencieuse que moi et, honnêtement, ça commençait à devenir inconfortable. Je continuais de la scruter de mon regard, et finalement, je la vis prendre une inspiration, signe qu’elle allait parler.

- Comprends-tu ma langue ? Je suis A-Y-A-M-E, tu C-O-M-P-R-E-N-D-S ?

J’haussai un sourcil devant ses gestes exagérés. Me prenait-elle pour une quelconque attardée mentale? Avais-je vraiment l'air d'une simple d'esprit? Même si j'avais les yeux rouges, les cheveux blancs et un teint pâle, ça ne voulait pas dire que j'étais une atardée! Non mais, quand même! Je la regardai dans les yeux et hochai la tête, me forçant à garder mon calme. Elle ne sembla pas capter mon message silencieux et je l’entendis soupirer. Je jurai intérieurement, commençant à perdre patience. Je n’avais jamais eu ce genre de problème auparavant. D’habitude, les gens essayaient de me parler, ensuite de me faire parler, échouaient lamentablement et partaient. Point. Mais Ayame était entêtée, elle ne lâchait pas le morceau. Je soupirai à mon tour et massai mes tempes de mes indexes. Avoir passé une partie de l’avant midi à l’extérieur avec ce soleil éclatant n’avait pas aidé mon côté fragile de mon physique, et ça commençait à se faire ressentir. Je laissai retomber mes bras à mes côtés lorsque je vis Ayame se mettre en mouvement. Elle se dirigea vers un des bureaux, en sortis un petit tas de feuille et un stylo. Je la vis écrire quelque chose, un étrange sourire dansant sur ses lèvres. Je penchai légèrement mon corps vers l’avant, essayant de lire au dessus de son épaule, veillant à ce qu’aucun contact ne soit fait. J’avais horreur des contacts. Finalement, elle me fit signe de me rapprocher et de regarder le papier. En trois langue différentes, elle avait écrit « Sais-tu parler? ». Je roulai les yeux au ciel et soupirai. Vraiment, cette question? Elle n’avait pas pensé à quelque chose de mieux à me poser. Je lui fis signe de la main pour qu’elle y dépose le stylo, veillant à éviter de toucher ses doigts puis j’appliquai mon écriture élégante sur le papier.

« Je savais parler auparavant, je ne parle plus maintenant ». Cela devrait la satisfaire, non? Mais étrangement, j’avais l’impression que non, cela ne la satisferais pas, mais vraiment pas. Je reculai d’un pas pour mettre de la distance entre elle et moi, la proximité de nos deux corps commençait à me rendre mal à l’aise. J’évitais de trop me rapprocher des autres en général, mais il m’avait fallu me rapprocher d’elle pour pouvoir lire au dessus de son épaule. Gardant maintenant une distance respectable, je la regardai tandis qu’elle se retournait vers moi, un sourire aux lèvres.

- Ne sait-on jamais que j’ai à faire à une muette, n’est-ce pas ? Si jamais tu m’entends, puis-je te demander comment tu vas ? As-tu eu un long voyage jusqu’ici ?

Comment j’allais? À part avoir l’impression d’être une bête de cirque et de me faire niaiser, j’allais royalement bien! Enfin, pour une albinos au taux d’albinisme élevé, qui s’était récolté un mal de tête du aux rayons de soleils trop fort et qui devait gérer une fille qui la prenait pour attardée mentale. Ouaip. J’allais trèèèèèèèès bien! Avec un autre soupir, je refis un pas dans la direction d’Ayame et me penchai vers le bureau, reprenant le stylo dans ma main.

« Je vais bien, le voyage était long et ennuyeux, » écrivis-je. Je fronçai les sourcils et, après un moment d’hésitation, écrivis : « Je me présente, Ryuko Hirano. Enchantée de faire ta connaissance, Ayame-Chan». Je redéposai le crayon sur la table, pris la tablette de feuilles et la donnai à Ayame afin qu’elle puisse lire ce que j’avais écris. Je me forçai à rester en place malgré la proximité, me rappelant que certaine personnes qui remarquaient mes constantes tentatives d’esquives côté contacts le prenaient mal et se sentaient insultées. Cependant, mes muscles se tendirent sous l’anticipation, et je croisai les bras une fois de plus sur ma poitrine. Je sais, c’était un langage corporel qui montrait clairement que j’étais mal à l’aise, mais bon. Je vis Ayame lire mes notes, et je scrutai son expression, me demandant comment elle allait réagir à mes mots. Prenant conscience que je n’arrêtais pas de la regarder lorsqu’elle ne me regardait pas, je me forçai à détourner le regard et regardai le coffret de violon sur mon lit. Je me perdis dans mes pensées, oubliant presque la présence d’Ayame.
Les souvenirs de mon ancienne vie m’avaient complètement enveloppée. Je me revoyais lors du spectacle de musique. Tous les autres musiciens jouaient sur la scène, fièrement exposés. Et moi? Bah moi, la violoniste mystérieuse, je jouais dans les coulisses. Pourquoi, me demandais-je? À cause de mon apparence. Les gens me craignaient, me fuyaient. Ce n’était pas tout le monde qui savait comment réagir face à une albinos. Et la plus grande majorité de ces personnes choisissaient les réactions les plus lâches : la crainte. Le jugement. La haine. Et tant d’autres. Après avoir échappée de justesse à un homme fou lors de mon premier concert public, et après avoir récolté une longue cicatrice sur mon flanc gauche (le pauvre homme pensait que j’étais un vampire et avait sorti un couteau de chasse avant de me sauter dessus, essayant de me poignarder en plein cœur. Heureusement, j’avais évité le coup, déviant la lame sur mon flanc et récoltant une blessure superficielle), on m’avait forcé à jouer dans les coulisses là où personne ne pourrait me voir. Et là où personne ne pourrait me faire de mal.
Inconsciemment, je passai une main sur mon flanc couvert de tissu, suivant sans vraiment la toucher, la forme de ma cicatrice. Après, on me demandait pourquoi je fuyais les gens. Alles, Ryu-chan! Pourquoi fuis-tu les autres? Pourquoi t’isoler? Allez savoir! Toujours perdue dans mes pensées, je n’entendis pas si Ayame m’adressa la parole.
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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mer 6 Juin - 15:54

Dieu, comment allais-je donc m’en sortir avec une telle personne, écrivant seulement quelques phrases sur un papier pour répondre à ma question, je me demandais ce qu’elle voulait dire par « maintenant je ne parle plus », cela voulait dire qu’elle parlait avant non ? Avait-elle eu un grave accident qui l’obligeait à retirer ses cordes vocales ? Ou plutôt, serait-ce plutôt que mademoiselle Ryuko n’avait guère envie de me faire entendre sa douce voix que j'imaginais déjà, angélique.

Assise sur l’un des lits, continuant à fixer longuement la jeune femme, je m’amusais à la déshabiller du regard tandis qu’elle s’affairait à ses occupations. Attrapant un magazine quelconque que je trouvais non loin de ma portée, j’ouvris celui-ci dans le plus grand des silences, ne regardant plus que d’un œil discret « ma camarade » de chambre. Laissant mes yeux descendre sur les mots devant moi, je tournais les pages avant de trouver un article qui me paru plaisant.

Bonjour, bonsoir cher(e) lecteur/lectrice ! En direct de Undai Gakuen, le journal scolaire le plus en vogue entre ses murs vous présente son numéro spécial ! Spécial Directrice : Dead Master !

Combien d’entre vous connaissent son nom mais n’ont jamais eu le plaisir de découvrir son visage ? Combien d’entre vous rêveraient de vous faire châtier par sa faux alors que, bande de sado-maso, vous ne savez même pas à quoi elle ressemble ! D’après nos recherches, nous avons découverts que certains de nos élèves l’avaient rencontrés, la décrivant tous comme une femme dangereuse mais magnifique, alors place aux interviews des étudiants sur « Qui est Dead Master ?! » :

Sondai Akufu : Moi je n’ai jamais vu la dirlo, mais parait qu’elle fait vachement peur … y avait une rumeur qui disait qu’elle s’était battue y un moment d’ici et qu’elle a découpé Hibari Ishinose en deux ! J’n’ai pas assisté au combat, mais y avait des filles de ma classe qui en parlaient et elles en parlent même encore maintenant ! En tout cas, je n’ai pas envie de la voir perso, je préfère rester loin d’elle …

Akabi Shoutei : Moi je l’ai déjà vue, du moins c’était genre de coup de vent et j’avais pas capté qu’elle était la dirlo directement. C’était lors d’un combat entre deux secondes près du centre commercial, y avait Yume-Sama avec une fille assez jeune, mais son aura était vachement terrifiante, mais à part ça … Perso, je suis sure que ça doit être une personne quand même sympa pour supporter Black Rock Shooter non ?

Take Ushima : Moi je dis rien là dessus, je veux pas qu’elle tombe sur ce magazine et qu’après elle nous castre la … la dirlo.

Alors voilà la fin de cette …


Fermant le magazine en éclatant de rire, je posais mes pupilles verdâtres sur l’autre personne se trouvant dans la pièce. Lui adressant un sourire, je me dirigeais vers le coin cuisine de la chambre, allumai la bouilloire, trouvai du thé et me mis à préparer celui-ci. Une fois les deux tasses en main, j’en déposais une à côté de Ryuko en lui adressant un sourire.

- Tu as déjà entendue parler de la directrice ? Il parait que c’est une personne effroyable mais peu de gens l’ont croisée lors de leur cursus à Undai. Peut être que tu auras de la chance toi.

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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mer 6 Juin - 16:39

Un rire cristallin retentit sur ma droite, me sortant de mes pensées et je revint dans le présent, légèrement surprise. Je clignai des yeux quelque fois et secouai la tête. Vraiment, tomber ainsi dans mes souvenirs alors que quelqu’un était avec moi, ce n’était pas vraiment bon. Je secouai la tête et me retournai vers le lit, finalisant de ranger mes effets personnels tandis qu’Ayame se dirigeait vers la cuisine. Je l’entendis farfouiller un moment dans les armoires, puis finalement j’entendis de l’eau couler. Je risquai un regard vers la cuisine, regardant discrètement ma colocataire. Ayame préparait le thé, s’affairant à sa tâche avec un air concentré. J’haussai un sourcil puis je retournai à mes préoccupations, pris le coffret de mon violon et allai le ranger dans le coin de ma moitié de chambre, près de ma table de nuit. Je revins ensuite à ma place précédente, et levai les yeux sur Ayame lorsque cette dernière revint dans la petite chambre, deux tasses dans les mains. Elle en posa une sur le petit bureau à côté de moi et me sourit, me scrutant de ses yeux verts.

- Tu as déjà entendue parler de la directrice ? Il parait que c’est une personne effroyable mais peu de gens l’ont croisée lors de leur cursus à Undai. Peut être que tu auras de la chance toi.

Je soupirai intérieurement en prenant la tasse de thé et bu une gorgée. Ayame ne lâchait vraiment pas le morceau. Ah et tant pis, s’il fallait que je parle, je le ferai. Je ne parle que très rarement d’habitude, généralement lorsque la situation était inévitable. Mais comme Ayame continuait à essayer de me faire parler, et qu’elle ne le faisait pas brusquement (ce que la plupart du temps les autres faisaient), je me résignai à parler. Fallait bien que je brise le silence parfois. De plus, j’avais l’impression de rendre Ayame mal à l’aise avec mon silence constant. Je pris une autre gorgée de thé, baissa la tasse et plantai mes yeux dans ceux d’Ayame.

- Non, je n’ai rien entendu à popos d’elle…

Réentendre cette voix, douce, calme, quelque peu rauque mais presque angélique… ça me surprenait tout le temps. Surtout lorsque je savais que cette voix m’appartenait, sortait de mes propres cordes vocales. Malheureusement, peu de personnes avaient la chance de l’entendre. Et Ayame était l’une des rare chanceuse à avoir été capable de me faire sortir de mon mutisme. Je ne sais pas trop comment elle s’y était prise. En général, j’ignorais les autres lorsqu’ils étaient persistants. Mais avec Ayame… c’était différent. Je ne m’étais nullement sentie jugée, méprisée ou crainte. Je me sentais… normale. Comme si je n’étais qu’une banale fille, et non une pauvre créature au teint blafard et aux yeux rouges. Je détournai les yeux, évitant le regard d’Ayame et je réfléchis à ce que je pourrai dire par la suite. Puis je fronçai les sourcils, fixant ma tasse de thé.

- Je ne vois pas pourquoi les autres se fient aux rumeurs pour juger une personne… Ils ne devraient pas dire quelque chose de semblable sur la directrice alors qu’ils ne la connaissent même pas…

Je pris une autre gorgée, fermant les yeux en savourant la sensation de bien être qui m’enveloppait. Ce thé était délicieux. À moins que ce soient les miens qui étaient affreusement horribles? Je n’en sais rien. Je relevai lentement les yeux sur Ayame, mes cheveux me tombant légèrement devant les yeux, tel un rideau d’argent cachant deux puits rouges.

- Et je ne crois pas à la chance, Ayame-Chan. La chance et moi, on n’est pas très copines…

Pourquoi croire en la chance? Alors que, depuis ta plus tendre enfance, tu étais considérée comme un monstre, une abomination, une erreur? Non, la chance n’était pas pour moi, elle me fuyait, m’évitait. Je scrutai le regard d’Ayame pendant un moment, essayant de déterminer ses émotions mais y renonçai lorsque je fus incapable de déchiffrer son regard.

- Et toi, Ayame-Chan, que penses-tu de la directrice? L’as-tu déjà rencontrée, avant de pouvoir dire ne serais-ce quoi que ce soit sur elle?


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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mer 6 Juin - 20:27

- Non, je n’ai rien entendu à propos d’elle…

Agrandissant mon sourire en entendant le son de sa voix, je joignais mes mains comme dans une prière, bénissant Dieu de lui accorder enfin la parole. C’était un acte divin, Dieu de sa grande bonté aussi haute que la mienne, venait de rendre la parole à ce pauvre enfant ! Que pourrai-je faire pour une telle gentillesse du seigneur ? Comment pourrai-je le remercier d’élever ma brebis dans son cœur pour lui accorder la voix ? Je me promettais de faire construire des églises, autant que j’accorderai la voix divine à toutes sœurs suivant le chemin de la pureté du christianisme. Oui, c’était décidé, plus jamais je ne m’attaquerai à une sœur, plus jamais je ne songerai à les prendre dans un confessionnal, plus jamais j’userai de leurs corps pour manger le pain bénit, le vin de Dieu.

- Je ne vois pas pourquoi les autres se fient aux rumeurs pour juger une personne… Ils ne devraient pas dire quelque chose de semblable sur la directrice alors qu’ils ne la connaissent même pas…

Trop emprise dans mon délire, mes bras me serrant le corps tandis que je serrais les jambes en sentant l’excitation me monter, je me mordis la lèvre inférieur alors que mon esprit, empli de ce nouveau plaisir, de la gloire pour le seigneur, j’essayais de me contrôler du mieux que je pouvais . Mais comment, comment devant un tel miracle ?! Mon esprit scientifique se perdit dans les limbes de mes désirs alors que mes yeux se posèrent sur la jeune femme, ignorante de mes envies dites divines. Juger une personne sur une rumeur, c’était chose commune ici, les élèves bâtissaient leurs réputations sur ces mêmes rumeurs, un moyen, certes peu fiable mais rapide pour se faire connaître.

- Et je ne crois pas à la chance, Ayame-Chan. La chance et moi, on n’est pas très copines…

Elle devait y croire, regardez ce qu’il venait de se passer. Le seigneur venait de lui rendre la parole, comment ne peut-on pas appeler ça de la chance. Si je n’étais pas si égoïste, je transférais son dossier dans une école de sœurs, oui, dans un couvant, de cette manière elle pourrait « remercier » Dieu d’elle-même ! Oui, vêtue d’une tenue des plus aguicheuses des religieuses, je voyais déjà son corps moulant se fondre dans la robe noire tandis que sa chevelure blanche passerait par dessous la capuche dont ses yeux rouges, tel un ensorcellement purifierait tous les pêcheurs s’étant égarés du chemin de l’église !

- Et toi, Ayame-Chan, que penses-tu de la directrice? L’as-tu déjà rencontrée, avant de pouvoir dire ne serais-ce quoi que ce soit sur elle?

Retombant sur terre en évitant un saignement de nez de justesse, je secouais la tête pour reprendre mes esprits avant d’éclater de rire, me rappelant de ses dires ainsi que des mes pensées. Devrais-je vous avouer que je n’étais pas chrétienne et que le seul dieu présent sur terre était juste devant vous ? Oui, c’est bien moi, la puissance même digne de régner sur ce monde et de mon immortalité, mener l’humanité à sa réussite. Me saisissant de ma tasse pour me remplir la gorge, je bus doucement avant de déposer celle-ci et de répondre à la jeune Ryuko.

- Dead Master … est la femme la plus puissance au monde, la plus magnifique et sans doute la plus intelligente. Elle fait avancer le monde de ses prouesses scientifiques et technologiques, si j’avais ne serait-ce que l’honneur de la rencontrer …

Oui, l’égocentrisme était un atout pour tout Dieu non ? Je m’auto-satisfaisais avec ces paroles. Oui, je me devais de me décrire magnifique devant cette jeune enfant innocente, je me devais de lui montrer ma grandeur alors que mes paroles étaient tracées sur le chemin de la vérité, oui, je ne mentais pas, Dieu ne ment pas, il ne fait que cacher certaines paroles.

- Je lui demanderai sa main.

C’était sorti tout seul alors qu’un rougissement prononcé se marquait sur mes joues, mes yeux cherchant un point invisible pour se fixer, j’essayais de contrôler mon euphorie du moment se heurtant dans ma tête  de ses éclats de rires alors que mon visage n’exprimait que douceur et timidité en vue de mes dires. Dieu, je m’aime.

- Dead Master-sama est une grande lady, beaucoup de gens l’aiment, mais beaucoup de gens ont eu peur également. Elle n’a pas de pitié pour recycler les ordures de ce monde, autant qu’elle se voit généreuse de nous offrir un toit et une vie bien meilleure que nous aurions pu espérer en dehors des murs de Undai. Ne trouves-tu pas que sa gentillesse est déconcertante ? Nous devrions bâtir un temple à son honneur, telle une déesse. Oui, un temple pour Dead Master-Sama.

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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Mer 6 Juin - 21:26

Un sourire aux lèvres, Ayame pris une longue gorgée de son thé avant de le déposer sur la petite table et de me regarder. Après un moment, elle déclara :

- Dead Master … est la femme la plus puissance au monde, la plus magnifique et sans doute la plus intelligente. Elle fait avancer le monde de ses prouesses scientifiques et technologiques, si j’avais ne serait-ce que l’honneur de la rencontrer …

J’avais entendu parler qu’Undai avait les technologies les plus avancées de toutes les contrées. Ainsi donc, Dead Master, la directrice, était celle qui maniait les fils de cette technologie soit disant inaccessible, sauf pour Dead Master elle-même. Elle était la femme la plus puissante, disait Ayame. Je n’avais aucun mal à y croire. Si Dead Master possédais les technologies les plus avancées, aucun doute qu’elle devait s’en servir en partie pour créer des armes ou autres choses militaires. Je pris une autre gorgée de thé.

- Je lui demanderai sa main.

La gorgée passa de travers et je m’étouffai avec le thé. J’échappai la tasse au sol, toussant comme une déchainée, les yeux larmoyants. La tasse se brisa en morceau et le restant du thé se répandis au sol, quelques gouttes atteignant les pieds d’Ayame, qui ne sembla pas le remarquer, pas plus qu’elle remarqua le fait que j’étouffais. Après un moment, je pus respirer normalement de nouveau et j’essuyai mes yeux larmoyants. Sa déclaration m’avait complètement prise au dépourvus. Moi qui ne connaissais rien à l’amour, voilà que ma colocataire me déclarait qu’elle avait un faible pour Dead Master. Je secouai la tête et allai dans la cuisine, pris un chiffon et revint dans la chambre. Je commençai à nettoyer mon dégât tandis qu’Ayame, toujours dans son étrange délire, regardait dans le vide, comme pour éviter de regarder quelque chose… ou quelqu’un. Ce n’est qu’a ce moment que je remarquai le rouge sur ses joues. Sans trop savoir pourquoi, je me sentis rougir aussi, mes joues se mettant à brûler. À cause de mon teint pâle, chaque fois que je rougissais, c’était pratiquement im-po-ssi-ble à cacher, le rouge étant trop voyant. Je baissai la tête et me concentrai sur ma tâche. Après avoir nettoyé le sol, je retournai dans la cuisine, pris le balai et le porte poussière et ramassai les morceaux de tasses. Je me dirigeai par la suite dans la cuisine et jetai les débris, avant de ranger le tout et de retourner dans la chambre. Je fus soulagée lorsque je vis qu’Ayame ne m’avait probablement pas vu rougir.
Je me plantai devant elle en croisant les bras, gardant une distance respectable. Elle sembla sortir quelque peu de ses pensées et me regarda.

- Dead Master-sama est une grande lady, beaucoup de gens l’aiment, mais beaucoup de gens ont eu peur également. Elle n’a pas de pitié pour recycler les ordures de ce monde, autant qu’elle se voit généreuse de nous offrir un toit et une vie bien meilleure que nous aurions pu espérer en dehors des murs de Undai. Ne trouves-tu pas que sa gentillesse est déconcertante ? Nous devrions bâtir un temple à son honneur, telle une déesse. Oui, un temple pour Dead Master-Sama.

Je fronçai les sourcils. Oui, Dead Master était ‘gentille’ de nous avoir acueillis dans son établissement. D’un côté, c’était vrai que la vie à Undai pourrait être plus facile pour moi. Jusqu'à maintenant, personne ne m’avait méprisé, on ne m’avait seulement regardé avec curiosité, chuchotant sur mon passage. Mais je n’avais ressentis aucune hostilité. Pour le moment, du moins. Mais de là à construire un temple?

- Je ne sais pas, je trouve que l’idée du temple est quelque peu… exagérée. Dead Master à probablement déjà tout ce qu’elle veut. Si elle veut un temple, elle a certainement les moyens de se le faire construire elle-même.

Je fermai les yeux et levai les bras au dessus de ma tête pour étirer mes muscles. Mains jointes au dessus de moi, je restai ainsi pendant un moment, savourant la sensation d’étirement. Que c’était bon! Finalement, après un moment, je fis retomber mes bras et surpris le regard étrange d’Ayame. Je penchai légèrement la tête sur le côté, plongeant mon regard dans celui d’Ayame.

- Autre qu’être une femme puissante, intelligente et magnifique comme tu dis, que sais-tu d’autre de Dead Master? Selon-toi, ces rumeurs à propos de sa cruauté, tu crois qu’elles sont vraies? Y a-t-il seulement une personne qui l’aime pour qui elle est, et non pour ce qu’elle à accomplie? Je ne vois aucune raison à adorer une personne qui inspire la crainte et l’horreur aux autres.


Je tournai la tête vers les rideaux, regardant sans vraiment le voir le soleil. À cause des rideaux, il m’apparaissait que faiblement, heureusement pour mes yeux sensibles. Je soupirai et regardai Ayame du coin de l’œil.

- Souvent, les personnes s’arrêtent qu’a l’apparence extérieure d’autrui. Ils ne cherchent pas à déterminer qui est vraiment la personne, sa personnalité, ce qu’elle aime, ce qu’elle n’aime pas. C’est comme si l’être humain avait commencé à considérer ses semblables comme des robots. Vide de sentiments, cruels, et ne cherchant que le pouvoir. Je suis consciente que certaines personnes sont vraiment ainsi, ne cherchant que le pouvoir.

Je souris faiblement à Ayame, seulement, dans mes yeux, aucune joie ne s’y reflétait.

- Je refuse de penser que Dead Master est une personne vide de sentiment et sans cœur. Peu importe ce que les autres disent. Je suis certaine qu’elle à des sentiments, comme tous autres être humain, mais elle doit probablement être une professionnelle dans l’art de les masquer. C’est souvent ainsi lorsqu’on est au pouvoir. Il n’y a pas le temps pour les sentiments. Donc, en général, les gens au pouvoir les cachent…


Je détournai le regard, ne sachant pas quoi dire d’autres. J’étais surprise d’ailleurs d’avoir tant parlé. Ce n’était vraiment pas dans mes habitudes de déballer des paragraphes entier côté verbal. Mais bon, d’un côté, j’étais contente d’avoir quelqu’un à qui parler. Ça faisait des années que je me sentais seule, abandonnée. Le fait qu’Ayame prenait le temps de m’écouter, ça me faisait du bien. Puis, une question étrange me passa dans la tête et je ne pus m’empêcher de la poser.

- Dis Ayame, tu crois que Dead Master à un amant ou une amante?





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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Jeu 7 Juin - 17:38

- Je ne sais pas, je trouve que l’idée du temple est quelque peu… exagérée. Dead Master à probablement déjà tout ce qu’elle veut. Si elle veut un temple, elle a certainement les moyens de se le faire construire elle-même.

Tel un moulin à parole, elle refusait mon idée. Légèrement vexée par le fait qu’elle n’accepte pas de bâtir un temple à mon honneur, je me demandais ce qu’il en était des autres, combien d’élèves de cette académie se tueraient à me construire un piédestal digne d’une déesse ? Tous, oui, aucun d’entre eux n’oserait remettre en question l’un de mes ordres divins ! Il était vrai que j’avais moi-même l’argent et la main d’œuvre nécessaire, mais quel aurait été ma gloire et la reconnaissance de mon peuple si c’était moi, de ma grandeur qui doive user de mon pouvoir pour me bâtir telle effigie ? Petite effrontée.

- Autre qu’être une femme puissante, intelligente et magnifique comme tu dis, que sais-tu d’autre de Dead Master? Selon-toi, ces rumeurs à propos de sa cruauté, tu crois qu’elles sont vraies? Y a-t-il seulement une personne qui l’aime pour qui elle est, et non pour ce qu’elle à accomplie? Je ne vois aucune raison à adorer une personne qui inspire la crainte et l’horreur aux autres.

Je dois avouer que mon sang-froid était mis à rudes épreuves avec le moulin à parole, oser dire que l’amour de mes disciples était faux ou complètement inexistant ne me donnait qu’une envie, celle de lui enfoncer la tête la première dans un vase. Comment osait-elle de son rang me parler de la sorte ? Maaah, si je ne m’étais pas présentée en tant que simple élève, cela aurait sans doute été différent. Mais de cette manière, je pouvais être sure qu’elle ne se permettrait nulle retenue sur son avis sur la directrice. La petite coquine. Il valait de soi que beaucoup de gens m’aimaient pour ce que j’étais, je ne me cachais pas derrière des faux semblants alors que mes sentiments s’exprimèrent avec grâce et bonté sans retenues. L’admiration ne se limitait pas à la crainte, beaucoup de gens m’aimaient pour leurs donner une vie meilleure, pour ma gentillesse et mon talent sans fin. Petite ignorante.

- Souvent, les personnes s’arrêtent qu’a l’apparence extérieure d’autrui. Ils ne cherchent pas à déterminer qui est vraiment la personne, sa personnalité, ce qu’elle aime, ce qu’elle n’aime pas. C’est comme si l’être humain avait commencé à considérer ses semblables comme des robots. Vide de sentiments, cruels, et ne cherchant que le pouvoir. Je suis consciente que certaines personnes sont vraiment ainsi, ne cherchant que le pouvoir.

Ne pas avoir de sentiments à cause de ma puissance ? Non, elle n’y était pas, je regorgeais de sentiments. Que ce soit amical ou amoureux, passant par la curiosité et l’envie, sans oublier ma gentillesse comme ma méchanceté. Je connaissais mes qualités et j’eus fait de mes défauts des choses surmontables par le simple fait de ma grandeur. Le meilleur exemple pouvant décrire bonté et amour de ma part se voit se reporter sur Yume-Chan, n’avais-je pas été digne d’être appelée « femme généreuse » en sortant cette enfant d’un enfer insupportable ? N’avais-je pas été douce de la bercer de mon amour, n’avais-je pas été bonne de lui accorder vie et pouvoir ? Petite Insolente.

- Je refuse de penser que Dead Master est une personne vide de sentiment et sans cœur. Peu importe ce que les autres disent. Je suis certaine qu’elle à des sentiments, comme tous autres être humain, mais elle doit probablement être une professionnelle dans l’art de les masquer. C’est souvent ainsi lorsqu’on est au pouvoir. Il n’y a pas le temps pour les sentiments. Donc, en général, les gens au pouvoir les cachent…

Si seulement j’étais humaine, cela changerait sans doute la donne. Mais il était vrai que j’étais remplie de sentiments, que je ne cachais pas de montrer ceux-ci. Ma puissance ne me faisait pas cacher mes attentions, bien au contraire … Pensait-elle que la vie des personnes puissantes était la même que dans les films ? Non, du moins je vivais normalement. Il en va de soit que j’inspirais parfois crainte pour le pouvoir que j’avais entre les mains, mais en temps normal, n’était-ce pas seulement de l’admiration pour ma réussite ? Oui, il en va de soi que la puissance m’a permise de jouer de la vie et de la mort d’autrui, mais cela était comme une remerciement pour le seigneur de ma part, de m’accorder tel don et savoir. Oui, je continue à dire que je ne suis pas croyante, je suis le seul Dieu sur cette terre.

- Dis Ayame, tu crois que Dead Master à un amant ou une amante?

Laissant un petit rire m’échapper en entendant cette question, je posais une main sur ma bouche avant de river mon regard dans celui de Ryuko. Allais-je lui dire que toute l’académie faisait office de marché à relation pour moi ? Non, cela aurait été déplacé et puis … disons que j’avais mes vues sur certaines personnes uniquement et les deux seules qui pourraient être appelées amante ne sont autres que mon chef d’œuvre et une femme prometteuse du nom d’Akiha-Chan.

- Je ne dirai pas que Dead Master-Sama soit vide de sentiments, bien au contraire, elle les exprime avec tant de facilité que cela peut être déconcertant. Pour ce qui est du temple, ne crois-tu pas qu’il serait préférable que nous, ses disciples lui montrions notre amour en faisant cela sans qu’elle nous le demande ? Cela aurait tellement plus d’impact … Dieu, j’en suis toute émoustillée.

Me levant en sentant un frison me prendre de l’échine, je me plaçais devant la fenêtre aux rideaux fermés. Ouvrant légèrement ceux-ci pour avoir une vision sur l’extérieur sans pour autant baigner la pièce dans la lumière, je regardais les quelques étudiants du haut de ma place. Je n’appréciais pas spécialement la lumière du jour, et cela se voyait et comprenait avec le nombre incalculable de jours que je pouvais rester enfermée dans mon bureau ou dans mon laboratoire sans prendre la peine d’avoir une once de luminosité. Ermite, oui, et je l’assumais pleinement.

- Sa puissance est telle que les gens se doivent de l’admirer pour sa force, bien que cela puisse apporter crainte, l’humain est assez étrange pour mélanger sa peur à une quelconque admiration. Ces méfaits ne sont là que pour purger ce monde, tuer inutilement ne serait pas digne d’une telle déesse, disons que chacun de ses meurtres ont été justifiés par les erreurs de personnes peuplant ce monde. Elle est telle une divinité choisissant ses élues avec précision pour monter un monde meilleur et prospérer la race humaine.

En vérité, je n’avais pas vraiment de tels projets, disons plutôt que je venais de me trouver une excuse à mes envies meurtrières. Tuer n’était qu’un jeu plaisant pour moi, de cette manière, je laissais exprimer mes sentiments les plus cachés non ? Laissant un petit rire m'échapper, je me retournais en plongeant mon regard vert forêt dans celui de la jeune fille présente avant d’élargir mon sourire, de porter mes mains à mes joues en la secouant légèrement tout en fermant les yeux avant de dire, de but en blanc :

- Akiha-Chan est sans doute celle que je pourrais appeler mon amante ~

Même si Yume-Chan était celle que je convoitais le plus, disons que je me délectais de la viande fraîche et puis, il m’était plus facile d’avoir ce que je désirais d’une femme me vénérant que d’une enfant ne voulant que ma mort non ? De plus, appeler Yume-Chan « mon amante » était presque … disgracieux, n’étais-je  donc pas une mère pour cet enfant ? Oui, l’inceste est une coutume soutenue à Undai autant que le viol à nos temps perdus.

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MessageSujet: Re: Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?    Jeu 7 Juin - 18:18

J’entendis Ayame rire à ma question et je détournai la tête, sentant le rouge me monter aux joues. Qu’est-ce qui m’avais pris de poser cette question? Honnêtement, je n’en avais aucune idée. J’agrippai le bas de mon chandail avec une de mes mains, jouant nerveusement avec le vêtement. Je sentais que je commençais à taper sur les nerfs d’Ayame. J’aurais mieux fait de me taire. Mieux fait de rester dans mon mutisme et de l’ignorer. Oui, j’aurais mieux fait d’être celle que j’étais vraiment, une muette sans importance. Me traitant intérieurement d’idiote pour avoir baissé ma garde si facilement, je me repris et décidai de reprendre mon statut de muette, ou de semi-muette. Je ne répondrai qu’en mono syllabes s’il le fallait, ça serait beaucoup mieux que de se ridiculiser en parlant trop.

- Je ne dirai pas que Dead Master-Sama soit vide de sentiments, bien au contraire, elle les exprime avec tant de facilité que cela peut être déconcertant. Pour ce qui est du temple, ne crois-tu pas qu’il serait préférable que nous, ses disciples lui montrions notre amour en faisant cela sans qu’elle nous le demande ? Cela aurait tellement plus d’impact … Dieu, j’en suis toute émoustillée.


Ayame marquait peut être un point. Si les élèves se cotisaient afin de construire un temple à l’effigie de leur bien aimée directrice afin de la remercier pour tout ce qu’elle avait fait pour eux, ça ne ferait pas de mal à personne. Et peut être que la directrice apprécierait l’attention que les élèves lui porteraient en faisant une telle action? Je secouai la tête. Je n’étais pas religieuse, mais vraiment pas, et les traditions et autres rituels se rapprochant à la religion m’étais inconnu. Mais construire un temple pour Dead Master ne serait qu’un acte de bonté envers sa gentillesse. Après réflexion, ca ne serait peut être pas une si mauvaise idée de construire un temple.
Je vis Ayame se lever et se diriger vers la fenêtre. Je détournai immédiatement le regard lorsqu’elle tira légèrement le rideau, afin de protéger mes yeux de la lumière du soleil.

- Sa puissance est telle que les gens se doivent de l’admirer pour sa force, bien que cela puisse apporter crainte, l’humain est assez étrange pour mélanger sa peur à une quelconque admiration. Ces méfaits ne sont là que pour purger ce monde, tuer inutilement ne serait pas digne d’une telle déesse, disons que chacun de ses meurtres ont été justifiés par les erreurs de personnes peuplant ce monde. Elle est telle une divinité choisissant ses élues avec précision pour monter un monde meilleur et prospérer la race humaine.

Je fixai le sol du regard, ne sachant quoi répondre. Il était vrai que parfois, il était nécessaire d’user de puissance et de forcer la terreur dans le cœur des gens pour régner. Mais des meurtres? Étais-ce pour ça que les élèves étaient appelés à Undai? Pour commettre ces actes affreux, à sang froids, sans remords? Étais-ce pour ça que je m’étais fait appelée dans cette école mystérieuse? Pour tuer? Et des meurtres justifiés? Depuis quand un meurtre est justifié? Les meurtres ne peuvent être justifié, les meurtres sont des actes de violence volontairement effectué que pour le plaisir sadique de voir couler le sang. Je fronçai les sourcils. Je n’étais pas venue ici pour commettre des meurtres, je n’étais pas une tueuse. Et je ne tuerai pas.

- Akiha-Chan est sans doute celle que je pourrais appeler mon amante ~

Ça ne me prit que quelques secondes pour analyser la phrase. Plus particulièrement ces mots : « Mon amante ». Je redressai soudainement la tête en écarquillant les yeux de terreur, sentant le sang quitter mon visage, le rendant probablement encore plus pâle que d’habitude, et je fis un pas de reculons, mettant de la distance entre Ayame et moi. Son amante? Mais qu’est-ce que…? Était-elle…? Comment…? C’était impossible… Ayame ne pouvais pas…
Je regardai sa silhouette avec terreur et me mise à trembler. Et dire que j’avais parlé d’elle pendant tout ce temps! Comme une idiote! Je fis un autre pas de reculons et mon dos rencontra le mur. Je m’appuyai dessus, incapable de réfléchir d’une façon cohérente. Ayame ne pouvait pas être Dead Master, non? C’était impossible. Ça ne pouvait pas… J’entourai mon corps de mes bras pour essayer d’arrêter mes tremblements, en vain. Pourquoi m’avoir caché son identité? Pourquoi s’être jouée de moi? Pourquoi?

« Ne fais confiance à personne, Ryuko-Chan, » avait dit mon père, lorsque j’étais finalement sortie de l’hôpital après avoir évité la mort lors de mon concert de musique. « La seule personne en qui tu peux vraiment avoir confiance, c’est toi-même. Personne d’autres. »

Mon père avait raison. Les autres n’étaient pas dignes de confiance. Ils se jouaient de nous, nous manipulaient, nous brisaient, nous prenaient pour de simple pantins sans émotions. Je baissai la tête et me laissai glisser au sol, le dos toujours accoté au mur. Je n’aurais pas dû faire confiance à Ayame. Je n’aurais pas du faire confiance à ces paroles, à son cinéma. J’aurai dû garder le silence. Même si Ayame se révélait être Dead Master, j’aurais du me taire. Tout ce que je voulais en ce moment, c’était disparaître. Faite qu’Ayame ne soit pas Dead Master… que ça ne soit qu’une comédie. Mais ma meilleure amie, madame Malchance, me chuchota à l’oreille que je ne devais pas trop compter là-dessus…
Sans plus attendre, mon instinct me criant que le danger était dans la même pièce que moi, je me relevai sur mes jambes tremblantes et me jetai contre la porte, tentant de l'ouvrir de mes mains fébriles. Je tremblais tellement que ça me pris trois essais avant que je réussisse à finalement faire tourner la poignée. J'ouvris la porte en grand et, sans un regard en arrière, m'élançai dans le couloir, ignorant les élèves que je croisai dans ma course. Je ne voulais que fuir. Quitter cet endroit. Mais je savais que c'était impossible. Je n'avais nulle part où aller à part Undai. Je n'avais plus de maison. Je sortis du bâtiment en trombe, ignorant où j'allais. Je ne voulais que courir. Fuir. Courir. Mettre de la distance. Fuir Dead Master.

END
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Mentir est un vilain défaut, devrais-je lui dire qui je suis réellement ?

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