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  Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.

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Dead Master

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MessageSujet: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Jeu 7 Aoû - 18:56

En manque. J’étais terriblement en manque. Je n’avais plus que ce mot aux lèvres, baiser, lécher, mouiller. J’étais Dead Master-Sama, une femme sublime à l’aura puissante, j’étais invincible, parfaite, éternellement attirante. J’avais tout pour plaire, tant de femmes dans mon entourage, tant de chair à baiser et pourtant… Pourquoi je n’en fis rien. M’enfonçant dans l’alcool de jours en jours pour retenir mes pulsions, abandonnant ma propre fille à cause de sa perversion, de ses mimiques, de sa manière si subtile… de me chauffer.

Kaori-Chan était devenue prédatrice, une demoiselle sublime aux courbes plus alléchantes les unes que les autres. Fantasmais-je sur mon enfant ? Je freinais mes envies incestueuses.

Cependant… Lorsque j’ouvris les yeux, je blanchis en voyant son corps -nu- dans mon lit. Paniquant sous l’incompréhension, je ramenais les draps à ma personne alors que mon trésor se mouvait dans un râle voulant clairement dire qu’elle n’était apte à se lever tout de suite. Restant interdite devant cette scène, je ne bougeais d’un poil, ne sachant que penser. Je n’aurais quand même pas… Non, non, pas avec elle. Écarquillant les yeux en baissant le regard sur mon propre corps, je tremblais d’effroi en remarquant ma propre nudité… L’avais-je… Déjà ?

Toussotant brièvement, je me recouchais sans toucher son corps me faisant dos. Allant le plus doucement possible pour ne pas éveiller des mouvements brusques, je posais ma tête sur l’oreiller en fixant intensément la peau laiteuse de mon amour…

- Maaah, Ayame-Chan ~

Plaît-il ? Souriant jaune alors qu’un doux minois similaire au mien me fit face, je restais inerte alors que les yeux forêts de mon ange s’enfonçaient dans mes pupilles jumelles aux siennes. Se collant à mon corps en passant une cuisse entre mes jambes, j’entrouvris les lèvres, vite refermées lorsqu’elle apposa un doigt sur celles-ci.

- Comptes-tu déjà me quitter ? N’as-tu passé une bonne nuit en ma compagnie, Ayame-Chan ? ~

Sa voix… Me donnait la chair de poule. Chaque syllabe, chaque tournure de phrases résonnaient telle une tirade que j’offrais à une personne avec qui je venais de passer une nuit charnelle. Regardant par dessus sa tête la table de nuit, ce n’est guère l’heure que je vis, mais une bouteille de Whisky… Vide. Me serais-je saoulée au point de violer ma fille ? Violer était le mauvais terme en vue de son rapprochement. Mais qu’importe ! Cela restait de la pédophilie incestueuse envers ma princesse si…

- Devrais-je…

Devrais quoi ? Un baiser. Elle m’embrassa avant de glousser sous un dernier « Alala ~ ». Ne sachant que faire, je laissais mon corps agir sans réfléchir, enfermant ma fille dans une étreinte que je voulais maternelle et non, sexuelle, je me murais dans un mutisme sans nom. Le temps passa, sa respiration douce chatouillait mes sens alors que son visage se perdit au creux de mon cou. D’une main, je dessinais de fines caresses dans son dos avant de me lancer, vers un questionnaire que je voulais apporteur de bonnes nouvelles.

- Kaori-Chan, mon amour ~ A-t-on…

« Maaah, Ayame-Chan a-t-elle déjà oublié ? ~ » Pardon ?! Me reculant vivement de sa personne, je me heurtais à un rire narquois avant qu’elle ne m’attire dans ses bras, sa poitrine s’oppressant à la mienne dans un gloussement se voulant moqueur. Non, je n’aurais fait cela ! « J’aime quand tu paniques ~ » Et bien moi pas du tout. Me raclant la gorge en changeant de position, je rivais mes yeux vers le plafond, tentant de reprendre contenance. Mais comment voulez-vous lorsqu’une gamine se met sur vous à califourchon, entièrement nue de la tête aux pieds. Son pendentif  tombait sur mon corps froid alors que ses mains s’empressaient de se poser de part et d'autre de mon visage.

- Pour ta gouverne, je suis toujours vierge, pure et non pratiquante des perversités que tu as en tête. Il va de soi que si tu me le demandes, je me plierai à tes envies, je te laisserai pleinement jouir de mon corps. Mais de part ta maturité et ton sens éthique des choses, tu ne viendrais pas à me demander d’entretenir avec ta personne une relation incestueuse, n’est-ce pas ? ~ Aussi magnifique sois-tu, coucher avec toi, ma mère, serait comme le faire avec un clone. Tu comprends ? Donc arrête de paranoter !

Et elle conclut cela par une pichenette sur mon front. Se laissant retomber sur le côté, elle soupira alors que moi… Moi je tentais toujours d’emmagasiner ses dires. Une relation incestueuse… avec mon clone ? J’en ris. Littéralement. Me perdant dans une euphorie sans non, je fus rassurée d’être rejointe par Kaori-Chan, ne se lassant guère de son air moqueur alors qu’elle surenchérissait sur un ;

- Tu devrais aller voir la vipère, parce que là, tu commences à faire peur maman ~

La vipère… Akiha-Chan ? Écarquillant les yeux en me redressant, je lui demandais du regard, confirmation à ses dires. Acceptait-elle vraiment que j’aille… Là-bas ? « En même temps, je serai pas là cette semaine, j’ai promis à Kaïla de partir avec elle quelque part. Comme elle a pas cours, Yuyu a proposé qu’on se fasse un trip je ne sais plus où et… » Et je l’arrêtais net, qu’importe ses explications, j’avais mieux à faire.

- Kaori-Chan… Accepte que je la laisse une semaine ?

« Bah… Oui ? » J’en était choquée, bouleversée au point de sauter hors de mon lit pour courir dans la salle d’eau afin d’y prendre une douche rapide, lavant mon corps pour mieux le sécher à coup de matérialisation. Finissant ma course éreintante en revenant dans ma chambre où ma fille n’avait daigné bouger. Ouvrant en grand ma garde-robe, je restais nue devant mes tenues avant de saisir une paire de sous-vêtements -HOT, comme le dirait Kaori-Chan- et… Rien d’autre ~

M’asseyant sur le bord de mon lit, j’appelais sans plus attendre Akiha-Chan. La première tonalité retentit avant qu’elle ne réponde et que je m’empresse de lui demander si elle était seule. Sa réaction ne fut des plus plaisantes étant donné qu’elle m’informait qu’elle était au studio avec le groupe de Kiseki… Quelle heure était-il là-bas ? Regardant oisivement mon horloge, je remarquais que nous étions le matin… Ce qui signifiait qu’il était… encore hier là-bas. Quatorze heures de décalage frisaient l’hystérie.

Mais qu’importe cela, je restais tout de même de bonne humeur lorsqu’elle m’informait qu’elle allait rentrer et que d’ici une demi-heure… Je pourrai l’appeler ~ Raccrochant avec impatience, j’attendis. Encore et encore, les yeux fixés sur l’horloge avant que ma fille ne vienne me remettre les pieds sur terre.

- Ca fait genre quoi… Un mois qu’elle est partie non ?

Un mois ?! Bien plus que cela voyons ! « Deux mois et douze jours mon cœur ~ » Trop précis pour que ma fille ne me dévisage pas. Souriant jaune à son encontre, je la laissais se poser dans mon dos avant qu’elle n’appose ses lèvres dans mon cou sous un dernier « Aller, je vais me laver et puis je pars aussi… Je suppose qu’on ne se revoit pas avant la semaine prochaine hein ? ~ » Tu as tout compris mon cœur ~ La regardant descendre du lit à son tour, je la rattrapais juste avant qu’elle ne parte plus loin afin de lui voler un dernier baiser « d’au revoir » sous un ricanement de sa part.

Bien… Les trente minutes sont passées non ? Impatiente, je l’étais. Appelant mon épouse, je débutais… notre conversation ~

- Akiha-Chan… Tu es seule ? ~

Je connaissais la réponse, ce n’était que pour m’assurer de ne guère repeindre les murs de sa chambre en rouge ~

- Où es-tu ? Sur ton lit ? ~

Gloussant sous ses dires, je rougissais d’impatience alors que ma voix se fit plus autoritaire, plus rauque lorsque je lui demandais de se coucher dessus ~

- Écarte un peu tes jambes mon cœur et…

Et je m’en allais de ce beau Japon pour suivre au court de ma téléportation, le flux de mon épouse. M’imprégnant de sa chaleur, j’arrivais juste devant elle, mon genou ayant trouvé sa place entre ses jambes avant que je ne vienne souffler, non plus au téléphone mais à son ouïe…

- Ouvre les yeux ~

Une semaine… Avais-je, n’est-ce pas ? Huhu ~ Je vous assure, que j’en profiterai à chaque... Seconde ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Jeu 7 Aoû - 18:58

Applaudissements, cris et vivats. L'euphorie générale se déclencha dans tout l'hôtel où nous séjournions quand après des semaines éprouvantes à s'entraîner, répéter et s'énerver, le groupe de mon fils fit une prestation digne de ce nom, se qualifiant ainsi dans les demi-finales du concours de danse dont il participait. The Queen est devenu tellement populaire, passant à la télévision, comme ayant des interviews, que j'en suis venue à porter des t-shirt à leur honneur, sans oublier d'appeler Ayame et l'obliger à regarder chaque miette du concert, quand il passait sur une chaîne américaine quelconque. J'étais la plus fière des mères à l'instant où le jury donnait son verdict, promettant aux garçons japonais, d'avoir un avenir grandiose dans la musique ~ Ainsi qu'à ma personne... de rester trois mois complets dans ce pays.

Au début, je ne m'attendais guère à devoir y séjourner autant, croyant que mon fils n'atteindrait les sommets. Je me suis même étonnée à l'espérer, à un moment donné, afin de revenir sur le sol japonais, là où mon épouse et ma fille m'attendaient. Mais ce n'était guère judicieux. Tellement que je finis par me résoudre à l'abstinence, difficilement réprimée par les corps humains qui m'attiraient tant. Certes... Mais ce n'était que peu dire, à coté du fait que cela faisait déjà plus de deux mois que je me trouvais à New York, divertie par des activités diverses qui se joignaient à la popularité montante de Kiseki.

Mais aujourd'hui dérogeait au quotidien bouleversant que je vivais depuis mon arrivée sur le sol américain ~ The Queen eut la confirmation de passer en demi-finale, se confrontant à un groupe américaine reconnu à travers le monde. Si la fête eut battu son plein pendant deux jours pour célébrer la nouvelle, aujourd'hui se résumait aux répétitions intensives ~ L'ambiance était tellement électrique et chargée en nervosité, que moi-même, je me suis prise au besoin d'encourager le groupe, prenant même soin de détendre les membres, discrètement en utilisant mon pouvoir quand la pression montait et engendrait les disputes. Tout cela, car il ne restait plus que deux semaines à passer dans ce pays. Une semaine au bout de laquelle nous saurons si le groupe de jeunes hommes sortirait vainqueur de la compétition, et une semaine pour conclure notre séjour, qu'ils soient premiers, deuxièmes ou troisièmes. Et même s'ils arrivaient derniers, ils seraient sur le podium ~ Mais ce n'était guère la mentalité du groupe, voulant à tout prix être premiers. Alala... Bien évidemment, dans cette fatalité des choses, il ne me restait qu'à les soutenir ~ Chose que je fis, en ce jour, assise dans un fauteuil confortable au studio, tandis que les voix des garçons distrayaient ma liturgie. Sirotant un verre de scotch, je pris tellement l'habitude de réagir au quart du tour quand la première tonalité de mon portable résonnait dans l'air, que je répondis dès qu'il se mit à vibrer. Ravie d'entendre la voix de mon épouse -étonnée par la même occasion étant donné qu'elle n'avait l'habitude de m'appeler avant vingt-et-une heures, et qu'il n'était que vingt heures- je me plaisais à converser avec sa personne, jusqu'à ce qu'elle me demande si j'étais à l'hôtel.

« Elle veut te parler seule à seule dans ta chambre maintenant ? ~ Heh ~ J'ai comme l'impression qu'elle déraille ~ » Parce que j'étais prête à passer des heures avec sa personne, devant une webcam à me toucher sensuellement sous ses paroles désinvoltes ? ~ Alala ~ Rien qu'imaginer cela, me faisait mouiller. Riant à son impatience à peine voilée dans sa voix suave, je répondis que je serais bientôt de retour dans la chambre ~ En raccrochant, je fus régie par une envie nouvelle, celle de perversités en tout genre ~ Les fantasmes m'ayant saisie de tous les cotés, je m'empressais de quitter le studio, prétendant une urgence ne pouvant attendre la fin de la répétition. Excitée par l'éventualité de me plaire dans des aberrations avec Ayame, j'arrivais rapidement à l'hôtel... A croire qu'une personne était davantage pressée que ma personne, étant donné que dès que j'eus traversé la porte d'entrée, le numéro de mon épouse s'afficha sur l'écran de mon portable. Riant ouvertement à cela, je répondis de suite, voulant la taquiner sur ses faits ~

- Akiha-Chan… Tu es seule ? ~

Cela va de soi ~ Répondant positivement, je déposais mes affaires sur le sofa avant de me rendre dans ma chambre, quand la voix mielleuse de mon épouse me le suggéra. « Heh, téléphone rose ? ~ » J'en étais toute émoustillée ~ Me couchant sur le lit, portable coincé contre l'épaule et mon oreille, j'enlevais mon chemisier ainsi que ma jupe, ne restant qu'en sous-vêtements, tandis que le ton de sa voix me fit mouiller instantanément ~ « Écarte un peu tes jambes mon cœur et… » Me mordant la lèvre inférieure, les yeux mi-clos, je me pris au jeu, écartant les jambes, tandis que sa voix me parvint plus clairement dans un « Ouvre les yeux ~ » Rêvais-je ? Je l'eus cru quand poussée par une perplexité mêlée à de l'incompréhension, j'ouvris les yeux... Je... Je ne savais plus que dire, ni penser, tellement j'étais choquée de la voir là, au dessus de ma personne, et guère en tant que silhouette imaginée par mon esprit frivole.

Une inspiration. Un regard échangé. J'en pleurerais de joie. Mon cœur battait la chamade à s'en rompre, un gémissement traversa mes lèvres sous la pression de son genou sur une partie sensible de mon corps. Des frissons parcoururent ma peau tandis que celle de mon épouse se dévoilait à mon regard clair. D'habitude taquine, je n'arrivais à prononcer un seul mot, noyée par ses yeux vert forêt. Mes membres bougèrent d'eux même, les mouvements de mon bassin se frottant lentement à sa peau, mes mains vinrent se crocheter dans sa chevelure soyeuse. Réelle. Elle l'était. J'en devenais folle. Le besoin devint si violent, que j'en tremblais tandis que j'attirais son visage au mien, goûtant avec passion à ses lèvres, gémissant au contact de sa langue, me ressourçant dans cet échange dit innocent. Il n'y avait rien d'innocent à cela ~

Et avant que je ne m'en rende compte, je saisis la nuance d'un amour bestial, et celui d'un besoin tranchant d'aimer. Parce que j'aimais. Sa peau, comme son sourire. Ses courbes comme tout son corps. Sa personnalité comme tout ce que j’éprouvais à son égard. Je l'aimais. Régie par une envie fulgurante de ne faire qu'un avec sa personne, je me collais davantage à son corps glacial, contrastant avec le mien, bouillant d'envies ~ Ne décrochant mes lèvres des siennes, comme-ci ma vie en dépendait, je passais mes mains dans son dos, caressant sa peau, électrisant mes sens sous ce toucher. Gémissant, frémissant, je voulus baiser chaque parcelle de sa peau. Chatouillant son cou de mon souffle, enfonçant mes dents dans sa chair tendre, traçant des sillons mouillés de ma langue jusqu'au ses seins, que je mordillais impitoyablement. Me retrouvant au-dessus de sa magnifique personne, l'une de mes mains tantôt empoignant ses fesses, tantôt traçant des rayures rouges sur sa peau de lait, je laissais libre court à tout ce qui fut étouffé pendant plus de deux mois en mon sein.

Baisant sa peau, je m'empreignais de son odeur, de son goût ~ Descendant jusqu'à ses lèvres intimes, je léchais, suçotais, happais cette partie sensible de son corps, relevant ses fesses sans pitié, désirant graver ce moment dans ma mémoire. J'étais... Tellement... Tellement en manque, que j'en devenais incontrôlable ~ Alala... ~ Et ce n'était que le début ~ Remontant jusqu'à son nombril, je laissais un sillon de marques sur mon passage, puis apposais un baiser passionnel sur ses lèvres, contact que j'approfondis tandis que mes doigts la pénétrèrent dans de vas et viens empressés, accentués par les mouvements de mon corps, par le frottement mutuel de nos peaux ~

-Ha... Ayame... Hmmm...

Vous m'aviez tant manquée.... C'est ce que j'aurais voulu dire. Mais, le moment n'était guère destiné aux paroles. Léchant avidement son lobe, j'abandonnais toute envie de converser, au profit de celle, qu'était de me plaire dans des ébats charnels ~ Plus, toujours plus. Je désirais entendre sa voix se casser sous des gémissements prononcés, je voulais voir son visage se décomposer sous un orgasme l'ayant saisi de tout part... Et ensuite, je voulais recommencer.

Cela pouvait durer... Durer... Et ne jamais s'arrêter ~

Notre séparation fut une épreuve à laquelle je mettais fin, à cet instant précis. Entre ses jambes ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Jeu 7 Aoû - 18:59

Il n’y avait guère de mots pour décrire ce qu’il se passait entre nous à cet instant précis. Mon corps se voyait enfermé dans un étau étouffant, bombé par un désir de découverte lorsque mes lèvres se refermèrent sur Akiha-Chan. Le simple contact avec ses lèvres mettait mon être en ébullition alors que je délaissais vite ses lèvres pour redécouvrir ce que je n’ai pu toucher pendant deux mois durant. Mes mains s’apposèrent sur son corps comme pour la retenir alors que de mes douces lèvres, j’emprisonnais ses tétons d’un geste ferme et expert, maltraitant ceux-ci en les mordillant, léchant alors que mes doigts s’étaient déjà perdus contre ses lèvres intimes, caressant celles-ci avec avidité alors que les mouvements de mon épouse se voyaient… fougasses et dominants ~

Gémir, je ne faisais plus que cela, ma paume s’éclatait contre son jardin secret, caressant celui-ci de tout son long alors que mes lèvres s’étaient entichées de son lobe que je martyrisais par mon souffle et de fins coups de langue. Qu’importe l’empressement de la pénétrer, je voulais prendre mon temps pour la faire gémir davantage. De simple frottement et le premier orgasme fit vibrer nos corps, un doigt pénétra cet antre humide et je gémissais entre ses lèvres alors qu’un deuxième rejoint le premier dans de long vas et viens. Délicat… Nous le serons une fois que j’aurai dominé ce corps m’appartenant.

Mes membres tremblèrent sous l’excitation alors que mon corps apposé sur le sien, transpirait d’un désir inconcevable. D’un brusque mouvement, je rabattais mon visage entre ses cuisses, suçotant avidement son clitoris tandis que mes mains se moulèrent toujours en elle, mélangeant l’ardeur d’un happement à la délicatesse d’un lécher galvanisant.

Non, nous n’en avions guère fini là, toutes deux, nous voulions plus, toujours plus, tellement plus que je ne m’arrêtais guère à ce jeu sexuel, poussant le vice jusqu’à laisser ma langue se glisser sur une autre fente. Un endroit intime que je titillais sans pour autant lui porter plus d’attention qu’à la source de chaleur qui dévalait le long de mes doigts ~

Allais-je… Elle n’attendait que cela ~ Changeant la position de mes doigts, je me saisis de son entièreté, alliant autant des mouvements rapides devant, pour que derrière… Cela soit plus délicat ~ Nos gémissements déchirèrent l’atmosphère de la chambre d’hôtel, mon regard embrumé par l’envie se perdait à contempler les coups de butoirs que je freinais en mon aimée ~ Aimait-elle ? La question ne se posait pas, moi, j’adorais cela ~

Un nouveau coup fulgurant fit perdre pieds à celle que je dominais mais je n’étais guère encline à m’arrêter là… Un simple jouet matérialisé et je m’accordais également du plaisir alors que nos intimités se touchèrent dans des étincelles de satisfactions indescriptibles ~

La tenant sur mon corps, je donnais des coups de hanches qui m’étaient rapidement renvoyés pour mieux me courber, accordant ainsi encore plus de sensations dans nos mouvements. Je ne sais guère lorsque j’ai fini par ne plus en pouvoir, mais sachez… Que des heures sont passées avant que je ne me redresse de ce lit que je n’avais partagé avec mon épouse, que d’un râle roque, je m’étais levée pour me noyer sous une douche revigorante.

De retour dans la chambre, vêtue d’une simple serviette, je m’étais arrêtée sur la vision du corps d’Akiha-Chan étendue. Ainsi posée dans le lit… Cela ne put que raviver mon envie de sexe. Me suis-je laissée aller à mes pulsations perverses ? Sans plus attendre ~ Mon corps s’était déplacé de lui-même pour venir enfuir mon visage entre les cuisses de ma femme ~ Des coups de langue dynamiques, un doux glissement de mon pouce sur son intimité, et les réactions ne tardèrent guère ~ Jubilais-je ? Plus que quiconque.

Ce n’est qu’une bonne heure après cela que je me retrouvais assise dans le lit, ma serviette jonchant le sol alors que mon corps nu se posait contre la tête du lit. Fermant les yeux en amenant Akiha-Chan dans mes bras, je laissais ma respiration reprendre son court avant de déposer mes pupilles sur la femme que je lovais contre ma peau soyeuse ~

- Hum ~ Akiha-Chan… est-elle prête à passer une semaine de folie ? ~

Sexuelle, j’entends bien ~



Le lendemain, je fus déboussolée de me réveiller aux côtés de mon épouse. Ne m’attendant guère à voir sa longue chevelure blonde éparpillée dans mon lit, je restais interdite devant sa personne avant d'arquer un doux sourire ~ Combien de temps avais-je attendue ce moment ? Tellement trop que je me recouchais, mon visage se posant contre le dos dévêtu de celle qui était mienne ~ Akiha-Chan, mon amour ~

Fermant les yeux en laissant mes mains caresser sa chair délicate, je déposais de temps à autre de fins baisers sur sa peau laiteuse tout en soupirant d’aisance de l’avoir ainsi, si proche de ma personne.

- Deux mois… Douze jours et dix-huit heures… Comment ai-je pu tenir ?

Une question que je posais à moi-même plus qu’autre chose. Soupirant en me redressant, j’hésitais à me préparer plutôt que de rester dans ce lit où mon épouse dormait toujours -sans doute éprouvée par la nuit passée. Prenant une longue inspiration en me levant, c’est vers le portable d’Akiha-Chan que je me dirigeais. Quelle heure était-il au Japon ? Quatorze heures de moins… ou de plus, je ne savais plus.

Composant le numéro de ma fille, je pris place dans un des divans de la suite, les jambes recroquevillées sur moi-même alors qu’une tonalité signalant que je disposais de réseau retentit dans mon ouïe. « Heu… Allo ? » Effectivement, elle ne dut s’attendre à ce que je l’appelle avec le téléphone d’Akiha-Chan ~ Serais-je assez mesquine pour me faire passer pour quelqu’un d’autre ? Maaah, non, j’avais bien trop envie d’entendre sa voix si similaire à la mienne ~

- Maaah, Kaori-Chan est-elle étonnée que sa maman l’appelle ? ~

« Ayame ? Non mais non ! C’est juste que ce n’était pas ton numéro et que je me demandais qui était assez con pour appeler quelqu’un en pleine nuit. » Ah. Nous étions donc la nuit au Japon, ce qui signifiait donc… Quatorze heures, de plus ~ Gloussant à sa remarque, je ne tardait guère à souligner le fait qu’elle venait de me traiter d’imbécile. Chose qu’elle démentit sous prétexte d’une expression et non d’un fait « Super Real » comme elle le disait si bien. Soupirant devant son air emporté, je poursuivis notre discussion d’un ton plus calme, curieuse de savoir ce qu’elle faisait et surtout, où elle était ~

- Bah je t’ai dit que je voyais Kaïla, mais c’est pas avant demain donc là je suis dans ma chambre…

Seule ? Voilà une chose étrange. « Shizuma-Chan est-elle restée avec toi ? » Connaissant les crises d’angoisses de mon trésor lorsqu’elle se retrouvait seule, j’avouais m’inquiéter quant à sa personne. « Ouais, je lui ai dit qu’elle pouvait dormir dans ton lit comme ça je suis pas seule à l’appartement. » Une nouvelle qui ne me plut guère. Mon lit était réservé à ma personne et celle d’Akiha-Chan… Mais qu’importe, je n’allais relever cela.

- Et toi ? T’es avec la vipère ? Toujours en vie ? ~

« Hum ~ La vipère se porte bien et contrairement à ta personne, je sais la dompter pour qu’elle ne m’affecte de son venin ~ » Déviant mon regard sur mon épouse que je savais présente, je lui adressais un fin clin d’œil avant de glousser à l’autre bout du fil ~ « Bah… Remets lui mon bonjour, par politesse. Et je te laisse aussi, j’ai envie de dormir, moi. » Et elle raccrocha, sans plus de cérémonies, ne laissant plus que la tonalité de l’appel retentir dans la pièce silencieuse.

Soupirant en fermant les yeux le temps d’un instant, je les rouvris vivement lorsqu’un tambourinement se fit entendre et que la porte de la chambre, ne s’ouvre sans plus de ménagement. En voilà des manières, et puis-je savoir qui est cette petite brune qui me fixe avec des yeux de merlan frit ? Dieu, je pouvais certes comprendre son choc de tomber nez à nez avec un corps de rêve complètement nu, mais n’était-ce de sa faute ? Si elle avait fait preuve d’un peu plus de politesse, je n’aurai guère à la dévisager avec insistance.

- Ara… Quelle est donc cette créature, Akiha-Chan ? ~

Sa maîtresse lorsque j’étais absente ? Je la connaissais avec des meilleurs goûts.

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Jeu 7 Aoû - 20:52

Ayame... Ayame... Ayame... Ce seul nom. L'unique et allant tellement bien à cette femme. Telle une litanie, je le répétais, le criant à l'apogée du plaisir, le murmurant au creux de son oreille, sous le surplus de fatigue. Comblée, je l'étais ~ Tellement... Que je voulais recommencer. Chaque souffle, chaque rire, chaque toucher et caresse, je désirais les revivre sans cesse, toujours et davantage ~ Les traits de son visage, les courbes de sa silhouette, la douceur de sa peau, je les sentais se ancrer en mon sein telle une marque brûlante que je chérissais. Et couchée dans ce lit qui eut accueilli nos ébats enflammés, je me demandais comment ai-je pu la quitter, ne serait-ce qu'un instant ? Quelle était la raison qui m'eut poussée à abandonner ce plaisir charnel dépassant l'entendement, me noyant des les abîmes de la luxure.

Le manque était-il le seul facteur de la délivrance que je vivais sous sa main dominante, pourtant m'étant apprivoisée ? ~ Je me consumais sous le toucher de cette femme puissante, mais elle également... s'effritait sous ses propres gémissements, ceux que je lui procurais sous mes attouchements, parfois doux, parfois violents. Telle était la douce vérité ~ Mais plus j'y pensais -quand mon esprit ne divaguait dans un monde de chaleur-, plus j'avais la conviction que ce n'était seulement du sexe qui nous reliait. Je l'aimais. Autant que par moments, je pouvais la détester. Mais à cet instant précis, je me fondais dans cet amour irrationnel, me liquéfiant dans des éclats d'orgasmes répétitifs. Au point de ne plus en pouvoir, de ne supporter la tension de mon corps comme de mes nerfs, de lâcher prise, un dernier cri de jouissance ayant traversé mes lèvres.
Du plaisir... Cette nuit j'en ai vu plus que cela ~ Sous les lumières de la ville, j'ai partagé avec Ayame bien plus qu'un moment de sexe à la fois intense et tendre. Et j'en désirais encore ~

Depuis quand ne me suis-je réveillée auprès d'un corps relativement chaud ? Depuis tellement longtemps que j'en oubliais la sensation agréable qu'était de se coller dès le réveil, à un autre être ~ J'aimais... Cela me manquait déjà, au point que j'en gémisse de contentement avant de refermer les yeux, me blottissant davantage contre ce corps... étant mien ~

Une plainte à peine audible s'échappa d'entre mes lèvres, suivie par un mouvement disparate de ma main. Cherchant à l'aveuglette la présence de mon épouse, c'est avec mécontentement que je réalisais qu'elle ne se trouvait guère dans le lit. Aurais-je rêvé de sa venue, sous le manque insupportable que j'eus vécu ? Certes, j'étais particulièrement complexe au niveau cérébral, mais je ne crois guère que je saurais me faire autant d'effets au point que mon corps en soit tout endolori ~ Me redressant lentement, c'est avec un certain bien-être que je laissais glisser les draps chauds le long de ma silhouette, savourant la fraîcheur matinale. Curieuse d'entendre des voix me parvenir aux oreilles depuis la pièce principale de la suite, je me résolus par me lever et aller voir ce que ma chère femme mijotait, n'omettant guère de me vêtir d'une nuisette au cas où Hikari serait déjà debout ~

- Hum ~ La vipère se porte bien et contrairement à ta personne, je sais la dompter pour qu’elle ne m’affecte de son venin ~

Abordant un sourire rayonnant en croisant les amandes perçantes de mon épouse nue, je ris sous sa remarque, destinée à notre fille cadette. Vraiment ? ~ Pensait-elle pouvoir affirmer être insensible à mes charmes de la sorte ? ~ J'allais y remédier dès que l'appel sera terminé ~ Fantasmant sur la prochaine position dans laquelle Ayame se retrouverait sous mon emprise, j'hésitais longuement de m'approcher de sa personne afin de faire taire sa voix sous des caresses sensuelles, jusqu'à ce qu'elle en gémisse ~ « Bah… Remets lui mon bonjour, par politesse. Et je te laisse aussi, j’ai envie de dormir, moi. » Tellement froid... Tellement... aguicheur. Définitivement, je me posais des questions quant à l'évolution de Kaori -fille qui ne m'appréciait toujours pas, en vue de la manière subtile qu'elle utilisait pour me nommer. Rassurée tout de même qu'elle ait l'obligeance de me saluer -indirectement cela dit-, je me contentais de dévorer Ayame des yeux, tandis qu'elle raccrochait. Alala... à présent, elle était tout à moi ~ Pas vraiment, n'est-ce pas ?

Détournant mon attention de la femme m'excitant de sa seule présence, je coulais mon regard clair sur la porte d'entrée qui s'ouvrit avec fracas. Alala... Harue. Que faisait-elle ici à une heure aussi matinale ? Aurais-je... Oublié ~ Que nous avions la répétition du groupe en ce jour et que ma présence était demandée, ne serait-ce que pour tenir compagnie à ladite manager tandis que les garçons s'époumoneraient devant des micros. Alala... Ayame m'a fait sortir de la tête tout... sauf ses courbes dont je n'arrivais à faire abstraction malgré la présence d'une personne tierce en notre compagnie ~ Ce n'était guère ma faute si elle se promenait nue, m'invitant ainsi à me saisir de son être comme de son âme toute entière ~

- Ara… Quelle est donc cette créature, Akiha-Chan ? ~

« Ma maîtresse, tiens ~ Heh ~ » Il va de soi que par pure mesquinerie, j'aurais apprécié la taquiner de la sorte ~ Mais n'étais-je suffisamment éloignée de son sourire, pour le perdre sous une plaisanterie déplacée ? Oui. Mais, si je ne réagissais guère à ses propos, nous resterions ainsi, dans un mutisme mettant tout un chacun mal à l'aise ~ Etant donnée que Harue n'était disposée à parler, les yeux accrochés à l'apparence peu pudique de ma femme. Alala... Elle était magnifique, n'est-ce pas ? ~ Certes, mais là n'était le sujet. Riant légèrement sous l'inactivité des deux femmes, je pris soin de me placer entre mon épouse et Harue, avant de me diriger vers la brune, affichant mon plus beau sourire ~ Pourquoi ne nous détendions-nous pas ? ~ Non, pas d'une manière sexuelle que mon ombre était déjà en train d'imaginer ~

- Ayame, je te présente Harue, la manager du groupe de Kiseki ~ Harue, voici mon épouse, Ayame Eimin ~

Ne me départant de mon ton aimable sous l'air ébahit de la femme -de trop dans l'espace que je voulais combler sous des touchers pervers-, je finis par poursuivre, expliquant en quelque sorte le pourquoi de cette situation ~ Laquelle ? Celle où je me trouvais en compagnie d'une femme torride au lieu de passer du temps devant une salade de fruit, avec la fameuse manager ~ « Alala... J'ai... complètement oublié la répétition avec la venue improvisée de ma femme ~ Cela te dérangerait que je te rejoigne un peu plus tard ? ~ » Cela va de soi que non, n'est-ce pas ? ~ Rien ne pouvait m'être refusé quand je souriais avec tant de charisme ~ Pourtant, malgré tout l'effort que j'ai pu faire, Harue restait incrédule devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Oui, il était vrai que la beauté d'un femme pouvait être.... fulgurante ~ Tellement que je dus user de tout mon self-control pour ne pas pousser l'intruse jusqu'à la sortie, pour mieux retourner vers Ayame et la... ~

- Heu... Non... Je veux dire... Enchantée ! Et oui... Nous pouvons commencer sans toi, Akiha. En fait, c'était juste pour savoir si tu dînerais avec moi pendant que le groupe serait en interview, mais comme... Je demanderai peut-être à Hikari-San ?

Alala... Plus décousu que cela, je ne pensais guère qu'elle pouvait le faire ~ Serait-elle tellement prise au dépourvu ? Cela va de soi ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Jeu 7 Aoû - 21:25

Le temps d’un instant… Je crus m’être évadée vers un autre univers en posant mon regard sur la femme qui me fixait. Était-ce à ce point magnifique pour qu’elle soit ébahie ? Je ne doutais guère de ma beauté, mais en vue de sa réaction, on pourrait presque croire qu’elle venait de voir un mort ~ Certes, je n’étais guère loin de ce descriptif, moi Dead Master, mais pour le commun des mortels je ne suis qu’une femme, tirant sa magnificence de la plus belle des déesses ~ Maaah, voilà que je me relance des fleurs mais devant la gêne qui se dessinait dans l’air, autant que j’occupe mon esprit plutôt que d’assister à une crise cardiaque ~ Si je ne reconnaissais guère ma beauté, j’aurais pu être blessée de sa réaction. Le savait-elle seulement ? ~ Je le crains.

- Ayame, je te présente Harue, la manager du groupe de Kiseki ~ Harue, voici mon épouse, Ayame Eimin ~

Dieu, cet animal est même doté d’un prénom ~ Voilà ce qui est appétissant. Gloussant tout en hésitant à cacher mon corps d’un coussin, je ne perdais de vue la demoiselle venant de faire irruption dans la chambre de mon épouse. D’ailleurs, était-ce une manière d’ainsi déranger les gens ? Il est vrai qu’en temps normal, Akiha-Chan était seule ici -en omettant la présence transparente d’Hikari-Chan, que je ne sentais ici d’ailleurs. Devrais-je m’inquiéter d’autant d’impolitesse alors que mon esprit soulignait de long en large que si elle s’est permise d’ainsi agir, c’était parce qu’elle était assez proche de mon épouse pour le faire ? Avait-elle partagé le lit dans lequel j’avais baisé chaque parcelle de la peau de MON épouse ? ~ Il serait malvenu que ce soit le cas.

Et cette unique pensée me froissa assez pour que je titille les nerfs de la dénommée Harue en me positionnant autrement, trouvant un posture assise sans omettre de croiser les jambes pour mieux les croiser dans l’autre sens. Décidément, elle va finir par perdre sa mâchoire la pauvre chose ~

-Alala... J'ai... complètement oublié la répétition avec la venue improvisée de ma femme ~ Cela te dérangerait que je te rejoigne un peu plus tard ? ~

Je ne serai assez vile pour demander à Akiha-Chan si ma venue était importune pour sa personne. Qu’elle me dise oui et vous connaissez déjà la suite ~ Un monde où seule ma progéniture vit en ma compagnie ne serait plaisant, n’est-ce pas ? Huhu ~ Me raclant la gorge en descendant mon regard sur la fente plongeante menant à la poitrine de la femme nous faisant face, je laissais un fin sourire naître sur mes lèvres alors que mes yeux fouillèrent son corps en détail ~ Un décolleté plongeant, comptait-elle plaire à quelqu’un ? Peut être sortait-elle avec un membre du groupe de Drag Queen de Kiseki ~

- Heu... Non... Je veux dire... Enchantée ! Et oui... Nous pouvons commencer sans toi, Akiha. En fait, c'était juste pour savoir si tu dînerais avec moi pendant que le groupe serait en interview, mais comme... Je demanderai peut-être à Hikari-San ?

A croire que j’en apprendrais à tout moment, en plus d’avoir un prénom, la créature parlait également ~ Gloussant sous ses paroles décousues, je décidais enfin de me lever de ma place, laissant mes pas me mener tel un fauve d’un déhanché suave vers la fameuse Harue. Cette pauvre chose avait l’air bien triste que ma femme ne soit en sa compagne, serais-je gré de la lui laisser ? Certes, mais guère seule ~ Et non, je n’avais guère des envies de plans à trois, seulement un arrangement qui pourrait plaire à tout le monde comme…

- Ne soyez guère aussi gênée très chère ~

Venais-je de dire d’un ton aguicheur, complètement nue ~ « Nous pourrions déjeuner toutes les trois, je n’ai guère eu le temps de me revigorer, je suis sûre que vous connaissez un endroit qui satisferait mon palais ~ » En dehors des cuisses de mon épouse, cela va de soi ~ Riant avec taquinerie, je laissais ma paume caresser le visage du petit chiot avant de me rendre dans la chambre d’Akiha. Maintenant qu’elles ont pu admirer mon déhanché, je n’avais guère de raison de rester en leur compagnie ~

Bien, qu’allons nous faire ? Un bain bien entendu ~ M’en allant dans la salle d’eau, je laissais la baignoire se remplir tandis que je m’en allais chercher de quoi me vêtir. Les vêtements de mon épouse me plaisaient assez pour que je les porte, du moins, lorsque je faisais l’assemblage de ces tenues moi-même ~ Un bustier des plus ardant, un pantalon d’un noir moulant et finalement une pair de talons. Que me manquait-il ? Maaah ~ Un sous-vêtement, bien sûr. Cherchant ceux-ci c’est avec étonnement que je n’en trouvais aucun dans sa valise… Les aurait-elle placé dans la garde-robe ? Sans doute, mais malheureusement, ils n’étaient guère là non plus. Prenant un air songeur en détaillant la pièce de mon regard, c’est devant les tables de nuit que je m’arrêtais. Ne sait-on jamais avec Akiha-Chan ~

Décidée à trouver de quoi cacher mon intimité, j’ouvris ledit tiroir avant de… Rire en sortant un jouet vibrant de sa dite cachette. Voilà donc par quoi elle m’a remplacé, et dire que moi-même, je m’étais abstenue de tout cela. Maaah, mon épouse est irrécupérable ~ Gardant le jouet en main, c’est avec taquinerie que je m’en allais vers le salon pour mieux ouvrir la porte que j’eus refermé derrière moi avant de lancer à l’égard de mon épouse ;

- Ara j’espère qu’Akiha-Chan me trouve bien plus efficace que cette brindille mauve ~

Me serais-je laissée aller… En vue de la tête choquée, terriblement gênée d’Harue… Je présume. Huhu ~ Refermant les portes sans un mot, je fis un pas en arrière avant de… Rire, rire et encore rire tout en m’enfermant dans la salle de bains où je m’y baignais, toujours prise par un fou rire monstrueux ~ Quelle monstre, fais-je là ? Huhu ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Ven 8 Aoû - 13:52

Définitivement, je ne connaissais guère de personne sachant résister aux charmes de mon épouse ~ Qu'elle soit attirée exclusivement par les hommes ou occasionnellement par les femmes, la barrière devenait mince confrontée à la silhouette d'Ayame ~ Tellement que moi-même, postée auprès de notre invitée surprise, je n'arrivais à me détacher du postérieur alléchant de ma chère femme, fidèle à elle-même, défilant sous nos yeux avides de son déhanché à en faire pâlir plus d'une bombe sexuelle ~ J'en étais folle ~ Tant d'assurance, de charisme, de contrôle de soi et... « D’égocentrisme ? ~ » Egalement ~ Tout ce qui consistait Ayame, me faisait vibrer de toute part ~ étais-je à ce point en manque ? C'était le moins que l'on puisse dire ~

- Ne soyez guère aussi gênée très chère ~

Alala... à sa place, je le serais tout autant, même-ci cela ne se verrait guère aussi clairement que sur Harue ~ Affichant un sourire compatissant à l'égard de la manager, j'hésitais à éloigner Ayame de ladite femme avant que cela ne dérape. Devrais-je lui apprendre que caresser ainsi le visage d'autrui, complètement dévêtue, pouvait paraître... inapproprié sous les yeux de sa dite femme ? ~ Au même titre que de glisser mes mains le long de son dos afin de l'attoucher, supposais-je ~ Me retenant tout acte semblant contraire aux mœurs et à l'éthique, je ne détachais plus mon regard clair des courbes si généreusement dévoilée à ma personne, tandis que ladite femme sans gêne, poursuivie de sa voix me faisait littéralement mouiller.

- Nous pourrions déjeuner toutes les trois, je n’ai guère eu le temps de me revigorer, je suis sûre que vous connaissez un endroit qui satisferait mon palais ~

Serait-ce moi, ou j'ai pu distinguer clairement une connotation perverse dans sa phrase ? ~ Alala ~ Définitivement, mes nerfs étaient mis à rude épreuve en ce jour, pourtant se devant d'être calme ~ Avais-je faim pour ainsi acquiescer de la tête tandis qu'elle partit sans demander son reste ? Évidemment que non ~ Du moins, pas suffisamment pour empêcher mes envies de prendre le dessus sur la raison. Et si Harue ne se trouvait guère dans la pièce, je pense pouvoir affirmer que je rejoindrais Ayame sur le champ, dans ce lit que nous avions partagée ensemble la veille. Mais malheureusement pour ma libido devenue incontrôlable, la brune me remit à l'ordre de sa voix se voulant être ferme, mais n'étant qu'un faible son mitigé.

- Je ne... l'imaginais pas comme ça quand tu me l'as décrite. Et bien... Elle fait quoi dans la vie encore ? Mannequin ?

Décrivais-je si mal l'apparence d'une personne ? Non ~ C'était seulement Ayame qui était... indescriptible ~ Riant à ses dires, je posais ma main sur son épaule pour la réconforter de cette rencontre la chamboulant ouvertement, je cherchais mes mots pour lui répondre, sans pour autant la mettre davantage mal à l'aise. « Vraiment ? ~ Alala ~ Et non, elle est bien trop petite pour cela ~ » Quelle joie que ma chère femme ne m'a guère entendue. Fière de ma tirade, je gratifiais Harue d'un sourire moqueur avant de... changer de tout au tout d'expression. Certes, je venais de plaisanter sur la silhouette de ma chère femme, mais jamais je n'aurais cru qu'elle riposterait de la sorte. Quelle était donc cette attaque dite mesquine qui me fit rougir furieusement ?

- Ara j’espère qu’Akiha-Chan me trouve bien plus efficace que cette brindille mauve ~ 

Fixant ladite brindille mauve qu'elle tenait fermement dans sa main, je... déconcertée ~ Je ne saurais dire si j'étais davantage honteuse ou seulement, surprise qu'elle ait trouvé ceci dans la chambre. En tout cas, Harue donnait l'impression de vouloir s'évanouir sous le surplus d'émotions. Reprenant contenance sous un râle significatif à l'encontre de mon épouse -disparue derrière les portes dans un rire que je pouvais entendre clairement-, je me tournais vers la manager, sourire jaune aux lèvres.

- Nous te rejoindrons au studio ~ Ainsi nous irons manger ensemble, cela te convient-il ? ~

Une question dont je n'attendais guère de réponse, pour tout dire. Ouvrant déjà la porte d'entrée et ainsi inviter la femme à s'en aller, je dus attendre quelques instants que son esprit s'éveille et qu'elle finisse par se ressaisir, balbutiant quelques paroles m'étant impossibles à comprendre, avant de partir, aussi vite qu'elle fut venue. Refermant la porte dans son dos -prenant garde à la verrouiller- je m'adossais au bois froid, le regard plongé dans le vide. Qu'allais-je donc faire de cette femme démoniaque me servant d'épouse ? ~ La question ne se posait guère. J'avais déjà une idée bien précise de comment j'allais passer l'heure à venir, entre deux bains et séances d'habillage.

« Heh ~ Obsédée ~ » Je serais plutôt encline à dire que j'aimais me venger ~ étirant mes lèvres dans un sourire dit prédateur, c'est à pas de fauve que je rentrais dans la chambre, vide. Seul un ensemble posé sur le lit me tint compagnie, le temps que le bruit de l'eau n'attire mon attention. Joli ensemble... Le mien, cela va de soi ~ Ne m'attardant guère sur le fait que je l'aurais mis, maintenant qu'il était sous mes yeux, je poursuivis mon investigation dans la pièce d’à coté. Laissant tomber mon peignoir en court de route, c'est nue que j'entrais dans la salle d'eau, où Ayame était confortablement installée dans la baignoire. Pas pour longtemps, comme l'aurait si bien dit mon alter-ego rancunier ~

- Hmm ~ Ayame-Chan se verra punie pour son comportement désinvolte ~

Quelle tournure de phrase ne me seyant guère ~ M'approchant jusqu'au rebord de la baignoire, je me penchais au-dessus du visage attirant de mon épouse avant de coincer son menton entre mes doigts, et ainsi l'obliger à immerger de l'eau et s'asseoir sur ledit rebord, son dos le premier posé contre le carrelage froid tapissant les murs ~ Rentrant dans la baignoire tout en l'embrassant passionnément, je compressais son corps entre ledit mur et ma poitrine sans détacher mes lèvres des siennes, tandis que mes mains s'aventuraient brutalement sur sa poitrine, torturant ses tétons dressés sans moindre pitié. Finissant par changer de tactique, ou plutôt, perdant patience sous ce que je lui réservais, je me détachais de ses lèvres et vins baiser son corps, déposant de milliers de baisers papillons le long de son cou, de sa poitrine, m'attardant un instant à mordiller ses tétons, pour descendre, jusqu'à son intimité. Relevant l'une de ses jambes sans pudeur, à force des bras, je plongeais ma langue dans son antre, titillant ce dernier de long en large ~ Non, si elle croyait qu'elle se plairait ainsi dans de doux touchers, elle serait contrainte de se rendre à l'évidence ~ La fameuse punition qu'elle subirait, serait bien plus... adéquate à ses actions ~

Glissant ma langue -soi-disant malencontreusement- sur sa peau sensible, je me plus à la sentir se saisir sous ce toucher insolite ~ Un sourire satisfait aux lèvres, je lui empêchais tout mouvement contraire à mon vouloir, et poursuivis les mouvements lents comme rapides de ma langue sur sa chair tendre ~Et avant qu'elle ne puisse se confondre dans des gémissements de contentement, je l'attirais à ma personne au même titre que je me redressais afin de lui faire face, nous faisant ainsi atterrir -en douceur cela dit- dans l'eau, tandis que mes doigts se glissaient en elle ~ Autant devant, qu'un alla s'aventurer ailleurs ~ Commençant des vas et viens intenses, je calais sa tête contre mon épaule, tout en mordant à pleines dents la sienne, un de mes mains enfuie dans sa chevelure mouillée. Effleurant sa joue de ma bouche sous des battements de cœurs disparates, nous glissâmes dans la baignoire sous les déhanchés et la cadence que j'eusse choisie autant qu'Ayame l'eut imposée. Prenant soin à garder une position dominante jusqu'à ce que son corps tremble imperceptiblement sous un orgasme au point d'exploser, j'accélérais les mouvements -partout ~- tandis que je la sentais se contracter sous moi. Avant de relâcher la pression.

Laissant un léger rire résonner dans la pièce, je déposais un chaste baiser sur ses lèvres avant de sortir de la baignoire, plus que satisfaite de ce qui venait de se passer. « Définitivement, me passer de vos gémissement m'est inconcevable ~ Je vous laisse vous préparer... pour que nous puissions déjeuner ~ » Laissant Ayame se remettre de notre échange corporel, je partis de la salle d'eau afin de m'apprêter rapidement. Que devrais-je mettre ? Une jupe ? Une robe ? Un pantalon ? J'optais pour une robe bleutée, mettant en valeur ce qu'il y avait à montrer aux yeux d'un vert perçant appartenant à une personne précise ~ M'habillant en moins de temps qu'il fallait pour le dire, je préparais mon sac tout en m’accoudant au chambrant de la porte donnant sur la chambre, ne voulant en aucun cas manquer le spectacle de voir ma femme s'habiller sous mon regard dit vicieux ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Ven 8 Aoû - 14:44

Ma malice n’avait de retenue, et qu’importe les rancunes que je pouvais subir suite à cela, je ne me lasserais jamais d’ainsi, perturber autrui ~ Riant à en perdre haleine dans mon bain, je tentais tout de même de garder une certaine contenance alors que je me moussais, lavant chaque parcelle de mon corps que je parfumais sous mon toucher ~ Et cela jusqu’à l’arrivée d’une certaine personne, me faisant tomber l’éponge ~ Au sens propre du terme, huhu ~ Esquissant un sourire ravageur alors qu’une main délicate m’obligeait à me redresser, je savourais le baiser bestial m’étant adressé avant qu’une voix -essayant d’être semblable à la mienne- ne sorte des lèvres de mon épouse, tournant ses mots… Si bien que j’en gémissais déjà ~

- Hmm ~ Ayame-Chan se verra punie pour son comportement désinvolte ~

Qu’elle me punisse, je n’attendais que cela ~ Et comme si elle lisait ouvertement dans mon esprit, elle se positionna de sorte à ce que je puisse sentir son être me dominer de tout son long ~ Souriant en même temps que nos langues se mélangèrent, je restais soumise sous ses caresses, me délectant des touchers qu’elle m’accordait ~ Il va de soi qu’au premier abord, tout n’était qu’amusement pour ma personne, mais lorsque ses touchers se virent plus vils, mon sourire disparut pour laisser une expression de complaisance… Sans nom ~

Je n’aimais me faire dominer, être ainsi, interdite de toucher le corps qui me procurait du bien mais je dois admettre, qu’avec Akiha-Chan tout cela était différent. Qu’elle me blesse, qu’elle me baise, qu’elle m’ordonne de la lécher, je le ferai sans même hésiter. Je lui étais… dévouée ~ Et comme l’expression le veut, grande gueule en dehors, soumise au lit ~ Maaah, ce n’était guère toujours le cas mais en cet instant, je ne pouvais plus que jouir, gémir et m’exalter sous ses coups de langue.

Coups de langue qui dérapèrent, me faisant perdre haleine alors qu’elle titilla un point où je ne voulais qu’elle s’immisce. Ce n’était guère la première fois qu’elle me faisait le coup, la dernière fois -qui était la première et j’eus espéré la dernière- avait été… mémorable. Tellement que je tentais de retenir son visage, vainement. En moins d’un instant, mes poignets se virent enfermés dans un étau avant que nous plongions dans l’eau et que ses lèvres s’apposent sur les miennes tandis que d’une main experte… Elle me rendait folle ~

Tellement que je n’avais de retenue de crier mon plaisir, que ses vas et viens endiablés me plurent, que je me synchronise à la cadence qu’elle me faisait subir avant de fondre ~ Me liquéfier sous un état d’âme… alarmant pour certains, jouissif pour ma personne ~

- Définitivement, me passer de vos gémissement m'est inconcevable ~ Je vous laisse vous préparer... pour que nous puissions déjeuner ~

Et c’est ainsi que mon moment de plaisir se finit. Un simple baiser et elle s’en alla comme-ci de rien était. Étais-je déconcertée de son agissement ? Non, je venais simplement de comprendre le sens de la punition ~ Maaah, cette femme ~ Me redressant à mon tour en massant mes membres endoloris par une position peu confortable pour se faire prendre, c’est à coup de matérialisation que je me séchais avant… De m’arrêter devant une certaine personne me fixant. Ara ~ Comptait-elle rester là ? Huhu ~ Si elle le désirait tant, je n’allais la repousser ~

Arquant un sourire charmeur sur les lèvres alors que je me dirigeais vers sa position, je feignais un baiser avant de me retirer de ses lèvres ~Non, tu n’auras droit qu’à mon souffle et évidemment… Il t’es interdit de toucher, regarde seulement mon amour ~

Prenant mon temps pour enfiler les vêtements que je m’étais préparée, je ne perdis un instant le contact visuel avec mon épouse ~ Souriant davantage lorsque ses yeux se perdaient sur mon corps alors que je fermais la dernière pression du slim que j’enfilais ~ Étais-je à son goût ? Maaah ~ Je crois que si vous posez la question à n’importe qui, celui-ci vous répondra « Oui » en bavant ~

Passant à côté d’Akiha-Chan sous un « Hum ~ » voulant tant dire, j’attrapais son sac à main pour venir chercher ma carte bancaire se trouvant dedans ~ Croyez-vous qu’en arrivant par magie aux USA, j’ai pris le temps de me faire une valise ? Nullement ~ Oui, vous me direz également que je n’avais qu’à rentrer à l’académie à coup de téléportation pour aller chercher ce dont j’avais besoin, mais je refusais cela. Je ne rentrerai guère avant une semaine, même si la vie de ma fille était en péril. Mensonge, certes.

- Akiha-Chan me rejoindra-t-elle dans le hall de l’hôtel ? J’ai quelques petites affaires à régler avant que nous partions ~

Et qu’était-ce ? Vous le découvrirez bien assez tôt. Sortant de la chambre, c’est vers les étages inférieurs que je me dirigeais. Ma première destination étant la réception où je demandais quelques informations quant à l’hôtel ~ Savoir ce que j’avais à disposition était intéressant et même si j’aurais pu demander cela à Akiha-Chan, j’étais bien assez grande pour m’informer moi-même ~

- Can I ask you your berdroom’s number please ? ~

Ah. Voilà un détail auquel je ne pensais plus. Soupirant en roulant des yeux devant l’américain me faisant face, je tentais de répondre à sa question… Certes avec hésitation, mais je crois qu’il comprit ce que je tentais de lui dire. Et une fois cela fait, il me demanda si je préférais changer de langue en vue de la manière si indécise que j'utilisais avec l’anglais. Étais-je à ce point mauvaise ? Dieu, Ayame Eimin, alias Dead Master est un cancre en anglais ~ Chose qui ne me réjouit guère et dont je comptais remédier, quitte à prendre des cours avec un professeur particulier ~ Songeais-je à Akiha-Chan ? Tout le monde fera l’affaire, sauf elle ~

- Je parle français, si vous préférez ? ~

Voilà une langue utile dans ce bas monde ! Souriant à l’effort du jeune homme, je le remerciais en poursuivant mes demandes, cette fois-ci dans un français parfait ~ « Ara ~ Est-il également possible de louer un véhicule ? ~ » Je ne comptais guère utiliser la limousine que j’eus louée pour Akiha-Chan, non, je désirais quelque chose… de plus pratique ~ « Je vous imprime la liste ~ » Et il agit sans plus attendre, laissant tomber sous mes yeux une feuille sur laquelle les modèles étaient exposés dans un tableau où les prix se trouvaient également à droite ~ Bien, voiture ou moto ? Je ne risquerai guère de faire avoir une crise cardiaque à Akiha-Chan en prenant un deux roues, optons pour sa sécurité… Mentale et physique ~

Choisissant le coupé sport que je voulais -à savoir une Mercedes-Benz CLS nouvelle génération-, je signais les documents nécessaires tout en fournissant mon permis pour l’hôtel. Payant sans plus attendre la voiture que je louerai pendant une bonne semaine, j’attrapais les clés avant de me rendre vers le centre du Hall où je pus voir mon épouse ~

- Allons y ~

L’attrapant par les hanches, ne sachant si elle m’avait vue ou nous, je la tirais à ma suite jusqu’à la sortie ~ Tendant mes clés au portier se trouvant devant l’hôtel, j’attendis que celui-ci arrive avec ma nouvelle voiture. Pas mal ~ Devrais-je acheter un modèle comme celui-ci pour ma collection personnelle ? Je vous dirais cela une fois que je l’aurai dompté, et ce parfaitement ~ Prenant place sur le siège conducteur, je réglais le siège ainsi que ce qu’il fallait avant de démarrer le moteur, demandant au passage à Akiha-Chan d’entrer des informations quant à notre destination dans le GPS.

Dans… dix minutes nous serons donc au studio ~ A dire vrai, je n’ai pris que cinq minutes avec cette voiture ~ Des PV ? Ils seront pour l’hôtel en vue du prix exorbitant qu’il demandait pour la location de cette voiture. Me parquant devant un bâtiment vitré, je sortis la première pour venir ouvrir la portière à mon épouse que j’aidais d’une poigne ferme se voulant douce ~ Un fin baiser sur sa paume, mes lunettes tombant sur le nez il ne me restait plus qu’à payer mon emplacement…

Où était donc ces fichues machines à tickets ? Ah ~ Cette chose là ? Je dois vous le dire franchement, j’ai hésité à poser mes doigts sur cette chose grisâtre à moitié rouillée. Une fois le papier en main, il me suffisait juste de coller cela à ma fenêtre et nous pourrions enfin voir The Queen. Cela m’enchantait-il ? Nullement ~

Rentrant dans le studio à la suite de mon épouse -sur laquelle je tenais une main dominante, sur ses hanches-, nous débouchâmes dans une petite pièce où quelques personnes se trouvaient à fixer la vitre, nous séparant des chanteurs. M’avançant vers celle-ci, je regardais un instant Kiseki-Kun avant de couler mon regard sur sa sœur, intriguée de me voir ici ~

- Ay… Ayame-Okasama ?

Non, le pape ~ Souriant tout en décroisant les bras, je m’avançais vers sa personne pour l’enfermer dans une douce étreinte. Ne serait-ce que parce qu’Akiha-Chan me fixait avec insistance, ne croyez pas qu’un quelconque intérêt est né en ma personne pour Hikari-Chan depuis son départ ~ Bien qu’un peu de pitié me prit lorsque j’appris que Mashiro Mei-Chan quittait Undai pour suivre un nouveau cursus universitaire ~

Me tournant vers Akiha-Chan -tout en ignorant royalement le reste de l’assemblée-, je lui demandais avec curiosité ;

- Allons-nous rester ici ? ~

M’ennuyais-je déjà ? Non, ce n’était que… pour savoir ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Sam 9 Aoû - 22:50

Regarder, mais ne pouvoir guère toucher ~ Un jeu dangereux pour deux nymphomanes en soi ~ Deux êtres aimant s'explorer à longueurs des journées, se plaisant dans des caresses charnelles tantôt douces, tantôt violentes ~ Deux femmes qui n'eurent la joie de se contempler depuis près de trois mois. Ce furent les facteurs clés qui déchirèrent ma libido, contrariée à se imiter aux échanges visuels, sans pouvoir assouvir ses envies dans des véritables touchers ~ Ainsi, la fierté me sommait de ne guère céder à la tentation de me saisir de cette femme, me faisant chavirer le cœur, comme le bas-ventre ~ Affichant un sourire mystérieux aux lèvres, je dus me résoudre à avouer que je n'étais de taille, contre le déhanché et la sensualité d'Ayame. Tellement peu, que mes yeux finirent par couler sur ses courbes délicates, ces mêmes formes sur lesquelles je fantasmais inlassablement. J'avais tant envie de la prendre à cet instant précis ~ Mais si je me laissais aller à la bestialité, le jeu ne serait aussi amusant, n'est-ce pas ? ~ Cela va de soi. Alors, j'attendais, je me perdais, je m'enivrais du parfum qui émanait de sa personne ~

- Akiha-Chan me rejoindra-t-elle dans le hall de l’hôtel ? J’ai quelques petites affaires à régler avant que nous partions ~

J'en fus à un tel point obnubilée, que j'en oubliais le monde extérieur, dont les occupations que nous avions prévus. Alala... Quelle femme ~ Ne répondant guère à sa question qui s'acheva sur le claquement de la porte de notre suite, je laissais un fin soupir traverser mes lèvres, espérant qu'ainsi, je ferais disparaître mes lubies du moment ~ Mais ce n'était évident. Au point que j'abandonne toute lutte contre mes envies diverses, et finisse par trouver un nouveau sous-vêtement à enfiler. « Laisse-moi m'amuser avec elle, aujourd'hui ~ » Certainement pas ~ Il va de soi que je sentais l'envie de mon ombre quant à Ayame, je pouvais aisément visualiser ce qu'elle lui préparerait si seulement, je lui en laissais la permission. Mais, je n'étais prête à donner le peu de temps que j'avais en compagnie de mon épouse, au mauvais coté de ma personne. Et ce, catégoriquement.

- Même si tu prétends que nous ressentirons les mêmes sensations, mes penchants ne sont guère dirigés vers ta brutalité, Akiha ~

Une parole dite clairement, ne demandant de se faire contrarier. Mais connaissant mon ombre à la perfection, je savais que ma journée en sa compagnie ne serait des plus paisibles. Ne serait-ce que pour ses protestations et sifflements qui tambourinaient dans mon esprit. Essayant d'en faire abstraction, je me préparais -une fois de plus- avant de quitter ladite chambre d'hôtel, descendant inéluctablement au rez-de-chaussée. Alala... Ayame m'a demandé de l'attendre ici, certes. Mais où se trouvait-elle à présent ? Dans mon dos ~

- Allons y ~ 

Ayant la décence de retenir le gémissement qui faillit traverser mes lèvres quand sa main se posa aux creux de mes hanches, je me mordis la lèvre inférieure, au même titre que je suivis son mouvement ~ Sa main posée ainsi sur mon corps, me brûlait, m'enflammait, me rendait folle de désir ~ Devrais-je lui en faire part dans la limousine ? Cela va de soi ~ Du moins, c'était le plan que je voulus suivre initialement, avant que je réalise que -malheureusement- ce n'est guère sur une large banquette que je me plairais dans de caresses saugrenues, mais que nous allions nous rendre au studio dans une voiture apparue de nulle part. Telle la pluie tombée du ciel ? Non, telle la carte de crédit en ma possession qui se vit utiliser pour louer -ou acheter- le bolide garé devant nous, n'attendant qu'une seule chose, que nous y mentions. Alala... Devrais-je être soulagée que ce ne fût encore un des caprices de mon épouse sous forme d'une tache rouge ? Certes, mais je comptais tout de même soulever le sujet, là où Ayame ne saurait s'enfuir pour ne guère devoir m'écouter ~ à savoir, dans sa nouvelle acquisition, lancée à cent à l'heure sur les routes de la ville ~

- Quelle voiture de choix, mon amour ~ Bien plus agréable que votre dernier caprice ~

Caressant le cuir tapissant ledit bolide, c'est avec malice que je tournais mon regard vers mon épouse, étrangement silencieuse, avant d'ajouter « Caprice que vous n'avez toujours pas vendu ~ » N'est-ce pas ? ~ Pourtant, ne lui ai-je guère laissé plus de trois mois pour consacrer sa Ferrari à une association qui aurait besoin de cet argent, que ma femme jetait sans réfléchir par les fenêtres ? Oui ~ Et comment savais-je que cette chose monstrueusement incorrecte était garée quelque part dans un des garages d'Ayame ? Intuition féminine ~ Et je pouvais être certaine d'avoir touché le mile, seulement en détaillant ses traits ~ Alala ~ Voilà une chose dont je devrais m'occuper à mon retour sur le sol japonais ~

Mais la discussion ne put se poursuivre, que nous arrivâmes déjà dans la rue où se trouvait le studio où le groupe de mon fils enregistrait ses chansons. Laissant de coté le sujet de la Ferrari pour l'instant, je me fis submerger par la galanterie de ma femme qui me prêta sa délicate main afin de m'aider à sortir de la voiture. Alala ~ L'envie de lui rendre sa poigne ferme et la tirer jusqu'à moi pour ensuite, la coucher sur le siège passager, m'a fugacement traversé l'esprit ~ Un signe négligent de la main, et je chassais toute idée d'ébats de mon esprit au même titre qu'une brise fraîche caressa mon visage. Oui, les lèvres d'Ayame sur ma peau, serait d'autant plus rafraîchissant ~ « Regarde devant toi au lieu de fixer son décolleté avec tant d'insistance, Akiha. » Alala... Prise au flagrant délit de voyeurisme ? ~ Non, étant donné que j'avais le droit de zieuter sur ma femme, autant que j'en avais envie ~ Parlais-je encore d'envies ? ~ Définitivement, ce n'est pas dans les prochaines heures que je me lasserais de cette main qui me tenait avec possessivité ~

Et ce, jusqu'à dans le studio, où Ayame salua allégrement notre fille. Hikari... Depuis qu'elle apprit que Mei quittait Undai, elle s'est renfermée sur elle-même, tellement que j'eusse cru qu'elle repartirait du point de départ, où ses sentiments n'étaient guère évolués. Mais heureusement, Kiseki a pris l'état de sa sœur suffisamment à cœur pour s'en occuper, essayant de son mieux à lui remonter le moral. Je ne saurais dire si cela a marché véritablement, mais les jumeaux étaient devenus inséparables depuis quelques jours, ne se séparant que rarement. Au point que je ne sois étonnée de trouver Hikari assise dans un siège du studio tandis que son frère démontrait à tous ses prouesses vocales. Saluant à mon tour l'assemblée dont Harue -qui avait l'air de se porter mieux que ce matin-, c'est le groupe de mon fils qui attira mon attention. Si jeunes, si pleins de vie ~ Alala ~

- Allons-nous rester ici ? ~

Déconcertée par la question d'Ayame, je fronçais légèrement les sourcils tout en me tournant vers sa personne. Mais nous venions seulement d'arriver... Serait-elle déjà ennuyée par ce qu'elle voyait ? Je ne saurais le dire, mais de mon point de vue, je n'étais guère lassée d'analyser de haut en bas, ce corps divin dont l'envie de le baiser de mes lèvres, me tiraillaient à en devenir accro ~ Dépendante de ses mains, je l'étais déjà ~ Réagissant au quart du tour à sa demande, je m'apprêtais à répondre, mais me vis interrompre par un cri venant de l'autre coté de la vitre. Et qui en était à l'origine ? Le garçon qui venait d'ouvrir la porte à la volée et sauter dans les bras d'Ayame, cela va de soi ~

- Maman super Ayame ! Tu fais super quoi ici ? T'es super venue me voir pour la super finale ? C'est super génial !

Quel enfant énergique ~ Riant à l'élan d'amour de mon fils, je jugeais tout de même qu'il serait préférable qu'il n'en fasse de trop, et l'éloignais de sa mère avant que cette dernière, ne fasse -malencontreusement- un faux mouvement coûtant des dents en moins à Kiseki. C'est dans un effort à peine voilé que j'ai réussi à contraindre Kiseki à retourner dans la salle adjacente, afin de poursuivre la répétition, le convainquant que s'il voulait gagner la compétition, il devait travailler dur pour y parvenir ~ Vérité ou non, il y crut suffisamment pour retourner s'époumoner avec le reste de The Queen ~ Après cela, tout sourire et rayonnante, je fis face à Ayame.

- Allons déjeuner ~ Ils ne finiront guère avant un moment, et cela ne sert à grand-chose de rester ici ~ Hikari, ma chérie, veux-tu nous accompagner ? ~

Il va de soi que Harue était déjà invitée, mais autant que j'ai l'avis de ma fille aînée également. Désirait-elle passer du temps en compagnie de sa mère qu'elle n'a vu depuis si longtemps ? A première vue, l'idée ne l'enchantait guère, et cela se concrétisa sous ses dires, hésitants et apeurés de me contredire. « Je... préfère... rester avec Kiseki... Akiha-Okasama... Si cela ne vous dérange pas. » Non, bien sûr que non, voyons ~ Ebauchant un doux sourire à l'encontre de ma fille, je lui dis qu'elle n'avait à s'en faire, avant de lui donner des dernières directives quant à ce qu'elle devrait faire quand le groupe aura fini sa répétition. M'appeler, pour être précise ~

- Bien ~ A deux pas d’ici, il y a ce fameux restaurant, t’en souviens-tu Harue ? ~

Satisfaite de sa réponse positive, j'enlaçais ma main avec celle de mon épouse, et la tirais en dehors de la petite salle confite qui eut accueilli sa personne ~ Le monde entier n'était assez grand pour contenir sa beauté, n'est-ce pas ? ~ « Autant qu'il n'est assez puissant pour refréner ta libido. » Amusant ? Tellement que j'en ai ri en quittant le studio ~ Où était donc ce fameux restaurant japonais ? ~ A deux rues de là, tellement prêt qu'en cinq minutes à pieds, nous y étions ~ évidemment, entre temps, une petite description de la ville s'imposait, et c'est enthousiaste que je montrais tel ou tel bâtiment à Ayame, lui donnant leurs appellations en même temps que je décrivais ce qu'ils faisaient dedans.

- Vous aviez déjà visité New York ? ~ Du moins, cette partie de la ville ?

Cela faisait plus de deux ans que j'étais mariée à la plus puissante femme de cette planète, et chaque jour, je réalisais que j'avais encore beaucoup à apprendre sur elle ~ N'était-ce pas excitant pour une chercheuse ? ~ J'en mouillais, littéralement ~ Mais ma frénésie ne fut de longue durée quand une haute silhouette s'arrêta devant la vitrine du restaurant où nous voulions rentrer, nous regarda de haut en bas avant de... snober Ayame ? Alala...

-Hmph. Definitely, this place is not longer what it supposed to be with this kind of... Commoners ~

Espérais-je que l'accent américain de la femme décrite comme pimbêche, fasse défaut à mon aimée ? Plus que tout. Attrapant fermement le bras d'Ayame, un sourire jaune sur les lèvres, je l'invitais à rentrer dans le restaurant, sous le regard ébahit de Harue...

- Ayame... N'y prêtez attention, ce n'est qu'une... Alala... Allons manger, mon amour ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Sam 9 Aoû - 23:54

Non que je n’apprécie guère d’écouter un groupe de jeunes chanteurs en plein exploit, mais c’était tout comme ~ Je n’avais aucun plaisir à écouter de la J-Pop, surtout lorsqu’il s’agissait de la voix de « mon fils » qui primait sur le reste du groupe. Ne soyez guère incrédules, vous l’entendez autant que moi, s’user les cordes vocales telle une chatte en chaleur ~ Ma gentillesse a dû se perdre durant mon voyage, où plus précisément, entre les cuisses d’une certaine personne ~ Me détournant de la baie vitrée lorsque je sentis le regard -rouge- du fils de mon épouse, je soupirais déjà alors qu’il déboula tel un veau dans la salle d’enregistrement. Étirant les lèvres dans un sourire faussement appréciateur de son élan d’amour, je me permis de tapoter son dos sous des « Ara, ara ~ » Alors qu’il hurlait à mon encontre ;

- Maman super Ayame ! Tu fais super quoi ici ? T'es super venue me voir pour la super finale ? C'est super génial !

Je viens soulager mon épouse, pourquoi donc ? ~ Gardant un air serein sur les traits alors que des envies de meurtres se profilaient dans mon esprit, je rassurais Kiseki d’un simple regard alors que ma femme, digne à elle-même me débarrassa de la tête délavée avant que je ne vienne arracher sa tête de métisse ~ Ne me prenez guère pour une raciste, ma fille l’était également savez-vous. Soupirant sous mes propres pensées, je me détachais de la chose verdoyante pour mieux me tourner vers Harue… Étrangement calme comparé à son comportement de ce matin. S’était-elle déjà faite à ma beauté ? Serais-je assez fourbe pour dire « lasser » ? Maaah ~ Personne ne peut se déplaire d’une personne telle que moi, qu’il me déteste ou m’aime, j’étais omniprésente dans la vie d’autrui, lorsqu’il me rencontrait ~

- Allons déjeuner ~ Ils ne finiront guère avant un moment, et cela ne sert à grand-chose de rester ici ~ Hikari, ma chérie, veux-tu nous accompagner ? ~

Et ces mots furent ma libération ~ Soupirant en m’apprêtant déjà à quitter le studio, c’est la main posée sur la clenche que j’arrêtais tout mouvement alors que mon épouse s’enquérait de la présence de sa fille, allant jusqu’à l’inviter. Non qu’elle me gâcherait mon repas, mais en terme d’être saoulant, elle faisait partie de cette catégorie. Hikari-Chan était… Juste énervante, et qu’importe mon self-control, si je pouvais éviter sa présence, je ne me gênais guère d’en profiter. Savez-vous que l’idée de la tuer me traversait l’esprit à chaque fois que mon regard se posait sur sa tignasse ? ~ Certes, mais je n’agirais aussi « capricieusement » sachant Ô comment la disparition d’un des enfants de mon épouse aurait comme effet sur sa personne. La formater était toujours envisageable, mais ma chère Akiha-Chan se doutera que j’aurais quelque chose à voir avec cela si du jour au lendemain, Hikari-Chan viendrait à me dire « DM001KA prêt à l’emploi ». Dieu, que cette époque me manquait ~

- Bien ~ A deux pas d’ici, il y a ce fameux restaurant, t’en souviens-tu Harue ? ~

Un restaurant qu’elle avait donc déjà essayé, et ce, en compagnie de cette femme. Serait-ce de la jalousie qui noircissait mes traits de la sorte ? Après tout, pendant plus de deux mois elle n’eut que comme compagnie cette pauvre créature, je ne pouvais la plaindre de s’y être attachée. Après tout, tout maître promène son chien, non ? ~ Enlaçant ma paume dans celle de ma femme, nous sortîmes enfin vers le fameux restaurant. Endroit qui n’était guère loin, et je dois avouer que j’eus même été divertie durant notre marche lorsque Akiha-Chan me présenta les building prodigieusement hauts devant lesquels nous passions. « Vous aviez déjà visité New York ? ~ Du moins, cette partie de la ville ? » Non. Du moins, il m’est déjà arrivé de venir sur le sol américain pour un séminaire, il y a de cela quelques années, mais certainement pas à New York où le cliché américain était omniprésent. Personnellement, ce fut la Floride que j’eus comme destination… Je n’ai guère visité, je n’ai fait qu’assister aux réunions et ce, le plus vite possible pour pouvoir quitter cette terre peuplée de singes obèses ~

Mais laissons cela de côté, et regardons plutôt la carte qui se dessinait sous mes yeux. Un restaurant japonais donc ? Je n’ai guère le mal du pays, mais il est vrai que mon palais ne se plairait guère dans des cheeseburgers à longueur de journée.

- Hmph. Definitely, this place is not longer what it supposed to be with this kind of... Commoners ~

… Serait-ce à moi que l’on s’adresse ? Levant le regard de la carte vers la femme qui me jetait des regards si… en disant long sur sa pensée, je restais interdite devant ses dires. Certes, j’avais du mal avec l’anglais, je ne faisais aucun effort pour apprendre cette langue, mais sachez que lorsqu’on m’insulte, je m’en rends compte directement. « Ayame... N'y prêtez attention, ce n'est qu'une... Alala... Allons manger, mon amour ~ » Ce n’est qu’une ? Une quoi ? Foudroyant Akiha-Chan de mon regard verdoyant, je restais muette avant de me tourner vers la femme et… éclater de rire. Littéralement ~

- Maaah ~ Et tu te demandes pourquoi je n’apprécie guère les anglophones ~

Car cette race ne sait quand se taire et sous prétexte qu’ils parlent la langue la plus commune du monde, ils se sentent supérieurs ~ Pauvre cons. M’avançant vers la tige blonde qui me regardait toujours de haut en bas sous des raclements de gorge -d’agacement, présumais-je-, je m’arrêtais devant sa personne avant de lui demander dans un anglais plus que correct -aussi difficile cela fut pour ma personne ;

- How much ? ~

L’incompréhension la plus totale se lisait sur les traits de cette perche et pour pousser le vice quant à sa manière si subtile de m’avoir snobé précédemment, je surenchérissais sous un « Maaah, did I mistaken about yourself ? My mistake lady, I was thinking that you may be a slut ~ ». Qui cherche, trouve dit-on, mais je ne m’attendais pas à ce que la blonde me faisant face crise et me gifle… Du moins essaye ~ Aussi négligente qu’elle puisse l'être, je ne l’étais guère et je ne comptais me laisser salir par une telle personne. Changeant mes traits en délaissant mon air ironique pour un sérieux glacial, je fis un pas en avant, mon corps se collant à celui bouillant de la protagoniste du jour.

- Remain your place, little cow ~

Je ne n’ai guère trouvé d’autre animal que la vache pour la décrire, ne m’en voulez guère ~ Lâchant cette chose pour lui faire dos, c’est vers Akiha-Chan et Harue-Chan que je revins, tout sourire ~ Bien, ne devions-nous guère manger ? Prenant la main de ma femme pour la tirer à ma suite dans le restaurant en question, je laissais un serveur nous placer avant de prendre place aux côtés de mon épouse. Mangeons, mangeons ~ Faisais-je semblant d’être aussi intéressée par la carte ? Il était préférable ainsi si la pute désirait garder sa tête logée sur ses épaules ~ Maaah, je m’emporte et mon humeur… est palpable ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Dim 10 Aoû - 20:51

La situation échappa de mon contrôle avant même que je ne réalise les paroles de l'inconnue à l'égard de ma femme. Définitivement, la sortie ne s'annonçait guère plaisante après que ladite blonde ouvrit la bouche afin d'exprimer un avis, dépassant la décence humaine. Alala... Et moi qui eus cru véritablement, que seuls les japonais portaient de l'importance aux titres, rangs et à la hiérarchie entre classes sociales. Dorénavant, il était clair que peu importe l'endroit et le moment, tomber sur des personnes dites hautaines, est devenu monnaie courante dans mon quotidien. A croire que j'attirais la luxure, dans toutes ses formes ~ Mais pour une fois, j'aurais préféré ne guère vivre les événements qui se déroulaient sous mon regard clair, ainsi que sous celui de Harue, restée en retrait. Évidemment, que pouvait-elle faire, comment devait-elle réagir quand ma chère et tendre épouse décidait de ne se laisser marcher dessus ? Il va de soi qu'Ayame n'était n'importe qui, et ce ne serait elle qui m'écouterait et s'effacerait de l'endroit afin de ne guère envenimer la situation. Non, Ayame prévalait ces droits et son titre sur l'humanité. J'en mouillais ~

- Maaah ~ Et tu te demandes pourquoi je n’apprécie guère les anglophones ~ 

Du moins, jusqu'à ce que sa voix résonne dans un japonais parfait, disant clairement que les anglais ne lui plaisaient en rien. Devrais-je me sentir visée ? Selon les expressions faciales de Harue qui zieutait sur ma personne, c'était plus qu'évident. Alala... L'envie de rire me prit au même titre que celui de mon épouse détonna dans la rue ~ Pourquoi donc étais-je amusée, au lieu de me vexer ? ~ Parce que je connaissais ma valeur aux yeux d'Ayame, bien sûr ~ Et ce n'est une de ses tirades ironiques qui me déstabiliserait, tandis que sa colère -froide, tellement aguicheuse- fut tournée vers l'importune. Devrais-je la retenir de commettre un acte répressible ? « Laisse-la s'amuser, cela divertira notre journée, Akiha. » Etrangement, je n'étais certaine des bienfaits d'un bain de sang en plein milieu de New York.

- How much ? ~ Maaah, did I mistaken about yourself ? My mistake lady, I was thinking that you may be a slut ~

Et ces paroles, prononcées avec malice, dans un anglais parfait, sans accroche d'accent. Se moquait-elle de ma personne en prétendant ne guère savoir s'exprimer convenablement dans ma langue maternelle -paternelle pour être précise- ? Définitivement, je ne savais qu'en penser, autant du contenu de ses phrases que de la manière dont elle les dit. Retenant un mouvement brusque quand l'intention de l'inconnue devint suffisamment perceptible pour que je sache qu'elle risquait de gifler mon épouse, je fus tout autant soulagée qu'elle n'y arriva guère, quand la poigne d'Ayame l'en empêcha. « Heh, tu croyais vraiment qu'elle allait se faire frapper par une chose de bas-étage telle que celle-ci ? ~ » Je... Ces derniers temps, surtout en dehors de Undai, j'avais tendance à oublier que ma femme n'était guère une personne normale, et que ses réflexes digne d'un étudiant de Undai surentraîné, n'étaient à prouver devant une simple mortelle. Simple mortelle ? Depuis quand parlais-je ainsi du monde qui m'entourait ? Alala... L'influence de Dead Master sur ma personne, n'avait de limites ~

- Remain your place, little cow ~ 

Little cow donc ~ Déglutissant difficilement, en gardant une posture sereine malgré mon esprit en ébullition, ne sachant si je devais arrêter Ayame ou la laisser s'occuper de la femme, jusqu'à ce que la situation tourne au désastre, je optais par... ne guère bouger, tandis que Harue attira moyennement mon attention pour souffler dans un murmure à peine audible -pour une personne tierce bien évidemment. « Ca ira ? Je crois que ça va mal se... » Finir ? ~ Ce furent sans aucun doute les paroles qu'elle voulut utiliser, mais dont l'occasion ne se présenta guère étant donné qu'Ayame revint vers nous. Me laissant tirer par la main glaciale de la femme aux yeux verts forêt, je détachais mes billes de la blonde restée en dehors du restaurant, avant de me retrouver dans une autre ambiance. Celle d'un endroit calme et paisible, où le fumet d'une nourriture de qualité se propageait dans l'air. M'asseyant à la place m'étant indiquée, un léger soupir fila d'entre mes lèvres avant que je ne vienne m'enquérir de l'humeur d'Ayame. Noire. Et cela se voyait, malgré son sourire. Alala.

- Ne vous en préoccupez plus, Ayame ~

Déposant ma main sur sa cuisse comme-ci ce geste pouvait calmer sa mauvaise humeur, je ne la quittais du regard et ce, jusqu'à ce que le serveur arrive pour prendre nos commandes. Bien ~ Il ne restait plus qu'à dégriser l'ambiance s'étant abattue sur notre table ~ Que ce soit Ayame contrariée, ou Harue ne sachant comment réagir sous la mauvaise humeur de ma femme, il n'y avait que ma personne pour redonner de la joie à la journée. Alala ~ Gratifiant la manager d'un sourire aimable, je l'encourageais à prendre la parole, quitte à me poser des questions dérangeantes, si cela pouvait être possible ~ Et -malheureusement- cela l'était.

- C'est vrai que c'est courant au Japon, entre mariés de se vouvoyer, mais j'en ai jamais vu de couple le faire, avant vous... Je suppose que ça doit être normal quand on est mariée à Eimin-Sama...

Donc, elle a finit par faire le rapprochement ? ~ Moi qui eus cru que le nom Eimin ne lui disait rien, me voilà surprise de la rigueur des japonais à retenir des noms de familles de gens qu'ils ne rencontreraient jamais ~ Certes, de mon coté, je connaissais les noms, prénoms, et surnoms des membres de la famille royale de l'Angleterre, mais je n'allais guère jusqu'à retenir celui d'un certain riche ayant eu de l'importance dans l'histoire de ce pays. Il en valait de même au Japon, le nom de l'empereur suffisait pour maintenir ma culture générale à niveau, n'est-ce pas ? ~ Non... C'était une honte pour un nippon de ne guère connaître les noms ou visages de l'entourage éloigné du fermier du fils de l'empereur... Alala ~ Critiquerais-je la moitié de mes origines ? De temps en temps ~ « Et encore, je t'ai dit que tu n'as pas à la vouvoyer. » Certes, mais je préférais ainsi ~

- Hmm ? Je dirais que c'est plutôt par habitude, les traditions nippones quant aux familles nobles, ne s'appliquent dans notre maison ~ La modernité fait des merveilles, n'est-ce pas Ayame ? ~

Non, je ne m'agenouille guère devant le bureau de mon épouse, en attendant qu'elle me permette de me lever et rentrer dedans ~ Cela lui plairait, n'est-ce pas ? ~ Peut-être que si je n'étais blonde aux yeux bleus en ayant une éducation purement nippone, je serais devenue ainsi ~ Lançant un clin d’œil amusé à mon épouse, mon rire se figea quand deux personnes attirèrent mon attention. Une femme accompagnée d'un homme gras -typiquement américain- qui vinrent de pénétrer dans les lieux, prenant une table non-loin de la nôtre. Et pourquoi donc leur présence me préoccupa autant ? ~ « Heh, à croire que la chose n'a pas compris qu'elle n'était la bienvenue ~ » Définitivement... Qu'importe l'effort que j'usais pour embellir la journée, il n'y avait pas une personne pour rattraper l'autre, et cela se marqua quand la femme -de l'altercation précédente- jeta un regard noir dans notre direction, disant à son mari à quel point nous étions détestables. Alala... Pourquoi se levait-elle ? Prendre un verre d'eau ? Oui... Et nous gâcher la soirée.

- Alala...

Les sourcils froncés, le visage montrant le désaccord, je déposais mes couverts sur l'assiette, prête à me lever pour arrêter la femme dans ses envies disgracieuses. Et ce, même si le regard interrogateur de Harue vis-à-vis de mes actions, prouvait qu'elle ne sentait le danger arriver. Et quel était-il ? Les ondes négatives dégagées par la pimbêche étaient une preuve suffisante pour pointer du doigt ce qu'elle allait faire, à savoir, vider le verre d'eau dans ses mains, sur... ma femme. Fort malvenu en soi. Raclant -silencieusement- la chaise sur laquelle j'étais assise pour me lever, je fus... déconcertée quand ladite femme tomba au sol, avant même que je ne prenne la parole. Que... ?

- Ayame !

Contrariée et choquée, je me redressais totalement sous les regards inquiets d'autrui. Ne me dites pas... « Trop tard, Akiha ~ Heh ~ » Ayame, l'aurait-elle tuée à distance ? C'était tellement plausible que je la foudroyais du regard, espérant tout de même pouvoir sauver l'agonisante. Était-ce seulement possible ? Énerver Dead Master-Sama équivalait à la mort, n'est-ce pas ? ~ Alala... Dommage pour mon poulet ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Dim 10 Aoû - 21:31

Les humains étaient si cupides et imbus de leurs personnes alors qu’ils ne valaient guère grand-chose. Malgré le sourire que j’abordais, il était facile de sentir mon humeur massacrante. Après une telle altercation, ne vous attendez pas à ce que je vous lise une histoire sortant d’un comte de fée, où un magnifique chevalier sur son cheval venait sauver une princesse en péril. Non, décidément, j’avais plus des idées de tortures telles des machines à écarteler ou encore, des sarcophages remplis d’insectes pour enfermer une victime tierce. « Ne vous en préoccupez plus, Ayame ~ » Et qu’importe le réconfort dont pouvait faire preuve mon épouse, je n’étais encline à rire aux éclats. Restant silencieuse alors que mon plat arriva, je ne tardais guère à goûter ce que j’avais dans mon assiette, mangeant étrangement silencieusement comparé à mes habitudes. Je n’étais guère le genre de femme renfermée sur elle-même, excentrique et extravertie étaient les termes qui me décrivaient. Dieu, une humaine a réussi à gâcher ma journée ~

- C'est vrai que c'est courant au Japon, entre mariés de se vouvoyer, mais j'en ai jamais vu de couple le faire, avant vous... Je suppose que ça doit être normal quand on est mariée à Eimin-Sama...

N’écoutant que d’une oreille la conversation qui se profilait sous mes yeux, je me permis un fin sourire moqueur quant aux dires d’Harue-Chan. Maaah ~ Finalement cette chose pitoyable avait un semblant de culture et savait où était sa place à mes côtés, moi, Ayame Eimin ~ Mais laissons cela, et revenons sur le sujet principal de la conversation, à savoir mon épouse qui ne cessait de me vouvoyer. Il est vrai que je lui avais demandé d’arrêter cela, mais les habitudes restèrent. La première fois qu’Akiha-Chan et ma personne, nous nous sommes rencontrées elle était qu’une étudiante tandis que moi, j’étais la grande Dead Master-Sama. Qu’importe son rôle d’épouse à présent, elle gardait sans doute quelque part au fond d’elle, le fait que je lui étais supérieure. Je ne détromperai guère cela, bien que je désirais encore, que nous soyons égales. Mais était-ce seulement possible ? Avoir une épouse telle que moi, n’était chose aisée. Et je le savais assez, pour ne guère relever ce sujet ~

- Hmm ? Je dirais que c'est plutôt par habitude, les traditions nippones quant aux familles nobles, ne s'appliquent dans notre maison ~ La modernité fait des merveilles, n'est-ce pas Ayame ? ~

Elles ne s’appliquaient pas ? Maaah, je le crus pourtant ~ Gloussant sous les dires d’Akiha-Chan, je croisais mes jambes tout en me penchant vers sa personne pour déposer un baiser sur sa joue ~ Finalement, il était agréable quand un « Sama » se faufilait derrière mon nom, ou encore, qu’elle m’appelle Dead Master-Sama ~ Prenais-je des grands airs à présent ? Maaah, la réalité était assez vorace pour me rappeler à l’ordre. Et cela se dessina par la présence de ma dernière rencontre, à savoir la pimbêche fraîchement assise bien trop près de notre table. Que devais-je comprendre dans son regard et ses murmures ? Qu’elle allait me faire payer mes insultes, présumais-je. Voilà une histoire que je pourrai raconter à Kaori-Chan, lorsque je l’appellerai plus tard, huhu ~

- Alala…

Ce n’était sans dire puisque la blonde se dirigea vers nous, verre d’eau en main. Quelles étaient ses intentions ? Tellement déchiffrables que je ne comptais la laisser agir à son bon vouloir. Claquant des doigts tout en portant à mes lèvres mon verre de vin, c’est sans me retourner que je laissais la femme s’effondre au sol dans un bruit sanguinaire ~ Maaah, quelle idée d’avoir une crise cardiaque pendant que je mange ~ « Ayame ! » Inutile de s’affoler de la sorte mon cœur, des putes, il y en a tellement dans ce bas monde ~ Riant discrètement sous ma pensée, je ne posais qu’une question à l’encontre de ma femme, avant d’agir à ma convenance ;

- Akiha-Chan ? ~ Puis-je goûter ton plat ? ~

Non, il n’y avait nullement une femme qui mourrait derrière moi, et encore moins une foule en ébullition devant le cadavre d’une beauté détestable ~




Le lendemain, fut moins tumultueux que la veille. Comme on pouvait s’en douter, nous ne pûmes finir nos plats dans ce restaurant qui devint la scène de décès d’une pauvre américaine. Après avoir passé une bonne heure en compagnie de la police New Yorkaise, c’est dans la chambre d’hôtel d’Akiha-Chan que nous finîmes notre journée. Entre deux gémissements, des caresses intimes et tellement, tellement de perversité ~

Ce matin, c’est de bonne heure que je me levais du lit qui eut accueilli nos ébats enflammés. D’un pas décidé, ce fut dans la salle d’eau que j’allais me rafraîchir avant de revenir dans la chambre afin de me vêtir. N’ayant que les vêtements de mon épouse à disposition, j’hésitais un instant à rentrer à Undai pour remplir un sac de mes propres habits. Ce n’est pas comme-ci cela me coûtait quelque chose, et revenir ne serait-ce que deux minutes dans mes appartements ne me ferait du mal, n’est-ce pas ? ~

C’est sous cette conviction que je me téléportais chez moi, plus précisément dans mon salon où les servantes s’affairaient à faire le ménage. Les saluant d’un simple sourire sous leurs regards intrigués -en vue de ma nudité, présumais-je-, je m’en allais vers ma chambre pour collecter de quoi me vêtir. Chose aisée, une robe sur le corps, je revins à l’étage plus-bas afin d’attraper mon sac à main, mon cellulaire ainsi que mon ordinateur portable. Avais-je tout ? Où était ma fille ? En vue de l’heure, je dirai qu’elle se trouvait déjà avec Kaïla-Chan. Maaah, quelle enfant ~

Revenant en un claquement de doigts dans la chambre d’hôtel, je déposais mes affaires sur l’un des sofas du salon avant de m’y poser moi-même. Bien, qu’allais-je faire en attendant le réveil de ma chère femme ? M’occuper intelligemment, et ce, je le fis en parcourant le net ~ Hum… Ne serait-il pas agréable que je trouve un moyen de nous divertir en ce jour ? Qu’elle me propose de voir Kiseki chanter et danser et je retourne dans mon bureau, à Undai bien sûr ~ M’arrêtant sur la page de l’hôtel tout en tapotant de mes mains l’outil de mes recherches, je regardais un peu ce que l’endroit nous proposait. Un sauna, une salle de fitness… Un casino également ~ Saviez-vous que je me plaisais dans les jeux de hasard ? Après tout, quoi de plus normal si je gagnais tout le temps ~

- Room service, would you like your breakfast, ladies ? ~

Me levant de mon siège lorsqu’un homme tapa à la porte de notre chambre, je m’en allais lui ouvrir celle-ci, sourire aux lèvres en invitant sa charmante personne à pénétrer les lieux. Le laissant poser le service sur la table, je retournais à mon ordinateur, et ce jusqu’à ce qu’il parte après m’avoir salué. Bien, maintenant qu’il n’était guère présent ~

Dois-je préciser que je m’avançais telle une lionne vers le lit de ma femme pour l’inviter à se lever à cette heure tardive ? Après tout, dormir jusqu’à onze heures ne devait être une habitude. Comment fera-t-elle lorsqu’elle rentrera à Undai après être autant décalée ? Je ne faisais que me soucier de son bien, bien entendu ~

- Maaah, Akiha-Chan compte-t-elle faire la marmotte toute la journée ? ~

Si diplomate, et si douce que je lui adressais un baiser tendre, qu’évidemment, J’approfondis par des caresses… intimes ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Lun 11 Aoû - 14:31

Rares étaient les fois où je me confrontais à la mort en dehors de l'hôpital ou de Undai. Pourtant, quand la femme tomba au sol dans un long soupir d'agonie, je réalisais que je côtoyais la mort chaque jour, que je me suis mariée avec cette dernière. Et malheureusement pour ma personne, quand elle frappait, il n'y avait plus rien à faire, aucun moyen de lui réchapper. Et malgré les protestations que je lançais à l'encontre de mon épouse, la femme ne réussit à s'en sortir, mourant d'une crise cardiaque. « Ce serait plus amusant si sa tête volerait ~ » Mais tellement moins discret, n'est-ce pas ? Pauvre femme, détestable qu'elle pouvait l'être de son vivant, elle fut davantage malchanceuse d'être tombée sur la mauvaise soi-disant, victime. Plaignais-je cette personne étendue sous un drap blanc, entourée de policiers américains ? Certes, la fragilité humaine me désolait, autant que la monstruosité d'Ayame.

- Quelle coïncidence ! C'est terrifiant comment les gens mauvais peuvent trépasser ! J'en ai la chair de poule !

Il serait correct de dire plutôt que ce n'étaient guère que les mauvaises personnes, mais celles qui contrariaient Dead Master-Sama. Je ne saurais préciser à présent ce que j'ai répondu à Harue en sortant du dit restaurant, mais une chose était certaine, ma soirée -gâchée de surcroît- se vit vite oubliée sous les caresses de mon épouse, appliquée à m'en faire oublier mon propre nom ~

***


Les rayons du soleil matinal, traversaient les baies vitrées, se perdant impitoyablement sur mon visage endormi. Dérangée par la lueur du jour, je cherchais un coussin à l'aveuglette que je plaçais sur ma tête, faisant ainsi barrage à toute contrariété pouvant agiter mes doux rêves de désirs sexuels ~ Quelle idée saugrenue que de devenir l'esclave de l'astre chaleureuse qu'était cette boule de lumière, n'est-ce pas ? Je luttais avec conviction contre cette fatalité ~ Sauf... ~ Qu'il y avait un être, contre lequel, je n'avais aucune chance dans la guerre du sommeil ~ Et celle-ci se nommait, Ayame Eimin ~

- Maaah, Akiha-Chan compte-t-elle faire la marmotte toute la journée ? ~

Alala ~ Si seulement elle savait à quel point j'en serais ravie, si elle continuait ainsi à m'attoucher ~ Gémissant incontestablement sous le son de sa voix suave, je me collais davantage à son corps dégageant une froideur certaine, frissonnant autant sous ses touchers que sous sa température ~ Sourire aux lèvres, de dos à ma chère femme, je me déhanchais au gré de ses mouvements, et ce, jusqu'à ne plus pouvoir résister à l'attirance qu'elle exerçait sur tout mon corps, et me tourner afin de lui faire face, l'emprisonnant dans l'étau de mes bras ~ L'amour ? Nous l'avions fait ~ Encore et encore jusqu'à ce que tout trace de sommeil s'évanouisse de mes traits, ne laissant place qu'à un visage satisfait et rayonnant. Tous les jours, je devrais me réveiller de la sorte ~

- Je vais prendre une douche ~ Et vous m'accompagnez ~

Il va de soi que ce n'était guère une demande, mais un ordre ~ Et qu'elle soit déjà lavée ou non, j'avais des projets à son égard, sous l'eau chaude coulant sur nos corps dévêtus ~ Un sourire carnassier aux lèvres, je tirais Ayame à ma suite, afin de la plaquer contre l'un des murs carrelés et descendre lentement le long de sa fine silhouette. Frôlant son intimité de ma langue, je soulevais sa jambe afin de la placer sur mon épaule et... ~ Alala, je ne l'ai lâché avant une heure au moins ~

Lavée, parfumée, et comblée, je sortis de la salle de bains, un essuie entre mes mains avec lequel je frottais ma chevelure humide. Guère gênée par ma nudité, je pris tout de même soin d'enfiler une chemise et un sous-vêtement, au cas où Hikari rentrerait dans la suite. D'humeur rieuse, je m'arrêtais devant le sofa du salon, intriguée par les objets y trônant. Des vêtements appartenant à ma femme, ainsi que quelques autres de ses affaires dont son ordinateur -allumé. Aurait-elle fait un saut à Undai pendant mon sommeil ? Quelle femme ~ Mais ce ne fut guère ce détail qui attira vraiment mon attention, mais l'image en fond d'écran de son portable. Une fille d'une quinzaine d'années s'y dessinait. Sa chevelure blonde lui descendant jusqu'aux reins, des yeux verts perçants, un sourire heureux aux lèvres, il n'y avait de doute possible, il s'agissait de Kaori. M'asseyant devant ledit pc, que je pris sur les genoux, je détaillais la photographie, parlant plus à moi-même qu'autre chose.

- Elle a bien grandi... Quel âge a-t-elle à présent ? Quatorze, quinze ans ? Alala ~

Et croire que cela ne faisait plus de trois mois que j'eus quitté le sol japonais, et qu'à l'époque elle ne m'arrivait pas plus haut qu'aux épaules. Étais-je triste d'avoir manqué une période complète de sa vie ? Terriblement, oui. « Ce n'est pas comme-ci elle te voulait dans sa vie, Akiha. » Certes, c'était vrai, mais... J'étais tout de même triste de cette absence qui me fit perdre définitivement mon enfant, ne laissant qu'une étrangère sous mes yeux clairs. Curieuse par-dessus tout, j'hésitais à me risquer à poser des questions la concernant, ayant promis à moi-même que le temps que je serais aux USA, je n’interférerais aucunement dans la vie de Kaori. Oui, mais demander comment elle allait, n'était guère une infraction à ce principe, n'est-ce pas ? ~

- Ayame, dites moi, que devient Kaori à présent ? L'aviez-vous laissée avec les jumelles pour la semaine ? Je suppose qu'elle ne va plus en cours... A-t-elle eu son diplôme ? Ou suit-elle des cours à domicile ? Fait-elle du sport ? Du tennis à ce que je peux voir sur l'image ~ Et son caractère ? Comment est-elle ? ~

Exagérais-je ? Nullement, il s'agissait de ma fille, c'était la moindre des choses pour une mère, de connaître son enfant, n'est-ce pas ? Si ~ Impatiente qu'Ayame me réponde, je ne détournais mon regard de cette seule image, qui représentait ma fille physiquement, mais qui transpirait une certaine assurance dans ses traits également. Alala... « Fait-elle toujours du XS ? Qu'aime-t-elle porter ? ~ » Ainsi, je pourrais lui offrir un vêtement comme souvenir de mon voyage. Oui, très bonne idée ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Lun 11 Aoû - 15:31

Baiser, embrasser, embraser, tenir au creux d’un unique gémissement en faisant valoir bien d’autres, plus intenses, plus forts… Plus parfaits ~ Nos ébats n’étaient à redire, ni décrire, nous étions parfaites, dans cette harmonie qu’était celle de nous toucher, nous excellions plus que quiconque ~ Qu’importe le nombre de fois où j’eus songé à aller voir ailleurs pendant son absence, jamais je ne serais aussi… comblée qu’à cet instant où son antre se resserre autour de mes doigts chauffés par son plaisir, où ses lèvres entrouvertes libèrent un chant envoûtant ~

« Je vais prendre une douche ~ Et vous m'accompagnez ~ » Et cela ne s’arrêta pas ~ Nous n’avions guère de position prédéfinie, certains croient que dans un couple, il n’y a qu’un seul dominant et un seul soumis. Je me permets de les contredire, nous… Nous nous accordions du plaisir chacune à notre tour, tout comme en même temps ~ Toucher en se faisant toucher n’était guère miraculeux, avec assez de pratique et l’envie de faire jouir l’autre en même temps que vous-même, et l’affaire était réglée ~

C’est ainsi qu’une heure plus tard, nous sortîmes enfin de cette salle d’eau ~ Rinçant mon corps -toujours à coup de matérialisation-, je me dirigeais d’un déhanché céleste vers le salon tandis qu’Akiha-Chan tarda à se sécher. Passant outre mes affaires disposées un peu partout dans la chambre d’hôtel, ce fut vers le service de thé que je me rendis, enthousiaste à l’idée de m’abreuver d’un liquide chaud et sucré. Prenant le temps de faire une tasse pour Akiha-Chan, je me tournais vers sa personne lorsqu’elle se posa sur le divan, mon ordinateur sur les genoux. Maaah ~ Que faisait-elle là ? Comptait-elle fouiller ma boite mail pour savoir si je n’avais reçu de messages trop « érotiques » d’une quelconque maîtresse avec qui je me serais plu, pendant son absence ? ~

En parlant de cela, il est vrai que j’eus le plaisir de boire un thé avec une femme qui aurait pu finir dans mon lit, si je n’avais calmé mes ardeurs. Cela remonte au départ d’Akiha-Chan, afin de me changer les idées, Kaïla-Chan s’était proposée pour me divertir. Chose que je fis en sa compagnie et qui en découla par la présentation avec son enseignante des plus… attirantes ~ Je ne serai étonnée qu’elle soit aux goûts de mon épouse, également ~

Après quelques mots échangés, elle finit par essayer de me contacter. Je ne fus guère surprise qu’elle me demande via le numéro de l’académie, et non par mes coordonnées personnelles. Décidée à faire une bonne action -avec l’envie de la baiser, cela va de soi-, je me déplaçais une fois de plus vers la capitale Nipponne pour rencontrer la jeune femme. Où étaient mes principes de ne jamais coucher avec une simple humaine ? Enfuis sous mon manque oppressant, mais sachez que rien de tout cela ne se passa. Je ne la touchais que brièvement dans des caresses amicales, des sourires et des regards échangés lors d’une discussion intéressante ~ Pourrais-je dire que nous nous sommes quittées en bonnes amies ? Dead Master-Sama ne considère l’humain comme un ami, juste de la vermine, voyons ~

- Elle a bien grandi... Quel âge a-t-elle à présent ? Quatorze, quinze ans ? Alala ~

Retombant sur terre sous les dires de ma femme, je m’avançais vers sa personne, lui tendant une tasse de café fumante -sans sucre, ni lait. Regardant ce qu’elle me montrait du regard, ce fut sur le visage de ma fille que je tombais. Évidemment, celui-ci trônait fièrement sur mon fond d’écran, chose que je n’avais remarqué d’ailleurs. Ne vous posez guère la question, je ne suis celle qui ait tapée cette photo ici et savoir qui était l’investigatrice de ce fait n’était un mystère pour quiconque. Maaah, Kaori-Chan aurait-elle également changé le fond d’écran de mon téléphone portable ? J’ai regardé, et effectivement, ce fut le cas. Quelle enfant ~ La mienne, en l’occurrence.

- Ayame, dites moi, que devient Kaori à présent ? L'aviez-vous laissée avec les jumelles pour la semaine ? Je suppose qu'elle ne va plus en cours... A-t-elle eu son diplôme ? Ou suit-elle des cours à domicile ? Fait-elle du sport ? Du tennis à ce que je peux voir sur l'image ~ Et son caractère ? Comment est-elle ? ~

Voilà… Un véritable interrogatoire ~ Tirant un sourire devant son air déterminé, je me décidais de prendre place à ses côtés alors qu’elle surenchérissait sous ses questions, par une autre, me déroutant. « Fait-elle toujours du XS ? Qu'aime-t-elle porter ? ~ » Désire-t-elle également savoir quels sont ses goûts en matière de sous-vêtement ? Je ne le lui demanderai guère, de peur qu’elle affirme ma question en attendant impatiemment une réponse. Quelle femme, ou plutôt quelle mère ~ D’un autre côté, je pouvais me sentir heureuse de savoir qu’Akiha-Chan s’intéressait toujours à notre fille, bien que leur relation soit… des plus tendues.

Prenant une petite inspiration avant de boire une gorgée de mon thé fumant, je déposais ma tasse sur la table basse nous faisant face avant de me tourner vers mon épouse et… Lui capturer les lèvres avec sensualité ~ Approfondissant ce baiser délicat en quelque chose de torride et dominant, je finis par me reculer sous le manque d’air palpable de mon épouse ~ Bien, parlons à présent ~

- Kaori-Chan… a effectivement étonnement grandie depuis ton départ ~ C’est une jeune demoiselle pleine de vie à présent, un peu bête à ses temps perdus mais sachant garder le sérieux, lorsqu’il le lui est imposé. C’est une enfant heureuse, je peux t’assurer que sa vie lui plaît ~ Un peu perverse sur les bords également… Mais tu le remarqueras bien assez tôt, crois moi ~

Elle était mon trésor, la lumière qu’une mère recevait à la naissance de sa progéniture des plus idylliques ~ Oui, mais je retiendrais mon excitation quant à cela, et poursuivrais plutôt d’un ton détendu pour répondre aux questions assaillantes de ma femme ~

- Elle n’est guère restée avec les jumelles ~ Kaïla-Chan s’en occupe parfaitement, et effectivement, elle ne suit plus les cours à Sakura Gakuen. Elle a reçu son diplôme avec une mention des plus appréciables même si elle a du mal à se concentrer, sur les matières que les jumelles lui enseignent actuellement.

Il est vrai que Kaori-Chan était un enfant dissipé. Ou plutôt, rapidement ennuyé si le cours n’était dynamique et qu’elle se retrouvait devant une tonne de feuilles dont elle ne comprenait même pas l’énoncé. Tout enfant était ainsi, il n’y avait que Kaori-Chan pour se permettre de dire « Are you fouting de ma gueule ? » Lorsqu’elle ne comprenait, ce que nous lui enseignons. Maaah, qu’importe ce défaut, elle restait capable d’assez impressionnante capacité mentale ~

- Elle suit beaucoup d’activités extra-scolaires, mais elle ne fait guère du tennis ~ Cette photo a été prise lors d’un brush que j’ai eu avec des connaissances, nous avons profité de cette journée, pour un match amical ~

Omettrais-je de répondre à certaines de ses questions ? Après tout, ne vous en étonnez pas devant l’énormité de demandes de ma femme également. Finissant ma tasse en louchant avec envie sur la table à manger, je l’invitais à se lever pour que nous puissions manger également. Après tout, il serait dérangeant de gâcher un tel déjeuner, n’est-ce pas ? ~

- Concernant le cadeau, effectivement un vêtement pourrait lui plaire. Comme les enfants de son âge, elle prime via les marques et autres outlets colorés. Elle a un penchant certain pour ces blouses sur lesquelles des inscriptions sont dessinées… SuperDry peut être ? Ou quelque chose comme ça. Tu lui en avais déjà acheté lorsque tu étais encore avec nous, et cette chose immonde avec le cerf également. Ou était-ce un poisson ? Qu’importe ~ Personnellement, je me contenterai de me rapporter à sa personne ~

Un croissant mon amour ? Nullement, prends donc un fruit ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Lun 11 Aoû - 19:00

Qu'aimait manger Kaori ? Quelle était sa couleur préférée ? Arrivait-elle à se lever le matin ? Des questions simples, dont une mère devrait connaître les réponses. Pourtant, je ne connaissais aucune d'elles. Quelle mère faisais-je là, n'est-ce pas ? Décevante, malheureusement. Depuis que j'eusse quitté la Japon, j'ai refréné tout l'intérêt que je portais à ma fille cadette, croyant que plus loin je me trouvais de sa personne et de sa vie, mieux elle évoluerait dans un monde lui étant destiné. Kaori Faith Eimin, un enfant à l'avenir prometteur, un être qui un jour, saura modelée à l'image de sa mère, et où je n'étais qu'une pâle figure la contraignant dans son avancée vers le sommet. Telle était la réalité que cet enfant m'a fait ressentir atteignant à peine l'âge de douze ans. Qu'en était-il à présent ? Je ne savais guère donner réponse à cela. Espérais-je que notre relation puisse s'améliorer dès mon retour sur le sol nippon ? Si cela était possible, j'y arriverai ~ J'essayerais, du moins. En commençant par apprendre le plus possible sur cet être m'ayant été retiré de la pire des manières qu'il soit. Par ma fuite.

Impatiente qu'Ayame me fournisse les informations que j'attendais tant, je buvais littéralement ses paroles au même titre que la tasse de café portée à mes lèvres, dangereusement vacillante sous mon attention, portée sur l'image de notre fille, souriante. « Kaori-Chan… a effectivement étonnement grandie depuis ton départ ~ C’est une jeune demoiselle pleine de vie à présent, un peu bête à ses temps perdus mais sachant garder le sérieux, lorsqu’il le lui est imposé. C’est une enfant heureuse, je peux t’assurer que sa vie lui plaît ~ Un peu perverse sur les bords également… Mais tu le remarqueras bien assez tôt, crois moi ~ » Un enfant heureux, à l'existence parfaite, n'est-ce pas ? Serait-ce une manière de dire que je serai de trop à mon retour ? Ayame ne se permettrait de mettre ainsi les mots sur l'évidence éprouvée par Kaori. Malgré la tristesse de n'avoir été là pour elle, j'étais tout de même heureuse qu'elle ait pu se construire une vie plaisante ainsi que développer un caractère propre à sa personne. Un enfant joyeux, souriant. Et non un monstre. Voilà un fait qui me soulageait. Oserais-je retourner entre les murs de Undai et chambouler son quotidien ? « La question ne se pose même pas, Akiha. » Alors pourquoi me la posais-je ? ~ Après, il était vrai que je ne comptais laisser Ayame m'échapper, à cause d'un enfant, qu'il soit mien, sien ou nôtre. Tenais-je ici un discours de la belle-mère détestable ? J'en avais peur ~

- Elle n’est guère restée avec les jumelles ~ Kaïla-Chan s’en occupe parfaitement, et effectivement, elle ne suit plus les cours à Sakura Gakuen. Elle a reçu son diplôme avec une mention des plus appréciables, même si elle a du mal à se concentrer sur les matières que les jumelles lui enseignent actuellement. 

Kaïla Kurayami... évidemment. Un goût amer se propagea dans ma bouche à l'entente de ce nom, et ce ne fut dû au café serré que ma femme m'a préparé. A quel point désapprouvais-je cette amitié ? Énormément. Et ce n'était seulement à cause du passage en rang entre la jeune Kurayami et ma personne, mais notre guerre durait inlassablement à travers les années que je l'ai connue. Je ne m'attarderai guère sur le comment cela a débuté, il est seulement primordial de savoir que j'avais mes raisons pour appréhender ce qu'Ayame, n'avait l'impression de voir. Oui, la mauvaise influence est transmissible, c'est pour cela qu'on appelle cela une influence. Il va de soi que ce ne fut le seul point que je notais ~ Ma fille était intelligente ~ Non que je doive être surprise par cela, mes enfants l'étaient -hormis Kiseki à ses temps perdus-, je ne pouvais qu'être ravie que ma fille cadette le soit également ~ Serait-elle un mélange de ses aînés ? Ayant l'intelligence de Hikari, mais le manque de concentration de Kiseki ? Alala... Il me tardait de le découvrir de mes propres yeux ~

- Elle suit beaucoup d’activités extra-scolaires, mais elle ne fait guère du tennis ~ Cette photo a été prise lors d’un brunch que j’ai eu avec des connaissances, nous avons profité de cette journée, pour un match amical ~

Donc, cette photographie n'était la preuve qu'elle aimait le tennis, mais qu'elle avait le privilège de se déplacer aux cotés d'Ayame, où qu'elle allait. En étais-je jalouse ? Aucunement ~ C'était normal pur une mère de faire connaître son enfant au monde extérieur, supposais-je. Alala... Il faudra que je me rappelle d'organiser une réception à mon retour au Japon ~ Mais passons cela, et concentrons-nous sur Kaori, enfant énergique qui n'était confinée dans une cage, à ce que je pouvais entendre. Au moins, Ayame a respecté la liberté de son enfant, et ce, même en mon absence. Définitivement, plus j'apprenais sur la vie actuelle que menait Kaori, plus je me demandais si mon retour ne serait néfaste. « Concernant le cadeau, effectivement un vêtement pourrait lui plaire. Comme les enfants de son âge, elle prime via les marques et autres outlets colorés. Elle a un penchant certain pour ces blouses sur lesquelles des inscriptions sont dessinées… SuperDry peut être ? Ou quelque chose comme ça. Tu lui en avais déjà acheté lorsque tu étais encore avec nous, et cette chose immonde avec le cerf également. Ou était-ce un poisson ? Qu’importe ~ Personnellement, je me contenterai de me rapporter à sa personne ~ » Lisait-elle dans mon esprit ? « Elle en est capable. » N'est-ce pas ? Me levant à sa suite afin de nous approcher de la table où le déjeuner nous attendait, je me saisis d'une mandarine tout en réfléchissant au cadeau que j'offrirais à mon enfant, pour mon retour. Aurais-je fait abstraction de sa dernière tirade d'un égocentrisme frisant l'incrédulité ? Non, je souris ironiquement à cela, avant de noter -sur mon portable- l'information capitale qu'était d'acheter des T-shirt de marques à Kaori. En espérant qu'elle ne les brûle sous mes yeux, cela va de soi. Guère affamée, trop songeuse sous les paroles de mon épouse, je me rendis compte que plus je recevais de réponses, plus j'avais de questions. Alala ~ Quel interrogatoire ~

- Elle doit tenir la perversité de vous, Ayame ~ Alala... Je suis ravie que mon absence lui ait porté profit ~

Laissant un fin rire traverser mes cordes vocales, je posais mes lèvres dans le cou de ma femme avant d'y apposer de doux baisers papillons. Avais-je usé d'un ton ironique pour décréter cela ? Non, je soulignais seulement une vérité lipide, qui au fond, ne me dérangeais guère. Tant que Kaori se portait bien, j'étais heureuse ~ Voilà le rôle d'une mère exemplaire. « A-t-elle également hérité de votre coté... dominateur ? ~ » Pour ne guère dire égocentrique ? Ou pire encore, était-elle un enfant gâté comme elle le fut à mon départ ? Reculant la chaise sur laquelle ma femme était assise afin de me placer sur ses genoux, je glissais ma main à l'intérieur de ses cuisses, relevant sa robe pour caresser sa peau douce, un sourire carnassier aux lèvres ~

- Je penserai à lui acheter un petit quelque chose avant de rentrer au pays ~ En espérant qu'un cadeau de la vipère lui plaise ~

Frôlant ses lèvres intimes par dessus un tissu dentelé, mon autre main maltraitait avidement sa poitrine, jouant oisivement avec ses tétons durcis ~ Alala, je me sentais toute chose ~ J'en mouillais ~ J'en gémirais si l'envie d'entendre Ayame pousser des cris de jouissance en premier, ne m'aurait tant tenu en halène ~ « Désirez-vous suggérer une activité pour la journée ou... ~ » Rester à l'hôtel à se plaire dans des ébats enflammés ? ~  Où votre corps se ferait prendre de tout part par ma main experte que vous aimez tellement ? ~ Alala, je m'emballais ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Lun 11 Aoû - 19:40

Un fin silence s’installait entre nos personnes alors que le déjeuner se dessinait devant nous. Prenant premièrement un pain semblant rôti, je le tartinais maladroitement d’une pâte chocolatée, mon regard toujours rivé dans celui de ma femme songeuse. Que pouvait-il bien se passer dans sa tête à cet instant précis ? Tellement de choses qu’il n’était difficile d’en imaginer la source. Soupirant en la laissant agir comme bon lui semble, je mangeais -aussi étonnant soit-il-, finissant déjà mon repas alors que ma femme était encore en train d’enfoncer ses ongles dans la pelure de sa mandarine. Était-ce mal de parler de notre fille ? Quelles parentes faisons-nous si ainsi parler de notre fille était tabou ? Je ne sais le dire, mais une pointe de tristesse naissait en mon sein lorsqu’une parole traversa enfin les lèvres d’Akiha-Chan ;

- Elle doit tenir la perversité de vous, Ayame ~ Alala... Je suis ravie que mon absence lui ait porté profit ~

La première partie de sa tirade m’arracha un regard sous-entendu tandis que la deuxième me refroidit instantanément. Certes, cela put être bénéfique à notre fille, mais nullement à ma personne. Choisir entre deux êtres que je chérissais m’était impossible, jamais, je ne pourrai faire un tel choix et qu’importe le fait qu’elles ne sachent cohabiter ensemble, je ferai en sorte que ce soit le cas. Sentant mes traits se noircir sur cette fatalité, je soupirais, tentant de retrouver une certaine contenance grâce à ce geste. Vainement, je n’avais qu’une seule question en tête. Comment se passera le retour d’Akiha-Chan ? Quelle sera la réaction de ma fille en retrouvant sa mère qu’elle détestait tant ? Notre quotidien sera-t-il à ce point bouleversé ? Je le craignais, mais guère au point de refuser le retour de mon épouse. Elle avait une responsabilité à tenir, que ce soit en tant que mère ou femme. Mais cette responsabilité, quel était son poids comparé à un avenir semé d’embauches ? Je ne saurais le dire.

« A-t-elle également hérité de votre coté... dominateur ? ~ » Je ne la sentis venir, ébranlée par son corps se posant sur mes genoux, je restais interdite devant ses baisers me faisant frissonner de toute part. Maaah, il n’y avait rien de sérieux là-dedans mon amour, n’étions-nous pas dans une conversation des plus sérieuses ? Comment pouvais-je seulement me concentrer si je recevais de telles… attentions ? ~ Inutile d’en faire un discours, dès que ses lèvres se posèrent sur les miennes, mon monde chavira vers la luxure de la sexualité ~

« Je penserai à lui acheter un petit quelque chose avant de rentrer au pays ~ En espérant qu'un cadeau de la vipère lui plaise ~ » Pour mieux revenir à ce sujet dérangeant alors que ses doigts se glissaient déjà vers mon antre, s’humidifiant à vue d’œil ~ Ara, Akiha-Chan sait-elle à ce point faire plusieurs choses en même temps ? Contrairement à elle, je m’étais déjà échappée du monde réel, seuls ses touchers m’enivraient d’une chaleur incontrôlable, là assise sur cette chaise confortable, son corps brûlant le mien d’un amour… bestial ~

« Désirez-vous suggérer une activité pour la journée ou... ~ » Ou me perdre encore et encore sous ses caresses folles ? La question ne se posait pas, même pas un instant alors que je l’invitais à rejoindre le sol pour… Qu’elle puisse m’explorer en profondeur ~ La naviguant sur mon corps, l’invitant à me faire du bien, là, où je le désirais, m’arquant quand cela devint trop intense, gémissant quand le plaisir palpitait en mon sein… Endroit corporel qui se fit folâtrer par une bouche avide ~ Dieu, j’en gémis… Tellement bruyamment que je m’étourdissais sous le son de ma voix.

Me retournant, me retenant, baisant, caressant… Touchant tout simplement et c’en fut assez pour qu’un essaim de palpitations n’éclate en mon bas-ventre, déversant ainsi le liquide de mon plaisir à celle, qui le désirait tant ~ Étendue au creux des bras de mon épouse, je fermais les yeux le temps d’un instant, cherchant une quelconque stabilité dans ma respiration alors que mon cœur -aussi vivant semblait-il- battait à en rompre. Les pulsations dans mon corps jaillissaient sous un flux élevé, tordant certains de mes muscles les endolorissant après cet effort des plus agréables.

Un instant de répit et je hissais mon visage jusqu’à celui de mon épouse pour y laisser quelques fins baisers, jouant plus avec ses lèvres et sa langue qu’approfondissant vraiment cela pour un nouvel échange endiablé. Me redressant en l’invitant à en faire de même, je me permis de craquer mon corps pour le remettre en place alors que je remontais déjà ma robe, sur mon corps. Non, qu’il n’est agréable d’être nue, mais si je restais si peu vêtue, nous ne sortirons jamais de cette chambre ~ Cela me dérangeait-il ? Nullement, disons juste que je voulais également visiter les environs comme…

*Toc, toc*

Me tournant vers la porte qui s’ouvrit sur nos personnes, je m’arrêtais en voyant le visage de la fille aînée de mon épouse. Ara… Aurait-elle oublié quelque chose ? ~ Non, qu’il s’agissait de sa chambre, mais qu’importe. Me raclant la gorge en la saluant d’un simple sourire alors qu’elle se pencha respectueusement, je m’en allais vers la chambre, comprenant aisément que je n’étais celle qu’elle désirait voir.

Quelle fille, je ne l’aime guère ~ Soupirant en attrapant sur le passage mon portable, je composais le numéro de Kaori-Chan, n’ayant encore eu le temps de l’appeler aujourd’hui ~ Quelle heure est-il encore ? Qu’importe, n’étais-je en droit d’appeler mon amour à toute heure ? Exactement ~

- MAMAN VIENS ME CHERCHER TOUT DE SUITE !

Ara. Voilà une exclamation à laquelle je ne m’attendais pas. Fronçant les sourcils sous les cris de ma fille, je lui demandais de se calmer pour qu’elle m’explique la situation qui demandait tant, ma présence. Sachez que demander à une personne en hystérie de retrouver le bon sens était inutile, et ma chère enfant me le souligna allégrement sous un « Mais comment tu veux que je me calme ?! Je suis en train de me faire poursuivre par un éléphant là ! » … Plaît-il ? Incrédule de ce que disait Kaori-Chan, je demandais plus ample information avant que cela ne coupe, ne laissant qu’un cri aigu me briser les tympans.

Un éléphant ? Bien. Composant à présent le numéro de Kaïla-Chan, j’attendis que celle-ci décroche pour qu’elle m’explique ce qu’il se passait chez eux. Tellement de choses que mon unique réaction fut de couper court à la conversation. Retournerais-je dans le salon ? Sans plus attendre. Et c’est donc ainsi que je pris place sur le divan, attrapant mon ordinateur pour vaguer sur les pages que je consultais plus tôt.

- Que dirais-tu d’un casino ? ~ Je suis bonne… à ces jeux de hasard ~

Bonne, évidemment ~ Après tout, n’étais-je pas Dead Master, la magnificence à l’état pur, la femme la plus sublime aux côtés de mon épouse ? Huhu ~ Justifiant mes dires tout en tournant dans sa direction l’ordinateur, je croisais le regard d’Hikari-Chan qui… Agit si bien que j’aurais voulu l’embrasser ~ Sourire aux lèvres alors qu’elle s’excusa auprès de sa Okasama d’amour, elle quitta la chambre sous prétexte que le concert de Kiseki était demain et qu’il était donc judicieux pour elle de rester avec son jumeau pour le border ~ Ce n’est guère ainsi qu’elle l’eut prononcé, mais c’était de cette manière-ci que je formulais cela ~

- Alors, alors mon amour ? ~ Ne veux-tu pas tenter d’avoir le double de ton salaire ? Huhu ~

Ou tout perdre, à toi de voir « Ta chance » ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Mar 12 Aoû - 15:43

La question ne se posait guère, n'est-ce pas ? ~ Mon corps collé au sien, je n'avais guère envie de la laisser filer entre mes doigts ~ Du moins, si, d'une certaine manière ~ Riant premièrement sous ses assauts sensuels, mon dit rire se perdit sous des gémissements sans fins, attisés par ses caresses, par mes touchers sur sa peau délicate ~ Je fondais littéralement sous la chaleur émanant de nos corps ~ Et ce, jusqu'à ce que j'explore en profondeur chaque parcelle, chaque recoin de sa tendre silhouette. Il va de soi que j'aurais pu rester ainsi pendant des heures, des jours, à baiser ses lèvres, à titiller son intimité du bout des doigts, à retracer ses courbes fines avec mes mains ~ Mais toute bonne chose, prend fin à un moment donné, et cet instant arriva sous un dernier gémissement prononcé, preuve d'une sensation de tension dépassant l'entendement ~ Relâchant mes muscles sous un dernier soupir, je me redressais légèrement, Ayame blottie dans mes bras, et ce jusqu'à ce que je me lève, la laissant remettre ses vêtements en place ~ Définitivement, je me plaisais en sa seule compagnie, que nous soyons au milieu d'une plage ou dans un simple lit de fortune. Alala... Pourrais-je... ?

Détachant mon regard clair des courbes gracieuses m'aguichant à souhait, c'est vers la porte que je me tournais, perplexe d'entendre quelqu'un toquer. Le room service étant passé, je ne voyais qui pourrait vouloir s'introduire dans ma suite. À part bien évidemment Hikari qui la partageait avec ma personne ~ Voyant qu'il s'agissait -précisément- de ma fille, je l'invitais à prendre ses aises sous ses airs timides, tandis qu'Ayame quittait la pièce, pour se rafraîchir, présumais-je ~ Quémandant des explications quant à l'intrusion de sa tête verte dans la pièce, je me heurtais à un bégaiement habituel.

- C'était... Kiseki... Son concours... Je vais rester avec lui... toute la journée, Akiha-Okasama... Vous prévenir.

« Je ne me rappelle pas avoir omis de lui donner l'usage de la parole. » Quelle méchanceté ~ C'est avec compassion que je m'approchais de Hikari, déposant un doux baiser sur son front en l'assurant que cela ne me dérangeait guère, et qu'elle était une sœur en or pour son frère. N'était-ce pas beau, l'amour fraternel ? Si ~ Et j'étais heureuse que mes jumeaux s'entendent si bien ~ Ainsi, ils pouvaient compter l'un sur l'autre quand je n'étais guère là pour les soutenir sous le mépris évident d'Ayame à leur égard. Conversant avec ma fille de tout et de rien, avant que ma femme ne revienne, je voulus proposer à Hikari d'amener Kiseki pour que nous dînions tous ensemble, en famille. Mais à ma plus grande surprise, je n'eus l'occasion d'ouvrir la bouche que la jumelle de mon fils battit en retrait, poussée par une détermination projetée sous forme d'un sourire de mon épouse. Alala... était-elle à ce point terrifiée par sa mère ? Il ne fallait guère être divin pour comprendre que Hikari connaissait les pensées de ma femme quant à sa personne, et que depuis longtemps, elle était consciente qu'Ayame ne la considérait comme sa fille. Chose que je désapprouvais, étant donné que le gène ne mentait pas, et qu'elle partageait typiquement le même ADN que Kaori. À savoir, le mélange entre mon sang et celui de la directrice de Undai.

- Que dirais-tu d’un casino ? ~ Je suis bonne… à ces jeux de hasard ~ 

Devrais-je y desceller une note de sous-entendus ? ~ Je le fis ~ Riant délicatement à ces mots, c'est avec malice que je coulais mes yeux sur sa personne, occupée devant son ordinateur portable. Songeant tout de même à saluer Hikari quand elle partit de la pièce, sans demander son reste, je me demandais où comptait-elle trouver un casino pour ses jeux. Certes, il y en avait un à l'hôtel. Je le savais, même si je n'ai jamais mis les pieds dedans, et cela, grâce à mon cher fils qui y dépensa déjà suffisamment d'argent pour que je ne vienne ajouter le mien aux caisses de l'hôtel ~ Il devait tenir sa chance de ma personne, oui ~

- Alors, alors mon amour ? ~ Ne veux-tu pas tenter d’avoir le double de ton salaire ? Huhu ~ 

Je n'étais guère friande des jeux de hasard. Je préférais gagner mon argent de manière plus subtile, plus sûre ~ En investissant tout mon énergie dans la recherche et dans des métiers légaux, effectivement ~ « Ouais, ou en baisant la bonne personne ~ » Je n'ai jamais demandé à Ayame de me payer pour cela, voyons ~ Il était normal de partager ses biens entre mariées, n'est-ce pas ? ~ Tenterais-je le défi de jouer de ma chance dans un endroit remplis de personnes aimant voir leurs billets s'envoler sous un battement de cartes ? Alala... Ayame avait l'air tellement ravie par cela, que je ne pouvais que céder à sa demande. Tellement que je vins m'asseoir à ses cotés afin de déposer un doux baiser sur sa joue, et m'exclamer, moqueusement :

- Bien ~ Essayez seulement de ne pas perdre votre argent autrement que sous vos caprices ~

Parlais-je encore de sa Ferrari détestable ? ~ Non, de tous les sous-vêtements qu'elle m'achetait ~ Mentais-je ? Cela va de soi ~ Me relevant, je lui signalais que j'allais me changer et que nous pourrions descendre au casino par la suite ~ M'aventurant dans la chambre que je partageais avec sa personne, je trouvais rapidement une robe moulante que j'enfilais sur mon corps, l'assortissant à des talons noirs, afin de mieux revenir dans le salon, prête à... dépenser inutilement mon argent. Invitant mon épouse à se lever, je pris sa main et la tirais à ma suite en dehors de la suite, ne me gênant guère de déposer des baisers frivoles sur ses lèvres à tout instant ~ Des plus inopportuns ~ Comme dans l'ascenseur, où deux personnes âgées nous regardèrent comme si nous sortions d'une autre planète, tandis que je collais ma femme contre la paroi du fond ~ Alala ~ Ce n'était guère ma faute qu'elle soit si... attirante ~

- Voyons si j'aurais de la chance aujourd'hui ~

Arrivant devant les guichets, je présentais ma carte bancaire -celle que je n'utilisais que pour mes dépenses personnelles, guère en rapport avec de nouveaux vêtements et autres investissements de choix- que je tendis à l'homme en uniforme de l'autre coté de la vitre. Demandant un montant modeste de mille dollars, c'est tout sourire que je revins vers Ayame, les jetons en main. Oui, je ne comptais dépenser tout cet argent, la moitié tout au plus ~ Les cinq cents restants n'étaient là que pour me donner bonne figure sous les liasses extravagantes des autres joueurs. Jamais, je ne comprendrais les gens qui dilapident leurs salaires durement gagnés, dans de telles futilités, croyant vraiment qu'ils gagneraient quelque chose. Attendant que mon épouse revienne des guichets à son tour, je m'aventurais à travers les tables, une coupe de vin déjà en main, regardant les jeux d'autrui. Alala... Vraiment extravagant. « Vraiment riches oui ~ » Certes, mais tellement stupide en même temps ~ Ne prenant garde aux inepties de mon alter-ego, à comparer les billets verts à l'anatomie, je fus attirée par une table en particulier. Une roulette ~ M'asseyant gracieusement sur un siège vide à coté d'un homme grisé, c'est sous des sourires charmeurs que je pariais. Et pariais. Et perdais malgré moi tout le charme que je pouvais dégager, les cartes ne voulaient jouer en ma faveur. Alala... amadouer un humain était plus simple que supposer quelle carte sortirait du tas. Et ce au point que je me retrouve dépouillée de moitié, du montant que j'eus retiré de mon compte.

- Haha, votre beauté n'est à refaire, mais votre chance ! Haha.

Excusez-moi ? Vexée par les paroles de l'homme qui jouait à coté de ma personne, je le gratifiais d'un sourire ironique avant de parier, m'acharnant à lui montrer que je ne tirais mes billets seulement de ma beauté. Vraiment ? ~ Cela va de soi. Mais je ne les gagnais non plus en jouant à la roulette, et cela se marqua quand je me retrouvais avec dix dollars à tout casser, dans les mains. Défaite, je m'éloignais de la table, tête haute, tandis que dans mon esprit, mon ombre se moquait littéralement de mes prouesses. « Finalement, t'es meilleure aux jeux sexuels que ceux-là ~ » Silence. Si elle l'oubliait, j'étais prête à lui rappeler qu'elle faisait également partie de mon être et qu'elle perdait au même titre que ma personne. Désespérée -et ennuyée- je cherchais activement Ayame, jusqu'à ce que je la trouve et m'en approche, l'air... peu enthousiaste.

- Je crois que je vais m'arrêter sur cela, question jeu ~ Comment vous vous en sortez ? ~

Curieuse de connaître la somme qu'elle a déjà perdu, je zieutais librement sur ses cartes. Quel était ce jeu ? ~ Je ne saurais dire, mais sa main paraissait plus qu'attrayante. Belle, riche, intelligente et chanceuse en prime ? ~ Alala... J'en mouille ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Mar 12 Aoû - 17:07

« Bien ~ Essayez seulement de ne pas perdre votre argent autrement que sous vos caprices ~ » Maaah, comme si il était seulement possible que je dépense mon argent inutilement ~ Tous mes achats avaient pour but de me divertir, ce qui soulignait le fait que je ne balançais guère l’argent par les fenêtres étant donné que tout cela m’était utile. Dois-je dire qu’un court instant entre les caresses de l’ascenseur et ses sourires charmeurs, l’image de ma Ferrari brûlée me traversa la tête ? Croyez-vous vraiment que j’ai revendu un tel bijou ? Je ne l’avais achetée pour ne guère en profiter, lorsque je me lasserai de celle-ci, peut être qu’elle finira entre les mains d’une autre personne ~ Kaïla-Chan ? Nullement, elle ne vivra assez longtemps pour que je lui offre un tel cadeau ~

Mais revenons donc au principal, à savoir les femmes, les hommes, l’argent ~ Surtout l’argent, huhu ~ D’un déhanché divin, je m’en allais chercher « les livres » qui me permettraient de renflouer ma caisse… du double ou du triple selon ma chance ~ Par combien allons-nous commencer ? Guère plus de cent dollars, il était inutile de jouer plus en sachant ce que je pouvais gagner à cela.

Revenant à la hauteur de mon épouse, je déposais un chaste baiser sur ses lèvres avant de me séparer de sa personne, étrangement intéressée par une table ~ Bien, voyons qui de nous deux gagnera le plus dans ce cas. Regardant un peu partout sur quoi je désirais miser, c’est après une bonne dizaine de minutes que je pris place aux côtés d’une femme… Des moins alléchantes. J’aurais pu trouver mieux, mais entre m’asseoir à côté de la toxicomane ou les hommes plus gras que gros, je n’avais guère de choix. Bien ~ Posant les cent directement, j’attendais de recevoir mes cartes pour me coucher quand l’occasion se présentait à mon avantage, ou encore surenchérir sur des fonds que je ne disposais pas, ne faisant que bluffer et ce, jusqu’à ce que la première partie se fasse et qu’une pile de jetons se trouve devant ma personne. Hum ~ Doubler avais-je dit ? Maaah, je venais de gagner dix fois plus. Ara, les dieux seraient-ils en ma faveur en ce jour ?

Cela se vit encore et encore, mille, deux milles, trois milles, quatre milles pour une mise de cent dollars tout au plus ~ Quelle chance, j’aimais ce jeu ~ Tellement qu’une fois après avoir un sac de jetons, je m’en allais vers une autre table… Bien plus accueillante ~ Un jeune ne semblant avoir plus d'années que Kiseki à mes côtés, trois milles sur la table ~ Me lancerais-je ? Déposant trois milles à mon tour, je laissais un instant mon regard se poser sur les nombres précédents avant de miser mes propres chiffres. Le cinq, le huit et… le zéro ~

Après avoir dépouillé cette table, c’est vers le black jack que je me dirigeais. Le but ? Je le connaissais que très peu, les bases en soi, je savais juste que je devais battre le « banquier » et que je ne pouvais dépasser le nombre 21. Et qu’avais-je en ma possession ? Maaah, assez pour que je dépose tout mon argent gagné et que je remporte « le gros lot » ~

- Je crois que je vais m'arrêter sur cela, question jeu ~ Comment vous vous en sortez ? ~

Assez pour que le banquier ne me verse le tripe de mes mises, voyons ~ Souriant à l’égard de mon épouse tout en me saisissant de son verre de vin, je me délectais du goût acre avant de relancer la partie, cette fois-ci avec mille dollars qui se transformèrent rapidement en cinq milles dollars ~ Bien, essayerons-nous autre chose à présent ? Huhu, un poker peut être ? ~ Me levant de ma place -avec mon bac de fric sous l’apparence de jetons-, je tirais Akiha-Chan à ma suite vers une autre table, l’asseyant à la place que je convoitais pour mieux poser une somme de mille dollars devant elle ~

- Maaah, regardons ce que nous pouvons faire avec cela ~

Nous coucher malheureusement et perdre la première manche. Hum… Retentons. Et ce fut le coup de chance, de mille perdu, nous venions de récupérer dix milles en… Un jeu ~ Levant un sourcil lorsqu’une main sauvage s’aventura sur l’épaule de mon épouse, je restais silencieuse en relevant mon regard sur… Une femme ~ Agréablement attirante qui ne tarda à se présenter sous un ;

- Lorsque l’on m'a dit qu’une japonaise accompagnée d’une occidentale pillaient mes fonds, je n’aurais jamais cru tomber sur des… Undai’ens ~ Et certainement pas sur vous, Dead Master-Sama ~

Ara ? Me connaissait-on ? Que le monde est petit ~ Gloussant sous les dires de l’ancienne étudiante -présumais-je-, je la saluais d’un mouvement de la tête alors qu’elle nous invita ailleurs, autour d’une table à laquelle elle prit place également pour mieux nous lancer « Un poker ? ~ Une petite somme voyons, parions ce que vous avez gagné aujourd’hui ~ » Maaah, je n’attendais que cela ~ Mais je comptais tout autant garder mon argent fraîchement gagné et tout en croisant les jambes, je changeais… les enjeux ~

- Maaah, ne serait-il pas plus intéressant de parier nos habits ? ~ Un strip poker serait d’autant plus amusant… ~

« Haha ~ Bien, faisons donc cela. Ma chère, vous serez celle qui nous… dévêtira ~ » Quel rôle sacré qu’avait ma femme de choisir quelle partie de mon corps, j’exhiberai en perdant ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Ven 15 Aoû - 19:31

Il était évident qu'Ayame avait bien plus de chance que ma personne, dans les jeux de hasard. Et cela se concrétisa sous le nombre incalculable de jetons que le banquier poussa dans sa direction. Alala... Et moi qui crus qu'elle ne gagnait son argent qu'en travaillant d’arrache-pied, je lui conseillerais de jouer plus souvent de grandes mises dans les casinos, et ainsi, passer davantage de temps en ma compagnie, plutôt qu'entourée de paperasses ~ Tout de même étonnée de sa chance, malgré les pensées fougasses qui traversaient mon esprit, je me surpris à l'encourager sous les cartes qui tombaient entre ses mains. Cela, en souriant aimablement à ses adversaires, consternés par l'incroyable faculté de mon épouse à remporter toutes les manches. « Elle triche. » Vraiment ? ~ Si c'était le cas, je n'ai pas réussi à discerner la supercherie. Tellement que je restais abasourdie sous ses prouesses, et ce jusqu'à ce qu'elle me tire à sa suite, à une autre table, où elle me quémanda de prendre place. Croirait-elle qu'en restant dans mon dos, la roue allait tourner pour ma part ? ~

- Maaah, regardons ce que nous pouvons faire avec cela ~ 

Si tel était le cas, nous déchantâmes quand notre cagnotte se vit dépossédée du millier de dollars que nous avions pariées. Déçue par cela, je voulus abandonner mon siège et laisser Ayame y prendre place, étant donné que j'avais peu de chance d'agrandir nos gains. Mais ma chère femme, munie d'une confiance dépassant l'entendement, décida que j'étais parfaitement assise à ma place. C'est ainsi que nous poursuivions le jeu, tandis que j'écoutais les conseils de mon épouse, et ce jusqu'à ce que nous remportions une somme extravagante qui me fit sourire de bien-être. Dix milles dollars, cela était suffisant pour combler le vide qui se forma dans mon salaire du mois. Alala ~ J'étais tellement prise au jeu, que je demandais à Ayame de remiser quelques billets, espérant que notre chance nous fasse dévaliser le casino. À croire que je n'étais guère seule à penser de la sorte ~ Et cela se révéla exacte quand je sentis une pression sur mon épaule, ne venant guère de la main glaciale de mon épouse. « Elle pue la matérialisation. » Pardon ? ~

- Lorsque l’on m'a dit qu’une japonaise accompagnée d’une occidentale pillaient mes fonds, je n’aurais jamais cru tomber sur des… Undai’ens ~ Et certainement pas sur vous, Dead Master-Sama ~ 

Détachant mon regard clair des cartes que je déposais sur la table, je relevais le regard sur la personne m'ayant interpellée. Une femme, jeune, et japonaise de surcroît, se tenait sur ma gauche, sa robe dévoilant sa peau, signe de ses origines orientales ~ Une personne dont je ne connaissais ni le nom, ni la relation la liant à mon épouse. Mais à première vue, Ayame avait l'air autant perdue que ma personne, vis-à-vis de l'identité de la fameuse propriétaire du casino. « Ils sont partout, ces Undai'ens. » N'est-ce pas ? ~ Définitivement, mon humeur se rapprochait dangereusement de celle de mon alter-ego, contrarié de nous faire stopper dans notre ascension à la richesse ~ Me relevant de la table quand Ayame suivit la femme à une autre place destinée aux joueurs, je restais interdite sous les mots de l'inconnue.

- Un poker ? ~ Une petite somme voyons, parions ce que vous avez gagné aujourd’hui ~ 

Petite somme ? J'aurais pu m'acheter de nouvelles bottes en peau de serpent, que j'eusse vu récemment dans une magasine de mode fort en vogue dans ce pays. Alors, définitivement, je ne pensais guère accorder ce souhait à la femme faisant à présent, face à Ayame. Certes, pour la gérante d'un tel casino, quelques milliers ne devait représenter une somme astronomique, mais il était tout autant évident que si cela ne lui posait problème, elle ne serait là, en face de nous, à nous proposer un pari dont je n'étais friande. Non, définitivement, j'avais le pressentiment que si nous nous mettions à jouer, nous allions tout perdre. Pourquoi ? Un être pourvu de matérialisation cachait plus d'un tour dans son sac ~

- Maaah, ne serait-il pas plus intéressant de parier nos habits ? ~ Un strip poker serait d’autant plus amusant… ~

L'ingéniosité de ma femme m'enchantait ~ Ainsi, l'argent était en sécurité ~ Oui... Mais le corps de mon épouse risquait d'attirer plus d'un regard, dévoilé ainsi dans un lieu public. Alala... « Haha ~ Bien, faisons donc cela. Ma chère, vous serez celle qui nous… dévêtira ~ » Définitivement, je ne savais que répondre à cela. Contrairement à mon ombre, enjouée par la perspective de déshabiller une femme sous ses ordres primitifs. Surtout Ayame. Incrédule sous l'acceptation de la femme aux yeux verts forêts, m'ayant attendu à ce qu'elle refuse de s'exhiber, je fus contrainte par accepter le rôle m'étant attribué, et espérer que mon épouse remporte ce jeu coquin ~ Me plaçant dans le dos de mon épouse, je posais mes mains sur ses épaules, et me penchais afin de lui souffler quelques paroles, avant que la partie ne débute.

- Je vous prierai de gagner, Ayame ~

Certes, l'envie de la voir se dévêtir tissu par tissu sous mon regard embrasé, me faisait mouiller, terriblement ~ Mais qu'elle se fasse dévorer du regard par les personnes intéressée par ce jeu -à savoir tous ceux qui ont entendus les enjeux- ne me ravissait guère autant. Soupirant délicatement tandis que les cartes se firent distribuer, je zieutais sur l'assemblée qui nous entourait, pariant déjà sur le vainqueur de la partie. Et qui perdit la première manche ? Ayame. Fronçant les sourcils tandis que le sourire de la propriétaire du casino s'agrandit, je n'eus d'autre choix que de désigner un vêtement. Mais que choisir, sachant que mon épouse n'était habillée que d'une robe et sous-vêtements ? Alala...

- Vos talons, Ayame ~

La gratifiant d'un sourire jaune, je reportais tout mon attention sur son adversaire, essayant de desceller une quelconque tricherie dans les mouvements de ses mains. Mais rien... « Heh, ne porte pas de jugement trop hâtif, Akiha ~ » Mon ombre, voyait-elle quelque chose qui m'échappait ? Je ne saurais le dire, malgré que nous partagions les mêmes pensées. Concentrée, je fus soulagée quand c'est Ayame qui remporta la seconde partie. Et c'est avec une certaine jubilation malsaine que je désignais le sous-vêtement. Un string donc ~ Plus le temps passait, plus je me prenais au jeu, me plaisant à dévoiler les corps de ces deux femmes, m'étant agréable à la vue ~

- Votre robe ~

Perversité étant de mise, j'attendis que la femme sous nos yeux, nous dévoile le bas de son corps, en enlevant la fine soie la recouvrant ~ Mais contrairement à ce que je m'attendais ce n'est guère un rasage parfait qui se dessina sous mon regard avide, mais un autre sous-vêtement de... bikini ? « J'ai laissé mon bikini en-dessous ~ » Charmant ~ Autant que ce n'était qu'un mensonge ~ Déconcertée, je repris rapidement contenance, tandis que les cartes tombèrent. Et cette fois-ci ce fut Ayame qui perdit, malgré que ses cartes présageaient une victoire certaine. Comment était ce possible ? Pourtant les chances de perdre furent minimales, selon ce que je pus comprendre. Perplexe, j'indiquais à ma femme d'enlever son soutien, sous les regards joueurs de la moitié -si pas les trois quart- des personnes du casino. Alala... Il ne manquerait plus que ma fille et mon fils s'y rendent pour que cela devienne indécent ~

Tellement que c'est avec recul que je demandais à ma femme de se déshabiller davantage, au gré des parties perdues, jusqu'à ce qu'elle se retrouve seulement avec un string, mes mains posée allégrement sur sa poitrine... durcie par l’excitation ? ~ Définitivement, cette femme me rendait folle ~ Suffisamment pour que j'en mouille, l'envie de la prendre sous ces centaines de regard, devenue presque incontrôlable ~ Serait-ce le stress de perdre qui bouleversait mes hormones ? Aucunement, c'était Ayame, fidèle à elle-même ~

- Comment saviez-vous quelle carte tirer ? ~ Ne me dites guère que c'est de la chance...

Parce que ce n'était crédible. Et son sourire mystérieux répondit à ma question. Évidemment qu'elle trichait. Son flux de matérialisation -détectable par mon ombre- était en descente, ce qui prouvait qu'elle usait de son pouvoir, même si je n'arrivais à comprendre de quelle manière. Lisait-elle dans l'esprit de ma femme ? Non, je l'aurais su. Alors comment ? Peu importe, étant donné que c'était mon tour de demander à ladite femme aux dons m'étant inconnus, d'enlever sa robe, se retrouvant ainsi seulement en sous-vêtements... Alala... Il ne restait plus que deux parties pour qu'elle perde. Mais une seule, pour que ma femme ne dévoile tous ses charmes. Et le jeu débuta.

Pressant mes doigts sur Ayame, je ne quittais la table des yeux, priant pour qu'elle ne perde guère cette partie. Mais mes souhaits étaient dignes de l'image de ma chance pour les jeux de hasard. Et c'est avec effroi que je regardais le jeu de notre adversaire, gagnant. Prise au dépourvu par les vivats excités de notre entourage, je voulus battre en retraite, tandis que le seul et unique tissu recouvrant l'intimité de mon épouse, allait tomber sous les regards pervers. « Joli tour ~ » Alala... Souriant aimablement à la propriétaire du casino, je capturais les mains de ma femme pour qu'elle ne finisse par se déshabiller, et la plaquais à même la table recouverte encore de cartes. Prise par un élan de détermination infaillible, je l'embrassais avec fougue, passant ma langue entre ses lèvres, tandis que mon genou se calait entre ses jambes ~ Approfondissant le baiser jusqu'à ce que le souffle me manque, je me redressais, tout en recouvrant mon épouse d'un gilet afin de cacher sa poitrine. Attrapant fermement sa main dans la mienne, je décrétais, suavement :

- Le spectacle est terminé ~ Nous étions ravies de ce défi ~

Lançant un clin d’œil à la gagnante du jeu, je tirais Ayame à ma suite, sans me préoccuper du reste. Où allions-nous ? Fêter notre victoire précédant notre défaite, dans notre chambre d'hôtel, cela va de soi ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Ven 15 Aoû - 19:57





Une soirée… remplie de surprises, voilà ce que j’eus passé la veille ~ Je n’avais guère à décrire en profondeur ce qu’il s'est passé, sachez juste qu’à présent, tout le personnel de l’hôtel me regardait… d’un drôle d’œil ~ Serait-ce parce que je me suis retrouvée à moitié nue sur une des tables du casino hier ? Je n’en douterai guère un instant, même si j’étais persuadée que cela avait également avoir, avec notre partir de jambes en l’air dans l’ascenseur ou… un malencontreux couple nous est tombé dessus ~ Imaginez la scène, ma personne entièrement dévêtue avec la main de mon épouse, caressant allégrement mon intimité alors que ses baisers torrides me faisaient gémir plus que coutume ~ Huhu, que cela fut plaisant ~

Et ce fut le matin même que je m’exaltais de cette histoire, mon portable sous les yeux, le visage de ma fille rayonnant devant moi ~ Tasse de thé en main, je m’étais aventurée dans le salon pour débuter la journée. Décidée à voir comment se portait mon ange, je l’appelais sans plus tarder. Et le spectacle que j’eus sous les yeux, me laissait un instant interdite ~ Après tout, qui acceptait les appels automatiquement, surtout lorsqu’on avait autrui sur soi, à savoir Kaïla-Chan ~ Bien que j’aimais son postérieur, jamais je n’ai demandé d’en avoir une image… En grand plan ~

- Ara, Kaïla-Chan… Vient-elle de se trouver un talent quelconque dans la photographie pornographique ? ~

Ma question qui retentit à l’autre bout du monde se fit accueillir… Par un hurlement certain avant que l’écran ne devienne sombre ~ Dieu, ces enfants ~ Si plaisant. Riant délicatement alors que la vidéo se réactiva, cette fois-ci sur le minois de ma fille, je lui adressais un large sourire avant de lui demander… Ce qui me valut une telle vue. Une explication farfelue en découla avant que je ne change de sujet… Pour parler de moi ~ Évidemment ~

C’est après une bonne heure de conversation que je raccrochais, mon attention se portant sur une nouvelle chose. Et cela se conclut par un domestique qui vint dans notre chambre, me demandant de rejoindre le rez-de-chaussée étant donné que la gérante me demandait. Serais-je assez incrédule pour ne pas savoir de qui il s’agissait ? Nullement ~

Et c’est donc de mon plus beau sourire que j’arrivais à l’a auteur de la fameuse dame qui me demandait, moi, Dead Master ~ Prenant place à un siège lui faisant face alors qu’une tasse de thé se posa sous mon regard, je croisais les jambes, attendant d'entendre ce que ladite personne désirait ~ Et cela se dessina premièrement sous la forme d’un coupon où les zéro ne se terminaient guère ~

- Votre gain de hier soir, premièrement ~ Si vous m’aviez prévenue de votre présence, je me serais priée de vous accueillir comme il se doit, Dead Master-Sama ~

Je n’en doutais guère, mais moi-même, je ne savais que je venais ici ~ L’informant de cela, c’est après quelque rire que le sujet vira… sur une conversation nous seyant plus. A toutes deux, bien entendu ~ De quoi s’agissait-il ? D’Undai évidemment, et tout Undai’en ne se trouvant dans cet établissement, voulait savoir comme l’école se portait. Entre grandes lignes, je répondis que l’académie se portait à merveille, que les étudiants étaient plus bêtes les uns que les autres et que la preuve de mes dires se trouvait à deux pas de nous, pointant du doigt le fils d’Akiha-Chan ~

- Super arrête ! Tu sais que je t’aime !

Ara ? Et à qui s’adressait-il de la sorte ? A sa manager. Voilà… Une révélation qui me laissait sans voix ~ Gardant un sourire certain sur les lèvres alors que la femme conversant avec Kiseki-Kun, percuta mon regard, je lui adressais un large sourire avant de me relever, et m’excuser auprès… de la gérante -dont le nom, était toujours un mystère.

- Kiseki-Kun, veux-tu bien parler autrement à une dame ? Où sont donc parties tes manières ? ~

Un ton nullement froid, qui le glaça tout de même. Dressant un sourire charmeur sur les lèvres, je m’approchais d’Harue pour la saluer. Il n’était guère utile d’être aussi mal à l’aise, ce n’était guère comme s’il s’agissait d’Akiha-Chan qui venait de la trouver en pleine déboire amoureuse avec son fils ~ Non, moi, je me permis juste de souffler à son ouïe « Cet enfant… est toujours mineur ~ » Comme-ci cela me choquait, huhu ~ Mais plus sérieusement, mettre autrui mal à l’aise, était plus que plaisant.

Après cela, je m’étais décidée à retourner dans la suite de mon épouse. D’un pas posé, j’arrivais rapidement devant la porte de la chambre, et à peine celle-ci ouverte, ce fut sur Hikari-Chan que je tombais nez à nez. A croire qu’en cette matinée, je rencontrerai tout le monde ~

- Ayame-Okasama, je me suis permise de réveiller Akiha-Okasama, le concert de Kiseki débutera dans deux heures.

Et depuis quand cette demoiselle avait-elle pris tant d’assurance dans sa voix ? Interloquée par sa manière si… directe de dire les choses, je m’étonnais de lui répondre positivement alors qu’elle s’en alla déjà, le pas ferme. Dieu, le monde change-t-il aussi vite ? Je ne savais le dire.

Toujours ébranlée par ma non envie de tuer Hikari-Chan après l’avoir croisée, je me dirigeais vers la salle d’eau. Endroit où je trouvais Akiha-Chan…

- S’est-il passé quelque chose avec Hikari-Chan ?

Ne sait-on jamais, que la cause se trouvait sous mon regard, nue en train de se savonner ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Sam 16 Aoû - 20:09

Une nuit de folie ~ C'est ainsi que je décrivais ce qui s'est passé entre le corps de mon épouse et le mien ~ Entre des gémissements, des frissons, des caresses et des baisers, je me perdis sous son emprise, sous mon désir, sous notre passion ~

Pourtant, aujourd'hui, je n'avais la possibilité de rêvasser de la veille, entremêlée dans les draps tièdes, je soupirais de contentement, malgré qu'aucun corps ne vint me réconforter de sa présence. Ayame était-elle déjà levée ? Certainement, oui ~ Mais l'envie de la rejoindre après ce que j'eus subi pendant toute la nuit, n'était guère de sortie ~ Tellement peu que je me prélassais dans le lit, les yeux clos. Et ce jusqu'à ce que je me fasse extirper de mes songes -fantasmes- par une voix se voulant autoritaire, mais dont une pointe de timidité transperçait tout de même. Hikari ?

- Akiha-Okasama... Le concert de Kiseki est dans deux heures à peine. Il... serait triste que vous soyez en retard.

Concert... Le concert ! Me redressant vivement, je fusillais Hikari des yeux, incrédule que j'ai pu oublier un tel événement. Comment ? « Les cuisses d'Ayame font des malheurs ~ Heh ~ » Alala... Me levant sans prendre garde à ma nudité, je m'en rendis tout de même compte quand les joues de ma fille s'empourprèrent d'un rouge écarlate. M'excusant de cela d'un simple sourire compatissant, je m'enfermais dans la salle de bains, avant d'en sortir une fois de plus, et m'adresser directement à l'enfant qui eut la lucidité de me prévenir.

- Alala, merci ma chérie, je ne sais pas ce que je ferai sans toi ~ Dis à Harue que je vous rejoindrai dès que je serai prête ~

Congédiant ma fille aînée, je... devins littéralement une tornade ~ En retard... J'étais terriblement en retard, c'était une véritable catastrophe. Sortant des vêtements à la volée de la garde-robe provisoire qu'ils occupaient, je choisis ceux qui me plurent -à savoir un t-shirt avec le logo de The Queen ainsi qu'un pantalon moulant- avant de retourner dans la salle d'eau, où je m'engouffrais sous la douche. Douche que je pris à toute vitesse, me moussant avec la pression de l'instant en tête. Mon fils allait se produire sur scène, et je n'étais capable d'être à l'heure. Alala, quelle honte pour une mère. Telle que je ne me permettais guère d'arriver en retard, en aucun cas.

- S’est-il passé quelque chose avec Hikari-Chan ?

Même si je devais refréner mes envies à l'égard de mon épouse. Me rinçant en même temps que je tournais mon regard clair vers elle, je levais un sourcil en signe d'incompréhension. Que pouvait-il bien se passer avec Hikari ? La limousine serait tombée en panne ? Étaient-ils encore à l'hôtel au lieu de se préparer dans les coulisses ? J'espérais de tout cœur que cela ne soit le cas. Préoccupée par les dires d'Ayame, je sortis de la douche pour mieux m'en approcher, déposer un chaste baiser sur ses lèvres avant de me sécher rapidement, mon portable déjà dans les mains.

- Le concours Ayame... Nous sommes déjà en retard.

Composant le numéro de ma fille, j'attendis impatiemment qu'elle réponde, et quand elle décrocha, je ne me fis prier pour lui demander où elle était. Soulagée d'apprendre que le groupe était déjà en route vers le lieu du spectacle, je raccrochais, rassurée. « Pourquoi être si hystérique Akiha ? ~ » Pardon ? Certes, mon ombre ne partageait guère mes valeurs quant à nos enfants, mais elle pouvait pour une fois, garder ses remarques pour elle, n'est-ce pas ? A croire que non. Et c'est énervée que je lui rétorquais du but en blanc :

- Je ne suis pas hystérique Akiha. Et puis...

Et puis ma voix mourut dans ma gorge quand je posais mes yeux une fois de plus sur ma femme. Femme qui n'était guère prête pour sortir. Incrédule de son manque de réactivité, j'attrapais sa main avant de sortir de la salle de bains, mes vêtements à moitié posés sur mon corps. Alala... Lâchant sa main dans la chambre que nous partagions depuis à peine quatre jours, je fouillais dans la garde-robe, en sortant un autre t-shirt avec la marque du groupe de mon fils.

- Ayame, vous devez vous habiller ! Mettez cela, je vous prie ~ Nous devons partir sous peu.

Sous peu, cela voulait dire, maintenant, oui ~ Tendant ledit tissu à mon épouse, j'enfilais le mien -similaire- avant de me mettre à la recherche intensive d'un autre accessoire important. À savoir, les casquettes rouges qui allaient avec le haut. Bon sang ~ J'espérais que les pancartes étaient déjà en place, et que nos sièges furent réservés... L'étaient-ils ? Dans le doute, j'attrapais une seconde fois mon portable et appelais cette fois-ci Harue, femme dont l’intention me semblait un temps soit peu craintive. « Harue ? Les sièges... Ce sont toujours ceux de devant ? ~ » Je ne saurais dire ce qu'elle crut que j'allais lui demander, mais elle finit par reprendre de l'assurance et me répondit que oui, tout était en ordre. Il ne maquait plus que nous.

- Mon amour, ce t-shirt ~ Allons y, sinon nous risquons d'être en retard.

Oui, c'est la dixième fois en moins d'une demi-heure que je souligne ce fait. Alala... ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Sam 16 Aoû - 20:48

A croire que ma voix venait de la réveiller étant donné qu’elle me regardait avec tant… d’empressement ? Je ne saurais décrire ce que j’eus ressenti en la voyant à moitié moussé, le regard perdu vers je ne sais quelle contrée. Pour décrire cela… J’illustrais ce moment sur « Une chatte venant de se faire prendre par son propriétaire, en train de dépecer un oisillon de ses entrailles ». Ou du moins, quelque chose dans le genre ~ Morbide ? Je l’assumais pleinement, et ce n’est qu’après cette longue réflexion, que mon épouse me répondit enfin.

- Le concours Ayame... Nous sommes déjà en retard.

Mais guère comme ce que je voulus, mais plutôt d’une information de laquelle je me serais passée. Soupirant en la laissant s’époumoner de gauche à droite, je restais inerte dans la salle de bains, perdue dans ce qu’il s'est passé plus tôt avec Kaori-Chan. Aurait-ce un rapport avec Mei-Chan ? Je n’en douterai guère, il est vrai que notre chère Mashiro nous a quitté à présent. Non de son bon vouloir, je me rappelais encore de ce jour comme de hier ~

Flash Back

Il ne devait être plus de midi lorsqu’un grabuge se fit entendre dans la cour d’Undai. Étant dans mon bureau en compagnie de Kaori-Chan, je me levais à sa suite pour me rapprocher des baies vitrées, curieuses de connaître la cause du bruit ressemblant grandement à celui d’une explosion. A ma plus grande surprise, ce ne fut guère deux agneaux qui se battaient l’un contre l’autre, mais une terminale fraîchement diplômée… et ses géniteurs. Maaah, voilà un problème… Que je me dois de régler ~

Décidée à intervenir, je passais outre ma fenêtre afin de rejoindre le petit monde. Tapant dans mes mains pour les ramener à l’ordre alors que les regards se figèrent dans ma direction ~ J’aimais être regardée, mais devant tant de haine, j’hésitais. Huhu ~

- Maaah, quelle est donc la raison de ce gaspillage de matérialisation ~

Parce que c’était le cas, et le sol de MA cour en pâtissait au passage. « Je ne désire quitter Undai ! J’ai encore beaucoup à apprendre et Hikari-Chan… » Voilà donc. Me raclant la gorge alors que mère Mashiro -d’un calme fou alors qu’elle venait de taper sur sa fille- leva la main en signe de parole.

- Elle a obtenu son diplôme, il est de son devoir d’héritière de quitter l’académie pour poursuivre ses études. Nous sommes… d’accord à ce sujet là, Dead Master-Sama ~

Je ne protestais guère ~ Elle, ainsi que ma fille se devaient de s’instruire pour honorer les noms, qu’elles portaient.

Flash Back End


Mais je n’avais guère le temps de songer à cela, qu’une voix me sortit de ma stupeur. « Je ne suis pas hystérique Akiha. Et puis... » Oui, mon amour, tu es autant hystérique que schizophrène ~ Qu’importe le fait que ce mot soit tabou, elle n’était censée lire dans mon esprit, n’est-ce pas ? Huhu ~ Mais ma moquerie perdit vite de son ton enjoué, lorsque je me retrouvais avec une abomination dans les mains. Et qu’était-ce ? Un monstrueux T-shirt rouge sur lequel trônait le visage du fils d’Akiha-Chan avec « THE QUEEN » En grand. Et sérieusement, vous ne pouvez m’en vouloir de prendre ce groupe pour des gays après avoir eu connaissance du nom qu’ils se sont donnés. Quel homme viril accepterait de s’appeler « La reine » ? Ce monde avait-il à ce point perdu tout son bon sens ?

- Ayame, vous devez vous habiller ! Mettez cela, je vous prie ~ Nous devons partir sous peu.

Il en était hors de question. Et qu’importe ses protestations, je ne comptais me vêtir d’une telle chose. N’étais-je déjà magnifique ? Regarde donc ma robe comparée à ce que tu portes ma chère, et nous en reparlerons. Mais à croire que je n’avais mon mot à dire puisque devant mon inactivité, ma chère Akiha-Chan surenchérit « Mon amour, ce t-shirt ~ Allons y, sinon nous risquons d'être en retard. » Oui, et cela fait la centième fois que tu me le dis, Akiha-Chan. Soupirant en acquiesçant faussement de la tête, c’est une fois sa personne prête que je lui ouvris la porte pour qu’elle sorte enfin ~ Le T-shirt ? Quel T-shirt ? ~

Passant au-dessus de ses dires concernant le vêtement que j’eus laissé dans la chambre, c’est vers ma voiture de location que je me dirigeais, montant dedans avant de démarrer en trombe « pour ne pas être en retard » justement. Et que ce passa-t-il à présent ? Une heure avant le spectacle, ma personne dans les coulisses alors qu’Akiha-Chan… Disparue ~

- Super maman, tu vas super être super fière de super moi, ca sera super, super et ce sera super…

Il stresse ~ Tellement que je posais ma main sur son visage pour le calmer et pour qu’il arrête de répéter en boucle « super ». Non que cela me donnait la migraine, mais c’était tout comme ~ « Maaah, tu n’as guère le choix, Kiseki-Kun ~ » Qu’il gagne histoire que je me rassure que ma femme n’eut quitté le Japon pour rien. Lui adressant un sourire -nullement rassurant-, je descendis de ma boite pour mieux me trouver un coin à l’extérieur et… Me détendre ~

Et quoi de mieux qu’un vieux paquet de Marlboro pour détendre l’atmosphère ? Cigarette en main, je me permis un instant à l’extérieur avant qu’un autre groupe ne s’approche de ma personne et ne m’aborde…

- Can I have one, bro ?

Ma réaction ? Ignorance totale ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Lun 18 Aoû - 14:47

Être en retard à la finale de mon fils, serait une erreur impardonnable pour la mère que j'étais. Tellement que je stressais ~ Seulement imaginer mon fils me lancer un regard mauvais -ou triste- parce que je n'ai vu le début de sa performance, me briserait le cœur. Et s'il était perturbé par mon absence au point de rater son chant ou d'oublier sa chorégraphie ? Jamais plus, je ne saurais le regarder dans les yeux. Bon sang... Et ce n'était guère sur Ayame que je pouvais me reposer, étant donné qu'elle oublia d'emporter son t-shirt avec nous. J'hésitais même à la renvoyer le chercher dans la suite, mais ce fut de courte durée, étant donné que nous n'avions le temps d'y retourner. Tellement que je m’énervais tandis que nous empruntâmes le chemin nous menant vers le lieu où se déroulerait le concert. Il était pourtant important qu'elle soutienne notre chéri, n'est-ce pas ? Oui. Sauf qu'elle n'avait l'air de comprendre que porter le t-shirt avec le logo du groupe de Kiseki, ferait plaisir à ce dernier. Cela dit, je m'occuperai de ce détail quand je serai certaine que nous pourrons participer à l’entièreté du spectacle.

Tapotant l’accoudoir en cuir de la voiture de location d'Ayame, je ne détournais guère mon regard de la route, impatience que nous arrivions sur place. Et cela arriva, plus vite que je ne l'aurais cru au début. Descendant de la voiture en imposant à ma femme de faire de même, je la tirais jusqu'aux coulisses, où je me redis compte que nous étions en avance. Heureusement ~ Décompressant le surplus d'angoisse qui s'est emparé de mon corps, comme de mon esprit, je cherchais mes enfants parmi la foule de jeunes se trouvant autour de nous. Repérant Hikari -le fameux t-shirt sur le corps- je m'approchais d'elle pour m'enquérir de l'avancée des préparatifs. Mais avant cela... Je me tournais vers Ayame, les sourcils froncés, l'air contrarié.

- Mon amour, allez donc chercher un t-shirt, ils doivent en avoir encore près de l'entrée ~

Déposant un doux baiser sur ses lèvres, je la poussais dans la direction indiquée avant de retourner vers Hikari, sourire aux lèvres. Qu'avions-nous encore à faire ? ~ Tant de choses, et tellement peu en même temps ~ En commençant par aller voir chaque membre du groupe pour les encourager. Allant dans les loges, je ne fus guère surprise de n'y voir Kiseki, sa sœur m'ayant informée qu'il avait besoin de s'isoler un instant. Posant la main sur l'épaule de Five, je lui souhaitais bonne chance. Geste que je répétais pour les trois autres garçons avant de sortir des loges, cherchant intensivement mon fils. Enfant que je trouvais au détour d'un coin et que j'interpellais sans attendre, soucieuse de son état.

- Kiseki ? Tout ira bien mon chéri ~ Vous vous êtes parfaitement préparés ~

« Et super si nous super ratons ? Et super si je super oublie super la chanson ? Et... » Et je l'arrêtais là ~ Déposant mes mains sur son visage dans un geste tendre, je lançais des regards inquisiteurs à gauche et à droite afin de vérifier si quelqu'un se trouvait dans les environs. Remarquant que tel n'était le cas, c'est avec un sourire rassurant que je me permis de mettre mon fils en confiance, jouant sur la partie émotionnelle de son corps. « Tu n'as pas à t'inquiéter ~ L'essentiel est que tu t'amuses, n'est-ce pas ? ~ » Un doux baiser sur son front et je le lâchais dès qu'un sourire orna finalement son visage. « Super oui ! » évidemment que oui ~ Riant sous sa prise d'assurance, j'eus seulement le temps de demander s'il n'aurait vu sa mère, qu'il était déjà parti en coup de vent, allant sans nul doute encourager ses amis du groupe. Bien ~ Ayame à présent ~

La dernière fois que quelqu'un l'eut aperçue, elle se dirigeait vers l'extérieur ~ Me rendant premièrement vers l'espace réservé au The Queen, j'y attrapais un objet à la volée avant de revenir sur mes pas, jusqu'à pousser les portes menant vers l'extérieur. Endroit où je trouvais ma chère femme, en compagnie des jeunes d'un autre groupe. Alala... Serait-ce de la trahison de sa part ? ~ Ridicule n'est-ce pas ? Mais ce qui l'était moins, c'est le tube nocif qu'elle porta à sa bouche.

- Can I have one, bro ?

Alala... Certes, essayer d'empoisonner les adversaires était une stratégie de choix, même si je ne trouvais cela fort loyal. Soupirant doucement, exaspérée, je finis par laisser mes talons claquer sur le bitume afin d'arriver à la hauteur de mon épouse. Gratifiant les jeunes d'un sourire aimable, je plaçais la casquette rouge avec la photographie du groupe de mon fils, sur la chevelure soyeuse de ma femme avant de l'attraper par la main tout en lui soufflant, moqueusement :

- Allons à l'intérieur, bro ~ Le concert va bientôt commencer ~ Et faites-moi plaisir, portez cette casquette ~

Un clin d’œil et je l’entraînais à ma suite, traversant la foule jusqu'aux places nous étant réservés. Place au premier rang cela va de soi. M'asseyant à coté de Hikari -déjà présente- j'indiquais à Ayame de prendre place à coté de ma personne également. Excitée -non par la perversion, rare que cela puisse l'être- je ne quittais plus la scène des yeux, attendant avec impatience que la musique débute, que les groupes passent, que le verdict soit annoncé, et que je puisse féliciter mon fils d'y avoir participé. Qu'importe la place que son groupe obtiendra, cela va de soi ~ Alala, j'étais la mère d'une célébrité ~ Certes, j'étais l'épouse d'une femme connue également mais... Ce n'était guère la même chose ~

-Croisons les doigts mon amour ~ Hikari toi aussi ~ Harue ? Tout est prêt ? ~

Ayant une réponse positive de la manager qui venait de s'asseoir aux cotés de ma femme, je m'étonnais du stress que je ressentais. Alala, aurais-je évacué celui de mon fils en l'absorbant ? Quelle idée ~ « Heh, regarder des gays chanter et danser... Il n'y a pas pire comme perte de temps, Akiha. » Silence. Je n'avais que faire de la joie non partagée de mon alter-ego avec mon bon coté, tellement j'étais... enthousiaste à ce qui allait suivre ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Lun 18 Aoû - 15:22

Et on se demande pourquoi je n’aimais guère les américains. Mais encore, si ce n’était qu’eux. Toute la race anglophone m’horrifiait, que ce soit par leur langage primitif ou encore leur manière d’être. Tout en eux me déplaisait, décidément, pour quelle raison étais-je venue ici ? Pour la femme que j’entendais arriver dans mon dos, calquant ses talons comme un ordre impérial disant haut et fort, « Fumer mon amour, est punissable d’une prochaine dispute ~ ».

Mais ma sentence ne se fit guère à coup de fouet dans une position érotique -à mon plus grand regret- mais sous le signe d’une monstruosité qui venait de se poser sur ma tête. Se moquait-on de ma personne ? Si je voyais quelqu’un d’autre avec une chose aussi moche sur la tête, je rirais à gorge déployée. Entrouvrant les lèvres, déjà prête à retirer ce point rouge n’allant pas du tout avec mon style, seule une main douce emprisonna les miennes -sans moindre gêne- pour me tirer à sa suite vers… Rouge plutôt.

- Allons à l'intérieur, bro ~ Le concert va bientôt commencer ~ Et faites-moi plaisir, portez cette casquette ~

Et sa moquerie ne passa guère aussi bien que son sourire le laissait paraître. Fronçant les sourcils en laissant un long soupir agacé traverser mes lèvres, je tentais une approche quant à la casquette monstrueuse. Oui, je lui ai même demandé s’il y avait un autre T-shirt plutôt que cette chose. Sa réponse ? Un sourire orné d’un silence catégorique. Dieu, allais-je vraiment porter cela pendant… Combien de temps durait le spectacle ? Je n’en avais aucune idée, et c’est une fois assie que je comptais le demander à mon épouse. Chose que je ne sus faire, étant donné qu’elle me choqua en quelques mots. Voilà… De quoi briser un mariage réussi.

-Croisons les doigts mon amour ~ Hikari toi aussi ~ Harue ? Tout est prêt ? ~

Croiser… les doigts. J’étais littéralement sous le choc. Une scientifique qui croyait à la chance ? Mais sur quelle planète étions-nous ?! Tout fait avait son explication scientifique, et ceux qui ne l’avaient, n’existaient pas. Voilà ma manière de penser, et devant la naïveté évidente de mon épouse, je restais sans voix. Au point de la dévisager avant de la regarder de haut et me détourner de sa personne. Autant dire que porter du noir était signe de malchance et que passer en-dessous d’une échelle, était bien trop dangereux. Dieu, où étions-nous ?

Tellement loin que je ne savais que penser, dire ou même faire. Tandis que la salle autour de ma personne se remplissait sous des cris inhumains des supporters, je restais impassible, le regard fixe vers la scène qui s’éteignait, annonçant le début du show. La musique retentit, le premier groupe passa… Ce n’était guère Kiseki et sa bande, mais trois autre jeunes hommes, assez virils qu’ils me donnèrent la nausée.

Me détournant du spectacle, c’est vers Harue que je me tournais. Dressant un sourire charmeur sur les lèvres, je l’interpellais en caressant sa cuisse avant de lui demander « Combien de temps durera le spectacle ? ~ » Chose qu’elle n’entendit et que je dus donc répéter. Sachez que je déteste dire deux fois la même chose. Mais après avoir forcé sur mes cordes vocales, elle me répondit que nous en avions pour trois heures. TROIS HEURES. Impossible que je tienne aussi longtemps ! Cela faisait à peine cinq minutes et l’ennui était déjà présent !

Et mon épouse ? Je m’enfonçais dans mon siège en la voyant. Pour la première fois de ma vie, j’étais heureuse que Hikari soit aussi calme que ma personne, ne faisant que regarder sans laisser la moindre émotion paraître sur son visage.

Bien… M’occuper. C’est ce que je voulus faire en sortant mon cellulaire ~ N’avais-je pas des mails à vérifier, et peut être même des futures réunions à organiser ~ En y pensant, il serait agréable que j’ai une secrétaire personnelle, ce genre de personne qui s’occuperait de mon emploi du temps… Qui irait aux réunions à ma place ou en ma compagnie pour me divertir ~ Non, je ne parlais guère de Maria-Chan, mais d’une personne un temps soit peu moins qualifiée pour que je puisse la tuer lorsqu’elle agira bêtement ~

Des envies de meurtres ? A chaque instant. Tapotant sur mon téléphone, je tournais mon regard vers Akiha-Chan avant de… L’éteindre et lui sourire pleinement pour mieux capturer ses lèvres ~ Inutile que j’entende une remarque déplacée, je me ferai petite et dormirai dans mon coin ~

- Maaah, Akiha-Chan me laisserait-elle dormir en attendant que le groupe de Kiseki ne passe ? ~

Une supplique que je prononçais en matérialisant déjà dans ma poche des bouchons ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Mar 19 Aoû - 14:37

Et ce qui suivit, valait la peine d'être vu ~ Tellement que je me mis à espérer de tout cœur que la performance de mon fils égale celle du premier groupe qui passait sur scène. Certes, je ne devrais guère encourager les adversaires du groupe que je supportais, mais j'applaudissais tout de même le talent des autres groupes. Si bien que ce fut Hikari qui m'interpella à la fin d'un spectacle, prétendant que si Kiseki verrait que sa mère encourage ses adversaires, il risquerait de rater sa mise en scène par ma faute. Il allait de soi qu'elle ne l'eut dit de cette manière, mais le message fut passé. Tellement bien que je me calmais, attendant avec impatience que The Queen fasse son apparition devant la foule en folie derrière nous. En attendant, je me permis de lancer des coups d’œil à Ayame afin de constater que cette dernière ne suivait aucunement ce qui se passait sous ses yeux forêts. Alala, quelle femme. « C'est trop jeune pour la centenaire qu'elle est, Akiha ~ Heh ~ » Définitivement, je ne me risquerais guère de le dire à haute voix à l'encontre de la concernée ~ Je me contentais de la casquette qu'elle portait toujours sur sa tête, objet que je m'efforçais à garder en place sous ses envies de l'enlever ~

- Combien de temps durera le spectacle ? ~

Trois heures, que j'aurais pu répondre à la place de Harue qui n'entendit guère la question de mon épouse, prise entre deux feux de musiques et brouhaha ambiant ~ Mais je préférais de loin laisser ma chère femme dans son ennui, me concentrant davantage sur le prochain groupe qui passait. Vraiment, le jeu des lumières pourrait leur apporter la victoire, si les effets spéciaux étaient le centre du spectacle. Heureusement que ce n'était le cas, n'est-ce pas ? ~ Mais ce qui me déplût vraiment, ce fut le comportement indifférent de ma femme. Et ce, je lui fis comprendre en la fusillant du regard, manquant par la même occasion une partie de la chorégraphie, afin de lui montrer ma désapprobation. Quelle mère se consacrerait à ses occupations professionnelles au lieu de regarder son fils devenir célèbre ? Définitivement, j'étais contre. Tellement que je fronçais les sourcils tandis qu'Ayame essayait de dévier le sujet sur un terrain moins vaseux.

- Maaah, Akiha-Chan me laisserait-elle dormir en attendant que le groupe de Kiseki ne passe ? ~ 

Le désirait-elle vraiment ? ~ Une telle demande n'était guère dérangeante tant qu'elle prenne la peine de regarder son fils et ses exploits devant la moitié de l'Amérique, n'est-ce pas ? ~ Evidemment que non ~ Souriant aimablement à son encontre, mon regard clair plongé dans le sien, je répondis par un seul mot. « Non ~ » Tellement clair, limpide et direct que je m'étonnais moi-même du refus que je lui imposais. Alala ~ J'en frissonnais d'adrénaline ~ Et pourquoi donc cette réponse des moins appréciables pour son ego démesuré ? ~ Alala ~ Descendant légèrement mes yeux sur son décolleté des plus aguicheurs, un sourire charmeur se dessina sur mon visage avant que je ne vienne me pencher sur mon épouse, déposant ma tête sur son épaule. Ébauchant ainsi une scène digne d'un couple au cinéma et non devant un concert en ébullition. Ne me départant guère de mon air enjoué, je passais ma main derrière la tête de ma femme afin de lui enlever ladite casquette qu'elle détestait tant.

- Elle sera mieux placée sur vos genoux, ne croyez-vous pas, Ayame-Sama ? ~

Riant légèrement sous ma tirade en posant la casquette rouge sur ses genoux, je guidais ses mains pour qu'elle la saisisse et la tint en place, pendant que moi... ~ Détachant ma vision de celle de mon épouse, je coulais cette dernière sur la scène, comme-ci de rien était, tandis que l'une de mes mains s'aventura en dessous de sa robe, sous la casquette qui cachait parfaitement mes mouvements aux yeux d'autrui, à savoir ceux des gens se trouvant autour et derrière nous ~ Glissant ma paume sur l'intérieur de sa cuisse, je la caressais lentement avant de descendre plus en profondeur ~ Passant mon doigt sur le tissu délicat qu'était son sous-vêtement, je me permis un doux mouvement et me retrouvais en dessous ~ Titillant son bourgeon de plaisir, les yeux toujours portés sur la scène, je glissais le long de sa feinte intime, s'humidifiant à chaque caresse que je lui accordais, sourire aux lèvres ~ C'était... excitant ~ Tellement que je sentais mon propre string s'humidifier sous les perversités que j'explorais sur le corps de ma femme ~ Pénétrant l'un de mes doigts fins dans son antre bouillante, je retins un gémissement -pouvant passer inaperçu sous les cris des supporters- me plaisant dans des lents vas et viens la frôlant de l'intérieur ~ Intense, autant que l'annonce de The Queen sur scène ~

- C'est au tour de notre fils ~

Un détail important, si elle ne l'avait remarqué sous les touchers doux sous lesquels je désirais la sentir vibrer ~ Augmentant la cadence, je glissais un autre doigt en elle, sans jamais freiner mes mouvements ~ Alala, quelle idée de porter une robe en plein milieu d'une foule, avec sa femme à ses cotés ~ Moi-même j'en étais... émoustillée ~ Au point de suivre vaguement ce qui se déroulait sur scène. Ne l'ai-je déjà vu pendant les répétitions ? Si ~ Mais en bonne mère, je me devais de faire bonne figure, au même titre qu'Ayame, n'est-ce pas ? ~ Jouissif, le moment l'était ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   Mar 19 Aoû - 15:05

Plus ennuyeux, tu meurs. Non, je n’étais guère friande de ce genre d’expression mais sur le coup, je n’avais d’autres mots pour décrire ce que je voyais sous mes yeux. Et ce n’est guère sans compter sur ma femme pour me divertir étant donné qu’elle me lâcha un simple « Non ~ » Avant de me laisser à mon désarroi. Vraiment, regarder des hommes -qui plus est- en train de se dandiner comme des femelles en chaleur n’était divertissant. Aurais-je peut être pu trouver une distraction dans les danseuses autour des chanteurs ? Même pas. Trop jeunes, trop petites, trop grosses, trop américaines. Il y avait toujours quelque chose pour me dissuader d’y déposer mon regard plus de cinq secondes.

C’est après un soupir désespéré que je voulus me détourner de tout cela, prête à faire dos à ma femme et à la scène pour mieux me coucher dans le divan me servant de chaise. Les yeux fermés, je fronçais délicatement mes sourcils fins lorsque la tête de ma femme se posa sur mon épaule, m’empêchant également tout mouvement d’ignorance. Maaah, Akiha-Chan serait-elle en manque d’amour ? Jamais je n’aurais cru si bien dire.

- Elle sera mieux placée sur vos genoux, ne croyez-vous pas, Ayame-Sama ? ~

Souriant à son encontre en lisant parfaitement ses intentions, je la laissais me décoiffer de cette horreur, la laissant diriger mes mains jusqu’au tissus rouge, positionné... A la perfection ~ Lorsque sa paume chaude se posa sur ma cuisse en remontant légèrement ma robe, je n’attendis guère un instant pour écarter, lui lançant par la même occasion un feu vert quant à ses… Envies ~

Les miennes également, je ne m’en cachais guère ~ Après tout, avoir un ébat dans un lieu publique avec de la musique en arrière-fond était assez charmant, et d’autant plus lorsque ses doigts caressaient avidement mon intimité… Qui se liquéfiait ~ Le regard perdu sur la scène comme-ci de rien était, seul mon sourire en disait long sur ce qu’il se passait en-dessous ~ Bougeais-je au gré de ses doigts ? Légèrement, assez pour ressentir le besoin explicite d’un vrai rapprochement mais guère assez pour que l’on remarque quoi que ce soit ~

Mais toute feinte se fait découvrir à un moment donné. Pour ma part, ce fut lorsque je laissais échapper un gémissement -heureusement étouffé par la foule en délire- alors que je savais parfaitement, que ma chère Akiha-Chan m’avait entendue ~ Déviant mon regard vers ses billes bleutées, je me penchais légèrement pour qu’à présent, ce soit ma tête qui se retrouve sur son épaule tandis que mon antre se serrait violemment.

- C'est au tour de notre fils ~

Une information qui ne m’intéressait guère, mon regard se détourna du spectacle, préférant se perdre dans le cou de mon épouse que je titillais de mon souffle tout en laissant de fins murmures -que seule elle entendait et peut être Hikari-Chan- se heurter à son ouïe ~ « Akiha… Un de plus ~ » Il ne fallait être savant pour savoir de quoi je parlais ~ Et lorsque mon souhait fut accepté, je me pinçais les lèvres pour ne guère gémir, hurler le plaisir qu’elle m’accordait ~ Dieu.

C’est lorsque les cordes vocales de Kiseki-Kun scintillèrent dans l’espace du concert que je laissais mon dernier cri de jouissance traverser mes lèvres, le regard embrumé, un sourire certain aux lèvres et je relevais les yeux, croisant ceux de « mon fils » à qui j’adressais un large sourire avant qu’il ne me le rende en chantant -criant- encore plus fort. Sa voix ? Je n’y pensais même pas, j’étais juste comblée, et cela me suffisait pour que je reste calme le reste des heures ~

Le croyez-vous vraiment ? Non ~ Et lorsque la première pause fut accordée aux spectateurs, je n’ai guère attendu plus que coutume pour emmener ma femme avec ma personne, l’enfermant dans notre voiture de location avant… De découvrir chaque parcelle de son corps si… Dieu ~ Des gémissements se firent entendre, les vitres teintées de buées, je ne gardais mon calme quant à mes envies de domination, aussi folles qu’audacieuses soient-elle ~

Mais toute pause à une fin, et celle-ci se finit lorsque nous fûmes priées -par des agents de sécurité- de quitter notre voiture afin de rentrer dans la salle. Le croyez-vous vraiment ? Deux hommes baraqués qui frappent à la fenêtre de ma magnifique voiture pour mieux me dire dans un anglais monstrueux qu’en plus de ne pouvoir coucher sur la voie publique, je devais me farcir une fois de plus un spectacle de danse ? Maaah. Je n’ai guère protesté, j’avais déjà accompli… Ce que Akiha-Chan désirait ~

Spectacle, spectacle, retourne moi ~

END ~

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MessageSujet: Re: Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.   

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Concours Kiseki : Deux mois, douze jours, dix-huit heures.

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