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 L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Ven 4 Avr - 22:52

Jamais je n'eus entendu de symphonie plus belle que celle des premiers cris de mon enfant, Faith Kaori Eimin ~ Je me rappelle encore de ce moment horrible où le silence remplit la salle d'opération, où seule la panique régna après que l'enfant fut né. J'en cauchemardais à chaque fois que mes yeux se fermaient, en priant que je ne doive plus revivre cela en vrai. Ma fille fut née hier, et encore aujourd'hui, je ne comprenais pas clairement ce qui s'est passé la veille pendant ces quelques secondes où les médecins clamèrent l'effroi, où j'essayais de voir comment allait ma fille malgré toutes les personnes me retenant, où une seconde après Ayame était toujours à mes cotés, souriant comme si elle savait quelque chose qui m'échappait, et ce quelque chose, fut la manifestation de vie de notre fille.

Le reste de la nuit s'est passé relativement bien, après ce coup de stress dont aucune mère ne voudrait faire l'expérience, les événements se déroulèrent extrêmement vites. Notre bébé dut se faire transporter en soins intensifs, où il serait placé dans une couveuse pendant plus ou moins une semaine afin de surveiller son développement, tandis que de mon coté, je fus convenablement soignée -j'avoue que j'eus usée de matérialisation pour me remettre sur pieds en un temps record-, et qu'Ayame quitta la pièce pour annoncer la bonne nouvelle. Ce qui me désolait dans tant de précipitation, c'était le fait de ne pouvoir toucher ma fille, ne pas la prendre dans mes bras, et rien qu'imaginer qu'elle devait se sentir seule, me fendait le cœur. Mais malgré mes protestations, je n'eus d'autre choix que céder aux exigences des médecins et me reposer. Je fus même étonnée de tomber aussi soudainement dans le sommeil, épuisée par l'accouchement.

Vint le temps du réveil ~ Ouvrant les yeux sur un plafond blanc, je me redressais en position assise, afin de contempler une pièce que je ne connaissais guère. Certes, j'eus compris directement que j'avais droit à une chambre individuelle dans l'hôpital de Kyoto, mais ce qui me surprit, c'est de ne savoir comment je me suis retrouvée là. Alala... étais-je fatiguée au point de ne pas réaliser qu'on me déplaçait ? Quelle mauvaise plaisanterie ~ Enlevant les intraveineuses qui me reliaient d'un geste expert, je me fis -littéralement- crier dessus par une infirmière qui me prit sur les faits tandis que j'essayais de me relever. « Vous ne pouvez vous lever ainsi ! Recouchez-vous immédiatement ! » Il en était hors de question, je voulais voir ma fille ! Et je le fis comprendre à la femme quand elle s'approcha suffisamment près pour que j'use mon pouvoir sur sa personne, afin de la contraindre à me dire où se trouvait mon bébé. J'ai presque réussi à faire partir l'infirmière sans faire d'histoire quand Yukariko pénétra dans la chambre, se postant près de la porte, les bras croisés et le regard sévère. Devrais-je avouer que ma seule pensée fut que quiconque m'empêcherait de voir ma fille, se verrait anéanti ? Resterais-je trop en compagnie d'Ayame ? Sans nul doute ~ Mais à ma plus grande surprise, la femme gynécologue ne s'opposa guère à ce que j'aille voir mon enfant, plaisantant même sous un « Je suppose que tu n'auras pas besoin d'une chaise roulante, n'est-ce pas ? » J'adorais être sur la même longueur d'onde avec autrui ~ Acquiesçant, impatiente de découvrir la bouille de Kaori, je le fus moins quand j'entrais dans une salle sombre, où une couveuse était placée en son centre. Délaissant Yukariko derrière ma personne, je m'approchais silencieusement vers le petit bout de future femme qui était reliée à des tuyaux plus grands qu'elle-même. J'en avais les larmes aux yeux, si petite, si fragile...

- Ne t'inquiète pas, dans une semaine ce sera le plus vigoureux des enfants jamais né ~ Ne porte-t-elle pas le nom de Dead Master-Sama après tout ?

Sursautant quand le médecin se retrouva à mes cotés, je me surpris de ne l'avoir guère sentie plus tôt, trop occupée à contempler le petit être enfermé dans une boite trop grande pour lui. Souriant tristement aux paroles de la femme, je finis par hocher positivement de la tête, espérant que ce qu'elle dise, soit la stricte vérité. Dorénavant, je pouvais m'en occuper moi-même, n'est-ce pas ? À croire que non, sous l'air exaspéré de ma gynécologue attitrée. « Et tant d'effort pour cette minuscule chose ? » Petite, mais magnifique ~ Mienne ~ L'ultime preuve d'amour entre Ayame et ma personne ~ Oui, définitivement, j'étais heureuse ~ Restant encore un temps considérable ainsi, debout à contempler mon bébé, en passant ma main par l'ouverture ovale pour la toucher, je me résolus à partir quand une infirmière me le demanda. Non que je le veuille, si je le pourrais, je resterais auprès de l'enfant jusqu'à ce que nous quittions cet hôpital. Mais je n'eus le droit de choisir, et c'est ainsi que je retournais dans la chambre m'étant attitrée, un plateau-repas fumant -venait-il vraiment de l'hôpital ?- sur la table de chevet, attendant de se faire dévorer. Certes, j'avais l'estomac serré, mais je réussis tout de même à avaler quelques bouchées.

La suite de la matinée ne fut pas moins étrange, commençant par une personne venue toquer à la porte, un énorme -aurait-on dévalisé un champ ?- bouquet de fleur dans les bras. C'est avec un air surpris sur le visage que je laissais le postier déposer ladite composition de fleurs sur un des chevets du lit, avant qu'il ne prenne une carte et ne la lise à haute voix devant ma mine rayonnante :

« À l'attention de la famille Ketsuki Eimin. Nous sommes heureux de compter dans notre nation un nouveau prodige. C'est avec nos plus sincères affections que nous vous félicitons pour la venue au monde de votre fille. Je vous prie d'accepter nos salutations les plus respectées envers votre personne et celle de ce prestigieux nouveau-né.

La famille Higashiyama ~ »


Incrédule de recevoir une telle... de tels vœux venant de la famille royale, je restais muette devant le postier jusqu'à ce qu'il parte, intimidé par mon silence. Alala... Incroyable ~ Souriant délicatement à cette noble attention venant des gens dont jamais je n'aurais espéré ne serait-ce que voir de près l'un d'eux, je finis par soupirer de bien-être, me demandant où se trouvait ma chère femme ~ Elle me manquait terriblement ~ Aurais-je déjà envie de... Alala, l'ennui fait des miracles, surtout avec une libido insatiable ~ Mais ma liturgie ne fut de longue durée quand, après le premier bouquet, ce fut le tour des visites les plus... étonnantes. Commençant par les Mashiro au complet, posés et avec leur éternel aura apaisante. Je dus avouer que je me plus en leur compagnie, et ce malgré les venues incessantes des postiers en tout genre, amenant des fleurs et d'autres présents, tous signés. Dois-je avouer qu'à un moment donné, je marquais les noms sur une tablette -gentiment donnée par une infirmière- afin de me souvenir de tous ceux qui me souhaitèrent un rapide rétablissement et tout le bonheur du monde ~ Alala, jamais je ne me sentis aussi heureuse ~ Même la venue de mon ex-fiancé, tout sourire, tout charmant, ne me déplut guère ~ Keitaro et sa malice perfide, étonnamment ravi de la naissance d'une petite Eimin.

C'est ainsi qu'à peine midi passé, ma chambre ressemblait à un chantier, avec des vases et cadeaux empilés les uns sur les autres, tellement ils étaient nombreux. Et ma personne, au milieu de tout cela, un sourire resplendissant tracé sur les lèvres. Et croire que tout cela, était pour ma progéniture, ma Kaori dont l'absence m'attristait déjà terriblement ~ J'en frémissais tout de même de bonheur ~ Il ne maquait plus qu'Ayame pour finaliser le parfait tableau de ma vie ~ Devrais-je l'appeler ? J'attendrai encore quelques minutes ~

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Ven 4 Avr - 23:28

Jamais je n’aurais cru apporter plus d’importance à la vie d’une autre personne que la mienne. Mais n’en valait-ce pas la peine ? N’était-ce pas un nouveau rayon de soleil qui venait réchauffer nos vies à présent ? Si. Et pour rien au monde, je ne changerais ce moment, tant de souffrance pour finalement, entendre les cris de ce nouvel Eimin, n’avait pas de prix.

La suite des événements se passa bien trop rapidement à mon goût, sous le choc et l’émotion, je perdis mes moyens malgré moi ~ Ayame Eimin, non, Dead Master-Sama qui fond en larmes en entendant sa fille pour la première fois, voilà quelque chose d’inhabituel ~ Je n’eus le temps que de rassurer ma femme brièvement avant que l’on m’ordonne de quitter la pièce, ne voulant guère me laisser faire, ce fut sous l’ordre impérial de Yukariko-Chan que j’abdiquais malgré moi. Partir et laisser ma femme et notre enfant ainsi ? Non, je ne pouvais m’y résoudre et pourtant, me voilà debout devant une assemblée, les yeux rougis par les pleures, le corps tremblant sous les actions passées.

Leurs visages montraient autant l’inquiétude que l’incompréhension devant mon état des plus déplorables. Moi qui suis vêtue d’une aussi belle robe de soirée, pourquoi montrais-je devant tant de noblesse des traits aussi affligés ? Car cela fut trop pour mon self-control ~ J’essayais tant bien que mal d’avancer vers la foule, mais mes jambes rompirent sous mes sentiments. Ce n’est que grâce à Nina-Chan et son mari que je ne m’effondrais pas au sol, la main devant la bouche pour retenir mes cris de mélancolie. « Elle… » Ma fille.

- Dead Master-Sama… nous sommes terriblement attristés par…

Attristés ? Par la venue au monde de ma fille ? Quelle idée saugrenue. Comprenant rapidement que je faisais passer le mauvais message, je secouais ma tête négativement pour faire taire ces langues voulant hurler que ma fille était décédée. Ce n’était pas le cas, je vous rassure… « Kaori-Chan… Non, non… » Définitivement, j’étais un casse-tête humain ~ Moi-même je m’en rendais compte, et si Loren-Kun n’avait été aussi abrupte dans ses paroles, jamais personne n’aurait compris que Kaori-Chan était bien née, et qu’elle vivait. Maaah, je le remercierai plus tard pour cela ~
Après quelques minutes, je repris enfin contenance ~ Retrouvant rapidement ma posture impériale pour mieux « fêter » la naissance ma fille avec le reste de mes invités. Je n’ai guère voulu rejoindre ma demeure sans Akiha-Chan, mais lorsque Yuka-Chan vint m’informer qu’il était préférable que je parte, je l’écoutais de bon conseil après qu’elle eut sauvé la vie de mon enfant. Il va de soit que je l’eus questionné sur l’état de mon épouse, je n’allais guère laisser Akiha-Chan seule si je n’étais sûre de sa sécurité. C’est donc après maintes et maintes questions que je partis enfin, suivie de mes invités qui eurent causés un embouteillage devant les urgences de l’hôpital de Kyoto ~ Je ne m’attendais guère à ce qu’ils nous suivent tous ainsi, voilà donc la valeur qu’avait l’enfant d’une Eimin à leur yeux ~ J’en étais flattée, mais bien trop heureuse pour d’autres raisons, pour m’arrêter sur ce détail.

Lorsque nous arrivâmes tous à la maison, les festivités reprirent au même titre que les félicitations allèrent de bon train. Seul un sujet résonnait entre les lèvres de tous, le prénom de ma fille dit aussi ouvertement ne pouvait que me combler d’une joie sans fin ~ Tellement que lorsqu’Hikari-Chan vint vers ma personne, je ne pus m’empêcher de la prendre dans mes bras et baiser sa chevelure d’un air maternel. Hikari-Chan, si seulement tu savais ce que j’ai vécu dans ce bloc opératoire, tu ne me dévisagerais pas ainsi ~ « Ayame-Okasama… » Oui mon cœur, je suis là, et bientôt Kaori-Chan sera présente également ~ « Comment… Akiha-Okasama ? Comment se porte-t-elle ? » Ne t’inquiètes pas mon cœur, tout se passe bien… N’est-ce pas ? ~

- Eimin-Sama… Nous sommes…

Deux porcs que je ne voulais voir. Je n’ai su me retenir devant ces êtres détestables qui avaient provoqué tout ce mal. En moins d’une seconde, j’avais lâché la fille d’Akiha pour venir gifler la femme qui était la cause de la chute de mon épouse. Je le savais, je savais tout, Dead Master était omniprésente. Laissant la femme tomber à mes pieds, c’est de mon regard hautain que je ne retins mes mots à son encontre, jetant mon venin sur son corps écroulé au sol.

- Comment osez-vous seulement encore vous présenter devant ma personne ?! Tous autant que vous êtes m…

Mais jamais je ne sus finir ma phrase lorsque les Mashiro retinrent mes dires en me tirant à leur suite dans un endroit reclus de la demeure. Sur le coup, seul la colère battait son plein dans mes veines mais après leurs paroles douceâtres, je me relaxais à mon plus grand étonnement. Me calmer ne signifiait nullement épargner ces choses. Je ne les tuerai guère, non, je ferai en sorte que le monde le fasse à ma place. C’est sur cette note morbide que je finis la soirée, les convives partant aux aurores, ne laissant plus que ma personne et mes servantes dans cette demeure immense. Hikari-Chan était partie avec Mei-Chan à Undai pour annoncer la nouvelle à Kiseki-Kun, tandis qu’après tant d’émotions, je me suis endormie dans le divan du salon, sourire aux lèvres en espérant que cette nuit se passe rapidement afin que demain, je puisse voir cet être si exceptionnel ~

Kaori-Chan, j’ai hâte de te prendre dans mes bras ~

Contrairement à ce que je crus, ce n’est guère dans le salon que je me réveillais mais bel et bien dans mon lit, dévêtue. Intriguée de n’avoir senti un quelconque déplacement, je me levais sans plus attendre pour rejoindre la cuisine, toujours aussi peu… habillée ~ Croisant les servantes dès le réveil, je ne pus retenir mes questionnements quant à mon déplacement improvisé… Dois-je dire que je fus agréablement surprise qu’elles me répondent en chœur « Dame Ayame est si légère après tout, nous ne pensons qu’à votre confort ~ » Quelle délicieuse attention, je ne pouvais espérer mieux des personnes qui me servaient ~ Sourire aux lèvres suite à ces nouvelles, je me permis de déjeuner rapidement -en vue de l’heure tardive- avant de me délecter sous une douche apaisante. Une fois le corps lavé et scintillant de toute part, je me vêtis d’un ensemble de mon cru afin de rejoindre l’hôpital de Kyoto ~

Oui, je voulais voir ma fille, mais également mon épouse ~ Aussi rapide que cette nuit fut passée, sa présence me manquait terriblement. M’arrêtant chez un boulanger afin d’acheter une tarte aux fraises -ne sait-on jamais que ses envies soient toujours les mêmes-, je pris la peine d’acheter également des cornichons, et bien entendu, un énorme bouquet de roses rouges ~ Tant d’amour, ne trouvez-vous pas cela mignon ? Me garant sur le parking de l’hôpital, je passais sans dire mot devant l’infirmière que j’eus blessé la nuit passée… Travailler avec tant de dents manquantes, devait être difficile, pauvre chose ~ Amusée plus qu’autre chose, je suivais le chemin que m’indiquait mes ressentis afin d’arriver dans la chambre qu’occupait mon épouse. Et ce sans nulle difficulté que je la trouvais, surtout lorsque le nom de ma femme primait sur la porte de sa chambre ~

Toquant par éthique, j’ouvris la porte sans véritablement attendre de réponse, fleurs, cornichons et tarte en main ~ Maaah, m’aurait-on devancé ? Regardant toutes les fleurs et présents dans la chambre, je restais étonnée par tant d’intention… Et de qui venait tout cela ? D’énormément de gens, en vue du nombre de cadeaux et fleurs se trouvant dans la pièce.

- Encore heureux qu’Akiha-Sama n’est guère allergique au pollen avec tant de verdures autour de vous ~

M’approchant du lit dans lequel ma femme se trouvait, je déposais les présents sur l’unique place libre restante avant de m’asseoir aux côtés de mon épouse et déposer mes lèvres amoureusement sur les siennes ~ Dieu, que cela m’avait manqué, son minois resplendissant, ses yeux pétillants, j’en étais… Sous le charme ~ « Comment se porte mon amour ? ~ Bien, espère-je ~ » Je ne pouvais que l’espérer. Me détachant de ses lèvres, je regardais autour de nous, guère véritablement étonnée de ne voir le berceau dans lequel ma fille devait se trouver… Les soins intensifs pour les prématurés, présumais-je.

- Est-il possible de voir notre fille, Akiha-Sama ? ~

Je le désirais, terriblement… Que cela me soit accordée, je vous le supplie.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Sam 5 Avr - 21:23

Il était étrange de se dire que j'eus l'occasion de voir énormément de gens défiler sous mes yeux clairs, en quelques heures, mais que celle que j'attendais, n'avait l'air de vouloir se présenter. Cela dit, l'impatience me rendait nerveuse, au point que je compte les secondes passant sur l'horloge attachée à l'un des murs blancs ~ Définitivement, je m'ennuyais, et ce, complètement ~ Et c'est, assise dans le lit d'hôpital, entourée de présents dont je ne connaissais le contenu -pour la plupart- que j'attendais, me demandant comment les retrouvailles avec Ayame se passeraient. Après tout, je ne l'ai guère revu depuis l'accouchement, depuis son sourire fatigué qu'elle me lança avant de devoir sortir de la salle d'opération, assaillie par les ordres impartiaux d'une Yukariko sûre d'elle. Parce qu'il fallait avoir du cran pour défier Dead Master, surtout quand elle était dans un état suspicieux à la violence ~ Quoi qu'il en soit, pour l'instant, je ne pouvais qu'imaginer sa personne avec la mienne, contemplant notre bébé enfermé dans une cage de verre pour son bien être. Triste, mais tellement... émouvant. « Heh, on verra si le gosse lui fera oublier tes insultes de la veille, heh ! » Silence ~ C'était de l'histoire ancienne, et la situation qui précédait ces dits mots désobligeants, était désastreuse également. D'ailleurs, si hier j'ai pu penser ne plus jamais vouloir accoucher, après avoir vu le résultat de cette souffrance, je le referais. Pour avoir un bébé tel que Kaori, je donnerais ma vie ~

Plongée dans des pensées joyeuses, mettant en scène ma femme autant que ma nouvelle fille, je pariais pour les chances de voir mes autres enfants en cette belle journée ~ Même si les visites chez Kaori étaient strictement interdites, je suis certaine que mon fils et mes deux autres filles aimeraient voir leur mère, n'est-ce pas ? ~ Quatre. J'avais quatre petits chatons que je chérissais plus que tout. Du moins, sans compter mon cinquième... Soit. Je n'étais guère disposée à déprimer en ce jour, quand un petit être ne faisait que commencer à vivre au sein de ma famille ~ Secouant la tête, un sourire rayonnant aux lèvres en imaginant la bouille adorable de cette enfant tellement attendue, j'eus juste le temps de tourner la tête vers la porte -dont le passage était limite encombré- avant qu'une aura de puissance n'enveloppe mon corps dans un étau agréable qui me faisait frémir d'excitation ~

- Encore heureux qu’Akiha-Sama n’est guère allergique au pollen avec tant de verdures autour de vous ~ 

Riant au cynisme de mon épouse fraîche comme si elle avait passé des vacances aux Caraïbes, je ne pus que me plaire dans sa manière si subtile de s'adresser à ma personne ~ Devrais-je comprendre par là qu'elle était heureuse ? En même temps, qui ne le serait pas après la naissance de son enfant ~ Certes guère le premier, mais -je le savais- le plus important à ses yeux perçants ~ D'ailleurs, de quelle couleurs étaient les yeux de notre fille ? Bleus ou verts ? Nous le découvrirons quand elle ouvrira ses délicates paupières ~ Accueillant la chaleur -manière de parler- d'Ayame à bras ouverts, je lâchais un soupir de contentement quand ses lèvres capturèrent les miens, propageant des milliers de sensations dans mon bas-ventre. Alala, définitivement rien ne pouvait rivaliser avec ma libido surdimensionnée ~

- Comment se porte mon amour ? ~ Bien, espère-je ~

Les yeux brillants de joie, un sourire doux tracé sur les lèvres, je laissais ma femme analyser tout ce qu'il y avait dans la pièce, tandis que je m'attardais sur ce qu'elle venait de m'apporter. Des roses rouges, quelle déclaration d'amour enflammée ~ Ainsi qu'un bocal de cornichons et... une tarte aux fraises. Et c'est à cet instant que je réalisais que, malgré l'accouchement, j'avais toujours envie de ces aliments là ~ Que faire ? Ma taille ne me permettra guère longtemps de manger tout et n'importe quoi... Cela dit, je céderais bien pour une fraise à la chantilly, ne serait-ce qu'aujourd'hui ~ « Est-il possible de voir notre fille, Akiha-Sama ? ~ » Relevant le regard sur Ayame quand elle me demanda cela, je ne montrais rien de mon étonnement, mais je n'étais pas moins surprise qu'elle ne l'ait pas encore vue. M'attendait-elle pour qu'on y aille ensemble ? ~ Quelle femme sentimentale, je ne la connaissais guère de ce coté là ~ Kaori, mon chaton, ta venue au monde -turbulente- est une bénédiction ~ Laissant ma femme cogiter un court instant sans lui répondre, je finis par céder sous ses airs chargés d'espoir. La voir ainsi, me mettait dans tous mes états ~ Me redressant davantage, je l'attirais vers ma personne, l'obligeant à s'asseoir sur le lit tandis que j'entourais son cou de mes bras, humant son odeur enivrante et douce ~ C'est d'une voix chantante que je soufflais quelques paroles à son oreille ~

- Vous m'aviez manqué, Ayame ~

Ronronnant au creux de son cou, je fermais les yeux de bien-être ~ Je n'étais guère émotive, mais nous retrouver ainsi, avec tant de bonheur à vivre à présent, était... exceptionnel ~ M'écartant de son éminente personne, je fis un mouvement vaste de la main pour englober la chambre, en déclarant avec enthousiasme « Nous aurons énormément de cartes de remerciement à envoyer, mon amour ~ Notre fille est un véritable phénomène ~ Mais nous regarderons cela plus tard. Allons voir Kaori ~ » Ne sachant me départir du sourire de joie omniprésent sur mon visage, je pris sa main dans la mienne, avant de me lever et... Et je n'ai pas pu m'en empêcher ~ Ouvrant la boite où la tarte était joliment exposée, j'en décrochais une fraise que je portais à ma bouche tout en tirant Ayame à ma suite ~ Connaissant le chemin -vu que j'y suis allée le matin même, je saluais toute personne qui croisait notre chemin exprimant -évacuant oui- ainsi le surplus de bonne humeur qui me submergea depuis que ma femme apparut sous mes yeux clairs ~

- En espérant que Yukariko-San ne nous chasse pas ~ Elle est extrêmement persuasive quand elle le désire ~

Envoyant un clin d’œil à ma femme, je traversais un énième couloir avant de m'arrêter devant une porte spécifiquement remarquable quant à l'insigne collée dessus. Les soins intensifs. Ouvrant ladite porte, je laissais Ayame passer devant ma personne, puis refermais la porte derrière nous et m'arrêtais, de sorte à ce que ma femme puisse découvrir son -notre- bébé, seule. Attendant une bonne minute dans cette pièce relativement calme, je finis par m'approcher à pas de loup vers ces êtres m'étant si chers. Entourant la taille de la femme devant moi, je déposais ma tête sur son épaule, collant ma poitrine à son dos, pour mieux contempler notre bébé, ayant l'air si paisible.

- N'est-elle pas magnifique ? ~ Votre fille ~

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Sam 5 Avr - 22:14

Akiha-Chan ~ Sais-tu seulement le bonheur que tu m’apportes en cet instant précis ? ~ Toi qui m’offre le plus beau des présents, toi qui vient de mettre au monde un être exceptionnel ~ Ma fille, une Eimin. J’en pétillais d’une joie sans nom, moi Dead Master-Sama était maman… Oui, une mère qui sacrifierait tout pour le bonheur de sa fille. Certains pourraient dire que ce n’était guère la première fois que je ressentais cela, après tout nous avions déjà trois autres enfants à notre effectif, mais pouvais-je comparer ce que je ressentais pour Kaori-Chan à ce que j’éprouvais pour les jumeaux et Ren-Chan ? Ils n’étaient rien devant la grandeur de ma chair, de simples jouets qui égayeraient la vie de ma progéniture, la vraie ~ Je n’étais pas méchante, j’étais Dead Master ~

« Vous m'aviez manqué, Ayame ~ » Me laissant aller à la plénitude de la pièce, je fermais les yeux sous les ronronnements de mon épouse ~ Encadrant sa personne dans mes bras, je m’accordais un moment de relaxation en sa compagnie alors que l’envie de voir mon enfant me tordait sous une impatience sans nom. Le faisais-je ressentir ? Nullement, j’avais un self-control puissant. Plaît-il ? Hier ? Maaah ~ Hier était un autre jour, après avoir enduré ce que j’eus vécu, depuis longtemps vous ne tiendriez plus sur vos jambes, mes chers ~

- Nous aurons énormément de cartes de remerciement à envoyer, mon amour ~ Notre fille est un véritable phénomène ~ Mais nous regarderons cela plus tard. Allons voir Kaori ~

Je n’en doutais nullement, à se demander où nous allions mettre tous ces présents… Certains finiront sans nul doute dans une poubelle, il ne fallait que regarder l’espèce de statue se trouvant dans l’emballage transparent. Oui, oui, cette chose située à la troisième rangée de la pile de gauche… le vingt cinquième cadeau en comptant du bas ~ Le voyez-vous ? Non ? Tant pis, j’avais mieux à faire et cela se résuma en un seul prénom. Kaori-Chan ~ Elle m’attendait, ma fille, ce petit être que j’eus sauvé il y a de cela quelques heures… Me laissant un moment de flottement en repensant à cette scène, je repris rapidement contenance lorsque mes yeux se posèrent sur mon épouse… Sexy ~

Jamais je n’aurais cru qu’une robe d’hôpital pouvait aussi bien aller à une personne ~ Maaah, après tout, Akiha-Chan était magnifique, qu’importe ce qu’elle portait ~ Devrais-je tout de même lui dire qu’on voyait son magnifique postérieur alors qu’elle gigotait dans tous les sens pour saluer quiconque lui adressait un sourire ? Voyons, voyons, je ne partageais pas ce qui était mien ~ Me collant à sa personne, c’est d’un mouvement souple de la main que je ramenais le tissu contre son corps tout en la tenant par la taille, jusqu’à la chambre de notre fille, présumais-je.

- En espérant que Yukariko-San ne nous chasse pas ~ Elle est extrêmement persuasive quand elle le désire ~

Persuasive ? C’est le moins qu’on puisse dire ~ Si je n’avais été aussi perturbée hier, depuis longtemps cette femme n’aurait plus sa tête sur ses épaules. Après tout, se faire hurler dessus par une Undai’enne alors qu’on est la directrice de cette prestigieuse académie n’était chose courante. Lui pardonnais-je après qu’elle m’eut aidé à sauver ma fille ? Sans doute ~ Mais laissons cela pour plus tard, et regardons plutôt cet être chétif qui se dessinait sous mes yeux. Je ne savais vraiment décrire ce que je ressentis lorsque mes paumes se sont posées contre la boite en verre contenant ma fille… Un mélange de joie et de tristesse à dire vrai. Elle avait l’air si fragile, si petite… sa vie n’était nullement en danger n’est-ce pas ? Non, je pouvais sentir ma matérialisation émaner de son corps pas plus grand que ma main… Ma pauvre chérie, d’ici peu maman te prendra dans ses bras, ne t’inquiète pas mon amour… Je…

- N'est-elle pas magnifique ? ~ Votre fille ~

Terriblement. « Notre fille… » Oui, elle était le fruit de notre amour, celui de notre fidélité et de nos loyautés l’une envers l’autre. Faith, mon trésor le plus précieux. Me laissant aller à la douce étreinte de mon épouse, je ne quittais guère un seul instant ma fille du regard. Avais-je tant peur de croire que finalement, tout ceci n’était qu’un rêve, que finalement je n’étais rien d'autre qu’une souillure droguée au fond d’un égout, toujours terrifiée par la main de l’humanité ? Peut être, mais tout cela disparut de mon esprit perturbé lorsque je passais mes mains dans les tubes me permettant de toucher ma fille. Sa joue était si douce, si rougie par la vie, si… Kaori-Chan ~

- Elle ne craint plus rien maintenant, Dead Master-Sama ~ Vous pourrez la prendre dans vos bras d’ici deux, trois jours ~

J’avais hâte ~ Me retournant pour adresser un large sourire à Yuka-Chan, je ne bougeais pas de ma place, touchant toujours des bouts des doigts cette petite chose qui était mienne. « Son état est stable, ses organes fonctionnent parfaitement, on la garde encore sous couveuse afin qu’elle s’habitue à l’air ambiant… Elle est robuste pour une prématurée ~ Après tout, à quoi s’attendre d'autre avec des mères telles que vous ~ » Ne me flatte pas Yuka-Chan, je risquerais de rougir ~ Gloussant sous ses paroles tendres, je ne pouvais qu’être rassurée. Elle allait bien, les poches que j’eus créé autour des ses organes lui étaient bénéfiques n’est-ce pas ? C’est grâce à mon intervention qu’elle… Va si bien n’est-ce pas ? Depuis quand… Éprouvais-je tant de joie en sauvant la vie d’une personne ? Depuis que cette personne était mon enfant, bien sûr.

- Une chose me chiffonne tout de même. Cela ne fait qu’un jour mais son taux d’oxygène à extraordinairement grandit en si peu de temps, normalement, c’est le taux qu’un nouveau-né à terme atteint en naissant et là, pour une prématurée… Regardez les scans, on voit clairement ce que je viens d’annoncer.

Prenant lesdits scans en me détachant à contrecœur de ma fille, je fronçais les sourcils en regardant les photographies… Je n’étais guère médecin pédiatrique, du moins, cela fait longtemps que je n’ai eu de si petit corps en visuel… Cherchant tant bien que mal ce que notre docteur essayait de nous montrer, je finis par me résoudre à laisser Akiha-Chan s’en charger. Après tout, n’était-elle pas la plus apte à comprendre le charabia d’une doctoresse comme Yukariko-Chan ? ~ « Là, regarde la formation de ses muscles, même ses cartilages, ils se fortifient à vue d’œil… ». Et ? Était-ce mauvais ?

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Sam 5 Avr - 23:30

La fille d'Ayame Eimin, la mienne également, la nôtre ~ Il y a de cela deux ans, jamais je n'aurais cru pouvoir vivre un tel moment de pure joie aux cotés de cette femme maléfique, n'aspirant qu'à s'emparer de son savoir, d'exploiter son pouvoir. Maintenant, j'avais tout cela, et ce, sans mauvais tours, sans risquer ma vie je pouvais jouir de tout le prestige de Dead Master-Sama. Cette affirmation était encore révocable, avant que je ne tombe enceinte, mais à présent, rien ni personne n'arriverait à se mettre en travers de ma famille, de ma vie ~ Et, il était évident qu'Ayame ne se lassera guère de son enfant. Tandis que de mon coté, j’œuvrerai pour qu'elle m'aime -dans les années à venir- autant qu'aujourd'hui ~ Écartant cette pensée vaniteuse, je fus attendrie par la vision de ma femme, ses yeux rivés sur Kaori, ne voulant pas s'en décrocher, médusée par ce petit être ~ Elle était mère, une fois de plus ~ Et étrange que cela puisse l'être, j'avais l'intime certitude que cet enfant ne sera guère traité comme tous les autres, qu'Ayame la protégerait telle la prunelle de ses yeux. Je ne pouvais qu'en être heureuse, n'est-ce pas ? ~

- Elle ne craint plus rien maintenant, Dead Master-Sama ~ Vous pourrez la prendre dans vos bras d’ici deux, trois jours ~ 

Détournant le regard sous une réflexion ridicule se demandant si Kaori n'avait pas froid sous la température des mains de ma femme, je lançais un regard plein d'espoir à Yukariko. Il me tardait d'avoir ce petit bout de chou en sécurité dans mes bras, de la sentir remuer, de cajoler cette nouvelle vie avec amour. Jamais je n'aurais cru que  devenir mère en mettant au monde un nouveau-né était tellement... intense ~ Evidemment nous ne parlions pas de la même chose quand Ayame me procurait de douces caresses, mais en comparaison, cela donnait le même effet ~ Passionnant ~ « Son état est stable, ses organes fonctionnent parfaitement, on la garde encore sous couveuse afin qu’elle s’habitue à l’air ambiant… Elle est robuste pour une prématurée ~ Après tout, à quoi s’attendre d'autre avec des mères telles que vous ~ » Hochant positivement de la tête en buvant les paroles du médecin comme s'il s'agissait d'une vérité indéniable, je fus tout de même contrainte à me poser des questions. Un prématuré de six mois -tout au plus- qui s'en sort presque indemne, était impossible. Non que je veuille briser la joie de l'instant présent, mais en me remémorant les événements de hier soir, il était improbable que cela se finisse sans casses. Et cela, n'était sans doute pas dû au fait que Kaori soit faite du sang de ma femme ou du mien. « Un nouveau mystère à découvrir en ouvrant cette chose ~ » En demandant à Ayame, sûrement ~ Je pourrais être outrée des paroles sifflantes de mon ombre, tellement son idée était abjecte à mes yeux, mais je n'eus le temps de m'énerver, qu'une autre parole me fit froncer les sourcils, perplexe.

- Une chose me chiffonne tout de même. Cela ne fait qu’un jour mais son taux d’oxygène a extraordinairement grandit en peu de temps, normalement, c’est le taux qu’un nouveau-né à terme atteint en naissant et là, pour une prématurée… Regardez les scans, on voit clairement ce que je viens d’annoncer.

M'avançant vers Yukariko, je voulus me saisir des scans qu'elle nous tendait, mais Ayame fut bien plus rapide, l'ayant en mains en moins de trois secondes. Examinant lesdites pièces par dessus son épaule, j'essayais de déchiffrer ce que la femme médecin essayait de nous expliquer. Il était vrai que lire les radiographies d'un bébé pas plus grand qu'une ma main, était compliqué. Surtout quand le stress me montait au cerveau. Les traits tirés par la concentration, je ne voyais définitivement pas où tout cela nous menait. « Serait-il possible que... ? » Que quoi ? Prenant les photographies des mains de mon épouse aussi apte que ma personne à comprendre ce qu'il se passait, en vue de la normalité des scans, je laissais Yukariko me montrer du doigt les points qu'elle visait sous un « Là, regarde la formation de ses muscles, même ses cartilages, ils se fortifient à vue d’œil… » Vraiment ? Comprenant enfin où elle voulait en venir, je lui demandais si elle ne possédait pas d'autres scans. Et quand elle me mit sous les yeux un autre exemplaire, fait deux heures avant celui que nous avions analysé, je pâlis. C'était... Impossible. Comment mon enfant d'à peine six mois de développement, ressemblait intérieurement à un bébé de neuf mois ? Je vois ~ évidemment... J'aurais dû écouter mon alter-ego depuis le début, quand il avança la théorie d'une croissance accélérée. Comme les jumeaux. Du moins, je priais pour que cela ne soit guère le cas.

- Elle grandit trop vite...

Délaissant les radios aux mains d'une Yukariko perdue suite à mes paroles, je m'approchais de la couveuse pour examiner plus amplement ma petite Kaori. Maintenant que j'y regardais de plus près, il était vrai qu'elle avait l'air de se porter bien mieux que ce matin quand j'étais venue la voir pour la première fois. Calculant à toute vitesse les heures qui passèrent entre sa naissance et maintenant, j'en déduisis qu'elle prit trois mois -du développement fœtal- en... seize heures. Si mes hypothèses étaient justes, et que notre fille continue à grandir de la sorte, elle aura... un an dans une semaine au plus tard. Tremblant légèrement, en ayant de la peine à me détourner de l'enfant, je finis par le faire pour mieux lancer un regard paniqué à Ayame et lui demander, abruptement :

- Que s'est-il passé au juste, quand Kaori est née ? Ayame, si c'est ce que je crois... Expliquez-moi comment cela fonctionne.

Parce que si c'était le gène de ma femme qui était en cause, alors Kaori jouira d'une longue vie. Certes, mais dans combien de temps elle atteindra l'âge physique d'une femme de vingt cinq ans, pour s'y arrêter pendant une centaine d'années ? Dans trois ans ? Quatre ? Je ne pouvais l'imaginer, je ne voulais même pas y penser. Ce serait tellement triste d'une certaine manière que... Je stressais ~ Tellement que je rivais mes yeux sur la couveuse, comme-ci ma vie en dépendait. Je ne voulais en aucun cas rater un moment important de l'évolution de ma propre fille. Alala... Scientifiquement parlant, c'était une situation bien curieuse sujette à de nombreuses observations, mais en tant que mère, cela me déplaisait bien assez pour que je m'impatiente sous le mutisme des femmes en ma compagnie.

- Il faut la surveiller tout le temps à présent, ainsi que faire toutes les analyses nécessaires...

Mon esprit de chercheuse reprenait le dessus ? Non, mais celui d'une mère inquiète, oui ~

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Dim 6 Avr - 0:00

J’avais beau être une scientifique reconnue, pleine de diplômes de médecine en tout genre, je n’avais décidément pas l’esprit pour regarder les scans de ma fille. Aussi étrange que cela soit-il, je restais muette devant les radios, ne comprenant vraiment ce qu’il se passait sous mes yeux. Une enfant qui se porte bien alors qu’elle est prématurée, un taux d’oxygène identique à celui d’un bon gros nourrisson né à terme… Des muscles, des cartilages qui durcissent à vue d’œil, une mine blafarde qui se rosit en un instant… Peut-on m’expliquer ? ~ Dieu, qu’il était rare que je me vois perdue devant une chose aussi simple à comprendre.

« Elle grandit trop vite... » Non, ma fille est parfaite. Fronçant les sourcils sous les acclamations de mon épouse, je détournais le regard vers Yukariko-Chan qui n’avait l’air de saisir les paroles d’Akiha-Chan. Après tout, entendre de tels mots de la bouche d’autrui ne peut que nous confirmer que ladite personne est complètement cinglée ~ Qui ne se réjouirait pas de l’évolution de son enfant ? Maaah ~ Quelle débilité, huhu ~ « Que s'est-il passé au juste, quand Kaori est née ? Ayame, si c'est ce que je crois... Expliquez-moi comment cela fonctionne. » Et c’est là que je compris. Perdant mon sourire pour laisser une mine inquiète se dessiner sur mes traits -self-control défaillant-, je blanchis sous les dires d’Akiha… Comment cela fonctionne. Cela. Mon gène, mon héritage biologique qui rendait ma lignée si exceptionnelle, cette même chose qui avait décimé ma famille entre les mains de scientifiques avides de savoir… Ma fille, partir. Nous devions partir avant… Non, je n’étais pas aussi faible qu’à l’époque, maintenant j’avais le pouvoir de protéger ceux qui m’étaient chers, jamais je ne laisserai quiconque poser un doigt sur mon enfant. Quitte à y mettre ma vie en péril, personne ne s’approchera d’avantage de MA Kaori ! Mon ange, ma chérie, mon bébé… Maman est là, maman te protège.

- Il faut la surveiller tout le temps à présent, ainsi que faire toutes les analyses nécessaires...

Des analyses ? Akiha-Chan voulait-elle également utiliser ma fille comme cobaye ?! Ce n’est que par réflexe que je me mis entre elle et la couveuse, la fusillant de mes billes verdâtres alors que mon aura meurtrière enveloppa la salle en moins d’un instant. Personne, même Akiha, ne touchera ma fille. Les mains posées sur la vitre, crispée à mon maximum, je me détournais des deux femmes lorsque j’entendis ma fille pleurer dans mon dos. Prise de panique, je restais interdite devant l’enfant avant d’agir par pur réflexe, plongeant mes mains dans la couveuse pour mieux caresser l’être frêle du bout des doigts… Elle… Elle emprisonna mon doigt dans sa paume, tenant celui-ci de toutes ses forces… Kaori-Chan, mon trésor…
Toutes peurs s’envolèrent de mon être sous le toucher de ma fille, mon corps se détendit de lui-même en même temps que la masse noire qui recouvrait mon être s’évapora pour laisser transparaître une sérénité certaine… Kaori-Chan était là pour moi à présent, je savais, je le sentais, elle me comprenait. Ensemble… Personne ne nous fera du mal. Oui, Akiha-Chan également, elle protégera ma fille, notre fille. Notre réussite, elle ne lèvera jamais la main dessus n’est-ce pas ? Non, elle l’aimait, elle qui me l’avait offerte avec tant d’amour ~

- Yukariko, laisse-nous.

Une ordre qui tapa dans l’air ne laissant place à une quelconque révocation. Si je devais parler, je le ferais sans que des oreilles indiscrètes ne viennent écouter notre discussion. Kaori-Chan l’avait, cette spécialité qui bouillait dans ses veines, même avant sa naissance, lorsqu’elle dormait encore dans le ventre de mon épouse, cela s’était fait sentir… Son évolution, sa rapidité à grandir, cela en était la cause. Était-ce mauvais ? Allait-elle pousser en moins d’un instant sans que nous le voyions ? Serait-il possible qu’en une nuit, elle atteigne l’âge adulte. Tout l’était, n’y avait-il pas un moyen pour contrôler cela ? Si… Mais je n’agirais guère sans le consentement de ma femme, de la mère de Kaori-Chan.

- Cette cicatrice…

Caressant la plaie de la veille du bout des doigts tout en m’adressant à Akiha-Chan, je tentais de garder un ton posé pour revenir sur les événements de la soirée… Ce fameux moment qui stoppa le monde, au sens littéral du terme. « Elle… était bien trop faible pour survivre Akiha-Chan… Je n’ai pas réfléchi, je n’avais d’autre choix, vois-tu ? Je devais… la préserver. Ma fille devait vivre Akiha… Notre trésor, je ne pouvais la laisser mourir. J’ai enfreint moi-même une règle d’Undai en usant de mon pouvoir devant les yeux d’autrui, mais quel prix est-ce comparé à la vie de notre Kaori-Chan ? » Essayais-je à ce point de justifier mes actions ? Je ne saurais le dire. Comme je le disais, c’était bien la première fois que je sauvais une vie de la sorte, tirer une personne vers la vie alors que les mains de la mort l'attiraient en son sein.

- Lorsque Yukariko-Chan a arrêté le temps, j’ai perdu mes moyens. Je ne savais plus quoi penser, je n’ai fait qu’agir. Tous ses organes sont enveloppés dans une poche de matérialisation, aidant ainsi au bon fonctionnement de son petit corps frêle ~ Jamais je n’aurais accepté qu’elle ait des séquelles car je n’aurais essayé de la sauver… Cependant… Si je l’avais tué… Jamais… Je…

Et je craquais malgré moi. Ma tristesse prit le dessus sur la joie que cet enfant représentait à mes yeux. Tout mon corps s’arqua sous mon chagrin, s’agrippant tant bien que mal à mon épouse auprès de laquelle je tentais d’avoir du réconfort. Si cela aurait mal tourné, quel avenir aurions-nous eu ? Seule la dévastation battrait son plein.

- Personne ne peut toucher ma Kaori, Akiha. Nous devons la protéger, personne ne pourra mettre la main sur son corps frêle… Personne ne lui fera subir, ce que j’ai subi.

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Dim 6 Avr - 18:09

La croissance accélérée était un sujet que je connaissais bien, étudiant en long et en large toutes les particularités de ce genre de développement pendant que les jumeaux grandissaient dans le laboratoire de ma femme. Ceci fut problématique par la suite, mes enfants ne pouvant vivre sans de la matérialisation coulant dans leurs veines, je n'ai jamais compris pourquoi. Était-ce véritablement dû à l'origine de leur création ? Sans doute, je n'avais à douter de cela, prétendant que la faute retombait sur le gène de mon épouse, le gène d'immortalité n'était fait pour causer la mort, n'est-ce pas ? Jamais je ne me suis posée autant de questions qu'à cet instant précis, valsant entre l'inquiétude et le désarroi. Que pouvions-nous faire à présent ? Attendre pour voir ? « Je te connaissais plus curieuse, Akiha ~ » Agir. Mon ombre avait entièrement raison, nous ne pouvions laisser le temps nous dicter des lois contre-nature ~ C'est en comprenant le fonctionnement génétique de mon enfant, que je l'aiderai au mieux ~ Définitivement, c'était la chose à faire. Non pas de l'ouvrir comme l'aurait si bien voulu mon alter-ego tout excité d'une telle éventualité, mais de l'observer, de la surveiller pour qu'à la fin, je puisse déduire ce qu'il en était. Pourtant, je n'eus le temps de soulever ce sujet... Ayant un pas de recul quand Ayame se plaça entre la couveuse et ma personne, je me mis à trembler sans réaliser véritablement pourquoi cette soudaine peur s'empara de mon être. Dead Master en était la cause.

Pâlissant instantanément, des sueurs froides longeant ma colonne vertébrale, je fus désemparée, ne sachant que dire, ou que faire. Il était rare de voir ma femme dans un tel état de colère, et si cela arrivait, tous ceux autour d'elle mourraient la plupart du temps. Je pense pouvoir dire que Yukariko était de mon avis, sur ses gardes, sans oser bouger sous la soudaine rage de sa supérieure. Définitivement, je ne comprenais guère son comportement. Zieutant sur l'enfant qui se mit à pleurer dans cette salle chargée de haine, j'étais comme paralysée, de peur qu'elle puisse faire du mal à notre fille dans son état second ou alors, qu'elle détruise tout dans un délire dont la provenance m'échappait. L'ambiance oppressante, le silence de mort et l'inactivité du médecin et mienne, dura jusqu'à ce que la mère de Kaori se calme, plongeant ses mains dans la couveuse pour rassurer le bébé qui s'y époumonait. Devrais-je avouer que j'eus un coup de stress à cet instant, craignant le pire ? C'est dit ~ Ces dans des moments comme ceux-là que je m’apercevais qu'Ayame était trop imprévisible pour baisser sa garde devant sa personne.

- Yukariko, laisse-nous.

Quand la voix de la directrice claqua dans l'air, la femme médecin ne s'attarda guère avant d'exécuter l'ordre, fuyant presque la salle, perturbée par la tournure des événements. Il va de soi que je ne me sentais guère mieux qu'elle, sauf que contrairement à elle, je ne comptais guère partir sans ma fille. Il était évident qu'Ayame n'était disposée à s'en occuper, et représentait en danger certain pour ce petit bout de chou vulnérable à toute attaque et agression. Mon amour, je vous en prie... calmez-vous ! « Cette cicatrice… » M'approchant prudemment de la couveuse, mes yeux s'attardèrent sur ladite tache, à peine plus grande qu'un pouce. Reportant toute mon attention sur Ayame -tenant une certaine distante entre nous deux-, mon visage exprimait l'incompréhension. Que s'est-il donc passé, hier soir ?

- Elle… était bien trop faible pour survivre Akiha-Chan… Je n’ai pas réfléchi, je n’avais d’autre choix, vois-tu ? Je devais… la préserver. Ma fille devait vivre Akiha… Notre trésor, je ne pouvais la laisser mourir. J’ai enfreint moi-même une règle d’Undai en usant de mon pouvoir devant les yeux d’autrui, mais quel prix est-ce comparé à la vie de notre Kaori-Chan ? 

Le monde s'arrêta de tourner quand les informations traversèrent de manières disparates, les lèvres de mon épouse. C'était... « Logique ~ » Oui. Non ! Notre fille était en vie grâce à l'intervention d'Ayame. Cette réalité me submergeait d'un nombre important de sentiments que je n'arrivais à traduire, mise devant les faits. Kaori... ne serait guère là, à respirer doucement mais sûrement dans l'incubateur. Elle... Nous n'aurions eut la possibilité de connaître les joies liées à la maternité, nous... Que serions-nous devenus après cela ? Ma femme me verrait-elle encore digne de partager une place à ses cotés, ou serait-elle tellement déçue de mon échec qu'elle me délaisserait ? Et moi ? Me remettrais-je d'une tragédie de cette envergure ? Non. Et malgré l'appréhension quant à ce qu'elle a fait pour sauver notre enfant, je lui en étais reconnaissante. Jamais je ne pourrais lui remercier assez pour cela. Pour vouloir préserver notre famille.

- Lorsque Yukariko-Chan a arrêté le temps, j’ai perdu mes moyens. Je ne savais plus quoi penser, je n’ai fait qu’agir. Tous ses organes sont enveloppés dans une poche de matérialisation, aidant ainsi au bon fonctionnement de son petit corps frêle ~ Jamais je n’aurais accepté qu’elle ait des séquelles car je n’aurais essayé de la sauver… Cependant… Si je l’avais tué… Jamais… Je…

Arrêter le temps... Un pouvoir dépendant de l’existence de la matérialisation. Et croire que c'était grâce à l'invention ingénieuse de mon épouse, aussi utile que dangereuse, que nous étions là aujourd'hui, à respirer le même air, à s'aimer, à vivre une vie que jamais nous n'aurions imaginé possible, il y a de cela quelques années seulement. Et si ma femme aurait tué mon enfant en essayant de l'aider, je... Je lui pardonnerais, parce qu'elle se serait donnée la peine de tenter l'impossible. La tristesse se propagea dans mon corps, telle une fatalité à laquelle je n'arrivais à faire face. Notre enfant vivait, car Ayame l'eut décidé. « Personne ne peut toucher ma Kaori, Akiha. Nous devons la protéger, personne ne pourra mettre la main sur son corps frêle… Personne ne lui fera subir, ce que j’ai subi. » Malgré cela, je ne pouvais la laisser agir selon son vouloir. Que je sois attristée ou non de découvrir que mon enfant faillit passer de l'autre coté, il en était pas moins réel qu'elle était en vie, à attendre que ses mères la prennent dans leurs bras, lui offrant leur amour. Mais ce n'était guère en écoutant ma femme, que nous pourrons lui offrir une vie normale, une existence qu'elle chérirait plus que tout au monde. « Dead Master délire, heh, du jamais vu ~ » L'hystérie dont elle faisait preuve me glaçait le sang, tandis qu'elle s'accrochait à ma personne, telle un rescapée d'un naufrage. Tétanisée par la détermination effrayante de ma femme, mon regard se porta sur le bébé, remuant imperceptiblement entre les différents tuyaux. Elle ne pleurait pas. Plus. C'est sans nul doute ses magnifiques billes vertes qui me donnèrent du courage pour défier la paranoïa -la noirceur- de l'être suprême, perdu dans ses peurs démesurés. Ce qui lui est arrivé, n'arrivera jamais à Kaori, je donnais ma vie pour cette allégation.

- Ayame, personne ne fera de mal à Kaori ~ Personne ne lui veut du mal ~ Et si cela arrive, nous la protégerons, mon amour ~ Notre bébé ne risque rien... Calmez-vous ~

Kaori n'avait rien à craindre, qu'elle soit la fille de Dead Master-Sama ou d'un simple commerçant, reviendrait au même. Certes, il fallait considérer cet enfant au même titre qu'un enfant royal sujet aux agressions des haineux, mais... ces enfants là vivaient paisiblement, malgré leur nom. Kaori n'avait aucune crainte à se faire, sachant que ses mères étaient munis de matérialisation, le pouvoir absolu qui la protégerait en toute circonstance. Mais ce n'était guère le ressenti d'Ayame qui se collait à ma peau sans que je n'aie besoin de mon propre pouvoir pour le déchiffrer. Si cela continuait, elle alarmerait tout l'hôpital, et je ne voulais même pas penser à ce qui adviendrait quand Yukariko reviendrait pour nous demander de sortir, et donc, laisser Faith. Vu l'état de la directrice de Undai, elle tuerait tout le monde qui poserait le regard sur sa fille. Il en était hors de question, il y avait trop de vies innocentes dans cet hôpital pour la laisser y commettre un carnage. Mon amour, vous ne me laissez guère le choix... Enserrant son corps glacial entre mes bras, de toutes mes forces, je lançais un vague regard à la pièce pour m'assurer que personne ne me prendrait sur les faits. Matérialisant ma robe de combat -seule manière pour lutter contre l'aura meurtrière- sans lâcher Ayame -au contraire-, je pris son visage entre mes mains pour déposer un chaste baiser sur ses lèvres, puis le relevais afin qu'elle plonge son regard profond, dans le mien, multicolore.

- Kaori ne craint rien, elle est en sécurité ~ Il ne faut pas vous en inquiéter, tout le monde désire que votre enfant se porte pour le mieux ~ Notre fille vit parce que vous êtes là pour elle, nous la protégerons ensemble, toujours ~ Maintenant, ressaisissez-vous, Ayame ~ Allons dans ma chambre, Kaori a besoin de repos ~

Soufflant ces paroles rassurantes d'une voix douce, à son encontre, j'essayais d'insuffler de l’apaisement dans son esprit, espérant que cela la détendra suffisamment pour qu'elle se calme. Pour l'instant, elle était le plus grand danger qui planait sur Kaori, dans cette pièce dépourvue de fenêtres. D'ailleurs, cela ne m'étonnait guère qu'elle se remette à pleurer, sans nul doute affecté par l'atmosphère néfaste qui se dégageait de mon épouse. Ayame... Cela suffit ! Désemparée, je l'étais, mais j'essayais de ne guère le montrer, répandant toutes sortes de sentiments positifs afin de calmer tout autant ma fille, ma femme, que ma personne. Définitivement, tout n'était rose dans notre futur ~

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Dim 6 Avr - 19:00

« Ayame ! Ayame ! Ne regarde pas ! Il… Ayame ! » Trop, c’était bien de trop pour une enfant. Les pièces sombres, les odeurs vacillantes me faisant remonter l’estomac, les cris de ceux que j’aimais se heurtèrent à mon ouïe telles des grenades explosant sous mes pieds. Ma vue se fit cacher, je tenais ses mains tout en tremblant, pleurant pour que tout ceci ne soit qu’un rêve. Un cauchemar, oui, ma vie n’en était qu’une succession d'horreurs.

« Ayame ! Je les retiens ! Cours, cours ! » Il les retenait, mon corps chétif se heurta contre les barreaux de ma cellule lorsque les hommes se jetèrent sur lui… Lui. Qui était-il ? Je ne m’en souvenais plus. C’est sous une poussée de survie que je courrais, sans savoir où j’allais exactement. Tant que mes jambes tenaient, je pouvais continuer à le faire. Sans fin, sans relâche… « AYAME ! TES PARENTS ! ILS… » Un coup de feu retentit et je m’arrêtais dans ma course. Là fut mon erreur, celle de se retourner et de le voir tomber, s’affaler contre les dalles de béton en relâchant son dernier soupir… Qui… Qui était-il encore ? Je n’avais à remettre un nom sur son visage ensanglanté. Était-ce un ami ? Un ennemi ? Je ne savais plus. Il était… si faible pour mourir aussi facilement.

« Ayame… » Ne parle pas, ne me pollue pas… toi qui n’es qu’un homme comme eux, toi qui veux aussi ce qui me rend si spéciale, toi… infâme humain.
Le monde s’était arrêté de tourner sous ma crise de nerfs, seule une chose obnubilait mes pensées, la survie de ma fille. Elle devait être protégé, je devais être à ses côtés à tout jamais pour que personne ne lève la main sur sa personne. Elle était si précieuse, si unique, si belle, si mienne. Mes larmes se tordirent dans un torrent d’émotions alors que je tentais vainement de me retenir à mon épouse, debout devant ma personne, désemparée de me voir dans un tel état. Si seulement, ne serait-ce qu’un instant elle aurait vécu ce que j’ai subi… Elle me comprendrait, mais finalement… Akiha n’était qu’une humaine. Comme… les autres ? Akiha devait également mourir, Akiha ne serait assez puissante pour protéger notre fille, MA FILLE ! Akiha…

- Ayame, personne ne fera de mal à Kaori ~ Personne ne lui veut du mal ~ Et si cela arrive, nous la protégerons, mon amour ~ Notre bébé ne risque rien... Calmez-vous ~

Akiha était là pour moi. Akiha me tenait dans ses bras, forts, terriblement forts. Ses yeux… si magnifiques, remplis de couleurs, si rares… Elle était si belle ainsi vêtue, il émanait d’elle tant de puissance que j’en frémissais… Akiha n’était pas qu’une humaine, Akiha était mon épouse, mon aimée, une Undai’enne. Un être à part également, une personne digne de ma confiance, une personne qui m’apaisait au même instant où mes pupilles dansèrent dans les siennes. Akiha-Chan… Pourquoi me sentais-je si bien ? Je ne pouvais pas voyons ~ Je devais m’inquiéter pour Kaori-Chan ! Sinon… Sinon qui se soucierait de sa personne ? Toi ? Maaah, Akiha-Chan… Tu…

- Kaori ne craint rien, elle est en sécurité ~ Il ne faut pas vous en inquiéter, tout le monde désire que votre enfant se porte pour le mieux ~ Notre fille vit parce que vous êtes là pour elle, nous la protégerons ensemble, toujours ~ Maintenant, ressaisissez-vous, Ayame ~ Allons dans ma chambre, Kaori a besoin de repos ~

NON ! Mes pensées agirent avec mes gestes. Je n’acceptais pas, comment osait-elle me dire de partir de cette pièce alors que ma fille s’y trouvait sans défense ?! Comprenait-elle seulement que tout être vivant sur cette maudite terre représentait une menace quant à la survie de notre enfant ?! TOUS DEVAIENT MOURIR ! TOUS, jusqu’au dernier, je les exterminerai ! Matérialisant ma robe de combat, je repoussais violemment mon épouse, ma faux en main, voyant rouge. Oui, si elle ne comprenait pas le danger, elle n’était assez forte pour protéger ma fille, si elle…

Je délirais. Et je le compris bien assez tard malgré ma personne. Ayant un haut-le-cœur en voyant ma femme au sol, j’eus un instant de flottement alors que mon corps se reculait de lui-même de mon épouse. Sa main ! Akiha-Chan ! Je… J'accourais vers sa personne, faisant disparaître par la même occasion ma robe de combat alors que je m’agenouillais devant mon aimée. Dieu, qu’avais-je donc fait ? Moi, Ayame Eimin… Venait de lever la main sur ma femme. Encore, ce n’était guère la première fois, mais ici… Akiha-Chan n’était nullement coupable d’un quelconque crime, Akiha-Chan…

- Akiha… Je suis…

Désolée. Soignant la plaie qu’elle eut subi en tombant, c’est avec un visage désolé que je la relevais. Calmant ma personne au même titre que mon humeur néfaste, c’est d’un mouvement de la main négligeant que j’essayais de reprendre contenance… Dieu. « Je suis… l’unique danger pour Kaori-Chan, n’est-ce pas ? » Je le comprenais à mes dépends. Ma fureur, ma peur étaient néfastes pour mon enfant, pour cet être que je voulais bercer de mon amour. Levant ma main vers mes lèvres, c’est dans un torrent de sanglots que je me suis effondrée au sol, incapable de contenir ce trop plein de sentiments. Akiha-Chan… Akiha-Chan…

- Aide-moi… à sortir d’ici…

Oui, quitter cette pièce avant que je broie ma fille dans ma mélancolie. Là, était l’unique solution.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Lun 7 Avr - 19:29

La situation échappa de mon contrôle sans que je n'aie le temps d'agir. J'avais du mal à savoir où en donner de la tête, que ce soit à cause du fait de devoir contenir la frayeur de ma femme, ou encore, l'empêcher de blesser notre enfant dans un excès de colère incontrôlable. Il m'est déjà arriver de travailler avec des patients violents pendant mes stages de psychologie, mais jamais je n'avais à calmer un être sur lequel mon pouvoir n'avait guère d'effet. Non, seule la force pouvait raisonner Ayame, mais cela encore, était impossible à exécuter, sachant qu'elle était le plus puissant être sur cette planète. Et je ne me risquerai guère de rentrer dans son esprit, trouvant cela bien trop dangereux, pour l'hôpital, pour ma fille, la fureur de Dead Master-Sama. Il n'en était pas moins vrai que quand elle me repoussa et que je me retrouvais au sol, une main s'étant ouverte sur le rebord d'un plateau quelconque, une colère noire me saisit de tout part. Cela était étrange n'est-ce pas ? ~ Au lieu d'avoir peur, je rageais ~ Du moins, c'était une manière de montrer que j'étais contrariée, sans pour autant oser riposter pour cette pseudo-attaque fort délicate dans la situation actuelle, il faut l'avouer ~ Par réflexe, mes yeux clairs se détachèrent de la femme en noir, pour se loger sur la couveuse, intacte. Heureusement...

- Akiha… Je suis…

Elle pouvait l'être, tant qu'elle le désirait. Elle pouvait me blesser tant qu'elle le voulait, du moment qu'elle ne touche pas ma fille. C'était la première pensée que j'eus quand elle accourra vers ma personne, attrapant ma main à la volée pour la soigner. L'ironie du sort dira-t-on, sachant que j'aurais pu le faire tout aussi bien. La robe de combat toujours activée en précaution d'une nouvelle crise de délire de ma femme, je me relevais -avec son aimable aide- avant de la fusiller du regard, mi-fâchée, mi-soulagée qu'elle eut repris ses esprits. Alala, Ayame vous me faites peur ~ J'en mouillerai si la cause de tout ceci ne se trouvait vulnérable, couchée dans une boite à quelques pas de nous.

- Je suis… l’unique danger pour Kaori-Chan, n’est-ce pas ? 

« Tiens, elle l'a enfin compris ~ » Silence ~ Ne répondant rien à cela, le visage fermé, je dématérialisais ma robe de combat, espérant qu'Ayame ne commette plus d'autres imprudences du genre. Détournant le regard de sa personne, dont la tristesse me serrait le cœur, je le posais sur notre fille, paisiblement endormie dans l'incubateur. Voilà au moins une qui ne souffre pas de sa venue au monde ~ Brave chaton ~ Attendrie de voir Kaori somnoler, toute trace de bonheur disparut de mes traits quand Ayame s’effondra devant ma personne, en pleurs. Réagissant au quart du tour, je me retrouvais agenouillée à ses cotés, soutenant son corps tant bien que mal, sous ses sanglots.

- Aide-moi… à sortir d’ici…

Oui, nous allons faire cela, mon amour ~ Et je ne vous laisserai vous approcher de Kaori avant que vous ne compreniez qu'elle était parfaitement en sécurité, ne serait-ce que pour le fait qu'elle était entourée de gens qui vous étaient loyaux, totalement dévoués. Déposant un doux baiser sur sa chevelure soyeuse, je l'aidais à se mettre sur les pieds avant de me saisir de son corps, et le prendre à forces de bras dans une étreinte chaleureuse. De loin, je préférais porter ma chère épouse, plutôt que la laisser se traîner à mes cotés. N'était-elle pas Dead Master-Sama après tout ? ~ Si. Rassurant cette charmante femme de mots doux et de baisers tendres, je lançais un dernier regard à l'enfant avant de me diriger vers la porte, tout de même tendue en craignant qu'Ayame se ravise et refasse une scène. Définitivement, je n'imaginais guère les choses tourner ainsi, surtout venant de ma femme... Soit ~

- Quelle légèreté, mon amour ~

Autant insuffler une note joyeuse dans cette tragédie déjà trop oppressante ~ Sortant de la pièce obscure, c'est sans surprise que je découvris Yukariko devant la porte, l'air inquiet à faire le guet afin que personne ne rentre. Et elle a bien fait ~ La remerciant d'un simple hochement de la tête, je m'arrêtais à quelques pas plus loin dans le couloir, pour lui lancer une unique phrase, en disant long sur ce qui a pu se passer dans la salle quand elle en est sortie « Je désire une sécurité maximale autour de Kaori, tu seras la seule à pouvoir t'en approcher. » Froid, comme cela ne me ressemblait guère ~ J'en frémissais moi-même ~ Certes, c'était peut-être le vêtement que je portais -m'ayant enfin rendu compte de cela- qui laissait passer l'air qui me fit frissonner, mais cela... Oublions-le ~ Poursuivant donc notre chemin à travers les couloirs de l'hôpital, je gardais un œil attentif sur mon épouse, et ce, jusqu'à la chambre, où je la déposais délicatement sur mon dit lit, entouré de milliers de présents en tout genre. Devrais-je l'attacher ? ~ Ce serait sans nul doute malvenu ~ Mais que faire donc dans ce silence de mort, n'allant en rien avec la clarté de la chambre ? ~ Il était rare que je sois en manque d'idées de conversation, mais sur le moment, je ne savais que dire... lui en voulant pour ce qu'il s'est passé il y a de là quelques minutes. Bien, soyons ferme avec ce monstre -le mien- ~

- Alala... ~ Mettons directement les choses au clair, Ayame ~ Tant que tu n'iras pas mieux, il serait préférable que tu ne t’approches pas de Kaori, pour sa sécurité... et celle de tous, également. Ce qui s'est passé aujourd'hui, ne doit plus se reproduire.

Traversant la pièce jusqu'à la fenêtre, je laissais mon regard se perdre dehors, plutôt que de croiser les billes vertes de ma femme. Non, non, je ne me sentais guère toute chose en lui donnant des ordres ainsi... ~ D'accord, je l'avoue, peut-être un peu ~ Affichant une mine sévère, je finis par faire face à Ayame, soupirant légèrement pour évacuer le stress accumulé. Me décrispant finalement -sachant pertinemment que rester en froid n'arrangerait rien-, j'attrapais un paquet emballé au vol avant de m'approcher du lit, m'asseoir à coté de ma femme et -sans mot- déballer ce qui s'y trouvait. Un vêtement à première vue ~

- Il y a énormément de cadeaux que jamais nous n'arriverons à ouvrir avant de quitter l'hôpital, si nous ne nous y mettons pas assidûment ~ Regardez, c'est.. qu'est-ce ? ~

Perplexe de ne savoir déterminer ce que je tenais dans les mains, je tournais la pièce de tissu dans tous les sens avant d'écarquiller les yeux de surprise. Alors... Cet habit pour enfant orange, avec des sortes de carpette verte sur les bras, jambes et torse, était... « Heh, la bonne blague ~ » Une serpillière ? Seulement imaginer la petite Eimin -fille d'Ayame- ramasser les poussières était... hilarant ~ Je ne devrais en rire, vu l'audace d'un tel présent, mais ce fut plus fort que ma personne ~ Riant ouvertement devant ledit torchon plein de couleurs, je le passais à ma femme avant de lire le nom sur l'emballage. Famille Ruyito... Je ne connaissais guère cela ~ à moitié effondrée de rire, je me relevais du lit, un sourire moqueur adressé à ma femme sous un « Vous avez des amis sacrément attentionnés quant à la propreté de votre maison, chère directrice ~ » Riant toujours, je piochais un autre paquet au hasard, et l'ouvris, les yeux brillants à la recherche d'une autre chose... étrange ~ Et que se trouvait donc dans la boite que je tenais ? Un pot rose, pour enfant, avec une inscription en paillettes dessus ~

- I'm a queen ~ Charming ~

Définitivement, c'était le jour ~ Déposant ledit pot à même le sol, je pris un troisième paquet, relativement mou, que je lançais à ma femme, pour qu'elle l'ouvre. Prenant un autre objet long qui m'eut intrigué au passage, je me demandais ce que c'était. M'asseyant à coté d'Ayame, ma tête calée sur son épaule, j'attendis qu'elle s’exécute afin que je sois encore plus étonnée des inventions humaines ~

- Je me permettrai de proposer qu'on ne garde guère tous ces présents ~

Après tout, il y avait véritablement des affaires qui n'iraient nullement dans notre maison ~ De plus, si Kaori manquerait de quelque chose, nous pouvions le lui offrir sans que cela ne vienne de... n'importe qui. Puis, beaucoup d'enfants seraient heureux de recevoir ne serait-ce qu'un centième de ce qu'il y avait dans cette chambre ~ Oui, tout ce que nous ne garderons pas, iront aux enfants de l'hôpital ~ Définitivement, les bonnes idées fusaient de mon esprit malgré les épreuves de la journée ~ Tellement que... je finis par ouvrir ce qui se trouvait sur mes genoux et là... je blanchis ~ Une arme. Sortant partiellement le katana de son fourreau, je mesurais son tranchant, ce qui ne me rassura en rien. Lisant à haute voix les inscriptions dessus, je m'énervais sur l’inconscience des gens.

- Pour Eimin Kaori Faith, du... Han'ebisubatsu ? Définitivement, quelle folie d'offrir une arme à un nouveau-né !

Pour traduire exactement les gravures sur la lame, cela donnait... du clan quelque chose ~ Il ne faut guère me demander de parler l'ancien japonais, voyons ~ Quelle idée aussi d'avoir cent tournures pour une seule signification. Contrariée, je déposais l'arme à coté du lit, en me promettant de la jeter quelque part. Ou alors la conserver, mais bien cachée. Je ne saurais dire ce qui serait vraiment judicieux quant à cela, je n'arrivais à voir ma fille, tel un être meurtrier... « Tu serais étonnée, Akiha ~ » Définitivement, non.

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Lun 7 Avr - 20:54

Comment pouvais-je me montrer aussi faible ? Pourquoi le poids de mes sentiments était-il aussi lourd ? Depuis quand, n’avais-je ressenti autant de peine ? Tellement de temps que je crus sentir mon cœur se briser sur chacune de mes inspirations. Kaori-Chan, Kaori-Chan… Je ne veux pas que tu voies ta mère dans un tel état, mais ne t’inquiètes pas mon amour, maman t’aime plus que tout, maman doit partir… Pour te protéger. Cachant mon visage dans les bras de mon épouse, c’est rassurée que j’acceptais l’étreinte chaude qu’elle m’apportait. Akiha-Chan, que ferais-je sans toi ? « Quelle légèreté, mon amour ~ » Sans que je n’aie le temps de refuser ses gestes, je me vis porter par les bras puissants d’Akiha-Chan, encadrant mon corps à la perfection. Ayant un haut-le-cœur sous ses gestes -n’ayant guère l’habitude que l’on me le fasse-, je rougis malgré moi à son comportement… Me porter ainsi, moi, Dead Master-Sama… J’en étais toute émoustillée ~ Et ce au point que je fuie son regard, n’osant me heurter à ses billes bleutées que je devinais moqueuses… Dieu, étais-je aussi mal que cela en ce jour ? Appelait-on cela le Baby Blues ?

« Je désire une sécurité maximale autour de Kaori, tu seras la seule à pouvoir t'en approcher. » Des dires à l’attention de Yukariko-Chan que j’approuvais. Si j’avais été en état, je me serais moi-même postée devant la chambre de notre fille pour lui garantir une sécurité maximale… Mais je suppose que cela non plus, je n'étais pas capable de le faire, n’est-ce pas ? Ne revendiquant nullement les dires de mon épouse à l’encontre du médecin, je me détournais du visage de la jeune femme pour mieux me murer dans le silence du hall nous conduisant jusqu’à la chambre de ma femme. Retenant presque ma respiration pour ne pas éclater en sanglots une fois de plus, je dois avouer que j’eus hésité plus d’une fois à m’enfuir des bras protecteurs de mon épouse afin de retourner voir notre fille… Ce n’est qu’en connaissance de cause et prévention d’un quelconque futur chaos, que je suis restée sagement dans les bras de cette grande femme, majestueuse sous mes billes vertes, en ce jour.

- Alala... ~ Mettons directement les choses au clair, Ayame ~ Tant que tu n'iras pas mieux, il serait préférable que tu ne t’approches pas de Kaori, pour sa sécurité... et celle de tous, également. Ce qui s'est passé aujourd'hui, ne doit plus se reproduire.

Depuis quand acquiesçais-je aussi silencieusement lorsque je me faisais « gronder » ? Détournant le regard pour que mon épouse ne voie mon visage haineux, je tentais bien que mal à fixer sur un point invisible. Mais comment voulez-vous faire cela lorsqu’on a un champ d’emballages multicolores sous les yeux ? Soupirant, déconcertée, en gardant toujours le silence, j'enregistrais tout de même une partie des dires de ma femme dans ma tête… Rester loin de Kaori, pour la sécurité de tous. Que, ce que j’eus ressenti aujourd’hui, plus jamais ne s’éveille. Tellement facile à dire lorsqu’on n’était guère dans la situation, Akiha ! Du calme, calmons-nous.

- Il y a énormément de cadeaux que jamais nous n'arriverons à ouvrir avant de quitter l'hôpital, si nous ne nous y mettons pas assidûment ~ Regardez, c'est.. qu'est-ce ? ~

Et quoi de mieux que de changer de sujet de la meilleure manière qu’il soit devant tant de présents. Me retirant de ma solitude, je posais le regard sur ce que mon épouse tenait entre ses mains délicates… Qu’était-ce donc ce torchon ? Fronçant les sourcils tout en regardant chaque couture, c’est avec effroi que mon épouse me délivra la réponse à mon questionnement… « Vous avez des amis sacrément attentionnés quant à la propreté de votre maison, chère directrice ~ » Un torchon donc. Devais-je en rire ou en pleurer ? Tirant plus la tête en me demandant quel imbécile avait osé m’offrir un tel présent, je n’eus vraiment le temps de crier mon désaccord quant à cela en voyant ma femme écroulée, limite à se rouler sur le sol… Dieu, promets-moi que jamais tu ne feras porter cela à notre fille, Akiha-Chan.

« I'm a queen ~ Charming ~ » Dois-je dire qu’en entendant de l’anglais, j’ai automatiquement détourné le regard ? ~ Ne nous dérangeons pas avec de telles sottises et regardons plutôt ce magnifique petit pot… Maaah ~ Aurais-je oublié que les toilettes étaient trop grandes pour les enfants et que donc, ceux-ci étaient obligés de faire leurs besoins dans des bouts de plastique que les parents devaient vider dans la cuvette ? ~ Il fallait le dire, lorsque je hurlais de joie en apprenant que ma femme allait donner naissance à une fille, jamais je ne m’étais heurtée à cette réalité. Un enfant braille, mange, salit tout et fait ses excréments dans une couche odorante avant de s’endormir pour les trois quarts de la journée. Non, non, cher ami, un enfant n’est pas seulement mignon… Déglutissais-je ? ~ Huhu ~

« Je me permettrai de proposer qu'on ne garde guère tous ces présents ~ » Attrapant le cadeau qui m’avait été lancé, c’est d’un air perplexe que je regardais la chose que je tenais en main. Serait-ce un coussin pour étouffer l’enfant lorsqu'il pleurait de trop ? ~ Non, les gens n’étaient pas aussi sadiques n’est-ce pas ? « Pour Eimin Kaori Faith, du... Han'ebisubatsu ? Définitivement, quelle folie d'offrir une arme à un nouveau-né ! » … Ami-Chan, voyons ~ Regardant la lame qui se dessinait sous mes yeux -délaissant royalement le coussin que je tenais au préalable-, c’est d’un air mi-amusé, mi-curieux que je sortis la lame de son fourreau tout en me levant du lit. Jouant un peu avec le katana pour voir sa qualité, c’est avec allégresse que je reconnaissais là les lames des Han'ebisubatsu ~ Ou pour faire plus court, ceux de la famille d’épéistes d’Ami-Chan, oui, oui, Ami Ebisu ~ Quel agréable présent, je me ferai une joie de garder ce sabre en sécurité jusqu’à ce que ma fille soit en âge pour l’utiliser… Comment cela il n’est guère permis de donner une arme à une enfant de douze ans ? ~

- C’est une grande famille d’épéistes, pardonne leur, leur âme traditionnelle ~

Rangeant l’épée dans sa boite, je déposais celle-ci contre une autre pile de cadeaux avant de me saisir d’une sorte de… chose tropicolore. Un animal en vue de la trompe, mais pourquoi est-ce que cette chose n’avait que trois pattes dans ce cas ? Ha ~ La quatrième se trouve… là bas donc. Secouant la chose tout en la tournant, je me permis de penser à haute voix tout en décortiquant la statue de mes yeux critiques.

- Ne crois-tu pas que nous risquons de traumatiser les enfants de l’hôpital en leur apportant de tels présents mon cœur ? ~

Non que je m’inquiète de la santé mentale de jeunes pousses de cet institut de soins, mais qui serait heureux en recevant un éléphant-girafe-tigre à trois pattes avec des couleurs donnant tant la nausée ? D’ailleurs qui est l’imbécile qui eu offert cela ? Regardant la carte, je me demandais moi-même qui était cette personne… Kongo ? Qui est-ce donc ? Je n’en avais aucune idée ~ Certainement pas un japonais… Un noir ? Je ne connaissais pas de noir. Sauf… Eux, mais eux, voilà ~ Quoi que ? Huhu ~
Passons cela, et regardons plutôt la suite. Attrapant un autre emballage que j’ouvris, c’est sur une sorte de bikini spécial bébé que je tombais. D’un rose fuchsia, agrémenté par des petits voiles, sans oublier cette ceinture bouée si joliment masquée et qu'on pouvait retirer ~ Voilà enfin un présent, dont nous aurions l’utilité ~ Tendant le vêtement à mon épouse, je repris place à ses côtés pour mieux me lover contre son corps ~ Soulevant son bras pour me blottir davantage contre elle, c’est les yeux perdus sur le vêtement que je m’adressais à sa personne avec amour ~

- Akiha-Chan… Croit-elle que je puisse rester avec sa personne, jusqu’à son départ de l’hôpital ? ~

Les visites… Prendraient fins d’ici peu, devrais-je m’en aller ? Maaah ~ Je n’en ai guère envie.

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MessageSujet: Re: L'hôpital : Les premiers jours d'un être exceptionel ~   Lun 7 Avr - 23:07

De manière générale, je n'arrivais à imager mon enfant à l'âge propice pour intégrer l'Académie de sa chère mère ~ J'appréhendais cet instant comme je l'eus fait avec les jumeaux et Ren, en me berçant d'espoirs vains qui n'obligeraient guère ma fille à évoluer dans ce monde de barbare. D'un coté, je ne désirais guère cela pour sa petite personne, certes, mais d'un autre point de vue, je pouvais me rassurer en affirmant avec certitude qu'Ayame serait là pour la sécurité de Kaori, que ce soit à Undai ou ailleurs. Considérant cette vérité comme absolue, je pourrais me laisser convaincre d'accorder une scolarité Undai'enne à Kaori ~ Et il allait de soi que ma chère femme jouera sur ce point pour que tout aille selon ses envies ~ Je le savais, et je ne m'en offusquais guère ~ Mais laissons cela de coté, si tout se passait relativement bien, je n'aurais à m'en faire de la vie de Faith entre les murs de Undai avant... quelques années. Combien, cela restait une question dont je ne connaissais la réponse, malheureusement. J'espérais seulement que ce temps n'adviendra guère dans les mois à venir, vraiment, je prierai pour.

- C’est une grande famille d’épéistes, pardonne leur, leur âme traditionnelle ~ 

Poussée par un besoin de tenir Ayame à l’œil, je me redressais au même moment où elle se leva afin de jouer avec l'arme -aiguisée- pour tester son maniement. Haussant légèrement les épaules en signe de réponse, étant donné que je n'apportais guère de crédit pour ses dires, mais que je n'oserai le lui signaler clairement. « Heh, j'adorerais contempler sa tête quand son gosse se tranchera avec ~ » Personnellement, je ne permettrais guère que cela arrive ~ Que mon ombre le désire de toute sa noirceur ou non. Fronçant les sourcils -non aux idées saugrenues de mon alter-ego, mais à cause de la chose étrange dans les mains d'Ayame-, je me détendis tout de même en apercevant que ma femme ne comptait s'enfuir en douce pour rejoindre la pièce où notre fille se reposait. Devrais-je avouer que ma suspicion dépassait les limites sous la montée du stress ? ~ En même temps, il n'y avait rien d'étonnant à cela, parce que si Ayame désirait renverser le monde pour rejoindre sa fille, je ne serais guère en mesure de pouvoir l'arrêter. Autant prévenir que guérir, comme dit le dicton ~

- Ne crois-tu pas que nous risquons de traumatiser les enfants de l’hôpital en leur apportant de tels présents mon cœur ? ~

Riant légèrement à la remarque de ma femme -ayant une meilleure mine-, je fus surprise de l'entendre proposer ce genre d'idée, pensée qui m'eut traversé l'esprit après l'ouverture du premier paquet coloré ~ Admettant allégrement qu'il y avait des affaires étranges au point de n'avoir qu'un seul choix, qu'était de les jeter loin des regards d'autrui, je me plus à observer ma femme, investie dans la tâche de déballer les présents du monde entier ~ La voir ainsi, était bien plus agréable que de supporter sa colère ~ Il va de soi que tous ses états étaient excitants à leurs manières, mais dans certaines circonstances précises ~ Me plaisant à décrire les formes de sa silhouette svelte de mon regard insistant, j'étais prête à lui sauter dessus -au sens littéral du terme- pour lui faire passer un moment de pure passion ~ Il n'y avait rien de plus relaxant qu'un gémissement de jouissance, n'est-ce pas ? ~ Du moins, si elle éloigne ce vêtement d'un rose bonbon de sa personne ~ Certes, Dead Master-Sama était magnifique dans chaque cas, mais ma libido diminuait à vue d’œil quand elle tenait entre ses mains un vêtement pour enfant. Définitivement, moi-même, je ne saurais expliquer la raison de cela. Mon bas-ventre se rappellerait-il la nuit précédente où tout mes nerfs furent mis à rude épreuve ? Sans nul doute ~ Prenant tout de même le tissu sous les gestes d'Ayame, je souriais jaune comme seule critique vis-à-vis de cet habit que je ne mettrais jamais à ma fille, quitte à lui matérialiser une véritable bouée quand elle voudrait apprendre à nager ~

- Akiha-Chan… Croit-elle que je puisse rester avec sa personne, jusqu’à son départ de l’hôpital ? ~

Enserrant ma chère femme dans mes bras, je savourais cette douce étreinte, ne répondant guère premièrement à sa question, pesant les pours et les contres. Rester avec ma personne, dans cette chambre remplie de couleurs, fleurs et autres objets en touts genres, ne me dérangeait nullement ~ Au contraire, jouir de la présence de mon épouse, ne pouvait qu'être plaisant. Après tout, ces derniers temps, je n'eus vraiment la joie de la voir souvent, de caresser sa peau glaciale, de l'entendre jouir sous mes baisers enflammés ~ Rien que pour cela, je dirais « oui » directement, sans réfléchir ~ Riant délicatement à cette pensée perverse, je caressais sa main du bout des doigts, prête à céder, tant qu'elle me comble de sa présence ~

- On ne peut rien refuser à Dead Master-Sama aux dernières nouvelles ~ Ce serait un honneur que vous me teniez compagnie, chère directrice ~

Ce furent les derniers mots que je prononçais avant de sceller mes lèvres à celle de ladite directrice ~

END

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