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 Elle. Kaïla Kurayami.

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Elle. Kaïla Kurayami.   Lun 30 Sep - 23:31

C’était censé être mon deuxième jour de cours, du moins si j’avais pu assister à mon premier mais cette fois-là je n’avais su le faire. Pourquoi ? je n’avais pas envie de le réexpliquer, radoter m’énervait. Ce matin fut comme tous les autres depuis que je suis née, me réveillant la première, je me permettais de bouger la masse à moitié morte qui était vautrée dans son lit. J’allais même jusqu’à pousser mon jumeau au sol pour qu’il s’active et qu’il vienne prendre sa douche avec moi. Oui, j’aimais me laver avec lui, il n’y avait rien de pervers là dedans, nous n’avions juste pas le besoin de cacher nos corps respectifs. Savonnant mon corps jusqu’à savonner celui de Kiseki, je sortis la première, m’enroulais autour d’un essuie pour me sécher et allais préparer nos affaires avant de quitter la chambre. Mes affaires, mon uniforme. Je ne pouvais pas mettre le sweat, Akiha-Okasama m’avait défendue de le faire… Je me devais d’écouter ses paroles. Soupirant en passant mon uniforme sur mon corps sans y ajouter de détails, je resserrais la cravate de mon jumeau avant de sortir de sa chambre à sa suite. Le petit-déjeuner et après… je subirai Undai.
J’avais presque peur d’y aller, le traumatisme de l’infirmerie restait dans mon esprit mais je ne daignais partager cette vision d’horreur avec Kiseki, je ne voulais pas qu’il souffre, je ne voulais pas qu’il s’imagine ce que j’avais vu, tout ce sang… il en serait dégoûté.
Je voulais le préserver de tout cela.

C’est quand nous arrivâmes au restaurant des dortoirs que je crus mourir quand un plateau de colorant se remplissait devant moi, ne daignant manger ce qu’il m’apportait, je n’eus d’autre choix que d’accepter quand il se mit à pleurer… Sérieusement, était-ce possible qu’il arrive à ingurgiter autant de sucres en si peu de temps ? J’en restais presque choquée et mon estomac, sans doute du même avis que moi, se fit littéralement retourner. Résultat des courses, coincée aux toilettes à déverser dans le pot mon déjeuner. Et un jour de plus… me voilà en retard. Poussant Kiseki pour qu’il se rende en cours sans moi -bien qu’il ne voulait pas puisque je lui avais fait faux bon la dernière fois-, c’est après maintes paroles qu’il partit enfin. Ce n’était pas facile… de se vider avec quelqu’un qui tambourine à votre porte dans les toilettes des filles alors que cette chose s’avère être un garçon.

C’est donc avec une demi-heure de retard sur mon planning que j’arrivais enfin dans le bâtiment principal, j’ai même voulu courir. Mais je ne l’ai pas fait, je n’aime pas courir. C’est donc en prenant mon temps que je passais mes écouteurs à mes oreilles -après avoir téléchargé des musiques sur mon nouveau téléphones avec Kiseki hier soir- que je traversais les couloirs. Je dois vous dire le nom du livre que je tenais ? Je n’aimais pas les gens curieux, bien que moi je l’étais… mais soit. Traversant les couloirs d’un pas posé, je m’aventurais dans ceux-ci sans regarder devant moi, plongée dans ma lecture. Musique. J’aimais celle-là.

Ah. J’ai pas vraiment regardé ce qu’il se passait, j’ai plutôt réagi par instinct ou autre chose mais quand j’ai vu une sorte de flash métallique se rapprocher de ma personne, je me suis penchée en arrière, basculant pour venir éclater ma tête contre le carrelage, j’utilisais ma main pour amortir ma chute et me redresser, propulsant mon corps grâce à ma paume. Ai-je seulement pris la peine de relever le regard pour comprendre la situation ? Cela n’en valait pas la peine, mon livre était bien plus intéressant. Marchant comme si de rien était, je traçais mon chemin en contournant quoi que ce soit se trouvant autour. Je ne me souvenais pas devoir tant faire de pas de gauche à droite pour rejoindre ma classe… hum.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Mar 1 Oct - 22:57

« Je m'ennnuuuuiiiie ! » Voilà quelles furent les paroles de la veille qui me poussèrent à me lever tôt ce matin. Ne croyez pas que j'ai pris l’initiative d'aller en cours pour faire plaisir à Yume, et encore moins soi-disant parce qu'elle viendrait avec moi comme elle me l'a si bien promis. Non, madame la présidente du Conseil était débordée avec ses responsabilités exigeant une présence primordiale de sa part dans le lieu terriblement craint pas les étudiants normaux. Tout cela pour dire qu'elle préférait terrifier les enfoirés de l'Académie plutôt qu'assister à un cours ennuyant en ma compagnie. Mais soit, je ne lui en tenais guère rigueur de cela, après tout qui voudrait se taper des heures de mathématiques sous la tutelle d'un professeur dégénéré adorant gueuler sur ses étudiants ? Pas moi en tout cas. Cela vous avance un peu sur la bonne voie n'est-ce pas ? Effectivement, je n'ai guère décidée de me lever à pas d'heure pour assister aux cours -au pluriel vu que j'ai décrété que ce serait une journée sans heures ennuyantes en classe. Alors pourquoi étais-je débout à sept heure du matin, regardant Yume partir avec la tête dans le cul et des cernes jusqu'au sol ? C'était à cause d'une conversation que j'eus avec ma colocataire fraîchement retrouvée. Parce que ouais, si vous ne vous en rappelez pas, nous nous sommes remises ensemble, et depuis, je prenais soin de ne pas l'importuner inutilement, me contenant de la chopper dès que je le pouvais pour une séance câlins amoureux. Parce que ouais, il n'y avait rien à dire, je l'aimais. Terriblement. À la folie.

Mais je m'égare inutilement là, je ne vais pas vous raconter les beaux moments que je passais avec ma chère Yume, cela restera un secret à vos yeux pour aujourd'hui, pour l'instant contentez vous de la raison qui me poussait à déjeuner à moitié réveillée dans la chambre de ma dite copine -petite amie. Ayant passé toute la journée de la veille à traîner les pieds dans Undai, sans but précis, j'ai fini par aller me plaindre chez Black Rock Shooter, disant à quel point il n'y avait rien à faire dans cet établissement, que les cours étaient à chier -pour le peu que j'y assistais-, que les clubs n'étaient en option pour ma personne et que tout simplement, je n'avais rien à faire de ma vie et qu'elle ne s'occupait pas assez de moi, trop débordée par ses propres taches. Ainsi donc, passant une bonne heure à gémir de mécontentement entre deux parties de jeux vidéo, cela se conclut par une solution sortie droit de la bouche de mon amie, précise et froide. Et en quoi cela se résumait-il ? En quelque mot à vrai dire, digne de Yume Kuroi en somme, quelques lettres mises ensemble qui me firent réfléchir pendant toute la nuit, jusqu'à ce matin même. Et ceci fut une proposition, celle de me trouver un petit Seconde à materner. Comme si j'avais le temps de me coltiner un incapable de la vie ne sachant pas tenir une épée et se pissant dessus à la vue d'un membre volant. Cette idée était ridicule et je ne tardais guère à refuser, riant presque de la stupidité que cela représentait en image. Silver Sword entraînant et protégeant un Seconde. Con. Tellement que je me tus quand Yume m'affirma que presque tous les Terminales avaient des protégés sous leurs ailes, qu'en tant que membre à part entière de Undai, c'était une tache glorieuse que de transmettre son savoir à plus faible, et le voir évoluer. Une fierté aux anciens.

Remuant cela dans mon esprit, j'ai passé une mauvaise nuit, mécontente, presque furieuse de tant de complexité sur le sujet. Ben ouais, je n'étais pas dupe, aucun Seconde ne serait digne de mon savoir -celui de Yume- et je me voyais terriblement mal entraîner un naze qui mourrait quelques mois plus tard par son incapacité à progresser. Et rien que pour cela, pour ne pas m'encombrer de honte en tant que « professeur particulier », je refuserais bien d'être comme les autres Terminales. Mais en même temps, ce serait excitant, dans le sens, si je m'occupe d'un petit Seconde, cela me fera passer le temps, je m’ennuierais moins et, finalement, Yume serait peut-être contente que je prenne ma vie à Undai au sérieux, que je participe à l'évolution commune de ce lieu. Parce que ouais, cela crevait les yeux que Yume aimait Undai au point de vouloir l'améliorer à tout va. La preuve ? Elle a refusé de venir en cours avec moi, trop soucieuse de la paperasse. Soit ! Je m'égare à nouveau, mais cela m'énerve.

Bon, peu importe finalement, passons. Mijotant l'idée de me trouver une chose à maltraiter, je cherchais avec insistance une manière de sélection qui me permettrait de choisir quelqu'un qui en vaudrait vraiment la peine. Et évidemment, j'ai trouvé un système efficace et facile afin de parvenir à mes buts. Il va de soi que je me voyais mal lire les dossiers des bleus, les comparer et ensuite aller à l'encontre du concerné et lui dire de but en blanc qu'il serait mon élève. Si Black Rock Shooter -je ne sais pas pourquoi, mais je l'appelais plus souvent par son surnom depuis que nous étions à nouveau réunies- croyait seulement un instant que je procéderais de la sorte, elle se mettait un doigt dans l’œil, je n'allais perdre mon temps précieux de la sorte. Non, j'ai trouvé mieux, bien mieux ~

Arpentant les couloirs dans le but d'accomplir la mission m'étant destinée, je matérialisais ma robe de combat dans toute sa splendeur, prête à utiliser la force quitte à en laisser des plumes. Non, pas pour écarter les gens qui essayeraient de me toucher, les cours avaient commencés depuis quelques minutes et seuls les retardataires traînaient dans les parages. C'était dans un but bien plus important, quoi de mieux que trancher son futur élève afin de voir son potentiel ? Voilà l'idée de l'année qui m'eut traversée l'esprit entre deux bouchées de céréales ce matin. Matérialisant ma Silver Sword adorée, je marchais d'un pas lent à travers les couloirs, ciblant quiconque passerait dans le sens inverse ou qui se trouverait sur mon chemin. Mais pourquoi chercher un idiot séchant les cours dans les couloirs ? Parce que c'étaient ceux qui auraient le plus d’affinités avec ma personne ? Bande de cons, je vais vous buter avec vos idées à la con ! Si je voulais un retardataire isolé, c'était par simple question de pratique. Comme je l'ai dit plus haut, je me voyais mal aborder un Seconde et l'obliger à me suivre dans une quête folle de puissance. D'abord, je devais tester l'être qui aurait l'honneur de partager mon savoir de Terminale. Et quoi de mieux que trancher le premier venu et voir s'il éviterait ma lame ? Parfait n'est-ce pas ? Ouais, tellement qu'il faudrait autoriser dans le règlement d'attaquer les autres dans les couloirs si c'était pour tester leur puissance. Enfin soit, me voilà donc à éviter les surveillant et choper tout ce qui bougeait aux alentours de deux mètres de ma personne.

Un coup, un sifflement, un gémissement de douleur et je soupirais, essuyant la lame qui me servait d'arme recouverte du sang d'un Première -je crois- ne s'attendant guère à être attaqué au détour d'un couloir, et donc se prenant l'épée à travers le corps. Devrais-je l'aider ? Non, les faibles étaient inutiles. Suivant. Une fille à la corpulence d'un bulldozer, donnant l'impression de vouloir tout défoncer sur son passage. Ha Ha... Celle-là, je l'ai évité, Silver Sword au bout du bras pour qu'elle ne me heurte pas dans sa marche. Ensuite... Un autre étudiant -de Seconde- qui s'était débrouillé un peu mieux, évitant de justesse mon coup -enfin, je lui ai quand même tranché un bras- pour mieux s'étaler par terre en criant de douleur. Imbécile, s'il se vide de son sang, ce ne serait pas de ma faute hein ! Enfin si, mais on se comprend. Ennuyée d'user de mon énergie pour ce ramassis de nazes, j'étais tout de même un peu soulagée, préparant déjà un petit discours à présenter devant Yume, comme quoi cette école ne comportait aucun être capable et suffisamment fort pour apprendre quoi que ce soit de ma personne sans que je ne le tue malencontreusement. Abandonnant donc les recherches, je sifflotais dans le couloir, prête à rentrer aux dortoirs, me posant après coup une seule question. À quel point Yume serait-elle déçue ? Non, plutôt exaspérée ? Bon ! Rien que pour lui faire plaisir -sans qu'elle ne le sache- je me risquerai pour un dernier coup, parce que ouais, je n'avais pas envie de me taper de retenue pour agression dans les couloirs hein.

Et ma proie du jour se dessina sous forme d'une fille, cheveux verts -on ne la rate pas celle-là haha-, démarche nonchalante et un air glacial. Aucun moyen qu'elle évite mon coup vu sa lenteur. Devrais-je ou pas ? Aller pour la forme. Sourire carnassier aux lèvres, j'avançais à l'encontre de la lanterne verte, arrivant à sa hauteur, je matérialisais mon épée et traçais un chemin à travers son corps sans moindre préavis, continuant mon chemin en soupirant. Attends... Incrédule de ne voir aucune goutte de sang sur mon arme, je fis volte-face pour remarquer la gamine poursuivant son chemin comme si de rien était, comme si je n'eus guère failli la trancher en deux il y a de là une seconde. C'était quoi ça ?! Passant de l'état de choc à une curiosité morbide, je réagis au quart du tour, allant à la poursuite de la fille en question. Chose faite, je l'interpellais à plus ou moins un mètre de distance dans son dos. Aucune réaction de la concernée, je m'énervais toute seule, après tout comment osait-elle m'ignorer ? Contrariée, je tendis ma main géante pour l'interpeller mais comme par réflexe, elle m'évita. Et ainsi de suite jusqu'à ce que je perde patience et me trouve conne à essayer de la chopper sans succès, je finisse par agrandir mon gant à la taille de son corps et la saisir sans plus de modération avant de le plaquer -doucement dans la mesure du possible hein- contre un mur du couloir. Fusillant la chose du regard, je finis par parler.

- Ta classe, ton niveau de matérialisation, tes hobbies.

Quoi je ne suis pas assez expressive ? Bon d'accord, je devrais peut-être la lâcher et afficher un air moins menaçant. Et puis quoi encore, elle me faisait perdre mon temps, je pouvais être en colère. Réduisant tout de même la taille de ma main, je surplombais la gamine de haut, détaillant ses traits que j'aurais juré avoir vu quelque part. Mais où... Cheveux verts, yeux bleus, air froid -si pas suffisant-, et ses traits... Je n'arrivais à mettre la main dessus, mais elle me faisait sérieusement penser à quelqu'un. Ne m'attardant pas sur ce détail dérangeant, je soupirais et croisais les bras, attendant qu'elle daigne me répondre. Si elle ne parle pas dans les trois secondes à venir, je la tranche une bonne fois pour toutes. D'ailleurs, je ne devrais pas m'arrêter sur elle rien que parce qu'elle eut de la chance en évitant mon coup... Bien.

- Depuis quand es-tu à Undai, et combien de fois tu t'es déjà fait battre ?

Et sur ce, je matérialisais une balle verte -on se demande pourquoi- et la lui lançais en pleine figure, prenant soin de vérifier ses réflexes. Au pire, elle sera en sang et on ne viendrait pas dire que c'était à cause d'une quelconque brutalité. Après tout, je n'ai fait que lancer une balle dans sa direction, sans moindre -je mens- envie de la voir s’éclater sur son visage. Aller morveuse, qu'as-tu à me dire ?

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Mar 1 Oct - 23:26

Non, sérieusement, ce chemin était trop sinueux pour que ce soit le même que d’habitude, mais une fois de plus je n’aie le temps pour lever les yeux tellement que mon livre était intéressant. Sérieusement, ce n’était pas tous les jours qu’on tombait sur un ouvrage comme celui-ci, décrivant point par point les relations publiques gouvernant ce monde. Oui, je m’intéresse au sociale, ne serait-ce que pour m’ouvrir un peu plus au monde grâce à mes lectures. Chose vaine en vue de mon caractère n’est-ce pas ? J’étais un jouet programmé pour être dépressive. Je le pensais vraiment, à croire que je n’ai eu que les horreurs de ce monde pour me construire, voilà, j’avais été mal programmé… mais je prenais la responsabilité pour être un objet défectueux, un pantin vide, inutile.
Mais ce n’était pas sur ça que je devais m’arrêter ici, non, c’était plutôt sur la chose immense qui me saisit en arrière pour venir me plaquer contre un mur. Ayant un hoquet d’étonnement en sentant mon dos s’éclater contre l’une des parois des couloirs, je grimaçais en maudissant la personne qui venait de me prendre de la sorte. Qui, qui était assez inhumain pour agresser une personne de la sorte ?! Les trois quarts d’Undai. Oui, je le savais, mais je n’acceptais que cela m’arrive, levant les yeux en foudroyant la personne, je dévisageais mon agresseur alors que ses paroles fusèrent tel de l’acide vers mon visage.

- Ta classe, ton niveau de matérialisation, tes hobbys.

Puis-je seulement demander c’était quoi « ça » ? Non que je veuille me montrer vulgaire, mais la personne devant moi n’avait l’air de connaître la politesse. Du moins cela jusqu’à ce qu’elle me dépose de son air impatient et qu’elle poursuive sur sa lancée en me questionnant. « Depuis quand es-tu à Undai, et combien de fois tu t'es déjà fait battre ? ». Elle était pire qu’Akiha-Okasama avec ses questions. Même ma créatrice savait mettre des formes pour que je lui réponde, mais là… pour qui me prenait-elle ? Un objet sale, une chose qu’on pouvait maltraiter… Ce que j’étais vraiment. Je n’étais que déchet, savait-elle lire en moi pour me parler de la sorte, de son statut d’humain, lui devais-je du respect ? Je ne…
Mes pensées s’arrêtèrent en même temps que je levais ma main pour bloquer la balle qui fut lancée vers mon visage, la réceptionnant par pur réflexe, je foudroyais la personne des yeux… ah. Et ce ah se nota dans mon esprit quand mon bras retomba le long de mon corps et que je reconnus la personne me faisant face. La reconnaître était un grand mot, je savais juste qui elle était… c’était Kaïla Kurayami… 80-50-62… 18 ans… connue sous le nom de Silver Sword… Actuellement en couple avec Black Rock Shooter. Une étudiante de terminale puissante, qu’il est préférable d’éviter d’après mes informations mais là… là elle était devant moi et attendait que je lui réponde. Elle était l’amante de la fille de Dead Master-Sama… Je ne pouvais que me plier devant elle… elle était… supérieure au détritus que j’étais.
Bougeant de ma place collée contre le mur, je me plaçais devant elle. Retirant mes écouteurs de mes oreilles -oui, j’ai entendu ce qu’elle disait, je ne suis pas assez maso pour mettre le son au maximum… aujourd’hui-, je refermais mon livre proprement avant de lever le regard vers la fille qui me regardait. Grande. Comme moi ? Hum. Me penchant respectueusement devant sa personne, je répondis à sa question… Elle ne me connaissait pas, n’est-ce pas ? Je l’espérais, je ne voulais pas recevoir du mépris de sa personne…

- Seconde. Niveau nul. Gekotan, la lecture, le calme. Je suis ici… depuis un peu moins d’une semaine, aucune défaite essuyée…

Relevant mon visage, je la détaillais de mon regard bleuté. Grande et belle, elle ressemblait à un mannequin… Elle allait parfaitement avec Black Rock Shooter-Sama. Elles formaient, comme mes créatrices, un couple d’élite… Pouvais-je seulement salir sa personne de ma présence ? Non, mais je ne pouvais la quitter sans un mot de plus… allant même jusqu’à lui demander la raison de ses questions. Je n’avais le droit de parler plus qu’il ne le fallait, mais une chose en moi me poussait à franchir ce pas, quitte à me faire battre à mort par la suite.

- Ces informations ne vous seront nullement utiles. Mais puis-je savoir… pourquoi ? Pourquoi m’intere… Non. Rien.

Ah… J’ai perdu le fil de mes idées.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Mer 2 Oct - 15:27

Alors, alors, lanterne verte, vas-tu éviter la petite balle que j'espérais allait s'éclater sur ton visage qui me dérangeait au plus haut point par la familiarité que je ressentais en fixant tes traits ? Comment cela je parle comme une psychopathe de premier ordre ? Allez voir ailleurs si cela ne vous convient pas. Certaine que la morveuse ne saurait bloquer l'objet volant à la distance moindre à laquelle je l'ai lancé, je me réjouissais déjà de n'avoir aucun Seconde à materner, préparant minutieusement les raisons valables que Yume accepterait. Étais-je à ce point de mauvaise fois par rapport à l'idée d'entraîner quelqu'un ? Oui et non. Oui parce que je me voyais mal en prof, je n'étais pas née pour m'occuper d'autrui après tout. Et non, parce qu'au final, ce serait une expérience terriblement intéressante, il ne suffisait qu'à regarder Yume -qui se trouvait des protégés à gogo- pour réaliser à quel point ce n'était pas seulement un fardeau, mais bel et bien une manière d'exprimer son art. Enfin, tout cela pour dire que j'étais mitigée quant à la gamine devant moi, ne sachant si je devrais la laisser tranquille et passer mon chemin, ou alors la prendre sous mon aile en espérant qu'elle -que nous- en tirerons quelque chose de potable. Pourtant, ma décision fut à moitié prise quand la petite balle verte atterrit non pas dans son minois, mais fut bloquée par sa main. Rapide. Réflexe extrêmement développé. Serais-je fascinée par tant d'agilité venant d'un petit étudiant bien loin de devenir un Terminal d'élite ? J'avoue, j'en fus agréablement surprise, assez pour me demander depuis combien de temps elle parcourait les couloirs de Undai, et depuis quand s'entraînait-elle afin d'avoir une telle maîtrise de son environnement. Ça y est, je crois que je vais bien m'amuser en sa compagnie.

- Seconde. Niveau nul. Gekotan, la lecture, le calme. Je suis ici… depuis un peu moins d’une semaine, aucune défaite essuyée…

Restant muette sous ses mouvements trop longs à mon goût, je soupirais lourdement quand elle parla enfin, se penchant devant ma personne avec tout le respect du monde, digne d'une petite fille bien élevée se retrouvant devant son supérieur. Je n'aimais pas cela, pas du tout, même si nous étions à Undai où la hiérarchie était chose importante et à respecter, je me voyais mal jouir de grandeur parce qu'une Seconde présentait des signes de politesse à mon égard, comme si j'avais vingt ans en plus que elle et qu'elle travaillait pour moi. Vraiment, je trouvais cela gênant. Sans oublier sa manière de répondre à mes questions -certes un peu brusques mais pas tant que cela- d'une façon se rapprochant d'un soldat dans l'armée. Franchement, je réponds quoi à cela ?! De un, la lanterne verte évite mes attaques avec aisance, pour finalement me mettre mal à l'aise. Merveilleux. Ou pas. Mais le malaise ne dura longtemps quand j'entendis « Gekotan » dans ses paroles. Quoi vous ne savez pas c'est quoi ?! Sérieux quoi... Gekotan, les petites grenouilles de toutes les couleurs, j'en ai collectionné étant plus jeune, je dois encore en avoir quelques uns mises en évidence sur les étagères de la chambre du manoir de Kobe. Enfin, tout cela pour dire que j'adorais ces bestioles peu connues du public. Mais ce qui était dérangeant, c'est sans doute le fait qu'elle n'était à Undai que depuis peu, en somme, j'eus le malheur de tomber sur une novice complètement paumée, mais aux bons réflexes... Et merde.

- Ces informations ne vous seront nullement utiles. Mais puis-je savoir… pourquoi ? Pourquoi m’intere… Non. Rien. 

Grimaçant n'écoutant qu'à moitié ce qu'elle me disait, un air nerveux se propagea autour de nous, un rire tout aussi déconcerté traversa mes lèvres et je finis par soupirer. « Vous »... Vous ! Sérieusement, la politesse, c'était une chose qui me gavait, et me rendait mal à l'aise à la puissance mille, surtout venant d'une morveuse qui n'en était pas vraiment une -vu qu'elle ne devait pas avoir plus de deux ans d'écart par rapport à mon propre âge. En somme... Riant donc, j'hésitais à lui passer le bras autour des épaules en mode « arrête de dire n'importe quoi fille », mais je ne le fis pas, le toucher m'horrifiait que ce soit pour apprivoiser un futur élève personnel ou pour une autre raison quelconque. Finissant par déposer ma main gantée -parce que ouais, à travers ma robe de combat cela ne me dérangeait pas- sur son épaule, je lui souris amicalement, changeant mon air froid et distant en quelque chose de plus sympathique.

- Pas besoin de tant de formalités, appelle-moi Kaïla. Je crois que tu feras l'affaire avec tes réflexes... Ouais, suis-moi.

N'attendant guère une réponse positive ou négative de sa part, je la pris par le col et la traînai à ma suite sans moindre gêne en direction du Conseil des étudiants, là où Yume devrait se trouver si elle ne m'a pas menti disant qu'elle était débordée sous une tonne de paperasse. Contente comme pas possible de n'avoir failli à la tache de trouver une Seconde, j'étais particulièrement fière du choix et de la manière dont j'ai procédé pour la trouver. Ne prêtant pas plus que cela de l'attention à mon futur petit martyr, je ne toquais même pas à la porte du Conseil, y pénétrant sans préavis comme si de rien était. Et qu'est-ce que j’ai découvert dedans ? Yume, assise comme une reine à son bureau de Présidente, croulant sous le travail. Parfait, au moins elle ne m'a pas dit de mensonges concernant ses occupations. Mettant ladite lanterne verte devant son bureau, moi juste à coté, je tapais du pied pour qu'elle fasse attention à nous, parce que oui, elle était au téléphone, ignorant ma présence pour je ne sais quel bêtise administrative.

- Yume, regarde ce que j'ai trouvé ! Une Seconde acceptable selon mes critères.

Alors je lui ai arraché le combiner des mains, informant la personne à l'autre bout du fil que la Présidente était occupée, et raccrochant sans demander mon reste. Sourire fier peint sur le visage, je poussais la lanterne verte -merde, j'ai zappé de demander son prénom- un peu plus en avant et attendis, impatiente ce que ma chère amie en pensait.

- Ouais bon, elle est un peu frêle, mais je suis sûre qu'elle progressera vite. Verdict, chère Présidente.

Tirant une chaise de je ne sais où, je la positionnais en biais entre le bureau et la fille aux cheveux verts, de manière à les avoir toutes les deux dans le champ de vision. Affichant un grand sourire, je croisais les bras et m'assis, attendant une remarque positive de Yume. Qu'elle ose seulement me dire que ma Seconde -ouais, je me la suis appropriée- ne convenait guère à ses goûts. Étant donné que j'ai dit que j'allais en faire quelque chose de potable, j'allais le faire, idée en tête, têtue que j'étais, j'y parviendrai quitte à la tuer entre deux entraînements. Vous devriez vous en douter non ? Yume fut mon professeur particulier terriblement exigeant aux méthodes draconiennes. Je comptais suivre son exemple, rien que pour l'efficacité.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Mer 2 Oct - 16:48

Ces yeux étaient magnifiques. Terrifiants, mais d’une beauté incontournable. J’aurais pu m’y perdre, mais mon habitude disait que je devais garder les yeux baissés, rivés vers le sol en signe d’infériorité devant cette espèce humaine. L’atmosphère était lourde, je pouvais sentir les pores de ma peau s’étirer pour se reboucher sous ce surplus d’air néfaste. Un frisson. J’en ai eu un. Frisson, tremblement dû au froid ou à la peur. Horripilation, saisissement, spasme, tremblement, vibration. C’est ça, oui. Mais cet état disparut en même temps qu’un rire nerveux traversa les lèvres de Kurayami-Sama, relevant timidement mes yeux vers sa personne, c’est avec une certaine incompréhension que je recevais ses paroles… Non, décidément, je n’ai pas compris.

- Pas besoin de tant de formalités, appelle-moi Kaïla. Je crois que tu feras l'affaire avec tes réflexes... Ouais, suis-moi.

Et encore moins par la suite. Me faisait tirer comme si j’étais un vulgaire sac de viande -chose n’étant peut être pas si fausse que cela-, je bloquais sur ses dires. En quoi… pourrais-je lui être utile ? Non, plutôt pourquoi ferais-je l’affaire ? Que comptait-elle me faire ? Se défouler en se disant que ce n’était pas grave si elle me blessait puisque j’étais tout de même, déjà cassée ? Ce serait d’une laideur immonde, mais je n’avais le droit de juger l’humain qui me tenait de sa poigne. Elle était… si normale, elle, comparé à moi.
Je ne savais pas où elle comptait me conduire, c’est quand nous arrivâmes au rez-de-chaussée et que nous passâmes devant le bureau de Dead Master-Sama que j’eus un hoquet de peur. Non, je ne voulais pas rentrer dans ce bureau, je ne… Nous n’y sommes pas allées. A mon plus grand soulagement, mais l’endroit que Kurayami-Sama avait en tête n’était pas mieux à dire vrai. Pénétrant le conseil des étudiants sans marquer notre présence poliment, c’est quand ma tortionnaire me jetait presque dans la pièce que je me retrouvais devant Yume-Sama… Yume-Onee-Sama, me disait Dead Master-Sama.
Elle… était occupée. Nous n’avions le droit de la déranger, du moins, je n’en avais pas le droit. Mais Kurayami-Sama n’avait l’air de penser comme moi, contrairement à ma personne, c’est avec une impatience bien sentie qu’elle arracha le téléphone de Yume-Onee-Sama pour qu’elle puisse s’exprimer… et me présenter ?

- Yume, regarde ce que j'ai trouvé ! Une Seconde acceptable selon mes critères. Ouais bon, elle est un peu frêle, mais je suis sûre qu'elle progressera vite. Verdict, chère Présidente.

Elle… ne savait donc pas qui j’étais. Je pouvais me sentir soulagée de ce constat si le rire froid de Yume-Onee-Sama n’avait pas résonné dans la pièce. Je ne sais pas si on pouvait parler de froideur ici, plutôt de l’exaspération… Ah. Et plus sérieusement, à part m’attarder sur les autres, que faisais-je ici ? Pourquoi Kurayami-Sama disait-elle que je répondais à ses critères ? D’ailleurs, je n’étais pas frêle… juste… un peu. « Kaïla … Sérieusement ? » Et elle rit encore, me faisant rougir et détourner le regard. Non, mais pourquoi étais-je là ? Était-ce pour me faire humilier, moi l’objet déjà tant brisé ? C’était… désagréable, je me sentais aussi oppressée que quand je me retrouvais avec Dead Master-Sama.

- A ton avis, quel sera la réaction d’Akiha et d’Ayame quand tu diras que ton nouveau professeur particulier s’avère être Kaïla, Hikari ? Haha. Non mais sérieusement … C’est …

Nouveau professeur particulier ? Je relevais le regard sur ses paroles, incrédule de l’entendre parler ainsi. Elle se tut également, comprenant sans doute que moi aussi, j’étais dans le flou sur ce qu’il en était vraiment de mon utilité pour Kurayami-Sama. Je ne lui avais rien demandé… Je ne le voulais même pas. Serrant les points, je grinçais des dents, perdant malgré moi mon calme pour répondre à Yume-Onee-Sama ce que j’en pensais. Il était rare de me voir remontée, mais une fois cela fait, l’anormalité tapait du poing pour se faire entendre.

- Ce qui concerne Akiha-Okasama ne vous regarde pas, Yume-Onee-Sama. D’autant plus, je n’ai guère quémandé à ce que l’on m’agresse au détour d’un couloir.

Me tournant vers Kurayami-Sama, je me penchais respectueusement devant sa personne, la tête baissée, je parlais avec la gorge serrée. « Il est inutile de perdre votre temps en ma compagnie, Kurayami-Sama. Je me permets donc de refuser votre invitation. De ce fait… Je dispose. » Et c’est ce que je comptais faire si les paroles d’Onee-Sama ne résonnèrent pas dans mes oreilles quand elle me dit « Assis. » Comme si je n’avais été qu’un vulgaire chien. Elle était la fille de Dead Master-Sama, une humaine… Je me devais de lui obéir. Et c’est ce que je fis, les yeux rivés sur le banc se trouvant à présent devant moi. Tous…

- Shinai.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Ven 4 Oct - 14:03

Je n'aurais pas pu trouver mieux comme disciple, oui vous avez bien entendu, la lanterne verte fut décrétée comme mon élève avant qu'elle ne connaisse elle-même son rôle dans l'histoire. Malheureusement pour elle, je n'avais guère le temps de lui expliquer ô combien elle eut de la chance de tomber sur une Terminale ne voulant la tuer, mais l'améliorer dans son existence à Undai, et tout cela, grâce -ou à cause- de Black Rock Shooter. Personnellement, je n'en serais pas honorée plus que cela, mais sachant que j'ai un sale caractère, mon point de vue ne vaut pas grand-chose à coté de toutes ces groupies adorant, idolâtrant -ayant peur- de Yume pour son statut de Présidente et étudiante la plus forte de l'Académie. Je ne sais pas pourquoi, mais quand j'y pense, c'est la tête de Yomi qui se dessine devant mes yeux. D'ailleurs, je ne l'ai plus vu depuis un moment, que ce soit au cours -pour le peu que j'y allais- ou au Conseil -maintenant quoi.

Mais laissons tomber cette folle malade mentale et revenons plutôt à l'essentiel de la journée. La lanterne verte sous le jugement de Yume Kuroi. Pourquoi ai-je présenté à mon amie, sachant que la tache de l’entraîner incombait à moi seule et que je pouvais choisir qui je voulais sans prendre en compte l'avis de la Terminale ? Parce que c'était pour elle -ouais dans un sens- que je me suis bougée dès le matin afin de trouver un Seconde potable pour s'en occuper. À mes yeux, c'était logique de montrer ma trouvaille à celle qui m'eut chargée de cette tache que je trouvais dérisoire au début, mais qui commençait à me plaire sous les traits de mon amie qui... Pourquoi riait-elle ? « Kaïla … Sérieusement ? » Bah ouais, pourquoi cette question ? Les sourcils froncés sous l'énervement provoqué par le rire de mon amie, je serrais les poings afin d'éviter d'éclater ma main sur sa tête. Bon d'accord, avoir des cheveux verts n'était pas courant, mais discriminer quelqu'un pour son physique était désagréable, devrais-je lui apprendre à coup de massue qu'était le respect ? Non mais, j'étais mal à l'aise, qu'elle se moque aussi ouvertement de mes choix. Encore plus parce que c'était devant une personne tierce, le choix en question. Sérieux Yume !

- A ton avis, quel sera la réaction d’Akiha et d’Ayame quand tu diras que ton nouveau professeur particulier s’avère être Kaïla, Hikari ? Haha. Non mais sérieusement … C’est …

Passant d'un visage colérique à quelques chose de plus surpris, j'écarquillais les yeux en dévisageant ladite Présidente des yeux, pour mieux poser mon regard de feu sur la dénommée Hikari. C'était donc cela son nom... Non mais on s'en fou de comment elle s'appelait ! D'où elle venait était déjà bien assez horrifiant. Comment ça... ? C'était... Je vois, je comprenais mieux à présent cette sensation dérangeante que j'avais en regardant ses traits, maintenant cela me sautait en pleine face, sa ressemblance avec la pute blonde et la directrice folle de Undai. Pourquoi ?! Dites-moi seulement pourquoi cela tombait sur ma personne ?! Parmi les centaines d’étudiants de Undai, dont les deux tiers étant des Secondes, je dus tomber sur la seule gamine que j'aurais voulu ne jamais croiser dans les couloirs ? La fille d'Akiha, rien qu'évoquer ça ne me rendait que malade. Et me donnait froid dans le dos aussi, j'ai traîné à ma suite, le mélange de Dead Master et de la Ketsuki... ça y est, je vais me pendre quelque part.

- Il est inutile de perdre votre temps en ma compagnie, Kurayami-Sama. Je me permets donc de refuser votre invitation. De ce fait… Je dispose.

Revenant à la réalité quand la morveuse de la blonde se pencha devant ma personne et refusa l'offre que j'eus formulé plutôt -l'offre que j'étais gré d'abandonner d'ailleurs-, sortant de mes songes, je la narguais de haut en bas tandis que dans ma tête il n'y avait qu'une phrase qui revenait tout le temps « enfant du Satan, meurs ». Et plus sérieusement, cette découverte me faisait suer comme pas permis, ne m'attendant en rien que la lanterne verte soit celle qu'elle était, que son identité me révolte au point que je veuille partir sans pus accorder de mon attention aux deux êtres présents dans la pièce. Dégoûtée. Voilà ce que j'étais au plus haut point. Et Yume n'arrangea rien quand elle obligea la morveuse à s'asseoir et que cette dernière lui rétorqua clairement d'aller crever. Ma réaction ? Je me mis à crier, hurler le mécontentement qui grognait au fond de mon âme. Humiliation totale devant Yume, et mépris trop évident pour la gamine. Mépris qui n'avait lieu d'être finalement, elle n'était pas comme sa mère, n'est-ce pas ? Si oui, je l'éradique avant qu'elle ne puisse faire du mal à qui que ce soit de la même manière que sa stupide mère. Les deux d’ailleurs.

- Pourquoi hein ?! Non mais sérieux quoi merde ! Sa fille... La fille de la fichue blonde, comme si je ne pouvais pas tomber sur pire ! YUME ! T'AURAIS PU ME PREVENIR NON ?!

Me relevant tel un ressort de la chaise que j'eus occupé, je balançais cette dernière contre un mur, fusillant mon amie de mon regard meurtrier. Détournant finalement les yeux de cet être trop fier sur son fauteuil, je fis les cents pas grondant à chaque fois que la tête verte se présentait dans mon champ de vision. L'horreur ! Furieuse comme pas possible, je plongeais ma main dans la poche pour en ressortir mon cellulaire. Constatant qu'il était presque l'heure du jugement dernier -ouais j'appelle cela comme ça, aller vous faire voir- je crisais une fois de plus en éclatant le portable contre le sol en milles morceaux. « Bordel ! Et c'est quoi ce « Onee-Sama » ! Comment veux-tu que je t'entraîne sachant que l'autre folle sera dans les parages ? Une solution... » Toujours aussi en colère, mais arrêtant tout de même de crier à tue-tête, je posais mon indexe sur le menton en signe de réflexion, arpentant la pièce à pas de fauve dans une cage prêt à sauter sur sa proie. Proie qui se dessina sous forme de lanterne verte quand un sourire énorme barra enfin mon visage. Faisant volte-face vers les deux filles présentes dans le Conseil, je pris une chaise à la volée que je posais devant Hikari la morveuse -à une bonne distance tout de même- m'asseyant à califourchon dessus, de cette manière à pouvoir me vautrer sur le dossier qui se trouvait entre elle et moi, je posais la tête sur les bras croisés sur le bois, un regard perçant sur la gamine. Je n'avais plus le choix, ni le temps... Il fallait que ce soit elle ou personne en somme. Mais, je ne me lancerais pas dans cette folie avant d'être sûre que je ne risquais pas une mort lente et douloureuse emplie de haine en accordant à cette morveuse une quelconque attention. C'est parti, visage fermé, voix froide, je m'exprimais étrangement calmement -en mode neutre- par rapport à ma crise d'il y a quelques secondes de là. Résolution prise que voulez-vous.

- Je t'ai dit de m'appeler Kaïla. Bon... Décris-moi ton caractère. Et... aimes-tu les expériences ? Tu es douée en cours de sciences ? Si tu voyais quelqu'un de faible devant toi, le tuerais-tu ? Si je te demande de me trancher la main, le feras-tu ? Vois-tu l'être humain comme un cobaye potentiel ? Es-tu perverse à te frotter à tout ce qui bouge ? Aspires-tu à vendre ton corps contre le pouvoir ?

Soupirant lourdement, je passais en revue tous les plus gros défauts de ses mères -surtout la blonde- sans vraiment prendre la peine de tourner autour du pot. En y pensant, je n'étais pas si méchante que cela, ce n'était qu'à titre informatif que je lui posais ces questions pleines de sens à mes yeux. Après tout, il était normal que je couvre mes arrières non ? Me redressant en position droite, je tournais la tête vers Yume, sourcils froncés en espérant qu'elle m'aide à trouver d'autres questions. Non ? C'était assez ? J'abdique dans ce cas, du moins, jusqu'à ce que je trouve encore des horripilations de sa mère que je pourrais lui mettre sur le dos.

- M'ouais, je crois que c'est assez... D'ailleurs, elle te ressemble un peu Yume, j'espère seulement qu'elle n'a pas ton coté pervers, sinon ça n'ira pas. En y pensant, signe-moi un justificatif pour les cours d'aujourd'hui. Merci. Et toi... Hikari-San, réponds sans mentir.

Fusillant la concernée des yeux -je parle de Yume hein- je finis par me tourner vers la fille de la blonde, un air moins froid sur le visage, la curiosité emportant mon aversion envers cette gamine. Alors, qu'es-tu au juste ? Un monstre digne de tes mères sans doute. Mais avec un peu de chance, si tu deviens mon élève personnel, je pourrais te redresser dans le droit chemin loin du vice dans lequel vivaient tes génitrices. Parle. Oh en y pensant... Elle avait un jumeau, il serait bien que Yume me montre une image de l'autre chose de la directrice question que je ne refasse pas la même erreur inconsciente qu'avec la lanterne verte. M'enfin soit ! J'avais du pain sur la planche, analyser tout cela sera primordial pour la suite.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Ven 4 Oct - 21:13

Je n’avais pas ma place ici, que ce soit en compagnie de Kurayami-Sama ou encore de Yume-Onee-Sama. En parlant de cette dernière, je n’avais aucune affinité avec sa personne, bien que je lui devais du respect je restais sur mes gardes avec sa personne. Nous n’avions pas de points communs, aucun sujet de conversation valable pour entamer une discussion. Sa présence allait même jusqu’à m’énerver sans raison. C’était peut être à cause de son air froid que je la trouvais -si pas agréable à rester avec-, mes créatrices aimaient cette personne, j’aurais dû en faire de même non ? Même Ren-Chan ou Kiseki appréciaient être avec Yume-Onee-Sama. Alors pourquoi moi pas ? Il y avait des choses comme ça, qu’on n’aimait pas. Et elle, elle rentrait dans cette liste des choses à éviter le plus possible. Ne serait-ce que pour ma santé psychologique. C’était peut être de la jalousie que je ressentais à son égard, elle, la fille légitime de Dead Master-Sama alors que moi… Je n’étais qu’un résidu d’organe se complaisant dans le titre attitré par les autres « d’humaine ». C’était des conneries, je détestais ça.

- Pourquoi hein ?! Non mais sérieux quoi merde ! Sa fille... La fille de la fichue blonde, comme si je ne pouvais pas tomber sur pire ! YUME ! T'AURAIS PU ME PREVENIR NON ?!

Elle avait raison. Kurayami-Sama et ma personne n’avions le droit de communiquer ensemble, le simple fait d’être dans la même pièce que sa personne la détériorait. Elle avait un avenir prometteur en compagnie de Black Rock Shooter, elle n’avait donc de raison de rester avec moi. C’est le visage tiré vers le bas que j’écoutais ses dires. Un objet sale qui ne peut être saisi sans qu’on se salisse soit même, voilà ce que j’étais. Je ne me sentais guère déprimée ou attristée par mes pensées, je savais ce que j’étais, je survivais avec. Qu’on me crie dessus, que je représente du dégoût aux yeux d’autrui, je n’avais qu’une chose à faire dans ces cas là, partir. Mais même ça, je ne pouvais le faire. Yume-Onee-Sama m’interdisait tout mouvement. « Bordel ! Et c'est quoi ce « Onee-Sama » ! Comment veux-tu que je t'entraîne sachant que l'autre folle sera dans les parages ? Une solution... ». Je n’appréciais guère la manière de laquelle elle parlait d’Akiha-Okasama, mais une fois de plus, seul le silence pouvait m’être accordé. Depuis quand un objet pouvait-il donner son avis ? Jamais cela ne pouvait se passer, je le savais. Mais je me sentais révulsée par ses dires, Akiha-Okasama était une personne formidable, donnant de l’amour à tout être, même ceux qui ne le méritaient pas. Akiha-Okasama était la meilleure chose, après Kiseki, que j’ai pu rencontrer dans cette maudite vie… Elle… Je l’aimais.

- Je t'ai dit de m'appeler Kaïla. Bon... Décris-moi ton caractère. Et... aimes-tu les expériences ? Tu es douée en cours de sciences ? Si tu voyais quelqu'un de faible devant toi, le tuerais-tu ? Si je te demande de me trancher la main, le feras-tu ? Vois-tu l'être humain comme un cobaye potentiel ? Es-tu perverse à te frotter à tout ce qui bouge ? Aspires-tu à vendre ton corps contre le pouvoir ?

Je levais le regard vers sa personne, incrédule de ce qu’elle me demandait. Rabaissant tout aussitôt pour me plonger dans mon esprit pour déchiffrer ses dires, je les décortiquais alors que de son côté, elle s’adressa à ma Onee-Sama. Que voulait-elle dire par … aimer les expériences ? Celle de la vie ? Non, je n’aimais pas ma vie. Mais je comprenais vite que ce n’était pas là, le sens de sa question quand la suite vint. J’aimais les sciences, du moins, les ouvrages portant à son sujet… il va de soit également qu’étant donné que c’est Akiha-Okasama qui donnait le cours de sciences… Je ne pouvais que l’aimer. Mais la suite me dérouta, je ne tuerai jamais un humain. Qu’il soit faible ou non, je ne le ferai pas, autant que je ne me plaisais guère aux jeux sadiques. Si elle voulait voir une main tranchée, je me coucherai devant elle en lui offrant la mienne, bien que l’idée me retournait déjà l’estomac. Et le reste ? L’humain était noble, je n’avais le droit de le salir de mes mains d’objet cassé. Prenant une douce inspiration, je soupirais avant de répondre de manière neutre, ne laissant paraître ma surprise suite à ses questions.

- Je n’aime pas Undai. Je n’aime pas les étudiants d’Undai, je n’aimais pas les cours d’Undai, je n’aime pas les salles de classe d’Undai, je n’aime pas les sucreries, je n’aime pas non plus les gens sadiques, eux qui ont le privilège d’être humains, ne comprennent pas l’importance d’une vie et descendent selon moi au rang d’animaux.  J’aime les ouvrages scientifiques, mais je n’ai jamais posé ma main sur une fiole… Je n’aime pas la violence non plus, les effluves de sang me retournent l’estomac. Je ne vous trancherai pas la main, Kaïla-Sama. Mais si vous le désirez tant, je vous offrirai la mienne. En ce qui concerne la perversité… On ne m’a jamais dit que je l’étais, je ne suis pas frivole, je n’aime pas l’humain. Je le respecte, certes, mais pas au point de venir attoucher à sa personne et encore moins à sa vie privée. Je n’aime pas le bruit, je n’aime pas non plus les dortoirs d’Undai… Je n’aime rien. Si… mais non.

Levant les yeux vers Yume-Onee-Sama quand elle ria sous mes paroles, c’est avec une pointe de gêne que je détournais le regard. Elle avait peut être le droit de se moquer de moi, mais je n’appréciais pas à ce qu’on le fasse de la sorte. La voyant bouger, je suivais ses mouvements se dirigeant vers Kurayami-Sama, posant sa main sur sa tignasse, elle lui leva le visage avec tendresse -comme ce que faisait Dead Master-Sama avec Akiha-Okasama- pour lui dire ;

- Je crois que tu as assez pour juger d’elle, Kaïla. Et ma perversité ne t’a jamais plus dérangé que ça à ce que je sache. Alors, tu la gardes ? Bien qu’il soit déjà midi, même si tu n’as pas d’élève, tu auras une surprise ce soir ~

Sa voix était froide, mais son sourire à l’intention de Kurayami-Sama était noble d’amour, cela me fulgurait de partout. Elles étaient belles ensemble… si humaines, si parfaites. Pourquoi, pourquoi me sentais-je si mal en voyant cela ? Parce qu’une chose brisée ne pouvait que jalouser ce qui paraissait plus beau.

- Akiha-Okasama… est une personne noble. Je l’aime… plus que tout, je vous demanderai donc… de ne pas la diffamer de vos paroles, Kaïla-Sama.

Me levant de ma place en me penchant devant celle-ci, je voulais que mes dires lui parlent, change son avis sur ma créatrice. Cela allait-il se faire ? J’en doutais fortement.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Dim 6 Oct - 16:27

Elle était une sadique refoulée ou elle ne l'était pas ? Se plaisait-elle à manipuler les autres pour arriver à ses fins ou non ? Je n'en savais strictement rien. Certes, en regardant son maintien, sa carrure en elle-même et ses expressions, je ne dirais jamais qu'elle était comme sa mère, perfide, jouant de son charme et frappant mieux les autres quand ils s’y attendent le moins. Mais on ne savait jamais avec ces personnes malades mentales, qui ne m'affirmait pas qu'une fois le dos tourné, la gamine change de tout au tout en montrant sa vraie nature ? J'étais extrêmement prudente sur la question, non pas seulement parce qu’il s'agissait de la fille d'une union terrifiante, mais aussi parce que les mauvaises expériences avec des personnes inconnues, était chose courante dans ma vie. Combien de fois me suis-je faite avoir par quelqu'un à qui je vouais de la confiance ou, tout simplement, du désintérêt ? Trop de fois, maintenant que j'étais en Terminale, je n'avais plus le droit à l'erreur, maintenant que j'ai fait comprendre à Dead Master que je ferai tout pour que Yume soit heureuse en ma compagnie, je ne pouvais gâcher cela avec un faux mouvement digne d'un débutant. L'être humain n'a le pouvoir de m'inspirer confiance, et ce, depuis un bon moment à présent. Voilà la raison pour laquelle je ne comptais laisser la lanterne verte partir sans me répondre -au cas où, elle serait un potentiel danger-, ni croire en ses paroles et mimiques -pour la même raison.

- Je n’aime pas Undai. Je n’aime pas les étudiants d’Undai, je n’aimais pas les cours d’Undai, je n’aime pas les salles de classe d’Undai, je n’aime pas les sucreries, je n’aime pas non plus les gens sadiques, eux qui ont le privilège d’être humains, ne comprennent pas l’importance d’une vie et descendent selon moi au rang d’animaux.  J’aime les ouvrages scientifiques, mais je n’ai jamais posé ma main sur une fiole… Je n’aime pas la violence non plus, les effluves de sang me retournent l’estomac. Je ne vous trancherai pas la main, Kaïla-Sama. Mais si vous le désirez tant, je vous offrirai la mienne. En ce qui concerne la perversité… On ne m’a jamais dit que je l’étais, je ne suis pas frivole, je n’aime pas l’humain. Je le respecte, certes, mais pas au point de venir attoucher à sa personne et encore moins à sa vie privée. Je n’aime pas le bruit, je n’aime pas non plus les dortoirs d’Undai… Je n’aime rien. Si… mais non.

La jugeant du regard, son monologue traversa ma tête d'une oreille à l'autre, tel les paroles d'un professeur donnant un cours ennuyant. Sauf que sur le coup, j'ai essayé de suivre, tenant -je ne sais pour quelle raison- à connaître mieux cette fille sortie du détour d'un couloir. J'aurais pourtant pu me trouver un autre Seconde à torturer, un qui ne serait le gosse de la blonde sadique, mais alors, pourquoi lui donnais-je une chance ? Était-ce véritablement rien que pour ses réflexes ? Non, je ne pense pas, impulsive que je puisse l'être, j'avais aussi un sens de préservation aiguisé, c'était autre chose... De plus, je n'étais pas un monstre, soi-disant sympathique qui derrière se plairait à épuiser la lanterne verte pour que sa mère en soit dépitée, non je ne comptais transvaser les erreurs de la mère sur son môme. Mais en même temps... Soit ! Écoutons et analysons, et si vous trouvez une faille dans ses mots, signalez-le moi tout de suite. Premier point positif, elle n'aimait pas Undai -enfin, c'était bien mais pas totalement-, les gens sadiques devraient se faire crucifier selon elle -sa mère ferait l'affaire, les deux mères en fait-, Akiha ne lui a jamais donné le droit de manipuler des fioles et donc, les humains, et... En fait, plus je l'écoutais, plus je me disais qu'il était presque impossible qu'elle puisse être la fille de Dead Master ou de l'autre Ketsuki, c'en était improbable. Surtout pour le coté sur le sadisme, le sang, la violence, tout de quoi était régit Undai, toute sa structure... étrange, tellement qu'il faudrait que je revisite mon propre caractère étant donné que je ne correspondais sans doute pas à un gosse doux comme un agneau. L'était-elle ? J'en étais pas si sûre, mais pour le coté Undai, elle n'était pas dans les plus sadiques et inébranlables. Et moi dans tout cela ? Le sang et les membres volants sont devenus habituels à mes yeux au point que je me sente comme dans un jeu vidéo quand j'étais spectatrice ou auteur d'actes barbares. Et puis... Non, cette fille ne m'aimerait pas et ce, pour d’innombrables raisons qu'elle eut cité. Alors pourquoi voulais-je devenir son professeur particulier même après tout cela ? Parce que Yume m'eut demandé de me trouver une élève avant midi.

- Je crois que tu as assez pour juger d’elle, Kaïla. Et ma perversité ne t’a jamais plus dérangé que ça à ce que je sache. Alors, tu la gardes ? Bien qu’il soit déjà midi, même si tu n’as pas d’élève, tu auras une surprise ce soir ~

Relevant la tête quand Yume me l'imposa de sa main douce, je croisais ses billes bleutées et lui rendis son sourire. Il n'y avait que elle pour me sortir de mes songes les plus noires avec tant de délicatesse -pas du tout- mais sans que cela ne m'énerve plus que ça. Mais quoi que je dise, elle avait raison, je pouvais cerner le caractère de la lanterne verte avec les informations qu'elle m'eut donné, enfin peut-être pas englober son être entier, mais les apparences étaient là, les traits importants me sautaient aux yeux tels des constats tranchants. En somme, plus besoin d'en demander davantage, cela ne nous avancerait à rien. Ricanant aux dires de mon amie, je bloquais sur sa dernière tirade. Pas d'obligations d'avoir une élève, et j'aurais quand même une surprise... Depuis quand était-il question de cadeau d'ailleurs ? Bah... Comment ça j'étais juste efficace quand je recevais quelque chose en retour ?! Aller vous faire... Bande de cons. Me relevant de la chaise -m'extirpant par la même occasion du toucher de Yume- je croisais les bras, debout en soupirant de lassitude. Le problème était réglé, je n'avais plus à me préoccuper de la tache futile d'avoir un morveux à protéger. En étais-je soulagée ? Non, il y avait ce truc chiant qui me submergeait peu à peu, cette chose indescriptible hurlant de ne pas me reposer sur la facilité et aller de l'avant.

- Akiha-Okasama… est une personne noble. Je l’aime… plus que tout, je vous demanderai donc… de ne pas la diffamer de vos paroles, Kaïla-Sama.

Ce n'était plus pour la fierté -satisfaction plutôt- de Black Rock Shooter que je voulais avoir un « disciple », mais bel et bien pour ma propre liste de choses bien faites. Tout cela pour dire que finalement, l'idée de la prendre à ma charge m’effleurait avec envie. Non pas à cause de Yume, non pas parce qu'elle était la fille d'une vipère dégoûtante et d'une folle furieuse, non pour la voir souffrir, mais tout simplement afin de laisser ma marque derrière Undai, comme l'a fait Yume avec la petite Seconde -Première pour être exacte- que j'étais. C'était à mon tour de faire mes preuves en tant que Senpai. Serait-ce une vision glorifiante de quelque chose qui était juste une corvée ? Oui, mais j'adorais les films d'actions avec les maîtres et les disciples, surtout ceux qui se finissaient avec la victoire du dit disciple qui remercie son maître pour tout ce qu'il lui a appris. Ouais, il m'arrivait de regarder des films un peu moins gores qu'à la normale. Et si l'horrible scène de l'élève surpassant le maître devrait arriver, ce serait... Impossible, simplement parce que c'était ma dernière année à Undai, et dans moins d'un an, la lanterne verte devra s'en sortir toute seule avec tout ce que je lui apprendrais, et donc, nous n'aurons peut-être jamais l'occasion de nous revoir après. Affaire réglée ! Mais attends ! Qu'a-t-elle dit sur sa mère ?

Éclatant de rire sous les louanges qu’elle prononçait envers sa mère de vipère, je me moquais ouvertement de la petite chose innocente qui parlait. Si seulement elle savait, parce qu'il était évident qu'elle n'avait idée de ce qu'était vraiment sa génitrice. Un regard noir à son encontre, mon sourire s'effaçant pour une expression glaciale, je me penchais un peu au dessus d'elle -pas trop près faut pas croire-, pour mieux la détailler, sachant que j'allais briser ses croyances en quelques paroles venimeuses. Et si après cela elle croira encore que sa mère était un ange derrière son sourire faux, je la lynche. Une expression de mépris, furieuse mais contenant cette colère qui grondait au fond de mon être, je lâchais mes mots sans faire attention à la présence de Yume, déversant la pure vérité sur la tête verte.

- Noble ? Tu ne dirais pas cela si tu savais ce qu'elle est vraiment. Ta Okasama comme tu le dis si bien, n'est qu'un monstre, torturant les autres sans pitié, jouant de leurs vies comme bon lui semble. Tu n'aimes pas les sadiques ? Eh bien sache que Akiha c'est la pire, toujours souriante, tuant ses cobayes humains avec lenteur et plaisir.

Toute la haine que je ressentais envers cette femme se propagea dans la pièce. Je n'aimais guère parler de sa personne, encore moins pointer du doigt toutes les raisons évidentes qui l'inculpait des pires vices. C'était un monstre, tout le monde se devait de le savoir, et non croire en sa posture de gentillesse. Les actes parlaient plus que les apparences. Et les monstruosités qu'elle a fait à autrui semblaient sans fin quand on y regardait de plus près. Poussant un petit bruit de dédain, je croisais une fraction de seconde le regard de Yume avant de m'en détourner, non définitivement, je détestais parler de la femme blonde, je bouillais de l'intérieur qu'à entendre ou prononcer son nom. Elle se trouvait sur ma liste juste au dessus d'un nom barré au trait noir, une autre blonde qui eut détruit ma vie -à croire que les blondes m'avaient en grippe- mais qui ne faisait plus partie de ce monde. Si j'avais l'occasion de tuer Akiha Ketsuki, je l'aurais fait, sans hésitation. Après tout n'ai-je pas tuer pour moins que cela ? Si, justement.

- Crois ce que tu veux, mais il y a une bonne raison pour que je la haïsse plus que quiconque.

Disant cela avec froideur et sans repartie possible, j'essayais de calmer la rage qui régissait mon corps, de peur d'exploser pour rien devant Yume, et même devant cette gamine qui -comme tout gosse- aimait ses parents, les trouvant parfaits. Combien de temps me fallait-il pour voir la vraie face de mes propres géniteurs, imbus de ce qui était leur au point de ne plus me donner de liberté à cause de leurs peurs ? Trop de temps. Stop, arrêt sur l'image et rebelote, je n'avais pas envie de penser à tout cela, pas maintenant que j'ai tout récupéré. Trop de souffrances pour remuer tout cela à présent. M'asseyant sur le siège présidentiel de Yume, je soupirais lourdement, mon regard rubis figé sur la lanterne verte. Il fallait que je me ressaisisse, nous n'étions pas venues ici pour parler de la vipère blonde, sujet que je ne voulais même pas aborder avec mon amie, alors devant elle -en plus- avec quelqu'un d'autre ? La bonne blague.

- Soit... Yume ? Même si j'aurai ta surprise -c'est quoi ?-, je veux quand même entraîner la lanterne verte. Enfin... si elle accepte hein...

Me grattant la tête -sale toque se réveillant à chaque fois que j'étais mal à l'aise-, je soupirais lourdement, un sourcil levé en attendant une quelconque réaction de ladite lanterne verte. Vos gueules, si j'ai envie de l'appeler comme cela, je le fais, point. Il n'y avait rien à ajouter, si elle n'était pas la fille de ces deux folles régnant sur Undai, je l'apprécierai sans doute, d'ailleurs, je ne devrais pas m'arrêter sur ce détail. Mais en même temps, il était certain que elle, elle ne devait pas trop m'apprécier après tout ce que je lui ai dit, sans moindre retenue. Devrais-je m'en excuser ? Non, ce n'était que la vérité. La stricte vérité, malheureusement.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Dim 6 Oct - 17:01

Je restais courbée devant sa personne, j’espérais que mes paroles la touchent vraiment, qu’elle arrête de me parler d’Akiha-Okasama de la sorte. Je ne la connaissais pas vraiment, je le savais, mais de ce que j’avais pu jugé de mes propres yeux, elle était une personne formidable. Son sourire faisait rayonner le monde, ses gestes ainsi que ses dires ne pouvaient être que louange à mon ouïe… Elle était belle et parfaite. Mais je me doutais qu’il y avait un revers à ce miroir si parfait, qu’une tâche noire régissait son être. Le simple fait qu’elle soit avec Dead Master-Sama prouvait qu’elle avait une pointe de monstruosité en elle… Mais je ne voulais y croire, je ne voulais que le meilleur d’Akiha-Okasama, que ce que je pouvais supporter. Mais vouloir et avoir n’était pas la même chose, et je reçus mes pénalités sous les dires de Kaïla-Sama.

- Noble ? Tu ne dirais pas cela si tu savais ce qu'elle est vraiment. Ta Okasama comme tu le dis si bien, n'est qu'un monstre, torturant les autres sans pitié, jouant de leurs vies comme bon lui semble. Tu n'aimes pas les sadiques ? Eh bien sache que Akiha c'est la pire, toujours souriante, tuant ses cobayes humains avec lenteur et plaisir.

Non… Elle mentait. Elle ne pouvait être… Akiha-Okasama n’était pas comme elle le décrivait ! Révulsée par les dires de mon aînée, je contractais mon corps sous un surplus de colère inexpliqué. Serrant des dents en sentant mes doigts s’enfoncer dans le bois du pupitre me servant d’appui, je fixais de mon regard troublé un point invisible. Akiha-Okasama… Tuer des gens. Les faire souffrir. En prendre plaisir. C’était des informations qui me saisissaient l’esprit sans que je ne le veuille, je ne voulais pas me souvenir de tout ça ! Je ne voulais y croire, je ne … « Crois ce que tu veux, mais il y a une bonne raison pour que je la haïsse plus que quiconque. ». Non. Et je ne voulais pas, je n’y croirai pas, même si j’avais des preuves accablantes devant les yeux, je n’acceptais pas. Elle ne pouvait être sale, Akiha… maman… ne pouvait être qu’une gentille personne.
C’est malgré moi que je sentais des larmes perler à mes yeux, les retenant pour qu’elle n’éclatent pas sur le bois, je ne fis guère attention aux paroles entre mes aînées, préférant me complaire dans ma souillure. Je voulais me détacher de ce monde, je ne voulais pas croiser leurs regards, je ne voulais pas… qu’elles me regardent encore plus brisées que je l'étais. Mais je n’eus le choix que d’exposer mon visage devant ce monde quand celui-ci se fit redresser et que mes yeux d’un bleu semblable au regard me foudroyant m’obligeaient à faire face à tout cela.

- … Tu es encore trop pure pour comprendre. Undai … N’est pas un monde dans lequel tu évolueras sans souffrance, comprends-le.

Et elle me lâcha pour repartir vers Kurayami-Sama. Suivant son corps de ma vision embrumée par les larmes qui tombèrent à flot de mes yeux, je détournais le regard quand elle se pencha vers Kaïla-Sama avant de quitter les lieux sans plus attendre. Elle… aussi. Ce monde était monstrueux, les seuls humains que je pouvais envier se trouvaient en dehors de ces murs n’est-ce pas ? Je ne voulais pas vivre ici, je ne voulais pas d’Undai, je ne voulais pas vivre ! Pourquoi… pourquoi me force-t-on à souffrir autant ?! Parce que j’étais un réceptacle à douleur pour la vie d’autrui. Kiseki… Akiha-Okasama… Dead Master-Sama… Ren-Chan… Tous. Je n’étais que déchet à leur côté. Je refusais… de supporter cela encore plus longtemps. Me redressant en laissant mon visage tomber vers l’arrière, je contenais le reste de mes larmes avant de dévier mon regard vers Kurayami-Sama. Je ne pouvais la haïr. Elle avait le droit de penser ce qu’elle voulait, je n’avais le droit d’interagir dans son esprit. Un animal ne pouvait mordre le maître qui le nourrissait n’est-ce pas ? Mon cas était le même, je ne pouvais qu’aimer celles qui m’eurent créée en me maudissant moi-même sur cette vie.

- Kaïla…-Sama.

Rabaissant mon visage, je me dirigeais vers la sortie sans plus attendre. Je ne voulais rien lui dire, je ne voulais plus la voir, je ne voulais pas qu’elle me voie encore plus me rendre faible devant sa personne. Mais je ne sus faire plus de pas que cela puisqu’en arrivant des les couloirs, je m’affaissais contre un mur pour recroqueviller mes jambes contre mon corps et vider le surplus de tristesse, de vérité qui se heurtait avec tant de violence en mon être. Non… Elle mentait. La réalité, ce n’était pas ça. Non… la seule chose que je savais, concernait ma personne, mon statut. J’étais un jouet défectueux, inutile, et encombrant le monde de mes pensées noires. Ma place était dans une fiole et non pas dans cette académie, je…

- Je n’ai jamais demandé cette vie… ni mes génitrices. Ma place… en ai-je seulement une ? Ce monde…

Murmurant ces quelques mots à ma personne, je resserrais mon corps sur moi-même. Non, je ne voulais pas… je ne voulais plus rien.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Lun 7 Oct - 0:11

Frustrée d'avoir dû aborder le sujet le plus délicat qu'on a pu lancer en ma compagnie, je soupirais lourdement, détournant le regard des deux personnes en face de mes yeux, afin de le plonger par la fenêtre, sur la cours déserte, vide de tout étudiant devant se trouver en classe à cet instant précis, du moins, jusqu'à peu vu que c'était presque l'heure de la pause dîner. Encore un mot à signer pour Yume, encore des heures de cours ennuyants à rattraper. Si j'y allais maintenant-après manger je dis bien- serait-il possible que j'assiste aux cours de l'après-midi ? D'ailleurs, qu'avais-je en ce jour... Ouais, il serait temps que j'étudie mon planning à fond, question de ne devoir retourner dans la chambre, ouvrir mon ordinateur portable pour y desceller le fichier contenant l'horaire des Terminales. Il faut avouer qu'avant c'était Yomi qui me traînait à tout bout de champ en classe, ainsi je n'avais aucune utilité de connaître mon emploi du temps, vu que la folle sadique me « guidait » si gentiment vers les classes adéquates. D'ailleurs, où a-t-elle bien pu disparaître ? Non qu'elle me manque, mais cela faisait un bon petit moment que je ne me suis plus défoulée sur quelque chose de robuste. Enfin... Soit.

- … Tu es encore trop pure pour comprendre. Undai … N’est pas un monde dans lequel tu évolueras sans souffrance, comprends-le.

Redonnant de l'attention à la pièce dans laquelle nous nous trouvions, je tournais le fauteuil de Yume -ouais, bah y a que elle qui s'y assoit, donc on va dire que c'est exclusivement le sien- pour mieux river mes yeux de feu sur le dos de la Présidente. Que voulait-elle dire par là ? Aurais-je exagéré mes dires ? Pas du tout, en fait, j'étais peut-être à parler sans réfléchir, mais je ne mentais pas. Soupirant lourdement, je restais plutôt d'humeur sombre quand Yume vint à mon encontre pour me souffler quelques mots à l'oreille. Mots qui ne m’avancèrent à rien, moi qui voulais connaître le contenu de cette surprise étonnante dont ma curiosité voulait être rassasiée. Un peu contrariée, je me laissais tomber sur le bois de son bureau, les bras posées de sorte à ce que ma tête s'y installe confortablement, le regard toujours fixe sur Black Rock Shooter qui... S'en alla sans demander son reste, sans ajouter autre chose, me laissant seule avec la lanterne verte qui... Attends que faisait-elle au juste ?

- Kaïla…-Sama.

Pourquoi ? Pourquoi la gamine pleurait-elle comme cela ? Parce que ouais, je le voyais clairement, ses larmes dévalant ses joues tandis qu'elle essayait de les freiner. J'en restais tétanisée, paralysée et prise au dépourvu. Il allait de soi que je ne m'attendais guère à ce que le gosse se mette à chialer de la sorte, surtout parce que je disais des insanités sur sa chère mère monstrueuse. Muette, je ne savais comment réagir, à la base quand j'insultais quelqu'un, ce dernier se mettait en colère, voulait me tuer ou me frapper, ou partait outré. Mais jamais, je ne suis tombée sur une personne se mettant à pleurer parce que je l'ai blessée. C'était inédit, et me mettait terriblement mal à l'aise. Je n'étais du genre à apprécier de faire du mal à autrui par la parole, préférant utiliser les poings, ouais bah, c'était peut-être moins subtile, mais comme on le dit si bien, parfois les mots blessent davantage que les gestes. Et maintenant, je fous quoi ? Devrais-je lui matérialiser un mouchoir ? Ah non, elle partit sans demander autre chose. Contrariée, la première chose que je fis c'était maudire cette traîtresse de Yume qui s'enfuit me laissant avec ce fardeau. Mal, je l'étais, même si je ne le devrais pas. Soupirant pour la dernière fois, une grimace sur le visage, je sortis à la suite de la dénommée Hikari et là, je la vis, recroquevillée contre un mur...

- Je n’ai jamais demandé cette vie… ni mes génitrices. Ma place… en ai-je seulement une ? Ce monde…

Brisée par mes paroles diffamatoires sur sa mère, l'être qu'elle devait considérer comme bienveillant et rassurant. Je... J'y étais peut-être allée trop fort, et là, j'eus un éclair de lucidité, je comprenais enfin le sens des paroles de Yume quand elle s'adressa à la fille de Akiha... Non, je ne devrais pas être touchée par cela, c'était le gosse d'un monstre elle, elle faisait semblant ! Ou pas. Et ce ou pas se marqua quand je m'approchais silencieusement de sa personne, une boule me saisissant à la gorge. Pourquoi avais-je tellement envie de pleurer à mon tour ? C'était simple... Trop évident, trop horrible. Je me voyais en elle, dans ma période de dépression, quand je fus brisée par Naoko, quand je ne voulais plus de cette vie, quand je voulais anéantir tout autour de ma personne... La seule raison pour laquelle je m'en suis sortie, c'était grâce à Yume, à mon passé et mon avenir, mais aussi parce que j'étais du genre à foncer dans les problèmes, à vouloir les défoncer plutôt que me lamenter dessus. Mais elle, cet être né d'une éprouvette, d'une manière anormale, de la main de deux femmes sadiques, se devant d'habiter à Undai dans ce monde qui l'effrayait, qu'elle détestait... Comment va-t-elle s'en sortir ? Et puis merde, pourquoi je pensais à cela moi aussi ? Cela ne me concernait en rien, je devrais passer mon chemin, la laisser là à se relever seule, qu'elle aille voir sa vipère de mère question qu'elle lui efface la mémoire ou je ne sais quoi... Merde. Déglutissant difficilement, je reniflais essayant de reprendre un semblant de froideur dans les traits, m'accroupissant devant Hikari, je ne savais comment l'aborder. La secouer était hors de question, la prendre dans une étreinte amicale encore moins, il ne fallait pas croire. Prenant mes responsabilité à deux mains -parce que ouais, c'était de ma faute qu'elle se retrouvait là-, j'attrapais la manche de son uniforme et tirais dessus pour qu'elle face attention à ma personne, devant la sienne, la fixant de mon regard de feu.

- Je... Je n'aurais pas dû dire cela, lanterne verte... Si... Enfin, tant que ta mère est gentille avec toi, je crois que c'est ce qui compte... Arrête de pleurer. Ressaisis-toi, Yume a raison, Undai est monstrueux, mais se lamenter sur son sort est nul, bats-toi pour te faire une place dans ce monde, si tu n'en trouves pas une.

C'était pour elle. Je voulais devenir son professeur particulier pour ce qu'elle était et non m'arrêter sur d'où elle provenait. Et encore moins par pitié. Ketsuki Hikari, je présume... Même si l'idée de savoir qu'elle était la fille de Akiha me donnait froid dans le dos, j'étais assez mature pour passer au-dessus de ce détail déterminant mais qui ne devrait interférer avec la vie de la lanterne verte. Soupirant lourdement, je me redressais tel un ressort prenant appui sur mes jambes, la manche de son uniforme fermement entre mes doigts, je l'obligeais à se relever, tirant dessus sans modération. La fille enfin debout, je la gratifiais d'un sourire amical. Bon sang, je me croirais presque devenir adulte et responsable avec mes paroles philosophiques si rares à traverser mes lèvres. Et maintenant ? Ha... ha... La première chose qui me passe par la tête.

- As-tu faim ? Si oui, y a la cafétéria, et en tant que ton nouveau prof particulier -tu n'as pas le choix sur le coup- j'offre.

Lui faisant un clin d’œil pour qu'elle comprenne que je plaisantais, et que si elle voulait refuser mon offre, je ne pouvais que la laisser tranquille, je ris doucement en me demandant s'il était judicieux d'aller à la cafétéria remplie à cette heure de la journée... Bon sang, que penser que les autres pourraient me frôler ou me toucher, hérissait mon échine. Mais bon, il y avait plus important, la gamine. Avait-elle seulement faim ou préférait-elle s'enfuir ? Hors de question, étrange que cela puisse l'être, je préférais qu'elle reste en ma compagnie plutôt qu’elle aille s'enfermer quelque part pour finir par se suicider. Hmm... Attrapant plus fermement son poignet -prenant soin de ne toucher sa peau, vu que déjà la chaleur émanant de son corps me dérangeait-, je ne lui montrais guère mon trouble, agacée par le fait que je n'avais rien de solide à lui proposer.

- Au pire, j'ai une console dans ma chambre si cela t'intéresse, je viens d'acheter un nouveau jeu, alors si tu veux essayer, les dortoirs sont là-bas.

Pointant du doigt le bout du couloir, je ne bougeais pas en fuyant son regard. Attendant qu'elle se décide. Ouais étrange que cela puisse l'être, je ne savais comment agir, perdue entre l'envie de m'enfuir, et le besoin de m'excuser à ma manière -pas du tout ouvertement de préférence- de tout ce qui s'est passé. Ce môme m'accablait -je dis cela mais elle doit avoir presque mon âge si on oublie qu'elle sort d'une éprouvette accélérée-, j'avais du mal à la cerner, elle était faible progressant dans une vie qu'elle n'eut choisi... C'était déprimant, quitte à y aller de force, il faudrait que je la renforce si ses « parents » n'étaient assez doués pour lui montrer la réalité de ce que Undai était. Étrange... Tout cela était tellement bizarre que je maudissais d'autant plus Yume de ne m'avoir rien expliqué sur les mômes Ketsuki.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Lun 7 Oct - 0:58

Pitoyable. Je… Je me faisais pitié moi-même. Un être sans but, avec une vie inutile, une naissance anormale et une envie monstre de quitter cette terre désolante pour l’individu qu’il représentait. J’étais affreuse, inutile et tellement brisée que j’en voulais mourir, sans regret cette fois-ci, me disant que si je partais, Kiseki serait triste mais celui-ci passerait rapidement à autre chose, que Dead Master-Sama n’aura qu'à récréer un substitut aimant la vie, qu’Akiha-Okasama, finirait par m’oublier. Plongée dans mes pensées sombres, je me retenais de hurler de tristesse, préférant laisser mes larmes couler dans un silence de mort. Brisée, détruite, sale. Un jouet n’avait le droit de s’exprimer, il n’était là que pour être utilisé ou pour être entreposé sur une armoire en signe de décoration… beau aux yeux des autres sans montrer de faille. Mais j’étais cassée. Et ma place se trouvait mille pieds sous terre. Et encore, il serait plus simple de me jeter dans une poubelle. Même ça, c’était trop beau pour moi.

- Je... Je n'aurais pas dû dire cela, lanterne verte... Si... Enfin, tant que ta mère est gentille avec toi, je crois que c'est ce qui compte... Arrête de pleurer. Ressaisis-toi, Yume a raison, Undai est monstrueux, mais se lamenter sur son sort est nul, bats-toi pour te faire une place dans ce monde, si tu n'en trouves pas une.

Me détachant de ma lamentation, je relevais le regard vers celle qui m’eut mise dans cet état. Kurayami-Sama… elle était là, elle essayait de me remonter le moral ? On dirait bien. Étonnée de ce constat, je ne me quittais pas pour autant de mes larmes quand ses paroles se heurtèrent à mon corps fragile. Ce qui comptait… c’est qu’Akiha-Okasama m’aime. C’était la chose qui devait compter le plus, me disait-elle. Rougissant légèrement en essuyant mes larmes, je restais recroquevillée sur moi-même alors que le reste de ses dires me poignarda également. Undai était un monde qui n’était pas fait pour moi, je le savais, dès le début j’avais compris qu’ici n’était pas ma place, mais je n’avais pas le choix, je devais m’en trouver une quitte à… quitte à quoi ? Partir. Mon regard se posait souvent vers l’extérieur. Peut être que dehors, j’aurai une raison de vivre ? Douce mélodie rêveuse qui me laisse croire que je pourrai peut être vivre comme… une humaine. Me faisant tirer par la manche de mon uniforme pour que je me lève, je ne pus qu’abdiquer pour ne pas me laisser tirer comme une loque du sol. Debout devant Kurayami-Sama, je portais l’une de mes mains à mon coude soutenu par mon bras tombant le long de mon corps alors que mon regard se perdait ailleurs, loin des billes rougeâtres de mon aînée. « As-tu faim ? Si oui, y a la cafétéria, et en tant que ton nouveau prof particulier -tu n'as pas le choix sur le coup- j'offre. ». Jusqu’à ce qu’elle parle. Et quand elle eut fini, elle poursuivit. « Au pire, j'ai une console dans ma chambre si cela t'intéresse, je viens d'acheter un nouveau jeu, alors si tu veux essayer, les dortoirs sont là-bas. ». Finalement, Kurayami-Sama était aussi une bonne personne… C’était agréable de rencontre des gens comme elle dans ce lieu que je trouvais terriblement barbare. Ébauchant un sourire aussi minuscule que la poussière se trouvant sur le sol, je finis par secouer ma tête de gauche à droite en signe de refus pour la nourriture. Du moins, c’est ce que je voulus faire, mais en sachant pertinemment qu’elle pourrait croire que je disais non à tout, je laissais ma voix froide -perturbée par mes pleures- s’exclamer.

- Je n’aime pas la cafétéria d’Undai… Celle des dortoirs et bien mieux… D’autant plus que je ne désire pas… Rien.

Ca y est. Ca recommence. Moi et mon incapacité à finir une phrase complète sans me perdre dans les limbes de mon esprit torturé. Pointant du doigt les dortoirs, je finis par sortir un « Je veux… aller dans votre chambre… » à son encontre en commençant déjà la marche vers l’endroit désiré. Cela… c’était la première fois que j’irai dans une chambre autre que celle de Kiseki… C’est comme, se faire une amie n’est-ce pas ? Rougissant légèrement à ce constat, je traçais vers un endroit moins peuplé par les étudiants, évitant le contact de tous ceux que je croisais sur mon chemin. La cloche sonna, d’ici peu, tout sera bombé. Et c’est ce qu’il se passa malgré moi, en arrivant dans les dortoirs, on pouvait voir une file monstre au restaurant… comment… en si peu de temps ? Je ne savais pas, mais cela ne m’arrangeait pas. Me retournant vers Kurayami-Sama, j’attrapais la manche de son uniforme pour la tirer à ma suite en lui disant que j’avais de la nourriture dans ma chambre. Impolie que je pouvais l’être, je m’arrêtais en pleine marche pour la détailler de mes yeux bleutés. Elle n’avait l’air contre… C’est bon alors ?
Sans doute.

Arrivant dans celle-ci après être passé par les couloirs, devant la chambre de Yume-Sama à deux pas de la mienne, j’ouvris la porte à l’encontre de Kurayami-Sama pour qu’elle y rentre. Et moi… moi ça fait « crouac crouac ». Et ce « crouac » bah c’était la sonnerie de mon téléphone me disant que quelqu’un essayait de me joindre. Répondant sans plus tarder, je me fis littéralement hurler dessus par mon interlocuteur à dire, mon jumeau.

- Dans ma chambre… Non. Non. Non. Non. Un peu… Non. Arrête de dire « super ». Non. Kurayami-Sama… Non. Non. Non. Ah. Non ! Ki… Non.

Et le dernier « non » se finit quand je raccrochais mon cellulaire pour m’occuper de ma convive… que je ne savais pas ou poser. A part le fauteuil me servant de lit, je n’avais pas vraiment beaucoup de mobilier, et faire une pile de livres pour qu’elle s’assoie dessus ne m’enchantait pas vraiment. Allant chercher deux canettes, je lui en tendis une avant de prendre la parole timidement ;

- Merci… de m’avoir dit cela, Kurayami-Sama. Kaïla-Sama. Je… Hum. Pourquoi… Pourquoi êtes-vous venue me remonter le moral ? Ne vous dégoûte-je pas ? Okasama… Nous éviterons d’en parler. Je n’ai le droit d’interférer dans vos ressentis, je m’excuse de ma grossièreté. Pour ce qu’il en est de votre offre… puis-je revenir sur ma décision et accepter pleinement de devenir votre Kohai ? …Kaïla-Senpai.

Rouge. Je l’étais. « Senpai ». J’avais un « Senpai ». Entendant mon téléphone croasser encore, je restais impassible sous son bruit alors que mon regard s’était déjà focalisé dans celui de Kurayami-Sama depuis longtemps. Quand sera-t-elle énervée par le bruit de ce gadget Gekotan me servant à recevoir les appels importuns des membres de ma famille ? « Famille ». Hum. Crève.

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Lun 7 Oct - 21:08

Réagis, réagis, réagis, aller lanterne verte brille, tout, mais ne reste pas dans ton état de dépit total. C'était dit et vérifié, les gens tristes me mettaient mal à l'aise, parce que je ne savais comment agir envers eux, essayant de les mettre de bonne humeur ou au moins, dans un état moins suicidaire. Et pour ce faire, j'y allais au feeling, comme je le ressentais, en mode pas douée de la vie qui raconte des conneries afin d'arriver à un résultat médiocre mais peut-être suffisant. Tout cela pour dire que je n'avais aucune certitude quant à la réaction de la fille d'Akiha après que j'eus essayé de lui remonter un peu le moral, question que tout ne me retombe pas dessus par la suite, comme quoi elle a pleuré par ma faute et ainsi de suite... Si c'était Yume qui pleurait, je lui aurais fait un câlin, un bisou, et la chose serait réglée, mais je me voyais mal faire de même avec Hikari, ce serait indécent et juste inconcevable à mon esprit logique. Quoi qu'il en soit, je fis du mieux possible, utilisant la parole, et attendant le verdict de mes dires.

- Je n’aime pas la cafétéria d’Undai… Celle des dortoirs et bien mieux… D’autant plus que je ne désire pas… Rien.  Je veux… aller dans votre chambre… 

Croisant enfin ses billes bleutées -parce que ouais, j'étais en mode sourie jaune à regarder dans le vide-, je hochais de la tête sans vraiment comprendre ce qu'elle voulait au juste. Attendez, c'était quoi ma question encore ? Effectivement, la cafétéria, endroit horrible à l'heure du dîner, en somme, maintenant. Endroit qui me mettait mal à l'aise rien qu'à penser que je devrais évoluer parmi les étudiants, essayant du mieux possible de ne pas faire de syncope quand je me ferai pousser dans tous les sens sous le surplus du peuple y étant installé. Tout cela pour dire que je me maudis d'avoir proposé cela, et que je fus soulagée quand la lanterne verte refusa cette offre, préférant aller dans ma chambre. Quoi ? Ma chambre ? Laquelle ? Celle que je n'utilisais plus depuis que je me suis remise avec Yume -endroit parsemé par le bazar- ou alors celle de Black Rock Shooter, mon nouveau lieu de vie... Dur dilemme, à voir, je ne savais pas laquelle de chambre était une meilleure solution. D'un coté je n'avais pas vraiment envie de montrer ma chambre encombrée par le bordel ambulant, et de l'autre, si Yume serait dans la chambre, je ne pense pas qu'elle apprécierait que j'y amène quelqu'un... Pourquoi n'y ai-je pas pensée plus tôt ? Parce que j'étais régie par l'urgence. Et maintenant, me voilà dans de beaux draps.

Mais passons, j'aviserai sur le moment. Suivant la dénommée Hikari, tout de même satisfaite qu'elle ne pleurait plus, je fus étonnée de voir l'agilité dont elle usait pour éviter les gens. Faisant de même, suivant ses pas à la lettre, je me rendis compte que c'est avec aisance que j'eus évité un contact inutile avec autrui. Tiens donc, cette gamine m'intéressait de plus en plus, ne serait-ce que pour son efficacité à éviter le peuple -les obstacles amovible quoi. Hochant de la tête d'un signe appréciateur, je la suivis jusqu'aux dortoirs, où une file monstre se présentait au restaurant. Génial, moi qui avais faim... Soupirant lourdement, c'est avec une once de surprise que je sentis Hikari me tirer par la manche, quémandant à ce que je la suive. Faisant donc, n'ayant envie de la faire pleurer une fois de plus sans raison apparente cette fois-ci, je me demandais où elle nous conduisait. Encore plus quand nous passâmes devant la porte de la chambre de Yume... Et nous arrêtâmes devant celle d'une chambre à coté. Moi qui croyais que Kuroi a pris exprès une chambre du fond pour qu'on ne vienne la déranger, de sorte que celles d'à cotés étaient inoccupées. Voilà une autre surprise déplaisante à ma personne. Le gosse de la fichue blonde cohabitait mur à mur avec moi... L'horreur.

Soupirant en entrant dans la chambre, ma vision se heurta à un espace quasiment vide, des étagères tout aussi désertes, seulement remplies de livres par endroits, un bureau, et même pas de lit. Une chambre terriblement impersonnelle, le genre qu'on voit dans les films d'horreur dans des maisons hantées... enfin, cellule je dirais plus. Rentrant à sa suite, je baissais les yeux sur son portable quand un « crouac » résonna dans la pièce. Je ris ? Non, j'ai juste souri, et eus des étoiles plein les yeux en voyant que son cellulaire n'était autre qu'un Gekotan. Devrais-je penser à m'en acheter un comme celui-ci aussi ? Non, malheureusement même si je l'aurais voulu, je ne le pouvais pas, Yume ne me lâcherait pas avec ses remarques moqueuses si mon portable vert en forme de grenouille aurait fait « crouac crouac » quand elle serait dans les parages. Ha... Ha. Aller un peu de sérieux.

- Merci… de m’avoir dit cela, Kurayami-Sama. Kaïla-Sama. Je… Hum. Pourquoi… Pourquoi êtes-vous venue me remonter le moral ? Ne vous dégoûte-je pas ? Okasama… Nous éviterons d’en parler. Je n’ai le droit d’interférer dans vos ressentis, je m’excuse de ma grossièreté. Pour ce qu’il en est de votre offre… puis-je revenir sur ma décision et accepter pleinement de devenir votre Kohai ? …Kaïla-Senpai.

Acceptant la canette qu'elle me tendit, je pris place sur le genre de fauteuil se trouvant dans la pièce, et ce sans y être invitée. À croire que Undai rendait les gens impolis à souhait, mais bon, ce n'était pas le plus important. Ne baissant guère le regard sous les prunelles insistantes de mon interlocutrice, je ne bronchais pas à ses paroles -bon j'avoue qu'elle était mignonne toute rouge comme cela, en plus je n'avais l'habitude de mettre les gens mal à l'aise- préférant me fondre dans le son de son portable n'arrêtant de sonner. Quel importun dérangeait mon futur élève de la sorte ? Ouais, elle serait à ma charge, rien que pour entendre le « Senpai » traverser ses lèvres à tout va. Sérieusement, le pouvoir me fait un bien fou. Mais passons cela, à part les paroles plaisantes, il fallait que je me concentre sur ce qui l'était moins, ce qui m'étonnait d'ailleurs. Et que de mieux qu'à changer complètement de sujet ?

- Tu ne réponds pas ?

Non, d'accord... Et puis cela s'est arrêté de sonner, tant mieux. Ou pas, et ce ou pas se marqua quand je passais ma main dans mes cheveux en signe de... Rien du tout, je voulais seulement prolonger le temps afin de trouver quoi lui répondre. Pourquoi je lui ai remonté le moral ? Parce que c'était de mon devoir. Pourquoi je la veux comme élève ? Parce que... Je tiens mes engagements. De plus, elle comprenait rapidement ce qu'on essayait de lui dire, se rendant compte avec lucidité qu'aborder le sujet de sa mère pourrait lui être fatal. Bon, bon, au boulot, il était temps de montrer le bon exemple aux plus jeunes, et je misais énormément sur la lanterne verte, elle qui ne ressemblait en rien à aucune de ses mères. Tant mieux, pour nous tous.

- Hum... Je ne vois pas pourquoi tu me dégoûterais, Hikari-San. De plus, mes différents avec ta mère n'ont pas à interférer dans notre entente, étant donné que tu seras dès à présent mon élève personnel. Je ne suis pas un monstre sais-tu, alors si tu es contraire à mes avis, tu as le droit de t'exprimer, je suis contre l'oppression.

Disant cela avec hésitation, je cherchais mes mots afin de mieux exprimer l'idée qui me traversait l'esprit. Non mais, parfois, je me demandais comment Yume faisait pour parler aux jeunes nouveaux qu'elle se risquerait d'entraîner par la suite... Dans le sens, Black Rock Shooter était une asociale numéro un mondial, et pourtant je viens d'apprendre qu'avoir un Seconde sous son aile demandait à l'aînée un certain sens de conversation. Tache que je trouvais terriblement difficile à intégrer entre deux coups de poings dans la face, en gros. Soupirant tout de même contente d'avoir mis les points sur les i, je la gratifias d'un sourire amical -oui, cela m'arrive de sourire à autre que Yume. Et maintenant ? J'avais faim, mais avant cela, prenant exemple sur les films que j'ai vu à la télé, il était primordial de renforcer le lien... Un truc dans le genre, ouais. Toussotant légèrement, je m'exprimais d'une voix songeuse, qui finit moins assurée, mais plus menaçante.

- Pour bien commencer... J'ai un secret à te révéler que tu n'auras le droit de dire à qui que ce soit, sous peine de me voir en colère au point que tu passeras un sale quart d'heure... J'adore moi aussi les Gekotan. Mais plus imp...

Révélant ce détail à la lanterne verte dans un moment de pur sympathie pour qu'on s'entende mieux, question de détendre l'atmosphère... Je crois, qu’en fait j'ai vu cela dans un film pendant un moment de complicité entre les protagonistes... Devrais-je arrêter de me baser sur de la fiction pour interagir avec autrui ? Soit ! Il y avait pire, ce n'était pas un rire amusé qui me stoppa dans ma tirade, non, c'était un flash bruyant à souhait qui se dirigea vers Hikari, lui sautant dessus sans modération.

-Hikari ! Tu n'es super pas venue en cours ! J'étais super inquiet ! Viens avec moi ! Et... t'es qui ? C'est super qui ?

Moi ? Et toi, t'es quoi au juste ? Me levant quand le gamin ressemblant terriblement à la lanterne verte, pointa son doigt vers ma personne pour me demander d'où je sortais, je ne savais comment réagir au juste. Il était évident ce cette chose criarde appartenait elle aussi, à Akiha et Dead Master, les traits étaient là, les yeux aussi. Deux au prix de un, ô joie. Ou pas, et cela se marqua quand je fronçais les sourcils, désapprobatrice. Ma voix fut froide, digne d'une parole tranchante de Yume.

- Nous commencerons dès la semaine prochaine, prépare-toi à te faire une place à Undai, Hikari-San, je compte sur toi pour ne pas me décevoir. Et... Kaïla Kurayami, tu dois être...

Me penchant en signe de salut devant le jeune importun qui me faisait étrangement penser à Izaya -mon ancien ami disparu je ne sais où- je me fis coupé du tact au tact quand il me dit son nom, tout fier « Ketsuki Kiseki, enchanté. ». Et là, ce fut la fin, réagissant par instinct quand il voulut se saisir de ma main, je lui fis un croche-pied, l'enjambant par la même occasion, et me retrouvant nez-à-nez avec Hikari, son dit frère -je suppose- étendu au sol. Ha... Ha... Fichu réflexe.

- Désolée Kiseki-San, je n'apprécie pas vraiment qu'on m'approche avec tant de zèle... Haha... Bien, ceci dit, je te signerai un mot Hikari-San, comme c'est par ma faute que tu as séché les cours, viens le chercher dans la soirée au Conseil.

« Moi aussi, je ne veux pas aller en cours ! Tu fais quoi avec elle Hikari ? » Le gamin debout comme si de rien était, tout curieux et vif, n'arrêtait pas d'ensevelir sa sœur sous des questions. Souriant jaune à leur encontre, je me décidais à être catégorique... Fuir en somme, parce que je me voyais mal expliquer à cette tête brûlée que non, je ne l'aiderai guère à sécher « légalement » les cours, non pas par méchanceté, mais déjà pour mes propres absences je devais faire des pieds et des mains afin de recevoir une note d'excuse de Yume. Et là, j'ai fait énormément en promettant une telle chose à Hikari, sachant parfaitement qu'une longue et interminable supplique m'attendait dans le Conseil... Je devrais déjà être en train de réfléchir à comment je vais demander cela à mon amie... Ha... Ha... Mais soit.

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Elle. Kaïla Kurayami.   Lun 7 Oct - 21:39

Je me sentais mal à l’aise d’avoir osé inviter Kurayami-Sama dans un endroit si déplorable. Ce n’était pas sale, mais il allait de soit que ce n’était pas une chambre d’hôte que je tenais. Même des chaises je n’en avais pas… du moins à part celle de mon bureau, je n’avais rien d’autre. Et une table ? Mon bureau justement. Il fallait… que je m’achète un frigo également, un truc tout petit que je saurais caser dans ma bibliothèque pour pouvoir me nourrir en cas de besoin, en cas de si jamais comme ceux-ci. Restant timide devant la présence imposante de Kurayami-Sama dans ce lieu, j’essayais vainement de fixer un point invisible en attendant qu’elle me réponde. Allait-elle le faire ? Elle pouvait refuser, me laisser dans mon ignorance sans gratifier mon savoir de ses paroles trop célestes pour ma personne. « Tu ne réponds pas ? ». Déconcertée par sa question me déboussolant un temps soit peu, je lui fis un signe négatif de la tête. Répondre, je ne me permettrai pas de le faire deux fois en sa présence, je me devais de lui apporter toute mon attention et puis… je n’avais pas spécialement envie de me faire hurler dessus par Kiseki parce que je n’avais eu le plaisir de venir en cours. Mon premier cours… avec pleins d’humains dans une classe, plus sadiques les un que les autres. Mais il y aurait également des amis de Kiseki et donc… peut être que …

- Hum... Je ne vois pas pourquoi tu me dégoûterais, Hikari-San. De plus, mes différents avec ta mère n'ont pas à interférer dans notre entente, étant donné que tu seras dès à présent mon élève personnel. Je ne suis pas un monstre sais-tu, alors si tu es contraire à mes avis, tu as le droit de t'exprimer, je suis contre l'oppression.

Rien. Et rien se marqua quand j’eus un moment de soulagement sous ses dires. C’était gentil… elle était une personne gentille. Si je n’étais pas aussi altruiste des représentations sentimentales, je me serais jetée dans ses bras pour la remercier d’une étreinte amicale. Mais je n’étais pas comme ça, et d’après ce que j’ai pu voir, elle n’avait l’air d’apprécier à ce qu’on la touche… Oui, je la regardais quand elle évitait les gens en suivant mes pas un peu plus tôt. Était-ce louche ? Hum. Secret. « Pour bien commencer... J'ai un secret à te révéler que tu n'auras le droit de dire à qui que ce soit, sous peine de me voir en colère au point que tu passeras un sale quart d'heure... J'adore moi aussi les Gekotan. Mais plus imp... ». Et là, je venais de me confronter à l’être parfait pour ma personne. Relevant le regard à l’entente de Gekotan, des étoiles remplissant mes yeux, je me sentais vivre. Pleinement, une boule de joie naquit dans mon ventre alors qu’elle me disait partager la même passion que la mienne. J’étais déjà prête à lui montrer ce que j’avais en Gekotan, mes posters Gekotan, mes figurines Gekotan, mon ordinateur Gekotan, mon pull Gekotan et … Et crève. Et cela se marqua quand mon jumeau me sauta dessus en hurlant à la mort « Hikari ! Tu n'es super pas venue en cours ! J'étais super inquiet ! Viens avec moi ! Et... t'es qui ? C'est super qui ? » Je vais le tuer. Mais avant toute chose, je ne me suis pas fait écraser par sa masse, préférant dévier sur la gauche pour l’éviter, le laissant s’écraser au sol.

- Nous commencerons dès la semaine prochaine, prépare-toi à te faire une place à Undai, Hikari-San, je compte sur toi pour ne pas me décevoir. Et... Kaïla Kurayami, tu dois être...

Déviant le regard pour ne pas que Kiseki se mette à pleurer -parce que oui, si je le regarde, il pleura, chose encore incompréhensible pour ma personne-, je me laissais envelopper par le regard de mon aînée, me gratifiant toujours de ses paroles tendres. La semaine prochaine, à partit de Lundi prochain je présume. Nous étions… mardi. Peu à attendre, assez pour que je puisse faire ce que je voulais avant de me frotter à sa personne et peut être… avec elle, je trouverai ma place dans ce monde. Mais une fois de plus, je n’avais le droit d’être distraire par mes pensées, puisque mon frère ne savait retenir sa voix criarde à l’intérieur de son petit être si semblable au mien. Passant ma main sur le visage, quand il tomba une fois de plus au sol deux minutes plus tard quand mon Senpai lui fit un croche-pied quand il essaya de la saisir. Bruyant. Ca y est, j’ai mal à la tête. « Désolée Kiseki-San, je n'apprécie pas vraiment qu'on m'approche avec tant de zèle... Haha... Bien, ceci dit, je te signerai un mot Hikari-San, comme c'est par ma faute que tu as séché les cours, viens le chercher dans la soirée au Conseil. ». La remerciant d’un mouvement de la tête, je lui ouvris la porte de ma chambre quand je vis qu’elle voulait partir. Finalement, j’aurais aimé rester avec elle encore un peu plus longtemps, mais si je le lui demande, je crois que sa tête explosera sous les hurlements de Kiseki.

- Moi aussi, je ne veux pas aller en cours ! Tu fais quoi avec elle Hikari ?

Voilà, ce genre de hurlement. Soupirant en faisant un signe de politesse à l’égard de mon Senpai quand elle quitta ma chambre, je refermais derrière moi pour venir enfoncer mon regard dans celui de mon jumeau. Petit bout de chair capricieux et trop assourdissant. Levant le bras à son encontre, je serrais mon poing avant de l’abattre sur sa tête sans plus tarder, lui faisant bien comprendre que je voulais du calme. Le poussant jusqu’à mon fauteuil, je me couchais dessus, posant ma tête sur ses genoux en enfuyant mon visage dans le ventre de mon frère. Doux. Chaud. J’aimais être près de lui, près de l’unique personne qui me faisait briller dans ce monde.

- Kurayami Kaïla… C’est la… De Yume-Onee-Sama. Elle sera mon Senpai à partir de la semaine prochaine… Tu viendras avec n’est-ce pas ? Je veux que tu viennes.

Oui, je le voulais à mes futurs entraînements parce que… je me devais, nous nous devions d’évoluer de la même manière, ensemble. Fermant les yeux en soupirant de quiétude, je repris ma parole dans un murmure pour lui demander à mi-voix « On peut rester comme ça, n’est-ce pas ? J’ai… besoin que l’on reste comme ça, Kiseki… ». Oui, j’avais besoin de repos à présent, de sa présence également. il m’apaisait, je l’aimais.

END

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Elle. Kaïla Kurayami.

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