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 Patient n°1 : Kaïla Kurayami

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Sousei Seiki

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MessageSujet: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Ven 17 Aoû - 0:27

J'ouvrais la porte de mon cabinet d'une main, l'autre étant encore trop occupée à tenir la glace délicieusement vanillée que je lapais avec gourmandise, et parcourais vaguement la salle du regard comme pour vérifier que tout était encore bien en place. Sait-on jamais dans cet établissement de fous furieux !
Mes bibliothèques bien remplies étaient toujours soigneusement ordonnées sur chaque côté de mon office, le divan pourpre et luxueux à droite de mon bureau qui trônait - lui-même - toujours et encore au beau milieu de la pièce, d'un bois chocolat parfaitement somptueux, et mon fauteuil de cuir rouge derrière celui-ci, prêt à accueillir mon superbe séant et vers lequel je me dirigeais d'un pas las en croquant dans mon cornet.
Je pris place sur celui-ci, finissant rapidement ma friandise et ouvrit un des trois tiroirs du bureau avant d'en sortir plusieurs dossiers particulièrement épais, tandis qu'un soupir s'échappait de mes lèvres.

Alors que mes cours de Latin et de Grec se succédaient le jeudi matin, j'avais vu passer tour à tour, des premières années et des terminales horriblement agités sous prétexte qu'il se passait des choses intéressantes dans l'Arène et qu'au lieu de se réjouir des festivités, ils devaient se présenter à MES cours qu'ils avaient osés qualifier d'"ennuyants". N'était-ce pas eux qui avait sélectionné ces options ?
De toute façon, les jeunes d'aujourd'hui, quand il s'agissait de rajouter des points sur la moyenne, ils ne pipaient mot mais dès qu'il s'agissait de travailler, c'était tout autre chose.
Bon certes, j'avais réussi à les calmer en embrochant soigneusement un de leurs camarades mais ce manque de respect envers ma personne avait le don de me pousser à bout.
Quoiqu'il en soit, j'avais pu finir dans une ambiance à peu près "bon enfant" mes leçons du jour et finalement libre, j'en avais profité pour aller avaler quelque chose à la cafétéria avant de m'entretenir avec quelques élèves que j'avais convoqué pour l'après-midi dont la célèbre Kaila Kurayami et la petite Ryuko Hirano.
J'avais ouïe dire de la première, qu'elle passait dorénavant le plus clair de son temps à s'en prendre aux premières années ou aux plus faibles et de la seconde, qu'elle avait récemment perdu un match contre ce qui semblait être son amante. Il était donc nécessaire que nous ayons un petit tête à tête, afin de régler ces "petits" désagréments qui - j'en étais sûre - obscurcissaient leur quotidien et celui des autres élèves. Je comptais, d'ailleurs, en profiter pour mettre un peu d'ambiance dans cette Académie de plus en plus mal fréquentée. Cela faisait longtemps que des têtes n'avaient pas roulés par ma faute ... Un peu de discorde ne ferait de mal à personne ~

C'est donc en feuilletant vaguement mes dossiers que j'attendais mademoiselle Kurayami, espérant sincèrement ne pas devoir aller la chercher par la peau des fesses, la sachant particulièrement têtue.
Je l'avais convoqué pour quatorze heures, il ne lui restait plus que dix minutes ... Ou plutôt neuf pour ramener son "adorable" bouille ici, avant de devoir aller faire un petit tour express à l'infirmerie après avoir subit mon courroux. Vraiment, je ne plaisantais pas ! Comme on dit : "Tempus Fugit, Hora Volant" ou autrement dit : "Le Temps S'Enfuit, Les Heures S'Envolent."
J'avais assez perdu de temps comme ça en vingt-six ans - notamment en redoublant plusieurs fois ma seconde - alors ce n'était sûrement pas une petite effrontée qui allait me voler les précieuses minutes de ma vie ! Cette vie que j'avais entièrement dédiée à Dead Master et qui ne suffirait pas à la satisfaire, à lui servir de tremplin pour l'acquisition de la toute puissance ... Je devais au moins réussir à l'épauler, espérant en retour plus de pouvoir et d'attention de sa part ... Oui, je devais au moins réussir à l'épauler ~
Mais qu'entendais-je ? Quelqu'un cognait-il à la porte ? Merveilleux ! Il semblerait que notre première patiente soit finalement à l'heure !

-Entres donc, joli papillon ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Ven 17 Aoû - 22:38

Dure journée ! Vraiment c'était infernal, chiant à en crever, bon pour aller se suicider. Pourquoi donc ? Pourquoi je faisais cette tête meurtrière en marchant dans ce fichu couloir qui débauchait sur une vingtaine de classes remplies de fous ? Tout simplement parce que je venais de passer mon examen de Seconde. Examen que j'ai reporté depuis plusieurs mois en vue de ma condition mentale et physique pour finalement le passer dès que j'ai repris un peu de contenance. Je dois rappeler que même étant en Première grâce au passage en rang dans l'Arène, il fallait aussi passer des examens théoriques sur le contenu des cours dispensés normalement ? Non ? Je me le disais aussi.

C'est ainsi donc, après avoir fait des rencontres en tout genre avec des gens tout aussi bizarres que ma peur du contact, ma plus grande phobie revint plus ou moins à la normale. Oui, je dois avouer que j'avais toujours peur des regards des autres, j'étais toujours paniquée quand dans ma pensée, je constatais qu'il y avait des gens qui connaissaient mon plus grand secret, ma plus grande honte dont seul moi, cette gamine et son frère ont eu vent. Enfin, je ne vais pas mettre Yume dans le tas, vu qu'elle ne connaissait pas les détails les plus disgracieux. Soit ! Je n'avais pas à réfléchir sur cela, en tout cas plus jusqu'à ce que la tête de Naoko tombe sous ma lame et que son sang gicle impunément tout autour de sa dépouille. Revenons à nos moutons, j'étais toujours assez dérangée par ce qu'il s'est passé, mais j'arrivais à nouveau à sortir de ma chambre, à converser plus ou moins avec les gens, à poursuivre mes cours et, généralement à vivre avec ce poids cruel sur mes épaules. Perturbée ? Je l'étais sans aucun doute, vu que dans ma tête il n'y avait que la soif du sang, et l'envie de détruire tous ces enfoirés d'humains en commençant par ceux de Undai. Mais à présent, je savais refréner ces envies meurtrières... plus ou moins, cela dépendait devant qui je me trouvais aussi.

Pour dire vrai, c'est ces rencontres et mes coups de force contre les autres étudiants qui m'ont permis à reprendre pied sur terre. C'est aussi pour cela que je me suis enfermée pendant une semaine dans la chambre sans sortir, récemment. Non parce que j'eus la peur qui m'est revenue, mais parce que je voulais me remettre à niveau. Après avoir passé un week-end dans le manoir de la famille Kurayami à me reposer de toute la matérialisation et de mes combats acharnés dans l'Arène, je suis revenue à Undai pour étudier la matière de Seconde afin de passer mon examen théorique et ainsi, me retrouver enfin au niveau des meilleurs étudiants de Première. Quand la semaine d'études intensives s'est terminée, je me suis décidée à mettre mon savoir sur papier espérant grandement que j'aurais réussi sans accrochage. Et voilà que le jour J est arrivé.

C'est aussi la raison pour laquelle je disais que aujourd'hui était un jour affreux. Mon uniforme personnalisé avec une blouse noire à moitié chiffonnée au lieu de la chemise habituelle et blanche, mains dans les poches et un regard noir, voilà mon image. Parce que après trois heures d'examen, assise devant un banc et un million de paperasses à remplir, je venais d'en sortir épuisée. Ou plutôt énervée... ou juste ennuyée ? Peu importe, le fait était que mon humeur ne se trouvait pas au zénith du bonheur. En marchant dans ce fichu couloir donc, tirant la tête jusqu'au parterre, un élève vint à ma rencontre pour me signaler d'un rendez-vous prévu pour ma personne dans... deux heures. Une visite chez le psychologue de l'école, Sousei... Quelque chose. Ce qui s'est passé après que l'étudiant m'a prévenu de cela ? Première chose, je me suis demandée ce qu'on me voulait. Deuxièmement, une hésitation me prit aux tripes en réfléchissant aux raisons de ma convocation. Troisième constat, je n'allais pas y aller, je n'avais pas que cela à faire et puis, qu'on me foute la paix. Le problème quand je voulus tourner les talons tranquillement en ignorant royalement l'informateur? Il m’interpella à nouveau, déposant sa main sur mon épaule pour me signaler que « j'étais obligée d'y aller sous sanctions graves. » Ma réponse ? Un poing dans la figure pour bien montrer qu'on ne me touchait pas, et en second lieu, que je n'avais que faire des représailles.

Ce qui se passa ensuite fut évident. Le mec ayant mal pris ma brutalité soudaine me rendit le coup, et ainsi de suite jusqu'à qu'on se retrouve armes aux mains à griffer les murs des couloirs et limite attaquer les pauvres élèves passant par là par hasard. Ce n'est qu’après quelques coups échangés entre le Terminale et la Silver Sword dont la puissance était moindre par rapport à celle du plus haut gradé, qu'un surveillant vint nous séparer, alerté par les cris enjoués des spectateurs. Le résultat de ma mauvaise humeur ? Quelques égratignures et bleus sans oublier une petite visite chez l'infirmière de nos deux personnes sous l’œil attentif du surveillant, simple formalité. Donc, après des injures plus grossières les unes aux autres, les essais pour tuer l'un l'autre, le petit détour dans l'infirmerie où, par bonheur, je n'ai pas croisé Akiha, me voilà finalement arrivée dans la salle de retenue. Magnifique non ? Comme si je n'étais pas assez restée assise sur une putain de chaise pour toute la journée.

Après une heure, je n'en pouvais plus et, sous un œil sceptique des professeurs tenant ces animaux dangereux dans la classe, je sortis une bonne excuse pour quitter cet endroit. J'avais un rendez-vous de prévu et il fallait que je m'y rendre impérativement. Après quelques paroles échangées, me voilà libre... Plus ou moins. Parce que si ce fichu professeur n'était pas à mes trousses en m'escortant « gentiment » vers le bureau de la psy, j'aurais déjà détalé loin... très loin comme dans ma chambre ou le parc. Mais non, ce con eut la bonne idée de me surveiller jusqu'au bout. Ainsi donc, je me retrouvais devant le bureau en question, humeur à tuer quelqu'un, piégée à devoir supporter la présence d'une personne inconnue à mes yeux et dont je ne savais rien... Mais surtout, je n'avais aucune idée de ce qu'elle pouvait bien me vouloir. Toquant à la porte, je l'ouvris après qu'une voix féminine me parvint aux oreilles.

-Entres donc, joli papillon ~

Entrant donc, je refermai la porte au nez du surveillant qui, ne la rouvrit pas pour se plaindre, un bonus pour moi. Restant donc sur mes gardes non loin de l'entrée, je ne pris pas la peine de détailler la pièce, tandis que mes yeux étaient déjà posés sur la seule occupante de cet espace. Une femme, assez jeune un peu comme tous les professeurs de Undai, brune et, et trop souriante à mon goût. Voilà ce que j'en retenais. J'eus une envie monstre de partir sans me retourner, mais mon coté curieux voulait tout de même savoir ce que cette femme, cette soi-disant psy, prenait en sujet pour oser me déranger de la sorte. Quoi qu'il en soit, j'étais là autant mettre les choses au clair.

-Vous m'aviez demandé Sousei-Sensei ?

Croisant les bras sur ma poitrine, je ne bougeais pas tel un piquet, prudente les sourcils foncés ne comprenant pas vraiment les intentions de cette femme. Au pire, si elle m’ennuie, je me barre sans demander mon reste.

-J'ai pas trop le temps, donc si vous pouviez être brève, ce serait bienvenu.

Bah oui, déjà que je détestais me retrouver en compagnie des inconnus, cela n'allait pas s'arranger devant une psychologue. Mission partir au plus vite était de mise, et j'allais faire tout pour bien la réussir. D'ailleurs en y pensant, mon petit combat de tout à l'heure me donna faim, un petit détour dans la cafétéria s'imposait. J'espère que cet entrevu, dont je ne connaissais pas le but, ne durera pas trop longtemps. Non, ce n’était vraiment pas mon jour aujourd’hui !

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Sousei Seiki

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Ven 17 Aoû - 22:54

-Vous m'aviez demandé Sousei-Sensei ?

Je voyais bien qu'elle n'était pas ravie de ma convocation et j'étais assez étonnée - il faut le dire - de la voir bien sagement venir ici. Les rumeurs étaient peut être infondées, après tout ! Cette demoiselle paraissait certes peu aimable et causante mais n'avait pas l'air aussi dangereuse et égocentrique que tout le monde voulait bien le croire. Quoiqu'il en soit, une patiente était une patiente et aussi effrontée qu'elle pouvait être, je me devais de lui accorder le même traitement qu'à tout mes autres élèves à soucis. C'est donc avec un grand sourire chaleureux que je l'accueillais, prête à lui offrir tout plein de petites attentions, censées noyer sa méfiance et faciliter la communication.

-J'ai pas trop le temps, donc si vous pouviez être brève, ce serait bienvenu.

Il était clair qu'elle attendait le meilleur moment pour s'en aller. Ce n'était pas vraiment étonnant, venant de sa part mais - respectueuse des formalités - je me devais de remédier rapidement à cette envie de fuite. Je levais donc la main en direction de la seule issu de secours et d'un geste familier la fit tout simplement disparaître, ne laissant derrière elle qu'un mur de bois particulièrement épais.
Je me fichais parfaitement de savoir si mon geste l'avait ou non mise mal à l'aise. Une fois que vous franchissiez le pas de ma porte, il n'était plus question de faire ne serait-ce qu'un seul pas en arrière.
Ce n'est que par pure politesse que je tenta de la rassurer, sûrement en vain d'ailleurs :

-Mah, mah, ne t'inquiètes pas pour la porte, joli papillon. Je prends juste quelques petites précautions ... Il serait embêtant que tu ne "doives" me quitter avant d'avoir correctement fouiller ton passé ~ Mais je t'en prie, approches donc et prends tes aises !

Joignant le geste à la parole, je désignais avec insistance le divan moelleux à ma droite, voulant être sûre et certaine de bien lui faire comprendre que ce n'était nullement une proposition mais plutôt un ordre et que j'attendais à ce qu'il soit rapidement exécuté. Ma cravache apparut d'ailleurs bien vite entre mes mains, sa lanière de cuir effleurement légèrement le bout de mes doigts, comme pour prévenir que je ne plaisantais pas quant à des possibles sanctions. C'est donc en attendant, patiemment qu'elle prenne place à mes côtés que je lui proposais poliment quelque chose à boire ou à grignoter et que sans attendre aucune réponse, matérialisais - au bout de mon bureau - une poire belle-hélène somptueuse, accompagnée d'un grand verre de jus de fruit frais.

-En espérant que cela te convienne ~

De toute façon, que cette friandise lui plaise ou non, ce n'était franchement pas mon problème. Elle tardait à s'installer, ce qui avait le don de m'irriter au plus haut point. La cuir de ma cravache abima, d'ailleurs, rapidement l'extrémité de mes doigts, me faisant jurer silencieusement.
Je contenais ma colère comme je le pouvais, fouettant nerveusement l'air de mon fouet, jusqu'à ce que la demoiselle ne daigne enfin obéir et que je retrouve après plusieurs longues secondes un semblant de sang-froid. Je ne pris même pas la peine de sortir mon carnet de notes, contrairement à mes habitudes, décidant que mon élève ne méritait pas cet égard, puis commença presque aussitôt mon entretien.
Moi qui m'étais juré de laisser les premières tranquilles, je n'avais maintenant plus qu'une envie : Semer la discorde dans ce cœur si fielleux. Quoiqu'il en soit, le rituel pouvait désormais commencer :

-Tu te demandes peut être ce que tu fais ici ? Je suis sûre que tu as une petite idée, n'est ce pas, joli papillon ? Tu sais, les rumeurs vont bon train à Undai Gakuen ... J'ai entendu beaucoup de choses sur ta personne et ce n'était pas très joli, joli à entendre ~"Je fis une courte de pause, pour mieux m'avachir dans mon fauteuil, remonter mes lunettes factices et reprendre, faussement désappointée" Il paraîtrait que tu t'en prends à certains élèves innocents ... Est-ce vrai, Kaïla-chan ? Si c'est le cas, je ne peux être que franchement déçue par ton attitude ...

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Sam 18 Aoû - 21:28

Pour réponse, je n'eus pas ce que j'espérais. Voulant sortir de cette pièce trop rouge à mon goût, toutes mes chances d'y arriver s'envolèrent en même temps que l'étouffement me prit aux tripes. La porte derrière moi disparut par un coup de matérialisation. Était-ce un mirage ou cette fichue porte venait vraiment de se transformer en un mur de bois ? Mes yeux s'affolèrent un moment en se tournant, tour à tour, sur l'emplacement de la porte et la psychologue. Ce n'est que quand sa voix raisonna dans la salle que mes rubis se plantèrent dans ses yeux avec une colère non feinte, sans oublier un petit zeste de méfiance.

-Mah, mah, ne t'inquiètes pas pour la porte, joli papillon. Je prends juste quelques petites précautions ... Il serait embêtant que tu ne "doives" me quitter avant d'avoir correctement fouiller ton passé ~ Mais je t'en prie, approches donc et prends tes aises !

Après ce petit monologue montrant bien que j'avais de quoi avoir peur, elle me proposa, ou en fait, ordonna de m'asseoir non loin de son bureau. Mon passé ? Voulait-elle savoir ce que j'étais avant d'arriver à Undai ? Elle pouvait toujours courir, jamais au grand jamais, je n'allais pas dévoiler mes secrets à une inconnue, une inconnue bien hautaine d'ailleurs. Un ricanement léger sortit de ma bouche tandis que ma silhouette ne bronchait pas d'un pouce, une cravache ? Quoi, allait-elle me taper dessus peut-être ? Qu'elle vienne pour voir, je me ferai le plaisir de la découper en morceaux, professeur ou non.

Je reniflais avec mépris quand elle me présenta quelques friandises sans pour autant me résigner à bouger. Je me méfiais d'elle, je me sentais mal dans cette pièce où l'issue la plus logique fut bouchée. Je n'aimais pas cette ambiance et encore moins le fait qu'elle s'intéresse de trop près à ma personne. Non, je n'avais vraiment pas la tête à faire attention à tous mes faits et gestes, et cette horrible impression de me faire analyser, me donnait vraiment mal au crâne. L'atmosphère était vraiment trop étouffante pour que je puisse rester de marbre, et je sentais mon impatience et malaise monter à grande vitesse. J'avais une horrible envie de lui dire de me laisser partir, que je n'avais rien à faire de sa convocation, que je n'allais pas coopérer avec sa personne, mais... Mais je ne l'ai pas fait, obéissant enfin à sa demande tandis que sa crevache parcourait l'air tel un fouet. Non mais elle croyait quoi faire avec cela ?

-Tu te demandes peut être ce que tu fais ici ? Je suis sûre que tu as une petite idée, n'est ce pas, joli papillon ? Tu sais, les rumeurs vont bon train à Undai Gakuen ... J'ai entendu beaucoup de choses sur ta personne et ce n'était pas très joli, joli à entendre ~

Mon attention se plongea complètement sur ses lèvres, écoutant avec attention ce qu'elle disait. Un frisson de malaise ma parcourra le dos et, j'en étais certaine, j'eus le malheur de montrer un signe d'angoisse se démontrer dans mes yeux pourpres. Que voulait-elle dire par rumeurs ? Est-ce que cela concernait un certain épisode dont je ne voulais plus parler ? J'espérais que non, mes mains devenant moites et mon regard fuyard. Je ne pouvais pas rester ici, même si... au fond, j'avais envie qu'elle me dise ce qu'elle sait. Pour avoir le cœur net. Et avoir un bon prétexte pour la tuer par la suite, je devais savoir quoi. C'est pourquoi je restais docilement assise sur le divan, avec tout de même ce malaise qui grondait en moi, sans piper mot. Oui, il ne fallait pas que je montre plus de ce que j'ai déjà dévoilé.

- Il paraîtrait que tu t'en prends à certains élèves innocents ... Est-ce vrai, Kaïla-chan ? Si c'est le cas, je ne peux être que franchement déçue par ton attitude ...

Quand elle reprit la parole après une courte pause, j'eus un petit soupir de soulagement qui sortis de ma bouche. Laissant entendre un petit rire nerveux, un mini-sourire vint se peindre sur mon visage avant que je ne la fixe dédaigneusement, sans relâche. Des élèves innocents ? Ils n'étaient pas du tout innocents, ils étaient tous coupables, ils étaient tous fous, des meurtriers ne donnant aucune valeur à la vie humaine, s'amusant à la détruire sans moindre remord. Tous des enfoirés. Passant de mon état amusé, je sentais la colère bouillir en moi au fur et à mesure que mes pensées criaient l'injustice de ses dires. C'est avec un dégoût que je lui crachais quelques mots à la figure, question de la remettre dans la bonne direction.

-Innocents ? Vous savez... à Undai personne n'est innocent. Et si c'est pour me faire la morale que vous m'avez convoqué, alors laissez moi partir tout de suite, je n'ai pas à recevoir de réprimandes de qui que ce soit.

Et surtout pas d'une femme qui ne savait pas de quoi elle parlait. Furieuse, voilà ce que j'étais. Genre quoi ? Si je tapais sur quelqu'un, je me fichais de ce que les autres en pensaient. Je me demandais quel enfoiré a osé parler de la raclée qu'il eut reçu, à cette femme. Oui j'étais en colère. Genre quoi ? Genre elle me tenait coupable des faits ? Des gestes que j'ai posé à cause, justement, de Undai qui m'a poussé à devenir violente. Oui, s'il y avait quelqu'un à blâmer, c'était bien toute cette école et non moi, pauvre victime en quête de pouvoir qui se retrouva au mauvais endroit, au mauvais moment.

-Et si vous voulez blâmer quelqu'un, convoquez tous ces fous qui s’entre-tuent pour le fun, au lieu de me faire perdre mon temps !

Me levant furieuse, je me plaçais debout devant elle lui lançant des éclairs avec mes yeux. Elle était douée la psy, elle venait de me faire sortir de mes gongs en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Mais je n'acceptais pas que cela continue, oh non. Sérieusement, comme si je devais écouter ce qu'elle disait, après tout son avis m'importait peu.

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Ven 2 Nov - 0:53

Je vis clairement que l'annonce du mobile de sa venue ici, l'avait profondément soulagée, éveillant ma curiosité. Je me demandais bien ce que j'aurais pu lui reprocher d'autre et ce qu'elle pouvait bien cacher encore qui la mettait si mal à l'aise. Je me frotta brièvement le menton et recueillit avec soin parmi mes souvenirs tout ce que j'avais pu entendre à son sujet et qui aurait pu la mettre dans l'embarras. Aussi, je ne prêta pas attention à ses paroles et resta perplexe :

-Innocents ? Vous savez... à Undai personne n'est innocent. Et si c'est pour me faire la morale que vous m'avez convoqué, alors laissez moi partir tout de suite, je n'ai pas à recevoir de réprimandes de qui que ce soit.

Il y avait bien quelque chose, c'était certain ... Cette petite chose qui murmurait, ici ou quelque part, dans ma mémoire et qui essayait vainement d'attirer mon attention. Une chose qui n'avait que très peu retenu mon attention mais qui avait sans doute une trop grande importance pour qu'elle s'autorise à quitter ce vaste lieu qu'était mon esprit sans mon autorisation. Oui, cette chose dont j'avais forcément eu vent et qui attendait si impatiemment qu'on la trouve.
Ne semblant pas tenir compte de mon inattention, elle continua d'une voix qui me parut si lointaine :

-Et si vous voulez blâmer quelqu'un, convoquez tous ces fous qui s’entre-tuent pour le fun, au lieu de me faire perdre mon temps !


Je relevais enfin la tête vers mon étudiante, lui prêtant finalement un peu d'attention et tenta vainement de capturer les quelques paroles qu'elle m'adressait, si insignifiantes que je me résolus alors à réfléchir encore à tout ce que ce frêle corps pouvait bien me cacher. Elle était proche de Kuroi, n'est-ce-pas ? Y avait-il un quelconque rapport ? Hum ...
Je ramenais une mèche derrière mon oreille, mon regard se perdant sur les rayonnages de ma bibliothèque gauche et soupirais avant de lui accorder quelques paroles vagues :

-Mah, mah, si tu le dis ...

Je croisa les bras et ferma les yeux, replongeant dans mes pensées pour mieux sauter quelques minutes après de ma chaise, les yeux ouverts de malice, un doigt pointé vers elle, un grand sourire coquin planté sur mes lèvres et ma voix délicieuse et sadique qui susurra rapidement un nom horriblement répugnant :

-Naoko Oshima ~

Mais oui ! C'était évident ! Cette petite chose blonde qui crapahutait sans arrêt dans le pécher le plus misérable et infect, s'agitant constamment entre les plus nauséabondes cuisses et contre les plus répugnantes demoiselles. Oh dieu, cette fillette devant laquelle - je ne sais par quel miracle - je réussissais à peine à retenir mes haut-le-cœur !
Mais que lui avait-elle fait ? Je savais qu'elles s'étaient confrontées à plusieurs reprises puisque plusieurs "demoiselles" - assurément assujetties par cette enfant - étaient venues me demander conseil au sujet de leur "relation ambigüe" qui n'avait pour moi que l'allure d'une légère paranoïa sans intérêt, reposant certainement sur un "Ta gueule" ou un "Kaila chérie" qui n'avait apparemment pas lieu d'être. (Si vous saviez à quel point un "bonjour" avait un sens profond et particulier pour ces folles furieuses ...)
Je leur avais bien évidemment indiqué de se venger mais je n'avais pas eu d'autres vents de l'avancée du carnage et cette situation n'ayant pour moi tout l'air que d'une question de règlement de compte, je n'avais pas retenu l'évènement.
Et puis comprenez moi, certes Naoko était une petite catin de première mais ce n'était certainement pas le cas de Kaila alors pourquoi diable aurait-elle était se jeter dans les bras de la bête à l'état pure ? Non, il y avait forcément derrière cette histoire qu'un simple conflit mais ... Non !?
Un ricanement m'échappa. Non !? Ne me dites pas que ... J'explosais soudainement de rire, m'imaginant une scène des plus ridicules et embarrassantes.

-Alors ... Elle et toi ...

Je ne pu continuer ma phrase, cherchant désespérément à calmer mon fou rire et m’écroulai sur mon bureau, des larmes commençant à poindre aux coins de mes yeux.

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Ven 2 Nov - 22:06

Était-il possible de canaliser sa colère étant une bombe explosive sur pieds ? Je ne pense pas. Et malheureusement, j'en étais une ; impulsive en plus de cela. Cela pouvait s'avérer être une qualité comme un défaut. En quoi donc ? Au fait que l'impulsivité vous fait réagir au quart du tour quand un danger se présente, ce qui peut être une bonne chose. Mais c'est aussi une grande gêne quand vous essayez de paraître insensible aux dires d'autrui. Chose complètement inconcevable par ma personne. C'est pourquoi quand je vis cette fichue psychologue n'écouter aucun de mes dires, je m'énervais encore plus, tapant limite du pied pour qu'elle me prêta ne serait ce qu'un peu d'attention. Je voulais partir de là, je n'avais rien à faire en sa compagnie de vautour. Je la haïssais sans même la connaître, et je n'en étais guère honteuse de le montrer.

-Mah, mah, si tu le dis ...

Mes yeux lançaient des éclairs. Elle ne m'écoutait pas ! Je fronçais les sourcils dans un mouvement désapprobateur de la main. Furieuse, c'était peu de le dire. D'abord elle me convoque pour me faire la morale, ensuite elle n'écoute même pas ce que j'avais à lui dire, c'en était le comble de ce que je pouvais supporter. C'est ce que je crus avant que mon sang ne se glace dans mes vaines quand sa voix retentit avec triomphe dans toute la pièce.

-Naoko Oshima ~

Mon teint devint encore plus pâle, quasiment translucide. Vous aviez déjà vu un poisson respirer, j'étais plus ou moins en train de faire la même chose, mais avec plus de conviction. Toute ma colère s'estompa pour laisser place à un désarroi sans nom que j'essayais de cacher du mieux que j'ai pu. Sousei... Elle ne pouvait rien savoir sur ce qu'il s'était passé entre moi et Naoko. Rien. Sauf si cette dernière lui avait tout dit. Non, cela était impossible, elle risquait sa vie... Onee-Sama... Je serrais mes poings jusqu'à m'en faire mal quand cette fichue femme éclata de rire affalée sur son bureau. Ma colère revint en trombe, plus puissante, plus haineuse.

-Alors ... Elle et toi ...

Je ne savais rien de ce qu'elle pouvait imaginer. Et je m'en fichais. Non, j'avais peur qu'elle ne sache, honte aussi. Mais que voulez-vous que je fasse ? Lui dise que oui, j'eus le malheur de me trouver dans une situation peu catholique avec une gamine de onze ans ? Plutôt crever. Ou la tuer.
Comme pour suivre le fil de ma pensée, je matérialisais ma robe de combat ainsi que mon épée pour la pointer droit sur sa personne. Je sifflais entre mes dents.

- Non! Je ne sais pas ce que vous vous imaginez, mais c'est faux !

Voilà que je venais de confirmer le nom de la personne qui me mettait dans tous mes états, avec le plus grand soin. Je tressaillis, le malaise me gagna. Non, hors de question qu'elle découvre, si elle ne le savait encore pas, ce qui m'a fait faire une dépression digne d'un suicide. J'enserrai le manche de mon sabre et pivotai vers le mur où se trouvait la porte, quelques instants auparavant. Si il fallait que je détruise le mur pour sortir de là, j'allais le faire.

-Peu importe en fait, je pars. Et ne vous avisez plus jamais à me convoquer pour ce genre de conneries.

C'était glacial, une manière de déstabiliser cette hyène... Ou plutôt de cacher ma propre peur, tandis que je calculais la puissance nécessaire pour m'échapper de ce lieu, quitte à me faire engueuler pour destruction du matériel scolaire.
D'un mouvement ample du bras, je plantais ma lame dans le mur afin de créer une brèche, un échappatoire à la honte qui m'habitait. Fuir et fuir toujours, voilà quel bel acte de lâcheté. Mais cela m'était égal, j'étais trop brisée pour m'en formaliser.

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Sousei Seiki

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Ven 2 Nov - 22:35

Je la contemplais, s'acharnant sur le mur pour mieux m'échapper et je ne pouvais m'empêcher de jubiler face à son désarroi. Dieu, j'avais visé juste ! Quelle disgrâce ! La nouvelle était à vomir ... Sérieusement je ne savais pas si je devais rendre mon déjeuner, là toute suite, sur mon beau bureau de bois ou s'il fallait pleurer ... Pleurer ? De rire ou de compassion ? Non, non, non ! Une dame de mon rang se devait de se contenir. Aussi, je me levais calmement, essayant de reprendre mon souffle et lui jetait en reconstruisant le mur, d'une voix menaçante et froide :

-Mah, mah, quel répugnant petit secret ~ Que se passerait-il si cela m'échappait au détour d'un couloir ? au milieu d'une foule grouillante d'élèves ? Tu sais ces faibles élèves qui se jettent sur leurs proies affaiblis comme une horde n'attendant qu'un simple signal de faiblesse pour planter leurs crocs dans ton cou saillant ~

Il était certain que pour l'instant je n'avais pas encore tout les éléments en main pour réellement commencer à démolir sa si "belle" réputation mais quelques rumeurs, par ci, par là, allaient toujours bon train et fournissaient des résultats parfois surprenants. Mais ... Non, c'était trop simple et si peu travaillé, je me devais d'en apprendre davantage, pour mieux tenir cette chose ridiculement sauvage et déshonorée au bout d'une laisse solide, si solide qu'elle ne saurait être brisée.
Tout d'abord : la convaincre, lui faire comprendre qu'elle n'avait plus vraiment le choix et que oui, j'avais tout les moyens pour faire éclater l'affaire au grand jour ! Et puis, peut être, dans un second temps, remettre ce petit sauvageon à la place qu'il méritait, plus bas que terre, là ou la boue même ne voudrait pas d'elle.

-Devrais-je convoquer mademoiselle Oshima ? Hum, je me demande bien ce qu'elle pourrait me raconter à ton sujet ~


Je lui tendis mon plus beau sourire et ricana joyeusement. Dieu, quelle amusante séance ! Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas pu me réjouir à ce point du malheur d'un élève. C'était littéralement jouissif ! Je prenais mon pied rien qu'en regardant cette frêle demoiselle prête à être brisée et c'est avec un pur sadisme que j'imitais la voix de sa catin blonde, désormais à mes yeux plus repoussantes que n'importe quelle larve grouillante et gluante :

- Onee Sama ? Cette jouisseuse si bruyante qui a fait honteusement tremblé les murs de ma somptueuse chambre ? Mah, mah, c'est à en mourir de rire ~

Mourir de rire, je n'en étais pas loin. J'avais tout juste assez de force pour me retenir de glousser et imaginer les doigts répugnants de cette gamine aller et venir dans un endroit tout aussi répugnant me donnait des envies d'humiliations suprêmes. J'explosais malgré moi de rire une nouvelle fois, préparant à peine de quoi me protéger en cas de revanche, mon épée dans une main et une belle pomme rouge dans l'autre.
Non mais sérieux !? Imaginez ! Kurayami se faisant "baiser" - et oui, les actes d'Oshima ne peuvent être qualifiés autrement - par une enfant pas plus haute que trois pommes et pourtant si dépravée et repoussante ! Il y avait de quoi jubiler !

-Alors quoi ? Elle t'as enfoncé ses écœurants petits doigts de pré-pubère au plus profond de ton anatomie et c'est tout ? J'espère pour toi que tu as apprécié au moins ! Moi qui avait pour ta personne un peu de respect ! Ah Ah. Disgrâce, disgrâce !

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Sam 3 Nov - 22:00

J'y étais presque, oubliant quasiment la présence de cette femme des plus détestables je pouvais presque voir l'autre bout du couloir se dessiner derrière le mur. Je continuais ma besogne pas plus de quelques infimes minutes avant que mon sang ne se figea dans mes vaines encore bouillantes de colère. Le mur devant moi revint intacte repoussant ma lame vers l'intérieur de la pièce, je pivotais avec une lenteur digne d'un film romantique, des sueurs froides tout le long du dos et une expression tendue sur mes traits.

-Mah, mah, quel répugnant petit secret ~ Que se passerait-il si cela m'échappait au détour d'un couloir ? au milieu d'une foule grouillante d'élèves ? Tu sais ces faibles élèves qui se jettent sur leurs proies affaiblis comme une horde n'attendant qu'un simple signal de faiblesse pour planter leurs crocs dans ton cou saillant ~

Je savais, j'étais terriblement consciente de ce qu'elle avançait et de ce qu'il se passerait avec ma personne brisée quand quelqu'un découvrirait... Non, quand toute l'Académie rirait de ma pire honte à chaque pas que je ferai en son sein. Je pourrais tout aussi bien me suicider à ce moment, chose que je ne voulais pas faire pour le plaisir de cette gamine. J'étais dans une impasse, et j'avais peur. C'est certainement la première raison pour laquelle j'abaissais mon épée et me tenais sans bouger sous le regard scrutateur de la psychologue, sans pour autant croiser son regard. Mes pensées se fracassaient contre des certitudes que je ne pouvais imaginer. Comment savait-elle ce que Naoko m'a fait ? Le savait-elle au juste ? Avait-elle vue la vidéo ? Non, ce n'était pas possible. Impossible ! Mais je n'étais pas sûre.

-Devrais-je convoquer mademoiselle Oshima ? Hum, je me demande bien ce qu'elle pourrait me raconter à ton sujet ~

Je m'agitais pour me coller dos au mur tout en palissant dangereusement. Un cri étouffé sortit de ma gorge avant que je ne m'exclame abruptement :

-Non ! Elle n'a rien à voir avec quoi que ce soit !

Non, rien. Sauf que ce rien pouvait tout aussi bien être traduit par 'tout'. Mais ce qui me fit perdre pied ce fut sans nul doute les paroles que cette femme prononça avec la voix de Naoko. Tout, tout me revint en mémoire comme si cette scène s'était déroulée hier. Je passais par toutes les couleurs, du blanc au rouge, passant par le vert. Tout, tout mon désarroi était dessiné sur mon visage tel un livre ouvert se présentant à un lecteur avide. Je n'en pouvais plus et ceci se confirma sous le rire de la psychologue.

-Alors quoi ? Elle t'as enfoncé ses écœurants petits doigts de pré-pubère au plus profond de ton anatomie et c'est tout ? J'espère pour toi que tu as apprécié au moins ! Moi qui avait pour ta personne un peu de respect ! Ah Ah. Disgrâce, disgrâce !

Non... Elle ne pouvait pas savoir. Elle ne pouvait pas comprendre quelle humiliation j'ai subi par ces actes. Non. Elle en riait, mais elle ne comprenait pas la douleur, la honte quotidienne qui en sortait. Comment la vie était difficile de vivre avec tout cela. Ma colère se changea en une haine pure et noire. Une haine contre Naoko qui m'a fait du mal, une haine contre cette même blonde qui a révélé ce secret après avoir promis de tenir sa langue, une haine bouillante contre la psy qui osait se moquer, qui osait me menacer ainsi. C'est dans un excès de fureur folle que je m'élançais sans préavis et pourfendu l'air devant moi pour atteindre cette femme, pour lui retirer ce sourire malicieux, pour la tuer. Effacer toute trace de cette journée. Taillader, tuer, détruire. Voilà ce que je voulais.

- Je n'en ai rien à faire de ce que tu penses ! Tu insinues des choses dont tu n'as aucune preuve ! Les rumeurs ! Voilà ce dont tu es juste capable, diffuser des fausses rumeurs !

Oui, je mélangeais mes idées. Mais dans la colère, dans l'urgence, il n'était pas question que je raisonne mieux que cela. Et puis à quoi bon ? Je n'avais qu'à démolir cette hyène et tout serait de nouveau comme avant. N'est-ce pas ? Voilà un degré de folie fort surprenant.

- Sale hyène incapable, je ne sais pas ce que tu me veux, mais cela se terminera ici.

Oui, je vous rassure, mes parents m'ont bien éduqués, c'est par la suite que j'ai appris à utiliser un langage fort déplaisant qui piquait les gens avec force. Peu importe. Je ponctuais chaque syllabe de mes mots par des coups forts de ma lame, détruisant à peu près tout sur mon passage. Quel foutoir, j'en rirais presque de plaisir. Un moyen comme un autre de me défouler. Ma cible ? La tête de cette femme.

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Sam 3 Nov - 22:37

Quelle vilaine petite chose : Elle se jetait tête baissée sur moi, une professeur, Sousei Seiki, La Discorde même. Qu'elle n'avait pas été son erreur ~ J'allais pouvoir la briser en toute légalité, la punir pour s'être indignement rebeller et j'allais le faire avec un plaisir quasi criminel, une jouissance exquise !
Je lançais mon arme en l'air, m'écartais directement de sa lame, me saisissait de son bras tendu et la plaquait sans ménagement contre ce qu'il restait de mon malheureux bureau, une main écrasant horriblement sa nuque et l'autre broyant son poignet sans plus d'égard. Ma lame se planta rapidement dans sa paume encore libre et s'y enfonça encore plus, retournant les chairs sur son passage alors que mon pied s'y appuyait sadiquement.
Ça c'était pour mon magnifique pupitre qu'elle avait littéralement explosé et qui reposait au sol, tel un amas de bois fendus. Pour ce qui est de l'affront qu'elle m'avait fait, le pire allait arriver.
Il fallait d'abord m'assurer qu'elle se tiendrait à carreaux à partir de maintenant, je ne me fis donc pas prier pour écraser sa sale face contre le bois dur, froid et brisé se trouvant dessous à l'aide de ma bottine brune qui quitta la hampe de mon arme, ma main tenant toujours son avant bras avec force.
Je me relevais finalement sans la relâcher et remettais en place ma soyeuse mèche qui s'était rabattu dans l'élan d'un mouvement de tête, avant de prendre la parole, fière de moi :

-Attaquer un professeur doublé d'une psychologue ... Tu n'as pas froid aux yeux, ma petite ~ Que vais-je bien pouvoir faire pour te punir ? Mah mah, si tu savais à quel point fesser ton sale petit séant me ferait plaisir ~

Je soupirais, déçue que ce genre de sanction soit de plus en plus rare dans les établissements scolaires. Il n'y avait décidément rien de mieux que les cris d'une jeune femme rebelle goutant au cuir d'une cravache ~ Il n'y avait dans cet acte, pour moi, rien de sexuel : C'était les cris et les supplications qui me plaisait bien plus que toute cette chair rougie par mes coups. Dieu, je ne pouvais m'empêcher de jubiler de plaisir ~
Je faisais rouler une pomme tout juste matérialiser sur le sol tout près de sa vilaine face et ricanait à moitié alors que je lui énumérait vaguement quelques légendes, d'une voix froide :

-Sais-tu ce qu'est une pomme de discorde ? C'est cette chose profonde ou non qui marque le début d'une querelle. Si tu avais suivit mes cours, tu aurais su que ce fut la Déesse de la Discorde le fruit de cette expression malheureuse.


Je pouffais de rire et continuais mon explication, d'une voix guillerette :

-N’ayant pas été invitée au repas de noces de Pelée et Thétis, cette facétieuse déesse voulut se venger. Elle jeta donc au milieu des invités une pomme d’or provenant du jardin des Hespérides, sur laquelle était inscrit : "A la plus belle". Héra, Aphrodite et Athéna se disputèrent le fruit. Alors, Zeus demanda à Pâris de départager les déesses. Athéna lui promit la réussite et Héra la richesse mais malgré cela, il désigna Aphrodite qui lui promit l’amour d’Hélène, la femme de Ménélas. Par la suite, il enleva la jeune femme, ce qui déclencha la guerre de Troie.

Je retirais mon pied en prenant bien soin de frotter ma semelle contre sa joue et l'appuyais à nouveau contre la garde de mon épée faisant glisser plus profondément la lame avant de reprendre d'une voix sifflante et méprisante :

-D'une certain façon, c'est cette pomme qui causa la chute de Troie. Et c'est cette même pomme qui fut offerte à blanche neige, qui causa son trépas et qui fit même chassé Adam et Eve du paradis. Un si petit fruit et pourtant, oh, si funeste ~Mais quand sera t-il pour toi ?

Je lâchais sa main, décrétant l'autre suffisamment clouée et m'asseyait sur mon "trône", la regardant de haut, la méprisant de toute ma hauteur et croisant les jambes l'une sur l'autre.

-Mah, mah, feras tu comme blanche neige et t'éteindras-tu dans la seconde ou tel Pâris, te débattras-tu vainement contre le sort ?

Je faisais apparaître une deuxième pomme encore plus rouge que la précédente et croquais dedans avidement alors que j'attendais sa réponse.

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Mer 7 Nov - 0:05

Mais qu'est-ce que j'avais cru en m'attaquant à un professeur de Undai ? Certainement à une mort lente et malheureuse, non ? Non, et ce fut là mon erreur, j'étais tellement furieuse que toute pensée rationnelle m'a quitté pour ne laisser place qu'à la haine. Maintenant, bloquée comme pas possible par la poigne de cette femme, je me rendais enfin compte de la stupidité immense que je venais de commettre. Cela dura moins de deux secondes, sans que je ne puisse stopper le mouvement, je me retrouvais plaquée avec violence au sol, ma lame s'étant égaré au loin avec un bruit métallique. Si je voulais me débattre, cela ne dura pas longtemps non plus, mon bras bloqué derrière mon dos, tout mouvement, même petit, me procurait une douleur vive. Douleur encore supportable si mon autre main ne serait pas clouée au bureau tel un papillon dégoulinant de sang. Cela me brûlait, tout mon corps était incendie par la colère et un semblant d'impuissance.

-Attaquer un professeur doublé d'une psychologue ... Tu n'as pas froid aux yeux, ma petite ~ Que vais-je bien pouvoir faire pour te punir ? Mah mah, si tu savais à quel point fesser ton sale petit séant me ferait plaisir ~

Je serrais les dents de rage. Non mais pour qui elle se prenait ? Si elle voulait m'humilier, elle l'a déjà fait, et je ne la laisserai pas continuer sur cette voie. Même si ma marge de manœuvre était restreinte pour l'instant à cause de son arme plantée dans ma main, je n'allais pas rester sans rien faire pour le plaisir de l'entendre déballer un cours d'histoire. Parce que, finalement, je n'en avais que faire, encore trop secouée par ses dires sur Naoko.

-Sais-tu ce qu'est une pomme de discorde ? C'est cette chose profonde ou non qui marque le début d'une querelle. Si tu avais suivit mes cours, tu aurais su que ce fut la Déesse de la Discorde le fruit de cette expression malheureuse.

Je ne l'écoutais plus, j'étais trop occupée à rester immobile pour ne pas aiguiser la douleur dans la plaie de ma main. Quoi qu'il en soit, il faudra retirer cette fichue épée de là, et quoi qu'il en soit cela me fera un mal de chien, alors autant que je m'en débarrasse proprement... Enfin, brutalement. Cela me fera certainement moins mal que de laisser cette femme appuyer dessus de temps en temps pour son seul plaisir. Bordel que je la haïssais. Et c'était cela qu'on appelait un psychologue ? À Undai tout était de travers...

Une pomme roula devant mes yeux. De là, je me disais même que j'étais tombée sur une fanatique de fruits ou un truc dans le genre. Encore mieux, et si on parlait alimentation bio ?! Non, mais sérieusement quoi. J'étais de plus furieuse quand elle osa poser son pied sur ma joue. Non mais, je n'allais pas la laisser faire, je ne pouvais laisser cette s*** me traiter de la sorte. Bizarrement, étrangement, je me sentais comme un certain jour, quelques mois auparavant. Et cela, cela fit monter ma colère au-delà du raisonnable.

-Mah, mah, feras tu comme blanche neige et t'éteindras-tu dans la seconde ou tel Pâris, te débattras-tu vainement contre le sort ?

Elle relâcha enfin ma main, toujours assise nonchalamment et appuyant sur sa lame. Une douleur vive, un soupir de soulagement fusant de ma bouche quand je fus à peu près libérée, et me voilà confrontée à une question complètement dénuée de sens. Je voulais lui cracher à la figure toutes les insultes qui me passaient par la tête, mais je m'abstins, essayant d’avantage à me concentrer sur une solution. Comment me sortir de ce pétrin ? Bonne question. Évidemment que je n'allais pas abandonner, je n'étais pas de ceux-là. J'allais me battre, et réussir en opposition des paroles de cette fichue femme. Ses réalités n'étaient pas les miennes.

-Te fous pas de moi ! Tes stupides histoires, tu peux te les garder !

Prise d'une folie meurtrière, j'avais dans l'idée d’enlever son emprise sur mon corps. Je ne saurais dire ce qui m'a vraiment poussé à réagir avec autant de violence, mais le résultat était tel que j'ai retiré ma main la lame plantée en son milieu. En tirant. En tirant jusqu'à me déchirer les chairs dans un bruit mou. Repoussant tout de mon passage, je me remis droit tant bien que mal avant d'être prise de nausées. Me tenant ma main ensanglantée avec l'autre, je lançais des éclairs à l'encontre de la psychologue.

-Ma vie ne te regarde pas, alors laisse-moi partir maintenant.


Ma voix tremblait de fureur et mes yeux voyageaient dans toute la pièce à la recherche d'une issue de secours. Le mur était infranchissable sauf si je m'amusais à détruire tout d'un coup, ce qui me vaudrait un bon mois de colle. Et mes tentatives douces à l'épée ne serviront à rien si cette Sousei me met des bâtons dans les roues. Et encore, je ne pense pas que cette folle me laissera tenter encore une fois de m'évader aussi facilement. Il ne me restait que... La fenêtre.

-Et arrête de manger cette pomme.

... Ouais, je m'étonne moi-même. Mais cette femme m'a humilié, m'a menacé, m'a blessé, et encore, osait prendre son repas sans moindre honte en même temps. J'étais à bout. J'étais dans le merde aussi.

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Mer 7 Nov - 1:17

-Te fous pas de moi ! Tes stupides histoires, tu peux te les garder !

Dieu avait-elle dénigré mes belles légendes ? Mon regard étincela de colère et je du faire craquer longuement les jointures de mes doigts pour me calmer avant de reporter mon attention sur ce si joli fessier qui ne demandait qu'à être foulé. Mah, mah, quel genre de cris s'échapperait de ses lèvres si je le rougissait un peu ? Certainement le son le plus mélodieux et jouissif ~ Je ricanais face à ma pensée et croquais une nouvelle fois dans ma pomme, en regardant cette pauvre demoiselle se débattre. Elle s'arracha plus rapidement les chairs que je ne l'aurais cru et c'est avec un dégout certain que j'admirais son labeur, ma surprise à peine marquée.
Elle réussit à se libérer après moult souffrance et s'écria à nouveau, hors d'elle :

-Ma vie ne te regarde pas, alors laisse-moi partir maintenant.

Qu'est-ce-que cette petite pouvait m'amuser, décidément ! J'avais bien fait de la convoquer. Je ne perdais pas une miette du spectacle et j'avais un en-cas parfait qui régaler parfaitement mes papilles, que demander de plus ? Peut être, une petite fessée mais cela pouvait attendre.
Elle était là, nauséeuse et agitée et je ne pouvais m'empêcher de me demander combien de temps elle allait encore tenir avant de s'évanouir sous la douleur et l'anémie. Quel suspens ! C'était insoutenable, vraiment.
Mais soit, je me devais d'attendre patiemment la suite des événements.

-Et arrête de manger cette pomme.

Par pur sadisme, je prie tout mon temps pour finir ma friandise et jetait le trognon sur l'étudiante. Je me lécha les doigts soigneusement et me décida enfin à m'occuper de cette horrible plaie qui devait horriblement la faire souffrir depuis de plusieurs longues minutes. J’attrapais donc sa main libre, la maintenant au-dessus de sa tête et examinais longuement sa blessure.
C'était répugnant : sa paume était scindée en deux et l'une des parties tombait légèrement sur la droite, comme prête à se séparer du reste de la chair. Je ne pu réprimer un frisson de dégoût et entreprit de rattraper comme je le pouvais les dégâts, n'étant pas franchement brancher bon action et contact avec la souillure du lycée. Je "relâchais" aussitôt sa main, une fois le travail terminé et sourit, fière de moi avant de reprendre place sur mon trône et d'appuyer mes chevilles sur les restes de mon bureau.

-Hum, maintenant que tu as arrêté de souiller mon cabinet avec ce qu'il te reste comme sang, voyons voir ce que nous pouvons obtenir sur cette Oshima ! Je sais que c'est une de ces lesbiennes constamment en rut qui passent son temps à baiser toutes les "choses" qui passent avec une vivacité digne d'un lapin sous LCD ... Pas que j'ai particulièrement quelque chose contre ces gens là, non. Regardes, je sais que même la directrice - dans sa grande bonté d'âme - les accepte et prône une certaine "tolérance" : je lui pardonne ce mépris ! Mais franchement entre toi et moi, ce dont vous avez vraiment besoin, vous les lesbiennes c'est d'une bonne thérapie bien avancée et profonde.

Je jubilais bruyamment et continuais sur ma lancée :

-Par exemple, que dirais-tu si je te jetais dans une fosse emplis d'hommes qui n'ont pas pu voir ni la lumière du jour, ni le derrière d'une femme depuis des années et des années ? Mah, mah, je suis sûre que se serait la plus grande "expérience" de toute ta vie !

Je ricanais une dernière fois et me calmais aussitôt avant de faire apparaître une tasse de thé que je bu longuement avant de la remplacer par ma cravache qui valsa dangereusement près de son visage, juste comme ça, juste pour l'effrayer un peu et remettre un peu de dynamisme à tout ça. Je suis sûre que sa face souillée et apeurée devait être formidable à voir. Mah, mah, il fallait se calmer, ce n'était pas le moment de s'exciter ainsi.
Reprenant ma contenance, j'agitais le fouet dans les airs et le posais finalement contre la joue de mon interlocutrice, la frottant délicatement comme par avertissement alors que ma voix sifflante s'élevait à nouveau :

-Mais nous ne sommes pas la pour ça, alors si tu veux à ce point sortir, offres moi juste quelques détails croustillants qui me feront oublier à quel point ta présence ici, à Undai, est répugnante ~

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Dim 18 Nov - 19:08

J'étais tout autant furieuse que mal à l'aise fasse à cette enfoirée de femme qui me mettait dans tous les états. Non mais, pourquoi on ne foutait pas la paix aux gens, les lessant tranquilles dans leurs mondes respectifs ? Franchement, je me demandais pourquoi Undai fonctionnait sur le système de faire chier tout ce qui bouge et, surtout, détruire les autres. Un passe-temps ? Moi, cela ne me faisait pas rire, et ne me plaisait pas non plus. Les étudiants et le personnel de cette Académie ne sont que des sadiques, sadiques qu'il faudrait exterminer. Un jour, je me le promets, je vais tous les mettre à feu et à sang. Mais ce jour, ne deviendrais-je pas tout aussi malveillante ? Non, ce sera de la vengeance et non seulement de la cruauté gratuite. J'étais meilleure que ces choses vicieuses, mais c'était à mes dépends. Il fallait que je change toute cette illogique, mais ceci m'était impossible en cet instant avec cette psychologue dépourvue de toute moralité. Je me demande qui lui a donné son brevet... Peu importe.

Je laissais échapper un sifflement de douleur quand elle vint m'attraper la main, celle qui était invalide, pour en faire je ne sais quoi. J'avais une folle envie de me débattre mais le mal m'en empêchait tandis que je devenais de plus en plus livide santant des picotement atroces dans mon membre. « Ne me touche pas ! » voilà ce que j'avais envie de lui hurler à la figure, mais le son de ma voix se bloqua dans ma gorge sous sa manœuvre. Je sentais mes chairs se ressouder par magie et cela me donna encore plus la nausée.

-Hum, maintenant que tu as arrêté de souiller mon cabinet avec ce qu'il te reste comme sang, voyons voir ce que nous pouvons obtenir sur cette Oshima ! Je sais que c'est une de ces lesbiennes constamment en rut qui passent son temps à baiser toutes les "choses" qui passent avec une vivacité digne d'un lapin sous LCD ... Pas que j'ai particulièrement quelque chose contre ces gens là, non. Regardes, je sais que même la directrice - dans sa grande bonté d'âme - les accepte et prône une certaine "tolérance" : je lui pardonne ce mépris ! Mais franchement entre toi et moi, ce dont vous avez vraiment besoin, vous les lesbiennes c'est d'une bonne thérapie bien avancée et profonde. 

Je ne fis pas trop attention à ses paroles, même si certains passages me piquaient à vif plus que d'autres. J'étais trop occupée à examiner ma main avec une perplexité teintée de mépris. La blessure avait l'air de se porter bien, mais je sentais encore la douleur et une sensation de fourmis longeait ma paume de tout le large. Il faudra que j'aille examiner cela auprès d'une infirmière, mais au moins je n'allais plus me vider de mon sang. Maintenant savoir pourquoi elle m'a soigné, je m'en fichais, je n'allais pas la remercier pour ça, après tout c'était entièrement sa faute. Mes rubis lancèrent des éclairs à cette personne sans moindre animosité. J'avais marre d'être en sa compagnie et de l'écouter déballer ses conneries. Si elle voulait me faire chier, c'était réussi, maintenant qu'elle me foute la paix. Et non, je ne vais pas l'attaquer encore une fois, je n'étais pas à ce point malade. Mais elle me payera un jour cet affront.

-Par exemple, que dirais-tu si je te jetais dans une fosse emplis d'hommes qui n'ont pas pu voir ni la lumière du jour, ni le derrière d'une femme depuis des années et des années ? Mah, mah, je suis sûre que se serait la plus grande "expérience" de toute ta vie ! 

D'ailleurs, plus elle parlait, plus elle m'énervait. De un, je n'étais pas lesbienne et je n'avais rien à faire de sa vision sur ces personnes. Et que je me sois faite... enfin, par Naoko, excluait d'avantage mes penchants pour ce genre de pratiques. Et pour son histoire d'hommes... C'était complètement tordu. Par contre, ce que je retenais de tout cela, c'était le fait qu'elle s'intéressait à Oshima, ce qui par ce fait, rendait les choses encore plus simples. Naoko, j'étais certaine que c'était par sa faute que je me retrouvais là en compagnie de cette folle furieuse qui racontait n'importe quoi. Ouais, elles allaient me le payer toutes les deux, en commençant par la gamine blonde. Impardonnable.

-Mais nous ne sommes pas là pour ça, alors si tu veux à ce point sortir, offres moi juste quelques détails croustillants qui me feront oublier à quel point ta présence ici, à Undai, est répugnante ~

Je bouillais de rage, tellement que j'en tremblais. Pourtant, je ne bougeais pas, suivant tant bien que mal les mouvements de l'objet qu'elle tenait en main, les sueurs froides perlant sur mon front. Non mais elle était complètement dérangée ! D'un mouvement brusque, j'éloignais son fouet de mon visage et fis un pas en sa direction, le dégoût peint sur le visage. Non mais elle voulait savoir quoi celle là ?! Obsédée !

-De un, je suis pas lesbienne, alors tes remarques ne m'intéressent pas. De deux, si tu veux savoir des choses sur Oshima, t'as qu'à l'inviter, je suis sûre que vous allez bien vous entendre toutes les deux ! Question divagation vous vous valez bien.

Je croisais mes bras sous la poitrine pour ne pas lui foutre un point en plaine face. J'étais à bout des nerfs et je trouvais cette femme horriblement chiante. De plus, je ne supportais pas qu'une telle personne ose m'insulter de la sorte tout en me perturbant sur des sujets qui ne la concernaient pas.

-Ah... Je n'ai rien d'autre à te dire, je suis certaine que ta présence ici est plus inutile que la mienne, tu sais même pas faire ton travail comme il se doit. Quoi, la dirlo eut pitié de toi en te donnant une place ici ? Tsss... Celle-là aussi, on devrait l'interner.

Oui, j'avais plus que marre de tous ces malheurs qui m'arrivaient sans que je ne demande rien. Une scolarité, voilà ce que je voulais à la base, et non me retrouver en compagnie des gens tout autant dangereux que malade mentaux. Je laissais échapper un soupir lourd avant de passer ma main dans mes cheveux. Sérieux, j'avais une envie monstre de démolir quelqu'un ou quelque chose et ce, tout de suite. Seul hic, je n'avais pas de moyen sûr de sortir de là sans ébruiter mon escapade et m'attirer d'avantage d'ennuis. Alors, aller, diplomatie quand tu nous tiens.

-Bon, fous-moi la paix maintenant. J'ai rien à te dire.

Ouais, j'étais obstinée à en crever aussi. Et je n'allais pas lui raconter mes plus sombres hontes non plus. Si elle y croyait ne serait-ce qu'un instant, elle se mettait toute la main jusqu'au coude dans l’œil. Rien à faire, je la haïssais et elle ne tirerait plus rien de moi, déjà qu'elle m'a déstabilisé fort rapidement, je n'allais pas lui donner la joie de me voir défaillir devant elle en lui avouant à quel point l'expérience Oshima était horrible et que, je risquais de ne jamais m'en remettre. Assez. Je ne voulais plus entendre parler de cette gamine blonde.

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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Dim 18 Nov - 20:00

-De un, je suis pas lesbienne, alors tes remarques ne m'intéressent pas. De deux, si tu veux savoir des choses sur Oshima, t'as qu'à l'inviter, je suis sûre que vous allez bien vous entendre toutes les deux ! Question divagation vous vous valez bien.

Je jubilais littéralement. Dieu, pauvre petite chose ! Victime de tous et toutes ! Pas étonnant qu'elle s'en prenait aux faibles dès qu'elle en avait l'occasion : Elle était si frêle, si misérable, si vaseuse ! Une pomme tout juste pourrissante qu'il est aisée de broyer mais qu'on ne touche pas par simple écœurement. Cette chose blessée et pitoyable qu'on refuse d'aider simplement parce qu'on sait très bien que se serait fatiguant et inutile. Un chaton, la queue coupée, recroquevillé sur lui-même, tentant vainement de feulé et que l'on regarde avec pitié et sadisme à la fois. Ou encore une mouche sans aile que l'on regarde s'agiter avec fascination, juste pour voir comment elle va bien pouvoir finir.
Et j'étais celle qui, telle une gosse sadique, lui écrasait les pattes du bout des doigts, voulant voir jusqu’où elle pourrait ramper comme ça.

-Ah... Je n'ai rien d'autre à te dire, je suis certaine que ta présence ici est plus inutile que la mienne, tu sais même pas faire ton travail comme il se doit. Quoi, la dirlo eut pitié de toi en te donnant une place ici ? Tsss... Celle-là aussi, on devrait l'interner.

Mon rire s'éteignit aussitôt et elle continua de blasphémer sans vergogne sous mon regard étrange et houleux, pauvre papillon qu'elle était. Je plongeais rapidement mes yeux dans les siens, alors que mon sourire joyeusement sadique retombait lourdement comme la main d'une morte ayant croqué dans la pomme, pécheresse et vaine. J'attendis silencieusement que ses lèvres arrêtent de remuer pour me relever et m'approcher de sa frêle carcasse.
Qu'allais-je faire de cette bestiole blasphématrice ? Une main s'éleva jusqu'à mon crâne, saisissant violemment une parti de mes cheveux alors que mes pupilles folles vibraient légèrement sur ce corps répugnant qui me faisait face.
Ma bouche s'ouvrit lentement pour mieux cracher son venin belliqueux :

-Deady Sama ? Interner ? Comment peux-tu oser ? Comment la plus misérable chose qu'ai pu porter Undai peut se permettre de profaner sa maîtresse de la sorte ?

J'éloignais mes doigts de mes fins cheveux et l'approchais de ce visage aussi mesquin que vilain, effleurant de mes ongles la joue tiède de ce "charmant" laideron comme s'il s'agissait là de la chose la plus extraordinairement hérétique que je n'avais jamais rencontrée.
Avait-elle vraiment osé ? Je reprenais petit à petit de la contenance et ricana joyeusement avant de refermer brusquement ma main sur cette tignasse qu'elle arborait si fièrement.
Elle se retrouva plaquée, sa face contre mon bureau que je venais tout juste de retaper en un claquement de doigt, les poignets emprisonnés par deux sangles matérialisées tout aussi vite.

-Tu as été une vilaine fille et les vilaines filles doivent être punies ~

Je soulevais la jupe de son uniforme et arrachait abruptement son sous-vêtement pour mieux dénuder ce si "charmant" petit fessier qui n'attendait de toute évidence qu'à être rougie jusqu'à sang. Puis c'est sans prendre garde aux protestations, que j'élevais ma cravache dans les airs pour mieux l'abattre sur cette peau pâle et ferme dont le cris de sa propriétaire s'éleva rapidement dans la pièce.
Je m’acharnas plus d'une dizaine de minute sur ce séant plus que meurtri avant de me décider enfin à libérer ma proie. Je fis disparaître les sangles, attrapa l'étudiante par le col et la balança contre la porte qui venait tout juste de ré-apparaître dans un craquement sinistre. Je portais aussitôt mon fouet à mes lèvres et le lécha amplement avant que ma voix ne s'éleve à nouveau, plus diabolique que jamais :

-J'ai passé un charmant moment en ta compagnie. N'hésites pas à revenir, tu es à jamais la bienvenue dans mon antre, joli papillon ~


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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Patient n°1 : Kaïla Kurayami   Jeu 22 Nov - 22:49

Cette femme était détraquée à un stade dont seul un bon internement pourrait peut-être la sauver. Faisant un pas en arrière quand elle se releva pour attraper sa tête entre ses mains, je grimaçais sous sa folie. Non mais vous imaginez ! Je n'étais pas fan de ce genre de personnes que je trouvais purement dangereuses. Le seul problème, ce que je ne comprenais pas totalement pourquoi une femme ayant une formation de psychologue était à ce point tordue. Mais après tout, nous disons souvent que les gens deviennent psychologue pour comprendre leurs propres malheurs. Elle devait vraiment être perturbée dans ce cas... Bon sang, il fallait que je sorte rapidement de là.

-Deady Sama ? Interner ? Comment peux-tu oser ? Comment la plus misérable chose qu'ai pu porter Undai peut se permettre de profaner sa maîtresse de la sorte ? 

Mais je n'eus pas le temps, parce que après la folie il y a l'action. Et là voilà de nouveau sur moi pour m'immobiliser sans moindre délicatesse tout en plaquant ma tête contre son maudit bureau. Je sifflais de rage entre mes dents, elle avait de la chance d'être prof, sinon je l'écraserais sans pitié. Mais rien à y faire, je voulus me débattre mais mes mouvements durent entravés par des sangles qu'elle matérialisa autour de mes poignets. Bah, il est peut-être temps de paniquer ? Et c'est ce que je fis, me débattant comme je pus, je rageais contre cette fichue psychologue.

J'allais lui rire à la figure quand elle me signala qu'elle allait me punir. Non mais désolée, nous ne somme plus au Moyen-âge, faut changer d'époques. Si elle voulait me foutre une retenue, elle n'avait qu'à écrire un mot ou quelque chose dans le genre et non... Un courant d'air, un cri de surprise, une protestation remplies de jurons et puis... Et puis un autre cri, mais cette fois-ci de douleur. Elle me... Je n'arrivais même pas à l'exprimer tellement cela sonnait ridicule dans ma tête. Elle me fouettait les fesses ! Ahurie mais surtout furieuse d'humiliation, je continuais à me débattre en hurlant tous genres d’obscénités à l'égard de cette obsédée dérangée. J'allais porter plainte, ce n'était pas possible, inacceptable ! C'est avec un soulagement masqué par la haine que je la sentis arrêter pour me balancer contre la porte, porte qui fut de nouveau accessible. Me réceptionnant tout en poussant sur le bois, je fusillais Sousei des yeux en matérialisant ma robe de combat. Plus pour cacher mes fesses rougies par les coups que pour m'attaquer à cette malade.

-J'ai passé un charmant moment en ta compagnie. N'hésites pas à revenir, tu es à jamais la bienvenue dans mon antre, joli papillon ~

Elle se croyait drôle en plus. Rouge de rage, je ne savais émettre ne serait-ce qu'un mot tellement j'étais hors de moi. Il m'a fallut bien quelques secondes pour m'exprimer enfin.

- Enflure, 'spèce de malade ! Va te soigner !

Un dernier regard lui promettant ma vengeance et je sortis de la pièce en claquant la porte, d'ailleurs si fort qu'elle se brisa sous l'impact. J'en avais que faire, je poursuivis mon chemin en fracassant tout sur mon passage. Que ce soit un étudiant ou un banc, tout fut bousillé sous ma colère. Il fallait que je m'extériorise à tout prix de toute cette gêne... de ce qu'elle m'a fit subir. Ridicule! Non mais la salope ! Pour qui elle se prenait ! Il était interdit de nos jours de faire ça ! C'était tellement ridicule que je ne pouvais pas l'avaler. En tout cas, je ne me vanterai pas de cet épisode... Je vais la dégommer un de ces jours. Voilà une autre personne sur ma liste noire.


END

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Patient n°1 : Kaïla Kurayami

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