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 Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)

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Dead Master

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MessageSujet: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Mer 20 Mar - 21:45

Matin. Oui, le matin. Comment ça le matin ? Ou plutôt, quoi le matin ? Rien, nous étions juste le matin ~ Debout devant mon bureau, je restais immobile en attendant que quelque chose se passe mais rien ne dégainait bouger, rien du tout d’ailleurs. Les bras croisés, la posture droite et nulle expression sur le visage, j’étais magnifique. Oui, je savais reconnaître ma beauté, cela allait de soi ~ Vêtue d’une robe blanche sur laquelle un nœud énorme noir détonnait, accentué par un design sobre partant des plis de la robe jusqu’à mes genoux. Mes talons clairs assortis à ma robe et ces mêmes petits nœuds présents pour faire le rapport entre mes habits, gilet noir sous le bras, j’étais plus que magnifique, j’étais splendide. Ma tenue ressemblait à celle de ma robe de combat en négatif ~ Pourquoi un tel accoutrement allez-vous me demander ? Tout simplement parce que même si je ne faisais rien à cet instant, quelque chose de merveilleux allait se produire. Et qu’était-ce ? Une sortie entre amoureuses bien entendu ~

Gloussant à cette pensée en affichant enfin un certain sourire sur le visage, je me retournais avec joie en voyant la porte de mon bureau s’ouvrir. Akiha était là … Non. Laissant mon enthousiasme pour plus tard, je fis face à l’intruse. Fronçant les sourcils en voyant son état déplorable, je levais les yeux instinctivement sur le calendrier accroché à l’un de mes murs. Vendredi. Faisant un pas en arrière en la voyant approcher, je mis ma main devant elle pour venir lui interdire d’avancer plus. Hors de question qu’elle me salisse, pour une fois que je ne portais pas de la matérialisation mais des vêtements achetés, il était hors de question que le sang de ses victimes ne vienne ruiner l’investissement que j’avais mis dans cet ensemble. Non, qu’elle parte, je la verrai plus tard, quand je serai de retour, oui ! Fronçant des sourcils en montrant de l’agacement sur mes traits, je ne pus m’empêcher de la noyer dans mes remarques ;

- Quel accoutrement. Tu aurais pu mettre des formes à ta présentation si tu comptais un jour recevoir mon soutien Yomi-Chan ~ Regarde moi ton état, on dirait une pauvre petite chose dépravée ~

Voyant que mes paroles l’eurent touchées, je me mis en garde en voyant celle-ci lever son sac -contenant ses têtes sans doute- de peur que celle-ci ne me les envoie. Et que fit-elle à votre avis ? Mes les envoyer bien entendu, mais cette fois-ci je ne me laisserai pas faire. Hors de question que je ne m’emporte pour m’être faite … éclabousser. Matérialisant dès son mouvement un bouclier devant moi, je vis les têtes voléer et s’écraser sur ma dite protection. Affichant un petit sourie amusé en vue de son incompétence, j’attendis que les décapités retombent pour venir faire disparaître ma matérialisation. Pauvre enfant, devrais-je lui dire -enfin- que je n’en avais pas besoin de ses demandes incessantes sur une certaine législation concernant notre lien de parenté ? Maaah ~ Non, laissons là s’extérioriser … ou pas ~

- Pauvre chose, va te laver maintenant, tu me ferais presque pitié si j’avais un cœur ~

La parole en trop ? Non, j’étais l’absolu, je pouvais tout me permettre ~ Sauf si je veux rester propre. Et je le conclus en la voyant se lancer vers moi pour … me sauter dessus. Rebelote, un bouclier qui l’expulse avant que ses mains ne viennent me salir. Oui, il était hors de question que je sois sale pour mon rendez-vous, quitte à la tuer pour préserver ma robe … je le ferai, sans hésitation. Continuant à éviter ses attaques, je reculais pas à pas jusqu’à me retrouver dos à un mur, laissant ma langue calquer sur mon palet en vue de mon agacement, je matérialisais ma faux avant de venir … rien faire en fait. Pourquoi ne faisais-je rien ? Parce que son visage montrait une expression intéressante. Serait-elle … triste ? Désactivant mon bouclier ainsi que mon arme, je me décontractais avant de lui demander de parler. Depuis son arrivée elle n’avait toujours pas sorti quoi que ce soit, serait-elle devenue muette ? Non, cela serait trop beau pour être vrai ~ Huhu ~

- Quelqu’un … y a quelqu’un qui … qui a osé me toucher …

Restant un instant incrédule devant ses dires, je ne pus m’empêcher de pencher ma tête sur le côté en me demandant ce qu’il y avait de mal là dedans. Ne bronchant pas avant de lever un sourcil alors que mille et un films me passèrent par la tête, j’agrandis mon sourire sur chacune d’entre elles. Première vision, Yomi se faisant peloter par un mâle entreprenant, deuxième vision, se retrouver en cours avec les filles qui lui demandent si ses cheveux sont vraies et ainsi de suite, jusqu’à se trouver ligotée par les poignets je ne sais où ~ Huhu, quelle scène ~

- … Ris encore une fois et je te tue. Cette meuf … elle a voulu … tu vois ?

Secouant la tête, sourire aux lèvres pour qu’elle continue à parler, je ne sus m’empêcher de rire. Se pourrait-il que Yomi ? Non, cela serait juste … Non, excusez-moi mais sur le coup, entre moquerie et étonnement je ne savais que faire. Dieu, donc, cette fille aurait-elle été rendre visite à son minou ? Non, c’était hilarant. Tellement que je me pliais en deux sous les hauts de rire que je pouvais avoir, c’était monstrueux, tellement que je ne remarquais pas tout de suite les yeux mauves de Yomi-Chan se plisser dans une grimace triste disant bien … « je vais pleurer ». Non, ne pleure pas, non ne t’approches pas et surtout … surtout, ne me salis pas ! Trop tard ? Non, pas encore et cela grâce à une nouvelle intruse. Et qui fut celle-ci ? Yume-Chan bien entendu. Savez-vous que c’est sans doute la première fois depuis peu, que je sois si heureuse de la voir. Instinctivement, je claquais des doigts pour venir m’éclipser de cette scène pouvant gâcher mes habits, laissant mon chef-d’œuvre se charger de ma « nièce ». Dieu, je crus mourir. Soupirant en regardant où mon pouvoir m’avait fait atterrir, je ne pus que sourire en retrouvant un décor m’étant familier. La maison, mon chez moi ~ Soupirant d’aisance en levant les yeux à l’entente d’un bruit, je me décidais de monter pour voir qui se trouvait en haut. Kaïla serait-elle venue me faire une visite surprise ? En vue de son état et de sa personne, je dirai que non ~ Maaah, ma tendre amante aurait-elle séché les cours ? Huhu ~

Me dirigeant vers ma salle de bain pour venir passer ma tête par la porte, je ne fus guère surprise de voir son corps sous mes yeux. Lui accordant un sourire en lui disant que je l’attendais en bas, je repartis aussi vite que j’étais arrivée. Nous avions passé la nuit ensemble -comme chaque nuit plus ou moins d’ailleurs-, mais mes responsabilités m’avaient rattrapées ce matin, laissant ma vie privé de côté pour venir mettre en premier plan ma carrière. Carrière ? Non, ce qu’il me servait d’activité « hors de la maison » chaque jour. Hors de la maison … drôle de terme en sachant que tout Undai était chez moi. Huhu ~ Arrivant une deuxième fois dans mon salon, je vins me poser sur mon fauteuil en attendant l’arrivée de mon cœur, sachant pertinemment que je risquais de poiroter encore une bonne heure avant qu’elle ne finisse de s’apprêter, je me cherchais une quelconque occupation -non salissante de préférence-. Optant pour prendre mon ordinateur ainsi que quelques dossiers se trouvant dans mon bureau, je montais -encore à croire que je ne fais que monter, descendre- avec celui-ci en direction de ma chambre cette fois-ci. Prenant place à mon bureau, je me lançais dans mon travail à contrecœur certes, mais tout de même. Laissant l’une de mes mains martyriser mon clavier, l’autre tournait les pages, risquant de se couper à chaque instant. Me concentrant dessus, ce fut avec un certain temps de compréhension que je remarquais mon amante ~ Ma présence la dérangeait-elle ?

- Je t’en prie mon ange, fais comme si je n’étais pas là ~

Étais-je la seule à prédire que son ombre n’allait pas rater cette occasion pour venir sortir l’une de ses tirades légendaires ? Dieu, comme je le disais. Dommage que je ne puisse intervenir sur sa pensée, comme avant … le bon vieux temps ~ Mais ce temps était révolu et le présent me réserverait une belle surprise cette après-midi … En quelque sorte. Où irions-nous ? Je ne le savais, pour l’instant. Bien que je lui ai abasourdis depuis hier, nulle réponse n’avait traversée ses lèvres depuis. Peut être un nouveau rendez-vous prêt d’une montagne, encadré par des paysages majestueux … Oui, comme la dernière fois, mais cette fois-ci en journée … un pique-nique ? Dans un champs fleuri ~ Huhu que c’était laid de m’entendre penser ainsi, moi qui passais les trois quarts de mon temps à réfléchir comment terrasser le monde, me voilà essayer de savourer les plaisirs humains. Maaah, n’étais-je pas humaine ? Un jour je le fus dirais-je ~ Peut être ~

- Je suppose qu’Akiha-Chan ne compte me dire où nous allons aujourd’hui ? ~

Maaah un endroit splendide la connaissant, oui, j’avais bien fait en laissant mon portefeuille prendre des ailes. Cette robe … était un cadeau en vue de ma beauté dedans pour ma tendre amante. Oui, par amour je me rendais encore plus magnifique que je l’étais ~ Était-ce possible ? Non, Huhu ~

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Dernière édition par Dead Master le Mar 26 Mar - 22:30, édité 1 fois
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Jeu 21 Mar - 22:41

Réveil. Ou pas justement. Pas de réveil, et donc pas à l'heure. Après une nuit des plus mouvementées en compagnie de celle qui me servait de partenaire, je me retrouvais plus qu'épuisée ce matin. D'ailleurs, je l'étais tellement que je n'eus pas le bon sens d'esprit de mettre mon réveil à la bonne heure. Ainsi donc, je me retrouvais plus qu'en retard pour donner mes cours du matin, au point même qu'ils étaient déjà finis. Me réveillant donc en catastrophe, c'était la première fois que je perdis à ce point contrôle de mon langage sous les rires diaboliques de mon mauvais coté. Injures sur insultes, je dus me résoudre à laisser tomber cette matinée pour me concentrer sur cet après-midi. Et moi qui voulais apprendre à ces petits chatons quelque chose d’intelligent avant de m'abandonner entièrement à mes loisirs. Me voilà déçue. « Ça t'apprendra à baiser à tout va sans penser à tes responsabilités ! Heh. » Ferme-la ou je te tue Akiha ! En colère, je n'eus d'autres choix que de m'apprêter pour cette journée riche en... En quoi en fait ? J'avais prévu de sortir avec Ayame pour faire un tour en dehors de Undai, chose qui lui ferait du bien en y pensant. Pourquoi je lui imposais ces sorties de temps en temps ? Pour la satisfaction de la voir dans un cadre différent que ce monde de monstres meurtriers. Parvenir à son cœur par des moyens romantiques ? La bonne blague, elle était un monstre suprême après tout. Ce n'était qu'une manière comme une autre de me plaire en sa présence, en oubliant parfois quels étaient nos buts personnels sans pour autant tomber dans l'extrême....

Parlant d'Ayame ! Elle n'était pas là. Ce qui voulait clairement dire qu'elle dut partir ce matin me laissant me complaire dans mon sommeil réparateur. Elle aurait au moins dû me réveiller non ? Non, après tout tant pis. Un jour de congé ne me ferait pas de mal, et mes chatons ont dû trouver cela plaisant aussi. Quoi que, se lever pour constater que leur professeur n'est pas là pour x et x raisons -sans mentionner que c'est à cause d'une pane réveil- devait tout de même les enrager. Alala, quoi qu'il en soit, ils ont pu échapper à deux heures de torture grâce à la directrice en personne, n'était-ce pas paradoxal ? Si, ça l'était, et le pire c’est que cela me mit de bonne humeur instinctivement. Laissant donc ce mauvais réveil de coté, je pris soin de poursuivre ma journée comme elle aurait dû se dérouler. Première étape, salle de bain. J'avais encore beaucoup de temps avant mon rendez-vous programmé, autant laisser mon corps se plaire dans de l'eau bien chaude afin de décharger mes muscles des événements de hier soir.

Un sourire des plus pervers, me voilà devant le miroir -toute nue- de la salle de bain d'Ayame, quand cette dernière y fit irruption. Irruption était peut-être un trop grand mot pour décrire sa venue furtive, ouvrant la porte aussi vite que la refermant par la suite. Une mine étonnée sur le visage, je lançais un regard par dessus mon épaule avant de me reporter sur mon occupation première « Les pervers... ». Éclatant de rire à cette remarque, je continuais ma besogne encore un instant. Si Dead Master était là, voulait-ce dire qu'elle avait du temps libre à me consacrer à présent ? Ou alors, que j'étais terriblement en retard ? Les deux je suppose. Une serviette autour du corps, je sortis de la salle de bain pour me diriger vers la chambre d'Ayame afin de me piocher quelques vêtements. Ouvrant la porte, je m'arrêtais en y découvrant la directrice en plein travail. Restant un instant ainsi jusqu'à ce que sa voix détonne dans le calme d'un tapotement de clavier.

- Je t’en prie mon ange, fais comme si je n’étais pas là ~

Hochant de la tête, je ne pus empêcher un rictus pervers embellir mon visage sous un « Le voyeurisme est prohibé, faudrait le lui inculquer. » Je ne sais pas pourquoi mais à ceci, je voulus rétorquer à ma chère deuxième moitié, qu'elle n'était pas mieux question perversité. Oui bon, elle était moi donc ça revenait au même, mais il n'allait pas moins que j'avais un millième de vérité dans ma pensée. Faisant donc comme si Ayame n'était pas là... Ou pas. Pourquoi manquer une telle occasion surtout que j'avais une femme magnifiquement habillée devant mes yeux ? La déranger dans son travail ? Pas après ses demandes.

- Je suppose qu’Akiha-Chan ne compte me dire où nous allons aujourd’hui ? ~

Un sourire des plus mystérieux sur le visage, je lui fis un non de la tête. J'ai passé des heures à cacher mes plans d'aujourd'hui à cette femme qui ne m'a pas lâchée d'une minute hier, pour savoir de quoi il en retournait. Évidemment, j'ai bien pris soin de ne pas lui divulguer quoi que ce soit, tandis que mon ombre riait silencieusement en imaginant la tête de la directrice quand elle découvrirait mes pensées. Quoi qu'il en soit, je n'étais pas prête de lui dire quoi. J'avais mieux pour le moment. Laissant tomber ma serviette au sol, je l'enjambais et vins me placer dans le dos de mon amante. Posant mes mains sur ses épaules, je zieutais sur son écran pour voir ce qui l'absorbait autant, avant de sourire de plus belle. Alors, les dossiers ou plutôt moi ? Moi, cela va de soi. Plongeant mes mains dans son décolleté, je collais mon corps nu au sien tout en soupirant dans son oreille quelques mots.

- Je ne vous dirai rien ~

Chantonnant cela, je me redressais pour contourner son siège, me mettre à coté, le tourner vers moi, soulever la directrice pour qu'elle se lève à son tour et... et secret ! Non, je plaisante ~ L’enserrant par la taille, je me collais à sa personne tout en caressant son corps, mettant ma main sous sa robe afin de mieux lui frôler les cuisses, remontant toujours plus haut avant de... de m'arrêter net dans un dernier baiser plus qu'avenant. Je la lâchais complètement dans un dernier « Vous êtes magnifique dans cette robe, Ayame ~ », et retournais à ma tâche première qu'était de me dégoter des vêtements. Hmm.. Quoi mettre pour cette sortie « spéciale » ? Un jean ferait l'affaire, je ne préférais pas trop attirer l'attention sur ma personne dans ce lieu. Mais il fallait tout de même que je sois ne serait-ce qu'un peu en mesure avec la tenue de mon amante. Hmm... Matérialisant des sous-vêtements sexy, j'y ajoutais un slim noir et une chemise d'un rouge bordeaux donnant la vue sur la naissance de ma poitrine. Tout cela accompagné des talons comme à mon habitude. Satisfaite du résultat entre décontracté et stylé, sourire sur le visage, je fis face à Dead Master.

- Allons nous promener.

Demander son avis sur son travail ? Pourquoi faire, j'étais certaine qu'elle préférait sortir avec moi plutôt que de rester devant son ordinateur portable. D'ailleurs, j'en étais tellement convaincue que je n'attendis pas un instant de plus pour lui attraper la main d'un geste doux et la tirer en dehors de ses appartements. Marchant avec légèreté, je saluais les étudiants croisant notre route avec un de mes sourires charmeurs. Mes petits chatons adorés, il faudrait que je me remette à mieux leur enseigner... « Comme si nous avions que ça à faire ! » Perdant mon sourire pendant une fraction de seconde sous ses paroles abjectes, je repris contenance peu après quand le pont se présenta finalement à nous. Même si je passais ma vie à mes projets scientifiques, je n'étais pas moins pédagogue, ce que Akiha avait tendance à oublier. Arrivant sur le pont, je me tournais enfin vers la directrice pour lui exposer mes projets que je lui cachais depuis hier.

- J'espère que cela ne vous dérange pas que l'on mange en ville, aujourd'hui. J'ai décidé de vous montrer... comment pourrais-je le dire... des endroits que vous n'avez certainement pas l'habitude de voir tous les jours.

« Haha, c'est clair que ça lui changera d'air ! Je ne te comprends pas bien sur le coup, mais c'est amusant Akiha ». Quoi donc ? Si je voulais aller visiter Kyoto ce n'était que par intérêt envers la directrice. Je voulais lui montrer qu'était la vie derrière les magnifiques murs de Undai. Oui, le monde n'était pas beau, il avait besoin d'aide, alors autant commencer par la prise de conscience. Je savais pertinemment que la directrice savait qu'était le monde, mais je n’étais pas moins persuadée que cela faisait longtemps qu'elle se cachait de ce même monde, derrière ses belles fenêtres. Il était temps de vivre véritablement la réalité du monde. Je ne voulais pas lui imposer les malheurs des autres, juste lui montrer que... que quoi en fait ? C'était très simple, je voulais qu'elle voie les plaisirs de la vie dans leur simplicité, qu'on puisse se complaire avec peu. Étais-je irrationnelle pour penser que cela pourrait encore l'intéresser ? Oui, je l'étais.

Et c'est ainsi, qu'après une bonne vingtaine de minutes de marche dans les rues principales de Kyoto, je pris une ruelle latérale plus sombre montrant bien que juste à coté du beau, il y avait le vrai. Tenant toujours la main douce d'Ayame dans la mienne, je lui parlais de tout et de rien sans m'avancer sur notre destination. Laissant nos pas découvrir par eux-mêmes ce qui se présentait à nos yeux. Arrivant dans une sorte de place délabrée entre deux bâtiments, je montrais de la tête un petit « restaurant » ambulant qui s'y trouvait.

- C'est le quartier des bas-fonds de Kyoto. Je voulais que nous venions ici pour une journée normale de la vie quotidienne. Je voulais que vous revoyiez un peu ce qui se trouve derrière Undai, dans la vie des simples humains.

Un sourire aux lèvres, j'invitais mon accompagnatrice à me suivre à l'intérieur de la boîte servant de restaurant. Au moins, je savais qu'ils faisaient des bons ramens là-dedans. « Akiha... Regarde-moi sa tête ! C'est une snob ! Je pense que tu as oublié ce détail, haha. » Fronçant les sourcils, je m'installais devant le « bar » pour commander mes nouilles. Une grande dame dans ce genre d'endroit, je devais avouer que cela contrastait horriblement. Quand nous regardions de plus près, il était vrai que nous détonions dans cette ambiance plutôt lugubre. Mais bon, quand je voulais prévaloir quelque chose, je ne le faisais pas à moitié. Au moins, j'avais le don d'étonner sa personne, non ? Hmm... Oui.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Jeu 21 Mar - 23:58

La tension était à son comble, j’étais plus que concentrée dans mon travail, me plaisant dans mes recherches et mes écritures de droits. Un fichier par là renfermant x et x informations devant appartenir à un autre, remplaçant un mot pour le convenir dans un autre contexte sans oublier de former une base de données digne de ce nom. Jouant sur des codes en laissant la syntaxe se taper sur une feuille de papier à ma gauche, je ne faisais que zieuter de gauche à droite de temps en temps. Était-ce difficile de travail avec une personne s’habillant dans votre dos ? Oui, ca l’était, et j’en connus les frais en sentant la même personne poser ses mains sur mes épaules pour venir descendre peu à peu sur ma poitrine, laissant son souffle doux caresser mon oreille. Fermant les yeux pour profiter de cet instant, je me détachais du monde du travail avec une certaine plaisance ;

- Je ne vous dirai rien ~

La laissant prendre les devants sans plus de cérémonies, je me délectais sous ses caresses et ses baisers, jouant de cette opportunité pour venir moi-même lui souffler mille et un mots doux à l’oreille. Entre les compliments concernant sa personne ou encore son corps, j’avais des milliers de choses à dire. J’avais dans mes bras sans doute la plus belle créature « humaine » se trouvant sur cette maudite planète ~ Yume-Chan était certes magnifique, mais celle-ci était autant humaine que moi-même, cela voulait tout dire ~ Gloussant légèrement sous ses touchers tendres en sentant sa main passer sous ma jupe, il ne fallut qu’un « Vous êtes magnifique dans cette robe, Ayame ~ » Pour que mon envie monte d’un cran et qu’Akiha ne fasse tout chuter en s’arrêtant brutalement. Restant la bouche entrouverte prête à recevoir l’amour mérité, il me fallut une bonne seconde pour comprendre que je n’aurai pas plus. Tenter pour mieux abandonner, c’était vilain ~ Soupirant de frustration en la laissant s’habiller, je gardais tout de même un œil posé sur sa personne se cachant peu à peu sous des vêtements. Un sourire coquin peint sur le visage en vue de ses sous-vêtements, j’attendis qu’elle soit entièrement habillée pour venir lui dire à mon tour qu’elle même, était magnifique ~ 

Me laissant tirer par sa personne en dehors des mes appartements sur un « Allons nous promener. », j’exécutais sa demande sans rechigner. Passant dans les couloirs main dans la main sous les regards des étudiants, je ne pus m’empêcher d’en foudroyer quelques uns de mes pupilles meurtrières en voyant leurs sourires benêts naître sur leurs faces de phacochères. Pauvres enfants, Akiha n’est plus libre à présent ~ Touchez là, vous mourrez-tous ~ Un dernier gloussement et nous voilà à l’extérieur. Laissant le pont se dessiner sous nos pieds, je ralentis le pas en me demandant si il ne serait pas plus intéressant de prendre la voiture, mais en vue de l’avancée de ma tendre amante, cela était inutile d’y songer. Cela ne sera donc pas un voyage loin de Undai ? Allons-nous juste nous promenez dans Kyoto ? Cela ne me dérangeait guère, depuis combien de temps n’étais-je pas sortie au centre ville. Menant tout de même le pas en nous dirigeant vers les quartiers chics de cette magnifique ville me servant d’endroit d’adoption, je me plaisais à me poser devant quelques vitrines pour venir attirer l’attention d’Akiha sur diverses choses. Le plaisir humain de l’innocence et celui de se plaire avec tout et n’importe quoi, c’était exaltant ~ Ma robe était-elle trop pour cette sortie ? Non, nous étions tout de même dans un quartier réputé, voir un clochard ici était prohibé à dire ~ 

- J'espère que cela ne vous dérange pas que l'on mange en ville, aujourd'hui. J'ai décidé de vous montrer... comment pourrais-je le dire... des endroits que vous n'avez certainement pas l'habitude de voir tous les jours.

Non cela ne me dérangeait pas du tout, bien au contraire ~  Amusée de tout cela, je montrais mon contentement jusqu’à ce que nous changions de rue radicalement. Traversant un semblant de sentier miteux, je me demandais un court instant si Akiha ne s’était pas perdue dans cette ville monstrueusement grande pour atterrir … ici. Des murs dépravés, ces odeurs de vieilles poubelles n’ayant été ramassées depuis une dizaine d’années … l’odeur de la chambre de Yomi-Chan en somme ~ Continuant mon avancée en évitant tant bien que mal de me salir, je passais entre les crevasses et quelconques saletés se trouvant sur le sol. C’était dégoûtant, que faisais-je là ?

- C'est le quartier des bas-fonds de Kyoto. Je voulais que nous venions ici pour une journée normale de la vie quotidienne. Je voulais que vous revoyiez un peu ce qui se trouve derrière Undai, dans la vie des simples humains.

Penchant la tête incrédule en la voyant me montrer une sorte de bar à je ne sais quoi, je ne compris pas directement le sens de ses mots. Songeait-elle sérieusement à me faire manger là-dedans ? C’est ce qu’il semblait en la voyant me tirer dedans. Un endroit insalubre n’ayant sans doute pas la visite des organismes alimentaires pour contrôler ce qu’il servait aux clients, manger du chien ou encore du chat, non merci. Le visage fermé en prenant place avec Akiha au bar -genre prendre une table serait trop difficile ?-, je croisais les jambes en laissant mon regard se poser sur l’assemblée et le lieu. Dieu, que faisais-je ici ? Sentant un certain malaise se placer en moi, je toussotais légèrement en remarquant l’état déplorable de cet endroit. Déjà de l’extérieur c’était miteux … à l’intérieur c’était pire. Me décidant de prévenir Akiha sur mon mal-être en essayant de lui demander de partir d’ici, je ne pus guère le faire quand le colosse se trouvant devant nous me demanda -une femme aussi baraquée qu’un camionneur- ;

- Et la p’tite fleur, elle va manger de la salade peut être ? HAHA. Alors, tu veux quoi ma p’tite demoiselle ?

Fleur ? Demoiselle ? Salade ?! Fronçant les sourcils en sentant l’agacement prendre place dans ce lieu alors que j’essayais de garder un certain sang-froid, je répondis à sa demande en laissant mon temps séducteur traverser mes mots, tout en répondant à sa moquerie des plus déplacées. Oui, je contrastais avec le lieu, Akiha aussi d’ailleurs … Mais cela se voyait-il tant que ce monde n’était pas le mien ? Oui, malheureusement en entendant les chuchotements des personnes se trouvant dans notre dos ;

- La petite fleur ne mange pas que de la salade très chère ~ Cela dit, cela ne vous ferait pas de mal ~ Un simple laqué pour ma personne ~ 

Jouant du regard avec l’armoire à glace en montrant que non, elle ne gagnerait pas à ce jeu, je la laissais partir pour que celle-ci revienne dix minutes plus tard avec nos plats. Avais-je demandé un laqué ? Ce qu’il se trouvait dans mon assiette était tout sauf cela. Fronçant les sourcils en laissant un soupir traverser mes lèvres, je ne pus m’empêcher de venir supplier l’attention d’Akiha du regard ;

- Je t’en supplie mon cœur, rassure moi, tu n’essayes pas de m’empoisonner n’est-ce pas ?

Disant cela avec un sérieux tuant, je compris bien vite que mes conclusions hâtives étaient fausses en voyant le visage d’Akiha. Non, ce plat n’était pas empoisonné par ses soins, et non, … ou plutôt oui, elle comptait bien faire en m’invitant ainsi. Soupirant une fois de plus en me décidant de lui accorder le bénéfice du doute en goûtant la sorte de pâte se trouvant sous mon nez, ce fut avec difficulté -exagérée par mes soins- que je déplaçais mes baguettes jusqu’à ma bouche. En espérant vainement que ces mêmes baguettes qui me touchèrent étaient nouvelles et guère recyclées par les gérants de cette poubelle fixe. Me retrouvant la texture en bouche, je blanchis. Atroce. Mâchant tout de même en ne laissant rien paraître, j’attrapais le verre devant moi pour n’en faire qu’une traite. Délicieux. Dieu. Même le verre paraissait douteux, Akiha dépêche toi de mange pour que nous partions d’ici.

- Et que ferions-nous après mon cœur ? ~ Encore un endroit bouleversant ma petite personne ? ~ 

Affichant un petit sourire amusé en me disant qu’il était mieux pour nous que je montre un certain enthousiasme dans tout cela, je me disais intérieurement qu’après avoir vécu ce restaurant, plus rien ne me tuera. Du moins, c’est ce que je crus jusqu’à ce que je vois une petite tête blanche arriver dans le même endroit nous servant de restaurant. Ce qui me choqua chez lui ? Premièrement ses yeux, l’un bleu, l’autre vert. Deuxièmement son accoutrement pitoyable, ressentais-je de la pitié ? Non ~ Déviant le regard pour me relancer sur le plat, je m’arrêtais dans ma démarche en sentant quelque chose s’approcher. Attrapant ce qu’il semblait être un bras en me retournant pour juger du regard l’enfant que j’eus croisé il y a de cela une seconde, je levais un sourcil avant de dire avec calme et délassement ;

- Maaah ~ Qu’est-ce donc ? ~ 

Serait-ce possible que cette chose essayait de nous voler ? Laissant un gloussement traverser mes lèvres en soulevant ladite chose se trouvant sous ma poigne, je la jugeais du regard en me laissant envoûter un instant par ses yeux. C’était étrange et peu commun au Japon d’ailleurs. Tellement que je ne vis pas tout de suite qu’il réussit à s’extraire de ma portée lorsque je me laissais aller dans la compréhension physionomique de cet être, les cheveux blancs, des pupilles dont l’une ressemblait à celles d’Akiha et l’autre aux miennes. Ha … l’enfant. Où était-il ? Parti ~ 

- As-tu vu cet enfant ? ~ Huhu …

Non, non je ne ris plus en comprenant que cette chose avait pris tout ce qui se trouvait dans la poche de mon semi-veston en s’enfuyant. Virant au rouge colère en comprenant cela, je me levais d’une traire en me dirigeant vers la sortie, abandonnant Akiha sur place pour venir rattraper le gosse. Morveux. Les bas-quartiers ? Voilà pourquoi je n’y allais jamais. Grimaçant en risquant de renverser une personne tierce et me salir par la même occasion, il ne fallut pas plus de deux trois minutes pour que je retrouve sa trace dans cet endroit malodorant. Le voyant à quelques mètres de moi, je jurais intérieurement en me disant qu’il m’était impossible d’utiliser la matérialisation dans un lieu aussi bondé -certes de pauvreté- que celui-ci. Bafouer moi-même les règles de Undai ? J’allais déjà en faire tant d’ici peu. Prenant une autre ruelle que celle de l’enfant en essayant de gagner du temps vainement -ne connaissant l’endroit- ce fut par miracle que je le croisais à un coin de rue. Courant rapidement en remarquant que nous arrivons dans un endroit désert, il était temps de passer dans la cour des grands. Me dématérialisant pour venir me rematérialiser devant lui, je le laissais me foncer dessus en faisant barrage. Ne bougeant pas d’un pouce quand son corps se heurta sur mon corps, je grimaçais en voyant une tache sombre atterrir sur ma robe. J’allais le tuer. Fronçant les sourcils en attrapant celui-ci par la tête pour venir le secouer et ainsi donc faire tomber mes affaires sur le sol poisseux, je grinçais des dents de plus belle. Ma robe, mes affaires, il ne manquait plus qu’à ce que je roule dans la boue. Lâchant l’enfant en le laissant tomber au sol, je le jugeais du regard avant de matérialiser ma faux, laisser des humains connaître la matérialisation ? Oui si ceux-ci allaient mourir dans les minutes qui allaient suivre leurs découvertes ~ 

Créature innocente, tu seras bien mieux en rejoignant la terre des morts, cet endroit n’était plus fait pour lui ~ Des décombres par-ci par-là, des mouches en tant qu’animal de compagnie, des couvertures souillées pour venir les réchauffer. La vie n’était guère clémente avec eux, je l’accorde, c’est pour cela que je lui accordais la mort avec une main tendue. Il n’a guère d'utilité ici, si son âme est mienne, il deviendra un des piliers d’un nouveau monde ~ Dieu, qu’ai-je bien pu faire en cette matinée pour être si philosophe aujourd’hui ? ~ 

- Pauvre petite chose inutile, je t’accorde la mort, prends la comme un salut ~ 

Sentant Akiha arriver dans mon dos, je ne daignais changer d’avis qu’elle soit là ou pas. Allais-je briser l’une des promesses que je lui aurais faite en disant que je ne toucherai plus à la vie d’autrui ? ~ Foutaises, j’étais un monstre. Monstre qui renonça à toute violence en dématérialisant son arme en voyant le visage de l’enfant de plus près, ses yeux … Non. Secouant la tête en soupirant, je levais les épaules en me disant que finalement, ce n’était pas lui qui allait nuire à ma vie, d’un pas lent, je retournais vers Akiha avant de me faire arrêter par la chose, tenant le pli de ma robe. Monstre, il me salissait encore plus.

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Ven 22 Mar - 1:13

Faim. J'étais affamé. Je n'ai pas mangé depuis hier matin parce que je ne suis pas arrivé à voler qui que ce soit hier. J'ai essayé de gagner quelques pièces en courant à travers les rues, mais aucune occasion ne s'est présentée pour que j'arrive à en choper quelques unes. J'ai même essayé de m'aventurer dans les grands boulevards, chez les gens riches. Mais là aussi, je suis ressorti sans rien, à croire que ces gentilles personnes n'avaient pas beaucoup d'argent sur eux au moment où je passais à travers leurs chemins. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui je vais fouiller les poubelles. Grand-père, qui n'est pas mon vrai parent, disait que c'est mieux d'explorer toutes les possibilités plutôt que de se laisser mourir. Lui, il est mort, il n'y a pas longtemps de là, il est encore sous son carton dans la ruelle Est, caché des vues des autres. Je n'y suis plus retourné depuis sa mort, j'étais trop triste de le voir sans vie. Et en plus, je crois que maintenant ça pue là-bas, parce que j'ai vu beaucoup de chats et chiens fuir cet endroit. Je ne saurais pas dire si c'est vrai ou pas, je ne veux plus le revoir pour ne pas me laisser abandonner à la mort. J'étais un homme, il fallait que je persévère.

Voilà pourquoi aujourd'hui, j'ai décidé de trouver à manger quand mon ventre gargouillant me réveilla. Bâillant fort, je me frottais les yeux en sortant de sous mon carton empilé dans un coin écarté des bas-fonds. Même pendant la nuit le danger rôdait ici, il fallait être très prudent entre les animaux et les méchants adultes. Me grattant la joue, j'étais content de puer moins que d'habituer. Il a plut cette nuit, et j'ai pu me laver dans des flaques d'eau sans plus d'encombrement. Parfois, les autres clochards me demandaient pourquoi je ne suivais pas les gentils riches qui voulaient m'envoyer dans un orphelinat. Je leur répondais que j'aimais vivre ici. Mais c'était faux, je mentais, la vérité était que j'avais peur qu'ils me renvoient de là où je venais. Parce que maintenant, le chez moi c'était ici, à Kyoto, entouré de Japonais. J'ai même appris à parler cette langue grâce à mon grand-père défunt. Quoi qu'il en soit, me voilà à la recherche de nourriture.

Évidemment, le mieux ce serait de fouiller dans ceux des grands restaurants. Sauf que j'ai déjà essayé plus d'une fois de trouver des boîtes dans ces grands récipients noirs, sans succès. Ils étaient souvent bien protégés par des cadenas et des chaînes, et même parfois il y avait des grillages qui empêchaient tout accès à cette mine de trésors. Je ne comprenais pas pourquoi ils protégés ainsi ce qui allait être jeté, mais bon, les adultes sont étranges. Par contre, j'étais fier de moi ! Entre mes balades dans les différents endroits de Kyoto, j'ai découvert quelques restaurants où il ne fallait qu'éviter le grand patron et se servir quand il avait le dos tourné. Et comment y parvenir ? C'était facile de duper un grand parfois. Il suffisait de venir lui demander un pain, et pendant qu'il me le donnerait, je piocherais dans ce qui me serait disponible.

C'est ainsi que je me dirigeais vers un petit restaurant, se trouvant pas loin de là où je dormais d'habitude. Arrivant à destination, j'hésitais un instant de rentrer à l'intérieur. Après tout, il serait peut-être plus facile d'aller par derrière ? Non, non, autant se tenir au grand plan, et le plan B ? Je vais fuir au pire. Mais tous mes plans se firent abattre dès que je les ai vu. Deux femmes assises dans le restaurant et mangeant des plats. Ce qui voulait dire qu'elles avaient de l'argent et en plus, elles étaient belles. Des gens riches. Souriant de l'opportunité présente, je m'approchais doucement et discrètement de la femme aux cheveux noirs, trouvant qu'elle était beaucoup plus mieux habillée que l'autre, et donc qu'elle avait plus d'argent. J'étais si près... Et c'est quand je souris déjà d'avoir atteint sa poche, que je me glaçais littéralement quand sa jolie main propre me saisit tout à coup.

- Maaah ~ Qu’est-ce donc ? ~ 

Sursautant quand la dame sourit tout en me tenant d'une main de fer, je ne sus bouger pour m'enfuir. J'étais pris sur les faits, j'allais me faire enfermer. Non, il fallait que je fuie avant que les policiers n'arrivent pour m'arrêter. Ouvrant la bouche, je réfléchissais rapidement à un plan B. Comment arriver à m'enfuir ? Me débattant de son emprise, je me faufilais entre ses mains pour détaler comme un lièvre en dehors de ce petit restaurant. Fuyant le plus vite possible, un sourire heureux sur le visage, je traçais ma route parmi les gens sans regarder en arrière. J'ai réussi ! J'ai réussi à voler la madame sans qu'elle ne s'en rende compte. Je vais pouvoir manger aujourd'hui ! En plus il était lourd son portefeuille ! J'étais plus doué que les grandes personnes. Enfin, c'est ce que j'ai cru avant que je ne fonce sur une personne se trouvant soudainement devant moi. Laissant échapper un bruit de douleur, je tombais au sol avant de sentir une douleur vive à la tête. Les yeux larmoyants de me faire tirer les cheveux, je regardais la personne qui m'eut attrapée. C'était la madame que j'ai volé ! Mais comment a-t-elle fait pour me rattraper ?! C'était impossible, je courais beaucoup plus vite que les dames riches dans son genre. Effrayé mais aussi contrarié, je ne pus bouger quand mon butin tomba au sol, rapidement suivi de mon corps. Tombant sur les fesses, je me massais la tête avant de me figer net quand une chose bizarre apparue dans les mains de la femme en robe blanche. Ouvrant grand la bouche pour marquer mon étonnement devant... ça, je clignais des yeux devant l'aura désagréable de la riche femme.

- Pauvre petite chose inutile, je t’accorde la mort, prends la comme un salut ~ 

Ne comprenant pas très bien ses dires en vue de son langage trop bien parlé, je savais juste que ma vie était en danger devant cette personne. Mon instinct de survie me disait de fuir, mais je ne pouvais bouger sous son regard intense. Non, je ne savais que la regarder en tremblant. Mais quand j'ai cru que cette jolie madame allait me faire du mal, elle se détourna tout simplement de ma personne, avant de rejoindre l'autre femme qui était avec elle dans le restaurant. Respirant fort en même temps que mon cœur battait à mille à l'heure, je me redressais en position accroupie avant de me saisir du portefeuille au sol et... et il fallait que je le prenne et que je fuie avec. Sauf que je me retournais au même moment pour faire face à ces deux jolies personnes. Le butin en main, je grimaçais avant de m'approcher de la dame à qui il appartenait. Après tout, elle ne m'a pas fait de mal, alors il faut que je m'excuse et que je le lui rende. Elle avait l'air de tenir à ce que je lui ai volé, vu qu'elle m'a poursuivit aussi loin. Et en plus ! Je voulais savoir c'était quoi la chose qui était venue de nulle part dans sa main. Voulant donc interpeller cette étrange personne, je l'attrapais par sa robe pour qu'elle fasse attention à moi. Restant tétanisé sous son regard vert, et sur sa haute silhouette, je levais mon regard vers elle avant de prendre mon courage à deux mains et lui tendre son portefeuille.

- Madame... Vous avez laissé ça. Gomen...

Ma main toujours tendue avec son argent dedans, je baissais mon regard avant de le relever, toujours aussi honteux d'être pris aux faits, mais aussi intrigué par sa prestance. Ouvrant grand les yeux sur ces deux personnes, je ne pus empêcher ma curiosité s'élever au premier rang pour demander quoi avec la grande faux qui étaient dans ses mains et qui, maintenant, n'était plus là.

- C'était quoi la chose dans vos mains ? Ça marche comme dans les films ? Je peux voir encore une fois ?

Les films ? J'avais déjà pu voir quelques images dans les grands écrans dans les vitrines. Ce qui se passait dedans, c'était vrai non ? Alors si c'était le cas, tout pouvait être possible non ? Si, mais je voulais savoir si moi aussi, je pouvais faire ça ! Parce que si oui, je pourrai faire apparaître des oranges. Ce serait cool pour manger.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Ven 22 Mar - 19:48

J'étais contente de cette sortie, ce n'était peut-être pas la meilleure des idées pour plaire à la grande Ayame-Sama, mais c'était assez pour la surprendre, dans tous les sens du terme. Laissant ainsi donc mon contentement transpercer l'ambiance terne de ces lieux, c'est avec un semblant d'amusement que j'écoutais l'échange de la directrice avec le cuisiner. Si nous étions dans d'autres circonstances, je serais outrée de l'entendre parler de la sorte à cette femme puissante, mais nous étions dans les bas-fonds de cette ville, là où les bonnes manières exagérément jouées, n'existaient pas. Le monde normal en somme, sans les couverts en or. Je ne dirais pas que j'étais à l'aise dans cette atmosphère délabrée, je n'avais pas l'habitude de fréquenter ce genre de lieu qu'en cadre de travail. Mais justement, je n'étais pas complètement étrangère à cela non plus. Je devais avouer ne pas faire très attention à ce qui m'entourait, préférant me concentrer sur le comportement de ma chère accompagnatrice, pour voir jusqu'à la plus petite de ses mimiques. Et parlant de cela, c'était vraiment divertissant.

- Je t’en supplie mon cœur, rassure moi, tu n’essayes pas de m’empoisonner n’est-ce pas ? 

Clignant des yeux d'incompréhension tandis que nos plats arrivaient sur la table, je restais un instant incrédule à ses dires. L'empoisonner ? Pourquoi disait-elle cela ? « Parce que c'est une snob ! ». Faisant un non de la tête pour bien lui dire que je n'avais pas ce genre d'intentions en tête, je ne dis pas plus tandis qu'elle s'attela à la nourriture. Laissant le silence planer, toujours choquée de ses paroles, je me saisis de mes propres baguettes pour m'attaquer aux nouilles qui m'attendaient déjà bien fumants. Prenant la première bouchée tout en zieutant sur la directrice, sous les rires moqueurs de ma tendre moitié. Et là, quand je la vis, je ne pus m’empêcher de sourire, on dirait un enfant qui ne voulait pas manger ce qu'on lui donnait. Goûtant à mon plat à mon tour, je constatais que ce n'était -effectivement- pas si bon que ça. Je dirais plus que je mâchais des pâtes trempées dans l'eau.

- Et que ferions-nous après mon cœur ? ~ Encore un endroit bouleversant ma petite personne ? ~ 

Souriant jaune, je poursuivis mon repas avec une certaine appréhension. Que pouvais-je lui dire ? Rien, il fallait que je trouve un autre endroit pour compenser cette alimentation des moins goûteuses. Continuant tout de même de manger mon repas par respect pour le propriétaire de ces lieux qui n'arrêtait pas de nous lancer des regards suspects, je réfléchissais à un endroit tranquille dans la ville. Il y avait un café non loin de là, assez tranquille et fréquenté par des gens de la haute société. Oui, cela devrait parfaitement faire l'affaire sans sortir de ma première idée de lui montrer cet endroit d'un autre angle de vue. Me redressant déjà en laissant tomber mes baguettes dans le bol, je voulus déjà lui proposer ma nouvelle destination quand elle me surprit en me devançant. Tournant la tête sur le coté pour voir ce qui a attiré son attention, je laissais mon regard clair tomber sur l'enfant qu'Ayame tenait en otage. J'eus juste le temps de voir sa petite tête blanche avant que celui-ci ne détale comme un petit fou en dehors du restaurant.

- As-tu vu cet enfant ? ~ Huhu …

Huhu ? Et Dead Master n'était plus là. Complètement déboussolée par ce comportement des plus étranges, je me relevais et... m'arrêtais net, faisant face au cuisinier. Ouvrant expressément mon sac pour y trouver quelques billets, je les jetais sur le comptoir avant de sortir à mon tour de cet endroit insalubre. Était-ce une manière comme une autre de décliner ce repas, pour qu'elle parte aussi vite ? « Je crois plutôt que le gamin la volé. Heh ! » Voler Ayame-Sama ? Bonne blague. Farce qui prit vie quand je vis la directrice de Undai courir derrière un flash blanc dans la rue me faisant face tout en évitant les obstacles -d'autres gens- sur son chemin. Incrédule sur le moment, la seule chose que je fis, c'était de suivre les deux coureurs à la trace. Mais genre, je me suis mise à galoper derrière Ayame-Sama pour comprendre le sens de son comportement.

C'est sans mal -mais essoufflée bien sûr- que j'arrivais dans la même ruelle que les deux protagonistes. Restant en horreur de voir Ayame sa faux à la main devant le gamin au sol, je crois que mon cœur manqua un battement. Non qu'elle allait tuer un enfant innocent, mais... Si c'était pour cette raison là que je pressais mon pas pour arriver à leur hauteur. Utiliser la matérialisation dans un lieu publique où tout le monde pouvait le voir, était prohibé. D'accord, cela ne concernait peut-être pas la directrice de Undai en personne, mais tout de même. M'approchant de cette femme cruellement magnifique, je ne pus empêcher un soupir de soulagement traverser mes lèvres quand elle dématérialisa sa faux pour venir à ma rencontre. Étant donc tout près d'elle, je baissais mes yeux en même temps qu'elle sur le gamin qui était toujours là. Ne devrait-il pas s'enfuir surtout après ce qu'il a vu ?

- Madame... Vous avez laissé ça. Gomen...

Voyant effectivement le portefeuille de Dead Master dans les mains de l'enfant, je m dis que toute cette scène était justifiée. C'était donc bien un petit voleur. Un petit voyou trop mignon quand on y pense, il eut même la bonne idée de s'excuser de son geste. Le détaillant sous toutes les coutures, il était évident -sans être très cérébrale- que ce môme venait de la rue avec ses vêtements déchirés et sales, et aussi en vue de sa corpulence plus que rachitique. Ses parents ne devaient pas beaucoup s'occuper de sa petite personne. Et rien que pour cela, je lui donnerai quelques pièces afin qu'il puisse au moins s'habiller correctement. C'est sur cette pitié à son égard que je m'arrêtais sur un détail le concernant. Des yeux vairons... Ce gamin était atteint de la hétérochromie et donc, possédais un œil bleu et l'autre vert. Restant intriguée par ce phénomène rare chez l'humain, je me laissais attendrir par sa bouille enfantine. « Quelle perte de temps, laissons cette chose sale ici... d'ailleurs, regarde un peu l'état de la robe d'Ayame. Elle va le trucider ~ »

- C'était quoi la chose dans vos mains ? Ça marche comme dans les films ? Je peux voir encore une fois ? 

La chose... Aïe, il fallait s'y attendre de la part d'un enfant qu'il demanderait qu'était la faux matérialisée par les soins de la femme volée. En plus, ce petit avait l'air complètement ébloui par ce qui devait lui sembler être de la magie. Après on s'étonnait pourquoi il état interdit de montrer ses pouvoirs aux personnes extérieures à Undai. Ayame devait être fort en colère pour aller jusqu'à vouloir anéantir ce petit bonhomme. Mais peu importe, pour l'instant il fallait que l'on sorte de ce problème. Déposant ma main sur celle de mon amante, je lui indiquais que j'allais m'en occuper. Souriant donc tendrement envers le garçon, je m'approchais de lui déposant ma main sur sa tête blanche -grise plutôt- avant de lui ébouriffer les cheveux dans un geste amical. « Une petite manipulation et il oublie tout, Akiha ». C'était ce que j'avais prévu de faire, mais ses grands yeux curieux me firent complètement laisser cette idée de coté sous les sifflements outrés de mon ombre. Usant de mes cordes vocales d'une manière douce, je m'adressais à sa petite caboche tout en prenant le portefeuille de la directrice et le mettant dans ma poche.

- Ce n'est pas bien de voler. Tu ne seras pas puni cette fois-ci, mais fait attention. Où sont tes parents, chaton ?

Toujours aussi gentille, je me relevais quand le bras du garçon brandit dans une direction. Laissant mon regard couler vers l'endroit qu'il me montrait, je restais perplexe ne voyant rien d'autre qu'un tas de cartons entreposé dans cette ruelle sombre. Interrogeant le petit du regard, je me redressais et attrapais sa main avant de me diriger vers l'endroit indiqué. En tout cas, une chose était sûre, ce môme n'était pas très bavard. « Tu sens ça ? » Oui, je le sentais, plus je m'approchais des cartons, plus facilement je pouvais déterminer l'odeur putride de la chair en décomposition qui y planait. Perplexe, je lâchais la main du garçon pour venir bouger les cartons. Il n'a fallut qu'une seconde de plus pour que je me bouche le nez avec ma manche, faisant un pas en arrière en découvrant un cadavre grouillant de bestioles. C'était bon pour avoir la nausée ça ! Choquée, je me retournais vers le gamin tout en l'observant de haut en large. Serait-il... Le pauvre petit.

- Il faudrait appeler quelqu'un pour ce cor...

Le portable déjà en main, je m'arrêtais net quand je croisais les yeux amandes de Dead Master. « Un clochard reste un clochard, limite en s'en fou ! » Limite ? Non, je ne pouvais abandonner ce petit sans famille ainsi dans la rue. Il ne ressemblait à rien, il avait l'air d'être plus qu'affamé et en plus, il était seul sans personne pour le protéger. Il devait avoir quoi ? Six, sept ans ? Tout de même, il était trop jeune pour traîner dans la rue ! Déterminée, le portable pendant au bout de mon bras après avoir abandonné l'idée d'appeler la police, je fronçais les sourcils tout en laissant résonner ma voix dans l'air.

- Ayame, nous ne pouvons laisser ce petit seul ici !

Et pendant que j'étais déterminée à aider ce garçon, mon ombre éclata de rire, mais d'un rire nerveux en cheminant déjà vers mes conclusions. Non, il était hors de question que j'abandonne ce gamin, maintenant que je connaissais sa situation.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Ven 22 Mar - 20:38

Furieuse, je l’étais. Cette journée qui était censée être parfaite venait de se faire gâcher par ce morveux que je ne connaissais ni d’Adam, ni d’Ève. Contrariée de me voir dans un état déplorable alors que j'avais mis ma robe au mot d’ordre de ne pas la salir, je ne pouvais qu’être déçue. Une tache énorme se trouvait dessus ? Non, sinon j’aurais déjà fait une syncope. Ce n’était qu’une minuscule tache, un petit point invisible à l’œil humain … mais bien présent. Et aussi doué que le monde dans lequel je vivais était, tout Undai’en de ce nom l’aurait remarqué sans problème. Le visage fermé en me dirigeant vers Akiha à qui je n’offris qu’un soupir et un haussement d’épaule, je me figeais en sentant une gêne dans mon dos. Entrouvrant les lèvres en me retournant pour voir deux billes me fixer, j’allais mourir. Non, il allait mourir.

- Madame... Vous avez laissé ça. Gomen...

Une tache de plus. La mort était définitivement son unique salut. Et oui, je revenais encore sur ma robe, mais Dieu, savez-vous combien celle-ci m’avait coûtée ?! Radine ? ~ Non, loin de là ~ Oui, en ce qui concernait mon argent, le vrai que j’eus sorti de mes durs labeurs enfermée entre quatre murs, plongée sur une expérience me faisant connaître une fois de plus la gloire. Cet argent que j’avais reçu de mes actions privées et non pas de simples billets matérialisés que j’offrais à tout va aux élèves de Undai. Pour cette robe … J’avais même pris la peine de me déplacer moi-même en dehors de mon bureau pour rejoindre le centre commercial alors que si j’y avais mis les pieds deux fois, c’était beaucoup. Mais là n’était pas le pire, non ! J’avais sacrifié du temps sacré que j’aurais pu avoir avec Akiha pour cette satanée robe, alors oui. J’y tenais comme la prunelle de mes yeux et ce … ce chose. Arg. J’allais l’étrangler. Soupirant en me passant la main sur le visage, je ne fis qu’écarter deux doigts posés sur mes yeux pour descendre mon regard sur l’enfant. Intriguant, mais sale. Il était hors de question que je lui apporte le quelconque intérêt bien que ses yeux étaient « étranges ». Il était dit que les animaux tels les chiens et les chats avaient cette pathologie, peut être un millième de la population avait des pupilles différents … Mais était-ce assez pour qu’il me touche ? Non. Restant silencieuse devant l’enfant en me demandant ce que j’allais bien pouvoir en faire -comprenant déjà que celui-ci n’allait pas me lâcher de si tôt-, je ris jaune en accentuant ma pensée sous ses paroles ;

- C'était quoi la chose dans vos mains ? Ça marche comme dans les films ? Je peux voir encore une fois ?

Morveux. Ne savait-il pas se taire et tout simplement oublier ce qui venait de se passer ? Non, parce que les gosses de cet âge là n’étaient que des plaies que leurs géniteurs devaient supporter. Mais je n’étais en rien son géniteur … Encore heureux, imaginez-vous cet enfant venant de moi ? Laissez moi rire, je n’engendrerai jamais une créature aussi vilaine ~ Je ne disais pas que sa physiologie était dérangeante, loin de là, cet enfant avait cette bouille de victime dont plus d’un tomberait sous le charme, mais son état ! Oui, regardez moi ça … A croire qu’il s’est roulé dans la boue. Pauvre chose … Non, justement. Me retournant vivement en venant poser mes pupilles sur mon amante, je déglutis difficilement. « N’importe qui pourrait tomber sur sa bouille de victime ». Oui, et je compris en une fraction de secondes qu’Akiha venait de tomber dans le panneau. Non, elle s’y était écrasée en vue de ses faits et gestes. Imbécile. J’allais la trucider si elle … Si quoi justement ? Qu’allait-elle faire ? Je ne savais pas, mais plus les secondes passaient, plus je me sentais mal à l’aise. Pourquoi … Akiha-Chan, je t’en supplie, réponds moi.

Mais c’était déjà trop tard. Soupirant de mécontentement en voyant son visage se transformer en détermination, je laissais sa main se poser sur ma joue en venant limite la supplier du regard. Non, ne fais pas ça. Et qu’allait-elle faire ? S’intéresser à cette petite chose inutile. Manquant de hurler mon mécontentement pour qu’elle s’arrête dans sa démarche, je ne pouvais qu’être plus que horrifiée quand sa main vint frotter la tignasse remplie de poussières de … ça. Me soulagement en entendant l’ombre protester également, mon plaisir ne dura qu’une seconde quand elle ouvrit la bouche. Non, ne parle pas, n’utilises pas ce ton pour cette horreur, partons, … Je ne veux plus. Rentrons. Comment finit mon supplice ? Par une ignorance totale d’Akiha, devenue en moins de cinq secondes obnubilée par cet enfant. Horreur, j’allais faire une crise cardiaque si j’assistais ne serait-ce qu’une seconde de plus à cette scène.

- Ce n'est pas bien de voler. Tu ne seras pas puni cette fois-ci, mais fait attention. Où sont tes parents, chaton ?

Me frappant le visage assez fort pour qu’un petit ploc se fasse entendre, je déglutis. Oui, elle s’y intéressait, oui, cela allait mal finir. Comment, pourquoi, dans quel sens ? Je ne savais pas encore mais tout me disait que je devais faire quelque chose ; Prendre Akiha par le bras et la tirer jusqu’à Undai -en somme, s’enfuir loin de cette demi-portion-. Les suivant du regard quand le môme vint pointer un endroit quelconque, je me demandais ce qu’il voulait dire. Genre, ses parents étaient ces cartons ? Ce n’était qu’un enfant, tout était possible de leurs parts après tout. Tellement que celui-ci se serait senti seul, il a « créé » sa famille avec le peu de choses qu’il avait ? Laissez moi rire, c’était ridicule.

Suivant ma scientifique d’un pas lent et las, je m’arrêtais à côté de l’enfant quand celle-ci prit une certaine avance sur nous pour venir déplacer des cartons. Sentant déjà d’ici une odeur encore plus horrible que celle émanant de l’enfant, je soupirais une fois de plus. Un cadavre, comme c’était rare de trouver cela dans les bas-quartiers ~ Huhu, que c’est triste ~ Laissant mon amante se mettre à délirer sur la manière la plus logique de se débarrasser de ce corps, je m’approchais du pauvre cadavre pour le juger ne serait-ce que d’un peu plus près. Combien de temps ce corps était là ? Deux semaines si pas plus … Dieu, on pouvait dire qu’il avait eu son utilité dans le monde en voyant le nombre d’insectes se nourrissant de son corps ~

Détachant mes yeux du corps pour venir les poser sur Akiha, je la lacérais de mon regard en me demandant ce qu’elle allait faire maintenant. Partir était sans doute la meilleure des choses à faire, cet enfant, si elle voulait tant l’aider, elle pouvait toujours le déposer quelque part … dans un orphelinat quelconque, là bas ~ Ou même, un poste de police était suffisant, n’est-ce pas ? Huhu ~ Non, bien évidemment que je n’aiderai pas cette chose. Moi du moins.

- Ayame, nous ne pouvons laisser ce petit seul ici !

Restant incrédule devant ses paroles, je croisais les bras en levant un sourcil étonné. Nous ne pouvions pas ? « Pourquoi donc ? » Fut ma première parole avant que je ne me fasse transpercer par son regard. Non. Entendant son ombre hurler un désaccord incompréhensible, je ne laissais rien paraître sur mon visage alors que les paroles de son être maléfique me figeaient sur place. Sentant des sueurs froides -métaphoriquement- dans le dos, je me glaçais. Non, il en était hors de question. Noircissant mes traits en montrant mon mécontentement se propager dans cette atmosphère lourde, je fis un simple geste de la main en avant pour venir lui dire, d’un ton froid -digne de ma réputation de tyran- ;

- Non.

Non quoi ? Non je n’acceptais pas la pensée qu’elle venait d’avoir. Cela se voyait, cela se sentait, cela était tellement palpable que si je n’étais pas la personne que j’étais, je me sentirais étouffée ici. Toujours en colère, non, furieuse de savoir qu’elle eut pensé ne serait-ce qu’un instant à ça, je fis un pas en avant pour me rapprocher de sa personne tout en la foudroyant de mes amandes sombres. Que pensait-elle ? Que cette chose vienne avec nous. Comment le savais-je ? Il ne fallait que la voir pour comprendre. La tirant avec moi loin de cette scène et des oreilles de l’enfant, je la pris à part pour venir lui dire -laissant le ton mielleux de côté- ;

- Je n’accepterai pas cela.

Me dirigeant vers le cadavre en poussant la chose de la main vers Akiha, il ne fallut plus d’un instant pour que je mette feu au carton. Brûlant le corps sans plus de cérémonie, je laissais ma matérialisation se propager sur le vieillard uniquement, ne touchant guère aux autres crasses présentes dans cette rue. Faisant cela dans le but de montrer une bonne action devant Akiha, j’allais même jusqu'à matérialisé une croix là où se trouvait la dépouille un peu plus tôt. Agrémentant le tout par un bouquet de fleurs -me faisant presque mal au cœur- de faire tant pour que … pour ça.

- Une croix, un bouquet, un endroit où se reposer, je lui accorde cette cérémonie pour son parent mais rien de plus Akiha.

Venant vers elle pour l'inciter à me suivre, je l’invitais à me suivre en lui attrapant la main. Un simple « Rentrons, notre place n’est guère ici. » Et j’espérais vainement qu’elle m’écoute. Pourquoi vainement ? Parce que je connaissais tellement bien Akiha que je me détestais d’être tombée amoureuse d’une personne comme elle, une fois déterminée même moi, je ne sais la contenir. C’était atroce et je sentais que j’allais en payer les frais dans peu. Prenant les devant en m’arrêtant pour lui faire face, je laissais le calme s’emparer de moi, laissant ma colère pour espérer ainsi amadouer Akiha de mon côté, je ne sus m’empêcher de lui dire -avec mon ton dit habituel- ces quelques paroles ne servant à rien ;

- Il n’est pas le seul dans ce cas de figure, plus d’un survivent, nous n’avons le droit d’interférer dans sa vie mon cœur ~

Un argument de choc ? Loin de là. Viendrais-je à supplier son ombre à sortir de son corps pour se mettre de mon côté ? Non, pour l’instant du moins. Soupirant déjà en secouant légèrement la tête, j’attendis une action quelconque de sa part.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Ven 22 Mar - 23:29

Je savais pertinemment que ma pensée pouvait paraître plus qu'irrationnelle, mais sur le coup, je ne voyais aucun autre avenir pour ce petit que celui en ma compagnie. Pourquoi donc ? Je ne savais pas précisément, ce n'était pas comme si c'était la première fois que je tombais sur des enfants démunis, sauf que celui là, il était différent. Non pas à cause de ses yeux, mais du fait que j'avais la possibilité d'interagir avec cet enfant tout en pouvant lui apporter mon aide. Dans le genre attachant, je ne pouvais trouver mieux. « Non ! Ce n'est qu'une entrave, il sait même pas qui tu es, laisse tomber Akiha ! » Fermant mon esprit à mon mauvais coté, je ne laissais rien s'afficher sur mon visage tandis que je restais toujours en barrage entre l'enfant et le cadavre de derrière. Une entrave ? Ce garçon ? En aucun cas, il était si pitoyable que je devais, c'était en mon devoir, de lui apporter mon soutien. Et ce peu importe l'avis de mon alter-ego.

- Non. Je n’accepterai pas cela.

Je restais figée devant tant de colère venant d'Ayame. Mon ombre, je pouvais encore comprendre qu'elle ne veuille me laisser m'occuper de ce petit être innocent, mais de là à voir la noirceur s'emparer de la directrice pour cette raison... Je ne m'y attendais pas. Si, si je m'y attendais et c'est pour cela aussi que je restais déterminée et de marbre devant son regard meurtrier. Comment savais-je qu'elle savait mes pensées ? Ce n'était pas difficile à deviner pour une femme telle qu'elle. En tout cas, j'étais prête à tout pour cette envie folle et passagère. Je ne m'acharnais pas simplement pour les bienfaits de ce garçon, je cherchais plus que cela dans cette rencontre opportune. Je ne saurais dire encore ce que je voulais véritablement de cet enfant, mais une chose était sûre, je ne comptais pas l'abandonner quitte à devoir l'adopter. Fronçant les sourcils quand Ayame bougea finalement de sa place, je crus un court instant qu'elle allait tuer ce petit sous mes yeux, mais au lieu de cela, elle l'envoya -littéralement- vers moi pour s'occuper du corps du cadavre. Réagissant au quart du tour, je vins me saisir de la petite tête blanche pour lui cacher la vision de son défunt... qui d'ailleurs ? « Tu te rends compte ?! Tu ne sais rien de ce gosse. Il nous est inutile Akiha ! » Je supportais tant bien que mal les aboiements de mon ombre à l'intérieur de mon esprit, ne lâchant pas d'une semelle l'enfant dans mes bras et surtout, ne quittant pas les gestes d'Ayame d'une seule seconde.

- Une croix, un bouquet, un endroit où se reposer, je lui accorde cette cérémonie pour son parent mais rien de plus Akiha. 

Si je n'étais pas tant déterminée à tenir tête à cette femme, je crois que je rirais de temps de mauvais goût de la part de cette femme tenue pour être parfaite dans chaque situation. Restant toujours aussi fermée à ses ordres, je ne pouvais être plus froide que maintenant. Autant rester calme sous sa colère, afin de ne pas empirer les choses. Même Akiha me disait de lâcher prise et d'abandonner cette « chose sale », mais je ne pourrais me pardonner dans le futur d'avoir laisser un enfant affamé mourir quelque part dans une rue. Il n'avait aucune chance de survie et je ne voulais pas l'envoyer dans un orphelinat ou je ne sais où pour qu'il devienne un cas social ou pire qu'il meurt. Non, je devais absolument m'en occuper personnellement. Laissant mon emprise sur ma convoitise disparaître en même temps que la poigne de fer d'Ayame se referma sur ma main, je sentais une sourde colère se propager dans mon être tandis qu'Akiha donnait raison à ce comportement de la part de ma supérieure.

- Rentrons, notre place n’est guère ici.

Voulant m'échapper de cette emprise, je ne dus user d'impertinence parce qu'elle me lâcha avant cela. M'arrêtant net devant elle, je m'obligeais un regard en arrière pour voir l'enfant debout seul devant la « tombe » fraîchement construite de son parent. Cette vision des plus triste ne fit qu'attiser ma détermination sous le ton calme de celle qui me servait d'accompagnatrice.

- Il n’est pas le seul dans ce cas de figure, plus d’un survivent, nous n’avons le droit d’interférer dans sa vie mon cœur ~

Mon visage se décomposa en même temps que le regard pénétrant de cette femme se plongea au fond de mon âme. Fronçant les sourcils, je dus tout de même me résoudre à avouer mon hésitation sur le moment, surtout poussée par ma deuxième moitié. Si je le laissais ici... Seule ma conscience serait endommagée, ce seraient de souvenirs rapidement avalés par mon sombre coté sans que je n'aille à en souffrir d'avantage. Effectivement, mais d'un autre coté, beaucoup plus humain, j'étais fidèle à moi-même, et si je pouvais aider quelqu'un, je le faisais et ce, pas à moitié, quitte à m'y investir corps et âme. Cette fois tout autant en colère que Dead Master, je laissais exprimer ma colère naissante dans mes paroles acérées.

- Ce garçon peut avoir un avenir grâce à moi ! Je ne vais pas l'abandonner surtout que je peux le lui en offrir !

C'était certain, si je le voulais, je pourrais facilement subvenir à ses besoins, je pourrais lui tracer une vie normale sans qu'il ne doive s'inquiéter de ce qu'il mangerait chaque jour. J'étais la meilleure placée pour l'aider. « Non ! Tu es une scientifique, tu as des obligations ! ». Et alors, j'étais assez douée pour augmenter ma charge d'obligations, me concentrant tout autant sur cet enfant au lieu de passer ma vie enfermée dans un laboratoire. Si ce gamin nous est tombé par hasard dessus, j'étais certaine que c'était un signe, et je n'allais pas lâcher prise sur le sujet. Je voulais qu'il vienne avec moi, et j'étais persuadée que lui aussi, il préférerait être protégé par ma personne plutôt que délaissé là, dans le danger permanent. C'était ignoble de penser juste à partir sans lui. Me tournant vers le petit garçon en question, je plaçais ma main dans son dos pour venir le pousser devant les yeux impitoyables de la directrice. Gardant une main sur sa tête, je démontrais à force de gestes ma colère contenue, tout en laissant ma voix s'emporter sous chaque mot.

- Regardez le, il est innocent ! Pourquoi un enfant devrait souffrir parce que vous n'acceptez pas qu'il vienne avec moi ? Si cela vous dérange tant, je ferai en sorte qu'il ne pose pas ses pieds à Undai.

Si nous devions en arriver là, alors je me trouverai une maison en ville où je vivrai avec ce petit, allant travailler à l'école quand je le devrais. Pourquoi aller jusqu'à l'extrême si j'avais une vie parfaite dessinée sous mes yeux ? Parce que... Parce que j'étais humaine et un nouveau rêve « caprice ! » traçait son chemin dans mon avenir. Avoir un enfant... Ce n'était pas forcément dans mes projets, mais là, si je pouvais en avoir un en plus de l'aider gratuitement, je le ferai sans hésiter, tellement sans me poser de questions que je me plaçais devant le gamin tout en foudroyant Dead Master des yeux. M'exprimant d'une voix glaciale, je laissais mes paroles fuser dans un dernier mouvement de contradiction.

- Ayame, tu ne peux me garder dans cette Académie sans me laisser le choix de vie dedans. S'il te plaît, laisse-moi me charger de cet enfant.

« Tu fais erreur, AKIHA !! » Je massais ma tempe sous l'intensité de la furie de mon alter-ego qui hurlait carrément dans mon esprit toute l'outrance dont elle était munie à ce moment. Pour elle, ce gosse était comme gâcher notre existence. Mais quelle était-elle quand je la regardais de mon coté ? Je courrais derrière un rêve que je ne pouvais avoir, enfermée derrière des murs en vain, n'ayant aucune liberté d'être, devant servir ma reine pour un but inexistant. Alors ce garçon, cet être insignifiant, je le voulais. Au moins ça. Alors... Ferme la, Akiha ! Personne ne se mettra en travers de mon bonheur.

« -Laisse-moi rire ! Ayame, ça sert à rien de discuter avec Akiha, autant éliminer ce môme maintenant. »

Mon ombre sortie sous l'instabilité de notre contradiction, je me vis pâlir de colère sous sa parole -selon moi- dérisoire. Claquant des doigts, le gamin toujours dans mon dos, je rappelais la masse noire à l'ordre, pour qu'elle retourne se tapir dans mon corps avec ses pensées complètement contraires aux miennes. Laissant un soupir frustré sortir d'entre mes lèvres, je lançais un regard suppliant vers Ayame. Je tenais vraiment à cet enfant. M'approchant de la directrice, je déposais mes lèvres sur les siennes avant de me reculer, mon front contre le sien, plongeant mon regard suppliant dans ses pupilles impénétrables. Je voulais rester avec cette femme, mais j'aimerais vraiment que je puisse aussi avoir un enfant, à croire que mon humanité me rattrapait au galop. Laissant ma voix se railler dans un seul mot chargé de tous ces sentiments, je laissais le choix final à mon amante.

-Ayame...

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Sam 23 Mar - 0:13

C’était … horrible. Tellement que si je n’étais pas déjà pâle, j’aurais pris un teint tellement blanc qu’on aurait pu croire que j’étais devenue transparente. Nos regards se mélangeant dans un conflit sans nom, nos trais se déformant sous la colère et cette manie de vouloir sauver l’humanité qui ne cessait de prendre de l’ampleur. Que devais-je faire ? Renoncer bêtement en me disant que dès qu’elle aurait le dos tourné, je n’aurais qu’à me débarrasser de lui ? Non, je savais protéger mes arrières, et un tel acte ne m’apporterait que soucis, si j’avais la possibilité de la faire changer d’avis, ce sera maintenant ou jamais. Dégoûtée, frustrée et tout ce qui en allait, mon visage laissait exprimer ma colère alors que celui d’Akiha fit de même. Non, ceci allait être catastrophique … une dispute dans un couple ? Rien de mal, cela arrive tout le temps ~ Sauf quand ce même couple était composé de monstres risquant de se décapiter pour un oui, ou pour un nom ~

- Ce garçon peut avoir un avenir grâce à moi ! Je ne vais pas l'abandonner surtout que je peux le lui en offrir !

Conneries. Un avenir disait-elle ? Et qu’en était-il du sien ?! Savait-elle seulement ce que représentait un enfant ? Non, ce n’était pas le cas. L’avenir qu’elle pourra lui offrir sera aussi ignoble que notre existence, Undai n’était pas un lieu pour un enfant de cet âge là. Et qu’en était-il de Yume dans ce cas ? Cette époque était différente de celle-ci, de plus Yume n’était pas là pour réduire ma soif de compassion humanitaire ou maternelle, mais bel et bien dans un but précis. A l’époque elle m’avait également fait pitié, d’où la raison pour laquelle je l’avais prise avec moi … Mais non. Yume-Chan n’avait rien avoir avec cet enfant piteux. C’était … horrible de penser que j’eus ne serait-ce qu'une seconde comparé ces deux êtres. Des enfants, oui. Mais différents sur tout point. Yume-Chan était mon réceptacle, qu’en serait-il de cet enfant ? Il rentrerait dans mes rangs, ainsi, par simple caprice d’Akiha ? Laissez moi rire. Secouant de la tête sous sa bêtise, je croisais les bras en fermant les yeux. La raisonner ? Foutaises, tête comme un mule, je parlais dans le vide.

- Regardez le, il est innocent ! Pourquoi un enfant devrait souffrir parce que vous n'acceptez pas qu'il vienne avec moi ? Si cela vous dérange tant, je ferai en sorte qu'il ne pose pas ses pieds à Undai.

Levant le regard vers sa personne pour finalement le descendre sur l’enfant, je ne daignais montrer une quelconque expression. Ce n’était qu’un enfant. Une chose sale dandinant près de nous, risquant de nous contaminer de ses maladies étranges, une chose néfaste n’avait qu’un avenir, l’éradication. L’innocence me disait-elle, foutaises. Mais ces mots n’étaient pas les pires, ce n’est que vers la fin de sa phrase que je me raidis instinctivement, laissant un air choqué trôner sur mon visage … « Je ferai en sorte qu’il ne pose pas ses pieds à Undai » … Cela voulait-il dire qu’elle avait l’intention de quitter l’académie si ce môme n’était accepté par ma personne ?! Sentant ma colère irradier de mon corps dans un flux verdâtre, je me contenais -du moins j’essayais- pour ne pas venir anéantir cette femme.

- Ayame, tu ne peux me garder dans cette Académie sans me laisser le choix de vie dedans. S'il te plaît, laisse-moi me charger de cet enfant.

Comment osait-elle ?! Oui, elle me le disait clairement. Elle avec le gosse ou personne. C’était monstrueux … me mettre ainsi derrière cet enfant ?! Non, je n’en pouvais plus, ma colère résonnait en moi tandis qu’un tambour incessant me cassait les oreilles. Comment savait-on que j’étais en colère, cette même colère noire qui savait détruire Undai en un claquement de doigt ? Quand plus aucune expression ne se hissait sur mes trais, quand même un sourire ne se fit place, quand même … ma voix ne traversait plus mes lèvres. Je ne bougeais plus, j’étais en colère, non pire. J’étais furieuse au point tel que moi-même, je ne savais quand j’allais exploser.

« -Laisse-moi rire ! Ayame, ça sert à rien de discuter avec Akiha, autant éliminer ce môme maintenant. »

Laissant cette chose dérisoire mais complémentaire dans cette situation, je ne bronchais pas quand celle-ci s’enroua autour de moi. Sentant toutes ses ondes négatives se faire imbiber par mon corps, je restais toujours aussi impassible alors que mon esprit me hurlait d’obéir à la demande de l’ombre de mon amante. C’était … horrible. Je n’en pouvais plus, je ne savais plus … Que faire ?! Tuer. Tuer était le seul salut que je pouvais avoir quand une situation … embarrassante … se … dressait … contre … moi.

Perdant le fil de mes idées quand ma protagoniste du jour se hissa jusqu’à mon corps pour me couper dans une étreinte, je ne savais plus où mettre de la tête … son baiser tendre, sa caresse … C’en était trop. Comment réagir après cela ?! N’était-ce pas elle qui me disait de prendre le gosse avec elle à défaut de la perdre ? C’était irrationnel. Tellement que je ne sus comment réagir face à cela, j’avais envie. Non, ce n’était pas ça. J’avais envie, j’en avais besoin … Akiha devait rester à Undai. Cet enfant ? Qu’en faire ? Je ne savais pas, mais je ne devais pas non plus renoncer à mes convictions alors qu’elle essayait de m’attendrir par ses faits et gestes.

-Ayame...

Non. Il n’y avait plus d’ « Ayame » qui tienne. Me reculant vivement de son toucher et de ce baiser partagé -m’arrachant une partie de moi à chaque fois que je repoussais celle que j’aimais- en tapant son emprise sur ma personne du revers de la main, je me plaçais à quelques pas de sa personne, le visage toujours haut, ne daignant lâcher ses pupilles bleutées. L’enfant ? Je n’en avais que faire, même avant son arrivée sur mes terres il me posait déjà des problèmes. Gardant un certain calme en n’affichant nulle colère, je pris parole, dans un ton plus qu’horrifique ;

- Je ne te laisserai mettre cet enfant devant moi Akiha. Tu n’as pas le droit de privilégier cet enfant … Je suis ton unique !

Sentant ma colère se perdre sous cette dernière parole, j’explosais. Ma robe se changeait instinctivement en ma robe de combat, le blanc salissant par le noir ténébreux, mes yeux d’un vert plus scintillant et ces cornes de monstre montrant ma nature première. Le visage tiré par des traits colériques, ma faux en main, je la pointais en direction d’Akiha. Non, elle n’avait pas ce droit ! J’étais son tout, sans moi elle n’était rien … Je devais être celle qu’elle aimait le plus. A croire que cet enfant venait de gâcher mes expériences … Elle n’avait été qu’une hypocrite une fois de plus. Serrant mes mains sur ma faux, en laissant ma force se découler dans mon arme, je hurlais presque ma tristesse ;

- J’avais confiance … en toi. Et cette chose que tu protèges, comment oses-tu ?!

Avançant d’un pas furtif vers Akiha en me déplaçant assez rapidement vers elle pour venir la taper contre un mur se trouvant non loin de là, je jurais intérieurement en entendant ses os craquer sous ma violence. Cela faisait mal, cela me faisait mal de devoir ainsi « combattre » celle à qui j’avais donné mon amour. Elle m’avait trompée, une fois de plus. « Akiha ne te fais pas de mal, elle … » Silence. Personne ne trompe Dead Master.

- Je t’aime tellement … pourquoi me fais-tu cela ?!

Matérialisant une arme discrète dans ma main, je l’enfonçais sans ménagement dans l’épaule d’Akiha. Elle devait souffrir. Elle … « NON ! » Non ? M’arrêtant avant de commettre l’irréparable, je fis disparaître la lame avant qu’elle ne s’enfonce dans la chair de mon amante. Je l’aimais … trop pour la tuer. Sentant mes traits passer de neutralité à tristesse, mon visage se déforma sous cette mélancolie … J’étais irremplaçable. Oui, je l’étais. Me reculant de ce que j’appelais « mon aimée », je laissais ma faux traîner derrière moi dans bruit sourd. Masquant ce qu’il semblait être des larmes risquant de chuter de mes yeux -pleurer ? Moi ? Ce n’était que pour faire passer mes sentiments ~-. M’arrêtant devant l’enfant en le jugeais du regard, je crus un instant que celui-ci était vraiment innocent avant de lever ma faux et de l’abattre sur celui-ci. Touchais-je ma cible ? Non. Akiha ne savait-elle donc pas rester à sa place ?!

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Sam 23 Mar - 1:30

Je ne m'attendais pas une réaction aussi violente de la part d'Ayame-Sama. J'en fus d'ailleurs choquée de la voir se comporter de la sorte pour une telle demande. Un enfant, au final qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire, si je lui promettais de ne pas interférer ce bonhomme avec la vie « normale » dans les murs de cette Académie. Il n'y avait aucune raison pour qu'elle ne me laisse pas m'en occuper, j'étais une femme accomplie, j'avais le droit de faire mes propres choix dans la vie. Devrais-je lui expliquer que je n'étais pas Yume ? Non, je crois que là, il n'y aurait plus de chemin de retour. D'ailleurs, il y en avait un, déjà à ce stade de notre dispute ?

- Je ne te laisserai mettre cet enfant devant moi Akiha. Tu n’as pas le droit de privilégier cet enfant … Je suis ton unique ! 

Je ne compris pas tout de suite quand Dead Master apparut sous mes yeux sous sa forme la plus terrifiante. Restant abasourdie par tant de haine pour une question n'ayant pas tant d'importance, dans ce contexte. Pourquoi me parlait-elle de notre relation tandis que nous discutions d'un orphelin ? Restant incrédule sous ses paroles, je ne bronchais pas plus, ne sachant quoi dire pour ne pas me mettre à hurler à mon tour à son encontre. Dead Master était un être à part entière, je n'ai jamais osé penser quitter Undai pour un enfant dont je ne connaissais même pas le nom, je ne voulais que m'occuper de lui pour qu'il ait un avenir plus radieux. Ce n'était pas comme si je devais choisir à qui donner un bol de céréale pour le nourrir, à Ayame avec laquelle je vivais presque ou à un gamin démuni. Cela n'avait pas lieu d'être ! Jamais je ne placerai une personne devant ce que je portais en moi pour Dead Master-Sama. Pourquoi sous-entendez elle une telle chose ridicule ? Je ne savais pas, mais je ferai mieux de le lui expliquer avant qu'elle ne détruise toutes nos bases.

- J’avais confiance … en toi. Et cette chose que tu protèges, comment oses-tu ?! 

C'était un désastre, cette journée qui devait se finir sur une simple prise de conscience, tournait au vinaigre. Et je le compris quand mon dos craqua contre un mur délabré de la ruelle. Grimaçant sous la douleur, je ne fis qu'écarquiller les yeux tandis que ma chère et tendre amante s'extérioriser d'une colère impensable. Pourquoi... Je ne l'ai pas trahi, nous avions construit une relation de monstres dépassant la probabilité du fonctionnement, et là, là tout se faisait abattre par la violence démesurée venant de sa personne... Ayame-Sama, cette femme si posée d'habitude, était en train de délirer complètement sous mon regard plus qu'étonné. Oui au lieu d'être effrayée par son comportement, j'étais plutôt choquée. Choquée et outrée pour être précise. « Je te l'ai dit, Akiha. Je t'ai prévenu. »

- Je t’aime tellement … pourquoi me fais-tu cela ?!

Et c'est quand je vis un éclat d'une lame sous mes yeux que je devins blanche comme la mort. Elle n'allait tout de même pas me tuer pour ça. Croyais-je cela ? Ce monstre tuait pour moins que ça. Mais le pire, ce que je n'avais aucun moyen de l'arrêter dans sa colère irradiante. Ouvrant la bouche pour protester, prête à matérialiser ma robe de combat pour contenir sa folie, je ne fis que soupirer quand elle s'éloigna de ma personne soudainement. Restant plantée contre ce mur, je ne savais quoi dire ou faire, à part m'atteler à réparer mes os brisés dans des bruits terrifiants. Qu'ai-je fait pour mériter tant de haine ? Non, plutôt, qu'est-ce qui s'est passé dans la tête d'Ayame pour qu'elle croie que j'allais abandonner mon engagement envers sa personne ?! Je tenais à ma vie, je tenais aussi à cette précieuse relation que j'ai réussi à avoir avec la reine de ce monde maudit. Et tout cela risquait de se faire gâcher par... « Ce sale gosse... ! » Non ! Non, cela serait anéanti par l'égoïsme de cette femme. Si elle voulait que je reste avec elle, elle devrait me laisser construire une vie normale à ses cotés. Il fallait qu'elle comprenne et qu'elle prenne mes paroles en considération avant de perdre tout mon respect. Chose qui se produisit quasiment quand elle soulève sa faux pour l'abattre sur cet enfant restant plus que silencieux devant notre coup de gueule. En voyant ce qu'elle s’apprêtait à faire, je devins furieuse, tout autant qu'elle.

Matérialisant ma robe de combat aussi vite qu'il m'était possible de le faire, je guéris instantanément mes blessures internes avant de me placer devant l'enfant, le repoussant en arrière pour que l’arme meurtrière d'Ayame ne le transperce pas. Envoyant des ondes calmes dans l'air plus pour calmer le petit qui devait être terrifié que stopper la directrice de Undai, je me plaçais à travers son chemin, une main sur sa faux avant de m'exclamer, toute la colère possible affichée sur mon visage d'habitude si serin.

- Idiote ! Bon sang, Ayame ! Cet enfant n'a rien à voir avec nous !

Repoussant son arme sur le coté, un air hautin prit place sur mon visage tandis que je gardais un œil discret sur le garçon. Autant que cela ne s’ébruite pas dans toute la ville de Kyoto. Peu importe finalement, la seule chose qui m'importait était de mettre les choses au clair avec cette femme et aussi, protéger ce petit d'une destruction injuste. « Akiha... C'est dangereux, elle ne t'écoutera pas. » Oh que si, elle allait m'écouter qu'elle le veuille ou non ! Croisant les bras sur ma poitrine, je ne daignais bouger de son champ de vison avant d'élever ma voix dans l'air, terriblement calme, terriblement oui... Non, pas du tout finalement.

- Ayame, ne comprenez-vous pas que vous êtes celle que je sers ? Celle à qui je me suis vouée ?! Vous croyez vraiment que ce garçon pourrait remplacer votre grandeur à mes yeux ?! C'est... Stupide !

Oui, j'étais relativement en colère, d'ailleurs au point même de ne plus trouver mes mots afin d'expliquer cela avec toute la civilité possible entre deux personnes de notre rang. Mais que pouvais-je faire au final ? Il fallait que je percute son esprit embrumé par une jalousie incroyable n'ayant pas lieu d'être. En parlant de cela, je n'allais certainement pas lui pardonner de sitôt d'avoir attenté à ma vie, et surtout pas à celle de ma convoitise du moment. Non, définitivement, cette histoire ne nous mènerait qu'à la haine inutile. Et croire que mes rêves futurs ont failli de se faire détruire en un clin d’œil par cette femme. Bon sang, je bouillais de l'intérieur sur cette injustice. Non pas à mon égard, à celle de cet enfant innocent qui n'avait rien à voir avec Undai. Ce n'était pas en tant que membre de cette élite que je demandais à m'occuper de lui, mais bel et bien en tant que simple humaine.

- Essayez juste de comprendre que je ne fais pas cela pour vous nuire, je ne veux que justice pour cet être faible. Montrez un semblant de compassion au lieu de sauter aux conclusions hâtives, Ayame !

Était-il juste possible que je sois à ce point contrariée ? Cela l'était en vue de la situation. M'approchant de sa silhouette menaçante, je laissais un soupir frustré traverser mes lèvres avant de poursuivre mon chemin jusqu'à elle, me fichant bien qu'elle puisse réagir violemment ou non. Si elle devait briser notre contrat « d'amour », autant qu'elle le fasse vite et proprement avant que je ne sois déçue par sa prestance du mauvais goût.

- A croire que vous ne me faites pas encore confiance... Tuez-le dans ce cas, mais ne vous attendez pas à ma reconnaissance, Dead Master-Sama.

Déviant mon chemin sur la gauche, je laissais résonner mes talons sur le sol sale de cette ruelle. « Akiha… Tu es terrible en colère. » Ne prêtant pas plus attention à mon ombre, je m'arrêtais encore une fraction de seconde pour lancer un dernier regard triste au gamin -restant calme sous l'emprise de mon pouvoir- avant de me détourner complètement de cette scène. Fixant un point invisible devant moi, je me résous à attendre qu'Ayame finisse ses méfaits pour que l'on rentre à Undai. Ainsi donc, une longue attente prit place dans l'air, guettant chaque bruit provenant de derrière, je ne daignais me retourner, tandis qu'un fin murmure traversa mes lèvres dans un dernier espoir.

- Je vous en supplie...

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Sam 23 Mar - 15:27

La mort était son salut, ma pensée s’arrêtait à cela en me disant que j’avais déjà trop perdu aujourd’hui. En plus d’une dispute monstre qui n’allait se finir de si peu, je me retrouvais entravée par la personne avec laquelle j’étais censée construire des bases solides. En vain. Notre nature première nous interdisait de faire vainement confiance à qui que ce soit, nous étions toujours ainsi à protéger nos arrières pour que notre confort habituel ne se voit pas bafouée par x et x rafles désastreuses. Et aussi strictes que nous pouvions l’être, je crois qu’aucunes de nos personnes ne s’attendaient à finir ainsi. Me retrouvant devant Akiha, sa robe de combat sur le corps, je me demandais un instant si tout ceci allait finir dans un combat. Nous ne nous étions jamais battues, pas ainsi. Nos disputes étaient civilisées, nous nous plaisions dans la grâce et non dans la brutalité. Alors que faisais-je donc ?! Je ne saurai le dire, je voyais rouge.

- Idiote ! Bon sang, Ayame ! Cet enfant n'a rien à voir avec nous !

Repoussant mon arme sans plus de modération, elle se plaça fièrement devant moi, ma faux tenue par l’une de ses mains. La folie était de rigueur en se disant qu’une personne tierce eut osé s’interposer entre moi et ma victime et pourtant, ce spectacle rentrait aisément dans le cadre de notre relation. Qui d’autre à part Akiha oserait s’opposer à moi de la sorte ? Personne et même elle, je ne m’en serai doutée. Doutée oui, mais résolue certainement pas. Fronçant les sourcils en ne bougeant pas de ma place, je la jugeais du regard alors que ses paroles fusèrent dans mes oreilles avec énervement. Dieu, encore heureux que cet enfant n’avait rien à voir avec moi, me comparait-elle à cette chose là ? L’énervement me faisait prendre des conclusions dites hâtives, je l’avouais mais cela ne justifiait pas ses paroles précédentes. Il était trop tard pour reformuler ses dires, oui, tellement que moi-même je lui apportais un regard plus que méprisant. En était-ce fini de notre amour ? Non, une dispute ne pouvait détruire nos vies … Justement, si.

- Ayame, ne comprenez-vous pas que vous êtes celle que je sers ? Celle à qui je me suis vouée ?! Vous croyez vraiment que ce garçon pourrait remplacer votre grandeur à mes yeux ?! C'est... Stupide !

Grinçant des dents sous ses dires, je me voilais la face en prétextant que ses paroles ne me touchaient pas. Akiha avait été celle qui m’avait apporté un sentiment que jamais je n’aurais cru ressentir, elle avait réussit à toucher mon humanité plus d’une fois, elle m’avait rendue différente mais en acceptant tout de même ma nature première … en quelque sorte. Alors pourquoi m’emportais-je ainsi ? Qu’étais-je ? Une simple adolescente se battant avec son copain parce que celui-ci a regardé une autre fille ? Foutaises, la colère battait son plein. Mais que faire maintenant que la roue était lancée, m’arrêter et me pencher respectueusement en signe de pardon pour finalement retrouver mon sourire et sautiller avec amusement jusqu’à Undai ? Non, Dead Master ne s’excusait pas. Que ce soit Akiha ou une autre personne, je ne me pencherai pas aussi bas. Et là, je crus perdre pieds sous mes propres paroles, comment osais-je la traiter ainsi ? Sentant un conflit intérieur se former en moins, je grimaçais sous un champ de bataille commençant à prendre forme dans mon esprit. J’aimais Akiha.

- Essayez juste de comprendre que je ne fais pas cela pour vous nuire, je ne veux que justice pour cet être faible. Montrez un semblant de compassion au lieu de sauter aux conclusions hâtives, Ayame !

Parler de justice dans mon état ? Cela relevait du suicide, mais cette femme fatale me faisant face n’avait pas peur de moi. Du moins, c’est ce que je ressentis sous ses paroles, devais-je en être contente ? Non, pas pour le moment. La peur était un condiment utile que je pouvais exercer sur les humains, alors pourquoi cette femme me résistait-elle avec tant d’envergure ? Parce qu’elle avait l’honnêteté de faire ronronner ses convictions jusqu’à les propulser au somment. Ce fut cela qui me fit craquer pour elle en plus de ses autres capacités, ce qui chamboulait ma vie sentimentale était en train de briser cette même vie. Ne bougeant toujours pas en laissant mes yeux transpercer Akiha sans marquer le moindre mouvement, je fermais les yeux quand son corps se décolla de ma vision pour venir passer à côté de moi, me disant dans une dernière parole remplie de colère ;

- A croire que vous ne me faites pas encore confiance... Tuez-le dans ce cas, mais ne vous attendez pas à ma reconnaissance, Dead Master-Sama.

Me retrouvant dos avec sa personne, je restais silencieuse. Le calme m’était-il revenu ? Loin de là, ma colère avait sans doute décuplée lors de ses tirades. Empoignant plus sauvagement ma faux, je me retrouvais à détruire celle-ci sous ma poigne, brisant le métal de mes mains avant de laisser tomber celle-ci sur le sol, éclatant en mille morceaux avant de s’enfuir dans une poussière d’étoiles vertes. Qu’allais-je faire à présent ? Le tuer bien entendu. Du moins c’est que mon esprit m’ordonna de faire mais mon cœur -cette seule partie humaine qu’il me restait- ne voulait guère cette violence inutile. Me retrouvant entre la raison et la pitié, je ne sus que faire. Me retrouvant dans un silence plus que pesant, immobile depuis cinq minutes au moins, ce ne fut que dans un dernier craquement de mon dos que tout s’enchaina rapidement.

Tapant premièrement dans le mur se trouvant à ma droite, enfonçant mon poing dans les briques de la façade, je hurlais ma rage dans des cris assourdissants. Prenant à présent tout ce que je croisais comme « punching-ball », je ne retenais pas de m’extérioriser sur tout ce qui me tombait sur la main. Vous rappelez-vous du carnage de mon bureau suite à une visite de Yomi ? Je reproduisais la même chose alors que mon visage se déformait sous mon exaspération meurtrière. Tapant assez fort dans un semblant de poubelle pour la projeter quelques mètres plus loin, je ne fis attention aux quelques curieux qui étaient venus voir la raison de ce bruit « étrangement étrange ». N’était-ce pas courant dans les bas-quartiers que les gens se battent ? Si, mais les gens se battaient contre d’autres personnes et non, comme moi contre des poubelles, aggravant déjà le lieu délabré en y rajoutant une couche.

Cela faisait maintenant dix minutes que je m’excitais sur tout et n’importe quoi, laissant toujours l’enfant hors de ma portée pour que je ne vienne lui décrocher la tête. Pourquoi ne l’attaquais-je pas ? Parce que mon esprit régissait ma colère, mais mon cœur dirigeait mes mouvements. C’était aussi pour cette raison que je restais à une distance convenable de l’enfant … Qu’était-ce son nom d’abord ? Je m’en foutais certes pas mal, mais tout de même, ne serait-ce guère plus plaisant de mettre un nom sur la raison de sa colère ? Maaah, je n’en avais que faire ~

M’arrêtant donc après ce pètage de plombs considérable, je me tus, laissant le calme reprendre place dans ce lieu. Elle m’avait traité d’idiote. Je l’étais pour réagir ainsi, cela était déboussolant de me voir dans cet état finalement, je me choquais moi-même. Soupirant doucement en remettant les plis de ma robe en place, tout en reformant légèrement ma coiffure -plus par reflexe que par nécessité-, je dus me résoudre à faire face à Akiha. Son dos tourné vers moi, je levais un œil vers l’enfant avant de soupirer une fois de plus. Qu’allais-je faire à présent ?

- Je vous en supplie …

Fermant les yeux en baissant la tête en pensant une fois de plus le pour et le contre de ce que je m’apprêtais à faire, je me laissais enfin aller à mes sentiments, laissant mon esprit rationnel pour autre chose. J’avais perdu « cette bataille ». Perdre ainsi que bataille n’était pas les mots parfaits pour décrire ce qu’il s’était passé, mais je n’en avais d’autre pour le moment. Fermant les yeux une fois de plus, j’inspirais profondément pour venir faire un pas vers mon amante, rapidement suivi d’autres pour arriver dans son dos. Posant ma tête sur son omoplate, je soupirais une fois de plus en enroulant mes bras autour de sa taille. Qu’allais-je faire maintenant ? M’excuser ? Dead Master … Mais Ayame le faisait elle. La faisant tourner de manière à ce que je croise ses billes, je ne pus que venir déposer mes lèvres sur les siennes en soufflant un unique « Pardonne moi ». Gardant mon regard planté dans le sien, je ne comptais me défaire de celui-ci même si cette situation pouvait être perçue gênante pour ma personne appartenant à un rang tellement supérieur aux humains, qu’en y repensant cela était vraiment déconcertant. Avez-vous déjà vu un Dieu s’excuser auprès de ses serviteurs ? Bien que j’étais Dieu, Akiha n’était pas une servante, loin de là.

Me détachant de son corps pour venir me rapprocher du gosse, d’un calme fou durant ma crise, je m’arrêtais devant lui pour le juger du regard. Cet enfant allait rentrer à Undai avec nous. Sérieusement ? Je renonçais à mes convictions ? Oui. Pourquoi ? Par caprice ? Non, loin de là, uniquement et toujours dans le même but, pour plaire à Akiha. Soupirant pour la énième fois de la journée, je m’accroupis en lui adressant un fin sourire alors que je doutais que cet enfant devait avoir une peur bleue de ma personne en vue de ce qu’il venait de se passer sous ses yeux vairons. Posant ma main sur sa tête en frottant celle-ci, ma robe de combat toujours activée, je la fis disparaître devant lui pour retrouver ma robe blanche. « Retrouvant » donc le côté « gentil » de ma personne. Lui montrant un signe d’affection de la sorte en déposant ma main sur sa joue, je dis à son encontre ainsi qu’à celle de ma tendre scientifique se trouvant dans mon dos ;

- Comment t’appelles-tu ?

Me levant en venant le prendre par la main vers l’endroit où Akiha se trouvait, j’enroulais ma main dans la sienne avant de lui souffler entre deux murmures « Formons une famille dans ce cas, mon cœur ~ ». Pourquoi un sourire naquit sur mes lèvres ? En vue de l’émotion que cela me procura de dire ces quelques mots ? Non, plutôt à l’entente de mes dires en eux-mêmes. De quel roman pourri pouvait bien provenir cette réplique ? Je ne le savais, mais elle exprimait clairement mes attentions. Que nous arrivera-t-il donc avec cet enfant ? Un millier de disputes mais un nouveau titre … celui de parents, et de couple « officiel ». Pourquoi n’avais-je vu cette opportunité plus tôt ? Parce qu’il était irrationnel pour moi, d’adopter une autre personne que Yume, mais cette fois-ci je n’étais plus seule, nous étions deux, trois à tracer un nouveau chemin.

- Il est temps de rentrer, nous en profiterons pour laver ce petit louveteau ~

La folie était de rigueur en amour, ainsi que l’incertitude d’un avenir rayonnant. J’étais le dieu de la mort, j’étais au dessus des humains, je n’appartenais pas à leur monde et pourtant … Je me retrouvais dans l’une des étapes les plus importantes de leurs vies. Akiha … Je ne la partagerai pas et ce n’était pas ce qu’elle souhaitait non plus, n’est-ce pas ? ~ Et sinon, qu’en était-il de son ombre ? ~

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Sam 23 Mar - 21:07

Kowai… Kowai. Watashi Kowai ! Je ne comprenais pas, j’avais été un gentil garçon, j’avais rendu le portefeuille de madame, j’avais voulu lui rendre ce que je lui avais volé, elle aurait dû … J’ai peur. Je ne comprenais pas et j’avais peur, la gentille madame, celle avec les longs cheveux blonds se disputait avec la méchante madame. C’était ma faute, je le savais, je savais que la gentille madame voulait m’aider alors que la méchante madame elle… elle disait que j’étais de trop. Que je n’étais pas fait pour être à côté de la gentille femme. Mais pourquoi ? Pourquoi ne pouvais-je pas aller avec elle si elle voulait de moi ? Moi aussi je voulais, je pouvais voir une lumière dans son cœur, je savais qu’avec elle … ma misère prendrait fin. Je croyais, mais la méchante madame avait peur aussi. Elle avait peur que je prenne sa place. Il y avait de l’amour, les deux dames se donnaient des bisous, des touchers doux comme dans les films d’amoureux. J’avais déjà vu ça sur les écrans du centre commercial, il y avait un film un jour, où deux mesdames se donnaient des bisous également. « Yuri » il était écrit je crois… C’était beau. Elles pouvaient, parce qu’elles étaient belles et riches. Quand on est riche, on est gentil, on est beau et on est fort. Et elles, elles étaient tout ça. La gentille madame criait fort sur la méchante, et la méchante elle, elle ne bougeait pas. Elle la regardait avec un visage qui faisait peur. J’étais fautif ? Oui, parce que j’étais pauvre et je venais embêter les riches. Mais les riches étaient gentils, ils allaient m’aider n’est-ce pas ?

Je ne sais pas pourquoi, mais tout d’un coup, la madame riche parti, me laissant seule avec la méchante qui devant moi, s’extériorisait en tapant sur les poubelles, faisant tomber quelques tranches de nourriture paraissant alléchantes pour mon petit estomac affamé. J’avais… non, je n’avais plus peur. Regardant la méchante madame avec ses cheveux noirs crier et bouger partout, je me recroquevillais sur moi-même. Ce n’était pas marrant, c’était terrible, mais je n’avais pas peur. C’était comme quand je restais dans les camions des méchantes grandes personnes d’avant, eux aussi ils criaient et tapaient beaucoup, mais j’avais pas peur. Mais la méchante madame, elle voulait me tuer ? Je crois que oui, mais en même temps, je crois que non. Parce que si c’était le cas, elle l’aurait déjà fait depuis longtemps ? Pourquoi taper les ordures si c’était moi qu’elle voulait taper ? C’était pour… la gentille madame ? Parce que la gentille madame elle voulait que je vienne avec elle ? Oui, c’était pour ça.

La méchante madame se calma enfin, elle me regardait avec ses yeux tous verts comme l’herbe sur laquelle je me couche parfois dans le parc. Je devais avoir peur, mais je n’y arrivais pas, j’étais calme et j’attendais à la place de fuir. Je ne voulais pas fuir maintenant… Parce que pour une fois, depuis longtemps j’avais attendu un moment comme celui-ci, j’avais attendu qu’une personne riche veuille de moi et me laisse faire partie de sa vie. Même si je devais faire le ménage pour elle, je voulais bien, parce qu’une personne riche était gentille, tellement gentille qu’elle s’occuperait bien de moi ! Avec cette conviction résonnant dans mon cœur, je me détendis en laissant un petit sourire se dessiner sur mes lèvres. Oui, les gens riches…voudront un jour de moi.

La méchante madame vint mettre ses bras autour de la gentille, elle lui dit quelque chose mais j’étais trop loin pour entendre, je voyais juste ses lèvres bouger, mais elle avait l’air de sourire… était-elle redevenue gentille ? Me levant en la voyant s’approcher de moi, je baissais les yeux avec un soupçon de peur quand elle s’accroupit devant ma petite personne. Déviant le regard pour ne pas croiser le sien, je fermais les yeux quand sa main propre vint toucher mes cheveux sales. J’avais déjà beaucoup sali sa belle robe et pourtant elle avait l’air de devenir gentille. Si la personne méchante devient gentille est-ce que la personne gentille allait devenir méchante ? Levant les yeux vers la jolie madame avec ses cheveux blonds, je me demandais cela avant que la voix de celle avec les cheveux noirs ne retentisse dans cet espace clos… Sa voix était belle aussi, elle était jolie, elle était forte mais elle était méchante. Non, ce n’était pas possible, les riches sont tous gentils !

Oui, tellement gentille qu’elle me demanda mon prénom avec sa belle voix. J’avais peur de parler, j’avais peur de lui faire entendre ma petite voix désastreuse, j’avais parfois encore du mal à comprendre ce que me demandaient les gens et puis, ils ne me parlaient pas beaucoup non plus ! Levant les yeux vers la gentille madame pour voir sa réaction, je redéposais mes yeux sur la méchante devenue gentille quand celle-ci me prit par la main pour venir m’apporter chez la gentille. Elle dit quelque chose, une chose qui, en moins d’une seconde se percuta sur mon cerveau et qui vint m’envahir d’une joie sans fin. Elle avait dit à la gentille madame… que nous allions former une famille ! Cela voulait donc dire que j’allais… Que j’allais pouvoir rentrer avec eux dans leur belle maison ? Oui ? Je pouvais vraiment aller dans un endroit où il y avait des riches ? J’avais peur, mais j’étais heureux. Tellement heureux que je m’arrêtais pour pleurer. Serrant les dents pour venir monter mon bras sombre par la crasse à mes yeux qui coulaient, je pleurais. Beaucoup, tellement que je ne savais pas m’arrêter. J’étais heureux, j’étais tellement heureux que je ne savais pas quoi dire… Mais c’était vrai hein ? J’allais aller chez des riches ? Elles allaient devenir mes mamans alors ? La gentille sera maman … elle s’appelait Akiha, je savais ça parce que la méchante elle avait crié son nom ! Et la méchante, celle qui allait être maman aussi, elle s’appelait de beaucoup de manières. Parfois c’était Ayame et parfois c’était De… Machin chose. Et aussi « Idiote ». C’était méchant de dire ça ! Mais ce n’était pas grave, parce que maintenant j’allais avoir des mamans, et elles étaient riches aussi. Akiha deviendra … et Ayame deviendra …

- Okasan… Okasama… Je suis… je suis AC670D…

Levant ma manche pour leur montrer mon numéro trônant fièrement sur mon avant bras, je n’avais pas d’autre identité. J’étais ça, c’est tout. Séchant mes yeux en reniflant beaucoup, je secouais ma tête avant de prendre la main de mes nouvelles mamans. J’étais content, mais je pleurais. Les hommes ne peuvent pas pleurer ! Les hommes ils doivent protéger les femmes, moi aussi, je devais arrêter de pleurer et comme ça, quand je serai un homme je pourrai moi aussi protéger mes mamans. Secouant ma tête, je levais le regard demandeur de confirmation en laissant une dernière larme couler sur ma joue avant de dire ce que je devais dire.

- Maintenant, maintenant on sera une famille alors ? Mais je suis tout sale, je suis tout différent de vous… Mais je veux venir, je veux être avec vous. Avec maman gentille, et maman méchante !

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Sam 23 Mar - 22:07

C'était terrible, cette attente était insupportable tandis que mon esprit était en ébullition. Je ne voulais pas laisser cet enfant à la merci de la directrice de Undai, il n'avait rien fait de mal pour se retrouver dans cette situation. Si elle le tuait, je m'en voudrais jusque la fin de ma vie d'avoir poussé ce garçon sous les yeux de cette femme impitoyable. Après tout, à quoi servait-il que je me batte pour sa survie si justement, c'était cela qui allait le perdre. Si je n'aurais pas voulu l'aider, il vivrait encore. Mais là... Là, la fureur d'Ayame allait le détruire. Je n'osais me retourner sous le fracas dans mon dos, priant silencieusement que mon espoir ne soit pas vain. « Pour un gosse quoi ! De toute façon il allait détruire notre vie, bon débarras. » Si je n'aimais pas autant mon coté maléfique, je crois que je la tuerais sur place quitte à devoir m'arracher le cœur avec. Mais cela, je ne le pouvais pas, elle m'était utile. Oui, je m'exploitais moi-même, alors il ne fallait pas s'étonner de ma nature de monstre non plus. Il était tout de même vrai que je comprenais le raisonnement de mon ombre, elle avait peur pour nos projets, Akiha s’inquiétait de devoir mettre une croix sur notre avenir de grande scientifique aux cotés de Dead Master, si pas au-dessus de sa personne. Mais ce qui était irrationnel, c'était le fait que je ne comptais pas abandonner mes rêves de sauver l'humanité même ayant un enfant à ma charge. Pourquoi autant la directrice que mon alter-ego, ne me donnaient pas la chance d'avoir une vie normale ? J'allais peut-être mourir en courant derrière des objectifs inatteignables, mais j'aurais entre-temps un semblant de vie normale et heureuse, dans tous les sens du terme. Je ne pouvais me concentrer seulement sur ma carrière, j'étais trop humaine pour cela, et ce gamin sorti de nulle part, me le prouvait. Non, il m'ouvrait carrément les yeux sur le monde dans lequel je vivais avec mon mode de vie terriblement inhumain.

Alors pourquoi ne me battais-je pas pour obtenir cette espèce de tranquillité familiale ? Parce que je n'étais pas complètement prête à voir ce monde détruit en un claquement de doigts, c'était aussi pour cette raison que je laissais Ayame tuer ce petit à contrecœur. Après tout, que pouvais-je contre cette femme ? Rien. « Notre vie compte plus qu'un bâtard trouvé dans la rue ». C'était horrible de penser cela, tellement que je m'aurais volontiers mise à pleurer de mes pensées indignes. Non, ce n'était pas moi, c'était Akiha. Mais nous étions un. Alors il ne fallait pas s'imaginer ma tête quand celle qui devait mettre fin aux jours d'un enfant innocent, s'approcha dans mon dos après s'être extériorisée sur les alentours. Retenant mon souffle, je suivis son mouvement afin de lui faire face. Avait-elle tué le garçon ? Non...

- Pardonne moi.

Ces mots... Cette simple excuse chamboula mon esprit. Dead Master-Sama qui s'excusait ?! Je restais plus qu'ahurie de l'entendre prononcer cette parole qui ne lui ressemblait guère. Goûtant à sa saveur avec délectation tandis qu'elle rivait ses yeux verts dans les miens, je ne pus retenir un frisson parcourir tout mon corps sous l'intensité de cet échange. « Quoi ? » Même mon ombre restait incrédule devant cette scène sortie des contes de fée. Ouvrant la bouche pour exprimer mon incompréhension, je n'en fis pas plus quand le corps d'Ayame se décolla du mien pour se diriger vers le gamin. Aurait-elle... ? Non, je n'osais pas croire en la bonne foi de cette femme, je préférais me dire que ce n'était qu'une illusion, plutôt que de voir mes espoirs se briser sous un coup de vent. Pourtant... Pourquoi ? Pour moi. Dead... Ayame-Sama était magnifique. Si je n'étais pas ce que j'étais, je laisserais mes émotions à découvert sous la vision qui se présentait devant mes yeux. Elle avait l'air si... humaine.

- Comment t’appelles-tu ?

Restant fixe sous tant de gentillesse sortant de son être maléfique après cette crise digne d'un monstre, je retirais tout pouvoir entravant l'enfant, pour mieux contempler cette scène dont jamais je n'aurais cru un jour la possibilité de se produire. « Bêtises ! Mais qu'est-ce qu'elle fait ?! » Elle me rend heureuse, Akiha. Et rien que pour cela, je voulais lui sauter dans les bras telle une jeune fille ayant reçu un cadeau d’anniversaire qui lui faisait trop plaisir. Cette femme était une monstruosité, définitivement. Charmant ~ Et le pire dans tout cela ? Ce que je ne connaissais même pas le nom de cette petite tête blanche. Encore heureux que le ridicule ne tue pas, sinon je serais déjà morte.

- Formons une famille dans ce cas, mon cœur ~ Il est temps de rentrer, nous en profiterons pour laver ce petit louveteau ~

Un sourire des plus heureux se peignit sur mon visage en voyant la directrice tenir la frêle chose par la main pour venir me souffler ces quelques mots. Qui d'ailleurs, me firent rire sur le moment. Détaillant notre nouvelle « acquisition », je me rendis compte qu'effectivement, il était plus que sale. Mais ce n'était pas grave, grâce à Ayame-Sama, ce petit aura une nouvelle chance. Le faire rentrer à Undai ? Je le protégerai. Dans un souffle, je m'approchais un peu plus de mon amante tout en marchant déjà à ses cotés en direction de Undai. « Merci, Ayame. » Un simple remerciement soufflé dans son oreille avec toute l'intensité que je pouvais mettre dedans pour décrire ma joie. C'était magnifique. « Au prix de quoi ?! Je refuse ! Dead Master est devenue malade ou quoi ? De toute façon elle l'abattra à la première occasion ! À quoi cela nous servira ?! » Je restais de marbre sous les déblayage de cette chose monstrueuse qui grognait en moi. C'était un magnifique cadeau offert de la bonne grâce de la directrice de Undai, je n'allais pas gâcher cette chance pour rien au monde, et encore moins pour satisfaire mon coté scientifique. Qui sait, peut-être qu'un jour je formerai ce petit afin qu'il poursuive mes desseins. Quoi qu'il en soit, je devais profiter du moment présent sans réfléchir au futur. C'était rare que je tombe sous le charme de qui que ce soit -à part Dead Master-Sama- alors là, je ne pouvais décrire mon état aux anges. Sourire aux lèvres, je le perdis tout de même quand la petite chose en question s'est mise à pleurer devant nous. Baissant mes yeux bleus sur sa petite silhouette, j'essayais de discerner ses paroles entrecoupées par ses pleurs.

- Okasan… Okasama… Je suis… je suis AC670D…

Là, je ne bronchais pas quand je compris ses paroles, laissant mon regard se poser sur son bras tatoué sans vraiment y faire attention. Okasan... Okasama... ? « Je vais le tuer ! » Non, je vais le chérir, ce petit AC... Comment cela un numéro de série ? N'était-ce pas simplement un petit des rues dans ce cas, il avait un passé plus sombre que cela. Je me demandais... J'allais le questionner sur son passé afin que son avenir soit plus radieux. Attendrie par sa petite bouille, je souris avec gentillesse à son encontre, tout en levant mon regard vers Ayame pour voir sa réaction. Si même moi j'étais choquée de cette appellation de la part de ce garçonnet, je ne voulais même pas savoir ce qu'elle en pensait. En tout cas, une chose était certaine, il avait un don d'adaptation extrêmement rapide. Et maintenant ? À présent nous allions rentrer tous ensemble à Undai. Il était tout de même pertinent de trouver un nom digne de sa nouvelle vie, et effacer cette horreur de son bras. Pauvre petit.

- Maintenant, maintenant on sera une famille alors ? Mais je suis tout sale, je suis tout différent de vous… Mais je veux venir, je veux être avec vous. Avec maman gentille, et maman méchante !

Je l'adorais déjà. Que ce soit son innocence ou sa manière de parler, il était juste à croquer. La seule question que je me posais quand il sortit cette parole amusante en nous fixant de ses grands yeux étranges ? C'était : Étais-je la méchante ou la gentille dans l'histoire ? Souriant doucement, sa petite main rachitique dans la mienne, je me baissais à sa hauteur pour essuyer son visage de ma manche. Voilà qui ne sera plus récupérable au lavage, mais quelle importance si je pourrais voir sa petite bouille tous les jours. J'espérais juste que la directrice s'adapterait à son nouvel statut de mère ou alors si je devrais impérativement interdire ces mots sortir de la bouche de cet enfant... Quoi qu'il en soit, me voilà prête à rassurer sa mini personne d'une parole douce et d'un rire plus qu'amusé.

- Ne t'en fais pas, maintenant tu seras avec nous et rien ne t'arrivera. Promis.

« Promesse vaine. » Soupirant tout en me relevant sous la mauvaise foi de mon ombre, je la laissais remuer sa haine dans un coin de mon esprit. Contemplant mon amante avec un air désolé sur le visage, je lui fis un petit sourire douteux avant de classer mes idées dans un ordre logique. La première chose était de rentrer, ensuite s'occuper de ce petit afin qu'il ressemble à quelque chose pour finalement... Ce serait étrange de s'occuper de lui, mais j'étais certaine qu'à nous deux, nous trouverons des compromis pour vire bien ensemble avec lui. Lui...

- Il faudrait lui trouver un prénom, Ayame...

J'eus un instant d'arrêt en retenant ma parole. J'avais une envie monstre de taquiner cette femme devenue plus calme à présent, mais je préférais tout de même m'abstenir pour le moment. Et comment voulais-je lui exprimer mon amusement ? Par un « Ayame-Okasama » bien senti. Je crois que cela a transpercé mes traits même si j'essayais de ne pas faire déborder la situation. Il fallait tout de même avouer que ce n'était pas tous les jours qu'on pouvait entendre ce genre de diminutif donné à la reine de la mort.

- Rentrons. Il serait mieux de quitter ce lieu et de réfléchir à la suite.

Déposant mes lèvres sur celle de Dead Master dans un dernier baiser chaste de remerciement, je tournais mon regard sur ce qui nous entourait. Le bruit de la colère engendrée par Ayame eut raison de quelques regards curieux dans ces bas-fonds. Autant ne pas traîner ici pour x et x raisons. En plus, il était vrai que ce gamin était plus que poisseux, et devait être affamé aussi. Autant commencer à le rendre mieux dès maintenant. Attrapant plus fermement la main du petit sans nom, j'entrepris la marche légère vers Undai se trouvant à peu de où nous étions. C'était fou de croire que j'ai trouvé mon bonheur par hasard, si près de là où je vivais jour pour jour.

Expliquant en gros où nous allions au petit, lui parlant des grands bâtiments sur une plate-forme au centre de la ville, je ne me gênais pas de montrer l’enthousiasme certain qui me régissait en ce moment. Ai-je déjà précisé qu'Ayame n'était pas mon modèle pour rien ? La perfection monstrueuse, mais tellement sublime. Et c'est cette pensée que je lui communiquais par le biais de mon regard insistant quand nous arrivâmes sur le pont menant cette petite tête blanche dans son nouveau chez lui.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Sam 23 Mar - 23:08

Mon monde, mon futur, mon chemin venait de changer de direction, jamais, jamais je n’aurais cru la naissance d’un nouvel être dans ma vie. Et ce, certainement pas ce petit homme rempli de poussières, si vous m’aviez dit cela avant que je quitte Undai ce matin, je crois que je vous aurais tranché sans plus de modération ~ Avais-je fait le bon choix ? La question était évidente. J’avais eu tort d’accepter cette situation, j’avais eu tort de prendre cet enfant et encore mieux, j’avais eu tort d’avoir laissé parler mes sentiments … Mais encore maintenant, même si j’avais eu tort, je n’aurais pu être plus heureuse qu’à cet instant précis. Pourquoi ? Parce que l’aura de mon amante rayonnait de mille feux sous un bonheur étrange, un bonheur pouvant pourfendre les ténèbres … Ce même bonheur que j’eux ressenti quand mes sentiments se firent dévoiler. Levant mes pupilles vers l’horizon, il était temps de rentrer chez nous. Chez nous, où était-ce ? Allait-on occuper mes appartements ? Cela paraissait logique … Nous allions vivre à trois, réellement dans ce cas.

M’arrêtant en sentant le petit en faire de même, je lâchais sa petite main pour venir déposer mes yeux sur son visage enrobé de pleurs, des larmes coulèrent à flot de ses yeux alors que je ne compris la raison d’une telle tristesse. Ne voulait-il pas venir avec nous ? Non, cela serait stupide de sa part. Je souris jaune en me demandant ce qu’il lui prenait. Je détestais les gosses pour leur incompréhensibilité- je m’approchais de ce petit bonhomme, le laissant exprimer la raison de ses pleures … Du moins, c’est ce que je m’attendis de sa part.

- Okasan… Okasama… Je suis… je suis AC670D…

Entrouvrant la bouche d’un air surpris à l’entente de ses paroles, je blanchis. Oka ? Okasama ?! Écarquillant les yeux en sentant mon sang ne faire qu’un tour dans mon corps, je fis un pas en arrière. Élever ce gosse ne voulait pas dire qu’il pouvait se permettre tout et n’importe quoi ! Levant le bras en signe de protestation, m’apprêtant déjà à l’abattre sur sa tête, je changeais vite d’avis en croisant les pupilles bleutées de … « Okasan » je présume ? Bouleversant donc mon geste pour ne pas paraître trop suspect, à la place que ma main n’atterrisse dans la chevelure poisseuse de l’enfant, je fis un signe étrange pour finalement … ma caresser la joue. Qu’était donc le pire finalement ? Me caresser devant mon amante ou taper ce qui devenait … mon fils ? Non ! Hors de question. Passant par toutes les couleurs en manquant l’évanouissement, je fis un pas de plus en arrière avant de reprendre contenance quand il ouvrit une fois de plus ses lèvres gercées. Allait-il me dire que finalement, je conviendrai mieux dans le rôle du père ?!

- Maintenant, maintenant on sera une famille alors ? Mais je suis tout sale, je suis tout différent de vous… Mais je veux venir, je veux être avec vous. Avec maman gentille, et maman méchante !

Maman gentille … et maman méchante donc. Il ne fallait pas plus de temps pour que je comprenne qui était qui dans notre relation, en vue des mes exploits précédents, je me plaçais en tête pour le titre de la méchante alors que ma tendre Akiha, sauveuse d’enfants effrayés par ma personne, devenait maman gentille. Foutaises. Que ce passait-il donc à présent ?! Le bonheur d’Akiha … Oui, j’étais d’accord de lui en procurer mais de là … à laisser cette chose … Moi Dead Master ?! Okasama ?! Maman méchante ? Laissez moi rire. Une chaise, vite apportez moi une chaise et de l’eau, je vais perdre pieds. Me tapant la main sur le visage en entrouvrant mes doigts pour voir les marques sur son bras qu’il avait montré plus haut, il ne me fallut pas plus d’un instant pour comprendre que cet enfant n’était pas aussi « simple » que cela. Qu’était-ce ? Un numéro de série ? Un enfant des laboratoires ? Non, il n’avait pas ce codage scientifique … Alors, une marchandise traitée tel un jouet sexuel comme Yume-Chan ? En pensant à elle … Ne devrais-je pas la prévenir ? Prévenir que je ramenais un petit frère à sa personne ? Autant se pendre directement ~

- Ne t'en fais pas, maintenant tu seras avec nous et rien ne t'arrivera. Promis.

Soupirant cette fois-ci plus intensivement en levant les épaules, je vins en même temps que ma tendre accompagnante du jour, m’accroupir devant l’enfant, laissant Akiha le rassurer en détruisant son chemisier pour essuyer les larmes grises de l’enfant alors que ma main tapotait sa petite tête en signe de réconfort. Être douée avec les enfants ? Je ne dirai pas cela, mais je n’aurais pas dit non plus que m’en occuper me serait impossible. Après tout, n’avais-je pas été celle qui eu élevée Yume-Chan ? ~

- Il faudrait lui trouver un prénom, Ayame...

Pourquoi donc ? « AC670D » N’était pas assez bien pour cet enfant selon elle ? Non, plus sérieusement, elle avait raison. Mais trouver un prénom voulait dire également donner une nouvelle identité à cet enfant. Sentant déjà le poids du travail me tomber sur les épaules, je ne relevais pas la finition de la phrase d’Akiha alors que je me redressais, me demandant ce que je devrais préparer pour … AC670D. Autant s’en tenir à cela pour le moment. Laissant nos pas nous mener vers le pont, je laissais mon amante décrire le lieu de loin à l’enfant, alors que mon esprit carburait à du cent kilomètres heure. Une fiche d’identité, un nom, des parents, une histoire solide … des papiers d’adoption … un passeport, la nationalité ? Malheureusement oui. Et qu’en était-il de Undai ? L’inscription sera obligatoire … Mais je ne le pouvais, ne briserais-je pas l’une de mes règles fondamentales en « invitant » moi-même une personne à rejoindre mes rangs ? De plus … il était trop jeune. Tellement que les nanomachines de la matérialisation détruiraient son corps, formant une deuxième Yume mais cette fois-ci, masculine. De plus, Akiha accepterait-elle qu’il commence si jeune ? Moi-même je trouvais cela irrationnel … Que faire dans ce cas ? Le cacher du regard, cela était décidé depuis mon acceptation, mais de là à l’enfermer dans mes appartements ? Je le ferai volontiers ~

Gloussant sous cette idée, interrompant mon silence que j’eus porté durant nos vingt minutes de marche, j’attrapais l’enfant par l’épaule avant qu’il ne salisse MON pont. Le regardant avec bonté alors que ma tête me criait de le trancher, je lui adressais un petit sourire avant de faire un non du doigt, disant bien que je ne le laisserai poser les pieds ici tant qu’il ne sera pas propre. Qu’était la chose la plus importante pour moi, entre ma robe et Undai ? Le choix se fit vite, prenant l’enfant dans mes bras de manière à ce qu’il ne me touche pas de trop, mais qu’il ne touche pas le sol non plus, j’y renonçais une fois de plus en croisant le regard de ma scientifique. Le porter comme un paquet, cela avait son charme non ? ~ Non finalement. Soupirant en collant son corps contre le mien en affichant une expression lasse à Akiha. Soit, ne nous attardons pas là dessus. Avançant sur mon pont en sentant la matérialisation de tous les élèves se percuter sur mon corps plus j’avançais de vers eux, je me décidais enfin à répondre à la demande de mon amante. Un prénom me disait-elle … Je n’en savais rien. Autant dire la première chose qui me passait par la tête.

- Albert. C’est un nom européen, en vue de son apparence, il pourrait très bien s’appeler ainsi n’est-ce pas ? ~

Laissant le sérieux prendre place sur mon visage avant d’élargir mes lèvres, je repris mes paroles dans un rire en vue de l’expression de mon ange. Albert ? Autant l’appeler Léopold, cela serait tout aussi désastreux. Dieu, et penser que des occidentaux portaient ces noms là … Les pauvres petites choses. Riant toujours en arrivant rapidement au dortoir sous mes rires amusés, je traversais les couloirs, toujours l’enfant dans les bras, avant de m’arrêter devant la porte de notre nouveau chez nous.

- Rei … Rei-Yu Ketsuki Eimin ~

Affichant un petit sourire en ouvrant la porte, je me dirigeais directement vers la salle de bain où je déposais le corps de l’enfant pour venir ouvrir la douche, autant le faire passer sous un bon jet avant de le laisser tremper dans ma baignoire. Me retournant vers lui en lui disant de se déshabiller d’un mouvement de la main, je laissais Ketsuki entrer pour venir lui demander, avec autant de normalité que cela pouvait l’être ;

- Qu’en est-il de l’administration de Undai ? Un étranger ne peut se trouver dans mon institut mon cœur ~ L’inscrirais-je en tant que seconde ?

Maaah ~ Moi qui me disais que j’allais prévenir Yume de l’arrivée de cet enfant, je pouvais toujours repousser cela n’est-ce pas ? ~ Huhu ~

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Dim 24 Mar - 0:52

J'étais heureux, les deux gentilles femmes riches seront dorénavant mes mamans. J'étais content de voir que quelqu'un m’aimait encore après que mon grand-père soit mort. J'avais peur qu'elles changent d'avis parce que je n’étais pas assez bien pour les accompagner, mais non, j'étais effrayé pour rien. La maman gentille me rassura de son sourire auquel j'avais envie de faire confiance, parce quand si un riche me sourit comme ça, c'est parce qu'il m'aime non ? Jamais personne ne m'a regardé avec tant de gentillesse, normalement c'était quelque chose de méchant que je pouvais voir dans les regards des grandes personnes.

- Ne t'en fais pas, maintenant tu seras avec nous et rien ne t'arrivera. Promis.

Hochant de la tête pour dire que oui, j'ai compris que maman gentille ne me laisserait pas tout seul ici, j'étais encore plus heureux. Souriant entre deux sanglots, je regardais mes deux mamans l'une après l'autre. Elles étaient riches, elles étaient gentilles, je les aimais. Battant de mes paupières, je m'essuyais les quelques larmes qu’il me restait aux coins des yeux. Avançant à présent d’un pas joyeux avec ma nouvelle famille, je me laissais envahir par les dires de Okasan, curieux de cette existence qu’elle me dévoilait avec des mots compliqués, je faisais des ronds avec ma bouche tout en laissant échapper des « Ah » et des « Oh ». Grand-père me disait que les gens faisaient ça pour montrer qu’ils portaient de l’importance aux paroles de ceux avec qui ils discutaient. Moi je trouvais ça bête, si ils voulaient montrer leurs enthousiasmes, ils n’avaient qu’à rentrer dans la discussion également ! Bah moi c’est ce que je fis, plus elle m’en disait, plus j’attendais des détails, allant même jusqu’à lui demander pourquoi le bel endroit qu’elle me décrivait n’était pas accessible à tout le monde ? Parce que quand on a quelque chose de joli, on ne le montre pas de peur que on nous le vole. C’était pareil dans la rue, quand on se trouvait un trésor, on le cachait bien pour que personne ne le découvre. Mais le monde des gentils riches n’était pas celui dans lequel j’avais vécu, non, le monde des riches était différent en tout point ! Mais alors, pourquoi cette règle existait-elle ?

Marchant d’un pas soutenu en direction de ce qu’il semblait être « mon paradis », je me demandais si c’était vraiment là que nous allions. Undai Gakuen, grand-père me disait que c’était une école pour les gens riches qui étaient puissants, une école avec que des gens beaux ! Moi, tous les soirs, depuis mon carton je voyais les lumières de cette école, me disant toujours qu’un jour je voudrais y aller ! Mais papy me disait que je ne pouvais pas, les gens là bas n’étaient pas tous gentils. Je sais qu’il mentait ! Parce que tous les riches sont gentils ! Sinon, ce ne sont pas des riches ! Laissant mes yeux s’éclaircir des bas-quartiers, j’avançais avec une chose dans mon ventre disant que j’allais entrer dans un nouveau monde. C’est comme quand je devais choisir entre voler une personne ou manger un pigeon, sauf que là, dans les deux cas, ce qui allait m’arriver allait être bon !

Me détachant de mes mamans pour prendre les devants pour « rentrer » là bas, j’ouvris la bouche avec plein de poussières magiques dans les yeux avant de me faire arrêter par la méchante maman. Plissant les yeux en la voyant faire un non, je me demandais quoi. Peut être qu’en fait, on ne faisait que passer par ici, que elles n’habitaient pas là et que je n’irai pas visiter cet endroit. Me faisant porter par Okasama, je la laissais me prendre comme les camionneurs qui déchargeaient les camions. J’étais sale, sa robe était déjà moche à cause de moi, ça allait. Mais je ne sais pas pourquoi, je me retrouvais finalement contre le corps de maman. Rougissant à ce contact parce que je n’avais jamais touché une maman, je m’apaisais dans son étreinte. Elle sentait bon, elle avait un parfum qui avait l’odeur des fruits ! Peut être qu’elle se mettait des fruits dessus tous les matins … Moi je trouve ça bête, c’est plus intéressant de les manger que de les faire couler sur son corps ! Et puis en été, les abeilles elles vous piquent quand vous sentez le sucre. Moi je n’ai jamais eu ce problème, les abeilles ne m’approchaient pas, il n’y avait que des mouches. Détachant ma tête de sa peau douce en venant prendre la main d’Okasan, je lui demandais en même temps qu’à Okasama si nous allions vraiment ici, là, plus loin sur la petite île avec les beaux bâtiments. Après cela, enthousiaste de voir un truc nouveau et super riche, je ne pus m’empêcher de venir poser des questions à Okasama, passant par « Pourquoi tu mets des fruits sur toi ? C’est pour que ta peau elle soit douce ? Mais tu dois manger les fruits, ce n’est pas bien le gaspillage ! » Ou alors « Et c’est une école ? Et y a beaucoup de gens ? Et ils sont tous riches alors ! » Et même « Et sinon, vous êtes Yuri ? ». Maman méchante elle parlait pas, elle m’écoutait même pas je crois, peut être qu’elle était pressée de rentrer à la maison parce qu’elle devait aller aux toilettes. Mais il y avait tellement de buissons qu’elle pouvait aller faire là bas ! Même les filles font ça dans les bois, j’ai vu ça aussi sur les télévisions des magasins.

Curieux de voir les lieux intérieurs à présent, je restais sans voix quand une espèce de truc géant et beau se présenta devant moi. On n’était pas sur la terre, c’était trop beau pour être vrai ! Il y avait même des choses qui ressemblaient à rien, mais ici ca faisait riche ! Les gens ils pouvaient même manger par terre tellement que c’était propre, non, ce n’est pas possible… J’étais éblouis. Alors, c’était ça le monde des riches ? Le vrai, celui qui brille de loin et qui … fait peur. Ce qui m’a fait peur c’est de voir la tête d’un monsieur riche derrière un comptoir, j’avais déjà vu des gens avec des têtes comme lui, c’était sur un prospectus qui traînait sur le sol que j’avais ramassé, annonçant la sortie d’un film avec le plus grand des vampires du monde… un truc du genre Dracula ? Oui, ce monsieur riche c’était Dracula ! Il allait me manger ? Parce que les vampires ça mange les gens non ? C’est aussi ce que mon papy menteur me disait.

- Rei … Rei-Yu Ketsuki Eimin ~

C’était quoi ? Clignant des yeux en regardant le visage de Okasan, je ne compris pas directement pourquoi elle avait l’air contente et Okasama aussi elle souriait beaucoup ! C’était bizarre de les voir comme ça. Rei… Yu ? Est-ce que je vais m’appeler comme ça maintenant ? Rei… C’était joli, on aurait dit un nom de riche ! Entrouvrant la bouche pour faire un oui de la tête montrant que cela me plaisait, je me demandais tout de même comment je m’appelais finalement. Rei ou Yu ? Ou les deux ? C’était un truc de riches de donner deux noms comme ça ? Je ne sais pas, mais ca m’allait bien, Rei-Yu c’est moi !

Entrant dans une nouvelle pièce, je n’eus le temps de faire des « Oh » et des « Ah » en vue de la vitesse de maman méchante quand elle monta des escaliers en verre ! Mais ça va casser ! Le verre ca sert à se défendre, pas à marcher dessus ! Les riches étaient supers, forts et puissants, mais ils étaient bizarres aussi ! Fermant les yeux de peur de tomber, je suivais du regard Akiha-Okasan en lui montrant bien que j’avais peur. Mais je ne devais pas, elle était là, derrière nous et … la salle de bain magique. Magique parce que je n’avais jamais vu une salle d’eau comme ça ! C’était tellement grand que l’on savait entreposer dedans au moins … Cent trente cinq millions de millions de poubelles ! Waaah ! Et regarde moi ça aussi ! Non, c’est vraiment pour se laver tout ça ? Me retrouvant au sol en regardant Okasama, je détachais vite mes petits yeux de son corps si beau pour venir toucher à ce qu’il y avait autour de moi. Quand je touchais c’était propre, quand je retirais ma main, c’était sale ! Essayant de frotter une tache que je venais de faire avec ma manche, je me résous à abandonner en voyant bien que c’était de pire en pire. Me frottant la tête avec mon bras, il était temps de goûter à ça. Alors que de l’eau tombait, je regardais celle-ci un instant couler. C’était de l’eau gratuite. Jamais je ne me suis lavé dans de l’eau comme ça, peut être quand j’étais bébé, mais je m’en souvenais pas. Retirant mes vêtements rapidement en les laissant sur le sol, je me passais sous l’eau avant d’ouvrir la bouche pour boire celle-ci. Ce n’était pas le même goût que celle des flaques de pluie ! Voyant l’eau sous mes pieds devenir noire, j’attrapais un flacon de savon -je crois- avant de l’ouvrir et… de le déverser sur moi, avalant par la même occasion cette chose. Ca, le savon, ce n’était pas bon ! Frottant bien partout pour que je sois propre, j’essayais de m’extirper de toute la mousse que j’avais crée. Moi aussi je faisais de la magie alors ? Jouant avec celle-ci en m’amusant à faire une moustache et une perruque bizarre, j’attirais l’attention de mes mamans.

- Il y en a trop ! Je sais même faire un château avec ça !

Riant de joie en m’amusant avec tout ça, je me laissais me détendre sous l’eau chaude. Ca faisait du bien, tellement de bien que j’étais heureux. Un bain de riches, je prenais un bain de riches !

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Dim 24 Mar - 1:51

Arrivant donc sur le pont, c'est avec une surprise non feinte que je m'arrêtais en même temps que les pas de la reine de ce lieu ralentirent. Me tournant vers sa majestueuse personne, je fronçais des sourcils tandis qu'elle se montrait plus qu'amicale avec le petit garçon. Aurait-elle accepté sa présence aussi vite ? « Dans tes rêves ouais ». Penchant la tête sur le coté, je suivis ses actions sans rechigner tandis qu'elle montrait clairement ce qu'elle avait derrière la tête à cette petite bouille qui nous eue suivi jusqu'ici. Restant perplexe en voyant Dead Master-Sama prendre l'enfant dans ses bras, je ne compris pas tout de suite l'intérêt de ce mouvement des plus étranges venant de sa personne pourtant tout sauf affective avec des étrangers. Parce que j'étais certaine que ce gamin ne représentait rien à ses yeux, ce n'était que pour ma personne qu'elle se rendait aussi bonne envers lui, n'est-ce pas ? La réponse était certes oui, mais je devais avouer que je gratifiais ses efforts, c'était adorable. Tellement que je la fusillais d'un regard désapprobateur quand elle prit le gamin tel un sac de patates afin de lui faire traverser Undai. Croisant ses amandes d'un vert profond, je lui déconseillais cela d'un air outré. Non mais, j'étais d'accord qu'elle ne veuille pas que ce môme marche sur le sol de son Académie -quoi que je trouvais cela exagéré- mais de là à le traiter comme une chose quelconque, voyons !

C'est avec un amusement dissimulé que je l'aie vu serrer le petit -n'arrêtant pas de poser des questions en tout genre, allant jusqu'à demander des choses plus qu'amusantes- dans ses bras avant de s'engager sur le pont avec toute l'assurance du monde. C'était juste... « Terrible ! ». Dans un sens, j'étais d'accord avec mon ombre, je ne voulais pas qu'Ayame perde patience, déjà qu'elle eut fait beaucoup pour ma personne sur ce sujet. C'est pour cette raison que je la dispenserais de devoir trop s'occuper de ce garçon à l'avenir. Après tout, je n'avais le droit d'imposer quoi que ce soit à sa personne clémente. Dès qu'elle acceptera définitivement la venue de ce petit être sur ses sols, je le prendrais avec moi dans mes appartements où je... j'en ferai quoi ? Je le cacherai bien sûr ~ Il n'aura le droit de fréquenter les chatons de cette Académie, et encore moins s'avancer dans les arcanes de la matérialisation. Il était hors de question qu'il devienne un monstre, je ne voulais en aucun cas le propulser dans ce monde de sang.

- Albert. C’est un nom européen, en vue de son apparence, il pourrait très bien s’appeler ainsi n’est-ce pas ? ~

Levant mon regard clair vers mon interlocutrice, je restais... incrédule, oui, complètement déboussolée de ses suggestions. Albert ?! Jamais. C'était la seule pensée qui me traversa l'esprit sous les rires de mon mauvais coté et celui de la directrice. Évidemment -ou du moins j'espérais- elle plaisantais. Mais, j'étais tout à fait en accord à que ce soit elle qui lui choisisse un nom. Pourquoi ? Parce que cela marquerait l’appartenance de cette mini tête blanche, à ces murs luxueux. Donc si elle voulait qu'il s'appelle ainsi, ce serait le cas... enfin, j'essayerais tout de même à jouer sur ses idées question de ne pas donner à ce môme un prénom de préhistoire non plus. Après tout, ce n'était pas qu'une simple appellation, il construira toute sa vie sur son identité.

- Rei … Rei-Yu Ketsuki Eimin ~

J'étais aux anges en l'entendant prononcer ce nom. Non pas forcément pour le prénom, même si je devais dire qu'Ayame-Sama avait bon goût finalement, mais plus pour le nom de famille. Je ne savais pas qu'elle allait pousser si loin son approbation à voir cet enfant chez elle. Dans le sens, il allait de soi que je l'adopterai légalement lui donnant, par superposition des faits, mon propre nom. Ketsuki... Il aurait un avenir tracé avec cela. Mais de là à croire que la directrice proposerait d'elle même à ce qu'il porte son nom à elle en même temps, je ne m'y attendais pas. Je restais carrément muette tandis que nous traversions les couloirs pour arriver à ses appartements. Cette femme... Elle m'étonnait de plus en plus. Aurait-elle compris que je ne vivais que pour son être, en voulant juste des petits extra entre-temps ? Non... Je ne savais déchiffrer cette femme. Elle restait souvent un grand mystère à mes yeux. C'était cela qui la rendait unique en même temps ~ « C'est absurde ! Tu oublies notre but, et ce gosse va nous apporter que des problèmes ».

- Voudrais-tu te taire Akiha ? Tu commences à m'exaspérer. Je sais ce que je fais figure-toi, si il posera vraiment problème, je te laisserai t'en débarrasser.

Déplissant des plis invisibles sur mes vêtements, je me décidais à suivre la directrice qui eut quitté son salon en vitesse pour porter l'enfant dans la salle de bain, tout en voyant les mimiques du petit devant moi. C'était donc comme je le pensais. Le raffinement d'Ayame ne supportait pas la saleté, je devrais la féliciter par la suite d'avoir tenu le coup avec tant de courage. Et ce, sans moindre moquerie. Soupirant sous une dernière parole boudeuse de mon mauvais coté disant bien que je me mentais à moi-même, je montais les escaliers pas à pas, tout en me demandant si le gamin ne se noierait pas dans la baignoire entre sous le regard impitoyable de ma chère amante. Non, elle ne ferait pas cela, pas maintenant. Entrant donc dans la salle de bain que j'utilisais souvent depuis ma réconciliation avec Ayame, pour voir le gamin debout au milieu de la pièce avec ses vêtements sales, tandis que la femme l'accompagnant imposa sa voix mielleuse dans les lieux.

- Qu’en est-il de l’administration de Undai ? Un étranger ne peut se trouver dans mon institut mon cœur ~ L’inscrirais-je en tant que seconde ? 

J'y ai pensé. J'y ai vraiment pensé pendant tout le trajet. Il était évidemment hors de question de bafouer d'avantage le règlement par excellence de cette Académie de génie. Par contre, je ne voulais pas que ce petit se retrouve entouré de chatons tout de même, il était beaucoup trop jeune pour ces fins là. C'était pour cette raison que j'aurais préféré qu'il reste caché de leur vue, ne pouvant user de la matérialisation... Sauf que l'inscrire en tant que Seconde et lui donner un cristal, serait comme le laisser -non, le pousser- dans la gueule du loup. Chose que je ne voulais surtout pas. Mais... En même temps, je n'avais pas le choix que d'accepter, en y mettant mes contraintes. Si je l'ai amené ici, c'est pour qu'il soit en sécurité, après tout. Regardant avec amusement Rei Yu se laver, j'étais toute contente de voir sa joie remplir la pièce en même temps que la buée se coller au miroir.

- Il y en a trop ! Je sais même faire un château avec ça ! 

Riant aux exclamations de l'enfant, je laissais mon regard couler sur Ayame tout en prenant le pommeau de douche pour rincer le surplus de mousse sur le corps de ce petit être. Garçon fort maigre pour son âge... âge ? Je pariais qu'il n'avait pas plus de huit ans en vue de sa corpulence. Mais je n'avais plus à le plaindre, il était déjà dans son élément dans ce lieu. Au moins une chose était certaine, il n'aura pas de souci d'adaptation. Un sourire doux plaqué sur les lèvres, j'invitais le gamin à continuer à s'amuser tandis que je parlais avec « maman » Ayame.

- Je n'ai aucune objection pour ce faire. Par contre, j'aimerais qu'il ne touche pas à la matérialisation et donc, qu'il ne suive pas le cursus d'un Seconde.

Contournant Ayame-Sama pour chercher un essuie propre dans une des armoires, je déposais un baiser sur ses lèvres en passant à sa proximité. Trouvant mon bonheur en une grande serviette douce et blanche, je la ramenais vers le petit. Le jugeant du regard, je constatais que sa chevelure était déjà plus claire, et que sa peau -étant grise avant de venir ici- était plus que translucide. Un petit gamin ne venant pas du Japon, c'était certain. Souriant en croisant ses yeux vairons, je l'invitais à venir s'entourer de l'essuie que je lui tendais, afin de pouvoir l'essuyer sans plus attendre. Il ne maquerait plus qu'il attrape froid. D'ailleurs, je devrais lui faire un bilan de santé pour constater et remédier à ses carences. Prenant le gamin dans mes bras, je le mis bien devant moi pour m'exclamer joyeusement un « Tu es tout beau maintenant » avant de déposer un bisou affectueux sur sa joue. Attrapant la main d'Ayame par la même occasion, je nous fis sortir de ce lieu humide. Hmm... Il faudrait lui trouver des vêtements, mais avant cela, qu'il mange.

- En état actuel des choses, Undai est trop dangereux pour un enfant de son âge, c'est pourquoi j'ai pensé à garder Rei Yu dans mes appartements.

Déposant un baiser sur la main de la directrice, je la lâchais par la suite pour descendre les escaliers menant jusqu'à la cuisine. Laisser ce petit se promener librement dans cette école ? Autant l’exécuter sur place. Non, je ne pouvais permettre au monde de connaître son existence avant qu'il ne puisse se défendre seul. De plus, dans mon esprit, Rei Yu n'était pas né pour user de la matérialisation, non, il n'aura pas accès à cette science. « On parie ? ~ » Non ~ Déposant le gamin sur une chaise de la cuisine, je demandais à une servante -toujours aussi inexpressive- si elle ne pouvait pas faire quelque chose à manger au petit. Aucune réaction. Grimaçant, je lançais un regard insistant à Dead Master avant de laisser le petit là, lui intimant d'attendre que la nourriture arrive sous ses petites billes brillantes. Revenant dans le salon pour tenir compagnie à la propriétaire de ces lieux, je soupirais enfin pour évacuer la charge pesante de cette journée. M'asseyant sur un siège, je tendis ma main vers la directrice pour l'inviter à la saisir, la tirant ainsi donc vers moi.

- Qu'en pensez-vous, Ayame-Sama ?

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Dim 24 Mar - 16:14

Me posant dans la salle de bain non loin de l’enfant, je laissais mes pupilles verdâtres se poser sur l’un des miroirs surplombant les murs de la salle de bain. Finalement mon état n’était pas aussi déplorable que ce que j’aurais cru, cela va de soi que ma robe était complètement fichue, mais je ne devrai pas passer cinq heures sous de l’eau bouillante pour me purifier. Soupirant en me décidant de changer de vêtement, je m’arrêtais quand les paroles du petit m’interpelèrent.

- Il y en a trop ! Je sais même faire un château avec ça !

Souriant jaune alors qu’Akiha avait l’air plus qu’amusée de la situation, je me giflais mentalement en essayant de me retenir. Ce gosse allait inonder Undai si cela continuait, la tuer était finalement son seul salut. Secouant la tête en me disant que je ne devais plus penser ainsi -pour l’instant-, je laissais ma compagne se charger du rinçage. Cela était mignon, dans un sens, on aurait cru voir un toiletteur et un chiot sauvageon. Laissant donc cela se dérouler sous mes yeux, je pris place contre un mur en attendant que la mousse se disperse, me laissant le corps de l’enfant sous les yeux. Rachitique. Après tout rien d’étonnant en sachant où nous avions trouvé cette chose, un enfant de la rue muni d’un code étrange, une bonne recherche sur sa personne s’imposera effectivement. Qu’étaient ses origines, d’où venait-il exactement ? Avait-il des parents dans un autre pays ? Faisait-il le tour du monde du haut de son jeune âge à la recherche de quelque chose ? Nous ne savions rien sur lui, et cela me dérangeait. Avoir une chose hors de contrôle chez moi, de plus si c’était un enfant, était inacceptable. Matérialisant dans mes mains -loin des yeux vairons de l’enfant- une petite tablette pour effectuer mes premières recherches, j’incérais le peu de données que je pus recueillir de l’enfant. Son code et son physique, pas assez pour trouver quoi que ce soit en somme. Soupirant en dématérialisant mon gadget du moment, je laissais ma tendre aimée se rapprocher de ma personne, déposant un fin baiser avant d’attraper une serviette se trouvant non loin de mon emplacement ;

- Je n'ai aucune objection pour ce faire. Par contre, j'aimerais qu'il ne touche pas à la matérialisation et donc, qu'il ne suive pas le cursus d'un Seconde.

Ne pas suivre les cours ? Je n’y voyais aucun inconvenant, loin de Undai ce petit être sera, mieux je me porterai. L’enfermer dans mes appartements étaient donc une idée que nous deux, avions envisagées, si pas plus ~ Laissant mon regard couler sur sa silhouette, la transperçant de mes billes vertes, un fin sourire amusé se posa sur mes lèvres alors que mille et un scénarios me passaient par la tête quand je lui demanderai « un certain remerciement » pour mes biens faits de la journée. Enfant ou non à la maison, je restais une femme aimant le corps torride de celle qui lui appartenait ~ Gloussant légèrement à cela alors que je m’imaginais déjà son corps chaud sur le mien, enlacées peau contre peau, baisers plus chauds les uns que les autres, je me forçais à retomber sur terre avant de me mettre à jouir dans ce coin de la salle de bain. Reportant mon attention sur les faits en laissant mes pensée perverses pour plus tard, j’examinais. Il était propre. Enfin, à croire qu’il était tellement sale que je ne me serais douée que la vraie couleur de ses cheveux était un blanc hivernal. Magnifique, cet enfant était étrangement magnifique du point de vue scientifique. Des cheveux blancs, des yeux vairons, allez-vous me dire qu’il possédait deux cœurs également ? Il fallait l’ouvrir, pour le savoir ~

- En état actuel des choses, Undai est trop dangereux pour un enfant de son âge, c'est pourquoi j'ai pensé à garder Rei Yu dans mes appartements.

Le garder dans ses appartements ? Pourquoi ne pas le laisser ici ? Si elle cherchait la sécurité, seul cet endroit à Undai était hors de portée d’atteinte aux étudiants. Nuls élèves ne connaissaient cet endroit, les seuls chanceux que nous ayons croisés entre ces murs étaient uniquement des « proches ». La laissant tout de même agir avant que je place mes recommandations, je la vis poser l’enfant sur une des chaises de ma cuisine, demandant à l’une de mes servantes si elle pouvait servir l’enfant se trouvant là. La réaction de celle qui se fit agresser par le regard d’Akiha ? L’ignorer totalement ~ Dieu, ces enfants n’étaient-elles pas magnifiques ? N’obéissant qu’à un seul être ? ~ Huhu. Adressant donc un sourire carnassier à l’une des jumelles, je m’approchais de celle-ci pour venir lui quémander en personne de préparer quelque chose. Me jugeant premièrement de son regard froid, elle finit par s’exécuter en me disant bien « Nous attendrons des explications plus tard, Dead Master-Sama ». Des explications ? Pourquoi donc ? Ah ? ~ La présence de « AC670D » était-elle si étrange pour elles ? Cela allait de soi, toutes personnes non-invitées dans mes appartements se faisaient tuer ~ S’attelant déjà à la recherche de nourriture, je demandais également à la deuxième des sœurs de me trouver des vêtements pour ce petit être. Sa réaction ? De la pure matérialisation ~ En terme clair, j’aurais pu le faire moi-même. Soupirant légèrement devant tant de désinvolture, je me décidais de partir de cet endroit « trop oppressant » sous les pupilles rougeâtres de mes servantes.

- Qu'en pensez-vous, Ayame-Sama ?

Me laissant entrainer par la main d’Akiha, je me posais non pas à côté d’elle, mais bel et bien sur sa personne. Lui adressant un sourire aguicheur avant de capturer ses lèvres, je laissais mes envies d’un baiser rempli de sentiments s’étendre dans ce salon. L’enfant ? N’était-il pas occupé à vider mes armoires ? ~ Et puis même, là ou pas là, cela ne changerait en rien mon comportement affectif envers ma scientifique ~ Huhu ~

Me détachant de son corps pour venir poser mes mains sur ses épaules que je caressais doucement, je lui adressais un regard amusé avant de reprendre un semblant de sérieux. Un air toujours calme et tendre sur le visage, je laissais résonner ma voix angélique dans ce lieu, sentant ma personne mélangée à celle d’Akiha. Pourquoi vouloir partir alors que nous avions cette maison ? Le laisser dans ses appartements alors qu’elle devra s’occuper de ses responsabilités, cela était du suicide ma belle ~ Gloussant légèrement, je parlais ;

- Ne serait-il pas inconvenable que cet enfant se fasse « découvrir » par l’un de tes fans mon cœur ? ~ Que dirais-tu de rester ici, avec lui ? ~ Après tout, ne sommes-nous pas une famille ? ~

Le but de garder ce gnome chez moi ? Celui de savoir qu’Akiha ne retournera sans doute plus chez elle. Un sacrifice que je saurai pleinement gérer en sachant que mes servantes n’auront nullement le choix que d’accepter de surveiller ce gamin sous mes demandes. Chose que je comptais faire d’ailleurs. Descendant du corps de mon amante pour venir me poser à ses côtés, creusant mon nid dans ses bras en nous matérialisant du thé chaud, je laissais ma tasse se glisser entre mes doigts, prenant une gorgée de ce liquide doux ~ A la place de parler, thé, prenons en compte plutôt la difficulté de faire de ce rejeton, une partie de notre emploi du temps. En sachant que la matinée nous ne serons jamais là et que nous ne le verrons sans doute que trois-quatre heures par jours, il fallait encore réussir à coincer ces dites heures. Nous étions des adultes plus que surchargées, Akiha arriverait-elle seulement à voir cet enfant une heure par jour ? J’en doutais, du moins en vue de ses taches ~

- Il sera en sécurité ici Akiha-Chan, autant mettre ses chances de son côté à la place de les bafouer inutilement ~ De plus, cela me ferait plaisir de te savoir « vivre » pleinement en ma compagnie mon ange ~

Gloussant légèrement en venant attraper les lèvres de mon amour, je me posais sur sa poitrine, tête la première, son parfum venant déjà chatouiller mes narines. Je devais prévenir Yume, qu’allait-il se passer si cette jeune demoiselle le découvrirait par elle-même ? Une crise ~ Non, pire que cela ~ Et Yomi ? Qui donc ? ~ Je n’en avais que faire de ma prétendue nièce, qu’elle pense ce qu’elle veut, morte elle m’apportera moins de soucis, vivante elle ne fera que pousser ma curiosité jusqu’à sa progéniture ~

- Il va de soi que tu as également trop de travail pour t’occuper de Rei Yu-Kun. Je ne compte te laisser délaisser nos chatons, et je présume que tu ne le feras pas non plus ~ Pour ce qui est de ta fonction dans les laboratoires, j’ai également besoin de ta présence. L’hôpital, dans ce cas ~

Venant croiser son regard en finissant ma tasse, je me redressais finalement en croisant mes jambes. Laissant mon regard se perdre peu à peu dans l’écran noir me faisant face. Que pensait cet enfant de ce lieu ? Cela devait être trop grand, trop luxueux, trop chic pour sa petite personne n’est-ce pas ? ~ Maaah ~ En parlant de cela, j’avais beau dire « qu’il pouvait dormir ici », je n’avais aucune chambre pour lui … Levant mes yeux vers la porte de Yume, je soupirais. Sacrifierais-je ce lieu dit sacré ? Non, cela va de soi ~ Claquant des doigts pour faire apparaître une nouvelle porte sur le palier, je laissais ma matérialisation opérer dans ce nouvel espace, se créant derrière la porte métallique nous cachant la vision d’un spectacle magique. Rei Yu-Kun ~

- Je m’investirai également dans son quotidien, je ne compte te laisser seule dans cette histoire mon ange ~ Après tout, si cet enfant porte nos noms, il va de soi qu’il doit être à la hauteur de son titre ~ Cela te convient-il ma chère ? ~

M’investir ? Comment ? En prenant « soin » de lui à ma manière ~ Je ne lui apprendrai certainement pas la matérialisation sans l’accord d’Akiha -ou pas ~- Mais un million d’autres possibilités se présentaient sous mes yeux en ce qui concernait « l’éducation ». Sortant mon cellulaire de ma poche, je tapais un message rapide à une certaine personne avant de refermer mon appareil et le laisser choir sur le sofa. « Akiha et moi-même avons trouvé un enfant dans les bas-quartiers, nous avons décidé de l’adopter, Yume-Chan ~ J’espère que vous, vous entendrez bien. <3 Prends soin de toi ma chérie, je t’aime xxx ~ ». Avais-je été trop directe ? Maaah, on ne me refera plus à mon stade ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Dim 24 Mar - 19:09

Cette femme me rendait dingue, et ce, littéralement. Avec elle dans mes bras, je pouvais oublier nos disputes de ce matin allant même à faire abstraction de la présence d'un enfant à quelques mètres de nous. J'étais obnubilée par sa force ténébreuse mais tendre à la fois. Savourant sa silhouette gracieuse posée sur moi, je tombais dans le piège de sa chaleur ne faisant que m'envoûter. Son sourire, sa peau, son souffle, tout, j'avais envie d’en découvrir plus de sa peau douce. Cette simple pensée me rendait toute chose tandis que mon monde ne tournait qu'atour de ces yeux d'un vert profondément scrutateur. J'avais envie d'elle, là maintenant. Mais je devais tout de même me résoudre à calmer mes pulsions en vue de notre situation. Nous avions encore beaucoup de choses à régler avant de pouvoir se reposer dignement.

- Ne serait-il pas inconvenant que cet enfant se fasse « découvrir » par l’un de tes fans mon cœur ? ~ Que dirais-tu de rester ici, avec lui ? ~ Après tout, ne sommes-nous pas une famille ? ~

Suivant son corps du regard quand elle se posa à mes cotés, je regrettais presque que notre moment « d'intimité » ne dure plus longtemps. Revenant tout de même à notre réalité, j'aurais tout autant bien pu retourner sur mon nuage à l'entente de ses dires. Ayame-Sama ne voulait pas que je garde l'enfant dans mes appartements, ce qui effectivement, serait dangereux pour ce petit être s'il se faisait découvrir par des importuns en tout genre. Mais je ne m'attendais pas à ce que la sécurité de Rei Yu l'importe au point qu'elle veuille le garder dans ses propres appartements. Je n'aurais jamais pensé un instant qu'elle me laisserait le protéger dans sa forteresse allant jusqu'à me proposer de vivre en ce lieu avec lui. Cela, je ne pouvais le refuser, je ne voyais pas de meilleure offre au point même que j'étais plus qu'étonnée de cette dernière. C'était juste incroyable venant de sa personne -à la base- imbue d'elle même. « C'est du délire... De la folie pure ! » Laissant mon ombre jacasser sur le comportement inadéquat de la directrice par rapport à cette situation, je ne fis que sourire en ne sachant détacher mes yeux pleines d'étoiles de sa gracieuse silhouette.

- Il va de soi que tu as également trop de travail pour t’occuper de Rei Yu-Kun. Je ne compte te laisser délaisser nos chatons, et je présume que tu ne le feras pas non plus ~ Pour ce qui est de ta fonction dans les laboratoires, j’ai également besoin de ta présence. L’hôpital, dans ce cas ~

Accueillant son corps contre moi dans un geste dit doux, je me laissais bercer par ses paroles plus que surprenante, bloquant tout de même sur la gestion de mon temps. Il était vrai que j'étais une personne occupée, si ce n'étaient pas les cours -ou leur préparation- qui me prenait tout mon temps, c'était mes nombreuses expériences qui devaient se faire contrôler. Sans oublier mes aller et retours incessants entre Undai et l'hôpital de Kyoto. Mais aussi mon poste de chef de l'infirmerie où il y avait toujours quelque chose à faire. Définitivement, il était rare que je puisse souffler, et quand je le pouvais, je passais le reste de mon temps avec Dead Master-Sama. En somme, aucun moyen pour ma personne de m'occuper de cet enfant. Évidemment, j'y ai pensé aussi... Et la solution donnée par Ayame-Sama était certainement le meilleur choix, l'enfant ou mes obligations. « Et voilà, comme je disais ! » Un air songeur sur mon visage, je réfléchissais à cette contrainte. Je ne comptais en aucun cas délaisser mes cours, j'aimais trop enseigner à mes petits chatons adorés ~ Il allait de soi aussi, que je les adorais au point de vouloir autant les soigner que leur inculquer la biologie. Il ne me restait qu'à faire une croix sur le laboratoire ou sur l'hôpital, mais jamais je ne choisirais le labo, je n'étais pas folle au point de contrarier mon mauvais coté à ce point. Mon poste à l'hôpital donc... Laisser les gens mourir qui pourraient survivre grâce à mon expérience, pour apprendre à Rei Yu à faire ses lacets. Quel choix terrible. Mais j'allais l'assumer pleinement.

- Je m’investirai également dans son quotidien, je ne compte te laisser seule dans cette histoire mon ange ~ Après tout, si cet enfant porte nos noms, il va de soi qu’il doit être à la hauteur de son titre ~ Cela te convient-il ma chère ? ~

Et je pris totalement ma décision après les dires de mon amante. Répondant d'un mouvement bref de la tête, je levais mes yeux pour voir une porte apparaître entre la chambre de la directrice et celle de Yume. Restant éblouie par ce spectacle des plus adorables, je me retenais limite de sautiller de joie sous tant de bonne volonté d'Ayame. Même si au fond, mon ombre me soufflait de faire attention car selon elle c'était louche, je faisais la sourde oreille, tellement l'émotion était présente dans tout cela. Dangereux et louche venant du dieu de la mort ? Certainement, mais pour l'instant, je ne pouvais critiquer cela, au contraire, j'étais plus qu'heureuse de l'entendre dire qu'elle -reprenant ses dires- s'investirait dans la vie de cet enfant. Allant jusqu'à accepter mes demandes pour ne pas laisser Rei Yu traîner à Undai comme un simple étudiant. Parlant de ce dernier, je lançais un coup d’œil bref vers la cuisine pour voir le bonhomme entouré d'assiettes et nourriture en tout genre. Un sourire des plus attendris sur le visage, j'exprimais mon contentement sans plus de ménagement.

- Vous êtes trop généreuse Ayame. Je ne peux que suivre vos directives avec joie ~

Me redressant pour venir mieux me saisir de la taille de la femme à mes cotés, je vins l'embrasser tendrement, avant de forcer le passage de ma langue pour venir caresser la sienne dans un baiser passionné. L'enfant dans tout cela ? Il était trop occupé à manger, je l'espérais. Brisant le contact par manque d'air, yeux mi-clos, je chatouillais son visage de mon souffle, avant de me redresser m'amusant avec une certaine envie palpable, à frôler ses formes du bout de mes doigts fins.

- J'abandonnerai mon poste à l'hôpital dès maintenant. Mais je vous assure que cet enfant n’interférera en aucun cas sur mes obligations envers vous. Ni sur rien qui vous concerne d'ailleurs ~

Devais-je la rassurer en vue de sa crise de tout à l'heure ? Non, c'était ma conviction qui parlait en ce moment même. Je n'étais pas du genre à abandonner mes buts premiers et je tenais mes engagements. Je savais parfaitement que cet enfant était là par bonté de la directrice, car, finalement, peu importe ce qu'elle aurait décidé à son sujet, je resterais son obligée. Même si j'aurais certainement passé des jours à lui tirer la gueule si elle l'avait tué, je crois que je ne pourrais me permettre de la décevoir plus que cela. C'est pour cette raison que je devais définir clairement les limites à cet instant. Mon gamin -oui parce qu'il est déjà mien- ne pourra surpasser l'estime de cette dame en noir à mes yeux. C'est pour cette raison que j'étais énormément reconnaissante pour cela. « Manipulation, manipulation ~ » Faux ! En y pensant, il serait bien que ce petit soit protégé efficacement.

- Il lui faudrait tout de même une protection quand nous ne serons là, au cas où. Je suppose que vous avez des cristaux « neutres » dans votre laboratoire. Cela ne vous dérange pas que j'aille en chercher, n'est-ce pas ? ~

Un dernier baiser de ma part et je me relevais du corps chaud sous moi. Remettant mes habits dans un ordre implacable, je fis un signe de la main à Rei Yu et me dirigeais -sans attendre de réponse- vers l'escalier en verre pour mieux m'arrêter devant. Tournant mon regard clair vers la cuisine, celui-ci changea de son bleu originel en un rose terne, le temps que j'envoie une illusion quelconque au petit afin de traverser le passage secret menant aux sous-sols. Le tout se refermant dans mon dos, un rictus déterminé sur le visage, je me promis de ne laisser à cet enfant utiliser et même apprendre, l'existence de la matérialisation. Serait-ce difficile à cacher ? Non, non si Ayame y met du sien interdisant toute pratique « magique » de se produire sous le regard vairon de Rei Yu. « Labo de Dead Master donc, au moins une bonne chose en cette journée pourrie ». Faisant fi des paroles lugubres de mon mauvais coté, je partis d'un pas sûr vers le dernier laboratoire de ce long couloir bleu. Le laboratoire de Dead Master-Sama ~ Alala, je ne vais y chercher que les cristaux, c'est tout. C’est cela ~

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Dim 24 Mar - 20:10

Mon raisonnement était plus qu’incompréhensible pour les oreilles externes, et même les personnes me connaissant devaient me trouver plus qu’irréfléchie. Accepter la présence d’un enfant, celui d’Akiha et le mien d’ailleurs, le garder chez moi, l’éduquer … Mais que faisais-je donc ? N’était-ce que pour plaire à Akiha ? Oui et non ~ On pouvait appeler cela un caprice, un caprice d’une grande envergure en vue du bouleversement que sa présence causera ici, mais tout de même ~ Un caprice restait un caprice, et tout caprice de ma part devait être exécuté ~ Et puis même, cet enfant pouvait m’apporter des biens faits également. Lesquels ? Maaah, j’en trouverai sans doute plus tard ~ Un enfant si jeune à Undai … Croyait-elle que Rei resterait sagement à la maison à nous attendre ? Je m’attendais déjà ce qu’il parte « explorer » ce lieu, l’empêcherais-je ? Non, pas forcément ~ Huhu.

- Vous êtes trop généreuse Ayame. Je ne peux que suivre vos directives avec joie ~

Généreuse ? Ne répétais-je pas que j’étais la bonté même ? Plus sérieusement, bien que mon titre soit celui du Dieu de la mort, j’étais également une aide à l’humanité. Sans moi ces enfants peuplant mon académie n’auraient de toits ni d’avenir, depuis ce jour là j’avais déjà montré ce qu’il me restait d’humanité. Mais en même temps, Rei Yu ne faisait pas partie de ce cas de figure, non, lui devenait une charge entière dans ma vie ~ Pauvre Yume-Chan, serait-elle jalouse ?

Me laissant bercer par les bras de mon amante, je levais un œil vers la cuisine pour voir l’enfant. Agrandissant mon sourire avant de renforcer notre baiser sous une demande de ma scientifique, je me collais ne serait-ce qu’un peu plus à son corps, profitant de sa chaleur et de ses mains frôlant mon corps. Dieu, si nous étions seules, cet endroit deviendrait notre nid d’amour ~ Me laissant donc aller à la douceur de ses gestes, je mordillais sa lèvres inférieure tout en lui adressant des petits sourires remplis de sous-entendus, il n’y avait rien de mal dans ce que nous faisions n’est-ce pas ? Après tout, depuis quand ce que je faisais était mal ? ~ Je suis le bien, je suis Dieu, celui de la mort, Huhu ~

- J'abandonnerai mon poste à l'hôpital dès maintenant. Mais je vous assure que cet enfant n’interférera en aucun cas sur mes obligations envers vous. Ni sur rien qui vous concerne d'ailleurs ~

Me détachant avec tristesse de son corps en restant tout de même dans ses bras, je croisais les jambes sous ses dires. Il allait de soi que seul l’hôpital pouvait être rogné de son emploi de temps, en sachant que je prenais soixante pour cent de son temps et que je ne laissais donc que quarante pour cent pour le reste, je ne comptais pas qu’elle me retire ces-mêmes soixante. J’étais le centre de sa vie, la femme qu’elle devait considérer comme étant la plus importante à ses yeux … Je devais être son tout. D’où me venait donc cette envie d’être son unique ? Mon amour pour elle sans doute ~

Rien que savoir que celle-ci était déjà promue à une autre personne … Cela me dégoûtait. Assez pour que ma bonne humeur s’envole sur cette pensée, en pensant à lui, le lui dira-t-elle qu’elle a un enfant à présent ? Qu’en est-il de leur relation d’ailleurs ? Depuis notre « grande dispute », elle n’eut le plaisir de rendre visite à son soi-disant « fiancé ». Dieu, que je le détestais. Soupirant en secouant la tête invisiblement, je fermais les yeux, essayant de retrouver le sourire alors que rien ne pouvait gâcher ce bonheur présent. Après tout, ne devais-je pas être soulagée de savoir que personne ne passerait devant moi ? Non, cela devait être une évidence telle que rien qu’y penser pourrait me faire péter un câble, une fois de plus ~

- Il lui faudrait tout de même une protection quand nous ne serons là, au cas où. Je suppose que vous avez des cristaux « neutres » dans votre laboratoire. Cela ne vous dérange pas que j'aille en chercher, n'est-ce pas ? ~

Un dernier baiser, un sourire et Akiha avait disparu tellement vite que je ne compris pas directement ce qu’elle voulait faire. La voyant passer par notre passage, je soupirais. Mon laboratoire donc ? Sous cette pensée, je me relevais instinctivement pour venir passer ma tête par le passage et crier dans les couloirs des sous-sols à l’attention de ma scientifique -qui entendrait sans doute mes dires- « Akiha-Chan ! Le cristal uniquement ! » Que voulaient dire mes paroles ? Laisser Akiha seule dans mon laboratoire adviendrait à laisser un enfant dans un magasin de jouets, lui disant que tout lui était permis. Sauf que dans ce cas-ci, rien ne lui était permis. Dieu, qu’allais-je perdre encore aujourd’hui ? Soupirant en laissant ma tête se poser contre ma bibliothèque, je me calmais. Akiha n’irait pas à fouiller dans mes affaires … Si justement. Qu’avais-je de compromettant dans ce dit lieu de travail que j’exploitais vingt heure par jour ? Mon journal d’expériences, mes dossiers, mes essais ainsi qu’un plan d’action en vue d’un meurtre « commandité » à l’intention de son fiancé ~ Rien de grave finalement, après tout, ce qu’elle ne pouvait voir, n’était pas à sa portée ~

Me détachant donc du meuble dans un soupir, je me dirigeais vers la cuisine pour voir l’enfant à table. Lui adressant un sourire tendre, je m’approchais de lui pour venir lui ébouriffer les cheveux dans un geste doux. De la nourriture à flot, en avait-il déjà mangé autant durant toute sa vie ? Mais en vue des plats vides qui s’entassaient, il n’y avait pas de doute en disant qu’il était -effectivement- affamé. Attrapant un fruit -pomme- se trouvant sur la table, je mordis dans celle-ci avant de me poser à côté de l’enfant, sur une chaise se trouvant à sa gauche. Déposant mes coudes sur la table pour voir sa petite bouille engloutir tout ce que nous avions à lui proposer, je me demandais si il allait exploser dans peu. Sentant deux regards ténébreux dans mon dos, je soupirais avant de demander que me vaillent donc ces yeux fusillant ;

- Explications.

Soupirant devant cet unique mot sorti des bouches de mes servantes en même temps, je me retournais. Les jugeant du regard en me demandant si il serait préférable que je parle ou que plutôt, je leur rappelle qui donnait les ordres ici, je ne dis rien en un premier temps. Mes servantes, fidèles depuis leurs arrivées, deux jeunes femmes magnifiques qui vouèrent leurs vies à me servir, leurs devais-je quelque chose ? Nullement ~ Je n’avais pas demandé leurs présences, elles-mêmes s’était proposées il y a de cela quelques années. Autant parler dans ce cas, que me coûterait de le leur dire ? Rien, justement ~

- Disons que Rei Yu est désormais mon enfant ainsi que celui d’Akiha-Chan ~ Il vivra ici en notre compagnie, je compte sur vous deux ~

Laissant ma voix mielleuse leur demander cela, je ne m’attendais à nulle réflexion de leur part. Qu’allaient-elles me dire sinon ? « Non, nous refusons » Cela était impossible. J’étais le maître, le maître à la voix absolue ~ Affichant un nouveau sourire à Rei, je retirais les quelques traces se trouvant autour de sa bouche alors que les servantes débarrassaient enfin les plats. Lui demandant de me suivre jusqu’au salon, je le laissais retenir sa serviette avant de lui demander de se mettre devant moi et de fermer les yeux.

Par simple précaution, je posais ma main froide sur son visage, lui octroyant la vue par la même occasion pour venir matérialiser des vêtements sur son corps. Optant pour un habit typiquement japonais traditionnel, je regardais son petit corps vêtu d’un kimono sombre sur lequel un éventail trônait dans son dos. Magnifique ~ Sandales aux pieds, le voilà enfin correctement présentable. Affichant un sourire de satisfaction en le faisant tourner, je ne pus empêcher un « magnifique » traverser mes lèvres à l’encontre de ma vision, avant de venir m’adresser pleinement à Rei ;

- Je ne me suis toujours pas présentée devant toi en bonne et due forme Rei Yu-Kun ~ Je m’appelle Ayame Eimin, je suis la directrice de cette école ~ Okasan est l’amoureuse de ma personne, ce qui veut dire qu’elle m’appartient ~ Comprends-tu ?

Lui tapotant la tête en me disant que ceci était donc enfin fait, je pouvais passer au reste. Le laissant prendre place sur le divan en quémandant d’un signe de la main à mes servantes de m’apporter du thé, je laissais mon regard transpercer l’enfant de toute part. Attrapant délicatement son bras sur lequel « AC670D » trônait dans sa peau, incrusté jusqu’à y croire que le code à été placé sous toutes ses sous-couches de peau, je caressais ses marques avant de lui demander ;

- D’où te vient cette marque Rei Yu-Kun ? As-tu des parents quelque part ? D’où viens-tu ? Finalement … ~

En demandais-je beaucoup d’un coup ? Serait-ce seulement possible que sa petite caboche retienne toutes mes questions ? Je crains que non malheureusement. Fermant les yeux en me disant qu’il était inutile de le brusquer autant et qu’il serait préférable d’y aller petit à petit, je déposais ma main sur sa joue avant de laisser mon regard se refléter dans ses yeux vairons. Transperçant son âme, à la recherche d’informations intéressantes à son sujet, je laissais son esprit à ma portée sans plus de cérémonie ~ Ne venais-je pas de dire que j’irai petit à petit ? Maaah ~ J’ai déjà changé d’avis, huhu ~

Laissant son âme se faire découvrir par mes soins, je récupérais les quelques images se trouvant dans sa caboche, son grand-père, son utilité pour cet enfant, son arrivée au Japon, son départ de la Norvège … Norvège ? Un petit européen donc. Serait-ce à cause de cela que ma tendre amante eut posé son attirance sur ce gnome ? Hum. En tant qu’occidentaux on se comprend dirais-je. Un trafic d’enfants, c’était donc cela ~ Intéressant. Me détachant de sa personne en déposant mes lèvres sur son front en signe de remerciement, je lui donnais cette fois-ci un sourire plus maternel avant de m’adresser à sa personne aussi petite et censée être inintéressante pour moi ~

- Pauvre petite chose ~ As-tu souffert ? ~

Allais-je m’en réjouir ? Non, tout de même seul mon sourire décrivait mon véritable ressenti sur la question, si il s’agrandit donc … Huhu ~

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Dim 24 Mar - 23:43

Je me répète, mais j'étais heureux à cet instant. Et ce n’est pas tout, j'étais propre aussi ! Mais genre super bien lavé avec une odeur autre que celle des poubelles. Je sentais les fruits, presque comme maman méchante. J'espère que ce n'est pas parce que j'ai avalé du savon, parce que je n'aime pas ça. Je ne sais pas, mais je sais que je n'ai pas sali l'essuie blanc qu'Okasan me donna, c'était bien, je n'allais plus salir mes mamans avec la crasse dans laquelle je vivais avant de venir ici. D'ailleurs, ça ne faisait pas longtemps que nous sommes arrivés dans cette grande maison, et j'avais déjà droit à la nourriture. J'avais faim, j'ai rien mangé depuis hier et mon ventre faisait des bruits ressemblant à ceux des tracteurs. J'ai déjà vu cette machine dans la rue quand j'étais plus petit, c'était énorme ! Mais ici à Kyoto, il n'y avait que des voitures qui polluaient l'air, et je voudrais conduire ce genre d'engin. Parce que c'est les riches qui ont des autos pour se déplacer... Les riches gentilles personnes n'aimaient pas marcher, je l'ai déjà vu dans la rue. Ils préféraient être assis. Il y avait aussi les grands adultes méchants, ceux-là, ils roulaient avec des camions. Je le sais, et ils achetaient des enfants. Il faut faire attention aux camions quand on est un enfant !

Après que maman Akiha m'eut donnée un essuie, elle m'a pris dans ses bras pour me faire descendre dans la grande pièce en bas. Et encore une fois, j'ai eu peur que l'escalier en verre casse. Mais il est resté solide. Et c'est là, en bas, j'ai vu deux autres mesdames quand Okasan m'installa devant une table. C'était une très grande table où j'étais sûr qu'on pouvait mettre beaucoup de nourriture dessus. Elle était toute brillante en plus, je n'ai jamais mangé sur un truc aussi beau de ma vie, ayant que mes genoux ou des bouts de cartons comme support pour ce que je trouvais dans les poubelles. Mais cette table était si grande parce que les deux mesdames habitaient-elle avec Okasama et Okasan ? Regardant partout autour de moi pour découvrir l'endroit, je m'arrêtais vite et baissais la tête en voyant une des deux mesdames me regarder avec des yeux rouges. C'était comme les méchants à la télé -que j'ai vu un jour au hasard ayant fui un homme de surveillance dans un supermarché- et dessus, ils avaient tous des yeux rouges pour montrer qu'ils étaient méchants. Alors, les mesdames étaient... Non, elles étaient belles et riches, elles devaient sans doute être gentilles. Mais je me sentais mal quand elles me fixaient. En plus, les deux mesdames c'était en fait une seule, mais copiée ! Elles étaient identiques, c'était bizarre, ça faisait peur ! Mais mes mamans étaient là pour me défendre non ? Oui, j'étais sûr qu'elles me protégeraient si madame copie me voudrait du mal. En plus Akiha-Okasan parlait aux yeux rouges, alors elle ne devait pas être méchante.

Rassuré, c'est mon ventre qui me rappela que -même si j'étais dans un bel endroit des riches, j'avais toujours faim. Et il fit encore plus de bruits quand des bonnes odeurs comme je n’en ai jamais senti, vinrent me chatouiller les narines. Essuie sur le corps, je n'osais pas toucher la table brillante jusqu'à ce que des choses colorées soient posé dessus. J'ai même reçu une assiette blanche pour ne pas salir la table ! Et des couverts ! Voyant que madame copie ne bougeait pas après avoir posé des plats fumants sur la table, je me saisis de la fourchette et piquais dans le premier bout de viande à ma portée. De la viande, j'en ai déjà mangé il y a longtemps, c'était un hamburger que grand-père m'a dit de prendre dans la poubelle après qu'un monsieur riche ne l'a pas mangé entièrement. C'était bon. Mais là, c'était encore meilleur ! Je n’ai jamais goûté à quelque chose d'aussi délicieux. Manger, il fallait que je mange tout ça ? Je crois que oui.

Mangeant donc toutes les choses sur la table, je goûtais à tout, mordant à pleins dents dedans, regardant quand même la madame copie de temps en temps pour voir si je pouvais continuer à remplir mon estomac. Parce que dans les camions, les méchants nous donnaient du pain mais le reprenaient souvent avant que l'on ne le mange entièrement, alors j'avais peur que ce soit le cas ici aussi. Plus vite je finirais, moins je risquerai à ce que l'on me vole la viande, et les légumes aussi ! Tout dans cette maison était magnifique, les meubles, la salle de bain, mes deux mamans, et aussi la nourriture. J'étais au paradis. Au point que je ne faisais pas attentions à Akiha-Okasan et Ayame-Okasama quand elles parlaient des choses étranges dans la grande salle à coté. Les adultes avaient des conversations que je ne comprenais pas, et en plus, ils parlaient beaucoup en faisant des drôles de choses. Elles faisaient Yuri, je crois. Ouvrant la bouche pour engloutir un morceau de je ne sais quoi de très savoureux, je tournais mes yeux vers la gentille maman quand elle me fit signe de la main. Levant ma fourchette en l'air pour lui répondre avec un grand sourire, je repris là où je m'étais arrêté. Une soupe, il me fallait une cuillère ou je pouvais manger directement du bol ? Il y avait une cuillère, donc autant l'utiliser non ? J'essaye de ne pas trop salir cet endroit quand même.

Je ne sais pas combien de temps je mangeais déjà, mais j'avais toujours faim. Je me demandais si demain aussi j'allais pouvoir manger ou si c'était juste une seule fois par semaine que j'aurais un repas de roi comme celui-ci ? Et le reste des jours ce ne serait que du riz. Si c'était le cas, je devais manger encore plus aujourd'hui ! Quand maman méchante vint ébouriffer mes cheveux, je m'arrêtais de manger pour la fixer de mon regard bicolore. Elle me souriait et je lui rendis son sourire. J'affirme alors que maman méchante, elle était gentille aussi, mais c'était normal parce qu'elle était très riche. Je continuais mon repas en suivant du regard la pomme que maman mangeait à coté de moi. Alors les fruits qu'elles sentaient c'était parce qu'elle en mangeait ? Et ses cheveux étaient un peu verts parce que c'est des pommes vertes qu'elle avalait ? Il fallait que je lui demande, mais les mesdames copies me firent frissonner sous leur ton froid. Mais Okasama n'avait pas peur d'elles ! Au contraire, ma maman était courageuse et fit face à ces yeux rouges.

- Disons que Rei Yu est désormais mon enfant ainsi que celui d’Akiha-Chan ~ Il vivra ici en notre compagnie, je compte sur vous deux ~

Levant le regard vers Okasama, je restais sans voix, laissant mes couverts tomber sur l'assiette. Elle a dit... Elle a dit que j'étais son enfant, maman méchante voulait que je vive avec elle ! Je savais qu'elle était gentille même si son regard faisait peur ! Rayonnant de joie, je lui souris de pleines dents tout en me levant quand elle me demanda de la suivre dans le salon. C'était géant ! Je pouvais bien regarder maintenant ce qui se trouvait ici, il y avait des sièges, ils avaient l'air très confortables comme ceux derrière les vitrines des magasins de meubles. Et puis, il y avait un écran, un grand truc noir, plus grand que moi ! Ça devait coûter beaucoup, mais comme mes mamans étaient riches, elles pouvaient acheter ces trucs là. Étoiles dans les yeux, je me tournais et retournais sur moi prenant soin de me recouvrir quand même avec la serviette. M'arrêtant enfin de gigoter quand maman m'imposa de fermer les yeux, j'étais tout content quand elle posa sa main sur ma tête, c'était gentil de sa part. Normalement les gens me touchaient pour me frapper, même grand-père avaient des moments où il se fâchait. Mais là, Okasama ne me faisait pas mal, même si elle me cachait la vue.

- Je ne me suis toujours pas présentée devant toi en bonne et due forme Rei Yu-Kun ~ Je m’appelle Ayame Eimin, je suis la directrice de cette école ~ Okasan est l’amoureuse de ma personne, ce qui veut dire qu’elle m’appartient ~ Comprends-tu ? 

Ouvrant les yeux pour regarder ma belle maman, je fis un grand « O » avec ma bouche en voyant des vêtements sur moi au lieu de l'essuie. C'était beau ! C'était un habit de riche. Levant mes bras pour regarder de partout mon nouvel accoutrement, je me demandais comment il est apparu sur moi. C'était encore de la magie, comme Okasama l'a fait avec sa robe dans la rue, la changeant de blanche à noire. Moi aussi je voulais savoir faire ça ! En plus c'était joli, j'étais beau dedans. Hochant de la tête quand elle reprit la parole de sa jolie voix, je reportais toute mon attention sur elle. Il paraît qu'il faut regarder les gens quand ils nous parlent, mais je préférais éviter les yeux des méchantes personnes. Donc, les beaux bâtiments où nous étions, c'était une école ? Mes mamans habitaient donc ici ? Et les élèves étaient où ? Moi, je n'étais jamais allé à l'école, alors je ne sais pas comment c'est. Mais si toutes les écoles sont comme celle-ci, alors ça doit être magnifique d'y aller. Et maintenant, je pourrais y aller, vu que je vis dedans ? J'espérais que oui, même si j'avais peur. Et si maman était la directrice, ça voulait dire qu'elle décidait tout dedans ? Waaaw, ma maman était vraiment géniale ! Ayame-Okasama aimait Akiha-Okasan. Elles étaient donc Yuri, et Yuri -j'ai vu à la télé- c'était tout beau et entouré de fleurs. Il ne fallait pas gâcher ça. Moi, personne ne m'aimait avant que ces deux belles femmes me prennent dans la rue.

Sursautant quand maman découvrit mon bras pour voir mon ancien prénom, je baissais les yeux honteux. C'était les méchants adultes qui m'ont fait ça, en plus ça faisait mal quand ils me l'ont tatoué. Mais en même temps, c'était bien parce que comme ça, j'avais un prénom. Mais... maintenant je m'appelle Rei Yu, et c'est beaucoup plus beau que AC670D. Eimin... C'est le nom de maman, elle me l'a donc donné. Je dois être fier de le porter et je dois aussi être à la hauteur de maman la directrice. J'étais Rei Yu et je devais rendre mes mamans heureuses de m'avoir recueillies. Par contre, quand je voulus répondre à ses questions, je n'ai pas su. Sentant la chaleur se diffuser sur mes pommettes quand elle me toucha la joue et me fixa, je ne savais décrocher mes yeux des siens, et je ne savais même pas parler. Elle était si belle ! Et ses yeux, ils étaient encore plus verts que je ne le croyais, j'ai même cru voir des reflets bouger dedans. Maman méchante était une magicienne !

- Pauvre petite chose ~ As-tu souffert ? ~

Décrochant mon regard de ses beaux yeux quand elle se releva en me donnant un bisou sur le front, je clignais des yeux pour me ressaisir. Souffrir ? Je crois que oui, mais c'était les adultes qui utilisaient ce mot pour dire que je faisais pitié à cause de la souffrance. Mais oui, j'avais mal quand maman et papa m'ont vendu, j'avais mal quand je me faisais frapper aussi avec des objets différents, j'avais parfois mal dans le froid dehors et aussi j'avais mal au ventre quand je n'avais rien à manger. Alors je crois que oui, j'ai beaucoup souffert. Même maintenant j'ai mal au cœur, mais là c'est parce que je suis heureux... Et je suis triste aussi de la mort de grand-père. Affichant un visage triste, je n'osais plus lever mes yeux bizarres sur Okasama. Je préférais fixer les manches de mon nouvel habit trop beau pour lui répondre. Parce que je devais répondre, sinon ce ne serait pas bien de ma part. Maman demandait, moi je m'exécutais.

- Papa m'a vendu en Norvège, et puis, j'étais avec des méchantes personnes qui m'ont fait mal. Mais ce n’est pas grave parce que après je suis arrivé au Japon chez les gentilles personnes. Et grand-père n'est plus là, et ça me rend triste. Mais en même temps, tu es là maman Ayame, donc je ne souffre plus.

Sur ces derniers mots dits d'une petite voix, je relevais enfin mes yeux vers elle et vint entourer mes bras autour de sa taille, cachant mon visage dans son ventre. Je ne l’ai pas dit, mais Okasama était très grande. Serrant de toutes les forces de mes bras maigres pour lui montrer que j'étais heureux, je me reculais un peu d'elle pour pouvoir la regarder dans les yeux, remplaçant mon visage triste par une expression curieuse.

- Okasan et toi, vous faites Yuri alors ? Comment tu as fait pour me mettre ces très jolis vêtements ? J'ai rien vu arriver ! Dis dis, si tu es la directrice... alors tu es la chef ? Ca veut dire que tu es super riche, Okasama ?

Toujours autant curieux de connaître tout sur ma nouvelle famille, je sautais sur le siège en face de la méchante maman. Confortable, c'était tout doux, comme tout dans cette maison d'ailleurs. Battant des pupilles, je ne quittais pas la gentille femme des yeux.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Lun 25 Mar - 0:26

Pauvre petite chose déplorable ~ Et croire que de rien, il passait à tout. Mais bon, cela sera toujours divertissant d’en apprendre plus sur ces vendeurs d’enfants. En quelque sorte, je me voyais déjà le dire à Akiha-Chan ~ Quelles auraient été ses réactions ? La première de les trouver sans doute, la deuxième de les tuer ou encore mieux, en faire des rats de laboratoire ~ Pauvre gosse, et croire qu’il ne sait pas qu’il vit avec deux meurtrières sans doute pires que ses kidnappeurs. Eux ne faisaient que battre et vendre les enfants tandis que nous, nous décapitions la race humaine, nous jouons avec leurs entrailles pour finalement les laisser choir dans une poubelle quelconque ~ Nous étions diaboliques. Et j’en étais fière, Huhu ~ Quoi qu’il en soit, je n’avais pas à m’exciter maintenant, bien que je ne sus m’empêcher de sourire avec amusement quand il me raconta sa petite histoire ;

- Papa m'a vendu en Norvège, et puis, j'étais avec des méchantes personnes qui m'ont fait mal. Mais ce n’est pas grave parce que après je suis arrivé au Japon chez les gentilles personnes. Et grand-père n'est plus là, et ça me rend triste. Mais en même temps, tu es là maman Ayame, donc je ne souffre plus.

Le méchant papa que voilà ~ Vendre son enfant pour quoi ? Pour quelques pièces sans doute. Les gens étaient monstrueux, tellement que je me plaisais à les contempler. Les parents de Yume l’avaient également abandonnés, mais de là à la vendre ? Cependant, ce furent tout de même les nonnes de son orphelinat qui eurent une certaine récompense en offrant l’enfant à un pervers. Dans les deux cas, les histoires étaient tristes, ils étaient tous les deux de pauvres petites choses s’étant un jour faites ramasser par ma personne. Quelle chance ~ Et dire que je me refusais à les comparer, les ressemblances étaient telles que je ne pouvais faire autrement. Pauvre de moi. Et que disait-il de plus ? Ah. Cette appellation qui me fit frissonner de malaise, alors que ses lèvres formaient un « Okasama » avec tant de sentiments dans cet unique mot. J’étais trop jeune pour être mère ! Faux ~ Mais tout de même, je ne m’y habituerai pas d’aussi tôt. Combien d’entre vous, parieraient que demain, en le voyant je me demanderai qui il est ? Cela arrivera, j’en étais sûre ~
 
Mais là ne fut pas mon unique étonnement, laissant sa syntaxe déplorable de côté avec ses marques de respect utilisés pour ce … « maman » mais oublié en m’appelant familièrement, une autre chose me fit froid dans le dos. Croisant son visage mélancolique, je n’eus le temps que d’un souffle alors que ses bras se jetèrent sur ma magnifique personne. Enroulant ces petits bras pâles autour de ma silhouette, par pur réflexe je levais les bras. Restant un instant ainsi les bras levés avec cette chose collante collée à mes côtés, je me décidais de lui rendre cette étreinte. Laissant donc -enfin- mes bras se poser sur son corps, je caressais sa petite carcasse avant que celui-ci ne se redresse.

- Okasan et toi, vous faites Yuri alors ? Comment tu as fait pour me mettre ces très jolis vêtements ? J'ai rien vu arriver ! Dis dis, si tu es la directrice... alors tu es la chef ? Ca veut dire que tu es super riche, Okasama ?

Entrouvrant la bouche sur ses paroles, je restais silencieuse essayant de déchiffrer ses mots. Nous faisons … Yuri ? Cela voulait-il dire quelque chose ? Levant les sourcils avec incompréhension, je laissais mon esprit tourner à une vitesse folle jusqu’à ce qu’un semblant de compréhension ne naisse sur mes traits. Nous faisions Yuri donc, je ne me souvenais pas avoir couché devant lui avec Akiha-Chan ~ Et que se passe-t-il quand nous changeons le verbe faire par être ? Huhu, nous étions Yuri ~ Dieu, que les enfants sont … innocents. Finalement, seule la mort sera son seul salut ~ Levant le visage pour rire dans mon coin sous cette pensée, je cachais mon sourire de ma main avant de reporter mon attention sur cette petite chose.

Hormis le fait que nous étions Yuri, que me demandait-il déjà ? Savoir comment des vêtements avaient « poussés » sur son corps, si j’étais riche et si j’étais le chef ? Oui, quelque chose du genre. Soupirant légèrement en le retenant de sauter sur mon fauteuil -non, ceci n’est pas un tremplin-, je lui répondis en laissant mes mots doux se glisser sous mes ordres ;

- Ne saute pas ainsi mon chéri ~ Je risquerai d’être fâchée si tu casses le fauteuil de … Okasama ~

Je crois que je venais de signer mon arrêt de mort. Comment la grande Dead Master mourut ? En se suicidant après s’être appelée elle-même devant un gosse « Okasama ». Dieu, il fallait que je me contienne, je ne devais pas … Que ne pouvais-je pas d’ailleurs ? Soupirant silencieusement, je gardais un regard sévère mais maternel sur l’enfant. Autant commencer dès maintenant son éducation, que ce soit par la force ou non. Cet enfant m’écoutera au doigt et à l’œil ~

- Et oui, je suis la directrice, cette académie pour les grands enfants m’appartient ~ Akiha-Chan travaille ici également, elle est professeur, elle apprend à des enfants plus vieux que toi beaucoup de choses.

Oui, souvent en les disséquant ~ Non, non, je n’allais pas lui dire cela. Pas tout de suite en tout cas. Comment croyez-vous qu’il réagira si je lui disais que nous étions des monstres tueurs de gens et que sa notion de personne riche égal à gentille était fausse ? Il nous traiterait de méchant, faux riche ? ~ Laissez moi rire, le jour où il apprendra notre vraie nature, soit il sera déjà mort depuis longtemps, soit il sera à mes côtés dans mon laboratoire à m’aider à « ouvrir » l’un de ses amis parce que celui-ci lui aurait « volé » sa gomme ~ Vous me connaissez, vous savez qu’une fois que je décide qu’une chose est mienne, je la chéris, je la protège jusqu’à ce que je m’en lasse ~ Cet enfant, rentrera peu à peu dans cette même catégorie des personnes chéries par mon cœur. Quand m’en lasserai-je ? Allez savoir ~

- Okasama a des petits secrets ~ Interdiction de poser plus de questions à ce sujet là mon chéri ~

Tapotant sa tête en me saisissant de la tasse de thé fumante se trouvant sous mon nez, je passais également un verre à l’eau. Les enfants aiment le sucre, quand est-il de Rei Yu ? Aime-t-il les sodas ? Maaah, je l’apprendrai bien assez tôt. Et puis même, si il n’aimait pas quelque chose, Akiha-Chan se chargera de lui faire changer d’avis n’est-ce pas ? En parlant d’aimer et tout ce qu’il s’en suit, qu’en était-il de son état de santé ? Était-il malade ? Non, il avait l’air en bonne santé hormis ses carences en vue de sa malnutrition. Dites moi qu’il a le SIDA, je ris ~

- Akiha-Chan et moi sommes Yuri pour Rei Yu-Kun ? Que veux-tu dire par là mon chéri ~

Gnome. Je ne sais pas pourquoi, à chaque fois que je l’appelais « chéri » seul l’image d’un gnome vert poilu germait dans mon esprit ~ Maaah, moi et ma haine envers les hommes ~ Cet enfant se fera-t-il haïr également pour son statut de mâle ? Maaah, au pire, je pourrai toujours le transformer en fille ~

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Lun 25 Mar - 2:33

Okasama était une belle personne très gentille, mais parfois -souvent- elle faisait peur aussi. J'avais raison de l’appeler maman méchante à cause de sa colère que j'ai pu voir dans la rue. Je la préférais comme elle était maintenant, toute souriante à mon égard. Je ne voulais pas qu'elle se mette de nouveau en colère contre moi, parce que ça faisait trop peur quand elle ne souriait plus. J'étais effrayé par sa jolie personne qui devenait méchante tout à coup, et je croyais même qu'elle me taperait dessus, sans dire qu'avec sa force, ça me ferait certainement mal. En tout cas, je ne voulais pas la voir fâchée à cause de ma petite personne, surtout parce qu'elle m'a accueilli chez elle. J'étais gentil et c'est pour ça que je devenais riche, je ne voulais pas qu'elle dise que j'étais méchant, je ne voulais pas retourner dans la rue et être pauvre.

- Ne saute pas ainsi mon chéri ~ Je risquerai d’être fâchée si tu casses le fauteuil de … Okasama ~

Et quand maman Ayame me dit de ne pas faire quelque chose, il fallait que je lui obéisse. C'est pour cela que j'arrêtais de sauter sur le beau fauteuil tout moelleux, de peur justement, de le casser involontairement. Même si les riches pouvaient acheter tout ce qu'ils voulaient, ils n'aimaient pas que leurs objets se cassent... Les adultes étaient étranges. Obéissant donc pour ne pas mettre Okasama en colère, je baissais les yeux d'un signe repentant et m'assis sagement sur le siège, balançant mes pieds tout en écoutant les paroles qu'elle prononçait à mon égard. Il fallait que je me concentre pour comprendre sa jolie voix, parce qu'elle utilisait des mots des riches. En plus, elle m'appelait « mon chéri », mais je crois que c'est comme ça qu'il faut appeler son fils non ? Parce que oui, moi Rei Yu, j'étais le fils de deux mamans Yuri. Par contre, dans les films, c'est les mesdames qui appellent leurs messieurs -maris- avec ce mot là. Mais ça doit être différent quand on a deux mamans... Elles peuvent m'appeler chéri pour dire que j'étais leur fils parce qu'elles étaient deux femmes, c'était la raison la plus logique qui apparaissait dans mon esprit d'enfant.

- Et oui, je suis la directrice, cette académie pour les grands enfants m’appartient ~ Akiha-Chan travaille ici également, elle est professeur, elle apprend à des enfants plus vieux que toi beaucoup de choses.

Écarquillant les yeux d'un air super intéressé, je fis un « O » avec ma bouche pour marquer mon émerveillement. Donc Okasama était vraiment très riche pour avoir ces bâtiments rien qu'à elle toute seule. Je n’ai jamais vu des gens aussi puissants, même à la télé. Cela voulait dire que cette énorme maison n'était qu'une petite partie de son domaine ? Je ne pouvais pas y croire, c'était vraiment incroyable. Et Okasan aussi, elle travaillait dans cette grande école. Je croyais pourtant que les riches ne devaient pas travailler, parce que justement ils avaient de l'argent, ce n'était que les pauvres qui se fatiguaient pour en gagner pour vivre. Mais... En même temps, si Okasan était professeur, cela voulait dire qu'elle était intelligente et qu'elle ne devait pas se fatiguer beaucoup pour enseigner. Moi aussi je voulais qu'Akiha-Okasan m'apprenne des choses ! Mais... Est-ce qu'elle ne pouvait pas parce que j'étais trop petit ? Mais si je m'applique, je pourrais quand même tenter de comprendre les choses de grands enfants ! Je vais demander à la gentille maman quand elle reviendra. D'ailleurs, elle est partie où ?

- Okasama a des petits secrets ~ Interdiction de poser plus de questions à ce sujet là mon chéri ~

Fixant maman Ayame de mes yeux insistants et curieux, je voulais savoir c'étaient quoi les secrets, était-ce pour mes vêtements ? Elle ne voulait pas que j'apprenne la magie ? Mais pourtant, je suis certain que j'y arriverais. Je voulais qu'elle soit fière de moi, je voulais savoir faire les choses des riches. Mais si maman disait non, je ne pouvais pas la contredire. Il faudra que je fasse le détective pour apprendre les choses ici, ou demander à Okasan... Non, les secrets c'était fait pour ne pas le divulguer à qui que ce soit, je ne pouvais pas aller à la recherche de cela, ce serait méchant de ma part. Et je n'étais pas méchant, j'étais gentil. Mais je voulais quand même savoir, pour être comme les riches ! Prenant le verre que maman me donna, je regardais le liquide dedans. À boire, autre chose que de l'eau. Goûtant prudemment à ce qu'il y avait dans le verre, je bus tout d'une gorgée en sentant le goût trop bon dans ma bouche. Trop bon, tout ce qu'on me donnait ici était merveilleux.

- Akiha-Chan et moi sommes Yuri pour Rei Yu-Kun ? Que veux-tu dire par là mon chéri ~

Penchant ma tête sur le coté, je fis une et milles mimiques de réflexion intense pour expliquer à Okasama ce que je voulais dire. Pourtant, je voyais bien qu'elle faisait Yuri avec Akiha-Okasan, avec les bisous et tout ça ! Me propulsant de mes bras vers l'avant pour retomber sur la moquette, je me plaisais dans mes nouvelles sandales. Prenant un air terriblement sérieux, je me postais de toute ma petite taille devant ma nouvelle maman, mais assez loin pour avoir une bonne vue sur elle. Être petit n'était pas toujours pratique, même si j'avais plus facile à voler les riches personnes dans la rue comme ça.

- C'est parce que Akiha-Okasan te donne des bisous, Okasama. Sur la bouche ! Et vous êtes deux jolies mesdames, et j'ai vu que Yuri c'est comme ça. Parce que sinon, ce serait avec un monsieur ! Alors vous êtes Yuri non ? Et puis y a aussi des fleurs autour !

Faisant des grands signes des mains pour lui montrer ce que je voulais dire, je fis un signe ample des bras pour montrer un champ de fleur tout grand, tout beau et imaginaire autour de nous. Toujours avec ce sérieux mortellement enfantin, je déposais mon verre sur l'accoudoir du siège pour qu'il n'encombre pas mes mains quand j'expliquerai d''avantage à Okasama.

- Je peux moi aussi apprendre avec Okasan ? Il faut avoir quel âge pour pouvoir aller dans ton école maman Ayame ? Parce que j'ai déjà huit ans !

Brandissant mes mains devant ses yeux pour lui montrer c'était combien « huit », j'affichais une mine solennelle pour lui montrer que j'étais prêt à tout pour qu'elle soit fière de moi avec Okasan. Prenant la main de la femme aux yeux trop beaux et brillants, je voulus qu'elle me suive pour me montrer ce qu'il y avait en plus à découvrir dans cette grande maison. J'aimais sentir les mains des mamans dans la mienne, parce que je savais que comme ça j'étais en sécurité. L'arrêtant entre l'escalier et la porte, je levais la tête vers sa personne avant de lui poser d'autres questions.

- Et y a quoi derrière la porte ? Et à l'étage ? Je peux aller voir ? Dis, Okasama, tu aimes Okasan si tu lui donnes des bisous ? Et moi, tu m'aimes ? Moi je t'aime parce que tu es ma maman !

Lâchant sa main, je lui souris avant de m'intéresser de plus près à la porte devant moi. J'étais venu par là, et j'ai traversé des couloirs, était ce la suite de la maison d'Okasama ? Il y aurait d'autres chambres par là ? Je devais enquêter comme un bon détective le ferait ! Me retournant de nouveau vers maman Yuri, je pointais la porte du doigt et lui demandais de ma voix toujours aussi curieuse et insistante.

- Okasan est partie par là ? Elle est où ? Et... C'est qui ça?

Repointant mon doigt, mais cette fois-ci sur le mur en face de nous, je fixais Okasama d'un air intrigué. Il y avait une petite fille sur les photos, était-elle aussi la fille de mes mamans ? Si oui, était-elle ma sœur ?

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Lun 25 Mar - 11:22

Saviez-vous pourquoi je détestais les enfants ? Sans doute en vue du nombre de fois que j’avais répété cela. Mais tout de même, c’était de mon devoir de le dire, encore et encore, histoire que cette notion soit bien encrée dans vos petits esprits inférieurs au mien ~ Les enfants étaient incompréhensibles pour ma personne, pour un rien ils pleuraient, ils passaient du rire aux larmes en moins d’un instant et sans compter, que ces petits êtres aimaient les personnes qui leur faisaient du mal. Oui, cela était plus qu’irréfléchi de leur part. Combien d’enfants vous diront « Même si mes parents me battent, moi je les aime ! » Des imbéciles. En plus de ce nombre incalculable de défauts, le pire était sans doute leur réflexion. Et j’en fis les frais quand Rei se plaça devant moi pour venir me dire fièrement, de sa petite voix entre rauque et rayée ;

- C'est parce que Akiha-Okasan te donne des bisous, Okasama. Sur la bouche ! Et vous êtes deux jolies mesdames, et j'ai vu que Yuri c'est comme ça. Parce que sinon, ce serait avec un monsieur ! Alors vous êtes Yuri non ? Et puis y a aussi des fleurs autour !

Des fleurs ? Levant un sourcil sous tant d’incompréhension, je me demandais de quelles fleurs il parlait, faisant des signes de ses mains pour illustrer ses propos, je me masquais une fois de plus le visage de ma main. Ces enfants … incompréhensibles. Sa logique dépassait l’entendement, ceux qui eurent un jour osé me dire que ma logique était étrange, je serai sans doute la première à leur faire rencontre « mon enfant ». Nous étions donc « Yuri » parce que nous nous embrassions et que si nous n’étions des femmes … ce ne serait pas le cas ? Et dans tout cela, il me demande encore confirmation ? Laissez moi rire. Me catégoriser de la sorte n’avait jamais été un but, je laissais ce plaisir aux humains. Si ils aimaient diversifier leurs sous-races, pourquoi pas, qu’ils fassent seulement ~ Après tout, moi j’étais Dieu ~

- Je peux moi aussi apprendre avec Okasan ? Il faut avoir quel âge pour pouvoir aller dans ton école maman Ayame ? Parce que j'ai déjà huit ans !

Faisant de ses petits doigts un huit pour bien me dire son âge, je penchais ma tête sur le côté. Apprendre avec Akiha-Chan ? Pauvre chose ~ Non, du moins pas ce qu’elle apprenait « aux grands », je ne connaissais pas non plus ses compétences au point de vue de l’apprentissage des matières, et puis même, voyez-vous demander à un enfant d’ouvrir une pauvre grenouille sous principe que cela était le cours du jour ? Et bien même, déjà qu’il avait l’air idiot en m’écoutant -à croire qu’il ne comprenait pas tous mes mots-, je me demande ce que cela donnerait si je lui mettais un livre en main. Devrais-je essayer ? ~

Me levant sous sa demande, je suivis cette petite chose vers la sortie de l’appartement. Désirait-il partir ? Si tôt alors que cela ne faisait que deux heures que nous étions « à la maison » ? Non, ce fut plutôt sa curiosité qui le poussa à me demander ce qu’il se cachait en dehors de mes appartements. Devrais-je le laisser sortir ? ~ Maaah, aussi étrange que cela pouvait l’être, j’avais le pressentiment que si je risquais cela, une certaine personne me tomberait dessus, prête à hurler ma folie d’avoir sorti le petit à Undai ~ Mais en même temps, avions nous stipulé dans un quelconque contrat que l’enfant ne pouvait sortir si celui-ci n’était pas accompagné de nos personnes ? ~

- Et y a quoi derrière la porte ? Et à l'étage ? Je peux aller voir ? Dis, Okasama, tu aimes Okasan si tu lui donnes des bisous ? Et moi, tu m'aimes ? Moi je t'aime parce que tu es ma maman !

Croisant les bras en suivant son regard, je laissais sa personne parler -limite hurler- dans ce lieu nous faisant honneur. Dois-je vous dire que je crus mourir en l’entendant parler ? Sa logique … allait me tuer. Mais en même temps il n’avait pas tort sur le principe que les gens embrassent ceux qu’ils aiment en temps normal. Il va de soi, qu’il y avait toujours les bourrés pervers ou encore les chiennes en chaleurs qui embrassaient à tout va, mais je ne comptais m’étendre sur le sujet avec cet enfant. Autant s’en tenir à … « Tu m’aimes ? » Pardon ? Qui ? Moi ? Et … aimer quoi ? Ca ?! Entrouvrant les lèvres avec stupeur, je blanchis. Huhu ~ Venait-il vraiment me demander si … Evidemment, c’était un enfant. Et cet enfant ne connaissait ni ma réputation, ni mon titre et encore moins ma personne en elle-même. Pour lui, j’étais sa maman « méchante » qu’il aimait. Quand je vous disais que les enfants n’étaient que des sado-maso. Et quelle fut ma réaction après ce petit mot ? J’ai ris jaune et je lui ai répondu « Moi aussi, moi aussi mon chéri ~ » Pas du tout ~

S’approchant de la porte pour la scruter, je m’attendais à ce qu’il l’ouvre pour voir ce qu’il y avait en dehors, mais celui-ci n’en fit rien. Avait-il peur que je lui saute à la gorge ou qu’une fois la porte ouverte je le jette dehors ? Si je vous raconte cela, c’est que cette idée est belle et bien passée par ma tête, mais tout de même, penser ne voulait pas dire faire ~

- Okasan est partie par là ? Elle est où ? Et... C'est qui ça?

Pointant du doigt une photographie de Yume-Chan, j’affichais un petit sourire en me dirigeant vers l’objet de sa convoitise. Caressant la vitre du cadre représentant mon chef-d’œuvre, je ne pus empêcher un large sourire naître sur mes lèvres. Sur cette photo, ma tendre chérie était vêtue de sa robe de combat, n’ayant pas plus d’années que Rei Yu à cette époque, sa petite bouille ronde souriante était plus que magnifique ~ Et dire que cet enfant innocent était lui aussi, devenu un monstre. Huhu ~ Soupirant légèrement d’amusement sous cette pensée, je m’approchais de mon petit garçon pour venir déposer ma main sur sa tête, laissant mon regard se loger dans le sien avant de lui répondre ;

- Cette personne c’est Yume-Chan ~ Elle est ma réussite, c’est mon chef-d’œuvre ~ C’est une personne énormément importante pour Okasama, Yume-Chan est sa fille. Comprends-tu ? ~

Lui adressant un sourire compatissant en venant le prendre avec moi en direction de l’étage, préférant l’éloigner de la porte, j’empruntais pour la énième fois ces escaliers de verres. Combien de fois avais-je fait des allers retours depuis ce matin ? Sans doute des centaines de fois, mais bon, faire du sport c’est le bien ~ Arrivant devant ma porte, je m’arrêtais pour venir adresser à Rei, un ordre qui ne pouvait être que respecté.

- Cette porte donne sur la chambre d’Akiha-Chan et la mienne, il t’est interdit d’y rentrer. Jamais tu ne dois aller dans cette pièce, que nous soyons dedans ou pas, je ne veux jamais te voir à cet endroit. Comprends-tu Rei Yu-Kun ?

Déposant ma main sur sa tête pour tout de même lui dire que je n’allais pas le tuer avant qu’il pose un pied dans ma chambre, je lui adressais un petit sourire avant de poursuivre. Ouvrant à présent la porte de sa chambre, je laissais entrer le petit bonhomme dedans en ma compagnie. Serait-ce possible que ? Aussi étrange que cela puisse l’être « la neutralité » que j’avais imaginé n’avait pris place dans cet endroit. Moi qui voyais déjà des meubles d’un blanc impeccable, voilà qu’un arc-en-ciel de couleurs se heurtait à mes pupilles. Il ne me fallut plus d’un instant pour comprendre qui en était la responsable, laissant mon regard se poser par dessus mon épaule pour voir si elle était là, ce fut avec étonnement que je ne vis rien. Alors quand ? Quand avait-elle … Huhu ~ Trouvé. Soupirant silencieusement en déposant mon regard sur l’enfant, je finis par lui dire que cette chambre était donc sienne. Remplies de jouets en tous genres, je ne le laissais explorer sa chambre avant que je ne finisse le tour du premier étage. Lui rappelant encore qu’il était interdit de rentrer dans ma chambre, je lui permis de visiter les autres pièces. Marquant tout de même un petit commentaire à l’attention de la chambre de Yume-Chan. Y aller n’était pas un problème, toucher à ses affaires était prohibé ~

M’approchant de sa chevelure blanchâtre, je le poussais légèrement par les épaules pour le faire retourner vers le couloir. M’arrêtant devant les vitres de protection, je lui montrais la vue que l’on pouvait avoir d’en bas à cet endroit. Lui montrant du doigt la cuisine, ainsi que le salon, je l’invitais à présent à me suivre pour attendre le retour de mon amante, ou plutôt ma part « Yuri », c’est cela ? ~

- Akiha-Chan arrivera dans peu, attendons là dans le salon ~

Attrapant sa petite main pour finalement le prendre dans mes bras pour descendre les escaliers, je le posais sur le sofa avant de me mettre devant lui, accroupie devant sa petite personne, un coude sur les genoux pour regarder sa petite personne. Dieu, cet enfant n’avait rien à faire ici ~ Plus je le regardais, plus j’avais envie de le tuer ~ C’était amusant, huhu ~ Levant ma main vers son visage, je déposais mon indexe sur son nez avant de lui dire, d’une petite voix amusée ;

- Nous ne sommes pas « Yuri », nous nous aimons ~ Akiha-Chan et Okasama n’avons besoin de ce titre, il te suffira juste de dire que nous sommes des amoureuses ~

Me redressant en lui adressant un sourire, je laissais mon regard se diriger vers la bibliothèque. Akiha-Chan arrivait ~ Attirant l’attention de l’enfant, en faisant dévier son regard sur ma personne, et non pas par l’endroit où ma tendre scientifique allait immerger, je poursuivis mes dires sur « ma relation » avec sa maman gentille ;

- C’est pour cela que nous aimons également les baisers ~ Par contre, même si tu nous aimes, toi tu ne peux pas nous donner des bisous comme cela, il y a plusieurs manières différentes d’aimer, celle des enfants et celle des adultes ~

Qu’était la différence ? Entre adultes nous avions un plus, le sexe ~ Gloussant légèrement en répondant enfin à sa dernière question, je mis les mots pour lui expliquer qu’Akiha-Chan ne pourra lui enseigner la même chose qu’elle apprenait aux grands enfants. Mais comment faire comprendre cela à un enfant si … chose que lui ? En y mettant des exemples ~ Attrapant un livre jonchant la table basse, je le mis entre ses mains, l’invitant à le feuilleter. « Création d’un algorithme moléculaire », mon livre préféré ~ Ou pas.

- Les grands enfants apprennent des choses de leur âge, cette matière est trop difficile pour toi Rei-Kun ~ Il faut être grand pour rentrer à Undai, tant que tu n’auras pas atteint l’âge de douze ans, tu ne pourras faire partie de cette école en tant qu’élève, mais cela ne veut pas dire que tu n’apprendras rien ~ Akiha-Chan et moi-même nous nous ferons un plaisir de t’apprendre plusieurs choses ~

Levant les yeux par dessus l’enfant, je laissais un sourire se peindre sur mon visage en croisant le regard de ma tendre amante ~ De retour et à ce que je vois, les mains bien remplies également. N’avions-nous pas dit, « juste » le cristal ? ~

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Lun 25 Mar - 21:26

Okasama avait l'air contente de parler de la fille sur la photographie. Tellement que je m'approchais un peu plus du cadre pour détailler ce qui se trouvait dedans. Il y avait donc une fille habillée étrangement, avec une sorte de cape ou je ne sais ce que c'était. Un manteau ! Mais un manteau ouvert de partout. C'était trop étrange. Sinon, la fille en elle-même n'était pas moche, au contraire elle était jolie avec des cheveux tout noirs et longs. Au moins, quand elle se salissait, cela ne se voyait pas sur sa tête. Et elle avait des yeux très bleus aussi. Cette tête, je l'ai déjà vu dans le salon sur une autre photo ! S'il y en avait partout, c'est qu'elle était importante, et en plus, elle avait l'air d'avoir mon âge.

- Cette personne c’est Yume-Chan ~ Elle est ma réussite, c’est mon chef-d’œuvre ~ C’est une personne énormément importante pour Okasama, Yume-Chan est sa fille. Comprends-tu ? ~

... Rêve-Chan ? Quel drôle de prénom ! Je n'ai pas très bien compris ce qu'elle voulait dire par ses mots comme « réussite » et « chef-d’œuvre », mais je ne m'attardais pas d'avantage sur ça. Parce qu'une chose était sûre, Yume-Chan était très, très importante pour Okasama et c'était sa fille ! Avant moi, ce qui voulait dire qu'elle était riche aussi, très riche ! Je me demandais avec qui elle a pu l'avoir, parce que deux mamans ne peuvent pas faire d'enfants, sauf si elles les trouvent dans la rue comme pour moi. Mais alors, cette fille, était ma sœur maintenant. J'avais donc deux mamans et une sœur ! Maintenant je veux rencontrer Yume-Chan, peut-être qu'elle voudra jouer avec moi, ce serait super. Suivant maman Ayame dans les couloirs, j'ai dû encore monter les escaliers en verre, ça faisait vraiment peur ! Mettant mes pieds l'un après l'autre en regardant bien si cela n'allait pas casser, j'étais vraiment soulagé quand j'arrivais enfin à l'étage.

- Cette porte donne sur la chambre d’Akiha-Chan et la mienne, il t’est interdit d’y rentrer. Jamais tu ne dois aller dans cette pièce, que nous soyons dedans ou pas, je ne veux jamais te voir à cet endroit. Comprends-tu Rei Yu-Kun ?

Levant les yeux pour voir maman avec une tête sévère, je regardais la porte en question avec intérêt. Une simple porte que j'ai déjà vu en passant pour aller à la super géante salle de bain ! C'était donc la chambre d'Okasan et d'Okasama qui était là-bas, et je ne pouvais pas y rentrer. Pourquoi ? Je préférais ne pas le demander à la méchante maman en vue de son air plus qu'autoritaire. Oui elle me donnait l'impression d'être comme ces riches gens gentils qui se fâchent un peu quand je leur vole quelque chose. Alors il serait mieux de ne pas la contrarier. Hochant de la tête pour marquer ma compréhension, je me détachais de la porte pour arriver dans une autre. Il y avait que des portes ici ! Je me demandais s'il y avait d'autres endroits que je ne pouvais pas aller voir... Parce que ce ne serait pas cool comme ça ! J'aimais découvrir comme un détective, sauf la chambre de maman Ayame. Je n’irai pas là-bas.

Par contre, je passerai certainement des jours entiers dans MA chambre. Okasama a dit que cette jolie pièce toute colorée, serait à moi ! J'étais super heureux, je n'ai jamais vu une pièce aussi comme ça. Il y avait des couleurs partout, des jouets, beaucoup de jouets. Je n'ai jamais eu ce genre de choses de ma vie, je vais pleurer. Non, je vais jouer pour découvrir tout ça. Et c'est ce que je voulais vraiment faire, mais je n'ai pas pu. Perdant mon sourire pendant un instant en me sentant déçu, cela ne dura pas longtemps. Parce qu'un bon détective, il aime découvrir les choses, et aller à l’exploration de la maison où je vivrai, c'était un bon début. Sortant donc de cette magnifique chambre -ma chambre toute jolie avec un lit bateau!- je suivis Okasama devant une autre porte. La chambre de la fille de maman Ayame, la chambre de Yume-Chan. Elle était toute bleue, mais sombre, je préférais la mienne. Mais il y avait des jolis dessins partout, je voulais en toucher, mais maman me l'a défendu. Au moins, je pourrais y rentrer, mais pas toucher. Pourquoi ? Parce que ce n'était pas à moi.

- Akiha-Chan arrivera dans peu, attendons là dans le salon ~ 

Sortant de la chambre, je me laissais prendre dans les bras par la méchante maman qui était en fait, très gentille, pour qu'on descende attendre Okasan. Je me demandais où elle est partie. Peut-être elle devait aller donner cours ? Les riches ne devraient pas travailler, mais rester avec moi ! J'étais tout content, j'avais une famille extraordinaire et très riche à présent, c'était un rêve dont je n'ai jamais pensé même à rêver. M'asseyant gentiment sur le grand canapé tout beau, tout mou, je me fondis dedans son plus attendre. C'était magique, tout ici était magique... Et en fait, comment ça se faisait que j'avais déjà ma chambre dans cette maison ? Magie !

Mais Okasama ne voulait pas être logique ! Elle m'expliqua qu'elle n'était pas Yuri avec Akiha-Okasan, mais qu'elles étaient des amoureuses. C'était la même chose non ? Je ne sais pas, mais je sais qu'elles étaient toutes les deux mes mamans, et si elles étaient amoureuses, c'était encore plus entouré de fleurs ! J'étais content, même si je compris très vite que je ne pourrais pas avoir de bisous de leur part. Pourtant ça avait l'air tout bien quand elles le faisaient. Moi je n'étais pas une amoureuse dans ce cas ? Alors c'était encore différent. Moi j'étais leur fils, donc pas de bisous sur la bouche, voilà ! J'ai compris. Recevant un livre, je l'ouvris et... ne compris rien du tout aux dessins y étant faits. Ce n'était pas comme les livres que j'ai vus un jour dans la rue en Norvège. Il n'y avait pas de lettres dans celui-ci ! C'était trop étrange. Perplexe, je reportais mon attention sur Okasama quand elle me promit de m'apprendre des choses avec Okasan. Mais j'étais quand même soulagé de voir que je ne devrais pas apprendre ces dessins en cours, ça avait l'air très compliqué. Les grands enfants n'avaient pas de chance. Mais quand je serai grand, j'apprendrai, parce que je voulais que maman la directrice et maman la professeure soient fières de Rei Yu, c'est moi !

Déposant le livre à dessins à coté de moi, je sautais du canapé en même temps que maman méchante détournait son regard pour voir Akiha-Okasan arriver dans le grand beau salon. Ouvrant grand les yeux, je l'attrapais par la main pour lui dire dans un souffle ce que j'ai fait en son absence. Parce que c'était important non ? Oui.

- Okasan ! Okasama m'a montré la jolie maison ! Et ma sœur aussi et sa chambre ! Et puis, j'ai vu ma chambre, c'est trop bien, je pourrai aller y jouer ? Par contre, je ne peux pas rentrer dans la chambre d'Okasama, parce que ça, ce n’est pas bien !

Levant mon autre bras vers l'étage, j'énumérais les endroits que j'ai vus. C'était grandiose de se dire que je pouvais y vivre dès maintenant, et ne plus devoir dormir dans un carton quelque part au coin d'une rue sale et sombre. J'étais tout heureux, tellement que... je pleure. Non pas encore, je n’ai pas fini d'expliquer les choses à maman, il fallait que je poursuive et après, je veux jouer.

- Je sais que tu es professeur dans l'école d'Okasama qui est très riche. Mais, tu ens... Je ne peux pas apprendre avec toi parce que je suis trop petit, mais ce n’est pas grave ! Parce que Okasama m'a dit que je peux apprendre beaucoup d'autres choses avec vous !

Tout sourire, je tournais ma tête de maman gentille à maman méchante et ainsi de suite, jusqu'à ce que je trouve mes mots pour poursuivre ma tirade. Mais cette fois sans cette excitation digne d'un enfant, mais plus avec un sérieux intrigué et persuadé que je sortis cette dernière phrase suivie d'une question de la plus haute importance.

- Vous êtes des amoureuses avec beaucoup de fleurs tout autour ! Okasan, maman Ayame a dit qu'elle m'aime, et toi, tu m'aimes ?

Restant entre mes deux mamans -trop grandes!- j'attendis une réponse. Parce que je voulais que les deux m'aiment, moi !

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Lun 25 Mar - 21:31

Le laboratoire d'Ayame-Sama était une mine pleine de renseignement et de secrets. Je jouirais sur place si tout cela pouvait m’appartenir, sachant bien que c'était un travail de plusieurs vies qui s'opérait en ce lieu sombre. L'air de rien, tout ce qui entourait la directrice de Undai était lugubre, à part peut-être ses appartements. Pénétrant donc cette pièce défendue à tous -même à ma personne quand la propriétaire ne s'y trouvait pas- je ne pus être qu'excitée de me retrouver seule ici. Je pourrais dire que mon esprit scientifique reprenait le dessus au point même d'oublier la raison de ma venue en ce lieu. Refermant donc la porte derrière moi, je fis quelques pas à l'intérieur de la salle, promenant mon regard d'un bleu clair sur les instruments divers qui s'y trouvaient M'arrêtant devant la table en inox, j'y passais mes doigts fin sur tout le long, me rappelant qu'un jour, je me suis retrouvée en tant que victime dessus. La belle époque, dira-t-on, j'étais plus que contente qu'elle s'était terminée sans plus d'incident. Incident... Voilà que je me retrouvais à présent sous les commandements impitoyables de cette même femme censée être ma supérieure. Si je savais que cela se terminerait de la sorte, serais-je venue à Undai en acceptant la lettre ? Je crois que oui, je n’aimais pas revenir au passé, seul le futur me retenait de m’effondrer. Et Akiha aussi. Ne plus revenir en arrière, mais ne plus commettre les erreurs d'avant, c'était un beau slogan que je pouvais me coller comme étiquette.

- Le cristal ~

Quoi qu'il en soit, je n'avais pas à me plaindre, j'avais tout ce dont j'aurais pu rêver. Un travail que j'aimais, une technologie des plus sophistiquées pour répondre à mes capacités innées, un pouvoir bien plus grand que l'on se l'imagine, sans oublier une magnifique femme -mon idole- que je traitais presque comme mon égal. N'étais-je pas la plus heureuse des femmes ? Si je l'étais, surtout qu'à présent, j'avais Rei Yu avec moi aussi. Petit être innocent, je m'assurerai qu'il ne lui arrivera rien, après tout, c'était moi qui voulus l’entraîner dans ce monde à part, alors c'était à moi de l'en sortir -le temps venu- en un seul morceau et de préférence aussi innocent qu'il est maintenant. « Tes souhaits sont parfois impossibles, sais-tu Akiha ? » Je ne me voilerai pas la face en disant que j''y arriverai, mais au moins, j'essayerai. Un dernier soupir, et je me mis à la recherche de ce fameux cristal qui assurerait la protection de mon fils. Mon fils... étrange comme appellation.

Flash back.

-Non, pas maintenant, c'est encore trop tôt.

J'étais assise dans un sofa en cuir sombre, buvant une tasse de café avec une mine contrariée sur le visage. Contrariée et peut-être aussi culpabilisante en vue du visage me faisant face. Je me trouvais dans une petite demeure appartenant à Keitaro, dans le nord de l'Angleterre, j'aimais y venir, cela me rappelait mes origines premières avant que je n'aille habiter à Tokyo définitivement. Dans cet endroit d’habitude paisible, je me retrouvais à soupirer toutes les deux secondes entre deux paroles fermes.

- Je comprends, mais c'est dommage, Akiha.

Un autre soupir et je me relevais vivement du canapé pour venir faire face à l'une des vitres de l'endroit, regardant la forêt surplombant cette soirée d'automne. Je fermais les yeux pour effacer les traits tristes et affligeants de Kei de mon esprit. Je n'aimais pas quand on se disputait sur ce genre de sujet, surtout que je savais que cela ne nous mènerait à rien. J'étais jeune et pleine d'ambitions, il m'était impossible de ne serait-ce que penser au souhait de mon cher fiancé. Même s'il faisait déjà beaucoup pour moi, je ne pouvais le lui rendre de la sorte.

-Je veux tout de même avoir un enfant avec toi... Dans un futur proche ?

Me retournant vers l'intérieur de la pièce, je posais mon regard froid sur sa silhouette assise tel un roi dans un fauteuil. Jugeant cet homme un instant des yeux, je finis par lui sourire, acceptant ses demandes d'une manière subtile.

-Oui, un jour...

Fin flash back.

« Akiha, au lieu de te morfondre, regarde, ça à l'air intéressant ça ! ». Revenant à la réalité tel un prédateur prêt à sauter sur sa proie, mes yeux se posèrent premièrement sur une fiole plus qu'étrange, posée sur une table. M'approchant, je la tournais dans tous les sens avant de me dire qu'il serait fort intéressant d'analyser cet objet. Le prenant donc dans mes mains, je continuais mon exploration, trouvant le cristal ainsi que d'autres dossiers et cahiers intéressant. Me disant qu'il était temps que je revienne dans les appartements de mon amante -vu le temps que j'ai pris à explorer son laboratoire tandis qu'elle était restée avec le gamin- je pris encore quelques cristaux à la volée avant de fermer soigneusement la porte derrière ma chevelure blonde. Satisfaite de mon butin, je me disais que finalement, cela n'était pas très grave que j'aie tout cela avec moi. Nous étions un couple, et un couple ne se cache rien, n'est-ce pas ? Amusant ~ « Tu lui diras, en fait ? »

- Non, certainement pas ~

J'avais d'autres priorités en esprit, commençant par Rei Yu et celle qui devait lui tenir compagnie. Arrivant comme une fleur près du passage, j'espérais que l'enfant ne me verra pas passer, au pire je lui effacerais la mémoire. Revenant par là où j'étais venue, je me retrouvais près de l'escalier, les bras chargés de différentes choses. Souriant en voyant Ayame-Sama avec l'enfant dans le salon, je m'approchais de ces deux personnes avant de m'arrêter soudainement en voyant le garçon tout sourire se lever pour venir à ma rencontre. Croisant le regard de mon amante, je déposais tant bien que mal les affaires « trouvées » dans le laboratoire, sur la table basse, avant de me faire assaillir par des paroles sorties tout droit de l'esprit de Rei Yu. « Elle l'a pas tué, quel dommage ~ ».

- Okasan ! Okasama m'a montré la jolie maison ! Et ma sœur aussi et sa chambre ! Et puis, j'ai vu ma chambre, c'est trop bien, je pourrai aller y jouer ? Par contre, je ne peux pas rentrer dans la chambre d'Okasama, parce que ça, ce n’est pas bien !

Fixant intensément la petite bouille de l'enfant, je me demandais un instant de quoi il parlait, voulant limite l'arrêter pour qu'il s'exprime clairement, et une chose à la fois, sur ce qu'il voulait me communiquer. Devrais-je lui apprendre la patience ? Fort possible. Déchiffrant pas à pas ses dires, je restais coincée sur la « sœur ». Quelle sœur ? Il ne suffisait qu'à lever les yeux pour comprendre, en vue de la photo de Yume surplombant les lieux. Cette sœur là donc. Alala, devrais-je lui dire qu'il était hors de question qu'il rencontre cette garce ? Non, autant éviter pour l'instant. J'étais tout de même ravie de constater qu'Ayame-Sama s'était occupée de lui en mon absence, lui montrant la maison -ainsi qu'imposant des règles strictes- et... Un sourire ravageur se peignit sur mon visage à l'intention de la directrice de Undai, aurait-elle été surprise de découvrir la chambre de l'enfant dans toute sa splendeur venue de mon imagination. Sans doute, vu l'enthousiasme de la petite tête blanche. Moi exagérer les choses ? Non, je ne voulais que le meilleur pour Rei Yu.

Je constatais rapidement les différentes choses qu'Ayame dut lui apprendre. Passant même par nos métiers respectifs et sa place dans cette Académie. J'étais ravie du point de vue de mes attentes, étant donné que je ne voulais pas qu'il intègre Undai. Et je n'étais pas moins contente de voir qu'Ayame-Sama a réussi de lui expliquer cela d'une manière claire. Lui apprendre des choses ? Bien sûr, mais des choses des enfants normaux. Oui, il faudra que je félicite Dead Master à ma manière pour tout ce qu'elle a fait. J'aime cette femme ~

- Vous êtes des amoureuses avec beaucoup de fleurs tout autour ! Okasan, maman Ayame a dit qu'elle m'aime, et toi, tu m'aimes ?

« Non ! Attends... Quoi ?! » Je suis restée sur le choc autant que mon ombre en entendant cela. Déviant mon regard de Rei Yu pour le planter dans celui d'Ayame-Sama, je restais un instant sans voix tandis que mon mauvais coté... lui aussi, faisait silence radio. Je ne sais pas si je devais en rire ou pleurer, mais en tout cas, je ne fis rien du tout. Un sourie jaune sur le visage, je baissais les yeux sur le bonhomme, pour lui répondre avant qu'il ne pose d'autres questions embarrassantes.

- Oui, bien sûr que je t'aime, Rei Yu. Et oui, tu pourras aller jouer dans ta chambre un peu plus tard.

Lui tapotant gentiment la tête, je lui intimais de s'asseoir sur un des sièges tandis que j'allais exposer mes trouvailles aux yeux verts de la directrice. M'approchant d'elle pour déposer mes lèvres sur les siennes, je lui soufflais un « merci et désolée » pour lui faire comprendre que je comprenais sa peine. Dans un sens, cela dut être terrible pour le dieu de la mort, de rester avec un enfant aussi... aussi enfant. Laissant tout de même échapper un rire moqueur en me rappelant du « Okasama m'a dit qu'elle m'aime », j'étais déçue de n'avoir pas assisté à cette scène pour voir le visage de Dead Master-Sama à cet instant. Prenant le cristal se trouvant sur la table basse, je le tendis à ma chère amante, tout en m'exclamant joyeusement.

- Je suppose que ce cristal fera l'affaire ~

Rebaissant mes pupilles sur la table basse, cette fois ce fut un rire plutôt nerveux qui s'échappa d'entre mes lèvres quand je constatais que finalement oui, j'ai pris plus de choses que je ne le croyais à la base. Alala, en y pensant, devrais-je me concentrer plutôt sue Rei Yu en cet instant, ignorant le regard de la femme étant devant moi, ou plutôt délaisser un instant mon petit garçon afin de mieux réfléchir à mes dires imminents ? Le choix est vite fait. Faisant face à Ayame-Sama, je cherchais un instant mes mots pour expliquer la cause de cela.

-Votre laboratoire est fort intéressant ~ De plus, il ne faut pas se cacher des choses en tant que couple, n'est-ce pas ? ~ Cela me fera de la lecture...

« Heh, t'aurais pu trouver mieux ? ». Genre quoi ? Lui dire que j'ai exploré son bureau et pris tout ce qui pourrait m'être utile pour x et x raisons louches que je pourrais inventer ? Autant se taire complètement. Reportant mon regard sur Rei Yu, je m'assis à ses cotés avant de le prendre sur mes genoux. Constatant qu'il avait un magnifique Kimono sur lui, je ne m’empêchais pas de flatter la directrice sur ses bons goûts. Même si je l'aurais plutôt vue en quelque chose de plus occidental.

- Magnifique kimono. Hmm... Et où comptez-vous lui placer le cristal ?

Relevant la manche du gamin pour voir son numéro y trôner je grimaçais en me disant qu'il serait bien supprimer cette chose abominable de sa petite personne. C'était terrible de voir un enfant marqué de la sorte. Relevant mon regard sur Ayame, tout en baissant sa manche, je lui demandais silencieusement si elle a appris quelque chose au sujet de ce petit être qui nous appelait mamans.

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MessageSujet: Re: Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)   Lun 25 Mar - 23:12

Akiha-Chan, cette jeune femme qui devint peu à peu mon centre d’attention premier, cette petite personne devant être insignifiante pour ma personne … Cette femme qui m’a volé mon cœur. Comment était-ce possible qu’une personne comme moi ressente un quelconque sentiment ? Comment le Dieu de la mort pouvait aimer ? Parfois encore je me le demandais. Il était inconcevable que j’éprouve quoi que ce soit pour l’humanité, cette même humanité qui m’avait détruite, souillée au point tel à me donner le titre de monstre. Et voilà que mon cœur battait la chamade devant une de ces parties de l’humanité, une femme, un démon au sourire d’ange. Je l’aimais, tellement trop. A dire, il ne fallait que regarder ma situation pour le comprendre. Sans Akiha cet enfant serait déjà mort, tué par mes soins ~ Mais à la place, je laissais ce petit bout de chair organique m’appeler « Okasama » … C’était dérisoire, fou, tordu. Mais si cela pouvait plaire à celle que j’aimais, je ne dirai non. Serait-ce de la faiblesse de ma part ? Non, étant donné qu’il advienne que je doive tuer ma scientifique, je le ferai ~

- Okasan ! Okasama m'a montré la jolie maison ! Et ma sœur aussi et sa chambre ! Et puis, j'ai vu ma chambre, c'est trop bien, je pourrai aller y jouer ? Par contre, je ne peux pas rentrer dans la chambre d'Okasama, parce que ça, ce n’est pas bien ! Je sais que tu es professeur dans l'école d'Okasama qui est très riche. Mais, tu ens... Je ne peux pas apprendre avec toi parce que je suis trop petit, mais ce n’est pas grave ! Parce que Okasama m'a dit que je peux apprendre beaucoup d'autres choses avec vous !

Laissant la jeune femme se faire interpeller par notre « fils », je n’affichais qu’un petit sourire en vue de son enthousiasme. Laissant sa voix se heurter entre les quatre murs de cette habitation, dans un flot de paroles incompréhensibles, je recevais avec joie le doux baiser que mon amante m’adressait. Restant perplexe devant ses dires un premier temps, je me rassurais en voyant que je n’étais pas la seule à ne rien comprendre à ses dires. Hormis sa syntaxe désastreuse, son accent jouait un rôle dans ce jeu de communication, pauvre chose, devrais-je lui apprendre à articuler ? ~ Gloussant légèrement en prenant place sur l’un de mes sièges, je laissais l’enfant expliquer ses exploits de la journée tant bien que mal. Yume-Chan, voici ton petit-frère ~ Un gnome, comme je le disais si bien ~

Penchant la tête en me demandant ce qu’il voulait dire un peu plus haut, je finis par me résigner en me disant que déchiffrer son esprit me prendrait sans doute plus de temps que de recréer la matérialisation avec une pelle et de l’eau. En terme clair, cela était plus qu'impossible. Soupirant de découragement, je me détachais du monde physique pour venir entendre ce que l’ombre d’Akiha avait à dire. Visionnant parfaitement sa personne hideuse dans un coin de l’esprit de sa maîtresse, je la voyais le visage tiré sous des grognements non-humains, se complétant entre ceux d’un animal et d’une espèce encore non-connue à ce monde. Pauvre chose, et dire qu’elle espérait que je le tue ~
Serait-ce vilain de rire de son malheur ? Non, si ce même malheur formait petit à petit le mien également. La mort sera donc …

- Vous êtes des amoureuses avec beaucoup de fleurs tout autour ! Okasan, maman Ayame a dit qu'elle m'aime, et toi, tu m'aimes ?

Son seul salut. Écarquillant les yeux en esquissant un mouvement négatif de la tête en souriant faussement, je fis des gestes discrets avant de soupirer pour la énième fois en moins d’une minute. Levant les épaules en déviant le regard pour ne plus croiser celui d’Akiha, lui avoir dit que je l’aimais était faux, cela allait de soi, je n’aimais que ma personne et ma tendre aimée ainsi que ma tendre Yume-Chan. Le reste de la population n’était que décoration ~ Et encore, même ce simple « titre » de leur espèce pouvait être difficile à supporter pour leur petite personne. Finalement, les humains n’étaient que des ennuis, ennuis dans lesquels je me plaisais, cela était toujours divertissant de voir sa vie embrumée d’embûches.

- Oui, bien sûr que je t'aime, Rei Yu. Et oui, tu pourras aller jouer dans ta chambre un peu plus tard.

Faux ~ Akiha ne pouvait aimer que mon imminente personne ~ Les autres ne pouvaient recevoir son amour. Cela était clair n’est-ce pas ? Et c’est sans doute pour cette raison que je ne relevais pas ses dires, comprenant parfaitement que ce n’était que par sympathie qu’elle eut rendu les sentiments de Rei. Les enfants ne comprenaient pas la notion d’amour, après tout n’avaient-ils pas une vie entière pour comprendre cela ? A cet âge là, ils s’arrêtaient à j’aime, et je n’aime pas. N’est-ce pas ? Huhu ~ La notion de l’amour, je me ferai une joie de le lui expliquer avec toute l’attention que nécessitera ce moment ~ Comment comptais-je m’y prendre ? En lui brisant le cœur lorsqu’il sera en âge de courtiser ~ Oui, oui, ma chère ombre, « si il survit jusque là ~ ».

- Votre laboratoire est fort intéressant ~ De plus, il ne faut pas se cacher des choses en tant que couple, n'est-ce pas ? ~ Cela me fera de la lecture...

Souriant jaune en déposant mon regard sur l’amas de choses qu’elle avait ramenée de mon lieu de travail, je me retenus de me taper le visage. Des dossiers, des cristaux, des fioles … même mon carnet d’expériences. Et croire qu’elle me montrait tout cela ouvertement, et pourquoi donc ? Comment osait-elle ? Sous une unique phrase qui me fit soupirer d’exaspération « En tant que couple, cela n’est pas grave ». Dieu, allais-je la laisser faire ? ~ Non, bien entendu. Huhu ~ Déplaçant les dossiers d’un mouvement de la main pour voir ce qui avait attiré son attention, je ne m’étonnais pas en voyant les titres tels que « Duplication de cellule génératrice » ou encore « Croissance génératrice, un remède» sans compter sur « Recherches, époque nouvelle ». Et à quoi ces lectures pouvaient-elles lui être utiles ? Cela était simple en sachant que je lui ai accordé une partie de mon gène pour « son savoir » ~ Un signe de confiance que je regrettais déjà. Notre vie d’avant n’était-elle pas mieux que celle-ci ? Non ~ Si nous avions continué sur la même route, Akiha-Chan aurait sans doute perdue la tête, huhu ~

- Magnifique kimono. Hmm... Et où comptez-vous lui placer le cristal ?

Jouant avec le cristal qu’Akiha m’avait tendu, je le laissais glisser entre mes doigts en réfléchissant à sa question. Cet enfant ne devait pas le retirer, et ce pour rien au monde. Un bracelet serait donc stupide, un collier pareil … lui greffer dans la peau, ou mieux encore, dans l’œil ~ Gloussant sous cette pensée, je me rapprochais de mon amante tenant notre petit Rei sur les genoux, laissant mon regard l’examiner un instant, je lui demandais de pencher légèrement la tête afin que je puisse avoir accès à son oreille. Laissant sa petite tête se poser sur mes genoux, je matérialisais une longue aiguille tout en la rapprochant dangereusement de son oreille, m’apprêtant à l’enfoncer, je m’arrêtais sous un regard insistant. Dieu, allait-elle vraiment me retirer mon unique moment de sadisme sur l’enfant ? Le percer à sang n’était rien de grave, une petite douleur et cela serait tout ~ Akiha-Chan, laisse moi le faire souffrir, juste un peu mon ange ~ S’il te plaît, cela me rendrait tellement heureuse … Non ?

Non. Fermant les yeux en inspirant silencieusement, je finis par les rouvrir en montrant sur mes traits mon agacement. Matérialisant de l’anesthésiant en petite fiole cassable, je la déversai sur l’oreille de l’enfant. Prenant soin d’éponger le surplus -sans salir mes vêtements ou pire, mon divan-, j’enfonçais l’aiguille aussi rapidement qu’elle en fut ressortie. La douleur ? Aucune. Quelle tristesse. Jouant toujours du cristal dans ma main valide, je matérialisais sur son contour un socle pour sa boucle, la posant délicatement à l’emplacement désigné tout en refermant celle-ci d’un papillon. Laissant l’enfant se redresser alors que le cristal prenait déjà une teinte bleutée, j’y déposais mes lèvres pour y imposer un sceau. Spécialement pour celui-ci ~ apportant à ce nouveau cristal une nouvelle teinte presque transparente dans les tons d’un vert pâle, je m’y décollais avant de déposant ma main sur la tête de ce morveux, sourire aux lèvres et voix toujours aussi posée ;

- Rei-Kun ne pourra jamais retirer ce bijou, c’est un cadeau très spécial d’Akiha-Chan et Okasama ~ Celui-ci te protégera, prends en soin mon chéri ~

Lui adressant un dernier sourire avant de le laisser descendre des genoux de sa gentille maman, j’invitais mes servantes d’un signe de tête à me rejoindre. Les invitant à s’occuper de l’enfant alors que je me relevais en même temps, je vins demander à celles-ci de le conduire dans sa chambre. Les laissant quitter le champ de ma vision, restant un instant silencieuse en regardant un vide se placer sous mes yeux. Un ange passa. Me retournant vivement sur un pied en affichant un regard aguicheur suivit d’un sourire carnassier à mon amante, je m’approchais d’elle dans un petit déhanché sexy. Me mordillant déjà la lèvre inférieure, je posais mon corps sur elle, mes mains sur ses épaules pour venir la pousser sur le dossier de ce sofa nous faisant honneur ~ Un petit ricanement de ma part, et je laissais mes lèvres s’emparer de celles de mon amante, jouant de celles-ci en ne lui accordant qu’un baiser sur deux, je suçotais, léchais, mordillais avec envie. Pénétrant ma lange dans sa bouche avec force dans un soupir de contentement en touchant sa langue, je laissais la valse débuter ~ C’était bon, c’était délicieux, cela m’avait manqué ~

Me reculant d’un coup sec de sa personne, je me redressais -toujours assise sur ses genoux- légèrement avant de poser mon doigt sur ses lèvres. Faisant un petit signe négatif de la tête en laissant un fin bruitage arriver à ses oreilles, je me recroquevillais en arrière pour venir attraper les dossiers se trouvant sur la table ;

- N’avais-je pas dit « seulement un cristal » mon ange ? ~ Méchante « Okasan », devrais-je te punir ? ~

Gloussant en déboutonnant sa chemise après avoir balancé les dossiers un peu plus loin, je m’attelais à cette tâche en prenant soin de crasser sa peau de mes fins doigts quand celle-ci se montrait. Sourire toujours aux lèvres, je me délectais à déposer ma bouche dans son cou, la chatouillant de mon souffle chaud avec intensité. Passant ma main sous son soutien sombre en dentelle, je me plaisais à attraper ses bouts de chairs tendus d’excitation. Étais-je un monstre ? ~ Bien évidemment, et que fait donc un monstre ? ~ Il laisse languir sa victime ~ Et c’est ce que je fis en ne caressant que des bouts des doigts sa peau douce pendant une bonne dizaine de minutes. Baisant parfois sa peau, attrapant avec envie ses lèvres, mordillant son oreille, ronronnant des mots doux dans celle-ci ~ Dieu, je m’aimais ~

Passant entre ses jambes pour venir déposer mes genoux au sol, je lui attrapais les lèvres avant de tracer mon chemin vers son ventre, suçotant toutes parties sur mon passage, laissant mes mains avides de plaisir ouvrir son pantalon, allant jusqu’à lui extraire ses talons ~ Retirant ses vêtements un à un sans lui laisser le répit d’un quelconque refus, je la mis vite à nu ~ Mon regard pervers se posant sur ses formes généreuses, un dernier baiser et je descendis directement vers son centre de chaleur ~ Mes mains posées sur sa poitrine, malaxant celle-ci parfois doucement tantôt avec plus de force, je me plus à déposer mes lèvres sur son intimité dans un doux baiser. Suivis d’autres rapidement pour qu’un fin coup de langue ne vienne électriser ma tendre Akiha ~ Jouant à ce petit jeu sous les gémissements de mon amante devenant plus audibles, je masquais les bruits par un fond de musique que j’activais d’un simple claquement de doigts. Rei Yu allait-il nous entendre ? Non ~ Mes servantes ? Elles étaient posées devant la porte de l’enfant pour qu’il ne sorte pas, appréciant sans doute la vision qu’elles avaient d’ici ~ De la pudeur ? Huhu, pourquoi faire ? ~

Agrémentant mes mouvements de langue tout en y ajoutant mes mains, je me fis plaisir en caressant mon aimée de l’intérieur, faisant attention à ne pas la blesser, ne lui procurant qu’un plaisir pur ~ J’aimais ce corps qui perdait tout contrôle sous mes gestes, j’aimais ses petits cris de plaisir sous mes gestes, j’aimais la voir ainsi et encore mieux quand elle touchera l’apogée ~ Chose qui ne tarda pas à arriver d’ailleurs ~

Remontant vers sa bouche pour venir étouffer son dernier cri, je laissais son liquide intime dévaler de mes lèvres avec sensualité, mélangeant le tout dans un baiser plus que langoureux. Ma main toujours en mouvement constant en se synchronisant avec son corps, je ne donnais plus qu’un dernier va et vient, et ce fut la fin ~ Laissant le corps de mon amante se poser dans le creux de mes bras en la recouvrant d’une couverte pour cacher sa nudité, je déposais mes lèvres sur son front avant de venir glousser de contentement légèrement ~ Lui avouerais-je que j’eus oublié la présence de Rei Yu ? Maaah, bien même, si il avait entendu, cela ne serait sans doute pas la dernière fois, huhu ~

- Akiha-Chan m’a l’air d’avoir apprécié ~ Pouvons-nous continuer pour un nouveau tour dans un autre endroit ? ~

Venant me saisir de sa taille pour la porter telle une mariée, je laissais ses bras se déposer autour de mes épaules avant d’avancer, couverture couvrant toujours son corps, je montais les escaliers en me dirigeant vers ma chambre. Faisant le tour de celle-ci pour arriver sur le lit, j’y déposais mon amante avant de retirer ma robe, ne laissant que mes sous-vêtements pour me couvrir avant de me glisser sur le corps d’Akiha. Ce même sourire amusé sur les lèvres, j’emprisonnais déjà d’entrée de jeu ses lèvres dans un baiser langoureux, laissant ma jambe creuser son écart entre celles de ma tendre scientifique ~ Sentant déjà que je n’avais sans doute plus la même personnalité sous mon corps en vue de la poigne de celle-ci, je glissais à son oreille, une unique question avant de glisser ma main jusqu’à son entrejambe, caressant avec plaisir son jardin secret ~

- Maaah, ma chère Akiha aimerait-elle également participer ? ~

Accentuant mes paroles par ma voix mielleuse, je m’emparais de ses tétons dressés tout en la pénétrant avec insistance, ne laissant place au doute d’une quelconque contradiction ~ Mordillant sa chair tendre avec amour, je me délectais de ce corps, Akiha-Chan était magnifique ~ Elle était mon amante, ma femme, mon amour, mon cœur ~ « Je t’aime » disais-je sans cesse, cela était vrai ~

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Notre rencontre, mon cauchemar, le bonheur d'Akiha ~ (NC-16)

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