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 Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Dim 10 Fév - 20:54

Un souffle chaud me prit le corps, une douceur infinie se mélangeant entre l’extase d’un toucher que je connaissais par cœur, un baiser enflammé, une réconciliation de deux corps, comment aurais-je pu m’en séparer, comment aurais-je réussi à y résister ? Ma position actuelle me montrait que justement cela n’avait servi à rien de se voiler la face. Quoi qu’il arriverait, jamais, non jamais je ne saurai m’en séparer. De ce corps, de cette personne, de cette amitié, de cette union, de ce monde dans lequel je vivais à ses côtés. Regardant chaque jour comme un nouveau tableau, s’amusant dans cet endroit diabolique, se défaisant des griffes des ténèbres pour se laisser bercer par nos sentiments. Oui, Undai nous accueillait de la meilleure des manières qu’il puisse être.

« Scandale à Undai, c’est le début de tout ! Kaïla Kurayami vs Yume Kuroi, pour quand les nouvelles terreurs ?! 

Mes chers amis, je ne pouvais me retenir de vous en faire part, l’excitation est tellement palpant que je tremble comme jamais en écrivant ces lignes ! Oui, je ne sais plus trouver mes mots, tellement que ce que je vais vous dévoiler et fou ! Complètement fou ! Entre le départ et le retour de Akiha-Sensei pour que finalement Dead Master s’enfuie avec, nous finirons notre semaine sur une nouvelle de choc, Black Rock Shooter ne se privant pas d’embrasser Silver Sword ! Oui, je parle du couple le plus étrange de notre institut ! Mais ceci est enfin réel, fini les suppositions, nous les avons découverts et rien que pour vous, une image venant d’une de nos sources ! Mais ce n’est pas tout, en plus de cela, les commentaires de nos Undai’ens !

Lorena Gracias : Nan mais je savais depuis le début, je suis en cours avec Kurayami. Non on n’est pas amie, mais tout de même, ca se voit une personne qui n’est pas libre.

Riod Drar : Moi je les ai surpris dans une des classes y a peu, je me suis fait étrangler par BRS d’ailleurs ! J’ai eu la peur de ma vie, non, c’est trop flippant !

Zero & Kagara Amegari : On est trop dégoûtés, nous le fan club de Kurayami, on est juste trop dégoûtés ! On avait faite notre demande à Kaïla, et fallait que Yume vienne s’interposer ! Non, c’est pas possible, on t’aime Kaïla, pars pas !

Et la suite est encore plus jouissive, beaucoup à dire tout le monde en parle, c’est officiel ! Mais comment Kaïla Kurayami (puissance grandissante de Undai) arrivera à surmonter tout cela ?! Serait-ce possible … »

- Haha. Comme par hasard.

Oui, je m’en doutais, je m’en doutais tellement que je m’étais plus amusée à lire cet article dans le journal de Undai, qu’à m’énerver en maudissant la personne qui venait de raconter tout cela. Pour une fois qu’ils disaient la vérité, je ne pouvais qu’être contente non ? Peut être si ce n’était pas ma vie qui était exposée dans ce dit journal, et d’ailleurs, d’où venait cette image ?! Non, mais genre les gens n’ont rien d’autre à faire ?

Du moins c’est ce que je pensais et il ne fallait que regarder le tas de nouilles grouillants autour de ma personne pour répondre à cette question, en plus d’avoir ces jeunes cons avec leur portable, fallait que je me fasse interroger en personne. Encore, si c’était l’écrivaine des articles, je me serais donnée un malin plaisir à la recevoir, mais non, ce n’était autre que des gamines de toutes classes se demandant si c’était vraiment vrai. Et quel avait été l’endroit pour cette dite conférence ? Mon sanctuaire évidemment, seul endroit dans lequel vous êtes sûrs de me trouver si vous, -vaut mieux- n’osez pas venir frapper à la porte de ma chambre ;

- Yume-Sama, ce n’est pas possible ?! Êtes-vous vraiment avec Kurayami-San ?!

Il fallait dire, je ne savais pas quoi répondre à cette demande, je ne voulais pas m’afficher comme étant une personne casée et donner un nom sur notre relation d’ailleurs, pour moi nous n’étions qu’amies, du moins, c’est ce que je voulais me convaincre en vain. En même temps, pouvait-on parler d’amour ? Non, ou peut être que oui justement ? Je ne savais pas et ce fut un silence qu’ils eurent en signe de réponses. Leur faisant dos, journal en main, j’étais décidée à aller monter cela à Kaïla, jusqu’à ce que je me fasse « attaquer » par je ne sais qui.

La lune vira au rouge en moins d’une seconde, une foule monstre autour de moi, je ne savais même pas qui était mon ennemi, ce n’est qu’en voyant le petit gros courir dans ma direction, sortant de la foule en criant, tout en brandissant son sabre que je le distinguais. Contrant son attaque en matérialisant moi-même une épée, nos métaux s’entrechoquèrent dans une symphonie lugubre alors que des larmes perlèrent aux yeux du garçon ;

- Je vais te tuer ! TU VAS MOURIR BRS ! Tu me l’as volé, j’allais lui faire ma déclaration à la saint valentin et toi ! Toi tu … Crèves !

Haha. J’aurais peut être trouvé cela mignon si ce gars n’avait pas été si pitoyable, ou plutôt si je n’aurais pas été son adversaire, lui laissant le plaisir d’un petit combat, je le laissais se défouler, ne faisant qu’esquiver ses attaques, attendant patiemment que celui-ci soit assez essoufflé pour abandonner. Mais il n’avait pas l’air de vouloir flancher et encore moins abandonner, si j’avais su qu’il y avait autant de personnes attachées à Kaïla, j’aurais été plus discrète ? Non, je ne crois pas non.

- Oï, tu as compris que cela ne servait à rien, non ?

Un croche-pied et voilà le dit mec sur le dos, vautré de toute sa graisse alors que la pointe de la lame se posait à un millimètre de sa peau dodue. Croyait-il vraiment me battre ? Non, il n’était qu’un appât pour attirer ma concentration pendant que ses amis vinrent me planter leurs armes dans le corps. Lames qui me transpercèrent sans plus de gêne, j’avais été prise par surprise, ils avaient osés … En plus de m’attaquer, n’avaient-ils pas été assez cons pour bousiller l’une les règles de l’Arène ? De mon Arène d’ailleurs ? Encore, ce qu’il se passait en dehors de cet endroit, je laissais passer, mais ici, non, cela était inadmissible, impardonnable. Et c’est donc avec fureur que je devais faire battre le règlement à la puissance de mes attaques.

Arrachant les lames avec lesquelles ils crurent m’immobiliser, je les balançais vers leurs propriétaires, les plantant respectivement devant leurs personnes. Traîtres. Payer, ils devaient payer. « Cher, il faut les tuer, il faut les punir ! ». Oui, il le fallait et c’est avec frénésie que je matérialisais tout autour de ma personne des armes, se matérialisant les unes après les autres, je restais de marbre, arrêtant de compter le nombre de projectiles rivés sur mes protagonistes. Voulaient-ils jouer ? J’étais prête à les recevoir.

- Il est interdit … d’attaquer -à plusieurs- une seule personne. Pour cela, vous allez tous, autant que vous êtes, le payer …

Attrapant l’une des lames volantes non loin de moi, je m’en saisis pour venir la planter sans la moindre retenue dans le corps du petit gros qui jonchait toujours mes pieds. La deuxième lame attrapée se lança entre les deux yeux du second et ainsi de suite jusqu’à ce que j’arrache le cœur de l’un des cons qui venaient de me défier. Le reste de mes armes ? Un léger rire digne de la directrice et d’un simple revers de la main, elles se plantèrent toutes, ne manquant aucun de mes ennemis, dans leurs corps, s’enfonçant assez profondément dans le sol pour leur procurer douleur et les priver ainsi d’une quelconque échappatoire.
« C’était parfait, oui, parfait ! »

Ca l’était … Mais ce n’était pas moi. Je fis un pas en arrière en me rendant compte que je venais de programmer un massacre et d’ainsi blesser de pauvres étudiants éperdument amoureux. Je ne regrettais pas, mais j’avais laissé la frénésie du combat me surprendre, m’étreindre dans ses bras chauds et voilà le résultat. Encore, j’avais fait trop. Soupirant longuement en dématérialisant toutes les armes, j’appelais aussitôt les infirmières pour qu’elles s’occupent de ce dit combat tourné en boucherie, plus personne ne vint me quémander information, préférant sans doute me laisser quitter les lieux sans plus de cérémonie.

La robe de combat en sang, déchirée parfois par là, parfois ailleurs, le journal toujours en main, je me laissais choir sur un banc à l’extérieur, préférant attendre un instant avant de retourner dans les dortoirs pour me changer. C’était … Atroce ? Non, incompréhensible. Je ne savais pas, je ne savais même pas quoi dire, cela faisait un moment que j’agissais étrangement lors des combats, comme-ci … Je n’étais pas moi, comme-ci elle sortait. Non, c’est le discours d’une folle, d’une folle qui se prenait pour une schizophrène. Je n’étais pas Akiha, et je me refusais à le devenir d’ailleurs !

Contrariée par mes pensées, je me redressais, me dirigeant d’un pas rapide vers les dortoirs, me dirigeant vers la chambre de Kaïla, cherchant à lui montrer ma découvert, en laissant l’épisode d’avant tel un lointain souvenir, je dus vous avouer que je fus surprise en arrivant dans le couloir. Non pas de voir une tonne de demoiselles en sous-vêtements en dehors de leurs chambres, mais cette même tonne devant la porte de la chambre de Kaïla. La raison de leurs présences ? Je n’en savais rien, rien jusqu’à ce que je me fraie un chemin et que je ne vois une tête rose dans les dortoirs des filles … Était-ce le jour pour enfreindre le règlement de Undai ? Sérieusement, et qui, que faisait-il là ? Quoi qu’il en soit, je n’eus le temps de réclamer information que je me fis arrêter par Kaïla, m’ordonnant de ne pas intervenir et donc ? Qu’elle le punisse elle-même ? Se battre en dehors de l’arène était interdit, mais en même temps, se battre pour faire respecter le règlement ça, c’était autre chose.

Du moins, c’est ce que je voulus croire jusqu’à ce que j'entende une chose qui me glaça le sang. Non, Kaïla ne tapait pas son dit ami parce qu’il avait pénétré dans le dortoir des filles, mais parce que celui-ci … pardon ?!

- Histoire d'un coup hein ? Mais tu me prends pour qui ?! Pour une de tes conquêtes trouvée dans un parc que tu peux baiser pour le fun?! Crétin !

Haha. Je ris, oui, sur le coup j’ai ris, mais tellement à haute voix que les personnes se trouvant autour de moi m’ont dévisagés pour que finalement, après … une bonne minute je les dévisage à mon tour. Non pas avec des poings, je ne suis pas tout le temps barbare. Mais quoi qu’il en soit, je ne m’étais pas décidée à intervenir, non, sur le coup, j’appréciais de voir ce qu’il se déroulait sous mes yeux, cet imbécile … Qu’avait-il bien pu faire à Kurayami pour qu’elle soit aussi énervée ? Oui, j’avais mon idée en tête, mais en même temps, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi con que ça pour oser demander … ça. Du moins, je l’espérais, pour sa vie et pour celle que je risquais de lui faire vivre.

- Kaïla.

Ce ne fut qu’une fois arrêtée que je pénétrais à mon tour dans la chambre, me dirigeant vers mon élève pour finalement m’abaisser et tâter le corps devant ses yeux. Mort ? Non, cela aurait été trop beau. Me relevant en soupirant doucement, je sortis instinctivement mon cellulaire, prête déjà à appeler une infirmière pour que l’on soigne ce pauvre garçon massacré. Mais je dus me raviser de plan en repensant à ce qu’il venait de m’arriver, je n’aurai personne pour venir chercher ce corps, l’arène était une boucherie dans laquelle les infirmières de Undai s’attelaient à rassembler les morceaux du puzzle des étudiants. En terme clair, nous étions une vingtaine de filles, devant un gars. Amusant ? Sans plus.

Quoi qu’il en soit, je n’avais plus le choix, il fallait qu’on s’en occupe, bien que le regarder se vider de son sang aurait pu être plaisant. M’accroupissant pour venir le prendre dans mes bras, salissant ne serait-ce qu’un peu plus ma robe de combat, j’ajustais sa position de manière à ce que je sache le porter. Une fois le corps dans les bras, je me dirigeais en direction de la porte où la foule se dégagea, me laissant le passage sans une demande explicite de ma part. Était-il si rare de me voir si intentionnée envers un homme ? Sans doute, en vue du regard des personnes m’entourant.

- Attends moi ici.

Une unique phrase avant que je ne fasse disparaître mon corps et celui de la tête de chewing-gum, nous matérialisant donc ainsi devant l’infirmerie, je lâchais le corps, laissant celui-ci s’écraser au sol sans plus de modération. Nous n’étions que deux, deux avant que l’infirmière ne vienne sauver sa misérable existence. M’accroupissant vivement, je lui attrapais la tête amochée pour que je puisse river mon regard dans le sien semblant absent ;

- Ne serait-ce qu’une fois de plus, et je me ferai un malin plaisir de te tuer Renzou-San. Ne t’approche plus d’elle.

Fermant les yeux en lâchant sa tête, je toquais à la porte avant de l’ouvrir pour montrer le corps à la personne s’y trouvant. Laissant Izaya entre de bonnes mains si je puisse le dire ainsi, je lui fis dos, retournant d’un pas rapide vers les dortoirs. Dortoirs où j’espérais retrouver Kaïla afin de lui demander ce qu’il s’est passé, réponses que je savais déjà difficile à obtenir. Et ce fut donc une dizaine de minutes plus tard que je me retrouvais devant la porte de sa chambre, claquant celle-ci aux nez des curieuses une fois dedans. Instinctivement, je vins attraper le poignet de Kaïla, la tirant avec moi dans la salle de bain, la faisant s’asseoir sur la toilette alors que j’allumais la douche pour ma personne.

- Ainsi donc … hum. Te demander ce qu’il te voulait serait mal vu, n’est-ce pas ?

Laissant le journal joncher le sol alors que je dématérialisais ma robe de combat pour aller sous la douche, je regardais les nouvelles blessures du jour, les voyant cicatriser alors que l’eau brûlait celles en cours de « reconstruction ». Grimaçant en me disant qu’au moins une des blessures de mon combat m’accorderait de nouvelles cicatrices, je soupirais doucement, toujours dans l’attente d’une réaction de Kurayami.

- Hum ?

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Lun 11 Fév - 19:30

J'étais tellement en colère contre cette tête rose quand mes poings s'abattaient sur lui. Et maintenant, tout ceci n'a pas encore disparu mais j'étais plutôt déstabilisée à présent, à le regarder agoniser dans son propre sang. Aurais-je dû m'abstenir ? Aurais-je dû lui claquer la porte au nez et ne pas relever de la sorte ? Peut-être que oui, mais mon caractère impulsif à encore fait des siennes au point même que j'ai blessé un ami. Un ami ? Pouvais-je considérer ce con comme tel après tout ce qu'il m'a dit ? Je ne savais pas trop, parce que dans un sens, il n'était qu'un crétin et avec beaucoup de probabilité, il n'a même pas compris son erreur. Non, je n'avais pas à m'en vouloir, il était coupable de son état, il l'a mérité après l'avoir bien cherché, c'est tout. Ce n'était ni le moment ni l'endroit pour être sentimental et se laisser aller à ce que l'on appelle les remords. Non, je frappais quand je constatais que cela était nécessaire. Alors pourquoi étais-je là, penaude à le regarder sans broncher ? Parce que je me trouvais horrible dans un sens, j'y suis allée trop fort... Mais que voulez-vous après tout, c'est cela, la frénésie d'un combat. J'étais comme cela, tout mon corps me hurlait d'y aller à fond quand je combattais jusqu'à l'épuisement ou alors, jusqu'à la victoire. Pouvait-on parler d'une quelconque victoire dans ce cas de figure ? Non pas vraiment. C'était aussi pour cette raison que je restais interdite sous mes actions de violence.

- Kaïla.

Revenant à la réalité rien qu'en entendant cette voix si familière, je me réveillais de ma contemplation pour mieux observer ce qui se passait autour de nous. Yume, je l'ai quasiment oublié sous l'adrénaline des coups. Et toutes ces étudiantes qui nous regardaient par l’entrebâillement de la porte, je ne savais pas qu'ils étaient si nombreux. Toujours stoïque sans la moindre réaction visible, je suivis les gestes de la fille aux couettes qui, sous un angle particulièrement grossier, était couverte de sang de partout. Était-ce le sang d'Izaya ? Non, en tout cas j'espérais que ce ne soit pas le cas. Étrangement, je ne voulais pas avoir sa mort sur la conscience. C'est pour cette raison que je me rassurais moi-même de l'efficacité des infirmiers dans cette école. Oui, c'était un élève de Undai, il s'en remettrait sans aucun doute. Voilà, je n'avais pas à culpabiliser d'avantage. Regardant cette fois-ci ce que Yume faisait avec un air intrigué, je la vis se saisir du corps inerte pour le prendre dans ses bras et se relever. L’interrogeant du regard je n'eus qu'une impérative réponse qui me disait de patienter dans la chambre, avant qu'elle ne parte en emmenant les restes du garçon avec elle. Qu'allait-elle faire avec lui ? L'amener à l'infirmerie sans aucun doute... Mais tout de même c'était gentil de sa part de nettoyer derrière moi tandis que je restais en mode légume devant la scène.

C'est aussi pour cette raison que je restais là, suivant ses directives, au lieu de m'enfuir loin de ces regards curieux. Soupirant tout en relâchant la pression pour la remplacer par un agacement visible, je ne pensais même pas à fermer la porte de ma chambre, préférant fixer la tâche de sang répandue sur la moquette. Maintenant faudra nettoyer tout ça, quelle plaie ce mec. Non mais, comment a-t-il pu me dire ce genre de chose ? Il croyait vraiment que j'allais lui dire 'oui', comme si de rien était ?! Non mais il faut être complètement timbré... Ah, c'est vrai, il l'était. Frustrée de toute cette histoire, sachant déjà que cela allait faire la une des ragots de Undai, je m'exaspérais déjà sur les événements à venir. Moi faire attention à ce que les autres disaient ? Oui, terriblement depuis que Naoko soit venue infecter ma vie. J'y tenais tellement trop que finalement je me mettais encore plus de préjugés sur le dos en voulant arrêter une rumeur quelconque. Les humains... que des imbéciles finis qui méritait la mort... En y pensant, cela faisait longtemps que je n'y ai plus pensé de la sorte. À croire que cet incident avec Izaya a ravivé ma haine et ma répugnance envers ces êtres. Vraiment...

Sursautant quand la porte de ma chambre claqua, je levais les yeux vers la seule personne se trouvant dans la pièce avec moi. Mais avant que j’aie le temps de dire quoi que ce soit, je me vis tirer dans la salle de bain. Restant perplexe l'instant d'un battement de cœur, je m'assis sur le pot -couvert rabattu- avant de couler mon regard sur Yume sans moindre gêne de la voir complètement nue. Depuis quand étais-je si à l'aise avec elle ? Depuis un moment en fait, même si j'évitais de trop le montrer ou que ma conscience me revenait et me retenait de me sentir trop bien dans un espace hostile qu'était Undai.

- Ainsi donc … hum. Te demander ce qu’il te voulait serait mal vu, n’est-ce pas ? 

Prenant un air outré, je me détournais de sa silhouette pour fixer un point quelconque de ma salle de bain. Quoi ? J'espérais qu'elle ne voulait pas de détails, et même si oui, je n'allais pas lui en donner. Ce qui s'est passé... Voilà quoi, je n'avais aucune envie de remuer le sujet pour ne pas m'énerver et -sous la colère- aller trouver Izaya pour l'achever. Visage colérique, je me retournais à nouveau vers Yume pour constater qu'elle était couverte de sang et de blessures. Restant ainsi -en ignorant royalement sa question- je la détaillais sans moindre gêne. Qu'a-t-elle bien pu encore faire pour se retrouver dans cet état ? Un combat sans doute. S'ennuyait-elle à ce point ou alors s'était-elle faite défier par un téméraire pour changer un peu ? Qui sait, mais en tout cas, son adversaire ne devait pas être de moindre force, pour lui infliger tant de dégâts. Celle-là aussi elle ne savait se tenir calmement !

- Hum ?

Grognant de mécontentement tandis qu'elle se douchait tout aussi désinvolte et peu soucieuse de ma présence, je me levais furieusement en attrapant la première chose qui me tomba sous la main, à savoir le journal de Undai. Sentant toute ma frustration remonter à la surface, je me laissais aller à déballer tout sans vraiment dire quoi, tout en maltraitant le journal dans mes mains pour me défouler.

-Oui, très mal vu ! Non mais quel con, me demander ça comme ça ! Groo, quel imbécile ! Venir comme si de rien était après tant de temps et oser faire valoir sa connerie de la sorte ! Coucher avec lui, non mais sérieusement ! En plus je lui ai tapé dessus ! L'inconscient !

Vociférant dans toute la salle de bain, je balançais le journal contre l'un des murs devenu humide par la vapeur de l'eau, je m'en détournais pour venir apporter un essuie à la fille qui eut l'obligeance de m'écouter m'extasier sur le cas de la tête rose. Tel un pitbull aux abois, je laissais choir l'essuie sur le rebord de la baignoire pour faire les cents pas dans toute la pièce, toujours aussi outrée de ce qui venait de se passer il y a de là quelques minutes. Stoppant net quand mon regard se posa sur le papier me servant de défouloir, mes yeux tombèrent soudainement sur un titre qui m'intrigua. Attrapant le bout du papier en question, je me mis à lire l'article qui s'en suivit, faisant complètement abstraction de la présence de mon amie. Oui, je changeais vraiment vite de centre d'intérêt.

Si je n'étais pas aussi énervée, je rirais certainement de plein cœur sur ce qui y était écrit. Non mais c'était moi où celui qui a écrit ce journal me prenait pour une victime particulière de la grande et fameuse Black Rock Shooter ? À voir cela, on dirait bien que oui. Conneries. Mes yeux se rétrécirent au long de ma lecture avant que je n'envoie le journal sur personne d'autre que Yume à poil. Toujours aussi énervée, tel un enfant voulant un jouet dans un magasin, je me laissais aller à exprimer le tout.

-Non mais c'est quoi ça aussi ?! Genre quoi... Ces gens sont complètement stupides c'est pas possible ! Et toi ! T'as fait quoi pour être dans cet état ? Cela t'ennuie tant que ça de passer une journée tranquille ? Fais attention à toi !

Pointant du doigt une de ses blessures qui attira mon attention par sa taille et sa profondeur sur cette peau fort pâle. Postée droite dans une pose d'agacement suprême, je croisais les bras sur ma poitrine avant de faire un constat incroyable. J'étais dans la salle de bain en train de m'exciter sur la stupidité de l’humanité avec une fille nue -bien roulée je l'accorde- juste là sous mes yeux. D'ailleurs pourquoi elle m'a entraîné dans cette pièce pour que je la regarde se laver elle aussi ?! Me détournant vivement de son corps, je pris une mine boudeuse avant de lui dire, d'une voix relativement calme mais pas moins froide, que je l'attendrai dans la chambre. Sortant donc de la salle de bain, je m'installais sur mon lit, jambes et bras croisés, à fixer la porte de la salle d'eau d'un air impatient. Attendant que Yume sorte pour que je puisse continuer à m'époumoner sur l'imbécile qui m'a gâché la journée... Sans souligner que j'ai raté ma journée de cours et que je n'eus même pas le temps de manger entre-temps. J'ai faim. Bon sang que tout cela m'a mis hors de moi.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Lun 11 Fév - 20:12

C’était … amusant. Quand on regardait cela d’un œil extérieur, on ne pouvait qu’en rire, mais quand on était dans le vif du sujet, il était parfois préférable de faire profil bas et de se taire. Et c’est ce que je fis. Cela était normal aussi, si je m’étais époumonée à expliquer mon ressentiment, cet endroit ne serait plus la salle de bain mais bel et bien une pièce cramée ou encore mieux, avec un énorme trou donnant sur le couloir du dortoir. Croire que cet imbécile avait osé faire ça, non, ce n’était que du gros foutage de gueule, n’est-ce pas ?

-Oui, très mal vu ! Non mais quel con, me demander ça comme ça ! Groo, quel imbécile ! Venir comme si de rien était après tant de temps et oser faire valoir sa connerie de la sorte ! Coucher avec lui, non mais sérieusement ! En plus je lui ai tapé dessus ! L'inconscient !

Et ce n’est qu’après un centième soupir qu’elle dissipa mes doutes en m’avouant presque ouvertement que ce type était bien le pire de sa race de mâles. Un déchet, une chose déplorable qui ne méritait même pas un regard de ma part. Étais-je dégoûtée ? Étrangement, je me voyais plutôt ravie de savoir que Kaïla ne lui avait pas dit « oui » aussi simplement que cela, après tout, pour qui la prendrais-je si j’aurais cru un instant qu’elle accepterait les avances louches d’un gamin sortant de nulle part ? Non, je connaissais la valeur de Kurayami et la prendre pour une putain trouvée au premier coin sombre de Kyoto aurait sans doute été la pire des insultes que je lui aurais accordée, non … Ma Kaïla n’était pas comme ça.

Continuant à savonner mon corps en faisant attention à mes blessures, je ne fis guère attention aux milles pas qu’elle fit dans la salle de bain, la laissant s’immobiliser pour finalement lire le dit journal que je lui avais apporté. Aurais-je dû le jeter au lieu de le lui tendre en vue de l’épisode précédent ? Je ne saurais le dire, du moins, je ne l’aurais su et ce fut une fois le dit journal me tapant royalement la tête que je compris mon erreur. Non, elle ne trouvait pas cela amusant et … oui, la poubelle aurait été mieux pour ce bout de papier froissé et mouillé.

-Non mais c'est quoi ça aussi ?! Genre quoi... Ces gens sont complètement stupides c'est pas possible ! Et toi ! T'as fait quoi pour être dans cet état ? Cela t'ennuie tant que ça de passer une journée tranquille ? Fais attention à toi !

Haha. Serait-ce seulement possible qu’elle se calme sans que je ne l’assomme ? J’en doutais, et cela fortement. Restant un instant de plus quand elle m’intima qu’elle m’attendrait à l’extérieur au lieu de continuer à me contempler, je continuais à prendre mon temps sous cette douche des plus revigorantes. Aurais-je osé lui proposer de me rejoindre dessous ? Non, déjà qu’elle me trouvait perverse … Mais en même temps, cela lui aurait fait un bien fou … Oui, tellement fou … Hum.

Secouant la tête suite à mes pensées dites trop extravagantes, je sortis de la baignoire, le rouge aux joues en m’emmitouflant dans l’essuie qu’elle m’eut passé précédemment. Me séchant rapidement en laissant choir ledit essuie pour en prendre un nouveau que je passais sur mes épaules, je me matérialisais un unique sous-vêtement avant d’ouvrir la porte de la salle de bain. L’essuie cachant ma poitrine, je n’adressais qu’un fin sourire moqueur à Kaïla avant de me diriger vers la cuisine, d’un pas lent mais précis ;

- Je fais attention à ma personne contrairement à toi.

Moquerie, moquerie, quand tu nous tiens. Oui, cela était consolant de se moquer d’elle après ce que j’avais subis dans l’arène, mes blessures ne me faisaient pas mal au point de me tordre sur le sol, mais la douleur était tout de même présente. Quand on combat une personne expérimentée et que celle-ci ne veut pas vous tuer, elle évite les points critiques, mais devant une assemblée de mous du cerveau, vous croyez qu’ils font attention à ça ? Loin de là, leurs buts, vous trancher la tête ou vous planter une épée dans le cœur. En terme clair, ca fait mal, je n’aime pas, ca m’énerve.

Attrapant une poêle dans laquelle j’incorporais de l’huile de soja, j’attendis que le tout soit bien chaud pour venir y déposer de la viande, fraîchement sortie du frigo. M’attelant ainsi à la cuisson tout en branchant la rizière, je m’amusais à cuisiner je ne sais quoi, en espérant soucieusement que cela soit bon. Ou du moins, pas cramé, si ma nourriture n’avait pas de goût, la mayonnaise en mettra. Yume en cuisine ? Des plats fades + Mayonnaise = Kiwi Happy.
Voilà.

- C’est ce journal et tes fans qui m’ont causés ces blessures, ne t’inquiètes pas, je ne me plais pas à déclencher des émeutes pour mon plaisir Kaïla. Et puis je peux savoir ce qu’il faisait dans ta chambre ? Ne viens pas me dire qu’il t’a suivit jusqu’ici rien que pour te « sauter » ?! Sérieusement, j’en ris. Ce monde est fou.

Fou à un point tel que simplement le dire n’était pas assez puissant pour le montrer, les gens étaient tous aussi dingues les uns que les autres, y avait-il une once de normalité dans ce monde ? J’en doutais, tellement. Finissant de cuire le repas, je servis le tout dans une assiette que je vins apporter à Kaïla qui n’avait pas daigné bouger du lit sans doute, arrivant devant sa personne, je lui tendis le repas -pas cramé et ayant l’air bon-. Ajoutant tout de même le pot de mayo ainsi qu’une bouteille d’eau, je laissais le tout à sa personne avant d’aller chercher mon assiette et de venir m’asseoir devant elle, usant le lit comme table, le sol comme chaise.

- Mais c’est vrai que je m’ennuie quand tu n’es pas là.

Lui faisant un petit clin d’œil en mettant une première bouchée dans ma bouche, je souris jaune au goût infecte de ma nourriture. Serait-il possible de la manger ? Même pas en rêve, entre le goût du soja mélangé à une sorte de jus de banane … Aurais-je dû regarder les dates de péremption avant de balancer n’importe quoi dans ma casserole ? Awh. Attrapant la bouteille d’eau pour rincer ma bouche de ce goût dit horrible, je me relevais aussi vite pour venir balancer la nourriture et l’assiette infestée de celle-ci dans la poubelle … Kaïla allait-elle la manger ? Oui, si elle voulait finir sur le pot les trois prochaines semaines.

- Tu veux qu’on aille manger ailleurs ? Parce que là, si tu veux une gastro, je t’en prie, reprends-en.

Haha. Alors, la cantine où on se fait dévisager ou le centre commercial avec leurs nouilles infectes ? Sortir de Undai, non … j’ai la flemme. Commander une pizza ? Je n’avais jamais essayé, le peut-on seulement à Undai ? Je n’avais jamais vue de close à ce sujet dans le règlement … On peut dire oui ? Haha. Non. Et c’est dans un soupir certain que je me dirigeais vers ma garde-robe pour me trouver de quoi me vêtir, vêtements que je choisis à l’arrache. Du moins, cette expression ne voulait rien dire avec moi puisque instinctivement mon corps se forçait à trouver des vêtements allant correctement ensemble. Un jeans, un top, des chaussures, et évidemment toujours mon étoile.

- Alors, le restaurant du dortoir où l’on risque de se faire tuer par x et x personnes pour x et x raisons ? Ou tu préfères qu’on aille au centre commercial à la recherche d’un endroit correct pour manger ?

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Sam 16 Fév - 18:03

Je n'eus pas à attendre longtemps avant qu'un énergumène du premier rang ne sorte de la salle de bain à moitié à poil. La détaillant sous tous les coins assez discrètement, je laissais un instant mon regard planer avant de me ressaisir et de lui tourner la face, en mode « je te boude, espèce de nudiste ! » Enfin, tout cela jusqu'à que sa voix ne résonne dans la chambre, une voix fort moqueuse tant qu'on y est.

- Je fais attention à ma personne contrairement à toi. 

Laissant échapper un grognement sourd pour marquer mon mécontentement, je ne daignais bouger de ma position profitant de ma position confortable pour surplomber la pièce de mon regard rouge. Non mais qu'est-ce qu'elle voulait dire par là ? Au moins, moi, je ne me retrouve pas avec le corps tailladé de partout pour le plaisir de me battre. Oui, même si Yume avait un très beau corps -quand elle avait son apparence de femme- il n'était pas moins qu'elle restait une sadomasochiste aguerrie. Bon sang, j'avais un don pour me trouver des amis détraqués, vraiment. Soupirant de désespoir je fus sur mes gardes quand je vis Yume se diriger vers le coin cuisine de mon petit lieu de vie. Restant perplexe -et surtout méfiante- je plaçais mon dos contre le mur dans une position plus allongée. Aux auget au moindre signe de vie ou de mort de ma chère amie.

- C’est ce journal et tes fans qui m’ont causés ces blessures, ne t’inquiètes pas, je ne me plais pas à déclencher des émeutes pour mon plaisir Kaïla. Et puis je peux savoir ce qu’il faisait dans ta chambre ? Ne viens pas me dire qu’il t’a suivit jusqu’ici rien que pour te « sauter » ?! Sérieusement, j’en ris. Ce monde est fou.

Perplexe, voilà ce que j'étais quand elle me parla du journal et des gens qui veulent la tuer pour ces conneries. Je savais bien que cette relation -même pas affirmée- allait causer de grands problèmes dans le monde de Undai. J'en étais dégoûtée au plus haut point de ces imbéciles assoiffés de sang qui ne veulent que destruction, oui, l’annihilation de tout ce qui était bon, gentil, de tous les sentiments forts. Comme l'amour, comme l'amitié. Et que pouvons nous faire pour que l'on ne soit pas inlassablement victimes de leur jalousie haineuse ? Cacher ce qui se passe entre Black Rock Shooter et Silver Sword. Chose impossible au stade où nous sommes arrivées. Oui, la merde totale, mais le plus étrange c'était que Yume n'avait pas l'air de s'en faire autant que moi. Parce que oui, Dead Master rôdait, et j'avais peur qu'elle ne me tombe dessus encore une fois, d'ailleurs en parlant d'elle, s'il m'arrivait d'être sa cible une nouvelle fois, je crois que je quitterai Undai. Parce que quand un monstre est à vos trousses, vous fuyez, non ? Si, bien sûr que oui. Mais la situation ne restait pas moins dangereuse à présent, si Yume savait se défendre contre un grand nombre d'ennemis puissants, ce n'était pas mon cas -loin de là. Je n'ai pas eu de grandes altercations pour le moment, mais en vue de la situation et des rumeurs, cela ne tarderait pas. Mais que faire ? Démentir tout ? Continuer comme ça et énerver les autres ? Ignorer et subir ? Difficile à dire... Mais pour le moment ce n'était pas ma plus grande préoccupation, j'avais un imbécile rose qui me pompait l'air dans les parages. C'était étrange d'entendre Yume exposer les faits de la sorte, cela me sonnait tellement vulgaire et pourtant, c'était le cas. Ce con est vraiment venu ici pour me demander de coucher avec lui... Oui ce monde était anormal. Mais pourrais-je lui répondre favorablement à sa demande ? Non, je ne pense pas... Non... Oh et merde !

- Mais c’est vrai que je m’ennuie quand tu n’es pas là.

C'est énervée que je regardais Yume revenir avec deux assiettes d'une nourriture inconnaissable. Prenant l'une d'elles, je pris une cuillerée et la portais à ma bouche, m'arrêtant juste à la commissure des lèvres pour bien observer ce que ma chère amie allait faire. Et elle fit une folie, elle goûta à sa préparation... Pourquoi disais-je que c'était folie ? Eh bien, il suffisait de regarder la gueule de cette bouffe pour se rendre compte qu'elle n'était guère comestible. Vous voyez le genre d'aliment visqueux d'une couleur frôlant le mauve et -le must- qui fait des bulles ? Voilà, c'était l'image caricaturale de ce que j'avais sous mes yeux. Souriant de la même manière qu'elle, je laissais retomber ma cuillère dans le plat avant de repousser l'assiette sur le coté, tout en me disant qu'elle venait de gaspiller de la bonne nourriture pour rien. Pourtant elle savait que la cuisine n'était pas son fort...

- Tu veux qu’on aille manger ailleurs ? Parce que là, si tu veux une gastro, je t’en prie, reprends-en. Alors, le restaurant du dortoir où l’on risque de se faire tuer par x et x personnes pour x et x raisons ? Ou tu préfères qu’on aille au centre commercial à la recherche d’un endroit correct pour manger ?

Indécise. Je restais penaude, le ventre vide, la tête bourrée de questions sans réponses et l'humeur merdique à réfléchir quoi choisir. Soupirant de lassitude, je me levais sans un mot et portai mon assiette jusqu'à la poubelle où je la jetais sans moindre remord. Faisant volte-face, je m'approchais d'un pas rapide vers Yume et l'attrapai par les épaules, un air des plus sérieux sur le visage. Plongeant mon regard dans le sien, je m'exclamais terriblement froidement :

- Laisse tomber pour l'autre imbécile, je vais régler cette affaire ! Et pour les conneries du journal de Undai... Il faudra qu'on fasse plus attention, ouais. Et si tu y arrives pas, alors je te donnerai un défi et tu ne pourras pas dire non !

Lâchant finalement mon amie dans un dernier soupir, je ne pus empêcher un rictus de satisfaction se poser sur mes lèvres quand je réalisais -pour la millième fois- que son toucher ne me dérangeait plus du tout. Au contraire même, cela me procurait un sentiment de bien-être et de sécurité pour je ne sais quelle raison. Tout en m'asseyant sur le lit, croisant les jambes et les bras, je la détaillais du haut en bas avant de sourie avec défi, tel un fauve prêt à manger sa proie inoffensive. Une idée germée au plus profond de mon esprit hiératique, je laissais les paroles sortir de ma bouche avec cette note d'amusement bien sentie.

-Le resto des dortoirs... Cinq minutes. Oui, je te donne cinq minutes pour m'apporter des ramens, si tu y arrives... tu auras une récompense... Oui, un bonus ! Je commence à compter dès... maintenant !

Piochant mon portable dans ma poche, je jetais un rapide coup d’œil sur l'heure pour mieux plonger mon regard dans les yeux bleutés de Yume. De très beaux yeux... Compliquant la tâche pour qu'elle ne se donne pas de grands airs, je matérialisais ma robe de combat avant d'aller à la porte -lui obstruant le passage- et y plaçais une sorte de colle gluante. Tout cela en moins de trente secondes. Un sourie satisfait, je me retournais à ma place -sur le lit- tout en ajoutant malicieusement :

- Sans utiliser la téléportation, bien sûr... Quatre minutes !

En somme, elle n'avait aucun moyen d'y parvenir en tout cas. Ouais, aucun.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Sam 16 Fév - 18:21

Le temps d’une respiration, un fin soupir et je fixais cet endroit qui devenait peu à peu une prison pour ma personne. Fermant les yeux dans un soupir en me demandant quand ma chère Kaïla allait se décider, je tapotais du pied près de la porte d’entrée, attendant -difficilement- une parole de sa part. Parole qui ne vint qu’une fois que sa personne ne se dirige vers la mienne et m’emprisonne de ses mains brutales, yeux plongés les uns dans les autres, léger sourire sur mes lèvres, de cette proximité ;

- Laisse tomber pour l'autre imbécile, je vais régler cette affaire ! Et pour les conneries du journal de Undai... Il faudra qu'on fasse plus attention, ouais. Et si tu y arrives pas, alors je te donnerai un défi et tu ne pourras pas dire non !

Laisser tomber ? Je ne comptais pas courir après Izaya pour le tuer, après mes derniers dires, j’espérais que cet idiot prendrait en compte mes recommandations. Même si je savais que cela n’aurait aucun impact sur son cerveau lent, non, mes paroles n’allaient servir à rien, j’en étais sûre. Mes poings seront-ils plus écoutés ? Qu’en savais-je ? Rien, justement. Et tout de même, si il ne bougeait pas, je ne bougerai pas non plus, je n’attaquais pas sans raison … Oui, je ne combattais que pour mes principes … et certains ordres. Mais ce n’est pas ça qui me fit froncer les sourcils, se préoccuper d’Izaya n’était pas ce qui m’intéressait, mais notre « Nous », ça, ça je ne savais comment interpréter ses dires. Voulait-elle que l’on se cache ? Qu’étions-nous ? Des étudiants en pleines crises d’adolescences ? Non, du moins je ne l’étais pas. J’étais une femme responsable qui supportait le poids de ses choix. Oui … Mais notre relation apportait également des dangers. Combien de détraqués allaient s’en prendre à Kaïla ? Beaucoup sans doute, je savais que j’étais populaire, bien que je n’assumais qu’à moitié ce statut à Undai, je connaissais des personnes atrocement fortes qui ne se priveraient pas de tuer Kurayami sous principe que Black Rock Shooter devait rester Black Rock Shooter. En terme clair, le glaçon sans sentiments. Oui, cette partie de moi qui était toujours présente, là, avec les autres. Mais notre relation ne valait-elle pas la peine de subir tout ça ? Undai, nous étions à Undai et ce fait m’échappait … parfois. Ce monde n’acceptait pas l’amour et l’amitié … Mais je ferai en sorte que ce soit le cas. Pour Kaïla, pour moi et les autres.

- Le resto des dortoirs... Cinq minutes. Oui, je te donne cinq minutes pour m'apporter des ramens, si tu y arrives... tu auras une récompense... Oui, un bonus ! Je commence à compter dès... maintenant !

Je restais un instant perplexe face à ses dires, laissant sa personne choir sur le lit pour finalement me fixer de son regard indescriptible. Cinq minutes, cinq minutes pour aller chercher des nouilles avec comme récompense quelque chose … Tentant, tellement tentant que j’étais déjà sur le qui-vive pour m’en aller et lui apporter « sa commande » comme une bonne coursière ou livreuse de Pizza. Oui, Kaïla pouvait me faire, faire n’importe quoi si elle y mettait les mots, tellement que cela était presque frustrant de s’en rendre compte. Mais en même temps, une récompense ... J’avais mille et une idées en tête, des plus anodines aux moins catholiques. Dieu, était-il possible d’être aussi perverse ?! Sans doute quand on avait comme partenaire une personne dite … charmante, alléchante et unique.

Retombant sur terre en la voyant matérialiser sa robe, je regardais d’un œil interrogateur ses actions, elle … elle plaça de la colle sur la porte ? Haha … Non. Sur cette pensée en me disant, elle fait joujou, je compris ce qu’elle venait de faire, m’empêcher de sortir par cet endroit pour que je perde, oui, elle voulait que je perde … Je refuse. Catégoriquement et sur ce, prête à me téléporter, je m’arrêtais net quand sa voix résonna une fois de plus ;

- Sans utiliser la téléportation, bien sûr... Quatre minutes !

Haha. Je souris jaune sur le moment alors que mon cerveau décomptait les secondes tel un minuteur me sonnant l’alarme rouge du temps qui s’écoule, fronçant les sourcils en grimaçant de frustration, j’oubliais la raison et même de lui répondre pour laisser mon instinct agir à ma place, sachant que seul lui pourrait gagner ce pari des plus … amusants. D’un pas net, je m’élançais vers sa fenêtre, éclatant sa vitre en me laissant tomber du deuxième étage, je fonçais vers le sol à une vitesse folle. Dernière limite, je me réceptionnais sur mes pieds dans un saut avant de courir comme une forcenée vers le restaurant. Sortir par la fenêtre pour rentrer par la porte ? Haha. Conneries.

C’est sans ménagement que je passais derrière le comptoir cherchant la commande de Kaïla, un bol de ramens. Chance, un étudiant venait d’en commander un, pauvre enfant, je lui volais sa sucette. Attrapant le bol pour finalement me faire retenir par ses mains et son regard disant bien -à moi !-, un combat se fit, les secondes s’écoulèrent, j’allais perdre. Une seule solution, parler. « Lâche. » Un simple mot me diriez-vous ? Pourtant ce dit mot n’était pas comme les autres, il était froid, tueur, destructeur, atroce pour la personne à qui il était adressé. Le réflexe du dit garçon ? Il lâcha sous la peur. Il me restait à peine deux minutes et courir avec un bol rempli, ça allait être la cata. Matérialisant une boite dans laquelle je jetais la soupe, j’attrapai au passage un pain au curry suivit d’un autre truc dont je ne connaissais plus le nom. Courir. Il fallait que je me dépêche, quitte à ce que ses nouilles deviennent de la bouille ! Elle les aura au moins !

Et c’est à ce moment là que je fis l’erreur de ma vie. Courant dans les couloirs, j’arrivais en quelques secondes, telle une flèche devant sa porte, sourire aux lèvres en voyant qu’il me restait une petite minute, je posais la main sur la clenche. Malheur. La colle. La colle était toujours là et moi j’étais de l’autre côté … Non, je ne veux pas perde ! Je veux ma récompense ! Sachant pertinemment que je ne saurai me défaire de sa matérialisation, je m’obligeais à trouver une autre solution. Le mur. Oui, je devais passer par le mur ! Un coup de pieds, fort, puissant.

Le sol tomba, moi je passai, défaisant le bol de la boite, je le tendis à Kaïla, essoufflée … portant mon regard sur l’heure qui s’affichait sur son réveil, je soupirais en me laissant tomber sur le sol. Cinq minutes deux. J’avais perdu. De deux secondes, mais ces deux secondes allaient me poursuivre ainsi que cette défaite, je n’avais pas été assez rapide, c’était à cause du garçon ! Oui, ce n’était pas ma faute … Si, finalement c’était ma faute. Je fermais les yeux un instant pour reprendre contenance, me relevant dans un dernier soupir, je tendis l’autre sachet que j’avais en main -un pain au curry- en plus de celui au poulet.

- Je … n’aurai pas de récompense.

Prenant un air peiné, je me laissais choir sur le sol, usant le lit comme dossier, je fixais un point invisible en me matérialisant une boisson gazeuse, assoiffée de ma course folle. J’avais … cinq minutes, c’était bien assez pour faire une chose aussi simple ! Alors, pourquoi ?!

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Sam 16 Fév - 20:24

Cinq minutes, ce n'était pas long mais en même temps si, cela dépendait de ce que l'on voulait faire pendant ce laps de temps bien précis. Pour ce qui était de la mission dont j'ai chargé Yume, j'étais certaine qu'elle n'avait aucune chance d'y parvenir, les cinq minutes écoulés. Je n'ai pas oublié de lui entraver la tâche d'une manière assez étrange, peu originale mais efficace. Ricanant donc, quand elle se mit en mode « attaque », je restais un moment narquoise avant d'ouvrir grand la bouche quand Yume se transforma en une flèche pour sauter -littéralement- par ma fenêtre, omettant bien sûr de l'ouvrir, préférant la briser en mille morceaux. Restant un moment stupéfaite par son agissement, vue que je ne m'attendais guère à ce qu'elle prenne mon défi à ce point à cœur, je finis par soupirer, un œil vigilent sur mon portable où l'heure s'affichait impitoyablement. Trois minutes.

-Grave.

D'un pas nonchalant, je m'approchais de la fenêtre et regardais par dessus un quelconque mort laissé sur le passage de la furie qui me servait d'amie. Ne voyant rien de suspect, j'entrepris de ramasser les restes de la vitre à l'aide d'un outil magique du nom de ramassette. Un sourire amusé aux lèvres, je me dis que jamais, au grand jamais, je n'ai fait le ménage dans ma vie -pas avant d'arriver à Undai en tout cas. Comment cela se fait-il ? Était-ce si étonnant quand on regardait ma classe sociale ? D'ailleurs, si on se penchait plus sur la question, il n'y avait aucun désordre dans ma demeure, tout devait être propre, récuré et stérilisé à la perfection. Pour ce faire, personne -à part moi- je salissais ce lieu spacieux, et quand de la saleté s'y installait, c'est une personne équipée des machines de nettoyage des plus extravagantes, qui rentrait en jeu pour remettre l'ordre. Et ce, sous la main experte d'un professionnel. En somme, ce n'était qu'à la télévision que j'avais un semblant de connaissance de ce qu'était le désordre. Quand on y pense, je crois que c'est aussi pour cette raison que maintenant, à Undai, je me plaisais à laisser un peu de désordre se mêler à mon quotidien, rien que pour enlever cette impression qui régnait dans le manoir Kurayami.

Ramassant les derniers débris, je m'en débarrassais et me jetais -littéralement- sur le lit. Bras en dessous de la tête, yeux au plafond avec -de temps en temps- un regard perspicace sur l'horloge. Il ne lui restait pas plus d'une minute, avec la logique du monde, ce serait par la fenêtre que je verrais sa silhouette se hisser. Au fil des secondes qui s'écoulaient, mon sourire s'agrandissait de plus en plus. Jamais elle n'y arriverait, avec les fils d'étudiants à cette heure-ci, avec les couloirs, avec la distance en elle même et ma commande, pas moyen de pouvoir faire le tour en si peu de temps. Riant légèrement, je m'étouffais avec ma propre salive quand un grand bruit me fit redresser la tête brutalement en direction de la porte. Ou du moins dans les environs. Cette fois ce n'est pas quelques stupides morceaux de verres que je retrouvais sur ma moquette, mais un mur entier entouré d'une poussière pesante. Bouche-bée, il ne m'a pas fallu plus de deux secondes pour me relever, prendre ce que Yume me tendait pour encore mieux rester en mode ahurie. Non mais... mais !

- Je … n’aurai pas de récompense.

Je riais jaune à sa remarque tout en regardant l'heure. Cinq minutes et quelques secondes... Eh bien, ma chère Yume y allait avec une de ces précisions... Mais bon, tant mieux pour moi, pour cette fois-ci. Passant ma main dans mes cheveux d'un geste nerveux, je pouvais déjà voir des yeux curieux se poser par l’entrebâillement, où un énorme trou prit place, nous donnant un magnifique paysage sur le couloir. Désespérée, ne sachant pas par quoi commencer, je me décidais d'ignorer l'état déplorable des lieux pour me concentrer sur la folle qui me servait d'amie -et plus.

- Non... Tu n'en auras pas. Mais merci pour la nourriture...

Tout en disant cela, je déposais le bol sur mon bureau et m'approchais à pas de loup vers Yume, m'accroupissant devant elle, je déposais un baiser chaste sur ses lèvres avant de me relever et de lui intimer de réparer le mur avant qu'une horde de curieux ne vienne nous déranger. M’asseyant à la table pour entamer ma nourriture, je n'ajoutais rien, mangeant en silence, me délectant du goût épicé sur mon palet avec le plus grand des plaisirs. Ce n'est que mon repas fini que je me décidais à reprendre la parole en voyant l'air peinée de ma chère Black Rock Shooter. Oui, un échec, c'était rare qu'elle doive se confronter à un tel cas de figure. Ce qui, par conséquent, me rendait encore plus de meilleure humeur. Attendez, maintenant qu'elle a perdu, je pouvais lui demander tout, tout ce que je voulais et elle ne pouvait refuser ! Mouhaha, un rire diabolique sorti de ma bouche tandis que je déposais mon bol dans l'évier. M'étirant de contentement, je me plantais devant Yume, une expression sadique sur le visage, pointant sa défaite impitoyablement dans la voix.

- Comme tu as perdu, tu dois faire ce que je veux. On y va.

M'approchant d'elle, je l'attrapais par la main pour mieux m'approcher d'elle. Serrée contre son corps, je lui expliquais implicitement ce que j'allais faire à présent. Premier but ? Se rendre dans la forêt, et pour ce faire, il n'y avait rien de mieux que la téléportation. Attrapant ma chère amie par la nuque tout en douceur, je déposais mes lèvres sur les siennes et procédais à un échange de puissance que j'eus expérimenté un jour par sa main. Sentant ma force augmenter, il ne m'a pas fallu plus de deux secondes pour visualiser l'endroit voulu et nous -Yume et moi- téléporter jusqu'à la lisière de la forêt.

- Voilà ! Maintenant on va bien aller dedans et puis je t’explique.

Tenant fermement Black Rock Shooter par la main sans lui prêter plus d'attention, nous pénétrions plus dans la forêt. Arrivée devant un grand arbre assez solide, je plaçais Yume juste devant en lui intimant de ne pas bouger. Chose faite, je matérialisais des chaînes que j'enroulais autour de sa silhouette et de l'arbre pour bien l'immobiliser. Et quand tout cela fut terminé, je me reculais pour admirer mon œuvre avec un air sadique sur le visage. Oui, j'étais définitivement étrange et parfois j'avais des envies fort bizarres. L'envie du moment ? Déstabiliser la fameuse terreur de Undai.

-Bien. Tu ne peux pas bouger d'ici. Si tu bouges, interdiction de bisous et de me toucher pendant... longtemps.

Tout cela en la fouillant. Trouvant ce que je cherchais, c'est avec amusement que je lui présentais son portable avant de m'éloigner un peu et fouiller son répertoire, pour le fun. C'est en tombant sur le nom d'Ayame qu'une idée germa dans mon esprit tordu. Sourire aux lèvres, mes doigts tapotèrent sur le clavier pour écrire un message que je présentais sous les yeux de l'enchaînée. « Ayame, je m'ennuie et je suis chaude, je veux que tes mains me caressent, je veux que tu m'embrases de ton toucher, je veux abandonner mon corps à tes bons vouloirs. Viens, viens ce soir dans ma chambre ~ » Trouvant le message assez provocateur, je laissais les yeux bleutés parcourir les lignes avant d'appuyer sur la toucher envoyer. Me reculant à bonne distance sous une quelconque réaction impulsive de ma chère amie, je ricanais légèrement en lui signalant qu'elle ne pouvait se libérer sous peine de conséquences.

- En tout cas, ce soir tu ne risques pas de t'ennuyer.

Quoi c'était une mauvaise blague ? De toute façon elle ne craignait rien de la part de la directrice, n'est-ce pas ? Quoi je me mettais en danger... En aucun cas. Je ne faisais que m'amuser un peu avec les nerfs de ma colocataire de fortune.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Sam 16 Fév - 21:26

Déception. Je l’étais, à un point tel que je me trouvais stupide de me morfondre pour si peu, parce que oui, ce n’était pas un combat, ce n’était pas quelque chose dans quoi je risquais ma vie … Non, c’était encore plus enthousiaste que ça, là, j’aurais pu avoir … un cadeau. Un signe d’affection dû à un effort donné, et pour deux malheureuses secondes, mes espoirs finirent en poussières. Satanées secondes ! Je vous hais, vous et votre … nombre ! Foutaises.
Déçue.

- Non... Tu n'en auras pas. Mais merci pour la nourriture...

Merci de me le clarifier, je ne t’en demandais pas tant, ma chère Kaïla, mais tout de même quelle gentillesse ! Et en plus de ça, il fallait que la demoiselle m’intime de refaire son mur, mur qui se refaisait au ralenti si elle ne l’avait pas remarqué. M’intimait-elle que je me salisse en le faisant moi-même tant que nous y sommes ? Ca y est, je suis de mauvaise humeur. Mauvaise humeur qui s’envola quand ses lèvres se déposèrent sur les miennes, telle une nouvelle source d’énergie, je bondis -réellement je me relevais doucement- pour me diriger vers ledit mur en reconstruction. Posant le plat de ma main dessus, un froncement de sourcils et voilà que celui-ci était comme neuf, plus de poussières, plus de débris, plus de curieux pouvant mater nos occupations. Fière de ma prouesse, je me giflais mentalement sous mes pensées, comment pouvais-je être fière d’avoir refait un mur après ma défaite ? J’étais chiante sur ce sujet ? Oui, parce que moi, je ne perdais pas, j’inspirais à être la meilleure, dans tout. Sauf en relation social. Non, ça s’était impossible, je ne savais pas « parler » sans crier ou m’énerver.

Quoi qu’il en soit, me voilà de nouveau sur le sol, le regard vide à fixer le dos de Kurayami manger. Était-ce bon au moins ? Parce qu’à dire vrai, des nouilles secouées dans tous les sens enfermés dans un bocal … Bof, bof hein. Du moins, sa nourriture devait être meilleure que celle que je matérialisais, nourriture que j’appréciais fortement d’ailleurs, parce que oui, quand vous passez votre enfance à manger du pain moisi, une pomme de terre chaude est juste un délice. Façon de parler, je n’aime pas les patates.

- Comme tu as perdu, tu dois faire ce que je veux. On y va.

Et c’est là, que le monde s’arrêta. Complètement, aussi bien sous ses dires que ses faits. Un instant choqué de la voir me tirer par la main pour me relever, un deuxième en comprenant ce qu’elle venait de me dire. Genre quoi ? Elle allait me faire, faire quoi maintenant ?! Non que j’avais peur, mais tout de même, c’était Kaïla, et quand Kaïla faisait quelque chose de louche, ce n’était pas à moitié et c’est justement ce que je compris quand mon énergie vitale se dissipa dans un baiser, langues nouées. Et là, l’horreur. Du moins, pour ceux qui n’en avaient pas l’habitude, pour ma personne, c’était tout autre chose, entre mes intestins qui se serrent et ma voix qui se dissipe dans un hurlement inaudible, c’était tellement commun que je restais scotchée en arrivant à la lisière de la forêt. Dieu, pourquoi lui avais-je appris ce tour là ? Pour avoir des baisers bien sûr ~ Non, sérieusement. Pourquoi ?!

- Voilà ! Maintenant on va bien aller dedans et puis je t’explique.

Vous rappelez-vous, un peu plus haut j’avais écrit que cette journée n’aurait pas pu être pire que ça, et bien si. Et il ne fallait que voir dans quelle position j’étais pour le comprendre. La suivant sans rechigner malgré moi, je me retrouvais ligotée, que dis-je, enchaînée à un arbre faisant facilement une centaine de fois ma petite personne. Et pourquoi étais-je là, peux-tu me le dire Ô grande Kaïla Kurayami, sadique, sadomasochiste ?! « Bien. Tu ne peux pas bouger d'ici. Si tu bouges, interdiction de bisous et de me toucher pendant... longtemps. » Haha. La bonne blague, tellement bonne qu’un rire nerveux traversa mes lèvres. Par instinct, j’aurais bougé de ces misérables chaînes qui me tenaient comme un animal en captivité, mais sur le coup, mon corps et ma raison n’avaient fait plus qu’un pour me forcer à rester là. Pourquoi, pourquoi mon corps était-il devenu si dépendant de bons soins de Kaïla ?! Quelqu’un savait-il seulement me répondre alors que moi-même, je m’acharnais à saisir ne serait-ce qu’un dixième ?!
Foutaises.

Et c’est donc dans le plus grand calme alors que je bouillais intérieurement que je restais immobile, laissant les mains sauvages de mon élève me parcourir le corps. Comptait-elle me faire ça ? ICI d’autant plus ?! Non, Kaïla … un peu plus bas ~ Hum. Stop aux esprits vicieux et retour à la réalité que je sentis profondément quand elle attrapa mon portable, portable qu’elle balança sous mes yeux, me montrant bien que « Madame a trouvé quelque chose d’intéressant ». Et encore, si ce n’était que ça, j’ai pris peur, du moins vraiment, quand elle tapota sur mes touches. Et que pouvait-elle bien écrire, et surtout à qui ? Et bien ça, je le découvris dans les secondes qui suivaient. Un message. Simple, unique. Ayame. Pervers. Dégoûtant. Je vais la tuer. Oui, si je n’étais pas attachée et surtout, si elle n’avait pas dit que si je bougeais, plus de bisous, elle aurait déjà la gorge tranchée. Oui, ce n’était que pour extérioriser le mal que j’imaginais ses cordes vocales entre mes doigts, pauvre enfant, si tu savais ce qui rodait en moi. Tu le sais, et tu sais tout autant que je ne saurais te faire du mal.
« Faible ». Ta gueule.

- En tout cas, ce soir tu ne risques pas de t'ennuyer.

Sans blague ! Si Ayame a ce message, je vais mourir, oui, elle va me tuer parce que je la repousserai, elle va me tirer dessus avec des flèches pour me punir de lui avoir envoyé un message comme ça et si elle apprend que c’est Kaïla qui lui a dit ça ? Elle, Kaïla, allait mourir. Silence, il fallait que je me taise dans ma tête pour trouver une solution et quoi de mieux que de dématérialiser mon portable se trouvant dans ses mains pour le rematérialiser dans la mienne. Intelligent non ? Et ce, sans un mouvement ! Haha. Tu en dis quoi la peste ? Rien du tout, surtout quand mon portable vibra signe de réponse et que sans faire exprès, évidemment, il tomba sur le sol sous la surprise. Bouger, je ne pouvais même pas le ramasser ! Ayame … Oui, je voyais de ma place le nom d’Ayame sur l’écran, signalant que ce message venait de sa personne. Le reste ? Le contenu ? Comment voulez-vous si avec ces stupides bestioles il fallait rentrer dans un millier de dossiers pour les lires ?! Vous l’avais-je déjà dit ? Je hais les téléphones portables.

- Sado-maso.

Ce n’était qu’un fin murmure que je savais inaudible pour Kurayami, soupirant cette fois-ci lourdement en testant invisiblement la résistance de la chaîne, je me giflais une fois de plus mentalement en comprenant qu’il ne serait pas si facile que ça de m’en défaire. Du moins, pas dans ma tenue, une fois ma robe activée, cela serait tout autre chose, mais sur le coup … Il fallait juste que j’attende, quitte à profiter de ce moment paisible enchaînée à un arbre. Paisible hein ? Conneries. Alors que faire ? Tirer profit de la situation et jouer le jeu ? Mais comment ? Une seule idée me parvint à l’esprit, et c’est sur cette idée que je me focalisais entièrement ;

- Je ne savais pas que ma Kaïla avait des goûts aussi pervers, jouer ainsi en plein air ~

D’une voix suave, je lui fis un petit clin d’œil tout en lui intimant de se rapprocher de ma personne. Que faire d’autre ? Une parole ne serait suffisante, que faire de plus ?! Esprit, fonctionne non de dieu ! Et évidemment, celui-ci tournait au ralenti, disant bien haut et fort que cela ne servait à rien de le forcer à faire n’importe quoi, et par n’importe quoi j’avais prévu mille et une choses telles que dématérialiser mes vêtements, jouer les filles coquines, en manque et tout le tralala pervers qui l’accompagnait. En terme clair, j’étais dans de beaux draps.

- Et combien de temps ma Kaïla compte-t-elle me tenir ainsi ? Histoire de savoir quand je pourrai te traîner pour une nuit torride ~

Rougis. Voilà, c’est bien. Et avec un air gêné sur le visage en plus de l’air pervers ! Dieu, y a-t-il pire perversité que celle là ? Oui, celle où elle se mettra à me dézapper elle-même pour prendre des photos de charme de ma personne nue -si elle me retire mes vêtements-. Au pire, elle pourra les vendre ! Haha. Qu’elle crève, profondément, sous mes pieds.

- Si tu veux pimenter le jeu, déshabille-moi ~ Tu auras tout le plaisir d’admirer ma personne ainsi ~ Alors Kaïla, te retiendrais-tu ? Ma petite perverse sado-maso ? ~

J’allais loin, plus vite elle s’énervera, plus vite je serai libre. J’espère.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Dim 17 Fév - 14:34

C'est avec surprise que ma main se referma sur le vide tandis que le portable de Yume vint se loger dans la main de cette dernière. Contrariée, mais tout de même curieuse, je me demandais comment elle a fait cela. Je ne savais pas que l'on pouvait dématérialiser -en mode téléportation- des objets qu'on ne touchait pas. Encore un tour montrant bien que mon niveau était loin d'être à la hauteur de l'enchaînée. Ben oui, j'étais certaine que si elle voulait, elle pourrait facilement se libérer. Sauf que non, elle ne le pouvait pas, et pourquoi ça ? Tout simplement parce que je bénéficiais d'un autre pouvoir de persuasion qui surpassait celui de la force physique. Grimaçant, tandis que son portable tomba au sol, je croisais les bras et la narguais du regard en mode « et maintenant ? ».

- Je ne savais pas que ma Kaïla avait des goûts aussi pervers, jouer ainsi en plein air ~

Et maintenant le pouvoir des mots faisait office d'arme de guerre. Yume se décida de me faire payer mon attentat à sa vie sexuelle sous forme d’attentat sur ma conscience. Outrée de ce que j'entendais sortir de sa bouche souriante, je fis des grands gestes des mains pour la stopper dans ses abjections et lui démentir toute cette mascarade. Non, je n'avais pas ce genre d'idée en tête quand je l'ai attachée... Ouais, maintenant quand j'y pense, cela pourrait bien faire croire le contraire... Non ! C'était elle la perverse, c'était elle qui s'imaginait n'importe quoi. Sale pédophile dégénérée. À votre avis, combien d'années de prison se prendrait-elle sous le harcèlement moral et sexuel qu'elle me procurait ? Beaucoup. Mais, outrepassant la justice, j'avais une meilleure manière de la mettre à l'épreuve. Une petite réunion de famille s'imposait... ha... ha.

- Et combien de temps ma Kaïla compte-t-elle me tenir ainsi ? Histoire de savoir quand je pourrai te traîner pour une nuit torride ~

Grimaçant sous des idées perverses qu'elle m'insufflait dans l'esprit, je ne daignais pas m'approcher d'elle tandis que sa voix montait dans des intonations ne lui ressemblant pas. C'était trop... aguicheur. Vous imaginez Black Rock Shooter, Yume Kuroi qui se la joue sexy et tout rien que pour que je lui permette de quitter ses chaînes. Non ? Eh bien moi, je n'avais pas à l'imaginer, je l'avais sous mes yeux. D'ailleurs, l'air de rien, quand elle changeait son apparence de gosse -effectivement, je n'étais pas pédophile non plus- pour celle d'une femme, elle était vraiment très attirante. Et là, avec son air de femme fatale, elle l'était encore plus. Aurais-je des penchants pour les femmes plus mûres que moi ? Non, je n'aimais personne, je ne supportais pas le toucher, j'étais moi quoi. Et moi imprégnée d'une Kuroi provocatrice, cela donnait quelque chose d'assez... Saloperie.

- Si tu veux pimenter le jeu, déshabille-moi ~ Tu auras tout le plaisir d’admirer ma personne ainsi ~ Alors Kaïla, te retiendrais-tu ? Ma petite perverse sado-maso ? ~

Rougissant sous ses paroles en bafouillant des négations en tout genre, je perdis vite patiente sous son flot de paroles incessant. Non mais, elle... Non mais, je n'étais pas comme cela. Il fallait que je me calme, elle le faisait exprès pour me déstabiliser et pousser la balance des choses en sa faveur. Mais, comme je le répète, j'étais moi. Ce qui veut dire tout simplement, que j'ai mis les pieds dans son jeu avec tout l'outrage du monde. M'approchant de sa silhouette, j'écrasais mon poing à coté de sa tête sur le tronc d'arbre avant de lui présenter mon visage rouge de honte mais surtout de colère.

-N'importe qu...

M'arrêtant de lui hurler dessus quand je sentis quelque chose sous mon pied, je me baissais pour ramasser son portable et vis qu'il y avait un message non lu venant de la directrice. Mon humeur de nouveau au point mort, je l'ouvris tout en m'éloignant de Yume sous prétexte qu'elle ne puisse pas voir ce qu'il y avait d'écrit. Et ce que j'ai lu me fit ricaner dans un sens, tandis que dans l'autre un malaise naquit dans tout mon corps. Oh que cette femme me donnait la chair de poule... « Yume, je te prierais de garder tes états d'âmes d'animal sexuellement impulsif pour ta petite personne. Ayame-Sama est occupée avec des jeux de grands et une partenaire beaucoup plus douée, c'est quelque chose que tu ne peux comprendre avec ton petit cerveau. Ps : si tu es à ce point en chaleur, trouve-toi un camarade de classe, je suis certaine que tu es assez persuasive pour que l'un d'eux couche avec toi. Sur ce, au revoir. » Sentant que Yume serait plus qu'en colère en lisant ces quelques lignes gribouillées à la va-vite, je ne me lançais pas dans le jeu de réponse, préférant abandonner cette occupation. Je me raclais la gorge avant de retourner près d'elle, portable dans la main tout en commentant ce que je venais de lire d'un air ennuyé, presque neutre.

-C'est terrible que la dirlo se tape Akiha, cela me donne froid dans le dos...

Fourrant le portable dans la main de ma prisonnière, je m'étendis de tout mon long avant de vérifier si dans les alentours il y avait quelqu'un ou non. Voyant que non, je me décidais de céder au jeu de ma chère amie en lui intimant toujours de ne pas bouger de là où elle était. Affichant un sourire des plus charmeurs, je déboutonnais la veste de mon uniforme à une lenteur exagérer en défiant Yume des yeux. Chose faite, je laissais glisser la veste au sol dans un bruit sourd pour me retrouver en chemise. Il était rare que je porte mon uniforme complet, autant en profiter. M'approchant de l'enchaînée, je me collais à elle de tout mon corps, mon souffle sur son visage pour -au dernier moment- dévier et déposer des baisers papillons dans son cou. C'était fou, mais cela me plaisait. Me reculant soudainement d'un seul pas, assez près pour qu'elle sente ma chaleur corporelle, mais assez loin pour qu'elle ne puisse m'atteindre, j'entrepris de déboutonner ma chemise, un bouton à la fois, et à chaque nouveau d'ouvert, une partie plus grande de ma peau pâle. Arrivant à la naissance de ma poitrine, un sourire des plus aguicheurs sur le visage, je m'approchais de ma proie en découvrant mon soutien sombre. Effleurant ses lèvres avec les miennes, je me reculais vivement tout en éclatant de rire et remettant tous mes habits en place. Ajustant les derniers plis, je m'exclamais :

- Non mais sérieusement... Arrête avec tes perversités.

Grognant quand mon humeur vira au noir en me rappelant ses dires, je ne sais pourquoi, mais j'avais juste envie de lui foutre mon poing dans la tranche avec ses idées de pedobear en puissance. Vous imaginez ça vous ? Yume était vraiment une dégénérée ! Soupirant tout en fronçant les sourcils, je me détournais d'elle et allai m'asseoir près d'un autre tronc, non loin du sien. Croisant les bras, fesses sur le sol, je la fixais sans relâche avec un air de reproche bien encré dans mes traits.

-Tu penses qu'à ça toi ! Bon, c'est vrai que cela fait un moment... Mais quand même quoi.

Me relevant sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, je m'approchais d'elle vivement avant de lui abattre mon poing sur le dessus de la tête, en mode « je vais te sortir tes conneries par la force s'il le faut ». Toujours mon air outré au premier-plan, je lui tournais les talons et ajoutai un dernier :

- Animal sexuellement impulsif... Hahahaha.

Ouais finalement, j'étais irrécupérable.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Dim 17 Fév - 18:51

Non, je ne me moquais pas, je faisais pire. Riant de pleine gorge en pivotant ne serait-ce qu’un peu ma tête quand son point atterri à côté de ma tête, je lui adressais le plus radieux de mes sourires. Elle voulait jouer dans la cour des grands ? Elle n’avait plus qu’à assumer à présent. Oui, et c’est avec un plaisir malsain que je la voyais passer par toutes les teintes de rouge, il ne fallait plus qu’un saignement de nez et ça aurait été le comble. Du moins, jusqu’à ce qu’elle me mette mon cellulaire en main.

-C'est terrible que la dirlo se tape Akiha, cela me donne froid dans le dos...

Automatiquement, tel un instinct m’obligeant de regarder la pièce nouvelle se trouvant dans mes mains, je fis glisser mes doigts sur le clavier pour ouvrir ledit message non lu de la tantôt. Et c’est avec effroi que je grimaçais cette fois-ci, laissant toute moquerie de côté pour lire la réponse de l’autre blonde. « Yume, je te prierais de garder tes états d'âmes d'animal sexuellement impulsif pour ta petite personne. Ayame-Sama est occupée avec des jeux de grands et une partenaire beaucoup plus douée, c'est quelque chose que tu ne peux comprendre avec ton petit cerveau. Ps : si tu es à ce point en chaleur, trouve-toi un camarade de classe, je suis certaine que tu es assez persuasive pour que l'un d'eux couche avec toi. Sur ce, au revoir. » Haha. Mais quelle gentillesse de me faire un roman. Oui tellement gentil que je sentis le plastique de mon téléphone se briser dans ma paume. Étais-je outrée de recevoir un message comme celui-là de cette pute ou alors, ce n’était que par principe que cette femme ait osé se saisir du téléphone d’Ayame. Je n’en savais rien, mais j’étais outrée, en colère et j’avais l’impression que les chaînes allaient fondre sous mon énervement. Comment, comment osait-elle cette putain ! Elle n’était bonne qu’à écarter les cuisses et elle osait me parler comme ça ? Dès que la vois, je la tuerai. Sans pitié et sans remords.

Mais ça, ces pensées là se sont volatilisées comme par magie quand Kaïla attira mon attention, tout mon corps était aux augets alors que mon esprit ne faisait plus que se taire de ses divergences en vue du comportement de Kaïla. Laissant tomber sa veste sur le sol, elle poursuivit, doucement, trop doucement à déboutonner sa chemise. Un bouton sauta, mon corps s’emballa. Le deuxième se perdit, ça y est, je suis excitée. Le troisième de même, s’il te plaît, libère moi. Et ainsi de suite jusqu’à ce que mon corps ne soit plus qu’une bouilloire en extase devant Kurayami, n’attendant qu’une chose, être libre et lui apporter toute mon attention. Du moins c’est ce que je voulus jusqu’à ce que son poing ne vienne s’écraser sur ma tête, et que par je ne sais quelle idée dérangeante, elle s’arrêta pour finalement se rhabiller. Saloperie. J’allai la tuer.

Et c’est sans compter sur ses dires, dires que je n’écoutais que d’une oreille alors que mes yeux ne se détachèrent de sa personne. Comme si à mon tour je l’emprisonnais de mon regard, chose futile me diriez-vous quand vous avez un énergumène qui se balade et sort des vannes pourries devant vous. Et c’est justement pour cette raison là que ma robe se matérialisa d’elle même. J’étais à cran, à fleur de peau, et j’avais envie de … oui. J’avais besoin de laisser parler mes besoins, qu’elle me traite d’animal sexuellement je ne sais quoi, soit, mais elle allait subir le poids de ses actes à présent.

Et c’est sans compter qu’en faisant un pas en avant, le visage froid, limite terrifiant, je me détachais de ses chaînes sans la moindre difficulté. Un bruit sourd traversa mes lèvres alors qu’il ne fallut qu’un clignement d’œil pour que je me retrouve devant Kaïla. Un croche-pied et la voilà à la limite du sol, seuls mes bras la retenant d’une chute certaine et c’est avec tellement de délicatesse que je déposais mes lèvres contre les siennes, que cela contrastait étrangement avec mes gestes précédents. Un doux baiser dont je quémandais profondeur, un pincement de lèvres montrant mon envie, et une caresse douce dans son dos, montrant bien que non, je n’avais pas résisté plus, mais je n’en avais que faire. Elle ne pouvait m’interdire de l’embrasser, pas après ce qu’elle venait de me faire. J’aurais pu prendre ça comme une humiliation, mais ces futilités ne m’avaient finalement pas plus chamboulées que ça. Et c’est en la redressant que je lui pinçais doucement la joue en signe de punition de ses actes.

- T’es un monstre. T’imagines ce que tu viens de faire ? C’était vraiment … mais vraiment pas marrant.

Lui faisant dos en croisant les bras, je fermais les yeux en laissant un soupir monstre traverser mes lèvres. Comment en étions-nous arrivées là ?! Sérieusement, moi qui m’attendais que cette journée soit « banale » me voilà dans de beaux draps. Il ne manquerait plus que Deady lise ses messages et vienne répondre à celui envoyé par Kurayami. Et rien que pour ça, je me décidais de taper deux mots à notre chère directrice que, finalement je n’envoyais pas, sachant pertinemment qu’Akiha risquait de répondre à sa place. La pute. Je vais la trancher.

Me retournant finalement vers Kaïla, je soupirais une fois de plus avant de m’approcher d’elle et d’encercler mes bras autour de sa taille, posant ma tête sur son épaule, je fermais les yeux. Profitant de ce doux contact tellement meilleur que celui du bois que j’eus eu précédemment. Humant instinctivement son parfum, un fin sourire se dessina sur mes lèvres alors que je me reculais pour venir l’embrasser. Tendre, délicat, aimant.

- Je t’interdis de me refaire une chose pareille. C’est pervers, vilain … et en plus j’ai faim. On rentre ?

La tirant par la main vers la sortie de la forêt, je n’attendis pas de réponses de sa part que je poursuivis avec une unique phrase, pimentée d’un murmure coquin ; « Tu seras mon dessert pour la peine que tu m’as causé ! ».
Amitié, amour. Je l’aimais.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mar 19 Fév - 21:19

Mon rire s'étouffa en même temps que je remarquais la robe de combat de Black Rock Shooter se matérialiser sur son corps. Mais ce n'était pas à cause de cela que j'ai pris peur, non, c'était son visage qui présageait ma mort prochaine, une mort douloureuse pour mes moqueries et mes actions dites enfantines -mais amusantes !- que j'allais payer sous tout son sadisme. Faisant un pas de recul pour m'éloigner du danger imminent, je voulus m'exprimer, m'excuser ou je ne sais quoi, tout pour qu'elle ne me tue pas, mais malheureusement pour moi, je n'eus le temps de dire ou faire quoi que ce soit de plus, qu'elle se trouvait déjà à un centimètre de moi. Rapide !

Tellement précise que je me vis chuter au sol avant que je ne réalise. Par instinct, j'ouvris grands les yeux tout en anticipant déjà la douleur à venir sous tant de brutalité. Choc qui eut lieu mais pas de la manière dont je m'attendais. Ce ne fut pas le sol qui m'accueillit de sa saleté et dureté, mais ce furent les bras de Yume qui me retinrent de tomber. Le souffle coupé sous la vitesse des actions, j'eus juste le temps d'écarquiller encore un peu plus les yeux avant de les fermer à moitié sous l'intensité du contact de ses lèvres contre les miennes. Je la laissais prendre les commandes de nos langues sans protester, tout en m'accrochant doucement à son bras. Yeux mi-clos, encore secouée de sa bestialité doucereuse, je laissais échapper un léger soupir de contentement quand elle se recula et que je pus enfin me remettre debout. Mais mon état de liturgie s'arrêta net quand une vive douleur me lacera la joue. Portant ma main à l'endroit endolori, je frottais dessus pour faire passer la douleur tout en grognant de mécontentement sous les paroles de ma chère amie sexuellement impulsive... Oui, je crois que je vais la surnommer de la sorte maintenant.

- T’es un monstre. T’imagines ce que tu viens de faire ? C’était vraiment … mais vraiment pas marrant. 

Sentant qu'elle allait me râler dessus pour ma blague stupide, je laissais échapper un autre soupir las, avant de me dépoussiérer l'uniforme d'un geste tout aussi lent. Que pouvais-je faire ? M'excuser. Oui, j'aurais pu, mais ce n'était pas dans mes cordes, et après tout, elle ne mourra pas à cause d'une telle chose. C'est pour cette raison que je laissais juste le silence s'installer entre nous, en attendant qu'elle se décide enfin à réagir d'une autre manière que celle d'un enfant boudeur. Et je crois que je ne pus rêver mieux pour qu'elle redevienne à nouveau celle qui m'a embrassée un peu plus tôt.

- Je t’interdis de me refaire une chose pareille. C’est pervers, vilain … et en plus j’ai faim. On rentre ?

Rougissant sous son baiser et sous ses dires, je fis la première chose qui me passa par l'esprit. Et c'était de hocher la tête affirmativement, comme un gosse qui se faisait sermonner et qui en était honteux. Acceptant sa main, je la suivis d'un pas lent en me maudissant moi-même, comment cette fille pouvait si facilement me rendre nerveuse ou culpabilisante. Soupirant, je faillis m'étouffer avec ma propre salive quand elle parla à nouveau de sa voix de perverse.

-Tu seras mon dessert pour la peine que tu m’as causé !

Devenant rouge comme une tomate, je laissais un toussotement se faire entendre à la lisière de la forêt, ne sachant pas quoi dire. Sale folle... Complètement perverse et dégénérée, nous avions un contrat, si elle bougeait, plus de bisous, plus rien. Et là, elle voulait quoi ? Carrément... Qu'on fasse des choses peu... Très... enfin soit ! Reprenant un peu contenance, je restais silencieuse jusqu'aux dortoirs où je passais devant mon accompagnatrice pour tracer -littéralement- en direction de ma chambre, sans plus ajouter. Arrivant devant la porte, essoufflée d'avoir couru, j'y rentrais et fermais derrière moi à double tour. Chose faite, j'allais me réfugier dans la salle de bain où je me passais de l'eau sur la figure. M'asseyant sur le pot de toilette, je restais penaude en me demandant ce qui a bien pu me prendre de fuir ainsi. Cette Yume... Cette femme me rendait folle, elle influençait mon caractère et me rendait plus perverse et plus entreprenante... Sans oublier que cette relation était prohibée, interdite complètement ! Que ce soit parce que nous étions à Undai ou alors en vue de la loi. Pédophile. Je l'adorais.

Riant de ma stupidité, prenant une décision suprême, je me relevais et allais jusqu'à la porte d'entrée, attendant que Yume passe devant. Qu'allais-je faire ? Je ne saurais dire, il allait de soi que... Que j'adorais quand nous faisions des choses, mais en même temps, à chaque fois, cela me rendait nerveuse pour des milliers de raisons. Même si je me suis habituée à cette drôle de relation entre l'amitié et plus que cela, cela ne restait pas moins perturbant. Surtout quand un glaçon de premier rang s'avérait être une femme entreprenante et douce sans moindre tabou et gêne. Oui, je suis vraiment tombée sur une espèce d'humaine inexistante. Mais on dirait que cela ne la dérangeait pas tant que ça de m'avoir comme amie, même avec mes blagues à la con et -comme ici- mes agissements incompréhensibles. Les mains moites, telle une vierge effarouchée devant sa première fois, je tressaillis en voyant la silhouette de Yume s'approcher dans le couloir. Attendant qu'elle soit à ma hauteur, je la tirais par le bras dans ma chambre en claquant la porte derrière.

-Haha... Désolée. A... Assieds-toi !

La poussant sur mon lit, une main dans les cheveux en mode nerveuse, je me reculais d'un pas avant de lui tourner le dos et m'approcher de mon frigo en énumérant ce qu'il y avait dedans et lui demandant ce qu'elle voulait. Optant pour un sandwich qui s'y trouvait, je le lui apportais, un sourire stupide sur le visage. Oui, cette situation était sans queue ni tête, au point même que je me trouvais ridicule. Et tout cela à cause de ce qu'elle a dit... Bon sang, elle me rendait complètement paumée. Mais pourquoi donc cet état nerveux ? Tout simplement à cause de ce qui est arrivé dans la forêt, j'étais certaine qu'elle allait se venger d'une manière spéciale, et je me voyais mal... Non, en fait ce n'était pas cela le problème. Le souci était que... que c'était Yume ! Et elle n'était pas du genre à dire qu'elle voulait faire ça ! Et là, elle l'a dit si clairement que je ne savais à quoi m'attendre, et surtout quoi faire.

- Bon app'. Tu n'as pas de travail à faire ? Au le Conseil par exemple?

M'asseyant à ses cotés, mais à une distance prudente, je la regardais manger en attendant qu'elle me dise... quoi au juste ? Que oui elle devait partir ou que finalement ce n'était pas le cas. Je ne saurais le dire, je ne voulais pas qu'elle parte, mais en même temps si elle restait, je ne savais pas ce qui allait arriver. Grooo ! J'allais la tuer. Sans oublier que la nuit commençait à tomber doucement... Et quoi ? Je lui propose de dormir ici ou je l'envoie dans sa chambre ? Ou encore mieux, je l'accompagne chez elle ? Rien qu'à cette pensée, je m'empourprais en détournant la tête. Définitivement, cela n'allait pas du tout là.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mar 19 Fév - 22:41

Mains l’une dans l’autre, nous arrivâmes rapidement jusqu’au dortoirs, ou bien évidemment, l’assemblée des étudiants nous attendaient de leurs sourires trompeurs, comme si nous étions des héros de guerre ou je ne sais quoi. Faux, ce n’était qu’une pensée quelconque que j’eus en franchissant les portes automatiques. Ça … ça aurait été marrant dans un sens, je me voyais déjà saluer mes braves amis qui m’accueillaient, larmes aux yeux, prêts à me serrer dans les bras. Foutaises, je n’avais pas d’amis et je ne comptais pas sur le fait qu’un inconnu vienne me donner une embrassade. Qu’ils aillent tous se faire foutre, je n’aime personne. A part moi-même, bien sûr.

Et c’est donc sur un soupir bien prononcé que je mis le premier pied sur le sol des dortoirs, passant la réception, tête baissée, yeux mi-clos, traçant déjà un chemin bien connu dans ma tête jusqu’à la chambre de Kaïla en sa compagnie, je ne m’attendais pas … à ce qui allait suivre. Oui, mais genre, vraiment complètement pas. J’eus juste le temps de lever la tête et voilà que … que oui, la chose qui était décrite comme mon amie, détalait comme si sa vie en dépendait vers … vers loin de moi. Parce que oui, il fallait qu’elle fasse ça dans l’art de la fuite, c’est donc, sans crier garde qu’elle s’est mise à courir. Par réflexe, j’ai levé la main dans sa direction, mais elle était déjà bien loin … très loin.

Tellement loin que je suis restée en retrait, regardant le couloir en visionnant son corps se mouvoir. Presque bouche-bée et immobile en fixant donc un point invisible, pendant une bonne dizaine de minutes. Non, j’exagérais, ca ne faisait même pas cinq minutes, mais tout de même. Me voir immobile ces dites cinq minutes, sous le regard des étudiants interloqués … Haha. Ouais, c’est ça autant rire, surtout en voyant comment ces crétins me fixaient. Bande de cons.

Et maintenant, j’allais faire quoi ? Rester là telle une poupée immobile attendant que son maître vienne la chercher ? Non, un bruit sourd m’interdisait de rester plantée comme une conne alors que juste devant moi, le restaurant se dressait fièrement. Un grognement du ventre, un froncement de sourcils de ma part et me voilà, décidée donc à aller me chercher à manger, laissant de côté la folle qui me servait d’amie. Oui, manger était plus intéressant que l’attendre, cela allait de soi non ? Pour moi -mon ventre surtout- oui, ca l’était.

Prenant un plateau sur le rebord d’un meuble ainsi que des couverts, je me décidais de faire la file. File qui s’ouvrit sous mon passage, comme si la mer se séparait en deux, pour laisser passer l’élue. Dites vous que la mer c’est les gosses et l’élue … Haha. Moi. Élue qui ne se priva pas d’ailleurs, si ils m’accordaient ce privilège, ce n’était pas pour rien. Dire un merci ? Pour qui me prenez-vous ? C’est eux qui l’ont fait, je n’ai rien demandé, cela aurait été un affront de refuser ! Oui ! Surtout si ca m’était bénéfique.

Bande de victimes. Commandant un bol de ramens tout en attrapant mille et une choses sur le passage, c’est une fois le plateau plein que je pris place à l’une des tables, ne me laissant déranger par les regards me foudroyants ou autre, je mangeais en toute tranquillité, le repas m’étant donné. Repas connu comme étant bon pour mes papilles gustatives et comme « bouffe » par mon cerveau. Une fois-fini, le ventre plein, étirée, que je me décidais de partir de cet endroit.

Traînant les pieds au sol d’une démarche nonchalante, mains dans les poches, je me dirigeais vers la chambre de Kurayami, me disant qu’il était temps d’aller prendre mon dessert. Oui, je le voulais et ca, plus que tout. Laissant naître un sourire sur mes lèvres alors que milles et une idées perverses germaient dans ma tête, j’arrivais rapidement à l’orée de son couloir. Prenant cette fois-ci une démarche dite plus correcte, j’avançais rapidement vers sa porte. Mais évidemment, je n’eus le temps de l’ouvrir et ce pourquoi ? Parce que la propriétaire des lieux avait été plus rapide que moi, soupirant d’aisance de ne pas avoir risqué de me la prendre en plein nez, je n’eus le temps de lui dire quoi que ce soit, que celle-ci m’attrapa.

Attraper hein ? Le mot doux pour dire qu’elle m’avait chopé dans le couloir pour me balancer sur son lit. Haha … rapide, même pas un mot ? « Haha... Désolée. A... Assieds-toi ! ». Ah, si quand même. Quelle gentillesse ma petite Kurayami-San ! Je ne l’aurais compris si tu ne me l’avais pas dit, parce que oui, me pousser sur un lit, ca peut vouloir dire autre chose, surtout si ce autre chose était … De ce que nous avions parlés précédemment peut être ? Haha, ca te dit quelque chose ? Sans doute non. Puisque ma charmante amie, à la place de se mettre à mes côtés, opta qu'il serait sans doute plus rassurant d’aller dans sa cuisine. Oui, cuisine à deux pas du lit, mais tout de même et quoi, elle allait faire quoi dans la cuisine ?

- Bon app'. Tu n'as pas de travail à faire ? Au Conseil par exemple?

Merci ? Mais non merci, sais-tu, pendant ta fuite, parce que oui, tu te rappelles avoir fui n’est-ce pas ? J’ai usé de ce temps pour me nourrir, alors, aussi gentil que de m’envoyer un pain puisse l’être, je ne comptais pas le manger. Non, c’était le dessert maintenant. Dessert que je ne me priverai de m'en saisir si elle n’avait pas continué ses dires. Genre … voulait-elle que je parte ? Si c’était le cas, elle n’avait pas à me traîner dans son lit ! Sérieusement, suivez son raisonnement un instant ;

 Elle m’oblige à la servir dans un temps record
 Elle m’attache à un arbre
 Elle me fait languir en se dézappant à moitié
 Elle se fout de ma gueule
 Elle s’enfuie
 Elle me tire dans son lit
 Et finalement ?!


Finalement elle veut me faire partir. Oui, la logique de Kaïla Kurayami était à refaire, mais genre, de A à Z. Parce qu’atteindre un tel niveau d'incompréhension, même moi … Je n’arrivais plus à la suivre. Mais vraiment pas. Et évidemment, il était inutile de lui en toucher deux mots, lui parler du passé valait à me taper la tête dans un mur en pierre. Oui, et c’est sans doute sous cette pensée qu’un simple soupir traversa mes lèvres, laissant un silence s’installer, ne daignant à lui dire quoi que ce soit et ni, ouvrir le pain qu’elle m’avait donné, je restais de marbre à côté de sa personne.

De marbre jusqu’à ce que je dépose le pain à côté dans un geste lent et que, avec une rapidité sans nom, je me retrouve déjà à califourchon sur sa personne, lèvres collées aux siennes. Portant l’une de mes mains à sa joue, j’usais de l’autre comme appuis pour ne pas basculer bêtement en avant et donc, m’écraser le front contre sa caboche dure. Approfondissant le baiser avec insistance et peut être même perversité, je me redressais en laissant un fin filet séparer nos bouches. Ramassant celui-ci d’un lèchement sensuel de la lèvre, je me retrouvais sur elle, mais cette fois-ci droite. Retirant ma blouse, je lui adressais un sourire vorace avant de lui dire froidement mais étrangement moqueusement ;

- Non je n’ai pas de travail aujourd’hui, ni au conseil, ni ailleurs. Ma seule préoccupation de ce soir sera de combler ta personne et la mienne.

Et c’est sans lui laisser le temps de répondre que je me faufilais jusqu’à son oreille pour venir lui murmurer parmi milles baisers « Je suis là pour prendre mon dessert ». Oui, j’avais le droit de l’avoir et même, depuis quand devais-je justifier mes actions ? Justement. Et c’est avec la plus grande des assurances que je m’amusais à faire sauter ses boutons doucement, laissant de temps en temps mes doigts frôler sa peau. Kaïla avec de la crème chantilly partout ? Ca pourrait être amusant non ? Oui, c’était à tester, et c’est ce que je comptais faire.

Attrapant sa jambe pour la tirer afin de la mettre en position couchée, je déposais des baisers partout sur son corps, laissant mes mains caresser son corps, frôlant ses montagnes tout en titillant ses monts, un délice. Un délice tel que je pouvais sentir mon corps s’emballer sous mes gestes, oui, j’aimais la toucher … mais un plaisir partagé était tout aussi … bon. Me frottant à son corps, laissant mes lèvres capturer les siennes, je descendais progressivement vers son bas-ventre. La question de savoir si elle voulait ou pas ? Je … je ne me la posais plus, c’était naturel … oui, cela était devenu naturel pour moi.

- Pour toi aussi n’est-ce pas ?

Un fin murmure inaudible que je soufflais entre ses lèvres avant de continuer mes actions sensuelles. Léchant son coup pour venir y déposer mes crocs, mordillant légèrement sa peau tendue tout en m’amusant à la faire frissonner de tout part. Une drogue, son corps était devenu une drogue.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Jeu 21 Fév - 21:54

Oui, cela n'allait tellement pas que je me sentais limite mal à l'aise en sa compagnie. Pourquoi donc ? Difficile à dire, peut-être parce qu'elle ne bougeait pas tandis que je lui posais des questions... Ou alors parce que la seule chose qu'elle fit pour me montrer sa présence c'était de soupirer. Non, définitivement, je ne le sentais pas du tout que ce soit à cause de son air blasé ou son inactivité. Devenant de plus en plus nerveuse, je voulus dissiper cette ambiance de neutralité suprême et de silence pesant, mais rien à y faire, une fois de plus, Yume réagit avant moi et donc, à mon désavantage. Mes poils se hérissèrent quand elle déposa sans sandwich, j'ai vu le tout au ralenti, comme si le monde s'était arrêté de tourner pour mieux me happer dans sa course folle par la suite. Et c'est ainsi après un pseudo-mouvement de recul, je me retrouvais le dos contre le matelas, les yeux grands ouvert avec une bouche collée contre la mienne. Un petit cri étouffé de ma part, et je goûtais aux saveurs qui s'offraient à moi, aimant le contact physique et langoureux autant que le détestant par sa soudaineté. Fermant à moitié les yeux avec un petit rougissement s'emparant de mes joues, je me laissais aller au baiser qu'elle m'offrait sans plus de protestation. Ce n'est qu'après avoir bien affirmé sa supériorité dans cette histoire, que Yume se décolla de moi pour mieux s'asseoir sur mon corps devenu plus chaud.

- Non je n’ai pas de travail aujourd’hui, ni au conseil, ni ailleurs. Ma seule préoccupation de ce soir sera de combler ta personne et la mienne.

Par instinct je voulus me relever après ses paroles, mais mes mouvements entravés par sa position, n'étaient pas en ma faveur. Encore moins quand elle se dévêtit et afficha son sourire de prédateur. J'en fus tellement déroutée que je me laissais tomber contre le matelas et je restais ainsi, sans broncher... Mensonge, même si j'aurais voulu ne rien faire, c'était impossible sous ses assauts. Rouge comme une tomate, je voulus l'arrêter, ou ne serait-ce que dire quelque chose pour la stopper, mais rien à y faire, complètement troublée par ses dires, je ne faisais que regarder ce que mon corps désirait et ce qu'elle me donnait. Corps contre raison, lequel gagne ? Les deux, en quelque sorte. Mais pour l'instant, ce ne fut que son corps contre le mien qui comptait, que son souffle contre ma peau, au point tel que je me déconnectais de la réalité pour un semblant de voyage dans les nuages. Un voyage qui ne dura pas longtemps sous mes soupirs quand sa bouche devint plus insistante sur mon corps. Oui, je dis bien sur mon corps pas sur ma bouche. Tellement bien que je devins écarlate tout en resserrant les cuisses. Chose compliquée quand il y a un corps beaucoup plus puissant qui les bloque juste au-dessus. Et c'est sur un cri d'exclamation inaudible que je voulus m'exprimer tout en gigotant dans tous les sens.

-Yu... arrê... Nnn...

Non, il fallait qu'elle arrête... Oui continue ! Hum. Non. Pourquoi voulais-je qu'elle stoppe ses actions ? Tout simplement parce que je trouvais cela trop soudain, et dans un sens, cela me gênait encore maintenant. C'était ainsi et pas autrement, en plus, il était rare que Yume le dise de la sorte réclamant limite un dû qui ne l'était pas. Comme si j'étais un morceau de gâteau qu'elle eut envie de manger depuis le matin mais qu'elle n'eut le droit de dévorer avant le soir. Et rien que sur cette idée, j'aurais pu me refroidir et lui foutre un poing en pleine face, mais c'était plus facile à penser qu'à faire. Parce que oui, même parler m'était devenu difficile entre deux gémissements de plaisir que je voulus masquer en vain. Corps brûlant de désir, esprit vaguant dans ce monde déraisonnable et je me mordis la lèvre pour ne pas pousser de cris beaucoup plus prononcés, tout en détournant la tête de sa personne afin de me cacher tant bien que mal de ses deux billes bleues. Elle avait des beaux yeux, c'était fou que j’aie encore la possibilité de faire ce genre de constat qui ne faisait que me désarmer complètement. Et c'est sous un dernier cri de jouissance que mon corps se tendit instinctivement pour marquer mon état hors de contrôle. Les larmes aux yeux, je me laissais choir sur les draps, le corps faible et essoufflé par tant d'effort, de sensations. Sentant les larmes dévaler mon visage sous tout cela, tandis que mon esprit criait à l'injustice et que mon corps tremblait sous le plaisir reçu, je maudissais intérieurement cette femme qui n'avait aucun tact. Devenant soudainement furieuse, pour bien marquer mon impuissance face à la situation qui se présentait à moi, la seule chose que je réussis à dire -d'une voix faible et rauque- ce fut :

-Je t'ai dit d'arrêter !

Qui sonna plus comme une plainte plutôt qu'un reproche. Et rien que pour cela, je m'emparais du coussin qui m'a servis d'appuis tête pendant nos ébats pour le balancer en pleine face de ma chère perverse violeuse. Me dégageant par la même occasion de son emprise diabolique, je me hissais sur le lit pour me... rendre compte que j'étais quasiment nue. Laissant échapper un cri outré, rouge telle une tomate trop mure, je me laissais tomber sur le lit en position assise tout en emmitouflant dans les couvertures jusqu'aux yeux. Complètement honteuse de la situation, je grognais tel un animal pris au piège avant de prendre la parole d'une petite voix, limite inaudible.

- Désolée. Câlin ?

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Jeu 21 Fév - 22:54

C’était amusant, dans un sens. Du moins, je prenais un plaisir certain à offrir à Kaïla des caresses précises, je savais ce qu’elle aimait, je savais comment m’y prendre et même quoi faire. Et rien que pour ça, je ne pouvais que suivre tel un schémas ce que j’entreprenais sur son corps. Délaissant ses lèvres pour me perdre dans son cou, lui soufflant mille et un mots alors que son corps frissonnait sous mon souffle, oui, j’aimais faire tout ça … avec elle. C’était … comme si j’étais différente, et sans doute « l’unique » ne serait-ce qu’un instant, à l’avoir touché ainsi, toucher tout en la faisant prendre plaisir.

Il m’arrivait de repenser à ce qu’il s’était passé avec Naoko, parfois encore … je me disais que je touchais les mêmes endroits que ce gosse, que je faisais la même chose à Kaïla et ça … Ca me faisait peur. Peur de me dire qu’elle pouvait peut-être penser la même chose, oui, après tout … mes touchers étaient similaires à ceux de la tête blonde … Oui, mais non. Peut être était-ce même pour cela que je faisais attention en la touchant, je n’attendais pas de réponses quant à mes initiatives, mais plutôt … j’essayais maladivement d’être douce avec elle. Ne pas brusquer son corps, même mon apparence jouait un rôle crucial dans tout cela. Le faire avec mon apparence de gamine ? Non, c’était … trop difficile à penser et à subir pour elle. Je l’avais déjà remarqué, une fois nous l’avions fait ainsi et quel avait été le résultat ? Rien de bien favorable. Oui, je devais prendre mon apparence originelle, celle d’une femme accomplie et mûre.

Continuant mes gestes en la déshabillant peu à peu, je suis devenue sourde à ses dires tellement que j’étais plongée dans mes pensées et mes gestes. Dégrafant son soutien tout en ôtant sa chemise pour venir y déposer mes lèvres, je m’attelais à caresser de ma langue ses embouts durcis de plaisir alors que ma main libre s’aventurait vers sa jupe. Passant en dessous pour lui ôter son sous-vêtement m’empêchant plus de main d’œuvre que je ne l’aurais voulu, je passais dessus avant de le lui enlever. Caressant à présent son inimité, je repris ses lèvres jusqu’à ce que son corps se redisse après mille et un mouvements expérimentés de mon doigter.

Oui, faire l’amour était un art, un art certain quand nous avions comme toile vierge une personne se laissant aller difficilement, mes mouvements étaient tels de la peinture caressant la dite toile pour y créer des explosions de couleurs. Une fois la toile remplie, il ne suffisait plus qu’à admirer le résultat. Et ce que je voulus faire, en me reculant d’elle, un sourire satisfait sur le visage, je m’arrêtais. Totalement, passant d’une expression heureuse à celle d’un … un linge blanc pendouillant quelque part au fin fond d’une prairie abandonnée.

Des larmes. Elle pleurait, et ce, à chaudes larmes. Son visage tuméfié par ses pleurs, j’eus un instant de recul en vue de cette situation ne concordant pas du tout à ce que je venais de terminer. Oui, qu’avais-je donc fait ?! Moi qui me disais justement que je faisais attention pour ne pas l’offusquer, voilà qu’elle pleurait et encore, si ce n’était que ça, « Je t'ai dit d'arrêter ! ». Un coussin dans le visage, un visage hébété, voilà mon expression incomprise du moment. Non, non je n’avais pas entendu … J’avais continué malgré ses demandes, j’avais laissé mes pulsions agir sans penser. Oui … Non, je n’étais pas … Mais pourtant. Je ne savais plus quoi penser, je n’étais pas bouche-bée devant sa personne, non, ce fut un sentiment de honte mélangé à la gêne qui se dessina sur mon visage, j’avais fait ces choses là, j’avais cru … que maintenant, que nous avions assez évolué pour que je ne doive plus écouter quand elle me demandait entre deux gémissements d’arrêter, que nous étions passées au stade suivant, qu’elle acceptait le plaisir que je lui donnais. Mais j’avais faux, Kaïla restait Kaïla et je ne pouvais la changer si facilement et je ne le voulais pas non plus. Baissant les yeux en prenant un air peiné, je me bougeais de ses couvertures, la laissant s’emmitoufler dedans. Mais elle avait apprécié pourtant … Non, il ne servait à rien de se creuser la tête, Kaïla était un spécimen indéchiffrable qui passait de la jouissance à celle de morbide en moins de cinq secondes. Et là, à cet instant précis, j’avais l’exemple parfait à mes pensées.

- Désolée. Câlin ?

Un fin murmure que mon ouïe ne s’empêchait de capturer, relevant la tête en affichant non plus un visage dépité mais plutôt surpris, je changeais rapidement celui-ci en voyant la bouille de Kurayami. C’était … adorable, je n’avais pas à m’en faire, non, et puis cela ne me ressemblait pas. Autant que de l’appeler Kurayami d’ailleurs, à se demander pourquoi j’utilisais son nom de famille pour la décrire … Soit, là n’était pas le sujet. M’avançant vers elle avec un sourire naissant au coin des lèvres, je me posais sur elle en entourant mes bras autour de sa taille. Me collant un peu à elle, cherchant l’unique partie de sa peau non couverte par la couverture pour y déposer mes lèvres, je levais mes pupilles azurées vers elle ;

- Tu as sans doute le pire caractère de tout Undai Kaïla.

Lui disant ça avec une franchisse sans nom, je laissais un fin rire traverser mes lèvres histoire de bien montrer que je plaisantais. Ou pas. Mais bon, la connaissant, elle allait prendre ma tirade comme une insulte ou je ne sais quoi, il fallait donc réagir au quart de tour pour trouver autre chose à lui dire, la faisant oublier ce que je lui avais dit plutôt. Matérialisant une canette dans mes mains, je la lui tendis gentiment avant de changer de sujet, et ce radicalement ;

- Quoi qu’il en soit, tu n’as pas à t’excuser, c’est moi qui ne t’ai pas écouté.

Radicalement hein ? Autant que les régimes vendus sur le net. En terme clair, de la grosse daube qui n’a aucun effet. Non, je ne savais pas changer de sujet, et c’est en réalisant tout ça que je me redressais pour m’extraire complètement du lit. Empourprant mes joues alors que les images de nos ébats repassaient en boucle devant mes yeux, je la délaissais de ma présence pour aller dans la salle de bain, marchant presque comme un automate pour aller me rincer le visage. Claquant la porte derrière mon passage, je pris l’évier comme unique appuie après avoir ouvert le robinet. Laissant couler celui-ci en me fixant, je soupirais avant de passer de l’eau sur mon visage. Dieu … Nous n’étions pas des bêtes en chaleur, non, on faisait ça parce que nous aimions faire ça. Des sexfriend ? Laissez-moi rire. Ridicule, oui, c’était ridicule de penser comme ça et cela me dégoûtait presque autant. Secouant la tête, j’attrapais un essuie à la volée pour venir me frotter le visage, assise sur le rebord de la baignoire, je soupirais pour la énième fois de la journée.

Un ange passa. Sortant de la salle de bain, l’expression redevenue neutre, je m’avançais vers le lit pour venir ramasser mon T-shirt, balancé précédemment sur le sol. L’enfilant en silence, tout en rassemblant les quelques affaires m’appartenant, je me stoppais net devant le lit. Laissant mon regard se fondre dans celui de Kaïla, m’approchant de sa personne, ne laissant qu’un centimètre entre nos visages, j’ouvris la bouche. Laissant mon souffle frais caresser ses lèvres ;

- Tu es fatiguée ? Si non, tu veux qu’on sorte un peu de Undai ?

Pour faire quoi ? Je ne sais pas. Manger, regarder un film, sortir en terme clair. Oui, bouger de cette chambre oppressante en fuyant ce lieu avec cette atmosphère lourde. Nous pouvions très bien nous balader dans le centre commercial, sortir ne voulait pas dire Kagoshima obligatoirement. Kagoshima hein … Haha. Toujours à quelques centimètres de sa personne, j’attendis une quelconque réponse de sa part qui n’arrivait pas aussi vite que je l’aurais voulu. Me reculant pour venir saisir sa main et la tirer hors du lit, je rougis légèrement en voyant sa tenue, oui, il ne lui restait plus qu’une jupe descendant violemment sur ses hanches et son mignon visage gêné, en terme clair, rien de mieux que pour faire saigner un pervers assumé. Je ne le suis pas.

- Tu … mignon.

Un fin sourire se peignit sur mes lèvres alors que je matérialisais des habits à ma chère élève, une expression douce sur le visage en rhabillant sa personne, je fis le tour de sa silhouette en regardant si je n'ai rien oublié. Oui, elle était parfaite, et surtout … envoûtante. Enlaçant sa main dans la mienne, je repris la parole, changeant ma question par une obligation ;

- Finalement non, je ne te demande rien. On va se promener.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Ven 22 Fév - 1:05

J'étais gênée de mon comportement insensé vis-à-vis de Yume. C'était limite si je ne voulais pas me terrer quelque part au fin fond de la terre pour n'avoir pas à me confronter à son regard bleu. Pourquoi avoir réagit de la sorte au lieu de profiter pleinement du plaisir qu'elle m'offrait ? Je ne saurais le dire, c'était comme si -peu importe ce que je faisais- j'étais bloquée par cet aspect de proximité bienfaisante. Après tout pour moi, le toucher c'était depuis toujours le mal, alors là, j'avais du mal à considérer celui de ma chère amie comme étant inoffensif. Non, finalement, je me cherchais des excuses pour ne pas admettre que j'ai tout simplement évolué vis-à-vis de cela, ou alors... Voulais-je fuir cette responsabilité d'avoir une personne à laquelle je pouvais faire autant confiance ? Il y avait un peu de tout cela quand on analysait mieux mon comportement, mais le plus probable et le plus voyant, était tout simplement mon incapacité à gérer ce genre de situation. Quoi qu'il en soit, je m'en voulais d'avoir agit de la sorte, mais j'étais pas assez humble pour m'excuser à haute voix. Quoi qu'il en soit, je crois que Yume eut tout de même entendu ma demande de pardon enfantine, parce qu'elle s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras. Acceptant son toucher, soulagée qu'elle n'a pas mal pris la façon dont je l'ai repoussée, je me laissai aller à cette douce embrassade rassurante. Oui, il faudra que je m'excuse et que je n'agisse plus de la sorte envers sa personne. Yume était gentille, terriblement. Trop.

- Tu as sans doute le pire caractère de tout Undai Kaïla.

Non, finalement, je retire ce que j'ai dit. Yume était un monstre sans cœur qui n'hésitait pas à se moquer de ma personne dès qu'elle en avait l'occasion. Outrée par ses dires, je fis mine de bouder sous son rire amusé. Mais comment pouvais-je lui en vouloir finalement ? Je ne pouvais pas, elle avait raison dans un sens. C'est pourquoi je laissais échapper un soupir las avant d'afficher un sourire troublé sur le visage. Rien à y faire, notre amitié était bizarre et le plus étrange dans tout cela était que nous nous entendions -dans un sens particulier. À croire que les êtres anormaux s'attirent entre eux. Quoi qu'il en soit, je ne regrettais rien.

- Quoi qu’il en soit, tu n’as pas à t’excuser, c’est moi qui ne t’ai pas écouté.

Clignant des yeux tandis que sa silhouette disparaissait dans ma salle de bain, je restais sans voix pendant un instant. M'écouter ? Elle a vraiment pris mes mots à la lettre quand je lui ai envoyé le coussin en pleine face... Je n'avais même pas la possibilité de m'expliquer vis-à-vis de cela, en vue de sa désertion soudaine de la chambre. Après tout, je ne l'ai pas dit explicitement non plus, alors... Elle s'en voulait vraiment pour cela ? J'espérais que non. Mais Yume était Yume, elle était paranoïaque sur les bords. Comment pourrais-je lui expliquer que non, je ne lui en voulais pas tant que cela, et le problème n'était pas le fait qu'elle ne se soit pas arrêtée, mais bel et bien ma capacité à encaisser ce genre de plaisir soudain ? Non, c'était trop gênant, je ne pouvais lui en parler franchement et ouvertement sans vouloir la tuer d'avoir entendu ce genre de confession de ma part. Alors quoi, laisser ce malentendu persister ? Je crois que la réponse à cette question ne viendra pas pour le moment, vu que Yume sortit au moment même de la salle de bain, un air froid sur le visage.

- Tu es fatiguée ? Si non, tu veux qu’on sorte un peu de Undai ?

Toujours assise sur le lit, je restais silencieuse tandis qu'elle se rhabillait. J'étais de moins en moins certaine de ses ressentis dans cette ambiance chargée de malaise. Grimaçant légèrement en me disant qu'elle allait partir par ma faute et ne plus m'adresser la parole, je me décalais un peu des couvertures pour être prête à lui courir derrière si ce serait le cas. Moi poursuivre Yume pour m'excuser ? Oui, parce que je tenais à ce « monstre », je l'aimais. Mais qu'était l'amour, le véritable ? Je ne savais pas, mais si c'était ce que je ressentais envers Yume, alors j'étais pleinement en position de dire que j'aimais aimer. Dans un sens. Mais pas dans l'autre ? Je ne saurais le dire, mais voir cette fille si proche de moi, son regard bleu si froid mais si expressif rivé dans le mien, je ne pouvais qu'être heureuse.

Quand je me levais pour suivre son mouvement, je n'eus qu'une pensée en tête quand elle me qualifia de « mignon ». Et c'était : Perverse. Mais ce mot ne franchit pas ma bouche en vue du sourire qu'elle abordait. Oui, je l'ai remarqué depuis un moment, mais je ne l'ai jamais vraiment précisé... J'adorais la voir sourire, d'un vrai sourire. C'était tellement rare que je ne pouvais qu'admirer cette face de sa personne. Voir Yume Kuroi rire ou sourire -pas que moqueusement- relevait du miracle, et moi, je pouvais le contempler chaque jour -ou presque- alors sincèrement, je ne pouvais que me taire et regarder.

- Finalement non, je ne te demande rien. On va se promener.

Soupirant lourdement en voulant déjà lui faire remarquer qu'elle n'avait le droit de décider comme cela, je me laissais habiller par ses bons soins avant de me faire traîner en dehors de ma chambre par sa main douce. Main que je resserrais un peu plus dans la mienne tandis que nous traversions les couloirs déserts. Ah ? Il n'y avait personne, cela voulait dire que le couvre-feu était de mise et donc, que les étudiants dormaient à cette heure-ci où traînaient quelque part à Undai, loin des surveillants. Eh bien, au moins je savais que j'échappais à la règle en étant déjà en compagnie de ma chère amie de Terminale, et avec un peu de chance elle possédait les clés pour les portes automatiques. C'est au détour du couloir, entre deux niveaux que mes yeux se posèrent sur une fille ne devant pas être plus haut que la Seconde.

- Oh... On dirait que tout le monde ne dort pas.

Pauvre gosse, combien de temps survivra-t-elle en ce lieu ? Qui sait. Faisant un clin d’œil à la femme qui m’accompagnait, je voulus m'approcher de la gamine pour lui demander ce qu'elle faisait à cette heure-ci dans les couloirs -par pure curiosité. Mais je n'eus le plaisir de lui parler, dès qu'elle nous a vu approcher, elle s'enfuit en courant dans une chambre dont elle claqua la porte. Restant abasourdie un instant, je saisis enfin que la cause de cette fuite devant nous, devait être la présence de Yume. Après tout elle était connue pour le respect strict des lois, surtout dans les dortoirs et l'Arène -c'était du vécu pour ma personne. La gamine dut entendre les rumeurs sur les punitions administrées par sa majesté Black Rock Shooter, pour avoir fui aussi soudainement. Riant jaune à ce constat, je me rapprochais de Yume pour lui souffler un « tu lui as fait peur... pourtant t'es jolie » avant de poursuivre notre route vers l'entrée des lieux. Riant toujours sur ce qu'il s'était passé, je laissais ma chère amie ouvrir la porte automatique avec son trousseau remplis de clés. En y pensant, il faudra que je lui dérobe ses clés ne serait ce que pour en faire des copies de certaines serrures... Comme celle des dortoirs -quand je rentrerai tard- ou encore celles de la réserve sur le toit -quand je voudrais sécher les cours en toute tranquillité. Parlant cours, j'avais toujours mon souci des punitions du Conseil à éradiquer de ma liste de choses à faire. Pourrais-je être renvoyée pour mauvais comportement ? Non, mais tuée, oui.

Traversant le parc, je pris l'initiative de nous conduire jusqu'au centre commercial. Un long chemin se présentait devant nous dans cette nuit noire. Il faisait tard, mais comme le centre était ouvert presque toute la nuit -sauf pour les alcooliques et les gamins turbulents- nous pouvions nous permettre d'y faire un tour, ne serait-ce que pour passer le temps en nous changer les idées. Et c'est sur cette pensée que j'accélérais le pas, tournant de temps en temps autour de Yume pour lui sortir des blagues à la con -et tout ce qui me passait par la tête par la même occasion. Et ce jusqu'à ce que nous arrivions devant les grands bâtiments éclairés du Centre commercial. Je devais avouer que ce lieu imposait de sa grandeur et de sa prestance. Souriant comme un enfant à Noël, je demandais à la fille m'accompagnant de suivre mes pas jusqu'au cinéma devant lequel je m'arrêtais, perplexe.

- Allons voir un film ! Regarde sur cette affiche, il a l'air bien celui là.

Lui montrant du doigt une affiche -après avoir examinés tous les films- où on pouvait voir du sang un peu partout sur des êtres humains, je laissais mon regard se remplir d'étoiles en vue des scènes qu'on risquait de voir dedans. Passant mon regard de sang de l'affiche à Yume et ainsi de suite, je voulus avoir confirmation de sa part. Non, finalement je ne voulais pas connaître son avis, préférant prendre l’initiative avant un quelconque refus de sa part. Attrapant donc son bras sans moindre cérémonie, je nous traînais jusqu'au guichet... vide. Et c'est là que ma voix devint froide, tel un glaçon sortit des fins fonds de l'océan antarctique.

- Pourquoi y a personne ? Ce n'est pas normal, font grève ou quoi ?

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Ven 22 Fév - 1:58

Haha. J’aurais été éclatée de rire en vue de sa bouille de hamster si elle n’avait pas pris tendrement ma main pour m’accompagner dans les couloirs des dortoirs, laissant nos deux personnes se balader lentement dans ces dits couloirs, je ne pouvais que sourire d’aisance envers sa personne. J’étais heureuse, heureuse de la savoir avec moi. Finalement, il nous était possible d’avoir une vie normale, ne serait-ce que l’instant d’une seconde. Virant à chaque tournant se présentant devant nous, nous arrivâmes rapidement à l’étage d’en bas, laissant mon regard se porter sur le chemin que je nous traçais jusqu’au centre commercial, ce fut Kurayami qui m’arrêta dans ma démarche quand elle me montra une enfant ne devant se trouver là. Étant de bonne humeur, je ne comptais pas lui faire du mal ou même la punir, simplement la renvoyer dans sa chambre aurait été suffisant. Du moins, jusqu’à ce qu’elle croise mon regard et qu’elle s’enfuie. Mais genre, vraiment, elle m’a vu, elle est partie en courant. Faisais-je si peur que ça ? Tant mieux, mais tout de même …

- Tu lui as fait peur... pourtant t'es jolie.

Entrouvrant la bouche en déviant le regard vers Kurayami, je restais un moment interloquée avant de soupirer d’un air amusé. Je fais peur, mais je suis jolie hein ? Sérieusement, devrais-je lui dire qu’elle dit vraiment n’importe quoi ? Évidement que j’étais jolie. Si Black Rock Shooter avait été un laideron, croyait-elle vraiment que j’aurais été si respectée que ça ? Non, évidemment que non. Parce que imaginez la scène, un gros tas de graisse qui essaye de se faire respecter, ça donne quoi ? Oui, les gens vont en avoir peur, mais ils ne vont pas s’empêcher de se moquer de vous. Les humains étaient … misérables, il ne fallait s’étonner de leurs comportements après tout. Quoi qu’il en soit, je laissais ces pensées de côté et poursuivis mon chemin vers la sortie. Matérialisant mon trousseau, je débloquais les portes automatiques sans plus de cérémonie avant de faire disparaître les clés. Vous demandez-vous aussi où je stock toutes ces choses ? Facile, dans une poche espace-temps en quelque sorte. Quand je dématérialise mon corps lors d’une téléportation, je me vois jetée dans un espace entre les deux mondes en quelque sorte, et c’est entre ces deux là que je laisse mes affaires. Comme mon cellulaire par exemple, mais évidemment, ce n’est pas aussi facile que ça, ça m’est déjà arrivé d’y perdre plus d’une chose. Matérialiser et dématérialiser sans compter que je fais ça pour beaucoup de choses … c’est comme un copier/coller sauf que cela finit parfois comme un copier/rater.

Arrivant dans le parc, je me fis assaillir par les paroles lubriques de Kaïla, entre me raconter tout et n’importe quoi sans oublier de me parler du beau temps et de ce qu’elle comptait manger demain, rien ne fut oublié dans son réceptacle de conneries. Tellement que je me demandais quand nous allions enfin arriver au centre commercial. Centre que je ne voyais toujours pas devant moi, en terme clair, le trajet allait être long, je risquais un mal de tête monstre si elle continuait de parler de x choses pour finalement parler d’une autre et finalement fois deux, reparler de x. Sans compter ses blagues pourries, parce que oui, Kaïla était la reine des blagues pourries. Le genre de blague où seul le conteur rit, vous voyez lesquels ? Malheureusement moi oui. En parlant de cela, la pire que j’ai pu entendre était « Si je fusionne Cell et Freezer de DBZ, ça donne quoi ? FreeCeel !!!! Le jeu de cartes là ! Tu vois ? » Et vous ajoutez un sourire débile avec et vous l’avez, votre blague pourrie. Oui, Dieu ne m’avait gratifié d’une bonne humoriste.

Arrivant enfin devant les portes de ce lieu de commerce, je soupirais d’aisance en arrivant sur son sol et surtout, en n’entendant plus la voix stridente d’une Kaïla surexcitée. Non, à la place de cela, je me fis traîner comme un sac de pommes de terres en direction de ce qu’il semblait être le cinéma. Arrivant rapidement près de celui-ci -parce que madame ne marche pas, elle trottine-, elle me lâcha pour venir coller sa tête contre les vitrines des affiches publicitaires. Zieutant également sur les affiches en perdant mon temps à lire les résumés, je me plaisais à vouloir regarder certains à l’affiche en vue de leurs intérêts. L’un parlant d’un voyage galactique, ou encore celui qui parlait de deux amants s’étant perdu ou même, une comédie. Ha ? Je vous surprends en vous disant que j’aimais ces trucs gnangnan ? Et bien pourtant, c’était le cas.

- Allons voir un film ! Regarde sur cette affiche, il a l'air bien celui là.

Tournant la tête pour voir ce qu’elle me montrait, je grimaçais légèrement. Un bon gros film gore où la première chose que l’on allait voir serait des pendus. J’en étais sûre, tellement sûre que je fis un pas en arrière. Encore, si c’était de mignons petits animaux dessins animés qui s’égorgeaient, j’aurais trouvé cela marrant … mais voir des gens souffrir comme des malades dans un film … Non. Mon quotidien suivait le film qu’elle voulait voir, mais c’était différent, oui … Ma vie à Undai, elle était gore, j’arrachais des têtes moi-même et je voyais ce genre de spectacle tous les jours mais là, c’était du gore surnaturel. Genre un esprit maléfique qui vient tuer les gens … J’aimais pas, vraiment pas. Peur des fantômes ? Non. Ca n’existe pas. Les zombies ? Haha. Non.

- Pourquoi y a personne ? Ce n'est pas normal, font grève ou quoi ?

Haha. Si je ne connaissais pas Kaïla, j’aurais déjà pété un plomb depuis un moment, mais là … là je ne faisais que la regarder s’exciter sur place en ne voyant aucun guichetier à son guichet. Regardant l’heure, je levais un sourcil en voyant les chiffres affichés sur mon cellulaire. Deux heures trente. Haha. Je me demande où est donc le bonhomme qui doit nous vendre des tickets ! Peut être est-il dans son lit en vue de l’heure tardive qu’il est ? Haha. Sans blague. Déposant ma main sur l’épaule de Kaïla pour l’interpeller, je lui montrais l’heure, traits las tracés sur mon visage ;

- Vu l’heure qu'il est, je crois que tu devras attendre demain pour voir ton film Kaïla.

M’apprêtant déjà à faire demi-tour, je fus forcée de m’arrêter quand je sentis -ou plutôt humais- une certaine sensation désagréable dans mon dos. Souriant jaune en me retournant vers Kaïla, je la combattais dans un échange de regards avant de renoncer à toute fuite. Soupirant violemment en me saisissant de sa main -certes délicatement-, je l’invitais à me suivre un peu plus loin dans le cinéma. Arrivant devant une porte fermée, je ne dus que forcer un peu pour l’ouvrir … forcer. La détruire pour la reconstruire dans le silence le plus total. Arrivant dans des couloirs sombres, je matérialisais une lampe de poche et me dirigeais vers un comptoir où nourritures étaient servies. Attrapant du pop-corn parce qu’un ciné sans pop-corn, ce n’est pas un ciné, j’entrepris de prendre d’autres choses diverses. Lui faisant un clin d’œil en l’invitant à me suivre, j’ouvris l’une des portes des salles. La laissant passer devant moi, je la suivais de près, lampe de poche en bouche tellement mes bras étaient remplis de bouffes. Déversant le tout sur l’un des sièges, je demandais à Kaïla de m’attendre un instant ;

- Tu as de la chance que je t’aime Kaïla.

Me dirigeant vers le fond de la salle, je passais par le hublot dans lequel la machine de projection se trouvait pour trouver la bonne cassette. Une fois celle-ci trouvée, je la plaçais dans ledit lecteur ressemblant à un truc digne des années soixante. Une fois le film mit en place et débutant, je retournais à ma place où la pub apparaissait déjà sur l’écran. Donc … qu’allais-je faire pendant cette … ce film ? Hurler. Ca risquait, je détestais ces trucs de morts-vivants, esprits et tout va et là, là j’allais avoir ma dose. Attrapant la main de Kaïla en m’enfonçant dans mon siège, je fixais l’écran, laissant le film commencer. Une minute passa, deux minutes, trois minutes et me voilà déjà en train de broyer la main de mon élève, les yeux grands ouverts en vu des images se dessinant sous mes yeux. Quatre minutes et là, je ne sais pas comment, ni pourquoi, je me suis retrouvée dans les bras de Kaïla, hurlant presque. Comprenant mon acte, je me reculais doucement, regardant l’élève de première avec un rougissement de gêne sur le visage. J’allais tenir, je peux le faire … Haha. Kaïla … J’ai peur !

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Dim 24 Fév - 19:42

Contrariée de constater l'inactivité dans ce lieu, je ne restais pas moins déterminée à aller voir mon film quitte à passer à travers les défenses et les murs de ce fichu cinéma. Oui, vous allez me dire que si je voulais à ce prix voir un film, j'avais qu'à m'en télécharger un et le regarder dans ma chambre. Mais il m'était impossible de l'accepter, d'abord parce que nous avions fait tout ce chemin pour y venir, et ensuite, parce qu'il était tard, j'étais fatiguée, et je voulais vraiment voir un film sur un écran géant. Et c'est ainsi, complètement en mode sale gosse gâté que je restais devant les portes, fixant le passage comme si grâce à cela, il allait s'ouvrir sous mes yeux pour me laisser passer. Mais que pouvais-je faire ? Rien, et Yume me confirma mes craintes.

- Vu l’heure qu'il est, je crois que tu devras attendre demain pour voir ton film Kaïla.

Me tournant vers elle quand sa main se posa sur mon épaule, je me dégageais de son contact d'un mouvement de recul spontané tandis que ma chère amie -résignée- se préparait déjà à retourner dans les dortoirs. Usant de toutes les forces de mon regard insistant, je la fusillais des yeux pour qu'elle ne continue pas et ne m'abandonne pas ainsi ici. La suivre ? Non ! Je voulais mon film ! Et c'est ainsi, poignardant sa personne de milles éclairs sortis de mes pupilles de sang, que je lui montrais puissamment qu'elle n'avait pas d'autre choix que d'exhausser mes souhaits. Pourquoi insistais-je de la sorte ? Je n'étais pas un gosse pourtant. Eh bien si... Justement si. Je voulais et j'avais. Peut-être pas dans le contexte de sale môme grincheux, mais plutôt dans un sens beaucoup plus traumatisant. Oui, avant j'avais tout, tout ce que je voulais, sauf une chose que je désirais le plus au monde, alors maintenant -même si c'est une futilité- je devais l'avoir au risque de tomber en dépression. Étrange non ? Oui, tellement que rien que pour cette raison j'éliminerais mes parents. Quoi ? Je n'ai jamais souligné le fait qu'il m'est déjà arrivé de vouloir la mort de mes géniteurs ? Ah... Oubliez alors ce que j'ai dit. Disons juste que mon âme était plus ténébreuse et au fond des abîmes que je ne laissais à le croire. Fin du sujet.

D'ailleurs ces pensées dérangeantes s'arrêtèrent en même temps que Yume perdit notre face-à-face visuel. Sautillant sur place quand elle m'indiqua ses projets de rentrer dans les salles noires, j'en fus tellement excitée que je devais me retenir de pousser des cris de joie. Cette fille, je l'adorais. Moi l'exploiter ? Pas vraiment, c'était une sorte d'aventure. Oui, tellement que je restais silencieuse, traçant le chemin sur ses pas, sursautant à chaque bruit suspect. C'était effrayant, mais l'excitation de se faire attraper était encore plus forte, tellement plus que mon cœur battait la chamade tandis que nous nous servions au comptoir plein de pop-corn. La sécurité... Trop de la merde ici. N'importe qui pourrait s'y engouffrer sans la moindre difficulté. Haha. À croire que nous étions des voleuses par excellence, en vue de notre manière de procéder ! Trop, mais trop cool.

- Tu as de la chance que je t’aime Kaïla.

Et c'est ainsi, que je me retrouvais assise sur un siège, dans une salle déserte, devant un écran qui se mettait en fonctionnement pour diffuser le film d'horreur que je voulus voir. Souriant comme un enfant à Noël devant un grand paquet emballé, je me tournais de temps en temps pour voir où en était mon accompagnatrice. Fille qui eut la bonne idée de venir se loger dans le siège à coté de moi pour mieux se concentrer sur le film. Vous ai-je déjà dit que j'adorais les films sanglant ou ceux avec des esprits ? Oui, j'étais fanatique de jeux vidéo violents, mais aussi de films à caractère paranormal depuis toujours. Je ne saurais dire d'où me venaient ces goûts glauques, mais les faits étaient là, et je ne pouvais que savourer les scènes qui passaient sous mes yeux. Enfin, à un certain détail près... Surprise de sentir la main de Yume se saisir de la mienne, je lui lançais un regard interrogateur en coin avant de retourner sur mon occupation première, faisant abstraction de son geste. Jusqu'à ce que je grimace sous la douleur ressentie à cette même partie du corps. Abandonnant finalement une scène des plus sanglantes, je décontractais mes muscles avant de vouloir m'extraire de sa poigne de fer. Chose dont je n'eus utilité quand une masse sombre -et lourde- me sauta dessus. Instinctivement, je sursautais en écartant les bras pour venir accueillir Yume dedans, sans vraiment comprendre ce qui lui prenait. C'est quand elle se décida de se décaler de moi et que j'analyse son visage dans l'obscurité que je compris le problème. Elle... Elle avait peur ! Un sourire des plus énormes se dessina sur mon visage tandis que l'écran se peignit de rouge sous un hurlement des plus terrifiants. Yume Kuroi avait peur de ce genre de films.

- Araignées et films d'horreur donc...

Souriant pour qu'elle comprenne ma moquerie, je soupirais doucement, anticipant déjà que je ne pourrais regarder ce film tranquillement en sa compagnie. Et c'est sur cette pulsion de lucidité que j'attrapais son bras pour la relever et venir me poser dans son siège avant de la faire asseoir sur mes genoux. Mine indifférente sur mes traits, comme si de rien était, j'enserrais mes bras autour de ses épaules et vins les joindre sur son ventre, tout en rivant mon regard sur l'écran géant. Calant ma tête sur son épaule, je lui soufflais un « Ce n'est qu'un film, femme ». Un dernier baiser rassurant sur sa joue et me voilà absorbée par mon occupation première... Enfin, en apparence, parce qu'au fond de moi, j'étais bouleversée. Pourquoi agir de la sorte face à sa personne ? Ce n'était pas moi, la Kurayami que j'étais aurait tout simplement ris avant d'abandonner sa pauvre âme à son sort. Mais certainement pas, me laisser aller à des câlins rassurants quitte à perdre le confort. Et surtout -par dessus tout- je n'aurais pas apprécié ce contact comme je le savourais à ce moment précis. Oui, sentir la chaleur de son corps, pouvoir la rendre plus à l'aise, me rendait juste... je ne saurais le décrire, mais je me sentais bien. Tellement bien qu'un sourire doux vint s'afficher sur mon visage inexpressif tandis que le film ne devenait qu'un arrière-plan à mes pensées. Black Rock Shooter sur mes genoux... Ah définitivement c'était carrément marrant.

- Hahaha, non mais sérieu...

Me tendant instinctivement quand j'entendis un bruit venant de la fin de la salle, je me raidis quand une lampe-torche passa sur l'allée principale de la salle sous un « il y a quelqu'un ? Montrez-vous ! » à moitié étouffé par les paroles du film. Mes instinct de survie aiguisé par la vie à Undai prenant le dessus, j'attrapais Yume par les épaules et la baissais assez fort pour qu'elle se retrouve les fesses les premières par terre avant de suivre le mouvement et de me glisser de ma position pour échapper à une lumière blanche pouvant nous découvrir. On était mal ! Tellement mal que je riais silencieusement, pouffant presque de rire sous l'adrénaline de notre aventure. Affichant un sourire amusé et entendu à l'encontre de ma chère amie, je lui montrais un petit objet matérialisé dans mes mains. Une bombe aveuglante et quasiment insonore, très efficace, tellement que j'ai perdu un combat à cause de cette saleté il y a peu de cela. Levant ma main en l'air pour que le gardien nous remarque, j'attendis que ses pas se rapprochent avant de lui balancer la petite grenade tout droit sous les pieds. Trois, deux, un ! Et après un « ferme les yeux ! », je me saisis de la main de Yume et fonçais en dehors de la salle, me prenant les marches en riant. Arrivées dans le couloir principal, hors d’haleine, j'optais pour sortir du centre commercial afin de ne pas nous faire chopper par d'autres surveillants de ces lieux. Arrivant à l'extérieur à la lisière du parc, je me laissais tomber contre un arbre, dos le premier contre l'écorce. Levant mes yeux pétillants d'excitation, un sourire d'une oreille à l'autre, je finis par adresser la parole à la fille que j'ai traînée dans ce merdier.

- Tu crois que les caméras nous ont repérées ? À ton avis, nous aurons des problèmes pour cela ?

Hmm... Pour ma part, sans doute ! Elle, elle ne risquait rien de toute façon de la garde, après tout c'était elle la plus haut gradée dans cette hiérarchie de lois et punitions. Mais peu importe les conséquences, c'était tellement amusant que je ne fis attention qu'à ces moments de joie et de folie passés en sa compagnie. Me relevant, ressourcée, je pointais la direction des dortoirs du doigt avec un visage de warrior prêt à aller à la guerre.

- Dommage pour le film, ce sera pour une autre fois. Pour l'instant, jouons !

Matérialisant une sorte de boule d'électricité dans ma main, je la présentais sous les yeux bleus de Yume avant de l'envoyer en direction des dortoirs, traçant une ligne de lumière dans le paysage sombre. Quelle portée aura-t-elle ? Pas suffisante pour les atteindre, mais pas moindre non plus. Je me demandais combien de fêtards elle toucherait au passage. Bah oui, même si on ne le voyait pas, le parc grouillait des étudiants bourrés ou drogués qui se cachaient des surveillants, ne pouvant pas pénétrer dans les dortoirs après le couvre-feu. Pourquoi cette envie de sadisme ? Parce que nous étions à Undai voyons.

- Tu crois qu'elle a touché quelqu'un au passage ?

Préparant une autre boule dans ma main gantée, je jouais avec tout en suivant le chemin des dortoirs. Un petit tour dans l'Arène ? Il était un peu tard là, autant s'amuser sur le chemin. Briser le règlement ? J'en avais tellement l'habitude.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Lun 25 Fév - 17:30

C’était l’horreur. Carrément, il m’était impossible de regarder l’écran sans plier mes yeux espérant vainement que Kaïla ne le remarquerait pas. J’avais peur, j’étais totalement terrifiée de ce qu’il se passait à l’écran. A se demander comment, une personne comme moi pouvait avoir peur de ce genre de films. Parce que oui, c’était gore, il y avait beaucoup de sang … je devrais apprécier mais c’était tout le contraire ! Oui … j’avais honte. Tellement honte qu’un hoquet de surprise me prit quand la pauvre victime se fit attraper par son reflet dans le miroir, et encore ce petit hoquet ne signifiait rien comparé au cri de peur qui me prit quand « le monstre » la décapita sans scrupule. Non, je ne pouvais plus regarder ça … je n’en pouvais plus, mais littéralement … Non.

Et c’est là, sans crier garde que ma vision des choses changea en un mouvement, un soupir, en une minute. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi non plus mais mon corps avait bougé de lui même quand Kaïla m’intima de me déplacer. Me déplacer pour qu’elle prenne ma place et que je me retrouve sur ses genoux. Son souffle chaud caressant mon cou, ses mains sur mon ventre … j’allais faire un arrêt cardiaque. Rouge, j’étais tellement honteuse et contente que j’ai cru que j’allais m’évanouir. Comment en étions-nous arrivées là ? Je ne savais pas … Mas c’était … parfait. Tellement parfait que l’animation horrifique de l’écran géant devant mes yeux devenait anodine, je ne voyais plus les actions, je ne faisais plus que savourer ce doux contact. Prenant même la peine de m’enfoncer un petit peu plus dans ses bras, dans son étreinte. Je soupirais d’aisance, Dieu, faites que le temps s’arrête.

Mais évidemment, il fallait que tout se fasse gâcher par l’intervention d’un inconnu. Inconnu que je n’avais même pas remarqué en vue de l’action précédente, non, j’étais tellement obnubilée par Kurayami que le monde autour de moi n’était que … rien du tout d’ailleurs. Oui, ce n’était rien et là, beug, retour à la réalité. Et sur le coup, je peux dire l’avoir très bien senti. Une main qui me plaque la tête la première au sol pour finir avec un corps sur le mien. Corps allongé sur le mien plus précisément, ses jambes entre les miennes, son sourire carnassier … Finalement, ca ne pouvait pas être mieux. Enlaçant mes bras autour de sa taille, je ne fis pas attention à ses dires, laissant mes lèvres s’approcher des siennes.

Haha. On s’est embrassé langoureusement et on a finis par coucher dans le cinéma … Non, ce ne fut pas le cas malheureusement. A la place ? Je me suis faite tirer comme si je n’étais qu’un vulgaire sac, et encore, si ce n’était que ça ! Je crois que je me suis prise toutes les marches et les coins des murs sous les rires de Kaïla qui faisait de même. Nous allions mourir, elle me regardait en plus, la folle ! Quand tu cours, tu regardes devant toi, et c’est tout ! Mais je me voyais mal lui gueuler dessus à cet instant précis, à la place, je … je me laissais tirer. Bêtement.

Et ce fut une fois dehors que je pus respirer correctement. Prenant appuis également contre un arbre quelconque, je posais ma main sur ma poitrine battant à la chamade alors que les rires amusés de Kurayami ne cessèrent de si tôt. Folle, elle était complètement folle. Et encore, c’est la manière polie pour ne pas dire qu’elle était bonne à enfermer !

- Dommage pour le film, ce sera pour une autre fois. Pour l'instant, jouons !

Jouer ? La regardant matérialiser une boule électrique qu’elle fit voler sous mes yeux, j’entrouvris la bouche dans un « O » admiratif avant de voir ladite boule voler en direction des dortoirs, sous mon regard ravi. C’était beau, terriblement beau, tellement que je fis un pas en avant, essayant de suivre la boule pour y renoncer une seconde plus tard sous les paroles de Kaïla. « Tu crois qu'elle a touché quelqu'un au passage ? ». Haha. Plus d’une personne j’aurais dit, et c’est sous une deuxième de ses décharges électriques que je lui répondis avec entrain à sa demande ;

- Tu crois ? Je suis plutôt sûre moi ! Allons voir !

Oui, je voulais voir le nombre de personnes ayant été touchés par ses « explosions », lui attrapant la main pour l’inciter à marcher en direction des dortoirs, j’utilisais celle que j’avais de libre pour former à mon tour des petites boules électriques rouges que j’envoyais à mon tour, sourire aux lèvres. Créant plusieurs les unes après les autres, je les balançais par-ci par-là, riant à chaque cri de surprise que je pouvais entendre. Créant cette fois-ci une plus grosse que j’envoyais droit devant nous, je laissais ladite boule éclairer le chemin sombre vers les dortoirs avec enthousiasme. La matérialisation … C’était sans doute la première fois que je la trouvais amusante, et ce, grâce à Kaïla.

Me rapprochant un peu plus d’elle tout en me collant contre son bras, je lui adressais un sourire. J’étais … heureuse d’être avec elle. Continuant le chemin vers notre chambre, je restais silencieuse, laissant ce semblant de calme survoler dans cette atmosphère relaxante. Arrivant rapidement devant les portes, je les ouvris d’un claquement de doigts tout en prenant soin de les refermer par la suite -rien à faire de ceux qui sont dehors, ils n’auront qu’à crever de froid !-, je me dirigeais toujours main dans la main vers ma chambre. La laisser retourner dans la sienne ? Pour quoi faire, on était très bien à deux. Lui ouvrant ma porte en lui tapotant les fesses pour qu’elle y rentre, je fermais derrière moi à double tour. Perverse ? Non, je ne pense pas à ça !
Laissais-je croire.

- Il est tard…

Me dirigeant vers ma garde-robe, je lui donnais son pyjama s’y trouvant avant d’enfiler le mien. Ne prenant la peine de me changer dans la salle de bain, j’ôtais mes vêtements en envoyant les sales dans une manne posée quelque part dans les environs. Une fois mon T-shirt de dodo enfilé, je me glissais dans mon lit en attendant que Kaïla me rejoigne. Une fois celle-ci à mes côtés, je me collais contre son corps, enlaçant sa personne de partout et déposant un unique baiser sur ses lèvres en signe de bonne nuit, un dernier sourire et me voilà traverser le pont en direction du pays des songes. Aujourd’hui … C’était vraiment amusant.
Merci.

---

Réveil matin, quinze heure, je me lève comme une fleur… ou pas. Mais vraiment pas. Mon réveil n’a pas sonné, non, je me suis réveillée avant et ce à six heures du matin alors que je m’étais endormie à tout casser vers … Haha. Y a deux heures d’ici. En temps normal, j’aurais essayé de me rendormir, mais là c’était impossible, une fois qu’on bouge, on est perdu et la cause de cette perte n’était autre que Kaïla. Kaïla qui n’avait pas trouvé mieux que s’étendre sur toute la surface du lit, ne me laissant même pas une fesse d’accessible pour me reposer.

Décidée malgré moi à me lever, je marchais sur la pointe des pieds vers ma salle de bain où je me fis couler un bain rapidement. Laver les dents, dire bonjour à Pyon-Kun, sortir de la chambre, aller manger et finalement … Haha. Dimanche. Nous étions dimanche non ? Je n’en savais rien et sur le coup j’en avais rien à … faire. Arrivant à l’extérieur avec un pain en bouche, je marchais d’un pas lent vers l’arène, où quelques personnes s’y trouvaient déjà. Saluant ceux qui me saluaient d’un signe de la main, je me retrouvais en robe de combat à sept heures du matin, prête à commencer cette nouvelle journée avec folie !

- Yume-Sama ! S’il vous plaît, combattons, je veux dire … S’il vous plaît, m’accorderiez-vous un combat pour évaluer mon niveau ?

Une fille surgit de nulle part venait de se poser devant moi, la voix enraillée et légèrement trop excitée à mon goût, je levais un sourcil sous sa demande, finissant mon pain avant de lui répondre, je l’examinais de haut en bas avant de juger son niveau suffisamment acceptable pour qu’elle soit intéressante. Lui faisant un signe de la tête avant de me mettre en position, je … Je regrettais déjà d’avoir accepté. Et c’est en sentant des trucs gluant me coller au corps que je compris cela. La gamine … Dieu, c’était du Ecchi ?! Attendez, dans les Hentai, vous voyez les trucs mauves gluants qui vous collent à la peau et qui essayent de passer en dessous de votre culotte ? Et bien ça, cette meuf, elle jouait avec ça ! Et si ce n’était que jouer innocemment … Et bien pas de chance, elle faisait partie des pervers qui créaient ce genre de choses.
Super réveil, hein ?

Tellement super que je m’acharnais une bonne dizaine de minutes à trancher ces trucs visqueux alors qu’elle, assise non loin de là profitait du spectacle. Mais qui était cette gamine ?! Haha … Je vois. Je voyais tellement bien que je matérialisais un deuxième katana pour venir l’envoyer dans sa direction, qui évidemment n’atterrit pas entre ses deux yeux, non, madame a bougé un peu et hop, elle l’a évité … que croyait-elle ? Mes katanas étaient mes extensions et c’est sans doute grâce au fait qu’elle soit trop sûre d’elle qu’elle n’eut le temps de prédire que mon arme se retournerait vers elle, se plantant aisément dans son ventre. Une fois attrapée, c’était fini. Haha. Hop, une deuxième, Maaah … C’est son bras qui roule ? Bon j’arrête, la lune n’est même pas rouge.

Me dirigeant vers la gamine se trouvant au sol, je fis disparaître mes armes de son corps avant de lui tendre une main pour qu’elle se relève. Depuis quand étais-je devenue si gentille ?! Premièrement intimidée de tant de contact de ma part, elle hésita et finalement, avant que mon bras n’ait une crampe, elle se releva avec ma dite main tendue. Lui donnant quelques conseils en vue de ses attaques, je finis cette conversation rapidement quand une idée saugrenue me traversa l’esprit. Idée que je comptais exploiter et c’est pour cette raison, que telle une flèche je me dirigeais vers ma chambre où je me doutais que Kaïla dormait encore. Arrivant en fanfare devant ma porte, je ralentis mes gestes en ouvrant la porte pour venir me diriger vers le lit silencieusement. Prenant le temps tout de même de regarder la personne allongée dans mes draps, je bougeais une de ses mèches frivoles avant de déposer mes lèvres contre les siennes.

- Mous…

Oui, ses seins l’étaient. Haha … pourquoi mes mains la tripotaient ? Ha ? Non… Cela reste entre nous d’accord ? Soit. Retirant mes mains de son corps alléchant, je me décidais de changer ma méthode de réveil en venant me coller à elle, le sourire pervers sur les lèvres, je me déshabillais avant de faire volatiliser son dit pyjama -c’est ça qui est bien quand ils sont fait de matérialisation-, nues toutes les deux, je laissais mes mains se balader sur son corps alors que mes lèvres se posèrent sur son corps chaud, attrapant son oreille pour venir lui murmurer délicatement ;

- Kaïla-Chan ~ J’ai envie de toi ~

Allait-ce faire de l’effet ? Sans doute. Et c’est pour cela que je me reculais vivement dans un fou rire, laissant le lit pour me mettre devant elle en matérialisant mes vêtements, amusée de « ma blague » de mauvais goût, je lui criais presque dessus d’un ton moqueur ;

- Bouge toi un peu, si tu continues comme ça, tu vas devenir obèse et moche.

Me pliant près du lit pour être à quelques centimètres de son visage, je lui adressais un sourire avant de lui dire le fond de ma pensée et ce que j’attendais d’elle aujourd’hui. Parce que oui, je ne la réveillais pas pour le plaisir, je voulais quelque chose et je voulais qu’elle accepte. Elle n’allait pas refuser … Non, elle va aimer, j’en suis sûre ! Quoi que, peut être si je lui avais demandé ça genre … quand elle se serait réveillée d’elle-même ? Ca passerait mieux non ?

- Un combat, toi contre moi, ca te dit ? ~

Un combat, ça faisait longtemps après tout !

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Lun 25 Fév - 17:33

Une boule de feu ! Non, non, c'était plutôt une boule électrique qui passa sous mes yeux, laissant des sillons de lumière dans le ciel noir. Une autre boule, mais plus petite suivie d'une centaine d'autres, de tailles diverses qui voulaient en tous sens. Je restais émue devant ce spectacle amateur de feux d'artifices. Une autre boule qui vola dans le ciel à la rencontre de la lune à moitié pleine, une boule qui explosa laissant un millier de petites ficelles se former et qui, descendirent vers le sol avec des traînées de couleurs. Je ne voyais que cela, que cet aspect festif de la nuit qui surplombait le paysage. Des cris d'admirations se firent entendre, il m'a fallu un temps pour comprendre que c'était les miens. La conscience me quitta, le froid disparaissait sous la chaleur du moment. Non, non, ce n'était pas du à un réchauffement de l'atmosphère dû au feu scintillant dans le ciel, éclairant notre chemin vers la paix. Non, c'était elle qui me réchauffait de son souffle tiède, de son sourire satisfait, de son corps si près du mien. Un moment de plus et je me tournais vers sa silhouette si parfaitement dessinée dans ce ciel éclairé, un autre instant et je croisais ses magnifiques yeux azurs, encore deux centimètres me séparaient pour me saisir de cette chaleur humaine, pour goûter à ses lèvres ne voulant que contact. Un pur moment de plaisir, du bonheur quand je franchis la dernière limite. Un sursaut sous une explosion, des rires de nos bouches, des sourires amusés, et mon regard sombre plongé dans le sien. Et là, je la vis, sa joie d'être là avec moi à contempler ce spectacle des plus incroyables. Un sourire doux sur mes lèvres, une parole qui ne voulait sortir, une compréhension mutuelle et un toucher plaisant. Le bonheur. J'aimais la voir ainsi. Tellement que je ne pus m'empêcher de le lui montrer, m'approchant de son visage, ma paume sur sa joue, je fermais les yeux pour savourer un baiser long et langoureux, un regard entendu, un sourire complice et nos lèvres se...

- Kaïla-Chan ~ J’ai envie de toi ~

Ouvrant mes yeux en sursautant quand je sentis quelque chose me toucher tandis que je dormais, je laissais échapper un cri de surprise en voyant la silhouette de mes rêves, complètement nue, debout devant le lit dans lequel j'étais couchée. Un autre cri de surprise quand je me vis dans la même tenue qu'elle, la couverture venant directement me cacher de ses yeux pervers. Je restais un moment ainsi, assise sans comprendre ce qu'il se passait tandis que des vêtements apparaissaient sur elle, sous un rougissement prononcé de ma part.

- Bouge toi un peu, si tu continues comme ça, tu vas devenir obèse et moche.

Ma réaction ? Rien du tout, je restais là, assise sans broncher, fatiguée et choquée de ce réveil brutal tandis que mes sensations du rêve se volatilisaient sous la brutalité de cette fille folle qui me servait d'amie. Mais comment... comment me suis-je retrouvée dans ce cas de figure ? Hier soir -enfin, vers trois ou quatre heures du matin- nous sommes rentrées aux dortoirs après une fuite du cinéma et un jeu de matérialisation faisant certainement quelques blessés. Je ne sais pour quelle raison, j'acceptais de venir dans la chambre de Yume, ne voulant pas rester seule dans la mienne le reste de la nuit, et ainsi, sous des paroles marmonnées de fatigue, je me suis endormie paisiblement dans ses bras. Et après ? Eh bien après, je viens de voir cette même fille toute nue dans le lit à me hurler dans les oreilles à je ne sais quelle heure pour je ne sais quelle raison.

- Un combat, toi contre moi, ca te dit ? ~

Grimaçant en la voyant à un centimètre de mon visage, je lui grognais dessus avant de ma laisser tomber dans le lit, attrapant mon portable sur la table de chevet qui se trouvait à coté. Voyant l'heure, j'eus un moment de flottement pour comprendre quel jour nous étions. Un rictus de mécontentement sur le visage quand je me rendis compte que nous étions un dimanche à sept heures trente du matin, je fermais les yeux en balançant mon portable quelque part au sol. Elle se fichait de moi ! Ne lui adressant pas plus d'attention qu'en la fusiller de mes yeux colériques, je soupirais de fatigue. Non mais... Un combat ? À cette heure-ci ? Ne pouvait-elle pas attendre qu'il soit au moins dix heures ?! Tout le monde n'était pas une machine n'ayant pas besoin de dormir les six à huit heures de sommeil prescrit ! Mais d'un autre coté... non, j'étais en colère, et cela ne me laissait plus le plaisir de me rendormir à nouveau tranquillement. Soupirant donc, je me relevais traînant ma couverture derrière moi jusqu'à la salle de bain sous un « attends » pour sa personne. Soupirant dans la salle de bain en frottant mes yeux, je mis de l'eau dans l'évier et noyais ma tête dedans sans préavis. Sentant mon souffle disparaître dans les dernières bulles d'air, je me redressais en contemplant mon reflet fatigué dans la glace. Un vrai zombie... J'allais la massacrer.

Sortant de la salle de bain après une toilette rapide et m'être habillée, je déposais la couverture sur le lit avant d'aller dans son coin-cuisine, espérant trouver des céréales quelque part. Trouvant donc mon bonheur, je me fis un bol avant de m’asseoir -plutôt me laisser tomber comme une loque- sur le sofa sans demander mon reste. Soupirant tout en mangeant mes céréales, je n'en pouvais définitivement plus. Mon corps était trop fatigué pour réagir aux assauts de cette malade. Laissant donc ma tête tomber sur la table basse près du bol vide, mes yeux mi-clos fixant une Yume toujours attendant une réaction plus vive de ma part, je bavais presque sur le verre sous la fatigue. Un combat... Moi grosse et moche ? Oui j'allais la dégommer... Un autre jour, là je ne pouvais pas. Quoi que... Un combat contre Yume ! C'était rare qu'elle veuille d'elle-même me défier, alors là. Peu importe l'heure, il fallait que je relève sa proposition. Et c'est sur ce constat que je me levais soudainement, le poing en l'air et carrément en forme.

- Yosh ! Je vais te montrer la grosse moi ! Tu vas morfler !

Complètement ravivée de ma courte nuit, je pointais un doigt en sa direction, un visage de défi sur mes traits. Un dernier geste ample et inutile des bras et me voilà l'attraper par la main pour la traîner en dehors de sa chambre, sans même lui dire quoi que ce soit. Marchant rapidement vers l'Arène, oubliant presque qu'il était tôt, je la poussais la première dedans avant de suivre ses pas et rentrer dans ce lieu qu'était le sanctuaire de Black Rock Shooter. Faisant le tour du lieu du regard pendant que ma robe de combat se matérialisait d'elle-même sur mon corps et que la puissance m'envahissait, je constatais que nous n'étions pas nombreux ce matin. Tant mieux, cela nous laisserait plus de place pour l'entraînement. Me plaçant à une bonne distance de ma chère amie, je tandis mon bras vers sa personne au niveau de sa tête, avec un large sourire aux lèvres pour le resserrer sous ses yeux en signe de boucherie à venir.

- Aller du nerf ! Je te laisse une longueur d'avance.

Moi vantarde ? Non, suicidaire ! Matérialisant tout de même ma Silver Sword, je restais sur mes gardes. Yume était rapide, c'était d'ailleurs un de ses atouts. Mais en même temps, si elle disparaît de ma vue, je saurais tout de suite où regarder... en bas, en haut, à gauche, à droite, ou encore devant au pire des cas. En somme, défense était le mot clé. Bon, mes cercles d'horloge seraient utiles aussi.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Sam 2 Mar - 19:27

Haha. C’était magnifique, du moins dans un sens. Voir Kaïla dans un état si … déplorable, parce que c’était le cas, après son réveil mouvementé, ma chère et tendre s’en alla se rafraîchir dans la salle de bain pendant que moi … moi je zieutais à gauche et à droite, à la recherche d’une quelconque distraction. Chose que je trouvais bien évidemment quand ma boite noire informatique me sauta aux yeux, envoûtant presque ma personne à venir tapoter son clavier de mes mains attentionnées. Soulevant le couvercle en allumant l’écran, j’attendis que ma machine ronronne et s’éclaircisse entièrement pour venir jouer avec les applications. Relevant mes mails, passant par quelques sites que je surveillais ne serait-ce qu’un peu, j’attendis que ma partenaire finisse par réapparaître pour quitter des yeux l’écran. Une Geek ? Comme si je n’avais que ça à faire.

- Un nouveau message …

Cliquant sur l’icône sautant dans ma barre d’outils, je regardais ce que cela pouvait bien être. Un instant, un clignement d’œil … Haha. Non, sérieusement ?! Attendez, je ne suis pas choquée, mais tout de même. Vous est-il parfois arrivé de recevoir une sorte de … hum … publicité via votre boite mail ? Sans doute, cette question est stupide. Mais plus précisément … une publicité à contenance pornographique, vous offrant un kit « chaudes lapines » gratuit à condition que vous invitez une autre personne à recevoir ce même mail ? Et même si je le faisais, à qui oserais-je l’envoyer ?! Ayame. Ce nom me parut tellement logiquement dans mon esprit que j’en soupirais. Dieu, pourquoi, pourquoi moi ?! Parce que je n’étais qu’une perverse pédophile, me dirait Kurayami.

- Haha, si tu savais ce que je venais …

Mais je n’eus le temps de finir ma phrase que Kaïla m’entraîna avec elle en dehors de notre chambre sous un de ses cris de guerre particulier, laissant ma phrase en suspens alors que ma main se faisait assaillir par sa poigne forte, je me laissais faire, soupirant déjà en me disant que finalement, l’inviter à un combat n’était peut être par la meilleure des choses à faire. Oui, il était plus plaisant de la voir baver et mâchouiller ses céréales que de la voir surexcitée en mode, combattons, combattons !

Arrivant rapidement dans l’arène, après que mon élève m’eut forcé à y rentrer la première, je continuais mon avancée, laissant ma robe se dessiner sur mon corps. C’était étrange, dans un sens … Ma robe de combat s’ajustait à merveille avec ma silhouette de femme alors que … que je n’en avais moi-même pas l’habitude. Oui, combattre avec des seins qui vous sautent à la figure, n’avait rien d’amusant. Mais en même temps, n’était-ce pas plutôt déconcentrant pour Kaïla ? Si je pouvais en tirer profit, je n’allais pas « me changer ».

Riant silencieusement sous ma pensée, je me plaçais devant elle, la laissant exprimer son impatience sans plus de modération « Aller du nerf ! Je te laisse une longueur d'avance. ». Et là … Je crois que je suis restée immobile une seconde, j’ai blanchis, j’ai repris des couleurs et je me suis effondrée de rire. Mains posées sur la bouche, regard moqueur et lèvres étirées, j’essayais vainement de me contenir. En vain. Me laisser une longueur d’avance me disait-elle ? Sérieusement, qu’est-ce qu’il ne fallait pas attendre de ces gamins. Me reculant après « mon rire nerveux », je matérialisais un katana sombre sur lequel on pouvait voir des étoiles incrustées dans le métal froid, saisissant ma lame avec aisance en la pointant vivement vers Kaïla, je lui adressais un sourire carnassier avant de lui dire ;

- Se battre pour se taper dessus est certes amusant, mais j’ai mieux pour nous aujourd’hui. Tu sais que je suis fanatique des choses bien faites donc …

Tapant du pied pour faire sortir des colonnes par-ci par-là de l’arène, j’élargissais mon sourire en levant les yeux vers la lune qui vira au rouge sang. Ce n’était qu’un entraînement, mais un combat tout de même et un combat sans avoir l’intention de tuer son adversaire n’était pas digne de Undai. Me reculant légèrement avant de me pencher respectueusement vers Kaïla, je lui dis d’un ton moqueur, continuant ainsi ma tirade ;

- Donc nous allons jouer. Si tu arrives à m’arracher mes deux bras, tu gagnes. Cependant, tu ne pourras que matérialiser qu’une seule arme, que ce soit ta Silver Sword, un bouclier, Wo-Kun ou je ne sais quoi, mais celle-là, et rien que celle-là.

Oui, sinon cela n’aurait pas été marrant n’est-ce pas ? Haha. Je suis diabolique et tellement que j’avançais d’un pas soutenu vers elle, laissant ma lame traîner au sol, continuant à lui expliquer ce qu’il en advenait de notre combat ;

- Il en va de même pour moi, si je t’arrache tes deux bras, je gagne ~

Et là … là j’ai fait un coup bas, tellement bas que j’ai disparu de sa vision pour venir me loger dans son dos, déposant mes mains sur ses hanches avant de venir murmurer à son oreille « Crois-tu que je sois celle qui ait besoin d’une longueur d’avance ? ». Une nouvelle moquerie et je me déplaçais loin d’elle, montant sur mes colonnes fraîchement matérialisées pour avoir une vue d’ensemble de ce qu’il se passait en bas. Corser les choses ? Haha. Qu’elle réussisse à me rattraper avant d’essayer de m’arracher un membre ! Laissant mon rire s’élever, je me mis à me déplacer rapidement d’un coin à l’autre de cet endroit, arme toujours en main tout en l’insitant à m’attraper. M’amusant ainsi un instant, je m’arrêtais devant elle avant de lui faire signe de la main. Jouer avec ses nerfs ? Évidemment, c’était tellement marrant. Haha. Aller Kiwi-Chan, attaque moi. Si tu y arrives ~

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mar 5 Mar - 22:05

Devais-je dire que toute excitation d'un combat imminent se dissipa en même temps que le rire de ma chère amie résonna dans la salle parsemée d'étudiants ? C'était terrible, à quel point cette femme aux allures de perverse pouvait me mettre facilement hors de moi. Se moquant ouvertement de ma mise en garde, elle ne fit pas plus attention à moi tandis que la lune vira au rouge pour montrer son envie d'un vrai combat à mort. Et moi qui croyais en un entraînement sympathique, me voilà sourire nerveusement en m'imaginant déjà la couleur de la lune se refléter sur mon corps dans les plaies saignantes qu'elle me dessinerait dessus. Faisant tout de même abstraction de ce petit détail, je revins dans mon état boudeur en vue de sa façon de voir les choses. Garce, elle savait qu'elle était forte et osait, par ce même fait, se montrer désobligeante à mon égard avec ses grands airs d’imbattable. Rien que pour cela j'aurais bien voulu l'humilier une bonne fois pour toutes. Mais comment faire quand l'Arène se vidait pour laisser place aux deux adversaires que nous étions en ce moment même... C'était vraiment dérangeant, nous aurions pu nous entraîner calmement avec les autres aux alentours, mais non, madame préférait se donner en spectacle. Ce qui n'était pas mon cas. Surtout pas si c'était pour me voir découpée en morceaux. Croyez-vous vraiment que je me portais si peu de mérite et que je me sous-estimais ? Bien sûr, vu que mon adversaire n'était autre que Yume Kuroi en mode acharnée de la vie. Au moins ma défaite ne sera pas vue comme un échec de la vie qui tue. Haha... Mince réconfort.

- Se battre pour se taper dessus est certes amusant, mais j’ai mieux pour nous aujourd’hui. Tu sais que je suis fanatique des choses bien faites donc … Donc nous allons jouer. Si tu arrives à m’arracher mes deux bras, tu gagnes. Cependant, tu ne pourras que matérialiser qu’une seule arme, que ce soit ta Silver Sword, un bouclier, Wo-Kun ou je ne sais quoi, mais celle-là, et rien que celle-là.

Sentant le sol sous mes pieds vibrer, je lançais des coups d’œil intrigués un peu partout dans la salle, mais assez brièvement pour ne pas perdre mon adversaire armée des yeux. Chose peu aisée quand des piliers monstrueusement hauts vous obstruent la vue assez bien pour que des couloirs se forment dans l'espace étant censé être vide. Je me demandais personnellement, quelle serait ma vision de l'Arène quand je passerais en Terminale... Serait-elle sobre ou alors pleine de couleurs ? Il y aurait des trucs gores dedans ou plutôt le contraire dans des images douces ? Je ne saurais le dire, je ne pensais pas si loin. Pour l'instant j'avais le dilemme d'une Yume voulant combattre avec ses règles à elle. Pourquoi devrais-je me plier à ses conditions surtout si je ne le voulais pas ? La réponse était plus qu'évidente. Cette femme perverse et dépravée était – à la toute première base de notre connaissance- mon professeur particulier. Loin des sentiments, nous étions Kohai et Senpai, et je me devais de l'écouter en matière de combat et d'attaque sans rechigner. C'est pour cette raison que je soupirais lourdement avant que toute envie de me battre ne disparaisse pour laisser place à une défaite morose de mon esprit. Lui arracher les deux bras ? Même pas gore... Haha... Si cela l'était tellement que je me voyais déjà pâlir sous la suite des événements. Et ce n'était pas compter sur sa personne avenante qui, après avoir disparu de ma vue, se planta dans mon dos en me faisant bien comprendre que j'étais dans la merde.

Comprenant donc les règles du « jeu », j'eus le plaisir de me tourner dans tous les sens, tournant sur moi-même, avançant par-ci par-là, tandis que cette biquette sautait d'un pilier à l'autre pour mieux revenir vers moi et se moquer de moi avec son agilité et vitesse. Lui arracher deux bras hein... Ce serait plus sympathique si elle se battait sérieusement et arrêtais de jouer à touche-touche. Et rien ne s'arrangea quand elle s'approcha assez près pour me faire des signes amicaux de la main. Là, je crois que je perdis patience. Non mais vous imaginez ?! Nous étions dans un vrai combat avec des vraies intentions de meurtre et un but fort déplaisant qu'était d'arracher les bras de notre adversaire. Sans oublier que nous étions observées par des étudiants avides de sang... Et là ? Cela ressemblait plus à un jeu fort désagréable dans lequel je passais pour une idiote courant derrière un lapin. Ou un lièvre en vue de son habilité. Quoi qu'il en soit, me voilà les nerfs à vifs et une veine pulsant sur mon front.

- Très amusant... Si tu veux que je relève ton défi, arrête de gigoter dans tous les sens !

Sentant déjà la colère monter en moi, je me décidais à matérialiser ma Silver Sword après que j'eus analysé laquelle de mes armes serait la plus mieux placée pour contrer la lame de Yume. Après tout, si je matérialisais Wo-Kun, je me verrais dans l'incapacité de me défendre si cette folle passerait ma défense sans oublier que ce monstre métallique me bouffait toute mon énergie à une vitesse monstre. Mes cercles ? Assez plaisant comme arme, mais je n'aimais pas me la jouer défensive, je préférais attaquer que glander. C'est aussi pour cette raison que j'eus choisi ma lame dentée qui m'a accompagnée depuis mes débuts dans ce lieu. Affichant donc une mine déterminée et agacée en même temps, je me lançais à la poursuite de cette chose sautillante. En vain... Il m'était impossible d'éviter chaque colonne de pierre ou alors de déterminer derrière laquelle elle se cachait. Mais ce qui était le plus énervant, c'était quand je sautais sur l'une de ces effigies pour retrouver Yume à l'autre bout de l'Arène sur une autre. Je trouvais ce jeu tellement embêtant que je m'énervais complètement après la dixième ou vingtième tentative de lui planter mon épée dans le corps. Descendant donc au sol, plantant ma lame dans un pilier, je vociférais contre sa personne.

- Non mais ! C'est quoi ce truc ? Viens te battre !

Comment cela je l'incitais à venir m'achever plus vite que prévu ? Croyez-vous vraiment que je n'arriverais pas à contrer ses attaques ? Je n'étais pas si nulle que cela ! Si ? Non ! Et surtout, je n'avais pas froid aux yeux, tellement pas que je préférais me faire arracher un bras plutôt que de courir derrière sa personne pendant toute la journée. Et oui, j'avais l'intention de gagner aussi. C'est pour cette raison, cette fois échauffée et furax, j'insufflais de l'énergie dans ma lame pour faire une rotation sur moi-même et ainsi, détruire ces fichus piliers d'un coup sec. Je me fichais que cette « attaque de grande portée » m'eut épuisé une bonne partie de ma jauge d'énergie. Au moins j'avais la vue dégagée et je m'étais assez défoulée pour pouvoir réfléchir la tête froide. Soupirant donc en me redressant, fière de moi, je plantais mon regard rubis sur ma chère amie avant de lui faire un signe explicite de la main pour bien lui montrer que je l'attendais. Sauf que je ne l'attendis pas, et au lieu de cela, je chargeais mes chaussures d'électricité en même temps que mon épée et, et fonçais sur sa silhouette, pour au dernier moment dévier sur le coté et lui balancer mon épée en plein sur la tête tel un projectile poussé par la vitesse de rotation et l'énergie même qui y était insufflée. Sachant pertinemment qu'elle allait l'éviter, je me déplaçais encore plus rapidement pour arriver juste derrière elle, et rattraper par la même occasion mon épée au vol qui passa à coté de sa personne. Me saisissant donc du manche de ma Silver Sword, je l’abatis sur mon adversaire... Enfin, c'est ce que j'aurais voulu faire, mais je perdis contenance pendant une fraction de seconde, la fraction de seconde qui a dû suffire à Yume pour m'éviter. Comment cela se faisait-il ? Je devais vous rappeler que je n'ai pas utilisé de téléportation mais bel et bien la vitesse, provoquant une contraction musculaire hors normes qu'un corps normal ne supporterait pas ? Ah bah voilà.

- Au moins cela ne bouffe pas toute mon énergie... Quel bazar. Mais bon, allez au combat maintenant Yume...-Senpai.

Pourquoi donc l'appeler ainsi? Par amusement certain. Faisant un bond en arrière, ne la quittant pas des yeux, je me reculais de sa personne pour ne pas être à portée de sa lame. Si je voulais la combattre et gagner, il fallait que je la surprenne, je n'avais aucun autre choix. C'est pour cette raison que j'allais rester en retrait un instant, essayant d'éviter ses coups pour mieux contre-attaquer par la suite. Sourire aux lèvres, je n'en restais pas moins concentrée en vue de la sournoiserie de mon adversaire. Et oui, même si elle était mon professeur, nous n'avions pas la même façon de combattre. Moi je préférais foncer dans le tas, tandis que elle, elle se glissait silencieusement dans le dos pour abattre ses victimes. Quelle journée excitante tout de même, j'étais aux anges.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mar 5 Mar - 22:49

C’était exaltant, oui, complètement jouissif de voir comment je pouvais faire craquer Kaïla. Et ce, de toutes les manières possibles, que ce soit ici en ce moment même ou encore en dehors de l’arène, loin de ce combat. Notre vie privée. Combien de fois avais-je pris la peine de la faire gueuler pour un oui ou pour un non ? Ce n’était pas que je ne faisais pas volontairement puisque je le faisais exprès la plus part du temps, que ce soit pour mon unique satisfaction ou encore pour me venger de x et x choses quelconques. Je me rappelle d’un jour, loin, loin d’aujourd’hui, où je ne sais pour quelle raison valable, je l’avais tellement « ennuyé » qu’elle ait fini par me râler dessus pendant une bonne semaine si pas plus … Haha. Pyon-Kun, voilà la raison. Vous rappelez-vous du fait que je partageais ma vie avec un canard en plastique avant l’arrivée de Kurayami. C’était un matin comme tous les autres, où j’avais surgis dans la salle de bain et que j’eus vu mademoiselle Kurayami parler avec mon cher ami jaune. Sa réaction ? Digne d’elle évidemment ! Oui, après m’avoir balancé plus d’une chose en espérant atteindre sans doute ma tête -en vain-, elle était partie. Comme ça, pouf, plus de Kiwi. Dieu, j’en ris encore en y pensant. Non mais elle avait ce don unique pour s’emporter pour tout et n’importe quoi et c’est peut être, ce qui faisait son charme d’ailleurs.

Mais bon, revenons au combat à présent, continuant à sautiller d’un pilier à l’autre en prenant la peine de charger mon arme avec le plus de puissance possible, je regardais par-dessus mon épaule de temps en temps pour voir Kaïla, la laissant s’exprimer pleinement alors que je continuais mes tours sans ma fatiguer plus que ça. L’endurance. Un atout de ma force que j’eus acquis grâce à l’entraînement de Dead Master, j’avais tellement subis d’attaques et d’entraînements de sa part, que cela avait accentué dans le bon sens mon aptitude physique. Évidemment, quand on a un professeur tyrannique et endurcie dans l’état de psychopathie bien prononcée, on ne peut qu’être forte après avoir enduré tout ça … ou mourir. Je peux me sentir chanceuse en disant que je suis toujours en vie, et que grâce à Ayame, j’étais devenue puissante. Merci à elle … ou pas. Je ne remercierai personne, et certainement pas elle d’ailleurs. Haha, autant dire qu’elle était grandiose alors que c’est faux. Cette femme est folle, et cela s’arrête à ça.

Traçant des croix sur mes piliers en prévoyant déjà mes attaques, préférant réfléchir à la place de foncer dans le tas, j’avais déjà mon plan d’attaque en tête alors que tout s’effondra en même temps qu’une attaque dite brutale vint détruire mes précieux piliers. Retombant aisément sur le sol, je foudroyais du regard Kurayami. Garce. C’était mes jouets ! Elle n’avait pas le droit. Tirant une tête boudeuse en croisant les bras, lame plantée au sol, je soupirais disgracieusement en l’écoutant jacasser dans son coin. Si je n’étais pas polie, je la traiterai volontiers de salope.

Laissant mon amusement de côté pour venir me battre à présent, je me saisis de ma lame en même temps que je me déviais de sa lame dangereusement électrisée. Déviant d’un simple pas sur la gauche pour l’éviter, je n’eus qu’une fraction de seconde pour lever mon katana et venir le frotter à la lame ciselée de son épée. Grinçant des dents en sentant des décharges me parcourir le corps suite au choc, je me reculais en la repoussant de mon arme. « Au moins cela ne bouffe pas toute mon énergie... Quel bazar. Mais bon, allez au combat maintenant Yume...-Senpai. ». La ma tête fait un point d’interrogation que je ne saurais décrire, que voulait-elle dire ? Dieu, était-ce si difficile que ça d’être compréhensible ? Sans doute quand vous êtes une personne aussi étrange que Kaïla. Bon … que faire maintenant que mes jouets n’étaient plus là ? Courir dans le tas comme elle en risquant de me froisser mes muscles sous des déhanchés étranges ? Loin de moi cette idée, réfléchir pour gagner et jouer en même temps ? Tirant mes lèvres dans un sourire carnassier, je ne fis qu’un pas en arrière pour venir disparaître de son champ de vision. Me décidant qu’il était inutile d’utiliser la téléportation à cet instant précis, je me déplaçais seulement rapidement pour venir me placer loin d’elle. A une distance acceptable, je la considérais du regard avant de lui faire un clin d’œil et de, en trois secondes comptées, me trouver à cinq centimètres de sa bouche. Sous l’effet de surprise, je me logeais dans son dos et … Haha. Que c’est amusant.

Attrapant sa tête par les cheveux, je la reculais pour la faire tomber sur le sol, frappant de mon pied son poignet pour qu’elle lâche son arme ainsi que sur ses jambes pour qu’elle s’écroule, je tenais ma paume sur son visage de manière à ce que sa tête s’enfonce dans les dalles de l’arène. Un sourire satisfait sur les lèvres, je levais mon katana pour venir l’enfoncer dans son bras sans plus de pitié, un coup net mais que j’arrêtais avant de découper entièrement son bras. Me relevant rapidement en lui adressant un sourire et un « Pas si vite voyons … », je courais à deux mètres d’elle avant de finalement, après un léger soupir …

Revenir et couper entièrement son bras à présent. « Fallait pas croire non plus, on est ici pour gagner non ? ». Tranchant l’un de ses membres, je m’en saisis pour venir le balancer un peu plus loin. Interdiction de reformer son bras ? Si, sinon cela serait trop facile pour arracher le deuxième n’est-ce pas ? Me reculant finalement en gardant mon arme en main, laissant une traînée de flammes bleutées sur le sol, je me penchais légèrement avant de brandir fièrement mon katana. Elle voulait jouer ? Mais qu’on joue alors !

Prenant appuis sur mes jambes pour me catapulter vers elle, je lui laissais moins d’une minute pour qu’elle contre-attaque ma lancée. Aller Kaïla, tu peux le faire ! Que la force soit en toi ! Haha. Non sérieusement. Levant un instant les yeux vers la lune, c’est en voyant son rouge sanglant que mes lèvres s’étiraient encore plus. La frénésie du combat ? Je l’avais et je sentais l’adrénaline toquer ma poitrine à chaque fois que nos lames s’entrechoquaient. C’était … grandiose. J’aimais me battre, j’aimais voir … Non.
« Le sang, ne ? Haha. ».

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mar 5 Mar - 23:38

Je n'aurais jamais dû la louper au premier lancer, j'aurais dû supporter la pression pour lui abattre ma lame sur la tête. Oui, mais avec des « si » on pourrait refaire le monde. Mais ce qui ne restait pas moins vrai, c'était la loi impériale et impitoyable de l'Arène. Une erreur peut coûter la vie. Je le savais, tellement bien que, je ne fis qu'appréhender la suite de ce soi-disant entraînement. Entraînement qui était assez violent en passant, après tout on pouvait voir des centaines d'étudiants forts donner « cours » à leurs cadets, sans pour autant se découper en morceaux. Mais Yume avait une manière spéciale d'enseigner, une façon brutale qui me crevait plus qu'autre chose, en oubliant les passages où elle eut le loisir de m'amener au bout de la vie à la ligne de la mort. Que dire ? Pourquoi continuais-je à la défier avec le sourire et répondre à ses provocations avec enjouement ? Parce que... Non, non, pas parce que j'étais masochiste -d’ailleurs, je ne l'étais pas- mais c'était pour une raison toute autre. Cela me plaisait, avoir un adversaire de taille -si pas trop fort- avec lequel je pouvais échanger des coups sans me préoccuper de sa sécurité ou encore de son avis sur le sujet. Parce que oui, si je me battais contre un Seconde, cela ne m'apporterait que rancœur et ennuis, tandis qu'avec Yume, peu importe combien les coups étaient violents et brutaux, cela restait dans le cadre de pratique. Un mal pour un bien comme pourrait-on dire.

Sauf que cela faisait tout de même assez mal pour que je lui en veuille d'y aller avec tout le sérieux au monde. Oui, peut-être vous ne le savez pas, mais se faire trancher un bras était douloureux, encore plus si c'était fait à la barbare en plusieurs coups. Yume était un monstre, elle était vraiment terrible surtout quand elle combattait. Je me demandais quand elle serait prise dans la bataille au point de ne plus différencier ses agissements de professeur avec ceux d'un meurtrier. Oui, après sa sournoiserie, venait sa fâcheuse tendance de transformer sa joie de frapper en frénésie de tuer. Mais bon, sur ce sujet là, je ne pouvais me glorifier d'être mieux... Oui, voilà notre coté similaire des caractères, quand nous nous battions, cela pouvait dégénérer rapidement.

Et ce n'était pas compter sur la gentillesse d'une perverse enragée pour attendre que je l'attaque à nouveau ou alors, pour m'offrir une ouverture béante dans laquelle je pourrais me glisser. Tellement pas que -quand je la sentis à nouveau dans mon dos après un moment de surprise- je savais que j'allais morfler de n'avoir pas été assez vigilante. Mais comment l'être contre Yume en même temps ? Elle était forte, rapide, perspicace et endurante. Un adversaire trop puissant pour une Première de mon niveau. N'est-ce pas ? Si, c'était tellement vrai que je n'eus le temps de faire rien du tout quand mon corps chuta en arrière, se fracassant contre le sol sans plus de cérémonie. Encore, si je pouvais contrer, mais rien du tout, j'étais dans l'étau de son enchaînement terrifiant, oui, au point même de ne pouvoir être que spectatrice de ses mouvements précis. Ainsi donc, écrasée comme une mouche en moins de trois secondes, mon bras ballant à moitié tranché, je me retins de pousser un cri de douleur, essayant déjà de reconstruire mon bras. Chose qui ne pu arriver à cause de...

- Fallait pas croire non plus, on est ici pour gagner non ? 

Haha... Et c'est là que -dans un son visqueux- je vis mon bras voler loin de mon corps avant que Yume ne disparaisse totalement de ma portée. Cette fois-ci en colère, je me relevais tant bien que mal pour reprendre contenance, dématérialisant ma lame qui jonchait sur le sol non loin de moi, je tins mon épaule ensanglantée de ma main encore valide. Une grimace de douleur sur le visage, je foudroyais cette fille du regard, sentant déjà ma bonne humeur disparaitre sous son sourire amusé. Non mais sérieusement quoi, elle aurait pu y aller plus proprement. Et c'est ce que j'allais lui expliquer en long et en large si nous n'étions pas en plein combat. Ainsi donc, n'ayant pas le temps de reprendre complètement contenance et certainement pas de m'époumoner sur sa façon de se battre, je me concentrais d'avantage sur la reconstruction de mon bras. Il fallait savoir que je n'étais pas forcément la meilleure pour la reconstruction des membres, et ce n'était pas compter sur le temps pour que j'aie l'aisance de le faire calmement. Ainsi donc, toujours aussi contrariée, je laissais mes ligaments se reformer sous un tiraillement aigu des nerfs et des muscles. Oui, c'était horrible autant à la vue qu'à la sensation.

- Bordel...

Une injure comme une autre et voilà que Yume revenait à la charge sans me laisser de répit. Grinçant des dents tandis que mon bras coupé prenait à nouveau forme sur mon corps, je matérialisais mon épée dans l'autre main pour contrer l'épée de ma chère tortionnaire du moment, bloquant tant bien que mal sa lame puissante. Laissant échapper un soupir fatigué -ou enragé?- je bloquais sa lame entre les dents de mon épée et... fis couler du métal entre ces dents pour enfermer son arme entre deux creux de la mienne. Bloquant donc tout mouvement de sa lame pendant un court instant, j'eus l'efficacité de réagir avant sa personne en frappant l'arrière de son genou de mon talon, la faisant ainsi perdre pied.

- Espèce de sadique.

C'était d'avantage une affirmation amicale plus qu'un reproche sortant de ma bouche, tandis que -placée derrière elle- je dématérialisais mon épée pour attraper sa tête sous l'un de mes bras, rematérialiser ma lame et la planter nettement dans son épaule, lui enlevant par la même occasion son membre qui glissa au sol tel un morceau de viande sans vie, laissant échapper son épée par la même occasion dans un bruit sourd. Ne voulant pas m'arrêter là et essayant d'en finir au plus vite tant que j'en avais la possibilité, je lâchais sa tête pour planter mes doigts dans son autre bras, l'étendre sur le coté pour avoir un espace ouvert à la coupe, et tourner mon épée vers ce dernier tout en la faisant glisser au sol pour qu'elle vienne trancher son deuxième membre... Enfin, voyez la scène et vérifiez si j'aurais le temps de le faire... Bien sûr que non ! C'est pour cette raison qu'inutilement -déjà contente- je criais victoire avant même que ma lame ne touche son deuxième bras.

-Voilà qui est mieux, et le deuxième et...

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mer 6 Mar - 0:11

Crier trop vite victoire ? Sans doute et je le sentis jusqu’au plus profond de mon âme. Voir un membre se faire retirer était atroce, même si vous êtes endormie, cela était juste inimaginable. Mais nous n’en étions pas encore là, pour le moment ce n’était que des coups de lames, essayant de tracer la défense de l’autre. Pourquoi avais-je forcée Kaïla à ne matérialiser qu’une seule arme, pourquoi ne lui accorder nulle défense devant un monstre comme moi ? Pour lui apprendre bien sûr, lui apprendre à attaquer tout en se défendant tout en limitant son utilisation de matérialisation. C’était logique après tout, matérialiser une seule arme précise tout le long d’un combat était bien assez que de s’amuser à en faire une centaine, cherchant des détails en rectifiant des données à ladite arme pour la rendre meilleure à l’emploi. Mais là, pour une fois Kurayami avait réfléchi, sa Silver Sword. Son arme idéale, elle la connaissait par cœur, sur le bout des doigts, il ne fallait donc qu’une fraction de secondes pour avoir son image en tête. Rapide, puissante, son complément, son extension.

Et je le goûtais pleinement quand ma lame vint se coincer malgré moi dans l’une des dents de son épée. Grimaçant de mécontentement alors que je me voyais immobilisée, je voulus lâcher prise et me défaire d’une attaque imminente. En vain, ma pensée n’avait pas été rapide et mes actions n’eurent le temps de se former que des coups virent m’éclater sur le sol, genoux les premiers contre l’échiquier géant de l’arène. Sentant mes os craquer sous un mouvement trop brusque, j’étirais mes lèvres dans une expression de douleur alors que là … Haha. Aussi étrange que cela ait pu se produire, je me suis vue sourire quand mon bras se détacha de mon corps, ne laissant qu’un filet de sang gicler alors que mon os venait de se mettre à nu. Sourire, c’était quoi ce truc ? Sado-maso power, ou pas. Sérieusement, je m’étonnais moi-même de cet étirement de satisfaction, pourquoi rire quand la douleur vous tiraille ?! Parce que j’étais fière en quelque sorte, parce que je le voyais, elle avait réussi un coup dont je ne m’attendais la venue. Brave Kaïla, tu es devenue forte, mais …

- Voilà qui est mieux, et le deuxième et...

Trop prétentieuse. Crier victoire avant d’avoir tué l’ours ? Futiles, surtout quand ledit ours s’avère être un monstre comme moi. Laissant un filet de sang sillonner mes lèvres, je donnais un coup de boule sec à Kaïla, ne la laissant poser sa lame sur mon deuxième membre entier. La faisant perdre pieds par la même occasion en fonçant de la tête dans son ventre, je la fis basculer vers l’arrière, me laissant ainsi le temps de me redresser. Appuyée sur mes deux jambes, je fis un saut pour venir éclater mon genou dans son visage, suivit rapidement par un autre qui se forma lorsque je pivotais sur moi-même pour donner force à mon attaque. Me reculant en sautillant légèrement de quelques pas en arrière, je reformais mon bras sans porter plus d’attention à celui-ci. Laissant pleinement les couches de la peau se former, cela ne prendrait pas longtemps, ma jauge était toujours pleine, quoi que, si j’avais perdu un pour cent de celle-ci, j’en rirai encore.

Crachant le sang emmagasiné dans ma bouche, je tendis mon bras pour voir l’état de sa régénération. Parfait, assez utile, assez amovible pour moi. Matérialisant mon katana dans la main n’ayant été touchée par les dents d’acier de Kaïla, je jugeais la fille du regard avant de la regarder de haut, nul sourire n’apparaissant sur mon visage. Étais-je fâchée ? Loin de là, je me plaisais dans ce combat, tellement que j’enfonçais d’un coup sec la lame enflammée de mon katana dans le sol, provocant une fissure qui s’étendit jusqu’à la place de mon élève. Laissant ma lame dans le creux pour le moment, je ne fis qu’un pas en arrière pour prendre mon élan et venir foncer droit comme une flèche vers Kaïla. Nulle arme à la main, c’était à la puissance de mes poings que j’allais combattre. Tapant un premier coup sous ses pieds pour que le sol se dérobe, un trou se forma nous faisant tomber dedans. Les profondeurs obscures de l’arène nous accueillirent. Étant au dessus d’elle, je tapais de mon pied sur son ventre pour accélérer sa chute.
L’arène et ses mystères, il n’y a pas de début, il n’y a donc pas de fin.

Et ma pensée se justifia quand nous-nous vîmes emportées dans une sorte de frottement pour retrouver nos corps en un clignement de cil dans le ciel de l’arène. Comme si le trou nous téléportait toujours au somment du ciel, continuant notre chute jusqu’au sol sans plus de limite. Changeant ma position pour venir demander à la gravitation d’être la première à toucher le sol, je plongeais la tête la première vers les dalles avec une vitesse affolante.

Un simple souffle d’air se forma quand ma main toucha le sol, souffle qui se vit dupliqué dans une onde sonore atroce à l’ouïe de quiconque. Usant de cet événement, je dématérialisais ma lame pour venir la rematérialiser dans ma main et tel le bâton boisé de la brochette, j’attendis que Kaïla s’empale dessus. Attrapant son bras en changeant de stratégie avant que la lame ne la transperce, je l’attirais au sol en craquant son bras « entier », la faisant chuter la tête la première contre l’une des croix se trouvant non loin de moi. Lame toujours dans l’autre main, je m’apprêtais déjà à la découper dans un mouvement sec, lui sectionnant en partant des côtes de son côté gauche pour ressortir sur son épaule droite. En terme clair, la couper en deux. Haha.
« Fais, c’est bon, tu aimes ça ! ». Silence !

- Non, je n’aime pas ça …

Un fin murmure dit à moi-même alors que ma lame prête à l’attaque n’attendit plus que le bon moment, deux ouvertures, en l’attaquant je me mettais également en danger, mais cela valait la peine non ? Ce combat … était excitant.

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MessageSujet: Re: Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"   Mer 6 Mar - 1:54

Le problème dans mon cas, c'était certainement ma façon de voir les choses du bon coté. Je crois que j'ai tellement subis de blêmes que maintenant dès qu'une chose allait en mon sens, je bâclais tout en me réjouissant trop tôt. Et voilà que cela recommençait en cet instant, dans ce grand combat m'opposant à Yume. Enfin, devrais-je dire plutôt à un monstre sans pitié qui s'éclatait... à m'éclater. Quoi qu'il en soit, me voilà dans une position de force vite changée en faiblesse incontrôlable. C'était étrange comment tout se passait vite dans un combat pouvant changer une victoire en une défaite en moins d'une fraction de seconde. Une fraction de seconde qui eut déterminée ma vie si je me retrouvais contre une autre personne voulant ma mort -pour du vrai.

Ainsi donc, il n'a pas fallut plus de temps qu'un souffle, pour Yume afin de me déstabiliser, m'envoyer loin dans le paysage morbide de l'arène parsemée de nos liquides vitaux respectifs et de se régénérer. N'ayant pas réussi à lui trancher le deuxième bras, je n'étais pas considérée comme gagnante, et ayant la sale manie de me concentrer sur un but, je n'eus pas le loisir de prévoir qu'elle allait m'attaquer avant que je n'aie fini ma besogne. Me voilà donc, le visage en sang à grimacer de dégoût tout en regardant ma chère amie de loin avec un air de colère non-feinte. Oui, j'étais vraiment fâchée contre sa personne, non pas parce qu'elle me tuméfiait de partout, mais plutôt par principe que -dans un combat où la lune est rouge- il fallait être en rage de vouloir tuer l'autre. Et j'avais la mauvaise habitude de m'énerver et le penser vraiment, même dans un simple entraînement.

Et rien ne s’arrangea quand elle planta son arme dans le sol pour venir m'attaquer de pleine face à mains nues. Déjà sonnée et furieuse, il ne manquait qu'elle me sous-estime à nouveau si ouvertement pour que je pète un câble total. Sauf que je n'eus le temps de la frapper ou même de la toucher que je visse mon corps basculer vers un vide inconnu. Évidemment, surprise de cet effet étrange de l'Arène, et surtout effrayée de tomber dans un néant, j'étais trop paniquée pour faire attention à ce qui se passait au-dessus de moi. Sauf que justement, ce qui s'y passait devait me préoccuper encore plus que l'abîme sous moi, parce que qui s'y trouvait ? Ha ha... Une folle furieuse s'amusant comme une dingue à m'utiliser tel un punching-ball. Grimaçant le souffle coupé, yeux grands ouverts dans un corps endoloris et paralysé, je me vis arriver soudainement -sans douleur spécifique- au dessus de l'Arène dans le ciel gris de cette dernière. Étonnée mais sachant que ma situation n'était pas à envier, ce n'était qu'un flash noir représentant Yume qui m'apparut avant qu'un craquement sourd ne parvienne à mes oreilles suivis d'un cri de douleur de ma part. Mais la souffrance de mon bras fracassé se fit vite replacer par celle de ma tête en sang qui heurta une pierre dure après un vol plané de quelques mètres. À moitié sonnée, je voyais mon adversaire s'approcher dangereusement de moi, épée à la main avec une expression de visage ne présageant rien de bon.

- Aïe... merde.

Eh oui, vraiment j'étais dans la merde jusqu'aux oreilles, si pas dans le cul d'un hippopotame voulant faire sa grosse popote, en vue de ce qu'allait faire celle qui devait me couper mes bras. Comment pouvais-je savoir ce qui allait suivre dans mon état à moitié conscient avec du sang coulant de partout ? C'était très simple, il suffisait juste de regarder la position et la manière dont elle tenait son épée pour me rendre compte de son attaque à venir. Me redressant légèrement, tandis que Yume était déjà devant moi le bras levé pour l'abattre... Non, plutôt le bras en biais passant du bas pour remonter de l'autre coté de mon corps afin de me sectionner le bras et... la moitié du corps avec en passant. Retenant mon souffle en voyant bien qu'elle était complètement prise dans le jeu de celui qui va gagné, je dois avouer avoir pris peur sur le moment. Oui, ce n'était pas plaisant de se divisée et cela me vaudrait certainement une à deux semaines à l'infirmerie. Bizarrement, je n'avais pas envie de finir un entraînement avec mon amie dans une boucherie. Et c'est pour cette raison, levant mes bras en signe de défense, yeux écarquillés de peur, je lui hurlais pour qu'elle arrête son geste en plein mouvement.

- Oï ! Yume, STOP !

Et là, je crois que c'est ce qu'il fallut pour qu'elle suspende son geste ne serait-ce que le temps que je me décale de la trajectoire de son arme. Faisant donc, me relever d'un bon, je lui abattis mon poing sur la tête et, essuyais tant bien que mal le sang de mon visage, je m'éloignais d'elle à une bonne distance pas très loin de la sortie de l'Arène -je crois que mon instinct de survie prenait le dessus- pour mieux m'exclamer à son encontre tout ce qui me passait par la tête afin d'extérioriser cette peur mêlée de choc inconditionnel.

- T'es malade ou quoi ? On a dit les bras, pas tout le corps !

Faisant des grands gestes des mains et des pieds pour lui montrer ce qu'était justement un bras. Je me suis même amusée à imiter les mouvements d'une section avec mes deux mains sur mon ventre pour lui montrer que ce n'était pas ce qu'elle devait faire. Passant l'état de peur, je me retrouvais à soupirer de rage retenue avant de lever mes bras devant moi en signe de fin du combat. Croisant les bras en attendant que la lune redevienne blanche, je n'en restais pas moins contrariée avec mon air désapprobateur sur le visage.

- Tu n'as pas respecté la règle, alors tu es perdante ! Voilà, tu as perdu. Pour la peine, tu me payes un verre. On y va, j'ai besoin d'un bon remontant.

Quoi j'étais trop jeune pour boire et comment cela c'était illégal ? Rien à foutre. Si vous vous aviez fait trancher les bras et faillis mourir découpés en morceaux, vous pourriez me faire la morale. Mais comme je pense que ce n'est pas le cas, alors taisez-vous. Soupirant encore une fois avec toute la peine du monde, je fis signe de la tête à Yume pour qu'elle me suive en dehors de l'Arène. C'était fini pour aujourd'hui et la prochaine fois, c'est moi qui fixerais les règles d'un combat « amical » afin que cela ne se termine pas de la sorte. Malheur.


END

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Devrais-je m'en réjouir ? - Suite RP "Je suis un super-héros"

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