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 La réforme, désaccord.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: La réforme, désaccord.   Lun 28 Avr - 0:56

Undai… n’était plus aussi plaisant qu’avant. Beaucoup de choses se sont produites, la naissance de Kaori… Tellement de choses que je ne savais par où commencer. Peut être par Mei-Chan… Après tout, n’était-elle pas celle qui se trouvait devant moi à cet instant précis, faisant les cents pas dans ma chambre sous un problème ne me regardant pas ? Soupirant en déposant mes pupilles sur la canette que je tenais entre les mains, j’essayais de me délecter dans le silence de la pièce accentué par les talons de la princesse blanche d’Undai. Vainement en terme clair, comment se détendre lorsqu’une personne fait TAC, TAC à côté de vous ?! Conneries.

- Je ne sais pas Yume-Chan. Devrais-je arranger un rendez-vous ? Faire quelque chose comme les jeunes font… Sortir, aller au restaurant, voir un film et même faire du shopping ? Qui sait… Nous pourrions ensuite…

« Hikari n’aime pas faire les magasins, Mei. » Une réponse que je sortis avec un tel automatisme que cela m’étonnait moi-même… Combien de fois n’avais-je pas entendu Akiha râler parce que sa fille ne voulait pas se joindre à elle pour une partie de « On lapide la carte d’Ayame, mon chaton ~ ». Trop à mon goût. Soupirant devant l’impuissance de la fille blanche, je levais les yeux au ciel avant de lui proposer une idée quelconque. La première qui jaillit de mon esprit à dire vrai… Gekotan. Paraissait que la tête verte aimait cette peluche débile -dire de Kaïla-, pourquoi ne pas l’emmener dans un parc à thème ? Ou encore un café Gekotan ? Nous sommes au Japon, plein de débiles font ce genre de truc, et quitte à traverser le pays, n’était-ce pas une chose distrayante pour une passionnée ? Ce fut l’idée que j’émis à Mei. Etrangement silencieuse, je me demandais encore où son esprit détraqué l’avait conduite pour qu’un fin sourire naquisse sur ses lèvres et qu’elle sorte dans un murmure « Cela veut dire… Que nous ne saurons rentrer le même jour ~ » Pourquoi voyais-je de la perversité là-dedans ?! Je ne veux pas savoir. Grimaçant en croyant comprendre quelque chose que je ne voulais pas comprendre, c’est d’un geste vaste de la main que j’effaçais ces pensées. Gardant un œil sur Mei semblant étrangement joyeuse depuis quelques secondes, je suivais ses gestes à la lettre. Qu’elle aille se faire une tasse de thé, ou encore qu’elle prenne place à mes côtés sur mon lit… D’ailleurs, depuis quand ma chambre était devenue un salon de thé ?!

- Mais bon, revenons en plutôt à cette affaire avec Okugi-Sama. La réforme donc…

Oui la réforme. Un sujet qui m’offusquait au plus haut point, dit sujet que je ne devrais pas aborder avec Mei à la base, elle qui était si humaine, si… Pure. Elle ne pouvait comprendre ce que j’éprouvais, personne ne le pouvait d’ailleurs. Même Kaïla semblait d’accord avec la décision de Miri… Et Ayame ? Ne m’en parlez pas. Elle n’en avait rien à foutre, seule sa Kaori comptait.

- Regarde les choses du bon côté Yume-San, épargner la vie d’autrui n’est pas quelque chose de mauvais. Tu restes celle que nous suivons tous, tu sais très bien que tout Undai te respecte plus que quiconque.

Oui car je fais vivre dans le cœur de tout un chacun, la peur. Déviant le regard pour le fixer sur un point invisible, je n’avais guère de réponse aux dires de Mei. Je ne pouvais concevoir qu’épargner des gens était mieux. Non, je n’appréciais pas, je ne voulais pas. Grinçant des dents alors que mon visage se déformait sous la colère, je laissais toute expression négative quitter mes traits en même temps que mon cellulaire vibra dans ma poche. Me saisissant de l’appareil, je répondis sans plus attendre… Non, je ne voulais pas trouver un échappatoire à mes pensées, c’est juste que… « Black Rock Shooter-Sama, vous êtes demandée au conseil des étudiants, Okugi… » Va te faire foutre. Refermant mon téléphone pour mieux le balancer contre le mur me faisant face, j’exprimais ma colère dans un cri déchirant l’air. Bougeant dans mon lit sans crier garde, je laissais Mei en plan pour mieux sortir de ma chambre tout en matérialisant des vêtements sur mon corps. Claquant la porte dans mon dos, je laissais mes pas me conduire jusqu’aux appartements de Dead Master. Rien à foutre qu’elle ait une fille, moi aussi j’existais ! Elle ne pouvait pas accepter ce que Miri faisait, depuis quand on me convoquait ?! MOI, YUME KUROI, BLACK ROCK SHOOTER ! Putain de merde !

- Vous avez des nouvelles de Sousei-San ? Il parait que…

M’arrêtant en pleine démarche devant le groupe de professeurs, j’écoutais leur conversation d’une oreille discrète… Sousei. Il était vrai que depuis l’entrevue avec Ayame… Elle avait disparu de la circulation. Il en va de même pour Alice d’ailleurs, la dernière fois que j’ai eu la chance de la voir, elle était clouée à un mur. Rassurant tout ça, n’est-ce pas ? Haha. Trêve de plaisanteries. Fronçant les sourcils, je fis quelques pas en arrière pour me diriger vers les appartements de l’enseignante… Peut être que… Oui, je reposais encore mes espoirs sur autrui. Posant ma main sur la poignée de la porte, je ne m’étonnais guère de la voir fermer, et c’est sans demander mon reste que je débloquais celle-ci à coup de matérialisation pour mieux pénétrer en ce lieu m’étant interdit. Interdit, j’étais la gardienne d’Undai, tout ici m’était autorisé. Avant, du moins.

Inspectant l’appartement de long en large, ce fut dans la chambre que je m’arrêtais. Elle était là… Discorde. Son pouvoir, sa matérialisation ne m’était pas inconnue, elle avait également une odeur dite glaçante. Sousei Seiki, un être perfide s’en étant pris à une gamine, droguée jour pour jour pour mieux se perdre dans ses regrets et remords. Le genre de femme que l’on voit comme un déchet au bout d’un moment, mais ce dit détritus pourrait m’être utile… Je n’avais qu’à raviver la flamme qui battait en son sein. M’approchant du lit, c’est sans peur que je m’assis à côté d’elle, là où personne ne s’est sans doute jamais assis. Croisant les jambes en regardant le plafond, je ne parlais pas directement… Laissant juste le silence et sa respiration combler les lieux. Un soupir inaudible, et je me lançais.

- J’ai… besoin de toi, Sousei.

Des mots qu’elle n’avait sans doute jamais eu l’occasion d’entendre. Pourtant c’était le cas. Discorde, qui de mieux pour mettre un terme à ce pavé de merde qui gouvernait Undai, à présent ?

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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Lun 28 Avr - 13:00

Avais-je encore une raison de subsister ici ? Ayame ne me retenait plus, ne m'attirait plus puisqu'elle avait souillé cette image de grandeur que j'avais longuement admiré. Akiha ? Je n'arrivais même plus à la détester malgré tout mes efforts. Undai Gakuen ? Il était devenu un lieu sordide, dénué de tout sens et vidé de sa noblesse. On y avait engendré des bâtards sans nom, accepté des animaux inutiles et bruyants et toléré des inepties. Non, je n'avais vraisemblablement aucune raison de rester. Mais où pouvais-je aller ? Ici, je ne me sentais plus chez moi. Ailleurs, je m'ennuyais à mourir. N'y avait-il donc pas de place pour moi quelque part sur cette terre ? Devrais-je pour toujours supporter les regards méprisants et les sourires railleurs des uns et des autres ? J'avais beau retourner le problème dans tout les sens, je ne trouvais rien. Tout n'était que néant et vanité. Que pouvais-je bien faire, de toute manière ? Qu'avais-je envie de faire surtout ? Et bien rien … Je n'avais plus guère d'envie, plus guère d'objectifs. J'étais un pantin désarticulé, affalée sur mon matelas, les yeux fixés au plafond, dans l'attente interminable d'une délivrance, d'une illumination. Et je ne m'abreuvais plus, ne me sustentais plus que quand la soif et la faim me tiraillaient douloureusement. Qu'était-il advenu de ma hargne et de ma volonté ? N'étais-je point Discorde ? Ne me restait-il même plus ce désir de pleurs et de sang ? Non, tout ça s'était évanoui. Il n'y avait plus qu'en moi le tourment investigateur me prenant aux tripes, m'empêchant de trouver le sommeil.

Je sais qu'on parlait de moi, là, dehors. J'entendais ce qu'on se disait à mon propos et pourtant, cela ne me faisait plus ni chaud, ni froid. Je me sentais trop loin, trop peu concernée par tout ce beau monde qui s'agitait inutilement au sein de l'enfer qu'était devenue l'Académie. Je n'avais plus donné cours à qui que ce soit depuis une éternité, je ne recevais aucun élève en consultation et je n'avais reçu aucune visite depuis que je m'étais reclus dans mes appartements, ce qui me convenait parfaitement au vu de mon état pour le moins végétatif. J'avais échappé à Alice, cette folle furieuse qui m'avait séquestré auprès d'elle toute une semaine, me traînant partout comme un vulgaire toutou et je n'entendais plus parler ni d'Ayame, ni d'Akiha qui ne devaient plus se trouver sur le campus depuis bien longtemps. Le calme … Il était devenu mon quotidien. On le disait relaxant, pour moi, il était synonyme d'angoisse, d'horreur. C'était encore plus de temps pour réfléchir et se noyer sous des questions sans aucune réponse. Peut être étais-ce pour cette raison que j’accueillais avec un si grand soulagement, une personne que j'aurais tout simplement jeté hors d'ici quelques jours plus tôt .

- J’ai… besoin de toi, Sousei.


Yume Kuroi qui me réclame de l'aide ? Rien que ça. Je m'en étais redressée de stupeur. Quelle était cette soudaine requête ? Undai Gakuen allait-il donc si mal que sa gardienne, ne trouvait d'autres oreilles que les miennes pour l'écouter ? Ne devait-elle pas s'adresser à quelqu'un de plus haut gradé ? Si elle ne pouvait se débrouiller seule avec son statut et son grade, je ne voyais pas en quoi j'aurais pu l'aider. Je la fixais de mes yeux, pleine d'incompréhension et de curiosité, cherchant à deviner les raisons de sa venue, en vain. Alors quoi ? Que se passait-il de si important qui nécessite la coopération d'une personne telle que moi ? Ne voyait-elle pas que je n'étais plus que l'ombre de moi-même ? Que je n'avais que faire de ses ennuis ? Je ne pouvais m'empêcher de m'énerver contre elle, dans ma soif de savoir. J'aurais voulu hurler, la battre et la mettre à la porte pour m'avoir déranger dans mes réflexions, pour oser ainsi me faire attendre sans explication mais je n'en faisais rien, trop contente qu'on me tire de mes tourments.

-Je ne te reconnais pas, Kuroi. Une personne telle que toi, avec tant de fierté et d'orgueil, qui vient quérir de l'assistance … Je n'ose imaginer les raisons de ta venue. Je t'en prie, éclaires-moi veux-tu ?

Avais-je été trop douce ? Mah … Quelle importance ? Je n'avais que faire de ma réputation désormais et je ne pouvais me montrer cinglante et désinvolte tant de telles circonstances. Je lui accordais toute mon attention, ne m'inquiétant nullement de mon apparence dépareillée et de la sombre mine que j'affichais. Je buvais chacun de ses mots, observais chacun de ses gestes, silencieusement, attendant qu'elle en finisse avec ses explications. Devrais-je lui offrir quelque chose à boire ? Cela pouvait attendre.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Lun 28 Avr - 21:00

Ce n’était guère difficile de voir que je venais de réveiller de la curiosité en son sein. Je pouvais déjà me sentir fière de cette prouesse après la vision de sa déchéance. Si elle avait encore assez de force pour m’écouter, elle en aurait sans doute encore plus pour accomplir ce que je projetais de faire. Sousei a toujours été l’une des personnes les plus loyales envers Ayame, le genre de personnes que je regardais d’un œil moqueur auparavant. Comment pouvait-on faire confiance, admirer, ou même aimer un monstre tel que Dead Master ? Moi-même je n’y avais de réponses alors que l’amour que j’éprouvais pour Ayame, était bien plus grand que celui que je me suis toujours imaginé.

Était-ce pour cela que je suis venue voir Sousei ? Pour lui parler d’Ayame, pour faire bouger le cadavre qu’elle était devenue ? Nullement. J’avais d’autres desseins pour sa part, ce que je désirais par dessus tout… Était de faire revivre Discorde. Sa noirceur envoûtante, sa manière si abjecte d’abaisser autrui, sa puissance d’éclat… Sa folie comme sa joie.

-Je ne te reconnais pas, Kuroi. Une personne telle que toi, avec tant de fierté et d'orgueil, qui vient quérir de l'assistance … Je n'ose imaginer les raisons de ta venue. Je t'en prie, éclaires-moi veux-tu ?

Je souris à son appellation. Il n’était guère courant que j’entende « Kuroi » sortir de la bouche d’autrui, la plupart m’appelait par mon nom de combattante ou encore, par un suffixe bien valorisant de la langue japonaise. Seuls les plus intimes se risquaient à utiliser mon prénom… Lui en ferais-je l’honneur ? Là n’était guère la question pour le moment n’est-ce pas. L’impatience gagnait bien trop la rousse pour que je me plaise à lui répondre tout de suite. Non, seul le silence était maître en ce jour ~

Et qu’importe ses dires, mon orgueil comme ma fierté savaient s’écarter de mon chemin lorsque j’avais besoin des autres. Il va de soi que je ne demandais pas cela à n’importe qui non plus, je n’irai pas vers le premier débile que je croiserais… Mes choix étaient toujours réfléchis. Me redressant dans un ultime soupir, je me levais de ce lit n’étant mien. D’un mouvement de la main, j’invitais Sousei à en faire de même. Je n’étais pas venue pour lui faire causette dans son lit, c’est pour cette raison que je l’invitais à se rafraîchir avant toute chose. La voir avec une sale tête me dérangeait ? Pas vraiment, mais la voir sous un meilleur jour ne serait pas en trop.

- Prépare-toi, je t’attends dans ton salon. Je t’expliquerai cela en détail quand tu ressembleras à quelque chose.

Plus sympathique que ma personne, tu meurs. Quittant sa chambre, c’est d’un pas las que je me dirigeais vers son sofa. Siège sur lequel je pris place de tout mon long pour mieux détendre mes muscles endoloris par mes réflexions. Oui, réfléchir fatigue, ne le saviez-vous pas ? Bande d’incultes. Finissant tout de même par me redresser en entendant du bruit en provenance d’une autre pièce de l’appartement, je posais mes yeux sur un livre se trouvant sur la table basse… Une lecture comme une autre. Passer le temps en feuilletant un ouvrage ne m’intéressant pas du tout ? Fait.

Et ce, jusqu’à ce que la prof arrive. Me levant pour la énième fois de ma place, je m’avançais vers Sousei pour mieux lui expliquer ce que je comptais faire en ce jour mettant mes nerfs à rude épreuve. Matérialisant premièrement ma robe de combat sur le corps, c’est sabre en main, pointé vers Sousei que je m’exprimais.

- Yume. Appelle-moi Yume.

Baissant mon arme en lui faisant dos, j’ouvris la porte de ses appartements pour mieux rejoindre l’extérieur d’un pas déterminé. Nous allons… Jouer à présent. Arme en main, c’est d’un geste ample que je vins l’abattre sur la première chose qui croisa mon regard. Un tranché net, une tête qui vole et la vie de cette personne s’arrêta là. Cela ne fait-il pas partie du règlement ? Nous étions en heure de cours, si les étudiants n’étaient guère dans leurs classes, cela signifiait qu’ils n’étaient bon à rien. Les bons à rien meurent, cela s’arrête à ça.

- La réforme, Miri a décidé de punir tout meurtre illicite. Des conneries, nous sommes ici pour exprimer nos sentiments, les miens s’expriment en tuant. Réveille Discorde, montre moi ta noirceur et annihile tous ceux qui bafouent l’équilibre d’Undai.

Le but ? Tuer tous ceux que je croisais pour mieux faire sortir Miri de son trou. Qu’elle vienne, je n’attendais que ça, en attendant, combien de ses chers élèves mourront d’ici là ? Je n’aurai assez de doigts pour les compter.

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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Lun 28 Avr - 21:52

- La réforme, Miri a décidé de punir tout meurtre illicite. Des conneries, nous sommes ici pour exprimer nos sentiments, les miens s’expriment en tuant. Réveille Discorde, montre moi ta noirceur et annihile tous ceux qui bafouent l’équilibre d’Undai.

Qu'elle me donnait des ordres passait encore sous ma lassitude mais qu'elle me recrute pour de basses besognes, ne me plaisait que très moyennement. N'avait-elle rien d'autre à faire que de s'exciter ainsi contre les hautes instances de l'Académie ? N'avait-elle pas sa nouvelle petite vie de couple à mener, loin d'ici ? Si cela avait été décidé, cela serait ainsi. Seule Ayame pouvait lever une telle ineptie. Hors elle n'était plus la depuis longtemps et il semblait que son désir de régner était passer après celle de fonder une famille. Pathétique … Elle avait laissé sa création aux mains d'abrutis finis qui ne comprenait décidément rien à Undai Gakuen. C'était à se demander, si ils avaient un jour, une fois au moins, assister à un cours ou une cérémonie. C'était clair pourtant : Undai Gakuen était l'endroit de toutes les abominations et de toutes les expériences, c'était là le seul but de son existence.

-Et pourquoi ferais-je une telle chose ? Que cela pourrait-il m'apporter ? Qu'ils interdisent ce qu'ils veulent. Cela fait un petit moment déjà qu'Undai Gakuen tombe en décrépitude, alors une ineptie de plus ou de moins, ça ne changera vraiment pas mes affaires. Il fallait se réveiller avant, très chère.


Je perforais un élève de ma lame alors qu'il s'élançait bêtement vers moi, sûrement fou furieux qu'on ait tué son camarade puis le laissais glisser au sol, sans plus d'égard. Je ne comptais pas le tuer. Pourquoi l'aurais-je fait ? Il était suffisamment pitoyable comme ça, il n'était pas nécessaire d'en rajouter. Et elle, qu'avait-elle donc en tête ? Je l'examinais alors qu'elle me tournait le dos et me perdait dans mes pensées quelques instants. Sa nuque fragile et pâle s'offrait grandement à mes yeux froids. Je n'avais rien de particulier contre Yume, si ? Certes, j'avais humilié son amante longuement mais elle … Qu'avais-je contre elle ? Je me surprenais soudainement à vouloir abattre mon arme sur cette nuque blanche qu'elle affichait sans prudence. Pourquoi ? Je n'aurais trop su l'expliquer. Je ne comptais pas l’exécuter de toute façon alors je repris la parole, calmement :

-Et pourquoi t'en prendre à de tels vermisseaux ? Si ton but est de provoquer alors prends en toi à quelqu'un de plus haut gradé.

De qui pouvais-je bien parlé ? Je me tenais droite devant elle, immobile, désarmée et je compris rapidement où je voulais moi-même en venir. J'avais passé suffisamment de temps dans cette chambre pour prendre conscience que ma vie ne me mènerait plus à rien. J'y avais si bien réfléchis, ne trouvant d'échappatoire que je m'étais rendu lasse de cette existence sans intérêt. Je pouvais bien mourir de la lame de Kuroi ou de celle d'un autre. Cela représentait si peu d'importance à mes yeux désormais. Et puis … Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, je ne comptais pas me plier à ses exigences. Elle n'avait nullement besoin de moi. Elle était suffisamment forte et moi maintenant tellement faible, que je ne lui aurais été d'aucun secours.

-Déchaînes-toi comme tu le souhaites Kuroi. Je ne participerais pas à ton petit jeu stérile. Undai Gakuen est voué au désastre, fais-toi une raison. Tant qu' Ayame sera occupée à jouer à la dînette avec sa répugnante petite famille, au lieu de régner comme elle avait su si bien le faire, il en sera ainsi. Sur ce …

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase qu'un imbécile heureux se jetais sur moi, une lourde hache brandis au dessus de son crâne infantile. C'est la surprise, uniquement la surprise, qui me fit le fendre comme un pourceau gras et gros qu'on envoie à l’abattoir. Je reculais face à son cadavre frais et saignant et l'examinais longuement, méprisante. Quel idiot ! Imbécile ! Voilà, qu'il me jetait dans les ennuis auxquels je voulait échapper. Je l'aurais bien saigné une ou deux fois encore, si sa mort n'avait pas été si rapide. Je relevais mes yeux vers la gardienne des lieux et la défiait du regard. Qu'elle se taise à jamais. Je n'avais rien fait, c'était elle, c'était clair. Je ne voulais rien avoir à faire avec cette histoire de massacre et même si, c'était mes mains qui se trouvaient souillées, je ne pouvais m'empêcher de la juger coupable à ma place.

-Je n'ai rien fait, rien ...

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Lun 28 Avr - 23:28

Un esclave, toujours je l’ai été.

Jamais je n’ai aspiré à être une meurtrière, je ne suis pas ce genre d’enfant qui a été entraîné depuis sa naissance, ni une héritière d’un clan de guerriers devant faire valoir son nom par le sang de ses adversaires. Non… Ma vie a débuté en tant qu’orpheline. Détestée de tous, enfermée dans une cellule où seuls rats et poussières me tenaient compagnie. Même le sens de ma vie à cette époque était voué à l’échec. Orpheline, esclave, abusée, un jouet sexuel d’un vieil homme gras pédophile. Comment aurais-je finie si Dead Master n’était venue me sauver ? Quel genre de pute aurais-je été ? Celle qui n’avait qu’un seul client, qui se faisait défoncer tous les soirs ? Ou mon ancien maître se serait lassé de mon corps abîmé par ses coups et se serait acheté un nouvel enfant pour mieux me laisser entre les mains d’un fou furieux sadique. Dans les deux cas… Undai était un paradis sur terre.

On m’avait accordé une place dans cette académie, on m’avait aimé ici… trahi également. Mais qu’était les erreurs d’une femme trop aimante comparé aux gestes déplacés de vieux fous ignobles ? Les coups d’Ayame n’étaient que caresses à coté des coups de butoir de celui que je devais appeler « Maître ». Undai… Était ma seule demeure. Je ne pouvais accepter que quelqu’un vienne y mettre son nez, que Miri se permette de changer mon monde par éthique d’humanité. Pathétique. Tous ceux qui se raillaient à sa cause l’étaient.

-Et pourquoi ferais-je une telle chose ? Que cela pourrait-il m'apporter ? Qu'ils interdisent ce qu'ils veulent. Cela fait un petit moment déjà qu'Undai Gakuen tombe en décrépitude, alors une ineptie de plus ou de moins, ça ne changera vraiment pas mes affaires. Il fallait se réveiller avant, très chère.

Cela ne me plaisait pas. Fronçant les sourcils en me tournant vers Sousei, je ne m’attendais pas à ce qu’elle refuse mon offre. Ne vivait-elle pas de sadisme envers ses élèves et de viscères éparpillés au sol ?! Même elle avait été polluée par les idéaux des niais de cette école ?! Inconcevable. Entrouvrant les lèvres, je la dévisageais un long moment avant de me mettre en alerte lorsqu’une chose se lança sur la rousse pour mieux se faire immobiliser en quelques secondes. Non, elle n’avait pas perdu sa noirceur… Seule sa stupidité entravait le bon fonctionnement de son cerveau. « Et pourquoi t'en prendre à de tels vermisseaux ? Si ton but est de provoquer alors prends en toi à quelqu'un de plus haut gradé. » Une question à laquelle je ne répondis pas. Je n’avais pas à m’en prendre à Ayame ou à Akiha… Seule Miri comptait. Mais je n’étais pas assez bête pour venir la défier non plus. Serrant les poings, je détournais le regard, ne sachant répondre aux questions de la femme me faisant face. Tuer Miri n’a jamais été l’une de mes envies, non, je voulais juste lui montrer qu’il était impossible de changer Undai, qu’importe ce qu’elle change dans le règlement, les meurtres ne s’arrêteront jamais ici. Undai était bien ainsi, les cadavres qui jonchaient le sol avaient leurs significations, toutes personnes mortes en ce lieu n’étaient tout simplement pas faites pour vivre longtemps. Pourquoi chercher de la logique dans une réalité éclatante ?! Pourquoi tout le monde se fait chier à se poser mille et une questions ?!

- Déchaînes-toi comme tu le souhaites Kuroi. Je ne participerais pas à ton petit jeu stérile. Undai Gakuen est voué au désastre, fais-toi une raison. Tant qu' Ayame sera occupée à jouer à la dînette avec sa répugnante petite famille, au lieu de régner comme elle avait su si bien le faire, il en sera ainsi. Sur ce …

Mon corps se mouva de lui-même, voulant attraper Sousei avant qu’elle ne parte, je m’arrêtais en plein mouvement lorsqu’une espèce d’inconnu se lança sur la femme… Un patient mal traité ? Ou l’ami des deux autres se trouvant au sol. Qu’importe, je ne m’intéressais guère à la raison d’agir d’autrui. Seul le résultat final comptait. Restant immobile devant le corps sectionné en deux, je laissais mon regard parcourir la fente qui déparait l’homme en deux… Gras. « Je n'ai rien fait, rien ... » Elle n’a rien fait, non, elle a juste exprimé ses sentiments en massacrant un imbécile qu’elle aurait pu immobiliser en trois secondes. M’avançant vers Sousei, je me permis de lui prendre ses mains pour mieux relever son regard vers le mien. Elle n’avait… pas à se retenir.

- Arrête. Tu n’es coupable de rien, Undai nous autorise à agir ainsi, Ayame l’a toujours fait… C’est ainsi que cette académie doit perdurer.

C’était la seule véritable loi de cette école. Le plus fort gagne, les autres sont soumis. J’étais la plus puissante, j’aspirais à l’être encore plus. Mes desseins allaient jusqu’à détrôner Ayame à une époque, alors pourquoi m’arrêtais-je devant un obstacle tel que Miri ?! Prenant une longue inspiration, je me tournais vers les couloirs afin de continuer ce que j’avais commencé. Je ne faisais rien de mal, je ne faisais que détruire les nuisances. Du nettoyage. N’avais-je pas été entraînée à tuer ? Dead Master ne m’avait-elle formée pour que je détruise tout ceux qui ne suivaient pas ses idéaux ? Si. Alors moi aussi, je tuerai quiconque se dressera sur mon chemin. Quiconque… Qui…

Je ne compris pas tout de suite. Ma tête me tirait dans tous les sens avant que je ne tourne de l’œil et que je m’effondre au sol sans plus de ménagement. Restant un temps soit peu consciente, je tenais mon crâne pour que celui-ci n’explose pas sous la douleur que je ressentais. Tout mon corps me brûlait, j’avais l’impression de sentir ma chair se déchirer alors que la voix trop calme, trop détestable d’une certaine personne résonna dans mon ouïe. La vision brouillée, je tentais vainement de relever le regard vers cette imbécile de merde ;

- Jamais tu ne comprendras, Gokusha n’a donc pas été assez pour toi. Je ne te laisserai pas recommencer la même chose avec Undai, Yume.

Salope ! Hurlant en me tortillant sur le sol, je me consumais sous mes propres cris. Mes veines éclatèrent les unes après les autres alors qu’un goût acre se déversait dans ma gorge. Tentant de m’agripper au sol pour soutenir la peine endurée, c’est en vain que mes ongles s’enfoncèrent dans la pierre me servant de sol. Sousei, Sousei… Où ?! Où était-elle ?! « Il en va de même pour toi, tu n’as plus ta place ici, Sousei-San. » Et ce fut… le trou noir.

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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Mar 29 Avr - 0:14

- Arrête. Tu n’es coupable de rien, Undai nous autorise à agir ainsi, Ayame l’a toujours fait… C’est ainsi que cette académie doit perdurer.

Cette idiote ne comprenait décidément rien à rien. Je repoussais ses mains avec mépris et soupirais face à tant de stupidité. Je me fichais pas mal que ce porc soit mort ou non. Ce n'étais pas la première fois que je tuais, je n'avais jamais culpabiliser pour ça et ce n'était certainement pas aujourd'hui que j'allais le faire. Je voulais simplement qu'on me fiche la paix et voilà que je me retrouvais embarquée dans je ne sais quelles histoires sordides. Qu'avais-je fait au monde pour me retrouver, de la sorte, constamment dans des situations pas possibles ? Certes, beaucoup de choses ! Mais était-ce ainsi une raison de s'acharner sur moi !? Qu'importe ! Qu'elle se débrouille seule, cela ne me concernait pas. C'est sur cette réflexion que je m'éloignais de Kuroi avant de perdre connaissance à quelques mètres de là, assaillie par une extrême douleur.

Quand finalement je me réveillais, le corps meurtri et l'esprit sonné, je me trouvais plongée dans une pénombre suffocante, une incompréhension totale. Il y avait quelque chose de chaud sous moi, qui respirait avec difficulté, un corps sans doute et je ne mis pas longtemps à comprendre qu'il s'agissait de Kuroi après l'avoir soigneusement palpé de mes fines mains. Cette abrutie finit avait réussit à nous attirer des ennuis. Où que nous soyons, je ne donnais à présent plus très cher de notre peau. A la limite, je me fichais pas mal de ce qu'il allait nous arriver. La gamine, par contre, ça allait être toute autre chose. J'imaginais déjà ses rugissements et son courroux, aussi je ne l'éveillais pas toute suite, préférant m'épargner un vacarme inutile. Au lieu de ça, je me redressais, accroupie, des barreaux m'empêchant de m'élever plus haut et collais mon visage contre l'acier de ce qui semblait être une cage. Voilà que nous étions enfermées telles deux bêtes sauvages au milieu de ténèbres silencieux qui ne présageaient rien de bon.

Ce n'est qu'après avoir fait le tour de la dite cage et scruter en vain les alentours que je me décidais enfin à réveiller la gardienne d'Undai Gakuen d'un violent coup sur le crâne. N'avais-je point peur de représailles ? Non, sans nos pouvoirs nous n'étions rien d'autre que de faibles bambins. Plus de matérialisation, plus de puissance, plus de possibilité de se défendre … J'en connaissais une qui n'allait vraiment pas apprécier. Bien fait pour elle ! Elle nous avait mis dans de beaux draps, elle l'avait amplement mérité. Je finissais par la secouer, la trouvant trop longue à la détente puis je la jetais à l'autre bout de la cage sans ménagement. Qu'elle se réveille putain ! Si elle tenait tant que ça à roupiller, elle n'avait qu'à rester au lit toute la journée, au lieu de s'évertuer à massacrer de vils étudiants comme la dernière des imbéciles.

-Debout, sale corniaud !


Puis la lumière fut, m'arrachant la rétine. Saloperie !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Mer 30 Avr - 0:24

Le noir absolu. Je n’ai pas compris tout de suite ce qu’il se passait, ce n’est que lorsque mes yeux fatigués avaient trouvés la force pour se lever jusqu’à sa posture que tout s’enchaîna. La douleur, la perte de pouvoir, le vide en mon être… C’était elle. Uniquement elle. Miri a toujours été un être à part selon Ayame, une personne puissante qui eut passé par des moments difficiles comme tout individu à Undai. Sauf qu’à son époque, Undai n’était pas ce que je connaissais, cette terre abattue par les combats était prospère, les élèves s’entendaient assez pour ne pas se tuer, la matérialisation n’était qu’un prototype ou seuls quelques élus avaient la chance de la maîtriser. Miri et quatre autres personnes que je ne connaissais que de nom. L’ancienne présidente du conseil des étudiants avait hérité d’une souche puissante, mise entre ses mains, sa maîtrise fut des plus difficiles. Un regard et les personnes s’effondrent, un toucher, et elles perdent la vie. Elle était l’opposée de Dead Master, la directrice donnait, Miri prenait.
J’en tremblais.

Mes songes s’attardèrent sur ces faits que j’eus entendus dans ma jeunesse, des dires racontés tels des comtes pour endormir un enfant. Ayame aimait en parler, dire Ô comment cette femme fantôme lui était bénéfique et apportait également son lot de problèmes… A l’époque, elle me terrifiait. Mais sa gentillesse prit vite le dessus sur mes ressentis néfastes, seule une grande admiration teintait mon visage d’enfant lorsque j’avais le plaisir de la croiser. La peur persistait un temps soit peu, ne pas sentir la présence d’une personne restait terrifiante. Elle le disait elle-même, bien qu’elle eut acquis un grand pouvoir, cela n’était pas que bonheur et complaisance. Cachée du monde, elle l’était.

Un bruit sourd réveilla mon corps endolori, je crus sentir une poigne me secouer mais je n’avais la force de me relever. J’étais lourde, fatiguée, et étrangement vide. Ce vide que l’on ressent que très rarement, cette sensation que j’eus déjà expérimentée à mes plus grands regrets, il y a de cela quelques années. L’impuissance. Elle… Il, cela n’était plus là.

« Debout, sale corniaud ! » Je grimaçais sous le cri strident de Sousei, me relevant tant bien que mal en dévisageant la femme, ma main se posa automatiquement sur ma boucle pour confirmer mes pensées. Disparue… Encore. Je… La panique se prit de mon être en une fraction de seconde, qu’importe la douleur, mon corps s’était redressé de lui-même pour mieux retomber lorsque ma tête se tapa contre des barreaux métalliques. Que ?! Agrippant ces bouts de métaux pour m’en défaire, c’est une fois de plus avec asthénie que j’exerçais cela. Faible, comment une mouche peut-elle espérer tuer l’humain qui voulait l’écraser ? C’était de la connerie. Et je m’en rendis bien assez compte.

Mon corps entier criait la délivrance, mais aucun son n’arrivait à traverser mes lèvres. Désemparée, je l’étais… Sousei. Sousei pouvait nous libérer n’est-ce pas ?! Elle… Elle non plus n’avait plus ses pouvoirs. Cherchant frénétiquement dans mes poches mon téléphone, c’est sans véritable espoir que je remarquais celui-ci absent également… Ayame. Si je n’avais plus ma matérialisation, elle le sentait n’est-ce pas ? Elle viendra nous sauver, elle… En avait-elle encore quelque chose à foutre de l’être que j’étais ?

Elle… Ma Ayame avait une autre préoccupation, elle avait un être encore plus important que moi dans ses bras. Sa fille, cette chose que je me mettais à haïr sous ma faiblesse. Akiha… Ne valait guère mieux à ce sujet. Kaïla dans ce cas ? Jamais elle ne serait de taille contre Miri… Qui avais-je d’autre ? Personne. Désolant... j'étais seule. Je ne pouvais que compter sur moi-même, comme à mon habitude. Essayant de passer entre les barreaux, c’est en vain que je me retrouvais bien trop grande pour franchir l’espace entre les barres. Changer mon apparence ? Comment le ferais-je sans pouvoir ?! Bande d’incapables !

Je ne savais rien faire. Me laissant retomber aux côtés de Sousei, c’est d’une posture renfermée que je laissais mon corps vibrer sous cette défaite des plus déplorables. Faible, faible, faible ! Ne m’étais-je pas promise de ne plus me montrer aussi inutile ?! Pourquoi le monde, s’acharne-t-il tant contre moi ? Qu’ai-je donc fait pour vivre une vie de souffrance… La mort me saurait-elle seulement accordée ? Je ne veux pas mourir. Je n’acceptais pas… pas ainsi, pas maintenant.

- Pathétique.

Je l’étais. Autant d’avoir tenté le diable que d’avoir emporté avec ma personne quelqu’un qui ne devait se trouver dans une mauvaise posture. Sousei Seiki. Comment pouvais-je encore la regarder alors que je l’amenais à ma suite au bûcher ? « Je ne veux pas… finir comme ça. Excuse-moi de t’emporter là-dedans. » Des excuses, cela n’en valait pas la peine, on ne disait pas à quelqu’un qui allait sans doute mourir, désolée de t’avoir mise la tête la première sous la guillotine.

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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Jeu 19 Juin - 19:35

Je riais bruyamment à ses excuses puis m'arrêtais net, la dévisageant sauvagement. Croyait-elle vraiment que j'allais lui pardonner ses enfantillages aussi simplement ? Non, jamais. Si elle voulait des excuses, elle devait souffrir et expier ses fautes douloureusement, longuement ~ Et puis en y pensant … Ayame - ayant certes perdu la raison - elle ne pouvait tout de même pas laisser son trésor périr ainsi entre ses vils barreaux qui nous retenaient toutes deux, n'est-ce pas ?
Je scrutais attentivement mon interlocutrice, dont l'aura ne représentait vraisemblablement plus aucun danger et la saisissait sauvagement par les cheveux, lui éclatant le visage au sol sans ménagement. Qui avait décidé que je ne pouvais tuer de mes propres mains de faibles humains sans mes pouvoirs ? De nombreux meurtriers survivaient au delà d'Undai et agissaient quotidiennement sans matérialisation, aucune, non ? Alors rien ne m’empêchait de la battre à mort, cette catin de première ~
Je relevais de nouveau son visage vers le mien et souriait gaiement devant son front en sang. Elle allait souffrir, je lui en faisais la promesse. Peut être allait-elle pouvoir m'en remercier plus tard … C'est ce que nous allions voir en tout cas.

-Tu crois vraiment que je vais te pardonner aussi facilement ?


Je lui explosais le crâne contre les barreaux de métal et ricanais devant tant de faiblesse. Ce n'était certes que le début, je prenais garde à ne pas trop l'amocher mais l'envie de l'achever me prenait déjà puissamment à la gorge. Que m'avait-elle fait donc pour que je la hais ainsi de cette manière ?
C'était simple mais la réponse à mes questions ne me plaisait que moyennement. Elle m'avait volé l'attention d'Ayame, elle qui avait tant compté pour moi et dont j'essayais constamment de me défaire depuis déjà plusieurs mois. Je m'accroupissais derrière ma victime, tirant sa longue chevelure vers l'arrière, l'obligeant à poser l'arrière de sa tête sur mon épaule alors que je marmonnais à son oreille lentement :

-Tu aurais mieux fait de rester avec ta pute, elle qui n'a su se défendre devant Oshima, cette perverse enfant ~

Je léchais délicatement son cou tendu alors à l'extrême et la rejetais violemment contre les parois de fer. Je l'attendais, la méprisais du regard, prête à encaisser ses coups mais ne tint pas plus de quelques secondes. Mon poing vola dans sa mâchoire, la faisant claquer sur son passage avant de s'enfoncer brutalement dans son estomac. Qu'attendait-elle ? N'allait-elle pas réagir ? Elle qui voulait, il y a peu, tant de sang et de violence … Que nous faisait-elle là avec ses excuses à chier ? Qu'elle se batte ! J'allais lui exploser sa vilaine figure à m'en faire éclater les phalanges une à une.

-Allez, amènes-toi ! Je n'ai pas besoin de pouvoir pour t'apprendre la vie, ma petite !

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MessageSujet: Re: La réforme, désaccord.   Ven 20 Juin - 7:24

La situation n’était en rien à mon avantage, que l’on regarde où je me trouvais, ou avec qui j’étais, cela sentait le roussi. Et qu’avais-je donc fait pour améliorer cette situation des plus dérisoires ? Je m’étais confondue en excuses devant ma colocataire de cellule. Sa réaction ? Haha… Sousei Seiki. Plus tu t’excuses, plus tu t’en ramasses ? Et moi qui voulais me soulager de l’avoir emprisonné inutilement… Qu’elle crève cette salope.

-Tu crois vraiment que je vais te pardonner aussi facilement ?

C’est le visage en sang, que cette parole claqua dans l’air. Ma tête n’avait fait qu’une ascension rapide vers le sol avant de s’abattre sans ménagement sur les barreaux de notre cage. Hurlant sous la douleur causée par cette attaque à laquelle je n’étais préparée, c’est le corps tremblant de haine que mes yeux se relevaient sur l’ordure qui me causa tant de souffrance. Que croyait-elle, qu’en me tapant elle irait mieux ?! Que ses crimes impunis avaient une raison de vivre, que la situation dans laquelle elle se trouvait était causée par ses faits précédents ? Cherchait-elle elle-même à se soulager ?! Une putain parmi tant d’autres, comment ai-je pu espérer qu’elle soit dévouée à ma cause ? Je n’avais pas le pouvoir d’Ayame, je ne savais manipuler les gens sous des sourires faux pour qu’ils m’obéissent, m’appartiennent… Non.

-Tu aurais mieux fait de rester avec ta pute, elle qui n'a su se défendre devant Oshima, cette perverse enfant ~

Non, moi c’était à la violence que j’exprimais mes sentiments. Grimaçant lorsqu’elle parla de Kaïla, c’est le corps tendu que je tentais de me débattre, me défaire de son emprisonnement. Vainement. Un nouveau coup retentit, me faisant craquer la mâchoire avant que le poing de ma tortionnaire ne vienne retourner mon estomac. C’est crachant du sang au sol que je tentais de me redresser alors que la vache tenta encore d’articuler je ne sais quelle ineptie « Allez, amènes-toi ! Je n'ai pas besoin de pouvoir pour t'apprendre la vie, ma petite ! » Pauvre conne… Tu n’es guère la seule à savoir se salir les mains sans matérialisation. Grimaçant sous l’effluve de sang qui jaillit de ma gorge, c’est après avoir extrait le surplus que je sautais -littéralement- à la gorge de Sousei, les mains serrées en premier pour les abattre sur sa face de rat.

- Pauvre conne ! Va donc chier en enfer, de toute manière, tu n’as jamais eu ta place à Undai !

Il était rare de me voir m’emporter ainsi… A croire que la matérialisation n’était pas seulement une source de pouvoir mais également de self-control. Grinçant des dents en tapant mon front sur le sien, c’est sous la douleur vive que je retombais légèrement en arrière pour mieux me rabattre sur la femme, les crocs attachés à son cou avant d’arracher de mes dents la peau de cette traînée, chair que je crachais ménagement par-delà les barreaux. Si elle voulait crever aujourd’hui, je lui donnerai cette joie.

Me reculant pour me mettre sur l'offensive, c’est le regard enfoncé dans celui de Sousei que j’attendais une réaction de sa part… Qu’elle vienne maintenant, le jeu ne faisait que commencer.

- Maaah ~ Quelle idée de se mettre dans de tels états, vous n’êtes pas des animaux, n’est-ce pas ? ~

Me retournant en entendant des claquements de mains, c’est avec surprise et une pointe de soulagement que je vis Ayame, là, se tenir devant nous à côté du morceau de chair que j’avais ôté à Sousei. Entrouvrant les lèvres sous l’émotion de la voir, c’est sans moindre retenue que je tendais le bras pour me saisir du pli de sa robe… Elle allait nous sortir de là n’est-ce pas ? Elle ne me laissera pas me faire tuer ! Elle m’aimait ! Ayame ! Ayame !

- Devrais-je vous laisser davantage de temps dans cette cellule ? ~

NON ! Me débattant pour sortir de cet endroit, c’est sous des cris que je lui demandais de nous ouvrir, de nous laisser partir, tentant de promettre à mi-voix mi-mot que je n’agirais plus de la sorte, que…

- Libère moi.

Et laisse l’autre chose crever. Entendant mes paroles, c’est d’un simple claquement de doigts que les barreaux disparurent pour mieux me laisser m’effondre sur le sol. Me redressant sur les coudes tant bien que mal, ce n’est qu’une fois dans les bras de la directrice que je me sentais « assez en sécurité » pour lancer une dernière pique à Sousei avant de disparaître avec Ayame.

- Nous ne venons que de commencer, sois sûre que nous nous reverrons… Sousei.

Laissant Dead Master déposer dans sa paume son bijou de matérialisation, c’est en détournant le regard qu’un nouveau lieu se dessinait devant moi. Loin… De cette cage où l’odeur de Miri était omniprésente.

END

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