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 ★ De nouvelles règles, la réforme d'Undai Gakuen

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Miri Okugi

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MessageSujet: ★ De nouvelles règles, la réforme d'Undai Gakuen   Mer 9 Avr - 23:54

Tout mon monde s’était vu détruire par la main d’une personne qui m’était aussi chère que ma terre désolée. Comment me sentais-je après cela ? Qu’éprouvais-je au fond ? L’amertume qui me glissait entre les lèvres, était-elle vraiment justifiée ? Terriblement, tellement que mon être s’était laissé tomber dans les limbes d’un monde que je ne connaissais guère. J’étais forte, puissante, gentille… Mais tellement rancunière. On m’avait tout pris. Mon titre, mon peuple, ma demeure. Je n’étais plus que l’ombre de moi-même et qu’importe ce qu’autrui quémandait, mon être entier criait vengeance.

Gokusha Gakuen. C’était mon lieu de vie, mon univers qui m’avait été accordé par la main d’Ayame. Plus qu’une maison, plus qu’un refus pour ma personne, cet endroit était mon tout. J’avais tellement sacrifié pour m’adonner dans cette tâche qu’était la gouvernance de cette prison, j’avais tant perdu. Vainement. Kei faisait partie des personnes que j’avais délaissé pour cette cage enfermant plus qu’un esprit maléfique, j’avais délaissé les sentiments que j’éprouvais à son égard pour me focaliser sur ma cage dorée. Si je l’avais suivi… J’aurais pu avoir une vie parfaite. Un homme m’aimait, une famille, une demeure, un travail qui me rendrait tout aussi heureuse qu’être utile à Ayame… Et même, j’aurais pu rester aux côtés de la directrice d’Undai. Mais non, Gokusha était mon tout.

Mais cela… se conjugue au passé.

Ma vengeance sera terrible ~ Nullement. Même cela me fut retiré. Je ne pouvais laisser tomber ma sentence sur celle qui m’eut détruit, je n’avais aucun vouloir de la voir morte non plus. Ce que j’aurais aimé… Ce serait sans doute de pouvoir l’enfermer dans un endroit où plus jamais, elle ne saurait faire revivre, ce que j’eus vécu, à quelqu’un d’autre. Je le désirais, à m’en tordre les poignets pour que ce vœu soit exaucé.

Yume Kuroi. Elle était comme une fille pour moi, un être que je chérissais autant qu’Ayame. La première fois que j’eus vu sa petite bouille, elle n’était guère plus grande que trois pommes montées les unes sur les autres. Si adorable, mais si détruite par la main de l’homme comme l’était mon amie, ma chère directrice. Son regard profond d’un bleu envoûtant en disait long sur ses ressentis, ses petites mains tremblantes montraient en elle une profonde blessure que par le temps, j’eus espéré soigner… De l’amitié. J’en ai éprouvé pour elle jusqu’à ce que la roue tourne, que la chose fragile qui m’était tombée sous les yeux se transforme en quelque chose de sanguinaire. J’aurais pu l’arrêter, nuire à sa vie plus d’une fois, mais jamais je ne l’ai fait. Non, mes sentiments à son égard étaient bien trop puissants pour que je n’abatte une enfant… Et pourtant… Elle ne se gênait guère de détruire ce qui me tenait à cœur. J’en étais… dégoûtée.
« Au nom de la vengeance ! » Disait-elle. Qu’il en soit ainsi, mais que cela ne me touche pas dans ce cas ! Un cri que j’eus trop tard, prononcé.

Ayame Eimin. Une amie chère, un être vénérable doté d’une puissance affolante. Je la respectais, je ne contredisais ses actes odieux… Et ce, pendant un long moment. N’aurais-je pas dû agir avant plutôt que de me noyer dans les remords ? Sans doute, je ne dirai guère la contrainte, mais comment voulez-vous agir lorsque vous êtes asservie à une telle personne ? Dead Master n’aimait personne, qu’importent mes sentiments à son encontre, jamais je ne ferai le poids devant sa supériorité. Je l’aimais, je l’aime toujours. Mais jamais, je ne me laisserai aller à des actes sexuels avec sa personne, jamais je n’accepterai d’être « une » parmi tant d’autres.
« Tu aurais eu la place d’Akiha-Chan si tu l’aurais véritablement désiré, Miri-Chan ~ » Je ne croyais guère un mot de cela. Ma place est celle que je me suis donnée, celle qui me reste dans ce monde bouleversé par celle que vous appelez « chef-d’œuvre » Ayame.

Akiha Ketsuki. Dieu que je l’ai haïe ~ Tellement que j’en frissonnais de dégoût. Je n’étais guère vilaine. Tuer ou faire souffrir autrui n’était guère l’un de mes passe-temps favoris. Et pourtant, lorsque je la vis pour la première fois enlacée, entichée de mon amie, je n’ai pu contenir ce sentiment de jalousie que jamais je n’ai laissé échapper. Cela fut plus fort que moi… Car au fond, tout ce que je crus pendant tant d’années s’est vu effondrer par l’unique regard d’Ayame, sur Akiha. De l’amour, tellement d’amour que j’eus du mal à reconnaître Dead Master… Cette femme l’avait empoisonnée.
« Tu ne peux contredire les lois du cœur, Miri-San. » Non mais je pourrais les faire taire à tout jamais si je n’étais pas celle, que je suis.

Trois personnes, formant un monde à part.

Undai Gakuen, la seule maison qui me restait. Un endroit plaisant qui battait sous mes directives lorsque j’étais étudiante, un monde où la violence était minime. Un havre de paix avant l’arrivée de Yume-Chan. Un monde que je chérissais énormément, qu’il me fut difficile de quitter d’ailleurs. Un univers m’ayant ouvert les yeux sur une autre réalité. C’est là que j’ai grandi, que je me suis fait mes premiers amis, ma première famille. Une terre sur laquelle poussait le futur de l’humanité… Et qu’en est-il à présent ? Un cimetière sur une plate-forme.

- Je désire reformer le monde que j’eus connu avant de quitter Undai. Des nouvelles lois doivent être instaurées, je n’accepterai plus de voir cette académie dépérir sous la main d’ignorantes.

Oui, il était temps de réformer Undai. Aujourd’hui serait marquant dans l’histoire d’Undai Gakuen, aujourd’hui j’allais réinstaurer l’humanité que tout le monde a perdu en arrivant dans cet endroit.

C’est à cet effet que j’ai fait convoquer toutes les personnes présentes sous mes yeux. Le conseil des cinq, tant chéri par notre directrice, de vieux amis également qui comprendraient mes choix. Yume Kuroi, l’actuelle présidente du conseil des étudiants, aléatoirement celle que je voulais enfermer. Kaïla Kurayami, une amie m’étant chère également avec laquelle j’eus quelques divergences récemment mais qui je savais, avait assez de savoir-vivre pour comprendre mes choix. Akiha Ketsuki, la femme de la directrice accompagnée de sa nouvelle acquisition qui un jour, grandira entre ces murs. Et finalement, Dead Master-Sama, la décisionnaire de cette terre que je voulais, corriger.

- Des conneries, Undai n’a pas besoin de nouvelles lois. Tu…

« Je reprends la gouvernance de ces choix, tu es bien trop aveuglée par ta noirceur pour voir la vérité en face, Yume-Chan. » Des paroles dures, mais que je voulais, aies leur impacte sur l’être qui galopait vers les confrontations. Robe de combat déjà sur le corps, elle présentait l’exemple parfait de mes hypothèses. Undai n’était plus qu’une boucherie qu’il fallait redresser avant que les meurtriers qui peuplent ce lieu maudit ne s’attaquent au monde extérieur et fassent éclore ce que pendant des années, nous tenons jalousement. Tendant la main vers Yume-Chan, c’est avec sérénité que je me tournais vers Akiha pour venir chercher son soutien dans ce que je comptais instaurer. Si elle adhère, Ayame en fera de même. N’est-ce pas ? Après tout, n’étaient-elles pas un couple s’aimant ? Ne parlaient-elles pas entre elles des décisions importantes ? Peut être pas concernant Undai, mais l’avenir de leur fille était en jeu également.

- Ne veux-tu pas une école paisible pour ta fille, Akiha-San ? Ne désires-tu pas la voir grandir dans un lieu où règne calme et respect de l’autorité plutôt qu’un asile où seul le sang est témoin des bonnes promesses ?

Y allais-je trop fort ? Non, j’avais pris ma décision.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: ★ De nouvelles règles, la réforme d'Undai Gakuen   Ven 25 Avr - 12:46

Depuis la naissance de Kaori, la vie prit une tournure paisible et emprunte d'amour. Mon entente avec Ayame ne pouvait être meilleure entre deux baisers torrides et quelques gestes doux accordés de sa main à notre fille. Elle l'aimait sincèrement, j'ai donné à Ayame Eimin, le plus beau cadeau qu'elle puisse espérer ~ Je n'aurais jamais cru qu'avoir une progéniture lui tenait tant à cœur, n'était-elle pas vouée à la frivolité pendant de nombreuses vies humaines pour finir par n'éprouver aucun autre sentiment que celui de la haine ? Je l'ai cru à une époque ~ à cette période là, je ne voyais que la noirceur en cette femme, elle n'était qu'un monstre destructeur à mes yeux, un être fait d'intelligence et de manque d'indulgence. Pourtant, j'avais tort sur toute la ligne, et je ne peux qu'en être heureuse aujourd'hui ~ Ayame avait un cœur, elle savait aimer, et j'en fus le premier témoin ~ C'est avec bonheur que je contemplais cet amour incroyable se refléter sur la petite Eimin grandissant entourée d'une véritable famille. « Je vais pleurer... de pitié si tu continues. » A coté d'une telle image idyllique, je n'accordais aucune attention à mon ombre ténébreuse, elle qui a fini par seulement râler dans son coin, sortant de temps en temps pour me dire à quel point tout est devenu ennuyeux autour de nous. Je ne le voyais guère ainsi personnellement. Tout était différent à présent, plus stable, plus beau, plus palpitant dans un sens ~ Il suffisait de tourner son regard vers Kaori, un enfant miraculeux qui survécut grâce à l'intervention mystique d'une de ses mères, un bébé dont le gène était tellement étrange qu'on ne saurait dire ni quand elle atteindrait un âge adulte, ni comment elle y parviendrait. Une immortelle, comme Ayame.

Cela ne faisait que quelques semaines que nous étions rentrées de l'hôpital, et depuis ce temps, nous surveillons l'évolution de notre petite fille adorée, en se posant un millier de questions dont les réponses ne nous parviendraient que grâce à une observation minutieuse. Et des discussions interminables. Nous avions même trouvé un compromis quant à cela, après une longue conversation avec ma femme, qui aboutit sur des conclusions satisfaisantes. Cela dit, parlons un peu de notre bébé, qui lui, ne saura nous expliquer par ses propres paroles, ce qu'il devenait. Bien ~ Premièrement, Kaori était extrêmement intelligente. Je pouvais l'affirmer parce que j'étais sa mère, mais pas seulement. Parfois, quand son regard se fixait dans le mien, je frissonnais d'un sentiment étrange. C'était comme-ci je voyais Ayame dans ses billes vertes, et non seulement car elle possédait les mêmes yeux que sa mère, comme s'amusait à me le dire mon ombre. Non, il y avait quelque chose d'autre en elle. Quelque chose de terrifiant, que je ne laisserais jamais s'éveiller en son sein.

Ensuite ~ Les nuits où les enfants crient et braillent ne laissant ses parents se reposer. Quand cela arrivait, ma chère épouse -en plein ébat ou non ~- se dépêchait d’être la première à se rendre dans la chambre toute colorée de notre enfant, afin de la rassurer. Voici une autre preuve attendrissante d'un amour maternel hors du commun ~ Tellement que je n'eus d'autre choix que d'habituer Kaori au biberon, ne l'allaitant qu'en journée, afin qu'Ayame puisse s'en occuper sans que je doive intervenir ~ Définitivement, tout était parfaitement programmé dans notre famille ~ Autant l'éducation des jumeaux et de Ren, que celle de Faith dirais-je ~ Devrais-je avouer que je me trouvais -parfois- être une mauvaise mère de ne plus accorder autant d'attention aux trois chatons qu'à la dernière venue dans la famille ? Alala... Dès que ma cadette atteindrait un âge plus avancé, je promettais de me rattraper auprès d'eux. Cela dit, je ne pense guère qu'il faudra beaucoup de temps pour que cela arrive. Kaori grandissait à vue d’œil, en une nuit elle pouvait prendre cinq centimètres, comme arrêter de progresser pendant quelques jours. Une vraie énigme ~ « Un cobaye intéressant oui ~ » Il va de soi que je ne voyais guère les choses ainsi.

Au stade où nous étions -à savoir, elle avait un mois plus ou moins-, Kaori faisait déjà ses dents, riait aux gestes amusants des mères gagas, réagissaient quand on lui parlait, et même, essayait déjà à se lever. Non, elle ne savait guère marcher ni parler, mais cela ne tarderait guère ~ Mon enfant était unique en son genre, après tout ~ Ma fierté ~ Fierté qu'un jour il m'est -malheureusement- arrivé de mépriser malgré moi-même... Mais cela, resterait à jamais un secret entre mon ombre et ma personne... et celle d'Ayame également. Ce n'était guère grand-chose, mais plus jamais je ne me suis retrouvée seule, en plein milieu de la nuit, dans la chambre de Kaori endormie, en train de faire les cents pas à me disputer avec Akiha concernant des choses horribles, à haute voix. Mais passons au-dessus de cela ~ Et concentrons nous sur l'essentiel ~ Ma famille était parfaite ~ Je vivais paisiblement dans la demeure de Kyoto attendant que mes fonctions à Undai me soient restituées, obligations que je n'étais pressée de reprendre, malgré ce que j'aurais pu croire juste après la naissance de Kaori. Après tout, cet enfant à elle toute seule, était tellement passionnante, et demandait beaucoup de temps à lui consacrer ~ Entre les sorties au parc, les visites médicales -à domicile-, et les couches à changer, j'étais une femme débordée ~
Par exemple, en me levant ce matin, je ne m'attendais guère à finir dans le bureau d'Ayame, à Undai. Pourtant... J'y étais. Et ce, pas seule.

Comment suis-je arrivée là, devant tout ce peuple ? Je me le demande encore. La curiosité m'aurait-elle poussée à briser toute précaution quant à la sécurité de ma fille, installée dans un berceau se tenant debout aux barreaux pour ne pas tomber, à gazouiller paisiblement à coté du bureau directorial ? Non, bien évidemment que non ~ La première chose que j'ai fait après avoir lu la lettre d'invitation que les servantes ont récupérés dans la boite aux lettres, fut de prévenir Ayame. Ma chère femme qui était autant au courant que ma personne, qu'une réunion importante se tiendrait dans son bureau à Undai, et qu'il serait préférable que nous soyons toutes les deux présentes pour en parler. Parler de quoi ? Je l'ai appris dans l'après-midi, après avoir quitté la maison avec mon épouse et mon bébé, pour se rendre à l'Académie ~ C'est ainsi, fesses à moitié posées sur le bureau de ma femme, perplexe, je regardais l'assemblée s'y trouvant. Et surtout une certaine personne, la responsable de notre présence en ce lieu. Miri Okugi.

- Je désire reformer le monde que j’eus connu avant de quitter Undai. Des nouvelles lois doivent être instaurées, je n’accepterai plus de voir cette académie dépérir sous la main d’ignorantes. 

La femme pouvant égaler Ayame sur le niveau de puissance en matérialisation, personne à qui ma femme tenait suffisamment pour ne pas l'éliminer et même, la laisser gouverner Undai en toute confiance. Un être détestable dont l’influence sur ma femme, ne me plaisait guère en soi ~ C'est par sa faute que tous mes rêves se virent brisés, que toute la confiance que j'accordais à l'amour, disparut dans un néant étouffant. Il m'a fallu du temps pour m'en remettre, et j'y suis arrivée, comme preuve, il suffisait de regarder le bébé à ma gauche ~ Mais ce n'est pas pour autant que je tolérais la présence de Miri trop près de notre famille. Et encore mois quand elle intervenait dans les affaires internes de Undai, affaires dont il m'était -à la base- formellement interdit de m'y mêler. Si j'ai dit que je ne me risquerais plus jamais à m'attirer les foudres de Dead Master sur ce sujet, je retire tout cela à présent, maintenant que Miri vient de prononcer ses vouloirs devant le groupe de cinq, Yume -et Kaïla ?- ainsi que nous, sans avoir consulté Ayame auparavant. Du moins, je n'étais guère au courant d'une quelconque reforme. Ainsi, je ne pus qu'acquiescer sous l'éclat de colère de Yume, debout dans sa robe de combat, à fusiller Miri de ses yeux profonds ~ Devrais-je avouer que par excès de protection, je me suis imperceptiblement déplacée plus près de Kaori pour -au cas où- arriver à la protéger ? Un manque d'attention m'a suffi avec Alice -toujours en vie d'ailleurs.

- Des conneries, Undai n’a pas besoin de nouvelles lois. Tu…

Des nouvelles lois... Pour que faire ? ~ Je n'arrivais à saisir la pensée interne de la femme invisible. J'avais déjà bien du mal à la voir, malgré qu'elle ne bougeait guère de sa place ~ Alors desceller la nature de ses réflexions, n'était guère de mon ressort. « Quel manque de bonne volonté. Ne baisse pas ta garde avec cette vipère, on ne sait jamais. » Oui, oui, je ne dois guère m’arrêter d'être vigilante même si ma position -grâce à Kaori et mes prouesses au lit- ne pouvait être plus sûre ~ Devrais-je écouter mon ombre ? ~ Évidemment, je n'étais pas complètement inconsciente non plus voyons ~ « Je reprends la gouvernance de ces choix, tu es bien trop aveuglée par ta noirceur pour voir la vérité en face, Yume-Chan. »  Je me redressais doucement à cela. La gouvernance des choix de Yume ? Je ne pensais guère que Miri se contenterait du poste de Présidente du Conseil des étudiants. Elle visait bien plus haut. Une sorte de conseillère directe pour Ayame ? ~ Je ne permettrais guère que cela arrive. Ne bougeant pas plus, je surplombais l'assemblée du regard, le groupe de cinq -dont Maria qui lançait des signes soi-disant discrets à ma femme-, une Yume furieuse à ne savoir tenir en place avec une Kurayami qui essayait de la calmer tant bien que mal, et une Miri, majestueusement debout à poser ses vouloirs comme-ci tel était son droit le plus naturel. Tous étaient silencieux à présent. Même Ayame. Tournant le regard vers sa personne, je ne savais comment interpréter son calme, si pas son désintérêt. Alala ~ Étais-je la seule à considérer les paroles de Okugi trop audacieuses ? ~

- Ne veux-tu pas une école paisible pour ta fille, Akiha-San ? Ne désires-tu pas la voir grandir dans un lieu où règne calme et respect de l’autorité plutôt qu’un asile où seul le sang est témoin des bonnes promesses ? 

M'adresse-t-on la parole ? ~ Je plaisante ~ Evidemment que j'eus tilté à ces mots soigneusement choisis. Moi qui ne m'attendais guère à ce que Miri vienne quémander directement mon soutien, je m'en voyais -limite- déstabilisée. Ne montrant rien de mon étonnement, je laissais le silence planer dans la salle, pesant les pours et les contres contre l'accord d'une telle réforme. Il va de soi que j'aurais préféré que ma fille -qui ira tout de même à Undai un jour ou l'autre- puisse vivre dans un environnement normal, sans violence gratuite et inutile. Combien de fois ai-je lutté contre les meurtres, allant jusqu'à poser un ultimatum à la directrice de cette institution, lui interdisant de tuer ? Trop de fois pour que les dires de Miri ne me tentent pas. « Après faut voir c'est quoi le hic. Si c'était si simple, ce serait fait depuis longtemps. » Certes... Les mains posées à plat comme appui sur le bureau, les sourcils délicatement froncés, je finis par m'exprimer prudemment, espérant que ma femme ne vienne me contredire. Oui, ses opinions, je les connaissais également, du moins, je le croyais en sachant à quel point elle jouissait en ôtant la vie à autrui.

- Je te l'accorde, Miri-San ~ Du point de vue général, les décès dans cette Académie, pour des raisons futiles, sont outrageusement élevés. Il est dans l'urgence de changer cela et de faire respecter les lois de Undai, instaurées depuis longtemps pour, justement, éviter les morts inutiles.

Peu importe à quel point je pouvais détester cette femme, après avoir pris en considération toutes les possibilités concernant ce sujet, je devais lui accorder la raison. Elle visait une cause noble, et je ne m'y opposerais guère. « Pourquoi ? Cela ne nous concerne plus Akiha ! » Si, justement si ! Mes enfants, étaient à Undai, ils progressaient entre les murs remplis de meurtriers. Il leur est déjà arrivés trop de malheurs pour que je puisse dormir tranquillement la nuit sans penser qu'un jour ou l'autre, je me réveillerais et j'apprendrais qu'ils étaient tués pour une raison stupide comme le simple fait d'avoir marché sur le crayon d'un autre étudiant. Non, je ne voulais de cela ni pour Hikari, ni pour Kiseki, ni pour Ren, et encore moins pour Kaori -cette enfant innocente qui ne faisait que commencer à vivre. J'étais radicalement du même avis que Miri.

- C'est la sélection naturelle ! Les meilleurs sortent, les autres ne méritent pas de porter le pouvoir de matérialisation en eux. Nous avions bien été diplômés avec les règles actuelles, il n'y a aucune nécessité à changer cela. Je suis contre cette réforme, Dead Master-Sama.

Maria... « Nous sommes passées par là également, Akiha, et nous avons réussies ~ » Certes... Mais après un nombre incalculable de sacrifices. Assez de sang sur les mains que je ne puisse le supporter sans me protéger derrière une psychose qu'à ce jour, je considérais comme une partie inséparable de ma personne. Je ne désirais guère que mes enfants finissent de la sorte. Notre génération était bien plus puissante, moins puérile. Mais les enfants d'aujourd'hui... N'étaient pas comme nous. Et si je pouvais les aider à s'en sortir vivants, je le ferai quitte à faire taire ladite avocate à tout jamais. Pour la bonne cause ~ Alala, mon coté sombre ressortirait-il brusquement ? ~ Contrariée, je me relevais de ma place, me retrouvant campée sur mes pieds, et me tournais à moitié vers Ayame, pour appuyer davantage mes opinions, en coulant mon regard clair sur les personnes présentes -dont je pouvais sentir la tension et donc les disputes arriver à grands pas. C'est pour cela que je optais pour le calme, étant donné -en plus- que ma fille se trouvait dans la pièce également. En bonne mère, je devais la garder loin de tous ressentis négatifs, n'est-ce pas ? ~

- Sélection naturelle ? ~ Si Undai continue à fonctionner de la sorte, même l'Empereur du Japon lui-même ne saura cacher la vraie nature de cette institution. Undai ne forme pas seulement des personnes au potentiel exceptionnel, mais aussi des meurtriers. Combien ont fini morts après leur sortie pour des fautes stupides, malgré leur diplôme ? Qui dit que demain l'un d'eux ne tuera quelqu'un dans la rue par « habitude » et se verra exécuté pour cela entraînant tout son entourage avec ? Les jeunes d'aujourd'hui, ne savent se contrôler, et le non-respect des règles, ne fait qu'attiser leur soif de sang.

« Magnifique discours. » N'est-ce pas ? ~ Cela dit, je ne le prononçait pas nécessairement pour appuyer mes convictions auprès de Maria, ni pour raisonner Yume, mais toutes mes paroles furent tournées vers Ayame. Après tout, elle était l'ultime décisionnaire de cette pièce ~ Si Miri et sa femme étaient du même avis, elle devrait pencher vers nous, n'est-ce pas ? ~ Je l'espérais. Pour nos enfants, pour Kaori.

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MessageSujet: Re: ★ De nouvelles règles, la réforme d'Undai Gakuen   Sam 26 Avr - 1:31

Tant de choses nouvelles venaient perturber le quotidien qui composait ma vie il y a de cela quelques semaines. Je ne disais guère cela en mal, disons plutôt que je tentais du mieux que je pouvais à m’y habituer. Se réveiller toutes les nuits pour nourrir un nourrisson n’était guère quelque chose de plaisant, que vous soyez insomniaque ou qu’il ne vous faut que quatre heures de sommeil par semaine, cela restait dérangeant. Cette nuit fut de même épreuve, sous les cris de ma fille, je n’eus d’autre choix que quitter mon nid douillet à cause de la main experte de mon épouse me poussant hors de notre lit conjugal sous un « Allez y… Ayame ~ » Quelle plaisanterie, je n’en attendais pas à plus de ta part, Akiha-Chan. Soupirant en sortant donc du dit lit, c’est d’un pas lent que je me dirigeais vers la chambre de notre enfant. Poussant la porte vitrée en laissant les cris du bébé réveiller l’assemblée, ce n’est que par éthique que je refermais la porte dans mon dos, bien que l’envie de la laisser ouverte, me tiraillait avec force ~

M’approchant du berceau, c’est avec tendresse que je me saisis de Faith-Chan pour mieux l’enfermer dans une étreinte maternelle ~ Calmant l’enfant dans de doux bercements, je faisais les cents pas dans la chambre pour qu’elle se rendorme. Vainement ~ Elle n’avait l’air décidée à fermer l’œil et qu’importe ce que je fasse, ses grands yeux verts ouverts montraient bien qu’elle était trop réveillée pour se rendormir aussi aisément. Quelle heure était-il ? Quatre heures du matin. Évidemment ~

Comprenant rapidement que je n’avais plus qu’à commencer ma journée sous le réveil précoce de ma chère Kaori-Chan, je descendis jusqu’au rez-de-chaussée, et c’est d’un pas soutenu que je me dirigeais vers la cuisine afin de préparer un biberon à ma fille braillant sa faim. Tenant toujours l’enfant dans mes bras, il ne fallut guère plus de quelques minutes pour que je me retrouve assise dans le fauteuil du salon, en train de nourrir ma fille dans mes bras… Quel charmant portait ~ Cela aurait pu l’être, si l’ennui ne se dessinait guère sur mes traits ~ Et qu’y avait-il de plus charmant pour rendre cette scène d’autant plus détestable ? Un biberon qui se déverse sur mes jambes dénudées… Maaah ~ Kaori-Chan ne sait-elle pas tenir sa nourriture toute seule ? Il va de soi que c’est bien plus facile lorsqu’elle allaitait directement Akiha-Chan. Me relevant pour nettoyer le lait collant sur ma chair, je déposais ma fille dans son parc et… Et reprit l’enfant lorsqu’elle se mit à hurler d§s je disparus de son champ de vision.

Résultat des courses ? Moi Dead Master-Sama, venait de me faire soumettre par ma fille.


Quelle détestable tournure ~ Mais cela n’était qu’un exemple parmi tant d’autres que j’eus vécu depuis sa naissance ~ N’aurais-je pas plus de chance en décrivant cela en quelques lignes ? Si, allons y dans ce cas ~

En ces quelques semaines de vie, je pouvais déjà vous raconter plus d’une anecdotes des plus amusantes pour les oreilles d’autrui ~ Commençons d’abord par l’idée saugrenue de Kiseki voulait un chien pour que nous puissions laisser Kaori-Chan sous la surveillance de l’animal. Le pire dans tout cela, n’était pas son idée, mais bien sa détermination à tenter le coup pour notre cher nouveau-né. Qui serait assez fou pour laisser son enfant à un chien faisant quatre fois sa taille ? Et d’ailleurs, croyez-vous que cet animal saurait nourrir ou changer ma fille tant que nous y sommes ?! Ce fut un non catégorique, vous vous en doutiez. Et quelle fut la réaction du jeune homme ?

« C’est super injuste ! Si c’est super comme ça, je veux super plus de petite sœur ! » Quel charme, je me sens tant éblouie par sa fraternité ~ Ce n’est que quelques jours plus tard, que je compris ses motivations quant à ce que nous délaissions notre cadette. La jalousie aux seins des enfants d’une même famille n’était guère quelque chose d’extraordinaire, surtout lorsque nous apportions plus -toute- notre attention sur un seul enfant pour mieux délaisser les autres ~

Une petite histoire comme une autre, mais celle qui me tenait le plus à cœur -manière de parler- fut sans doute celle où je trouvais ma femme, une nuit parmi les nuits, dans la chambre de notre enfant. Tournant autour de son berceau tout en se parlant à elle-même sur des pratiques expérimentales que son ombre lui quémandait d’exécuter sur ma fille. Dois-je dire que j’ai perdu mon sourire et que la semaine qui suivit cela, je suivais Akiha-Chan à la trace, au point de prendre ma fille au bureau pour ne pas la laisser seule avec sa mère ? ~ Maaah, cela restait certes terrifiant, mais après une bonne discussion -dispute- nous finîmes par mettre les points sur les « i » afin que Kaori-Chan ne rentre dans le laboratoire de sa mère avant qu’elle ne soit en âge de comprendre ce que sa génitrice envisageait d'appliquer sur son corps délicat.
Cela ne m’enchantait guère ~

Et encore, cela n’était rien comparé aux autres incidents qui se sont produits, mais laissons cela pour une prochaine fois et revenons à aujourd’hui ~ Jour saint où nous devions nous rendre dans mon bureau pour un meeting spécial. Pourquoi spécial ? Car je venais de me faire convoquer -ma femme et ma fille- dans MON bureau. Comprenez-vous l’absurdité des faits ?

« Afin d’aborder un sujet important, je demanderai votre présence ce lundi x à 10h dans le bureau de Dead Master-Sama.
Merci de votre participation,

Miri Okugi. »

Magnifique lettre s’adressant autant à ma personne, qu’à celle de ma petite famille. Premièrement perplexe, j’ai tenté de contacter Miri-Chan afin d’avoir plus ample explication quant au sujet si important que nous allions aborder. Vainement ~ Lorsque cette femme se cachait, il était impossible de la trouver, même pour ma personne. Chose bien dérangeante n’est-ce pas ? Mais qu’importe, j’appris bien assez tôt la nature de cette réunion mystique rassemblant le conseil des cinq, Yume-Chan accompagnée par Kaïla-Chan -que faisait-elle là ?- ainsi que mon épouse portant notre fille et finalement, Miri-Chan. L’investigatrice de tout ce cortège ~

La réforme d’Undai Gakuen.


Une belle appellation pour dire que Miri-Chan désirait prendre le pouvoir sur cette académie gouvernée par ma personne ~ Certes, j’ai un temps soit peu délaissé mes obligations avec la naissance de Kaori-Chan, et j’admets avoir légué les règnes à Miri-Chan lors de mon absence, mais était-ce pour autant qu’elle pouvait se permettre d’ainsi, dévoiler ses grandes idées ? ~ Miri-Chan était l’une de mes rares amies, la plus chère sans doute et la mieux placée pour savoir ce qu’il y avait de mieux pour ma personne en dehors d’Akiha-Chan. C’est sans doute pour cela que je n’intervins guère lorsqu’elle éleva la voix pour exprimer avec conviction ses espoirs quant à Undai Gakuen. Mon académie, que personne ne l’oublie ~

« Je désire reformer le monde que j’eus connu avant de quitter Undai. Des nouvelles lois doivent être instaurées, je n’accepterai plus de voir cette académie dépérir sous la main d’ignorantes. » Parlait-elle de ma personne en disant que cette école était gouvernée par « des mains ignorantes » ? Fronçant les sourcils sous cette insulte à moitié divulguée, je n’étais guère d’accord avec ses propos. Undai n’avait nullement besoin d’être changé, du moins pas autant qu’elle pouvait le laisser croire. Cette académie se portait assez bien, certes nous avions quelques soucis concernant les pertes étudiantes, mais cela n'était nullement de choc mondial tant que j’avais une main prise sur les hauts placés de ce pays.

« Ne veux-tu pas une école paisible pour ta fille, Akiha-San ? Ne désires-tu pas la voir grandir dans un lieu où règne calme et respect de l’autorité plutôt qu’un asile où seul le sang est témoin des bonnes promesses ? » Quelle belle formulation, je pourrais me laisser aller à de tels mots si ceux-là m’étaient adressés ~ Me posant sur le siège de mon bureau, c’est d’un regard impérial que je regardais mon épouse, étrangement silencieuse quant aux demandes de Miri-Chan. Serait-elle à ce point choquée que ma chère amie vienne lui quémander du soutien ? Maaah ~

- Je te l'accorde, Miri-San ~ Du point de vue général, les décès dans cette Académie, pour des raisons futiles, sont outrageusement élevés. Il est dans l'urgence de changer cela et de faire respecter les lois de Undai, instaurées depuis longtemps pour, justement, éviter les morts inutiles.

Les lois de cette académie. Il y en a tellement que moi-même j’en ai oublié les trois quarts. Ces dites lois avaient été instaurées bien avant l’arrivée de Yume-Chan, des dires sur lesquels les anciens se sont basés pour acquérir le niveau qu’ils avaient aujourd’hui ~ Il va de soi que le temps avait fait disparaître les coutumes d’antan, mais celles d’aujourd’hui… « C'est la sélection naturelle ! Les meilleurs sortent, les autres ne méritent pas de porter le pouvoir de matérialisation en eux. Nous avions bien été diplômés avec les règles actuelles, il n'y a aucune nécessité à changer cela. Je suis contre cette réforme, Dead Master-Sama. » Exactement. A ce jour, seuls les meilleurs sortaient d’Undai, seuls ceux qui eurent combattus pour atteindre un but certain ont pu avoir leur diplôme et trouver une véritable place dans la société. Miri-Chan, autant qu’Akiha-Chan devaient le comprendre, croyaient-elles vraiment que ce n’était que par chance qu’elles ont réussi à sortir de cette académie ? Nullement. Dès le début, elles avaient les compétences pour la matérialisation, dès le début, cela avait été programmé pour qu’elles sortent vivantes et puissantes. Tout comme Maria-Chan, Yume-Chan, et à mon plus grand étonnement, Kaïla-Chan montrant de jour en jour une maîtrise plus précise de la matérialisation. Seuls les plus puissants avaient leurs places en dehors d’Undai, seuls les élus, pouvaient vivre ~

- Sélection naturelle ? ~ Si Undai continue à fonctionner de la sorte, même l'Empereur du Japon lui-même ne saura cacher la vraie nature de cette institution. Undai ne forme pas seulement des personnes au potentiel exceptionnel, mais aussi des meurtriers. Combien ont fini morts après leur sortie pour des fautes stupides, malgré leur diplôme ? Qui dit que demain l'un d'eux ne tuera quelqu'un dans la rue par « habitude » et se verra exécuté pour cela entraînant tout son entourage avec ? Les jeunes d'aujourd'hui, ne savent se contrôler, et le non-respect des règles, ne fait qu'attiser leur soif de sang.

Je te l’accorde chère ombre ~ Je ne pouvais guère contredire cela non plus. Akiha-Chan venait de marquer des points par son discours des plus amadouant afin que j’abdique aux demandes de la femme fantôme. Mais restaurer les règles d’Undai, signifiait changer les habitudes des élèves se trouvant déjà encré dans ce cycle d’entraînement montant à la puissance, entravé par des êtres qu’il valait mieux mort que vivant. En terme clair, comment faire comprendre à ces écervelés qu’à partir de maintenant, Undai ne serait plus un champ de bataille, mais une cueillette de pâquerettes ? ~ Des idioties, nous sommes tous d’accord sur ce point ~  

Laissant un long discours traverser mes lèvres suite aux regards se posant sur ma personne, c’est d’un mouvement ennuyé, que je posais mon coude sur mon bureau pour mieux loger ma tête contre mon point fermé. Croisant les jambes tout en gardant une posture en disant long sur mon ressenti, je finis par exprimer mes pensées de ce timbre mielleux qui m’appartenait tant ~

- Undai a été jadis une académie paisible, je vous l’accorde. Cependant mon avis reste mitigé, je donne raison aux deux parties, inutile de vous disputer pour cela.

Marquant les points pour faire disparaître les sourires vainqueurs de ceux croyant déjà avoir gagné ce débat, je me dirigeais vers mon épouse afin de m’asseoir à ses côtés sur mon bureau. Prenant place en attrapant l’une de ses mains pour mieux l’emprisonner dans la mienne, je poursuivis ;

- Les générations changent, avant il était bien plus aisé de trouver les perles rares tels que vous êtes, mais à présent, je ne peux me permettre de réduire les inscriptions et laisser un millier d’Undai’ens traverser le pont, diplômes en poche. La sélection naturelle est un point crucial à cette académie, je n’accepterai guère d'avoir des faibles dans mes rangs, croyez-vous vraiment que si vous n’aviez vos capacités spéciales, vous seriez ainsi assis devant ma personne ? ~

Il va de soi que ces mots ne touchaient guère Akiha-Chan, et ce, je lui fis parfaitement comprendre en venant demander son appui dans un mouvement se voulant délicat. Reprenant contenance pour mieux poursuivre, je laissais un lourd silence se poser dans le bureau avant de casser l’atmosphère par la suite de mes dires.

- Les règles d’avant, ne peuvent être…

« Cela est faux Ayame, tu le sais très bien. Nous pouvons arranger cela, nous pouvons faire en sorte que les meilleurs sortent sans pour autant que les plus faibles disparaissent aussi futilement. » Je ne voyais guère comment et elle non plus, présumais-je en vue de ce nouveau silence. Croisant les jambes en gardant un œil attentif à la moindre des ses expressions, seul un bruit détonnait de l’ambiance de la pièce et me fit perdre contenance. « Mais c’est qu’elle est magnifique la petite princesse ! Oh oui hein ! Elle est belle, oui, oui, oui ! Boudoudoudou ~ » Plaît-il ? Dévisageant Loren-Kun, je tentais de réinstaurer un peu de formalité à cette réunion d’un mouvement souple de la main.

- Si vous avez une idée pouvant combler les deux parties, soumettez la, je suis toute ouïe ~

Pressais-je le peuple ? N’était-ce pas normal ? Je n’appréciais guère ce genre de réunion après tout, il ne fallait que voir mon assiduité à celles avec le conseil des cinq ~  

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: ★ De nouvelles règles, la réforme d'Undai Gakuen   Ven 2 Mai - 23:42

Après longue et mûre réflexion, même si je n'appréciais guère Miri, je devais lui accorder la brillance de ses idées ~ Ou plutôt, la prise d'initiative afin d'instaurer un régime auquel j'aspirais depuis ma venue à Undai en tant qu'enseignante. Évidemment que je me suis investie également dans la préservation des étudiants dans Undai, à ma manière cela dit, essayant de passer par Ayame -dont l'interdiction de tuer que je lui imposais- jusqu'à procéder à un enseignement rigoureux et respectueux. Mais jamais je n'ai étendu mes valeurs à plus d'une poignée d'étudiants, ne sachant approcher Yume sur le sujet -elle était ainsi, rien ne pouvait la changer- ni osant quémander cela à ma femme. Après tout, n'avais-je pas assez subi pour avoir interférer dans les affaires internes de l'Académie ? Si, suffisamment pour que toutes pensées comme celle d'une réforme, s'évanouissent de mon esprit porté sur la paix commune ~ Mais maintenant, dans ce bureau chargé en une multitude de sentiments contradictoires, j'avais une occasion inestimable pour appuyer positivement les dires de la femme toute de noir vêtue ~ Chance que je ne manquerais pas de saisir en plein vol, cela va de soi ~ Et c'est pour cette raison, omettant l'antipathie à l'égard de l'ancienne directrice de Gokusha, que je fis vibrer mes cordes vocales dans une belle sonorité apaisante, afin de valoir l'esquisse d'un nouveau mode de vie à Undai. Esquisse disais-je ? Malheureusement oui.

- Undai a été jadis une académie paisible, je vous l’accorde. Cependant mon avis reste mitigé, je donne raison aux deux parties, inutile de vous disputer pour cela. 

Vraiment ? ~ Étonnée, j'avoue que je le fus pour la première partie des dires de ma chère femme, fidèle à elle-même. Non que je m'attende qu'elle argumente en défaveur des changements, mais c'était tout comme. Mais, contrairement à ce que j'aurais cru, elle n'écarta guère toute possibilité de mettre le plan de Miri en exécution. Étant la mère de sa fille, ma voix aurait-elle une force de persuasion plus implacable sur Ayame ? ~ Je ne saurais le dire, tandis que le débat n'était guère gagné quand elle referma sa bouche, ne laissant qu'un silence plat dans la pièce. Fronçant délicatement les sourcils, en détournant le regard de ma femme quand elle se leva pour le poser sur Maria, je pus constater qu'elle était mitigée également. Nous l'étions tous ~ Ne sachant comment réagir, parce que crier victoire sous l’ambiguïté des paroles de ma femme, serait une sous-estimation de son talent d'orateur pour mettre tous d'accord ~ D'autant plus que mes sens aiguisé d'analyste se virent perturbé par l'odeur enivrante de ladite grande directrice qui vint s'installer à mes cotés, jouant avec l'une de mes mains, me procurant des frisons que j'essayais de masquer sous un sérieux de marbre ~ Digne de la situation, dirais-je ~

- Les générations changent, avant il était bien plus aisé de trouver les perles rares tels que vous êtes, mais à présent, je ne peux me permettre de réduire les inscriptions et laisser un millier d’Undai’ens traverser le pont, diplômes en poche. La sélection naturelle est un point crucial à cette académie, je n’accepterai guère d'avoir des faibles dans mes rangs, croyez-vous vraiment que si vous n’aviez vos capacités spéciales, vous seriez ainsi assis devant ma personne ? ~ 

Et tous les éloges que je pus me lancer quelques secondes auparavant, disparurent au même titre qu'Ayame écarta la conception de la réforme du règlement, dans une phrase pouvant mettre en valeur les uns, que détruire les croyances des autres. « Heh, crois-tu qu'elle nous aime parce qu'on baise bien ? Ou c'est grâce à notre dédoublement qu'elle tient tant à nous ? ~ Je la tuerai volontiers. » Silence. Si mon ombre était haineuse envers Ayame après qu'elle eut clairement dit que tous ici présents, y étaient seulement grâce à leurs pouvoirs, de mon coté, je ne m'en offusquais guère. N'avais-je pas tout fait afin de devenir comme ma femme, dans mes jeunes années de scolarité ? N'était-elle guère mon modèle de perfection en tant que scientifique de renommée, autant que celle d'une femme au charisme brûlant ? ~ C'était bien le cas. Et je pouvais dire que j'ai atteint mon but de sentir son regard se poser sur ma personne ~ Définitivement oui ~ Il suffisait de constater qui était tous les soirs dans notre lit conjugal, à gémir sous mes caresses des plus intimes ~ Alala, je mouillais rien qu'à y penser ~ A croire que j'étais tellement en manque -tout à coup- que même son refus n'arrivait à couper les fantasmes défilant déjà dans ma tête ~ Quoi que... « Les règles d’avant, ne peuvent être… » Alala...

- Cela est faux Ayame, tu le sais très bien. Nous pouvons arranger cela, nous pouvons faire en sorte que les meilleurs sortent sans pour autant que les plus faibles disparaissent aussi futilement.

Relevant le regard sur Miri -que j’aperçus après qu'elle éleva sa voix afin de couper Ayame- je secouais doucement la tête de gauche à droite, effaçant ainsi l'image d'une certaine femme nue, rougissant sous des attouchements  dévergondés ~ Définitivement, si la femme invisible n'aurait réagi, la parole de Dead Master passerait sans que personne ne puisse redire quoi que ce soit. Et tout cela parce que j'étais trop occupée par des idées... « Et alors ? Elle a raison, il n'y a pas de raisons pour changer les choses, Akiha. » Evidemment... Je me disais aussi que mes pensées étaient encombrées par des images agréables, et ce à l'excès. Claquant ma langue sur mon palais en signe d'agacement, je me redressais légèrement tandis qu'un nouveau silence de malaise emplit la pièce. Alala... C'est de l'avenir de ma fille que nous parlions là, il était hors de question que la discussion se termine sur une solution ne me convenant guère ~ Croisant les bras, je rivais mon regard clair sur Miri, attendant qu'elle soumette la clé du problème. Autant la laisser parler pour mieux rebondir sur ses mots et ainsi, faire entendre à la directrice de Undai ce qui était le mieux pour son Académie.

- Mais c’est qu’elle est magnifique la petite princesse ! Oh oui hein ! Elle est belle, oui, oui, oui ! Boudoudoudou ~

Soulevant un sourcil intrigué quand Loren brisa le silence -trop long à mon goût-, je tournais le regard vers lui, ne sachant si je devais en rire ou en pleureur. Alala, voilà un homme qui ne se préoccupait guère du débat, préférant de loin jouer avec Kaori ~ Définitivement, Loren était une des personnes de l'entourage de ma femme, que j'appréciais énormément, que ce soit par son parlé ou sa manière d'être ~ Ne quittant mon enfant des yeux pour voir ses réactions, je ne pus qu'être soulagée qu'elle ne se mette pas à pleurer, et, au contraire, aie l'air de se divertir. Après tout, être enfermée dans une salle où tout le monde se criait limite dessus sans qu'elle ne comprenne mot et l'utilité, ne devait être réjouissant pour un enfant en si bas âge. Définitivement, il était temps de mettre fin à cette discussion.

- Si vous avez une idée pouvant combler les deux parties, soumettez la, je suis toute ouïe ~ 

Tout à fait ~ Détournant mon attention de Kaori, je posais mes yeux furtivement sur Ayame pour mieux les braquer sur Miri, attendant qu'elle se mette à parler. Chose qui n'arriva guère, cela dit ~ Et c'est en voyant Maria -autant que Yume à mon plus grand regret- supposer qu'il n'y avait aucune solution à cette fabulation lancée par la femme en noir, que je me décidais à prendre les choses en main. Réfléchissant silencieusement, la concentration à son maximum, tout en maudissant Miri de son manque de réactivité sous les affirmations de mon épouse, un millier de possibilités défilait dans mon esprit. Il fallait que je trouve n'importe quoi, mais quelque chose qui me soulagera de devoir remplir des fiches incalculables de la morgue, chaque jour. Et... Oui ~ Si nous écartons l'obligation de tuer, un vrai monde de solutions s'ouvrait à nous ~

- Si je puisse me permettre ~ Contrairement à certaines personnes, j'ai une idée qui pourrait satisfaire autant votre sélection rigoureuse, que la diminution des morts à Undai ~

Rivant mes yeux sur Miri en lui faisant bien comprendre par l'expression de mon visage, qu'elle n'était qu'une incapable ne sachant se préparer à toute éventualité, je finis par me détourner de sa personne et attirer toute l'attention de ma femme sur moi ~ Que pourrais-je dire ? Alala, tant de choses véritablement ~ Affichant mon plus beau sourire sur le visage, je pris les mains d'Ayame dans les miennes avant de m'adresser -premièrement à sa personne- en un long discours où chaque mot fut pesé avant d'être prononcé.

- Votre Académie pourrait redevenir prospère à nouveau, sans toute cette effusion de sang, inutile ~ Pourquoi ne pas sélectionner les meilleurs étudiants par le biais des passages en rang, comme cela se devrait ? ~ Si un élève ratait son passage, il aurait encore une chance afin de se rattraper. Mais s'il échouait une seconde fois....

Devrais-je avouer que j'aimais tenir les gens en haleine ? Jouant du talent de ma voix suave dont la tournure de mes mots prenait un sens impossible à contredire, je me plaisais à user de tout cet art afin que mes idées deviennent les plus convaincantes possibles ~ Et c'est pour cela, qu'après avoir émis la proposition de seconde chance, que c'est avec fermeté que j'ajoutais ce fameux « mais », avant que certains membres -échauffés- de la réunions, ne viennent me couper. Sourire aux lèvres, je relâchais les mains de ma femme pour englober toute la salle de mon regard clair, impérial ~

- ... Il se verrait destitué de ses pouvoirs ainsi que de tout souvenir concernant Undai, et donc, renvoyé chez lui sans pour autant être tué. Évidemment, cela donnerait plus de travail à l'administration du coté des inscriptions et renvois, mais ce ne serait rien à coté des problèmes liés aux décès incalculables des étudiants et des membres du personnel ~ Qu'en pensez-vous ? ~

« Que tu fais tout pour que cela aille dans ton sens ? Et quoi ? C'est nous qui devrons s'occuper d'effacer la mémoire des imbéciles de cette école, Akiha ? » Pourquoi tant de frustration ? ~ Nous le faisions bien avec tous les cobayes qui passaient par notre laboratoire après tout ~ Et j'étais certaine qu'il y avait d'autres personnes compétentes pour s'occuper efficacement d'une tâche aussi aisée que celle de gommer quelques événements traumatisants des têtes des petits chatons n'ayant aucune chance de s'en sortir diplômés de Undai ~ Cela dit, mon idée était sans doute meilleure que le silence décevant de Miri. Attendant que les autres personnes présentes dans le bureau, saisissent l'ampleur de mon idée, je soulevais Kaori de son berceau, et m'assis au siège m'étant dédié, son petit corps chaud assis sur mes genoux ~ Ton avenir à Undai sera radieux, mon rayon de soleil ~ à condition que ta mère accepte, cela va de soi ~ Et c'est pour cela que je fixais Ayame d'un air insistant ~  

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MessageSujet: Re: ★ De nouvelles règles, la réforme d'Undai Gakuen   Sam 3 Mai - 0:33

Ce n’était guère par moquerie que je demandais cela, j’attendais seulement à ce que le peuple me sorte une idée convenable pour que j’accepte les demandes de l’une des partis ~ Undai ne me dérangeait guère comme il était, bien qu’effectivement, trouver des réponses aux morts devenait de plus en plus difficile. Sur ce point, je ne pouvais qu’accorder raison à Miri-Chan ainsi qu’à mon épouse pour m’alléger de ces mensonges que je sortais en boucles aux autorités ou encore, aux parents des défunts ~ Seul un cinquième des élèves sortait de l’académie vivant, de là, deux cinquièmes s’avéraient être des gens sans histoires, des personnes assez isolées pour que je ne doive justifier leur mort. Mais les trois autres cinquièmes représentaient un problème majeur. Et là, l’idée de sélectionner que des personnes abandonnées par le monde m’est passé par l’esprit, mais où serait donc passé mon esprit équitable dans ce cas ? N’avais-je pas décidé d’envoyer des lettres au hasard pour justement, donner la chance à quiconque la recevrait ? Si, mais je parlais également de sélection naturelle ~ Ceux dont les parents étaient Undai’ens avaient automatiquement leurs places dans cette académie, et la plupart, si pas l’entièreté faisait partie d'un cinquième sortant diplômés. Mais les autres, qui y pensait ? Certainement pas ma personne ~

- Si je puisse me permettre ~ Contrairement à certaines personnes, j'ai une idée qui pourrait satisfaire autant votre sélection rigoureuse, que la diminution des morts à Undai ~

Voilà qui ne m’étonnait guère ~ Déposant mon regard sur mon épouse en lui lâchant les mains, je ne pouvais que scruter son visage, trait par trait pour décrypter cette fameuse idée ~ Savez-vous que je n’étais guère patiente lorsque l’on abordait de tels sujets ? Sans doute, et je ne suis guère surprise que ma femme fasse exprès de tous nous tenir en haleine. « Votre Académie pourrait redevenir prospère à nouveau, sans toute cette effusion de sang, inutile ~ Pourquoi ne pas sélectionner les meilleurs étudiants par le biais des passages en rang, comme cela se devrait ? ~ Si un élève ratait son passage, il aurait encore une chance afin de se rattraper. Mais s'il échouait une seconde fois.... » Que disais-je donc. Roulant des yeux devant son incapacité à aller jusqu’au fond de ses idées, nous nous tûmes tous, attendant avec impatience que les lèvres de ma femme se libèrent pour nous éclairer. Certes, il était facile d’imaginer la suite, mais en même temps, je voulais l’entendre de sa propre voix. Qu’elle me dise clairement que si l’élève échouait une deuxième fois, celui-ci mourra ~

- ... Il se verrait destitué de ses pouvoirs ainsi que de tout souvenir concernant Undai, et donc, renvoyé chez lui sans pour autant être tué. Évidemment, cela donnerait plus de travail à l'administration du coté des inscriptions et renvois, mais ce ne serait rien à coté des problèmes liés aux décès incalculables des étudiants et des membres du personnel ~ Qu'en pensez-vous ? ~

Me fourvoyais-je ? Évidemment. Il n’était nullement question de mort, mais bel et bien de renvois. L’idée en elle-même n’était pas mauvaise, mais certains étudiants arrivant en seconde, rataient leurs passages, alors qu’une fois aux portes de la terminale, développaient la fameuse capacité spéciale octroyée à peu de personnes. Cela restait compliqué en soi, qui ne me dit pas que si je renvois l’élève en question, celui-ci ne montrera pas ses capacités par la suite ? Devrais-je ajouter quelque chose pour me garantir un échappatoire à tout cela ? Quelque chose comme…

- N’importe quoi. Et pourquoi pas les virer tous d’un coup ! Un seconde peut rater ses premiers passages en rang mais par la suite, montrer un potentiel énorme s’il arrive en Terminale, Akiha.

Lisait-elle dans mon esprit ? Gloussant aux dires de mon chef-d’œuvre, c’est avec compassion que je posais mon regard sur la demoiselle ~ Plus énervée qu’elle en ce jour, nous n’aurions pu trouver mieux ~ Et Miri-Chan n’arrangea rien à la situation en disant clairement sa pensée. « Qu’importe ce qu’on dise, tant qu’il n’y a pas de sang, tu ne seras heureuse, Yume-Chan. » Les tensions montèrent sous la réflexion malvenue de la femme fantôme, et ce fut à mon plus grand regret que je vis mon ange extérioriser sa colère en hurlant tel un animal son injustice ~ Crier ? Cela n’était guère assez fort pour exprimer ce qu’elle ressentait.

- Pauvre conne ! Tu fous la merde, c’est tout ! Et toi, à la place d’écouter ces imbécillités, reprends en main ton académie Ayame !

Moi ? ~ Je n’eus guère le temps de réagir à ses dires puisqu’elle s’en alla d’elle-même à coup de matérialisation, emportant sa chose dans la volée ~ Dieu, ne pouvait-on pas espérer une entente ? Certainement pas avec Yume-Chan et sa fâcheuse manie d’être une tête brûlée ~ Haussant les épaules en soupirant silencieusement, je laissais le calme se propager dans la pièce avant d’éclaircir le peuple de ma voix mielleuse sur les dires de mon enfant ~ Elle avait raison, et j’allais le souligner sans effort ~

- Yume-Chan n’a guère tort, il serait préférable que la règle de la deuxième et unique chance soit mise en vigueur pour les Terminales uniquement. Nous serons plus nombreux à Undai, le taux d’inscription devra diminuer également, ou devra être repoussé à plus tard. Une nouvelle gestion devra être mise en place, Charles-Kun, Shin-Kun, vous vous chargerez de cela ~

Me levant de ma place pour venir rejoindre mon épouse, je déposais mes lèvres sur son front tout en posant mon regard sur ma fille, barbouillant je ne sais quel mot en mordillant un bout de plastique -sans doute peu stérile. Dessinant un sourire des plus maternels sur mes lèvres, je me détachais de cette vision remplissant mon cœur de douceur pour mieux enfoncer mes pupilles verdâtres dans celles de Miri-Chan ~

- Un mois, je te donne un mois pour mettre en exécution ta réforme ma chère ~ Si ce qu'est Undai persiste d’ici là, ton idée tombera aux oubliettes ~

Ne venais-je pas déjà de me montrer extrêmement aimable en agissant de la sorte ? Moi qui avait battis ce lieu, qui protégeais ses richesses et son pouvoir, j’accordais à mon amie la plus chère de monter en grade et d’ainsi, me montrer l’étendue de son pouvoir sur les humains ~ « En même temps… On pourrait faire sauter cette règle sur les relations non ? Faut le dire… Ca devient débile non ? » Qui osait donc ainsi parler ? Kaito-Kun. Quelle idée, c’était bien la première fois qu’il interagissait depuis le début de ce débat ~

- Ouais autant que tu fasses d’Undai un harem, je reste sur l’avis de Yume-Chan, Undai n’a pas besoin de changer, Dead Master-Sama.

Certes, mais j’en avais convenu autrement. Pour le bien de ma famille, pour le plaisir d’Akiha-Chan ~ Plissant les yeux sous les dires de Maria-Chan, c’est en les rouvrant sur sa personne qu’un large sourire naquit sur mes lèvres et que ma voix vibra une dernière fois dans cette pièce, connue comme étant mon bureau principalement.

- Dead Master-Sama, justement ~ Je décide, vous obéissez ~

Ce furent les derniers dires avant que les portes de mon bureau ne calquent et qu’un nouvel air ne se lève sur Undai Gakuen ~ La réforme disaient-ils ? Amusons-nous en, dans ce cas ~

END

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