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 La meilleure manière de parler est par les poings.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: La meilleure manière de parler est par les poings.   Ven 5 Juil - 22:21

C'était outrageant. J'étais totalement hors de moi, je bouillais de l'intérieur et je ne voulais qu'une chose, casser tout ce qui se trouvait sur mon passage. Cette femme... Cette fille vulgaire m'a mis complètement en rage en moins de deux minutes, avec ses paroles dépourvues de moindre subtilité. « Et l’égoïste, elle t’emmerde. » Garce. Il ne me fallait que me rappeler de ces quelques mots pour que je me mette à envoyer mes poings dans les murs sombres de l'hôtel. J'allais la tuer, j'allais la trancher, j'allais... Elle ne comprenait rien et osait dire que c'était moi qui étais en tort. Elle se permettait de me dire de but en blanc que je n'avais rien à dire, que je devais me la fermer et accepter la situation actuelle, que je devais me soumettre aux bons vouloirs de Undai, parce que de la sorte, nous serions ensemble. Des bordels de conneries abjectes en somme. Black Rock Shooter, une femme digne de ce nom qui devait se faire couver par Dead Master, qui se comportait comme un enfant ayant peur de ce qu'elle trouverait dehors. Et le pire dans tout cela, c'était que moi-même, j'étais plus mature qu'elle, sachant qu'elle avait plus d'une dizaine d'années en plus que moi. C'était... J'allais la massacrer. En plus, elle n'a rien voulu entendre par la suite, elle a déballé ce qu'elle voulait et s'est enfuie, partie, envolée comme elle est venue. Et moi... Je ne l'ai pas suivi, trop furieuse de ses paroles.

- Bordel... C'est moi qui t'emmerde !

Gueulant en plein dans la chambre que j'eus louée, je matérialisais ma robe de combat en envoyant tout valser, autant le lit que les étagères passant par les tables de chevets, tout cela pour m'extérioriser. Ayant mis le bazar dans la pièce, je me clamais finalement sous le vacarme que je dus produire avec mes actes brusques. Soupirant lourdement en sentant un calme étrange s'emparer de moi, je fis disparaître ce qui me servait de tenue en me disant qu'il serait favorable qu'on me retrouve -si quelqu'un rentrait- dans mon uniforme plutôt qu'avec des cornes rouges sur la tête. Laissant échapper un ricanement monstre, je suis restée encore une bonne dizaine de minutes affalée dans le fauteuil en cuir pour finalement me décider à me lever, sortir de cette chambre, de cet hôtel -dont la note était réglée en avance- et de partir en direction de cette maudite école que je voulais quitter au plus vite. Je savais pertinemment que je laissais parler mes pulsions, que sur le moment, je n'avais qu'une envie, et c'était de faire du mal à mon amie pour ses dires dénuées de tact. Et la meilleure manière de lui enfoncer un couteau dans le dos serait... de le faire tout simplement. Ha... ha. Plus sérieusement, je ne pouvais quitter Undai Gakuen avant l'obtention de mon diplôme, de plus, je n'avais pas envie de me séparer de Yume, peu importe ce qu'elle disait, moi, je l'aimais. Pas au point d'accepter tout de sa part, mais assez pour aller la trouver et essayer de m'expliquer, encore et encore, jusqu'à ce qu'on se fâche assez pour s'oublier. Mais pas avant, pas avant que nous soyons complètement fixées sur ce que nous voulions.

En plein milieu des rues de Kyoto, je levais la tête pour voir dans quelle rue je me trouvais et sortis mon portable de la poche de mon uniforme. Composant le numéro de taxis, j'en demandais un et attendis patiemment qu’il arrive à mon emplacement. Quelques minutes plus tard, j'étais installée dans le véhicule qui me conduisit droit jusqu'à cette école de malheur. Sortant de l'auto, je payais la course et m'arrêtais sur le pont, devant les bâtiments modernes qui me surplombaient de haut, comme si ils voulaient s'écrouler sur moi, comme si ils voulaient me montrer qu'ils étaient les plus puissants. Rien à foutre de cette école, mon amitié avec Yume était plus puissante et j'allais le prouver quitte à détruire tout sur mon passage.

Les poings et dents serrés, un froncement de sourcils appuyé par la colère, une expression froide sur le visage et un regard flamboyant, je me dirigeais droit sur le bâtiment principal, ne faisant guère attention aux étudiants qui passaient à coté de moi et aux autres détails. Arrivant rapidement d'un pas ferme dans le couloir du Conseil, je matérialisais ma robe de combat sans ralentir ma marche décidée. « Hors de question... Tu n'as pas le droit de me traiter comme cela... » Sifflant ces quelques mots furieusement, j'ouvris la porte du conseil, cherchant déjà Yume du regard, prévoyant les autres endroits où elle pourrait se trouver si elle ne serait pas là. Coup de chance, elle était dans le Conseil, à son bureau de Présidente, comme si de rien était, comme si notre conversation -dispute- n'avait jamais eu lieu. Enfoirée... Grinçant des dents, je ne fis guère attention aux autres membres de cette fameuse pièce, me dirigeant directement sur mon amie. N'attendant pas à ce qu'elle relève son regard glacial sur moi pour me juger de ce dernier, je fis la première chose qui me passa par la tête sous les regards trop pesant des autres personnes présentes dans la pièce. Abattant ma main sur ses tas de paperasses, je pris appui sur cette dernière pour lui envoyer mon poing dans la figure, tout simplement. Tout fortement. Sentant mes phalanges s'écraser sur sa mâchoire, je n'attendis pas de voir ses réactions, faisant demi-tour et sortant -fuyant- de la pièce aussi vite que j'y suis venue. J'eus même la bonne idée de claquer la porte derrière moi tandis que l'adrénaline montait en moins quand je prenais les couloirs aux hasards dans l'Académie.

J'ai... frappé Black Rock Shooter, la présidente du Conseil des étudiants devant d'autres personnes. Je me sentais étrangement. Non que j'aie peur de Yume, mais je pouvais décrire ce sentiment comme suit : J'avais l'impression d'être une étudiante quelconque qui défia un jour Kuroi parce qu'elle ne l'appréciait pas, mais en la prenant par surprise. Le genre d'étudiante qui attaque Yume dans l'Arène à l'arrache avant de fuir dès qu'elle lui aurait infligée des dégâts, sachant qu'elle ne saura la battre. Et bien ! J'ai fait de même. Je lui ai foutu un poing sous une simple pulsion avant de dégager de sa vision, avant qu'elle n'ait le temps de réaliser ce qui lui arrivait et m'arracher la tête tout bonnement pour se venger. Mais je n'avais que faire. Qu'elle vienne seulement ! Elle n'avait pas le droit... Elle...

Faisant demi-tour en plein milieu d'un couloir du premier étage, je lançais un regard meurtrier à travers le chemin tout en matérialisant ma Silver Sword, prête à attaquer, l'électricité pulsant en elle comme ma haine en moi. Ne faisant guère attention aux autres étudiants et professeurs et encore moins au règlement stipulant l'interdiction de combattre en dehors de l'Arène, je pointais mon arme devant moi, sachant pertinemment que mon adversaire du jour va apparaître tôt ou tard. Une expression furieuse sur le visage, je laissais ma colère s'exprimer sous mon ton tranchant.

- Viens seulement, Kuroi !

Elle n'avait pas le droit de me traiter comme elle le faisait, pas après ce que nous avions traversées. Et si elle ne le comprenait pas, j'allais le lui inculquer à coup de lames et poings, j'allais me battre contre elle, sans pitié, sans retenue, jusqu'à ce qu'elle réalise à quel point je tenais à nous, et comment elle était en train de tout gâcher. Impardonnable ! Qu'elle reste dans cette stupide école à vie si elle en avait envie, mais qu'elle se rappelle que c'était entre ces murs qu'elle s'est prise une raclée de celle qui l'aimait. J'allais la massacrer, cette... inconsciente de la vie.

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Dernière édition par Kaïla Kurayami le Mar 16 Juil - 22:32, édité 1 fois
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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La meilleure manière de parler est par les poings.   Dim 7 Juil - 22:00

Allez tous vous faire voir. Mon état était des plus déplorables, il n’y avait qu’à regarder comment je foudroyais les gens des yeux pour comprendre que ce n’était pas aujourd’hui qu’il fallait venir me chercher des poux. En parlant de cela, je n’en ai jamais eu … Hum. Saviez-vous pourquoi j’étais de mauvaise humeur ? -Et non pas pourquoi, je n’avais jamais eu de poux-. Et bien c’est fort simple, il ne fallait dire qu’un mot pour comprendre et ce mot était « Kaïla ». Pauvre conne. Non que je sois vulgaire, mais sur le coup, je ne savais pas faire autrement. Traçant mon chemin jusqu’au conseil des étudiants, j’ouvris la porte sans saluer les gens se trouvant à l’intérieur, me dirigeant directement vers mon bureau, j’ouvris mon portable et tapotai mon clavier sous le regard des autres. Qu’ils se taisent, tous.

- Hum ~ Puis-je savoir que nous vaut cette froideur, Kaichō-Sama ? ~

Levant le regard en remarquant la présence de Miri-Tan, je déglutissais avant de reprendre un visage froid et … l’ignorer royalement. Mais genre tellement que je redescendis mon regard sur mon écran avec cette sensation de se faire étouffer sous le regard de quelqu’un … Ouais, même si ce quelqu’un était Miri, c’était possible. Ne daignant répondre, je poursuivis ce que je faisais alors que la voix de Yomi se fit entendre dans un sarcasme bien senti. « Héhé, elle a dû se disputer avec sa chienne ~ Miri, apporte moi de l’eau s’il te plaît ~ ». Serrant les poings en grinçant des dents, je me redressais avant de … de ne rien faire d’autre puisque la carafe d’eau s’écrasa -littéralement- sur la tête de la folle aux yeux mauves. Entrouvrant la bouche sous le choc, je fus d’autant plus surprise quand Miri matérialisa un essuie pour sécher son élève … Bande de dingues. Reprenant place sur mon siège, je soupirais silencieusement en laissant les deux filles se disputer sur le rire des autres membres. Me saisissant d’un dossier, je traitais celui-ci sans prendre plus d’attention sur l’assemblée. Qu’ils parlent de moi ou de quelqu’un d’autre, je n’en ai que faire.

Du moins jusqu’à ce que j’entende la porte s’ouvrir et que je voie débouler THE personne que je ne voulais plus voir arriver. Non, ce n’était pas d’Akiha ou d’Ayame que je parlais, mais bel et bien de mon amie, ma femme, mon amante, cette imbécile égocentrique. Ne daignant lui accorder un regard, je continuais ma paperasse tant qu’elle était sur mon bureau. Et celle-ci disparut avant qu’une main ne vienne s’éclater sur mon visage, me giflant publiquement devant une assemblée … choquée. Amusée oui ! Sentant mon sang ne faire qu’un tour, je ne bougeais tout de même pas alors que la situation devrait être l’inverse. Sauter, attraper, cogner. Voilà ce que j’aurais dû faire mais rien. « Tue-la ~ ». Ta gueule.

Haha. Non, il n’y avait rien de marrant et certainement pas en entendant le ricanement de l’autre égocentrique et la fureur de Yomi suite aux gestes de Kaïla. Laissant Miri la calmer, je matérialisais ma robe de combat avant de … de retourner mon bureau en l’envoyant à l’autre bout de la salle. Mon visage déformé par la colère je m’élançais sans plus attendre vers l’extérieur, boulant à toute allure dans les couloirs, je me servais des murs pour virer d’un côté à un autre. Croisant même un prof que je bousculais ni plus ni moins sur mon passage, j’arrivais rapidement là où se trouvait Kurayami. Serrant des dents en la rencontrant dans mon champ de vision, je me dirigeais toujours aussi vite vers elle, passant en dessous de sa Silver Sword, je lui fis un croche-pied pour la faire perdre pieds. Me posant sur son corps en bloquant ses mains en matérialisant des lanières sortant du sol, je passais mes mains autour de son cou.

- Kaïla !

Ouais, je hurlais et sans doute assez pour que les élèves présents dans leurs classes ne sortent pour regarder qui faisait tant de grabuge. N’étant guère intimidée par ce monde, je les foudroyais du regard pour qu’ils dégagent mais aucuns ne daignaient le faire. Un simple sifflement de rage de ma part et nous fûmes seules. « Dégagez ! » N’était peut être pas assez gentil pour qu’ils restent. Haha. Bande de cons. Ne serrant toujours pas vraiment son cou, je reportais mon attention sur elle, la foudroyant à son tour de mes billes azurées. Comment … comment avait-elle osé me taper de la sorte … pauvre … « Conne ~ ». Ta gueule.

- Je peux savoir ce que tu fous ?! Si t’as besoin de te défouler, vas te trouver un bouc-émissaire dans l’arène !

Fâchée ? Non, pire.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: La meilleure manière de parler est par les poings.   Mar 9 Juil - 13:38

La dernière fois que j'étais autant en colère remontait à pas longtemps de là, mais ce n'était pas comme ici, où je ne savais comment me comporter vis-à-vis de la personne qui m'eut mise dans cet état. Si c'était quelqu'un d'autre que Yume, je n'aurais pas autant de soucis comportementales, j'agirais selon mes ressentis. Mais Yume Kuroi n'était pas n'importe qui qui m'aurait fait du tort. De plus d'être forte, elle était mon amie. Non, nous n'entretenions pas le genre d'amitié où quand on se disputait on sortait la stupide phrase de « t'es plus mon amie ! », nous étions bien au-dessus de cela. Tellement que la fin de notre amitié signerait notre rupture, mais aussi nous opposerait au point du non retour. Assez pour qu'on veuille la mort l'une de l'autre ? Peut-être pas, mais assez pour que l'on devienne des ennemis. À Undai les règles étaient strictes, si tu n'es pas un ami, tu es un adversaire, et encore quand tu es un ami, tu es un danger et une faiblesse. Alors des amis qui deviennent des ennemis, c'était encore pire. Du moins, du point de vue objectif, vu que si je devais croiser Yume tous les jours dans les couloirs de l'école, je me sentirais d'autant plus mal si je n'étais plus avec elle.

Quoi qu'il en soit, une dispute restait une dispute, et même si je n'oserai pas m'en prendre à elle comme je le faisais avec mes ennemis, ce n'est pas pour cela que j'allais baisser l'échine et encaisser. Je voulais qu'elle reste mon amie -et plus-, je ne voulais pas la perdre à cause de Undai. C'est pour cela que je devais agir, comme je le pouvais, afin que l'on trouve une solution à notre problème, qu'on le règle et qu'on l'oublie. Mais... Dans ce cas-ci, était-ce seulement possible ? Je n'en savais rien, et l'impuissance qui me gagnait ne me laissait qu'un choix, me battre... à coup de poings. C'était la manière la plus pure -et bestiale- d'extérioriser ses peines et sentiments, c'était ainsi que cela marchait à Undai.

C'était une réalité tellement encrée  dans les sens primitifs de chaque habitant de cette Académie, que je ne m'étonnais même pas de voir Yume débouler dans le couloir à ma suite, robe de combat activée, prête à en découdre d'une manière moins diplomatique. Mais en même temps, je l'ai commencé, je le voulais, j'étais plus que engagée pour un combat. Quitte à en avoir mal, si c'était le seul moyen que je me sente mieux. Serrant le manche de mon épée, c'est avec une certaine adrénaline me faisant presque tourner la tête que je constatais dans un souffle à quel point elle était rapide. C'est quand sa silhouette fine passa à travers ma « défense » que je savais que j'étais perdue. C'était toujours comme cela avec Yume, elle procédais avec un certain automatisme dans ses combats, d'abord, elle déstabilisait ses adversaires -souvent en les faisant tomber au sol- pour mieux les abattre par la suite. Et c'est dans un « merde » inaudible de ma part que mon dos se heurta contre le sol, tandis qu'une grimace s'instaura sur mes lèvres. J'avais l'habitude. Mais ce n'est pas pour autant que cela ne faisait pas mal.

- Kaïla !

Hors de question, il fallait que je me relève, je n'allais pas la laisser me dominer de la sorte, encore moins en sachant qu'elle était furieuse. Oui, je tenais à ma vie, tellement que mes sens me hurlaient à me débattre et l'attaquer à mon tour. Chose que j'aurais fait volontiers si mes mains n'étaient pas bloquées par je ne sais quoi et Yume ne se trouvait pas sur moi, en train de m'étrangler. Grinçant des dents, c'est avec une certaine panique me donnant des ailes que je me débattais, essayant de libérer mes poignets de son emprise, en vain. Tellement que je m'étouffais moi-même sous ses mains en essayant de me libérer. Furieuse de m'être fait avoir aussi facilement, mon cerveau allait à cent à l'heure, cherchant une solution moins invasive et disparate pour me défaire de sa poigne. À coup de pieds ? Pas évident avec son corps sur moi. Pas moyen d'utiliser mes mains, j'arrivais pas à me défaire des lanières les enlaçant, au contraire, ma peau me brûlait tandis que je tordais mes poignets dans tous les sens. Silver Sword ? Dématérialisée après être tombée au sol. Matérialiser. Il fallait que je matérialise quelque chose. Mais quoi ? La situation chauffait mon esprit mais pas assez pour que je sois efficace. Un rat prit au piège ? Qu'elle crève.

- Je peux savoir ce que tu fous ?! Si t’as besoin de te défouler, vas te trouver un bouc-émissaire dans l’arène ! 

Oui, qu'elle souffre de ne pas me neutraliser complètement. De plus, ses paroles me mettaient dans une rage sans nom. Autant moi que elle, nous étions hors de nous, assez pour que nos paroles dépassent nos pensées. Du moins, j'étais assez en colère pour le lui montrer, la fusillant de mon regard meurtrier, plongeant mon regard chaud dans le sien, froid, sans me laisser intimider par sa position de force. Je l'ai dit, et je le redis. Elle allait souffrir jusqu'à ce qu'elle comprenne. Et pour le moment, elle ne comprend rien du tout, il ne fallait qu'à l'entendre. Prenant une inspiration -plus ou moins- je me raidis instinctivement, tendant tous mes muscles avant de... lâcher une masse d'électricité sur mon corps. Moi, sadomasochiste ? Oui, si c'était pour un bon but. Et là, c'était justifié. Grimaçant sous cette douleur désagréable qui me parcourait le corps, j'augmentais le voltage jusqu'à ce qu'elle me lâche, ou soit assez déstabilisée pour que je puisse agir.

- Je vais pas faire souffrir quelqu'un pour TES ERREURS !

Passant mes jambes en dessous d'elle pour les remplier vers moi, c'est à pieds-joints que je lui enfonçais mes pieds dans l'abdomen, en la propulsant de mon corps par la même occasion. Prenant appui sur mes jambes au sol, je fis une sorte de culbute pour arriver accroupie sur mes pieds, les mains toujours liées au sol. Ne quittant pas Yume des yeux, je coupais les lanières me contraignant à rester immobile d'un coup de genou où des morceaux métalliques et tranchants étaient plantés. Finalement, une robe de combat en elle-même, peut se rendre vraiment utile. Les poignets libérés, je ne pris la peine de me les frotter, plongeant directement sur Yume. Mais genre vraiment à l'arrache, fonçant sur elle pour la prendre dans mon sillage, la plaquant au sol dans un bruit sourd, c'est dans un roulé-boulé que j'essayais de prendre le dessus. À coup de pieds et de mains, je finis par attraper une de ses couettes pour mieux la tirer vers le sol, me retrouvant ainsi à écraser sa tête de tout mon poids entre le sol froid et ma main géante. Sautant par-dessus son corps, je la soulevais par le col et la bloquais conte un mur avant de lui asséner un coup de genou dans le ventre.

- Tu ne penses qu'à toi ! As-tu pris mes sentiments en compte au moins une fois ?! C'est si difficile de comprendre que je suis... je... JALOUSE DE CES GENS QUE JE HAIS !

Furieuse était un adjectif d'euphémisme pour décrire mon état actuel. Perdant mes moyens sous la rage me régissant sous tant d'incompréhension égoïste de mon amie, je me reculais d'elle en un éclair, matérialisai Silver Sword et la lui plantais dans le ventre sans moindre pitié, son sang éclaboussant mes vêtements par la même occasion. Stupide... Stupide... Stupide ! Elle était stupide ! Encore plus après le fait que je dus lui dire -hurler- ce que je ressentais. Et rien que pour cela, je voulais l'achever à coup de bâton. Respiration haletante de tant d'effort, je la fusillais de mon regard rubis. Je ne savais pas quoi faire. J'avais une envie monstre de continuer à la frapper jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je me calme, mais en même temps... Cela me rendait d'autant plus mal de la voir avoir mal par ma faute. Mais elle le méritait ! Assez pour que je dise qu'il serait peut-être mieux que je l'achève avant qu'elle ne vienne me massacrer pour ce défi monstrueux que je lui ai lancé devant toute l'Académie.

- Bordel d'égoïste stupide !

Attrapant le manche de mon épée toujours plantée en Yume, je la retirais d'un coup sec avant de l'abattre à nouveau sur ma chère amie qui me rendait la vie difficile, en aimant et chérissant des êtres qui lui faisaient autant de mal qu'à moi. Stupide. Stupide femme !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La meilleure manière de parler est par les poings.   Mar 9 Juil - 22:26

Je me sentais mal, ce mal qui me rongeait qui me prenait depuis je ne sais où pour se rependre sans fin dans mon corps tout entier … C’était affreux. Tellement que la nausée me prit alors que je devais me concentrer sur ce que nous devions décrire comme combat. Me battre avec Kaïla, cette femme, ma femme, mon amour, l’être que j’aimais le plus, je le blessais mais je ne voulais pas. Je ne voulais pas la blesser d’avantage, je ne voulais lui accorder la satisfaction de lui mettre mon poing dans la figure. J’avais mal. Mal là, dans mon cœur, ca se serrait, je détestais cela.

Et cela continua quand je sentis du courant électrique me foudroyer de toutes parts, je ne bougeais pas, je me laissais faire en grimaçant de douleur. Je ne voulais quitter mes mains de son cou, cou que je ne serrai toujours pas. Mais la douleur prit le dessus sur l’envie et je lâchais prise. Assez pour que je me voie en position de faiblesse, assez pour que je ferme les yeux sous le choc, assez pour la réveiller complètement. Ma bouche … mon sang. Je contractais mon corps entier, luttant contre mon envie sous un « Tue la … Mais ne le fais pas ~ » de sa part. Ta gueule … Ferme la ! Mais cela ne servait à rien, elle était toujours là, elle a toujours été là et le sera toujours. Mais … je ne voulais me laisser aller, je ne voulais pas qu’elle me domine comme elle dominait les autres, je ne voulais pas être la victime de mon être, de mon passé, de mon présent et de mon futur. Je voulais … qu’elle disparaisse. Mais cela ne fonctionnait pas sur ce que je voulais, non, elle … Elle était intouchable, indomptable, jusqu’à ce que mon corps soit sien, que ma haine règne et que ce que je chérissais disparaisse. Ayame. Non, Ayame n’était pas la plus importante, elle ne l’était plus. Kaïla, Kaïla … Il ne restait plus que Kaïla. « Tu ne penses qu'à toi ! As-tu pris mes sentiments en compte au moins une fois ?! C'est si difficile de comprendre que je suis... je... JALOUSE DE CES GENS QUE JE HAIS ! ». Ja…louse.

Rouvrant les yeux quand l’épée de mon amie se planta dans mon corps, je les écarquillais en sentant un flot sanguin me traverser les lèvres. Eclaboussant le corps de Kurayami avec dégoût, je posais mes mains sur sa lame, tremblante, je la regardais avec … tristesse. Je l’aimais tant … alors pourquoi ? Pourquoi faisait-elle cela, pourquoi … Ne m’aimait-elle pas ?! Et je crois que ce fut une fois sa lame retirée sous un « Bordel d'égoïste stupide ! ». Folle. Folle au point que mes traits se changent, que je tombe sur le sol sous son regard hautain et que sans crier garde je me saisisse de sa jambe pour venir la compresser sous ma poigne. Folle. Elle voulait … Elle devait … Il fallait que ! « Silence ~ C’est à moi de parler à présent ~ ». Ta gueule ! Je suis le m… Plus rien. Le vide, le trou noir, je n’étais plus, elle était. Et je ne compris pas cela tout de suite, c’est quand je perçus le corps de Kaïla sur le sol avec … mon bras planté dans son ventre que je percutais en déglutissant. Mou…Mourir ?! Hors de question ! Je ne voulais pas, elle ne pouvait pas … Ka…Kaïla !

« Pauvre chose, oser dire que tu es jalouse ~ »

TA GUEULE ! Comment osait-elle, comment ?! Je ne le supportais pas, je ne voulais pas d’elle ici, je ne voulais pas qu’elle lui parle ainsi ?! Kaïla, Kaïla … sauve toi ! Pars, enfuis toi … Je ne veux pas de ton sang sur mes mains. Je voulais l’arrêter, me recroqueviller sur moi-même, mais je ne pouvais pas, mon corps, ce corps que je voyais se mouvoir ne m’obéissait plus. Je me retrouvais comme dans une autre dimension, avec seulement cette fenêtre de vision où je voyais l’horreur. Terrible … Je crus même hurler de douleur quand ma main -sa main- sortit du corps de Kaïla dans un bruit visqueux, me retournant même l’estomac. Déglutissant difficilement en devenant pale -façon de parler-, je ne pouvais qu’écouter et voir.

« C’est toi l’égoïste ~ C’est toi qui ne voit pas Ô combien je me plie pour toi, Ô combien mon amour n’a pas de fin pour ta pauvre petite personne ~ Comprends le Kaïla ~ Tu es si importante que même moi, je n’ai pas envie de te tuer ~ Tu m’entends pauvre conne ? ~ Ecoute attentivement ~ Si tu arrives à me faire disparaître, je ne m’approcherai plus de la pute ~ Alors, veux-tu essayer ? ~ Si tu perds, je laisserai ma personne se perdre dans le chemin d’Akiha-SAMA ~ Hahaaaha ~ »

Non … Non, ne l’appelle pas comme ça, ne lui parle pas comme ça ! Sentant mon corps se relever, ma robe de combat n’était pas la mienne, ce bras n’était plus, ne laissant qu’une sorte de lance monstrueuse se pointer sur Kaïla, je me débattais invisiblement et surtout inutilement pour qu’elle ne l’attaque pas. Qu’elle ne la tue pas, qu’elle ne la touche pas. Essayant de retenir ce bras, c’est avec douleur que je sentis je ne sais quoi m’arracher la peau du dos pour venir se projeter sur Kaïla … Hurlant d’autant plus sans que quiconque ne puisse m’entendre, je vis ma chère et tendre amie se faire lacérée de toute part. Faible. J’étais faible … Tue moi … Tue nous. Non. Je refuse de mourir, je refuse de …

- Si seulement … Je pouvais te dire « Je t’aime » à tout jamais.

« Silence ~ ». Ta gueule !

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MessageSujet: Re: La meilleure manière de parler est par les poings.   Mar 16 Juil - 21:18

Mon épée frôla le mur devant mes yeux, rappant la peinture blanchâtre de toute sa longueur pour se figer sur une brique plus résistante que les autres. Fronçant des sourcils en essayant de dégager ma lame dentée de cette emprise qui la rendait inutilisable, c'est dans un mouvement de surprise que je sentis des mains enserrer mes jambes. Yume... Baissant mon regard colérique sur la femme ayant évité mon attaque brutale, c'est dans un dernier signe d’agacement que je chutais au sol quand ses bras me tirèrent d'un coup sec. Me rattraper n'était pas une idée admise ni valable quand je sentis une douleur vive saisir mes nerfs de tous les cotés. Ce ne fut pas mon dos  en rentrant en contact avec le sol dur qui me faisait mal, mais bel et bien... D'ailleurs, où avais-je mal au juste ? Quand vous vous faites transpercer le ventre par des bras appartenant à autrui, je vous assure, que vous avez mal partout, dans tout le corps. Et c'est ce qui se passait, c'était... insupportable dans un sens. Sentir un corps étranger, tellement invasif, remuer ses organes de l'intérieur avec des litres de sang coulant à flot, me vidant de mon énergie, ce n'était pas une partie de plaisir.

« Pauvre chose, oser dire que tu es jalouse ~ »

Quoi... ? Grimaçant de douleur en me retenant de crier ma peine, je le sentais. Je n'avais même pas à lever le regard vers sa silhouette ténébreuse pour savoir que ma chère amie n'était plus elle-même. Cette aura monstrueuse qui l'entourait, ne pouvait qu'être celle de l'autre. Cette sensation de peur et de mort imminente qui grimpait le long de ma colonne vertébrale venait me confirmer mes peurs. Yume... Non. Insane. Crachant le sang qui vint s'immiscer dans ma gorge, c'est dans un dégoût visible que je relevais mon regard aussi rubis que le sol à présent, sur mon soi-disant amie. Comment... Comment a-t-elle pu laisser place à ce monstre entouré de mauve, encore une fois ? Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais devant Insane, et je vous assure qu'elle ne me manquait aucunement. Par contre là... Yume fuyait, elle laissait ce monstre de haine venir à la surface pour me tuer. Tout cela parce qu'elle n'acceptait pas la vérité que je lui brandissais sous les yeux. Grinçant des dents quand sa main sortit de mon corps, je retins tant bien que mal mes organes  en charpies. J'allais vomir. Non, je n'avais le temps pour cela, Insane était indomptable, il fallait que je me sauve, il fallait que je répare mon corps, quitte à le faire n'importe comment, il fallait...

« C’est toi l’égoïste ~ C’est toi qui ne voit pas Ô combien je me plie pour toi, Ô combien mon amour n’a pas de fin pour ta pauvre petite personne ~ Comprends le Kaïla ~ Tu es si importante que même moi, je n’ai pas envie de te tuer ~ Tu m’entends pauvre conne ? ~ Écoute attentivement ~ Si tu arrives à me faire disparaître, je ne m’approcherai plus de la pute ~ Alors, veux-tu essayer ? ~ Si tu perds, je laisserai ma personne se perdre dans le chemin d’Akiha-SAMA ~ Hahaaaha ~ »

Que disait-elle... ? Je ne saurais le dire exactement. Je comprenais le sens de ses paroles détestables, mais ils ne voulaient pas percuter dans mon esprit. Yume... Ou Insane ? À chaque fois que j'avais à faire à cette dernière, il n'y avait pas de place pour des paroles, tout se résumait par un combat dont je sortais souvent dans un piteux état. Mais là... J'avais mal. Terriblement mal. Le sang affluait de tous les cotés, je pouvais dire même que je pataugeais dans mon propre liquide vital. Furieuse de ce que j'entendais, je l'étais d'autant plus par mon incapacité à me mouvoir. Je l'ai dit et je le répète, je ne lâcherai pas prise avant qu'elle ne réalise à quel point elle était... Yume m'aimait, mais en même temps, elle n'était qu'un monstre d'égoïsme, que j'avais en ce moment sous les yeux. Yume était... elle ne captait rien !

C'est en essayant de me relever que j'ai compris qu'il n'y avait rien à faire et que je devais refermer mes plaies avant de me laisser charcuter. Chose que je fis tant bien que mal à l'arrache avant qu'une nouvelle salve de projectiles ne vienne me clouer au sol. J'avais terriblement mal, au point de l'exprimer dans un sifflement mélangeant la colère et la douleur dans le même bruit. C'était la mort. J'étais impuissance sous tant de masse de puissance qui ne voulait que ma mort. Non, Insane me provoquait, elle essayait de me dire quelque chose. Et ce que j'en déduisais était horrifiant. Il fallait à tout prix que je la batte pour lui faire entendre raison.

- Ris tant que tu peux, tu ne m'impressionnes pas, je vais te réduire en bouille !

Levant ma main dans sa direction, je projetais une sorte de bouclier pour faire barrage entre moi et son arme -une lance-. Je n'allais pas abandonner aussi facilement, et surtout, je n'allais pas lui permettre de dire ce genre de connerie. Se perde dans le chemin de l'autre blonde ?! Pourquoi elle disait cela ? Car elle voulait sa mort. Furieuse comme jamais, je refermais mes blessures du mieux possible avant de me relever et faire... et foncer droit sur elle en hurlant de rage tout en matérialisant des piques sur mes gants géants avant d'essayer de les lui enfoncer dans le corps. La poignarder jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus bouger, jusqu'à ce qu'elle ne ressemble à rien, jusqu'à ce qu'elle n'aie d'autre choix que de m'écouter et reconnaître que j'ai le droit de lui demander ces choses là.
Oui, c'est ce que j'aurais voulu qu'il se passe, mais quand on a Insane devant nous, on sait à quel point on est insignifiant, à quel point nos attaques ne sont que des piqûres de moustiques, et surtout, à quel point la riposte de ce monstre peux nous transformer en poussière d'un clignement de ses cils. Et ce, je le savais parfaitement bien. Après tout, j'ai dû atteindre le record de tentative échouées de mon assassina de la part d'Insane.

-Disparais dans ce cas ! Vas-t-en Insane ! Si tu m'aimes autant, alors comprends-moi et DÉGAGE !

Hurlant ces quelques paroles après elle, je matérialisais tout ce que je pouvais pour éviter ses attaques tout en essayant de l'atteindre, en vain. À bout de souffle dans un couloir commençant à se remplir par des professeurs et autres gens que je ne voyais que dans des flashs flous, je finis par invoquer Wo-Kun dans un dernier mouvement désespéré le faisant foncer droit sur Yume, dans ce couloir étroit. Assez étroit pour dire que l'explosion qu'il provoqua détruisit le mur qui fut le plus proche de l'animal métallique tout en me propulsant à quelques mètres plus loin. Me protégeant avec une barrière électrique, c'est le souffle coupé que je me sentis tomber dans le vide. Grinçant des dents quand je compris que j'étais en train de tomber du premier étage par un grand trou fait dans le mur, je ne quittais pas cette ouverture des yeux, de peur que Insane ne vienne à me poursuivre. Me réceptionnant tant bien que mal dans la cour qui était juste en dessous, c'est dans un craquement sinistre que je me brisais la cheville. « Bordel... » Un simple souffle avant que je ne sente à nouveau cette oppressante puissance tout près de moi. Remettant ma cheville dans un craquement sinistre, je laissais échapper un sifflement de douleur, puis matérialisai ma Silver Sword pour avoir de quoi me défendre. Car oui, il n'y avait pas place à l'attaque devant un être aussi terrifiant. Je devais avouer que la peur me nouait l'estomac, tandis que je restais là à l'attendre, sachant pertinemment que ses attaques -si elle le voulait- pourraient m'être fatale. Déjà là, je pouvais affirmer que je passerai quelques jours à l'infirmerie pour m'en remettre. Il fallait... il fallait que je fuie. NON !

-Plutôt crever que de laisser passer cela... Yume.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La meilleure manière de parler est par les poings.   Jeu 18 Juil - 11:59

Des sœurs mourraient, j'ai toujours été là, mais jamais elle ne le sut. J’ai toujours été là, je n’ai jamais rien dit, je l’ai toujours protégé dans la limite du possible. Je disparus pendant un moment, mais je revins des années plus tard. Sans moi, jamais elle n’aurait survécu.

Douleur. Haine. Peur. Terreur. Mort. Une envie détestable dans la bouche, cette sensation de je ne sais quoi … Personne ne peut plus m’aider.

Souffrance. Agréable. Joie. Meurtre. J’étais aux anges. Une envie agréable me traversait la gorge alors que ma main se plantait dans son corps. Je remuais, tous remuaient, je bougeais un peu, la peau se déchirait sous mes mouvements. Plus je souriais, plus je me sentais vivre, plus je ressentais cette sensation idyllique, plus elle s’enfonçait dans ses ténèbres. Nous n’étions pas deux, nous étions « elle ». Personne ne peut l’aider.

Je ne veux pas la tuer. Je veux lui dire que je suis désolée … Kaïla … Sauve-toi.

Elle était faible, mais je l’aimais, elle avait ouvert cette porte de bonheur en moi, elle m’avait sauvée de cette sombre partie que j’incarnais. Elle avait été tout, elle devait disparaître à présent. Kaïla comme Strength, sont des obstacles, Ayame-Sama le comprenait, elle le comprend, elle veut sa mort. Je ne dois pas vivre pour moi, pour elle, non, seule Dead Master est importante. Kaïla … Reste là.

Qu’elle se taise, qu’elle me rende mon corps. Je ne veux pas de ça, je ne veux pas … Je ne veux plus. Aidez moi, tuez moi.

- Ris tant que tu peux, tu ne m'impressionnes pas, je vais te réduire en bouille !

Chose futile, oser me contredire de la sorte. Haha. Pauvre enfant, je devais vraiment l’achever, mais je lui construirais une tombe, je l’honorais parce que je l’aimais. Oui, je devais faire ça, pour son âme, pour qu’elle soit à tout jamais coincée dans ce monde à mes côtés. Voilà mon but. Voilà ce que j’allais faire à présent, je devais … la purifier. Me levant en ne montrant nulle expression sur mon visage, je lançais mes chaines dans sa direction, écrasant son corps jusqu’à ce qu’en se dégage. Je n’abandonnais pas, je n’abandonnais jamais. Continuant mes attaques en me rapprochant de plus en plus de son corps, je gardais ma lance levée dans sa direction, qu’elle la dévie, elle reviendra toujours vers sa tête. Décapiter, j’aimais faire ça, c’était tellement facile, la peau du cou se coupe tellement facilement.

-Disparais dans ce cas ! Vas-t-en Insane ! Si tu m'aimes autant, alors comprends-moi et DÉGAGE !

Un bouclier me compressa, une bestiole métallique fonça dans ma direction et … j’explosais. Ne prenant la peine de me protéger, je levais juste la main vers mes yeux sous la lumière éblouissante de son attaque. Je crois que j’ai été projetée, quelque chose s’est enfoncée dans mon dos. Une roche … me retirant de son étreinte, je laissais un jet de sang gicler de mon dos alors que je refermais déjà mes plaies. Mon sang … mauve. Regardant dans le nuage de poussière où se trouvait Kaïla, c’est sans surprise que je remarquais une échappatoire. Elle avait explosé le couloir … Haha. Passant à travers sans ménagement, je sautais sans plus attendre dans ce fameux fossé pour me retrouver dans la cour. Face à Kaïla, brandissant sa Silver Sword. Que … se passerait-il si je la décapitais avec sa fameuse épée ?

- Plutôt crever que de laisser passer cela... Yume.

Yume … Yume ? Qui était-ce ? Je ne savais pas, je ne voulais même pas savoir. J’avais une mission. Purifier K… Qui était-elle déjà ? Je n’en avais que faire. Matérialisant un bouclier magnétique autour de mon corps, je remplissais celui-ci de matérialisation formant des filaments bleutés autour de mon corps. Bleu … Que représentait cette couleur ? « Ne … Ne … Je ne te la laisserai pas … ». Une voix ? Je n’en avais que faire. Matérialisant mon canon, je laissais celui-ci tomber lourdement sur le sol alors que le propulseur se chargea dans un bruit mécanique. Chargeant une boule de matérialisation en son corps, je laissais mon arme transformer l’énergie en force purement brute. Purifier. Mourir, détruire. Un. Deux. Trois.

Une lumière vive se créa, je ne vis plus ma cible, elle avait été … Non. Ayant un pas de recul en voyant une flamme rougeâtre ou rosâtre se dessiner sous mes yeux, je grinçais des dents sans vraiment savoir pourquoi. Mon attaque … se fit aspirer, mon canon s’effrita et une main me plaqua le front. Des yeux roses … rouges … le vide. Elle … sa robe se détruisait autant que je perdis ma matérialisation tonneaux après tonneaux. Miri… « Tue moi, protège la ». NON ! Mais je n’eus le temps d’en dire plus que je disparus complètement, je n’étais plus là … J’avais failli à ma mission.

- Kaïla-Chan.

C’est la chose qu’elle entendit, que j’entendis … Qui ?! Non, je le savais déjà.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: La meilleure manière de parler est par les poings.   Sam 3 Aoû - 20:10

J'aime bien commencer par « Je », c'est pour cela que je vais tout premièrement décrire ce que je ressentais sur l'instant. J'étais terrifiée. À croire que cela était mon quotidien, tout le temps avoir peur pour une broutille autant que pour des affaires plus importantes. Quoi qu'il en soit, je me retrouvais à nouveau dans une position défavorable à ma personne qui ne m'offrait pas beaucoup d'options d'échappatoire. Donc ! Vous auriez pu deviner tout de même que quand je dis que je préfère crever que fuir, ce n'est qu'une manière de parler hein. Pourtant, on aurait dit que Yume -ou du moins Insane- le prit au pied de la lettre en vue de son apparition brutale dans la cours, juste en face de ma carcasse saignante dont des plaies béantes tâchaient ma robe de combat ainsi que le sol en béton de cet endroit plutôt désertique en vue de l'heure qu'il était. Tous, ils devaient tous être en cours, et pour ceux que nous avions interrompu avec notre petit combat improvisé, j'étais certaine qu'ils préféraient se terrer dans les classes plutôt que défier l'autorité de mon amie ayant perdu le contrôle. Mais...

Pouvais je l'appelais encore par ce petit mot disant tant ? Je ne saurais le dire, mais je commençais à en douter quand une masse entourée de mauve se forma sous mes yeux dans un bruit mécanique... Ce bruit, je le connaissais bien, c'était la partie favorite de Insane pour pulvériser à tout jamais ses adversaires. Évidemment, je ne pouvais rien faire pour l'arrêter, je n'aurais même pas su m'immiscer dans son champ de frappe pour dévier cette masse volumineuse de métal, en vue du bouclier qu'elle s'est formée. Une sorte de champ magnétique l'enveloppait elle ainsi que ce qui se trouvait autour d'elle à deux mètres de distances, faisant soulever des cailloux du sol sous la puissance brute qui s'en dégageait. Bizarrement, je ne tenais guère à rentrer en contact avec ce bouclier, sachant parfaitement que je m'y grillerais comme un moustique imprudent sur les palettes électriques actionnées par la main d'un humain paresseux. Compte pesé, je ne voulais pas finir comme une mouche... Oui, mais quand une lueur d'énergie pure m’éblouit réduisant mon champ de vision, je me demandais brièvement s'il ne serait pas mieux -au final- se faire griller que carrément pulvériser. Par contre, je n'eus beaucoup de temps d'y penser, juste le temps de me cacher les yeux à l'aide de mon bras -et mon épée en l’occurrence-, sous l'intensité de la lumière sortant du canon qui allait m'effacer de la surface de la terre comme on se débarrasse d'une poussière.

Yume... Yume. C'était fini. Terminé. Nous nous sommes rencontrées dans la violence il y a de là près de trois ans. Nous sommes devenues amies dans la violence aussi. Ensuite, nous sommes passées par la case « amantes » qui nous a conduit à une situation sans pareille dont Yume en ressortait souvent chamboulée. Et maintenant, tout allait se finir dans cette même violence brutale. Et tout cela à cause de cette fichue directrice. Non. Non, je ne pouvais la blâmer, du moins, je n'avais pas envie de penser à cette folle dans ce moment qui marquerait la fin de mon existence sur terre. Non, là, j'allais me contenter de souffrir en silence, une main posée sur mon abdomen en sang, et regretter ce qui se passait. Si vous pensez vraiment que si je savais que cela déboucherait sur Insane, je ne l'aurais pas provoqué, vous avez tort. Terriblement tort, si je pouvais le refaire, je l'aurais fait. J'étais peut-être butée, mais je savais ce que je voulais. Et là, je voulais Yume, Yume libre à mes cotés. Sauf qu'elle, elle ne voulait que ma mort à présent. C'était la fin.

Fermant les yeux sous une douce brise de peur m'enveloppant, je n'ai même pas pensé à me téléporter, sachant que mon corps ne supporterait guère un nouveau voyage spatio-temporel. Pourtant, peut-être que cela serait mieux de se tuer toute seule avec une fausse manœuvre, que de tacher les mains de mon amie -ancienne amie. Mais même sur cela, le débat n'avait pas lieu. Autant mourir « fièrement » plutôt que démembrée en mille morceaux, éparpillée entre Undai et un espace inexplorable. C'est ce que je me suis dite quand les petits cheveux de mon échine se hérissèrent tandis que je sentis la puissance fulgurante de l'attaque de Yume se diriger droit sur moi avec une lenteur inexplicable, avec cette impression que tout se passait au ralenti. Une attaque fabuleuse -digne de Yume- dont la force était époustouflante, mais qui pourtant, n'arriva jamais à destination. Et pour cause... à mon grand soulagement...

- Kaïla-Chan. 

Miri-San... Relâchant mon arme qui tomba au sol dans un bruit sourd, je m’effondrais sur les genoux, le regard rivé à trois mètres devant moi, où Yume -inconsciente- gisait dans les bras de Miri, qui elle aussi, avait l'air éprouvée. J'aurais pu pleurer de soulagement, si la colère ne me mordait pas la conscience. Que s'était-il passé au juste ? Miri-San a arrêté l'attaque de Yume en l'aspirant, cela je ne l'ai pas vu vraiment sous la lueur qui en jaillissait, mais je me doutais que cela s'est passé de la sorte. Par contre, ce qui suivit, j'eus le temps de bien l'épier. Elle était rapide... Miri. En moins de temps qu'il fallait pour le dire, elle arriva à la hauteur de Yume -Insane- pour aspirer son énergie. Pourtant, je n'en fus pas rassurée, car la femme sobre qui m'eut sauvée la vie d'une mort certaine, n'en est pas sortie sans séquelles. J'ai vu quand ses cristaux hybrides se détruisirent dans son dos sur le surplus de pouvoir que son corps devait emmagasiner, j'ai vu quand sa robe de combat colorée disparut comme émiettée dans un torrent de vent, et je la voyais maintenant, tout le visage en sang, tenant tant bien que mal sa conscience éveillée. Elle était blessée... Yume... Comment allait-elle au juste ? Miri-San...

- Miri-San !

Me relevant tant bien que mal, je jurais comme pas permis sous la douleur aiguë qui prit raison de moi dans un tel moment. Essayant d'en faire abstraction, je couru -grand mot en vue de la distance- vers les deux femmes pour constater par moi-même ce qu'il en était. Et là j'ai hésité. Je voulais apporter mon aide à mon professeur particulier de ces dernières semaines, mais mon aversion pour le toucher m'empêchait de lui donner mon appui. Grimaçant légèrement, je finis par baisser mes yeux sur Yume -dans son apparence de quinze ans que je n'ai pas vu depuis longtemps- et soupirai. Elle avait l'air en vie. Ravalant mon mépris pour le toucher, j'aidais Miri à se relever tant bien que mal avec Yume dans ses bras. Avec un étonnement certain, je constatais qu'elle se procurait déjà les soins grâce à la matérialisation, rendant sa silhouette totalement apte à rester stoïque et digne de son impassibilité tranquille. Je le dis et le redis, mais cette femme était un Alien venu de Mars... Non d'une autre galaxie carrément.

Au final, c'est elle qui m'aida à me déplacer jusqu’au Conseil, sous mes vives protestations d'aller à l'infirmerie. Comme par une chance inestimable, il n'y avait personne dans ce lieu craint par les étudiants tiers. Enfin, à part peut-être Yomi qui sauta littéralement sur nous à notre entrée en voyant l'état de sa chère et tendre Yume-Sama. Ce qui s'en suivit ? Quelques remarques déplacées de sa part à mon égard, quelques regards tueurs que nous nous lancions, quelques bafouillages de ma part quand Miri me soigna et ma questionna ne recevant que des syllabes en réponse et voilà que mon estomac était à nouveau opérationnel. En théorie, parce que je ne me risquerais pas à avaler quelque chose avant un bon mois. Quoi qu'il en soit, je pouvais enfin réfléchir sur mon existence en compagnie de Yume, maintenant que nous étions toutes les trois hors de danger. Mais là aussi, mon regard se portait vers l'extérieur, là où je pourrais fuir au loin les regards interrogateurs et le visage blême et épuisé de celle qui fut un jour mon seul espoir. Si je n'étais pas certaine d’être en colère, cela se confirma quand je vis deux silhouettes passer devant la porte entrouverte, deux personnes envers qui ma haine s'embrasa tandis que mon sang ne fit qu'un tour. Me relevant brusquement sous le regard indéchiffrable de Miri, je lui fis face à la hâte pour lui demander une faveur et la remercier d'un léger courbement du buste.

- S'il vous plaît, occupez-vous de Yume. Et merci pour tout, Miri-San.

Tournant les talons avant que quelqu'un -Yomi- ne m'arrête dans mon escapade, je sortis du Conseil sans demander mon reste, déterminée à... je ne le savais pas moi-même. J'étais poussée par une rage sourde qui prenait tout son sens quand je débarquais dans la cafétéria étrangement silencieuse. Mais je n'avais le temps de me préoccuper des détails, c'est dans une poussée de folie pure que je laissais ma voix haineuse résonner sur les quatre murs de la pièce, pointant volontairement celles qui devaient être mes interlocutrices. Salopes. Tout ceci était entièrement leur faute, et celle de Insane aussi. Disant ce qui jaillissait de mes lèvres sans vraiment prendre la mesure de mes paroles, je finis par m’essouffler et partir, tout simplement. Je n'étais pas en état de faire face à ces deux là plus quel quelques secondes, que ce soit physiquement ou psychologiquement, je me voyais mal répondre de mes actes prochains si je ne quittais pas la salle.

Je ne saurais dire si je voyais où aller, c'était plus à l'aveuglette que je me dirigeais jusqu'aux dortoirs, priant pour que personne ne vienne m’intercepter entre-temps. Avec une chance inestimable que j'avais une fois tous les cinq ans, j'arrivais dans ma chambre sans encombres, verrouillant ma porte pour mieux me laisser tomber sur mon lit, épuisée, anéantie, complètement dépassé. Une seule pensée trottait dans ma tête, et elle se résumait à un nom : Yume Kuroi.
Ce qui allait se passer à présent état délicat. Mon esprit hurlait à la colère et à la rancune, essayant de me persuader que tout devait se finir pour mon propre bien. Mais à coté, sur le niveau égal, mon cœur saignait de cette résolution, poignardant mon âme d'une vérité prônant l'amour. Que pouvais-je faire ? Que voulais-je faire ?! Je ne savais pas. J'étais déchirée entre des sentiments qui diffusent un goût amer dans ma bouche plus j'y réfléchissais. Yume... Insane... Son instabilité était la conséquence de ma présence à ses cotés, je le reconnaissais. Mais cela ne lui donnait pas le pouvoir de vouloir me tuer. Car, il s'en est fallu de peu, d'un cheveu et de la chance, pour que je sois là, respirant lentement allongée sur mon lit, le regard perdu dans le plafond avec un corps où la douleur irradiait dans chaque centimètre de ma peau. Je la détestais car elle était soumise à des êtres qui lui faisait du mal, je ne supportais pas la voir souffrir et ne pas agir en contrepartie. Mais je l'aimais aussi pour énormément de raisons, ainsi que tout simplement, sans raison.

Je pouvais être sûre d'une chose. Ces deux axes opposés ne pourront pas se rejoindre pour une paix dûment méritée. Non, nous ne pourrons pas être amies tant que ce noyau haineux s'interposera entre nous. Ce n'était même plus une question d'orgueil, c'était beaucoup plus profond, plus complexe. Nous étions deux âmes qui se cherchions pour mieux se détruire en se retrouvant. Je l'aimais, c'était indéniable, mais je préférais souffrir d'une absence plutôt que de fermer les yeux sur les horreurs qui se passaient dans ce noyau. Cela faisait mal. Horriblement mal.
Je m'endormis sur ce constat, des larmes coulant -à contrecœur- de mes yeux rouges comme un feu en pleine nuit. Je n'eus guère la notion du temps pendant mon sommeil, je ne saurais dire si j'ai dormi longtemps ou pas. Une chose était pourtant certaine, ce moment de calme avant une nouvelle tempête ne fut en rien réparateur, me laissant dans un abîme et une incertitude totale.

END

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