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 Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...

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Alyssa Erstein

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MessageSujet: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Jeu 29 Mar - 17:31

- Alyssa-san, quand tu auras fini, fais-moi signe, d'accord ? Je te laisse les nouveaux ouvrages sur l'astronomie que nous avons reçu, rends-les moi quand tu veux.

Je me contentais de hocher brièvement la tête en soutenant la pile de bouquins un peu poussiéreux sur les bords que me donnait la bibliothécaire, une femme d'une trentaine d'années avec des lunettes qui la faisait ressembler à un hiboux perpétuellement effrayé. Vacillant un peu sous le poids des livres, je me retournais et me dirigeais à petits pas vers une table tranquille, vide, au fond, située vers des rayonnages couverts de vieux grimoires tout moches que personne n'empruntait jamais. Un bel endroit, en somme. Je me posais en soupirant sur une veille chaise, qui, je l'avoue, sur le coup, me donna l'impression de littéralement crouler. Mon Dieu, il ne la réparerait jamais, n'est-ce pas ? Une fois assise, je saisis le premier ouvrage en haut de la pile, et observais un long moment sa couverture. Bleue, avec une photo d'une constellation. Simpliste. Sans un mot, je parcouru des yeux la première page d'un air intéressé. Depuis que j'étais arrivée ici, j'avais eu le temps de peaufiner mon apprentissage de la langue japonaise, écrite comme orale. J'avais même réussi à remplir un formulaire que la "réceptionniste" m'avait donné dans le Hall. C'était à propos d'un chambre commune ou individuelle. Certes, je devais apprendre à socialiser, mais je ne voulais pas d'un parasite. Le calme, et l'autonomie. Exposition minimale, voilà ma devise. Ce qui marchait bien, étant donné que personne ne me connaissait. J'avais même renoncé à aller en cours. Le premier jour, je m'étais ennuyée à un tel point que j'avais écrit un début de mélodie que j'aurais voulu jouer au piano sur la table. Ce que racontais le professeur, je le connaissais par cœur depuis bien longtemps. Oui, je suis une grosse tête, donc je me permet de passer mes journée à la Bibliothèque. Je sortis une feuille de papier d'une pochette posée à côté de moi, et commençait à transposer les kanjis japonais en caractère russe. Pour une personne extérieure, ou du moins, quelqu'un de non-russe, cela pouvait paraître compliqué, néanmoins, arriver à lire d'un seul coup une phrase me soulageait les yeux, plutôt que de devoir réfléchir une seconde tout les dix kanjis. Si vous n'aviez pas encore comprit, je recopiais effectivement un livre. C'était une sorte de passe-temps. Au moins, comme ça, je gardais pour une durée illimitée le contenu de l'ouvrage. Je rangeais ensuite chaque "livre réécrit" dans une pochette différente. Je passais à la seconde page, toujours dans le silence et la neutralité totale.

Je sursautais presque quand un murmure surpris et admiratif parcouru toute la bibliothèque pour arriver à mes oreilles. Je ne levais pas la tête, et me contentais de sortir mon IPod tout neuf, afin de ne plus entendre les chuchotements pas très discrets des étudiants, qui avaient soudainement arrêté de travailler, pour observer, visiblement, quelqu'un. Ou quelque chose. Mais si je m'étais bien renseignée, une star quelconque de l'Académie avait dû débarquer. Ou alors, le Conseil des Étudiants tout entier avait décidé de se mettre au relations sociales. Au choix. Je lançais une playlist au hasard, et continuait tranquillement d'écrire sur ma feuille. Qu'ils bavent sur un fou, moi, je préférais encore m'occuper sainement. Comment ça, je suis idiote ?


HRP : Désolée du retard, et du post un peu... nul, je suis pas douée, pour commencer >o> (Ça fait mal d'admettre ça...)

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Hibari Ishinose

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Jeu 29 Mar - 20:57

Ma vie n'était pas facile, c'est le constat que j'ai fait ce matin en me levant. Non, elle était même très compliquée. Je devais courir à gauche et à droite pour le compte de la sorcière qui tenait cette académie entre ses mains, je devais supporter les hystériques admiratives qui ne me laissaient ne serait ce qu'une seconde d'intimité, je ne pouvais pas manger calmement dans le restaurant des dortoirs, et je ne pouvais pas rester tranquillement dans ma chambre qu'un énergumène de première occupait avec moi. Alors, prenant en considération toutes ces difficultés de la vie, je pouvais affirmer qu'un Dieu ne se la coulait pas douce, quoi que les gens puissent penser.

C'est dans cet esprit de lassitude que je me retrouvais avec une vingtaine de feuilles dans les mains à parcourir les couloirs avec des groupies qui me collaient au train. Je n'arrêtais pas de me remuer les méninges quant à la manière dont j'allais remplir ces documents. Leurs contenus ? Le classement des meilleurs livres à la bibliothèque ainsi que tout ce dont les étudiants auraient besoin pour mieux pouvoir étudier dans ce lieu. La directrice me prenait vraiment pour un larbin pour faire ce genre de tâches ingrates. Mais je n'avais pas le choix que d'accepter humblement et avec toute la class d'un être suprême tel que moi.

C'est ainsi que je me retrouvais devant la porte de la bibliothèque où je rentrai sans attendre. À l'intérieur, une odeur de renfermé et de vieux m'assaillit les narines, que je pouvais détester ces lieux. Il n'y avait que des pauvres étudiants ici, qui bossaient dur pour leurs cours, car ils ne pouvaient être naturellement intelligents comme moi. Sans prêter attention à cette bande de cafards qui essayaient ne serait ce qu'un peu atteindre mes chevilles, je m’avançais vers la bibliothécaire se trouvant juste derrière un énorme comptoir. Je m'accoudais à la bordure du meuble et lançai un regard séducteur à la dame qui, je le savais, bavait et fantasmait sur moi. J'en étais sûr, il n'y avait qu'à regarder sa façon de détailler mon corps parfait dans mes vêtements moulant. Les gens étaient désespérant au plus haut point, si cette vieille pie croyait que j'allais ne serait ce que lui accorder un baiser, elle pouvait toujours courir, mais lèvres douces et délicates ne peuvent être abîmées d'une telle manière, salies par une telle chouette. Vraiment répugnant.

Passons. Je déposai les feuilles sur son comptoir et les parcouru en faisant une de mes plus belles poses songeuses. Je pouvais entendre des murmures admiratifs derrière mon dos. Oh oui que j'aimais ça ! Mais je ne laissais rien transparaître sur mon visage, je restais de marbre avant de lever ma tête vers la femme baveuse et lui demander d'une voix grave et passionnée ces quelques informations dont j'avais besoin.

-Pouvez-vous dire à ma personne oh combien curieuse, où je pourrais trouver les information pour compléter ceci ?

Je lui montrais la feuille, mais la femme était trop occupée à me regarder comme les autres membres de ce clan de travailleurs naturellement pas doués. Je dus même me racler la gorge pour la sortir de sa torpeur. Ceci fait, elle m'indiqua gentiment ce qu'il fallait rénover ainsi qu'un endroit où il n'y avait que des vieux livres non-classés que je devrais remettre en ordre. J'étais sûr qu'elle aurait pu le faire elle-même si cela devenait urgent, mais elle voulait certainement me mater le plus possible dans sa bibliothèque. Pauvre petite chose éblouie par ma magnificence. Je la remerciais d'un sourire en coin et allais à l'endroit indiqué. J'avais l'habitude des regards fixés sur moi et ici, je m'en prenais plein le dos. Que c'était... Magique. C'est dans ce contexte de ma sublimité que j'ai remarqué, oui c'est un bon mot, une jeune fille assise à une table poussiéreuse. Je devais l'avouer, je ne l'avais pas vu au premier coup d’œil, c'était logique d'une autre manière, elle était entourée d'un paquet de livres et ne ressortait pas du lot. La seule raison pour laquelle je me suis arrêté pour la détailler, était qu'elle se trouvait à l'endroit où je devais faire le «tri».

Je souris légèrement et déposai mes feuilles sur la table. Je tournais un stylo entre mes mains fines et vins me placer juste derrière elle pour voir, par dessus son épaule, ce qu'elle était en train de faire. Elle avait l'air de passer sa vie dans cette bibliothèque, avec un peu de chance elle connaîtrait même les noms de chaque livre se trouvant dans cette partie. Ne serait-ce pas une grande aide pour moi ? Non que j'en aie besoin, mais si un rat de bibliothèque pouvait faire mon sale boulot avant que la bibliothécaire ne vienne me baver dessus, je voulais bien en saisir l'occasion. Mais aussi, j'avais d'autres occupations importantes à remplir... comme me regarder dans le miroir ou embêter Black Rock Shooter, ou encore maltraiter un petit nouveau en envoyant mes groupies sur lui. Que des choses beaucoup plus intéressantes que de rester ici.

Je vis qu'elle ne réagissait pas à ma position, ne m’aurait-elle pas remarqué ? Pourtant j'étais un Dieu bien présent dont l'aura était si dense et belle qu'on ne pouvait manquer mon passage. Peut être c'était une de ces nouvelles qui ne savaient pas encore qui j'étais ? Difficile à le croire tout de même, mais c'était vrai que je ne l'ai jamais croisé au part avant. Je devais avouer que je ne connaissais pas les noms des étudiants de ma classe. Je n’en avais pas besoin, tant que toute l'académie connaissait le mien ! Donc ! Je savais que je n'avais pas à user de ma voix pour lui parler, vu qu'elle écoutait de la musique, c'est pourquoi je matérialisais une tige de titane avant d'enlever un de ses écouteurs avec cette dernière, tout ça avec la plus grande délicatesse. Je n'allais tout de même pas toucher une impureté avec mes doigts fins et élégants et si... si doux. Ensuite, je me reculais et lançai un de mes plus beaux sourires à la jeune fille aux yeux verts, sans oublier de dématérialiser mon instrument.

-Jeune demoiselle, j'espère grandement ne pas te déranger dans ton écriture. Mais comme je suis curieux, j'aimerais savoir ce que tu fais. C'est du russe, si je ne me trompe?

Évidement, je n'avais aucune lacune dans ma culture générale et je savais pertinemment la différence entre du russe, du japonais ou encore une autre écriture occidentale. Je connaissais aussi plusieurs langues, bien inculquées dans mon cerveau de petit génie parfait. Mais c'est une autre histoire. Pour le moment, je vais m'en tenir à faire le beau.

HRP: Ne t'excuse pas pour si peu, je le trouve bien ^^ Apprécie ma réponse ^^

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Alyssa Erstein

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Ven 6 Avr - 19:01

Mine de rien, recopier un bouquin entier était une tâche passionnante, mais délicate. Vous voyez, si vous vous trompez de ligne, ou de caractère, ou bien, que vous avez trop la tête dans les nuages, et que vous oubliez de tourner une page, du coup, ça vous fait la recopier trois fois de suite... C'est assez frustrant de devoir reprendre une feuille quadrillée dans votre sac, et de recommencer, parce que vous avez le souci du détail, et que vous êtes atrocement perfectionniste. Mais 'étais tellement plongée dans mon activité, que les embêtements quotidiens des autres et le fait que cette bibliothèque regorgeait de personnes inutiles ne m'effleurait même pas. Ma technique d'exposition minimale, jusqu'ici du moins, était un succès. Et je m'en félicitais. Je ne gênais personne, alors tant mieux. Je n'aurai pas aimé que la moitié de l'école me regarde avec des yeux méprisants. Je ne connaissais que trop bien ces regards qui disaient "Maintenant, t'es toute seule, alors débrouilles-toi." et je ne tenais pas particulièrement à ce que la même histoire recommence. Mais savez-vous que rien ne se passe jamais exactement comme on le veut, dans la vie ? J'aurais du y penser, aujourd'hui, comme ça, j'aurais fermé ma porte à double à tours. Tout cela pour vous dire que, absorbée par mon travail du jour, je ne remarquais pas la personne, suivie du regard par la tonne d'étudiants présents, se placer derrière moi, puis zieuter d'un air intéressé ce que je faisais. Non, c'est juste que je n'aime pas spécialement qu'on me souffle dans le cou. C'est tout. C'est pour cela que j'ai sursauté imperceptiblement quand quelqu'un, ou plutôt, quelque chose, à retiré mon écouteur tout neuf de mon oreille. Neutre, calme, impassible, tu es une nice girl, Alyssa... Je ne tenais pas à me faire un seul ennemi ici. Alors, polie, compatissante, et surtout, discrète. Exposition Minimale. Surtout, ne pas agir idiotement.

Me retournant doucement, sans un mot, je fixais d'un air ennuyé le garçon, qui visiblement m'avait dérangé. Pour rien, sûrement, mais ça, je n'allais sûrement pas le lui faire savoir. Malgré son air complaisant et son sourire brillant, je ne l'aimais pas. Enfin, pas trop. Je veux dire, il y avait quelque chose de bizarre avec lui. Le genre de chose qui vous dit qu'il ne vaut mieux pas énerver cette personne particulière, parce que sinon, un truc de très mauvais va vous tomber sur un coin de la tronche. Et très durement. Néanmoins, je m'appliquais à ne pas le regarde droit dans les yeux, geste qui me faisait risquer d'avoir la grande envie de fuir en courant.

- Jeune demoiselle, j'espère grandement ne pas te déranger dans ton écriture. Mais comme je suis curieux, j'aimerais savoir ce que tu fais. C'est du russe, si je ne me trompe ?


Sa voix mielleuse et emplie de gentillesse me fit penser à celle de la Directrice. Je retins mon rire devant la comparaison étrange et me contentais de hausser un sourcil, blasée. Certes, je n'allais tout de même pas insulter un étranger, aussi beau qu'il soit. Et puis, je ne m'intéressais pas à tout ça. Ou de loin, alors. Les couples, il me suffisait de les voir pour qu'ils me donnent envie de vomir. Saviez-vous qu'un mariage sur trois finit en divorce avec adultère ? Alors à quoi cela sert-il d'organiser de grandes pompes en blanc ? Petite info pratique à sortir à table, quand vous avez envie de casser l'ambiance. Bref, je sortis de mes pensées, et repris doucement contact avec la réalité. Reconnaissant la culture de l'étudiant en face de moi, je hochais simplement la tête affirmativement. Croyait-il vraiment que j'allais lui adresser la parole ou l'inviter à s'asseoir ? Je n'aime pas les relations sociales, ce n'est pas nouveau.

- Tu ne te trompes pas. C'est tout ?
demandais-je dans un murmure, d'une voix neutre.

Je n'avais que moyennement envie de dialoguer avec lui. Si il avait besoin de moi, qu'il le dise, si il était là pour tourner autour du pot, je comptais bien remettre mon écouteur, et apprécierais qu'il arrête de me pomper l'air avec son éclat.


HRP : Désolée du retard tout moche, j'étais un peu (beaucoup, tout compte fait...) malade ToT Soit compatissant, espèce de narcissique. >o>

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Hibari Ishinose

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Lun 9 Avr - 19:32

Dans le monde, dans ce monde pourri peuplé des microbes pollueurs, il y avait certaines personnes de ce genre. Je voulais dire, du genre à t'admirer parce que tu rayonnais la noblesse ou à t'ignorer à cause de leur jalousie. Mais la petite souris, oui Dieu a décidé de donner ce qualificatif à la personne se trouvant devant moi, n'était pas ce genre de personne. Elle était plutôt dans les nuages à attendre que le temps passe sans se rendre compte qu'elle avait un être grandiose devant elle, une sorte d'ignorante. La preuve était là. Toutes ces bestioles inutiles étaient en train de m'admirer, me vénérer et essayer de capter mon regard ne serait ce que pour une seconde. Tandis que elle, cette inconnue que je n'avais jamais vue ici, ne me prêtait pas attention. J'en étais frustré et contrarié fortement, comment une pauvre chose du genre osait me défier ainsi.

Elle se devait de me vénérer et respecter, surtout si je prenais la peine de lui porter attention. Parce que oui, pour avoir ne serait ce qu'un regard indifférent de ma part, il fallait être chanceux, et là j'usais de ma voix cristalline pour cette fillette sortie de nulle part et elle n'y voyait que du feu. D'ailleurs d'où elle sortait ? Je ne l'ai jamais vu... Sans blague, je ne me rappelais pas des dossiers que j'ai pu parcourir concernant les élèves des plus bizarres, et là me retrouver devant une d'eux qui ne portait aucun signe distinctif, n'arrangeait pas l'identification. Ça n'avait aucune importance, tant qu'elle sache qui j'étais, ce serait très bien. Mais, par un sens de déduction parfaitement logique et digne d'un Dieu, elle devait être nouvelle pour ne pas me connaître. Comme je n’aimais pas les ignorants !

- Tu ne te trompes pas. C'est tout ?

Elle sortit de sa torpeur et m'adressa enfin la parole. Enfin, si on pouvait dire ça comme ça. Je n'aimais pas le ton qu'elle prit pour me répondre, c'était inconcevable. Au lieu de s'émerveiller devant la magnificence même, elle ne fit que le contraire de ce qu'elle aurait dû. Je voyais déjà les étudiants présents sur les lieux avec leurs regards envieux... Cette fille était vraiment inconsciente, les gens de basse classe comme elle, auraient donné leurs vies pour se retrouver tête à tête avec moi. Comme elle en se moment... Quelle impolitesse...

-Je voudrais peut être aussi connaître ton petit nom, mais j'ai peur que ça me soit inutile... Ne trouves-tu pas ?

Tout ça sur un ton ironique. Non mais, je ne me permettrais pas à une personne insignifiante à... me rendre insignifiant. Mon égo vient de prendre un sacré coup et je n'allais pas rester ainsi à sourire. Quoi que, mon sourire ne me quittait toujours pas, autant que je me présente, peut être que mon nom lui dirait quelque chose... Et sinon... Elle apprendra qui j'étais. Je me mis cette fois en face d'elle et plongeai mes belles amandes bleues dans ses yeux verts.

-Quant à mon nom, je suis Hibari Ishinose. Je n'ai jamais vu ta... personne ici, serais-tu nouvelle ?

HRP: C'est moi ou tu m'agresses? ^^ Heureux que tu vas mieux ^^

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Alyssa Erstein

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Ven 13 Avr - 1:31

Avais-je fais une erreur dans mon langage qui aurait pu le froisser ? Oups, désolée, vraiment, de n'être pas le genre à se frotter à ses pieds en faisant tout ce qu'il désirait. Je passais mon tour. Encore une fois. J'étais du genre à éviter d'être sympa, plutôt égoïste, mais dans le style je m'en foutiste. Certes, j'avouais que j'étais surtout totalement transparente, du moins, en général, étant donné que la... personne en face de moi avait l'air de m'avoir remarqué. Mais attention, je ne me faisais pas d'illusions ! Il devait avoir quelque chose à me demander, ou alors, je gênais son passage, un truc du genre. Pensez-vous sincèrement que quelqu'un - un individu masculin avec une beauté aussi flagrante (genre, même moi je l'avais remarqué, et pourtant j'étais à la limite du débile...) - m'adresse la parole totalement normalement sans aucune arrière-pensée ? Ah, tant mieux, parce que moi non plus. La causette, ce n'est pas trop mon domaine, et la "sympathisation" non plus, Dieu merci. En même temps, l'étudiant à l'aura maléfique avait l'air d'avoir assez de pouvoir pour me foudroyer sur place, ce que j'espérais moyennement. Voir pas du tout. En faite, je n'aurais pas bougé les fesses de ma chambre, j'aurais évité une tonne de problèmes ! Comme... ceux-ci. Bon, autant demander immédiatement ce que je devais faire à sa place afin qu'il me fiche la paix et que chacun reparte dans son monde. Est-ce que la totalité des élèves ici était aussi... bizarre ? Étais-je la seule fille à peu près normale, inconnue, pas trop inutile mais pas trop utile non plus, et à la limite de l'invisibilité ? Ma foi, apparemment oui.

- Je voudrais peut-être aussi connaître ton petit nom, mais j'ai peur que ça me soit inutile... Ne trouves-tu pas ?

Et hop, je l'ai réellement vexé, en vue du ton acide et cynique qu'il venait de m'envoyer de toutes ses forces dans le visage. Mister Mégalo vient d'être profondément blessé de mon imbécilité. Pardon, j'avais oublié que les valets doivent respect à leur Roi. Malheureusement, j'avais aussi oublié que je n'étais pas un de ces valets. Ça tombait bien, je venais de m'en rappeler. Son beau, magnifique, brillant et joli sourire se fana légèrement sur les bords. Imperceptiblement, certes, mais son expression venait de changer. C'en était presque comique. Personne ne lui avait donc jamais dit non ? Ses parents ne l'avaient jamais puni, privé ou interdit quoi que ce soit ? Il était tellement remué qu'on le traite comme... comme... comme une personne normale, ai-je envie de dire. Il se plaça face à moi et je haussais un sourcil. Alors je croisais son regard incroyablement bleu, soit, mais aussi incroyablement sombre. Derrière l'éclatante couleur de ses iris, on pouvait presque voir une ombre intrigante et mystérieuse. Je m'empressais de briser ce contact visuel. Je dois horriblement me répéter, mais je déteste de fixer les inconnus, ou n'importe qui, d'ailleurs, directement dans les yeux, je trouve ça à la fois vraiment gênant, et atrocement... au risque de passer pour une fille vieux jeu : Romantique ? Il repris la parole et, tout en soupirant le plus discrètement possible, repris mon stylo et tournais la page suivante de mon livre, reprenant mon travail tout en l'écoutant.

- Quant à mon nom, je suis Hibari Ishinose. Je n'ai jamais vu ta... personne ici, serais-tu nouvelle ?

Han, han, Hibari Ishinose... Connais pas. Enfin, si, mais à partir d'aujourd'hui. Et puis, il faut dire que je connais tellement de monde et que j'ai tellement d'amis que je ne sais plus à qui dire bonjour, le matin en cours. Ah, ah, O.K, j'arrête la blague qui ne fait rire que moi et je met mon humour douteux dans ma poche, avec mon mouchoir par dessus, j'ai compris. Tandis que je lui répondais, toujours placide et blasée, je rabattis une mèche de cheveux agaçante derrière mon oreille. Ah, important - du moins, plus que cette nouvelle (mauvaise ?) rencontre - ne pas oublier de me couper les pointes. Un jour. N'empêche que j'étais déterminée à lui rendre sa gentille ironie. En double. Voir triple. Mais ma parole, où était passée ma maudite timidité pour m'empêcher de dire une débilité plus grosse que ma tête ?

- Si mon nom est si inutile que ça, où est l'intérêt de me le demander ?


Répondre à une question par une question. Ma spécialité. Je ne voyais absolument pas la logique de ce garçon. Je ne comprenais pas non plus son acharnement à continuer le dialogue avec moi. Il allait finir par me rendre imbue de moi-même, à tourner autour du pot comme ça, je finirai par me croire intéressante ! Après tout, ce n'était pas comme si j'allais être valorisée un jour, autant profiter de ce mini-instant de gloire en plastique.

- Et apparemment, vos cours sont si inintéressant que je n'ai pas trouvé d'utilité à y aller. Je suis ici depuis une semaine, au cas où.

Avant qu'il rajoute quoi que ce soit de magnifiquement pertinent, j'enchaînais, l'air ennuyé, et tournant une page de plus de mon ouvrage, attrapant une nouvelle feuille au passage.

- Maintenant, au risque de me répéter... C'est tout ? Ou bien tu veux quelque chose d'autre ?


Quoi... ?! Je suis de vraiment mauvaise humeur, aujourd'hui. J'en profite - et vous aussi - c'est très rare.

HRP : Merci, t'es sympa... ^.^ Oops, mon doigt à glissé. Nah, nah, c'est toi qui hallucine, je suis la bonté réincarnée. >o>

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Sam 14 Avr - 2:41

⁃ Si mon nom est si inutile que ça, où est l'intérêt de me le demander ?

J'adore, la petite souris joue à un jeu dangereux là. De plus d'être ignorante, cette fille osait me défier avec ses paroles. Que ça pouvait me mettre de mauvaise humeur, non en fait, ça m'intéressait. Je n'étais pas sadomasochiste ou une personne qui aime se faire traîner dans la boue, loin de là. Mais le seul fait de voir cette petite chose polluante sans défense et impuissante à mon pouvoir, se prononcer ainsi à mon égard, m'amusait, tout simplement car je savais que j'avais le pouvoir de l'écraser d'un seul doigt. Tout de même, j'allais pas utiliser ce genre de méthode contre cette sauvageonne sortie de nulle part. Même si, au fond, ça m'irritait qu'elle n'eut pas tilté à mon nom. Ce monde est vraiment cruel, est-ce que dieu devait toujours tout faire ?

⁃ Et apparemment, vos cours sont si inintéressant que je n'ai pas trouvé d'utilité à y aller. Je suis ici depuis une semaine, au cas où.

Une semaine, rien que ça ? Je pense qu'elle ne me serait pas d'une grande aide. Elle ne connaissait même pas cet endroit alors de là à lui demander des renseignements, ca ne devait pas le faire. De plus cette fillette se permettait de dire que les cours ne lui inspiraient rien, c'était peut être car elle n'était pas à la hauteur, essayant de fuir ce qui la dépassait. Qui sait...

⁃ Maintenant, au risque de me répéter... C'est tout ? Ou bien tu veux quelque chose d'autre ?

Je sortis de mon contemplation de cet être inférieur. Je pris une chaise qui traînait non loin et m'assis à ses cotés, sans prêter attention à ce qu'elle faisait dorénavant. Je plaquais un sourire gentil et parfait sur mon visage ne prenant pas en compte son ton des moins appropriés pour l'utiliser en présence de Dieu. Petite chose qui allait sans aucun doute ne pas faire long feu ici, encore moins si mon amour-propre me dit de la mettre sous ma liste noire. Non je n'irais pas aussi loin, seules deux personnes se trouvaient sur cette liste, pour les autres petits merdeux, je les maltraitais juste quand l'envie me venait. Soit ! J'avais devant moi un cas particulier qui méritait une petite remise des points sur les i. Si je ne lui voulais rien, je n'irais pas jusqu'à user de ma belle voix pour m'adresser à ce petit microbe, mais là, j'avais besoin ou plutôt envie qu'elle m'aide, si elle le pourrait bien sûr, vu sa tête et sa façon de parler, je pense que ce sera peu probable. Bien ! Je déposais mes feuilles sur la table bien en vue pour qu'elle puisse les apercevoir, mise à part sa concentration totale sur son livre... Non mais ! Elle s'intéressait plus à ce petit bouquin de rien du tout qu'à moi ? Je rêve éveillé.

-Quelle impatience. Avant toute chose, j'ai une question. Si tu ne vas pas en cours, alors que fais-tu là ?


Quelle brillance, dans le genre « tu devrais pas polluer mon air en étant là » je n'ai pas pu faire mieux, tout ça avec un regard intrigué et faux. Je voyais, oui car j'étais assez perspicace digne d'un Dieu, qu'elle ne voulait pas me parler. Mais je n'allais pas laisser le loisir à cette fille dont je ne connaissais pas le nom, de me congédier, jamais. C'est à moi de dire aux gens quand j'en avais marre de leur parler, eux au contraire, aimaient rester en ma compagnie, point, et ça ne changera pas avec cette fille là. Mais je préférais passer aux choses sérieuses aussi, elle demandait que je lui explique le pourquoi du comment de mon intérêt soudain pour elle, alors je vais le faire.

-Sinon, comme je vois que tu as beaucoup de temps libre, je voudrais savoir si tu connais assez bien ce coin de la bibliothèque. Pour m'aider à remplir ces papiers.

Je lui montrais de la tête les papiers en question. Elle devait se sentir honorée qu'un Dieu lui demande de faire son sale travail. Je me questionnais juste sur son savoir-faire, comme elle était nouvelle, elle risquait de rien connaître à la chose qu'était de classer les livres disparates du vieux coin de la bibliothèque où elle se trouvait.

HRP: hmm... Si tu le dis ^^C'est à voir

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Dim 15 Avr - 17:32

- Quelle impatience. Avant toute chose, j'ai une question. Si tu ne vas pas en cours, alors que fais-tu là ?

Ma main se crispa doucement autour de mon stylo. Je ne voulais même pas relever la tête pour accorder la moindre importance à cette réflexion implicite. Je n'avais pas envie de donner la moindre réponse à cet... ce... truc. En fait, j'avais deux choix : Soit je répondais et passais pour une sang-chaud, soit je me taisais et je le laissais savourer sa domination idiote. Je choisis la deuxième proposition, ne me demandez pas pourquoi. L'ignorant toujours, je continuais mon "travail". Respirant profondément, je desserrais lentement la main et repris l'écriture de la lettre que j'avais interrompue.

- Sinon, comme je vois que tu as beaucoup de temps libre, je voudrais savoir si tu connais assez bien ce coin de la bibliothèque. Pour m'aider à remplir ces papiers.

Levant les yeux lentement sur le visage tout composé - oui, parce que j'étais persuadée qu'il n'éprouvait pas la moindre sympathie pour moi - de... Hiba... Hibari Ishinose, oui, voilà, je vis le tas de feuilles désespérant qu'on lui avait donné. Aaaah, d'accord. Bonne chance. "L'aider" ? Avais-je une tête à "l'aider" ? Pour lui, ce verbe devait signifier quelque chose du genre "faire à ma place" ou encore "me débarrasser de..." et non pas participer à une tâche en un quelconque point fatigante. Classer des vieux bouquins, hein ? Non. Il n'y a que moi qui les utilise, de toute façon, enfin je pense, donc je n'avais pas besoin d'aider qui que ce soit à classer quoi que ce soit qui vienne de mon coin morbide et sombre. Prenant mon courage à deux mains, je levais les yeux vers l'énergumène en question et, avec un sourire timide, me contentais simplement de répondre d'une voix faussement enjouée, laissant passer quelques secondes durant lesquels je le fixais.

- Non.

Puis, mon visage repris son expression neutre, et je rajoutais d'un ton froid, totalement blasée, mais profondément agacée qu'il me prenne pour son esclave :

- Je suis occupée, là. Et je ne ferais rien pour toi.

Pourquoi fallait-il que cela tombe sur moi ? Je ne détestais pas ce garçon, il m'ennuyait juste royalement. Je voulais dire par là que je n'allais pas tarder à changer de table pour qu'il me fiche la paix. Et puis, combien de personne ici l'admiraient ? Il n'avait qu'à claquer des doigts et aller demander à un autre imbécile de le faire pour lui. Sérieusement, je n'aurais jamais pensé que j'avais le profil parfait pour être une... un... objet pratique ! Soupirant d'un air désespéré, je commençais à rassembler mes différentes affaires étalées sur la table, mais comprendrait-il seulement qu'il atteignait le niveau "Insupportable" ou l'évidence d'être collant lui échappait totalement ? Il était le genre de personne à... c'était un homme lapin. De loin, ces petites bêtes ont l'air tellement mignonnes, mais une fois que vous les approchez et que vous glissez votre doigt à travers les barreaux de leur cage, elles vous mordent jusqu'au sang, et ne lâchent plus votre index. C'est pour ça que je tenais absolument à éviter ce garçon. Je ne voulais pas de problèmes, mais maintenant, il était trop tard pour revenir en arrière. Voilà, exactement, Hibari Ishinose était un Homme-Lapin. Et je n'aime que moyennement les lapins.


HRP : Oui, je le dis, ma gentillesse est tout simplement débordante >_>

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Hibari Ishinose

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Lun 16 Avr - 13:23

-Non.

Non... Non quoi ? Non je ne t'aiderai pas parce que je ne m'en sens pas capable ? Ma réponse ne tarda pas à arriver sous un ton neutre et dur :

-Je suis occupée, là. Et je ne ferais rien pour toi.

Assez occupée pour ne pas prêter main forte à Dieu qui le demandait si gentiment ? Je pourrais dire que ça en avait l'air. J'étais stupéfait par son refus non-masqué, je le répète pour la centième fois, tout le monde voudrait être à sa place et elle, cette fille dont je ne connais pas le nom mais qui n'a pas froid aux yeux, m'a juste dit non. Comme ça à la figure sans arrière pensée ? C'en était presque hilarant, mais je ne pouvais dire si le rire qui sortit de ma bouche parfaite était un rire de joie, de surprise ou d'une colère dissimulée. Ce n'est pas la première fois qu'on me refusait un service, même si ce genre de cas était très rare, pour la plus part de ces circonstances, je les réglais avec un peu d'argent sortis de sous la veste. Mais ici, devant cette fille insignifiante qui se donnait la permission de me refuser, je croyais fortement qu'une monnaie ne fera pas la différence quant à sa décision. Ainsi, je me retrouvais là, posté devant elle à la regarder dans les yeux sans répits, toujours coincé sur le « non ».

-Je comprends.

Je soupirais doucement sans oublier de prendre garde à la manière dont je le faisais, délicat, inaudible, déçu, voilà qui devait faire l'affaire. Il ne fallait pas croire que je faisais ça juste pour ne pas lui éclater la tête contre un banc, tellement cet affront m'avait touché. Non. Si j'abandonnais c'était parce que justement, cette fillette avait osé me défier tout en sachant, enfin plus ou moins, qui j'étais. J'étais terriblement contrarié, ça me démangeait presque de lui faire faire ce que je demandais de force, mais je m'abstenais. Ce n'était pas un lieu ni l'heure pour ce genre de caprice de ma part. Mais ce n'était pas tout. Son refus froid et net... je l'ai pris comme un défi de sa part, un défi d'un être insignifiant qui n'avait pas le droit de me dire non, mais qui l'a fait. Tout de même, cette fille avait du culot, ça me plaisait, mais je ne savais pas pourquoi.

-Dommage, je pensais que tu serais la meilleure personne pour m'aider ici.


Je pris un air frustré avant de reprendre mon sublime visage sûr de lui. Dans mes mots, il y avait un semblant de vérité, je pensais vraiment que cette petite fille sortie de nulle part pourrait m'aider dans cette tâche et que, comme elle avait l'air d'être habituée à cet endroit, ces papiers seraient remplis en un rien de temps. Après il restait à voir si je voulais l'utiliser justement ou non. Quoi qu'il en soit, je n'aurais pas d'aide de sa part, quel revers de la médaille, Dieu s'était trompé sur sa cible. Je fis mine de m'éloigner sans laisser mon reste, sans plus lui porter attention. Si elle ne voulait pas m'aider autant que je l'oublie, qu'elle redevienne un être inférieur que Dieu aurait délaissé. Il ne me restait rien d'autre à faire avec cette chose aussi pitoyable que les autres. Non ! Elle n'était pas aussi minable que ces lèches-culs qui me suivaient à la trace toute la journée, elle c'était différent. Soit ! Peut importe maintenant, je n'avais qu'à me mettre au boulot et demander de l'aide aux autres incompétents de cette bibliothèque. Non, je plaisante, Dieu ne va pas s'abaisser si bas et faire croire à la fillette qu'elle avait pu me mettre en rogne. Je pris les feuilles et allai m'installer sur une chaise non loin de la table ou j'ai conversé. Je regardais les étagères poussiéreuses remplies de livres, je soupirais et commençai à écrire. Ensuite, je me levais pour ranger un livre dans une autre section et en même temps, je me tournais vers l'asociale de service, voilà comment je pourrais la décrire, asociale et ignorante.

-Je peux tout de même connaître ton nom, à présent ? Ou ça aussi, tu me refuseras ?


Pourquoi voulais-je connaître son nom après son refus impardonnable ? Qui sait... Dieu sait. Je sais. Oui, mais je savais aussi que cette fille n’allait sans doute pas me répondre. Afin de me donner toutes les chances possibles, je matérialisai une petite aiguille en titane sous la table. D’un mouvement de doigt discret et imperceptible, j’envoyais cette fine lame en direction du visage de la jeune fille. Je savais que ça n’allait pas la tuer, mais comme je voulais égratigner son petit minet, je ne pus que me réjouir intérieurement en voyant cette petite coupure apparaître sur sa joue, ainsi qu’un peu de sang en couler. D’un air héroïque et gentleman, je sortis un mouchoir, oui, un tissu de Dieu, de ma poche divine pour venir le déposer sur sa joue.

- Dieu ciel, que vois-je, tu saignes, veux-tu que je t’accompagne à l’infirmerie ?


HRP: J'ai vu ça et je dis que je suis autant plaisant que toi... un peu plus même ^^

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Alyssa Erstein

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Sam 21 Avr - 20:40

Était-ce un... rire ? En fait, un psychopathe atteint de schizophrénie au dernier degré aurait pu prendre ça pour un rire de malade... Mais pas moi. Instinctivement, je reportais mon attention sur autre chose, tout sauf cet étudiant.

- Je comprends.

Ah... bon ? Je sursautais imperceptiblement, surprise par sa réponse, à la fois déstabilisée et curieuse de ce soudain changement d'humeur. J'écoutais, dans le silence ambiant, son long, long, long, très longs et très délicat soupir, étudié, travaillé, réfléchi. La Joconde version respiration. Rien n'est normal ici, même pas une toute petite bibliothèque de rien du tout.

- Dommage, je pensais que tu serais la meilleure personne pour m'aider ici.

Je tiquais. La "meilleure personne" ? Ha, ha, elle était bien bonne celle-là, je n'étais la meilleure pour rien, j'étais juste... moi. Alyssa Erstein, petite russe de 16 ans, issue de Nulle-Part Land, arrivée au Japon, et avec l'impression que le simple fait de sortir de sa chambre était comme être traînée en justice devant un jury composé de sadiques professionnels. Du coin de l’œil, j'observais la mine enfantine qu'il fixa sur son visage. Certes, il jouait à l'acteur, mais il le faisait bien. Je le vis s'éloigner, et, avec un soupir de soulagement, desserrait (une fois de plus) la poigne de fer que je maintenant autour de mon stylo. Mes jointures reprirent peu à peu leur couleur normale, et toujours en observant Hibari, je continuais mon boulot principal. J'étais soulagée et étrangement gêné en même temps. Je voulais seulement vérifier qu'il partait pour de bon, et bien loin de moi, malheureusement, il se contenta de prendre ses feuilles et d'aller se poser non loin de ma table. Toujours d'un air déçu, il commença son travail. Je reportais alors ma totale concentration sur mon livre. Encore une page. Peu m'importait l'endroit où il s'occupait, du moment qu'il ne m'adressait pas la parole.

- Je peux tout de même connaître ton nom, à présent ? Ou ça aussi, tu me le refuseras ?

Et voilà. Mon instant de pur silence, de volupté tranquille, mon moment de calme... Brisé par la magnifique voix de ce garçon. Pourquoi suis-je la victime choisie ? La majorité des gens ici de l'adulait-il pas ? Alors pourquoi, oh oui, pourquoi moi ? J'avais la nette impression que je posais cette question beaucoup trop souvent, depuis un certain temps... Ignorant sa question avec l'espoir qu'il m'oublierait un jour, je tressaillis soudainement quand quelque chose siffla près de mon oreille. Environ deux secondes après, je ressentis une infime douleur à la pommette. Un quart de secondes après encore, une brûlure déferla avec la douceur d'un hippopotame en avec une rage de dents intempestive le long de ma joue. Je clignais des yeux, surprise par la douleur. La seule question que je pouvais formuler était… Comment ? Qu’est-ce que j’avais encore ? Au moment où j’allais poser ma main sur le point de douleur irradiant, et que je m’apprêtais à me lever en pour partir en direction des toilettes, Hibari s’approcha. Vous voyez le chevalier servant, l’archétype même du type bien, l’homme plus plaisant, tu meurs ? Et bien il l’imitait à la perfection. J’aurais du m’en douter, penser qu’il n’était pas étranger à ce petit tour de magie. Il m’avait sectionné un nerf pour que j’aie aussi mal ? Je commençais à penser qu’au fond, ce devait être un sadique manipulateur. Enfin, encore plus sadique manipulateur que je ne le devinais. Il dégaina un joli mouchoir brodé d’un air noble, et, alors que je me reculais pour éviter d’être touchée par lui, le posa sur ma coupure.

- Dieu ciel, que vois-je, tu saignes, veux-tu que je t’accompagne à l’infirmerie ?

Non, je ne voulais plus rien à voir avec ce malade ! Je ne voulais plus sortir de ma forteresse ! Plus jamais je ne poserai un pied en dehors de la chambre qu’on m’avait assignée, il y avait bien trop de danger, à l’extérieur. Frissonnant tandis que ce taré appuyait doucement sur la blessure qu’il m’avait sûrement lui-même causée – bien que je n’ai aucune preuve – je me levais brutalement, me soustrayant à tout contact physique, aussi infime qu’il soit, avec lui, repoussant brutalement ma chaise, et répondit de but en blanc, franche et impassible, comme à mon habitude :

- Aïe.

Hum… De but en blanc, j’ai dis ? Avouons, je n’étais peut-être pas aussi téméraire que j’aimais le faire croire, je me rattraperai la prochaine, fois, d’accord ? Essuyant avec mon doigt le peu de sang que je sentais couler, je haussais les épaules. Ma foi… Il faisait ce qu’il voulait. Je fouillais un instant dans mon sac. Je devais bien avoir rangé mes affaires quelque part, j’allai finir par trouver… Comme par hasard. Intérieurement paniquée, je jurais mentalement en constatant avec nervosité que je n’avais pas de boîte pansements. Me retournant lentement en prenant garde à ne pas regarder le visage de mon tueur (oui, c’était dangereux ce qu’il avait fait, et un tueur est dangereux, dangereux, vous comprenez !?), et d’un air que je tentais de rendre confiant –sans grandes réussites – j’ouvris la bouche, prête à lui balancer n’importe quelle bêtise à la tête, tant j’étais agacée d’avoir été la proie de son orgueil.

- Je ne sais pas où elle se trouve… S’il te plaît.

Suis-je folle ? Suis-je masochiste ? Suis-je soumise ? Suis-je trop timide ? Tout ça en même temps. Je venais clairement de lui demander – de force, il m’avait forcée ! – de m’accompagner… Non ! de m’emmener jusqu’à l’infirmerie. Une fois là-bas, je n’aurais plus besoin de lui pour me martyriser. Il allait finir par me lâcher… N’est-ce pas ?

HRP : Mon cher, tu es, certes, plein de ressources, mais tu n’es certainement pas plaisant… Seulement manipulateur et opportuniste. Mais j’avoue que cela est un plus =3

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Dim 22 Avr - 21:44

Je ne peux dire que je m'attendais à cette réaction de sa part. Bien évidement, j'ai bien calculé mon coup, je savais comment procéder et comment me rendre intéressant aux yeux de cette fillette. D'un autre coté, ma façon de se montrer amical était bien trop prononcée quant à mon caractère quotidien. Croire que tout ça était le fruit d'un simple 'non', mais que pouvais-je faire d'autre que répondre à cette insolence ? Rien d'autre, Dieu devait punir ses serviteurs non-respectueux, c'est la raison qui me poussa à lui infliger ce châtiment. Irréprochablement bien calculé... Oui.

⁃ Aïe.

Je jubilais quand son petit corps frêle se leva abruptement et que sa bouche laisse échapper ce son. Je me surpris moi-même de n'avoir pas éclaté de rire à ce moment même, mais j'étais trop concentré et habille pour faire une erreur pareille, j'étais vraiment content du résultat, même si je savais que j'allais réussi mon coup. Rien que pour cette petite blessure j'étais aux anges, alors quand elle prononça les mots suivant avec son air perdu d'une souris de bibliothèque.

⁃ Je ne sais pas où elle se trouve… S’il te plaît.

Alors voilà ! Ce n'était pas difficile d'accepter ce que Dieu voulait. Je savais qu'elle était de loin à adhérer aux groupes de mes serviteurs, mais elle était sur le bon chemin. Quoi que... Je venais de lâcher le mouchoir, le magnifique mouchoir brodé de mes initiales, sur la table où elle était assise. Je pris grand soin de lui sourire tandis que mon for intérieur était dégoûté par les microbes, ce rouge tachant le blanc immaculé, sur le mouchoir en question. Je n'allais certainement pas le réutiliser, au mieux il finira dans la poubelle, ramassée par une autre ordure qui aime les maladies contagieuses de toute sorte, ou au pire, un malade le prendra rien que pour avoir quelque chose qui m'appartenait dans une autre vie, époque,... Enfin, c'était répugnant et malsain que mes yeux saphir voient cette horreur. Sans plus de ménagement, j'invitais la fille à sortir de la bibliothèque d'un signe souple et gracieux de la main, toujours avec mon sourire parfait collé sur les lèvres. Je pus remarquer qu'elle était beaucoup plus petite que moi, mais quand je dis vraiment petite, c'est carrément microscopique sous son air fragile... faible. Je m'étonnais moi-même de lui prêter assez d'attention pour la détailler.

Nous étions près de la sortie quand je déposais le tas de paperasses sur le bureau de la bibliothécaire et lui demandai de remplis ces derniers, sans évidement une petite récompense si elle le faisait pour moi. Mon Dieu ! J'allais encore devoir me sacrifier pour cette chauve-souris de directrice, mais cette fois avec le pire hibou de cette académie. Je rageai intérieurement, mais je ne pouvais pas rester sur ce cas plus longtemps, que je retournais mon magnifique regard sur la jeune fille qui m'accompagnait. J'avais une mission à accomplir, je me devais de la faire à merveille.

-Suis-moi...

'Toi'. Je détestais me répéter, mais ce serait beaucoup plus facile si sa bouche laissait échapper son prénom, rien que pour ne devoir pas couper le magnifique son sortant de ma bouche, en plein milieu de la phrase. C'était fatiguant, je n'aimais pas me fatiguer pour si peu. J'étais pourtant amical ! J'ai compris ! En fait, c'est elle qui était un problème, elle dégageait une asociabilité gênante et bien présente. Je n'avais aucun soucis à me faire pour être encore plus plaisant dans ce cas. Mais j'avais un chemin considérablement court à faire en sa compagnie, vu que l'infirmerie se trouvait dans le même couloir que la bibliothèque. J'allais tout de même en profiter pour lui parler. C'est quand nous sortîmes de cette salle qui sentait le renfermé que je pivotais sur moi-même pour me retrouver nez à nez avec ladite souris qui avait une ligne rouge sur sa joue, fruit de ma précision divine.

-...Mais d'abord, parles moi de toi.

Non, je n'étais pas du genre à acculer les petites filles innocentes dans un coin sombre pour des raisons quelconques. Mais j'adorais montrer ma suprématie, mon savoir-faire dans ce domaine était grandiose. Après ce petit moment d’éperdument, je détendis les traits parfaits de mon visage et repris mon beau sourire. Je me reculais de la fillette et sans ajouter autre chose, j'attendais qu'elle me réponde, je prenais bien attention à ce qu'elle reste dans mon champ de vision même si on aurait dit que mon attention se rapporta sur toute autre chose que cette fille. Pourquoi je voulais tant savoir qui elle était ? C'était simple, si elle ne voudrait pas se rallier à moi, je pourrais toujours lui apporter des problèmes très facilement. Non ! Je plaisantais, je voulais juste qu'elle m'apprécie ou qu'elle me prête plus d'attention, comme toute cette bande minable de choses qui peuplait cette académie. Après tout elle se faisait aider par le grand et majestueux Hibari.

⁃ Je plaisante... Viens, elle se trouve juste là, tu auras les meilleurs soins possibles dans cette infirmerie.

Je souris et lui indiquai le chemin, sans la lâcher des yeux, tout en restant à ses cotés dans une démarche relativement lente.

HRP: Et j'use de ce charme rien que pour toi ^^ Avec toutes les idées et facettes que je puisse avoir ^^ T'as de la chance :D

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Mar 1 Mai - 2:14

Diabolique. Ce gars était absolument diabolique. Voilà ce qui me venait en tête lorsque je le regardais. Trois adjectifs : Diabolique, Beau, Chiant. Bavard et Têtu entraient aussi en ligne de compte. Mais je ne le haïssais pas encore. Je n'ai pas pour habitude de haïr les gens, en général, je les évite, parce que je ne suis pas assez courageuse pour les ignorer. Je me sentais mal sous son regard froid. Je détestais ouvrir la bouche en sa présence. Je ne voulais pas rester plus longtemps près de lui.

- Suis-moi...


Bien sûr, il lui manquait un mot. Mon prénom ou mon nom, par exemple. Que je ne comptais pas lui donner, butée que j'étais. Je ne voulais plus lui adresser la parole. Je n'osais même pas me déplacer à côté de lui, me contentant seulement de marcher lentement, trois ou quatre pas derrière lui. J'eus un brusque sursaut - pour la vingtième fois de la journée - lorsqu'il se retourna soudainement. Pourquoi, oh Diable, pourquoi était-il là, à me coller aux basques, aussi près de moi, avec ses expressions et ses humeurs aussi changeantes que celles de Dead Master ? Oui, je voudrais bien savoir, pourquoi... Ma coupure me grattait, à ce moment-là.

- ...Mais d'abord, parles moi de toi.

Hein ? Il ne pouvait pas se reculer un peu, pour me parler ? Et puis c'était quoi cette requête... Non, je ne voulais pas. Je ne voulais pas faire allusion à mon passé, ou alors, mentir sur mon enfance, ni avoir droit à un faux regard plein de pitié débile. Je ne voulais pas parler de moi, donner mon prénom comme si j'y étais obligée, avoir à répondre à ses questions sur ma vie, et autres choses idiotes. Étrangement, il dégageait cet horrible sentiment de domination que je détestais. Cette impression de tout contrôler, comme si tout se passait à sa guise. Je n'avais jamais connu ça, et j'en était presque jalouse. Alors, aussi brutalement qu'il avait paru dur, il reprit son expression enjouée. Puis il se contenta de reporter son attention sur autre chose que ma petite personne, ce qui me soulagea profondément, même si mon visage restait aussi impassible que possible.

⁃ Je plaisante... Viens, elle se trouve juste là, tu auras les meilleurs soins possibles dans cette infirmerie.


Ah, ah... J'avais la nette impression que tout le monde avait un humour un peu particulier, ici, à vrai dire, que devais-je penser de quelqu'un qui m'intimidait pour aussitôt jouer les sauveteur auprès de moi ? Je ne savais pas quoi faire, et je ne voulais pas le savoir, je ne tenais pas à rester plus longtemps auprès de cet être dangereux pour ma santé. Pendant un certain moment, nous continuâmes à marcher, toujours dans le silence, que je me forçais à ne pas être la première à briser. J'avançais assez lentement, sans vraiment faire attention. Ce que c'était gênant de me retrouver dans un couloir avec une personne aussi effrayante que Hibari Ishinose... Encore plus que de me retrouver seule avec Dead Master. Le silence était lourd, ennuyant... Même si je n'aimais pas parler, cela me donnait envie de peupler ce vide avec au moins une phrase, aussi inutile soit-elle. Je me stoppais, avant d'adresser un regard significatif à la personne qui m'accompagnait.

- Ça ira. Pas besoin de m'accompagner jusqu'au bout.


Non, je n'allais pas dire "merci", ce n'était pas grâce à lui, mais à cause de lui. Je n'en pouvais plus de stresser depuis une heure, que voulait-il, à me suivre partout ? Bon, admettons que c'était moi qui lui avait demandé de me montrer où c'était, mais je ne lui avais pas dit d'y aller avec moi, si ? A partir d'ici, je pouvais parfaitement me débrouiller. Et puis, la plupart des élèves avaient cours, ou révisaient dans la Bibliothèque, certains se contentaient de glander dans leurs chambres, alors les couloirs devaient être dégagés, je n'aurais pas de difficultés à me rendre à l'Infirmerie, avec si peu de personne présentes pour me barrer la route. Ne comprenait-il pas que je le... le... congédiait ? Je n'étais pas douée pour me faire des amis, et j'avais l'impression que pour le cas Ishinose, c'était très mal parti.

- A partir d'ici, tu peux me laisser.

HRP : Dit-il... Es-tu sûr que ce n'est pas uniquement parce que quelque chose ne va pas dans ton organisation ? Sur ce, je vais dormir, j'ai des choses à faire demain, mwah.

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MessageSujet: Re: Non, Dieu, je ne peux pas parler avec toi pour le moment, je suis occupée...   Mar 1 Mai - 11:26

-Ça ira. Pas besoin de m'accompagner jusqu'au bout. A partir d'ici, tu peux me laisser.

Après un court moment de marche vers l'infirmerie, elle me sortit ces mots n'aimant peut être pas le silence installé. Pourtant, le silence ne me dérangeait guère, moins j'entendais les voix stridentes de ces microbes, mieux je me portais. Je dois avouer que sa voix n'était qu'une imitation de pacotille d'une voix assez neutre, comparé à son expression indifférente. Je ne comprendrai jamais pourquoi ces choses veulent se rendre intéressantes en prétendant être inaccessibles ou encore mieux, ne voulant pas répondre à des simples questions. Dieu que j'étais, jamais je ne me ferai à cette idée, c'en était pitoyable de voir cette fillette essayer de toutes ses forces de m'ignorer comme si, si elle me parlait ou se montrait un peu plus plaisante, le monde s’effondrerait. Pourtant, gentil que j'étais, j'ai même essayé de lui faire la conversation, mais on dirait que son mode anti-Moi était bien encré dans sa petite cervelle. Vraiment... J'en avais raz le bol de devoir être amical pour finir par me prendre un râteau, à cause de son asociabilité. Je trouvais ce genre de personnes ennuyeuses et surtout, trop imbues de sa propre personnalité pour s'ouvrir aux autres. J'étais égocentrique ? Non, j'étais Dieu et je le montrai, par contre, elle, elle était asociale et le montrait en faisant la méchante comme si ça l'aiderait à se détacher de ma présence. Que dire, Dieu désapprouvait et trouvait ce comportement ridicule, surtout si j'étais très, même trop sympathique par rapport à son rang inférieur. Mais ce sera une bonne laissons pour moi, je ne m'abaisserai plus jamais au niveau de cette ingrate, je ne serai plus jamais gentil avec ce genre de minables qui n'en valaient pas la peine à la fin.

Je passai ma main dans mes cheveux soyeux d'un geste gracieux. Je ne prêtais plus aucune attention à la fille qui me suivait gentiment... Non, gentiment c'était trop dit. On aurait plutôt dit que mon aura grandiose était trop puissante pour elle de sorte à ce qu'elle plaça comme une barrière entre nous deux. J'étais hilare, ce moment fut vraiment à mourir de rire, tellement on aurait dit une petite chose ayant peur de trop se rapprocher, de peur, de peur de quoi ? De se faire contaminer ? Vraiment ça m'arrangeait même, plus loin elle était, mieux je me sentais, Dieu venait de faire ce constat. Parfois, je me demandais pourquoi, pourquoi je comptais sur ces pollueurs de l'air, ils ne servaient à rien, strictement inutiles, sauf si ce n'était pour m'encombrer par la suite. En fait oui, cette fille était plus encombrante que utile. Triste.

-On y est, je te souhaite un bon rétablissement.


Je soupirais légèrement avant d'ouvrir la porte de l'infirmerie et de laisser la petite chose entrer dedans. Je n'avais plus envie de m'occuper d'elle et je suis convaincu que ça l'arrangeait aussi. Je lui fis un beau sourire charmeur pour ne pas perdre les bonnes habitudes, puis je tournais les talons sachant qu'on s'occuperait certainement très bien d'elle ici. Ridicule, j'ai perdu trop de temps à faire du baby-sitting. Je ris doucement avant de reprendre la route inverse vers la bibliothèque où un travail m'attendait. La prochaine fois Dieu fera des meilleurs choix, mais pour le moment Dieu va oublier cette rencontre des plus pénibles. J'étais Dieu et j'avais la certitude que cette fillette se rappellera de moi. C'était une bonne chose de faite, tandis que moi... Moi, pas.

HRP: Mes écrits sont toujours bien organisés ^^ Merci pour ce rp.

End pour ma part ^^

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