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 L'arène, un monde sans pareil

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Dead Master

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MessageSujet: L'arène, un monde sans pareil   Dim 25 Mar - 3:13

Un jour comme un autre pour moi, j’étais assise dans mon bureau à regarder par la fenêtre des élèves sécher les cours dans la cour ou encore d’autres se faisant courir derrière par un professeur à qui ils venaient de faire une farce ou je ne sais quoi d'autres. Ce qui m’arracha un éclat de rire fut un petit élève blond dont un professeur courrait après, couvert de ce qui semblait être de la peinture rose, je pouvais aisément imaginer ce que ce gamin venait de faire à son professeur. Ce n’est qu’une dizaine de minutes plus tard que je vis ces deux énergumènes rentrer dans mon bureau, le professeur tenant son élève par le dos du col.

- J’en ai marre de ces gosses qui n’en font qu’à leurs têtes ! Vous devez réagir pour que cette école ne finisse pas en un champ de délinquants plus cons les uns que les autres, Dead Master-Sama !

C’est ce que le professeur couvert de peinture venait de me dire avant de sortir de mon bureau en compagnie de sa pauvre victime qui allait sans doute se ramasser une bonne retenue en plus d’un moment insupportable en compagnie de son cher et tendre enseignant. Saviez-vous que nos salles de retenues, du moins, la seule que nous avions, ne ressemblaient en rien à celles des autres écoles ? Oui, il est vrai qu’il y autant de sièges et de tables, mais ce qui différaient étaient plutôt la manière dont lesquels les professeurs « s’amusaient » à punir leurs élèves.

Mais bon, ce n’est pas ce qui nous intéresse le plus aujourd’hui, loin de là. En ce jour rayonnant, j’avais promis à ma tendre Yume que je serai son maitre de combat. Un maitre de combat ? Oui, une sorte de professeur d’entrainement, même si ce que nous allions faire ne ressemblerait en rien à un entrainement, mais plutôt à un combat.

Et c’est justement, en me levant de mon siège, que je sentis la présence de Yume approcher à grand pas, ouvrant la porte de mon bureau avant que celle-ci ne l’ouvre dans un bruit monstre, je lui tirais la langue en remarquant sa surprise en vue de ma rapidité.

Attrapant la jeune fille par la main, je lui adressais un petit sourire avant de lui dire d’un ton chaleureux :

- Tu vas encore essayer de me tuer aujourd’hui, Black Rock Shooter ?

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Dernière édition par Dead Master le Dim 25 Mar - 19:02, édité 1 fois
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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: L'arène, un monde sans pareil   Dim 25 Mar - 3:53

Le soleil … le soleil venait de se lever sur Undai Gakuen quand je me décidais de rentrer dans ma chambre pour prendre une douche, j’avais pris cette satanée habitude de dormir seulement une fois le soleil levé. Ne me demandez pas pourquoi, jusqu’à ce que je m’en souvienne, j’ai toujours agit comme ça. Mais il ne faut pas se méprendre pour autant, ce n’est pas parce que je ne dors pas la nuit que je dors la journée, non. Je m’endormais vers cinq-six heures du matin pour me lever toute belle, toute fraiche vers neuf heures du matin. Ce qui voulait donc dire que je ne dormais pas plus de trois à quatre heures « par jours ». Cela ne me fatiguait pas vraiment, j’étais relativement assez active la journée, la fatigue ne se voyait pas non plus sur mon visage, c’était juste assez pour mon corps.

Saviez-vous ce que je faisais la nuit dans ce cas ? C’est simple, si je n’étais pas en compagnie de Dead Master, je rédigeais les ordres du conseil des étudiants, je gardais un œil sur les dortoirs, sur les élèves, ainsi que sur certains professeurs qui ne savaient pas rester dans leurs chambres la nuit. Non pas des pédophiles, si en fait, mais nous ne le voyons pas sous le même angle tant que les élèves étaient consentants et que ceux-ci avaient plus de seize années. Pas assez ? Savez-vous quand moi, j’ai perdu mon titre d’enfant ainsi que celui d’humain ? Non, et personne ne le saura jamais.

Soit, je me retrouvais donc dans mon lit, légèrement fatiguée à fixer le plafond à attendre que mon réveil sonne. Je crois que je me suis endormie entre le moment où je regardais l’étendue blanche au dessus de ma tête et celle du bruit strident venant percer mes oreilles. Un bruit strident, plutôt la musique que j’adorais écouter il y a peu, que j’ai décidé à la mettre comme réveil, pour finalement détester celle-ci à force qu’elle me fasse sursauter en me réveillant. Cela vous arrive-t-il également ?

Une fois réveillée, je me décidai à aller prendre une douche et de me vêtir. Rien de très extraordinaire dans mon habillage, ce n’est pas l’uniforme que je revêtis une fois de plus aujourd’hui. Non, ce n’était rien d’autre que cette tenue de combat qui ne voulait pas se détacher de mon corps sans que Dead Master ne m’aide. Sale ? Non, étrangement, ce genre de vêtements, que vous les abimez, les brulez, les déchirez, les salissez, redeviennent propres en moins d’une minute. Effectivement, cela reste dérangeant de dormir, se laver, passer la journée avec les mêmes vêtements. C’est pour cela que je passais des journées entières à fixer la directrice pour que celle-ci change mon « uniforme », parce que je ne savais le faire seule, je n’avais ni le pouvoir de reprendre mon apparence originelle et encore moi de « customiser mes vêtements ». L’option de porter des vêtements au dessus de ceux que je porte me passa plus d’une fois par la tête, mais vous voyez vous porter une chemise au dessus d’un manteau ? Très peu pour moi.

Une fois mes préparatifs finis, je me dirigeais vers l’Académie. Avant toute chose, je passai par le bureau du conseil des étudiants, j’y rencontrai notre cher Hibari à regarder son reflet dans un miroir. Cet étudiant … Je ne l’aime pas. Il le sait, et je sais également que c’est réciproque. Comment ? Il ne fallait qu’entendre nos multiples disputes. Je me demande toujours comment ce faisait-il que la Directrice eut accepté de laisser un énergumène du genre rentrer dans l’Académie … surtout … Soit.

Quand j’eus fini, je me décidais enfin de me diriger vers le bureau de Dead Master. J’avais rendez-vous avec elle pour que celle-ci m’entraine aujourd’hui. Entrainer est un bien joli mot qui n’avait plus vraiment de sens pour moi, si je voulais aller dans l’arène avec elle, ce n’était que pour pouvoir battre mes poings sur son visage d’ange. Méchante ? Je n’ai jamais dis être gentille. Une fois arrivée devant son bureau, je voulu ouvrir la porte mais celle-ci s’ouvrit toute seule laissant entre voir Dead Master me sourire en … me tirant la langue telle une gamine. Cette journée allait être longue.

- Tu vas encore essayer de me tuer aujourd’hui, Black Rock Shooter ?

Elle me demanda cela tout en me prenant par la main, main que je retirai de son emprise une minute après qu’elle eut caressé ma paume d’un air suspect. EN réponse à sa question, je voulu lui sortir un « Non, tu es sure ?! » avec un grand sourire. Mais ce n’était pas mon genre de faire cela, et encore moins de répondre quoi que ce soit. C’est pour cela que je me décidais de l’ignorer en toute beauté.

Il ne nous fallut pas plus de cinq minutes pour rejoindre l’Arène en prenant le raccourci se trouvant derrière le bâtiment principal. En franchissant la porte de matérialisation, mon corps se vit envelopper dans une chaleur douce et fragile tandis que des flammes bleues émanèrent de tout mon corps. Ce n’est qu’une minute après cela que toutes ces flammes se rassemblèrent à un endroit bien précis, mon œil droit. J’ai toujours trouvé étrange d’avoir du feu sur l’œil, mais cela ne dérangeait ni ma vision et ca ne me blessait pas non plus, ce n’était qu’un style parmi tant d’autres on va dire. Je n’avais pas d’autres attributs particuliers qui me poussaient par delà le corps, ce feu était déjà bien assez.

Une fois que j’arrivais au centre de l’arène, je levais les yeux sur la lune qui venait de prendre une teinte rouge prononçant le combat proche. Regardant autour de moi, je vis quelques élèves nous regarder avec étonnement, ce n’est qu’après un cri strident venant d’un groupe de jeunes filles qu’une de celle-ci m’approcha pour me demander de sa voix fluette :

- Black Rock Shooter-Sama ! Allez-vous combattre cette jeune fille aux cheveux verts ?

Regardant Dead Master, je souris légèrement. Il était vrai que peu d’élèves n’avaient rencontré la directrice en arrivant à Undai Gakuen, ceux qui eurent le malheur de la rencontrer devaient finir dans un fossé quelque part. de plus, sous sa forme de combat, Dead Master n’avait pas l’air d’avoir plus de seize ans. Un gamine arrogante en somme. Si ils savaient tous qu’elle devait avoir dans les cinquantaine en sous son apparence originelle, je me demandais ce qu’ils en penseraient. C’était peut être pour cette raison que notre chère directrice restait cacher des élèves, et encore plus, n’apparaissait jamais sous sa forme humaine. Effectivement, ses cornes et sa queue n’étaient pas présentes en temps normal, elle les matérialisait qu’une fois dans l’arène comme maintenant. Mais sa robe de combat était toujours présente … Dead Master, mais qui es-tu vraiment ?

- Oui … partez à présent, je ne veux pas que l’on nous dérange.

Obéissant à mes ordres, les jeunes filles ainsi que les autres sortirent de l’arène pour se placer dans les gradins se trouvant à l’extérieur de celle-ci. Une fois la zone complètement propre, je fermais les yeux un court instant avant de lever la main devant moi tout en imaginant la forme de mon arme fétiche. C’est à cet instant précis qu’une arme à feu aussi long que mon corps se matérialisa sur mon bras. Une extension de moi-même, prenant la moitié de mon bras pour un bon support, des cartouches à volontés, un laser réduisant tout sur son passage et finalement, ces petites clochettes permettant à l’ennemi de savoir quand l’arme venait d’être chargée et prête à l’emploi. Ce n’était pas prétentieux, non, j’aimais juste … le bruit de celles-ci.

- Tête de gazon … Je n’attends plus que toi.

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MessageSujet: Re: L'arène, un monde sans pareil   Dim 25 Mar - 16:32

En arrivant dans l’arène, Yume se changea complètement, des flammes bleues apparurent autour de son corps pour finalement se poser sur son œil. Moi, en traversant la porte, je gardai mon apparence normale, hormis des cornes et une queue, rien d’autre ne changeait à mon aspect. Regardant moi aussi les élèves me regarder avec un air peu amical, j’adressais un petit sourire en coin à ceux-ci.

Savez-vous pourquoi je ne sors jamais de mon bureau ? Tout simplement parce qu’il me plaît de me fondre dans la masse tandis que les étudiants de Undai Gakuen ne sachent même pas qui je suis parce qu’ils ne connaissent pas l’apparence de leur chère Directrice. C’est douteux ? Pourtant personne n’est encore venu dans mon bureau pour voir à qui je ressemblais. Les charges administratives dans lesquelles je dois me montrer devant tout le monde, ce n’était autre que Yume qui les prenait pour moi, même certains professeurs n’avaient eu droit qu’au dossier de mon siège en guise de porte-parole.

- Black Rock Shooter-Sama ! Allez-vous combattre cette jeune fille aux cheveux verts ?

Dessinant un petit sourire sur mes lèvres, je faisais mine de regarder autour de moi à la recherche de la fille aux cheveux verts. Bien que je savais que c’était de moi qu’elle parlait, je ne pouvais me résoudre à accepter si facilement qu’elle me parle ainsi. Si seulement cette petite conne savait qu’elle parlait avec sa supérieure, elle serait déjà entrain de me baiser les pieds.

- Oui … partez à présent, je ne veux pas que l’on nous dérange.

Pendant que Yume s’attelait à matérialiser son arme, j’en fis de même. Créant ma faux dans ma main d'un claquement de doigts, je profitais de la lenteur de ma chère élève pour matérialiser également, deux cranes gigantesques qui se mirent à flotter à côté de moi en apesanteur. La matérialisation, un procédé qui donne libre court à son imagination. Les élèves arrivent à créer une arme après un entraînement spécial, mais il ne faut pas oublier l’importance de leurs bracelets ou boucles d’oreilles. C’est en activant ceux-ci, par simple contact ou par simple regard que l’on sent en soit la puissance s’écouler. Évidemment, les Secondes ne savent faire que cela dans l’arène, mais le procédé reste le même. Par exemple, c’est quand j’entre directement dans l’arène que je sens la puissance s’écouler en moi. Mes boucles d’oreilles prennent une teinte verte flamboyante, tandis que mon corps s’entoure légèrement d’une couleur verdâtre. Cela dépend des élèves, d’autres se matérialisent dans des flammes, dans de l’eau, dans le vent ou encore dans la lumière.

L’arène est composée d’un sol ressemblant fortement à un échiquier, quand celui-ci s’abîme, par exemple quand un trou se forme dans celui-ci, il se recouvre automatiquement. Ne vous inquiétez pas, si un jour vous tombez dans une de ses crevasses, vous n’allez pas mourir, vous serez automatiquement téléporté à un autre endroit de l’arène. Pour ce qui est des murs, ils sont juste inexistants, ce n’est qu’un long voile blanc sans fin qui s’étend à perte de vue. Le ciel est gris, blanc, et parfois sombre, ce qui le caractérise le plus, c’est cette lune qui s’y trouve même en journée. Comme vous le savez tous, si elle vire au rouge, cela signifie qu’un combat se prépare.

Finalement, il est possible que les combattants se trouvant dans l’arène changent complètement la vision de l’arène. Ce qui veut dire, qu’une fois un niveau élevé de matérialisations acquis, vous pouvez jouer avec le décor. Si vous voulez créer des piques sortant du sol pour attaquer votre ennemi, cela est possible. Il en va de même pour faire apparaître une marre sous ses pieds et votre adversaire tombera donc dans l’eau. Ces créations peuvent durer le temps du combat, une fois celui-ci fini, tous redevient normal (le sol en échiquier, la vision à perte de vue, le ciel blanc, etc.). Il n’y a qu’une seule chose de non modifiable, la lune. Cependant, tout cela n’est possible qu’une fois la maîtrise parfaite de la matérialisation est obtenue, ce qui veut dire qu’en tant que Secondes et Premières, ne vous attendez pas à savoir faire cela. Même certains Terminales et professeurs en sont incapables.

Devrais-je préciser autre chose ? Voyons voir … ah ! J’allais oublier, les croix de l’arène. Celles-ci ont une signification bien particulière, il est impossible de les détruire. Pourquoi ? Cela reste un mystère de l’école. Je parlais également de la surface de combat de l’arène, celle-ci est illimitée. Vous pouvez donc vous « enfuir » à tout moment, mais n’oubliez pas qu’une fuite signifie la fin d’un combat.

Une fois nos deux armes parées, je vis Yume se mettre en position de combat, son arme pointée sur moi pour me dire de son ton glacial :

- Tête de gazon … Je n’attends plus que toi.

Tête de gazon ?! Non mais était-il seulement permis de parler ainsi à ses aînées ? Devrais-je lui apprendre plus comment s’adresser aux plus vieux que soi ? Un manque de politesse, voilà ce que j’ai dû rater dans son éducation. Levant ma faux vers celle-ci, j’étirais mes lèvres pour finalement, en moins d’une seconde me trouver juste derrière elle, prête à la décapiter. Si elle croyait pouvoir me parler ainsi sans que je ne bouge, elle s’était trompée la petite. Sentant son arme grincer en touchant la mienne, je descendis ma lance légèrement ce qui fit passer celle-ci juste en dessous de son bras. D’un mouvement sec, je m’apprêtais, non pas à lui ôter la tête, mais son bras sur lequel son canon avait prit forme.

- Ne te sent pas toute puissante, Yume-Chan !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: L'arène, un monde sans pareil   Dim 25 Mar - 17:03

J’aurais dû faire plus attention, en un instant, je ne vis plus Dead Master devant moi, non, elle avait complètement disparu. Je ne sentis plus qu’un vent rapide à côté de moi pour finalement revoir apparaître sa silhouette juste derrière moi. Je n’eus le temps que de me retourner pour essayer tant bien que mal d’esquiver sa faux. Mais quand elle passa en dessous de mon arme, je compris que ce combat n’allait sans doute pas être « si simple » que ça. Je ne sais plus quand remontait ma dernière bataille avec la Directrice, cela faisait un moment, et comme à chaque fois, je m’étonnais de sa puissance ainsi que de sa rapidité. En temps normal, aucune personne n’aurait réussi à passer ma garde si facilement, elle était redoutable.

Quand je sentis sa lame se poser sur mon bras, je serrai les dents. Sa lance venait de me sectionner le bras sans grande cérémonie. Ce n’est pas du sang qui en coulait, mais un liquide mauve qui était sensé représenter le liquide qui coulait dans mes veines, ce même liquide qui me tenait en vie sortait de mon corps à gros flot. Encore heureux que l’on ne mourrait pas dans l’arène, même si on ne mourrait pas, la douleur était bien présente. Même si je savais que mon bras n’était pas « vraiment » sectionné dans le monde réel, cela restait un choc monstre de voir un de ses membres tomber lourdement sur le sol.

Toutes blessures survenant dans l’arène disparaissaient en sortant de celle-ci. Que vous portez toujours ou non, votre robe de combat. Cela était mieux ainsi, imaginez-vous vous faire dépouiller de vos jambes lors d’un combat, qu’adviendrait-il de vous si elles ne revenaient pas dans le monde réel ? Cela serait plus que fâcheux, n’est-ce pas ? Vous me demanderez sans doute, que se passerait-il si vous perdiez la tête lors du combat dans ce cas ? C’est simple, le combat est fini et vous retrouverez votre tête en sortant de l’arène. Et pour que vous ne me posiez pas une question stupide du genre : comment sortir sans tête ?! Sachez qu’une équipe médicale est toujours présente près de l’arène, ne croyez pas que vous êtes seuls.

Cependant, j’accorde qu’il y a des exceptions à la règle, si vous perdez votre corps entièrement dans l’arène, vous mourrez. Tout simplement, comment reconstruire quelque chose qui n’existe plus ? Cela part du bon sens.

Soit, pour revenir au combat, me voilà donc dépourvue de mon bras droit. La chance non ? Laissant un petit cri de douleur sortir de ma bouche, je vis ma matérialisation disparaître en même temps que mon bras tomber sur le sol. D’un mouvement souple, je me déplaçais vers la gauche, m’abaissai, et d’un coup de jambes, je fis tomber la directrice.

Me retrouvant en position de force, je me mis à courir à un mètre de mon ennemie. De la seule main qui me restait, je matérialisais une épée dans celle-ci. Une fine lame particulière. Mon épée était composée de deux lames l’une à côté de l’autre dont un espace de deux centimètres à peine séparait les lames. Pourquoi une telle épée ? Tout simplement car grâce à celle-ci, je pouvais facilement éviter les attaques de la faux de Dead Master en emprisonnant son amer entre mes lames.

Une fois l’arme finie et prête à l’emploi, je me décidais me lancer corps entier dans le combat. Courant rapidement vers mon adversaire, je levais mon arme pour l’abattre sur son épaule. J’aurais aimé la transpercer avec celle-ci mais Dead Master riposta rapidement et nous nous retrouvions donc l’une en face de l’autre, une arme sur l’autre dans un combat de force pour voir laquelle de nous deux allait s’effondre sous la puissance l’autre.

Voyant que cela ne rimait à rien de continuer ainsi, je me décidais de balancer ma tête tout en égratignant ma joue avec la lame d’Ayame pour lui donner un coup de boule. Sentant mon front taper sur le sien, elle relâcha prise, ce qui me laissait enfin libre accès pour l'attaquer.

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MessageSujet: Re: L'arène, un monde sans pareil   Dim 25 Mar - 18:36

C’est quand je sentis sa lame transpercer mon corps qu’un rire nerveux traversa ma bouche, c’était si bon, si bon de voir qu’elle était aussi puissante que ça. Ma tendre et chère Yume, le fruit de mon travail, ma première réussite et la meilleure. Yume … son histoire était tragique, mais la suite fut bien meilleure quand elle arriva à Undai Gakuen. Il en va de soi que nous n’avons pas le même avis là dessus, elle me tient responsable de son emprisonnement dans l’Académie, tandis que moi, je trouve que c’est une chance monstre pour elle.

Je me rappelle encore son premier jour à Undai, la première fois que son petit corps d’enfant maltraité traversa les grilles de l’école. Elle m’avait lâché les mains pour courir dans l’institut en toute liberté, elle était restée dehors toute la journée à explorer les moindres coins de l’école, curieuse de savoir ce que ce nouveau monde lui réservait. C’est une semaine après qu’elle fit ses premiers pas dans l’arène, sa première robe de combat était tout simplement magnifique. En Première, elle changea l’apparence de celle-ci également, elle était douée, trop, peut être. C’est en arrivant en Terminal que tout bascula. Sa vision sur Undai Gakuen venait de changer quand elle dut combattre une de ses amies pour son examen final, elle qui avait tant eu du mal à se faire des amis dans le petit monde qu’était Undai, elle devait à présent la combattre, passer au dessus d’elle, l’écraser sans ressentir le moindre sentiment de tristesse. C’était une obligation que je lui avais fixée, elle pouvait avoir des amis, mais elle devait être capable de les tuer également.

Au moment fatidique, Yume avait matérialisé son arme la plus puissante. Un canon d’un mètre de long qui recouvrait tout son bras ainsi que la moitié de son buste. Ses vêtements de combats avaient changés, ce n’était plus son simple manteau qui recouvrait son corps, mais une armure noir lui montant jusqu’au cou. Ses yeux prirent une teinte rouge, son canon visé sur son amie … celle-ci n’eut pas le temps de l’éviter.

Elle me tenait responsable de la mort de son amie, pourquoi si son corps disparaissait entièrement dans l’arène, elle ne pouvait plus vivre dans le monde réel, pourquoi une personne décapitée pouvait encore rester en vie en dehors ? Pourquoi, j’avais décidé que si le corps disparaissait entièrement, tout disparaissait avec lui, toutes ces choses, Yume ne les a jamais accepté, elle n’a jamais accepté que j’ai droit de vie ou de mort sur qui que ce soit. J’avais également décidé que si quelqu’un mourrait dans l’arène, mais en ayant toujours son corps, celui-ci devrait attendre un certain temps avant de rentrer dans l’arène. Pourquoi ? Par sadisme évidemment.

Délaissant mes pensées, je regardais ma création m’enfoncer son épée dans le ventre. Amusée par la situation, j’attrapais sa tête tout en laissant son arme me perforer, une fois ses cheveux en main, d’un mouvement sec, je la tirais vers moi pour finalement la propulser quelques mètres plus loin. Sortant son épée, j’avançais dans sa direction. Une fois à sa hauteur, j’enfonçais son arme à quelques centimètres de son visage.

- Si tu crois y arriver, tu te trompes Yume. Tu n’arriveras jamais, jamais à me surpasser avec de telles attaques.

Lui adressant un petit sourire, je me retournais en entendant des voix derrières nous. Le groupe de filles de là tantôt étaient rentrées dans l’arène, armes en mains afin de secourir Black Rock Shooter, je suppose. Elles s’avancèrent vers moi avec un tête disant bien, tu vas pas t’en sortir salope. Agrandissant mon sourire, je me retournais pour leurs faire face et afin de leurs montrer que ce n’était pas de simples élèves qui allaient me battre. Erreur fatale pour ma part. C’est à cet instant précis que je sentis une lame me transpercer le cœur, du sang coula de ma bouche, je regardais derrière moi et je la vis.

Levant les yeux au ciel, la lune venait de virer au blanc, annonçant la fin du combat.

END

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