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 Un, deux, trois, tout le monde mourra.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 9 Oct - 22:37

Bonheur. Un terme que je ne connaissais pas avant, un mot ne figurant pas dans mon dictionnaire lorsque j’étais enfant. Cette expression m’était… inconnu. Je vivais dans la disgrâce, je n’avais le titre d’humain, je n’étais qu’un objet que l’on pouvait souiller. Oui, une chose vivante pour être tâchée par les autres, un jouet sexuel qu’on jetait dans sa cellule une fois qu’on en avait marre de lui. Pitoyable. Je détestais ce moment de ma vie, mon enfance. Mais tout bascula un jour sacré, un que je gardais dans ma mémoire à tout jamais. Cette scène. Ayame. Dead Master-Sama m’avait sauvé. Consumé par les flammes ceux, celui qui m’avait tant salie. Elle l’avait tué, et j’en avais été heureuse. Aucun dégoût, juste de la joie, un sourire d’enfant qui prend la main d’une personne lui promettant l’amour d’une mère, d’une famille. Encore maintenant, je me demande pourquoi je n’ai pas refusé, pourquoi ai-je cru en ce rêve si idyllique alors que j’avais déjà été trompée ? Parce qu’elle était belle. Rayonnante à côté du cadavre de mon ancien maître. Ayame … a toujours été une chose intouchable, inviolable, parfaite, elle représentait mes rêves.

Mais ces rêves eurent une fin quand la cage dans laquelle j’avais été placée me montrait ses barreaux. Me privant de l’extérieur, du monde. Elle me voulait pour elle seule. Je le compris à mes dépends, moi qui l’idolâtrais, l’enfant qui l’aimait tant, s’éteignit en même temps que mes espoirs en ce deuxième jour fatidique de ma naissance. Elle se réveilla pleinement. Consuma mon être et m’emprisonna à tout jamais dans son étreinte de puissance. Je l’ai haï. Mais pour haïr il faut avoir aimé. Je me refusais de le dire, « Je t’aime Ayame » plus jamais ces mots ne sortirent d’entre mes lèvres. Je sombrais, jour après jour alors qu’elle aussi perdit goût à la vie. Mais elle se releva alors que de mon côté, je ne pouvais que la regarder avec jalousie. C’était … inacceptable. Elle m’avait privée de tout et elle continuait à sourire, à vivre en touchant toujours ce bonheur, le saisissant pour le rejeter à ses envies pour finalement se replonger dedans. Moi, seuls les ténèbres m’accompagnaient.

Kaïla. Et elle arriva. Ma lumière, celle qui me sortit des tréfonds des enfers, celle qui me montra un chemin que jamais je n’aurais cru emprunter. L’amour. Non pas celui de celle qui se prenait pour ma mère, ma maîtresse, mon amie, mon modèle. Non, l’amour que je ressentis pour Kaïla était pur, tellement qu’il était si facile à briser que cela en était affolant. Un claquement de doigts et l’on se voyait séparées, brisées. Mais je l’aimais. Elle aussi. Nous nous aimions, mais cet amour trop nouveau, trop beau, trop fragile ne résistait pas devant ma prison dorée. Je cherchais un coupable pour mon malheur, le transvasant sur autrui, les pointant du doigts en criant la colère qui me rongeait de l’intérieur. Mais finalement, j’ai toujours été la seule fautive. Depuis le début, je me suis laissée aller au gré du vent, croyant vainement que tout se passera aussi facilement, plus le temps passait. Conneries. Sous mes croyances, tous, ont souffert. Ayame. Kaïla. Strength. Akiha. Et tous les autres. Il n’aurait fallut que d’un « Je le désire vraiment » de ma part pour que mon malheur s’arrête.

J’avais beau penser tout cela … Maintenant, il était trop tard n’est-ce pas ? Après tant d’années, d’erreurs essuyées, savais-je seulement faire marche arrière ? Non. Mais je pouvais concevoir un avenir bien plus beau, ou les bâtons que je nous mettais dans les roues disparaîtraient pour de bon. Et c’est ce que je ferai, en ce jour. Maintenant.
J’étais là, devant le bureau d’Ayame à onze heures du matin. La main posée sur la clenche du bureau directorial, les yeux posés sur le bois créant la porte qui me séparait de celle à qui je voulais adresser mes pensées. J’inspirais. Je fermais les yeux. Je ne bougeais pas. Je n’avais à me préparer à cette confrontation, depuis longtemps j’aurais dû agir, depuis longtemps j’avais retardé ce moment, depuis longtemps j’avais regardé cette porte en me disant qu’un jour … Je me lancerai. Prenant un air déterminé en ouvrant la porte, je laissais les calles hurler sous le mouvement alors que je pénétrais dans ce lieu sombre. Elle était là, je le savais, et je me dirigeais vers elle, sans un mot, mon regard azuré plongé sur sa personne. Je contournais sa table, fis tourner son siège et la regardais. Un instant qui dura une éternité avant de me rapprocher encore plus de son éminente personne, et je la pris.

Chaud. Doux. Son parfum enivrait toujours autant mes sens, mais plus de cette frivolité, non, de nostalgie. La serrant contre mon corps, dans mes bras si tendres, je fermais les yeux, profitant de cette sensation que je ne donnais que très rarement à sa personne. Un câlin. Depuis quand n’avais-je pris l’initiative de le faire ? Tellement longtemps que j’eus oublié que c’était si agréable de la prendre au creux de mes bras. Rouvrant les yeux en soupirant légèrement, je laissais un fin sourire naître sur mes lèvres en même temps que je me logeais dans son regard, avec délicatesse.

- Je t’aime … Ayame.

Je devais le lui dire, et je le fis. Rougissant furieusement sous cette déclaration, je ramenais son corps contre moi pour me cacher de sa vision. Ne lui laissant le temps de parler, je poursuivis, usant de mes cordes vocales avec quiétude pour lui dire tout ce que j’avais sur le cœur. Ma voix se faisait petite, tel un murmure adressé à son unique personne. Elle avait été mon modèle. Ma famille, mon amie.

- Depuis longtemps … J’avais envie de te le dire. On a … Tellement vécu. Je ne t’ai jamais remercié pour ce que tu avais fait pour moi, jamais je n’ai pris la peine de te le dire concrètement. Tu m’as sauvée. Tu as été la famille que je désirais tant, tu as embelli ma vie … de ton amour. Hum. Je … Il est temps pour nous d’être heureuses n’est-ce pas ? Maintenant que nous les avons … ces êtres à qui donner notre amour, nous ne pouvons qu’être heureuses n’est-ce pas ? Ayame … Je le peux aussi n’est-ce pas ? Moi aussi … Je veux connaître le vrai bonheur. Permettons-nous de vivre, pleinement.

Et je me reculais, lui dévoilant mon visage sur lequel une fine larme coulait. Un sourire triste mais soulagé se dessina sur mes lèvres alors qu’une expression à la limite de l’étonnement se plaça sur son visage si parfait. Sa main douce se posa sur ma joue, je m’en délectais, elle m’ôta cette goutte qui salissait mon visage et posa ses lèvres sur mon front. J’avais dit tellement peu comparé à ce que je voulais lui dire au début, mais là était l’essentiel. Elle le comprit. Je me détachais d’elle, déposant mes lèvres sur sa joue et lui tournai le dos. Immobile. Je suis restée ainsi un moment en sentant la fraîcheur des lieux envahir l’endroit où je tenais le corps de la directrice contre le mien. Désagréable, mais il en était ainsi. Et je partis.

La déclaration, non. La réconciliation, la vraie, dirais-je. C’est d’un cœur plus léger que je pouvais pleinement me lancer dans ma nouvelle vie, là où Kaïla serait l’unique centre de mes préoccupations où elle seule compterait face aux autres. Un monde beau … je le désirais pour nous.

C’est quand il fut l’heure de réveiller mon amie que je retournais dans ma chambre, venant la rejoindre dans le lit, je pris place sur sa personne pour venir titiller son visage du bout de mon index dans ses mouvements répétitifs. Sourire aux lèvres, regard légèrement pervers en laissant mes yeux tomber sur sa poitrine dénudée, je décidais de changer de technique, préférant pleinement utiliser mes mains à meilleur escient que du simple « je t’emmerde pour te réveiller ».  Posant mes paumes sur ses seins, je vins à la rencontre de ce bout de chair tout rose qui pointait dans ma direction ~ Non, si je les presse comme ça, elle va … Ca ~ Et ça, je l’évitais en sautant hors du lit dans un rire moqueur de ma part. Évitant tout ce qui pouvait me tomber dessus, je finis par sortir de la chambre pour me cacher derrière la porte. Pendant longtemps à dire vrai parce qu’il ne faut pas croire, je n’étais pas du genre suicidaire non plus. C’est donc quand Kaïla fut prête que je retournais dans mon espace de vie partagé avec mon amie. Ne renonçant pas à ma bonne humeur, je la pris par la main pour la tirer en dehors de notre petit chez nous pour rejoindre les étages inférieurs. Aujourd’hui, -ma tenue le montrait, mon apparence tout court également d’ailleurs, retour à la quinzaine- j’allais aller avec elle en cours. Je le lui avais promis, je comptais le faire. Décidément, cet uniforme m’aillait quand même pas mal, bien qu’avec ma vraie taille et mon vrai âge, je passerais soit pour une vieille folle voulant rester jeune ou une sale perverse qui fantasmait sur les uniformes. On retire « folle » à mes dires précédents et je suis tout à fait d’accord.

Une fois le déjeuner pris, les gens ignorés, le peuple intrigué, ce fut le bâtiment principal qui m’accueillit une fois de plus depuis mon réveil. En comptant que je me suis levée à huit heures, que j’ai flâné dans l’arène en autorisant ce matin Kaïla d’éviter ses cours de matérialisation, on pouvait dire que ma journée fut constructive n’est-ce pas ? On inclue le passage chez Ayame et je vous boucle vos bouches de pauvres … Hum. Voilà. Donc … Le bâtiment principal. J’étais, nous étions dedans à me demander ce que Kaïla avait comme cours à cette heure-ci. Sciences je crois, oui, sciences. Et ce, avec une nouvelle enseignante, ancienne Undai’enne, cadette à ma personne qui révélait un potentiel assez intéressant pour que la directrice regarde dans sa direction à ses temps perdus. Hum. Une autre pute, mais rousse. Haha. Non, j’ai arrêté d’insulter les putes. Akiha, oui, j’ai arrêté d’insulter Akiha et non les putes … Mais ça revient aux mêmes non ? Haha … Hum. Stop.

- C’est une nouvelle, j’ai changé les plannings des professeurs il y a peu, maintenant tu as …

Et en ouvrant la porte, je me heurtais à la blonde. Intriguée de la voir là alors que je m’attendais à voir une tête rousse connue sous le nom de Mitsuru Kirijo et non Akiha Ketsuki, je déglutis quand mes billes bleutées croisèrent son regard pour finir par se poser sur celui de mon amante … Je … Je ne savais pas, non. Je veux dire, jamais je n’aurais fait la connerie d’attitrer Akiha comme prof de sciences à Kaïla en sachant leur entente ! Cela aurait été suicidaire … Tellement que je … Et je peux mourir, maintenant ?

- Akiha …

Ha…Ha. Suicidez moi.  

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 9 Oct - 23:50

Yume Kuroi connue par tous sous le nom de Black Rock Shooter, Présidente du Conseil et... Et je m'arrête là, elle était munie de tellement de titres de fonctions différentes à Undai qu'on aurait pu avoir des migraines rien qu'à tout énumérer. Tellement que c'est par pure flemmardise que je ne compte vous exposer ô combien mon amie était importante dans l'Académie de fous où j'étudiais. Mais ce n'est pas pour vous prouver à quel point je peux être molle à mes temps perdus que je vous parle de ma chère colocataire, fraîchement retrouvée depuis quelques temps de là, que je ne quittais d'une semelle. Enfin, du moins quand j'avais du temps à lui accorder, et surtout quand elle, n'était pas occupée avec ses responsabilités. Mais soit, tout cela pour dire que nous étions heureuses ensemble, profitant pleinement de notre vie retrouvée à Undai, sans accroc, sans mauvaises blagues et disputes fulgurantes brisant notre couple. Couple, nous en étions un. Parfois, il m'arrivait encore de faire la tête d'ahurie quand on me sortait cette appellation pour parler de Yume et moi, mais à la longue -entre les fans et les ennemis acharnés de mon amie- j'ai réussi à braver tout cela, passer au-dessus pour mieux profiter de nos années d'insouciance.

Ainsi donc, Silver Sword était officiellement en couple avec Black Roch Shooter, jusqu'à un prochain tournant qui détruirait tout, comme le disent si bien les mauvaises langues. Mais que les gens parlent, je n'en avais que faire, la seule de tous ceux-là que je redoutais, se nommait Dead Master, et elle aussi n'avait l'air de vouloir s'interposer entre nos deux personnes, jouissant sans doute dans les bras de sa pute blonde, à changer les langes de ses gosses. Enfin... Je ne pouvais dire cela, du moins, je n'étais du genre à dénigrer ceux que j'appréciais, et dans le tas de ces monstres horribles, il y avait la lanterne verte, un bout de fille -je vous jure elle sera plus grande que moi dans peu si elle continue à grandir- que j'ai pris sous mon aile, sous une poussée de bonne volonté. Et il faut que je l'avoue, je ne regrettais pas d'avoir posé mon choix sur Ketsuki -dégueulasse comme nom- Hikari. Certains disaient que c'était pour me rapprocher encore plus près du sommet de la hiérarchie de Undai, chose totalement fausse, vu que je ne voulais rien avoir en rapport avec Undai à part mes diplômes de fin d'année et Yume, ma copine. Hikari était là pour que je puisse laisser une trace de mon passage, je voulais lui apprendre ce que je savais, lui donner de mon temps -rarement pleinement utilisé- par pure sympathie, par pure envie de la voir progresser et devenir quelqu'un de fort. Je ne sais pas si cela marche comme je me l'étais imaginé au début, mais en tout cas, je me plais à chaque fois que je lui accorde quelques heures d'entraînement à la matérialisation -et seulement en cette matière faut l'avouer. Et tout serait parfait si l'autre tête délavée ne l'accompagnait pas à tout bout de champ, criant à gauche et à droite à quel point il était fort, jusqu'à s’en ramasser plein la gueule. Je n'ai jamais signé pour l'entraîner celui-là, mais j'ai vite compris que je n'avais le choix, vu que ces jumeaux étaient souvent fourrés ensemble... D'ailleurs, j'ai trouvé un système pervers pour n'avoir les deux à la charge, il m'arrivait souvent de chopper Hikari pendant ses heures de cours, ainsi son frère ne pouvait y assister. Du moins, je procédais ainsi la plus part du temps, attendant avec un certain mépris l'instant où la pute blonde ou la dirlo' me tomberait dessus pour les absences de sa fille. Absences que je limitais selon mes propres disponibilités. C'est ainsi que nous nous retrouvions parfois deux semaines sans aucun allé vers l'Arène ou encore d'autres fois, où je ne lui donnais du répit, à l'intervalle d'une fois par jour. Cela dépendait quoi.

Mais passons à aujourd'hui, jour comme un autre, envie moindre de me lever, pluie dehors me tapant sur les nerfs tandis que j'essayais de pioncer. Une belle journée pour glander en somme, tellement que c'est avec bonheur, remerciant presque les cieux, que je réalisais que Yume ne m'a pas réveillé ce matin, afin que j'aille en cours de... De quoi encore ? Matérialisation. Je n'avais pas besoin d'y assister, j'avais le meilleur professeur qu'il puisse être pour cela... Quoi que, cela faisait fort longtemps -fort fort lointain ouais- que je ne me suis plus entraînée avec ma chère amie, tellement longtemps que je ne me rappelais même pas si oui ou non, je lui ai montré ma nouvelle -enfin plus tant que cela- maîtrise du métal. Mais bon, en même temps, je pense être apte à dire qu'elle m'a enseigné presque tout ce qu'elle pouvait, et si j'avais des lacunes, je ne pense pas qu'elle me laisserait parcourir les murs de Undai sans me donner du fil à retordre pour que j'évolue, question que je ne meure pas au détour d'un couloir. Triste perte que cela serait pour sa personne. Ouais, il n'y avait que moi pour dénigrer ma propre vie de la sorte, de temps en temps. Mais bon ! Passons, passons. Une journée de glande, de rêves jusqu'à quatorze heures, de déjeuner à quinze heures, de douche entre temps et de jeux vidéo jusqu'à minuit. Beau planning qui se vit détruit avant même que je ne le mette à exécution. Et pourquoi ?

« YUME !!!! » Pour cela. Sursautant en ouvrant les yeux, je croisais ses billes bleutées, elle assise sur mon corps à moitié nu. Jusque là, rien de grave, mais si on descend un peu plus bas, il est évident que quelque chose n'allait pas selon la normalité. Et ce quelque chose se marqua sous ses mains, posées sur ma poitrine à me la torturer avec perversité. Hurlant à son encontre, je matérialisais ma Silver Sword -encore à moitié endormie- et la lançais à travers la pièce afin qu'elle l'atteigne. Mais heureusement pour cette peste perverse, elle avait de bons réflexes, tellement que j'ai passé encore une bonne quinzaine de minutes à hurler à tue-tête avant de me décider à me laver, douche prise, je fus déjà plus réveillée. Humeur exécrable, ce n'était qu'après un certain temps que je vis Yume revenir dans la chambre, tout sourire. Se rendait-elle seulement compte que je n'avais qu'une envie, et elle n'était pas tendre pour sa personne ? Sans doute pas, vu qu'elle me prit par la main pour me tirer dehors. Dehors c'est-à-dire vers les salles de classe. Attends... J'ai des hallucinations où elle porte l'uniforme de Undai là ? Un nouveau trip ? Non, mieux, tellement mieux que la bonne humeur chassa rapidement la mauvaise. En mode trop contente que Yume daigne m'accompagner enfin aux cours, j'affichais un sourire plein de promesses -comme quoi je ne vais pas m'ennuyer à écouter un prof déballer tout et n'importe quoi-, je hochais de la tête quand elle me donna quelques informations dont je n'avais la connaissance.

- C’est une nouvelle, j’ai changé les plannings des professeurs il y a peu, maintenant tu as …

Eh ouais, il était parfois génial d'avoir la Présidente du Conseil comme amie -et plus si affinité- rien que pour savoir tout avant tout le monde. Donc donc, découvrons qui j'aurais comme professeur de sciences, question de partir sur des bonnes bases. Le dernier que j’ai eu, était une femme assez jeune mais soulante à souhait, adorant les détails sur des trucs inexplicable autrement qu'avec des mots simples. En somme une chiante de premier ordre, mais qui foutait la paix à ceux qui ne voulaient pas suivre. Une prof parmi d'autre, enseignant plus par obligation de se faire un petit salaire de fin de mois plutôt que vraiment pour apprendre quelque chose à ses étudiants. En même temps, tant que je pouvais sécher sans prendre trop de retard, je ne pouvais qu'en être contente, n'est-ce pas ? Ouais, mais là, peut-être que ma classe est tombée sur mieux ! Il paraît qu'il y a une nouvelle prof de science, jeune et qui arrive à tenir un cours sympa sans que la moitié de la classe décampe ou s'endorme. Ouais, avec un peu de chance, je vais tomber sur elle, et non sur la femme blonde aux yeux bleus se tenant telle une dame devant sa classe, prête à leur mettre dans le crâne tout ce qu'elle voulait, quitte à que ce soit de force... Cette femme...

- Akiha …

Akiha... Ketsuki ? Ha haha ! Oh la bonne blague ! Non mais, je dois rêver, Yume ne m'aurait jamais foutu dans la classe de cette pute de blonde que j'ai eu pendant toute ma Première, qui m'a fait baver pendant et en dehors des cours. Hahaha ! Non définitivement, ma chère amie adorait les blagues, du mauvais goût certes, mais je pouvais encore lui pardonner cela, non ? Non ! C'est quoi cette merde ?! Lâchant la main de Yume, encore sous le choc de la réalisation, je me retrouvais devant la fichue blonde qui nous regardait sans se départir de son sourire de salope en rut. Hors de question ! Et ce constat se marqua quand je me dirigeais vers la porte, porte qui se ferma avant même que je ne puisse la traverser. Bordel !

- Quelle surprise de te voir ici Yume, je ne peux qu'être ravie de ta présence ~ Installe-toi, et oui, Kaïla-Chan, c'est bien ta classe.

Va mourir en enfer, étouffée par un éléphant ou je ne sais quelle autre sorte de trompe ! Non ! Jamais plus de cours avec cette malade mentale ! J'étais tellement heureuse quand en passant en Terminale j'eus un autre prof, si je l'aurais su, je m'aurais appliquée depuis longtemps à passer de niveau plus vite. Et là, à quelques mois depuis la « promotion », je me retrouve à nouveau à un cours avec la femme diabolique de la directrice. Non, je ne voulais pas. Mais contrairement à mon vouloir, je n'eus le choix, voyant la chose blonde s'approcher d'un pas que je définissais comme menaçant, je fis un pas terrifié en arrière, et encore, et ce jusqu'au dernier banc de la classe, près de la fenêtre. Fusillant Yume des yeux, furieuse qu'elle m'eut fait cela en connaissance de causes, je tirais la chaise à coté de moi et lui ordonnais d'un mouvement du doigt de venir s'y installer. Et quand elle le fit, je ne me gênai pas à lui faire comprendre qu'elle me le payerait.

- Tu ! T'as peut-être oublié que je la hais ? Pourquoi tu as changé les horaires pour que je l'aie en sciences ? J'étais très bien avec la prof précédente. Change ça.

Me détournant d'elle quand la classe fut pleine -à regarder Yume comme si elle sortait d'une autre planète- et que Akiha demande le silence, je la fusillais avec haine de mes yeux rubis. Non, définitivement, je ne savais la voir en peinture, et l'envie de quitter la classe en trombe me tentait plus les secondes passaient. Ouais, je me lève et je me barre, quitte à y laisser Yume avec... Non ! Yume vient avec moi. Attrapant son bras avant de me lever, je tirais dessus jusqu'à ce que je me voie étrangement paralysée. Non par le refus du mouvement de mon amie, mais une force provenant du devant de la classe, m'indiquant sans mots que je ne quitterai pas cette classe avant la fin des cours, et encore, si je survivais. Pestant en me rasseyant tandis que la voix de la pute blonde résonna dans la salle en même temps qu'elle traçait des schémas indéchiffrables à ma personne, sur le tableau, je fulminais de rage. Tournant la tête vers la fenêtre dans un bruit de dédain, je serrais les poings en me disant que ce n'était rien, que je saurais rester deux heures à regarder par la fenêtre... Puis encore deux heures de math et une de matérialisation que je sécherai... Faisable. Tellement que je finis par soupirer, daignant enfin me tourner vers mon amie, une expression agacée sur le visage.

- Blague de mauvais goût Kuroi, si tu me réveilles encore une fois d'une manière perverse pour que j'assiste à... ça, je te jure que je retourne dans ma chambre et je t'interdis l'accès à cette dernière. Et sinon... Je t'aime bien en uniforme, c'est mignon.

Disant cela en affichant un visage faussement fâché, je finis par soupirer et lui sourire d'une manière amusée. Il était vrai que je n'ai jamais eu l'occasion de la voir en uniforme de Undai, normalement c'étaient ses habits ultra-féminins pas du tout confortables, ou alors sa robe -ses robes- de combat, cela s'arrêtait à ça. Cela me faisait drôle, mais en même temps, cet habit lui allait encore. Prenant sa main sous la table, je sortis mon portable de l'autre, le tournant vers elle, j'appuyais sur le bouton tactile pour prendre une photo d'elle habillée de la sorte. Satisfaite, je rang... Non, finalement, j'ai envie de jouer à ce stupide jeu où on interprète un zombie ambulant qui doit dévorer les gens en évitant les lances et autres trucs débiles du Moyen-Âge... Tiens, ne deviendrais-je pas programmateur de jeux, rien que pour tester ces derniers avant tout le monde ? Bah, j'ai deux heures pour y réfléchir calmement, on ne sait jamais, si cette idée se concrétise par la suite.

- ... l'échange entre les organes et le sang est similaire avec la matérialisation, à un détail près... vous ne mourrez pas si vous vous videz de votre sang, mais tombez dans un état de liturgie...

Ta gueule ! Tu me déranges. Bon, écouteurs et son à fond ! Fais. Et Yume ? Qu'elle subisse, ou me regarde jouer, ou alors au mieux, nous trouve une occupation ne mettant en scène la pute blonde d'enseignante. J'allais la massacrer, ouais, prochaine occupation ce sera d'inventer les différents moyens de tuer la prof et les illustrer. Bonne idée !

- Oï, passe moi ce niveau… Il est vachem…

Vachement, comme vache, comme la truie qui se trouvait devant moi ! Ha…Ha. Oui, une vache et une truie ce n’est pas la même chose, mais rien à battre, voilà que j’ai réussi à attirer l’attention de la pute blonde. Je compte jusqu’à combien pour que sa voix suave vienne me retourner l’estomac ? Pas longtemps malheureusement.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Ven 11 Oct - 1:21

Je ne savais pas où me mettre. Je me sentais mal. Tellement mal que mon teint digne d’un cadavre devint encore plus marquant sous le regard de la femme se trouvant devant moi. Même tourner la tête, je ne pouvais le faire. Et pourquoi ? Tout simplement parce que Kaïla se trouvait à mes côtés, et si je levais mon regard vers elle, j’allais me sentir encore plus mal, plus oppressée, plus … Put’n, j’ai envie de crever. Tellement que je voulus matérialiser mon katana pour m’égorger avec, que même l’envie de voir Yomi me traversa la tête pour qu’elle me sorte de ça. Et ça, ce fut Akiha-Chan qui nous rejoignit dans le couloir en fermant la porte de sa classe derrière elle pour nous adresser quelques mots. Trop de mots en la présence de mon amie. « Quelle surprise de te voir ici Yume, je ne peux qu'être ravie de ta présence ~ Installe-toi, et oui, Kaïla-Chan, c'est bien ta classe. » Moi aussi … je suis contente de te revoir ? Jamais je ne dirai ces mots en présence de Kurayami, fille vers qui j’osais enfin me retourner pour voir les dégâts de ses ressentis se peindre sur son visage. Un, deux, trois, tout le monde mourra ? Conneries.

Et rien ne s’arrangea quand nous rentrâmes dans la classe, ce n’était même pas les regards des élèves interloqués de voir leur présidente en forme miniature assister à leur cours qui me dérangeait, mais plutôt la fureur de mon élève, palpable à souhait. Non mais sérieusement, comment j’ai fait ?! Comment j’ai réussi à foutre Akiha, en tant que professeur de cette classe ?! Moi-même je ne savais pas, je ne faisais jamais d’erreur, persuadée que c’était la nouvelle qui allait donner cours en ce jour, dans cette classe. Un remplacement ? Même pas, j’aurais été mise au courant. Ayame ? Elle ne touchait jamais au planning des profs, alors comment ?! Comment … Haha. Non. Si, mais non, je n’avais pas … Normalement, je fais toujours les plannings seule, sans consulter le reste des membres du conseil, mais la semaine dernière, sous un surplus de travail, j’ai demandé de l’aide à une des têtes à moitié endormie devant moi … J’ai vérifié quand il m’a tout rendu, j’ai corrigé … les horaires, mais pas les noms des profs. Le con. Non, j’étais fautive et … « Tu ! T'as peut-être oublié que je la hais ? Pourquoi tu as changé les horaires pour que je l'aie en sciences ? J'étais très bien avec la prof précédente. Change ça. ». Je m’assis à côté d’elle. Bon, stop aux sentiments, redevenons froide et voyons la suite. Quittant mon air à moitié surpris pour quelque chose me ressemblant plus -froideur suprême, je soupirais en m’asseyant aux côtés de mon amie … Haha, j’ai envie de me détendre sur quelqu’un … en le tabassant.

- Blague de mauvais goût Kuroi, si tu me réveilles encore une fois d'une manière perverse pour que j'assiste à... ça, je te jure que je retourne dans ma chambre et je t'interdis l'accès à cette dernière. Et sinon... Je t'aime bien en uniforme, c'est mignon.

Non mais sérieusement, y avait rien à dire. Kaïla était lunatique. Mais genre tellement flagrant que je ne savais pas comment réagir devant sa personne, parce qu’entre je te bouffe la gueule et je te trouve bien foutue, le fossé est grand. Ne réagissant pas tout de suite à ses dires en suivant un temps soit peu le cours de sciences, je pris des notes. Par éthique plus qu’autre chose à dire vrai, notes que je passerai à Kurayami à la fin du cours quitte à lui expliquer ce qu’il se passait pendant que madame se bouffait le cerveau en broyant du noir. Soupirant une fois de plus en suivant les dires de la femme de la directrice, je m’ennuyais. Terriblement. Non pas à cause du cours, si, mais non. Cette matière, je la connaissais par cœur, ce dont elle parlait ? Je pouvais les expliquer mille et une fois sans ouvrage … les sciences. J’excellais dans tous les domaines, après tout, après avoir vécu autant de temps ici, à avoir suivi tous les cours au moins trois fois … C’était normal. Non ?

- Oï, passe moi ce niveau… Il est vachem…

Difficile je suppose. Arrêtant d’écrire quand toutes les têtes de la classe se sont tournées dans notre direction, je levais le regard vers les billes azurées qui s’avancèrent vers nous. Et on fait quoi maintenant, gueuler dessus parce que Kurayami n’a pas été capable de me demander ça discrètement ? Haha, la bonne blague. Quand on sait que je suis plus veille qu’Akiha, que je me retrouve être son élève et que dans cinq minutes elle va me sermonner, -moi ou Kaïla, c’est la même chose-, c’est de la connerie.

- Je ne crois pas que tu sois là pour perturber mon cours Yume, pourquoi ne viendrais-tu pas plutôt t’asseoir devant pour ne pas te faire distraire par Kaïla-Chan ? ~

Non … ça va, j’aime le fond ? Haha. Non mais je n’ai rien dit, parce qu’avant que je ne puisse réagir, mes yeux se sont tournés vers autre chose d’aussi déplaisant, et cette dite chose s’avère être Kaïla qui vient de se faire retirer son téléphone des mains par Akiha dans un « Confisqué, on ne joue pas pendant mon cours ~ » de sa part. Non, mais quoi qu’il en soit, cette situation n’était pas belle à voir, et que les autres arrêtent de me regarder sinon je m’énerve. « …Sérieux, qu’est-ce qu’elle fou là ? Elle n’a pas de boulot le cadavre ? » « …Yume-Sama elle… » « …Je l’ai vu avec Kaïla-San hier et… » « …Elle est juste là pour que l’autre puisse se la couler douce, c’est ça ? ». Un, deux, trois, tout le monde mourra, sauf moi. Et ce furent les paroles de trop. Me redressant en foudroyant le peuple de mon regard, je grimaçais d’énervement alors que ma robe de combat se matérialisait déjà sur mon corps. Qu’ils la ferment. Les ordures n’avaient le droit de parler, qu’ils se taisent tous, sinon …

- Silence.

Sinon je les tue. Tous, un par un, que Kurayami me regarde le faire avec un air apeuré -chose qui n’était plus arrivé depuis des lustres- ou que ce soit Akiha qui m’en empêche, je les épargnerai pas. Et Akiha dut le comprendre en vue des signes que mon comportement montrait, tapant dans ses mains pour réclamer le calme, elle retourna à son cours sans plus attendre, me laissant moi, et ma colère tranquille. Sérieusement … Reprenant ma place en dématérialisant ma robe, je soupirais en retombant contre le dossier. Non, il fallait que je sorte, que je me détende de cet endroit oppressant, il fallait que … Kaïla était à côté de moi. Me saisissant de sa main, j’essayais de me détendre tout en murmurant mes ressentis sur tout, que ce soit ces gosses ou la situation en elle-même.

- Gomen … J’ai … fais une erreur, ce n’est pas de bon cœur que j’ai fait en sorte que ta classe soit avec Akiha. Je ne saurai changer les attributions des classes avant le prochain trimestre … Kaïla … Je … suis … désolée. Hum.

Détournant le regard pour ne pas lui montrer ma peine, je poursuivis tout de même, toujours à voix basse. « Ca m’énerve … les déchets n’ont le droit de te juger, et encore moins ma personne. Hum. Je … Hum … ». Frustrée ? Foutaises.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 16 Oct - 19:54

C'était horrible, je rageais intérieurement -presque extérieurement- devant la silhouette imposante de l'enseignante blonde postée devant le banc occupé par Yume et ma personne. Tous les regards étaient braqués sur nous tels des vautours attendant une séance de divertissement n'ayant rien à voir avec les formules chimiques ni les effets de la matérialisation sur le corps humain -choses qui ne m'intéressaient pas plus que cela, en y pensant. Grinçant des dents en jurant silencieusement, je croisais ses billes bleutées et son teint pâle, démontrant ses origines lointaines. N'aurait-elle pas pu rester dans son pays de blonds, loin de la pureté Japonaise, préférant le vieux style des familles nobles et leurs mariages arrangés, plutôt que le développement indignes d'expérience sur les humains. Il serait peut-être temps de dénoncer cette femme aux autorités, elle prendrait la perpétuité en vue de ses crimes incessants. Dommage qu'étant une ancienne élève de Undai, elle était quasiment intouchable, encore moins maintenant, qu'elle est devenue la pute exclusive de Dead Master. Tout cela pour dire que je n'arrivais à la voir en peinture, ne comprenais guère pourquoi Yume l’appréciait et j'envisageais sincèrement qu'elle meure ensevelie sous un rocher.

- Je ne crois pas que tu sois là pour perturber mon cours Yume, pourquoi ne viendrais-tu pas plutôt t’asseoir devant pour ne pas te faire distraire par Kaïla-Chan ? ~ 

Et ce, de tout mon cœur. Furieuse en digne étudiante étant prise sur les faits, je laissais échapper un soupir contrarié sous ses paroles venimeuses que je peinais à écouter. Essayant de l'ignorer du mieux possible, je me suis fourvoyée en croyant que cela se passerait sans plus d'incident, qu'elle parlerait dans le vent et retournerais s'occuper de ses dits « chatons », mot me donnant la nausée si vous voulez des précisions. Mais tel ne fut le cas, je ne finis pas par tendre mon portable à Yume afin qu'elle passe ce dit niveau que je n'arrivais pas à franchir, peu importe comment je m'y prenais. Et pourquoi donc je ne me contentais pas de soupirer et lancer des regards noirs à la fameuse enseignante blonde ? Parce que ladite femme de malheur -belle qu'elle puisse être cachant ainsi son diabolisme- arracha le portable de mes mains, tel un rapace sautant sur sa proie. Effleurer. Elle a osé effleurer ma main de son toucher macabre sur le passage, j'en avais froid dans le dos.

- Confisqué, on ne joue pas pendant mon cours ~

Pauvre conne. Hors de question, qu'elle me rende tout de suite ce qui m'appartenait ! Bah ouais, attendez, une folle furieuse qui me prend mon portable avec la... la partie en cours ! Merde. C'est certain que maintenant il n'y aura qu'un grand « Game Over » affiché sur l'écran. J'allais la massacrer, tuer sans pitié, lui arracher la tête était tout autant en option. Mais ce n'était compté sur Yume qui se releva brusquement, sa robe de combat sur le corps, imposant le silence à tout le monde. Je l'avoue, j'ai sursauté sur son geste brusque, tellement que je grommelais quelques paroles incompréhensibles dans mon coin tandis que la prof -ouais autant l'appeler comme cela- essayait de calmer le jeu entre... Yume et le reste de la classe. En même temps, je n'étais pas contre cette intervention, il faudrait être aveugle, sourd et insensible pour ne pas sentir leurs regards insistants et entendre leurs paroles dignes des pires mégères. Je n'ai jamais aimé être au centre d'attention, à croire que Yume non plus, cela ne l’enchantait pas sur l'instant.

- Gomen … J’ai … fais une erreur, ce n’est pas de bon cœur que j’ai fait en sorte que ta classe soit avec Akiha. Je ne saurai changer les attributions des classes avant le prochain trimestre … Kaïla … Je … suis … désolée. Hum. 

Soupir, je tiens sa main. Soupir et je serre sa main à m'en faire mal moi-même, la fusillant du regard quand elle m'indiqua avec toute la douceur dont elle savait faire preuve que je me taperai cette prof de merde pendant tout le trimestre. Bien ! Parfait ! Pas du tout, tellement que j'étais furieuse à en faire craquer ses os. Me clamant avec une idée en tête, parce que ouais, faut pas croire que je suivrai son cours un jour de plus, je grognais dans mon coin, détournant mon regard rubis de son visage quand elle fit de même. Alors... Des mots d'excuses pour les cours de sciences et cela, pendant tout le trimestre, bonne chance Yume. Et plus sérieusement, je ne comptais pas étudier seule dans les livres non plus, ma moyenne étant à un niveau acceptable, je me voyais mal rechuter à cause d'une erreur aussi monstre... Que faire ? Bah, j'obligerai bien Yume à me donner cours sur la matière, elle qui a vu et revu le sujet. Bonne idée.

- Ca m’énerve … les déchets n’ont le droit de te juger, et encore moins ma personne. Hum. Je … Hum …

De quoi ? Effectivement, elle avait raison. Mais j'avais d'autres préoccupations pour l'instant que de m'inquiéter du reste de la classe. Première étant de récupérer mon cellulaire au plus vite. Enfin, ceci étant dit, il serait normal que je m'énerve un bon coup sur ma dite amie qui me met dans le pétrin total à chaque bout du... des sciences dans ce cas là. Optant pour une démarche discrète en vue de la blonde qui reprit son cours déposant mon objet hight-tech' sur son bureau, je me penchais vers mon amie pour lui murmurer quelques paroles acerbes :

- On s'en fout d'eux, ignore-les. Par contre, je ne compte pas suivre son cours jusqu'à ce que tu changes cette erreur, tu feras mes mots d'absences et ainsi de suite. Mais là, y a plus urgent... ça.

Et le « ça » se marqua quand je fis un mouvement de la tête vers le bureau de la pute blonde qui... « Ouvrez vos livres à la page 345 ~ » Qui rien d'important en somme. Ouvrant donc le livre à la page pas du tout celle qu'il fallait, je souris diaboliquement avant de me concentrer sur l'objet de ma convoitise. Attends, comment cela marchait-il encore ? Si je désire que l'objet voulu vienne à moi par des ondes électriques, il devrait se faire magnétiser par ma main non ? Combien de risques qu'il ne grille entre-temps sous une mauvaise maîtrise ? Essayons, essayons, et je le fis. Concentrant la matérialisation dans ma main -prouvé par le bracelet scintillant sous la manche de mon uniforme-, je tendis discrètement la main sur le banc en visualisant l'objet en question. Aller, tout doux, viens à moi. Doucement question qu'il glisse... Ouais bah, il était évident qu'il serait difficile de ne pas remarquer un portable glisser sur le bureau en marche pour traverser toute la classe sous des ondes magnétiques. Tellement pas que sous la concentration, je sursautais quand la main d'une certaine pute blonde s'abattit sur mon portable, me faisant perdre contrôle sous la surprise et griller l'objet en question.

- C'est la deuxième fois en moins de cinq minutes que tu perturbes mon cours, Kaïla-Chan ~ Collée après les cours ~ Et cela ne te servira plus ~

Et sur ce, des regards encore tournés vers nous, moi rouge de rage, je la vis... Elle l'a fait... Elle a jeté mon portable à la poubelle, l'écrasant comme pour affirmer qu'il ne serait plus utilisable. Quoi je l'ai grillé ?! Cela ne lui donne pas une raison valable pour le foutre à la poubelle aussi impunément ? Qui va m'en payer un autre ?! Furieuse, incrédule aussi, je me relevais faisant racler la chaise au sol dans un grincement épouvantable et m'écriai à l'injustice de ce qu'elle venait de faire. « Non ! Mais t'es folle ou quoi ?! » Et ce furent les mots de trop, dirait-on, parce qu'en moins de temps que je ne puisse réagir, je me retrouvais prise par le col par une masse volumineuse et froide qui me tira au premier banc -étrangement vide- et m'y assis avec une brutalité tel que j'avais mal aux fesses, avant de me coller au bois et paralyser ma tête de sorte que je n'aie d'autres choix que regarder le tableau, selon les désirs de la femme debout, impérialement devant la classe. Salope ! Pestant contre sa personne, je serrais les poings sous une menace évidente qu'elle m'enverrait à l'infirmerie si je persiste à lutter. Genre quoi, elle va me faire quoi hein ?! « Tu veux vraiment le savoir, heh ? ~ Allons, je me plairais à te montrer dans ce cas ~ » C'est bon, dégage, me touche pas, je serais sage. Saloperie d'ombre à la con !

- Kotaku-San, commence la lecture du chapitre six, si vous avez des questions n'hésitez pas à les poser après ~ Yume, vu que tu connais le cours, voudrais-tu bien venir illustrer ceci devant ? ~

Enfoirée. Et sur ce, elle matérialisa une sorte d'organisme humain faits de tuyaux juste devant la classe, qu'elle remplit d'un liquide ressemblant à du sang qu'on pouvait voir circuler dans les tuyaux comme s'il s'agissait de l'intérieur d'un corps humain. Contrariée, et surtout épouvantée en espérant qu'il ne s'agisse pas du vrai sang, je laissais un soupir résigner traverser mes lèvres avant de me sentir soit peu libérée quand l'ombre effrayant tous ceux de la classe, disparut soudainement. Essayant de jeter un coup d’œil à Yume, parce que ouais, ma tête était toujours fermement paralysée dans un étau m'imposant un seul champ de vision, j'attendis de sentir sa présence passer devant moi pour lui attraper la manche de son uniforme et lui demander dans un murmure inaudible de me libérer de cette fichue emprise.

- Je n'arrive plus à bouger... Libère-moi et après on se barre, cela te dit, un resto' ?

Quoi je l'amadoue par la nourriture ? Elle n'avait pas le choix que de faire ce que je lui demandais, et je ne comptais pas rester une seconde de plus dans cette maudite classe avec la pire prof que Undai ne put engager. Lui lançant un regard insistant, j’attendis qu'elle le fasse, du moins, jusqu'à ce qu'une main se pose sur son épaule et que la pute blonde ne se penche un peu trop près à mon goût de l'oreille de mon amie pour lui chuchoter quelque chose que je ne pouvais entendre... Du moins dans l'ensemble entrecoupe par quelques mots comme « apprendra pas... manger... invite... » Et puis quoi encore ?! Croisant les billes bleus de la prof qui me souriait comme si de rien était, j'abandonnais l'idée de m'enfuir de la classe pour celle de lui enfoncer mon bic dans le fond de sa gorge de pute. Et Yume dans tout cela ? Ha ha... ha... Elle aura besoin d'une vie pour se faire pardonner de l'humiliation que je viens de subir aujourd'hui.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 16 Oct - 21:44

Le temps d’un instant, d’un songe et je me voyais une fois de plus submergée par la noirceur de ce monde, le bruit de ces cadavres ambulants, les puanteurs de leurs êtres pourris par l’humanité. L’homme était immonde. Les Undai’ens l’étaient d’autant plus, ce n’était pas à cause de Kagoshima que je réagissais de la sorte … Si, c’était à cause de ce moment là. Mais je ne savais plus faire autrement, j’étais écœurée de ce monde, de ce peuple auquel on offrait un pouvoir pour que celui-ci finisse par vous bouffer le bras. Des résidus que je devais brûler avant qu’ils ne viennent pourrir d’autant plus ma vie, mon existence, celle qui me tenait la main … celle que j’aimais. Détournant le regard de sa silhouette, je me complaisais dans ma mauvaise humeur, ressaisissant la vision des regards des autres, leurs dires acérés, tranchants et tellement immondes. L’humanité … devait disparaître.

- On s'en fout d'eux, ignore-les. Par contre, je ne compte pas suivre son cours jusqu'à ce que tu changes cette erreur, tu feras mes mots d'absences et ainsi de suite. Mais là, y a plus urgent... ça.

Comment pourrais-je réussir à les ignorer, eux, qui me regardaient encore, eux auxquels je ne souhaitais que la mort ? C’était quasiment impossible et le fait que Kurayami me broyait littéralement la main n’y changeait rien. D’ailleurs, comptait-elle encore s’amuser longtemps ainsi ? Non pas que j’ai pas envie de me reconstituer un de mes membres, mais c’était tout comme et d’ailleurs, si c’est à propos de … Logique. Tellement logique que je voulus me gifler moi-même à ses dires. Des mots d’absences, me demandait-elle. Foutaises. Je ne lui en ferai pas, non pas par méchanceté, mais je n’accepterai pas volontairement à ce qu’elle sèche un cours parce que son enseignante a fait des expériences sur elle, la traîné dans la boue, a charcuté son corps et … Finalement, après avoir repensé à tout cela, je lui signerai ses notes … Haha. Blague à part, je trouverai un autre moyen, quitte à la faire changer de classe. Mais la question prenait une toute autre tournure à présent, entre se trouver dans l’autre classe de Terminales dans laquelle se trouve Hibari-San, que préférait-elle ? Se trouver avec l’égocentrique ou Akiha ? Oserais-je seulement le lui demander ? Non.

Soupirant sous ce constat, mon attention quitta rapidement les limbes de mon esprit pour se plonger sur quelque chose de bien plus matériel, plus solide et plus cassé dirais-je. Grimaçant en voyant le cellulaire de Kaïla se briser sous la poigne d’Akiha, je souriais jaune, n’osant nullement détourner le regard vers mon amie. Non pas que ce téléphone a coûté une fortune, qu’elle a attendu plus d’un mois pour qu’il sorte, qu’elle a téléchargé tous les jeux compatibles sur ce terminal, qu’elle en a fini les trois-quarts … mais c’était tout comme. Non, c’était une perte monstre pour la geekeuse me servant de squatteuse, amante, amie, élève. Oui, la faute revenait aussi à Kurayami … A la place d’essayer de faire bouger son cellulaire par onde magnétique, pourquoi ne l’a-t-elle pas tout simplement téléporté dans sa main ? Haha, parce qu’elle ne sait pas faire ça. Et pourquoi ne pas me le demander alors ?! Parce que je n’aurais pas accepté.
Pauvre gosse.

- C'est la deuxième fois en moins de cinq minutes que tu perturbes mon cours, Kaïla-Chan ~ Collée après les cours ~ Et cela ne te servira plus ~

Et la suite n’arrangea en rien la situation. Blanche comme un mort, je levais le regard vers mon amie qui se releva, outrée du comportement de la pute de Deady -comme je l’appelais si bien avant-. Me levant à moitié sous ses mouvements brusques, je n’eus le temps de finir mon élancée que celle-ci me figea par ses paroles quand un « Non ! Mais t'es folle ou quoi ?! » Traversa ses lèvres avec fureur. Si nous n’étions pas dans cette situation, si il n’y avait pas autant de monde autour de nous, si Akiha ne me regardait pas avec autant d’outrance, j’aurais défoncé l’endroit pour Kaïla. Mais mes mouvements étaient restreints, autant bien pour l’image de Kaïla que la notoriété d’Akiha … Putain de merde. Je n’étais pas grossière, mais il y a des moments comme ça où tout sort. Je me libère et … Ketsuki aussi. Et cela se matérialisa sous son ombre alors que moi, je ne faisais que fulminer sur place quand la masse hideuse s’enroula autour de mon élève pour la soulever par le col avec ses ongles paressant si tranchants, si sales. Elle touchait ce qui était à moi. « Tu veux vraiment le savoir, heh ? ~ Allons, je me plairais à te montrer dans ce cas ~ » Non. Grinçant des dents en voyant Kaïla se faire traîner à l’avant de la classe, je restais figée sur le surplus de colère qui régissait mon corps. Il fallait que je me calme, je n’avais pas à interférer, tant qu’elle n'essayerait pas de la tuer, je ne pouvais pas bouger, je ne devais pas … je devais …

- Kotaku-San, commence la lecture du chapitre six, si vous avez des questions n'hésitez pas à les poser après ~ Yume, vu que tu connais le cours, voudrais-tu bien venir illustrer ceci devant ? ~

Tout simplement respirer. Fermant les yeux en grimaçant sous l’incompréhension de la situation, je soupirais bruyamment en me levant complètement de ma place, traversant l’allée des bancs vers le tableau devant lequel reposait un pantin, ouvert … avec des tuyaux. Sales images dirais-je. Non pas que cela me rappelait étrangement un passé proche, mais c’était tout comme. Ca y est, je vais exploser. « Je n'arrive plus à bouger... Libère-moi et après on se barre, cela te dit, un resto' ? » Et Kaïla ne m’aida pas du tout. Sentant les traits de mon visage se durcir sous sa demande suivie d’une question n’ayant lieu d’être ici, je soupirais. Mais toute la peine du monde. Littéralement. Pourquoi … ne pouvait-on pas me laisser tranquille, suivre un cours que je connais par cœur tout simplement ?! Parce que je me retrouvais dans la classe d’Akiha et plus est, avec Kaïla. Le comble. Il ne manque plus qu’Ayame … En parlant de celle-ci, où était-elle ? N’aurait-elle pas aimé nous voir ainsi, toutes les trois réunies à nous bouffer la gueule, Kaïla fulminant contre Akiha qui joue avec ses nerfs et moi … telle une personne vide regardant la scène en ne laissant paraître que de la lassitude alors qu’en moi … je sautillais sur place.

- Yume ~ Si tu la libères, elle perturbera encore la classe, de plus, manger ne l'aidera pas à apprendre. Je comprends que cela puisse te peiner, mais il est important de suivre le cours pour réussir. De plus, si tu tiens à aller au restaurant, je me ferai un plaisir de t'y inviter ~ Demain soir, rien que nous deux, je connais un endroit qui te plaira ~

Elle avait raison. Mais il n’y avait guère d’utilité de se coller ainsi à moi et … quoi ?! Levant le regard vers sa personne, incrédule en sachant pertinemment ce qu’elle voulait dire par « un endroit qui me plaira » en se souvenant de notre petite escapade où nos deux personnes finirent dans un hôtel, je souriais jaune à son encontre. La ferme. Qu’elle se taise. Qu’elle ne dise pas un mot de plus sinon … sinon je la tue. Lui envoyant un regard mauvais en grimaçant tout en me dégageant de son étreinte, je lui glissais -inaudible pour les autres- « Plus tard. Pas maintenant. » Avant de claquer des doigts pour redonner à Kaïla sa mobilité. Soupirant en me plaçant à côté du fameux pantin sur lequel je devais expérimenter, je posais ma main sur la veine principale reliée au cœur avant d’élever ma voix glacial dans les airs. Ca faisait longtemps … Que je n’avais tenu de discours, que ce soit sur l’effet de la matérialisation sur la circulation sanguine ou non …

- Le flux de matérialisation transplante en vous. Celui-ci se représente comme un liquide aussi dense que le sang, de la même couleur, copiant le même schéma globulaire que celui-ci. En d’autres mots, il est identique à votre sang. En faisant des analyses simples, il serait impossible de trouver une quelconque différence, c’est pour cela que la matérialisation s’intègre aussi facilement dans votre corps. Le flux lancé par la matérialisation accélère cependant le jet d’attribution, ce qui fait que votre cœur à un rythme cardiaque bien plus élevé. Mais c’est un détail, le plus important à savoir est que la matérialisation passe dans vos veines, artères, capillaires et ainsi de suite. C’est aussi pour cela qu’aucunes maladies graves ne peuvent vous atteindre lorsque vous êtes en possession de votre cristal … Et …

« C’est donc pour cela également que nous gardons les maladies que nous avions aupartavant. La matérialisation améliore notre état physique, mais ne nous guérit pas, n’est-ce pas, Yume-Sama ? ». C’est exact. Levant le regard vers la demoiselle qui venait d’interrompre mon discours, j’affichais un petit sourire en coin en remarquant la petite tête blanche assise au premier rang, juste à côté de Kaïla. Et dire que je ne l’avais pas remarqué plus tôt celle-là … Haha.

- Exact. Continue Mashiro-San … Hum.

Autant qu’elle le fasse puisque mademoiselle est une spécialiste dans la matière, lui adressant un sourire quand elle se leva, je me dirigeais vers sa place alors qu’elle prenait la mienne. Un court instant de croisement, un simple regard en coin et une phrase avant que tout ne disparaisse dans la suite du mouvement. « Je t’attends toujours au conseil. » Lui avais-je lancé dans un murmure désigné à sa personne avant que je ne prenne place sur sa chaise. Regardant sa silhouette commencer son exposé -celui que je lui avais refilé si gentiment d’ailleurs-.

- Mei Mashiro … la princesse blanche d’Undai … J’ai été la voir la semaine passée pour qu’elle rejoigne le conseil. Elle a refusé. Haha … Je ne savais pas qu’elle était dans ta classe … La prochaine fois, c’est toi que j’enverrai pour la convaincre.

Faisant un clin d’œil à Kaïla, je posais à présent mon regard sur Akiha qui … avait l’air de dévorer la gamine des yeux. Pédophile. Et plus sérieusement, qu’avait-elle encore en tête ? Aucune idée. Soupirant en détournant le regard pour le perdre vers l’extérieur, c’est avec une dextérité monstre que je suivis le cours … Oh … un lapin. Hum. Un lapin ? Haha … Sérieux ? « Y a un lapin … dehors … » Hum.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mar 22 Oct - 20:03

Je fixais les deux femmes debout sans broncher, avec un certain dégoût et mépris de voir la main d'Akiha posée sur Yume. Et puis quoi encore ?! Croyait-elle que tout lui était permis, on ne touche pas à ce qui est mien ! Enfin... Je dis cela, mais je n'en pense mot. Dans le sens, voir Yume parler avec autrui ne me dérangerait pas, je trouverais cela juste intriguant, cela s'arrêterait à ça. Mais voir Akiha aussi proche de mon amie, là c'était autre chose, chose que je n'acceptais pas et qui me horrifiait. Tellement que je lançais des regards furibonds envers Yume pour lui faire comprendre que je n'approuvais guère la proximité entre elle et la blondasse, pute blonde qui prenait un jouissif plaisir à me provoquer sachant -sans doute- pertinemment mon aversion envers sa personne.

Je pus tout de même être soulagée de voir Yume réagir et non se laisser faire à ce petit jeu de manège pourri de l'enseignante. Et comment elle remonta dans mon estime ? En se dégageant de la main de l'autre pute pour mieux me libérer de mon emprise. Soupirant de soulagement, je voulus déjà me lever pour quitter les lieux, fuir tel un animal piégé qui a une chance de s'en sortir, l'unique avant de se faire abattre par un chasseur fou -dans cette situation, on parle de la blonde. Mais mes envies hargneuses de partir se firent arrêter par une Yume allant au tableau pour faire un speech sur le cours, demandé par la prof, ainsi que le regard bleu de ladite prof qui me pourfendit de sa malice. Grimaçant dans mon coin, je frissonnais et eus un mouvement de recul quand je compris -la liberté de mouvement m'étant revenue- qu'il y avait quelqu'un à coté de moi. Reculant ma chaise de quelques centimètres tandis que mon amie déballait quelque chose dont je ne comprenais que dalle, mon regard rubis se heurta à un autre, beaucoup plus clair appartenant à une certaine fille de ma classe. Bah ouais, je suis en cours, il est normal que ceux qui se trouvent dans la classe soient mes camarades, non ? Bon, passons cette explication farfelues pour se concentrer sur ladite fille, personne bien plus intéressante que le cours, même si je dois avouer que voir Yume devant la classe à démontrer son savoir pouvait être tout autant excitant, à condition de... Stop, les idées perverses !

Donc, donc, donc ! Mei Mashiro, une fille de ma classe, toujours baignée dans une lumière blanchâtre qui me donnait mal aux yeux. Et plus sérieusement, je me détendis en réalisant que c'était elle qui se trouvait assise à coté de moi, tout simplement, parce que Mei-San avait la réputation de n'être en rien cruelle ni brutale, chose à laquelle je croyais même après avoir concrétisé mes pensées sur « ne faire confiance à personne à Undai ». Tout cela pour dire que je me détendis, répondant à son sourire amical par un micro-sourire invisible avant de lever les yeux vers Akiha puis vers Black Rock Shooter. Autant ne plus perturber ce cours... Hmm... Donc, je me répète mais je n'ai toujours pas dit d'où je connaissais cette fille, sachant que je ne m’intéressais guère à ceux qui peuplent ma classe, à part peut-être Giso -pas là d'ailleurs- et son groupe de potes avec qui je traîne. Si je connaissais l'identité de Mei, ce fut simplement car un beau jour elle se démarqua en me prêtant son livre quand j'étais dans la merde ayant complètement oublié de prendre le mien, et sachant que je me taperais une belle retenue en cours de mathématiques si je ne l'aurais pas. Ainsi donc, heureuse de voir une retenue s'éloigner de ma personne, je ne pouvais que me confondre en remerciements sincères par la suite. Et elle ? Elle ne s'est pas choppé de retenue, et pourquoi ? Parce qu'elle était une élève modèle, vraiment. Non pas une intello détestée de la classe, mais...je saurais pas le décrire, mais la preuve était là, quand elle interrompit -aida ?- Yume dans son discours.

 - C’est donc pour cela également que nous gardons les maladies que nous avions auparavant. La matérialisation améliore notre état physique, mais ne nous guérit pas, n’est-ce pas, Yume-Sama ? 

Aha... Et sinon ? Avançant ma chaise limite en écrasant mon corps entre le bois du banc et celui du dossier de ladite chaise, je lui laissais le plus de place possible afin qu'elle ne me frôle pas quand elle se leva et se dirigea vers l'avant de la classe sous la demande de Yume qui lui refila -sans doute avec un grand plaisir- la suite de la leçon, et tout cela sous l’œil d'une Akiha n'ayant guère envie de protester que son cours se déroule un peu sans elle. Un peu, c'était peu dit, elle ne foutait littéralement rien, à se demander pourquoi elle est payée au juste. Ah ouais, pour baiser la dirlo selon les envies de cette dernière, telle une bonne pute, effectivement.

- Mei Mashiro … la princesse blanche d’Undai … J’ai été la voir la semaine passée pour qu’elle rejoigne le conseil. Elle a refusé. Haha … Je ne savais pas qu’elle était dans ta classe … La prochaine fois, c’est toi que j’enverrai pour la convaincre. 

Shiraki no Undai... Ouais, ce surnom lui allait bien avec sa tête blanche et tout... En fait, cette fille était tellement lumineuse qu'on ne pouvait l'appeler autrement. Sa maîtrise ? La glace. Comment le savais-je ? J'eus l'occasion de m'entraîner en sa compagnie pendant un cours de matérialisation, un jour passé. Il va de soit qu'entre un glissement sur le sol gelé et un dérapage entre des piques tranchantes de glace, j'eus vite mon compte changeant l'entraînement en quelque chose de bien plus brutal, qui au final, se finit par... Rien en fait, vu que ni elle ni moi, n'eûmes perdus aucun membre. Soit, étrange que cela puisse être, je serais ravie de voir la dénommée Mashiro dans le Conseil, un être moins barbare et mauvais dans le groupe de ces malades -ouais, Yume en faisait partie-, ne ferait du mal à la réputation de l'élite de Undai. D'ailleurs, cela pourrait m'étonner qu'elle eut refusée, si moi-même bien avant, je n'aurais pas dit non. Un « non » que je regrettais à ce jour en y pensant, comme ce serait merveilleux de sécher les cours en prétendant un boulot administratif ou une réunion importante du Conseil. Ouais... Ce serait la manière la plus efficace de ne plus devoir suivre les cours de cette fichue blonde qui avait l'air d'être obnubilée par la fille blanche et son cours. Et puis, je me voyais mal la convaincre d'accepter, vu que Mei n'avait guère besoin de sécher les cours et ainsi de suite, étant appréciée par les profs et les étudiants en général.

- Y a un lapin … dehors … 

Quoi... ? Sortant de mes pensées quand Yume changea drastiquement de sujet, je me levais à moitié de ma chaise, pris appui sur la tête de mon amie afin de voir le lapin qu'elle me décrivait. Il était rare de voir un animal à Undai, à part quelques oiseaux chassés par des élèves voulant s'amuser ou encore, des chats courant à travers le parc avec le corps en feu... Dans le sens, que si ce lapin se faisait remarquer, il n'aurait pas une longue vie avec les monstres peuplant cette Académie. Personnellement, je trouvais ces pratiques barbares, encore plus quand j'ai capté le lapin blanc sautillant gaiement à la lisière du parc. Mignon. J'ai toujours trouvé les animaux adorables et bien plus agréables de compagnie que les humains. Me rasseyant quand celui-ci disparut quelque part à l'horizon, je soupirais lourdement, mon livre ouvert à la bonne page tandis que ladite Mei se faisait littéralement harceler par Akiha sur le cours... Je n'aurais pas voulu être à sa place. Et pour ce fait, il était indispensable de me rendre toute petite, quitte à murmurer quelques paroles envers Yume.

- Mei-San est sympa, elle ferait meilleure figure que le reste de ton clan de méchants Terminales. Mais cela ne m'étonne pas qu'elle ait refusé, faut être fou pour accepter.

Lui lançant un sourire moqueur, je pris sa main dans la mienne pour lui signaler que je plaisantais, dommage qu'on était en classe, je ne me gênerais guère à apposer un mignon petit bisou sur sa joue, chose qui n'irait pas devant l'assemblée, entre une classe se demandant depuis quand Black Rock Shooter se donnait ainsi en spectacle, et d'autres qui me traiterait d'enfoirée pour ce que je faisais, sans oublier Akiha qui se plairait sans doute à me foutre la honte de ma vie. Mais soit, pour retourner au Conseil, entre une Aria qui me collait au train avant que je ne sois avec Yume, ou un Hibari -enfoiré- que je n'arrivais à voir en peinture, il ne manquait plus que Kiyo pour attoucher à tout ce qui bouge, et... pour couronner le tout, Yomi. Sale garce qui se donnait des grands airs et qui tournait autour de mon amie comme s'il s'agissait d'une déesse descendue des nuages spécialement pour qu'elle puisse jouir en la regardant. Ha... Ha. Qui voudrait-il faire partie de cette horde de malades mentales ? Moi, pour l'unique raison d'avoir la vie plus calme.

- Personnellement, je veux bien faire partie de ton Conseil. Enfin, en membre fantôme ?

Souriant jaune en tournant les pages automatiquement quand les autres le firent, je fis un clin d’œil à Yume avant de me raviser et grimacer quand mon regard se porta sur la prof, complètement absorbée à donner cours avec la première de classe -Mei. Au moins, elle me foutait la paix, je ne pouvais qu'en être contente, n'est-ce pas ? Oui, et cela se marqua quand je décrochais totalement du cours pour piquer le portable de Yume -après maintes suppliques et menaces prononcées à mi-mot- et chercher dedans un autre bijou que je devrais racheter pour pouvoir communiquer avec autrui. Ouais, il va de soi que la facture d'un nouveau cellulaire irait à la prof blonde, je suis certaine qu'il y a moyen de faire passer cet achat pas l'école. Non ? Dès que je trouve un produit qui me satisferait -sans oublier tous les niveaux de jeux, donc du temps perdu- je demanderai à Yume de me donner un moyen efficace pour faire payer mes achats par la fautive. Porter plainte contre un prof, était possible au risque de se faire tuer par ce dit prof, avant de parvenir à la conclusion de ladite plainte. Mais porter plainte contre la femme de la directrice de Undai, était une toute autre affaire... Difficile. Mais soit, un jour elle me le payera, un jour sa tête roulera sous mes pieds. Ouais.

- Celui-là ! Je veux. Cela te dit d'aller en ville pour que je l'achète, genre... après ce cours ? Et on pourrait aussi aller dans un endroit plus calme que Undai... J'ai envie de passer le reste de la journée rien qu'avec toi, si t'es pas trop occupée ?

Me tournant vers Yume, jouant avec sa main, je déposais son portable sur la table en lui faisant les yeux de chien battu, disant bien que je voulais à tout prix qu'elle accepte. Et puis, elle me le devait bien après ces deux heures catastrophiques que je dus subir par sa faute, bah ouais, un peu de détente cela ne tue pas, au contraire. En plus, cela faisait longtemps que nous n'étions plus sortie toutes les deux, ne serait-ce que pour quelques heures. Bon, il faut dire que nous étions en froid pendant bien un mois, mais justement, ce serait bien de reprendre les bonnes habitudes non ? Alors ? Dis « oui ». Attendant impatiemment sa réponse, je sursautais presque quand une forme bougea devant le banc que nous occupions et que la voix détestable de la blonde résonna dans la salle.

- Vous pouvez partir ~ N'oubliez pas le contrôle dans deux jours, je n'accepterai aucun échec ~ Bonne journée ~

Salope. Détournant mon regard de Yume sans pour autant lâcher sa main, je croisais les billes pâles de Mei qui vint prendre ses affaires, pour mieux partir sous un dernier « Je prendrai votre demande en considération, Yume-Sama, au plaisir de vous revoir. À demain Kaïla-San.  » Grommelant un vague salut à son encontre, je soupirais en me levant à mon tour, disant à Yume qu'elle pourrait me répondre en dehors de la classe, quand le peuple serait dispersé. Ce qui me faisait le plus désespérer ? C'était sans doute la manière des gens de s'adresser à mon amie, avec tous ces « sama » elle risquerait de se prendre la grosse tête. Prenant mes affaires en tirant derrière moi la seule femme à qui j'accordais mon toucher, j'attendis que la classe se vide pour sortir en toute tranquillité. Erreur, ce fut une énorme faute de logique, et je le compris quand l'enseignante se posa devant nous, un gros tas de feuille qu'elle me balança sous les yeux avant de s'exprimer.

- Tu restes là mon chaton ~ J'aurais voulu savourer ce moment en ta présence, mais j'ai cours ~ De ce fait... Yume ? ~ Cela ne te dérangerait pas de surveiller ton amie pendant qu'elle fait son contrôle ? ~

C'était quoi son problème à cette folle ?! Je n'avais pas que cela à faire ! Mais je déchantais rapidement quand elle me proposa de faire le contrôle, sinon, elle m'enverrait droit dans le bureau de la directrice pour non-respect et ainsi de suite. Furieuse, ne voulant guère me retrouver face-à-face avec Dead Master, je m'assis à un banc, rageant ouvertement devant les quelques feuilles sous mes yeux. Et si je rate ? Retenue sur retenue, qu'elle me dit de sa voix me donnant la nausée. Et c'était quoi ce regard de complicité qu'elle lança à Yume sous un dernier « et pas de bêtises dans ma classe ~ » de sa part. Comme si j'allais... Quoi que, ce serait encore marrant, sur son bureau. Non ! Elle trouverait cela encore excitant, cette vieille perverse dégénérée ! Poussant un râle de fureur quand la porte se referma sous un éclat blond, je me levais sans attendre en fusillant Yume du regard, avant de m'approcher de sa personne et venir cacher le visage dans son épaule sous des soupirs de martyr.

- C'est un monstre ! Je la déteste, et qui pourrait l'apprécier d'ailleurs ! Cette enfoirée se donne des grands airs parce qu'elle couche avec la dirlo, ce serait bien qu'elle se fasse ramasser une bonne fois pour toutes.

De mauvaise humeur, les sourcils froncés, je me permis tout de même de déposer un chaste baiser sur la joue de mon amie avant de retourner m'asseoir à ma place, où un questionnaire m'attendait. Gémissant presque de douleur devant des questions incompréhensibles, je relevais après quelques secondes mes yeux vers la seule personne présente en ma compagnie dans la pièce. Yeux du chien battu en puissance mille, je finis par m'exprimer, demandant d'un geste à ce qu'elle se rapproche.

- Je vais passer toute la journée devant cela... Et en plus, je voulais la passer avec toi... Tu veux bien m'aider ? S'il te plaît ?

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mar 22 Oct - 22:08

Je n’aimais pas les animaux, tous autant qu’ils étaient. Les humains en faisaient partie, cela va de soi. Regardant le lapin gambader dans Undai me donnait presque la chair de poule, mais le genre de mal qui fait que je n’avais qu’une envie, que quelqu’un l’attrape et le fasse cuir pour ce soir. Sérieusement, un bon lapin pour la soirée … Ca y est, j’ai faim. Mais mes rêves n’allaient sans doute pas se faire exhausser, la bestiole passait inaperçue à côté des étudiants traînant dehors … En parlant de ceux-ci, devrais-je sauter par la fenêtre pour les abattre sous un « Si vous n’êtes pas en cours, je peux vous tuer » dit de mon ton glacial. Ça le ferait encore … Ou pas.

- Mei-San est sympa, elle ferait meilleure figure que le reste de ton clan de méchants Terminales. Mais cela ne m'étonne pas qu'elle ait refusé, faut être fou pour accepter.

Tournant la tête vers Kaïla de mon air dédaigneux, je levais un sourcil sous ses dires. Mon clan de méchants était au moins digne d’être dans cette école comparé à tout ce ramassis de merde pourrissant dans cette classe. Mais ça, je ne lui dirai pas. Mais elle avait raison sur quelques points, Mei avait sa place au conseil, elle y serait parfaite. Non pas pour son esprit de sainte qu’elle laissait émaner mais pour ses capacités qui m’attiraient plus qu’autre chose. Cette gamine était douée, maîtrisant l’un des éléments de la nature, si pas plusieurs, elle avait de quoi se placer dans les meilleurs. Je l’avais déjà vu combattre, tomber pour mieux se relever et gagner. Une poussière d’étoiles scintillantes parmi les autres. Je la voulais à mes côtés, un jour, je la convaincrai. Quitte à utiliser la ruse pour … Non, je n’étais pas aussi perfide, elle viendra d’elle-même … Pouvais-je seulement en être sûre ? Non.

- Personnellement, je veux bien faire partie de ton Conseil. Enfin, en membre fantôme ?

Haha. Pour pouvoir sécher les cours, ignorer les profs, faire chier Akiha, foutre le bordel dans Undai sans qu’on lui en veuille et ainsi de suite ? Non, rien que pour cela je refuserai qu’elle fasse partie du conseil. A dire vrai, je lui avais déjà proposé ce poste il y a longtemps, mais sous sa fainéantise légendaire, elle avait refusé pour x et x raisons dont je ne me souvenais plus. Et maintenant … Lui reposerais-je seulement un jour la question ? Elle avait également les capacités de rejoindre « mon clan de méchants », d’autant plus en sachant que j’avais été son mentor … Mais en même temps … Être membre du conseil, voulait dire faire partie d’Undai à tout jamais, y laisser une trace bien plus prononcée qu’un simple élève. En faisant cela … Elle … Hum. Et je me perdis dans les limbes de mon esprit, n’écoutant qu’à moitié sa question concernant une sortie ou je ne sais quoi. C’est quand la cloche sonna que je me réveillais presque en sursaut, me levant -me faisant littéralement lever en fait- je suivais celle qui me tirait vers la sortie, sans un mot à l’encontre d’Akiha qui … Haha.

Se pointa littéralement devant nous pour nous bloquer le chemin vers la sortie sous un « Tu restes là mon chaton ~ J'aurais voulu savourer ce moment en ta présence, mais j'ai cours ~ De ce fait... Yume ? ~ Cela ne te dérangerait pas de surveiller ton amie pendant qu'elle fait son contrôle ? ~ ». Je dois rire ou en pleurer ? Parce que à choisir, moi aussi j’aurais aimé avoir cours plutôt que de rester avec Kurayami et sa mauvaise humeur palpable. Passant ma main dans mes cheveux sous un dernier sourire d’Akiha, je me détournais de sa personne quand elle partit sous une tirade me faisant presque rougir de perversité. Comme-ci j’allais faire ça ici … Hum. Pourquoi pas en fait ? On l’a jamais fait dans une classe, ça peut être excitant non ? En plus d’avoir faim, j’avais envie de le faire aussi maintenant … Sacrilège. Qu’on me pende.

- C'est un monstre ! Je la déteste, et qui pourrait l'apprécier d'ailleurs ! Cette enfoirée se donne des grands airs parce qu'elle couche avec la dirlo, ce serait bien qu'elle se fasse ramasser une bonne fois pour toutes.

Moi ? Je l’appréciais … Mais ça aussi, je ne le dirai jamais à Kaïla. Souriant jaune en me posant sur le banc se trouvant devant elle, fesses sur le bois, pieds sur la chaise, je croisais les bras en me recroquevillant légèrement sur moi-même. Jambes fermées évidemment et je regardais Kurayami avec peine. Je pouvais la plaindre après tout, elle qui détestait les sciences -la prof en fait- se ramasser un tel contrôle ne devait pas être simple … Elle va être pété. Et cela se vit rapidement quand elle galéra à la première question, je me demandais seulement si elle savait ce qu’elle devait faire … A première vue non. Akiha aurait pu au moins lui donner un choix multiple non ? Bah on dirait que l’épouse d’Ayame eut voulu se la jouer sadique. Haha, ca ne m’étonnait même pas.

- Je vais passer toute la journée devant cela... Et en plus, je voulais la passer avec toi... Tu veux bien m'aider ? S'il te plaît ?

Et comment je pouvais lui dire non après la petite tête qu’elle faisait ? Rougissant légèrement en déviant le regard, je toussotais en laissant un silence pesant planer dans la pièce. Qui dit l’aider, dit tricher … Mais en même temps … Elle voulait passer la journée avec moi et si elle restait devant sa feuille blanche, je ne suis pas sûre qu’elle finira avant le couvre-feu … Dilemme. Peut être qu’en lui expliquant un peu … Sans vraiment lui dire la réponse, ca irait non ? Et c’est ce que je me décidais à faire. Me rapprochant de Kaïla en me mettant accroupie sur la chaise, je lui montrais la première question, lisant avec elle l’énoncé afin de le traduire dans un langage plus commun, expliquant ce qu’il était demandé et attendant qu’elle trouve la solution. Chose qui arriva, faussement, mais elle arriva … Haha. Peut être que je n’aurais pas dû lui dire « C’est pas ça, c’est … » et donner la réponse. Bon, ca va, c’est qu’une question aussi … la deuxième. Et ça recommença jusqu’à ce que je fasse moi-même le contrôle sans vraiment le faire. Soupirant en vérifiant ses réponses, je hochais de la tête avant de lui rendre la copie et de lui tendre une main pour qu’on parte de cette classe, qu’on s’oxygène.

- T’es censé être en cours là mais bon … faut que tu prennes l’air aussi … et puis … t’as bien bossé … et en tant que futur membre du conseil … t’as bien le droit de rater un cours … je te ferai un mot et … Hum.

Donnant un chaste baiser sur les lèvres de Kaïla, je me détournais de sa personne en rougissant furieusement. Sérieusement, possible d’être plus nulle que ça pour dire que finalement, j’avais cédé à sa demande d’être membre ? Parce qu’après réflexion, en faisant ça, je la verrai encore plus … Et aussi … Elle sera avec moi tout court. Souriant légèrement, je sortis du bâtiment principal en compagnie de Kurayami, ma main dans la sienne jusqu’au pont où je matérialisais une bécane que j’enfourchais en attendant que Kiwi fasse de même. Bon, Kyoto donc. C’était un nouveau téléphone qu’elle voulait … Je connaissais un bon vendeur à un quart d’heure d’ici, allons y. Et je démarrais en laissant le corps de mon amie se compresser contre mon dos sur chacune de mes accélérations. J’aime. Tellement que je ne vis pas le temps passer et que nous arrivions déjà à destination. Me garant devant l’échoppe, je descendis de la moto en aidant Kaïla à en faire de même. Sourire aux lèvres -certes fin- mais bien présent, je l’invitais à me suivre à l’intérieur du magasin où les nouvelles sorties se trouvaient parfaitement étalés pour bien inciter l’acheteur à prendre celui-là et non un autre.

- Regarde celui-là … C’est un 4G, il a l’air sympa …

Lui montrant le téléphone que je tenais en main, j’attendis son avis afin de vite sortir d’ici, de traverser la rue et d’aller au restaurant se trouvant devant l’endroit où nous étions. Deux filles en uniformes au plein milieu de l’après-midi … Haha. En espérant qu’on ne se fasse pas choper.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mar 29 Oct - 19:10

Désespérée ? Je pouvais l'être, je l'étais d'ailleurs. Et comment ne pas souffrir devant une feuille remplie de questions tordues sorties tout droit d'un esprit tout aussi détraqué ? Ouais, d'un autre coté, j'aurais tout autant pu abandonner, sortir de la classe et faire comme si ce bout de papier n'avait jamais existé, mais il fallait se l'avouer, du moins, je devais le faire, Akiha m'horrifiait autant qu'elle me faisait peur avec ses airs de folle pute en rut. Vous avez tout compris, n'est-ce pas ? Je préférais encore remplir sa merde de questionnaire plutôt que de me retrouver chassée par son ombre dans les couloirs parce que madame est contrariée. C'était complètement dénué de sens et ridicule par dessus tout, mais c'est ce qui arriverait. Non que je me croie importante aux yeux de ce monstre mauvais et pourri jusqu'à la moelle, mais je préférais protéger mes arrières, telle était la devise qui me régissait à Undai, ne jamais rien laisser au hasard. Après tout, j'étais la mieux disposée à dire qu'un égard ou une imprudence pouvait coûter la vie dans ce lieu. Mais soit, seule, je ne m'en sortirais pas, c'est pourquoi je demandais de l'aide à mon amie, amante, professeur, enfin appelez la comme vous voulez, moi pour des raisons de pratique, je vais me limiter à « Yume ». Donc Yume... Heeeeelp !

Et l'aide arriva quand un ange passa, peut-être deux qui passèrent à la vitesse d'un escargot enrhumé sur une flaque gelée. Concentrée quand elle s'approcha pour m'expliquer plus ou moins de quoi il en retournait sur ces papiers parsemés de lettres d'encres qui voulaient ma mort, je restais perplexe sous ses dires. Non... Je ne... Peut-être que si finalement, mettant mes idées par écrit, je zieutais en direction de mon amie à chaque phrase incertaine que j'écrivais d'une main détachée, et ce jusqu'à ce qu'elle finisse par affirmer à ma plus grande crainte, que non, ce que j'écrivais n'était pas bon. Soupirant de frustration, j'eus risqué de déchirer les feuilles plusieurs fois avant que je ne me calme saisie de bon sens, ou plutôt de la voix froide de mon amie dont je buvais chaque mot comme une prière divine, lui demandant de répéter quand la complexité de l'explication ne me permettait de suivre convenablement. Et ainsi jusqu'à la dernière question, jusqu'au denier soupir fatigué et jusqu'à ce que je tende les feuilles à ma surveillante de fortune -la meilleure en y pensant- pour qu'elle vérifie... ses propres réponses en quelque sorte. Contente sous son air approbateur, je pris sa main sans attendre quand elle me l'a tendis.

- T’es censé être en cours là mais bon … faut que tu prennes l’air aussi … et puis … t’as bien bossé … et en tant que futur membre du conseil … t’as bien le droit de rater un cours … je te ferai un mot et … Hum.

Ses lèvres sur les miennes, j'eus un moment de planage total, le temps qu'elle se détache de ma personne, aussi rouge que mes joues. Ne m'attendant pas à une telle démonstration de sentiments de sa part -faut le dire, j'ai perdu l'habitude- je finis par lui sourire, toute joyeuse de m'être débarrassée de la punition de la pute blonde, et aussi de pouvoir sécher en toute légalité les cours du reste de la journée. Montrant la joie de vivre qui s'empara de mon être sous tant de gentillesse de ma chère Yume, je serrais un peu plus sa main, un grand sourire barrant mes lèvres de gauche à droite, sans oublier mes yeux pourpres inondés d'étoiles. C'était magique, en plus elle m'affirmait que je ferai partie du Conseil ! Je ne pouvais pas mieux espérer, sauf peut-être pour la partie « obligations » de cette nomination. Enfin, je l'ai déjà dit, n'est-ce pas ? J'y serai une fois sur deux, après tout, un membre de plus ou de moins ne ferait de différence.

Suivant mon amie à l'extérieur de la classe, je soupirais de soulagement en constatant que les étudiants normaux étaient en cours, et donc, que je n'avais à supporter les regards pesants des autres parce que je me promenais aux cotés de Black Rock Shooter, main dans la main. Le cœur léger, les cours s'envolant au loin, je me demandais où Yume comptait nous emmener dans sa marche effrénée vers le pont. À l'extérieur de Undai. Vers le centre-ville de Kyoto, devant une boutique de cellulaires et vitrine brillantes et attirantes. Sérieusement, il y avait que cette fille pour comprendre ce que je voulais, surtout que je venais de perdre mon portable de la main de l'autre pute blonde. Contrariée de ce souvenir, la rancœur abandonna mon être quand je traversais le seuil du magasin.

- Regarde celui-là … C’est un 4G, il a l’air sympa …

Les yeux remplis d'étoiles, la bouche ouverte dans un « o » émerveillé, je plongeais dans les rayons lumineux où des Smartphones de tous les genres étaient entreposés. Détaillant d'un œil critique les différents modèles qui passaient par mes mains, je finis par me tourner vers Yume pour analyser ce qu'elle me tendait sous les yeux. Prenant donc ledit 4G de ses mains, je survolais le descriptif des fonctionnalités avant d'afficher un visage mitigé. Il était bien, très bien même, mais j'étais certaine qu'il y avait mieux, ne serait ce que pour les coins arrondis.

- Il est pas mal, mais je vais voir plus loin.

Un clin d’œil pour sa personne, un bisou sur sa joue et je partis délaissant sa personne sur place. Et ce, jusqu'à ce que je tombe sur une merveille, encadrée dans un cube de verre, tournant sur un piédestal afin que mes yeux rouges puissent s'extasier sous chaque courbe du bijou technologique piaillant sa grandeur sur tous les autres appareils mobiles du magasin. Positivement aiguillée pour la suite, je m'approchais du descriptif que je lus rapidement, hochant appréciablement de la tête sous les informations. Parfait, il était tout ce dont j'avais besoin que ce soit pour mes jeux et autres applications des plus importantes pour ma vie de Geek. Décidée de me saisir de cet objet qui deviendrait mon futur achat, je bloquais mon mouvement quand mon regard descendit sur le prix... Exorbitant. Même ayant un compte en banque où l'argent affluait sans que je ne doive m'en inquiéter, je n'oserai dépenser autant pour un téléphone portable, tellement pas que la déception pointait son nez sur mon visage renfrogné. Du moins, jusqu'à ce qu'une idée de génie -en désespoir de cause- germe dans mon esprit vaillant. Mais oui !

Étant donné que c'était Akiha -la pute blonde- qui me l'eut cassée, c'était à elle de me payer le nouveau. Sauf que je me voyais mal aller le lui demander -réclamer ouais- de peur de me faire tuer ou violer de sa main de salope en rut. Et je ne pense pas que si je demande au vendeur de mettre la note sous le nom de la Ketsuki, il me laisserait partir avec le portable, d'autant plus que je ne connais -et donc ne sais falsifier- la signature de la femme blonde. Mais, il est incontestable que la personne détestable dont je parlais, était la femme de Dead Master, et donc... Yume. Yume ! Elle était la fille de la directrice, et donc, par le biais familial, si j'utilisais la carte en possession de mon amie -celle de Dead Master- ce serait comme si je faisais payer Akiha, vu que l'argent doit être leur. Ainsi donc, si la dirlo vient taper une gueulade, elle aura qu'à s'en prendre à sa pute de femme. Ouais, d'une pierre, deux coups ! J'étais un génie.

- Yume... Dis, viens ici un instant.

Impatiente, je n'attendis pas qu'elle vienne me voir, mais allai la chercher à la place. Attrapant sa main dans la mienne, je la trainais à ma suite, devant ladite merveille, je la pris par les épaules -moi dans son dos- et lui montrai du doigt ce que je voulais comme téléphone. Argumentation avant que ses yeux ne descendent sur le prix ? Bien évidemment ! Et je ne tardais pas à mettre en marche mon cerveau, dans un monologue plein d'espoir et intonations, tout cela se finit bien évidemment sur un ton de non-retour, en mode, je veux, alors t'as pas le choix.

- C'est à l'autre pouffiasse de me l'acheter, n'est-ce pas ? Mais elle est l'épouse de la dirlo, donc de ta soi-disant mère, donc... Par logique, si tu me l’achètes ce serait comme si c'était la blonde qui le faisait, c'est purement pratique. Alors, tu veux bien, il faut que j'aie celui-là. Il est juste sublime, regarde moi la petite lumière bleue qui clignote... et tout le reste aussi ! Tu peux pas me dire non, cela serait complètement illogique.

Et sur ce, je pris fermement la boite qui me tentait depuis tout à l'heure dans la main, un visage exprimant un sérieux cachant l’excitation quant à l'objet pesant au creux de ma paume. Optant pour les grands moyens, je rougis -pudique suprême-, m'approchais de Yume et déposais mes lèvres sur les siennes dans un doux baiser, chatouillant son nez du mien quand je me reculais, un léger sourire flottant sur les lèvres, je lui soufflais un petit « merci », sa main dans la mienne -la libre- en direction de la caisse. Et maintenant ? Je me remets de mes émotions, et après... je change de conversation. Tournant mon regard hésitant sur la silhouette de ma dite amie -et plus-, je la gratifiais d'un sourire avant de prendre la parole d'un ton enjoué.

- Tu n'as pas faim ? Il y a sans doute des bons restos dans le coin, je t'invite. Et après, on pourrait peut-être aller... cela faisait longtemps que nous n'avions plus... dans un endroit moins... Enfin, à Undai c'est toujours risqué avec tous les gens qui épient la grande Black Rock Shooter... Alors...

Rouge. Écarlate. Toussotant en détournant les yeux -la tête et le corps ouais- cachant mon visage derrière les mèches de mes longs cheveux ébènes, j'attendis que le vendeur passe à notre « couple », tandis que je me murais dans un silence de plomb, tourmentée par des idées... qui ne me ressemblaient pas en quelque sorte... Enfin, en même temps, pourquoi pas ? Je... Fermez-la.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mar 29 Oct - 20:29

Ah. Fut sans doute la première chose qui me traversa la tête devant tous ces gadgets grouillant sur les étagères du magasin. Je pourrai presque en avoir le tournis en vue du nombre d’appareils téléphoniques qui se trouvaient ici, je me souvenais de cet endroit comme étant plus petit … plus moins comme ça ? Haha. Bonne blague, maintenant que j’y suis, autant que je regarde « tout ». Non ? Bah on dirait que oui en vue de Kaïla qui n’avait l’air d’apprécier le téléphone que je lui montrais en prétextant « Il est pas mal, mais je vais voir plus loin. » en mode, il est moche, y a mieux. Message passé. Soupirant en la voyant s’éloigner, je restais seule devant le gadget que je trouvais pourtant si bien … Marf. Passons à autre chose, cherchons plutôt … Sérieusement, je ne savais pas quoi faire dans ce magasin, un court instant j’ai voulu sortir pour trouver une autre boutique plus intéressante pour moi, mais en même temps je me voyais mal abandonner Kaïla ici pendant que je ferais mes courses dans le premier supermarché que je croiserai … Oui, oui, j’ai toujours aussi faim. Hum.

Mais revenons sur terre et ennuyons-nous. Prenant place sur un siège quelconque, je soupirais en attendant que Kurayami finisse son tour et trouve ce qu’elle voulait. Sortant mon cellulaire de ma poche, je le regardais sous toutes ses coutures, me demandant si moi aussi je ne devrais pas le changer … après tout, ca fait déjà deux mois que je l’ai … Non ? Non, ok. Fouillant dans mon téléphone à la recherche d’une distraction, je relisais certains messages, vérifiais mes mails, regardant mes applications, jouant à deux trois jeux à la con … C’était seulement possible de se faire chier autant ? Oui, la preuve. Ca vibre ! Distraction ! Ah … Non. Soupirant en lisant le message que je venais de recevoir d’Ayame, je me demandais un court instant ce qu’elle voulait dire par « Je vais très bien, Yume-Chan va-t-elle si bien que moi ? ~ ». En mode, je ne t’ai pas demandé comment tu vas, mais ok. Elle aussi s’ennuyait ? Sans doute, mais elle aurait pu formuler ses demandes autrement non ? Genre « Comment va Yume-Chan ? Je m’ennuie, distrais moi ~ ». Finalement, je préférais sa manière à elle d’écrire … Hum. Répondant à son message, je l’envoyais alors que la réponse arrivait déjà, et c’est ainsi que pendant une bonne dizaine de minutes, j’ai tiré toutes les têtes sur les dires de la directrice. Entre sa manière si subtile de me demander si je voulais voir ses nouveaux sous-vêtements, de m’envoyer un MMS avec une photo d’elle dedans dans une position … déconcertante, je ne savais plus où donner de la tête. Haha, sur terre.

- Yume... Dis, viens ici un instant.

Relevant la tête rouge sous les dires de Kaïla, je n’eus le temps de lui dire « oui » qu’elle me tirait déjà vers l’objet de sa convoitise. Me faisant donc traîner jusqu’à une vitrine tournante sur laquelle reposait un cellulaire, je la laissais se glisser dans mon dos alors qu’elle commença une explication dénuée de sens. « C'est à l'autre pouffiasse de me l'acheter, n'est-ce pas ? Mais elle est l'épouse de la dirlo, donc de ta soi-disant mère, donc... Par logique, si tu me l’achètes ce serait comme si c'était la blonde qui le faisait, c'est purement pratique. Alors, tu veux bien, il faut que j'aie celui-là. Il est juste sublime, regarde moi la petite lumière bleue qui clignote... et tout le reste aussi ! Tu peux pas me dire non, cela serait complètement illogique. ». Ce serait plutôt illogique de dire oui. Elle me donnait mal à la tête avec ses dires, non mais sérieusement, j’ai rien capté, à part qu’elle me demandait de payer et qu’elle … m’embrassait pour m’amadouer. Traîtresse, oser utiliser cette technique pour avoir ce qu’elle voulait ! Elle était bien la pire de toutes finalement … Et je dis quoi maintenant ? « Non » ? Haha. Qui me conduit à l’infirmerie et qui me tiendra compagnie pendant une semaine si pas plus après ça ? J’étais au pied du mur, mais bon … Si elle le voulait, pourquoi pas après tout. Ne prenant la peine de regarder le prix avant de nous diriger vers la caisse, je soupirais dans la file alors que madame essaya de me distraire avec un autre sujet de conversation qui … Haha.

- Tu n'as pas faim ? Il y a sans doute des bons restos dans le coin, je t'invite. Et après, on pourrait peut-être aller... cela faisait longtemps que nous n'avions plus... dans un endroit moins... Enfin, à Undai c'est toujours risqué avec tous les gens qui épient la grande Black Rock Shooter... Alors...

Je ne sais pas laquelle de nous deux est devenue la plus rouge, celle qui demandait d’aller dans un hôtel ou celle qui venait de recevoir cette proposition à moitié dite ? Je ne savais pas quoi répondre, parce que si finalement je me faisais des fausses idées et qu’elle voulait juste qu’on aille voir un film et que … Non, elle voulait aller … dans un endroit intime c’est ça ? J’ai pas tort, j’ai raison n’est-ce pas ? J’ai envie de crier haut et fort « LOL ». Mais je m’en abstenais, préférant dévisager Kaïla avant de sourire bêtement … Un endroit … intime. Hum … Hum.

Passant à la caisse quand ce fut notre tour, je ne répondis pas à Kurayami, préférant plutôt me concentrer sur le vendeur qui scanna notre article de premier choix. Levant les yeux sur l’afficheur de prix, je blanchis. Mais genre, tellement que je ne bougeais plus, figée par la somme exorbitante qu’on me demandait ... Non mais non ! Elle se moquait de moi c’est ça ? Qui, qui était assez con sur cette planète pour payer autant pour un bout de métal ?! Moi à vue d’œil sous le regard de mon amie … Haha. Et comment je vais expliquer ça à Ayame ? Genre je vais devoir poser nue pour qu’elle me pardonne de dépenser autant en une fois ? Même un aller-retour vers l’Europe coûte moins cher que ça. Soupirant en enfonçant ma carte dans le boîtier qui allait arracher mes sous, je payais à contre cœur, voyant déjà les billets disparaître de mes mains. Je ne regardais pas à l’argent … mais quand je voyais un truc comme ça, si petit et si fragile pour autant … je savais que c’était cher. Trop cher. Mais bon, je pleure ? Du moins, je peux seulement pleurer ? Non.

- Après ça, je veux un restaurant de choix Kaïla.

Lui laissant un regard en disant long en quittant la caisse pour retourner à la moto, je soupirais pour la énième fois de la journée. Posant sa boite avec précaution sous la scelle de la bécane, j’enjambais celle-ci en attendant que Kaïla en fasse de même. Bon … je nous prends un resto exorbitant pour lui faire comprendre la valeur de l’argent ? Bonne blague. Faisant ronronner le moteur, j’attendis qu’elle soit contre moi pour mettre les gaz, fonçant sur la route vers l’endroit que je désirais rejoindre. Un endroit faisant double emploi je dirai, parfait pour manger et pour … Hum. Vous savez quoi.

Arrivant après un bon quart d’heure à destination, je lui montrais d’un signe de la tête l’endroit dans lequel je voulais manger en sa compagnie. Restaurant ou Room-service ? Deuxième option, ca serait … mieux, non ? « Plus intime ». Affichant un sourire pervers sur mes lèvres en entrant dans le lieu en compagnie de Kaïla, je passais mes mains dans ses poches pour retirer son portefeuille et donc sa carte bancaire. Lui tendant le sac contenant son téléphone -sorti plus tôt de la moto que je ferai bientôt disparaître-, je me dirigeais vers l’accueil pour nous trouver une chambre en ce beau milieu de l’après-midi. Une fois chose reçue, je secouais la carte bancaire et celle de la chambre -servant de clé- en direction de Kaïla et lui demandai de me suivre ~
Haha, allons y.

Et nous y allions, rapidement d’ailleurs, la carte passée dans la porte, et nous voilà dans une petite suite de mon choix. Même cet endroit coûtait moins cher que son téléphone … un tiers ? Un quart je dirais même. Déposant les affaires qui encombraient mes mains sur une petite table se trouvant sur mon passage, j’attrapais direct la carte de nourriture avant de me vautrer dans le lit et de choisir ce que je voulais pour manger … japonais, français, chinois, thaïlandais-vietnamien, ou … italien ? Des pâtes. Ca fait longtemps … carbonara, pizza ou spaghetti ? Des nouilles à la tomate, non merci. Hum …

- Tu veux manger quoi ? En y pensant, y a un festival au temple Imamiya-jinja. C’est pas loin d’ici, on pourrait aller faire un tour, j’ai déjà été une fois avec Ayame avant … y a pas mal de petites échoppes et j'ai le souvenir du feu d’artifices pas mal du tout aussi … j’ai demandé la chambre jusqu’à demain midi, on a donc toute la nuit pour tes envies perverses, Kaïla ~

Lui lançant un regard rempli de sous-entendus, je lui fis un petit clin d’œil avant de choisir le plat que je voulais manger avant toute chose. Carbonara sera donc mon choix. Et Kaïla ? Moi ? ~ Haha.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Lun 18 Nov - 21:49

Débile. Sur le coup, je l'étais. Non mais imaginez ce que je venais de demander à Yume... C'était fou, tellement que je n'avais qu'une envie, celle de me cacher au fond d'un trou, ou mieux, effacer cet épisode de sa mémoire -et de la mienne par la même occasion. Non mais sérieusement, était-il seulement concevable qu'une telle demande sorte de ma bouche ? Dans un passé proche, j'aurais répondu que non, ce ne serait pas possible, mais maintenant... Bah la réponse vous l'avez devant vous, bande de crétins. Mais cette réalisation ne me rendait guère plus à l'aise, au contraire. Rouge comme une tomate trop mûre, le regard perdu dans le vague bien loin du visage de ma chère amie, j'attendis que la file de gens avance devant nous. Parce que ouais, quitte à me sentir mal, je voulais ce portable, à tout prix. Prix payé par ma stupide spontanéité de dire l'arrière de ma pensée comme si de rien était. Et ouais, je le savais, je le sentais. Quoi donc ? Que tout ceci allait se retourner contre ma personne. Il ne fallait pas être divin pour savoir que Yume ne manquerait pas une telle occasion de se moquer de... mes envies ? Soit, avançons, avançons avec un peu de chance elle oubliera tout ceci et tout reviendra dans l'ordre. Ô douce illusion.

- Après ça, je veux un restaurant de choix Kaïla.

Illusion qui devint réalité à mon plus grand soulagement, quand nous arrivâmes devant le vendeur. Soupirant bruyamment pour vider la pression ayant envahie mon corps, je coulais mon regard rubis sur le prix affiché, et grimaçais légèrement. Jamais je n'aurais donné une telle somme de ma poche, pour un portable, qu'il soit la dernière nouveauté ou non. Non mais vous imaginez perdre un salaire de deux mois rien que pour se plaire à envoyer un message avec un objet exposé au grand risque de se faire voler, se casser, se faire confisquer, perdre ou je ne sais quel autre danger potentiellement envisageable ? Ouais voilà, on s'est compris, et je crois que Yume eut la même pensée que moi vu son air plus que dépité. Bah, après tout, elle devait assumer les erreurs de sa... comment appeler cela ? L'épouse de sa mère adoptive, donc... De sa belle-mère adorée ! Voilà. Mais abandonnons un peu la mesquinerie pour décrire ce qui se passa par la suite.

Après un roulement des yeux négligeant de ma part quand elle me demanda de payer le restaurant, je ne quittais plus la boite qu'elle tenait dans sa main jusqu'à la moto. Effectivement, je n'avais aucune crainte pour ma carte bleue, un restaurant ne devait coûter plus qu'un dixième de l'objet dont je suis devenue l'heureuse propriétaire. Gadget que je comptais explorer de long en large dans peu d'ailleurs, vu les étoiles qui obstruaient ma vision à chaque fois que je pensais à ce dernier. Oubliant carrément ce que Yume eut gardé gravé en sa mémoire. D'ailleurs, je le sus à mes dépends. Obnubilée par le téléphone qu'elle me tendit, je ne fis que peu attention à sa fouille frénétique dans mes poches, ne soulevant qu'un sourcil en essayant de déballer l'objet quand elle en sortit ma carte bancaire. Parce que ouais, là nous nous trouvions -après avoir roulé quelques minutes- dans une sorte de hôtel/restaurant. Bah, si elle voulait manger ici, cela ne me dérangeait pas.

Du moins, jusqu'à ce que je comprenne que ce n'était pas une table qu'elle eut réservé pour nous, mais carrément une chambre. Que dis-je, une petite suite digne de ce nom. Pâlissant instantanément quand elle me montra la carte d'accès, j'oubliais limite mon portable pendouillant au bout de mon bras, et suivis sa personne jusque ladite chambre. M'arrêtant sur le seuil tandis que Yume se jeta -littéralement- sur le lit, la carte du menu entre les mains, je... je ne savais plus quoi faire, en vue du fait que j'espérais de tout mon cœur qu'elle aurait oublié ma demande saugrenue. Mais en même temps, comment oublier une telle chose ! Rentrant dans la pièce en refermant la porte derrière moi, je me sentais étrangement mal à l'aise... Sentiment que Yume dispersa pour un autre, bien pire.

- Tu veux manger quoi ? En y pensant, y a un festival au temple Imamiya-jinja. C’est pas loin d’ici, on pourrait aller faire un tour, j’ai déjà été une fois avec Ayame avant … y a pas mal de petites échoppes et j'ai le souvenir du feu d’artifices pas mal du tout aussi … j’ai demandé la chambre jusqu’à demain midi, on a donc toute la nuit pour tes envies perverses, Kaïla ~

Non, ce ne fut pas l'emploi du temps proposé par sa personne qui me fit devenir écarlate, mais bel et bien la dernière partie de sa tirade, partie bien perverse qu'elle accentua par son habituel sourire me tapant sur les nerfs à cause du trouble qu'il provoquait en mon être. Digne de ma personne, je réagis au quart du tour, tel un ressort. Quoi que non. Serrant les poings et les dents sous la honte ressentie, je déposais prudemment sur une table, la boite contenant mon nouveau téléphone avant de... De rien d'extraordinaire en fait. Il va de soit que je n'allais pas me jeter sur elle en mode, aller je veux assouvir mes envies perverses, comme l'aurait si bien décrit notre fameuse Black Rock Shooter. Ne prononçant mot, le visage fermé -du moins le mieux possible-, je m'approchais du lit où elle se trouvait et lui arrachais la carte des mains. Chose faite, je lui tournais le dos avant d'apercevoir dans le coin du lit une opportunité de lui faire payer ses dires. Et elle se marqua quand j'attrapais d'une poigne puissante un coussin que je lui balançais sur la tête. Punition -douce faut le dire- administrée, je me posais dans un petit sofa présent dans la pièce, et parcourais le menu du regard. Enfin, il faut l'avouer, il était compliqué de se concentrer sur son ventre quand la gêne nous nouait les tripes. Soupir après soupir, j'abandonnais et finis par parler, usant d'un ton détaché.

- Je prendrai la même chose que toi.

Suffisant. Boudais-je ? Rien qu'un peu. Du moins, assez pour jeter la carte au loin et me concentrer entièrement sur le portable se trouvant enfin entre mes mains. Devrais-je lui remercier pour cet achat ? Et pourquoi donc ? C'était à cause d'un membre -détestable- de SA famille qu'elle dut dépenser autant après tout. Soupir après soupir, je me perdis dans les applications du jouet, espérant que Yume eut commandé les plats demandés... Enfin, je ne savais même pas ce qu'elle a choisi, mais vu les plats nommés sur la liste, tout devrait me convenir. Et pour la question sur la nourriture, j'eus la réponse quand quelqu'un toqua à la porte avant d'y rentrer dans un « room service » bien prononcé. Redressant la tête, je laissais l'homme habillé en uniforme hôtelier, rentrer avec le chariot qu'il abandonna dans la pièce en nous souhaitant un bon appétit et un bon séjour. Me levant de ma place avant que Yume ne fasse quoi que ce soit, j'examinais les plats avant de me mettre à table. Et maintenant ? Parler.

- J'ai entendu parler de ce festival, et j'avoue que ce serait sympa d'aller le voir. On pourrait acheter des Yukata pour l'occasion, vu qu'on a un peu de temps devant nous, qu'est-ce que t'en dis ?

Sourire. Dégrisant mes traits peu à peu, et donc, faisant comme si de rien était par rapport au fait que nous nous trouvions dans une chambre devant être utilisée à des pratiques bien moins catholiques que manger un repas chaud, je finis par ne plus porter rigueur à cette réalité et me divertir dans les événements à venir. Tendant une main vers Yume l'invitant à prendre place en face de ma personne, je me lançais à... Des pâtes. Ouais, pourquoi pas finalement, en espérant que mon argent parte dans quelque chose de bon. Entamant le repas, je fis glisser le portable sur la table, sous les yeux de mon amie.

- Il est juste génial. En espérant que je ne me le fasse plus confisquer, ha ha... Soit. Ce ne sera pas dérangeant que tu sois absente de Undai jusqu'à demain ? Je vois déjà les étudiants profiter de ce moment où la méchante Présidente ne leur court derrière.

Lançant un clin d’œil à son encontre, je me levais du siège que j'occupais pour venir me planter à coté de Yume avant qu'elle ne rétorque quelque chose à ma plaisanterie. Déposant un baiser frivole sur sa joue en signe de paix, je finis par me rasseoir, les yeux emplis de malice.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 20 Nov - 0:28

Ce moment ensemble était plaisant, se retrouver dans un tel endroit après toutes nos péripéties était inimaginable il y a de cela quelques mois, si pas semaines. Vraiment. Je pouvais me dire aux anges, il va de soit que tout ne pouvait être rose dans ce monde, que la joie se ferait vite bousiller par le malheur du quotidien, mais juste cette nuit, juste cet instant ensemble… quelques minutes pendant lesquelles je pouvais oublier mes ténèbres et me plaire dans les bras de mon amie. J’en eus rêvé. Et ce rêve devint réalité sous une de ses demandes, sous l’un de ses sourires, Kaïla … Celle que j’aimais. Elle rendait mon monde meilleur, à ses côtés il prenait des couleurs que jamais je n’aurais imaginé, grâce à elle, je vivais. Dans tous les sens du terme. Après ce qui s’est passé à Kagoshima, je peux dire avoir changé, je le sentais, je le voyais autant dans mon comportement que dans mes paroles. Mes pensées s’étaient assombries une fois de plus, ma haine envers l’humain n’avait fait que s’accroitre alors que je m’étais plu à vivre avec eux. Mais ce n’était plus que les humains qui devenaient mes cibles, non, les Undai’ens rentraient dans le même panier que ces insectes postulants. Finalement … M’en étais-je vraiment sortie de tout cela ? Non, pas encore, pas tant que je n’aurai la tête de ceux qui m’eurent à ce point souillée, retiré ce dont j’étais le plus fière. Ma puissance, ma matérialisation, mon existence au-dessus des autres. Une poignée d’êtres vivants, un petit cercle avait réussi à ruiner ce que j’étais devenue en moins d’une soirée. Ils devaient mourir … je n’attendais plus qu’Ayame pour me les offrir. Ma vengeance sera effarante.

Mais laissons mes misères passées pour visionner plutôt ce qui se passait dans cette chambre, ce n’était pas des bisous remplis d’amour qui se firent partager, ni des doux câlins pouvant me faire tourner la tête, mais plutôt un regard froid et cette sale impression disant que j’aurais dû m’abstenir de prononcer ma dernière tirade. Et cela se fit très bien ressentir quand Kaïla m’arracha la carte des mains d’un air en disant long sur ses ressentis de l’instant. Haha, c’est qu’elle est fâchée la perverse ~ Non mais plus sérieusement, je comptais me taire et ricaner dans mon coin plutôt que d’envenimer la situation. Et c’est ce que je fis, je me suis terrée entre les coussins, j’ai passé commande, j’ai ris en voyant Kurayami se montre d’une minutie exemplaire pour déballer son nouveau jouet hors de prix, j’ai baillé entre deux moments d’ennui pour finalement me redresser tel un chien à l’affut quand un bruit surgit de la porte de notre chambre. Room-service ? Bien entendu.

Laissant l’homme déposer le chariot à côté de la table à manger, je n’ai pas bougé de ma place jusqu’à ce que celui-ci parte et qu’une main hasardeuse ne vienne me tirer loin du confort du lit pour me poser sur une chaise froide et … en bois ? Passons. « J'ai entendu parler de ce festival, et j'avoue que ce serait sympa d'aller le voir. On pourrait acheter des Yukata pour l'occasion, vu qu'on a un peu de temps devant nous, qu'est-ce que t'en dis ? ». Dieu, ca reparle. Et sinon que disait-elle ? Haha. De Yukata. Non pas que cela me rappelait un épisode à Kagoshima -moins douloureux que le dernier que j’eus passé là-bas- mais c’est tout comme. On se refait notre première fois en mode Kyoto cette fois-ci ? Non, je m’étais promise d’arrêter de chercher des emmerdes aujourd’hui. Souriant à cela, je hochais de la tête en découvrant la cloche sous laquelle se cachait ma nourriture. Examinant celle-ci en laissant son odeur puissante remplir mes narines, je regardais les couverts. Une fourchette et une cuillère. Oui, c’est ainsi qu’on appelle ça. Combien d’entre vous oseront vous foutre de moi si je vous dis que je ne sais pas manger avec ça ? Non, mais je sais le faire, mais c’est tellement détestable d’avoir du métal en bouche. Et puis même, on est au Japon. Et en tant que bonne japonaise, les baguettes ou rien. Baguettes … Y en a-t-il seulement à table ?

- Il est juste génial. En espérant que je ne me le fasse plus confisquer, ha ha... Soit. Ce ne sera pas dérangeant que tu sois absente de Undai jusqu'à demain ? Je vois déjà les étudiants profiter de ce moment où la méchante Présidente ne leur court derrière.

On ne dirait pas non. Et non plus pour ses dires. Si quelqu’un me veut quelque chose à Undai c’est Ayame, et je ne crois pas qu’elle me tuera ou me traquera parce que je suis partie dormir en dehors de l’institut. Bonne blague. Elle le fera, et elle l’a déjà fait tellement de fois que je devais prendre les devants et lui envoyer un message … En même temps, même si je lui envois quoi que ce soit, elle viendra. Un moyen pour contourner sa venue pendant un moment non opportun durant lequel j’exprimerai mon amour avec Kaïla ? Appeler Akiha. Une idée aussi ingénieuse que je n’exécuterai pas devant mon amie si je ne voulais pas me faire perforer par sa fourchette. Soupirant en matérialisant des baguettes, je répondis à ses questions avant de m’attaquer à mon plat.

- Je ne crois pas que cela posera problème, tant qu’Ayame est à Undai c’est bon. Et pour les Yukata, ça rappelle des souvenirs … je suis pour.

Souriant en venant attraper la main de mon amante pour y déposer mes lèvres, je laissais un fin sourire charmeur se dessiner sur mes lèvres avant de prendre mes baguettes et goûter à ce plat. Acceptable. Mangeant les premières bouchées tant bien que mal, c’est avec un certain désarroi que je souffrais à me nourrir correctement. Parce que oui, manger des pates gluantes mais collantes avec des baguettes reviendrait à manger des céréales avec un couteau … Je ne m’en foutais pas partout, mais c’était tout comme, c’est sans doute pour cela que j’ai arrêté de manger, que j’ai regarder Kaïla en essayant d’imiter sa technique de tourner sur cuillère pour enfourner le tout dans la bouche … Genre, le geste qui te fait perdre trois kilos en cinq secondes. Non mais sérieux, regardez ça :

• On utilise la fourchette pour monter les pâtes sur la cuillère.
• On utilise la fourchette pour tourner les pâtes dans la cuillère.
• On fait attention qu’il n’y a pas de pâtes frivoles qui veulent se barrer.
• On dépose la cuillère et grâce à la fourchette …

On gobe le tout en mode, j’ai une bouche tellement énorme que je sais y mettre une voiture ? Haha. Conneries. Non, décidément, ne pouvais-je pas utiliser mes mains ? Soupir sous soupir, je finis tout de même à me faire à la technique adéquate, allant même jusqu’à trouver cela facile et à finir mon plat rapidement. Du moins, j’ai fini deux minutes avant Kaïla quoi … raisonnable n’est-ce pas ? Finissant également de boire mon verre, je soupirais à présent de contentement. Rassasiée, je l’étais.

- J’avais oublié que manger des pâtes était si fatiguant, mais bon. En y pensant, tu connais un bon endroit pour trouver des Yukata ? Il y avait une boutique pas loin d’ici où j’allais quand j’étais petite … Je ne sais pas si elle est toujours ouverte d’ailleurs. Le gérant était déjà un ancêtre à l’époque, imagine maintenant.

Laissant un fin rire traverser mes lèvres, je me levais de ma place pour me diriger vers Kaïla et lui attraper la main. La tirant à ma suite vers la salle de bains, je laissais un fin rire traverser mes lèvres avant de lui glisser un fin « Mais avant, lavons-nous pour être parfaites pour tantôt ~ ». Des envies perverses en dehors du lit ? Ca m’arrive aussi ~ Haha. Hum …


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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Sam 23 Nov - 22:58

Des pâtes. Un plat typiquement occidental, n'ayant pas vraiment la cote chez nous, où les nouilles étaient plus prisées. Quoi qu'il en soit, en demandant la même chose que Yume, je ne m'attendais certainement pas à ce qu'elle choisisse un plat sans viandes, croyant même qu'elle allait commander une biche entière à dévorer. Voilà une chose encore sur laquelle je me suis trompée aujourd'hui, heureusement que les plats comme ceux là, rentrait dans la norme pour mes papilles gustatives. Dites seulement que je bouffe tout et n'importe quoi et je vous massacre. Humant l'odeur délicate s'échappant de la nourriture, je me saisis de la fourchette et de la cuillère pour entamer le repas. Zieutant sur Yume, un fin sourire s'ébaucha sur mon visage inexpressif. Devrais-je me moquer de sa personne ne sachant utiliser les couverts d'outre-mer ? Évidemment ! Mais en même temps, autant ne pas gâcher un moment calme pour des bêtises. Penchons nous plutôt sur le fait que je savais manger convenablement les pâtes de mon coté. Comment cela se faisait-il ?

- Je ne crois pas que cela posera problème, tant qu’Ayame est à Undai c’est bon. Et pour les Yukata, ça rappelle des souvenirs … je suis pour. 

Eh bien c'est très simple, parfois on ne le dirait pas, mais je ne venais pas de n'importe quelle famille, je ne vivais pas dans n'importe quel milieu et mon éducation se devait d'être à la hauteur de la classe sociale dans laquelle j'évoluais. Ceci dit, je n'ai jamais porté attention aux statuts dans la hiérarchie japonaise, après tout pour un gosse enfermé dans une maison -entre quatre murs- quelle importance était de savoir qu'il soit riche à en crever ou qu'il provenait d'une famille notée comme une des richesses du pays ? Aucune. Je vous l'affirme, et le confie, cela importait peu à coté de la liberté dans jouissait le plus pauvre des pauvres. Soit ! Ce n'était ni le temps ni le moment de se remémorer des souvenirs sombres, l'information à retenir fut telle que j'avais une habilité certaine à me servir des couverts, à coté d'une Yume préférant les baguettes à la japonaise. Sinon parlant de Kagoshima... Je crois que cette ville restera pour toujours une folie de jeunesse, tellement qu'à chaque fois que le nom de cette dernière était prononcé, je ne pouvais m'empêcher de rougir, assaillie par certains souvenirs très... trop coquin pour mes nerfs. Ha... Ha.

- J’avais oublié que manger des pâtes était si fatiguant, mais bon. En y pensant, tu connais un bon endroit pour trouver des Yukata ? Il y avait une boutique pas loin d’ici où j’allais quand j’étais petite … Je ne sais pas si elle est toujours ouverte d’ailleurs. Le gérant était déjà un ancêtre à l’époque, imagine maintenant. 

Riant à son encontre, je me levais à sa suite, prête à me saisir de ma nouvelle merveille technologique pour chercher un endroit où nous pourrions acheter des Yukata, parce que ouais, à part un magasin de déguisements où j'étais allée avec un certain Renzou y a de cela un à deux ans, je ne connaissais pas grand chose des magasins du prêt-à-porter de Kyoto. Préférant de loin flâner dans des bars dont on ne regardait guère l'âge légal pour consommer. En y pensant... Cela faisait un bon petit moment que je ne me suis plus enfilée un petit alcool digestif... Enfin, depuis que je me sois remise avec Yume en tout cas. Mai là, je crois que y a plus important que tomber raide morte d'ivresse...

- Mais avant, lavons-nous pour être parfaites pour tantôt ~ 

Autant le dire tout de suite, je me doutais bien que ce qui allait suivre pourrait être facilement classé dans l'ivresse... Mais d'un autre genre. Rouge pivoine sous les airs charmeurs -pervers- de ma chère asociale numéro un mondial, je détournais le regard, ma paume dans la sienne, la laissant me tirer vers la salle de bains. Quoi ? Osez dire que cela me plaisait -en quelque sorte- et je vous arrache la tête ! Arrivées dans la salle de bains, je restais un instant penaude, état qui ne dura longtemps avant que les choses sérieuses ne se mettent en place. Et de quoi s'agissait-il ? Bande de pervers curieux, vous n'en saurez rien. Bon, parce que je suis d'humeur joyeuse, je vous décrirai une petite partie... Infime ouais.

Les actions gauches par le trouble -et un surplus de perversité- se furent agilement masquer par l'assurance de notre chère Présidente qui se donnait à cœur joie -j'en étais sûre- de me mettre dans tous mes états. Déshabillées sans que je ne sache comment cela est arrivé, c'est l'eau chaude du grand bain qui accueillit nos corps déjà chauds. S'en suivirent des rires, plaisanteries grisantes, attouchements amusés, jusqu'à ce que nos lèvres se scellent sous un baiser timide, devenu torride plus les minutes passaient, plus nos corps se rapprochaient dans une confiance sans nom, dans une complicité que seules nous deux entretenions sans sourciller. Et ce accentué par des soupirs de contentement se transformant rapidement par des gémissements exprimant le plaisir...

La suite ? Quelques sourires, quelques bisous, et je sortis toute fraîche de la salle de bains, un visage illuminé par une force joyeuse qui m'animait. C'était fou, un truc de malade à quel point ça... ce... Enfin ! « L'acte » me rendait toute heureuse après coup, parce que pendant, faut l'avouer, je n'avais guère le temps à me complaire dans la joie, préférant fondre sous les mains expertes de Yume... Ca y est, je suis toute rouge. Toussotant dans mon coin, j'attendis que Yume sorte de la salle de bains pour lui exposer mon idée, d'une voix neutre, affichant un visage simplement content. Je mens, c'était totalement faux, à chaque fois que je posais mon regard rubis sur sa silhouette de rêve, je rougissais comme une vierge effarouchée, au point que cela m'énerve et que je me détourne de sa personne.

- Tu veux bien arrêter de me regarder, cela me perturbe... Hum...

Attrapant mon nouveau jouet technologique posé sur la table, je baissais le regard sur l'heure affichée sur le petit -pas tant que cela en fait- écran lumineux. Soupirant de désolation en vue de l'heure, je laissais tomber l'idée de trouver moi-même un endroit potable pour acheter nos Yukata, et décidais d'incomber cette tache à mon... amie, amante, ou appelez la comme vous voulez. Gênée sans raison -vous parlez-, je me grattais automatiquement le crâne avant de soupirer et proposer Yume -enfin la regardant convenablement- de prendre les devants.

- On n'a plus beaucoup de temps à cause... de la salle de bains... Alors autant aller chercher les Yukata maintenant à l'endroit que tu connais, le temps de revenir pour se changer et partir pour le festival... Je ne veux pas manquer les feux d'artifices, surtout si tu seras avec moi...

Se tortiller dans tous les sens avec un regard fuyard ? Non, j'optais pour la solution radicale d'avoir le visage écarlate, et pour fuir tout cela, j'embrassais la femme brune sans préavis, y donnant un goût chaleureux du désir. Sourire aux lèvres en me reculant, un léger rire, un baiser chaste sur sa joue, et je lui pris la main en direction de l'extérieur. Eh...Y a rien à dire, même si cela ne se voyait pas aux premiers abords, j'étais une âme romantique, et souvent -dans les films- regarder un feu d'artifices avec l'être que l'on aime, est juste sublime. Ça y est, je veux !

- Un Yukata bleu nuit irait bien avec tes yeux...

Voulais-je qu'elle soit à mon goût pour ce soir ? Je n'avais pas ce genre d'idées perverses en tête, ce n'était qu'un constat que je balayais d'un haussement d'épaules avant d'emprunter la sortie de l'hôtel. Hôtels, à croire que c'est les seuls lieux qui accueillaient notre bonheur commun. Tordu en soit, mais palpitant d'un autre coté. En étais-je satisfaite ? Je n'avais d'autres choix, et tant que je pouvais partager de tels moments avec Yume, je ne pouvais qu'en être heureuse. Je l'étais, à cet instant.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Dim 24 Nov - 23:55

Encore et toujours, je ne pouvais arrêter de me dire que je me sentais bien avec elle, que quand je touchais son corps je fondais, que quand je me saisissais de ses lèvres je respirais et que quand je l’entendais jouir sous mes attouchements, je vivais. Elle était devenue primordiale à mon existence, sans elle … le monde n’était pas beau, sans elle je ne me sentais pas entière. J’ai tellement attendu pour trouver une personne comme elle, j’ai tellement souffert pour que l’on puisse être ensemble … J’ai tellement fait, tellement pleuré, tellement perdu que finalement, rien qu’avec un de ses sourires, tout ce qui s’est passé avant disparaissait en un claquement de doigts. Kaïla … Je n’avais pas des rêves fous comme vouloir l’épouser, avoir des enfants avec elle, une famille et tout ce qui s'en suit, pour moi … moi je ne voulais qu’elle et un endroit pour nous deux. Undai avait été mon premier choix, mais en même temps Undai ne pouvait nous accepter, ce monde noir ne savait recueillir notre amour, notre relation. C’est pour cela que j’avais décidé de nous trouver un nid, un appartement n’ayant rien à voir avec le monde d’Ayame, un endroit appartenant à ma personne et Kaïla. Devrais-je lui dire que j’ai déjà trouvé ce dit endroit ? Demain … Je le lui montrerai, mais en attendant, retour au présent.

Et c’est après nos ébats que nous finîmes par nous laver, savonner, rincer et sécher. Du moins, c’est comme ça que je voyais la suite, mais entre voir et faire, il y a une différence. Et cette différence ce marqua quand mon corps décida de lui-même de ne pas abandonner Kaïla du regard, je ne savais me résoudre à quitter ne serait-ce qu’un instant son corps des yeux. Pourquoi ? Je ne saurais le dire, peut être juste pour marquer ma présence … lui faire signe en disant « Je suis là, ne m’oublie pas ». Oublier … Pourquoi pensais-je qu’elle m’oublierait ? Je ne sais pas, une crainte en plus parmi tant d’autres.

- Tu veux bien arrêter de me regarder, cela me perturbe... Hum...

Non, je ne peux pas, excuse moi ? Haha. Je ne lui dirai pas ça. Arquant un petit sourire en riant dans mon coin, je finis de me sécher avant de matérialiser des vêtements sur mon corps. En parlant de celui-ci, ça fait un moment que je n’ai pas repris l’apparence de l’enfant que j'étais avant, depuis que je suis avec Kaïla je la revête rarement à dire vrai … peut être parce que je me dis que ça lui ferait bizarre de coucher avec un enfant ? Ou peut être parce que ma mentalité a changé et que grâce à un certain égocentrique de merde, j’ai la joie de pouvoir changer d’apparence à tout va ? Un peu de tout je dirais … Oui. Me regardant un instant dans un miroir, je remis mes cheveux en place tout en jugeant si la tenue que je portais me convenait. Un jeans sombre, un T-shirt bleu avec une étoile dessus, des petits talons discrets … Ca devrait le faire non ? Ah. Le pull par dessus et c’est parfait … je crois.

- On n'a plus beaucoup de temps à cause... de la salle de bains... Alors autant aller chercher les Yukata maintenant à l'endroit que tu connais, le temps de revenir pour se changer et partir pour le festival... Je ne veux pas manquer les feux d'artifices, surtout si tu seras avec moi...

Regardant Kurayami quand ses paroles percèrent mes tympans, je me retournais pour l’avoir en ligne de mire avant de rougir en comprenant le sens de ses paroles … Et on dit que c’est moi la perverse ? Bonne blague, et après tout, elle n’a qu’à pas avoir des seins aussi gros si elle ne veut pas que je sois à ce point vicieuse vis-à-vis de son corps. Non, je m’intéressais aussi à autre chose que ses seins ! Genre … ses seins, oui. Hum. Et sinon ? Ah. Le festival … il est vrai qu’il nous restait deux heures à tout casser pour trouver les Yukata, les enfiler et repartir vers le festival … A croire qu’il serait plus simple d’en matérialiser, mais en même temps je voulais du vrai sur moi et non une chose qui disparaîtrait quand je voudrais retrouver une tenue normale. Prenant un air songeur à la recherche d’une solution tout en quittant notre chambre, je suivis Kaïla jusqu’à la sortie dans un silence légèrement morbide … On pouvait tout simplement trouver un magasin près du temple non ? Et se changer là-bas, après tout les vêtements qu’on porte sont faits de matérialisation … Oui, oui, ce n’est pas l’uniforme d’Undai que je vois sur Kiwi, je ne suis pas folle.

- Un Yukata bleu nuit irait bien avec tes yeux...

Laissant un petit sourire se hisser sur mes lèvres, je lui adressais un regard doux tout en prenant sa main pour venir l’apporter à mes lèvres. Un Yukata qui irait bien avec mes yeux … encore des idées perverses ? Haha, non je ne fais pas que penser à ça, je suis une nymphe comme la dirlo ou/et Akiha. Mais en même temps quand tu as quelqu’un à côté de toi qui te dit ça avec une expression en disant long sur des pensées qu’elle ne veut admettre, tu ne peux pas raisonner autrement.

- Le magasin dont je parlais se trouve près du temple, on peut toujours se changer là-bas pour ne pas devoir revenir.

Lui faisant un clin d’œil en matérialisant un casque pour sa personne -discrètement à l’abri des regards- ainsi que pour moi, je me dirigeais vers une allée sombre pour pouvoir matérialiser une bécane. Enfourchant celle-ci sans plus attendre, je donnais le pas à Kaïla pour qu’elle en fasse de même. Une fois en place, quelques vrombissements et je détalais de la ruelle à pleine puissance. Rejoignant la route en slalomant entre les voitures, direction le temple Imamiya-jinja. Et c’est après une course rapide sur deux roues que nous arrivâmes à destination, endroit où la fête battait déjà son plein. Regardant le monde ainsi que les lumières se dessinant tout autour de nous, je descendis en gardant un air admiratif sur le visage … de la nostalgie. C’était comme avant, ces marches raides, ces lions de pierres sur lesquels je suis montée plus jeune … Je pouvais presque sentir la main d’Ayame dans la mienne. Fermant les yeux en me laissant bercer un court instant par ces souvenirs, je les rouvris en me tournant vers Kaïla et lui montrer du doigt par où se trouvait le magasin.

Me dirigeant par-là, je laissais mes pas se souvenirs de la direction à prendre pour rejoindre la petite échoppe de mon enfance, là où une partie de mon passé s’est déroulé, ne serait-ce qu’une petite heure. Contente de retrouver celle-ci et de la voir encore ouverte, c’est sourire aux lèvres que je poussais la porte. Comme avant … Rien n’avait changé, toujours aussi traditionnel … le gérant serait-il encore vivant ? Non, pas après vingt ans … Et …

- Yume Kuroi ?! Haha ! Ca fait un siècle, tu n’as pas changé du tout !

Me tournant vers un jeune homme qui se dirigea vers moi les bras ouverts, j’eus un pas de recul alors que la chose me fonça dessus. On se connaît ? On dirait, mais sérieusement, je ne sais même pas qui il est. Et en plus, ça ose me toucher. Je vais le faire flamber, ca y est, je vais … « C’est moi ! Ogi ! Tu venais ici avec ta maman quand tu étais petite, on jouait souvent ensemble durant le festival, tu te souviens ?! Que c’est bon de te revoir, alors tu deviens quoi ?! ». Ogi … Ogi-Kun ? Ah. Et c’est après ce « ah » que les autres souvenirs remontèrent peu à peu, il était vrai que j’avais déjà « joué » avec cette chose, mais genre une seule fois. Je ne me rappelais même pas de sa tête et après tout, je ne m’attendais pas à ce qu’il se souvienne de moi non plus. Souriant jaune en le regardant de haut en bas, je laissais mon ton froid résonner dans l’endroit avec une touche de conservation.

- Je ne m’attendais pas à ce que tu me reconnaisses … Après tout, ce n’est pas … Soit. Pour te répondre, trop pour que je puisse t’expliquer le tout en une seule respiration. Des Yukata, nous sommes venues pour des Yukata …

Tendant une main à Kurayami pour qu’elle vienne plus près de moi, je lui adressais un sourire alors que le jeune homme devant avoir mon âge cherchait dans ses affaires pour trouver je ne sais quoi. Et c’est quand il revint avec une photo de moi petite que je palis. Ca fait … légèrement stalker ça. Mais bon … Regardons. Arg.

- C’était elle quand elle est venue la première fois au magasin ! Mon grand-père a demandé de faire une photo quand on a appris que c’était la première fois qu’elle portait un Yukata, elle a été exposée ici des années ! C’est qu’elle est pas mal Yume après tout ! Haha !

« Pas mal ». Acceptable ? Non, je suis un top model. Sérieusement, on achète ces Yukata ou merde ? Vulgaire, je le deviens quand je sens mes nerfs à fleur de peau.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 27 Nov - 0:56

Rougissant quand Yume porta ma main à ses lèvres, je détournais les yeux sous son sourire trop... expressif qui me faisait fondre en moins de deux secondes. Je n'étais pas du genre romantique, encore moins rougissante pour un rien. Mais cette fille avait un don pour me mettre dans tous mes états d'un seul regard. En même temps, elle était la seule de qui j'acceptais le toucher, intime ou infime qu'il puisse l'être. Parce que ouais, faut le dire hein, Yume était un être à part, qu'elle me frappe pendant un combat, ou m'embrasse pendant nos moments de tendresse, elle restait toujours cette même personne à mes yeux, une amie avec un plus, mais une bonne amie que j'adorais par dessus tout, avec qui je ne voulais avoir de différents, de qui je pouvais rire, avec qui je m'amusais -et ce pas seulement de manières perverses. Il n'y avait rien à dire là-dessus, nous étions faites pour nous rencontrer, pour devenir ce que nous étions aujourd'hui, et j'espérais du fond du cœur que cela continuerait dans ce sens, que nous n'aurions plus à subir de malheurs plus gros que ceux qui nous sont déjà arrivés. Parce que je ne voulais revivre certaines choses horribles, comme j'aurais voulu me complaire sans fin dans d'autres, doux. Mais ces craintes d'un avenir incertain disparaissaient en même temps que je croisais les billes bleutées de Yume, quand je me noyais dans ses iris, je me sentais apaisée, en sécurité par rapport à tout ce qui nous entourait.

- Le magasin dont je parlais se trouve près du temple, on peut toujours se changer là-bas pour ne pas devoir revenir.

Oui, avec elle à mes cotés, rien ne pouvait aller mieux. Je me battrai pour que nous restions ainsi encore pour longtemps quitte à défier le monde entier. Après tout, nous l'avions déjà fait à maintes reprises, alors à la fin, nous ne pouvions être ébranlées par quoi que ce soit de mal. Sur cette pensée des plus chaleureuses -rageuses oui-, je me saisis du casque que Yume me tendit, tout en la suivant dans une ruelle à l'écart. Si elle ne m'avait pas dit où nous allions, j'aurais presque cru qu'elle m'eut amenée dans ce lieu pour des choses pas nettes... Non, bande d'enfoirés, je n'avais pas l'esprit dérangé, c'était seulement que Yume avait cette manie de me regarder sans gêne d'une manière fort avenante, et pour régler cela, adressez-vous directement à elle !

M'asseyant derrière elle sur la scelle de la moto qu'elle eut matérialisée, je me cramponnais à son dos, passant mes mains autour de sa taille afin de ne pas tomber sous les accélérations de malade dont sa conduite était parsemée. Fermant les yeux tandis que les lumières de la ville défilaient tout le long du parcours, je me laissais bercer par la chaleur de son corps. Cela aussi, j'adorais, me retrouver ainsi à toucher le seul être que je ne répugnais pas être proche. Soupirant dans mon casque, je tintais la vitre de devant et serrais un peu plus sa taille afin de communiquer à mon amie mon bien-être. Et je restais dans cette position jusqu'à ce qu'elle me fasse signe et que je me redresse légèrement pour admirer les couleurs festives nous entourant. Le festival. Avant j'aurais détesté me retrouver entourée d'une foule de personnes en tout genre, je l'appréhendais toujours d'ailleurs, mais avec moins de dégoût. Non, pour le moment -pour que cela passe mieux- je me concentrais sur le fait que j'y étais avec Yume, pour m'amuser, pour passer un bon moment en sa compagnie. Ce seul argument prévalait tout le reste.

Suivant mon amie jusqu'à la boutique qu'elle m'eut décrite quelques heures auparavant, j'affichais un sourire entendu en me disant qu'effectivement, l'endroit était comme elle l'eut dit, délavé, vieux, au point que je me demande comment cela tenait avec le vent qu'il y avait.  Mais soit, si la boutique était encore ouverte, c'est qu'elle tournait bien, et ainsi, que nous pourrions y trouver des Yukata de qualité, non-loin de l'endroit où se déroulait le festival. Déjà toute contente de découvrir un endroit assez plaisant et traditionnel, je n'attendis pas une seconde de plus pour admirer les pièces de tissus s'y trouvant. Du moins, jusqu'à ce qu'une voix me fasse tourner vivement la tête vers un garçon -homme- devant avoir... être bien plus vieux que moi. Le gérant ?

- Yume Kuroi ?! Haha ! Ca fait un siècle, tu n’as pas changé du tout ! C’est moi ! Ogi ! Tu venais ici avec ta maman quand tu étais petite, on jouait souvent ensemble durant le festival, tu te souviens ?! Que c’est bon de te revoir, alors tu deviens quoi ?!

D'abord surprise, mon expression du visage changea en quelque chose de froid quand il prit Yume dans ses bras comme s'ils se connaissaient depuis des années. Ce n'était pas vraiment de la jalousie -ou si- mais je n'avais l'habitude que les gens soient aussi amicaux avec ma chère amie, normalement ils la fuyaient ou essayaient de la tuer, mais pas limite de l'embrasser... à part Yomi ou Dead Master, mais cela ne comptait pas, ces deux là étaient des malades mentales. Enfin soit ! Me voilà intriguée, les sourcils froncés tandis que Yume donnait l'impression que le mec la dérangeait plus qu'autre chose, au moins sur cela, nous étions d'accord... Ha... Ha.

- Je ne m’attendais pas à ce que tu me reconnaisses … Après tout, ce n’est pas … Soit. Pour te répondre, trop pour que je puisse t’expliquer le tout en une seule respiration. Des Yukata, nous sommes venues pour des Yukata …

Toujours aussi communicative. Mais on dirait que cela ne dérangeait en rien le mec qui parlait pour dix. Soupirant tandis que dans mon esprit c'était la guerre entre le fait que le gars me faisait chier et aussi que nous perdions du temps, je m'approchais tout de même -presque automatiquement- vers Yume quand cette dernière tendit un bras vers ma personne. Toujours contrariée, je m'arrêtais juste à coté d'elle quand le mec revint à l'action, bousculant presque Yume pour montrer aux yeux de tous une photographie. D'abord embêtée par tant de zèle, je finis par baisser les yeux et là, révélation. Yume petite, habillée dans un Yukata... Juste trop mignon !

- C’était elle quand elle est venue la première fois au magasin ! Mon grand-père a demandé de faire une photo quand on a appris que c’était la première fois qu’elle portait un Yukata, elle a été exposée ici des années ! C’est qu’elle est pas mal Yume après tout ! Haha !

Mais la suite le fut moins. Enfin, je n'appréciais pas la manière dont il parlait de Yume, limite il avait des vues dessus. Sans ajouter le fait qu'il ne l'a vu depuis longtemps, ce qui donnait un aspect un peu terrifiant à l'histoire. Me raclant finalement la gorge, j'attrapais ladite photo entre mes doigts -faisant bien gaffe à ne toucher la patte de l'homme- et la regardais sous toutes les coutures. Il était vrai que Yume était mignonne... Enfin, elle l'était toujours... Ouais, c'est bon, je garde la photo. Et c'est ce que je comptais faire, la fourrant dans la poche de mon jeans sans me préoccuper que le mec l'accepte ou pas, je pris finalement la parole. Froide et inexpressive.

- Bon, ceci fait, nous n'avons pas le temps de discuter. Nous cherchons des Yukata dans un ton bleu foncé et... un noir.

Ceci dit, je fusillais l'homme d'un regard noir, pris la main de Yume, et me dirigeais vers le centre de la mini-boutique, là où des différents Yukata étaient entreposés par couleurs. Ceci dit, les vendeurs au Japon étaient assez collants, si pas carrément insistants, et c'était encore pire quand le vendeur en question te connaissait, et encore pire -si y a moyen- quand ce dernier avait des vues sur toi. Malheureusement pour ma personne, et surtout pour mes nerfs, le dénommé Ogi ne comptait lâcher l'affaire, et se portait déjà volontaire pour nous proposer la gamme de choix que sa boutique proposait.

- Dans les bleus, j'ai celui-ci, il t'irait parfaitement bien Yume ! Les fines branches comme motifs épouseront joliment ton corps élancé, fais-moi confiance, je me connais en Yukata.

Et moi en défonçage de gueule... Serrant les poings quand il posa ledit vêtement contre Yume pour appuyer ses dires, je crus mourir de rage, tellement je fulminais. Prenant une bonne inspiration pour ne pas faire une crise de jalousie en plein milieu de la boutique, je ravalais ma colère et... Et pas grand-chose en fait. J'ai simplement grogné avant de me détourner de cela et poursuivre les recherches afin de trouver un Yukata encore plus beau pour Yume... même que -faut l'avouer- celui que l'homme eut présenté, était vraiment pas mal... Mais merde quoi, hors de question de gâcher la soirée, parce qu'à chaque fois que je poserais mes yeux sur elle, je me rappellerais du mec lourd qui le lui a fait acheter. Et ceci se marqua quand j'en trouvais un autre, bleu sombre mais profond, avec un design simple mais envoûtant selon mes critères. Satisfaite, je le montrais à Yume, toute fière.

- Qu'en penses-tu de ça ?

Et ce fut le mec qui devança la réponse en ajoutant une raison pour que je veuille le massacrer sans pitié. « Oui, pas mal, mais j'en ai encore d'autres qui... » Et je le coupais dans simple « Ce Yukata est parfait. » Complètement glacial, agrémenté par un regard transperçant dont j'avais le secret. Y a rien à dire, des yeux rouges meurtriers, cela faisait peur. Quoi qu'il en soit, je profitais de cet avantage saugrenu pour tirer Yume vers moi, loin du mec, sous une demande joyeuse. Ouais, changement d'humeur complet. Souriant à son encontre -après tout elle n'était pas responsable de ma mauvaise humeur-, je lui demandais d'une voix chantante :

- M'aideras-tu à en choisir un ? Le noir là, il est beau non ?

Ceci dit, je pointais un Yukata exposé parmi d'autres sur un modèle qui avait l'air... enfin, qui était pas mal du tout. Quoi vous désirez une description ? Allez vous faire... Soit ! Je vous la fait, question de me changer les idées sous le regard insistant du mec disant bien qu'il allait parler dans les trois secondes à venir. Donc ! Le Yukata était d'un noir... noir quoi, avec une sorte de ceinture rouge et donc, par logique, des motifs rouges dessus. Qu'étaient ces motifs ? Des... papillons ? Difficile à définir. Lançant un regard questionnant à Yume, j'attendis qu'elle réponde, ignorant royalement Ogi. Ces vendeurs, que des plaies.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 27 Nov - 19:52

Je ne m’attendais pas à voir cette personne aujourd’hui, ni la revoir tout court à dire vrai. Si dans mon enfance nous avions passé six heures à tout casser ensemble, plus jamais par la suite nous nous étions revu. Ni messages, ni lettres, rien du tout. Nous n’étions pas loin l’un de l’autre pourtant, mais un humain normal ne pouvait mettre les pieds à Undai, et je ne crois pas qu’Ayame aurait apprécié que je sympathise avec un jeune homme de mon âge. Pourquoi ? Elle et sa possessivité disent tout. Le simple fait de me faire des amis était presque interdit même si ceux-ci s’avéraient être des Undai’ens … alors un simple humain ? Elle l’aurait tué sans pitié.

- Bon, ceci fait, nous n'avons pas le temps de discuter. Nous cherchons des Yukata dans un ton bleu foncé et... un noir.

Et j’en connaissais une autre qui était du même avis. Levant mon regard vers Kaïla, c’est un semblant d’incompréhension qui se lisait sur mon visage quand elle me tira vers le centre de la boutique à la recherche d’un Yukata. La suivant sans rechigner, je regardais également les pièces se trouvant devant moi, dénichant tantôt un ensemble intéressant, tantôt quelque chose de trop kitch à mon goût. Non, un Yukata rose bonbon avec des fleurs pastelles dessus ne me convenait pas, et puis je n’avais pas vraiment mon mot à dire sur le sujet puisque Kurayami avait déjà décrété qu’elle voulait me voir dans les tons foncés. Arg, quelle plaie … Pas elle, mais cette tension qui régnait dans l’endroit. Quoi ? J’étais la seule à la sentir peut être ? Qui sait.

- Dans les bleus, j'ai celui-ci, il t'irait parfaitement bien Yume ! Les fines branches comme motifs épouseront joliment ton corps élancé, fais-moi confiance, je me connais en Yukata.

Me tournant vers Ogi qui me trouva une pièce qui n’était pas mal du tout, je me rapprochais de lui pour venir toucher le tissus léger. Doux. C’était doux et beau. Oui finalement, ce métier lui convenait, après tout comme il me disait si bien, il s’y connaissait. Je n’étais pas du genre à vouloir à tout prix être sexy, mais trouver un vêtement qui épousait mes formes à merveille était évidemment primordial. Et celui qu’il me montrait je l’aimais. Je vais … « Qu'en penses-tu de ça ? » Le prendre ? « Oui, pas mal, mais j'en ai encore d'autres qui.. » Non mais le premier choisi était pas mal ! « Ce Yukata est parfait. » Ou pas. Souriant jaune en passant ma main dans ma chevelure, je retournais près de Kaïla, tenant dans ses mains mon Yukata. Bleu foncé avec des motifs blancs … Oui, oui … C’est parfait. Hum.

- M'aideras-tu à en choisir un ? Le noir là, il est beau non ?

Regardant ce qu’elle me montrait, je prenais un air pensif avant de le tourner dans tous les sens à la recherche d’un quelconque défaut. Chose que je ne trouvais pas, et c’est d’un sourire sous-entendu que je hochais de la tête positivement vis-à-vis de son choix de Yukata. Le rouge et le noir, tellement elle qu’il était normale de se dire qu’il était parfait. Sourire timide aux lèvres, yeux pétillants, je me rapprochais de mon amie pour déposer un fin baiser sur ses lèvres et lui demander de me suivre jusqu’à la cabine d’essayage. Parce que oui, autant les mettre, nous les achetons pour cela n’est-ce pas ? Passant devant Ogi sans un mot, je ne m’arrêtais pas sur son visage teinté de rouge et d’un semblant de surprise … Quoi ? J’ai fait quelque chose de mal ? Je ne crois pas … Hum ? Passons.

La tirant dans la même cabine d’essayage que ma personne, je la tournais de manière à ce qu’elle se trouve devant le miroir avant de poser ma main sur son épaule. Faisant disparaître ses vêtements dans des poussières d’étoiles, je dénudais son corps sous mon regard amoureux. Elle était si belle après tout, pourquoi me retenir de le contempler ? Et je ne me retenais pas, allant même jusqu’à venir lui faire une étreinte chaleureuse tout en emboîtant mon visage sur son dos en soupirant d’aisance. « Je t’aime … » Furent les mots que je soufflais faiblement à sa personne. Me détachant de sa personne pour qu’elle enfile son Yukata, je lui fis dos pour me déshabiller à mon tour et enfiler le mien. Un regard rapide dans le miroir et me voilà prête et … pas mal ?

- Tu es magnifique Kaïla ~

Un baiser sur les lèvres, délicat devenant plus vorace ~ M’arrêtant avant de lui sauter dessus dans ce lieu non approprié à mes envies, je sortis et me heurtais à Ogi, nous attendant sans doute pour nous donner son avis. Levant mes pupilles bleutées vers l’homme, je le détaillais un court instant tout en me demandant pourquoi lui aussi s’était changé … Une envie soudaine de porter un Yukata ? Le jeans/T-shirt lui allait bien aussi. Mais soit, je n’allais pas le lui demander non plus.

- Génial ! T’es trop parfaite Yume ! Et toi aussi t’es bien. J’ai pensé à un truc, comme tu es là, on pourrait aller ensemble au festival hein ? Comme avant !

Heu … non ? Mais le non il n’a pas l’air de l’avoir entendu puisque après m’avoir posé cette question, il s’en alla vers Kaïla pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille. Clairement entendu par mon ouïe Undai’enne sous un « T’la peut être maintenant, mais je lâche pas prise, je l’ai attendue tellement longtemps. » Ca fait peur. Tellement que je souris jaune avec la seule envie de partir en courant de cette boutique. Soupirant en déposant de l’argent sur la caisse, je vins attraper Kaïla pour la tirer à ma suite. Non, je ne voulais pas de lui et non je ne voulais pas qu’il me coure après.

- Je refuse … Aujourd’hui, c’est avec elle que j’irai Ogi-Kun. Une sortie en … amoureuses.

Furent mes dernières paroles avant que je ne sorte de l’endroit en laissant l’homme seul à son propre malheur. Mais qu’importe, la seule qui importait à mes yeux n’était autre que Kaïla. Lui adressant un sourire glacé en me frottant la joue du bout du doigt, je laissais mes pensées traverser mes lèvres sans me départir de mon air pensif ;

- J’ai tellement l’habitue que les gens aient soit peur de moi, soit envie de me tuer que j’ai du mal à percuter quand une chose comme lui … voilà quoi. Désolée pour tout ça Kaïla …

Mais bon … profitons à DEUX du festival, mon n’amour ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Jeu 28 Nov - 22:08

Cette soirée devait être parfaite après la journée -heure- désastreuse que j'eus passé dans la classe de l'autre conne blonde. Après l'achat fructueux d'un nouveau téléphone portable, le festival était le point culminant pour me retrouver aux cotés de Yume, dans un endroit ne ressemblant en rien à Undai, dans une ambiance calme et posée, pleine de câlins et de bisous. Non, je n'étais pas romantique, je voulais juste avoir ce qui m'était dû ! Et là, quand tout allait parfaitement bien, il y a ce mec sortit de je ne sais où qui faisait chier son monde. Mon monde en l’occurrence sur ce coup là. Boudant ouvertement, je soupirais à tout va jusqu'à ce que Yume comprenne que la situation ne me plaisait en rien. Chose qu'elle finit par comprendre, acceptant de se saisir du Yukata que je lui eus choisi, tout en affirmant que celui que je voulais mettre, était à son goût tout autant qu'au mien. Souriant à moitié quand elle déposa ses lèvres sur les miennes dans un chaste baiser, je rougis furieusement sachant que nous nous faisons regarder. Bande de nazes, évidemment que j'étais pudique sur ces choses là, je n'étais pas adepte de rouler des pelles à mon amie n'importe où, devant n'importe qui ! C'était normal non ? Oui, et les autres nymphes là à Undai, étaient des perverses dégoûtantes, je ne comptais leur ressembler. Soit, ne parlons pas de malheur, revenons à la tête que tirait le dénommé Ogi... On dirait qu'il était aussi gêné que ma propre personne... Comme si j'avais besoin de cela pour améliorer la situation actuelle de ma mauvaise humeur. Encore heureux que Yume était là pour que je ne vienne arracher la tête du mec afin d'effacer toute trace de preuve sur ce qu'il a vu.

Envies meurtrières mises de coté, je me laissais guider par mon amie jusqu'aux cabines d'essayage, une pour être précise. Voulant déjà protester quand elle vint dans la même cabine que moi, je devins d'autant plus écarlate quand tous les vêtements que je portais, disparurent soudainement de mon corps, laissant largement la vue sur ma nudité. Ce fut un miracle que je ne hurle pas d'effroi. Du moins, on pourrait le croire en connaissant mes manières douces de réagir au quart du tour. Sauf que là, toute brusquerie se volatilisa quand je sentis l'étreinte chaleureuse de Yume dans mon dos, croisant ses billes bleues dans le miroir.

-Je t’aime …

Moi aussi, je l'aimais. Tellement que quand son corps se recula du mien, c'est à regret que je ne protestais guère par cet abandon. Soupirant pour décompresser après ce court moment de douceur pure, si peu fréquents dans notre quotidien, je pris le Yukata noir entre mes mains et l'enfilait en même temps que Yume faisait de même de son coté. Zieutant sur sa silhouette fine, je détournais le regard tout en ajustant le dernier pli du vêtement traditionnel. «  Tu es magnifique Kaïla ~ » Je... Et je ne pus la complimenter à mon tour sur sa beauté à tomber, habillée de la sorte. Et pourquoi cela ? Parce que toute possibilité de parole fut coupée par ses lèvres, sa langue, son toucher entretenant au point que je veuille presque me perdre dans le contact doux de son baiser devenant de plus en plus profond. Au point que je fonde littéralement aux creux de ses bras. Mais ce n'était ni le moment, ni le lieu approprié pour se laisser aller de la sorte. Après tout, nous avions des feux d'artifices à aller voir.

- Génial ! T’es trop parfaite Yume ! Et toi aussi t’es bien. J’ai pensé à un truc, comme tu es là, on pourrait aller ensemble au festival hein ? Comme avant ! 

Enfin, ceci dit, je préfère carrément retourner à Undai sur le champ, plutôt qu'être accompagné de cette tache, au festival. Non mais il se prenait pour qui ce mec collant à en faire chier un chameau ?! C'était incroyablement emmerdant, de voir un type que je ne connaissais même pas -que Yume avait peut-être vue une fois dans sa vie- se prendre pour le meilleur ami de mon amie justement ! En tout cas, il gagnerait haut la main la palme du mec lourd qu’on n’arrive pas à remballer et qui essaye de se rendre intéressant des pires des manières. Il ne fallait qu'entendre ce qu'il me souffla à l'oreille pour comprendre que c'était un enfoiré débile du premier ordre. « T’la peut être maintenant, mais je lâche pas prise, je l’ai attendue tellement longtemps. » Je ris ou je pleure ? Je le tabasse, cela ira plus vite. Affichant un large sourire moqueur à son encontre, je levais le menton et le fusillais d'un de mes regards flamboyants les plus noirs. Serrant les mains, j'avais soudainement une envie monstrueuse d'envoyer mon poing dans sa figure d'enfoiré. Mais tellement, que je sentais mon sang bouillir dans mes vaines et le besoin de me défouler sur sa face de plus en plus pressant. Franchement, était-il seulement possible d'être calme à ce point, tandis que je voyais ma soirée se ternir plus les minutes passaient ? Sans doute pas, et je ne comptais me retenir sur le coup.

- Je refuse … Aujourd’hui, c’est avec elle que j’irai Ogi-Kun. Une sortie en … amoureuses.

Amoureuses.... Terme qui me fit rougir jusqu'à la racine des cheveux avant que je ne toussote légèrement et sorte de l'endroit à la suite de Yume, laissant l'homme seul dans sa boutique à deux balles. Du moins, c'était la chose la plus logique à faire, mais juste avant que la porte ne se referme derrière nous, je lançais un rictus vainqueur à Ogi avant de tourner les talons, hautaine. Non, ne vous méprenez pas, je ne comptais lui laisser passer cet affront, dans peu -genre après le festival- je retournerai dans la boutique pour payer la note. À ma façon. J'avais hâte...

- J’ai tellement l’habitue que les gens aient soit peur de moi, soit envie de me tuer que j’ai du mal à percuter quand une chose comme lui … voilà quoi. Désolée pour tout ça Kaïla …

Moi aussi, j'avais l'habitude que les gens aient peur de Yume tandis que je me promenais librement à ses cotés, que les autres essayaient de la tuer et que finalement, ils se ramassaient plein la gueule, que les étudiants la respectent ou tremblent devant sa silhouette froide... Mais certainement pas qu'elle se fasse limite draguer, impunément, devant sa copine. Je dois avouer que c'était horrible, moi qui eus dit un jour que je laisserais Yume avoir des amants et amantes tant que notre relation ne change pas, me voilà complètement bouleversée par un simple petit con avec un peu trop de zèle... Faudra que je change ma vision sur notre relation à présent. Ouais, c'était urgent. Non, oui... Mais pour l'instant, y avait encore plus important sur l'instant. Et ceci se focalisa sur un seul point. Yume. Un sourire indulgent se dessina sur mes lèvres avant que je ne la tourne de sorte qu'elle se retrouve face à ma personne. Coulant mon regard de braises dans le sien -glacial-, je descendis mes mains le long de ses épaules, cherchant ses mains et entrelaçant délicatement mes doigts avec les siens.

- Ce n'est pas grave, ne gâchons pas ce moment pour si peu. Après tout, ce n'est pas tous les jours que je peux me permettre de t'admirer dans un tel habit.

Brisant les quelques millimètres qui séparaient nos corps, je scellais notre union par un baiser doux, chaud, amoureux. J'en avais des frisons dans le dos, tellement la passion, l'amour que je ressentais envers sa personne à cet instant précis, était puissant, presque indomptable. Approfondissant le baiser en glissant ma langue à la recherche de la sienne, je me défis de ses doigts pour encercler sa taille d'une main flottante tandis que l'autre vint se perdre dans sa longue chevelure de jais. Elle sentait bon, elle m'enivrait à chaque respiration. Détachant mes lèvres des siennes pour reprendre un soit peu de souffle, je calais mon front contre le sien, les yeux fermés le temps de savourer ce merveilleux contact passé. Un fin sourire sur les lèvres, et je fis un pas en arrière, prenant la main de Yume dans ma paume, toute joyeuse, il était temps d'aller à l'encontre de la foule, du festival, des amusements.

- Allons acheter des brochettes de viandes. Ils ont font toujours aux festivals.

J'étais heureuse de me trouver ici, je ne saurais expliquer pourquoi, mais même la foule compacte autour de nous, ne me dérangeait pas tant que cela. Slalomant entre les personnes en Yukata, je tenais fermement Yume par la main, cherchant de mes yeux rubis un point où ils pourraient se fixer. Parce que ouais, il faut le dire tel que cela est, il y avait tellement de couleurs, tellement de choses à voir que je ne savais où en donner de la tête. Optant donc pour la facilité, je rasais les échoppes une par une, à la recherche de divertissement. Et il y en avait, beaucoup, encore heureux que la nourriture était une généralité entre les stands et qu'un peu partout nous pouvions trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Demandant à Yume de m'attendre un instant pendant que j'achetais les brochettes, je revins vers elle avec une faisant bien la taille de sa tête. Bah quoi, elle adore manger, et la connaissant, je n'aurais même pas le temps de dire « ouf » qu'il n'en restera que le bâtonnet de bois. « Regarde là-bas » Tendant l'indexe vers une piste dégagée de danse où des personnes voltigeaient dans le rythme de musique traditionnelle japonaise, un large sourire se dessina sur mes lèvres et je fis face à Yume, amusée de connaître la réponse à la question que j'allais lui poser.

- Ca te dit une petite danse ?

Les yeux brillants dans les lumières miroitantes des feux éclairant la place, j'attendis qu'elle me réponde positivement de préférence. D'ailleurs, savait-elle danser ? Je ne saurais le dire, les seules fois où je la voyais faire des pirouettes c'était dans l'Arène pendant des combats, et encore cela n'avait rien à voir avec les danses traditionnelles ici présentes. Comment cela vous vous demandez si je sais danser ? La tradition bande de cons, je me devais de la connaître sur les bouts des doigts. Maintenant si vous me demandez de faire un pas de hip-hop ou flamenco là... Je vous écrase avant.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Ven 29 Nov - 22:13

Il était rare de me voir dans ce état à cause d’un homme, moi qui les détestais tant, je me voyais presque honteuse de mon mal être après avoir revu Ogi-Kun. Ce n’était pas vraiment le fait de l’avoir revu après tant d’années qui m’avait perturbée, mais plutôt sa manière si déplacée de m’aborder. Pour qui se prenait-il ? Un simple mec qui draguait une femme. Oui, mais je n’étais pas n’importe quelle femme, je n’étais pas une humaine quelconque, non, j’étais Yume Kuroi, Black Rock Shooter, de surcroît une Undai’enne. Depuis le début il m’avait été interdit de lier une quelconque amitié avec le monde extérieur, ceux qui étaient faibles. J’ai vécu sur cette mentalité, je ne pouvais approcher que ceux vivant dans mon monde … Et encore. Définitivement, je n’étais pas faite pour me faire des amis ou quoi que ce soit d’autre. Pourquoi ? Parce que c’était ce qu’Ayame m’avait inculqué. Et Kaïla ? Elle était l’exception à la règle … Elle était mon monde.

- Ce n'est pas grave, ne gâchons pas ce moment pour si peu. Après tout, ce n'est pas tous les jours que je peux me permettre de t'admirer dans un tel habit.

La main qui me sortait de mes ténèbres, la lumière chaude qui me berçait, celle que j’aimais. Souriant avec douceur à son encontre, je plissais les yeux quand elle m’excusa de la situation précédente. Kaïla … Sans elle, que serais-je ? Un monstre de froideur n’ayant jamais connu la beauté de l’amour, du partage. Relevant le visage quand un frisson indescriptible me prit, je fondais sous son regard profond, sous le doux contact qu’elle m’adressa avant de gémir quand ses lèvres se posèrent sur les miennes. De la douceur rapidement transformée en quelque chose de plus profond … De plus intense. Il était rare qu’elle fasse le premier pas, j’étais toujours l’investigatrice de ces échanges, que ce soit pour les simples baisers ou plus. Me souvenais-je seulement d’un moment durant lequel elle aurait pris les devants ? Peut être, mais tellement peu de fois que j’avais du mal à m’en rappeler. Mais je n’étais pas contrariée de cela, elle … Elle était comme ça. Je n’étais pas non plus une bête en chaleur devant se faire combler toutes les cinq minutes, un peu mais assez, voilà ce que je lui demandais. Et c’est dans des moments comme ceux-ci que la flamme de mon amour à son égard s’amplifiait toujours un peu plus … Brûlant mon désarroi pour ne laisser plus qu’un sentiment de bien-être. Elle avait ce pouvoir, celui de me changer, de me rendre … meilleure.

- Allons acheter des brochettes de viandes. Ils ont font toujours aux festivals.

Nourriture. Qu’y avait-il d’aussi important à mes yeux que Kaïla ? Ayame ? Ouais, mais pas que ça. La nourriture, les bons petits plats tout comme les sandwichs au poulet ou au curry, voilà ce qui me faisait vivre. Faisant un « O » de la bouche en lui lançant un regard rempli d’étoiles, je hochais positivement de la tête suite à sa proposition. Des brochettes de viandes, il n’y avait que durant les festivals que l’on pouvait trouver des échoppes roulantes faisant des boulettes avec cette sauce indescriptible à ma personne qui relevait la viande, la noyait pour mieux dégager sa saveur. Cherchant des yeux un vendeur de ces délices, j’avançais dans la foule tout en suivant Kurayami. C’était possible d’être aussi nombreux dans un si petit endroit ? On dirait bien. Et qu’en était-il de mon ressenti ? En sachant que dans les couloirs de Undai je tuais quiconque me bousculait, ferais-je de même avec de simples déchets ? Encore plus avec eux. Affichant un visage froid, je sentais des picotements à mes mains pour éclater la foule qui m’oppressait littéralement. Les trancher. J’en avais envie, mais ma raison me retenait … Matérialiser devant un être n'appartenant pas à Undai était interdit, ne serait-ce pas ironique que ce soit moi, la présidente du conseil des étudiants, qui enfreindrais cette règle mise en place par la directrice ? Haha. Je ne veux pas mourir, pas tant que j’ai Kaïla à mes côtés. Mordant sur ma chique en repoussant -invisiblement- ceux qui me bousculèrent, je m’arrêtais quand mon amie me lâcha pour aller chercher la nourriture que mon ventre réclamait déjà. Décidée à ne pas rester au plein milieu du chemin, je me trouvais un endroit sur le côté pour l’attendre. Attente qui ne fut pas longue et quand elle me tendit la fameuse brochette de viandes je crus mourir de joie. Énorme, elle était tout simplement énorme !

- Ca te dit une petite danse ?

Finissant déjà mon bâtonnet, je regardais l’endroit qu’elle montrait du doigt, bâton toujours en bouche. Danser ? Haha. Pas comme j’ai pu le faire avec Akiha, mais danser comme un con sur une chanson typiquement japonaise. Souriant jaune en regardant Kurayami du coin de l’œil pour voir si je pouvais dire non, c’est dans un soupir de résiliation que je compris que non. Poser une question n’était qu’une manière plus polie de donner un ordre, c’est ça ? Haha. Foutaises. Mais bon. Attrapant la main de Kiwi, je la traînais à ma suite jusqu’à la fameuse piste de danses où quelques prêtresses étaient déjà en train de danser, munies de leurs éventails. Chopant le bâtonnet de Kaïla où trois morceaux de viandes se trouvaient encore, j’engloutis le tout avant de monter à mon tour sur ce qui formait une petite scénette. Les mains dans le dos, un éventail matérialisé à l’abri du regard d’autrui et je commençais les pas sous la cadence -traditionnelle- de la musique. Je dois dire que j’ai tiré Kiwi pour qu’elle danse avec moi, et qu’en la voyant j’ai ri ? Non pas de moquerie comme elle aurait pu le croire, mais plutôt d’amusement … Oui, je m’amusais. Tellement qu’une fois la danse finie, je voulus encore plus. Descendant de la piste pour me diriger vers les stands de jeu, je m’arrêtais devant celui de la carabine où le but était de tirer avec les balles en mousses sur les prix pour avoir ceux-ci.

- Ca te dit la boite mystère ?

Une question posée à la volée alors que je tenais déjà l’arme. Me positionnant à la verticale, tenant l’arme d’une main, un tir et la boite tomba. Haha. Trop facile. Parfois, du moins souvent dans des moments comme ceux-ci, je détestais être plus forte que la moyenne, si pas carrément au-dessus de quiconque. Une précision de fou, accentuée par une rapidité et une agilité digne de mon grade, de mon rang. Et le résultat ? Une boite contenant je ne sais quoi que j’offris à Kaïla en souriant tout en me grattant l’arrière de la tête. « Regardons ce qu’il y a dedans … » Parce que même si tout cela avait été facile, j’étais quand même intriguée par le contenu de cette petite boite rose … Ouvre. Et une fois qu’elle le fit, j’ai hésité entre rougir et rire. Parce que faut le dire … Gagner un string à un jeu de carabines au plein milieu d’un festival, faut le faire. Riant à en perdre haleine, je me tordais presque devant elle avant de lancer à la volée une tirade qui me vaudrait sans doute un coup sur la tête d’ici deux secondes.

- J’espère qu’il est à ta taille … Haha ~

Et sinon, on peut faire encore pleins de choses à part me faire taper dessus non ? Le feu d’artifices il est pour quand ? Qu’importe, je voulais encore faire d’autres choses avant comme … essayer d’attraper un poisson, manger, jouer au jeu avec les conserves, manger, acheter des masques étranges, manger, et manger. C’était rare … de me voir comme ça … avais-je eu le même plaisir la première fois que je suis venue avec Ayame ? Peut être, je lui demanderai à mon retour à Undai. Mais avant tout, Kaïla était ce qui m’importait le plus. Elle.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 4 Déc - 20:28

D'accord, Yume marqua un point sur ce coup là. Évidemment que je ne m'attendais guère à ce qu'elle sache danser, bande de cons ! Il va de soi que je lui eus proposé de faire quelques pas de danses traditionnelles afin de constater de mes propres pupilles pourpres, que ma chère et tendre amie -avec un plus particulier- ne savait se déplacer pour autre chose que tuer. Et j'ai eu tort, sur toute la ligne. Parce qu'à part le fait qu'elle connaissait les différents pas et techniques, en plus de cela, elle le faisait bien, terriblement, à croire qu'elle s'est entraîné toute la vie dans l'art de se mouvoir au rythme de la musique, traçant des arabesques complexes dans l'air. Ouais, ça y est, je le dis, elle était douée dans tout ce qu'elle entreprenait... Enfin, ce qui ne touchait le domaine social, n'est-ce pas ? Bon, peu importe, j'arrête de râler et je danse avec, question que je ne commence à m'extasier sous son déhanché. Quoi ?! Qui est perverse ? Aller vous faire voir avec vos conneries à deux balles. Soit ! Dansons ~

Et nous dansâmes, riant, se jetant des regards sous-entendus, profitant de ce moment d'égarement dans un monde où rien ni personne ne pouvait se mettre en travers de notre chemin, de notre amitié, de notre lien d'amour. Non que je trouve la danse comme étant romantique dans cette situation là, mais il fallait avouer qu'une personne tierce qui nous regarderait à ce moment là, verrait avec aisance que nous étions étroitement liées dans un bonheur éphémère qui nous faisait oublier la réalité, nous étions dans notre bulle. Bulle que je ne voulais éclater, que je voulais voir perdurer jusqu'à l'épuisement... Enfin, ce fut le plan, mais la fin de la chanson marqua la fin du rêve. Rêve qui pourtant se poursuivit toujours, nous étions à Kyoto, rien qu'à deux, rien que pour s'amuser. Je ne comptais gâcher ces rares instants pour rien au monde. Et c'est avec un sourire resplendissant que je suivis Yume à travers la foule, arrivant peu après devant un stand de tirs. Des tirs ? Je n'ai jamais été douée avec les carabines, même à Undai, j'eus peut-être matérialisé une fois une arme à feu, mais cela s'arrêtait à ça, je préférais de loin le corps-à-corps.

- Ca te dit la boite mystère ?

Lançant un regard de défi à Yume sous sa question, je ricanais dans mon coin tandis qu'elle se saisissait déjà de l'arme sans attendre une quelconque réponse de ma part. Et pourquoi cette expression amusée sur le visage ? Et bien, parce que j'avais hâte de voir les prouesses -performances- de ma chère amie, sachant pertinemment que j'adorerai la tête du vendeur -où je sais pas comment on l'appelle- qui ne s'attendrait sans doute pas à... cela. Et ce « cela » ce fut un tir parfait de la part de la présidente du Conseil des étudiants. Levant les épaules en signe d'impuissance à l'encontre de l'homme en question, je n'en fis plus attention quand Yume reçut la boite en question. Même si je m'attendais un peu à ce qu'elle réussisse à l'avoir, j'en fus tout autant excitée et curieuse de découvrir ce qui se cachait dedans. Et c'est sous son « Regardons ce qu’il y a dedans … » que je ne me fis pas prier, me saisis de la boite et l'ouvris. Et là, ce fut la fin, le sourire bête que j'abordais sur le visage accompagné de yeux brillants de curiosité, se transforma en quelque chose de figé, si pas nerveux. Souriant jaune en voyant un string rouge à paillettes, je croisais les billes bleutées de Yume, ne sachant plus où me mettre, ni quoi faire avec cette fichue boite.

- J’espère qu’il est à ta taille … Haha ~

Eh ben si, je lui ai trouvé une utilité. Compulsive que je puisse l'être, il n'a pas fallu davantage que ladite boite et le string volent sur la tête de ma chère compagne. Lui lançant un regard noir, boudeuse, je tournais les talons et partis droit devant moi, sans regarder en arrière... Du moins, c'était ce que j'ai fais pour mieux soupirer, faire demi-tour, attraper Yume par la main et la tirer à ma suite. Elle se moquait de moi, certes, mais je lui ferai encore payer cet affront, parce que je n'avais envie de gâcher la soirée à cause d'un comportement immature et irréfléchi dont je savais si bien faire preuve. Non, aujourd'hui, c'étaient les feux d’artifices, de la joie et du bonheur avec Yume. D'ailleurs, je m'empressais rapidement de lui en faire part à ma manière. Arrêtant notre marche prudente entre les gens, je lui fis face, pris son visage entre mes mains et déposais un baiser doux sur ses lèvres, avant de me reculer, une rougeur typique attaquant mes joues sous les quelques regards des passants surpris. Me raclant la gorge sous un dernier sourire troublé, je finis par... rire. Ouais, autant en rire non ? Voilà.

- J'espère qu'il est à TA taille, je compte bien t'obliger à le mettre pour en rire un bon coup ~

Menace sous-entendue ? Bien sûr, j'étais un tyran après tout. Détournant les yeux de sa silhouette féminine vêtue gracieusement de son Yukata bleu nuit, mon regard rouge se heurta à un autre reflet, orangé. Réalisant peu à peu de quoi il s'agissait, mes yeux s'agrandirent en même temps que je pointais le doigt vers une échoppe fort intrigante, tellement que je ne laissais le temps à Yume de comprendre mes intentions, et que je nous menais déjà devant le petit bac contenant des poissons rouges. Et en quoi consistait le jeu ? En attraper un à l'aide d'un filet ultra fin et facilement cassable. Tâche difficile à accomplir en somme, mais je comptais bien y arriver, et comment motiver Yume ? Ha ha ha !

- Si t'en attrape un, je te le grille pour ce soir, haha.

Lui faisant un clin d’œil moqueur, je soulignais que ce n'était qu'une plaisanterie avant de me saisir d'un « filet à poisson » avec lequel je m'apprêtais déjà à pêcher un petit poisson rouge relativement flegmatique. Aller... Aller ! Et mon aller ce marqua dans un cri de protestation quand le maudit poisson passa à travers l'émaille pour mieux aller nager plus loin. Râlant ouvertement, je demandais un autre filet, et un autre, et encore un. Agacée, je soupirais et levais les yeux vers Yume, puis comme ressourcée par une volonté invisible, je me concentrais sur la force que j'y mettais. Normalement, un étudiant de Undai savait maîtriser sa force, et en tant que Terminale il était en mon obligation de savoir doser l'énergie. Mais quand on parlait de la diminuer, c'était bien plus compliqué, tellement trop qu'à la énième tentative, j'abandonnais, contrariée.

- Finalement, cela craint. Trouvons quelque chose de...

Et je n'ai jamais fini ma tirade quand un bruit sourd parvint à mes oreilles, et que je lève les yeux vers le ciel comme la plupart des gens nous entourant. Faisant un « o » de la bouche tandis que la foule se précipitait afin de trouver un endroit convenable pour admirer les feux d'artifices, moi, j'ai choisi une autre tactique, et elle se concrétisa quand je dévisageais Yume avec un air suppliant sur le visage. Je voulais... un endroit parfait pour nous deux, avant la fin des festivités.

- Le temple sur la colline ! C'est un peu loin, mais si on se téléporte, on aura une vue parfaite !

Aller, aller, derrière une échoppe et hop ! Ha... Ha.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mer 4 Déc - 21:23

J’étais bien. Terriblement, tellement que je pouvais presque m’en sentir mal à l’aise. Je n’avais pas l’habitude de ces états de joies constantes, ce n’était pas comme-ci ma vie était rose après tout. C’était justement pour cela que je devais en profiter, jouir pleinement de cet instant avec Kurayami. Et celui-ci consistait justement à regarder le sourire benêt de mon amie se changer en quelque chose de moins … beau ? Non, mais la voir passer de joyeux à confus, ca valait tout l’or du monde. Et je le montrais relativement bien avec mes élans de rire se perdant dans le bruit ambiant du festival, taquine que je pouvais l'être aujourd’hui, je ne savais me retenir d’avantage et ce même quand je me retrouvais avec la boite et le string sur la tête. Arf, c’était pour rire après tout, même si la voir avec ce tissu pouvait être marrant, ce n’est pas comme-ci je me foutais d’elle … Justement, si.

Me redressant de mon état euphorique, je m’essuyais les yeux en regardant Kaïla partir. Elle comptait me faire le coup de « je te boude, me cause pas, me parle pas, t’es pas là » ? Soupirant en regardant son dos, je levais les épaules avant que madame boudeuse se décide à revenir. Quoi ? Elle voulait récupérer la boite ? Mais je la lui donnais volontiers ! Haha … C’est bon, j’arrête. Donc. Hum. Oui. Et c’est ce que je fis, la laissant me tirer jusque je ne sais où pour mieux nous arrêter et me faire littéralement … embrasser par sa personne des plus chaleureuses sous les regards intrigués des gens nous entourant. Ces japonais quand même … Quand ils voient ça à la télé ils sont surexcités et en vrai, c’était tout l’inverse. Pour quand la cérémonie bouddhiste de purifications des âmes homosexuelles ? Conneries. Ne m’accordant le temps de m’attacher à ce détail, je profitais pleinement de l’initiative de mon amie, rougissant légèrement quand nous nous séparâmes et que mon regard se faufila jusqu’au sien. Un doux sourire, une tirade inaudible et nous poursuivîmes.

« J'espère qu'il est à TA taille, je compte bien t'obliger à le mettre pour en rire un bon coup ~ » Quoi ? Heu … Hors de question ? Non pas que ca me dégoûtait de mettre un truc trouvé dans une échoppe d’un mec louche, mais c’était tout comme … Et puis même, ca m’irait pas. S’il avait été bleu et rempli de moins de paillettes, peut être … mais là. Je dis non. Et c’est avec un certain soulagement que je compris qu’elle n’était pas sérieuse. Du moins, je l’espérais. Soupirant en secouant ma tête en signe de négation, je suivis son doigt quand elle essaya de me montrer vainement je ne sais quoi. Plissant des yeux avant de me faire tirer vers l’objet de sa convoitise, nous nous retrouvâmes devant une sorte de barillet coupé en deux dans lequel se trouvait des poissons rouges. Elle veut y jouer ? M’accroupissant à la hauteur de l’eau pour voir les poissons, je caressais l’eau du bout des doigts alors que toutes espèces se trouvant dans l’eau se dissipèrent, effrayés sans doute par ce mouvement si léger, mais pouvant être si brusque pour eux.

« Si t'en attrape un, je te le grille pour ce soir, haha. » Quoi ? Pardon ? Non, qui ? Attends. Écarquillant les yeux en me disant que c’était bien trop petit pour qu’on puisse le manger, je souris jaune en voyant son air moqueur. Était-elle une ESPER ? Non pas que je ne veuille pas qu’elle entende mes réflexions idiotes, mais c’était tout comme. Passons. Et nous restâmes là à essayer d’attraper des poissons, du moins Kaïla. Moi, moi je m’étais résignée à la regarder galérer, sachant à l’avance si elle arriverait à avoir un poisson ou non … Et tout se ternit sous un échec, qu’importe ses tentatives. Quand je disais que c’était une brute, il fallait me croire, voilà la preuve vivante de ce que j’avançais. Haha. « Finalement, cela craint. Trouvons quelque chose de... » Effectivement … Il y a un stand de punching-ball un peu plus loin … Ca lui conviendrait mieux non ?

Levant la tête quand Kurayami fit de même, c’était après une certaine admiration que je redescendis mon regard sur mon amie, émerveillée par ce qu’il se dessinait sous nos yeux. Les feux d’artifices de Kyoto … Magnifiques n’est-ce pas ? « Le temple sur la colline ! C'est un peu loin, mais si on se téléporte, on aura une vue parfaite ! ». Recevant un regard rempli d’étoiles, je ne pouvais que me résoudre à lui dire oui et l’amener là où elle le désirait. Prenant sa main en me redressant légèrement, je la tirais à ma suite dans un endroit à l’écart, à l’ombre des passant pour venir l’envelopper dans une étreinte chaleureuse. Un rire fin et je nous téléportais sans plus attendre en haut de la colline, non pas devant le temple que je savais rempli de gens, mais plutôt sous une tonnelle de pierre traditionnelle.

M’avançant jusqu’au rebord sur lequel je m’appuyais, je regardais les éclats de lumières colorer le ciel dans un bruit sourd à peine perceptible d’où nous étions. Serais-je trop loin du festival ? Non, on voyait parfaitement les feux … n’était-ce pas ce qui comptait ? Pour moi oui, et pour Kurayami aussi. Lui tendant une main pour qu’elle me rejoigne, je me posais de manière à ce que ces bras s’enroulent autour de moi, me cachant dans son étreinte tout en ayant une vue parfaite sur le spectacle qui s’offrait à nous. Un doux sourire, un soupir de contentement.

- J’espère que ça te plaît. Perso … Je suis plutôt … vraiment … beaucoup … tu vois ? … Hum. Satisfaite.

Un léger rougissement, et je me fondis contre sa poitrine, sentant la fragrance si délicate lui étant propre se mélanger à mon parfum … elle m’embrasait. Une nouvelle flamme naquit en moi, un nouveau souvenir … que je garderai à toujours dans mon esprit.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Jeu 5 Déc - 0:26

Ce fut au hasard que j'eus lancé l'idée de nous téléporter au temple, jugeant à coup d’œil que ce serait probablement une bonne place pour contempler les feux d'artifices sans la gêne d'avoir la foule tout autour, et d'être au calme, comme je l'ai voulu, rien que nous deux en amoureuses. Étrange désir venant de ma part en tout cas, ce n'était pas comme si je n'avais l'habitude d'être seule avec Yume... Si justement, ces moments étaient tellement rares que je creusais les moindres chances afin que je puisse profiter de sa présence sans qu'il y est des importuns un peu partout. Il suffisait de prendre Undai en exemple, là-bas Yume était collée au train tout le temps, que ce soit par Yomi la plupart du temps, ou encore par des groupies suicidaires de toutes sortes, il n'y avait presque aucun moyen que je passe une journée entière en sa compagnie sans qu'on ne vienne nous déranger. Ne serait-ce que pour cette raison, je voulais que nous nous retrouvions seule à seule, rien que nous deux, dans un endroit paisible à contempler le ciel flamboyant de couleurs et de lumières. Et comme pour répondre à cet appel muet, Yume fit ce que j'eus demandé sans sourciller, nous trouvant un coin caché des yeux de tous, pour mieux nous téléporter près du temple, sur une tonnelle de pierres s'alliant bien au design du temple. Lançant des coups d’œil autour de moi, je réalisais directement que nous y étions que deux, qu'il n'y avait pas de yeux indiscrets braqués sur nos personnes. Un fin sourire de gratitude se peignit sur mes lèvres tandis que j'accordais toute mon attention aux feux, levant les yeux au ciel tandis que Yume prenait place aux premières loges du spectacle.

Yeux brillants dans les zones d'ombre entre deux éclats de lumières, ce fut par une force magnétique indescriptible que mon corps se dirigea par automatisme vers Yume quand elle me tendit sa main. Saisissant donc la sienne, je me retrouvais -ou plutôt elle se retrouvait dans mes bras- collée l'une à l'autre, dans une étreinte chaleureuse. Un sourire doux flottant sur les lèvres, je l’enserrais davantage contre mon corps, profitant, aimant le contact de son corps élancé de femme tout près du mien. Elle était... Parfois je me disais que j'avais énormément de chance de pouvoir toucher Yume Kuroi d'aussi près, avec ce genre de sentiment à son égard. C'était magique, un peu comme la beauté captive des feux d'artifices grondant au-dessus de nos têtes.

- J’espère que ça te plaît. Perso … Je suis plutôt … vraiment … beaucoup … tu vois ? … Hum. Satisfaite.

Adorable. Riant légèrement dans son dos -jouant sur le fait qu'elle ne pouvait me voir entièrement-, je m'attendrissais sous les difficultés qu'elle rencontrait en essayant de s'exprimer. C'étaient les moments que j'aimais le plus en sa compagnie, dépourvue de toute perversité déplacée, Yume était juste à croquer, au point que je veuille justement le faire. Acquiesçant d'un bruit significatif -hmm- en disant que j'étais bien d'accord avec elle et que oui, le décor me mettait de bonne humeur, je levais la tête vers le ciel resplendissant, fermant les yeux à un moment pour enfuir mon nez dans sa chevelure soyeuse, humant son odeur délicate. Cette femme... m'a changé en quelque chose de mieux, elle était... exceptionnelle. Nous étions comme ces feux d'artifices, enfermées dans des boites pour mieux en jaillir avec force et, assemblées, éblouir le monde entier de notre brillant éclat... Sauf qu'à la fin, nous ne retombions pas en lambeaux, non, notre lien perdurait, et perdurera. Je l'espérais.

- Yume... Je t'aime...

Ce ne fut qu'un fin murmure à peine entendu, un son léger qui s'envola au loin dans la douce fraîcheur de la nuit. Les bras passés autour de sa taille, je me perdis dans son cou, embrassant délicatement sa peau laiteuse, goûtant à sa saveur délicieuse, tout en me perdant dans les braises d'une envie passionnel d'exprimer ce que je ressentais à son égard. Dans des moments comme ceux-là, les mots n'étaient assez forts pour exprimer le mélange puissant des émotions, c'étaient les gestes qui parlaient le mieux, avec une habilité précise mais douce. Soupirant de contentement, enivrée par sa fragrance, je m'abandonnais dans un toucher chaleureux, régit par une force intérieure que je ne comptais freiner, ni entraver. Passant ma main en dessous de son Yukata, je caressais sa cuisse avec lenteur, remontant doucement, toujours collée à son dos et puis, arrivée au point le plus chaud de son corps, j'y passais mes doigts, insistant de plus en plus, tandis que mes joues s'embrasaient et que le sang dans mes veines dictaient la cadence de notre rapport. Je voulais tellement plus, j'avais envie de la découvrir encore et encore, de ressentir l'amour qu'on éprouvait l'une pour l'autre, je voulais... que cela ne s'arrête jamais, que nous nous regardions toujours avec cette passion, cette ardeur dangereuse qui nous brûlait douloureusement, mais qui rendait notre union plus puissante, plus vraie, plus vivante. Yume... Je t'aime, je t'aime tant...

Sentant mes muscles se contracter sous un besoin que je ne savais contrôler, ma main remontant le Yukata bleu nuit de Yume, je la retournais avec fermeté et la collais contre une colonne de pierre, ses traits m'apparurent alors, parfois cachés par les ombres des artifices, parfois découverts, me faisant fondre sous la beauté de ses traits délicats, me noyant dans ses yeux océans... Elle était... magnifique. Ce ne fut guère un sourire doux qui flottait sur mes lèvres, mais plutôt une expression de pure passion, mes yeux rouges exprimaient à la perfection le feu flamboyant qui résonnait dans mon esprit comme dans mon corps. Yume... Yume... et je l'embrassais, d'abord délicatement, savourant le doux contact de ses lèvres contre les miennes, caressant timidement sa langue le temps d'un toucher, pour mieux repartir dans quelque chose de plus fort, plus poussé, plus nous. Une danse torride liée par nos langues chaudes, mes doigts glissant ses lèvres humides avec empressement, essayant de se retenir, mais franchissant finalement la ligne du plaisir. Je pouvais le sentir, son être chaud envelopper mes doigts, je désirais que cette braise ne s’éteigne jamais dans les longs mouvements de vas et viens en son antre. Mon corps collé au sien -coincé contre la colonne-, je la compressais davantage contre ma poitrine, je voulais sentir encore plus de sa chaleur, de sa personne toute entière, de son souffle brûlant, d'elle... Je la voulais, Elle.

Détachant mes lèvres des siennes, je descendis le long de son cou dans de doux baisers embrasés, m'attardant sur sa mâchoire si finement dessinée, léchant dans un sillon brillant sa peau tendre, mordillant la naissance de sa poitrine pour mieux enfuir mon nez dedans, humant son odeur, baisant cette partie délicate de son être tout en me déhanchant contre son bassin, au rythme de nos envies. Là, nous ne faisons qu'un, nous... Elle et moi...

Je ne saurais dire combien de temps nous sommes restées ainsi, je ne sais pas préciser quand j'ai arrêté de mordiller ses tétons pour mieux la plaquer contre le sol, et encore moins quand les feux d'artifices se turent pour nous laisser savourer pleinement l'amour pur qui nous comblait... Je sais seulement une chose, je l'aimais, je l'aime, et cette flamme là, aura du mal à s'éteindre, même sous les plus grandes pluies. Pour l'instant, j'étais là avec elle dans mes bras, son Yukata autant défait que le mien sous nos ébats, un sourire doux gravé sur les lèvres, je déposais des baisers papillons sur son visage, frottant mon nez contre le sien, riant légèrement de cet acte enfantin pour mieux me perdre dans ses yeux, puis dans les profondeurs du ciel dégagé et parsemé d'étoiles. J'étais... heureuse.

- Ne pourrions-nous pas rester ainsi, sans soucis, observées seulement par les étoiles ?

Tendant la main vers ces petits points brillants, je refermais mon poing sur l'un d'eux avant de le poser sur le ventre de mon amie. Ronronnant presque dans sa longue chevelure, je fermais les yeux tout en murmurant quelques mots, frissonnant sous la fraîcheur de la nuit.

- Il commence à faire froid... Veux-tu qu'on rentre ? Yume...

Son prénom sonnait tellement bien entre mes lèvres, cela allait si bien avec sa personne, quand on y regardait de plus près... Yume... Rêve... Mon rêve.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Jeu 5 Déc - 1:19

Ce moment. Cet instant. Un son, une mélodie, celui d’un ronronnement naissant en mon être alors que sa chaleur compressait mon être. Cela grandissait, je pouvais le sentir, son corps entier me le faisait savoir. Un doux toucher qui se changeait rapidement en quelque chose d’autre, quelque chose qu’encore aujourd’hui je ne savais décrire. C’était beau. C’était la seule chose que je pouvais dire, c’était … nous ? Oui, nous étions la beauté d’un amour pur.

Mon corps s’embrasait sous son envie, je me courbais légèrement pour la laisser caresser mon corps, je perdais pieds alors que ma vision se brouillait pour ne laisser plus qu’un flux d’émotions jaillir dans cet endroit qui devenait nôtre plus les minutes passèrent. Kaïla. Elle m’embrassa le cou. Son souffle. Je le sentais, il me chatouillait. Elle caressa ma peau. Délicate qu’elle pouvait se montrer dans ces moments là. L’empressement. Elle ne savait se retenir … Et tout bascula à cet instant. Quand mon dos se heurta contre la pierre froide qui m’électrisa, quand sa main se faufila là où j’en avais le plus envie … Ce n’était pas de la perversité, non. Nous ne pouvions le décrire de la sorte. Ce que nous faisions était pur … Nous-nous aimions.

Son corps me saisit avec force, mais cette tendresse se dessina toujours dans ses mouvements. Je m’arquais sur elle alors que la cadence qu’elle m’imposa me fit gémir, je me laissais envoûter par son regard de braises alors qu’elle étouffait mes gémissements dans ses baisers passionnels. Elle me connaissait, elle savait ce que j’aimais … elle savait comment exploiter cet amour que je ressentais, envers elle, envers ses gestes, envers tout ce qui faisait d’elle mienne. Kaïla.

Ses lèvres mordirent ma chairs alors que je portais ma main à mes lèvres pour contenir ce son si étrange qui sortait de ma gorge quand mon amie agissait de la sorte. J’avais beau me retenir, je ne savais l’étouffer … tout cela était trop fort pour être contenu. Je le voyais autant que le sentais … Elle exerçait cette force indomptable sur moi, mon sang bouillait en même temps que mon corps relâchait les excès de matérialisations s’étaient éclatés en mon être. Cela arrivait … rarement, mais cela arrivait. Kaïla.

Peut-on dire que c’est différent lorsqu’on était un Undai’en ? Pouvais-je seulement le concevoir ? Oui, tout était plus intense. Tout était plus parfait, je savais ce qu’elle allait faire, je le sentais, je le voyais. Son flux me le disait, me dictant le moindre de ses mouvements avant qu’elle n’agisse. Telle une ombre passant sur moi avant qu'elle ne dépose ses doigts à l’endroit où je l’eus pensé. Une sorte de mise en bouche, ou plutôt un moyen bien plus intense pour faire monter mon impatience. Kaïla.

Je désirais un monde parfait pour elle, pour moi. J’eus cru que ma puissance pouvait me satisfaire, qu’il ne me suffisait que d’être force pour être heureuse. Doux rêves entravés par la réalité. C’est grâce à elle que j’ai pu comprendre que cela n’était pas suffisant, que la force brutale n’était suffisante pour se créer un univers. Derrière chaque héros, derrière chaque grande personne de l’histoire, se cachait toujours quelqu’un d’autre. Une personne nous ayant drainé de son amour pour avancer … Ce sentiment que je me refusais, à présent me faisait vivre. Kaïla … le sais-tu ? Que c’est ton amour qui me fait vivre ? Kaïla … Kaïla.

Et ce fut dans une dernière danse d’embrasement que les feux s’arrêtèrent, que mes gémissements percèrent le silence souvenu et que mon corps se laissa embraser par le dernier coup. Le meilleur. Celui qui fait frissonner, celui qui me raidit, celui qui me donne ce que depuis le début je désirais. Couchée au sol, je relevais le regard vers celle qui me dominait, celle qui me couvrait de son amour. Un doux sourire, une main tendue vers sa joue, une demande pour un baiser et je lui montrais mon contentement de ce simple geste, de ce simple baiser pouvant être échangé n’importe quand, mais tellement spécial … le dernier.

- Ne pourrions-nous pas rester ainsi, sans soucis, observées seulement par les étoiles ?

Si seulement tu savais Ô comment j’aurais aimé … rester à tout jamais à tes côtés est un rêve qu’un jour je te proposerai. L’immortalité ne peut être que magnifique auprès de la personne que nous aimons n’est-ce pas ? Mais en même temps … une vie entière en sachant qu’il y aura une fin proche nous oblige à en profiter d’avantage. Que choisir ? Moi qui ne m’étais jamais posée la question, moi qui croyais que la mort ne me ferait jamais peur … pourquoi parlais-je d’existence ? Car Kaïla n’était pas comme moi, elle avait cette humanité qui la conduisait à la mort tôt ou tard. Je ne le voulais pas … Kaïla. Suivant sa main qu’elle tendit vers le ciel, je rejoignis celle-ci de la mienne en venant agripper la sienne pour que nous portions ensemble le poids de l’étoile qu’elle avait capturé pour la faire fondre en mon sein … Kaïla.

- Il commence à faire froid... Veux-tu qu'on rentre ? Yume...

Rentrer … Nous pouvons le faire. Me redressant légèrement, je levais le regard vers l’endroit où les feux d’artifices avaient éclatés. Un ange passa. Un soupir de satisfaction et je me tournais vers Kurayami pour lui adresser l’un de mes plus beaux sourires avant de capturer ses lèvres timidement. Kaïla … veux-tu que je nous créé un monde ? Accepteras-tu de devenir ma reine ? Des paroles dénuées de sens au premier abord, mais ma détermination, jamais ne faillira. J’entrelaçais ma main dans la sienne avant de me poser contre son corps, je fermais les yeux en venant baiser son cou. Sans un mot à son égard, seul un sourire en disant long sur le reste et je nous fis disparaître. Quittant le temple pour mieux atterrir dans notre chambre d’hôtel, précisément sur le lit.

M’asseyant sur son corps à califourchon, je traçais du bout des doigts sa chair avant de venir capturer ses lèvres. je n’en avais pas assez, j’en voulais encore … je voulais encore ressentir de cet amour, je voulais encore de cette sensation si unique, je voulais encore de cette beauté. Kaïla … Laisse moi faire de toi, mienne. Une nuit nous appartenant jusqu’au levé du jour.

---


Il ne devait être guère plus de huit heures quand j’ouvris les yeux, le soleil ayant transpercé les rideaux caressait mon corps de sa chaleur alors que certains rayons illuminèrent le corps nu de mon amie se trouvant dans le lit. Un doux sourire naquit sur mes lèvres en même temps que je me levais. Aujourd’hui était un nouveau jour … aujourd’hui, nous retournerons à notre quotidien n’est-ce pas ? Undai. Je n’en avais pas spécialement envie, mais je n’avais guère le choix n’est-ce pas ? C’était de mon devoir, c’était aussi une part de moi que je ne pouvais renier. Soupirant en me dirigeant vers la salle de bains, je me plus dans une douche rapide avant d’en sortir et de me sécher grâce à la matérialisation. Me dirigeant vers la table sur laquelle nous avions dîner hier soir, je matérialisais un ordinateur portable ainsi que quelques documents dont je devais m’occuper à tout prix en ce début de matinée … Kaïla dormait encore, autant tuer le temps en faisant des choses constructives pour pouvoir rester ne serait-ce qu’une heure de plus en sa compagnie. Soupirant en signant les formulaires, j’encodais ceux-ci avant de me lever et me diriger vers la porte d’entrée, endroit où se trouvait la veste que je portais hier. Cherchant dans mes poches mon cellulaire, je sortis celui-ci ainsi qu’un trousseau de clés … les clés. Était-ce le moment adéquat pour ? Notre monde. Oui. Affichant un léger sourire en enfuyant celles-ci dans mon jeans, je retournais à mon bureau de fortunes pour continuer mon travail.

C’est après une bonne heure, quand l’écran de mon ordinateur me montra qu’il était déjà bientôt dix heures que je me décidais de faire appel au room-service pour que ceux-ci nous apportent le déjeuner. Restant silencieuse pour ne pas brusquer le réveil de Kurayami, je pris même la peine de sortir pour mieux revenir dans la chambre et m’approcher du lit. Prenant place sur le matelas, je déposais mes lèvres sur la joue de mon amie et plus si affinités. Un doux sourire, et je venais chatouiller sa joue du bout des doigts pour la réveiller en douceur -du moins à ma manière-.

- Réveille-toi Kaïla ~ J’ai une surprise pour toi mon amour ~

La laissant immerger à son aise, j’allais ouvrir la porte avant que le serveur ne vienne faire trop de bruit en tapant à la porte. Le surprenant sans doute en vue de son air surpris, je le congédiais en prenant charge du chariot qu’il nous avait apporté. Le conduisant jusqu’à la table, je servais la nourriture avec attention en attendant que mon élève me rejoigne et que nous puissions passer à quelque chose d'aussi plaisant que de me remplir l’estomac. Prenant place en lui adressant un sourire, je retirais les clés de ma poche et les fis glisser dans sa direction sur la table.

- Quand tu seras prête, prends les, elles et ma main ~ Je ne te dirai pas plus ~

Notre monde, je vais te le montrer d’ici peu, soit en sûre mon amour, Kaïla.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Ven 6 Déc - 23:46

Les étoiles resplendissaient sous nos yeux envoûtés par l'amour, tout était parfait, calme et doux. La brise fraîche de cette nuit charmeuse caressait nos visages rougis par le plaisir, le monde s'est arrêté de tourner autour de nous. Il n'y avait que son corps contre le mien qui importait, l'essence même de mon existence tournait atour d'elle, de cette femme que j'aimais d'une passion délicate teintée de sang. Je ne saurais dire, ni prétendre que notre union était faite d'une coïncidence ayant bien tournée, que nous resterions à tout jamais ainsi, dans les bras l'une de l'autre, s'appuyant sur l'épaule de l'autre à chaque fois qu'on aurait besoin de soutien. Pourtant, une chose était certaine dans la danse macabre que le destin nous jouait, nous étions soudée par un désir de bonheur inconnu, le besoin d'être aimé, rassuré, protégé de tout malheur. Parce qu'ensemble, elle et moi, nous formions un couple poignant défiant toute règle, toutes idées reçues, nous brisions ceci pour être ensemble.
Je n'étais pas dupe, mais dans des moments comme ceux-là, je me sentais forte, comme si j'aurais pu décrocher la lune grâce à un seul sourire de Yume, comme-ci son regard braqué sur ma personne amoureusement, pouvait me pousser à défier -transgresser- toute loi instaurée. Pour elle, je vendrais mon âme, pour elle, je m'opposerais à Dead Master, pour elle, je souffrirais, pour elle, je tuerais. Ces belles paroles n'étaient dites à la légère, tout ce qui importait en cet instant, se résumait à un seul mot, un unique prénom teinté d'une note rêveuse, Yume.

Notre couple n'était peut-être pas le plus beau de tous, il n'était sans doute pas le plus facile à faire vivre, c'était même une union impossible entre deux opposés, deux êtres n'ayant rien en commun, et ne cherchant aucune affinité. Si j'ai dit -dans les moments de peine- que notre rencontre était le premier pas vers la souffrance, alors maintenant je clamerais haut et fort que c'était une bénédiction, une chance inestimable de faire de Yume mon amie, ma confidente, mon amante. Nous n'étions peut-être pas parfaites, mais notre amour l'était. Le vrai amour. Celui qu'on ne vit qu'une seule fois, qu'on ne ressent qu'avec une personne... Celui que vous cherchez parfois toute votre vie avant de vous rendre compte qu'il était juste là sous vos yeux, ou alors que vous ne saurez jamais l'atteindre. Moi, j'ai eu la joie de le découvrir sous l'amour de Yume Kuroi qui m'eut gravé sa personne dans le cœur. Mon premier amour, ma première vraie amie. L'être que je désirais rendre heureux.

En poursuivant la nuit magnifique qui s'offrait à nos âmes, telle une fleur blanche à l’apogée de sa beauté. Si notre première fois ensemble fut magique, celle-ci marquait à quel point nous étions devenues proches, sérieuses. Il n'y avait plus lieu d'innocence enfantine dont nous pourrions faire preuve, il n'y avait plus l'insouciance d'un simple égarement, il était loin ce temps où nous craignons les conséquences, la peur au ventre à tout instant. Non, la nuit du festival était aussi pure que le ciel dégagé après les feux d'artifices, aussi sincère que les sentiments que nous éprouvions l'une pour l'autre. Parce que je savais, je le sentais dans chacun de ses gestes, chacune de ses paroles, ce que nous étions vraiment. Et rien ni personne ne pourrait nous le revendiquer. La douceur de cette nuit l'eut confirmée.

***

Le noir total n'était guère effrayant, le silence pesant n'apportait aucun affolement, c'était tout le contraire, le calme qui se propageait dans mon être meurtri par une nuit torride et passionnelle, se complaisait sous la tranquillité du repos m'étant accordé. Bonheur, j'avais besoin de sommeil, d’évacuer tout le surplus d'émotions contradictoires qui s'est faufilé sous ma peau. C'était si bon... J'aurais pu rester ainsi pendant des heures, des jours entiers sans vouloir bouger de ce lit étrangement confortable, allant jusqu'à ne pas me préoccuper de l'endroit où mon corps logeait. Non, je n'en avais que faire, j'étais bien ainsi à me remémorer ce qui s'est produit entre Yume et moi, la nuit passée. Ouais... C'était... Merveilleux. Rien qu'à y repenser, je rougissais entre les draps immaculés -ce dernier point étant à voir. Mais peu importe, je...dors.

- Réveille-toi Kaïla ~ J’ai une surprise pour toi mon amour ~

... dormais. Grognant dans le semi sommeil, je poussais un râle inaudible de mécontentement sans répondre à la voix et aux gestes qui essayaient de m'extirper de mon état létal. Gémissant en mode « fous moi la paix, encore cinq minutes », je me stoppais net, presque choquée quand l'information -ses dires- heurtèrent mon cerveau à moitié réveillé. Attendez un instant, vous l'avez entendu aussi non ? Le « mon amour »... Qui ?! Qui était là ? Ouvrant grands les yeux, je me redressais prête à attaquer la chose ayant pris la voix et l'apparence de Yume. Pourquoi tant de méfiance après la nuit de... tout cela... que nous avions eues ? Simplement parce que Yume ne m'appelle pas « mon amour », jamais je n'ai entendu un tel surnom traverser ses lèvres que ce soit à mon égard ou... de qui que ce soit en fait.

- Quand tu seras prête, prends les, elles et ma main ~ Je ne te dirai pas plus ~

Me levant du lit en même temps que la femme -l'inconnue ouais- prit place à table avec de la nourriture fumante dessus, je la détaillais de haut en bas en me demandant ce qu'elle était, qui elle était. Bon, l'apparence, c'est du Yume, la voix aussi, la manière perverse de me regarder... ouais... A... Pourquoi suis-je nue, debout, sous ses yeux ?! Rougissant instantanément -un cri d'effroi en signe de confusion-, je fis la première chose qui me passa par l'esprit, et ce fut plaquer ma main sur ses yeux, l'embrasser parce que j'avais envie et comme ça, cela détournerait son attention, pour mieux m'enfuir dans la salle de bains, claquant la porte derrière sans rien ajouter. Quoi que si... Rouvrant cette dernière de quelques millimètres, juste assez pour que je puisse jeter un coup d’œil à la pièce où elle se trouvait, je prêtais enfin attention à ses paroles. Et ce, complètement vu que je n'étais plus gênée par un quelconque regard trop intense... trop...tout. Curieuse, ouais.

- C'est quoi ces clés ? On va où ?

Réponse ? Non, faut pas oublier qu'elle était Black Rock Shooter, le genre de fille qui préfère t'arracher les yeux, bras, jambes, oreilles, nez,... -enfin vous avez compris-, plutôt que répondre aux questions. Et encore quand elle répondait, c'était un carnage afin de la comprendre. Quoi qu'il en soit, ma curiosité ne resterait pas là, quand je voulais savoir quelque chose, je me donnais à fond pour le découvrir. Mais sur le coup, le moyen le plus rapide, serait sans doute que je m'apprête, et c'est sur ce constat que je lâchais un dernier « Commence à manger, j'arrive. » avant de m'enfermer définitivement dans la salle de bains. Une douche ultra-rapide, des vêtements -jeans et pull à capuche noirs, baskets- matérialisés sur un corps préalablement séché, je sortis de la salle d'eau, fraîche et prête à en découdre. Micro-sourire aux lèvres -faut pas oublier le réveil trop matinal... ha ha-, je m'assis à table et attrapais la première chose qui me passa sous la main pour l'engloutir d'un coup... Eh ouais, certaines choses... donnent faim, je venais seulement de le réaliser. Levant un regard sombre sur sa personne étrangement -donnant l'air- de bonne humeur, je la questionnais sur ses motivations.

- Qu'as-tu encore en tête, Yume Kuroi ? Devrais-je préparer une artillerie pour ce qui va suivre ? Oui ? Non ? Dis-moi où on va ?

Oui, la dernière tirade fut aussi une question. Finissant par soupirer d'impuissance, je me dépêchais de manger pour me ressourcer les batteries et ensuite... Eh bien, j'ai pris les clés -que je regardais tour à tour en alternance avec le visage énigmatique de Yume-, me levais et m'approchais de sa personne, toujours assise. Téléportation donc ? Sans doute. Curieuse de savoir ce qui lui passait par la tête -surtout que nous avions rien prévu-, j'appréhendais tout de même ses idées de génie -ironiquement dit.

- D'accord, allons y dans ce cas.

Mais avant... je me penchais de sorte à être à sa hauteur, déposais un doux baiser sur sa joue et enfin, attrapais sa main dans la mienne, prête à... Bah au grand saut qui me retournerait l'estomac tiens. Ai-je déjà dit que Yume me surprenait toujours ? C'était le cas.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Dim 8 Déc - 21:22

Il y a longtemps. Trop à mon goût, mais mes obligations m’avaient empêchées de trouver quoi que ce soit de convenable avant ce jour. Pour comprendre de quoi je parle, il suffit de remonter quelques semaines si pas mois en arrière. Tout à commencé à mon retour de Kagoshima, après mon réveil ma relation avec Kurayami s’est stabilisée et ce jour là je lui avais proposée de nous trouver un appartement, un monde en dehors d’Undai dans lequel nous pourrions vivre de temps en temps pour nous échapper de la réalité que représentait notre univers actuel. C’est après cela que j’ai commencé mes recherches, pauvres en elles-mêmes à dire vrai, je n’ai jamais été douée pour trouver quelque chose comme cela … Il va de soit que j’y ai mis tout mes efforts, au point d’appeler les quelques -beaucoup- personnes que je connaissais pour que ceux-ci m’aident pour trouver mon graal.

Et c’est dans Kyoto même, à quelques minutes de l’école -une trentaine plus ou moins- que j’eus trouvé l’endroit idéal pour nous. Pas trop loin ni trop près d’Undai, un endroit espacé et reculé de la civilisation pour que nous puissions pleinement exploiter notre matérialisation. Un studio assez grand pour les goûts de mon amie, pas trop pour ma haine des surfaces trop grandes, un arrangement digne de notre statut -à mon goût en soi- tout en alliant la technologie dont Kaïla aurait rêvé. Un chef-d’œuvre, rien qu’à nous. Du moins, bientôt.

Assise à table, je mangeais ce qui se trouvait devant moi, trempant tantôt mon pain dans le liquide chaud, mordant à pleines dents dans les fruits, finissant mon verre de vitamines et allégeant le surplus de matières grâces par d’autres sucreries ne pouvant que me ravitailler en ce matin. Une petite description de ce que je mangeais là ? Un pain au curry, agrémenté par un chocolat chaud, des fraises sucrées, du bacon grillé avec des fondants de chocolat … J’ai toujours été bizarre dans ma nutrition, cela n’a jamais été un mystère. Passons, et cela se fit quand Kurayami arriva enfin, vêtue de son jeans de tous les jours, d’un sweat noir à capuche et de basket spécial marque que tout le monde porte. La féminité n’était pas … comment on dit ? Son point fort. Et moi alors ? Bah pas loin de ça en fait, un jeans clair, un T-shirt made in Yume et des talons. Donc oui, chez moi on voyait si j’étais une fille même si je n’avais pas des melons aussi appétissants que ceux de Kurayami. Haha. Hum.

- Qu'as-tu encore en tête, Yume Kuroi ? Devrais-je préparer une artillerie pour ce qui va suivre ? Oui ? Non ? Dis-moi où on va ?

Haha … je ris ou je pleure ? Les deux. Soupirant en levant les yeux au ciel avant de me plonger dans son regard ombre, j’arquais un doux sourire moqueur avant de prendre une fourchette remplie de nutriment et l’enfoncer dans sa bouche. Non pas pour qu’elle s’étouffe -même si un court instant, j’aurais voulu- mais bel et bien pour la nourrir et l’arrêter de dire des conneries du genre. Comme-ci à chaque fois qu’on allait dans un endroit surprise elle risquait sa vie ! N’importe quoi oui. Mais bon, je ne comptais pas le lui dire, et mon air le lui faisait parfaitement comprendre, jambes et bras croisés devant sa personne, un simple mouvement de la tête pour lui dire de manger et de la fermer. Que c’est beau l’amour, n’est-ce pas ? Haha. Foutaises.

- D'accord, allons y dans ce cas.

Pas tant que tu as mangé tout ce qu’il y a devant nous. Silence. Non ? Ok. Secouant ma tête en levant mes épaules devant l’air déterminé de mon amie, je fermais les yeux quand elle déposa ses lèvres sur ma joue et qu’elle me prit la main. On y va, on y va oui … mais avant tout, où me téléporter ? Derrière l’immeuble … Là, là où il y avait les déchets peut être. Parce que me téléporter direct dans l’appart ne fera pas un tel effet n’est-ce pas ? Haha. Bon, passons et levons nous pour mieux … arriver dans une décharge. Du moins ça en avait tout l’air, c’est qui, qui a atterrit les pieds les premiers dans un bac de vidanges vides ? Yume. Et c’est qui, qui vient de se retrouver sur les fesses alors que son amie -téléportée par mes soins- s’avère être debout et correctement … mise ? Kaïla. Dieu. Me relevant en laissant un grognement traverser mes lèvres, je dépoussiérais mes fesses par pur principe avant de regarder autour de moi en me grattant la joue. L’artillerie hein ? Elle aurait dû.

- C’est pas ce que tu crois … C’était pas ici que l’on devait atterrir … Soit. Viens.

Inutile de s’expliquer, autant lui montrer ce que je voulais vraiment faire plutôt que … tout ça. Hum. Prenant sa main pour jaillir en sa compagnie d’une ruelle, nous arrivâmes dans un quartier résidentiel relativement calme où quelques familles se promenaient par-ci par-là. Levant les yeux vers l’appartement que nous devions rejoindre, je regardais les autres un court instant avant de la tirer à ma suite vers l’entrée. Prenant ses clés pour les faire passer sur le détecteur se trouvant à la porte, nous arrivâmes rapidement dans une salle de réception, genre celui d’un hôtel.

- Dois-je prévenir monsieur Hamada de votre arrivée, Kuroi-Sama ?

Levant les yeux vers la réceptionniste, je lui fis un signe négatif de la tête avant de me diriger vers les ascenseurs. Invitant Kaïla à me suivre en lui disant bien qu’aucune réponse ne lui sera fournie, je dessinais un fin sourire sur mes lèvres avant de capturer les siennes et de rentrer un numéro d’étage ne figurant pas sur le choix principal. Bah oui, un étage en plus, spécialement pour nous, c’est logique non ? Attendant d’arriver au plus haut étage, que les portes s’ouvrent sur un appartement flambant neuf donnant sur un panorama  montrant aussi bien Kyoto qu’Undai au loin, une étincelle de bonheur se lissait dans mes traits alors que ma voix moins froide que d’habitude, bien plus chaleureuse, prononça ces uniques mots dessinant notre nouvel avenir.

- Bienvenue chez nous, Kaïla …

Notre monde, je te le présente à toi, l’essence même de ma vie.

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MessageSujet: Re: Un, deux, trois, tout le monde mourra.   Mar 10 Déc - 0:59

J'avais hâte de découvrir ce que Yume s'efforçait de me cacher avec habilité. Je n'aimais pas les surprises, ni les secrets d'autant plus quand ils me concernaient, et comme la patience n'était guère mon point fort, je restais sur ma faim, n'en démordant pas, complètement décidée à extorquer les informations à ma chère amie, si peu communicative. Il était étrange de se dire à quel point je pouvais devenir inquisitrice quand la curiosité prenait le pas de la raison sur mon être, combien parieraient que je me jetterais la tête la première dans les flammes rien que pour découvrir ce qui brûlait, étant donné que c'était un trésor ? Trop, il y avait trop de chance que j'agisse de la sorte. C'était un peu la même chose en cet instant, j'étais curieuse, presque excitée de déceler ce qui se cachait derrière l'air énigmatique de Kuroi, sans penser ne serait ce qu'un instant que la surprise pourrait se révéler être une mauvaise blague ou quelque chose du genre. Tout ceci pour dire que je faisais mon gosse impatient qui voulait un cadeau qui devait lui plaire à tout prix. Quoi qu'il en soit, ne réfléchissons pas plus loin et... téléportons nous. Et c'est ce que nous fîmes, arrivant dans un... Où étions-nous ?

Par pur besoin de protéger mes narines de l'air pollué qui s'engouffrait dans mes poumons, je me pinçais le nez avec le pouce et l'indexe pour protéger mon sens de l'odorat contre les odeurs fortes de... d'une décharge ? Une arrière-boutique puant les poubelles ? Surprise et soudainement incrédule, je fusillais Yume du regard en lui demandant explicitement si elle se foutait de ma gueule ? Parce que franchement, je ne m'attendais pas à ce que sa dite surprise s'avère être un sac à poubelle rempli de crasses. Levant un pied après l'autre en grimaçant, je priais silencieusement -entre deux injures- de ne pas marcher dans quelque chose de gluant que je devrais gratter de la semelle de mes chaussures -même si elles étaient matérialisées.

- C’est pas ce que tu crois … C’était pas ici que l’on devait atterrir … Soit. Viens. 

Ha... Ha, mais j'espère bien que ce n'était pas notre destination, sinon je te jure que je t'étripe de m'avoir fait croire que tu me préparais quelque chose d'extraordinaire. Suivant donc Yume avec un air contrarié sur le visage, je m'empêchais limite de crier « liberté » quand nous quittâmes la ruelle puante pour une rue bien plus propre, n'ayant rien à voir avec la précédente. C'était le temps de respirer de l'air frais pour se purifier avant que mon accompagnatrice ne décide de nous envoyer dans une canalisation d'égouts. Enfin soit, je vais lui donner encore une chance avant de lui fracasser la tête contre un poteau. Soupirant pour la énième fois, je traçais mes pas derrière sa personne jusqu'à ce que nous arrivions devant un bâtiment imposant, ressemblant à des bureaux vitrés de tous les cotés. Et là, la curiosité prit le pas sur l'appréhension, du fait que je me demande qu'est-ce que nous faisions dans un tel lieu. Genre elle avait une commande à apporter ? Ou peut-être une invitation de je ne sais qui pour je ne sais quelle raison ? Quoi qu'il en soit, ce ne sera pas en regardant le bâtiment comme une abrutie que je devinerai ce que Yume me cachait.

Mains dans les poches, j'entrais à sa suite dans un énorme hall d'entrée, observant le lieu de haut en bas, je m'extasiais devant l'espace nouvellement aménagé. Ouais, il n'y avait rien à dire là-dessus, les endroits tels que ceux-là m’émerveillaient, moi qui avais l'habitude d'évoluer dans une atmosphère vieux style et gros manoirs poussiéreux. Là, c'était complètement différent, entre le blanc immaculé mélangé à des couleurs pastels donnant une ambiance apaisante et fraîche, me voilà toute intriguée. « Dois-je prévenir monsieur Hamada de votre arrivée, Kuroi-Sama ? » Et encore plus maintenant, les clés que Yume m'eut confiée de retour dans ses mains, et toutes deux dans un ascenseur où elle introduit un numéro -code- ne figurant pas sur le panel des options principales. Fronçant les sourcils, je dus me résoudre au silence quand elle déposa ses lèvres sur les miennes pour me faire taire. Rougissant légèrement, je haussais les sourcils et rivais mes billes de couleur rubis sur la porte métallique qui -bientôt- devrait s'ouvrir sur un lieu encore inconnu à mes yeux.

Inconnu, jusqu'au moment où un petit bruit significatif ne résonne dans l'ascenseur pour nous annoncer l'ouverture des portes. Prudente et intriguée, j'hésitais à faire le premier pas en dehors quand la porte s'ouvrit sur une maison. Mais sérieusement, genre l'ascenseur n'arrive pas dans un hall ou quoi, mais débarqua dans ton salon, parce que ouais, à première vue il s'agissait bien d'un salon... Un pas après l'autre, je m'arrêtais net sur la moquette, détaillant tout ce qui se trouvait sous mes yeux de feu avant de me tourner vers Yume, incompréhensive de notre présence dans un appartement aussi sophistiqué que celui-ci.

- Bienvenue chez nous, Kaïla …

Quoi... ? Détaillant sa personne comme-ci c'était la première fois de la vie que je la voyais, comme-ci je ne la connaissais pas, il m'a fallu un temps considérable avant que l'information percute mon esprit lent à souhait dans ce genre de situations. Écarquillant premièrement les yeux d'incrédulité, je finis par ouvrir la bouche pour mieux la refermer, comprenant le sens de ses mots. Chez nous... Alors, cet appartement génial était... chez nous... N'en croyant vraiment pas ce que mon cerveau s'efforçait à m'inculquer de force, je détournais la tête tour à tour sur l'appartement et sur Yume, en mode « pas moyen ». Mais si, c'était possible, et c'était bien le cas, il suffisait de voir ce qui se dessinait sur les traits de ma chère amie pour comprendre que oui, elle ne plaisantait pas et que oui, elle venait de m'offrir le plus beau cadeau de couple que je pouvais espérer dans notre situation actuelle. C'était...

- Incroyable... Yume, c'est juste... !

Les larmes de joie aux yeux, je lui sautais au cou, débordant de bonheur. L'embrassant avec tendresse pour lui communiquer par ce simple geste tout ce que je ne savais formuler par des mots, je la serrais d'autant plus dans les bras sous un dernier petit cri tout excité. Incroyable, cela l'était... Je n'aurais jamais pensé, seulement émis l'idée de... Cela. Et pourtant, c'était évident, notre nouvelle réalité se peignait sous nos yeux, sous forme d'un lieu rien qu'à nous deux, là où nous pourrons exprimer notre passion, nos joies, comme nos peines, tout... C'était qu'à nous. Des nouvelles perspectives s'ouvraient sous l'éclat éblouissant de notre amour.

« Merci »



END

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