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 Un midi des plus étranges ~

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Dead Master

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MessageSujet: Un midi des plus étranges ~    Mer 12 Mar - 0:29

Tant de choses se sont produites durant ces quelques semaines qui précédaient la nouvelle concernant la grossesse d’Akiha-Chan ~ Entre ma réconciliation avec Yume-Chan, la disparition totale de celle-ci ainsi que de sa chienne, les envies de meurtres de Miri-Chan à l’égard de mon chef-d’œuvre et mon épouse -qui ne firent que s’empirer lorsqu’elle apprit qu’elle était enceinte-, je n’avais beaucoup de temps pour ma personne ~ Tout ce petit peuple avait tant besoin de moi, tous autant qu’ils étaient d’ailleurs ~

Keitaro Kageru, alias Izanagi Eimin. Mon cher frère en soi. Homme qui passait son temps à faire des aller-retour entre Undai et je ne sais quelle contrée pour sa vie en dehors d’Undai ~ L’homme parfait, le plus beau, le plus manipulateur et menteur que cet monde eut pu créer. Je ne me laissais guère aller à ses simagrées, je savais parfaitement que cet être était pourri jusqu’à la moelle mais je ne savais me résoudre à le tuer, non, aussi intolérable qu’il puisse l'être, il restait un membre de ma prestigieuse famille et par la même occasion un parfait baby-sitter pour ma petite Ren-Chan que je délaissais malgré ma personne ~

Ren Ketsuki, l’enfant adoptive d’Akiha-Chan ~ Par la même occasion ma pseudo fille que j’eus ramassé dans les ruines d’un laboratoire que je me suis plu à détruire. Il n’était guère utile de revenir sur ce sujet là, parlons plutôt de l’enfant en lui-même. Cette petite chose qui grandissait à son rythme, se civilisant tant bien que mal dans un monde aussi barbare qu’Undai. Endroit qui n’avait l’air de l’effrayer en vue de son jeune âge, je pourrais même croire qu’elle se plaisait ici ~ Voulais-je m’en persuader pour rendre les choses plus parfaites, plus carrés quant aux faits que je dominais toutes personnes vivant dans cette Académie ? Que le moindre détail ne restait analysé ? Pouvais-je parler de maniaquerie lorsqu’il s’agissait de gérer des personnes ? Des êtres vivants se rendant tantôt utiles, tantôt décevants ? Maaah ~

Laissons cela pour plus tard et concentrons-nous sur aujourd’hui ~ C’est après avoir congédiée Akiha-Chan dans notre demeure à Kyoto que je me réveillais seule dans mon lit impérial. L’appartement semblait bien vide sans la présence de mon épouse et des jumeaux. Me manquaient-ils ? Pas tous, mais les courbes délicieuses d’Akiha-Chan par contre… Huhu ~ Maaah, trêve de plaisanteries et levons-nous avant de nous ramollir comme les limaces qui gambadaient dans ma chère institution ~ Sortant donc, c’est d’un pas rapide que je me dirigeais vers la salle d’eau afin de m’y préparer. Chose que je fis rapidement en soi, une dizaine de minutes et me voilà prête, parfaitement habillée, n’attendant plus qu’à ce qu'on me serve mon thé matinal.

Chose qui n’arriva pas malgré ma personne, mes chères servantes n’étaient plus là. Et pourquoi donc ? Car je n’eus que d’autre choix que de les envoyer avec Akiha-Chan, qu’adviendrait-il d’elle si elle ne se nourrissait pas parfaitement ? Elle qui était si mauvaise en cuisine, tuerait l’enfant qu’elle portait en une unique bouchée. J’en frissonnais. De terreur, au point que je vienne me saisir de mon cellulaire pour composer le numéro de mon épouse -espérant qu’elle soit réveillée à… onze heures, oui ~- pour mieux m’assurer qu’elle mangeait correctement et que tout allait bien ~ Dois-je préciser que j’étais devenue paranoïaque envers sa personne depuis qu’elle portait en son sein, ma fille ?
Il n’est nullement besoin d’en rajouter ~

Soupirant en préparant un thé rapidement, je songeais par la même occasion aux déroulements de la journée. Akiha-Chan et les jumeaux se trouvaient à Kyoto, Yume-Chan sans doute à Kyoto également, Miri-Chan était devenue introuvable… Keitaro-Kun devait être dans les parages en compagnie de ma chère Ren-Chan ~ Devrais-je lui accorder du temps pour lui montrer que je ne l’ai guère oublié ? Sans doute, il serait agréable de rester avec ce petit être qui finira bientôt par devenir une étudiante comme une autre. Un enfant évoluant dans Undai -avec certes un pouvoir exceptionnel- mais une personne normale à présent. Décidée à agir de la sorte, c’est tasse en main que je quittais mes appartements, sourire aux lèvres.

Me dirigeant sans plus attendre vers les appartements de mon frère aîné, je ne pris guère la peine de toquer. M’aventurant dans la pièce, c’est tout en sirotant mon thé que je balayais l’endroit de mon regard. Dormait-il encore ? Non, il n’était guère du genre à se lever tard. Et où était Ren-Chan ? Me dirigeant vers la cuisine, c’est d’un pas assuré que je m'approchais de la petite silhouette se trouvant à quelque pas de ma personne. Déposant ma tasse sur le plan de travail, je m’accroupis à la hauteur de l’enfant tout en lui adressant un sourire maternel ~ Voilà ce qui me faisait des exercices pour la future naissance de ma fille ~

- Ren-Chan n’aurait-elle pas grandi ? Cela fait longtemps que nous n'avions eu la chance de passer une journée ensemble, cela te plairait-il de déjeuner en ma compagnie ? ~

Ce n’était pas vraiment une question, plus une affirmation que je lui donnais tout en la triant à ma suite vers le réfectoire des dortoirs ~ Ne serait-il pas préférable qu’elle commence à s’intégrer dans les lieux publics de cette école ? Ne serait-ce que pour son bien-être lorsqu’elle commencera les cours ~ Il va de soi que je ferai en sorte qu’elle se retrouve avec les jumeaux, Yume-Chan ne pourra refuser cela à sa petite protégée n’est-ce pas ? En parlant de ceci, cela fait longtemps que je ne les ai vu ensemble. Chose logique après ce qui s’est passé, un cœur déprimé ne voulait guère se faire réconforter par la tendresse d’une enfant, non, elle préféra de loin écarter les jambes de MON épouse. Passons, passons, avant de nous énerver ~

- Que dirais-tu de te rendre dans notre nouvelle maison à Kyoto ? ~ Tu n’as toujours pas eu la chance de découvrir ta chambre là-bas, d’autant plus, ne serais-tu pas ravie de revoir Akiha-Chan ? ~

De douces paroles accordées à une petite fille ~ Nous dirigeant vers le comptoir, j’invitais Ren-Chan à commander ce qu’elle désirait tandis que de mon côté, je me contentai d’un simple plat froid se trouvant en exposition non loin des caisses ~ Elle savait parler, qu’elle se lance, cette petite chose ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Mer 12 Mar - 6:46

La chaîne de son bracelet tinta très légèrement quand elle le fit tourner autour de son poignet, découvrant des lettres soigneusement découpé dans l'argent du bijou. Kestuki Ren. Son nom était devenu sa plus grande fierté et sa plus grande joie, depuis qu'elle faisait officiellement partie de la grande famille d'Undai Gakuen. Elle qui n'avait jamais eu de véritable mère, elle ne pouvait que s'extasier devant la blonde créature qui l'avait recueilli. Dans son petit cœur faible, était ainsi né un amour profond pour elle qui la faisait se sentir à l'abri, toujours aimée. C'était donc ça ce qu'on appelait vulgairement « amour » ? Elle n'avait jamais ressenti ça, alors bien sûr, comme toute chose nouvelle, il y eu un temps de rejet et de déni. Puis peu à peu, elle intégra ce nouveau sentiment et d'autres qu'ils soient amitié ou peur. Elle avait ainsi appris à aimer Yume, Akiha, Hikari, Kiseki et même Ayame.

-Ayame ...

Certes elle éprouvait un certain amour pour cette mystérieuse femme mais il lui arrivait de se sentir terrifiée lorsqu'elle se trouvait seule en sa compagnie. Elle l'appelait « mère », n'avait pour elle que d'admiratifs regards mais jamais les baisers et tendresses qu'elle offrait à sa blonde mère. Elle avait appris à la respecter, à l'embrasser froidement le matin pour la saluer et surtout à lui obéir sans jamais se poser de question. On l'avait éduquer ainsi, durement, sévèrement et dans le respect du protocole. Si bien qu'au bout d'à peine quelques semaines, elle était devenu une jeune fille modèle aux manières parfaites … Parfaites ? Pas tout à fait, elle gardait par habitude ce besoin de rester pieds nus, très peu vêtue et elle se montrait encore trop peu encline à aller vers les autres, ce que ne cessait de lui reprocher Keitaro, cet homme qu'elle trouvait trop peu agréable, qui lui avait tout inculqué depuis sa « naissance » tardive, d'une main de fer.

Aussi elle était contente aujourd'hui de ne pas avoir à passer la journée avec lui. Il était parti tôt, dès les premiers rayons de soleil et l'avait laissé seule, pour des raisons x ou y qui ne l’intéressait que très peu. Elle pensait aller courir les bois comme elle avait l'habitude de le faire quand on lui en laissait le temps mais elle dut se raviser à la vue de sa mère, cette majestueuse dame qui lui faisait baisser le regard de respect. Que lui voulait-elle ? Ce n'était pas dans ses habitudes de s’intéresser ainsi à elle. Il fallait dire que c'était une femme très occupée par ses responsabilités et sa famille, les reste de sa famille, en tout cas. Elle se demandait d'ailleurs si cette créature la considérait alors comme sa fille puis elle cessa d'y penser, préférant ne rien savoir de ses intentions. Elle se contenta donc de l'écouter et de la suivre, les pieds toujours nus.

- Que dirais-tu de te rendre dans notre nouvelle maison à Kyoto ? ~ Tu n’as toujours pas eu la chance de découvrir ta chambre là-bas, d’autant plus, ne serais-tu pas ravie de revoir Akiha-Chan ? ~

Elle ne put s'empêcher de sourire gaiement à cette idée. Sa blonde mère lui manquait terriblement. Elle n'arrivait déjà plus à ce souvenir de son odeur, ni même de sa voix et l'attente de son retour lui était quasi-insupportable. Que n'aurait-elle pas donné pour être à ses côtés ? Elle savait qu'il fallait du repos et du calme à sa pauvre mère, elle ne lui en voulait pas donc d'être ainsi parti mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'être envieuse de son frère et de sa sœur qui pouvaient la voir à leur gré. Oui, c'était une merveilleuse idée ~ Elle commanda poliment un café sans sucre ni lait et quelques biscuits, ayant déjà déjeuner un peu plus tôt et remercia succinctement sa mère avant de la suivre jusqu'à une table. Là, elle s'installa, attendant respectueusement que sa mère commence son repas pour prendre la première bouchée de biscuits puis elle répondit, enjouée et satisfaite :

-Il me serait très agréable de rejoindre mère si son état le lui permet. Aurais-je le temps de lui trouver un cadeau ? J'aimerais lui offrir quelques douceurs ou lui cueillir des fleurs afin de rendre sa convalescence plus agréable.

Elle examina brièvement son interlocutrice avant de tendre sa petite main vers sa longue chevelure corbeau, ôtant une poussière qui n'avait rien à y faire. Puis elle détourna timidement les yeux lorsque ceux ci croisèrent les siens verts et profonds. Comment Yume pouvait-elle faire face à une prestance pareil ? Elle voyait dans son regard flotter la puissance et le pouvoir de tout Undai Gakuen et cela avait le don de l'effrayer. Yume … Cela faisait si longtemps qu'elle n'avait eu de ses nouvelles. Elle se sentait si proche d'elle qu'il lui semblait qu'on lui arrachait une part d'elle à chaque fois que celle-ci s'éloignait. Elle était certaine d'y être liée d'une manière ou d'une autre et elle se surprenait parfois d'avoir l'envie de se fondre en elle pour ne former plus qu'une avec elle. Perversion : C'est de cette façon que Keitaro avait qualifié ses sentiments lorsqu'elle les lui avait exprimé. Elle n'avait pas réellement saisi le sens de ce mot mais elle s'en fichait assez pour ne pas se laisser troubler.

-Si mère le permet, j'aimerais aussi rendre visite à Yume ...

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Mer 12 Mar - 15:07

Je ne pouvais qu'être fière de l’éducation que mon frère eut donné à Ren-Chan, elle qui était si sauvage et ne savait que prononcer quelques mots disparates, regardez-la à présent ~ Digne d’être une enfant Ketsuki, montrant avec audace son éducation des plus exemplaires ~ Dieu, j’en frémissais de joie ~

-Il me serait très agréable de rejoindre mère si son état le lui permet. Aurais-je le temps de lui trouver un cadeau ? J'aimerais lui offrir quelques douceurs ou lui cueillir des fleurs afin de rendre sa convalescence plus agréable.

Je ne pouvais être contre quelque chose que je lui avais proposé moi-même ~ Retrouver sa chère Akiha à laquelle elle était si attachée, je le lui accorderai de ma grande gentillesse ~ Arquant un sourire tout en entamant le repas, je m’exaltais sur ses dires. Sa manière si subtile de faire glisser les mots sur sa langue, ses formulations si parfaites… Et dire qu’il y a de cela quelques mois, ce n’était qu’une sauvageonne ~ Il va de soi que je ne l’aurais guère laissé approcher Akiha-Chan si elle était resté au rang d’animal, ne sait-on jamais ce qu’elle aurait pu faire avec ma chère Faith-Chan grandissant dans le ventre de mon épouse. Rien que l’imaginer matérialiser je ne sais quoi contre le ventre d’Akiha-Chan, me faisait attraper des sueurs froides. Dieu ~

« Convalescence », je m’arrêtais sur ce mot des plus amusants ~ Croyait-elle que sa mère était malade par le fait qu’elle était en surpoids ? Maaah ~ J’éviterai de dire cela à ma chère et tendre Akiha-Chan ~

-Si mère le permet, j'aimerais aussi rendre visite à Yume ...

Yume-Chan. Je ne pouvais garantir cela, bien que je me sois réconciliée avec sa personne, je n’étais guère prête à mettre les pieds dans ses appartements -personnels-. L’appeler pour lui proposer une quelconque visite avec Ren-Chan serait certes possible, mais je n’étais nullement décisionnaire de la décision finale. Oui, il m’arrivait de faire attention à l’avis d’autrui ~

- Yume-Chan est fort occupée ces temps-ci, nous pourrions toujours l’appeler plus tard ~

Oui, nous l’inviterons chez nous également afin que nous passions un moment en famille ~ Voilà une idée réjouissante qu'il m’exaltait de mettre en œuvre dans les plus brefs délais. Laissant un fin gloussement traverser mes lèvres, je laissais mon regard se perdre au loin tout en me demandant ce que l’enfant me faisant face, pouvait offrir à notre chère Akiha-Chan. Elle accepterait tout de la main d’un enfant, mais ne pourrais-je pas participer à cela afin que le présent soit digne de la grandeur de mon épouse ? ~ Maaah, nous verrons cela ~

- Nous pouvons songer à lui acheter quelque chose, oui ~ Que dirais-tu de lui faire un gâteau ? Nous n’avons jamais cuisiné ensemble, cela pourrait être agréable ~

Ma chère Akiha-Chan n’était pas du tout bonne cuisinière, bien au contraire, une vraie catastrophe lorsqu’il s’agissait de tenir une poêle sur le feu. Quant à Yume-Chan, n’en parlons même pas ~ Et les jumeaux ? Kiseki-Kun cuisinait de temps en temps des pâtisseries en ma compagnie, quant à Hikari-Chan… Disons que son niveau est proche de celui de sa mère ~

- Cela lui ferait plaisir, mais Akiha-Chan n’est pas malade, elle est enceinte, comprends cette nuance, Ren-Chan ~

Autant remettre les pendules à l’heure avant qu’une phrase désobligeante n’arrive aux oreilles de mon épouse ~ Sa grossesse la rendait déjà bien assez susceptible pour qu’elle n’entende que sa cadette la traite d’invalide ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Mer 12 Mar - 23:16

- Yume-Chan est fort occupée ces temps-ci, nous pourrions toujours l’appeler plus tard ~

Certes, ce n'était peut être pas un « oui » mais ce n'était pas un « non » non plus, alors elle ne se sentit ni joyeuse, ni désappointée. Il fallait dire qu'elle s'attendait à cette réponse, sachant pertinemment que les relations entre Yume et sa mère étaient particulièrement tendues ces derniers temps. Elle ne connaissait pas la cause de ce froid soudain entre les deux femmes mais elle s'imaginait mal se mêler à leurs histoires, de toute manière. Elle n'en tirerait vraisemblablement rien de bon, connaissant les deux créatures qui, plus bornée l'une que l'autre, avait de quoi s’entre-tuer férocement. C'est pour ces raisons qu'elle laissa de côté sa requête, s’intéressant désormais aux nouvelles paroles de son interlocutrice.

- Nous pouvons songer à lui acheter quelque chose, oui ~ Que dirais-tu de lui faire un gâteau ? Nous n’avons jamais cuisiné ensemble, cela pourrait être agréable ~

Cuisiner un gâteau ? En était-elle seulement capable ? C'était l'une des rares choses qu'on ne lui avait pas appris à faire depuis son arrivée et elle craignait de s'avérer parfaitement inutile aux côtés de sa sombre mère. Allait-elle se moquer d'elle ? Elle n'en avait aucune envie mais elle souhaitait tellement plaire à sa blonde mère qu'elle décidait de prendre le risque. Qui sait : peut-être allait-elle réussir à cuisiner quelque chose de bon ou du moins, comestible … Elle bu à grandes gorgées son café amer et décida finalement qu'elle s'essayerait à la cuisine au moins une fois, histoire de voir si elle pouvait remonter le niveau culinaire de la famille Ketsuki, connaissant les exploits gastronomiques de sa figure maternelle.

- Cela lui ferait plaisir, mais Akiha-Chan n’est pas malade, elle est enceinte, comprends cette nuance, Ren-Chan ~

Keitaro lui avait vaguement expliqué que sa mère portait en elle un nouvel être et qu'elle devait ainsi le garder dans son ventre afin qu'il se nourrisse de ses appétits et de son amour. Pour elle, cela ne faisait aucune différence : la blonde créature était malade puisque grandissait en elle un parasite monstrueux qui lui gonflait le ventre et lui volait ses forces. Mais ne voulant pas vexer son interlocutrice, elle agita silencieusement la tête de bas en haut, montrant qu'elle prenait en compte sa remarque. Puis elle ouvrit lentement la bouche, souhaitant apporter une réponse à ses questions mais fut aussitôt interrompue par une étrange créature au regard ahurie qui interpellait bruyamment sa mère, tirant par le bras une autre femme rousse et pâle qui n'avait visiblement aucune envie d'être là. Qui étaient-elles ? Il ne lui semblait pas les connaître et pourtant elles vinrent s'asseoir à leurs côtés après que la moins étrange d'elles n'est abdiquée devant les insistances de l'autre aux cheveux de jais tombant tout raides jusqu'à sa poitrine.

-Grande Reine, nous …

Nous quoi ? La morte-vivante – telle que la percevait Ren - avait commencé à parler brusquement à sa mère avant de se stopper net, trop occupée à détailler de ses yeux verts son frêle corps de fillette à peine dissimulé par ses habits. Quel effrayant regard … On aurait dit une bête furieuse et assoiffée qui n'attendait que le moment opportun pour lui sauter dessus et la déchiqueter toute entière. Et ses crocs qu'elle dévoilait trop grandement à son goût … Était-ce de la bave qu'elle voyait au coin de ses lèvres ? C'était répugnant et pourtant ça ne semblait pas la déranger le moins du monde. Elle lui tendit son unique serviette en papier, cherchant à lui rendre service et elle resta stupéfaite quand elle vit l'autre s'en saisir par les dents pour mieux la mastiquer énergétiquement comme s'il s'agissait là de la plus délicieuse chose.

-Euh …

Que devait-on dire face à ce genre de situation ? N'avait-on pas appris à cette femme à reconnaître ce qui était comestible de ce qui ne l'était pas ? De toute évidence, non et cela n'avait même pas l'air d'étonner le reste de l'assemblée. Ainsi l'autre inconnue se contenta de hausser les épaules comme si de rien n'était avant de jeter son dévolu sur un pot de sucre en poudre non loin de là qu'elle avait longuement couvé du regard. Quand à l'étrange créature, elle décida finalement de recracher la boule humide et gluante sur son plateau avec un haut le cœur flagrant après plusieurs minutes de mastication intensive, faisant grimacer la fillette de dégoût. Elle qui n'avait pas mangé la moitié de ses biscuits, elle les lui laissait volontiers puisqu'elle avait l'air d'avoir si faim. Elle réprima un frissonnement et se pencha vers sa respectueuse mère, lui demandant discrètement l’identité de ces étranges femmes alors que ces deux dernières semblaient peu enclines à leur adresser la parole, trop occupée à se disputer.

-Je ne reste pas, Alice ! Cela fait assez longtemps que tu me traîne partout. Trouves donc Yomi ou Akiha puisque cela te tient tant à cœur ! J'ai d'autres choses à faire que boire du thé et supporter tes délires débiles !

-Tu ne peux pas partir ainsi, coquine amie ! Nous devons parler à la reine. De plus, cher chapelier et moi nous assurons que tu ne ... DONNE ! DONNE ! SOUSEI !

Elles semblaient maintenant se disputer le sucre blanc, comme s'il s'agissait là du trésor du monde, et ce dernier finit par se déverser sur la table, explosant entre leurs mains discordieuses. Elle ne savait pas laquelle des deux était la plus étrange. Il y avait d'un côté une rousse aux cernes larges et noires dont les mains ne cessaient de trembler nerveusement et de l'autre, une jeune femme extrêmement pâle qui sautillait littéralement sur son siège, excitée comme un lapin gavé à la caféine. Bizarrement, ce qui venait d'arriver les avait abattues à tel point, que l'une – la brune écervelée - s'était mise à pleurer à chaudes larmes alors que l'autre contemplait la poudre sans jamais dire mot. Qui avait-il de s'y grave à ça ? Une employée nettoyait déjà leur bêtise, s'affairant autour de la table avant de rejoindre son poste derrière le comptoir de la cafétéria, à peine intéressé par ce qu'il venait de se passer.

-Ce n'est que du sucre ...

La fillette avait beau ne rien comprendre à la situation, elle ne pouvait s'empêcher de parler, cherchant à briser le lourd silence qui s'était installé.

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Sam 15 Mar - 18:05

Quelle enfant intéressante ~ Je ne pouvais qu'être fière que la fille -adoptive- de mon épouse soit aussi compréhensive. Savoir que cet animal saisissait le sens de mes mots me plaisait au plus haut point, allant jusqu’à me faire sourire telle une imbécile comblée ~ Maaah, devrais-je remercier mon cher Keitaro pour l’éducation qu’il eut apporté à ce singe ? Après tout, en tant que membre de la prestigieuse famille Eimin, il se devait d'inculquer des règles quant au maintient, à la manière de dire les choses tout comme les astuces des mimiques physiques ~ Je ne serais guère étonnée qu’il ait poussé son éducation jusqu’à faire de ma voix, une vérité absolue, ma présence, un bonheur sans fin, et finalement, mon regard, quelque chose de terrifiant ~

Mais laissons là mon ego, et regardons plutôt ce qui me fit déchanter en moins d’un instant. Cela se concrétisa par l’arrivée -bruyante- de deux personnes. Sousei-Chan accompagnée -tirée par la main de fer- d’Alice-Chan… Toujours aussi débordante d’énergie ~ Dois-je dire que j’eus perdu mon sourire en même temps que ces choses s’assirent à nos côtés ? Non, mon expression des plus désagréables montrait bien mon avis quant à leur présence ~ Soupirant en détournant le regard de cette chère Sousei, je restais silencieuse devant les dires d’Alice-Chan, n’ayant toujours pas démordu -présumais-je- de l’envie de faire payer à Yomi-Chan la mort de son aimée.

-Grande Reine, nous …

Nous ? Quelle grossièreté ~ Fronçant les sourcils en même temps que Ren-Chan tendit une serviette à notre chère folle de service, je levais les yeux au ciel lorsqu’un bruit bestial traversa les lèvres d’Alice tandis qu’elle mordit, tel un animal, la pauvre serviette que l’eut tendu l’enfant. Choquerait-ce Ren-Chan ? Non, elle même avait été ainsi à une époque ~ Peut être pas au point de baver sur une serviette, mais nous n’en étions pas loin. Malheureusement. Ou plutôt heureusement qu’elle n’est plus ce qu'elle était ~

-Euh …

Quelle incompréhension mon cœur, veux-tu que nous partions ? Je ne me prierai guère pour le faire. Poussant mon plateau après la scène dégoûtante d’un morceau de papier humidifié ayant fini sur la table, seul un long soupir traversa mes lèvres alors que les choses -omettant royalement ma présence- commencèrent à se disputer pour un bout de plastique contenant sans doute une nouvelle drogue, où que sais-je. Serait-ce pour cela qu’Alice-Chan soit si excitée ? Je la connaissais… Plus respectueuse, la drogue n’est définitivement pas la chose à ajouter à ses vices. « Je ne reste pas, Alice ! Cela fait assez longtemps que tu me traînes partout. Trouve donc Yomi ou Akiha puisque cela te tient tant à cœur ! J'ai d'autres choses à faire que boire du thé et supporter tes délires débiles ! » Je n’en doutais guère, mais n’avait-elle pas la force nécessaire pour se défaire des mains de sa cadette ? Ou cela serait un moyen inexorable de se rapprocher de ma personne en sachant que Alice-Chan, n’aurait peur de revenir vers ma grandiose personne ? ~ « Tu ne peux pas partir ainsi, coquine amie ! Nous devons parler à la reine. De plus, cher chapelier et moi nous assurons que tu ne ... DONNE ! DONNE ! SOUSEI ! » Dieu, allaient-elles bientôt finir ce jeu déplacé ?! Mon agacement était à son comble, dans trois secondes, je les tue ~ Un ~ Des mouvements brusques me faisant reculer avant que je ne me ramasse une paume perdue. Deux ~ Le sachet s’ouvre, déversant la poudre sur la table. Trois ? ~ Une serveuse ramasse le tout sans demander son reste avant de disposer. Voilà donc ce qui arrive lorsqu’on ne sait se contrôler.

-Ce n'est que du sucre ...

Son innocence était inestimable ~ Arquant un sourire en me penchant légèrement vers l’enfant, je l’invitais à rejoindre ma place. Allant jusqu’à la mettre sur mes genoux tandis que je caressais sa tignasse blanche d’un geste maternel ~ Du sucre, oui, mais du sucre détruisant les neurones des femmes me faisant face.

-Ce n’est guère que du sucre, Ren-Chan ~ Cette poudre blanche ne sert aux souillures à s’échapper de la réalité ~

Relevant mon regard vers Sousei-Chan, je lui adressais un doux sourire -aussi faux soit-il- avant de me saisir de sa paume avec délicatesse et faire rouler mes futures syllabes avec sensualité sur ma langue jusqu’à ce qu’elles jaillissent telles des péroraisons divines aux oreilles de notre chère enseignante de Latin ~

- N’avais-je pas demandé à ce que tout cela s’arrête ? Comptes-tu me décevoir encore longtemps, Sousei-Chan ? ~

Était-ce trop doux pour la brutalité de mes dires ? Maaah, elle s’en sortira ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Dim 16 Mar - 23:05

-Ce n’est guère que du sucre, Ren-Chan ~ Cette poudre blanche ne sert aux souillures à s’échapper de la réalité ~

La fillette ne voyait pas ce que cette poudre pouvait être d'autre. Elle souleva donc son plateau, découvrant une partie de la substance que la serveuse n'avait pu guère nettoyer et y plongea son index. Elle voulait en avoir le cœur net, pourtant, elle hésita quelques secondes à porter à ses lèvres son doigt blanchi et grimaça quand celui ci effleura sa langue. C'était effectivement du sucre. Cette poudre avait clairement ce goût écœurant de barbe à papa qui lui donnait d'horrible hauts le cœur. Elle dévisagea les deux femmes curieusement puis sa sombre mère qui restait sur ce parfait malentendu avant de hausser les épaules, indifférente à la colère de la directrice. Pourquoi aurait-elle défendu ces parfaites inconnues, après tout ? De toute évidence, elles méritaient le courroux de sa mère et elle se fichait pas mal de savoir ce qu'il avait bien pu se passer entre ses trois là. On lui avait appris que la curiosité n'apportait rien de bon ... Alors pourquoi se sentait-elle autant frustrer de ne rien savoir ?

- N’avais-je pas demandé à ce que tout cela s’arrête ? Comptes-tu me décevoir encore longtemps, Sousei-Chan ? ~

Pourquoi cette Sousei ne pouvait pas avoir de sucre ? Quelque chose lui échappait, c'était certain. Mais elle ne pouvait pas se permettre de questionner sa mère alors elle se contenta de plonger à nouveau son doigt dans la poudre pour en effleurer les lèvres pâles de celle qui lui caressait désormais les cheveux. Elle n'aidait pas les deux autres, non. Elle voulait uniquement rétablir la vérité, tout simplement parce qu'elle voyait sa mère s'énerver pour peu de choses. Puis elle désigna au niveau du comptoir le bac à sucre qui avait été mis à disposition des étudiants et des professeurs et se contenta de le nommer "sucre" avant de regarder la plus pâle des deux femmes se jeter sur l'objet de leur convoitise et en remplir son soutien gorge comme s'il s'agissait là de la plus merveilleuse chose au monde. L'autre n'en fit rien, comme si le fait d'avoir nommer la poudre lui avait couper l'envie de s'en procurer. Elle la vit soupirer et ignorer sa mère, semblant peu encline à la discussion. Devait-elle lui faire la conversation ? Elle s'y essaya, intimidée mais toujours courtoise :

-Vous êtes professeur, n'est-ce pas ?

Silence. Il était clair que cette personne ne l'appréciait pas le moins du monde. Elle lui avait jeté un regard haineux avant de se pencher vers elle, s'approchant au maximum de son visage, si bien qu'elle crut un instant qu'elle allait l'embrasser. Elle pouvait littéralement sentir son souffle chaud caresser son jeune visage alors que des mots sifflants glissaient à ses oreilles dans une langue qui lui était parfaitement inconnue. Elle ne voulut rien en comprendre, sachant pertinemment qu'elle venait de se faire menacer ou tout du moins insulter et se tut quand l'autre se redressa après lui avoir volé un chaste baiser. Certes, cette femme lui paraissait effrayante mais ce n'était rien à côté de sa mère, alors elle n'éprouva qu'un vague sentiment de peur et se contenta de fixer son interlocutrice alors qu'elle quittait déjà la table sans même un regard pour la directrice. Pourquoi diable lui en voulait-elle à ce point ? Elle ne se souvenait pas l'avoir rencontré par le passé, ni même avoir déjà entendu son nom au sein de sa famille.

-Allons-y, mère ...

La petite Ren était déjà debout, tirant délicatement par la main celle à qui elle venait de s'adresser. Elle n'avait aucune envie d'attendre le retour de l'autre créature qui s'évertuait à nouveau avec acharnement à ramener son accompagnatrice vers la table, malgré ses protestations. Elle emboîta le pas, entraînant derrière elle son interlocutrice qu'elle ne voulait guère voir fâchée et quitta les lieux, sans se retourner. De toute façon, il n'y avait guère à se disputer avec une personne inutilement belliqueuse. Cela aurait été lui donner ce qu'elle désirait par dessus tout.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Mar 18 Mar - 21:03

Un bruit sourd résonna dans la maison, un cri aigu qui me fit réveilla en sursaut. Ouvrant les yeux, fatiguée par une nuit agitée à cause d'un petit être grandissant en mon sein, je ne fus guère surprise de découvrir une place vide et froide à coté de moi. Ayame étant débordée par ses responsabilités, préférait passer les quelques heures de repos dans nos appartements à Undai. « Heh, c'est ça ~ Dis plutôt qu'elle ne veut pas dormir avec une obèse ~ » Je dirais davantage qu'elle avait peur de faire du mal à sa future fille -suffisamment protégée dans mon ventre- et non que c'étaient mes courbes qui la dérangeait. Du mois, j'espérais que ce soit la raison véritable. Penser seulement qu'elle ne me trouve plus attirance, m'effrayait au point que je songe à faire du sport. Chose déconseillée en étant enceinte, n'est-ce pas ? ~ Cela dit, j’œuvrerai par tous les moyens à ce que ma chère épouse finisse dans mon lit le soir à venir ~ Mais revenons à l'essentiel, avant que son corps parfait n’obnubile toutes mes pensées. Lesdits cris m'ayant réveillés ne s'arrêtèrent guère quand je me redressais, les traits tirés, et je regardais l'heure. Déjà dix heures du matin, à croire que les grasses matinées devinrent une mauvaise habitude plaisante, habitude à laquelle il faudra que je me défasse avant de me laisser complètement séduire par cette dernière.

Enveloppant mon corps dans un peignoir afin de cacher ma nudité, je me levais et ouvrit la porte de notre chambre, décidée à découvrir qui faisait un tel remue-ménage dès le matin. La réponse à cette question arriva presque aussitôt sous des « C'est super injuste ! Je veux super aller voir mes super potes ! » Suivis de pas enragés montant les escaliers. Interceptant mon fils en plein milieu du couloir, c'est d'un air contrarié -et interloqué- que je lui demandais ce qui se passait pour qu'il soit tellement retourné. Et quelle était la raison de son énervement ? Kiseki voulait à tout prix retourner à Undai, ne supportant plus d'être enfermé dans la demeure familiale, comme l'aie imposée Ayame, aux jumeaux. Définitivement, j'étais guère du même avis que mon épouse, quand elle eut soumis cette obligation à nos enfants. D'ailleurs, selon ma personne, il serait préférable qu'ils continuent à suivre les cours... Certes, sachant que je ne pourrais les protéger entre les murs de l'Académie, j'eus hésité à défier la directrice sur ce sujet, mais quand j'appris que j'étais la fautive de leur enfermement -sous la paranoïa excessive et surprotectrice de Dead Master-Sama-, je voulus leur donner la liberté au plus vite.

- Kiseki, mon chaton, je vais parler à ta mère à ce sujet ~ Pour l'instant, sois sage et demande à ta sœur de me rejoindre en bas ~

Caressant la tignasse délavée de mon fils, je lui adressais un dernier clin d’œil avant de partir vers l'étage du dessous, en direction de la cuisine. Pourquoi désirais-je la présence de ma fille aînée ? Parce que cela faisait depuis hier que je ne l'ai plus vu voyons ~ Arrivée dans la cuisine, la bonne humeur revenue, c'est avec une pointe de perplexité que je contemplais les servantes préparer un petit déjeuner spécialement pour ma personne, ainsi qu'Inoue affairée à leur donner des directives quant au dîner de ce soir. Définitivement, je ne m'adapterai jamais à un tel traitement. Après tout, ne savais-je pas faire mon café toute seule ? Si, justement ~ Prenant donc une gorgée du café fumant dans la tasse m'étant gentiment tendue, je m'installais confortablement à la table pour entamer un repas équilibré spécialement choisi par mon épouse. Oui, même me nourrir comme je le désirais, n'était d'actualité. Et ma chère génitrice était bien là à veiller à ce que je ne déroge guère de ce... processus à m'asservir de toute part.

- Akiha-Okasama... Que désirez-vous... ?

Voir ton adorable minois, cela va de soi ~ Souriant à l'encontre d'Hikari, je l'invitais à prendre place à mes cotés, avant d'entamer une conversation anodine. Ne pouvais-je pas converser calmement avec mon enfant ? ~ Surtout s'il était primordial de la familiariser à la présence de sa petite sœur ~ « Crois-tu que voir ton bide va la faire aimer ce qu'il y a dedans, Akiha ? ~ » Silence. Fronçant imperceptiblement les sourcils face aux paroles sifflantes et moqueuses de mon alter-ego, j'inspirais profondément avant de remettre le masque de bienveillance sur mes traits. Il était hors de question que mon ombre me rende de mauvaise humeur en cette belle journée ensoleillée. Finissant le repas, je congédiais Hikari afin de me préparer de mon coté. Remontant les étages à pas lent -cinq mois de grossesse ne sont guère évidents même pour une personne munie de matérialisation-, c'est la salle de bains qui m'accueillit dans toute sa splendeur. Devrais-je prendre une douche ou un bain ? ~ Un bain serait plus relaxant pour Kaori ~ Optant donc par une heure de tranquillité, je fus contrainte de sortir de l'eau quand elle se mit à refroidir instantanément. Par la suite, ce fut le dressing qui devint la cible de mes envies et là... ce fut la fin.

- Mais où sont-ils... Je suis certaine de les avoir mis... Alors...

« Tu ne vas pas faire un plat pour des talons... Mets d'autres. » Non, je désirais les noirs qui vont parfaitement avec la chemise grise que je comptais mettre en ce jour. Je ne saurais dire si c'étaient les hormones qui régissaient mon être avec tant de fermeté, mais il n'en était pas moins que je m'habillais autrement pour mieux me rendre à l'endroit où mes talons se trouvaient, afin de les prendre puis les mettre par la suite. Et où était cette illustre paire ? À Undai. Et que mon ombre proteste ou non, je comptais m'y rendre pour les chercher. Et ce, sans attendre. Habillée, coiffée, je descendis au rez-de-chaussée afin de soumettre mes projets à l'assemblée. Du moins, je dus convaincre ma mère de me laisser sortir de la maison, en promettant d'appeler Ayame sur le chemin. Chemin que j'étais obligée de parcourir à l'arrière d'un taxi expressément appelé, même si ma voiture était garée devant la maison. Une femme enceinte ne devrait guère conduire, soi-disant. Devrais-je rappeler à ce petit monde que ladite femme enceinte n'était guère handicapée ? Autant parler à un arbre, cela ferait le même effet ~

Parlant de cela, je ne mentais pas en disant que j'appellerais Ayame pour la prévenir de ma venue entre les murs de son Académie ~ Puisque je le fis sur le pont, le portable collé à l'oreille, marchant avec fermeté vers les dortoirs. Première tonalité, et je traversais déjà le parc, deuxième tonalité et je me retrouvais devant les portes automatiques du dit bâtiment, troisième tonalité et je restais interdite devant la scène qui apparut devant mes yeux clairs. Choquée par la vision de ma fille cadette se faisant embrasser par la dernière personne que j'avais envie de voir en ce jour, je ne bougeais guère l'espace d'une longue seconde. Et puis, mon sang ne fit qu'un tour, tandis que mon visage se déformait sous un rictus de colère. Sousei... Sousei ! Furieuse -poussée par une volonté inouïe de l'envie du sang- je passais à coté d'Ayame et Ren sans m'arrêter, fonçant directement sur la femme rousse me mettant dans tous mes états.

- Pauvre pédophile, tellement faible et inutile que tu doives t'en prendre à des enfants. Ordure ~

C'est sur cette belle parole amicale que je levais la main, matérialisant en un éclair une couche métallique sur ma paume, avant de l'abattre sur la joue de ladite pédophile. Lui adressant un regard hautain, ce fut le moment choisi pour remarquer une autre femme -visiblement- qui l'accompagnait. Alice... Liddell. Ayant un mouvement de recul, l'espace d'une seconde, je me demandais ce qu'elle faisait dans cet endroit, surtout avec Sousei. « Alice ~ Notre cher cobaye, un des rares qui eut survécu à nos douces expériences ~ Heh, cette chose est toujours en vie. Impressionnant ~ » N'est-ce pas ? ~ Mais pas assez pour que je m'attarde sur les visages de ces deux personnes, au risque de vouloir tuer Sousei sur le champ. L'envie y était. Cela me démangeait, surtout après qu'elle eut touchée à Ren, mon plus jeune chaton. Mais... Il y avait également Kaori, et un combat n'était guère envisageable dans mon état actuel. Faisant demi-tour, je revins vers les deux membres de ma famille, adressant un doux sourire à Ayame, je me penchais vers Ren pour déposer un chaste baiser sur sa tignasse blanchâtre.

- Ren, mon chaton... Comment te portes-tu ? Cette vilaine femme ne t'a pas blessée ?

Inquiète du bien-être de mon enfant, je la détaillais sur toutes les coutures avant de soupirer de soulagement, constatant qu'elle était entière. Mais même ! Choquer ainsi les enfants, en venant les salir de ses impuretés... Sousei allait en pâtir ~ Mais avant cela, devrais-je changer mon air inquiet en un sourire jaune devant Ayame qui -au final- ne s'attendait guère à me voir en ce lieu ? Faisons donc ~ Me redressant, une main rassurante posée sur l'épaule de Ren, je gratifiais Ayame de mon plus beau sourire avant de me justifier en quelques mots.

- Je vous ai appelé pour vous prévenir de ma venue ~ Mais plus important... Que faites-vous en si mauvaise compagnie ?

Devrais-je prendre du temps pour expliquer ô comment mon ton aimable se changeait au fil de mes phrases, en quelque chose de contrarié ? ~ Nous nous comprenons n'est-ce pas ? ~

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Mer 19 Mar - 21:55

Du sucre donc. Me sentais-je bête d’avoir ainsi accuser Sousei-Chan à tort ? Pas vraiment. Après les événements passés, il n’était guère étonnant que je sois suspicieuse envers cette femme. Si seulement elle n’était pas tombée dans les pièges de la drogue, si seulement le simple fait d’éprouver un amour à sens unique à mon égard pouvait être suffisant. « Si seulement », nous pouvions changer le monde. Levant les yeux au ciel alors que la cadette des Ketsuki effleura le sucre de mes lèvres, je m’exaspérais à ce constat. Je n’allais guère m’excuser non plus, j’étais Dead Master. Et Dead Master ne se plie devant personne… Oui, une belle paire de cuisses change les donnes, surtout lorsqu’il s’agit de celles de mon épouse, mais passons au dessus de cela, là n’était le sujet du moment ~

-Vous êtes professeur, n'est-ce pas ?

Quelle charmante demoiselle d’ainsi essayer de remplir le silence de notre dispute ~ Souriant à l’égard de l’enfant, je ne regardais plus la plante nous faisant face, inutile qu’elle puisse être, je n’avais guère à lui apporter une quelconque attention, n’est-ce pas ? ~ Et ce fut sans doute la pire de mes erreurs, sans crier garde, elle attrapa le minois fin de la gamine pour mieux y apposer ses lèvres que je savais douces. Pauvre folle, s’en prendre à une adolescente ne lui suffisait pas ? Il fallait également qu’elle s’attaque à des enfants à présent ? Pédophile ~ Je ne la savais pas ainsi… Depuis quand Sousei-Chan est-elle tombée si bas ? Moi qui avais tant de projets pour sa personne, me voilà contrainte à changer mes plans. Devrais-je l’éduquer pour qu’elle puisse aspirer à un avenir me convenant ? En avais-je seulement encore envie ? Là était la question.

Me relevant de ma place en temps que Ren-Chan nous invita à quitter ce déjeuner macabre sous un « Allons-y, mère ... », je me pliais à sa volontiers sans sourcilier. Plus vite nous serons loin d’ici, plus vite je n’aurai à regarder deux êtres -que je considérais utiles- paraître si détestables. Soupirant en me dirigeant vers la sortie en compagnie de la fille d’Akiha-Chan, c’est sous un froncement de sourcils et un arrêt brutal dans mon avancée que je blanchis. Non de peur, plus de fureur qu’autre chose.

N’était-ce pas là ma femme que je voyais au loin ? N’était-ce pas cette dite personne que j’avais assiégée dans sa demeure pour préserver l’être grandissant en elle ?! Mais que faisait-elle là bon sang ? Et d’ailleurs, comment se faisait-il que je n’eus remarqué sa présence avant ? Était-ce parce que j’étais obnubilé par les déchets qui eurent interrompus notre déjeuner ? Malheur, j’en étais verte de rage. Levant la main pour venir retenir Akiha-Chan lorsqu’elle passa à côté de nous, c’est dans le vide que je tapais alors que ladite femme s’en alla vers Sousei pour mieux… Lui signaler sa présence. Wonderful.  

- Pauvre pédophile, tellement faible et inutile que tu doives t'en prendre à des enfants. Ordure ~

Si poétique que je l’applaudirais, si je n’étais contrariée par sa présence entre les murs de mon académie. Décidément, le monde allait-il à ce point mal pour qu’une telle scène arrive ? Mais qu’importe, leur histoire ne m’intéressait guère, la seule chose qui me tenait à cœur n’était autre que la sécurité de ma petite Kaori-Chan, grandissant encore dans le ventre de mon épouse. Rien que pour cela je ne la giflerais guère pour sa stupidité. Serrant les points lorsque ma dite épouse arriva jusqu’à nous, c’est sans véritable joie que j’accueillis sa personne d’un visage froid. Inconsciente, devrais-je l’enfermer pour qu’elle reste tranquille ?!

- Ren, mon chaton... Comment te portes-tu ? Cette vilaine femme ne t'a pas blessée ?

Non, mais elle risquerait de te blesser toi, oui. « Je vous ai appelé pour vous prévenir de ma venue ~ Mais plus important... Que faites-vous en si mauvaise compagnie ? » Et toi, que fais-tu là tout court ? J’eus déjà outrepassé l’envie de te tuer, quitte cet endroit sans plus tarder avant que je perde mon self-control. Chose que je perdis malgré moi, cela va de soi ~ C’est sans crier garde que je me saisis de sa main pour mieux la traîner en dehors du dortoir -sans oublier sa fille, je n’étais guère aussi indulgente qu’Akiha-Chan.

Arrivant à l’orée du parking d’Undai, j’arrêtais mes pas pour mieux me tourner vers mon épouse. Visage fermé, je grinçais des dents avant de sortir je ne sais quelle insulte de mon cru à son égard. Pauvre folle aurait été la première phrase de cette matinée, mais évitons cela si nous voulions passer le reste de la journée, tranquillement.

- Imbécile.

Je m’en excuse, c’était plus fort que moi. Soupirant en levant les yeux au ciel, je croisais les bras pour mieux prendre une posture renfermée. La regardant avec un semblant de haine et d’inquiétude dans le regard, je finis par me décontracter lorsque mon regard se faufila dans les billes bleutées d’Akiha-Chan.

- Tu sais Ô comment il est inconscient de venir à Undai dans ton état, notre fille a si peu de valeur à tes yeux ?! Veux-tu à ce point perdre mon enfant ?! Rentre tout de suite, Akiha.

Énervée ? Oui, je l’étais ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Jeu 20 Mar - 17:45

- Pauvre pédophile, tellement faible et inutile que tu doives t'en prendre à des enfants. Ordure ~

Elle n'eut le temps que de voir une blonde chevelure flotter quelques instants dans les airs avant que celle qui lui avait volé son premier baiser ne s'écroule dans un fracas sans nom au milieu des tables et des chaises. Elle reconnut rapidement sa propriétaire et ne put s'empêcher de sourire à pleines dents alors que celle ci continuait à fusiller l'autre du regard. Que pouvait-elle bien faire ici ? Elle n'en savait rien, en était tout simplement ravie contrairement à sa sombre mère qui ne semblait pas voir sa venue d'un très bon œil. Mis à part, Pourquoi semblait-elle connaître les deux folles furieuses ? Akiha ne pouvait décidément pas avoir de telles fréquentations. Elle aimait les créatures douces et raffinées pas ce genre d'individu violent et malade.

- Ren, mon chaton... Comment te portes-tu ? Cette vilaine femme ne t'a pas blessée ?

Elle était heureuse d'être ainsi l'objet de ses inquiétudes mais elle ne répondit pas, préférant frissonner silencieusement. Il planait dans l'atmosphère une telle intensité de colère et de haine qu'elle n'osait rien dire, ni faire. Entre le regard haineux de la rousse et celui fou furieux de la brune qui se retenait littéralement de se jeter sur la nouvelle arrivante, il y avait déjà de quoi se sentir mal à l'aise. Mais ce n'était rien à côté de la colère grandissante de la directrice qui les enveloppait toutes entières. Cela ne présageait rien de bon et elle s'imaginait déjà qu'elles allaient passer un sale quart d'heure alors qu'elle se faisait entraîner loin du réfectoire, sans aucune résistance.

- Imbécile.

La fillette savait sa mère profondément têtue et fière. Il était donc préférable que la dispute ne s'éternise pas, que ce soit pour la santé du nouveau né ou pour celle de la génitrice. Elle choisit donc de prendre la défense de sa blonde mère, jugeant que celle ci n'était pas dans ses torts. Elle le devait, certes. Mais pouvait-elle ainsi s'opposer à la maîtresse des lieux sans risquer quelques accrocs ? Ne lui avait-on pas formellement interdit d'aller à l'encontre de ses décisions ? Que pouvait-elle faire de toute manière contre sa force écrasante ? Rien ! Mais ... Elle ne voulait pas voir ses parentes se disputer, ni même voir la blonde créature les quitter. Elle pesa donc le pour et le contre longuement, mesurant la hauteur de l'affront qu'elle aurait pu commettre et se jeta contre Ayame, entourant sa fine taille de ses mains. Elle releva vers elle un regard implorant et effrayé, tentant de l'amadouer puis elle prit la parole toute suite après que celle ci eut finit son sermon.

- Ne criez pas sur mère ! Elle ne pensait pas à mal !

Elle essayait d'arranger les choses à sa manière, petit être faible qu'elle était mais, contrairement à ce qu'elle voulait, la situation ne fit que s'aggraver quand la folle au sucre s'approcha d'elles, sautillant d'une excitation extrême à la vue du ventre rond de sa mère. Ren s'attendait à voir aussitôt accourir son accompagnatrice haineuse mais elle l'aperçut au loin, à son plus grand soulagement, le visage enflé et le regard méprisant. Elle les fixa longuement, tout les trois, puis tourna les talons en jurant, préférant sans doute éviter un accrochage dangereux avec la directrice. Certes, elle était parti pour le moment mais la fillette savait au fond d'elle qu'elles allaient se retrouver bien assez tôt et qu'elle n'allait certainement pas apprécier leurs retrouvailles. Un problème de plus donc ... Mais ce n'était rien comparé à ce qui allait suivre.

-Regardez, regardez. Ce ventre bien rond et chaud. Quel petit être se trouve en son sein ? Répugnant ~ Il s'agite puis il lui crèvera la panse, parasite enfant !

Elle ne put qu'écarquiller les yeux face à l'ignoble scène qui se jouait désormais devant ses yeux innocents, relâchant le bassin de la sombre reine. L'autre se tenait agenouiller devant Akiha, le regard fixé sur son estomac dénudé par ses soins et elle la vit saliver horriblement, effleurant de ses lèvre la chair pâle de son bassin. C'était choquant, limite traumatisant, cette façon qu'elle avait de fixer sa peau et de s'accrocher à sa cuisse comme si c'était là tout à fait commun. Et elle lui hurla dessus, subitement hors d'elle, quand elle vit cette dernière mordre dans sa chair avec gourmandise, lui arrachant de ses dents un morceau de peau avant de se relever, satisfaite et excitée.

-Ne la touche pas, cinglée !

Personne ne touchait à sa famille ! Personne ! Cette salope allait payer le prix de sa folie et peu lui importais d'y laisser sa vie. Elle fonça sur elle, la poussant en arrière et lui enfonça dans son poitrail sa main transformée en une large lame d'acier, sans aucune pitié. Elle la fit tourner dans la plaie longuement, trop peu dégoutée par le bruit repoussant de la chair écrasée et retournée avant de hurler de nouveau, furieuse.

-Craches ! Craches !

Il était hors de question que cette tarée conserve en elle, une part de sa mère. Elle n'avait pas le droit ! Jamais ! Et pourtant l'autre, se contenta de sourire, avalant goulument la chose comme s'il s'agissait là de quelque chose de terriblement agréable. Elle ne lui laissait guère le choix ... Elle changea sa main de nouveau, lui faisant retrouver son aspect normal et arracha de ses doigts fins son intestin, cherchant dans la bouillie immonde de ses viscères cette part de Ketsuki qui n'avait rien à faire là. Après plusieurs, tâtonnements, elle finit par le dénicher. Elle l’attrapa donc à pleines mains et l'en extraya, s'éloignant de la jeune femme qui alors jubilait stupidement de sa propre douleur.

-Petite pute, petite pute ~ Elle ne sait pas ce qu'elle a fait ~

Une lame coupant son poignet, un regard cruel posé sur son visage et elle tomba en arrière, chevauchée par sa précédente victime, sa main ensanglantée se décrochant douloureusement de son corps. Elle ne ressentit même pas la douleur, trop choquée encore de voir les viscère de l'autre s'échapper de sa cage thoracique pour se répandre sur son frêle corps.

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Dim 23 Mar - 13:47

Undai représentait bien trop de danger pour l’enfant que portait Akiha, j’allais même à penser à ce que ma fille ne se retrouve pas dans les murs de mon académie avant son adolescence, quitte à ce que je sois privée de sa présence, tant que celle-ci resterait en vie pour perdurer le nom des Eimin, tout le reste, m’importait peu. Ce monde bestial que j’ai créé n’était pas fait pour une femme enceinte, une personne aussi faible émotivement n’avait sa place entre ces murs. La mort aurait été le choix le plus judicieux pour une personne tierce. Mais dans ce cas de figure, ce n’était pas n’importe qui non plus, non, il s’agissait de mon épouse… Et de ma fille.
Mais là encore, le monde entier se rallégeait contre ma personne en ce jour funeste. Enlacée par les bras frêles de la cadette des Ketsuki, je dévisageais l’enfant qui osait ainsi me retenir dans ma colère. Je n’allais pas lever la main sur mon épouse non plus ! Cela était bien trop dangereux pour ma fille. Fronçant les sourcils alors qu’elle me hurla de pardonner sa mère inconsciente, seul un visage exaspéré se dessina sur mes traits alors que ses dires résonnèrent en écho dans le parking d’Undai.

- Ne criez pas sur mère ! Elle ne pensait pas à mal !

Qu’importe ce qu’elle pensait, ses actions étaient irréfléchies. C’était mon devoir de remettre en ordre le mal qui tournait autour de nous ! Nous avions besoin de cela, d’une personne telle que moi, puissante et magnifique qui dicterait la conduite de tout un chacun ! Voulant repousser l’enfant, je me ravisais en même temps qu’une nouvelle intruse débarqua au plein milieu de notre remue-ménage. Contrariée ? Je l’étais au plus haut point, et cela… Ce changea rapidement en dégoût. « Regardez, regardez. Ce ventre bien rond et chaud. Quel petit être se trouve en son sein ? Répugnant ~ Il s'agite puis il lui crèvera la panse, parasite enfant ! » Dieu. Je n’ai pas compris, pas directement du moins… Une scène effroyable se dessinait sous mes yeux, cette chose était trop près, trop omniprésente, trop… Dévastatrice.

Des cris se heurtèrent à mon ouïe, ma vision se bruma en même temps qu’un morceau de chair se détacha du corps d’Akiha-Chan, du sang et je réagis. « Ne la touche pas, cinglée ! » Ren-Chan criait également, mais elle n’était guère ma plus grande préoccupation, Akiha-Chan… Kaori ! C’est après une seconde de flottement que j'accourus vers mon épouse, apposai ma main sur sa plaie pour mieux refermer le tout dans un élan de matérialisation. Kaori… Kaori-Chan ? Je n’arrivais pas à savoir, elle n’avait pu être touchée n’est-ce pas ? Alice-Chan n’avait pas fait cela n’est-ce pas ? Elle n’aurait pas tué ma fille… Non, non, non, cela était impossible ! J’en perdais mes moyens, incapable de regarder la mère de mon enfant dans les yeux, fixant trop inlassablement le ventre qui protégeait le fœtus… Elle était forte, oui, ma fille était bien trop forte pour mourir ainsi !

- Akiha…

« Petite pute, petite pute ~ Elle ne sait pas ce qu'elle a fait ~ » Me retournant sous le rire fou d’Alice-Chan, je blanchis en voyant ses viscères se déverser sur la pauvre enfant qui eut essayé de protéger mon épouse. Les poignets coupés, le regard embrumé par l’incompréhension et ma colère explosa. Le temps d’un regard amoureux, un sourire triste, et ma robe de combat se matérialisa en même temps que mes lèvres se posèrent sur le front de la blessée. C’est sous une impulsion de puissance que je fonçais vers Alice. Ma voix se tordait sous des cris de colère en même temps que mes gestes tapèrent ma cible. Un premier poing s’enfonça dans le visage déchiqueté de celle qui eut blessé mes êtres chers, un deuxième lui arracha la mâchoire « Pauvre écervelée ! », Un troisième s’enfonça allégrement dans sa face pour lui briser ses dents, « Comment oses-tu ?! Pourriture ! », Un quatrième coup se logeait une fois de plus sur son visage et ce fut au tour du reste du corps de se mouvoir, éclatant ses côtes d’un revers de jambes, j'amortis sa chute un peu plus loin en lui donnant un coup de genoux dans l’estomac avant de rattraper sa tête à la volée et la taper contre la première surface se dessinant devant ma personne. Pieux à la main… Et ce fut mon coup final pour l’épingler au sol, le bois traversant son crane sans moindre pudeur. « Crève, ordure ».

La tuer ? Non… Qu’elle succombe à ses plaies, qu’une autre personne vienne lui arracher sa vie pitoyable, qu’elle s’extasie dans sa douleur. Me détournant du corps, le visage froid, l’air renfermé, je m’avançais vers l’enfant… Ren-Chan, mon pauvre cœur. M’agenouillant devant elle, j’attrapais ses bras découpés pour mieux reconstruire le tout… De la douleur ? Elle en éprouvait peut être. Enlaçant l’enfant dans une brève étreinte, je me dégageais de son corps pour venir à l’encontre de mon épouse, toujours là, perdue dans un autre monde. Ramassant son corps, je cherchais ma voiture des yeux pour l’y amener. La déposant sur les sièges arrières sans un mot, j’invitais Ren-Chan à nous suivre également. Lui ordonnant froidement de se mettre à coté de moi, je démarrais le moteur sans plus tarder.

La demeure Ketsuki, l’endroit que jamais elle n’aurait dû quitter. C’était pour ce genre de chose que je l’avais congédiée là-bas ! Si… Si Kaori était morte… Si… Nous ne le saurons qu’en rentrant. Arrivant rapidement à notre destination, je me parquais à coté de la voiture de mon épouse. Ouvrant les portières pour que tout le monde puisse sortir, je fis tout de même le tour pour venir porter ma femme. Coincée entre mes bras, je laissais la porte d’entrée s’ouvrir sur les deux servantes. Faisant résonner mes talons dans la demeure, seul un « Hikari, Kiseki, en bas, tout de suite ! » Se fit entendre alors que je laissais ma femme dans le salon. Un instant… Je l’y laissais un instant. Moment que j’utiliserai pour m’occuper de la jeune fille couverte de sang… Cette enfant qui avait protégé si vaillamment sa mère… J’en étais fière.

Conduisant Ren jusqu’à la salle d’eau, je préparais un bain pour sa personne avant de la laisser faire. Elle n’avait besoin de moi pour se laver… Elle nous rejoindra lorsqu’elle sera propre. Préparant quelques habits, je les déposais sur le lit de ma chambre avant de rejoindre le rez-de-chaussée.

- Akiha… Comment ?

Je n’avais de mots. Seul la colère résonnait encore au loin alors que mon inquiétude primait sur tout autre sentiment. Comment… As-tu osé faire cela ?! Une phrase que je ne finirai jamais.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Mer 26 Mar - 17:37

La réponse à ma question cynique ne vint jamais. Seul le regard froid et désapprobateur de mon épouse resta gravé dans mes pupilles avant que sa main ne vienne étouffer la mienne dans un étau de fer. Je l'ai mise en colère, cela se sentait, se voyait, et j'en grimaçais ~ Voulant protester tant bien que mal sous son pas impérial, je dus me résoudre à lancer un sourire désolé à la cadette de ma famille avant de céder, et suivre Ayame en dehors de Undai. Et quand je dis « en-dehors », c'est littéralement, jusqu'au pont. «  Heh, avoue que la voir dans un tel état pour si peu, est excitant, Akiha ~ » Je ne dirais guère le contraire ~ Ébauchant un léger sourire plein de sens sur mes traits, je ne pus dire tout de même, que la situation m'enchantait. Parce que je restais contrariée quant à sa manière si peu subtile de me congédier du lieu dans lequel je travaillais. Sans oublier que si je n'étais pas venue, l'autre sauvage de Sousei continuerait à faire des siennes sans se faire remettre à sa place. Chose qui n'était guère acceptable, et si mon état le permettait, je m'assurerais qu'elle ne puisse plus jamais prononcer une seule parole, ou s'attaquer à mes enfants aussi impunément. Définitivement, la tuer deviendra une priorité absolue dans les mois à venir ~ Du moins, je l'affirmais sur le moment, mais... j'aurai sans doute mieux à faire, n'est-ce pas ? ~

- Imbécile. 

Définitivement, oui. Si je me plaisais à la voir dans tous ses états à cause de ma personne, j'appréciais bien moins son insulte crue. Fronçant les sourcils, soudainement énervée, je n'eus le temps d'ouvrir la bouche pour me défendre, qu'elle poursuivit, toujours aussi... elle ~ « Tu sais Ô comment il est inconscient de venir à Undai dans ton état, notre fille a si peu de valeur à tes yeux ?! Veux-tu à ce point perdre mon enfant ?! Rentre tout de suite, Akiha. » La gifler pour ses paroles blasphématoires ? Jamais je ne me le permettrais, mais il n'en était pas moins, que la colère battait son plein en mon sein sous ses dires. Évidemment que je ne désirais nullement perdre notre fille, mais ce n'était pas une soi-disant raison, pour éviter Undai. Le danger y planait, certes, mais il collait à la peau de tout un chacun en ce lieu, ce n'est pas pour autant que tous y vivaient mal. Affichant un visage presque aussi fermé que ma chère femme, je n'eus l'occasion d'exprimer mon avis, que Ren se porta volontaire pour me défendre aux yeux de la directrice de l'Académie dans laquelle nous nous trouvions. Adorable petit chaton ~ Définitivement, je ne ferai guère de scène devant les yeux innocents de ma cadette ~ Et ce fut pour cela, que je me décrispais, avant de consentir à la demande d'Ayame, et me résoudre à quitter Undai. Non pas pour rentrer, mais pour faire du shopping, cela me détendrait ~ Avec la carte de mon épouse, cela va de soi ~

- Regardez, regardez. Ce ventre bien rond et chaud. Quel petit être se trouve en son sein ? Répugnant ~ Il s'agite puis il lui crèvera la panse, parasite enfant ! 

Danger. Je le compris assez rapidement pour avoir le temps de me tourner vers la provenance de la voix chantante d'une certaine folle. Pourtant, je ne fus pas suffisamment réactive pour l'éviter. Ni elle, ni ses coups, et encore moins ses dents acérées. J'aurais pu matérialiser ma robe de combat, si le choc de la chute ne m'avait déstabilisé, si la peur pour l'enfant que je portais, ne m'avait bloqué dans mes mouvements. « Enfoirée ! Réagis ! » Facile à dire, mais non à faire, et le sifflement détestable dans mon esprit, n'arrangeait rien à la situation, ne m'aidait guère à réagir. Mais ce n'était pas le visage ensanglanté d'Alice qui me mortifia sur place, non... Ce fut la douleur due à sa morsure qui acheva toute pensée rationnelle dont je pus faire encore preuve. Elle a... Kaori !

Rattachant toute ma concentration sur ce petit être censé grandir en moi, je n'arrivais à être soulagée de sentir la présence d'Ayame à quelques centimètres de ma personne, tandis que celle d'Alice se volatilisa sous des cris dont le sens m'échappait. Seule cette plaie comptait, blessure refermée avant que je ne puisse cligner des yeux mais... Kaori... « Fini. Voilà qui est dérangeant. » Non... Non ! Silence. Elle était toujours là, la blessure fut minime n'est-ce pas ? Ayame a tout arrangé, n'est-ce pas ? Mais... Si on souligne qu'une simple chute pouvait provoquer la perte d'un enfant... Non ! Nous étions des Undai'ens, cet enfant ne pouvait mourir aussi bêtement !

Je ne sais dire combien de temps je suis restée ainsi, renfermée sur moi-même, les mains posée sur mon ventre à essayer ne serait-ce que de discerner un battement infime du cœur de l'enfant. Mais rien. Seuls les hurlements de rages parvinrent à mon ouïe. Que se passait-il ? Je n'en avais que faire, Kaori comptait le plus. Même si je ne pouvais plus rien faire pour elle non plus, à part prier qu'elle vive. Prier... Fort paradoxal pour un monstre ~ J'en rirais si la situation était autre.

Ce qui se passa par la suite, restait flou sous l'inquiétude qui régissait tout mon être. Toutes mes pensées étaient tournés vers l'urgence de préserver ce à quoi je... Ayame tenait tant. Ce ne fut qu'en arrivant sur le parking de la maison -à Kyoto- que je me rendis compte de ce qui se passait. Entrapercevant Ren couverte de sang, je pâlis telle une craie -si cela pouvait encore être possible. Ren, allait-elle bien ? Elle marchait, donc... nous dirons que oui. L'étrangeté de mes propres questionnements me sauta aux yeux quand je me retrouvais dans les bras puissants de ma femme, avant qu'elle ne m'abandonne dans le salon sous un dernier ordre « Hikari, Kiseki, en bas, tout de suite ! » Nous étions tous là, toute ma famille réunie... dans un seul lieu. Et Kaori ? Revenant sur terre, j'apposais mes mains tremblantes sur mon ventre, jouant de mon pouvoir pour stabiliser le tout, pour constater que je l'entendais... En vie. Elle l'était. Mais dans quel état ? Je ne saurais le dire, déjà que sa survie revenait au titre d'un miracle. Faith...

- Akiha… Comment ?

Sursautant, n'ayant pas remarqué la présence d'Ayame, je relevais mes yeux clairs sur sa personne, et le regrettais presque aussitôt. Baissant le regard, je ne répondis rien à sa question, dite à moitié, mais dont le sens me percutait tel un fouet sur une peau douce. Comment eu-je le culot d'aller à Undai malgré ses mises en garde ? Comment ai-je pu être assez distraite pour me faire bouffer -littéralement- par une folle ? Je ne saurais le dire... Je ne voulais y penser. Et si je n'étais pas tellement choquée, je pleurerais de l'impuissance dont je faisais preuve à cet instant précis. Inspirant profondément, fixant un point invisible, j'eus du mal à prononcer quoi que ce soit.

- Ren... Comment va-t-elle ?

Définitivement, il m'était impossible de revenir sur ce qui s'est passé sur le pont. Imager ce moment d'horreur quand Alice se redressa, son regard fou planté dans le mien, du sang et de la chair la maculant. J'en frissonnais de terreur. Détournant le regard de ce fameux vide quand les jumeaux déboulèrent dans le salon, je me perdis sur leurs visages alertés, ne comprenant guère pourquoi ils furent appelés. Leur adressant un sourire triste, je pris mon courage à deux mains avant de croiser les billes verdâtres d'Ayame. Elle aussi, était terrifiante, finalement.

- Mon bébé est en vie... grâce à vous...

Une confirmation que je sortis pour me rassurer plus qu'autre chose. Laissant la pression s'évader dans un soupir las, je cachais mon visage entre mes mains, consciente du mal fait pour... rien. Je ne remettrais plus les pieds là-bas, pas avant que Kaori vienne au monde -en un seul morceau espérais-je. Mais quand ce sera le cas, quand je foulerais le sol de Undai sans contraintes, Alice, Sousei, et toute autre personne m'ayant fait du tord, deviendront mes proies. « Il se passe super quoi ? Super ça va pas super maman ? » Si seulement tu savais, toi aussi tu me jetterais des pierres pour mon inconscience, Kiseki. Sentant Kaori bouger, je me dis qu'elle aussi, elle m'en voulait.

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Lun 31 Mar - 19:29

Elle regardait ses bras trembler, les sentant toujours douloureux, trop faibles et les plongeait dans son bain au bout de quelques minutes. L'eau était devenu déjà tiède quand elle avait enfin repris ses esprits mais elle n'en était pas sorti parce que ses jambes ne la supportaient tout simplement plus. Le regard fou furieux de celle qui l'avait sauvagement mutilée lui revenait en tête sans cesse et il lui semblait ressentir encore ses viscères chaudes se répandre sur son corps. Puis elle eut un coup de folie à cette idée et se frotta violemment le corps, cherchant à se défaire de cette sensation écœurante qui la submergeait. C'était répugnant ! Cette psychopathe ... Les habitants d'Undai Gakuen étaient-ils tous malades à ce point ? Comment sa sombre mère avait pu laisser une telle créature subsister dans sa chère Académie ? Et comment allait-elle faire la prochaine fois qu'elle allait se retrouver face à elle ? Ayame ne l'avait pas tué, n'est-ce pas ? Et elle allait devoir rejoindre l'école d'ici peu de temps. Devait-elle renoncer à son éducation au sein de l'îlot ? Non ! Non ! Non ! Elle devait servir Ayame. C'était ça son destin : servir celle qui l'avait sauver, qui l'avait extraite de sa prison étriquée et singulière.

Ren se redressa, ignorant ses tremblements et son dégout, puis se revêtit pour aller voir sa mère dont l'état de santé ne cessait de l’inquiéter malgré sa lourde peur. Elle jeta sa serviette au sol et quitta non sans hésitation la pièce pour rejoindre sa famille réunie dans le grand salon, à son grand étonnement. Elle ne jeta qu'un vague coup d’œil à ses frères et sœurs avant de rejoindre sa mère qui semblait alors particulièrement abattue. Puis elle jura, malgré toute ses bonnes manières et serra les poings de colère. C'était à cause de ces folles furieuses que sa blonde mère allait devoir subir les remontrances et la culpabilité. C'était à cause de ces folles furieuses qu'elle, Kestuki Ren, s'était retrouvée aussi faible et inutile, jetant la honte sur sa famille et son nom, juste sous les yeux de sa sombre mère pour qui elle vouait un respect sans commune mesure. Elle devait mourir, souffrir encore plus qu'elle n'avait souffert, de sa main ou d'une autre. Elle voulait la voir se baigner dans son propre sang et hurler à la mort. Restaurer le respect de cette malade pour sa blonde mère !

-Il faut la tuer, cette salope !

Salope ? Où avait-elle appris un tel mot ? La fillette ne s'en souvenait pas. Peut être lui venait-il de la bouche de son oncle. Peu importe. Elle se tourna vers sa sombre mère et la dévisagea longuement. Elle l'avait entendu, n'est-ce pas ? Elle n'allait tout de même pas laisser cette histoire se terminer comme ça, si ? Elle ne pouvait pas laisser ce crime impuni, non ! Elle devait laver l'honneur de sa famille ... Mais pouvait-elle se permettre de quémander une sentence à cette grande reine ? Non, bien sur que non. Si sa mère avait laissé une telle créature survivre, c'est qu'elle avait ses raisons ... Qu'importe, elle allait devenir forte et s'occuper de cette mise à mort par ses propres moyens, juste pour le plaisir de venger elle même sa mère et sa future sœur qui - elle l'espérait - n'avait subit aucun dégât. Ses pupilles se posèrent sur Akiha et elle se nicha dans ses bras, cherchant à la réconforter.

-Je m'en occuperais ...

En était-elle seulement capable ? Allez savoir ...

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MessageSujet: Re: Un midi des plus étranges ~    Lun 31 Mar - 21:55

J’étais révoltée par son inconscience, mais tellement inquiète quant à la sécurité de ma fille. J’avais tant prévus pour elle, j’avais déjà imaginé un avenir fructueux pour cette enfant, elle qui portait le nom des Eimin. Une enfant spéciale qui depuis cent ans, n’est née. Oui, Kaori Faith Eimin sera un être à part du temps, une entité qui se fera connaître dans l’histoire du Japon, du monde. Elle grandira entourée de mon amour, son éducation sera exemplaire, tout ce qu’elle entreprendra portera ses fruits, elle aura ce don qui me fait traverser les siècles… Aura-t-elle ma beauté ? Qui sait, peut être portera-t-elle le visage de mon épouse, cela me convenait grandement. Tellement de choses, tellement d’envies que je ne pouvais me résoudre… A me dire qu’elle mourrait en ce moment même sous mes yeux. Mais elle était en vie n’est-ce pas ? Cet être si extraordinaire… Je pouvais… l’entendre. Ce doux battement, cette aura si chaude et si prenante… Mon gène battait en son sein, une partie de moi était écrite dans cet enfant. Mon bébé.

- Ren... Comment va-t-elle ?

Détachant mes yeux du ventre de mon épouse, je fronçais les sourcils sous sa question. Pourquoi s’inquiéter de cet enfant alors que le nôtre est bien plus important ?! Silence. Je me devais de me calmer, Ren-Chan s’était montrée exemplaire aujourd’hui. Elle… Elle qui n’avait hésité un seul instant à sacrifier sa vie pour la protection d’Akiha-Chan. Je me devais de lui apporter l’amour qu’elle désirait, ne serait-ce que pour son talent qui ressemblait tant à celui de Yume-Chan. Deux personnes distinctes mais si semblables. Le saviez-vous ? Lorsque je posais mes yeux sur Ren-Chan, il m’arrivait de revoir Yume-Chan à son jeune âge. Certaines mimiques se retranscrivaient sur la tête blanche, même l’aura de sa matérialisation s’alliait à celle de Yume-Chan et lorsqu’elles étaient ensemble… Cela… Hum ~ C’était magique ~

Mais revenons sur terre, je n’étais d’humeur à fantasmer sur deux demoiselles dont une, en bas âge. Chassant rapidement ces idées de mon esprit, je déviais mon regard de mon épouse, préférant de loin le loger quelque part ailleurs plutôt que la fusiller de mes yeux perçants. Je pouvais lui pardonner son erreur n’est-ce pas ? Je pouvais lui dire que ce n’était pas grave puisque maintenant elle était en sécurité, je pouvais lui dire tellement de choses, mais rien ne voulut traverser mes lèvres. Seule cette sensation d’avoir raté quelque chose aujourd’hui me figeait dans mon humeur noire. Rater… Avais-je fait un mauvais choix en me mariant avec Akiha ? N’était-elle pas celle qui est la mieux placée pour porter ma progéniture ? Dans ma méchanceté, j’hésitais.

- Mon bébé est en vie... grâce à vous...

Ma Kaori. Des paroles que je savais déjà, mais qui me soulageaient assez pour que mon corps s’apaise de lui-même et que toute la pression de ces événements ne s’estompent sous ses dires. Akiha-Chan… Le comprends-tu ? La raison pour laquelle je ne voulais que tu mettes les pieds à Undai. Cet endroit est trop dangereux pour elle, pour notre fille… Cette académie était une cage renfermant tellement de personnes haineuses contre Akiha-Chan qu’il en revenait de la folie d’y oser mettre les pieds, surtout si ladite « proie » contenait une chose de valeur, qui pourrait me nuire si elle se voyait détruire. Si Akiha mourrait… Je ne m’en remettrais pas non plus. Si j’avais à choisir entre mon épouse ou l’enfant qui naissait en son sein ? Cette question est prohibée.

- Il se passe super quoi ? Super ça va pas super maman ?

Tellement de choses que mon regard se posa sur Hikari-Chan, semblant être aussi en alerte que son jumeau. Si eux mourraient… Je ferais en sorte qu’Akiha-Chan n’en souffre pas, quitte à lui effacer tout souvenir concernant DM001KA et DM002KA. Ce ne sont que des prototypes imparfaits… après tout. « Il faut la tuer, cette salope ! » Ren-Chan… Elle, elle avait sa place dans notre famille. En tant que ma fille, un prodige que je pousserai jusqu’à la perfection comme Yume-Chan. J’avais ces desseins pour cette enfant qui eut montré en ce jour, sa vaillance. Ren-Chan… Ce petit être pour qui j’éprouvais de l’intérêt à présent, sera promu à un avenir radieux. J’en faisais la promesse.
Mon animosité ne se dégrada guère lorsque l’enfant me supplia du regard de punir celle qui eut blessé ma Kaori-Chan, je n’étais guère contre… Moi-même j’eus risqué de la tuer dans mon excès de colère. Je m’en rendais compte… La place qu’occupait Alice-Chan était devenue si inutile. En était-il de même pour Sousei-Chan ? Je reste indécise sur cela. Peut être un jour, sous une envie folle, je la tuerai, seul l’avenir nous le dira.

-Je m'en occuperais ...

Je l’aiderai si tel est son désir. Dans un élan d’amour maternel, je m’étais rapprochée de mon épouse ainsi que de ma fille adoptive pour mieux enlacer ces deux êtres sous le regard interrogateur des jumeaux. Ils n’avaient guère leurs places dans cette étreinte, les souillures ne se mélangeaient guère avec la noblesse. Déposant mes lèvres sur la tignasse blanchâtre de Ren-Chan, je l’invitais à me regarder pour mieux lui accorder un sourire se voulant charmant ~

- Je te laisserai faire Ren-Chan, tu es également ma fille après tout, ta place se vaut à mes côtés comparé à…

Je n’ai guère fini ma phrase, mon regard fit le reste. Me redressant complètement à présent, je fis dos à l’assemblée, décidée à quitter ce cocon que l’on décrivait familial. Ma vengeance, celle de mon enfant… Sera la sentence que j’accorderai à tous ceux qui oseront blesser ce qui m’est cher.

FIN

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Un midi des plus étranges ~

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