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 Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Lun 3 Fév - 2:37

Une nouvelle page s’écrit en même temps que mes yeux s’ouvrirent dans un endroit que je n’avais l’habitude de côtoyer. Sentant un poids chaud et oppressant contre mon visage, j’entrouvris timidement un œil sans faire de gestes brusques, intriguée par ce qui me recouvrait la vue. C’était doux… chaud, mais froid en même temps… un doux parfum en émanait et lorsque ma main touchait cette chose, elle rebondissait… Les seins d’Akiha-Okasama… Voilà ce qui me passa par la tête lorsque je me réveillais contre cette masse délicate. Je n’étais pas perverse ou que sais-je, je ne faisais que rapporter ce que je ne connaissais pas à ce que je connaissais… Et puis, n’était-ce pas évident ? Qu’importe, je devais me défaire des lianes qui enroulaient mon corps… Des bras ? Des bras. Et quand je compris que je me retrouvais coincée dans l’étreinte de quelqu’un, je paniquais. Et ce assez pour suer telle une personne enrobée sous un soleil de plomb, souriant jaune en relevant mon regard pour savoir dans les bras de qui je me trouvais, c’est avec effroi que le visage de Dead Master-Sama se dessina sous mes pupilles bleutées. Ayame-Okasama ?! Pourquoi, comment, depuis quand… étais-je ainsi ?! Je ne savais pas, je n’arrivais à me souvenir d’un quelconque indice concernant cette position… Hier.

Et je revins en arrière, m’étouffant dans les souvenirs de la veille qui submergeaient mon être sans la moindre pitié. Contractant mon corps en me souvenant du visage de Sousei, les larmes me montèrent aux yeux alors que je me rattachais à ce qui se trouvait devant moi… Faible. Je l’avais tant été que je me dégoûtais moi-même… Akiha-Okasama avait pleuré à cause de ma personne, Ayame-Okasama serait-elle revenue… Pour moi ? La réunion de la directrice ne devait être finie avant demain… ou plus encore non ? Que faisait-elle là dans ce cas ? Tant de questions que jamais je n’oserai poser… A celle qui m’enlaçait dans des bras protecteurs. Bras dans lesquels je me sentais étrangement bien… C’était comme avec Akiha-Okasama en moins… gentil ? Non, ce n’est pas le mot… Disons plutôt que j’avais plus confiance en ma mère plutôt qu’en ma génitrice quant aux étreintes maternelles… Hum. Et puis…

- Maman… Hum…

« Maman »… Jamais je n’utilisais ce terme pour appeler Dead Master-Sama. Non, elle était bien trop supérieure à ce monde pour que je puisse utiliser un titre aussi faible pour la décrire, Ayame-Okasama… Qu’importe comment l’appelait Kiseki, elle était une grande dame. Une femme puissante et monstrueuse que je me devais de respecter. Une personne grandiose qui me terrifiait, mais qui me berçait à cet instant précis alors que j’enfonçais mon visage dans sa poitrine davantage en refermant mon câlin dans son dos tout en soupirant d’aisance. C’était… agréable aussi…

- Hikari-Chan serait-elle réveillée ? ~

Et ce fut le pire moment de ma vie. Façon de parler, rien ne pouvait être pire que de revoir les images des événements de hier et le visage abattu de ma chère Okasama. Sursautant en entendant que Dead Master était réveillée, je voulus me dégager de son corps au plus vite possible. Vainement, elle me tenait. Relevant mon regard timidement vers le sien, c’est d’une voix tremblante que je bafouillais quelques mots avant de lancer dans une syntaxe approximative... « Je… Ne sais… pas ? » Je ne sais pas. Je ne sais pas quoi ? Dieu. Pourquoi avais-je donc dit cela ?! « Hikari-Chan ne sait pas si elle est réveillée ? ~ » Oui, oui, c’est ça. Quoi ?! Cherchant un point invisible à fixer, je me dépêtrais de cette tâche en sachant qu’à part sa poitrine, il n’y avait rien d’autre. C’est donc ainsi que je me suis retrouvée tel un Merlan frit les yeux globuleux à ne savoir quoi dire à Dead Master-Sama qui avait l’air de trouver la situation étrangement… amusante. Rougissant sous son gloussement alors qu’elle se décolla -enfin- de mon corps, j’essayais tant bien que mal de reprendre une respiration régulière tout en laissant ma timidité légendaire s’exprimer.

- Dead Master-Sama… Je… Des excuses. Le lit… Je ne sais pas… Hum.
JenesaispascommentjemesuisretourvéedansvosbrasDeadMasterSama,toutesmesexcuses.

Etait-ce seulement compréhensible ? Non… Je ne crois pas. Baissant les yeux alors que le rire moqueur de la créatrice de la matérialisation résonna dans la chambre, je me heurtais à une nouvelle découverte des plus surprenantes… Mes cheveux. Mes cheveux étaient là ? Relevant la tête en tapotant ma tête, je passais ma main dans la chevelure qui recouvrait mon crâne… Aussi longue qu’avant le drame… Aussi soyeuse, aussi belle… Aussi mienne ? Comment ? « Akiha-Chan s’est démenée pour trouver une solution pour ta chevelure mon cœur, n’oublie pas de la remercier ~ » Je ne comptais guère oublier cela ! Elle… Derrière moi. Me retournant pour venir regarder le visage endormi de ma maman, je me recouchais à côté d’elle tout en abordant un délicat sourire -aussi invisible soit-il- sur mes lèvres tout en me promettant de ne plus jamais la faire pleurer… Quitte à me battre pour, à m’entraîner corps et âme… A affronter mon aversion du sang et du combat. Je deviendrai… assez puissante pour pouvoir défendre le sourire d’Akiha-Okasama. Je me le promettais.

Collant mon front contre celui de ma mère, je fermais les yeux. Du moins jusqu’à ce qu’une personne ne vienne m’enlacer dans le dos et que j’en attrape des chaleurs. Tournant légèrement ma tête alors que Dead Master-Sama posa sa poitrine contre mon dos, je sursautais tout en venant glaner des explications quant à un tel rapprochement. Je n’avais pas le droit d’en demander pourtant, Ayame-Okasama avait le droit de faire tout ce qu’elle voulait… Elle était humaine, ma supérieure… Celle à qui je devais obéissance également. « Dead…Master…-Sama… » Douce appellation qui se fit couper rapidement par la sienne quand sa voix mielleuse résonna une fois de plus dans cette chambre éclairée par la lumière du jour ;

- Maman Ayame suffira lorsque nous sommes en privé ma chérie ~

Non. Dead Master-Sama était-elle malade ? Je n’aimais pas les gens malades. Ne dévisageant cependant pas sa personne, je ne fis que hocher de la tête alors que ce n’est plus devant deux billes vertes que je me retrouvais mais bien devant deux iris similaires comme deux gouttes d’eau aux miennes. Akiha… Okasama.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Mer 5 Fév - 1:15

La nuit fut agitée dans tous les sens du terme. Que ce soit par les retrouvailles du corps d'Ayame fusionné au mien -brûlant- dans des ébats charnels et amoureux, ou encore, les pensées de vengeance berçant mon sommeil, je peux assurément dire que j'ai bien dormi. D'ailleurs, la fatigue du jour passé, me fit sombrer dans les bras de Morphée avant même que je ne puisse m'en rendre vraiment compte, au point que j'oublie toutes les obligations que j'avais sur le feu, pour accueillir les rêves à bras ouverts, les membres courbaturés par des milliers d'efforts exécutés au plaisirs de mon épouse ~ Et de quoi rêvais-je ? Tant de choses que je ne saurais m'en rappeler de toutes. Entre la souffrance de mon enfant, l'espoir de la voir sourire, la mort brutale et sanglante de Sousei et -curieusement- d'un regard vert profond, perforant mon âme de sa force glaciale. J'en jouissais littéralement d'un frisson d'effroi et d'envie quant à ces yeux en amandes ~ Mais était-ce seulement un rêve, ou je sentais véritablement une main froide posée au creux de mes hanches ? ~ Je ne saurais le dire, mais la fatigue m'ordonnait de ne pas le vérifier pour l'instant, de profiter du moment de calme qui enveloppait tout mon être dans une douce étreinte de plénitude. Pouvais-je au moins me permettre de dormir tandis que des taches bien plus importantes m'attendaient ? Difficilement. Hikari... Je devais prendre soin de mon chaton adoré, des trois précisément. Il était temps que j'affirme une fois de plus ma position en tant que mère, et celle auprès de la directrice de Undai également. « Une bonne épouse et mère de famille, c'est à ça que tu aspires ? Hehe, laisse-moi rire Akiha ! » Grimaçant dans mon sommeil, je répondis mentalement à mon ombre lugubre quelques paroles convaincues quant au but que je placerai au premier plan dès que j'ouvrirai les yeux sur une nouvelle journée. Il était hors de question que ses sombres pensées viennent entacher les causes vénérables auxquels j'aspirais.

- ...mon cœur, n’oublie pas de la remercier ~

La voix d'Ayame. C'était si rare qu'elle caresse mon ouïe sans que ses mains ne viennent en faire de même avec mes courbes. Les paupières closes, je concentrais tout mon état éveillé afin de ressentir ce qui se passait autour de ma personne sans pour autant devoir m'arracher de la quiétude des ténèbres, et celle du calme avant la tempête. Sentant une douce peau se coller à moi, j'eus esquissé un léger sourire. Ayame viendrait quémander un baiser ? ~ « Dead…Master…-Sama… » Hikari ? Devrais-je me sentir mal à l'aise d'avoir pris ma fille pour mon épouse, et de m'être limite apprêtée à l'embrasser fugacement ? J'en rougirais de honte, si je montrais de la gêne aussi facilement ~ Mais... Que faisait Hikari dans le même lit que Dead Master -si malheureusement prononcé comme appellation par mon enfant- et moi ? La nuit dernière.

C'est ainsi que je me remémorais amèrement les événements de hier. Avant que je ne finisse dans les bras de ma femme. Hikari, mon cœur... Elle dormait dans notre lit, il était normal qu'elle y reste jusqu'au matin. J'étais reconnaissante envers Ayame de lui avoir laissé passer la nuit avec ses mères, dans des étreintes réconfortantes dont cette enfant avait -sans doute- besoin. « Maman Ayame suffira lorsque nous sommes en privé ma chérie ~ » Ai-je bien entendu ce que ma chère et tendre épouse a dit ? La grande -et mienne- Dead Master-Sama qui devient maternelle avec sa progéniture, c'était inestimable, tellement beau que je ne pouvais prétendre dormir davantage et ouvris les yeux, sourire doux aux lèvres, croisant les billes bleues de ma fille tandis que son souffle caressait mon visage. Plissant légèrement les sourcils avec amusement, je levais le regard pour croiser celui d'Ayame, qui me fit -invisiblement- frissonner de désir. Cette femme ~ « C'est ça ouais, hypocrite à souhait ~ » Quoi donc ? Si elle donnait le droit à Hikari de l'appeler « maman », c’est qu'il y avait un certain fond de vérité dans tout cela, Ayame aimait ses enfants, qu'elle prétende le contraire ou non. N'est-ce pas ? Que mon ombre hurle le contraire avec moquerie, je n'en avais que faire, je voulais croire en la bonne fois de ma femme. Si elle m'aimait, elle savait à quel point je tenais à nos enfants, alors, par logique, il était de son devoir de les aimer également. Pour moi, pour nous.

- Quelle adorable vision que j'aie là ~

Riant légèrement en signe d'une humeur joyeuse, ou du moins, d'un état détendu, je me redressais sur le coude, prenant appui sur mon bras, je passais à moitié au-dessus de Hikari, pour venir voler un baiser chaste à Ayame, un clin d’œil lui étant destiné en même temps qu'un « Bonjour ~ » plein de suavité. Chose accomplie, je posais enfin un regard attentionné sur ma fille, dont la chevelure eut repoussée par un procédé que... Celui de hier. Il a fonctionné. Caressant sa chevelure avec soulagement, je fronçais délicatement les sourcils et m'adressais à mon enfant, prenant en compte chacune de ses mimiques, même les invisibles.

- As-tu bien dormi ma chérie ? Aimer... ~

Pourquoi me suis-je arrêtée en pleine question, après avoir posé mes mains sur les joues de ma fille, et l'avoir embrassé sur le front affectueusement ? Parce que je venais de me rendre compte de la tenue que je portais en cet endroit. Devrais-je avouer qu'ils se composaient de... rien ? Il était rare de me voir déstabilisée ou rougissante -si ce n'est après des ébats époustouflants- mais sur le moment, j'étais devenue fumante de gêne soudaine. Sentant la chaleur me monter aux joues, un fin sourire désolé vint se peindre sur mes lèvres avant que je matérialise des vêtements sur mon corps. Non définitivement, se promener nue devant ses enfants était prohibé, étrange que cela puisse l'être dans la culture japonaise, cela ne se faisait pas. À part dans le bain. Et encore, c'était une pratique de moins en moins entretenue. Toussotant, habillée de sous-vêtements et d'une chemise à la volée, je me redressais en position assise, reprenant une certaine consistance désinvolte. Quelle heure était-il donc ? ~ « Une journée de perdue, encore. » Effectivement. Mais même s'il était presque midi, je ne comptais prétendre que je ne pourrais mettre le reste du temps au bon profit. Et que mon alter-ego maléfique me siffle aux oreilles avec mécontentement qu'il y avait mieux à faire que ce que je désirais faire aujourd'hui, je n'en démordais pas.

- Bien ~ Aujourd'hui nous passerons une journée ensemble, d'accord Hikari ? ~ Cela faisait longtemps que nous n'avions fait quelque chose en famille ~

Cela lui changerait les idées surtout. Et je comptais m'appliquer à ce que cela se déroule afin qu'elle se sente mieux. Parce qu'effacer un viol d'une mémoire était une tache laborieuse, si pas impossible à exécuter. Pourtant, je ne voulais voir mon enfant triste ou pire, anéantie par une pauvre salope qui connaîtrait une fin prochaine. Sousei... Demain, nous aurons ta peau. Refrénant la colère qui montait en mon sein, mon regard clair se porta sur une vision bien plus agréable que celle du sang ~ Ayame... son corps nu se déhanchant avec grâce tandis qu'elle s'effaça de la chambre. Belle ~ Alala... Hikari à présent ~

- Dis à ta Okasan ce que tu désires, ma chérie ~

Légèrement soucieuse de savoir ce que Hikari voudrait faire ou -plus important- dire si cela concernait son... hier, je posais ma main sur sa joue -toujours assise dans le lit- caressant sa peau douce de la paume, d'un geste maternel, l'encourageant d'un regard doux à s'exprimer, avant toute chose, avant que je ne mette en route une journée pleine d'activités diverses pour la remettre d'aplomb. Déjà que son physique était impeccable, il ne restait plus que le mental délicat qu'il faudrait apaiser.


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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Mer 5 Fév - 2:16

Il était étrange de me dire que sa simple présence soulageait mes maux. Même si à cet instant, je me sentais plus gênée par sa proximité qu’autre chose… Akiha-Okasama était une personne chère à mon cœur, une personne que je voulais voir heureuse, une personne à laquelle je désirais tout le bonheur du monde. Je pourrais tout autant ne pas comprendre sa relation avec Dead Master-Sama si je ne voulais que bonheur pour sa personne, Ayame-Okasama était une femme monstrueuse, tuant pour son plaisir, faisant souffrir autrui par envies, régie par une force et une détermination de domination monstre… Mais pourtant, jamais elle n’aurait pu trouver meilleure épouse qu’Akiha-Okasama selon mon humble avis. Et pourquoi pensais-je ainsi ? Parce que je savais que ma mère était heureuse dans les bras de la directrice d’Undai, je savais que celle-ci œuvrait également de son mieux pour combler les fossés creusés par la vie, dans le cœur meurtri de celle que j’appelais maman. Maman… Oui, toutes deux… l’étaient.

- Quelle adorable vision que j'aie là ~

Reculant de sa personne lorsque ses doux mots traversaient ses lèvres, j’essayais tant bien que mal de masquer le rougissement certain qui se dessinait sur mes joues. Croisant par la même occasion le regard amusé de celle qui voulait que je l’appelle avec tant de familiarité « maman », je m’en détournais pour mieux… Atterrir contre une poitrine douce et chaude. Etait-ce un jour maudit pour ma personne, que je doive rougir autant ? Je n’en savais rien, mais cette situation me… Perturbait. Et pourquoi rougissais-je d’autant plus lorsque je vis mes mères s’embrasser ? N’avais-je guère l’habitude d’un tel spectacle ? Si… Alors pourquoi donc ? Me rappelais-je Ô comment les lèvres de Sousei contre les miennes étaient sales en voyant ce geste ? Nullement… Je trouvais juste cela… Touchant. Oui, il était agréable de voir qu’il résidait de l’amour autour de mon corps mutilé.

- As-tu bien dormi ma chérie ? Aimer... ~

Plissant des yeux lorsque je reçus également une embrassade, je continuais à fuir la vision du corps nu d’Akiha-Okasama alors que celle-ci n’avait l’air de s’offusquer de sa tenue légère. Que disais-je ? Je le retire sur le champ en voyant un autre visage rouge se dessiner sous mes yeux. Tenais-je cela d’elle d’être aussi gênée par tant de nudité ? Non, je ne crois pas que se retrouver nue la dérangeait tant que cela… Mon regard fuyard dut plus la gêner que tout autre chose. Toussotant dans mon coin alors que le corps d’Akiha-Okasama reçut des habits, j’essayais de contenir cette montée de sang qui gisait dans mon corps. Une effusion de sang par le nez ? Non, je n’étais guère comme ces gros pervers se trouvant dans les bandes dessinées de Kiseki… Oui, ce genre d’hommes qui regardaient les filles par les serrures des vestiaires ou encore ceux qui venaient la nuit chez de gentes demoiselles pour leurs dérober des sous-vêtements. Exagérais-je mes propos en pensant de la sorte ?

- Bien ~ Aujourd'hui nous passerons une journée ensemble, d'accord Hikari ? ~ Cela faisait longtemps que nous n'avions fait quelque chose en famille ~

Et ce fut mon coup de grâce, non pas les paroles charmantes de ma génitrice, mais bel et bien le corps nu de la directrice qui se mouvait devant moi. Limite je crus qu’elle l’avait fait exprès pour que mon nez fuite telle une fontaine. Non, nous n’étions guère dans un manga, seule une fine trainée s’en alla avant que je ne vienne la stopper d’un mouvement du bras, laissant mon sang tâcher le pull que je portais. Masquant ma réaction quant au corps nu de ma créatrice, j’essayais tant bien que mal de reprendre contenance. Mais comment voulez-vous faire cela quand une main douce vient vous caresser la joue et que deux billes similaires aux vôtres se logent dans votre regard ? Devrais-je me flageller pour tant de perversité ? Un objet… Non, il en était fini de ces pensées.

- Dis à ta Okasan ce que tu désires, ma chérie ~

Et ces paroles vinrent aux points nommés. Me détachant de la douce caresse de ma mère, je capturais ses mains dans la mienne avant de me mouvoir afin de lui faire face. Me posant jambes croisées devant sa personne, je pris une inspiration profonde avant de me lancer. La regarder, lui sourire, oui, je me devais de sourire… Et je le fis, aussi tièdement m’était-il possible de le faire.

- Beaucoup de choses… La première est de vous… voir souriante, Akiha-Okasama.

Des paroles auxquelles je tenais sincèrement. Teintant mes joues d’un rouge certain -pour la énième fois de la journée-, je poursuivis tout en m’échappant de ses pupilles lumineuses. Passant une main dans ma chevelure redevenue longue, je m’attardais sur une mèche du bout des doigts avant de continuer.

- Je vous… Remercie pour… Cela. Mes cheveux… Sont un bien précieux que vous aimez, Akiha-Okasama.

Oui, cette même chevelure qu’elle me caressait lorsque je me retrouvais blottie contre son corps. Ces mêmes cheveux qui m’ont été retirés par cette femme horrible du nom de Sousei Seiki. Me venger, j’y songeais, mais je n’étais guère régie par de tels actes de fierté. Non, je ne comptais foncer tête baissée vers la gueule du lion en vue de ma puissance actuelle. Je me devais de m’entrainer avant toutes choses, quitte à affronter l’arène et le sang qui y régissait. Oui, j’avais une noble cause pour laquelle combattre, je m’y tiendrais. Je …

- Le bain est prêt ~

Ayant un sursaut lorsque la voix de Dead Master-Sama jaillit dans la chambre, je relevais mes yeux à la recherche de la provenance de ses paroles. C’est avec un semblant de peur que je croisais le regard mystérieux de ma créatrice, tapie derrière le mur nous séparant de la porte. Le bain. Un bain. Fronçant inexorablement les sourcils, je me levais du lit, ne voulant guère faire attendre cette femme si généreuse en ce jour. Pouvais-je croire au fait qu’elle venait de me faire couler un bain ? Après sa demande de m’appeler Maman… Pouvais-je seulement être encore choquée par sa personne ? Me raclant la gorge en m’avançant, je quittais la chambre pour rejoindre la salle de bains. Ouvrant la porte de celle-ci, je m’avançais tout en cherchant Ayame-Okasama… Où était-elle partie ? Ouvrant la tirette du gilet que je portais sur mon corps, j’eus un haut-le-corps lorsque deux mains se posèrent dans mon dos et qu’un corps chaud vint se coller au mien alors qu’un gloussement reconnaissable parmi tous résonna dans la salle d’eau. « Maaah, ne fais guère ta prude mon cœur ~ » Et que pouvais-je faire d’autre ?! J’allais éclater si cela continuait ainsi ! Tremblant presque alors que mon corps se fit mettre à nu et pousser dans le bain, c’est avec un semblant de soulagement que je couvrais mon corps dans l’eau, que j’écrasais le semblant de poitrine que j’avais derrière mes bras. Un semblant de soulagement ai-je dit n’est-ce pas ? Et bien celui-ci s’en alla en même temps que Dead Master-Sama se posa sur le rebord du bain, enroulée dans une serviette et que son regard ne se détachait guère de mon corps… Dieu, qu’était-ce donc cette sentence cruelle ?! Voulait-elle me punir d’une quelconque manière soit-elle pour me regarder de la sorte ? Son regard… Etait la pièce maîtresse de ce qui la rendait terrifiante après tout… Parlons. Parlons pour calmer les ardeurs qui régissaient mon être.

- … Hum.

Très constructif, jamais je n’aurais pu faire mieux. Pouvait-on me tendre un glaive pour que j’en finisse de cette vie pourrie ? Oui, oui, j’eus arrêté les pensées suicidaires, mais dans de telles circonstances, que pouvais-je faire d’autre ? Quémander la présence de ma sauveuse ? Celle qui se décrit comme étant Akiha-Okasama ? Je la saisissais, sans plus de ménagement.

- L’arène.

D’autant plus parlant. J’eus même réussi à ce que le regard d’Ayame-Okasama soit plus persistant sur mon corps dévêtu. Quelle chance, oui. Cela l’aurait été, si je n’avais espéré le contraire ! Sentant mon cœur battre à la chamade, je posais ma paume dessus, tout en essayant que celui-ci se calme… Vainement.

- Je… Vous m’avez demandé… Ce que je voulais faire aujourd’hui… L’arène. Je veux m’y entraîner, je veux que vous… me renforcez. Je ne compte guère toucher du bout des doigts la puissance de Dead… Ayame-Okasama, mais je veux… savoir me défendre seule. Pour que le jour de hier… Jamais ne se reproduise.

Je pouvais sentir cette flemme de détermination vociférer dans mon regard, tout mon corps se raidissait sous cette demande, n’attendant qu’un accord que je reçus de la part de Dead Master-Sama sous un « Si tu le désires tant mon cœur, Je me ferai une joie de t’y emmener ~ » Qui ne fit qu’étirer mes lèvres en une expression de joie infinie. Je n’aimais pas ce lieu, je n’étais guère friande de combat et d’étalages d’entrailles… Non, je ne tuerai quiconque, je voulais juste… savoir me défendre. Une technique défensive pour me permettre de fuir tout danger, voilà ce à quoi j’aspirais.

- je vous en suis reconnaissance, Akiha-Okasama, Ayame-Okasama…

Oui, tant que Dead Master acceptait, Akiha-Okasama en ferait de même n’est-ce pas ? Je priais les cieux pour que ce soit le cas, je me trainerais au sol pour qu’elle accepte que je devienne plus forte, pour qu’elle donne crédit au parcourt que je voulais atteindre. Celui de ne plus jamais, voir des larmes couler le long de ses joues. L’amour… Etait le sentiments qui me portait vers un avenir incertain, mais pour lequel je me battrai.

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Mer 5 Fév - 21:00

Les réactions d'Hikari dépassaient tout entendement de ma part. J'eus l'occasion d'interagir avec des victimes de viols ou autres violences sexuelles, c'est pour cela que j'essayais d'adapter mon comportement envers ma fille, de manière à ce qu'elle se sente à l'aise en ma compagnie, tout en gardant ce rapprochement que je n'accorderais pas à un inconnu dans le même cas de figure. Pourtant, peu importe la manière que j'emploierais à converser avec Hikari, je ne m'attendais pas à ce qu'elle réagisse de manière aussi positive. Par cela, je veux seulement dire que j'aurais plutôt cru la voir dévastée, en pleurs ne voulant sortir nulle part, se tapissant dans l'ombre de protection dont je la couverais volontiers. Logiquement, telle devait être sa position. Pourtant... Elle me surprenait du haut de sa petite personne fragile. Que ce soit par son sourire, ou son regard déterminé. Aurait-elle oublié ce qui lui est arrivé ? « Non, c'est juste qu'elle n'est pas aussi molle que toi et assume son état de cobaye faible ~ » Silence. Les paroles outrageantes de mon ombre me mettaient de mauvaise humeur, à chaque fois que je n'arrivais à refréner le sifflement de sa voix lugubre dans ma tête. Non... Si Hikari encaissait avec tant de facilité -manière de parler- ce qui lui est arrivé, c'est parce qu'elle était plus forte que ce que je l'aurais cru. Mes enfants étaient ma fierté, et je ferai tous pour qu'ils ne soient pas corrompus par les malheurs d'une vie à Undai.

- Beaucoup de choses… La première est de vous… voir souriante, Akiha-Okasama.

L'envie de montrer toute la tristesse du monde, me submergea impitoyablement. Mais je n'avais le droit de me montrer faible de la sorte, pas devant ce sourire forcé, prometteur d'un avenir meilleur. La résolution était là, si ma fille essayait de s'en sortir avec tant de ferveur, je devais l'épauler dans cette tache, et ne pas flancher telle une pauvre feuille tombant de l'arbre à la première bourrasque de vent. Supportant les billes bleutées de ma fille, je lui rendis son sourire un peu plus marqué que le sien, timide. Timide, elle l'était, tellement que je trouvais cela mignon au plus haut point. Souriant avec douceur quand elle fuit mon regard, je serrais délicatement sa main dans la mienne, lui signalant mes encouragements et ma présence supposée être réconfortante à sa personne.

- Je vous… Remercie pour… Cela. Mes cheveux… Sont un bien précieux que vous aimez, Akiha-Okasama.

Ses cheveux, oui. J'étais contente que le produit qu'Ayame concocta, fasse aussi vite effet, ne serait-ce que parce qu'il effaça la dernière trace des actes infâmes de Sousei, du corps de mon enfant adoré. Caressant la chevelure soyeuse d'Hikari, un sourire déterminé prit place sur mon visage tandis que les envies de vengeance parcoururent mon corps tel un orgasme fulgurant. Que pouvais-je répondre à ses dires ? Rien, je pouvais seulement être heureuse de la voir en forme, et remercier les cieux d'avoir un enfant aussi déterminé que ses mères. C'est d'un mouvement de négation que je lui fis comprendre qu'elle n'avait à me remercier de quoi que ce soit, j'ai fait ce qui s'imposait de faire, voilà tout ~

- Le bain est prêt ~ 

Le bain ? ~ Me retournant vivement -encore dans les draps- quand Ayame refit à moitié son entrée dans la pièce, je la gratifiais d'un sourire amoureux avant que mon attention ne se fasse saper par Hikari, limite empressée d'aller se laver. Serait-ce un traumatisme quant aux... choses qu'elle a subie ? Rien que pour cela, la mort de Sousei sera une douce jouissance à mes yeux clairs. Un faux sourire délicat aux lèvres pour ne pas éveiller un quelconque soupçon d'inquiétude aux yeux d'Hikari, je la laissais quitter la chambre, avant de décompresser de ce premier contact avec la réalité d'une nouvelle journée entachée par le passé. « A croire que t'as jamais vu pire, Akiha ~ »

- Ce n'est pas cela, Akiha. Seulement... Alala...

Finalement, pourquoi devrais-je fatiguer mon élocution à essayer d'exprimer mes sentiments quand je savais pertinemment bien que mon alter-ego connaissait ces derniers sans que je ne doive piper mot. Soupirant légèrement avant de prendre la direction de la salle de bains, afin de me laver en compagnie de mon enfant, ce fut la voix de ma chère fille qui attira mon attention, à me déplaire d'ailleurs.

- L’arène.

Quoi l'Arène ? Les sourcils froncés, sans sauter aux conclusions hâtives, je lançais un regard inquisiteur à Ayame, cherchant en sa posture une quelconque explication qui pousserait Hikari à parler du lieu qu'elle détestait tant. Ma chère épouse l'aurait-elle incitée à s'entraîner malgré sa volonté ? Je ne pense pas. Du moins, ce n'est pas la première chose à mettre sur la liste des hypothèses que je créais mentalement à toute vitesse. Passant mon regard du corps alléchant de ma femme, c'est la vision de mon chaton qui surplomba mon attention.

- Je… Vous m’avez demandé… Ce que je voulais faire aujourd’hui… L’arène. Je veux m’y entraîner, je veux que vous… me renforcez. Je ne compte guère toucher du bout des doigts la puissance de Dead… Ayame-Okasama, mais je veux… savoir me défendre seule. Pour que le jour de hier… Jamais ne se reproduise.

Quelles sottises. Définitivement, mes enfants étaient aussi déterminés que dépourvu de bonnes logiques. Depuis quand Hikari avait-elle besoin de s'entraîner plus qu'à la normale, dans le but de se préserver des êtres tels que Sousei. Je sentais la colère couler avec fureur dans mes veines, pensant que ma propre fille voulait subir le dur processus d'apprentissage de souffrances dans l'Arène à cause d'un incident -gros qu'il puisse l'être-, à cause d'une pauvre femme aussi stupide que bestiale. Il en était hors de question ~ « Pourquoi t'en fais tout un plat ? Tu ne te rappelles pas, nous aussi nous sommes passées par là, et regarde-nous maintenant. Cela ne pourra que lui faire du bien, et nous apportera la paix aussi. » Oui, si elle se fera tuer par un étudiant quelconque qui lancerait mal un projectile, ou alors, pendant un entraînement banal qui tournerait à une mort maladroite. Non ! C'était inacceptable. D'autant plus qu'à l'époque où j'étais étudiante à Undai, les chatons n'étaient pas aussi dispersés qu'à ce jour, ils ne tuaient pas tous ceux qu'ils défiaient comme c'est à la mode aujourd'hui !

- Si tu le désires tant mon cœur, je me ferai une joie de t’y emmener ~

Pardon ?! Écarquillant les yeux sous les paroles inconscientes d'Ayame, je n'en croyais pas mes oreilles. Se rendait-elle compte du danger qu'elle proclame en poussant notre enfant à s'attaquer au monde abrupt de l'Arène ? Surtout, qu'elle n'en avait guère besoin. Du moins, c'est ce de quoi j'essayais de me persuader avec force et ferveur, quitte à balayer toute chose positive que l'acceptation de la demande de ma fille, pourrait lui apporter. « Je vous en suis reconnaissance, Akiha-Okasama, Ayame-Okasama… » Je ne me rappelle guère d'avoir donné mon accord. Contrariée de voir que peu importe mon avis, le sujet avait l'air d'être clos, je m'approchais de ma femme tout en regardant Hikari d'un air mécontent, sans pour autant forcer sur ce trait à cause de ce qui lui est arrivé. C'est d'une voix douce que j'ai prit la parole tout en me déshabillant afin de plonger dans l'eau chaude du bain.

- Voyons, pourquoi précipiter ainsi les choses ? ~ Attendons que tu ailles mieux, mon chaton ~

Telle une bonne mère soucieuse de la sécurité de son enfant, j'essayais de persuader Hikari de ne guère prendre de décision hâtive à cause du drame de hier. Qu'elle y réfléchisse au lieu de se faire aller aux pulsions irréfléchies de la sorte. Alala, à croire que je devrais enseigner à mes jumeaux l'art de peser les pour et les contre avant de foncer dans le tas ~ Tirant les jambes d'Ayame vers moi afin qu'elle constituent un dossier pour mon dos dénudé, je me mis en face de Hikari, l'air gentil mais autoritaire posé sur mon visage. Hmmm... Quelle douce jambe que je caresse là du bout de mes doigts fins ~ Allons, guère de perversité quand un sujet aussi important est en jeu.

- Aller en ville serait une bien meilleure idée, ne pensez-vous pas, Ayame ? ~

Serait-ce moi, ou une pointe de fermeté se dessina dans ma voix quand je posais la question à mon épouse, limite l'informant qu'il serait préférable qu'elle ne me contrarie pas quant au sujet annoncé. Rejetant la tête en arrière, je croisais ses billes verdâtres, un sourire forcé aux lèvres. Ne m'attendant certainement pas que notre vénérable directrice appuie les convictions de notre fille blessée, je me lavais tranquillement tandis que Ayame prit enfin la parole. « Mais pourquoi donc, Akiha-Chan ? ~ Si Hikari-Chan veut tant s'entraîner, il est de notre devoir en tant que mères de lui accorder ce désir ~ » Et ce firent les mots de trop qui décomposèrent mon visage dans un froncement des sourcils tout sauf content. Sous le rire de mon ombre macabre qui se plairait à découper Hikari en morceaux, et le sourire énigmatique de mon épouse, je perdais tous mes moyens. Au sens littéral du mot ~

- Certes, mais cela peut attendre... un autre jour. Regardez-la, elle a l'air si pâle !

C'était plutôt moi qui blanchissais en imaginant ma fille se faire trancher les bras et les jambes sans pouvoir riposter, ou pire, sans que je ne puisse la protéger. Effectivement, il y avait aussi du vrai, quand on regardait mon fils, Kiseki qui allait à l'Arène de son plein gré. Pour lui, je ne m'en faisais pas autant que pour Hikari, car lui... Depuis longtemps j'eus remarqué son affinité avec Ayame, surtout au niveau des combats. Mais Hikari... Non, elle était bien trop fragile pour évoluer dans un monde de monstruosités ainsi.

- Hikari-Chan est bien assez grande pour prendre de telles décisions seule, Akiha ~

« C'est le jour ~ Tu veux utiliser la force, heh ? ~ » Non, je n'avais guère besoin de mon pouvoir pour faire entendre raison à ces deux femmes s'étant définitivement léguées conte ma personne. Du moins, j'essayais de m'en convaincre tandis qu'Ayame sortit de la salle de bains, me laissant en plan tandis que je criais après elle « Ayame ! Non mais... Ayame ! » En vain. Soupirant de frustration, je croisais les billes de ma fille et l'idée folle de perturber ses ressentis afin qu'elle se lie à ma cause, me traversa l'esprit. Et mon ombre n'arrangea rien en contrariant mes projets. Stop. Akiha, il faut que tu te calmes.

- Soit ~ Si tu es sûre de toi mon chaton, je ne m'y opposerais guère. Je te demanderais juste de ne pas forcer.

Sérieuse comme jamais, je fixais Hikari d'un œil avenant, puis déposais un chaste baiser sur sa joue, me levais, m'enroulais autour d'un essuie et sorti de la salle de bains sans ajouter quoi que ce soit d'autres, de peur que je posasse mes mains sur sa tête pour lui faire oublier cette idée saugrenue de suite. En dehors de la salle d'eau, je traversais le couloir jusqu'à la chambre, et juste avant de m'enfermer dedans afin de m'habiller, je parlais assez haut pour qu'Ayame puisse m'entendre de l'étage inférieur où elle se trouvait inéluctablement.

- Je vous préviens, c'est une très mauvaise idée, Ayame. À croire que je suis la seule personne censée en ce jour.

Claquant la porte derrière moi, je m'habillais, prête à affronter l'Arène et la vision de ma fille se... D'accord, bien ~ Mais seule moi poserai la main sur sa personne dans ce cas. Oui, nous allons nous entraîner comme des gens censés ~ « Ca s'annonce ennuyant... » Silence. Elle voulait apprendre à se défendre, je lui apprendrai, et cela s'arrêtera là. Décidée, je sortis de la chambre et rejoins la pièce du dessous -à savoir la cuisine- où ma femme, Hikari... et deux femmes se trouvaient. Qui étaient-elles ? Des nouvelles servantes ? On dirait bien. Voilà qui est digne de me mettre de mauvaise humeur encore plus. Qu'avais-je encore fait des précédentes ? ~ Alala... Je laisse ce souvenir à mon ombre qui ricanait en décrivant les femmes de toute sa politesse. Bonnes. Oui elles l'étaient, mais jamais je ne fus informée qu'Ayame désirait avoir des femmes à son service, jumelles soient-elles. Les sourcils froncés, j'ignorais royalement les deux inconnues, allant directement à l'encontre de mon épouse, l'embrassant avec éloges -montrant bien qui j'étais. Ceci fait, je m'installais à table à coté de ma fille et pris la parole, avec des tons suaves dont j'avais le secret.

- Vous avez un goût prononcé pour les jumelles ~ En espérant qu'elles ne finissent guère comme les précédentes ~ Et sinon, quand désirez-vous donc emmener notre fille dans l'Arène ? ~

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Mer 5 Fév - 22:15

Ma joie disparut en même temps que je me heurtais au regard d’Akiha-Okasama. Contrairement à mon vouloir, elle n’avait l’air disposée à me laisser aller dans l’Arène… Je n’avais le droit de protester, même si Kiseki y allait à tue tête, moi… Moi j’étais différente selon elle. « Voyons, pourquoi précipiter ainsi les choses ? ~ Attendons que tu ailles mieux, mon chaton ~ » Mais ce n’est pas en ne faisant rien que j’irais mieux. J’étais certes une victime d’un geste atroce, ce n’était pas pour autant que je me laisserai mourir dans un coin pour autant. Je m’étais promise une règle que je comptais tenir, et sans devenir plus forte, jamais je n’y arriverai.

« Aller en ville serait une bien meilleure idée, ne pensez-vous pas, Ayame ? ~ » Cela non plus, ce n’est pas une sortie tierce qui me ferait oublier les événements de hier. Ce poing sur ma chair, je le sentais encore, son regard sur mon corps nu, je me l’imaginais sans cesse. Le goût de ses lèvres, la poigne de ses mains… Non. Je ne pouvais plus me permettre d’être aussi faible, je ne pouvais plus faire dos à mes responsabilités. Je m’étais leurrée dans des mensonges, j’avais cru vainement que ma mort n’apporterait que soulagement… Mais c’est faux. Si j’ai survécu à Sousei c’était pour une raison précise, si les cieux n’eurent voulus de moi ce jour là, je combattrai sur cette terre pour y trouver ma place ! J’en étais convaincue. « Mais pourquoi donc, Akiha-Chan ? ~ Si Hikari-Chan veut tant s'entraîner, il est de notre devoir en tant que mères de lui accorder ce désir ~ » Je n’apporterais guère crédit à ces paroles, préférant me terrer au fond de mon bain plutôt que de croiser le regard froid de mes génitrices. Une guerre s’annonçait, qu’importe Ô comment je voulais clamer mon courage, lorsque ces deux êtres se disputaient, ma place était bien loin… Protégée quelque part hors de leurs fureurs. J’en déglutissais.

« Certes, mais cela peut attendre... un autre jour. Regardez-la, elle a l'air si pâle ! » Un autre jour signifierait jamais selon Akiha-Okasama. J’en étais tout aussi persuadée que Dead Master-Sama qui coupa court à la conversation sous une unique réplique avant de s’en aller. « Hikari-Chan est bien assez grande pour prendre de telles décisions seule, Akiha ~ » Grande… Je le prenais tel un compliment me faisant rougir… Ayame-Okasama me permettait de prendre des décisions, seule, je ne la repoussais donc pas et j’en étais heureuse. Tout autant de savoir qu’elle ne comptait me faire vivre les mêmes desseins qu’Akiha-Okasama. Oui, me terrer n’était guère la meilleure chose à faire dans mon état. « Ayame ! Non mais... Ayame ! » Des paroles sorties avec tant de fureur que je voulus disparaître au même moment que ma mère posa ses yeux sur moi. Je ne les avais jamais vu se quereller ainsi… Du moins, pas à mon sujet. Et cela était d’autant plus blessant de se dire que nous en étions… La cause.

- Soit ~ Si tu es sûre de toi mon chaton, je ne m'y opposerais guère. Je te demanderais juste de ne pas forcer.

Des paroles dites à contrecœur, mais je lui étais gré de m’accorder ce désir. Plissant des yeux quand elle partit, je me renfermais dans le silence de la salle d’eau. Seule… Me voilà à présent seule. Je n’aimais… Plus la solitude. Cela m’effrayait… Cela… Me rappelait Sousei. « Je vous préviens, c'est une très mauvaise idée, Ayame. À croire que je suis la seule personne censée en ce jour. » Furent les paroles qui me firent sursauter. Posant ma main sur mon cœur qui battait la chamade alors qu’une porte claqua, je sortis du bain à mon tour pour venir m’enrouler dans un essuie. Passant timidement la tête à travers l’entrebâillement de la porte de la salle de bains, je remarquais qu’il n’y avait personne… Sortant donc, ce n’est pas la chambre d’Akiha-Okasama que je rejoignis mais plutôt celle de Ren-Chan dans laquelle, je pouvais sentir une présence rassurante. Y pénétrant en m’avançant vers le lit dans lequel mon frère se trouvait, je me couchais à côté de lui avant de soupirer suite au réveil « brutal » que je venais de subir.

- Elles sont terrifiantes…

Des paroles que je pensais vraiment. Me faisant engloutir dans une étreinte chaleureuse, je m’y laissais bercer un temps soit peu avant de me relever et de traîner par la même occasion Kiseki. « Va te laver et rejoins-moi en bas. » Froide comme à mon habitude ? Non, ma voix ne laissait paraître qu’un semblant d’étouffement alors que je me décide de me changer… Mais que pouvais-je mettre ? Je n’avais rien à moi ici. Hormis cette chose sur laquelle un morceau de papier où mon nom était indiqué se trouvait. Enfilant l’uniforme d’Undai m’étant destiné tout en vérifiant qu’il y en avait également un pour mon jumeau, je le laissais s’apprêter et rejoignis à mon tour le rez-de-chaussée.

Endroit dans lequel je n’aurais voulu finir si je savais qu’Akiha-Okasama ne s’y trouvait pas. Trouvant Dead Master-Sama à table, je m’assis à côté d’elle alors que mon attention se portait plutôt sur les deux autres femmes présentes avec nous… Qui étaient-elles ? « Hikari-Chan se demanderait-elle donc la raison de leurs présences en ce lieu ? ~ » Lisait-elle dans les esprits ? Hochant timidement de la tête, j’invitais la directrice à m’en fournir plus de détails… Quant à savoir si elle accepte de le faire, en premier lieu.

- Elles sont mes nouvelles…

Et rien d’autre ne sortit lorsque Okasama arriva à son tour dans la cuisine, gratifia notre vénérée directrice d’un baiser et prit place également à ses côtés. « Vous avez un goût prononcé pour les jumelles ~ En espérant qu'elles ne finissent guère comme les précédentes ~ Et sinon, quand désirez-vous donc emmener notre fille dans l'Arène ? ~ » Comment avait donc finies les précédentes ? Qui étaient-elles d’ailleurs ? Je n’avais eu vent qu’Ayame-Okasama ait eut un jour, des servantes… Cela remontait-il bien avant ma naissance ? Je ne savais le dire, tout comme il m’était impossible de dire depuis combien de temps Akiha-Okasama et Ayame-Okasama étaient ensemble.

- Mes goûts sont à l’image de mes désirs mon cœur ~ Quant à l’arène, nous irons dès que ce repas sera fini, cela te convient-il Hikari-Chan ? ~

Dead Master-Sama serait-elle aussi contrariée que cela contre Akiha-Okasama pour répondre sèchement de la sorte ? Hochant de la tête positivement, je me redressais sur ma chaise afin de regarder ce que faisaient les « servantes » comme leur position les décrivait si bien. L’une s’affairait à cuisiner tandis que l’autre préparait les assiettes pour le repas du midi… Croisant le regard d’une d’entre-elles, je m’en détournais aussitôt alors que l’une des copies prit la parole à l’attention de Dead Master-Sama.

- Dame Ayame ~ Combien serez-vous en ce jour ? ~

« Quatre ~ » Fut la réponse de ma créatrice qui se poursuivit par les paroles de l’autre copie « Cela sera-t-il de même chaque jour ? ~ » Voudrait-elle dire que ma présence la dérangeait ? « Non, de temps en temps durant la semaine et les dimanches ~ » Devrais-je me sentir rassurée qu’Ayame-Okasama y réponde ? « Bien ~ » Certainement pas. Baissant le regard alors que Kiseki arriva à son tour dans la cuisine, je le laissais s’asseoir à côté de moi alors que Dead Master-Sama reprit la parole, une fois de plus.

- Je n’ai guère eu le plaisir de vous présenter mes nouvelles acquisitions ~ Je vous présente Shizuma-Chan et Shizuru-Chan ~ Elles ne vivront guère dans mes appartements, mais soyez sûrs de les croiser souvent en ce lieu ~

Les saluant d’un mouvement de la tête alors que les deux femmes se penchèrent respectueusement, je ne ratais cependant pas le regard mauvais qu’elles purent lancer à ma mère… Ces femmes… Apporteraient-elles de nouveaux problèmes ? J’en avais peur.

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Mer 5 Fév - 23:51

Pas désagréables à la vue, jeunes, typiquement asiatiques -par là je disais bien japonaises-, des jumelles dignes de remplacer les précédentes servantes d'Ayame. Même si celles-ci paraissaient bien plus expressives que les deux femmes en blanc d'avant la mort de Rei Yu. En espérant qu'elles seront plus capables et réfléchies quant à leurs manières de se comporter avec mes enfants ou avec ma personne. Je n'avais guère envie de supporter deux jeunottes incapables de se tenir là où étaient leur place dans ces appartements, surtout à l'égard de mon épouse qui, était souvent tentée par des vices agréables à la chair. Non, ce n'était guère de l'ironie qui se dégageait de tout mon être quand je fixais les deux femmes s'affairer à préparer le dîner, ce n'était qu'un certain dérangement dans les yeux qui pouvaient prédire mes pensées les plus sombres. Et ceci concernait surtout le fait qu'elle ne m'a guère consulté avant de les engager, de la même manière qu'elle ne l'eut fait avec l’égyptienne qui marqua mon mariage de sa maladresse extravagante. Évidemment, à cela s'ajoutait l’altercation dans la salle de bains qui n'arrangeait pas l'humeur générale de l'assemblée.

- Mes goûts sont à l’image de mes désirs mon cœur ~ Quant à l’arène, nous irons dès que ce repas sera fini, cela te convient-il Hikari-Chan ? ~

Fronçant délicatement les sourcils après les paroles provocatrices d'Ayame, je la gratifiais seulement d'un sourire ironique pour mieux appuyer tout cela par un bruit hautain avant de me détourner de son visage souriant et poser mon regard clair sur Hikari qui, étrangement, n'avait l'air dans son assiette. « A éliminer ~ » Songeuse, je hochais positivement de la tête, avant de me rendre compte de mes propres pensées. Non, il fallait que je me calme sinon Akiha reprendrait l’avantage et sortirait avec toute sa méchanceté. Depuis quand pensais-je à éradiquer tout ceux qui pourraient poser des soucis à ma vie privée ? Depuis assez longtemps pour que je m'en rende compte dans des situations comme celle-ci. Maître des sentiments que je pouvais l'être, je tiquais invisiblement à la suite des événements, quand une des servante prit la parole avec un ton... aguicheur que je savais, rendait Ayame toute chose. Définitivement, je n'étais pas prête à accepter deux jeunes femmes partager mon quotidien ~ Alala ~

- Dame Ayame ~ Combien serez-vous en ce jour ? ~ 

Dame Ayame donc ~ Quelle désagréable sensation que celle de la jalousie, même si au fond, il serait impossible que mon épouse me délaisse pour ces filles. Même si la surprendre en train de coucher avec, me mettrait hors de moi ~ Cela va de soit, mais ne nous arrêtons guère sur de tels détails. Levant les yeux au ciel sous l'échange entre les servantes et mon épouse, je me plaisais dans les insultes peu gênées de mon ombre morbide, et ce jusqu'à ce que Kiseki fasse irruption dans la cuisine. Du moins, c'était une manière de parler, vu que mon fils -pile électrique qu'il puisse être- s'assit silencieusement à table, à moitié endormi. Le gratifiant d'un sourire maternel tandis que les assiettes se posaient devant nous, je tournais mon visage faussement posé vers mon épouse quand elle reprit la parole, toujours aussi... elle.

- Je n’ai guère eu le plaisir de vous présenter mes nouvelles acquisitions ~ Je vous présente Shizuma-Chan et Shizuru-Chan ~ Elles ne vivront guère dans mes appartements, mais soyez sûrs de les croiser souvent en ce lieu ~ 

« Chan » donc ~ Et qu'étaient ces regards mauvais qui se posaient avec tant de puissance sur ma personne ? Mon ombre frissonnait d'envie d'arracher les yeux de ces dites servantes, sans plus de cérémonie. Définitivement, les disputes rendait mon être terriblement violent -en pensée bien sûr-, au point que je ne puisse empêcher tout mon corps se crisper sous une colère avenante, et que mes yeux deviennent d'un noir d'encre quand ils se posèrent tour à tour sur les deux femmes. Je n'avais guère envie de supporter la présence de ces personnes si elles montrent aussi ouvertement leurs mépris ~ Finissant par soupirer légèrement, je me reculais sur ma chaise, en m'y adossant, une main sur la table, à tapoter ce meuble de mes ongles tandis que les assiettes se remplissaient d'une nourriture fumante et aromatisée. Tendue, je l'étais, assez pour ne plus tenir davantage, me lever, passer derrière Hikari, ébouriffer les cheveux de Kiseki, prendre la main d'Ayame et lui intimer de me suivre dans le salon, tout cela avec un sourire indescriptible sur les lèvres. La main froide de mon épouse dans la mienne, je la tirais à ma suite, m'arrêtant en plein milieu du salon de sorte à ce qu'on nous voit pas de la cuisine, je lâchais ma prise tout en fronçant des sourcils avant de prendre la parole, outrée.

- Vous auriez pu me prévenir pour vos servantes, Ayame. Mais soit, là n'est guère le vif du sujet. Si je n'ai guère le choix que d'accepter de voir Hikari dans l'Arène, je veux être celle qui l'entraînera aujourd'hui.

Une condition comme une autre pour minimiser les envies de meurtres qui me submergeraient si quelqu'un coupait un membre à un de mes enfants. Ainsi, je serais soulagée et rassurée, en sachant que j'avais le seul pouvoir d'infliger des blessures à mes enfants, chose qui ne m'enchantait pas en soi, contrairement à mon ombre qui en jubilait presque d'excitation. Soupirant légèrement pour décompresser toutes les émotions négatives qui se chamboulaient en mon sein, je m'approchais de mon épouse, entrelaçant sa main avec la mienne, je vins chatouiller ses lèvres de mon souffle, mon regard redevenu bleu coulé dans le sien, toujours aussi attirant. C'est dans un murmure plein de sens que je titillais ses sens avec une note de moquerie légère.

- Devrais-je vous appeler « Dame Ayame » également, pour être aux goûts de vos désirs ? ~

Scellant mes lèvres aux siennes dans un doux baiser, sa main toujours dans la mienne, je la poussais contre le mur derrière sa silhouette si attirante que j'en fondais. Et fondre dans sa bouche, je le fis, avec l'envie d'aller plus loin. L'embrassant fougueusement, caressant sa langue dans une douce valse de dominance torride, ma poitrine contre la douceur de la sienne, un gémissement étouffé traversa ma bouche tandis que j'eus clos mes yeux pour savourer pleinement ce contact chargé de désir. Attrapant sa cuisse d'une main ferme, je soulevais sa jambe pour qu'elle vienne s'enrouler de ma taille, tandis que mon corps chauffait inexorablement sous la brûlure d'un besoin obsessionnel. Quoi de mieux que la baise pour oublier toute dispute, n'est-ce pas ? ~ J'aurais pu me plaire dans des caresses pleines de sens si un bruit suggestif ne m'avait pas interloqué dans mon avancée vers l'apogée ~

- Hé ! C'est super génial ça ! Vous allez super me faire à super manger, tous les super jours ? Moi super aussi je suis un super jumeau ! Super sérieux, pas moyen de vous super reconnaître. Super Hikari, tu as super vu ça ?

Fronçant les sourcils sous les cris de mon fils, je me décollais légèrement de mon épouse, le regard brillant sous le désir qui me régissait de partout ~ Le sourire aux lèvres, je finis par rire doucement en caressant la joue glaciale d'Ayame, puis prendre la parole d'une voix légèrement rauque, dans des tonalités disant bien que j'aurais envie de poursuivre encore et encore, ce que nous faisions. « Retournons y avant que Kiseki ne vous dépossède de vos nouveaux jouets ~ » L'embrassant chastement, je fus emportée par le mouvement et déposais des baisers enflammés sur sa bouche, sa joue, son cou, avec l'envie de continuer ainsi jusqu'à... Alala ~

- Super mamans ! La nourriture va être super froide, si vous super continuez !

Rougissant légèrement en me mordillant la lèvre inférieure, je lançais un clin d’œil entendu à Ayame avant de la prendre par la main, inspirer un bon coup le temps de remettre le masque de perfection sur mon visage, et de retourner dans la cuisine. M'asseyant avec aisance à coté de mon épouse, je narguais les servantes d'un regard plein de sous-entendus, prenant même le temps de les analyser de haut en bas. Jolies ~ « Assez pour les tuer dans des expériences, au premier faux pas ~ » Sans doute ~ Riant de manière inaudible à la voix macabre de mon ombre, j'attendais que ma progéniture finisse de manger, n'ayant guère envie de goûter à ce que les deux servantes ont préparées. Alala... Me voilà de bonne humeur, en espérant que cela dure dans l'Arène également.

- Hikari, mon chaton je façonnerai ta défense pendant que toi, Kiseki, tu resteras sagement avec Ayame ~

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Jeu 6 Fév - 1:04

Des problèmes comme je le disais si bien. Et je le voyais, je le sentais, Akiha-Okasama humait d’une humeur massacrante. Ce n’était pas que ses yeux qui me firent comprendre cela, mais ses gestes. Ce bruit strident d’une chose qui tape sans cesse sur une surface bruyante ne m’enchantait pas. Mais que pouvais-je faire ? Retenir la main de ma mère au risque de voir la mienne, se faire broyer par sa poigne ? Je ne m’y risquerai pas. Silencieuse et incapable d’engloutir le repas qui se trouvait sous mes yeux, je restais tout aussi muette qu’immobile alors que Kiseki quant à lui ne se gênait guère de manger. Les bruits d’appréciations accompagnant son geste, je me raclais la gorge alors qu’Akiha-Okasama se levait. Un court instant je crus qu’elle allait sauter sur les servantes, mais elle n’en fit rien, préférant de loin s’éclipser en compagnie de Dead Master-Sama dans le salon. Je ne serai guère fourbe pour les suivre, et puis… Nous entendions parfaitement leur discussion de notre place.

- Vous auriez pu me prévenir pour vos servantes, Ayame. Mais soit, là n'est guère le vif du sujet. Si je n'ai guère le choix que d'accepter de voir Hikari dans l'Arène, je veux être celle qui l'entraînera aujourd'hui.

« Elles font super quoi ? » Rivant mon regard sur mon frère, je posais ma main sur sa bouche pour lui intimer le silence alors que j’écoutais attentivement le débat qui se passait dans la pièce d’à côté. Akiha-Okasama n’était pas du tout contente, et savoir que ce serait elle et non Ayame-Okasama -qui s’est montrée avec tant de gentillesse à mon égard en ce jour- me faisait limite hésiter de vouloir m’entraîner aujourd’hui… « Tu veux super aller dans l’Arène ?! » Kiseki, silence ! Fronçant les sourcils en envoyant un regard mauvais à mon jumeau, je le sommais de se taire à présent d’une expression des plus… Dignes de mes mères ?

- Devrais-je vous appeler « Dame Ayame » également, pour être aux goûts de vos désirs ? ~

« Maaah ~ Akiha-Chan est bien au-dessus de toutes autres femmes, elle sera éternellement celle qui m’attirera le plus ~ » Stop. J’arrête d’écouter. Que ce soit ces paroles me faisant rougir ou encore les bruits suggestifs de ce que faisaient les deux femmes. Toussotant légèrement alors que je levais mon regard vers les servantes d’Ayame-Okasama, je souriais jaune en voyant les deux comploter je ne sais quoi dans leur coin. Décidément, avoir plus de monde dans « la famille » n’était guère une bonne chose.

- Hé ! C'est super génial ça ! Vous allez super me faire à super manger, tous les super jours ? Moi super aussi je suis un super jumeau ! Super sérieux, pas moyen de vous super reconnaître. Super Hikari, tu as super vu ça ?

Dois-je dire que je me suis giflée en entendant mon jumeau prononcer ces paroles ? Je ne l’ai même pas vu se lever pour tourner autour des deux femmes. Me levant également pour le tirer à sa place, je lui répondis juste par des « Oui, oui » sans fondement afin qu’il se taise et qu’il continue le repas dans le calme. Évidemment, cette chose était impossible à lui demander quand il se releva pour s’apprêter à foncer dans le salon tout en criant « Super mamans ! La nourriture va être super froide, si vous super continuez ! » Dieu, j’allais le faire taire à tout jamais ! Sautant limite sur lui en posant ma main sur sa bouche tout en disant « Mais voyons Kiseki ! Elles… sont en train de ! » De faire des choses n’étant pas adapté à mon jeune âge ? Oui. Roulant des yeux en tapant mon poing sur son crâne, je repris contenance lorsque nos créatrices revinrent dans la cuisine. Plus amoureuses qu’à leur départ… Dieu, loin de moi les perversités !

- Hikari, mon chaton je façonnerai ta défense pendant que toi, Kiseki, tu resteras sagement avec Ayame ~

Rester sagement, pensait y t-elle sérieusement ? Je ne lui ferai guère part de mes inquiétudes, mais je m’attendais à ce que mon jumeau vienne dans l’Arène également pour combattre notre Okasama. Ne touchant toujours pas à mon assiette, je poussais celle-ci sans avoir posé un doigt dessus alors que celle de Kiseki était déjà vide. D’un commun accord, je le laissais se saisir de mon repas et relevais le regard sur Akiha-Okasama afin de lui adresser mes pensées d’une voix timide ;

- J’ai… hâte d’y être, Akiha-Okasama.

Effarouchant un sourire, je baissais la tête alors que Dead Master-Sama posa sa main sur le menton de ma mère pour venir y déposer un baiser suggestif. « Que de bonne volonté mon amour ~ Pourrais-je cependant espérer finir ce que nous eûmes commencées avant de partir ? ~ » Parole posée pour qu’elle finisse par se lever et tirer à sa suite Akiha-Okasama. Nullement vers le salon au bruit de leurs talons sur l’escalier de verre… Hum.

- Et vous avez prévu un super dessert aussi ? Parce que super maman Ayame, elle fait super toujours un super bon gâteau quand on a super fini de manger !

Menteur. Levant les yeux au ciel alors que les servantes se rapprochèrent de nous, c’est avec un mouvement de recul que j’appréhendais leurs mouvements. Mais ma paranoïa n’eut guère raison sur le coup puisqu’elles ne firent que débarrasser la table et me demander -gentiment aussi étrange puisse cela être- « N’aimes-tu pas ce que l’on a préparé ? ». Entrouvrant la bouche sans vraiment quoi répondre, je regardais Kiseki pour qu’il m’aide à ce sujet. Et qu’aurait-il sorti de mieux de son air songeur ?

- Super non, c’est juste qu’elle mange super tout le temps que des super légumes.

Autant qu'il dise que je suis végétarienne et non que tu insinues que je suis une vache, Kiseki ! Me faisant toute petite sur ma chaise, je laissais les deux femmes rires quant aux dires de mon frère alors qu’elles surenchérirent en le questionnant sur d’autres détails que je ne voulais spécialement divulguer. « Nous le retiendrons pour la prochaine fois, mère Ketsuki n’a l’air d’apprécier notre cuisine également ~ » « Nous tout simplement, Shizuma-Chan ~ » « Mais que dis-tu donc ? ~ Elle nous adore, n’as-tu pas vu comment elle nous regardait ~ » « C’est super parce qu’elle aime super maman Ayame ça ! Si vous voulez super pas avoir de soucis, faut super arrêter de l’embêter en étant super proche de super maman Ayame ! ». Kiseki… Tais toi.

Sentant que cette conversation ne finira nullement sur un sujet acceptable, je me levais de ma chaise et vins tirer Kiseki à ma suite vers le salon. Le faisant s’asseoir dans le fauteuil, je le pointais du doigt tout en chuchotant à son encontre quelques paroles quant au fait qu’il ne pouvait ainsi parler de Dead Master-Sama et Akiha-Okasama. Finissant par prendre place à côté de mon jumeau, je posais ma tête sur son épaule avant que des bruits suggestifs ne viennent surgir à mon ouïe et que je m’empresse d’allumer la télévision pour faire diversion.

- Elles sont super en train de…

Oui Kiseki… Mais cela ne nous regarde pas ! Lui mettant la télécommande en main, je tapais tout de même sur la chaîne manga pour qu’il soit absorbé par la tv et non par ce qui se passait en haut. Soupirant en voyant qu’il se plongeait dans un épisode de Naruto, j’essayais d’en faire de même. Vainement. Même avec le volume à fond, je suis sûre et certaine que j’arriverais à percevoir les gémissements d’Akiha-Okasama… Dieu, rendez-moi sourde.

- Elles font quand même super beaucoup de super bruit, moi quand je super fais…

JE NE VEUX PAS SAVOIR ! Tapant limite contre ses lèvres pour le faire taire, je devenais de plus en plus rouge alors qu’un silence plat fit suite aux cris bestiaux que l’on entendait en haut. Kiseki essayait tout de même de parler par-delà mes mains, et moi ? Moi j’ai souri jaune tout en ayant un rougissement prononcé lorsque nos mères sont descendues… Soupirant en lâchant mon jumeau, je regrettais ce geste dès que Kiseki ouvrit pour la énième fois ses lèvres pour sortir des infamies.

- Super Hikari était super rouge super maman Ayame ! Faut que tu super fasses « parler » super maman Akiha plus silencieusement ! Super regarde dans quel état t’as super mis super Hikari !

J’allais le tuer, le brocher pour le faire cuire tel un cannibale affamé. Levant les bras en signe de protestation, je vins à l’encontre du groupe s’étant formé autour de moi avant de crier -limite à en faire sortir mes cordes vocales- « CE ! » Ce donc. Rouge pivoine, je me détournais de ceux-ci et intimai le mouvement vers la porte d’entrée ! Oui, il n’était pas que ! Hum !

- Ce… n’est pas… le bruit… et… Non. Rien, je n’ai… rien !

Lâchant ces quelques mots en ouvrant la porte de l’appartement, tout en m’aventurant en dehors de ces murs. Seul le gloussement d’Ayame-Okasama restait dans mon dos, elle et ses paroles alors que je marchais d’un pas décidé vers l’Arène. Et puis que pouvais-je faire d’autre ? Je n’allais pas rester là à attendre que l’on commente mes dires, non, j’étais bien trop honteuse. M’arrêtant cependant en voyant le bâtiment principal, j’eus un haut-le-cœur avant de poursuivre ma route et me poser devant l’Arène… Y rentrer… Il fallait que j’y entre. Fermant les yeux en prenant mon inspiration, je les rouvris en expirant. Allez, n’était-ce donc pas ce que je voulais ? Affronter… mes peurs pour Akiha-Okasama ? Sentant des mains se poser sur mes épaules, j’accueillis celles-ci avec soulagement alors que je levais mon regard sur Dead Master-Sama… Son sourire était rassurant pour une fois… Je lui en étais gré. Rentrant avec elle dans l’Arène alors que ma main s’était logée dans la sienne, je fermais les yeux en même temps que nos corps traversèrent la porte invisible. Ma robe de combat se dessina sur mon corps alors que je constatais qu’en ce jour, je dus être bénite pour ne voir qu’une poignée d’étudiants s’entraînant « sans effluve bestiale ». Laissant Dead Master-Sama ainsi que Kiseki rejoindre les gradins, j’avançais peureusement sur le sol en échiquier… Il fallait le dire, je n’étais pas à mon aise.

- On est super là pour toi super Hikari ! Super n’ait pas peur !

Souriant à l’encontre de mon jumeau en étant heureuse qu’il me soutienne, je me retournais afin de faire face à Akiha-Okasama… Il était… temps de commencer.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Jeu 6 Fév - 19:08

Humeur joyeuse ou non, je n'en restais pas moins inquiète pour Hikari, désireuse d'aller s'entraîner, d'utiliser ses poings pour combattre tout le mal qui l'entourait. Contrairement à ce qu'on pourrait croire aux premiers abords, je ne m'opposais guère à son vouloir en croyant qu'elle était incapable de devenir une personne puissance, loin de moi cette idée dégradante. Le fait était tout autre. Évidemment que je préférerais que mes enfants soient assez fort -même plus forts que ma personne- afin d'évoluer paisiblement dans le monde sans peur de se faire attaquer au détour d'un couloir. Les voir si puissants serait mon rêve, à condition qu'ils restent à l'image de leur mère, gentils et respectueux de la vie humaine. Ce qui s'avérait de moins en moins probable du coté de Kiseki, à mon plus grand désespoir. Mais Hikari... Elle avait un avenir brillant devant elle, une vie rêvée espérais-je. Si seulement les mauvaises choses ne lui tombaient dessus ainsi, sans cesse... J'étais persuadée en mon for intérieur, que l'Arène la détruirait complètement, je détestais l'idée qu'elle s'efforce d'être quelqu'un qu'elle n'était pas pour une cause telle que le pouvoir. Même si elle ne le voyait guère ainsi. Quoi qu'il en soit, selon l'avis objectif que je pouvais donner, elle n'était pas faite pour Undai, ce monde n'était pas le sien. De plus, elle aurait dû avoir un choix à faire, le sien, si oui ou non, elle voulait poursuivre dans cette voie. Parce que s'adapter à Undai si on pouvait avoir une vie heureuse et normale, était impossible et malheureux. Non, je ne prétendais guère que cette Académie était la pire chose qui pouvait arriver à un être humain, seulement que Hikari se sentirait mieux ailleurs. Elle qui n'aspire pas à l'apogée de son pouvoir de matérialisation.

- J’ai… hâte d’y être, Akiha-Okasama.

L'horrible impression qu'elle se forçait à cause d'une détermination grossièrement ébauchée par les actes de Sousei, me prit à la gorge tel un étau d'appréhension se serrant devant tout sourire qu'elle me présentait. Lui rendant ce dernier, je masquais toute tristesse pouvant m'envahir, me promettant plutôt de lui inculquer tout mon savoir-faire de matérialisation, au lieu de mettre une croix sur ses envies du moment. Peut-être que j'arriverais à l'en dissuader. Je l'espérais de tout mon cœur. Et qu'Ayame me dise le contraire ou Hikari elle-même prétende être heureuse à se battre dans l'Arène, je n'en démordrai pas. « Arrête de te prendre la tête avec ce gosse, qu'elle s'adapte ou meure ~ » Même mon ombre était contre ma personne. À croire que le monde entier se moquait des sentiments de ma fille, j'en étais outrée.

- Que de bonne volonté mon amour ~ Pourrais-je cependant espérer finir ce que nous eûmes commencées avant de partir ? ~

Mais je n'oserais le montrer sous la poigne ferme et enivrante d'Ayame, décidée à poursuivre nos ébats dans un endroit plus intime. Devrais-je refuser ? Jamais ~ Je n'avais même pas à penser à un quelconque refus quant à sa demande. Demande ? ~ Plutôt l'expression de ses envies du moment qu'elle comptait assouvir quitte à m'attacher de force, oui ~ Je mouillais à cette pensée, rien qu'en croisant ses yeux d'un vert qui me fit battre le cœur à la chamade ~ Quel monstre de perversité, que j'avais là sous mes yeux ~ Je comptais bien céder à son sourire enivrant et sa douce main qui dirigea nos pas vers la chambre de l'étage supérieur. Et ce, même si mon alter-ego protestait, elle qui avait tant hâte de s'en prendre à mon enfant. Suivant les pas de mon épouse sans me poser plus de questions quant au fait de laisser les jumeaux avec les servantes le temps de... cela, c'est sourire charmeur aux lèvres que je refermais la porte de la chambre derrière nos silhouettes empressée de se dévêtir ~ C'était également une manière comme une autre de retarder le moment fatidique de l'Arène.

- Pauvres de nos enfants, ils pourraient s'imaginer des choses saugrenues après notre... escapade des plus... ~

Et puis peu importe ~ Tel un fauve prêt à attaquer sa proie, je m'approchais de mon épouse d'un déhanché marqué avant de littéralement, lui sauter dessus. Plongeant mes mains dans sa chevelure soyeuse, je l'embrassais avec ferveur, gémissant sans gêne au contact de sa langue contre la mienne. Alala, qu'était cette sensation de chaleur humide en bas ? ~ Quelle idée de laisser une femme telle qu'Ayame dominer tous mes sens, j'en devenais folle de plaisir ~ Déterminée à la déshabiller avant que ses caresses ne me fassent perdre pieds, j'enlevais avec dextérité ce qui recouvrait sa peau laiteuse, baisant toute partie de son corps qui se présentait à mes yeux embrumés par l'envie.

- Ne les crois pas si innocents mon cœur ~ Je suis sûre qu’eux aussi … Connaissent les plaisirs charnels ~

Une action en engendre d'autres, et ce fut aussi le cas à cet instant précis. Des baisers chauds, échangés dans l'intimité d'une pièce sombre. Des sourires voltiges plus pervers les uns aux autres. Des caresses et déhanchés nous amenant directement dans les draps de notre lit conjugal. Son corps glacial me faisait frissonner de toute part, autant que mouiller sous ses doigts habiles. L'ivresse de son toucher me rendait malade de désir, et je le montrais en cabrant tout mon corps afin qu'elle me délivre de cette brûlure atroce qui rongeait mon être de l'intérieur. Sous le surplus de sensations agréables, je me fondis en elle, synchronisant mes mouvements aux siens, supportant la cadence de ses attouchements enfiévrés jusqu'à ce que je n'en puisse plus, que j'attire son visage à mes lèvres, que je l'oblige à m'embrasser sans cesses, les yeux clos, n'osant guère les ouvrir sachant qu'il suffira un éclat de ses billes vertes pour que je jouisse sous ses attentions. Je pouvais entendre ma propre voix se perdre dans un flot de gémissements en disant long sur l'état second qu'était le mien tandis que sa main me pénétrait dans des assauts voluptueux. Le reste de ma conscience, suppliait presque Ayame d'arrêter cette douce torture, tandis que mes ongles se crochetaient à son dos, y cherchant un appui qui n'avait envie de se présenter. Une boule de chaleur fulgurante descendit le long de ma colonne vertébrale, se posant au creux de mon bas-ventre pour mieux s'échapper sous forme d'un liquide brûlant de mon intimité, tandis qu'un cri de jouissance traversa mes lèvres quand mon corps se raidit, pour mieux retomber inerte et détendu sur les draps froissés par tous les mouvements que les gestes d'Ayame purent me faire, faire.

Essoufflée par tant d'émotions, je savourais la légèreté que j'éprouvais, les yeux fermés, le corps de mon épouse tout près du mien. Comblée, j'ouvris enfin les yeux et les posais sur Ayame, le sourire d'une femme heureuse se peignit sur mon visage. Caressant son bras du bout de mes doigts, je vins cacher mon visage au creux de son cou, soupirant de plénitude, tout en murmurant quelques paroles que moi-même je n'arrivais à déchiffrer. Ronronnerais-je ? ~ Alala, il n'y avait que elle pour me mettre dans un tel état, de cette manière si plaisante ~ « Il est agréable de t’entendre si gémissante mon cœur ~ Retournons voir nos enfants à présent, il n’est guère dans mon habitude de faire attendre ceux qui me désirent tant ~ Huhu ~ » Rougissant sous ses paroles dépourvues de toute gêne, et assez taquines pour me mettre dans tous mes états, je capturais ses lèvres dans un doux baiser, et la mordis avant de m'en détacher, en signe de vengeance quant à ses dires. « Pourtant c'est elle qui les a fait attendre pour aller baiser, quelle contradiction ~ » Cela m'était égale, je me sentais si bien que tout me passait au-dessus de la tête ~ Enfin, à part peut-être le fait qu'effectivement, Kiseki et Hikari nous attendaient pour aller s'entraîner. Voilà une chose digne de me mettre de mauvaise humeur si je n'étais pas sur un nuage de luxure à cet instant précis ~ Riant légèrement, je m'habillais, ne maquant guère l'occasion de déposer des baisers frivoles sur le corps de mon épouse quand elle faisait du même.

- Allons y dans ce cas ~

Sourire aux lèvres, un dernier baiser chaste, et je sortis de la chambre. Descendant les escaliers vers nos enfants posés dans le salon, j'eus un simple coup d’œil dans la cuisine où les servantes se trouvaient, avant de reporter toute mon attention sur la pile électrique qui nous servait de fils. « Super Hikari était super rouge super maman Ayame ! Faut que tu super fasses « parler » super maman Akiha plus silencieusement ! Super regarde dans quel état t’as super mis super Hikari ! » Rougissant au même titre que ma fille, je toussotais légèrement, prête à trouver quelque chose à redire avant que les paroles d'Hikari ne me fassent sursauter sous ses protestations. Levant les yeux vers sa personne, je ne savais pour qui me sentir le plus mal. Pour lesdites « paroles » qu'ils ont peu entendre venant de la chambre, de ma part. Ou alors, pour la gêne évidente de ma fille suite à cela. Je crois que dans les deux cas, j'aurais pu me fondre de honte, si les réactions de mon enfant n'étaient pas si amusantes ~

- Ce… n’est pas… le bruit… et… Non. Rien, je n’ai… rien !

Limite attendrie par son mouvement de gêne avant qu'elle ne quitte les appartements, je levais les yeux vers Ayame, encore plus amusée que moi d'ailleurs. « Quelle prude ~ » Je trouvais aussi. Ce qui était étrange quand on avait deux mères tels que Ayame et moi-même, ainsi qu'un frère tout aussi volage dans ses relations amoureuses et -surtout sans doute- sexuelles. Attrapant l'oreille de mon dit fils avant qu'il n'ouvre la bouche, je le sermonnais d'un air sévère sur ses manières de parler qui n'étaient guère bienvenues dans cette maison, peu importe ce que je faisais avec mon épouse dans le lit. Alala... Suite à un bon lavage de cerveau, je lui intimais l'ordre -façon de parler- de sortir des appartements, pour qu'on aille dans l'Arène, endroit où Hikari a dû sans doute se rendre. Je n'avais guère envie de la laisser seule non plus. M'approchant d'Ayame, je ris doucement tout en lui lançant quelques paroles amusées, ne pouvant être entendues par notre fils.

- Que c'est étrange d'avoir un enfant aussi prude avec des mères comme nous ~

Ceci dit, nous sortîmes des appartements et allâmes directement vers l'Arène, suivant les pas de Kiseki qui, s'arrêta à quelques mètres derrière une Hikari tétanisée devant l'infrastructure du bâtiment des combats. Elle avait peur, c'était évident. Les sourcils froncés, je m'avançais vers l'entrée juste derrière Ayame qui poussa Hikari à prendre son courage à deux mains et faire face à ses propres choix. Il va de soi que j'étais contre le fait de forcer notre fille de la sorte, mais les décisions prises se devaient d'être assumées, n'est-ce pas ? Robe de combat sur le corps, une masse sombre dans le dos, je fis le tour de l'Arène d'un simple regard multicolore, au même titre que mon ombre flottant à quelques centimètres du sol, et ricanant sous une envie incroyable de montrer ce qu'était une vraie effusion de sang.

- On est super là pour toi super Hikari ! Super n’ait pas peur !

Levant les yeux sur Kiseki, puis sur mon épouse, je finis par afficher un visage maternel à l'encontre d'Hikari, de laquelle, je m'approchais d'un pas sûr. De là où j'étais, je pouvais sentir toute l'incertitude qui la gagnait, tout le malaise qui régissait tout autant sa posture que son regard. J'avais presque mal pour elle... Et j'étais bien la seule, en vue du large sourire de mon alter-ego, jouissant sous la peur d'autrui.

- « Heh, autant commencer par le plus amusant ~ Veux-tu que je te coupe un bras ? ~ Ou que je coupe un de quelqu'un d'autre ? ~ Petite chose... »

Coupant court à la suite des paroles probables de mon ombre, je lui imposais le silence, mécontente de la voir essayer de mettre Hikari encore plus mal qu'elle ne l'était déjà. Et d'ailleurs, pourquoi me sentais-je visée quand au découpage de chairs ? Parce que je savais précisément ce que mon ombre avait en tête. Selon son avis macabre, en vue de l'affection que me portait la fille habillée en tenue d'hôpital, si je perdais un bras en même temps que mon ombre dirait à Hikari qu'elle en était la fautive par le manque de pouvoir, cela risquerait de mal se terminer. Autant dans des pleurs que des rires lugubres sortis tout droit d'entre les dents aiguisées de la masse noire. Non, il était hors de question que je fasse souffrir mon enfant, tel n'était pas le but de cet entraînement. Soupirant lourdement, j'imposais à cette chose qui me collait, d'aller auprès d'Ayame et de se tenir tranquillement. Ordre qu'elle n'exécuta pas sans faire des siennes avant. Et qu'a-t-elle fait pour que je m'énerve vraiment ? ~ Elle passa à travers Hikari, son aura menaçante ayant le temps d'envelopper son petit corps fragile, et donc lui faisant vivre l'ambiance sanglante de l'Arène dans un souffle, avant de partir d'un rire méprisant et se poser à coté d'Ayame et de mon fils, qu'elle ne manquerait sans doute pas d'embêter également. Parfois, j'aurais voulu m'en débarrasser une fois pour toutes. Lançant un sourire désolé à Hikari, je posais une main réconfortante sur son épaule avant de prendre la parole, d'une voix douce, tout ce qu'il y avait de gentil.

- Commençons mon chaton ~ Premièrement, matérialise ton arme, et essaye de toucher tout projectile que je t'enverrais, ainsi nous verrons ton agilité ~

Laissant le temps à Hikari d'exécuter ma demande, je me reculais à quelques mètres de sa personne, et matérialisais une multitude de petits miroirs autour de ma personne. Droite comme un « i », tout sourire disparut de mes lèvres, je me concentrais afin d'envoyer ces derniers un par un, à une vitesse modérée, augmentant cette dernière à chaque réussite de ma fille. Du moins, jusqu'à ce qu'un de bout pointu vienne érafler sa joue, et que mon sang se glace instantanément.

- Tout va bien Hikari ?

Soucieuse, j'accourrais presque vers elle, touchant sa joue du bout des doigts, et... ne faisant rien de plus. Baissant la main sous le sifflement ennuyé de mon ombre, les sourcils froncés, je demandais à ce qu'elle fasse disparaître la coupure, réfléchissant à ce que nous pourrions faire d'autre. De moins dangereux. La maîtrise du verre peu s'avérer être un grand atout n'est-ce pas ? Mais, serait-il assez solide pour constituer un bouclier ? Pour les miroirs, j'utilise du verre hydrophobe qui n'est nullement résistant en soit, et qui sert seulement à réfléchir ce qui l'entoure, ce n'est pas une manière de se défendre contre un canon. Réfléchissant à toute allure, un sourire brillant vint s'afficher sur mes lèvres quand une solution de génie vint m'éclairer. Il y avait une sorte de verre résistante aux impacts de manière naturelle, mais celle-ci alimentée par la matérialisation peu se rendre d'autant plus efficace. De quoi parlais-je donc ? Du verre des pare-brises, notamment de celui des voitures blindées. Le verre qui se fissure, mais qui reste en place, solide mais qui peut nous faire croire d'être fragile, aux méprises des futurs adversaires d'Hikari ~

- Dis-moi Hikari, connais-tu les propriétés du verre laminé ? Celui qui est mélangé à du plastique pour former une solution solide ? Un bouclier fait de cette matière lié à de la matérialisation, te protégera le temps d'une contre-attaque. Essaye donc d'en matérialiser, et ensuite, nous améliorerons sa résistance ~


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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Jeu 6 Fév - 20:11

L’Arène. Cet endroit était sans doute celui que je détestais le plus dans cette Académie. Bien que je n’aimais pas les autres endroits non plus, cette infrastructure me terrifiait plus que les autres. C’était ici que les gens mourraient, c’était ici qu’ils se battaient. Mais n’en était-il pas de même pour le reste de l’école ? En dehors aussi… Les gens se tuaient. Au détour d’un couloir on pouvait se faire trancher, dans le parc, on pouvait se faire massacrer, dans les classes, certains pendaient leurs camarades et combien de secondes ont connus une mort certaine en se faisant pousser du toit ? Tellement que j’en frissonnais de terreur. Mais Undai n’était pas le seul endroit où les gens mourraient pour un oui ou pour un non. Ici nous avions certes plus de pouvoir qu’un simple humain, mais eux aussi… En dehors de ces murs déclenchaient des guerres, anéantissaient des villages pour des futilités, renversaient des nations entières pour un malentendu. L’esclavage, la famine… L’horreur du monde, elle aussi je la connaissais. C’est sans doute pour cela que j’ai arrêté de me dire qu’une vie en dehors d’Undai serait faite pour moi, que là-bas je n’aurais pas de soucis, que je coulerais une vie normale sans craintes. Non, c’était impossible… Le monde était comme ça. Ce n’était pas lui qui devait s’adapter à mes désirs, mais moi qui devais m’adapter à cette réalité.

Telle était la véracité de cette terre. Soupirant en posant mon regard sur mes pieds dénudés, je regardais les articulations qui séparaient chaque partie de mon corps… C’était laid, mais ma robe de combat représentait ce que j’étais vraiment finalement… Une poupée articulée créée scientifiquement. Un être vivant grâce aux savoirs de deux savantes, une poupée dans laquelle un cœur chaud bat et où un âme, est née. Une âme… J’en avais une, je le savais… Une conscience m’étant propre, parfois… Parfois je l’entendais freiner mes actes tandis qu’en d'autre temps, elle me poussait à agir. Devrais-je parler de schizophrénie ? Non, ce n’est pas parce que l’on se parle à soi-même qu’on est fou. Prenant une grande inspiration sous cette pensée, je relevais mon regard sur Akiha-Okasama qui se posta devant ma personne. Décrivant sa robe de combat d’un regard, je me demandais un court instant s’il serait possible que moi aussi, j’en porte une comme la sienne un jour… Peut être, je devais… Essayer pour savoir.

- « Heh, autant commencer par le plus amusant ~ Veux-tu que je te coupe un bras ? ~ Ou que je coupe un de quelqu'un d'autre ? ~ Petite chose... »

Mais jamais je ne voudrais devenir comme son ombre. Sentant mon corps se raidir quand sa voix stridente me fit poser un genou au sol, je me tenais l’oreille alors que je la foudroyais du regard. Je ne pouvais me permettre d’être mauvaise avec elle parce qu’elle était Akiha-Okasama également… Mais je ne pouvais la laisser s’en prendre inutilement à autrui pour me faire souffrir. Si elle voulait tant que mon sang coule, qu’elle me flagelle. Voilà ce que je pensais en me relevant, soutenant son regard hautain alors que ma mère coupa mot à ses dires afin de la congédier vers les gradins, endroit où se trouvait Ayame-Okasama et Kiseki. Mais était-elle partie si aisément ? Non, il serait encore plus facile de faire marcher une vache sur deux pattes plutôt qu’à s’attendre à ce qu’elle nous écoute sans demander son reste.

Sentant mon âme s’arracher de mon corps quand elle passa à traverser de ma personne, je voulus rester impassible, mais je ne le sus. Tout se décomposa en moi alors que des images atroces se percutèrent dans mon esprit. Du sang, de la rage, de l’horreur, des combats… Des morts… Sousei. Laissant un gémissement de douleur traverser mes lèvres alors que son rire lugubre se dégageait peu à peu de ma personne, j’essayais de rester debout alors que le poids de ces visions me broyait de plus en plus. Il fallait que j’arrête d’y penser, ce n’était que sa noirceur qui me polluait, je ne devais me laisser affecter par cela ! Mais comment pouvais-je faire autrement alors que j’étais si faible ? Si fragile… Si inutile… Akiha-Okasama. Et ce fut dans son regard et dans ses gestes que je trouvais le réconfort pour me remettre d’aplomb. La remerciant d’un mouvement de la tête, je la laissais bercer mon ouïe de sa voix douce et délicate lorsqu’elle expliqua le déroulement de cet entraînement.

- Commençons mon chaton ~ Premièrement, matérialise ton arme, et essaye de toucher tout projectile que je t'enverrais, ainsi nous verrons ton agilité ~

La défense, comme je le voulais tant. J’étais agile… Je l’avais déjà prouvé par maintes reprises en fuyant chaque jour que Kiseki ne me saute dessus. Et même avec Kaïla-Sama, j’avais pu lui prouver qu’il n’était aisé de m’attraper… Mais face à une personne déterminée à m’emprisonner, avais-je autant de chance ? Non, et cela se vit face à Sousei. Prenant une inspiration lorsque je fermais les yeux, j’essayais de visionner cette arme se décrivant comme étant mienne. La voyant au fond des limbes de mon esprit, je m’imageais dans une pièce sombre où seul cet objet brillait au loin. Voyant ma propre personne s’en saisir, c’est la main tendue vers les cieux que je fis apparaître cette chose… Légère. Elle l’était, mais semblait tellement encombrante. Laissant tomber le mat du marteau sur le sol, il ne fallait guère être savant pour voir qu’il n’était pas du tout solide… Rien qu’en touchant le sol, certaines parties s’émiettaient déjà. Ne m’arrêtant pas sur ce fait, je me mis en position de défense alors que le premier projectile arrivait déjà. Le brisant d’un revers de marteau -tenu telle une batte de base-ball-, j’éclatais les projectiles qui arrivèrent vers ma personne sans véritable encombre. Ce n’est qu’à partir du dixième que cela devint plus difficile lorsque les miroirs m’étant été lancés augmentèrent leurs vitesses et que je dus me mouvoir pour les éviter. Brisant certains tandis que d’autres s’éclatèrent sur le sol, je tenais toujours aussi fermement mon marteau alors que je ne vis arriver une autre de mes cibles et que celle-ci entailla ma joue. Douleur.

- Tout va bien Hikari ?

Douleur. Sensation physique ou morale pénible. Mais… Non. Je ne ressentais pas cela. Portant ma main à l’endroit où le carreau m’avait coupé, ce n’est qu’une fissure que je sentais sous mes doigts faits de porcelaine. Aucune goutte de sang ne s’était échappée de cette plaie… Non, j’étais vide d’humanité dans ce corps. Même mon cœur, je ne l’entendais pas. Intriguée par ce fait, je ne répondis guère à Akiha-Okasama alors que celle-ci continuait dans ses demandes.

- Dis-moi Hikari, connais-tu les propriétés du verre laminé ? Celui qui est mélangé à du plastique pour former une solution solide ? Un bouclier fait de cette matière lié à de la matérialisation, te protégera le temps d'une contre-attaque. Essaye donc d'en matérialiser, et ensuite, nous améliorerons sa résistance ~

Étais-je immortelle dans cet accoutrement ? Mais lorsque je m’étais retrouvée avec Ren-Chan dans l’Arène, la douleur me semblait réelle, mes membres fissurés… Tout cela n’était que mental. Et c’est en comprenant cela que je passais par-dessus cette sensation… Oui, j’étais immortelle ici. Qu’en était-il de ma matérialisation ? Cherchant vainement à apercevoir celle-ci, c’est à défaut que je compris les contraintes d’un corps sans ressentis. La douleur, comme le pouvoir, ni l’un ni l’autre je pouvais les sentir. Comment pourrais-je savoir lorsque je serai à sec ? Mon corps s’arrêtera de se mouvoir mais combattre dans l’incertitude d’une victoire était dérangeant. Kiseki ressentait-il la même chose ? Je me devais de lui poser la question, mais avant toute chose, je devais me focaliser sur ce que disait ma mère. Croisant son regard multicolore, je fronçais inexorablement les sourcils quant à ses dires.

- Le verre feuilleté.

J’avais lu un article sur ce sujet là… On utilise celui-ci pour les doubles vitrages en utilisant deux couches de verres entre lesquelles une feuille plastifiée est interposée… Je pouvais imaginer cette structure, mais de là à la créer… Non, je ne devais pas me précipiter… J’avais mon temps en ce jour pour apprendre cette technique. « Je… vais essayer… » Me reculant de ma génitrice, je réfléchis en premier temps à du plastique… La seule chose qui me vint en tête fut une bouteille. Oui, celles-ci étaient faites de plastique la plupart du temps… Créant une petite bouteille d’eau vide dans ma paume, je déposais celle-ci au sol avant de me rendre compte qu’elle disparut en même temps que je l’eus lâché… Ne pouvais-je déposer mes matérialisations ? Fronçant les sourcils en tenant fermement le manche de mon marteau pour ne pas que celui-ci disparaisse, je retentais de matérialiser une bouteille d’eau. Chose faite, je me retrouvais avec les deux composant primaires du verre laminé… Posant la bouteille sur le mat de mon arme, je fis fusionner les deux créations tant bien que mal avant de juger d’un coup d’œil si tout était bon. Ca m’en avait tout l’air, mais ce n’était pas une arme plus résistante dont j’avais besoin en cet instant, mais plutôt d’un bouclier. Hum.

- Changer… Sa forme.

Fermant les yeux en tendant mon arme vers le ciel, je façonnais ce que j’avais déjà sous la main -de peur d’utiliser plus qu’il ne faut ma matérialisation- en une forme plus plate, plus arrondie avec… un creux, afin que je puisse tenir celui-ci. Me retrouvant avec un disque dans la main pas très grand, j’espérais que celui-ci soit cependant assez solide pour contrer les attaques d’Akiha-Okasama… Pouvais-je faire plus ? Regardant Kiseki, je zieutais sur les billes qu’il montrait avec fierté à Ayame-Okasama avant de tendre ma main dans sa direction et lui voler -littéralement- ce qu’il avait créé pour les faire fusionner à mon bouclier… Du verre, pouvais-je me permettre de prendre la matérialisation de quiconque matérialisera du verre ? J’en doute.

- N’importe quoi… Lancez moi quelque chose dessus… Pour… Pour juger de la résistance de ce bouclier, Akiha-Okasama.

Une lance fera l’affaire… Et… Et je n’eus le temps de dire quoi que ce soit d’autre que mon bouclier se vit transpercer. Lui et mon corps d’ailleurs, me clouant au sol sans plus de modération. Relevant les yeux vers la provenance du lancé, c’est avec hésitation que je me demandais qui était le coupable d’un tel acte de barbarie. Je… Non, la douleur n’était toujours pas là, mais le simple fait de savoir que quelque chose m’avait troué me faisait souffrir mentalement. Me relevant en titubant en même temps que la lance disparu, je posais une main sur le trou béant ayant déchiré ma robe et brisé la porcelaine de mon ventre.

- Ne me regarde pas ainsi Akiha-Chan, ce n’est pas moi ~

L’ombre dans ce cas ? Non, en vue du sourire narquois et de la position d’Ayame-Okasama, je n’étais guère étonnée que ce geste vienne d’elle. « Assis Kiseki ~ » Peut être de l’ombre également… Des deux femmes en soi. Baissant les yeux sous ma faiblesse, je m’excusais cependant auprès d’Akiha-Okasama en venant attraper le tissus qui recouvrait ses mains tout en lui implorant son pardon.

- Je suis désolée… De ma faiblesse, Akiha-Okasama…

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Jeu 6 Fév - 22:11

Selon les statistiques éventuelles et analyses que je pourrais faire sur le verre, son utilisation serait davantage consacrée à l'attaque, vu son tranchant effilé. Et non à la défense, en raison de sa résistante moindre. Mais si on se penche davantage sur le sujet, en ajoutant un deuxième composant à cette matière première que l'on retrouve principalement dans le sable, un assemblage pourrait donner un résultat surprenant. De là vint l'idée du plastique, composant pouvant être modelé de différentes manières, étant donné qu'il existait sous forme presque liquide, ou assez solide pour réagir comme le verre. Mélanger ces deux éléments dans un alliage mi solide et mi mou, construirait un bouclier des plus performants. Du moins, s'il devient suffisamment puissant pour contrer toute attaque provenant d'un étudiant de Undai, qu'il soit en Terminale ou plus bas. Mais une chose était certaine, si Hikari y parvient, je me sentirais rassurée quitte à lui inculquer le besoin de l'utiliser quand elle se retrouverait dans l'embarras. Ce fut une brillante idée, je m'en félicitais moi-même, surtout au niveau du danger qu'un tel entraînement causerait dans les pires des cas. Et sachant que c'était ma personne qui l'attaquerait uniquement, j'étais disposée à freiner toute attaque qui risquerait de lui faire du mal. Voilà qui était fort plaisant dans ce moment de pur inquiétude ~

- Le verre feuilleté. Je… vais essayer… 

D'autant plus que ma fille -intelligente comme ses mères- comprenait parfaitement où je voulais en venir. Chose qui facilitera la tache que je lui imposais, sous le regard de son frère et mon épouse. D'ailleurs, que faisaient-ils dans les gradins pour que mon ombre reste tellement sage ? Levant mon regard multicolore à l'emplacement des trois êtres m'intéressant, je me concentrais un temps soit peu sur les pensées de ma deuxième moitié pour concrétiser leurs discussions. Non, je n'espionnais guère ~ Après tout, Akiha était moi autant que j'étais elle ~ M’apercevant qu'il était seulement question de se défouler sur différentes personnes des manières les plus brutales possibles, je me détournais d'eux sous un dernier soupir mécontent, et regardais un court instant les autres étudiants qui s'entraînaient dans l'Arène. Heureusement qu'ils étaient à un nombre moindre, cela évitera toute altercation dérangeante, mais aussi, la vision du sang giclant de partout, aux yeux d'Hikari. Hikari ? ~ Levant les sourcils, intriguée par ce qu'elle faisait avec sa matérialisation, je ris d'amusement en la voyant se démener tant bien que mal avec sa matérialisation. Adorable ~ Elle l'était au point que je veuille la prendre dans mes bras, sortir de l'Arène et aller lui acheter quelque chose, rien que parce qu'elle était trop mignonne ~ Et plus sérieusement, je ne pense pas qu'elle apprécierait un tel élan d'amour pendant que son but était d'être à a hauteur de mes demandes.

Et il fallait le dire, elle utilisait toutes les ressources nécessaires afin d'arriver au résultat voulu. Certes, sa façon de procéder était primaire comparé à ce que j'aurais fait pour arriver à matérialiser du verre laminé, mais cela ne restait pas dérangeant en soi ~ Parce qu'elle avait raison en quelque sorte. Pourquoi s'user l'esprit à décortiquer chaque élément atomique d'une molécule, tandis qu'en connaissant la structure d'une bouteille en plastique en l'alliant au don naturel de son pouvoir, elle arrivait au même résultat ? Brillant ~

- Changer… Sa forme.

C'est avec intérêt que je m'approchais de sa personne, ne la coupant guère dans sa création, tout en évaluant ce qu'elle tenait en main. Un marteau en verre laminé, pourrait tout autant être efficace, même si manier l'arme première restait un art plus solide et efficace. Comme avec mon miroir ~ Je me rappelle encore de la première fois que je l'eus matérialisé, sous les regards de quelques amis moqueurs, disant que j'étais tellement imbue de ma personne que je créais des miroirs pour m'y contempler. Ce qui n'était on ne peut plus faux, à l'époque je n'avais rien d'une personne charismatique qui jouait de son savoir-faire naturel afin d'arriver à ses fins. Non, jolie que je puisse l'être, j'ai toujours préféré les livres. Du moins, avant ~ Quoi qu'il en soit, tout cela pour dire qu'il m'a fallu un certain moment et quelques bonnes bases d'imagination pour trouver utilité à mon arme.

- N’importe quoi… Lancez moi quelque chose dessus… Pour… Pour juger de la résistance de ce bouclier, Akiha-Okasama. 

Sortant de mes pensées en voyant une forme plate lui servant de bouclier, se dessiner sous mon regard clair, je hochais de la tête avant de réfléchir à ce que je pourrais matérialiser. Un couteau ? Oui, ce serait assez puissant pour juger de la résistance de sa défense. Mais avant, voyons si c'était bien du verre laminé qu'elle eut crée, je ne désirais guère briser le verre qui la lacérerait de partout. Mais je n'eus guère le temps de lever la main vers l'objet en question qu'une autre forme de puissance passa à travers ladite défense, transperçant ma fille par la même occasion. Première chose que je me suis dite en voyant cela ? Que c'était bien du verre feuilleté. Deuxième chose ? Je poussais un cri d'effroi. Troisièmement ? Je pâlis définitivement choquée d'un tel spectacle, tout en fusillant Ayame furieusement.

- Ne me regarde pas ainsi Akiha-Chan, ce n’est pas moi ~ 

Non ?! Et qui donc ! Complètement en colère, les yeux écarquillés d'incrédulité, je... me sentais prise au dépourvu ~ Littéralement paralysée par tant d’inconscience pouvant provenir de ma femme, j'étais tout autant déçue par le rire cruel de mon ombre qui félicitait Ayame de son geste déplacé. Et mon fils ? Croisant son regard, je crois que nous nous sommes compris pour la première fois, en vue de son état tout aussi... Perturbé que le mien. Quelle mauvaise plaisanterie. Hurlant mentalement à ce que Akiha se taise au risque de se voir enfermée dans une boite, je baissais mon regard lançant des éclairs sur la personne qui venait de m'approcher inconsciemment.

- Je suis désolée… De ma faiblesse, Akiha-Okasama…

Les sourcils froncés, une colère posée en mon sein, je caressais nerveusement la chevelure de mon enfant avant de la serrer dans mes bras, dans une étreinte rassurante. Étreinte qui fut la dans un autre but également, et c'était celui de lui cacher la vue de la suite des événements. Parce qu'il ne fallait pas se leurrer sur ma nature gentille et bienveillante. Quand on touchait à mes enfants, on subissait les conséquences. Et rien que pour le faire comprendre à ma chère et tendre femme, je matérialisais des milliers de morceaux de verres que j'envoyais sur sa personne dans un sifflement, ordonnant à mon ombre de... Rien du tout, je ne pensais pas si loin sur le moment. Du moins, jusqu'à ce que les armes improvisées par mes soins s'arrêtent en plein vol à un mètre de ma chère femme. Et pourquoi donc ? Car je redoutais que cette dite attaque puisse blesser mon fils dans la volée. Baissant le bras, le verre se brisa en des milliers de morceaux en tombant au sol dans un bruit cristallin. Mais ce n'était pas pour autant que ma colère s’amenuisa.

- Ne vous moquez pas de moi, Ayame ! Je vous prierai de ne plus interférer de la sorte. 

Totalement contrariée, je m'étonnais moi-même du calme posé que je laissais voir en apparence à toute personne extérieure. Soupirant de frustration, je baissais les yeux vers Hikari, croisant ses billes bleutées, j'apposais mes mains sur son visage avant de lui souffler quelques paroles douces, complètement en contradiction avec ce que je venais de fournir à ma chère femme. « Ne sois pas désolée mon chaton ~ Tu as réussi ce que je t'ai demandé de faire. Et même moi, je ne saurais contrer la puissance de ta chère mère ~ » Les mots comme « irréfléchie » ou « imprudente » voulaient traverser mes lèvres, mais selon une étude consciencieuse, dès que les deux parents se disputent devant leurs enfants ou ont des idées convergences quant à leur éducation, lesdits enfants en son négativement affectés. C'est bien la seule raison pour laquelle je ne me sois guère énervée au point de hurler haut et fort mon mécontentement. Désespérée, je posais les mains sur les épaules d'Hikari et la reculais de ma personne pour ausculter ses plaies. Plaies, disais-je ? ~ Parce que voir son propre enfant avec un trou béant dans son ventre, qui la transperce littéralement, c'était... affreux ~ Encore plus quand je me rendis compte qu'il n'y avait rien d'autre que... sa peau de porcelaine, sans moindre organe vital ou du sang à l'intérieur. C'était... spécial.

- Hikari tu... excuse-moi un instant ~

Blanche comme un linge, je sentis tout mon corps défaillir sous une telle vision. Encore, si je pouvais soigner cela par des gestes connus, reconstruire des tissus et ainsi de suite... Mais là. C'était déstabilisant, à tel point que je doive inspirer un bon coup avant de reprendre mes esprits. Et comment m'y prendre ? Akiha -mon alter-ego maléfique- jugea que la meilleure manière de réussir à me faire revenir sur terre serait de me montrer du sang. Et comment a-t-elle fait ? Alala... Elle attrapa un étudiant qui s'entraînait tranquillement dans son coin, lui arracha le bras et le balança sous mes pieds en riant ouvertement, avant d'arracher le deuxième bras du malheureux et venir à l'encontre de Hikari. Et là... J'ai perdu tout contrôle, tout mon sang-froid se mit à bouillir.

- Cela suffit.

Étrangement, j'ai trouvé mon ton de voix effrayant. Heureusement que cela arrêta mon ombre dans son délire, et qu'elle retourna à coté d'Ayame en maugréant toute sorte d'insultes. Dont quelques paroles qui me déplurent « Heh, je te proposerais de torturer ce gosse avec moi, elle apprendrait bien plus vite qu'avec Akiha ~ Et toi gamin, tu as l'air pâle ~ » Lançant un regard furibond aux gradins, je m'en détournais -espérant de tout cœur qu'Ayame ne laisse pas un combat entre mon autre moi et Kiseki éclater. Non que je n'aie foie en le contrôle de mon propre pouvoir, mais il suffisait de la colère meurtrière d'une personne -à savoir mon fils- pour que la lune devienne rouge. Me raclant la gorge, les lèvres pincées, je me heurtais une fois de plus à la vision du tour dans ma fille... Au moins, elle n'avait l'air d'en souffrir énormément. Préférant parler pour dissiper l'envie de m’évanouir, je posais ma main sur ladite plaie, interloquée que mon pouvoir ne fonctionne pas comme convenu... Pourquoi ? De la porcelaine, bien sûr. Réparons cela au plus vite ~

- Bien ma chérie ~ Si tu t'en sens encore capable, refais un bouclier. Mais sans utiliser la matérialisation de ton frère, car il arrivera sans doute un temps, où il ne sera présent quand tu devras te battre. Par contre, cette fois-ci, c'est Kiseki qui lancera ses billes sur ton bouclier, d'accord ? ~

Tournant le regard vers l'intéressé, je lui demandais de descendre, préférant l'avoir auprès de moi plutôt qu'aux cotés des deux monstres dans les gradins. D'ailleurs, je fus contente que mon fils s'empresse de vouloir nous rejoindre. Bien ~

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Jeu 6 Fév - 22:38

Faible. Me voilà une fois de plus à me plaindre sur mon sort. Cette plaie marquait Ô comment j’étais un être inutile, même me protéger, je ne sus le faire. Peut être que si ce n’avait pas été l’arme d’Ayame-Okasama… Peut être que j’aurais pu la contrer ? Des mensonges que je me disais pour me soulager. Sentant une tristesse sourde gravir mes yeux, je me retenais de fondre en larmes alors que je pinçais mes lèvres de mes dents. Même ma chair n’avait le même goût que d’habitude… Le goût que j’avais était celui de mon apparence. Insipide. J’en pleurerais, si je ne voulais me retenir devant Akiha-Okasama.

- Ne vous moquez pas de moi, Ayame ! Je vous prierai de ne plus interférer de la sorte.

Et sa colère me refroidissait assez pour que je ne veuille lever le regard vers le sien. Me l’imaginant noir, seul le sol de l’échiquier attirait mon attention alors qu’un haut-le-cœur me prit lorsque je me retrouvais contre ma mère. Que ? Relevant cependant mes yeux vers elle, je les rabaissais tout aussitôt en sentant une fureur froide émaner de son être. Me crispant en même temps que des bruits de cristaux vociféraient non loin de ma personne, je serrais celle qui me protégeait, déjà terrifiée d’une chose que je ne pouvais voir. Peureuse. Qui est facilement ou souvent sujet à la peur. Voilà ce que j’étais en cet instant alors que la voix mordante de ma créatrice résonna dans tout mon être. Bien qu’elle eut essayé d’être douce, il était impossible de ne pas entendre Ô comment les événements qui venaient de se passer, l’eurent dérangés au plus haut point… Que devais-je en dire dans ce cas ? « Ne sois pas désolée mon chaton ~ Tu as réussi ce que je t'ai demandé de faire. Et même moi, je ne saurais contrer la puissance de ta chère mère ~ » Rien du tout, je me satisfaisais pleinement des paroles d’Akiha-Okasama. Me reculant de sa personne lorsqu’elle me dégagea de son étreinte, je baissais mes yeux vers le trou béant que je tenais en mon sein. Serais-je assez folle pour essayer de passer ma main à travers ? Non, rien que voir que cela ne me faisait mal… Mais en même temps, pas du tout. Caressant le vide du bout des doigts, je relevais la tête vers Kiseki qui… était étrangement… silencieux ? Fronçant les sourcils, je me détournais de cette vision pour plutôt voir le malaise certain qui naissait en ma Okasama… « Hikari tu... excuse-moi un instant ~ » Étais-je à ce point immonde ? J’en étais honteuse. Me détournant également de cette vision qui me blessait, je posais mon regard sur une chose bien pire…

Le visage d’Akiha-Okasama était si beau lorsqu’il était déconfit. Oui, bien plus beau que de voir une boule de poil se faire écarteler. Déglutissant difficilement en voyant les tendons de la victime de l’ombre se déchirer les uns des autres, j’eus un mouvement de recul alors que le premier bras atterrit à quelques centimètres de ma position… Était-il temps de remettre son estomac ? Et qu’en était-il de cette vision atrocement terrifiante qu’était celle de voir l’ombre courir -voler- à ma rencontre en balançant un bras dans sa paume -fumée- tout en affichant un sourire certain ? Je pâlis. Était-il possible de changer la couleur de la porcelaine qui recouvrait mon corps ? Et finalement, que devais-je penser de tout cela ? L’ombre accourant dans ma direction avec un membre fraîchement arraché, je voulus en hurler mais ma peur a dû faire fuir mes cordes vocales puisque aucun son ne traversa mes lèvres. Droite tel un piquet, je me décrochais du monde alors que les voix des gens m'entourant parvenaient encore faiblement à mon ouïe. « Heh, je te proposerais de torturer ce gosse avec moi, elle apprendrait bien plus vite qu'avec Akiha ~ Et toi gamin, tu as l'air pâle ~ » Non merci ? « Bien ma chérie ~ Si tu t'en sens encore capable, refais un bouclier. Mais sans utiliser la matérialisation de ton frère, car il arrivera sans doute un temps, où il ne sera présent quand tu devras te battre. Par contre, cette fois-ci, c'est Kiseki qui lancera ses billes sur ton bouclier, d'accord ? ~ » Non… Non… Non ! Je ne voulais plus ! Je… Le sang. Et ce fut sur cela que je tombais au sol tel un poids lourd. M’écrasant contre l’échiquier, je me sentais perdre connaissance alors que la voix de Kiseki hurlait au loin… Kiseki.

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Jeu 6 Fév - 23:15

Je n’étais guère du genre sadique où quoi que ce soit d’autre ~ Si j’avais lancé cette lance, ce n’avait été que pour aider ma fille, laissez donc les mauvaises pensées aux autres, je suis une femme faite de bonté après tout ~ Gloussant dans mon coin alors que la lame transperça ma fille sans moindre pitié, je me retenus cependant de montrer toute marque de joie excessive, feignant plutôt un « Oh ~ » choqué plus qu’autre chose ~ Non, décidément, avoir l’ombre à mes côtés ne me permettait pas de faire semblant de faire quoi que ce soit, j’en étais terriblement… amusée ~ Virant mon regard sur mon épouse quand son regard se logea dans mes billes brillantes, je haussais les épaules en faignant l’ignorance alors que de son côté elle hurla à mon encontre des insanités que je n’étais prête à lui laisser passer ~ Était-ce un ton pour parler à Dead Master-Sama ? ~

- Ne vous moquez pas de moi, Ayame ! Je vous prierai de ne plus interférer de la sorte.

Mais je ne me moquais guère voyons ~ Et puis qu’était-ce donc ces cris profanateurs à mon encore sans la moindre preuve, comment pouvait-elle savoir que cette attaque venait de ma personne ? Il y avait également d’autres personnes dans l’Arène, je n’étais pas l’unique être cruel -fait de gentillesse- en ce lieu ~ Oui, je n’acceptais guère cela, et je le soulignais à sa très chère ombre ces quelques paroles que je ne retins guère entre mes lèvres ~ « Comment ose-t-elle m’accuser alors que je n’ai rien fait ~ Y a-t-il seulement des preuves d’un quelconque acte barbare de ma part ? ~ » Recevant un rire comme unique réponse, je fus cependant forcée de retenir mon fils pour que celui-ci ne s’exclame pas également. Le clouant sur place d’un regard, je ne me retenais guère de sourire à l’encontre de mon épouse qui me foudroyait avec effroi ~ Dieu, j’en suis toute excitée ~ Et d’autant plus lorsque des bris de verres se dirigèrent dans ma direction ~ Dieu, serait-ce une invitation à combattre ? Je n’attendais que cela, un peu de dégourdissement ne pouvait que me faire du bien ~ Allais-je manger une petite Akiha-Chan pour mon quart d’heure ? Huhu ~ Levant la main afin de faire disparaître ses armes, je n’eus besoin d’agir plus que cela puisqu’elle les arrêta d’elle-même ~ Quelle femme soucieuse ~ « Faut pas croire Ayame, c’est pour le môme ~ Heh ~ » Lisait-elle dans mon esprit ? Non mais mon air disait bien le fond de ma pensée ~ Ne réagissant guère à cela, je gardais une posture hautaine alors que mes yeux se posèrent une fois de plus sur l’Arène ~

Et que voyais-je d’amusant ? Hormis mon épouse avec l’estomac retourné et l’ombre s’amuser à écarteler un pauvre enfant, rien de plus amusant ~ Maaah, si elle continuait ainsi, elle allait choquer notre fille, ne savait-elle pas Ô comment elle était fragile quant à la vision du sang ? Pardon ? ~ Croyez-vous vraiment que je ne savais pas ce détail fâcheux ? Huhu ~ Qu’importe mes pensées, j’avais tout aussi distrayant juste à côté de moi ~ Posant ma main sur la tête de mon fils, je caressais sa chevelure avec amabilité avant de venir faire résonner mes cordes vocales à son oreille d’un ton mielleux ~ « Kiseki-Kun se sentirait-il mal ? ~ » Nulle réponse ne traversa ses lèvres alors que l’ombre revint à nos côtés tout en commentant ce qui se passait plus bas ~ « Heh, je te proposerais de torturer ce gosse avec moi, elle apprendrait bien plus vite qu'avec Akiha ~ Et toi gamin, tu as l'air pâle ~ » Elle n’avait guère tort, que ce soit pour la première partie ou la deuxième ~ D’ailleurs, regardez donc comment elle eut réussi à faire détaler notre fils ~ Pauvre chose ~ Gloussant tout en me posant contre cette masse hideuse, je portais mon visage à ses lèvres avant de venir exposer le fond de ma pensée ~

- Il est déjà étonnant qu’elle ne s’est pas évanouie lorsque tu es accourue ensanglantée vers elle mon cœur ~ N’a-t-elle pas fait de progrès ?

« Heh ~ Tu parles de ta chose qui vient de s’écraser sur le sol ? ~ » Me détachant de l’ombre, je levais les yeux au ciel en voyant Hikari-Chan vautrée au sol… Sans vie ~ Croyez-vous qu’elle soit morte ? Non, cela n’aurait pas été amusant sinon ~ Et qu’en était-il de cette nouvelle apparition des plus surprenantes ? Ne serait-ce pas Blanc d’Acier qui accoure vers notre fille ? ~ Levant un sourcil en voyant la princesse blanche d’Undai se mélanger à ma petite famille en venant soulever notre petite Hikari-Chan, je me levais également pour rejoindre l’Arène. Laissant ma robe de combat se mouvoir au gré de mon déhanché, je me permis de prendre l’ombre à ma suite, laissant celle-ci s’enrouler autour de ma personne comme à son habitude. Rejoignant enfin l’assemblée, je pris place dans une discussion des plus amusantes ~

- Que s’est-il donc passé ? Hikari-Chan ?

Hikari-Chan donc ? ~ Étaient-elles amies ? Maaah, comment pouvais-je avoir une mémoire aussi courte ~ D’après ce que j’eus entendu, n’était-ce pas elle qui eut ramassé notre sujet de laboratoire après qu’elle s'est faite user par Sousei-Chan ? ~ Devrais-je la remercier ? Un jour viendra, en attendant, laissons les enfant parler ~ « M…Mei-Sama… » Que c’était attendrissant ~ « Oui Hikari-Chan, je suis là ~ » Encore mieux qu’un roman à l’eau de rose ~ « Que… Pourquoi… » Pourquoi es-tu venue, Ô ma princesse ? « Je m’inquiétais pour toi, laisse moi te relever ~ » Et elle le fit alors qu’elles ne se quittaient plus à présent ~ Mon cher fils allait-il faire des siennes quant à cette vision des plus grotesques ? ~ Je rejoignais sans doute l’ombre sur ces pensées des plus … Hum ~

- Quelle plaisir de te voir Mei-Chan ~ Viens donc avec nous dans les gradins pendant qu’Hikari-Chan reprend son entraînement ~ Il en va de même pour toi Kiseki, rejoins-nous y au plus vite ~

Et pourquoi interférais-je ainsi ? Car je ne trouvais nul but à regarder un spectacle aussi dégoulinant voyons ~ Invitant Mei-Chan à me suivre d’un mouvement de la main, je m’assis à ses côtés alors que je ne me retenais guère à débuter une conversation que j’attendais, soit intéressante ~ « Je suis gré que tu nous ais ramenée notre fille, Mei-Chan ~ Je te remercie pour ce geste ~ » Je ne la remerciais guère pour moi, mais si Akiha-Chan apprenait que je sympathisais avec ceux qui aidaient nos enfants, ne serait-elle pas la femme la plus comblée au monde ? ~ « Cela va de soi, Dead Master-Sama ~ Je ne pouvais laisser Hikari dans un tel état… » Hikari donc à présent ? A quel point étaient-elles intime ? ~ « Je ne m’attendais guère à ce que tu apparaisses aussi ouvertement pour secourir ma fille ~ » Autant se le dire clairement ~ « Contrairement à certaines personnes… Je n’ai que faire de mon image ~ » Cela me serait-il destiné ? ~ « Il serait tout de même préférable de ne pas nuire à l’image de ceux qui y apportent de l’importance ma chère ~ » Et ce fut un silence pesant qui se posa à présent entre nous ~ Me sentais-je gênée ? Nullement, j’en ris. Littéralement lorsque je croisais le regard de Mashiro et que son ton vocal suivit celui de mon gloussement ~ Dieu, cette demoiselle me plaisait ~

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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Ven 7 Fév - 0:59

Esquissant un doux sourire à l'encontre de mon fils, soucieux de sa sœur, je l'accueillis à bras ouvert dans l'antre même de l'Arène. J'étais grandement contrariée du comportement d'Ayame dont les conséquences se répercutèrent sur toute l'assemblée. Que ce soit sur mon fils, mon ombre maléfique se plaisant dans de tels actes, ou encore, les autres étudiants qui se trouvaient dans le sanctuaire de Yume. Tous étaient étonnés de voir la directrice de leur chère Académie, assise dans les gradins, tandis que je donnais -ainsi dit- cours de matérialisation à Hikari. Ébouriffant les cheveux en bataille de mon garçon, j'attendis qu'il reprenne contenance -étant donné qu'il devait être choqué du comportement de sa mère également-, avant de lui indiquer clairement ce que j'attendais de lui. Chose faite, je jetais un coup d’œil à ma fille aînée afin de vérifier si elle était prête pour reprendre l'entraînement, qu'il soit désastreux aux premiers abords ou non. Sauf qu'il l'était assez pour que je lève les sourcils en une expression étonnée et, avant que je ne puisse réagir en vue de la jeune fille étalée parterre, une autre personne vienne faire son entrée, accourant à pas de course vers Hikari. Mais que se passait-il ici aujourd'hui ? C'était le monde à l'envers, littéralement.

- Que s’est-il donc passé ? Hikari-Chan ?

L'air plus intéressée qu'inquiète, je notais seulement que mon enfant ne saurait plus poursuivre ce que nous faisions, à ma plus grande joie, cela dit ~ Main posée sur l'épaule d'un Kiseki étrangement tendu, je laissais Mei Mashiro interagir avec Hikari sachant pertinemment qu'elle ne risquait rien de la part de la fille en blanc. Oui, la princesse blanche de Undai -selon son appellation-, m'a prouvé avec éloges qu'elle était digne de confiance. Sentant la présence d'Ayame et de mon ombre se rapprocher à grands pas de nous, je ne leur accordais même pas un seul regard, focalisée complètement sur les deux jeunes femmes au sol.

- Oui Hikari-Chan, je suis là ~ 

C'était... attendrissant ~ Une telle amitié entre deux êtres, dans un endroit tel que celui où Hikari évoluait, était une sorte de bénédiction, même si je n'étais guère croyante. Mais savoir que ma fille s'est trouvé une amie d'une telle qualité, ne pouvait que me réjouir. Et je ne comptais en rien briser cette amitié bienvenue, même si mon ombre montrait bien que cela était plus ridicule qu'autre chose. À même titre qu'Ayame en y pensant. Lançant un regard meurtrier à ces deux là, pour les prévenir de tout faux pas irréfléchis de leur part, je fus tout de même légèrement ravie de l'attention de Mei envers Hikari. Deux tableaux différents, entre la pureté de l'innocence, et celle de la perversité cruelle. Je préférais de loin regarder le coté beau de ce moment.

- Je m’inquiétais pour toi, laisse moi te relever ~

Sentant mon emprise se dérober sous un geste brusque de Kiseki, je baissais le regard sur sa petite tête délavée -au passage il était aussi grand que ma personne à présent- pour constater qu'un visage mauvais reflétait ses ressentis, tandis que des billes de verres remplissaient ses mains. Qu'avait-il à être à ce point nerveux tout à coup ? « Chéri, veux-tu... » Chuchotant quelques paroles d'incompréhension envers mon fils, je me fis couper par la voix de mon épouse, rebondissant délicatement dans l'Arène. Était-ce une simple impression, ou la plupart des étudiants se sont arrêtés de combattre pour mieux observer notre petit attroupement.

- Quelle plaisir de te voir Mei-Chan ~ Viens donc avec nous dans les gradins pendant qu’Hikari-Chan reprend son entraînement ~ Il en va de même pour toi Kiseki, rejoins-nous y au plus vite ~ 

Les sourcils froncés sous la légèreté des paroles d'Ayame, je la regardais partir accompagnée de Mei, comme si de rien était. Croyait-elle vraiment que Hikari arriverait encore à se relever d'un tel choc ? Son état ne lui permettait aucunement de reprendre les armes. J'eus raison en disant que cet entraînement prématuré n'apporterait rien de bon à son développement. Soupirant -à croire que c'était mon jour-, je coulais mon regard devenu sombre de désapprobation, sur Kiseki qui s'empressa de rejoindre Hikari dès que Mei l'eut lâchée. Mes petits jumeaux, mes chatons adorés, ils étaient ma plus grande fierté ~

- Je super reviens, super Hikari ! Il faut super que j'aille voir super maman Ayame, mais super t'inquiète pas, maman super Akiha va rester avec toi !

Il était dérangeant de constater à quel point Ayame demandait la compagnie de mon fils, et à quel point, ce dernier lui obéissait. Cela me chiffonnait sans que je ne puisse vraiment savoir pourquoi. Il serait peut-être temps que je fasse une petite investigation de ce coté là. Ne montrant rien de la perplexité qui naquit en mon être, j'ébauchais un sourire perquisiteur à l'encontre de Kiseki, terriblement sérieux, qui ne quitterait pas sa sœur avant que je n'approuve ses dires. Le congédiant d'un mouvement anodin de la main, je relevais ma fille tout en l'enveloppant dans une chaleur rassurante, dont j'avais le secret.

- On va en terminer là pour aujourd'hui mon chaton, il faut que tu te reposes ~

Masquant le semblant de joie que ces paroles me procuraient, je voulus quitter les lieux avec ma fille, avant qu'un autre son de voix n'attire mon attention. Une voix disant bien que quelque chose ne tournait pas rond en soit. Et ce ne fut autre que mon fils qui fut le propriétaire de cette même parole qui me fit fixer Ayame avec insistance. « T'es quoi toi ? » Et à qui s'adressait-il avec si peu de respect ? À Mei. Voilà quelque chose que je ne lui ai guère appris, et que je désapprouvais de tout cœur, tandis que mon ombre, ressentant elle aussi la colère de Kiseki, jubilait dans son coin, prête à se plaire dans une effusion de sang monstrueuse. « ... Une fille ~ » Je pourrais rire à tant de désinvolture de la part de la jeune femme en blanc, si seulement je ne sentais pas la colère et donc l'imprudence de Kiseki monter rapidement dans tout son être. « ... T'es qui pour t'adresser avec tant de familiarité à Hikari ? » Ma fille toujours dans mes bras, j'intimais à mon ombre de réagir à cette joute verbale, mais c'était déjà trop tard, quand les paroles fusèrent de plus belles. Celles de Mei tranquilles et posées, tandis que celles de mon fils, de plus en plus haussées et furieuses. « Hum ~ Je suis une amie d'Hikari... Tu dois sans doute être son frère, Kiseki-Kun ? ~ », ce dont mon fils lui rétorqua avec force « Ne l'appelle pas comme ça ! Et ne t'approche pas d'elle non plus ! Elle a pas besoin d'amis, elle à moi ! » Trouvant que cela allait trop loin, je voulus intervenir, mais Mei -fidèle à elle même- ne s'en décomposa guère. «  Elle a beau t'avoir, mais tu n'es que son frère ~ Ne viens guère interférer dans des relations qui ne te concernent pas, Kiseki-Kun ~ » Des paroles qui furent de trop pour mon fils aimant sa sœur plus que tout au monde. D'ailleurs il en fut tant blessé, qu'il agrippât sans peur Mei pour lui hurler des mots rageurs à la figure.

- Tu ne sais rien d'elle ! Tu !

Réagissant au quart du tour avant que cela ne tourne au vinaigre, sachant que Mei était en Terminale et peu importe sa gentillesse, elle ne laisserait sans doute pas mon fils lui éclater des billes dessus, je haussais la voix à mon tour du bas des gradins. « Kiseki ! » Seul son prénom traversa mes lèvres d'un ton sévère avant que mon ombre ne vienne le saisir par sa robe de combat et l'éloigner de la jeune femme toute de blanc faite. Faut-il que j'ajoute qu'il l'a fait exploser sans pitié avant qu'elle ne puisse le maîtriser convenablement. Alala... Cet enfant avait du caractère. Assez pour que je le lâche dès qu'il abdiqua, et qu'il vienne auprès de nous et sorte un « Partons d'ici. » tout sauf amical. Un dernier regard mauvais à Mei, et il prit sa sœur avant de la traîner de force en dehors de l'Arène. Et moi dans tout cela ? ~ Je levais les yeux vers les deux personnes restantes dans les gradins, un sourire jaune aux lèvres.

- Mei-San, j'aimerais te parler en privé dans les jours à venir ~ Ayame, en vue du désastre de cette journée, je vais la finir en ville. En espérant vous retrouver plus conciliante ce soir à mon retour ~

Empruntant le chemin qu'a pris mon fils, j'avais déjà des bonnes idées en tête quant à la suite de cette journée. « Comptes-tu emmener ces gosses avec toi ? » Non. Hikari devait se reposer, et l'énervement de Kiseki ne lui permettait pas de quitter Undai. Je les laissais aux bons soins de ma chère épouse, qui avait beaucoup de choses à rattraper avant que je ne vienne partager sans lit dans des caresses d'envies.


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MessageSujet: Re: Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.   Ven 7 Fév - 1:41

Voilà une chose des plus déplaisantes que d’avoir une discorde amoureuse à trois centimètres de ma place ~ Je pouvais la décrire ainsi, cette « dispute », entre le cœur pur d’une femme en aimant une autre et de son frère, qui prime pour la pureté de sa sœur ~ Dieu, qu’avais-je fait pour tant d’inceste dans ma famille ? Huhu ~ Non mais trêve de plaisanterie, décortiquons plutôt ce que j’avais sous les yeux.
Il était évident que Mei-Chan semblait éprouver plus qu’un sentiment amical envers ma fille, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le comprendre. Levant le regard vers Akiha-Chan, c’est avec un sourire amusé que je compris que nous partagions les mêmes ressentis sur cette histoire, qu’importe notre différent du moment ~
Kiseki-Kun ? Maaah ~ C’était lui que je décrierais d’incestueux justement. Son amour pour sa sœur dépassait de loin la frontière de la fraternité, cela se humait à des kilomètres. Sa jalousie était-elle, qu’elle rivaliserait avec la mienne sans moindre soucis ~ A croire que la jalousie est un sentiment que l’on transmet dans nos gènes.

« T'es quoi toi ? » Je n’aurais guère demandé cela autrement ~ Plus sérieusement, ne lui avait-on pas inculqué un semblant de politesse quant à la manière à utiliser pour converser avec une demoiselle ? Fronçant les sourcils en n’appréciant guère ce manque de respect envers la Terminale, je m’apprêtais déjà à couper court à ses dires mais la réponse de Mei-Chan me devança ~ « … Une fille ~ » De la meilleure des manières qu’il soit d’ailleurs. Élargissant mes lèvres en sentant la tension palpable autour de nous -pour une fois que cela ne venait pas de ma personne ~-, je ne fis geste, préférant de loin assister jusqu’au bout, où cet échange nous conduira ~

« ... T'es qui pour t'adresser avec tant de familiarité à Hikari ? » Maaah ~ Mon pauvre garçon, ne t’emportes-tu guère pour un rien sur le coup ? « Hum ~ Je suis une amie d'Hikari... Tu dois sans doute être son frère, Kiseki-Kun ? ~ » Alors qu’elle montre une telle gentillesse ! Je serais désappointée de ton comportement si je n’étais pas si euphorique à cet instant précis ~ « Ne l'appelle pas comme ça ! Et ne t'approche pas d'elle non plus ! Elle a pas besoin d'amis, elle à moi ! » Inceste, disais-je donc ~ « Elle a beau t'avoir, mais tu n'es que son frère ~ Ne viens guère interférer dans des relations qui ne te concernent pas, Kiseki-Kun ~ » Voilà donc des paroles pleines de sens qui seraient, cependant préférable de ne pas sortir pour ne pas finir dans une position telle que celle-ci, ma chère Mei-Chan ~ N’est-il guère dérangeant de se retrouver prise par le col par un seconde alors que ton pouvoir bouille avec tant de ferveur en ton être ? Jamais je ne me serais retenue, si j’avais été à ta place ma chère ~ Huhu ~

- Tu ne sais rien d'elle ! Tu !

Quelle colère, j’en frémissais presque ~ Me levant enfin après que mon fils eut fait exploser l’ombre de sa mère, je m’interposais également quant à son attaque en me positionnant devant Mei-Chan ~ Oui mon chéri, je ne te laisserai taper une telle beauté tant que je ne l’ai guère pleinement explorée ~ Que de perversité, hum, j’en étais excitée ~

- Kiseki !

De ce ton sévère également, pouvais-je m’y plier en me couchant au sol tout en la suppliant de me prendre avec tant de puissance ? ~ Non, l’endroit n’était nullement le meilleur pour ce genre de pratique et en vue des regards noirs de mon épouse, je resterai sagement à ma place ~ Songeais-je à présent à comment, j’allais la décrisper ? Maaah, je m’imaginais tellement de scènes que toutes les décrire, prendrait des années ~

- Mei-San, j'aimerais te parler en privé dans les jours à venir ~ Ayame, en vue du désastre de cette journée, je vais la finir en ville. En espérant vous retrouver plus conciliante ce soir à mon retour ~

Quelle gentillesse de m’adresser tant de paroles avant ton départ, mon cœur ~ Haussant les épaules tout en lui accordant un sourire moqueur, je la laissais partir de l’arène alors que je me trouvais seule avec Mei-Chan. Que faire ? Moi qui avais été quémandée de toute urgence ici, voilà que je me fais planter par celle qui m’eut forcé à rejoindre Undai. N’était-ce pas dérangeant ? Terriblement ~ Et l’envie de passer mes nerfs sur quelques personnes me tentait plus que je ne l’aurais cru. Pourrais-je prendre Mei-Chan comme punching-ball ? ~ Mei-Chan… Où était-elle passée d’ailleurs ? Levant un sourcil en comprenant que j’étais seule dans l’Arène -hormis les quelques élèves ayant repris l’entraînement-, je finis par soupirer, déconcertée. Bien, il est inutile de rester ici, seules des envies de meurtres naîtrait en mon sein en voyant cette poignée d’élèves s’entraîner ~

Quittant l’Arène d’un pas las, je m’arrêtais en rejoignant le jour lorsqu’une nouvelle scénette amusante se dessina sous mes yeux ~ Hikari-Chan, je ne te savais pas si bruyante ~ « Comment ! Comment as-tu osé Kiseki ! Je te… Je te déteste ! » Maaah, que d’amour ~ J’aimais tellement cela. M’approchant de mes jumeaux, je posais ma tête sur les épaules de mes enfants avant de venir susurrer à leur encontre ces quelques mots, des plus charmants ~ « Que d’amour, Hikari-Chan ne devrait dire ce qu’elle ne pense pas ~ » Et je m’en allais alors que Kiseki, se rapprochait de sa sœur pour s’excuser, présumais-je ~ Que faisait ma fille quant à cela ? Elle accepta sans doute les paroles de son frère, je n’allais pas regarder une telle scène attendrissante.

Dieu, cette journée s’annonce ennuyante si Akiha-Chan n’est pas dans les parages. Hum ~ Où sont passées mes servantes ? Huhu ~

END

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Ma résolution, le sourire d'Akiha-Okasama.

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