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 Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans

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Alice Liddell

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MessageSujet: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Lun 16 Juil - 22:25

J'avais entendu dire que mon cobaye s'était déjà éveillée. Quatre jours à peine et elle gambadait déjà dans l'Arène comme un gai pinson ? J'étais sûre de pouvoir faire beaucoup mieux ! Il faut dire aussi qu'une personne ayant intégré des pouvoirs de matérialisation, devait sans doute voir son organisme se renforcer considérablement. Voilà une nouvelle hypothèse de plus à étudier.
Pouvais-je en émettre d'autres ? Certainement !

D'une part, cette étonnante capacité de régénération d'unité corporelle ou matérielle qui paraissait - au vue de mes observations au sein de l'Arène - infinie après un long entraînement de la psyché.
Je m'explique : Un combat de troisième année avec un professeur ? Une explosion meurtrière suivie de la reconstitution quasi-complète de la victime.
Je pense sérieusement que ce n'est plus la capacité en elle-même que les dernières années tente d'améliorer ou de maîtriser mais la durée de ses actions et de ses effets. La victoire ne revient donc qu'à celui qui a su le plus rapidement réagir et matérialiser.
Ma conclusion était que ce pouvoir ne devait pas être surestimé, au sens que le résultat de confrontation des puissances dépendaient beaucoup plus des qualités de réaction de la personne qui le contrôle. Au final, ce n'était aucunement une amélioration de l'homme mais un simple outil qui permettait de tricher purement et simplement face à un individu démuni. Nous n'étions, dans ce cas, supérieurs à aucun individus contrairement à ce que pouvait bien penser l'égocentrique directrice de cet établissement.
J'avais juste à distribuer son éblouissante découverte au monde pour que son regard méprisant et que son sourire vicelard ne disparaisse à jamais de sa figure pâle. Il fallait qu'elle apprenne que se reposer sur ses lauriers ne l’amèneraient à rien si des athlètes aux hautes capacités dérobaient ses pouvoirs pour mieux la surpasser par leurs talents durement acquis.

D'autre part, les pierres des bijoux distribués lors des inscriptions qui s'étaient révélés - après quelques expérimentations - être le support de ce pouvoir et que je soupçonnais de brider - ou tout du moins de réguler - la puissance des élèves en vue de leur passage d'une classe à l'autre. De sorte, à ce que les dernières années et les autorités de l'Académie ne soient pas débordés par quelques secondes ou premières talentueux qui pourraient les surpasser aisément.
Autrement dit, je pensais que la directrice pouvait très bien gérer à distance les pouvoirs de ses élèves et tronquer les résultats lors des examens de passage ou dans certaines situations critiques. Autant dire, que tout était certainement calculé d'avance et que seuls ceux qui avaient su s'attirer les grâces de la directrice pouvait atteindre la maîtrise parfaite de la matérialisation.
De toute évidence donc, les quelques terminales et professeurs d'Undai Gakuen étaient sous les ordres de Dead Master, des chiens prêt à la servir ou lécher ses bottes à la première occasion. D'ailleurs, le savaient-ils ou les avait-elle soigneusement manipulés ? Je n'en savais rien pour la majorité d'entre eux mais quelques rumeurs sur une certaine Yume me pensait à croire que notre chère directrice était aussi perfide que talentueuse dans l'art de la manipulation.

Quoiqu'il en soit, nous étions tous dominés par cette personne égoïste qui de peur de se faire voler son jouet préféré, ne nous le montrait que de loin. Ce superbe joujoux, j'allais le lui arracher des mains avec une brutalité qui saura la faire fondre en larmes comme jamais elle n'avait certainement pleurer de toute sa vie puante de puissance et d'autorité volée. Je ricanais, oui, mais il n'était pas encore l'heure des jubilations et des réjouissances. Je devais encore trouvé le moyen de me l'accaparer et ça, ça n'allait pas être facile à trouver. Heureusement pour moi, j'avais quelques pions à utiliser, quelques cartes dans ma manche. Mon sourire s'agrandit quand mes yeux tombent soudainement sur la Don Juan de l'école, Istuko Jun en personne.


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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mar 17 Juil - 21:57

Je venais tout juste de me réveiller de mes longues nuits de sommeil forcé et j'avais directement "couru" jusqu'à mon dortoir, sans laisser le temps à Ryuko de se réjouir de mon réveil brutal et douloureux.
Je ne pouvais dire depuis combien de temps je ne m'étais pas alimenté par mes propres moyens, ni même depuis quand je n'avais pas pris de douche. Tout ce que je savais c'était que je sentais horriblement le fauve, que ma bouche était terriblement pâteuse et que je me trouvais dans une situation très peu appréciable.
C'est donc dans un état second, batifolant tour à tour avec l'inconscience et la clarté que j'avais arraché mes perfusions, le tube qu'on avait glissé profondément dans mon gosier et que je m'étais "levée" - ou plutôt ramassée sur ma beauté pâle somnolente à mon chevet - pour ramper vers la sortie en essayant avec difficulté de reprendre ma respiration. Mon cœur me brûlait atrocement et mon corps avait bien du mal à suivre mon esprit qui divaguait complétement et à une vitesse ahurissante.
J'avais chaud, très chaud. A vrai dire, je sentais si intensément mon sang battre dans mes veines que j'avais l'impression qu'il cherchait à les dissoudre pour mieux courir à l'air libre. Il cognait contre mes tempes, faisant siffler diaboliquement mes oreilles et j'eus le temps d'un instant, l'envie de me saigner les veines pour lui offrir la liberté qu'il réclamait avec tant de violence.
Les stigmates de ma léthargie rendaient mes mouvements maladroits, lourds et quasi-incontrôlables. Je mis d'ailleurs plusieurs minutes à ré-apprendre à marcher correctement mais mes jambes étaient si raides que je souffrais et traînais à chaque pas. Je ne sentais plus mes extrémités, me servir de mes mains pour m'appuyer était pratiquement impossible alors réussir à tendre les doigts pour ouvrir la porte de ma chambre ... Ce fut une élève bien trop aimable qui vint à mon secours et m'offrit un peu d'aide avant de s'enfuir sans demander son reste. Une fan ? Je n'en savais rien mais je la remerciais chaudement pour sa serviabilité.

J'avais atteint mes appartements après m'être traîné littéralement au sol un long, trop long moment, mais maintenant j'allais devoir me laver, me changer et accessoirement, avaler un truc avant que ma bouche ne se décide de quitter mon corps faute de servir à quelque chose.
Je tentais donc vainement d'écarter les doigts des mes paumes pour mieux me dénuder mais je du finalement me débattre comme une forcenée pour me glisser hors de mon uniforme froissé et puant avant de me laisser tomber dans ma baignoire et d'y comater plusieurs minutes.
Je mis, d'ailleurs, un temps considérable pour me refaire une beauté, histoire d'avoir l'air un minimum présentable et de ne plus empester comme un cadavre qui commencerait à se décomposer.
Quant à l'habillage, il était préférable de ne pas en parler. Tout ce que je peux vous dire, c'est que non - j'ai vérifié - une culotte ne se mettait pas autour du cou et que oui, un soutien-gorge par dessus le tee-shirt, c'est laid, très laid ...
Quoiqu'il en soit, j'avais réussit à enfiler des choses un peu près convenables et assorties pour pouvoir enfin m'attaquer à mon mini-réfrigérateur qui ne demandait qu'à être vidé de toute nourriture. Les œufs crus glissèrent rapidement dans ma gorge. Retenant un haut le cœur, je gobais aussitôt les quelques tranches de jambon qu'il restait suivis prestement par tout ce que je pouvais trouver à engloutir.
Finalement - aussi repue que dégoutée par mon repas - je m'accordai quelques minutes de repos avant de me traîner jusqu'à l'Arène afin de m'y dégourdir les pattes et de réveiller mes membres encore somnolents.

Qui aurait cru que la responsable de mon malheur aurait osé pointer le bout de son nez aussi rapidement ?
Mon regard fou se perd dans le sien curieux et vraisemblablement amusé avant que mon corps - pourtant encore mal en point - ne s'élance de lui même vers sa cible. Bien évidemment, je m'écroule instantanément à ses pieds, mon râle de colère s'étouffant immédiatement contre la terre boueuse de l'Arène.
J'allais lui faire sa fête ! J'avais juste à me relever, juste à me remettre sur mes pieds ...
Je tente de prendre appuis sur mes paumes mais quand je souhaite bouger ma main gauche, c'est ma cheville droite qui répond et quand j'essaye de ramener mon genoux vers mon abdomen, c'est mon coude qui se replie automatiquement contre ma poitrine.
J'arrive tout de même à relever mon regard vers ma proie - m'empêchant ainsi de me noyer dans la vase - et la menace copieusement :

-J'espère pour toi que tu as bien profité de ton reflet car bientôt tu ne pourras plus le regarder sans avoir envie de vomir !


Il me faut plusieurs secondes pour retrouver mes moyens. Après un bond pour me remettre sur mes jambes, c'est ma faux qui s'abat sur son épaule, tranchant soigneusement l'un de ses bras, l'éloignant du reste de son corps avant qu'il ne s'y ressoude comme par miracle.
Mon regard se posa aussitôt quelque part dans l'immense et sombre ciel. La lune était si rouge et si haut dans le ciel ... Cronos était si affamé et ravi du festin que je lui réservais que je ne fis même pas attention au poing qui s'éclata brusquement contre ma joue jusqu'alors quasi-insensible, ni au coup de pied qui me fit tituber sur plusieurs mètres.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Jeu 19 Juil - 22:08

Ce matin... Quel matin. Je me réveillais avec la résolution de me rendormir dans les minutes, voir des secondes, qui suivraient l'ouverture de mes yeux sur ce monde aussi beau que la pire crasse impossible à nettoyer. Je soupirais en tâtant la moitié du lit que je n'occupais pas. Un grognement sourd sortit de mes lèvres quand mes doigts se heurtèrent à quelque chose que je devinais étant le corps de ma chère colocataire. Je me remémorais la nuit passée qui fut difficile entre les « passe-moi la couverture » et les « bordel, tu prends trop de place ! ». Me retournant sur le dos, les rubis qui me faisaient office de couleur des yeux depuis mon un an, rivés sur le plafond, je n'avais vraiment pas envie d'aller en cours. Non que j'étais juste flemmarde ou je n'avais pas envie de suivre des cours, mais mon aversion envers les étudiants de Undai n'a pas rapetissé. Au contraire, plus je voyais ces ordures déchaîner leurs nuisances naturelles, plus je les haïssais et voulais les massacrer.

Furieuse sous cette pensée, je me levais d'un coup balançant les couvertures sur le poids mort à mes cotés sans prendre plus d'importance à une quelconque protestation ou quoi que ce soit de la part de l'autre endormie du service. Prenant l'uniforme qui traînait au sol à l'arrache, je m'enfermais dans la salle de bain dans un claquement monstrueux de la porte sans me préoccuper du bruit occasionné. Laissant couler l'eau dans la baignoire, je me déshabillais de mon pyjama improvisé qui changeait selon mes humeurs, une fois je pouvais porter des T-shirt trop petits de Yume avec un short assorti, une autre fois je me retrouvais dans un T-shirt trop grand pour moi comme office de pyjama, vraiment, cela dépendait de ce qui me tombait sous la main le soir quand mes pas me menaient dans le lit, ou le sofa à voir. L'eau prête, je fermais les robinets et me glissais dans la baignoire.

-Bonjour Pyon-San. À ton avis, quand je sortirai, Yume sera furieuse que je l'aie réveillé ou alors, elle continuera à dormir ?

J'attendis une seconde avant de répondre par un « c'est ce que je pensais » même si je n'eus aucune réponse de la part du petit canard jaune en plastique qui ornait le rebord de la baignoire. Un dernier soupir et je sortis du bain m'emmitouflant dans un essuie avant de sortir de la salle de bain. Je lançais un regard discret au lit et je soupirais de soulagement, je ne me ferai pas engueuler ce matin pour mon manque de tact et irrespect de la colocation. Je me séchais tout en me rendant compte que j'ai pris mon uniforme avec moi dans la salle de bain... Bon, il était sale, autant le laisser là-bas et en prendre un autre, et c'est ce que je fis. M'habillant rapidement, je me déposais sur une chaise près du coin cuisine où je me préparais une tartine... deux tartines... Bon d'accord, une dizaine de tartines que j'engloutis aussi vite que ma mâchoire me le permettait. Mon repas terminé et estomac plein, je cherchais des yeux mon portable que je trouvais sur la table-basse près du lit. Me posant sur le sofa, je pris l'objet de ma convoitise pour me rendre compte qu'il n'était que sept heures du matin et que j'avais devant moi, au moins une bonne heure avant de devoir sortir de la chambre pour aller passer une journée parfaite de cours entre les murs de ce asile. Et voilà que les complications arrivèrent...

Je ne voulais pas y aller. Je ne voulais pas croiser les regards de ces monstres, par peur qu'ils sachent ce qui m'est arrivé. La paranoïa prit un rôle important dans ma vie de tous les jours depuis l'épisode avec... je ne voulais même pas y penser. D'ailleurs, je ne l'ai plus revu depuis, et tant mieux, je ne tenais pas forcément à croiser ses pupilles rouges qui me dégraderaient au niveau minable de poussière en moins d'une seconde... que dis-je, une fraction de seconde. Une grimace prit place sur mon visage. Pourtant... Pourtant si je voulais un jour tuer ces bâtards qui m'ont fait tant de mal, je devais sortir, je devais me remettre à niveau que ce soit dans mes cours ou dans l'art du combat. Et pour cela, il n'y avait pas de solution miracle, je devais interagir avec ces enflures même si j'y laisserai des plumes. C'est sur cette détermination que je sortis de la chambre en claquant encore une fois la porte sans retenue. Pourquoi faisais-je cela ? C'était une manière comme une autre de jouer le rôle du réveil matin pour ma chère Yume. Oui, j'étais très gentille à mes temps perdus.

C'est en arrivant en dehors des dortoirs que j'ai perdu toute l'assurance passée quand je vis quelques étudiants se pavaner devant le parc. Grimaçant en sachant que j'allais devoir passer à coté d'eux, je m'apprêtais déjà à matérialiser ma robe de combat et de me lancer à corps perdu dans un combat à mort. Il ne suffira qu'un toucher, qu'un frôlement ou un regard de travers et je ne réponds plus de mes actes. Aucune pitié, aucune tolérance, aucune... Mais si je m'attaque encore à un étudiant sans raison en balayant le règlement, j'allais me faire tuer. Parce que oui, maintenant que j'ai fait la rencontre d'une certaine Première, j'étais beaucoup plus ouverte à m'attaquer aux gens en dehors de l'Arène provoquant peut être même la mort de ma victime. Et effectivement, je n'osais jamais porter le coup de grâce... Mais les dégâts étaient là et il fallait que quelqu'un ramasse les pots cassés, et ce quelqu'un c'était moi et mes heures de retenue... je dois préciser que je n'y allais pas ? Non ? Je le pense aussi. Quoi qu'il en soit, quand ce genre de situation se présentait, j'allais par la suite me défouler dans l'Arène et là, pas de quartier, je tranchais, tuais, grillais, découpais tout ce qui était sur mon passage, et tout cela dans une frénésie et envie de meurtre incompréhensible pour des yeux tierces.

Mais aujourd'hui rien de tel ne se passa. J'étais aux cours de la journée, je matérialisais tout et n'importe quoi pour que personne ne me touche dans les couloirs, j'ai enfoncé un pain dans la tronche d'une fille de Seconde parce qu'elle me regardait avant de lui foutre un bon coup de pied parce qu'à cause d'elle, j'avais gâché un pain et, finalement, je me retrouvais en fin de la journée avec des Terminales sur le dos parce que... pourquoi encore ? Peu importe, mais c'est en sillonnant les couloirs de mes fils d'acier que je m'enfuis du lieu où ils me guettaient. Une journée normale vous voulez dire... Mais elle était loin d'être terminée ! Parce que le prochain lieu où je me dirigeais, c'était l'Arène. L’Arène... Enfin... Je pourrais complètement faire parler ma force de frappe sans retenue, sans enfreindre le règlement.

Devant la porte invisible de la salle du combat sanglant, je vis que les gens sortaient de cette dernière. Frustrée, je rentrais à l'intérieur et poussais tous ceux qui se dressaient sur mon chemin. Ma robe de combat activée avant que je ne sois à l'intérieur, je matérialisais ma Silver Sword et la balançais devant moi sans retenue faisant reculer les imbéciles qui risquaient de se faire trancher net par ma lame. Enfin à l'intérieur, je regardais la scène qui se présentait devant mes yeux d'un rouge meurtrier. Et là... Ce fut la fin.

Je ne sais pas ce qui était le plus effrayant. La lune rouge, la lame d'une faux plantée dans le bras d'une personne, le sang qui en jaillissait ou alors, mon regard fou et meurtrier ? En tout cas, mon corps bougea de lui même assoiffé de sang, voulant vengeance, voulant haïr et tuer. Je brandis ma lame qui s’agrandit d'un coup donnant l'impression d'un énorme tas de métal d'environs trois mètres. Envoyant des ondes électriques dans cette dernière, je la laissais traîner à ma suite dans un bruit sourd avant de me planter devant la fille aux cheveux ondulés sans pour autant la regarder. Cette fille... Jun... J'eus le plaisir de la voir quelques mois plus tôt, et l'autre fille ? Je ne savais pas qui elle était, mais en vue du fait qu'elle a reconstruit son bras aussi rapidement, je constatais qu'elle devait parcourir les couloirs de Undai depuis un moment aussi. Oui, même quand j'avais envie de tuer, mon esprit restait lucide. C'est avec facilité que je remarquais que ces bestioles étaient en Seconde. Un rire sans joie m'envahit. Avant qu'un sourire sadique se peigne sur mon visage fou. Si je me battais contre les deux en même temps, cela enfreindrait le règlement ? Surtout si ce sont que des Secondes ? Ou alors, ce combat serait vu comme un genre de trio... où cela fait un contre trois où chacun est pour soi ? Ah et merde, qui va se préoccuper de ces choses ? Bah, les hauts responsables qui viendront juger le combat, surtout si la lune était rouge.

-Vous... venez de me gâcher ma journée. Je voulais m'entraîner et que découvre-je en rentrant ici ? La lune rouge... Je suis en colère !

Ma voix passa progressivement d'un murmure inaudible à une vraie frustration montante qui s'exprima dans un haussement de voix soudain. J'abattis ma lame sur le sol faisant monter la poussière dans l'immense espace interminable qu'était l'Arène. Laquelle des deux allait périr en premier ? Cette blonde ou alors Jun ? Commençant par l'inconnue, comme je connaissais un peu Jun, je lui donne l'occasion de sortir de l'Arène avant que je ne l'abatte. Je n'avais aucune considération pour ces personnes, mais j'aimais me faire croire le contraire. Levant mon bras vers la blonde inconnue, je serrais mon poing gantée devant sa tête faisant échapper des ondes électriques de cette dernière. J'allais l'écraser... J'allais l'écraser en moins de trois secondes ! Un immense sourire sur le visage, je parlais d'une voix un peu trop enjouée pour être normale.

-Tu seras la première à souffrir.

Un constat, une certitude même. Je venais d'interrompre un combat pour venir m'immiscer dedans sans moindre retenue, brutalisant presque les règles de ce lieu. Même si je me défoulais là sur ces deux Secondes, si quelqu'un reportait ce que je venais de faire, j'allais me faire zigouiller par l'élite du Conseil des étudiants... Sauf si... Sauf si quelqu'un d'autre venait se joindre au combat faisant un deux contre deux. Mais le problème ce que je ne voulais aucun coéquipier, je ne voulais que du sang. Dans un mouvement brusque, je soulevais mon épée pour la planter dans l'estomac de la blonde avant de la retirer et d'éclater de rire. Je m'éloignais de deux pas et examinais la situation. Où et comment attaquer à présent ? Lui trancher la tête ? Haha. Du sang... Du sang... Encore... Encore plus de sang... Je veux... Du Sang !

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Dim 5 Aoû - 20:20

J'aimais mon métier plus que tout. Certains diraient que c'était de la folie que de devenir professeur, surtout dans une école telle que Undai. Ces gens n'avaient pas totalement tort si on regardait les conditions de travail que devaient endurer les professeurs au jour le jour, c'était presque désastreux et bon pour un enfermement à l'asile du coin. Alors, pourquoi je me levais tous les matins à cinq heures accompagnée d'un large sourire amusé, tandis que mes collègues étaient moroses dans les couloirs qui menaient aux salles de classe ? La réponse est simple, j'étais une passionnée, j'aimais mes petits chatons « stupides et indisciplinés »... Même mon mauvais coté ne pouvait faire disparaître cet amour pur que j'éprouvais pour mes étudiants. J'aimais, j'adorais que ces jeunes apprennent de ma bouche, qu'ils m'écoutent tels des disciples, qu'ils me regardent inlassablement m'admirant de tout part. Et en retour, je leur offrais mon savoir et je prenais leurs corps pour mes propres découvertes. C'était du donnant-donnant, il n'y avait aucun mal à cela, c'est ce dont j'essayais de me persuader, ou plutôt, donc Akiha la mauvaise, mon ombre voulait me faire comprendre.

Pourtant, aujourd'hui en traversant la salle des professeurs, je n'abordais pas mon sourire charmeur tandis que mon coté sombre pestait contre les autres occupants de cette pièce généralement tranquille. Non, aujourd'hui je n'étais pas d'humeur et mes petits chatons d'étudiants allaient certainement en subir les conséquences après tout « quelques visions morbides ne leur feront pas de mal, à ces petits nuls ». Je grimaçais, en imaginant déjà ce que la sombre Akiha allait enseigner en ce jour ensoleillé, car oui, de mauvaise humeur que je pouvais être, j'ai décidé de lui laisser les raines pendant que ma gentillesse serait occupée à se morfondre tapie dans l'ombre de mon corps. Un simple corps humain, mais si intéressant... Soit, pourquoi cette mauvaise humeur ? Tout cela à cause d'un appel téléphonique que je reçus ce matin même. Et qui fut à l'autre bout du fil ? Personne d'autre que Keitaro, mon cher fiancé que j'ai abandonné pour venir enseigner dans les murs de mon ancien établissement scolaire. Quoi qu'il en soit, cela s'est résumé à une engueulade générale dont je suis sortie perdante. « Il a toujours le mot qui blesse, tu as bien fait de le laisser là-bas ». Si Akiha me soufflait de ne se préoccuper que de moi et de mes ambitions sans faire attention au reste, moi, je n'étais pas si convaincue de cela. C'est pourquoi, j'ai accepté ses remarques sans pour autant céder à ses demandes.

C'est ainsi que j'allais devoir laisser mes petits chatons pour un ou deux jours de travail, et cela dans le but d'aller rendre visite à mon tendre qui n'attendait que cela. « Tes étudiants vont te manquer à ce point ? À moi aussi. » Je grimaçais sachant pertinemment que mes chatons allaient me manquer pendant ces deux jours mais pas dans le même sens qu'à mon ombre avide de pouvoir les découper. Mais un autre problème s'imposait à présent, si je voulais m'absenter, je devais prendre congé maladie, même si je n'étais pas malade... Ce qui voulait dire qu'il me faudra rendre visite à Dead Master-Sama et lui expliquer que je m'absenterai quelques temps pour rendre visite à ma famille, sans oublier de m'excuser auprès d'elle pour ce inconfort de la situation. Mais bon, je faisais du travail remarquable, j'étais même en avance sur le programme, alors un ou deux jours d'absence ne feront pas de grande différence.

C'est sur cette pensée que le début de la matinée passa entre des cris, des remarques déplacées de Akiha envers les étudiants ou encore, des cours donnés dans la peur. Ce n'est que après le déjeuner que je me décidais d'aller à l'Arène. Pourquoi faire ? Parce que Akiha voulait sortir librement sans m'avoir sur le dos dès qu'elle ne m'obéissait pas entièrement. Après tout, l'Arène était le seul endroit où je ne pouvais pas lui intimer de se cacher, mais aussi cela nous ferait de bien de se détacher l'une de l'autre sans choquer mes petits chatons. Parce que oui, dans l'Arène rien ne choquait. C'est ainsi que je me retrouvais devant les portes avant de soupirer doucement en voyant que une masse d'élèves sortait de l'Arène pour se rendre dans les gradins. Je devinais aisément qu'un combat avait lieu et, curieuse de voir les progrès « ou plutôt le sang et les membres » de mes chatons lors d'un combat. Je me dirigeais avec un sourire parfait plaqué sur le visage, vers les gradins sous les sifflements amusés de mon ombre qui n'arrêtait pas de faire des remarques quant aux différentes manières de tuer. Un peu écœurée par des détails que mon bon coté ne pouvait supporter, je m'assis dans les gradins entourée de quelques autres étudiants, tandis que mon ombre de matérialisation noire était de sortie avec son abominable sourire aux dents pointues.

« -Enfin ! Voyons ce que ces petits vaux rien savent faire. Haha »

Je ne répondis à la façon dont Akiha dégradait les étudiants, je n'étais pas du même avis qu'elle. Je trouvais que regarder un corps humain en plein combat, et donc en pleine évolution, était une chose intrigante de laquelle un scientifique pouvait apprendre énormément. Tandis que la lune était rouge dans ce ciel si gris, et si immuable, mes yeux multicolores se posèrent sur l'Arène en même temps que ceux, rouges sang, de mon ombre. Je fronçais légèrement mes sourcils blonds quand j'analysais la situation qui se présentait à nous, trois étudiants dans des positions étranges.

-Tiens, mais c'est...

« -Ouais la gamine que je veux découper. Deux Secondes et une Première ».

Je ne m'étonnais même pas du sens de déduction de mon ombre, après tout Akiha était faite de matérialisation pure, il était facile pour elle de déterminer la force et le rang de ceux qui se trouvaient dans l'Arène. Mais ce qui me surpris c'était de trouver entre ces trois étudiants, mon ancienne patiente qui avait l'air... Justement, la scène était étrange, entre une lame plantée dans l'estomac d'une jeune fille habillée en infirmière et une autre fille un peu en retrait en habit de faucheuse qui avait l'air de rien comprendre à la situation, je me demandais ce qu'il se passait. Si c'était du deux contre un, en tant que professeur, je me devais d'arrêter le combat... Et non que pour cette raison, si un des combattants déclarait forfait ou alors qu'il serait en danger de mort, il était de ma responsabilité de stopper les jeux aussi. Après une minute environ de ce spectacle, je décidais de me bouger sous les cris amusés des spectateurs qui, j'en étais persuadée, ne comprenait pas grand chose au combat.

« - Il suffit d'un peu de sang et ces imbéciles sont heureux. »

Je ne fis guère attention à cette remarque dite assez haut pour que des têtes se tournent vers nous, tout simplement car j'étais préoccupée par autre chose. Chose qui était une lame se dirigeant un peu trop vite vers le cou de la combattante aux cheveux blonds. Oui, c'était connu, si un combattant perdait sa tête, il n'avait pas beaucoup de chance de survivre, encore moins si cette même partie du corps se verrait déchiquetée en milles morceaux et, c'est ce que présageait cette lame de Première enrobée dans de l'électricité bouillante de rage. Avant même que l'épée de Kaïla ne touche le cou délicat du joli chaton blond, un miroir géant vint s'interposer entre la cible et l'arme. En même temps, mon ombre se déplaça rapidement pour venir s'entourer autour de l'agresseur de Première pour lui faire lâcher prise sur le manche de son arme destructrice. Je regardais le tableau avec satisfaction.

« -Kaïla, tu voulais faire quoi là ? Si tu veux jouer, je veux bien te servir de partenaire »

Mon ombre partit d'un rire glacial à en faire peur tout en entourant le corps de la Première dans son emprise tandis que je faisais claquer mes talons noirs sur le sol froid de l'Arène pour venir me placer entre les deux Secondes. Je croisais mes bras munis de gants blancs en soie sur ma poitrine et telle une dame de classe supérieure, je regardais tour à tour les trois énergumènes avec un air sévère.

-Mes petits chatons, pourquoi tant de colère ? Je ne peux pas laisser ce combat continuer tant que les règles ne seront pas fixées. Alors, expliquez-moi ce qu'il se passe ici.

Je me tournais vers la jeune faucheuse en lui adressant un petit sourire charmeur et encourageant pour qu'elle me réponde. Pourquoi l'avoir choisi elle pour mon questionnaire ? Tout simplement car la plus gradée du lot était trop occupée à se débattre tandis que la fille en infirmière avait autre chose à faire, comme soigner sa blessure... D'ailleurs parlant d'elle, voir une seringue géante dans l'Arène ne pouvait que présager que cette jeune fille avait des ambitions scientifiques. Vraiment intéressant. Quand je constatais que la réponse de la jeune fille habillée en faucheuse, tardait. Je me décidais d'user de mon pouvoir pour rendre l'atmosphère légère, de sorte à ce que les trois étudiantes présentes se détendent instinctivement, avant que je ne reporte à nouveau toute mon attention sur la jeune Seconde à la faux.

- éclaire moi sur cette histoire, petit chaton.

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Alice Liddell

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Dim 5 Aoû - 21:25

J'avais eu la joie de constater que ma petite mixture faisait encore effet malgré le réveil prématuré de Jun. Mon pauvre petit cobaye s'était quasiment noyé dans la vase après avoir voulu me sauter dessus et son corps ne semblait plus vouloir répondre correctement à ses ordres. J'étais relativement satisfaite de mon travail et je ne faisais que jubiler face au désarroi de ma victime, pourtant ...
Pourtant, mon sourire fière et moqueur quitta bien vite mon visage, remplacé par une horrible grimace de douleur qui prit place quand la lame aiguisée de sa faux m'arracha le bras. J'arrivais sans trop de mal à le ré-matérialiser, tentant d'ignorer le liquide rouge qui avait explosé un peu partout sur ma tenue et sur le sol de l'arène mais fus pris d'un vertige quand la douleur se fit la plus lancinante. Dieu, ça faisait mal, horriblement mal mais ce n'était rien à côté de cette seconde lame qui plongea atrocement dans mon estomac me faisant hurler de douleur.

-Salope ...

Ce fut le seul mot qui m'échappa quand mon regard rencontra celui rouge et assoiffée d'une autre étudiante dont le nom me vint d'après un bref coup d’œil que suivit mon malaise. Cette chienne de Kurayami ! Cette sale garce ! Pourriture, pourriture, pourriture ! Je ne pouvais m'empêcher de la maudire silencieusement tout en essayant de soigner plusieurs de mes organes endommagés et de ré-matérialiser le tissu de mon épiderme furieusement rougi. Une chance que je sois une spécialiste du corps humain et de ses particularités : J'étais gravement touché et l'opération prenait un temps considérable alors que je menaçais de flancher à tout moment.
Heureusement pour moi, ce qui semblait être une enseignante vint à mon secours en arrêtant net l’épéiste qui s’apprêtait à en finir avec moi. Trop occupée à garder mon calme face à ma lourde phobie de l'hémoglobine et à réparer ma cage thoracique à moitié éclatée, j'entendis à peine ses questionnements qui tombaient bien trop mal. De toute façon, je n'aurais rien réussi à répondre même avec toute la volonté du monde, ma bouche restait crispé en une grimace incontrôlée et tordue.

Quand j'en eu terminé avec le plus gros, je commença enfin à réfléchir à un moyen de m'enfuir. Il était clair que je n'allais jamais réussir à tenir face au duo Jun/Kaila qui paraissait me haïr plus que tout au monde ... Enfin pour ce qui est de la première - Cette garce - il était évident qu'elle avait atteint à ma vie par pur sadisme. Il n'y avait aucune véritable rancœur dans ses actes, c'était juste une salope de première qui aimait s'en prendre aux plus faibles comme ça, parce qu'elle aimait bien ça.
Je pestais furieusement contre elle et me relevait difficilement, mes jambes menaçant de me lâcher à tout moment, mon regard évitant soigneusement le sang qui s'étalait maintenant à la vue de tous comme mon estomac qui s'était donné en spectacle, se mettant à nu devant tous ses étudiants fous furieux et avides.

J'allais leur hurler à tous ma fureur, ma colère, les fusillant déjà de mes yeux enragés, prête à tous les pulvériser mais ... Quoi ? Que ? Hein ? Je me sentis brusquement calme et sereine, j'en aurais presque oublié la douleur et mes soins encore en cours. D'où venait cette étrange sensation ? Je n'étais pas bi-polaire que je sache alors comment ... Je me tournais aussitôt vers ma mystérieuse héroïne, paisible et suspicieuse à la fois et mes yeux pétillèrent aussitôt d'un intérêt grandissant et effrayant. Un nouveau sujet à observer ? Je souris automatiquement alors que mon regard curieux et avide de savoir se posait sur elle. Qui était cette intéressante jeune femme ? Qu'avait-elle fait ? Et surtout comment ? Tant de questions qui attendaient impatiemment leur réponse. Une nouvelle pièce du puzzle, un cobaye de choix, le chemin le plus rapide vers la connaissance la plus improbable : La matérialisation.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Lun 13 Aoû - 22:27

Certes, j'avais été un peu assommée par les quelques coups de la pâle copie de Frankenstein, mais comment avais-je pu zapper un tel événement ? Je regardais la lame de Surimi se planter impitoyablement dans l'estomac de mon adversaire, faisant gicler le sang dans un bruit écœurant, un craquement sinistre de son squelette se rompant sous le choc.
Et j'étais, non loin d'elles, mitigée entre l'ultime plaisir de voir cette garce enfin punie, l'incompréhension, le pourquoi du comment et la peur de me retrouver face à un nouvel adversaire bien plus puissant qui n'avait pas eu la moindre hésitation à me perforer le bras en début d'année. J'étais donc là à sourire bêtement, jouissant de la douleur de la blondasse de service, me demandant encore ce qu'il avait bien pu se passer pour qu'on en arrive là, mon corps me demandant furieusement de fuir loin d'ici avant qu'il ne soit trop tard.
Bien entendu, je n’eus pas la sagesse de l'écouter. Et alors que la lame de la première allait s'abattre de nouveau sur la pire des garces que la terre avait pu porter, un miroir surgissant de nulle part interrompit son geste tandis qu'une étrange silhouette l'enroulait subitement, son rire effroyable s'élevant de on ne sait où.

« -Kaïla, tu voulais faire quoi là ? Si tu veux jouer, je veux bien te servir de partenaire »


Jouer ? Avait-on l'air de jouer ? Je ne crois pas, non. J'étais on ne peut plus sérieuse ! Cette cinglée devait payer pour m'avoir droguée à mon insu, pour avoir osé tester un produit encore inconnu sur moi et encore plus, pour avoir tenté de l'expérimenter sur Ryuko ! Ses sales pattes qui avait osé toucher ce qui était mien, qui avait sali sa peau ... J'allais la tuer, j'allais la tuer !
Je tremblais de rage alors que la nouvelle arrivante - à qui je n'avais pas prêter très grande importance jusqu'ici - semblait vouloir se mêler à notre petit fête, faisant vibrer d'envie Cronos malgré moi.
Bon d'accord, elle était attirante mais ce n'était pas vraiment le moment ni le lieu pour baiser "convenablement' ce qui paraissait être une enseignante.

-Mes petits chatons, pourquoi tant de colère ? Je ne peux pas laisser ce combat continuer tant que les règles ne seront pas fixées. Alors, expliquez-moi ce qu'il se passe ici.

Qu'avait-elle cette chienne ? Ne pouvait-elle pas rester tranquillement assise pour se régaler du spectacle comme tout ces étudiants stupides savaient si bien le faire ? Huhhh, mais peut être voulait-elle m'offrir son cul ? Oui, Cronos parlait peu mais parlait bien ~
Il se lèchait les lèvres en la relookant de haut en bas, attiré par ses courbes généreuses, alors qu'une force invisible essayait mystérieusement de le faire partir, non sans une certaine difficulté. Il lui fallut d'ailleurs plusieurs minutes avant de se décider à s'en aller bien gentiment - abandonnant ses idées de luxure - et de laisser place à un calme intense et profond qui bien que me paraissant étrange fut pour ma personne un bien salvateur.

- éclaire moi sur cette histoire, petit chaton.


Petit chaton ? J'en aurais presque ronronné. Cette superbe femme me détendait "profondément", je sentais quasiment son pouvoir s'insinuer en moi comme le plus fabuleux des doigtés ou encore bien comme une langue fine mais gourmande se faufilant dangereusement. Oui, j'étais d'une humeur particulière. Il faut dire qu’entre Cronos, l'affamée et cette sensation d'apaisement radicale qui venait de m'assaillir, je ne savais plus trop où donner de la tête et ce n'était pas plus mal à vrai dire.
C'est donc l'esprit partagé entre luxure et béatitude que je m'avançais vers cette belle proie, nichant négligemment mon visage dans sa poitrine opulente comme par affection, et que je me décidais à répondre à sa question tout en ronronnant :

-Mah, mah, je crois - Simplement - que Surimi a de graves problèmes d'égo et qu'elle ne peut pas s'empêcher de s'en prendre à plus faible qu'elle pour se prouver qu'elle vaut quelque chose. Quant à la pétasse blonde derrière, j'aimerais juste lui apprendre qu'il ne faut pas toucher à ce qui ne lui appartient pas et que sa seringue et ses produits, elle peut se les foutre où je pense ~


Oh, je pouvais encore entendre grogner Cronos et le sentir s'agiter en moi. Je ne pouvais que reconnaître son langage si châtié et sournois. Bien évidemment, j'aurais aimé qu'il se taise, étant donné qu'on ne savait pas vraiment à qui l'on s'adressait mais en même temps, je trouvais cette manière de parler plaisante et même plus excitante. En espérant, que c'était aussi le cas de la blonde, si je ne voulais pas mourir dans d'horribles souffrances. De quoi était-elle capable ? Il était temps de le découvrir.
Je mordais presque imperceptiblement dans le tissu qui recouvrait sa poitrine, ne prêtant plus aucune attention aux garces qui pouvaient bien faire ce qu'elle voulait avant de me reculer légèrement, levant un regard de chien battu vers ma nouvelle cible.

-Cette cinglée m'a droguée, j'aurais bien besoin d'un petit remontant ~

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mer 15 Aoû - 22:37

Je ne savais pas pourquoi, je ne savais pas comment, mais je ne pus accomplir ce que je voulais. Je ne pus tuer cette blonde que par pur plaisir de voir du sang. Je n’ai pas pu, non parce que je ne me sentais pas capable de décapiter cette fille, non, ce n’était pas cela. Parce que tuer, je voulais le faire dans le monde réel même, je voulais et j’étais motivée pour que ce jour marque le début de mon carnage. Mais non, je fus stoppée, arrêtée par une force encore plus grandiose que la mienne. Et cette puissance, je la connaissais et la craignais de tout mon être. Ce ‘est qu’avec du dégoût que j’essayais de me libérer de l’emprise qu’exerçait l’ombre de Akiha sur moi. Mais rien à y faire, j’étais trop faible.

« -Kaïla, tu voulais faire quoi là ? Si tu veux jouer, je veux bien te servir de partenaire »

Une grimace de dégout se peignit sur mon visage avant que je ne hurle à la mort que cette chose me lâche. Mais rien à y faire. Tous mes plans étaient ruinés par cette envahisseuse qui n’avait pas le droit d’être ici, non elle ne l’avait pas, personne ne lui a permis de rentrer dans l’Arène pour interrompre ma déchéance. Je la haïssais encore plus rien que pour cela. Mais que pouvais-je faire à part continuer à me chamailler avec une ombre, avec de la fumée faite de matérialisation qui se glissait sur mon corps tel un serpent ne voulant que mordre sa proie. Pourtant, au lieu d’être complètement effrayée et avoir chaud par l’effort provoqué par cette lutte, c’était tout le contraire qui se passait. J’avais froid, très froid même. Le seul truc, c’est que je ne savais pas ce qui provoquait cette douleur en moi… quoi que si, je savais et cela me faisait d’avantage bouillir de colère. Akiha t’es qu’une enfoirée de premier rang, et je te promets qu’un jour, tu passeras sous ma lame aiguisée rien que pour toi. Et tu me supplieras de te laisser la vie sauve.

Je ne sais pas si c’’étaient mes pensées haineuses qui ont fait déstabiliser cette chose autour de moi, j’en doute fort d’ailleurs, mais je vis comme une faille dans son maintient. Et, agile comme il se doit pour défendre sa vie, j’en profitais pour me dégager de cette fumée, matérialisant ma lame et pourfendant l’ombre de toute sa largeur. Sautant un peu plus loin, je pris, cette fois, le temps d’analyser ce qui se passait dans l’Arène. La blonde était toujours débout mais avait l’air ailleurs, tandis que Akiha et Jun étaient en pleine conversation… Enfin, c’est ce que je pensais. Et d’abord, c’est quoi ce bordel ?! On ne vient pas ici pour prendre le thé à ce que je sache. Toujours autant en colère, je pouvais déjà voir l’ombre se rapprocher de moi sous un œil, je ne sais quoi, de Akiha.

- Allez déballer vos conneries ailleurs.

Ce n’était qu’un murmure qui raisonna dans l’Arène en écho, tandis que la lune se reflétait dans un rouge sanguinaire. Sans attendre la tombée des neiges, ma lame toutes dents devant, je m’élançais sur les protagonistes intactes de cet espace. Faisant une glissade sous l’ombre pour qu’elle ne m’attrape pas dans ses griffes, je me réceptionnais sur mes jambes, genoux fléchis pour mieux rebondir et c’est quand j’allais toucher la tête d’Akiha que le monde autour de moi arrêta de tourner. Je n’aurais jamais dû la sous-estimer, je n’aurais jamais dû me battre contre un professeur de Undai avant d’être une Terminale entraînée. Mais là, là il était trop tard.

- Qu’est-ce que… ?

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mer 15 Aoû - 22:42

C’est la jeune demoiselle habillée en faux qui répondit à mes questions avides, comme je l’ai voulu, comme je l’ai prévu. J’adorais manipuler les gens, j’adorais leur faire croire que le monde était magnifique en ma présence. Et souvent, je n’avais même pas à utiliser de ma puissance, de mon pouvoir pour arriver à mes fins. C’était si simple, si beau, si évident de savoir tout sur les gens. Chaque individu suivait un cours logique des pensées, chacun d’eux, différent qu’il pouvait être des autres, avait ce quelque chose qui le rendait banal. Et nous, moi et mon mauvais coté, nous trouvions à chaque fois qu’était cette chose pour mieux s’emparer des esprits de nos cibles. Aujourd’hui ne fera pas la différence.

-Mah, mah, je crois - Simplement - que Surimi a de graves problèmes d'égo et qu'elle ne peut pas s'empêcher de s'en prendre à plus faible qu'elle pour se prouver qu'elle vaut quelque chose. Quant à la pétasse blonde derrière, j'aimerais juste lui apprendre qu'il ne faut pas toucher à ce qui ne lui appartient pas et que sa seringue et ses produits, elle peut se les foutre où je pense ~

Si je n’ai pas saisi l’entièreté des propos tenue par cette jeune fille, ce n’est pas pour autant que je fus déstabilisée, laissant toujours mon sourire doux sur le visage. Je devais avouer qu’au premier abord, ces paroles avaient l’air d’un flot vulgaire sortis d’une belle silhouette, c’était si disgracieux, mais je ne porterais pas mon jugement sur ce simple détail. Pour moi la situation devint évidente, ce fut un règlement de comptes, rien de moins, rien de plus. Il y eut juste un protagoniste de trop, et sans ça, ce combat serait un vrai régale aux yeux des petits chatons assis dans les gradins. Parlant d’eux, je pouvais sentir leur impatience quand à la suite des événements, ils avaient tout, sauf l’air de vouloir regarder un feuilleton de dialogues. Mais désolée que je pouvais être pour eux, ce combat n’allait pas continuer sous ma juridiction, à part peut-être si je serai obligée d’intervenir.

-Cette cinglée m'a droguée, j'aurais bien besoin d'un petit remontant ~

Après avoir sentis les dents de la jeune brune mordre dans ma poitrine, je dois avouer que j’ai laissé un visage surpris se poser sur mon éternel sourire parfait. Après un léger froncement des sourcils, je repris contenance en affichant un sourire amusé sur le visage. Que veux-tu petit chaton ? Ce qu’elle voulait, je le devinais rien qu’à sa tête, mais je ne pouvais l’accepter ainsi. J’aimais le corps humain, j’affectionnais jouer de ce dernier, mais cela n’allait pas au point de me laisser faire. Les corps de ces chatons m’appartenaient, mais pas l’inverse. Je pris le visage de la faucheuse entre mes mains en plongeant mon regard dans le sien orageux avec une certaine idée malsaine derrière la tête.

- Je suis certaine qu’après un petit examen de ma part, tu iras mieux.

Je lui fis un clin d’œil entendu tout en descendant ma main de sa joue à son épaule avant de… de me crisper imperceptiblement et de tourner mon regard multicolore vivement vers mon ombre délaissée quelques mètres plus loin. Je sentis une douleur dans mes cotes avant d’afficher une mine mécontente et me reculer de ma proie de fortune. Je pouvais voir mon mauvais coté qui se reconstituait peu à peu après l’attaque de la jeune Première qui l’eut touché de plein fouet. C’est avec un goût amer que je sortis :

-Tu pourrais faire plus attention !

Et la réponse acide fusa de la langue de la vipère sans plus attendre.

« -T’as qu’à ne pas draguer tes étudiants ! »

C’était donc ça, mon ombre jalouse qu’elle pouvait être, au lieu de se concentrer sur la situation qui l’entourait, préférait venir faire sa petite crise à ma personne oubliant complètement qu’elle était entourée d’ennemis. Je ne me savais pas aussi imprudente, je devrais remédier à ça rapidement pour qu’aucun autre incident de la sorte ne survienne dans le futur. Je fis un pas de recule assez souple quand la lame de mon nouvel adversaire voulu se planter dans mon crâne. Mais au lieu d’esquiver, je ne fis que tendre mon bras devant moi avec un léger sadisme dans le regard. Un voile presque transparent, quasiment invisible à l’œil nu vint se propager devant ma silhouette, juste là où Kaïla se trouvait. Avec un sourire, je vis cette dernière tomber à genoux devant moi. La cause ? J’ai envoyé une vague de fatigue, oui je dis bien de sensation de fatigue, en plein sur sa personne, la faisant se sentir lourde et épuisée. Quand je la vis neutralisé, j’optais tout de même de ne pas laisser son être continuer à se mouvoir et, dans un bruit sonore, le miroir gênant se plaça juste devant elle, montrant son reflet en entier. Voilà qui l’occupera pour un moment.

« -Voir tous ses malheurs devra la calmer pour un bon moment, hahaha ».

Toujours aussi cruelle que d’habitude, mon mauvais coté flotta jusqu’à la faucheuse aguicheuse pour lui faire des avances assez vulgaires. Rien que pour la dégoûter. Je soupirais, contrariée par cela. Mais j’eus autre chose à régler que m’occuper des enfants en pleine croissance hormonale. Faisant résonner mes talons sur le marbre froid du sol, je m’avançais vers la blonde, que je crus comprendre avide d’expériences qui utilisait d’autres élèves tels des cobayes, pour regarder de plus près sa blessure. Souriant gentiment à son encontre, je déclarais d’une voix bien passive :

- Je ne pense pas que je dois t’informer de l’interdiction d’utiliser les étudiants comme des cobayes, je pense que tu le sais très bien. J’espère pour toi une bonne continuation mais fais attention dans quoi tu fouilles.

Oui si j’étais un professeur normal, je la punirai ou je rapporterai ce genre de fait à la directrice en personne. Mais moi-même étant jeune, j’avais tenté le coup de m’amuser des corps de mes camarades de classe pour des expériences farfelues. Il va de soi que je surveillerai de plus près cette blonde, question qu’elle n’aille pas trop loin et que Dead Master-Sama ne la tue pas, après tout je tenais à mes chatons. Plaçant mes ainsi devant les blessures de cette jeune demoiselle, je continuais d’une voix suave :

-Je vais soigner ça, tu te sentiras beaucoup mieux ensuite.

Je dois dire que étant une infirmière de choix, j’ai soigné sa blessure en quelques secondes grâce à la matérialisation ? Non, je ne pense pas. Admirant mon chef-d’œuvre un instant, je laissais un visage maternel et un peu désappointé apparaître sur mon visage. Non, mais nous n’allions pas s’en sortir comme ça.

- Il serait favorable que nous quittions l’Arène. Ce combat n’a pas lieu d’être.

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Alice Liddell

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Lun 5 Nov - 3:53

Je n'avais pas vraiment la tête à m'occuper des discussions des uns et de la hargne des autres mais quand ma sauveuse blonde et mystérieuse s'approcha de moi, je ne pu m'empêcher de m'y intéresser.
J'étais persuadé qu'elle était l'un de nos professeurs, après allait savoir de quelless classes elle s'occupait, ce n'était pas le plus important. Non, ce qui m’intéressait plus que tout chez cette élégante personne, c'était ses facultés, oh, si spéciales ~ Que s'était-il passé tout à l'heure ? Il me fallait des réponses et rapidement : Ma curiosité frémissait aussi douloureusement que ma chair encore retournée.

- Je ne pense pas que je dois t’informer de l’interdiction d’utiliser les étudiants comme des cobayes, je pense que tu le sais très bien. J’espère pour toi une bonne continuation mais fais attention dans quoi tu fouilles.

Je la dévisageais longuement, l'examinant soigneusement mais fut interrompu par une douleur aigüe et soudaine, de toute évidence du au raté de la réparation de ma cage thoracique dont l'un des os mal matérialisé vint titiller mon foie cruellement. Un léger gémissement m'échappa et je tourna pratiquement de l’œil quand mon regard se posa sur tout se sang sous mes pieds. Dieu, j'allais vraiment tuer cette salope de Kurayami ! Elle allait goûter de ma mixture et ce n'était certainement pas cette enseignante qui allait m'en empêcher ! La science réclamait comme un dieu des sacrifices après tout ~

-Je vais soigner ça, tu te sentiras beaucoup mieux ensuite.

Je soupirais de contentement alors que je sentais ses mains et son pouvoir s'activer sur mon abdomen, cautérisant la plaie avec une perfection inouïe. Dieu, cette femme était peut être blonde et une empêcheuse de tourner en rond mais qu'est ce qu'elle était douée, j'en étais toute éblouie.
Il était vraiment prioritaire que j'en apprenne plus sur elle, histoire de voir jusqu'à où la matérialisation pouvait aller. Avec un peu de chance elle devait certainement être proche de la directrice et ferais un excellent "tremplin" jusqu'à elle.

- Il serait favorable que nous quittions l’Arène. Ce combat n’a pas lieu d’être.

Je posais mon regard sur Kurayami apparemment exténuée - pour je ne sais quelle raison mystérieuse - et du longuement me battre avec ma raison pour ne pas me jeter sur elle et lui injecter un petit quelque chose dont les effets lui auraient certainement déplu. Il était certain que j'allais regretter de ne pas avoir profité de l'occasion mais je devais bien ça à la femme qui m'avait sauvé et qui n'avait de toute évidence pas envie de continuer plus longtemps la conversation et encore moins d'arbitrer un combat de toute façon stérile.
Je décidais donc de me remettre sur mes pieds, ma tête tournant encore affreusement, alors que l'odeur de l’hémoglobine me titillait sadiquement les narines puis me tournait vers Jun que j'avais complètement oublié jusque là. J’avoue que maintenant qu'un adulte responsable et "pacifiste" se tenait entre nous, elle me faisait l'effet d'un hamster dans une boule en plastique. De toute façon, elle était trop occupée à repousser ... Ou accepter les avances de ce qui semblait être l'ombre de la blonde pour se préoccuper de mon sort. Voila qui était parfait !

-Je vous remercies de tout mon cœur, mademoiselle mais je pense que je ne devrais pas trop traîner dans les parages ...

Je remerciais chaudement ma sauveuse, mon plus beau sourire sur mes lèvres, la révérence parfaite et ma main serrant délicatement la sienne puis m’enfuis rapidement sous les sifflements stupides des spectateurs, profitant de l'inattention des autres.
Franchement tout ses étudiants me rendait dingue, aussi dingue que ce flot de sang sur ma tenue de combat. Je franchis donc en courant les portes de l'arène et m'évanouis dans la nature, ne supportant plus l'aspect de cette chose rouge sur ma peau et encore moins les cris bestiales de la foule.

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mer 7 Nov - 0:42

Réussissant enfin à me débarrasser de cette chose flottante, stupide et vulgaire, je remarquais enfin que celle qui ne méritait que mort et peines avait sournoisement quitté les lieux sans demander son reste. Je crispais furieusement les poings et me tournait vers celle qui lui avait permis de s'enfuir. Il était clair qu'elle aurait méritée quelques sanctions mais cette poitrine généreuse et cette soyeuse chevelure blonde l'a fit pardonner dans l'instant. Dieu, je ne pouvais décidément pas m'en prendre à une femme aussi affriolante, où irait le monde autrement !?
J'agitais délicatement mes doigts, trop heureuse de retrouver enfin une mobilité parfaite et m'approchais de l'institutrice en la questionnant du regard. Qu'allait-elle faire de Surimi ? Et qui était-elle d'abord ? Une professeur ? Hum, certes je participais rarement au cours mais si j'avais eu une si jolie institutrice je me serais assurée d'être ponctuelle à chacun de ses cours !
Comprenant parfaitement qu'on ne pouvait parfois se comprendre d'un simple regard, j'ouvrais enfin la bouche :

-Et maintenant que la catin blonde est partie ?

Je contemplais avec un délice certain la brune - désormais face à un immense miroir - qui semblait souffrir d'un mal mystérieux mais tout à fait douloureux au vu de ses grimaces. Je frissonnais légèrement et me retournais vers mon interlocutrice pour mieux la détailler. Jolie mais cruelle, j'adorais ça ~
Le rire de Cronos s'échappa d'entre mes lèvres, un rire grinçant presque inaudible mais diabolique, Oh si diabolique !
Puis, le sifflement de colère d'un étudiant s'éleva dans les airs, attirant mon attention. Il descendait les marches des gradins durs et froids de l'arène avec une démarche chaloupée qui faisait rouler ses muscles à chaque pas. Arrivé à ma hauteur, Il ouvrit finalement sa grande gueule et sembla profondément mécontent. Trop occupée à le détailler de haut en bas - redécouvrant mon dégout pour les mâles - je ne pu saisir aucune de ses paroles, ce qui sembla l'énerver encore plus. Il saisit abruptement le col de ma cape, me secouant énergiquement puis plus rien ... Ma main emprisonna violemment ses bijoux de famille et se resserra d'autant plus sur eux qu'en leur propriétaire se mit à gémir comme la pire des demoiselles.

-Recules, misérable chose !


Je relâchais lentement ce qui lui restait de fierté et le contempla obéir comme tout bon mâle qui se respectait pour mieux rentrer dans les rangs plus honteux que jamais et silencieux comme une tombe, une main soutenant ces choses. Diable, il fallait que je désinfecte rapidement mes doigts. Je sentais encore leur aspect mou et répugnant contre ma peau, j'étais prête à vomir. Ce qui m'en empêcha ? Mon regard gris se posant sur une magnifique paire de seins.

-Alors, alors ? Que pourrions-nous faire maintenant ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Dim 2 Déc - 0:32

La manière dont se déroulait cette aventure des moins intéressantes, me laissa perplexe. Surtout au moment où la jeune blonde habillée en infirmière, prit mes mots à la lettre, me remerciant de l'avoir soigné et quittant l'Arène en courant sans se retourner. Il était évident qu'en tant que diplômée en psychologie ainsi qu'experte de sentiments, je devrais comprendre les gens sans moindre difficulté, sans même avoir pris le temps d'essayer de les déchiffrer. Mais dans ce cas là, la perplexité trônait dans mon esprit. Avait-elle peur pour s'être enfuie aussi rapidement ? Mais de qui ? De la brune aux cheveux bouclés ? Mais il n'y avait aucun danger tant que j'étais présente en ce lieu. Étrange... Peut-être qu'elle avait peur des représailles qui suivraient l'écart du règlement, possible. Quoi qu'il en soit, j'allais retrouver cette jeune fille pour qu'on en parle. Parler, pourquoi ? Parce que c'était intriguant. « Parler ou la punir ? » Les deux, certainement.

-Et maintenant que la catin blonde est partie ?

Plongée dans mes songes, je ne me suis pas rendue compte que mon regard bleu se promenait sur l'autre fille, la brune, qui m'interpella. Fronçant délicatement les sourcils sur l'appellation qu'elle utilisa envers sa camarade, je ne relevais pas. Il m'était fort insupportable de rester dans l'ignorance des faits tandis qu'autour de moi ce n'était que pagaille. Avec une qui s'enfuit, l'autre qui s'amuse à se regarder dans le miroir et encore un descendu des gradins sans autorisation qui s'en prenait à la fille aux cheveux frisés. Non, décidément le désordre ne m'allait pas du tout, il était temps que je règle cette affaire avant d'avoir une migraine. En y passant, il faudrait que je demande le nom de cette demoiselle au caractère emporté.

Un léger soupir de ma part, un rire narquois de mon ombre qui se tenait étrangement à carreau, me voilà assister à un spectacle des plus... amusant ? Ridicule ? Stéréotypé ? Ou alors tout simplement, disgracieux ? Peu importe le qualificatif à donner à cette scène de puissance entre mâle et femelle, les faits étaient là. Une fille qui sait où frapper les importuns mâles était définitivement en position de force. Amusant, vraiment. Et le pauvre petit chaton qui se vit malmener ainsi... Comme il était facile de remettre un homme dans le droit chemin. À croire que tout était régit par ses parties génitales et quand celles-ci se voyaient endommagés, c'est tout le mental qui l'était aussi. L'être humain était vraiment étrangement simple d'esprit.

-Alors, alors ? Que pourrions-nous faire maintenant ?

Je perdis mon expression perplexe pour la remplacer par un doux sourire. Il m'était presque impossible de ne pas voir à quel point cette jeune fille me fixait. D'une manière qu'on pourrait décrire de grossière, mais pas entièrement. J'adorais me faire admirer que ce soit pour mon physique ou encore plus, pour ce que j'avais dans la tête. Bon sang, si elle n'était pas si jeune, j'en jouirais... et plus si affinité. Secouant doucement la tête pour me sortir toutes ces idées de l'esprit, je m'approchais d'elle d'un pas lent, mais pas de trop. Déposant ma main sur son épaule, je plongeais mon regard dans ses prunelles avec l'intense envie de... De quoi au juste ? Peu importe, je ne supportais pas de voir cette foule en furie derrière nous, il était temps de libérer les lieux, et ce, tout de suite.

-Maintenant, on sort d'ici. Ensuite, nous aviserons.

Oui, nous verrons ce que le futur proche nous réserve, même si j'avais déjà une petite idée sur la question. Un sourire aux lèvres, je poussais doucement la « mort » devant moi en direction de la sortie, faisant un signe de la tête à la masse noire me collant de s'occuper d'évacuer l'autre protagoniste de cette pagaille. Les enfants de nos jours, ils doivent tous être dirigés pour ne pas finir comme des moins que rien... Quelle plaie. Encore heureux que je les aimais.

Dehors, je sentis mon ombre se dématérialiser pour reprendre sa place initiale dans mon esprit, tout en laissant Kaïla à son triste sort, yeux dans le vide. Je devrais m'occuper de ce petit chaton aussi... « Ouais, disséquons là, elle est à portée de main ! ». Oui, mais non, je sentais que j'allais avoir des problèmes si mes scalpels se poseraient sur son corps dès qu'elle reprendrait conscience. De plus, j'avais un chaton beaucoup plus aimable et facile d'approche juste sous la main, ce qui me faciliterait la tâche. Bien, voilà ce qui est clair.

-Attends-moi ici un instant, je vais m'occuper de ce chaton malheureux d'abord.

Un clin d’œil et me voilà traînant la jeune Kurayami dans mon sillage pour trouver un élève de Seconde assez gentil pour m'aider. Lui disant de conduire la filles aux yeux rubis dans l'infirmerie où « je m'en occuperai plus tard, faut pas gâcher la chair ». Ceci fait, je retournais sur mes pas pour rejoindre l'autre jeune fille dont l'apparence était plus humaine après sa sortie de l'Arène. Un sourire radieux peint sur le visage et me voilà prête à avoir un cobaye des plus prometteurs. Après tout, il fallait que je punisse ces petits chatons perturbateurs. Caressant songeusement la joue de ladite perturbatrice, je réfléchissais à comment l'entraîner dans mon sillage. Chose relativement facile pour un professeur qui magnait les certitudes des esprits humains.

-Bien, maintenant que nous sommes seules, je te prierai de me suivre. Ainsi, tu pourras m'expliquer en profondeur, ce qui s'est passé dans cette Arène. D'ailleurs, te sens-tu bien ? Ou as-tu mal quelque part ?

Toujours s'inquiéter pour mes petits protégés. « Direction laboooo ! Scalpel ~ » Chassant cette idées saugrenue qui me hurlait dans les oreilles, je me concentrais sur la jeune fille. J'aimais le corps humain, mais je ne prenais pas n'importe quoi non plus, j'avais mes critères de sélection. Et ce jeune chaton les remplissait avec aisance. Intéressant. Direction le bureau de la directrice où se trouvait le passage secret qui nous mènera vers mon laboratoire. Oui, c'est une punition digne de ce nom.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Dim 2 Déc - 19:12

-Maintenant, on sort d'ici. Ensuite, nous aviserons. Attends-moi ici un instant, je vais m'occuper de ce chaton malheureux d'abord.

Je me retournais vers la masse informe qui commençait à s'agiter et acquiesça d'un simple mouvement de tête avant de suivre l'enseignante, le sort de surimi désormais remit entre les mains d'un individu des plus douteux. Espérons pour lui qu'il ne tente rien de stupide, je ne donnais pas cher de sa peau s'il se montrait trop aventureux avec la première et il était préférable qu'il ne recroise pas ma route après sa folie. Après tout, j'étais une féministe : je refusais que la vermine ne s'autorise à jouir d'un corps trop féminin et beau, sans son autorisation ou encore la mienne.
Nous sortîmes rapidement de l'arène et la jolie demoiselle m'accorda enfin l'attention que je désirais, m'examinant un ravissant sourire aux lèvres. Aurais-je raison de dire qu'il y avait un petit je ne sais quoi dans sa façon de me dévisager qui me donnait l'impression de me trouver devant un fauve affamé ? Allez savoir de quel faim il s'agissait, je préférais rester sur mes gardes, même si l'idée de me faire dévorer par une personne aussi exquise me ravissait au plus haut point.

-Bien, maintenant que nous sommes seules, je te prierai de me suivre. Ainsi, tu pourras m'expliquer en profondeur, ce qui s'est passé dans cette Arène. D'ailleurs, te sens-tu bien ? Ou as-tu mal quelque part ?

Mal ? Je ne crois pas. J'examinai longuement mes membres mais ne trouva pas de blessures nécessitant de soin. Est-ce que je me sentais bien ? Hum ... Je venais tout juste de me réveiller d'un coma de plusieurs jours, avait du faire face à celle qui avait fait de moi son cobaye et avait réchappé de justesse à la colère de Surimi : Oui, j'allais bien. Enfin assez bien pour un étudiant d'Undai Gakuen en première année. J'avais survécu à ma journée, alors je ne pouvais pas aller mieux que ça. En plus de ça, je me trouvais en bonne compagnie, je pouvais dire que la chance me souriait ... Enfin, je crois.
Ne me préoccupant plus de mes égratignures potentielles, je me re-concentrais sur mon interlocutrice, toujours souriante. Pouvais-je lui faire confiance ? Je la questionna inutilement du regard, sachant pertinemment qu'elle ne comprendrait pas ce que j'avais en tête.
Hum, ici, on ne pouvait compter sur personne, alors évidemment que je devais me méfier mais j'étais prête à prendre le risque, juste parce que, oui, j'aimais les jolies femmes et que passer un peu de temps en leur compagnie était trop jouissif pour que je laisse passer ma chance.

-Je dirais que pour une élève de première, je m'en sors plutôt pas mal. Alors oui je pense qu'on peut dire que ça peut aller.

Je regardais en direction des bâtiments, me demandant bien où l'enseignante voulait m'emmener mais devait de toute évidence me résoudre à la suivre si je voulais en savoir plus. L'accompagner ou non, telle était la question ...
Malheureusement pour moi je n’eus pas le temps de peser le pour et le contre plus longtemps : l'étudiant dont j'avais quelques minutes plus tôt broyé les bijoux de famille, passa à côté de nous, me bousculant brutalement alors qu'une dizaine de ses camarades s'approchaient de nous, nous encerclant rapidement. Il était clair qu'ils ne s'en prendraient pas à moi tant que je restais avec l'institutrice, ils attendaient le moment importun, celui où je quitterais ses jupons et me jetterais irrémédiablement dans la gueule du loup.
Mon accompagnatrice ne pouvait que l'avoir remarqué et je ne préférais pas me retourner vers elle si c'était pour tomber sur un sourire victorieux et désagréable en soi, parce que je ne savais pas ce que pouvait me vouloir cette mystérieuse personne. Je soupira lourdement en détournant les yeux de la masse menaçante et tira nerveusement sur l'un des pans de la blouse de mon interlocutrice, le regard baissé vers le sol, contrariée d'être ainsi piégée.

-Allons-y ...

Je la suivis docilement, quasiment collée à elle et marmonna à voix basse quelques insultes à l'encontre de mes agresseurs qui nous suivait malgré tout de très prés. Il fallait que je trouve un moyen de m'en débarrasser, je n'allais pas passer toute ma vie dans les jupons d'une enseignante - aussi jolie soit-elle - sous prétexte que des élèves passent leur temps à me harceler à cause d'un abruti qui n'avait pas su rester à sa place.
Trop occupée à grommeler, je ne fis pas attention à ce qu'il y avait à mes pieds et m’emmêla les pieds dans une racine rebelle qui avait décidé de pousser à l'air libre, là, juste pour m'embêter. Je m'étala évidemment de tout mon long sur le sol dur et froid et cela suffit à l'un de mes camarades pour bondir vers moi et me balancer son poing en plein visage, m'arrachant un glapissement de douleur. GIVE ME A FUCKING BREAK !

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mar 4 Déc - 2:09

Nous traversions le parc, la cadence soutenue mais en même temps calme, comme s'il s'agissait d'une promenade de santé. Il fallait avouer que j'étais impatiente de voir ce que ce joli corps cachait en lui, non par envie d'explorer mais plus par nécessité de voir mes progrès en matière biologique du développement. Cela était très simple en soi, il me fallait un être humain assez gentil pour me prêter son corps, et là, j'en avais un. Une jolie jeune fille qui me suivait tel un gentil chiot. Mais comment pourrait-il être autrement ? J'avais cette aura attirante autour de moi que je renforçais grâce à mon pouvoir. Rares étaient les petits chatons qui y résistaient quand j'y mettais toute ma puissance. Pourtant, avec cette demoiselle, dont je ne connaissais toujours pas le nom, j'allais plus délicatement. Comment ça ? Et bien, je n'utilisais pas mon pouvoir de persuasion pour l’entraîner tel un robot à ma suite, non, je voulais qu'elle me suive de son plein gré. Une petite envie du moment, dirai-je.

-Je dirais que pour une élève de première, je m'en sors plutôt pas mal. Alors oui je pense qu'on peut dire que ça peut aller.

Je la fixais un moment tout en avançant vers le bâtiment des cours. Évidemment que je m'en faisais pour sa santé, elle n'avait pas l'air dans son assiette, et même si elle me disait que tout allait bien -expérience ou pas- j'allais l'ausculter pour m'en assurer. Oui, j'aimais mes petits chatons de façon équitable, et pour chacun d'eux, j'avais une pensée bienveillante. Après tout j'étais une infirmière dans une école où le taux de victimes et blessés était le plus élevé au monde. Nous pourrions presque dire qu'on se trouvait à la guerre dans cette Académie, chose qui n'était pas loin de la vérité quand on y songe de plus près. Quoi qu'il en soit, il était indispensable que je vérifie tous ses membres, un par un avec des idées tordues derrières la tête quant à ma manie de vénérer le corps humain, ou tout simplement telle une bonne employée qui fait bien son travail. « Ouais, bah en attendant, je vais l'utiliser pour ta dernière découverte, heh. » Un léger froncement de sourcils, et je savais déjà que je n'allais pas rester longtemps maître de mon corps, pour la simple et bonne raison que je ne supportais pas malmener mes petits chatons adorés. Autant laisser Akiha, mon mauvais coté, prendre la mauvaise part de ma vie et de mes activités. Cette obsession me rendra un jour folle. Mais en attendant, j'allai sauver le monde. Et qu'étaient quelques cobayes -dont beaucoup qui sortaient vivants- comparés à un remède universel contre toute maladie ? Rien.

C'est sur cet état d'esprit que j'entraînais la demoiselle avec moi quand un bonhomme la bouscula violemment. Quelle école de brutes... Un moment contrariée de son attitude, je lui lançais un regard glacial sans pour autant relever son geste. Après tout, ces gamins qui nous suivaient de près voulaient la peau de ma proie, et que de plus persuasif – à part ma matérialisation- pour qu'elle me suive gentiment ? Rien. C'est pour cette raison que je ne montrais rien, affichant toujours ce joli sourire convaincant et protecteur en nous dirigeant vers le hall de l'institut. Trouvera-t-elle étrange que nous allions dans le bureau de la directrice ? Fort possible, à ce moment j'utiliserai mon pouvoir pour calmer toutes ses craintes. Craintes que je sentais en elle, que ce soit dans son regard ou sa démarche. Pauvre chaton, ne t'inquiète pas je... « Peut-être que je ne te tuerai pas... Peut-être que si ~ En tout cas, tu me sentiras passer ~ »

-Allons-y ...

Oui, allons y. D'un coté, c'était horrible de sentir son malaise tandis que ses camarades la suivaient et qu'elle était limite scotchée à moi. Si mon corps trouvait cela excitant ou amusant, mon esprit devenait de plus en plus contrarié par cette façon de procéder. Je n'aimais pas voir mes chatons angoissés ainsi, même si c'était le passe-temps favoris de mon ombre. C'est certainement pour cette raison que je perdis patience quand l'apparition de mort (dans l'Arène) s’emmêla les pieds et tomba au sol et que, sur le coup, un de nos « suiveurs » en profita pour lui coller une droite. Quel malheur, quel outrage. Profiter et frapper les plus faibles dans leurs moments de déconcertante. La loi de cette école était limpide mais ridicule en même temps. Injuste pour la plus part du temps. Avoir des amis ici était dangereux, mais ne pas en avoir, l'était aussi. Le juste milieu ? Cela n'existait pas.

Soupirant d'impuissance, je laissais mon ombre sortir telle une fusée pour qu'il s'entoure du gamin importun et commence à l'étrangler. Est-ce que j'ai déjà dit que se débattre contre une fumée de matérialisation était une cause perdue ? Non ? Eh bien, cet étudiant en aura fait les frais. M'approchant doucement de l'étudiante au sol, je lui tendis ma main pour la relever. Maintenant j'hésitais. M'en prendre à cette jolie fille chassée par ses camarades ou alors punir cet abruti qui n'a pas compris où était sa place ? S'occuper du gamin serait beaucoup plus bénéfique à l'académie. Mais...

- Il faut faire attention à où tu mets les pieds, mon chaton.

Passant ma main fine dans ses cheveux bouclés, je pris un instant pour la détailler, question de voir si elle était blessée plus qu'il ne le faudrait. Mais à part quelques bleus, elle ne risquait pas grand chose. Tant mieux.

« -Je le tue ? Je ne le tue pas ? Je le tue... Ou pas... Plutôt oui ? Et eux aussi ? »

Relevant la tête vers la masse noire, je vis que le garçon qu'elle emprisonnait virer dans des teintes bleutées, marquant ainsi sa suffocation. Le tuer ? Non, cela ne servirait à rien, et les autres n'apprendraient pas grand-chose de la mort d'un de leur camarade. Après tout, ils en voyaient chaque jour, des morts. Réfléchissant un instant, l'idée me sauta aux yeux avec une précision cruelle, tandis que je fis un geste désinvolte de la main pour chasser toute pensée sanglante de ma tête. Pourquoi s'attaquer à eux physiquement si d'un claquement de doigts, je pouvais chambouler leurs esprits ? Cruel... Mais tellement vrai.

- Ils ne te laisseront pas tranquille si je n'interviens pas, je suppose...

Quittant la chaleur de ma protégée du moment, je m'avançais vers le garçon pris au piège et je mis ma main sur sa tête tout en le fixant dans les yeux. Mes pupilles, je le savais, virèrent dans un mauve teinté de bleu tandis que j'insufflais un millier d'images étranges dans l'esprit de ma victime du moment, chamboulant tout son rationalisme. Tout d'abord, qu'il ait peur, ensuite qu'il souffre d'une douleur mentale qui se répercutera sur son physique et finalement, qu'il devienne un légume, tel un zombie... Souffre et apprends de tes erreurs. Ma tâche terminée, je me reculais du gamin qui, lâché de mon ombre, se prit la tête entre les mains et se mit à hurler comme un fou. Cela n'allait pas durer longtemps... Quoi que si, effroyablement longtemps. Pauvre chaton.

« -Vous allez être les prochains, bande de larves inutiles ! »

Pendant que mon ombre fondait sur le petit groupe des importuns, je retournais vers ma protégée. Et comme je m'y attendais, le groupe se dispersa, fuyant après le désarroi de leur ami. Les jeunes de nos jours, tous des lâches. Rappelant mon ombre pour qu'elle disparaisse en moi, un sourire doux sur le visage, je m'arrêtais à un mètre de la seule personne restante et déclarai d'une voix suave mais autoritaire.

- Bien, maintenant que ce petit problème est réglé, nous irons dans le bureau de la directrice. Mais ne t'inquiète pas, tu ne subiras pas le même sort que ce garçon.

« Nan, ce sera pire... haha ». Tout en l'attrapant délicatement par la main, je lui fis un clin d’œil encourageant et l'entraînai à ma suite. Arrivées devant ce fameux bureau, j'hésitais un instant à toquer. Dead Master était-elle là ou non ? Eh bien, il fallait vérifier. Ouvrant la porte, l'atmosphère oppressante de la pièce nous saisit à la gorge avant même qu'on y rentre. Habituée à y pénétrer souvent, je n'en tins pas compte, m'adressant plutôt à celle qui se tenait à mes cotés.

-Au juste, quel est ton nom ?

Une question innocente tandis que je refermais la porte derrière elle. Je pense que maintenant, il était temps que j'use de ma matérialisation pour qu'elle me fasse complètement confiance. Parce qu'il était évident qu'elle était angoissée de se retrouver dans ce bureau sombre avec une enseignante -gentille- sans une raison valable. Bon, il était où ce passage secret pour arriver dans mon laboratoire ? Ah trouvé.

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Jeu 6 Déc - 20:27

- Il faut faire attention à où tu mets les pieds, mon chaton.

Un grognement m'échappa quand l'enseignante me releva. Ma cheville me faisait souffrir atrocement et m'appuyer dessus m'étais difficile, sans parler de mon crâne qui avait subit un sacré coup : Ce n'était franchement pas mon jour ...
Je frotta ma blessure avec le pan de mon uniforme et laissa la professeur m'examiner tandis que mon regard se posait sur le "pauvre bougre" que l'on étouffait avec force et dont le visage tendait vers le bleu.
Je n'aurais su dire ce qu'était exactement cette ombre mais elle n'avait rien de très rassurant et je ne préférais franchement ne pas m'y frotter alors tant pis pour ce type s'il mourrait, il l'avait bien cherché et ... Mais pourquoi dieu, m'inquièterais-je pour un mâle ? Non ! Il pouvait bien mourir, que ce soit cette ombre ou autre chose, je n'avais aucune raison de voler à son secours !

« -Je le tue ? Je ne le tue pas ? Je le tue... Ou pas... Plutôt oui ? Et eux aussi ? »

Qu'elle les tue, tous autant qu'ils étaient, ça ne pouvait que m'arranger de toute façon. Je frotta une dernière fois mon crâne et souris à cette idée fabuleuse. Cronos, qui s'était quelque peu absenté ces derniers minutes, réapparaissait, montrant sa sale face vicelarde et ironique. Je l'entendais mugir de nouveau dans mes veines et ses orbites insolentes se plantaient dans le regard du malheureux s'étouffant.
Dieu, cette pression palpable était délicieuse. J'avais l'impression de sentir mes doigts écraser sa nuque et son pouls difficile battre contre mes phalanges.
Et cette agréable sensation ne fit que s’amplifier quand mon enseignante se dirigea vers lui pour l'anéantir. Jouissance ~

- Ils ne te laisseront pas tranquille si je n'interviens pas, je suppose...

Elle se recula finalement de la chose après avoir soigneusement retourné son cerveau (?) et laissa ré-apparaître mon agresseur, le regard fou, hurlant à la mort la tête entre ses mains.
Un frisson me parcourut l'échine : j'appréciais le spectacle. Un mâle souffrant ? Quoi de mieux pour se détendre après un si mauvais moment ? J'en oubliais presque la douleur mais elle revint lancinante quand j'eus le malheur de m'avancer vers mon accompagnatrice, m'arrachant une grimace. Dieu, j'espère que je n'avais rien de cassé ...
L'ombre s'occupa du reste de la bande qui détala rapidement dans tout les sens et la blonde s'approcha finalement de moi, un sourire curieux sur les lèvres et la voix si mielleuse qu'elle en était inquiétante :

- Bien, maintenant que ce petit problème est réglé, nous irons dans le bureau de la directrice. Mais ne t'inquiète pas, tu ne subiras pas le même sort que ce garçon.

Elle saisit ma main avec délicatesse et me fit un clin d’œil. Beaucoup d'attention ... Pourquoi ? C'est simple : j'étais désormais prise au piège et elle s'arrangeait pour que ses manœuvres paraissent plus douces et maternelles. Elle m'emmena jusqu'au bureau de la directrice et je ne pus réprimer un frisson quand elle ouvrit la "lourde" porte comme s'il s'agissait là de son antre et non celle du démon le plus terrifiant de tout Undai : Deady Sama.
Quand la porte se referma, le claquement sec du bois me fit sursauter. J'étais prise au piège, dans l'impossibilité de m'enfuir et je n'osais imaginer ce qui m'attendait. Je n'espérais même pas m'en sentir entière, il était évident que les choses n'allaient pas se passer comme j'avais pu le souhaiter, au contraire. Alors je me laissa entraîner par la mystérieuse femme jusqu'au fond de la pièce, préférant laisser ma place à Cronos qui savait si bien rire de mes malheurs et encore plus de ceux des autres.

-Au juste, quel est ton nom ?

S’intéressait-elle enfin un peu à mon existence comme il se le devait ou voulait-elle simplement savoir quel nom poser sur la pierre qui me servira de tombe ? Je ricana nerveusement et laissa totalement Cronos s'emparer de moi. Tomber dans l'inconscience, vite, avant que je ne souffre, avant que je ne devienne folle ...
Son rire retentit quand le mien s'éteignit. Un long rire effrayant et cynique qui se termina par un toussotement exagéré. Voulait-elle connaître l'immonde chose qui frémissait dans mes entrailles ? Que me voulait-elle au juste d'ailleurs ? M'avait-elle livré à Deady Sama pour qu'elle me punisse ? Me punir pour quoi ? Hum, j'adorais les punitions ... Oui, j'adorais les punitions ~
Les orbites profonds de Cronos détaillèrent mon interlocutrice si élégante et sulfureuse et ses lèvres sans crier gare s'emparèrent des siennes, à mon grand désespoir ... Désespoir ? Non, elle étaient délicieuses, ses lèvres ~

-Cronos, pour vous servir, belle demoiselle ~

Mon visage s'écarta du sien et mes pas me menèrent automatiquement vers le passage qui venait de s'ouvrir, me laissant glisser dans l’entrebâillement sans prêter attention à celle que je venais de "souiller" de ma bouche vulgaire.
Et quel était son nom à elle ? S'était-elle convenablement présentée ? Non, cette catin n'avait même pas pris la peine de décliner son identité et ça, Cronos ne le supportait pas.
Il se tourna vers elle et attrapa son poignet, souriant largement. Il était encore temps que cette superbe chose se présente. Dans la cas contraire ? Devrais-je me montrer vilaine ou me contenterais-je de lui trouver un charmant surnom adapté à la taille de sa poitrine ? Hum, voyons voir ~
Je la poussais contre un des murs et me collait à elle avant de glisser dans le creux de son oreille :

-Alors, pourrais-je savoir qui est cette mystérieuse créature qui m'enlève de la sorte et avoir une idée de ce qu'elle compte me faire ? De bien belles choses j'espère ~ Après tout, ce corps juste là, ici, me semble des plus intéressants.

Son nom ne suffisait pas, ce que je voulais savoir c'était ce que cette jolie blonde cachait et quel était cet étrange pouvoir dont elle avait fait preuve quelques minutes plus tôt. Et cette ombre ? Étrange chose ~ Si vulgaire et trop peu attrayante, cette chose n'était pas à l'image de sa propriétaire et je me demandais d'où on avait pu l'extraire. De force ? Hum, je pense plutôt qu'elle était sortie d'elle-même. Mais pourquoi ?
Ma main se perdit bien malgré moi sur sa poitrine puis s'en éloigna en même temps que mon corps. Il s'appuya sur le mur opposé et continua d'observer l'enseignante alors que mes lèvres remuaient de nouveau, curieuses :

-Et Deady Sama ? Vous permet-elle de vous trouver là ?

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Dim 16 Déc - 21:42

Pourrait-on dire que la situation m'échappa à un moment donné de cet entretien improvisé avec cette jeune Première ? On le pourrait, même si je nierais cela dur comme fer si on me pose la question. Quel cas « spécial »... Je suis déjà tombée sur des chatons violents comme sur ceux forts réservés et effrayés. Mais cette demoiselle, pouvais-je la mettre dans une des catégories ? Je ne saurais dire, elle était imprégnée d'une assurance déboussolant sachant, à coup sûr, qu'elle risquait la mort. Suicidaire ? Ou une fille qui ne se laissait pas faire, même si son sort était déjà scellé ? Personnellement, j'aurais pu trouver cela amusant et même, à l'extrême, intrigant. Mais je dus stopper toute joie quand elle s'approcha de moi pour plaquer ses « lèvres » contre les miennes, pourvue de son apparence de mort.

-Cronos, pour vous servir, belle demoiselle ~

Automatiquement, mon regard se porta sur la pièce pour voir si Dead Master-Sama était arrivée entre-temps et vu cela. Non que je m'inquiétais pour ma personne, loin de là. Mais je ne pense pas que j'aurais encore ne serait-ce qu'une parcelle de chair à analyser si la directrice déciderait de s'occuper de cet enfant. « Mahaha, dans son bureau en plus... Amusant, amusant ! ». Mon ombre était hilare tandis que je suivis la gamine dans l'espace ouvert sous le bureau de la reine de Undai. Sourcils froncés dans une signification particulière de mécontentement, je ne trouvais pas cette situation plaisante... Me faire toucher par un chaton vulgaire... Alala, je sais bien que je suis attirante, mais un peu de retenue voyons ~ C'est en souriant que j'acceptais le toucher de cette demoiselle dépravée. Même si peu à peu, mon sourire se transforma en une expression bien plus cruelle. Mon ombre aimait qu'à moitié qu'une petite étudiante de son genre ose m'approcher de la sorte sous cette forme des moins charmantes. Cronos, hein...

-Alors, pourrais-je savoir qui est cette mystérieuse créature qui m'enlève de la sorte et avoir une idée de ce qu'elle compte me faire ? De bien belles choses j'espère ~ Après tout, ce corps juste là, ici, me semble des plus intéressants.

Un rire clair sortit de ma bouche et raisonna dans cette couleur bleutée. Quelle étrange enfant, à présent j'avais d'avantage envie de prendre le thé avec tout en lui demandant de parler d'elle, plutôt que d'aller la découper en morceaux. Ce que j'allais faire d'elle ? L'utiliser pour des fins scientifiquement importants... « Laisse-moi sortir, que je la remette à sa place. » Oui, une minute. Même si je trouvais le comportement de cette fille inadmissible, j'avais tout de même de la peine pour elle... Si Akiha s'en prenait à sa personne, elle perdrait bien vite cette assurance qui n'avait pas lieu d'être ici. Que devais-je en faire ?

-Et Deady Sama ? Vous permet-elle de vous trouver là ?

La réponse qui dut fuser quand elle s'éloigna de ma personne serait « Oui, bien sûr ». Si je pouvais être là ? Je ne saurais le dire, j'avais accès aux sous-sols et au laboratoire vingt-quatre heures sur vingt-quatre... Mais à savoir si je pouvais y emmener des étudiants. Ça c'était une autre histoire. Mais quelle importance, cette fille n'avait pas à savoir ces choses là. C'est pour le moins perturbée que j'attrapais sa main avec douceur sans même lui jeter un regard, ni aucune parole. Tout en marchant vers mon laboratoire, ma main se resserra de plus en plus sur la sienne tandis que mes yeux virèrent au rouge et que je laissais place à mon sombre coté qui, lui, ne se gêne pas de faire la conversation avec cette silhouette aussi vile que la sienne.

« - Tu poses beaucoup trop de questions, Cronos. Ferme-là. »

Toujours aussi directe. Un sourire carnassier accroché à mes lèvres, mon corps fit volte-face et, nez-à-nez avec Cronos, je la plaquais contre un des murs de matérialisation jonchant les lieux. Compressant son corps contre le mien, yeux dans les siens -si on peut appeler cela ainsi- je me mis à rire, d'un son glacial qui ne me ressemblait pas. Peut-être pas moi, mais mon ombre, si. Sans demander mon reste, je lui montrais sa position défavorable. Akiha n'aimait pas qu'on la sous-estime, elle trouvait que cette fillette de rien du tout se permettait trop. Et bien voilà que l'envie de la vengeance prit le dessus. « Ne la tue pas... ». Sans attendre d'avantage, tandis que ma bouche ne fut qu'à deux millimètres de la sienne, ma main se saisit brutalement de son oreille et j'arrachais sans plus de pitié sa boucle verdâtre. Riant aux éclats, l'objet ensanglanté entre mes doigts, je me reculais de sa personne vulnérable -moins nuisible à présent.

«-Pauvre chose, tu te donnes trop de liberté. C'est amusant. Tellement que je te laisse même un choix à faire... tu préfères perdre tes doigts un par un ou alors, ton œil ? Mains ou yeux ?»

Affichant un sourire psychopathe, je l'attrapais par la main et la tirai à ma suite jusqu'au laboratoire dont je refermais la porte à clé derrière nous. Dans ma salle de travail remplie de scalpels, ciseaux, et ustensile en toutes sortes, j'inspirais bruyamment d'aisance. Jetant la boucle d'oreille aux pieds de la fille aux cheveux bouclés, je la narguais avec moquerie de haut, observant toute réaction qui l'animait. « Tu es gore... Arrête ça, Akiha. » Pendant que je lui disais cela dans mon for intérieur, tout sourire disparut de mon visage, remplacé par un agacement bien prononcé. Tapotant mon indexe contre ma bouche dans une réflexion méditative parsemée d'idées tordues et des moins agréables pour cette enfant s'étant trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Toujours songeuse, je poussais du plat de la main, ce corps qui risquait de se faire charcuter, jusqu'à une table en inox qui trônait au centre de tout. Insufflant dans l'atmosphère un semblant de calme pour qu'aucune furie ne s'éveille dans son esprit, je l'attachais avec des liens de matérialisation à la table.

«- Alors, décidée ? ~»

Approchant une grande lampe au-dessus de sa personne, j'examinais mes « couteaux » sous un regard vigilant que je lui lançais. Si elle se débat et fuis, je m'amuse à la poursuivre et là, elle mourra. Si elle s'attaque à moi, je lui montre ce qu'était la douleur. Et au fond, j'espérais qu'elle fasse l'un ou l'autre... « C'est pour cela que tu lui as laissé sa boucle... Tes jeux me tuent, Akiha ». Un regard satisfait et me voilà à coté de la dénommée Cronos, jouant avec un de mes petits scalpels devant ses yeux. L’œil ? Droit ou gauche ? Arracher ou découper proprement ? Faire en sorte qu'elle puisse le reconstruire ou jouer de mes recherches en lui imposant tout arrêt de régénération ? Hmm... Tant de questions. J'en étais toute émoustillée.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Dim 16 Déc - 22:24

- Tu poses beaucoup trop de questions, Cronos. Ferme-là.

Cronos grimaça curieusement devant cet ordre qui lui paraissait plus insultant qu'utile en soi. Croyait-elle vraiment que ses lèvres se scelleraient sans la moindre résistance face à une telle familiarité ? Cronos n'était pas du genre à gentiment se la fermer dès qu'on le lui ordonnait et rechignait d'ores et déjà à la tâche, quand un grognement sourd remonta du fond de son gosier pour mieux se glisser entre ses lèvres entrouvertes.
Son corps plaqua le mien contre un mur qui n'aurait jamais du se trouver là et se pressa d'autant plus quand un rire lui échappa. Encore une autre malade qui allait me causer des soucis.

-Pauvre chose, tu te donnes trop de liberté. C'est amusant. Tellement que je te laisse même un choix à faire... tu préfères perdre tes doigts un par un ou alors, ton œil ? Mains ou yeux ?

Je venais tout juste d'émerger du long sommeil que m'avait imposé Lyuba et voilà qu'une autre blonde prétentieuse voulait jouir de mon corps déjà bien trop fatigué par tant de traitements. Je n'en pouvais décidément plus de toutes ces femmes dont la crinière dorée était aussi imposante que leur sadisme naturel.
Je portais ma main à mon oreille douloureuse et me laisser traîner par cette folle furieuse qui n'en avait apparemment pas finit avec moi, le regard malicieux.
Certes le sang qui s'écoulait de ma blessure était fort désagréable pour moi comme pour lui mais Cronos y trouvait là un amusement macabre. Affichant sur mes lèvres un léger sourire qui avait l'air de tressauter à chaque pas, Cronos essayait de se fixer sur ce que pouvait bien lui apporter tant de malheurs et de souffrances. Et la réponse lui venu comme évidente. Qu'elle soit la victime ou non, la mort ne pouvait que rugir devant le sang et les hurlements et c'est pour cela qu'il accepta notre sort sans se poser de question, plus satisfait que jamais.

- Alors, décidée ? ~

Nous étions entourés d’ustensiles médicaux et aiguisés à souhait, nous étions face à une toute autre mort et pourtant son rire s'éleva, diabolique, dans les airs alors que mon corps - retenu contre l'acier froid et dur d'une table d'opération - frémissait d'excitation malgré moi.
Je n'avais pas récupéré ma boucle d'oreille, c'était inutile de le faire. Je n'avais qu'à me laisser aller et attendre qu'elle se lasse de mon corps abîmé et frissonnant, qu'elle cesse de me torturer ou qu'enfin une morte longue et douloureuse m'emporte. Oui, j'attendais ce sommeil salvateur qui accompagnerait mon épuisement physique et moral, que ma vitalité toute entière ne s'indispose finalement et s'évade à jamais de sa prison de chair. Ce qui m'attendait ? Peut être l'horreur, la peur, la folie mais ce qui était sûr, c'était que cette femme ne pouvait en aucun cas m'infliger cette mélancolie qu'avait emmené avec lui Cronos, le malheur dans son plus simple apparat.

Le rire s'anéantit, laissant place à un murmure fou et quasi incohérent qui voulait dicter au bourreau la meilleure méthode de dissection :

-L’œil ! Non, non ... Je ne pourrais plus rien voir. L'index ? Mah, mah, trouvons mieux ! Attends, attends, je réfléchis ... Quelque chose de sexy, oui, oui, oui ! Les cuisses ? Oh, oui, cette chair ferme et appétissante qui ne demande qu'à être souillée ~

Joignant le geste à la parole, je relevais mes jambes et écartais les cuisses en ricanant gaiement. Qu'allait faire cette délicieuse putain ? Rien : C'était cela que j'espérais mais de toute évidence, mon autre n'était ni compatissant, ni apeuré et je devais donc courageusement faire face à la fois à cette furie blonde mais aussi à la folie sauvage de Cronos qui avait trouvé amusant de faire de moi la pire des chiennes, un morceau de viande qui ne demandait qu'à se faire découper.
L'image d'un scalpel s'enfonçant dans mes chairs,là, au plus profond de moi, me glaça de terreur. Cronos lui y trouva une excitation démente et insoutenable. Pourquoi se faire baiser quand on pouvait plonger dans l'épiderme et les entrailles, une belle lame, dure et affamée qui mieux que n'importe quel appendice saurait lui faire l'amour ? Dieu, pouvait-on être aussi fou ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mar 18 Déc - 23:33

Ma joie... Non celle de mon sombre coté, s'accentua d'avantage sous le comportement de la dénommée Cronos. Quel cas particulier, j'en restais perplexe tandis que Akiha, ayant pris les devants sur mon corps, était de plus en plus excitée d'être tombée sur cette fille aux cheveux bouclés qui n'avait pas l'air d'avoir peur de ce qui l'attendait dans les prochaines minutes. C'est avec ce sentiment intrigué et non dissimulé que j'écoutais les dires me paraissant abjectes, sortir de cette bouche vulgaire. Et plus elle parlait, plus les idées des plus étrangement glauques venaient germer dans mon esprit ne voulant que violence d'une journée ennuyeuse. Ne voulant que divertissement, j'avais une occasion en or d'assouvir mes besoins les plus sordides... « Akiha... »

- L’œil ! Non, non ... Je ne pourrais plus rien voir. L'index ? Mah, mah, trouvons mieux ! Attends, attends, je réfléchis ... Quelque chose de sexy, oui, oui, oui ! Les cuisses ? Oh, oui, cette chair ferme et appétissante qui ne demande qu'à être souillée ~

Tandis que dans mon for intérieur je devenais de plus en plus terrifiée de cette demande tordue de la part de ma patiente, en extérieur un sourire des plus cruels apparu sur mon visage. Tout cela suivit d'un rire fou et amusé. Je... Non, Akiha voulait répondre à la demande de cette gamine, elle voulait la voir hurler et souffrir ainsi que regretter ses paroles. J'avais tout le schéma qui s'était formé dans ma tête de comment j'allais procéder pour arriver à lui montrer qu'était la souffrance la plus folle, la plus totale, la plus effrayante. Et plus cela prenait vie dans ma tête, plus ma résolution était affinée par une subtilité inexistante. Rien que de la haine, rien que de la violence. « Non ! Nos expériences d'abord, Akiha ! » Oui, je ne voulais pas voir mon ombre prendre possession de la situation et s'amuser sans m'apporter ne serait-ce qu'un peu de résultats favorables. Elle, elle aimait faire souffrir les autres pour l'amusement du moment, mais moi non. Et c'est sur un sifflement frustré de sa part que je me tus. Elle allait faire ce que je lui demandais, je le savais. Mais... Pauvre chaton ~

« - Je dirai le tout alors ! Hah ».

Mon regard se porta sur ses cuisses entrouvertes. D'un mouvement précis de ma lame, je coupais dans ses vêtements, n'omettant pas d'écorcher sa peau par endroits. C'est ainsi, toujours le sourire amusé plaqué aux lèvres, un regard brillant d'amusement, je découvris sa peau tout le long de son corps, parsemée par quelques cicatrices ainsi que du sang sortant des blessures fraîchement tracées sous ma lame fine. Riant à cœur joie, son être dénudé sur cette table glaciale et tristement grise, je m'amusais à passer mon scalpel sur sa joue, descendant doucement dans son cou, appuyant un peu sur son ventre et, l'enfonçant avec tout le sadisme possible dans son nombril. Entendant les premiers cris du fait que je lui faisais subir cette folie à vif, je lui répondis par un rire des plus hystériques. Heureuse comme un enfant à Noël, je continuais ma route, essuyant au préalable ma lame sur ma blouse blanche. Arrivant sur sa jambe, je pris un temps fou à sillonner sur sa cuisse, lui faire sentir la sensation d'une lame froide sur le corps, la faire frissonner sous la peur et l'envie folle de voir ce même scalpel aller toujours et toujours plus loin. Traçant ma route du scalpel à l'intérieur de sa cuisse, mon regard se porta sur son visage pour voir toute expression pouvant la régir à ce moment donné. Stoppant mon mouvement juste à l'entrée de son antre le plus intime sans le toucher, j'éclatais d'un rire lugubre.

« - Pas si vite, stupide chaton ~ »

Et là, ma main munie de l'arme revint à son visage. D'un geste précis et sans moindre pitié, je coupais dans la peau tendre de sa joue. Et quand le sang gicla, je devins comme prise d'une frénésie monstrueuse. Délaissant ma lame sur une petite table à coté, je me saisis d'une seringue que je positionnais juste au-dessus de son œil en lui promettant de ne pas lui retirer la vue pour longtemps. Un seul œil, ouais. Je voulais qu'elle voie tout mon plaisir de celui qui lui resterait. Enfonçant l'aiguille dans son iris, je pris tout de même soin de ne pas lui détruire les nerfs à l'intérieur. Chose faite, ma seringue remplie d'un liquide jaunâtre, je retirais le tout et allai m'installer devant mon bureau pour préparer les éprouvettes sans faire plus attention à la gamine.

« - Tu es satisfaite maintenant Akiha ? C'est bon, je peux jouer ? »

Monde cruel... Et ce ne fut qu'un 'oui' inaudible qui se fit le chemin dans ma tête pour que ma conscience soit allégée. J'avais ce que je voulais. De l'ADN. Akiha avait droit au reste à présent. Le corps de ce chaton innocent... Pas si innocent que cela d'ailleurs. Chantonnant, je revins à ma proie et me décidai de céder à sa demande précédente. Mais pas de la façon qu'elle croyait. Procédant pas à pas, un couteau assez large en main je coupais, je charcutais son corps un peu partout. Faisant des petits dessins sur sa peau lisse, détruisant son être avec des « graffitis » sanglants. Jugeant que son corps fut bien mutilé quand le rouge devint la couleur la plus visible, j'arrêtais enfin pour lâcher le tout et admirer mon œuvre.

« - Et le clou du spectacle ! ».

Et sur ce, je matérialisais dans ma main un objet étrange. Une sorte de tige en caoutchouc, dont on ne voyait pas vraiment la matière sous les petits clous hérissés qui dépassaient de partout, tel un cactus bien piquant. Oui, cela allait la déchirer de tout coté, cela allait lui faire encore plus mal qu'un scalpel ne détruisant qu'une paroi de l'intérieur. Là, là elle allait avoir la totale, je pouvais dores et déjà imaginer le sang coagulant de partout. Et sur cette pensée des plus lugubres que, sèchement, je pris l'initiative de pousser l'objet en elle jusqu'à la garde. Me délectant de la mélodie orchestrée par ce geste qui sortait de sa bouche, un sourire des plus sadiques se peint sur mes lèvres quand le bruit visqueux des chairs déchirées parvint à mes oreilles. Ne m'arrêtant pas là, ne lui donnant pas le temps de se remettre du choc, je ressortis l'objet tout aussi violemment avant de le lancer au loin. Regardant mon chef-d’œuvre des plus morbides, satisfaite de tout cela, un dernier petit geste s'imposait avant de laisser sa carcasse agoniser sur place. « Ne la tue pas ! »

« - Bon, avant que je t'efface la mémoire... Je vais te laisser un indice ! »

Et sur ce, je matérialisais une tige métallique dans mes mains, surplombée par un signe de mon cru représentant deux ailes distinctes montrant mes deux facettes, l’une parfaitement dessinée, montrant mon rang dans la bonté de Dieu et l’autre aile, s’opposant à la première dans un tracé certes fin mais armé d’hachures montrant la déchirure de l’enfer. Chauffant tout cela au rouge, je pressais le métal chaud sur sa cuisse jusqu'à ce que le tout soit bien gravé sur sa peau. Sentant le brûlé envahir la pièce, je décollais le fer avant de le dématérialiser sans moindre compassion à l'égard de la fille.

« - Amusant. Cronos, je me rappellerai de toi.»

Et sur ce, je repris mon corps tandis que mon mauvais coté, rassasié retourna se tapir dans mon esprit, savourant ses prouesses. Soupirant en regardant tristement ce qui restait de la fille, je la recouvrit d'un drap blanc jusqu'aux épaules avant de soupirer contrariée. Trop de cruauté. Maintenant il faudra que je la soigne. Mais il allait de soi qu'à part retrouver la vue dans son œil, atténuer sa douleur juste assez pour qu'elle ne meure pas, je ne savais rien faire d'autre. Soigner ses blessures ? Des cicatrices seront présentes à vie que ce soit sur sa peau ou dans son esprit torturé. Cruauté.

-Pauvre chaton.

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Jun Itsuko

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MessageSujet: Re: Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans    Mer 19 Déc - 19:30

Cronos pouvait bien faire le malin tant qu'il le voulait, nous allions déguster plus qu'il ne l'aurait jamais espérer et sa propre appréhension coulait dans mes veines, trahissant son anxiété et sa frustration. Il aimait peut être découper les autres de temps à autre, mais se faire défigurer par une autre, ça c'était une toute autre chose et j'étais prête à parier que cette séance de chirurgie gratuite n'allait certainement pas lui plaire autant qu'il l'aurait voulu.
Il frissonna quand la lame tranchante et froide du scalpel me taillada en même temps que mon uniforme - déjà crasseux - avant de glisser sur ma peau avec lenteur pour mieux pénétrer ma chair. Mon hurlement s'étouffa aussitôt, remplacé par un gémissement curieux qui siffla entre mes canines alors que je sentais l'outil de ma tortionnaire retourner ma peau avec une exaltation effrayante puis quitter mes entrailles pour glisser sur ma cuisse. Je pouvais entendre déjà Cronos valsé entre plaisir et douleur, chuchotant quelque part dans ma tête des phrases incohérentes noyée d'insultes et de désir qui me mettait mal à l'aise.
Comment pouvait-on être aussi maléfique ? De moi et de la furie blonde, je ne savais dire qui surpassait l'autre en terme de folie, et de toute façon, ce n'était plus vraiment très important. Maintenant je devais juste reprendre possession de mes moyens et m'enfuir au plus vite, malgré les protestations de Cronos qui se plaisait à cette situation.

« - Pas si vite, stupide chaton ~ »

Mon visage, mon si beau visage ... N'était-il pas déjà suffisamment abimé pour qu'elle s'y attaque avec autant de cruauté ? C'était l'une des rares choses que je désirais gardé intacte mais que cette folle furieuse avait décidé de ruiné alors que je retenais un sanglot violent, n'ayant aucune envie de lui offrir des larmes. Mais je crois bien que le pire de tout ce spectacle, c'était cette aiguille qui n'était pas douloureuse en soi mais qui s'enfonçait dans ma rétine en exerçant une pression abominable et me soulevait le cœur. Dieu, pouvait-on faire quelque chose de plus horrible ?
Je profitais de son court départ pour tourner la tête et vomir sur le côté de la table, écœurée et prise de vertiges puissants tandis que Cronos jubilait, trop heureux de se voir libérer de mon autorité.
Je n'allais pas tarder à flancher : ma respiration était haletante et mon corps frissonnait de toute part, alors évidemment, quel n'était pas la joie de ce fou de pouvoir jouir entièrement de mon corps et en prendre le total contrôle. Je l'entendais murmurer, me demandant pourquoi je m'entêtait encore à rester éveillée alors que je pouvais m'endormir pour toujours et le laisser prendre les rênes. La réponse me parut évidente et c'est quand ma tortionnaire commença à me mutiler sans pitié que je m'abandonnais complètement dans les bras puissants et repoussants de Cronos, dont le rire s'éleva quelques instants avant de mourir dans une vague de gémissements abominables.

« - Et le clou du spectacle ! ».


Je n'entendais rien, je ne sentais rien, je ne voyais rien et pourtant ces pointes déchirant mes chairs, j'allais les ressentir longtemps même après qu'ils aient quitté mes entrailles et cela Cronos lui-même n'apprécia pas et grogna furieusement face à son geste. Comptait-elle mettre un terme à mes jours ? Allais-je finir comme une vulgaire putain dont on se débarrasse après en avoir abuser ? Non, pas question, je devais survivre ! Nous allions survivre et vivre pour tout détruire, pour tout posséder, pour tout obtenir. Moi et Cronos, nous devions détenir tout ce que la nature et l'homme avait pu faire pour nous, parce qu'il se considérait Dieu et se montrait extrêmement rancunier avec ce monde monstrueux qui l'avait fait naître, qui n'avait selon lui plus aucun avenir. Alors il serra férocement les dents quand on nous marqua au fer rouge comme la plus misérable des bêtes et que le tissu d'un drap glissa sur notre corps. Cette catin comptait nous laisser pour mort, pas vrai ? Elle ne payait rien pour attendre et je ne pouvais que me réjouir face aux images que Cronos faisait naître dans mon esprit. J'attendais le jour où j'allais pouvoir jouir de son corps comme elle avait jouit du mien et où elle me supplierait de l'achever, les larmes aux yeux. Dieu, j'étais certain qu'enfoncer dans son derrière quelque chose d'énorme et de pointu lui ferait pousser de bien jolis cris, sans parler de ses lèvres que je pourrait arracher doucement avec mes dents.

Le rire puissant et fou de Cronos s'éleva à travers le tissu alors que notre corps nous abandonnait, épuisé.

END

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Du sang, des larmes, du sexe ? NC-16 ans

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