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 Demeure Kurayami : La rencontre de deux grands noms. PART2

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Dead Master

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MessageSujet: Demeure Kurayami : La rencontre de deux grands noms. PART2   Jeu 8 Jan - 22:21

C’est en ce beau dimanche que ma vie reprenait après qu’Akiha-Chan m’eut fait subir pendant plus d’un week-end la normalité de l’humanité. A savoir vivre aussi simplement que possible, ne guère disposer de servantes pour le ménage ou encore pour les courses, devoir dormir à même le sol sans se permettre une once de matérialisation. Il va de soi que j’eus souffert. Et ce, terriblement.

Mais ma grandeur ne s’atténuait guère et ce, je le démontrais en ce jour, levée aux aurores pour mieux… « Ayame ~ Sortez les poubelles, je vous prie ~ » Et ce, dit avec tellement de sensualité que je me liquéfiais sous ses paroles. Si seulement, ce n’avait été pour une telle tâche… Si seulement, elle m’eut demandé « Venez, prenez-moi, baisez moi ! ~ » J’aurais d’autant apprécié.

Soupirant lourdement, je m’exécutais tant bien que mal. Voir Dead Master avec un sac rempli de déchets de deux jours n’avait rien de sexy n’est-ce pas ? Ne me demandez guère pourquoi après cela, j’ai été reprendre une douche.

Une fois les dernières vérifications faites quant à notre demeure de substitution –à savoir que mon épouse se montre extrême avec les choses étant siennes-  nous pûmes enfin quitter les lieux. Guère sans un soupir de joie pour ma personne avant de laisser un large sourire jaune se peindre sur mes lèvres suite au regard de ma femme ~

C’est donc une bonne heure plus tard que je me retrouvais assise dans mon jet, entourée d’un luxe m’ayant terriblement manqué, des hôtesses chaudes me demandant de leur donner des ordres –auxquelles je ne me fis prier- et ce… Ce ~ Jusqu’à ce qu’une certaine personne reprenne son rôle de femme de Dead Master et vienne se glisser entre mes cuisses ~ Oui, mon amour à son égard s’exprimait par nos caresses mutuelles, nous étions ainsi… Y avait-il un quelconque mal à cela ? Nullement, tout m’était permis après tout.

« Maman ? Vous arrivez bientôt ?! J’ai TROP hâte là ! Vous en êtes où ?! » Qui était-ce ? Vraiment, vous ne l’avez reconnue ? Ma chère Kaori-Chan bien entendu. Soupirant allègrement en remontant le visage de ma Akiha-Chan jusqu’au mien, je répondis à mon ange, en lui signalant que d’ici une heure tout au plus, nous serons devant la demeure des Kurayami. Sa réaction ? Des cris de joie accentués par des « Et vous avez pris quoi pour Obasama ? Genre, faut un cadeau quand on va chez quelqu’un non ? » Non. Je veux dire, je ne fais guère de cadeaux, les autres m’en font n’est-ce pas ? Déglutissant difficilement après les dires de mon enfant, je m’empressais de raccrocher pour mieux souligner le fait que je n’avais rien.

- Pourquoi faites-vous cette tête, Ayame ? ~

Huhu ~ Quelle question. Niant ouvertement le fait qu’une chose me tracassait, je tentais de poursuivre mon voyage avec un semblant de confiance en moi tout en me retorturant l’esprit quant à un présent digne des Kurayami. La cassette sur laquelle ils verraient leur fille se faire violer par une enfant de douze ans ? ~ Morte, certes ~

- Hum ~ Nous n’avons guère songé à un présent pour les Ku…

Maaah, ma phrase ne se termina jamais lorsque deux lèvres pulpeuses se posèrent sur les miennes ~ « Vous non, mais moi oui ~ » Ah ? ~ Maaah, je n’avais donc plus qu’à me concentrer sur… Akiha-Chan donc ~

Entre l’aéroport et la demeure de Kaïla-Chan, la route ne fut guère longue. Bien que nous aurions pu conduire nous-mêmes, ce n’est que par bourgeoisie que nous décidâmes d’emprunter une limousine vers notre destination finale. Un trajet rapide –à dire vrai, nous n’eûmes même pas le temps d’en salir les sièges. Maaah, ne me traitez guère de perverse et regardez plutôt avec ma personne, le paysage qui se dessine à travers les vitres ~

Une demeure des plus gigantesques, couronnée par la présence d’une lignée de servantes plus droites les unes que les autres ayant à son centre, une femme terne et un homme ne m’étant inconnu ~ Sortant de la voiture en ouvrant la portière à mon épouse, je lui adressais un fin sourire avant de m’avancer vers les hôtes de cette journée.

La coutume voulait à ce que je me penche n’est-ce pas ? Et bien, je le ferai une fois qu’une certaine tête blonde me lâche et arrête de crier à mon ouïe Ô comment je pus lui manquer. « MAMAN ! MAIS T’EN AS PRIS DU TEMPS ! Et puis tu ne devineras jamais ce que Obasama elle a fait ! Tout a été spécialement préparé pour toi ! Y a même les fleurs bizarres un peu partout dans la maison qui… » Posant un chaste baiser sur les lèvres de ma fille pour la faire taire, je la laissais au bon soin de son autre mère ~

- Kurayami-Sama ~ Quel… honneur d’être ainsi invitée dans votre demeure, puis-je espérer que vous me divertirez comme il se doit ~

Qu’entendais-je par là ? Une réponse telle que « Eimin-Sama, c’est un honneur partagé. Veuillez me suivre ~ » Tellement faux, que j’en jubilais intérieurement ~

- Eimin-Sama ~

Maaah, devrais-je m’absenter un instant ? Huhu ~ « Un instant, je vous prie ~ » Et je m’en allais, au bras d’une certaine personne ayant sans doute mille et une choses à me demander ~ Ce cher Taizo-Kun, toujours aussi stressé ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Demeure Kurayami : La rencontre de deux grands noms. PART2   Ven 9 Jan - 19:29

« Kaïla... Debout ! » Hein ? Voici la réflexion de cette matinée commençant sur les chapeaux de roues. Péniblement mais sûrement, j'ouvris les yeux dans une pénombre atténuée par la lumière jaunâtre des vieux lustres surplombant la chambre. Ma chambre, celle que je partageais clandestinement avec ma copine. Non parce que mes parents étaient contre les rapports entre deux femmes, mais parce que pour eux -pour ma mère surtout- il serait malvenu que nous couchions ensemble avant le mariage. Vieux jeu ? Ouais, j'avouais qu'à ce niveau, vous pouvez le dire sans que je ne vienne m'énerver. Quoi qu'il en soit, l'état de sommeil dépassé à cause d’innombrables bruits insupportables à l'ouïe d'une personne endormie, je me fis lever -littéralement- par des mains de fers appartenant à Yume avant que celle-ci ne me balance sous la douche. Froide, cela va de soi, évidemment, ce ne serait pas marrant sinon.

Après des hurlements, cris et jurons, je la laissais enfin m'expliquer le pourquoi de tout ce remue ménage à... sept heures du matin. Désirez-vous connaître la cause de ce dernier ? Simple en soi. L'arrivée d'une certaine Eimin, l'une des puissances du Japon. Ouais, nous parlons de cette même folle perverse qui m'employait depuis quelques mois à présent. Joie. Sauf que non, je trouvais qu'il était inutile d'en faire autant pour un bête dîner dont cette femme monstrueuse ne prendra pas la peine de l'apprécier. M'ouais, sérieusement, c'était trop. Mais à croire que j'étais bien la seule à penser de la sorte, étant donné que tous domestiques comme membre noble de la maisonnée, était en train de s'affairer à de nombreuses tâches qui me dépassaient. Bah ouais... à quoi cela servait-il de cirer les chaussures enfermées dans des boîtes et que personne ne viendra regarder ? Franchement... à se demander où allait le monde ! À l'emploi haha... ha.

« Il est neuf heures déjà ! Allez-vous préparer ! » Oui mère. Une réponse qui se bousculait sur ma langue depuis le réveil, seules paroles que Suzumi Kurayami acceptait en cette journée, également. Soupir après soupir, contrariée de devoir quitter la table du déjeuner plus tôt que prévu, je me levais, tirant Yume et Kaori à ma suite. Et ce, jusqu'à nos chambres respectives, où des servantes avisées attendaient de pieds ferme de pouvoir nous attoucher de tout part. Je détestais ces moments là... Ouais, les cris et protestations venaient généralement de ma chambre. Mais le résultat en valait la peine. Accoutrée comme s'il s'agissait d'une réception médiatique, je finis par rejoindre tout le monde dans le hall d'entrée. Endroit où je découvris une magnifique femme aux yeux bleus que je... Hum... Il devrait être interdit d'être aussi jolie, voilà tout ! M'approchant de Yume avec un sourire dit timide -si pas pervers en fait-, je déposais un chaste baisé voilé sur ses lèvres avant que la dragonne ne nous lance un regard désapprobateur me clouant sur place.

- Bien. Eimin-Sama arrive, veuillez tous rejoindre vos places respectives. Aller.

Tap, tap dans les mains et une véritable chorégraphie se mit en œuvre sous mon regard rouge et plus que blasé. Et tout cela pourquoi ? Pour les occupantes de la limousine que l'on pouvait voir à l'horizon. Ouais là... Il faut le dire, c'était du lourd. Devrais-je signaler à ces gens que cela ne servait à rien d'en faire autant pour la mère de ma fille ? Je n'arrêtais pas de le répéter, en vain. Et c'est sourire jaune aux lèvres que j'accueillis Ayame... et sa pute blonde. Pfff, comme si on avait besoin d'elle dans cette mascarade. Mauvaise journée, sûr.

- MAMAN ! MAIS T’EN AS PRIS DU TEMPS ! Et puis tu ne devineras jamais ce que Obasama elle a fait ! Tout a été spécialement préparé pour toi ! Y a même les fleurs bizarres un peu partout dans la maison qui… 

Vive Kaori ! Ou comment briser les rangs, haha. Amusée -parce que ouais, la tête de ma mère valait tout l'or du monde à cet instant donné- je cachais ma moquerie tant bien que mal tandis que la jeune blonde dévoilait les petits secrets à éviter de dire à ladite « Maman tu as pris du temps ». Haussant les épaules sous un « Kurayami-Sama ~ Quel… honneur d’être ainsi invitée dans votre demeure, puis-je espérer que vous me divertirez comme il se doit ~ » Bien... à gerber, je m'avançais déjà vers Ayame pour la saluer. Sauf que je n'ai jamais eu le temps de dire quoi que ce soit que ce fut l'autre Kurayami de la maison qui... vola littéralement Ayame avant de s'en aller avec elle... Hein ?! Non mais hein ?!

- C'est une Eimin, et ton père un Kurayami, ils doivent avoir des choses à se dire.

Yume alias maitre Yoda, voix de la sagesse. Ouais, j'avoue, j'étais déjà en train de m'imaginer trois millions de complots. Mais bon, après, je n'étais pas du tout rassurée de laisser mon père avec la plus grande psychopathe de tous les temps hein ! Et évidemment, j'étais la seule à m'en préoccuper tandis que Suzumi invita Akiha -ouais, la blondasse- à rentrer, lui posant vivement des questions du calibre familial. Parce que ouais, qui aurait cru que mon bourreau attitré reviendrait à la demeure des Kurayami au bras d'une Eimin, et cela, pour chercher sa fille. Le monde est fait d'une manière fort étrange, et déplaisante.

Lançant un regard froid à ladite scientifique blonde, je déduis rapidement que ce n'est pas moi qu'elle fixait mais bel et bien sa fille, postée à mes cotés, n'ayant l'envie ou le courage d'aller saluer son autre mère. C'est bien ma fille ça ! Hahaha. Sauf que le malaise de MA Kaori m'enleva toute envie de lui tapoter joyeusement le dos. Incompréhensible devant sa retenue, je lui attrapais la main avant de la tirer à ma suite, dans le salon, tout en lui chuchotant à l'oreille :

- Tout va bien ?

Selon sa réponse ; ouais. Selon mes observations ; pas du tout. Fronçant les sourcils sous cela, je n'ai pas eu l'occasion de creuser plus loin, qu'Akiha fit sa salope demandant toute l'attention du monde. Râlant ouvertement, je faillis m'étouffer en voyant « le présent » qu'elle donna à ma mère, soulignant fortement qu'il venait autant de sa personne que celle d'Ayame. Hum... Soit.

- Quel magnifique présent, Akiha-San ~ Comment te portes-tu depuis le temps ? Tu devrais venir nous rendre visite plus souvent, après tout, nous te devons tant !

OU PAS ! Carrément outrée par l'ignorance de ma génitrice, j'en fus encore plus par la réponse de la blondasse « Alala ~ Ne me remerciez pas ainsi, j'ai fait mon devoir et cela me suffit amplement ~ J'espère que Kaori ne vous a guère causé de problèmes ~ » Pute blonde va. Grinçant des dents sous l'emprise d'une Yume essayant de me retenir de tout acte violent, j'optais par détourner le regard avant que ma langue ne se délie et lui lance tout le venin que je détenais en bouche.

- Non, non ! Kaori est une jeune fille incroyable ~

Ha...ha. Qu'elle dise encore « digne de ses mères » et là, il n'y aura plus personne pour retenir ma moquerie. Ironie se dissout sous l'air qu'abordait ladite Kaori quand sa mère vint la prendre -limite- dans ses bras pour la féliciter de son comportement exemplaire. Hum. Il serait temps que je demande à cette bestiole quels soucis elle avait avec sa mère blonde. M'ouais. Mais pas maintenant, étant donné que maintenant, nous allions passer à table.

- Kaïla, va chercher Eimin-Sama et ton père, le dîner sera servi sous peu.

Oui mère. Genre elle ne voulait pas envoyer une simple servante pour ce faire, et elle n'allait pas endosser le rôle de cette dernière pour aller d'elle-même. Et voilà où je lui servais à quelque chose. Emmerdant ouais. Soupirant -parce que je suis ainsi-, je me dirigeais automatiquement vers le bureau de mon paternel, hésitant un instant à toquer, avant d'ouvrir simplement la porte, tout en abordant un ton blasé.

- Le dîner est prêt, maman dem...

Et là, ma voix mourut en même temps que l'air autour de ma personne s'emplit de matérialisation. Ouais bon, à l'origine cela ne m'aurait pas dérangé plus que cela. Sauf que ! Il était prohibé de montrer les pouvoirs devant des humains, sous peine que ces derniers meurent au même titre que l'imbécile ayant dévoilé sa matérialisation. Dans le cas présent, seul l'humain mourra, étant donné qu'Ayame ne va pas se suicider après une telle entorse au règlement. Mais qu'est-ce qui est passé par la tête de cette folle dingue ?!

- Mais... Mais tu fous quoi là ?!

Robe de combat et compagnie ? Je suis bien plus réfléchie hein ! Heu...

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MessageSujet: Re: Demeure Kurayami : La rencontre de deux grands noms. PART2   Ven 9 Jan - 20:00

Se demandaient-ils la raison pour laquelle je m’éclipsais avec le père Kurayami ? ~ Je n’en doutais pas, et d’autant plus sous le regard inquisiteur de mon épouse ~ Lui adressant un fin sourire moqueur en signe de réponse, je m’en allais vers cette demeure que je n’avais… souillée depuis des années déjà ~

- Allons dans mon bureau, Dead Master-Sama ~

Je n’allais guère refuser une telle proposition. Suivant l’homme jusqu’à une pièce ornée de livres où un bureau avait trouvé place en son centre, je ne tardais guère à m’asseoir dans l’un des sièges se trouvant devant le bois massif où le chef de la famille prit place. Le visage haut, un sourire des plus drastiques aux lèvres et j’attendis le flot de questionnements de l’être me faisant face ~ Chose qui ne tarda guère, à dire vrai, je m’attendais à ce qu’il soit bien plus diplomate que cela.

- La raison de votre venue concerne-t-elle ma personne, Dead Master-Sama ?

Tellement franc que j’en frémissais ~ Riant allègrement à ses paroles, je levais la main afin de démanteler sa demande ~ Comme les gens sont amusants, croire ainsi avec tant de certitude que le monde se déplace pour eux ~ Secouant lentement mon visage d’un signe négatif, je laissais mes mots mielleux couler le long de ma langue tel un baiser mortel à l’encontre de ce cher Taizo-Kun ~

- Maaah, devrais-je comprendre par là que vous avez fait quelque chose nécessitant ma venue ? ~

Ce n’était que par réflexe que je mettais autrui mal à l’aise, ne m’en voulez guère ~ Gloussant tout en me redressant davantage, je poursuivis ~

- Maaah, très cher ~ Je ne suis ici que pour venir chercher ma fille, n’est-ce pas normal pour une mère ? ~

Une mère, ce principe même ne collait guère avec ma personne d’après son regard ~ Lire en autres ? Évidemment que je savais le faire, sa gestuelle trahissait son silence, son regard fuyant n’appuyait que mon désir de le mettre dans l’embarras ~

- Me voilà rassuré. Kaïla n’est guère…

Inutile de poser de telles questions mon cher ami ~ Me téléportant à même sa personne, je déposais un doigt délicat sur ses lèvres afin de le faire taire avant de venir susurrer à son ouïe « Voyons, nous avons tous nos secrets, n’est-ce pas ? ~ Comment trouves-tu l’amante de ta fille d’ailleurs ? ~ » Venais-je de soulever un sujet délicat ? Je le savais, et je m’y plaisais. Gloussant une fois de plus, je finis par me relever et ce, afin de laisser mon regard se perdre au-delà de la fenêtre donnant sur un jardin extraordinairement arrangé. Devrais-je envoyer Akiha-Chan ici pour parfaire son jardinage ? ~

- Kuroi. Je ne m’y attendais guère…

« Tout le monde paye un jour les fruits de ses erreurs, mon cher. » Était-ce dit trop sèchement pour que cela ne le refroidisse d’un coup ? ~ Lui lançant un regard tout en matérialisant une orbe de couleur contre ma paume, je laissais ma matérialisation se changer en un feu de lumière tout en levant le regard vers la sortie du bureau. Maaah ~ Une chose amusante risque de se produire d’ici peu ~

- Vous avez commis un massacre, vous avez tué des innocents pour vous enrichir ~ Que cela te fait-il de voir l’enfant dont tu as tué les parents, Taizo-Kun ? ~

Ma tirade ne lui plut guère et c’est avec violence qu’il se dressa de son bureau pour mieux taper ses poings sur le bois poncé. « Je n’ai tué personne ! » Les paroles d’un assassin ne s’assumant guère. « Ta fille sait-elle, l’homme néfaste que tu as été, mon cher ami ? ~ » Me retrouvant à moins de quelques centimètres de sa personne, c’est robe de combat activée que je posais ma main autour de sa trachée, mes ongles pénétrant déjà sa chair tendre ~

- Le dîner est prêt, maman dem...

Pauvre… enfant ~ « Mais... Mais tu fous quoi là ?! » Maaah, quelle manière de s’adresser de la sorte à Dead Master ~ Me reculant du père de Kaïla-Chan, je levais les mains en signe de résiliation avant de m’avancer vers sa personne tout en laissant ma robe de combat disparaître ~ Sourire aux lèvres, je déposais un chaste baiser sur la joue de la jeune diplômée avant de m’en aller ~
Il n’était guère utile que je reste ici, n’est-ce pas ? Huhu ~

Ce fut d’un pas rapide que je rejoignis l'autre hôte de la demeure, la saluant d’un simple mouvement de la tête, ce fut à ma femme que j’apportais toute mon attention en déposant un chaste baiser sur ses lèvres ~ « J’espère que je ne t’ai guère manquée mon amour ~ » La réponse ne pouvait que me ravir n’est-ce pas ? Certes si ma femme était soumise et guère taquine.

- Maman, tu t’assois à côté de moi ?

Mais bien sûr mon ange ~ Acquiesçant aux demandes de mon trésor, ce fut donc entre elle et sa mère que je me retrouvais alors que nous attendions tous l’arrivée des deux retardataires. Maaah, une dispute familiale pointerait-elle de son nez ? ~

- Mais où sont-ils donc passés ?! Toi, va les chercher.

Toi ? Une servante qui ne dût le faire lorsque les derniers convives à cette table arrivèrent ~

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MessageSujet: Re: Demeure Kurayami : La rencontre de deux grands noms. PART2   Ven 9 Jan - 22:38

Ayame était là, dans ce bureau ne connaissant rien de la matérialisation, dans cet espace n'ayant rien à voir avec Undai. Et pourtant, sa robe de combat activée, elle menaçait -de mon point de vue- mon père de son pouvoir, celui qu'elle interdisait elle-même de montrer aux humains. Je ne... comprenais pas. Ou alors, je ne voulais pas comprendre ? Je vous emmerde autant que vous êtes. Mon esprit n'était qu'un centre de questionnements, prêt à exploser à chaque nouvelle interrogation. Mais que se passait-il ici, bordel de merde ?! Figée dans l'incompréhension de l'instant, je n'ai pas réalisé tout de suite qu'Ayame se fut déplacée, afin de me faire face. Faire face était un grand mot, étant donné qu'elle ne fit que passer à mes cotés, me laissant seule à seule avec mon paternel dans cette pièce devenue trop petite, trop confite pour contenir nos deux personnes.

Seulement et uniquement, une information, une réalité tournait en boucle dans mon esprit, soulevant des vérités et des suppositions que je ne voulais pas affronter. Premièrement, Ayame n'a pas tué mon père. Au contraire, elle s'en est allée comme si de rien était. Deuxièmement, Taizo n'avait pas l'air étonné, surpris ou terrifié de se qu'un autre humain aurait pu trouver irréaliste. Ce qui m'amenait à une conclusion me déplaisant au plus haut point. Tellement que j'en rageais intérieurement, éveillant enfin mes membres à un quelconque mouvement qui dissiperait l'air ahuri peint sur mon visage.

- Chérie ~ Le dîner s...

Le dîner hein ? Mais je m'en fous de ce putain de dîner ! Et c'est ce que je lui fis comprendre quand mon poing s'abattit dans le mur, bloquant ainsi le passage à l'homme fuyant les explications. Explications que je demandais qu'il me fournisse sur le champ. Certes, au fond, je voulais qu'il démente le fait qu'il savait ce qu'était Undai, qu'il ne me dise pas clairement qu'il m'a envoyé dans une école de fous, sans moindre préparation. « Tu... Tu es Undai'en. » Cela sortit froidement, telle une affirmation incontestable et non une question, et encore moins une supplique. Même si j'aurais voulu que cela ne soit qu'une blague de mauvais goût, je devais me rendre à l'évidence, non ? Malheureusement.

- Je préférais te préserver de cela, étant donné que je n'use plus de mes pouvoirs depuis longtemps. Mais Undai Gakuen a sa propre politique, et chaque héritier de grande famille y est envoyé depuis quelques générations déjà... Je n'y ai guère réchappé, comme toi, comme tes héritiers à leurs tours.

Sa main, je l'ai vue se rapprocher de moi, tel un geste de réconfort, avant de se stopper dans le vide. C'était carrément du n'importe quoi. Il aurait pu me le dire, surtout après que je sois entrée à Undai. Qu'est-ce qu'il croyait au juste ?! Furieuse, je lui fis dos avant de m'arrêter net quand sa voix si lente, détonna -silencieusement- dans l'atmosphère. « Ta mère n'est pas au courant. Tu comprends l'importance du pourquoi, cela doit rester ainsi, n'est... ? » Je le coupais, sidérée :

- Bien. C'est tout ?

Il va de soi que je pouvais clairement imaginer son air déconcerté, ne sachant véritablement de quoi je parlais. Laissant un lourd soupir traverser mes lèvres, je me décidais enfin à le regarder dans les yeux, une fois de plus. « C'est tout ce qu'elle voulait ? Parler du bon vieux temps en t'étranglant ? » Parce que ouais, maintenant, tout devint plus clair. Si Taizo était possesseur de la matérialisation, c’est qu'il connaissait Ayame, c’est qu'il lui devait allégeance. De cela, je me demandais ce qu'il pouvait bien lui dire pour qu'elle le menace. Ouais bon, ce n'était peut-être pas le plus important dans l'histoire, mais tout me chiffonnait à présent. Surtout le fait que depuis plus de trois ans, je vivais dans un mensonge dont j'aurais pu faire part à un être de ma famille, au lieu de croire que je devais cacher cette vérité aux deux de mes géniteurs.

- Dead Master-Sama voulait s’assurer que les Kurayami étaient de son coté, c'est tout ~

« Tu mens. » Tranchant, précis, vrai. J'en étais persuadée. Mitigée entre colère et déception, je m'en allais, laissant l'homme sur place, et ce jusqu'à ce que j'entende ses pas à ma suite. Me dirigeant directement vers la salle à manger, je ne prêtais pas attention au regard désapprobateur de ma mère, et allais m'asseoir à coté de Yume, juste en face d'Ayame. Femme que je fusillais du regard sans moindre pitié, cherchant dans ses traits impassibles, les réponses à toutes mes questions. Passant de sa personne à celle d'un homme aux yeux bleus, je m'enfermais dans un mutisme de mort. Lequel parlera en premier ? Aucun, bien évidemment.

- Maintenant que nous sommes tous ici, mangeons ~

Manger ? Je n’en avais pas vraiment envie, rare cela soit-il. Bah attendez, je ne vais pas bouffer joyeusement, après avoir découvert une telle chose ! Ouais, dans un autre monde, cela n'aurait pas eu d'importance, je m'en serais même réjouie, n'étant plus seule à devoir partager ce secret. Mais là... Cela ne tournait pas rond, et cela m'énervait.

- Ça ne va pas, Kaïla ?

Sursautant sous le son de la voix de Yume, je lui souris jaune avant d'affirmer que tout allait bien, et que je n'avais tout bonnement pas trop faim. « Il y aura plus pour toi, haha. » Je ne saurais dire si cette réponse lui suffit, mais elle se contenta de mâcher ce qu'il y avait dans son assiette. Chaud. J'ai eu vraiment chaud... Pourquoi ? Parce que je n'avais ni l'envie, ni le courage d'expliquer à Yume, ce que je venais de voir à peine quelques minutes précédemment.

C'est ainsi qu'entre deux raclements de baguettes, le dîner prit fin avant même que je m'en rende compte. Me levant de table à la suite de tout le monde, je me dirigeais tel un automate dans la bibliothèque, endroit où ils allaient tous prendre le thé avant de vaguer à d'autres occupations. Ouais, celle de ma mère étant de venter son domaine, celle de mon père -menteur- d'aller se planquer, celle de Yume à m'interroger -en vue de son air- et celle des trois invités de... je ne saurais dire, peut-être supporter cela ? Et c'est là, entre deux couloirs, que je me décidais d'agir, de mettre les choses au clair.

- Vas y en première Yume, je vous rejoins dans peu.

Ne me formalisant pas d'autres explications pouvant prendre des heures à être décrites, je passais à l'avant pour mieux tirer Ayame par le bras, et ainsi, lui faire arrêter sa marche. Chose qui n'échappa pas à Kaori, qui ouvrit de suite sa bouche. « Qu'est-ce qui a ? » Rien. Tellement rien que je lui demandais de suivre Yume, étant donné que j'avais à parler avec Ayame. Ceci fait, je tirais la directrice de Undai à ma suite, à travers les couloirs, jusqu'à ce que nous soyons à l'abri des regards, comme des oreilles indiscrètes. Ouais bon, j'aurais pu obliger mon père à nous suivre, d'ailleurs c'est à lui que je devrais poser la question qui suivra, mais... Je préférais ainsi.

- De quoi vous parliez ensemble ? Ne me mens pas Ayame, je suis pas stupide, je sais très bien que c’était suffisamment important pour finir dans un bain de sang. Alors ?

Mon air noir était-il assez percutant pour que je me fasse entendre ? Je n'en savais rien, mais je pouvais être assez persuasive et chiante pour qu'elle finisse par me dire le fin mot de l'histoire. Ouais, ne serait-ce que pour être libérée de ma présence inquisitrice. Parce que ouais, je ne comptais la laisser partir sans être satisfaite de ce qu'elle pourrait me dévoiler. Comment cela, je ne faisais pas le poids contre Dead Master ? Bah, c'est ce qu'on verra !


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MessageSujet: Re: Demeure Kurayami : La rencontre de deux grands noms. PART2   Ven 9 Jan - 23:11

Le repas n’allait guère être des plus joyeux, que ce soit à cause de l’air mécontent de la jeune héritière des Kurayami ou encore, par les sueurs vivaces du maître de maison, semblant guère aussi détendu qu’à ses habitudes ~ Dieu, ma présence était-elle à ce point néfaste pour les Kurayami ? ~ Je n’en doutais guère.

Prenant une longue inspiration lorsque Suzumi-Dono annonça le début du repas, je me laissais aller à la dégustation des hors-d’œuvre se plaçant devant ma personne. Qu’était ce liquide jaunâtre ? ~ « Ayame, se passe-t-il quelque chose dont je doive être mise au courant ? » Maaah, tout ce qui me concerne, te concerne mon amour ~ Souriant à l’encontre de ma femme, je la gratifiais d’un simple signe négatif de la tête avant de reprendre mon repas. Curieuse ? Non, perspicace et aussi impassible que je pouvais l’être, rien n’échappait à l’œil avisé de ma chère et tendre amante ~

« Maman, je ne suis pas obligée de tout manger n’est-ce pas ? » Mais non, ne t’inquiètes pas mon trésor, fais comme ma personne, jette sous la table ce qui ne semble comestible ~ « Qu’est-ce qu’il se passe Ayame ? » Rien du tout Yume-Chan, arrête de me regarder ainsi, je risque de me mettre à jouir de terreur ~ « Et toi, tu manges les trucs verts là ? » Non Kaori, maman ne mange que ce qu’elle prépare. « Tu caches quelque chose, et elle aussi. » Je n’ai rien à voir avec tout cela et… « Ayame, mangez ~ » Oui, très chère.
Dieu.

Oui, c’est ainsi que mon repas se passa, prise entre trois personnes dont trois autres me dévisageant. N’est-ce pas une manière de donner appétit à autrui ? Non. Ne vous demandez guère pourquoi, lorsque le repas fut fini, je fus la première à me lever pour rejoindre une autre pièce ~

- Avez-vous apprécié ? Notre cuisinier est le meilleur du Japon ~

Maaah, quelle piètre menteuse faites vous là Suzumi-Dono, JE suis la meilleure cuisinière du Japon. Souriant tout de même en acquiesçant à mon hôte, je la laissais vanter les mérites du repas et des exploits de son fameux cuisinier qui aurait, selon ses dires, fait les écoles de cuisine du monde entier. Quelqu’un serait assez gré de me sauver de cette femme ennuyante ? ~

- Qu’est-ce qu'il y a ?

M’arrêtant au même moment que Kaïla-Chan arrêta ma démarche et que ma fille ne vienne nous pointer du doigt quant à mon arrêt brutal, je lançais un regard par-dessus mon épaule à la jeune femme me tenant… Je savais être désirée, mais à ce point ~ Soupirant en suivant la poigne brutale de mon ancienne élève, je ne montrais aucune résistance contrairement à ce que vous auriez pu croire.

Et ce, jusqu’à arriver dans une pièce close, à l’abri des yeux et des oreilles de toutes servantes et autres membres de notre assemblée. Soupirant silencieusement devant l’air noir de Kaïla-Chan, je l’invitais à s’exprimer d’un vaste geste de la main. Bien, inutile de se demander ce qu’elle me voulait, n’est-ce pas ?

- De quoi vous parliez ensemble ? Ne me mens pas Ayame, je suis pas stupide, je sais très bien que c’était suffisamment important pour finir dans un bain de sang. Alors ?

Des choses et d’autres, de mes sous-vêtements ainsi que de la manière subtile dont je prenais l’ancien médecin de cette maison ? ~ Et plus sérieusement, cela ne passerait guère si je répondais ainsi, ironiquement. Gardant mon regard droit dans celui de ma compagne du moment, je levais la main vers son visage pour mieux y déposer ma paume d’un geste tendre.

- Que m’offriras-tu si je réponds à tes questions ? ~

Son corps, je l’eus déjà goûté, ce qui m’a valu d’être cocufié. Inspirant avec lassitude, je relâchais prise en comprenant qu’il n’était guère l’heure des perversités et moqueries coquines dont j’avais le secret. Bien, par où commencer ? Il y avait tant à dire et tant à ne pas dire que je n’étais véritablement gré de lui faire un cours sur l’histoire. Le moment venu, Kaïla-Chan le découvrira également, n’est-ce pas ? Comme tous, nous finissons par payer les méfaits du passé.

- Voyons, ne me regarde guère ainsi, je risque de prendre peur ~

Oui, oui, j’arrête ~

- Huhu ~ Ne t’inquiètes guère ainsi, je n’allais guère tuer Taizo, disons plutôt que nous eûmes un différent dans le passé. Je suppose que celui-ci t’a informé de la valeur du titre d’hériter dans la polémique d’Undai, n’est-ce pas ?

L’avait-il fait ? Jusqu’où lui avait-il parlé ? Guère loin, si elle me regardait d’un air aussi menaçant ~

- Nous n’avons fait que remettre des faits passés sur le tapis, concernant des choses ne te regardant guère. Comme toutes grandes familles, nous avons tous nos affaires en dehors de notre nom. Il serait préférable pour ta personne de ne guère t’en mêler plus. Me suis-je bien faite comprendre, Kaïla-Chan ?

Devenais-je menaçante à mon tour ? ~ Oui.

- Bien, retournons auprès de Suzumi-Dono à présent.

Et tout cela cheminé sous un ton se voulant ferme et ne permettant la désobéissance. M’avançant vers la sortie, c’est avec courtoisie que j’ouvris la porte à l’encontre de Kaïla-Chan, l’invitant ainsi à me suivre jusqu’à l’extérieur afin de retrouver mon petit peuple ~
Cela fonctionna-t-il ? Rien n’est jamais sûr, auprès d’une Kaïla en plein questionnement.

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