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 Une réunion remplacée par une journée de repos ~

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Dead Master

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MessageSujet: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Mar 14 Oct - 21:37

    Un voyage d’affaire n’avait rien d’attrayant. En plus de devoir traverser le pays –si pas la terre entière- pour rencontrer un prospect tiers, je devais assister à des heures de conversations plus ennuyeuses les unes aux autres. Décidément, cela ne m’enchantait guère. D’ailleurs, n’avais-je pas engagé Kaïla-Chan pour qu’elle m'allège de mes tâches ? Certes mais je n’étais guère enclin à lui laisser les reines au point que sa personne s’en aille vendre ou acheter ce qui pourrait m’intéresser. Il était bien trop tôt pour qu’elle décroche un contrat, sa naïveté était bien trop proéminente. Malheureusement.

    Décidément,  je me devais de sacrifier mon temps précieux. Et en ce jour, à l’autre bout du monde, à Paris plus précisément, je me retrouvais enfermée dans une boite en verre, une dizaine de personnes devant la mienne, parlant d’un nouveau projet révolutionnaire consistant à créer un antidote contre une maladie ravageant notre époque. Des idées comme celles qu’ils émettaient, j’en entendais cent fois par jour, ne soyez donc pas étonné que je sois entrain de surfer sur le net via mon Smartphone pendant que ma secrétaire attitrée hochait de la tête pour ma personne, en prenant des notes.

    - Qu’en pensez-vous ?

    Plaît-il ? ~ Relevant le regard de mon écran, j’adressais un large sourire à celui qui venait de me faire perdre le fil de ma lecture. Soupirant légèrement, c’est Kaïla-Chan que je regardais afin qu’elle m’éclaire sur ce qu’il fut dit pendant que je m’affairais à mes tâches. Glissant sous mes yeux ses notes, je tentais premièrement de déchiffrer ses écrits avant de me lever tout en affirmant ;

    - Inutile ~

    En terme claire ? Voilà une journée de perdue ~ Invitant la jeune Kurayami à me suivre d’un revers de la main, je ne prêtais guère attention aux plaintes du peuple français et partis. Sans plus de cérémonie, oui ~

    Après tout, à quoi bon rester si finalement je pouvais assurer que leur projet ne tenait le fil et que jamais, il n’arriverait à quelque chose. Ces français ~ Autant que je puisse les aimer, je ne cacherais guère qu’au niveau prouesse scientifique, je me plais plus avec les asiatiques.

    - Autre chose de prévu pour aujourd’hui, Kaïla-Chan ? ~

    « Heu… On devait visiter le centre scientifique de leur usine, dîner avec eux… et puis ils devaient montrer les prouesses de leur machin là… » Machin ? « Soi-disant antidote. Rentrons au Japon, je n’ai guère envie de m’éterniser ici, appelle Mike-Kun, veux-tu ? ~ ». Me posant dans la voiture m’étant attitrée, je laissais le chauffeur nous ramener à notre hôtel afin de récupérer nos effets personnels. Cela ne dura guère longtemps puisqu’en moins d’une demi-heure, je me retrouvais déjà à l’aéroport à attendre patiemment l’arrivée de mon jet privé ~ Et quand celui-ci daignera-t-il arriver ?

    - D’ici cinq minutes on pourra y aller je crois…

    Bien. Soupirant tout en tournant sur moi-même dans la salle d’attente, je laissais mon regard se perdre sur la piste où des dizaines d’appareils se mouvaient. Comment l’humain pouvait-il s’agglutiner en meute dans un avion ? N’était-ce pas du suicide ? De loin, je préférais les voyages individuels ou avec un nombre de dix passagers, maximum, j’entends bien.

    Mais laissons ces pensées pour un autre jour et montons donc dans cette boite métallique qui nous ramènera sur le sol Nippon ~  Voyage qui dura son temps, et c’est donc dix-huit heures plus tard que je laissais Kaïla-Chan monter sur sa bécane tandis que je montais dans ma voiture. Un dernier au revoir, un rendez-vous prévu au bureau demain matin et je lui donnais le reste de la journée ~ Quelle heure est-il ? Dix heures trente, d’ici une demi-heure je serai à Undai ~

    Composant le numéro de ma fille, c’est avec agacement que je tombais sur son répondeur… Effectivement, celle-ci avait cours à cette heure-ci. Optant pour un message, je lui demandais brièvement où était sa mère. En temps normal, Akiha-Chan se trouvait à l’hôpital le mardi pour ses consultations. Mais y était-elle ? La réponse arriva sous une vibration « T’es déjà de retour ?! C’est trop bien ! Je veux te voir, tu viens manger avec moi ce midi ? T’es déjà au Japon en fait ? Et heu… Akiha elle est à la maison, elle voulait du clame je crois ! Appelle moi tantôt ! » Maaah, quelle enfant adorable ~ Répondant brièvement d’un « A ce soir mon cœur ~ », je bifurquais à la première sortie afin de me diriger vers la demeure Ketsuki.

    Arrivant devant la maison, c’est sur le parking extérieur que je laissais mon quatre-roues avant d’ouvrir la porte de chez nous silencieusement. Faisant mes premiers pas dans mon petit château familial, je m’étonnais du calme régnant en ce lieu. Maaah, Akiha-Chan serait-elle encore endormie ? ~

    Gloussant légèrement, je m’abstenais d’aller voir dans chaque pièce afin de savoir où son corps s’était étendu. Me dirigeant vers la cuisine afin de m’y préparer un thé revigorant, c’est assise sur un des plans de travail que j’essayais de me trouver une distraction pour la journée… Avec ma femme, cela va de soi ~ Que pourrait faire plaisir à Akiha-Chan ? Du shopping, bien entendu.

    Redescendant de mon siège improvisé d’un air résigné, je me promis de lui faire plaisir en ce jour ~ Et cela en commençant par lui faire un petit plat ~ Après tout, n’était-il pas bientôt midi ? Dans une heure effectivement, ce qui me laissera le temps de préparer quelque chose de convenable ~

    Me posant devant le frigo, j’en sortis les aliments que je désirais cuisiner, à savoir de la viande et des légumes ~ Un féculant ? La rizière venait d’être lancée, oui ~ Découpant ce qui avait à l’être avant de lancer les cuissons, c’est par mon portable que je me fis interrompre. Mon portable avec un certain ange au bout du fil ~

    - Manquerais-je à Yume-Chan pour qu’elle m’appelle ainsi dès mon retour ? ~

    « Non. Tu passes à Undai aujourd’hui ? » Sans doute, du moins, je n’avais guère envisagé cela dans mes projets. Mais pourquoi donc ? ~ « Rien, dis moi juste quoi quand tu sais. » Toujours aussi aimable à ce que je peux entendre ~ Soupirant en laissant mon cellulaire quelque part dans la cuisine, c’est vers mes cuissons que je me concentrais ~

    Et ce pour qu'une heure plus tard, je me mette à chercher ce fameux téléphone… Pourquoi donc ? Car d’ici cinq minutes tout sera prêt, et j’apprécierais la présence d’une certaine personne à mes cotés ~ Trouvant le fameux objet sous un essuie, le numéro d’Akiha-Chan composé, je levais un sourcil quant à ce que j’entendais avant de bercer l’ouïe de mon épouse de ma voix mielleuse ;

    - Réveillerais-je Akiha-Chan ? Huhu ~

    Non, je ne souriais guère d’un air mesquin… Juste un peu ~ « Maaah, je serai à la maison d’ici dix minutes, mon amour ~ Je te laisse ~ » Afin que tu te prépares pendant que je m’abreuve d’un thé délicat ~ Attendons donc, et buvons ~

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Dernière édition par Dead Master le Jeu 23 Oct - 21:34, édité 1 fois
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Jeu 23 Oct - 21:11

Une semaine épouvantable vint de s'écouler. Sept jours où je travaillais sans relâche, alternant les cours à l'infirmerie, les opérations aux consultations. Plongée dans le travail, je ne voyais guère le temps passer, tandis que mon seul réconfort était ma chère femme, la nuit venue, qui m'attendait dans notre lit conjugal, me promettant miles et un gémissements intenses, des caresses inlassables, des jouissances remplies de plaisir. Et malgré tout cela, malgré la luxure de notre chambre à coucher, et de l'attention que me quémandait mes enfants, je ne pouvais délaisser le travail au profit d'une vie de famille lascive et monotone. Bien évidemment, il y avait une raison particulière pour laquelle je passais mes journées enfermée dans un bureau tout de blanc tapis, à parler avec des patients plus grincheux les uns que les autres, ainsi qu'à surcharger mon emploi du temps -déjà fort rempli- de nouvelles tâches professionnelles à accomplir. Il va de soi que je m'efforçais également à trouver du temps libre à passer avec Kaori en particulier, étant donné qu'elle était ma fille cadette et qu'elle demandait le plus de ma présence possible.

Et c'est ainsi, qu'après une soirée passée en compagnie de ma fille, aux anges, et celle de mon épouse -qui partirait en voyage d'affaires le lendemain-, je retournais à l’hôpital, pour une nuit de travail à rattraper -une nuit qui devint deux jours. « Tu vas nous tuer toutes les deux si tu ne ralentis guère la caféine, Akiha. » Affichant un sourire mesquin à l'égard de mon alter-ego, je pris une gorgée du liquide noir avant de traverser les couloirs du lieu habitée par les malades -et quelques médecins courageux. M'enfermant dans le bureau dont la porte était ornée de mon nom, je rétorquais tout en étouffant un léger bâillement.

- Depuis quand t'inquiètes-tu pour ma santé, Akiha ? ~

Question à laquelle je reçus une réponse tout aussi recherchée, évidemment ~ « Je ne m'inquiète pas pour toi. Mais pour moi, Akiha. Nous sommes liées, si tu meurs intoxiquée, je devrais partager ta mort pathétique ~ » Charmant. Tellement que je chassais ses dires d'un simple mouvement de la main avant de me poser sur le fauteuil adjacent à mon bureau, table en verre où trônait une photographie de famille, encadrée précieusement dans un verre translucide. Alala... Définitivement, j'aurais préféré être en leur compagnie, plutôt que de partager ce temps de répit avec ce qui me servait de deuxième moitié. Où se trouvaient-ils à présent ? Ils devaient tous dormir, que ce soit dans leurs lits où ceux de leurs conquêtes, même si de ce coté, seul Kiseki m'inquiétait. Et quant à Ayame ? Elle se trouvait à Paris à l'heure qu'il était, sans nul doute à s'ennuyer mortellement en pleine réunion. Cette pensée me fit sourire ~

Je ne saurais dire combien de temps s'est écoulé entre le moment où je m'assoupis dans le fauteuil chauffé par ma température corporelle, mais c'est quand le soleil fut bien haut dans le ciel qu'un médecin -de la même section- vint toquer à mon bureau, me réveillant par la même occasion.

- Ah ! Attention docteur, avec ta tête, tu ferais peur aux patients les plus malades ! Haha.

Excusez-moi ? Me redressant brusquement, je m'étonnais moi-même de m'être endormie à même mon bureau. Reprenant contenance sous l'air amusé de mon confrère, je refis rapidement ma coiffure avant de me saisir de mon portable. Alala... Il était déjà huit heures du matin. Mais ce n'était guère cela qui me fit maudire mon corps, non, ce furent les trois appels de Kaori affichés sur l'écran lumineux de mon portable. Laissant échapper un léger soupir fatigué, je me promis de la rappeler dès que je sortirais de mon lieu de travail. « Aller, viens, je t'offre un p'tit déj'. » Définitivement, je n'étais guère d'humeur à partager des histoires hilarantes autour d'un croissant. Alala... « Dis lui que ce seront ses tripes qu'il va bouffer s'il ne la ferme pas. » Définitivement, je n'étais guère la seule à penser de la sorte ~ Et c'est sur un dernier geste négligent afin de remettre mes vêtements en place, que je sortis du bureau, n'accordant qu'un « Merci, mais ce sera pour une autre fois. » au neurologue me servant de collègue.

Ce n'est qu'au volant de ma voiture -toujours à l'arrêt sur le parking- que je me décidais à appeler Kaori, et lui dire vaguement que je me rendais à la demeure de Kyoto, afin de m'y reposer pour le reste de la journée. Ceci fait, je démarrais sans attendre, dirigeant mon trésor -ma voiture bien sûr- parmi les routes saturées de la ville de Kyoto. Arrivée après une petite heure et quelques injures à l'encontre des autres automobilistes, je me garais sur le parking devant la maison. Descendant de ladite voiture, c'est d'un pas lourd que j'entrais dans la maison -vide. Le silence... Alala... C'est ce qu'il me fallait. Mais avant, salle de bains, ne serait-ce que pour me changer.

Arrivant dans ma chambre, tentée directement par le lit, je dus puiser dans mes dernières volontés pour me rendre dans la salle de bains, endroit où je fis une découverte qui me mit d'autant plus de mauvaise humeur. Évidemment... Et ainsi, une seule pensée s'imposa à mon esprit fatigué. À savoir, quand Ayame rentrait-elle ? Pas avant encore deux jours normalement... Parfait. Pour les autres jours je n'aurais qu'à m'arranger à devoir me rendre à Tokyo pour l'entretient de ma petite maison -restée à l'abandon- s'y trouvant.

- ... Au moins, nous sommes dans les temps... Où ai-je mis ces cachets ?

Cherchant intensivement des antidouleurs que je gardais pour ce genre de circonstance, je finis par les trouver au fond d'un tiroir. Prenant deux pilules rosées d'une traite, je me déshabillais, enfilais un pyjama -rare soit-il- avant de retourner dans la chambre et de m'y coucher -affaler- dans un râle significatif. Maudissant mon état de fatigue, je fermais les yeux, et m'endormis, espérant qu'au réveil…

Un bruit... Je sursautais. Un autre, je laissais échapper un soupir exaspéré avant de me saisir de mon portable à l'aveuglette. « Même pas une minute de silence... à croire que nous ne pouvons guère avoir un instant de tranquillité, Akiha... » Ouvrant les yeux pour voir quel importun osait m'appeler de si bonne heure -si tardive selon mon métabolisme- je dus user de tout mon art afin de donner à ma voix une intonation claire et légère. Chose difficile en soi, étant donné que je venais seulement d’immerger -de force- d'un havre de paix communément appelé sommeil.

- Réveillerais-je Akiha-Chan ? Huhu ~ 

Aucunement. Et c'est le mensonge que je lui servis avant de blanchir sous la suite de ses soi-disant douces paroles « Maaah, je serai à la maison d’ici dix minutes, mon amour ~ Je te laisse ~ »  Mots qui sonnèrent comme une sentence à mon ouïe. Définitivement réveillée sous les informations affluant dans mon cerveau, je raccrochais avant de sauter -littéralement- du lit. Action dépourvue de tout bon sens et que je regrettais aussitôt. « Elle est déjà là. » Pardon ?! Effectivement. Mon alter-ego sentait aisément la présence montreuse de mon épouse, au rez-de-chaussée.

Espérant de tout cœur qu'elle ne monte à l'étage, je me ruais sous la douche, me lavant rapidement mais assidûment, avant de sortir de sous l'eau froide et m'habiller avec les premiers vêtements me tombant sous la main, tout en séchant tant bien que mal ma longue chevelure. Un pantalon en jeans, une chemise sans rien en dessous, une paire de talons, et c'est dix minutes plus tard que je rejoignis le hall menant vers la cuisine, endroit où des odeurs de nourritures s'échappaient, éveillant une faim que je m'empêchais de ressentir jusqu'à présent. Alala... Qu'allais-je faire ? « Heh, comme d'habitude ~ » J'aurais des difficultés pour cela, étant donné que d'habitude, je suis loin d'Ayame à cette période de l'année... Ne me démentant guère pour autant, j'abordais un sourire rayonnant aux lèvres, voyant Ayame affairée à la préparation d'un plat digne d'un restaurant gastronomique de cinq étoiles. Définitivement...

- Ayame ~ Je ne m'attendais guère à vous voir avant un certain temps ~

« Heh, une semaine, serait parfait, n'est-ce pas, Akiha ? ~ » N'est-ce pas ? Alala... Quelle mauvaise blague. M'approchant de ma femme -magnifique à son possible, cela dit ma libido étant à un point mort- je déposais un chaste baiser sur ses lèvres avant de m'en éloigner, reportant mon attention sur les différents plats se trouvant exposés sur la table à manger. Ne me départant guère d'un air faussement enjoué, je complimentais mon épouse pour son effort -sans nul doute délicieux.

- Alala... C'est une surprise agréable, cela dit ~ Passons à table avant que cela ne refroidisse ~

Tirant la chaise à Ayame afin qu'elle s'y installe, je me permis de déposer mes lèvres au creux de son cou avant de prendre place à mon tour, en face de sa personne. Et que de mieux que d'engager la conversation en première, évitant ainsi des sujets tels que la cause de ma présence en ce lieu, endormie, à une heure tardive ~ Définitivement, je ne préférais guère m'avancer sur ce sujet... dit mouvant.

- S'est-il passé quelque chose pendant votre réunion ?

Soucieuse des affaires monétaires de mon épouse, je m'enquis de savoir la raison de sa présence, me persuadant qu'elle valait la situation délicate dans laquelle je me retrouvais à présent. Définitivement... Alala.

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Jeu 23 Oct - 21:49

    Définitivement, il était rare que je sois surprise par sa personne ~ A dire vrai, c’était dans des moments comme ceux-ci que je me plaisais le plus à être en sa compagnie. Après tant de temps, avoir son épouse qui arrive encore à vous surprendre, n’est-ce pas merveilleux ? Émerveillée devant sa personne, je l’étais ~

    Le sourire aux lèvres, j’attendais impatiemment sa venue. Combien de temps prendra-t-elle pour se doucher, se montrer présentable et faire semblant d’être debout depuis l’aurore ? Plus d’une dizaine de minutes, pensais-je. Cherchant une occupation tout en me relaxant en buvant mon thé, c’est un magazine traînant par-ci, par-là qui attira mon attention. Non guère une revue scientifique comme nous avions l’habitude de croiser en ce lieu, mais plutôt un journal People. La vie des stars, les nouvelles sorties, les tests… Parlant de test, me risquerais-je à en faire un ? Quel était son thème ? ~ Quelle femme parfaite êtes-vous ~

    Me plaisant à remplir les cases, le temps passa bien rapidement, et ce au point que je ne fasse attention à l’arrivée imminente de mon épouse. Un stylo en main, ma tasse vide dans l’autre, je m’affairais à répondre aux questions jusqu’à ce qu’un souffle chaud ne vienne me caresser les lèvres. « Ayame ~ Je ne m'attendais guère à vous voir avant un certain temps ~ » Je ne m’attendais guère à rentrer si tôt également, mais devrais-je prendre tes paroles comme une certaine insinuation disant que tu ne désirais me retrouver aussitôt ? ~ Arquant un sourire quant à ma chère femme, je laissais un regard inquisiteur couler le long de son corps dénudé ~ Qu’elle idée de mettre une chemise si translucide sans rien en dessous, a-t-elle oublié ses sous-vêtements dans sa précipitation ? Huhu ~

    - Alala... C'est une surprise agréable, cela dit ~ Passons à table avant que cela ne refroidisse ~

    Voilà des paroles qui rattrapent tes dires précédents, mon cœur ~ Me laissant diriger vers une place à la table que j’eus dressé au préalable, je m’électrisais sous son chaste baiser au niveau de ma nuque pour mieux plonger mon regard dans son décolleté des plus… envoûtants ~

    Décidément, cette femme ne connaît l’ampleur de sa tenue devant ma personne ~ Ne l’avais-je pas quittée il y a déjà plus de vingt-quatre heures ? Aurait-elle oublié que ma faim n’était la même que celle des humains ? Me priver de nourriture était possible, celle d’un corps aussi tentant que celui de ma Akiha-Chan l’était bien moins ~

    Tirant mes lèvres dans un sourire se voulant charmeur, je la dévorais littéralement des yeux alors qu’elle me demanda innocemment « S'est-il passé quelque chose pendant votre réunion ? » Tant de choses que je ne comptais tarder à expliquer, une fois, mon regard abreuvé des courbes que je voulais tant caresser ~

    - Hum ~ Cela ne m’intéressait guère ~ Leur projet était insolite et nullement fondé. Une petite société française crut trouver le remède miracle contre les maladies sexuellement transmissibles. Ils partaient sur le principe qu’en puisant dans le génome d’un porcelet, ils injecteraient des cellules neuves et combattantes dans un organisme humain. Cette expérience fut déjà testée des milliers de fois, et cela ne mena nul part. Je ne voyais tout simplement pas l’intérêt d’investir dans un procédé n’étant révolutionnaire. Encore s’ils s’étaient attaqués à un animal, peut être ~

    Faisant un clin d’œil à mon épouse suite à mes dires, je la regardais manger, plus que de me nourrir moi-même. Ouvrant une bouteille de vin, je lui servis un verre avant de m’intéresser également à ses occupations lors de mon absence ;

    - Et qu’en est-il de ta personne ? ~ Kaori-Chan n’est guère avec toi, voilà quelque chose d’étonnant ~

    Il est vrai que l’emploi du temps d’Akiha-Chan était aussi chargé que le mien, ce qui, malheureusement ne laissa notre fille indifférente. Combien de fois s’était-elle déjà plainte de notre manque de présence ? Tellement que je ne saurais toutes les énumérer. Laissant un fin sourire traverser mes lèvres tout en jouant avec mon verre où un liquide sang s’y dulcifiait, je poursuivis.

    - Nous pourrions partir quelque part cette semaine ~ Je n’ai guère eu la chance de profiter de ta personne depuis longtemps, mon cœur ~

    Mon regard levé vers elle, j’attendais à ce qu’elle acquiesce, après tout, pourquoi refuserait-elle ~

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Jeu 23 Oct - 22:50

Sourire, prétendre que tout allait bien, ne guère gigoter, ne guère gesticuler étrangement. Car rien sortant du quotidien n'échappera à l’œil perçant et envoûtant d'Ayame Eimin ~ Définitivement, j'avais une tache laborieuse à mener à bien. De plus, je n'ai jamais eu à justifier cet état déplorable dans lequel je me retrouvais une fois par an, étant donné que je m'arrangeais toujours à ne pouvoir être présente auprès de mon épouse, pendant ces quelques jours de souffrance. Oui, depuis les quatre ans que je partage avec la fameuse Dead Master-Sama, elle ne m'a jamais vu dans cet état, et j'aurais préféré préserver cette ignorance encore pour longtemps. Mais malheureusement, les événements tournèrent à mon désavantage sous le sourire dévoreur de celle qui m'a épousée. Définitivement, il était rare que je n'éprouve d'attirance à son égard, il était d'autant plus anormal que je ne fonde sous son seul sourire. Mais aujourd'hui, j'étais malheureusement régie par le stress, plutôt que par une pulsion sexuelle digne de ma personne... ou de la sienne, en vue de cette manière subtile qu'elle avait de me submerger ~

- Hum ~ Cela ne m’intéressait guère ~ Leur projet était insolite et nullement fondé. Une petite société française crut trouver le remède miracle contre les maladies sexuellement transmissibles. Ils partaient sur le principe qu’en puisant dans le génome d’un porcelet, ils injecteraient des cellules neuves et combattantes dans un organisme humain. Cette expérience fut déjà testée des milliers de fois, et cela ne mena nul part. Je ne voyais tout simplement pas l’intérêt d’investir dans un procédé n’étant révolutionnaire. Encore s’ils s’étaient attaqués à un autre animal, peut être ~ 

A quoi se fier au juste, en vue des apparences que je laissais s'extérioriser ? Au fait que je l'écoutais à moitié en essayant vainement de trouver une solution au problème ? Ou plutôt, en prétendant qu'il n'y avait guère à s'en faire, et que il me suffisait simplement de dire « non » à mon épouse pour qu'elle ne se pose de question, et me laisse m'en aller ces quelques jours ? Définitivement, je ne saurais que faire... à part manger, et écouter d'une oreille distraite, la raison du calvaire dans lequel je pataugeais à présent. Et qu'était donc la raison de sa présence prématurée à la maison ? Un projet qui lui déplaisait. Un projet visant à sauver l'humanité auquel Ayame n'apportait guère d'intérêt. Tellement désolant que je dus puiser dans toutes mes forces pour ne guère soupirer de désespoir. Alala...

- Et qu’en est-il de ta personne ? ~ Kaori-Chan n’est guère avec toi, voilà quelque chose d’étonnant ~ 

De ma personne ? Devrais-je avouer que l'idée de lui dire de but en blanc ce qui me chiffonnait, me fut passée par l'esprit ? Pensée qui s'envola au même instant qu'un vin rouge coula dans un verre, devant ma personne. Définitivement, c'était aberrant. Tellement que j'en blanchis, cherchant un moyen de ne guère dévoiler mon malaise. Quant à Kaori ? J'eus effectivement du mal à la semer, heureusement qu'elle était prise par ses cours... ~

- Nous pourrions partir quelque part cette semaine ~ Je n’ai guère eu la chance de profiter de ta personne depuis longtemps, mon cœur ~ 

« T'es dans la merde ~ Regarde comment elle te regarde avec espoir ~ Heh ~ » Merci. Mais tu ne m'aides guère en signalant cela, Akiha. Souriant jaune, je me concentrais sur mon assiette, picorant dans la verdure s'y trouvant, plus que la mangeant. Cette semaine... nous ne pourrions profiter de nos présences mutuelles. Ce furent des mots que j'aurais voulu lui dire, mais ce furent aussi des paroles que je ne me résolvais à laisser traverser mes lèvres. Définitivement, moins elle savait, mieux nous nous portions. Du moins... En même temps, c'était humain, propre à chaque femme. Et c'est là que le mot blesse. Humain. Jour pour jour, j'essayais qu'Ayame ne me voie comme une simple humaine, mais comme un être digne d'être son épouse, et ce n'est guère maintenant, après tout ce temps, que je lui rappellerai ce détail si bien négligé. Pour l'instant, je devais trouver une excuse, suffisamment convaincante pour qu'Ayame se penche vers mon raisonnement.

- Ce serait avec plaisir, mon amour ~ Mais malheureusement, j'ai beaucoup à faire cette semaine, allant jusqu'à me rendre à Tokyo pour des affaires administratives... Pourquoi pas dans deux semaines ? ~ Nous pourrons prendre nos enfants avec, étant donné qu'ils seront en congé ~

Essayais-je de relativiser les choses ? Cela va de soi. Autant que je sentais que je m'enfonçais inexorablement vers une dispute. Oui, ma femme n'aimait se faire contredire. Gratifiant celle-ci d'un sourire désolé, je finis par poser les couverts, n'ayant plus faim. A présent ? Me soustraire à ce regard magnifique mais oppressant, serait une option envisageable. Tellement que je me levais sans préavis, contournant la table pour mieux me saisir de la main glaciale de ma femme, main sur laquelle je déposais un doux baiser d'excuse avant de commencer à débarrasser la table sous des gestes tendus. Au point que je revienne au sujet de sa réunion, meublant du mieux possible, l'atmosphère qui se propageait peu à peu dans l'air.

- Alala... Définitivement, vous êtes dure avec vos clients ~ Qui sait, peut-être eux, ils y arriveraient avec votre soutien ~ Mais je ne doute guère de vos choix, cela dit ~

Sourire aux lèvres, je finis de ranger les derniers ustensiles restés sur la table, sans pour autant faire de geste envers mon épouse. Il va de soi qu'il était mieux d'éviter tout contact attisant l'envie, étant donné que je ne pourrais y répondre convenablement. Du moins, tant qu'elle ne me touchait guère, tout irait à merveille, n'est-ce pas ? Tellement, qu'une pointe d'inconfort se propagea dans mon être, m'obligeant à prétendre un sourire -au lieu d'une grimace- devant celle qui partageait ma vie, sous un « Que diriez-vous de passer du temps avec Kaori pendant que je serai à Tokyo ? Cela lui ferait plaisir ~ » Tokyo. Ville se trouvant à deux heures de vol de Kyoto, endroit où je pourrai passer une semaine tranquille, prétendant des soucis quelconque afin de ne guère éveiller de soupçons. De quel genre ? Du genre que je crevais -littéralement- d'un mal de ventre abominable qui m'empêchait de me mouvoir normalement pendant plus d'une à deux heures -le temps du fonctionnement des antidouleurs. Alala. En y pensant, il était temps d'en reprendre ~ Et c'est ce que je comptais faire, en sortant de ma poche des comprimés que j'avalais sans plus de cérémonie tout en sortant de la cuisine afin que mon épouse ne s'en rende compte. Évidemment, je l'invitais à me suivre par la même occasion, espérant qu'elle ne soit en colère quant à mes refus catégoriques et tirés par les cheveux.

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Jeu 23 Oct - 23:23

    J’avais hâte ~ Vraiment hâte de passer une semaine en sa compagnie loin du travail, de la famille, dans un endroit isolé où nous serions seules, son corps contre le mien ~ J’étais décidée à voyager, quitter ce sol japonais que je touchais peu à cause de mes divers rendez-vous aux quatre coins du globe. Bien que je n’avais l’habitude d’être dans mon pays natal pour le travail, j’avais également envie d’emmener mon épouse visiter certaines villes qui eurent retenues mon attention, que ce soit en Europe, sous les feux de la France à Paris, en Allemagne, à Milan, ou même vers un pays plus chaud comme la Grèce ~

    Devrais-je songer à appeler Mickael-Kun ? ~ Maaah, mon avion sera près expressément si je le désirais tant. N’était-ce pas là la raison pour laquelle je me suis achetée un jet privé ? Afin d'en disposer à tout moment, sur n’importe quel coup de tête ~ Sourire aux lèvres, j’attendais impatiemment qu’elle me suggère des destinations, quitte à devoir rester sur le sol Nippon, tant que nous soyons hors de portée d’Undai et des enfants ~
    Fuyais-je ma fille ? Pour une semaine avec ma femme, même mon rôle de directrice, je l’abandonnais ~

    - Ce serait avec plaisir, mon amour ~ Mais malheureusement, j'ai beaucoup à faire cette semaine, allant jusqu'à me rendre à Tokyo pour des affaires administratives... Pourquoi pas dans deux semaines ? ~ Nous pourrons prendre nos enfants avec, étant donné qu'ils seront en congé ~

    Et lorsque le début de se phrase percuta mon ouïe, je m’étais déjà réjouie. Pour mieux tomber de trois étages lorsqu’elle m’annonça qu’elle avait déjà des projets pour cette semaine. Grimaçant à cette nouvelle, je montrais mon mécontentement quant à cela. Il va de soi que j'étais énervée, cela faisait tellement longtemps que nous ne nous sommes accordées un moment à deux. Et que m’annonçait-elle ? Qu’elle désirait attendre afin de prendre les enfants avec. Décidément, cela ne me plaisait guère. Tentant tout de même de retenir ma mauvaise humeur quant à son annonce, je me murais dans un mutisme certain, poussant mon esprit à relativiser les choses. Chose difficile en soi.

    - Alala... Définitivement, vous êtes dure avec vos clients ~ Qui sait, peut-être eux, ils y arriveraient avec votre soutien ~ Mais je ne doute guère de vos choix, cela dit ~

    Un changement de conversation que je ne comptais relever. Restant assise alors que la table aux plats pleins se vidait dans la poubelle sous mes yeux, je ne bougeais guère tandis que ma femme se chargea de débarrasser. Quelque chose… N’allait pas. Toujours silencieuse, je scrutais le moindre de ses gestes, jugeant impartialement autant son état physique d’un regard scrutateur que sa gestuelle.

    Fronçant les sourcils lorsqu’elle s’approcha de ma personne pour déposer un chaste baiser sur ma paume, une brise froide me tapa le dos. Quelle… détachement soudain. Les sourcils parfaitement froncés en signe de questionnement, je la suivais lorsqu’elle m’invita à la rejoindre dans le salon. « Que diriez-vous de passer du temps avec Kaori pendant que je serai à Tokyo ? Cela lui ferait plaisir ~ » Maaah, depuis combien de temps te connais-je Akiha-Chan ? ~ Crois-tu qu’en te voyant si décidée à ce que je te laisse seule cette semaine, cela ne semble suspect ?

    - Que se passe-t-il ?

    Ceci fut franc, direct, et je ne comptais démordre tant que je n’avais de réponse. Prenant place sur mon épouse, je l’obligeais à s'allonger sur le fauteuil tandis que je me couchais le long de son corps, les épaules légèrement relevées pour que je puisse baiser ses lèvres et garder une main libre pour découvrir son corps. Serait-ce le manque d’amour sexuel qui la rendait si… éloignée ? ~ Maaah, si ce n’était que cela, je pouvais y remédier en quelques minutes à peine ~

    Déposant de fins baisers dans sa nuque, je passais ma main sous son chemiser afin de caresser sa peau laiteuse, suant d’un sentiment que je ne savais décrire. Ne m’y attardant pas, je laissais ma paume caresser le corps de celle que je dominais de mon regard à cet instant ~ Les lèvres tirées, je poursuivis mes questionnements d’un ton suave ~

    - Maaah, Akiha-Chan voudrait-elle me punir, en se montrant aussi froide ? ~

    Me punir de ? De ne guère être assez à ses côtés, présumais-je.

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Jeu 23 Oct - 23:58

Définitivement, rien n'allait. La situation actuelle ne présageait rien de bon, tout autant que le silence de mon épouse, ne répondant guère à mes questions. Sentant l'air se charger d'une aura noire si caractéristique à la mauvaise humeur d'Ayame, je grimaçais imperceptiblement, essayant, me creusant la tête pour trouver une explication, une excuse suffisamment percutante pour calmer les choses. Mais ce n'était guère aisé. Encore moins avec la femme se trouvant dans mon dos. J'étais désolée, vraiment, navrée de refuser un voyage que j'aurais sans nul doute apprécié. Mais je n'avais guère le choix, étant donné que dans mon état, à part d’interminables disputes, Ayame ne saurait tirer grand-chose. Et c'est pour cela également que je me risquais à la décevoir, espérant que la raison prenne le dessus sur son coté capricieux. Était-ce seulement possible ? Oui. Du moins, cela le serait, si sa voix ne m'avait bloquée dans mon avancée, et qu'une once d'inquiétude ne passe au fond de mon regard clair.

 - Que se passe-t-il ?

Définitivement, il était compliqué de se défaire de l'emprise de mon épouse ~ Tellement que je m'étonnais à garder mon sang-froid sous son insistance devenue de plus en plus intense. Et pourtant, c'était si simple à comprendre. Du moins, si je le lui dévoilerais de but en blanc, sans tourner autour du pot, sans... chercher à fuir. « Dis lui, tu vas voir comment elle va fuir, heh ~ » Justement, je ne désirais guère qu'elle soit dégoûté par ma personne. Ce serait le comble d'une situation irréversible. Mais je ne pouvais guère lui demander de ne pas y apporter d'attention. Comme je l'eus dit et signalé précédemment, Ayame n'était n'importe qui. Et à ses yeux, je faisais tout pour rester parfaite, à tout moment. Mais serai-je perçue aussi bien qu'à cet instant, après une dispute sans fondement selon sa personne ? C'était invivable. Alala...

Et cela devint d'autant plus ingérable quand je me retrouvais couchée sur le fauteuil, ses mains caressant mon corps avec voracité, avec cette puissance de possession qui me faisait jouir et soupirer de plaisance. Me perdre sous ses baisers et touchers, je l'aurais fait, volontiers. Gémissant à en perdre halène, oui... Mais non. Pas ainsi. Pas tandis que mon corps ne répondait aux normes de ses doigts qui se faufilaient dangereusement vers mon sous-vêtement, sexy soit-il.

- Maaah, Akiha-Chan voudrait-elle me punir, en se montrant aussi froide ? ~

Je n'avais guère le droit de la repousser, sans lui donner une raison valable et solide. Mais aucune ne parvenait à mon esprit à cet instant précis. Seule l'urgence d'arrêter sa main de poursuivre son investigation, me tiraillait de tout part. Embrasée par ses gestes, je le fus tout autant par la détermination de mettre fin à la passion qui naissait peu à peu entre nos deux corps. Car malgré tout ce que je pouvais ressentir, il était facile de se perdre dans les bras de cette femme. Tellement que c'est sur un coup de tête irréfléchi que j'essayais de me défaire de ses caresses.

- Ayame... ~ Mon amour... non... Pas maintenant...

Inutile, n'est-ce pas ? Tellement qu'un gémissement de plénitude s'échappa d'entre mes lèvres, avant que je ne puisse le retenir. Définitivement, cela n'allait plus. Tellement que c'est d'un geste brusque que je me redressais, repoussant tant bien que mal ma femme afin de me lever et... et crier. Pourquoi ? Moi-même je ne saurais le dire. C'était juste une réaction en chaîne, prévalue par les hormones en ébullition dans mon corps.

- Est-ce si difficile à comprendre ?! Je n'ai guère envie de baiser pour l'instant ! Résignez-vous y !

Serais-je... « Complètement folle ? C'est sûr, Akiha. » Légèrement haletante, je me figeais un instant, ne sachant que dire ni que faire sous mes propres paroles. Et c'est régi par un sentiment d'inconfort, que je tournais les talons sans demander mon reste, montant à l'étage -ayant tout de même hésité à quitter la maison- avant de m'enfermer à double tour dans notre chambre conjugale. Alala... Bon sang... Mais que fais-je là ?! Je trouve des solutions, évidemment. Malheureusement, elles ne sont toujours des plus délicates. Soit, demain, je partirai à Tokyo, et à mon retour -ou pendant mon absence, ou avant de partir- j'essayerai d'arranger les choses. Oui, plus tard.

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Ven 24 Oct - 0:22

    Il n’y avait qu’à cela qu’elle ne pouvait se refuser ~ Qu’importe nos mots maladroits, nos disputes et nos regards meurtriers, une simple caresse, un baiser chaud et nos deux corps s’allieront dans une entente mutuelle dépassant tous les problèmes infimes du quotidien. C’est ainsi que nous résolvions nos problèmes, c’est ainsi que nous parlions. Mon corps arqué au-dessus de mon épouse, je déposais de fins baisers le long de sa poitrine pendant que mes doigts s’affairèrent à déboutonner sa chemise avec lenteur. Sa poitrine se dessinant sous mes yeux avides, je me détachais de ses pupilles closes pour me plonger contre sa chair tendre ~

    - Ayame... ~ Mon amour... non... Pas maintenant...

    Quelle idée ~ Il n’y avait guère de moment, d’instant, de programmation pour vouloir coucher avec celle que nous aimions ~ Ne tenant compte de ses paroles, je poursuivis mon investigation le long de son corps ~ L’immobilisant d’une main tandis que mes lèvres torturèrent l’un de ses tétons ~ Dieu, j’aimais tant la soumette, la sentir vibrer sous mon corps, chauffer ma peau glaciale, soupirer de bonheur, d’envie… Désirait-elle plus ? Je ne voulais me montrer assez taquine pour la faire languir, décidée à lui donner ce qu’elle désirait, je glissais ma main sous son jeans, tentant de rejoindre la dentelle fine que je pouvais déjà sentir aux bouts de mes doigts et…

    - Est-ce si difficile à comprendre ?! Je n'ai guère envie de baiser pour l'instant ! Résignez-vous y !

    … Ah. Plaît-il ? Choquée ? Je l’étais. Bien plus que quiconque à cet instant précis, à moitié assise sur le sol, les vêtements froissés, je regardais ma femme… debout au milieu du salon, ses vêtements soutenus par une main. Que faisait-elle ? Comment… Pourquoi ? Tant de questions auxquelles je n’eus de réponses lorsqu’elle prit la fuite tandis que ma personne… Je ne savais guère que faire. Rire ? Le temps n’était à l’euphorie bien que cette situation ne s’était jamais présentée devant ma personne.

    Interdite, je restais silencieuse, à moitié songeuse sur le sofa… Étais-je énervée ? Non, du moins, j’étais bien trop choquée pour l’être même si l’envie de ravager ma demeure, me tiraillait étrangement. Qu’avais-je fait ? Avais-je mal agi, aurais-je dû m’arrêter sous son non ? Mais cela était impossible, ne me désirait-elle plus ? Je…

    Il était intolérable pour Dead Master-Sama de douter de soi. Fronçant les sourcils en regardant vers l’étage supérieur, c’est en un claquement de doigts que je rejoignis ma chambre, où je savais, Akiha s’était enfermée. La trouvant comme je l’avais prévu, c’est d’un pas impérial que je me dirigeais vers sa personne pour… la gifler, la violer, l’enlacer. Il va de soi que je me suis limitée à la dernière option, bien que d’autres eurent envie de se faire connaître. Mon visage enfui dans son cou, je fermais mon étreinte autour de sa personne. Aussi douce que je pouvais l’être, ne désirant nullement qu’elle me repousse, sachant pertinemment qu’un tel geste une deuxième fois serait impardonnable.

    - Je m’y résigne, désires-tu… me parler de quelque chose mon cœur ?

    Sérieuse, je l’étais, au point de me reculer et de dessiner un fin sourire sur mes lèvres alors que plus je la regardais, plus j’avais envie de lui crever les yeux ~ Excusez moi mes envies meurtrières, mais que voulez-vous, je suis Ayame Eimin ~ Et un Eimin ne se fait jamais rien refuser. N’étais-je pas indulgente, extrêmement calme alors que mon aura ne désirait qu’ensevelir toute vie de cette pièce ? ~ Calmons-nous Ayame-Chan, respirons, sourions et tout ira bien n’est-ce pas ? ~

    Caressant le bras d’Akiha-Chan, je laissais mon regard tomber sur sa poche où une plaquette de je ne sais quoi était facilement déchiffrable. Aurait-elle des douleurs ? Quelque chose concernant son intimité ? Mais quoi donc ? Ses règles peut-être, une infection ? Une maladie ? Paniquais-je tout d’un coup ? Effectivement. Que se passerait-il si Akiha-Chan ne ressentirait plus de plaisir à cause de… Me risquerais-je à lui demander ?

    - Akiha-Chan sait-elle qu’elle peut tout me dire n’est-ce pas ? ~ Parle mon amour ~

    Reprenons un semblant de sensualité, et collons-nous davantage à ce corps qui nous eut –nous, êtres magnifiques- repoussé ~

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Ven 24 Oct - 1:08

L'envie de pleurer me saisit avant que la colère ne reprenne le dessus. Ce n'était guère étrange de faire en sorte d'éviter tout contact corporel dans mon état, c'était un droit qui m'était accordé par ma propre nature de femme. C'est ce dont j'essayais de me persuader, jugeant de ce que j'eus dit à Ayame à peines quelques secondes plus tôt. Elle allait me détester, n'est-ce pas ? Sans nul doute. Jamais, jamais je ne lui ai refusé cet instant de plaisir. C'était notre manière de communiquer dans toutes les circonstances, à exprimer notre amour, notre lien. Et là, je venais délibérément de refuser cet amour qu'elle désirait me prouver -encore et toujours- avec cette passion qui ravivait la flamme de notre union. Définitivement, j'ai commis une erreur en m'emportant de la sorte. J'aurais tout simplement dû me soustraire à ses touchers, sans la blesser verbalement, sans risquer de succomber sous sa colère. Refuser une chose telle que l'expression de l'amour à Ayame Eimin, non, à Dead Master-Sama, était une hérésie punissable de mort. Alala... Cela aurait pu me faire sourire -si pas rire- en imaginant les réactions des maîtresses de mon épouse, si elles apprenaient qu'une pauvre humaine s'est permise un tel affront. Mais étant donné les circonstances, seul un souffle froid me glaçait de l'intérieur, broyant tout espoir de rétablir les choses entre nous.

« Tu exagères, Akiha. Elle va juste nous le faire payer pour ton inconscience, mais c'est tout. » Le crois-tu vraiment ? Au fond, je partageais cette pensée positive, rare soit-il que mon ombre en soumette une. Craignait-elle également la réaction d'Ayame vis-à-vis de mes paroles irréfléchies ? Sans nul doute, mais elle était là pour m'épauler, prétendant trouver solution à tout. Depuis combien de temps, n'ai-je douté de ma position et de mes droits auprès et envers mon épouse ? Depuis la naissance de Kaori, dirais-je. Quoi qu'il en soit, il n'y avait à s'en faire davantage. Je réglerai la situation de mon mieux, sans pour autant que ma chère femme ne sache pour quelle raison elle s'est fait refuser un acte fondamental entre nos deux corps. Comment pourrais-je procéder ? En parlant, cela va de... soi.

Mais toute envie d'engager un dialogue avec Ayame s'effaça à l'instant même que celle-ci apparut dans la chambre, à quelques pas de ma personne. Ayant un mouvement de recul, je finis par céder à son étreinte, parcourue par des frissons provoqués par son souffle chaud dans mon cou. Définitivement, cela n'arrangeait rien. Tellement que je me surpris d'éprouver une once de colère -litigieuse- à l'égard de cette femme qui aurait dû arrêter d'insister après le premier refus.

- Je m’y résigne, désires-tu… me parler de quelque chose mon cœur ?

Aucunement. Même si j'étais soulagée qu'elle ne m'en veuille pour la scène du rez-de-chaussée. Du moins, qu'elle ait assez de bonté pour revenir vers ma personne de manière normale et non, dans sa robe de combat prête à me trancher en deux. Alala... Quant à cela, je pense qu'elle n'avait guère à se salir les mains, je souffrais suffisamment sans qu'elle n'ait à intervenir. Définitivement... J'avais horreur de cette ambiance. J'aurais dû partir dès que je sus qu'Ayame reviendrait à la maison, quitte à passer devant elle avec mes valises, afin de nous éviter toute confrontation de ce genre.

 - Akiha-Chan sait-elle qu’elle peut tout me dire n’est-ce pas ? ~ Parle mon amour ~ 

Suivant le regard d'Ayame qui s'attarda un instant de trop au niveau de mon bassin, j'entrouvris légèrement les lèvres pour nier et démentir toutes les pensées qu'elle aurait pu formuler par la suite. Mais avant de parler, il fallait que j'éloigne ce corps me tentant tant, et se trouvant bien trop près du mien. Soupirant délicatement je cédais à l'envie de sentir sa chaleur -au sens figuré du terme- et me collais à son corps. Un infime instant. Le temps d'une respiration. Le moment avant de revenir à la réalité. Ou alors, de perdre complètement la tête. Au choix. Quoi qu'il en soit, des décisions, j'en ai prise, à l'instant. Déposant un tendre baiser sur les lèvres de mon épouse, je m'abstenais de l'approfondir avant de m'éloigner de celle que je désirais sentir plus proche.

- Je suis vraiment désolée, Ayame... Mais non. Ce n'est rien ~

Ébauchant un sourire factice aux lèvres, je retenais toute pulsion à l'égard de ma femme qui ne devait comprendre ce qu'il se passait. Passant à coté de sa silhouette svelte, je me dirigeais automatiquement vers notre dressing, endroit duquel je sortis ma valise. Afin d'y engouffrer quelques affaires dont j'aurais besoin le temps de la semaine, si pas plus, cela dépendrait d'un facteur n'étant contrôlable par ma personne. Joignant des paroles à mes gestes afin que mon épouse ne s'imagine des choses mettant en péril notre union, c'est relativement calmement que je lui expliquais le cheminement de ma pensée, tout en pliant bagages.

- Il serait vraiment préférable pour notre couple que je parte à Tokyo pour cette semaine, au moins... Je ne m'attendais guère à ce que vous rentriez si tôt... Je vous aurais évité toute cette scène. Bien... ~

« Heh, attends, si tu parles de la sorte, elle va croire que tu es enceinte et que tu veux avorter. Heh ~ » Définitivement, il n'y avait que mon alter-ego pour penser de la sorte. Mais il n'était guère moins vrai, que ce n'était pas plus beau qu'un avortement, ce qui se passait en mon sein. Alala... Et que se passait-il précisément ? Tant de choses désagréables ~

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Ven 24 Oct - 1:42


    Qu’importe ce que je pouvais montrer, ce que j’éprouvais devenait de plus en plus incontrôlable. Gardant une respiration sereine, je m’efforçais de rester calme. Le moindre de mes mouvements était contrôlé à l’avance, tous soupirs retenus, j’attendais un geste de sa part. C’est avec soulagement que je reçus réponse à l’étreindre que j’eus accordé à Akiha-Chan, mon visage niché dans son cou, je comptais me délecter de cela, mais elle ne fut du même avis et suite à un simple effleurement, elle s’exprima. Guère pour me répondre, plus pour éluder ma question.

    - Je suis vraiment désolée, Ayame... Mais non. Ce n'est rien ~

    Se faire refuser un acte sexuel, n’est guère « rien ». Cela se résumait par une traîtrise, une honte qu’elle m’affligeait, se refuser à moi était comme me dire « Je suis trop bien pour toi ». Savait-elle seulement ce que l’on éprouvait lorsque celle qui nous aime nous dit non ? Tout ce en quoi nous croyons, tout cet amour que nous éprouvions s’effrite pour ne laisser place qu’aux questionnements et à la colère. J’étais à ce stade, et je ne pouvais me satisfaire d’un simple « rien ». Je ne l’acceptais pas, tellement pas que mon aura m’échappa, que mes poings serrés, je continuais de la suivre du regard lorsqu’elle s’échappa de mon étreinte pour rejoindre notre dressing.
    Que faisait-elle ?

    - Il serait vraiment préférable pour notre couple que je parte à Tokyo pour cette semaine, au moins... Je ne m'attendais guère à ce que vous rentriez si tôt... Je vous aurais évité toute cette scène. Bien... ~

    Préférable pour notre couple. Guère si tôt. Éviter. Scène. Voilà ce que j’entendis, et voilà ce que j’eus compris. M’avait-elle trompé ? Qui a-t-il à Tokyo, qui n’y a pas à Kyoto ? Il y avait la même chose dans les deux villes, et je n’étais décidée à la laisser partir, non, je n’étais décidée à accepter ces faits détestables sous prétexte que madame juge cela meilleur pour notre couple. Quel était le problème de notre union d’ailleurs ? Regrettait-elle notre mariage, oserait-elle me dire qu’elle n’aimait plus être à mes côtés ? Qu’après avoir donné naissance à ma fille, elle n’avait plus que faire de ma personne ? Qu’étais-je ? Une chose que l’on pouvait mettre dans une boite et la rouvrir lorsqu’on le désirait ?! Bon sang, mais j’étais quelqu’un ! J’étais Dead Master-Sama ! Ayame Eimin !

    - Je suis ta femme !

    Et je le criais, claquant mon poing contre la porte de notre chambre, je fissurais le bois. Mon regard haineux lancé à mon épouse, je poussais un cri de rage tout en laissant ma robe de combat se matérialiser sur mon corps, ma faux prenant place dans l’une de mes mains. Un simple mouvement, une simple pulsation et sa tête volerait. Mais je ne fis rien, je restais là, à la regarder, ma haine la transperçant sans moindre pudeur et ce au point que des piques aiguisées ne se dessinent autour de ma personne, pointant leur tranchant vers Akiha-Chan. Les laisserais-je agir ? Oui, non, oui, non. Je n’en savais rien !

    - Qui y a-t-il dans notre couple qui nécessite une séparation ?! Désires-tu m’abandonner ? AINSI ?! Aurais-tu préféré que je ne sois là pour faire tes valises ?! Est-ce donc cela la scène que tu comptais éviter ? Celle dans laquelle je te trancherai en deux après que tu m’aies demandé le divorce ?! Dieu !

    Et un nouveau cri jaillit avant que je retrouve mon apparence normale, que je défonce notre porte d’entrée et que je quitte la chambre sous un excès de colère. Si je reste, je la tue. Descendant en toute hâte au rez-de-chaussée, c’est vers l’extérieur que je me dirigeais. Montant dans ma voiture sans plus attendre, je démarrais au quart de tour avant de quitter cette demeure. Si elle voulait tant qu’on se quitte, qu’elle garde cette maison, elle deviendra son tombeau !

    - Qu’elle meure.

    Et qu’en était-il de ma personne ? Elle finit malencontreusement sur les routes à une vitesse folle. Et ce au point que je manque un virage.

    * BIP BIP BIP * « Maman ? ~ Comment ça va, je voulais savoir si tu étais bien rentrée ! J’ai essayé d’appeler à la maison mais personne ne décroche… Faites pas de bêtises hein, je veux pas retrouver des substances et des ustensiles bizarres dans ma chambre ! Aller, je te laisse, je t’aime maman. Je pense fort à toi ! » BIP « Appuyez sur un pour effacer le message, a… »

    Imaginerais-je une vie… sans Akiha-Chan ?

    Perdue dans la noirceur de cet endroit, mon corps s’effritait au contact de l’eau glaciale. Ma vision troublée, je ne faisais qu’imager des formes. Mourir ? Guère ainsi, guère si tôt. Je désirais juste… M’enfoncer dans les ténèbres de cet océan, qui un jour, deviendra mon cercueil.

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Ven 24 Oct - 3:19

N'était-ce guère ridicule d'agir ainsi ? Créer un malentendu visant à omettre une information pourtant plus qu'humaine ? Valait-il la peine de se disputer pour une semaine sans sexe ? Vraiment ? J'aurais dit que oui, jusqu'à maintenant. Peut-être était-ce mon propre dégoût de mon corps à cette période de l'année qui me rendait à ce point têtue ? Peut-être... Certainement même. Et c'est ainsi, imbu d'un préjugé et un jugement égoïste, que je m'obstinais à poursuivre mon but. À savoir, partir loin de cette femme qui remplissait ma vie de bonheur. Partir pour mieux revenir, n'est-ce pas ? C'était l'idée, effectivement. Mais Ayame, était-elle prête à acquiescer sans sourcilier à mes propos ? Je l'espérais, vraiment. Mais j'aurais dû me douter que les choses ne se passeraient comme je l'avais prévu. Étant donné qu'aujourd'hui, rien ne se passait comme cela se devrait. Et cela, je l'ai vu et compris avant même que le cri de mon épouse ne résonne à mes oreilles, tel un hurlement déchirant l'espace silencieux dans lequel nous vivions. Non, il n'y avait plus d'amour, ou de résiliation. Il ne restait plus que la confusion et la rage. Tel était la conséquence de mon non-dit.

- Je suis ta femme ! 

Et je suis la votre, qu'aurait dû être ma réponse. À la place, je me retournais et lâchais une valise remplie prête à être embarquée dans un coffre de voiture. Tendue, je l'étais. L'instinct de survie d'un Undai'en est davantage développé que celui d'un humain tierce, mais sur l'instant, devant Ayame, même un simple homme, réaliserait que sa seule chance de survivre, serait de fuir. Sauf que pour ma personne, c'était trop tard, un endroit pour fuir ? Il n'y en avait guère. Il n'y avait que ma femme et sa rage, ma personne et mon refus de parler. Ainsi que nos robes de combat. Étais-je sotte de croire que j'arriverai à parer les attaques fulgurantes d'une Dead Master n'ayant que faire de détruire les environs pour assouvir sa vengeance, pour désaltérer son incompréhension ? Non... La seule chose que je pouvais faire, dont j'étais encore capable, serait seulement d'essayer de la raisonner, de lui expliquer que cela ne la concernait guère, que cela n'était nullement lié à notre couple. Mais juste, à mon corps. Qu'il ne fallait guère en faire toute une histoire. Parce qu'au final, ce n'était rien. Rien d'important. Juste de dérangeant.

- Qui y a-t-il dans notre couple qui nécessite une séparation ?! Désires-tu m’abandonner ? AINSI ?! Aurais-tu préféré que je ne sois là pour faire tes valises ?! Est-ce donc cela la scène que tu comptais éviter ? Celle dans laquelle je te trancherai en deux après que tu m’aies demandé le divorce ?! Dieu ! 

Je n'ai... Jamais. Jamais prétendu cela. Cette pensée ne m'a guère traversée l'esprit. Pourquoi l'esprit de celle qui était censée m'aimer, s'emportait ainsi, imaginant une histoire dépassant l'entendement ? Pourquoi était-elle à ce point furieuse ? Parce que je lui ai refusé un toucher ? Non, car je n'ai guère expliqué l'objet de mon refus. L'essence même du conflit se générait en ce seul point. Était-ce juste ? Non. Et là, devant cet être bouillant d'une aura destructrice, il ne me restait plus rien à faire que de lui dire la vérité. Afin de préserver notre vie de famille, afin de rétablir un ordre naturel des choses même si cela briserait mes principes. Oui, c'est ce que j'aurais dû faire avant qu'elle ne pousse un énième hurlement de rage et s'en aille, anéantissant tout sur son passage. J'aurais dû... Mais une colère soudaine et imprévisible enserra ma gorge dans un étau étroit à l'entente de ses accusations. Avait-elle à ce point peu foi en ma personne ? En mon amour envers elle ? Prétendait-elle que je l'abandonnerais, elle et mes enfants sur un coup de tête ? Elle était si... puérile. Si...

- STUPIDE ! AYAME REVIENS !

Et je hurlais à mon tour, l'appelant vainement, l'envie de meurtre se propageant dans mon corps telle une drogue mortelle. Comment osait-elle me comparer à un monstre sans cœur ?! Pour si peu ! Pour préserver son ego démesuré intact ?! Cette femme... Tellement détestable, tellement... Tellement que je hurlais à tue-tête tandis que des crissements de pneus que j'entendis, s'estompèrent sous la disparition de la voiture de celle qui me servait d'épouse, dans la rue adjacente. Furieuse contre ce monstre qui fit passer toute la faute sur ma personne, je m'extérioriser, robe de combat activée, en détruisant tout sur mon passage, réduisant en miette ce qui nous servait du lit, brisant les vitres dans un éclat bruyant, tout cela, sous le regard vicieux de mon alter-ego, étrangement calme.

« - Heh. C'était débile à la fin ~ Comptes-tu la laisser nous abandonner ? ~ »

« T'as tout compris ! La ferme maintenant ! » Et arrête, d'instaurer ce doute en mon sein, monstruosité ! Sur ce, je me retournais contre la masse noire flottant à quelques centimètres du sol, lui envoyant tout ce qui me tombait sous la main, allant jusqu'à matérialiser des armes ridicules pour la transpercer. Ceci ne dura longtemps, le temps que je comprenne que cette dire colère, ce n'était guère contre ma personne que je désirais la tourner, mais contre celle qui venait de s'enfuir, m'accusant à tort pour mieux me faire culpabiliser. Mais pas cette fois-ci. Quitte à ce que je la poursuive, à ce que je me confronte à sa force, à sa bêtise. Quitte à y perdre la vie ? Non. Ayame restait ma femme, et même si nous finissions en charpie -du moins mon être en particulier- j'arriverais à lui rendre la raison, et également, à lui démontrer à quel point je lui en voulais pour cette crise de colère inutile. Inutile ? À cet instant précis, je la haïssais à un point inimaginable. Suffisamment pour foncer tête baissée -chose que je ne fais jamais- à sa recherche, me précipitant au lieu d'attendre que la tempête ne se calme. Valait-ce la peine ? Risquerais-je de la sorte, à dépourvoir mes enfants de leur mère ? Non. Car nous étions humaines et... Non. Nous n'étions que des monstres.

Poussée par mon ombre avide de sang, affolée par cette rage que depuis longtemps elle ne vit naître en mon être, je déboulais dans le parking devant la maison, là où quelques voisins appâtés par le bruit se tenaient, se demandant ce qu'il se passait dans cette demeure de riche. Une dispute comme une autre, que j'aurais voulu leur répondre, si seulement j'en avais l'envie et le temps. Mais les deux me manquaient, et c'est ainsi que je démarrais, ne ménageant guère la voiture que je chérissais tant jusqu'à ce jour. Je ne...comprenais guère moi-même pourquoi ressentais-je ce besoin de secouer Ayame. Mais il était là, et je comptais l'assouvir.

- Trouve-la !

« Pas difficile, elle pue la haine ~ J'aime cela ~ Heh ~ » Ferme-la ! Les mains serrées sur le volant, je suivais les effluves laissés par l'aura d'Ayame. Et ce jusqu'à la sortie de la ville. Bon sang... Mais où allait-elle ?! Voir une de ses maîtresses pour se persuader que je n'étais assez bien pour sa personne ? Se donner du courage pour affronter sa propre stupidité quant à ce qu'elle eut osé affirmer avec tant de certitude ?! Je bouillais... Tellement que j'en devenais folle de colère. Tellement que je voyais rouge sous... « Arrête-toi ! » Et sous l'ordre brut de mon esprit, je freinais sec, laissant les roues crisser sur le bitume noirci par d'autres traces de freinage. Qu'était-ce ? Pourquoi nous nous arrêtions-là ? La réponse me parvint à l'instant où je sortis de la voiture, remarquant que la clôture séparant la route de la baie fut démolie, et que des traces d'accident étaient plus qu'évidentes.

- Ne me dis pas que...

Non, elle n'avait besoin de m'affirmer une réalité qui s'imposait de soi. Ayame... De la colère, ce fut l'angoisse qui se propagea en ma personne. Ainsi que l'incapacité de bouger. Une seconde, puis une autre. Puis une autre vérité... Si Ayame serait morte, je ne saurais plus matérialiser. Cela voulait dire qu'elle vivait... Cela voulait également dire que j'avais la possibilité de la sauver. Et peu importe ce que j'aurais pu dire précédemment, je donnerai ma vie pour la sienne. Jamais je n'aurais cru dire une telle chose avant... Avant d'avoir des enfants.

- Sauve la !

« Crois-tu qu'elle a vraiment besoin d'être sauvée ? ~ » Je... n'en savais... rien. Mais je ne pouvais rester, ici, bras croisés à attendre et espérer que mon cristal ne s'éteigne pas, à prier que cette femme remontera à la surface et viendra m'enserrer dans ses bras comme-ci de rien n'était. Définitivement, non. C'est ainsi, que je matérialisais ma robe de combat, au bord des larmes, obligeant mon ombre à se plonger dans les profondeurs des abysses afin de retrouver le monstre... afin de retrouver ma femme. Et plus ses recherches se poursuivaient, plus je n'arrivais à garder la tête froide. M'effondrant au sol, je sanglotais tandis qu'une voiture s'arrêta non loin, et qu'un chauffeur paniqué n'en sorte et accoure vers mon épave.

-Vous all...

« JE N'AI PAS LE TEMPS ! MA FEMME ! » Hurlant à l'encontre de ce qu'il restait de l'homme que j'eus tranché d'un coup de main, je tapais mon poing contre le bitume, attendant une réponse positive de mon alter-ego. Mais... Pourquoi... Pourquoi ai-je tué cet homme ? Pourquoi ai-je fait croire à Ayame que je voulais me séparer d'elle ? Pourquoi cela se terminait ainsi par ma faute ? NON. Je n'étais guère fautive. C'était elle. Celle qui... « Veux-tu vraiment que je la remonte ? ~ Il serait si aisé de la trancher à cet instant précis, Akiha ~ C'est une occasion qui ne se reproduira pas de sitôt ~ Alors ? ~ Un seul mot, un seul geste ~ » NON ! Non... Non. C'était... tellement ridicule. Toutes ces pensées noires qui me submergeaient au même titre que l'eau compressait la masse noire me servant de deuxième moitié. Quelle idée... « Remonte-la... Remonte ma femme... » Ce monstre... C'était moi, le monstre.

Je ne saurais dire combien de temps se fut écoulée avant que le corps d'Ayame ne se retrouve couché sur le bitume salit, combien de secondes sont passées avant que je n'arrive à me relever pour me jeter sur son corps, avant que je ne rappelle Akiha à l'ordre en dématérialisant ma robe de combat, et surtout, avant que je ne me mette à hurler contre cet être... Qui m'eut accusé, qui m'eut fait peur. De la peur... Je ne pouvais plus vivre ainsi. C'est pour cela également, que j'empoignais ce corps magnifiquement blafard avant de lui hurler dessus, au bord de l'hystérie. Non, je ne pleurais plus. Non, je criais à m'en déchirer les cordes vocales, afin qu'elle comprenne... Qu'elle n'était qu'une ignorante. Une fois pour toutes.

- Je t'emmerde ! TU COMPRENDS CELA AYAME ?! J'EN AI MARRE DE TES STIPULATIONS ! Tu... Pourquoi ?! Pourquoi à chaque fois cela doit se terminer ainsi ?! Nous avons une famille, une vie ! ET TU DOUTES TOUJOURS DE NOUS ?! Crois-tu que tu peux te permettre de me menacer pour un oui ou un non ? NON ! T'ES UN MONSTRE ! Et j'en suis devenu un à cause de toi... Oui,  et… ET ! ET c'est de TA FAUTE !

M'époumonant à tue-tête, je ne savais même pas si elle était consciente. Mais au stade où j'en étais, je lâchais prise, suffisamment pour lui sortir tout ce qui me traversait l'esprit, tout ce qui traversait notre esprit. Oui, le notre. « Si seulement je n'avais jamais accepté cette maudite lettre... Non... Ce n'est pas cela, Akiha... ~ ET MERDE ! Je t'aime... Ayame... Mais nous ne sommes que des monstres...   J'EN PEUX PLUS DE LUTTER CONTRE TOI ! D'AVOIR PEUR QUE TU ME QUITTES POUR UNE FUTILITÉ...» Lutter... était-ce le terme adéquat à utiliser ? Je ne saurais le dire, mais sous le feu de l'action, sous l'hystérie, sous l'épuisement nerveux, je me relevais et matérialisais un scalpel dans ma main tremblante. Mais que faisais-je au juste ?

Quelle idée ~ Et sur ce, je me tranchais la gorge. Sans comprendre vraiment ce qui me mena à ce geste irréfléchi. Mais à quoi bon se mutiler si j'étais un monstre capable de se reconstruire en moins de trois secondes si j'en avais envie ? Strictement à rien, c'est pour cela que je me débarrassais de la bague de matérialisation qui ornait mon annuaire. Voici le résultat d'une dispute de monstres. Ridicule ~  

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MessageSujet: Re: Une réunion remplacée par une journée de repos ~    Ven 24 Oct - 4:03

    La noirceur du moment m’apparaît. Au fond des ténèbres, là où était ma place, je m’immobilisais, le corps rétracté sur lui-même à attendre. Qu’attendais-je ? Cette énergie qui se rapprochait de plus en plus de mon être ? Nullement, je me satisfaisais à moi-même pour ne désirer quelqu’un d’autre. Et dire… Qu’encore maintenant, je me répétais cela.

    Ma vie n’a jamais été ce qui était décrit de facile. Mon enfance atroce soit-elle, me permit d’être celle que j’étais aujourd’hui. Que ce serait-il passé si j’avais vécu comme tout enfant, sortant d’une bonne famille ? Je serai un être gentil et attentionné comme je pus l’être dans mon enfance. Je serais parfaite à ma manière, ma noirceur, jamais n’aurait vu le jour.

    Regrettais-je ? Nullement. J’aimais ce que j’étais, j’aimais le monstre que j’étais. Je m’aimais. Je me satisfaisais… Nullement. J’avais besoin… D’elle.

    Mes membres se paralysèrent sous la fraîcheur de l’eau, rétractée sur moi-même, je créais une bulle pour me réchauffer. Avais-je vraiment besoin de cette chaleur ? Nullement. J’étais parfaite, je… Je me perdais.

    Qu’attendais-je… Oui, elle. Mais je ne la voulais pas, parce qu’elle ne voulait plus. Je répétais en boucle ce que je disais, pensais, vivais. Que ce soit mes pensées ou mes erreurs, je ne cessais de les refaire encore et encore. Bête. Je ne l’étais pas, mon intelligence me permettait d’être au-dessus de l’humain, mais l’amour d’Akiha, me transforma en ce même humain que je détestais tant. Je fus affaiblie par mes sentiments, je suis devenue lâche… Devant la peur.

    Ayame… Qui étais-je ? Eimin ? Entre autre, mais principalement Dead Master. Non ? C’est ce que je fus. A présent… J’étais une mère, une femme se voulant respectable, une coquille de douceur cachant en son fond un monstre. Un être vil et intrépide, une chose incontrôlable. Me mentais-je encore ? Je n’étais plus… Celle que j’étais.

    Dans la douleur du froid, une nouvelle chose me fonça dessus. C’était… horrible, terriblement laid et souillant. Pourtant, quand cela m’enlaçait et que je sentais son envie meurtrière, je m’y attachais, m’y collais comme à une bouée de sauvetage. Mais je ne voulais guère être sauvée, je ne comptais guère mourir non plus… Je ne cherchais plus que la tranquillité.

    Sortant de la torpeur des profondeurs, j’eus un haut-le-cœur lorsque la lumière me rappela à l’ordre, que des cris sanguinaires transpercèrent mes tympans au même titre que mon corps, mon dos se battant contre le bitume à cause d’une entité détestablement aimée. Elle. Encore et toujours, plus folle qu’à son habitude… J’aimais cela.

    - Je t'emmerde ! TU COMPRENDS CELA AYAME ?! J'EN AI MARRE DE TES STIPULATIONS ! Tu... Pourquoi ?! Pourquoi à chaque fois cela doit se terminer ainsi ?! Nous avons une famille, une vie ! ET TU DOUTES TOUJOURS DE NOUS ?! Crois-tu que tu peux te permettre de me menacer pour un oui ou un non ? NON ! T'ES UN MONSTRE ! Et j'en suis devenu un à cause de toi... Oui, et… ET ! ET c'est de TA FAUTE !

    Elle hurlait, tellement. Souriais-je ? Dans mon état, j’arrivais encore à me moquer de son absurdité. Était-ce une manière de fuir la réalité de ses paroles ? Sans doute. Tous ces dires, tous ce qu’elle me lançait au visage me blessait, me dérangeait, me réveillait. Les yeux toujours clos, je la laissais me malmener jusqu’à ce qu’une phrase ne vienne m’interpeller au point que mes pupilles ne se reflètent dans son regard tueur. Où est passé la douceur des tes yeux azurés ? Pourquoi faisais-je affaire à des billes noires tellement vides ? N’était-ce guère toi qui m’avais poussée à agir ainsi ? Non, une fois de plus, je tentais de remettre la faute sur elle, alors que finalement, nous étions toutes deux responsables. Mais le rôle de victime n’est-il pas plus facile à supporter ? Non, je n’avais honte… d’être un monstre.
    Ma fierté… Me tuera un jour.

    - Si seulement je n'avais jamais accepté cette maudite lettre... Non... Ce n'est pas cela, Akiha... ~ ET MERDE ! Je t'aime... Ayame... Mais nous ne sommes que des monstres... J'EN PEUX PLUS DE LUTTER CONTRE TOI ! D'AVOIR PEUR QUE TU ME QUITTES POUR UNE FUTILITÉ...

    Des regrets, tellement de regrets que j’en venais à la détester. Mais plus elle perdait contrôle d’elle, plus je l’aimais. Inflexible devant la scène qui s’écoulait sous mes yeux, je ne bougeais pas. Non, je la laissais… se perdre. Pourquoi ? Car je voulais connaître une autre facette d’elle, une vie différente si elle n’était ce qu’elle était ? Ou tout simplement… Parce que je n’avais plus envie de la garder à mes côtés. Je ne saurai y répondre, du moins, je n’aurais su jusqu’à ce qu’elle agisse le plus stupidement possible.

    Dans un geste bestial, elle se trancha… littéralement. Main apposée sur sa bague, elle la retira… Quelle idée de se suicider de la sorte. Cela fut tellement lamentable que je m’entendis rire avant de matérialiser mon cristal et de l’enfoncer dans sa bouche.

    - Mais vas y ! Étouffe toi ! Crève si telle est ton désir pauvre conne !

    Nous étions pitoyables. En colère, je sortis de mon précieux un cristal que je tapais sur son front, l’enfonçant sans ménagement dans sa chair avant de lui remettre la bague au doigt et de réparer ses blessures. Pourquoi agissais-je ainsi ? Pour mieux pouvoir me défouler sur un sujet « vivant » et non, à moitié mort.

    Mais avant de m’occuper de sa carcasse humaine, mon intérêt se portait sur son ombre qui, dans sa beauté horripilante, l’eut conduite à de telles réactions. Extrayant cette chose infâme de son corps, je lui donnais une consistance afin de l’empaler. La tête la première ~ Souffrait-elle ? Qu’elle jouisse si c’était le cas.

    Une fois la chose mise de côté, mon épouse… était ma victime ~ Oui, il était temps que je lui montrer, que je lui rappelle qui j’étais.

    D’une main, j’arquais son corps en empoignant ses épaules que je levais au-dessus de son visage. Arrachant ses vêtements, c’est mise à nu que je baisais son corps sans moindre pudeur. Comprenant par la même occasion ce qui engagea notre dispute, pour mieux l’oublier la seconde d’après, lorsque mes doigts happèrent son antre. Cela glissait mieux, quelle idée de se refuser à moi pour si peu ~ Je devenais folle… A force d’être mariée à un être fou.

    Cet ébat bestial dura le temps qu’il dura, un gémissement certain, des lacérations sur la chair de ma compagne et je la laissais reprendre son souffle avant de revenir à l’assaut. Encore, encore, et encore. Tellement de fois que je ne savais reconnaître le sang pur, du sang ne l’étant pas. Souffrait-elle ? Qu’importe, n’était-ce elle qui s’était tranchée la gorge ? Huhu ~ Amusant n’est-ce pas ? ~ Nullement.

    - Va te faire foutre… Akiha ~




    Ce qu’il s’est passé… restera sans doute une page marquante dans notre histoire de couple. Ce n’était guère tous les jours, que nous perdions toutes deux le contrôle de notre raison. Je n’ai guère vraiment saisi comment nous nous sommes retrouvées dans la voiture d’Akiha, la salissant impunément de sang et d’autres résidus dont il était préférable de n’en connaître les consistants. Mais de retour à la demeure de Kyoto, ce n’était guère ma belle maison que je trouvais, mais plutôt un chantier… dont toutes les vitres étaient brisées.

    Sortant de la voiture de ma femme, je fis le tour de celle-ci afin de prendre le corps ensanglanté de celle-ci.

    - Ma… Madame… Vous allez… bien ?

    Me retournant vers la sous-race qui m’adressa la parole, je lui adressais un sourire aimable sans pour autant lui répondre et rentrer chez moi. Nous pour être exacte. Calquant la porte à coup de pieds, je ne fus guère étonnée de voir celle-ci tomber… Maaah, devrais-je payer tant de réparations ? L’argent n’était ma préoccupation du moment.

    Nous conduisant jusqu’à notre chambre, ce fut un nouveau chantier qui se dessinait sous mes yeux… Notre pauvre lit. Dois-je avouer que j’eus regardé en direction de ma garde-robe pour savoir si mes robes, étaient toujours intactes. Cela était le cas, je me priais moi-même. Déposant mon épouse dans un bain que je faisais couler instantanément, je m’asseyais à ses côtés, me blottissant contre son corps. Akiha-Chan…

    - Nous sommes toutes deux à enfermer… Que dirais-tu de trouver un asile assez confortable pour nous mon amour ? ~

    Oui, nous avions déjà Undai, certes ~ Riant légèrement à cela, je posais ma main sur sa poitrine, caressant en même temps cette chair voluptueuse qui me faisait encore envie. M’asseyant à califourchon sur mon épouse, je levais son visage afin de déposer sur ses lèvres un chaste baiser… rapidement devenu… plus intense ~

    - Akiha-Chan, tu es tellement… monstrueuse ~

    Autant que moi… et toutes mes autres moi ~


END

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Une réunion remplacée par une journée de repos ~

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