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 La suicidaire.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: La suicidaire.    Lun 1 Sep - 20:26

Il y a des jours comme ceux-ci, où en un instant, vous perdez le fil de votre vie. Tout ce qui était contrôlable, ne l’est plus, tout ce qui est logique, devient incompréhensible… Tout ce qui faisait d’une chose un fait, n’était plus que poussière. Je ne dirais pas que ma vie était devenue catastrophique, loin de là… Juste que des choses avaient changées, au point que même moi, je les remarque.

Cela a commencé lorsque je me suis retrouvée dans le bureau d’Ayame, Kaïla était présente également. Et non sans raison puisque ce fut ce jour là, qu’elle m’annonça qu’elle allait travailler avec la directrice. Je n’ai pas fait d’effusion de joie en l’apprenant, je n’ai rien fait du tout à dire vrai. Impassible ? Je l’étais, même si en mon sein, un millier de questions s’étaient bousculées.

Pourquoi ?


L’essence même du questionnement. Pourquoi avait-elle demandé cela, le fait de travailler avec Dead Master. Non pas en tant qu’enseignante, mais en tant que secrétaire. Oui, j’ai appris que cette opportunité lui était tombée dessus, mais jamais, je n’aurais cru qu’elle aurait accepté. Elle… n’était pas faite pour ça. Je veux dire, Kaïla n’était même pas capable d’avoir ses cours en ordre, et là, nous parlions de la gestion d’une entreprise s’évaluant à des billards. L’argent rendait plus capable autrui ? Je ne sais pas.

C’est donc d’un œil extérieur que je regardais ce qu’il se manigançait dans le bureau à côté du mien, vérifiant si les deux parties étaient toujours en vies, rappelant à Ayame qu’exploiter Kaïla n’était acceptable en venant chercher ma copine pour qu’elle déjeune et ainsi de suite.

Et finalement ? Cela me plaisait. Oui et non. Oui car je pouvais passer mes journées avec Kurayami, ne serait-ce qu’en la croisant pour lui voler un baiser, un sourire, un regard. Et non car son horaire ne lui laissait autant de temps libre qu’avant. Depuis quand, ne me suis-je endormie avec elle, ou encore mieux, déjeuner dans notre appartement en sa compagnie ? Depuis un mois, si pas deux.


C’est une fois de plus, sur un jour comme ce que j’expliquais que je commençais ma journée. Réveillée plus tôt que prévu, j’avais décidé de rester avec celle qui partageait ma vie. Du moins, c’était dans mes projets, jusqu’à ce qu’elle m’annonce qu’elle avait congé et qu’elle préférait dormir plutôt que de déjeuner avec moi. Joie. Quelle femme, je la détestais pour cela.

De mauvaise humeur, je me dirigeais donc vers Undai, café dans la main, je sortis de ma voiture après l’avoir garée à la place m’étant attribuée. Ce n’est qu’une heure plus tard que ma journée commença vraiment, lorsque je me retrouvais avec cinq enseignants dans le conseil, le tout m’informant qu’une étudiante séchait. Et ? Ce n’était rare à Undai, beaucoup préféraient se muscler le corps, que l’esprit. Alors pourquoi cette gamine avait été prise en cible ? Moi-même je ne le savais pas.

- Black Rock Shooter-Sama, rappelez la à l’ordre.

« En la tabassant ? Joie. » Fut ma réponse aux demandes des enseignants. L’air glacial, le regard meurtrier, j’attendais à ce que ces gêneurs dégagent de mon lieu de travail avant d’attraper le dossier de la concernée. Aelys Cyr… Ce nom. Je le connaissais, non pas à cause de la concernée, mais plutôt à cause de Kaori. N’était-ce pas la fille qu’elle cherchait ? La suicidaire, ouais. Hum… La dernière fois que j’ai vu la bestiole blonde, elle avait l’air de bien se porter et après avoir échangé ne serait-ce que quelques mots, elle m’avait parlé de ce fameux cidre. Comment ? En me racontant qu’après avoir sauté du toit pour dissuader la suicidaire, elle s’était faite enfermer dans une pièce blanche avec comme seule compagnie, une femme vêtue de noir. La pauvre.

- Ouais… Bon, la gosse maintenant.

Appelant le réceptionniste, je demandais à celui-ci à ce qu’il aille chercher Aelys afin que je puisse la remettre sur le droit chemin. Comment ? En lui mettant les feuilles de ses cours sous les yeux et l’aidant à compléter son retard, peut être. Non, je ne faisais pas prof particulier, juste j’aidais quand je pouvais et étant donné que mon travail était allégé, je pouvais me permettre d’agir ainsi.

C’est comme ça, qu’une demi-heure, si pas une heure plus tard je me retrouvais avec le fameux réceptionniste poussant négligemment la gamine dans le conseil. La regardant de haut en bas, je lui montrais juste d’un mouvement de la tête une place, avant de lâcher un « Assis. » autoritaire. Attrapant les feuilles pour la concernée, je les tapais sur son nouveau bureau avant… De me présenter et puis l’assommer du travail que j’attendais d’elle ;

- Yume Kuroi alias Black Rock Shooter, je suis la présidente du conseil des étudiants. Après avoir reçu des plaintes de tes enseignants, tu es consignée au conseil pour la semaine afin de rattraper ton retard. Choisis la matière par laquelle tu désires commencer, si t’as des questions, je suis là, si t’en as pas, évite de parler inutilement. Il te manque du matériel, t’as tout à ta disposition dans cette armoire, c’est bon ? Travaille maintenant.

Une chose de faite et une fois celle-ci accomplie, c’est à mon propre poste que je retournais, me replongeant dans les dossiers des étudiants tout en gérant les demandes de ceux-ci.

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Mar 2 Sep - 15:38

« Cher journal,
Je ne comprends pas.
 »

Folle. Folle. Crétine. Pimbêche stupide ! Bullshit. Je. Elle. Je la détestais. Encore et toujours plus. Trop de mes pensées noires étaient tournées vers elle. Cette fille. Kaori. Elle était complètement dérangée. Je n'ai jamais vu pareille connerie. Se jeter d'un toit. Pour rien. Pourquoi ? Et si... Elle l'a fait pour me prouver quelque chose ? Alors je ne comprenais pas où elle voulait en venir. Et si... Elle l'a fait pour me déstabiliser sachant qu'elle allait se faire rattraper ? Alors, elle a réussi. Mais je ne crois pas que c'est ça. Parce qu'elle s'est fait crier dessus par la suite. Et alors ? Aucun rapport. Je m'en fous. Je me fiche de cette fille. Non. Pourquoi non ? Parce qu'elle... C'était con ce qu'elle a fait. Très.

Pourquoi sauter ? Elle aimait la vie non ? Oui. Alors pourquoi elle l'a risquée ? Et si c'était pour me montrer que sauter était simple, alors... Alors elle m'a déstabilisée. Et maintenant, je ne savais plus quoi faire. La voir ? Culpabilisais-je ? Non. Ça ne servait à rien. Je m'en fichais des punitions débiles qu'elle pourrait recevoir de ses mères. De toute façon, ce ne serait pas pire que... Que quoi ? Comparer. Non. Je n'avais à le faire. Ma vie à la sienne n'était pas comparable. Elle... Elle était une princesse, stupide, mais bien entourée. Moi j'étais rien. C'est tout. M'en fous.

Je n'ai plus à penser à elle. Pourtant, sa tête, ses actes comme ses dires, m'obsédaient. C'était malsain. De rester couchée dans ce lit m'étant attribué, et ne pas bouger, ressassant sans cesse cette scène du toit. Lui demander. Il fallait que je lui demande pourquoi elle a fait ça, comme ça, je serais libérée d'elle. Comment ? Je ne savais pas. Je ne connaissais même pas son nom au complet. Elle n'était qu'une inconnue à mes yeux ternes, une pimbêche débarquée de nulle part qui détruit ma survie. Je la haïssais pour ça aussi.

- Aelys Cyr. Tu es convoquée au conseil des étudiants, tout de suite.

Conneries. Dégage. Dehors. C'était qui d'abord ? Lever le regard. Je le devais pour voir. Mais je n'en avais pas envie. À quoi se fatiguer ? J'avais pire sur la conscience qu'une personne dans ma chambre. Un homme. Peut-être. Sûrement, et sa poigne me le prouva. Violent. Je détestais les gens barbares. Ceux qui dépouillaient les autres par la force. C'était le pire des humains. Le plus mauvais. Mais pas pire que moi. L'horreur. Qu'il me lâche.

- Lâche-moi ! Je m'en fous de ton conseil à la con ! Lâche-moi !

Mais il ne me lâcha pas. Et me tira. À travers les couloirs, le parc, dans l'autre bâtiment. Celui où il y avait des classes, où je ne suis pas allée après que Kaori a fait irruption dans ma bulle. C'était... Non. Non. Je ne voulais pas être là. Je ne... voulais pas.

 - Assis.

Une salle. Une pièce. Grande avec des bureaux, ressemblant à une salle de classes, mais aménagée différemment. Le conseil. Et la femme sombre devant moi, était sans doute la chef. Une violente aussi. Je pouvais le sentir, pour le peu de choses que je sentais. Je m'en fous. M'asseoir. Conneries. Je n'allais pas lui obéir. Je n'avais rien à faire ici. Je voulais juste qu'on me foute la paix. Mais c'était impossible. Parce que je me suis fourvoyée. Rien n'est gratuit. Même ici. La vie est pourrie. C'est tout. J'en ai marre.

- Yume Kuroi alias Black Rock Shooter, je suis la présidente du conseil des étudiants. Après avoir reçu des plaintes de tes enseignants, tu es consignée au conseil pour la semaine afin de rattraper ton retard. Choisis la matière par laquelle tu désires commencer, si t’as des questions, je suis là, si t’en as pas, évite de parler inutilement. Il te manque du matériel, t’as tout à ta disposition dans cette armoire, c’est bon ? Travaille maintenant. 

Des feuilles. Des paroles. Yume Kuroi, la présidente. La chef. Assise, je baissais les yeux sur les papiers. Il y en avait tant. Trop pour que je puisse m'en sortir. De l'anglais, du français, du japonais, des maths et ainsi de suite. Trop. Je n'avais que faire de ça ! Écrire une dissertation ne m'aidera pas aller mieux dans ma survie. Les cours c'était la plus grosse daube jamais vue. Étudier pour abrutir les gens, voilà tout. Étudier, lire, se gaver d'informations. Ça servait à rien. La société ne servait à rien. Ils ne faisaient que changer les idées des gens pour qu'ils n'aillent pas se suicider, pour qu'ils ne remarquent pas que la vie n'était que déprimante. Non.

- Je m'en fous de ça.

Et je me levais. Je partais. De toute façon rester ici ou partir, ne changerait rien à la situation. Alors, je raclais la chaise au sol, sans me préoccuper de l'avis de la femme brune. La porte. C'était la solution. L'ouvrir, partir, ne plus revenir. Partir où si même ici je n'étais plus la bienvenue ? Loin. Quitter Undai. Quitter le Japon peut-être si je trouve les moyens pour ça. Retourner au Canada ? Non. Je ne voulais plus revoir ces arbres et collines. Je voulais juste... mourir. Mais Kaori me l'a interdit. Non, sauter, ça je ne peux pas faire. Mais le reste. Quel reste ? Se pendre ? C'était un choix.

La clenche. Elle ne s'ouvrait pas. La porte était fermée et il n'y avait pas de clés. Et si... C'était un plan pour me faire parler ? Je ne dirai rien. Qu'ils aillent tous se faire foutre. Je... Je veux partir. Alors, j'appuyais, encore et encore. Mais rien. Alors, je m'énervais, me tournant vers Yume Kuroi, et lui dit d'ouvrir cette porte.

- Ouvre. De toute façon je ne ferai pas ces feuilles.

Furieuse. Très. Trop. Perte de temps. Pourtant, j'avais du temps à tuer. Non. Je devais réfléchir. Dans le clame. Dans le silence. Seule. Je voulais être seule. La fenêtre. Elle était fermée aussi, et derrière la femme. Arriverais-je à passer à travers ? Au mieux, je me couperais l'artère, et ce serait fini. Pour de bon. Et si... Je n'y arrivais pas ? Alors, je recommencerais. Non. Si. Je ne sais pas. La porte. Je me détournais de la fenêtre pour fixer la porte. Et si quelqu'un rentrait ? J'aurais l'occasion de sortir. Attendre. C'était mon but. Pour fuir. Loin. Très loin d'ici.


Hors Rp : Sympa d'avoir accepté un rp avec moi.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Mar 2 Sep - 16:26

Dossiers, élèves, secondes, premières, terminales et enseignants. Mon travail consistait à gérer ce petit monde, m’arrangeant à ce que les cours soient correctement donnés, que les emplois du temps soient respectés et que ceux ne devant se trouver à Undai, partent au plus vite. Que ce soit via la baie de Kyoto, ou le pont nous reliant au monde extérieur. Voilà ce que je faisais de mes journées, à quoi je perdais mon temps pour une somme astronomique. Combien gagnais-je par mois ? Cela ne vous regardait pas, et je n’étais du genre à étaler ma fortune. Sachez juste que je savais payer mes factures et que j’avais assez d’argent pour offrir des présents dignes à ma copine de Kurayami. Et sachez cette race… N’appréciait guère les choses sans valeurs. Osez donner un téléphone sans marque à Kaïla et elle vous l’enfoncera, là où vous le pensez. Plaisantais-je ? Je n’en avais par l’air, non.

Mais là n’était mon soucis du moment, ce fut plutôt vers la raclure qui n’acceptait mes ordre, préférant faire de sa tête en traînant sa chaise au sol dans un bruit strident. Fronçant les sourcils vers la gamine qui protesta, je la jugeais du regard sous ses « Je m'en fous de ça. » Je n’en doutais pas, mais moi je ne m’en foutais pas, alors assis et ferme ton clapet à merde. Soupirant en me reculant dans mon siège, je laissais mon travail de côté pour croiser les bras et joncher du regard la chose qui faisait de son nez. Saloperie, on leur offre tout et eux, ils arrivent encore à vous faire chier.

- Ouvre. De toute façon je ne ferai pas ces feuilles.

Et tu veux du thé peut être ? Conneries. Grimaçant sous un grincement de dents prononcé, je me levais de ma place, claquant mes mains sur mon bureau avant de hurler à l’encontre de la gamine de s’asseoir. Non guère gentiment et encore moins poliment, je n’avais du temps à perdre avec c’te chose, elle était à, je faisais avec, voilà tout !

- Me fais pas chier, j’ai pas du temps pour…

Et je m’arrêtais lorsque la porte du conseil s’ouvrit d’un coup sec. Levant un sourcil sur le jeune garçon qui venait de se faire pousser par un enseignant, je me redressais alors que le supérieur fit s’asseoir l’élève à une table avant que celui-ci ne m’adresse la parole.

- Ce petit garnement s’amusait à blesser plus faibles que lui dans les couloirs ~ Étant donné qu’on ne sait jamais où se trouve Miri-Sama, je te le laisse Black Rock Shooter-Chan ~

La réforme, toujours cette putain de réforme. « Ferme ta gueule le porc, t’as rien à me dire ! » M’avançant vers le gamin, je me positionnais devant lui avant qu’il ne m’insulte allègrement à mon tour. Joie… Quel con. « Et toi la truie, va te faire enculer ! » La truie… donc. Prenant une longue inspiration en relevant mon regard sur Cyr, je ne laissais qu’un fin sourire sadique se peindre sur mes lèvres avant d’attraper la chevelure du gars et enfoncer sa tête dans le bureau.

Une première fois. « La truie, elle t’emmerde. »
Une deuxième fois. « Le règlement d’Undai interdit la violence en dehors de l’Arène. »
Une troisième fois. « Un petit con dans ton genre ferme sa gueule ici… »
Une quatrième fois. « Compris ? »
Une cinquième fois. « On dirait que non. »

Et ce fut la dernière avant que je n’ordonne au prof de l’amener à l’infirmerie. L’état de l’enseignant ? Surexcité devant tant de prouesses brutales, dirais-je. Me frottant les tempes lorsque l’enseignant sortit sa chose du conseil, je soupirais lourdement en voyant la marre de sang dans laquelle je pataugeais. Et encore, une nouvelle paire de chaussures à acheter. Regardant un peu autour de moi les dégâts, c’est les feuilles que j’eus donné à Aelys qui se retrouvaient dans un piteux état…

- Fais ton anglais, on s’en fout du reste… Je verrai pour te les imprimer demain.

Et moi dans tout ça ? J’étais trop de mauvaise humeur pour bosser, c’est donc d’un mouvement sec de la main que je sortis du conseil en hurlant à l’encontre de la gamine « Bouge pas d’ici. » Avant de me diriger vers la cafétéria. Une file ? J’en avais rien à foutre. Passant devant le monde, je bousculais presque les gens qui n’avaient pas vus que j’étais là pour aller commander. Une boite ? Deux… Pour la chose, si son ventre gargouille, ca me fera chier.

C’est donc ainsi que je me retrouvais les mains pleines de bouffes en me dirigeant vers le conseil. Ouvrant la porte avec mon pied, je déposais un sac sur le bureau de la fille avant de retourner à ma place, pain au curry déjà en bouche. Et maintenant ? Rien.

- Et quoi ?! On t'as pas appris la politesse, putain ?!

Ces gosses, sérieusement.
HRP : Pas de quoi.

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Mar 2 Sep - 16:54

Bullshit. Rester ici était inutile. Attendre que la femme brune se bouge aussi. Elle ne m'ouvrirait pas cette porte. Je le savais. Et si... Je campais quand même devant ? Alors elle s'énerverait. Et si elle se mettait en colère ? Alors m'ouvrirait-elle pour me chasser ? Je l'espérais. Conneries. L'espoir ça sert à rien. Et je le réalisais. Quand elle s'est mise à crier. Gueuler, serait le bon terme pour décrire ses actions. « Me fais pas chier, j’ai pas du temps pour… »  Moi non plus ! Je voulais partir. Si je m'en allais, tout le monde serait tranquille. Gagnant gagnant. Non ? Si. Mais cette femme ne le réalisait pas. Je la détestais. Et puis la porte s'ouvrit sur deux hommes. Un prof et un étudiant. J'ai voulu sortir, mais je n'ai pas su. Alors, je suis restée, et regardé.

- Ce petit garnement s’amusait à blesser plus faibles que lui dans les couloirs ~ Étant donné qu’on ne sait jamais où se trouve Miri-Sama, je te le laisse Black Rock Shooter-Chan ~ 

Des insultes de l'étudiant, des sourires du prof, l'air meurtrier de Yume Kuroi. Tout se résumait à ça. Puis, la violence. Il était toujours question de battre le plus faible. Et l'étudiant le subissait sous la poigne forte de la femme qui m'obligeait à rester dans cette pièce. Conneries. Je ne bougeais plus. L'étudiant non plus. Assommé ? Battu à mort. Mais encore vivant. Mais dans un piteux état. Et si... J'essayais de m'enfuir, alors elle me tabasserait aussi ? Sans doute. Je m'en fous. Je n’ai pas peur de la douleur. Et si... Je la provoquais ? Alors je me retrouverai aussi à l'infirmerie. Et si c'est le cas, je pourrais plus facilement partir de là-bas sans qu'on ne me remarque. C'était une solution. Alors... Alors pourquoi je n'osais pas la mettre en exécution ? Je ne savais pas. Je ne sais toujours pas.

- Fais ton anglais, on s’en fout du reste… Je verrai pour te les imprimer demain.

Demain. Je ne reviendrai pas demain. Je partirai. Tout sauf voir ce sang. Celui de l'étudiant. Facilement remplaçable par le mien. Je n'aimais pas cette couleur rouge, je la détestais. Cette femme qui me hurlait dessus, je la haïssais aussi. Elle n'avait pas de raison. Il n'y a pas de raison pour traiter mal un déchet dans mon genre. Je le savais. Mais je ne voulais quand même pas le subir. Pas maintenant. Plus jamais. « Bouge pas d’ici. » Qu'elle aille se faire foutre. Le cœur battant la chamade, je poussais sur la clenche, croyant qu'elle s'ouvrirait. Elle ne le fit pas. Alors j'abandonnais. Si pas la porte, alors je n'avais plus le choix. La fenêtre. Un bruit. Elle revenait. Alors, je m'assis devant la feuille rescapée, évitant la flaque de sang. Je détestais me plier aux ordres d'autrui. Mais je n'avais pas le choix. Parce que si je persiste, elle va... me tuer ? Qu'elle le fasse alors, je m'en fiche.

- Et quoi ?! On t'as pas appris la politesse, putain ?!

Je sursautais, mon regard posé sur le sac sur la table. Ça sentait bon dedans. De la bouffe. J'avais faim. Mais pas assez pour répondre. Je détestais vraiment cette femme. Elle. Elle se prenait pour qui pour me hurler comme ça dessus ? Pour quelqu'un. Alors, je baissais la tête, sans rien dire. Une seconde. Une minute. Déchiffrer ce qui se trouvait sur la feuille d'anglais ? Non. Perte de temps. Débilité. Je m'en fous. Je n'ai pas peur de mourir, ni de souffrir. Relevant enfin le regard sur la femme, je croisais les bras et la fixais.

- Non.

Non, je ne vais pas rester ici à faire ce qu'elle me demande de faire. Non, je ne vais pas manger, je peux me chercher à bouffer seule. Non, je ne vais pas rester assise ici pendant des heures. Sans raison. Qu'elle frappe si elle a envie. Je m'en fiche complètement. Et je voulais le lui faire comprendre. Alors, je me reculais avec ma chaise, à deux mètres de la table, la défiant du regard. Je détestais fixer les gens dans les yeux.

- Si t'as envie, t'as qu'à me tabasser. Je m'en fous. Je ne ferai pas ça.

Vérité. Vraiment. Ça servait à rien de perdre son temps comme ça. Alors je la fixais d'un regard noir, prête à m'énerver quitte à me faire massacrer. Je n'avais pas peur d'elle. Non. Si. Peut-être. Je m'en fous. Alors je tentais, encore et encore. La provoquer ? Non. Je ne voulais pas blesser autrui. C'était juste... une façon de chercher un moyen pour partir d'ici. Retourner dans la chambre. Je le voulais. Me retrouver seule. Je le voulais. Assez pour continuer.

- Autant que tu me laisses partir.

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Mar 2 Sep - 17:22

« Non. » Putain ce gosse m’exaspère. Je vais la tuer, la buter, la découper en rondelles, l’étriper sans moindre ménagement. Ouais, je vais la faire sauter, la cuire, la noyer ou même l’électrocuter. Des envies de meurtres ? C’est le moindre à dire, mais qu’importe ce que je pensais, je n’agissais pas. Pas si Ayame ne me l’ordonnait pas, pas si nous n’étions pas dans l’Arène en plein combat, pas quand y a ce putain de regard à travers la fenêtre qui me fixe assez pour que je capte la personne. Saloperie, ce gosse était un monstre.

- Si t'as envie, t'as qu'à me tabasser. Je m'en fous. Je ne ferai pas ça.

Ouais c’est ça, et c’est celle qui n’osait pas se suicider qui me disait ça hein ? Ouais, parce que son journal je l’ai eu sous les yeux, je me souviens parfaitement de ce qui était écrit dedans. Combien de fois s’était-elle avancée vers sa fenêtre pour ne pas sauter ? Combien de fois avait-elle mitraillé ses bras sans jamais toucher son artère ? Elle était faible, une merde, un ramassis de la saloperie humaine. Et ca prend ses grands airs en plus, pauvre conne. Ce genre de femmes, me rappelaient pourquoi je détestais tant l’humain, pourquoi je trouvais cette race inférieure à nous, Undai’ens. Oui, mes idées noires envers l’humanité s’étaient estompées au contact de Kaïla, mais il ne suffisait qu’une chose comme elle, pour me mettre dans une colère noire.
Je vais la tuer.

- Autant que tu me laisses partir.

« Non. » Fut ma réponse comme sa précédente. Arrêtant de manger, je ramenais mes jambes à mon buste, enfermant ceux-ci dans mes bras pour garder l’équilibre. Le regard rivé vers la fille, j’attendais. Quoi ? Rien du tout.

La première heure passa, aucuns mots ne se heurtèrent à mon ouïe.
La deuxième heure s’en suivit, le silence plat et cette atmosphère n’en finissait pas.
La troisième, et je craquais. Littéralement.

Me relevant de mon siège, j’attrapais à même le corps mon bureau pour mieux le balancer à l’autre bout de la pièce, ravageant ainsi toute la rangée de gauche. Fâchée ? Haha, tu ne m’as jamais vu comme ça.

- Arrête de faire ta conne ! T’es même pas capable de te suicider et tu veux que je te batte ? Et bien va te faire foutre ! Je ne vais pas te soulager, va trouver quelqu’un d’autre ! Mais avant ça, tu bosses, merde !

« Maaah ~ Quel boucan. » Rivant mon regard vers la nouvelle arrivante, je la pointais du doigts, avant de lui hurler dessus : « Dehors ! » Ouais. C’est ce que j’aurais voulu, mais il va de soit qu’Ayame n’était pas du même avis, et à part me regarder de haut, elle m’ignora royalement.

- Maaah, n’aurais-je pas déjà croisé ce petit minois quelque part ? ~ Ah.

Et là, ce n’était plus moi qui étais en danger, mais la gamine se trouvant devant Ayame. Palissant sous l’air oppressant, je basculais l’air d’un mouvement de main avant que Dead Master ne se penche vers la gamine et poursuive sur sa lancée. D’un ton… vachement plus froid, à croire qu’un court instant, je crus qu’elle utilisait ma voix tellement c’était… tétanisant.

- La jeune fille du toit.

… Non, là, je ne percute pas. Mais rien à foutre, là n’était la question, ce n’était pas un lieu de rendez-vous pour régler ses comptes. Ce que je voulais, c’était qu’elle fasse ces putains de corvées pour pouvoir mieux se casser d’ici et non, que tout Undai vienne la voir ! « A-Elys-Chan, je présume. »

- Tu nous déranges là, tu…

« Silence. » Ca pue.

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Sam 6 Sep - 20:44

Non. Sa réponse. Je m'en fous. Et si elle voulait me fixer pendant des heures, alors je vais faire de même. Alors, je l'ai fixé. Regardé dans les yeux sans me démonter. Je m'en fichais de son air mauvais. Si elle voulait avoir la paix, qu'elle me lâche. Simple. C'était la solution. Celle qui me foutra la paix autant qu'à elle. Et si... Elle préférait me torturer en m'obligeant à rester ici ? Alors elle était servie. Mais ce n'est pas son regard qui allait me faire peur, ou me faire travailler. Je m'en fichais des cours, des gens, d'elle. C'était con. Au lieu d'être assise sur cette chaise, j'aurais pu réfléchir tranquillement dans la chambre m'étant attribuée. À quoi ? À Kaori. À ce qu'elle m'a dit. À ce qu'elle a fait. Parce que je ne la comprenais pas. Pas du tout. De moins en moins, plus j'y pensais.

Une heure passa, je crois. Puis deux. Je ne bougeais pas, pas résolue à m'atteler sur les feuilles d'anglais. Ça servait à rien d'étudier, d'obéir. Conneries. C'est tout ce que c'était. Alors pourquoi cette femme ne me laissait pas partir, pourtant elle devait savoir que je ne céderai pas sous son regard, non ? Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. Alors, je ne parlais pas. Les bras croisés, je m'enfermais dans mes pensées. Et si... La pimbêche serait morte dans la chute ? Je m'en voudrais. Je ne saurais dire pourquoi, mais je culpabiliserais. Non. Pourquoi faire ?! Ce serait son choix, c'est tout. Bullshit.

- Arrête de faire ta conne ! T’es même pas capable de te suicider et tu veux que je te batte ? Et bien va te faire foutre ! Je ne vais pas te soulager, va trouver quelqu’un d’autre ! Mais avant ça, tu bosses, merde ! 

Je sursautais. La femme détruisait la salle à la force de ses bras. Je ne l'imaginais pas si forte. Mais les gens ici l'étaient. Donc elle aussi. Violente. Elle l'était. Elle le montrait. Je me levais sous ses cris, ne sachant que faire. Ne rien dire. C'était la solution devant le danger qu'elle représentait. Elle était incompréhensible. Elle m'a dit de partir, puis de rester. Je préférais m'en aller. Et si... Je ne bossais pas, alors elle me frapperait ? Je ne savais pas. Je m'en fichais. Qu'elle le fasse si elle en a envie, moi, moi je m'en fous. Vraiment. C'est pour ça que je ne bougeais pas pendant qu'une autre femme arriva dans le bureau. Elle... Elle je l'ai déjà vue avant.

- Maaah, n’aurais-je pas déjà croisé ce petit minois quelque part ? ~ Ah.

La femme qui criait sur Kaori sur le toit. Sa mère à ce que j'ai pu comprendre. Une personne forte, je crois. Une autre prof peut-être. Deux mères, Kaori en avait deux. C'était bizarre, mais je m'en fous. Chacun fait ses choix dans la vie. Le mien était de mourir. Et si... je demandais à la mère de Kaori de partir, elle accepterait ? Qui était-elle pour venir déranger la chef de la salle ? Personne je crois. La violente lui hurlait dessus aussi, alors ça voulait dire qu'elle n'avait aucun pouvoir ici. Je crois. Et dans ma croyance, je me détournais de la mère de Kaori qui me regardait. Insistant. Je n'aimais pas ça.

 - A-Elys-Chan, je présume.

Je détestais sa façon de prononcer mon prénom. Je détestais son air froid. Je détestais son regard trop brillant pour être humain. Et je haïssais surtout la dispute entre les deux femmes. Si elles veulent se gueuler dessus, qu'elle le fasse, mais sans moi. Moi, je pars. Non. Non. Parce qu'elle me regarde et que l'air devient irrespirable. Je ne comprends pas ce qu'elle veut. Alors, dans le silence, je rétorque, les bras croisés, sur la défensive.

- Aelys.

Et je me détournais de la mère de Kaori, l'air sombre. Elle. Elle a vu ce que la princesse blonde a fait. Elle m'a vu sur le toit, et elle a rien dit. Je me demandais ce qu'elle a fait à Kaori par après. Je ne savais pas. Je m'en fichais. Maintenant. Yume Kuroi. Elle a détruit la pièce, elle a hurlé, et ça n'a mené à rien. Alors peut-être qu'elle a compris que ça servait à rien de me retenir ici. Je l'espère. L'espoir. Que des conneries. Alors pour m'en assurer, je lui parlais, ennuyée. Ou fatiguée ? Déprimée.

- Si t'as fini de hurler et tout casser, je peux partir ?

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Dead Master

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Sam 6 Sep - 21:01

Mon humeur en ce jour ? ~ Écrasante. Cela faisait quelques jours que je courrais après ma chère fille pour comprendre la raison des ses actes précédents. N’êtes-vous guère au courant ? Pauvres incultes que vous êtes. Pour comprendre, il fallait remonter un peu dans le temps, à cet instant précis où je sentis mon être s’étourdir, qu’une pointe jaune tomba sous mes yeux, du ciel. Il ne m’a guère fallu longtemps pour reconnaître ma fille et en un instant, je la rattrapais pour mieux la ramener à son point de départ, à savoir le toit.

Que s’était-il passé dans sa tête pour qu’elle agisse ainsi ?! Voilà ce qui fut la question de ma torture de la semaine.

Il n’est guère important pour que je vous explique ce qui fut déjà écrit, sachez juste qu’après l’avoir réceptionnée, je l’ai tirée à ma suite dans mon bureau afin d’appeler sa blonde de mère. Et ce fut à partir de là, que les événements furent d’autant plus énervants, et disparates.

La réaction de mon épouse quant aux actes de notre fille… Se fit entendre dans tout Undai. Des cris assourdissants retentirent depuis mon bureau après que je lui ai avoué l’acte suicidaire de Kaori, ne tenant guère en place, elle fit les cents pas en hurlant à l’encontre de notre trésor, la secouant tantôt pour comprendre la raison, la fixant par la suite en hésitant d’apposer sa main sur sa tête pour répondre elle-même aux questionnements.

Et devant le silence exagéré de notre chérie, elle finit par agir d’elle-même. Et qu’a-t-elle fait ? Maaah, voulez-vous vraiment savoir ? Kaori-Chan voyait un psychiatre trois fois par semaine et ce, pendant trois heures. Une jeune femme un peu plus jeune que mon épouse, dont les charmes n’étaient plus à refaire ~ Je dois admettre que moi aussi, j’aurais aimé lui étaler ma vie en lui écartant les cuisses ~

Mais là n’était le sujet du jour. Comme à son habitude depuis sa thérapie, Kaori s’enfuyait, se cachait dans l’académie afin de ne pas aller parler avec ladite femme. Pour une fois, ce ne fut guère moi qui la trouvais en premier et sachez qu’elle en paya le prix fort. Menottée dans la voiture d’Akiha-Chan sous le jeu d’une ombre morbide ? Oui, oui ~

De retour dans mon bureau, je m’arrêtais devant mes portes lorsqu’un bruit sourd retentit dans le conseil. Interloquée par tant de boucan, je m’étais aventurée dans la salle… pour mieux voir le désastre. Et qui va payer tout cela ? Savez-vous que je payais déjà mille euros les séances de ma fille ? Faites le compte, cela était inhumain pour un pauvre travailleur.

« Dehors ! » Quelle gentillesse à laquelle je rétorquais sans plus attendre avant de poser mon regard sur une autre personne. Un brin de fille… Ne me plaisant nullement. Trop morte, pour être dégustée, dirais-je ~

- Aelys.

Tellement froid que je me serais mise à trembler si je n’étais pas Dead Master. Fronçant les sourcils lorsque l’enfant ignora royalement ma présence pour venir s’adresser à Yume-Chan, je caressais ma joue d’un délicat mouvement outré avant de rappeler à l’ordre toutes femmes, se trouvant dans la pièce.

- Partir, tu le feras ~ En ma compagnie, cependant ~

Et je m’exécutais, attrapant le poignet acéré de l’étudiante avant de la tirer à ma suite dans mon bureau. Ouvrant la porte d’un simple revers de la main, je la poussais -avec délicatesse- dans mon bureau avant de refermer à ma suite. Me dirigeant vers Kaïla-Chan, je ne déposais que quelques mots aux creux de son ouïe avant qu’elle ne s’en aille, regardant de haut en bas la gamine qui devint ma proie.

- Prends place, nous avons à discuter… de Kaori-Chan ~

Faisant de même en m’asseyant derrière mon bureau, je dégageais un peu celui-ci de la paperasse avant d’apposer sur le bois, mes coudes.

- Tu étais présente lorsqu’elle a sauté. Je ne serai fourbe de croire que tu lui aurais demandé d’agir de la sorte, mais tu dois sans doute connaître ses motivations. Parle A-Elys-Chan ~

Serait-elle la clé, de notre semaine de tourment ? ~ Je l’espérais.

HRP: Je te kidnappe, enfant de Sataniste ~

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    Lun 8 Sep - 20:05

Partir. Je voulais partir. Maintenant qu'il y avait la mère de Kaori sur place, elle occuperait la femme violente. Je n'avais plus rien à faire ici. Et si c'était le cas, alors j'y resterai. Mais ce n’était pas nécessaire. Alors, je demandais à quitter la pièce. Je voulais. Mais j'étais seule à le vouloir. Bullshit.

- Partir, tu le feras ~ En ma compagnie, cependant ~ 

Pour quoi faire ?! Je ne savais pas ce que cette femme me voulait, mais je n'allais pas la suivre. Elle. Elle s'en fichait de mon avis. Elle... Cette femme. Je la détestais aussi. Obligée à l'accompagner, je me débattis un peu, mais ça ne marchait pas. Elle me tenait fort. Et c'est dans le bureau d'à coté qu'elle m'amena. Dans celui de la directrice. Je le savais. J'étais déjà passée devant plus d'une fois et j'ai pu lire dessus qu'il s'agissait de la pièce réservée pour celle qui dirigeait cette institution. Je n'aimais pas être là. La salle était sombre, grande, pas accueillante. Accueillir ? Je ne voulais pas qu'on le fasse pour moi. Je voulais partir, loin d'ici. Loin de la vie. Alors pourquoi on m'a traîné chez la femme qui offrait de la charité à profusion ? Je ne sais pas. Si. Si je sais. Et si... cette Dead Master était la femme qui m'a tiré ici ? Alors, c'était également la mère de Kaori. J'aurais dû m'en douter. La pimbêche avait les airs de princesse. Et si elle en était une, c'est parce qu'elle est bien née. C'était ça. C'était con. Je n'aimais pas cette situation. Je n'aimais pas l'autre femme dans la pièce non plus. Mais elle partit. Et j'étais seule, avec la directrice de cette institution.

- Prends place, nous avons à discuter… de Kaori-Chan ~ 

Non. Je ne voulais pas m'asseoir. Je ne me sentais pas bien ici. Aussi mal que ailleurs. Aussi mal que dans ma chambre. Aussi mal que devant la fenêtre ouverte que je n'arrivais à franchir. Et si... Elle voulait me tuer pour ce que Kaori a fait ? Alors je serai enfin libre. Ça valait peut-être la peine d'être dévisagée comme ça alors. Sauf que m'asseoir était hors de question. Parler de la pimbêche, l'était aussi. Si elle voulait savoir quelque chose sur sa fille, qu'elle aille lui demander. Je n'étais pas une encyclopédie. Conneries.

- Tu étais présente lorsqu’elle a sauté. Je ne serai fourbe de croire que tu lui aurais demandé d’agir de la sorte, mais tu dois sans doute connaître ses motivations. Parle A-Elys-Chan ~ 

N'importe quoi. Ses motivations. Je ne les connaissais pas. J'y réfléchissais. Elle a sauté parce que je voulais le faire. Elle voulait me dissuader. Je crois. Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. Si, je le veux. Non. Je m'en fous. Je m'en fiche complètement. Et si c'était une ruse pour me faire dire des choses que je ne voulais pas ? Alors, c'est raté. Conneries. Debout, je fixais Dead Master d'un air mauvais.

- Aelys.

J'aboyais. Je détestais sa façon de me nommer. M'en aller. Il fallait que je parte. Je n'avais rien à faire ici. Rien. C'était trop. Horrible. Je haïssais cette femme. Fort. Elle devait savoir pour Kaori. Sans que d'autres doivent lui dire. Alors, je parlais, un peu. Beaucoup. Trop.

- Vous avez qu'à demander à Kaori. Je ne sais rien moi. Et même si je savais, ça ne me concerne pas. C'est votre problème, pas le mien.

Qu'elle me lâche. Qu'elle arrête de me regarder. C'était de la merde. De la daube en vrai. Je n'avais rien à dire. Je ne la connaissais pas. Je ne connaissais pas Kaori non plus. Cette fille blonde. Elle. Elle m'a posé trop de souci en peu de temps. C'était sa faute. C'était à cause d'elle que je me trouvais dans cette situation. Conneries. Conneries. Je détestais ça. Je haïssais ça. Alors, courageuse, je me détournais de la directrice pour aller appuyer sur la clenche. Partir. Et ne plus jamais revenir. Mais avant... Je devais m'assurer de tout. Pour ne plus me poser des questions. Pas sur ce qui venait de se passer ici.

- Je pars. Je m'en fous si ça ne vous plaît pas. Si vous voulez m'arrêter, alors faites le. Ça changera rien.

Et j'appuyais. Liberté. Partir. Sortir. Oublier. Je veux.


END


PS : Je me sauve entre-temps.

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MessageSujet: Re: La suicidaire.    

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