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 Et une amie ! Ou pas.

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Kaori Eimin
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Date d'inscription : 11/07/2014

MessageSujet: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 19:02

La mouche. Cette mouche, THE MOUCHE. THE PUTAIN DE MOUCHE ! C’est cette monstruosité qui m’a niqué la gueule -quand je suis énervée, je suis vulgaire- toute la nuit. Elle était là, comme sa petite chienne à faire BZZZ au-dessus de ma tête ! Non mais tu te rencontres ?! ELLE ETAIT AU-DESSSUS DE MA TÊTE. Le monstre. Et c’est également à cause de ce monstre que j’étais encore réveillée, à trois heures du matin.

Je ne vous raconte même pas mon réveil. J’ai confondu la salle de bains avec la chambre de ma sœur, mes vêtements avec ceux de ma mère et mon déjeuner… Je n’ai toujours pas compris pourquoi je m’étais dégelée du poulet. La tête dans le cul, le cul sur le siège de la voiture de maman Akiha et je m’en allais vers Undai en bavant à moitié sur la vitre. Il va de soi que j’ai vite fait de ravaler ma bave sous les cris de ma mère hein… Parce que vous la connaissez, elle et sa Jaguar c’est comme l’éléphant et sa trompe. Ouais, j’ai une attirance particulière pour les animaux ~

Mais stop sur ça et parlons de la suite. Celle où j’ai trouvé ma chaise tellement confortable que je m’y suis endormie pour mieux me réveiller sur le carrelage froid, les dalles gravées dans la joue. Entrouvrant mes lèvres dans un mouvement régulier, je grimaçais sous le goût pâteux de ma salive avant de trouver de quoi me rincer la gorge… Du coca. Sucre plus mauvaise haleine ? Haha, je fais le chacal ! En mode : CAAAAAAA VAAAAH ?! ~
Dieu, je suis excellente.

Mais l’excellence doit se mettre à trouver une occupation pour la journée, et celle-ci fut d’en trouver une justement. La première chose que j’ai fait fut de remplir mon estomac, dormir creuse. La deuxième, chercher mes mères… Vainement. Du moins, je les ai vue.

Akiha Ketsuki : Dans son laboratoire en mode terminator.

Ayame Eimin : Dans son bureau en train de bosser comme une forcenée.

Et ma Kaïla Kurayami ?! Avec maman 2 à la suivre et en disant « OUI ! » A chaque chose que la directrice lui demandait… Ce monde était devenu fou. Tellement dingue que j’en avais la chair qui de la poule hein ! Chair de poule, ouais. Ahem. AMEN.

Et c’est en tombant nez à nez avec une hideuse créature que je trouvais mon passe-temps du jour ! Son nom ? Hikari-Chan ~ Mais contrairement à mes attentes, dès qu’elle m’aperçut, elle ne me salua pas. Non, c’te chose s’est mise à courir dans le sens opposé sans un mot… Dans le genre « J’ai pas envie de te voir, je te fuis » Elle a parfaitement figuré le concept. Asociale va !

Tout ça pour dire que je me trouvais une fois de plus… Seule et ennuyée. Mes cours ? Mon anniversaire ne sera pas avant une semaine, j’avais encore du temps à tuer et les jumelles étaient trop occupées aujourd’hui pour me donner cours également… JE ME FAIS CHIER DIEU, OCCUPE MOI !

Et le pire dans tout ça, c’est que dans mon malheur j’ai failli me tuer. La chose qui eut tentée de me suicider ? Un livre. Fronçant les sourcils en voyant ce qu’il semblait être un journal au sol, je le ramassais sans plus attendre. Attends, c’est logique, ce truc a voulu ma mort, autant que je voie pourquoi et voilà ! Et ce « et voilà » se conclut sur ma personne, dans le conseil des étudiants en train de bouquiner l’ouvrage…

C’était noir. Terriblement noir. Entre des envies de meurtres, les plus persistantes étaient celles qui parlaient de suicides… Attends, c’est quoi cette merde ? Non, pas la manière d’écrire de la personne, juste ses pensées quoi. Qui voudrait se tuer pardi ! La vie était tellement belle que c’était juste des conneries de dire qu’elle était moche, noire et pourrie !

J’étais du genre à aimer chaque moment que je passais en compagnie des gens, évidemment comme tout le monde, j’avais mes hauts et mes bas, mais je savais également que je n’étais pas toute seule pour les surmonter et qu’il me suffirait juste d’une main tendue, d’une embrassade et d’un « Je t’aime » pour que je souris à nouveau.

Ouais, mon enfance était parfaite, ma famille l’était comme ma vie. Je ne dénigrais pas ceux qui se sentaient mal, c’est juste que je ne les comprenais pas. Parce que pour moi, tout le monde avait quelqu’un à qui s’accrocher… Tu vois ? Même Hikari avait Mei quoi !

- Qu’est-ce qu’il y a ?

Relevant le regard sur Yume, je soupirais en secouant le livre que je tenais tout en haussant les épaules. Bah ce qui n’allait pas c’est qu’à force de lire ce journal, je me sentais moi-même déprimée. Me levant de ma place pour me rapprocher de la présidente, c’est sur ses genoux que je trouvais du réconfort. Mon dos collé à son épaule, je lui montrais ce que je lisais avant de lâcher, sans moindre pudeur ;

- C’est déprimant.

Tellement que je me serais mise à chialer si j’avais la force pour. Soupirant une fois de plus, je levais un sourcil lorsque Yume-Chan me demanda à qui il appartenait… Bah j’en sais rien moi. J’ai juste trouvé le livre par hasard et ce n’était pas non plus comme-ci son propriétaire allait écrire dessus en grand « Voilà je m’appelle X et j’écris mes tentatives ratées ! ».

- Y a juste des initiales je crois… et Cyr aussi, c’est un alcool ça non ? On sait retrouver la personne avec ça ?

A condition qu’elle soit toujours en vie. HAHA ! Non mais un peu de sérieux et c’est ma super grande sœur d’amour qui s’en chargea, regardant dans la base de données d’Undai tout en me rattrapant sur la connerie monumentale que j’ai pu dire « C’est cidre, et non Cyr. C’est sans doute son nom de famille… Ah, regarde là. Une seconde porte ce nom… Elle est dans la classe d’Akiha. » THE COUP DE BOL OUAIS ! Écarquillant les yeux en regardant l’image qu’elle me montrait, je reconnus la fille. Oui ! C’est ELLE ! Celle qui était assise à côté de Shuu quand j’étais avec maman en début de semaine… Alala, pourquoi une aussi jolie fille est à ce point dévastée ?

Mais là n’était plus la question, ce qu’il fallait que je fasse c’était lui rendre ce journal. Et c’est ce que j’entrepris de faire, décidée à quitter le conseil pour mieux aller voir cette dite fille. Mais une fois de plus, mes actions n’ont pas été loin car la main de Yume m’arrêta en me disant sans plus attendre ;

- Laisse Kaori, elle risque de mal le prendre.

De quoi ? Je faisais rien de mal, je voulais juste lui rendre ce qui était sien ! « T’inquiètes pas, je suis trop géniale pour qu’on me boude dessus ! » Ouais, ca s’est fait alors maintenant, expliquez moi pourquoi j’ai les jambes qui tremblent devant la classe de Shuu ? Qu’est-ce que je vais lui dire, comment je vais lui tendre et si elle me demande si je l’ai lu et qu’elle se vexe, je fais quoi ? Et si elle tombe amoureuse de moi ?! <- Ca, ca n’a rien à voir, mais quand je panique, mon cerveau fait tout et n’importe quoi.

Je me lance. Et lancée, bah je suis vite arrivée devant la fameuse étudiante. Déglutissant difficilement, je déposais son journal sur son bureau… Avant de le pousser dans sa direction… Alala, je crois que je transpire grave là.

- Je… J’ai l’ai trouvé dans les dortoirs… dans le couloir à dire vrai, je… c’est à toi non ? J’ai cherché son propriétaire et c’est avec les initiales… que je tombe sur toi ? Si c’est pas le tien, désolée pour…

RAAAH PUTAIN DE MERDE, ELLE ME STRESS !

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 20:38

« Cher journal,

Cette institution d'enseignement est pourrie. Je n'espérais rien en venant au Japon, je n'espère toujours rien de cet endroit. Les gens sont bizarres, je n'ai jamais vu pareil monde auparavant. Pourtant, ça ne change rien à ma vie, je suis coincée dans un monde merdique. Il y a juste la nourriture qui est bonne et gratuite. La chambre qui m'a été attribuée est acceptable, parfaite pour sauter de la fenêtre et se fracturer le crane. Je ne comprends pas pourquoi une femme dépense son fric pour héberger des cas sociaux dans une école. C'est débile.

À demain, cher journal, si je ne saute pas ce soir. J'ai vraiment envie de gravir ce pas.
 »

Horrible. L'existence de cet endroit était une pure connerie. Pourquoi inventer le concept de donner tout à quelqu'un qui n'a rien ? C'est con, vraiment con. Profiter d'une main tendue l'était aussi. Je ne dirai pas que je suis venue ici pour manger à ma faim. Ce n'était pas le cas. Je voulais découvrir de mes propres yeux que le monde était pourri partout. J'avais la preuve à présent, que c'était vrai. Tous ces gens qui souriaient autour de cet espace que je polluais de mon malheur, toutes ces personnes qui hurlaient de douleur sous des batailles sorties de l'imagination d'un fou. À quoi ça servait ? Aucune idée. Je sais juste une chose : D'un enfer, je venais de tomber dans un autre. Plus beau par ses grands bâtiments et par sa nourriture chaude, par ses cours et ses gens qui essayaient de sourire pendant que leurs yeux pleuraient. Je n'avais pas de place là-dedans.

Je n'avais de place nulle part. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais en montant dans l'avion. Peut-être que je voulais juste disparaître dans un crash aérien entre les deux points de vol. Et si c'était vraiment ça ? Alors j'ai encore raté mon coup. Une fois de plus. Je pouvais me consoler dans le lit moelleux qui me servait de couchette et prier que le courage de sauter par la fenêtre me vienne enfin.

La deuxième semaine de cours advint, mais non la détermination d'en finir une fois pour toutes. Et si... Je changeais de mode de vie ? Si je me mettais à parler à autrui ? Vain. Se faire des amis n'était qu'une lubie pour détourner la vérité sur la noirceur qui nous entourait. Je détestais ça. Assez pour décréter que je ne changerais pas pour plaire aux autres. Ni à ce mec débile qui est souvent assis à coté de moi, ni pour ces profs qui me harcèlent pour un devoir non-rendu. À quoi ça servait de répondre à des questions, si le résultat ne serait pas meilleur que si je n'inscrivais rien sur ma feuille ? Justement.

J'étais assise dans la classe de japonais, la tête dirigée vers la fenêtre, toutes les pensées dirigées vers un vol plané devant être agréable à vivre. Vivre avant de mourir ? Encore une invention pour que les gens croient que la mort est terrifiante. Elle ne l'était pas pourtant, elle était la délivrance. Celle qui ne m'était offerte. Je l'ai compris quand l'homme qui enseignait le cours de langue, vint à ma rencontre et me dis que mon japonais était déplorable, et que j'avais intérêt à m'appliquer davantage. Ce n'était pas ma faute si je n'étais née japonaise. Si c'était ma faute, je n'avais qu'à ne pas venir dans ce pays, au lieu de faire ma victime en prétendant un handicap évident. Au lieu de me plaindre, je rétorquais. Inutilement.

L'heure passa dans un ennui total. Rester sans rien faire pendant autant de temps, était déprimant. Ça n'apportait rien. C'était une perte de temps. Mais je n'avais rien à perde alors, je m'en foutais de supporter les paroles dénuées de sens des personnes m'entourant. Et si... J'avais quelque chose à perdre ?

- Je… J’ai l’ai trouvé dans les dortoirs… dans le couloir à dire vrai, je… c’est à toi non ? J’ai cherché son propriétaire et c’est avec les initiales… que je tombe sur toi ? Si c’est pas le tien, désolée pour…

Je haïssais ceux qui voulaient me parler. Je détestais converser avec autrui. Pourquoi se fatiguer à mettre des mots sur une situation qui de toute manière, finirait mal ? Fataliste ? Réaliste plus qu'autre chose. Et si j'ignorais la fille qui venait de me parler, elle s'en irait et j'aurai enfin la paix. Le regard baissé, je procédais au plan pour que la gêneuse s'en aille. Une seconde passa. Puis une minute. Puis je levais les yeux sur ce qu'elle me tendait. Un objet. Le mien... J'avais quelque chose à perdre finalement. Et je l'ai perdu. Comme toujours, tout m'était retiré, même un stupide bout de papier où j'écrivais mes pensées. Mes secrets, mes ressentis. Tout ça. Elle.

J'abattis ma main sur la couverture lisse du journal avant de l'ouvrir, l'air horrifiée. C'était bien le mien. Cette inconnue l'a trouvé et me l'a rapporté. Était-elle une personne gentille ? Non, les gens bons n'existaient pas. Et si... Elle l'a lu ?! Alors, elle savait tout de moi, alors elle avait quelque chose contre moi. Et si... Elle l'a vraiment parcouru, alors j'étais vulnérable. Et maintenant, elle est venue pour se moquer, c'est ça ?

- Non.

Non... Non. Non ! Je serrais les poings de fureur. Elle n'avait pas le droit. Mais l'a-t-elle fait. J'étais sûre que oui. Ils étaient tous pareils et curieux de ce qui ne les regardait pas. Ils. Les humains. Avec la fureur dans le regard, je fis face à cette fille blonde qui me regardait de haut. Elle.

- Tu l'as lu !

Je l'accusais d'avoir commis quelque chose de mal. Avais-je le droit de le faire ? Je m'en fichais, c'était à moi ! La seule chose qui me restait ! C'était mes pensées. Et même ça, elle me les a dérobé.

- T'avais pas le droit. Dégage.

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 20:54

Ca y est, je vais m’évanouir. Non mais sérieusement, c’était intense ! Pire qu’une première fois, c’était monstrueux ! C’est comme-ci je venais de me faire prendre par derrière sous prétexte qu’ainsi je resterai vierge ! ET MON CUL DANS TOUT CA ?! Parlant de celui-ci, il avait mal. Mais ce n’était pas tout, tout mon corps me blessait sous mes muscles contractés par l’aura qu’émanait cette fille. Normalement, c’est juste les gens plus forts que vous qui vous horrifient non ? Bah là, pour une seconde, elle était bonne hein !

Tellement, en la regardant de plus près, elle était vachement jolie. De profil du moins, je n’avais vu que ça pendant son long silence interminable… Alala, peut être que je me suis trompée finalement ? Que je la faisais plus chier et que je la harcelais avec un bout d’écrits qui n’étaient même pas à elle. « Non. » Et là, là je me suis creusée la tête pour comprendre. Non quoi ? Non ce n’était pas à elle ? Dieu, je venais de faire passer une meuf totalement terrifiante pour une suicidaire ! WHAT A CONNE ! Après toute logique, une meuf avec autant de charisme ne pouvait pas être aussi noire ! Petite parenthèse, je suis pas raciste hein, juste asiatique.

- Tu l'as lu !

NOOOOOON ! Putain, je comprends rien. Écarquillant les yeux alors que la meuf venait d’abattre son poing sur le livre, je sursautais. Je crois même avoir laissé un petit cri horrifié me traverser les lèvres mais là n’était le prie ! Non, le truc le plus chelou c’est que la seule chose que je me suis demandée… C’est de savoir si c’était vraiment à elle finalement… Peut être qu’elle le confondait avec autre chose ?

- T'avais pas le droit. Dégage.

Ah bah non. T’es dans la merde Kaori alors maintenant, tu écoutes la demoiselle et tu dégages. Sauf, que j’étais pas comme ça et même si mon cerveau m’ordonnait mille et une choses, rares étaient les fois où je l’écoutais. Toussotant légèrement en étirant mes lèvres d’un air gêné, je détournais le regard avant de poser ma main sur son bureau… Testons le rapprochement, ca apaise les gens en temps normal ! Ou c’est l’inverse ? On verra.

- Je ne savais pas ce que je lisais et puis… J’ai juste continué sans m’en rendre compte… Tu écris très bien, tu sais ? Ha… Mhmm.

Vagin à la con oui ! Grimace sur grimace, je pris une grande inspiration afin de retrouver un semblant de contenance. Et ce, jusqu’à ce que je me rapproche davantage de la fille pour lui attraper le poignet et… Plus rien. Je n’étais pas aveugle, et devant ce genre de chose, je perdais mon sourire.

- On peut devenir amies ? Tu sais, t’es pas obligée de rester seule. Ah… et Kaori, je m’appelle Kaori.

Mais oui, secoue-la et puis présente-toi, tête de nœuds ! Sérieux, finalement à se demander qui de nous deux était la suicidaire !

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 21:29

Elle l'a lu. Elle l'a vraiment lu. Je n'étais pas douée avec les gens, je ne voulais pas l'être. Mais pas besoin d'être psy pour reconnaître la culpabilité de quelqu'un quand il se retrouvait devant des faits irrévocables. Cette fille... Savait ce que je pensais, parce qu'elle l'a... lu. J'étais en colère. J'aurais dû me douter que ça arriverait un jour. Tous les malheurs du monde, m'arrivent, me tombent dessus et m'écrasent. C'était comme ça, pas autrement. Alors je n'avais pas à m'emporter. Et si... Et si elle allait le dire à tout le monde maintenant ? Alors je n'ai plus ma place dans cette institution. Je ne pourrais plus me fondre dans un coin parce qu'il y aurait toujours quelqu'un qui viendrait avec sa pitié pour me parler. Je détestais cette perspective. Je haïssais cette fille. Maintenant, je voulais juste... Qu'on me foute la paix. Qu'elle parte. Qu'elle ne revienne plus.

- Je ne savais pas ce que je lisais et puis… J’ai juste continué sans m’en rendre compte… Tu écris très bien, tu sais ? Ha… Mhmm.

Si elle voulait lire un livre, il y avait une bibliothèque ici ! Un journal intime n'était pas une lecture pour une autre personne, c'est pour ça qu'on parlait d'intimité. Et elle... Pas gênée pour un sou, a détruit la bulle dédiée à ces écrits par sa curiosité. Curieuse. Ça se voyait qu'elle l'était. Et si maintenant elle restait à coté de moi pour que je lui relate la suite de l'histoire comme un fan devant l'auteur de son livre favoris ? La suite est facile à deviner, elle devrait le savoir. C'était la fin. La mort. Le suicide. La paix. J'emmerdais cette fille !

- On peut devenir amies ? Tu sais, t’es pas obligée de rester seule. Ah… et Kaori, je m’appelle Kaori.

Et si elle a remarqué les coupures rosées sur mes avant-bras ? Alors elle ne me lâcherait plus. Elle irait voir les grandes instances de cette institution et me ferait renvoyer. Et si je n'avais plus où rester, je me retrouverai à nouveau sans toit. Je m'en fous, je veux juste qu'elle me lâche ! Je m'en fichais de sa vie, de qui elle était. Ce n'est pas parce qu'elle a lu ma vie, que je voulais connaître la sienne. Pimbêche va !

- Fous moi la paix ! Tu n'est qu'une... une violeuse d'intimité !

Furieuse, colère noire sur les traits, je me levais et me dégageais de sa main parfaitement manucurée. Ça se voyait qu'elle ne savait rien de la vie, elle, cette fille. Si elle avait tant besoin de faire ami-ami avec quelqu'un, toute une école lui ouvrirait ses bras ! Je ne voulais pas d'amis moi. J'aimais être seule. Et même ça, je ne pouvais l'avoir. La merde. Je survivais dans un monde merdique, avec des gens pourris autour. Attrapant le sac fournit par l'institution, dans lequel je fourrais le journal, je poussais la blonde pour qu'elle me laisse passer.

- Ne me parle plus jamais. Je ne veux pas de ton amitié à deux balles !

Courir. Courir le plus vite possible. Courir sans jamais s'arrêter. À bout de souffle, je rejoins la chambre qui m'était dédiée. Tout ça. Ce n'était qu'un mensonge. J'étais à nouveau seule. C'était ma place, loin des regards, loin des gens. Dans le silence. C'était ma place, devant cette fenêtre. À fixer le vide, ce vide qui m'attirait. Je n'avais plus rien à perde. Une seconde. Deux minutes. Et je refermais la vitre d'un geste rageur. Cette fille... Que pensait-elle de ce qu'elle a lu ? Que pensait-elle de moi ? Je m'en fichais. Plus jamais, je ne la reverrai de toute façon. Et tant mieux. Tant mieux.

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 21:39

Je crois, que j’ai perdu pieds. Mais genre tellement que je suis restée muette devant l’insulte de l’année. « Fous moi la paix ! Tu n'est qu'une... une violeuse d'intimité ! » J’étais choquée. Mais ce n’était pas que ça qui me blessait, c’est que sur le moment, je me suis sentie tel un détritus. Carrément… J’en aurais pleuré ouvertement si sa fureur ne m’avait tétanisée.

- Ne me parle plus jamais. Je ne veux pas de ton amitié à deux balles !

C’était la merde, j’avais tellement merdé que je me liquéfiais sur place devant cette place de bureau… vide. Je ne sais pas, j’étais partie d’une bonne intention, ce que je voulais, c’était lui rendre ses affaires, pas la chasser ou la faire… Et là, je me suis mise à paniquer, persuadée qu’à cause de moi, elle allait commettre l’irréparable. Prise de stress, je m’étais élancée pour la suivre mais finalement, les bras tendus, je n’ai rien fait de plus.

Tellement, que je me décevais moi-même.


L’air dépité, c’est chez Yume que je suis retournée pour me plaindre, les larmes aux yeux. Voyant ma présidente du conseil préférée, j’ai pas hésité un seul instant pour aller me réconforter dans ses bras. Elle, digne à elle-même, elle m’a couvé, m’a consolé avant de me tuer sous son éternel « Je te l’avais dit ». Et alors ?! Ca aurait pu se passer autrement ! Pourquoi, pourquoi elle n’a pas juste dit « Merci » et voilà !

Non. La vie n’était pas comme ça.
Dans le courant de la journée, j’ai essayé de trouver Shuu pour savoir si il avait des nouvelles de Cyr-San. Après tout, il était dans sa classe et c’était le mieux placé pour savoir si elle allait bien ou non hein… Mais à mon plus grand regret, elle était absente sur la ligne de front. Ca voulait dire qu’elle… ?! Non… Non !
Et j’ai chialé. Mais cette fois-ci vraiment au point que Shuu en fut désemparé. Après un gros câlin amical, j’ai fini par cracher le morceau et lui… Lui il m’a regardé comme-ci je venais d’une autre planète après mes actions. Tournant mes actions à sa manière, il me fit comprendre que finalement, j’avais été plus que conne. Le mieux que j’aurais pu faire selon lui ? Jeter le journal et faire comme-ci de rien était. Je n’étais pas d’accord, je ne détériorais pas les choses d’autrui ! Attends, mais c’est quoi ce délinquant ?! Et ca va devenir notre Empereur, CA ?!

- Laisse lui du temps, ca va aller.

M’a-t-il dit, le vaurien. Laisser du temps, c’est ce que j’ai fais. Le premier jour s’écoula, le deuxième également, et le troisième passa terriblement lentement. Toujours aucune nouvelle, elle n’était pas retournée en cours d’après ce que j’ai entendu… En même temps, les gens de sa classe n’étaient pas des sources sûres puisque lorsque je m’étais avancée vers un groupe pour leur demander si Cyr-San était là, ils m’ont tous répondu « Qui ? » Voilà, pour le topo.



C’est sur le temps du midi que je me suis dépêtrée pour ne pas manger avec mes mamans afin d’accomplir une mission de grande envergure selon moi. Du moins, selon mon esprit WTF. Sous prétexte de ce que j’entendis… Elle était pas sortie de chez elle, pas du tout même, ce qui voulait dire, soit elle était morte -chose que je n’espérais pas- soit, elle crevait la dalle.

Et j’avoue que j’ai utilisé ce prétexte pour me pointer devant sa chambre… Toquer pour mieux dire d’un ton léger ;

- Ah… C’est… Je me suis dit qu’on pouvait manger ensemble ? Le menu de la cafétéria est pas mal, c’est japonais aujourd’hui en plus ! Et aussi, c’est Kaori, tu… te rappelles ? Heu… La fille, du livre. Mhmm… T’es là ?

Parce que parler à une porte c’est chaud, surtout quand t’as des gens dans le couloir qui te regardent d’un drôle d’œil. J’essaye de poursuivre la conversation ? A part lâcher un « Ca va ? » J’ai rien su dire d’autre.

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 22:27

« Cher journal,

J'ai passé deux jours dans un lit, habillée de ce moche uniforme. Je n'ai pas envie d'en bouger. J'ai faim, soif et je veux me suicider. Mais je ne sais pas me décider à le faire. Peut-être que j'attends que quelque chose se passe et m'en dissuade. Naïve ? Horriblement. De toute façon personne ne sait qui je suis, où je suis, ce que je fais. Je suis seule. J'aime ça. Je veux être seule pour l'éternité, plongée dans les ténèbres. En paix. 
»

Sombre. Tout était sombre dans la chambre, les rideaux fermés, je déprimais. Finalement, j'ai eu tort de débarquer dans ce pays de jaunes. Rien de bon ne m'attendait derrière la porte que je regardais inlassablement. La solitude, ma seule, unique et vraie amie, me berçait dans un étau de fatalité insoutenable. Tout était terminé avant de commencer. Ma survie au Japon était la même que celle que je menais au Canada. Sauf que là, je pouvais me laisser mourir calmement. Sans qu'on vienne me chercher pour m'enfermer quelque part. Et si... Et si, dès que j'ouvrais cette porte, le monde me happerait dans un tourbillon de faits que je n'arriverai à suivre ? Et si, en sortant, les gens me chasseraient d'ici et m'enverraient dans un endroit terrifiant. Terrifiée ? Je ne l'étais pas. De toute façon, rien de pire ne pouvait plus m'arriver. La douleur ? Je la connaissais bien. La souffrance physique que les personnes de cette institution redoutaient tant, moi je lui souriais. La peine psychologique sur laquelle elles se lamentaient, moi je la respirais. Survivre. Je n'en avais plus envie. J'ai essayé, mais j'ai échoué. Alors, pourquoi je me retenais encore ? Pas pour longtemps. Plus.

- Ah… C’est… Je me suis dit qu’on pouvait manger ensemble ? Le menu de la cafétéria est pas mal, c’est japonais aujourd’hui en plus ! Et aussi, c’est Kaori, tu… te rappelles ? Heu… La fille, du livre. Mhmm… T’es là ?

Dégage... Casse toi. Qu'elle parte. Cette voix horrible. Qu'elle s'en aille. Couchée la tête la première dans le coussin, je gardais le silence, ne voulant qu'elle sache que j'étais là. Et si... Je ne répondais pas ? Elle s'en irait et ne reviendrait plus jamais. C'était mon but. Je m'en fichais éperdument de ses paroles, de sa gentillesse. Et si elle était venue vérifier si j'ai mis à exécution ce que j'ai décrit dans le journal ? C'était débile de penser ça. Mon suicide n'importe personne, il soulagera le monde du poids d'un déchet de mon envergure. « Ca va ? » Pourquoi était-elle encore là ? Je ne répondais pourtant pas. Persistante pimbêche. Je la détestais d'autant plus. Et si... elle décide de défoncer la porte pour voir de ses propres yeux, mon corps pendant au bout d'une corde ? Non. Elle a déjà lu dans mes pensées, je ne la laisserai pas dévaliser ce qui me restait d'intimité.

- Pars d'ici.

Je l'ai pensé si fort. Mais je ne sais pas si je l'ai dit à haute voix, ou juste chuchoté. Mais je m'en fous, qu'elle l'entende et s'en aille. Après deux minutes, un gargouillement intense tordit mon estomac. Se laisser mourir de faim. Je ne voulais pas mourir à cause d'une fatalité, mais par choix. Alors, je me levais et me posais contre la porte, me laissant tomber contre le bois froid, glissant dessus jusqu'à ce que mes fesses atterrissent sur la moquette. Si molle. Si exécrable. Sortir pour manger. Je ne voulais pas. Sortir pour la voir, c'était encore pire. Mais je devais l'éloigner de cet endroit, alors, j'ai parlé. Assez haut cette fois-ci pour qu'elle m'entende, si elle était encore là.

- Je ne t'ai rien demandé. Va t'en.

Va. Disparais. Continue ta vie de princesse et laisse-moi poursuivre la fin de la mienne, pathétique. Je haïssais cette situation, je ne supportais pas qu'une personne perturbe mon quotidien sombre. Je ne comprenais pas. Normalement, on m'évite, on ne me regarde pas, si ce n'est pour me cracher dessus avec haine. Mais elle ? Que voulait-elle au juste ?

- Pourquoi... ?

Simple murmure. Pourquoi ne comprenait-elle pas que sa présence me dérangeait ?

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 22:46

Je sais que je ne devais être là, que ma place n’était guère ici. Que je ne faisais que la déranger… Mais au fond, je ne savais faire autrement. J’étais égoïste, je ne voulais pas être la cause de son malheur, et même si ce n’était le cas, je sais qu’en interagissant avec elle il y a de cela trois jours, j’ai été ce cale… Qui la poussait davantage dans ses tourments. Je me sentais mal, et c’était également pour moi, que j’attendais là… Un bruit.

Vainement, il n’y avait que ce silence insupportable de la solitude, ce sentiment que je détestais tant, celui qui me faisait paniquer et trembler. Posant ma main sur la porte, mon front atterrit rapidement sur le bois également… Je faisais n’importe quoi. C’était juste… Des conneries ?

Et pourtant, dans la noirceur de cet instant, une lueur d’espoir venait de naître. Je m’étais redressée d’un coup sec en entendant un bruit significatif de l’autre côté de la porte. Sourire aux lèvres, je pris place contre le bois qui me séparait de Cyr-San. Rayonnais-je ?

- Je ne t'ai rien demandé. Va t'en.

D’autant plus quand elle me dit cela. Parce qu’elle aurait pu m’ignorer, me laisser en plan. Mais elle ne l’a pas fait, elle m’a… répondu, et j’étais heureuse… Rien qu’avec cela. Croisant les jambes en m’étalant sur la porte de tout mon long, je laissais un nouveau silence prendre place alors qu’un fin murmure arriva malgré elle, jusqu’à mon ouïe. « Pourquoi… ? » Moi-même, je ne savais pas trop. Mais j’étais là et comme ça… Je me sentais bien également.

Prenant une courte inspiration, je la retenais dans ma gorge avant de l’expirer plus longuement. Tournant le regard vers là, où je croyais la savoir, je laissais un fin sourire se peindre sur mes lèvres avant… de parler, tout simplement.

- Je veux juste être ici. Tu ne veux pas manger un bout ? T’es pas obligée de me laisser entrer, on peut rester comme ça séparée par la porte hein… Mais faudra quand même que tu l’ouvres pour prendre la nourriture.

Et je savais déjà qu’elle ne le ferait pas si je restais là. Feignant de fouiller dans mon sac de nourriture, je laissais un cri d’étonnement traverser mes lèvres avant de me relever et crier à l’encontre de Cyr-San ;

- J’ai oublié de me prendre des baguettes ! Je te laisse le sac devant la porte, sers toi ! Je reviens !

Et je suis partie. Pas loin, jusqu’au tournant du couloir, espérant la voir sortir à un moment donné pour se nourrir. Mentir n’était pas bien, mais c’était nécessaire parfois et c’est baguettes en mains, que je les cachais dans mon dos. Cyr… Je ne connaissais même pas son prénom… C’est joli « Cyr » Même si j’ai une chance sur dix de ne pas l’avoir prononcé correctement. Haha ~ Un vagin reste un vagin, que voulez-vous !

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Lun 25 Aoû - 23:35

Quel jour était-ce ? Quelle heure était affichée sur les horloges japonaises ? Je ne savais pas et ça n'avait aucune importance. Que ce soit un lundi ou un jeudi, ça ne changeait rien à ma journée. À ma vie. Les cours étant la seule chose qui différait dans la monotonie d'une existence. Les cours ? Je n'y allais plus, de toute façon, je ratais tout. Contrôle ou question du professeur, je ne connaissais pas la bonne réponse. Les cours, c'était con. Rester dix heures assise sur une chaise à fixer le vide, pendant que des humains souffraient et se tuaient partout dans le monde. C'était encore plus con. Je détestais suivre le chemin de la société. Et plus je regardais les gens, plus je voulais partir de ce monde pour ne pas devenir comme eux. Comme elle. Cette fille derrière la porte, celle qui n'était pas gênée de revenir me voir après avoir lu ce que j'ai pu écrire dans mon journal intime. Et si... C'était ma faute de l'avoir perdu ? Essayais-je de remettre la faute sur elle, parce que je savais que c'était la mienne ? Si je ne l'avais pas perdu, elle ne me dérangerait pas. Vrai. Et je haïssais ce raisonnement.

- Je veux juste être ici. Tu ne veux pas manger un bout ? T’es pas obligée de me laisser entrer, on peut rester comme ça séparée par la porte hein… Mais faudra quand même que tu l’ouvres pour prendre la nourriture.

La pimbêche était incompréhensible. Je m'efforçais de toutes mes pathétiques forces à la faire fuir, à l'éloigner de moi, de ma noirceur, de ma survie. Et elle ? Elle persistait. Horrible. Je la détestais. Parce que sa présence réveillait en moi quelque chose de mauvais, quelque chose que j'essayais de taire depuis longtemps. L'espoir. Conneries. Je ne connaissais même pas cette fille ! Elle se jouait de moi, c'est ça ! Elle faisait sa gentille pour finalement, partir. Elle voulait devenir mon amie pour me montrer que ma vie est ratée. Et si... Elle se rapprochait de ma bulle et l'éclatait ? Je serais plus rien. Je n'étais plus rien. Mais j'avais faim. Peu importe. Je ne sortirai pas, je ne lui donnerais pas cette satisfaction. Je ne la pardonnerai pas de s'être introduite dans mon monde de noirceur. Je voulais juste qu'elle s'en aille. C'était trop demander ? Tout. Tout ce que je demandais, ne se réalisait jamais. L'insulter était une solution. La faire fuir. Je devais l'éloigner à tout prix. Avant que... Avant de croire en quelque chose. L'ignorer était une solution. Mais si elle persistait, je ne saurais m'en défaire.

- J’ai oublié de me prendre des baguettes ! Je te laisse le sac devant la porte, sers toi ! Je reviens !

Partir. Elle est enfin partie. Enfin. Mais elle a dit qu'elle reviendrait. En attendant, elle n'était plus là, mais la nourriture si. Poussée par les instincts premiers, ceux qui régissaient ma survie au jour le jour, j'entrouvris la porte sous un clique sourd. Doucement, la main serrée sur la poignée si je devais la refermer d'un coup sec. De quoi avais-je peur ? De rien. Je ne ressentais rien à part de la haine. J'ouvris encore un peu la porte, suffisamment pour entrapercevoir le sac posé au sol. Par réflexe, je passais à moitié mon corps dans le couloir pour me saisir du sac avant de revenir dans la zone protégée de ma solitude et claquer le morceau de bois. Fermer à clé. Je n'ai pas regardé si la fille était là. Mais je ne crois pas. Si elle se trouvait dans les alentours, elle essayerait de rentrer. Horrible.

La nourriture. L'odeur de la viande et des légumes. Avant de parcourir les couloirs de cette institution, je n'ai jamais mangé aussi bien. Je détestais aimer ça. Dans un gargouillement terrible, j'ouvris le sac et sortis les boites de bouffe. Manger. Je mangeais ce que la pimbêche m'a apporté. J'avalais les aliments à m'en étouffer, passant certains avec de la boisson. Pathétique. Je l'étais à manger dans la main d'une personne. Cette fille... Kaori qu'elle disait s'appeler. Je détestais son prénom. Mais qui étais-je pour juger les autres ? Personne. Juste la chose qui bouffait ce qu'on lui offrait par pitié. Je m'en fous. Je m'en fous. Je m'en fous.

Pas besoin de retenir son prénom non plus. Et si... elle voulait vraiment être mon amie ? Pas pour me sauver d'une connerie comme la vie. Mais juste pour être là ? Conneries. Non. Non. Je n'avais pas le droit de penser comme ça. Je ne voulais pas d'amis. Seule, seule, j'étais le mieux seule. La solitude était mon refuge. Je n'avais besoin d'une pimbêche pour me réconforter dans mon malheur. Je... Je suis stupide. Je viens de me faire avoir par l'espoir.

-Elle est même plus là. C'est quoi mon problème ?!

Je pouvais m'en sortir toute seule. Je pouvais. Je devais. Je devais revenir sur terre. Me relevant furieusement, je balançais les boites à travers la chambre et courus dans la salle de bains. Je... Conneries. L'espoir ? Les amis ? La vie ? Non. Fouillant dans une sacoche posée sur l'évier, j'en sortis une lame de rasoir que je posais sur l'un de mes poignets. La douleur. C'était la vérité. Je haïssais... Je me haïssais. Cette couleur rouge me dégoûtait. Ces yeux bleus me hantaient. Ce sourire... Celui-là, celui qui n'avait rien à faire ici. Je l'éradiquerai.

-Disparais… Disparais !

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Mar 26 Aoû - 0:00

J’ai attendu, longtemps mais pas vraiment en même temps. C’est juste que dans l’attente, le temps paraissait interminable. Le dos contre le mur du couloir, j’attendais un quelconque bruit pouvant provenir de la chambre de Cyr-San. Bruit qui tarda mais qui finit par arriver. Ca y est ! La lionne est sortie, sortez vos carabines ! Haha ~ Mais non, plus sérieusement, j’étais restée discrète, regardant seulement en coup de vent si elle prenait bien la nourriture.

Et quand je l’ai vu se refermer avec le sac, j’étais contente. Terriblement contente en fait, j’en souriais encore. Soupirant d’apaisement en sachant qu’elle allait se nourrir à présent, j’attendis un instant avant de revenir vers la porte et poser ma main sur celle-ci. Toquer ? Peut être qu’il serait préférable de la laisser manger en paix et moi… Moi j’attendrai le temps qu’il faut.

C’est donc ainsi que je me retrouvais une fois de plus, assise contre sa porte, les genoux rapportés à ma poitrine, ma tête posée sur celle-ci. Avouez que je faisais clocharde comme ça hein ? Alala, fallait-il vous rappelez que j’étais une Eimin ? ~ Oui j’avais tout. Mais elle, qu’avait-elle ? Rien d’après ce que j’ai pu lire. Elle parlait plus de son mal-être dans son journal que de sa famille ou autre. Elle était seule, voilà la seule fatalité des choses.
Triste ? Je l’étais pour elle, oui.

- … même plus là. C'est quoi mon problème ?!

Sursautant en entendant un vacarme monstre résonner de l’autre côté de la porte, je m’étais relevée pour y apposer mon oreille. Des cris ? Des pleurs ? Je ne savais pas, mais cela m’inquiétait et d’autant plus lorsque Cyr se mit à crier à l’encontre de je ne sais qui « Disparais… Disparais ! ». Quelqu’un ? Quelqu’un était avec elle ? C’est pour ça qu’elle ne voulait pas m’ouvrir ? En mode je me fais des films, je ne pouvais pas faire mieux ! Allez dire ça à ma parano de mère et on en reparle ! Stressée par ce qu’il se passait de l’autre côté du mur, je tambourinais à la porte, secouant la clenche tout en demandant la raison de ce cri ;

- Cyr ? Cyr ! Qu’es…

Non. Et mon non se conclut sur moi de l’autre côté du couloir à courir à toute hâte vers la porte pour mieux la défoncer. Undai’en ? Je ne l’étais pas encore et la douleur, elle était là. Vive, me prenant l’épaule après avoir chuté avec la porte. Grimaçant en tombant dans la pénombre, je me redressais à la recherche de la jeune fille. Personne que je trouvais sous un creux de lumière, dans sa salle de bains.

Accourant vers sa personne, je me laissais tomber à ses côtés, horrifiée par le sang que je voyais, je tentais de contenir l’hémorragie avant de retenir ma respiration. STOP ! Se calmer, dur à faire, mais faisable. Fermant les yeux le temps d’un soupir et je me redressais pour fouiller dans sa boite de secours. Où ?! Yume… Yume m’a dit qu’elle en mettait toujours une dans chaque chambre pourtant… MAIS ELLE EST OÙ PUTAIN ?! M’abaissant, je finis par trouver la fameuse boite rouge. La triant pour mieux l’ouvrir, j’en sortis sans plus attendre de quoi désinfecter la plaie et un bandage. Mon état ? Calme même si en moi, c’était le chantier monumental. Ouais, mon esprit essaye de reconstruire la tour de Pise avec des Lego. Le carnage en soi.

- Donne moi une seconde…

Et je finis de la bander. Son avis ? Je m’en foutais. Les futurs insultes qui allaient jaillir ? Pareil. Me relevant, c’est vers sa chambre que j’allais à présent… Me tenant toujours l’épaule en laissant une grimace se peindre sur mes lèvres, je bougeais celle-ci… On parie combien que je viens de me la déboîter ? Ah Fuck.

- Allez, allez Kaori, tu vas pas crever pour une bête épaule déboîtée hein…

Parole dite à moi-même avant que je ne me tourne vers Cyr… Je venais de rentrer dans sa chambre, sans préavis. En mode, je veux devenir ton pote alors je te défonce la porte de ta chambre, je ne crois pas que ça fonctionne. Pas du tout même… MERDE ! En mode éléphant dans un magasin de porcelaine, je n’aurais pas fait mieux !

- La… La porte… Désolée…

Mais je comptais réparer ça hein ! Ouais… Comment ? Je n’en savais rien et la chose la plus judicieuse que j’ai trouvé fut d’appeler maman sans plus attendre. Attrapant mon téléphone, je composais son numéro avant… de me raviser. Non, elle va me tuer. Ma Akiha peut être ? Pas mieux… Yume ? Ha… Haha.

- Je vais arranger ça, je… Je suis désolée.

Vraiment ? Carrément.

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Mer 27 Aoû - 19:48

Je détestais le rouge. La couleur du sang était moche. L'odeur du sang était écœurante. Je n'aimais pas ça. Le sang, c'était la couleur de la vie. Je l'effaçais de mon corps pour prouver que je ne faisais que survivre. Les gens, toutes ces personnes horrifiées par un acte si banal, si normal. Se couper, s'affliger la douleur, se sentir vivre. C'était ça la réalité. Il n'y avait pas besoin de se poser des questions. Le faire était mon droit, ma délivrance. La souffrance me faisait revenir sur terre, me rappelait que sourire était vain et stupide. Inutile. Cette situation l'était. Pourquoi cette fille est venue me sortir de la monotonie ? Pourquoi elle m'offrait à manger ? Et si... Et si je la laissais m'approcher ? Ça se finirait mal. Ça se finit toujours de la pire des manières possibles. Je ne voulais pas l'apprécier. Je voulais juste la détester, comme le reste du monde. Je devais me le rappeler. Sous le rasoir, sous la douleur, sous la vérité de mon existence pathétique.

Mal ? Très. Mais pas assez pour oublier. Pas suffisamment pour ne pas voir cette fille débarquer auprès de moi, dans la salle de bains. Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? Elle n'avait à se trouver dans cet endroit. Elle n'avait à me voir dans cet état, elle a déjà assez vu en lisant mon journal, mes pensées. Alors quoi maintenant ?! Elle va rire ? Me dire d'arrêter ? Appeler quelqu'un pour me renvoyer du seul lieu qui m'offrait l'hospitalité ? Et si... C'était son but ? M'approcher pour mieux m'apprivoiser et puis. Et puis quoi ? Me tuer ? Je m'en fichais de ça. De toute façon, je voulais mourir.

- Donne moi une seconde…

Comment est-elle rentrée dans ma chambre ? Pourquoi me soignait-elle ? C'était con. Je n'avais besoin de personne pour m'aider. J'allais bien comme ça. Je ne voulais pas qu'elle s'occupe de moi. Je pouvais le faire toute seule. Ce n’est pas la première fois que je me taillade les poignets, et même si je voulais que ça me tue, j'étais encore et toujours là. Alors. Alors qu'elle parte et arrête d'être gentille. Je détestais les gens sympathiques. Je la haïssais à cet instant. Parce que je ne comprenais pas ce qui la poussait à être là. J'étais assez persuasive en temps normal pour me débarrasser des gens. Mais elle. Elle.

- La… La porte… Désolée…

Elle est un cas social. Et elle a défoncé la porte de la chambre m'étant attribuée. Connerie. Furieuse, en colère, j'oubliais le feu dans mes avant-bras en voyant l'état de la porte. Comment je vais m'isoler maintenant ? Les gens pouvaient me voir, voir ce que je faisais. Tout ça de sa faute.

- Je vais arranger ça, je… Je suis désolée. 

Une porte cassée, c'était rien. Mais je détestais devoir m'en préoccuper. Encore plus parce qu'elle est venue à ma rescousse en détruisant tout sur son passage. C'était débile. En plus, elle s'est blessée. Du mal. Je ne voulais pas faire du mal à autrui. Je m'en fichais d'eux. Et si... Elle a fait exprès pour que j'aie une dette envers elle ? Je haïssais cette pensée. Je m'en fous de ses excuses aussi. Furieuse, je me détournais de cette Kaori et pris la porte à force des bras. Douleur. Je survivais. La porte remise sur ses gongs, je la claquais. Ça se fermait. Tant mieux. Et maintenant ? La fille. Je rouvris la porte et me tournais vers Kaori, le visage sombre.

- Dégage.

Clair et net. Elle n'avait rien à faire ici. Je ne lui ai rien demandé. M'aider ? C'était con. Ça me faisait plaisir ? Je ne sais pas. Je ne veux pas qu'elle croie que c'était le cas. Je ne veux pas m'apercevoir qu'elle l'a fait pour me blesser d'une manière ou d'une autre. J'étais sûre qu'elle irait parler de ça à quelqu'un. Je ne voulais pas ça. Qu'elle bouge plus vite. Qu'elle parte et ne revienne plus. Mais elle ne se réagissait pas assez vite. Alors... Alors menaçante, je me suis approchée de cette fille et la tirait par le bras. Le mauvais. J'étais désolée, mais je ne le montrais pas. Je l'ai juste foutue dehors. Et quand elle se retrouva dans le couloir, je l'ai enfin regardé. La pimbêche par excellence. Mais gentille. Non, la gentillesse n'était que pitié, n'apportant rien de bon. Je n'avais pas besoin de pitié, je n'ai jamais eu besoin de quelqu'un sur qui compter. Et ce ne serait pas aujourd'hui que je sourirai à cette fille et accepterai d'être son amie. L'amitié. Bullshit.

- Je m'en fous de la porte. Soigne-toi ! Et ne reviens plus. Tu veux que je te le dise en quelle langue ?!

Sans demander plus, je claquais la porte sur son nez. Après, j'ai voulu tirer le verrou, mais c'était cassé. Tant pis. Qui voudrait de toute façon rentrer dans cette chambre. Kaori. Cette fille. Elle est devenue le cauchemar de ce nouveau lieu de vie qui m'était donné. Et si... Elle a compris que je ne voulais plus la voir ? Si sa blessure l'a fait réaliser que j'étais une mauvaise personne ? Alors elle ne reviendrait plus me voir, ni me rapporter à manger. C'était mieux comme ça. Je voulais souffrir seule. Et si... J'étais contente de l'avoir rencontrée ? Conneries. De toute façon je ne la reverrai plus jamais. Et c'est dans cet esprit, que je ramassais les boites vides jonchant le sol, avant de les balancer dans la poubelle. Regardant les bandages d'un air terne, je me couchais dans le lit. Si peu. Pour aujourd'hui, je n'étais pas assez... déprimée. Demain je vais réessayer de sauter. En espérant y arriver enfin.


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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Mer 27 Aoû - 20:19

Je me sentais mal d’avoir agis aussi bêtement. Si j’étais pourvue de matérialisation à cet instant précis, j’aurais vidé ma jauge sans mégarde pour lui refaire sa porte, j’étais même prête à me dénoncer alors que vous savez tous, Ô comment je suis subtile pour remettre la faute sur les autres. Mais là, j’étais juste mal de ce que j’avais fait. Et lorsque Cyr-San a pris sa porte pour la remboîter, j’étais rassurée. Ne serait-ce qu’assez pour blanchir sous son « Dégage. » des plus fermes. Non, je ne voulais pas partir, pas comme ça, pas après ce que j’avais vu, pas… Du tout. De l’intérêt, j’en avais, de l’espoir, assez pour deux, une envie de rapprochement, elle me tiraillait le cœur.
En vain.

- Je m'en fous de la porte. Soigne-toi ! Et ne reviens plus. Tu veux que je te le dise en quelle langue ?!

Et pourtant, même si mon bras me tuait de l’intérieur après sa brusquerie, je restais impassible. Un simple sourire sur les lèvres et le regard rivé vers cette porte qui se claquait sous mon nez. « Soigne toi » Voilà ce que je reteins de cela. Elle… n’était pas méchante, juste désorientée. Vous pouvez me traiter de conne, me dire que si cette fille ne voulait pas de moi, je ne faisais que la harceler… Mais je m’en foutais. Et je le montrais à cet instant précis, mon visage posé sur le bois, la main posée à plat.

- Demain… Demain je reviendrai et…

Et je me pressais pour trouver un morceau de papier, laisser mon numéro dessus et le glisser en-dessous de sa porte. « N’importe quelle heure ! Je m’en fous, si… Si tu veux, appelle moi ! » Furent mes derniers mots, avant de tourner les talons.



Le lendemain fut… terriblement calme. La tête défoncée pour x et x raisons que vous n’avez pas à connaître, je me traînais jusqu’au salon pour mieux me laisser tomber sur le sofa. Fuck. Fuck. Fuck. Je suis morte, claquée et complètement… MAIS CARREMENT OUT. Sérieux… J’ai la tête dans le cul.

- Kaori-Chan ne se sent-elle pas bien ?

C’était ma voix. Celle de maman quoi qui venait de me harceler. Secouant ma main pour lui répondre que ça allait, mes gestes ne furent guère compris puisque la directrice arriva à ma hauteur, s’agenouillant devant le sofa tout en me caressant les cheveux. J’aimais quand on me traitait comme un chat, c’était si… « Mon chaton ~ » Voilà.

- Fatiguée… Et j’ai un mal de crâne monstre…

Je ne mentais pas et je pouvais déjà sentir la plaquette de médicament qui allait se faire dissoudre dans un verre. Me redressant en attrapant ledit verre -fièrement tendu par la femme faisant face à toutes épreuves- je laissais un fin sourire se dessiner sur mes lèvres avant qu’elle ne poursuive ;

- Veux-tu que je reste avec ta personne, mon cœur ? ~

J’aurais pu dire oui, mais je ne voulais pas la déranger non plus. Elle était ce genre de personne trop occupée pour avoir une vie de famille, mais assez intentionnée pour casser son temps afin de passer une journée entière avec chaque membre… Et puis, non. Ce n’est pas que je ne voulais pas, c’est juste que j’aie à faire également et l’heure tournait déjà bien trop vite pour que je ne chasse pas maman.

- Va, travaille, gagne du fric et ramène moi un Cupcake ce soir ~

L’ironie passait toujours pour la faire déguerpir et après un doux baiser, elle s’en alla. Moi ? Je suis restée au moins dix minutes assise, le verre pétillant en main avant de le boire d’une traite. Bien, lavage maintenant. Si quelqu’un inventais une machine qui te lave en trois minutes, je lui donnerais mon héritage. Parce que devoir monter, aller dans la douche, se frotter, se rincer et puis s’essuyer, c’était juste trop crevant. Et ceux qui disent que prendre une douche réveille, je les emmerde. Profondément WESH !

- Des vêtements… Des… Robe. THE robe, voilààààà ~

Et robe en main qui finit sur mon corps ~ Ballerine aux pieds, petite veste légère et je partais de l’appartement pour aller chercher à manger et ainsi, me pointer à mon rendez-vous du jour. Lequel ? Cyr… Ne lui avais-je pas promis de venir demain ? Donc aujourd’hui, nous sommes d’accord.

C’est donc d’un pas décidé que je m’en allais vers le restaurant des dortoirs. Restaurant… Le truc qui fume là-bas ? Putain… C’est maman qui va être vénère ! Et en parlant de la concernée, elle était là, en train de hurler sur le chef cuisinier… Haha ? « Puis-je seulement, comprendre ce qu’il s'est passé par votre tête, pour utiliser de l’essence pour nettoyer le four ?! » …Un petit malin, excellent. Mais très peu pour moi et c’est pour cela que je partis aussi vite que possible pour que Ayame ne me chope pas et utilise mon temps pour hurler sur la stupidité humaine.

Bien… La cafétéria. Et c’est là que je me suis rendue pour aller chercher deux plats. Un pour ma super Cyr qui ne m’aimait pas du tout, et un petit truc pour moi, à savoir une salade. Coca fois quatre en main, retour aux dortoirs. Sauf. SAUF !

Qu’à peine un pied dehors, c’est la drache que je me suis ramassée sur la gueule. Hurlant comme-ci on venait de me renverser un sceau d’eau sur la tête, je courrais à toute hâte pour m’abriter. Mais fallait pas être divin pour comprendre que du bâtiment principal, aux chambres, j’ai eu le temps de dégouliner…

Merdeuh ! Et en plus de ça ? Je n’avais pas le temps d’aller me changer, c’est donc à grande enjambée sur des SPLOTCH-SPLOTCH que je suis arrivée devant la chambre de ma rencontre de la veille. Légèrement essoufflée, je toquais à la porte…

- Désolée… J’ai un peu de retard. Tu, tu me laisses entrer ? J’ai rapporté de quoi manger.

La bouffe contre une place au chaud ? Je veux, même si le « NON » catégorique pointait son nez. Alala ~

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Mer 27 Aoû - 21:22

« Cher journal,
Je suis obnubilée par ce papier. Il y a un numéro dessus. Celui de cette fille horrible qui ne me laisse pas tranquille. Elle m'a proposé de l'appeler si j'avais besoin de parler. Je n'ai pas besoin de parler, et même si je le voulais... Je n'ai pas de téléphone. C'est con. J'ai juste une envie, celle de disparaître. 
»

Cette pensée me déchirait, je détestais ça. Un téléphone. Comment trouver un portable ? Je ne savais pas. J'en ai déjà volé à l'époque pour les revendre à des prix de misère ou les échanger contre de la nourriture. Mais en avoir un ? Je n'ai jamais trouvé d'utilité à ça. Cette chose que les gens adoraient, qu'ils portaient partout avec eux. C'était con. Aucun intérêt. Alors pourquoi j'en apportais maintenant ? Et si... Elle a fait exprès de me proposer de l'appeler, parce qu'elle savait que je n'avais pas ce genre d'appareil en ma possession ? Alors, elle s'est bien jouée de moi. Elle me torturait même sans être présente. Elle... Kaori qu'elle se nommait. Je la détestais. Je détestais réfléchir à un moyen de piquer un portable pour la contacter. Je... Ne voulais pas de ces pensées. Nous n'étions pas amies, je n'avais pas besoin de lui parler de moi, ni de mes pensées, ni de mes actes, ni de mes envies de me suicider. Alors... Alors, je n'avais pas à chercher de téléphone non plus. Non, j'avais si mieux à faire. Ouvrir la fenêtre. Regarder dans le vide. Longuement. Jusqu'à ce que quelqu'un m'interrompe en cirant en bas de l'immeuble. Que disait-il ? Je ne sais pas, mais il riait. Je me suis enfuie dans les profondeurs de ma chambre, tirant les rideaux et me cachant sous les couvertures. Raté. Encore. Je vais réessayer plus tard.

Faire quelque chose. Je devais trouver une occupation. Parce que quand je restais sans rien faire, je repensais à cette fille. À ce portable que je n'avais pas. À ce bout de papier chiffonné dans la poubelle fournie avec la chambre. Et si... Je la contactais ? Répondrait-elle ? Non. J'étais sûre que non. Ça ne servait à rien. L'espoir. Je m'en fichais. Je... voulais que ces pensées s'en aillent. Mais je ne savais pas m'en débarrasser. Alors, je me suis levée, et recherchais le papier avec le numéro inscrit dessus. Je l'ai déplié et fixais les chiffres. Longtemps. Trop pour que ça soit sain. En colère contre moi-même, je déposais le papier sur le bureau de la chambre. J'y réfléchirai plus tard. Maintenant. Je... De toute façon, je ne reverrai plus cette pimbêche. Alors... Alors je retournais dans le lit, et ne bougeais plus de là. Et si... Et si elle ne m'avait jamais parlé ? Je continuerais d'aller en cours. Et si... Et si elle ne m'avait jamais rendu mon journal intime ? Alors... Alors je ne serais plus de ce monde. Elle n'aurait pas du me parler. Jamais. Parce que maintenant, je souffrais et je ne savais pas comment réagir. La pluie de dehors hurlait en chœur avec mon malheur.

- Désolée… J’ai un peu de retard. Tu, tu me laisses entrer ? J’ai rapporté de quoi manger.

Un bruit. Une voix. La sienne. La seule qui me hantait depuis des heures ou jours. Cette voix, cette fille, ce bout de papier. Je les détestais autant qu'ils étaient. Que faisait Kaori devant ma porte aujourd'hui ? Manger. Encore. Elle voulait m'apprivoiser, c'était sûr. Je la haïssais pour ça. À cause de moi, elle a eu mal la veille, elle devrait s'enfuir maintenant, et ne pas revenir. Alors... qu'est-ce qu'elle foutait là ?! Je ne comprenais pas. Je ne voulais pas comprendre serait plus juste. Mais manger. Pathétique. Pire qu'un animal. Je n'étais même pas ça. Répondre ? Je devais répondre et lui dire de partir. Je devais me lever et la repousser de mes paroles exacerbes. Je... n'avais la volonté de faire ça. Alors, je l'ignorais. Mais je savais qu'elle était derrière la porte. Et ça me dérangeait. Ça me dérange. Ça me tue. Alors, je me levais.

- Non. Va t'en.

Je n'avais même plus la force de m'énerver. C'était juste une parole normale que je sortis, disant clairement que je ne la voulais pas ici. Sans conviction. Voulais-je qu'elle soit là ? Non. Non. Non. Mais elle s'en foutait. Je m'en fous aussi. J'ai faim. Non. Si. Quelle importance ? J'avais qu'à la laisser entrer, c'est tout. Mais je ne voulais pas qu'elle revienne. Rien. Je prends la nourriture et je la remballe. Et si elle veut se faire traiter mal, alors je le ferai. Jusqu'à ce qu'elle s'en aille pour de bon. La blesser ? Je ne le voulais pas. Mais je n'avais pas le choix. Ouvrant la porte refaite, doucement, je croisais son regard avant de la claquer, terrifiée. Avais-je peur ? Non. C'était juste que... Que je ne voulait pas qu'elle me regarde, elle risquerait de. De. Fuir. Pourtant, je le désirais.

- J'ai pas besoin de toi pour manger. Juste le sac.

Le visage sombre, je rouvris la porte avec fracas et me saisis du sac avec force avant de la refermer, le butin dans la main. J'avais à manger, elle pouvait disparaître. Mais... je l'ai vu. Elle était trempée. La pluie. Il pleuvait dehors. Crétine. Je la détestais pour ça. Ne savait-elle pas se vêtir ? Qu'elle aille se changer avant de... Non. Je ne m'inquiétais pas pour cette inconnue qui m'apportait à manger. Conneries. Conneries. Manger et la laisser là ? Cette solution semblait correcte. Mais... La savoir mal ne me donnait plus envie de manger. C'était pour moi qu'elle était dans cet état ? Non. Impossible. Qu'elle aille se faire foutre. Je la haïssais. Et je n'avais de comptes à lui rendre.

- T'es mouillée. Tu mouilles l'entrée.

Était-elle encore là ? Je le crois. Alors, j'ai pris une couverture, celle de mon lit, avant de retourner auprès de la porte. Mais qu'est-ce que je foutais ? C'était la seule idée que j'avais en tête pour qu'elle ne tombe pas malade. En espérant qu'elle ne soit plus là, j'ai rouvrit la porte. Elle était là. Alors j'ai balancé la couverture sur elle avant de la refermer. Me plaquant contre le bois, le cœur battant à en rompre. Mourir d'une crise cardiaque ? C'était une fatalité. De quoi avais-je peur ? D'elle ? Non. De ce qu'elle pourrait faire. Oui. Bullshit. Je n'avais plus de couverture. Et elle ne risquait pas de s'en aller avec mes affaires. Si ? Ça servait à rien, une couverture pour une personne mouillée. Alors. L'horreur se présenta à mon regard terne. Prenant mon courage à deux mains, je refis le même geste d'ouvrir la porte pour la troisième fois. Restant postée à coté de celle-ci, la main posée sur la poignée, le regard baissé, je sifflais entre mes dents, rageuse.

- Rentre. Vas dans la salle de bains. Sèche-toi puis va t'en. Je ne fais pas ça pour toi, mais tu mouilles l'entrée.

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Mer 27 Aoû - 21:51

J’étais là, trempée à attendre désespérément devant une porte fermée. Peut être qu’elle n’était pas là, que je me faisais chier à attraper la crève pour parler avec des rats. Sérieusement, parfois je ne me comprenais pas moi-même. Soupirant sous le silence pesant de l’autre côté de la porte, je m’apprêtais déjà à déposer le sac à l’entrée et partir… « Non. Va t'en. ».

Mon cœur a littéralement manqué un battement lorsque la voix rauque de Cyr-San résonna enfin, moins agressivement. Peut être que je me faisais des films hein, que je rentrais dans cette catégorie des femmes battues qui finissaient pas ne plus sentir les coups à force d’en recevoir. Non, je ne me faisais pas battre, mais me faire remballer, ca oui. Et au moins vingt fois depuis hier ! Ca, c’est de l’amitié ! Non, j’étais persévérante et quand je désire quelque chose, rares -nulles- sont les fois où je ne les obtiens pas. Ouais, on peut me mettre aussi dans la catégorie chiante ~ Alala, quelle adolescente fais-je là.

« J'ai pas besoin de toi pour manger. Juste le sac. » Je dois vraiment vous dire que sur le coup, j’ai eu trop les boules ? Pas parce que je venais de l’entrevoir et qu’elle m’avait claqué la porte au nez, mais parce qu’elle m’avait littéralement arraché le sac. Et ma salade ?! Non, plutôt, et moi ?! Attends, je viens de me ramasser la drache pour elle, et elle !

« T'es mouillée. Tu mouilles l'entrée. » Mais je t’emmerde profond Cyr ! Tellement que les lèvres entrouvertes, j’hésitais entre défoncer -pour la deuxième fois- cette porte ou tout simplement hurler. NON MAIS OH ! Tu me prends pour quoi là ? Une chieuse, présumais-je. Soupirant en me mettant accroupie, je tirais ma tête en arrière avant de me relever. Bien… Je vais vraiment finir par la défoncer cette porte. Mais en même temps, mon but n’était pas de la faire chier… Juste de la nourrir ? Même pas, nourrir était le mouvement qui m’amenait à lui parler. Donc finalement, je la dérangeais, c’est tout… Ouais mais non, cette pensée, je l’aimais pas. Alors, alors… Alors.

« Rentre. Vas dans la salle de bains. Sèche-toi puis va t'en. Je ne fais pas ça pour toi, mais tu mouilles l'entrée. » Alors plus rien. Un bête sourire sur les lèvres, la couverture qu’elle m’avait balancé à ma suite et je rentrais dans la pénombre de la pièce… Salle de bains. Je lui fais un bisou pour lui dire bonjour ? Un petit sourire et un mouvement de la tête vers l’autre pièce pour lui dire que j’y allais, seraient suffisants. Rentrant dans la salle d’eau, j’entreprenais de retirer mes vêtements mouillés, ne laissant sur mon corps que mon sous-vêtement… Ouais, le soutif aussi était mort là. Avec un peu de chance, d’ici une heure ça sera sec ? Allumant le chauffage, c’est les vêtements apposés sur celui-ci que je revins dans la chambre… Un bras cachant ma poitrine.

Finalement, la couverture peut être utile. M’enroulant dans celle-ci, je n’osais pas vraiment m’approcher… Donc j’ai fini le cul parterre, le dos contre la porte de la salle de bains. Donc… Et faut que je dise un truc ;

- Tu me passes ma salade ? Je t’ai pris le menu du jour de la cafétéria, j’espère que tu manges de la viande hein. T’aurais dû voir le restaurant, il est inutilisable. Parait que le cuisinier a lavé ses fours avec de l’essence ! Même si je crois que c’est plutôt un élève qui a changé ses bidons nettoyants. En même temps, qui serait assez con pour faire ça, sauf si il veut se faire sauter la cervelle hein ! Haha… Y a de la mayonnaise… Je ne sais pas si tu en manges, donc prends, sers toi ! J’ai pris du Coca aussi, je bois littéralement que ça ! Le café aussi, mais ça plutôt le matin et avec maman… Tu en bois toi ? Ce n’est pas vraiment bon pour la santé, maman me dit de boire du thé comme elle, mais comme maman boit du café, et que je préfère ça, j’écoute plutôt cette maman là… Ah ouais, c’est chinois hein ? Haha… J’ai deux mamans. Tu en connais une, c’est Akiha Ketsuki, tu dois l’avoir en sciences normalement et l’autre, l’autre laisse tomber. Moins tu la vois, mieux tu te portes quand t’es étudiante à Undai. Du moins, c’est ce que les gens disent et puis… Ah Fuck…

Je stresse, je parle trop, je la gave, et dans mon excès de stress, je panique d’autant plus et je poursuis.

- Tu m’aimes pas hein ?

WTF ?! NON CE N’ETAIT PAS CE QUE JE VOULAIS DIRE ! Mais trop tard, comme on dit… Me raclant la gorge, je me suis levé, la couverture sur le corps, j’ai fini par m’accroupir devant Cyr…

- T’sais… Je suis un genre spécial de personne. Mais je ne suis pas méchante ou quoi que ce soit, c’est juste que j’aie envie d’être ton amie. Tu vois ? Non… Du moins, si une meuf comme moi débarquerait dans ma vie, je l’enverrais à la merde en trois secondes, mais… Je veux te montrer que le monde n’est pas noir. Je peux pas comprendre ce que tu ressens et t’as sans doute pas envie que je comprenne non plus vu la manière si subtile dans laquelle nous étions… hier. Mais… Voilà, je veux que tu saches que je suis là et que plus tu me repousseras, plus je finirai par me coller à toi. Et au bout d’un moment, je voudrai te violer et tu finiras par vraiment te fâcher et tu me taperas dessus et… Je suis un peu parano et je me fais grave des films, mais t’sais… Soyons potes, ok ?

…Elle qui est suicidaire, elle doit avoir une corde quelque part hein ? TELL ME, TELL ME WHERE ! Non d'un canard graissé par des noirs.

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Aelys Cyr

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MessageSujet: Re: Et une amie ! Ou pas.   Ven 29 Aoû - 14:10

Elle est entrée. Elle m'a écouté, et elle est allée dans la salle de bains. J'ai refermé la porte avec appréhension. Et si... Elle profitait d'un instant d'inattention pour... Pour faire quoi ? Je ne savais pas le dire. Je ne savais pas comment réagir avec cette fille. Crétine. C'était con de faire ça. Inviter Kaori à entrer. C'était comme l'inviter à me parler. Je ne voulais pas de ça. Je voulais rester seule. Alors... Alors je n'avais pas à l'aider. Mais je l'ai fait. Et je payais pour ça. Cette fille... m'énervait. Tout en elle était réglé pour une vie de princesse, elle s'habillait comme une pimbêche, elle parlait comme une imbécile heureuse, elle... représentait tout ce que je détestais. La joie. L'espoir. Conneries.

Et par dessus tout, elle parlait trop. Et quand elle me demanda de lui passer la salade enfuie dans le sac, je m'exécutais. Non, je ne voulais pas qu'elle mange dans ma chambre, mais je n'avais pas le choix. Elle était... Nue. Avec la couverture m'étant attribuée sur soi. Je ne pouvais pas la foutre dehors habillé comme ça. Si, je pouvais. Je devais. Et si elle a fait exprès de venir mouillée ? Alors, je venais de me faire avoir à son jeu. Et si... son but était de rentrer dans la chambre pour parler d'elle ? Alors elle a réussi. Mais moi, je n'avais rien à foutre de sa vie. Je ne voulais pas la connaître, je ne voulais pas connaître sa famille, ses amis, ses hobbys. Je m'en fichais. Je m'en fous. Qu'elle se taise. Avant que je ne retienne tout. La cafétéria. Endroit payant où je n'allais pas. Et maintenant ? Si celle des dortoirs était morte, je devrais. Voler. Encore. Ok. Deux mères ? Ok. Du Coca. Ok. Non, non. Je ne voulais pas retenir ça ! Je m'en fous. Je m'en fous. Je m'en fous. Qu'elle dégage d'ici.

- Tu m’aimes pas hein ? 

Je la haïssais. Elle l'a enfin compris. Alors pourquoi elle était toujours là ? Je ne sais pas. Pour manger. Manger. Je mangeais, assise à l'autre bout de la pièce, à la fixer avec haine. Qu'elle se taise. Et si elle voulait tant que je lui dise que je la détestais, j'allais le faire. Mais qu'elle ne parle plus. Sauf qu'elle parla encore. Et encore. Et je me tus avant même d'ouvrir la bouche.

 - T’sais… Je suis un genre spécial de personne. Mais je ne suis pas méchante ou quoi que ce soit, c’est juste que j’aie envie d’être ton amie. Tu vois ? Non… Du moins, si une meuf comme moi débarquerait dans ma vie, je l’enverrais à la merde en trois secondes, mais… Je veux te montrer que le monde n’est pas noir. Je peux pas comprendre ce que tu ressens et t’as sans doute pas envie que je comprenne non plus vu la manière si subtile dans laquelle nous étions… hier. Mais… Voilà, je veux que tu saches que je suis là et que plus tu me repousseras, plus je finirai par me coller à toi. Et au bout d’un moment, je voudrai te violer et tu finiras par vraiment te fâcher et tu me taperas dessus et… Je suis un peu parano et je me fais grave des films, mais t’sais… Soyons potes, ok ? 

Taper. Je ne voulais taper personne. Je voulais être seule. C'était trop demander ?! Avec cette fille, c'était le cas. J'en avais marre. Je n'arrivais pas à trouver de solution pour qu'elle me lâche enfin. Plus j'étais violente verbalement avec elle, plus elle revenait à la charge, m'amadouant avec de la bouffe. C'était... Horrible. Et si elle voulait que je m'ouvre à elle, pour mieux me dénigrer après ? Je ne voulais pas de sa pitié. Furieuse, je déposais la boite de nourriture à même le sol et me levais, ouvrant la porte à la volée.

- T'as fini de parler ? Je m'en fous de ta vie. Dégage d'ici.

Je ne voulais pas qu'elle soit là. Ni pour moi. Ni tout court. La solitude était ma seule voie. Les amis ? Conneries. Que des problèmes. Je ne connaissais même pas cette fille et elle se prenait pour quelqu'un d'assez spécial pour venir me secourir. De quoi ? De la noirceur ? Bullshit. Je voulais de cette souffrance. Égoïste ? Non, juste moi. Serrant les dents, je la pressais à s'en aller, avec ma couverture ou sans, c'était comme elle voulait. Ses vêtements mouillés ? Je les lui lançais en plein visage avant de claquer la porte sous son nez. Encore une fois. J'étais seule. Et j'ai blessé quelqu'un. Elle. Kaori. Qui buvait du coca tout le temps, et voulait que je lui parle si je me sentais pas bien. Conneries ! Je n'avais besoin de personne.

END

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Et une amie ! Ou pas.

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