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 A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.

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Kaori Eimin
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MessageSujet: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 6:24

Cela faisait déjà une semaine que j’avais intégré l’école de prestiges, Sakura Gakuen ~ Il s’agissait là d’une des meilleures écoles dans la préfecture de Kyoto, un établissement pour demoiselles de mon rang en soi. Ils dispensaient les cours dès la première maternelle jusqu’à la terminale, le cursus était basé sur un système français, donnant à leurs étudiantes -uniquement les demoiselles avaient droit d’y être inscrites- une éducation de lady, accentuant la coutume occidentale que celle orientale ~

Une école faite pour moi en somme, moi, Kaori Eimin ~ Lors de mon inscription, ma mère, Ayame Eimin a demandé à ce que j’intègre la classe de prestige, composée uniquement des plus grandes têtes de la noblesse du Japon. Il va de soi que je me suis rapidement sentie à ma place, parmi ces demoiselles sachant se comporter correctement.

Aujourd’hui ne dérogeait guère à la règle, dès le matin, ce fut maman Ayame qui m’eut réveillée afin que nous puissions déjeuner ensemble. Prendre notre bain, enfiler mon uniforme pour que je finisse dans l’une des luxueuses voitures de sa collection, conduite par un chauffeur expressément engagé pour me conduire dans mon établissement.

Sakura Gakuen disposait comme Undai, de dortoirs, mais après quelques complications concernant mon évolution, Dead Master-Sama préféra de loin à ce que je rentre tous les soirs à la demeure Ketsuki, s’engageant à ce que je fasse mes devoirs comme-ci je me trouvais dans l’une des salles d’études de mon académie.

J’étais à présent en première année de collège, les modalités ont décidé que je reste dans cette école pour dames jusqu’à mon entrée au lycée. Chose que je ferais à Undai Gakuen, cela va de soi. Après tout, mère voulait tant que je sois l’une de ses élèves prestiges et il va de soi, que je n’allais le refuser à ma chère maman chérie ~

Ayame Eimin, elle m’avait donné son nom, son élégance, ainsi que sa beauté. Je l’aimais, plus que tout. Elle était mon modèle, ce que j’aspirais à être lorsque j’atteindrai un âge décent. Nous savons tous également, que lorsque je serai en âge d’apprendre pleinement la matérialisation, je me montrerai digne du titre que je porte ~

Mais laissons cela de côté, et concentrons-nous plutôt sur ma journée. A savoir, celle que j’entreprenais à Sakura Gakuen. Mes premiers cours de la matinée se passèrent sans embûches, après le repas du midi -desservi pas un chef étoilé- je repris les cours en compagnie de mes amies. Toutes plus moches les unes que les autres ~ Après tout, qui pourrait-on trouver de beau, s’il était à mes côtés ? J’étais la plus belle et maman Ayame n’avait de cesse de me le répéter ~

C’est lorsque la sonnerie du dernier cours retentit que je repliais mes affaires. Lentement, une demoiselle se devait de ne montrer de l’empressement. Une fois mon sac bouclé, je le tendis à Maria, l’une des filles de ma classe qui se plaisait, selon ses dires, à devenir mon toutou attitré ~

Une fois hors de l’établissement, je ne dus attendre comme le commun des roturiers que ma voiture soit là. Mon chauffeur ouvrit la portière, me laissant m’engouffrer sur les sièges en cuir alors qu’il s’occupa de déposer mon cartable dans le coffre.

- Où allons-nous ?

Demandant cela au chauffeur, celui-ci se pressa de me répondre que ma mère m’attendait à Undai et non pas à notre demeure. Serait-elle encore prise par le travail ? Maaah, j’étais apte à la laisser faire tant que je pouvais rester à ses côtés.

Me faisant déposer sur le pont, je marchais, vêtue de mon uniforme jusqu’aux limites d’Undai. Mes boucles d’oreilles me permettant de passer outre le système de protection contre les humains sans pouvoir, je me dirigeais vers le bureau de la directrice.

Endroit où je trouvais ma mère, étrangement occupée par un appel téléphonique qui semblait plus la déranger qu’autre chose. Restant devant son bureau, debout à attendre qu’elle finisse ses affaires, elle raccrocha bien vite sous un dernier « Je n’ai du temps à consacrer à cela, rappelez moi plus tard. » Tellement froid que j’en aurais frémi de terreur si le sourire de maman Ayame ne m’avait émerveillé ~

- Allons dans mes appartements, j’en ai fini avec le travail pour aujourd’hui ~

Voilà quelque chose d'exceptionnel, elle qui passait son temps entre les réunions et les corvées concernant son académie, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit encline à passer le rester de la journée en ma compagnie ~ Bien que je montrais mon étonnement, je ne me perdis guère d’un sourire heureux alors qu’elle me tirait à sa suite jusqu’à chez elle. Chez nous ~

Une fois à la maison, je me dirigeais instinctivement vers la table basse, demandant à Dead Master-Sama si cela ne la dérangeait pas que je finalise mes devoirs avant toute chose. Elle accepta, bien entendu et ce, au point qu’elle m’aide pour les quelques cours auxquels j’eus été distraire ~

Lorsque tout fut fini, je m’en allais déposer mon cartable dans ma chambre, sachant la maniaquerie de maman Ayame concernant le désordre ~ Revenant rapidement jusqu’à chez elle, je me posais dans ses bras, livre en main, me laissant border par sa proximité et son étreinte que je trouvais chaleureuse et agréable.

Mais il va de soi qu’il fallut qu’un insecte vienne déranger mon moment de plaisir et celui-ci se nomma Kiseki. Savez-vous Ô comment je peux détester cet être ? Il n’était qu’une tâche sur le tableau familial. A dire vrai, il y en avait quatre, lui sa sœur, l’animal et… La dernière arrivante.

- Super maman ! J’ai super gagné des entrées pour le super cinéma ! On pourrait se faire un super film ce soir avec super Hikari !

Sans moi. Me détournant de la scène, je me serrais ne serait-ce qu’un peu plus contre maman Ayame. Je n’aimais pas quand ces vautours tournaient autour de ma mère, elle était la mienne et j’étais celle, qu’elle devait aimer le plus. Cependant, je ne m’attendis pas à ce qu’elle vienne me demander mon avis tout en semblant enchantée par l’idée de sortir en famille…

- Kaori-Chan ne voulait-elle pas voir un film justement ? Nous pourrions tous aller ensemble ce soir ~

Non. Certainement pas avec eux et je m’empressais de le lui faire comprendre. « Oui, mais avec TOI seulement. » Était-ce malpoli de ma part d’agir ainsi ? Certes, mais je préférais garder ce qui était mien, loin des autres.

- Maaah, ne te comporte guère ainsi mon amour, cela fait longtemps que nous ne sommes sortis tous ensemble, Akiha-Chan serait ravie de se joindre à nous également, n’est-ce pas ? ~

Elle… Elle, c’était la pire. Celle que j’aimais le moins parmi tous ces crabes gluants qui tournaient autour de ma maman. Oui, elle était également ma mère, malheureusement.
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 6:39

Le temps défilait impitoyablement, l'horloge de la vie tournait et avec elle, les événements se succédaient les aux autres. Tout changeait au gré des comportements de chacun, tels des conséquences aux actes commis par le passé. Une histoire qui nous amena au jour présent, dans les circonstances écrites depuis bien longtemps, et qui nous menait vers un avenir incertain, semé d'embauches.

Aujourd'hui ne dérogeait guère à la règle d'une journée épouvantable, comme toutes celles que je menais depuis près de deux semaines déjà, allant jusqu'à m'enfuir au plus profond des souterrains de Undai -ou en ville- afin de ne pas croiser sa personne. Étrange qu'était le fait d'éviter sa propre fille, enfant qui s'exposait au grand danger -comme le dirait si bien mon ombre- en arrivant à me mettre hors de moi ~ Mais était-ce seulement vrai ? Non, parce que je l'aimais plus que tout, malgré ce qui se passait au quotidien entre nous. Et ce n'était guère peu dire, malheureusement. Kaori Faith Eimin, ma plus jeune fille, ma cadette que je chérissais de tout mon cœur, me détestait. C'était irréfutable, et je n'avais aucun moyen de la faire changer d'avis. Même en passant des heures et des heures à me creuser les méninges afin de trouver les raisons qui la poussaient à me rejeter de telle sorte, je n'arrivais à me satisfaire des réponses -hypothèses- que je supposais.

Depuis que Kaori eut atteint l'âge de douze ans, période où son évolution ralentit finalement après une croissance vertigineuse dès ses cinq ans, tout a fini par se bousculer dans notre vie de famille -cela eut considérablement empiré quand elle rentra au collège spécialement choisi par Ayame-, et en particulier le lien qui me liait à ma fille fut... brisé. Pourquoi ? Serais-je la fautive de cela ? Était-ce car je ne passais énormément de temps en sa compagnie pendant cette transition ? Avais-je fait quelque chose qui lui aurait déplu au point qu'elle m'en haïsse ? « Tu remets cela sur le tapis, Akiha ? Ce gosse n'a aucune valeur à nos yeux, tant qu'elle ne se mette entre nous et Ayame. » Il était facile pour mon ombre de mettre une barrière entre les sentiments que j'éprouvais à l'égard de mon enfant, et la conviction éternelle que nous devions envisager toutes les possibilités probables comme improbables, afin de rester auprès de mon épouse. Chère femme qui ne rencontrait -mystérieux que cela puisse l'être- aucune difficulté pour s'entendre avec notre fille. Tandis que de mon coté, c'était un calvaire chaque jour. Un supplice que j'arrivais de moins en moins à supporter, malgré tout l'effort dont je faisais preuve pour sourire jour après jour, essayant de me rapprocher de Kaori, en vain.

- Super maman ! Regarde ce que j'ai super gagné ! T'es super là ?

Plongée dans mes songes, je ne remarquais guère la présence de mon fils, ne m'attendant guère à le voir débouler dans mon laboratoire, endroit où je passais le peu de temps libre que j'avais à ma disposition. Gratifiant mon jeune fils d'un sourire aimable, je me levais afin de lui ouvrir la porte pour mieux me faire assaillir par ses cris de joie. Et pourquoi tant d'euphorie de la part du Première -au grand avenir d'Idole ? Si je me posais la question, elle s'envola au même moment que des tickets apparurent sous mes yeux et que mon cher fils m'informe de son désir d'aller au cinéma en famille. Je dois avouer que cela me surprit aux premiers abords, étant donné que Kiseki n'était du genre à aimer se montrer avec ses mères, préférant prendre -quel sous-entendu-  ses amis pour des sorties en tout genre. Et c'est pour le féliciter de son attention, que j'acceptais de suite, allant jusqu'à lui proposer de rentrer aux dortoirs pour proposer son idée à Ayame également. Autant que nous y allions tous ensemble, n'est-ce pas ? ~ Je pouvais déjà nous voir, assis sur une rangée pop-corn en mains, tandis que mes mains, se baladeraient sous des tissus des plus fins ~ Alala... Définitivement, cette idée m'enchantait ~

Mais avant que le plaisir prenne le dessus sur les responsabilités, j'invitais mon chéri à me suivre en direction du bâtiment principal, et plus précisément, l'infirmerie, où je devais déposer les derniers échantillons que j'eus préparés pour mes chers chatons en convalescence. C'est ainsi, après un quart d'heure de « super » fusant à bout de champ, que nous arrivâmes dans les couloirs des dortoirs, prenant soin de faire un détour par la chambre d'Hikari, afin de lui proposer -l'obliger étant donné qu'elle aurait préféré rester avec Mei- de nous rejoindre dans les appartements dans une heure. Alala... Cette enfant était autant aveuglée par l'amour que ma personne par l'ambition de réussir tout ce que j'entreprenais ~ Devrais-je songer à la remettre sur le droit chemin avant que son petit cœur ne se brise ? ~ Voyons, je serai là pour la consoler quand cela arrivera ~

Sortant de la chambre, mon fils trépignant d'impatience de mettre en œuvre son plant d'avoir sa jumelle rien que pour lui, je me fis tirer vers l'étage supérieur, où -je devinais- Ayame devait se trouver ~ Posant un dernier coup d’œil sur mes habits composés d'un débardeur clair -montrant si bien ma poitrine généreuse- et d'une jupe à peine cachant mes cuisses, je passais mes mains dans mes cheveux avant de traverser la porte des appartements, sourire charmeur aux lèvres ~ Devrais-je avouer que j'eus un moment de flottement en apercevant qu'Ayame était posée dans le fauteuil, en compagnie privilégiée de Kaori ? ~ « Depuis quand tu hésites à baiser ta femme, à cause de cette gamine impertinente ? » Silence ~Reprenant contenance, je m'avançais dans le salon, tandis que Kiseki relatait déjà ce qu'il projetait pour la soirée ~

- Kaori-Chan ne voulait-elle pas voir un film justement ? Nous pourrions tous aller ensemble ce soir ~

Mais ce qui fut le plus étonnant, ce qu'Ayame ait l'air favorable à l'idée d'aller au cinéma avec nos enfants. Ne sachant si je devais en être contente, ou non, j'attendis que Kaori réponde à la question de sa mère, avant de me réjouir de toute éventualité de passer du bon temps avec elles. « Oui, mais avec TOI seulement. » Au fond, je m'y attendais. Tellement que seul un expert aurait pu discerner des signes de tristesse sur mes traits, tirés dans un sourire imperturbable. Faisant fi de tant de hargne de la part de Kaori, je m'avançais pour arriver à la hauteur de mon fils, ne sachant si son idée passait ou non.

- Maaah, ne te comporte guère ainsi mon amour, cela fait longtemps que nous ne sommes sortis tous ensemble, Akiha-Chan serait ravie de se joindre à nous également, n’est-ce pas ? ~

Évidemment que oui, mais si c'était pour mettre mon enfant mal à l'aise, alors... « Et puis quoi encore ? Si tu continues à te plier devant ce gosse, je vais m'en débarrasser. » Quelle menace malvenue ~ Alala ~ Laissant un fin soupir traverser mes lèvres, je coulais un regard tendre à mon épouse avant de m'approcher davantage du fauteuil, caresser brièvement la joue de ma fille en signe de bonjour, pour mieux me pencher au-dessus de ma femme -avec l'intention de lui dévoiler mon décolleté- et l'embrasser sans retenue.

- Ce serait avec plaisir, mon amour ~

Sourire ravageur ornant mon visage, je pris ma femme par la main afin de l'inviter à se lever, je ne fis que jeter un coup d’œil inquisiteur à Kiseki qui s'activa directement pour préparer tout ce dont nous aurions besoin, à savoir, les clés de ma voiture ~ Quel enfant serviable... Surtout quand il désirait quelque chose ~ Digne de sa mère ~ La main de mon épouse toujours emprisonnée dans la mienne, c'est vers Kaori que mon regard clair se tourna, avant que je ne lui adresse quelques mots doux.

- Kaori mon chaton, va te changer, nous partons dans peu ~ Je suis certaine que nous allons tous bien nous amuser ~

Il allait de soi que l'uniforme de Sakura Gakuen ne serait l'habit le plus convenable pour une sortie décontractée ~ Relativement de bonne humeur, je tirais Ayame à ma suite jusqu'à dans la cuisine, prétendant vouloir boire un café avant de partir. Et dès que je franchis le seuil de la pièce, je poussais ma chère et tendre épouse contre la table, et vint me coller à sa personne, cherchant déjà sa langue de la mienne, mes mains ayant trouvés leurs places sur ses hanches délicates ~

- Je ne m'attendais guère à tant de fibre maternelle de votre part, mon amour ~ Je suis ravie que vous ayez accepté de nous faire honneur de votre présence ~

Glissant mes mains dans son dos, je passais en dessous de tout vêtement dérangeant, afin de caresser du bout de doigts, la peau glaciale qui me faisait frémir d'envie ~ Alala... La séance pourrait attendre que je finisse d'explorer le corps de ma femme, n'est-ce pas ? ~

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 7:25


Des envies de meurtres ? A chaque fois que je pose mon regard sur sa face de truie.

- Ce serait avec plaisir, mon amour ~

Et ça ne s’arrangea pas quand elle osa poser un doigt sur ma chair délicate, passant sa paume sur ma joue comme si j’étais sienne. Dégoûtée par son toucher, je me décalais pour mieux montrer ma désapprobation. Chose qu’elle ne prit en compte puisque ses plans vicieux se tournèrent déjà vers MA mère. Déglutissant difficilement en la voyant embrasser MA Ayame, je détournais le regard, rageant intérieurement. J’avais déjà demandé à maman de ne pas faire ça, pas avec elle, pas devant moi et même jamais. Akiha n’avait aucun droit dans cette famille et la voir se pavaner telle une péripatéticienne me donnait la nausée.

- Kaori mon chaton, va te changer, nous partons dans peu ~ Je suis certaine que nous allons tous bien nous amuser ~

Qu’elle ferme son cracha de vipère, je n’étais pas son chaton, sa chatte ou je ne sais quel autre surnom animalier qu'elle donnait à autrui. Si elle voulait me parler, elle n’avait qu’à dire « Kaori-Sama ». Ce n’est pas parce qu’elle était ma génitrice qu’elle pouvait se permettre tant de familiarité, aurait-elle oublié qu’elle n’était qu’une Ketsuki ?

Boudant alors que ma mère se vit enlevée par la pire femme du monde, je me retrouvais seule, déconfite dans le salon. Seule ? Oui, Kiseki n’était qu’une tâche ou une plante décorative d’une laideur abominable. Et ce n’est pas pour faire plaisir à Akiha que je m’en allais dans ma chambre, mais juste parce que l’air du living était pollué par la présence du mâle surexcité.

Quel porc. Lançant un regard mauvais à celui que je devais appeler « Grand-Frère », je gravis les marches sans plus attendre pour rejoindre ma pièce. A savoir un lit où il faisait bon vivre, aux couleurs féminines. C’est maman qui a aménagé cette chambre pour moi, cela se voyait, tout était si beau ~

Retirant mon uniforme -sachant pertinemment qu’il ne m’était autorisé de le porter en ville-, je le pliais soigneusement avant de le déposer dans le bac à linge sale. Ouvrant ma garde-robe à la recherche d’un ensemble qui m’irait, ce fut un petit short accompagné d’un de mes magnifiques T-shirt aux messages explicites. « Kill your Brother and love your Mother » ou devrais-je prendre celui disant « I am THE queen » ? Hum… Le choix était difficile, c’est donc un autre que je pris aux couleurs bleutées dont les inscriptions mélangeant l’anglais et le japonais étaient blanches. Attrapant ma paire de converses aussi blanches que mon short, je descendis.

- Il est super top ton super T-shirt ! J’ai super un comme ça aussi avec différentes super couleurs !

« Mhmm, moi j’en ai cinq autres. » Et v’là, dans tes dents mon cochon. Passant à côté de lui en passant une main dans ma chevelure, je le regardais d’un air hautain avant de me diriger vers la cuisine.

Jamais je n’aurais dû faire ça. Parce que voir et savoir n’était la même chose, et le simple fait de savoir que maman Ayame était soumise à cette guenon me donnait de l’urticaire. Entrouvrant les lèvres alors qu’elle décalait la tête de la vipère d’entre ses jambes, je crisais.

Levant la main pour la pointer sur Akiha, mes traits se déformaient sous la colère alors que je sentais mes joues rougir sous la scène dont j’avais été spectatrice.

- Tu ne peux pas faire ça ! Pas avec elle ! Ce n’est qu’une sous… Une Ketsuki ! Cette pute…

Et je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase que je me fis gifler par la main de ma mère. Déboussolée en tombant les fesses les premières au sol, je savais plus quoi faire ou même quoi penser. C’était la première fois… Qu’elle levait la main sur moi.

- Ma… Mam…

« A qui crois-tu donc t’adresser ? Tu resteras seule ici, Shizuma assurera ta présence en ces lieux. Quant à nous, nous partons Akiha. » Furent ses dires avant qu’elle ne tire sa femme à sa suite.

Elle… m’abandonnait ? Elle… J’en pleurais de frustration. Pourquoi la choisissait-elle à moi ?! J’étais SA fille et elle… ELLE N’ETAIT RIEN ! Mon hurlement se fit entendre dans tout l’appartement alors que la porte d’entrée claqua.

A partir d’aujourd’hui… Je rendrai ta vie, davantage impossible.





Après ce qu’il s’est passé la veille, je suis restée dans ma chambre, pleurant à chaudes larmes l’abandon que m’avait fait subir ma mère. C’était à cause de la vipère que je ne pouvais vivre correctement, elle pourrissait ma vie, elle engrainait les actions dérisoires d’Ayame… Elle la manipulait pour qu’elle finisse par me mettre en pension ! Loin d’elle…

Je n’acceptais pas.

Mon lendemain fut tumultueux. Après ma douche, j’étais descendue pour prendre le déjeuner. Celui-ci se passa dans un silence plat… Je n’aimais pas ça.

- Ton chauffeur t’attend, nous nous verrons ce soir.

Furent les dires de ma mère aimée. Désolée devant celle-ci, je ne fis que hocher de la tête alors qu’elle partait déjà. Aucun câlin, aucun baiser. Seul un froid glacial planait dans les appartements. Akiha était également à table et évidemment, à elle… Elle, elle eut droit aux lèvres de ma mère.

Me levant suite à cela, j’enfilais ma veste pour quitter la maison… C’est ce que je fis, mais je ne partais directement. Louchant sur la veste d’Akiha, je montais rapidement dans ma chambre afin d’aller chercher mon panier à punaises. Qu’en ai-je fait ? Je les ai déversées dans sa poche, évidemment.

Je l’ai dit plus tôt… Sa vie sera un calvaire à partir d’aujourd’hui.

De retour après les cours, je ne suis pas rentrée directement à la maison, mes obligations extra-scolaires l’obligeant. Après avoir suivie mon cours de piano, ce fut à celui de danse que je me défoulais. Tourbillonnant à toute allure sur moi-même, levant ma jambe dans un arc parfait, imaginant que la tête de la vipère se trouvait à portée de pied pour la shooter.

Ma haine ? Elle était dérisoire, jusqu’à aujourd’hui ~

Une fois à la maison, je ne m’attardais pas dans le salon, montant directement dans ma chambre afin d’attraper mon journal et y apposer mes mots venimeux à l’encontre de ma blonde de mère ;

Cher journal,

Aujourd’hui, je mis mon plan à exécution.

Rien de plus, mais cela en disait déjà assez ~
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 8:11

Définitivement, le monde entier était contre une certaine alliance entre Kaori et ma personne... C'était tellement désolant, tellement déprimant que je ne sus plus faire abstraction à ce qui se passait dans cette maison. Ne serait-ce que pour le bien-être de mon union avec Ayame. Relation qui -en écoutant les paroles de mon alter-ego prévoyant- risquerait d'être compromise par la présence même de ma fille cadette. Et même si au début, je décrivais mes pensées paranoïaques comment exagérées, je voyais de jour en jour, la vérité se dessiner sous mes yeux incrédules. Passant les journées dans un mutisme effrayant à chaque fois que je me retrouvais avec Ayame et Kaori, il m'arrivait d'hésiter à embrasser ma femme pour ne guère froisser mon enfant. Ce qui était, dans tous les cas, dépourvu de sens, et risquait -comme dit plus haut- de détruire ce que j'eus construit avec mon épouse. Et ce, au point que je l'imaginais aller voir ailleurs, car je ne lui apportais l'attention appropriée à mon rôle d'épouse, entravée par les apparitions malveillantes de sa fille. Alala... A croire que j'étais dans une position encore plus délicate que celle d'une belle-mère, rencontrant les enfants de son futur mari. Ridicule en soi ~

Mais ce qui le fut moins, c'est que j'aurais dû m'abstenir de profiter du corps de notre chère directrice, sachant que Kaori pouvait venir dans la cuisine à tout moment. Mais l'envie, le besoin de toucher le corps attirant à ma portée, fut plus tenace que la peur de me confronter à Kaori. Tellement que je me suis plu dans ces quelques secondes d'amour passionnel, virant rapidement à la bestialité. Du moins, jusqu'à ce que la deuxième tête blonde de la famille, ne fasse acte de présence, et dise de sa petite -imposante- voix, à quel point elle fut outrée de nous voir dans une position saugrenue.

- Tu ne peux pas faire ça ! Pas avec elle ! Ce n’est qu’une sous… Une Ketsuki ! Cette pute…

Déconcertée autant par les paroles de notre enfant, que la marque laissée par Ayame sur sa joue, je ne réagissais plus, mitigée par ce qui venait de se passer. Jamais, je n'ai vu ma femme lever la main sur Kaori, jamais, avant aujourd'hui. Et par dessus tout, je ne désirais guère que leur entente se dégrade par ma faute. Pourtant, je n'avais mot à dire dans la situation actuelle, me faisant tirer par la poigne de fer de mon épouse, tandis qu'elle lançait des derniers mots tranchants à l'encontre de Kaori. J'en frémissais, j'en mouillais, malgré que j’aie de la peine pour l'enfant, qui devrait rester à la maison. Définitivement, cela me dérangeait, suffisamment pour que j'en fasse part à Ayame, femme qui me répondit qu'elle avait la situation en main. Plus que ma personne, c'était évident.

Après cet accrochage, le reste de la soirée se passa relativement bien ~ Mis à part le fait que je dus confisquer le portable de Hikari pour quelques heures afin qu'elle prête de l'attention à autrui, et non seulement à Mei, dirais-je ~ Quant à la séance du cinéma ? Je ne prétendrai guère que j'eus consacré un instant de mon attention au film, et je suis reconnaissante à nos chatons de n'avoir fait aucune remarque sur ce qui se passait dans les sièges voisins aux leurs ~ Nous nous amusions tellement, que nous finîmes la soirée dans un restaurant non-loin de l'établissement scolaire où j'enseignais ~

Pourtant, en rentrant dans les appartements, j'eus une boule de chagrin qui vint se loger au fond de mon ventre, en imaginant Kaori, seule dans la pénombre de cet endroit. Chagrin qui se transforma en gémissements torrides, quand les mains d'Ayame se faufilèrent sur mes cuisses ~ Et que je vienne lui rendre ses touchers intimes ~

Le lendemain. Il commença sur le pied de guerre, même si cela ne se voyait guère au premier coup d’œil. Après tout, deux femmes s'aimant, déjeunant ensemble à table tel un jeune couple amoureux, ne donnait guère raison au ton glacial qu'employa Ayame pour s'adresser à notre fille, fraîchement arrivée dans la cuisine. « Ton chauffeur t’attend, nous nous verrons ce soir. » Il était rare de voir ma femme aussi froide avec notre trésor... Mais c'était un choix qu'elle eut fait, et que j'aurais suivi également, si un de mes chatons insulterait Ayame devant ma personne. « Heh elle aurait guère besoin de ton aide Akiha. Tu ne devrais pas compter sur elle pour arranger tes problèmes de gosses ! Tape-la un bon coup, et elle se calmera. » Certes, j'étais entièrement en accord avec les pensées de mon ombre quant au fait que je ne devrais m'appuyer sur Ayame pour éduquer notre fille afin qu'elle m'apprécie. Mais je n'irais jamais jusqu'à frapper notre enfant. Du moins, je ne la blesserai guère comme je l'aurais fait avec un inconnu. Quitte à payer le prix de ma gentillesse, oui ~

Et je le payais au prix fort, malheureusement. Parce qu'après qu'Ayame fut partie, suivie de près par Kaori ne voulant sans nul doute rester en ma compagnie, c'était à mon tour de prendre mes affaires et commencer ma journée. Mais c'est en arrivant à l'infirmerie, juste avant d'enlever ma veste, que j'ai plongé la main dans la poche de cette dernière afin d'en sortir un bout de papier sur lequel j'eus noté quelques informations dont j'avais besoin. Main que je retirais aussitôt, vivement, sous une douleur aiguë. Minime comparé à une plaie causée par une arme blanche, mais suffisamment intense pour me faire grimacer. Regardant l'intérieur de ma paume, je fus horrifiée d'y voir des punaises de toutes les couleurs, plantées dedans. Comment... ? Bien sûr. Et c'est sous le sifflement de colère de mon ombre, les regards intrigués des patients et infirmières, que je compris ce qu'il se passait. Kaori. Quelle idée.

- Retournez au travail, nous avons à faire en ce jour ~

Passant le reste du temps à y songer, tout en retirant les corps étranger de ma main, j'essayais de garder bonne figure, décidée à en toucher deux mots à ma chère fille, indisciplinée à souhait. Définitivement, cet enfant a bien fait passer le message, me signalant allégrement qu'elle n'eut guère appréciée ce qui s'est passé la veille.

Le soir, je rentrais directement aux appartements, saluant hâtivement mon épouse, pour mieux lui demander où était notre fille. Recevant la réponse, je n'attendis guère un instant de plus pour gravir les marches jusqu'à l'étage supérieur, toquer -par éthique- à la porte de la chambre de Kaori, et y entrer sans plus de cérémonie. Croisant le regard perçant de l'enfant, c'est les sourcils froncés que je lui signalais, d'un ton sévère :

- Kaori, je sais ce que tu as fait. Ne le refais plus, sinon je serai obligée de te punir. Bonne nuit.

Une mise en garde conformément à l'avis de mon bon coté. Une faiblesse évidente selon mon ombre lugubre.

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 8:24

Les réprimandes de la veille sonnèrent comme des louanges à mon ouïe. Je dois avouer que je fus inquiète lorsque je vis sa blonde de tête passer la limite donnant à ma chambre. Ne lui avais-je pas interdit d’y entrer ? Décidément, il lui manquait plus que de la beauté, devrais-je demander au père-noël qu’on lui greffe un cerveau également ? ~

- Kaori, je sais ce que tu as fait. Ne le refais plus, sinon je serai obligée de te punir. Bonne nuit.

J’en jubilais ~ Elle savait et ? Et rien du tout, elle était si faible comme femme que je me couchais sans plus attendre, sachant déjà quels magnifiques rêves morbides j’allais faire en utilisant Akiha comme victime principale de mes vices ~

Le lendemain, ce fut aux aurores que je sortis de ma chambre -déjà habillée d’une tenue légère- afin de rejoindre l’extérieur. Boite en plastique en main, je sillonnais le parc d’Undai à la recherche de chenilles. Je n’étais pas effrayée par les insectes, les toucher était certes dégoûtant, mais je ne ménageais pas mes efforts pour les attraper à pleine main.

Une fois que j’eus un compte relativement excessif, je suis rentrée à la maison pour mieux glisser mes trouvailles de la journée dans le sac de cours de ma génitrice hideuse ~

Ai-je attendu de voir sa réaction ? Non, j’étais une demoiselle occupée et comme toute lady, je m’en allais à mes occupations. A savoir mes cours à l’institut Sakura, écoutant avec attention les dires de l’enseignant pour mieux noter chacune de ses paroles dans mon cahier.

Une fois les cours finis, ce fut chez Kaïla que je m’en allais. Bien que nous n’étions samedi, j’ai été autorisée à la voir. Deux heures plus tard, ce fut maman Ayame qui vint me chercher. Au début je ne savais comment réagir, mais rapidement, sa tendresse à mon égard était revenue.

Un câlin plus tard, et je me trouvais dans ses bras en train de bouquiner un livre alors que par-dessus ma tête, elle faisait de même ~

Attendais-je le retour d’Akiha ? Rien que pour voir un air effroyable sur son minois de vipère. Haha ~ Ne l’ai-je pas dit ?

- Souffre, souffre, et comprends ma haine ~

Fredonnant amusée sous l’air perplexe de maman, je lui fis signe de ne pas s’en préoccuper… Après tout, cela ne la concernait pas. Elle, je l’aimais plus que tout ~
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 9:02

Après l'altercation avec ma fille, le reste de la nuit se passa pour le mieux ~ Evidemment, j'ai évité de mentionner ce qui s'est passé avec les punaises, devant Ayame, considérant que cela ne la concernait guère. Il ne manquerait plus qu'elle se moque de ma personne, pointant du doigt que je n'étais une bonne mère pour mes enfants. Ce qui n'arriverait sans nul doute, que je me plaigne ou non, mais je préférais régler le problème par mes propres moyens.

Résolutions prises, je débutais la journée avec un emploi du temps consacré aux étudiants de Undai, aux Premières plus précisément. Si je ne fus surprise de voir Hikari dans la classe, venue avant l'heure pour assister à la leçon de sa maman adorée, je fus étonnée d'y voir Kiseki. Non qu'il ne soit assidu, mais depuis que ses répétitions de chant et danse remplissaient ses journées, nous -Ayame et ma personne- devions consentir à ce qu'il abandonne les cours pour sa carrière, ne serait-ce que le temps d'une année. C'était pour cela que je ne m'attendais guère à le voir dans ma classe, et le lui fis comprendre en lui posant la question quant à la raison de sa présence. Et c'est quand il arriva à mon bureau que j'ai compris qu'il n'était venu seulement pour se remettre en ordre au cours de sciences.

- Je sais super pas comment te le demander... Mais c'est super génial tu sais ! Notre super groupe organise un super voyage, pour qu'on puisse super se produire mondialement.

Et donc, cela nous menait où au juste ? Mettant mon fils en confiance sous un sourire maternel, je le priais de poursuivre, mais je dus rapidement abandonner ma curiosité au profit de mes chatons, quand la cloche sonna et qu'ils vinrent s'installer. Débutant le cours sans plus attendre, je congédiais Kiseki à sa place, promettant que nous allions continuer cette conversation à la fin de l'heure. Demandant à ce que tout un chacun sorte son livre, je fis de même de mon coté, fouillant dans ma mallette à la recherche de ce dernier. Sentant une gêne soudaine au niveau de la main, j'extirpais cette dernière du sac avec le livre sur lequel, grouillaient des insectes... Alala... J'en fus tellement perturbée que par réflexe, je l'ai lancé à travers la classe, et que par malheur, il atterrit sur le banc d'une fille qui, par égard à sa fragilité d'Undai'enne, se mit à hurler. Et qui dit qu'un étudiant hurle dans une classe dans cette Académie, dit que tous les autres étudiants s'affolent. Ayant sous mes yeux un vrai désordre, je cramais les insectes d'un seul regard, tandis que les étudiants s'enfuyaient tous en même temps de la classe, malgré mes demandes de se calmer.

Cris qui se calmèrent quand je vis Hikari, à quelques bancs devant le mien, en train de... convulser de peur. Soupirant -cette fois si sans moindre grâce- je m'approchais d'elle avant de m'accroupir à sa hauteur, la consolant du mieux que je pouvais, sous la colère qui montait en mon sein à l'encontre de sa petite sœur.

- Ce ne sont que des petites bêtes, ma chérie ~ Maman s'en est occupée d'accord ?

Déposant un tendre baiser sur sa chevelure verdâtre, je l'invitais à se lever, puis m'arrêtais en voyant que son jumeau était également resté dans la classe. Lui confiant sa jumelle, je n'eus le temps de souffler qu'il me lança, amusé « Maintenant on peut super parler ! Je veux super partir avec mon super groupe aux USA, à New super York City. Mais... J'aimerais que tu viennes super avec moi et super Hikari. Tu es super d'accord ? Ca durera super pas plus d'un super mois. » L'arrêtant avant qu'il ne poursuive ses explications, je dis que ce serait impossible. Mais en voyant son air dépité qui me faisait toujours céder à ses caprices, je finis par lui dire que j'allais y réfléchir et également, en parler avec sa mère, avant de prendre une décision. Demandant à ce qu'il me fournisse toutes les informations avant le lendemain, je lui confiais sa sœur avant de quitter la classe. Définitivement, cette journée était épouvantable.

Et j'avais toute la matinée de libre, étant donné que ma classe est devenue indomptable en moins de trois secondes. Alala, j'entendais déjà les rumeurs se propager à travers Undai, j'espérais seulement qu'elles n'arrivent aux oreilles de ma femme. « Tu comptes ignorer cela, Akiha ? » Et que pouvais-j faire d'autre ? Je n'allais tout de même guère attendre le soir, pour m'emporter contre Kaori pour une farce aussi enfantine. Certes, il serait judicieux de lui en faire la remarque, mais je l'ai déjà fait la veille, et le résultat me déplaisait. Peut-être que si je feins l'indifférence, elle se lassera de ces jeux. Définitivement, c'était une manière de procéder que j'adoptais dès à présent.

Et ce, à la lettre. Rentrant de bonne heure -soir- aux dortoirs de Undai, je ne fus guère étonnée de découvrir Ayame collée à sa cadette. Elles ont dû se réconcilier. Après tout, Ayame aimait sa fille et n'avait le cœur à lui en vouloir longtemps. Attendrie malgré tout devant cette scène, je fis abstraction des désastres de la matinée, pour mieux venir m'asseoir à leurs cotés. Déposant un tendre baiser sur les lèvres de ma femme, une fine partie de mon être se plaisait dans ce geste, marquant avec amusement les réactions de Kaori.

- Ayame ~ Viens avec moi, dans la chambre ~

Certes, j'ai dit que les gamineries ne m'intéressaient guère ~ Mais là, c'était mon alter-ego qui fit jouer mes cordes vocales, voulant commencer une guerre impitoyable contre ma fille, afin de lui montrer clairement, qui gagnait dans cette maison. Alala... ~

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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 9:28

Des gamineries, je pouvais m’en permettre, même si j’étais une demoiselle, je n’en restais pas moins une enfant. Je n’en avais pas honte, grâce à cela j’avais tout sur un plateau d’argent ! Qui se plaindrait d’être couvé par l’amour de sa mère ? ~ Certainement pas moi.

Mais tout jeu n’est amusant sans protagoniste, et celui-ci se montra en rentrant dans les appartements. De bien trop bonne humeur pour que je ne sois étonnée de sa réaction… Était-elle une fétichiste des insectes ? Non, son regard en disait long sur ce qu’elle eut pensé de cela, et malgré moi, je m’étais laissée avoir à la suite de ses paroles.

- Ayame ~ Viens avec moi, dans la chambre ~

Elle l’avait fait exprès ! Entrouvrant les lèvres sous son rapprochement furtif envers ma mère, je restais bouche bée alors que maman Ayame ria aux dires de cette vipère pour mieux… L’accompagner bien entendu ! Un lavage de cerveau, elle assouvissait ma mère pour… Pour pouvoir contrôler le monde !

Protestant alors que maman m’intima le silence en posant un doigt sur mes lèvres, elle me lançait un de ces sourires avant qu’elle ne parte avec Akiha, en disant long sur ce qui allait se passer plus tard. Dans quelques minutes, à voir quelques secondes.

Une fois les deux femmes enfermées dans leur chambre, je crisais. Hurlant en balançant mon livre sur le sol avec acharnement pour finalement quitter les appartements en calquant la porte.

Où mes pas m’ont conduits ? Chez tante Miri qui m’ouvrit sans plus attendre pour me consoler alors qu’un flot de larmes de colère s’enfuyait de mon être. Après le réconfort, elle me demanda de lui expliquer. Bien qu’il était difficile de savoir si elle était toujours là ou non, je finis par lui raconter ma rancœur à l’encontre de la vipère, ce qui se finit sur un « Quelle idée ~ » De sa part.

A croire que le monde entier trouvait cela normal, qu’Akiha soit avec MA mère !
Je ne le trouvais pas.

Finalement, ce fut dans les appartements de Miri-Han que je me suis endormie. Le lendemain matin, c’est Oncle Keitaro ou Izanagi, au choix, qui m’a conduite à l’école. Cela ne me dérangeait pas, il avait du charme et sa voiture était luxueuse ~ Il serait apte à être mon chauffeur à temps-plein si il le désirait.

Pendant la journée, je meuglais dans mon coin à la recherche d’une vengeance pour ce soir. Qu’allais-je faire ? Je n’en avais encore aucune idée, ce n’est que lorsque Elza lança à la volée une de ces histoires qu’un nouveau plan machiavélique prit place. Elle conta que son frère avait été l’investigateur d’une réception et qu’il devait s’occuper des commandes. Malheureusement, la fête fut annulée et contre toute attente, il oublia de prévenir les fournisseurs ~

Vous connaissez la suite, de mon côté, je n’avais qu’à m’assurer qu’Akiha se trouve à la demeure de Kyoto. Après avoir demandé à maman Ayame si nous pouvions dormir à la maison et non à l’institut, je commençais… Mes commandes ~

 Cent petites bouchées feuilletées
 Cent pizzas
 Cent plats chauds asiatiques poulet aigre-doux
 Cent cocktails différents, plus la promotion, un verre livré, un deuxième gratuit

Et ainsi de suite… Il va de soi, que « cent » était mon mot du jour. Donnant mon adresse, je n’attendis plus qu’à être là, le soir venu ~

Ce fut maman Ayame qui vint me chercher, arrivant à la maison, je restais avec elle dans son bureau pour faire mes devoirs. Je ne les avais fini lorsque Akiha rentra et que maman alla l’accueillir avec ces baisers me dégoûtant. Ne relevant cela, je ne fis qu’un signe de la tête à Akiha par politesse -plus qu’autre chose.

Et ce fut une demi-heure plus tard, alors que j’étais toujours attelée à mon travail scolaire que les commandes arrivèrent ~ La première, le désarroi se lisait devant tant de boites, la deuxième, qu’était-ce donc ? La troisième, que se passait-il ?! La quatrième et je tentais bien que mal de cacher mon euphorie alors qu’une dizaine de livreurs se bousculèrent pour être payés -en cash, bien sûr.

Cachée dans les marches d’escaliers, je m’en allais sous un éclat de rire afin de rejoindre ma chambre… Finalement, je n’avais pas si faim que ça, ce soir ~
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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 10:05

Contrairement à ce que je m'attendais ce matin, aucun signe ne présageait que Kaori allait me faire payer les débordements de mon alter-ego. Bien évidemment, je ne regrettais guère la nuit passée, ayant pleinement joui sous les caresses d'Ayame, ainsi que sous les violences dues à des pratiques obscènes -aux yeux de tiers. Alala... Y repenser me donnait des envies saugrenues ~ Désirs que je comblais dès le réveil, enfuyant les gémissements de mon épouse sous de millier de baisers plus tendres les uns aux autres ~ Et ce, jusqu'à ce que les devoirs nous appellent, et que nous devions partir chacune de son coté, afin de faire acte de présence devant nos obligations.

Mais peu importe la masse de travail qui m'attendait, cela n'était guère suffisant pour me sortir les expressions de plaisance de mon épouse ~ Heureuse pour toute la journée, je fus tout de même prudente, vérifiant à deux fois que tout était en ordre aux alentours de ma personne, comme ma veste, ma mallette, et même les copies des interrogations que mes étudiants devraient remplir pendant le contrôle. A ma plus grande surprise, tout paraissait parfait, tellement que j'ai baissé la garde pendant l'heure du dîner, retrouvant Ayame comme à notre habitude, dans son bureau, nous racontant des histoires de tous les jours... Ou devrais-je dire, profitant de cet instant pour finaliser ce que nous avions entrepris au courant de la matinée ~ Ce fut également le moment opportun où j'ai pris des nouvelles de Kaori, enfant qui se vit conduite à l'école par Keitaro. Cela me désolait de constater qu'elle appréciait cet homme, plus que sa propre mère, mais je ne le relevais guère.

Le reste de l'après-midi se passa dans le calme, mis à part que mon fils est encore venu me harceler avec son voyage afin de participer à un concours d'Idoles venus du monde entier. Distraite par ce qui se passait avec Kaori, j'eus oublié d'en faire part à Ayame, mais je promis à mon fils de me rattraper ce soir. Notant la nécessité d'alléger l’impatience de Kiseki, j'enregistrais sa demande au fond de mon esprit, ne me risquant guère à lui proposer d'aller en parler à Ayame lui-même. Pourquoi cela ? ~ Parce que je me doutais que la réponse serait négative, et je préférais que ce soit ma personne qui lui annonce ce refus, plutôt que ma femme le fasse sans moindre délicatesse, brisant les rêves -fabuleux- de son enfant.

Ce n'est qu'en fin de la journée que je croisais Ayame prête à partir de Undai pour chercher notre fille à son école. C'était encore une activité lui étant spécifiquement destinée, étant donné que ma fille ne désirait que je vienne la chercher à Sakura Gakuen. Je ne pouvais que céder à cela, et ne guère insister. Acquiesçant quand mon épouse me proposa de passer la soirée dans notre demeure à Kyoto, je repartis vaguer à mes occupations. Jusqu'au soir.

Et quand je crus que rien n'arriverait plus, quand j'avais la certitude de passer une soirée et nuit agréable, tout s'effondra une fois de plus. Sous forme de sonnette qui retentit dans toute la maison. Perplexe, étant donné que nous n'attendions guère des invités en plein milieu de la semaine, à une heure tardive, j'allais ouvrir sans plus attendre, me heurtant à la vision de livreurs, portant des caisses. Ayame aurait-elle commandé de nouvelles affaires pour son bureau ? « A condition que c'est du poulet, alors oui, heh ~ » Excusez-moi ? Ne comprenant ce qu'il se passait, je... fus dépassée. Littéralement. Tellement que je baissais les bras tandis que d'autres livreurs arrivaient, déposant les caisses devant notre maison, se bousculant pour avoir le payement pour... toutes sortes de nourritures digne d'une fête privée pour une centaine de personnes. Incompréhensible, je m'emportais quand les hommes me signalèrent que j'ai fait la commande, et que maintenant, il fallait payer. Évidemment, je ne l'ai jamais faite...

Mais que pouvais-je faire à part démentir en vain ? Rien du tout. A part blanchir sous l'addition ~ Désespérée, me doutant largement de la responsable de cela, je finis par demander à Ayame de m'aider avec tout cela, afin qu'elle règle cette affaire.

- Ayame... Voudriez-vous payer cela et puis, envoyer toutes les boites dans un centre pour démunis ? Je vous en serais reconnaissante ~ Quant à ma personne, je n'en peux plus, je vais me coucher.

A moitié en colère autant qu'épuisée, je déposais un chaste baiser sur la joue de ma femme avant de prendre la direction de la cuisine, endroit où je me préparais une dose de caféine à réveiller un éléphant. Tasse en main, je montais jusqu'à notre chambre conjugale sans demander mon reste. Et ce, au point de n'avoir envie d'aller faire une scène à Kaori, un étage au-dessus. Définitivement, trop, c'était trop.

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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 10:27


Ma victoire de la veille me retomba dessus lorsque maman est venue dans ma chambre, me montrant une liasse de tickets qu’elle avait sans doute dû payer après mes commandes de la nuit. Feignant une tristesse sans nom, je tentais de lui expliquer que j’avais agi pour que nous dînions en famille, avec Akiha -la vipère détestable- mais suite à sa réaction, à savoir celle-ci s’en allant se coucher, j’ai fini moi-même par y aller.

Cela a-t-il marché ? J’étais bonne comédienne et deux trois larmes devant maman Ayame et elle cédait ~ J’avais si bien joué le rôle, montrant Ô comment je voulus faire un effort, vainement ~ Il va de soi que je jubilais davantage d’avoir fait porter le mauvais rôle à Akiha. Je me demandais si maman lui en avait touché deux mots, mais qu’importe, aujourd’hui était un nouveau jour…

Rempli d’envie sadique ~



Contrairement aux autres jours de la semaine, j’avais été dispensée de cours à cause d’un voyage organisé pour les classes supérieures. C’est donc vers dix heures que je suis sortie de mon lit, sourire aux lèvres, prête à entamer une nouvelle journée.

Après m’être lavée, je suis descendue pour prendre mon déjeuner et à ma plus grande surprise, maman Ayame était là, m’attendant pour que nous partions. Dérangée de l’avoir faite attendre, je m’excusais expressément alors que ses bras maternels s’enroulèrent autour de moi dans un « Maaah, ne t’inquiète pas mon cœur ~ ». Il était déjà si tard, honte à moi d’avoir fait attendre Ayame-Okasama !

Décidée à me dépêcher, je sautais dans sa voiture afin de rejoindre l’institut d’Undai. Il va de soi que l’envie de passer une journée avec elle m’enthousiasmait, mais son travail passait avant ce désir et ma joie aussi courte soit-elle se vit transformée en ennuie.

Que pouvais-je faire ? Je n’en savais rien. Les appartements étaient bien vides sans les servantes, Miri-Han était fatiguée par sa grossesse tandis que Oncle Keitaro était occupé à fouiner dans des documents ne m'intéressant pas. J’ai espéré trouver Kaïla avec Yume-Chan dans le conseil des étudiants, mais mon aînée m’informa qu’elle suivait ses cours et qu’elle n’avait du temps. Sortant sous les demandes de ma grande sœur du conseil, je cherchais de la distraction…

- T’in elle est trop sex Ketsuki-Sensei, t’as vu la robe moulante qu’elle portait aujourd’hui ?

Que des cons. Roulant des yeux en entendant deux élèves parler de la vipère, je m’en détournais en haussant les épaules… Avant qu’une idée ne germe dans mon esprit. Courant vers la cafétéria, je m’en allais acheter une bouteille d’eau que je finis par vider dans une plante quelconque… Pourquoi donc ? Huhu ~

Ouvrant le placard du concierge, je cherchais minutieusement un acide transparent et lorsque mon attention se porta sur une bouteille de white spirit, je ne tardais à déverser son contenu dans ladite bouteille achetée précédemment ~ Maaah, voilà que je vais m’amuser… Allait-elle brûler de l’intérieur ? Haha ~

Trouvant ledit étudiant qui fantasmait sur la femme de ma maman, je l’interpellais pour lui demander si il voulait bien donner ça à Akiha-Sensei sous prétexte qu’elle donnait l’air d'avoir chaud et que ce serait mieux pour elle de s’hydrater ~
Le gamin plus qu’enclin à être le sauveur d’une femme en détresse, courra pour le lui apporter… Il ne fallait plus qu’attendre.

Et qu’importe le temps, je l’imaginais se tordre de douleur au sol, espérant vraiment qu’elle boive. Mais mes espoirs furent vains lorsque je la vis traverser la cour, étrangement en bonne santé. Rageant, je poussais le pot de fleurs se trouvant devant moi, au quatrième étage. Viser sa tête, la chute le fera et éclatera son visage.

Même si elle ne mourra pas, elle sera tellement moche que maman ne voudra plus d’elle. Mais une fois de plus, mes plans de meurtres ne semblaient marcher comme prévu, et c’est donc contre mon gré que je dus trouver autre chose…

Quoi ? Je ne savais plus quoi inventer.
Demain est un autre jour, ma nuit me portera conseil ~


Une nuit qui n’arrivera pas avant quelques heures, en attendant, allons nous occuper à la bibliothèque d’Undai ~
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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 11:28

Comme il était convenu quand j'ai porté la tasse pour la première fois à mes lèvres, j'en ressentais les conséquences par la suite. Et celles-ci se résumaient par une insomnie impitoyable, ne laissant mon esprit se reposer après la dure journée que j'eus subi. Ou plus précisément, le peu de soirée que  j'ai passé en présence de Kaori. « Elle me tape sur le système. » Quelle jolie manière de résumer tout ce que je ressentais envers cet enfant. Le mien en l'occurrence. Mais que pouvais-je faire au juste ? Si la diplomatie ne fonctionnait pas, ni l’indifférence, il ne me restait plus que la force, chose à laquelle je ne me résolvais guère de procéder. Et non seulement parce qu'elle était la fille de Dead Master, mais également, parce que la voir souffrir par ma main, me fendrait le cœur. Ce qui n'était guère le cas pour la cadette de la famille, et je le compris quand Ayame me rejoint, l'air contrarié. Alala... Devrais-je véritablement prendre la peine de lui expliquer que commander des centaines de plats pour un soi-disant dîner n'était en rien une preuve de bonne volonté ? ~ Non, j'ai préféré m'apaiser entre ses cuisses ~

Toute la nuit, étant donné que je n'arrivais guère à fermer l’œil. Et quand je réussis à sentir les symptômes de la fatigue, l'horloge m'indiquait qu'il était temps de se lever. N'ayant le choix que de suivre le cour habituel du quotidien, je me levais, lavais, habillais, puis quittais la maison sous un dernier baiser pour ma femme, ma fille étant encore endormie. Quittant la maison, je fis demi-tour, me rappelant d'un détail important dont je devais parler avec Ayame. Sourire aux lèvres, je revins entre les murs de notre chez nous, et exposais dans les grandes lignes ce que Kiseki désirait faire, à savoir partir pendant un mois -ou plus selon le déroulement du concours- à New York, mais qu'il serait préférable que je l'accompagne, en prenant Hikari avec ma personne, cela allait de soi ~ Évidemment, je doutais fortement que Kaori veuille suivre le mouvement, et donc, il serait aussi préférable que quelqu'un de responsable reste avec elle. Il va de soi que j'étais de son avis quant au fait de refuser, quitte à y réfléchir dans quelques années, peut-être ~

Après la conversation d'à peine quelques minutes, je dus partir pour ne guère être en retard. Arrivant à l'heure, je pus commencer ma journée d'enseignante. Moment de vie qui se déroulait bien, jusqu'au premier incident. Et quel était-il ? Alala ~

- Ketsuki-Sensei ! Vous avez l'air exténuée... Tenez, c'est pour vous !

Quel gentil chaton ~ Prenant la bouteille que l'étudiant me tendait, je l'ouvris sans plus de ménagement, n'ayant aucune raison de refuser cette délicate attention ~ Mais c'est quand je voulus porter le plastique à mes lèvres que je stoppais tout mouvement, l'envie de boire m'étant passée en même temps qu'une odeur forte attaqua mes narines. Fronçant les sourcils, consternée, je demandais au garçon d'où il tenait cette bouteille. Sa réponse ? ~ J'aurais dû m'en douter ~ Une certaine petite blonde, la lui a donné, en lui disant de me l’apporter, prétendant que c'était pour mon bien. Il va de soi que la bouteille atterrit dans la poubelle après que j'eus vidé son contenu dans l'évier de la classe des sciences. « Ca devient dangereux. Là elle est inoffensive, mais imagine dans quelques années... » Serait-ce de l'inquiétude que je pouvais sentir se propager dans mon corps ? Malheureusement oui. Mais je ne comptais céder à ces plaisanteries -devenues dangereuses.

Même si je disais que cela ne me touchait guère, j'étais préoccupée par son comportement violent, allant jusqu'à vouloir en parler à Ayame, au courant de la soirée, de préférence avant d'aller dormir. Mais pour l'instant, j'avais des choses à faire, activités que je comptais mener à bien pour le reste des heures qu'il me restait à survivre à Undai. Oui, je parlais bien de survie ~ Et si mes instincts ancrés par l'expérience n'auraient agis à l'instant précis où je me retrouvais dans la cour, un objet solide tombant du ciel, je me serais sans nul doute retrouvée assommée au sol, le crâne fendu en deux. Évitant de justesse ledit pot de fleurs, je relevais la tête pour voir qui était imprudent à ce point. Devrais-je dire que voir un éclat de chevelure blonde m'eut attristée ? « Je vais trancher ce gosse ! » Me retenant de hurler sous la colère de mon alter-ego, je contenais tout en mon sein, jusqu'au soir.

Moment où je revins vers les appartements, pour mieux me diriger directement dans ma chambre -sans dire mot à quiconque- m'y enfermer et me poser dans le lit, songeuse. Quelle horrible journée... Et croire que demain ne serait que pire. Comment pouvais-je en avoir la certitude ? Alala... Je ne voulais guère y penser aujourd'hui. J'aurai le temps pour cela demain, justement.

Les minutes défilaient, je ne sais combien de temps je suis restée ainsi avant que ma femme ne me rejoigne. Mais quand elle se glissa sous les draps, à mes cotés, je vins me blottir dans ses bras, essayant de donner des sonorités enjouées à ma voix, tout en déclarant « Votre fille a essayé de me tuer aujourd'hui... A deux reprises. Elle a hérité de votre coté démoniaque ~ » Riant légèrement dans la pénombre de la pièce, je déposais mes lèvres au creux de son cou, avant de souffler quelques mots à son ouïe fine.

- Demain... Je préfère passer la journée loin de Undai...

Me reculant ne serait-ce de quelques centimètres afin d'analyser ses expressions, j'enchaînais, d'un ton détendu, déposant un doigt sur ses lèvres afin qu'elle ne puisse me couper ~ « Ne vous inquiétez guère, je serai de retour le soir même ~ » Et sur ce, je ne lui laissais le temps de protester, emprisonnant ses lèvres dans un baiser tendre, son corps dans une étreinte amoureuse ~


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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 11:55

Je m’apprêtais à mettre ma robe de nuit lorsque maman Ayame est venue me rendre visite dans ma chambre. Je ne m’attendais pas à la voir et encore moins à ce que son visage ne présage rien de bon.

- Ces enfantillages doivent finir Kaori-Chan, je n’accepterai plus ton mauvais comportement. Tâche de te comporter comme il se doit envers Akiha-Chan, que j’entende encore un seul écho de tes manœuvres criminelles et ce sera de ma main, que je te punirai.

Et elle s’en alla en claquant la porte, me laissant dans une rage grandissante à vue d’œil. J’étais colérique et ma chambre fut ma scène de crime… Rapidement rattrapée par ma maniaquerie, malheureusement.

Le lendemain ne fut des plus plaisants, lorsque j’ai rejoint le rez-de-chaussée, maman était à table avec Akiha, toutes deux mangeant en parlant de je ne sais quel sujet. Je n’étais d’humeur à discuter et certainement pas avec la vipère. Me contentant de la fixer avec haine, je les écoutais parler de la journée… C'était toujours comme ça lorsqu'elle était là, que je parle, reste ou parte, ça reviendrait au même. Maman n'avait d'yeux que pour Akiha.

Haineuse à l’entente de cela, je quittais la table sans un mot pour rejoindre ma chambre dans laquelle je m’enfermais à double tour. Ma réaction sollicita des cris venant de maman m’ordonnant de revenir à table, mais je n’en avais que faire, je ne pouvais plus supporter de voir la face de thon de l’autre blonde.

Enfuyant mon visage dans mon coussin, je rageais contre celui-ci, tapant dessus comme s’il s’agissait de la tête de ma génitrice. Je la hais… Trop.

Décidée à me venger, je la croisais sur le pallier, n’y prenant garde, je passais à côté d’elle pour mieux partir en courant des appartements de la directrice. Elle allait payer, pour tout ce qu’elle me faisait !

Attrapant à la volée la première chose contondante que je trouvais sur mon chemin -à savoir un tournevis- pour mieux rejoindre le parking. Mon crime était prémédité, et c’est sans moindre pudeur que j’enfonçais le premier coup sur la carrosserie, faisant le tour de la voiture en marquant dans ses entrailles la fureur. Allant jusqu’à griffer les vitres, casser les rétroviseurs, écrire « SLUT » en grand sur le capot pour finalement crever les pneus, incapable de reprendre mon arme du crime, je la laissais là… Essoufflée de ma destruction.

- Paye maintenant !

Je pestais contre cette blondasse, shootant du mieux que je pouvais dans le reste d’une voiture détériorée avant que deux grandes mains ne viennent me saisir par les épaules.

- Mais t’es super con ou quoi ?! Elle va super te tuer ! Non mais c’est quoi ton super problème là, tu super imagines Kaori ?!

Me débattant pour qu’il me lâche, je la poussais négligemment avant de lui cracher dessus. De quel droit ce porc osait me toucher ?! « CASSE TOI GROS CON ! » Fut l’insulte que je lui lançais au visage avant qu’il ne me tire comme une vieille chaussette je ne sais où.

- Et bah le super gros con, il va super pas se faire engueuler à ta super place ! Alors je te conduis super chez maman Ayame !

Criant pour qu’il me lâche, allant jusqu’à me laisser traîner au sol, je hurlais à la mort et ce, jusqu’au bureau de la directrice où ma mère se trouvait, resplendissante. Ne cessant mon cirque, je titubais lorsqu’il me balançait négligemment, le pointant du doigt lorsque maman Ayame se leva pour venir lui donner une correction ;

- Il m’a touché ! Il m’a touché maman ! TUE LE !

Comme j’aurais pu m’attendre, Kiseki se défendit, protestant à son tour en hurlant tel un gamin de cinq ans que je disais n’importe quoi.

- C’est faux ! Elle a tué la voiture de maman Akiha ! J’ai rien fait ! C’est elle !

Aucun « super », il fait des progrès. Mais désolé pour lui, j’étais la cadette et donc, celle que tout le monde croyait. Faignant des larmes à l’encontre de Dead Master, je m’obligeais à afficher un air désolé pour mieux lui dire ;

- Il ment tellement souvent, comment peux-tu seulement le croire ? ~
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.   Sam 19 Juil - 12:35

C'est dans une ambiance funeste que j'ouvris les yeux ce matin, les traits tirés, l'envie de m'évader de ce lieu devenu oppressant du jour au lendemain. Aujourd'hui... Cela faisait trois/quatre ans depuis les événements qui bouleversèrent ma vie à tout jamais. Et chaque année, à cette date précise, j'essayais de me retrouver loin du lieu où cela s'est produit, loin du vacarme provoqué par les armes, loin de tout ce qui me rappelait sa présence, disparue. Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de la mort de mon fils aîné, mon premier chaton que j'eus considéré comme mien. Rei Yu...

Pendant toute l'année, je luttais contre des pensées à son égard, m'étant promise de n'affliger cela à personne, essayant de vivre une vie pleine de bonheur, comme elle devait l'être. Mais une fois par an, le seul jour où je cédais au chagrin, je relâchais toute la pression contenue concernant la disparition de Rei. Et où allais-je pendant le laps de temps où mes sentiments faisaient des siennes ? N'importe où, tant que ce n'était sous le regard forêt de mon épouse. A elle aussi, je ne voulais lui remémorer ce triste événement.

Contrairement à mon habitude, c'est de noir que je me vêtis en ce jour, descendant dans la cuisine afin de rejoindre Ayame qui s'y trouvait déjà. Forçant un doux sourire aux lèvres -guère encouragé par les situations désastreuses des jours précédents- je vins la saluer d'un baiser chaste, avant de me mettre à table, parlant de tout et de rien, jusqu'à l'arrivée de Kaori dans la pièce. Présence qui s'en alla aussitôt, sous une colère dépassant l'entendement. Je n'ai guère bronché, tandis qu'Ayame s'énervait sur le comportement de notre fille. Seul un fin soupir traversa mes lèvres avant que je ne me lève, assure ma tendre femme que cela n'était guère grave, et que je parte dans le salon, afin de préparer les quelques affaires que je voulais prendre avec moi, réfléchissant à l'endroit où je pourrais me rendre. « Un cirque, tiens ~ » Il n'y avait que mon ombre pour être insensible à mes ressentis, allant jusqu'à crier haut et fort que je n'avais à supporter cette charge inutile, et reprendre le cours de ma vie, en commençant par punir et remettre à sa place, la fille d'Ayame. Chose à laquelle je penserai demain, n'ayant en aucun cas l'envie d'aborder ce problème aujourd'hui. Tellement que je ne m'offusquais guère quand je la croisais -dans l'appartement- et qu'elle fit totalement abstraction de ma présence.

Quel enfant ~ Le mien. Du moins, je me le demandais par instant, vu sa manière de se comporter envers ma personne. Définitivement, le mieux serait que j'aille dans une boutique de sous-vêtements... ~ Étrange, n'est-ce pas ? ~ Tellement que j'aurais pu en rire à cœur-joie si j'avais le temps pour le faire. Au lieu de cela, je préparais mes affaires et, une heure plus tard, quittais les appartements, l'air serein sur les traits. De toute manière, rien de pire ne pouvait arriver à présent. Alala... Si seulement, je savais à quel point je me trompais, je ferais en sorte de rester enfermée dans ma chambre pendant vingt quatre heures ~ Mais je ne le sus, et donc -par malheur- découvrit quelque chose qui me fit perdre pied.

C'est arrivé sur le parking que je fus horrifiée de constater que ma voiture était mise dans un état déplorable. Ne m'attendant guère à cela, je m'approchais de mon trésor, l'air dévastée. Pourquoi ? Qui... ? « A ton avis ? » Non... Elle ne serait allée jusque là, peu importe sa haine -incompréhensible- à mon égard. Touchant la griffure profonde sur la portière de ma Jaguar, je suivis le tracé jusqu'au rétroviseur, éclaté en milles morceaux, coulant mon regard clair sur les vitres rayées, et m'arrêtant sur un détail qui... me désola. « SLUT » marqué en grand sur le capot de ma voiture, insulte anglaise qui voulait tant dire... Et là, je ne sus maîtrisé mes sentiments plus longtemps, sous les sifflements de haine de mon alter-ego. Éclatant en sanglots, je cachais mon visage entre mes mains, posant mon front contre la carrosserie froide, réconfortante, de ma voiture, détériorée. Définitivement... Non... étais-je une si mauvaise mère ? Je craignais de le croire de plus en plus.

Restant ainsi encore quelques instants, je finis par sécher mes larmes, inspirant profondément tout en usant de mon pouvoir pour effacer les traces de pleurs m'ayant secoué. Immobile à fixer le vide, c'est par une force invisible que mes pas me ramenèrent vers le parc de Undai, puis ce furent les paroles résonnant dans ma tête en boucle, qui firent le reste du travail. « Elle est dans son bureau. Il est temps d'en finir, Akiha. » Marchant à pas lents vers le bureau d'Ayame, je n'hésitais guère une seconde avant de tourner la clenche et de m'y engouffrer. Avais-je raison de le faire ? Et si ce n'était guère elle la fautive, mais un étudiant lambda ? Mon intuition me disait largement que c'était Kaori qui eut poussé le vice jusqu'à me blesser... profondément. Ne disant mot en remarquant la présence de Kiseki au même titre que celles d'Ayame et Kaori, je rivais mes yeux clairs sur la petite blonde, m'en approchais, et la giflais. Assez fort pour qu'elle s'effondre au sol. Je... Ma main fut partie toute seule... Ne perdant contenance, fixant toujours ma fille, je parlais, tranchais l'air de mots durs, amplis de tristesse comme de colère.

- Ton attitude est intolérable, Kaori. Il est temps que tu apprennes le respect, en commençant par les restrictions que je t'imposerai dès maintenant. En premier lieu, toute sortie te sera interdite, tu n'auras accès ni à ton portable, ni à ton ordinateur, et il te sera interdit de voir tes amis, ainsi qu'Ayame pendant ses heures de travail. Tout ce que tu pourras faire, c'est aller en cours, et revenir à la maison, celle de Kyoto, cela va de soi. Et ce, jusqu'à nouvel ordre. Tout manque de respect de ta part envers qui que ce soit, te vaudra une semaine de punition en plus. J'espère que nous nous sommes bien comprises.


Après tout... Éduquer, c'est aimer. Et ma fille, je l'aimais.


END

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A tout jamais, elle détruira chaque moment que je veux avec ELLE.

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