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 Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Sam 19 Juil - 1:39


Bien qu’aujourd’hui nous étions samedi, Kaïla avait accepté que je passe la journée et la nuit chez elle. J’étais vraiment contente d’être avec elle, surtout que maman Ayame n’était pas à la maison pour le week-end.

Je m’étais levée relativement tôt pour pouvoir faire mes partitions de piano. Même si j’ai demandé à maman Ayame d’arrêter, elle m’a demandé de finir au moins les cours du trimestre. Je n’étais pas spécialement enthousiaste par cela, mais si c’était pour lui faire plaisir, j’aurais gravi des montagnes.

Après avoir fini mes exercices du jour, c’est dans la salle de bains, étant désignée à notre étage, que je me suis lavée. Habillée et finalement sortie, vêtue d’un petit short et d’un T-shirt sur lequel il était écrit « Keep Calm and Watch Yuri ». Je l’avais reçu par la poste en même temps qu’un des mangas que je lisais, il était assez joli pour que je le porte et lorsque maman Ayame l’a vu, elle a ri. Donc je suppose qu’elle l’aimait aussi.

Descendant pour prendre mon petit-déjeuner, j’avais dit bonjour aux servantes de maman Ayame avant de m’asseoir à table. Table à laquelle se trouvait Akiha. Ce n’est que par politesse que je lui ai dit bonjour et que je répondais en monosyllabe à ses questions.

Une fois le repas pris, je ne comptais rester davantage en sa compagnie alors j’ai rejoint ma chambre pour faire mon sac. Si je dormais chez Kaïla il fallait que je prépare des habits, comme mon pyjama et une tenue de rechange pour demain également… Peut être que maman Ayame viendra me chercher chez mon amie…

Même si les chances étaient minces, je décidais de mettre l’une de mes plus belles robes dans mon sac avant de descendre une fois de plus au rez-de-chaussée. Il était dix heures… Kaïla ne devrait plus tarder. Bien qu’elle devait déjà être là, je l’excusais de son manque de ponctualité. Si vous voulez qu’elle soit à l’heure, assurez-vous de la faire venir une heure plus tôt.

Soupirant en déposant mon sac à l’entrée, c’est livre en main que je m’assis dans le salon, un plaid recouvrant une de mes cuisses alors que les autres femmes de la maison s'affairaient à je ne sais quoi faire.

- Kaori, j’ai mis tes ballerines près de l’entrée ~

Levant les yeux lorsque la voix d’Akiha vint m’arracher à ma lecture, je regardais ce qu’elle m’avait préparé… Des ballerines. Fronçant les sourcils en sortant du divan pour voir de plus près la mocheté qu’elle voulait me faire mettre, je me saisis de la paire avant de lui dire, d’un air bien plus que contrarié ;

- Tu ne crois quand même pas que je vais mettre CA.

Ca ? Un achat que j’ai fait il y a trois jours par caprice… Mais maintenant que je les regardais, plus je les trouvais moche. Je n’avais plus cinq ans et se retrouver avec des petits cœurs sur mes chaussures ne m’enthousiasmait pas du tout. « Je mettrai pas ça, je vais chercher mes converses. » Parce que oui, une paire de basket irait beaucoup mieux avec ma tenue.

Sauf, qu’Akiha n’avait l’air d’être aussi d’accord que ma personne et sa voix stridente -aussi épuisante soit-elle-, continua à me déranger.

- Nous les avons acheté récemment et tu ne les as toujours pas mise, tu porteras cette paire aujourd’hui.

Et en quel honneur elle me donnait des ordres ? Croisant les bras pour lui montrer mon refus, avant qu’elle ne commence à s’époumoner en disant que je n’avais le droit de refuser et que c’était elle qui décidait ici.

- Faux, c’est maman Ayame qui décide.

Ca n’avait pas du tout l’air de lui plaire, mais je m’en foutais plus que royalement alors je l’ai laissé en plan pour aller chercher MES CONVERSES. Chose que je ne sus vraiment faire car elle me rattrapa bien assez vite pour me dire qu’il en était hors de question. Me dégageant de son emprise, je m’étais poussée d’elle. Comment… comment cette femme osait-elle me toucher, MOI KAORI EIMIN ?! Elle se prenait pour qui cette roturière de KETSUKI ?!

- ME TOUCHE PAS !

Et juste au moment où je me suis mise à crier, la porte s’ouvrit sur Kaïla… Protège moi de cette folle !


Dernière édition par Kaori Eimin le Sam 19 Juil - 1:50, édité 1 fois
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Sam 19 Juil - 1:42

Bordel, bordel, booordeeel ! Ma journée commençait extrêmement mal ! Mais genre vraiment, au point que je cours dans tout l'appartement de Tokyo, en petite culotte, en essayant d'éviter toutes les bouteilles, gobelets, et autres crasses à terre. Râlant ouvertement en zigzagant entre le peu de meubles que j'avais, je cherchais intensivement ce que... Eh bien, ce que je ne trouvais pas, voyez vous ! A savoir, un putain de carnet, avec mon cours de la veille, que j'ai malencontreusement égaré entre deux bouteilles de whisky avec des potes. Et pourquoi j'avais tant besoin de ce cahier, surtout que nous étions samedi et que je n'avais pas cours ? Parce que... Tout simplement, je devais le déposer à l'accueil de l'université avant de pouvoir repartir à Kyoto. Mais douée que je puisse l'être, hier, après l'avoir complété, je l'ai complètement oublié quand du peuple atterrit chez moi.

- Merde... Merde quoi...

Trouvant mon portable sous un coussin que je retournais pour mieux le balancer au loin, je réalisais qu'il était déjà huit heures, et que dans quelques heures à peine, j'étais censée me trouver devant la maison des Ketsuki, pour y retrouver Kaori qui dormirait chez Yume et moi cette nuit. Et pourquoi je m'occupais de ce môme -devenu un peu trop grand en très peu de temps- ? Bah parce que je l'aimais bien, et elle tenait bon contre mes assauts de kalachnikov dans un de mes jeux préférés. Soirée jeux vidéos, vous comprenez. Mais je ne pouvais pas quitter la capitale avant de retrouver ce maudit carnet ! Me massant les tempes tout en rageant, j'essayais de me souvenir où j'ai bien pu le mettre, en vain. Tellement inutile qu'était ma réflexion, que j'ouvris la porte de ma chambre en grand, pour mieux balancer des vêtements -étant au sol- à la personne se trouvant encore dans mon lit de fortune.

- Bouge-toi et aide moi à retrouver un cahier bleu. Je n’ai vraiment pas beaucoup de temps, s'il te plaît.

Laissant la personne dans mon lit émerger, je retournais dans le salon, et augmentais le bordel y étant déjà présent, pour -peut-être- retrouver ce fichu tas de papiers quelque part. J'y étais à fond, au point de le chercher dans une casserole. Vous pouvez dire que c'est ridicule, bande de cons, mais je n'en avais que faire ! Je devais le retrouver, et vu le bazar qu'il y avait hier nuit dans mon petit cent mètres carré, toutes les possibilités étaient envisageables.

- Tiens, tête de con. Je l'ai trouvé dans la salle de bains.

Sérieusement, la salle de bains ? Incrédule qu'il se soit vraiment retrouvé là-bas, je l'arrachais des mains de la femme -relativement de mauvaise humeur- pour mieux la remercier, lui promettant mille et unes choses -dérisoires soient-elles- pour l'avoir trouvé. Non mais franchement quoi, elle me sauvait la vie là ! Par contre, ce serait inutile si je n'arrivais pas dans un quart d'heures devant l'université, temps limite pour rendre ledit cahier. Bon après je suis certaine que j'aurais pu jouer la carte d'être une Kurayami, mais l'idée en soi ne m'enchantait pas. Soupirant de contentement, je déposais un tendre baiser sur les lèvres de l'archéologue attitrée, avant de lui souffler quelques mots, les clés de ma moto déjà en main.

- Encore merci ! Fais comme chez toi. Et... On se voit plus tard Yume.

Faisant un signe de tête, contournant les quelques débris, je sortis de l'appartement sans me retourner. Parlant de cela, il faudrait que j'engage une femme de ménage pour nettoyer, surtout après les fêtes improvisées... Ouais, mais d'un autre coté, on va encore me traiter de gosse de riche. Hum... Peu importe, tant que ma baraque soit plus propre pour accueillir ma copine, qu'elle ne l'était cette nuit. Me rappelant vaguement les événements de la veille, je montais sur ma bécane, casque sur la tête, clé sur le contact, et je démarrais en trombes. J'aurais pu aller à pieds, j'ai pris soin -Yume en fait- de trouver un appartement pas très loin de l'unif. Mais vu l'heure, autant ne pas tenter le diable. Slalomant entre les voitures -le trafic étant impossible, heureusement que je roulais en deux roues- j'arrivais sur le campus en un éclair. Mais ce n'était pas suffisant pour dire que j'étais en avance. Courant à travers l'énorme parking, puis dans les couloirs du bâtiment technique, j'arrivais enfin -soi-disant essoufflée- à l'étage voulu, devant une porte où il était marqué « Accueil ». Rentrant dedans après avoir toqué, je saluais les personnes s'y trouvant d'un signe de tête bref avant de me tourner vers les casiers des professeurs, là où je devais déposer ledit carnet. Mais à ma plus grande tristesse, le prof -petit vieux- se trouvait déjà devant son casier, le refermant après avoir pris ses affaires. M'approchant de lui à pas de loup, je m'assurais que j'avais encore du temps -une minute- avant de lui tendre mon cahier, sourire forcé aux lèvres.

- Bonjour, je viens vous rendre le travail, Sensei.

Voyant son air désapprobateur, j'enchaînais sur un « Il me reste une minute. » Tirant ma tête de vainqueur, je ne pus que sourire quand il finit par prendre ledit cahier, tout en râlant -gentiment- contre « ces étudiants qui font tout à la dernière minute ». Échangeant encore quelques mots avec le professeur, tandis que nous quittâmes le bureau d'accueil, je finis par prendre un autre chemin -menant vers le parking- pour mieux y retrouver mon destrier mécanique. Haha ! C'était qui la meilleure ? Mais moi bien évidemment ! Contente pour le reste de la journée, je déchantais en voyant l'heure. A croire que toute ma journée sera un calvaire et que je devrais la vivre à pas de course. Enfourchant donc ma moto, je refis le chemin inverse, vers l'appartement. Lieu désolant dans lequel je rentrais, pour mieux me téléporter -sans m'attarder- dans celui se trouvant à Kyoto.

- Yume ?

M'assurant de sa présence, je ne fus pas étonnée de la voir, penchée sur je ne sais quel document administratif de Undai. Devrais-je avouer que finalement, l'Académie me manquait un peu ? Ne serait-ce que pour pouvoir matérialiser librement tout ce qui me passait par la tête. Parce que ouais, depuis ma sortie, j'avais l'impression de rouiller question matérialisation. A part me téléporter, je ne faisais plus grand-chose en terme de création. Heureusement que j'ai pris l'habitude de faire du sport deux à trois fois par semaine -quand j'avais du temps- pour ne pas perdre mon corps d'athlète. M'approchant de ma copine, je déposais un baiser dans son cou avant de repartir dans la cuisine, pour me chercher quelque chose à avaler avant de devoir quitter les lieux. Ouais, Kaori devait déjà m'attendre... Bon finalement, tant pis pour la bouffe.

- Sérieux, j'ai le temps pour rien aujourd'hui. Bon... A ce soir.

Attrapant mes affaires à la volée, je me dirigeais vers l'ascenseur, appuyais sur le bouton afin que les portes s'ouvrent, et y rentrais. Et juste avant que les portes métalliques ne se referment, je m'exclamais « Je t'aime ! » avant de me murer dans un mutisme, les quelques secondes qu'il fallut pour me retrouver en bas de l'immeuble. Endroit où je trouvais mon deuxième bijou fait de plaques métalliques et autres fils électriques. Ouais, vous aviez quand même pas crus que j'allais téléporter ma moto avec moi hein. Faut être réaliste ! Montant donc dessus, je calculais une bonne demi-heure, si pas une heure, pour arriver devant la demeure d'Ayame. Eh ouais, ce n'était pas pour rien qu'elle habitait à l'autre bout de la ville hein ! Certes, j'irais plus vite en me téléportant, mais je n'avais pas envie de vider ma jauge d'énergie pour rien, et emprunter les routes à toute vitesse sur un doux roues, était bien plus divertissant que sauter d'un endroit à l'autre. Quitte à ce que Kaori m'attende un peu. Un peu, à savoir, une bonne heure. Eh, je m'excuserais d'une manière ou d'une autre auprès d'elle.

Et c'est après m'être défoulée sur la route que j'arrivais devant une énorme propriété, faite de murs en verre. Franchement, je ne voyais pas l'intérêt d'avoir une aussi grande maison, sachant qu'en plus, ils y logeaient rarement tous ensemble. Que ce soit les jumeaux flânant entre Undai et je ne sais quelles autres maisons, ou encore les maîtresses des lieux qui faisaient de même, même Kaori n'y trouvait sa place définitive. Mais bon, c'était leur truc. Personnellement, si je voudrais une telle baraque, ce serait seulement pour la piscine... Et j'aurais fait une salle de bowling dans le garage... Ouais, ce genre de fantaisie, ce sera après mes études. Enfin, si je les finis aussi... Soit.

Laissant ma moto devant le garage, c'est d'un pas lent -faut pas croire que j'allais courir- que j'arrivais devant l'entrée, et juste au moment où j'ouvris la porte et allais afficher mon plus beau sourire d'excuses -en croyant que Kaori m'attendrait avec un de ses regards meurtriers- j'interrompis tout mouvement, la porte ouverte en grand, devant une scène de ménage dont... malheureusement, j'avais l'habitude ces derniers temps.

- ME TOUCHE PAS !

D'accord... Mais c'est ma réplique ça ! Hum. Et plus sérieusement, je ne dis rien, tandis que les deux blondes remarquèrent ma présence. Je pouvais distinctement voir la colère d'Akiha, ainsi que celle de Kaori sur leurs traits. Eh merde... A croire que j'étais arrivée au mauvais moment. Mais en même temps, c'était peut-être justement l'instant exact où je devais venir. Détaillant une seconde la tête blonde à peine plus petite que ma personne -maintenant qu'elle avait déjà douze ans. Âge qu'elle eut atteint en à peine quelques semaines-, je remarquais qu'elle n'était toujours pas prête. Contrariée -surtout parce qu'elle hurlait contre sa mère au lieu de se dépêcher- je claquais ma langue sur mon palais avant de parler, froidement.

- Kaori, mets ces chaussures, prends tes affaires. Et on y va.

Montrant du doigt les seules chaussures devant l'entrée, je n'attendis pas qu'elle proteste, et le lui fis comprendre d'un seul regard, avant de la chopper par la base de son cou, pour mieux la tirer dehors. Et juste avant de sortir à sa suite, je me tournais vers Akiha, l'air désolé -sourire jaune en somme- pour mieux lui lancer quelques paroles à l'abri de l'ouïe de sa fille. « Je te la ramène demain, bonne journée. » Et sur ce, je fermais la porte, faisant face au démon -super féminin en soi-, je croisais les bras, montrant bien que j'étais en colère. Finissant par soupirer, je me mouvais, ouvrant la selle de la moto pour lui passer son casque.

- J'ai rien mangé ce matin, alors on va faire un tour en ville. Aller, monte.

M'installant à l'avant, j'attendis que Kaori en fasse de même dans mon dos, avant de démarrer en trombe. Loin je me trouvais de cette maison -surtout s'il y avait la blonde dedans- mieux je me portais. Et je pouvais vous assurer que c'était la même chose pour la gamine à l'arrière. Actionnant le micro d'un simple mouvement, j'entamais déjà une conversation avec le monstre blond, tout en cachant ma désapprobation.

- Tu m'expliques pourquoi tu es encore de si mauvaise humeur aujourd'hui ? Question qu'on ne passe pas une journée horrible et que je ne finisse par te gaver de bonbons pour que tu deviennes grosse et moche ?

Quel rapport ? Justement, aucun. Mais depuis que Kaori était en âge de réfléchir un peu plus correctement -même si elle restait une gamine- nous passions plus de temps comme amies, plutôt que comme mère et fille, comme cela l'était auparavant. En fait non, je dirais plus que je faisais office de grande sœur pour l'instant. Du moins, pendant la période où elle n'évoluera pas encore. Franchement, c'était à en avoir mal à la tête avec sa manière si particulière de grandir. Mais bon, une chose ne changeait pas -à part son comportement vis-à-vis du monde-, j'aimais passer du temps avec elle, que ce soit pour lui enseigner les vérités de la vie -comment se débrouiller dans les situations difficiles- ainsi que la divertir avec mon expérience dans les bêtises -oui, ce n'était pas un hasard qu'un soir Ayame a retrouvé un coussin-péteur sur son fauteuil dans son bureau à Kyoto.

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Sam 19 Juil - 1:54

Je la détestais, elle n’était qu’une vipère qui polluait mes jours. Je comprenais même pas pourquoi elle était encore là, cette femme était la pire mauvaise graine qui tournait autour de ma mère. Oui vous allez me dire qu’elle était également ma génitrice, mais justement elle n’était que ça. J’avais… honte, qu’elle soit celle qui m’eut mise au monde.

Si maman Ayame voulait bien la tuer, je l’aurais couverte pour son meurtre ! Quitte à dire que c’est moi qui l’ait fait, parce que les enfants, ils ne peuvent pas aller en prison comparé aux grandes personnes. Voilà, Ô comment… Cette femme n’est qu’une erreur à mes yeux.

Mais fallait pas croire que même si j’étais la fille de Dead Master-Sama, je ne m’en sortais pas sans séquelles devant cette femme. Je savais le lire dans son regard, que d’ici ce soir maman Ayame allait me punir. Elle était comme un enfant, elle colportait tout ce que je faisais de travers à ma maman, à se demander si elle voyait seulement ce que je faisais de bien.

Je sais qu’avec Akiha ca n’a toujours pas été comme ça, qu’à une époque je l’aimais autant que maman Ayame… Mais ça, c’était avant.

- Kaori, mets ces chaussures, prends tes affaires. Et on y va.

Contrairement à Akiha, quand Kaïla parlait, je l’écoutais. Et c’est au pas de course que j’enfilais les chaussures qui m’étaient destinées. Passant à côté de la vipère, j’attrapais rapidement ma veste avant que Kaïla ne vienne me tirer à l’extérieur de la maison. Je n’ai même pas dit au revoir à Akiha, je me suis juste contentée d’un « Font chier ces putains de Ketsuki » avant que Kaïla ne lui souhaite une bonne journée. Journée qu’elle passera seule, parce que personne ne l’aime. Voilà ce que je lui souhaitais.

Boudeuse, de mauvaise humeur, je soupirais devant la moto de l’étudiante. Vous savez qu’elle était déjà à l’université ? Elle était dans l’école de maman avant, mais elle a fini son année et il paraîtrait qu’après son combat final, elle avait été acclamée par toute l’école. J’étais là ce jour là, mais je dois avouer que je n’en avais que de brefs souvenirs.

- J'ai rien mangé ce matin, alors on va faire un tour en ville. Aller, monte.

Levant les yeux vers Kaïla qui me tendit mon casque, je mis mon sac sous la selle de son destrier avant de monter à sa suite. Enroulant mes bras autours de sa taille, je dus me raviser à la lâcher parce que j’avais oublié de fermer ma visière. Soupirant -signalant que je n’étais pas d’humeur à être embêtée aujourd’hui-, je me réinstallais correctement alors que l’engin démarrait déjà. Un dernier coup d’œil vers la maison, un regard vers Akiha et un grand sourire pour ma part. Je savais qu’elle détestait que je monte sur ce genre de moyens de transport et je dois l’avouer, plus je roulais avec Kaïla, plus ça me faisait jubiler de la voir criser ~

- Tu m'expliques pourquoi tu es encore de si mauvaise humeur aujourd'hui ? Question qu'on ne passe pas une journée horrible et que je ne finisse par te gaver de bonbons pour que tu deviennes grosse et moche ?

Quand elle parlait, même si c’était pour me disputer, ca ne me dérangeait pas. Comme là, c’est la première fois de la journée que je riais, et cela, c’était grâce à elle. Me serrant un peu plus contre celle que je qualifiais de grande sœur -parce que oui, les twins ou la plante, je les considérais juste comme des nuisances-, je répondis sans plus attendre à ce qu’elle me demande. A Kaïla je pouvais tout dire, et je le savais.

- Je l’aime pas c’est tout. Elle m’a encore énervée aujourd’hui… C’est elle aussi, elle me tourne autour comme un vautour ! C’est normal que je n’aime pas ça. On va où ?

Et ma question se fit répondre au même moment où la moto s’arrêta sur le parking de ce qu’il semblait être une grande surface. Ca ne laisse pas beaucoup de choix, et connaissant Kaïla, ca sera un McDo pour aujourd’hui. Descendant de la moto, je retirais mon casque sans plus attendre pour m’avancer d’un pas curieux vers le bâtiment. M’arrêtant en sentant mon téléphone faire du bruit dans ma poche, je ne cachais pas ma joie en voyant qu’il s’agissait de maman Ayame.

- Maman ? Tu vas rentrer plus…

« Akiha-Chan m’a raconté ta scène de ce matin, que cela ne se reproduise plus Kaori. Que j’entende une fois de plus que tu ais été impolie et tu seras punie. Sois sûre de t’excuser lorsque tu reverras ta maman. » Et ce fut tout car maman Ayame raccrocha, me laissant dépitée sur place. Baissant le regard en rangeant mon téléphone, un mince sourire se dessinait sur mes lèvres alors que je demandais de manière dérisoire ;

- Dis… Comment tu veux que je l’aime après ça ? Je la hais.
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Dim 20 Juil - 2:20

D'ailleurs... comment cela s'est passé, avant qu'elle ne s'arrête de grandir ? Je ne m'en rappelle plus très bien. En fait si. C'était étrange en soi, il faut l'avouer. Genre elle est venue un mardi à l'âge de cinq ans, la semaine d'après quand je l'ai vu, elle paraissait d'avoir pris trois ans en plus, pour finir par atteindre l'âge de douze ans sans que je ne suive la transition. Ouais, ce gosse était bizarre, mais tant que je m'entendais bien avec, je n'allais pas me plaindre. Après tout, il est plus sympa de parler avec une gamine sachant réfléchir, qu'un môme ne pensant qu'à jouer. Même si parfois, il était plus facile de vivre avec un enfant ne pensant pas plus loin que de quelle couleur est sa jupe, plutôt qu'une fille pré-pubère en pleine crise d'adolescence. Parce qu'il faut le dire, cela se voyait plus que jamais en cet instant, Kaori crisait à chaque fois qu'elle se retrouvait dans la même pièce qu'Akiha, l'autorité suprême sous forme d'une mère.

- Je l’aime pas c’est tout. Elle m’a encore énervée aujourd’hui… C’est elle aussi, elle me tourne autour comme un vautour ! C’est normal que je n’aime pas ça. On va où ?

Personnellement, tant que cela ne me touchait de près, je n'allais réagir dans cette galère. C'étaient leurs problèmes, qu'elles les règlent toutes seules hein. Tant qu'on me laisse voir ma bestiole, j'étais contente. Ouais, question de lui inculquer quelques manières de vivre, pour qu'elle sache se débrouiller autant qu'elle arrive à coexister avec autrui. Franchement, si je n'étais pas là, ce gosse deviendrait infernal hein. Et je ne plaisante pas en disant cela. Haussant les épaules en arrivant sur le parking du McDo -endroit de prédilection où j'allais manger avec Kaori pour lui montrer qu'il n'y avait pas que des restaurants à la clientèle roulant en Ferrari-, et me garais à une place libre, avant de descendre de la moto. J'aurais pu commenter ses dires, ouais, mais cela ne nous avancerait à rien. Il était vrai qu'Akiha dans son impuissance flagrante, essayait d'assumer son rôle de mère, sauf que cela avait l'effet contraire à ce qu'elle désirait. Devrais-je lui donner un tuyau ? Lui signalant que plus elle crie sur Kaori, plus cette dernière ne l'écoutera pas ? Bah... Elle le captera tout seule, tôt ou tard, non ?

Attachant mon destrier tandis que Kaori se dirigeait déjà vers le bâtiment, je la rattrapais en deux trois mouvements, tandis qu'elle était en train de parler à... Que je devine... « Akiha-Chan m’a raconté ta scène de ce matin, que cela ne se reproduise plus Kaori. Que j’entende une fois de plus que tu ais été impolie et tu seras punie. Sois sûre de t’excuser lorsque tu reverras ta maman. » Ayame. Qui faisait le shérif. Franchement, croyait-elle que cela marcherait ? De quoi ? Suivez bande de cons ! De dire à sa fille d'écouter son autre mère, qui n'avait aucun pouvoir sur le môme. C'était... assez ridicule selon mon avis personnel. Mais comme je l'ai dit plus tôt, cela ne me concernait pas. Enfin, à part si la menace de punition, serait de ne pas pouvoir me voir. Hum.

- Dis… Comment tu veux que je l’aime après ça ? Je la hais.

Riant nerveusement à son air attristé, je ne relevais pas ses dires, préférant la prendre par les épaules pour mieux la pousser dans ledit fast-food. Endroit bondé en début de week-end. Malheur... Je détestais la foule. Sceptique, je cherchais un endroit calme -et moins peuplé- pour s'asseoir, et dès que je trouvais, j'envoyais Kaori pour y prendre place, question que quelqu'un d'autre ne vienne s'y installer. « Je te prends le menu habituel. » M'en allant aux caisses après cette tirade, c'est une dizaine de minutes plus tard que je revins vers la jeune blonde, des plateaux encombrant mes mains. M'asseyant en face de la môme, je déballais mes aliments comme si de rien était, tout en m'engageant sur un sujet délicat.

- Hum. Après, si tu étais plus sympa avec elle, peut-être qu'elle te lâcherait la grappe, hein.

De qui parlais-je ? Bah de Akiha, qui d'autre ? C'était elle le problème majeur de la vie de Kaori, en même temps. Soupirant lourdement en me disant que cette femme était vraiment insupportable, je me demandais également comment j'ai pu l'apprécier à une époque. Des conneries totales ouais. Mordant dans mon burger, je faillis m'étouffer, tandis qu'une autre idée germa dans mon esprit, voulant dissimuler le sujet qui fâche, le mélangeant avec un autre.

- Mais bon, à coté, je suis là pour te dresser. Haha. D'ailleurs, il est temps que tu apprennes à te battre avant de rentrer à Undai... Il est jamais trop tôt pour cela, et ça t'aidera dans le futur. Donc... Après manger, nous irions nous entraîner un peu.

Dans un endroit désert, un morceau d'herbe en dehors de la ville, où je comptais changer les idées du gosses, par autre chose que la danse classique. Ce n'était pas en faisant des pirouettes qu'elle apprendrait à survivre à Undai. Non qu'elle ait besoin d'être extrêmement forte avec la mère qu'elle a, mais... question de fierté, je préférais qu'elle soit à la hauteur de ma personne. Ouais ! Mais ne vous inquiétez pas, je ne comptais lui taper dessus avec les poings. Non, mais avec une épée oui. Le maniement de sabre était une discipline difficile, moi-même, j'ai passé des années avant de savoir gérer à la perfection cet art. Raison de plus de l’initier au plus vite. Surtout que je serais la plus contente des sœurs, si elle se lance dans cette discipline, plutôt qu'elle finisse avec un marteau dans les mains, en rentrant dans l'Arène. Ou des billes, c'est encore pire. Hum. Après tout, se voir tranché par une lame propre, que se faire écrabouiller par une massue, était plus... « fait pour une demoiselle » comme le dirait si bien la tête blonde en face de moi.

- Par contre, ce sera notre petit secret.

Non pas que je m'amuse en mettant une touche de mystère à tant d'épreuves physiques qui l'attendaient, mais vis-à-vis de ses mères, c'était préférable. Bah ouais, je ne pense pas qu'Akiha apprécierait que sa fille revienne avec des hématomes sur tout le corps. Et quant à Ayame ? Le jour où elle verra sa fille exécuter des mouvements fluides et parfaits avec un katana, elle me remerciera. Haha !

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Kaori Eimin
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Dim 20 Juil - 2:59

C’était inconcevable, ma haine envers elle était monstrueuse. Le simple fait de la voir me donnait la nausée, son toucher me donnait l’envie de mourir, son sourire celui de la baffer, sa voix… de la tuer.

Elle était celle que je détestais le plus dans ce monde, que ce soit à cause de ses actions ou encore pour d’autres mystères que je ne relèverai pas ici. Elle a brisé mon amitié avec Harumin, elle m’a retiré d’une école bien trop tôt et elle a même protesté pour que je ne rentre pas à Sakura Gakuen. Que croyait-elle, que j’allais rester à tout jamais sa fille chérie qui lui obéissait ? Non, je consacrais mon temps à la détester.

Le regard baissé, je dus le relever malgré moi lorsque Kaïla me poussa vers l’intérieur du restaurant. Finissant par marcher moi-même, elle me désigna une table à la quelle je me posais tandis que de son côté elle alla commander.

Le temps s’écoulait trop lentement quand j’étais seule, je n’aimais pas ça et ce n’est sans la populace qui se trouvait dans ce lieu, pour que cela s'arrange. Que des bourrins. Relevant les yeux en sentant des regards sur ma personne, je fronçais les sourcils lorsqu’un groupe de porcs arriva à ma hauteur pour me dire ;

- Allez demoiselle, bouge toi, on s’assoit ici nous.

Pour qui se prenaient-ils ? Croisant les bras en laissant un air hautin se dessiner sur mon visage, je ne tardais à rétorquer.

- Venez donc bande de gros porcs, dans trois secondes je hurle que vous êtes des pédophiles essayant de me kidnapper.

Commençant mon décompte en montrant bien que j’étais apte à le faire, ils ne restèrent longtemps, protestant sous un « Saleté de gosse » avant de trouver une place un peu plus loin. Bande de déchets, ils ne valaient pas mieux que Akiha.

Quelque instant plus tard, ma Kaïla revint avec la nourriture. La recevant d’un sourire, je me saisis de mon menu tout en lui disant bon appétit. Paille coincée dans mon coca, nuggets et frites à portée de main, je pouvais manger ~

- Hum. Après, si tu étais plus sympa avec elle, peut-être qu'elle te lâcherait la grappe, hein.

Et ce, jusqu’à ce que ma faim soit coupée par les dires de mon aînée. Être plus gentille ? Mais j’étais un enfant modèle ! Lorsque je faisais des bonnes choses elle arrivait encore à y trouver des défauts ! Les fois où je fais à manger, même pour elle, elle n’est jamais là ! Quand je lui demande quelque chose, elle me répond toujours « Demande à Ayame ~ ». Je l’ai aimé, mais cet amour s’est tourné en dérision sous ses refus.

- Mais bon, à coté, je suis là pour te dresser. Haha. D'ailleurs, il est temps que tu apprennes à te battre avant de rentrer à Undai... Il est jamais trop tôt pour cela, et ça t'aidera dans le futur. Donc... Après manger, nous irions nous entraîner un peu.

Me dresser, Akiha aurait aimé que je sois un chien n’est-ce pas ? Ne daignant manger, je regardais mon plat d’un air songeur. C’était du n’importe quoi. Attrapant un nugget, je le trempais dans la sauce avant de le porter à mes lèvres. Finalement, ce n’était pas elle qui allait m’empêcher de me nourrir et puis, Kaïla venait de dire quelque chose d’intéressant. « Par contre, ce sera notre petit secret. » Ce qui veut dire qu’Akiha n’aimerait que je m’entraîne à… me battre.

Acquiesçant de la tête, je réagis à ses dires ;

- Mhmm… Tant que tu ne me mets pas une laisse autour du cou et que tu ne me demandes pas d’aboyer, je ferai tout pour toi Kaïla.

Souriant en disant cela, je continuais de manger dans un calme relativement apaisant. Parfois entrecoupé par mon envie de lui voler des frites ou celle de mordre dans sa nourriture sans compter le fait de boire dans son verre aussi ~

Une fois repue, je me levais la première pour débarrasser nos plateaux. Sachant l’addition déjà payée, je me saisis de la main de la femme m’accompagnant pour la tirer à ma suite, enroulant mes doigts dans les siens.

La tirant jusqu’à la sortie, je m’arrêtais lorsque mon téléphone sonna. Répondant en voyant qu’il s’agissait de Yume-Chan, je n’attendis pas de faire acte de présence sous un « Allo, allo Yume-Onee-Sama ~ » Qui se résultat sur un « T’es où ? J’ai fini mon travail au conseil, je vous rejoins. Passe moi Kaïla. » Tellement froid que j’en grimaçais. Elle était spéciale, mais je l’aimais bien ~

- C’est Yume qui te demande ~

Tendant mon téléphone à Kaïla, je m’empressais déjà de prendre les clés de sa moto pour détacher celle-ci et prendre nos casques. Mettant le mien sur ma tête, je montais avec précaution sur le destrier de Kaïla et attendis qu’on démarre.
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Mer 23 Juil - 7:05

Et puis, cela lui ferait des muscles aussi. Regardez-moi cette crevette ! Non mais franchement, si je ne savais pas qu'elle se nourrissait -surtout en passant du temps en ma compagnie- j'aurais cru que ses mères l'affamaient. D'ailleurs, il serait préférable que je mange également. Et c'est sans attendre que je me servis, ingurgitant les graisses tout en maudissant le monde qui se trouvait dans le fast-food. Sérieusement, c'était presque dérisoire de caser autant de personnes dans un endroit ne pouvant en contenir que la moitié. De là, avoir sa propre table était signe de miracle, miracle que je surveillais en lançant des regards noirs à toux ceux qui voulaient s'asseoir à la nôtre.

- Mhmm… Tant que tu ne me mets pas une laisse autour du cou et que tu ne me demandes pas d’aboyer, je ferai tout pour toi Kaïla.

Hein... ? Pourquoi je lui mettrais une laisse d'abord ? Hum... Métaphore, d'accord. Non mais ce môme parlait parfois comme une vieille dame de quatre-vingt piges, c'était juste... terrifiant. Après, avec une mère venue du siècle précédent, ce n'était pas surprenant. Pauvre môme ouais. Mais bon, si je devais me pencher sur son langage de vieux, il était évident qu'elle parlait d'Akiha, mettant en cause sa manière de l'éduquer. Hum. Mon avis sur la question était mitigé, parce que personnellement, si j'osais seulement m'adresser à mes parents comme elle le faisait avec Akiha, je serais sans doute remise à ma place en moins de trois secondes, tandis que la tête blonde n'avait de contrainte. Ouais bon, à part quand Ayame l'appelait pour lui faire la morale, sauf que ce n'était pas à elle de le faire, mais à l'autre blondasse. M'ouais. Soit, j'avais mieux à faire que de penser à cela. Vous me demandez quoi ? Eh bien, vociférer à l'encontre de ce gosse, qui piquait ma bouffe en ayant la sienne. Mais le pire ! Le pire c'était qu'elle buvait dans MON gobelet ! J'allais la trancher, ce n’est pas permis.

Finalement, je ne l'ai pas tué, pas plus que blessé. A part peut-être m’être énervée dessus, Kaori était entière. La chance ? Non, ma clémence. Soupirant pour la énième fois, je me laissais entraîner en dehors du restaurant, sa main dans la mienne. C'était fou, son toucher ne me dérangeait pas du tout, selon les comparaisons, elle était au même niveau que Yume. Peut-être que c'était parce que je la connaissais depuis qu'elle était toute petite... Qui sait. Après, cela n'avait pas vraiment d’importance.

- Allo, allo Yume-Onee-Sama ~

« Onee-Sama » cette fichue appellation avait toujours le même effet sur moi. Mais genre sérieusement, c'était plus que mental, étant donné que physiquement, je me crispais en fusillant Kaori du regard. Combien de fois lui ai-je demandé de ne pas utiliser ce terme -pourtant extrêmement courant- pour définir quelqu'un ?! Trop de fois pour que j'en fasse abstraction. Mais je n'eus le temps d'en faire la remarque que la voix -glaciale- de ma copine résonna à l'autre bout du fil. Ouïe Undai'enne, que voulez-vous. Je me demandais juste pourquoi elle n'a pas fonctionné quand mon portable a sonné. Trois fois. Les invitations pour mon enterrement devraient être prêts pour ce soir, ha... ha.

- T’es où ? J’ai fini mon travail au conseil, je vous rejoins. Passe moi Kaïla.

Comme je disais... si vous ne vous habillez pas en noir, vous aurez des cocktails gratuits. Hum. Prenant le portable que me tendait Kaori, je le portais à mon oreille, sourire crispé aux lèvres. « Salut... Heu... Y a une clairière non-loin de la sortie est, je t'envoie les coordonnées... Dans vingt minutes plus ou moins... Tu verras, haha... Oui... Bye. » Conversant avec Yume pendant quelques minutes tandis que la bestiole attendait déjà sur le destrier mécanique, je pris soin de ne pas lui dire ce que je comptais faire dans ce fameux lieu désert et vert, lui disant qu'elle le découvrirait quand elle y serait. Prenant soin d'envoyer l’itinéraire exact de l'endroit, vu qu'il n'y avait pas vraiment d'adresse précise pour s'y rendre, je rangeais mon portable dans ma poche avant de prendre mon casque que je... Rien du tout. J'allais oublier quelque chose d'important. M'approchant de Kaori, je relevais sa visière d'un coup, affichant une expression menaçante avant de lui sortir abruptement.

- Je t'avais dit, plus de « Onee-Sama » si tu ne veux pas que je te mette un savon en bouche.

Rabaissant sa visière, je mis mon casque, l'attachais et m'installais à l'avant de la bécane. Démarrant sans plus attendre, c'est avec précaution que j'empruntais les routes bondées de la ville, pour accélérer dès que nous nous mîmes à slalomer en dehors de la ville, sur des rues dégagées. Répétant à la môme que je ne lui dirais pas ce que nous allions faire exactement, là où je l'emmenais afin d’attiser sa curiosité, je finis par m'engager dans un sentier battu, où je ralentis sous la praticabilité difficile du chemin. Et ce jusqu'à arriver à un cul de sac, où je m'arrêtais.

- Le reste du chemin, nous le ferrons à pieds.

Descendant de la moto, j'attendis que Kaori en fasse de même avant de prendre son casque et de tirer la bête métallique à l'abri des regards, derrière un buisson. Ouais bon, il y avait peu de chance que quelqu'un débarque ici pour me piquer mon trésor, mais je préférais être prudente, on ne sait jamais. Attachant les casques et bloquant les roues, satisfaite, je retournais auprès de Kaori, heureuse d'avoir mis des chaussures de marche. Franchement, je n'imagine même pas quel serait l'horreur de se promener ici pendant les jours de pluie, si déjà en plein soleil, c'était... haha.

- Aller princesse, marche.

Dans la boue, avec les insectes ? C'était une manière d'apprendre à survivre ailleurs que dans un palais stérilisé. Ouais, j'étais une sadique dans mon genre, mais ce n'était que pour son bien. Sourire amusé sur le visage, je la poussais à travers les bois, suivant ainsi un chemin que je connaissais par cœur, jusqu'à ce que nous arrivions dans une grande étendue de lumière, filtrée par les branches des arbres. Joli endroit pour se reposer ou faire un pique-nique loin des saletés de la ville. Sauf que nous n'étions ici pour dormir, mais pour souffrir, haha. Laissant Kaori découvrir la verdure à son aise, je faillis me briser la nuque en tournant vivement la tête vers la provenance d'un bruit n'ayant rien à faire ici. Voyant Yume arriver -rapide la femelle- je lui fis de grands signes de la main, avant de m'en approcher et déposer un baiser sur ses lèvres. Bien !

- Donc ! Kaori, si t'es ici, c'est pour apprendre à manier correctement une épée... ou un katana, ou n'importe quelle arme tranchante.

Sur ce, je matérialisais mon épée dentelée, sans moindre peur que quelqu'un nous voie, je n'ai pas choisi cette place pour rien non plus hein. Ma Silver Sword en main, je la plantais dans le sol, avant de poursuivre, de plus en plus tyrannique. « Mais avant cela, tu vas t'échauffer... Sur le parcours de la mort qui tue de Yume. » Lançant un regard plein de sous-entendus à ma chère copine, je lui demandais si elle serait d'accord de matérialiser cette chose horrible qui m'a fait suer et criser pendant nos entraînements divers.

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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Mer 23 Juil - 8:51

Je n’étais pas forcément enthousiaste à ce qu’on aille ailleurs que dans un centre commercial, ou encore, à mon entraînement de piano. Mais là, en plus de m’être faite taire le bec à coup de « Je t'avais dit, plus de « Onee-Sama » si tu ne veux pas que je te mette un savon en bouche. », je ne recevais même pas de réponses quant à notre future destination. Stressais-je ? Bah quand même ! Quand tu sais pas où tu vas, tu le prends en rigolant toi ? Certainement pas si tu avais Kaïla comme chauffeur dans une ville bondée, où les embouteillages font la queue pour pointer.

Soupirant en m’accrochant à la taille de ma grande sœur attitrée, je calais mes bras autour de ses hanches tout en regardant le paysage. La ville, toujours la ville et puis du vert. Trop de vert. Fronçant les sourcils lorsque nous quittions Kyoto, je me détachais un peu du corps de la conductrice, interloquée quant à ce que je voyais.

Et cela ne s’arrangeait pas du tout lorsque ce ne fut plus du ciment que nous avions sous les roues, mais de la terre battue, donnant un semblant de stabilité avec du gravier…

Descendant de moto lorsque nous nous arrêtâmes, je laissais mon casque sur la selle avant de regarder ce que j’avais autour de moi… Des arbres et des insectes. Cet endroit n’est certainement la place d’une… « Le reste du chemin, nous le ferrons à pieds. » Lady ! Et pourquoi marcher si on peut prendre la moto ? Le chemin était assez large pour qu’elle la pousse et que je m’assoie dessus.

- Aller princesse, marche.

Mais évidemment, Kaïla n’était de cet avis et c’est en me poussant négligemment que je m’avançais sur ce chemin sale. Regardez la avec ses grands airs, elle a des bottes de marche, moi des ballerines ! Prenant garde à ne pas m’écorcher le pied, je grimaçais tout de même à chaque fois qu’une branche morte venait griffer ma peau clair au niveau des chevilles… En short, avec limite que des tongs aux pieds dans un endroit comme celui-ci, c’est du suicide ! Je savais bien que j’aurais dû aller chercher mes converses ! Cette satanée vipère, même quand elle n’est pas là, elle arrive à me pourrir la journée !

Ce n’est que quelques dix minutes plus tard que nous arrivâmes dans une plaine verdoyante. Tout de même émerveillée par la vue, ne m’attendant pas à trouver cela si près du centre de Kyoto, je m’aventurais ne serait-ce qu’un peu plus loin pour contempler le paysage. Un peu… avant de me faire rattraper par Kaïla.

- Donc ! Kaori, si t'es ici, c'est pour apprendre à manier correctement une épée... ou un katana, ou n'importe quelle arme tranchante.

Me retournant pour la regarder en mode « Hein ? », je fronçais les sourcils devant son air enjoué et sa… lame dentelée. Donc, elle veut m’apprendre à couper du saucisson c’est ça ? N’importe quoi ~ Arquant un sourire moqueur, je croisais les bras, n’accordant qu’un signe de la tête à Yume-Chan en signe de bonjour.

- Mais avant cela, tu vas t'échauffer... Sur le parcours de la mort qui tue de Yume.

M’échauffer ? Genre… en courant ? J’étais assez bonne à la course et j’avais une bonne endurance et… Et plus rien car un parcours titanesque venait d’apparaître sous mes yeux. Le genre de chemin barbare pour les militaires. Entrouvrant les lèvres devant TANT DE CHOSES, je m’empressais d’en faire le tour en courant avant de me pointer devant Yume et lui hurler dessus ;

- CA ?!

En vue de son sourire narquois, je suppose que oui. Blanchissais-je ? Carrément !

- Haha ~ Ca te rappelle des souvenirs Kaïla ? ~

On dirait bien, car je crois que ma tête était digne de celle de ma tutrice du jour. Prenant une grande inspiration, je me positionnais au point de départ… Même si ça ne me tentait pas plus que ça, je devais montrer ce que je valais et de la force et de l’endurance, j’en avais !

- Bien, tu as dix minutes pour finir le parcours, je commence le décompte.

Et dès que sa main se posa sur son minuteur, je m’en allais vers une partie de jambes que j’imaginais déjà, douloureuse. Bon, retirons les chaussures, elles me gêneront plus qu’autre chose…

• Sauter dans des bouées (8 bouées) pour un bon jeu de jambes.

Le premier obstacle, les bouées. N’ayant les jambes assez grandes pour les enjamber, je n’eus d’autres choix que de sautiller d’une à l'autre. Ça, ça m’a déjà pris trois minutes au moins ! Grognant contre ma perte de temps, je continuais.

• Escalader une paroi de 2 m de hauteur, seule aide, une corde.

Au premier abord, je ne trouvais pas ça difficile… Dans le sens, il y avait le même jeu dans le parc avec lequel j’allais avec Akiha avant et je dois admettre que même si je n’aimais pas m’aventurer dessus « à cause de la saleté » Ma détermination d’aujourd’hui me permettait de montrer des prouesses. Usant de mon intelligence plus que de ma force physique, je réfléchis à un moyen d’escalader le mur.

C’est après avoir pris un élan pour arriver déjà le plus haut, que je me retenais avec la corde, faisant pression sur mes pieds, les genoux légèrement pliés, l’axe de mon corps couché à 160° que je gravis le mur. Difficilement… Il ne me restait même plus une minute pour le reste alors que j’étais qu’au début !

• Passer en dessous d’un chemin de grillages, traînes-toi dans la boue.

Là, j’ai vraiment hésité… Me traîner dans la boue n’était un hobby plaisant, même si c’est bon pour le teint, je ne risquerais même pas de le faire chez une esthéticienne !

Me tournant vers Kaïla et Yume-Chan, comme pour leur demander si j’étais obligée… Je n’eus d’autre choix que de me lancer suite à leur réponse. Sérieusement… Et je l’ai fait, fermant bien la bouche pour ne pas manger de la terre.

Sortant de là sale de la tête aux pieds, je tentais de faire abstraction de mon état. Vainement… Je pleurais déjà.

• Attention, passage à eau, si tu tombes dedans, tu recommences. Pour réussir le coup, une barre en bois de plus ou moins dix centimètres relie les extrémités l’une à l'autre.

Recommencer… Hors de question ! Je faisais de la danse, j’étais petite et souple, cette barre ne fut un problème pour moi, bien au contraire. Je crois que c’est l’obstacle le plus facile !

Tellement facile que je n’ai pas compris lorsque mon corps a basculé sur la gauche. Entrouvrant la bouche sous la stupeur d’une chute risquant de me tuer, je restais interdite lorsqu’un bouclier verdâtre se dessina autour de moi en même temps que les bijoux que maman m’avait offert scintillaient de milles feux…

Avant d’avoir la tête la première sous l’eau, les protections se retirant dès que ma vie n’était plus en danger. Dans un grand « SPLASH », je me redressais en cherchant de l’air avant de me glisser jusqu’à la terre ferme. Toussotant le peu d’eau répugnante que j’ai laissé entrer dans ma gorge, je relevais le regard attristé vers Yume qui avait accouru vers moi.

Tendant les bras pour qu’elle me prenne dans les siens, je n’ai pas retenu mes pleurs lorsqu’elle me cajolait.

- C’est n’importe quoi ! Vous voulez me tuer ou quoi ?!

« Haha ~ Tant que tu as les boucliers d’Ayame, tu ne risques rien Kaori ~ » Et c’est censé me rassurer ?! Ah bah non, je pleurais davantage.

- Aller, aller ~ Kaïla, on fait une pause ?

Ouais et je veux un jus !
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Jeu 24 Juil - 14:50

On n'a pas attendu longtemps avant qu'un parcours de malade ne se dessine à la place de l'étendue d'herbe. Excitée comme un enfant -étant donné que je n'étais la victime de cet enfer- je sautillais sur place, imaginant déjà la petite chose recouverte de boue et autres crasses dégoûtantes. Eh ouais ! Tout le monde doit passer par là pour devenir un guerrier imbattable ! Et plus sérieusement... Je la plaignais déjà, mais bon. En même temps, c'était un bon entraînement, et peut-être que cela lui changerait les idées vis-à-vis de ce qui se passait chez elle, hein.

- CA ?!

Haha ! Cela en jette non ? Ouais, dans un sens sans doute. Souriant sadiquement devant la gamine, incrédule par ce qu'elle voyait, je perdis rapidement mon expression narquoise quand la voix de ma petite amie résonna, moqueusement, dans la clairière sous un « Haha ~ Ca te rappelle des souvenirs Kaïla ? ~ » Hum. Va crever ! Des souvenirs quant à ce parcours, j'en avais même trop. Je me rappelle encore tous les cris et injures que j'ai pu hurler à l'encontre de Yume pour m'obliger à souffrir autant. Mais bon... C'était du passé ! Et tant que cela restait entre nous, je n'allais pas lui sauter à la gorge. Après, c'est logique que je lui ai lancé un regard noir made in Kurayami pour qu'elle comprenne que justement, ce n'était une information à dévoiler n'importe où à qui que ce soit, d'ailleurs. Croisant les bras, l'air boudeur, j'attendis que le petit monde -à savoir Kaori- s'active enfin.

- Bien, tu as dix minutes pour finir le parcours, je commence le décompte.

Dix minutes ? Mais elle n'y arriverait jamais... Au moins, cela l'a suffisamment motivée pour qu'elle s'élance sur ledit parcours, sans se poser plus de questions. Je lui accordais cela, elle était courageuse dans son genre ! Détournant le regard de la chose blonde qui sautillait dans les bouées, c'est sur Yume que je me focalisais, complètement amusée de la situation. Et c'est sans attendre que je lui fis par de mes inquiétudes... ou plutôt, d'une réalité tellement limpide que moi-même, j'eusse remarqué.

- Elle n'y arrivera jamais, tu le sais non ?

Non que je veuille être méchante ou quoi que ce soit, mais il n'y avait aucune chance à ce qu'un gosse réussisse une épreuve de militaire hein. Même en ayant des pouvoirs et étant en Première, j'ai eu du mal. « Elle y arrivera, c'est la fille d'Ayame après tout, regarde la. » Mais croire que Yume -sur le coup- était bien plus optimiste. Non mais son émerveillement devant sa soi-disant mère, alternait complètement son jugement ! Et je le lui fis comprendre, en la coupant d'un coup sur un catégorique « Tu rêves, fille de Dead Master ou pas, c'est un môme. Dis... Tu as apporté à manger ? » Comment cela, j'ai changé de sujet en moins de trois secondes, oubliant Kaori dans son malheur ? Je pensais également à son estomac, bande de cons !

- Dans le sac, j'ai prit de quoi nourrir ton estomac ~ Et plus sérieusement, on parie ? ~

Parier ? Nourriture. Me décalant de Yume pour fouiller dans son sac, je me heurtais à des bentos emballés qu'il me tardait de manger. Bah ouais, j'avais encore faim, ce n’est pas ma faute, la bouffe chimique du McDo ne répond pas à tous les besoins nutritionnels d'un humain ! Et encore moins aux besoins d'un humain ayant des pouvoirs de matérialisation ! Voilà. Mais retournons au pari... Hum.

- Génial ! Hum... m'ouais, c'est vrai qu'elle a du caractère... d'ailleurs t'aurais dû voir comment cela a chauffé ce matin entre elle et Akiha. Je me suis barrée de là-bas en courant... hum. Je dis qu'elle va se mettre à chialer dans peu.

J'ai commencé à râler au quantième obstacle ? Je ne m'en rappelle plus très bien, mais c'était dans les environs de là où Kaori se trouvait à ce moment, je crois. Sac rempli de nourriture fermement dans la main, je m'assis à même le sol, relevant juste les yeux quand Yume me répondit « J'ai entendu ça d'Ayame... Ce n’est pas la joie avec Akiha à ce qu'il parait. Tu ne l'as pas monté contre elle quand même ? » Hein... Hein ?! Mais non ! Voulant déjà protester, consternée par cette fausse accusation, je dus me résoudre à changer de sujet quand Yume me signala que Kaori pleurait déjà. Me relevant pour mieux regarder tout cela, je fus autant étonnée qu'elle de voir un genre de bouclier vert se former autour de Kaori avant qu'elle ne chute dans l'eau. Que…?

- Va !

Seul ordre que je criais à l'encontre de Yume avant qu'elle ne se mette à courir vers la noyée -presque- sous mon empressement. Sérieusement, c'était peut-être un truc pour plus tard... Genre je me mets à crier d'horreur, cela fait réagir Yume sans qu'elle ne prenne le temps de réfléchir. Mais trêve de connerie, ma Kaori se noyait... Ah non en fait, elle hurlait de colère... tout en pleurant ? Les gamins, c'est vraiment étrange.

- C’est n’importe quoi ! Vous voulez me tuer ou quoi ?!

Bah non... Ce n’est pas notre faute que tu t'es pétée la gueule sur un putain de bâton glissant qui bouge dans tous les sens. Ha... ha... Je ne lui dirai pas cela hein. Soupirant de soulagement en voyant que Kaori était entière, je ne dus réfléchir longtemps de quoi il s'agissait quand nous avions vu le bouclier autour de Kaori, vu que la réponse me parvint de la bouche de Yume, essayant de consoler la môme. Franchement, elle serait une mère géniale. Ha... ha... ou pas quoi. D'ailleurs, depuis ma blague débile faite à Ayame, je ne voulais même pas penser à ces choses imprévisibles et terrifiantes.

- Aller, aller ~ Kaïla, on fait une pause ?

Ferais-je ma sadique ? ~ Non aller, elle était déjà bien dégueulasse comme cela -à savoir Kaori ne ressemblait à rien. Haussant les épaules en signe d'abandon, je traversais -à coté- le début du parcours pour arriver à la hauteur de mes deux accompagnatrices du jour. Déposant le sac à leurs pieds, j'attendis que Yume sèche la môme, avant de faire toute sorte de commentaire. Mais que pouvais-je dire ? La petite blonde était loin du compte, mais elle a fait l'effort d'essayer... Hum... Nous le referons, autant qu'il le faudra pour qu'au final, elle sache traverser tous les obstacles, les yeux bandés. D'ailleurs... me risquerais-je à me lancer dans le parcours en ce jour, pour mesurer le temps qu'il me faut, et ainsi, voir si je n'ai pas rouillé ? On verra cela, plus tard.

- Aller Kaori, fais pas cette tête, tu t'es bien débrouillée pour une première fois.

Donnant une tape dans son dos, je m'assis avant de piocher quelque chose à grignoter dans le sac, aliments que je portais à ma bouche sans plus attendre, un sourire plus qu'amusé sur le visage. Bah, c'est vrai que j'ai eu peur pour Kaori quand elle est tombée, mais il ne fallait pas non plus exagérer. Tant qu'elle est pas morte et arrive encore à râler, c'est qu'elle est en forme, et donc, pas besoin de faire d'elle une pauvre petite victime. Ouais, parait que l'éducation à la draconienne renforce le caractère. M'allongeant un instant au sol pour mieux me mettre debout d'un coup, je pointais Kaori du doigt avant de... de le rabaisser et m'éloigner du petit peuple en disant :

- Dix minutes alors... Ouais, dans dix minutes, on passe aux sabres, en attendant repose-toi. Je vais faire le parcours pendant ce temps. Yume, triche pas hein, faut que je lui montre l'exemple.

Ouais parce que connaissant ma copine, rien que par mesquinerie, elle s'amuserait à me compliquer la tache inutilement. Me mettant au début de la traversée, je fis craquer mes os avant d'activer le minuteur sur mon portable. Dix minutes donc... Prenant un élan, je m'élançais sur la piste, connaissant -bien sûr- les obstacles par cœur. Que ce soit le terrain de boue, ou le mur de quatre mètres à escalader, c'étaient des bons exercices pour la circulation du sang. Haha... Après cela ? Eh bien, je vais matérialiser deux épées en bois de kendo, et flanquer une raclée à la gamine. Non, je plaisante, plus sérieusement, je lui apprendrais comment tenir convenablement ce bout de bois qui -si elle sera une bonne élève- se transformera en acier.

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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Jeu 24 Juil - 15:33

C’est du sadisme à l’état pur. On m’avait éduqué pour que je sois une personne formidable, une personne respectueuse des traditions et non une roturière qui se traînait dans la boue. Non, si maman Ayame savait ça, elle punirait Yume et Kaïla de me traiter de la sorte ! Qu’importe les enfants, au bout d’un moment, on finit par détester ceux qu’on chérissait le plus.

Séchant mes larmes sous les câlins de Yume, je restais collée à elle, coincée au creux de ses bras en étalant ma saleté sur ses beaux vêtements. Elle n’avait qu’à pas me faire subir ça, si elle voulait rester propre ! Boudant ouvertement, je détournais le regard lorsque Kaïla parla, apportant par la même occasion un sac de nourriture.

- Aller Kaori, fais pas cette tête, tu t'es bien débrouillée pour une première fois.

Je m’en fous. J’ai mal partout, je suis sale comme un porc et je ne suis pas d’humeur à manger. Fronçant les sourcils en restant fâchée contre mon aînée, je me renfrognais un peu plus dans mon humeur détestable. Je n’étais gré de sourire après ça, pas du tout même. Elles devront redoubler d’effort pour faire en sorte que je rie ou je ne sais ce qu’elles attendent de moi. Après ce parcours, elles vont m’envoyer sur le front peut être ?!

A choisir, j’aurais même préféré… Finalement non, ici c’était mieux qu’avec Akiha. Soupirant en me détachant un peu de ma grande sœur, je restais tout de même à côté d’elle, à savoir accoudée à ses jambes pendant qu’elle buvait je ne sais quoi. Venais-je de lui arracher des mains sa canette ? Oui et alors ?

- Dix minutes alors... Ouais, dans dix minutes, on passe aux sabres, en attendant repose-toi. Je vais faire le parcours pendant ce temps. Yume, triche pas hein, faut que je lui montre l'exemple.

Et c’est là que ça devint intéressant. Laissant de côté mon caractère grincheux, je regardais Kaïla… Parcourir l’obstacle comme s’il s’agissait d’une promenade de santé. Elle sautait, courait… Elle arrivait même à ne pas avoir de la boue sur elle. C’est de l’arnaque ! C’est parce qu’elle a des pouvoirs qu’elle est aussi forte ! Si moi aussi je pouvais jouir de la matérialisation… J’aurais réussi à coup sûr.

Croisant les bras en soupirant devant les prouesses de mon aînée, c’est vers Yume que je détournais mon attention. Celle-ci… limite obnubilée par ce que faisait sa copine. Et oh ! Je suis là !

- Mes vêtements ne ressemblent plus à rien…

Mon T-shirt préféré s’est vu… transformé en fosse à cochons. Soupirant en vue de mon état, je levais un sourcil lorsque Yume me tendit une main en se levant. « On va nettoyer tout ça avant que tu continues de t’entraîner, viens. » Aller où ? Curieuse -je l’étais-, je la suivais sans rechigner alors qu’elle informa Kaïla de notre départ vers… un peu plus loin.

- Déshabille toi.

Ici ?! Mais et si il y a un vieux monsieur avec un appareil photo ?! Et ben on dirait qu’elle, ca ne la dérangeait pas puisqu’en moins de trois secondes, elle était déjà nue. Rougissant devant sa personne, je me tournais pour retirer mes vêtements aussi. Des vêtements humides qui vous collent… et puent, ne sont pas adaptés à une lady.

Soupirant en ôtant le tout, je le déposais négligemment au sol avant que celui-ci ne s’humidifie… beaucoup. Tellement que l’eau montait en même temps que le sol s’affaissait. Étonnée de me retrouver dans un creux d’eau aussi subitement, je regardais Yume pour comprendre ce qu’il se passait.

- Quand tu seras plus grande, on t’apprendra à faire ça aussi ~

Créer de l’eau ou des cratères ? Retrouvant mon sourire, je profitais de ma baignade pour escalader mon aînée. Collée à son dos, je l’invitais à nager tout en nous lavant. Bah oui ~ Je suis une Eimin, et toutes les grandes dames ont leurs servantes ~

Après un petit temps qui me fit presque oublier les événements précédents, Yume décida qu’il était temps de sortir. Je n’étais pas de son avis, mais je n’allais pas protester puisque maintenant elle me séchait déjà gentiment. Mes vêtements ? Comme neufs, ils ont repris du poil de la bête, comme le dirait Kaïla.

Retournant vers le camp, je m’avançais -courais- vers ma tortionnaire pour sauter dans ses bras et lui dire d’un ton enjoué ;

- Yume-Chan m’a promis qu’elle m’apprendrait à utiliser la matérialisation plus tard, toi aussi tu seras mon professeur n’est-ce pas ? Et comme j’ai maman Ayame aussi, je serai la plus forte ~ Et comme ça…

M’approchant plus de son oreille, je lui glissais un « Je te ferai payer pour aujourd’hui ~ ». On m’a toujours dit… Que j’étais un enfant perfide ~

Gloussant comme maman Ayame, je descendis des bras de Kiwi pour demander à Yume de me matérialiser un sabre. Parce que oui, c’est ce que nous devions faire non ? ~ Sabre en main, je le tenais hasardeusement, plaçant mes pieds mal pour donner l’impression… Que je ne connaissais le maintien d’un épéiste.

Une chose à savoir… Maman… m’entraînait également.

Et je le montrais sans plus attendre en me positionnant parfaitement avant de foncer sur ma proie, sabre en main pour l’abattre sur Kaïla et déjouer une attaque et arrêtant la mienne pour l’attaquer de dos.

- Règle numéro un ! Quand tu es petite, utilise ta taille et… frappe ~

Un coup sec contre son katana ? Maaah, je n’allais pas la blesser non plus ~ Je suis… une lady, voyons ~
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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Jeu 24 Juil - 17:28

Escalader un mur... Facile, je sautais par-dessus plus qu'autre chose, ouais. Se traîner dans la poussière ? Pas plus simple, ce n'était pas comme-ci cela pouvait me tuer, au pire c'est mes poumons qui en pâtiront à long terme. Marcher sur une poutre ? Si on survit à l'exercice d'équilibre en se battant contre un utilisateur de la glace, il n'y avait pas plus aisé. Courir et sauter, je le faisais tout le temps, à croire que j'étais bonne pour postuler dans un concours pour devenir une chèvre. Haha. Traverser une étendue de sable et de boue ? Si je fais mon Moïse, cela le ferait non ? Question orties ? Aucune plante ne me fera peur, à part peut-être, celles, carnivores qu'on voit souvent dans les films dont les fanatiques de la nature -écologistes- ont écrit le scénario. Pour finir par escalader un autre mur et passer sur un autre champ d'obstacles entouré d'eau. Jeu d'enfant. Quoi que, je dois avouer que j'ai un peu transpiré. Essoufflée par la vitesse que j'eusse utilisé pour me déplacer à travers le parcours, je m'assis à même le sol, cherchant instantanément Yume et Kaori. Filles que je ne trouvais pas, mais que je pouvais entendre distinctement entre deux chants d'oiseaux.

- Même pas marrant... Sont où les acclamations ?

Un grognement mécontent traversa mes lèvres avant que je ne me lève, et me dirige vers le sac de nourriture dont je sortis une bouteille d'eau pour me rafraîchir ne serait-ce qu'assez pour ne pas ressembler à un bœuf tout droit sorti d'un enclos à baise... Ouais, j'étais certaine que pour copuler les vaches, les humains les mettaient dans un même endroit, fermé, et ils n'avaient qu'à se satisfaire de l'autre vache s'y trouvant. Bon, j'arrête avec mon imagination de malade. Me relevant après cinq minutes à peine, je voulus rejoindre les deux filles, mais je ne dus faire plus de deux pas avant qu'un point blond n'attire mon attention. Sérieux, Kaori est difficilement non-remarquable avec sa tignasse jaune. On dirait un lampadaire constamment allumé. Haha... si je lui dis cela, on parie combien qu'elle me bouderait ? Faut que je le sorte un jour, ouais ! Mais pour le moment, il faut tout autant que je réceptionne la gamine qui... me fonçait dessus tel un bulldozer.

- Yume-Chan m’a promis qu’elle m’apprendrait à utiliser la matérialisation plus tard, toi aussi tu seras mon professeur n’est-ce pas ? Et comme j’ai maman Ayame aussi, je serai la plus forte ~ Et comme ça…

Son professeur ? C'était déjà prévu. Du moins, je ne comptais laisser son éducation aux mains d'Ayame... Sinon, Kaori risquerait d'apprendre seulement à matérialiser des services de thé morbides, où dans chaque tasse, il y aurait des contenus assassins. Ouais, franchement, il était primordial que je l'entraîne, qu'elle soit naze ou non. D'ailleurs, nulle, elle ne le serait grâce à... « Je te ferai payer pour aujourd’hui ~ » Au final, j'ai changé d'avis. Qu'elle apprenne à matérialiser du thé, cela m'arrangera. Souriant jaune tandis que le monstre s'éloigna de moi pour mieux rire dans son coin, je laissais échapper un lourd soupir en me disant que ce gosse était vraiment impossible. Non mais, il lui faudra un siècle pour me surpasser !

Ouais, surtout si je la laisse tenir son morceau de bois comme elle le faisait en ce moment. Affichant un sourire moqueur, je zieutais sur Yume pour voir ses réactions, tout en me disant que je n'aurais même pas besoin de matérialiser un katana, pouvant aisément éviter ses attaques à mains nues. Et j'ai eu tort de la sous-estimer à ce point. Et juste avant que son arme -inoffensive soit-elle, le coup reste douloureux- ne touche mes cotes, je matérialisais un autre sabre à mon tour, pour parer son attaque.

- Règle numéro un ! Quand tu es petite, utilise ta taille et… frappe ~

Frimeuse. Mais il était vrai que je ne m'attendais pas à cela de sa part. Et c'est en lançant un regard interloqué à Yume que j'ai compris. Bien évidemment... Si Akiha préférait que sa fille se plonge dans des livres de sciences, Ayame avait sans doute pris l'initiative de montrer quelques ficelles à sa fille. Bon, après, justement, ce n'était qu'un môme qu'il fallait constamment remettre à sa place. Souriant d'autant plus sous son air hautain, je me dégageais de sa parade, me retrouvant à quelques mètres d'elle, jouant avec mon katana, extrêmement léger. Bon...

- Pas mal... pour une novice ~ Tiens ton sabre...

Ne finissant pas ma phrase, je m'élançais sur elle, abattant sans plus de cérémonie mon arme sur la sienne, pour mieux la dévier vers la gauche, tordant ainsi son poignet et l'obligeant à lâcher son arme qui vola à quelques pas de notre emplacement. Me retrouvant nez à nez avec elle, la pointe de mon sabre contre son ventre, je terminais ma tirade « ... plus haut, question que la lame de ton adversaire ne se glisse le long et te fasse perdre le contrôle. » M'éloignant d'elle pour chercher son sabre, je le ramassais et le lui lançais. Et dès qu'elle l'eut en mains, je repris mon assaut. Parfois alternant des coups simples et précis, parfois en faisant des ouvertures dans ma propre défense pour qu'elle arrive à imager une attaque efficace. Et cela dura comme cela, jusqu'à ce que l'instinct premier d'un Undai'en en plein combat, ne prenne raison sur mes mouvements, et que je finisse par attraper son poignet -armé- d'une main et que je frappe dans ses genoux avec ma main -armée- pour qu'elle tombe à terre, son dos le premier sur l'herbe.

- D'accord... J'ai un peu triché, mais ton adversaire ne sera jamais loyal dans l'Arène.

Et après, je n'ai jamais dit que je lui apprendrais l'art du kendo, mais juste celui du combat. Et quand on se bat pour sa survie, aucune règle ne stipulait qu'il fallait utiliser seulement son sabre pour se battre, mais user de toutes ses ressources, même les plus primitives, comme les pieds et les mains. Tendant la main à Kaori pour qu'elle se relève, je décrétais que c'était le tour de Yume de défier Kaori tandis que je prendrais une pause bien méritée. Non que je sois fatiguée, mais cogner sur quelque chose de plus solide qu'une gamine de douze ans, me tentait bien assez pour que je ne freine mes envies. Haha... Cela faisait longtemps que je ne m'étais éclatée autant. Pour cela, Undai me manquait, c'est vrai.


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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Jeu 24 Juil - 17:58

« Pas mal... pour une novice ~ Tiens ton sabre... » Évidemment ! J’étais la fille de Dead Master, une lady sachant user de ses poings lorsque les événements l’obligent. Je jubilais dans ce combat, j’étais à fond dedans, je tapais, je courais et je perdais. « ... plus haut, question que la lame de ton adversaire ne se glisse le long et te fasse perdre le contrôle. » Mais la défaite ne me faisait pas peur. Je n’avais pas honte de perdre, je n’avais qu’à me surpasser.

« Perdre n’est pas grave, c’est rester au sol, qui l’est. » Maman Ayame me l’avait dit un jour, et jamais je ne l’oublierai. C’est pour cela que je m’étais aussi investie dans ce que j’entreprenais. Qu’importe les coups, les blessures et le sang que je pouvais cracher sous l’effort. Un jour, je la battrai.

C’était une promesse que je me faisais, et je sais que tôt ou tard, ce sera Kaïla qui mangera le sol. Cherchant des ouvertes dans ses attaques, j’arrivais parfois à la toucher, ne serait-ce que du bout de ma lame alors qu’elle, me tapait de toute sa force avec le pli de son bâton. Ca faisait terriblement mal, je grimaçais, mais je ne pleurais pas.

C’est lorsque son attaque est devenue plus précise, plus puissante que j’ai perdu pieds. En moins de trois secondes, je n’avais plus mon arme, une vive douleur s’abattit sur mes côtes et je tombais, fesses les premières sur le sol. Fermant les yeux sous l’impact, je retenais les larmes de douleurs percer mes yeux alors que la voix de mon aînée retentit ;

- D'accord... J'ai un peu triché, mais ton adversaire ne sera jamais loyal dans l'Arène.

Je savais cela. Mais une défaite restait une défaite. Attrapant sa main pour me relever, je pris un temps pour calmer ma respiration alors que Kaïla s’en alla gratter l’herbe tandis qu’un nouvel adversaire se dessinait devant moi. Yume… Même si ce n’était qu’un entraînement, je déglutis difficilement en la voyant ainsi, lame parfaitement tenue dans ses mains, me pointant.

Je l’avais déjà vu combattre, et c’est sans doute cela qui mit le doute en moi. « Ne doute jamais, agi Kaori-Chan » Ca aussi… Maman me le disait, mais lorsque son sabre s’est levé pour s’abattre sur ma tête, je suis restée tétanisée, seule une bourrasque de vent me fit tomber, une fois de plus.

- Yu… Yume-Chan…

Non, pas contre elle. Elle faisait trop peur quand elle combattait. Déviant le regard en tendant mon arme sous un « Pas contre toi, t’es trop sadique. », je me relevais pour aller chez Kaïla. Me cachant dans son dos en fixant Yume, j’attendais sa réaction.

Chose qui arriva par un soupir suivi d’un « Tant que tu n’es pas étudiante à Undai, je ne te tuerai pas ~ » Ca veut dire quoi ça ? J’en sais rien, mais assez que je me mette à stresser sous les rires de mes aînées. Boudant alors que Yume vint à notre hauteur, elle n’attendit un moment pour me prendre dans ses bras sous un « Je plaisante » pas du tout rassurant.

- Mhmm.

Ca, ca ne me quittera jamais. Souriant tout de même en enroulant mes bras autour de son cou, je baillais malgré moi. Tant d’effort épuisait et contrairement à Kaïla, moi je m’étais levée super tôt pour aller en cours. Comment ça se fait que je suis au courant que parfois elle sèche ? Parce que moi je sais tout ~

Déposée au sol, je demandais à ce qu’on rentre. Demande qui finit sur un accord de Yume disant qu’il était bientôt l’heure de ma leçon de piano de toute façon. Chose qui n’était fausse, bien que je n’avais le cœur à y assister. Soupirant en sachant que je n’aurai sans doute d'autre choix que d’y aller, je me dirigeais vers la moto de Kaïla.

Ballerines aux pieds, en avant vers les insectes. Et des insectes, j’en ai vu beaucoup quand je me suis étalée au sol, tête la première devant un nid de fourmis. Hurlant en tentant de me redresser, je ne sus faire grand mouvement quand une douleur vive me tira au niveau de la cheville. Grimaçant en touchant celle-ci, étrangement douloureuse, je fis savoir mon mal afin que Yume m’aide.

- Aïe… T’as dû te la fouler en chutant. Tu as mal ailleurs ?

Fouler ? Mais comment je vais aller à mon cours d’équitation de lundi si je me retrouve dans un plâtre ?! Secouant la tête pour répondre à ma grande sœur, je relevais la tête sur Kaïla… Qui avait l’air étrange, lorsque Yume lui dit ;

- Il serait préférable qu’on l’amène à l’hôpital, si c’est cassé, c’est la merde. T’appelles Ayame ?

…Pourquoi appeler Ayame, sonnait terrifiant en regardant ma Kaïla ?
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MessageSujet: Re: Un weekend de tranquillité sans cette vipère, ma blonde de "mère" ~   Ven 25 Juil - 7:43

Heureusement que le soleil ne tapait pas trop fort, question que personne ici ne se tape une insolation de malade. Me détendant après l'échauffement contre Kaori, je dématérialisais mon sabre, pour mieux m'étendre de tout mon long, décidée à suivre chaque miette de l'entraînement qui opposerait Yume à Kaori. Notre fameuse Black Rock Shooter hein... Cela faisait combien de temps que je ne l'ai plus vue combattre ? Tellement... Maintenant, au lieu de passer mon temps à surveiller mes arrières et envoyer des poings à la volée, je n'avais droit qu'à des bancs et des tournevis. Franchement, je ne m'attendais pas à ce que Undai me manque, étant extrêmement heureuse de m'en être échappée. Était-ce un syndrome habituel chez les diplômés ? Poussant certains à revenir en tant que professeur dans l'Académie ? Peut-être bien que oui, même si de mon coté, je préférais de loin m'abstenir d'y retourner. On ne sait jamais si j'aurais les mêmes chances d'en sortir, une fois de plus.

- Pas contre toi, t’es trop sadique.

Intriguée par le comportement de Kaori qui vint se placer derrière moi, me prenant pour un barrage entre elle et Yume, il m'a fallu quelques secondes pour comprendre son refus. Non mais, Yume n'était pas à ce point terrifiante ! Quoi que... Si. Malheur, je n'étais pas la seule à l'avoir remarqué. Riant moqueusement, plus à l'encontre de ma copine -l'air défaite- plutôt que sous la peur de Kaori, je finis par décroiser les bras, régie par le besoin de trouver une solution. Si elle ne voulait pas se faire battre par la Présidente du Conseil, alors je devrais m'y coller. « Tant que tu n’es pas étudiante à Undai, je ne te tuerai pas ~ » Voilà une plaisanterie valant la peine d'en rire, surtout en voyant la tête que tirait la petite blonde à cette nouvelle. Évidemment, ce n'était qu'une blague étant donné que Yume ne se risquerait jamais à tuer la fille d'Ayame, qu'elle transgresse son règlement chéri ou non. C'était limite si elle n'osait poser sa main dessus autrement que pour la câliner. Ouais, Yume câline, c'est le scoop de l'année... Sérieusement, j'allais faire des photos, j'étais certaine qu'elles se vendraient à un prix plus qu'abordable !

Mais toute envie de rire disparut en même temps que Kaori proposa de rentrer, éprouvée par ce qu'elle dut vivre en ce jour. Vraiment... Les gosses d'aujourd'hui n'étaient que des mauviettes. Bah, c'était pas compliqué à comprendre, sachant comment leurs parents les chouchoutaient, au lieu de leur montrer qu'était la vraie vie. Mais bon, un jour viendra où autant eux que leur enfant, s'en ramasseraient pour avoir été trop présents. Ouais, Kaori dérogeait peut-être à cette règle, étant donné qu'elle était justement, la fille d'Ayame, et donc sous constante protection maternelle dépassant les bornes. J'en rirais si je n'avais pas mieux à faire. Et ce « mieux » se résumait à marcher à travers les bois en direction de ma moto, interrompue par mon avancée par un bruit de chute, suivi par une plainte de douleur. Que... ?

 - Aïe… T’as dû te la fouler en chutant. Tu as mal ailleurs ?

Quoi ?! Non mais sérieux ?! Regardant la scène, blanche comme un linge, je m'efforçais à garder mon calme, l'envie de me mettre à hurler retenue dans un silence de plomb. Fouler la cheville... Putain de merde, j'allais me faire trancher net par Ayame si elle apprendrait cela ! Et ce n'était pas compter sur Yume pour me soutenir « Il serait préférable qu’on l’amène à l’hôpital, si c’est cassé, c’est la merde. T’appelles Ayame ? » Franchement... Cette fille allait à l'avant du danger sans sourciller. Limite en courant dans la gueule de loup ! Personnellement, j'éviterai tout acte de bravoure qui nous conduira pour un mois à l'hôpital pour de multiples fractures causées par des objets contondants tenus par la main de Dead Master. Haha... La merde. Tellement que je ne me décidais toujours pas à sortir mon portable, tandis que les grimaces s'en suivaient auprès de la gamine. Non, mais non !

- Hors de question !

Et je fis savoir mon désaccord avec contrariété, m'avançant vers les deux filles pour mieux m'accroupir au niveau de Kaori et de regarder sa cheville sans y toucher. Que faire... ? Bah la soigner tiens ! Pourquoi aller à l'hôpital si j'avais une infirmière douée en matérialisation sous la main. Ouais... Après, je ne savais pas si cela marchait sur une personne n'était pourvue de pouvoir... Quoi que, elle avait des boucles donc... Oh et puis merde ! Il faut essayer pour savoir. Attrapant Yume par la main, je la posais sur la cheville de la gosse avant de décréter « Soigne-la, cela ira plus vite. » Chose qu'elle fit après m'avoir regardé un instant comme si pour la première fois de la vie, elle me trouvait incroyablement réfléchie. J'aurais pu en être vexée en temps normal, mais pour le moment je stressais trop, désirant seulement que Kaori reprenne une marche convenable.

Et c'est après quelques minutes qu'elle se remit debout, l'air de ne pas souffrir de son état. Soupirant de soulagement, je précisais que ce petit accident pouvait rester entre nous, et qu'il n'y avait strictement aucun besoin d'en parler à autrui, vu que tout s'est terminé sans embauches. Franchement...

J'en ai marre des fausses alertes.


END

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