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 L'évolution d'un être à part ~

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Dead Master

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Date d'inscription : 12/03/2012

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MessageSujet: L'évolution d'un être à part ~    Lun 23 Juin - 19:22

L’essence même de ma vie avait changé, ma vision des choses, les gens qui m’entouraient, mon travail tout comme ma famille. Jamais je ne me serais crue ainsi, mes desseins étaient bien différents il y a de cela quelques années. Après tout, qui aurait cru que Dead Master-Sama devienne mère et qu’elle se lie à une mortelle ? Mortelle, si l’on pouvait encore l’appeler ainsi ~ Son rang la plaçait bien au-dessus de toutes personnes, elle était devenue la lumière de mes nuits, le soleil de mes jours ~ Le romantisme dont je pouvais faire preuve à son égard était tout aussi fort que mon sadisme, je l’aimais, elle et son corps ~ Elle et son ombre également ~ Elle et ses manies, elle… Tout court ~ Oui, j’étais tombée amoureuse d’une femme magnifique, bien que nos épreuves nous eurent poussés dans des tranchés auxquelles jamais nous aurions voulu faire face. Je pourrai dire que cela nous a fait grandir, assagir comme réfléchir. Nous les avons surmonté, ensemble ~ Ma vie… Était bien étrange, mais je l’aimais ~
Voilà le principal ~

Un matin comme un autre me direz-vous ? Je ne pourrai qu’acquiescer ~ Akiha-Chan est partie depuis bien longtemps après que je me sois moi-même réveillée. Il va de soit qu’avant son départ, j’eus droit à un doux baiser langoureux accentué par des mots d’amour, mais ne parlons pas de cela, concentrons-nous sur le moment qui précéda mon réveil ~ Ouvrant les yeux dans des draps froids, je me redressais avec un long soupir en posant mon regard sur le réveil. Il était bien tard, quelle flemmardise de se lever à une telle heure ~ Dois-je dire que j’ai été dormir tard pour plaider ma défense ? Nul besoin de cela, je faisais ce que je voulais ~ Sortant du lit en enfilant sur mon corps une nuisette, je me dirigeais instinctivement vers la salle de bains, lieu dans lequel je me délectais sous une douche rafraîchissante avant de me vêtir d’une robe des plus splendides ~ Voilà une chose qui n’avait changé depuis des années, mon adoration pour les vêtements ~ Excentrique que je puisse l’être, il va de soi que mes habits soient de même n’est-ce pas ? Voilà pourquoi je me retrouvais encore dans une création farfelue où le haut de mon habit se dessinait tel un corset donnant sur un bas volant déboutant sur une sous-jupe d’un noir profond ~ Monochrome ? Comme mon appartement ~ Du moins si l’on oublie les tableaux ainsi que les photos de couleurs ornant le lieu. Dois-je parler des jouets ? Nulle nécessité de me faire avoir une crise cardiaque quant à ma maniaquerie ~

En parlant de choses enfantines, ne devrais-je pas aller voir ma chère enfant ? ~ Laquelle ? La plus jeune, la plus belle, la meilleure, celle qui vivait encore chez nous ~ Sortant de la salle d’eau pour rejoindre la chambre se trouvant à côté de celle-ci, je pénétrais le lieu sans moindre pudeur ~ J’étais chez moi, qu’importe les pièces, qu’importe qui vivait dedans, cette demeure était mienne après tout ~ « Mhmm… Okasama n’a pas frappé à la porte » Voilà des paroles contraignantes sortant d’une si petite bouche ~ Me rapprochant de ma fille tout en gloussant à ses paroles, je posais mes lèvres sur sa tignasse blonde avant de lui rétorquer d’un ton amusé « Maaah ~ Kaori-Chan désire-t-elle à ce point que je frappe à la porte de sa chambre ? ~ » Une question à laquelle je n’eus que son éternel « Mhmm » comme réponse ~ Me saisissant de l’enfant en dégageant le livre d’images qu’elle avait en main, je l’invitais à prendre son bain afin qu’elle s’apprête également. Me plaisant dans sa compagnie, c’est avec une certaine avidité que je contemplais son évolution. Cette enfant était un mystère, même pour moi, étant sa mère ~ Mon gène agissait d’une telle manière sur son petit corps que j’en perdais vite le fil ~ Mais passons cela, regardons plutôt ce petit corps se laver pour mieux venir l’essuyer ~ Enroulant ma chérie dans son essuie -rose-, je la sortis du bain avec précaution. Il ne manquerait plus que je la laisse tomber et qu’elle devienne aussi idiote que les étudiants vivant dans cet établissement ~ Elle était ma fille, elle se devait d’avoir autant d’intelligence que sa mère, il en allait de même pour la prestance, c’est pour cela, qu’une fois l’enfant séché, nous retournâmes dans sa chambre pour lui choisir une robe ~

- Mhmm… la bleue.

« Kaori-Chan veut-elle mettre cette robe ? ~ » Montrant le vêtement qu’elle me désigna de ses paroles, c’est tout sourire que je vins à sa rencontre pour le lui enfiler ~ Ajustant le col de son sous-chemiser, je redressais par la même occasion ses manchettes d’un geste doux. N’était-elle pas magnifique ? Ma fille ~ Huhu ~ J’en étais folle. Arquant un sourire en voyant Kaori-Chan s’en aller devant son miroir pour aller faire ses cheveux, c’est d’un regard inquisiteur que je la rejoignis pour magnifier ses couettes ~ Deux rubans noirs dans une chevelure de blé, qu’y a-t-il de plus mignon que cela ? Rien du tout, elle était si belle après tout ~

- Mhmm… Allons-nous déjeuner à présent ?

Maaah cela va de soi ~ Ouvrant la porte à la petite chose haute comme trois pommes, je suivais ses courtes jambes jusqu’au rez-de-chaussée. Endroit où mes servantes nous accueillirent sans plus tarder ~ Étant devenues les gouvernantes de Kaori-Chan, devrais-je encore les appeler « servantes » ? Ce terme est devenu inapproprié, mais ne continuent-elles pas à faire le ménage également ? Voilà une question qui m’occupera la matinée, déjà bien entamée ~ Me posant à table alors que ma fille trouva sa place sur mes genoux, nous n’attendîmes guère longtemps pour que le déjeuner ne se pose devant nous ~ Laissant ma fille manger pendant que je me délectais dans cette vision devant un thé fumant, c’est avec un certain plaisir que je la regardais faire ~ Comme je le disais plus tôt, il était étrange de se dire qu’en si peu de temps, elle assimilait tant d’informations pour ensuite les mettre en pratique sans moindre faille. Tartiner sa tartine, se servir elle-même, est-ce que tous les enfants étaient si avancés à un âge si bas ? Des questions étranges pour la femme que j’étais, mais tellement normales pour tout bonne mère se respectant ~ Oui, j’adossais ce rôle sans sourciller à présent, huhu ~

- Mhmm… Où irons-nous à présent ?

Essuyant la bouche de Kaori-Chan d’un mouvement délicat, je déposais sa petite personne sur le sol avant de me saisir de sa main pour mieux lui répondre par une autre question ~ On ne me changera pas complètement non plus, que croyez-vous ~ «  Où Kaori-Chan veut-elle aller ? ~ » Question dont la réponse fut encore cette étrange interjection avant que des mots plus savants me relancent la décision quant à notre destination ~ Il était un peu plus de dix heures, Akiha-Chan n’aura pas sa pause avant quelques heures encore, pourrais-je me permettre d’aller dans l’Arène avec ma chère enfant ? Mon épouse n’était guère contre ce fait, du moins après quelques conditions que je ne citerai guère ici ~

- Mhmm… Où est Mr Guillaume de Bonaparte sixième du nom ?

Guillaume ? ~ Levant les sourcils avant de comprendre qu’il s’agissait du nom de sa peluche -ne vous posez pas de questions, c’est ma fille ~-, je pris un air songeur avant de me retourner et quitter la cuisine ~ Où avais-je vu encore cette chose récemment ? Dans sa chambre bien entendu. Montant afin d’aller chercher celui-ci, je le trouvais sans efforts dans son lit et, descendis une fois de plus afin de l’apporter à mon enfant qui me gratifia d’un « Mhmm… Merci » ~ Qu’elle est mignonne, je la mangerais si je ne tenais pas tant à sa vie, huhu ~

- Partons à présent ~

Capturant sa main afin de quitter mes appartements, c’est d’une allure posée que je marchais tout en regardant les expressions de mon enfant. Il était rare de la voir sourire, son visage était assez inexpressif en lui-même. A se demander si elle clignait des yeux ~ Trouvait-elle ses billes vertes à ce point magnifiques pour qu’elle ne veuille les masquer une fraction de seconde ? Non, elle n’était guère aussi égocentrique que ses génitrices, n’abusons guère de sa jeunesse ~ « Qu’est-ce donc ? » Levant le regard vers ce qu’elle montra du bout de son doigt, je haussais un sourcil avant de répondre d’un ton légèrement intrigué « Les appartements d’Akiha-Chan ? ~ ». Suivi d’un de ses petits bruitages avant qu’elle ne recommence en me montrant, cette fois-ci une autre chambre. « Qu’est-ce donc ? » Les appartements de Miri-Chan lui avais-je répondu, et ainsi de suite jusqu’aux derniers du couloir. Dois-je vous préciser qu’il faut beaucoup de patience pour avoir un enfant ? Qu’en plus de cela, celui-ci vous pose mille et une questions, et qu’il en attend des réponses également ? ~

- Qu’est-ce donc ?

Un autre appartement présumais-je. Soupirant silencieusement en levant le regard vers la porte qu’elle désigna, c’est d’un ton devenu légèrement détaché que je lui répondis que cet appartement était vide. « Mhmm… Vide ? C’est quoi ? » Quel langage. La reprenant sur sa formulation, je m’arrêtais dans notre avancée pour me placer devant elle, un genou au sol pour river mon regard dans ses billes si similaires aux miennes et lui dire « C’est quoi ne se dit pas, Kaori-Chan ~ Répète après moi ; Que cela signifie-t-il ? ~ Est une formulation bien plus belle, ne trouves-tu pas ? ». Suivi rapidement d’un « Mhmm… Que cela signifie-t-il ? Mhmm… » Elle n’avait l’air sûre de trouver cela plus pratique, dirais-je en vue de son minois pensif ~

Laissant un rire cristallin éclater entre mes lèvres, nous poursuivîmes notre avancée, et ce jusqu’à l’arène qui nous accueillit sans moindre encombre ~ Passant la barrière en compagnie de ma fille, je laissais ma robe de combat se dessiner sur mon corps tandis que mon enfant ne changeait guère d’habit. Et pourquoi cela ? Car un sceau avait été placé sur les boucles d’oreilles qu’elle portait, cela serait du suicide de laisser un enfant matérialiser comme bon lui semble. Auriez-vous oublié que ce sont justement, les plus jeunes qui regorgent d’une imagination sans fin ? ~ « Mhmm… Il y a beaucoup de monde aujourd’hui ». Levant les yeux vers l’assemblée, je constatais cela également. Prenant la main de Kaori-Chan afin de nous placer dans un coin tranquille, je dessinais tout de même une barrière autour de nos personnes afin que personne ne nous dérange ou même, ne voie notre présence. Reposant mon regard sur ma fille, tenant toujours son lapin, je lui demandais d’un ton maternel ce qu’elle désirait faire ~ Lui laissant le libre-arbitre sur ses conceptions, je ne faisais que juger Ô comment la matérialisation lui seyait parfaitement ~ Il ne fallait que voir sa manière si subtile, mais si simple en même temps, de créer quoi que ce soit. Elle n’avait qu’à y penser une fraction de seconde pour que la chose ne pousse devant elle ~ Regardez-donc par vous-même.

Prenant un air songeur, je me plaisais à décortiquer ses expressions alors qu’une illumination soudaine ne vienne éclore sur son visage et qu’elle concentre tout son petit être pour faire apparaître ce qui semblait être un service de thé. Haussant les sourcils quant à une telle création, je me permis de l’interroger quant à cela. Et quoi de plus mignon que d’avoir comme réponse ;

- Mhmm… Cela est pour que nous puissions prendre le thé avec Mr Guillaume de Bonaparte sixième du nom.

Mais pour quelle autre raison, que suis-je idiote de demander cela. Riant à ses dires, je matérialisais à mon tour une table ainsi que des sièges afin que « nous puissions prendre le thé » comme ma fille l’avait si bien suggéré ~ Nous n’avons certes pas créé grand-chose comme matérialisation, tout comme à part regarder les autres, je n’ai pu voir les progrès de mon enfant, mais cela n’était guère une nécessité pour le moment. Elle était bien trop jeune pour rejoindre le cursus d’Undai, le pouvoir en elle n’était là que par un incident arrivé à sa naissance. Il va de soi que ma curiosité m’a poussée à lui laisser cette maîtrise grandiose, mais faisons fi de ce sujet et poursuivons ~

Quittant l’Arène après un long moment passé dedans, je nous fis rejoindre le bâtiment principal ~ Akiha-Chan devait sans doute avoir fini de donner cours d’ici peu, Kaori-Chan serait-elle contente de prendre le repas du midi avec Akiha-Okasama ? Cela va de soi, et c’est ainsi que je me retrouvais dans les couloirs à porter ma fille jusqu’à la classe de mon épouse. Déposant l’enfant se frottant les yeux fiévreusement suite à ses créations -tout de même fatigantes pour son jeune âge- dans l’arène, je posais mes lèvres sur ses cheveux avant de lui demander si elle ne voulait pas retourner à la maison pour faire une sieste plutôt que d’attendre Akiha-Chan, qu’elle verrait tout de même ce soir. Sa réponse fut des plus catégoriques quand elle enfonça son regard dans mes iris ~ Non donc, voilà un enfant aussi têtu que ma chère épouse, telle mère telle fille, n’est-ce pas ? Huhu ~

- Mhmm… Que… Cela signifie-t-il ?

Regardant ce qu’elle me montrait, je ne me retenus guère de lui demander d’un ton taquin « Kaori-Chan ne se souvient-elle plus des kanji qu’elle eut apprise avec Shizuma-Chan ? ~ ». Gloussant en lui expliquant le sens de chacun d’eux, je finis cela avec sa personne qui traduisit les symboles qu’elle voyait en une appellation compréhensible et adéquate à l’endroit. « Mhmm… Classe de sciences donc ? » Question à laquelle j’acquiesçais d’un mouvement de la tête avant de la reculer de la porte qui ne tarda guère à s’ouvrir ~ Gardant mon enfant devant ma personne alors que les étudiants sortirent, je ne pouvais que glousser moqueusement lorsque la petite voix de Kaori-Chan vint me demander « Mhmm… Pourquoi marchent-ils ainsi ? Sont-ils à l’armée ? ». Je n’y répondis guère, Akiha-Chan lui expliquera cela bien un jour ~

Rentrant dans la salle de classe, je saluais mon épouse d’un doux baiser avant que Kaori-Chan ne vienne également à la rencontre de sa mère et lui conte sa journée de sa petite voix fluette. «  Mhmm… Kaori-Chan s’est réveillée avant que tu ne partes, je n’ai pas pu te dire bonjour aujourd’hui. J’ai donc décidé de lire un peu, le livre avec les images qui bougent quand on tire sur… Mhmm. Après, c’est Okasama qui est venue pour que je prenne un bain. Sais-tu qu’il y a des appartements vides ? Nous avons pris le thé à l’arène également, as-tu faim ? ». Se pourrait-il que Kaori-Chan ait également faim pour poser une telle question ? ~ Souriant à l’encontre d’Akiha-Chan qui est devenue débordée par les questions de sa fille, je restais légèrement en retrait avant de poser moi-même d’autres questions ~ Me plaisais-je à torturer l’esprit de mon épouse ? Terriblement ~

- Akiha-Chan veut-elle manger dans le parc ? A la maison peut être ? Ou encore dans les restaurants d’Undai, bien que manger en dehors peut être tout aussi plaisant ~

« Mhmm… Dehors » Plaît-il ? Que me vaut donc ce geste mignon d’une enfant qui quémande à mon épouse de répondre par ses désirs ? ~ Maaah, je fonds ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Lun 23 Juin - 19:25

La matinée, celle-ci en l'occurrence, commençait sous des nouveaux buts, sous des nouvelles opportunités et surtout, sous des projets à effectuer, ayant la plus grande importance à mes yeux. Cela faisait deux semaines entières que je cherchais un établissement adéquat aux études de ma fille, enfant ayant grandi considérablement en l'espace d'un mois à peine, atteignant à présent l'âge de cinq ans, l'intelligence et la discipline d'une jeune fille de la haute société, ainsi que la taille d'un bébé à peine âgé de trois ans. Définitivement, Faith était un enfant surprenant, de tous les cotés, tellement que sans la technologie dont disposait Ayame, nous ne saurions savoir avec précision quelle était l'évolution exacte de notre fille. Cela dit, nous le savions suffisamment pour que j'insiste à ce qu'elle aille à l'école, tandis que d'un autre coté, les perspectives telles que laisser Kaori aux soins des servantes -préceptrices- fut envisageable également. Choix que je repoussais, insistant pour que Kaori évolue avec d'autres enfants afin de grandir de manière logique et adéquate à son jeune âge. Il va de soi que j'eus remporté la bataille malgré les différentes pertes que j'eus essuyé par le passé ~

En parlant de cela, ma vie avait pris une tournure accélérée mais heureuse depuis que Kaori est née, jonchée par des anecdotes en tout genre. Reculons de quelques jours dans le passé, ce jour où j'eus décidé d'aller me balader avec Kaori dans le parc non-loin de la maison. Parée à des heures entières à jouer dans le bac à sable -quitte à obliger ma fille à se salir, en vue de sa maniaquerie digne de sa mère- j'eus préparé tout ce dont nous aurions besoin, que ce soit la bouteille d'eau ou le petit sceau en plastique rose, tout était emballé dans un sac avant que nous quittions la maison sous le calme mortel de ma fille. Oui, si elle pleurait énormément étant bébé, à présent il était difficile de la voir davantage que grimaçante quand quelque chose ne lui convenait guère. Ainsi donc, nous empruntâmes un trottoir dans la direction du fameux parc, quand une femme nous arrêta, s'extasiant sous l'appartenance angélique de Kaori. Il était vrai que voir un enfant blond, mignon, habillé comme un princesse, aux manières exemplaires, n'était guère courant au Japon, surtout que ma fille ressemblait à une véritable poupée en porcelaine ~ Mais la conversation -amicale- se corsa définitivement quand la dame demanda l'âge de Kaori et que, quand je répondis qu'elle avait cinq ans, elle s'exclama qu'il était inconcevable qu'elle soit si petite à cet âge là. Et cela se poursuivit ainsi jusqu'à ce que -exaspérée et énervée- je la fasse taire en l'éloignant de ma fille -la dame étant déjà prête à appeler les services sociaux- pour partir de là sans demander mon reste, sous le regard étonné -perplexe?- de ma fille. Cela fut une des nombreuses histoires en tout genre concernant Kaori, qui arrivèrent un jour ou l'autre, au long des mois passés.

A coté de cela, ma relation avec Ayame était à son apogée, entre la perversion de mon ombre se plaisant dans des jeux érotiques avec ma femme, et des simples journées tâchées par des situations diverses, tout allait à merveille dans ma vie sentimentale ~ évidemment, il y eut un incident qui me fit voir rouge -littéralement- quand j'appris que Keitaro sortait avec Miri, et surtout, que ce n'était guère une histoire de la veille. Je ne compte me remémorer cela, tellement la désapprobation battait son plein dans mon cœur, mais sachez que je me suis disputée avec le monde entier ce jour-là. « Heh, je te l'ai dit, quand tu te décideras à admettre que seule toi, tu peux être heureuse, alors n'hésite pas à me laisser le tuer ~ » Pendant un long moment, j'ai hésité à laisser mon sombre coté sortir afin de commettre l’irréparable. Mais ma gentillesse légendaire -ainsi que la prise de conscience- me firent seulement rager, sans agir. Et tant mieux, dira-t-on ~ Écouter mon ombre n'était jamais une bonne idée en définitive ~ Après cela, il a fallu quelques jours pour rétablir le calme plat du quotidien.

Plongeons-nous également dans le coté professionnel d'une existence humaine. Que ce soit en tant qu'enseignante ou médecin, j'étais littéralement débordée. Non que je ne sache gérer mon travail, loin de là, mais il m'arrivait de plus en plus souvent, de consacrer mes nuits à la paperasse -numérisée cela dit- qu'aux bras tendres de mon épouse. Ayant moyennement repris les travaux de recherches, il m'arrivait de passer des nuits blanches à lire les études diverses d'autres chercheurs, allant même à feuilleter les livres écrits par Ayame, sous un surplus de soif de connaissances. Ceci était important à mes yeux, l'infirmerie ne l'était guère moins, entre les chatons malades -découpés- et ceux ayant envie de sécher les cours en prétendant diverses infections, j'avais du pain sur la planche. Sans oublier mes élèves, les plus doués comme les moins efficaces avec qui je pouvais passer des heures pendant les rattrapages à leur inculquer mille fois de suite, la logique -pourtant évidente- de la matière que j'enseignais. Et finalement, à coté de tant de responsabilités, je devais m'occuper également de mes propres enfants, m'ayant l'air d'être de plus en plus difficiles à contenter. Moi qui crus que plus ils grandissaient, plus ils devenaient indépendants et réfléchis, j''eus tort. Avec un Kiseki toujours aussi enfantin avec ses grands projets de devenir célèbre, et Hikari qui ne pensait à rien d'autre que Mei Mashiro, c'était vraiment du boulot que de leur ouvrir les yeux, tandis que j'étais constamment inquiète pour Ren qui eut entamé le cursus scolaire à Undai.

Tant de choses à faire, que je devais me donner pleinement pour arriver au bout. Aujourd'hui ne fit la différence, assise devant toute ma classe, tasse de café serré à la main, sourire tiré sur les lèvres, j'essayais de me concentrer, surveillant les étudiants pendant leur contrôle. Interrogation que je dus préparer ce matin, d'où le réveil matinal vers cinq heures. Soupirant pour la énième fois quand l'un de mes chatons zieuta sur la feuille de son voisin pour la cinquième fois en croyant que je ne l'eus pas repéré, je finis par me lever, exaspérée. Claquant mes talons dans le silence de la salle de classe, j'arrivais à sa hauteur avant de me pencher devant ledit garçon, laissant délibérément mon décolleté lui faire de l’œil avant de prendre la parole, étrangement calme.

- Je te laisse une dernière chance mon chaton ~ Si je te vois tricher une seule fois de plus, tu passeras du temps en ma compagnie ~ Et sache, que je serai bien moins douce et indulgente que maintenant ~

Me redressant sous le visage rougi de honte de l'étudiant, je repartis vers mon bureau tout en déposant ma main sur l'épaule d'une étudiante au passage, prononçant un « Cela s'applique à toi également ~ » Amusée autant que désespérée sous la naïveté de mes étudiants, je repris ma place initiale et sirotais tranquillement mon café. Puis ayant terminé cela, je me risquais à feuilleter un livre quelconque, espérant qu'aucun de mes chatons n'aie à l'idée de tricher pendant ce temps-là. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne tenais guère tant que cela à ce qu'ils ne trichent pas, j'avais même l'habitude de les laisser faire et de les punir aux cotations finales, mais, disons que pour une fois, je voulais voir de quoi ils étaient véritablement capables avant de passer aux examens finaux qui -malheureusement pour ma personne- s’avéraient catastrophiques pour certains. Du moins, la moyenne de réussite de mes classe était inférieure que celle de ceux de Ami, ce qui était intolérable à mon goût, même si je la soupçonnais de faire des examens trop simples pour ses étudiants. Ainsi blessée dans mon orgueil de femme de Dead Master-Sama, j'eus imposé un rythme effréné à mes élèves.

Et ce jusqu'à la sonnerie qui marqua la fin du cours, ainsi que leur libération pour la pause de midi. Tapotant mon bureau du bout des ongles tandis que tous se précipitèrent vers mon bureau pour déposer leur copie et s'enfuir au plus vite, je levais la voix -chantante qu'elle puisse être en restant ferme.

- Soyez plus disciplinés, Dead Master-Sama se trouve de l'autre coté de cette porte, mes chatons ~

Et telle la parole du messie, tous se mirent en rang avant de sortir de la classe, dans une rangée ordonnée. Alala, mon épouse a toujours eu le don pour qu'il suffisse de prononcer son nom afin que tout étudiant devienne un vrai ange ~ Effrayant ? ~ Ma femme l'était ~ Et non, ce n'était guère un mensonge que j'avançais pour qu'ils soient disciplinés, Ayame se trouvait véritablement dans le couloir, en compagnie de notre cadette, je n'avais aucun doute là-dessus, ayant dû écouter les moqueries abjectes de mon ombre pendant les dernières dix minutes. Entassant les contrôles en une pile correcte, j'accueillis la vision d'Ayame et Kaori venant me chercher pour dîner, avec plaisir ~ N'était-ce donc pas adorable ? ~ Si, terriblement, j'en étais comblée ~ Savourant le baiser que m'accorda ma femme tandis que je finissais de ranger mon bureau, je baissais les yeux sur Kaori, venue à ma rencontre, ses yeux d'un vert forêt pourfendeur, braqués sur ma personne. Et avant que j'eusse le temps de m'abaisser pour la saluer également, sa voix fluette retentit dans la pièce.

- Mhmm… Kaori-Chan s’est réveillée avant que tu ne partes, je n’ai pas pu te dire bonjour aujourd’hui. J’ai donc décidé de lire un peu, le livre avec les images qui bougent quand on tire sur… Mhmm. Après, c’est Okasama qui est venue pour que je prenne un bain. Sais-tu qu’il y a des appartements vides ? Nous avons pris le thé à l’arène également, as-tu faim ? 

Avais-je omis de préciser que ma fille était un moulin à parole dès qu'elle apprit à se servir correctement du langage ? ~ Alala, j'en fus déconcertée, sous la masse d'informations dont je ne m'attendais guère et qui me tombèrent dessus impitoyablement. Ainsi dit, elle me rapprochait de n'avoir été là ce matin, mais étant donné que je suis partie tôt, je ne désirais guère la réveiller. « Tu ne dois pas te justifier devant un môme, Akiha. » Certes, mais ma conscience se sentait mieux quand je le faisais ~ Mais aussi que ma fille trouva une manière de s'occuper avant qu'Ayame ne se réveille à son tour. L'arène... Ce sujet fut abordé entre la directrice et ma personne de nombreuses fois jusqu'à ce que nous trouvions un accord quant aux allées d'un si jeune enfant dans ce lieu tellement... mal fréquenté ~ C'est pour cela que je ne sourcillais guère quand ma fille me dit de but en blanc qu'elle y a mis les pieds. Et pour le reste de ses paroles, je ne pus que hocher de la tête positivement, même si je ne compris guère l'entièreté de ses demandes soudaines. Et il ne fallait pas compter sur sa mère -magnifique comme à son habitude- pour me soulager de ce fardeau.

- Akiha-Chan veut-elle manger dans le parc ? A la maison peut être ? Ou encore dans les restaurants d’Undai, bien que manger en dehors peut être tout aussi plaisant ~

Manger donc ~ N'importe où ferait l'affaire à condition que je sois de retour dans deux heures, dirais-je ~ Cela dit, il serait préférable que nous nous contentions de la cafétéria. C'était mon avis personnel, mais Kaori ne fut guère du même avis, et imposa son choix avant même que je ne puisse ouvrir la bouche pour parler. Oui, entre devoir répondre, et vouloir prendre ma fille dans les bras, j'avais à faire ~

- Mhmm… Dehors. 

Dehors donc... Déconcertée, je finis par soupirer, tout en prenant Kaori dans mes bras afin qu'elle arrête de parler ne serait-ce que pour une fraction de seconde. La fraction que j'utiliserais pour acquiescer à ses demandes, cela va de soi. Déposant un doux baiser sur la joue douce de notre bébé adoré, je finis par sourire résilier avant de lancer un regard plein de sous-entendus à Ayame, femme qui m'eut mise dans une situation sans issues, ne l'oublions guère ~

- Allons donc manger dehors ~ Mais pas trop loin, car maman doit être de retour à Undai dans peu ~ Guillaume a pris le thé avec vous ? ~

Lançant un sourire amusé à ma fille tenant son éternel lapin au nom étrange -parmi d'autres- je lui laissais le temps de me conter l'histoire de l'Arène tandis que nous sortions de la salle de classe, ma fille toujours dans mes bras. Arrivées au rez-de-chaussée, sous une parole de Kaori disant que sa Okasama a également pris le thé avec des biscuits, je déposais ma fille au sol, avec les précautions instinctives que j'eus pris pour toujours l'encadrer de manière à ce qu'elle ne soit mise en danger d'aucune manière. Peu importe le nombre incalculable de boucliers qui l'entouraient, j'avais -au fond de moi- toujours peur qu'il puisse lui arriver malheur.

- Attendez moi ici un instant, je vais juste déposer le cours dans la salle de professeurs ~

Ainsi que les fameux contrôles que j'espérais, seraient à la hauteur de mon enseignement. Rentrant dans ladite salle, je tapais tout dans mon casier que je refermais à clé et aux coups de matérialisation, avant de sortir, sourire aux lèvres, prête à passer du bon temps en compagnie de deux êtres chers à mon cœur ~ Prenant la main de Kaori dans la mienne, tandis que je passais derrière Ayame afin de glisser mon souffle chaud sur son cou, je n'avais guère idée de l'endroit où nous pourrions aller manger.

- Avez-vous des suggestions quant à l'endroit où nous pourrions aller dîner ? ~ Alala... Vous êtes radieuse aujourd'hui, Ayame ~ Je suppose que vous aviez bien dormi pour...

« Mhmm... J'ai lu dix pages de mon livre avec les images qui... Mhmm... Et il était neuf heures quand Okasama est venue. » Je me demandais si elle saura mentir dans le futur, étant donné que sa grande sœur était définitivement incapable de le faire, et ce qu'elle soit en danger ou non. Quoi que pour Kaori, je la voyais plutôt à dire la vérité sans faire exprès, sous le surplus d'informations qu'elle pourrait sortir en moins de trois secondes ~ Tapotant sa tignasse blonde avec gentillesse, je ris à son manque de tact avant de lancer un regard moqueur à Ayame. Alala, au moins elle n'avait l'air d'être débordée par ses responsabilités de directrice ~

- Tu as l'air fatigué mon rayon de soleil... Ayame, j'espère que vous n'aviez guère forcé dans l'Arène...

Connaissant les ambitions de mon épouse à l'égard de cet enfant, je n'en serais guère si sûre. Mais à coté de cela, je savais qu'elle ne risquerait guère à rendre sa fille malade -pas à cet âge du moins- pour ne pas devoir m'inquiéter exagérément pour le bien-être de Kaori.

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Lun 23 Juin - 20:43

Ma fille, mon étoile, ma réussite la plus parfaite ~ Je ne pouvais qu’être en extase devant ce petit bout de femme, qui de sa petite taille imposait ses choix sans moindre scrupule aux yeux de tous ~ Elle n’avait rien des autres enfants d’Akiha-Chan, contrairement à eux, Kaori-Chan était parfaite. Après tout, que pouvons-nous attendre d’autre de ma fille ?

Kiseki n’était qu’un imbécile fini qui se mettait à pleurer à la moindre occasion, si celui-ci n’avait pas ce qu’il désirait, vous pouvez être sûrs qu’il vociférera jusqu’à ce que vous cédez. Chose qu’Akiha-Chan faisait, contrairement à ma personne qui ne me gênait pas de l’ignorer lorsque sa voix insupportable m’irritait assez pour la journée.

Hikari quant à elle n’était qu’une pauvre chose ne sachant vivre seule, timide et renfermée, n’ayant d’yeux que pour Mei Mashiro-Chan. Je pourrais être fière qu’elle se soit dégotée une perle de cette valeur, mais je n’en restais pas moins dégoûtée par leur romantisme me donnant la nausée. Au bout d’un moment, nous ne pouvons plus décrire ça comme de l’amour, mais bel et bien comme un ramassis de pièce de théâtre tournée par des amateurs n’ayant aucun sens de romantisme. A vomir ~

Ren ? Maaah, allez d’abord voir où elle se cache. J’avais des projets pour cet enfant, mais depuis longtemps déjà, je ne savais pas où elle traînait. Était-elle morte ? Non, je l’aurais su, Akiha-Chan m’en aurait informé assez explicitement pour que je doive lui reconstruire son cerveau. La perte d’un autre enfant serait dramatique pour elle, imaginez si c’était justement Kaori-Chan qui mourrait. Moi-même, je ne saurais m’en remettre.

Mais qu’importent mes divagations, cela n’arrivera jamais, je ferai en sorte que ma fille soit à tout jamais à mes côtés, qu’importe ce que je doive faire pour la protéger. Finirais-je par me laisser autant emporter qu’avec Yume-Chan ? Nullement, après tout, je n’étais pas seule à faire l’éducation de mon enfant, mon épouse était là pour nous épauler dans cet apprentissage, n’est-ce pas ? ~

- Allons donc manger dehors ~ Mais pas trop loin, car maman doit être de retour à Undai dans peu ~ Guillaume a pris le thé avec vous ? ~

Adressant un sourire aimant à l’assemblée, c’est en prenant ma femme par la main que nous rejoignîmes le rez-de-chaussée, endroit dans lequel nous nous fîmes abandonner lorsque mon épouse s’en alla pour déposer ses affaires dans son bureau. « Attendez moi ici un instant, je vais juste déposer le cours dans la salle de professeurs ~ » En parlant de cela, ne serait-il pas intéressant que ma femme ait son propre bureau ? Non, cela serait du favoritisme. Mais après tout, était-ce là vraiment une chose dérangeante ? Elle avait déjà son laboratoire sous Undai, en plus de cela, un bureau lui était destiné dans l’infirmerie ainsi que dans la salle des classes, sans compter mon bureau directorial où elle aimait passer du temps également, que ce soit en ma compagnie pour le côté pervers de l’éducation ou seule, lorsqu’elle s’amusait à fouiller dans ma paperasse ~ Croyez-vous que je ne le savais pas ? Huhu ~

- Mhmm, que penses-tu donc ?

De quoi donc ? Déposant mon regard sur ma fille, je m’accroupissant à sa hauteur pour comprendre le sens de ses dires. Vainement ~ Si elle ne m’eut éclairée, je n’aurait définitivement pas compris que sa phrase me demandait ce à quoi je pensais ~ Lui répondant que pleins de choses passaient dans la tête de sa maman, c’est sous son regard interloqué que je m’arrêtais alors qu’elle demanda innocemment « Des bonnes choses ? » Bonne, il est vrai qu’Akiha-Chan l’était ~ Gloussant en me redressant, c’est avec tendresse que je tapotais sa tête alors que ma femme revint, tout sourire, toute clinquante ~

- Avez-vous des suggestions quant à l'endroit où nous pourrions aller dîner ? ~ Alala... Vous êtes radieuse aujourd'hui, Ayame ~ Je suppose que vous aviez bien dormi pour...

Il est vrai que mon travail n’était pas aussi rempli que le sien, mais de là à prétendre que je ne faisais rien, voulait-elle se faire punir ? Sans nul doute ~ Répondant à sa moquerie par une grimace, je gardais cependant le silence. Il était inutile de répondre à cela n’est-ce pas ? Contrairement à elle, je ne me plaisais pas à me fatiguer inutilement avec tant d’activités, encore si ses cours lui prenaient tout son temps, cela semblerait logique puisqu’elle est enseignante, mais n’était-ce pas elle qui désirait également reprendre l’infirmerie à plein temps ainsi que ses recherches. D’ailleurs les miennes, puisqu’elle s’inspirait de mes livres manuscrits pour tenter je ne sais quoi concernant les syndromes de bipolarité attaquant le cerveau humain. Dieu, ma femme est un monstre ~

- Mhmm... J'ai lu dix pages de mon livre avec les images qui... Mhmm... Et il était neuf heures quand Okasama est venue.

Et ma fille n’est guère mieux. Roulant des yeux lorsque Kaori-Chan marqua bien que je me suis levée « tard » du lit contrairement à mon épouse qui l’eut quitté à la rosé du matin, je tentais de faire taire ma fille, lui lançant un regard afin de lui faire comprendre que plus ample information était inutile ~ Non, je ne comptais pas lui coudre les lèvres, du moins, cette idée vient seulement de germer dans mon esprit ~

- Tu as l'air fatigué mon rayon de soleil... Ayame, j'espère que vous n'aviez guère forcé dans l'Arène...

Forcer ? Ce n’était pas mon genre voyons ~ Ce n’est pas comme-ci j’imposais cela à ma fille, c’est de son bon vouloir qu’elle agissait n’est-ce pas ? Soupirant silencieusement en prenant Faith-Chan dans mes bras, je déposais un baiser sur sa joue alors que ses petits bras frêles s’enroulaient autour de mon cou dans une embrassade des plus enfantines ~ Dieu, que j’aimais cela, au point de le lui rendre avec douceur, caressant son dos alors que son cher Guillaume pendouillait dans le vide, tenu par la main fragile de ma fille ~

- Maaah, je ne me serais pas permise de la fatiguer ainsi mon amour ~ Kaori-Chan veut-elle faire une sieste après le dîner ? ~

La concernée me répondit par un « Mhmm » en disant long et tellement peu sur ce qu’elle pensait de mon idée. Haussant légèrement les épaules, c’est d’un pas décidé que je me dirigeais vers l’extérieur du bâtiment principal, marchant dans le parc jusqu’au centre commercial sous un silence apaisant. Manger dehors était vague, Kaori-Chan n’avait pas l’air de protester quant à l’endroit vers lequel je me dirigeais, et n’était-il pas préférable -comme ma femme l’avait si bien souligné- de rester sur le domaine d’Undai afin qu’elle ne soit pas en retard ? ~ Rentrant dans un petit restaurant du centre, c’est posée sur une banquette que je gardais Kaori-Chan dans mes bras, étrangement silencieuse depuis qu’elle se trouvait dans mes bras. Serait-elle malade ? Se sentait-elle mal ? Inquiète d’autant d’inactivité de sa part, je déposais ma main sur son front, me rassurant moi-même en ne sentant aucune température trop élevée… Serait-ce réellement à cause de l’Arène ?

- Kaori-Chan ne se sent pas bien ?

Dois-je dire qu’une pointe d’inquiétude se faisait aisément entendre dans ma voix ? Après tout, il s’agissait de ma fille… « Mhmmm je vais bien, j’ai envie de manger » Seulement cela ? Soupirant en déposant ma fille à côté de moi, je gardais cependant toujours un œil attentif quant à ses faits. Parlant à sa peluche en se détachant complètement du monde, je ne pouvais que sourire en désespoir de cause devant cet air juvénile. Ara… Et dire que je me suis inquiétée.

- Quelle enfant. Dis moi Akiha-Chan, ne travailles-tu pas trop ces derniers temps ? Kaori-Chan rentre demain en primaire, je suppose que tu prends congé pour ce jour-là ? J’ai quant à moi une réunion importante avec un groupe spécialisé en bio-analyse, je serai sans doute rentrée pour le soir…

J’avais certes peu à faire avec Undai ces derniers temps, j’avais tout de même du travail sur le côté, comme cette réunion avec des généraux bien trop important pour que je puisse reporter ma dite entrevue. Il va de soi que j’étais peinée de ne pas être là pour le premier jour de ma fille, mais n’était-ce pas là des concessions à faire lorsqu’on était une mère active dans le monde du travail ?

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Lun 30 Juin - 21:47

Comme je pouvais m'attendre des explications données par ma femme, il allait de soi qu'elle ne s'inculperait guère de tout crime commis par sa main ~ Que ce soit pour justifier la fatigue soudaine de notre fille, ou le fait de lui imposer des sorties dans l'Arène. Certes, je ne devrais guère m'en inquiéter, ni être contrariée, après tout, j'ai donné mon consentement pour cela. Mais une mère restait une mère, n'est-ce pas ? ~ Et en tant que telle, j'étais terriblement protectrice envers mes enfants tous autant qu'ils étaient ~ « Oppressante serait plus approprié, Akiha ~ Heh ~ » Je n'étais guère disposée à converser avec mon ombre sur les bienfaits d'être tout le temps à l'écoute de jeunes chatons m'appartenant ~ D'ailleurs, parlant de possessivité, il suffisait de regarder Ayame, omniprésente dans la vie de sa petite fille. Je me demandais vraiment quel serait l'avenir de Kaori avec une mère telle qu'Ayame. La laissera-t-elle ce qu'elle désirera ? Ou sera-t-elle plutôt comme avec Yume ? Une question difficile mais impérative, dont je façonnerai la réponse afin que notre fille puisse évoluer normalement dans la vie ~

- Maaah, je ne me serais pas permise de la fatiguer ainsi mon amour ~ Kaori-Chan veut-elle faire une sieste après le dîner ? ~ 

Répondant d'un sourire désolé quand mon épouse m'assura qu'elle était une mère digne de mes espérances, je plongeais mon regard clair sur Kaori, blottie dans les bras de la directrice de Undai, l'air fatigué -ou ennuyé ?- n'ayant envie de lui répondre par des phrases structurées. Définitivement, je n'arrivais à déterminer d'où elle tenait son « Mhmm » incessant qui répondait à plus ou moins chaque question qu'on pouvait poser à cet enfant. Mais passons cela, et suivons donc mon épouse, décidée à trouver un endroit acceptable pour nous remplir les estomacs ~ Marchant à coté des deux personnes m'étant chères, j'eus un moment de flottement quand nous nous éloignâmes des sentiers du parc pour poursuivre sur le bitume menant vers le centre commercial. Ayame voudrait-elle manger là ? J'avouais que c'était un choix judicieux étant donné que je n'avais pas plus d'une heure pour manger et être de retour afin de donner les cours de l'après-midi, suivis de ceux des rattrapages et des sciences avancées.

Marchant ainsi une dizaine de minutes -si pas moins- nous arrivâmes devant un petit restaurant coloré, où nous prîmes place sur une banquette, attendant patiemment le serveur en choisissant déjà les plats sur les cartes des menus posées sur la table. Levant un regard interloqué sur Ayame -qui tenait toujours Kaori dans ses bras-, une pointe d’anxiété se propagea dans mon être quand l'angoisse de mon épouse se fit sentir tout autour. « Kaori-Chan ne se sent pas bien ? »  Fronçant les sourcils, prête à abandonner le repas et repartir à Undai en toute urgence si l'état de notre fille était -effectivement- alarmant, je crispais mes doigts sur l'une des cartes, en attenant le verdict.

- Mhmmm je vais bien, j’ai envie de manger. 

Soupirant au même titre que mon épouse qui déposa notre fille sur la banquette, j'eus quasiment envie de lancer une remarque de mon cru à l'encontre de la femme aux yeux forêt. Non que je sois contrariée de sa manière si subtile de préserver Kaori, mais ses inquiétudes -parfois exagérées- faisaient monter une paranoïa sans nom en mon sein. À croire que cet enfant était un tel trésor, qu'il nous était impossible de dormir sur nos deux oreilles, de peur qu'on puisse manquer quelque chose la concernant. En y pensant, Kaori Faith Eimin, était véritablement, un être important dans la société nippone. Tellement que je m'étonnais des résolutions d'Ayame de n'avoir postés une demi-douzaine de garde du corps et autres surveillants aux alentours de la maison... ~ Alala ~

- Quelle enfant. Dis moi Akiha-Chan, ne travailles-tu pas trop ces derniers temps ? Kaori-Chan rentre demain en primaire, je suppose que tu prends congé pour ce jour-là ? J’ai quant à moi une réunion importante avec un groupe spécialisé en bio-analyse, je serai sans doute rentrée pour le soir… 

Détourant mon regard attentif de Kaori, je le rivais sur Ayame, étonnée qu'elle me parle d'une réunion dont je n'avais la connaissance. « Si, elle te l'a dit hier. » Vraiment ? J'ai dû être occupée entre ses jambes à ce moment ~ Soupirant délicatement à cela, je finis par faire un signe négligent de la main, ayant déjà préparée le planning du jour à venir. Il va de soi que j'allais prendre congé, quitte à abandonner l'infirmerie aux soins des infirmières y travaillant, pendant que de mon coté, j'allais assister à la rentrée primaire de ma fille ~ Serais-je suffisamment insolente pour dire qu'au moins j'y serais, tandis qu'Ayame traverserait le pays pour des réunions au lieu d'être avec nous ? Non, je ne me permettrais guère cela ~ Ayame était une femme demandée et occupée, et cela la rendait d'autant plus désirable ~ Avais-je des idées saugrenues en tête ? Mon regard brillant en disait long sur mes pensées ~ Mais il y avait plus important que les fantasmes affluant dans mon esprit partagé par une entité ténébreuse ~

- Ne vous inquiétez guère pour mes disponibilités, Ayame ~ Je ferai des photos pour que vous ayez un souvenir de son premier jour d'école ~

Riant doucement en l'imaginant regarder les photographies de sa fille, assise sur un banc en bois, dans une école primaire quelconque de Kyoto, je lui lançais un clin d’œil amusé tandis que notre fille releva la tête, comme soudainement intéressée par la conversation. « Mhmm... Okasama ne sera pas là demain ? » Observant la bouille déçue de Kaori qui fixait sa mère avec insistance, je laissais sa mère lui expliquer l'importance de son travail, tandis que j'acquiesçais de la tête quand son petit visage se tournait vers ma personne demandant confirmation. Alala... Et croire que j'ai dû batailler pendant des semaines avant qu'Ayame cède et accepte de laisser notre fille aller dans une école primaire quelconque, ainsi que fréquenter d'autres enfants du -petit- peuple comme elle le disait avec tout le mépris dont elle pouvait faire preuve. Évidemment, de mon coté, je ne voyais guère les choses de la sorte, connaissant la sphère dans laquelle Kaori évoluait, il était primordial qu'elle voit que tout n'était beau et tous n'étaient riches dans le monde, afin de lui apprendre à vivre de manière saine. « Pour ne pas la rendre complètement snob, tu veux dire. » Tu m'as enlevé les mots de la bouche, Akiha ~

- Puis-je demander en quoi consistera votre réunion avec...

Sursautant imperceptiblement quand la sonnerie de mon portable résonna dans la pièce, tandis que le serveur se rapprocha pour prendre notre commande, je le sortis de ma poche -ignorant par la même occasion ledit serveur- afin de vérifier qui me dérangeait pendant l'heure du dîner. « Alala... Excusez-moi un instant ~ » M'excusant auprès de mon épouse, je décrochais à la deuxième sonnerie tout en m'éloignant de la table occupée par mon épouse et sa fille. Quittant le restaurant pour plus de tranquillité, c'est d'une voix formelle que je m'adressais à mon interlocuteur. « Akiha Ketsuki, je vous écoute ~ »

- Bonjour, c'est concernant l'hôpital de la préfecture de Kyoto, vous rappelez vous du cas du patient Kishimato ? Nous aurions besoin de vous pour cette opération, le patient a déclaré qu'il aimerait que vous soyez son chirurgien... 

Ce fameux patient, atteint d'une maladie rare du cerveau, une tumeur inopérable à la base. Un homme auquel j'eus donné l'espoir de se battre il y a de cela quelques semaines, en attendant qu'il aille mieux pour pouvoir opérer. Il allait de soi que j'étais ravie qu'on m'ait demandé pour y assister -aux premières loges si je puisse le dire ainsi- même si cela compromettait la suite de ma journée. « Pour quand est-elle programmée ? » Une question dont je connaissais déjà la réponse, tandis qu'elle détonnait dans l'appareil. Ce soir donc. Acceptant presque aussitôt, j'écourtais ainsi le temps de ma présence dans l'infirmerie, ainsi que celui, que j'aurais dû passer cette nuit avec ma femme. Après tout, ce genre de cas -une telle opération- pourrait me prendre des heures, cela dépendait de l'état du patient. Raccrochant sous un dernier au revoir, suivi d'un soupir résilié, je revins dans le restaurant, plus pressée qu'avant de le quitter. Donnant ma commande au serveur qui se résumait à un simple sandwich, je revins m'asseoir en face de mes deux amours ~

- Malheureusement, je reviendrai très tard ce soir... Si pas au petit matin. Un cas de force majeur s'est présenté, et je ne peux refuser. Cela dit, je conduirai Kaori à l'école demain matin.

Recevant mon dit plat, si on pouvait appeler cela ainsi, je zieutais sur l'heure avant de poursuivre, sur un ton maternel à l'égard de Kaori. « Mon chaton, tu devras aller dormir tôt ce soir, et tu n'oublieras pas de t'entraîner au piano avant de te coucher, d'accord ? ~ » Cours de piano dont j'ai insisté auprès de ma femme pour l'inscrire, afin qu'elle sache jouer d'un instrument ~

- Mhmm...

Quel adorable petite fille, n'est-ce pas ? ~ Reportant mon attention sur Ayame, je lui redemandais de me parler de cette fameuse réunion, entre deux bouchées empressées ~ Alala... La vie d'une femme débordée n'était de tout repos ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Lun 30 Juin - 23:04

« Ne vous inquiétez guère pour mes disponibilités, Ayame ~ Je ferai des photos pour que vous ayez un souvenir de son premier jour d'école ~ » Je n’étais guère décidée à laisser ma fille assister à son premier jour d’école seule, mais avais-je vraiment le choix ? Ma réunion de demain était bien trop importante pour que je puisse m’en défaire, au point que ma fille arrivait au deuxième plan, aussi rare cela soit-il. Et le visage attristé de mon trésor ne m’aida nullement à me sortir de cette situation des plus déplaisantes. « Mhmm... Okasama ne sera pas là demain ? » Et dire que je m’étais promise de ne rater aucun moment important de sa vie, me voilà déjà trahir ma propre parole. Décevante ? Je l’étais.

C’est avec tendresse que je tentais d’expliquer à ma fille qu’effectivement, demain je ne saurai être là pour elle. Qu’importe mes mots, je pouvais lire dans son regard une déception qui me fit fondre le cœur, et Akiha-Chan ne sut redonner vie à ses billes verdâtres, confirmant seulement ma non-présence à son premier jour. Allais-je me mettre à pleurer ? « Mhmm… » Littéralement. Souriant jaune en déposant une main délicate sur la chevelure de ma princesse, c’est d’un air peiné que je lui demandais de me regarder afin de lui dire -de ma voix mielleuse- ces quelques phrases que j’espérais, agiraient en ma faveur.

- Maman ne sera pas là, mais je passerai ma journée avec toi aujourd’hui ~ Kaori-Chan n’est-elle pas contente d’avoir maman pour elle toute seule ? Nous pourrons nous amuser, n’est-ce pas ? ~

« Mhmm. » Décidément, elle n’était guère encline à laisser passer cet égarement de ma part. Tendant mes lèvres dans une grimace en disant long sur mes pensées, ce n’est guère en comptant sur l’aide de mon épouse que j’allais me sortir de cette impasse. Femme qui surenchérira en me demandant « Puis-je demander en quoi consistera votre réunion avec... » à tant de choses que j’eus l’impression de sentir mon crâne se contracter sous les informations que je devrai citer demain.

« Alala... Excusez-moi un instant ~ » Chose que je pus lui dire car notre chère femme occupée s’en alla pour répondre à un appel venant de je ne sais qui. Soupirant légèrement alors que le serveur arriva en même temps qu’Akiha-Chan quitta la table, je commandais brièvement un petit en-cas pour ma fille avant de le congédier, ne lui demandant qu’un thé pour ma personne. Commande qui arriva quelques instants plus tard où le silence s’était déjà forgé entre le bout de femme se tenant à mes côtés et ma personne.

- Kaori-Chan me boude-t-elle ?

Il fallait être aveugle pour ne pas le comprendre et son silence répondait assez à la question pour que je ne vienne titiller sa petite personne que je savais, colérique sous le surplus d’émotions. Dieu, étais-je une mauvaise mère ? « Malheureusement, je reviendrai très tard ce soir... Si pas au petit matin. Un cas de force majeur s'est présenté, et je ne peux refuser. Cela dit, je conduirai Kaori à l'école demain matin. » Certainement pas autant qu’Akiha-Chan qui comptait la laisser. Mais n’allais-je pas faire pareil demain ? Inspirant profondément pour faire partir ma paranoïa « Akihienne » De l’esprit, c’est jambes croisées que je buvais mon thé tout en faisant un signe à mon épouse afin qu’elle ne se préoccupe de nous abandonner de la sorte. Étais-je vilaine ? Après tout, ne voulions-nous pas que quelqu’un d’autre soit pire que nous ? Exactement.

- Mon chaton, tu devras aller dormir tôt ce soir, et tu n'oublieras pas de t'entraîner au piano avant de te coucher, d'accord ? ~

Dires qui passèrent au-dessus de l’ouïe de notre boucle d’or qui répondit d’un air nonchalant de son interjection favorite. Était-ce moi, ou ma fille venait de plomber l’atmosphère par son humeur détestable ? Dieu. Tentant de raviver un peu ce petit monde, je déposais ma main sur l’épaule de Kaori-Chan avant de la prendre sur mes genoux alors que l’enfant continua à manger comme-ci rien ne s’était passé. C’est après quelques minutes que je passais également à autre chose et que ma femme devint mon centre de gravité ~

Mes mains, mes jambes, mes pieds, mes caresses comme mes baisers lui étaient adressés, au point que je l’incite à se rapprocher de nous lorsque je voulais capturer ses lèvres, que des mots doux se mélangeaient à des expressions savantes afin que notre enfant ne comprenne le sens de notre pensée ~ Vous est-il déjà arrivé de parler en message codé ? Voilà un art dans lequel nous excellions depuis que notre fille fut en âge de comprendre notre langue ~

Et cela continua jusqu’à ce que le biper de mon épouse sonne pour la rappeler à l’ordre. Machine qui retentit assez fort dans le restaurant pour que l’ange assise sur mes genoux ne sursaute en fixant Akiha, comme perturbée par sa présence. Présence qui disparut en moins de trois minutes, elle fut, elle ne fut plus.

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes seules, l’addition à mes frais que je réglais sans plus attendre pour rejoindre également un nouvel endroit. Place que j’espérais raviverait le sourire de ma chérie. Vainement. Que j’aille dans une boutique colorée en lui promettant d'acheter ce qu’elle désirait ou que je la laisse manger des sucreries, elle n’était prête à me pardonner mon départ de demain. Mais que pouvais-je faire ? Annuler ? Et perdre plus de trois millions ? Ces trois millions que je comptais placer afin qu’elle puisse en profiter lorsqu’elle sera en âge ? Mais l’argent faisait-il l’amour d’une mère ? Malheureusement non, et c’est donc d’un air désespéré que je m’étais accroupie à sa hauteur pour lui demander ce que je devais faire pour qu’elle me sourisse.

- Demain… Je désire… Que demain tu sois là, maman…

Une phrase qu’elle hésita à prononcer alors que d’un ton gêné elle arriva à sortir ces mots tandis que son corps se dandinait sous mes yeux. Que pouvais-je faire à part accepter ? N’avais-je pas déjà assez souffert pour lui dire un « non » une seconde fois ? Déposant mes lèvres sur sa joue, je la tirais afin de l’emprisonner dans une étreinte chaleureuse sans lui donner de réponse. Cela était inutile, elle savait… Qu’elle avait réussi son coup, cet enfant perfide.

Le soir même, une heure avant le coucher, je l’invitais à s’asseoir devant son piano pour composer ses partitions tandis que je préparais son sac d’école ainsi que la tenue qu’elle porterait pour son premier jour. Une robe blanche où un nœud bleu ciel se refermait dans son dos, ses chaussures assorties à ce même accessoire. Son sac comportant son petit carnet, un plumier où trônait fièrement un stylo. Sa bouteille d’eau et son petit jus se trouvaient déjà dans le frigo tandis que son déjeuner serait préparé le lendemain matin ~

Voilà qui me prit assez de temps pour que j’arrive à la fin de son entraînement, ne vérifiant que quelques touches avec elle en laissant moi-même mes doigts glisser sur le bois avant de la prendre dans mes bras afin de la conduire dans son lit, elle se frottant déjà les yeux ~ La déposant dans son lit où je pris place sur le rebord, c’est avec sa couverture rose que je la couvrais avant que sa petite main ne m’empêche de partir afin que je lui compte une histoire, comme Akiha-Chan le faisait si bien ~

Je n’allais guère refuser, après tout, cela ne durera guère longtemps avant qu’elle ne tombe de fatigue, que je quitte la chambre en laissant le livre sur sa table de nuit, la veilleuse sur la prise, la porte légèrement entrouverte ~

Ainsi se finit cette longue journée éprouvante ~

Je ne sais à quelle heure Akiha-Chan rentra, la seule chose dont je me souviens fut son souffle chaud accentué par des caresses intimes me faisant vibrer le reste de ce qu’il semblait être la nuit ~

C’est au réveil que cela sembla plus difficile pour celle qui fit des folies de son corps ~ Gloussant légèrement en déposant mes lèvres sur celles de ma femme, je tentais de la faire sortir par de douces caresses ~ Chose qui ne semblait agir comme je le voulus et c’est donc à force de bras que je pris son corps nu contre le mien afin de la conduire dans la salle de bains. Chose qui n’arriva guère lorsqu’une fois arrivée devant la chambre de notre fille, je m’arrêtais au même instant que la porte s’ouvrit… Laissant un petit brin d’enfant blond nous fixer avec insistance avant que la porte ne se referme. Que cela signifiait-il ? Venions-nous de choquer notre fille en son premier jour d’école ? ~

D’ailleurs, ne serait-il pas temps que je prévienne Akiha-Chan que j’avais perdu trois millions en annulant ma réunion ? Huhu, j’étais de bonne humeur aujourd’hui ~ Tellement que je gardais un sourire niais sur les traits tout en éclatant de rire devant la scène qui venait de se passer ~

- Ara ~ Tu viens de choquer notre fille, mon amour ~

Tellement que je déposais ma femme pour rejoindre ce dit enfant dans sa chambre, cachée… sous son lit. Interloquée par ses manières, je m’abaissais afin de l’avoir en visuel et ainsi, lui demander ce qu’elle faisait là. « Mhmm… Il fait chaud ici »Était-ce une raison valable pour agir de la sorte ? Bien sûr que non, et lorsqu’elle sortit, je le lui fis comprendre en la dépoussiérant. « Maaah, Kaori-Chan ne sait-elle pas qu’il ne faut pas se traîner ainsi au sol ? Allons, allons, va te laver maintenant mon cœur ~ » Chose que je lui intimais de faire tout en poussant son petit corps vers la salle d’eau où se trouvait déjà mon épouse ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Sam 5 Juil - 21:06

Le temps m'était compté. Même un dîner en famille, ne m'était guère accordé, entrecoupé par des appels quémandant ma présence dans divers lieux de la ville. Mais que pouvais-je faire d'autre que m'adapter au rythme de vie effréné dont était régi mon quotidien ? Vivre avec ~ Alala, cela me rappelait mes débuts dans le monde scientifique, quand j'étais seulement une stagiaire dans une grande entreprise pharmaceutique sous la direction d'un certain homme aux yeux verts forêt. J'étais tellement débordée à cette époque, que je dormais limite dans le laboratoire de recherche, n'ayant guère le temps de faire une pause afin de rentrer chez moi pour plus de quelques minutes, le temps de pouvoir prendre une douche et repartir travailler. Ce fut une époque intéressante de ma vie, curieuse que je pouvais l'être, ma soif de connaissance surpassait mes espérances, jusqu'à devenir mon moteur, l'ambition qui me guidait jusqu'au sommet ~ Parfois, je me demandais comment j'ai pu abandonner toute cette adrénaline qui se propageait dans tout mon être quand je mélangeais deux fioles aux ingrédients particulièrement explosifs, pour prendre un cour de vie différent, se limitant à enseigner la même matière cent fois par an ainsi que m'occuper de mes enfants, ayant seulement quelques expériences mineures sur le coté. C'était sans nul doute l'importance que j'apportais à avoir Ayame à mes cotés n'importe le moyen que j'aurais dû utiliser pour ce fait. Mais cela était révolu à présent ~ Étant donné que mes activités professionnelles s'étendaient sur tout mon planning du mois ~

Et aujourd'hui ne fut guère une exception. Malheureusement pour l'envie qui me tiraillait de rester auprès de ma fille et de mon épouse, pour profiter des baisers et caresses tendres de cette dernière, tout en admirant du coin de l’œil l'évolution de ma cadette ~ Mais comme toute bonne chose, celle-ci dû prendre fin quand mon biper me remit à l'ordre, indiquant qu'un cas urgent, un patient à Undai -que je surveillais depuis des jours- était dans un état préoccupant. Réagissant au quart du tour sous un dernier baiser volé et un sourire à l'encontre de mon enfant, je partis aussi vite que j'étais venue, dans un tourbillon de tissu léger.

Direction Undai Gakuen. L'infirmerie pour être précise ~ Endroit ressemblant à un champ de bataille, qu'il m'a fallu quelques instants pour le remettre en ordre, tout en sauvant mon dit patient. Chaton qui -pris de convulsions- finit par tomber dans le coma. État duquel j'aurais pu le sortir avec quelques manipulations scrupuleuses de son esprit, mais que je devais repousser sur ma liste des priorités, étant donné que j'avais besoin de tout mon énergie et pouvoir pour la suite -et fin- de la journée. C'est pour cela que je demandais à ce qu'on isole l'étudiant jusqu'à demain, tandis que je quittais l'infirmerie pour aller donner cours. Cours où j'arrivais avec une vingtaine de minutes de retard, et où, seulement un quart de la classe fut présent -les autres ayant crus que je n'y assisterais point.

Mais c'est la suite qui fut la plus intéressante ~ Prenant mes affaires ainsi que quelques dossiers, je quittais Undai pour me rendre à l'hôpital de Kyoto, où de longues heures de concentration m'attendaient dans un bloc d'opération stérilisé ~ « Nous ferons relais à chaque heure ~ » Cela va de soi, deux avis étaient toujours meilleurs qu'un seul, n'est-ce pas ? ~ Même-ci du point de vue extérieur, mon ombre et moi, pensions la même chose ~ Habillée dans une tenue de chirurgien, parfaitement stérilisé, les gants recouvrant mes mains dans lesquelles des scalpels -et autres ustensiles chirurgicaux- défilaient, je procédais au sauvetage de mon patient ~ Intervention qui prit plus longtemps que je l'aurais cru, avec tous les risques d’effondrement de l'homme endormi, et la complexité de gestes à effectuer, c'est en plein milieu de la nuit que je suis enfin sortie du bloc, épuisée par la tension et l'effort donné. Mais contente d'avoir réussi ~ Quittant par la suite l'hôpital sous les derniers remerciements à l'égard de l'équipe qui m'eut soutenue jusqu'au bout, je retournais à Undai, lieu dangereux, surtout à trois heures du matin.

Infrastructure que je traversais d'un pas lent, remarquant de temps en temps quelques étudiants traînant par-ci par-là, ainsi que des surveillants chassant ces derniers pour leur inculquer l'importance d'un couvre-feu. Ne m'encombrant guère de tels spectacles, j'empruntais le passage destiné au professeurs afin de me rendre dans les appartements de mon épouse, là où cette dernière devait être déjà endormie ~ Mais qu'elle dorme ou pas, cela ne m'a guère dérangé pour lui sauter dessus dès l'instant que mon corps chaud profita de sa froideur naturelle, se collant à elle pour mieux caresser ses courbes, et ce, jusqu'à ce que je tombe de fatigue sous des gémissements torrides ~

Le lendemain commençait d'une manière moins plaisante, si on pouvait appeler cela de la sorte. Prise d'une envie monstrueuse de me fondre dans le matelas, c'est à regret que je frissonnais quand je me fis tirer de force dudit lit douillet par des bras puissants, impartiaux, et glaciales. Gémissements de mécontentement traversant sans gêne mes lèvres, je n'avais que faire de la fraîcheur de la personne qui me faisait tant souffrir dès le matin, et me blottis dans ses bras dans des soupirs frustrés pour mieux m'y endormir, sous une dernière plainte dite à mi-mot. Mais malgré tous mes efforts à ignorer l'insistance de mon épouse, je dus me résoudre à ouvrir les yeux, frappée par la lumière du jour, et marcher de mes propres forces quand sa voix chatouilla -détonna- dans mon ouïe.

- Ara ~ Tu viens de choquer notre fille, mon amour ~ 

Et vous de me réveiller impitoyablement ~ Ne comprenant aucunement ce qu'elle voulait me dire par cela, je la regardais s'engouffrer dans la chambre de Kaori -ancienne chambre de Yume- avant de poursuivre ma route d'un pas lourd vers la salle de bains. « Un minimum de décence ne te ferait du mal. Reprends-toi, Akiha. » Dors seulement deux heures étant épuisée à mort, et nous en reparlerons ~ En colère contre mon ombre maléfique, je me fermais à ses paroles détestables tout en ouvrant les robinets, décidée à me détendre -et perdre du temps- dans une baignoire remplie d'eau chaude et relaxante ~ Pourquoi devais-je me lever tellement tôt ? ~ Alala... J'allais presque oublier que c'était le premier jour d'école de Kaori ~ Événement qui fit me sentir excitée rien qu'à l'idée de voir mon petit rayon de soleil, cartable sur le dos, prête à rentrer dans le monde des grands ~ Régie par une volonté de fer, j'entrepris de me laver en vitesse, avant que ma fille ne m'interrompe en rentrant dans la salle d'eau, suivie d'Ayame, resplendissante ~

- Mhmm... Je vais me laver après maman.

Surprise de la déclaration de Faith, je rivais mes yeux clairs dans son regard perçant avant qu'un doux sourire ne s'affiche sur mes lèvres et que je tende ma main vers sa personne, pour lui intimer de me rejoindre dans la baignoire. Chose qu'elle n'était décidée de faire, en vue de sa résistance à s'avancer. Perplexe de la voir tellement réticente, je laissais Ayame l'obliger à se déshabiller avant que son petit corps blafard n'atterrisse dans l'eau savonneuse. « Ayame, venez donc nous rejoindre ~ » Demande que j'accentuais par un infime geste sensuel lui étant destiné avant de donner toute mon attention à l'enfant -inerte et silencieux- devant moi. Voyant qu'elle n'avait l'intention de se laver seule, j'entrepris de la savonner, tout en l'encourageant ~ « C'est un grand jour, Kaori ~ Tu dois être toute jolie pour rentrer en primaire ~ N'as-tu guère hâte de voir à quoi ressembleront tes camarades ? ~ » Questions dont la seule réponse se limita à un « Mhmm. » de Kaori, peu encline à converser dès le matin. « Heh, je peux la comprendre. » Serait-ce une manière de dire que j'étais horrible au réveil ? ~ Tellement faux ~ Il suffisait de demander à Ayame ce que je lui fais dès que j'ouvre les yeux, pour en avoir la preuve ~ Mais trêve de bavardage, l'école n'attendra guère la venue de ma fille.

Sortant du bain après avoir rincé les cheveux de blé de notre fille, je me séchais en faisant de même pour Kaori, dont les vêtements l'attendaient déjà sur un des meubles de la salle d'eau. « Habille-toi mon chaton, maman doit encore faire quelque chose avant que nous partions ~ » Boire un café serré afin de me réveiller, oui ~ « Je vous attendrai en bas ~ » signalant cela à Ayame après l'avoir langoureusement embrassée, je quittais la salle de bains, allant dans la cuisine pour me préparer un café noir, que je bus d'une seule traite avant de m'atteler à la dégustation du petit déjeuner gentiment préparé par les jumelles.

Me levant de table en même temps que Kaori et Ayame descendirent pour prendre leurs déjeuners, je consacrais tout le restant du temps à zieuter sur l'horloge tout en préparant les cours de la journée, dossiers et notes que je devais prendre avec ma personne, étant donné que je n'aurai guère le temps de revenir dans les appartements après avoir conduit Kaori à l'école, et assister à la rentrée de classes. N'oubliant guère de prendre l'appareil photo, c'est avec impatience que j'attendis que ma fille soit prête à partir. Son cartable dans une main, ma mallette dans l'autre, je la pressais de sortir des appartements sous un dernier « Nous y allons, mon amour ~ » à l'encontre de mon épouse. Poussant Kaori qui n'avait l'air de vouloir avancer, je finis par la prendre tant bien que mal dans mes bras, et faire le chemin ainsi jusqu'au parking, endroit où je déposais le petit être me servant de fille avant d'engouffrer toutes nos affaires dans le coffre. Puis, j'ouvris la portière arrière et invitais Kaori à prendre place sur son rehausseur rose ~

- Monte Kaori ~

« Non. » Non ? Incrédule d'entendre un refus catégorique traverser les lèvres de ma fille, je fronçais les sourcils avant de retenter le coup dans un « Comment ça non ? ~ Tu dois aller à l'école, ma chérie ~ », suivi de sa réponse « Non. » tandis qu'elle croisait ses bras d'un air boudeur. Perdant patience, agacée de perdre du temps avec ce genre d'enfantillage -dont je ne m'attendais guère- je finis par soupirer et reprendre, plus fermement. « Voyons, Kaori, maman n'a guère le temps de jouer. Maintenant tu montes dans cette voiture, sinon nous serons en retard ~ »

- Non.

Exaspérée et étrangement réveillée, j'essayais de discuter avec l'enfant pas plus grand que trois pommes, mais je me heurtais à une négation incessante, me poussant jusqu'à lui demander pourquoi ne voulait-elle pas monter dans la voiture. Mais là également, sa réponse ne fut guère claire, se contentant d'un « Mhmm... Je ne veux pas. » Peu explicite. Soupirant d'un énervement contenu, je finis par attraper Kaori par son bras frêle pour lui imposer de s'installer dans le véhicule, chose qui fut ma pire erreur vu qu'elle me fit une scène en se débattant pour mieux reprendre sa posture initiale, un peu plus loin. « Non. » Secouant la tête comme pour me dire que ce n'était qu'un mauvais rêve duquel j'allais me réveiller dans les secondes à venir, c'est un autre point au loin qui attira mon regard. Point qui se transforma en une sublime femme sombre dont les caresses me faisaient jouir chaque nuit... jour... à chaque instant ~

- Ayame... Ne devriez-vous guère être en réunion ? ~

Définitivement, rien ne tournait logiquement en cette matinée ensoleillée. Alala... « Mhmm. Je veux aller avec Okasama à la réunion. » Irrémissiblement, non.

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Sam 5 Juil - 21:59

Cette enfant était une énigme à elle seule, il m’arrivait souvent de me demander ce qu’il se passait dans sa petite tête pour qu’elle agisse de la sorte ~ Soupirant en poussant ma chérie dans la salle d’eau, je dus arrêter mes pas lorsqu’elle se figea près de la porte d’entrée, décidée à stagner sur place pour je ne sais quelle raison. « Mhmm... Je vais me laver après maman. » Quelle idée, elle qui aimait tant prendre ses bains avec Akiha-Chan, me voilà interdite devant ses dires. Fronçant les sourcils alors que je l’obligeais tout de même à se déshabiller pour rejoindre mon épouse, je me questionnais de plus en plus sur ses agissements. Ne voulait-elle pas aller à ce point à l’école ? J’ai pu lire que certains enfants faisaient des scènes monstres devant les nouveautés, effrayés par l’inconnu, mais jamais je n’aurais cru que cela atteindrait MA fille, ma petite chérie semblant grandir si vite ~

Rejoignant le bain à mon tour sous l’invitation de ma femme, je restais en retrait, mon regard posé sur le corps lactescent de ma fille qui ne jouait guère comme à son habitude, préférant rester stoïque pendant qu’Akiha-Chan la lavait tout en la rassurant sur sa dite école… Aurait-il été mieux de la mettre dans un établissement privé, réservé aux demoiselles ? Je ne savais qu'en penser, ne sachant même pas si grâce à cela, elle aurait pu réagir autrement.

La suite se passa relativement vite, elle sortit enfin de l’eau pour se sécher sous la main attentionnée d’Akiha-Chan avant que celle-ci ne nous quitte pour prendre son café, présumais-je. Aidant mon enfant à se vêtir, je m’accroupis à sa hauteur, mon regard plongé dans le sien tout en dressant un fin sourire maternel à son encontre ;

- Kaori-Chan n’a-t-elle pas bien dormi ? Que se passe-t-il donc mon cœur ? ~

Une voix douce résonnante d’amour alors que l’enfant me répondit de son éternel « Mhmm. » Ne voulant strictement rien dire. N’ayant d’autre choix que de me faire à cela, je finis de nous vêtir afin de rejoindre le rez-de-chaussée. Endroit dans lequel Kaori-Chan prit son déjeuner alors que je me contentais d’une simple tasse de thé. Même durant ce moment, Kaori-Chan ne montra nul signe de joie devant le bento préparé par les jumelles en forme de lapin… L’appétit n’y était pas, n’est-ce pas ? Soupirant en tentant de la faire avaler ne serait ce qu’assez pour qu’elle tienne jusqu’à la pause de dix heures, c’est sous un « Nous y allons, mon amour ~ » Que j'arrêtais tout mouvement… Ara ~ Aurais-je oublié de prévenir Akiha-Chan que je partais avec elles ? Tendant la main pour la retenir, cela fut déjà trop tard.

Souriant jaune sous le regard rempli de haine que me lançait ma fille en quittant les appartements, je m’accordais un instant de repos, soupirant tout en relâchant mes muscles, je tapotais doucement mon front alors qu’une de mes servantes arriva à ma hauteur pour me demander de sa voix enjouée « Kaori-Chan n’a pas l’air en forme, ne vous inquiétez pas, les premiers jours d’école sont rarement jouissifs pour les écoliers ~ » Je ne me souvenais pas avoir réagi de la sorte lors de mon premier jour d’école… Cela remontait à tant de temps, après tout ~

Haussant les épaules sous un dernier sourire, je me saisis de mon sac à main avant de quitter mes appartements. Avançant d’un pas rapide pour rejoindre l’extérieur, c’est après quelques secondes que j’arrivais enfin sur le parking, endroit où ma femme se trouvait toujours… avec Kaori-Chan à un mètre d’elle ~

- Non.

Quelle fille capricieuse. Roulant des yeux en arrivant à leur hauteur, je déposais mon regard sur ma fille alors qu’Akiha-Chan se demanda la raison de ma présence sous une de ses questions, si joliment formulée « Ayame... Ne devriez-vous guère être en réunion ? ~ » Maaah, si tu savais seulement. Souriant jaune à son encontre, ce fut la petite main de ma fille qui attira mon attention lorsqu’elle me supplia « Mhmm. Je veux aller avec Okasama à la réunion. ». Chose que je ne pouvais faire et bien même, je n’avais plus de réunion prévue à l’autre bout du pays pour aujourd’hui. Dessinant un doux sourire sur mes lèvres, c’est sans ménagement que je pris ma fille dans mes bras pour la conduire jusqu’à la voiture et l’asseoir sans lui demander son avis sur son siège. Se plaignait-elle ? Elle n’aurait osé sous mon regard perçant ~

- J’ai tout annulé pour assister à son premier jour d’école, ce n’est pas quelque chose qu’on a la chance de vivre tous les jours ~

Et perdre trois millions non plus ~ Prenant place à côté de ma fille, c’est jambes croisées, ma main dans celle de ma chérie que j’attendis que la voiture démarre alors que Kaori-Chan se détachait enfin de son mutisme pour venir nous demander de sa petite voix craintive « Et si ils ne sont pas gentils ? » Et bien je les tuerai ~ « Et si la nourriture n’est pas bonne ? » Ne t’inquiète pas, tu as ton déjeuner mon cœur ~ « Et si je m’ennuie ? » Cela n’arrivera pas voyons, tu t’y amuseras ~ Certes, je n’ai pas répondu ainsi à toutes ses questions, mais en général, cela s’en rapprochait assez pour qu’elle se taise, ne sachant plus quoi demander.

L’école dans laquelle elle fut inscrite par Akiha-Chan se trouvait à une vingtaine de minutes d’Undai, et cinq minutes de la maison, c’est donc assez rapidement que nous arrivâmes devant les grilles ouvertes de l’institution primaire. Sortant de la voiture de mon épouse, je fis le tour afin de prendre ma fille dans mes bras avant qu’elle ne proteste pour ne pas sortir ~ Laissant mon aimée prendre son cartable, je déposais au sol mon trésor,  tout en tenant sa main fermement ~ Il ne manque plus qu’elle tente de s’enfuir, huhu ~

- Kaori-Chan ne doit pas s’inquiéter, maman sera toujours là pour la protéger même si elle n’est pas à coté d’elle ~ « Ok » ? ~

« Mhmm… Ok ». Voilà qui fut fait ~ Faisant un clin d’œil à Akiha-Chan qui je savais -bouillait déjà de savoir pourquoi je n’étais pas en train d’écouter des imbéciles radoter-, je m’avançais parmi les enfants… Mon Dieu, que des mochetés ~ Évitant au maximum tout contact avec un importun petit démon, c’est dans une classe désignée que je rentrais tout en poussant Kaori-Chan à prendre place sur la chaise où une feuille figurait avec son nom de famille ~ « Ketsuki ».

- Crois-tu qu’elle se mettra à pleurer lorsque nous quitterons la classe, Akiha-Chan ? ~

Il était si rare de la voir verser une larme, ce moment là devait également être immortalisé ~ « Bienvenue chers élèves et chers parents ! Je me présente, Hoīru Chō ~ Je suis l’institutrice de la classe papillon. J’espère que nous nous amuserons tous ensembles ~ Je vais prendre les présences et demander à nos petits chéris ce qu’ils aiment pour commencer cette magnifique journée dans laquelle ils vivent leur premier jour d’école ! » Ne trouvez-vous pas que ce speech fait un peu pédophile ? ~

- Moi c’est Koro ! J’aime bien manger et dormir !

Qu’il est mignon, une petite boule de graisse qui démontrait que son physique est identique à son mental ~ Qui sont ses parents ? Sans doute les imbéciles qui applaudissent dans le fond ~ Ma fille a vraiment sa place ici ?

- Moi c’est Himeko et plus tard, je veux élever des chats… Comme ma maman.

Voilà une fille qui ressemble à quelque chose, déviant le regard pour voir ses parents, ce fut sur une charmante demoiselle que mes yeux s’arrêtèrent, un échange de sourires et je me redressais pour croiser celui d’Akiha-Chan ~ Maaah, huhu ~

- Je… Je m’appelle… Harumin… Je… Tout…

Ah ? Une version miniature  d’Hikari-Chan ~ Me risquerais-je à regarder ses parents ? Huhu ~ Gardant mon sourire moqueur pour moi-même, je ne bougeais pas, et ce jusqu’à ce que ce soit le tour de ma fille de se présenter ~ Se levant contrairement aux autres élèves, elle se pencha vers son professeur ainsi que nos personnes avant de parler ~ Voilà, l’enfant parfait.

- Je suis Kaori… Kaori Ketsuki. J’aime beaucoup les… Mhmm… Lapins. Ma maman Akiha aussi, je l’aime beaucoup.

Et qu’en est-il de ma personne ? Pourquoi venais-je de perdre mon sourire… A cet instant précis ? Ma fille… ne m’aimait pas ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Sam 5 Juil - 23:54

Définitivement, j'ai surestimé les capacités d'adaptation de notre petite Kaori, et par ailleurs, je compris pourquoi elle avait un tel comportement à l'égard de ma personne, devant la fatalité de se retrouver dans un endroit qu'elle n'a jamais vu auparavant. Mais malgré ses réticences, il n'y avait plus de choix, ni de possibilité de changer ce qui fut établi en l'inscrivant dans cette école primaire. Il va de soi que je tenais à ce que Kaori aille dans une école où Ayame n'avait aucune connaissance, et où sa fille pourrait évoluer comme tout enfant de son âge ~ Et ce n'est guère les craintes -fictives- de notre fille qui mettront un obstacle vis-à-vis de mon envie de la voir grandir correctement ~ Non, je n'étais guère cruelle, simplement réfléchie ~ Et ma femme l'était suffisamment aussi, pour prendre les choses en main, à savoir Kaori dans ses bras, et lui imposer de monter dans la voiture. Et étrange que cela puisse paraître, la petite blonde ne protesta guère, comme elle le fit avec ma personne quelques secondes avant l'arrivée de sa mère. Alala... « Aucune autorité, et ce gosse n'a que cinq ans s'âge mental. » Silence ~ Ne prêtant guère l'attention à mon alter-ego cynique, c'est les paroles de mon épouse qui me perturbèrent.

- J’ai tout annulé pour assister à son premier jour d’école, ce n’est pas quelque chose qu’on a la chance de vivre tous les jours ~ 

Vraiment ? ~ Ce serait adorable si la perplexité n'avait gagné en puissance dans mon esprit. Gardant tout de même mes questions pour plus tard, je m'installais dans le siège conducteur, laissant Ayame prendre place à l'arrière pour rassurer notre fille avant qu'elle ne fasse une crise d'angoisse en chemin. Démarrant le moteur, c'est sans peine que j'empruntais le chemin vers notre destination, connaissant ce dernier par cœur. Il va de soi que j'eus vérifié l'emplacement de l'institution où ma petite Eimin allait étudier ~ Ne réagissant nullement aux demandes incessantes de Kaori par rapport -justement- à sa nouvelle école, je laissais Ayame répondre à toutes les questions, souriant parfois en coin en interprétant ses réponses d'une manière plus subtile que notre enfant. Alala... Quelle femme ~ La mienne, bien évidemment ~

Arrivant devant l'école, je dus faire un tour entier du quartier avant de trouver une place où me garer, devinant que la difficulté résultait des rentrées des enfants en classe. Impatiente de voir ma fille éblouir ses petits camarades par sa prestance autant que son intelligence, je descendis du véhicule à la suite de deux passagères. « Kaori-Chan ne doit pas s’inquiéter, maman sera toujours là pour la protéger même si elle n’est pas à coté d’elle ~ « Ok » ? ~ » Cherchant le cartable de Kaori dans le coffre tout en ébauchant un sourire amusé en voyant Ayame faire un geste que jamais je ne l'aurais cru capable d'en faire, en public, je me dis qu'elle a énormément changé avec la naissance de Faith. Assez pour devenir une mère exemplaire, ainsi qu'un modèle plaisant pour sa fille ~ Suffisamment pour que Kaori accepte de la suivre vers la classe « Papillon », avec appréhension certes, mais une détermination certaine également ~ Et, je l'avoue, je n'ai pas pu m'empêcher de rire discrètement en m'apercevant qu'Ayame -de sa grande allure- évitait tout contact avec autrui, tellement que parfois elle perdait toute crédibilité, sans la perde bien évidemment. Il n'était guère aisé de trouver des défauts à Dead Master-Sama ~

Suivant donc autant ma fille poussée par ma femme, que cette dernière cherchant la classe, nous y arrivâmes pile à l'heure. Déposant le cartable près du banc où le nom de Kaori -le mien en l'occurrence pour éviter tout favoritisme- était inscrit, je me reculais à la hauteur de mon épouse, et attendis avec elle, que l'enseignante -une femme assez potelée- prenne la parole sous les regards mitigés des enfants ~ Alala... étais-je comme Kaori pour mon premier jour d'école primaire ? Je ne saurais le dire ~

- Crois-tu qu’elle se mettra à pleurer lorsque nous quitterons la classe, Akiha-Chan ? ~

Entrouvrant la bouche, inquiète, je voulus partager quelques mots à ce sujet avec sa personne -trop amusée à mon goût-, mais je me fis couper par la voix enjouée de la maîtresse de classe. Alala, si je pouvais me réveiller avec tant de joie de vivre tous les matins, j'en serais d'autant plus performante. Devrais-je lui demander quel était son secret pour garder un tel sourire aux lèvres ? « Sans doute pas ces morveux, heh ~ » Sur cette déclaration, j'étais particulièrement en accord avec mon sombre coté ~ Même si j'adorais les enfants -dans la mesure du possible-, jamais je ne pourrais leur enseigner quoi que ce soit, jour pour jour. J'avais déjà suffisamment d'aléas avec des étudiants sachant compter jusqu'à cent ainsi que réfléchir plus profondément ~ Je ne saurais imaginer que serait-il arrivé si l'un de mes petits étudiants ne comprenait guère pourquoi un plus un, faisait deux ~ Alala... ~ Où en étions-nous ? ~ Aux présentations des étudiants, bien évidemment ~ Et à la subtilité de remettre Ayame à l'ordre d'un seul regard quand elle zieutait sur d'autres femmes ~ « Heh, à croire qu'elle a pris goût aux femmes mariées et ayant des mômes, heh. » Définitivement, la mauvaise humeur montait en mon sein ~

- Je m'appelle Moka Kiryu, et j'aime tout ce qui est rose !

Quelle adorable enfant, pleine d'entrain, ayant clairement l'air de se plaire dans cet nouvel environnement qu'était cette classe remplie de couleurs et dessins ~ Mais, aucun de ces enfants -unique qu'ils puisse l'être- ne battait ma Kaori ~ Enfant modèle aux bonnes manières, d'apparence frêle mais tellement imposante ~ « Elle va se faire haïr par les autres gosses, si elle sera aussi snob que sa mère, heh ~ » Bien sûr que non ~ Et si cela arrivait, je réglerai le problème à ma manière ~ J'étais également sa mère pour cela, n'est-ce pas ? ~

- Je suis Kaori… Kaori Ketsuki. J’aime beaucoup les… Mhmm… Lapins. Ma maman Akiha aussi, je l’aime beaucoup.

Je fonds ~ Littéralement ~ Mon rayon de soleil était le meilleur enfant jamais né sur cette terre ~ Touchée par les paroles de ma Kaori, je m'étonnais à rougir de bonheur, tandis qu'un sourire attendri se peignit sur mes lèvres et que mon aura émue ne surplombe les lieux ~ Non, si la classe semblait tout autant émue, c'était tout à fait normal, il m'arrivait parfois de ne guère contrôler mes émotions les plus forts, et les envoyer à autrui ~ Reprenant contenance tandis que les présences reprenaient, je fis un clin d’œil encourageant à ma fille en levant la main en signe de victoire, digne des gestes de mon fils ~

- N'est-elle pas adorable, Ayame ? ~

Applaudissant avec les autres parents quand les présences prirent fin -tout en prenant des photos entre temps-, je profitais de cet instant pour m'approcher de Kaori et déposer un chaste baiser sur sa joue, avant de souffler quelques mots à son oreille fine. « Moi aussi je t'aime, mon rayon de soleil ~ » avant de me redresser, tout sourire, quémandant l'attention de l'enseignante qui passait parmi les parents pour les dernières questions avant qu'ils ne partent, abandonnant leurs progénitures à ses soins ~ Prenant la femme à part pour converser des modalités dans lesquelles Kaori évoluerait, je fus surprise par ses paroles, pesant les pour et les contres des propositions lancées.

- Nous allons former un Conseil parental, si vous désirez en faire partie, venez me voir après les cours. Une présence aussi charmante que la vôtre ne pourrait que nous apporter des bonnes idées pour que les enfants aient une scolarité complètement joyeuse !

« Serait-elle en train de dire que tu es trop imposante ? Ou que ta couleur de cheveux ressemble à un soleil et que cela la met de bonne humeur ? » Alala... Je ne sais par quel miracle je n'ai guère éclaté de rire sous les remarques étranges -c'est le moins qu'on puisse dire- de mon alter-ego, exaspéré par l'enseignante. Disant à ladite femme que j'y réfléchirais, ayant un emploi du temps chargé, je ne pouvais guère prendre de telles décisions à la légère ~ Ceci fait, je la libérais pour qu'elle annonce qu'il était temps aux parents de partir, et qu'ils reverraient leurs enfants le soir venu. M'approchant de Kaori et Ayame pour un dernier au revoir, je vins me pencher à sa hauteur et la prendre dans mes bras, tout en déposant un doux baiser sur sa chevelure or ~

- Maman viendra te chercher cet après-midi, d'accord ? ~ Amuse-toi bien et sois sage ~

« Mhmm... L'école est finie à un cinq trois zéro. » Acquiesçant aux affirmations de Kaori, je finis par me relever -à contrecœur- et lui faire un dernier signe de la main avant de me tourner vers l'extérieur, un pincement au cœur. Définitivement, je ne m'attendais guère que cela me ferait un tel effet, croyant plutôt que seule Kaori aurait du mal à nous laisser partir. Serais-je devenue trop protectrice ? Alala... Attendant qu'Ayame dise au revoir à notre bébé, je ne pus m'empêcher de lui poser la question qui me brûlait la langue depuis ce matin, dès qu'elle arriva à ma hauteur.

- Bien ~ En espérant qu'elle se plaise en ce lieu ~ Et donc, voudriez-vous m'en dire plus sur cette fameuse réunion annulée ? Ou êtes-vous prise pour la matinée ? ~

Alala... Non, je n'avais guère de pensées perverses à cet instant précis, dans cette école primaire ~


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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Dim 6 Juil - 0:39

Non, j’étais une mère parfaite, je prenais soin de ma fille, j’étais présente à mon maximum pour sa personne, j’exhaussais la plupart de ses vœux, je me pliais en quatre pour son bonheur quotidien… « Ma maman Akiha aussi, je l’aime beaucoup. » Peut être s’était-elle retenue de dire qu’elle avait deux mamans et dans le doute de ne pas savoir comment m’appeler, elle a juste « sauté » ma personne ? Oui, c’est cela n’est-ce pas ? Mais comment pouvais-je seulement penser qu’une enfant aussi jeune aurait autant de sens moral ?! C’était aberrant, impossible, je…

J’étais si émue ~ Pardon ? Retombant sur terre après cette sonde de flottement provenant d’Akiha-Chan, je me décrochais un peu de sa personne pour regarder le reste du peuple… Tous aussi émus que la mère de Kaori-Chan, à regarder MA fille avec leurs yeux de pédophiles attendris. Devenais-je paranoïaque à force de rester aux côtés de ma femme ? Non, c’est depuis la naissance de ma fille que quelque chose a complètement cassé en moi. Ma noirceur s’était écoulée pour quitter mon corps alors que mon âme inexistante palpitait de mille feux à présent. Mou, tellement mou qu’une dose de sadisme me démangeait.

Littéralement. Démangée par mes pulsions sadiques, je tentais de rester calme, et ce jusqu’à la fin des présentations des élèves qui se finirent sous des acclamations des parents alors que ma chère Akiha-Chan souligna la beauté de notre fille « N'est-elle pas adorable, Ayame ? ~ » Tellement que je n’appréciais les vautours qui tournaient autour d’elle, mon amour ~ Laissant ma moitié s’en aller converser avec l’institutrice de notre fille, je m’avançais à la hauteur de ma fille alors qu’un groupe de parents s’était agglutiné autour de la petite tête blonde afin de la questionner tels des pervers en chaleur devant une nouvelle figurine en sous-vêtements ~ « Que tu es mignonne, tu n’es pas japonaise n’est-ce pas ? D’où viens-tu ? ~ » « Tu as quel âge, tu es toute belle ~ » « Regardez moi ça, sa manucure est si mignonne, des petits lapins ! ~ » Huhu ~

Passant dans le dos des choses qui osèrent polluer l’air de mon enfant, c’est sans détour que je déposais ma main dans le dos d’un premier homme avant de me glisser jusqu’à son ouïe pour lui intimer, avec toute la persuasion dont je savais faire preuve une petite phrase, qui, réjouirait sans doute ma vie de trois secondes ~ « Suicide toi ~ » Tellement teinté de sentiments purs que j’en mouillerais ~

Agissant de la même manière avec les autres personnes qui eurent touchés Kaori-Chan, je changeais cependant le mode opératoire, passant par « Viole ton enfant ~ » Ou encore « Tue ton épouse ~ » Sans compter sur « Attente à la vie de ton voisinage ~ » Venais-je de créer des tueurs en série grâce à un pouvoir de persuasion dans lequel Akiha-Chan excellait ? Maaah ~ A force d’avoir une femme manipulatrice, huhu ~

- Maman viendra te chercher cet après-midi, d'accord ? ~ Amuse-toi bien et sois sage ~

Plaît-il ? Avec tout cela, j’en oubliais la raison de ma présence. « Mhmm... L'école est finie à un cinq trois zéro. » Quinze heures trente donc ? Dois-je préparer un gâteau pour fêter sa rentrée scolaire ? Maaah, nous y songerons lorsque nous serons à la maison, bien que cela pourrait plaire à Kaori-Chan n’est-ce pas ? M’accroupissant à la hauteur de ma fille, je me saisis de ses mains avant d’y déposer mes lèvres ~ Sourire rayonnant, un baiser perdu sur son nez et je lui dis enfin au revoir. Un au revoir qui dura bien longtemps malgré moi, ses petits bras m’enlaçant, sa petite voix me disant « Je t’aime aussi maman, tu viens tantôt ? » Et moi, craquant pour cet enfant à en faire trembler le monde ~ Maaah, je me sens toute rouge -au sens figuré du terme, cela va de soi.

Me redressant en quittant Kaori-Chan sous un dernier « Bye, bye ~ » tout en secouant sa main, c’est à côté de l’enseignante que je passais. Dois-je dire qu’un échange visuel se fit et qu’un court instant, je crus l’effrayer ? Huhu ~ Promis, j’éviterai de la foudroyer de mes yeux hypnotisant. Peut-être ~

- Bien ~ En espérant qu'elle se plaise en ce lieu ~ Et donc, voudriez-vous m'en dire plus sur cette fameuse réunion annulée ? Ou êtes-vous prise pour la matinée ? ~

Que des questions, et que signifiait la fin de sa phrase ? Désirait-elle que nous explorions l’école de notre fille en cette magnifique matinée ? Après tout, tout institut dispose de bureau sur lequel je me plairais de coucher son corps si attirant ~ Gloussant sous mes pensées, je ne pus me retenir d’enlacer la main de ma femme avant de déposer un doigt sur ses lèvres tout en lui faisant comprendre que nous aurons encore le temps d’en parler plus tard ~

Allant jusqu’à sa voiture, je n’attendis guère longtemps pour la plaquer contre le coffre, mon corps se collant au sien avant d’embrasser sa peau douce qui se dessinait devant ma personne ~ Dieu, son parfum était aussi excitant que le reste de son corps, me perdais-je dans mes envies sexuelles ? Huhu ~

- Akiha-Chan ne sait-elle pas qu’il est dangereux de se montrer si dévêtue devant ma personne ? ~

De quoi parlais-je ? De sa magnifique robe que je relevais légèrement pour que mes doigts fins viennent se perdre sur un tissus en dentelle, bien sûr ~ Gloussant tout en mordillant son lobe, je déposais de fins baisers sur sa mâchoire jusqu’à ses lèvres que je baisais avec passion ~ Quémander l’accès à ses lèvres était inutile, forcer le passage était tellement plus dominant que je la laissais pleinement jouir sous mes touchers buccaux ~

- Regarde, c’est pas la mère de la petite fille blonde ?

« Quoi ? Une lesbienne ?! » Ah. Voilà du dérangement. Serrant ma main sur l’épaule de ma femme, je me redressais légèrement pour foudroyer du regard le couple qui venait de sortir de l’école, sans doute eux aussi, à la recherche de leur voiture. Arquant un sourire démoniaque, mon rire se tordit malgré moi dans ma gorge alors que je m’avançais déjà vers ces magnifiques amants ~ Si pitoyable, si humain… Si ~

- Maaah, n’est-ce pas blasphématoire d’ainsi parler d’autrui ? Désirez-vous participer peut être ? ~

Venais-je littéralement de leur proposer une partouze ? Effectivement, et le résultat se concrétisa par une femme outrée et un homme rougi, ne sachant que répondre à mon offre ~ Honteux d’eux-mêmes, ils s’en allèrent en marmonnant je ne sais quelle ineptie avant que je me retourne en haussant les épaules ~ Pour une fois que j’ai retenu mes pulsions animales, Akiha-Chan devait être fière de moi, non ? ~

Riant légèrement, j’adressais un dernier clin d’œil à ma femme avant de rentrer dans sa voiture, posée tranquillement sur le siège passager ~ Attendant qu’elle rentre dans l’habitacle, c’est une fois celle-ci en place que je remontais légèrement sa jupe afin que mes mains puissent parcourir pleinement ses cuisses tout en lui demandant d’un air, faussement doux ;

- Akiha-Chan serait-elle d’accord que je passe la journée en sa compagnie ? ~ Nous pourrions aller chercher Kaori-Chan ensemble, ce soir ~

En attendant, nous avions la journée devant nous ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Dim 6 Juil - 20:36

Questions auxquelles je ne reçus guère de réponse concrète, devant me contenter d'un silence qu'elle m'imposa d'un simple geste. Laissant un fin soupir résilier traverser mes lèvres, je lançais un dernier regard vers la classe où nous avions laissée notre fille, avant qu'Ayame ne me traîne en dehors de l'école primaire. Lui emboîtant le pas jusqu'à la voiture, je ne pus empêcher mon regard clair de couler sur ses formes féminines me faisant mouiller de plaisir ~ Il était interdit d'attirer ainsi les regards ~ Et des têtes, elle en fit tourner rien qu'en passant à coté des parents d'autres étudiants. Il n'y avait rien d'étonnant à cela, Ayame n'était guère une femme qui passait inaperçue dans la foule, se démarquant par son aura impériale et son style vestimentaire particulier, mais qui lui seyait à merveille ~ Et là, nous ne parlions que de l'aspect physique de la directrice de Undai, en omettant délibérément le fait qu'elle était un génie. Qui m'appartenait, en quelque sorte ~ Alala, je vais arrêter mes pensées de possession sur ce point, avant de dérailler et lui sauter dessus ~ Chose dont elle ne se priva guère malgré le lieu où nous nous trouvions.

Quand mon dos heurta violemment -sauvagement oui ~- la carrosserie de ma voiture, je laissais échapper un gémissement d'envie, tandis que les mains de ma femme m'emprisonnèrent dans un étau de crasses torrides. Ayame... Pas ici... « Comme-ci cela te dérangeait ~ » J'assumais ma perversité, certes ~ Mais coucher en plein milieu de la rue avec des parents -des camarades de notre fille- pouvant sortir à tout moment de l'institution, il serait désagréable de leur montrer une telle image des mères de Kaori, n'est-ce pas ? Mais comment pouvais-je lutter contre cette langue dominatrice qui vint me voler un baiser chaud ~ Je ne le pouvais guère ~ Et avant que je ne puisse réagir à de tels assauts, mon corps tomba dans le piège du désir, frissonnant, les yeux mi-clos, cherchant plus, plus de contact ~

- Akiha-Chan ne sait-elle pas qu’il est dangereux de se montrer si dévêtue devant ma personne ? 

Seul un halètement étouffé répondit à ses paroles, tandis que mon bassin se déhanchait sous sa poigne de fer, quémandant davantage ~ Je jouissais de tant de brutalité abjecte de sa part, je mouillais sous son regard perçant, je me liquéfiais sous ses lèvres savoureuses, et ses paroles suaves. Mais tout bon moment a une fin, et ce ne fut guère une exception en cette journée, en plein milieu d'une allée bondée ~ « Regarde, c’est pas la mère de la petite fille blonde ? » Grimaçant quand la main d'Ayame se referma sur mon épaule, je voulus l'arrêter avant qu'elle n'aille à l'encontre du couple sortant de l'école, vainement. Seule ma respiration saccadée fit office d'un son, avant que la voix limpide de mon épouse ne résonne dans la rue, portée par un écho me faisant vibrer d'envie. Ce que je voulais surtout, c'était qu'elle revienne, qu'elle me brûle de son corps glacial... Tout autant que je désirais qu'elle ne fasse du mal aux gens qui nous eurent dérangés.

- Maaah, n’est-ce pas blasphématoire d’ainsi parler d’autrui ? Désirez-vous participer peut être ? ~ 

Surprise ? Je le fus pendant une fraction de seconde, instant qui se termina sous un léger sourire amusé de ma part en voyant les réactions des concernés. Ne m'attendant guère à tant d'humour de la part d'Ayame, je fis un signe de la main au couple qui se hâta de partir sans se retourner. Quoi que, j'aurais juré que l'homme était tenté ~ Riant en chœur avec ma femme, je ne bougeais guère de ma place, à savoir, à moitié affalée sur l'arrière de ma voiture, tandis qu'Ayame rentra dedans, signalant ainsi qu'elle voulait que nous partions de cet endroit trop voyant. Me redressant, je lissais les plis sur ma robe avant d'ouvrir à mon tour la portière et m'engouffrer dans le véhicule, toute sourire ~ Quelle femme ~ Une qui me fit sursauter et rater le mouvement de mettre le contact quand sa main se posa avidement sur ma cuisse. Alala... Définitivement, mes nerfs lâchaient ~

- Akiha-Chan serait-elle d’accord que je passe la journée en sa compagnie ? ~ Nous pourrions aller chercher Kaori-Chan ensemble, ce soir ~ 

Nous pourrions faire cela, effectivement ~ Même si cela serait sans nul doute entravé par mon emploi du temps, m'imposant de me rendre à Undai dans un temps imparti -et court- afin d'instruire ses chatons ~ Mais saurais-je donner mon cours avec qualité en fantasmant sur la poitrine de ma femme ? ~ Certainement pas ~ C'est pour cela que je jugeais préférable d'arriver en retard pour la leçon, plutôt que de la bâcler ~ « Dis juste que t'as envie de baiser, cela reviendra au même Akiha ~ » Alala, il n'y avait que mon ombre pour lire en ma personne avec tant de facilité ~ « Cela serait agréable ~ Mais je dois donner cours en matinée... ~ » Fermant les yeux une fraction de seconde à peine, je laissais tomber les clés de la voiture avant de rouvrir les yeux, une flamme d'envie brûlant à l'intérieur. Attrapant la main d'Ayame entre mes doigts fins, je la fis remonter jusqu'à mon sous-vêtement trempé par ses attouchements passés, mordillant ma lèvre inférieure, je ne sus me retenir davantage ~ Tellement peu, que je me plaçais vivement sur les genoux de ma compagne, l'immobilisant de mon poids, tenant toujours sa main sur mon intimité. Toute en me déhanchant, je capturais voracement ses lèvres, dansant avec sa langue dans des touchers qui auraient plu à mon coté démoniaque ~

- ... Avant toute chose, nous devrions finir... ici ~

Je pris tout de même la peine de tinter les vitres de la voiture ~ Effort vain sous nos mouvements faisant -certainement- bouger l'habitacle ~ Je chatouillais sa peau laiteuse de mon souffle chaud, mordillant, baisant, suçotant son cou, la naissance de sa poitrine, rapidement dévoilée par des gestes précis mais brusques. J'avais... Nous avions envie de la dévorer ~ Et c'est sans attendre que je passais ma main libre sous ses vêtements, cherchant la sensation fraîche de son corps, bouillant de besoin qu'elle me prenne immédiatement, tandis que je sentais ses doigts glisser entre mes lèvres intimes sous mes propres directives. Un sourire carnassier peint sur le visage, je mordis dans sa lèvre, admirant une goutte de sang perler sur cette dernière ~ Goutte que je léchais avidement avant de descendre ma main sur son bas ventre, griffant impitoyablement -mais de manière superflue- la chair sur mon passage ~ Coulant mon regard clair dans celui, sombre de mon épouse, un fin rire traversa mes lèvres avant qu'il ne mourut dans un gémissement quand mes doigts plongèrent en elle, goûtant à la sensation humide de son antre ~

- A... Ayame... ~

Prends-moi. Bon sang... Alala... ~ Parce que plus excitée, je ne pouvais l'être ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Dim 6 Juil - 21:09

Cette journée teintée de désir me plaisait à souhait ~ Qu’importe la matinée désastreuse avec notre fille ne voulant se rendre à l’école pour son premier jour, la suite des aventures laissait présager des moments intéressants ~ Assez pour qu’un large sourire pervers ne quitte mes lèvres, que mes pupilles pétillantes d’un sentiment dominant ne viennent se poser sur ma femme lorsque celle-ci ouvrit la bouche pour désister mon offre subtilement ~ « Cela serait agréable ~ Mais je dois donner cours en matinée... ~ » Je n’en doutais guère, mais ne pouvions-nous pas prendre un instant intime avant que tu ne t’acharnes sur des écervelés ? ~ Sans doute, mais le silence posté après ses dires ne me guidait guère à un accord avec mes pensées. Me résiliais-je déjà à devoir la laisser filer entre mes doigts ? Huhu ~
Pour qui me prenez-vous ?

Ma main emprisonnée en disait long sur la suite des événements ~ Glissant sous les gestes directifs de mon épouse, c’est sur son intimité que je refermais mon emprise, la pointe de mes doigts trempés par son excitation, mon regard brûlant, mes lèvres s’étendant devant son minois… quémandeur ~ Et que désirait-elle ? « ... Avant toute chose, nous devrions finir... ici ~ » Finir ce que j’eus enclenché avant que nous soyons dérangées, bien entendu ~ Gloussant de moquerie devant sa personne, je me redressais un temps soit peu sur mon siège alors que mes yeux se fermèrent sur son corps lorsque mes lèvres se libérèrent des siennes pour venir mordiller sa chair avec tendresse ~ La délicatesse n’avait son mot d’ordre en cet instant, contrairement à nos habitudes Akiha-Chan n’était aussi douce ~ Serait-ce mon sang qui perlait là lorsque dans un moment d’égarement, elle eut capturé ma langue ? Maaah, quelle vilaine fille ~ Et que faisions-nous à celle-ci ? Nous les punitions et ma sentence fut de la faire languir, qu’importe ses mouvements voulant me forcer à la pénétrer, je n’étais encline à le faire ~ Pas tout de suite ~

Ce fut mon ventre qui en subit les dommages, tremblant sous le manque elle passa sa paume -ses ongles- sur ma chair jusqu’à cet endroit brûlant de mon corps sous un fin gémissement de ma part, déchirant mon corps avant que celui-ci ne se referment sous son passage ~

- A... Ayame... ~

Serait-ce l’ultime supplique ? J’avais beau m’enivrer de ses touchers, j’étais encore bien trop consciente pour me laisser aller à ses envies sexuelles ~ J’avais… Envie de jouer ~ Bougeant de mon talon le siège, je fis reculer celui-ci avant que ma main libre ne se perde sur la poignée du dossier pour l’abaisser ~ Retournant la situation à mon avantage, je tentais de me mettre au-dessus pour mieux plaquer ma femme dans cet habitacle médiocrement étroit. Jurant sous le manque d’espace silencieusement, je dévêtis le haut de ma partenaire d’une main experte pour mieux attraper dans ma paume l’un de ses seins que je me plaisais déjà à torturer ~ Qu’en était-il de son intimité ? Maaah ~ Sentait-elle cette pression que mon genou exerçait ? Huhu ~ Sillonnant sa peau de doux baisers, je feignais de descendre pour mieux remonter, effleurant de temps à autre ce jardin secret suppliant mon toucher ~

J’en riais ~ Littéralement. Remontant mon regard jusqu’aux pupilles bleutées de ma tendre épouse, je dessinais un sourire carnassier sur mes lèvres avant de m’en saisir, ma langue se faufilant contre la sienne, jouant de celle-ci pour mieux l’abandonner en pleine danse afin de rejoindre son oreille, lécher son lobe avec attention tout en lui demandant dans un murmure ce qu’elle désirait ~

- Que veux-tu, Akiha ? ~

Tant de choses que son corps se débattait à me faire comprendre ~ Attendais-je vraiment qu’elle me supplie de titiller son être de l’intérieur, de dévorer ses lèvres intimes de ma langue avide ? Oui ~ Et qu’importe le temps que j’attendrai, lorsqu’elle prononcera ces quelques mots que j’attendais, je la satisferais, l'enfuirais dans des gémissements à en perdre haleine ~

Monstrueuse ? N’étais-je pas Dead Master après tout ? Huhu ~ Et mon manège prit fin à l’abord de ses supplices, lorsque son corps se décontracta sous la pression que j’exerçais en refusant de pénétrer ses lèvres humides ~ Et lorsque cet instant venu, je ne pus retenir ma malice, même contre cette chair chaude et mouillée, j’arrivais encore à la faire languir en frôlant celle-ci ~ Mais tout jeu doit s’arrêter pour qu’un des participant gagne, n’est-ce pas ? ~

Je ne m’en privais pas ~ Enfonçant en son sein deux doigts, je débutais de long va et viens qui je savais, la brûlaient de l’intérieur en même temps que ma langue glissait le long de ses hanches ~ M’arrêtant sur son bourgeon de plaisir, je saisis celui-ci entre mes dents, mordillant vivement ce bout de chair, je répétais les mêmes gestes que je faisais subir à ses seins de ma main libre ~ Gémissait-elle ? Pas encore assez à mon goût, je voulais l’entendre… Briser les vitres de cette voiture ~

- Maaah ~ Regardez moi cela, nous n’avons guère fini mon amour ~

La retenais-je de son orgasme ? Mon sadisme n’avait de limite, ce n’est que lorsque je le déciderai qu’elle pourra contracter ses muscles sous un ultime cri ~ En attendant, tenons ses cuisses délicates et titillons sans fin cette partie de son anatomie ~ Huhu ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Dim 6 Juil - 22:48

Son toucher me brûlait, son regard me dévorait, et je la voulais, en moi, au plus profond de mon âme, sa marque, je la désirais. Tant. Tellement que je pourrais hurler pour qu'elle me délivre du supplice enduré. Mon regard embrumé ne discernait la réalité du mirage dans lequel elle m'eut plongé. J'étais devenue sa proie, dupée en croyant être le chasseur. Son jouet qui succombait à chaque caresse qu'elle m'offrait de sa gracieuse main, glaciale, mais qui pourtant, me blessait de sa chaleur.

L'état dans lequel je me trouvais dépassait le simple désir, l'envie de baiser, de se voir maîtrisée dans un étau de vas et viens langoureux, long comme rapide, puissants comme doux. Le besoin de la sentir plus proche devenait insupportable, au point que je me déhanche aux mouvements de ses mains, que je me arque quand elle s'éloigna de ma personne, que je vienne réclamer ses attouchements quand son regard se figea sur mon visage que je devinais, rougi par la honte d'éprouver tant d'émotions en un seul instant. Ayame était un monstre entouré de ténèbres ~ Et je m'y perdais, peu à peu, sans savoir m'en échapper. Son être moqueur me narguait, pourtant, une seule pensée tournait en boucle dans mon esprit disparate. Qu'elle me prenne, qu'elle m'aime, qu'elle me montre ce dont elle était capable. Et des capacités, cette femme en avait. Sa favorite étant de me voir la vouloir plus que tout autre chose au monde ~

- Que veux-tu, Akiha ? ~

Elle le savait, elle se moquait de ma personne en posant cette question sans aucun sens. Pourtant, je n'arrivais à lui en vouloir de sa mesquinerie, prise dans le cercle vicieux du plaisir. Je n'avais que faire de lui demander, la supplier de manière explicite sans utiliser les mots, pour qu'elle passe à l'acte, pour qu'elle achève cette torture qui me consumait de l'intérieur. Sachant, qu'elle était là, si proche, mais si lointaine en même temps, à frôler la partie sensibilisée de mon corps, doucement, tellement lentement que je voulus profiter d'un instant d'inattention -imaginaire- pour faire glisser ses doigts en mon sein. Espoir vain qu'était de croire qu'Ayame se laisserait amadouer avec tant de facilité. La frivolité de cet être suprême et dangereux, dépassait de loin mes limites, mince ligne qui s'effaçait plus mes gémissements devinrent des halètements de mécontentement. Et quand la frustration prit le dessus, quand je relâchais la pression afin de calmer mon corps tremblant, elle me foudroya de son toucher, de sorte que je laisse échapper un cri de jouissance et de soulagement, mélangeant la surprise au sentiment de délivrance ~
Fausse espérance. Ce n'était que le début de mon calvaire.

- Maaah ~ Regardez moi cela, nous n’avons guère fini mon amour ~ 

Ses mots tourbillonnaient dans un son peu distinct, ne se détachant nullement des expressions du plaisir qui traversaient mes lèvres sèches. Sa bouche et sa langue me happèrent dans un pincement douloureux de plaisir, mon envie se déversait entre mes cuisses, que dans quelques secondes à peines, je voudrais refermer sur son rire moqueur, prise par des spasmes incontrôlables, dessinant un orgasme fulgurant. Dernier acte qui ne vint pas, dernier cri qui s'étrangla dans ma gorge quand Ayame reprit son jeu dangereux, faisant monter en mon sein une colère indescriptible, insensée dans ce genre de situation. Je n'arrivais plus à discerner mes propres mouvements, à me détacher de son corps que je voulais, voir fusionner avec le mien.

Douloureuse attente qu'était la mienne, attente que ce monstre de femme brisait par des attouchements fugaces, trop fragiles pour soutenir la cadence que je voulus imposer à ses caresses intimes. J'en gémissais, je me courbais dans tous les sens, m’agrippais aux sièges, glissais sur le cuir sombre de l'habitacle, essayant à tout prix d'atteindre le moment ultime de bonheur éphémère, qu'elle ne m'accordait pas. Et dans le souffle du désespoir, j'entrouvris les lèvres afin de sortir un son intelligible du fond de mon être enflammé. Était-ce seulement possible ? Difficilement. Sachant qu'elle n'était prête à m'entendre penser logiquement, essayant de me plonger dans un état où je ne serais rien de plus qu'un corps consumé par ses touchers dominateurs. Elle était la maîtresse du jeu, elle décidait du moment opportun pour me relâcher... Normalement oui. Mais mon corps ne pouvait supporter davantage, plongeant dans les abysses d'un besoin sexuel insoutenable.

- Aa... Aya... me... Ne... Fais moi... jouir !

Sons tremblants entrecoupés par une respiration hachée, essayant de se faire comprendre, en vain. Les yeux clos, je pouvais pleurer d'impuissance, fondant littéralement sous son corps oppressant. « Aucune décence... » Guère dans un jeu sexuel aussi intense ~ Je n'en pouvais plus... Et c'est dans des mouvements disparates que je rejetais ma tête en arrière, mordant ma lèvre jusqu'au sang, décrispant mes mains pour mieux les cramponner au corps de mon épouse, pour mieux griffer son dos dans l'acte de rébellion final. Ne sachant plus que faire, ne contrôlant guère les cris rauques sortant de ma personne, je me cambrais de tout mon long vers Ayame, attrapant avec force ses poignets à l'aveuglette tandis que je pouvais sentir un millier de couleurs se déverser dans mes yeux teintés. Je ne saurais dire ce que j'eus matérialisé entre ses mains, tellement de pensées floues se dessinaient dans mon esprit, mais qu'elle importance. Seule le besoin de sentir cette chose en mon antre, comptait, celle de sentir les gestes d'Ayame m'embraser toute entière, celle de pouvoir relâcher ce cri animal -cet hurlement- tandis que ce qui restait de moi, s'effondrerait dans des tremblements de répits, brûlée de l'intérieur ~

« - Toi... Tu vas... nous le... payer... »

Silence... Je n'avais le courage de subir une fois de plus une telle intensité dans des actes sexuels ne voulant s'achever. Languir pour qu'on me fasse jouir n'a jamais été mon fort ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Dim 6 Juil - 23:33

Tout ceci ne faisait que commencer ~ Aussi délicate et aimante que je pouvais l’être, ma malice n’avait de retenue devant un être victimisé de la sorte ~ Jamais je n’aurais cru cela aussi excitant que de retenir une personne de jouir, d’enfoncer un dernier cri perçant les tympans des entendants ~ Et pourtant, regardez moi, je tremblait autant de plaisir que mon épouse, haletant sous mes propres touchers que j’adressais à son corps, sentant moi-même une fine boule électrique se former dans mon bas ventre. Léchant avidement les parties intimes d’Akiha-Chan, je freinais mes gestes pour ne pas la faire succomber sous ces caresses, me reculant lorsque je la sentais trop proche de la libération, souriant avec excitation lorsque ses râlements devinrent plus brutaux et que sa voix se casse dans une supplique ultime qui me fit frémir de puissance ~

- Aa... Aya... me... Ne... Fais moi... jouir !

Maaah ~ Était-ce si difficile à demander ? Je n’en doutais guère mais ma moquerie ne s’arrêta là et ce fut en même temps que mon rire retentit dans l’habitacle que je sortis de son intimité pour plonger mon regard dans le sien, changeant de couleurs sous les doux touchers que je procurais à ses lèvres intimes ~

Et mon étonnement ne s’arrêta guère là, prise au dépourvu lorsqu’un objet étrange apparut dans mes mains, je restais interdite sur l’emprise que je tenais… Qu’était-ce donc cette chose fluo… Semblant étrangement dangereuse ? Après tout, tout le monde ne se retrouve pas avec un objet phallique faisant la taille de mon poing -en diamètre- orné par des petites tiges en silicone auxquelles des sortes d’anneaux métalliques se virent attachés… Dieu, et que suis-je censé faire de cela ?

La réponse arriva en même temps que la main de mon épouse qui poussa ladite forme vers son intimité, ce n’est qu’à l’entrée de ses lèvres que j’eus le temps de changer la forme du dit objet en quelque chose de plus naturel et qui lui éviterait, non pas de jouir, mais d’arracher des cris de douleurs pouvant ruiner le scénario que j’avais créé jusqu’à présent.

Décidée à lui accorder le plaisir de ce morceau de matérialisation, je débutais de long vas et viens, happant son être de l’intérieur en même temps que je titillais du pouce son bourgeon rougi par l’acte. Baisant ses lèvres, ce fut des baisers papillons que je déposais sur son corps tout en m’attardant sur sa poitrine alors que la forme se heurtait de plus en plus loin en elle, s’arrêtant parfois sous mes envies pour mieux accélérer dans des cris inhumains ~

« - Toi... Tu vas... nous le... payer... »

En parlant de chose inhumaine, il semble que j’ai touché la fierté d’une certaine personne ~ Huhu, je ne savais pas que ce jouet était si long pourtant ~ Trêve de plaisanterie, j’accordais enfin à mon épouse sa libération en synchronisant mes gestes à son corps, caressant le tout de mon corps tout en baisant les lèvres de celle que je tenais sous mon emprise, enfermant son gémissement entre mes lèvres chaudes ~

- Recommençons ~

Pardon ? Maaah ~ J’étais d’humeur taquine ~ Riant à gorge déployée, je me redressais un temps soit peu pour admirer celle que je tenais toujours sous ma personne ~ Magnifique, ainsi transpirante et haletante sous mes touchers divins ~ Dieu, je jouirais rien qu’en la regardant ~

Caressant son visage en la laissant reprendre ses esprits, je déposais un dernier baiser sur ses lèvres avant de sortir de la voiture afin de contourner celle-ci et prendre place sur le siège conducteur ~ Aussi immortelle que je pouvais l'être, une bouffée d’air frais ne pouvait que me faire du bien après tant de mouvements disparates ~

Retournant dans la voiture, c’est avec précaution que je fermais la portière tout en me penchant pour récupérer les clés que ma chère épouse avait fait glisser entre les sièges ~ Mettant le contact une fois prête, c’est sans me retourner que je quittais enfin le parking que nous avons monopolisées au moins une heure ~ Direction ? Undai bien entendu ~

- Avec un peu de chance, nous ne serons pas en retard pour ta deuxième heure de cours mon amour ~ Veux-tu tout de même passer par l’appartement pour… changer ce tissu trempé ? Huhu ~

Après tout, se mouvoir avec une telle chose n’était agréable, moi-même je n’appréciais cela mais contrairement à ma femme, je n’en avais que faire de porter une paire de sous-vêtements fraîchement matérialisée ~ Adressant un clin d’œil à Akiha-Chan, la route se dessinait devant moi et bientôt, ce fut le pont d’Undai qui nous accueillit ~ Avais-je été prudente sur la route ? Sans doute assez pour que mon épouse ne vienne me faire une crise de nerfs en me disant que j’ai failli renverser je ne sais qui et donc, abîmer sa voiture si précieuse à ses yeux.

Descendant de sa Jaguar, je ne tardais pas à faire le tour afin de lui ouvrir la porte avec galanterie ~ Même sa main se trouvait dans la mienne pour que je la sorte convenablement, n’étais-je pas parfaite ? ~ Dessinant un sourire ravageur sur mes traits, je déposais un doux baiser sur les lèvres de ma promise avant de la tirer en direction du bâtiment principal ~

- Veux-tu que je prenne un âge décent pour être ton élève ou la présence de Dead Master ne t’encombrera guère ? ~

Mon humeur ? Rayonnante ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Mar 8 Juil - 23:53

Son regard pétillant de malice me clouait sur place, plus aucun son ne franchissait mes lèvres. J'étais... épuisée. Il était rare de me voir dans un tel état, après seulement quelques attouchements ne durant plus d'une heure, il était tout autant incroyable de me sentir tellement contraire à reprendre ce qui venait tout juste de se terminer. Et cela se marqua quand le rire de mon épouse fondit à travers mon être pour mieux déposer ses quelques paroles au fond de mon esprit encore embrumé par ce qu'elle me fut subir. « Recommençons ~ »  Un gémissement plaintif résonna dans le véhicule, tandis que tout muscle de mon corps hurlait son refus, au même titre que ma libido, étrange que cela puisse l'être. Définitivement, jamais je ne crus que ce jour arriverait, celui où j'afficherais une expression horrifiée sous la demande perverse d'Ayame Eimin. Mais autant languir, a brisé toute envie de recommencer de tels jeux agaçants ~ « Tu me fais honte là, Akiha. » Et bien, si mon ombre lugubre était à ma place au moment où je faillis mourir d'impatience en attendant que ma femme me gracie de son indulgence légendaire -inexistante-, alors elle aurait eu la même réaction que la mienne. Contrariée, sans pouvoir véritablement l'être, encore sous les émotions d'un acte torride, je me réconfortais sous le toucher glacial de la femme au-dessus de ma personne, soupirant de contentement quand sa main vint se poser délicatement sur ma joue. Ce genre de tendresse était bienvenue, même si elle ne dura plus de quelques secondes ~

Ne réagissant guère quand la portière s'ouvrit, laissant un vent frais parcourir mon corps frissonnant, il m'a fallu encore quelques secondes de flottement avant de comprendre ce qui se passait autour de ma personne. Alala... Définitivement, je n'étais prête à récupérer de sitôt ~

- Avec un peu de chance, nous ne serons pas en retard pour ta deuxième heure de cours mon amour ~ Veux-tu tout de même passer par l’appartement pour… changer ce tissu trempé ? Huhu ~

Cela dit, savoir qu'Ayame conduisait MA voiture, me fit revenir sur terre en quelques instants à peine ~ Me redressant légèrement pour rabattre mon siège, ainsi que remettre mes vêtements, je lui lançais un sourire ironique avant d'ouvrir la boite à gants se trouvant devant moi. Discrète -connaissant tout le contenu illicite de ce petit coffre- j'en sortis un sous-vêtement sombre que j'enfilais tant bien que mal tandis que ma femme nous conduisait en direction de Undai. « Pas la peine, j'ai tout ce qu'il me faut ~ » Après tout, sachant à quelle vitesse je deviens excitée, et toutes les probabilités que j'aie de l'être, il était de mon devoir d'être préparée à toute éventualité ~ Reprenant place confortablement sur le siège, je fermais les yeux quelques secondes, me remémorant -malgré ma personne- ce que je venais de vivre en ce court laps de temps après avoir laissé notre fille aux soins de l'institutrice. Non... Je n'allais guère m'arrêter là-dessus, la vengeance que je préparais ce soir, serait terrible ~ Mue par des idées frivoles, je rouvris les yeux, n'essayant en aucun cas de déstabiliser la conductrice, trop effrayée qu'elle puisse griffer mon bijou sous un faux mouvement. Et c'est posément que nous arrivâmes sur le pont de Undai, où la directrice de l'Académie, gara la voiture, afin de sortir, et m'ouvrir la portière. Charmant ~ Tellement que je me permis un léger rire, avant de savourer son baiser, contact que je voulus prolonger, saluant ainsi la pureté de mon nouveau sous-vêtement ~

- Veux-tu que je prenne un âge décent pour être ton élève ou la présence de Dead Master ne t’encombrera guère ? ~ 

Sortant mes cours du coffre, je ne répondis guère à sa question tout de suite. Prenant sa main dans la mienne tout en me dirigeant vers le bâtiment principal, j'affichais une mine songeuse, pesant les pours et les contres de me retrouver avec Ayame dans une classe, entourée de nombreux étudiants devant être mécontents que je sois en retard. Alala... Rien que penser à devoir me justifier, me donnait l'envie d'abandonner d'inculquer quoi que ce soit à mes chatons, au profit de passer toute la journée en compagnie d'Ayame, dans des circonstances d'autant plus plaisantes ~ Mais tout rêve à une fin, surtout s'il s'agit du travail. Premièrement indécise, je finis par opter pour la solution qui m'arrangeait le mieux, vu de plus près.

- Ce serait un honneur de vous avoir en tant que directrice, dans ma classe, Dead Master-Sama ~

« Cela l'empêchera de faire crouler notre autorité en tant qu'étudiante. » Ainsi que de me retrouver dans une situation délicate, hésitant à réprimander ladite étudiante, en craignant qu'elle se révèle en tant que Dead Master, et que je ne puisse que me plier à ses caprices de domination. Jetant un coup d’œil moqueur à son égard, avant de l'attirer contre mon corps et l'emprisonner dans un baiser passionnel tandis que mes mains baladeuses se faufilèrent sous sa robe, je finis par la relâcher, étrangement de bonne humeur ~ Certes, il serait préférable qu'Ayame n'assiste guère à mes cours, sachant qu'elle risquerait de s'ennuyer et donc, causer des problèmes au bon déroulement de ce dernier. Mais au final, quel droit avais-je de le lui interdire ? ~ Aucun à ma connaissance ~

Ne perdant guère plus de temps, j'arpentais les couloirs en compagnie de ma femme -accessoirement supérieure hiérarchique- jusqu'à arriver devant la classe de sciences, où une vingtaine d'étudiants campaient avec impatience. Me raclant la gorge pour attirer leur attention tandis que j'ouvrais la classe, j'invitais tous les chatons à rentrer, avant de faire de même avec ma femme sous un « Prenez donc place à mon bureau ~ » Déposant un dernier baiser chaste sur ses lèvres, je terminais la marche et refermais la porte dans mon dos, tout sourire ~

- Vous êtes en retard, Akiha-Sensei... Nous laisser parti...

Définitivement, ma bonne humeur s'évanouit en même temps que la bouche de l'étudiante s'ouvrit ~ Cela dit, si Ayame ne se trouvait guère dans les parages, j'aurais pu discuter avec mes chatons, allant jusqu'à leur expliquer pourquoi j'étais en retard -inventant une raison fictive, cela va de soi- mais étant donné que je ne voulais qu'elle voit une quelconque brèche dans mon autorité d'enseignante, je coupais mon élève, avec calme et sourire -faux ~

- J'en déduis que tu étais à l'heure, Hyumi-San ~ Félicitations, cela n'arrive guère souvent ~ Bien. Aujourd'hui, nous verrons l'intensité de la pression sanguine dans le corps ~

Après tout, nous ne perdons guère les mêmes quantités de sang en se blessant à l'abdomen qu'en se faisant trancher la gorge ~ De là, la récupération est différente dans le feu d'un combat ~ Indiquant la page du livre de sciences, se trouvant déjà dans mes mains, je donnais la parole à l'un ou l'autre étudiant, ponctuant chaque paragraphe par des explications plus approfondies, mais également plus claires pour les esprits échauffés de mes étudiants. Petits coquins qui n'arrivaient à se concentrer véritablement sur la matière, sous la présence de la directrice. C'est également pour cela que je faisais les cents pas dans la classe, remettant quelques regards indiscrets à leurs places, parfois en tapotant du doigt le livre du chaton concerné, ou d'autres fois -quand les pulsions de mon ombre prenaient le dessus- en abaissant la tête de mon étudiant d'une main ferme, afin que son regard replonge dans le livre. Il ne manquerait plus que ma chère femme trouve mes étudiants insolents et essaye de les corriger à sa manière ~ Alala, cette journée -fin de matinée- s'annonçait plus compliquée que je ne l'aurais cru au début ~ Faisant dos à Ayame, quand un étudiant posa une question plus intelligente que celle de connaître la raison de la présence de Dead Master, je me lançais dans de grandes explications, toujours à faire les cents pas.

- Il est vrai qu'une artère principale sectionnée dégage plus de liquide, mais c'est également la partie du corps qu'il est le plus fac...

Et je m'interrompis, sentant les regards curieux de mes étudiants se poser sur ma personne après que ma voix mourut, et que mon regard meurtrier se posasse sur une certaine femme assise au bureau de l'enseignant. Reprendre... Il fallait que je reprenne avant qu'on ne vienne...

- Sensei ? Vous allez bien ?

Parfaitement, merci. Mais le vide que je ressentais dorénavant, peut-être moins. « Heh... Si elle croit que cela nous perturbera, elle se trompe. » Définitivement, j'étais de l'avis de mon alter-ego. Me raclant la gorge, je repris, comme-ci de rien était.

- Je disais... ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Mer 9 Juil - 0:53

Un court instant je crus qu’elle allait me remballer ~ Après tout, la dernière fois que je pus assister à son cours, elle n’avait été des plus gâtées, que ce soit par ma mesquinerie naturelle ou les caprices que je pus commettre dans ce laps de temps ~ Haussant les épaules, déjà persuadée qu’une journée longue et ennuyeuse allait m’attendre, je m’étonnais moi-même en me demandant si il était possible que je rattrape ma réunion ~

- Ce serait un honneur de vous avoir en tant que directrice, dans ma classe, Dead Master-Sama ~

Maaah, serait-il possible que je me sois fourvoyée ? Souriant à ses dires, c’est d’un pas entraîne que je la suivais, sa main logée dans la mienne, sourire aux lèvres. Et dire que seule cette femme pouvait me mettre dans un tel état pour ces quelques mots échangés. Oui, je ne dirai pas que son baiser passionnel ne m’a pas du tout surchauffé, ne soyez pas fourbes ~ Gloussant sous mes pensées, nous arrivâmes rapidement à l’orée de sa salle de cours, là où un attroupement attendait la divine Akiha-Sensei ~

Le groupe n’avait l’air aussi ravi que ma personne de la présence de mon épouse et autant que cela pouvait se lire sur leurs visages, leurs dires confirmaient sans prescription ce que je pensais. Savez-vous que j’ai des envies de meurtre sur quiconque qui ose ne serait-ce, que penser mal de ma femme ? Elle était mienne, l’épouse de Dead Master, ne la prenez pas pour un morceau de chair se trouvant malencontreusement dans la cage aux lions. Laissant ma langue claquer sur mon palais lorsqu’un ahuri soupira de lassitude en voyant Akiha-Chan ouvrir la porte, c’est sans un mot que je passais derrière ledit élève avant de glisser une remarque de mon cru à sa personne ~ Que lui ai-je dit ? Je ne suis pas une sorcière, je ne lance pas des sorts avec des incantations tierces ~ Dieu est bien plus perfide que cela, voyons ~

- Prenez donc place à mon bureau ~

Dessinant un doux sourire sur mes lèvres après le chaste baiser échangé, c’est sans demander mon reste que j’accourais à ses ordres en me posant sur son bureau, les jambes croisées, mon regard impérial survolant déjà sa classe. Maaah, voyais-je quelques enfants intimidés par ma présence ? Regardez-les, si mignons alors qu’eux se prétendent être la terreur d’Undai, s’incliner devant ma suprématie ~ Ca y est, je jubile ~ « Vous êtes en retard, Akiha-Sensei... Nous laisser parti... » Bien que tout le monde n’avait l’air de l’être.

- J'en déduis que tu étais à l'heure, Hyumi-San ~ Félicitations, cela n'arrive guère souvent ~ Bien. Aujourd'hui, nous verrons l'intensité de la pression sanguine dans le corps ~

Quelle répartie, je ne pouvais que l’acclamer par un simple applaudissement discret et inaudible ~ Laissant mes yeux glisser sur Akiha-Chan un court instant, un nouveau sourire naquit sur mes lèvres alors que ses courbes attirèrent mon attention, que mes yeux se perdent à la contemplation de son être tandis qu’en mon sein, une chaleur vive vint caresser mon bas-ventre ~ Fantasmais-je à cet instant précis ? Huhu ~ Mettons cela en parole, le temps d’un instant, imaginez le ~ Elle, me plaquant sur son bureau sans moindre pudeur alors que ses chatons sont en plein examen ~ Nullement dérangée par leurs présences, ce n’est que par vice qu’elle les obligerait à baisser le regard sur leurs feuilles, interdisant à quiconque d’entrevoir une expression de plaisir sur mon visage ~ Dieu, je mouille ~

Et contrairement à ce que je crus, mon visage laissa dévoiler le sens de mes pensées lubriques. Déviant mes pupilles sur l’un des étudiants me fixant étrangement, je lui adressais un sourire amusé avant qu’Akiha-Chan ne vienne lui remettre le nez dans son bouquin ~ Maaah, quelle femme, notre relation était-elle que même un regard à ma personne, était prohibé pour autrui ? ~ J’aime me sentir jalousée ~

Décidée de me trouver une occupation pour ne pas déranger l’enseignante, c’est sur son sac que je lâchais mon dévolu. Regardant ce que celui-ci contenait, c’est d’un sourcil haussé que mes doigts touchèrent un fin tissu dentelé ~ Partout, elle était bien la seule à avoir tant de sous-vêtements à porté de main qu’importe la situation ~ Riant doucement à cela, je poursuivis ma fouille et ce jusqu’à son cellulaire.

Faisant glisser celui-ci discrètement entre mes mains, je déverrouillais l’écran d’accueil -aisément, celui-ci n’étant pourvu de barrière. Regardant un peu ce que cet appareil contenait, je m’étonnais de ne voir aucunes applications, seules les ustensiles de base se trouvaient cachés dans sa bibliothèque. Levant le regard vers la barre d’information, je fis glisser celle-ci pour me connecter au wifi de Undai et ainsi, arranger un peu le cellulaire de mon épouse… Même à internet, elle ne s’était connectée. Soupirant de désarroi, ce fut sur les sites de téléchargements que je passais un petit moment avant de me lasser des installations et que tout mon être soit attiré par quelque chose, symbolisé par une petite enveloppe ~

Messages, messages, que contenez-vous ? ~ Très peu à dire vrai. Entre mes SMS, ceux de Yume-Chan -que je connaissais déjà-, il n’y avait rien d’intéressant… Perdrais-je mon temps à lire ceux à l’encontre des jumeaux ? Même pas. Par contre… Trois autres destinataires que je n’avais remarqués se faufilèrent sous mes yeux. Le premier, un inconnu qui lui a proposé de boire un verre… Auquel elle n’a jamais répondu. Du moins en écrivant un message, je ne serais pas étonnée qu’elle l’est appelée. Enregistrant le numéro dans ma tête en me jurant de faire des recherches plus tard, je passais à la deuxième victime de ma curiosité. Keitaro. Lirais-je cela pour détruire ma journée ? Moi et ma jalousie maladive n’étions plus à refaire et qu’importe que cette histoire remonte à une plombe, je n’en restais pas malade en y repensant.

« Tu es la femme de ma vie, rentre vite mon amour, une surprise t’attend ~ » Salaud. Et dire qu’il ne l’a jamais aimé ~ Me sentais-je joyeuse en me disant cela ? Terriblement ~ « Rentre pendant tes vacances, j’ai envie de te voir ~ » Regardant la date, je levais les yeux au ciel en remarquant qu’il s’agissait alors de sa première année en tant qu’enseignante. Désolée cher Izanagi, je sautais déjà ta fiancée à cette époque ~

Mais qu’importe mes moqueries, je perdis tout sourire lorsqu’une réponse de mon épouse se fit lire par ma personne. « Tu me manques, je désire tant te revoir mon chéri. Tes bras, tes mains, tes caresses me manquent. » Tellement…
Décevant.

Sentant une humeur noire envahir mon être, je levais le regard vers Akiha-Chan avant de claquer des doigts et faire disparaître son unique sous-vêtement intime. Souriais-je ? Même pas ~ Fixant la concernée d’un air mauvais, je détournais le regard lorsque celle-ci tenta de masquer sa gêne. Croyait-elle que je m’arrêterai à cela ? Maaah, je n’étais plus une enfant et les jeux de ce genre n’étaient amusants qu’un seul instant.

C’est pourquoi je me levais du bureau pour quitter la classe sans un mot, mes faits étaient-ils justifiés ? Qu’importe, j’étais Dead Master. Refermant la porte coulissante dans mon dos, c’est vers mes appartements que je me dirigeais, les traits tirés, l’envie de meurtre palpable au bout des doigts ~ Que je le croise et je… Et en parlant du loup, à croire que c’était son jour de mort. Souriant jaune en arrivant à sa hauteur, je le laissais me prendre dans les bras avant de déposer un chaste baiser fraternel sur mes lèvres. Je détestais cela ~ Le laissant se reculer alors que sa voix teinté de mélasse chatouillait désagréablement mon ouïe, je ne fis qu’étirer mes lèvres dans une expression ne seyant nullement avec mes pensées ~

- Ayame-Chan ~ Quel plaisir de te voir, comment vas-tu ? As-tu du temps libre, allons boire un verre ensemble ~

Certainement pas. Mais dans mon indulgence ultime, je lui donnais raison et m’en allait à sa suite pour boire ce fameux verre. Un thé, plus précisément. Assis confortablement dans le hall du bâtiment principal, je passais le reste du cours d’Akiha-Chan en compagnie de mon aîné. Écoutant ses histoires ne m’intéressant guère, apprenant à chaque instant que Miri-Chan le bat avec une poêle et que l’idée d’avoir un enfant leur effleure l’esprit, c’est après une multitude de grimaces que je tentais moi-même de parler de choses bien plus intéressantes. A savoir, ma fille ~ Et lorsque Izanagi-Kun m’écouta, je ne m’arrêtais plus ~ Oui, parler de Kaori-Chan avait un effet thérapeutique sur ma personne et ce au point, que j’en oubliais le fait qu’il m’eut dit vouloir un enfant.

Le temps passa, mon rire scintilla alors que le temps de la séparation s’approcha. Me levant en même temps que mon frère, je me fis emprisonner dans une étreinte malgré moi. Sa tête se nichant dans mon cou pour y déposer de doux baisers me donnant l’envie de gerber ~ Dieu, que les hommes me déplaisaient. Posant sa main sur son torse pour le repousser légèrement dans un fin rire, je ne manquais pas un instant pour lui dire d’un ton savant « Je ne m’attendais pas à de tels sentiments incestueux à mon égard, Izanagi-Kun ~ » Que devais-je comprendre à ce sourire emblématique ? Autant qu’au baiser qu’il pressa sur mes lèvres avant de partir dans un ricanement si… « Eimin ».

Fronçant les sourcils en me retournant -cherchant oisivement là où son regard s’est perdu-, c’est sans m’y attendre que je tombais nez à nez avec mon épouse. Quel imbécile. Je finirai par tuer ce mâle, je le promets, quitte à l’emporte avec moi dans la tombe ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Mer 9 Juil - 2:00

J'aurais dû m'y attendre ~ Ayame ne savait se contenir, et se limiter à regarder sans toucher ~ Tellement qu'après le moment de flottement que la disparition de mon string provoqua en mon sein, je ne me laissais plus distraire par ses actions diverses. Du moins, c'est ce que je crus en rematérialisant discrètement un sous-vêtement sur mon corps -évitant de grimacer, n'aimant guère cela- mais, à mon humble avis, ce serait trop simple que de n'être perturbée par ses soins. Et je le compris quand elle se leva et quitta la salle de classe sans un mot, tandis que tous les regards se tournaient vers l'endroit qu'elle eut emprunté pour s'évaporer. Déconcertée par cette soudaine absence, il fallut qu'un étudiant me sorte de ma torpeur avec un « Heu... Ca veut dire que le cours est fini ? » Pour que je me ressaisisse. Définitivement, je ne comprenais guère pourquoi ma femme est partie ainsi sans un mot. Une urgence peut-être, me suis je demandée en même temps que mon regard froid se porta sur l'étudiant, et que j'insiste sur le fait que non, le cours n'était terminé, et qu'il ne se terminera pas avant que je ne le décide. Contrariée autant que suspicieuse, je poursuivis le cours, prenant irrémédiablement mes aises à mon bureau, où trônait fièrement mon portable, posé à même le bois ciré. L'aurais-je déposé là ? « Heh, quelles cochonneries a-t-elle vue là-dedans pour s'emporter et partir aussi vite ? ~ » Alala... Je ne savais guère répondre à cela. Je pouvais me creuser la tête autant que je le voulais, mais il n'y avait rien à y faire. Au point que j'abandonne le cours en demandant à un étudiant de lire le chapitre suivant, tandis que je parcourais mon portable, de manière à moitié voilée. Et à part y découvrir d'étranges applications dont je ne connaissais l'utilité, aucune piste ne se présentait à mon esprit. Exaspérée du comportement incompréhensible de ma femme, j'abandonnais de me creuser les méninges et repris convenablement la leçon.

Jusqu'à ce que la sonnerie stridente indique qu'il était temps de reprendre des forces dans la cafétéria, avant de retourner en cours. Chose qui ne me concernait guère, étant donné que j'avais l'après-midi de libre, temps que j'aurais voulu consacrer à Ayame, si je savais seulement où elle se trouvait. Attendant que le dernier étudiant s'enfuie -littéralement- de la classe, je refermais cette dernière, tout en visant au hasard, l'endroit où elle aurait pu être. Lui envoyer un message était une option envisageable également, c'est pour cela que je sortis mon cellulaire afin de composer quelques questions anodines à son égard, interrogation qui ne parvint jamais au destinataire, étant donné que je trouvais ce dernier au rez-de-chaussée, dans le grand hall vitré du bâtiment principal.

« Plan drague avec son propre frère ? Entre japonais, il paraît que c'est courant, heh. » L'information avait du mal à parvenir jusqu'à mon cerveau, mais quand elle finit par y arriver, je restais tétanisée sous la scène se déroulant sous mes yeux claires. Et ce, malgré l'animosité malsaine de mon alter-ego, plus amusé qu'outré de voir Ayame flirter ouvertement avec Keitaro, homme dont la proximité avec ma femme, m'horrifiait. Peu importe mon talent pour tout ce que j'entreprenais, comprendre cela m'était impossible. Tellement que je restais sans voix, immobile, tandis que les yeux verts forêt du dit homme, vinrent se poser sur ma personne, et que le rire -amusé ?- d'Ayame ne détonne dans le hall.

- Je ne m’attendais pas à de tels sentiments incestueux à mon égard, Izanagi-Kun ~

Mais le pire vint à venir, et je m'en rendis compte, en blanchissant littéralement -si cela était encore possible- quand les deux Eimin s'embrassèrent sous mes yeux, pour mieux se tourner dans ma direction. Mon cœur rata un battement. Incrédule et hors de moi, je ne bougeais guère ne serait-ce que d'un millimètre, préférant de loin fixer les deux personnes prises au flagrant délit d'un acte répréhensible. Et puis, que pouvais-je faire de plus ?! Cela me dépassait. Et les sentiments néfastes qui me composaient en cet instant, bouillaient dangereusement sous la surface de ma peau, la hérissant suffisamment pour que je tente une approche hautaine, les sourcils froncés. Démarche qui se stoppa net quand la voix de Keitaro ne vint détonner dans l'air.

- Maaah, l'amour est universel, Ayame-Chan ~

Et c'en fut trop. Peu importe à quel point je puisse me contenir, et passer au-dessus des égarements divers d'Ayame, sur celui-ci, je ne pouvais fermer les yeux. Tellement que dans un excès de colère jailli de nulle part, je fis de grandes enjambées pour me placer devant l'homme et lui enlever son sourire victorieux du visage, en le giflant avec toute la volonté que j'eusse pu mettre dans ce geste. J'étais assez furieuse pour ne guère prêter davantage de l'attention à cet homme n'ayant aucune conscience, et devant sans nul doute peu se préoccuper de la gifle -étant donné qu'il souriait toujours de malice- et me tournais vers la femme qui était juste à coté de lui. La mienne en l'occurrence.
J'ai hésité.
Longuement.

L'envie de lui faire subir le même sort qu'à son frère, me traversa l'esprit. Mais le courage n'y était guère. Mordant ma lèvre inférieure comme pour me retenir, je finis par simplement la fusiller du regard avant de tourner les talons, les poings serrés, sous un dernier « Bon amusement. » amer qui j'espérais, les tailladerait par sa puissance vénéneuse. De rage, j'en tremblais, et marchais à l'aveuglette à travers le parc, pour mieux me poser sur un banc quelconque, entouré de verdure. Respirer... Il fallait que je me clame, mais ce n'était guère compté sur mon ombre. « Pourquoi es-tu à ce point bouleversée, Akiha ? ~ Heh ~ » Je ne le savais guère. Si, je le savais autant que mon alter-ego, qui en riait ouvertement, se moquant de mes états d'âme contraignants. Mais je n'avais que faire de chercher le fin mot de l'histoire, pour l'instant, j'avais le plein droit d'être en colère, et je l'exploitais sans nulle gêne.

- Et alors ?! Tu l'as vu également, non ? Tu espérais quoi ? Que j'en rie ?

« Ce serait mieux pour nous ~ Il n'y a pas de raison de s'emporter ainsi. Ah ! J'oubliais ~ Bien sûr qu'il y en a une ~ » La ferme. Si je pouvais tuer du regard à cet instant précis, beaucoup seraient morts ~ Dont cette chose occupant mon esprit à plein-temps.

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Mer 9 Juil - 2:37

…Cela n’allait guère se finir sous une euphorie générale n’est-ce pas ? Plissant les lèvres en une expression tendue lorsque mes yeux se posèrent sur mon épouse, tout envie de rire s’estompa en même temps que son aura me heurta de plein fouet. Pourquoi tant de haine, ce n’était qu’un simple rapprochement entre frère et sœur, un fin toucher ne signifiant rien, n’est-ce pas ? ~

- Maaah, l'amour est universel, Ayame-Chan ~

Mère, père, avez-vous oublié d’octroyer à votre fils un cerveau à la naissance ? Entrouvrant les lèvres sous les paroles dénuées de sens que venait de dire Izanagi, je me figeais lorsque les talons de mon épouse se firent entendre. A cet instant, ma colère était aussi palpable que la sienne, sachant Ô comment cette situation allait tourner en une dispute d’ici peu. Un bruit sourd résonna, une trace de main naquit et un rire détonna. Il était bien le seul pour rire de cette situation, rivant mon regard dans celui d’Akiha-Chan -tenant mon rôle de femme impassible-, la tension était palpable. Digne à moi-même, je la narguais du regard alors que sa main semblait la démanger. Oserait-elle ? Je ne suis coupable de rien, pourquoi devrais-je payer les maladresses d’autrui ? Car son ex-fiancé venait de m’embrasser, oubliait-elle d’émettre le fait que ce même fiancé était mon frère ?

- Bon amusement.

Je le crains malheureusement. Faisant un pas à sa suite pour la retenir, ce fut malgré moi la poigne de mon aîné qui me retint dans mon élan. Lançant un regard froid à Izanagi, je m’apprêtais déjà à insulter son être si misérable mais ses dires me coursèrent, suivis rapidement d’un visage bien moins joyeux que précédemment. « Ayame-Chan ne compte pas lui courir après, tout de même ? » Que voulait-il dire par cela ? N’était-ce pas normal que je rattrape ses conneries pour ne pas finir dans une situation délicate ? Depuis quand se permet-il de jouer le grand-frère conciliant protégeant armement sa petite sœur d’une quelconque relation amoureuse ? A sa gouverne, j’étais mariée avec SON ex-fiancée, avec laquelle j’avais une fille. Il était un peu tard pour… Agir de la sorte. Me dégageant de son emprise, c’est sans ménagement que je laissais ma voix se tordre alors que mon ton mielleux se changeait en quelque chose de amer.

- Si tu avais été présent lors de mon adolescence, je t’aurais permis ces dires. Tu as quatre-vingt ans de retard, Izanagi.

Fut ma phrase avant que je ne le laisse en plan. Courant vers l’extérieur, je ralentis mon pas tout en gardant une certaine cadence afin de retrouve Akiha-Chan. Chose qui ne fut difficile en soit, elle était omniprésente à mes sens, mon corps se bougeait de lui-même pour emprunter le chemin qu’elle eut parcouru il y a de cela quelque instant. M’aventurant dans le parc, traçant mon chemin sur l’allée principale, ce fut au détour d’un croisement que je la vis. Au loin, assise d’un air désemparé sur un banc quelconque.

- Et alors ?! Tu l'as vu également, non ? Tu espérais quoi ? Que j'en rie ?

Si seulement tu l’avais fait. Avalant difficilement, je ne bougeais pas tout de suite, laissant sa personne se hurler sur elle-même sans interférer dans ses pensées. Écouter son ombre ? Je ne préférais pas, pas cette fois-ci. Prenant une grande inspiration, c’est d’un pas décidé que je m’avançais d’Akiha-Chan et ce jusqu’à me planter devant elle d’un air impérial. Attitude que je laissais vite tomber avant de recevoir l’un de ses regards noirs, aussi excitant soit-il, ce n’était nullement le moment de mouiller mon string. Toussotant légèrement pour affirmer ma présence -me persuadant moi-même qu’elle sache que je sois devant elle-, je m’accroupis à sa hauteur pour venir nicher mes mains dans sa chevelure. Caressant du bout des doigts sa peau douce, je m’étonnais moi-même du calme que j’abordais à cet instant.

- Il est inutile de s’emporte de la sorte, Akiha.

Après tout, qu’avions-nous fait de mal ? Lui, avait dépassé les bornes, mais moi ? De quel crime me jugeait-on en ce jour ? Déjà que je ne reconnaissais mes crimes passés, je ne comptais pas prendre la responsabilité de ceux que je n’ai commis en ce jour. Tout cela m’agaçait et bien que mon self-control lutait avec mon impulsivité, je tentais de garder une certaine contenance dans ma voix ;

- Izanagi n’est qu’un imbécile fini, nous le savons toutes deux. Tes réactions ne font que me pousser à de mauvaises conclusions, arrêtons-nous là avant d’aggraver une situation n’en valant la peine.

Qu’étais-tu donc ? Une enfant capricieuse qui n’aimait pas voir sa femme trop près de son frère ? Je venais à croire que ce qui lui déplut le plus, fut que ce soit justement avec Izanagi que je fricotais. Et encore, nous ne pouvions appeler cela ainsi. Que croyait-elle donc, à force de penser ainsi, ma colère se referme sur des pensées désobligeantes pensant à croire qu’elle puisse encore éprouver… Quoi que ce soit pour lui. Mes lèvres se serrèrent en même temps que je me pinçais la bouche sous un agacement montant bien trop rapidement à mon goût.

- Les gamineries ne sont plus faites pour notre âge, Akiha.

Avais-je été trop sèche dans mes dires ? Je mentirais en disant le contraire. Me redressant tout en soupirant de mécontentement, c’est d’un mouvement souple que je passais une main dans ma chevelure tout en me dégageant de la zone « vitale » de ma femme. Lui laisser de l’air pour que son cerveau se mette enfin à s’oxygéner ? Voilà une chose pour laquelle je prierai.

- …

Et mes lèvres s'entrouvrirent sous une pensée que jamais, je n’aurais voulu passer. Mais malgré moi, mes cordes vocales fabriquèrent déjà les syllabes, lâchant une information ne devant la concerner plus que cela, mais sachant parfaitement que suite à mes dires, une pièce de ce monde parfait éclaterait.

- Ce n’est guère moi, qu’il finit par engrosser, tourne donc ta jalousie maladive vers Miri.

Décevante ? Mon regard se creusant dans le sein le lui faisait comprendre. Ce n’était pas de la pitié qui se lisait au fond de mes pupilles, mais du mépris. Lui faisant dos, je laissais un fin bruit d’énervement s’enfuir avant de lui faire face une fois de plus, cette fois-ci en criant plus que je n’aurais dû ;

- Et veux-tu bien arrêter tout cela ?! Te satisfais-je aussi peu pour que tu désires encore tant cet homme ?!

Ca y est, je panique et je perds la nation de la raison ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Jeu 10 Juil - 18:55

Voir Keitaro ainsi, fut un coup de grâce auquel je ne m'attendais guère. Tout ce temps où je me suis dite qu'il ne représentait plus rien à mes yeux, se brisa en morceaux dès l'instant où ses yeux forêts se posèrent avec malice sur ma personne, choquée de le voir aussi proche d'Ayame. Et plus j'y pensais, plus l'envie de hurler contre le monde entier me prenait. Non que je puisse penser que ma femme et lui auraient pu avoir une relation ambiguë, allant jusqu'à l'inceste... Si, j'ai déjà émis cette possibilité en ayant appris à quel point Keitaro tenait à sa sœur, à quel point il eut tout fait pour se rapprocher d'elle et la protéger. Tellement qu'il m'eut brisé le cœur au passage. Et malgré tout cela, mes sentiments envers lui n'ont toujours pas disparu complètement. Peut-être était-ce dû à notre rupture inexistante ? Il était vrai que nous n'avions jamais véritablement pris le temps d'en discuter, de mettre les choses au clair pour mieux se quitter, en bons amis. Mais, désirais-je cela ? Ressasser le passé, et réaliser ô comment j'ai aimé la vie à ses cotés ? Et ô comment j'étais dégoûtée qu'il m'eut berné ? D'un autre coté, j'aurais pu en rire ~ Jouer avec un maître des sentiments n'était chose aisé, mais lui, il s'en est sorti avec brio, sans moindre bavure. Serait-ce dû à son gène ? Ou à son expérience qu'il acquit à travers le temps, après une centaine d'années vivant dans le passé comme dans le futur. Quoi qu'il en soit, une vérité absolue se dessinait dans mon esprit. Consacrer sa vie à un Eimin, cela se résumait à jouer avec le feu.

- Il est inutile de s’emporte de la sorte, Akiha.

Me crispant quand sa voix détonna dans l'air et que je sentisse son toucher, trop près de ma personne, je ne répondis rien, la fusillant avec colère. Inutile de s'énerver, disait-elle ?! Ma paranoïa légendaire me hurlait le contraire. Elle et Kei, étaient deux êtres qui jouaient avec le temps, au point de se retrouver toujours en vie, seuls, tandis que leur entourage mourrait de vieillesse. Qui dit que dans quelques années, peut-être vingt, trente, cent, ils ne finiraient par se réconforter l'un l'autre dans la spirale infernale qu'était le temps, qui ne les affectait pas eux ? Surtout qu'ils avaient l'air d'être suffisamment proche pour s'attoucher sans moindre gêne... Oui. Mais, à présent, il y avait aussi Kaori... Oserais-je penser qu'ils pourraient former une magnifique famille d'immortels ? Malheureusement, cette pensée me traversa l'esprit tel un éclair frappant de toute sa force.

- Izanagi n’est qu’un imbécile fini, nous le savons toutes deux. Tes réactions ne font que me pousser à de mauvaises conclusions, arrêtons-nous là avant d’aggraver une situation n’en valant la peine. Les gamineries ne sont plus faites pour notre âge, Akiha.

Brisant -littéralement- le bois qui me soutenait, je déviais le regard des amandes perçantes de ma femme, pour les river sur un point invisible. Quelles conclusions supposait-elle au juste ? Celles que je me répétais en boucle, sans jamais les prononcer à haute voix. Celles que j'omettais de mentionner dans ma colère, inventant à la place un scénario qui -certes ne m’arrangerait guère mieux- serait moins dramatique au stade de la relation que j'entretenais avec Ayame. Malgré tout, nous étions mariées et avions des enfants... Cela devrait être plus que suffisant pour calmer mes nerfs et donner raison aux paroles de ma dite femme. Devrait, oui...

- Ce n’est guère moi, qu’il finit par engrosser, tourne donc ta jalousie maladive vers Miri. 

Mais ne l'était guère. Relevant brusquement la tête en croisant le regard glacial d'Ayame, j'entrouvris légèrement la bouche en comprenant le sens de ses paroles. Sans pour autant répondre, mon esprit se mit en marche à cent à l'heure, bousculant un millier de sentiments contradictoires qui essayaient en vain de s'ordonner. « Ca ne m'étonne pas. Même si cela mériterait de le tuer ~ » Non pas car il s'est construit une vie, mais car il l'a fait avec Miri Okugi, selon l'avis de mon alter-ego amusé par la situation, mais méprisante envers ma personne car je me mettais en danger en agissant de la sorte, devant Ayame. Et de mon coté ? Une pointe de douleur jaillit en mon sein, rapidement effacée par le cri de rage provenant de mon épouse.

- Et veux-tu bien arrêter tout cela ?! Te satisfais-je aussi peu pour que tu désires encore tant cet homme ?! 

Sa colère était justifiée. Mais la mienne monta d'un cran également. Incrédule qu'elle puisse arriver à de telles conclusions sans prendre la peine de comprendre mes sentiments, je tressaillis sous son aura noire. Que pouvais-je faire dans une telle situation, si seule l'envie de l'envenimer me venait en première idée ? Pensée que je préférais repousser, sachant que la fin de l'histoire ne valait la peine d'être vécue, à cause d'une pure méchanceté, évitable. Me relevant d'un bond, tel un ressort parfaitement huilé, mes traits se déformèrent sous une expression mélangeant l'agacement et l'urgence. M'approchant d'un pas ferme vers Ayame, je n'attendis qu'elle réagisse d'une quelconque manière avant d'abattre ma main sur sa joue, lui laissant un trace distincte sur son visage pâle, avant de l'enfermer dans une étreinte chaleureuse, en lui permettant aucun mouvement sans qu'elle ne doive se débattre.

- Non ! Vous êtes plus que... Arrêtez de dire de telles sottises !

« Heh, aurions-nous fait douter la grande Dead Master ? ~ Amusant ~ » Ne prêtant guère attention aux inepties de mon ombre amusée à souhait par la situation, je me permis de rester dans cette position sans broncher encore quelques instants, pour que l'information parvienne à l'esprit de ma femme, autant que je puisse me calmer moi-même, après cet échange, valant la peine d'une dispute digne de ce nom. Désirais-je encore être avec Kei ? Pas autant qu'elle le pensait. Et jamais je ne l'échangerais contre quelqu'un d'autre. Au contraire, j'avais toujours peur qu'elle le fasse, trouvant un être plus adapté à ses envies. Mais je n'allais le lui dire, maintenant une posture de force dans cette circonstance dévastatrice de notre relation.

- Tout cela n'a aucun sens... Ce genre de dispute, c'est ce qu'il désire au fond, j'aurais pas dû m'y laisser prendre. Alala...~ Autant mettre les choses au clair, une fois pour toutes ~

Ce qui n'était guère une solution concluante, étant donné que je n'allais reconnaître mes torts, en prétendant que tout cela était ma faute. Non, si elle ne l'avait embrassé sous mes yeux clairs, jamais cette altercation n'aurait eu lieu, et donc, jamais le sujet que je puisse encore éprouver quoi que ce soit envers Kei, ne serait exploitée. Et simplement pour n'ouvrir une brèche dans laquelle Ayame aurait pu trouver toutes les raisons du monde pour m'en vouloir, écartant ses propres erreurs, j'optais par m'excuser seulement pour la gifle. Geste que je regrettais énormément à présent.

- Excusez-moi pour... cela. Sachez que je n'aime que vous, tout le reste, ce ne sont que des regrets inutiles, guère importants dans notre relation. Vous le savez autant que ma personne, n'est-ce pas ? ~

Me reculant de sa personne afin de couler mon regard clair dans ses billes sombres, je caressais sa joue meurtrie avant de consumer les derniers millimètres nous séparant, dans un doux baiser voulant dire plus que les mots. A quoi bon s'encombrer de telles pensées et remarques, si nous avions une vie -soi-disant- parfaite ? Et surtout une fille qui nous attendait. Certes, nous avions encore du temps avant d'aller la chercher, alors pourquoi pas... ~

- Terminons cette discussion ailleurs, mon amour ~

Je n’attendais pas vraiment à ce qu’elle me réponde, préférant agir à ma manière. Passant mes bras le long de son corps en caressant ses courbes, un petit sourire coquin se dressait sur mes lèvres avant que je ne la fasse chavirer ~ Assez pour qu’elle se retrouve dans mes bras telle la femme aimante qu’elle était, mienne ~ C’est quelques pas plus loin que je décidais de nous poser, au loin des regards indiscrets. M’allongeant à même le sol, je tentais Ayame à venir d’une position qui je savais, annihilerait les derniers doutes que son esprit pouvait créer ~

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MessageSujet: Re: L'évolution d'un être à part ~    Jeu 10 Juil - 20:49

Mon énervement était palpable, un court instant je crus fondre en larmes devant sa personne. Depuis quand étais-je devenue aussi émotive ? A dire vrai, cela n’était vraiment étonnant lorsque je remettais en cause l’amour que je pouvais éprouver pour Akiha-Chan. Après tout, tomber amoureuse d’une humaine semblait déjà assez irréaliste pour que je ne pousse pas le vice jusqu’à éprouver des désarrois émotionnels devant sa personne.

Mais qu’importe mes ressentis, tout s’estompa à l’instant même où je reçus une droite en plein visage. Ma main s’était levée d’elle-même pour se déposer sur l’endroit de l’impact, mon regard incrédule s’était levé sur Akiha-Chan alors qu’on trouvait sur ses traits un air dédaigneux suivi d’un mouvement se voulant rassurant… Me taper pour mieux me bercer ?

- Non ! Vous êtes plus que... Arrêtez de dire de telles sottises !

Je me dois de l’admettre, après ce coup franc, je ne savais plus quoi penser ou même comment réagir. Depuis quand quelqu’un ne s’était-il pas permis de me gifler de la sorte ? Tellement que cette époque était déjà terrée loin derrière moi. Mes sourcils parfaitement froncés, je voulus me débattre de l’emprise qu’elle avait sur mon être. Vainement, dès qu’elle ouvrit les lèvres, seul une expression attristée s’était peint sur mon visage. Comment n’aurais-je pu penser à cela après sa réaction… Si mes doutes étaient confirmés, croyez-vous que je sauterais partout en chantonnant ? Nullement, bien au contraire. J’aurais presque peur de ma propre réaction, Undai deviendrait sans doute une nouvelle boucherie et je sais, plus que quiconque que hors de moi, mes actions sont rarement réparables.

- Tout cela n'a aucun sens... Ce genre de dispute, c'est ce qu'il désire au fond, j'aurais pas dû m'y laisser prendre. Alala...~ Autant mettre les choses au clair, une fois pour toutes ~

Croyait-elle vraiment que Keitaro aurait tout commandité jusqu’à ce qu’une dispute n’éclate entre nous ? Il n’y avait pas de raisons à cela, mais en même temps, il était plus facile de remettre en doute les agissements d’Izanagi que les paroles d’Akiha-Chan. Renfermant mon étreinte sur mon épouse, je me lovais au creux de son cou, laissant son cœur faire échos dans mon corps tout en écoutant ses réprimandes. Je n’étais du genre à avouer mes erreurs, mais pour une fois, je n’interagissais pas en ma faveur, préférant taire je ne sais quelles insultes voulant éclater dans cette atmosphère, déjà bien surchargée en émoi négatif.

- Excusez-moi pour... cela. Sachez que je n'aime que vous, tout le reste, ce ne sont que des regrets inutiles, guère importants dans notre relation. Vous le savez autant que ma personne, n'est-ce pas ? ~

Elle se recula, laissant son regard atterrir dans le mien que je ne détournais pas. Je restais Dead Master, et qu’importe mes ressentis, je ne pouvais me montrer si faible devant elle. Qui serais-je si je détournais le regard ? Une pauvre fille ne sachant plus que l’amour est indéchiffrable. Affichant un fin sourire -passant aussi invisiblement que mon état rassuré-, je la laissais poursuivre, me berçant de ses dires manipulant mon être vers une conclusion qu’elle seule, avait écrite.

- Terminons cette discussion ailleurs, mon amour ~

A dire vrai, je serais encline à ce que ce sujet ne se retrouve sur le tapis. Fuir ses responsabilités n’était dans mes habitudes, mais je savais autant qu’elle, que certains sujets se devaient d’être évités. Contre toute attente, ce n’est pas main dans la main que nous nous dirigeâmes ailleurs mais ma personne, se retrouvant dans ses bras telle une jeune mariée. Protestais-je ? Pas à cet instant.

Arrivées dans un coin couvert de tous, je me laissais aller contre elle, la rejoignant sans plus de ménagement sur le sol. Ma robe ? Je préférais ne pas y penser, les tâches de verdure ne partaient pas aisément, et le bijou que je portais finirait malheureusement dans un sac poubelle d’ici peu. Soupirant en me blottissant contre Akiha-Chan, je m’étonnais moi-même de chercher du réconfort contre son être, mon corps se voulant connecté au sien. Mon visage s’étant perdu à la cavité de son épaule alors qu’une de mes mains -dignes d’elles-mêmes- s’aventurait sur le tissu de la robe qu'abordait mon épouse. Passerais-je en dessous ? Guère tout de suite, j’avais à parler avant toute chose.

- Je ne t’excuserai pas cela ~

De quoi parlais-je ? De cette magnifique marque qu’elle m’eut laissé sur le visage. Marque qui disparut depuis bien longtemps déjà, mais la sensation de douleur persistait, aussi infime soit-elle. Me redressant légèrement, c’est d’un sourire se voulant peu rassurant que je me permis de me poser à califourchon sur Akiha-Chan. Basculant mon visage afin de remettre en ordre ma chevelure, je passais mes doigts dedans avant de me pencher sur le visage de mon épouse. Regardez-nous… Deux gamines s’adonnant à des plaisirs intimes dans le parc de l’académie, voilà à quoi cette scène me fit penser. Caressant plus qu’embrassant les lèvres d’Akiha-Chan des miennes, c’est avec malice que je laissais mon souffle se perdre le long de sa mâchoire avant que je ne mordille la chair découverte de son cou… Était-ce à cet instant que les perversités avaient leurs places ? Maaah ~

- Tu as un don certain pour me sortir de mes gongs, sais-tu que cela est dangereux, Akiha-Chan ? ~

Était-ce une menace ? Nullement, un simple avertissement alors que je me perdais le long de son épaule en défaisant le peu de vêtement qui me dérangeait sur mon passage ~ Continuant mon investigation de doux baisers le long de son bras, je m’arrêtais afin de retracer chemin et cette fois-ci, descendre vers un autre endroit attirant bien plus mon attention ~ Défaisant d’un geste doux le haut de sa robe, je passais mes doigts sous son soutien afin que mes lèvres aient un libre accès jusqu’à son téton que je ne tardais de torturer sous de doux baisers et de fins mordillements tantôt plus avides de sadisme que d’autres ~

- Je ne permettrai à personne de t’arracher à mes étreintes Akiha… Tu es mienne.

Je tuerai quiconque posera un doigt sur ce corps m’appartenant, un seul regard de travers et je le pourfendrai de toute ma force. Izanagi, sens-toi concerné par cela également… Fermant les yeux sur son corps, je laissais l’une de mes mains s’aventurer vers le bas de sa robe, remontant le long de sa cuisse pour se perdre sur son sous-vêtement… matérialisation que je fis disparaître en touchant celui-ci du bout des doigts. Étais-je pressée pour agir aussi rapidement, l’envie ne manquait pas et l’empressement donnait cette étincelle à notre moment. Délaissant sa poitrine, c’est le long de son corps que je descendis pour venir donner un coup de langue sur son intimidé, semblant déjà bien excitée par ma présence. Ne tardant pas à dévorer ses cuisses tout en laissant sa chaleur s’écouler le long de mes doigts, je la tâtais de l’intérieur, accentuant mes mouvements au gré de mes caresses intimes. Gémir, jouir, je ne laisserai personne d’autre entendre ces bruits, m’appartenant.

Akiha-Chan, jamais je ne te troquerai, jamais je ne te partagerai avec quelqu’un m’étant inférieur ~
Après que mes caresses se soient fermées sur une contraction des plus gémissantes, le temps de retourner à nos occupations arriva à grand galop. Quittant le parc qui fut la scène de notre rapprochement sexuel, c’est dans sa voiture que nous partîmes chercher notre fille. Enfant que nous recueillons sans plus attendre à l’entrée de son école, grouillant parmi d’autres êtres plus grands que sa personne.

- Comment Kaori-Chan trouve-t-elle l’école ?

« Inutile, j’aime pas. » Et ce fut là-dessus, que notre journée se finit avant que d’un air abasourdi, nous rentrâmes tous chez nous ~ Kyoto, Undai ? Qu’importe tant que les deux êtres formant mon bonheur se trouvaient à mes côtés.

Fin ~

____________________________

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L'évolution d'un être à part ~

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