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 Premières phrases : Kaori Eimin

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Premières phrases : Kaori Eimin   Dim 8 Juin - 1:51

La période des examens était un événement important pour tout étudiant de Undai. Certainement moins que les passages en rangs pour la plupart, mais assez imposants pour que chacun s'intéresse à ses notes, ne serait-ce qu'une fois par an. C'était également un vrai défi pour les professeurs, même si à première vue, nous pourrions dire qu'ils ne se préoccupaient guère de leurs étudiants, ni de la formation qu'ils dispensaient. C'était bien plus compliqué que cela ~ Tout professeur de Undai -sadique qu'il puisse l'être- avait dans son propre intérêt de préparer convenablement ses questionnaires, même si son cours fut mal dispensé le reste de l'année. Et pourquoi donc, il y avait une telle frénésie dans la salle des professeurs à l'approche des dits diplômes ? Justement car il s'agissait d'un passage de grade, d'un titre signalant que les étudiants étaient en phase de progression, qu'ils avaient une chance de sortir de Undai avec un avenir tout tracé qui s'offriraient à eux. C'est pour cela que même Ayame s'intéressait aux questionnaires, c'est aussi pour cela que les professeurs n'osaient tout bonnement, guère bâcler cet unique travail.

En cette journée ensoleillée, j'étais restée avec ma fille dans les appartements de Undai, plongée dans la préparation de l'examen de science pour les Seconde, les Premières ainsi que les Terminales. En tant qu'enseignante, et d'infirmière à plein temps -même ayant préparé la majorité des questions- je n'avais guère beaucoup de temps à consacrer pour inventer les questions universels pour mes petits chatons adorés. C'était la raison pour laquelle, j'utilisais mon temps libre pour ce fait, quitte à devoir délaisser Kaori -grandissant jour pour jour- vaguer à ses occupations, tandis que j'étais plongée au milieu de livres et papiers en tout genre, adossée à la table basse du salon, en train de rédiger le prochain examen des Terminales. Tandis que mon épouse fut partie de bon matin, s'occuper de ses responsabilités liées à la gestion de l'Académie ~ Alala... « Arrête de rêvasser, plus vite nous terminons cela, plus vite nous pourrons retourner dans le labo, Akiha. » Quels encouragements agréables ~

- Ammaa... Mahmmman !

Relevant le regard du livre de science que je feuilletais, je le reportais sur ma fille tenant une peluche dans ses bras tendus, décidée à m'interrompre dans mon travail pour me montrer la tache de saleté qui se trouvait sur le pelage blanc de son nounours. Souriant tendrement à Kaori -ayant l'apparence d'un enfant de deux ans- je me détachais de mon travail et la pris dans mes bras, heureuse de trouver une autre distraction ~

- Alala, il est sale ce lapin ~ L'as-tu fait tomber, mon rayon de soleil ? ~ Viens, maman va le nettoyer ~

Soulevant ma fille, je me levais et dirigeais vers la cuisine. Faisant asseoir Kaori sur le plan de travail juste à coté de l'évier, je pris son lapin de ses petites mains pâles pour le passer sous un jet d'eau. Frottant vigoureusement la tache, je gardais un œil vigilent sur la petite blonde, absorbée dans ce que je faisais. Kaori Eimin, un enfant exceptionnel ~ Je me rappelle l'expression d'Ayame quand notre fille réussit à balbutier « maman » de sa petite voix enfantine ~ Adorable ~ Ne me départant guère d'un sourire maternel, je finis par parvenir à retirer la saleté dudit lapin, usant de mon pouvoir -de manière spectaculaire pour émerveiller Kaori- afin de le sécher et de le lui rendre, tout propre ~ Déposant un doux baiser sur son front, je la descendis au sol pour qu'elle retourne jouer, tandis que je repartis dans mon travail, marmonnant de temps en temps des « Oui, mon chaton ~ » ou des « Ne mets pas cela en bouche, mon bébé ~ » quand ma fille demandait de l'attention ou quand elle s'amusait à baver sur les précieux livre de ma femme ~

- Alala... Devrais-je poser des questions plus simples pour cette partie ? ~

Me parlant à moi-même, je tapais les questions de test, tout en notant les réponses sur une autre page. Définitivement, je ne désirais guère que mes étudiants rates l'examen de sciences... Mais il n'y avait rien à faire, je ne pouvais boycotter l'interrogation pour leur passage en classe, ils se verraient d'autant plus pénalisés pour la suite, et je passerai pour un professeur incompétent ~ Ce qui n'arrivera jamais, cela va de soi ~ Et s'ils échouent à mon examen, je me donnerai -du moins, mon ombre lugubre- à cœur-joie pour leur inculquer une fois de plus la matière ~ Bien ~ La conscience purifiée de tout doute, je poursuivis la rédaction du questionnaire.

- Maa ! Maman... joue avec laaaapin !

Soupirant légèrement quand Kaori revint à l'attaque avec une autre de ses peluches, je ne réagis guère premièrement, jusqu'à ce que son impatience -digne de sa mère- m'oblige à murmurer quelques paroles lointaines, afin qu'elle me laisse continuer à travailler. « Plus tard, Kaori... ~ » Inscrivant une nouvelle question sur la page du formulaire, je m'arrêtais en plein milieu, comme frappée par un détail qui m'aurait échappé. Relevant vivement les yeux vers Kaori, je la détaillais de haut en bas tandis que son regard forêt ne me quittait plus d'une fraction de seconde, insistant.

- Qu'as-tu dit Kaori ? ~

Me relevant une fois de plus du fauteuil, tout en demandant cela à ma fille, mitigée entre l'incrédulité et l'admiration, je vins m'agenouiller devant elle afin d'être à sa hauteur. Perplexe, je lui demandais de répéter ce qu'elle venait de dire quelques secondes plus tôt, éclaircissant ainsi mes doutes quant à savoir si j'ai bien entendu, ou si je m'inventais des choses ~ « Lapin jouer ! » Entrouvrant légèrement la bouche tandis que Kaori enfonçait -littéralement- ledit lapin dans mes mains, c'est automatiquement que je m'en saisis avant de... le laisser sur le coté, et attraper les mains du petit bout de chou.

- Nous allons jouer à un autre jeu, d'accord ? ~ Répète après maman « J'aime les lapins » ~

Délaissant totalement le travail, je m'extasiais sur les mots hésitants qui sortaient de la bouche de ma fille ~  Et ce, pendant deux heures au moins, jouant avec elle et ses lapins, l'instruisant à ce qu'elle prononce des phrases complètes, l'initiant même à sa langue maternelle qu'était l'anglais quand elle n'arrivait guère à prononcer le mot en japonais ~ Oubliant carrément le temps qui passait ~ Définitivement, cette enfant nous réserve des surprises ~ « Quel miracle, ça parle ! En attendant, les formulaires ne se feront pas seuls, Akiha. » Ne prêtant guère attention aux sarcasmes de mon alter-ego maléfique, je tenais Kaori sur mes genoux, en lui montrant différents objets du doigt, pour qu'elle les nommes.

- The case ~ The case is red ~ Your turn, Kaori ~

Attendant qu'elle répète après moi, je ne pouvais que me réjouir en voyant que son anglais était limite meilleur que son japonais. « Aaam case is led ! » Tapant dans les mains pour l'applaudir, je la félicitais joyeusement. « Maman Yaame is led... Bmmh » Non maman Ayame n'était guère rouge, mon bébé ~ Riant à cela, je faillis m'étouffer avec mon propre souffle quand je réalisais qu'effectivement, elle risquerait d'être rouge de colère si j'omettais de lui faire part des progrès de sa fille... Alala ~ Déglutissant difficilement, je demandais à Kaori de patienter pendant que je me saisis de mon cellulaire et appelais mon épouse, devant être occupée à x et x choses. Non, pas dans ce sens là, voyons ~

- ... Ayame ? J'espère que je ne vous dérange guère ~ C'était pour vous signaler que votre fille formule des phrases ~  

Décrochant l'objet électronique de mon oreille, je poussais Kaori à dire quelque chose à sa mère, en collant ledit appareil à son oreille tout en disant « Vas y Kaori, dis quelque chose à maman Ayame ~ ». Attendant avec impatience qu'elle s’exécute, j'eus un moment de flottement tandis qu'elle ne faisait que babiller, en me fixant de ses yeux pleins de malice. Souriant jaune sous ce manque de réactivité, je voulus reprendre le cellulaire pour expliquer à Ayame que non, je ne la dérangeais guère pour des sottises... Mais comme si ma fille comprenait ma peine, elle finit par prononcer quelques paroles de son cru, évidemment des mots que je lui aurais appris en cette belle journée ~

- Mmom is in aaam office...

Définitivement, Kaori était incroyable ~ Elle allait jusqu'à comprendre ce que je lui demandais de répéter, et j'avais la preuve sous les yeux ~ Oui, effectivement, je lui ai explique -dans un anglais parfait- que sa chère et tendre mère travaillait dans son bureau directorial ~ Elle avait suffisamment saisi mes paroles pour les dire à Ayame ~ Reprenant le portable tout en félicitant Kaori, je dis une dernière phrase à ma femme « Vous devriez voir cela ~ » avant de raccrocher quand la petite fille me montra une cuillère en plastique, désireuse de savoir comment cela s'appelait ~

- A spoon, my little girl, a spoon ~

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Dim 8 Juin - 3:02

La période des examens ~ Sans doute celle que je déteste le plus au courant de l’année scolaire. C’est à cette même époque que les étudiants deviennent fous, que la bibliothèque est la plus remplie et qu’une atmosphère studieuse règne au sein de l’académie. Il faudrait être fou pour dire que l’on ne pouvait aimer ça en tant que directrice, et pourtant… Autant Yume-Chan que ma personne nous retrouvions à soupirer dans mon bureau, cherchant un peu de repos mental dans cette pièce où nul être n’osait rentrer. Vous pourriez-vous demander la raison de notre état dépité, cela se résumait en un seul terme, l’Arène.

Tandis que les étudiants se battaient avec leurs notes, plus personne n’allait s’entraîner, ce lieu mythique était littéralement abandonné. Plus aucune effusion d’hémoglobine n’égayait mes journées, plus aucuns cris de torture ne venaient meubler les lieux… Le silence plat.

Adossée contre la chaise de mon bureau, c’est en regardant dans le vide que je tentais de délaisser cet air déprimé sur mes traits. Mais comment faire, si même mon enfant se sentait assez mal pour venir récolter de l’adrénaline dans mon bureau ? Depuis combien de temps… Ne m’étais-je pas amusée à torturer un étudiant, depuis combien d’heures, jours, mois ?! Terriblement trop.

« C’est affreux. » Je sais mon cœur, mais je ne sais rien y faire. Soupirant en relevant le regard sur la femme assise à même le sol, le regard vide et les traits tirés. Pauvre amour, comment devait-elle se sentir si moi-même, je trouvais cette situation insupportable ? Terriblement mal, j’en aurais pleuré si un sourire sadique ne s’était dessiné sur mes traits ~

Décidée à lui changer les idées, c’est d’un pas décisif que je me relevais pour mieux me rapprocher de Yume-Chan. Le sourire marqué sur le visage, je me couchais sur elle, l’étendant sur le marbre recouvrant le sol pour dominer son être. Recoiffant une de mes mèches frivoles qui venait caresser le visage de mon ange, c’est d’un gloussement certain que je me penchais pour me saisir de ses lèvres, impunément ~ Un doux baiser, un simple effleurement avant que je me redresse moi-même pour mieux hausser les épaules d’un air dédaigneux. Dieu, cela ne m’amusait même pas.

« Sérieux Ayame, trouve nous une occupation, je me… » Fais chier ~ Littéralement. Soupirant en m’asseyant à ses côtés, je tentais vainement de prendre un air sérieux sur les traits. Regardez nous, assises sur le sol tel des scouts ayant oubliés leurs chaises pliables. Pitoyable ~

- Nous pourrions nous amuser nous-mêmes dans l’arène ~ Depuis combien de temps n’aie-je eu la joie de te mutiler mon cœur ? ~

Tellement que j’en pétillais déjà d’excitation. Il va de soi que Yume-Chan n’était pas du même avis, et son poing s’écrasant sur le sommet de ma chevelure répondit pleinement à mes questionnements. Affichant une moue boudeuse en tirant sur la joue de ma fille, c’est en me relevant que je l’emportais à ma suite, qu’importe ses cris, cela me distrayait ~ Main posée sur la porte de mon bureau, j’étais déjà prête à la balancer à ma suite vers l’Arène… Mais ~ Toujours cet adverbe pour déranger le monde.

- Dead Master-Sama ! J’ai BESOIN de vous !

Maaah ~ Quelle idée. Levant un sourcil alors qu’un homme vint attraper mon poignet, c’est sans véritable compréhension que je dévisageais l’homme, me fixant d’un air déterminé, comme si la survive de sa race en dépendait. Premièrement, qu’il me lâche, et cela, je le fis moi-même en quittant son emprise alors qu’il affichait déjà un air larmoyant avant de hurler à mon encontre ;

- C’est trop ! TROP !

Et qu’était-ce donc de trop ? Croisant le regard de Yume-Chan, aussi incapable que ma personne à comprendre la situation, c’est de bonne foi -aussi rare soit-il- que j’invitais l’être impur à polluer mon bureau de sa présence. M’en allant vers mon bureau alors que la présidente resta près de la porte quant à elle, je me détournais de sa personne pour mieux sonder le bon monsieur de mon regard perçant ~ Parle avant que je ne fasse de tes cordes vocales, mon nouveau divertissement ~

- Je… Je n’y arrive pas ! C’est impossible, cette période de l’année est trop stressante ! Il y a trop ! Trop de choses à faire, à préparer ! Aidez moi !

Et en quoi pouvais-je lui être utile ? Ne saisissant toujours pas où il voulait en venir, je lui demandais directement plus ample information d’un ton sec alors que celui-ci me rétorqua de la même manière, « Des examens, pardi. » Mais bien sûr, je devais tout savoir, moi la grande Dead Master-Sama ~ Jusqu’aux dernières nouvelles, lire dans l’esprit d’autrui n’était l’une de mes spécialités -bien que je le faisais aisément.

- Aidez moi à formuler mes questions, Dead Master-Sama !

Quel imprudent. Déjà prête à me moquer de sa personne avec Yume-Chan, c’est en relevant les yeux dans sa direction que je me glaçais sur place… Traîtresse ~ Oui, vous comprenez assurément, ma chère et tendre venait de m’abandonner à mon triste sort avec l’énergumène qui me faisait face. Soupirant en secouant la main afin d’accepter la requête de l’enseignant -espérant ainsi occuper ma journée-, je me redressais sur mon siège alors que le mâle s’en alla dans ses réflexions dites à mi-mots.

- Hum… Je pourrai les faire réciter… Ca et ça… Et aussi… un résumé concernant le… Oui. Dead Master-Sama, que pensez-vous de… « Comment traduisez-vous la langue des singes ? »

Pardon ? Dieu, moi-même je ne savais comprendre sa question bien que tous les cours sont passés sous mon œil expert… « Maaah ~ Puis-je me permettre de vous demander quel cours, vous enseignez ? ~ » Ne sait-on jamais que finalement, cet homme se prétendant être enseignant n’était qu’un fou revenu à Undai pour exprimer son stress en période d’examen ~ « De philosophie, Dead Master… » C’est donc cela ~

- Très bonne question dans ce cas ~

Tapant sur mon portable un mémo concernant ce dit cours pour l’année prochaine, c’est allégrement que je transcrivais mot pour mot « Penser à changer d’enseignant pour le cours de philosophie ainsi que le cours en lui-même… » Dieu, j’en gloussais ~ Reprenant contenance devant l’air ahuri de la chose me faisant face, nous voilà repartis pour une autre question farfelue.

Combien d’heures ai-je tenue en sa compagnie selon vous ? ~
Deux heures, les plus horribles de ma vie.
C’est lorsque mon cellulaire vibra qu’un hoquet de joie me prit pour faire taire l’homme toujours plongé dans son questionnaire me faisant face. Répondant sans plus attendre à ce coup de fil, je demandais à ce qu’il se taise -enfin- afin que je puisse réceptionner correctement cet appel ~ Et quelle ne fut guère ma joie d’entendre ma femme de l’autre côté, faisant frissonner mon corps de sa voix chaude et … « ... Ayame ? J'espère que je ne vous dérange guère ~ C'était pour vous signaler que votre fille formule des phrases ~ » Passionnée ~ Agrandissant mes yeux sous la surprise de ses dires, je fis dos à l’homme pour mieux glousser à son encontre alors qu’elle me passa ma fille… Tentant vainement de dire quelque chose. Maaah, Akiha-Chan devenait-elle complètement folle ? Huhu, cela ne changerait pas de d’habitude. Acquiesçant un fin sourire -heureuse d’entendre mon amour à l’appareil-, je n’en restais pas moins interdite devant ses dires ~ Oui mon cœur, maman sait déjà que tu sais faire beaucoup de bruit, que ce soit à trois heures du matin ou encore à quinze heures ~ Aller ma chérie, maman veut t’entendre parler correctement… « Mmom is in aaam office... » Maintenant.

Quelle était donc cette langue étrange ? Levant les sourcils, ne comprenant nullement ce que venait de me dire ma fille, c’est lorsque l’homme dans mon dos applaudit que je compris que, ce que je ne comprenais pas voulait dire quelque chose… « Vous devriez voir cela ~ » Étais-je donc la seule dans l’incompréhension ? « A spoon, my little girl, a spoon ~ ». Dieu.

Enfuyant mon cellulaire dans ma poche en me relevant de ma place, c’est d’un pas déterminé que je m’apprêtais à quitter les lieux pour que… Pour que ce que je venais d’entendre ne se reproduise plus. Comment ?! Comment osait-elle lui apprendre cette langue de rats sans mon accord ?! Devenant folle de rage, c’est d’un pas claquant que je me dirigeais vers la sortie. Du moins, jusqu’à ce que l’homme ne m’arrête en me retenant le plan de ma robe tout en demandant « Et… Le questionnaire ? » Meurs pauvre fou. Le terrassant de mon regard, c’est une fois qu’il me lâcha que je l’invitais à sortir tout en prenant soin de le soulever par le col tout en soufflant à son encontre ces quelques mots d’une voix mielleuse ~

- Ce n’est que par éthique que tu n’es guère mort après m’avoir dérangé, j’étais bien assez gentille avec ta personne petit rat, prie pour que nous ne nous croisons plus ~

Dieu, que j’étais divine ~ Laissant la chose au sol, je m’en allais donc vers les dortoirs. Traversant la cour à toute hâte, qu’importe les saluts et autres, c’est une fois dans les dortoirs qu’une petite femme s’en alla me déranger pour mieux me demander d’une voix entreprenante « Dead Master-Sama ~ Accepteriez-vous… de m’aider dans mes études, j’ai… » Silence. Repoussant la fille d’un revers de la main, je poursuivis mon chemin et ce jusqu’à la porte de mes appartements, où je savais, ma femme et ma fille se trouvaient.

- Akiha Ketsuki, puis-je savoir…

« M…Maman Yaame i comi back ! » Dieu, ma fille est finie. M’avançant vers ma chérie pour la prendre dans mes bras, c’est en l’enlaçant que j’espérais vainement lui faire oublier cette langue. Ma chérie n’a pas besoin de cela, non, non, non, Kaori-Chan… pourrait apprendre le français ! Voilà une idée grandiose ! Déposant un baiser sur le front de mon bébé, je me redressais avec elle dans mes bras pour mieux m’avancer vers mon épouse, déterminée à lui montrer mon point de vue sur cela.

- Mmmmaman ! Non, pas content, pas méchant ! A…Kiki gentil ! Lapin !

Kiki ? Qui… Mah, mah ~ Gloussant en la voyant me montrer son lapin tout blanc, il n’était guère difficile de comprendre ce qu’elle voulait me dire. Dieu, si jeune et déjà si influente sur ma personne, quel enfant ~ M’approchant tout de même de ma femme, ce n’est donc plus pour lui crier dessus ou autre, mais bel et bien pour déposer un baiser sur ses lèvres que je me penchais vers elle ~ Baiser qui n’arriva jamais car ma fille posa sa main sur ma bouche en secouant la tête tout en tentant de dire « Noon, nonn, nnon, non » Et pourquoi donc ? Levant un sourcil, elle poursuivit -à croire que nous avons engendré un moulin à parole.

- Kiki Yaya Mama… Kiki… !

… Quelqu’un m’aide ? ~

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Dim 15 Juin - 0:10

Mon enfant était fabuleux, il suffisait d'admirer sa manière si adorable à essayer de répéter ce que je disais, avec tout l'effort du monde ~ « Spooon... Gilll ! » Il était épatant de constater à quel point Kaori avait le don d'absorber les informations et de s'adapter, en peu de temps. J'en étais tellement fière ~ Assez pour poursuivre ce jeu qui avait l'air de lui plaire, entre son visage souriant quand elle arrivait à mettre le mot sur un objet, et celui concentré si pas blasé quand elle n'y arrivait guère ~ Je ne pouvais qu’applaudir sous tant d’ingéniosité ~ Excitée à l'idée de lui apprendre à formuler des phrases utiles à son quotidien, je pris soin de lui parler qu'en anglais afin que sa petite tête blonde enregistre cette langue ~ Et heureusement pour ma personne, Ayame n'était guère là pour se mettre en travers de mon chemin ~ Combien parions-nous qu'elle ne me laisserait guère enseigner l'anglais à sa fille, prétendant que cette langue -internationale cela dit- ne lui servirait à rien ? Ces japonais, tous les mêmes ~ « T'auras qu'à envoyer ce môme en Angleterre, heh ~ » Et risquer que ma chère et tendre épouse vienne m'arracher la tête ? ~ Non, merci. J'ai eu suffisamment de problèmes la première fois quand je voulus transférer Hikari dans une autre école. Cela dit, quand Kaori sera en âge de quitter Undai, je la pousserai à faire ses universités dans mon pays natal ~

- Apou maman ! Door.

Porte ? Relevant le regard du livre d'images que je montrais à ma fille, je la laissais descendre du fauteuil tout en me levant en même temps quand ladite porte d'entrée s'ouvrit d'un coup. Il ne fallait guère être divin pour deviner à qui appartenait l'aura noire se propageant dans tout l'appartement. Souriant jaune quand deux billes vertes me fusillèrent, je ne bougeais guère d'un pouce tandis qu'Ayame s'approchait de nous « Akiha Ketsuki, puis-je savoir… » Définitivement, entendre sa voix sévère -contrariée- me donnait des frisons ~ J'en mouillais -littéralement- tandis que ma chère femme n'avait l'impression de trouver cela exaltant. Alala... Comme je le disais précédemment, ma femme n'appréciait guère exploiter l'intelligence de mon enfant dans le but de lui apprendre l'anglais. Devrais-je lui signaler que sans cette langue, Kaori n'irait guère loin ? ~ Je m'en abstiendrais, attendant qu'elle soit de meilleure humeur ~

- M…Maman Yaame i comi back ! 

Un génie ~ Assimiler deux langues totalement différentes l'une de l'autre, à son âge, était exceptionnel ~ Tellement que je l'aurais félicité de tout mon cœur si la directrice de Undai ne donnait l'impression de vouloir m'étrangler pour les progrès de sa fille. Alala... ~ Ne me départant guère de mon sourire rayonnant, j'imaginais mille et une explications à fournir à mon épouse quant à cela, quitte à passer des heures à la complimenter sur l'intelligence innée de Kaori ~ Du moins, c'était la solution drastique qui découlerait de cette journée, si mon petit bout de chou n'était intervenu ~

- Mmmmaman ! Non, pas content, pas méchant ! A…Kiki gentil ! Lapin !

« Sauvée par un môme de deux ans ? Pathétique ~ » Mon adorable enfant vient de m'éviter des réprimandes, et donc, une dispute inutile ~ Définitivement, deux comme elle, cela n'existait guère ~ Baissant les yeux sur le lapin fraîchement nettoyé qu'elle montrait à sa mère, je ne pus que sourire, attendrie par cette vision familiale, tandis que au fond de mon esprit torturé, une certaine ombre maléfique râlait ouvertement, se plaignant du manque d'action qui résultait de la naissance de Kaori. Oui, tout avait changé depuis que ses petits yeux verts s'ouvrirent sur le monde. Que ce soit l'Académie en elle-même, dont le règlement était géré par la main de fer de Miri, ou la directrice de Undai dont certaines restrictions l'empêchaient de tuer tous ceux qu'elle désirait voir disparaître par caprice... La vie entre ces murs n'avait plus rien de sanglant, elle était devenue -selon l'avis grossier de mon alter-ego- ennuyeuse à souhait. Bien évidemment, je n'étais guère en accord avec sa pensée ~

Voyant Ayame s'approcher de ma personne avec Kaori dans ses bras, c'est avec l'intime conviction que nous allions passer à l'étage pour assouvir mes besoins sexuels, que j'attendis que ses lèvres viennent m'enflammer d'un baiser langoureux ~ Baiser qui ne vint jamais sous les protestations de la petite blonde. Pourquoi donc refuser que ses mères s'embrassent ? Je ne crois guère qu'elle eut développé un sens moral contre deux parents du même sexe. Serait-il possible que je l'eus laissé regarder des documentaires ou films présentant ce thème, entre deux dessins animés colorés ? Non, j'étais bien trop vigilante pour exposer mon rayon de soleil à ce genre d'informations...

- Kiki Yaya Mama… Kiki… ! 

Définitivement, ma paranoïa n'avait guère de limite. Soulevant un sourcil interrogatoire à l'encontre de mon épouse, c'est mitigée que je remarquais qu'elle était tout autant perdue que ma personne, ne sachant interpréter les dires et gestes de Kaori. Perplexe, j'attrapais la petite main de notre fille -toujours collée sur le visage de sa mère- et l'embrassait tendrement, sentant la chaleur d'Ayame m'embraser à distance ~ Souriant gentiment au petit démon, je lui demandais doucement -en japonais afin de ne guère pousser le vice « Il est normal que tes mamans veuillent s'embrasser, d'accord mon bébé ? ~ » Riant légèrement sous son air difficilement descriptible, je relâchais sa main et vint capturer les lèvres de mon épouse dans un baiser tendre, mais avide de rapprochement ~ Caressant ses courbes d'une main discrète, je l'arrêtais sur sa fesse que j'empoignais fermement avant de me reculer, le regard brillant de sensualité ~

- Ne devriez-vous pas féliciter notre fille ? ~ Elle apprend si vite, que s'en est hallucinant... ~

Bientôt elle deviendra tellement intelligente et grande qu'elle risquera de tous nous dépasser ~ Alala... « Ouais, jusqu'à ce que je l'embroche ~ » Silence. Il va de soi qu'en tant que mère, je n'avais guère envie que ma fille grandisse trop vite, voulant profiter de chaque moment de sa vie ~ C'était également pour cela que je restais le plus de temps possible avec elle, ne la perdant guère de vue plus de quelques minutes par jour. Après tout, n'était-elle pas une source de découvertes incessantes ? ~ Caressant affectueusement la chevelure de blé de notre bébé, je la pris des bras d'Ayame pour mieux la poser par terre afin qu'elle aille gambader dans le salon, tandis que ses mères... ~ Non, rien de pervers ne trottait dans mon esprit ~ Si ~ Mais délaisser Kaori sans surveillance serait intolérable. De plus, n'étais-je pas occuper à préparer les examens pour les chatons de l'institut ? ~ Il suffisait de jeter un coup d’œil sur la table-basse encombrée de paperasse pour s'en rendre compte. Sans oublier que... Je pâlis. Et pourquoi cela ? Parce que notre cher petit démon se tenait devant ladite table-basse, un marqueur à la main, prête à colorier dans le livre de science que j'utilisais pour préparer les questions. Réagissant au quart du tour avant que je ne doive me retenir de lui arracher la tête si les dégâts qu'elle occasionnerait seraient trop importants pour ma tolérance, je me saisis de son petit corps et l'éloignais de tout livre posé dans le salon.

- Kaori, je t'ai déjà défendu de dessiner dans les livres de tes mamans.

Et comme nous pouvions nous y attendre, c'est le visage déconfit de mon enfant qui répondit aux réprobations, signalent aux incultes que le bébé dans mes bras, allait se mettre à pleurer dans les secondes à venir. Mais avant que cela n'arrive, je la consolais en matérialisant une feuille de coloriage que je lui tendis avec conviction. « Voilà mon bébé, tu peux dessiner là-dessus ~ » Puis quand la situation fut rétablie, je laissais un soupir inaudible traverser mes lèvres avant de tendre la main vers Ayame pour qu'elle vienne s'asseoir à mes cotés ~

-Je ne m'attendais guère à vous voir de sitôt, Ayame ~ Serait-ce l'envie de voir votre fille parler qui vous a poussé à vous déplacer ou c'était parce que vous n'aviez rien d'autre à faire ? ~

« Ou alors, elle est là pour que tu ne détournes pas son gosse sur le chemin anti-japonais... Ou pour te baiser, au choix ~ » Alala... Mon ombre serait-elle en manque ? ~ Définitivement oui ~

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Dim 15 Juin - 0:58

Il n’y avait rien à dire, ma fille était une source de mystères incessante. Comme à cet instant où sa petite main s’est frayée un chemin entre mes lèvres et celles de mon épouse pour que nous ne puissions nous toucher, pourquoi avait-elle donc agi de la sorte ? N’aimait-elle pas voir autrui s’embrasser ? Serait-ce un semblant de jalousie qui naissait à l’encontre de l’une de ses mères ? Kaori-Chan voulait-elle Akiha-Chan pour elle seule, ne me permettant guère de toucher ce qui était mien ? Dieu ~ Je commençais à penser comme Akiha-Chan ~

« Il est normal que tes mamans veuillent s'embrasser, d'accord mon bébé ? ~ » Et cela allait-il changer quelque chose ? Faith-Chan n’avait l’air de saisir les sens des dires de mon épouse, et ca petite moue le montrait bien assez pour qu’après les mots dits, l’enfant détourne le regard d’un air désintéressé. Restant suspicieuse sur ses agissements, c’est bras croisés que je regardais son petit corps rejoindre le sol pour mieux « trotter » dans l’appartement à la recherche d’une nouvelle distraction. Dieu, cet enfant m’étonnera encore et encore. Finissant par hausser les épaules lorsque ce fut mon épouse qui attira mon attention, c’est sourire aux lèvres que j’appréciais ses doux touchers, tantôt osés, tantôt délicats ~ Akiha-Chan désirerait-elle rejoindre l’étage en ma compagnie ? Huhu ~
Je n’en doutais même pas ~

- Ne devriez-vous pas féliciter notre fille ? ~ Elle apprend si vite, que s'en est hallucinant... ~

Tellement vite que je me demandais dans combien de temps, elle serait apte à rejoindre Undai. Sans doute d’ici un an, ou deux tout au plus. Son évolution était des plus impressionnantes, que ce soit physiquement ou cérébralement. C’est après des heures passées dans mon laboratoire que j’eus trouvé un moyen approximatif pour déterminer son âge via des échantillons de sang et autres particules cellulaires appartenant à mon bébé. Il va de soi que j’ai pris l’habitude de lui faire des scans cérébraux pour voir l’évolution de celui-ci, et cela se rapportait à mon hypothèse d’une mémoire absorbante, Kaori-Chan était une éponge. Tout ce qui fut dit, démontré devant sa personne, elle pouvait le reproduire. Que ce soit au niveau linguistique -comme ici prouvé- ou encore, gestuel.

Quel impact la matérialisation aurait-elle sur un corps si petit ? Cette question, je me la suis également posée ~ Tant qu’elle possédait les boucles d’oreilles sans utiliser leurs pouvoirs, il n’y avait rien à craindre, si jeune, si faible il lui était impossible de créer quoi que ce soit en dehors de l’arène, comme tout seconde. Mais si elle venait à y mettre les pieds ? Son cerveau éclaterait-il sous le flux d’informations, d’envies et de projections qui fatigueraient inévitablement son être ? Sans doute, et ce risque, je ne comptais le courir d’aussitôt.

Retombant sur terre lorsque notre démon s’en alla détruire le travail de sa mère, c’est sourire aux lèvres que je me détachais des deux amours de ma vie pour mieux rejoindre la cuisine. Endroit dans lequel je me permis de préparer un café ainsi qu’un thé. Une fois cela fait, c’est d’un pas rapide que je rejoins le salon, Kaori-Chan assise au sol en train de crayonner ce qui semblait être un coloriage, Akiha-Chan… Maaah ~ Digne à elle-même ~

-Je ne m'attendais guère à vous voir de sitôt, Ayame ~ Serait-ce l'envie de voir votre fille parler qui vous a poussé à vous déplacer ou c'était parce que vous n'aviez rien d'autre à faire ? ~

Maaah, voulait-elle que je reparte ? ~ Il est vrai que je ne m’attendais guère à rentrer avant ce soir, mais après l’avoir entendue parler anglais avec ma fille, je ne pouvais rester les bras croisés. Et il va de soi, que cela m’a permis de quitter un fou furieux, suppliant mon aide pour ces fameux examens. Faisant un mouvement de la tête pour l’inviter à reprendre sa place dans le sofa, je déposais sa tasse au creux de sa main tout en lui faisant un clin d’œil, ma tasse caressant déjà mes lèvres du liquide chaud s’y trouvant ~

- Akiha-Chan oserait-elle prétendre que mon travail est à ce point vide d'intérêt? ~

Un simple regard suivi d’une autre gorgée ~ Dois-je dire qu’un court instant, je crus la voir frissonner sous l’intensité de ma voix ? Maaah ~

- A dire vrai, j’étais prise par un enseignant ~ Une sorte de fou furieux se demandant s’il était acceptable de poser des questions tels que « Où trouveriez-vous un singe volant ? » lors de son examen. Vraiment, ton coup de fil m’a sauvé d'une migraine monstre ~

Venais-je de la remercier ? En quelque sorte, sans vraiment formuler les mots magiques ~ Me redressant légèrement de ma place, ce fut les feuilles d’Akiha-Chan que je saisis pour mieux regarder ce qu’elle allait demander à ses chatons ~ Un examen de secondes, rien de bien compliqué si ceux-ci ont étudiés n’est-ce pas ? Oui, il fallait une mémoire d’éléphant pour se souvenir de toutes les formules qu’Akiha-Chan demandait ~

- Ton examen n’a pas l’air facile du tout, comptes-tu faire redoubler tous tes secondes mon cœur ? ~

Il est vrai que les étudiants avaient droit à une deuxième chance, mais tout de même ~ Personne n’avait envie d’étudier deux fois la même matière et encore moins recommencer un examen dont les questions ne sont pas les mêmes ~ L’échec d’un étudiant donnait autant de travail à celui-ci qu’à l’enseignant. Entre devoir refaire un examen et réétudier, cela n’avait rien de plaisant.

- Comptes-tu faire des oraux pour les deuxièmes sessions ?

Maaah, regardez la directrice exemplaire que je suis là, si impliquée dans le travail de mes enseignants ~ « …pipi ! ».

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Dim 15 Juin - 4:05

Rangeant promptement les papiers qui traînaient sur la table-basse, je les empilais en deux piles ordonnées, avant de me redresser quand Ayame revint de la cuisine, demandant d'un signe de tête à ce que je prenne place dans le fauteuil. Cédant à sa demande, je pris avec plaisir la tasse de café qu'elle me tendait. Définitivement, cette femme savait ce dont j’avais besoin ~ Tellement que je m'interrogeais sur l'instant où elle m'accompagnera dans la chambre afin que nous puissions y passer du bon temps ensemble ~ Alala, à croire que préparer des examens, me donnait envie de découvrir un corps humain en particulier, d'une manière sexuellement évidente ~ Tenant la tasse dans la main, je la portais à mes lèvres, goûtant avec exaltation au liquide amer qui coula dans ma gorge, un léger sourire flottant sur mon visage.

- Akiha-Chan oserait-elle prétendre que mon travail est à ce point vide d'intérêt ? ~ 

Sourire qui se figea en même temps que sa voix détonna dans la pièce, tandis que ma main se crispa soudainement autour de la tasse que je tenais. Stressée par ses accusations, j'étais prête à me justifier, à démentir ses dires avant qu'elle ne s'imagine des insanités dont je ne voulais devenir la source. « Heh, si tuer des gens pour s'amuser à du sens, heh ~ » La ferme ~ Sentant des sueurs froides se propager dans mon dos, j'essayais de garder un clame naturel en apparence, presque soulagée qu'elle poursuive sans s'arrêter sur cette question, me valant tant d'angoisse. Définitivement, peu importe combien de temps je passais avec Ayame, elle me terrifiait toujours autant dès que je n'avais la conviction que mes propos étaient justes. D'ailleurs parlant de cela, il suffisait de se rappeler du jour où elle insulta les jumeaux, à ce moment je n'eus aucune crainte vis-à-vis de sa personne, car ma colère était justifiée. Tellement qu'Ayame en personne est venue s'excuser -à sa manière certes- avant d’emmener les jumeaux dans un parc d'attraction où nous avions passés du temps en famille.

- A dire vrai, j’étais prise par un enseignant ~ Une sorte de fou furieux se demandant s’il était acceptable de poser des questions tels que « Où trouveriez-vous un singe volant ? » lors de son examen. Vraiment, ton coup de fil m’a sauvé d'une migraine monstre ~ 

Me détendant quand elle me « remercia » pour mon appel, je sirotais ma tasse de café sans broncher, en me demandant tout de même qui a bien pu être le professeur, assez fou -ou téméraire- pour venir voir Ayame afin qu'elle l'aide dans la rédaction de son examen. Définitivement, je n'arrivais à imaginer ma chère épouse aider autrui sans y être obligée. Peu importe qu'elle soit mère, épouse, ou que sais-je, un monstre restait un monstre. J'ai malheureusement fait les frais -à mes dépens- d'avoir oublié que derrière Ayame Eimin, se tenait Dead Master-Sama. Plus jamais je ne retenterais de la mettre -vraiment- en colère ~ Riant légèrement sous son exaspération, je jetais un coup d’œil à Kaori, toujours occupée à colorier son dessin, tandis que sa mère... lisait les questions que j'eus déjà préparé pour les Secondes. Devrais-je stresser quant au jugement à venir de la part de la sévère directrice de Undai ? ~ Alala, je savais faire mon travail ~ N'est-ce pas ? ~

- Ton examen n’a pas l’air facile du tout, comptes-tu faire redoubler tous tes secondes mon cœur ? ~  Comptes-tu faire des oraux pour les deuxièmes sessions ?

Pardon ? Fronçant des sourcils quand Ayame me dit clairement que mon examen n'était guère approprié aux chatons de Seconde, je restais interdite un instant. Deuxième session ? Mais si mes élèves ont bien étudiés toute la matière que je leur ai donnée, ils n'avaient de possibilités -oui, je parlais bien de choix- de rater, n'est-ce pas ? ~ Arrachant au sens propre du terme, la feuille des mains de mon épouse, je me plongeais dans la relecture du dit examen, mi-contrariée, mi-perplexe. Vraiment trop difficile ? Mais ils l'ont vu en cours, cela devrait aller... L'examen de l'année passée était moins compliqué ? « Non, j'ai eu les trois quart de tes étudiants aux rattrapages ~ Heh, tu ne te rappelles pas du cerveau d'un de ces imbéciles, qui a repeint le tableau ? ~ » Non... évidemment que non, j'évitais de me souvenir de ce genre de détails. Alala, définitivement, j'allais revoir les questions du... « …pipi ! » Non, mon questionnaire n'était guère à ce point nul ~ Réalisant qu'il ne s'agissait d'une critique vis-à-vis de mon travail, je tournais vivement la tête vers Kaori, debout à coté de son coloriage, à se tortiller d'un pied à l'autre. Entrouvrant légèrement la bouche, je réagis de suite, heureuse de mes réflexes de possesseur de matérialisation.

- Oui mon cœur, attends.

Fourrant -littéralement- la feuille d'examen dans les mains d'Ayame comme pour m'en débarrasser, j'attrapais Kaori au vol tout en me dirigeant à l'étage, lui demandant de se retenir jusqu'à ce que nous arrivions dans la salle de bains. Sauf qu'en plein milieu du palier, à mi-chemin de ladite salle d'eau, je dus tenir mon enfant à bout des bras pour qu'elle ne vienne me salir, après s'être salie. Alala... Grimaçant ouvertement, sans oser pour autant regarder vers l'étage inférieur, je l'amenais dans la salle de bain, avant de la déshabiller et l'asseoir sur la toilette.

- Kaori... Il faut se retenir, ce n'est pas bien de faire pipi ailleurs qu'aux toilettes... Tu es une grande fille maintenant. Tu ne veux pas remettre de couches n'est-ce pas ? Alors, fais attention ~

Exaspérée, je finis par soupirer, jetant le linge sale dans le bac destiné à cet effet avant de me laver les mains, obligeant ma fille à rester à sa place jusqu'à ce que je lui fasse couler un bain. Il était hors de question qu'elle reste ainsi non plus. « Pipi trop loin... maman pas méchant ! » Non mon bébé, maman n'était pas méchante, juste épuisée ~ Secouant la tête négativement, je finis par poser ma main affectueusement sur sa tignasse de blé tout en lui disant que la prochaine fois, il fallait à tout prix qu'elle se retienne. Prenant son petit corps frêle dans mes bras, je la déposais dans l'eau chaude que je fis couler. Assez pour qu'elle puisse y plonger ses jouets, sans qu'elle ne s'y noie. Déposant ses canards en plastique et ainsi de suite dans l'eau, je passais ma tête de l'autre coté du seuil de la porte pour prononcer quelques mots à l'encontre de mon épouse.

- Alala... Seriez-vous gré de préparer d'autres vêtements pour Kaori ? ~ Nous avions eu un petit dérapage ~ La maternité que voulez-vous ~ A se demander si  prendre votre professeur fou n'est guère plus amusant finalement... Cela dit, vous avez raison, je vais revoir l'examen de sciences avant de vous le soumettre ~

Retournant dans la salle de bains pour voir comment allait notre petite Faith, je la vis jouer tranquillement avec une éponge, contente de prendre un bain. Alala, comme il y avait des enfants détestant les bains, notre fille quant à elle, donnait l'impression d'aimer l'hygiène ~ Après, nous ne pouvions dire cela de la propreté du couloir... M'accroupissant près de la baignoire, je criais assez haut pour qu'Ayame puisse m'entendre de là où elle se trouvait. « Faites attention au sol, mon amour ~ » Définitivement, avoir un enfant n'était guère une tache aisée. Mais je n'avais à me plaindre n'est-ce pas ? Je préférais nettoyer derrière elle, plutôt que vivre une crise d'adolescence comme celle que je devais gérer en ce moment avec les jumeaux. Avoir un Kiseki qui ne me dit plus où il sort quand il sort, à me demander tout le temps de l'argent de poche sans raison et criser quand je ne cède à ses vouloirs, ou une Hikari complètement obnubilée par Mei Mashiro n'ayant envie de m'en parler, ou encore, Ren qui se donna un nouveau but dans la vie que je n'arrivais à percer, j'étais bien heureuse de ne guère avoir à vivre cela avec Faith. D'ailleurs, ce sera quoi son problème majeur ? Alala... Nous aurons le temps de le découvrir ~ « Elle deviendra aussi dépravée que sa mère ~ »

- Je ne pense pas, non. Plus tard, tu deviendras une adorable fille, pleine d'humanité, n'est-ce pas mon rayon de soleil ? ~ Dis oui ~

« Oui chaton ! » Je me contenterai de cela pour l'instant ~ Nous étions sur la bonne voie ~ Alala...

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Dim 15 Juin - 4:43

« …Pipi ! » contrairement à ma personne, Akiha-Chan n’avait l’air de se préoccuper des dires de notre fille. Lorsque ces mots traversèrent les lèvres du bébé, mon corps s’était hérissé de lui-même, mon visage s’était décomposé alors que de mes lèvres entrouvertes, je restais choquée de la réaction de ma femme, toujours coincée sur les paroles critiquant son contrôle.

- Oui mon cœur, attends.

Attendre ? Voilà une chose impossible pour un enfant si jeune. Je dois admettre que cela m’était déjà arrivé, n’ayant été assez rapide pour conduire ma fille au pot, ce fut sur une de mes robes qu’elle s’était déversée de tout son long. Voilà ce qui coûtait de ne plus vouloir lui mettre des langes. Dois-je dire que je ne fus guère étonnée que lorsque mon épouse s’en alla, notre fille sous le bras, elle dut ralentir sa course au milieu du palier pour la tenir autrement en sentant des « ploc-ploc » se déverser sur le marbre recouvrant le sol ? Dieu. Soupirant en me relevant du sofa, c’est en levant les yeux au ciel que je m’apprêtais déjà à aller chercher un sceau et un torchon pour nettoyer cela. Oui, j’aurais eu plus facile d’appeler les servantes, mais était-ce vraiment nécessaire pour si peu ? Qu’importe ma manière d’utiliser les autres, je pouvais tout de même accomplir cette tâche. C’est donc d’un claquement de doigts que je fis apparaître l’ustensile nécessaire et envoyer le tout pour qu’il nettoie le sol. Non, ne vous attendez pas à ce que je pousse moi-même le racloir, j’avais des pouvoirs pour ne pas me rabaisser au statut de ménagère humaine ~

- Alala... Seriez-vous gré de préparer d'autres vêtements pour Kaori ? ~ Nous avions eu un petit dérapage ~ La maternité que voulez-vous ~ A se demander si prendre votre professeur fou n'est guère plus amusant finalement... Cela dit, vous avez raison, je vais revoir l'examen de sciences avant de vous le soumettre ~

Évidemment ~ Hochant de la tête à l’encontre de mon épouse qui passa sa tête par-delà la lucarne de la porte, c’est d’un pas décidé que je rejoignis l’étage pour préparer lesdits vêtements pour ma fille. Laissant mes talons claquer sur les escaliers en verre, en quelque instant je passais à côté de la flaque disparue sous la remarque de ma femme « Faites attention au sol, mon amour ~ » à laquelle je réagis par un sourire ~ Non, marcher dans de l’urine n’était guère l’un de mes passe-temps ~

Arrivant dans la chambre de Kaori-Chan, c’est devant la garde-robe que je restais mitigée sur la tenue que je désirais lui mettre. Une robe serait adéquate en vue du temps, des couleurs claires également… C’est ainsi que je finis -après une minute de réflexion- avec une robe d’un bleu pastel sous le bras, accentué par un petit gilet blanc -que j’assortirai avec les chaussures de ma fille. Robe, chemisette, sous-vêtement, et gilet, me voilà prête.

- Je ne pense pas, non. Plus tard, tu deviendras une adorable fille, pleine d'humanité, n'est-ce pas mon rayon de soleil ? ~ Dis oui ~

Parlait-elle avec Akiha ? Sans nul doute ~ Depuis que j’ai arrêté d’écouter les dires désobligeants de son ombre, je me surprenais moi-même de hausser un sourcil lorsque mon épouse se parla à elle-même. Bien que le terme schizophrène ait quitté mon dictionnaire linguistique, je ne pouvais m’empêcher de dresser un sourire amusé quand cela se produisait. Mais parlons sérieusement, de quoi parlait-elle ? ~ De l’avenir de notre fille, sans nul doute. Une fille adorable, éprise par l’humanité, voilà de grands rêves. Je voyais plutôt Kaori-Chan à mon image, noble, talentueuse, pleine de puissance et de malice ~ Maaah, qu’il était bon de rêver, n’est-ce pas ? Et dire qu’il est possible que ma fille devienne une écervelée amoureuse du premier homme croisant son regard… J’en frissonnais d’horreur. Obligerais-je ma fille à se tourner vers la gente féminine ? Qui sait, nous n’y sommes pas encore ~

« Oui chaton ! » Finalement, elle finira comme Akiha. Restant interdite devant les dires de Kaori-Chan, je déposais ses vêtements sur le meuble d’habillage lui étant destiné avant de rejoindre mon épouse à ses côtés. Déposant un doux baiser sur la chevelure blonde de ma femme, c’est assise sur le rebord que je me saisis du jouet que ma fille me tendit avec amusement alors que ma voix retentit dans cet endroit résonnant ~

- Ce sont des accidents qui arrivent ~ Te souviens-tu de ma robe pourpre avec les volants noirs ? Kaori-Chan est bien la première à s’être déversée de la sorte sur ma personne ~

Dieu que j’aimais cette robe. Vous vous demandez sans doute comment se fait-il que ma fille soit toujours vivante après cela, disons que sous l’état de choc, je n’ai pas réalisé tout de suite ce qu’il se passait. Adressant un sourire aimant à mon épouse, je poursuivis de mon ton mielleux à souhait ~

- Pour revenir à l’examen, ne t’inquiètes donc guère ainsi, il est de ton droit de choisir les questions mon cœur ~ Je présume que cette matière a été vue en cours par tes étudiants, il est donc inutile de leur alléger la tâche ~ Je pourrai moi-même répondre à l’un de ces fameux questionnaires, ne serait-ce que pour voir si la maternité ne m’a pas rendue trop gaga ~

Après tout, à force de parler en demi-mot et répéter cent fois la même chose, je ne serais pas étonnée de ne plus savoir ce qu’est une vésicule biliaire. Dieu, devrais-je retourner à mes expériences ? Depuis combien de temps ne m’étais-je plu à ouvrir autrui pour farfouiller dans une paire d’organes ? Tellement de temps que l’odeur du sang me manquait.

- Que dirais-tu de sortir une fois que notre fille aura la peau aussi ridée qu’une vieille femme ? ~ Nous n’avons encore jamais été au restaurant en sa compagnie, et une petite promenade ne pourrait que nous faire du bien pour un peu relever le pied, en cette période d’examens ~

N’avais-je raison ? L’air frais oxygénerait nos cerveaux, ce qui aiderait à la concentration et un peu de relâchement ne pourrait être néfaste ~

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Lun 23 Juin - 9:37

Définitivement, il n'y aura rien de maléfique dans mon bébé, je m'assurerai qu'elle grandisse dans un environnement sain. « Avec Undai au premier plan ? Heh. » Silence ~ Ce n'était guère parce que Kaori passerait ses journées dans l'Académie, qu'elle deviendrait aussi meurtrière que les chatons y demeurant. De plus, avec la nouvelle réglementation quant au comportement violent de tout étudiant, il n'y avait aucune crainte à se faire vis-à-vis de cet endroit. Kaori Faith Eimin deviendra à l'image de sa mère, une personne gentille aimant son prochain, ayant un potentiel scientifique hors du commun. Il va de soi que je m'arrangerai à ce qu'Ayame ne lui inculque guère le coté sadique d'une personnalité nageant dans le pouvoir et l'or ~ Et qu'importe l'avis moqueur de mon ombre, hilare quant à mes principes et plans, je tenais dur comme fer à ce que ma fille ne devienne guère comme Yume, sans moindre sens d'humanité. Je ne prétendais guère que Yume était une mauvaise personne, mais sachant que c'était Ayame qui l'eut éduqué... Il y avait mieux ~ Après tout, ne devais-je pas protéger un de mes plus précieux trésors ? Si ~ Et son « oui chaton ! » qui me fit sourire de joie, en était le moteur ~

- Ce sont des accidents qui arrivent ~ Te souviens-tu de ma robe pourpre avec les volants noirs ? Kaori-Chan est bien la première à s’être déversée de la sorte sur ma personne ~ 

Vraiment ? ~ Je n'eus guère vent de cette histoire ~ Agenouillée devant la baignoire, les mains trempés par l'eau parfumée dans laquelle ma fille jouait, j'esquissais un doux sourire sans relever les paroles de mon épouse. Chacune de ses robes représentaient une part importante de ses dépenses, chacune d'elles était une pièce unique créée selon ses envies et ses goûts. Il n'est guère nécessaire de souligner que ladite robe -sans nul doute irrécupérable- valait quelques mois de mon salaire d'enseignante. D'ailleurs, je n'ai jamais vu quelqu'un ressortir vivant -sauf si son portefeuille le lui permettait- après avoir détruit une tenue hors prix de Dead Master-Sama. La présence souriante de ma fille sous mes yeux clairs, était une preuve indéniable qu'Ayame l'aimait plus que tout ~ J'en étais... fière en quelque sorte ~

- Pour revenir à l’examen, ne t’inquiètes donc guère ainsi, il est de ton droit de choisir les questions mon cœur ~ Je présume que cette matière a été vue en cours par tes étudiants, il est donc inutile de leur alléger la tâche ~ Je pourrai moi-même répondre à l’un de ces fameux questionnaires, ne serait-ce que pour voir si la maternité ne m’a pas rendue trop gaga ~ 

Plissant légèrement les yeux tout en savonnant le petit corps pâle de Kaori, je notais la suggestion de mon épouse, me promettant de penser à lui préparer un examen de Terminales, avec tous les pièges possibles que je pourrais trouver, afin de constater, de mes propres yeux, l'état de la logique scientifique de ma femme ~ « Je parie que son cerveau s'est ramolli au point critique où elle ne vaut plus rien. Heh, heureusement qu'elle a encore son gène ~ » Inepties auxquelles je n’apportais guère d'attention. Évidemment, jamais je n'oserais dire qu'elle n'était guère à la hauteur dans la matière. Il ne faut guère oublier qui elle était avant de devenir la directrice d'une école particulière. N'avais-je pas pour épouse la plus brillante des scientifiques que cette terre n'eut jamais porté ? ~ J'en frissonnais d'admiration ~ Et d'envie également ~ Cela dit, je comptais tout de même revoir les questions que j'eus déjà préparé, n'ayant guère envie de passer de nombreuses heures à justifier le nombre incalculable d'échecs dans ma classe, ni à essayer de remonter la barre avec des secondes sessions. J'avais une fille à éduquer, enfant dont l'évolution me surprenait chaque jour, et dont j'avais besoin de suivre tout changement de corps comme d’esprit. Je ne me pardonnais guère de rater la première fois que Faith prononcerait une phrase savante, et ce pour avoir dû superviser un examen quelconque. Alala...

- Que dirais-tu de sortir une fois que notre fille aura la peau aussi ridée qu’une vieille femme ? ~ Nous n’avons encore jamais été au restaurant en sa compagnie, et une petite promenade ne pourrait que nous faire du bien pour un peu relever le pied, en cette période d’examens ~ 

Ne quittant pas Kaori du regard, je ne répondis guère à la demande de mon épouse, me demandant si c'était effectivement, une bonne idée. Sortir en cette journée remplie de travail, serait sans nul doute un handicap pour les jours à venir. Avec les questionnaires à préparer -tache que j'eus fini seulement à moitié- cela me prendrait une nuit entière pour finir de les rédiger. De plus, si je me permets une sortie au restaurant, je n'aurais guère énormément d'heures de sommeil cette nuit... Alala, que ne ferais-je pas afin de plaire aux exigences de ma femme ~ « Re-lever pied ! » Finalement, peut-être que les deux femmes de ma vie avaient raison, sortir un peu me remettrait les idées en place, et mon efficacité serait d'autant plus décuplée ~ Finissant par afficher un sourire résigné sous les éclaboussements de Kaori, je me redressais et vins me coller au corps glacial de mon épouse, caressant sa joue pâle du bout des doigts.

- Répondre à un examen de sciences ne serait guère suffisamment difficile pour vous, Ayame ~ Que diriez-vous que je vous complique la tâche ? ~ Une demi-heure pour répondre aux questions tandis que je... ~

Passant ma main sous sa robe, je la glissais le long de sa cuisse jusqu'à remonter au niveau de son bassin. Sillonnant cette partie tendre de son corps, je vins caresser un tissu dentelé qui recouvrait son intimité, me plaisant dans ces attouchements langoureux, tandis que ma langue se faufila entre ses lèvres afin de lui voler un baiser passionnel ~ Déjà prête à plaquer le corps froid d'Ayame contre le carrelage immaculé, mes gestes se firent arrêter par la présence de notre fille, décidée à être le centre de l'attention devant ses mères ~ « Qu'elle se noie, nous avons mieux à faire, heh ~ » Alala quel enfant ~ Relâchant mon emprise sur la fesse que ma main eut empoignée dans un mouvement de domination, je finis par soupirer délicatement avant de poursuivre sur des sujets bien plus posés.

- Il y a un petit restaurant sympathique non-loin de Undai, si cela convient à ma chère directrice ~

Déposant un chaste baiser sur ses lèvres rougies, sourire carnassier sur le visage, je me tournais vers la baignoire pour sortir Kaori de l'eau, enfant que je pris dans mes bras, chatouillant sa frimousse avant de l'enrouler dans un essuie doux. « Tu veux aller te promener, mon bébé ? Tu veux manger avec tes mamans, dehors ? ~ Oui ? ~ » Séchant son petit corps frêle en utilisant aussi bien la matérialisation que l'essuie, je remerciais Ayame d'avoir apporté des habits pour notre fille, avant de la vêtir, ajustant chaque pli afin qu'elle soit parfaite. La fille d'Ayame devait l'être, n'est-ce pas ? ~ Sortant de la salle de bains, Kaori dans un bras tandis que de l'autre main j'attrapais celle de mon épouse pour la tirer à ma suite, je nous menais vers le salon, où je posais Kaori au sol.

- Je vais préparer la poussette ~

Laissant Kaori aux soins de sa mère, j'allais chercher ladite poussette que je dépliais tant bien que mal dans le hall d'entrée. Chose accomplie avec succès, je passais un coup dans mes cheveux blés -tellement similaires à ceux de ma fille- afin de les remettre en place, avant de proposer à une partie de ma famille, de me rejoindre, tapotant le siège de la poussette pour signaler à Kaori de s'y asseoir.

- Noon, non. Pas 'sette ! Marcher maaman. 'Sette non !

Regardant Kaori d'un air perplexe, je la posais dans la poussette malgré ses protestations. Mais l'enfant ayant -définitivement- le caractère têtu d'Ayame, je dus me résoudre à laisser ses petites jambes imposer la cadence à travers les couloirs de Undai. Et encore, si ce n'était que cela, mais au moment où je voulus traverser le seuil de la porte d'entrée avec ladite poussette, Kaori se mit à vociférer -si pas pleurer- en refusant catégoriquement que cet objet nous accompagne. Secouant doucement la tête en signe de fatigue tout en lançant un regard désespéré à Ayame, je finis par m'accroupir devant Faith, rivant mes yeux clairs dans les siens avant de prendre la parole, sévèrement.

- Si tu ne veux pas de poussette, c'est d'accord. Mais tu marcheras tout le chemin. Comprends-tu cela, Kaori ?

Seul un mouvement décidé de sa petite tête blonde, me répondit avant qu'elle n'attrape un pan de robe d'Ayame pour la tirer à sa suite. Alala, ma petite fille était un futur tyran ~ Finissant par être attendrie par la scène plus qu'en colère, je les suivis en dehors de l'appartement, ajustant mes pas au rythme de ceux de Faith, je capturais la main de ma femme dans ma paume chaude.

C'est sur le mi-chemin, entre deux rues bordées d'arbres fleuris que notre promenade tranquille prit fin, quand Kaori trotta jusqu'à ce qu'elle se retrouve devant Ayame et lève ses petits bras en l'air sous mon regard désapprobateur -même-ci je m'y attendais. Après tout, un enfant d’un tel âge n'avait assez de force physique pour de telles distances.

- Nous y sommes presque, c'est la prochaine ruelle à droite ~

« Yaame maman bras ! Bras ! » Définitivement, Kaori avait un fort caractère ~

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Lun 23 Juin - 10:40

« Re-lever pied ! » C’est bien cela mon cœur ~ Au moins, je pouvais me sentir heureuse de voir ma fille du même avis que ma personne ~ Après tout, n’était-ce pas préférable de s’accorder une sortie, plutôt que de bûcher sur des examens dont les trois quarts raterons tout de même ? Je ne traitais pas mes étudiants d’imbéciles, mais pour la plupart, le simple fait d’écrire une phrase sans faute relevait du miracle. Dieu, était-ce ma faute ? Après tout, n’étais-je pas la directrice ? Maaah ~ Ceux qui rataient n’étaient que du gibier pour mes chers et puissants élèves qui réussissaient leur année, la main levée ~
Déposant un regard tendre sur Kaori-Chan, je m’en détachais rapidement lorsque ma femme se leva pour mieux se coller à ma personne ~ Élargissant mon sourire en quelque chose de plus adulte, c’est d’un air hautain que je laissais mon épouse se poser contre moi, sa chaleur irradiant mon corps tel un soleil se posant sur de la glace ~

- Répondre à un examen de sciences ne serait guère suffisamment difficile pour vous, Ayame ~ Que diriez-vous que je vous complique la tâche ? ~ Une demi-heure pour répondre aux questions tandis que je... ~

Voilà une idée farfelue qui ne me déplut guère ~ Après tout, n’étais-je pas une scientifique remarquable ? Une personne aux capacités innées dans le domaine de la science, repoussant la limite entre le réel et l’irréel, détruisant la barrière entre la vie et la mort ~ Je ne me faisais guère appeler Dead Master pour rien ~ Me mordillant la lèvre inférieure en même temps que mon épouse passa sa main sous ma robe, je frissonnais à ses doux touchers, oubliant rapidement où nous étions, et qui meublait l’espace ~ Maaah, Akiha-Chan sait-elle qu’en agissant ainsi, je risque de me perdre vers un chemin de non-retour ? Que si elle continue… J’en oublierai la raison de ma présence au point de vouloir la coller contre ce sol froid qui me tente tant, que mes mains dévorent ses formes, que mes lèvres baisent son corps comme la dernière fois ? Huhu ~ Il va de soi que je ne comptais me laisser aller de la sorte, non, j’avais des envies sadiques à l’égare de ma femme, et la priver de mon toucher ou même de poursuivre était tentant au point que je sois « soulagée » que notre fille vienne réclamer notre attention ~ « Suffit, suffit ! » Suffit donc ? Mais bien sûr mon cœur ~

- Il y a un petit restaurant sympathique non-loin de Undai, si cela convient à ma chère directrice ~

Gloussant tout en rhabillant mon corps, c’est d’un simple geste de la main que je reformais les plis invisibles s’étant dessinés sur ma robe. Passant une main dans ma chevelure, je me rapprochais du plan sur lequel Kaori-Chan se faisait vêtir à son tour, amusée par la technique qu’utilisait Akiha-Chan pour la sécher. Pourquoi ne pas se servir uniquement de la matérialisation ? Prendre un essuie était une perte de temps pour des gens pourvus de pouvoirs comme nous. Restant cependant silencieuse sur les faits de mon épouse, je ne fis que laisser mes mains aux soins de ma fille avant que mon épouse ne vienne nous tirer jusqu’au rez-de-chaussée.

Endroit dans lequel Faith fut déposée pour mieux se relever et accourir vers ma personne de ses petites jambes avant de me demander de m’accroupir à sa hauteur pour me dire, de sa voix enfantine « Sais maman, a tout pope ! » Tout propre ? Oui mon amour, et sais-tu également que tu sens tout bon, comme maman ? ~ Riant avec mon trésor qui tournait sur elle-même pour me montrer qu’elle était magnifique, c’est d’un geste tendre que je déposais ma main sur sa chevelure avant de la tirer à moi pour déposer mes lèvres sur les siennes dans un geste maternel.

- Amou ? Ma…mmmaman kisu Akiki !

Malheureusement, il m’était impossible de comprendre tout le temps ce que disait ma fille, et elle le comprit assez bien pour me regarder de haut avant de me faire dos ~ Maaah, voilà la fille d’Akiha-Chan ~ Me redressant dans un long soupir désespéré alors que ma femme revint, poussette à la main, je reportais toute mon attention sur elle qui, de sa voix douce demanda à notre fille d’y prendre place ~ La réponse de la concernée ? Huhu ~

- Noon, non. Pas 'sette ! Marcher maaman. 'Sette non !

Était-ce normal d’être aussi têtue à cet âge là ? Oui et si les parents ne faisaient rien a cela, l’enfant finissait par être un petit roi qui fera marcher ses dits parents à la baguette. Me laisserais-je esclavager par ma fille ? Certainement pas, et Akiha-Chan non plus ~ « Si tu ne veux pas de poussette, c'est d'accord. Mais tu marcheras tout le chemin. Comprends-tu cela, Kaori ? » Elle comprit assez bien pour me tirer à sa suite en dehors des appartements, debout sur ses deux jambes. Du moins, jusqu’à ce qu’elle remarque que sa blonde de mère veuille prendre avec elle cet outil du diable aux yeux de ma fille ~ La réaction de la concernée ? Je crus qu’elle allait devenir aussi rouge qu’une tomate sous ses cris de protestation. Dieu, quel enfant ~

La suite se passa relativement calmement, une fois en dehors d’Undai, Kaori-Chan resta sage et silencieuse, marchant attentivement à nos côtés lorsque nous étions sur le trottoir, pour mieux gambader un peu partout lorsque les chemins devenaient déserts de voitures. La laissant faire tout en gardant un œil attentif sur sa personne, c’est Akiha-Chan au creux de ma main qui soulageait mes inquiétudes un peu trop grandes à certains moments ~

Dois-je dire qu’il était rare de nous retrouver ainsi ? Ma relation avec Akiha-Chan tournait principalement autour du sexe et d’autres perversités, il n’était pas commun de nous voir nous balader aussi simplement dans des ruelles boisées, main dans la main telle de jeunes mariées ~ J’aimais cela, autant que la voir écarter les cuisses ~

- Nous y sommes presque, c'est la prochaine ruelle à droite ~

Voilà une nouvelle qui me fit sortir de mes songes ~ Déposant un baiser sur la joue de mon épouse, je la tirais à ma suite un peu plus vite d’un geste négligé, la sachant étonnée par ce geste ne me seyant guère ~ « Yaame maman bras ! Bras ! » Ah. M’arrêtant dans toute démarche joviale et taquine, c’est le regard baissé sur ma fille qui me fit soupirer. Les bras levés, l’enfant me demandant de la prendre alors qu’elle était censée marcher jusqu’au dit restaurant. Dois-je me montrer sévère devant sa personne et refuser cela ? Évidement ~ M’accroupissant à sa hauteur pour me saisir de sa main, je la retournais afin de lui montrer du bout des doigts notre destination finale.

- Faith-Chan n’a-t-elle pas dit qu’elle voulait marcher ? Regarde donc, nous y sommes presque ~ Tu es une grande fille, n’est-ce pas ? Ce n’est pas loin du tout, sais-tu encore marcher jusque là ? ~

Attendant la réponse de ma fille, seul le bruit du vent balayant les branches des arbres résonnait dans cette allée où seuls quelques êtres s’aventuraient. « Mhmm… O…Oui… » Voilà une bonne chose ~ Me redressant alors que Kaori-Chan s’en alla prendre la main de sa mère ainsi que la mienne, c’est avec amusement que nous poursuivîmes le chemin jusqu’au dit restaurant. Faisant voler de temps à autre notre fille lorsqu’elle nous demandait de faire l’avion, c’est en quelques minutes que nous arrivâmes devant ledit lieu de notre convoitise.

Un endroit aux allures charmantes, un restaurant italien d’après ce que j’ai pu remarquer… Tenu par des occidentaux ~ Attendant à l’entrée que quelqu’un vienne à notre rencontre, c’est une fois qu’une charmante serveuse nous a conduit à notre table que je demandais par la même occasion une chaise haute pour ma fille. Objet qui nous fut apporté en même temps que les cartes ~ Posant la petite tête blonde dans sa chaise, je laissais une carte également à ses bons soins avant de me saisir de la main de mon épouse pour attirer son attention afin de lui faire un petit clin d’œil ~

- D’où connais-tu cet endroit mon cœur ? ~

Après tout, ce n’était pas un endroit aisément visible, il fallait connaître pour se rendre ici… Ou serait-ce lors de ses longues promenades avec Kaori-Chan qu’elle se serait aventurée ici ? Cela était plausible, mais je n’en restais pas moins curieuse. Posant mes billes verdâtres sur la carte, je regardais le menu d’un air désintéressé tandis que notre trésor, quant à elle, feignait de lire ladite carte ~ Qu’elle était mignonne ~

- Ne trouves-tu pas cela agréable ? Être banales de temps à autre ~ Ne pas être Ayame Eimin ou encore Dead Master-Sama… Une simple femme amoureuse de son épouse qui vient manger dans un restaurant avec elle et leur fille ~

Undai était mon univers, mais me mettre dans un autre déguisement de temps à autre, me plaisait également ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Lun 23 Juin - 16:19

Être ferme avec un enfant dès son plus jeune âge était essentiel pour qu'il devienne obéissant en grandissant. Un parent trop laxiste finissait par se faire marcher dessus -manière de parler- par son enfant, allant jusqu'à devoir céder pour le moindre caprice, de peur de voir son enfant devenir insupportable. J'en étais lucidement consciente, même s'il m'était difficile de dire « non » à mes chatons adorés, la plupart du temps. Même maintenant, dans la rue, devant une Kaori contrariée, j'avais envie de la prendre dans mes bras, malgré ce que j'eus dit précédemment. Peinais-je à rester intransigeante ? Je l'avouais ~ « Ca ne m'étonne pas que tes gosses te traitent aussi mal, Akiha. Il faudrait que je les redresse. » Bien évidemment, mon alter-ego sadique n'appréciait guère que je sois à ce point indulgente avec mes enfants, acceptant chacun de leurs vouloirs. Il suffisait de regarder le comportement des jumeaux vis-à-vis de ma personne, pour se rendre compte clairement, qu'en tant que mère, j'étais bien moins douée qu'en tant que... tout le reste de ce que j’entreprenais dans la vie. Dans l'enseignement, j'arrivais à maintenir mes étudiants -même les plus turbulents- dans une ambiance respectueuse, tandis qu'à la maison, refuser de donner de l'argent de poche -pour la troisième fois de la semaine- à Kiseki, m'était impossible ou difficile. En tant que médecin, j'arrivais à mettre mes patients dans une confiance sans nom, même s'ils savaient qu'ils risquaient de mourir, tandis qu'avec Hikari, je me voyais repoussée à chaque fois que je voulais m'approcher de sa personne pour en savoir plus sur ce qu'elle faisait de ses journées. A croire qu'il n'y avait qu'au lit, où aucune séparation comportementale entre le privé et le professionnel, n'était à noter. Alala...

- Faith-Chan n’a-t-elle pas dit qu’elle voulait marcher ? Regarde donc, nous y sommes presque ~ Tu es une grande fille, n’est-ce pas ? Ce n’est pas loin du tout, sais-tu encore marcher jusque là ? ~ 

Heureusement qu'Ayame était là pour maintenir ne serait-ce qu'un semblant de sévérité aux yeux de notre fille. D'ailleurs, si nous nous y penchions davantage, nous constations avec étonnement qu'elle savait s'occuper de nos enfants, sans la brutalité excessive cela dit, mais avec un sens de... « Après cent ans de génocides, viols et autres abus sur les gosses, elle en voulait un à elle, pour diverses raisons, heh ~ » Rien qu'à cette pensée -dénuée de sens- de mon ombre, je pâlissais. Définitivement, il y avait des jours où il serait préférable qu'elle se taise et reste tapie au fond de mon esprit, au lieu de m'insuffler de telles idées en tête. Ayame n'était guère suffisamment monstrueuse pour vouloir briser son propre enfant, n'est-ce pas ? J'en étais persuadée, même si l'exemple de Yume me sautait aux yeux... Image que je voulus combler de rose en la soumettant à une comparaison avec mes autres enfants... Mais là non plus, ce n'était guère joyeux. Alala... Définitivement, j'aurais du boulot pour préserver ma petite dernière des perversités de la directrice de Undai. « Mhmm… O…Oui… » Du moins, c'était une pensée qui me déplaisait fortement, et dont les fondements étaient aussi fins comme de la paille. Ayame ne regardait-elle pas notre fille avec un amour maternel ? Si ~ Je n'avais guère de craintes à me faire de ce coté ~ Que mon ombre rie en mon for intérieur ou non.

Chassant toute idée saugrenue de mon esprit quand Ayame convainquit notre fille de poursuivre à pieds, je ne pus qu'être fière -autant de ma femme que de ma fille- du déroulement des événements. Finalement, peut-être que Kaori sera un enfant modèle, obéissant à ses mères à la perfection, aimant les sciences par dessus tout ~ Il y a juste la perversité qui devrait être moindre dans son esprit pour qu'elle devienne un vrai petit ange ~ Alala... Parfois je me demandais comment j'ai pu devenir mère, conjointe de la directrice d'une Académie reconnue qui fut -en l’occurrence- ma directrice à l'époque. Définitivement, cette histoire était invraisemblable ~ Mais tellement vraie, n'est-ce pas ? ~

Ce fut dis minutes plus tard -dans la bonne humeur de tous- que nous arrivâmes devant le fameux restaurant que je savais, faisait des bons plats autant pour les enfants que pour toute autre personne adulte. Lâchant la main de Kaori -que je laissais à la surveillance de mon épouse- je m'engouffrais dans le restaurant aux tons chauds avant de suivre une serveuse jusqu'à une table désignée. Laissant Ayame demander une chaise-haute pour notre fille, je pris place au même titre que ma femme autour d'une table fraîchement dressée, en attendant les cartes des menus.

- D’où connais-tu cet endroit mon cœur ? ~ 

Recevant la carte au même instant qu'Ayame me demanda cela, je pris un temps de réflexion avant de répondre quoi que ce soit. D'où connaissais-je ce restaurant ? ~ Alala, cela remontait à quelques années déjà -justement quand j'étais encore étudiante à Undai- j'eus le malheur de me perdre entre les ruelles, voulant trouver un magasin de sous-vêtements nouvellement ouvert, j'ai mal lu la carte et me suis retrouvée complètement ailleurs. Et comment suis-je rentrée là-dedans ? C'était une longue histoire que je n'exposerai guère ici ~ « Ne trouves-tu pas cela agréable ? Être banales de temps à autre ~ Ne pas être Ayame Eimin ou encore Dead Master-Sama… Une simple femme amoureuse de son épouse, qui vient manger dans un restaurant avec elle, et leur fille ~ »  Détournant mon regard clair et amusé de Kaori -concentrée sur sa carte- je le posais sur Ayame, étonnée qu'elle avance ce genre de réflexion sortie de nulle part. Devrais-je comprendre par là qu'elle se sentait bien en notre compagnie ? ~ Acquiesçant d'un doux sourire à son encontre, je pris sa main entre mes doigts et la portais à mes lèvres, déposant un baiser tendre sur le dos de sa main. Il va de soi que maintenant qu'elle disait cela, je trouvais cela étonnement étrange ~

- Vous avez raison, cela nous change du quotidien ~ Être une personne normale n'a jamais été votre fort, mon amour ~

Taquine à souhait, je ris à mes dires tout en envoyant un clin d’œil amusé à sa personne. Zieutant sur ma carte -large sourire sur le visage- je choisis rapidement ce que je désirais, prenant également la peine de choisir un plat pour notre fille, ennuyée de feindre la lecture de sa carte. Voulant répondre à sa question précédente, je me fis interrompre par la serveuse de retour, afin de prendre notre commande. Demandant une lasagne végétarienne, ainsi que des boulettes sauce tomate pour Kaori, j'attendis qu'Ayame fasse sa commande avant de prendre un ton plus détendu, pour lui conter la fameuse découverte de ce restaurant.

- Vous allez vous moquer de moi si je vous dis que j'ai découvert ce restaurant par hasard, en m'étant un jour perdue dans les nombreuses ruelles de Kyoto ~

Haussant les épaules comme pour dire que cela pouvait arriver à tout le monde, je reportais mon attention sur Kaori qui s'apprêtait à mettre sa fourchette en bouche, et la lui retirais avant qu'elle ne se fasse mal. « Mamans a poisson ! Regarde poisson jaune, rouge, vert. » Tournant la tête vers la direction indiquée par notre petite Faith, je découvris effectivement un aquarium, où une multitude de poissons de toutes les couleurs nageait. Voyant que Faith voulait qu'on la sorte de sa chaise pour aller voir de plus près, je fus résolue à le faire, mais nos commandes arrivaient déjà, c'est pour cela que je lui intimais d'attendre un peu.

- Nous irons regarder les poissons quand tu auras tout mangé, Kaori ~

« Proprement de préférence. » Allons, pourquoi tant de cynisme ? ~ Ce n'était qu'un enfant après tout. Un enfant auquel je comptais couper les aliments dans son assiette avant que sa chaise-haute ne devienne la scène d'un désastre à la sauce tomate ~ M'appliquant à la tâche avant de reprendre ma place, je finis par tendre la fourchette à Kaori. Me rasseyant donc, je pris soin de frôler sensuellement la jambe de ma femme, avant toute chose ~

- Alala... Qui aurait cru qu'un jour nous nous retrouverions face à face, à manger dans un restaurant quelconque avec un enfant à charge, n'est-ce pas Ayame ? ~ L'avenir nous apporte souvent des surprises, aussi agréables soient-elles ~ En y pensant, envisagez-vous de travailler demain ? ~ J'aimerais passer la journée seule à seule avec vous ~

Pourquoi cela ? ~ Alala, j'étais terriblement en manque de sa chaleur -froideur- et d'un moment d'intimité total ~ Cela faisait combien de temps que je ne me sois retrouvée vingt quatre heures en sa compagnie, seule à seule, depuis la naissance de Kaori ? Tellement longtemps que j'en frissonnais rien qu'à l'idée de pouvoir la toucher sans que des petites billes vertes ne nous fixent, comme à cet instant précis ~ Alala ~

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Lun 23 Juin - 17:45

« Vous avez raison, cela nous change du quotidien ~ Être une personne normale n'a jamais été votre fort, mon amour ~ » Comment devais-je prendre cela ? ~ Il est vrai que je me voyais mal me détendre dans une maison faite de bois aussi grande que mon bureau, à passer mes journées dans une industrie avec un salaire de misère, mais ne serait-ce que se plaire dans la simplicité de la vie, par contre ~ Après tout, avant que je ne devienne la femme exceptionnelle que j’étais, ma vie ne fut pas toujours ornée de richesse et puissance. Combien de fois eus-je fini mes fins de mois avec assez d’argent pour acheter une bouteille d’eau lors de mes études ? Oui, il est vrai que je dépensais des fortunes pour des composants scientifiques à la place de me nourrir, mais cela était un détail. Tout cela pour dire, qu’il m’était arrivé de connaître la pauvreté, ne serait-ce que pour quelques jours au moins…

Mon enfance également, ne fut des plus rayonnantes, ma chambre n’était celle de ma fille, remplie de jouets colorés en tout genre… Laissons cela de côté, je n’étais guère enclin à en parler. Maaah ~ Voilà que la mauvaise humeur pointe le bout de son nez en mon sein ~

- Vous allez vous moquer de moi si je vous dis que j'ai découvert ce restaurant par hasard, en m'étant un jour perdue dans les nombreuses ruelles de Kyoto ~

Souriant moqueusement aux dires de ma femme qui me sortirent de mes songes sombres, c’est d’un geste anodin de la main que je répondais à son haussement d’épaules ~ Il est vrai que mon épouse n’avait aucun sens de l’orientation, il n’y avait qu’à repenser à cette soirée remontant à quelques semaines d’ici ~ Ne savant prendre Akiha-Chan sur mon passage à une soirée à laquelle nous fûmes invitées, c’est devant la demeure de nos hôtes que nous comptions nous retrouver. Compter, oui ~ Après une bonne heure d’attente dans ma voiture, perplexe de ne pas voir ma femme, je me décidais à l’appeler… Et quand celle-ci daigna réponde, que me racontait-elle ? Qu’elle s’était perdue en chemin et que contrairement à l’endroit où elle devait se trouver, c’est dans un cul de sac au milieu de nul part que sa voiture s’était embourbée. Ma première question fut de savoir pourquoi elle ne m’avait pas prévenue, la réponse claqua aussi rapidement que le dépanneur n’arriva pour la sortir de là. Après cela, c’est donc dans un garage que je finis par la chercher… Complètement à l’opposée de notre destination. Akiha-Chan, t’en souviens-tu également ? Sans doute, mais il est inutile de relever le sujet, n’est-ce pas ? Huhu ~

« Mamans a poisson ! Regarde poisson jaune, rouge, vert. » Hum ? ~ Tournant la tête vers ce que ma fille nous montrait, je me demandais un court instant si elle arrivait vraiment à distinguer les couleurs des dits poissons. Souriant tendrement à sa personne -déjà prête à se relever pour aller pêcher les animaux marins- c’est sous les indications de sa mère qu’elle resta sagement positionnée dans sa chaise, le regard plissé vers les traits d’Akiha-Chan qui vint caresser son ouïe d’une voix chaleureuse. « Nous irons regarder les poissons quand tu auras tout mangé, Kaori ~ » Proprement de préférence ~ Venais-je de faire échos avec l’ombre de mon épouse ? Maaah, ne relevons pas cela ~

- Alala... Qui aurait cru qu'un jour nous nous retrouverions face à face, à manger dans un restaurant quelconque avec un enfant à charge, n'est-ce pas Ayame ? ~ L'avenir nous apporte souvent des surprises, aussi agréables soient-elles ~ En y pensant, envisagez-vous de travailler demain ? ~ J'aimerais passer la journée seule à seule avec vous ~

Personne à dire vrai. Ma vie ne devait pas prendre un tel tournant, jamais je ne m’étais autorisée à avoir tant de choses auxquelles je tenais assez pour qu’elles deviennent mes faiblesses. Yume-Chan était censée être mon unique trésor, celle qu’à tout jamais j’aimerais plus que quiconque. Mais regardez moi à présent, une femme radieuse me faisant de l’œil, une enfant tenant en son sein mon gène, ma spécialité… Ce qui me rendait unique et immortelle. Laissant un doux  sourire naître sur mes lèvres en même temps que je déposais ma main sur celle de ma fille qui releva son regard, interloquée, je ne réagis guère à ses questionnements, préférant de loin penser aux dires de mon épouse, quémandant un instant d’intimité avec ma personne ~

- Nous verrons cela mon cœur, il serait préférable de le faire après les examens.

Venais-je de la remballer ? Royalement et je pouvais déjà entendre son ombre rire moqueusement et elle, se remplir de noirceur à mon égard. Arquant un nouveau sourire en rivant mon regard dans ses billes bleutées, je repris parole, ne serait-ce que pour l’apaiser et démentir ce que j’eus dit il y a de cela quelques secondes ~ « Mais il est vrai que je n’ai rien de prévu pour demain, je demanderai aux servantes de s’occuper de notre fille ~ » Était-ce mieux ainsi ?

- Miam, miam ! T… Gou !

Gou ? Goûter ? Reportant mon attention sur ma fille qui me tendit un morceau de boulette qu’elle avait enfin réussi à attraper avec sa fourchette, c’est en passant une mèche derrière mes oreilles que je me saisis de la nourriture tendue… Non mauvaise en soi. Cela ne ferait sans doute pas mon dîner, mais pour l’estomac d’un enfant, cela devait être suffisant non ? « A ton tour maintenant, mange avant que cela ne soit froid, Faith-Chan ~ » Chose qu’elle fit en attrapant un deuxième morceau qu’elle porta à ses lèvres. Dois-je dire qu’il était facilement compréhensible que contrairement à ma personne, elle n’aimait son plat ? Et que ses grimaces suivies de « Non, non, non ! Ba. » étaient assez explicites ? Roulant des yeux alors que Kaori-Chan repoussa son assiette, décidée à ne pas manger son plat, c’est avec désespoir que je coupais ma pizza pour lui tendre un bout sur ma fourchette. Attendant le verdict de l’enfant, c’est une fois le morceau mastiqué qu’elle se pencha vers moi pour me regarder tel un chien battu… Dieu ~ Devais-je comprendre par-là que mon plat devait devenir le sien ? Roulant des yeux en retirant son assiette, c’est la mienne que je posais devant elle, quelques morceaux déjà coupés alors qu’elle n’attendit guère plus longtemps pour manger.

- Il est vrai que je ne m’attendais pas à avoir une fille, surtout un monstre aussi capricieux qu’elle. A croire qu’elle tire ce trait de caractère de ta personne, Akiha-Chan ~

Après tout, tout le monde savait qu’entre mon épouse et moi, c’était elle la plus capricieuse ~ Taquinerie finie, c’est avec amour que je lui adressais un sourire avant de manger à mon tour… Des boulettes sauce tomate ~ Devrais-je commander un autre plat ? Maaah, tant que le vin allait avec la nourriture, je pouvais me contenter de cela pour aujourd’hui. Me saisissant de mon verre alors que l’assemblée avait l’air d’apprécier son repas, c’est après une petite conversation des plus banales, les assiettes à moitié vides, Kaori-Chan déjà devant l’aquarium que les paroles devinrent plus intéressantes lorsque d’une main je caressais celle de ma femme et de l’autre, je jouais avec mon verre à moitié vide.

- Nous pourrions travailler ensemble sur tes examens, après tout en tant que directrice, il est de mon devoir d’apporter un soutien à mes chères enseignantes. Il va de soi qu’ainsi, tu finiras plus vite également ~ Je demanderai aux jumelles de prendre Kaori-Chan dès ce soir, comme ça nous aurons la nuit pour travailler ensemble avant d’entamer une journée à deux, comme tu le souhaites tant ~

N’était-ce pas une idée de génie ? ~ Évidemment, puisque j’en étais une ~ Levant la main afin que Kaori-Chan revienne vers nous, c’est une fois son attention tirée et elle, accourant vers nous que je la pris dans mes bras, l’asseyant sur mes genoux afin de lui demander si elle désirait un dessert. Après tout, n’avait-elle pas bien mangé ? Certes, pas toute la pizza, mais assez pour qu’elle puisse être recomposée, surtout en voyant qu’elle ne s’était pas du tout salie, pour une fois ~

- Maman et Kaori-Chan veulent-elles un dessert ? ~ Une glace peut être ?

« Glache ? Ah blanc ! » Une boule vanille, avec plein de paillettes de colorants qui donnent des caries pour ma fille, tandis que pour Akiha-Chan ? J’attendais de savoir avant d’aller faire la commande, me limitant à une tasse de café pour digérer plutôt que prendre je ne sais quel dessert calorique. Il est vrai que je ne faisais pas attention à ma taille, mais je n’étais plus enclin à manger ~ Revenant à table après avoir passé commande au bar, c’est auprès de mon épouse que je pris place étant donné que notre fille avait emprisonné ma chaise pour expliquer à sa maman son exploration de l’aquarium ~

- Poisson rouge dodo, poisson bleu… manger ! Et vert dodo… Et jau…jaune… ah mort.

Ah ? Il y a un poisson mort dans l’aquarium ? Plissant des yeux pour mieux voir, c’est effectivement d’un air consterné que je vis ledit poisson jaune -qui était gris au passage- flotter parmi les autres, inerte, prêt à être le prochain sushi de ces italiens.

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MessageSujet: Re: Premières phrases : Kaori Eimin   Ven 27 Juin - 17:47

Un moment de calme, un instant d'intimité dans un endroit changeant de tout au tout du paysage de notre quotidien. Un petit restaurant caché parmi d'incalculables ruelles de la grande ville qu'était Kyoto, et en son centre, assise sur une chaise droite, devant une simple pizza fraîchement sortie du four, Ayame Eimin et sa famille ~ Il était étrange de se dire cela, n'est-ce pas ? ~ Et pourtant, c'était vrai. Toutes deux, autant ma femme que ma personne, nous avions changés, nous nous sommes métamorphosées à force que la vie s'écoulait. Et aujourd'hui, nous voilà dans un présent que jamais nous n'aurions imaginé, l'une ou l'autre. Moi au bras de Dead Master-Sama, lui ayant donné un enfant dans lequel mon sang coulait, mélangé avec sincérité à celui de la directrice de Undai. « Sûrement pas avec sincérité, heh ~ » Peut-être qu'au début notre relation était basé sur la domination et le mensonge, certes, mais ce temps fut révolu en même temps que les jumeaux sont nés. C'était la seule vérité à retenir ~

- Nous verrons cela mon cœur, il serait préférable de le faire après les examens.

Évidemment, il n'en restait guère moins vrai que sa réponse me déplut, me faisant -soudainement- paniquer dans mon coin. A la même intensité que la colère montait en mon sein ~ Ayame qui refusait de passer du temps en ma compagnie, n'était guère courant, et fort peu plaisant. Aurais-je fait quelque chose pour qu'elle arrive à cette conclusion ? S'était-elle trouvée une autre femme afin d'assouvir ses envies, me voyant à présent seulement comme la mère de sa fille, et non comme une épouse désirable ? Cela arrivait souvent dans un couple moyen, mais, notre mariage n'était guère dans la moyenne des statistiques. Entrouvrant légèrement la bouche, consternée par ses dires, j'hésitais à prendre la parole, ne sachant comment formuler mes phrases -rare que cela puisse l'être.

- Mais il est vrai que je n’ai rien de prévu pour demain, je demanderai aux servantes de s’occuper de notre fille ~

Aurait-elle changé radicalement d'avis ? Définitivement, mon épouse était un cas à part, jouant des sentiments d'autrui selon ses propres caprices. Même si je ne pouvais dire que cela était absolu, elle faisait des efforts pour subvenir à mes demandes également. Mais... Cela voulait-il dire que accepter de passer du temps en ma compagnie, était un effort à ses yeux ? Fronçant légèrement les sourcils, je fusillais la magnifique femme devant moi, des yeux, prête à m'emporter et refuser -réaction enfantine certes- avant que notre fille ne vienne se mêler de la conversation, à sa manière ~

- Miam, miam ! T… Gou !

Détournant le regard en affichant un faux sourire à l'encontre de ma fille -guère perturbée par la froideur générale qui s'empara de notre table- je ne bronchais guère quand elle fit goûter son plat à Ayame, décrétant qu'elle ne le mangerait en aucun cas, et ce malgré que mon épouse lui affirme qu'il était comestible. Alala, cette enfant était bien la seule à pouvoir imposer ses envies à la grande Ayame Eimin, sans que cela ne se retourne contre elle ~ Ne pouvant m'empêcher de sourire à la scène, je me dégrisais un minimum sous l'air las de la mère de Kaori. « Il est vrai que je ne m’attendais pas à avoir une fille, surtout un monstre aussi capricieux qu’elle. A croire qu’elle tire ce trait de caractère de ta personne, Akiha-Chan ~ » Tournant le regard vers la personne qui vint littéralement me dire que j'étais aussi monstrueuse que ma fille, je lui adressais un sourire teinté de moquerie, pour bien lui faire comprendre qu'entre nous deux, Kaori tenait plus d'elle ~

- Vous m'en direz tant, Ayame ~ Ne prendriez-vous pas un autre plat ?

Et c'est ainsi que nous conversâmes pendant un long moment, jusqu'à ce que notre fille réclame qu'on la laisse aller voir les fameux poissons dans l'aquarium. Décrochant ma main avide de celle de mon épouse, je déposais Kaori au sol, en lui quémandant de ne pas s'éloigner des poissons qu'elle désirait tant observer. Ayant son accord, je lui donnais le feu vert pour filer avant de reprendre mon occupation première. À savoir, charmer -encore et toujours- ma femme avec mes talents et atouts féminins ~ Entre une caresse discrète, un mouvement du poignet révélateur ou un battement de cil en disant long sur ma pensée, je me plaisais dans ce jeu sensuel ~

- Nous pourrions travailler ensemble sur tes examens, après tout en tant que directrice, il est de mon devoir d’apporter un soutien à mes chères enseignantes. Il va de soi qu’ainsi, tu finiras plus vite également ~ Je demanderai aux jumelles de prendre Kaori-Chan dès ce soir, comme ça nous aurons la nuit pour travailler ensemble avant d’entamer une journée à deux, comme tu le souhaites tant ~

Si je lui en voulais premièrement pour son refus, suivi par une parole se voulant conciliante, à présent, toute trace de colère eut disparut de mes traits, ne laissant qu'un fin sourire se dessiner sur mes lèvres, tandis que je n'avais qu'une seule et unique envie, accepter de plein cœur sa proposition. Il va de soi que mon alter-ego ne fut guère du même avis, et elle me le fit comprendre de suite. « Elle nous croit incapable de préparer de stupides examens ? » Voyons, pourquoi tant de haine ~ Je n'ai jamais consenti à travailler toute la nuit ~ Du moins pas de la manière qu'on pourrait le croire ~ Rien qu'à penser à ce que j'allais faire de ce corps gracieux sous mes yeux, j'en avais des frisons dans tout le corps ~ Alala, j'en mouillais, littéralement ~ Acquiesçant d'un mouvement souple de la tête, je dus me résoudre à lâcher la main de ma femme quand Kaori revint, optant pour s'asseoir sur les genoux de sa mère sombre. Heureusement que j'étais une adulte, et que cet enfant m'appartenait, sinon, j'en serais sans nul doute, jalouse ~

- Maman et Kaori-Chan veulent-elles un dessert ? ~ Une glace peut être ?

Une proposition à laquelle Kaori répondit positivement « Glache ? Ah blanc ! » Et comme pour appuyer sa demande, elle riva ses petites billes sur ma personne, impatiente à ce que je me décide également. Hésitant un instant -étant donné que je faisais attention à ce que je mangeais- je me fis tenter par une tasse de café, avec quelques biscuits secs. Suivant le déhanché d'Ayame du regard tandis qu'elle alla commander, je me fis interrompre dans cette tâche laborieuse par Kaori, m'expliquant ce qu'elle a vu dans l'aquarium.

- Poisson rouge dodo, poisson bleu… manger ! Et vert dodo… Et jau…jaune… ah mort.

Fronçant les sourcils quand elle parla d'un poisson mort flottant dans ledit aquarium, je déposais ma main sur la cuisse d'Ayame -revenue après avoir été commander- et regardais en direction du dit bocal, cherchant le poisson en question. Petite bête que je trouvais effectivement, inerte à la surface de l'eau. Ayant un moment de recul, je finis par lever la main pour appeler la serveuse, cette même jolie fille qui nous apporta le dessert.

- Excusez-moi ~ Il y a un poisson... inerte dans l'aquarium ~ Voudriez-vous... ~

« Mort poisson... manger ? » Répondant du tac au tac que non, ce poisson n'était guère comestible, j'entamais mon dessert sous les excuses de la serveuse qui s'empressa de partir pour mieux revenir et repêcher le poisson mort, rendant une certaine beauté au bocal coloré. Alala. Expliquant à une Kaori dubitative que le poisson allait être « brûlé ou enterré » mais guère mangé, nous finîmes le dessert sur une note plus joyeuse.

Et de retour à Undai, Kaori confiée aux jumelles, nous laissant seule à seule... Ayame et moi ~ Il était temps de se concentrer sur le travail, activité moins plaisante que les loisirs ~ Activité qui devint plus intéressante après quelques minutes à peine, au moment où je fis tomber le livre de science soi-disant involontairement, avant de glisser ma main sur la cuisse de ma femme, pour mieux la remonter le long de ses courbes, et finir par plaquer tout son être contre le sofa, la déshabillant promptement afin de déposer un millier de baisers sur son corps dénudé ~ Baisers rapidement transformés par des caresses intimes qui nous firent atterrir sur le sol glacial du salon, danse qui nous conduisit jusqu'à l'étage, la salle de bains, la chambre, détruisant tout sur son passage, que ce soit les bibliothèques d'où les livres sont tombés après maintes impacts, où le carrelage de la salle d'eau inondé ~ Heureusement que notre lit conjugal était des plus solides ~

Il va de soi que la journée qui s'en suivit fut des plus agréables également ~ Et il en est guère moins vrai que j'eus fini de rédiger tous les questionnaires ~ D'une humeur... coquine ~

Fin ~

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Premières phrases : Kaori Eimin

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