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 Préfecture Oshima - Hibari Ishinose

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Préfecture Oshima - Hibari Ishinose   Dim 8 Juin - 1:49

C’était épouvantable. Le simple fait de l’imaginer me rendait folle, me regarder dans un miroir m’horrifiait alors que mon corps n’avait pas encore changé. Mes ressentis quant à ce qui prenait forme dans mon corps… me dégoûtaient. J’étais devenue sale et impure, laide et souillée à tout jamais par la main de ce même homme, qui m’enlaçait. Je m’étais faite engrossé par un fils de pute.

« Nous garderons mon fils. Nous quittons Undai, Yume je te donnerai des précisions plus tard. Quiconque mentionnera la véritable raison de notre absence, se verra disparaître en poussières. Yomi. Nous partons. » Furent ses paroles déconcertantes. Je me voyais encore, droite devant sa personne alors que sa main venait de se lever sur moi, mon regard détourné par l’impact de sa paume sur ma joue, mon corps tremblant d’incompréhension. Il m’avait tapé pour mieux me dire qu’il acceptait de ruiner nos vies pour son présumé fils. Des conneries ! Des inepties sorties de la bouche d’un imbécile.

Bien que je n’ai réagi tout de suite sous l’incompréhension générale, je n’eus le temps que de voir le visage intrigué de Kaïla, celui peiné d’Akiha et finalement… Yume-Sama… Jamais je ne pourrai oublier cette expression qui s’était peinte sur ses traits. Yume-Sama… Regardez-moi, Yume-Sama… Ne me détestez pas ! Et pourtant, n’était-ce pas ce que j’eus lu ? J’aurais aimé tendre la main pour qu’elle la saisisse, mais lorsque je m’étais approchée d’elle, seul un pas de recul était sorti de sa personne… Yume-Sama, je suis disgracieuse à présent, n’est-ce pas ? Salope.

« Pour notre fils... Ne crois pas que je le fais pour... Je vais prendre soin de toi. » Des paroles mâchées, des dires jamais révélés. Ce fut dans la limousine que cette phrase traversa les lèvres d’Hibari, la voiture nous emmenant vers une destination m’étant inconnue. Comment me sentais-je après ses paroles ? Déconfite ? Non, je planais dans un doute certain, dans une incompréhension des plus dérisoires devant la fatalité des choses. Il me protégera. Il « le » protégera… Ce n’est pas pour moi qu’il agissait, mais pour son héritier. J’en aurais ri si la situation n’était pas aussi complexe, que seule une boule se forma dans ma gorge lorsque ma main s’est posée sur mon ventre. Je détenais… en mon sein, un être autre que Ranguren. Je portais l’enfant de quelqu’un. Je formais un couple avec la pire espèce qu’avait engendré cette terre… Je me rassurais à ses côtés, je tombais… amoureuse de celui qui venait de détruire ma vie.

La suite se passa trop rapidement pour que ce ne soit pas supportable, la limousine nous conduisant traversait le pays. Il était aisé de remarquer que le paysage de Kyoto se changeait pour un tout autre m’étant inconnu. Blottie contre celui que je détestais, je gardais ma paume dans la sienne, mon corps chauffé par les événements précédents collé à sa posture divine. Comment pouvait-il parait aussi calme alors… Pourquoi ne me tuait-il pas ? Car j’avais accepté sa semence ? Ce ne fut jamais dans mon consentement, jamais je n’aurais cru…

Être ainsi.

Ce fut quelques heures plus tard que je me réveillais, ne m’étant même pas rendue compte de m’être endormie. Sortant de la voiture lorsque la porte s’ouvrit, ce fut dans un décor typiquement japonais que je tombais. Des maisons architecturalement nipponnes, des champs de sable, un temple… accentué par son torii. « Oshima… » Avais-je pu lire sur les reliques écrites dans un kanji ancien. Que faisions-nous ? Quelqu’un aurait-il seulement l’obligeance de me répondre ?!

- Maître Oshima…

Me tournant vers les personnes s’étant approchées de nous, c’est dans le doute total que je dévisageais le peuple. Pourquoi… Une centaine de personnes venaient de se foutre au sol devant Hibari ?! Fils de pute. Riant nerveusement dans son dos, c’est d’un air fou que mes yeux s'écarquillèrent en me disant que ce connard avait tout prévu. Il l’avait fait exprès ! Depuis le début… J’avais été sa proie ! Pauvre con, je vais te baiser la gueule, attends que je… « Iragi Oshima. » Retentit avant qu’un bruit sourd ne vienne me ramener sur terre. En moins d’un instant, ma folie se dissipa pour laisser paraître un être terrifier alors qu’un imprudent venait de…

- Conduisez-la pour qu’elle se prépare, ils attendent.

Ils ? Qui ?! Quelques femmes tentèrent de me pousser à leur suite je ne sais où. N’étant décidée à me laisser faire, je me débattais, qu’importe la violence utilisée, qu’importe le nombre de visages déformés, PERSONNE N’AVAIT LE DROIT DE ME TOUCHER !

- HIBARI !

Un cri inutile car celui que j’appelais n’était déjà plus. Me retrouvant dans un monde inconnu sans sa personne me terrifia, me paralysa sur place… Je… NON ! Je n’ai pas peur d’être seule, il n’y a que seule que je dominerai quiconque, j’ai toujours agi sans l’aide des autres, j’ai… « Tsuchimiya-Sama, nous ne vous ferons aucun mal… Suivez-nous. Maître Oshima… Vous le reverrez d’ici peu. » Je… Il ne m’a pas abandonnée n’est-ce pas ? Qu’il ose et je me nourrirai de ses viscères.

N’ayant le choix, c’est à contrecœur que je me vis enfermée dans une pièce avec trois autres femmes. Mon corps se fit dévêtir, plonger dans une eau chaude… laver, habiller d’un kimono traditionnel. Je n’ai pas bronché, je me suis laissée faire, tel un pantin articulé. C’est une demi-heure après notre arrivée que l’on me conduisit dans un tout autre endroit. Une salle vaste où à son fond se dessinait une scénette cachée par un mur de bambou taillé en éventail.

M’avançant vers le centre, je restais interdite en remarquant la présence de personnes -inconnues à ma personne- cachées derrière ces voiles d’opacité. M’arrêtant quand une voix vint glacer mes mouvements, c’est les sourcils froncés que je relevais le regard vers la voix, toujours incapable de discerner le visage de la truie qui s'adressait à moi.

- Tsuchimiya Yomi, tu n’appartiens pas à cette famille. Tu portes en ton sein une erreur, une honte. Tu es la propriété des Eimin, nous ne pouvons accepter l’immondice qui naît en ton sein.

I…Immondice ?! Venait-elle vraiment de… J’en ai ris. Follement. Nerveusement, au point d’en voir rouge, et si « le père » n’était arrivé à ce moment là… Il ne resterait plus que des cadavres mâchouillés de ceux qui venaient de m’insulter. « Tu es un honte pour les Oshima, nous ne pouvons te laisser la place de ton père si tu agis aussi bêtement ! Comment as-tu osé ? Ainsi féconder une Tsuchimiya ! Comptes-tu détruire cette famille ? Nous déciderons de ta punition lors du prochain conseil, prépare-toi à être banni de ces terres, délinquant ! ». Banni… Punition… Héritier. Il faisait… partie de la famille des Oshima, mais n’était-ce pas impossible, n’était-il pas « Hibari Ishinose » ?!

Quels autres mensonges me caches-tu encore, Hibari ?

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Hibari Ishinose

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MessageSujet: Re: Préfecture Oshima - Hibari Ishinose   Jeu 31 Juil - 18:06

Un Dieu se doit d'engendrer un autre dieu qui lui succéderait dans la tâche de gouverner ces êtres inférieurs qui peuplaient cette planète. J'étais l'être suprême de cet univers, je dérogeais à la règle de procréer pour que ma lignée survive, normalement. Pourtant, assis majestueusement dans la limousine me menant au quartier général du lieu où ma famille siégeait, j'avais la preuve formelle que j'ai donné vie à un fils. Mon fils. Un enfant se devant d'être à la hauteur des espoirs de son parfait de Père, un enfant né des entrailles d'une sauvage et vulgaire créature que je me devrais d'éduquer d'une main divine pour qu'elle apprenne à se comporter aux cotés du maître de sa nouvelle vie. Étais-je prêt à assumer de tels responsabilités, liées étroitement à la nécessité de surveiller la race humaine ? Je ne pourrais prétendre le contraire, j'étais magnifique et savais gérer tout ce qui tombait sur mes solides épaules ~
C'est pourquoi, je commencerai par accorder une place prestigieuse à la mère de mon Fils jusqu'à ce qu'elle lui donne naissance. Ensuite ? Il adviendra ce qui doit arriver, je ne me préoccuperai guère des vouloirs de Yomi, dans la mesure où ça ne touchera pas mon héritier. Si elle voudrait rester entre les murs du manoir des Oshima, je lui accorderais cette faveur, si elle voudrait partir, je ne l'empêcherais pas de disparaître, tant que je garde le total pouvoir sur l'avenir du petit Oshima à naître. J'étais convaincu que Yomi n'aurait rien à redire sur ça, déjà qu'elle ne désirait pas porter cet enfant. Croyais-je encore que la femme à mes divins cotés, n'était rien d'autre qu'une tache dans le tableau de mon ascension au sommet ? Dieu -Moi- doutait. Je ne pouvais considérer mes ressentis à son égard comme de l'amour, mais je ne restais indifférent à sa personne, et ça, même avant que j'apprenne ce qu'elle portait en son sein.

- Iragi Oshima.

Mon nom, le vrai, l'unique. Prononcé par la bouche d'un être dégoûtant et pourtant, celui qui m'a donné ce nom. Ces êtres, tous, baissés devant ma grandeur, n'étaient que des larves. Et la plus grande d'elles, se permettaient de lever sa main pourrie sur ma douce joue. Pitoyable. Tellement minable que je me ferais une joie de lui arracher chaque membre de son corps, tandis qu'il me supplierait d'arrêter. Mais je n'arrêterai pas, je poursuivrai jusqu'au bout le châtiment divin qui lui était destiné par ma main délicatement dessinée. Et croire que cette chose détestable, chose que je voulais voir disparaître, détenait mon héritage, celui de mon fils par la suite. Mais guère pour longtemps, je le promettais.

- HIBARI !

Un cri auquel je ne prêtais guère attention, une appellation qui n'avait lieu ici, un nom qui ne comptait que très peu à coté de ma véritable identité. Un prénom qui me fit seulement tourner le regard, tandis que mes pas agiles me menaient déjà à l'intérieur d'une salle sombre, où des servants m'attendaient de pieds fermes. Tous des microbes à massacrer, voilà ce qu'ils étaient aux yeux saphir de leur Dieu. « Père. Les Anciens ont-ils pris une décision ? » Demandais-je d'une voix grave, mais si envoûtante. La réponse de la chose immonde m'informa que je le saurai au moment de l'audience, et qu'il était temps que j'aille me préparer. Bien sûr, aucun regard ne me fut accordé de sa part. Pauvres minables, dès que quelque chose ne leur convenait pas, ils perdaient tout intérêt à la personne qu'ils se devaient de promouvoir au-dessus de tout. Ce fut la même chose pour Naoko Oshima, morte à Undai. Sa disparition ne leur a fait qu'avoir de la mauvaise publicité, tel fut leur seul chagrin. Et à présent, ils se permettaient de juger un Dieu. Ridicule ~

- Maître Oshima... Votre bain est prêt.

Je ne comptais utiliser ma voix divine pour répondre à la chose écrasée qui osa s'adresser à ma divine personnalité. A la place, je me déshabillais, montrais à tous mon corps parfaitement sculpté, rentrais dans le bain parfumé, et y restais, tandis que des mains expertes (apeurés de se voir interrompues par mon regard impérial) s'aventuraient à me laver. Puis m'habiller dans un costume adapté à l'entretien que j'allais subir. Avec Tsuchimiya, sans aucun doute. Coiffé, le tout ajusté sur mon corps de rêves à la perfection, je demandais à ce qu'on me mette les chaussures cirés à en briller, avant de quitter la pièce. D'un pas posé, silhouette hautaine, je parcourais les couloirs sans craintes, j'étais Dieu, personne ne pouvait m'atteindre. Ni cet homme grisé se prétendant être mon Père, ni la femme à ses cotés, yeux baissés, qui elle aussi, attendait le verdict des Anciens. Eux. Ce n'est pas ces vieux déchets qui dicteraient ma vie ~

- Tsuchimiya Yomi, tu n’appartiens pas à cette famille. Tu portes en ton sein une erreur, une honte. Tu es la propriété des Eimin, nous ne pouvons accepter l’immondice qui naît en ton sein. 

Ni celle de la mère de mon Fils. Yomi Tsuchimiya était ma propriété, et non celle de je ne sais quel autre nom connu qui pouvait jaillir des bouches des Anciens. L'air grave et contrarié, je mis les genoux au sol, les mains dessus, la tête droite et les yeux rivés sur le paravent cachant les visages ridés de ces vieilles chouettes dignes de mourir en ce jour. Je n'étais décidé à les détruire avec mon pouvoir suprême. Car ils étaient le centre de la famille, leurs décisions étaient absolues, autant que les miennes le seront dès que je siégerais à leurs places. Place qui était déjà mienne, dès que je fus né.

- Tu es une honte pour les Oshima, nous ne pouvons te laisser la place de ton père si tu agis aussi bêtement ! Comment as-tu osé ? Ainsi féconder une Tsuchimiya ! Comptes-tu détruire cette famille ? Nous déciderons de ta punition lors du prochain conseil, prépare-toi à être banni de ces terres, délinquant ! 

Titre m'étant dû qu'ils voulaient me retirer de la même manière que se débarrasser de mon fils et de sa mère. J'en ris. Je n'étais pas seul à trouver la situation amusante. Yomi aussi, riait, au début. Oserais-je... ? Dieu, Moi, j'avais droit de tout faire, j'étais LE maître de cette famille corrompue. Si je désirais que mon fils vive et que je devienne le chef de la famille, il serait ainsi. Et comment osaient-ils prétendre que Moi, le grand Iragi Oshima, détruirait cette famille ?! Pauvres créatures ignorantes ~ Il était temps qu'ils comprennent qu'ils s'adressent à leur maître ~ A présent, je rirais à gorge déployée sous les murmures outrés des Anciens, et ce, jusqu'à ce que l'un d'eux, élève la voix. Une fois de trop.

- Vermine ! Comment peux-tu rire sous la gravité de tes actes ?! Tu n'es pas digne de...

Mon ouïe fine eut assez entendue sa voix stridente pour faire taire ça ~ Toujours assis, je fixais de mes yeux parfaits la tête transpercée de l'individu qui eut osé me parler sur ce ton, une chaîne reliée à mon bras, entre ses deux yeux. Avant même que les trois autres choses pitoyables réalisent ce qui se passait, je me levais, et m'approchais, lentement et avec grâce, de leur emplacement. Je fis vibrer mes cordes harmonieusement, calmement ~

- Oubliez-vous à qui vous vous adressez, pauvres imbéciles ? ~ JE suis l'héritier de cette famille, et MON fils le sera par la suite. JE décide qui sera ma femme comme JE vous condamne à mort pour votre insolence.

Dieu parla, et le monde fit comme il le désirait. Les cris résonnèrent telle une mélodie à mon esprit lucide, tandis que le sang giclait et repeignait les murs d'une douce couleur rouge. Les portes et fenêtres bloqués pour que l'on ne nous dérange guère, je poursuivis le carnage jusqu'au dernier souffle de ces choses immondes. Jusqu'à ce que la dernière personne en vie me fasse face, que je m'en approche, que je l'attire de mes bras forts, que je l'embrasse violemment et que je mette le feu à la pièce sans plus de minutie. C'est sans me préoccuper de la fumée que j'écartais les pans du vêtement porté par Yomi, que je déboutonnais mon pantalon et glissais mon membre dressé par l'excitation en son antre d'un coup de bassin, la soutenant dans mes bras, son dos collé contre un mur aspergé de sang et de feu.

- Dès maintenant ton sort est lié au mien, celui d'Iragi Oshima. Je ferai de toi une reine, l'être digne de porter mon fils. A présent, cet endroit t'appartient et tu peux diriger tout comme bon te semble. Avec mon consentement, bien entendu ~

Comment expliquer qu'il eut des morts dans cette salle qui cramait à grande vitesse, et que seuls nous deux avions survécu à la tragédie ? Ce ne serait que du cinéma, des mensonges et des rires. J'étais un Dieu parfait, et tout ce que j'orchestrais l'était également ~ Mais pour l'instant, je devais satisfaire mes envies qui se limitaient à prendre la femme devant Moi dans des vas et viens brutaux, à la baiser jusqu'à ce que l'air nous manque dans cette salle étouffante, jusqu'à ce que l'odeur des chairs brûlés nous resserre la gorge dans un ultime râle de plaisir charnel. Rien ni personne, n'entravera plus jamais mon chemin, sous peine de punition suprême. La mort.

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MessageSujet: Re: Préfecture Oshima - Hibari Ishinose   Jeu 31 Juil - 18:55

« Putain ». Voilà sur quoi chacune de mes journées commençait depuis que je faisais partie du clan Oshima. Parce que oui, à la dernière nouvelle, mon cher et tendre Hibari s’avérait être Iragi Oshima. Et qu’est-ce que cela changeait à ma vie ? Tout. Tellement que j’en avais la nausée. Ce fumier m’avait berné, il m’avait menti et encore plus, souillé par ses touchers et ses mensonges.

Depuis la mort des vieux -qu’il a allégrement tué avant de me baiser-, beaucoup de choses se sont produites au sein du clan. La première chose fut de prétendre que nous n’avions rien à voir là dedans, et par des mensonges et des fausses larmes, les causes des décès ont été décrétés comme accidentelles. Chose que je ne changerais guère, avoir déjà une dizaine de femmes plus hideuses les unes que les autres à me materner comme si j’étais la pire handicapée de cette terre me suffisait. Les joies des barreaux et des pièces humides ne me tentaient guère, bande d’enculés.

Après cela, vint la succession au « trône » du connard qui servait de père à mon chéri. Une grande cérémonie, de grandes paroles, des invités et moi recule dans une chambre pendant qu’une centaine de personnes se saoulaient -y compris mon fumier de connard d’enculé d’Hibari ~ Cela va de soi.

Ma vie au sein de ces murs était pitoyable, je vivais pour donner naissance à une mauvaise graine, voilà l’utilité de ma vie aujourd’hui. J’atteignais rapidement mon quatrième mois de grossesse, et comme je pouvais m’attendre, mon corps se changea. Une poitrine énorme pour un ventre -anciennement plat- bombé par un fils. Un garçon… Quelle connerie.

En plus de cela, mes pouvoirs m’ont été retirés à cause de Ranguren. Il était greffé avec ma puissance, grandissant lui aussi en mon sein sous mon pouvoir… Cette bête monstrueuse qui se nourrissait de mes crimes et de l’essence d’autrui. Comment aurais-je pu mettre un enfant au monde, si je me faisais bouffer de l’intérieur, le père du gosse répondit à la question sous un « Il n’a qu’à ne plus exister ». Fils de pute.

De là en vint les contraintes, plus de sorties, plus d’Undai, et des messages interceptés à l’intention de Yume-Sama. Je n’avais plus… aucun contact avec le monde extérieur. Non, j’étais pitoyablement isolée.

Ma souffrance ne s’arrêtait là, et c’est en ce jour que je le compris lorsque deux invités non désirés pointèrent le bout de leur nez chez les Oshima. Ceux-ci se dessinant comme étant mon oncle et Miri. Au premier abord, j’ai piqué du nez en voyant leurs sales tronches, persuadée que si ils étaient au courant, Ayame le serait également.

Ce n’est qu’après les premières minutes que mon corps se relâcha lorsqu’ils certifièrent le non savoir de la momie, sous prétexte que celle-ci était bien plus intéressée par la vie de sa fille, plutôt que de savoir où j’étais. Je fus également étonnamment surprise de savoir que la fille de la folle avait hérité du gène des Eimin -chose dont je ne savais l’existence jusqu’à maintenant. Et que si notre cher Keitaro s’était déplacé, c’était également pour savoir si mon fils, détenait ce dit gène.

Il va de soi que je n’ai rien saisi, et à part les chasser, je ne voulais rien d’autre d’eux. Lorsqu’il apposa sa main sur mon ventre, j’eus des vertiges alors qu’il s’en défit rapidement sous un « Maaah ~ Nous perdurerons encore longtemps à présent ~ » Que cela signifiait-il ? Je n’en savais rien.

Guère pour longtemps lorsque le clochard me raconta l’histoire de MA famille. Et dire que pendant tout ce temps… Je n’avais su que j’étais à ce point un Dieu. L’éternité, une croissance accélérée… Et Miri était également enceinte.

Ma tête à cela ? Surtout lorsque j’appris qu’il n’y avait que quelques jours entre notre procréation ? J’ai ri, avant de partir, laissant à Hibari les joies de cette nouvelle.

Ce n’est que vers minuit que je suis sortie de mes appartements -les coutumes voulant que le père de mon fils vive dans le sien, loin du mien pour mieux baiser ses putes. Quant à cela… Je n’avais certes plus de pouvoirs, mais Shishio -la pièce originale des Eimin- était toujours en ma possession. Des meurtres, des meurtres et je me plaisais dans les viscères de mes pauvre victimes humaines.

En cette nuit ronde, ce n’est guère une personne que je chassais, mais plutôt mon ombre. Voulant sortir du clan, je m’étais avancée jusqu’à une clairière où un point d’eau s’était creusé. Dévêtue, c’est dans l’eau translucide que je me baignais, allégeant mon corps d’un stress causé par les nouvelles du jour.

Les pieds touchant le fond, couverte jusqu’à la poitrine, je restais inerte. Et ce, jusqu’à ce qu’un corps sculpté à la perfection caresse mon dos, que mes bras ses virent remontés en arrière pour toucher la chevelure de celui à qui j’étais liée. Un doux gémissement et je me retournais pour me saisir de ses lèvres, que je laissais glisser ma main jusqu’à son bijou de famille pour mieux enrouler celui-ci entre ma paume dans de lent vas et viens.

Serait-ce possible que ma grossesse augmentait ma libido ? Je n’en savais rien, je n’avais qu’une envie. Qu’il me prenne. Et je ne lui laissais le choix autrement, qu’importe l’importance de l’enfant que je couvais entre mes entrailles. Je me posais contre sa pointe de plaisir, enlaçant l'intimité de celui-ci avant de me mouvoir, lui ordonnant d’en faire de même.

J’aimais, je le détestais, je gémissais, et je m’emmitouflais dans son étreinte que je voulais rassurante.

Ce conard, m’aura eue, jusqu’au bout.


Le lendemain de notre escapade nocturne, c’est au creux de son étreinte que je me réveillais. La tête posée contre son buste, j’ouvrais lentement les yeux, laissant mes pupilles se faire à la clarté du jour. Un fin mouvement de ma part, et je me levais pour rejoindre la salle d’eau où je soulageais ma vessie de la pression qu’exerçait le fœtus dessus.

De retour dans la chambre, j’hésitais un long moment à me recoucher auprès d’Hibari, ne sachant ce qu’il était préférable entre me prélasser aux cotés de ce porc ou aller nourrir cette faim qui tordait mon estomac. Flemmarde de faire plus de deux pas à une heure si matinale, je me recouchais. Attrapant un bras -qu’importe l’avis de cette enflure-, je me lovais contre son être majestueux. Une main caressant du bout des doigts, et ça y est… J’avais encore envie de lui. Serait-ce moi, ou mon intimité se dilatait de elle-même sous mes pensées ?!

Baiser, baiser, manger, baiser, baiser, manger, baiser, baiser, dormir. Voilà, à quoi je pensais. Ah ~ Pauvre con, également ~ Soupirant en tentant de me rendre de la contenance, je fis dos à l’homme, ne voulant être l’animal qu’il était. Tellement… Que je me collais à lui, de fins mouvements de bassin pour lui faire comprendre mes envies. Il était l’homme, à lui… de comprendre ce que je désirais.

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MessageSujet: Re: Préfecture Oshima - Hibari Ishinose   Sam 2 Aoû - 12:56

La lumière projetée par la lune se répondait dans la pièce à travers la fenêtre. Elle éclairait parfaitement le lit sur lequel je me trouvais, allongé, mon corps musclé et svelte baigné dans cette douce lueur. J'étais magnifique ainsi, seulement habillé dans un boxer noir qui moulait ce qu'il y avait à cacher. Mes yeux assombris scintillaient tels des joyaux de saphirs, ancrés sur le plafond haut de ma chambre.

- J'ai entendu parler que le dernier Tsuchimiya en vie s'est fait massacrer ~ Les rumeurs disent que c'est la nièce du représentant qui l'a tuée ~

La voix vanneuse caressa mon ouïe fine, dérangeant par la même occasion le calme dans lequel je me fondais. Un soupir neutre mais tellement magnifique sortit d'entre mes lèvres parfaites sans que je ne bouge d'un millimètre. J'étais un Dieu, je n'accordais mon attention pour de telles futilités. Pourtant, je me devais de surveiller le serpent qui se mouvait lentement dans la pénombre. « Ah. Et alors ? » Fut ma question tandis qu'un tintement de verres résonna sur ma droite. « Je me demandais, si ça n'avait pas quelque chose à voir avec l'incendie d'il y a quatre mois ~ » Imperturbable sous cette accusation dévoilée sans moindre gêne, je fermais les yeux, contrarié. J'ai tout orchestré pour que ce meurtre passe pour un accident, et comme il se devait pour un Dieu de mon envergure, j'ai réussi à faire croire à tous, ma version des faits. Ce n'était guère une pauvre tâche dans son genre qui allait remettre le doute dans les esprits des autres mollusques. Je n'avais pas peur qu'elle le face, d'un autre coté, j'étais invincible et rien ni personne ne pouvait se mettre en travers de mon chemin. Mais l'avenir de mon fils ne serait évident si des problèmes advenaient à ce stade dans la famille Oshima.

- Tu es bien songeur ~ Avec tant de sérieux, tu feras un bon père ~ Même si la mère de ton enfant n'est pas à envier, fufufu ~

Yomi Tsuchimiya. L'être qui se rapprochait de la perfection, dont mon fils grandissait dans son ventre et attendait de voir le jour. Bientôt. Au début, je ne m'attendais pas qu'elle puisse adosser son rôle de mère, son comportement barbare a induit un doute au fond de mon esprit lucide. C'est pourquoi (à part pour échapper à la surveillance de la chauve-souris), je lui ai retiré son bracelet, assurant à mon futur hériter, une sécurité totale. A présent, Yomi était mienne, sa vie, je la tenais aux creux de mes magnifiques mains. Et ce, jusqu'à ce qu'elle donne naissance. La laisserais-je de ma bonté divine à partir par la suite ? Dieu, Moi, n'avait encore pris de décision quant à ça. Mon fils aura besoin d'une mère.

Un éclat de lumière attira mon attention et je baissais le regard sur la créature qui vint se poser auprès de Moi, sur le lit, en position à moitié assise. « Pourtant, quand tu occupais cette place, tu ne te plaignais guère ~ » Amusé, j'enfonçais le clou dans la plaie, une flamme de malice vacillant au fond de mes yeux. Seul un rire ironique traversa les lèvres maquillées de la concernée avant que sa main ne se pose sur mon abdomen sculpté avec grâce. J'étais un Dieu miséricordieux, et dans ma grande gentillesse, je lui permettais d'exercer un toucher sur mon corps de rêve. Si ça pouvait la soulager du fardeau de son échec, je pouvais le faire ~ En dédommagement de notre passé ~

- C'était avant que je connaisse tes penchants à vouloir tout contrôler, mon cher ~

Je ne préservais que ce qui était mien, ce qui valait plus que ce peuple pitoyable qui osait respirer mon air. Les sourcils délicatement arqués, je sentis un souffle étranger au-dessus de mon visage de Dieu, tandis que la femme en ma présence descendit sa main le long de mon corps, griffant ma peau dans son sillage, avant de se détacher de celle-ci. Hautain et fier, je ne cédais à sa provocation, mais elle non plus, n'a guère dit son dernier mot dans cette histoire. L'air était chargé de mesquinerie quand elle posa sa main sur mon entrejambe, puis caressait mon membre viril, prête à se glisser en dessous du boxer pour poursuivre. Contrarié de la liberté qu'elle se donnait, je réagis enfin. Je l'écartais d'un mouvement fluide et puissant du bras. Son corps se heurta contre les coussins, un cri de surprise s'échappa de sa gorge, tandis que je me redressais, furieux. Sans me préoccuper de sa pitoyable personne, je me dirigeais d'un pas impérial vers la porte que j'ouvris en grand.

- Elle t'a changé, Iragi ~

Son rire me suivit jusqu'au bout du couloir. Moi, j'étais Dieu ! Je décidais du comportement que j'adoptais et ce n'était pas une femme qui déciderait de mon caractère. Qu'elle porte mon enfant ou non. En colère contre le serpent resté dans mes appartements, j'arrivais à un autre étage où un servant était posté. Imbécile. « Maître Oshima... Vous ne pouvez pas... » J'ignorais la chose qui essayait de faire barrage entre Moi et la double porte en bois sous mes yeux saphirs. Je n'avais du temps à perdre à suivre des règles débiles quant au partage d'une chambre avec sa promise. Dieu faisait ce qu'il voulait. J'étais LE Dieu, l'unique. Et je le fis comprendre en rentrant dans la chambre de Yomi. Discrètement, je refermais les portes derrière Moi, et m'approchais avec agilité du lit de la femme aux yeux mauves. Elle était là, paisiblement allongée, son ventre bombé sous les couvertures, preuve de l'évolution de mon fils. Je n'avais à être là, j'étais censé être intouchable, et ne montrer aucun sentiment vis-à-vis de cette femme détestable. Pourtant, j'étais là, à la surplomber de ma taille svelte, prêt à me coucher à ses cotés. La tendresse, Dieu ne pouvait se le permettre. Je ne pouvais montrer de la vulnérabilité, pas maintenant que j'avais tant de responsabilités. Alors pourquoi me trouvais-je là au lieu d'être dans ma chambre ? Pourquoi je me suis étendu aux cotés de Yomi, ma main posée sur son ventre ? Pitoyable...

- Seimei... Il s'appellera Seimei.

Pourquoi Seimei ? Je ne savais pas vraiment. Mais ce nom sonnait bien à mes oreilles. Semei Oshima, fils d'Iragi Oshima et de Yomi Tsuchimiya (qui deviendrait Oshima dans peu). Oui, c'était un prénom parfait. « Ça te convient, Yomi ? » Lui poser la question n'était nécessaire, mais je le fis quand même. Son avis ne devait avoir de l'importance à ma grandiose personne, et pourtant, inconsciemment, je l'attendais. Non. Dieu, Moi, ne... Et ma pensée s'arrêta là, happée par une bouche savoureuse que je dévorais avidement en cette nuit claire.

Hrp : J'écris tant que je suis disponible chère admin :) Avoue que le Dieu d'Undai Gakuen t'a manqué :D

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Re: Préfecture Oshima - Hibari Ishinose   Dim 3 Aoû - 17:33

Seimei, celui qui vit. C’est ainsi que ce nom était traduit, je n’avais rien redit quant aux choix d’Hibari, je n’en avais que faire de la chose qui naissait en mon sein. Elle n’était que désagrément, et plus tôt elle m’arrachera les intestins à sa naissance, mieux je me porterai.

J’arrivais aisément à mon sixième mois de grossesse, les maux se calmèrent à ma plus grande surprise. Les nausées s’estompèrent sous les caresses de mon chéri, les coups reçus par le morpion que je tenais en mes entrailles devenaient assez supportables pour que je n’y fasse attention.

Mes jours aussi pitoyables pouvaient-ils être au sein du clan Oshima ne me dérangeaient plus, je m’y étais faite à cette manière de vivre. Enfermée dans une chambre où quelques servantes venaient pour me divertir lorsque le père de mon enfant n’était pas là.

Du sang, des entrailles… J’en avais à disposition. Des meurtres, je n’en commentais qu’assez pour me divertir. Des amusements, j’en avais en regardant la connerie humaine. Des bons soins, je m’en prodiguais en obligeant Hibari à m’assister lorsque son corps me manquait.

Ma vie était réglée comme une horloge, chaque jour était devenu un quotidien… Dont ma lassitude primait sur ma joie de vivre.

En ce jour ensoleillé, c’est la visite du médecin de famille qui bouscula ma monotonie. Délicate et polie que je pouvais l’être, je l’avais laissé m’examiner. Me poser ses questions stupides à l’égard de mes maux, répondre en monosyllabe pour bien lui montrer que sa présence me dérangeait et ce… Jusqu’à ce qu’une complication apparaisse sur le moniteur relié à la caméra qu’il malaxa sur mon ventre arrondit.

- Tsuchimiya-Sama… Vous, ce n’est pas possible, nous ne l’avions vu jusqu’à présent !

Inquiète de ce qu’il pouvait me raconter, je m’étais redressée vivement pour voir le point qu’il me montrait sur l’écran. Un point indissociable pour ma personne, je ne voyais que des tâches alors qu’il me montrait mon fils.

- Ils sont… deux.

Cela… Je ne m’y attendais tellement pas, que j’en ai ri avant d’éclater la tête de mon dit gynécologue de services sur le rebord de la table sur laquelle j’étais couchée. Deux.

Suite à cela… une bonne semaine passa, si pas trois avant que je ne vienne vers Hibari, décidée à annoncer cette nouvelle des moins plaisantes. Bien qu’en vue de son comportement, il avait l’air de prendre à cœur son futur rôle de père.

Habillée d’une simple robe légère, c’est vers ses appartements que je me dirigeais avant de me faire arrêter par son père, debout devant sa porte en train de converser avec les gardes. Un beau sourire et il me laisserait passer ? Nullement, il m’arrêta, pour mieux me repousser sous une excuse que je n’appréciais guère avant qu’il tente de m’amadouer en me disant qu’il serait plaisant de dîner tous ensembles, et qu’il me sera gré de voir IRAGI à cet instant là. Fils de pute.

C’est donc ainsi que je me retrouvais à table avec les parents du père de MES enfants, assise dans une posture convenable pour mon état. Les mains posées sur la table devant un repas ne me tentant guère, je ne faisais que bousculer ma viande du bout de mes baguettes alors que les deux hommes conversèrent sur l’état actuel du groupe Oshima. Une société pharmaceutique ou je ne sais quelle connerie dans le genre, à dire vrai, je n’y ai guère porté attention.

Ce fut sur la mère d’Hibari que je daignais poser mon regard. Une femme assez jolie, mais terriblement soumise. Le visage baissé, elle mangeait calmement. Lentement à dire vrai et cela m’énervait, voir quelqu’un prendre une heure pour mettre un morceau de nourriture dans sa bouche était… juste ridicule.

Lorsqu’on lui adressait la parole, elle gardait sa tête baissée, telle une chienne mal baisée par son maître. C’était peut être à cause de ma grossesse que j’avais les nerfs à fleur de peau, mais rester devant ce spectacle m’horripilait assez pour que je me redresse, lance un simple « Putain de soumise » à son encontre avant de disposer sous le regard incrédule de l’assemblée.

Diplomate ? Pour qui me prenez-vous bandes d’enculés ? Connard.


Aussi étrange que cela puisse l’être, je n’eus de mauvais échos après mon coup de gueule durant le dîner. Bien que je m’attendais déjà à des réprimandes, je n’allais pas courir pour qu’on m’en fasse et quiconque oserait, finirait avec mon poing dans sa face.

Le calme revenu, le temps s’écoula une fois de plus… doucement. Ah… Avais-je prévenu Hibari du fait que je ne détenais pas qu’une seule ordure en mon sein, mais deux ? Tsss. Inutile, il le verra bien tôt ou tard.


Le moment venu… La douleur tapa comme une encloue dans mon ventre. J’étais assise dans un des fauteuils de ma chambre, livre -peu divertissant- en main alors que des servantes se plaisaient à me masser les pieds. Prise de contractions, je m’étais redressée violemment, laissant tomber mon dit bouquin sur la chevelure sombre d’un mollusque alors qu’un cri aigre traversa mes lèvres.

- H… Iragi, Ira…

Tentant de me lever sous la douleur, je fus retenue dans ma chute par les dames se trouvant dans ma chambre, affolée de mon état alors que je perdais les eaux sur les pieds. Niveau sexy, nous aurions pu faire mieux. Mais je n’étais guère axée là-dessus à cet instant, seule la présence d’Hibari était primordiale et devant l’inactivité du monde, je hurlais. Tout simplement, insultant tout ce que j’avais à portée de main alors qu’on m’ordonna de me coucher dans mon lit.

Accoucher chez soi ? Bande de connards, je refusais. Mais les gosses n’avaient l’air de se soucier de MON confort et lorsque le médecin arriva… La douleur s’intensifia. Tellement, terriblement que j’en hurlais avant d’en rire sous un élan de masochisme que je ne me connaissais pas.

L’autre fils de pute n’était pas là, le travail était déjà en œuvre et sous mes rires, je ne distinguais que très vaguement les « respirez, respirez » « poussez ! » Pousse toi-même pauvre con ! Je dus le sortir sous l’effort, et lorsque ma main se vit emprisonner, je compris qu’il était enfin arrivé. Mon regard embrumé s’était tourné vers lui avant que je ne le traite… de tous les noms, également sous son incapacité.

- Pauvre con ! T’ne sais pas prendre plus de temps non ?! Tu crois quoi, que je m’éclate à chier tes gosses peut être ?! Va te faire foutre Hibari ! Va te… HA !

Et ce « Ha » coupa tout. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler.

Et parmi mes cris, un autre retentit alors que mes muscles se relâchèrent. « Ce n’est pas fini Tsuchimiya-Sama ! Il y en a encore un ! » J’en ai rien à foutre putain ! Je meurs là connard ! Mais qu’importe mes envies de meurtre, je n’avais d’autre choix que de pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Pousser, respirer, insulter, hurler. Et ce, jusqu’à ce que la deuxième chose sorte dans un cri strident et qu’on me la dépose sur le corps…

Une… fille.

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Hibari Ishinose

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MessageSujet: Re: Préfecture Oshima - Hibari Ishinose   Mar 5 Aoû - 21:07

Maintenant que j'étais revenu dans le village des Oshima, j'étais un Dieu prisé, désiré partout où il allait. Je n'aimais guère apporter de l'attention à ces mollusques qui polluaient mon air, qui se croyaient dignes de m'adresser la parole, qui faisaient saigner mes oreilles divines avec leurs inepties. Je le répétais souvent, mais j'étais vraiment un Dieu miséricordieux, gentil et conscient de son état suprême, et des responsabilités que je devais assumer au sein de cette famille minable. Cette nation à part qui s'est recluse sur une île et prétendait être digne d'engendrer un être de mon envergure. Eux... Ils ne seront que des pions dans un avenir proche, ils n'existeront que pour servir Moi et mon fils. Dès à présent, ils n'étaient que de tas de vermines qui grouillaient à mes pieds, et attendaient que je leur accorde un regard. J'aurais préféré être ailleurs, déambuler dans les couloirs de l'académie pourrie de la chauve-souris, à montrer à tous qui j'étais. Mais je n'avais vraiment de choix que de rester ici et surveiller l'évolution de mon fils qui grandissait de jour en jour dans le ventre de Yomi. Elle non plus, je ne le voyais guère souvent. J'étais bien trop occupé pour m'enquérir de cette femme. Je m'assurais qu'elle était bien traitée, c'était bien suffisant. Et je la traitais à ma manière quand l'envie me prenait ~

- Fils. Ton Père te demande dans son bureau. Ne le fais pas attendre.

« Oui, Mère » Furent les mots que j'accordais à cette étrangère. Pitoyable. Comment pouvais-je considérer cette chose comme ma mère ? Ridicule. Savoir que j'étais né de ses entrailles me dégoûtait. Elle aussi, elle mourra sur le bûcher que je dresserais pour honorer la mort des minables qui polluaient mon air dans cette famille. Tous pour tout dire. Ils étaient tous des obstacles. Et j'allais justement voir le plus gros d'eux tous. Mon dit Père. Écœurant ~

- Père.

« Prends place Iragi. Nous devons parler de la part que ton fils recevra après sa naissance. Quant à Tsuchimiya-San, elle ne sera mentionnée dans le testament, comme convenu selon son statut. » La part que mon fils aura à sa naissance, disait-il ? Je rirais de sa stupidité si la colère n'avait envahie mes traits fins et magnifiques. Mon fils, Seimei, aura tout le royaume des Oshima à son bon vouloir dès que je destituerais la chose sous mes yeux saphir, de ses fonctions. Il n'était guère question de parler d'une part, ou d'un petit pourcentage de nos biens à lui offrir, tandis que d'autres jouiraient de MES possessions. En ce qui concernait Yomi, j'avais prévu de la faire mienne légalement, ainsi elle deviendra une Oshima et tous les problèmes liés à son appartenance ne seront plus d'actualité. Non, Dieu ne s'attachait pas à une femme ~ Ce n'est pas parce que je l'ai choisie pour qu'elle porte le titre de l'épouse du grand Iragi Oshima, qu'elle pourra prétendre être l'unique chienne qui se plierait sous mon regard impérial ~ C'était une formalité, en prévenance de la venue au monde de Seimei. Il se devait d'avoir une mère, que ce soit sur papier ou en vrai, et si Yomi ne voudra assumer ce rôle, je lui trouverais une autre poussière qu'il appellerait « Mère ».

- M... Maître ! Tsuchimiya-Sama va accoucher !

Ah. Quoi ? Je me levais gracieusement, prêt à attraper la chose qui nous dérangeait par le col, pour demander plus d'explications. Mais des réponses, il n'y en avait à recevoir, de ma lucidité divine, j'ai compris l'essentiel. Mon fils naîtrait d'ici peu. Je n'avais du temps à perdre sur des discussions futiles, mon Fils arrivait ! Je lâchais le minable serviteur et me dirigeais vers les quartiers de Yomi d'un pas impérial. Mais mon avancée ne fut longue quand un bras squelettique osa m'attraper par le bras. Contrarié par cet être qui me dérangeait, je me tournais vers lui et me dégageais de son emprise, tandis qu'il justifia ses gestes sous mon regard saphir, irrésistible, mais tellement en colère sur le moment.

- Iragi ! Tu verras ton fils quand il naîtra. La tradition de cette famille ne veut que le père assiste à cette besogne dégoûtante !

Attendre. Dieu, Moi, se devait d'être le premier être que son Fils verrait ! Je ne me plierais en aucun cas à leur tradition de vieux, j'étais trop important pour céder à de tels préceptes sortis de la tête d'un vieillard sénile. Je n'allais me faire commander par n'importe qui ! Furieux, je me détournais de l'homme sans un mot, et fonçais vers l'étage où résidait Yomi. Pourtant, arrivé devant la porte où des sages femmes sortaient et rentraient au gré de leurs besoins, je ne daignais traverser le seuil. En retrait, je fis les cents pas dans le couloir. Maintenant, je n'avais qu'à attendre. Dieu, Moi, se devait d'être patient, même si sur le moment, j'étais tout sauf calme. Je n'étais déconfit par rapport à la situation actuelle, je ne voulais... Un cri. Ah.

- Yomi !

Saisi par le besoin de voir comment elle allait, je fis irruption dans la pièce, et vis vaguement ce qui se passait à l'intérieur, avant de prendre la main de la femme aux yeux mauves, entre mes mains soignées. « Pauvre con ! T’ne sais pas prendre plus de temps non ?! Tu crois quoi, que je m’éclate à chier tes gosses peut être ?! Va te faire foutre Hibari ! Va te… HA ! » Oser me parler de la sorte était punissable de mort ! Pourtant, je ne le lui signalais guère, perturbé par l'horreur qui se déroulait sous mes yeux brillant d'intelligence. Je ne savais où porter mon attention. Sur Yomi qui souffrait le martyr ? Ou sur le médecin qui s'efforçait à donner des directives pour que l'enfant puisse sortir ? Je ne m'attendais pas à ce que cela se passe ainsi. J'aurais peut-être dû attendre dehors. Non... Dieu fait ce qu'il veut et là... Là... Là, je ne voyais plus rien d'autre que lui. Ce bout d'homme qui hurlait, qui montrait sa présence dans ce monde, qui prouvait qu'il était mon Fils, mon héritier.

- Seimei...

Mon Fils. Dès que je le vis, enroulé dans des couvertures, je me levais. Impatient de prendre l'enfant dans mes bras, je les tendis vers la boule qu'on me tendait. Et là, quand je tenais cet enfant, je sentis toute la fragilité dont il était muni. Lui. Il deviendrait un Dieu à part entière. Heureux. Je n'ai jamais été aussi heureux qu’à cet instant. « Ce n’est pas fini Tsuchimiya-Sama ! Il y en a encore un ! » Silence ! Vous dérangez mon fils. Imbéciles. Le bébé dans mes bras musclés, je voulais sortir de la salle, mais je me fis interrompre dans le mouvement par un autre cri, quine provenait ni de mon fils, ni de Yomi. Que se passait-il ici ? Un deuxième enfant ? Oui. Comment... ? Ah ? Ah. Deux fils ? Je n'ai pas eu vent de ça ! Comment ça pouvait être le cas ?! Je n'arrivais à saisir, tandis que l'autre enfant (qui s'avérait être une fille) fut déposé contre la peau en sueur de sa mère. Un fils et une fille. Dieu, Moi, pour le peu de fois que je sois surpris, je l'étais là. Je ne croyais, ce que je voyais. D'un pas hésitant, je m'approchais de Yomi et pris mon autre enfant dans le silence ambiant de la pièce. Si calme comparé aux cris d'il y a quelques secondes à peine.

- Seimei et... et... Tomoe... Oshima.

Mes enfants. Tels seront leurs noms nobles. Je... Dieu... Ils étaient tellement magnifiques, à mon image. A notre effigie... « Dehors... Vous tous, dehors ! » J'enserrais nos bébés endormis dans mes bras puissants, et... Fier que je puisse l'être, impartial et imperturbable, je ne sus stopper la larme de joie qui dévala ma joue douce. Jamais, je n'ai vu de spectacle plus magnifique. Jamais je n'aurais cru qu'en tant que Dieu, mes yeux saphir se poseraient un jour sur quelque chose d'aussi... beau. Dans un élan de maîtrise de soi, je déposais les enfants dans les bras de Yomi avant de les enlacer tous dans une étreinte, ma tête d'homme séducteur enfuie dans le cou de ma reine.

- Merci... Yomi...

Jamais plus, je ne prononcerai ces mots, de ma bouche parfaitement tracée. Mais en ce jour, rien n'était comme Dieu, Moi, l'eut un jour imaginé.

Fin. Non. Le début de l'élite.

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