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 Premiers pas - Kaori Eimin

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Dead Master

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MessageSujet: Premiers pas - Kaori Eimin   Sam 3 Mai - 18:47

Une nouvelle journée s’annonçait en cette matinée radieuse ~ Un dimanche comme un autre pour le commun des mortels, le rassemblement d’une famille épanouie, confiante dans chacun de ses membres jusqu’à aller, à apprécier ce fameux jour de réunion où nous prenions le déjeuner ensemble ~ Voilà ce que toutes personnes souhaitent, n’est-ce pas ? Mais qu’en était-il de nous ? Undai’ens, vivant dans un monde à part, où la folie et les effluves de sang sont monnaies courantes ? Des effluves ? Certes diminuées, mais Rome ne s’est bâtie en un jour ~

Aujourd’hui n’échappait guère à la règle. Ce fut vers sept heures que Kaori-Chan se réveilla. Ayant emporté le babyphone avec moi pour qu’Akiha-Chan ne soit dérangée par un réveil brutal, je me levais de mon bureau pour aller chercher l’enfant qui réclamait ma présence. Il ne fallut guère le temps d’un claquement de doigt et je me retrouvais devant son berceau ~  Depuis que Ren-Chan avait sa chambre d’étudiant, j’ai pu aménager celle-ci pour accueillir le nourrisson. En temps normal, nous aurions tous cru qu’elle vivrait dans la demeure de Kyoto, mais comment aurais-je pu me passer de sa présence ? Undai n’était plus si dangereux depuis la réforme de Miri et n’avais-je pas mis tout en œuvre pour assurer une protection maximale à ma progéniture ? Si ~

C’est bien pour cela que je me retrouvais avec ma fille dans mes bras, dans l’ancienne chambre de Yume-Chan en train de la bercer dans une embrassade maternelle ~ Faisant quelques pas en tournant dans la chambre pour que ma chérie cesse de pleurer, c’est avec amour que je caressais sa chevelure blonde tout en tentant de rassurer son petit être de douces paroles de mon cru ~ Ma présence l’apaisait, cela se sentait, et me remplissait d’une joie incommensurable ~ Et dire que tous les autres personnes se sentent oppressées en ma compagnie, voilà un enfant hors du commun n’est-ce pas ? ~

- Ma Kaori-Chan ~

Déposant un doux baiser sur son front, ce fut par la garde-robe que nous commencions pour apprêter le bout de chou se trouvant dans mes bras. Choisissant une robe pour sa personne, je n’oubliais en rien de lui prendre une petite chemise ainsi qu’un sous-vêtement ~ Devrais-je lui mettre des bas ou des chaussettes ? Il faisait si chaud après tout aujourd’hui… Rien du tout fera l’affaire à condition qu’elle mette ses petites sandalettes ~

Oui, le choix vestimentaire était des plus importants, croyez-vous que je dresserais ma fille comme un clochard ? Une Eimin doit savoir se montrer présentable ~ D’ailleurs, cela n’était guère difficile mais ce qui l’était par contre, fut l’évolution de Kaori-Chan. Elle ne cessait de grandir, en moins d’une semaine, il n’était rare que je doive refaire sa garde-robe complètement. Que ce soit le plus simple des habits ou encore le plus cher. Oui, je me rappelle de cette magnifique robe qui m’a coûté un os qu’elle n’a pu porter que trois jours, précisément. Levant les yeux en me rappelant cela, c’est, vêtement sur le bras que je nous dirigeais vers la salle de bains à présent ~

Faisant couler l’eau dans le bain afin que je puisse laver ma fille, je déposais au centre de la baignoire le support dans lequel je pourrai l’asseoir pour qu’elle tienne dans l’eau. Déshabillant l’enfant, c’est après quelques secondes et au moins dix coups de pieds à son effectif que Kaori-Chan prit place dans son siège, un peu de mousse l’entourant, des jouets adaptés à la situation à sa portée. Prenant place sur le sol pour être à sa hauteur, c’est main dans l’eau que je regardais l’enfant s’amuser avec tout ce qu’elle trouvait ludique. Oui, bien que cela dépassait mon entendement, je m’étais faite à observer ma fille rire lorsqu’elle coulait ses jouets en plastique d’un air sadique ~ Comment ça un enfant d’à peine onze mois ne savait se montrer psychopathe ? Voulez-vous visionner cette scène que je me suis permise d’immortaliser dans une vidéo ? ~
Huhu ~

- Kaori-Chan doit se laver maintenant ~

Prenant le gel-douche ainsi qu’un gant de toilettes, c’est avec précaution que je passais sur la peau de mon enfant avec douceur. Evitant par la même occasion qu’elle ingurgite la tonne de savon que je mettais sur son corps, c’est à coup de jet de douche que je la rinçais. L’horreur. Ca hurle, ca bouge et ça arrive à vous regarder avec des yeux vous disant clairement « Pourquoi moi ?! Pourquoi t’acharnes-tu autant sur ma personne, maman ! » Elle avait beau ne pas savoir encore parler, son regard en disait long sur sa pensée ~ Cela allait jusqu’à m’en fendre le cœur… Si j’en avais un, huhu ~

Finissant rapidement cela, c’est après une dizaine de minutes de consolation après « mon geste barbare de rinçage » que je pus enfin l’essuyer et l’habiller. Mais là encore, ce ne fut glorieux ~ Combien de fois n’ai-je pas failli la faire tomber en essayant de l’habiller ? Ou encore, lui briser un membre en tordant son bras et non l’habit… C’était du sport que d’avoir un enfant. Après coup, on s’y fait, on trouve les techniques mais avant cela, comment les femmes sans matérialisation faisaient pour vêtir leurs enfants ? Oui, si je ne l’avais pas retenue, depuis longtemps son crâne serait en deux sur mon carrelage ~
Je m’en serais voulue à mort.

Asseyant l’enfant, je fermais les trois boutons de sa robe avant de faire ses cheveux. Passant un coup de brosse dans sa chevelure blonde tout en détournant son attention en lui donnant un objet quelconque à mastiquer -oui, tout ce qu’elle trouve, elle le met en bouche-, j’arrivais à lui faire deux petites couettes ~ Tant que j’y suis, revenons à ce fameux mastiquer. J’avais en réserve une petite anecdote à ce propos ~  Il y a de cela quelques jours, une semaine tout au plus, nous avions décidés de nous promener dans le parc se trouvant non loin de notre maison familiale de Kyoto. Un jour ensoleillé, opportun à un moment de détente en soi ~ Assise dans l’herbe, notre fille gambadant à quatre pattes dans la pelouse, pourchassant et touchant à tout ce qu’elle pouvait, se plaisait ainsi ~ Attendrie devant cette scène, je ne pouvais que sourire de contentement tout en écoutant ce que me disait Akiha-Chan ~ Peut être aurais-je dû l’écouter que d’une oreille, car pendant ce temps, ma perfide de fille trouva la chose la plus extraordinaire pour ses petites mains de bambin. Visqueux et tellement étrange ~ Une limace. Où celle-ci a-t-elle finie sous nos cris horrifiés ? Premièrement dans sa bouche, deuxièmement a moitié mastiquée sur le sol pour que troisièmement, Kaori-Chan subisse un bain de bouche des plus intenses.
J’en frisonne encore de dégout.

- Allons réveiller maman Akiha maintenant, Kaori-Chan ~

Soulevant Kaori-Chan de sa place, c’est avec précaution que je la tins dans mes bras pour mieux sortir de la salle d’eau et ainsi rejoindre la chambre conjugale. Ouvrant la porte avec lenteur, je nous faufilais à l’intérieur de la pièce sombre pour rejoindre le lit où se trouvait sans doute mon épouse ~ Avançant à pas de loup, ce n’est sans compter sur Kaori-Chan pour sortir à ce moment là un bruit signifiant sans doute une plainte quant à la pénombre de la pièce. Non, non, mon cœur, je ne veux guère te recoucher… Juste réveiller la magnifique créature se trouvant dans le lit devant nous. Chose que tu as sans doute déjà fait, petite chose bruyante ~

Soupirant en m’asseyant auprès de ma femme, c’est tout sourire que je déposais mes lèvres sur celles de mon épouse en signe de bonjour et que Kaori-Chan fasse de même en tapant le visage de sa chère Okasan pour la sortir de son état végétatif ~ « Mhhhmboudo ! » Traduisons cela par « Debout maman ! », voilà qui est bien mieux ~

- Akiha-Chan se fait réclamer par sa fille, n’est-il pas de son devoir d’accourir pour savoir ce qu’elle désire ? ~

Une simple moquerie -dite gentiment plus qu’autre chose- que je ne pus retenir de lâcher ~ Adressant un clin d’œil à Akiha-Chan, je m’installais un peu plus confortablement à sa hauteur alors qu’un gargouillement se fit entendre dans la pièce. Maaah, quelles affamées avions-nous là ? ~

- Serait-ce Akiha-Chan ou Kaori-Chan qui a à ce point faim ? ~

Ou moi tout simplement ? Maaah ~ Que des bêtises, mon dernier repas remonte à un peu moins de douze heures voyons ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Mar 6 Mai - 21:31

Tant d'accomplissement en si peu de temps ~ C'était ainsi que je voyais l'évolution présente de la vie que je menais à présent aux cotés de ma femme, et de mes enfants. Après ladite réforme pour laquelle je dus batailler de mes paroles convaincantes afin de garantir un avenir radieux pour ma plus jeune fille, il ne me restait plus qu'à croire aux compétences de Miri. Cela dit, j'eus le plaisir de la croiser dans un couloir récemment, afin de lui imposer une prise en charge efficace quant au règlement de Undai, question que ma parole devant Ayame, ne soit jugée inutile par cette dernière. Que sa femme appuie l'avis d'une personne qu'elle détestait par-dessus tout, était une chose. Mais qu'elle le face au point de s'opposer à Yume et le reste du groupe des cinq -Maria en soi-, était tellement audacieux, que Miri n'avait droit à l'erreur ~ Je ne désirais guère passer pour une belle parleuse, de peur de perdre toute crédibilité aux yeux de mon charmante épouse ~ Femme qui -au final- ne s'en préoccupait pas tant que cela, ayant mieux à faire ~ « Que Miri se fourvoie, je rirai de sa déchéance ~ Heh. » Mais moi pas. Mon ombre trouvait que la réforme était inutile et manquait de liberté, étant donné que pour elle, tuer était comme respirer. Concept auquel je n'apportais guère plus d'attention, préférant concentrer toute mon attention sur un présent bien plus adorable à regarder ~

Kaori ~ Mon bébé qui grandissait à vue d’œil -atteignant l'âge approximatif de onze mois en moins de trois semaines-, ma petite chérie tellement adorable que je ne pouvais que sourire en croisant ses magnifiques billes verdâtres ~ Seulement observer son évolution grandiose était si extraordinaire que j'arrivais à passer des heures à la fixer, absorbée dans ce fait, tel un scientifique fou surveillant sa fiole. Cela dit, la comparaison n'avait lieu d'être, nous ne parlions guère ici d'une expérience quelconque, mais de l'aboutissement de la vie ~ Donner une fille à Ayame Eimin, était la meilleure action que je pus effectuer jusqu'à là afin de la remercier de sa générosité quant à tout ce qu'elle me céda ~ Définitivement, cela se voyait au premier regard ~ Il suffisait juste de poser ses yeux sur ma femme et ma fille, pour se rendre compte que le lien qui les unissait, était spécial. Évidemment, cela se voyait davantage du coté d'Ayame, prête à se lever à pas d'heure afin de consoler sa fille en pleurs dans son berceau. Au point que je m'étonne parfois qu'elle se lève sans rechigner, en plein milieu de la nuit, tandis que de mon coté, seule l'envie de faire taire le babyphone me tiraillait. Et cela allait jusqu'à m'émerveiller. Après tout, qui aurait pu imaginer la grande Dead Master-Sama, s'occuper avec tant d'assiduité d'un bambin ? ~ Cela me rendait toute chose ~

Mais pas suffisamment pour que je ne ressente l'ennui s'emparer de mon être, agrémenté par la volonté sombre de mon ombre. Finalement, rester à la maison, n'était guère de mon ressort, tandis que le temps défilait dangereusement sous mes yeux clairs. Undai me manquait, avec mes chatons venus du monde entier pour écouter ma voix suave leur inculquer le savoir, interagir avec d'autres professeurs sur des sujets posés pour changer de ceux que j'abordais avec les autres mères du parc, plonger pendant des nuits sur une expérience particulièrement complexe pour mieux me féliciter après un long labeur quand elle serait réussie. Tout cela était tellement différent de ma vie actuelle -devenue horriblement calme hormis les pleurs de mon enfant- qu'un jour -précisément quand j'arrêtais d’allaiter Kaori et qu'elle pouvait donc être laissées aux soins d'autrui- je quémandais à ma femme de pouvoir revenir à Undai. Cela -bien sûr- entre deux baisers passionnés ~ Il va de soi que je reçus son approbation, même si celle-ci ne fut exactement ce que je désirais. Pourquoi donc ? ~ Car je pus à nouveau parcourir les couloirs de l'Académie -de temps en temps- sans pour autant reprendre mon rôle d'infirmière en chef et enseignante à plein temps. Et ceci, parce que Kaori avait encore besoin de ma présence, en vue du fait que notre chère directrice ne voulait la laisser aux mains expertes d'autrui, prétendant qu'elle était trop jeune pour cela. Selon ma personne, Ayame tenait tellement à sa fille, qu'elle avait peur de l'abandonner pour l'instant. Du moins, pas avant que Faith puisse relater sa journée autrement que dans un babillage incompréhensible ~

C'est pour cela qu'après un dernier « bonne nuit » adressé à l'ensemble de mes enfants, et après avoir mis Kaori au lit, et surtout, quand mes gémissements se turent dans la pénombre, je m'endormis aux cotés de ma femme et de son regard perçant, dans un lit, trop longtemps délaissé au profit de celui dans notre demeure à Kyoto. Où dormais-je plus paisiblement ? Dans les appartements à Undai ou la maison au centre de la ville ? ~ Cela restait à déterminer, le jour où notre fille arrêtera de hurler la nuit ~ Chose qui ne risquerait de tarder, en vue de sa manière si subtile de s'adapter à l'existence menée par ses mères ~

Mais passons cela et revenons au présent ~ Couchée dans le lit conjugal, je tâtais la place froide à coté de ma personne sans pour autant ouvrir les yeux, fatiguée de la nuit tumultueuse qu'une certaine femme m'a fait subir avant qu'elle ne se fasse ramener à l'ordre par une certaine petite blonde ~ Soupirant délicatement en me rendant compte qu'Ayame ne se trouvait guère dans le lit, il ne m'a guère fallu plus de quelques secondes, avant que je me rendorme, et ce jusqu'à ce qu'un son vint me tirer du sommeil, une fois de plus. L'ouïe d'un être pourvu de matérialisation, avait également ses défauts, dirais-je. N'ouvrant guère les yeux en entendant Kaori, je constatais qu'elle ne pleurait guère, et donc qu'elle pouvait attendre avant que je ne vienne la bercer de mon amour ~ Ou alors, Ayame le ferait sans nul doute, si elle se trouvait encore dans les appartements. Sauf que j'eus mal calculé le coup, quand je m'aperçus que ce n'était guère la voix par babyphone que j'entendis, mais bel et bien une se trouvant déjà dans la chambre. Ne bougeant guère pour autant quand je sentis Ayame s'asseoir avec notre fille, sur le bord du lit, un fin sourire vint se glisser sur mes lèvres après que les lèvres de ma femme vinrent éveiller mes sens dans un doux baiser. Plaisir qui se finit par une légère douleur insignifiante mais dérangeante sous un « Mhhhmboudo ! » accompagné par les petites mains d'un certain bébé fort puissant et agité pour son bas-âge ~ Et ce n'était guère compter sur mon épouse pour s'abstenir d'encourager notre bébé à réveiller sans retenue sa mère endormie ~

- Akiha-Chan se fait réclamer par sa fille, n’est-il pas de son devoir d’accourir pour savoir ce qu’elle désire ? ~ 

Cela va de soi, mon amour ~ Autant que de glisser mes doigts en vous, pour vous procurer mille et un frisons de plaisir ~ Rien qu'à y penser, j'en mouillais -littéralement ~ Affichant un sourire plus prononcé à présent, j'ouvris les yeux, coulant un regard plein de sens sur le corps de ma femme, à portée de main ~ « Ouais, assez pour que tu la prennes sans pudeur ~ » Ce serait le cas, s'il n'y avait guère ma fille, prête à abattre ses petits poings sur mon visage pour me signaler sa présence ~ Quoi que, le grognement prononcé qui résonna dans la pièce, fit l'affaire également ~ « Serait-ce Akiha-Chan ou Kaori-Chan qui a à ce point faim ? ~ » S'il s'agissait de mon estomac, j'en rougirais de honte ~ Etat d'esprit dont Faith ne s'encombrait guère pour le moment ~ Riant légèrement à cela, je me redressais en position assise dans le lit, prenant mon bébé dans mes bras, la soulevant afin qu'elle s’assoie sur mes genoux et que je puisse pleinement contempler sa bouille d'enfant.

- Bonjour Kaori ~ Mais ce que tu es jolie aujourd'hui ~ Maman Ayame s'est bien occupée de toi, à ce que je vois ~

Déposant un doux baiser de bonjour sur les lèvres de ma fille, je chatouillais son nez du bout du mien, un sourire attendrit peint sur les traits. Empêchant tout de même que ses mains ne viennent se crocheter à mes cheveux sous ses expressions d'enfant heureux, je la déposais à coté d'Ayame afin de me redresser davantage, embrasser ma femme en n'omettant guère de mordiller sa lèvre inférieure, avant de me saisir d'une nuisette vaporeuse que j'enfilais pour prendre -à nouveau- Kaori dans mes bras, et de me lever, aguicheuse à souhait ~ Qui disait qu'une femme ayant un enfant était moins attirante qu'une créature libre, prête à se faire désirer par autrui sans obligations envers sa famille ? ~ Cela ne me concernait guère, tout autant que cela ne s'appliquait pas à Ayame, également mère -je précise ~

- Alala... Je vous laisse déjà descendre avec notre fille ~ Je vous rejoins dans peu ~

Rendant Kaori à sa mère, je leur fis un clin d’œil avant de sortir de la chambre, me dirigeant directement vers la salle de bains, des vêtements -préparés la veille- sous le bras. « Tu trouves pas que ce môme à l'air d'avoir pris un mois depuis hier ? » Vraiment ? ~ Je la trouvais juste magnifique, personnellement ~ Aussi radieuse que sa mère ~ Alala... si je continue ainsi, me laver ne me servira à rien ~ Prenant donc une douche rapide -afin de ne faire guère attendre mes chéries ~-, je me séchais et m'habillais dans une tenue décontractée -une chemise bleutée dévoilant un décolleté plongeant, derrière laquelle se cachait un nouveau ensemble de sous-vêtements transparents, agrémenté par une jupe dite volante et des talons, bien évidemment ~ Les cheveux rassemblés dans un chignon -stratagème contre les tirages douloureux d'un enfant particulièrement amusé dans ces jeux-, je sortis de la salle de bains, tout sourire ~ Me dirigeant directement vers l'étage d'en-dessous, je passais à travers la barrière -que j'ai pris soin de refermer derrière ma personne- étant donné que Kaori se déplaçait partout dans la maison, que ce soit à quatre pattes ou en se tenant aux meubles, il était judicieux de prévenir des accidents inutiles, sous sa subtilité à disparaître de notre vue dès que nous tournions le regard pendant une fraction de seconde de son petit corps agité ~ Trouvant ma femme en bas, c'est d'un pas de fauve que je vins l'enlacer par derrière, soufflant quelques paroles suaves et chargées de sens, au creux de son oreille ~

- Quelle mère exemplaire faites-vous là, mon amour ~ Je vais devoir vous remercier à ma manière ~

Déposant un doux baiser dans son cou, je ne me permis guère de passer ma main sous ses vêtements étant donné que nos servantes étaient présentes. Évidemment, si Kaori dormait -ne se trouvait dans la pièce-, je ne m'aurais guère gênée ~

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Mar 6 Mai - 22:34

Il n’y avait qu’à regarder la moue innocente de ma fille pour comprendre que ce long bruitage venait de son petit corps et non celui de ma chère épouse affichant un sourire ravageur ~ Qu’avait-elle encore en tête ? Tellement de choses que je ne serai étonnée qu’elle mouillait déjà alors que cela ne faisait que quelques minutes, que son corps venait de s’éveiller ~ Quelle femme, toujours prête pour cela n’est-ce pas ? Qu’importe le moment, les obligations, le lieu ~ Une femme unique avide de sexe que je ne changerai pour rien au monde. Chose que je ne lui dirais guère, il était toujours amusant de la voir stressée ~ Croyez-vous vraiment que je ne connais pas les états d’âmes de mon épouse ? Je ne lisais guère dans son esprit, mais ses regards disparates m’aiguillaient bien assez pour savoir qu’il lui arrivait de se demander si je n’allais pas la jeter d’ici peu, que je ne me trouverai pas une nouvelle épouse, plus jeune, plus belle, mieux ~ Mais comment pouvais-je troquer un être parfait contre un autre alors que je détenais déjà la plus belle des créatures ? ~

« Bonjour Kaori ~ Mais ce que tu es jolie aujourd'hui ~ Maman Ayame s'est bien occupée de toi, à ce que je vois ~ » Me sortant de mes songes sous un baiser délicat, c’est sourire aux lèvres que je laissais ma femme prendre notre fille. Me posant aux côtés de mes trésors, c’est avec un sourire heureux que je me délectais de cette scène ~ La pudeur n’était guère de mise dans cette famille, Kaori-Chan l’avait déjà bien remarqué en vue de ses yeux baladeurs s’attardant souvent sur la poitrine de sa mère ~ Voulait-elle continuer à s’allaiter de cette manière ? Maaah ~ J’étais la seule à pouvoir sucer du vent. Me redressant légèrement sous les gazouillis de Kaori-Chan, je déposais ma main sur sa chevelure blonde. Aussi courte soit-elle, il n’était guère difficile de voir qu’elle était la fille d’Akiha-Chan ~

- Alala... Je vous laisse déjà descendre avec notre fille ~ Je vous rejoins dans peu ~

Me levant du lit conjugal en même temps qu’Akiha-Chan, je ne me privais guère de détailler son corps d’un regard pervers ~ Alléchante à souhait, n’avait-elle pas fait exprès en se vêtant aussi peu ? ~ N’était-ce pas fou, un corps à moitié dévoilé était d’autant plus excitant qu’un corps complètement nu selon moi. Ma logique était simple sur le sujet, lorsque la personne se promène nue, cela signifie qu’elle est ouverte à des attouchements, qu’elle ne se gênera pas de se faire prendre aussi impunément par des mains perverses. Mais une personne qui se cache, ne serait-ce qu’un peu, attise la convoitise, l’exploration, l’envie de retirer ce tissu qui couvre son corps pour que nous puissions mieux nous en saisir ~ L’invitation est différente, là, nous ne pouvions tout simplement la plaquer contre un mur, non… Nous nous devions d’être plus subtile ~

Ne m’arrêtant guère de suivre le mouvement des hanches de mon épouse, ce n’est qu’après avoir croisé son regard une dernière fois, que je me détournais de sa personne partant se rafraîchir ~ Soupirant en déposant mes billes perçantes sur ma fille, je ne pus me retenir de lui dire d’un ton suave « Ta maman est bien trop sexy pour que je tienne en place mon cœur ~ » Le visage interrogateur de mon interlocutrice me suffise bien assez pour qu’un gloussement prononcé ne traverse mes lèvres et que je me décide à rejoindre le rez-de-chaussée ~

Trouvant mes servantes dans la cuisine, c’est tout sourire et sensualité que je passais ma main libre dans celle de Shizuma-Chan pour la saluer ~ « Dame Ayame ~ » Maaah, je ne me lasserai jamais de cette appellation ~ Huhu ~ Déposant Kaori-Chan dans sa chaise haute, c’est après lui avoir servi son déjeuner -spécialement constitué d’aliments mous et frais -des fruits en soi-, que je m’attelais à faire celui d’Akiha-Chan ~ Les servantes pouvaient le faire n’est-ce pas ? Certes mais mettre la main à la pâte ne me dérangeait nullement, au contraire, cuisiner a toujours été un plaisir pour ma personne ~ Du moins jusqu’à ce qu’un bruit significatif ne vienne me détourner de mes aliments et que je voie le bol de ma fille au sol. Sa nourriture étendue dans la cuisine, cela va de soi. Soupirant en prenant Kaori-Chan dans mes bras, c’est le doigt levé que je la grondais sur ces gestes trop brusques. Qu’importe son âge, il ne lui était guère permis de renverser tout ce qu’elle trouvait. Traits sévères sur le visage, je déposais l’enfant sur le plan de travail devant moi alors que ses pleurs retentirent en échos dans la pièce. Qu’elle pleure ~ Cela ne me fendait nullement le cœur, une mère devait se montrer ferme avec sa fille ~ Oui, et je l’étais tellement que je finis par la bercer pour mieux lui donner quelque chose à mastiquer avant de la remettre dans sa chaise aux bons soins de mes servantes ~ Comment pouvais-je me montrer monstrueuse, avec un tel cadeau des Dieux ?
Je ne le sus ~

- Quelle mère exemplaire faites-vous là, mon amour ~ Je vais devoir vous remercier à ma manière ~

Frissonnant aux baisers de mon épouse, je m’arrêtais dans mes découpes pour mieux me blottir contre sa poitrine et laisser mon corps se réchauffer à ses paroles attrayantes ~ Me remercier ? Qu’elle le fasse donc, je n’attendais que cela ~ Me mordillant la lèvre inférieure, je la retenais contre moi pour venir capturer ses lèvres avec cet ingrédient secret qu’on appelle « amour » ~ Accentuant notre baiser en venant quémander l’entrée de ses lèvres, je fondis au contact de sa langue contre la mienne, mon corps en ébullition, j’en oubliais presque où nous nous trouvions ~ Presque. Malheureusement.

Riant après ce doux échange,  je me détournais de ma femme pour finir ce que je faisais. Deux minutes tout au plus et je dressais devant sa personne un déjeuner aussi équilibré qu’elle pouvait l'aimer ~ Son café serré pour bien réveiller son corps, une salade de fruits fraîchement taillée par ma personne ainsi que sa dose de féculents pour la tenir robuste pour nos prochains ébats ~ Prenant place devant sa personne, je laissais les servantes déposer devant ma personne mon déjeuner -typiquement japonais- contrairement à celui de ma femme. Croisant les jambes, je rivais mon regard sur ma fille, semblant apprécier son déjeuner autant que ce qui m’attendait ~ Un vrai porcelet, ne pouvait-on pas lui bidouiller quelque chose pour qu’elle soit propre ? Après tout, elle grandissait déjà trop vite, d’ici quelques jours, mois, nous la verrons nous courir après, hache à la main ~

- Je perds la notion du temps à ses côtés, quel jour sommes-nous ? ~ As-tu cours aujourd’hui, Akiha-Chan ? ~

Caressant discrètement la jambe de ma scientifique, regard envoûtant rivé sur sa personne, sourire mystérieux dressé sur les lèvres, je commençais à déjeuner ~ Guère mauvais, bien qu’un peu plus de piment ne pouvait que me plaire… Où était-ce plutôt la femme me faisant face qui réveillait chez moi, des envies de sensations fortes ? ~ Huhu ~

- Ma….Mhmm !  

Oui ? ~ Dieu, cet enfant était impossible. Dieu soit loué que je l’aimais assez pour ne pas vouloir la tuer. Et pourquoi cela ? Regardez donc où son bol vient d’atterrir une fois de plus ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Sam 10 Mai - 0:03

Finalement, que mes principes soient fortement ancrés en ma personne vis-à-vis de nos échanges sexuels, je ne pouvais que céder aux baisers tendres de mon épouse. M'enivrant de son toucher, seule l'envie d'aller plus loin régissait mon corps au point que j'en oublie notre fille, assise dans sa chaise haute à fixer ses mères comme pour nous dire, que nous n'avions guère intérêt à faire certaines choses devant ses petits yeux d'un vert profond ~ Alala... Après, était-ce peut-être mon imagination ~ Un enfant de cet âge-là -malgré ses capacités à traiter les informations- ne saurait en aucun cas déterminer qu'était la séduction ~ Du moins, j'essayais de m'en persuader sous la langue de ma femme, me faisant littéralement fondre ~ Rien que me rappeler de cette douce saveur, me faisait mouiller ~ Heureusement -ou malheureusement pour mon corps frissonnant- Ayame avait bien plus de sens moral que nous pourrions le croire ~ Et c'est dans un doux rire de sa part que je le constatais amèrement.

Soupirant pour détendre mes muscles chauffés par l'extase de l'instant, je me détournais de cette femme diabolique quand elle retourna à sa tache -à savoir préparer le déjeuner. M'approchant de Kaori -étrangement sage- je déposais un doux baiser sur son front avant de prendre place à ses cotés, attendant patiemment que mon épouse se mette également à table ~ N'était-ce guère charmant, ainsi prendre le petit déjeuner en famille ? ~ Si, tellement qu'appeler les jumeaux et Ren pour qu'ils viennent manger avec nous, me démangeait ~ Mais connaissant mes enfants, Kiseki était sans nul doute occupé à dormir, tandis que Hikari, devait passer du temps avec Mei -dans tous les sens du terme ~-, quant à Ren, elle préférait gambader à Undai plutôt que s'installer à une table plus de cinq minutes ~ En somme, je me retrouvais seule avec Ayame et Kaori -mis à part les servantes- pour profiter de ce repas, spécialement préparé par la directrice de Undai ~ Alala... J'aillais jouir sous chaque bouchée que je ferais, si mes pensées perverses continuent à défiler dans ma tête de la sorte ~ « Mange. Plus vite nous finissions, plus vite nous pourrons partir, en laissant ce gosse avec Dead Master. » Quelle impatiente ~ Mon ombre avait une manière particulière de diviser les responsabilités liées à notre bébé, prétendant que si nous quittions la maison en premier prétextant une urgence, nous serions débarrassés des taches ingrates concernant Kaori pour toute la journée. Définitivement, cela me déplaisait assez pour que je fasse tout le contraire de ses désirs, mangeant à mon aise, si pas trop lentement ~ Et ce n'était guère Ayame qui me ferait accélérer la cadence ~

- Je perds la notion du temps à ses côtés, quel jour sommes-nous ? ~ As-tu cours aujourd’hui, Akiha-Chan ? ~ 

Rendant un sourire digne de celui de ma femme, à cette dernière, je me rapprochais imperceptiblement de la table afin de sentir sa caresse davantage sur ma jambe. Baissant le regard sur mon assiette, je me plus à goûter aux délices présents sous mes yeux clairs ~ N'avais-je guère dit qu'Ayame cuisinait merveilleusement bien ? ~ J'étais sans nulle doute une des rares personnes à avoir goûté à sa nourriture, préparée avec tant d'amour, n'est-ce pas ? ~ J'en gémirais de plaisir ~ « T'aurais qu'à te soulager avec un de tes étudiants, si tu n'arrives à te contenir, Akiha. » Alala... Quelle mauvaise langue ~ Certes, elle avait raison en me sommant de me dépêcher, étant donné que les cours ont commencés, et que je serais ravie de reprendre la main en tant qu'enseignante ~ Mais de là à m'empêcher de passer du bon temps avec mon épouse, quelle plaie ~ Voulant répondre à ma chère femme que je n'avais cours qu'en après-midi, je me fis interrompre par un bruit sourd, résonnant dans toute la cuisine.

- Ma….Mhmm !

Surprise de tout ce vacarme, je pâlis en posant mon regard clair sur Kaori, montrant sa présence d'une manière controversée par la maniaquerie de mon épouse ~ Oui, la fille d'Ayame avait une préférence certaine -du haut de ses onze mois- à jeter sa nourriture au sol, surtout quand elle était liquide et dans un bol ~ Tendance à laquelle j'essayais de remédier, en vain ~ Et c'est en voyant Faith patauger dans ce qui lui restait de nourriture, que je me levais, contrariée, les sourcils froncés de mécontentement. Prenant Kaori dans mes bras avant même que les servantes ne s'activent, je la sermonnais sévèrement tout en lui montrant les dégâts qu'elle eut causés.

- Combien de fois maman devra te répéter qu'il est impoli de jeter sa nourriture au sol ? Ce n’est pas bien, Kaori.

Et sur ce, je nettoyais ses mains salies avec un essuie, avant de l’amener dans le salon, et plus précisément dans son parc où je la déposais sans modération, ajoutant toujours sur un ton ferme « Tu resteras ici, jusqu'à ce que tu comprennes que ce n'est pas bien, Kaori. » Tournant les talons vers la cuisine sous les pleurs de ma fille, j'essayais de rester sur mes positions, et ne guère retourner la chercher afin de la consoler. Après tout, si je lui disais que ses actions sont punissables et après que je venais lui dire que ce n'était pas grave, son éducation ne serait guère logique ni aboutie ~ Me rasseyant à table, étonnée de la rapidité des jumelles pour rendre les lieux propres, je rivais mon regard sur Ayame, essayant du mieux possible de faire abstraction des vociférations de notre enfant.

- Alala... votre fille à un fort caractère ~ Pour vous répondre, nous sommes jeudi, et je donne cours cet après-midi ~ Aviez-vous prévu de vous occuper de Kaori toute la journée ? ~

Me levant de ma place, je contournais la table à pas de fauve afin de venir auprès de ma femme, sourire ravageur aux lèvres ~ Relevant son menton d'une main frivole, je quémandais l'entrée de ses lèvres, tout en glissant mon autre main sur sa cuisse, me penchant de manière à dévoiler mon décolleté aux yeux perçants de la femme me faisant face ~ J'aurais bien voulu poursuivre ce jeu frénétique, mais il va de soi que mon bébé -délaissé à ses occupations dans la pièce voisine- n''était guère du même avis, faisant des ravages dans son parc afin d'attirer notre attention ~ Alala, telle mère, telle fille ~

- A croire que notre fille n'apprécie guère rester seule ~ Allons donc dans le salon avant qu'il ne devienne un vrai chantier ~

Gratifiant ma femme d'un clin d’œil accompagné d'un dernier baiser plein de sens, je me redressais, caressant sa main dans un geste lent, au passage. Arrivée dans le salon, je me saisis du petit bout de chou avant de lui sourire délicatement. « Nous allons jouer à quelque chose, mon rayon de soleil ~ » Sourire énigmatique aux lèvres, je chatouillais ma fille jusqu'à ce qu'elle arrête de faire sa moue boudeuse, et me regarde de manière intriguée. Ayant ce que je désirais, je fis volte-face, demandant à Ayame de rester de l'autre coté de la vaste pièce, tout en posant Kaori au sol. La tenant par les mains pour qu'elle reste debout, je l'encourageais à avancer vers sa mère. Premièrement avec mon aide, puis, quand elle prit l'équilibre, je la lâchais, pour qu'elle marche de ses propres moyens ~

- Pourquoi ne pas apprendre à votre fille à marcher ? ~ Voyez comment elle s'en sort bien ~

Ma fille ~ Un vrai petit prodige ~

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Dim 11 Mai - 9:51

Cette enfant était un monstre. Il n’y avait qu’à regarder sa manière si subtile de lever le regard avant de renverser son bol, elle le faisait exprès, je n’avais aucun doute là-dessus. Mais pourquoi donc ? Telle était la question ~ Il n’était guère difficile de comprendre que cela était parce que nous ne nous intéressions guère à elle, préférant converser entre nous plutôt que regarder sa personne manger. Et quoi de plus normal que de se salir complètement après avoir causé des dégâts immondes pour la maniaque que je suis ?
Dieu.

- Combien de fois maman devra te répéter qu'il est impoli de jeter sa nourriture au sol ? Ce n’est pas bien, Kaori.

Contrairement à ma personne, Akiha-Chan était bien plus sévère. Ne perdant guère de temps pour prendre l’enfant et le gronder, les premiers cris ne tardèrent pas également. Soupirant alors que ma fille quitta mon champ de vision, je me tournais vers les servantes pour leur ordonner de ranger ce bazar. Chose qu’elles firent en un temps record, alors qu’une alla chercher le sceau, l’autre cherchait déjà un torchon propre pour essuyer le sol. Quelle efficacité, pourquoi ma fille n’était-elle comme elles ?!

Respirons Ayame, nous pouvons le faire. Se détendre, prendre une grande inspiration et tout relâcher lorsque mon épouse revint alors que ma chérie hurlait -littéralement- dans le salon. « Alala... votre fille à un fort caractère ~ Pour vous répondre, nous sommes jeudi, et je donne cours cet après-midi ~ Aviez-vous prévu de vous occuper de Kaori toute la journée ? ~ » Un caractère bien trempé, comme on le dit si bien, bien que je serai plus enclin à dire que ce trait vient de ma femme, et non de ma personne ~ Je ne suis guère aussi sale voyons ~ Arquant un sourire amusé alors qu’Akiha-Chan m’aiguillait sur le jour que nous étions, c’est jambes croisées que je m’arrêtais sur ses faits. Ses paroles aussi, mais qu’importe, j’avais bien mieux à présent ~

Et cela se résuma en de doux baisers suivis d’attouchements ~ Akiha-Chan serait-elle en manque pour ainsi m’inciter à caresser sa poitrine ? Après tout, comment pouvais-je refuser devant un tel décolleté ~ Calant mes lèvres contre sa peau douce, je déposais celles-ci en un millier de baisers avant de me raviser lorsque la blonde arrêta tout mouvement provocateur.
Pourquoi donc ? Ecoutez, et vous comprendrez.

- A croire que notre fille n'apprécie guère rester seule ~ Allons donc dans le salon avant qu'il ne devienne un vrai chantier ~

J’ose à peine imaginer. Soupirant pour la énième fois de la matinée, je me levais à sa suite pour mieux constater de moi-même. Kaori-Chan, mais que fais-tu donc ?! Imaginez mon état lorsque je vis ma fille, mains serrées sur les barreaux de son parc en train de se taper la tête la première contre le bois. Entrouvrant les lèvres sous l’étonnement de ses agissements, je n’eus le temps de l’arrêter qu’Akiha-Chan l’avait déjà prise dans ses bras pour la consoler… Dieu. Etait-ce courant chez sa personne de se blesser ainsi ? Je n’osais le penser. Déglutissant difficilement en voulant me rapprocher des deux trésors de ma vie, je m’arrêtais lorsqu’Akiha-Chan me demanda de rester à ma place. « Nous allons jouer à quelque chose, mon rayon de soleil ~ » Un jeu ? Lequel ? Fronçant les sourcils imperceptiblement, je regardais les agissements de ma femme d’un œil interrogateur… Pourquoi essayait-elle de…

- Pourquoi ne pas apprendre à votre fille à marcher ? ~ Voyez comment elle s'en sort bien ~

Tellement bien que je crus mourir lorsque ses petites jambes semblaient rompre. M’accroupissant en tendant les bras, je voulus limite la pousser pour qu’elle arrive chez ma personne afin que cette scène de suicide cesse. Kaori-Chan savait déjà marcher, très bien même ! En se tenant aux meubles… à quatre pattes également… Elle était bien trop jeune pour marcher toute seule et à deux pattes voyons ! Sentant des sueurs froides couler le long de mon dos -aussi rare que cela puisse arriver-, c’est dans un ultime pas de sa part qu’elle arriva enfin à portée de main. Dieu, quel génie ! Regardez-là, marcher si jeune ! Ma fille, après tout ~ Riant en félicitant Kaori-Chan de sa prouesse, je me prêtais au jeu, jusqu’à la déposer moi-même et la faire s’avancer vers Akiha-Chan ~

Du moins… jusqu’à ce qu’elle tombe. Dois-je dire que j’ai vu sa chute au ralenti ? Son Pampers amortit sa chute ? Je vais vous tuer. Ne bronchant pas de peur que ma fille ne se mette à pleurer, je dus garder un self-control hors pair lorsque ses petites billes vertes me fixèrent… Non mon cœur, ne t’inquiètes pas, ne pleure surtout pas et… Et elle ne pleura pas. Aussi étrange que cela puisse l’être d’ailleurs… Soupirant alors que Kaori-Chan continua son chemin à quatre pattes, je me relevais pour avancer vers celle-ci et la prendre dans mes bras en plein mouvement.

Bien, nous avons assez joué.

Gardant l’enfant dans mes bras, je me dirigeais vers l’un des meubles du salon pour aller chercher une petite boite en velours se trouvant sur l’un des supports. Ramenant le tout jusqu’au divan, Kaori-Chan assise sur mes genoux, je tendis l’objet à sa mère tout en justifiant mon geste par des paroles ~ Dites suavement, cela va de soi ~

- Il serait temps de les lui mettre mon amour ~

De quoi parlais-je ? Des boucles de matérialisation, bien évidemment. Nous vivions tous les trois-quarts du temps à Undai, je ne me pardonnerais pas si il lui arrivait malheur. Grâce à cela, je pourrais savoir où elle se trouve à tout moment, et la protéger si il lui arrivait malheur. Déposant ma main sur le ventre de ma fille, je vérifiais par la même occasion les couches protectrices se trouvant autour de ses organes. Elle n’en avait guère besoin, maintenant qu’elle était parfaitement formée pour « son âge », je pouvais lui ôter cela ~ Chose que je fis dans un simple mouvement circulaire de la main, le temps d’une seconde ~

- Nous pourrions continuer ce petit jeu après, Akiha-Chan ~ La perceuse se trouve sur le meuble blanc, prends-la veux-tu ? ~

Adressant un sourire charmeur à mon épouse, je me détournais de sa personne pour expliquer à Kaori-Chan ce que nous allions faire à présent ~ Combien doit-on parier que d’ici quelques seconde, une nouvelle symphonie stridente commence ? ~

- Kaori-Chan va se faire percer les oreilles pour que maman sache où elle se trouve à tout moment ~ Cela ne fera pas mal, ne t’inquiètes pas ma chérie ~

Non, nous ferons en sorte que la douleur soit illusoire et quoi de mieux qu’en lui donnant un objet pour qu’elle le mâchouille. Certes, mon téléphone n’était sans doute pas la meilleure des choses, un écran tactile rempli de bave ? Fait ~

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Lun 19 Mai - 20:33

Alala... Jamais je n'aurais imaginé aimer à ce point un enfant ~ Il y a de cela pas plus de trois ans, en désirer un était une pensée impossible à concevoir pour une femme telle que ma personne. Et ce, jusqu'à prétendre qu'une vie de famille n'était guère faite à ma mesure. Pourtant, n'aie-je pas finie mariée à une femme exceptionnelle ? N'avais-je pas deux enfants créés par la force de la science ? N'ai-je guère porté un enfant moi-même ? Tellement de vérités que je n'en croirais pas mes oreilles, si on me les aurait conté il y a de cela quelques temps ~ Mais laissons le passé de coté, et revenons au présent, là dans ce salon baigné d'une lumière claire, où mon bébé -définitivement le mien- apprenait à marcher, avec une Ayame stressée à son possible ~ Devrais-je la rassurer en disant que si sa fille atterrissait sur son postérieur, cela ne la tuerait guère ? ~ J'éviterais les blagues de mauvais goût, pour le moment ~ « Heh, il serait amusant de la voir se casser quelque chose, ne serait-ce que pour la réaction de la fameuse Dead Master ~ » Définitivement, je ne partageais guère cette idée saugrenue, pourvue d'un sadisme qui dépassait mes compétences de loin. Levant les yeux au ciel, je revins à la scène familiale se déroulant sous mon regard clair, quand Kaori arriva jusqu'à Ayame d'un pas non-assuré. Quel âge avait-elle à présent ? Un an ? Restait-elle toujours à onze mois ? Je ne saurais le déterminer, mais il était évident que mon bébé était en âge de marcher ~ Et croire que cela ne faisait pas plus d'un mois, que je l'ai tenue pour la première fois dans mes bras ~

M'accroupissant au niveau de Kaori quand ma chère femme la dirigea vers ma personne, c'est sourire aux lèvres que je tendis les bras, attendant que ma fille vienne s'y nicher après une marche -dite par Ayame- dangereuse. Action qui ne s'accomplit guère finalement, quand mon bébé perdit pieds et acheva son avancée sur son pampers ~ Attendrie par cela, je relevais le regard sur Ayame, femme qui détourna ses billes de notre enfant, comme tiraillée par l'envie de courir à sa rescousse et celle d'ignorer son enfant de peur qu'il se mette à pleurer ~ Il va de soi que j'ai fait de même, attendant patiemment que Kaori se relève de ses propres forces. Pourquoi donc ? Ma fille se devait d'être débrouillarde ~ Et je ne pouvais qu'être fière de notre petit bout de chou, quand elle se mit a trotter à quatre pattes sans plus de cérémonie ~ Lançant une œillade amusée à Ayame, je me relevais au même titre que son corps de rêve ~

C'est quand je la vis prendre Kaori dans ses bras pour aller chercher un objet m'étant inconnu, que je relevais un sourcil interrogateur. M'approchant de deux femmes de ma vie, je pris la boite qu'Ayame me tendait, caressant sa main avec sensualité, au passage ~ « Il serait temps de les lui mettre mon amour ~ » Ouvrant la petite boite en velours, je restais interdite devant les boucles d'oreilles s'y trouvant. Non que je ne veuille protéger mon enfant de tout attaque pouvant survenir à Undai, mais faire couler de la matérialisation dans les veines d'un enfant si jeune, pouvait être dangereux. « Comme-ci ça changeait quelque chose, ce gosse nage dans le pouvoir depuis sa naissance, Akiha. » Mon ombre serait-elle devenue sarcastique ? ~ Fort bien, mais elle n'avait guère tort derrière ses paroles ingrates -nous en avions longuement discuté avec Atame ~ Et cela se marqua à l'instant où ma femme retira les poches de matérialisation recouvrant les organes de notre fille. Devrais-je avouer que j'eus peur pendant une fraction de seconde au moment de l'action ? ~ Je crois pouvoir dire que c'était tellement le cas, que je ne détachais plus mes yeux de la bouille de notre fille jusqu'à ce que la voix électrisante de mon épouse, me sorte de cette observation d'urgence ~

- Nous pourrions continuer ce petit jeu après, Akiha-Chan ~ La perceuse se trouve sur le meuble blanc, prends-la veux-tu ? ~

Clignant imperceptiblement des yeux tout en contemplant le visage de ma femme, je m'en détournais quand elle reporta son attention sur notre fille. La perceuse donc... Alala, serais-je la seule à redouter les cris et pleurs qui suivront le clique de la machine ? Après, des enfants plus jeunes que cela -à condition que nous comptions un an pour Kaori- se faisaient percer les oreilles et... « Arrête de te prendre la tête avec cela. Plus vite nous en aurons finis, plus vite tu pourras prendre Ayame ~ Heh ~ » Que des perversités ~ Riant légèrement à mes propres pensées, je me saisis de ladite perceuse, appréhendant déjà les vociférations de mon bébé quant à la douleur minime qui s'en suivrait. « Kaori-Chan va se faire percer les oreilles pour que maman sache où elle se trouve à tout moment ~ Cela ne fera pas mal, ne t’inquiètes pas ma chérie ~ » Tellement adorable ~ « Gnangnan ouais... à vomir. » Silence ~ Soupirant de manière inaudible, je rejoignis Ayame et Kaori -portable de sa mère en bouche- afin de m'asseoir à leur coté. Attendant que l'enfant soit absorbée par sa mission de rendre l'outil technologique inutilisable -heureusement que ma femme était une maniaque née question d'éviter les microbes liés à cet objet- je plaçais un des bijoux de matérialisation enrobé d'un pourtour, dans la perceuse avant de me tourner vers notre fille. C'est après avoir croisé le regard forêt de mon épouse, que je m'attelais à la tache, plaçant l'aiguille près de la peau délicate de l'oreille de Kaori, avant d'appuyer dessus. Un coup sec et précis, dirais-je ~ Oui, je me suis assurée que son oreille soit gelée afin de minimiser la douleur, contrairement aux attentes de mon alter-ego maléfique ~ Cela était-il suffisant ? Il suffisait de regarder l'expression surprise de Kaori pour se rendre compte que -au final- la deuxième boucle ne sera aussi facile à mettre.

-Maman ne t'a pas fait mal, n'est-ce pas ? ~ Allons mon chaton, encore l'autre oreille et tu pourras aller jouer ~

Proposition à laquelle Kaori n'adhéra pas, balançant le cellulaire d'Ayame droit devant elle. Au sol à vrai dire, pour mieux se débattre par la suite. Optant pour l'efficacité au lieu de paroles veines, je demandais vaguement à Ayame de retenir sa fille pendant que je recommençais le geste sur l'autre oreille. Je dois avouer qu'il n'est guère aisé de percer une si fine et petite partie du corps, tandis que le bout de femme dans les bras de ma tendre moitié, se tortillait dans tous les sens en hurlant -littéralement. Chose faite après un effort monstrueux -manière de parler-, je déposais la perceuse sur le fauteuil et pris Kaori dans mes bras, tout en la berçant afin de la calmer. Et ce jusqu'à essayer de lui changer les idées en matérialisant un énorme miroir devant elle afin qu'elle puisse admirer ses boucles d'oreilles, fraîchement apposées sur son corps ~

-Chhuuut mon bébé... Regarde, tu as des jolis boucles d'oreilles à présent ~ Par contre, il ne faut pas y toucher, d'accord ? ~

Parce qu'il serait fort fâcheux que ses petites mains viennent tirer dessus, jusqu'à les arracher. Définitivement, seulement l'imaginer était bien trop macabre pour que j'y adhère ~ Chouchoutant Kaori encore quelques instants pour qu'elle oublie le mauvais moment passé, je la déposais par terre, juste à coté de sa peluche géante qu'elle affectionnait tant ~ Voyant qu'elle s'intéressait davantage à son lapin géant qu'aux cristaux, comme si elle ne ressentait plus grand-chose vis-à-vis de ces dernières, je finis par détacher mon regard clair de l'enfant, pour mieux le poser sur une certaine femme. Tendresse mise à part, ce fut de la malice qu'on pouvait desceller sur chaque parcelle de mon être ~

-Maintenant que notre fille est en sécurité, nous pouvons nous détendre, Ayame...Sama ~

Un sourire charmeur plaque aux lèvres, je me déhanchais jusqu'à arriver à sa hauteur, afin de mieux la pousser sur le sofa, tout en me mettant à califourchon sur son corps svelte ~ Ne prêtant guère plus d'attention aux servantes qui s'effacèrent de ma vue, je plongeais délicatement mes mains dans la chevelure de jais d'Ayame, et posais mes lèvres avides sur les siennes, goûtant à la douce saveur de sa langue ~ Glissant ma main sous le haut de ses vêtements, je titillais un de ses tétons durcis avec un malsain plaisir, tandis que mon bassin se mouvait contre sa personne ~ Et ce, jusqu'à ce que je jette un coup d’œil par-dessus le dossier du fauteuil et que je vois -au loin- la porte s'ouvrir, trop rapidement à mon goût. Surtout que Kaori se tenait tant bien que mal, juste devant...

- Kaori... !

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Lun 19 Mai - 21:55

Il était difficile de se dire que ma fille n’allait pas hurler lorsque sa méchante mère viendrait lui percer les oreilles, qu’importe l’attente que j’avais, au bout du compte je savais comment cela allait se finir ~ Aussi étrange que cela puisse l’être, j’éprouvais de la peine et de la tristesse lorsque ma fille hurla après que sa première oreille fut percée, qu’elle se débattait dans tous les sens alors que ma charmante épouse me quémandait de la retenir. Mais comment fait lorsqu’on sait que si nous apportons une trop grosse pression sur ses petits poignets, ceux-ci risquaient de rompre ? J’avais autant peur de la blesser que de la tuer sous un excès de force. Voilà une contrainte que je n’avais imaginé lorsque j’eus créé la matérialisation. D’ailleurs, qui aurait pu prédire que je serais attentionnée au point d’être si délicate avec un être vivant. Depuis longtemps déjà, la vie n’était qu’un jeu pour ma personne, mais quant est-il lorsque ladite vie, et celle de ma fille ? Mes lèvres se pincèrent.

-Maman ne t'a pas fait mal, n'est-ce pas ? ~ Allons mon chaton, encore l'autre oreille et tu pourras aller jouer ~

Des paroles vaines auxquelles notre fille répondit par des hurlements. Nous n’avions guère le choix… Nous devions agir comme des bêtes devant cet animal ne sachant se retenir de gesticuler et de hurler à la mort. J’en pleurais intérieurement, et c’est après un dernier cri que je relâchais prise alors que ma fille s’en alla dans les bras de sa mère tortionnaire. Se faisant bercer pour calmer ses maux, je regardais cela d’un œil interdit alors qu’un miroir géant se matérialisa devant la bouille attristée de ma chérie. Akiha-Chan… Ne va quand même pas… Non ~ « Chhuuut mon bébé... Regarde, tu as des jolis boucles d'oreilles à présent ~ Par contre, il ne faut pas y toucher, d'accord ? ~ ». Un court instant je le crus. Qu’elle allait soumettre notre enfant à son pouvoir dévastateur, je ne saurai expliquer ce haut-le-cœur, seule l’envie de briser la vitre me passa par l’esprit alors que notre enfant se calma peu à peu. Dieu, quel soulagement d’entendre plus que des gémissements et non, des cris stridents. Soupirant lorsque l’enfant se calma, je la regardais gambader au sol, comme si la douleur n’était plus qu’un mauvais souvenir auquel elle n’apportait plus de crédits.

-Maintenant que notre fille est en sécurité, nous pouvons nous détendre, Ayame...Sama ~

Ce fut sur cette terminaison que je me détournais de ma fille, que mon sourire s’agrandit et que tout mon être s’électrisa sur la proximité de mon épouse ~ Souriant à ses dires, je me laissais aller à ses mouvements délicats se voulant dominateurs. Me retrouvant couchée contre le divan, j’en oubliais la présence de notre enfant et me laissais attoucher avec subtilité, savourant chaque sensation que m’apportaient ses baisers, chaque frissons qu’apportaient ses caresses… Dieu ~ Mouillais-je ? Cela était le moins que l’on pouvait dire ~ J’en ris, littéralement ~

- Kaori... !

Plus du tout. Relevant mon regard en même temps que celui de mon épouse, tout mon être se mit en alerte alors mes pupilles se déposèrent sur ma fille se trouvant juste devant la porte d’entrée… Celle-ci s’ouvrant. Au ralenti, assez pour que ma robe de combat n’apparaisse sur mon corps, que celui-ci se bouge de lui-même pour venir « sauver » mon trésor. Mais à ma distance, je ne pus contenir tout le choc. La porte s’ouvrit, la bordure atterrissant la première contre la tête de mon enfant, mon cri résonna dans la pièce alors que dans la volée, je récupérais Kaori tout en retenant la porte de mon pied pour mieux la clore avec force. La refermer disais-je ? Elle a littéralement explosé… Toutes mes excuses à l’imbécile qui se trouvait derrière et… Je vais le tuer. C’est d’un pas impérial que je marchais sur le bois, ma fille dans les bras, mon regard rouge se déposa sur l’enfant se trouvant au sol, le nez explosé par « mes gestes brusques ». Ma faux se matérialisa d’elle-même, se leva sans plus de cérémonie pour mieux décapiter l’imprudent qui eut blessé Kaori-Chan.

Kiseki-Kun. Et je m’arrêtais en plein mouvement, même Kaori-Chan n’eut le temps de pleurer sous la stupeur de mes actes. Ses billes verdâtres regardaient avec peur ma personne alors que son visage exprimait de la tristesse sans vraiment oser laisser sortir quoi que ce soit d’entre ses lèvres. Entrouvrant les lèvres, je ne savais moi-même comment réagir… Maaah ~

- Kaori-Chan… Maman te fait-elle peur ? ~

Déviant mon regard de ma fille, je le déposais sur une autre personne que je n’avais remarqué jusque là, tremblotant contre le mur du couloir. Hikari-Chan ~ Dieu… Allais-je passer un mauvais quart d’heure ? Non, j’étais bien trop « énervée » pour laisser Akiha-Chan me dire quoi que ce soit. Et mon état ne s’arrangea pas lorsque le fils de mon épouse s’écria ;

- Super mais t’es super folle ou super quoi ?!

Folle. Pauvre imbécile dégoûtant. Mes traits se changèrent, la noirceur de mon être étouffa les lieux alors que ma main se leva pour soulever le col du garçon avant que je ne vienne lui cracher au visage « Pauvre imbécile, crois-tu vraiment que tu as le droit de parler ? Jamais je ne laisserai Kaori-Chan devenir aussi défectueuse que vous. » Lâchant le mâle, je fis dos à sa personne pour mieux retourner dans mes appartements. Et là fut mon erreur ~ Mon regard croisa celui de ma femme… Quelle haine, j’en frémissais. Et ce fut tout aussi imperceptiblement que je resserrais mon étreinte sur le corps de ma fille, sentant déjà le pire arriver.

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Lun 26 Mai - 13:49

L'instant d'un clignement de cils, j'eus la peur de ma vie, au sens propre du terme. Pendant une fraction de seconde, je me maudis d'avoir détaché mes yeux clairs du petit bout de chou gambadant dans les appartements, parce qu'à cause de cette inattention, elle a failli être blessée. Oui, failli. Devrais-je avouer que pour une fois, me faire repousser d'un corps chaud que je convoitais, ne m'a guère dérangé ? Je pense que cela se comprenait en considérant les événements pouvant devenir dramatiques qui se déroulaient dans la pièce ~ A savoir, avant même que j'eusse le temps de me relever afin d'arrêter la porte en plein mouvement, Ayame se trouvait déjà auprès de notre bébé, sa robe de combat activée, prête à défendre sa fille contre tout mal pouvant advenir. Une vraie mère prévenante, n'est-ce pas ? ~ Définitivement oui ~ C'est avec soulagement que je la vis récupérer notre enfant, sain et sauf, tandis que la porte d'entrée explosa sous sa colère. Ressentir de la rage, y avait-il vraiment besoin de ce sentiment à cet instant précis ? ~ Ne pourrions-nous guère nous contenter de consoler Kaori en étant heureuses que rien ne lui soit arrivé ? ~ Connaissant Ayame, il en était hors de question. Et je le compris en me levant du fauteuil, curieuse de découvrir qui se trouvait à terre, de l'autre coté du seuil.

Et quelle ne fut ma frayeur en voyant qu'il s'agissait de mon fils. Effectivement, la première émotion que j'aurais dû ressentir, devrait être de l'exaspération en constatant que c'était bien Kiseki qui a risqué de briser la nuque de sa petite sœur, mais... « Heh, Dead Master qui tue son fils ? ~ Quel amour maternel ~ » Justement. C'est bel et bien la faux brandie vers le cou de l'enfant à la tignasse délavée, qui me terrifia, l'espace d'un souffle. Je n'eus le temps que d'écarquiller les yeux, debout au milieu du salon, la bouche légèrement entrouverte, comme désireuse d'arrêter le geste de ma femme par une parole, mots qui ne voulurent traverser ma gorge nouée. Tremblerais-je sous tant d'agitation ? Alala, mais pas pour les mêmes raisons qu'on pourrait le croire ~ Non, l'aura diabolique de mon épouse ne m'effrayait pas plus que cela... Mais savoir qu'elle était tournée vers mon fils, l'était bien davantage, horrifiant.

- Kaori-Chan… Maman te fait-elle peur ? ~

Manquant un battement de cœur, je finis par secouer doucement la tête, comme pour chasser la vision de sa faux, tandis qu'elle réconforta Kaori, logée dans ses bras dits forts mais délicats ~ Soupirant tout en m'approchant de l'entrée, je posais mon regard clair sur Kiseki, toujours assis au sol, le nez en sang. Pauvre chaton, il ne s'est sans doute pas attendu à finir de la sorte, en voulant venir nous rendre visite. Promis, je me ferai pardonner pour cela auprès de sa personne ~ Il va de soi que je le réprimanderai sur sa brusquerie juste avant ~ « Super mais t’es super folle ou super quoi ?! » Et lui apprendrais quelques formules de politesses, même quand il se voyait être la victime ~ Levant le bras pour arrêter Ayame quand elle saisit notre fils par le col, le menaçant pour ses dires impolis, tout mon corps se paralysa sur place quand ma femme prit la parole. Définitivement, cela ne me plaisait guère.

- Pauvre imbécile, crois-tu vraiment que tu as le droit de parler ? Jamais je ne laisserai Kaori-Chan devenir aussi défectueuse que vous.

Défectueux. Serait-elle en train de traiter ses propres enfants de ratés ?! Intolérable. Ouvrir une porte un peu trop brusquement n'était guère assez critiquable pour qu'elle dise cela des jumeaux. « Heh, la vérité sort au grand jour ~ T'as vu la tête des gosses ? Heh, amusant ~ » En aucun cas. Contrairement à mon alter-ego diabolique, je ne voyais rien d'hilarant là-dedans. C'était... grossier. Totalement malvenu. Tellement que mes traits se crispèrent sous une colère sans nom. Au point que quand Ayame fit dos à nos enfants pour me faire face, je n'arrivais guère à déterminer ce qui m'empêcha à lui hurler dessus. Peut-être la situation suffisamment désastreuse, que je ne voulais empirer. Mais voir Kiseki désemparé, et Hikari presque en pleurs après tant d'acidité ayant traversé les lèvres de ma femme, me révulsait. Et c'est en croisant les billes verdâtres de Kaori, que mon sang ne fit qu'un tour, bouillant d'une colère difficilement contenue.

-Comment osez-vous ?!

Contrariée à son possible, je m'approchais de ma femme d'un pas impérial, hésitant un instant à marquer sa joue d'une trace rouge. N'ayant tout de même guère le cran d'un tel acte, je lui arrachais -littéralement- notre fille des bras, tournant furieusement les talons, pour l'installer dans le Maxi Cosi se trouvant à l'entrée. Prenant ce dernier en faisant attention malgré ma colère, au bébé se trouvant attaché à l'intérieur, je passais à coté d'Ayame sans mot dire, pour mieux me retourner après avoir croisé les billes de Hikari :

- Bien. Si c'est ainsi que vous considérez MES enfants, c'est que notre couple l'est également ! Parfait ! Ne comptez plus me revoir de sitôt Ayame !

Et sur ce, je traversais le seuil démoli des appartements, donnais le Maxi Cosi à Hikari qui le prit -hésitante-, relevais mon fils dans un « Ne t'inquiète pas mon chaton, je vais réparer cela... Venez mes chéris, notre présence n'est guère désirée en ce lieu. » Rafistolant à la va-vite, le nez de Kiseki, je le poussais dans le dos au même titre que sa sœur jumelle -reprenant Kaori par la même occasion- afin qu'ils avancent dans le couloir. Et ce jusqu'à l'extérieur, pour mieux rejoindre le parking, quémander à ce que mes enfants rentrent dans la voiture, afin que nous puissions rejoindre notre demeure à Kyoto. Loin de cette femme ne comprenant guère le sens du mot « mère ».

- Nous logerons quelques jours à Kyoto, mes chatons ~ Le temps que votre mère reconsidère ses dires. Nous allons passer du temps en famille, c'est plaisant, n'est-ce pas ? ~

Si seulement cela pouvait l'être. Je n'avais guère idée de l'énormité de l’erreur que je faisais en affirmant cela. Alala... ~

---

La suite n'a guère besoin de mots pour savoir qu'elle fut désastreuse. Du moins, dans un certain sens ~ Dès notre arrivée à la demeure de Kyoto, je proposais aux jumeaux de les aider à faire leurs devoirs tandis que Kaori somnolait paisiblement dans son siège-auto. Devrais-je avouer que je n'eus osé la sortir, préférant l'amener avec nous dans la maison pour mieux la poser près du fauteuil, plutôt que de risquer qu'elle se réveille en hurlant son désarroi d'enfant ? ~ Alala ~ Une bonne petite heure après, ma résolution à tenir tête à Ayame restait toujours autant vive. Il était désobligeant de sa part, de dire à nos jumeaux qu'ils étaient défectueux. Quelle mère dirait cela à sa progéniture ? Aucune. « C'est pas nouveau que Dead Master déteste ces cobayes, Akiha ~ » Silence. Qu'elle le veuille ou non, ce n'était pas seulement sa matérialisation qui coulait dans leurs veines, mais également son sang. Ils avaient autant le droit de posséder le titre d'Eimin que Kaori, c'était indéniable, peu importe qu'ils soient nés de manière artificielle ou naturelle. Et tant qu'Ayame ne le comprendrait pas, je ne comptais céder. Quitte à couper contact avec... Du moins... Non, cela serait fort terrible pour notre petite dernière. Évitons donc de nous emporter jusqu'au-delà de quelques jours ~

- Ammh !

Reportant mon attention sur Kaori quand elle émit un son plaintif, je délaissais les explications que je donnais à Kiseki sur son devoir de mathématiques, afin de prendre mon bébé dans les bras, préventive d'entendre ses cris dans les secondes à venir ~ Berçant l'enfant, tétine en bouche, je donnais la permission aux jumeaux de se retirer, afin qu'ils vaguent à leurs occupations. « Mon rayon de soleil a-t-il faim ? ~ Maman va préparer ton biberon, Kaori ~ » Amenant ma dite fille dans la cuisine, je l'assis dans sa chaise haute, puis m'affairais à réchauffer sa nourriture du soir. Et c'est à cet instant, que le drame commença.

Un biberon n'était guère un ustensile difficile à manier, qu'il soit manipulé par un adulte, ou un bébé d'un an. Pourtant, ma fille avait le don de se salir et tout détruire même en utilisant cet objet. Et je l'ai compris -pour la énième fois- quand -après une seconde d'inattention- ledit biberon vola à travers la cuisine et finit par s'éclater au sol dans un bruit sourd, éparpillant tout son contenu sur le carrelage blanc. La première réaction que j'eus, fut de regarder ma fille qui, moue innocente à son possible, faisait comme-ci de rien était, absorbée à étaler les quelques gouttes du contenu liquide, sur le plan de la chaise-haute. « Petit démon ~ » Ne m'offusquant pas plus que cela de son geste déplacé, je le lui pardonnais de suite et allai ramasser le biberon au sol, tout en le nettoyant -faute d'avoir nos servantes à disposition. Chose dûment accomplie, je tentais à nouveau de nourrir ma fille, usant de patience en lui donnant une bouteille fraîche remplie, tout en m'asseyant à ses cotés, prête à rattraper le prochain vol plané du biberon.

- Apmmouuh !

Ce qui, dans le langage de Kaori, signifiait qu'elle n'était guère contente de manger ce que je lui donnais. Non, je ne parlais guère sa langue d'enfant, ni me permettais de lire dans son esprit pour la comprendre, mais de ses actes, je pouvais aisément déduire ce qu'elle pensait. La preuve se tenait juste là... sur ma personne -mes vêtements pour être précise. C'est avec outrance que je me levais après que mon enfant eut craché tout le contenu de sa bouche, sur mon chemisier. Mécontente, je la grondais. Et ce fut mon erreur, erreur que j'allais payer toute la nuit, même si à cet instant, je ne l'avais pas encore prédit.

Les hurlements d'un bébé ne sachant parler, pouvaient devenir agaçants, si pas énervants après un certain temps à les entendre, sans cesse. Et cela faisait au moins deux heures que j'essayais de consoler Kaori, du mieux que je pouvais. La berçant, la promenant dans toute la maison, jouant avec, même la délaissant dans son parc -mauvaise idée- ou encore, en demandant aux jumeaux de la divertir. Même rien à y faire, Kaori pleurait à chaudes larmes, s’époumonait à m’en fendre le cœur, malgré toutes les suppliques que je pouvais lui sortir afin qu'elle s'endorme, ou simplement, arrête de crier. « Sale mioche. Qu'elle hurle, elle finira par se taire. » Certes, c'était une solution, radicale à vrai dire, mais je n'avais le courage ni la force de procéder de la sorte, que mon ombre m'assure que c'était la meilleure solution ou non. Soupirant pour la énième fois de la soirée, Kaori au creux de mes bras, j'aurais donné beaucoup pour qu'Ayame soit avec nous. Chassant cette idée directement, je finis par calmer tant bien que mal ma fille, sans doute, tombée de fatigue. Évidemment, comme je me le disais, elle ne dut pas assez se crever pour ne pas se remettre à pleurer dès que je la déposais dans son berceau.
Résultat des courses ? Cette nuit ce ne fut guère Ayame qui partagea notre lit conjugal, mais un certain bout de chou, endormi, collé à sa mère.

Le réveil, ne fut pas moins, tumultueux, quand ce qui me réveilla n'était pas submergé d'amour et de caresses, mais de cris stridents. M'éveillant aux jérémiades de Kaori, seul un pâle sourire fatigué se peignit sur mes lèvres avant que je ne tourne mes yeux clairs sur l'heure inscrite sur le réveil. Cinq heures du matin, cela me faisait donc, deux heures de sommeil à tout casser. Poussant un soupir exaspéré, je m'occupais directement de Kaori, commençant par un bain commun, pour finir par l'habiller dans un petit ensemble bleu pastel qui allait à merveille avec ses yeux d'un vert profond, et l'amener au rez-de-chaussée pour qu'elle prenne son déjeuner. Contrairement aux craintes de la veille, j'arrivais à la nourrir, cuillère en main en faisant l'avion. Et cela jusqu'à ce que Kiseki déboule, tiré par sa sœur jumelle, et me dise que j'avais l'air « super trop marrante » en faisant cela. Sourire jaune aux lèvres, je ne fis que lui ordonner de s'apprêter, car nous partions dans une demi-heure. Parce que oui, j'étais une femme occupée, et je donnais cours aujourd'hui.

La question de que faire avec Kaori pendant ce temps là, ne se posa même pas ~ Et c'est dans un excès de froideur que j'envoyais un court texto à l'intention de ma chère femme. « Je déposerai Kaori à 8h30 dans votre bureau, et viendrai la chercher à 15h au même endroit. » Précis, abrupt, mais suffisant après ses paroles désobligeantes à l'égard de mes chatons adorés. Rangeant le portable, je préparais le sac de Kaori -y mettant ses biberons et tout ce dont elle aurait besoin pour la journée- avant de demander à mes enfants de se dépêcher afin que nous puissions rejoindre Undai. Tous installés dans la voiture, c'est d'un air apathique que je démarrais le moteur. Il me fallait un café ~ Et du silence ~

- Passez une bonne journée, mes chéris ~ Hikari assure-toi que ton frère aille bien en cours ~

Faisant un signe de la main aux jumeaux tandis qu'ils s'éloignèrent, j'eus un moment de flottement avant de me remettre à l'ordre par les gazouillements de Kaori. Sortant le Maxi Cosi où elle était installée, de la voiture, je traversais le pont d'un pas ferme, décidée à ne montrer aucune faiblesse devant ma femme, et lui prouver que je pouvais parfaitement m'en sortir sans elle. Ce qui n'était guère faux dans un sens, même si ma libido ne fut guère du même avis que ma personne. Quant à mon ombre, plus râleuse qu'elle en cette journée, ce serait difficile de trouver ~ Et mon humeur ne s'améliore aucunement en rentrant dans le bureau d'Ayame, la mine froide, sans un mot. Déposant l'enfant sur son bureau ainsi que le sac, juste sous ses yeux, je tournais les talons sans mot dit et sortis du bureau, tiraillée par une envie de l'embrasser -et plus si affinité. Alala... Définitivement, j'étais en manque ~ Tellement que croiser son regard m'a suffit pour mouiller abondamment ~ Mais cela, je ne l'avouerai pas ~ Et je le surenchéris en envoyant un autre message à mon épouse, après avoir traversé le seuil de la porte du bureau directorial, dans un « Je viendrai chercher Kaori à 15h. »

Je profitais du reste de la journée pour me reposer entre deux cours et deux patients, ainsi qu'à boire des cafés et me détendre, soulagée de n'avoir guère la tête emplie de hurlements de mon bébé. Certes, j'étais munie d'une patiente de fer, et j'aimais ma fille plus que tout, mais... Il y avait certaines limites, que même moi, je n'arrivais à repousser ~ Me préparant mentalement à la soirée à venir, je me battais contre le désir de sentir la froideur d'Ayame me donner mille et un frisons, comme celle de laisser ma fille aux soins des servantes -introuvables depuis hier- pour pouvoir dormir ne serait-ce qu'une heure cette nuit ~ évidemment, j'eus passé une bonne partie de l'après-midi à les chercher, jusqu'à ce que je les trouve dans les appartements, et leur quémande de se rendre à la maison de Kyoto ce soir. « Bien, Dame Akiha. Pour Dame Ayame... » Et avant qu'elles ne puissent me rétorquer qu'elles devaient s'occuper de sa personne, je leur coupais la parole, sèchement.

- Dame Ayame s'en sortira. D'ailleurs, elle vous sera gré d'être là où sa fille est ~

Sur ce, je les laissais, me dirigeant en direction du bureau de ladite femme, directrice de Undai, tellement décevante à ses temps perdus. « Tu es frustrée Akiha ~ » C'était le moins qu'on puisse dire. Ne répondant guère au début de la provocation de mon alter-ego démoniaque, je consultais l'heure. 14H 58. Juste à temps ~ Rentrant dans la spacieuse pièce que j'aurais aimé explorer avec le corps nu de mon épouse, j'essayais de paraître imperturbable en prenant le Maxi Cosi, ma fille installée dedans. Lançant un regard vague, je la gratifiais de quelques mots tranchants.

- Je vous remercie de vous être occupée de ma fille. Bonne journée, Dead Master-Sama.

Quittant la pièce sans attendre de réponses, ce fut la demeure de Kyoto qui devint ma destination prédéfinie. Non, je n'ai guère oublié Hikari, ni Kiseki, mais pour des raisons purement éducatives -espérais-je- ils devaient restés à Undai. Ne leur tenant guère rigueur pour cela, c'est en compagnie de ma fille que j'arrivais à la maison.

Et les événements de la veille reprirent de plus belle, et ce, malgré que les servantes fussent présentes pour nettoyer tous dégâts causés par mon monstre de fille. J'en fus tellement à bout après quelques heures -surtout au moment de se coucher- que je finis par chercher sur internet, des moyens d'endormir un enfant. « Fais-la taire avec notre pouvoir Akiha, qu'il te serve à quelque chose de temps en temps. » Devrais-je sous-entendre que mon coté sombre me reprochait de ne plus me servir -souvent- de mes pouvoirs d'Undai'en ? Il ne maquait qu'elle pour me mettre d'humeur massacrante, justement ~ Mais qu'importe mon humeur, il était hors de question que j'use de mon pouvoir, sur Kaori. Ainsi, le bébé dans un bras, la souris dans l'autre main, je trouvais une solution qui -selon les internautes- fonctionnait quasiment toujours. Tentant le tout pour le tout, je regardais ma fille un instant, déterminée.

- Nous allons faire un tour, mon chaton ~

Rouler. Était une solution efficace, disaient les écrits ~ Mais pas avec un poussette -chose que j'eus testé en allant au parc après le retour de Undai- mais en voiture. Mitigée entre croire en cela, et trouver la manière ridicule, je finis par céder, et attacher ma fille sur le siège passager, juste à coté du mien, puis sortis la voiture du garage. Devrais-je avouer que j'ai roulé pendant un certain temps -faisant des tours du quartier- avant que Kaori ne finisse par fermer ses petits yeux ? ~ Au moins, je pouvais être heureuse qu'elle eut agréé à se reposer suite à cela ~ Alala... Au retour à la maison, j'ai longuement hésité à laisser Kaori sur place ou de la prendre avec ma personne, à la maison, au risque de la réveiller. En bonne mère, je préférais jouer avec le feu, plutôt qu'abandonner mon bébé dans le garage. « Dommage ~ » Silence.

Le reste de la nuit se passa relativement bien ~ M'endormant comme une masse, je ne vis le temps défiler derrière la baie vitrée, bercée dans la douce respiration de Kaori. Mon bébé... Malgré tout ce qu'elle me faisait subir, il était incontestable que je l'aimais plus que tout ~

Vint le matin. Laissant Kaori aux servantes, je pris l'air dans le jardin, envoyant des messages à mes trois enfants à Undai, ainsi qu'à Yume. Atermoyant de lui demander comment allait Ayame... Ou encore mieux, envoyant un texto à cette dernière. Chose que je ne fis guère, en fin de compte, encouragée par mon ombre  m'ordonnant de ne pas céder. Pourquoi ? Car notre chère directrice, ne comprendrait guère sa faute, selon ses dires démunis de tout intérêt.

- Dame Akiha, veuillez nous excuser, mais... Il n'y a plus de café, désirez-vous que nous gardions Kaori-Chan ou... ?

« J'y vais, ne vous inquiétez pas ~ Prenez soin de ma fille ~ » Gratifiant les deux femmes -ayant l'air extrêmement peinées- je les rassurais, disant que cela ne me dérangeait nullement ~ Prenant mon sac à main ainsi que mes clés, je sortis de la demeure sous un dernier bisou d'au revoir adressé à ma cadette ~ Après tout, sans un café serré du matin, il était impossible de passer une agréable journée ~

Finissant rapidement les emplettes, je retournais à la demeure familiale. Et quelle ne fut ma surprise quand j'eus ouvert la porte, et traversé le seuil de la maison vitrée ~ Alala... ~

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Lun 26 Mai - 19:42

Comme à ce que je pouvais m’attendre, la réaction d’Akiha-Chan ne se fit guère douce. En moins d’un instant, le temps s’arrêta pour laisser place à la fureur de la blonde ~ Akiha-Chan s’excitait-elle ? Maaah ~ Si seulement cela pouvait être le cas. Fronçant les sourcils lorsque ma fille se fit littéralement arracher des bras, c’est sans vraiment comprendre ce qu’il se passait que je tentais vainement d’arrêter mon épouse. Tenter ? Un grand mot, à part un pas en avant, rien d’autre ne transpirait de mon être lorsque les dires de mon épouse résonnèrent dans la pièce, telle des épées se pourfendant dans un pauvre corps suppliant la pitié.

- Comment osez-vous ?!

Au premier abord, j’aurais pu répondre qu’elle n’avait guère le droit de me parler de la sorte, mais contrairement à ce que je crus, seul un long silence planait autour de ma personne. Étais-je choquée de m’être fait ainsi hurler dessus ? Sans doute, et il ne fallut que quelques secondes pour que cet état de stupeur se change en quelque chose de moins… Passons, mes doigts s’électrisèrent d’eux-mêmes, mon corps bouillait d’envie meurtrière alors que la blonde reprit la parole, crachant son venin sur toutes âmes qui vivent en ces lieux.

- Bien. Si c'est ainsi que vous considérez MES enfants, c'est que notre couple l'est également ! Parfait ! Ne comptez plus me revoir de sitôt Ayame !

Comment ?! « Akiha ! » Fut ma seule parole avant que je ne me retrouve seule dans le salon, ma femme s’en allant avec MA fille et ses choses qu’elle considérait comme étant nos enfants. Tapant du poing sur le chambrant, c’est vainement que je tentais de la retenir sous des menaces tierces. Voulez-vous vraiment les connaître ? ~ Entre « Tu me dois du respect ! » et « Reviens tout de suite ici ! » J’ai vainement opté pour « RENDS MOI MA FILLE ! » Inutilement, cela va de soi.

La suite ne se passa guère glorieusement non plus, après avoir fait les cents pas jusqu’à l’extérieur des dortoirs, lorsque j’arrivais sur le parking, la voiture de mon épouse traversa déjà le pont, rejoignant sans doute notre demeure se trouvant à Kyoto. Saisissant mon téléphone sans plus attendre, ce fut le numéro de la conductrice que je composais. Une fois de plus, en vain ~ Répondre en conduisant était dangereux, certes mais oser ignorer mes appels ! Quelle effrontée. Bouillant d’une rage folle, c’est telle une furie que je tournais mes pas vers mon bureau, endroit dans lequel je cherchais du réconfort. Démolir les meubles ne faisait guère partie de mes passe-temps, mais Dieu seul sait Ô comment cela était apaisant.

C’est donc après une bonne heure après l’incident que je me retrouvais assise sur le sol de mon bureau directorial, mes bibliothèques à moitié renversées, mon bureau ayant rejoint la cour en un seul morceau -je paye la qualité-, trois baies vitrées brisées et finalement… Maaah, serait-ce mon siège que je voyais là, posé au milieu du couloir ? Quelle vue, il ne manquait plus qu’un étudiant s’aventure à me voir dans cet état. Soupir après soupir, je me relevais enfin pour mieux quitter la scène de crime et retenter de contacter Akiha-Chan… Malheureusement, cette tête de mule devait jubiler dans son coin d’avoir kidnappé ma fille. Je lui donnais vingt-quatre heures pour me la rendre, sinon… Ce sera sa tête que je prendrai en premier.

***

Première nuit.

Cela faisait longtemps que je ne m’étais guère retrouvée dans mon lit, seule. Tellement que je n’arrivais à reposer mon corps fatigué par les événements passés. Faisant un millier de tours en long et en large, je finis par me redresser pour m’adonner à une activité quelconque pouvant me changer les idées. La lecture m’apaisait, mais était-il seulement possible de me calmer après l’après-midi horrible que j’ai passé ? MA FILLE M’A ETE ENLEVEE ! Comprenez-vous seulement cela ?! J’en devenais folle, ne pas pouvoir la prendre dans mes bras, voir son minois souriant, même ses pleurs me manquaient. Au point que je me mette à les entendre provenant de sa chambre… Folle ? Je le devenais plus les minutes, heures passaient.

C’est afin de me remettre les pieds sur terre que je décidais de me trouver de la compagnie, mon choix premier fut Yume-Chan, cela va de soit, mais la connaissant, elle devait soit se trouver avec sa chienne, soit dormir je ne sais où, je ne sais comment ~ C’est donc vers les appartements de Miri-Chan que je me dirigeais, à deux pas des miens, c’est sans moindre pudeur que je traversais les couloirs pour retrouver ma chère amie. Ne toquant guère à la porte de sa résidence, je traversais les lieux pour mieux rejoindre sa chambre ~ Endroit dans lequel je la trouvais, mais guère seule.

Dois-je dire que voir mon frère et celle que je pourrais considérer comme étant mon unique amie, était surprenant ? Au point que je reste figée devant une scène pornographique des plus hideuses. Muette comme une tombe, je fis dos à ces deux atrocités pour mieux… Leur refaire face et me mettre à profaner leur acte que je décrivais prohibé.

- Izanagi, Miri… Je vous attends tous deux dans mon bureau… Tout de suite.

Convoquer des personnes à trois heures du matin n’était guère courant chez vous ? Chez moi non plus, sauf aujourd’hui. Me téléportant dans mon dit bureau, ce n’est guère sans grande surprise que je vis celui-ci complètement refait. Comme-ci ma tempête d’avant n’eut lieu, que tout ici a toujours été ordonné ~ Pour combien de temps après ce que je venais de voir ? Mes ongles s’enfoncèrent déjà dans le bois du dit bureau ~ Gardant une posture haute -aussi nue que je pouvais l’être-, c’est coudes sur la table que j’attendais mes invités spéciaux. Personnes qui arrivèrent la queue entre les jambes, que c’est mignon, même pour cela, ils s’accordaient.

- Ayame-Chan, nous allons tout t’expliquer ~ Mais avant tout… Ne veux-tu pas te couvrir, tu risques de tomber…

« Silence. » Un ordre qui claqua dans l’air alors que je détaillais moi-même la tenue de l’homme. Comment osait-il me parler de se vêtir alors que lui-même ne portait qu’un habit décontracté. Miri-Chan quant à elle n’eut sans doute pas le temps de mettre son kimono en vue de sa longue robe cachant approximativement ses courbes. Mais qu’importe leurs tenues, là n’était pas la question.

- Depuis quand ?

Demandais-je alors que l’atmosphère lourde empêchait mon cher frère de respirer correctement. Laissant l’imbécile sourire jaune, ce fut vers Miri que je me retournais -aussi stoïque qu’à son habitude. « Ayame, ne juge pas cela, tu sais mieux que quiconque qu’on ne commande pas les sentiments ~ » Se foutait-on de moi ? Si c’était le cas, je pouvais leur dédier la médaille d’or ~

- Maaah ~ Ma chère petite sœur, dis-toi juste que ton grand-frère et ton amie la plus proche sont tombés amoureux, et qu’ils comptent un jour enfanter un enfant aussi beau que Kaori-Chan ~

Décidément, je n’ai pu me retenir ~ Ma première réaction fut d’éclater de rire devant tant de sottise, pour que je finisse par abattre mon poing dans le visage de mon dit frère. Réagissais-je comme Yume-Chan ? Détrompez-vous, c’est elle qui agit comme ma personne ~ Hurlant sur le mâle impur des Eimin, c’est vainement que Miri essaya de me retenir. Passant mes nerfs sur ces êtres dépourvus de bon sens -paraissait-il-, c’est après quelques heures que je finis par les relâcher, essoufflée d’avoir vidé mon coffre sur eux.

Miri-Chan et Izanagi-Kun… Ensemble ? Le monde se porte-il à ce point mal ? ~

***

Premier jour.

Le reste de la nuit, à dire la matinée en vue de l’heure à laquelle je laissais sortir les deux énergumènes, ne fut en rien joyeuse. Il est vrai que je n’avais guère besoin de dormir comme tout humain, ma résistance à la fatigue dépassait certes les normes, mais celle de l’énervement atteignait bien assez vite son apogée pour que cela me fatigue autant qu’un clochard venant de s’enfiler la peinte du siècle. C’est donc ainsi que je commence ce jour, les cernes jusqu’au sol, le regard perdu sur le chambrant de ma porte d’entrée.

C’est dans un sursaut me surprenant moi-même que mon attention fut tirée vers mon cellulaire. Interloquée de recevoir un message, c’est pleine d’espoir -espérant intiment avoir des nouvelles de ma fille- que je m’empressais de lire ledit texte qui me fut envoyé. « Je déposerai Kaori à 8h30 dans votre bureau, et viendrai la chercher à 15h au même endroit. » Charmant, je n’attendais plus qu’elle ~ Et c’est ce que je fis. Ne bougeant guère de ma place alors que le temps défilait d’une lenteur insupportable, c’est avec toute la patience du monde que j’espérais voir mon épouse traverser la porte de mon bureau. Non pas pour me réconcilier avec sa personne, ma première préoccupation était de récupérer mon trésor, ma fille, ma vie.

Et lorsque ce moment arriva, c’est avec joie que je me levais pour venir réceptionner le bébé se trouvant dans le Maxicosi. Ne daignant apporter une quelconque attention à Akiha-Chan, je me détournais aussi vite de sa personne qu’elle partit de mon bureau sans demander son reste ~ Prenant ma chérie dans mes bras, c’est avec amour que j’enlaçais ce petit être m’appartenant ~

- Maman a-t-elle manquée à Kaori-Chan ? ~

Déposant mes lèvres sur le front de l’enfant, c’est d’un instant de rapport maternel que je me plaisais à jouer avec la petite bouille capricieuse. Dieu, ses pleurs m’eurent manqués ~ Et ce au point que je la laisse hurler à son bon vouloir jusqu’à ce qu’elle s’en épuise et qu’elle finisse par s’endormir sur mes genoux lorsque je la consolais ~ Sentir sa chaleur, sa respiration, il n’y avait rien de plus beau. Kaori était l’enfant que jamais je n’aurais cru vouloir, ou même avoir. Elle était l’ange que les Dieux avaient daignés m’accorder, l’étincelle d’un nouveau bonheur ~

- Maaah ~ Kaori-Chan n’a-t-elle pas dormi cette nuit pour ainsi tomber de fatigue ? ~

Je ne serais guère étonnée que mon épouse n’eut su s’occuper de Kaori-Chan pour ce fait ~ A dire vrai, n’étais-je pas celle qui la mettait au lit chaque soir ? Qui se levait chaque nuit ? Effectivement, et d’après ce que je crus voir -ne serait-ce que la fraction de seconde durant laquelle mes yeux se sont posés sur le visage de ma femme-, celle-ci avait les traits tirés ~ Signe d’une mauvaise nuit et d’un manque occurrent de relations sexuelles ~

- Mhmmm !

Ce n’est qu’après une petite heure de repos que Kaori-Chan décida enfin de se réveiller, l’ayant tenue le temps de son sommeil dans mes bras, je dessinais un doux sourire sur mes lèvres alors que l’enfant essayait d’attirer mon attention en tirant sur mes longues mèches lisses. Retirant ma chevelure de sa poigne enfantine, je la mis debout sur mes genoux pour mieux la regarder de tout son long. Faith aurait-elle faim ? En vue de la manière singulière qu’elle utilise pour mettre ses doigts en bouche, je dirais que oui, effectivement ~ Après tout, n’était-il pas déjà midi ? ~

- Kaori-Chan serait-elle affamée ? ~ Maaah ~ Allons y mon cœur ~

Et c’est ma fille dans les bras que je sortis de mon bureau pour rejoindre mes appartements, croisant quelques personnes durant ce court chemin, c’est sans véritable étonnement que je les voyais interloqués de me voir ainsi, un enfant dans les bras. Après tout, Dead Master semblant tenir un bébé avec délicatesse, n’était chose courante que l’on pouvait voir à Undai ~

Mais laissons cela de côté pour nous concentrer sur le repas du midi ~ Gardant ma fille à vue d’œil, c’est avec rapidité que je préparais un repas équilibré pour l’être en pleine croissance se trouvant à mes côtés. Mélangeant les légumes pour que ceux-ci passent mieux dans la bouche de ma fille, c’est avec dextérité que je coupais quelques morceaux de viande, expérimentant par la même occasion si elle aimait cela. C’est une fois à table, que le test commença, la première bouchée fit froncer les sourcils de Kaori-Chan alors que la seconde, secouer la tête, pour que finalement à la troisième, elle vienne elle-même prendre la cuillère pour se nourrir plus vite ~ Viande ? Accepté donc ~

Mangeant également, c’est avec joie que je vis -pour une fois- ma fille manger son repas sans que son assiette finisse au sol. A croire que la nourriture lui était sacrée en ce jour, était-elle à ce point affamée ? ~ Akiha-Chan ne l’avait sans doute pas nourrie correctement, quelle mère désobligeante. Et ce fut sur cette note que mon moment avec ma fille s’arrêta. Il ne nous restait que très peu de temps ensemble, et je profitais au maximum des dernières minutes m’étant accordées. Déposant Kaori-Chan dans son Maxi Cosi, c’est après un dernier baiser sur le bout de son nez que je m’en reculais alors qu’Akiha-Chan arriva déjà pour prendre mon bébé.

- Je vous remercie de vous être occupée de ma fille. Bonne journée, Dead Master-Sama.

Quelle désagréable remarque, il va de soi que je me suis occupée de MA fille. Levant les yeux au ciel alors que la blonde s’en alla, ce fut d’un mouvement de main que j’exprimais ma rancune face à ses dires. Akiha-Chan… Quelle femme.

***

Deuxième jour.

- Ayame, rétablis ça avec Akiha.

Levant les yeux vers la jeune femme qui vint à ma rencontre, c’est sous un soupir désespéré que je répondis à sa demande. Me saisissant de son téléphone qu’elle me tendait vaillamment, c’est sans vraiment savoir ce que je devais lire que je parcourrais le message. «  Et que dois-je en comprendre, Yume-Chan ? » Laissant le ton mielleux pour un autre jour, je ne décrochais guère mes yeux de l’écran alors que ma fille aînée -adoptive ou non- ne vienne m’éclaircir en me disant d’un ton abrupt ;

- Lis. Réconcilie toi avec Akiha.

Et que devais-je lire ? Qu’elle avait envoyé un message à Akiha-Chan après un bref coup de fil entre elles, lui demandant précisément « Après ce dont on parlé, tu t’es disputée avec Ayame ? » Auquel la réponse fut totalement ignorée ~ En terme clair, oui. Dieu, que j’aurais aimé voir le visage déconfit de ma femme tentant vainement devant les yeux curieux de rester impassible ~

- Oï, écoute moi. Je te dis de te réconcilier avec elle…

Je sais, et c’est la troisième fois que tu me le répètes mon cœur. Répondant brièvement « Non ~ » tout en continuant ma fouille dans l’appareil m’étant tendu, c’est sans véritablement faire attention aux vociférations de ma chère Yume-Chan que je répondais à ses dires d’un mouvement de la main alors que seul des «RECONCILIE TOI AVEC ELLE ! » s’entrechoquèrent dans mes oreilles. « Offre lui des fleurs. » Un cactus ne ferait pas l’affaire ? Levant les yeux au ciel alors que la femme me faisant face tapa du poing sur mon bureau, je m’arrêtais. Elle également, alors qu’une idée me passa par l’esprit ~

- J’ai bien mieux ~ Rends-toi à Kyoto et dis moi quand Akiha-Chan quitte la maison mon cœur ~

« Ouais et tu veux pas que je nettoie ta maison, tant que nous y sommes. » Non, j’avais des servantes pour cela. Soupirant en revenant sur mes dires, je l'informais de mon changement d’avis de la manière la plus subtile qu’il soit ~ Me levant de ma place, je me glissais jusqu’à sa personne pour venir m’y coller pour mieux passer une main experte sur ses courbes ~ « Ayame… Remets-toi avec Akiha… » Je sais ~ Mais avant cela… Ne désires-tu pas que je m’occupe ne serait-ce qu’un peu de toi, Yume-Chan ? ~

Une question à peine posée alors que ma chérie déposait sa tête au creux de mon cou pour venir m’arracher mille et un frissons lorsque ses lèvres se posèrent sur ma chair glaciale ~ Dieu, j’en mouillais d’envie ~ Gloussant légèrement, je me tenais à celle qui me procurait ce plaisir interdit ~ Il était rare de voir Yume-Chan si… attentionnée, serait-elle en manque ? Ou toucher un être d'exception lui avait manqué tant que cela ? La question n’eut le temps de se poser alors qu’à trois millimètres de mes lèvres, Yume-Chan me refusa le mouvement ultime. Préférant faire cent pas en arrière pour mieux me pointer du doigt tout en me criant -ses joues teintées de rouge- ;

- T’as… Tu as cru ! Remets toi avec ta femme !

Dieu, quelle enfant ~ Haussant les épaules alors que la présidente du conseil quitta mon bureau, je m’accordais un instant de flottement avant de me saisir de mon téléphone et appeler mes chères servantes que je savais, en compagnie de ma femme et de ma fille. N’attendant guère longtemps avant que la voix de Shizuma ne vienne bercer mon ouïe, c’est tout sourire que je laissais mes cordes vocales vibrer sous chacune des syllabes que je prononçais ;

- Il n’y a malencontreusement plus de café à la demeure Ketsuki, serais-tu gré d’arranger cela ? ~

« Dame Ayame ~ Les armoires sont pourtant remplies ~ » Ne m’avait-elle pas bien comprise ? Sans doute, mettons donc les choses au clair. « Non, il n’y en a plus. » Était-ce assez clair pour sa personne ? Sans doute puisqu’elle me répondit « Bien, Dame Ayame, voulez-vous que j’aille en chercher ? ~ » Bien sûr que non, bien qu’Akiha-Chan ne savait vivre sans son café matinal, je préférais que ce soit elle qui y aille. « Akiha le fera ~ » Et qui allait donc la prévenir de cela, les servantes bien entendu ~ « Il va de soit qu’elle partira seule, Kaori-Chan sera sous votre responsabilité. Lorsque ma charmante épouse quittera la demeure, vous rejoindrez Undai et m’en informerez également ~ » Pourquoi donc ? Pour tellement de choses que vous découvrirez d’ici peu ~

Cinq minutes passèrent jusqu’à ce que Shizuma-Chan ne vienne m’informer que la maîtresse des lieux était partie et qu’elle-même, s’apprêtait à partir en compagnie de ma fille et de Shizuru-Chan ~ Me téléportant dans ma demeure, c’est en tournant sur moi-même que je balayais les lieux du regard. Vide, personne, cette maison était mienne à présent ~ Et qu’allais-je donc faire, ici toute seule ? Maaah ~

M’avançant d’un déhanché divin vers la porte d’entrée, c’est là que je commençais mon œuvre. Matérialisant des pétales de roses rouges, légèrement dorées à ma suite, je rejoignis l’étage supérieur et ce, jusqu’à ma salle de bains où les fleurs tracèrent un chemin dans cette direction ~ Me penchant vers la baignoire, j’ouvris celle-ci jusqu’à ce que l’eau chaude ne recouvre une surface suffisante et que je déverse une demi-bouteille de savon dans ladite eau pour lui faire prendre une couleur rosée ~ Y laissant quelques pétales également, je matérialisais du bout des doigts une petite note sur laquelle était écrit « Savoure moi ~ » De qui parlais-je ? De quoi, serait le terme adapté, si vous me suivez ~

Continuant mon jeu jusqu’à déposer une note également sur l’une des serviettes que je préparais pour ma femme, ce fut un « Laisse moi te sécher ~ » Qui se retrouva calligraphié sur le bout de papier placé sur ledit tissu ~ Un bain relaxant, quoi de mieux pour calmer une personne, éprouvée par vingt quatre heures sans ma compagnie ? Huhu ~

Décidant d’être un temps soit peu perfide, je me dirigeais vers le deuxième étage -les pétales me suivant toujours à la trace- pour finalement y faire un tour sur moi-même et repartir dans ma chambre à coucher ~ Pourquoi avais-je agi ainsi ? Tout simplement pour que Akiha-Chan tourne un peu en rond ~ Il va de soit que lorsqu’elle se dirigera vers la salle d’eau, elle ne verra guère les pétales menant vers l’étage mais une fois qu’elle sortira de son bain, elle me laissera le temps de l’attendre gentiment dans notre chambre conjugale, jambes croisées, complètement nue ~

Dieu, j’en frémissais déjà d’envie ~ Me tapissant dans l’ombre lorsque j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir, c’est sourire aux lèvres que j’attendis avec impatience de rentrer en jeu ~ D’ici peu, je pourrai… Me faire pardonner ~ Étais-je désolée de mes dires envers ses enfants, nullement, mais le corps de mon épouse me manquait, je l’avouais ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Lun 2 Juin - 23:58

Il était inconcevable que je m'y attende, peu importe dans quel sens je tournais la situation, cela me paraissait totalement irréel ~  Rentrer dans sa maison après quelques courses, sac en plastique à la main, et au seuil de cette dernière, découvrir le sol parsemé de pétales de roses, traçant -à première vue- un chemin vers l'inconnu ~ Certes, j'exagérais sans nul doute mon ressenti quant à la surprise occasionnée, mais il n'était guère moins vrai que... « Heh, Ayame se la joue fleuriste ? Ou alors, c'est un admirateur secret ? ~ Heh ~ » Oui, autant dire que c'était Kaori, du haut de son un an, qui s'est amusée à détériorer le jardin extérieur ~ Roulant des yeux à l'entente de la voix macabre de mon alter-ego cynique, je déposais le fameux sac contenant ledit café que j'eus été cherché, dans le hall d'entrée, ne voulant m'éloigner du chemin de roses, de crainte qu'il ne disparaisse, tel un mirage au milieu du désert. Abordant un visage à l'expression sceptique, je laissais mes talons claquer parmi les fleurs, tout en suivant -à pas lent- la direction où ce tapis rouge me menait. Évidemment, prudente au maximum, je guettais le moindre bruit pouvant provenir de la maison, que ce soit ma fille qui babillerait, ou les servantes qui la berceraient, allant jusqu'à essayer de desceller la présence de mon épouse quand il devint évident que mon bébé ne se trouvait guère là où je l'eus laissée avant de partir.

Perplexe et moyennement énervée de m'être fait tromper par les jumelles, m'obligeant presque -aimablement soit-il- d'aller faire les courses, afin qu'Ayame puisse mettre son plan en exécution. Alala... Programmer ainsi des choses dans mon dos, n'était guère convenable ~ « Heh, c'est qu'elle tient à t'avoir dans son lit ~ Heh ~ » Ou tout simplement à s'excuser de son comportement déplorable vis-à-vis de nos enfants ~ Certes, je n'apportais guère de crédit à cette pensée, et ce, sans devoir me référer au rire moqueur de mon alter-ego maléfique. C'est également pour cette raison que je ne comptais guère succomber aux charmes -grandioses à mes yeux- que représentait toute cette mise en scène.

- Alala... Quelle idée... Ayame ~

Sourire espiègle aux lèvres, je me dirigeais à l'étage supérieur, zieutant discrètement -de temps en temps- à gauche et à droite, afin de discerner une ombre quelconque pouvant appartenir à ma chère femme ~ Ne voyant guère sa personne se dessiner sous mon regard clair, et ce malgré mes provocations verbales -minimes soient-elles- je me résolus à découvrir de moi-même, ce que me préparait Ayame ~ Longeant le couloir du premier étage, je finis par entrer dans la salle de bain, d'où les odeurs de savon se mélangeaient à une agréable chaleur reposante. Faisant un tour sur moi-même, je me cachais derrière un masque de neutralité, usant d'un déhanché fluide -persuadée qu'Ayame épiait jusqu'au moindre de mes mouvements-je m'approchais de la baignoire remplie d'une eau chaude et colorée. Trempant le bout des doigts dans cette dernière, mitigée entre l'envie de s'y glisser, et celle de la peur paranoïaque quant aux produits y étant versés, je finis par échapper un fin rire en lisant la note se trouvant devant ma personne. « Savoure-moi ~ » Alala, j'en rougirais ~ Mais je préférais en mouiller ~

- Quelle charmante attention ~

« L'est où Romeo ? Heh ~ » Silence ~ Affichant un sourire carnassier aux lèvres, je m'arrangeais pour laisser la porte grand ouverte, puis, me déshabiller avec grâce. Lentement. Tellement que j'aurais pu décrire cela comme étant une danse érotique, faisant glisser tout tissu au sol avec une suavité monstrueuse ~ Rien qu'imaginer les yeux vert forêt de ma femme posés sur mon corps à cet instant, me donnait des frisons ~ Définitivement, quel jeu amusant ~ Complètement nue, je me glissais dans l'eau chaude, les cheveux ramenés en un chignon disparate, je m'adossais au rebord de la baignoire, laissant l'une de mes jambes sortir légèrement de l'eau rosée, tandis que je jouais avec une pétale de roses entre mes doigts ~ Plissant légèrement les yeux, joueuse, je matérialisais un thermomètre que je fis reposer dans le liquide, pour mesurer sa température. Alala... ~ Ma femme est allée jusque là ~ C’est qu'elle désirait vraiment se faire pardonner ~ Riant légèrement, je lançais un regard en coin vers la porte, presque certaine que ma femme se trouvait juste derrière, juste assez près pour m'observer sans que je ne puisse la voir ~

Confiante, je décontractais mes muscles, fermant les yeux, espérant -vainement- qu'en les ouvrant, Ayame serait juste devant ma personne, suffisamment proche pour que je puisse capturer ses lèvres dans un doux baiser devenant rapidement passionnel ~ « Rêve pas de trop, Akiha. » Pourquoi donc cela ? ~ Après ce que je venais de voir sous forme d'un chemin de pétales de roses, je pouvais m'attendre à tout venant du charisme naturel de mon épouse ~ J'en jouirais sur l'instant -littéralement- ~ Me mordillant la lèvre inférieure, j'attendais que les minutes s'écoulent, avant de finir par abandonner l'idée d'y rester jusqu'à ce que ma femme se décide à me rejoindre. Me levant du bain, toujours sensuelle au possible, j'en sortis avant de repérer un essuie... rose ~ « Laisse moi te sécher ~ » 

- Vous n'étiez pas obligée d'assortir la serviette, Ayame ~

Alala ~ Autant charmée qu'amusée, j'avais du mal à contenir l'excitation montante en mon être ~ Finalement, quoi que je dise ou pense, il m'était impossible de rester en colère plus de quelques jours, surtout si cela était contre Ayame ~ « Ou plutôt, sans baiser, Akiha. » Aucunement ~ Devrais-je avouer que... juste un peu ? ~ Peu importe, entourons-nous de l'essuie et sortons de la salle de bains ~ Fronçant les sourcils au seuil de la porte, j'aurais pu être terrifiée de la discrétion dont faisait preuve ma chère et tendre épouse, tellement que je n'eus remarqué l'apparition d'un nouveau chemin de pétales rouges -malgré ma vigilance. Pieds nu, étrangement sèche, je balançais mon bassin dans un déhanché à en faire pâlir plus d'une, suivant ainsi la direction indiquée par le tapis de fleurs ~ Arrivée aux deuxième étage, j'eus un moment d'hésitation quand je vis une boucle se former sur le sol, m'indiquant de faire demi-tour.

- Fidèle à vous même... ~

Murmurant ces quelques mots, je hochais délicatement des épaules avant de retourner sur mes pas, l'impatiente montant graduellement en mon sein, plus mes pas devinrent fermes. Seule une question se bousculait dans mon esprit, et c'était de savoir où se trouvait Ayame, et que me préparait-elle également. Regagnant le palier du dessous, je m'approchais de notre chambre conjugale, interdite. Main posée sur la poignée, je laissais passer un moment de flottement avant de pousser sur cette dernière, et pénétrer prudemment dans la chambre, refermant la porte dans mon dos, tout en scrutant la pénombre, tamisée par quelques éclats de lumière orangée, se mariant parfaitement à la blancheur de son corps à la posture fière ~ Ayame ~

- ... Alala... ~

Seule interjection qui réussit à traverser mes lèvres, tandis que mon regard ne se décrochait plus de la femme assise sur le lit, ouverte à mes intentions par sa nudité, mais inaccessible par ses jambes croisées. Le souffle coupé, éprise d'une envie violente de savourer chaque parcelle de ce corps qui m'eut tant manqué, j'essayais de rétablir un semblant de neutralité en mon sein, chose difficile quand notre libido hurlait à la mort ~ Abordant un fin sourire carnassier sur le visage, les yeux pétillant de suavité, je défis la serviette avec délicatesse, tissu qui glissa le long de mes courbes, doucement, au sol. Me mordillant la lèvre avec désir, les yeux mi-clos, je sentais la pièce se réchauffer inéluctablement tandis que je m'approchais de ma femme, toujours aussi sensuellement ~ Ne disant mot, je me postais devant sa personne, la laissant me dévorer de son regard perçant tout autant que je coulais le mien sur son corps voluptueux ~ Enivrée par des envies dont je ne pus me délecter depuis plusieurs jours, je caressais son cou, traçant un sillon de frôlements jusqu'à ses épaules, la poussant pour qu'elle se retrouve couchée sur le lit. Moi, au-dessus d'elle, avec une seule pensée... ~

- Quelle manière perfide de vous faire pardonner ~

Ne lui laissant guère l'occasion de se prononcer, je capturais ses lèvres dans un doux baiser, que j'approfondis farouchement, n'attendant guère de connaître son avis ~ Elle était mienne, après tout ~ Rien qu'à moi ~ Collant ma silhouette à la sienne, un léger souffle de surprise s'échappa d'entre mes lèvres quand mon corps bouillant rentra en contact avec sa peau glaciale, me procurant des frisons torrides ~ J'en mouillais, j'en jouissais, j'en gémissais ~ Glissant ma jambe entre les siennes, je remontais au point de me loger près d'une partie de son corps, qui -à l'inverse du reste de son anatomie- était chaude ~ Emprisonnant son poignet dans ma main, je le soulevais au dessus de sa tête, avant de me détacher de ses lèvres pulpeuses, pour mieux l'admirer ~

Je ne saurais dire si c'était le manque, ou un instinct animal et primitif qui s'éprit de mes mouvements, mais en la voyant ainsi, à la portée de mes caresses, je ne pus me retenir plus longtemps ~ Enfuyant ma main dans sa chevelure soyeuse, je baisais ses lèvres avec passion, tandis que mon autre main, s'emparait avec fugacité de son sein, le malaxant, jouant avec son téton ~ Gémissant dans sa bouche sous ce doux toucher humide, je fondais -littéralement-, mon cœur battant la chamade ~ Plus. Je voulais toujours, tellement, plus ~

Ayame... Quelle torture de m'infliger l'absence de votre présence ~ Dévorant, baisant, chatouillant, chaque centimètre de sa peau, je descendis le long de son corps svelte et tellement attirant, écartant ses jambes, afin de glisser ma langue sur son intimité ~ Agréable, qu'était la sensation de la sentir se liquéfier sous mes coups de langue précis, tantôt mesquinement légers, tantôt ardemment profonds ~  
Je ne m'en lasserai jamais ~

Goûtant à son nectar divin, je ne délaissais guère le reste de sa personne, caressant sa peau de mes mains libres, l'obligeant à plier le genou quand l'envie me venait d'approfondir les caresses buccales, et ce jusqu'à effleurer délicatement sa lèvre, tâtant la sensation de son souffle saccadé, quémandant qu'elle m'accorde l'entrée de sa bouche ~ Glissant deux de mes doigts à l'intérieur, je la laissais les humidifier -inutile que cela puisse l'être- avant de les ramener vers son jardin secret, dans un sillon langoureux de sensualité ~ Remontant un temps soit peu vers sa poitrine, où je mordillais ses tétons durcis de plaisir, j'introduis mes doigts en elle dans un mouvement lent, dans des vas et viens dictés par ses déhanchés. J'en étais folle ~ Tellement que je gémissais du plaisir que je lui donnais, tellement que je mouillais sans pouvoir m'arrêter, tellement que je brûlais tel un papillon trop près de la flamme. Si dangereuse, si attirante, Ayame ~

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MessageSujet: Re: Premiers pas - Kaori Eimin   Mar 3 Juin - 1:09

Un jeu espiègle dans lequel je me plaisais, c’est sans moindre gêne que je cadrais mon regard sur mon épouse lorsqu’elle entra dans la salle de bains, le cœur battant d’un sursaut inattendu devant sa personne ~ Le simple fait de la voir se déshabiller humidifiait assez mon être pour que je retienne un halètement de plaisir, la voir ainsi se dandiner, dans un jeu torride qu’était le déshabillage électrisait mes sens. Au point que je veuille la rejoindre, que je goûte à ce paradis qui fut mien, mais qui par mes dires malencontreux me fut retiré à mon plus grand malheur ~

Nous pourrions dire qu’un corps restait un corps et qu’importe à qui il appartienne, cela changeait peu. Faux, terriblement faux ~ Qu’une femme nue me fasse le même spectacle, jamais je ne serais aussi chamboulée que lorsque c’était ma femme qui m’accordait cela, cette danse érotique, ce déhanché céleste, cette manière si subtile de se glisser dans son bain, sa posture sexy… Dieu ~ Serait-il déjà l’heure de changer mes sous-vêtements ? Huhu ~ Littéralement.

Et cela se poursuivit également lorsqu’elle quitta son dit bain, que d’un sourire amusé elle se saisit de l'essuie que j’avais réservé à sa personne ~ « Vous n'étiez pas obligée d'assortir la serviette, Ayame ~ » Tout détail était important pour que ce moment puisse être décrit comme parfait ~ Élargissant mes lèvres dans les ténèbres où je m’étais tapie, c’est d’un simple recul que je m’enfonçais davantage dans ceux-ci alors que ma chère femme s’en alla suivre le nouveau chemin que j’avais tracé ~ Maaah, n’était-il pas temps que je rentre en scène également ? Huhu ~ J’en frissonnais d’impatience.

Une fois que Akiha-Chan quitta ladite chambre, c’est d’un seul pas que je revins en son centre, le regard perdu sur une porte que je fermais alors que les pans de mes vêtements tombèrent un à un pour mieux disparaître sous un éclat de matérialisation ~ Passant une main dans ma chevelure scintillante, je m’arrêtais devant le miroir, complètement nue ~ Magnifique, y avait-il seulement plus belle créature que ma personne ? Non, bien qu’Akiha-Chan soit mon égale ~ Gloussant sous cet élan d’égocentrisme, c’est vers le lit que mes pas se dirigèrent.

Une posture sensuelle, fatale, puissante, séductrice ~ C’est jambes croisées que j’attendis le retour de ma chère épouse, les épaules légèrement remontées alors que mes bras soutenaient mon corps dans une pente dorsale adaptée à ma position, le regard brillant vers la poignée, la sensation chaude et humide de sentir la présence d’Akiha-Chan de l’autre côté… Cette même excitation de la savoir si proche, et si loin pourtant ~

- ... Alala... ~

Le son de sa voix fit vibrer mon corps, croiser son regard me liquéfiait, la voir sourire… Dieu, je n’en pouvais déjà plus, j’étais déjà si loin alors qu’elle n’avait encore posé un doigt sur mon corps bouillant, impatient de ses caresses ~ Chose qui ne tarda guère lorsque ma vision fut éblouie par des formes à en faire tomber plus d’un, à un sourire en disant long sur ce qui allait se passer ~ Étions-nous en colère l’une contre l’autre ? Ce simple fait n’avait plus d’importance, seules nos retrouvailles corporelles comptaient en ce lieu ~

- Quelle manière perfide de vous faire pardonner ~

Maaah, parlait-on de pardon en baisant ainsi la chair d’autrui ? J’en aurais ri si j’en avais eu la possibilité. Mais à la place de cela, ce fut un baiser tiède qui me coupa la voix, suivi rapidement d’un passage en niveau me faisant vrombir tel un moteur qu’on essayait de débrider ~ Me laissant aller à ses aléas, c’est sans moindre plainte que je me trouvais couchée, mes poignets enrobés dans une poigne m’ordonnant d’être soumise à ses envies ~ Une caresse tiède, je voulus retenir ce liquide s’échappant de moi, vainement ~ Celui-ci s’étant déjà perdu sur une jambe chaude titillant malignement mon intimité ~

Un baiser. Je m’embrase ~
Une caresse, tellement de délicatesse ~
Un gémissement, sans compter les attouchements ~

Je frémissais, je jouissais, je criais ce plaisir à mi-mot qu’elle me donnait lorsque sa langue se faufilait entre mes lèvres intimes. La main posée sur sa chevelure soigneuse, je tentais de garder mon calme pour ne pas me refermer sous ce toucher humide ~ Dieu, seigneur, Dead Master-Sama ~ Rêvais-je ? Non, tel était la talent de celle que j’eus choisi ~

Et la perversion n’était guère encore à son comble lorsqu’elle remonta vers mon visage, son regard clair perdu dans le mien embrumé par le plaisir ~ Ses doigts s’humidifiant entre mes lèvres, ma langue les caressant avec avidité alors qu’elle les retira pour rejoindre un autre endroit me faisant perdre pied ~ Il ne suffit que d’un seul mouvement de sa part pour que je sente un million de papillons exploser dans mon ventre, un deuxième me coupa le souffle, le troisième combattait mon esprit pour que cela n’arrive trop vite, un quatrième et je me perdais dans des râles animales ~

Non, je ne voulais voir la fin tout de suite, je voulais encore savourer, encore ressentir, encore déguster de ces caresses arrêtant le monde autour de ma personne. C’est dans un mouvement se voulant empli par le plaisir que je tentais de prendre le dessus, ses doigts toujours calibrés en mon sein, ses vas et viens tortueux qui touchaient l’endroit parfait pour m’accorder l’orgasme rêvé. Lutter contre le plaisir, était-ce seulement plausible ? C’est une fois au dessus d’elle, mes hanches se déhanchant à ses touchers que je compris que non ~ J’étais victime de son amour, de sa tendresse comme de sa domination ~

J’en criais tout en me posant sur elle, mes lèvres cherchant refuge contre les siennes pour que mes gémissements s’arrêtent ~ Inutilement, il était déjà trop tard, j’avais déjà atteint le stade du non-retour ~ Et ce fut dans un fou rire que j’exprimais cela. Je restais là, couchée sur elle, mon corps pris par des hoquets de rire pendant un bon moment jusqu’à réussir à me calmer, tant bien que mal pour me redresser ~

Le jeu venait-il de prendre fin ? Maaah ~ Ne savez-vous que jamais, je n’étais fatiguée ou ennuyée de cela ? ~ Surtout avec une femme comme Akiha-Chan, huhu ~ Matérialisant dans ma paume ce que quiconque appelait un jouet, c’est avec sensualité que je léchais celui-ci pour l’humidifier avant de descendre mon regard ainsi que mon visage vers l’intimité d’une certaine personne, que je savais déjà… inondée ~ Posant ma langue sur son bourgeon de plaisir, ce fut d’un mouvement malice que je taquinais celui-ci tantôt en le suçotant, tantôt en le mordillant ~ Et ce, jusqu’à ce que je vienne insérer ledit jouet, que ma langue elle-même se perde entre le plastique et la peau rougie de ma femme. Que je me relève pour me le mettre également, toujours à califourchon sur sa personne, d’une posture droite, indiquant au dit ustensile ce que je désirais, ce que je voulais faire ressentir à Akiha-Chan se trouvant « dominée » par mes déhanchés ~

Deux orgasmes en moins de dix minutes ? Cela est possible, il ne suffisait qu’à me regarder ~ Je n’en pouvais déjà plus, mais qu’importe, c’était la voix de ma femme, que je voulais entendre ~ Que ce supplice continue, que cela s’arrête lorsqu’elle n’en pourra plus, que mes mains s’arrêtent sur sa poitrine, que par mes caprices, je fasses prendre une autre forme au dit jouet, que je me penche au point que cela s’enfonce davantage en son sein, la happant avec délicatesse sous la vitesse de mes vas et viens ~

Akiha-Chan, en veux-tu… encore ? ~

END

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