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 pocky et katana

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Harui Nadeshiko

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MessageSujet: pocky et katana   Sam 1 Mar - 10:49

Après une période d'examens, passés de justesse mais passés quand même, je ressentais le besoin de me vider la tête. La plupart des élèves de l'Académie étaient brillants et n'avaient jamais besoin d'aide, ni même de travail, pour les examens écrits...autant le dire honnêtement, à côté d'eux, je me sentais conne. Malgré mon travail continu, j'avais encore du mal, notamment en histoire, en japonais et en anglais. Une de mes consolations était de littéralement déchirer dans les matières physiques. Parce que j'avais un physique peu effrayant, personne ne prend immédiatement au sérieux, mais ils changent tous rapidement d'avis! C'était si amusant! Ma moyenne générale avait d'ailleurs été sauvée par mes capacités physiques, merci Kami-Sama!

Bref, ayant à peu près réussi mes objectifs, je jubilais littéralement de passer une partie de mes vacances à faire autre chose que lire vainement milles et un manuels scolaires. Je pus enfin travailler à plein temps, ce qui m'enchantais.

Laissez-moi vous expliquer: il existe au centre-commercial un restaurant familial servant de la cuisine traditionnelle absolument charmant. La devanture est semblable à une maison japonaise classique, mais une fois à l'intérieur, ce n'est plus du tout la même histoire. L'endroit est chaleureux, décoré de quelques plantes grimpantes exotiques partant d'un vieux plancher lourd et usé sur les murs en briques rouges. La cuisine est ouvertes, et les délicieux effluves des gourmandises cuisinés par mes patrons embaumaient dans tous le restaurant. Quelques fleurs et peintures ornaient l'endroit, et le restaurant était également pourvu d'un coin réservé aux enfants, qui mangent souvent plus vite que leurs parents ou ne peuvent tout simplement tenir en place, doté de poufs, tables basses, jouets et peluches, ainsi que d'un petit distributeur de friandises que les gosses adoraient et leur donnait l'impression d'être des grands.
Le "Kishimoto", puisque c'est comme cela qu'il se nomme, est donc le restaurant au cadre parfait pour les familles. On y sert une cuisine très douce et gourmande, s’inspirant de différentes cultures, en partant d'un classique katsudon pour arriver jusqu'au tiramisu. Vous pensez bien que l'on ne croisait pas souvent d'étudiants dans le coin, ce qui m'allait parfaitement.
Mon patron, Makoto Kishimoto, était un homme de taille moyenne mais à la carrure impressionnante et avec une grande gueule. Il cuisinait en compagnie de sa femme, la douce Anne Kishimoto, une charmante petite dame rondouillette, d'origine belge et ancienne professeur des écoles. Il y avait deux serveurs: Yui, une artiste incomprise aux cheveux bleu ciel joyeuse et libérée, qui m'avait d'ailleurs ouvertement draguée avant de comprendre que j'étais une fille, et Tatsuya, un garçon mystérieux et très sérieux, très gentil et généreux mais qui ne parle jamais de sa vie privée. Enfin il y avait moi: la fille-à-tout-faire. Officiellement, j'étais commis de cuisine, mais je n'hésitais jamais à donner la main à la patte un peu partout, allant même jusqu'à faire le service de temps en temps. Mes patrons n'ont pas d'enfants, mais nous traitent comme si nous étions les leurs et nous soutiennent toujours. Yui est mon opposé, mais elle me fait découvrir des choses intéressantes, un univers totalement nouveau et  nous rigolons toujours bien ensemble. Tatsuya se prends pour notre frère aîné, rectifiant notre conduite et surveillant le moindre de nos gestes...ce qui à le dont d'énerver Yui (sur qu'il gueule bien plus, cette fille étant toujours dans la lune et très maladroite), mais à moi, bizarrement ça me fais très plaisir.
Travailler dans un endroit comme celui-là était merveilleux. Si je pouvais m'installer un jour dans le coin et rester travailler ici, j'en serai ravie.

Bref, j'espère que vous comprenez mon enthousiasme.

 Aujourd'hui était un jour pluvieux, mais je suis quand même partie travailler le sourire aux lèvres. Je chantonnais un air pop sur mon vélo, mes cheveux courts flottants aux vents malgré quelques gouttes de pluie. Les quelques gouttes se transformèrent en averse, m'offrant gracieusement la bonté de me ralentir, tant et si bien que j'arrivais en retard de 45 min. Le restaurant avait déjà ouvert pour le petit-déjeuner et tout le monde était débordé. J'entrais dégoulinante dans le vestiaire réservé aux employés. Yui, qui m'avait vu arriver, débarqua en un coup de vent pour me saluer et m'apporter une serviette. Je me préparais alors en vitesse, enfilant un jean slim noir sec avec des sandales en bois et un kimono court bleu nuit au dos duquel un inscription blanche en kanji proclamait "Kishimoto, la gourmandise n'est pas un défaut!", avant de sortir dans la cuisine remplie de vapeurs et d'odeur de charbon, mêlée à celles des muffins et des œufs brouillés.

Je m'inclinais rapidement en me confondant en excuses. Comme je m'y attendais, ma patronne me couva de son regard maternel en me disant que c'était pas grave, mon patron me traita de "gamine irrécupérable" parce que j'avais loupé le petit déjeuner des employés et n'avait donc rien mangé depuis ce matin, ce qui est "inadmissible, les gosses savent plus manger correctement, c'pas vrai, mais qu'est c'que j't'ai appris!" et Tatsuya passa en me fourra un muffin au chocolat dans la bouche, me disant que j'étais une incapable, un grand sourire moqueurs aux lèvres. Makoto-san me dit de boire une bière, ça aller me réchauffer avant de bosser, mais je déclinais poliment, ce qui le fit hurler de rire.
Je rougis de honte mais en moi, j'étais heureuse. C'était vraiment ce qui se rapprochais le plus d'une famille pour moi.

Je mangeais rapidement, avant de sortir pour aller chercher de quoi remplir le distributeur des enfants dans notre dock (celui dans le restaurant étant petit, il est réservé aux produits frais), de l'autre côté du centre-commercial. Je courrais vite avec mon caddie, slaloment entre les passants qui, heureusement, sont encore rares à cette heure de la journée. Une fois mon Graal atteint, je pus m'emparer de différents bonbons colorés type twinbow, de gâteaux en forme de koala ou de panda, de kit-kat et pocky-pocky aux couleurs et goûts improbables dont les enfants raffolent. Mon caddie, plein de sucre et de couleurs, de paillettes et de senteurs, ressemblait à un vrai coffre au trésor.

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Re: pocky et katana   Dim 2 Mar - 15:00

Moi, Yomi Tsuchimiya, Yomi-Sama, la reine de ces larves, l’être supérieur à tous, la nièce de la pute de dirlo ~ La reine… d’Hibari ~ Héhé, je me sentais toute chose en pensant à cela ~ J’avais enfreint les règles d’Undai, je m’étais éprise pour un autre Dieu, je m’étais libérée des chaînes de mon adoration envers Yume-Sama en rencontrant un nouveau sentiment, en apprivoisant des moments délictueux en compagnie d’une certaine personne, en me délectant dans des actes saugrenus me faisant gémir de plaisir, m’exaltant autant que lorsque je retirais la vie à autrui ~ J’étais un Dieu, le Dieu de cet univers ~ Mon ego démesuré ne pouvait qu’augmenter après mes actions. Je ne compte guère vous raconter ce qui s’est passé, si vous êtes si curieux pauvres larves, allez donc voir de vous-même ~ Remontez le temps autant que vous le pouvez, pauvres choses, je me délecterai de vos réactions ~ Oui, admirez la magnificence de mon être ~

Nous étions un jour comme un autre, une nouvelle fois que je me retrouvais dans la chambre de cet homme, que j'utilisais sa douche pour me laver de ses produits, que son odeurs règne sur mon corps et que je quitte cet endroit sous un rire sadique avant de rejoindre l’extérieur. En ce jour ensoleillé, je comptais me divertir ~ Me trouver une occupation pour retirer ce sourire pervers qui ne faisait que s’agrandir sur mes lèvres ~ Et quoi de mieux que de chasser ? Il faisait si beau après tout, une petite proie ne pourrait que me faire du bien ~ Chose que je trouvais bien trop vite à mon goût, ne m’amusant même pas à me plaire dans des faux sourires, à amadouer cet être pour qu’il me soit dévoué, je quittais vite mes faux semblants pour mieux lui arracher la tête et offrir le reste de son corps à Ranguren. Cela ne m’amusait plus.

Soupirant en ramassant la tête, je regardais celle-ci d’un air songeur avant de balancer ladite tête contre un mur tierce. Dérangeant, cela… ne me comblait guère. Même regarder Ranguren faire de la bouille du corps du pauvre imbécile ne me fit sourire… Que m’arrivait-il donc ? Était-ce à cause de… Nullement. La raison résidait ailleurs…

Après m’être faite torturer par le fossile qui me servait de tante, j’avais trouvé mon réconfort dans les bras de l’égocentrique de service. Me plaisant dans nos ébats, découvrant chaque minute de nouvelles choses, je m’étais enfermée à ses côtés une nuit durant sans retourner dans ma chambre. Serait-ce à cause de mon manque d’activité que je me sentais si étrangère à mes actions ? Non, cela résidait ailleurs et se forma sous le nom de Dead Master. A quoi bon tuer si je n’osais même pas mettre un pied dans son bureau ? Pour nourrir Ranguren. Certes, mais cela ne me satisfaisait assez. Devrais-je affronter mes peurs et foncer dans le bureau noir de cette pute ? ~ L’envie me tiraillait, mais je n’étais pas suicidaire. Si je devais y retourner, je prendrai toutes les précautions pour ne plus finir les boyaux pendouillant dans le vide.

C’est sous cette décision que je m’en allais à l’encontre de cette imbécile. Traversant les couloirs de l’Académie d’un déhanché céleste -tête à la main-, je me postais devant le bureau de la directrice. Ne prenant la peine de toquer contre le chêne de la porte, je m’engouffrais dans le bureau avant de balancer la tête qui roula disgracieusement contre le marbre recouvrant le sol. Voici ton cadeau, Ayame-Obasama ~ Arquant un sourire, je levais mon regard jusqu’à celui de la directrice ~ Un lourd silence se posa entre nos personnes avant que son gloussement de vieille folle ne vienne recouvrir les lieux et que sa voix de pétasse suave ne tape mes tympans avec horreur.

- Maaah ~ Yomi-Chan, quel plaisir de te revoir ~ Moi qui croyais que tu ne reviendrais guère après notre… dernière discussion ~

Ce n’était guère qu’une discussion, sauf s'il est courant de torturer autrui lors de celle-ci. Matérialisant ma robe de combat tout en faisant apparaître Shishio dans ma paume, je brandis mon fourreau devant Ayame avant de lui dire de ma voix délicate ces quelques mots qui sonnèrent avec tant d’harmonie dans mon ouïe ~

- Héhé ~ Je n’ai pas peur de toi vieille folle ~ Je ne raterai guère la possibilité de te tuer lorsque celle-ci se présentera à moi, chère tante ~

Paroles que je sortis avant de quitter les lieux sous les gloussements moqueurs de cette satanée directrice. « Maaah ~ A compter que tu sois toujours en vie à ce moment là ~ » Si seulement tu savais pauvre folle, si seulement tu connaissais mes crimes, ma tête roulerait déjà en dessous de ton talon ~ C’était un affront qui me réchauffait les entrailles, me pavaner ainsi devant elle en sachant que j’avais commis le crime ultime me remplissait d’une joie sans fin alors que mon rire résonnait en échos dans les couloirs d’Undai ~ Mon Undai, mon école ~

Oui, cette académie sera mienne d’ici peu ~ Laisser la place à Yume-Sama ? Je ne le voulais plus. Non, maintenant que j’étais une reine, que j’avais un roi, je me devais d’acquérir ce royaume me revenant de droit ~ Quiconque s’y opposera périra de ma main divine, je le promettais.

C’est ainsi que ce jour là se finit, entre mes rires et mes futurs desseins, je partis vers un nouveau lendemain ~
Jour de gloire ~ Il était un peu plus de sept heures quand je m'extirpais de mon lit afin de laver mon corps parfaitement sculpté sous une eau chaude. Me glissant dans la douche sous un rire amusé, je lavais ma personne, doucement, retraçant mes courbes récemment caressées par un autre Dieu. Humant mon parfum alléchant, je me retirais de l’eau pour mieux m’éponger, délicatement, je ne voulais guère me blesser vainement ~

M’habillant de mon uniforme, je sortis de ma chambre sans dire mot à mon esclave, encore étendue dans son lit telle une catin de bas-étage. Ne savait-elle pas se vêtir plus pour dormir ? Son corps n’était guère assez beau et propre pour qu’il puisse ainsi se pavaner devant mes pupilles. Pauvre tâche, je me devais de la tuer d’ici peu pour ne plus devoir subir cette vision d’horreur. Refermant ma porte sous un frisson d’horreur, je partis.

Laissant mes pas célestes me diriger vers le restaurant des dortoirs, je ne me gênais guère de passer devant les pauvres mortels qui se dressaient tels des poteaux salis par la pisse de chien, attendant chacun à leur tour de commander leur déjeuner. Certains auraient-ils eu l’audace de râler parce que je les dépassais ? Certainement pas, ils étaient si faibles, si petits devant ma grandeur et tous le savaient, j’étais un Dieu qu’il ne fallait pas brusquer s’ils ne voulaient pas mourir ~

- Tsuchimiya-Sama… Nous… Nous sommes en rupture de stock, nous n’avons plus de Pocky-Pocky… Mais nous avons quand même des… !

Ta gueule vache à lait. Non, je n’autorisais pas que l’on me dise non. Et lorsque la femme m’annonça que je n’aurai droit à mon déjeuner -voulu et pas un autre-, j’attrapais sa face de rat pour mieux l’éclater sur le rebord de son comptoir. Pauvre conne, ne savait-elle pas qui j’étais ?! Comment osait-elle défier ainsi mon autorité ? Salope, j’allais lui en foutre moi des non. Tournant les talons sous un dernier cri de rage après avoir planté ma chère Shishio dans sa tête, je m’en allais vers le centre commercial. Si dans cette école ils n’étaient pas foutu de me servir convenablement, je le ferai moi-même en leur faisant payer cet affront.

C’est donc d’un pas décidé que je traversais le parc, énervement visible sur les traits et que j’arrivais telle une furie dans le magasin de mon choix. M’arrêtant devant les étales où devaient se trouver mes envies, je palis à vue d’œil en voyant celles-ci vides. Rien… Plus de… Pocky-Pocky… Le monde m’en voulait-il en ce jour ?! J’allais faire un massacre. Sentant ma colère émaner de mon corps sous des ondes noires, je serrais les poings, prête à éclater l’échoppe me faisant face. Non ~ Un Dieu ne s’emportait pas pour si peu, je n’avais qu’à aller voir ailleurs, oui, oui, oui, je devais être bonne aujourd’hui et… Pocky-Pocky.

Pocky-Pocky. Ils étaient là, tous. Secoué dans un caddie poussé par un jeune homme en sueur. Quelle vision déplaisante. Sortant du magasin pour venir à l’encontre de l’homme -qui dut dévaliser le magasin-, je posais ma main sur son caddie afin de l’arrêter dans son avancée. Affichant un sourire amical -masque de gentillesse posé sur mon visage parfait-, je laissais mes cordes vocales vibrer avec sympathie ;

- Ceci est mien, petit chien ~

Oui, tant de Pocky-Pocky ne pouvait convenir à un animal et d’ailleurs, quel genre d’espèce était-ce pour ressembler à un homme et avoir une odeur féminine ? Un travesti ? Je n’ai jamais eu d’esclave travesti… Dieu, je le voulais. Me rapprochant de sa personne d’un déhanché sensuel, je me collais à sa personne pour mieux enrouler mes bras autour de son cou et laisser mon souffle chaud caresser sa chair que j’imaginais tendre ~ Oui, son parfum était celui d’une femme, quel goût alléchant ~

- Je suis Yomi Tsuchimiya ~ Membre du conseil des étudiants, et toi Miss Tomboy ? ~

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Harui Nadeshiko

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MessageSujet: Re: pocky et katana   Sam 8 Mar - 12:48

Mon pas se pressa, je voulais me dépêcher d'apporter de quoi réapprovisionner le distributeur et calmer les enfants. C'est intéressant comme les sucreries peuvent influencer les humains en bas-âge et agir sur leurs organismes comme de la drogue. Même défonce, mêmes emmerdes quand y'en a plus!
Arriver en retard étais déjà un impair gravissime à mes yeux, même si je sais que personne ne m'en tiens pas rigueur. J'avais failli, c'était honteux. J'avais failli une fois dans ma journée, soit une fois de trop pour l'instant présent, mais aussi pour le mois à venir.

Lorsqu'un quelconque badaud se dressa sur ma route pour entraver ma quête, cela m'énerva. Mes sourcils, qui semblaient exprimer  un éternel sentiment de mécontentement, se froncèrent un peu plus vers mes yeux aux iris cuivrés tandis qu'une moue de désapprobation tordit mes lèvres.
Ok, stop. Ça, c'est déjà pas terrible. Travailler dans un restaurant familial impliquait d'exprimer une constante bonne humeur et mes talents dans cet exercice se sont révélés plus que médiocre. Après les premières réprimandes, j'ai fais des efforts, mais en vain. Cependant, cela ne dérangeait pas les enfants. Au contraire, ces derniers semblaient m'apprécier! Si cela ne dérange pas les enfants, ça ne dérange pas les clients, et donc, mes patrons.
Mais là, mes traits impassibles se murent en un profond ennui, tandis que je fixais la main de celui qui avait eu l'audace de me déranger. Enfin CELLE. C'était une main fine et délicate, féminine sans aucun doute. Une voie douce et mielleuse s'éleva dans l'air, chantonnant à mes oreilles:

- Ceci est mien, petit chien ~

Un vrai chant infernal. Ça aurait pu être une blague étrange que je ne comprendrai pas, mais mon instinct me disait que non.
Ma tête se redressa, et mon regard se posa sur une fille à peine plus âgée que moi. Absolument sublime.
Son visage aux traits fins encadrés d'une longue crinière soyeuses me souriait.

Je n'aimais pas cela.

Il y avait quelque chose de malsain ici. Elle était dangereuse, je le sentais très bien. Pourtant, ce n'est pas ça qui me dérangeait, il y avait autre chose...quelque chose de plus grave.
Car, voyez-vous, je suis habituée aux choses dangereuses. Plus les gens sont forts, et plus je leur vouerai une sorte d'amour sans faille.
Il y a même des choses sacrément dangereuses en moi, mais ça n'avait rien à voir.
Le seul danger qui émane de moi vient d'une violence pure, une colère à l'état brut, une recherche de destruction sans but...
Elle, c'était...un sentiment malsain, comme un immense vice emplit de cruauté et mêlé de perversité. Aussi étrange que ça puisse paraître, je voyais surtout une grande...envie? Un désir de possession s'échappait de ses beaux yeux. Elle ressemblait un peu à ces grenouilles aux couleurs chatoyantes, dont la peau sécrète une substance si toxique qu'une simple goutte suffit pour tuer un veau.
Je pouvais sentir le parfum dangereux qui émanait d'elle.

Je n'aimais pas ça.

L'inconnue bougea. Les courbes que décrivait son corps sous son uniformes étaient d'une perfection frisant l'insolence. Son corps chaud vint se coller contre le mien et ses doigts frôlèrent ma peau délicatement avant d'agripper ma nuque.
Sentir sa chair près de moi dans une sensualité à peine voilée me rappela mon ancienne vie.
Lorsque vous êtes "l'homme" le plus craint de Kobe, les putes se plient à vos pieds et tentent par tous les moyens de vous avoir. Elles venaient vers moi comme les papillons vont vers la lumière qui les tuera. Leurs tentatives de séduction se traduisaient par un vulgaire jeux de rentre-dedans. Elles m'agrippaient, me touchant de leurs doigts avides, me léchant où elles pouvaient en pressant leurs bouches humides contre ma peau tandis que leurs entre-jambes nues sous les mini-jupes en cuir venaient violemment se frotter contre ma pseudo virilité, c'est-à-dire des chaussettes coincées dans mon pantalon.
Tout ceci était normal pour moi.
Aucune ne m'avait jamais intéressée... Maintenant que j'y pense, il est vrai que je n'ai jamais été sexuellement attirée par personne dans ma courte vie. Les corps même les plus sensuels avaient au mieux éveillés mon enthousiasme. Jamais je n'avais eu envie de ces femmes. Ou des hommes que je voyais.
J'avoue m'être amusée de temps en temps avec, les putes servent à ça après tout. J'avais de très bonnes raisons: la protection de m couverture et l'ennui. Aucune n'était jamais allé assez loin pour découvrir ma véritable nature. Sans vouloir me vanter, j'étais assez douée pour qu'elles s'épuisent avant.


Un soupir s'échappa de mes lèvres.

Je fixais l'inconnue, dont le visage n'était plus qu'à quelques centimètres du mien.

- Je suis Yomi Tsuchimiya ~ Membre du conseil des étudiants, et toi Miss Tomboy ? ~

Sa peau sentait le savon. Un sourire apparu brièvement sur mon visage, dans une vaine tentative de ressembler à une ado joyeuse et polie.
Mes mains se saisirent des siennes. Kami-sama, quelles sont froides, ses mains! Je remis ses mains le long de son corps sans jamais quitter son regarda, puis détacha mes doigts des siens.

-Enchantée, Tsuchimiya-san, je suis Nadeshiko Harui. Ces marchandises sont destinées à autre chose, hélas, donc si cela ne vous dérange pas, je vais les livrer.

J'avais gardé un ton ferme, la fixant avec un air de défi. Tsuchimiya-san, puisque c'est comme ça qu'elle se nomme, était à mes yeux un dangereux mélanges entre les putes avides de Kobe, les grenouilles-tueuses et l'intelligence.
Elle était dangereuse.
Qu'importe. Je n'ai jamais oublié que je l'étais moi aussi.

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Yomi Tsuchimiya

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MessageSujet: Re: pocky et katana   Dim 9 Mar - 21:04

Décidément, ce n’est pas avec cette chose que je m’amuserai aujourd’hui. Bien que ses mouvements pourraient faire croire le contraire, elle n’avait l’air d'être le genre de fille à se laisser marcher dessus comme l’une des putes d’Hibari. Et dire que j’eus espéré qu’elle me soit d’un quelconque divertissement, me voilà sans ressources. Je dois vraiment vous dire que j’étais tellement déçue que je me serais mise à pleurer si je ne m’étais pas retenue ? A croire que mes hormones fonctionnent à en faire transpirer un éléphant. Non mais sérieusement… Moi, Yomi Tsuchimiya, pleurer parce qu’une inconnue travestis en mec ne veut devenir mon esclave. Suis-je malade ? La bonne connerie.

Soupirant alors que la chose déclina mes ordres sans moindre pudeur sous un « Enchantée, Tsuchimiya-san, je suis Nadeshiko Harui. Ces marchandises sont destinées à autre chose, hélas, donc si cela ne vous dérange pas, je vais les livrer. » Joliment accentué par son ton dictatorial. Évidemment que cela me dérangeait qu’elle me plante comme une conne pour un caddy de sucreries ! Non, je n’allais me laisser faire, quitte à lui trancher la tête pour trouver distraction dans ses entrailles. Soupirant en retenant tout de même une quelconque fuite, je détachais mon regard de son corps tout en gardant une poigne de fer sur son bras alors que je lançais ma main à l’aveuglette dans son caddie et vienne attraper deux boites de Pocky-Pocky. Une que je rangeais dans les grandes poches de mon gilet, l’autre tenue et ouverte d’une main dont j’enfonçais déjà un bâton entre mes dents.

- Même pas distrayant pour un sou. Tu me déçois.

Mots lancés à ma personne se lamentant sur la sociabilité de la personne me faisant face. Soulageais-je mon ego en me parlant à moi-même ? Pas vraiment, c’était juste… Désolant. Soupirant en finissant par lâcher prise, je levais les bras en signe d’abandon quant à une quelconque soumission -de sa part envers mon imminente personne-. Chose rare, à dire je crois que c’est la première fois que j’ai une poussé d’humanité de cette envergure… Moi, Yomi Tsuchimiya, qui se montre clémente envers des mollusques ~ Serait-ce parce que je restais trop avec Hibari ? Conneries, ce fils de pute était aussi bon que la gueule de thon nous servant de directrice ~

- Ne t’a-t-on jamais appris qu’il était désobligeant de contrarier une demoiselle ? Fais toi pardonner et invite moi quelque part pour te faire gracier, Tomboy.

Harui ou que sais-je, je m’en foutais royalement de son prénom, Tomboy ferait l’affaire. Et qu’en était-il de l’endroit où je voulais aller ? Qu’importe. N’importe où ferait l’affaire tant que je pouvais me trouver quelque chose… d’amusant. Était-elle seulement capable de satisfaire ce désir que je laissais naître en mon sein ? Je ne parle pas de baise bande de nymphes, bien que jouer les lesbiennes en rut dans cette académie était coutume, je ne rampais pas comme les trois quart des filles pour brouter du gazon.

- Je m’impatiente là.

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Harui Nadeshiko

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MessageSujet: Re: pocky et katana   Lun 10 Mar - 0:19

Le visage de Tsuchimiya-san passa en une fraction de seconde de l'ivresse de la chasse à la déception la plus profonde. Une moue boudeuse apparut sur son visage parfait. Des larmes semblaient vouloir s'échapper de ses beaux yeux...cela n'arriverait pas, une fille comme ça ne pleure pas pour ça. Ou du moins ne le laisse pas voir. Cela me déconcerta.
L'hyper-sensualité dont elle avait fait preuve jusque là avait laissé place à autre chose. Ça me faisait penser à cette gamine au restau. Boucles blondes, grands yeux verts, 7 ans et demi au compteur. J'avais refuser de l'épouser, elle avait donc décider d'exprimer son mécontentement en retenant sa respiration aussi longtemps que possible. Voilà, Tsuchimiya-san ressemblait à une petite princesse contrariée au plus haut point.
Bizarrement, je pensais que sa réaction serait toute autre, comme par exemple m'insulter, se fâcher, se transformer en un géant vert, renverser des choses et sortir égorger des lapins.
Il faut que je songe à arrêter de lire des comics.

Les gens aux alentours commençaient à s'arrêter pour nous observer, sans que je comprenne pourquoi. Des murmures de désapprobation atteignirent mes oreilles: ils pensaient qu'une dispute amoureuse avait lieux ici. Après tout, je savais que je ressemblais à un beau garçon, j'étais en présence d'une belle fille, je venais de la repousser en parlant d'un ton ferme alors qu'elle venait de m'enlacer... Oui, il avait matière à se méprendre.
Je rougis violemment lorsque le compte-rendu de la situation actuelle atteignit mon cerveau. Jamais avant je n'avais fais face à ce genre de chose! Que faire? Raaaaaaa, que c'est compliqué! Je lâchais un "tsss!" pour exprimer mon ennui tout en me grattant le menton pour me donner un peu de contenance alors que je réfléchissais.

- Même pas distrayant pour un sou. Tu me déçois. Ne t’a-t-on jamais appris qu’il était désobligeant de contrarier une demoiselle ? Fais toi pardonner et invite moi quelque part pour te faire gracier, Tomboy.

Et tandis que Tsuchimiya-san prononça ces mots doucement, telle une enfant vexée, elle se saisit de paquets de pocky-pocky avant d'en ouvrir un pour manger. Au moment où le petit bâtonnet craquant atteignit ses lèvres, tous les poils de mon corps se hérissèrent, et mon sang ne fit qu'un tour. Mes petites dents blanches mordirent mes lèvres pour m'empêcher de proférer une quelconque insulte. Kami-sama, comment pouvait-elle manger aussi impunément la nourriture destinée à des enfants?!

- Je m’impatiente là.

Ce fus plus fort que moi:

-Qu'est ce que tu fous bor...dis-je un peu trop fort tout en étouffant de justesse le juron.

Quoi que...En y réfléchissant, elle ne savait pas à quoi exactement devaient servir ces marchandises. Ma colère était-elle injustifiée? Je ne sais pas. De plus, je n'avais pas vraiment envie de rester coincée là, au centre de l'attention du public qui c'était resserré autour de nous. Je sentais leurs immenses globes oculaires désapprobateurs nous fixer comme on fixe le cul rose d'un singe en cage. Ne pouvant plus supporter cette situation, je gratifiais Tsuchimiya-san d'un "Bouge!" (qui manquait certes d'élégance et de finesse mais qui avait le mérite d'être clair) avant de me saisir des doigts qu'elle avait gardé serrés contre mon bras pour les mêler aux miens et l'entraîner loin d'ici.
Tandis que nous marchions d'un pas rapide, mes joues étaient encore légèrement rouges de honte et le sang commençait à me monter à la tête:

-Tu te donnes souvent en spectacle comme ça?! Et puis sérieux, moi, t'inviter? Les pocky-pocky que tu viens de prendre sont pas suffisant? Ça va me créer des emmerdes, tout ça...c'est pas plutôt toi qui devrait m'inviter?!

Je la fis tourner dans un espace sombre entre deux boutiques avant de m'adosser au mur en soupirant et lâcher sa main. Bon, c'était pas vraiment une façon de s'adresser à une fille, même si ladite fille se rapproche plus d'un prédateur que d'une poupée. Et puis qui sais, peut être que ce genre de comportement fait partie de ses manières, je ne sais pas.
J'étais encore rouge...pas parce que nous venions de marcher assez vite sur une centaine de mètres, mais plutôt parce que je venais de passer pour un parfait goujat qui ne sais pas être correct envers une fragile jeune fille en fleurs aux yeux de dizaine de personnes. Peut être même des clients qui sait.
Passer pour un mec, ça j'ai plus que l'habitude. Passer pour un mec sanguinaire aussi. Mais jamais je n'ai aimé passer pour un être sans aucune morale.
Encore plus depuis qu'on m'a sortit des tréfonds de mon trou à rats.
Je soupirai à nouveau. Il valait mieux pour moi me faire pardonner, même si ça ne me plaisait pas.

-Bon, si tu y tiens vraiment...Je travaille au Kishimoto et je prends ma pause dans 10 minutes à peine, dis-je en jetant un coup d’œil à une horloge murale dehors, t'aura qu'à me rejoindre devant et je t'offrirai un café où tu veux.

Et je sortis pour enfin finir ma tâche qui fût plus dure à accomplir que ce que je pensais.

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I Wanna Just Be Alive.

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Yomi Tsuchimiya

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★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Yaban'na kyōki
★ Age : 18 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: pocky et katana   Lun 10 Mar - 20:17

« Qu'est ce que tu fous bor… » Pauvre sous-merde. Ces humains avaient l’audace de venir à l’encontre de ma personne, Moi, Dieu, l’être supérieur dans ce bas monde, alias Yomi Tsuchimiya. J’avais beau m’efforcer à être clémente envers leurs personnes -bien qu’ils n’en soient dignes- et qu’importe mes efforts, ces chiens restaient des écervelés tout juste bon à crever. Sentant l’énervement pointer le bout de son nez, mon corps se raidit de lui-même alors qu’un « Bouge ! » trop autoritaire sortit de la bouche du travesti me faisant face. Mais pour quoi se prenait-elle à la fin ?! Me parler de la sorte était punissable de mort, chose que je daignerai lui attribuer si elle ne s’excusait pas dans les secondes qui suivaient.

Mais il va de soi qu’elle n’en fit rien, préférant de loin me tirer comme-ci j’étais sienne je ne sais où pour mieux me balancer au détour d’un magasin, dans une ruelle sombre. Loin de moi les idées perverses, mais qu’elle n’essaye pas de me violer sinon je la tue. Chose que je comptais faire n’est-ce pas ? ~ Mais ne vous inquiétiez pas, si elle me touche ne serait-ce que trop, la mort serait plus une délivrance pour sa personne, qu’autre chose. Détournant le regard d’un air agacé de son minois rougi par je ne sais quelle raison, je laissais toute interjection imaginable marquant l’ennui traverser mes lèvres alors que la chose éleva sa voix pour mieux me hurler dessus ses minables ressentis.

-Tu te donnes souvent en spectacle comme ça ?! Et puis sérieux, moi, t'inviter ? Les pocky-pocky que tu viens de prendre ne sont pas suffisant ? Ça va me créer des emmerdes, tout ça...c'est pas plutôt toi qui devrait m'inviter ?!

Pitoyable. A l’image de sa personne en somme. Et en quel honneur je devrais inviter une espèce de rat sorti de je ne sais quel égout, n’ayant même pas les bases pour parler à une demoiselle sans lui positionner dessus ?! Non mais c’est moi qui rêve là ! Depuis quand, Moi, la reine de ce putain de monde se faisait insulter de la sorte par un esclave ?!

-Bon, si tu y tiens vraiment... Je travaille au Kishimoto et je prends ma pause dans 10 minutes à peine, t'aura qu'à me rejoindre devant et je t'offrirai un café où tu veux.

Et mon cul c’est du poulet peut être ?! Comme-ci j’allais me rendre dans un restaurant familial à deux balles pour recevoir -si gentiment proposé- un café de seconde main, servi par une espèce d’androgyne. Non, décidément, ma patience avait atteint sa limite et c’est donc d’un revers de la main que j’empoignais son épaule pour mieux la plaquer contre le mur me faisant face. Minute mon cœur, ne part pas ainsi après m’avoir outré voyons ~ Matérialisant ma chère Shishio, je coinçais ma lame en dessous de la gorge de la chose sur laquelle j’étais appuyée afin de contenir son corps. Imbécile, si elle ne passait pas son temps à travailler, peut être qu’elle aurait su que s’attaquer à Yomi Tsuchimiya relevait du suicide ~

- Pauvre conne ~ Faut-il que je te dresse pour que tu sois commode ? A partir de maintenant tes coups de gueule tu te les enfonces dans le cul et, tu m’appelleras Yomi-Sama ~ Me suis-je…

Taillant légèrement sa gorge sans moindre pudeur, j’arquais un sourire ravageur tout en poursuivant mes dires ~ « …Bien faite comprendre, T-O-M-B-O-Y ? ~ ». Dieu, je rugis d’envie meurtrière ~

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pocky et katana

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