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 Les feux de l'amour ~

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Akiha Ketsuki

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Date d'inscription : 03/06/2012
Localisation : Dans ton coeur

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★ Surnom: Hyouri Shi
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MessageSujet: Les feux de l'amour ~    Sam 22 Fév - 23:33

Elle ouvrit les yeux, je me fondis dans ses billes bleutées, le échos d'une promesse douloureuse résonnant dans l'air. Une parole échangée, quelques mots inaudibles au monde extérieur prononcés. Un faible sourire pour exprimer tout ce qui n'était guère possible de relater ouvertement. J'ai vu, elle le savait, nous le savions toutes les deux. Ce lien de souffrance qui nous unissait à présent représentait davantage qu'un récit de souvenirs. C'était un passé horrible, et la promesse d'un avenir meilleur. Nous avions signées un engagement l'une envers l'autre, elle en se décidant de construire une vie sans regarder en arrière, sans s'arrêter sur la peur, et moi, en la guidant dans cette voie, en la poussant sans la lâcher jusqu'à ce qu'elle apprenne à marcher seule. Et quand ce temps arrivera, nous ressortirons vainqueur d'une terreur sans nom.

Le jour du massacre, le temps de désolation et de retrouvailles. L'arrivée invisible d'Ayame, un regard échangé, une compréhension mutuelle, et elle disparut. Le soulagement, puis le réconfort. Ensuite vint le tour de Yume, la soirée des explications. Ceci étant fait, il était temps de rentrer à Undai, de commencer par le commencement, de défier l'autorité sans peur, de se placer de nouveaux objectifs, des nouveaux projets dans la vie. C'est avec peine que je me levais pour quitter l'appartement qui nous eut accueilli, c'est face au refus catégorique de sa part de retourner à Undai, que je dus faire des efforts pour la convaincre de me suivre. J'ai essayé, j'ai décidé de la guider dans ses pas. Sa main dans la mienne, je l'enfermais par ce geste dans une atmosphère de confiance. Puis la porte de l'ascenseur s'ouvrit, je fis un pas en avant, je voulus la tirer à l'intérieur, mais je réussis seulement à reculer de deux pas sous sa poigne de fer. Je l'ai regardé, elle m'a surplombé de ses yeux océans. Et la porte se referma.


La destruction de Gokusha, le plus important génocide que je n'ai jamais pu voir dans ma vie, un événement marquant que je ne n'oublierai jamais, même si mon alter-ego essayait de l'absorber. J'en fus trop affectée, concernée de tout part. Tout mon corps y fut plongé, au même titre que ma conscience. Définitivement, j'en étais traumatisée, dans un sens bien particulier, parce qu'à coté, j'ai fait une promesse ne me laissant d'autres choix que d'être forte, de passer par-dessus les horreurs pour mieux se concentrer sur les bons moments à venir. Finalement, ce jour fut marquant, du début jusqu'à la fin. Cependant, au retour à Undai, je n'ai guère mentionné ce qui s'est vraiment passé dans les sous-sols meurtriers de la prison, évitant habilement le sujet devant ma femme. Par respect pour Yume, par crainte de la mauvaise humeur d'Ayame. Quoi qu'il en soit, quelques jours se sont déroulés dans un calme effrayant, dans un silence entrecoupé par des gémissements échangés avec ma femme, le soir où nos corps prenaient le dessus sur tout le reste ~

C'est ainsi que la routine reprit le court habituel des choses, que je me concentrais à nouveau sur ce qui était primordial, ma famille, ma vie. Mes enfants, j'étais heureuse d'être encore en vie pour pouvoir les serrer dans mes bras, les gronder quand il se devait, leur sourire avec cet amour maternel qui me tenait tant à cœur. Il y avait aussi Ayame, derrière son air maussade quant à l'anéantissement de son projet de longue date pour une action dite anodine, elle restait celle qu'elle était vraiment, une femme que j'aimais par dessus tout ~ Ainsi, je mis de coté ce par quoi nous étions tous concernés -Miri la première sans doute- pour reprendre les activités d'avant le massacre. Nous étions ainsi à Undai, nous avions vu des choses terribles, mais nous ne nous arrêtions jamais longtemps dessus pour ne pas devenir fous, de chagrin, de douleur, de peur. Optant par poursuivre sa vie comme si de rien était. Du moins, certains faisaient ainsi, de mon coté, j'avais une promesse à tenir, j'avais une personne à soutenir. Yume était une autre de mes priorités. Dès que j'avais du temps à lui accorder, je le faisais. Et quand cela advenait, j'arrivais à la comprendre, à la conseiller, à réagir face à elle normalement, sans arrière-pensées. Je ne saurais dire comment me considérais-je à ses yeux, je n'étais pas son amie, ni son ennemie, je partageais un lourd secret avec elle, un épisode de notre vie qui resterait gravé dans nos esprits. Cela était suffisant pour considérer que j'étais une sorte de confidente. Une amie, peut-être que oui finalement ~ Quoi qu'il en soit, j'étais sans doute la mieux placée pour la comprendre, pour lui pardonner tous ses faux pas, pour la considérer comme une personne à renforcer. « On a quand même failli mourir ce jour là. » Je n'en étais pas si sûre, et même si c'était le cas, nous étions là. Et ce à quoi nous nous sommes heurtées à notre réveil, ce ne fut pas un monstre voulant nous abattre, mais un visage peiné d'une femme brisée. Il n'y avait plus rien à ajouter à cela.

Mais passons donc ces moments détestables ~ Concentrons-nous sur aujourd'hui ~ J'ai décidé de passer la journée à l'infirmerie, pour soigner tout petit chaton qui s'y serait égaré. « à croire que tu n'as pas eu ton quota de sang, Akiha ~ Heh ~ » Rien ni personne ne pourra m'empêcher de sauver des vies, mêmes les pires abominations de ce monde, je tenais bien trop à la vie pour s'en détourner avec tant d'insolence ~ Et il m'était agréable de retourner dans la vie active, de sourire aux étudiants demandant mon aide, de voir leur gratitude -parfois minime mais tout de même- quand ils ressortaient comme neufs de cette pièce remplie de lits. Définitivement, je me sentais bien, étrangement à ma place ~ Oui, j'étais destinée à cet endroit, à ces étudiants pleins de vigueur ~ Sourire aux lèvres, amusée de déstabiliser une jeune étudiante de Seconde venue pour soigner une égratignure -terme utilisé pour toute blessure ne dépassant un mètre de large-, je me plaisais à la voir rougir et bafouiller sur ma gentillesse déconcertante ~ Eux aussi, ces chatons avaient besoin de quelqu'un pour les soutenir entre les murs d'une Académie qui les terrifiait. Surtout les Secondes, ces petits bleus entrés dans un mode de vie qui les dépassait.

Passant donc la grande partie de la matinée et de l'après-midi enfermée entre quatre murs blancs, je me décidais à sortir un peu, question d'aller voir comment se portait Ayame. Quittant la pièce de l'infirmerie pour mieux débouter dans un couloir plutôt vide en vue de l'heure où la plupart des étudiants assidus avaient cours, je songeais à envoyer un message à Yume, lui demandant comment elle allait aujourd'hui, une habitude que j'avais avec mes enfants et que je transvasais sur la Présidente du Conseil également. Ceci fait, je me dirigeais donc vers la première porte se dessinant sous mon regard clair. Le bureau de la directrice. « Tu le sens, y a l'autre stupide gosse avec elle ~ » Kaïla Kurayami. Une adolescence sans cervelle qui ne pesait pas ses actions avant de les commettre, une personne dont l'existence était autant dérangeante qu'essentielle au progrès d'évolution sociale de Yume. Paradoxal, n'est-ce pas ? ~ Assez pour que je veuille lui retourner la monnaie de sa pièce. Surtout quand je suis entrée dans le bureau et que je la vis posée contre un mur du bureau, nonchalante comme si c'était sa place, comme s'il était normal qu'elle soit là. Détestable ~ N'y prêtant guère d'attention pour le moment, je posais mon regard clair et indulgent sur Ayame, assise dans son fauteuil, l'air plus que mal.

- Ayame ?

M'approchant de sa personne sans moindre gêne, je vins prendre ses mains dans les miennes pour mieux l'embrasser tendrement, inquiète de la voir dans un état qui ne lui ressemblait guère. Caressant son visage de ma paume douce, j'essayais de la rassurer d'un sourire et lui demandais si « Allez-vous bien ? » Question qui se vit coupée par un chaton enragé qui se prenait -à première vue- pour le centre de la terre, à happer ainsi toute attention. Comme c'était indésirable ~ « Tu sais où es Yume, toi ? » Moi ? ~ Me redressant, en lâchant les mains de mon épouse, un fin sourire vint se peindre sur mes lèvres, tandis que je détaillais Kaïla de haut en bas, de manière hautaine. Et c'est cette gamine qui avait tant de valeur aux yeux de ma femme pour pouvoir rester ici et s'exprimer aussi librement ? Comme c'est malvenu ~ Faisant deux pas vers sa personne, je ne me départis guère du rictus moqueur qui me seyait à la perfection dans cette situation ~ Elle... ne devrait guère être là. Au lieu de demander bêtement où se trouvait Yume, elle devrait aller la chercher, lui supplier le pardon, et non se cacher derrière Ayame, profitant de cette dernière, en oubliant qu'elle avait une femme et des responsabilités. C'est d'une voix terriblement enjouée que je la fis taire une fois pour toutes.

- Il va de soi que je sais où elle est, Kaïla ~ Et je peux également t'assurer qu'elle va bien ~ Bien mieux depuis que je me sois occupée d'elle, avec subtilité ~

Devrais-je avouer que j'ai mis ce sous-entendu exprès dans un contexte bien connu de tous ? ~ Devrais-je également dire ô combien je jubilais sous le visage décomposé du chaton sous mes yeux ? ~ C'était... une sorte de vengeance. Mais, elle n'était pas gratuite non plus, je me permettais simplement de lui ouvrir les yeux sur un fait qu'elle donnait l'impression d'ignorer. Au lieu d'attendre que Yume vienne à elle, elle devrait faire tout pour lui complaire, parce que personne n'attend indéfiniment. Et s'il fallait que Yume se trouve quelqu'un pour sortir de la noirceur, je le lui trouverai ~

- Espèce de... !

« Outre mon « indiscrétion », tu devrais t'effacer de ce lieu, ne serait-ce qu'à l'égard du fait que tu as couché avec ma femme qui se trouve à deux pas de nous ~ N'estimes-tu pas que tu as déjà assez fait ainsi ? ~ M'abuserais-je en supposant que tu es là pour recevoir d'autres caresses de sa part ? ~ » Une manière subtile de couper les vociférations de cette jeune fille irréfléchie ~ Du moins, je l'ai cru jusqu'à ce que je visse que le chaton en question n'avait que faire de passer pour la pire traînée de la planète, essayant vainement d'affirmer ses positions dans des paroles dites peu délicates.

- Ha... La bonne blague ! Tu as touché à Yume et tu oses foutre ta tête de blondasse souriante ici avec tes conneries ?! 

Quand ai-je dit que j'ai passé du bon temps sous les caresses de Yume Kuroi ? ~ Alala... Devrais-je afficher une tête innocente à présent ? En aucun cas, c'est par un sourire prononcé que je lui répondis, avant de soupirer, m'en détourner en roulant des yeux, pour mieux river mes yeux sur Ayame. Ma chère femme ~

- Ton esprit pervers s’imagine bien des choses, ne me prends pas pour toi ~

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Dead Master

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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 0:44

Ce fut l’horreur total, et je ne mâchais guère mes mots. Lorsque nous sommes arrivées à Gokusha, l’espace était surplombé par la puissance néfaste de mon chef-d’œuvre. Jamais je n’aurais cru cela possible, non pas sa force bestiale, mais qu’en moins de quelques minutes, ce pourquoi j’avais créé la prison de Gokusha, avait été anéanti. Littéralement, plus aucun prisonnier, plus aucun signe de vie quelconque, l’endroit était devenu désert de vie, puant d’atrocité sanguinaire. J’en étais folle de rage après coup ~ Sur le moment, seul le besoin de calmer Yume-Chan primait en mon sein, et je dois le dire, après avoir combattu Insane, je ne pensais plus qu’à mon enfant.

Dois-je vous compter Ô combien cela fut difficile de défier cette noirceur ? Maaah ~ Mon corps tuméfié par les coups le disait bien assez, bien que j’avais envie de surenchérir en vous expliquant une parenthèse -énorme soit-elle- de ce combat. Lorsque je crus m’être débarrassée de cette entité sous un dernier coup de faux, je me laissais tomber au sol, incapable de me relever sous le souffle me manquant. Cela faisait longtemps que je n’avais guère combattu ainsi, aussi excitant soit-il, j’aurais aimé ne jamais commencer cet affrontement. Mais l’on payait ses crimes n’est-ce pas ? ~ Terriblement quant il s’agissait de crimes commis contre Yume-Chan.

C’est une fois que je crus m’être débarrassée de toute embûche que je me retrouvais nez à nez avec non pas une Insane, mais une bonne dizaine en tout genre. Mon désarroi se fit ressentir assez pour que je veuille en pleurer. Déjà que j’eus du mal avec une seule des projections, croyez-vous que je saurais en anéantir autant à présent ? Nullement, et me résoudre à la mort n’était dans mes cordes. J’étais immortelle, tant que mon cristal n’était touché, je pouvais me délecter dans cette vérité. Mais pour combattre tant de monde, je ne pouvais compter sur ma force habituelle, il m’en fallait plus, tellement plus que je dus matérialiser ce réservoir de pouvoir pur pour survivre. Oui, j’aurais pu abandonner le corps que j’utilisais, mais je ne m’y résolvais pas. Si je me voyais détruite, je ne saurais quand je reviendrais et le simple savoir que mon épouse se trouvait elle-même en danger, me donnait assez d’ailes pour tenter le tout pour le tout. N’était-ce pas une belle preuve d’amour que je faisais là ? Huhu ~

Trêve de plaisanteries et revenons au sujet principal de cet instant. Insane. Fois dix ~ Me relevant devant ce tas d’ennuis, je laissais un gloussement traverser mes lèvres alors que mon cristal scintillait dans une de mes paumes tandis que dans l’autre, je tenais ma faux. Bien, lorsque l’on doit combattre, lançons-nous y ~ Et c’est ce que je fis, abattant ma matérialisation sur les formes intouchables me faisant face. Usant de mes ressources pour modeler la matérialisation de Yume-Chan afin que mes adversaires soient touchables, allant jusqu’à sacrifier certaines parties de mon corps pour me permettre un semblant de victoire. Vain. Et ce, je le compris lorsque je me vis ciselée en deux par deux lames tranchantes, que la moitié de mon corps tenant le cristal se vit bousculer tel un fagot de pailles d’un côté et que mes poignets se fassent eux aussi trancher, me faisant ainsi lâcher prise sur mon précieux.

Comment parlais-je encore, après avoir vécu ce cauchemar ? Par le courage de mon épouse présumais-je, par sa force que j’eus sous-estimé à mon plus grand bonheur. Oui, elle réussit et juste à temps pour que mon cristal ne se fasse briser par la puissance de la destructrice de ce lieu. Le temps d’un souffle et tout disparut, les ondes, Insane, Yume-Chan, mon épouse. Soupirant de soulagement, je ne restais guère vautrée au sol. Rattachant mon corps, je courrais presque vers le trou béant se trouvant dans le sol, ne sachant où se trouvait Akiha-Chan. Oui, j’ai terriblement stressé avant de sentir sa matérialisation -aussi faible soit-elle- ailleurs. Mais aussi stressée et inquiète que je pouvais l'être, l’effroi de ma vision me glaça tout autant le sang. Ce n’était plus une ruine que j’avais sous les yeux, mais une véritable boucherie… Tellement de corps, tellement de choses, que je dus me résoudre à masquer le spectacle morbide qui s'est produit ici.

Destruction… C’était le mot parfait. Fermant les yeux tout en levant mes paumes vers la prison, je formais une sorte de bouclier autour de l’infrastructure souterraine. Regroupant celle-ci dans un étau noir afin qu’elle disparaisse entièrement, personne ne saura ainsi, ce qui s'est passé sur cette terre tâchée de sang. Une chose faite, mais j’en avais encore tellement et la deuxième fut de retrouver ma femme. Tâche non difficile à faire lorsque je pouvais la sentir. Odeur qui me fit me téléporter là-bas, dans cet appartement où les odeurs de Kaïla-Chan et Yume-Chan étaient fortes. Je ne m’attardais guère sur le lieu, ne faisant qu’un simple hochement de la tête à ma femme en la voyant avec Yume-Chan  pour mieux repartir sous cet accord prononcé sans mot. « Je te laisse Yume-Chan ~ » Je n’avais guère d’autre choix après tout. Réapparaissant devant Gokusha -ce qui fut plutôt-, je laissais un long soupir de frustration traverser mes lèvres. Pourquoi étais-je revenue ici à la place de partir à Undai ? Pour me faire encore plus de mal en me disant que cela n’était pas qu’un cauchemar, mais bel et bien la réalité.

Faisant dos à l’endroit, j’avançais d’un pas triste vers Kaïla-Chan se trouvant encore dans ce lieu. Ce n’est qu’une fois à sa hauteur que je lui tendis la main sans un mot alors qu’elle me hurlait de lui expliquer ce qui venait de se passer. Je n’avais guère de mot pour cela, non… Ni l’envie, à dire vrai. N’y répondant guère, je ne décampais pas de ma position et ce jusqu’à ce qu’elle se saisisse de ma main et que nous retournâmes à Undai où d’autres problèmes virent le jour.


Dieu, cela ne faisait que commencer ~


Lorsque nous sommes arrivées dans mon bureau, ce n’est guère des cris de joie qui nous accueillirent mais un visage terrifié par une vérité ne voulant être entendue. Miri-Chan ~ M’avançant vers mon amie pour lui saisir les mains, je ne pus que la laisser faire lorsque ses bras vinrent m’enlacer et que ses paroles touchantes réchauffèrent ne serait-ce qu’un peu mon cœur alourdi par le voyage éprouvant. « Ayame… Que s’est-il passé ? ». Elle le savait, mais elle voulait l’entendre. Mais une fois de plus, je ne voulais me résoudre à prononcer quoi que ce soit. Gokusha était… détruit. J’en rageais intérieurement sans laisser mes ressentis percer mes traits alors que la femme s’en alla vers Kaïla-Chan pour l’emprisonner également dans un câlin se voulant rassuré et rassurant. « Kaïla-Chan, cela fut… » La pire de tes erreurs ? Je n’allais enfoncer le couteau dans la plaie, pas aujourd’hui.

Mais les jours qui suivirent furent ceux de ma sentence ~ Du moins, c’est ainsi que je vis les choses si celle à qui je devais en vouloir ne passait pas son temps en ma compagnie pour me poser toujours la même question. « Où est Yume ? » Je ne lui répondis jamais. Non, si elle voulait tant la retrouver, qu’elle la cherche. Mais là encore, sa présence était le moindre de mes soucis, Miri-Chan me soumettait ses ordres tels une ferveur à un Dieu unique. « Yume-Chan est devenue incontrôlable, nous devons… la contenir, Ayame. » Chose que je savais déjà, mais choisir de m'en parler lorsque Kaïla-Chan se trouvait en ma compagnie n’était une chose à faire.

- Qu'entendez-vous par contenir ?

« L'emprisonner dans un endroit où elle ne pourra nuire à qui que ce soit, Kaïla-Chan. » Cela n’avait nullement de sens, le seul endroit qui put la contenir s’est vu anéanti et cela, je le soulignais allégrement à l’assemblée. « Et où veux-tu donc ? Gokusha a été détruit. » Quel silence, j’en serais presque perturbée si je ne connaissais pas la raison de celui-ci. Après ne pas avoir parlé depuis mon retour de Gokusha, il était vrai qu’entendre le son de ma voix pouvait sembler terrifiant ~ Mais laissons mes pensées de coté, et concentrons nous plutôt sur la jeune fille, se levant avec désarroi sous les paroles de mon amie.

- Non mais c'est hors de question ! Elle n'aurait jamais réagi comme ça si... Ayame ! Tu n'es quand même pas d'accord avec cela ?!

J’avais beau ne pas être d’accord avec cela, Miri-Chan relevait une vérité que je ne voulais voir. Enfermer Yume-Chan… La mettre dans un endroit où elle ne pourrait plus nuire et cela, à cause de mes actions commises avec Kaïla-Chan. Je me dégoûterais moi-même, si mon ego n’était pas aussi développé. « Ayame n'a pas le choix, Yume-Chan est trop dangereuse ! Elle est devenue... trop puissante pour que tu puisses laisser cela passer, Ayame. » J’avais le choix, j’étais Dead Master ~ Mais dans un sens… Cette fatalité ne pouvait se faire accepter par ma personne, quitte à ce que le monde, mon monde se fasse détruire, je…

- Non mais ça va pas ?! Elle n'est pas trop dangereuse ! De plus, on est sur le point de pouvoir contrôler Insane, vous ne pouvez pas l'enfermer ! Vous ne pouvez pas lui gâcher la vie à cause de prisonniers bien plus dangereux qu'elle !

« Tu te dois de rester en dehors de cela Kaïla-Chan, cela me peine également de devoir en arriver là... Si nous ne pouvons l'enfermer, il faudra lui retirer ses pouvoir ou envisager... » J’en étais outrée. Me levant à mon tour en abattant mes poings sur la table, je fronçais les sourcils tout en criant à la femme fantôme -bien trop présente à mon goût- la fin de sa phrase effroyable. « De la tuer ? N'y songe même pas, Miri-Chan. » Jamais je ne laisserai quiconque tuer mon enfant ! J’étais la seule à avoir le droit de vie ou de mort sur elle ainsi qu’à peser le poids de ses crimes ! Cette discussion n’avait guère besoin d’être continuée, seule l’envie de partir sous les dires outrageants de Miri-Chan, régissait mon corps.

- C'est quoi ces conneries ?! Vous êtes censées la soutenir et non échafauder des plans pour la détruire encore plus qu'elle l'est déjà ! D'accord, elle a massacré énormément de gens sous une pulsion, et encore, elle s'est pas amusée à sortir dans la rue pour s'en prendre à n'importe qui !

Mais la dispute ne faisait que commencer lorsque Kaïla-Chan hurla à son tour sa protestation quant à cette éventualité d’envoyer Yume-Chan à l’échafaud. Paroles que la femme de pouvoir n’acceptait guère à son tour pour venir lui intimer le silence de sa voix loin, d’être posée. « Kaïla-Chan ! Tu ne comprends pas l'ampleur de ses actes ! Que se serait-il passé si ce n'était pas Gokusha qu'elle eut visé, mais Undai ! Nous ne pouvons fermer les yeux une fois de plus ! ». Si Undai s’était fait détruire… Non, cela ne se serait produit, essayais-je de me persuader. Grinçant des dents sous mes pensées macabres, je détournais le regard alors que les femmes se hurlèrent dessus à m’en briser les tympans.

- ... Bordel, mais vous vous entendez seulement ?! Hier encore vous lui souriez, puis aujourd'hui elle pète un câble et ça y est, qu'elle meure ?! Mais aidez-la de manière constructive au lieu de parler pour ne rien dire ! Putain quoi, arrêtez avec vos fatalités à la con, ce n'est pas la première à avoir tué tant de gens ! Regarde Dead Master, je suis certaine que si tu faisais la somme de tous ceux que t'as abattu, tu serais bien au-dessus d'une prison de fous furieux !

Je n’aimais guère que l’on me prenne comme exemple, mais contrairement à Yume-Chan -bien que je n’étais friande des comparaisons- je savais me contrôler. Bien que cela me glaçait le sang considérablement en soumettant la possibilité que Yume-Chan eut invoqué Insane d’elle-même pour détruire Gokusha. C’était une hypothèse bien trop dérangeante pour que je ne la soumette à l’assemblée et cela était déjà bien assez catastrophique pour que je n’empire les choses. C’est sous les paroles outrées de Kurayami-Chan que Miri-Chan se leva pour mieux la surplomber de sa hauteur et baffer la fille sans aucune retenue. Le son froid de sa main claquant sur la joue de l’enfant pourrait en faire frissonner plus d’un alors que ses dires nous tinrent tous en haleine. « Tu n'as guère le droit d'interférer dans cette décision ! Elle doit mourir ! » Il en était hors de question. Et ce fut d’une voix impériale que j’effaçais de mes paroles ces pensées.

- Cela suffit.

Tuer Yume-Chan, non, la mort n’était guère prête à la recevoir, je ne l’étais pas. Ma fille, celle que j’eus tant aimé, détruit, consolé pour mieux l’écraser… Oui j’eus fait souffrir cet ange, mais jamais avec l’intention de la blesser vraiment. Je n’avais nulle excuse n’est-ce pas ? Tout cela, la destruction de Gokusha, l’état de Yume-Chan, cet accrochement entre Kaïla-Chan et Miri-Chan… J’étais l’une des causes apparentes de ce désordre.

- Ayame ! T'es pas d'accord avec elle, n'est-ce pas ?

Cela allait de soi. Soupirant de frustration, je me levais de ma place pour venir poser ma main sur la joue de la femme me faisant face. Ce n’était plus une enfant à mes yeux, depuis que mes mains se sont posées sur son corps, qu’après cet acte scandaleux, nous nous retrouvions ainsi. Anéanties pas nos actions. Pouvais-je relancer la faute sur les billes rouges sondant mon regard forêt ? Si elle n’avait parlé, si nous n’avions fait cela, si elle n’avait voulu être honnête. Mais nous ne saurions revenir dans le passé tout comme il nous était impossible de changer le monde sous des « Si ».

Ne lui répondant pas, seul un sourire rassura -espérais-je- sa personne. Retournant à ma place d’une démarche nonchalante, je me laissais tomber sur le siège directorial alors que la pression de ces accrochages verbales essayait vainement de s’extirper de mon corps. Posant mes coudes sur mon bureau, je calais ma tête entre mes paumes d’un air fatigué. Dieu, je ne voulais vivre cela tous les jours. Soupir après soupir, je ne bougeais pas de ma place alors qu’une sensation agréable battait mon être pour me signaler la présence d’une certaine personne, approchant ce bureau. Pourrais-je me soulager dans ses bras ? Je n’attendais que cela.

- Ayame ?

Relevant légèrement le regard lorsque mon épouse arriva dans mon bureau, c’est un visage bien pâle que je lui présentais à mon plus grand malheur. Moi qui étais toujours si parfaite, me voilà dans un état aussi piteux qu’après avoir combattu Insane ~ Soupirant d’aisance lorsque sa main se posa sur ma joue, je me délectais de ce fin toucher alors que les râles de Kaïla-Chan se firent entendre bien trop fort pour que je ne réponde à la demande de ma femme quant à mon état. « Allez-vous bien ? » Après avoir assisté à un combat de chiens enragés, fort peu ~ Souriant tout de même à Akiha-Chan, je la laissais se saisir de mes lèvres avec audace devant les billes rouges nous foudroyant de leurs éclats ~ Dieu, que je suis heureuse d’avoir aussi peu de pudeur pour pouvoir poser ma main sur les fesses de mon épouse, qu’importe l’endroit où je me trouvais ~

- Tu sais où es Yume, toi ?

Quelle formulation, je ne lui en voudrai guère après ce qui s’est passé avant que mon épouse ne pénètre ce lieu. Se faire gifler dut endommager son cerveau pour qu’elle persiste sur cette question raillée ~ Sauf qu’Akiha-Chan n’était aussi indulgente que moi quant à sa présence, il ne suffisait qu’à voir comment elle regardait l’enfant pour le comprendre ~ Allais-je assister à un nouveau coup d’état ? Dieu, que cela ne se passe ainsi. Soupirant déjà, je me détournais de la scène avec lenteur en sentant les réprimandes arriver au galop ~

- Il va de soi que je sais où elle est, Kaïla ~ Et je peux également t'assurer qu'elle va bien ~ Bien mieux depuis que je me sois occupée d'elle, avec subtilité ~

Que devais-je comprendre là-dedans ? ~ Que lorsque ma femme se faisait happer par Yume-Chan, ce n’était guère pour converser avec des mots, mais avec son corps ? Je n’avais le droit de m’en offusquer comme le faisait Kaïla-Chan sous une insulte à moitié prononcée à cause de la tirade des plus effroyables de mon épouse ~ Dieu, quelle guerrière, j’en tremblais d’envie, huhu ~

- Outre mon « indiscrétion », tu devrais t'effacer de ce lieu, ne serait-ce qu'à l'égard du fait que tu as couché avec ma femme qui se trouve à deux pas de nous ~ N'estimes-tu pas que tu as déjà assez fait ainsi ? ~ M'abuserais-je en supposant que tu es là pour recevoir d'autres caresses de sa part ? ~

Que disais-je encore ? Rien du tout ~ Élargissant mon sourire dans mon coin, je tournais mon siège afin que personne ne voit les expressions de mon visage sous les dires de mon épouse. Quelle femme, je me sentirais mal à la place de Kaïla-Chan ~ Mais elle n’avait tort, se trouver ici ne l’aiderait en rien à reconquérir mon chef-d’œuvre… Le voulait-elle seulement ? Sans doute, mais n’était-ce pas la peur d’un quelconque affrontement contre Yume-Chan qui la figeait justement à mes côtés ? Je n’en doutais pas, qu’importent ses questions répétitives, je ne pouvais l’obliger à faire quelque chose que moi-même, je n’osais faire.

- Ha... La bonne blague ! Tu as touché à Yume et tu oses foutre ta tête de blondasse souriante ici avec tes conneries ?!

Tournant mon siège pour refaire face aux deux femmes, je ne montrais guère mes impressions quant à leurs dires. Ne faisant que supporter le regard de Kaïla-Chan lorsqu’elle insulta ma femme aigrement de « blondasse souriante » quant à ses soi-disant attouchements envers mon enfant. Y croyais-je vraiment ? Nullement, mais je pouvais tout autant dire que cela risquait d’arriver d’ici peu. Et puis même, arrêtons-nous… « Ton esprit pervers s’imagine bien des choses, ne me prends pas pour toi ~ » …En là pour aujourd’hui. Soupirant assez bruyamment pour que l’on m’entende, je me levais pour mieux me rapprocher de mon épouse et déposer mes lèvres sur sa joue tendre. Prenant la parole d’un ton posé -mielleux à mon habitude qu’importe mon bouleversement intérieur-, je laissais mes cordes vocales envoûter les lieux d’une mélodie harmonieuse.

- Arrêtons nous en là pour les disputes, ne serait-ce qu’aujourd’hui. J’ai assez vécu d’accroche en ce jour pour que j’accepte de vous voir vous crêper le chignon ~

Était-ce ma manière subtile de faire taire le peuple ? Cela marcha assez pour que j’aie le temps de me poser contre mon bureau et de tirer mon épouse afin qu’elle se pose devant ma personne ~ Glissant à son ouïe un simple « Comment Yume-Chan se porte-elle ? ~ » Assez bas pour mimer un murmure mais bien assez haut pour que Kaïla-Chan l’entende, je me détachais de l’oreille de mon épouse après avoir agrippée celle-ci entre mes lèvres ~ Affichant un sourire coquin tout en laissant un rire suave traverser mes lèvres, je repris la parole ~

- Je peux tout de même te comprendre sur ta hantise quant au fait que mon épouse ait pu toucher notre chère Yume-Chan, mais ne crois-tu pas que cela est légitime ? Nous qui l’avions tant trahie… Pouvons-nous seulement lui en vouloir de se bercer dans les bras de la seule en qui elle a encore confiance ? ~

« Je ne lui en veux guère, tant qu’il lui est bénéfique d’avoir Akiha-Chan, je ne peux que m’y faire ~ » Paroles que je donnais plus à mon épouse qu’à Kaïla-Chan. Affichant un doux sourire désolé à sa personne, je me permis de me saisir de ses lèvres dans un chaste baiser se voulant amoureux. Je ne la cédais guère à Yume-Chan, j’appréciais juste le fait que mon ange ne se retrouve seule après ma traîtrise. Traîtrise que jamais je n’aurais voulu qu’elle sache, mais tout crime se fait dévoiler un jour n’est-ce pas ? Soupirant sous ce constat, je cachais mon visage dans le cou de ma bien-aimée, rassurée qu’elle m’appartienne toujours qu’importe ses actions avec Yume-Chan. Actions qui ne s’étaient encore produites d’ailleurs ~ Souriant invisiblement alors que mes lèvres baisaient la chair tendre du cou de ma femme, je me berçais dans son doux parfum. Dieu, j’en étais folle… Et dire que je faillis la perdre. J’en pleurerai si cela arrivait, que dis-je… J’en détruirai le monde entier ~ Ma chère Akiha-Chan, sais-tu Ô comment je t’aime ? ~ Terriblement et je le montrais en enlaçant mes bras autour de sa taille fine.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 3:00

Ma femme disais-je ~ Elle avait l'air exaspérée. Aurait-elle passée une mauvaise journée ? ~ Promis que je lui ferai oublier cela ce soir, quitte à passer toute la nuit à mouiller, et la faire gémir ~ Il n'y avait rien de mieux pour se détendre qu'une caresse intime... plus d'une pour être exacte ~ Quoi qu'il en soit, je ne perdis guère mon humeur mi-taquine, mi-moqueuse, même sous les soupirs fatigués de mon épouse. Ce n'était guère tous les jours que j'avais l'occasion de la voir ainsi, désemparée. « Le gosse n'écarterait pas assez bien pour son éminente Dead Master ? ~ Heh ~ » Je ne pense guère qu'il s'agisse de cela, comme je ne donnais aucun crédit quant au fait qu'elles aient passé plus d'une nuit dans les bras l'une de l'autre. Non que je juge les pratiques de Kaïla suffisantes pour plaire à Ayame -après tout je n'ai jamais compté goûter à la peau d'un enfant, contrairement à ma femme qui s'y abandonnait facilement- mais, il était improbable que ce chaton pudique atteigne ne serait-ce qu'un centième de ce que je pourrais offrir à mon épouse, au lit ~ Cela dit... Si ma chère femme continue à avoir des penchants pour des jeunes femmes, il me faudra revisiter les crèmes de beauté dans les années à venir. Oui, je regardais à grande échelle ~

- Arrêtons nous en là pour les disputes, ne serait-ce qu’aujourd’hui. J’ai assez vécu d’accroche en ce jour pour que j’accepte de vous voir vous crêper le chignon ~ 

Croisant le regard épuisé d'Ayame, je me laissais entraîner par son mouvement, me mettant à sa portée. Sourire aux lèvres, posée, je ne me gênais guère à la rassurer d'une caresse discrète, suggérant bien des choses ~ Ainsi donc, elle a passé une mauvaise journée, et non seulement à cause des soucis avec Yume, mais aussi par la présence de Kaïla, espérais-je ~ Je pourrais presque trouver étrange que la grande Dead Master -toujours fière et jamais concernée par les malheurs des autres- n'aille pas voir sa protégée pour lui parler. Même si ce serait pour l'obliger à la supporter, manière de faire que mon épouse utilisait souvent. Mais cette fois-ci, tout était différent n'est-ce pas ? Yume ne s'est jamais aussi énervée contre un geste d'Ayame, elle ne l'a jamais défiée en détruisant quelque chose qui tenait vraiment aux yeux de la directrice. C'était une vérité qui changeait la donne, qui faisait douter Ayame. Cela se voyait par son inactivité. Je ne pouvais lui en vouloir, sachant à quel point elle avait raison de se méfier.

- Comment Yume-Chan se porte-elle ? ~

Me délectant sous sa proximité quand elle vint m'arracher un frisson de plaisir, je me collais davantage contre sa poitrine voluptueuse, le regard rivé sur un chaton n'ayant plus sa place en cet endroit ~ Comme elle était impatiente d'entendre ma réponse, parole que je ne lui accorderais pas. Être lâche de la sorte en sachant à quel point Yume tenait à elle... C'était décevant ~ Définitivement, je me plairais encore à trouver quelqu'un de plus acceptable pour notre Yume ~ Rien que pour éviter une personne immature, qui commet des erreurs, qui choisit le pire moment pour les avouer et puis abandonne la victime du complot comme si de rien était. Du moins, la dernière partie était fausse en quelque sorte, sinon Kaïla ne serait guère là à quémander avec tant de ferveur, des nouvelles de son EX-petite amie ~ Quoi qu'il en soit, cela ne change en rien le fait qu'elle se retrouve dans le bureau d'Ayame, le dernier endroit où elle devrait être.

- Je peux tout de même te comprendre sur ta hantise quant au fait que mon épouse ait pu toucher notre chère Yume-Chan, mais ne crois-tu pas que cela est légitime ? Nous qui l’avions tant trahie… Pouvons-nous seulement lui en vouloir de se bercer dans les bras de la seule en qui elle a encore confiance ? ~ 

Tressaillant invisiblement, je gardais indéfiniment mon visage parfaitement calme, même si le doute commençait à naître en mon sein, au même titre que les paroles d'Ayame agressèrent une frayeur encore non-réveillée. Après tout, je n'ai guère trompé ma femme depuis nos débuts -contrairement à sa personne- et cela, pour une bonne raison. Je ne voulais pas tester sa colère face à une trahison charnelle. Mais là, je venais moi-même d'avouer un fait que je n'ai pas commis. Souriant jaune sous ses mots dits avec tant de douceur que je pourrais presque sentir son aura oppressante sur mon corps, je plissais les yeux en sentant ses lèvres dans mon cou.

- Je ne lui en veux guère, tant qu’il lui est bénéfique d’avoir Akiha-Chan, je ne peux que m’y faire ~

Retenant un soupir de frustration traverser mes lèvres, mon visage se décomposa littéralement, tandis que l'opportune dans cet endroit avait l'air de vouloir me planter une épée entre les yeux. Je ne saurais dire ce que je préférais dans ce cas là, savoir qu'une Ayame rancunière m'emprisonnait dans une douce étreinte et me faisait mouiller avec ses baisers délicats, ou alors Kaïla, nous fixant de son regard feu étrangement sombre. Finalement, j'opterais pour la lame dans le corps, plutôt que de laisser croire à ma femme que je l'ai trompé avec son enfant. Limite empressée d'arrêter ce jeu de méchanceté, quitte à dévoiler que je n'ai rien fait avec Yume, je me retournais sur moi-même pour faire face à Ayame et lui sortir dans une syntaxe aléatoire qu'elle se méprenait, que je n'ai guère eu l'occasion de montrer mon savoir-faire à la jeune femme trahie.

- Ayame, je...

Et là j'ai compris, reprenant soudainement des couleurs. Elle jouait mon jeu, il suffisait de voir son sourire masquant l'amusement pour se rendre compte qu'elle ne doutait guère de ma fidélité. Soudainement rassurée, je lui rendis le sourire avant de me saisir de ses lèvres avec gourmandise, approfondissant le baiser en passant ma main dans son dos, lentement, en disant long sur mes envies ~ Du moins, j'avais envie de prendre mon temps à l’aguicher jusqu'à ce qu'elle n'en veuille que plus ~ Sauf qu'un certain regard foudroyant dans mon dos, me fit quasiment grimacer tandis que je reprenais de l'air après tant de sensations agréables ~

- Tsss... C'est pas du tout légitime ! Non mais sérieux quoi, bande d'échangistes ! C'est dégueu.

Alala... Pourtant coucher avec des personnes différentes, apportait des goûts tout aussi surprenants, ne le savait-elle pas ? ~ Bien sûr que non, à part s'être fait prendre par un enfant pas plus grand que trois pommes, pour mieux tomber dans les bras habiles de Yume, cette fille ne connaissait rien aux plaisirs humains ~ D'ailleurs, parlant un peu de la petite tête blonde malheureusement décédée à ce jour, je n'ai jamais réussi à comprendre comment faisait-elle pour attirer des femmes plus âgées dans son lit... Serait-ce une tendance à Undai, la pédophilie ? ~ Je préférais ne pas y penser, ayant des principes forts quant aux pratiques sexuelles. Soupirant pour seule réponse tandis que l'impatience gagnait la pièce, je me décrochais de ma femme pour mieux m'approcher d'une démarche féline vers la fille aux yeux rouges. Abattant mes mains à plat sur le mur, encadrant ainsi sa tête, à quelques centimètres de sa personne, je me plaisais à voir son visage se décomposer sous la gêne de ma proximité. Et croire que j'étais la première responsable de cela, depuis toujours ~

- Pour ta gouverne, Ka-ï-la, il serait temps que tu apprennes quelque chose de plus élaboré qu'écarter simplement les jambes ~ Commence par ton langage ~

Laissant échapper un léger rire moqueur, je m'éloignais d'elle avant de recevoir une quelconque attaque sur la tête, j'avais eu assez de batailles pour dix ans, après l'épisode de la prison de Undai. Me tournant vers Ayame d'un pas volatile, je m'approchais d'elle, glissais une jambe entre ses cuisses, enlaçais son corps dans mes bras, caressais ses formes par dessus ses vêtements et l'embrassais avec une touche évidente de démonstration. Amusée, je lui procurais des légers baisers chastes, avant de me fondre dans son odeur délicate, chatouillant son cou de mon souffle pour mieux remonter à son oreille et chuchoter quelques mots que je savais, se feraient entendre par la spectatrice.

- Je vous suggérerais d'aller voir Yume, mon amour ~ Par contre, je vais partir avant que le chaton qui nous regarde, ne trempe complètement sa culotte, tellement elle nous observe intensément ~ Essayez de ne pas la soulager trop vite ~

« Non... Mais... Que... ?! Ça ne va pas la tête ?! » Riant dans mon coin, en caressant le cou de mon épouse du bout des doigts, je lui lançais un clin d’œil amusé avant de l'embrasser une dernière fois, me reculer, et, gardant mon éternel sourire, lui adresser d'autres paroles, promesses d'une soirée mouvementée ~

- J'ai encore une heure de cours ~ Ne soyez pas trop tard à la maison ce soir, je vous comblerai comme il se doit afin de vous dé-frustrer, dans l'intimité ~

« Et c'est moi la mesquine après ~ » Quel sous-entendu vilain à l'égard de Kaïla, de ma part ? ~ Alala, j'en vibrerai si la sonnerie des cours ne me signalait guère avec tant d'insistance que j'étais déjà en retard. Un dernier regard amoureux à l'égard de la directrice, puis un hautain à l'autre chaton dit amusant, et je sortis de la pièce, me plaisant dans un déhanché alléchant. Alala... Comment donner cours quand je mouillais d'envie ? ~ Je pourrai toujours fantasmer entre deux lignes d'un bouquin ~

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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 3:46

Je ne pouvais que m’y plaire, après tous les événements passés, la présence de mon épouse ne pouvait que me faire du bien. Elle était bien la seule avec laquelle je pouvais me détendre, me détacher de la dureté de la réalité tel un écrivain, tapant ses mots pour se sortir de l’ordinaire ~ Dieu, j’en soupirais d’aisance ~ Akiha-Chan était une source d’apaisement telle que j’en gémissais de satisfaction. Lorsque je parlais de détente, je ne parlais pas uniquement d’actes sexuels, bien que ceux-ci me fassent le plus grand bien, j’appréciais également les petits moments de complicité que je pouvais entretenir avec mon épouse, que ce soit devant un livre ou une tasse de thé -café pour sa personne, oui.

- Ayame, je...

N’aurait-elle pas compris ma plaisanterie ? Il va de soi qu’après un échange de regards, c’est deux sourires moqueurs qui se peignirent sur nos visages alors que d’un accord commun, nous continuions à jouer cette comédie mettant en scène mon chef-d’œuvre et mon épouse dans une étreinte charnelle ~ Je me répète, mais cela arrivera bien assez tôt, Yume-Chan finira pas succomber à mon épouse si elle continue à passer tant de temps en sa compagnie ~ Maaah, je ne dirai pas plus sur ce sujet, laissons plutôt la brebis nous faisant face, s’exprimer ~

- Tsss... C'est pas du tout légitime ! Non mais sérieux quoi, bande d'échangistes ! C'est dégueu.

Des échangistes ? Nous ne l’étions pas, nous profitions juste des plaisirs qui s’offraient à nous ~ Du moins pour ma personne, hormis Yume-Chan et cette fameuse fois avec Kaïla-Chan, je n’ai guère trompé mon épouse. Il va de soi que j’évite les épisodes mettant en scène Maria-Chan, Sousei-Chan, Ami-Chan et ainsi de suite ~ Huhu ~ Mais reprenons un peu de sérieux, jamais je n’ai laissé ma femme aller voir ailleurs, chose que je n’acceptais pas d’ailleurs. Non, elle était mienne et je la satisfaisais assez pour qu’elle n’ait besoin de tâter le gazon chez le voisin. La voisine, préférais-je dire ~ Je ne considérais guère, si elle couche avec Yume-Chan, comme une tromperie… Non, mon enfant était une partie de mon être, une entité vivante devant servir autrefois comme réceptacle. Et puis même, je n’ai guère à justifier mon raisonnement, aussi insensé soit-il ~ Tout cela pour dire que parler de légitimité était exact, que la frustration de Kaïla-Chan n’avait sa place en ce lieu après avoir elle-même, trompé Yume-Chan. Avec ma personne, certes ~

Me détachant de mon épouse à contrecœur, je caressais une dernière fois son corps svelte avant que celle-ci ne s’avance vers Kaïla-Chan et l’oppresse entre son corps sublime et l’un des murs du bureau ~ Dieu quelle déhanché ~ J’en mouillais d’envie, d’écarter ses cuisses avec douceur pour mieux plonger mes baisers chauds entre ses cuisses que j’imaginais humides ~ Son doux nectar coulant entre mes doigts froids, nos corps se scellant avec envies ~

- Pour ta gouverne, Ka-ï-la, il serait temps que tu apprennes quelque chose de plus élaboré qu'écarter simplement les jambes ~ Commence par ton langage ~

Comme j’en mouillais ~ Gloussant sous cette tirade me sortant légèrement de ma perversité, je n’en restais pas moins excitée ~ Je pus me souvenir de mon épisode sexuel en compagnie de Kaïla-Chan des plus intéressants ~ Certes pas aussi puissant que mes embrassades avec mon épouse, mais assez marquant pour que je revois ses billes rougeâtres couler le long de mon corps nu ~ Mais laissons ces pensées pour une autre fois et savourons plutôt ce que l’on me donnait à présent ~ Des caresses trop douces pour que je n’en veuille plus, des baisers trop chauds pour que je puisse me retenir de gémir d’envie. Plus, j’en voulais plus ~ Encore de ses mouvements suggestifs, de ces touchers me faisant mouiller comme pas permis. Oui, je n’avais que faire de l’enfant qui nous regardait, qu’elle me prenne ici ~

- Je vous suggérerais d'aller voir Yume, mon amour ~ Par contre, je vais partir avant que le chaton qui nous regarde, ne trempe complètement sa culotte, tellement elle nous observe intensément ~ Essayez de ne pas la soulager trop vite ~

Chose que je ne reçus à ma plus grande déception ~ « Non... Mais... Que... ?! Ça ne va pas la tête ?! » Ma tête va très bien merci, je te savais moins coincée Kaïla-Chan quant aux pratiques sexuelles ~ Me mordillant la lèvre alors que ma femme s’en alla sous une dernière tirade « J'ai encore une heure de cours ~ Ne soyez pas trop tard à la maison ce soir, je vous comblerai comme il se doit afin de vous dé-frustrer, dans l'intimité ~ » Des plus chaudes, seul un long soupir traversa mes lèvres ~ J’avais hâte d’être ce soir, huhu ~ Dieu, devrais-je aller me changer pour ne pas avoir l’impression de tant coller ? Maaah ~ Voyons voir plutôt ce que la jeune Kurayami-Chan me réserve avant toute chose ~ Devrais-je lui proposer de prendre une douche en ma compagnie ? Idée saugrenue qui me donnait terriblement envie ~

Me levant de ma place sans plus attendre, c’est à mon tour que je m’approchais de Kaïla-Chan, doucement mais assurément pour qu’elle s’effraye de mes pas suggestifs ~ Oui tu peux avoir peur de mon sourire pervers, je comptais satisfaire ma personne en ta compagnie ~ L’oppressant contre le mur se trouvant dans son dos, je laissais ma main caresser sa joue pour mieux descendre jusqu’à sa poitrine dans une effleurement des plus sensuels ~ Laissant mon souffle caresser son visage, un large sourire naquit sur mes lèvres alors que je murmurais à son encontre ces quelques paroles délicates ~

- Akiha-Chan n’a guère été correcte de me chauffer ainsi, maintenant j’ai tellement envie ~

Était-ce une bonne raison pour sauter sur Kaïla-Chan ? Non, huhu ~ Me reculant de sa personne tout en laissant un rire amusé traverser mes lèvres, je la surplombais de mon regard ~ Mouillait-elle ? Maaah, je me satisfaisais de son rougissement et de ses paroles bafouées par la gêne, pour me combler pour le moment ~ Non, décidément cet enfant était des plus plaisants, un peu de bonne humeur n’était pas à rater à cette période sombre d’Undai. Me dirigeant vers la porte du bureau, je me posais contre celle-ci, dos au bois pour venir inviter la demoiselle se trouvant en ma compagnie depuis ce matin de venir avec moi ~ Et pourquoi cela ? Pour déjeuner bien sûr ~ La cafétéria devait être vide à cette heure-ci, nous ne risquions donc pas de croiser qui que ce soit. Yume-Chan ? Maaah ~ Si notre destin le voulait ainsi, nous ne pouvions aller contre la fatalité ~

- Allons déjeuner ensemble mon cœur ~

Une simple indication avant que nos corps ne quittent mon bureau et que nous nous lançâmes dans les couloirs à la recherche de quoi nous mettre sous la dent ~ Kaïla-Chan était un bon parti, bien qu’après m’être faite chauffer par mon épouse, je ne crois pas qu’elle me suffirait ~

Ainsi étaient mes jours avec Kaïla-Chan ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 3:52

Je sais qu’il devait se trouver par ici, quelque part. Cherchant dans le bureau d’Ayame après ce fameux tampon, je me retrouvais à quatre pattes au sol après avoir survolé son bureau du regard. Parce que oui, s’il n’était pas au dessus, il était peut être en dessous ? Non ? Ok. Soupirant en me relevant de ma place, je m’arrêtais un court instant sur les tiroirs et les armoires intégrés à la table en bois. Dedans ? Non, elle n’aurait pas fait ça… Tirant le tiroir se trouvant face au siège, je cherchais des yeux cette petite chose métallique sur laquelle le sceau d’Ayame se trouvait… Même pas. A gauche ? Non plus… à droite alors. Mais à droite ça ne s‘ouvrait pas. Je défonce le tout ou je m’applique ? C’est dans un dernier soupir que je m’accroupis à la hauteur de la serrure de l’armoire qui ne voulait s’ouvrir, regardant par la serrure pour estimer d’un coup d’œil la taille de la clé, je posais mon doigt dessus. Matérialisant un filament de fer en essayant de prendre la forme du trou… Ouais… plus ou moins. Tournant mon doigt sur lequel se trouvait ma matérialisation, c’est dans un clic significatif que mon visage s’illumina. Façon de parler, à part un visage fermé, je n’exprimais pas vraiment grand-chose. Une fois l’endroit débloqué, je fouillais parmi les papiers avant de tomber non pas sur le tampon mais sur quelque chose d’autre … plus intéressant. Attirant ma curiosité, je sortis la boite recouverte de tissus de son habitacle… Qu’était-ce ? Je n’en savais rien et mes mains caressant la boite ne voulaient qu’une chose. Ouvrir et découvrir.

Me retrouvant jambes croisées sur le sol, je regardais la boite sous toutes ses coutures avant de me décider à l’ouvrir. Tombant nez à nez avec un autre tissu, c’est d’un air perplexe que je le relevais en l’examinant… un vêtement ? On dirait, mais en même temps… Ouais, ça doit être ça. Touchant la texture étrange de tout cela, je finis par le déposer dans sa boite… Je n’étais pas là pour ça. Mais en même temps… J’avais cette soudaine envie de l’essayer, de voir ce qu’il valait… parce que oui, quand on tombe sur un truc bizarre, soit on a envie de fuir, soit de l’explorer pleinement non ? Bah moi si. Et ce fut ma plus grande erreur.

Ôtant mes vêtements pour me glisser dans la chose que j’avais reprise entre mes doigts fins, je l’enfilais tant bien que mal, allant jusqu’à mettre les cornes sur ma tête en me demandant ce qu’était cette connerie. Connerie ou non, me voilà vêtue de… d’un déguisement pervers. Mais tellement pervers qu’en me regardant de haut en bas, je rougissais déjà. Toussotant dans mon coin et regardant si j’étais bien seule dans le bureau d’Ayame, je matérialisais un miroir pour me regarder complètement… Haha. Pervers. Je n’avais plus que ce mot au bout des lèvres, je portais une sorte d’ensemble moulant blanc jusqu’aux genoux ou quelques coutures et motifs géométriques se peignaient par-ci par-là… Sérieusement. Mais ce n’était pas ça le pire, c’est plutôt ce décolleté affriolant qui dévoilait ma poitrine comme pas possible. Et c’est moi ou… j’ai l’impression que l’étreinte du vêtement se refermait sur moi… même ce petit gilet recouvrant les doigts en finissant tel un gant se serrait à ma peau. Bon, fini le délire, je retire ça.

…Ou pas. Et pourquoi cela ? Car quand j’eus essayé de retirer le dessus, ça n’allait pas. Pas du tout. Je me faisais plus mal qu’autre chose, mais sérieusement, je m’arrachais presque la peau ! Paniquant déjà en me disant que je n’arriverai pas à ôter cette chose, je me contorsionnais dans tous les sens pour retirer cet habit grotesque. Vainement. A l’aide. NON MAIS TU VAS ME LACHER CONNERIE ?! Ah bah non. Palissant en riant jaune, les yeux écarquillés en mode psychopathe, je stressais. Cette sensation de ne pas pouvoir retirer quelque chose… Je la connaissais. Trop bien. Tellement bien que je suis restée coincée pendant x années dans une robe de combat sans pouvoir la retirer sans l’accord d’Ayame… Mais non. Ce n’était pas le même truc n’est-ce pas ? Ce n’était pas ça hein ? Rassurez-moi ou je vous tue. Et pourtant…

Ca y ressemblait trop. De la matérialisation pure et dure qui ne veut se retirer. Puis-je … me suicider ? Affolée comme pas possible, je fis les cents pas dans le bureau de la directrice à la recherche d’une solution. Chose qui ne désirait venir d’ailleurs… Et que faire ?! Sortir comme ça ? Certes, j’étais magnifique et le premier qui fait une remarque, je le tranche… Mais en même temps… Je ne comptais pas attendre vingt ans dans ce bureau pour que la directrice daigne à le rejoindre. Et à qui demander de l’aide alors ?! Akiha. Persuadée qu’elle saurait m’aider, je laissais claquer les talons de la combinaison sur le sol vers la sortie. Une queue batifolant au gré de mon déhanché, des ailes trop vives à mon goût et me voilà à sillonner les couloirs dans une tenue pouvant en faire fondre plus d’un. Le terme que je préférais utiliser était sans doute choquer. Et cela ne s’arrangea pas quand un espèce de gars m’aborda en me disant « Sexy Black Rock… » Sans finir sa phrase alors que sa tête roulait déjà dans le corridor. Rejoignant l’étage supérieur à la recherche de la classe d’Akiha, je poussais la porte de celle-ci sans demander mon reste avant de… rien faire. Rien du tout. Et pourquoi cela ? Parce que madame la blonde n’était pas là, et c’est deux yeux d’un rouge vermillon qui m’accueillir avec un sourire trop amusé à ma goût sous le regard de petits secondes à la con qui vint titiller mes nerfs sous ;

- Yume-Sama ~ Quelle tenue ~

« Je t’emmerde ». Clair, simple et net. Claquant la porte en lui faisant dos, je repartis à la recherche de la blonde, priant presque pour qu’elle ne soit pas avec Ayame à cet instant. Non pas que je n'avais pas envie de la voir, mais c’était tout comme. Soupirant en avançant vers le rez-de-chaussée -non que je comptais faire toute l’école comme ça, mais j’étais bien partie pour-, je ralentis le pas en voyant au loin les deux personnes que jamais, je n’aurais voulu croiser, vêtue de la sorte. Devant moi, de leur beauté d’infidèles salopes, se trouvait Kaïla et Ayame, trop joyeuses d’être l’une avec l’autre à mon goût. Je … Rien. Je ne m’abaisserai pas à ça. Passant à côté d’elles d’un air impérial, je ne daignais me retourner alors que je sentais un regard, si pas deux dans mon dos. Pensée qui se confirma quand la voix mielleuse de ma maîtresse résonna jusqu’à mon ouïe. « Maaah ~ Vois-tu donc ce que tu as perdu, Kaïla-Chan ? ~ Quel dommage n’est-ce pas ? ~ ». Ta gueule nymphomane pauvre conne.

Sérieusement, je la tuerais pour ses dires si je ne voulais pas les fuir plus qu’autre chose. L’air renfrogné sur le visage, je continuais à sillonner le couloir à la recherche de la femme de la traîtresse. Était-ce seulement possible qu’elle ne se trouve pas à Undai à cette heure-ci ?! Non, elle était censée donner cours donc… Je n’en savais rien. Après le changement de planning, ma destruction de Gokusha et toutes les emmerdes amenant cela, je n’avais plus les idées en place et c’est après avoir parcouru au moins cent kilomètres que je trouvais la femme au détour d’un couloir, conversant tranquillement avec je ne sais qui. Non mais c’est comme ça qu’elle donnait cours elle ?! Grimaçant sous cette vision, je m’approchais des deux femmes pour venir prendre la main d’Akiha et la tirer à ma suite, sans un mot. Non, je ne comptais relever la question tant que nous n’étions seules et qu’elle arrête de me reluquer, ca me mettait mal à l’aise.

Ouvrant la première porte d’une classe vide me paraissant acceptable, je la poussais limite dedans à ma suite avant de fermer la porter à clé, baisser l’espèce de tenture se trouvant à la fenêtre de la porte et fis face à la femme. Et je fais quoi maintenant sous ses billes bleutés me fixant limite comme-ci j’étais un morceau de viande bonne à… Voilà quoi.

- Tu… Tu m’as promis d’être là pour moi quand j’ai besoin de toi alors…

Oui, une promesse me ralliant à cette personne en qui j’avais une confiance aveugle à présent. Akiha était devenue si importante à mes yeux qu’en cas de problème, c’était la première vers qui j’allais… Parce que… C’était elle. Elle qui m’eut sauvé, elle qui était là tous les jours pour voir comment j’allais, elle qui me berçait, qui me consolait dans cette fatalité qui était ma vie de merde. Rougissant furieusement sous mes prochaines paroles, c’est d’une voix hésitante que je me lançais… Dieu.

- D… Déshabille moi, Akiha.

C’était peut être un peu trop froid, mais je me voyais mal dire un s’il vous plaît après ça. Sérieusement, je veux me suicider là. J’en crierais presque de honte sous mes formulations à double sens. Arg.


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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 16:40

Le pas léger, sourire prononcé aux lèvres, je sortis du bureau de mon épouse sans me retourner, satisfaite de ma joute verbale appuyant bien le fait que j'aimais mettre les vérités à leurs places ~ Pauvre chaton, elle aurait dû réfléchir plus mûrement avant de tomber dans le lit d'Ayame, surtout que cette dernière n'était du genre à dissimuler ses méfaits concernant ses escapades dans l'antre des autres femelles. Du moins, elle ne savait guère mentir sur le sujet, sans que je ne m'en aperçois ~ Certes, la savoir coucher avec tout et n'importe quoi pouvait me déplaire dans un certain sens, mais tant qu'elle était là quand j'avais besoin de sa présence, cela me convenait. « Jusqu'au jour où elle te délaisse pour baiser une chienne quelconque ~ » Ce jour là, mon ressenti de la jalousie sera destructeur ~ Étrangement de bonne humeur, je montais les étages vers la salle de classe où je devais donner cours dans... il y a cinq minutes. Quelle idée d'être un professeur tellement peu ponctuel ~ Alala... En même temps, je lancerais un beau sourire à mes étudiants et ils me pardonneront, et si cela ne sera guère le cas, mon alter-ego s'occupera de leur expliquer à quel point mon retard fut justifié ~ Après tout, sortir du bureau de leur directrice adorée, ne se terminait guère positivement tous les jours, n'est-ce pas ? ~ Devrais-je masquer ce sourire coquin et le remplacer par une mine dépitée en prétendant que j'eus passé le pire quart d'heure de ma vie dans l'antre du démon ? Amusant à souhait ~

- Akiha-San, je te cherchais...

Me cherchait-on ? Quel honneur ~ Et qui était donc cette demoiselle dans les vingt-quatre ans qui arrivait essoufflée vers ma personne ? Devrais-je dire que passer du temps en compagnie d'Ayame sans finir nos jeux pervers, laissait ma libido et mon imagination active sur le penchant charnel ? ~ Regardant la poitrine de la jeune enseignante d'histoire bondir sous sa marche, j'affichais un sourire disant long sur ma pensée, avant qu'elle n'arrive à ma hauteur, que je la fixe aimablement en me demandant que me voulait-elle. J'étais déjà en retard ~ « Vous avez cours avec les Terminales S, si je ne me trompe pas. » Effectivement, d'ailleurs, je ne pense pas qu'ils apprendront énormément en ce jour, si je continue à détailler ladite professeure avec tant d'insistance ~

- Je les ai collés pour cette heure, j'espère que cela ne te dérange pas des masses, mais je t'assure qu'ils deviennent insupportables, plus la fin du semestre approche.

Depuis combien de temps enseignait-elle déjà  à Undai ? ~ Bien plus que ma personne, aux dernières nouvelles. Ne répondant rien premièrement sous son air contrarié en soumettant ses altercations avec les étudiants, je finis par hausser un sourcil, avant de sourire aimablement à son encontre et dire que non, cela ne me dérangeait point, d'ailleurs, cela me convenait parfaitement, je n'avais la tête à donner cours aujourd'hui, surtout en dernière heure où les chatons sont dissipés à s'en arracher les cheveux.

- Ne t'inquiète guère, Eri-San, je suis certaine que tu as eu une bonne raison pour les coller ~ Es-tu occupée ? Comme j'ai du temps libre, cela te dirait qu'on aille manger un bout ? ~

Non, je n'avais guère faim ~ Mais l'envie de rester en sa compagnie me tentait, surtout que je n'avais rien d'autre à faire, et retourner à l'infirmerie ne m'enchantait guère ~ Discuter avec une collègue ne s'étant alliée à Ebisu, était devenu si rare que je ne pouvais qu'être contente de converser avec quelqu'un de normal de temps en temps. Surtout qu'Eri-San n'était pas une psychopathe finie comme certains autres enseignants, ce qui nous offrait les opportunités d'une conversation plaisante ~ Du moins, elle était sur le point d'accepter -qui oserait me contredire quand je lui lance mon plus beau sourire charmeur- quand une autre personne vint m'interpeller à sa manière, en me tirant sans dire mot. Définitivement, cette journée était pleine en surprises et rebondissements ~

Surprise, il me fallut une seconde afin de distinguer Yume dans une tenue des plus osées ~ Gratifiant Eri-San d'un sourire désolé, je n'eus le temps d'ajouter autre chose que je me faisais déjà tirer impitoyablement vers une classe vide. Quelle idée saugrenue de se promener habillée de la sorte sous mon regard clair ~ Coulant se dernier sur les courbes mises en évidence de la jeune femme, ma libido fit un saut en flèche sous tant de beauté ~ Alala, je n'aurais jamais imaginé Yume se promener avec un accoutrement si voyant dans les couloirs de Undai ~ Serait-ce sa manière de changer ? ~ Terriblement intéressant ~ Sourire totalement pervers peint sur le visage, j'analysais avec insistance les coutures délicates de son habit -tissu léger-, et c'est directement que j'eus remarqué que le gant de la main par laquelle elle me tenait, se volatilisa au contact de ma peau. De la matérialisation spécialement conçue pour me chauffer ? ~

- Tu… Tu m’as promis d’être là pour moi quand j’ai besoin de toi alors…

Sans doute, en voyant que le gant recouvrit sa main à nouveau, quelques secondes après qu'elle m'eut lâchée pour nous enfermer dans une classe vide et isolée de tout regard importun. Alala, Yume, quelle perversité ~ J'en mouille ~ Certes, un peu moins quand elle me fit réaliser que je suis censée l'aider dans toute circonstance, mais d'un autre coté, si elle voulait que je l'aide à décrire sa tenue en utilisant mes mains, ce sera avec plaisir ~ Littéralement ~ Les yeux brillants d'une envie soudaine, je ne pus que craquer sous son air gêné, dont un rougissement prononcé vint teindre ses joues. Jolie ~

- D… Déshabille moi, Akiha.

« Cette tenue pue la matérialisation d'Ayame. » Excuse-moi, mais je ne t'entendais plus là ~ Pour cause, d'une certaine jeune femme me demandant de lui ôter cet étrange accoutrement, si je ne m'en abusais guère ~ Amplifiant mon sourire charmeur, je m'approchais de sa personne, l'air de rien mais le sang bouillant, pour mieux la taquiner entre deux tours de sa personne, tours où je me plaisais à me coller quasiment à elle, sans moindre pudeur.

- Si tu t'habilles aussi sexy tous les jours, tu risques d'avoir des milliers de prétendants ~

Riant légèrement à ma tirade, je me plaçais devant elle et posais mes mains sur ses épaules couvertes d'un tissu noir. Finalement, j'ai eu raison, parce qu'après mon toucher, le tissu la recouvrant se dissipa pour laisser mes paumes profiter de sa peau tiède. J'en frissonnais, littéralement ~ Vilaine envie de jouer sur cet aspect intriguant de découverte, je décrochais mes mains de sa personne pour mieux poser mon doigt sur les coutures blanches recouvrant sa poitrine -à moitié visible d'ailleurs. Descendant doucement le long de ses cotes, c'est avec émerveillement -pervers- que je vis le vêtement se dissoudre sous mon passage. Excitant ~

- Je me demande où as-tu pu dénicher un tel... déguisement vicieux ~ Penses-tu que si je passe mes mains partout sur ton corps, il disparaîtra? ~

Une hypothèse que je me plairais à mettre en exécution de suite ~ Parce qu'il était évident que je n'arriverais guère à l'enlever normalement. Mais comment a-t-elle pu se retrouver dans une telle situation ? Elle aurait dû savoir de quoi elle s'accoutrait n'est-ce pas ? ~ Après, ce n'était guère à me déplaire ~ M'appliquant à la tache, je remontais mon doit le long de sa poitrine, m'accrochant à son téton durcit, le temps de jubiler pour mieux le relâcher quelques secondes plus tard. Une magnifique poitrine dénudée qui rebondit sous mes yeux obnubilés ~ Alala, si j'étais comme ma fille, je me serais déjà vidée de tout mon sang, sauf que chez moi, je me vidais de toute ma mouille, mon string le prouvait avec force ~ Pouffant comme une vierge effarouchée, je me reculais de sa personne, l'air faussement innocent sur les traits. Évidemment, avant je me suis amusée à redessiner ses courbes de mes mains, ce qui fit qu'elle se retrouvait à moitié nue sous mon regard persistant avant que tout ne revienne se replacer à l'original. Je mouille ~

- Donne-moi une minute, je vais me renseigner ~

Sur ce, sans quitter les courbes de mon interlocutrice du regard, me mordillant la lèvre inférieure, j'appelais Ayame, étrangement enraillée par des fantasmes déconcertants ~ « Ayame ~ Une tenue sexy, ingénieusement conçue pour faire monter l'envie, cela vous dit quelque chose ? ~ Hmm... Et comment l'enlève-t-on ? ~ Hmmm ~ Alala... ~ Merci ~ » Raccrochant en sachant pertinemment que Yume a entendu la manière si subtile d'Ayame de se moquer, surtout après qu'elle m'eut dévoilée la manière -simple, terriblement- d'enlever ledit habit érotique ~ Une bague, sur l'une des mains, il suffisait de la retirer pour que le costume s'évapore sans laisser de traces. Ayame, vous êtes coquine à m'en faire jouir ~ Amusée -chauffée oui ~- je m'approchais à pas de loup vers Yume, prête à lui retirer la bague du bout des doigts, me collant à sa personne sans moindre gêne.

- Alala...

Je ne m'attendais guère à découvrir cela tandis que la bague disparaissait comme le reste de... tout ce que Yume portait sur elle ~ Voilà que ma libido déborde ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 17:34

« Si tu t'habilles aussi sexy tous les jours, tu risques d'avoir des milliers de prétendants ~ » Ca y est, je meure. Rougissant furieusement à ses dires, je ne savais où me mettre, même relever mon regard vers ses billes azurées m’était impossible. Là, ici dans cette classe vide… Seule avec Akiha, je me sentais comme une proie devant une lionne en chasse. Un bon gibier bien sexy, fallait l’avouer mais ce n’était pas pour autant que ses pensées soulageaient mon esprit torturé. Pouvais-je seulement espérer sortir de cet endroit sans que je me retrouve avec des suçons partout ? Non, je connaissais assez bien Akiha pour savoir ce que signifiait son sourire. Prédateur.

Et cela ne s’arrangea nullement lorsqu’elle passa ses mains sur mon corps, me faisant rougir d’autant plus -si cela était encore possible. A ma plus grande surprise, en dehors de la chaleur battant mon bas ventre, je fus surprise d’un nouveau constat. Lorsque l’on touchait le vêtement… Celui-ci se dissipait. Était-ce une manière pour me l’ôter, de devoir me toucher chaque parcelle de mon corps sublime ? Si c’était le cas… Je pouvais bien le faire seule. Oui, quitte à ce que l’on me traite de perverse quand j’irai passer mes doigts entre mes lèvres intimes pour… Hum. Non, décidément, je n’arrivais à me faire à l’idée.

- Je me demande où as-tu pu dénicher un tel... déguisement vicieux ~ Penses-tu que si je passe mes mains partout sur ton corps, il disparaîtra? ~

Théorie à laquelle je pensais déjà… Mais savoir que ce ne sont pas mes mains, mais celles d’Akiha qui me toucheraient me rassurait étrangement. Parce que je ne devais pas l’être ! Être rassurée parce qu’une autre femme nous touche… Non, j’avais beau entretenir une certaine complicité avec Akiha, je… Pas comme ça. Je n’étais pas prête pour me laisser aller au gré de mes envies salaces, même si c’était pour la bonne cause… Essayais-je vainement de me persuader, alors que l’envie y était. Me perdre dans les bras… d’Akiha. Pouvais-je seulement y songer ?

Et pourtant… Lorsqu’elle s’attarda sur mon corps, que ses mains chaudes me touchèrent, je ne pouvais contenir ces petits sauts de gémissements traverser mes lèvres sous sa taquinerie. Ses doigts fins me touchaient, son regard ravageur embrumait mon esprit en même temps qu’elle s’amusait à torturer certaines parties de mon corps sensible. Je pouvais me sentir gênée de lui montrer ainsi mon excitation, et qu’importe Ô comment j’essayais de la contenir, cela était vain. C’est ainsi qu’après qu’elle se détacha de mon corps que seul un furieux rougissement se posait sur mes joues, que d’une manière faussement soulagée, je détournais mon regard alors qu’elle m’informa « Donne-moi une minute, je vais me renseigner ~ » Qu’elle allait se renseigner donc…

Il ne fallait pas se demander à qui elle allait poser ses questions, le ton mielleux qui lui répondait ne pouvait que me refroidir d’un coup. « Ayame ~ Une tenue sexy, ingénieusement conçue pour faire monter l'envie, cela vous dit quelque chose ? ~ » Une tenue… pour Akiha qu’Ayame revêtirait lors de leurs débats endiablés ? Je ne voulais pas y penser. « Maaah ~ Serait-il possible que tu sois avec Yume-Chan ? Comptes-tu concrétiser ce dont nous avons parlé précédemment ? Huhu ~ » Fronçant les sourcils sous les paroles que j’entendais, je restais tout de même perplexe sous les dires de la directrice… De quoi avaient-elles parlé ? De moi, cela était évident, mais en quoi Akiha aurait quelque chose à faire là-dedans ? Tellement de choses que je pouvais en pâlir à vue d’œil. « Hmm... Et comment l'enlève-t-on ? ~ » La réponse… me laissait de marbre. Non… Ca ne pouvait pas être aussi simple. Je n’avais pas fait tout ça rien que pour que l’on me dise qu’en retirant une bague… Et j’ai traversé les couloirs d’Undai dans cette tenue !

Affichant un visage choqué, je levais mon regard sur Akiha, incrédule d’entendre les gloussements d’Ayame après que la femme me faisant face, ne raccroche sur un dernier merci. Ce n’était pas vrai hein ? C’était bien plus difficile que ça pour retirer ce vêtement et… Et je fonds. Mais genre littéralement, autant sous l’incompréhension du moment que sur le fait que je me retrouvais complètement nue devant les yeux d’un fauve en chaleur.

- Alala…

Y a pas de « Alala » qui tienne ! Rouge ? Oui et ce depuis tellement longtemps que l’on pourrait croire que c’est mon teint naturel. Entrouvrant la bouche sans bouger, j’essayais de bafouer quelque parole avant de… Réagir. Enfin. Reprenant mon air maussade sur les traits, je détournais le regard en matérialisant des vêtements sur mon corps. Je n’allais pas rester nue non plus ! Et puis c’est que… Voilà !

- Hum.

Un simple interjection avant que je ne fasse dos à la femme m’ayant été utile et que je parte de la classe dans un dernier « Merci » bien trop froid suite à la situation des plus ridicules. Dieu, plus jamais je ne toucherai la matérialisation d’autrui, c’était un fait.

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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 19:22

Il était difficile de se retenir quand on avait un corps tellement appétissant sous les yeux, une silhouette se dévoilant de toute sa splendeur, une peau laiteuse aux courbes exquises, une vraie beauté à l'état pur. Et de la magnificence d'un corps humain, je savais la desceller et juger de mon regard brillant ~ J'ai toujours eu cette attirance fatale pour les gens, surtout ceux aux formes avantageuses ~ Yume devait se douter que je ne garderais guère la tête froide si elle s'amenait accoutrée de la sorte, n'est-ce pas ? ~ Elle devrait pour son propre bien en tout cas ~ Du moins, du bien, je pouvais lui en fournir, surtout après les demandes sous-entendues de mon épouse, curieuse de savoir si je me retiendrais sous un spectacle aussi aguicheur, ou non. La réponse était variable selon les envies de la femme nue sous mes yeux ~ Je ne prétendais guère être infidèle, mais tombée sous le charme d'un corps, d'une personne, rien ni personne ne pouvait m'arrêter ~ « Sauf la faux d'Ayame ? ~ » Exactement ~ Mais elle n'était pas présente à cet instant, préférant se complaire dans des yeux rouges, dans un corps soumis à ses envies les plus noires. Comme c'était adorable, elle n'imaginait guère ce qu'elle ratait ~ Mais je vais arrêter là, les pensées mettant en scène des jeunes filles et ma femme, question de ne guère devenir paranoïaque en me disant que je risquerais de ne plus plaire à la directrice de cette Académie, plus les années passeront. Je ne saurais imaginer que dans cinq, six ans, Ayame puisse me remercier, ou alors, subtile qu'elle puisse l'être, me laisser le titre de sa femme, la maison, les enfants, mais ne plus s'intéresser à ma personne et aller définitivement voir ailleurs. Alala... J'arrête ~

- Hum.

Que disais-je ? ~ Yume était bien plus alléchante sans vêtements, mais en même temps, elle ne perdait aucunement de son charme habillée ~ Il serait tout aussi excitant de la déshabiller lentement, découvrir son corps centimètre par centimètre dans des caresses enflammées ~ Alala, je fantasmais à nouveau, irrécupérable que je puisse l'être ~ D'ailleurs que faisait-elle ? S'enfuir ainsi en me laissant sur ma faim ? Quelle impolitesse ~ Ma libido était fortement contrariée, tellement que je ne me contenterais guère d'un simple « Merci » pour tout ce que j'ai fait pour l'aider ~ Certes, cela se résumait à un appel téléphonique et une bague enlevée de son doigt, mais cela restait tout de même une tache dont elle ne saurait se départir seule. De plus -oui, j'essaye de me trouver des raisons valables pour l'obliger à me remercier convenablement- n'ai-je pas manqué un moment plaisant aux cotés d'une de mes collègues pour m'occuper de son cas ? Si, justement ~

- Yume, attends ~

Sortant de la classe à sa suite, courant presque dans le couloir pour rattraper sa marche rapide -me fuyait-elle ? ~-, je la rattrapais au détour d'un couloir. Me saisissant de sa main sans autre forme de procès, je la tirais vers moi, saisissant sa taille d'une main, tandis que l'autre emprisonnait la sienne. Me retrouvant donc face à face avec cet être ingrat, chatouillant son visage de mon souffle, je me penchais près de son oreille pour lui chuchoter suavement quelques paroles de mon cru ~

- Quelle manière de me remercier ~ Voyons Yume, ne sois pas si pudique ~

Riant légèrement, je me détachais de sa personne sous les regards indiscrets des étudiants, observateurs que je gratifiais d'un doux sourire posé avant de faire un mouvement nonchalant de la main pour inviter Yume à me suivre en dehors du bâtiment principal commençant à se remplir des petites têtes vides ~ Joyeuse au possible, je laissais mes talons claquer sur le sol dans un déhanché significative, gardant un œil attentif sur ma compagne du jour ~

- Allons boire un verre dans mes appartements, nous pourrions y discuter au calme ~

« Ou plus si affinité ? ~ Nous n'avons pas que cela à faire, Akiha. » Et qu'avons-nous donc de si pressant sur le feu pour dédaigner la présence d'une femme exquise ? ~ Il était rare que mon ombre soit réticente pour une partie de drague, mais peut-être était-ce à cause de ce qui s'est passé il y a de là quelques jours ? Pourtant, je crus comprendre que nous adorions mettre dans notre lit, les femmes qui essayaient de nous tuer ~ C'est tellement plus excitant ~ Tirant donc Yume à ma suite, sans prendre en compte son avis, je la conduisis dans mes anciens appartements, sachant pertinemment qu'elle ne voudra sans doute pas mettre les pieds dans ceux d'Ayame, là où elle pourrait apparaître à tout moment. Au moins, j'avais la lucidité d'esprit de penser à son bien-être avant toute chose ~ Ouvrant la porte de l'appartement où je n'eus mis les pieds depuis des mois, je fus presque surprise de le voir dans un parfait état. À croire que le personnel entretient avec grand soin les locaux de l'Académie. « Avec ce qu'on les paye, ce n'est pas surprenant. » Certes, mais leurs vies sont extrêmement en danger également, un bien pour un mal, comme on pourrait si bien le dire. Refermant la porte dans mon dos, dans un « Installe-toi, je reviens ~ » caressant ma langue avec cette once de suavité indéniable, je la laissais s'asseoir sur le sofa, tandis que j'allais dans la cuisine à la recherche de verres où je versais... la seule chose qui se trouvait dans mon appartement, sous forme d'une bouteille de Scotch. Pourquoi pas après tout ~

Pourquoi l'ai-je amenée dans un lieu isolé et discret ? Boire de l'alcool était interdit dans le bâtiment principal après tout ~ Mais je dois avouer que si nous étions dans mes appartements, ce n'était pas seulement pour soulager son œsophage, je voulais également lui parler sérieusement sur ce qu'elle allait faire à présent. Parce que se promener à Undai tel un mort-vivant, n'était guère encourageant, et ne la mènerait nul part ~ Cela dit... ~

- Raconte-moi comment tu t’es retrouvée dans cette tenue ~

Revenant dans le salon, je déposais les deux verres sur la table, poussant le sien vers elle, un sourire taquin aux lèvres. Alors Yume, que me répondras-tu en rougissant si adorablement ? ~ Je dois avouer que la réponse fut inintéressante quand mes yeux plongèrent dans son décolleté -minime cela dit, mais ma libido faisait bien son travail. Mordillant ma lèvre inférieure, je fus poussée par une envie saugrenue de déstabiliser sa personne, et c'est dans un mouvement souple, quand elle voulut se saisir de son verre, que j’interceptais sa main, l'enlaçant avec la mienne, tandis que je me posais sur son corps à califourchon, la vision embrumée par un désir éclatant. Calant son bras au-dessus de sa tête, je la fis s'enfoncer dans le fauteuil, en même temps que mon autre main vint se poser sur sa taille, et que mes lèvres se scellèrent aux siennes, dans un doux baiser que j'approfondis. Sous l'ivresse d'une envie trop longtemps retenue ~ Caressant sa langue de la mienne dans une valse délicate, je finis par me reculer de quelques millimètres, sentant sa respiration chaude sur ma peau, les yeux mi-clos sous ce toucher dit intime. Savoureuse ~ Tellement délicate que j'avais envie de laisser parler mon instinct de nymphomane avant tout ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 21:01

Akiha Ketsuki. Cette femme était dangereuse pour mon esprit fragile, trop puissante pour ma faiblesse sentimentale et trop attirante pour que je détache mes pupilles de sa personne. Je l’avouais… Elle m’attirait. Trop pour que je ne sente pas mon cœur battre à la chamade quand je quittais le local vide, j’étais limite essoufflée par mes pas essayant de creuser un écart entre nos personnes. Non, je ne pouvais pas me laisser tenter, pas comme ça, pas maintenant. J’avais été trop trahie pour pouvoir faire confiance à qui que ce soit, j’avais déjà été trop souillée par ces sentiments amoureux pour que je retombe dans ce gouffre infernal. Mais je ne pouvais… me contenir vraiment. C’était aussi pour cela que je la fuyais, de peur de tomber dans ses bras, de lui demander trop quant à ce qu’elle pouvait m’apporter.

- Yume, attends ~

Mais elle n’avait l’air de comprendre que si nous continuions ainsi… Nous finirons par foncer dans un mur. Avant je n’en avais que faire quant aux ressentis d’Ayame, mais après avoir détruit Gokusha, je devais avouer qu’une pointe de stress me tiraillait lorsque je touchais ce qui était sien. Oui, même si je la détestais, que je lui voulais tout le malheur du monde… Dead Master me terrifiait encore. Mais là… Que pouvais-je faire ? Lorsqu’Akiha se saisit de ma main pour me tirer à elle, je ne sus me défaire de son toucher et lorsque mon corps se colla au sien, une bouffée de chaleur me fit tourner la tête. Non… Elle n’était qu’une amie, qu’une confidente ayant perçu la noirceur de mon âme… Une femme ayant survécu à Insane. Elle ne pouvait être plus !

- Quelle manière de me remercier ~ Voyons Yume, ne sois pas si pudique ~

J’en rougissais furieusement, cherchant instinctivement un point invisible pour caler ma vision dessus à la place de regarder son visage. Détournant le regard, c’est avec une pointe d’énervement que je vis quelques étudiants nous regarder d’un drôle d’œil avant de se détourner de nos personnes pour mieux parler dans notre dos. Des larves, des imbéciles ne méritant de vivre, seule l’envie de les trancher me saisit mais Akiha me rattrapa bien vite sur mes envies de meurtre pour me faire plonger dans d’autres abysses.

- Allons boire un verre dans mes appartements, nous pourrions y discuter au calme ~

Hors de question. Et pourquoi cela ? Car me retrouver avec une Akiha dans un endroit privé n’était une bonne chose… Mais en même temps, peut être qu’elle était sincère et qu’elle ne voulait boire qu’un verre… Et que si elle me proposait ses appartements, c’était justement parce qu’elle savait que je n’irai guère dans ceux d’Ayame et qu’un lieu public ne serait approprié pour converser de ma vie… Et ma chambre… Même moi je n’y retournais pas, préférant squatter une chambre vide dans le dortoir. Pouvais-je être si innocente devant un tel fauve ? Non mais je me persuadais du contraire en me disant qu’Akiha était une bonne personne. Perverse, nymphomane et terriblement sexy… Conneries.

- C’est peut être mieux que…

Inutile. Qu’importe ce que je dise, elle me tirait déjà à sa suite d’un air vainqueur. Soupirant en me laissant faire, je la suivais -non pas à contrecœur- en direction de ses appartements. Il ne fallut guère longtemps pour que l’on y arrive, que mon regard se pose sur les appartements d’Ayame cachés derrière un mur dans les couloirs des professeurs. Était-elle là-dedans ? Non… Son odeur ne se trouvait pas aussi proche de nous. Déviant le regard vers l’entrée que nous avions emprunté pour arriver jusqu’ici, je fronçais les sourcils en ralliant l’odeur de la directrice fort proche d’une autre… Que je connaissais trop bien pour ne pas sentir mon corps se torde dans un étau de tristesse considérable. Saloperie de merde. Détournant les yeux, je pénétrais les appartements d’Akiha alors qu’elle m’invita à m’installer confortablement dans ce lieu immaculé. J’étais déjà venue ici… Une fois tout au plus.

Soupirant en voyant la femme partir -et non me sauter dessus-, je fis un petit tour rapide avant de prendre place dans le sofa… Ici… Il n’y avait que l’odeur d’Akiha. Celle d’Ayame était si minime que je m’étonnais moi-même de me sentir si bien dans le parfum que dégageait ce lieu. Calme… Paisible, personne ne pourrait imaginer en étant dans cette pièce, qu’en traversant la porte il déboucherait dans un antre bestial et sanguinaire. Undai… Révèle encore des endroits paisibles, dirait-on.

- Raconte-moi comment tu t’es retrouvée dans cette tenue ~

Certainement pas. Ébauchant un rougissement certain, je déviais mon regard. Je n’allais quand même pas lui dire que si je me suis retrouvée ainsi c’est parce que je cherchais un tampon dans le bureau d’Ayame et que poussée par ma curiosité, j’ai enfilé une tenue… Cette tenue. Non, plus ridicule, tu meurs. Et question événement saugrenu, j’en avais déjà assez pour aujourd’hui. Soupirant en essayant d’échapper à sa question, je tendis mon bras afin de me saisir du verre qu’elle nous avait préparé… Boire.

Ce fut ce que je voulus faire, mais cela n’arriva pas, car en moins d’un instant je me retrouvais couchée dans le sofa, Akiha sur mon corps et ses lèvres caressant les miennes dans un doux toucher sensuel… Chaud. Tellement chaud que je me perdis dans ce doux contact intime… Ce n’était pas la première fois que nous nous embrassions, mais je ne pouvais dire que celle-ci était la même que les autres. Non, autre chose me poussait à continuer, à approfondir le baiser que je reçus en retour dans un doux mélange agréable. Son goût… Était sucré. Celui de Kaïla était salé… Celui d’Ayame… Ressemblait à celui d’Akiha. Fronçant les sourcils pour ne plus penser à ces traîtresses, je relevais les bras vers le visage d’Akiha afin de déposer mes paumes sur ses joues avec douceur… Je ne voulais qu’elle parte, je ne voulais qu’elle s’arrête… Quitte à ce que je sois celle qui dirige cette danse. Me redressant légèrement en l’obligeant à en faire de même, j’utilisais une main comme appui dans mon dos tandis que l’autre ne quittait la peau douce du visage de la femme me faisant face. Mes lèvres continuèrent à baiser les siennes pour mieux se détacher et venir arracher des baisers papillons dans son cou… Doucement.

- Akiha...

J’avais pris cette habitude d’être douce, de toucher à peine la personne jusqu’à ce qu’elle me demande que mes gestes soient plus insistants, soient plus forts… Plus dominateurs. Restant délicate au début, je me saisis de son corps afin de nous amener dans un autre endroit. Laissant son être s’encadrer autour du mien, je nous conduis dans sa chambre afin de déposer sa personne dans son lit et que je me mette au-dessus d’elle. Me détachant de ses lèvres, je laissais couler mon regard sur sa personne… Toujours intriguée d’avoir cette femme sous moi et non… Non. Je ne devais plus penser à elle. Enfuyant mon regard dans le décolleté d’Akiha, je laissais mes lèvres caresser sa peau alors que d’une main je déboutonnais son chemiser afin que je puisse caresser le reste de son corps. Alliant grâce et délicatesse, je passais ma main dans son dos pour la défaire de ce tissu dérangeant cachant sa poitrine que je sentais douce. Ne jamais oublier d’embrasser, de rassurer par des regards. Me redressant légèrement, je remontais le long de son corps afin de venir capturer ses lèvres et plonger mon regard dans ses billes azurées… Oui, je… Je pouvais agir autrement n’est-ce pas ? Je n’avais pas besoin de prendre tant de précaution et… Je n’avais jamais fait cela à quelqu’un d’autre que Kaïla. Avec Ayame… C’était… C’était toujours elle qui donnait les ordres et… Kaïla n’aimait la violence bien qu’il m’arrivait d’avoir envie de la plaquer contre un mur et la pénétrer sans détour. Mais jamais, je ne pus le faire et l’envie y était… Pourrais-je… le faire avec Akiha ? Je ne savais pas.

C’est pourquoi je restais délicate, évitant les mouvements brusques alors que ma chemise tomba également au sol, rejointe rapidement par mon soutien. Nos hauts dénudés, nos corps chauds se collant l’un à l’autre alors que nos langues dansèrent l’une avec l’autre avec envie. Je voulais… Que ce soit elle qui me soumette, qu’elle me montre ce qu’était la magie de son expérience, si je puisse le dire ainsi.

Akiha… Peut-on vraiment faire cela ?
Cette question était si futile comparée à nos envies.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Dim 23 Fév - 23:36

Une caresse frivole, un baiser innocent. Était-ce encore le cas à cet instant précis, quand nos corps se liaient dans une danse délicate qui ne cessait de nous enflammer, de nous pousser aux actes dont nous n'aurions jamais pensé arriver ? L'attirance était un sentiment puissant, dont le vice dépassait l'entendement. Tant de personnes trompèrent ses aimés pour une nuit avec celle ou celui qui l'eut attiré, telle une flamme attisant l'envie, le désir de toucher l'intouchable, de se saisir d'autrui, de le posséder. Parce que c'était interdit, et ce qui est défendu est d'autant plus séduisant ~
Yume l'était ~ Femme attrayante que je connaissais mieux ce que jamais je n'aurais voulu. Être qui un jour me fit l'aveu d'une passion maladive n'ayant rien de logique en soi. Nous avions conclu nos gestes il y a bien longtemps de cela, ces jeux de séductions dans lesquels nous nous plaisions tant, n'étaient qu'une déclaration démontrant avec force qu'un jour, nous serions magnétisée au point de céder à la tentation. Le pêché mignon de posséder ce qui n'était nôtre ~

Il n'y avait plus de raison à penser sur le pourquoi de mon geste, le besoin de décrire ce baiser passionnel n'était guère primordial. Je l'ai juste fait, j'ai scellé mes lèvres aux siennes parce que j'en avais envie, un besoin incontrôlable auquel je cédais sans lutter. Puis, pourquoi lutter contre quelque chose de tellement bon ? ~ Ne pas poser mes lèvres sur les sienne serait incompris. Alors, je le fis ~ Et elle ne s'en offusqua guère, prête à se fondre dans les caresses encore inconnues à sa personne. Une découverte mutuelle, qui nous amènera dans des contrées inimaginables ~

Un baiser chaud, nos langues se mélangeant avec douceur, lenteur, passion. Je me fondais dans ce simple geste délicat qui m'électrisait de toute part, qui faisait monter en mon sein cette boule de chaleur qui explosait dans mon bas-ventre. Exquise, elle l'était ~ Hésitante également. Pourtant, malgré son attente, il n'y avait plus de marche-arrière, il n'y avait qu'un besoin fatal de s'unir dans des touchers intimement passionnels. Il n'y avait aucune vulgarité dans cette danse, aucune de nous n'était pressée pour en finir, au contraire, explorer avec lenteur, savourer chaque parcelle de cette peau inconnue, était un vrai délice ~ Et quand elle prit le dessus, je fus surprise, déstabilisée un court instant, avant de me laisser aller à ses doux baisers humides, me faisant vibrer d'envie, m'arrachant des frisons dans tout le corps. J'en avais envie, je la voulais, et je le montrais d'un gémissement étouffé quand elle prononça mon prénom « Akiha... » Sa voix étant chargée en émotions, en désir qui m'électrisait littéralement. Il n'y avait plus qu'elle et moi, que ce moment.

Déposant mes mains sur ses hanches, je laissais l'instinct parler pour moi. J'avais l'habitude d'agir avec insistance, de donner raison à mes pulsions souvent impatientes de se libérer de l'étau qui me comprimait sous une chaleur étouffante. Je la voulais, je voulais baiser ce corps qui n'arrêtait pas de me larguer de toute sa splendeur ~ Mais tel n'était le fin mot de cet instant, c'est dans un mouvement ferme mais délicat qu'elle nous conduisit dans mon ancienne chambre, que mon dos se posa contre le matelas froid, me faisant frissonner et mouiller davantage. Toujours plus ~ Un léger soupir s'échappa d'entre mes lèvres quand ma poitrine fut libérée d'un tissu encombrant. Je me mordis la lèvre inférieure de manière aguicheuse quand elle se retrouva à moitié nue, au même titre que ma personne. Et nous étions là, toutes deux, elle au-dessus, ses yeux bleutés me noyant dans une bouffée de chaleur, la sensation de sa peau sur la mienne me submergeant de ressentis bouillants. Yume ~ Je la laissais nous guider dans de caresses lentes, dans des baisers chaleureux, dans des regards rassurants. C'était... différent ~ Curieusement contrasté par rapport à ce que j'expérimentais chaque jour avec Ayame dans des draps défaits par des ébats incessants.

Yume était délicate, craignant peut-être que je la fuie si elle se laisse aller à ses propres envies. J'éprouvais tout ce qu'elle ressentait à travers ses touchers, notant chacun de ses regards quémandeurs, tout mouvement suspendu par sa main pour mieux me faire languir. Me faisait-elle vibrer ainsi exprès ? Je ne pensais pas non ~ Mais elle n'avait l'habitude de s'adapter aux envies d'une partenaire qu'elle ne connaissait guère, je ne pouvais que la mettre en confiance ~ Reprendre le rôle de celle qui la guiderait dans les abysses d'une jouissance marquante ~ Une main posée dans son dos, sillonnant ce dernier avec l'envie de le griffer sans le faire, j'attrapais son menton d'une main impériale afin qu'elle vienne croiser mon regard embrumé. Un doux sourire aux lèvres, je me redressais afin de venir l'embrasser d'abord en frôlant ses lèvres, pour mieux accéder à sa langue, forçant le passage avec empressement. Je ne pouvais contenir, cette flamme qui brûlait pour elle ~ Me redressant jusqu'à ce que nous soyons assises, les corps enlacés l'un dans l'autre, je soutenais sa personne d'une main tandis que je me détachais de ses lèvres pour venir baiser son cou, y déposer de la tendresse comme lui signaler que je voulais la posséder ~ Et c'est ce que je fis, suçotant sa peau jusqu'à la faire rougir, je poussais sa personne doucement jusqu'à ce qu'elle se retrouve couchée sous moi, à présent ~ Descendant le long de sa poitrine, je saisis un de ses tétons durcis entre mes lèvres, goûtant, mordillant ce qui serait mien l'espace d'un long gémissement ~ Apposant ma paume sur son sein, je pris un malsain plaisir à jouer avec son téton entre mes doigts tandis que je remontais lentement jusqu'à son visage. Tandis que je m'affairais à déboutonner son pantalon sans moindre pudeur, caressant le tissu recouvrant son intimité, faufilant mes doigts en dessous sous une caresse taquine, sans aller plus loin ~ Non, avant de la prendre dans la folie d'une passion sans nom, je voulais voir son corps entièrement ~ Ne me départant plus de mon éternel sourire chargé en désir, je lui soufflais une parole suave au creux de l'oreille sous un « Laisse-toi aller, Yume... ~ ». Un dernier baiser, et je sillonnais sa peau de ma langue, m'attardant sur les parties sensibles de son corps, suçotant, léchant, faufilant cette chaleur humide sur son nombril, tandis que mes mains habiles, la déférent de ses derniers habits. N'hésitant nullement à retirer son sous-vêtement, je caressais ses cuisses, appuyant mes mains dans cette tache pour lui faire ressentir cette furieuse envie qui m'enveloppait, ce besoin de douce brutalité ~ Soulevant l'une de ses jambes, je descendis encore plus bas, tout en caressant son intimité humide de mon pouce, titillant son bourgeon de plaisir pour mieux abandonner ce jeu délicat et laisser mon souffle chaud se poser sur son intimité. Déposant mes lèvres sur cette peau sensible, je me plus à la faire languir avant de me saisir de ses hanches avec mes deux mains, et lécher avidement ses lèvres intimes, goûtant à son liquide divin sans retenue ~ Pénétrant son intimité de ma langue, d'abord lentement, pour ensuite, me laisser aller aux plaisirs, insistant sur mes gestes, mordillant sa peau, remontant le long de son corps. Remontant ma main jusqu'à son visage, je frôlais ses lèvres du doigt jusqu'à ce qu'il s'enfuie dans sa bouche dans des lents vas et viens suggestifs. Humidifié, je le retirais de son emprise, traçant ma route jusqu'à son jardin secret, longeant ses lèvres intimes, glissant tantôt lentement, tantôt rapidement, jusqu'à la pénétrer dans un dernier déhanché, la libérant d'une attende longue mais exquise ~

Son liquide chaud se déversait entre mes doigts sous une cadence soutenue, je gémissais sous tant de sensations, emmêlant ma main dans ses cheveux ébènes, je poursuivis mon déhanchement, frottant mon corps contre le sien, les gouttes de sueur perlant sur nos peaux luisantes, mes yeux parfois plongés dans son regard, parfois fermés pour mieux savourer cet instant unique ~ L’ambiance était surchauffée, la sexualité passionnelle battait son plein à l'unanimité avec nos cœurs emballés. Yume ~

- Laisse-moi t’emmener au-delà de tes désirs, Yume...

Ma voix était raillée par les soupirs de contentement et les gémissements. Mon esprit rationnel s'envola pour laisser place à la pureté de l’action non-préméditée. J'avais envie de la faire s'envoler dans un univers d'où elle ne sortira pas sans prendre son pied ~ Et dans la fatalité du moment, dans le besoin de partager cette expérience avec elle, je matérialisais un jouet -double- que je calais contre ses lèvres intimes, tandis que mes lèvres ne quittaient plus sa bouche, et dans un dernier mouvement de la main, j'introduis l'objet en son antre, commençant des vas et viens brûlant jusqu'à ce que je n'en puisse plus et que je me redresse, portant l'autre bout à mon intimité, savourant avec intensité la sensation froide qui glissa le long de mes muscles intérieurs, je fis rentrer l'objet jusqu'à sa limite, atteignant l'apogée par cette simple intrusion ~ Jusqu'à frôler l'intimité de Yume, avec la chaleur de mon propre jardin mouillé ~ Me penchant au-dessus d'elle, haletant et tremblant de l'approche d'un orgasme fulgurant, je me déchaînais au gré des envies. Agrippant les draps sous des mouvement amples du bassin, toujours plus fort, toujours plus vite, toujours plus loin. Ma voix se perdit dans des bruits de jouissance. Décrispant les doigts pour lâcher les draps, je vins me coller au corps de Yume, l'enlaçant tandis que tout mon être devint incontrôlable et disparate. Cachant ma tête dans son cou, le souffle coupé, nos liquides de plaisir se mélangeant dans des glissements interminables, endiablés, j'exprimais mon plaisir sans gêne, au même titre que je baisais la peau qui m'était accessible de ma partenaire. Yu... me... ~ Han ~

Le plaisir à l’état pur, accordé par un être pur ~


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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Lun 24 Fév - 0:14

Des plaisirs charnels que jamais je n’avais connu avant, les sensations que j’eus ressentie durant cet acte étaient… envoûtantes. Je n’avais de mots précis pour décrire ce que j’eus ressentie, seule une empreinte de bonheur intense me laissait bercer Akiha dans mes bras. Qui aurait cru… Qu’elle puisse me faire découvrir un tel monde. Nos gémissements s’étaient mélangés dans une mélodie remplie de puissance. Nos corps en ébullition s’étaient si bien emboîtés que j’en restais choquée. Elle avait été parfaite… Et j’aimais cela. Que ce soit lors de ses caresses ou encore quand elle utilisa sa matérialisation pour nous porter vers des contrées inconnues… Sa langue s’étant faufilée dans mon intimité, ses doigts chauds que j’eus senti happer mon corps de l’intérieur et sa douce voix… Prometteuse de desseins merveilleux. « Laisse-moi t’emmener au-delà de tes désirs, Yume... » Je m’excitais rien qu’en y pensant.

Akiha… Sais-tu l’ampleur de nos actes ? Sais-tu ce que nous réserve l’affrontement devant Ayame après cette heure de plaisir intense ? Elle n’avait l’air de s’en soucier, seul son regard embrumé me montrait son contentement quant à ce que nous avions fait. De ce plaisir qu’elle m’eut accordé. Fermant les yeux alors que son corps tomba sur le mien, je l’emprisonnais dans une douce étreinte, laissant les battements de nos cœurs reprendre un rythme normal sous nos mouvements. Bon… Tellement bon.

Coucher sans sentiments… M’était impossible. Je ne pouvais agir sans éprouver quoi que ce soit pour quelqu’un… C’était une vérité dont je ne me cachais pas. Mais cela voulait dire également que mon avenir devenait de plus en plus incertain… Après ce qui s’est passé… Je restais coincée sur la même question. Qu’allions-nous faire ? Je ne pouvais me permettre de dire à Akiha que j’éprouvais plus que de l’attirance pour sa personne. Non… Pour elle, ce n’était qu’un jeu, un moment d’évasion pour mieux retomber dans les bras de la directrice. Un acte qui ne lui ferait bouleverser ses plans futurs contrairement à ma personne.

Je… J’en pleurais. Silencieusement alors que le corps que je couvais s’endormait sous nos ébats. Serrant les dents pour ne pas faire résonner mes sanglots, je serrais celle qui m’avait enfermé dans un étau de puissance que jamais je n’aurais cru possible. Sa technique… Sa délicatesse, non, ce n’était pas cela qui m’avait fait vibrer, mais elle. Elle tout simplement, cette femme détestable en qui j’avais entièrement confiance, cette « pute » comme je l’eus appelé autant, à qui je m’accrochais désespérément. Akiha… Je ne veux éprouver plus que de l’attirance pour toi.

- Non… Tu ne sauras me rendre l’amour que je te porterai.

Une fatalité qui me fit me recroqueviller sur moi-même avant que ma tristesse ne se meure dans les bras de Morphée. Me laissant bercer dans une nouvelle quiétude, je délaissais mes soucis à mon subconscient alors que le jour se couchait sur notre scène érotique, nos deux corps nus enlacés s’endormant en profitant de la chaleur commune.

C’est ainsi… Que je réalisais.

Je ne sais dire l’heure qu’il était lorsque je me suis réveillée, ni combien de temps je pus m’assoupir. Me mouvant doucement afin de ne pas réveiller la femme se trouvant encore dans le lit, j’arrachais la chaleur des draps afin de me glisser dans sa salle de bains. Allumant la douche afin de m’y jeter, je lavais mon corps où la sueur s’était séchée, ne laissant plus qu’une peau légèrement collante. Passant sur mon corps le peu de savon que je trouvais, je me délectais sous l’eau chaude avant d’en sortir et m’enrouler dans une serviette. M’essuyant silencieusement, je finis par me matérialiser des vêtements et sortir. Partir.

C’est ce que je voulus faire, mais je n’étais résolue à m’enfuir ainsi… Ce n’était pas un coup d’un soir, je n’étais pas comme ça. C’est pour cela que je pris place sur le sofa du salon, que je m’y allongeais de tout mon long avant de soupirer. Attendre… Il me fallait attendre qu’elle se réveille. Pourquoi ? Parler de ce que nous avions fait ? Non, je ne regrettais pas.

Quelques minutes, si pas une demi-heure après m’être réveillée, j’entendis à mon tour du bruit provenant de la chambre… Elle aussi, venait de se lever. Me redressant, je sentais le stress monter en moi… Pourquoi tremblais-je ainsi ? Je n’avais à avoir honte de quoi que ce soit. Non, et c’est dans un mouvement de rage que je vidais le verre se trouvant devant moi avant de me laisser tomber -une fois de plus- contre le divan. Attendre… Je le fis. Et ce jusqu’à ce qu’elle arrive à son tour dans le salon, que j’ébauche un sourire sur mes lèvres. Non, nous n’avions à nous en vouloir pour cela. C’était une fatalité me laissant plus perplexe que je ne le crus, mais c’était ainsi que les choses devaient se passer.

Me levant, j’allais à son encontre pour lui tendre une main qu’elle saisit avant que je ne la tire à ma suite en dehors de cet endroit, de cet appartement ayant accueilli nos corps. Ayame… Je n’avais à en avoir peur. Et c’est sur ce constat que je sortis… Pour mieux me retrouver devant celle vers qui, toutes mes pensées étaient tournées. Je dois l’avouer… Ce fut choquant. Restant de marbre, je fermais la porte dans le dos d’Akiha avant de me tourner vers celle-ci et la surplomber de mon regard. Non, je n’avais honte. Plissant les yeux en ne m’attardant pas sur le visage de Kaïla qui je savais, me foudroyait, je montais sur la pointe de mes pieds tout en prenant appui sur les épaules de la scientifique me faisant face avant de sceller nos lèvres dans un chaste baiser. Provocation.

Me détachant de sa personne dans un dernier « Merci ~ », je m’en allais sans demander mon reste. J’aurais pu rire de la tête d’Ayame, mais je n’étais d’humeur moqueuse ne ce jour. Non, seule la satisfaction d’avoir conclu un acte audacieux me réjouissait. « C’est donc ainsi, mon amour ~ » Qu’importe ce que dit Kaïla. Elle n’était plus… la plus importante dans ma vie à présent.

- …Yume ! Comment as-tu…

Même sa voix, ne m’avait manquée. Ne lui laissant le temps de finir sa phrase je me téléportais dans un autre endroit. Ailleurs, loin de ce monde, trop loin d’Akiha à contrecœur. Akiha… Seul ce nom m’obsédait à présent.

Un nouveau sentiment naquit… Akiha, brise-moi l’esprit avant de me briser le cœur.



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MessageSujet: Re: Les feux de l'amour ~    Lun 24 Fév - 1:09

Un acte sans conséquences, des touchers sans lendemain. Était-ce seulement possible après avoir connu les plaisirs charnels dépassant l'apogée d'une simple envie de se perdre sous les caresses d'autrui ? Je ne saurais le dire, pas avec elle. Yume, la fille de ma femme, la plus dangereuse et fragile créature de Undai. Je l'ai senti, j'ai pu palper de moi-même le fond, l'âme de ma partenaire du moment, je réalisais dans une douce étreinte triste que cet ébat dit frivole, représentait bien plus à ses yeux. Ce n'était guère un coup d'une fois sans conséquences, au contraire, ces derniers dépassaient l'entendement. La suite, l'après-coup serait terrible. Non pas pour ma personne, j'ai aimé coucher avec Yume, je l'ai voulu depuis longtemps, je m'y plus, je recommencerais si l'avenir me le permettait, parce que découvrir un autre corps, à part celui de mon épouse, était excitant, et j'étais connue pour aimer ce genre d'explorations. Là n'était le problème. Le souci se dessinait sous forme de celle qui eut accueilli mes gémissements aux creux de son oreille, cette fille qui s'accrochait à un sentiment impossible, ne sachant discerner ce qu'était véritablement sa voie. Même pour cela, j'étais prête à la tourner vers quelqu'un qui saura lui rendre son étreinte avec la même ferveur, quitte à ce que j'abandonne la douceur de ses touchers pour ne pas lui monter de fausses idées dans la tête. Il y avait aussi Ayame, ma chère et tendre épouse, le monstre impitoyable qui aimait garder ce qui était sien auprès d'elle ~ « Douce vengeance ~ » C'en était une, à l'égard de sa trahison, inconséquente qu'elle puisse l'être. Était-ce une sorte de preuve que si elle exagérait ses sauts à gauche et à droite, je risquais également de décrocher ? Une mise en garde, peut-être bien ~ Je n'y pensais guère pour l'instant, savourant le moment, me reposant auprès d'une personne délicate, mais tellement blessée. Elle méritait mieux... Vraiment.

Le réveil, je me sentais terriblement à l'aise entre ses draps, dans cette chambre témoin de l'union corporelle entre deux personnes improbables. Yume et moi, coucher ensemble... « Invraisemblable, ouais. Ayame sera enchantée ~ » Pourquoi tant de mauvaise humeur après une jouissance de cette envergure ? ~ Ce que ma chère femme penserait de cela ? Je le lui ferai oublier avec subtilité, lui affirmant que de toute manière, elle était la seule que j'aimais, peu importe ce qui se passait à coté ~ Aimer... Sentiment étrange que j'ai appris à apprécier, auquel je me vouais corps et âme, chérissant un certain regard vert forêt qui me faisait fondre d'un seul battement de cils ~ Alala, ses mains glaciales me manquaient déjà ~ Et... Seule, ouvrant les yeux, je tombais nez à nez à une place vide, mais encore tiède. Yume... Je ne voulais guère la blesser par ce que nous avions partagées ensemble. Nous-nous sommes accordées un moment plaisant, dont l'importance était capitale pour la confiance mutuelle s'engageant entre nous, n'est-ce pas ? C'était ma manière de lui changer les idées, de lui démontrer qu'il n'y avait pas que les désirs d'autrui qui comptaient, mais qu'elle aussi, pouvait se lâcher quitte à faire des choses impensables. Telle était la vérité ~

« Elle est encore là ~ Tiens, tiens ~ Désire-t-elle savourer davantage de nos caresses ? ~ » Silence. Après m'être lavée, je décidais à sortir pour voir de moi-même dans quel état se trouvait Yume, découvrant sa silhouette sur le sofa du salon, je restais interdite devant sa personne, attendant qu'elle réagisse. C'est avec un soulagement certain que je pris sa main tendue, que je lui accordais un sourire doux et que je la suivis à l'extérieur. Un nouveau départ pour sa part, une nouvelle page tournée dans ma vie ~ Un objectif atteint des deux cotés ~

« Regarde sa tête ! Heh ~ » Du moins, jusqu'à ce que je me heurte à ce fameux regard qui me faisait autant trembler d'incertitude que de plaisir ~ Se douterait-elle du fait qu'elle ne soit guère la dernière m'ayant fait jouir ? ~ Si ce n'était pas le cas, cela le fut quand Yume, poussée par une volonté de fer, se tourna vers moi et m'embrassa sous les yeux de la directrice et de son ex-petite amie. Alala... « Merci ~ » Je t'en prie mon chaton, ce fut un plaisir ~ Parole que je ne comptais prononcer, laissant seulement un fin sourire se peindre sur mon visage avant qu'elle ne se détourne pour partir. Avant que la voix de mon épouse ne résonne dans le couloir dans un « C’est donc ainsi, mon amour ~ » et que je sourisse encore, mais jaune. Si mon ombre était plus qu'amusée par la conclusion de la journée, je fus plus consciente de la punition qui m'attendrait suite à cela. Se faire prendre -jeu de mots subtile- aussi facilement, était fort déstabilisant ~ Mais n'ai-je pas mérité de la gratitude après ce que je dus traverser pour arriver à rendre ne serait-ce qu'une pâle ombre d'un sourire à Yume ? ~ Si ~

- …Yume ! Comment as-tu... Pas elle !

Pauvre chaton, croyait-elle que Yume se contenterait de redevenir celle qu'elle était avant, sans amis, sans amour ? ~ à son plus grand malheur, j'étais présente pour m'assurer que cela n'arrive guère. Mais plus important -à part la méprise que je ressentais envers cette fille- que faisait-elle là en compagnie de mon épouse ? Qu'allaient-elles faire dans nos appartements au juste ? Perplexe, je fronçais les sourcils sans répondre aux sous-entendus de mon épouse, surplombant la jeune Kaïla du regard avant de passer à coté d'elle, me saisir de la main d'Ayame et lui intimer de venir avec moi, dans nos appartements. Sans l'importune qui s'énervait à vue d’œil au même titre qu'elle se décomposait sous la fatalité. Combien de temps lui faudra-t-il avant de se mettre à hurler contre ma personne ? ~ Peu, c'est pour cela que je matérialisais mon miroir -arme fétiche- que je plaçais entre ses yeux rouges et nous, puis tournais les talons, l'air léger.

- Ne soyez guère outrée Ayame ~ Ce qui est advenu dans cette chambre fut une nécessité, pour son bien. Mon amour pour vous n'a pas de pareil, je ne compte vous en faire douter.

Des paroles sérieuses que je prononçais là, d'un ton ferme. Je désirais que les choses soient claires entre nous, je ne comptais recoucher avec qui que ce soit après Yume, pas pour le moment du moins ~ Je vouais tout mon être à ma femme, après tout ~ L'embrassant délicatement devant la porte de notre lieu de vie, je la laissais entrer la première avant de la rejoindre à l'intérieur. Sous un dernier sourire prédateur ~

END

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