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 Un manque terrible.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Un manque terrible.    Mar 11 Fév - 0:50

Les jours passèrent et le malheur engendré par ceux-ci n'arrêtait de s’accroître. Cela en était déprimant pour le commun du mortel… Moi… Moi non. J’avais arrêté de regarder les calomnies de cette terre, de cette vie qui ne cessait de me faire souffrir. Depuis le début… J’avais été ainsi. Bafouée. Je n’allais pas vous raconter encore et encore comment j’ai souffert, comment celui que je dus appeler maître me traitait comme de la merde… Non, ce récit vous l’aviez déjà bien assez entendu. Alors pourquoi me plaignais-je, moi qui étais sortie des pires monstruosités que l’homme pouvait faire ? Car même après une telle souffrance, mon cœur continuait de saigner. Les bras d’Ayame m’avaient protégés… Pour mieux me poignarder. Que ce soit lors de mon affrontement final ou bien plus tard, lorsque je rouvris mon cœur à une autre personne du nom de Kaïla Kurayami. Mais n’avais-je pas arrêté de lui en vouloir ? Si… mais pour combien de temps ? Une question à laquelle je n’avais réponse.

- Yume-Sama ?

Ouvrant les yeux lorsque j’entendis mon nom, je me redressais vivement, étonnée d’avoir une intruse dans ma chambre. J’aurais pu m’attendre à ce que ce soit Kaïla, mais elle… Elle ne m’appelait pas comme ça. Fronçant les sourcils en regardant la fille qui venait de pénétrer mon lieu sans moindre gêne, je détendis mes traits en comprenant qu’il s’agissait de Mei… Mei Mashiro. Que faisait-elle ici ? Chose que je ne tardais de lui demander en enfilant un T-shirt pour cacher ma nudité. Ébouriffant mes cheveux en laissant un bâillement traverser mes lèvres, je l’invitais d’un mouvement de la main à s’asseoir dans le sofa de ma chambre.

- Désolée de vous déranger, je n’arrivais à trouver le sommeil ~

Et quoi, tu crois que tu le trouveras en te ramenant dans ma chambre à… Quelle heure était-il ? Attrapant mon réveil, je grimaçais en remarquant qu’il était à peine cinq heures du matin… Sérieusement. Et je peux savoir pourquoi madame ne savait dormir ? Soupirant en essayant d’articuler des paroles compréhensibles, je ne me gênais guère de lui dire qu’elle me gênait justement. « L’est tôt… Si t’arrivais pas à dormir, t’aurais pu faire autre chose que venir dans ma chambre. » Me levant de mon lit pour me diriger vers le coin cuisine, je sortis un canette du frigo tout en allumant la bouilloire. Je suppose qu’elle boit du thé comme toutes les demoiselles de bonnes familles non ? Lui faisant une infusion, je la laissais s’exprimer sans vraiment réagir à ses dires.

- Depuis ce qui s’est produit avec Hikari-Chan… Je ne sais où donner de la tête. Que ce soit cet incident fâcheux avec Sousei-Sensei ou encore mon altercation dans l’arène avec son frère. Cette situation est également dérangeante ~

On ne dirait pas. Du moins quand on l’entend parler avec tant de calme de ces histoires, on n’a pas vraiment l’air qu’elle s’en fasse plus que ça. Revenant avec la tasse fumante, je la déposais devant elle avant de prendre place à ses côtés. Buvant également, je finis par me focaliser sur ma canette d’un air songeur… Elle voulait que je lui dise quoi ? Je n’étais pas du genre à savoir conseiller les gens, j’avais également mon lot de problèmes… Kaïla ne m’avait toujours pas donné signe de vie non plus, qu’importe l’innombrable nombre de messages que j’avais pu lui envoyer. C’était laid à dire, mais je n’avais le temps de me soucier des amourettes des autres alors que la mienne… Je ne savais même pas où j’en étais. Que ce soit au niveau sentimental ou autre. Ce qui se passait avec Akiha, l’ignorance de Kaïla, sérieusement, je me demandais ce qui me faisait le plus chier. Sursautant quand un doigt se posa sur mon front, je regardais d’un air intrigué la personne qui me faisait face, lui demandant limite ce qu’elle me voulait.

- Tu ne m’écoutes plus Yume, aurais-tu également ton lot de soucis ? ~

Depuis quand je suis passée de « vous » à « tu » et de « Yume-Sama » à une appellation aussi familière ? Qu’importe, je n’étais pas à cheval sur ces détails non plus. Soupirant en cherchant des yeux mon téléphone, j’hésitais à dire quoi que ce soit. Me confier… Je ne le faisais pas non plus, quand j’avais un souci, c’était avec Kurayami que je parlais, ou Ayame… Ou… Ouais, ces deux là et non une autre terminale que je ne pouvais qualifier d'amie. Inspirant profondément, je finis par secouer la tête négativement, n’étant prête pour divulguer des informations personnelles, je finis par changer de sujet quant à sa question dérangeante.

- Pas vraiment. L’amour nous rend faible et nous détourne de notre chemin la plus part du temps… T’as revu Hikari par la suite ?

Levant les yeux vers Mei tout en buvant le liquide gazeux se trouvant dans ma canette, j’attendis qu’elle me réponde tandis que la demoiselle avait l’air de s’être mise sur « pause ». Ou peut être qu’elle réfléchissait, mais en même temps, j’avais pas demandé un truc tordu non plus, c’était pas si difficile que ça… Elle attend quoi ? Les toilettes sont par là… Si elle veut savoir. Hum. « Après l’Arène, non ~ » Lente à la détente dirais-je. Laissant le silence se poser entre nos deux personnes, je finis par couper celui-ci par un soupir et lui tendre un coussin avant de me relever du sofa. M’étirant légèrement, je la regardais de haut en bas avant de lui proposer ;

- Si tu n’arrives pas à dormir dans ta chambre, je te laisse le fauteuil. Perso, je suis claquée… Donc soit tu dors, soit tu sors.

C’est compréhensible non ? Laissant un rire endormi traverser mes lèvres, je me recouchais dans mon lit, remontant les couvertures jusqu’à mon nez, je fermais les yeux tout en lâchant un « Bonne nuit » auquel j’eus comme réponse un monologue sans fin. A dire vrai, j’ai décroché après le quatrième « Hikari-Chan » que je pus entendre traverser ses lèvres. M’enfermant dans un sommeil profond, je laissais la plénitude de cet instant ressourcer mon corps.

Ce n’est que quelques heures plus tard que je me réveillais pour la deuxième fois. Regardant directement si Mei était toujours dans ma chambre, c’est avec un semblant de soulagement que je remarquais que celle-ci n’y était plus. Avais-je rêvé ? Non, des couvertures étaient pliées parfaitement sur le sofa… Soupirant en me dirigeant vers la salle de bains, je me fis couler un bain avant de rentrer dans l’eau chaude et débuter ma conversation matinale avec Pyon-Kun. Me lavant après m’être disputé avec celui-ci, c’est après un coup d’essuie que j’enfilais une paire de vêtements, des talons et que je sortis de mon lieu de vie.

Ce que j’ai fait par la suite ? Déjeuner comme toute personne normale… Quoi ? Depuis quand ça vous regarde ce que je mange. Bon… Un bol de céréales, une tartine et un jus d’orange. Oui, je sais manger équilibré, silence maintenant. Après mon passage au restaurant des dortoirs, ce fut le conseil des étudiants qui accueillit ma personne, mais une fois de plus, je n’avais rien à y faire… C’en était déprimant. Mais tellement que j’en fulminais presque. Plus de travail… Et je fais quoi moi maintenant ? L’idée d’aller en cours me passa par la tête… Mais comme je l’ai si bien dit, elle est juste passée.

Soupirant en prenant place sur mon siège de présidente, je tournais avec la chaise avant de me stopper net en entendant des cris venir du bureau d’Ayame… Y en a au moins une qui s’amuse aujourd’hui. Soupirant en me relevant, je me décidais d’aller voir ce qu’il se passait, cherchant impatiemment un quelconque divertissement. Dois-je dire que j’ai sauvé la vie de quelqu’un en allant voir celle que j’eus appelée Maîtresse ? Et pourquoi cela ? Car en arrivant dans le bureau, ce n’est guère sur un étudiant quelconque se faisant torturer par Ayame que je tombais, mais bien sur Yomi, enchaînée avec une Ayame prête à la tuer pour de bon. Réagissant au quart de tour en criant son nom, je matérialisais à mon tour mon sabre pour venir contrer sa faux. Grinçant des dents sous la force de son attaque, ce n’est que d’un mouvement brusque que j’arrivais à me défaite de sa lame. Détachant Yomi pour mieux regarder son état pitoyable, je ne prêtais guère attention aux cris d’Ayame « Tu n’as pas le droit d’intervenir Yume-Chan ! Elle doit être punie pour ses crimes ! » Quels crimes ? Ce n’était certainement pas à Yomi que j’allais demander ça en vue de son état… Soignant grossièrement ses plaies, je finis par devoir la pousser hors du bureau pour que la directrice ne vienne lui arracher son dernier souffle. Lui ordonnant dans un cri de se sauver, je fermais la porte dans mon dos avant de m’y voir épinglée par une Dead Master pleinement énervée. Que se passait-il donc ici ?!

- Elle bafoue les règles d’Undai et toi tu la laisses partir ainsi ?!

« Mais dis-moi ce qu’elle a fait à la place de me prendre pour ta nouvelle victime, Ayame ! » Jurant en me détachant de son emprise, c’est en matérialisant ma robe de combat que je lui fis face. Je n’avais guère envie de me battre contre elle aujourd’hui, mais je n’aurai aucune pitié si elle me fonce dessus. « Tu comptes parler ou me taper dessus hein ?! » Ca y est, je m’énerve aussi. Du moins jusqu’à ce que le monstre me faisant face ne se laisse tomber sur l’un des sièges de son bureau… Comme ça. Limite si je ne tire pas une tête de merlan frit dans un « C’est tout ? » Incrédule.

- Hibari Ishinose, ou plutôt Iragi Oshima. Yomi-Chan s’en est entichée, au point qu’elle aille l’embrasser sans moindre pudeur.

Je dois dire qu’un court instant, seul un « Et ? » voulut sortir de mes lèvres ? Non, je me retiendrai de faire quoi que ce soit. Sortir avec le sexe opposé était contraire au règlement d’Undai… Une règle débile que personne ne respectait à vrai dire. Moi-même j’étais venue à trouver cette décision désuète. Inutile en soit, pourquoi les priver de cela ? Undai n’était-il pas là pour justement laisser les étudiants exprimer leurs sentiments ? Soupirant en dématérialisant toutes formes d’outils de tortures sur mon corps, je m’approchais d’Ayame pour venir relever son visage d’un mouvement anodin de la main. Lui adressant un doux sourire, je me penchais pour déposer mes lèvres sur sa joue. Pourquoi ce geste ? Car… ça la détendait toujours quand je l’embrassais… avant.

- Il est difficile à croire que Yomi puisse faire ça, surtout avec Hibari. Cette règle…

Est le plus con de tes caprices ? Ouais, mais une fois de plus, je m’abstiendrai de tous commentaires. « …Elle la respectera. Ce n’est pas comme-ci ils avaient franchis le pas, du moins je suppose. ». Était-ce vraiment la bonne chose à dire en vue de l’air sombre d’Ayame ? Je ne sais pas, mais je ne compte pas m’éterniser dans ce bureau non plus. Souriant jaune en marchant à reculons, je levais la main à son encontre avant de lui faire dos et quitter le lieu. Refermant la porte derrière moi, c’est après un long soupir que je rouvris les yeux et…

- Kaïla ?

Étonnée de voir mon amie ici, mon visage exprimait de la surprise pendant une fraction de seconde avant qu’une joie sans nom ne vienne se peindre sur mes traits. Sourire aux lèvres, je fonçais limite sur elle pour lui sauter dans les bras. Enfuyant ma tête dans son cou, c’était avec un bien fou que je me délectais dans le doux parfum qu’elle émanait… Ca m’avait manqué. Tout, son visage, son corps, ses mains, ses bras… Même ses seins. Ou surtout ? Haha. Stop. Me reculant de sa personne tout en fronçant les sourcils, je serrais mes poings pour venir en abattre un sur sa tête. Voilà, je me sens mieux. Et pourquoi ce geste de violence, qui finalement ne faisait pas si mal que ça ?

- Tu n’as répondu à aucun de mes messages. Je m’inquiétais, plaide ta cause ou disparais de ma vue, Kaïla.

Croisant les bras en enfonçant mes pupilles bleutées dans son iris rouge, je ne bougeais pas pendant une bonne minute avant de me résigner et afficher un sourire moqueur pour finalement venir capturer ses lèvres avec amour. Ses lèvres… Elles aussi, elles m’avaient manquées. Approfondissant ce doux échange, je me reculais pour reprendre ma respiration avant de capturer sa main dans la mienne et reprendre mes questionnements. Voilà, maintenant on est l’une en face de l’autre, on a fait le bisou du « Te revoilà ! » Donc on peu parler sérieusement non ?

- Ton père va mieux ?

Raison pour laquelle elle était partie. Peut être qu’elle n’avait le temps de se préoccuper d’autre chose à cause de l’état de santé de son paternel… Mais tout de même, elle aurait pu ne serait-ce que me dire qu’elle allait bien. Je m’étais fait un sang d’encre… Et… Et ! Elle m’avait manqué. Baissant les yeux en sentant mon air déprimé revenir au galop, je détournais le regard.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Mer 19 Fév - 22:10

Ca y est, j'ai marre de tout, c'est fini, je me barre. Et plus sérieusement, je n'avais pas d'autres choix que de supporter l'état actuel des choses. En mode grosse stressée, on n’aurait pas pu faire mieux ouais. Vous, vous demandez de quoi je parle ? Bande de cons, suivez un peu et vous saurez. Bon ! On recommence depuis le début. Depuis que je me sois retrouvée seule avec Miri à Tokyo, sous le départ précipité de l'autre folle de service. Après cela, nous décidâmes de renter à Undai, n'ayant plus grand-chose à faire dans la demeure vitrée, abandonnant ainsi l'entraînement en plein milieu. Les caprices de la dirlo' nous tueront tous en somme. Mais peu importe. Ensuite, ce n'est pas en nous téléportant que nous rentrâmes à Kyoto, mais en prenant la moto de la femme fantôme, entamant ainsi un long voyage de quelques heures. Je n'avouerais pas le nombre de fois que j'ai failli vomir à cause de la conduite de tarée de Miri. Cette femme pouvait être gentille, terrifiante, mais surtout, impitoyable sur la route en béton. Quoi qu'il en soit, je suis rentrée en un seul morceau à l'Académie. Et c'est là que tout dérapa.

Parce que faut le dire, il m'arrivait d'être suicidaire et foncer dans le tas, tout autant que peureuse à fuir l’inéluctable. C'est ce que je fis pendant plusieurs jours déjà. Dormant la première nuit dans les appartements de Miri, loin des regards d'autres étudiants qui risqueraient de rapporter ma présence à notre chère Présidente du Conseil des étudiants. En soit, ce n'était pas si mal, mais je ne pouvais rester cachée très longtemps dans les dortoirs quoi. C'est le jour suivant que le parcours du combattant débuta sous un stress des plus énervants. Parce qu'avoir peur de se faire voir à chaque détour du couloir par n'importe qui, était terrible, juste affreux. C'est dans des moments comme ceux-là que j'aurais aimé savoir faire comme Miri, en me rendant invisible. Mais je n'avais pas cette chance, et je devais assumer ce que j'ai fait. Rencontrer Yume était devenue donc une priorité que je n'osais m'avouer.

À Tokyo, je ne m'attendais pas à ce que cela soit aussi difficile, j'ai cru que j'irais la voir directement, constater si j'étais capable de lui faire face avec cette culpabilité que je portais tel un fardeau, pour mieux décider si je donnerais droit à Dead Master de m'effacer tous les souvenirs dû à ce moment détestable de ma vie. Sauf que maintenant, tapie dans mon ancienne chambre délaissée, je me rendis compte que la voir me terrifiait. Là, il était sûr que je voulais que la nuit avec la dirlo' disparaisse de mon esprit. Mais de quoi j'avais si peur au juste ? De dire à Yume dans une poussée de culpabilité ce que j'ai fait, et ce malgré les demandes des deux femmes les plus puissantes de Undai. Tout autant que j'étais effrayée en croyant que mon amie puisse lire tout seulement en croisant mon regard. Stupide en somme, mais cela pouvait encore arriver. Ainsi donc, me voilà pleine d'appréhension, ne sachant que faire de la suite des événements. Quitter Undai était une option à laquelle je ne donnerais crédit, c'est pourquoi, après quelques jours de mûre réflexion, et surtout parce que j'avais ras-le-bol de faire l'ermite, je me décidais à aller trouver Dead Master -qui ne songeait pas à venir me trouver d'ailleurs-, pour qu'elle accomplisse ce qui aurait dû être fait depuis bien longtemps.

C'est ainsi que j'ai remis mon uniforme sur le dos, et me préparais mentalement à sortir. Et c'est ce que je fis, prenant directement la direction du bâtiment principal, traçant limite à toute vitesse pour que personne ne m'aborde, pour que Yume ne puisse m’entrapercevoir avant que je n'oublie tout. Sauf que je ne m'attendais certainement pas à la croiser devant le bureau d'Ayame, ni à ce qu'elle me remarque quand je voulus faire demi-tour, le cœur battant à en rompre.

- Kaïla ?

Yume. Elle m'a manqué, je me rendis compte de cela quand sa voix caressa mes oreilles. J'avais l'impression de tomber dans des abysses profonds quand son regard bleuté se logea dans le mien. L'envie de la serrer dans mes bras fut tout aussi pressant que celui de pleurer et lui dire ô combien j'étais désolée. Yume, pardonne-moi, je ne voulais pas faire ce que j'ai fait... Tellement pas que je ne bronchais pas quand elle vint à ma rencontre, ni quand elle me serra dans ses bras. Cela faisait du bien, terriblement. Je ne le méritais pas. Grimaçant par la suite, je pouvais masquer cette expression de pure douleur due à mes actes, sous son coup de poing -léger hein- pour me punir de mon absence, présumais-je.

- Tu n’as répondu à aucun de mes messages. Je m’inquiétais, plaide ta cause ou disparais de ma vue, Kaïla. 

Souriant jaune sous ses paroles, je n'arrivais pas à faire autre chose, tétanisée par sa présence. Alors c'était donc cela, ma réaction. Désirais-je encore qu'on m'efface mes souvenirs ? Je ne le savais plus à présent... Je... J'étais perdue, totalement. Encore plus quand elle vint déposer ses lèvres sur les miennes dans un baiser plein de sens. Que... pouvais-je faire d'autre que d'y répondre ? Rien. Et j'y répondis, avec soulagement, tout autant qu'avec une envie monstrueuse de pleurer sous la souffrance que j'allais évoquer dans son cœur au moment où je lui dévoilerai la vérité. Où je lui dirai que je n'étais qu'une enfoirée qui l'eut trompée. Ha... ha... tuez-moi directement, cela ira plus vite.

- Ton père va mieux ? 

Mon père, pourquoi me parlait-elle de... Putain de merde ! J'ai complètement oublié cette histoire à la con. Bordel, ça y est, j'étais finie. Riant nerveusement sous son air devenu dépité, je me grattais l'arrière du crâne avant de bafouiller quelques paroles sans queue ni tête disant que oui, mon père se sentait bien, très bien même. Alors maintenant la question était : Pouvais-je lui dire que ce n'est pas Kobe qui vit ma personne débarquer, mais Tokyo et la maison de Dead Master ? Ouais, autant que je lui raconte toute l'histoire avec les détails, du début jusqu'à la fin. Par contre, il fallait que je réfléchisse plus vite et plus sérieusement, parce que là, je ne pense pas qu'elle va se contenter d'un bête rire fuyard et des paroles ne voulant rien dire, n'est-ce pas ? Ouais sans doute. Soupirant lourdement, je me risquais à croiser son regard, l'impression qu'elle lise dans mon esprit -fausse mais stressante- laissant un fin filet de sueur couler le long de ma colonne vertébrale.

- Hum... Mon portable... Il s'est déchargé et avant que je ne capte... Je suis désolée Yume.

Désolée pour tout. Enfin, je lui ai tout de même envoyé un message mais... C'est bon j'arrête de me trouver des excuses, il n'y avait rien à y faire, j'étais entièrement coupable... de tout. Déglutissant difficilement, j'essayais de décrisper mes traits. Il ne maquait plus qu'elle me pose des questions à cause de mon air quoi. Assume Kaïla, assume.

- Et toi alors ? Je suis sûre que t'as fait plein de choses intéressantes pendant que je n’étais pas là. Tu ne t’es pas trop ennuyée ?

Ouais, assume... hum. Prenant sa main dans la mienne, sourire plutôt joyeux -ouais on essaye- dessiné sur le visage, je me mis à marcher dans le couloir, l'entraînant à ma suite. D'accord, j'avoue que l'envie de rentrer dans le bureau de Dead Master et planter Yume là, pour que l'autre folle m'efface vite fait les souvenirs, m'est passée par la tête. Mais bon, je n'allais pas faire dans l'extrême non plus hein. Bon... Je vais profiter de la présence -elle m'a vraiment trop manqué- de Yume, et dès que j'aurais la possibilité de retourner vers Ayame, je lui demanderai de... Enfin, vous savez quoi. Pouvais-je me sentir plus minable qu'en cet instant ? Difficile à dire. Merde.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Mer 19 Fév - 22:40

« Hum... Mon portable... Il s'est déchargé et avant que je ne capte... Je suis désolée Yume. » Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir non plus, la santé de son père passait avant ma personne qui allait bien. C’était un fait sur lequel je ne pouvais me plaindre et la simple démarche qu’elle a accomplie en s’excusant me réchauffait assez le cœur pour que je ne lui en veuille déjà plus pour cette histoire. Affichant un micro sourire -faux pas rêver non plus, je vais pas hurler de joie, c’est pas dans mes habitudes-, je gardais un visage ouvert à ses dires. Oui, j’étais heureuse de la revoir… Passer tant de temps sans elle était devenu un supplice, je n’aimais pas. Que ce soit pour mes pensées me détachant parfois -de trop- de sa personne, ou pour mes actes irréfléchis quant à un rapprochement quelconque avec Akiha. Chose sur laquelle je ne m’avancerai non plus… Ce qui s’est passé, c’était fini sans que je n’aie le temps de faire souffrir qui que ce soit, et quitte à éviter la blonde pour ne pas finir je ne sais où, je ne sais comment, je le ferai. Oui, c’était une décision que je prenais pour que je puisse garder à tout jamais… Celle que j’aime vraiment. Ma Kaïla.

- Et toi alors ? Je suis sûre que t'as fait plein de choses intéressantes pendant que je n’étais pas là. Tu ne t’es pas trop ennuyée ?

Plein de choses était un grand mot… A dire vrai, je ne suis pas vraiment sortie d’Undai, et les rares fois m’ont conduites à ce que je revienne limite en courant pour m’enfermer dans ma chambre. Soupirant en laissant ma main s’enlacer dans celle de mon amie, nous traversâmes les couloirs sous mes râles décrivant Ô comment Undai sans elle, n’avait rien d’intéressant. Que ce soit « T’sais, c’est pas forcement le pied cette académie, j’aurais préféré aller avec toi… » Ou encore « Et puis avec Akiha, les jumeaux, et même Mei, c’était limite atroce. » Parce qu’il faut le dire, avoir une personne qui vient vous réveiller pour vous dire qu’elle aime une autre personne… Sérieusement, j’en avais rien à foutre. Pas pour être malpolie, mais ces histoires de cœur ne m’intéressaient pas.

- Ca doit être ça le pire, tu savais que Mei Mashiro avait des vues sur Hikari toi ? Elle s’est pointée dans notre chambre cette nuit d’ailleurs.

Et pourquoi ? Je n’attendis guère longtemps pour le lui expliquer, imitant limite la tête blanche dans des singeries dont j’avais le secret. Mais bon, parler ainsi me faisait du bien… Me faire écouter sans arrière pensée également, j’étais vraiment aux anges depuis son retour et… Et voilà. Je suis contente, c’est tout. « Partons d’ici. » De simples mots avant que je nous téléporte sur le parking d’Undai, que je matérialise une petite moto et que je lance un casque à mon élève pour qu’elle monte à son tour. Attendant qu’elle prenne place, je pris un malin plaisir de sentir sa poitrine dans mon dos… Ces seins, dieu qu’ils m’avaient manqués. Je lui dis ? Certainement pas, je n’ai nullement envie qu’elle hurle ma perversion au plein milieu de Kyoto. Riant dans mon coin, je ne l’informais pas sur notre destination, préférant taire le sujet et m’élançais sur la route.

C’est quelques minutes plus tard que je m’arrêtais non loin de notre appartement, parquant ma bécane entre deux voitures, je descendis de l’engin tout en aidant Kaïla à en faire de même. Et pourquoi je m’arrête ici en fait ? Pour lui parler de ce qui s’est passé ce matin ? Non, je réserve ça pour tantôt, ce que je voulais faire… C’était ça. Pointant du doigt une sorte d’échoppe de nourriture cuite, je l’invitais à me suivre d’un mouvement de la tête tout en lui disant ;

- J’ai toujours voulu goûter, on prend ça pour la maison ?

Mode je te dis pas où on va, mais comme je sais que tu le sais, je te le dis quand même, c’est fait. Rentrant dans l’échoppe, j’attendis dans la file que notre tour arrive, préparant déjà les plats que je voulais commander… Du moins, si j’avais été plus grande et que je pouvais voir par-dessus le bulldog me faisant face. « Une envie particulière, Kaïla ? ~ » Moi ? D’elle, haha ~ Hum. Ouais, ouais, je sais, je me tais ~

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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Jeu 20 Fév - 1:26

Éluder les sujets sensibles n'était pas mon fort, mais quand je dis que j'avais le défaut de mettre les pieds dans le plat, et déballer tout ce que j'avais sur le cœur, c'était pour du vrai. Comme maintenant, avec Yume, une seule envie me tiraillait, celle de lui dire nettement ce que j'ai fait pendant ces deux jours, expliquant la partie avec Insane et celle avec Ayame. Deux choses que mon amie n'appréciera pas, à cent pour cent. Grimace sur grimace, j'essayais de contenir mes envies suicidaires en me disant que demain, je referai la tentative d'aller voir Dead Master et tout serait réglé. Je pouvais tenir un jour, non ? Ouais, je crois. Quoi qu'il en soit, vous avez compris mon malaise, je ne vais pas me répéter mille fois. Sachez juste qu'il était terriblement difficile de garder un tel secret -crime- au silence, quand tout nous hurlait de le dévoiler, de s'en libérer. Mais la liberté avant un prix énorme dans ce cas de figure là, un tribu que j'avais peur de payer. L'amour, c'était ce que je perdrais si j'ouvrais ma gueule un peu trop bruyamment.

 - T’sais, c’est pas forcement le pied cette académie, j’aurais préféré aller avec toi… 

Ouais, moi aussi j'aurais préféré que tu sois avec moi à Tokyo... Parole que je pensais très fort, mais que je ne me risquais pas à prononcer à haute voix. Laissant un sourire peiné se peindre sur mon visage -pour les quelques fois où je perdais celui, inexistant et limite faux- je ne quittais pas Yume des yeux. Elle avait l'air si joyeuse, si vivante, je n'oserais pas lui enlever cela. Pas après ce que nous avions dû traverser ensemble pour qu'elle me parle avec tant de facilité. L'amitié, cela aussi était en danger entre nous deux. « Et puis avec Akiha, les jumeaux, et même Mei, c’était limite atroce. » Akiha, bien sûr, cette salope blonde était partout. Si je n'étais pas à ce point affligée, je criserais sans doute d'apprendre qu'elle eut passé du temps avec elle et ses gosses de malheur -façon de parler, j'adorais mon élève- mais... Comme je l'ai mentionné plus tôt, je n'arrivais même pas à lui en vouloir pour quoi que ce soit, mes crimes étant bien plus graves. Seulement penser à l'engueuler pour une telle broutille, était inimaginable, abjecte. C'est pourquoi je me tus sur le sujet, me demandant même qu'est-ce que Mei Mashiro voulait à Yume. Hmm... Peut-être était-ce lié à son poste dans le Conseil, celui qui l'attendait depuis déjà un moment. Une place que j'ai moi-même reçue et que j'aurais du mal à assumer si je révélais ce qui s'est passé entre Ayame et moi. C'est fou de se rendre compte combien de choses j'avais à perdre... et que je pense encore à dire la vérité à Yume. Une folle, je l'étais complètement.

- Ca doit être ça le pire, tu savais que Mei Mashiro avait des vues sur Hikari toi ? Elle s’est pointée dans notre chambre cette nuit d’ailleurs. 

Riant par pur réflexe à ses paroles, je m'étranglais presque en apprenant que Mei -la princesse blanche de Undai- et Hikari puissent entretenir une relation amoureuse. Écarquillant les yeux en mode « t'es sérieuses là ?! », j'ai vite compris que oui, quand elle me décrivit -sous différentes mimiques plus qu'amusantes- comment Mei se posait des questions sur le sentiment qu'elle éprouvait envers la fille de la dirlo'. Limite j'aurais pu être jalouse de l'insouciance de ces deux là... Insouciance que j'aurais dû vivre à présent aux cotés de Yume si je n'avais pas foiré tout sous un putain de regard perçant. Pire qu'une sous-merde ouais. Essayant de paraître naturelle, je lui parlais à mon tour des soupçons que j'avais par rapport aux deux filles, mentionnant un épisode dans l'Arène où Mei eut défendu Hikari d'un type, moi faisant de même à cet instant également. Sauf que je croyais que c'était de l'amitié et non... Et puis cela ne me regardait pas. D'ailleurs parlant d'Hikari, j'ai eu vent d'un accrochage avec Sousei... Chose à laquelle je ne voulais croire, connaissant les saloperies que cette fichue psy pouvait faire aux étudiants. Bah, j'irais changer les idées à mon élève au plus vite... Ouais, après que j'aie réglé ce qui concernait Yume. « Partons d’ici. »

Et nous partîmes au vent d'une téléportation soudaine. Mon estomac aurait pu se retourner sur lui-même si je n'avais pas l'habitude de ce genre de saut. Ne protestant en aucun cas sur les envies de mon amie, je m'installais sur une moto fraîchement matérialisée par ses soins, prête à ce qu'elle m’emmène où elle le désirait. Je n'avais pas trop envie de sortir, d'ailleurs être en sa compagnie était juste une épreuve terrible. Non bande de cons, je ne disais pas que je n'aimais pas juste, que j'avais l'impression de la blesser plus ainsi... Et puis... profiter de la sorte de sa personne, sur cette moto, dans une étreinte délicate dont je désirais qu'elle ne prenne jamais fin, c'était juste... Ca y est, je ne suis qu'une conne. Mais bon, je ne voulais pas lui gâcher ce moment des retrouvailles que j'adorais de mon coté également, dans un sens quoi. Regardant autour de nous pour savoir où elle nous conduisait, c'est sans mal que je constatais que nous nous dirigions vers notre appartement. Notre maison que je perdrais si... Stop, c'est bon, on a tous compris.

Descendant de la bécane quand Yume s'arrêta, j'enlevais le casque d'un geste souple avant de le poser sur le siège, perplexe qu'on se soit arrêtées à quelques pâtées de maisons de notre appartement. « J’ai toujours voulu goûter, on prend ça pour la maison ? » Une sorte de fast-food traiteur ? Ce serait sympa effectivement. Étrangement enthousiaste, je la suivis sans mot dire. Un repas chez nous... Un moment agréable en soi, ouais... Ouais. Enfin. Sortant ces idées malveillantes de mon esprit, j'entrais dans l'échoppe en suivant Yume, puis attendis avec elle dans la file. Je pouvais presque sourire en voyant son air, tout autant que deviner qu'elle était déjà en train de faire mentalement la liste de ce qu'elle voulait.

- Une envie particulière, Kaïla ? ~ 

Comme je disais. Attendez une seconde, c'est quoi cette once de perversité dans sa voix ? Détournant le regard en rougissant légèrement, je finis par toussoter et faire comme si de rien était, regardant les intitulés des plats affichés sur des panneaux. Ouais, ignorons la provocation, cela nous évitera tout malentendu. Hum. Bon, qu'est-ce qu'il y avait de bon là-dedans ? Choisissant un -deux- plats au hasard, je lui fis par de ce que je voulais prendre, et quand vint notre tour de commander, je la laissais faire, ajoutant par-ci par-là que j'aurais voulu prendre encore ci ou ça. Bah, sur le coup, on ne me changera pas, pas moins qu'il était impossible à Yume de sortir de l'échoppe sans avoir dévalisé la moitié du dit magasin, tellement elle eut pris de nourriture. Cette fille mangeait terriblement beaucoup, c'était incroyable. Et cela me faisait rire d'ailleurs. C'est sûr, je l'adorais plus que tout au monde.

-Je conduis, allez monte.

Disant cela d'un ton détaché, je m'installais sur la selle après avoir mis les sacs dans le coffre en-dessous. Attendant qu'elle vienne se coller à mon dos, je... Eh bien... Comment dire... La sensation de chaleur qui vous monte aux joues et partout dans le corps quand vous êtes à proximité d'un être aimé que vous n'avez pas touché depuis longtemps... Ouais, c'est bien ça. Soit ! Démarre. Et je démarrais sans retenue, respectant tout de même les feux rouges pour ne pas être totalement un danger public, je nous guidais jusqu'à devant l'immeuble dans lequel nous habitions. Enfin... C'était un grand mot, nous y avions passées deux jours à tout casser avant que je ne parte et ainsi de suite. Descendant du destrier mécanique, je l'invitais à faire de même sous un « Prends les sacs, cela te fera des muscles » enjoué. Faut le dire, être en sa présence, me remplissait de joie malgré l'humeur maussade de culpabilité qui se glissait au fond de mon regard rouge. Attendant qu'elle passe le hall et vienne dans l'ascenseur, je la regardais se débattre avec sa charge de bouffe. Pourquoi... Pourquoi ai-je fait une telle connerie ?

- Cela faisait longtemps que nous n'étions venue ici, d'ailleurs je crois que Dead Master sait pour l'appart.

Merde... Meeeerde ! Mais quelle idiote ! Comment j'ai pu lâcher cette information comme ça ! Réfléchis, Kaïla. Aller du calme, cela ne prouve en rien que j'étais partie quelque part avec la dirlo', juste que je l'ai vu... dans les couloirs par exemple. Définitivement stressée, je soupirais de soulagement quand un bruit signifiant que nous étions arrivées, retentit dans l'ascenseur. Me précipitant en dehors en balayant ce que j'ai pu lâcher dans ce petit endroit confit, j'allais directement jusqu'au coin cuisine pour sortir les assiettes, verres et baguettes et les installer à table. Heu... Un sujet ! M'installant à table en attendant que Yume en fasse de même, je balançais des paroles au hasard, espérant que cela change les idées de mon amie.

- En même temps, qui aurait cru pour Mei-San et Hikari... C'est cool quand même, hein. D'ailleurs... Tu sais précisément ce qui s'est passé avec Hikari ? Enfin... J'ai entendu qu'elle a eu des problèmes.

Entendu ouais... Ouais, de la voix d'Akiha, sortie du téléphone de Dead Master. Mais ce détail, on l'oublie, d'accord ? On se comprend.

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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Jeu 20 Fév - 2:04

Non décidément, je ne savais pas quoi prendre. Il y avait tellement et puis avec cette armoire à glace devant les yeux, je dois avouer que j’ai dû me retenir pour ne pas le pousser et aller passer ma commande. Étais-je si affamée que ça ? Je l’avoue… Mais là n’était le sujet. Et lorsque je pus enfin commander, mon visage s’illumina dans une expression de pur contentement. Tellement que je crois avoir dévalisé l’échoppe… Mais ca leur fera de l’argent, ils n’avaient pas à se plaindre. Et ils ne le firent pas à mon plus grand bonheur, alliant les saveurs sucrées à celles piquantes, je laissais Kaïla faire son choix -petit au début pour finir grand- avant de payer. Le moment de donner sa carte bancaire relève toujours d’un stress pour le commun des mortels… Personnellement, ca ne me faisait rien. Pourquoi ? Car j’avais une somme illimitée et puis… Et puis je ferme ma gueule. Et pourquoi une fois de plus ? Car commander de la nourriture pour plus de cent euros en sachant qu’on ne sera que deux dessus et seulement, la durée d’un dîner… ca faisait quand même mal au cul. Je rajoute les beignets aux crevettes quand même ? Ouais… Aller.

C’est donc une demi-heure plus tard que nous sortîmes enfin, paquets en mains, direction la moto pour rejoindre notre appartement. Lieu dans lequel nous n’avions vraiment vécu… Faut le dire, si on y est resté quarante huit heures, c’est beaucoup. « Je conduis, allez monte. » Haha bonne blague. Hors de question. Croisant les bras en marquant mes positions en me rappelant un dérapage énorme à Kagoshima, je ne me sentais prête pour remonter sur ce monstre de puissance avec Kaïla aux commandes. Non mais je ne suis pas suicidaire ! Alors expliquez moi pourquoi je me retrouve quand même derrière elle ? Faible, l’amour me rendait faible.

Soupirant de frustration durant le voyage, je finis par m’habituer à la conduite de mon amie. Puis-je me rassurer en disant qu’elle a évité les piétons et qu’aucunes voitures de polices ne nous ont poursuivi ? Haha. Plus jamais. Redescendant de la bécane les jambes tremblantes, je dévisageais mon élève, prête à lui abattre mon casque sur sa tête après ce voyage des plus tumultueux. Et qu’est-ce que elle, en vue de mon état, m’a demandé d’un air dédaigneux ?

- Prends les sacs, cela te fera des muscles.

Je vais la tuer. Grimaçant à ses dires, je finis par me détendre quand son air enjoué se peignit enfin sur ses traits. Et dire que j’ai cru un instant qu’elle avait bouffé des pastilles de constipation durant son absence, me voilà rassurée de la voir un peu plus joyeuse… Oui, ca me comblait. Portant donc les sacs -pour me faire des muscles soi-disant-, je donnais le pas vers notre appartement. Traversant le hall sans saluer la femme s’y trouvant, je me dirigeais directement vers l’ascenseur -seul moyen pour rejoindre le dernier étage. Entrant dans la cage en fer, je composais le numéro de notre maison et attendis que les portes ne se ferment pour poursuivre notre chemin -aussi court soit-il.

- Cela faisait longtemps que nous n'étions venue ici, d'ailleurs je crois que Dead Master sait pour l'appart.

Elle n’avait pas tort, tellement longtemps que je reconnaissais à peine l’endroit. Sourire aux lèvres, je levais tout de même un sourcil de perplexité lorsqu’elle m’annonça qu’Ayame savait pour l’appartement… Comment ça ? Je n’ai pas parlé de ce sujet là… Je ne crois pas du moins. Quoi ?! Je lui aurais dit quelque chose ? Non, attends, on remonte dans le temps… Et… « Ca te regarde pas, je vis où je veux ». Non… C’est pas en ayant dit ça à Ayame qu’elle aurait pu comprendre que voilà… Et même question relevé bancaire, j’ai tout payé cash… De mon compte. Sérieusement, j’ai gaffé ? Et comment le saurait-elle d’ailleurs ? Ne comprenant pas où Kiwi voulait en venir, je finis par laisser cette pensée pour plus tard et pénétrer les lieux. Notre chez nous… Si grand, si beau. Sourire aux lèvres, je me dirigeais vers la table à manger où Kurayami avait déjà dressé la table. Prenant place en sortant les boites du sac, je m’installais confortablement, impatiente de commencer. Nourriture.

- En même temps, qui aurait cru pour Mei-San et Hikari... C'est cool quand même, hein. D'ailleurs... Tu sais précisément ce qui s'est passé avec Hikari ? Enfin... J'ai entendu qu'elle a eu des problèmes.

Nourriture fois deux. Me servant tout en écoutant Kaïla, je fis également le service pour elle avant de goûter les premiers hors d’œuvres trop alléchants pour que je ne les ingurgite pas. Oui je sais, nous parlions d’un truc sérieux là… donc bon, je pouvais attendre avant de vider tout les plats non ? Bah non… Aussi important que cela pouvait l’être, mon estomac primait sur tout le reste et c’est après une grosse minute -que j’essayais de faire passer pour un instant de réflexion- que je répondis enfin aux questions de mon amie ;

- Hum… Un truc vachement hard avec Sousei. Elle l’a… Tu vois quoi.

Non, décidément, je ne savais pas comment dire ça. Depuis l’épisode Naoko Oshima… Le mot « violer » était devenu tabou. Et lui dire que son élève s’était faite prendre et qu’elle avait subi la même chose qu’elle… C’était juste chaud à placer dans une phrase. Toussotant légèrement en regardant mon plat avec beaucoup d’insistance, je finis par relever le regard et me lâcher. Doucement quand même, je n’allais pas être brusque non plus.

- Je sais pas comment dire ça, mais elle a l’air de se reconstruire, c’est après ça que Mei est venue me dévoiler ses sentiments envers la fille d’Ayame. C’est d’ailleurs elle qui l’a trouvé après ce qui s’est passé avec Sousei…

C’est limite parler en langage codé quoi. Soupirant sans trouver mes mots, j’essayais de poursuivre tant bien que mal. « Y a eu pas mal de soucis pendant ton départ en fait, l’histoire avec Yomi est pas mal non plus. Tu savais qu’elle fricotait avec Hibari toi ? Sérieux, c’est deux là ensemble, c’est limite la fin du monde. » Et je mâchais mes mots, à dire vrai.

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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Jeu 20 Fév - 3:12

Changement de sujet réussi, je pouvais m'en féliciter après que je me sois insultée sur mon manque de retenue quant à mes paroles. Autant oublier le sujet de l'appartement sur le champ, vu que même Yume n'y apportait pas de grande attention, ce qui -faut le dire- arrangeait toute la situation. Enfin, je l'ai cru premièrement, mais je ne m'attendais pas à ce que le sujet que j'ai lancé pour faire diversion, soit encore plus affligeant que celui duquel nous parlions. Mais genre assez pour que l'envie de manger -déjà minime- me passe carrément, au point que je ne veuille plus rien avaler, même si la nourriture était super bonne. C'est fou, si je n'aurais pas foiré, nous pourrions y aller plus souvent, genre après les cours, pour mieux s'installer devant la télévision, les paquets de bouffes chinoises sur les genoux... Pourquoi je pense à cela, moi aussi. Ne vous foutez pas de ma personne, sinon, je vous massacre. Soit, revenons plutôt sur la cause de soudain manque d'appétit de mon maudit estomac.

- Hum… Un truc vachement hard avec Sousei. Elle l’a… Tu vois quoi.

Ouais. Non en fait, je ne voyais pas, mais si Yume disait que c'était gros, c'est que cela l'était. Perplexe sous sa manière absolument incompréhensible de divulguer des informations, je ne fis que la regarder bêtement en affichant -sans nul doute- des expressions aussi ridicules que les siennes entre deux bouchées. Jouant avec les baguettes, je réfléchissais à ce que Sousei aurait pu faire à Hikari pour que Dead Master décampe en une fraction de seconde de Tokyo, même quand elle était sur un entraînement important. Connaissant Sousei -de la seule fois que je l'ai vu, après j'avais trop peur de croiser son chemin- elle aurait pu faire tout et n'importe quoi à Hikari. Mais... à la base tout prof était censé savoir que les jumeaux Ketsuki c'étaient les gamins de la dirlo'. La psy toucherait quand même à Hikari en sachant cela ? On dirait bien que oui. Et si c'était bien le cas, elle a pu lui faire des choses horribles, à commencer par la détruire mentalement. Et de ce coté, il ne fallait pas se leurrer, même moi je l'ai remarqué, la fille aux cheveux verts était faible. Terriblement trop pour supporter une heure dans le cabinet de psychologie, à coup sûr. Saloperie... Qu'a-t-elle... ?

- Je sais pas comment dire ça, mais elle a l’air de se reconstruire, c’est après ça que Mei est venue me dévoiler ses sentiments envers la fille d’Ayame. C’est d’ailleurs elle qui l’a trouvé après ce qui s’est passé avec Sousei…

Se reconstruire. C'est moi ou Yume était gênée par le sujet ? Pourquoi... ? Si Hikari s'est fait tabasser par Sousei et diminuer également, c'était... Enfin, c'était malheureux, mais cela arrivait à tout étudiant de Undai, j'étais d'ailleurs bien placée pour le dire, non ? Ouais... Ouais... Est-ce qu'il serait possible qu'elle se soit fait... par Sousei ?! Impossible, dites moi que c'est pas... Mais cela expliquerait d'autant plus la précipitation de Dead Master pour rejoindre Undai. À croire que la malchance Undai'enne me collait au cul, sérieusement, parce que pour que un tel fichu épisode -par lequel j'étais passée- se répète avec Hikari, c'était juste horrible. Assez pour que je ne veuille plus manger, affligée par des souvenirs détestables que je m'étais efforcée d'enfouir au fond de mon esprit. Cela aussi, je pourrais demander qu'on me l'efface... Non, après tout, douloureux que cela puisse l'être, cette histoire m'a rendue plus forte, plus déterminée à avancer dans cette fichue Académie. C'est décidé, dès demain, je vais voir Hikari pour lui dire de... De quoi au juste ? Pour l'entraîner, pour l'épuiser et la pousser à avoir de la volonté. Ouais, je serais sa force, tandis que Mei -aux premiers abords de ce que me disait Yume- sera sa volonté. Ca y est, je m'emballe, sachant que j'ai d'autres préoccupations bien plus... dérangeantes, sur le feu.

- Y a eu pas mal de soucis pendant ton départ en fait, l’histoire avec Yomi est pas mal non plus. Tu savais qu’elle fricotait avec Hibari toi ? Sérieux, c’est deux là ensemble, c’est limite la fin du monde. 

Si j'avais quelque chose en bouche -à priori du liquide- je recracherais tout sur Yume qui me faisait face. Heureusement pour elle, je n'avais plus vraiment envie de manger après toutes ces découvertes terribles. Mais faut le dire, c'était un scoop d'apprendre que cette pauvre conne de Yomi puisse se bécoter avec l'autre imbécile d'égocentrique. Fichu mec qui n'était toujours pas au courant que j'ai massacré sa dite sœur. Comme je l'ai dit, c'était une période de ma vie envoyée aux oubliettes. Écarquillant les yeux en mode choquée de la vie, tout mon air et gestuelle disait « Nooooon, sérieux ?! » Surtout que les relations entre... Ouais bon, vous connaissez la plus bizarre des règles de Undai. Quoi qu'il en soit, il serait juste parfait que ces deux là se fassent descendre pour une relation du genre... Non, je n'étais pas monstrueuse, je n'aimais pas l'injustice, et je trouvais que l'amour était un sentiment constructeur, mais sur le coup, il me restait encore quelques mois à Undai, et si ces deux-là disparaissaient, je serais extrêmement bien placée dans le Conseil, sans peur de voir une malade mentale coller Yume en essayant de me trancher la tête, ou un narcissique se prenant pour Dieu qui ne se gênerait pas de me marcher dessus. Enfin... Je m’égare, je sais.

- C'est la fin du monde ouais ! On aurait tout vu à Undai, surtout que je croyais que Yomi n'avait d'yeux que pour toi. Bah, chacun son truc, hein !

Parce que autant Yomi que Hibari n'atteindraient jamais mon attention de quelle que façon que ce soit. Hum... Non franchement, je n'arrivais pas à imager ces deux là... Et puis, je m'en fiche, j'avais Yume et... Et je n'étais pas si bien que cela avec, vu que j'étais dans la merde jusqu'au coup à cause de la dirlo'. C'est décidé, ce monde ne tournait plus rond dès que j'ai accepté de quitter Undai sous un faux prétexte. Soupirant lourdement en retombant sur terre, je décidais d'arrêter de me forcer à manger, ne serait-ce que pour le bien-être de mon estomac serré sous la pression. Faisant le tour du salon ouvert, de mon regard de feu, une tristesse certaine -invisible- me submergea en imaginant que cet endroit était sans doute l'aboutissement d'une vraie relation, un univers rien qu'à Yume et moi. Un monde que je risquais de perdre... Sauf si... Ouais, sauf si. Aller, j'arrête.

- Hmm... J'irai voir Hikari pour... Enfin, je suis bien placée pour la comprendre. Une bonne chose dans tout cela, vu que c'est une enfoirée, c'est que la vie de Sousei sera sans doute courte, avec la mère Ketsuki... Ha... Ha...

Une vengeance indirecte ? Non, cela ne me plaisait pas tant que ça, j'aurais préféré lui arracher la tête personnellement pour tout ce qu'elle m'a fait, celle-là. Mais bon, je ne me plongerais pas dans une attaque kamikaze sachant à quel point c'était un monstre. Suicidaire ouais, mais pas tarée. Enfin soit, à coté de cela, fallait dire que Undai c'était de la folie. Souriant jaune en imaginant une apocalypse où un étudiant de cette école de fous transformerait tout le monde en singes -ce qui serait encore possible-, je me levais, allant vers la cuisine pour chercher deux canettes dans le frigo. Sérieux, j'adorais cet endroit.

- C'est fou combien de choses on peut rater en deux jours d'absence quand même !

Revenant vers Yume, je déposais une canette -pour elle- sur la table, tandis que je décapsulais la mienne, pour mieux prendre une gorgée. Ouais, il m'arrivait de boire autre chose que de l'alcool. Quoi, pourquoi vous me regardez comme ça ? J'étais sérieuse. Hein ?

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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Jeu 20 Fév - 3:43

« C'est la fin du monde ouais ! On aurait tout vu à Undai, surtout que je croyais que Yomi n'avait d'yeux que pour toi. Bah, chacun son truc, hein ! » C’est ce que je disais ouais. Et plus sérieusement, moi-même je m’étonnais de son comportement… Non pas pour une quelconque jalousie mal placée ou que sais-je, mais le simple fait de l’imaginer avec Hibari… Le monde ne tournait plus rond de nos jours. Déposant mes baguettes sous cette pensée -dégoûtante, faut le dire-, je levais mon regard vers Kaïla qui elle aussi, n’avait l’air de vouloir continuer ce repas. Cent euros à la poubelle ? Pff.

- Hmm... J'irai voir Hikari pour... Enfin, je suis bien placée pour la comprendre. Une bonne chose dans tout cela, vu que c'est une enfoirée, c'est que la vie de Sousei sera sans doute courte, avec la mère Ketsuki... Ha... Ha...

Haha. Et là je mange. Mais genre, pour masquer ma gêne, parce que faut le dire, même si j’avais pas mis les mots dessus, ne pas comprendre serait limite le faire exprès. Soupirant entre deux bouchées, je ramassais tout ce qui tombait sous mes yeux tout en décortiquant les dires de mon amie. Le simple fait de repenser au fait qu’elle ait pu se faire violer par une gamine… C’était le truc pour me couper l’appétit pour une semaine au moins. Mais rien de cela ne se passa n’est-ce pas ? Après tout, n’étais-je pas limite en train de picorer dans son assiette ? Haha… Blague pourrie.

Arrêtant de manger sous le stress montant, une pointe de gêne se marqua sur mon visage. Hikari… Je n’avais pas de compassion pour cette personne, elle était la fille d’Akiha et d’Ayame, cela s’arrêtait à ça. Un étudiant faible d’Undai de surcroît, n’ayant vraiment sa place dans ce monde, bien trop fragile pour les horreurs de notre quotidien. Oui, c’était une évidence même.

Quant à Sousei… Je ne peux pas dire que je l’aime non plus, elle était là, terrifiante qu’elle puisse être je n’avais rien à lui reprocher directement. Ouais, j’efface le fait que ce prof se drogue pour oublier ses soucis… Et tout, mais quand même. Ca restait un choc de se dire qu’elle ait pu faire ça… Bah à Hikari quoi.

- C'est fou combien de choses on peut rater en deux jours d'absence quand même !

Froid. Pardon ? Relevant mon regard pour croiser celui de Kaïla, je fronçais les sourcils inexorablement… Genre, je lui avais si peu manqué que ça pour se dire qu’elle n’est partie que si peu de temps ? Non, je ne comptais faire une scène… C’était juste blessant. Poussant mon assiette en attrapant la canette m’étant servie, je décapsulais celle-ci avant de prendre une gorgée, laissant un silence lourd planer dans notre appartement. Ce n’était pas deux jours, mais une semaine entière, semaine durant laquelle… Je m’étais morfondue sur son départ… Elle m’avait tellement manqué, j’aurais tant voulu entendre ne serait-ce que sa voix et là… Elle venait de tout minimiser par une seule phrase.

- C’était bien plus, Kaïla.

Me relevant de ma chaise en laissant le bruit de celle-ci traîner sur le sol, je ne lui adressais plus un regard, préférant m’enfermer dans la salle de bains avant de dire des choses auxquelles je ne pensais pas forcement. J’étais devenue impulsive, haineuse envers autrui… Même envers elle, à qui je donnais tout mon amour. Mes propres faiblesses me rattrapaient au même titre que mon humeur maussade. Passant un coup sur mon visage afin de retirer les traits d’un quelconque énervement -vainement-, je me sentais pitoyable pour butter sur une simple phrase… Elle avait peut être fait un lapsus et voilà que j’en faisais toute une scène…

Sortant de la salle d’eau pour rejoindre le salon, je baissais les yeux vers le sol, cherchant un quelconque appui pour pouvoir m’exprimer. Partir ainsi n’était pas la chose à faire, et m’emporter non plus d’ailleurs. Soupirant silencieusement, je parlais… Doucement, la voix limite tremblante sous ce que j’allais dire.

- Désolée de m’être emportée… C’est que…

Tu m’as tellement manqué. Me rapprochant de la silhouette de mon amie, je venais me coller à elle dans une étreinte se voulant réconciliant. Je ne voulais pas me disputer avec elle, pas après tout ce temps. Relevant mon regard -honteuse de mon comportement-, je me mis sur la pointe des pieds afin de capturer ses lèvres. Ce doux toucher… Cela m’avait tellement manqué… Passant ma main dans son dos pour effleurer sa peau, je lui quémandais plus. Je voulais plus, je voulais retrouver celle que j’avais perdu, je voulais ressentir sa peau sous la mienne, ici… dans notre cocon.

- Je t’aime Kaïla… Plus que tout.

Des paroles qui me rassuraient moi-même sur mes sentiments à son égard. Approfondissant notre baiser, je restais douce dans mes mouvements, ne brusquant jamais les choses, les laissant aller avec lenteur et approbation de sa part. Elle ne m’a jamais repoussé et je sais que cela n’arrivera pas, mais ce n’était pas pour autant que j’allais la sauter comme une chienne en rut. Non, ce que nous faisions n’était pas que du pur sexe de nymphomane… Nous, nous exprimions nos sentiments dans nos étreintes. Mordillant sa lèvre inférieure pour lui faire comprendre mon envie, je passais mes bras autour de son cou. M’enivrant de son doux parfum, j’étais presque déjà comblée rien qu’avec cela.

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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Jeu 20 Fév - 22:10

D'accord... Non en fait, je n'arrivais à saisir pourquoi l'ambiance est devenue si lourde soudainement, je n'ai pourtant rien dit de méchant ni... ni rien quoi. Déposant ma canette sur la table, supportant le regard glacial d'une Yume tout aussi froide, je ne bronchais plus, essayant en vain de comprendre pourquoi ce changement radical d'humeur venant de sa part. Ne me dites pas qu'elle... Qu'elle a compris que j'ai fait des choses avec Ayame... Non, elle ne pouvait le savoir, que ce soit en me regardant ou en sentant la matérialisation sur mon corps. Ouais, Yume était une adepte du reniflage. Hum... Plus sérieusement, si je continue à stresser comme cela, je risque de dévoiler mes méfaits par de simples gestes, ou un comportement anormal. Alors... Reprenons nous et demandons lui ce qu'elle avait tout à coup.

- C’était bien plus, Kaïla.

Bien plus... Merde, mais qu'est-ce que j'ai dans la tête pour sortir des conneries de cette envergure ?! Blanchissant instantanément quand je compris où Yume voulait en venir, je fis un pas en arrière après qu'elle se soit levée, pour mieux essayer de dire quelque chose, n'importe quoi. Mais à part bafouiller des paroles incompréhensibles tandis qu'elle s'enfermait dans la salle de bains, je n'ai rien pu faire d'autre. Bordel... Elle savait maintenant, je n'avais plus le choix que de lui dire la vérité, non ? Ouais mais non... Que pourrais-je inventer pour lui expliquer que j'étais partie deux jours et que le reste de la semaine, je l'ai fuis à travers Undai ? Elle n'accepterait pas une explication farfelue de ma part, pas pour cela. Mais lui dire la vérité -sujet que je m'apprêtais à oublier dès qu'Ayame serait disponible- ne m'enchantait pas non plus. L'efficacité de la réflexion n'était pas mon fort, il suffisait de me regarder faire les cents pas dans le salon, sans quitter la porte derrière laquelle mon amie se trouvait, en me demandant ce qui serait convenable à déclarer. Tout sauf le mensonge... Parce que si je continue à m'enfoncer dans ces chantiers là, je ne m'en sortirai jamais, et lui mentir était juste... Je ne pouvais me résoudre à le faire. Encore, ne pas lui déballer toutes mes erreurs était un fait, mais ne pas lui répondre à ses questions, serait un autre, bien pire, bien plus détestable. Alors... Fuir ? En prétendant une urgence à Undai ? Ce serait d'autant plus lâche de ma part. Grimace après grimace, je sursautais quand Yume ouvrit enfin la porte de la salle de bains, attendant déjà qu'elle vienne me bombarder de questions auxquels je ne saurais répondre sans que cela ne nous brise.

- Désolée de m’être emportée… C’est que… 

Non, tout était de ma faute, j'ai mal agi... Fuyant le regard de Yume, je ne pus que relever la tête pour mieux plonger dans ses billes bleues quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, dans un doux baiser qui m'eut tant manqué. Rien avoir avec des bisous lancés à la volée, c'était bien plus tendre, plus expressif comparé à ceux de... Non ! Je n'avais pas à penser à ce que j'ai fait avec l'autre folle... J'ai... Pourquoi ? Pourquoi me sentais-je si mal, mais si bien en même temps ? Pourquoi répondais-je à son baiser comme si ma vie en dépendait ? Parce que c'était le cas, n'est-ce pas ? Elle comptait tellement à mes yeux que je me détestais à un point inimaginable à cet instant précis. J'étais un monstre, une enfoirée de salope qui a tout cassé, tout ce bonheur, tout cet amour... Par une action abjecte de la pire espèce.

- Je t’aime Kaïla… Plus que tout.

Je pourrais en pleurer. Tant de sincérité exprimée dans une seule phrase, c'était juste... horrible. Cela serait merveilleux si je n'avais pas commis la pire chose au monde. Sauf que là, au bord du précipice de gestes montrant le lien qui nous unissait, je... Je ne pouvais me résoudre à la lâcher, à partir loin de cet être aux sentiments purs que je noircissais de ma seule présence. L'envie de poursuivre ce que nous faisions était grande, le besoin de l'étreindre dans mes bras, de sentir sa chaleur m'envelopper restait puissant... Sauf que la culpabilité l'était encore plus, tellement que c'est à contrecœur que je défis les bras de Yume, les prenant dans mes mains, devenue moite sous le stress. Je ne pouvais plus lui mentir, je l'aimais trop pour... Pardonne-moi Yume, mais je te dois l’honnêteté. Quitte à ce que je paye le prix fort pour cela, quitte à ce que je perde ce qui m'était le plus cher au monde. Prenant tout le courage du monde en mains, je fondis mon regard de braises dans le sien, océan. M'approchant à quelques centimètres de son visage sans doute étonné de mon soudain recul, je vins capturer -une dernière fois- la douceur de ses lèvres dans un baiser plein de sens. Cela me manquera, mais je n'avais le droit de me retrancher, ma décision était prise et... Et c'était la meilleure chose à faire. Malheureusement. Détachant mon corps du sien, je me mis à une distance convenable de sa personne et... Et ne savais par où commencer, ni comment lui annoncer que j'ai fait la pire des choses au monde.

- Tu...Hum... Ne t'excuses pas, tout est de ma faute, j'ai... je suis désolée, Yume. Sache que je t'aime sincèrement...

La gorgée serrée, je baissais le regard, ne supportant pas voir son magnifique visage dans mon champ de vision. Je voulais garder une image joyeuse de sa personne, pas une expression déconfite ou en colère... Sauf que si je reste là à me taire en mode balais coincé dans le cul, nous n'avancerons pas loin. Et je ne voulais pas que Yume vienne me réconforter sans connaître le fondement de cette situation chargée en perplexité. Inspirant un bon coup, je rivais à nouveau mes yeux dans les siens, et... parlais, d'une voix se voulant ferme, mais que je sentais, risquait de se dérober à chaque mot -chaque coup de poignard- que je prononçais.

- Je n'étais pas à Kobe, mais à Tokyo, avec Dead Master. Nous devions nous entraîner pour maîtriser Insane sauf que... cela a dérapé et... Yume, je... j'ai couché avec... Ce n'était pas... C'est...

Affaissant les épaules, anéantie par cette réalité horrible qui devenait la mienne, je sentais les abysses s'ouvrir sous mes pieds, détruisant le semblant de bonheur -de lumière- qui se cachait chaleureusement dans mon cœur. J'ai tout détruit... Le monde tournait autour de moi, mais je n'en avais que faire, seul le visage de mon amie comptait, seuls ses traits se dessinaient dans mon esprit. Et plus je la fixais, plus j'avais envie de me suicider, là maintenant, pour qu'elle n'ait à supporter la vision de l'horrible personne que j'étais. Pleurer, j'en avais envie, mais je ne le pouvais pas, je n'avais le droit de me prendre pour la victime, parce que j'étais la seule coupable de cette situation. Il n'y avait aucune raison pour que je couche avec l'autre dingue, rien de valable pour que je brise notre confiance mutuelle... Yume... Je n'avais même pas le droit de lui demander le pardon. Non, ce qui m'était imposé et permis -et juste cela- c'était d'accepter sa fureur à bras ouverts, car je le méritais. Je suis tellement désolée, Yume... Mais j'avais l'obligation de tout te dévoiler.


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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Un manque terrible.    Jeu 20 Fév - 22:42

Nous avions écrit une histoire ensemble, un conte fait d’épreuves et d’amour. Si je devais recommencer ? Je le ferai sans aucune hésitation, quitte à souffrir encore plus. Je m’étais toujours dit… Qu’importent ses erreurs, je lui pardonnerais toujours. Que notre amour, ce sentiment si fort qui nous unissait était incassable. Oui, j’y croyais… Jusqu’à aujourd’hui.

Je ne voulais même pas… Non. Je ne savais pas encore le drame qui allait me tomber dessus, je ne connaissais l’ampleur des paroles de mon amie. C’est pour cela que je me permettais de m’offusquer sur son recul, prenant mal ce geste alors que je ne faisais que lui montrer mes sentiments. Je n’aimais pas lorsque l’on me repousse, je voulais qu’elle m’aime, qu’elle m’embrasse, que nous fassions ces choses pour combler cette longue absence. Mais je ne l’eus. Et plus jamais, je ne pourrai m’y plaire, non, ces baisers deviendront bien trop noirs pour que je me permette de baiser encore ses lèvres.
Dégoûtée, je l’étais.

- Tu...Hum... Ne t'excuses pas, tout est de ma faute, j'ai... je suis désolée, Yume. Sache que je t'aime sincèrement...

Je ne m’y attendais pas. Rougissant à cela en détournant le regard, j’ébauchais un doux sourire avant de relever mon regard dans le sien. Elle m’aimait… Je ne pouvais qu’en être heureuse, mais pourquoi me repoussait-elle dans ce cas ? Je connaissais la pudeur de mon amie, je vivais avec, je ne lui en voulais guère pour cela. Il en allait de même pour sa manie de s’excuser pour tout et n’importe quoi. Sérieusement, passez une semaine avec et comptez le nombre de fois où elle s’excuse… C’était limite affolant. Pouvais-je en rire ? Sans doute, tant que je n’entende pas la suite… J’aurais tant aimé que mes rires masquent l’horreur de ses paroles… Mais nous ne pouvions revenir en arrière.

« Je n'étais pas à Kobe, mais à Tokyo, avec Dead Master. » Ce fut le premier choc. Fronçant les sourcils en sentant l’incompréhension -totale- me saisir le corps, je fis un pas en avant pour lui quémander plus d’informations. Que faisait-elle avec Ayame là-bas ? Non, je n’aimais pas du tout. Non pas que je craigne la directrice, mais la savoir seule avec Kaïla… Ca laisse toujours perplexe.

« Nous devions nous entraîner pour maîtriser Insane sauf que... cela a dérapé et... » Insane ? Pourquoi. Non, je ne… Elle ne pouvait pas ! Insane était à moi, elle était trop… Non ! Je refusais, je ne pouvais concevoir le fait qu’elle s’entraîne à maîtriser quelque chose d’aussi dangereux… Moi-même, je m’anéantissais lorsqu’elle apparaissait. C’était de la folie ! Terriblement.

« Yume, je... j'ai couché avec... Ce n'était pas... C'est... » Je n’ai pas tout de suite compris le sens de ses dires. Restant de marbre devant ses paroles, je laissais mon regard détailler sa personne… Non… Je ne comprenais pas. Fronçant les sourcils, je fis un pas en avant pour venir me saisir de sa personne, plongeant mon regard azur dans ses billes de feu, j’eus un haut-le-cœur lorsque mes mains se sont posées sur ses bras… Elle a… avec Ayame. C’était une blague n’est-ce pas ? Non, elle plaisantait, c’était juste une mauvaise blague. Elle est partie à Kobe pour voir son père malade, elle y est restée une semaine et… Et non je ne pleure pas ! Je… Elle n’a pas fait ça ! Elle ment ! Elle ne peut que mentir ! Elle ne m’aurait jamais trompé, pas Kaïla, pas avec Ayame !

- Tu… Ce n’est pas vrai.

Ce n’était pas une question, c’était une affirmation. Ce n’était pas concevable, c’était impossible, absurde… Irrationnel. Sentant une bouffée de colère monter dans mon corps, je portais mes doigts à mes yeux avant de comprendre que ceux-ci coulaient à flot… Pleurer. Fuir, partir… Non. Je ne voulais pas… Je ne voulais pas savoir ! Je ne voulais pas de cette vérité qui détruisait mon quotidien, je ne voulais plus souffrir ! Pourquoi… Pourquoi ne puis-je être heureuse ?! Je… Kaïla…

Tombant au sol sous le flot de mes larmes, je m’effondrais dans les abysses de la tristesse alors que tout mon être s’embrouillait dans ces informations reçues… Non, c’était… Levant les yeux vers celle que j’aimais, je la tirais à moi pour venir la prendre dans mes bras, le bruit de mes pleurs se heurtaient dans cette pièce sans que je ne puisse les contenir. Je venais… de tout perdre. Tout jusqu’au bout. Toute cette histoire que j’avais battis avec Kaïla, ce monde que nous nous étions créé… Elle m’avait tout pris. Attrapant fiévreusement le visage de Kaïla entre mes mains je posais mes lèvres sur les siennes. Non, elle m’avait dit qu’elle m’aimait, elle m’avait embrassé avec amour… Alors pourquoi ses lèvres étaient si amères à présent ?

- Kaïla… Kaïla…

Je ne savais articuler correctement, seul son prénom faisait vibrer mes cordes vocales dans une mélodie tortueuse. Non… Je ne voulais mettre une fin à ce monde, je ne voulais revivre le désespoir. « Il ne t’a jamais quitté, Yume ~ ». SILENCE ! Je… Étais-je prédestinée… à continuellement souffrir des actes d’autrui ? Je ne voulais d’une telle vie.

Aujourd’hui, en plus de ma vie, mon avenir vint de se faire détruire en un seul mot.
Tromperie.

END

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