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 Rencontre parentale, stressais-je ? ~

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Dead Master

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Date d'inscription : 12/03/2012

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★ Surnom: Dead Master
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MessageSujet: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Lun 10 Fév - 1:55

Deux corps chauds se languissant dans des étreintes plaisantes, des baisers frivoles se transformant rapidement en des coups de langue précis, des mains douces et délicates se posant sur un corps chaud sans moindre pudeur, un mouvement de hanche pour relever celui de mon épouse, je me délectais de nos ébats ~

Mon corps glacial se penchant sur le sien, mes doigts titillant son antre avec lenteur alors qu’elle m’acclamait déjà d’aller plus loin ~ Je ne lui laissais guère ce plaisir, préférant de loin la faire languir avant de la porter jusqu’aux gémissements ultimes. Laissant un gloussement traverser mes lèvres, je posais celles-ci contre sa poitrine chaude où j’emprisonnais ses tétons durcis entre mes dents ~ Jouant de ceux-ci alors que ma main s’affairait toujours à titiller son intimité, je descendis le long de son corps en baisant chaque parcelle de ce corps absolu que j’avais sous les yeux ~ Langeant sa chaleur à ma froideur, je me posais entre ses cuisses pour venir lécher son intimité avec avidité ~ Passant ma langue entre ses lèvres dans des va et vient rapides, je finis par m’attarder sur son bourgeon de plaisir alors que mes doigts passèrent entre cette fente humide, laissant couler son nectar divin le long de mes doigts sous ses gémissements incessants ~ Je m’y plaisais, j’aimais cela, ce corps que je pouvais dominer, ce corps qui me faisait jouir, ce corps que je contemplais toujours avec cet éclat d’amour dans les pupilles ~

C’était ainsi que nous réparons les torts du jour passé, nous délectant dans une étreinte sexuelle où sa voix se tordait sans moindre pudeur pour mieux s’éclater contre les murs de notre chambre ~ S’arquant sous mes derniers gestes, l’apogée aux bouts des doigts, elle s’en saisissait pour venir gémir sous l’orgasme fulgurant que je lui prodiguais de mes gestes précis ~ Oui, nos gestes comblaient nos paroles, sans devoir parler, nous nous exprimions dans ce jeu d’amour ~ Pourquoi chercher des mots lorsque les gestes expriment à merveille ce que nous ressentions chacune ? Il n’était guère utile de se fatiguer dans des formulations tierces, nos cœurs parlèrent pour nous. Une nuit n’était suffisante pour exprimer notre amour, mais je n’eus d’autre choix que de m’y résoudre lorsque le corps de mon épouse se blottit contre le mien pour venir s’y éteindre sous la fatigue. De doux murmures traversèrent ses lèvres avant qu’elle ne s’endorme contre ma chair bouillant encore de ce plaisir sexuel ~

Je suis restée à ses côtés le temps que sa respiration devienne régulière, une fois que son corps se tut complètement, je me levais de notre lit conjugal pour passer dans la salle de bains d’un pas silencieux ~ Y allant pour me laver les mains, je me permis de faire un détour par la cuisine avant de rejoindre Akiha-Chan. Allant me faire couler un thé pour apaiser mon être quémandeur de plus de gémissements, je me délectais du calme des lieux pour remettre ma libido en place ~ Dieu, savez-vous qu’il est dérangeant de ne jamais être fatiguée ? ~ Tellement que je dus me forcer à dormir lorsque mon corps rejoint celui de mon épouse, que dans une étreinte protectrice j’emprisonnais son corps pour venir la bercer dans son sommeil ~

Le monde se tut en même temps que mes yeux se fermèrent ~


Réveil. Ouvrant les yeux alors qu’il faisait encore sombre sur Undai, je me mouvais silencieusement pour quitter le lit dans lequel je m’étais accordée une sieste de quelques heures. Pourquoi ne dormais-je plus ? Car ce jour allait être tout aussi mouvementé que celui d’hier. Non pas à cause d’une nouvelle dispute conséquente mais bel et bien à cause d’une rencontre que j'appréhendais de haut de mes cent ans. Allant prendre une douche relaxante, je me délectais sous l’eau chaude tout en savonnant mon corps parfait, m’arrosant d’une fragrance vanille avant de venir laver ma chevelure également. Laissant le shampooing mousser mes cheveux, je me laissais couler sous la chaleur de cette douche ~

Ce n’est qu’une bonne demi-heure plus tard que j’en sortis, m’enroulant dans un essuie afin de me sécher, je finis le tout par un coup de vent fraîchement matérialisé pour sécher mon corps mouillé des plus séduisants ~ Faisant de même pour ma chevelure, je m’arrêtais devant le miroir pour voir que celle-ci n’avait l’air de vouloir boucler, m’obligeant une chevelure lisse, typiquement asiatique. Soupirant en étant limite nostalgique de mes bouclettes, je quittais la salle d’eaux pour rejoindre ma chambre. Endroit dans laquelle j’enfilais une paire de sous-vêtements avant de rejoindre le rez-de-chaussée ~ Laissais-je le choix de mes vêtements pour plus tard ? Cela va de soit ~ Il n’était que six heures du matin après tout, huhu ~

Allant me préparer un café pour ressourcer mon esprit quant au stress qui régissait mon être de cette future rencontre, je pris place sur le plan de travail afin de prendre mon déjeuner. Peu consistant en soi, ma gorge était tellement nouée que je n’aurais réussi à engloutir quoi que ce soit ~ Oui, oui, cela m’arrivait d’être stressée ~ Ne croyez guère que je sois malade, Dead Master-Sama n’était jamais malade après tout. Après avoir fini ma tasse, je laissais celle-ci dans l’évier avant de mettre une robe quelconque sur mon corps afin de sortir de mes appartements ~ Aussi nudiste que je puisse être, je ne comptais guère me balader nue dans les couloirs des dortoirs ~ Et où allais-je à cette heure si matinale ? Chez mes enfants, bien sûr ~ Passant premièrement par la chambre de Keitaro, je me permis d’y entrer dans son sommeil pour venir juger de mes propres yeux, de la santé de ma fille cadette. Caressant la chevelure blanchâtre de celle-ci d’un geste maternel, je quittais les lieux avant que l’enfant ne se réveille. Baisant la joue de mon cher frère avant de partir, je fermais la porte délicatement dans mon dos alors que mes pas me menèrent déjà vers une nouvelle direction ~

La chambre de ma fille aînée à présent ~ En sachant qu’il était six heures trente, que nous devions quitter Undai vers neuf heures étant donné qu’il nous faudrait aisément deux heures de vol avant de rejoindre Tokyo… N’était-il pas l’heure de se réveiller ? Oui, mes jumeaux partaient avec nous en ce jour, il était de mon devoir de les y préparer. Entrant dans la chambre de ma fille, je fus faussement étonnée de ne pas la voir dans son fauteuil -chose qui lui servait de lit-. Soupirant en cherchant sa présence, c’est d’un simple mouvement de la main que j’ouvris le passage menant à la chambre de son frère ~ N’était-ce pas ingénieux de faire un trou dans le mur pour venir cacher celui-ci par une bibliothèque afin que les deux chambres communiquent ? ~ Si et c’est sans doute pour cela que je n’ai toujours pas fait de remarque quant à cela. Qu’importe, c’était ma fille que je désirais réveiller à présent. Allant la chercher dans les bras de son frère pour venir la poser dans son fauteuil, je titillais sa joue pour qu’elle ouvre les yeux ~ Premièrement étonnée de me voir, un autre étonnement se lisait également dans ses yeux quant à sa place dans son siège et non avec Kiseki ~ Ne faisant que sourire face à cela, je m’exprimais à voix basse pour ne pas venir heurter le réveil de ce petite bout de chou, déjà terrifiée de me voir ici ~

- Ne fais guère cette tête mon cœur, il est un peu plus de six heures ~ N’est-il pas l’heure de s’apprêter ? ~

Recevant comme réponse « Oui, Dead Master-Sama. » Je la laissais quitter sa chambre pour s’enfermer dans sa salle de bains. Profitant de son absence pour préparer ses vêtements, je cherchais dans sa garde-robe la dernière chose que je lui avais offerte. Trouvant celles-ci pendue parmi un nombre incalculable de sweat en tout genre, j’alliais le vêtement avec d’autres trouvailles féminines sur lesquelles mes yeux se posèrent ~ Résultat des courses ? Un uniforme japonais marin sur lequel elle porterait son gilet beige ~ Si elle a froid ? Elle n’aura qu’à mettre cette magnifique écharpe rouge qu’elle eut « emprunté » à Akiha-Chan ~ Moi qui me demandais justement où celle-ci se trouvait, me voilà rassurée de savoir que c’est notre fille qui l’avait ~ Cherchant ses chaussures, je passais un coup de matérialisation dessus avant de les déposer en dessous de ses habits. Bien, voilà qui est fait ~ Devrais-je laisser une note avant de partir ? ~ Huhu ~

« Hikari-Chan portera ces vêtements aujourd’hui, sois dans mes appartement à huit heures ~ »
Et pourquoi si tôt ? Ne comptait-elle pas déjeuner ? Quittant la chambre pour rejoindre celle de son frère -non pas par leur passage- mais bien en me téléportant dans la pièce à côté, j’attrapais mon fils pour venir le tirer sous la douche. M’y déposant dans son sommeil lourd, je n’eus guère aucune pitié lorsque j’ouvris les robinets afin que celui-ci se réveille ~ Maaah, que des méchancetés, cela m’apaisait de l’entendre hurler, huhu ~ Calmant son air perdu en signalant ma présence de ma douce voix, je l’invitais à se laver tandis que pendant ce temps, comme pour sa sœur, j'allais préparer ses vêtements ~ Ouvrant sa garde-robe, ce n’est guère une multitude de sweat qui brûla ma vision, mais bel et bien les couleurs en tout genre qui jaillirent. Soupirant en cherchant quelque chose de plus classique que des pantalons roses ou troués, je tombais enfin sur quelque chose de plus présentable ~ Sortant de l’armoire un pantalon bleu foncé, limite noir, j’agrémentais sa tenue par une chemise blanche suivie d’un gilet beige, ressemblant à celui que j’avais acheté pour Hikari-Chan sans que celui-ci ne soit aussi féminin. Oui, habiller mon garçon en fille n’était pas l’un de mes passe-temps ~ Une fois cela fait, les chaussures classiques cirées et un petit mot identique à celui pour sa sœur, je quittais les lieux ~

Maintenant que j’avais vêtu mes enfants, ne devais-je pas faire de même ? Allant juger de moi-même le temps qu’il faisait dehors, c’est avec effroi que je remarquais qu’il pleuvait. Pleuvoir. Je déteste la pluie, comment pourrais-je mettre des talons ouverts et une robe par un temps aussi pluvieux ? Meuglant déjà contre cette maudite planète, c’est d’un pas contrarié que je retournais dans mes appartements, maudissant le temps qu’il faisait dehors. Dieu, qu’allais-je porter ? Et quoi de mieux que d’avoir le stress de l’habillage en plus du stress qui régissait mon être ? Huhu, j’allais en crever quelque uns pour me détendre ~ Appelant mes servantes pour qu’elles soient prêtes à sept heures trente, je rejoignis mon chez moi et me dirigeais sans plus de ménagement vers ma chambre. Restant tout de même silencieuse, je sortis quelques ensembles que je disposais devant mes yeux alors que je fis disparaître le robe que je m’eus matérialisée au préalable. Me retrouvant en sous-vêtements d’un air songeur -oui, je suis sexy à t’en faire mouiller-, je portais un ongle à mes lèvres alors que d’un autre doigt, je tournais la bague que je portais. Dieu, qu’allais-je mettre ? Me vêtir comme mes enfants dans des tons bleutés ? Non, je ne ferai guère cela, le noir m’allait mieux. Mais je ne pouvais exagérer non plus, je n’allais pas à un enterrement non plus… Des couleurs ? Je n’aimais pas cela, et je n’avais pas envie qu’ils croient que j’étais un clown ou que sais-je. Une robe serait déraisonnable en vue du temps… Mais un pantalon… Dieu ~ Posant mes mains sur un ensemble composé d’une chemise grise, d’un slim noir et d’un blazer de la même couleur, j’hésitais à l’essayer alors que mes yeux cherchèrent incontestablement ma paire de talons gris si je comptais mettre cela. Mais ma robe blanche aux coutures aussi éclatantes que mes pupilles m’attirait également… D’autant plus que je venais d’acheter des nouveaux talons verts… Et Akiha-Chan ? Que comptait-elle mettre ? Devrais-je m’assortir avec sa personne ?

Songeuse de ce fait, je levais mon regard dans sa direction tout en prenant une pose afin de réfléchir quant à ce fait. Ce n’était pas un détail, devrais-je peut être attendre qu’elle se réveille pour ? D’ailleurs, n’était-il pas temps pour elle d’ouvrir les yeux ? Il était déjà sept heures passé au moins… La réveillerais-je ? ~ Maaah, allons y dans ce cas ~ M’asseyant à côté d’elle dans le lit, je déposais mes lèvres sur les siennes tout en chatouillant le bout de son nez du mien ~ Laissant mon souffle chaud caressant son visage, je glissais deux mots à son ouïe d’un ton charmeur ~

- Akiha-Chan ? ~ Aide-moi à m’habiller ~

Maaah, je n’ai guère dit que j’allais lui dire des choses perverses non plus ~ Bien qu’il aurait été préférable que je lui dise « Akiha-Chan, déshabille-moi ~ » Huhu ~ Arrêtons-nous en là avant de nous exciter davantage ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 12 Fév - 0:24

La journée s'annonçait plutôt mouvementée, dans tous les sens du terme ~ Comme celle de hier s'est avéré être un jour de mauvaise augure pour ce que je suis devenue aux cotés de ma chère femme, aujourd'hui risquait d'être tout autant palpitant ~ Mais avant que je ne décrive avec hilarité la mesquinerie joyeuse dont je faisais preuve sous le désarroi d'Ayame, je plongerai dans le passé, pour qu'on puisse comprendre qu'au fond de mon être, je valais bien la cohabitation d'une deuxième moitié maléfique.

Une dispute. Un choix. Une décision et ses conséquences. Définitivement, préventive que je puisse l'être, douée pour manipuler les gens à ma guise également, je n'ai pas prévu qu'une simple inscription s'en suivant d'un transfert, pourrait à ce point mettre en question ma position. Une position qui ne devrait plus être considérée comme un privilège, après tout, ne dit-on pas que le mariage passé, les mariés deviennent égaux l'un pour l'autre ? ~ Qu'il n'y a aucun préjudice quant à leurs rôles respectifs dans la société ? Peut-être bien, je n'étais jamais mariée avant ~ Et je ne pense guère connaître quelqu'un s'étant lié avec un milliardaire surpuissant qui détient une puissance militaire invincible. Il va de soi que justement, la femme de pouvoir qui me servait de partenaire habituel au lit, était ce genre de personne ~ Je ne visais que le sommet, dirais-je ~ Sauf qu'en cas de problème, ce qui se produisait, ce n'étaient pas des cris et quelques heures de silences entre nos deux êtres, mais bien pire. Tellement pire que je frissonnais au seul souvenir de cette gifle digne de casser les os à un simple humain, celui non-muni de la matérialisation. J'en mouillerais, si je ne l'avais guère fait toute la nuit d'après ~

Ayame n'était pas n'importe qui. Personne n'avait le droit de la contredire, et je l'appris à mes dépends, malheureusement. Par ce fait, je me rendis compte quel était le sens véritable d'une loyauté sans fin. Parce que ce n'était guère de la fidélité, mais bel et bien un sentiment d'asservissement total. Enfin, à moitié, je restais ce que j'étais malgré tout ~ Mais tout autant que je sois un être indépendant n'aimant s'attacher et se faire dicter à tout bout de champ, je me plaçais des limites bien précises -depuis la fameuse dispute- qui m'ouvrit les yeux sur une réalité terrifiante. En un claquement de doigts, je pouvais passer de tout, à rien, sous la seule envie de ma chère femme. Étrange était le sentiment de toucher une déesse du bout des doigts, et qu'elle finisse pas nous repousser car nous l'avions approché de trop près. « Un jour, je trouverai le moyen de la soumettre, Akiha ~ » étai-ce seulement possible ? Je ne pensais pas, préférant écarter cette envie saugrenue, de peur de tenter quelque chose qui serait irréparable. Je n'avais qu'à faire plus attention à mes actes, cela s'arrêtait à ça, n'est-ce pas ? ~ Il était important de faire des concessions dans un couple, paraît-il ~ Même si Ayame n'était pas celle qui en faisait le plus. Évidemment, si nous ne comptons pas le fait que pour elle, m'aimer était déjà un grand sacrifice de son statut de Dead Master. Alala... Cette femme me tuera un jour, si je ne la tue pas avant ~ Pensée de mon alter-ego, bien sûr ~

Mais passons cet épisode désastreux de ma vie, celui qui m'obligea à présent de consulter Ayame à chaque décision que je prendrai. Toutes les décisions ? Non, pas celles qui me concernaient personnellement, espérais-je le croire. Après que les points soient remis sur les « i », que je me fonde de nouveau dans les bras de ma femme, qu'elle me déclare son amour sous mes pleurs incontrôlables, une autre chose vint mettre du piment dans notre vie. Un appel, pour être plus précise ~ Mes parents qui nous invitèrent à dîner. Chose anodine aux premiers abords, mais quand j'ai vu le visage d'Ayame se décomposer -invisiblement, mais assez pour que je le vois-, j'ai compris que ce sera ma chance de me venger. Du moins, de la mettre mal à l'aise ~ Ce n'était pas de la méchanceté ou de la rancune qui me régissaient, je n'avais le pouvoir d'éprouver un tel sentiment à son égard du haut de mon piédestal -avis non partagé par mon ombre. Ce n'était qu'un amusement, voir Ayame désemparée pour une broutille était tellement jouissif ~

Jouir ? ~ Je l'ai fait toute la nuit ensuite, dans des gémissements de plaisir, des suppliques langoureux, des caresses exquises. L'art d'Ayame de me faire tourner la tête en moins de trois seconde ~ Nymphomanes que nous puissions l'être, à cela s'ajoutant le besoin de nous retrouver, je dois avouer que la nuit fut mouvementée ~ Rien que de repenser à son corps nu se mouvant dans les ténèbres, à son regard perçant, à ses expressions de désir... Alala, je mouille ~ Encore et encore, jusqu'à ce que je me colle contre la peau douce de mon épouse, que je sourisse de contentement et que le sommeil m'emporte dans un dernier souffle d'exaltation ~

Le réveil. Sachant qu'il fallait plus ou moins une demi-heure pour arriver à l'aéroport où le jet de mon épouse nous attendrait, que mes enfants étaient assez grands pour être prêts à l'heure, qu'il me fallait plus ou moins une heure pour me préparer, plus deux heures pour arriver à Tokyo... Me lever à neuf heures serait adéquat. En connaissance de cause, Ayame n'avait à me réveiller plutôt. D'ailleurs, j'étais tellement fatiguée de nos ébats nocturnes, que je ne me rendis pas compte quand elle se leva, ni de ce qu'elle fit avant de se retrouver là, à titiller ma libido de ses baisers doux, un geste que j'aurais voulu approfondir, état de fatigue à son apogée ou non. « Perverse. » Serait-ce une manière de se contredire ? Sachant à quel point, elle se plut dans différentes poses érotiques, il y a de là quelques heures ? ~

- Akiha-Chan ? ~ Aide-moi à m’habiller ~ 

Habiller ? Les yeux fermés, j'attrapais ce qui me semblait être la taille de ma chère femme, et grimaçais en sentant un tissu là, où seule sa peau délicate me pousserait à me redresser pour mieux la coucher sous mon corps désireux ~ Soupirant doucement, je finis par ouvrir un œil, relevant la tête vers l'horloge, je poussais un gémissement de souffrance en me rendant compte qu'il n'était que sept heures et des poussières. « Ayame, recouchez-vous, il est encore tôt... », Disant cela sous un ton à moitié endormi, je me mouvais sous les draps pour mieux venir caler ma tête au creux de ses hanches, prête à retourner dans le pays des rêves. Sauf que ma femme ne devait être du même avis, vu que mes caresses -certes pacifiques- dans son dos ne la firent pas se coucher à mes cotés pour quelques minutes de quiétudes. Définitivement, je n'aurai le plaisir de me reposer avant ce soir. Alala... Prenant une longue inspiration, je finis par ouvrir complètement les yeux, m'asseoir dans le lit, regarder Ayame longuement, porter ma paume à son visage, l'attirer vers moi, et l'embrasser en signe de « bonjour ».

- Ce n'est qu'un dîner de famille, chère directrice, habillez-vous normalement ~

Riant légèrement, je laissais les couvertures glisser sur mon corps nu avant de me lever, ne m'encombrant d'aucune gêne en vue de ma nudité. Définitivement, il me fallait une bonne douche pour me réveiller pleinement. « Heh, stresserait-elle de rencontrer James ? Heh, ce sera amusant ~ » C'était le moins qu'on puisse dire... D'ailleurs, plus j'y pensais, plus je commençais à appréhender le moment venu. Car il fallait le dire, mes parents, et surtout mon père, n’était pas des personnes qu'Ayame croisait tous les jours dans son entourage. Modeste, mais excentrique, voilà la devise des Cordell-Ketsuki. Mais en même temps, j'étais assez charmante pour qu'elle oublie toutes bizarreries concernant mes proches, n'est-ce pas ? ~ Au mieux, je les lui ferai oublier sous des gémissements de jouissance ~ Etrangement de bonne humeur, je faillis la perdre quand j'entendis un bruit significatif au dehors, nous signalant qu'il pleuvait. Ensuite j'attrapais une nuisette au vol que j'enfilais sur mon corps -tout cela dans des mouvements aguicheurs cela va de soi ~- pour finalement, revenir chatouiller la joue d'Ayame et lui dire quelques mots aux tonalités joyeuses.

- Optez peut-être pour un pantalon, il serait dommage que vous vous salissez avant d'arriver sur place ~

Taquine ? Juste un peu ~ Lui lançant un dernier clin d’œil, suivi d'un mouvement de la main en signe d'au revoir, je lui dis que j'allais prendre ma douche et la laissais réfléchir au choix le plus important de sa vie qu'elle devait prendre en un si grand jour -plaisanterie-, avant de quitter la chambre à coucher. Au sens premier du terme ~ Un bain me ferait le plus grand bien ~ Un long bain.

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 12 Fév - 1:58

Chose qu’elle n’eut l’air de vouloir faire en vue de son air ~ Devrais-je la traîner hors du lit pour l’obliger à m’aider ? Si ses mouvements n’avaient été si mignons, je ne me serais nullement retenue de la sortir des draps mais lorsqu’un corps nu vous oblige à vous coucher pour mieux se coller à vous, vous ne pouvez qu’abdiquer n’est-ce pas ? ~ Laissant un sourire transparaître sur mes traits grisés par mes inquiétudes, je me détendis au contact de son corps contre le mien ~ « Ayame, recouchez-vous, il est encore tôt... » Mais ce n’était pas pour autant que j’allais rester vautrée dans le lit alors que je ne savais toujours pas quoi me mettre. Me dégageant de son emprise sous l’un de ses soupirs saccadés de mécontentement, je me reculais légèrement de sa personne alors qu’elle finit par se redresser ~ Allais-je enfin avoir une réponse ? Ma nouvelle robe aux coutures vertes ? Mon ensemble d’un noir profond moulant mon corps à la perfection ou une robe colorée ? Ou peut être un autre habit se trouvant dans ma garde-robe… Oui, si je mettais ma jupe avec le dernier chemisier que j’ai commandé… Cela pourrait être également parfait, n’est-ce pas ? Dieu ~ Je recommence ~

- Ce n'est qu'un dîner de famille, chère directrice, habillez-vous normalement ~

M’habiller normalement ? Quelle idée saugrenue. Fronçant les sourcils en me levant du lit, je ne pouvais me plaire dans la réponse d’Akiha-Chan. Comment pouvait-elle être si désinvolte quant à ma rencontre avec ses parents ? Je me devais d’être parfaite, après tout… Une telle rencontre était unique dans une vie n’est-ce pas ? Je parle bien des vies de ceux qui se marient qu’une seule fois. Mais qu’importe ce détail, j’avais un sujet bien plus important et celui-ci était mon habillage. Que diraient ses parents si je venais les saluer munie d’une toge en paille ? Croiraient-ils au bonheur de leur fille ? Nullement, et je me devais de leur montrer qu’Akiha-Chan ne pouvait qu'être comblée en m'ayant. Chose qui était vraie d’autant plus, jamais elle ne trouverait mieux que moi ~ Passons cela ainsi que l’appellation qu’elle m’eut donnée et concentrons-nous sur mon choix indécis. Qu’elle aide sa chère directrice plutôt que de se pavaner nue dans la chambre ~ Quoi que, qu’elle fasse les deux en même temps ~ Contempler son corps était des plus plaisants après tout, au point que je me rapproche de celle-ci, ne voulant plus que me délecter d’un nouveau baiser ~ Pourrais-je baiser autre chose que sa bouche également ? Huhu ~

- Optez peut-être pour un pantalon, il serait dommage que vous vous salissez avant d'arriver sur place ~

Furent ses dernières paroles avant qu’elle ne m’abandonne sans moindre pitié. Limite étonnée de la voir me fuir de la sorte, seul un cri de rage suivi d’un coussin s’éclatant sur la porte de notre chambre répondit à cela. Il va de soit que je ne voulais me salir et que justement, c’était pour cela que j’hésitais ! Mais un pantalon était tellement moins féminin. Sa mère était japonaise d’autant plus… Devrais-je mettre un kimono ? Non, j’aurais l’air d’une andouille finie s’il s’avère que celle-ci ne porte d’importante aux coutumes de ce pays après s’être faite lobotomiser par les anglais. Dieu, que devais-je faire ?

Me laissant tomber sur le lit en soupirant, je restais une bonne vingtaine de minutes à m’arracher les cheveux devant mes vêtements. Tentant tantôt de les essayer pour mieux les retirer, finissant par remettre sur mon corps ceux déjà essayés avant qu’ils ne finissent sur le sol d’un mouvement de rage. Dois-je dire que ma chambre ressemblait à un magasin un jour de soldes ? ~ Inutile de vous faire un dessin et une femme à quatre pattes cherchant ses habits dans le tas ne pouvait que rendre la scène encore plus pitoyable. Zieutant avec envie sur ma robe -toujours pas essayée et parfaitement posée sur son cintre-, c’est dans un soupir de résiliation que j’apposais le vêtement sur mon corps, que mes traits se détendirent en remarquant Ô comment j’étais magnifique ~ Sublime, parfaite, sexy et terriblement alléchante ~ Dieu, que je m’aime ~ Laissant un gloussement excentrique traverser mes lèvres après mes songes, je tournais sur moi-même pour me regarder sous toutes les coutures, il n’y avait rien à dire, on ne pouvait être plus belle que ma personne.

Décidant de rester ainsi après avoir jeté un dernier coup d’œil vers l’extérieur en me disant qu’il ne devait pleuvoir à Tokyo, je rejoignis le rez-de-chaussée où mes servantes se trouvaient déjà ~ Prenant place dans la cuisine, je croisais les jambes tout en demandant à ce que mon impair blanc soit descendu au même titre que ma chambre soit remise en ordre avant que je ne parte ~ Laissant Shizuma s’occuper de ce détail tandis que sa jumelle s’affairait à préparer le déjeuner dont les douces odeurs arrivèrent déjà jusqu’à mes narines -l’appétit m’étant étrangement revenu après avoir trouvé ce que je mettrai pour rencontre les parents de mon épouse-, je relevais le regard en voyant mes enfants arriver à leur tour ~ Baissant mes yeux sur ma montre, c’est d’un sourire amusé que j’ouvris les bras pour que ceux-ci viennent m’embrasser ~ Huit heures moins cinq, voilà ce que l’on appelle être à l’heure. Regardant ma fille sous toutes les coutures, je remettais le bas de son gilet avant de déposer mes lèvres sur sa joue tout en la saluant d’un « Hikari-Chan est magnifique ~ Fais juste attention de ne pas te salir mon cœur ~ ». Un petit clin d’œil, et mes yeux se posèrent sur mon fils. Dois-je dire que je n’appréciais guère la manière désinvolte qu’il prit pour mettre les vêtements que je l’eus préparés ? Voir son pantalon redressé d’un côté, sa chemise blanche ouverte en laissant apparaître un T-shirt Superman et son gilet posé, sur une épaule en mode « Je le prends si jamais » N’avait rien de stylé. Me raclant la gorge d’un air énervé, je remis en ordre celui-ci qu’importent ses protestations. Lui laissant tout de même son T-shirt, je refermais sa chemise tout en accentuant mes gestes par des paroles Ô combien mécontentes en vue de son accoutrement. C’est une fois la chemise fermée, le pantalon droit et son gilet sur son dos que je le congédiais s’asseoir. Dieu ciel, étais-je la seule à avoir assez de style pour m’habiller ? ~ Non, bien sûr, mon épouse était tout aussi douée que ma personne pour cela, huhu ~

Me reculant lorsque nos assiettes arrivèrent, je demandais à ce que celle de mon épouse soit laissée au chaud le temps qu’elle arrive ~ Nous pouvions déjeuner sans elle n’est-ce pas ? Du moins j’attendrai, mais en vue du visage affamé de mes enfants, je ne pouvais leur interdire de commencer ~ Regardant les jumeaux converser tandis que je sirotais tranquillement ma tasse de thé, je faillis tout recracher sur ma pauvre Hikari-Chan en voyant Kiseki faire basculer de ses baguettes un morceau de viande. Dieu ! Me redressant en même temps que celui-ci lâchait un cri d’étonnement, je pâlis en voyant sa chemise blanche recouverte de sauce. Qu’en était-il de son gilet ? Aucune tâche, heureusement. Soupirant de fatigue, je ne criais pas contrairement à ce qu’ils crurent tous. Relevant mon fils pour lui dire d’aller se chercher une nouvelle blouse -blanche ou grise sans motif et aussi classique que celle qu’il portait-, je le laissais partir avant de reprendre place sur ma chaise. Dieu, quelle maladresse.

- Est-ce donc possible d’être aussi peu adroit ?

« Excusez le… Dead Master-Sama ». Baissant mon regard sur ma fille, je posais ma main sur sa chevelure soyeuse avant de venir répondre à ses dires dans un « Hikari-Chan n’a pas à s’en faire, cependant, plus de Dead Master-Sama ~ Appelle moi Okasama, Hikari-Chan ~ ». Et pourquoi cela ? Ne lui avais-je pas dit que lorsque nous étions en privé, elle pouvait le faire ? D’autant plus que nous allions rendre visite aux parents d’Akiha-Chan, quelle serait leur réaction en entendant ma fille m’appeler par mon surnom et non comme toute bonne fille envers sa mère ? N’y avait-il pas déjà assez de mystère qui flottait autour de nous ? ~

- Puis-je… quitter la table, …Ayame-Okasama ?

Hochant de la tête à l’encontre de ma fille, je la laissais sortir un livre de son sac et s’en aller. Sans doute dans le salon puisque je pouvais toujours sentir sa matérialisation -aussi faible soit-elle- à plein nez. Soupirant pour la énième fois également, je quittais la table, sans avoir touché à mon repas. Rejoignant le premier étage, j’allais dans ma chambre, endroit dans laquelle se trouvait l’une de mes servantes, encore affairée à ranger les vêtements que j’eus jetés au sol. M’asseyant sur le lit d’un air songeur, je demandais à Shizuma-Chan ;

- Que penses-tu de ma tenue ? Trouves-tu cela adéquat pour une rencontre avec les parents d’Akiha-Chan ? ~

Un avis en plus ne pouvait que me plaire après tout. Me relevant pour qu’elle puisse m’admirer, seul un rire traversa mes lèvres alors que ses billes dorées se posèrent sur mon corps ~ Magnifique n’est-ce pas ? « Dame Ayame ne peut être plus belle qu’en cet instant, cette robe épouse vos formes à merveille ~ » Voilà des paroles qui me satisfairent au plus haut point. Hochant de la tête en même temps qu’Akiha-Chan revint de son bain, je remerciais Shizu-Chan d’un mouvement de la main avant de la congédier ~ Me rapprochant de mon épouse pour venir enlacer son corps contre le mien, j’apposais quelques baisers papillons dans son cou avant de lui murmurer quelques douces paroles d’amour de mon cru ~

Dois-je dire que par la suite, je n’ai fait que regarder sa personne se vêtir, fronçant les sourcils en voyant Ô comment elle n’avait l’air d’apporter -elle non plus- de l’importante à son accoutrement ? Décidément, cela ne me plaisait guère. Croisant les bras en me taisant sur ses choix, je ne détachais pas mes pupilles de son corps et ce, jusqu’à ce que je finisse par ne plus en pouvoir quand elle semblait satisfaite de ce qu’elle portait. Elle avait beau être belle, sexy et tout ce que vous voulez, même si ses vêtements lui allaient, ce n’était pas assez pour ce jour ~

- Ne porterais-tu pas quelque chose de plus… mieux ? ~

Sentant déjà les remarques arriver, je poursuivis. « Tu es magnifique, ne te méprends pas sur mes paroles, mais ne porterais-tu pas quelque chose de plus habillé pour cette rencontre ? ~ » Avec ses propres parents ? Elle n’allait pas s’habiller en robe de soirée non plus, chose que je ne lui demandais pas mais… Bien que c’était ses parents, j’étais présente également et ne serait-ce qu’en l’honneur de cet événement, qu’elle s’adonne à un habillage plus… parfait ~

- Puis-je ? ~

Une question à laquelle je n’attendais aucune réponse à dire vrai ~ M’avançant vers sa garde-robe, j’en sortis un chemisier blanc, un slim verre pomme -au malheur d’en avoir trouvé un foncé- ainsi qu’un blouson de la même couleur. N’avait-elle pas de talons ressemblant aux miens également ? Du moins, différents mais ressemblant ~ Les talons que je portais étaient blancs avec des semelles vertes sans oublier un petit nœud d’un verre magistral qui se plaçait à l’arrière de mon talon ~ Mais qu’importe, ce n’était pas des miens que je devais parler, mais plutôt de ceux de ma chère aimée. Cherchant dans le dressing la paire qui irait parfaitement avec les vêtements que j’eus choisi pour mon épouse ~ Une fois celles-ci trouvées, je les lui apportais avant de laisser un fin ;

- Voilà ce qui sera parfait ~

Traverser mes lèvres. Bien, qu’elle s’habille à présent, huhu ~ « Qu’attends-tu donc ? Nous serons en retard mon amour ~ » Devrais-je prendre sur son heure de table si nous ne partions pas à temps ? Non, je voulais à tout prix quitter la maison à huit heures trente ~ Dans cinq minutes, oui ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Jeu 13 Fév - 0:37

Un bain bien moussant qui aurait le mérite de me réveiller pleinement après le réveil stressé de mon épouse. Alala, quelle femme soucieuse de son habillage. Pourtant, ce n'était guère comme si nous nous rendions à l'une de ses réunions importantes, moi-même, je ne comptais en faire tout un plat, pour simplement aller voir mes parents. Ne sortant guère d'une famille dont ses membres constituaient limite un village et où chaque dîner était formel sous toutes les coutures, je ne comprenais que peu tous ceux qui s'habillaient en costumes et robes de soirées pour manger un barbecue. En y pensant, j'espérais que mon cher père ne se décidera pas à en faire un justement, sachant que Ayame serait présente parmi nous, il serait préférable de... « Tu viens te laver ? ~ » Soupirant légèrement en chassant toute pensée inutile encombrant mon esprit, je me plongeais dans la baignoire remplie d'eau chaude, où mon ombre m'attendait déjà ~ Du moins, elle flottait au-dessus de l'eau -de ma silhouette allongée plus précisément-, son aura noire oppressant la relaxation du moment, son visage monstrueux à quelques centimètres du mien. Les yeux fermés, je me perdis dans le calme entrecoupé par des éclats de voix diverses venant des autres pièces. Était-ce moi où Kiseki se trouvait dans les appartements ? À cette heure-ci ? Il était bien trop tôt pour... Ayame, bien évidemment ~

« - Comptes-tu y rester toute la journée, Akiha ? ~ »

D'accord, je me dépêche. Même si un petit somme dans l'eau ne serait guère malvenu. Du moins, selon mon avis, connaissant Ayame, elle risquerait de s'impatienter, étant déjà bien sur les nerfs sans que je ne vienne ajouter mon grain de sel, au plus grand plaisir de cette ombre maléfique qui se plaisait à me savonner de toutes les cotés. Lavée et fraîche, mon alter-ego de nouveau au fond de mon esprit, je m'enroulais dans un essuie, et pris l'initiative de faire mes cheveux devant le miroir de la salle de bains. Autant être prête avant de passer à l'habillage ~ Les cheveux ramassés en un chignon décontracté, j'ouvris la porte de la salle d'eau, allant en direction de la chambre à coucher d'un pas léger. Je m'arrêtais tout de même en plein milieu du chemin pour saluer Hikari et lui demander ce qu'elle faisait là à une heure si matinale. La réponse ? Ayame. Devrais-je lui imposer d'être plus tendre avec nos enfants ? Pas aujourd'hui, après hier, je préférais éviter des disputes inutiles ~ Levant les yeux au ciel, je laissais ma fille à ses occupation -lecture-, et entrais dans la chambre, où ma femme et une de nos servantes se trouvaient. Ayame était habillée, c'était cela de réglé dirais-je ~ Approuvant le toucher délicat de ma femme qui me fit mouiller dès que ses douces lèvres se posèrent sur mon corps, je réprimais l'envie de nous laisser aller aux perversités, tandis que la servante sortit, nous laissant seules. Mais l'avis général de mon épouse fut d'être opérationnelle pour partir dans les plus brefs délais, surtout que nos enfants attendaient déjà. C'est pourquoi j'abandonnais définitivement toute action plaisante, pour me consacrer à l'habillage. Après quelques compliments sur la beauté de ma chère femme, cela va de soi ~ « Heh, quand elle va comprendre c'est quoi la pluie, je serai la première à en rire, heh ~ » Pourquoi ce genre de remarque sortait de mon esprit ? Tout simplement car il pleuvait et Ayame n'avait l'air de s'en préoccuper, sans ajouter qu'elle mit sa nouvelle robe pour l'occasion. Une occasion qui méritait un simple pantalon droit, un chemiser décolleté pour plaire à ses yeux, et une veste longue pour me protéger de la pluie ~ N'allons pas dans l'excès non plus ~

- Ne porterais-tu pas quelque chose de plus… mieux ? ~ Tu es magnifique, ne te méprends pas sur mes paroles, mais ne porterais-tu pas quelque chose de plus habillé pour cette rencontre ? ~ 

Pardon ? « Et maintenant elle veut aussi dicter la manière dont on doit s'habiller ?! » Les sourcils froncés sous les sifflements colériques de mon mauvais coté, je fus tout autant contrariée, ne trouvant rien à redire sur ce que je portais. Je n'allais guère dans un opéra ou que sais-je. Ce n'était qu'un dîner familial. Se rendait-elle compte de cela au moins ? Je ne savais guère répondre à cette question chargée de mécontentement, mais peu à peu, même sous les sentiments de colère de mon ombre, je me dis que je pouvais lui accorder la faveur d'être concernée par cet événement, sans doute unique dans sa vie. Serait-ce possible que la grande directrice de Undai ait peur d'une rencontre quelconque avec des gens tout aussi banales ? ~ Je pourrais la trouver adorable si je n'étais pas vexée par ses paroles.

- Puis-je ? ~

Certainement pas ~ Mais qu'un mot de protestation sorte de ma bouche ou non, Ayame n'en fit guère attention, déjà plongée dans la garde-robe à la recherche de je ne sais quel habit, jugé selon son avis, mieux. Les sourcils froncés, l'air frustré et boudeur, je croisais les bras sur ma poitrine, ne daignant bouger de ma place, et coulant un regard insistant sur ses courbes. Certes, alléchantes ~ Mais là n'était guère l'intérêt. Soulevant un sourcil de plus en plus à chaque fois qu'une nouvelle pièce se posait devant ma personne, je ne dis rien, préparant cependant un refus catégorique sur ces choix. Non pas parce que je n'aimais pas les vêtements choisis, mais par pure fierté agrémentée par la certitude que ce que je portais était tout aussi bien. Et si cela ne lui plaisait guère, j'étais apte à trouver autre chose sans qu'elle n'aille à le faire à ma place.

- Voilà ce qui sera parfait ~ 

L'air boudeur sous son air satisfait, je ne décroisais guère mes bras, et la regardais toujours les sourcils froncés à m'en faire des rides. « Qu’attends-tu donc ? Nous serons en retard mon amour ~ » En retard donc ? Par pur réflexe, je zieutais sur l'heure, me rendant compte qu'il n'était même pas neuf heures. Finissant par soupirer sous son regard vert pressant, je jugeais les habits d'un œil critique et abdiquais. Si elle tenait tant que je porte cela, je ne pouvais que lui plaire ~ « Faible ! » Non ~ Parce que même ainsi, je comptais lui faire comprendre qu'elle n'avait guère à faire toute une affaire pour des simples tissus. Décroisant enfin les bras, je m'approchais à pas de fauve de ma femme, un sourire espiègle aux lèvres. L'embrassant délicatement, je la poussais en arrière sous des baisers enflammés, et ce jusqu'à la porte de sa chambre. Me détachant des lèvres de mon épouse, refrénant mon envie de lui sauter dessus, j'ouvris la porte et la poussais gentiment dans le couloir, sous un dernier « Vous êtes impossible, Ayame. Laissez-moi m'habiller tranquillement. » Avant de claquer sèchement la porte à son nez.

Retournant dans la chambre en effaçant toute colère de mes traits, je pris les habits du lit, et les enfilais -à mon aise pour faire patienter une certaine femme- avant de me regarder dans le miroir de la chambre sous toutes les coutures -tout aussi posément. Magnifique, je l'étais, même si je ne comptais l'accorder aux choix d'Ayame, par pure fierté. De plus, un pantalon blanc en jour de pluie... Alala, j'espérais qu'au dîner, il n'y aura guère de la nourriture coulante, je ne préférais guère risquer qu'une tache vienne se poser sur mes habits des plus... ~ Allons, sortons de là avant qu'Ayame ne vienne vociférer à la porte en me menaçant de morts en tout genre si nous osions arriver en retard. Combien parient qu'elle serait prête à se téléporter dans le salon de la maison familiale des Ketsuki, quitte à dévoiler son pouvoir, tout cela car elle ne voulait pas être en retard. À tout prix ~ Trêve de plaisanterie, je sentais déjà son aura noire posée sur ma personne. J'en mouillais littéralement ~

Sortant de la chambre, sourire aux lèvres, ne me démontant en aucun cas, je descendis dans le salon où... il manquait toujours Kiseki. Aurait-il oublié de se lever ? En vue de l'air de Hikari, ce n'était pas le cas. Soit ~ Cuisine. Partir ? Alala ~ D'humeur joyeuse, j'allais tout de même dans la cuisine, pris un pain que je mangerai en direction du parking, et suivis les deux femmes de ma vie à l'extérieur, ne me gênant guère de me coller au bras d'Ayame et lui souffler quelques paroles amusées.

- Voyons Ayame, nous avons tellement d'avance que nous pourrions y aller à pieds ~

Déposant mes lèvres sur sa joue, je ris délicatement avant d'entrer dans l'ascenseur qui nous mena au rez-de-chaussée. Matérialisant un parapluie, une veste sur les épaules, je demandais à Hikari de bien recouvrir son cou de peur qu'elle ne tombe malade, pris la main d'Ayame et sortis sous la drache. « Cela pourrait être romantique si vous n'étiez pas si crispée ~ » Murmure chantonné à mi-mot qui se perdit dans le bruit assourdissant des gouttes s'éclatant au sol. Oui, il ne fallait pas être sorcier pour sentir la tension en ma femme. Aurait-elle peur de salir sa robe ? ~ Ou était-ce autre chose. Arrivées devant la voiture, je m’engouffrais sur le siège conducteur et... et rien du tout. Et ce jusqu'à ce que Kiseki arrive en courant, trempé jusqu'aux os, que je lui interdise de rentrer à l'intérieur au grand damne de ma femme, que je sorte -parapluie en main-, le sèche à coup de matérialisation, avant de le laisser pénétrer dans MA voiture. Chose faite, c'est dans la bonne humeur que j'ai pris la route vers l’aéroport de Kyoto. Il faut avouer qu'avec un fils impatient, ne sachant rester en place, il fallait beaucoup de patience. Avec une fille ne bougeant pas d'un poil, beaucoup de courage -appréhension qu'elle vomisse sur mes sièges était palpable de ma part, et une Ayame impatiente... Que j'étais heureuse d'être un maître des sentiments sur le coup ~

C'est avec un soulagement évident que je me parquais dans le hangar réservé au jet d'Ayame. Sortant de la voiture, je demandais à mes enfants d'en faire de même avant de fermer les portières dans un bruit significatif. Posée, je vins à l'encontre de Mikael-San et... encore des hôtesses de l'air de son cru ? ~ Serait-ce moi, où elles étaient tout aussi spéciales que ceux que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer ? « Heh, on va bien s'amuser ~ » Je ne crois pas non.

- Mikael-San, quelle joie de vous revoir ~ Avant toute chose, laissez-moi vous présenter mes enfants, Hikari et Kiseki ~

Faisant signe aux jumeaux de se présenter, c'est avec une certaine satisfaction que je vis le visage de l'homme se décomposer. Au moins, le message est passé ~ Demandant aux jumeaux de rentrer dans l'avion, j'attendis qu'Ayame fasse de même pour la suivre. À l'intérieur, je m'installais dans un siège, mis la ceinture pour le décollage et demandais à mes enfants -déconcertés- d'en faire de même. Puis, je levais les yeux vers ma chère femme, et la rassurais de ma voix suave.

-Nous serons à temps ~ Détendez-vous ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Jeu 13 Fév - 2:14

Dois-je dire Ô comment je détestais me faire manipuler par des baisers ? ~ Et pourquoi me retrouvais-je ainsi, haineuse derrière une porte après que mon épouse eut accepté, certes à contrecœur les habits que je lui ai si gracieusement préparé ? Car celle-ci dans sa fierté n’eut guère accepté que je vienne mettre mon nez dans ce qui devait être son domaine, et qu’après une ribambelle de baisers pour m’éloigner de ma chambre, elle me claqua la porte au visage, me laissant penaude dans le couloir sans moindre délicatesse. Dieu que je pouvais la haïr, elle et sa tirade d’ailleurs. « Vous êtes impossible, Ayame. Laissez-moi m'habiller tranquillement. » Comme-ci je la dérangeais, quelle idée farfelue, elle devait être fière que j’appose mon regard sur elle avec amour, plutôt que de m’envoyer balader ainsi. Me tournant de la porte sous un air contrarié, je rejoignis le salon où ma fille se trouvait. Me posant à côté d’elle sans un mot -frustrée que je puisse être-, je finis tout de même par zieuter sur sa lecture si prenante à ses yeux, pour qu’elle ne remarque ma présence qu’une fois que j’eus haussé la voix.

- Qu’attend donc Kiseki pour revenir ? Nous allons être en retard.

Il en allait de même pour Akiha qui n’avait l’air de vouloir se presser également. Était-ce si long d’enfiler un pantalon et un chemisier ? Dieu ciel, voulaient-ils tous ma mort en ce jour ?! J’en étais des plus contrariées et qu’importe les dires de ma fille, essayant vainement de sauver la face de son jumeau. Je ne voulais nulle excuse, juste des faits. Levant les yeux au ciel lorsque mon épouse sortit -enfin- de notre chambre, je trépignais déjà d’impatience près de la porte d’entrée alors qu’elle s’en alla dans la cuisine, roulant ses hanches avec trop de lenteur à mon goût. Nous étions pressées, ne le savait-elle donc pas ? « Voyons Ayame, nous avons tellement d'avance que nous pourrions y aller à pieds ~ » Cela n’était vrai. Et si un incident nous ralentissait sur la route, quelle prestance aurais-je devant ses parents ? A-t-elle seulement songé à mon image ? Et où était mon fils bon sang ! Si j’avais été cardiaque, je serais en pleine crise à cet instant. Poussant Hikari-Chan d’un mouvement de la main pour qu’elle se presse également, je passais mon impair sur les épaules sans contredire celui de ma femme. Je n’avais guère le temps d’aller lui chercher une autre veste, nous ferons avec la noire pour aujourd’hui. Ai-je songé à prendre tout ce qu’il me fallait ? Je l’espérais. Regardant une dernière fois dans mon sac à main, je refermais celui-ci en remarquant que tous les effets dont j’avais besoin, se trouvaient à l’intérieur de celui-ci. Soupirant une dernière fois, ce fut le rez-de-chaussée qui nous reçut. Le rez-de-chaussée et l’extérieur -pluvieux- d’ailleurs, chose qui ne me fit guère sourire. Matérialisant un bouclier autour de ma fille pour qu’elle ne se retrouve trempé, nous nous lançâmes sous cette pluie ardente. Protégeant mes habits à coup de matérialisation, j’évitais avec grâce les flaques qui se dressaient sur mon chemin. Dieu, j’allais mourir ~

- Cela pourrait être romantique si vous n'étiez pas si crispée ~

Cela aurait pu être romantique s’il ne pleuvait pas autant, oui. Pourquoi fallait-il que ce soit aujourd’hui, qu’un temps aussi dégueulasse ne se propage au-dessus de nos têtes ? N’aurait-ce pas pu avoir lieu hier ou même demain par exemple ? Serait-ce une manière pour les cieux de me punir ? Je n’étais guère croyante, j’étais un Dieu à moi seule après tout. Arrivant enfin dans la voiture, je crus avoir une nouvelle crise cardiaque lorsque je vis Kiseki. Hurlant à son encontre dans ma tête alors que mes traits montraient Ô comment mon mécontentement était loin, je fulminais intérieurement en voyant son état. Mais quel imbécile, regardez le ! Mouillé jusqu’aux os. Et sa mère ne fit guère mieux en lui interdisant de monter dans la voiture ! Mais que lui prenait-il à la fin ? J’en étais déconcertée et c’est une fois l’enfant séché qu’elle fut gré de le laisser prendre place à côté de sa sœur. Que se passait-il donc aujourd’hui ? Dormais-je encore pour me retrouver dans un tel monde de fous ? Nerfs à vif, j’imposais le silence aux jumeaux alors que je stressais dans mon coin, ne cessant de regarder l’heure ou de vérifier mon sac… Oui, oui, j’avais tout. Le présent s’y trouvait, je n’avais donc pas à m’inquiéter… Allait-ce leurs plaire ? Dieu, et si cela ne serait le cas… Il m’en fallait un autre.

Arrivant dans le hangar de mon jet, je descendis de la voiture sans plus tarder en compagnie de mes enfants et de ma femme. Laissant celle-ci saluer Mickael-Kun d’un « Mikael-San, quelle joie de vous revoir ~ Avant toute chose, laissez-moi vous présenter mes enfants, Hikari et Kiseki ~ » Assez explicite pour qu’il demande à ses servantes de ne rien faire « d'habituel » comme il le dit si bien lui-même. J’en profitais tout de même pour lui glisser une note dans la main avant de monter dans l’avion et ainsi rejoindre ma famille. Prenant place sur un siège alors que mes enfants -Kiseki aussi dissipé qu’il puisse être- s’assirent également, je me détendis en remarquant qu’il n’était que neuf heures trente. Une demi-heure d’avance ~ Parfait, si un pigeon fou voulait nous ralentir, je n’avais plus aucune crainte à présent, huhu ~

-Nous serons à temps ~ Détendez-vous ~

Me détendant sous ses paroles sachant vraie, je me penchais légèrement afin de venir capturer les lèvres de mon épouse alors que l’avion s’engageait sur les pistes sans plus attendre ~ Les réacteurs en route, la voie dégagée, nous pouvons décoller à présent. Qu’importe les cris de Kiseki ou le visage blafarde de ma fille, je n’avais plus à m’inquiéter d’un quelconque retard à présent ~ Détachant ma ceinture une fois l’illumination m’y autorisant éteinte, je me levais de ma place pour venir tourner les sièges et ainsi faire face à ma petite famille d’un air joyeux ~ Bien, imposons les règles à présent ~

- Bien, vous savez tous deux que nous allons rendre visite à la famille d’Akiha-Chan aujourd’hui ~ De ce fait, j’attends de vous de la politesse et de la prestance mes chers. Kiseki, interdiction de venir hurler tel un putois. Hikari, ne bégaie pas lorsque l’on te parle, de simples mortels ne te tueront pas.

Simples mortels étaient des mots forts bas en sachant que je stressais à cette même rencontre. Levant le regard vers mon épouse, je lui adressais un doux sourire avant de lui dire également « Il en va de même pour toi mon cœur, plus de « vous » ~ » Et pourquoi cela ? Que penserait ses parents s’ils voyaient leur fille chérie me vouvoyer comme-ci elle m’était asservie ? Dieu, je ne voulais l’imaginer. M’enfonçant dans mon siège tout en levant la main afin que l’on nous serve à boire, je regardais mes jumeaux tour à tour avant de leur demander s’ils avaient songé à prendre une quelconque occupation. Dois-je être surprise de voir le sac de ma fille rempli de livres ainsi que… La console de Kiseki ? Quelle idée, elle restera dans l’avion. Attrapant la télécommande, je fis apparaître l’écran avant de brancher ladite console pour que mon fils puisse se divertir silencieusement. Le laissant aller ainsi que sa sœur, je revins à ma place dans un long soupir avant de capturer les mains de mon épouse et déposer mes lèvres sur celles-ci.

- Cette journée risque d’être mouvementée mon amour, veux-tu te reposer le temps du voyage ? ~

De quelle gentillesse faisais-je preuve là ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Ven 14 Fév - 22:07

Le voyage se proclamait être calme, en vue de l'air de mon épouse, devenue moins nerveuse par la pression d'une rencontre prochaine avec mes dits parents. Il m'était difficile de concevoir le stress d'Ayame pour aussi peu en soi. C'était plutôt à moi de m'inquiéter, que ce soit vis-à-vis de ma petite nouvelle famille, ou celle à Tokyo. Parce qu'il faut l'avouer, rentrer dans une maison au style anglais, aux coutumes anglaises, aux blagues grisées, n'était pas chose commune pour une femme telle que mon épouse, une femme qui se plaisait dans la tradition japonaise de hautes sphères. Voilà que j'appréhende à présent, le moment où elle devra interagir avec eux ~ Sans oublier qu'à coté, il y avait nos jumeaux, dont l'existence même se rapprochait de l'improbable. Évidemment, j'eus déjà l'occasion de leur en parler, d'expliquer qu'ils sortaient d'une expérience des plus nobles et surtout, j'ai souligné le fait qu'ils étaient tout aussi vivant que d'autres jeunes filles et garçons, et que je les considérais comme mes enfants. Certes, mes géniteurs avaient l'habitude des idées folles sorties droit de mon esprit plein de complexité, mais voir ces enfants en vrai, ne sera pas la même chose que d'en parler. « Arrête d'angoisser, amusons-nous du désarroi d'Ayame ~ » Facile à dire quand son anxiété était assez communicative pour que je me mette à appréhender le moment ~ Alala...

Et ce n'était rien à coté de mes enfants, n'aimant visiblement pas les voyages en avion. Effectivement, c'était leur première fois également, ce qui m'obligeait à déstresser pour les réconforter dans cette machine volante. Avec une Hikari immobile et blanche comme un linge, il était évident qu'elle ne sera une grande adepte des vols, mais j'espérais qu'elle s'y habituera, parce qu'il fallait le dire, c'était le moyen le plus efficace pour se déplacer d'un endroit à un autre. Tandis que de l'autre coté, Kiseki était tellement excité par l'endroit où nous nous trouvions, que sa dissipation et ses envies saugrenues d'ouvrir les hublots pour toucher les nuages, me donnait froid dans le dos. Bon sang, je me perds ~ Et Ayame...

- Bien, vous savez tous deux que nous allons rendre visite à la famille d’Akiha-Chan aujourd’hui ~ De ce fait, j’attends de vous de la politesse et de la prestance mes chers. Kiseki, interdiction de venir hurler tel un putois. Hikari, ne bégaie pas lorsque l’on te parle, de simples mortels ne te tueront pas. 

Des simples mortels. Définitivement, ce voyage sera des plus rafraîchissants. Un jour où je n'aurai à m'inquiéter des faits et gestes des jumeaux, ni ceux d'Ayame en soi ~ Même si je n'ai guère eu l'occasion de voir comment réagissaient Kiseki et Hikari avec des personnes n'ayant aucun pouvoir, je comptais sur mes compétences vigilantes pour étouffer toute fuite avant même qu'elle ne pense à se produire. Et puis, ce n'était qu'un dîner, quelques heures passées à table pour mieux se dire au revoir finalement ~ Rien de stressant ~ Sauf qu'aux yeux de ma femme, c'était un vrai challenge, il suffisait d'entendre de quelle manière elle sermonnait nos chatons pour s'en rendre compte. Et c'est malgré mon plaisir de la voir si soucieuse, que j'eus aussi ma part d'ordres à assumer. Vraiment ~ « Il en va de même pour toi mon cœur, plus de « vous » ~ » Oui, vraiment ~ Quelle idée saugrenue, sachant que je n'avais guère l'habitude de la tutoyer, la rigueur de son statut étant depuis longtemps encrée dans mon être. Devrais-je contredire Ayame en cette journée ? Pas pour l'instant, elle risquerait de faire crasher l'avion ~ Autant que j'essayais de suivre ses directives, et m'entraîne à perdre cette habitude -lui tenant à cœur que je l'oublie le temps de notre séjour à Tokyo- dans l'avion.

- Cette journée risque d’être mouvementée mon amour, veux-tu te reposer le temps du voyage ? ~ 

Détachant le regard des jumeaux, je le coulais sur mon épouse avant de -enfin- me lever du siège que j'occupais pour venir m'asseoir sur les genoux d'Ayame, sans gêne, un sourire amusé aux lèvres. L'embrassant avec délicatesse, j'attrapais une de ses mèches sombres entre mes doigts, jouant avec sans lui répondre directement. La dernière fois que nous avions prises ce dit jet, nous y avions passées d’innombrables heures à s'explorer mutuellement sans arrêt ~ Il va de soi que cela ne sera guère possible en présence de nos enfants. Cela dit, personne, ni rien, ne m’interdisait d’aguicher cette femme avec un malin plaisir ~

- Non ~ Je préfère vous regarder ~

Un clin d’œil à son encontre, et je me relevais quand les hôtesses arrivèrent avec des plateaux remplis de quoi se mettre sous la dent ainsi que quelques boissons quelconques. Heureusement qu'elles n'ont rien fait de déplacé et quittèrent la pièce sans attendre davantage de nos personnes. Prenant une bouteille d’apéritif, je versais son contenu dans un verre que je servis à Ayame, avant de faire de même pour mes enfants, mais cette fois-ci avec de l'eau pour Hikari et une boisson gazeuse et chargée en colorant pour Kiseki. Ils étaient si adorables à s'occuper de leur coté ainsi ~ C'est sourire aux lèvres que je revins m'asseoir auprès d'Ayame, prête à nous trouver une occupation pour les deux heures du vol. Du moins, les premières minutes avant que ma fille ne s'endorme, un livre sur les genoux et que mon fils ne finisse par ronfler, son jeu battant dans ses oreilles. Soupirant légèrement en vue de cela, je me relevais une fois de plus pour débarrasser les chatons afin qu'ils puissent dormir confortablement.

- Ils devaient être épuisés...

Songeuse, je me laissais relaxer sous la respiration lente et régulière des jumeaux, attendrie par leurs bouilles endormies. Il était rare de les voir aussi calmes, aussi expressifs. Mes enfants... « Des cobayes, Akiha ~ Tu l'oublies trop souvent à nos dépends. » Écartant d'un geste négligeant, les paroles sifflantes de mon ombre, je portais un verre à mes lèvres, sirotant son contenu d'un air pensif. Il était irrévocable que Kiseki et Hikari étaient mes enfants, presque au même titre que Ren. Cependant, avoir un autre enfant, sorti droit de mes entrailles serait la preuve incontestable du lien entre Ayame et ma personne, et même mon ombre ne pourrait le contredire. De plus, j'ai toujours voulu tester les joies de la maternité, voir l'évolution d'un enfant né de mon ventre, qui grandirait à son rythme, qui deviendrait un enfant rempli de joie, pour débouter sur un adolescent soucieux de ses études, et un adulte accompli par les revers de la vie. Ce serait tellement beau que la pensée d'une grossesse se figea dans mon esprit. Et ce, peu importe les paroles contrariées de mon alter-ego démoniaque qui m'ordonnait d'écarter cette idée avant même de penser à la soumettre à Ayame. Le ferais-je ? Ce n'était guère une envie du moment, j'ai toujours voulu être enceinte ~ Mais cela ne voulait gère dire que j'aimerais moins mes autres enfants -si jamais je deviendrais mère par moyens naturels. Déposant le verre, je croisais le regard de ma femme avant de me lancer dans des phrases prudentes et réfléchies, anodines en soi ~

- J'aimerais avoir un autre enfant avec vous, un qui grandirait en moi ~ Qu'en dites vous ? Nous pourrions également construire une grande maison pour notre grande famille ~

Souriant à son encontre, je vins m'asseoir à ses cotés, déposant des doux baisers dans son cou avant de tracer un sillon sur sa peau, de ma langue ~ J'en jouirais si j'en avais la possibilité ~ Déposant une main baladeuse sur sa cuisse, je me plus à remonter sa robe, puis la rabaisser dans de douces caresses suggestives, tandis que mon regard clair se tournait vers un hublot, et mes paroles suaves sortirent de ma bouche telle une douce musique envoûtante. « Elle serait à Kyoto, pour la facilité à accéder à Undai, tout en étant au centre-ville ~ Et elle serait vitrée pour la modernité également ~ Mais avec des pourtours en bois pour rester dans le style japonais comme vous l'aimez tant ~ » Ce ne furent que des suggestions, n'est-ce pas ? ~ Mais l'idée d'avoir une vraie maison persistait tout autant que celle d'avoir un autre enfant, dans ma tête ~ Nous étions une famille, il était étrange qu'avec trois enfants, nous n'avions toujours pas de maison. Il y avait Undai Gakuen, mais comme son nom l'indique, c'était une école avant tout, et non un endroit paisible où nous pouvions tous nous retrouver véritablement. De plus, inviter mes parents à leurs passages au Japon, serait bienvenu, au lieu de leur dire qu'il était malheureusement impossible qu'ils viennent nous rendre visite, sans oublier que sortir de nos appartements et croiser directement d'autres enseignants et chatons, n'était pas toujours plaisant. Ce furent des faits que je pourrais exposer à ma chère directrice si elle serait contre mes envies ~

- Comment vous l'expliquer... ~ Que dites-vous de ce genre là ? ~

Une question posée dans un murmure d'envie ~ Matérialisant une maquette en hologramme tout droit sortie de mon esprit, je mordillais la lèvre de ma femme avant de remonter ma main le long de sa jambe, sa cuisse, pour mieux caresser son entre-jambe, bouillant d'un désir refréné, mais que je me plaisais à exploiter sans gêne ~ Devrais-je passer à travers sa dentelle et la caresser de l'intérieur ? ~ Tout en discrétion dans ce cas, mes enfants dormaient juste à coté, et les yeux des hôtesses n'étaient jamais loin ~ J'en mouille ~ Abondamment ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Ven 14 Fév - 23:06

Accueillant mon épouse d’un sourire pervers, je la laissais se poser sur mes genoux alors que mes mains se posèrent déjà sur ses hanches, significatives de mes actions futures ~ Nul ne me retirera ma perversité, et qu’importe qui se trouvait dans cet endroit, je comptais profiter pleinement de la présence de mon épouse ~ Répondant à ses baisers pour venir les approfondir, gémissant entre ses lèvres tout en lui quémandant plus, c’est à contrecœur que je dus me résoudre à la laisser partir lorsque les servantes arrivèrent avec des ravitaillements pour notre voyage. « Non ~ Je préfère vous regarder ~ » Plaît-il ? Ne préfères-tu pas faire autre chose que, seulement me regarder ? ~

Croisant les jambes alors qu’elle me tendit son verre, je la regardais s’occuper de nos enfants avec une pointe d’amour dans le regard. Il était plaisant de nous voir ainsi, nous comporter comme une vraie famille ~ Nous étions un trompe l’œil à part entière, qui croirait qu’en nous voyant, nous étions des monstres sanguinaires vivants dans un monde futuriste dont les mêmes enfants composant leur famille sont des sujets de sciences créés à partir de l’intelligence farfelue de deux nymphomanes ~ Personne ne pourrait concevoir ce fait et pourtant, regardez nous ~ Nous étions si beaux ainsi, si parfaits ~ Dessinant un long sourire sur mes lèvres, je me plaisais dans cette vision des plus adorables. « Ils devaient être épuisés... » Je n’en doutais guère, après leur réveil brutal, je ne m’attendais pas à ce qu’ils restent éveillés dans le jet -à mon plus grand bonheur d’ailleurs-. Un peu de tranquillité nous ferait du bien, autant venant d’Hikari-Chan que Kiseki-Kun ~ Bien que notre fils était bruyant, en vue du visage de notre fille, il était préférable qu’elle se laisse bercer dans les bras de Morphée plutôt que de déverser son déjeuner sur le sol de l’avion. L’apesanteur accentue les odeurs, je ne voulais guère sentir le vomi lorsque je rencontrerai les parents de mon épouse. Laissons ces pensées aux roturiers et pensons plutôt à ma femme qui retrouva sa place à mes côtés, ses lèvres collées aux miennes, ses mains baladeuses et son sourire des plus aguicheur ~ Me voilà excitée à présent ~

- J'aimerais avoir un autre enfant avec vous, un qui grandirait en moi ~ Qu'en dites vous ? Nous pourrions également construire une grande maison pour notre grande famille ~

Et voilà que ma libido redescendit -chuta littéralement de plusieurs étages- ainsi que mon sourire. Un autre enfant ? Souriant jaune en me disant qu’elle plaisantait une fois de plus, je laissais sortir un gloussement alors que je déchantais en même temps qu’elle poursuivit sur cette idée. « Elle serait à Kyoto, pour la facilité à accéder à Undai, tout en étant au centre-ville ~ Et elle serait vitrée pour la modernité également ~ Mais avec des pourtours en bois pour rester dans le style japonais comme vous l'aimez tant ~ » N’avais-je guère le choix ? En vue de sa manière de dire les choses, tout était déjà assez calculé pour que je ne puisse classifier cela d’une simple envie passagère. Fronçant les sourcils en reprenant mon sérieux, j’essayais de concevoir ce fait. Avoir un autre enfant. Encore. Mais non une expérience, une chose qui naîtra dans le corps de mon épouse, un enfant qui sera légitimement autant le sien que le mien, une créature portant ma monstruosité. Je ne pouvais accepter cela… Mais cet enfant naîtrait en Akiha-Chan n’est-ce pas ? Ma noirceur pourrait très bien se faire attendrir par sa gentillesse, de ce fait nous ne donnerons naissance à une autre créature surhumaine, mais à un enfant… Ce qu’il y avait de plus banal n’est-ce pas ? Pourquoi essayais-je seulement de m’en persuader ? ~

- Comment vous l'expliquer... ~ Que dites-vous de ce genre là ? ~

Car le choix était posé, je ne pouvais m’y opposer. Mais j’étais Dead Master-Sama, j’avais le pouvoir d’un Dieu. Lui dire non m’était permis mais devant un tel minois rempli de rêves, comment voulez-vous refuser ? Car j’étais sadique ~ Certes, mais j’aimais également mon épouse… Et l’idée d’avoir un enfant… un vrai à nous… M’intéressait tout autant. Il va de soit que cela serait compliqué, je n’accepterai guère qu’elle utilise le sperme de mon frère pour, non, si quelque chose devait pousser en elle, il devait venir de ma personne et non des « Eimin ». Prenant un air songeur tout en venant capturer sa main qui s’affairait à caresser ma personne, je la relevais jusqu’à mes lèvres pour y déposer un baiser avant de la garder en main. Mon regard perdu sur la maquette, seul un « Tu, tutoies-moi, Akiha-Chan ~ ». Répondit à ses questions. Faisant tourner sa création d’un mouvement de la main, je regardais la disposition de la maison se trouvant sous mes yeux, cherchant les incohérences pour venir réparer ce qui me semblait étrange… Une demeure aussi grande à Kyoto… Un endroit guère trop loin d’Undai pour que nous puissions aisément y aller… Le concept ne me dérangeait pas en lui-même, je trouvais cela même élégant. Mais étais-je seulement prête à quitter le confort de mes appartements à Undai pour aller vivre dans cette demeure ? Non, je ne l’étais pas, mais ce n’était pas pour autant que nous ne pourrions pas… Avoir une maison pour notre « grande famille » comme ma chère épouse le disait si bien.

- Un salon vitré serait agréable pour le rez-de-chaussée… ainsi que la cuisine -que je veux grande- pour que je puisse te préparer de bons petits plats ~ La salle à manger se trouverait à côté de celle-ci comme tu l’as si bien imaginé…

Mais ne serait-ce pas un pas en plus dans notre relation que d’habiter en dehors d’Undai ? Ne lui montrais-je pas mon amour encore plus ainsi ? Bien que je le montrais déjà assez, mon égocentrisme me poussait à ce que je ne cesse de chercher la perfection dans notre vie de couple… Quitte à ce que je doive faire des concessions. Nous pourrions y séjourner le week-end… Oui, ou même… Un peu plus également.

- Cependant il m’y faudra un bureau également, ainsi qu’une sale de réunions ~ Ainsi je pourrai exporter mes réunions à Kyoto plutôt que de courir à Tokyo, ce qui facilitera mon travail également ~

Regardant les autres étages, c’est sans vraiment sourcilier que je remarquais qu’il y avait en tout six chambres si pas sept dans cette demeure. En sachant que nous étions déjà cinq, qu’une chambre d'invités était coutume, il en restait une de libre… Serait-ce pour Yume-Chan ? ~ Je n’y songerai même pas. Un autre enfant donc…

- Nous pouvons envisager cela, laisse-moi envoyer un mail pour connaître les terrains disponibles à Kyoto non loin d’Undai, et je suis à toi mon cœur ~

Sortant mon ordinateur portable, je me branchais au réseau par satellite avant de zieuter sur le net à la recherche d’un quelconque terrain. En vue de la taille de la demeure, il ne fallait guère une petite superficie… Devrais-je contacter mon cher agent immobilier pour cela ? ~ Me connectant en ligne, j’appelais sans plus attendre ladite personne ~ Caméra enclenchée, il ne fallut guère plus de quelques secondes pour que l’on décroche à l’autre bout ~

- Dead Master-Sama, veuillez me donner un instant, je suis en réunion ~

Qu’il sorte donc de cette réunion et qu’il accepte mon appel. Ce qu’il fit d’ailleurs, comme je pus m’y attendre. Le laissant se poser à un endroit tranquille, je le laissais me saluer et tilter sur la présence d’une autre personne à mes côtés. « C’est donc elle la fameuse Ketsuki ? Tout le monde en parle, mes hommages, Akiha-Sama, félicitations pour votre mariage ~ » Que des politesses, j’en aurais presque la nausée.

- Fort plaisant n’est-ce pas ? ~ Mais parlons sérieusement. Je cherche un terrain à bâtir à plus ou moins dix minutes d’Undai, situé dans un quartier calme mais non loin du centre ville.

Me tournant vers mon épouse pendant que l’homme chercha à l’autre bout du fil, je vins capturer les lèvres de mon aimée dans un baiser passionné avant de lui souffler entre les lèvres, dans un murmure à peine audible « Nous concevrons cela mon cœur ~ » De quoi parlais-je ? Un peu de tout bien que l’idée de la mettre enceinte rate, m’enchanterait étrangement ~

- Nous en avons un, dans le quartier UP. Vous avez les plans ?

Prenant la maquette de mon épouse pour venir la transférer à l’agent, je lui montrais cela tout en justifiant que ce n’était qu’une esquisse à peaufiner et non le final. « Je débloque votre compte immobilier ? Mettez-vous un montant fixe à ne pas dépasser ou nous avons champ libre pour les matériaux ? ». Prenant un instant pour réfléchir à cela, je finis par lui dire que je viendrai le voir pour parler de cela en compagnie de mon épouse ~ Il serait plus judicieux de choisir les meilleurs matériaux, même si cela ferait écrouler l’économie d’un pays, rien n’est trop beau pour mon épouse ~ Raccrochant après avoir fixé un rendez-vous -convenant à ce que ce soit lui qui vienne à Undai-, je rangeais l’ordinateur avant de laisser un fin gloussement traverser mes lèvres et matérialiser une feuille ainsi qu’un crayon pour que mon épouse puisse continuer ses schémas ~

- A toi de faire les plans à présent mon amour, ce que tu créeras ici, deviendra réel d’ici quelques mois ~

Baisant ses lèvres dans un baiser chaste, je me reposais sur mon siège tout en capturant un verre pour venir vider celui-ci d’une traite ~ Bien, voyons voir ce qu’elle créera ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Sam 15 Fév - 22:09

Il était trop tôt pour que j'impose mes envies, j'aurais dû faire attention à ce détail, et non pousser davantage dans la voie des limites à ne pas dépasser. Évidemment, l'idée d'avoir un nouvel enfant et une maison avec ma femme, comme une vraie famille, serait merveilleux. Mais il était tout autant visible qu'Ayame ne partageait peut-être pas cet avis des plus saugrenus. Comment je l'ai vu ? Avec son refus de mes attouchements. Tellement froide ~ J'en mouillais ~ Tout en me demandant si je ne suis guère allée trop loin, et s'il ne serait pas préférable que je me rétracte pour le moment. Nous n'étions guère pressées, nous avions encore beaucoup de temps pour converser d'une autre vie, celle en dehors de Undai, celle que ma chère femme n'a jamais envisagé. Pourquoi ? Parce qu'elle était Dead Master-Sama, elle avait ses desseins et ses buts à imager. Des choix de vie que je trouvais terrifiants et lugubres, desquels jamais je n'aurais cru pouvoir la détourner. Je ne le voulais guère non plus, seul le désir de l'avoir seulement pour moi persistait ~ Mais pour arriver à cette conclusion favorable pour ma personne, je devais freiner mes demandes. Après tout, j'avais déjà une famille magnifique, n'est-ce pas ? ~

- Tu, tutoies-moi, Akiha-Chan ~

Définitivement, ce n'était guère le moment de lui faire du charme pour mieux la convaincre ~ Serait-ce une simple impression ou elle est devenue plus intransigeante depuis notre dernière dispute ? Baissant les yeux sur sa main tenant la mienne, je ne dis rien dans le silence pesant qui s'installa dans l'habitacle. Du moins jusqu'à ce qu'Ayame s'intéresse au plan que j'eus exposé à ses yeux sous forme d'une projection holographique. Intriguée par ses apports d'idées, je ne voulus la déranger, attentive à ses gestes. « Si elle veut tant que nous la tutoyions, faisons donc cela ~ » Levant les yeux aux ciel à la remarque sortie droit de l'esprit noir de mon ombre, je ne m'en préoccupais pas plus que cela. Pourquoi donc ? À quoi bon changer les bonnes habitudes ? Vouvoyer Ayame était trop ancré dans mes habitudes pour que je me prenne la tête avec d'autres appellations.

- Un salon vitré serait agréable pour le rez-de-chaussée… ainsi que la cuisine -que je veux grande- pour que je puisse te préparer de bons petits plats ~ La salle à manger se trouverait à côté de celle-ci comme tu l’as si bien imaginé… 

Pardon ? Je l'avoue, mon visage s'est illuminé en même temps qu'elle fit des suggestions pour notre future maison qui -à première vue- ne lui déplaisait pas. Hochant positivement de la tête quant à ses demandes, je me penchais près d'elle, sur la maquette de ladite villa. La demeure de mes rêves ? Cela va de soi ~ Souriant à l'encontre de ma chère femme, je coulais un regard intéressé sur les modification qu'elle apportait au plan d'origine. Devrais-je dire que ce dernier était un mélange de ce que j'ai déjà vue en sortes de maisons, ainsi qu'un autre caprice pour -par exemple- la disposition des pièces, dont une salle de bains dans la chambre ? ~ Alala, la luxure et le luxe, deux états de vie dans lesquels je me plaisais sous les caresses d'Ayame ~ J'en jouis ~

- Cependant il m’y faudra un bureau également, ainsi qu’une sale de réunions ~ Ainsi je pourrai exporter mes réunions à Kyoto plutôt que de courir à Tokyo, ce qui facilitera mon travail également ~ 

Fronçant imperceptiblement les sourcils en entendant les paroles de mon épouse, je ne dis guère le fond de ma pensée malgré toute la contrariété qui s'engageait à bouillir en mon sein. Des réunions dans notre maison familiale ? Certes, maison qui n'était -pour l'instant- qu'un projet lancé au hasard, mais tout de même. Je n'avais guère envie de voir des gens tels que Maria-San ou autres, défiler dans mon futur salon. Évidemment de l'autre coté, le fait qu'Ayame travaille à la maison était une idée plaisante ~ Cela lui ferait du bien de quitter les murs ensanglantés de Undai pour l'air paisible d'une vie normale ~ Je l'espérais. « Refuse alors pour les réunions ~ » Pas aujourd'hui. Il ne faut pas se leurrer, je n'abandonnais guère la tache de l'en dissuader, mais... Il faut l'avouer, voir les visages envieux de l'entourage de ma femme, errer devant mes yeux, ne pouvait qu'être jouissif, n'est-ce pas ? ~ Terriblement oui ~ Ceci dit, je reconsidérerai mon point de vue sur la question ~

- Nous pouvons envisager cela, laisse-moi envoyer un mail pour connaître les terrains disponibles à Kyoto non loin d’Undai, et je suis à toi mon cœur ~

Cela va de soi, faites donc ~ M'asseyant plus confortablement dans le fauteuil, c'est sans gêne que je souris à la caméra activée de l'ordinateur apparut de nulle part pour qu'Ayame puisse passer un appel vidéo. J'étais... heureuse ~ Étonnée également. Je ne m'attendais pas à ce que notre chère directrice accède à ma demande aussi facilement, comme s'il s'agissait d'acheter un nouvel ensemble de sous-vêtements. Après tout, décider de vivre dans un lieu purement familial, dans une ambiance parfaitement équilibrée et stable au niveau social, c'était un grand pas dans la vie. « Heh, avec une femme qui claque son fric pour acheter des baraques tous les jours, t'étonnes pas, Akiha ~ Demain, elle en achètera une pour la prochaine femme qui le lui demandera ~ » Ferme-la. Les paroles de mon alter-ego étaient désobligeantes et me mirent de mauvaise humeur -passagère- avant que la voix d'un homme ne vienne changer mes sombres idées alimentées par la face cachée de mon être.

- C’est donc elle la fameuse Ketsuki ? Tout le monde en parle, mes hommages, Akiha-Sama, félicitations pour votre mariage ~ 

Tout le monde parlait de ma personne ? Quel honneur ~ En même temps, je l'ai bien mérité, dans le bon sens du terme. N'avais-je pas tout donné pour atteindre le cœur de Dead Master-Sama ? Définitivement oui ~ Et le pire dans tout cela restait le fait que je me sois faite plus d'ennemis que d'amis en touchant le sommet de mes caresses avisées ~ Mais quelle importance finalement, tant qu'Ayame restait aussi attentionnée à mon égard, les mauvaises langues d'autrui m'importait peu au plus haut point ~ Gratifiant notre interlocuteur qui se dessina sous forme d'un homme dans la quarantaine, je m'en détachais quand Ayame vint capturer mes lèvres dans un doux baiser, baiser que je lui rendis avec toute la tendresse possible ~

- Nous concevrons cela mon cœur ~

Je n'en doutais pas un instant ~ Il suffisait de voir comment ma chère femme s'y prenait pour comprendre que ce n'étaient guère des paroles balancé au vent sans réflexion. Alala, cette femme me gâte énormément, j'en deviendrai folle si l'avidité de la perfection ne régissait pas aussi puissamment mon âme. Tout. J'ai tout reçu, et je ne comptais le lâcher ~ « Nous en avons un, dans le quartier UP. Vous avez les plans ? » Laissant Ayame répondre aux demandes de l'entrepreneur, je modifiais deux trois choses sur la maquette avant que celle-ci ne se fasse transférer par la magie de la matérialisation au dit monsieur. Il va de soi que je fus soulagée d'apprendre que nous aurions encore le temps d'en discuter suite à un rendez-vous fixé à notre retour de Tokyo. Vraiment, cette femme me surprendra toujours ~ J'en étais toute chose ~

- A toi de faire les plans à présent mon amour, ce que tu créeras ici, deviendra réel d’ici quelques mois ~ 

Un crayon en main, une feuille blanche sous les yeux, je coulais mon regard sur Ayame qui s'installait confortablement dans un des sièges, attendant que je décide -ou tout simplement ébauche des idées- sur le papier blanc. Devrais-je dire que je n'ai jamais été douée en dessin ? Riant légèrement, je me tournais complètement vers ma femme, enroulais mes bras autour de son cou et vint capturer ses lèvres dans un baiser plein de sens. Comblée, je l'étais plus qu'aucune autre femme ne le sera jamais ~ « Merci mon amour ~ » Me détachant de son corps, je me penchais sur les plans. Devrais-je avouer que j'ai triché en rectifiant tout trait qui n'était pas droit, à l'aide de la matérialisation ? Peu importe en même temps. Par quoi commencer ?

- Que diriez-vous... tu... pour trois étages ? L'un pour la partie pour tous, le deuxième plutôt pour notre chambre, et le troisième pour les enfants ? ~

Prévoyant trois plans, je laissais mon imagination considérer une vision claire de chaque pièce de la maison. Demandant à chaque fois ce que ma tendre femme en pensait, nous réfléchîmes ensemble à une maison parfaite. Jusqu'au moment où j'arrive au niveau des enfants et image donc les chambres de nos jumeaux, appuyant sur le fait qu'il serait préférable qu'ils soient l'un à coté de l'autre, pour le bien de leur lien très puissant. Assurant que du coté de Ren, un balcon serait trop dangereux, et surtout... Hésitant un instant à faire une quatrième chambre à cet étage, je finis par la tracer d'un coup de crayon, précisant -en essayant de me convaincre- que cette pièce ne serait là qu'au cas où si nous envisagions véritablement à avoir un autre enfant, chose que -je l'ai bien dit- serait bienvenue.

- J'espère que cela vous convient ~ Alala... Te conviens ~ Définitivement, je ne m'y habituerai pas de ci-tôt ~

Regroupant toutes les feuilles en un petit tas, je les déposais sur la table avant de venir me coller à Ayame, un sourire comblé aux lèvres. Chatouillant sa peau douce de mes lèvres, je m'enivrais dans son odeur si particulièrement attirante. Une envie saugrenue de goûter à son corps me tentait plaisamment ~ Emmêlant une mèche de ses cheveux soyeux entre mes doigts, je plongeais mon regard dans le sien, qui me faisait mouiller d'un battement de cils.

- Il nous reste une petite demi-heure avant d'arriver sur place ~ Reposons-nous un instant ~

Attrapant ses lèvres dans un baiser fougueux, je glissais ma main le long de son cou pour venir me perdre sur ses courbes parfaites ~ Qui eut l'audace de m'exposer un corps si alléchant sous les yeux ? ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Sam 15 Fév - 22:53

Une nouvelle demeure n’était guère quelque chose qui me dérangeait en soi, bien que je ne bâtissais pas ma fortune sur les maisons dont je suis propriétaire un peu partout dans le Japon et en dehors, j’avais assez de fond pour me permettre cela. D’autant plus que je pouvais toujours les revendre en temps voulu n’est-ce pas ? ~ Maaah, je n’étais pas avide de l’argent, je baignais bien assez dedans pour ne pas m’en préoccuper après tout ~ M’enfonçant dans mon siège en même temps que mon regard se posait sur mon épouse, je la laissais concevoir les plans de notre future demeure. Endroit qui me fera quitter Undai plus que d’habitude présumais-je. Chose difficilement imaginable, mais je pouvais lui accorder cela bien qu’en procédant ainsi, il me faudrait une personne de confiance qui y séjournerait lorsque je serais dans cette dite maison familiale. Yume-Chan était la personne à qui je pensais premièrement, mais il va de soit que mon choix devait se poser sur une autre personne également ~ Et pourquoi cela ? N’aurais-je pas entendu parler d’un quelconque appartement de la bouche de Kaïla-Chan ? D’autant plus que Yume-Chan s’absentait souvent également, explorant le monde avec sa chienne. Qu’elle fasse ce qui lui plaise, mais cela n’arrangeait en rien mes desseins. Prenant un air pensif en me demandant si je ne pouvais pas transférer Miri-Chan à Undai, persuadée qu’elle saurait accomplir le rôle de sous-directrice à la perfection, je me heurtais à une complication du nom de Gokusha. Oui si mon amie vient à Undai, qui s’occupera de la prison ? Je ne pouvais compter sur mon frère non plus, en moins de trois jours -heures- celui-ci mourrait s’il devenait le nouveau directeur de mon Académie.

« Merci mon amour ~ » Parole qui me fit retomber sur terre avec douceur lorsque les bras de mon épouse s’enroulèrent autour de mon cou et que ses douces lèvres se posèrent sur les miennes dans un baiser rempli de malice ~ Arquant un sourire en repoussant mes préoccupations à plus tard, je chatouillais son nez du bout du mien avant de capturer sa lèvre inférieur alors que ma langue avide de sensation, se glissa entre ses lèvres pour venir à la rencontre de la sienne ~ Un échange convenable pour les monstres que nous étions, un geste qui m’émoustillait assez pour que je regrette déjà cet instant lorsqu’elle se recula de ma personne ~ Maaah, quelle femme tentatrice ~

- Que diriez-vous... tu... pour trois étages ? L'un pour la partie pour tous, le deuxième plutôt pour notre chambre, et le troisième pour les enfants ? ~

Riant en même temps que sa langue fourcha, je me rapprochais de ce qu’elle me présentait d’un air moqueur avant de reprendre un semblant de sérieux pour ne guère froisser sa personne ~ M’intéressant aux traits qu’elle me montrait, je l’écoutais connoter ses dessins, tout en réagissant à ceux-ci. Décrivant également ma vision des choses, faisant réfléchir sa personne quant aux emplacements « pratiques » tout en incluant des pièces si besoin y avait. Un chef-d’œuvre prenait place sous mes yeux, le rez-de-chaussée se composant du salon, de la cuisine ainsi que de la salle à manger à droite lorsque nous empruntions le grand hall d’entrée adjacent au jardin, la gauche donna sur les escaliers ainsi qu’une double pièce dans laquelle j’apportais des modifications en y imposant mon bureau. Montant d’un étage, ce fut une salle de bain qui naquit ainsi qu’une autre chambre -d’ami, présumais-je- alors qu’un petit salon détente y voyait également le jour. L’autre partie du premier étage nous était réservé, semblait-il ~ Une chambre immense donnant accès à une salle d’eau -ouverte et privée- sans oublier, le dressing ~ Partie importante pour mon épouse qui le souligna limite quatre fois ~ Huhu, que cela est plaisant ~ Qu’avions-nous d’autre ? Un troisième étage semblait-il. Les chambres de nos enfants, équitables au niveau des tailles afin d’éviter toute discorde inutile… Une salle de bains leur étant réservée, une salle de jeu et une quatrième chambre. Si bien précisée par Akiha-Chan disant que ce n’était « qu’au cas où ~ ». Maaah, nous verrons cela bien que j’eus déjà accepté cette idée ~

- J'espère que cela vous convient ~ Alala... Te conviens ~ Définitivement, je ne m'y habituerai pas de ci-tôt ~

Laissant un fin gloussement traverser mes lèvres alors qu’elle rassemblait les feuilles en un tas, je me permis de prendre celles-ci pour les enfermer dans une enveloppe que je mettais de côté. Cela servira pour notre retour à Kyoto ~ En attendant, occupons-nous plutôt de ces lèvres alléchantes et de ce regard bleuté qui me faisait fondre ~ Gloussant entre ses lèvres lorsque ses mouvements devinrent plus marquants, je me délectais dans sa présence tandis que sa voix suave nous invitait à « Il nous reste une petite demi-heure avant d'arriver sur place ~ Reposons-nous un instant ~ » Nous reposer donc ~ Le corps emboîté l’un dans l’autre, tenu dans une étreinte sensuelle présumais-je ~ Je ne m’y refusais guère, acceptant ses gestes doux alors que mes yeux se fermèrent en même temps que ses lèvres baisèrent mon corps ~ Dieu, j’allais devenir folle si elle continuait de la sorte ~ N’était-il pas de mon devoir de prendre le dessus à présent ? De moi-même la faire chavirer dans des contrées qu’elle aimait tant visiter ? Huhu ~

Chose que je voulus mais je ne pus mettre en exécution, bien entendu. M’arrêtant en même temps qu’un bruit suggestif se fit remarquer dans mon dos, je regardais la jeune imprudente qui venait de me déranger dans ce moment embrasé par nos envies. Fronçant les sourcils en même temps que le visage d’Hikari-Chan se dessinait devant mes yeux, j’étais déjà prête à lui tordre le cou mais ses paroles me devancèrent ainsi que ses gestes.

- …Je me sens mal.

Heureuse de l’apprendre ~ Tu peux retourner dormir à présent ~ Chose qu’elle n’eut l’air de vouloir faire d’ailleurs. Roulant des yeux en me résiliant à l’avoir avec nous pendant la demi-heure qui nous restait, je lui tendis la main pour qu’elle s’approche de nos personnes. « Ayame-Okasama… » Tirant sa personne pour venir l’asseoir sur mes genoux, je vins poser sa tête contre ma poitrine alors que mes mains douces caressaient sa chevelure d’un geste maternel. Dieu, j’étais si bonne n’est-ce pas ? ~ Je ne faisais que m’entraîner pour la naissance de ma future fille ~ Souriant mystérieusement sur cette pensée, je berçais l’enfant que je tenais dans les bras ~

- Hikari-Chan n’a l’air d’aimer les voyages en avion ~ Essaye donc de te reposer encore un peu mon cœur, nous arrivons dans peu ~

Recevant une interjection réticente quant à mes paroles, je posais ma tête sur sa chevelure tout en posant mon regard sur mon épouse. Lui envoyant un sourire désolé tout en enlaçant ma main dans la sienne, je déposais mes lèvres sur sa paume avant de poursuivre notre conversation quant à la maison. Coucher avec Hikari-Chan dans mes bras serait impossible, autant nous occuper de manière intelligente ~

- Je suppose que tu voudras y habiter à temps plein, n’est-ce pas ? Je ne pourrai te promettre cela, nous avons toutes nos propres responsabilités quant à Undai, mais je me forcerai de faire au mieux pour ta personne mon cœur ~ Quant à la quatrième chambre, nous envisagerons cela, ainsi que sa réalisation lorsque nous rejoindrons l’académie. Pour le moment, profitons de notre sortie « familiale » ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Dim 16 Fév - 20:48

Il n'y avait rien de meilleur que se perdre dans les caresses de ma femme ~ J'en mouillais rien qu'à y penser, et je ne remplacerai jamais un moment de pure jouissance en sa compagnie pour quoi que ce soit d'autre ~ À présent, j'étais comblée, je ne pouvais aspirer à plus, ni vouloir changer ce que j'avais déjà reçu ~ Même sous la contrainte d'être toujours à la hauteur des espérances de ma chère femme, au prix fort où cela incombait une loyauté sans fin à son égard. « Je ne crois pas non ~ Oublie tes idées farfelues, nous avons d'autres priorités, Akiha. » Mon ombre. Toujours là à veiller sur le malheur de mon avenir, prête à posséder mon corps pour s'opposer à Ayame, à mes idées trop laxistes n'ayant rien à voir avec notre avancée scientifique. Aurait-elle peur que -quand je serais à l'apogée du bonheur-, je n'aurai plus besoin de ses services ? Que quand je quitterai définitivement le monde des expériences sur les humains et celui de la violence Undai'enne, pour me consacrer à l'évolution de mes enfants, j'effacerai toute sa noirceur ? C'était une possibilité que je ne prenais guère en compte à cet instant précis, j'étais bien loin de supporter les ténèbres de mon épouse, sans l'aide et le soutien de mon sombre coté sadique. C'était un fait, auquel Akiha n'apportait pas tout le crédit du monde, et dont elle se méfiait étrangement trop à mon goût. Si je dois me battre contre ma propre mauvaise conscience pour atteindre la joie de vie totale, qu'il en soit ainsi ~ Tant que j'avais Ayame pour me soutenir, rien ni personne ne pouvait m'arrêter. « Sauf elle ouais ! » Je ne commenterai pas cela, seul mon sourire mystérieux répondit aux vociférations féroces de mon alter-ego ~

Caressant ladite femme de toutes mes joies et soucis, je l'embrassais de tout part, me perdant dans la douceur de son cou, pour mieux lécher son lobe du bout de ma langue avide. Je pouvais le sentir, elle prenait un malin plaisir à m'arrêter en pleine action pour me soumettre à ses envies, pas à me déplaire, cela dit ~ Mais, taquine que je puisse l'être également, je comptais lui procurer du plaisir avant de la laisser faire quoi que ce soit d'autre ~ Oui, je l'ai voulu. Mais à la place, je me crispais soudainement, arrêtant tout mouvement, prise au flagrant délit d'une envie saugrenue dont le moment fut mal choisi.

- … Je me sens mal  Ayame-Okasama… 

Hikari. « Ce gosse devrait être le premier à périr, Akiha. » Silence, ce n'est pas parce qu'elle m'a dérangé en plein ébats avec Ayame qu'elle méritait une quelconque punition. C'était nous qui avions mal choisi le moment pour... tant de jouissance ~ Mais plus important que ma libido démesurée, c'était l'état déplorable de notre enfant, il était évident qu'elle allait mal, il suffisait de regarder son petit visage de chaton déconfit pour comprendre qu'elle ne nous a pas interrompu par mesquinerie. De plus, Hikari n'était guère mesquine. Levant le regard vers elle en lissant les plis de mes vêtements, je me redressais prête à la réconforter dans son malheur, chose que je ne fis, vu qu'Ayame pris les devants d'un geste maternel, en la faisant s’asseoir sur ses genoux.

- Hikari-Chan n’a l’air d’aimer les voyages en avion ~ Essaye donc de te reposer encore un peu mon cœur, nous arrivons dans peu ~ 

Devrais-je donner à notre enfant un sac au cas où elle remettrait son déjeuner sur la robe de ma femme ? Ce serait bienvenu, je ne voulais même pas imaginer l'état de colère d'Ayame si cela arrivait. Inquiète de l'état de notre fille, je fronçais délicatement les sourcils tandis qu'elle se fit bercer par une étreinte de la directrice de Undai. Qui aurait cru qu'elle soit si gentille avec Hikari ~ J'en étais d'autant plus ravie ~ Mais passons donc mes ressentis pour se concentrer sur ceux des deux femmes m'entourant.

 - Je suppose que tu voudras y habiter à temps plein, n’est-ce pas ? Je ne pourrai te promettre cela, nous avons toutes nos propres responsabilités quant à Undai, mais je me forcerai de faire au mieux pour ta personne mon cœur ~ Quant à la quatrième chambre, nous envisagerons cela, ainsi que sa réalisation lorsque nous rejoindrons l’académie. Pour le moment, profitons de notre sortie « familiale » ~

Evidemment, les contraintes et conditions. Détachant mes billes bleutées de Hikari, je croisais ceux -vert forêt- d'Ayame, ne sachant comment prendre ses paroles au juste. Entre la résiliation quant au fait que cette maison sera peu habitée par nos personnes, et une agitation inconnue en réalisant que l'idée d'un autre enfant était sérieusement envisageable, je ne savais vraiment comment réagir. Selon mon coté noir, c'était des bêtises du plus haut niveau, avoir un autre gosse quand j'en avais déjà trois, était incompréhensible à sa personne immatérielle, surtout à cause de l'embarras lié aux neuf mois de grossesse où je serais pire qu'un animal enragé, ou plus tard quand l'enfant naîtra et que je devrais renier toutes mes responsabilités pour m'en occuper jusqu'à un certain âge dans son évolution. Ce n'était guère une décision à prendre à la légère, j'en étais consciente, mais j'en ai tant rêvé que... il était temps. J'avais presque trente ans, et c'était le meilleur moment pour connaître les joies de la maternité de la conception à la réalisation finale d'un tel être, sorti de mon ventre. Je le désirai, plus que tout ~

- Vous m'avez déjà tant offert que je n'oserai vous en demander plus, Ayame ~ Vous me comblez bien assez ainsi ~

Souriant à son encontre, j'aurais bien voulu l'embrasser pour souligner mes dires, mais avec un chaton qui m'obstruait toute possibilité d'accéder aux lèvres de mon épouse sans que je ne brusque ce dit chaton, je devais me contenter de prendre sa main dans la mienne, et baiser sa peau douce et enivrante ~ Imaginer qu'elle puisse me crasser, me faisait mouiller plus qu'autre chose ~ Alala. Devrais-je calmer ma libido avant que cela ne dépasse les limites convenables ? Certainement ~ Riant dans mon coin, tout en lâchant la main de ma chère femme, je posais mes yeux clairs sur notre fils, endormi et n'ayant l'air de mal supporter le vol. Au moins un qui ne s'offusque de rien ~ Prenant un air songeur, perdu sur les traits du jumeau masculin de notre petite famille, j'avançais le sujet de l'enfant... à venir.

- Quant à... l'enfant, je ne compte vous presser dans cette réalisation, nous en parlerons encore après ce fameux dîner, qui -j'espère- ne vous déplaira guère ~

Non, prendre une telle décision aussi rapidement, n'était guère convenable, même pour ma personne. Ce n'était guère comme acheter une nouvelle voiture ou construire une maison sachant que je pouvais en avoir des milliers comme celle que nous nous apprêtions à avoir. Un enfant, un vrai, était une toute autre pair de manche, apportant des moments heureux certes, tout autant que de responsabilités et changements au niveau familial. « Avoir un gosse avec Dead Master c'est de la folie, Akiha. Tu vas le regretter. » Surtout avec un coté de mon esprit qui me faisait douter du bien fondé de ma demande. C'était risqué, il suffisait de revenir quelques jours en arrière, et repenser au cas de Hikari... Mais en même temps, avant que l'enfant ne grandisse assez pour pouvoir entrer à Undai, les choses pourraient changer... Oui, mais ne serait-il pas constamment en danger, sachant qu'il serait l'enfant légitime de Dead Master-Sama ? Je ne disais guère que les jumeaux -et même Ren- ne l'étaient pas, mais... il faut l'avouer, aux yeux de certaines personnes, ils n'étaient que des expérimentations d'une folle scientifique. Voilà une pensée qui me déplaisait grandement. Balayant ces choses de mon esprit au même titre que la voix sifflante de mon alter-ego se tut, je me servis un verre que j'avalais d'une traite pour me sentir mieux. Voilà qui est fait ~

« -Veuillez attacher vos ceintures, nous atterrirons dans peu. »

Déjà ? Que le temps passe vite en charmante compagnie ~ Déposant le verre que je tenais entre les mains, je vins réveiller notre fils tout en douceur, attendrie par sa bouille endormie, je lui demandais de s'asseoir dans un des sièges et de mettre sa ceinture. Faisant de même de mon coté, je lançais un sourire amusé à Ayame avant qu'une secousse ne nous prévienne que nous étions arrivés sur la piste d'atterrissage et que dans peu, il nous faudra sortir pour mieux plonger dans l'air de Tokyo. À ce que je crus comprendre, mon père nous attendra à l'aéroport. Étrangement, j'avais hâte de revoir mes géniteurs, après tout ce temps durant lequel je n’ai pu aller leur dire bonjour ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Dim 16 Fév - 21:56

Avoir un enfant engendrait autant de responsabilités que vivre en dehors de mon académie, je n’étais décidée à faire cela… Du moins pas encore ~ Aussi étrange que cela puisse l’être, l’idée me paressait tellement alléchante que je n’avais plus qu’une envie, réaliser ces futurs projets ~ Que ce soit pour combler Akiha-Chan ou tout simplement satisfaire mes caprices. Un enfant, une fille ~ Un être vivant n’était guère un sujet d’expérience, un enfant qui serait mien, auquel je consacrerai du temps, de la passion ainsi que de la curiosité ~ Si cet enfant venait de ma personne, il portera mon gène, il deviendra la prolongation de ma prestigieuse famille Eimin, il aura sans doute ce pouvoir si jalousement gardé par ma personne, il sera… Tellement de choses que j’avais hâte que cela se produise ~ Tout comme l’idée d’un échec me plaisait tout autant. Bien que tout cela me tentait, je restais moi-même. Et savoir qu’une autre personne en dehors de mon frère ait le même pouvoir que ma personne me laissait un peu sur ma faim. Mais l’éventualité que je puisse dresser cet enfant me rassurait sur cela ~ Oui, il me vouera un culte, il m’aimera à tout jamais. Ma fille ~ Je ne parlais guère des jumeaux, ils n’étaient que des expérimentations qui eurent la chance de prendre le titre « d’enfants » selon les bons vouloirs de mon épouse. Oui, lorsque nous aurons un enfant bien à nous, nous n’aurons plus besoin d’eux n’est-ce pas ? ~ Maaah, je n’étais pas aussi draconienne, je ne les tuerai pas de peur de rendre ma vie quotidienne difficile quant à la mélancolie que cela engendrerait chez mon épouse. Mais nous n’étions pas encore là bien que je songeais à cela sérieusement, allant jusqu’à me dire que cet enfant devra étudier en dehors d’Undai et non dans les murs de mon académie. Et pourquoi cela ? ~ Moi qui fis tant un foin lorsque Akiha-Chan transféra notre fille dans un autre établissement, l’idée d’avoir mon futur enfant dans mon établissement me dérangeait. La fille d’Ayame Eimin, la directrice d’Undai, la femme la plus puissante du Japon, si pas du monde ~ Je protégerai ma progéniture afin qu’elle grandisse du mieux possible, qu’elle soit à l’image de ses mères, parfaite comme nous le sommes. Devrais-je songer à consulter les écoles privées de Kyoto ? ~ Il va de soit que Sakura Gakuen pourrait être adapté à sa personne, mais je n’étais friande de laisser ma création en compagnie d’une directrice égocentrique ~ Non, je trouverai mieux, huhu ~ Mais laissons cela pour plus tard, concentrons-nous sur un autre sujet… le gène. Je ne me souvenais guère de ma propre évolution, mais la croissance des enfants de notre famille ne suit guère les coutumes de ce monde. Il nous est possible d’être stoppé à un certain âge tandis qu’auparavant, nous eûmes subi une accélération, arrivant parfois à l’âge de trois ans en moins d’une année, si pas quelques mois. En sera-t-il de même pour ma fille ? ~

- Vous m'avez déjà tant offert que je n'oserai vous en demander plus, Ayame ~ Vous me comblez bien assez ainsi ~

Retombant sur terre lorsque les paroles de mon épouse vinrent caresser mon ouïe, j’adressais un large sourire à son encontre alors que ma main se fit emprisonner dans la sienne pour un doux toucher que j’aurais préféré sur mes lèvres ~ N’ayant guère le choix de me contenter que de cela, je caressais de ma main vide l’encombrante chose qui se trouvait sur mes genoux. Entendant sa respiration devenir régulière, je me rassurais de ne pas voir ma robe recouverte de vomi. Je ne voulais guère que mon jet se crashe en plein vol, cela serait dérangeant n’est-ce pas ? ~ Maaah, laissons cela pour plus tard, et écoutons plutôt ce qu’il se passe autour de nous.

- Quant à... l'enfant, je ne compte vous presser dans cette réalisation, nous en parlerons encore après ce fameux dîner, qui -j'espère- ne vous déplaira guère ~

Je ne l’étais pas non plus, et comme elle le disait si bien, nous avions le temps, et y réfléchir serait tout aussi judicieux avant de se lancer dans des projets finissant par déranger notre quotidien. Acquiesçant à ses paroles d’un mouvement de la tête, je me perdis moi-même dans mes songes une fois de plus. Un enfant, une fille ~ Mais si nous avions un fils, l’aimerais-je autant que je pourrai l'aimer si il avait été une fille ? Je ne saurai le dire. J’acceptais la présence de Kiseki sans grand mal, mais ne serait-ce pas à cause de sa dévotion totale envers ma personne que j’étais si clémente ? Sans doute, autant dire que je serais triste que cela soit un mâle ~

« -Veuillez attacher vos ceintures, nous atterrirons dans peu. »

Et ce furent après ses paroles que l’idée d’une maison, d’un enfant et tous autres projets prirent fin sous le stresse montant. Et dire qu’un court instant, j’eus oublié notre destination. Déglutissant difficilement en asseyant Hikari-Chan dans le siège me faisant face, tout en laissant mon épouse s’occuper de notre fils. Remettant les plis de ma robe correctement tout en vérifiant que le col de ma fille soit aussi bien dressé que ma personne, je pris place et attachais à mon tour ma ceinture. Nous arrivions donc, un choc amorti et la piste se dessina sous nos yeux ~ Tokyo, que tu ne m’avais pas manqué ~

C’est quelques minutes plus tard, que nous sortîmes du jet qui prit place dans un hangar en attendant notre retour. Laissant mes enfants passer devant nous, je les poussais à continuer le chemin vers la bande des frontières ~ Enlaçant ma main dans celle de mon épouse, je nous dirigeais vers les policiers afin de contrôler nos papiers ~ Sortant de mon sac à main nos passeports, nulles questions nous furent posées et nous pûmes donc continuer notre route sans dérangement ~ Arrivant à l’intérieur de l’aéroport même, je remarquais rapidement une affiche sur laquelle se trouvait mon nom ainsi qu’un homme portant ce qui semblait être un sac. M’avançant vers celui-ci, c’est après deux trois mots échangés que je revins vers mon épouse et lui tendis les nouveaux sacs dont je venais de faire l’acquisition ~ Des présents, il était grossier de se présenter quelque part sans donner quoi que ce soit, surtout quand nous nous faisions inviter. Ne vous avait-on pas appris les bonnes manières ? ~

- Super mamans ! Y a un super monsieur là-bas qui nous fait super signe ! Et il a une super pancarte avec notre super nom dessus ! C’est super papy ! Super dites ! C’est super lui hein ?!

Plus excité que cela, nous n’aurions pu le faire. Soupirant en levant les yeux au ciel, je voulus contenir sa personne mais il s’en alla déjà à l’encontre de l’homme portant fièrement dans ses mains, le nom des Ketsuki. Un serviteur ? Nous rapprochant de ladite personne, je laissais un sourire mystérieux naître sur mes lèvres avant de me pencher respectueusement à l’attention du roturier me faisant face ~ Ne sait-on jamais qu’il soit le meilleur ami du maître, je me dois d’être parfaite ~

- Il est agréable de voir un tel service, êtes-vous le majordome de la famille Ketsuki ? ~

Maaah, ne fallait-il pas que je me présente également ? Parlait-il seulement japonais ? Ce grand homme d’une chevelure blonde aux yeux bleutés… Et ce fut un choc lorsque je compris mon erreur. Que mon visage se teintait d’un rouge écarlate -aussi rare que cela puisse être- et mon cerveau, décidé à carburer à cent à l’heure se figea sous le regard de l’homme. Souriant jaune en me tournant vers mon épouse, je lui envoyais un regard compatissant sans vraiment savoir quoi dire. Devrais-je m’excuser ? ~ J’étais Dead Master, je ne baisais les pieds des simples mortels… Mais n’étaient-ils pas spécieux ? Les parents de mon épouse ~ Dieu, me voilà toute étourdie à présent.

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Lun 17 Fév - 1:20

L'évacuation du jet se passa relativement dans le calme. Même Kiseki, toujours dissipé à la base, restait tranquille et suivait notre petit groupe vers les douanes de l'aéroport. Et du coté de ma fille ? Elle a repris des couleurs dès qu'elle eut posé les pieds sur la terre ferme, à mon plus grand soulagement. Laissant mes talons résonner sur le sol lisse de l'aéroport, je gardais un œil attentif sur nos enfants tandis que nous plongions parmi la foule attendant que leurs proches arrivent pour les chercher. Devrions-nous prendre nos bagages avant de rejoindre l'extérieur ? Si mes souvenirs étaient bons, ils nous attendaient déjà à l'autre bout de l'infrastructure, à la sortie, ce qui nous arrangeait en soi ~ Bien, il ne me restait qu'à trouver mon père dans la foule, et nous pourrions quitter ce lieu bondé par des milliers de japonais en tout genre. Ce dont je m'adonnais premièrement avant de porter un regard interloqué à Ayame, partie à l'encontre d'un homme inconnu à ma personne. Qu'était-ce ? Fronçant délicatement les sourcils, je fis un pas vers elle, Hikari toujours à mes cotés, avant de m'arrêter quand elle revint vers nous, des sacs suspects à la main. La questionnant du regard, je reçus rapidement ma réponse en jetant un coup d’œil dans ses acquisitions. Des présents pour mes parents, en signe de politesse ? Je n'y ai même pas pensé. « C'est parce que ce sont tes parents, Akiha... » Alala... Ayame faisait quand même de trop, pour un simple dîner de famille, selon mon avis. Mais en même temps, j'étais certaine que ma mère -typiquement à cheval sur les coutumes japonaises- trouvera l'attention des plus agréables ~

- Super mamans ! Y a un super monsieur là-bas qui nous fait super signe ! Et il a une super pancarte avec notre super nom dessus ! C’est super papy ! Super dites ! C’est super lui hein ?! 

Tournant la tête vers mon fils tellement bruyant qu'il attira l'attention de tous ceux qui l'entouraient, je cherchais un court instant la personne dont il parlait avec tant d'intensité. C'est sans surprise que je découvris un grand homme blond, le sourire aux lèvres qui nous faisait signe avec autant de tact et discrétion que notre fils pouvait s'époumoner. Souriant déjà à son encontre, ravie de revoir mon père en bonne forme -et comme à son habitude très excentrique- je me dirigeais vers lui, la main de ma fille dans la mienne. Pourtant, je n'eus le temps de le saluer comme il se doit qu'Ayame me devança, d'une manière dont je ne m'attendais sans doute pas, et qui fit rire aux éclats ma chère ombre ténébreuse, tandis que je... Je ne savais guère où me mettre sous ses paroles. Alala…

- Il est agréable de voir un tel service, êtes-vous le majordome de la famille Ketsuki ? ~ 

Le majordome ? Ses paroles me déroutèrent autant qu'elle fut confuse par sa propre erreur. Rendant le sourire jaune à ma chère femme, je ne bronchais pas un court instant. Si nous ne nous trouvions pas dans telle situation, je pourrais trouver son visage rougi par la gêne, trop adorable. Sauf que sur le coup, je fus également gênée. Aurais-je dû demander à mon père de louer un chauffeur pour plaire à Ayame ? Méprisera-t-elle une famille simple et normale qu'était la mienne, en vue de ses connaissances de la haute société ? Devrais-je cacher mes liens pour qu'Ayame ne devienne la risée de ses collègues ? Ou était-il de mon devoir de faire changer le mode de vie à mes parents ? Non, je supprimais catégoriquement cette option de mon esprit, me rappelant qu'un jour, quand je voulus leur payer quelque chose de mon salaire plus que convenable, je reçus un refus catégorique. Définitivement, les Cordell-Ketsuki préféraient rester modeste, mais fiers ainsi. Mais comment réagir face à une telle situation ? En riant, vu l'air amusé de mon paternel qui éclata de rire avant de se prendre au jeu sans s'offusquer du malentendu.

- Hahaha, je serai ravi de vous complaire. James Cordell, à votre service, majesté. Hahaha.

Devrais-je en rire ? Je le fis, me plaisant dans cet échange sans moindre colère à l'arrière-plan. Il n'y avait que mon père pour prendre tout au second degré de la sorte ~ M'approchant de sa personne après qu'il eut fait une courbette des plus respectueuses envers Ayame, je lui sautais dans les bras en signe de bonjour tandis qu'il ne se gênait guère pour me souffler quelques paroles amusées entre deux rires. « Is she your wife ? She has guts, haha​​. I feel that we'll have fun, darling. » Cela va de soi ~ Une autre manière de me venger dans les règles ~ Riant délicatement quand il me lâcha, je poussais Kiseki et Hikari devant lui pour qu'ils se présentent. Un regard interloqué de mon père répondit aux salutations avant qu'il ne somme à notre petite famille de le suivre jusqu'à la voiture qui attendait dans le parking et de s'y installer pendant qu'il s'occupait des bagages pour, je cite « Faire convenablement son travail de majordome devant sa majesté ~ ». Roulant des yeux sans me départir de mon sourire, surtout sous les innombrables « Il est super génial notre super papy ! », je m'installais à l'arrière, laissant la place libre de devant à Ayame. Que j'étais vilaine ~ Et mon père de même, vu qu'il prit soin d'ouvrir la portière à ma chère femme, l'air solennel sur les traits ~ Devrais-je m'excuser pour cela devant Ayame ? C'était sa faute après tout ~ Je ne fis que lui lancer un regard rempli de sous-entendus, un sourire amusé aux lèvres.

Quelques minutes plus tard, nous voilà tous installés dans la voiture, en route vers notre maison familiale. Si cela ne conviendra pas à ma chère épouse, alors... Alors nous ne y remettrons plus les pieds ensemble, à mon plus grand malheur, mais en même temps, si je n'avais guère d'autre choix, je devrai m'en contenter. « Ouais, ouais, qu'elle se contente de ce qu'on lui offre. » Alala, voilà que mon ombre mettait un voile noir sur ma bonne humeur ~ Croisant le regard bleuté de mon père dans le rétroviseur, je ne fis que froncer des sourcils quand il prit la parole de sa voix grave et enjouée.

- J'imaginais tes gamins un peu plus jeunes. Tu leur as fait manger des hormones ? Haha.

« Papa ! Nous en avions déjà parlé ! » Limite outrée de son manque de tact et de ses blagues grisées, je le gratifiais d'un visage sévère qui lui fit changer de ton. Du moins, l'espace d'une seconde, avant qu'il ne se plaise à rouler comme un fou parmi les autres voitures et qu'il laisse échapper un soupir ennuyé en nous signalant que cela était le troisième PV qu'il recevait en une semaine, quand un flash nous perçut sur le chemin. Au moins, je pouvais dire clairement, qu'il n'a pas changé d'un pouce.

- Alors, alors, majesté ~ J'espère que vous êtes convenablement installée, nous serons bientôt sur place. Me permettrez-vous de vous appeler Ayame ? Hahaha.

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Lun 17 Fév - 2:17

Puis-je dire, que je venais de me taper la honte de ma vie ? ~ Oui, ce fut le cas sous mes paroles imprudentes. Dieu, qu’avais-je donc fait à ce monde pour me retrouver aussi ridicule en ce jour ? J’avais pourtant tout prévu depuis mon réveil, j’avais préparé mes enfants, je m’étais habillée avec grâce, j’eus même changé l’habillage de ma femme. J’en étais outrée, de mon propre comportement. Et moi qui disais encore à mes enfants de se tenir avec élégance, me voilà dans un embarras sans nom. Puis-je me complaire dans le sourire désolé de mon épouse ? Nullement, je me sentais bien trop honteuse et de ce fait, je restais en retrait. Posant mon regard sur Hikari-Chan, je reçus un mince sourire de sa part, à se demander si elle n’avait pas, elle-même honte de mes faits. Dieu, le monde tournait-il à l’envers en ce jour ? « Hahaha, je serai ravi de vous complaire. James Cordell, à votre service, majesté. Hahaha. » J’en rougissais sous mon malaise. N’osant dire quoi que ce soit, ce fut qu’un simple sourire qui répondit à ses dires. Dieu, moi qui me délectais sous un masque d’impassibilité, me voilà perdre mes moyens. Et cela continua lorsque mon épouse s’en alla saluer son père et que celui-ci ne vienne lui dire « Is she your wife ? She has guts, haha​​. I feel that we'll have fun, darling. ». Bien que je n’aimais l’anglais, ce n’était pas pour autant que je ne le comprenais pas. Dieu, que je maudissais mon ouïe si fine dans ces instants là. Soupirant alors que nous finîmes pas nous avancer vers la voiture, j’attendis que tout le petit monde se rassemble pour rentrer à mon tour dans la voiture. Derrière avec les enfants aurait dû être ma place, mais mon épouse ne fut de cet avis, poussant le vis de la moquerie jusqu’à me mettre aux côtés de son père qui surenchérit de ses paroles. Allant jusqu’à m’ouvrir la porte sous ses « Majesté ~ » incessants. Dans d’autres circonstances, j’aurais pu en être flattée, mais à cet instant, seul des gloussements nerveux traversaient mes lèvres tandis que je ne me gênais guère de foudroyer mon épouse d’un regard glacial. Je la punirai pour cet affront ~ Après tout, comment aurais-je pu savoir qu’il s’agissait de son père ? Son physique oui. Mais tout de même… Oui, je sais que mon fils à hurlé qu’il avait vu son grand-père mais cet imbécile aurait pu prendre tout homme blond pour. Me cherchais-je des excuses ? ~

- J'imaginais tes gamins un peu plus jeunes. Tu leur as fait manger des hormones ? Haha.

Croisant les jambes en figeant mon regard sur le pare-brise, je ne pus me retenir un haussement de sourcils quant aux paroles de James-San. Des hormones ? Je ne voyais guère de la poitrine pousser sur Kiseki-Kun et des poils sur le visage de ma petite Hikari-Chan ~ Était-ce donc cela l’humour noir du père de ma femme ? Dieu, cette journée allait être laborieuse ~ Que ce soit dans cette voiture peu rassurante en vue de la conduite du dit homme ou les cris de Kiseki-Kun se croyant dans une Ferrari en encourageant le conducteur à aller d’autant plus vite. Qu’en était-il d’Hikari-Chan ? ~ Encore plus pale que dans l’avion à ce que je pouvais voir, par delà le rétroviseur ~

- Alors, alors, majesté ~ J'espère que vous êtes convenablement installée, nous serons bientôt sur place. Me permettrez-vous de vous appeler Ayame ? Hahaha.

Majesté, encore. Devais-je me mettre à pleurer à cet instant ? ~ Maaah, je ne ferai guère cela, je n’étais pas à ce point susceptible. Gloussant à l’encontre de l’homme, je lui adressais l’un de mes plus beaux sourires afin de me détendre de tout cela ~ Je pouvais déjà me sentir heureuse qu’il ne se soit offusqué sous ma maladresse n’est-ce pas ? Oui, oui, je me fixais comme mission de trouver du bien partout en ce jour ~ Ne serait-ce que pour « cacher » mon fiasco mondial.

- Cela va de soit, James-San ~ Je risquerai d’avoir un ego surdimensionné si vous continuez avec les majestés ~

Paroles qui le firent rire à mon plus grand bonheur alors que je pouvais déjà sentir les ondes moqueuses de mon épouse dans mon dos ~ Oui, mon ego était déjà bien assez développé ainsi, et bien plus que l’homme se trouvant à mes côtés pouvait le croire ~ Détachant mon regard de la route, je déposais celui-ci discrètement sur sa personne pour le détailler d’un œil critique ~ Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer sa ressemblance avec Akiha-Chan, à croire que tout le stress accumulé me faisait délirer ~ Mais passons cela, et continuons le chemin jusqu’à la demeure des Ketsuki, présumais-je ~

Arrivant rapidement dans un quartier résidentiel de Tokyo, nous nous parquâmes devant une demeure similaire aux autres. Les fonds japonais avaient-ils autant baissés pour faire de tels copier/coller ? Maaah, je n’allais guère me plaindre, il était déjà bien plaisant d’avoir une maison pour le commun des mortels. Sortant de la voiture, je laissais Kiseki-Kun débarrasser nos bagages avec son grand-père pendant que je me rapprochais de mon épouse pour venir déposer ma main sur son épaule, lui intimant de se rapprocher de ma personne afin que je puisse lui murmurer « Akiha-Chan me payera cela ~ N’oublie pas, pas de vous ~ » Dires que je ne comptais exécuter, du moins pas comme nous pourrions le croire, je préférerai de loin enlacer mon corps contre le sien en signe de « vengeance » que de bien d’autres manières ~ Faisant un clin d’œil à mon épouse, je la laissais ouvrir le pas jusqu’à ladite maison où une femme âgée d’une quarantaine d’années nous attendit sur le pas de la porte. Je ne ferai guère l’erreur de croire qu’il s’agissait d’une servante, une fois mais pas deux ~

- Ayame Eimin, c’est un plaisir de faire votre connaissance, Ojou-Sama ~

Me penchant respectueusement devant la dame me faisant face, je me redressais pour lui adresser un doux sourire alors que ma main se posait sur ma fille pour qu’elle en fasse de même. « Hikari… C’est un plaisir de vous rencontrer, Obasama ». Bien, une seule petite erreur de laquelle je ne tenais compter ~ Quand je disais que menacer un enfant faisait son effet, ce n’était pas pour rire ~ « Super mamie ! Moi c’est super Kiseki ! Super Nice to meet you ! » Que disais-je encore ? Je l’épinglerai pour son impolitesse. Affichant un visage déconcerté, je le foudroyais de mon regard avant que celui-ci ne sourisse jaune et se détourne de ma personne. Se cacher ne servait à rien Kiseki, je te punirai également. Non pas en l’enlaçant contre mon corps, je lui réservai un autre sort ~

- C’est également un plaisir, Ayame-Chan ~

Regardant la femme qui venait de me saisir les mains, je la gratifiais d’une expression aimable avant que celle-ci ne nous fasse entrer dans sa demeure ~ Saluant au passage sa fille à qui elle glissa deux mots quant à ma personne, je ne pouvais qu’arquer un sourire amusé en me disant que ma rencontre avec le père, avait beau s’être mal déroulée, je marquais des points avec la mère ~ « Ayame-Chan donc ? Hahaha, c’est quand même mieux sa majesté ! Hahaha » Devrais-je faire abstraction de cela ? Je le fis sous les indications de la maîtresse de la maison qui nous conduisit dans le salon où nous prîmes place alors qu’elle s’en alla faire du thé. Me permettant de venir l’aider, je la suivis jusqu’à la cuisine se trouvant dans la même pièce ~ « Ne te dérange donc pas, Ayame-Chan ~ » Faire du thé ne m’eut jamais dérangé, je n’étais pas japonaise pour rien ~ « Maaah ~ C’est un plaisir de faire cela, puis-je me permettre ? ~ » Chose que je demandais avant de recevoir un accord et préparer la théière et le service. Écrasant les plantes, je les mélangeais avec délicatesse avant de les laisser infuser dans de l’eau chaude ~ « Il est plaisant de rencontrer des personnes qui aiment également le thé, Ayame-Chan ~ » Cela va de soi ~ Prenant le plateau pour le déposer sur la table basse du salon, je fis un clin d’œil à mon épouse avant de prendre place à ses côtés ~

- Alors, alors, vous êtes la directrice de l’école où Akiha travaille, c’est ça ? Hahaha, tu tires toujours le gros lot ma chérie !

Le gros lot ? N’ai-je pas déjà entendu cette expression quelque part ? ~ « Et ton fiancé alors ? Tu l’as perdu en chemin ? Hahaha ! » Ce n’est pas vraiment faux, mais je ne relèverai guère ce sujet maintenant ~ Après tout, Kiseki-Kun le fit assez bien. « Super tonton n’est pas du tout super perdu ! Il vient super parfois à super Undai ! ». Tonton, donc. Dieu, Kiseki-Kun. Devrais-je dire quelque chose pour répondre à l’étonnement considéré qui se marquait sur le visage des parents d’Akiha-Chan ? ~ Une vengeance à mon tour, dirais-je ~

- Mon cher frère, l’ex-fiancé de mon épouse nous rend également visite de temps en temps ~ Il s’occupe également de notre cadette lorsque nous sommes pressées par nos responsabilités ~

Voilà, c’est fait, je venais de soulever un sujet dans lequel je me délectais ~ Huhu ~ « Et bah ça ! C’est que tu te fais toute la famille Akiha ! Hahaha » Quelle joie de se dire que mes parents étaient déjà décédés suite à ses paroles ~ Gloussant dans mon coin, je gardais un œil attentif sur Akiha-Chan alors qu’elle se fit intercepter par sa mère et que le père poursuivit sur ses questionnements ~

- Hahaha, vous êtes bien amusant ! Et donc Kiseki, tu t’en sors bien à l’école ? Tu t’es fait gaver de « super » pour tout le temps le sortir ? Hahaha !

Je ne réagirai guère à cela ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mar 18 Fév - 1:29

L'ambiance était à son comble dans la voiture, que ce soit à travers mes rictus tantôt amusés, tantôt outrés, les cris joyeux de mon fils ou la mine maladive de ma fille, nous ne nous ennuyions pas à l'arrière de la banquette, surtout en suivant ce qui se passait à l'avant entre ma chère femme et mon père ~ Et des choses, il s'en passait ~ Je n'aurais jamais cru imaginable qu'Ayame puisse se méprendre avec tant de gaucherie, ce qui rendait mon humeur des plus amusés, sans oublier que mon paternel n'ajouta rien pour arranger les choses, mettant un accent oppressant sur l'erreur de mon épouse. Ceci dit, la situation n'était guère à me déplaire, même si quelque part au fond, j'aurais préféré que l'homme blond au volant, ne tente pas le diable avec tant de désinvolture. En même temps, il ne savait -et ne saura jamais- de quel monde nous sortions, il était normal qu'il ne sache juger le danger que la femme -ayant l'air si vulnérable- représentait véritablement.

- Cela va de soit, James-San ~ Je risquerai d’avoir un ego surdimensionné si vous continuez avec les majestés ~ 

Riant discrètement sous les paroles d'Ayame, si posée à présent, je ne pus m'empêcher de penser à quel point elle était déjà égocentrique. Cela dit, à juste titre, elle n'était pas n'importe qui non plus ~ Ne me départant guère d'un sourire amusé plaqué aux lèvres, je finis par prêter davantage de l'attention à Hikari qui pâlissait à vue d’œil sous la conduite enragée de mon paternel. La prenant dans mes bras pour mieux la rassurer, et surtout pour qu'elle ne vomisse pas sur les sièges. Le reste du voyage -court- se passa dans le calme, et c'est sans grande surprise que je découvris, se dessiner sous mes yeux clairs, la maison familiale de mon enfance. Cet endroit où j'eus passé quelques longues années avant d'intégrer Undai. Quelle nostalgie ~

Laissant Hikari et Kiseki sortir quand la voiture s'arrêta dans l'allée de la maison de mes parents, je les suivis en dehors, toujours aussi enjouée, prête à me confronter au courroux d'Ayame quand ses billes profondes me transpercèrent de tout part. Alala, je mouille déjà ~ Sourire aux lèvres, je m'approchais de sa personne, telle une proie se frottant au danger, y succombant avec plaisir. « Akiha-Chan me payera cela ~ N’oublie pas, pas de vous ~ » Oui, oui, je n'attendais que cela ~ Riant à son encontre, je fus étonnée qu'elle me délaisse de la sorte, sans un baiser plein de sens pour sceller la promesse d'une punition exquise. Interloquée, je levais un sourcil en signe d'étonnement avant de croiser un autre regard -sombre- appartenant à ma mère. Voilà donc qu'était d'autant plus intéressant ~ Laissant Ayame et mes enfants se présenter à la maîtresse de la demeure, je les suivis dans cette démarche, enlaçant chaleureusement ma génitrice dans une étreinte. Définitivement, j'étais heureuse de les revoir, après tout ce temps. Autant que je le fus de la remarque qu'elle fit à propos d'Ayame, la trouvant fort agréable. Devrais-je avouer que j'ai souri mystérieusement sachant que ladite femme agréable a dû entendre ce qui se disait d'elle ? ~

 - Ayame-Chan donc ? Hahaha, c’est quand même mieux sa majesté ! Hahaha 

« Je trouve aussi, rien que pour la voir gênée, heh. » Je l'accorde, j'ai failli me mettre à sermonner mon paternel. Chose que je ne fis guère quand nous nous installâmes dans le salon et que mon épouse suivi ma mère dans la cuisine. Arquant les sourcils, je détournais le regard du dos de ma femme sous d'autres paroles de mon père, me faisant rougir. Bon sang, nous étions en présence d'enfants ! Constat que l'homme blond n'avait l'air de prendre en compte. Voyant mes enfants prendre place de manière typique autour de la table basse, je ne pus qu'en faire de même en me disant qu'Ayame a dû les menacés pour qu'ils soient à ce point carré, tandis que mon père -peu friand des règles strictes de la tenue japonaise- s'installa confortablement, les jambes à moitié croisé. J'aurais voulu faire de même, mais... malheureusement pour les courbatures à venir, je devais garder la face devant Ayame. Alala ~ Je la ferais me faire récompenser ce soir au retour à Kyoto ~

- Alors, alors, vous êtes la directrice de l’école où Akiha travaille, c’est ça ? Hahaha, tu tires toujours le gros lot ma chérie !  Et ton fiancé alors ? Tu l’as perdu en chemin ? Hahaha !

Papa... Non ! Pâlissant instantanément sous ses paroles dépourvues de courtoisie, je lançais un regard en coin à mon épouse, pour voir ses réactions. Expressions qui ne vinrent pas, voilà une chose qui me déconcertait encore plus que la mention de Keitaro dans cette conversation. Ceci dit, il était vrai que mon ombre était sur la même longueur d'ondes que mon père quant à la signification et importance d'Ayame Eimin dans ma vie, surtout du coté matériel. Mais là n'était la question, n'est-ce pas ? Il était désobligeant de dire les choses aussi ouvertement. « Super tonton n’est pas du tout super perdu ! Il vient super parfois à super Undai ! » Définitivement ! Plus blanche que moi à cet instant, c'était impossible. Souriant jaune en me retenant de faire taire Kiseki, je sentais déjà le regard interloqué de ma mère se poser sur ma personne. Ai-je précisé que si mon père était laxiste, ma mère remontait la barre avec sa sévérité ? ~

- Mon cher frère, l’ex-fiancé de mon épouse nous rend également visite de temps en temps ~ Il s’occupe également de notre cadette lorsque nous sommes pressées par nos responsabilités ~ 

Ayame ! Écarquillant les yeux, incrédule qu'elle ose appuyer les dires de notre fils, je repris contenance la seconde d'après comprenant qu'elle le fit exprès. « Heh, montrons lui qui est plus maligne ~ » Hors de question, je n'avais guère envie de jouer à un tel jeu, pas en ce lieu, pas en compagnie de mes géniteurs. Quoi que... lui répondre par la malice, ne pourrait qu'être agréable ~ Finalement, j'étais prête à trouver une excuse valable pour enfoncer « sa majesté » davantage dans le malaise ~ « Et bah ça ! C’est que tu te fais toute la famille Akiha ! Hahaha » Outrée, je l'étais suite à cela. Serait-ce un simple malentendu ou mon père était en train de me dire que j'avais la manie de détruire les familles, en jouant avec la fraternité ? Ce n'était guère vrai, je n'ai su jusqu'au bout que Kei était le frère d'Ayame, je... Alala, j'avais des envies de meurtre soudainement ~ Et mon alter-ego ? Elle était simplement éclatée de rire, si je puisse le dire ainsi.

- Hahaha, vous êtes bien amusant ! Et donc Kiseki, tu t’en sors bien à l’école ? Tu t’es fait gaver de « super » pour tout le temps le sortir ? Hahaha ! 

Définitivement, l'air anglais est tellement monté à la tête du maître de la maison pour qu'il ne se gêne pas à lancer des blagues à tout va. Soupirant délicatement, je tournais la tête vers Kiseki qui -dubitatif- n'a pas compris le sens de la phrase de mon père. Ne lui laissant guère l'occasion de répondre par une tirade digne de son grand-père, je voulus prendre la parole avant qu'un éclat furtif ne me tétanise sur place, et me fit taire avant même que je n'ouvre la bouche. « Voilà de qui tu tiens ton coté sadique, Akiha ~ Heh ~ » Ne bronchant pas quand mon père poussa un cri étranglé avant de s’effondrer au sol, je lançais un sourire rassurant à ma petite famille, avant de hocher positivement de la tête à l'encontre de ma mère, un taser noir -discret mais puissant- en main, l'air terriblement sereine. Ce fut sans surprise que je la vis ranger l'objet dangereux dans une manche de son habit, avant de se redresser sur ses genoux et prendre la parole, terriblement douceâtre.

- Excusez-nous de ce dérangement, Ayame-Chan. Les anglais sont fort expressifs, il faut parfois les calmer.

Terrifiant ~ Mais j'en avais l'habitude. Ce n'était guère la première fois que j’assistais à une telle scène. Si premièrement je pus être inquiète pour la santé de mon paternel en vue des nombreuses décharges qu'il se recevait, je finis par me résoudre à fermer les yeux sur cela, sachant que c'était, définitivement, la seule manière de le faire taire, sans que ma mère ne s'énerve plus que de raison. Les japonais pures souches et les vrais anglais, ne faisaient guère bon ménage ensemble, c'est ce que la famille Ketsuki répétait toujours à ma mère. Mais c'était faux, les apparences -solides qu'elles puissent l'être- étaient parfois des plus trompeuses ~ « Super mamie a tué super papy ? Il bouge super pas ! » Il était temps que je calme également Kiseki avant qu'il n'aille secouer la dépouille de son grand-père dans tous les sens ~ Me raclant la gorge, je pris la parle, tout aussi posée que ma génitrice, attrapant au passage la main de mon épouse dans la mienne que je me plaisais à caresser avec suggestivité.

- Ne vous en faites pas, il sera debout pour le dîner ~ Pour revenir à Kei, c'est une longue histoire, l'essentiel est que nous nous sommes quittés en amis ~ Sinon, le festival du thé dont tout raffole tant, se déroule quand au juste ? ~

Quelle meilleure manière que de parler d'une passion à une passionnée, pour détourner un sujet fâcheux et dérangeant ~ Souriant à l'encontre de ma mère en sachant parfaitement que la tactique du détournement de discussion eut fonctionné, dès que son visage s'éclaircit, je la laissais parler des modalités du festival tandis que ma main se perdit sur la cuisse d'Ayame, main baladeuse que je m'amusais à glisser discrètement sur sa douce peau ~ Evidemment, en cachette, je ne désirais guère me prendre une décharge électrique venue d'une femme emprises des respects, outrée par mon comportement indécent à ses yeux ~ Devrais-je avouer que si elle connaissait mon caractère frivole, je finirais sans doute grillée par son jouet favori qu'était le taser ? ~ Alala ~

- Cela ne t'intéresserait pas de m'accompagner au festival, Ayame-Chan ?

Non. Relevant le regard, détachant ma main de la cuisse de mon épouse, je lançais un regard déconcerté à ma mère avant de sourire jaune, et de faire « non » de la tête, cherchant vainement une excuse afin d'éviter de me retrouver au milieu de fanatiques du thé. Il va de soi que je partageais cet avis avec mon géniteur. « Heh, mens ~ » Pas le choix en même temps ~

- Ce ne sera guère possible, Ayame a beaucoup de responsabilités en tant que directrice, elle ne peut quitter les lieux trop longtemps, maman ~ N'est-ce pas, Ayame ? ~

J'étais certaine que ma tendre femme perçut que je voulais prendre congé d'un quelconque festival, surtout celui du thé. Bien, passons à table ~ « Super papy se réveille ! » Comme je le disais si bien ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mar 18 Fév - 2:18

Gloussant sous cette demande, il était vrai qu’il est gavant d’entendre constamment Kiseki répéter ses « supers » ~ Et le simple plaisir de le voir perplexe quant aux dires de son grand-père ne pouvait que m’aiguiller d’autant plus ~ Dois-je dire que mon sourire s’est figé en même temps qu’un bruit électrique résonna dans mes oreilles, suivi d’un cri de souffrance ? ~ Est-il mort ? De qui parlais-je ainsi ? Du père de mon épouse qui se trouvait au sol sous un coup de taser de la mère d’Akiha-Chan. Dieu, quelle famille palpitante ~

- Excusez-nous de ce dérangement, Ayame-Chan. Les anglais sont fort expressifs, il faut parfois les calmer.

Je n’en doutais guère, pouvais-je lui emprunter ce dit jouet pour faire taire mon épouse dans ses éclats de colère ? ~ Maaah, et dire que je n’eus jamais pensé à l’électrocuter, voilà une nouvelle idée qui m’amusait fortement ~ Envoyant un regard moqueur à mon épouse qui restait limite déconcertée par les dires de sa mère, je me plaisais dans ce moment de chaos total ~ Parce que c’en était un, ce n’était pas tous les jours que nous voyons des humains électrocuter d’autres pour les taire. Voilà une vraie japonaise, je l’admirais déjà pour cela ~ « Super mamie a tué super papy ? Il bouge super pas ! » Mais non mon cœur, n’entends-tu pas son cœur battre ? Au pire des cas, si son cerveau est touché cela ne changera guère de celui des anglais basiques ~ Mauvaise ? Légèrement raciste quant à ces mangeurs de « Fish & Chips ». Arquant un large sourire alors que mes pupilles se posèrent sur Hikari-Chan, je me demandais dans combien de temps elle allait tourner de l’œil ~ Ne le fixe pas ainsi ma chérie, on pourrait croire que tu es autiste ~

- Ne vous en faites pas, il sera debout pour le dîner ~ Pour revenir à Kei, c'est une longue histoire, l'essentiel est que nous nous sommes quittés en amis ~ Sinon, le festival du thé dont tout raffole tant, se déroule quand au juste ? ~

Quelle manière subtile de changer de sujet mon amour ~ Mais je dois avouer que cela m’intéressait également. Le festival de thé, bien entendu, non l’histoire -difficilement vécue par ma personne- se rapportant à mon frère. Dois-je dire que le jour de mes cent ans fut le pire que je pus vivre jusqu’à présent ? ~ Voilà, sujet clos. Concentrons-nous plutôt sur les dires de la femme nous faisant face, nous expliquant Ô comment il était intéressant d’y assister, que ce soit pour les échoppes sur lesquelles des centaines d’épices à thé étaient déposés, le feu d’artifice final ainsi que les personnes s’y trouvant. Que des japonaises de pures souches, les meilleures en soi ~ Oui, cela m’intéressait d’autant plus, si je n’étais guère attirée par d’autre chose. De quoi parlais-je ? Des doux attouchements de mon épouse bien sûr ~

- Cela ne t'intéresserait pas de m'accompagner au festival, Ayame-Chan ?

Mais cela va de soi, ce serait un plaisir… « Ce ne sera guère possible, Ayame a beaucoup de responsabilités en tant que directrice, elle ne peut quitter les lieux trop longtemps, maman ~ N'est-ce pas, Ayame ? ~ » Ah bon ~ Laissant un sourire amusé se tracer sur mes lèvres, je ne répondis guère tout de suite lorsque les cris de mon fils nous interrompirent pour nous signaler le réveil de l’homme. Bien, voilà ce qui rassurera l’air perdu de ma fille en sachant que son grand-père n’était pas mort ~ Serait-ce moi où l’homme eut décidé de se tenir à carreaux en vue de son air fuyard ? Maaah, je sais à présent de qui Akiha-Chan tenait cela ~ Nous levant en même temps que la mère d’Akiha-Chan, nous la suivîmes jusqu’à la table où nous prîmes tous places en attendant les plats. Conversant un court instant avec les jumeaux pendant que la femme apportait les plateaux, je gardais une posture droite avant de répondre aux demandes de ladite maîtresse de maison lorsqu’elle s’assit également ~

- Cela serait un plaisir de vous y accompagner, Ojou-Sama ~ Mes obligations ne me laissent guère beaucoup de temps, je l’admets, mais cela serait un péché de ne guère assister au festival du thé ~

Dois-je dire qu’une fraction de seconde, j’eus lancé le sourire le plus méprisant possible à mon épouse ? ~ Maaah, à se demander si celle-ci l’avait remarqué ~ « Voilà de bonne nouvelle Ayame-Chan ~ Akiha, tu resteras avec ton père, nous sortons entre femmes ce soir ~ » Comment devait-elle prendre cela ? Comme elle le désirait, je n’allais guère relever les dires de mon hôte après tout ~ Huhu ~ Laissant mon assiette se remplir, je posais ma main sur la cuisse de mon épouse dans un toucher doux avant que notre fille ne vienne prendre la parole ~ Voilà une chose peu courante, se forçait-elle pour me plaire ? Huhu, quelle fille adorable ~

- Tout ceci est… délicieux… Obasama.

« Super oui ! Mais tu devrais super ajouter du super sucre, tu verras, c’est super mieux comme ça ! ». Non merci ~ Le sucre n’allait guère sur de la sole, Kiseki-Kun ~ Bien que la cuisine japonaise pouvait être sucrée, je n’étais pas friande de ce côté là des traditions. Des nouilles sautées se doivent d’être succulentes et piquantes. « T’aimes le sucre Kiseki ? Fais attention de ne pas te retrouver avec des obus aussi grand que ceux ta mère alors ! Hahaha ! » Et moi qui crus qu’il allait se retenir plus longtemps, me voilà déconcertée sous son manque de retenue ~ Serait-ce à cause des coups de taser ? Devrais-je leur préciser que s’ils continuaient ainsi  à l’électrocuter, son air anglais ne fera que s’empirer ? ~

- Maaah ~ Il ne risque guère de souffrir sous le nombre d’activités physiques qu’il fait ~

« Ah ? C’est que t’es un vrai Ketsuki toi ! Hahaha, cinq fois par jour pour bien se vider gamin ! Hahaha ! ». Dieu, mais de quel perversité parlait-il à table ? « Mais super non ! On peut super pas faire super ça à Undai ! Alors je le fais super seulement quand je peux super sortir. » Pardon ? Mon fils venait-il de me choquer de ses dires ? Pauvre enfant. Lançant un regard à la mère d’Akiha-Chan, seul un sourire comportant plein de sous-entendu naquit sur mes lèvres lorsqu’un petit objet se glissa dans ma main et que sans crier garde, je passais ma main en dessous de la table pour venir appuyer sur la décharge une fois que celle-ci se trouva sur la jambe de mon enfant ~ Quel cri, j’en jouirai de plaisir ~ Me sentais-je déçue de ne pas le voir s’évanouir ? Maaah, je le ferai plus fort tantôt ~ Mais je devais l’avouer, ce jouet était amusant, huhu ~ Le rendant à la mère de mon épouse, je lui adressais un clin d’œil avant que nos rires se rejoignent en harmonie ~

- Quel dîner plaisant, c’est un plaisir d’être avec vous, Ojou-Sama ~

« Tu me flattes Ayame-Chan ~ » Quel ton replis de sous-entendus pour mon esprit pervers ~ Dieu, cette femme m’amusait ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mar 18 Fév - 19:22

Tout sujet dérangeant fut clos au même temps que nous passâmes à table, s'y installant chacun de son coté, en attendant les plats, dûment préparés par notre hôte du jour. Regardant l'assemblée d'un œil critique, je pouvais objectivement constater que la visite ne se passait pas si mal que cela aurait pu être. Que ce soit du coté de mes parents où celui de ma nouvelle famille, le courant avait l'air de passer plutôt bien. Je ne pouvais qu'en être contente, même si la sympathie entre Kiseki et James me donnait froid dans le dos, tout autant que celle entre Ayame et ma mère à vrai dire. À croire que seule Hikari et ma personne, restions en retrait dans ce dit dîner familial. Souriant à ma fille pour rassurer son air perdu, mon visage se crispa quand l'autre mère de mes enfants ouvrit la bouche pour balayer toutes mes prétentions et mon autorité.

- Cela serait un plaisir de vous y accompagner, Ojou-Sama ~ Mes obligations ne me laissent guère beaucoup de temps, je l’admets, mais cela serait un péché de ne guère assister au festival du thé ~ 

« Heh, c'est la guerre ~ » C'était le moins qu'on puisse dire ~ Surtout en vue de l'air hautain d'Ayame à cet instant précis. Ces japonaises, accro à des choses aussi futiles soient-elles. Qu'il en soit ainsi, mais qu'elle ne compte guère me voir l'accompagner à ce dit festival tant attendu par les deux autres femmes à table. Prenant une bouchée de ce qui se trouvait dans mon assiette, je ne me départis guère de mon sourire posé, tout en levant le regard quand la maîtresse de la maison m’interpella avec tant absoluité que je pourrais en être vexée, dans un « Voilà de bonne nouvelle Ayame-Chan ~ Akiha, tu resteras avec ton père, nous sortons entre femmes ce soir ~ » qui me laissa de marbre, en extérieur. Parce que intérieurement, j'étais outrée de ses paroles. Que devais-je comprendre par là ? Que je n'étais guère une femme ? « Non Akiha, qu'elle te prend pour un gosse ~ Si elle savait, heh ~ » Mais elle ne savait pas, et ne saura sans doute jamais. Les sourcils froncés, je ne répondis rien à cela, sentant le regard compatissant de mon paternel me dévisager. De toute façon, l'envie d'assister à un événement aussi ennuyeux, ne me tentait guère, je n'avais à en être vexée.

- T’aimes le sucre Kiseki ? Fais attention de ne pas te retrouver avec des obus aussi grand que ceux ta mère alors ! Hahaha !

Définitivement, même quand je broie du noir, la voix typique aux paroles grisées de mon paternel me sort directement des songes, pour que je sois d'autant plus exaspérée par la situation. Certes, j'aurais tout autant pu prendre cela à la rigolade, mais je n'étais guère d'humeur. Levant les sourcils en voulant protester, gênée surtout par la présence d'Ayame qui devait écouter cela, j'abandonnais tout essai de rattraper le coup quand ma femme répondit à ces paroles, imperturbable.

- Maaah ~ Il ne risque guère de souffrir sous le nombre d’activités physiques qu’il fait ~

J'en ris ou j'en pleure ? Rien du tout ~ Je préfère de loin poser un regard sévère sur mon fils, nullement honteux d'afficher sa nymphomanie. Car oui, c'était le terme qui pouvait le décrire avec précision, sachant qu'il eut hérité cet état d'esprit dont la sexualité prônait, de ses chères mères. Je ne me rappelais guère être aussi désinvolte à son âge ~ « Parce qu'il a deux ans en âge réel ? ~ » Silence ~ « Mais super non ! On peut super pas faire super ça à Undai ! Alors je le fais super seulement quand je peux super sortir. » Ce qui différait par contre, c'était le manque de subtilité chez mon fils. Le pire c'était sans doute que je ne savais comment prendre ses paroles. L'engueuler de son comportement dit indécent, ou laisser passer sous les rires amusés de mon paternel. Finalement, j'aurais dû lui passer un savon en vue de l'air de ma mère et surtout des gestes d'Ayame, qui suivirent la voix bruyante de notre fils. Voir mon père se faire électrocuter depuis des années, était banal -normal-, mais entendre Kiseki glapir sous une décharge, c'était tout à fait différent.

- Quel dîner plaisant, c’est un plaisir d’être avec vous, Ojou-Sama ~ 

« Quelle amitié naissante ~ Heh, ne trouves-tu pas, Akiha ? ~ » étrange que cela puisse l'être, je n'appréciais guère les airs de ma femme, s'exprimant avec la manière qui sonnait si délicatement aux oreilles d'autrui. Non, non, non, ma mère n'avait guère d'attirances pour les femmes, n'est-ce pas ? ~ Le coté frivole, je le tenais de mon paternel à coup sûr ~ Voilà des questions que je ne n'aie jamais posée avant ce jour là, et dont les réponses évidentes me semblaient de moins en moins sûres. « Tu me flattes Ayame-Chan ~ » Définitivement, je doutais ~ Était-il temps de remettre les points sur les « i » en vue de la tournure des événements ? Cela va de soi ~ Non que je puisse penser ne serait-ce qu'un instant au fait qu'Ayame puisse draguer ma mère, ni l'inverse également, mais autant décompresser avant que je n'explose dans cette ambiance ne me plaisant guère ~

- Excusez-nous un instant ~

Laissant ma voix posée recouvrir les conversations tout autant ambiguës que dépourvus de sens, je me levais d'un bond, sourire impassible aux lèvres, pris la main d'Ayame et la tirai à ma suite dans le salon, prenant soin de refermer la porte derrière nous afin que notre conversation reste confidentielle. Changeant d'expression du visage de tout au tout, ce n'était plus un sourire aimable qui se peignait sur mes traits, mais un rictus contrarié, tandis que je défiais mon épouse du regard.

- Ayame. Je suis ravie que vous vous entendez SI bien avec MA mère ~ Mais justement, c'est MA mère, me suivez-vous ? ~ Alala... Et n'électrocutez plus notre fils, je vous prie.

Les sourcils froncés, je me mis à faire les cents pas dans le salon avant de me stopper net, décidée à imposer mes décisions également, sans que personne ne vienne me contredire dans les choix. M'approchant d'Ayame, je vins littéralement me coller à elle pour mieux chatouiller ses lèvres de mon souffle chaud, tandis que je laissais ma voix résonner doucement dans la pièce.

- Par contre, si vous désirez tant aller au festival, je vous accompagnerai ~

« Tu fais ta rebelle Akiha ? ~ Heh ~ » Silence ! Ce n'était que pour marquer mes droits... Alala, pourquoi me sentais-je si désemparée ? ~ Quelle idée saugrenue de l'être, il fallait que je reprenne de la consistance, sur le champ ~ Soupirant légèrement, je finis par me saisir des lèvres de mon épouse dans un doux baiser se voulant dominant sur le moment. Me détachant de sa personne quand des bruits suggestifs vinrent de la salle à manger, je l'invitais à y revenir, maintenant que les choses étaient mises au clair ~

-Retournons-y, ils risquent de s'imaginer des choses sinon ~ Et de l'imagination, ils en ont ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mar 18 Fév - 23:53

Cette rencontre familiale n’était pas si terrible après tout, je devais l’avouer, je me plaisais dans cette simplicité ~ Moi qui avais l’habitude de côtoyer des gens de la haute société, me retrouver dans une maison familiale basculait mon quotidien ~ C’était plaisant, que ce soit le repas que je dégustais où la compagnie de la mère d’Akiha-Chan ~ Oui, cette femme me plaisait assez pour que des sourires se dressent sur mes lèvres lorsque mon regard croisait le sien ~ N’allez guère vous imaginer des choses, je la compterai dans des connaissances fructueuses, rien de plus ~ N’est-ce pas ? Huhu ~

- Excusez-nous un instant ~

Déposant mes baguettes lorsque ma main se fit saisir par mon épouse, je fronçais légèrement les sourcils sous ses faits. Quel manque de politesse de quitter ainsi la table, si elle voulait tant se rapprocher de ma personne, n’aurait-elle pas pu attendre la fin du repas ? ~ M’excusant à mon tour, je suivis mon épouse jusqu’au salon. Croisant les bras en la regardant de haut, j’étais déjà prête à lever les yeux au ciel lorsque son sourire aimable se transforma en une expression sévère. Qu’avais-je donc encore fait ? ~ La réponse ne tarda guère.

- Ayame. Je suis ravie que vous vous entendez SI bien avec MA mère ~ Mais justement, c'est MA mère, me suivez-vous ? ~ Alala... Et n'électrocutez plus notre fils, je vous prie.

Dois-je en rire ? Je ne me gênais guère de laisser un gloussement traverser mes lèvres. Sa mère donc ~ Quelle jalousie mon amour, gardant un air amusé -limite moqueur- sur les traits, je la regardais de haut en bas sous ses dires. Non mais sérieusement mon amour, crois-tu vraiment que je te remplacerais par une simple humaine ? Ce n’était pas « remplacer » le bon terme, mais plutôt « me divertir » Huhu ~ Dieu, quelle femme amusante. Laissant sa personne se rapprocher de mon corps, je passais mes mains dans son dos tout en lui envoyant un regard compatissant avant que ses lèvres ne viennent caresser les miennes avec douceur ~ Maaah, quelle femme ~

- Par contre, si vous désirez tant aller au festival, je vous accompagnerai ~

Comme je le disais, quelle femme. Enfantine qu’elle puisse être, cela faisait partie également de son charme naturel ~ Il va de soit qu’elle nous accompagnera, je ne doute guère de ce fait, après tout, je mentirais en disant que la voir en kimono ne me ferait guère d’effets ~ D’ailleurs, nous n’avons jamais assistés à une quelque sortie du genre, je me rappelle l’avoir fait plus d’une fois avec Yume-Chan, et retenter l’expérience avec mon épouse ne pouvait que m’enchanter ~ Il en allait de même pour les jumeaux, je suis sûre que ceux-ci voudront également y assister n’est-ce pas ? Ne serait-ce que pour la gourmandise de mon fils et « l’apprentissage » des nouvelles choses pour notre fille, huhu ~

Caressant son corps du mien, je déposais un doux baiser sur ses lèvres avant de descendre dans son cou alors qu’elle comptait m’arrêter afin de retourner à table sous, je cite « Retournons-y, ils risquent de s'imaginer des choses sinon ~ Et de l'imagination, ils en ont ~ » Je n’en avais que faire, qu’ils imaginent ce qu’ils veulent, moi… Moi je voulais prendre mon dessert maintenant ~ Poussant mon épouse jusqu’au fauteuil se trouvant dans la pièce, je la couchais dessus avec douceur avant de me poser sur son corps à califourchon ~ Titillant sa langue de la mienne, je laissais mes mains passer sous sa blouse pour venir caresser le tissu fin de son soutien. Quelle idée d’en porter un, j’aurais tellement aimé me saisir de ses tétons directement ~ M’y risquerais-je ? Sans nulle gêne, et ce, de mes lèvres quémandeuses de découverte sur le corps que je dominais, huhu ~ Descendant le long de sa blouse, je laissais une de mes mains se diriger vers son intimité humide et chaude alors que je me délectais de caresser sa poitrine de ma langue ~ Ne gémis guère trop fort mon cœur, ils risquent de nous entendre ~ Voilà quelque chose d’excitant, huhu ~

- Akiha-Sama aurait-elle déjà oublié ? ~ Ne me vouvoyez guère mon amour ~

Était-ce une manière de titiller ses sens de la vouvoyer à mon tour ? En vue de l’effet que cela lui faisait, je ne pouvais m’arrêter ~ Caressant sa personne de l’intérieur, je me plaisais dans ces mouvements lents tout en baisant ses lèvres avec amour. Accélérant mes gestes avec précision, je me déhanchais sous le rythme que j’eus imposé à son corps ~ Dieu, nous allions nous faire attraper si nous continuions ainsi ~ Mais comment se retenir lorsque nous-même nous voulions goûter à ces touchers en tout genre ? Il ne fallait qu’une grave restreinte pour me retenir, chose que je ne voulais. Chose qui n’arrivait guère à mon plus grand bonheur ~ Me permettant de finir ce que je faisais avec amour et sensualité, je baisais chaque partie du corps se trouvant sous le mien, allant tantôt lécher ses lèvres intimes, tantôt sa chair douce et parfumée ~ J’en jubilais, j’en devenais autant folle que sa personne, supposais-je et ce fut dans un dernier râle que j’étouffais sous mes baisers que je laissais son corps retomber dans une douce étreinte de ma part ~ J’en rougissais sans doute autant d’elle, quelle perversité de le faire ici, dans ce salon que nous avions utilisé aupartavant pour faire connaissance avec sa famille huhu ~

- Maintenant, il es temps d’y retourner, oui ~

Un dernier rire et je rhabillais son corps avec amusement avant de laisser un dernier « Allons y ~ » Traverser mes lèvres avant que je ne me saisisse des siennes et que nous retournâmes dans la salle à manger sous des regards que je ne voulais décrire, du père d’Akiha-Chan ~ Toussotant légèrement en m’excusant de notre absence, je supportais le regard rempli de sous-entendu de mon épouse avant de regarder ma fille. Fronçant les sourcils en voyant que celle-ci avait à peine touché à son assiette, je la questionnais d’une voix douce quant à son état.

- Hikari-Chan ne se sent toujours pas mieux ? ~

La réponse se fit attendre, finissant par secouer sa tête de gauche à droite, je me levais de ma place pour venir me saisir de ma chère enfant et lui proposer de se reposer ne serait-ce qu’un instant. Saisissant sa main en indiquant à mon épouse que j’allais la déposer dans le salon -quelle ironie-, je laissais un sourire pervers se peindre sur mes lèvres avant de pousser ma fille en dehors de la pièce. L’invitant à se coucher, je m’apprêtais déjà à partir lorsqu’une main sauvage me retint et que ma chère enfant, timide qu’elle puisse être me quémande de sa voix tremblante « Ayame…Okasama… Restez, je vous en supplie… » Maaah ~ Me supplier fonctionne si bien que je me résolus à accéder à sa demande ~ Prenant place sur le divan, je laissais sa tête se reposer sur mes genoux tout en caressant avec maternité sa chevelure soyeuse ~ Il ne fallut guère longtemps pour que sa respiration devienne régulière et que son corps envahisse le mien ~ Tenant limite l’une de mes jambes pour se rassurer que je ne parte pas, je me voyais complètement bloquée ~ Dieu, qu’allais-je faire à présent ? Huhu ~

Quémander Akiha-Chan sera la meilleure chose à faire, effectivement. Soupirant en essayant d’atteindre mon cellulaire se trouvant dans mon sac, c’est après quelques tentatives -sans matérialisation- que j’arrivais à avoir celui-ci et envoyai un message à mon épouse afin qu’elle me libère de cette lourde tâche qu’était de bercer notre fille. Penchant la tête en arrière lorsqu’elle arriva, je laissais un large sourire se dessiner sur mes lèvres avant de lui demander s’il n’y avait pas une chambre d’ami dans laquelle nous pourrions la poser ~

- A croire qu’Hikari-Chan n’est guère faite pour sortir d’Undai mon cœur ~

Relançais-je le sujet de Sakura Gakuen ? Nullement ~

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 19 Fév - 2:21

Les connaissances sur les traditions japonaises que je possédais étaient correctes, j'ai souvent dû faire preuve de bienséance dans ce pays pour avancer dans cette société, dans le Japon. Mais ce n'était pas pour cela que j'étais friande de tout ce qui s'y rapprochait de près ou de loin. Comme d'un coté, la technologie avancée de ce pays me fascinait et aidait grandement à l'avancée de mes recherches, les mythes des Dieux ainsi que les préparations du thé ou encore, les temples bouddhistes, c'était une toute autre affaire. Tout cela pour dire que même si j'ai défendu pieds et tête ma place aux cotés d'Ayame au festival, ce n'était que par principe de ne pas la laisser y aller seule en compagnie de ma mère, et seulement pour cela. Parce que -nous étions d'accord sur ce point là avec mon père- marcher entre les différentes échoppes proposant des thés moulés sur place, ce n'était guère intéressant. Effectivement, je l'avoue, pour une japonaise à moitié anglaise, préférer le café au thé, était bien étrange, mais on ne me refait pas ~ Quoi qu'il en soit, me voilà résolue à perdre des heures à m'émerveiller devant des liquides laxatifs en tout genre ~ Du moins, j'étais prête à afficher mon visage résolu, mais Ayame me fit soudainement changer d'humeur. De quelle manière ? ~ « Perverse, pas dans ce salon quand même. » Alala... Depuis quand mon ombre maléfique avait des principes à respecter ? ~ Comme c'est surprenant ~

- Akiha-Sama aurait-elle déjà oublié ? ~ Ne me vouvoyez guère mon amour ~ 

Couchée sur le fauteuil du salon par les soins de mon épouse, j'étouffais un gémissement de plaisir entre ses lèvres, absorbée par ce qu'elle me procurait de ses caresses divines ~ Ayame, nous ne pouvions pas, pas ici ~ Je n'étais du genre à m'offusquer de coucher devant les yeux des personnes tierces, cela ne me gênait en rien, après tout, j'avais un corps de rêve ~ Mais, je l'avouais, dans le salon de mes parents, c'était différent, l’adrénaline de me faire prendre en plein ébats avec Ayame, me prenait comme si j'étais une adolescente ~ Ce qui n'arrangeait en rien la monté ardente du désir dans mes veines ~ Bouillant sous ses mains glaciales, je me déhanchais au gré de ses mouvements, essayant tant bien que mal de retenir tout bruit pouvant sortir de mes cordes vocales, les yeux tournés vers la porte menant vers la salle à manger. Du moins, les premières secondes avant que le regard vert forêt d'Ayame ne vienne saper toute mon attention et que je m'y noie en même temps qu'elle fendit à travers mon âme pour mieux atteindre l'apogée du désir qui me régissait. Vulnérable, je l'étais dans ces moments là, à mon plus grand damne ~ Et ce, jusqu'à jouir sous la profondeur de son toucher ~ Exquis ~

- Maintenant, il est temps d’y retourner, oui ~

Les joues teinte du rosé, un sourire mi-gêné, mi-comblé flottait sur mon visage tandis que -comme par magie- tout vêtement revint sur mon corps, et que je ne vienne capturer les lèvres de ma femme en signe de remerciement pour ces quelques minutes de pure jouissance ~ Un monstre, elle était une véritable démone ~ Et j'aimais cela ~

Retournées dans la pièce où se trouvait le reste de -je peux le dire ainsi- notre famille, je me maudis sous les rires de mon alter-ego qui -au même titre que ma personne- remarqua le regard plein de sens que nous lançait mon paternel. Évidemment qu'il devinait, ou du moins, imaginait des scènes étranges entre les corps de deux femmes aux courbes alléchantes. Alala... Je ne tenais sans doute pas de lui, n'est-ce pas ? ~ Faux espoir ~ Me raclant la gorge tandis qu'Ayame -imperturbable- jouait son rôle d'invité à la perfection, je me rassis à ma place, lançant un regard inquiet à Hikari quand ma femme eut prise la parole.

- Hikari-Chan ne se sent toujours pas mieux ? ~ 

Les sourcils froncés, je constatais effectivement qu'elle semblait malade. L'avion en serait encore la cause ? « Pff, quel gosse ennuyant, faible. » Silence Akiha, me voilà de bonne humeur, je n'avais guère besoin des remarques de mon ombre pour l'assombrir. Laissant Ayame s'occuper de notre fille -adorable que je pouvais trouver ce geste-, je me concentrais sur le reste de la famille quand ma femme sortit de la pièce. Je n'avais à m'en faire, Hikari devait sans doute se reposer un petit instant, il était vrai qu'elle n'eut le temps de souffler un peu après le voyage, du repos lui fera sans doute le plus grand bien. « Hahaha, à croire que la cuisine de ta mère est aussi toxique que la tienne ma chérie ! Hahaha » Vexée au même titre que ma génitrice sous les paroles de l'homme de la maison, je ne m'étonnais même pas quand ma mère lui répondit du tact au tact, qu'il n'a qu'à manger des frites si cela ne lui convenait pas, et ce pour le restant de sa vie. Il va de soi qu'après cela, il s'excusa sous les rires généraux de l'assemblée, tout peiné de la pire punition pouvant advenir aux yeux d'un homme aimant manger.

- Papy m'a super promis de m'apprendre à super jouer au super base-ball !

Vraiment ? ~ Lançant un sourire attendrissant à mon fils, je fus contente qu'il s'entende si bien avec ses grands-parents. Que ce soit avec son grand-père qui pourrait limite devenir son ami, ou sa grand-mère qui le gavait des bonbons pour le féliciter d'avoir manger tout ce qu'il y avait dans son assiette. Un vrai tableau de famille ~ Je ne pouvais qu'être heureuse que malgré l'étrangeté de la naissance des jumeaux, mes parents les acceptent, au même titre qu'Ayame en fait, sachant que son coté purement japonais plaisait énormément à ma mère qui eut peur -il y a de là, longtemps- que je me marie avec un anglais aussi spécial que mon père. Conversant tranquillement avec le petit monde, je me demandais tout de même ce qui prenait tant de temps à Ayame pour revenir, et la réponse arriva quelques secondes plus tard sous forme de mon portable qui vibra, signalant que j'eus un message. Interloquée en découvrant qu'il venait de ma femme, je m'excusais auprès des gens avant d'aller dans le salon, où se trouvait ma femme avec notre fille dans les bras.

- A croire qu’Hikari-Chan n’est guère faite pour sortir d’Undai mon cœur ~ 

Devrais-je supposer une quelconque approche mesquine de sa part après ses paroles ? ~ Je n'en ferai rien, préférant de loin s'occuper de notre fille, visiblement malade. Pauvre chaton, promis qu'au retour, je lui administrerais un sédatif pour que le voyage en avion ne l'affecte pas autant. C'était tout de même étrange, sachant que son frère se portait parfaitement bien à coté. Roulant des yeux, j'indiquais à Ayame l'étage supérieur d'une voix posée, terriblement calme ~

- Vous... Tu peux l’emmener dans mon ancienne chambre, elle y sera au calme ~

Si elle désirait tant que je la tutoie, qu'il en soit ainsi  ~ Ouvrant le pas vers l'étage supérieur, je ne tardais guère de pénétrer dans la première chambre du couloir. Pièce qui n'eut guère changée depuis mon départ à Undai. Quelle nostalgie ~ Tout était à sa place, les livres, les photographies, les différentes découpes des magazines, les gadgets en tout genre, les trucs de filles... Définitivement, je me croirais retourner à l'adolescence rien qu'en passant le seuil du lieu ~ En même temps, je n'eus le temps de vider la pièce, et ce ne seraient pas mes parents -voyant leur fille comme un enfant encore à ce jour- qui allaient raser ce vestige du passé. N'y faisant pas plus attention, je retirais les couvertures du lit -une personne- pour qu'Ayame puisse y installer Hikari. Ceci fait, je déposais un doux baiser sur le front de notre enfant, avant de me redresser, sourire aux lèvres, pour mieux saisir la taille de ma femme, l'attirer vers ma personne, et l'embrasser délicatement.

- Quelle idée saugrenue de coucher sur le sofa de ses beaux-parents, Ayame ~ Je vous croyais plus stressée que cela ~

Riant légèrement à ce constat des plus... impressionnant, je me détachais de sa personne en entendant mon fils crier du bas des escaliers, pour dire qu'il allait jouer dans le jardin avec papy -appellation à laquelle il s'y faisait facilement d'ailleurs- pendant que la maîtresse de maison rangeait tout avant de se préparer pour le festival du thé. Sortant de la chambre -dans le couloir- j'intimais à mon fils de monter à l'étage pour qu'il mette quelque chose d'autre sur lui afin de ne pas salir ses beaux vêtements tous neufs qu'il n'a mis qu'une fois. Râleur qu'il puisse l'être, il monta tout de même, impatient que je lui dégote quelque chose avant de pouvoir aller jouer. Devrais-je le dire ? J'avais des larges t-shirt de garçon dans un de mes tiroirs, assez grandes pour que Kiseki se sente confortablement dedans. Pourquoi j'étais en possession d'un tel tissu ? Avant -bien avant- j'aimais dormir commodément, et il n'y avait rien de mieux qu'un t-shirt trois fois ma taille ~ C'était avant, à présent, je me plaisais dans la nudité ~ « Tiens mon chéri ~ »

- Hé, supers mamans, y a super Hikari qui va super mal là !

Oui, mon chaton, elle se sent un peu nauséeuse suite au vol ~ Prête déjà à le faire taire pour ne pas réveiller sa sœur, je stoppais toute action répressive à son égard en jetant un regard sur Hikari. Et effectivement, elle avait l'air plus que mal. Soudainement inquiète, je m'approchais de son petit corps tout frêle et fiévreux. Non, définitivement, ce n'était pas normal. Mais un Undai'en ne tombait jamais malade, j'étais bien placée pour le dire... Alors pourquoi sentais-je une perturbation sous la paume ? Inquiétude dans la voix, j’interpellais ma chère épouse pour qu'elle m'éclaire peut-être sur la question.

- Ayame... Quelque chose ne va pas…

« Arrête de faire ta parano, elle a rien, un peu de fièvre ça arrive, Akiha. » Certes, mais... aussi soudainement ?

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 19 Fév - 2:59

« Vous... Tu peux l’emmener dans mon ancienne chambre, elle y sera au calme ~ » Son ancienne chambre donc ? Voilà une bonne raison pour visiter celle-ci ~ Gloussant à cette pensée, je me saisis de ma fille à bras le corps pour venir la conduire jusqu’au premier étage. La portant sans encombre, nous entrâmes dans la première chambre se trouvant sur le palier. Pénétrant la chambre, je m’arrêtais un court instant sur le pas de la porte pour que mon regard examine cet endroit ~ Une chambre typique d’étudiante, des images, des couleurs, des livres… Quel était donc cet objet suggestif ? Huhu ~ Je ne m’y arrêtais guère, préférant mettre ma fille dans son lit premièrement avant de faire quoi que ce soit d’autre. Laissant l’enfant contre un matelas semblant moelleux, je me permis de partir à la découverte de ladite pièce ~

- Quelle idée saugrenue de coucher sur le sofa de ses beaux-parents, Ayame ~ Je vous croyais plus stressée que cela ~

Du moins c’est ce que je voulus, mais les lèvres de mon épouse me rattrapèrent bien assez vite pour que je ne m’égare dans des explorations farfelues ~ Me collant à son corps dans une douce étreinte sensuelle, je m’en détachais à contrecœur lorsque notre fils hurla du rez-de-chaussée que celui-ci partait pour jouer dans le jardin. Dans ses habits ? Hors de question. Étrangement du même avis qu’Akiha-Chan, c’est certes avec soulagement que je la vis tendre un autre habit à notre fils, mais c’est également avec une pointe d’étonnement que je remarquais ce dit vêtement… Quel look ~ Portait-elle ça à l’âge de quinze ans ? Avait-elle également un appareil dentaire ? De l’acné et des points noirs énormes sur le nez ? Huhu ~ Je délire ~ Élargissant mon sourire sous ces pensées tandis que mon épouse habilla notre fils, je me permis d’ouvrir le premier tiroir se trouvant à portée de main ~ Bingo, puis-je dire. Regardant un peu les sous-vêtements s’y trouvant, c’est avec une pointe d’amusement que je tombais sur de la lingerie… peu sexy, mais assez intéressante ~ Des culottes blanches, c’est sexy, mais celles avec des chatons dessus, ça l’est beaucoup moins ~ Était-ce de là que venait son expression ? Un souvenir d’adolescence donc ~

- Hé, supers mamans, y a super Hikari qui va super mal là !

Nous le savions déjà mon chéri ~ Continuant mes recherches pour m’étendre vers les tiroirs se trouvant en-dessous du premier ouvert, je me plaisais à sortir les quelques vêtements qui tombèrent dans ma paume ~ Que des couleurs, cela n’a guère changé bien que je préférais ses tenues sexy d’aujourd’hui, des joggings confortables d’avant ~ Maaah, elle avait tout de même un style… Sans doute lui étant propre ~ Serait-ce son côté anglais qui l’eut poussé à mettre une telle chose ? Dieu, j’en palissais en la voyant dans cette tenue et qu’était-ce donc cette…

- Ayame... Quelque chose ne va pas…

Me retournant sous le ton de voix alarmant de mon épouse, je fronçais les sourcils en me rapprochant de sa personne et de notre fille étendue sur le lit. M’accroupissant à la hauteur de celle-ci, je posais ma paume sur son front avant de… pâlir ~ Littéralement. Était-ce sa température -étrangement haute- qui me mit dans un tel état ? Non, mais plutôt le déluge de sang qu’elle venait de remettre. Sur ma personne, sur ma robe. Entrouvrant les lèvres sous l’étonnement, je me ravisais rapidement avant de péter un câble quant à l’état de mon magnifique habillage. Criant à Kiseki de me trouver un récipient pour sa sœur, je n’eus d’autre choix que de le faire moi-même sous l’air perdu de mon fils. Sentant l’énervement monter d’un cran dans mon humeur festive, j’attrapais la première chose pouvant contenir ce que ma fille régurgitait avant de matérialiser mon cellulaire -à l’abri des regards des parents de mon épouse- et composer le numéro de Kaito. Pourquoi cet homme ? Car nous étions à Tokyo, sa compagnie se trouvait à une dizaine de minutes d’ici et de plus elle avait le privilège de disposer d’un moyen de transport bien pratique pour ma personne. Attendant que mon cher collègue réponde, je ne fis que lui demander de venir me rejoindre avec son jouet afin que je puisse me téléporter dedans jusqu'à Undai. Quelques mots suffirent, je n’allais guère lui raconter ma vie non plus. Un ordre demandé, celui-ci se fera exécuter d’ici peu. Me promettant qu’il sera là dans une vingtaine de minutes, je demandais à Akiha-Chan de redresser notre enfant afin que je puisse la porter. C’était une catastrophe… monumentale. Que se passait-il donc ?

L’ayant dans mes bras, je pouvais sentir ses battements de cœur s'accélérer à en perdre le rebours tandis que les effluves se sont arrêtés. Mais sa température ne cessait de croître. Des tremblements rejoignirent le tout, son teint pâle n’était de bon augure. Je ne pouvais rester ainsi sans rien faire, il fallait que je rentre à Undai, et ce, au plus vite. Prendre l’avion serait une perte de temps, me téléporter d’ici en cinq secondes soulèverait trop de soupçons, je ne pouvais qu’attendre le président d’Access Company. Rejoignant le rez-de-chaussée tout en affichant un visage fermé quant à la panique grandissant dans cette demeure typiquement japonaise, je m’excusais auprès des parents d’un regard avant de sortir de la maison lorsque des bruits suggestifs m’annoncèrent l’arrivée d’une certaine personne.

Me retournant vers Akiha-Chan, je déposais mes lèvres sur les siennes avant de lui demander dans un murmure « Rentres-tu avec moi ? Je la conduis directement au laboratoire. ». La meilleure des choses serait qu’elle reste avec ses parents pour que je puisse pleinement comprendre l’état de détérioration de ce sujet scientifique, mais la connaissant, elle ne laisserait son enfant sans elle, bien que je m’en occupe. Baissant la tête lorsque l’hélicoptère se posa au plein milieu de la rue résidentielle, je ne perdis guère un instant pour rentrer dans l’avion.

Tenant toujours Hikari-Chan dans mes bras, j’expliquais rapidement ce qu’il en était de sa personne à Kaito-Kun se trouvant à bord également. Bien, attendrais-je encore un instant pour que ma femme nous rejoigne ou pouvons-nous décoller pour que je puisse parfaitement me téléporter à Undai ? Nous n’avions guère de temps.

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 19 Fév - 16:10

Il m'arrivait rarement de perdre mes moyens devant un cas clinique quel qu'il soit. Dans le métier que j'exerçais avant de devenir pleinement chercheur, il était primordial de ne pas perdre son sang-froid, au risque de tuer son patient sous une mauvaise manipulation. C'était une règle d'or, à respecter à tout prix. Ce n'était guère pour rien qu'un médecin n'avait le droit de soigner un de ses proches, devant le délaisser aux mains d'un de ses collègues. Là, dans mon ancienne chambre d'enfance, je vivais pleinement cette réalité, prise au dépourvu par l'état de Hikari. Ce n'était pas normal. Était la seule affirmation qui se répétait dans mon esprit embrumé par la panique. « Intéressant ~ Il est temps de mettre notre blouse blanche, Akiha ~ » Non, je n'allais en aucun cas expérimenter sur mon propre enfant pour découvrir le fond du problème qui la régissait. Même si mon ombre ambitieuse et avide du savoir, était prête à disséquer l'enfant sans moindre pitié, afin de constater de ses propres yeux pourquoi la matérialisation ne fonctionnait pas comme cela se devrait d'être le cas. En soit, Hikari ne pouvait tomber malade, pourtant, quelque chose ne tournait pas rond. Lançant un regard catastrophé à mon fils pour m'assurer qu'il n'était pas victime d'un mal inconnu, je soupirais de soulagement en voyant qu'il était plutôt dans le même état de choc que ma personne.

Reportant mon attention sur Ayame, je blanchis instantanément quand Hikari s'est mise à remettre des litres de sang, preuve que son état était plus que critique. Bon sang... Quelle mauvaise idée que de se voir tétanisée dans un moment aussi important. Reprenant mes esprits -déconcertée cela dit- je vins à la rescousse de ma femme couverte de sang, afin de soulever avec précaution notre enfant. Interrogeant Ayame du regard pour qu'elle m'explique la raison pour laquelle notre enfant était dans un tel état malgré la présence de matérialisation dans son corps, je me heurtais à un mur de froideur. N'en avait-elle aucune idée ? Mes mains trembleraient-elles sous ce constat horrible ? ~ Ne montrant rien de la panique générale dont l'emprise sur mon corps fut totale, j'essayais tant bien que mal de retenir le sang s'échappant à flot de Hikari tandis qu'Ayame passait un appel express pour qu'on puisse quitter les lieux au plus vite. Il fallait que nous retournions à Undai, afin d'avoir les conditions maximales de travail, sans la gêne de pouvoir oui ou non, user de la matérialisation.

Après que ma femme eut prit notre fille dans ses bras pour l'amener en bas, en attendant la venue de l'hélicoptère de Access Company, je lui emboîtais le pas, accompagnée de Kiseki, complètement terrifié par la situation. Croisant le chemin de mes parents tout aussi pris au dépourvu, je n'arrivais même pas à leur parler, tellement j'étais dans un état second, pressée par le besoin de sauver ma fille, les traits tirés par l'inquiétude et un semblant de peur. « Rentres-tu avec moi ? Je la conduis directement au laboratoire. » C'était la meilleure démarche à effectuer. Ne perdant guère plus de temps -temps que nous n'avions pas- je me détournais de sa silhouette déjà engagée dans la rue, et fis face à mes parents, perdus par l'urgence du moment. Inspirant un grand coup pour me donner de la contenance, je m'approchais d'eux, plaquant sur mon visage un faux sourire joyeux, et déposais chacune de mes mains sur leurs visages. « Je suis désolée... » Mais je ne pouvais faire autrement qu'utiliser mon pouvoir pour effacer cet instant insensé de leurs esprits, sachant que je ne pourrais leur expliquer véritablement ce qui se passait. Les yeux teints de couleurs différentes, une voix calme et claire, je prononçais quelques paroles qu'ils retiendraient de cette journée.

- Maman, papa, nous étions ravis d'être venus chez vous, nous avions passé un merveilleux dîner en famille ~ Mais à présent, nous sommes obligés de partir pour régler les derniers détails pour la construction de notre maison, afin que vous puissiez nous y rendre visite au plus vite, pour un autre de ces dîners que nous adorons tous ~

« Maman... » Détournant le regard de mes parents pris encore dans la transe, je posais ce dernier sur mon fils, ne sachant où se mettre. Le rassurant d'un sourire maternel, je lui demandais de rejoindre sa sœur dans l’hélicoptère, en lui disant bien qu'il n'avait à s'inquiéter pour ses grands-parents. Un dernier au revoir au couple de la maison, et je sortis dans la rue à mon tour, cachant les yeux de mon bras sous les rafales de vent créés par les hélices de l'engin volant posé illico sur le bitume. Pénétrant dans l'habitacle sans attendre, je saluais Kaito d'un hochement de tête avant de reporter toute mon attention sur Ayame et Hikari, toujours terriblement instable.

- J'ai tout arrangé, allons y.

Dernières parole tandis que nous décollâmes, se retrouvant rapidement dans les airs, et qu'un instant plus tard, nous nous retrouvâmes à Undai, dans le laboratoire de mon épouse. Rapide et efficace. Mais suffisamment pour sauver Hikari ? Je ne le savais pas, mais je l'espérais de tout cœur. Laissant Ayame installer la jeune fille malade, sans la déranger plus que de raison, je m'occupais d'éloigner Kiseki de la scène où sa sœur risquait de mourir à cause de quelque chose qui échappait à l'entendement de l'assemblée. Était-ce dû au fait qu'elle ne soit pas née normalement ? Si c'est cela, je devais à tout prix faire des tests sur mon fils également. Demandant à Kiseki de s'asseoir sur un siège, tournant ce dernier de manière à ce qu'il ne puisse guère voir ce qui se déroulait sur la table d'opération dans son dos, je lui imposais le calme avant de retourner vers Ayame, l'air soucieux sur les traits.

- Pourquoi la matérialisation n'agit pas ? Ce genre de cas n'arrive jamais... Ayame, serait-il possible que leurs corps réagissent autrement à la matérialisation ?

« Découvrons-le ~ » Un scientifique se pose beaucoup de questions, surtout sur un sujet improbable, et la manière qu'il utilise pour y répondre, c'est explorer ce dit sujet. Mais je ne me résolvais guère à laisser ma place à l'ombre -excitée comme un enfant à Noël- voulant définitivement couper dans le corps fragile couché sur la table en inox. Devrais-je lui laisser ma place pour plus d'efficacité, ou désespérer en attendant que mon épouse trouve la solution ? J'hésitais. Notablement. L'inquiétude me rongeait de l'intérieur ~

- Ayame... Désirez-vous que je fasse quelque chose ?

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 19 Fév - 17:38

Incompréhensible. Ce mot expliquait la scène que je vivais à cet instant précis. La matérialisation devait faire en sorte que toute maladie n’évolue pas, que toutes personnes pourvues de cette magie ne tombent guère malades… Je ne parle pas d’un petit rhume, mais d’un cas assez gros pour que vous en vomissiez du sang. Comme à cet instant, ma fille. Perplexe quant à son état, je ne perdis guère mon sang-froid en arrivant à Undai pour la conduire dans les laboratoires. Deux sauts et voilà que je la couchais déjà sur la table en inox… Que pouvait-il bien se passer ? Je n’avais de réponses concrètes, que des suppositions.

La première était une expérience ratée, que la durée de vie de cet être conçu scientifiquement n’était guère aboutie, qu’elle n’irait jusqu’à l’expérience de vie d’un humain normal. Mais même cela se fit vite écarter de mon esprit en même temps que mes yeux se posèrent sur Kiseki… Si sa sœur défaillait à vue d’œil, lui devait subir cela depuis bien longtemps ? N’avait-il pas été le premier à sortir de son bocal ? Justement, cette hypothèse était donc à écarter.

La deuxième chevauchait la première quant aux erreurs de mon cher frère. L’enfant que j’avais sous les yeux n’était guère fonctionnel… Depuis le début, n’avait-elle pas eu besoin de plus de « soutien » que Kiseki ? Son corps avait évolué plus lentement, bien que les raccords cérébraux eurent été parfaits, sa motricité peut être défaillante à faible dose pour qu’elle ne se fasse entrapercevoir par mes yeux scrutateurs. Mais même cela, je ne pouvais l’admettre… Hikari était faible, c’était un fait, mais lorsque je parlais de faiblesse, c’était au niveau sentimental et non physique.

La troisième, et donc la dernière lançait une hypothèse quant à la matérialisation… Serait-il possible que ces enfants ne sachent vivre sans elle ? Non, nous voulions des humains et non des pantins conçus de matérialisation de A à Z. M’aurait-on trompé ? Je m’énervais graduellement sous cette idée. C’était inacceptable… Mais une fois de plus, Kiseki n’avait l’air d’être touché par cela… Devrais-je prendre en compte l’option deux pour comprendre complètement ce qu’il se passait ? Ce n’était guère sous des pensées que j’arrangerais quoi que ce soit. C’est donc après une seconde de réflexion que je me bougeais.

Attrapant les perfusions afin de les relier à ma fille, j’agissais avec précaution tout en plaçant des pochettes de diverses composants près de sa personne… Soigner un corps dont on ne connaît la maladie était des plus détestables… Mais je n’avais le temps de me morfondre sur mon compte, essayons ce que nous pouvons. Allant chercher son pouls pour voir si ressourcer son corps servait à quelque chose, j’attendis de voir une petite minute avant que la voix d’Akiha-Chan ne vienne me déranger.

- Pourquoi la matérialisation n'agit pas ? Ce genre de cas n'arrive jamais... Ayame, serait-il possible que leurs corps réagissent autrement à la matérialisation ?

Je ne savais lui répondre et mon silence était une torture pour sa personne, je le savais. Je ne pouvais pas ouvrir le corps d’Hikari sous les yeux de son frère ou même en compagnie de mon épouse. Dieu, qu’ils sortent. Tous. Le corps de ma fille n’avait l’air d’aller mieux… Ses tremblements reprirent en même temps qu’une giclée de sang traversa ses lèvres et qu’Akiha-Chan revienne vers ma personne pour me proposer son aide. « Ayame... Désirez-vous que je fasse quelque chose ? » Que tu partes. Mais une fois de plus, je me tus tout en me creusant l’esprit quant à une solution… Son flux de matérialisation. Posant deux doigts sur sa jugulaire, j’essayais d’intercepter son flux… faible, limite inexistant. Elle avait beau être en seconde, il était étrange qu’elle n’ait guère plus de pouvoir. Fronçant les sourcils tout en essayant de retracer la source de son pouvoir, je me figeais sur une source vide…

- Serait-il possible que…

Effroyable. Agissant en moins de deux secondes, je créais un cocon de matérialisation autour de mon enfant. Laissant mon pouvoir traverser son corps sou un cri de douleur de sa part… Je n’avais guère le choix. Jurant contre moi-même sous ce que je venais de découvrir, je stabilisais mon propre pouvoir pour que celui-ci ne vienne écraser le corps de l’enfant. Il ne manquerait plus que je la tue moi-même et cela serait le comble. Soupirant en regardant l’état de ma robe, c’est dans un mouvement d’énervement que je la retirais avant d’enfiler l’une des blouses blanches se trouvant dans mon laboratoire. Me retrouvant en sous-vêtement -tenue de chercheur sexy-, je laissais ma main sur le cocon afin que les effluves restent constantes.

- Cela ne t’enchantera guère, Akiha. Convoque Keitaro tout de suite.

Et pourquoi tant d’empressement ? Car j’allais le tuer. Détachant ma paume du nid dans lequel ma fille était préservée, je m’approchais de Kiseki pour venir poser ma main sur son abdomen. Sa jauge ne montrait rien d’anormal… Serait-ce parce qu’il avait l’habitude de sortir en dehors d’Undai ? C’est comme lorsque nous changeons d’oxygène, il faut un temps pour s’y adapter, chose que Kiseki expérimenta à faible dose tandis qu’Hikari… L’apesanteur aurait joué son rôle dans son état également ? La pollution ? Je ne savais où donner de la tête, mais je sais au moins une chose.

- Elle se vide en quittant Undai, bien trop vite pour que son corps ne le supporte.

Mais perdre son pouvoir était une chose coutume à Undai, mais justement, nous parlions d’Undai, de cet endroit gorgeant de matérialisation. Même si la jauge d’une personne est vide, son corps continue à recevoir certaines émanations de pouvoir. Je ne parle guère d’utilisation, mais de réception. Voyez vos têtes si d’un coup, on vous pompait toute l’eau circulant dans votre corps, le résultat s’y rapprochait. Desséchée.

- Du moins, je le suppose… Nous verrons comment son état évolue, sortez d’ici.

Mes paroles se voulaient rassurantes, mais je ne pouvais les garder à côté de ma personne. Je devais travailler, expérimenter pour savoir si mes fondements étaient justes… Izanagi… Que m’as-tu donc caché ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 19 Fév - 20:47

Aucune réponse ne vint pour répondre à ma question, ce qui ne diminuait en rien la nervosité qui régissait mon être tout entier. Incapable de plaider ma cause auprès d'Ayame pour lui expliquer que je saurais m'occuper d'expérimenter sur son cas -ce qui était faux sauf si je donnais ma place à mon ombre- je restais sur place, penaude à me tordre d'inquiétude sans pouvoir détacher les yeux du corps agonisant d'Hikari. C'était affreux. Voir son propre enfant mourir sous ses yeux, était la pire des choses qui pouvait arriver à une mère, insupportable. D'autant plus qu'au lieu de la fixer inactive, j'étais en mesure de lui venir en aide, d'une manière ou d'une autre. Si seulement les souvenirs macabres d'un passé -pas si lointain que cela- n'assaillaient pas mon esprit rationnel de tout part. « Laisse-moi sortir dans ce cas, je me ferai le plaisir de dépister toute anomalie dans ce cobaye ~ » Non, définitivement non. Je ne pouvais laisser mon alter-ego s'occuper du cas de ma fille, de peur qu'elle la laisse mourir si cela serait nécessaire à la découverte de cette dite maladie soudainement apparue de nulle part dans un être pourvu de matérialisation. Mais que faire alors ? Abandonner mon enfant aux mains d'Ayame sans lui venir en aide ? Cela semblait indécent pour celle que j'étais.

- Serait-il possible que…

Que... ? Sursautant quand Hikari échappa un cri de douleur quant aux soins en urgence d'Ayame qui l'enferma dans une sorte de bulle de matérialisation, je m'approchais de la table d'opération, quémandeuse des réponses tandis que dans mon esprit, les solutions tournaient à cent à l'heure. Au même titre que les possibles causes de son état. Cela devait être dû au fait que ces jumeaux n'étaient nés normalement, il n'y avait aucune autre possibilité, vu qu'un tel cas n'est jamais apparu avec un humain normal intégrant l'Académie Undai. Cependant, la matérialisation était sensée être absolue et éradiquer tout problème physique d'un humain, n'est-ce pas ? Alors pourquoi... ? « Le flux de matérialisation du sujet est faible, voilà le pourquoi du comment du cocon de matérialisation. » Certes... C'est un fait, mais... Voulait-ce dire que sans matérialisation ces enfants mourront ?! Impossible ~ Sauf que pour un scientifique, rien n'était impossible, même s'il s'agissait de la matérialisation. Et puis, Kiseki allait bien... Pâle comme la mort, tétanisée par cette probabilité devenant de plus en plus valable, je frissonnais sous le ton froid de mon épouse quand elle s'exprima entre deux manœuvres.

- Cela ne t’enchantera guère, Akiha. Convoque Keitaro tout de suite.

Je m'en doutais, et ces craintes rejoignirent les suppositions de mon épouse. Mais si Keitaro avait quelque chose à voir là-dedans, il pourrait peut-être également sauver Hikari. C'était une possibilité qui -effectivement- ne m'enchantait guère. Sur les nerfs, je suivis Ayame des yeux quand elle s'approcha de notre fils pour l'examiner rapidement. Il allait bien, c'était déjà un soulagement. Mais alors, qu'était le véritable souci, et pourquoi il ne touchait qu'un seul des jumeaux ? Voilà quelque chose qui donnait matière à réflexion, thèse à laquelle je penserais dès que Hikari sera sortie de son état.

- Elle se vide en quittant Undai, bien trop vite pour que son corps ne le supporte.

Je pourrais hurler à ce constat dit sans moindre pitié, si ma gorge n'était pas serrée d'effroi, tandis qu'une seule et unique parole tournait en boucle dans mon esprit. Pourquoi ? C'était complètement insensé. Définitivement, je n'en pouvais plus, j'allais exploser dans les secondes à venir. D'ailleurs, j'étais déjà prête à trouver l'homme qui se tenait derrière ce désastre de taille. Si aujourd'hui, je perds mon enfant, il payera de sa vie, qu'il soit le frère d'Ayame ou non.

- Du moins, je le suppose… Nous verrons comment son état évolue, sortez d’ici.

Je n'avais que faire que cela ne soit qu'une supposition ou la vérité, les faits étaient là, et ils accusaient tous une seule personne. Un homme que je comptais réduire en cendres juste après lui avoir extirpé de force toutes les informations que je voulais. Hors de moi, je ne répondis même pas aux ordres d'Ayame, le regard rivé sur Hikari, essayant de desceller fiévreusement ne serait-ce qu'une once d'amélioration pouvant la traverser. « Cela reste intriguant ~ » Savoir qu'expérimenter sur son corps nous apporterait des réponses à des questions inexistantes il y a de là quelques minutes, ne me convainquait guère de me lancer dedans, telle une folle scientifique n'ayant rien à faire de celui qui était son patient. Et j'avais -étrangement- l'impression que si je ne me trouvais pas dans la pièce, Ayame ne se gênerait en rien de procéder à des examens poussés en ouvrant notre fille sans moindre scrupule. Cela non plus, je ne lui en donnerais le droit, si nous pouvions éviter de la charcuter, nous l'éviterons.

- Hikari ne va pas mourir hein ?! Je ne veux pas qu'elle meure !

Relevant brusquement la tête de la contemplation de ma fille, j'arrêtais mon fils dans sa précipitation avant qu'il ne vienne perturber le flux de matérialisation soutenu par ma femme. Croisant le regard profond d'Ayame, en tenant mon fils fermement par le bras, je me détournais de sa personne quelques secondes plus tard en tirant l'enfant vers la sortie, ne prenant en compte ses protestations. Et juste avant de quitter la pièce, je fis sortir mon ombre, la laissant en compagnie d'Ayame pour qu'elle surveille à ma place, notre fille. On pourrait dire que ce n'était guère un choix judicieux, que de laisser cette chose maléfique dans le laboratoire de mon épouse, mais il ne faut pas se méprendre, mes ordres étaient clairs. Elle n'avait que le droit de regarder.

- Cela suffit Kiseki ! Ta sœur va s'en sortir. N'oublies pas que tes mères sont des super scientifiques ~

Rassurant mon fils d'une voix calme, je le fis rentrer dans mon laboratoire, où je lui demandais de prendre place dans un siège, pendant que je prélève quelques cellules de son corps. Rien que pour faire des analyses que je comparerais par la suite avec celles de Hikari... Quand elle ira mieux. Usant de tout mon self-control pour ne pas perdre pieds, je sortis mon portable afin d'appeler une personne que je me promettais de juger digne de vivre ou pas, selon ce qu'il me dirait. Premier appel, aucune réponse, je lui laissais un message en lui demandant de me rappeler. Et en attendant, je m'occupais de mon fils. Quelques minutes plus tard, je décrochais mon cellulaire sous un « Maaah, quelle charmante attention de prendre de mes nouvelles, Akiha ~ Que dési... »

- Garde tes « maaah » pour toi. Hikari va mal. La question est, pourquoi ? Tu es censé le savoir non ?

Furieuse ? ~ Je l'étais cela va de soi. Je n'avais guère le temps de plaisanter ou passer mes amitiés à cet homme. Je désirais savoir ce que lui, savait sans doute. Et quel ne fut mon énervement quand il fit son ignorant, prétendant ne pas comprendre de quoi je parlais, jusqu'à ce que je lui explique en détail ce qui s'est passé et dans quel état se trouvait ma fille à présent. Et ce qui suivi mes explications, ne me rassura nullement, vu que ce fut le silence qui régnait à l'autre bout du fil. Perdant patience sous le regard bleuté de mon fils, j'ai... explosé ~ Littéralement.

- Les jumeaux devaient être normaux ! Pourquoi dépendent-ils de la matérialisation ?! Tu... Keitaro ! Parle ! Je te promets que je t'étriperai vif si tu ne me dis pas ce qui se passe !

Brisant limite le portable sous la poigne de fer que j’exerçais dessus en imaginant que c'était la tête de ce maudit Eimin, je faisais les cents pas dans le labo tandis que de l'autre coté, l'homme peu pressé, ne faisait que soupirer avant de finalement s'exprimer, comme si de rien était. « Maaah ~ Les jumeaux comme tu le dis si bien, n'étaient pas nés pour toi, Akiha. Le but de leur existence se résumait à effectuer les ordres d'Ayame-Chan ~ Le processus fut bouleversé dès le début, rien qu'avec la durée de leur création, il est normal qu'il y ait des complications suite à cela. » Essayait-il de me faire rire en prétendant que ce n'était en rien de sa faute ?! Si c'était le cas, j'avais un sens d'humour peu développé sur la question. Tellement que je hurlais contre lui en demandant plus ample définition du fait qu'il me dise aussi ouvertement que mes enfants n'étaient que des expériences, nés pour devenir des pantins sans sentiments. Je ne l'acceptais pas ! « ... écoute Akiha, ils sont parfaits pour les aspirations d'Ayame-Chan. Si Hikari-Chan meure, c'est uniquement car elle n'a plus d'apport en matérialisation dans son corps, c'est également le cas pour Kiseki-Kun. Ce sont des expériences, des prototypes, ce qui veut dire que des failles peuvent se présenter tôt ou tard. Da... » Écrasant le portable dans ma main, je le balançais contre un mur, sous la rage de ses paroles. Ordure ! Hurlant de rage dans tout la laboratoire, j'explosais -malencontreusement- toutes fioles et bocaux qui se trouvaient sur mon chemin, et ce jusqu'à croiser le regard de Kiseki, complètement apeuré par mes excès de colère. Fermant les yeux en essayant de me calmer, je finis par reprendre contenance, et glisser quelques mots rassurants aux oreilles de mon fils, que j'ai convainc -en utilisant mon pouvoir certes- de retourner dans sa chambre, que tout irait bien pour Hikari et que je l’appellerais dès qu'elle se réveillera pour qu'il puisse être le premier à la voir en forme. Laissant donc Kiseki se diriger vers les dortoirs, c'est d'un pas pressé et d'une humeur plus que colérique que je rentrais dans le laboratoire d'Ayame, faisant directement disparaître mon ombre au fond de mon esprit.

- Ce perfide renard de Keitaro ! Il savait que cela risquait d'arriver, Ayame ! Nos enfants... Leurs corps se détériorent sans matérialisation ! Ils...

Après la colère advient la tristesse, comme on le dit si bien. Et savoir que mes enfants n'auront plus jamais une vie normale et dépourvus de matérialisation, leurs corps ne tiendront pas, c'était juste horrible. Et voir Hikari à moitié agonisante sur une table en inox à cause des erreurs de mains tierces, me tailladait le cœur en milles morceaux. Les larmes aux yeux -autant de colère que d'impuissance- j'étais totalement terrassée par cette nouvelle. Et encore à coté, j'étais certaine qu'il ne m'a pas tout dit. Prenant place à coté de la table en inox, je me retenais de fondre complètement en larmes, préférant plutôt solliciter l'attention de ma femme plus intelligemment.

- Hikari... Il faut la drainer en matérialisation, c'est le seul moyen pour l'instant... Ayame, elle va s'en sortir, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Rencontre parentale, stressais-je ? ~    Mer 19 Fév - 22:03

« Hikari ne va pas mourir hein ?! Je ne veux pas qu'elle meure ! » Il était possible qu’elle ne supporte pas son rétablissement, comme dans tout cas. Bien que ses chances de mortalité s'atténuaient plus les minutes passaient, nous restons toujours à un bon dix pour cent de chance qu’elle ne passe pas la nuit… Des chiffres terrifiants pour Akiha-Chan, raison pour laquelle je tus ce sujet. Soupirant lorsque la porte de mon laboratoire claqua dans mon dos, je laissais mon regard s’éterniser sur Hikari-Chan alors que l’ombre de mon épouse vint se loger dans mon dos.

« - Heh… A la place de rester sans rien faire, découpe la Ayame ~ » 

Non, pas en sachant que mon épouse gardait un œil sur ma personne, même en lui demandant de sortir, elle a trouvé un moyen de me mettre des battons dans les roues quant à mes futurs projets d’expériences. Décidément, cette femme était incontrôlable. Soupirant en baissant mes mains du cocon, je les ramenais vers mon corps afin de les croiser. Du moins jusqu’à ce que deux autres paumes -telles de la brume- ne viennent se poser contre ma poitrine afin de caresser celle-ci de long en large. « On s’ennuie Ayame ~ Juste un petit peu, prélève-lui ne serait ce, que quelque chose ~ »  Voulait-elle à ce point du sang ? Lui montrant d’un mouvement de la tête qu’il y avait le récipient dans lequel se trouvait les régurgitations de ma fille, je l’invitais à s’y amuser si elle désirait tant les effluves d’Hikari-Chan ~

- Tu n’as qu’à t’amuser là-dedans, ne me déconcentre pas.

Me dirigeant vers mon plan de travail après cette tirade, je sortis de la centrifugeuse le sang que j’eus prélevé à Hikari-Chan il y a de cela quelques jours. Mélangeant celui-ci dans des solutions tierces, je regardais l’évolution des choses. Rien, tout était si normal que cela me déstabilisait. Lançant un regard vers le laboratoire d’Akiha-Chan séparé par une vitre épaisse, je la regardais faire les cents pas avant de retourner à mes propres occupations. Il fallait que je trouve une solution, quelque chose pour arranger cela… « Tu perds ton temps, ouvre la, tu sauras tout de suite comme ça. » Faux. Ce n’est pas en l’ouvrant que je trouverai un remède, remède qui semblait inexistant d’ailleurs. Soupirant encore et encore, je finis par me résoudre à abandonner mes préparations sur le feu et pris place sur mon divan. Songeuse que je puisse l'être… Je n’étais guère rassurée de ce que je pouvais faire ou non…

Revenons au début des choses, j’eus poussé Izanagi afin qu’il accélère l’évolution de ces enfants… En était-ce la cause ? Je ne dirai pas oui, mais je ne pouvais exclure cela non plus. Par la suite, tout se déroula normalement, ils eurent intégrés Undai, commencés des activités en dehors… Faux. Seul Kiseki le fit. Serait-ce pour cela qu’il réagissait mieux que sa sœur ? Devrais-je faire en sorte que notre fille sorte également pour l’habituer à un monde sans matérialisation ? Cela était insensé. Pourquoi lui donner un tel pouvoir si finalement elle ne l’utilisait pas ? Non, je m’égarais, nous ne parlions pas de cela, il me fallait concevoir une hypothèse dans laquelle elle pourrait vivre sans matérialisation…

Chose difficilement concevable, mais après m’être torturé l’esprit, je réussis. Tant bien que mal, je dois me l’avouer, mais mes principes devaient être mis de côté pour garantir la vie de l’enfant me faisant face. Oubliant limite la présence de l’ombre, je portais mon pouce à mes lèvres avant de figurer mes pensées. Admettons que nous la sortions… plus que d’habitude afin de l’habituer à cela… Pourrait-ce marcher ? Sans doute puisque Kiseki se portait bien. C’était une chose à faire, mais à cet instant précis, nous ne pouvions rien faire. Soupirant pour la énième fois, je me relevais enfin pour venir voir l’avancée des choses quant à la convalescence de notre fille. Passant ma main sur son corps pour juger moi-même de ce qu’il se passait dedans, c’est avec une pointe de soulagement que je perçus une amélioration. Sa jauge n’était contraire au fait que je la remplisse de moi-même… Une bonne chose qui fit que le visage d’Hikari-Chan reprit déjà un peu de couleur. Aussi infime que cela puisse l’être, c’était déjà une bonne chose.

- Ce perfide renard de Keitaro ! Il savait que cela risquait d'arriver, Ayame ! Nos enfants... Leurs corps se détériorent sans matérialisation ! Ils...

Ils se meurent, je sais. Déviant mon regard de notre fille vers mon épouse, j’affichais une expression peinée lorsque son visage décomposé s’afficha. Sentant les larmes arriver à grandes échelles, je me rapprochais volontairement de sa personne pour lui apporter le réconfort qu’elle me quémandait. « Hikari... Il faut la drainer en matérialisation, c'est le seul moyen pour l'instant... Ayame, elle va s'en sortir, n'est-ce pas ? » Nous n’avions guère besoin de parler de probabilité dans ce fait, la seule chose qui importait était de rassurer Akiha-Chan selon mon avis. Affichant un sourire compatissant à son égard, je vins la caler dans une étreinte se voulant apaisante. Caressant sa douce chevelure tout en déposant mes lèvres sur son front, je la reculais légèrement de ma personne pour venir me saisir de ses lèvres avec douceur ~

- Elle s’en sortira mon cœur, j’y veille, ne t’inquiète pas ~

Caressant sa joue avec amour, je la tirais à ma suite jusqu’au divan afin qu’elle y prenne place. Je ne pouvais quitter mon laboratoire tant qu’Hikari-Chan n’allait mieux et la possibilité qu’Akiha-Chan le fasse était aussi infime qu’il était préférable de la relaxer. La gardant dans une douce étreinte, je gardais toujours un œil sur notre fille tout en murmurant des paroles consolantes à l’attention de ma femme.

Cela dura quelques heures, le temps d’un véritable changement.


C’est dans un mouvement de la part de notre fille que je me relevais pour venir analyser son état. La sortant du cocon de matérialisation, je passais ma main sur son visage tout en lui adressant un sourire maternel lorsqu’elle ouvrit les yeux. Doucement, je l’aidais à se redresser tout en détachant les intraveineuses qui la reliaient à diverses pochettes. « Hikari-Chan se sent-elle mieux ? ~ » Lui demandais-je devant son allure épuisée. Me répondant d’un simple hochement de la tête, je la pris dans mes bras afin de la faire descendre de la table d’opération… Sa matérialisation s’était régularisée, son pouls se voulait normal et rien d’étrange ne se passa dans son corps à mon plus grand soulagement.

- Kiseki-Kun sera sans doute impatient de te voir, allons y mon cœur ~

Tendant une main à mon épouse alors que je remis notre fille sur pieds, nous sortîmes de cet endroit chargé en stress depuis notre arrivée. Arrivant rapidement dans nos appartements, je laissais l’enfant prendre place dans le sofa sous son essoufflement. Quoi de plus normal après ce qu’elle avait vécu, après tout ~ Rassurée de la voir ainsi, je n’en restais pas moins haineuse envers Izanagi quant à l’échec cuisant que je faillis subir aujourd’hui. Laissant mon aimée et ma fille dans le salon, j’allais chercher Kiseki de moi-même afin de ne pas faire bouger ce petit monde.

Il ne fallut guère longtemps pour que j’arrive dans la chambre de mon fils -étrangement silencieux- et que je lui dise que sa sœur s’était enfin réveillée. Des paroles simples qui le remplirent d’une joie sans nom, son visage s’illuminant suivit rapidement de lourdes larmes ~ C’était mignon, je ne pouvais lui en vouloir, huhu ~ Tant de choses s’étaient produites aujourd’hui, tellement que j’étais presque heureuse qu’un nouveau jour se lève déjà sur Undai. Dieu, ne me refaites plus jamais vivre cela.

Tout finit bien n’est-ce pas ? ~ Pour le moment.

END

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Rencontre parentale, stressais-je ? ~

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