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 L'amitié de deux êtres posés ~ Maaah ~

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Keitaro Kageru

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MessageSujet: L'amitié de deux êtres posés ~ Maaah ~    Dim 9 Fév - 22:33

Le corps humain, l'enveloppe charnelle, l'être matériel. Il y avait tant de manières différentes de décrire ce que nous étions, ce de quoi nous étions constitués. Des mots simples pour dépeindre toute la complexité de ce que cela représentaient. Le corps étant une connexion infinie de nerfs, muscles et organes, tous dirigés par le cerveau, l'ordinateur maître de tout un chacun. Il était paradoxal de constater que finalement, nous étions créé par deux petits procédés chimiques, facilement reproductibles de manière artificielle, à ce jour. Un spermatozoïde copulant avec un ovaire, crée un bébé, un être humain fonctionnel qui grandit, devient vivant avant même de sortir de l'enveloppe maternelle qui le protège. Un miracle de l'humanité. J'étais le premier à le penser, le premier à l'innover et également, le premier à vouloir rendre l'existence de l'humain aussi complexe qu'elle l'était à son image. Pourquoi apparaître facilement pour être constitué de tant de méandres de complexité ? Il était presque obligatoire qu'une personne se sente plus importante qu'un simple accident entre deux autres personnes. De là vint l'homme artificiel, fait de procédés chimiques précis, impossible à reproduire sans des années et des années de tests. Je mentirais en disant que l'idée m'est venue du jour au lendemain, non, c'est Ayame-Chan et ses idéaux qui firent naître en moi ce même vouloir. Ma brillante sœur, épaulée par son frère aîné, formait un duo d'intellect de choc, comme je me plaisais à le dire si souvent.

Ce n'étaient pas des compliments prononcés à la légère, la preuve se résumait en une vision attendrissante de deux êtres quasi parfaits, faisant la joie de ses mères. Les jumeaux, Kiseki et Hikari, nés de la puissance de la science pure et compliquée. Deux êtres considérés comme humains, par la force des événements précédant leurs naissances. J'étais particulièrement fier du projet Kageru, qui s'établit sous une réussite fracassante. Ne serait-ce qu'un hommage pour le gène si précieux des Eimin ? Non, parler de l'immortalité de la sorte serait insultant, au même titre que le vendre à autrui pour des sommes modiques, comparé à ce que c'était. Un produit rare. Maaah ~ Il serait préférable que cette pensée ne sorte jamais de ma bouche, n'est-ce pas ? ~

Mais comme à tout miracle de la vie, il y avait un défaut. L'être humain était vulnérable et, au final, mourrait. Les jumeaux n'étaient guère complètement parfaits, même si cela ne se voyait pas à première vue. Chose que je ne comptais dévoiler à ses dits parents, elles l'apprendront bien un jour, à la mort de ces créations. Mais sachez, qu'ils auront une longue vie avant, espérais-je. Et ce, grâce à la matérialisation. Engageant nous sur ce chemin, tant que nous y sommes, pour un cheminement fluide vers les révélations. Le corps immortel des Eimin, ne l'était pas exactement. Après un certain moment, la vieillesse me rattrape, et seul un traitement incessant pourrait y remédier de manière éphémère. Une existence triste et ennuyeuse pour un homme de talent tel que moi, en réalité. C'est pourquoi, la matérialisation -si bellement inventée par ma petite sœur- est la solution à cet inconvénient de taille. Grâce à elle, mon corps reste frais, jusqu'au dernier soupir qu'il me sera donné de pousser. Quand cela adviendra-t-il ? Je le savais, je n'aimais guère rester sur des incompréhensions et des doutes, mais je ne vous le dirai pas ~

Par contre, je suis disposé à vous parler de ma vie actuelle, entre les réunions disparates et ma nouvelle vie à Undai. Je ne suis guère fier de l'avouer, mais malgré tout mon savoir sur le miracle de la matérialisation, je suis toujours un Seconde, et cela ne risque guère de changer, jusqu'à ce qu'Ayame-Chan me laisse le droit de construire une salle de matérialisation dans mes innombrables demeures secrètes. Ne me demandez pas comment je connaissais son existence, secret professionnel ~ Maaah, je n'avais peut-être pas le temps de suivre un cursus scolaire, mais j'en avais à consacrer pour l'enfant que ma chère petite sœur ramena de Kagoshima. Une jeune pousse du nom de Ren Ketsuki. Un petit être humain qui me faisait beaucoup penser à moi, étant jeune. Une victime de la science humaine ~ Très intéressant. Dont je me plaisais à déchiffrer la raison de sa naissance, entre deux dessins animés que je lui passais à la télévision. Maaah, ne pensez guère que j'étais un monstre qui expérimentait sur un enfant en le découpant ou le droguant. J'étais bien plus subtile, bien plus ~ Et je découvrirai ce qu'elle était au juste. Avec mon éternel sourire imbattable en charme ~

A coté de cela, ma vie privée ne différait guère de celle, professionnelle. Après l'abandon de ma fiancée -avec mon aide, certes- je me plus à la voir tomber dans les bras d'Ayame-Chan, félicitant mes efforts à trouver un être qu'elle considère digne de son amour. D'un autre coté, je me contentais grandement de la reconnaissance d'Akiha quant aux jumeaux, je ne pouvais qu'en jubiler. Dans mon for intérieur, cela va de soi ~ Après tout, j'ai eu tout ce à quoi j'aspirais depuis de nombreuses années, et des années, j'en avais ~ Même si personnellement, je ne me trouvais guère vieux, j'avais encore tant à découvrir de l'évolution du monde, que j'accueillais chaque nouveau jour avec joie et bonne humeur. Plus ou moins. Aujourd'hui pourtant, j'étais relativement tracassé par un détail malheureux que je voulais régler au plus vite, n'aimant guère que le monde ne marche pas selon mes vouloirs. L'énorme problématique du jour se résumait à peu, mais représentait tant : Je n'ai pas vu Miri-Chan depuis longtemps. Ayant l'habitude de recevoir des messages et informations au moins une fois par semaine -qu'elle soit à Gokusha ou ailleurs-, me voilà désappointé du silence radio qui persistait entre nous depuis une semaine et un jour.

Voilà la raison de mon réveil matinal, prise d'avion de Pékin -affaire à régler- jusqu'à Kyoto, où un taxi m'amena à Undai. Pourquoi tant de chemin parcouru ? Maaah, ne dit-on pas qu'il est disgracieux de faire attendre une femme ? ~ Pour être sincère, j'avais envie de voir Miri, et j'eus appris qu'elle se trouvait à Undai, ne voulant pas la manquer sous un manque d'organisation, j'ai décidé de faire de mon mieux pour arriver à l'Académie au plus vite. Ma chère amie invisible, tellement douée à converser avec moi ~

De bonne humeur, je rayonnais de celle-ci, habillé dans un costume gris, épousant la couleur de mes cheveux bruns avec élégance. Cravate mise à sa place, je traversais la plate-forme, sachant parfaitement où je devais me rendre. Je parie que Miri-Chan était dans ses appartements ~ Je n'aime guère parier. Je gagne trop souvent ~ Maaah, avant cela, pourrais-je aller voir ma petite sœur adorée ? Non. Elle devait être fort préoccupée après tout ce qui a bien pu se passer dans sa vie, récemment. Miri-Chan donc ~ Traverser les couloirs de Undai n'était guère tache ennuyeuse, surtout en croisant des étudiants divers avec ou sans leurs robes de combat, c'était... intriguant. Parfois -souvent avec Ren- je m'asseyais sur un banc dans le parc, et je passais mon temps à regarder les étudiants et leurs pouvoirs, les décrivant, analysant, pendant que Ren-Chan jouait dans l'herbe.

Sourire espiègle aux lèvres, posté devant la porte de Miri, j'attendis exactement cinq secondes avant de porter ma main au bois et toquer, trois coups rapides. Assez pour qu'elle réalise ma présence, et aussi parfait pour les conventions, avant de pénétrer dans son lieu de vie. Aurais-je entendu un « entrer » ? Non ? Maaah, elle n'en voudra guère à un vieil ami de se présenter à elle, non plus ~ Refermant la porte derrière moi, je fis un pas à l'intérieur, surplombant le salon d'un regard brillant, à la recherche -futile cela va de soi- de Miri.

- Miri-Chan, ma chère, cela me remplit de joie de te voir ~

Une plaisanterie entre amis, dirais-je ~ Riant à cela, je me posais dans le fauteuil confortable qui trônait dans la pièce, les jambes croisés, l'air décontracté, j'attendais qu'elle manifeste sa présence, quand elle le désirera. Pourquoi se presser, n'est-ce pas ? ~ Si elle était nue, autant lui laisser le temps de s'habiller tranquillement ~ Pervers, moi ? Jamais ~ Je ne me risquerais guère sur cette voie avec Miri-Chan.

- Je m'étonnerais toujours à quel point cet endroit nous change de Gokusha ~ Penses-tu que je pourrais garder ma chambre d'étudiant définitivement ? Ce serait fort amusant, même si je risque de trop m'y plaire, et ne plus vouloir quitter les lieux ~

Ce qui ne serait guère bienvenu, que ce soit pour mes affaires externes, ou ma vie privée. Simple supposition, aussitôt écartée. Sourire aux lèvres, patience impitoyable, j'analysais la pièce de mes billes vertes, ayant un semblant d'attirance pour la cuisine, endroit où Miri passait beaucoup de temps. Un être au grand pouvoir, mais tellement normale dans son authenticité. Preuve que tout humain était différent, et complexe en même temps.


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MessageSujet: Re: L'amitié de deux êtres posés ~ Maaah ~    Dim 9 Fév - 22:52

Une journée de plus dans cette magnifique académie ~ Je regrettais presque d’être partie de cet établissement qui me tenait tant à cœur, mais qu’aurais-je pu faire ici à part regarder les innombrables femmes qui tournaient autour d’Ayame ? Rien du tout. C’est bien pour cette raison qu’une tache telle que la gouvernance d’Undai Gokusha m’a été donné. Cela m’incombait de temps à autre mais je devais me sentir heureuse de servir les desseins de ma chère amie. Douces pensées auxquelles moi-même, je n’apportais pas toujours crédit ~

Mais laissons les divagations pour un autre jour, en celui-ci je me devais de profiter d’Undai au maximum. Que ce soit par retrouver ma chère Yomi-Chan ou encore de prendre des nouvelles de Kaïla-Chan quant à sa tromperie envers Yume-Chan. Les enfants de cette école étaient si imprévisibles que cela me réjouissait d’un amusement certain ~ Me levant de mon divan, je m’en allais poser la tasse que j’eus utilisé dans l’évier de ma cuisine. J’avais beau ne pas être enseignante à Undai, j’avais tout de même mes appartements. Lieu dans lequel je ne venais guère souvent, mais qui cependant, restait aussi immaculé que mon kimono blanc. M’en allant prendre une douche rapide, j’en ressortis une dizaine de minutes plus tard pour enfiler l’un de mes kimonos séjournant dans ma garde-robe Undai’enne. Mettant la sous-couche de ce vêtement traditionnel, je me vêtis comme à mon habitude, recouvrant mon corps de couleurs sombres et froides. Un ensemble d’un noir profond se vit posé sur mon corps alors que je serrais la ceinture tout en regardant mon reflet dans le miroir. Bien que j’étais souvent invisible aux yeux de tous, il n’en restait pas moins que je pouvais me voir moi-même. Cela serait bien trop difficile si même mon reflet, me fuyait ~

Sortant de ce que je pouvais qualifier de « maison », je fermais la porte avant de m’aventurer dans les couloirs d’Undai. Marchant d’un pas aisé dans ceux-ci, je passais parmi les autres enseignants sans que ceux-ci ne ressentent ma présence. En plus d’être limite transparente, même ma matérialisation est inodore ainsi dire, insipide quant aux autres partageant le même pouvoir qui gisait en mon sein. N’y portant plus d’importance depuis longtemps, je rejoignis le rez-de-chaussée, endroit par lequel je dus passer afin de sortir des dortoirs. D’un pas posé, ce fut le parc qui accueillit ma personne ~

Y restant une petite heure afin de m’attarder sur certains élèves, je regardais les prouesses de ceux-ci tandis qu’une petite poignée attira plus mes yeux que d’autres. Et pourquoi cela ? Car je ne supportais guère la violence gratuite et voir trois garçons contre un autre n’était certainement pas ce que j’appelais d’équitable. Me levant de mon siège, je me dirigeais vers le petit groupe. Raclant ma gorge afin qu’ils comprennent ma présence, j’adressais un sourire à chacun avant que je n’élève la voix commentant ce que je voyais. Faux, mon ton restait tout aussi posé que d’habitude ~

- Se battre contre une personne alors que vous êtes trois, est déloyal, combattez équitablement. Hum ~

« On est équitable ! C’est ce rat qui s’en est pris à mon copain sans raison ! On lui rend juste la monnaie de sa pièce ! ». Son copain ? Un gay ? En courait-il autant entre ces bâtiments ? J’ai l’impression que chaque garçon que j’eus croisé n’aimait que les hommes. Non pas que cela me dérange, vivre dans l’abondance homosexuelle est coutume aux côtés d’Ayame, mais tout de même. J’en restais choquée. Chose qu’une fois de plus, je n’arrivais à montrer ~

- Cette tâche en revient donc à ton… petit ami. Ne crois-tu pas qu’il préfère se venger seul plutôt qu’un autre lui vole cette gloire ?

Semer le doute chez autrui était l’un de mes points forts. Et la réaction que j’eus prédite arriva en même temps que les trois garçons se regardèrent avant de partir, et laisser l’homme battu au sol. Soupirant à cela, je m’approchais du jeune homme qui venait de se faire sauver par mes paroles. M’accroupissant à sa hauteur, je l’aidais à se relever alors qu’il ébouriffa un « Merci » entre ses lèvres tuméfiées. Je n’apportais guère crédit à une brute qui en battait une autre, mais je n’avais guère le pouvoir de vie ou de mort sur quelqu'un. Tout en chacun avait le droit de tracer son propre destin, et je ne comptais mettre fin aux jours d’une personne tierce pour une histoire, à laquelle je n’étais nullement mêlée.

Je n’avais donc plus aucune raison d’être ici n’est-ce pas ? Partant du parc, je soupirais à contrecœur en me disant qu’une autre personne aurait sans doute tué les quatre enfants plutôt que de leurs parler d’une manière censée. Undai a bien changé depuis la fin de ma scolarité en ces lieux… Était-il seulement encore possible de redresser la barre ? J’en doutais fortement, Yume-Chan faisait battre le règlement certes, mais uniquement par la violence.

Rejoignant le bureau de la directrice, je tapais à la porte avant d’y entrer sans attendre que mon amie ne me somme d’y pénétrer. Mais malheureusement, contrairement à ce que j’eus cru, ce n’est guère cette femme qui me fit face de ses yeux verts, mais plutôt un espace vide. Pourquoi n’était-elle pas là ? Serait-elle encore partie avec sa… Akiha-San ? Ou plutôt une histoire relative quant à ses… Enfants ? Kei-Kun saurait-il où se trouvait sa sœur ? Tant de questions auxquelles je n’aurai réponse tant qu’Ayame ne sera de retour. M’avançant tout de même dans le bureau, je me permis de prendre place sur le siège directorial tout en regardant ce qui se trouvait sur le bureau d’un air pensif. A dire vrai, aucune de mes expressions ne se voyait sur mes traits, seul un sourire impeccable et une posture droite répondraient à quiconque me verrait ~ A compter que l’on me voie, bien sûr ~

Il va de soit que personne ne vint, à ma plus grande tristesse ~ Soupirant en me relevant, je quittais ce lieu où l’odeur d’Ayame primait sur tout autre chose. Marchant d’un pas posé dans les couloirs du bâtiment principal, je saluais les quelques étudiants que je croisais -sans que ceux-ci me répondent puisqu’ils ne me voyaient pas-, et avançais ainsi jusqu’aux dortoirs ~ Que comptais-je y faire ? Trouver une distraction, ou rejoindre mon chez moi sans doute ~ Je verrai sur place. Arrivant donc dans ce nouveau bâtiment, je remarquais Kaïla-Chan au loin. M’avançant vers celle-ci pour la saluer, c’est avec une certaine déception que je la vis s’en aller alors que je me trouvais à même pas deux pas de sa position. Mon invisibilité était un problème fâcheux, mais comme me le disait si bien Ayame, il m’était impossible d’être autrement ~ Que de belles paroles rassurantes, ai-je entendu de mon amie, n’est-ce pas ? Hum ~

Soupirant pour la énième fois de la journée, ce fut donc mes appartements qui attirèrent ma personne. Rentrant dans ceux-ci sans plus de ménagement, je m’étonnais de trouver ma porte ouverte, aurais-je été assez distraite pour ne pas la fermer ? Quelle idée Miri, ne te souviens-tu plus de cette fois là où tu eus retrouvé ta chambre tel un souk parce qu’une étudiante a confondu ta chambre avec celle d’une fille qui lui avait volé son copain ? A croire que je n’avais guère retenu la leçon ~

- ...Penses-tu que je pourrais garder ma chambre d'étudiant définitivement ? Ce serait fort amusant, même si je risque de trop m'y plaire, et ne plus vouloir quitter les lieux ~

Parlait-il seul ? M’étonnant de voir Kei dans mes appartements, je m’avançais vers lui après avoir fermé la porte dans mon dos pour signaler ma présence. Arquant un sourire doux à son égard, je vins le saluer en déposant mes lèvres sur sa joue ~ Je suis une personne tactile, on ne pouvait me retirer cela après tout ~ A mes souvenirs, cela eut dérangé Akiha-San lorsque j’ai pris Ayame dans mes bras après nos retrouvailles, à votre avis, comment prendrait-elle le fait que j’eus une aventure avec son fiancé avant que ceux-ci soient ensemble ? Serais-je assez vilaine pour l'en informer ? Nullement, je ne me plaisais guère dans le malheur des autres, même dans le sien ~

- Parlerais-tu encore tout seul, Kei ? ~

Gloussant à cela en croisant son regard aussi similaire que celui de mon amie, je m’éclipsais du salon afin de rejoindre la cuisine et ainsi faire du thé. Préparant celui-ci en égalisant les arômes, je revins en apportant les tasses fumantes sur un plateau que je disposais dans cet endroit. Posant le tout sur la table basse en m’y asseyant, genoux au sol, je toussotais légèrement afin que Kei ne me quitte des yeux ~ J’avais pris cette habitude de toussoter avec lui afin qu’il ne me perde pas de vue, il va de soit, que lui tenir le bras était tout aussi pratique ~ Mais ne serait-ce pas bizarre que je me raccroche à lui alors que nous étions ensemble dans une pièce ? Dieu, cela pourrait paraître suggestif ~ Hum ~

- Que me vaut donc ta visite ? Je ne savais pas que tu étais toujours à Undai ~ Et pour répondre à ta question à moitié entendue, je ne crois pas que tu pourras rester indéfiniment en seconde non plus ~ Il serait plaisant que tu y restes, mais si tu désires tant une chambre à toi, que dirais-tu de « louer » une cellule à Gokusha ? ~

Louer disais-je bien ~ Il n’avait de raisons d’y être, mais cela ne l’avait empêché de venir me rendre visite, bien qu’à ces moments là, ce n’était pas dans une cellule qu’il logeait, mais dans la partie me servant de lieu de vie ~ Oui, il va de soi que j’aie des appartements dans Gokusha ~ Un endroit paisible et tranquille avec une vision parfaite sur les cellules ~ Dieu, cela me manquait déjà, hum ~

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MessageSujet: Re: L'amitié de deux êtres posés ~ Maaah ~    Jeu 13 Fév - 0:34

Quelle était la probabilité de voir un humain passer du statut d'un simple roturier à celui d'une puissance mondiale ? Énorme de nos temps. Du mien, les choses ne fonctionnaient pas de la sorte. Si nous naissions pauvres, nous le restions toute notre vie, au gré des envies de la noblesse du pays. Et encore, si nous étions de bonne famille, nous pouvions tout perdre en l'espace d'une nuit, où des gens malveillants viennent tout nous reprendre. Les lois de l'époque n'étaient guère comme celles d'aujourd'hui. Une mort était difficile à élucider, trouver les coupables s'appuyant sur des témoignages -souvent- faux de personnes tierces. Ainsi, si vus étiez assez puissant pour faire disparaître quelqu'un, vous le faisiez, tout simplement, sans craindre de représailles, payant des pots de vin au dernier recours, si nécessaire. C'était un monde plein d'injustice, certes, mais tellement notre en même temps ~

J'étais né dans une famille pauvre comme vous le saviez. Il était étrange de prétendre cela sachant que le nom des Eimin était le plus ancien et important de tout le Japon, et ce à travers les temps. Mais il faut aussi savoir que l'histoire de ma famille fut tumultueuse et pleine de noirceur. Comme parfois nous étions à l'apogée de notre humanité, il existait des époques où nous nous retrouvions avec quasi rien, préservant le reste de nos richesses au fin fond d'une cachette ancestrale. L'époque de ma naissance fut connue comme sombre. Non pas à cause des chasses aux vampires ou sorcières, comme il nous arrivait d'être appelé à cause de notre incapacité à vieillir normalement, et de survivre après les arrières petits-enfants de nos amis. Quand je suis né, nous avions dépassé le Moyen-Âge et les croyances occultes de toute sorte. Ce fut les sciences qui reprirent le dessus, ce qui n'était guère mieux, en soi.

La famille Eimin avait des secrets à travers les âges. Elle se battait à reconquérir tout ce qui était sien, et cela, plus d'une fois. Au début, elle était puissante par la vivacité de l'esprit de ses héritiers, tous des parfaits courtisans arrivant jusqu'au trône du pouvoir grâce à leur beauté qui ne fanait jamais, ou à leur savoir, ou encore, grâce à leur don de la corruption et de la manipulation. C'était dans le sang de la lignée, prospérant à chaque nouvelle occasion. Mais tout conte de fée prend fin quand les gens commencent à poser des questions, quand les envieux font tout pour détruire la richesse d'autrui. C'est ce qui arriva dans ce cas de figure également. Les Eimin se virent tout retiré sous des crimes odieux commis par le commun des mortels. Seule leur perspicacité, leur permis de cacher les plus précieuses de leurs richesses -de leurs identités- loin des regards de ceux qui voulurent la déposséder de tout. Après tout, nous n'étions pas des Dieux, nous étions vulnérables malgré les croyances des autres. Le paradoxe fut tel que seule les Eimin s'en rendaient véritablement compte, tandis que les ignorants avaient peur de nous. La chasse aux immortels fut l'une des innombrables preuves de la réalité des choses. Beaucoup d'Eimin se virent brûlés vifs ou empalés sur des pieux, tandis que les plus chanceux s'enfuirent loin de la folie humaine.

Quelques décennies plus tard, je fus né, puis Ayame-Chan arriva. Dans une famille pauvre, mais heureuse, gardant les secrets de notre lignée bien cachés, fuyant la civilisation pour que personne, ne découvre notre jeunesse éternelle. Mais comme dans toute histoire tragique, il y a des traîtres, des cousins, des amis, effrayés ou avides, qui trahissent la confiance. Nous nous fîmes trahir, ma famille la plus proche, mon père, ma mère, ma sœur, tous sortis de notre routine par des mains malveillantes. Des esprits avides du savoir. Vous connaissez la suite de l'histoire, je n'aimais guère la réciter sans cesse ~ Mais ce qui pourrait être intéressant, c'est de savoir qui nous a trahi, n'est-ce pas ? ~ C'est une question dont je connaissais la réponse, mais que je ne vous fournirez pas, gardons le mystère autour du fond de vérité planant sur l'histoire ancestrale des Eimin ~

Revenons plutôt à aujourd'hui, où le nom Eimin taché par le sang, était prospère. Il n'y avait plus personne de vivant qui pourrait raconter la vraie histoire de ma famille, seule les vieux livres des mortels racontaient ô comment notre lignée fut honorable et importantes, omettant toutes les souffrances qui l'entourait. Et c'était mieux ainsi, ne serait-ce que pour les affaires ~ Aujourd'hui, nous n'étions que deux, appartenant à la souche de la première famille. Ayame-Chan et moi étions les survivants. Les meilleurs de leur race, dirais-je ~ Maaah, je ne prétends guère être un Dieu, je dis seulement que comparé à nos ancêtres, j'étais bien plus futé, et moins peureux ~ Eux étaient terrifiés par les humains, les plus prétentieux se croyaient au-dessus, et tous autant qu'ils étaient, moururent. Moi, j'étais différent, je n'avais pas peur de mes semblables, mais je ne criais guère haut et fort l'essence même de mon secret. Le mystère était la meilleure défense, malgré les fouineurs. Je ne portais pas le nom de Keitaro Kageru pour rien, et ce depuis des années ~ Peu importe. Les faits étaient telles que je dirigeais des centres scientifiques un peu partout dans le monde, et que je touchais le prestige ancien de notre famille du bout des doigts. Et Ayame-Chan en fit de même de son coté. Après des nombreux sacrifices et sales tours... Nous avions redressé le nom des Eimin ~ Et ce, pour les générations futures, jusqu'à la fin des temps ~

Prenons en exemple Undai Gakuen, lieu plaisant aux dessins bien moins idylliques. Si premièrement je ne comprenais pas l'intérêt de ma cadette à construire un tel endroit, après avoir appris à penser comme sa personne, tout me parut bien plus clair. Morbide en vue de la joie de vivre et de l'amour que je portais pour le monde, et que je ne voulais éteindre peu importe les rancunes du passé. Mais au final, ne l'ai-je pas éloigné de ses envies de vengeance sur le monde ? ~ Comment ? Maaah, vous ne vous en rendez toujours pas compte ? Certes, procéder de la sorte ne fut pas l'option première de mon plan, mais je n'en étais pas moins satisfait ~ Je n'en dis pas plus ~

Ayame-Chan était heureuse, j'étais heureux, nous nous sommes retrouvés dans cette vie, et c'était le plus important. Le détail pouvait être celui du fait que j'étais un Seconde plein d'idées, que j'avais un corps dit immortel dans sa mortalité, que j'attendais une amie dans un des appartements de Undai afin qu'elle me donne de ses nouvelles, parce qu'en bon espion que j'étais, j'aimais tout savoir. Et il y avait énormément de choses à apprendre ~ Maaah, quelle est cette porte qui claque ainsi dans mon dos, me faisant presque sursauter -si je n'étais pas assis, cela va de soi ? ~ Ebauchant un sourire amical sur le visage, je me redressais afin d’accueillir les douces lèvres de mon amie sur ma peau. Les saluts, c'était une formalité plaisante pour entrer en contact avec des beautés ~

- Parlerais-tu encore tout seul, Kei ? ~

Encore... Maaah, m'aurais-je encore trompé en croyant que Miri-Chan était dans la place, sans l'être ? ~ On dirait bien que oui ~ J'en riais chaleureusement, trouvant cela plus amusant que ridicule. En y pensant, ma chère amie restait toujours la même, ce qui me plaisait bien ainsi. Que voulais-je dire par là ? Miri-Chan avait un don à être impassible en toutes circonstances, que ce soit en temps de joies ou de colères. Cela pourrait paraître déconcertant ou dérangeant dans un sens ~ Personnellement, je l'appréciais ainsi, et cela, parce que je savais assez sur sa personne, pour ne guère m'offusquer sur de tels détails ~ Maaah, le bon vieux temps ~ Sourire espiègle aux lèvres, je ne bougeais d'un pouce en perdant Miri-Chan de vue, et attendis qu'elle revienne vers moi, pour me signaler sa présence. Cela me laissait le temps de réfléchir aux biens-faits de se parler seul ~

- Que me vaut donc ta visite ? Je ne savais pas que tu étais toujours à Undai ~ Et pour répondre à ta question à moitié entendue, je ne crois pas que tu pourras rester indéfiniment en seconde non plus ~ Il serait plaisant que tu y restes, mais si tu désires tant une chambre à toi, que dirais-tu de « louer » une cellule à Gokusha ? 

Me raccrochant aimablement à sa voix, je m'assis en face de sa personne, attiré inéluctablement par l'odeur du thé, dont je me servis volontiers ~ Que me disait-elle ? Était-il favorable à ma personne de lui parler de mes affaires privées qui me poussèrent à quitter Undai ? Non ~ Et concernant mon retour pour la voir ? ~ Ceux-là oui, vu que cela la concernait ~ Laissant les spéculation de coté, je ris aimablement à ses dires, ô combien généreux ~ Gokusha. Une prison pour les diplômés de Undai, trop dangereux pour vivre à l’extérieur. Des malheureux qui n'arrivaient à garder les secrets. Je ne peux dire que cet endroit était le plus plaisant où je pus siéger, mais j'ai vu pire ~ En même temps, en compagnie de Miri-Chan, tout endroit est convenable ~ Me saisissant d'une des tasses sur la table-basse, je pris une gorgée, prenant le plus grand soin de ne pas quitter ma interlocutrice des yeux. C'était un exercice complexe que j'appris pourtant après de nombreuses heures passées rien qu'à deux ~ Déposant la tasse, je laissais le silence couler une seconde avant de m'exprimer, l'amusement dans la voix, et un faux sérieux aussi.

- Maaah, Miri-Chan, ne connais-tu pas les bienfaits d'une conversation avec soi-même ? ~ Essaye donc un jour, c'est plaisant ~

Écartant toute gêne quant au fait que oui, j'ai passé la moitié du temps que je me trouvais dans cette pièce, à parler seul, je gratifiais la femme me faisant face d'un sourire mystérieux. Qu'il était reposant de me retrouver en sa compagnie, toujours aussi agréable ~ Prenant une autre gorgée, je la coupais avant qu'elle ne puisse s'exprimer, décidé de lui répondre aux questions posées ~ Je n'étais pas du genre à donner réponse à tout ce que les autres voulaient savoir, mais je ne les en privais pas, si j'avais la possibilité de leur dévoiler quelque chose.

- J'ai bien apprécié le séjour dans ta chère prison, mais... les espaces fermés ne sont guère bons pour ma peau à long terme ~ Cela mit à part, je n'arrêterai pas de te rendre visite, où que tu sois ~

Un clin d’œil joueur à son encontre, et je repris une gorgée du thé délicieux qu'elle m'eut préparé. Était-ce le moment propice de lui dévoiler la raison de ma venue ? Ou devrais-je la laisser trépigner encore quelques temps avant ? ~ Maaah, pourquoi perdre du temps en une si belle journée ? ~ Déposant une fois de plus la tasse -vide-, je me relevais, puis me penchais solennellement devant ma chère amie de longue date. Seul mon sourire plaisantin trahissait la nature véritable d'une demande pouvant porter à confusion ~

- Si je suis ici, c'est pour inviter à dîner, une femme au charme exceptionnel ~ Miri-Chan, accepterais-tu de dîner en compagnie d'un vieil homme aigri par l'âge ? ~

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MessageSujet: Re: L'amitié de deux êtres posés ~ Maaah ~    Ven 14 Fév - 23:41

« Maaah, Miri-Chan, ne connais-tu pas les bienfaits d'une conversation avec soi-même ? ~ Essaye donc un jour, c'est plaisant ~ » Je le savais bien assez pour ne pas lui répondre ~ Arquant un sourire à ses dires, je me permis de prendre une première gorgée alors que mon regard restait rivé dans celui de Keitaro. Izanagi, devrais-je plutôt dire ~ Cet homme que je connus il y a de cela des années n’avait décidément pas changé, serait ce le gène si spécial des Eimin qui le rendait ainsi ? Bien que son corps ne changeait pas, j’espérais que son cerveau évolue en quelque chose de mieux ~ Hum ~ Quelle femme méchante je faisais là, je me mentais en disant que je ne l’aimais pas plaisantin… Après tout, nous aussi, nous avions une vie en commun à une époque. Cela remonte certes à longtemps, mais pas tellement en même temps. C’est en nous voyant ainsi, l’un devant l’autre que j’eus l’impression que nous nous étions quittés à peine hier, à dire… Que notre jour triste ne s’était jamais produit.

De quoi parlais-je ? ~ Laissez moi remonter dans le temps en votre compagnie pour vous expliquer cela. Je ne sais le situer parfaitement dans le temps, mais cela se passa avant ses fiançailles avec Akiha-San. Cela faisait peu que j’étais sortie d’Undai, que la direction de Gokusha avait été posée sur mes épaules. C’est contre toute attente que je reçus sa visite, son regard vert envoûtant me fit tout de suite tomber dans les limbes de ses charmes alors que celui-ci -aussi doué qu’Ayame-, en jouait parfaitement pour me tirer dans ses filets. Une histoire d’amour ? Je peux le dire, je l’aimais ~ Mais cet amour avait beau être grand et puissant, il ne rivalisait guère quant à ma servitude envers Ayame. Je ne pouvais prendre le frère et délaisser mon travail pour le suivre -chose qu’il ne voulait pas d’ailleurs-, c’est ainsi que nos chemins durent se séparer. Je ne l’eus regretté, lui non plus présumais-je ~ Ce fut un tournant de notre vie où tous deux, nous prîmes une direction différente ~ Hum, je me rappelle encore de ce moment des adieux ~ C’était si touchant que j’aurais pleuré si j’avais eu la possibilité de le faire, mais comme à mon habitude, seul mon éternel sourire persistait sur mes lèvres en cet instant triste ~

Et que s’est-il passé par la suite ? Pleins de choses, bien que nous n’étions plus ensemble, il continua tout de même à venir me voir -en toute amitié-, que ce soit pour glaner des informations sur Undai, sur Ayame ou encore me conter sa vie de son côté. Un chercheur remarquable œuvrant pour sa sœur, se cachant pour ne pas la perturber dans son ascension, voilà un geste touchant me disais-je à l’époque ~  Ne pensais-je plus ainsi ? Hum ~

- J'ai bien apprécié le séjour dans ta chère prison, mais... les espaces fermés ne sont guère bons pour ma peau à long terme ~ Cela mit à part, je n'arrêterai pas de te rendre visite, où que tu sois ~

Me ferait-il du charme ? ~ Hum ~ Après tant d’années, je m’étonnais moi-même que cela fonctionne encore ~ Affichant un sourire discret, incapable de faire plus alors que je rougissais mentalement, je sirotais mon thé tout en gardant un œil attentif sur sa personne. Comment Akiha-San n’a-t-elle remarqué sa similitude avec Ayame ? C’était flagrant après tout ~ Voilà encore une preuve qu’une catin ne peut rivaliser avec une personne de ma sagesse ~ Me comparais-je à elle ? Je n’en avais guère le besoin, ne vous imaginez pas que je sois égocentrique non plus, disons juste que je connaissais ma propre valeur ~

- Si je suis ici, c'est pour inviter à dîner, une femme au charme exceptionnel ~ Miri-Chan, accepterais-tu de dîner en compagnie d'un vieil homme aigri par l'âge ? ~

A se demander si je ne rougissais pas vraiment, justement ~ Laissant un fin rire traverser mes lèvres alors que je me relevais de ma place, je pris place à côté de Keitaro pour venir poser ma main sur sa jambe d’un geste amical. Un vieil homme qui me faisait du charme, n’était-ce pas un peu vicieux ? ~ Et dire qu’il a trois, si pas quatre fois mon âge, j’en étais toute chamboulée ~

- Hum ~ Tu ne changeras jamais Kei ~

Me levant de ma place pour aller porter les tasses dans la cuisine afin que je n’oublie de les nettoyer, je revins à pas de loup -chose inutile en vue de mon invisibilité- avant de poser mes mains sur ses épaules pour lui signaler ma présence. Affichant un sourire mystérieux, c’est d’une voix posée que je répondis à ses demandes ~

- Si un vieil homme ne se lassera d’une femme invisible le temps d’une soirée, j’accepte ton invitation ~

Il était vrai que cela faisait longtemps que nous n’avions pris la peine de manger ensemble quelque part. Chose qui n’était pas forcément courante avant -à dire jamais en vue de Gokusha-, alors pour une fois que nous étions loin de nos responsabilités, remontons un peu le temps pour venir passer une bonne soirée ensemble ~ Parlais-je de romantisme ? Hum ~ C’était le frère d’Ayame, après tout ~

Je vous laisse imaginer la suite et fin de cette soirée, Hum ~

END

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L'amitié de deux êtres posés ~ Maaah ~

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