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 Discorde, dirais-je ~

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Dead Master

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MessageSujet: Discorde, dirais-je ~    Ven 7 Fév - 1:54

Une journée parmi tant d’autres me diriez-vous ? ~ Peut être, peut être pas. Je marquerais plutôt ce jour sur une négation à dire vrai. Mais avant de parler du moment fatidique, autant retracer ce que j’eus fait depuis mon réveil ~ Il était sept heures quand j’ouvris mes prunelles fragiles pour les poser sur notre chambre conjugale ~ Baisant les lèvres de mon épouse sans pour autant la réveiller, je sortis du lit sans un mot, allant sur la pointe des pieds pour ne guère la réveiller, j’empruntais le couloir en direction de la salle de bains ~ Endroit dans lequel mes deux servantes m’attendaient, aussi dévêtues l'une que l'autre ~ Laissant l’unique sous-vêtement recouvrant mon corps joncher le sol, je me délectais sous de douces caresses apportées par mes nouvelles acquisitions ~ Leurs gestes n’étaient guère pervers, elles ne faisaient que me laver après tout, n’imaginez rien de pervers ~

- Écartez… Dead Master-Sama ~

Oui, rien de pervers ~ Et puis, je ne pouvais vraiment m’en plaindre, de telles beautés qui vous remplissent de joie ne pouvaient être qu’appréciées ~ Me délectant dans ce bain une bonne demi-heure, je finis par en sortir et m’enrouler autour d’un essuie avant de quitter les lieux sans un mot. Rejoignant le rez-de-chaussée, j’allais dans la cuisine pour allumer la bouilloire, impatiente d’avoir mon thé matinal pour bien entamer cette nouvelle journée ~

Gloussant lorsqu’un corps chaud se colla au mien, je me retournais pour venir accueillir dans une étreinte chaleureuse celle qui se nommait maîtresse de cette demeure ~ Baisant mon épouse avec envie, je me détachais rapidement d’une quelconque autre présence pour mieux m’affairer à saluer celle qui était mienne ~ Coucher sur le plan de travail de la cuisine était tout aussi excitant que le faire au détour d’un couloir, savez-vous ? Non ? Et bien je vous le confirme ~

Et ce fut après ces ébats que je repris le court de ma journée, que vêtue d’une robe je rejoignis mon bureau, endroit dans lequel mes obligations m’attendirent de pied ferme ~

Voilà ce qui s'est passé avant que je ne tombe sur quelque chose de dérangeant. Devrais-je poursuivre mon récit ou m’arrêter avant que je ne vienne brûler vos yeux de ma colère ? ~

Maaah ~ Autant partager celle-ci.

Plongée dans des documents administratifs concernant autant Undai que ma vie privée, je triais mes documents avec assiduité. Classant les dépenses couvertes par l’année passée tout en calculant le budget qui devait être acquis pour que cette année scolaire se déroule sans encombres. Ces taches auraient pu être dédiées à un comptable ou même à mes secrétaires, mais je n’étais guère d’accord de donner la responsabilité financière de mon académie à autrui, hormis Yume-Chan et ma personne, nous étions les seules à connaître l’envergure financière qu’Undai pesait annuellement. Une école comme celle-ci ne se monte guère sans rien, des sommes astronomiques sont mises en jeu chaque jour afin d’apporter le plus de confort possible aux étudiants. En s'assurant que chacun d’entre eux reçoive tout le matériel nécessaire à leur éducation, une chambre confortable, des repas chaque jour, des vêtements et d’autres choses que je n’énoncerais guère ici, imaginez seulement tout ce que cela me coûtait ~

Oui, j’avais certes de l’argent en abondance, mais ce n’était guère pour autant que je pouvais me plaire à le balancer par la fenêtre comme le faisait si bien ma chère Akiha-Chan ~ D’ailleurs il serait temps que j’agrandisse notre appartement afin de créer une nouvelle pièce pour ses vêtements. Avez-vous seulement vu l’état de notre garde-robe ? Je n’y retrouve même plus mes affaires, tant celles d’Akiha-Chan prennent de la place ~

Soupirant sur cette idée, je décroisais les jambes tout en relevant la tête. Me détachant un instant de mes comptes, je me décidais de laisser la suite pour plus tard, préférant m’affairer à un travail moins biscornu. Prenant les quelques dossiers des étudiants qui eurent attiré l’attention de Yume-Chan, je feuilletais ceux-ci sans grand intérêt, survolant juste du regard les notes s’y trouvant. Entre une droguée, un autre transsexuel et celui qui se nomme l’invincible, je n’y trouvais guère quelque chose d’attrayant.

- N’as-tu donc guère mieux à me proposer, Yume-Chan ? ~

Devrais-je souligner que je posais cela d’un ton ironique ? Nullement, je me parlais à moi-même après tout ~ Arquant un sourire quant à cette pensée, je levais les yeux sur le téléphone quand celui-ci sonna. Décrochant sans plus attendre en me demandant qui pouvait m’appeler directement à mon bureau à cette heure-ci, c’est sans véritable courtoisie que je reçus mon hôte ~

- L’Académie Sakura en ligne, notre directrice souhaite converser avec vous Direkutā-Sama ~

Sakura Gakuen ? Pourquoi une école privée réservée aux demoiselles voulait donc mon attention ? ~ Répondant positivement quant à l’invitation que l’on me faisait, j’attendis patiemment que l’on me passe la directrice de cet institut exclusivement féminin ~ N’attendant guère longtemps qu’une voix aigrie ne vienne abîmer mes tympans, je recevais les paroles de la femme se trouvant à l’autre bout de l’appareil. Et ce fut à cet instant, que tout bouscula ~

- Dead Master-Sama, c’est bien ainsi que vous vous nommez ~ Je suis la directrice de l’Académie Sakura ~ Nous avons reçu votre demande de transfert quant à l’une de vos étudiantes ~

Une demande de transfert ? Voilà une chose peu commune ~ « Je me permets de vous appeler afin de vous remercier de nous céder un tel élément ~ Une fille surdouée ainsi, quelle dure tâche de vous en séparer ~ » Un être surdoué donc ~ Qui cela pouvait-il bien être ? ~ Non que je croyais que tous mes élèves n’étaient qu’un ramassis de brutalité sans cervelle, mais il était rare que quiconque se fasse connaître par son intelligence en ce lieu ~ Il va de soit que les rares perles se trouvent assez hautement placées pour qu’elles ne veuillent quitter les murs de mon école ~

- Selon la note s’y joignant, le niveau scolaire était trop bas quant à son intelligence ~ Undai Gakuen n’est donc plus ~

Et ce furent les mots de trop. Palissant au téléphone, je décrochais celui-ci de mon oreille alors que mon visage se décomposait sous l’incompréhension. Un niveau scolaire insuffisant ? Qu’était-ce donc ces sottises ?! « La jeune Ketsuki Hikari commencera son… » Et je ne laissais guère cette langue de vipère finir que mon téléphone fut balancé à l’autre bout de la pièce dans un cri de rage. Hikari ?! Et pour quelle raison MA fille quitterait-elle MON école ?! La réponse sauta aux yeux en un seul nom, Akiha. Grinçant des dents en sentant toute la noirceur de mon être se déverser dans mon bureau, je me laissais retomber dans mon siège tout en demandant à ce qu’on la fasse venir dans mon bureau. Et ce sans plus attendre. Je voulais des explications, et ce, au plus vite. Laissant mes doigts taper sur le bois de mon bureau d’un mouvement impatient, je ne bougeais guère de position lorsque ladite femme se présenta devant moi. Son déhanché toujours aussi excitant, son sourire impassible et ses mots auxquelles je coupais court par un ;

- Assieds-toi.

Je restais polie alors qu’elle ne le méritait guère. N’affichant nul sourire sur mes lèvres, je gardais mon regard enfoncé dans les prunelles bleutées de mon épouse avant que ma voix sèche ne vienne la recouvrir de mes mots. Où était donc partie ma douce et tendre voix mielleuse ? ~ Dans les abysses d’une découverte des plus dérangeantes.

- Sakura Gakuen. Parle-moi en, Akiha.

Hum ~ Je frissonnerai moi-même sous mon air terrifiant ~ Huhu ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Sam 8 Fév - 23:05

Un nouveau jour se leva illuminant le paysage morne et nuageux de Undai. Des nouvelles perspectives attendaient que je vienne les saisir au plus vite, me délectant dans la croyance d'avoir fait une bonne action. Et pourquoi donc étais-je si détendue malgré les mùalheurs qui entouraient mon quotidien au point de me rendre paranoïaque sur chaque chose, chaque sujet et chaque humain ? Revenons quelques heures en arrière, à hier plus précisément. Ce jour qui marqua une décision importante dans la vie qui serait à présent celle de ma fille aînée, Hikari. Hikari, ce jeune chaton blessé par le sort qui devait interagir dans un monde qui ne lui convenait pas. Jamais une bonne mère ne devrait laisser son enfant dans un tel lieu, sachant à quel point cet enfant ne le supportait pas. Parlant de cela...

Après avoir quitté l'Arène suite à un entraînement « si on peut appeler ça comme ça... » Certes, désastreux, mais qui m'ouvrit les yeux sur une réalité cruelle. Je me suis dépêchée de fausser compagnie aux jumeaux ainsi qu'à Ayame, afin de me rendre en ville. Non pas pour faire du shopping comme à mon habitude, mais bel et bien pour régler quelques détails quand au futur d'Hikari. Qui consistait à évoluer dans la partie normale du monde, dépourvue de pouvoir, et de violences exagérées. C'est avec cette idée en tête que je me suis rendue dans le centre éducatif de Kyoto, le meilleur endroit probable pour me fournir des informations sur les institutions de la ville. C'est dans ce cadre, assise confortablement sur un siège de bureau en face d'une femme fouillant dans sa paperasse, que Undai était classée première en tant que meilleure école de Kyoto au titre éducatif, même si peu de personnes en sortaient diplômés. J'aurais pu lever les yeux au ciel, sachant que c'était dû aux massacres gratuits qui s'y déroulaient, sans cesse et scrupules. Mais la règle était la même pour tout le monde, ce qui touchait à Undai, restait dans les murs de Undai, et je ne me risquerais guère à divulguer le pourquoi du comment du fait que je voulais transférer mon enfant de cette Académie pour l'envoyer dans une autre. Et quel était mon coup de cœur -précipité je l'avoue- dans l’exercice de mon devoir ? ~ Sakura Gakuen, positionnée deuxième sur la liste des écoles au grand taux de réussites sociales. Une belle école privée, mélangeant le moderne et l'ancien, dans un cadre purement féminin ~ L'endroit rêvé pour la scolarité de ma fille, en somme ~ C'est sans tarder que je voulus avoir un rendez-vous qui ne me fut guère accordé au premiers abords, du moins avant que je ne mentionne le nom de l'endroit où j'enseignais.

C'est ainsi, après un coup de fil échangé directement avec la directrice de l'Académie Sakura, que j'ai pu fixer un rendez-vous avec sa personne. Le jour même cela va de soi ~ Tenant en haute estime la tentative de rendre la vie de Hikari meilleure, je me rendis sur place sans tarder. Et c'est dans une ambiance de l'innocence que je découvris ce qu'il en était de cette fameuse bâtisse. Une école pour fille, se promenant dans des uniformes d'un blanc éclatant, un endroit exemplaire où les bonnes manières prônaient. En tant qu'anglaise, j’apportais une forte valeur à cet aspect aristocratique de l'endroit ~ Chose qui n'existant guère -malheureusement- sous la bestialité des étudiants de Undai. Conversant ainsi avec la directrice, nous arrangeâmes les quelques modalités qui devinrent moindre dès qu'il était question du premier transfert connu à ce jour, d'un étudiant de Undai dans une autre école. C'est sous des sourires charmeurs, des gens -femmes- aimables et des paroles flatteuses que j'eus l'immense plaisir de découvrir Sakura Gakuen de mes propres yeux. Privilège rarement accordé aux parents, mais sachant qu'il ne s'agissait guère de n'importe qui, étrangement, il n'y eut guère de problème quant à mes demandes. « Lèches culs, c'est à vomir. » Je n'étais guère de l'avis de mon alter-ego, curieusement tranquille sous les choix que je prenais d'envoyer Hikari dans ce lieu. Après quelques heures, et formalités, j'eus l'occasion d'y acclimater ma fille avant qu'elle n’intègre cette école, demandant à ce qu'elle soit dans la chambre -éclairée et plaisante- commune avec la présidente elle-même. Devrais-je dire que cela me fut accordé sur le champ ? ~ Je me disais aussi, alala ~ Signant les derniers papiers de transfert, prévoyant de verser la somme dès que mon enfant porterait l'uniforme clair, j'eus un instant de flottement quand la directrice -étonnement fouineuse- voulut connaître la raison du transfert. Une légère hésitation qui disparut rapidement, sous une dernière poigne de mains et des sourires d'au revoir. Légère, je revins à Undai... Après quelques emplettes en ville ~

Ce fut la journée de hier. Concentrons-nous sur aujourd'hui à présent. La première chose que je fis au réveil, ne voyant guère Ayame dans les parages, c'était de passer au laboratoire pour terminer la machine que j'eus laissé sur le feu de l'action d'il y a deux jours d'ici. Ceci fait, je m'ennuyais littéralement, n'ayant rien d'autre à finaliser, à part tester ladite machine sur des étudiants. Tache que je n'avais guère envie d'accomplir en ce jour, malgré les vives demandes de mon ombre n'espérant qu'à voir un peu de sang couler. Que pourrais-je faire à présent ? Chercher Sousei. C'était une évidence telle que j'en vibrais. C'est avec une détermination effrayante que je sortis des sous-sols pour parcourir les couloirs des dortoirs et du bâtiment principal, avec l'intention d'attraper cette bête de foire et faire de sa vie un enfer. Contrairement à mes attentes, je n'arrivais à retrouver la trace de cette vipère pitoyable, que ce soit dans son bureau de psychologue ou dans la salle des professeurs. Contrariée, je finis par abandonner pour le moment, préférant me divertir sous la vision des petits chatons de Undai. Alala, leur enseigner me manquait ~ Devrais-je penser à reprendre mon rôle premier de professeur ainsi que d'infirmière ? ~ J'y songerai sérieusement.

M'arrêtant dans la salle des professeurs vers midi, pour y siroter une tasse de café parmi les autres enseignants, je me rendis compte à quel point j'ai manqué des choses en m'absentant de cet endroit. Que ce soit vis-à-vis de l'influence grandissante de Ami, la dépression générale des professeurs ne voulant que massacrer ses étudiants ou encore, le fait que reparler aux gens avec qui j'ai sympathisé m'avait manqué. Détendue en croyant que cette journée s'annonçait comme étant calme, c'est tasse aux lèvres que j'ai suspendu mon mouvement quand un surveillant entra dans la pièce pour s'adresser directement à ma personne, comme à un vulgaire professeur quelconque. « Akiha Ketsuki-San, Dead Master-Sama vous demande, de suite. » Je ne compte décrire comment je me sentais sous les regards interloqués des personnes présentes dans la salle, ni ce qui passa dans mon esprit à cet instant précis. « Quelle manière de quémander sa femme, sachant qu'elle est juste en face. Qu'elle attende. » Le fait était tel que j'étais de l'avis de mon ombre détestable. C'est aussi une des raisons pour lesquelles je finis d'abord mon café avant de me lever, sourire posé aux lèvres avant de sortir. Une autre raison de ce manque de motivation était que je réfléchissais pourquoi Ayame m'aurait-elle demandé de la sorte. Si elle voulait ma présence, il serait mieux qu'elle vienne me chercher elle-même, et non qu'elle envoie un de ses larbins pour ce fait. Serait-elle... « En colère car elle a appris pour Hikari ? Heh ~ » Non, je ne pensais pas que cela concernait le transfert. Du moins, je ne me penchais pas plus que cela sur le sujet. Nous irons, et nous verrons ce qu'elle désire de nous ~

C'est sourire aux lèvres que j'entrais dans le bureau de mon épouse, accentuant mon déhanché aguicheur tout en prenant déjà la parole pleine de suavités, ne serait-ce que pour dissiper l'atmosphère oppressante des lieux. Sauf que je n'eus vraiment le plaisir de rouler son nom sur ma langue qu'elle me coupa dans ma lancée par des mots tranchants «  Assieds-toi. ». Soutenant le regard scrutateur d'Ayame, je perdis tout sourire en voyant son visage contrarié. M'asseyant donc sur l'un des sièges sans plus de cérémonie, je croisais les jambes, posant mes mains sur le genou, une once de questionnement dans les yeux. « Elle sait ~ Et ça ne l'enchante pas ~ Amusant, j'en vibre ~ » J'en vibrais aussi, mais non pas d'une envie de sadisme, mais d'une appréhension grandissante tandis que les dires de ma femme résonnèrent tout autour de nous, dans des tons froids à en faire trembler plus d'un. Oui, mais je n'étais pas n'importe qui non plus ~

- Sakura Gakuen. Parle-moi en, Akiha. 

Coupant court à toute spéculation, je me détendis incontestablement, laissant un léger sourire se dessiner sur mes lèvres, tandis que l'amusement de mon ombre grandissait de plus en plus en mon sein. Voilà une qui se divertissait de cette confrontation. Devrais-je avouer que j'aurais préféré ne pas aborder le sujet du transfert ? Surtout que tout était en ordre pour qu'il s'effectue sans encombres ? J'espérais qu'Ayame n'y mette pas son grain de sel et ne gâche tous mes préparatifs. Mais à croire que c'était son but, en vue de son air impatient. Bien ~ « Je ne vois guère de quoi vous parlez, Ayame ~ » Des dires qui n'auraient peut-être pas dû traverser mes lèvres, vu la noirceur des lieux. Troquant mon sourire charmeur pour un sourire jaune, je finis par soupirer doucement, décrocher mon regard des billes pourfendeuses de la directrice de Undai, avant de prendre la parole, posément.

- Sakura Gakuen donc ~ Une très bonne école pour filles ~ Leur prestige n'est plus à prouver, que ce soit au niveau éducatif ou social. Et leurs uniformes sont juste sublimes, sans oublier le mode de vie qu'ont les étudiantes au sein de cet établissement ~

Il serait peut-être préférable que je ne poursuive plus sur ma lancée, que ce soit à cause de mon intuition criant haut et fort que j'allais peut-être trop loin dans la plaisanterie, ou à cause de mon alter-ego qui jubilait de déstabiliser Ayame avec une telle -selon elle- broutille, tapie au fond de mon être. Un geste anodin de la main pour chasser toute mauvaise onde qui collait à ma peau, et je finis par lâcher de but en blanc que je comptais y inscrire Hikari.

- C'est l'endroit rêvé pour Hikari, je ne compte guère l'en priver, Ayame ~ Elle y sera bien mieux qu'à Undai.

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Sam 8 Fév - 23:43

« Je ne vois guère de quoi vous parlez, Ayame ~ » Dois-je décrire ce que j’eus ressenti lorsque sa voix douce se faufila jusqu’à mon ouïe pour me sortir de telles insanités ? ~ J’aurais préféré vous éviter cela, mais ma fureur était-elle que je ne pouvais me contenir. L’entendre nier un fait auquel j’eus confirmation me mettait dans une rage sans nom, mon corps se crispa quant à ses paroles alors que les jointures de mon accoudoir éclatèrent sous la poigne de ma paume. Menteuse. Ainsi… en me regardant dans les yeux, d’autant plus. Secouant la tête d’un geste sec, je redressais mon regard dans le sien alors que je n’avais qu’une envie. Lui faire disparaître ce sourire sûre d’elle. Dieu, allait-elle m’épuiser jusqu’à la mort ? Croyait-elle que je l’avais faite convoquer pour me plaire dans des ébats sexuels ? Croyait-elle seulement que ses faits étaient moindres et sans conséquences ?! Bon sang, pour qui se prenait-elle ?! Mon épouse. Un titre que je lui ais accordé, grâce à laquelle elle prenait trop de liberté.
J’allais m’en défaire avant de m’y perdre.

- Sakura Gakuen donc ~ Une très bonne école pour filles ~ Leur prestige n'est plus à prouver, que ce soit au niveau éducatif ou social. Et leurs uniformes sont juste sublimes, sans oublier le mode de vie qu'ont les étudiantes au sein de cet établissement ~

Bien plus vite qu’elle ne pourrait le croire si elle continuait ainsi. Je n’en avais que faire de Sakura Gakuen, ni des éloges qu’elle pouvait faire sur cette académie. Cette école pour demoiselles de bonnes familles ne m’intéressait guère ! Était-ce vraiment là le sujet ?! Non, elle se foutait ouvertement de ma personne. Serrant les dents en relevant le visage -sans quitter sa personne de ma vision-, je lui montrais parfaitement bien qu’il était préférable de se taire plutôt que de continuer sur cette voie. Mon aura serait-elle à ce point dérangeante pour sa personne pour qu’elle ose essayer de la dissiper d’un mouvement de la main, si anodin ? Dieu, je me sentais toute chose ~
Dans le mauvais sens du terme, bien sûr.

- C'est l'endroit rêvé pour Hikari, je ne compte guère l'en priver, Ayame ~ Elle y sera bien mieux qu'à Undai.

Et ce furent les paroles de trop. Laissant le silence planer alors que je bouillais de l’intérieur, je ne daignais bouger quant à cela. Non, je préférais plutôt me morfondre dans ma noirceur plutôt que la laisser éclater ~ Après tout, était-ce si grave si Hikari n’évoluait pas à Undai comme tout étudiant ? N’était-elle pas différente des autres grâce à son originalité, ce qui faisait d’elle notre fille d’ailleurs ? Maaah, quoi de plus normal que de faire vivre sa fille dans un monde sans violence, j’en étais touchée. Y croyez-vous vraiment ? Moi non plus, je ne sus m’y forcer.

Et c’est à cet instant là que je me redressais brutalement pour venir racler d’un mouvement de la main, tout ce qui se trouvait sur mon bureau. Un cri de rage traversa mes lèvres alors que mes traits se déformèrent sous la colère en même temps que mes poings s’éclatèrent avec force sur le bois de mon bureau. Déviant mon regard de sa personne tout en fermant les yeux, je sentais mon corps se tordre sous mes prochaines actions. Tout en moi me réclamait punition quant aux faits d’Akiha-Chan, toutes les personnes que je fus ne demandèrent qu’une chose. Que tout un chacun retrouve la place qui lui était due.

- Elle serrait mieux en dehors d’Undai donc …

Un murmure inaudible qui traversa mes lèvres avant que je vienne river mes yeux perçants dans ceux de ma femme, que j’entrouvre la bouche sous le craquement de mâchoire compressée par mon état.

- Comment oses-tu seulement ?! Depuis quand t’était-il seulement permis de prendre des décisions de cette ordre là concernant mes enfants ?! Ne te moque guère de moi Akiha !

Oui, il fallait que nous remettions les choses au clair. « Ses enfants », mes créations, mes cobayes, mes jouets, mes objets. Voilà ce qu’il en était, ils étaient miens, aussi bien les jumeaux que Ren, j’en disposais selon mon vouloir, je les tuerai si je le désirerai, je leur changerai d’école si je le voudrai et non parce qu’Akiha-Chan l’aurait voulu ! Qu’était-ce donc pour une histoire ? Depuis quand pouvait-elle ainsi interférer dans la structure pédagogique d’Undai ? Ma vie privée était une partie dans laquelle elle avait tous les droits, mais Undai m’appartenait, elle et tous les étudiants s’y trouvant. J’avais le droit de vie ou de mort sur ces enfants, j’étais un Dieu qu’ils devaient vénérer ! Et Dieu n’avait nullement besoin de sa femme pour chambouler ses projets !

- Ton rôle d’épouse ne t’autorise nullement à interférer dans les décisions d’Undai, déloger ainsi mon enfant… Quelle effrontée fais-tu là. Pauvre chose, tu te permets trop.

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Dim 9 Fév - 0:43

Le silence de mort qui plana après la déclaration que j'eus fait, me stressait littéralement. Ce n'était pas de la peur que je ressentais sous le regard sombre de ma femme, j'étais bien trop convaincue que transférer Hikari dans un autre établissement, était une bonne chose, et qu'Ayame n'avait guère à en piquer une crise pour si peu. Si peu... Ce n'était guère aussi évident à digérer, même pour ma personne, ne serait-ce que parce que je ne saurais voir mon enfant tous les jours, en vue du pensionnat de Sakura Gakuen qui accueille les étudiants pendant toute l'année, leur laissant la liberté de sortir seulement pendant les vacances. Mais j'étais prête à sacrifier cela pour son bien-être, et j'espérais qu'Ayame le comprenne et l'approuve également. Après tout, qu'était le problème au juste pour qu'elle soit d'une humeur aussi massacrante ? Si c'était de l'appréhension que je ressentais quant à ses réactions suite à mes paroles, il y avait aussi une once de colère qui montait dans mes veines. M'aurait-elle convoquée avec tant de formalité rien que pour me parler de cela ? C'en était dégradant.

Je ne pus empêcher un sursaut d'effroi quand Ayame se leva brusquement et envoya balader tout ce qui se trouvait sur son bureau, par la seule force de sa rage. Finalement, je me permettrais de dire qu'elle était plus qu'en colère pour ce transfert. « Tiens, tiens ~ Serait-ce une crise de vieillesse ? ~ » Je ne voyais guère ce que cette remarque avait à voir avec la situation actuelle. Quoi qu'il en soit, je ne démordais pas de ma position, mes convictions étant justes à mes yeux, je ne comptais revenir sur la décision que j'eus prise, que cela enchante Ayame ou non. « Elle serrait mieux en dehors d’Undai donc … » Ce qui n'était on ne peut plus vrai ! Entre un monde où elle avait peur d'évoluer, où elle s'enfermait dans sa bulle craignant la mort qui planait partout, et un cursus scolaire où sa seule inquiétude serait de réussir ses examens, il n'y avait pas à hésiter. Pourquoi ma chère femme n'arrivait-elle pas à comprendre cela ? Ne voulait-elle pas le meilleur pour nos enfants ?

- Comment oses-tu seulement ?! Depuis quand t’était-il seulement permis de prendre des décisions de cette ordre là concernant mes enfants ?! Ne te moque guère de moi Akiha ! 

Incrédule de ce que j'entendais, je haussais les sourcils tout en dévisageant Ayame comme-ci c'était la première fois que je la voyais. Ses enfants ?! Depuis quand considérait-elle mes jumeaux et Ren comme uniquement ses enfants ? J'avais tout autant droit de décision sur eux qu'elle, n'est-ce pas ? Si, j'étais leur mère également, chose que notre chère directrice oubliait comme par magie. « Ca chauffe ~ Quel instinct maternel, heh ~ » Il était rare que je me dispute avec elle au sujet de nos enfants, en vue du manque d'intérêt qu'elle leur apportait généralement. Et encore, parfois, je laissais passer quand elle prenait Kiseki à part, quand elle le rendait monstrueux, je ne disais rien, même si je n'en pensais pas moins. Et là, je veux faciliter la vie de ma fille et cela lui déplaît ? Il était hors de question que je me plie sous son envie saugrenue de faire le mal même au sein de sa famille. Il n'y avait nulle moquerie dans mes actions, seulement de la préservation quant au bonheur de NOS enfants. Et ce n'étaient pas ses cris qui allaient m'en dissuader.

- Ton rôle d’épouse ne t’autorise nullement à interférer dans les décisions d’Undai, déloger ainsi mon enfant… Quelle effrontée fais-tu là. Pauvre chose, tu te permets trop.

En entendant ces paroles... les dires abjectes d'Ayame heurter les murs de la pièce, mon visage se décomposa de tout part et un trou noir se créa à la place de toute autre pensée concernant le sujet lancé. Seule la voix sifflante de mon ombre régissait tout mon être, tandis que -je dois l'avouer- je fus choquée, littéralement, de la manière dont venait de me traiter celle qui se prétendait être ma femme. « Espèce d'enfoirée ! Croit-elle que nous sommes un objet comme le reste de ceux qui l'entourent ?! » Définitivement, je n'en croyais pas mes oreilles, au point que je veuille limite rire sous l'ironie de la situation, ne me formalisant guère de sa mauvaise humeur. Mon ombre avait raison, qu'elle soit la directrice de Undai ou non, elle n'avait aucun droit de me fixer des limites saugrenues quant à mon statut. Rôle de femme ? Voulait-elle dire par cela que je lui servais à passer du bon temps, et seulement à cela ? J'en voyais rouge de colère. Et je comptais le lui faire savoir avec tout autant de force qu'elle se permettait de m'insulter. Me relevant tel un ressort, je tapais mes poings sur son bureau, en la fusillant d'un regard noir avant de me mettre à crier avec outrance, à son encontre.

- Ce sont MES enfants également ! Et j'ai tout autant le droit que vous de décider de leur sort, qu'ils fréquentes Undai ou non !

Hors de moi, je l'étais ~ Et je n'avais aucune envie de sourire à cet instant précis, trop énervée par le manque de respect étonnant de ma dite femme. Définitivement, Dead Master ou non, il était inconvenant qu'elle remette en cause notre mariage pour une décision concernant nos enfants. Outrée au plus haut point, je me redressais sous son regard, prête à dire les quatre vérités qui voulaient jaillir de mes lèvres tel un venin, agrémenté par mon alter-ego tout aussi furieuse. Je ne savais guère où cette dispute nous mènerait, mais je comptais arriver à mes fins, quitte à pousser le bouchon jusqu'au bout. Et c'est sous ses pensées furibondes que je me lâchais totalement, laissant ma voix résonner dans des intonations élevées.

- Que cela vous plaise ou pas, la décision est prise. Et puis de quel droit définissez-vous mon rôle à présent ? Je ne suis pas une de tes servantes Ayame !

D'ailleurs, je crois que c'est cet aspect qui m'eut énervé le plus. Non pas celui où elle prétend avoir le droit absolu sur notre progéniture, mais celui où elle remet en cause ma position à ses cotés. C'était... intolérable. Tellement que je me retenais de casser tout ce qu'il y avait dans son bureau sous l'excès de rage, me contentant de serrer les poings, les muscles tendus, un regard des plus colériques supportant le sien avec dédain. Finalement, cette journée n'était peut-être pas la meilleure qu'il soit.

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Dim 9 Fév - 1:15

Décidément cette journée était bien terrible. Que ce soit d’avoir ma femme me regardant avec une telle colère, ou le simple fait de l’avoir dans mon bureau alors que moi-même, je peinais à contrôler ma colère. Risquerais-je de la tuer sous un geste de folie ? Viendrais-je à matérialiser mon arme pour décrocher sa tête de ses épaules ? Ainsi, sans dire plus ? Non, je ne me laisserai aller à de tels actes, bien que mes doigts s’électrisaient sous la rage, je n’eus qu’un geste de recul lorsqu’elle se leva à son tour pour primer ses droits. Pauvre folle, qu’elle se taise avant que l’on n’arrive au pire.

- Ce sont MES enfants également ! Et j'ai tout autant le droit que vous de décider de leur sort, qu'ils fréquentes Undai ou non !

Ses enfants ?! Mais oui très chère, il va de soit que ces choses t’appartiennent aussi, ne serait-ce que pour leurs faiblesses. Non, je ne pensais guère vraiment ce que je disais, mais mon être ne savait se retenir quant à tant de protestation alors que je lui demandais le silence. Elle hurlait, laissait échapper ses pensées les plus viles sans moindre retenue, me disant fièrement qu’elle avait ce droit que je ne voulais lui accorder. J’aimais garder ce qu’y m’appartenait au creux de ma main, j’aimais avoir le contrôle sur toutes personnes m’entourant et elle, celle qui était censée me comprendre, que faisait-elle ? Elle m’arrachait des fragments de ma personne pour mieux les lancer sur des terres m’étant inconnues ! J’étais Dead Master, j’étais un être puissant ne pouvait être contredit ! Oui, et elle … Elle souillait mes créations de ses interventions inutiles.

- Que cela vous plaise ou pas, la décision est prise. Et puis de quel droit définissez-vous mon rôle à présent ? Je ne suis pas une de tes servantes Ayame !

Je n’en pouvais plus. Et c’est dans un cri de rage clamant qu’elle se taise que je laissais ma voix se tordre avec fracas dans la pièce. « Silence ! » Un seul mot en disant long sur tout ce que j’attendais d’elle. Elle était mon épouse, mon aimée, l’être à qui j’avais tout donné, à qui j’avais créé un monde pour qu’elle s’y épanouisse, je lui avais donné des enfants pour combler sa solitude et son ennui, j’avais tant fait pour elle. Et était-ce ainsi que je me voyais remerciée ? Moi qui avais accepté ce nouveau mode de vie, moi qui avais tant trimé pour que ces choses qu’elle appelait « nos enfants » ont un semblant d’éducations, que lorsqu’elle n’était guère là pour eux, je me pliais en quatre pour y être ?! Dégoûtée ? Je l’étais. A se demander si sa place ne devait pas se trouver auprès de mes servantes, justement.

Faisant le tour de mon bureau en laissant mes talons taper le sol avec fermeté, je me plaçais devant elle. La regardant de haut en bas sans moindre ménagement, je levais la main d’un mouvement anodin avant de finalement la claquer sur sa joue sans moindre retenue. Venais-je de gifler mon épouse ? ~ C’est bien le cas. Laissant son corps se traîner au sol à quelques pas de mon emplacement, je me dirigeais vers elle, tout en laissant éclater moi aussi, le fond de mes ressentis.

- Hikari restera à Undai comme tout autre étudiant, si elle n’a guère les compétences pour affronter cette académie, elle mourra entre ses murs. Ainsi vont les choses, je ne te laisserai guère épargner sa vie sous prétexte qu’elle est tienne.

Arrivant à la hauteur de mon épouse, je m’accroupis afin de river mon regard dans le sein. Levant son menton pour mieux m’enfoncer dans ses billes azurées, seul une grimace colérique se peignit sur mon visage alors que mes mots sortirent telles des lames aiguisées venant se planter sans moindre pitié dans une cible précise.

- Je prendrai cela comme une trahison, sois certaine que cette histoire n’est guère finie, Akiha.

Une trahison des plus détestables. Me relevant avant de venir lui déboîter la tête, je quittais cette scène grotesque en claquant la porte dans mon sillage. Marchant quelques pas dans le couloir avant de disparaître de ceux-ci dans un dernier cri de colère, je me téléportais dans mes appartements. Endroit dans lequel je laissais exprimer physiquement mes ressentis. Balançant tout ce qui était sur mon passage à même le sol, je détruisais tous vases, décorations se trouvant à ma portée avant de m’attaquer à mes bibliothèques que je renversais sans moindre pitié. Balançant mes livres dans toute la demeure, seul des cris inhumains traversèrent les murs de mon chez moi. Oui, une véritable tornade ~

Il est vrai que j’étais maniaque, que l’ordre était une chose absolue comme mon autorité, chose qu’Akiha avait défié impunément au préalable. Mais ne serait-ce que pour une fois, je me permettais cet élan, au point qu’une fois tout fut détruit, je me posais dans mon divan afin de m’y détendre. Fermant les yeux en passant un bras pour me couvrir la vision, je soupirais en essayant de calmer cette rage qui régissait mon être. Chose que j’arrivais à faire après une bonne dizaine de minutes de silence total. Dieu, qu’avais-je donc fait pour mériter cela ? Me redressant en entendant la porte s’ouvrir, je ne fis guère geste lorsque mes servantes pénétrèrent mon habitat. Akiha-Chan n’était guère comme elles, non, bien que j’aie été trop loin dans mes paroles et dans mes pensées, je ne puisse revenir en arrière. Qui serais-je pour avouer mes torts ? Une bonne personne ? Je n’en étais pas une. Soupirant en me laissant retomber sur le fauteuil, je me morfondais en vue d’un futur incertain. Hikari-Chan, rien que par envie, tu deviendras la cible de ma colère d’ici peu. Prépare toi à saigner mon cœur ~

- Je n’accepte guère … Que tu défies aussi ouvertement mon autorité … Akiha-Chan …

Des paroles soufflées à moi-même alors que je me murais dans mes ressentis.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Dim 9 Fév - 18:47

Dans la situation où nous nous trouvions, il était important que je prône mes droits haut et fort, sinon, Ayame me marcherait dessus sans moindre retenue. Non, je ne voyais pas les choses ainsi, en vérité. Seule l'incompréhension de son emportement vis-à-vis du transfert me préoccupait. Au même titre que la colère qui bouillant en mon être après qu'elle m'eut tout simplement, réduite au statut d'un vulgaire servant, par la seule force de ses paroles. Définitivement, je ne m'attendais guère à une telle réaction de sa part, ce qui par ailleurs, me déconcertait au point que je ne sache pas comment réagir au juste. À part m'énerver sur sa personne, cela étant dit. Furieuse contre ma femme, je la défiais du regard avec véhémence, ne voyant devant moi qu'une femme -certes la mienne- et ses envies capricieuses, détruisant toute logique de mes actions. La considérer de la sorte, fut ma première erreur. Et je l'ai compris quand elle usa de sa voix autoritaire pour mettre fin à mes vociférations dans un «  Silence ! » des plus glacials. J'avoue que quand son ordre se heurta à mon ouïe, je me tus instantanément, un frison d'effroi ayant parcouru ma colonne vertébrale. Emportée que je pouvais l'être sur le moment, j'eus un mouvement de recul quand Ayame s'approcha de moi d'une démarche hautaine, suivi d'un froncement des sourcils perplexe quand je croisais son regard et, qu'avant que je réalise ce qui se passait, je me retrouve au sol, un goût amer dans la bouche, tout autant que les paroles de mon épouse qui claquèrent telle une sentence suprême dans l'air.

- Hikari restera à Undai comme tout autre étudiant, si elle n’a guère les compétences pour affronter cette académie, elle mourra entre ses murs. Ainsi vont les choses, je ne te laisserai guère épargner sa vie sous prétexte qu’elle est tienne. 

Silencieuse après la gifle qu'elle m'eut administré sans plus de scrupules, je serrais les poings en essayant de me redresser, n'appréciant guère cette position dégradante, au sol, j'avais assez avec la joue brûlante. « Salope, je t'ai dit qu'on aurait dû s'en débarrasser avant qu'elle ne se décide de nous supprimer ! » Les larmes aux yeux, non pas à cause d'une quelconque douleur, mais bel et bien à cause de ce que venait de dire Ayame concernant Hikari, je voulus porter ma main à l'endroit de son geste déplacé, mais je n'eus guère le temps de le faire que je sentis à nouveau sa présence maléfique à quelques centimètres de mon corps meurtri, suivie de sa main glaciale emprisonnant ma vision sur ses traits déformés par la rage. Terrifiante. Je ne saurais dire pourquoi, mais j'avais l'impression qu'elle n'hésiterait pas à me trancher la tête si j'osais ouvrir la bouche pour... n'importe quelle parole.

- Je prendrai cela comme une trahison, sois certaine que cette histoire n’est guère finie, Akiha.

Tellement blessante. Retombant telle une feuille morte quand Ayame me libéra de son emprise ferme, un sursaut de saisissement me prit en même temps que j'étouffais un sanglot, tandis que la porte claqua dans un bruit assourdissant. Puis -dans mon dos- tomba en miettes illustrant à la perfection ma place aux cotés d'Ayame qui venait de se faire compromettre après une seule action que je jugeais adéquate. Il m'a d'ailleurs fallu quelques minutes avant que je ne réagisse sous la rage de mon alter-ego contrariée, et surtout soucieuse quant à notre future vie à Undai. C'est avec une effroyable dureté que les mots de la directrice de cette Académie, résonnaient en échos dans mon esprit. Trahison... Je ne comptais la trahir, depuis longtemps cette idée m'est sortie de la tête, au même titre que l'amour envers sa personne battait dans mon cœur. Comment pouvait-elle dire que si je voulais sauver mes enfants d'une mort certaine, ce serait un acte de traîtrise ?! Que voulait-elle dire par... « Je t'ai dit que ces gosses étaient une nuisance, qu'elle les tue tant qu'on puisse rester dans ses grâces, Akiha ! » Elle voulait dire que je lui devais obéissance qu'elle soit ma femme ou non, et ce parce qu'elle était Dead Master-Sama. C'est avec horreur que je me rendis compte à quel point j'ai écarté cette vérité sous toute la luxure dont je jouissais quotidiennement. Épouvantable. Et terriblement injuste. Mais c'est surtout le fait qu'elle bafoue mes sentiments envers elle en disant que je la trahissais qui désarçonna toute logique en mon être.

- Non ! C'est faux ! Je n'ai jamais voulu... Je ne désirais que le meilleur pour...

Me relevant émue par une multitude d'émotions contradictoires, j'effaçais le goût du sang de ma bouche en même temps que la trace sur ma joue, d'un simple mouvement de la main. Mais la marque restait gravée sous ma peau, dans mon esprit, tandis que régie par un sentiment de peur mêlée à cette sensation d'être désemparée, je m'extériorisais sous forme de cris, en envoyant les sièges voler à travers le bureau directorial dans un vacarme fracassant. Pour finir par m'effondrer au milieu du désordre occasionné, le visage caché par mes mains, ne sachant quoi faire à présent. Je ne voulais pas perdre Ayame. J'ai encore commis une erreur, celle de me sentir assez audacieuse pour lui faire face, oubliant qui elle était avant tout. Dead Master-Sama. Je pleurerais à cause de cette réalité monstrueuse, si j'en avais le pouvoir. Seulement... L'idée de pouvoir perdre Ayame m’obsédait tout autant que son visage déformé par la colère. Et Hikari ? « Si cette folle décide de t'écarter, ne crois pas qu'elle fera preuve de clémence envers ses cobayes, Akiha. Reviens sur terre ! Elle payera de nous avoir blessée de la sorte, le temps voulu ~ » Comme j'étais terrifiée par la première partie de la tirade de mon ombre, j'étais tout autant contraire à la suite de ses dires morbides. Je ne désirais aucun mal pour ma femme, et malgré tout ce qu'elle pourrait me faire, je l'aimais, qu'elle prenne des décisions dites dérisoires selon mes propres convictions, je m'en moquais, tant que l'image de son visage en colère contre moi, arrête de hanter mon esprit. Pour nous, pour mes enfants, pour mon avenir. Sauf que la conclusion de cette « dispute » était loin d'être arrêtée.

L'inquiétude et l'empressement me retournaient l'estomac, tandis que je me ressaisis, ne sachant au juste ce que j'allais faire à présent. Je devais l'avouer, j'avais peur de faire face à Ayame après ce qui venait de se passer, j'étais effrayée de découvrir qu'elle m'a définitivement rejetée. Et à coté de cela, j'étais terrifiée par le fait qu'elle puisse me punir de se manque d'obéissante en allant directement s'attaquer à nos enfants. La connaissant, tout était possible, après tout -comme j'avais l'habitude de l'oublier- elle restait un monstre. Ne montrant rien de mon désarroi, je sortis du bureau, prenant un chemin au hasard, pour mieux me retrouver dans la cour. L'air frais du dehors changeait énormément de l'atmosphère lourde où je me trouvais il y a de là quelques minutes. Assez pour que je réfléchisse correctement. Sortant mon portable d'une des poches de mes habits, j'envoyais un message aux jumeaux, leur interdisant formellement d'aller dans nos appartements ainsi que dans le bureau de leur mère. Sans spécifier la raison de cela, juste en mettant un point important à ce qu'ils ne me désobéissent guère. Ceci fait, je me décidais à retrouver Ayame. Je n'avais d'autres choix, et j'espérais que le lien du mariage qui nous unissait était teinté d'un véritable sentiment d'amour.

Évidemment, il m'était impossible de savoir où elle se trouvait précisément. Parce que tout autant qu'elle soit, elle pouvait être partout, même dans un autre pays si cela lui chantait ainsi. Mais, selon toute probabilité, elle ne quitterait pas Undai après ce qui venait de se passer. Et c'est dans l'espoir qu'elle soit dans les appartements, que je me dirigeais vers cet endroit, une appréhension des plus pesantes sur les épaules. « Comment oses-tu encore prétendre l'aimer, Akiha ? Elle n'hésiterait pas à te tuer pour n'importe quoi ! Arrête de te voiler la face, à ses yeux, tu n'es que son jouet favori dont elle pourrait se lasser à tout moment. Joue son jeu, c'est tout. » Sans vrais sentiments. C'est ce que j'aurais fait, il y a de là un an ou deux. Mais les choses ont changées, elles ont évolué. Et que mon ombre soit dégoûtée de cela, je ne pouvais nier ce ressenti pur qui blessait mon cœur au fond de mon être, criant haut et fort que si je ne voulais pas perdre Ayame, ce n'était pas seulement à cause d'une stupide position d'épouse, ou encore, pour mes enfants. Non... Que nous en soyons affligées ou non, j'avais besoin de cette femme, j'avais besoin qu'elle me lance ses regards et sourires mesquins mais tellement doux. Et cette nécessité me poussait à aller la voir malgré toute la crainte que j'éprouvais quant à cette confrontation.

Arrivée devant la porte d'entrée des appartements, je me figeais net, sentant sa présence à l'intérieur. Parce que l'aura d'une Dead Master énervée, ne passait guère inaperçue et restait collée à un endroit comme une infection, bien après sa colère. Prenant une grande inspiration, j'ouvris silencieusement la porte, et pénétrais dans la pièce, le visage déconfit par ce que je voyais. Le désordre, Ayame détestait cela. Pourtant son -notre- lieu de vie ne ressemblait à rien, et ce, même sous les efforts des servantes jumelles qui rangeait frénétiquement ce qui leur tombait sous les mains. N'osant plus bouger, je ne fis que lever les yeux vers l'étage, croyant qu'Ayame y était, jusqu'à ce qu'une des servantes s'approche de ma personne, regarde vers le sofa et me dise à mi-voix « Dame Akiha, il serait préférable de laisser couler les soucis sur le fleuve tumultueux jusqu'à ce qu'ils rejoignent une rive plus large ~ » Que devait je comprendre par cela ? Un message plein de sens caché sous une métaphore quelconque. Tendue, je hochais de la tête sans vraiment y apporter une quelconque valeur, trop préoccupée par la seule présence de ma femme. Je voulais même congédier les servantes, mais... je me rendis compte que je n'osais le faire. Parce qu'elles appartenaient à la femme couchée dans le fauteuil, et que je n'avais guère le droit de leur donner des ordres. Pourtant, lesdites servantes partirent d'elles-mêmes, comme-ci elles lisaient dans mon esprit. Et après que la porte se soit refermée sur elles, je regrettais de n'avoir plus leur présence, comme-ci cela me réconfortait de ne pas me retrouver seule à seule avec Ayame. La gorgée serrée, je m'approchais de la silhouette de mon épouse en évitant tout obstacle au sol, sachant pertinemment qu'elle a noté ma présence depuis longtemps. C'est quand mes yeux clairs coulèrent sur son corps, que je réalisais à quel point elle était importante, et surtout qu'elle m'ignorait limite. Que je me jetais à genoux, à sa hauteur, capturant une de ses mains dans l'étau des miennes, et la portant à mes lèvres, après un haut-le-cœur quant à ce geste que je désirais, ne pas se voir refusé.

- Ayame-Sama...

Je pouvais sentir et entendre mon cœur battre à la chamade dans ma poitrine. Mais non de désir comme on pourrait le croire en me connaissant, mais bel et bien de peur. Peur de quoi au juste ? J'avais du mal à le définir moi-même. Et le malaise ne s'évanouit pas au contact de sa peau contre la mienne, il m'était presque possible de ressentir des piques de glaces me perforer de toute part sous la fragrance de son odeur enivrante. Je désirais tant rester à ses cotés. Relevant le regard vers le sien, je pris la parole d'une vois étranglée, essayant de me justifier, de corriger mes actions passées.

- Je... Mes intentions n'étaient pas de... Jamais je ne vous trahirais... Je rectifierai tout, je ne prendrai plus de décisions concernant notre vie sans votre accord, mais...

« Mais oui, autant que tu deviennes directement une de ses servantes ~ » Silence ! Cela n'avait rien à voir. Je voulais à tout prix rétablir l'ordre, ce que nous étions, et entacher le moins possible ce que, j'espérais nous deviendront ensemble. Ce préjudice, je désirais l'effacer du regard profond de mon épouse. Quitte à faire taire mes propres émotions quant aux choses qui se déroulaient autour de nous. Quitte à la supplier de m'accorder une nouvelle chance.

- Je vous en prie, ne me rejetez pas, je vous aime... tant...

« Désolant ~ Tu crois vraiment que cela changera quelque chose ? Heh, laisse-moi rire ~ Tu vas être déçue, Akiha ~ » Non, je ne le serai pas. Du moins, j'espérais que la vérité dans mon regard touche Ayame ne serait-ce qu'un peu. Notre relation ne peut être gâchée aussi banalement. J'assumais mes actes qu'ils soient justes à mes yeux ou non, et pour notre famille, j'étais prête à souffrir en échange du fait que tout se rétablisse.

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Dim 9 Fév - 20:28

Je ne me sentais plus moi-même. Après un tel événement, seule la colère devait faire battre mon être de fureur, alors pourquoi éprouvais-je de la tristesse à cet instant ? Pourquoi penser à Akiha-Chan me rendait si maussade ? Parce qu’elle m’eut trahie en défiant mon autorité ? Des foutaises, j’avais laissé parler le monstre qui était en moi. Voilà ce qui s’est passé, j’avais remis notre personne à nos places, moi se devant d’être impassible quant aux crimes commis contre Undai, elle, mon épouse, à son juste rang. En dessous du mien … Mais était-ce vraiment ce que je désirais ? Ne voulais-je pas qu’elle règne à mes côtés plutôt que la laisser un échelon en dessous de mon être ? Une partie de moi le voulait, mais celle-ci était trop faible pour faire entendre raison à Dead Master. Dieu, je me sentais mal.

Et cela ne s’arrangea guère lorsque je sentis la présence de celle qui détenait mon cœur, sentant mon corps se crisper lorsque la porte de mes appartements s’ouvrit, je ne fis geste pour lui signaler ma présence. Préférant plutôt qu’elle ne me remarque pas et s’en aille avant que d’autres paroles blessantes jaillissent de mes lèvres. « Dame Akiha, il serait préférable de laisser couler les soucis sur le fleuve tumultueux jusqu'à ce qu'ils rejoignent une rive plus large ~ » Des paroles essayant de la retenir, à ma plus grande satisfaction. Mais elle n’en tenut guère compte et s’avança tout de même vers moi. Je pouvais sentir sa chaleur, l’ombre de son corps se poser contre le mien tel une douce étreinte que je me refusais à saisir. Akiha-Chan, ne fait guère plus.

Autant que je puisse être contraire à ce qu’elle lise dans mon esprit, j’aurais aimé qu’elle le fasse à cet instant. Qu’elle voie Ô comment je ne désirais la recevoir, que le doux contact de ses lèvres sur ma paume m’horrifiait au point que je veuille retirer ma main. Non, je n’étais gré de l’écouter s’excuser. « Ayame-Sama... » Que je détestais cela. Ayame-Sama, une appellation tellement lointaine que je lui avais demandé d’arrêter… Ces paroles étaient prononcées par bien trop de gens pour que je me réjouisse que mon épouse en face de même. Non, décidément, moi-même je me contredisais dans mes sentiments. Je l’aimais, cela était un fait. Était-ce à cela que je devais le plus me raccrocher quant aux événements précédents ? Lui pardonnerais-je tout simplement parce que je l’aime ? Je ne savais me décider.

- Je... Mes intentions n'étaient pas de... Jamais je ne vous trahirais... Je rectifierai tout, je ne prendrai plus de décisions concernant notre vie sans votre accord, mais...

Une raison de plus qui fit jaillir ma colère. Elle ne m’avait guère concerné avant d’agir, je ne pouvais dire que cela aurait rendu les choses plus aisées, mais j’aurais aimé voir ce geste de sa part. elle le disait encore elle-même, nous étions un couple, c’était nos enfants, nous devions parler de cela ensemble plutôt que d’agir chacune de notre côté. Ce n’était pas comme-ci il s’agissait d’inscrire notre fille dans un club quelconque, non, nous parlions ici d’un transfert, que cette même enfant étant mienne quitte les murs de MON école pour se plaire dans une autre à quelques kilomètres d’Undai. Et bien même, connaissez-vous beaucoup d’étudiants qui se faisaient transférer en dehors d’Undai ? Oui, ceux que je tuais afin qu’ils ne divulguent les secrets que je tenais fermement entre ces murs. Aurais-je été plus clémente en sachant que ma fille, jamais ne parlerait de la matérialisation ? Nullement, il m’était juste impossible d’accepter qu’un de mes étudiants s’en aille dans une autre école. « Le niveau d’Undai n’était pas assez suffisant » M’avait-on dit, des inepties. Ainsi abaisser ce monde que j’avais créé, me blessait au plus profond de mon être. Une plaie qu’elle venait de former par ses simples paroles, je lui en voulais également pour cela.

- Je vous en prie, ne me rejetez pas, je vous aime... tant...

Mais suite à cela, comment pouvais-je détester mon épouse ? Son visage déconfit que je regardais à présent me brisait le cœur, bien que la marque de ma paume sur sa joue n’était plus, cette scène me lacérait le cœur incessamment. Je l’aimais également, je ne voulais guère la rejeter. Non, loin de là l’idée d’un quelconque divorce… Je voulais juste qu’elle reste à sa place. Mais quelle était-elle si jamais, je ne lui avais montré les limites ? Était-elle la seule fautive pour avoir osé me défier ? Ne m’étais-je pas ramollie également quant à sa présence ? Si, et ce, terriblement. Il était de mon devoir, autant en tant qu’épouse que directrice, de nous restituer nos droits. Me redressant légèrement en soupirant faiblement, j’enfonçais mon regard dans celui de mon épouse avant de porter une main douce vers sa joue. Caressant l’endroit que j’eus torturé il y a de cela quelques minutes, je finis par atrier le corps d’Akiha-Chan contre le mien, enfermant sa personne dans une douce étreinte amoureuse tout en enfuyant ma tête dans son cou. Me délectant de ce contact qui me parut si lointain, je déposais mes lèvres sur sa chair tendre tout en m’enivrant de son parfum si délicat. Ne bougeant guère, je remontais jusqu’à son oreille pour y venir murmurer ces quelques mots qui me firent resserrer mes bras autour de son corps.

- Je ne te rejetterai guère Akiha, je continuerai de t’aimer… Qu’importe tes faux pas.

Me détachant de sa chaleur, je relevais son menton de ma main avant de déposer mes lèvres sur les siennes dans un doux échange amoureux. Mon être battait de cet amour, qu’importe la colère ou la tristesse qu’elle m’apportait de ses gestes déplacés, je ne pouvais renier ce qui régissait ma vie à présent. Je lui avais tout donné, mon corps, mon âme, mon savoir, mon pouvoir… Mais non, la place de Dead Master. Soupirant une fois de plus en fermant les yeux, je laissais un ange passer avant de les rouvrir et venir chatouiller son ouïe de ma douce voix posée, ne laissant transparaître qu’une blessure minime quant à ce que je pus dire avant.

- Je me suis laissée emporter, je m’excuse d’avoir dit de telles insanités mon cœur ~

Posant mon front contre celui de mon épouse, je dégageais la pression de notre dispute passée tout en soufflant à son encontre « Puis-je espérer un pardon de ta personne ? ~ » Avant que je ne vienne baiser ses lèvres avec amour. Oui, ce n’était guère une envie bestiale de sexe que l’on ressentait dans ce toucher, mais bel et bien le poids de mes sentiments à son égard. Me ramollissais-je encore ? Non, et je le prouvais par la suite de mes paroles.

- Je ne peux accepter… Qu’Hikari-Chan quitte Undai. Il m’est impossible de concevoir cela, Akiha-Chan. Non, je m’y oppose.

Dead Master-Sama, oui, c’est cela ~

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Lun 10 Fév - 1:17

La tristesse régissait mon être, toutes mes pensées étaient tournées vers le seul être qui importait vraiment à mes yeux. Ayame, Dead Master-Sama, cette femme qui m'eut tout donnée pour mieux s'apprivoiser mon cœur. À tel point que je n'écoutais plus ma conscience ténébreuse qui hurlait la vérité de ma condition désastreuse du moment. Le seul désir que je ressentais, était celui de ravoir de la valeur aux yeux de mon épouse, de me faire pardonner toute mauvaise action que je pus commettre pour la pousser à me blesser de la sorte. Devrais-je pencher pour l'avis de mon ombre que j'étais en train de me fourvoyer, que je n'aurais jamais dû revenir vers celle qui m'a traite de « pauvre chose ». J'en étais terriblement affectée, mais en même temps, je l'ai cherché. Si seulement je lui aurais parlé de mes projets, peut-être que... « Certainement pas. » Il était vrai que cela aurait pu se terminer de la même manière que maintenant. Mais je ne pouvais en avoir la certitude, malheureusement. C'était aussi la raison pour laquelle je ne voulais que cela continue dans la haine de nos deux êtres. J'étais bien trop chanceuse de me retrouver aux cotés d'Ayame pour tout briser en m'obstinant de la véracité de mes actions. Ayame... Une partie de moi t'aimait par dessus tout, tandis que l'autre te haïssait. J'en étais toute chamboulée ~

Sursautant au contact de sa main contre ma joue, j'essayais de desceller ses pensées à travers son regard, allant jusqu'à supporter ses prunelles vertes et profondes qui traversèrent mon âme de tous les cotés. Je... comment devais-je interpréter cela ? Je me permets de dire que j'étais tellement bouleversée qu'aucune logique calculée n'arrivait à se former dans mon esprit. Seul son regard m'importait, seule sa voix m'inspirait, et son visage me terrifiait. Tandis que son étreinte, me réconfortait. Acceptant ses bras de bon cœur, je faillis me laisser emporter par des émotions de tristesse quand elle réagit avec tant de... de ce que je priais de recevoir de sa personne.

- Je ne te rejetterai guère Akiha, je continuerai de t’aimer… Qu’importe tes faux pas.

Frissonnant sous sa voix qui vint chatouiller doucement mon ouïe, je fus émue par ses dires. Elle me pardonnait, elle m'aimait, il était de mon devoir d'en être comblée. Heureuse, je l'étais dans un sens bien précis, tandis que je retenais ma respiration sous la suite de ses paroles, ayant crainte qu'elle puisse changer d'avis tout à coup, sous une envie sadique qui détruirait tous mes espoirs dans une fumée de haine. Sentant son corps se détacher du mien, je dus me résoudre à céder sa chaleur à son regard qui -étrangement- me donnait la chair de poule, tout autant qu'il m’obsédait. Mais ma peine ne fut de longue durée quand ses lèvres vinrent m'accorder une douce sensation de quiétude. Jamais plus je n'irai si loin, contre son être.

- Je me suis laissée emporter, je m’excuse d’avoir dit de telles insanités mon cœur ~ 

« Tsss, si elle croit qu'une stupide excuse pourra... » Tais-toi. Je ne désirais plus entendre cette voix détestable relancer ma colère sur le premier plan, rage qui pourrait gâcher ce moment unique, où ma femme m'eut pardonnée, et s'excusait de surcroît. Dead Master-Sama qui s'excuse... Ce n'était pas la première fois qu'elle le fit envers ma personne, mais à chaque fois cela restait un moment spécial entre nous. Parce que peu importe combien d'efforts je faisais pour être tout, je n'étais rien qu'une poussière qu'elle pourrait balayer d'un revers de la main, si cela lui convenait. Seul l'amour... Nous retenait d'une telle fin. D'un coup de tête qui marquerait la conclusion d'une histoire pleine de rebondissement. Et de tout mon être, je ne voulais voir cette fin arriver.

- Puis-je espérer un pardon de ta personne ? ~

Les larmes aux yeux, je hochais bêtement de la tête avant de fondre dans son baiser doux. Évidemment que je lui pardonnais tout, qui étais-je d'ailleurs pour espérer plus ? J'étais parfaitement heureuse avec ces quelques paroles délicates sortie de sa bouche, cette même qui m'embrassait à présent avec ferveur. Jamais, je ne voudrais être privée de cela. Et c'est dans une tristesse mêlée au soulagement que je m'accrochais à son être de toutes mes forces.

- Je ne peux accepter… Qu’Hikari-Chan quitte Undai. Il m’est impossible de concevoir cela, Akiha-Chan. Non, je m’y oppose.

Secouant la tête en signe de négation, mes mains fermement crochetées à son corps, j'essayais de réprimer le flot d'émotions qui ne démordait pas, en voulant sortir au grand jour. D'ailleurs, je ne tenus guère longtemps avant d'exprimer mes sentiments dans des sanglots chagrinés. Pleurant à chaudes larmes au creux de ses bras, il m'a fallu un certain temps avant de me calmer -plus ou moins- afin que je puisse prendre la parole, d'une voix raillée par les sentiments de tout genre défilant dans mon être. « Je... Merci Ayame... » Définitivement, ce n'est pas de sitôt que j'arriverais à sortir une phrase claire de ma gorge. Trop émue, j'enserrais son corps glacial entre mes bras. Froid. C'était si froid, mais si chaud en même temps. Je ne voulais plus jamais revoir son visage colérique au point de sentir son aura vouloir me tuer. Et malgré le fait que j'avais peur pour la suite des événements, pour Hikari surtout, je n'avais le cran de m'opposer à Ayame. Plus maintenant. J'allais faire en sorte de protéger mon enfant entre ces murs si tel était la seule possibilité, mais plus jamais je ne m'opposerais ouvertement à ma femme. « Stupidité totale ~ » Silence, je savais parfaitement bien à quel point tout mon être était contraire à cette résolution complète. Mais tel était mon choix, parce qu'au fond, j'étais égoïste, et l'amour qu'Ayame m'accordait, prévalait tout le reste.  Relevant mes yeux embrouillés par les larmes sur ma dite femme, je capturais ses lèvres dans un baiser salé. C'était un privilège que d'embrasser un tel être, je l'oubliais si souvent...

- Ce sera fait comme vous le désirez pour Hikari... juste... je ne veux pas qu'ils meurent.

« Et c'est reparti. » Et je me remis à pleurer telle une fontaine. À croire que c'était le jour où je me viderai de toute l'eau de mon corps. Quelle plaisanterie de mauvais goût qui me fit autant pleurer que presque rire. Plus sérieusement, mes émotions allaient de pair avec mes actions, la vie de mes enfants comptaient tellement à mes yeux, que je risquais de perdre la mienne dans une fausse manipulation, c'était terrible, et énormément désapprouvé par mon alter-ego démoniaque. Mais que pouvais-je faire contre cet instinct maternel démesuré ? Aimer Ayame. C'était tout ? Non, mais c'était un bon début, qui me faisait d'autant plus me sentir chagrinée. Sentant quelque chose vibrer près de ma jambe, je ne réagis pas, préférant me fondre dans les bras de mon épouse, et ce jusqu'à ce que la mélodie de mon portable me sorte de la torpeur générale dont tout mon corps et esprit faisait preuve. Essuyant mes larmes tant bien que mal, ne quittant en aucun cas les bras de ma femme, je sortis mon portable et le portais à mon oreille. Une seconde pour prendre une grande inspiration, et je répondis, faussement posée dans la voix.

- Akiha Kestsuki, je vous écoute ~

La réponse jaillit aussitôt d'une voix que je reconnaissais parmi milles, et qui me donnait envie de fondre en larmes. Oui, c'était définitivement le jour où je savais faire tout, sauf maîtriser mes émotions. « Haha, you’re so formal little girl, sorry I'm not your potions provider, just your father! Haha » Papa... Pourquoi m'appelait-il ? Je ne tardais à le questionner sur cela, effrayée qu'il s'est passé quelque chose de grave, ce qui serait la cerise sur le gâteau pour cette journée. « Daddy ? Something’s fall out ? » Question dont la réponse fut une autre question, plus inquiète « Are you crying Akiha ? » Me relevant en même temps qu'un « Pas du tout » peu assuré et purement en japonais traversa mes lèvres sous la perspicacité déconcertante de mon géniteur, je gratifiais Ayame d'un baiser désolé -oui, cela se peut- avant de me diriger vers le hall d'entrée, y faisant les cents pas tandis que la voix à l'autre bout du fil soupira pour mieux s'exprimer, joyeusement.

- Your mother lovely ties to the tea want to go to a tea festival, Believing she loves crushing plants. Haha…

Entendant quelque chose s'éclater de l'autre coté du fil, je ne bronchais pas avant que ce ne soit plus la voix enjouée de mon paternel qui résonne, mais celle de ma mère en japonais, légèrement contrariée. « Ma chérie ? C'est maman. Nous sommes à Tokyo. Ce serait aimable que tu puisses nous rendre visite avant notre départ en Angleterre. Viens dîner demain à midi et... prends la femme de ta vie et tes enfants avec toi, nous adorerions les rencontrer. Ne dis pas non, sinon ton père serait prêt à faire le chemin vers Kyoto pour pouvoir voir notre fille chérie. » Totalement déconcertée, je devais avouer que je ne m'attendais guère à cela. Une visite à Tokyo ? Dans de telles circonstances ? Je n'oserai même pas demander une telle faveur à Ayame. Grimaçant légèrement, les sourcils froncés, je tournais mon regard clair vers ma femme avant de souffler une réponse positive aux oreilles de mes parents, pressés de faire la rencontre de ma famille. Ce n'était peut-être pas le moment choisi pour des visites de courtoisie, mais je connaissais assez mon excentrique de père pour savoir qu'il serait capable de débarquer à Undai, chose que je devais prévenir à tout prix. Soupirant après avoir raccroché, je revins lentement vers le sofa, l'air songeur. Pourrais-je seulement imposer à Ayame cela ? M'asseyant à ses cotés, le visage sérieux, je lui demandais son avis, en insufflant des intonations plus joyeuses dans ma voix, restant tout de même timide.

- Cela vous dirait-il de... m'accorder votre présence demain, et ainsi rencontrer mes parents ? ~

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais une vive flamme d'une vengeance moqueuse se raviva dans mon regard quand je croisais le regard vert de mon aimée. Serait-elle contre ? Ou c'était autre chose ? Parce qu'il va de soi qu'elle ne me refuserait jamais une telle chose, n'est-ce pas ? ~ Après tout nous étions mariée et avec des enfants, il était normal de rencontrer ses beaux-parents un jour ou l'autre ? ~ « Tiens, tu revis ? Heh, cela reste tout de même problématique, Akiha. » Et alors ? Mettant un peu de bonne humeur dans cette pièce dévastée.

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MessageSujet: Re: Discorde, dirais-je ~    Lun 10 Fév - 1:53

Cette scène abracadabrantesque était des plus dérangeantes, je n’aimais guère me trouver dans une discorde entre ma personne et mon épouse. Il était ravageur pour nous d’avoir de tels discussions, tout comme il était dérangeant à mon quotidien que celle-ci prenne des décisions sans m’en informer. Mais ne venais-je pas de lui pardonner tout en me refusant à ses avis ? Oui, je n’avais donc plus de raison pour être en colère et avoir le visage de mon épouse s’humidifier après mes paroles me touchait assez pour que je vienne recevoir son corps dans une étreinte chaleureuse alors que ses pleurs ronronnaient telle une musique plaisante entre ses murs ~ Je n’aimais guère la voir triste, mais après les faits passés, je ne peux dire que cela ne m’amusait guère de la voir si faible, si impuissante, si mienne au creux de ma main ~ « Je... Merci Ayame... » Sa douce voix tiraillée par sa mélancolie me serrait le cœur en même temps qu’un sourire mystérieux se dressait fièrement sur mes lèvres. Caressant sa chevelure tout en calmant ses maux dans une douce étreinte amoureuse, je posais ma tête contre la sienne et fermais les yeux ~ Me soulageant de ce contact délicat, je baisais son visage avec tendresse alors que sa voix résonna une fois de plus ~

- Ce sera fait comme vous le désirez pour Hikari... juste... je ne veux pas qu'ils meurent.

Et cela reparti de plus belle ~ Souriant à cela, je ne montrais guère mon contentement ou une quelconque moquerie qui aurait pu se dessiner sur mon visage. Je ne me moquais guère de sa personne, quelle épouse indigne serais-je pour faire cela ? Il en allait de même pour ses dires, je ne désirais pas non plus que nos enfants décèdent dans cette école, je voyais un avenir prometteur pour eux, bien que mon choix quant à la réussite se portait plus sur Kiseki que sa jumelle, je n’en resterai pas moins blessée en apprenant qu’un autre élève aurait tué mes créations. Certes nous ne voyons pas les choses de la même manière, mais ce n’était pas pour autant que nos sentiments ne se rejoignaient pas quelque part ~ Venant souffler des murmures rassurants à son ouïe, je lui laissais exprimer son chagrin sans retenue ~ Je n’avais guère la chance de voir mon épouse ainsi tous les jours, la savoir si déprimée était tellement rare après tout. Elle qui débordait d’autant de joie de vie que notre fils, je venais à me demander si lui aussi, avait des jours sombres ~ Soupirant sous cette pensées farfelue, je fronçais les sourcils lorsque j’entendis le cellulaire de mon épouse vibrer. Allait-elle décrocher ? Elle n’avait l’air de vouloir faire cela. Ne contestant guère ses choix je resserrais mes bras autour d’Akiha-Chan avant que celle-ci ne finisse par se redresser lorsque ce ne fut plus le vibrement mais la sonnerie qui retentit dans nos appartements. Me redressant en même temps qu’elle pour garder mon corps collé au sien, c’est avec un semblant de curiosité que j’écoutais la conversation qui se fit sous mon ouïe ~

- Akiha Kestsuki, je vous écoute ~

Voilà un changement radical d’intonation ~ Mais était-ce assez pour masquer sa tristesse ? Un baiser volé arrangerait les choses avant qu’elle ne s’en aille pour pleinement se concentrer sur la discussion qu’elle eut… avec son père parait-il ~ Dois-je avouer que lorsque j’entendis de l’anglais, je me suis tout de suite détournée des mots que pouvaient échanger moman femme avec son paternel ? ~ Maaah, qu’importe, parlons plutôt de ce que j’allais faire pendant qu’Akiha-Chan était au téléphone ~ Devrais-je songer à ranger cet endroit ? Il était tellement en désordre après tout… Me posant de manière à voir la pièce dans toute sa splendeur, je claquais des doigts afin de redresser mes bibliothèques par la force de mon esprit. Y ramassant également les livres d’un balayage de la main, je pris mon temps pour remettre les encyclopédies à leurs places alors qu’un tas de livres empli la place près des escaliers. Pourquoi ne retournaient-ils pas dans la bibliothèque ? En vue de leur état, j’aurai plus de chance d’en faire du feu de bois que de la lecture ~ Arrêtant ma maniaquerie lorsque mon épouse revint, je me redressais dans le fauteuil pour venir accueillir sa personne ;

- Cela vous dirait-il de... m'accorder votre présence demain, et ainsi rencontrer mes parents ? ~

Riant premièrement à cette demande saugrenue, je perdis tout sourire en comprenant que mon épouse était sérieuse. La regardant un long moment avant de laisser un « Sérieusement ? ~ » Traverser mes lèvres, je me figeais lorsque je me heurtais à une réponse positive. Rencontrer les parents d’Akiha-Chan… Nous y avions déjà songé lors de notre voyage de noces… Mais jamais nous n’eûmes l’occasion à cause de l’incident de Kagoshima... Devrais-je dire également que j’étais heureuse d’avoir raté cette entrevue auparavant ? Et pourquoi cela ? Car je n’avais jamais rencontré les parents d’autrui. Étrangement stressée par cela, seul un « Pourquoi pas ~ » Traversa mes lèvres avant que je ne vienne baiser les lèvres de mon épouse ~

Dois-je dire que par la suite, je regrettais déjà d’avoir accepté avec tant de désinvolture alors que je me retrouvais maintenant, les jambes claquantes de stress quant à cette rencontre proéminente ? Demain, sur le temps du midi m’avait-elle informée. Nous étions en début de soirée, il était donc temps que je me dépêche pour préparer tout cela. Les premières démarches consistaient à prévenir Mickael pour qu’il prépare notre avion… Chose qu’Akiha-Chan décida de faire à mon plus grand bonheur. Informant également Miri-Chan de mon départ afin qu’Undai ne reste sans surveillance, je fis de même pour Yume-Chan ainsi que Keitaro. Allais-je prendre Ren-Chan avec nous ? Il était hors de question qu’elle quitte Undai ~ Une enfant sachant matérialiser n’importe où sans savoir maîtriser ses pouvoirs ne pouvait quitter les murs de l’académie. Bien, avais-je oublié quelque chose ?

- Mon amour ~ Je t’aime ~

De douces paroles avant que je ne vienne lui empêcher toutes réponses de mes lèvres douces que j’appliquais sur les siennes dans un baiser langoureux se transformant rapidement… En quelque chose de plus torride ~

END

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Discorde, dirais-je ~

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