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 Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Mer 1 Jan - 19:55

Je ne sais pas quel jour nous étions aujourd’hui, quand j’ai daigné me réveiller il était déjà dix heures… tard, tellement tard comparé à d’habitude. Sortant de mon sofa en laissant tomber la couverture au sol, je marchais entre les livres avant de m’arrêter sur un petit morceau de papier, posé à même le sol. Curieuse de découvrir ce qu’était cette chose -en sachant pertinemment qu’elle n’était pas là hier- je me penchais pour la ramasser, la regarder sous toutes ses coutures avant de lire les quelques mots écrits dessus. Des kanji… hideux, ca ne pouvait être que Kiseki.

« Je suis super passé ce matin mais tu super dormais encore ! Je suis super déjà parti pour aller en super cours ! On se retrouve super après hein ? Envois moi un super message quand tu te seras super réveillée ! Kiseki. »

En terme clair, ce lâche m’a abandonnée à mon triste sort alors que je passais mes matinées à le sortir du lit. Soupirant en chiffonnant le bout de papier avant de le balancer dans un coin de ma chambre, je me décidais à prendre une douche pour remettre mes idées en ordre. Passant sous l’eau rapidement, je me savonnais, séchais, parlais à moi-même avant de sortir de la salle d’eau en serviette à la recherche d’un vêtement quelconque que je pouvais poser sur mon corps en ce jour… pluvieux. Laissant mon regard passer à travers la fenêtre de ma chambre, je regardais les gouttelettes qui s’étaient écrasées sur ma vitre, brouillant le paysage que je pouvais avoir d’Undai d’où j’étais. Encore une journée… désolante.

Laissant tomber ma serviette au sol, j’enfilais une paire de sous-vêtements -une paire était un grand mot, en vue de la poitrine énorme que j’avais, je n’avais même pas besoin de dessous- plate que je puisse l'être. Boutonnant ma chemise en ajustant ma jupe, je passais mes longues chaussettes et enfilais mon blazer sur lequel la toison d’Undai était gravé. Cet uniforme, je le hais, au plus haut point. Pourquoi devions-nous porter une chose aussi laide ? Ne pouvait-on pas tout simplement s’accoutrer comme nous le voulions ? Non… car nous étions sous le règne tyrannique de ma génitrice, la directrice de Undai… Dead Master-Sama à qui je devais foi et obéissance.

- Ayame… Okasama.

Hum. Voilà. Finissant de m’accoutrer, je me dirigeais vers le bureau sur lequel se trouvait mon cellulaire ainsi que mes fiches de cours pour l’après-midi. Prenant le tout, j’allumais mon téléphone et remarquai un message venant d’une personne que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve… Qui était-ce ? Je n’en savais rien, mais les directives étaient là et en tant que bonne étudiante, je me devais de les suivre n’est-ce pas ? « Rendez-vous Onze heures dans le bureau du Sousei Seiki. Ne soyez pas en retard. » Sousei… Seiki. Je ne connaissais pas ce nom, je ne l’avais pas en tant qu’enseignante non plus… Était-ce seulement un professeur ? Une élève ? Non, les élèves n’ont pas leurs bureaux. Mais quoi qu’il en soit, je devais me dépêcher si je ne voulais pas être en retard, décidée à reporter le message que je devais envoyer à Kiseki pour plus tard, je sortis de ma chambre, traversai les couloirs pour rejoindre le rez-de-chaussée du dortoir afin de me diriger vers le bâtiment principal. Endroit dans lequel je pensais trouver le fameux bureau de Sousei Seiki-Sama. Cherchant du regard la classe demandée, je m’arrêtais devant une porte sur laquelle une plaque dorée se trouvait. « Cabinet Psychologique » … Ici ? Non, je n’avais rien à faire là… je n’avais pas besoin d’un psychologue et… Pourquoi ? Et ce même pourquoi se résolvait en même temps que les paroles de mon professeur de mathématiques me revinrent en tête. « Tu n’es pas assez sociable, tes notes sont hautes mais tu ne participes pas assez en cours, si tu as un soucis, je te prendrai un rendez-vous avec Sousei-San ». Sousei… la psychologue.

Poussant la porte à contrecœur, je me retrouvais dans une sorte de salle d’attente, endroit dans lequel je siégeais en attendant… qu’on vienne me chercher dirais-je. Qui était cette femme ? Je voulais savoir, mais en même temps… pas du tout. Un mauvais pressentiment régissait mon être, devrais-je partir ? Trop tard.

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Mer 1 Jan - 20:45

Cela faisait déjà vingt et une heure, trente six minutes et quarante secondes, que je n'avais pas quitté mon bureau. J'avais exceptionnellement mis en place des consultations nocturnes afin de faire face à la demande croissante et ne tenait éveillée que grâce à l'ingurgitation massive d'excitants divers dont du café principalement mais aussi d'autres boisson énergisantes. J'avais ainsi avalé une dizaine de litres de substances amères ou exagérément sucrées avant de me tourner vers de nouveaux moyens de m'éveiller beaucoup plus concluantes. Il me restait encore un peu de poudre au nez que j'avais maladroitement essuyée alors qu'une nouvelle élève s'évertuait à se plaindre encore et encore de son  petit copain. Étais-je vraiment payer pour écouter des histoires aussi futiles ? Évidemment que non, c'est pour cette raison que je me relevais sans peine, attrapant la pathétique fillette par l'oreille pour mieux la jeter hors de la pièce comme une vulgaire chaussette. Puis je claquais la porte et me retournais vers mon bureau, contemplant mon cabinet. Quel fouillis … Il y avait quelques traces de sang, ici et là, résultat de mes altercations avec les pires idiots et plusieurs livres traînaient à terre, une partie de ma bibliothèque s'étant renversée à demi. Devais-je m'en occuper maintenant ? Combien de temps me restait-il avant ma prochaine victime ? Je contournais mon large bureau et consultait brièvement mon agenda, appuyée sur le bois. Onze heures ? Voilà qui nous laissait assez de temps pour remettre de l'ordre dans ce capharnaüm. J'entreprenais donc de ranger cette vaste pièce, les effets de ma petite consommation atteignant leur paroxysme, me faisant tressauter d'excitation.

Ce n'était pas la première fois que j'absorbais de telles matières. Je me souvenais encore de mon jeune âge, quand rejetée de tous, j'avais côtoyé les plus dépravés et les plus défoncés de tous. J'avais pu goûter à tout et c'était ma rencontre avec notre majestueuse directrice qui m'avait tout fait arrêté. Mon amour était tel que je n'y pensais même plus, aucun manque ne s'était fait pressentir. J'avais été folle d'elle, je n'avais plus eu besoin d'aucune drogue que ce soit. Elle avait cogné dans ma tête comme un puissant cocktail de stupéfiants. Alors pourquoi avais-je recommencé ? Disons qu'à force d'être harcelée par les problèmes des autres, ils avaient finit par devenir les miens et la présence seule de la directrice ne suffisait plus à me soulager.

Je contemplais la pièce finalement rangée, fière de moi et me décidait enfin à aller chercher ma prochaine invitée qui attendait gentiment dans la salle d'attente, toute silencieuse qu'elle était. Je la dévisageais longuement, étonnée de voir cette jeune demoiselle à ma porte, la reconnaissant immédiatement. Une visite de SA fille ? Que nous valait cette si « prestigieuse » présence ? Je l'invitais à rentrer, ne la faisant pas plus patienter et la couvait de mes yeux longuement avant de l'inviter à s'asseoir sur la petit divan si confortable qui n'attendait qu'elle. Puis je m'asseyais sur mon bureau en face d'elle, sans jamais la quitter des yeux. Que venait-elle faire ici ? Mon regard se perdit sur le côté, jusqu'à mon agenda puis retourna vers mon invitée après avoir lu quelques lignes.

-Alors comme ça : la misérable progéniture d'Akiha n'est pas foutu de se faire des amis ? Mais qui voudrait se lier d'amitié avec la portée de cette chienne blonde ?

Je me taisais et la contemplais de haut en bas. Elle était laide, mais d'une laideur attirante. Les traits d'Akiha se retrouvaient dans les siens, me donnant l'envie folle de défoncer sa petite gueule d'ange mais le pouvoir d'Ayame bouillonnait dans ses veines d'une telle force que l'envie de la baiser sur place se faisait plus fort et l'emportais sur l'autre. Qu'elle était cette étrange créature ? Comment avait-été elle conçue au juste ? Je m'étais toujours posé la question sans jamais trouver la réponse. Il fallait dire que la salope avait de la suite dans les idées et sa monstruosité dépassait la mienne en tout point.

-Je serais curieuse de savoir comment tu as pu voir le jour ? Ta mère s'est fait mettre, tu crois ?

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Mer 1 Jan - 21:19

Quand elle arriva, je m’arrêtais de respirer. Son regard perçant se logeait sur mon corps alors qu’un certain malaise se fit sentir en mon être. Cette femme, je l’avais déjà vue une fois, du moins croisée. Elle était en compagnie d’un autre étudiant, je n’eus le temps que de détourner le regard pour ne pas voir le massacre qui allait s’en suivre. Par la suite, j’ai tracé mon chemin, sans me retourner, doutant qu’un jour moi aussi je lui fasse face. Et me voilà à présent, assise sur un divan devant cette personne, tremblante tel un chat apeuré.

-Alors comme ça : la misérable progéniture d'Akiha n'est pas foutu de se faire des amis ? Mais qui voudrait se lier d'amitié avec la portée de cette chienne blonde ?

Mais ma peur s’estompa en même temps que ses paroles abjectes percuterent mon ouïe, que je sente mon corps se tendre sous l’impact de ses mots. Comment… comment osait-elle parler ainsi d’Akiha-Okasama ?! Je grimaçais, me cramponnant à mon siège pour ne pas lui sauter à la gorge. Mais même si je ne m’étais attachée, jamais je n’aurais osé faire un tel geste. J’étais bien trop faible pour… pour espérer ne serait-ce qu’un instant, refermer son claper de vipère. Je n’aimais pas… ceux qui disaient du mal de ceux que j’aimais. Tendue sur mon siège, je la dévisageais, les dents serrées sans jamais dire un mot, mes relations sociales n’avaient rien à voir avec Akiha-Okasama, non, si je n’arrivais pas à me faire des amis c’est parce que… parce que je n’aimais pas ce peuple, je les jalousais, eux qui pouvaient vivre impunément sans se dire que leur simple présence dans ce monde était prohibée. Faisant un mouvement invisible de la main pour faire partir ces pensées de mon esprit, je retins mon souffle quand l’ordure parla une fois de plus.

-Je serais curieuse de savoir comment tu as pu voir le jour ? Ta mère s'est fait mettre, tu crois ?

Se faire mettre… Et ce furent les mots de trop, j’ai usé de tout mon courage pour me lever, bafouer l’air d’un mouvement de la main et hurler à mon interlocutrice ce que je voulais au fond de moi. « SHINAI ! » Oui, elle n’avait pas à vivre, elle n’avait pas à… Cette… Non. Je devais m’arrêter, je devais stopper cette montée de haine qui brûlait mon être. Je ne voulais pas être un monstre, je… Je devais me calmer. Et c’est ce que j’entrepris de faire en m’assaillant à ma place, le regard baissé à maudire celle qui me faisait face. Le silence se plaça, un instant, trop long à mon goût, trop oppressant. Et quand je rouvris la bouche, ma gorge me faisait mal, comme si je venais d’avaler de la terre pour la cracher tant bien que mal sur la rousse me faisant face.

- Je… Akiha-Okasama n’est nullement fautive de mon asociabilité. Vous… Vous n’avez pas le droit de parler ainsi d’elle. Akiha-Okasama est une femme… gentille et parfaite, « la chienne » ce n’est pas elle, mais vous. Sousei-Sama.

Relevant mon regard pour le hisser dans le sien, je laissais toute ma haine transvaser dans cet échange, espérant ainsi la faire taire. Mon innocence me tuera un jour, n’est-ce pas ? Mais cette femme mourra avec moi.

- Ma naissance n’est pas le fruit d’une « sauterie », j’ai été créée biologiquement grâce au savoir d’Akiha-Okasama et Dead Master-Sama, je ne vous laisserai guère le privilège de croire que ma mère s’est faite « enfourner » par un inconnu quelconque. Excusez-vous.

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Mer 1 Jan - 22:00

-Je… Akiha-Okasama n’est nullement fautive de mon asociabilité. Vous… Vous n’avez pas le droit de parler ainsi d’elle. Akiha-Okasama est une femme… gentille et parfaite, « la chienne » ce n’est pas elle, mais vous. Sousei-Sama.

Pas le droit ? C'était à en mourir de rire ! Qui allait m'en empêcher ? Elle ? Pitoyable ! Et en plus de ça, elle m'insultait … Savait-elle seulement ce qui allait l'attendre au détour de ses paroles insolentes ? Non ? Tant pis pour elle. Mon regard se perdait déjà sur son corps. Il reniflait Akiha à plein nez, s'en était écœurant. Mais il était si fin, si fragile … Comme il m'aurait été aisé de le briser , de le violenter … Je remontais mes yeux pourpres vers son visage pâle et souriait sournoisement alors qu'elle continuait à s'empêtrer dans sa bêtise.

- Ma naissance n’est pas le fruit d’une « sauterie », j’ai été créée biologiquement grâce au savoir d’Akiha-Okasama et Dead Master-Sama, je ne vous laisserai guère le privilège de croire que ma mère s’est faite « enfourner » par un inconnu quelconque. Excusez-vous.


M'excuser ? M'étais-je seulement excuser un jour ? Même auprès d'Ayame, je ne supportais pas cette idée alors auprès d'elle … Qu'elle n'espère pas que ma digne personne ne foule le sol pour son ego et son bon vouloir. Il en était hors de question ! Je faisais disparaître la porte sur ces pensées, barricadais les fenêtres d'un simple geste de la main et me redressais toujours souriante. Il fallait apprendre à cette fillette qu'elle devait respecter ses aînés et j'allais le lui apprendre en une fois, une seule.

-M'excuser ? Quelle insolence ! Tu crois peut être que ton affiliation te donnent tout les droits mais ici, nous sommes dans ma tanière, loin de ta chienne de mère. N'espère pas qu'après ton petit discours affligeant tu pourras sortir d'ici en paix. Tu vas en baver ma chérie. Je vais prendre le temps nécessaire à ton éducation ~

Je faisais s'encercler autour de son frêle corps quelques chaînes d'acier, la soustrayant à mon bon vouloir, la soutenant à quelques centimètres du sol par mon simple pouvoir de matérialisation. Puis j'agrippais ses longs cheveux d'une seule main, faisant basculer sa tête en arrière, dévoilant son cou laiteux que je reniflais longuement. Sur sa peau se mélangeait deux parfums reconnaissables entre mille. La fragrance de la blonde y était forte, couvrant quasiment celle de notre majestueuse directrice mais on pouvait y respirer le parfum de mort subtile d'Undai. Je croquais dans la chair sans plus attendre, enfonçant mes crocs jusqu'alors immaculés en profondeur, déchirant la peau sur leur passage. Je ne pouvais avoir ni Akiha, ni Ayame mais leur fille était parfaitement accessible, complètement pathétique. Je m'éloignais, léchant mes canines du bout de ma langue avec gourmandise.

-Ta mère est tout juste bonne à se faire baiser par le premier venu. Ayame ne la pries sous son aile que par plaisir de la chair. Elle jouit comme n'importe quelle catin d'une beauté appétissante affligeante et son unique chance de survivre ici, c'est d'écarter les jambes. Aussitôt elle arrêtera, aussitôt vous vous retrouverez à la porte de l'Académie, à supporter cette foule humaine immensément grouillante à l'extérieur.

Je serrais sa gorge blessée de la même main et approchais son visage au plus près du mien, pour y visser mon regard narquois.

-Bien sûr je dois dire que je rêverais d'être à sa place. Je suis tellement plus capable de supporter Ayame que la situation actuelle est profondément insupportable à mes yeux. Alors si je ne peux pas avoir Ayame, je peux toujours brisé Akiha et quoi de mieux que de s'en prendre à ses rejetons adorés ? Je vais commencer par toi et je finirais par ton frère. Lui qui semble si joyeux, je vais le briser de telle façon que plus jamais aucun sourire n'apparaîtra sur son visage. Et toi, puisque née d'une catin, tu deviendras la mienne ~

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Mer 1 Jan - 22:32

Je m’engloutissais peu à peu dans cet étau diabolique, mes paroles détestables envoyées à cette personne allaient me coûter la vie. Le reste de bon temps que je voulais consacrer à ceux que j’aimais, je le perdis en même temps que son rire détonna dans la pièce et que des chaînes métalliques me soumettent à son bon vouloir. J’aurais dû me taire, ne rien dire comme toujours… faire profil bas et ne pas offusquer une personne plus puissante que moi. Mais le monde entier était plus fort ! Devais-je rester faible à tout jamais ?! Non ! Plus maintenant que je connaissais ma chance, que j’avais l’amour de ma mère, que… Que je voulais vivre !

-M'excuser ? Quelle insolence ! Tu crois peut être que ton affiliation te donnent tout les droits mais ici, nous sommes dans ma tanière, loin de ta chienne de mère. N'espère pas qu'après ton petit discours affligeant tu pourras sortir d'ici en paix. Tu vas en baver ma chérie. Je vais prendre le temps nécessaire à ton éducation ~

Elle avait raison mais je ne voulais l’admettre. Cet endroit appartenait à Dead Master-Sama, elle n’avait le droit de prétendre que cette pièce était sienne alors qu’elle n’était rien ici. Une femme de plus qui détestait ma mère… une catin qui ouvrait la bouche pour bafouer l’humanité. Une sous-race, une erreur de ce monde qui naquit. Une anomalie tout comme ma personne… Elle ne méritait que la mort. Serrant les dents quand elle releva ma tête pour venir sonder mon regard dans le sien, je me retenus de lui cracher à la figure. Je n’étais pas comme ça… je n’étais pas un animal comme elle.

-Ta mère est tout juste bonne à se faire baiser par le premier venu. Ayame ne la prise sous son aile que par plaisir de la chair. Elle jouit comme n'importe quelle catin d'une beauté appétissante affligeante et son unique chance de survivre ici, c'est d'écarter les jambes. Aussitôt elle arrêtera, aussitôt vous vous retrouverez à la porte de l'Académie, à supporter cette foule humaine immensément grouillante à l'extérieur.

Ses dents se plantaient impunément dans ma chair tendre, me faisant arracher un cri de douleur alors que je pouvais la sentir s’enfoncer de plus en plus en moi. Hurlant sous la douleur, j’essayais de me débattre tant bien que mal… vainement, j’étais sienne. Sentant des larmes couler de mes billes bleutées, je grimaçais sous ma faiblesse… Un objet. Voilà ce que j’étais, comment avais-je pu espérer mieux ? Parce qu’Akiha-Okasama m’a dit que je n’en étais pas un. Mais peu à peu, je devenais ce que toujours je me suis dit que j’étais… Salis moi, mais tue moi après. Baissant le regard sous le flot de mes pleurs, je me sentais si misérable… aidez-moi. Quelqu’un… aidez-moi…

-Bien sûr je dois dire que je rêverais d'être à sa place. Je suis tellement plus capable de supporter Ayame que la situation actuelle est profondément insupportable à mes yeux. Alors si je ne peux pas avoir Ayame, je peux toujours briser Akiha et quoi de mieux que de s'en prendre à ses rejetons adorés ? Je vais commencer par toi et je finirai par ton frère. Lui qui semble si joyeux, je vais le briser de telle façon que plus jamais aucun sourire n'apparaîtra sur son visage. Et toi, puisque née d'une catin, tu deviendras la mienne ~

Non… pas Kiseki. Pas lui, je le… je n’acceptais pas ! Me débattant en reculant sa tête de la mienne, je la dévisageais de toute ma haine avant d’essayer de me débattre de ses chaînes. Pas Kiseki ! Elle n’avait pas le droit de le briser ! Jamais ! Jamais ! Je refusais ! Et je hurlais mon désaccord vis-à-vis de cela ! Quitte à ce que je devienne son jouet, je ne lui laisserai jamais la possibilité de poser ses mains sur mon jumeau… Non… pas lui.

- Non ! Pas Kiseki ! Prenez-moi, bafouez-moi autant que vous voulez, mais ne faites pas du mal à mon frère… Pas… Kiseki… Je serai votre… Alors… Je vous en supplie… Ne touchez pas à mon Kiseki… Tuez moi si vous le désirez, humiliez ma personne… détruisez moi.

Je ferai tout pour le protéger, tout quitte à en mourir. Pour lui, je voulais bien me sacrifier, pour son sourire… Kiseki, pardonne moi… De te quitter ainsi.

- Sousei…-Sama… Je vous en supplie… Libérez-moi... Je serai votre...

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Jeu 2 Jan - 5:09

- Non ! Pas Kiseki ! Prenez-moi, bafouez-moi autant que vous voulez, mais ne faites pas du mal à mon frère… Pas… Kiseki… Je serai votre… Alors… Je vous en supplie… Ne touchez pas à mon Kiseki… Tuez moi si vous le désirez, humiliez ma personne… détruisez moi.

La prendre ? Non, pas toute suite … L'humilier ? Oui, cela seyait beaucoup plus à ma personne. J'allais la faire hurler de douleur et de honte jusqu'à l'épuisement et enfin, après toutes ces souffrances que j'allais lui infliger, je la relâcherais dans la nature, le regard abruti et choqué. J'imaginais déjà la tête d'Akiha, en apprenant la nouvelle, la haine sur son fin visage. C'était jouissif, incroyablement bon et je ne craignais déjà plus les remontrances d'Ayame, trop absorbée par les visions d'horreur qui dansaient devant mes yeux.

- Sousei…-Sama… Je vous en supplie… Libérez-moi... Je serai votre...

Je serais votre ? J'attendais la suite, follement amusée mais elle ne vint pas à ma grande déception. Cette fille était parfaitement pathétique ? Comment pouvait-elle se prétendre fille d'Akiha, afiliée à Ayame ? C'était la plus grande ineptie qu'il m'avait été donné de voir. Elle ne valait en rien cette fière et forte Kuroï qui avait tant accaparée l'attention de sa majesté par le passé. Elle n'était qu'une vulgaire godiche, bonne à être dévorée par les autres.

-Moi ? Te prendre là ? Maintenant ? Oh, je t'en pries c'est beaucoup trop facile ! Je veux que tu me supplies, que tu en pleures d'abord et alors seulement, peut être, je réaliserais ton souhait.

Me redressant lentement, je matérialisais dans mes mains une longue barre de métal rougie et brûlante dont j'approchais l'embout près de sa tête, juste comme ça pour lui faire un peu peur en l'agitant sous son nez. Puis je la contournais abaissant la jupe de son uniforme et son sous vêtement d'un vague mouvement de main, la mettant quasi nue devant mon regard rubis. Avait-elle honte de sa nudité ? Redoutait-elle la brûlure ? Je ne pouvais pas encore voir danser dans ses yeux la peur et le désespoir mais je l'imaginais avec une telle facilité que j'en étais toute retournée. Aussi c'est avec une immense délectation que j'appuyais sur l'une de ses fesses, le fer rouge, apposant mon nom sur sa chair douloureuse. Finalement je faisais disparaître le métal, satisfaite du résultat et contournais l'élève de nouveau pour mieux l'admirer.

-C'est une jolie croupe que tu as là, tu tiens bien de ta mère … Moi qui ai tant rêvé de la maltraiter ainsi des heures durant sous le regard méprisant de notre Reine ~ Si tu savais comme je peux lui en vouloir d'avoir pris la seule chose qui compte vraiment dans toute mon existence … C'est à cause d'elle si tu es là ainsi dévêtue. Hum … Mais peut être que tu ne lui en veux pas ? Alors je vais t'apprendre à haïr sa putain d'existence comme moi-même je la hais ~

La giflant rudement, j'attrapais rapidement entre mes deux mains froides son beau visage qui ressemblait intensément au sien, me troublant dans ma colère. Et approchais mes lèvres des siennes que je baisais délicatement pour mieux m'en éloigner, matérialisant une paire de ciseaux dans ma main droite. Je ne devais pas me tromper. Je pouvais être perturbée, surprise même des similitudes et des fragrances mais je ne devais pas me laisser attendrir. N'était-ce pas une de ces catins après tout ? J'approchais les lames de son visage, en frôlait sa joue meurtrie et les refermaient sur sa longue chevelure, la scindant en deux. Un lionceau aussi faible ne méritait pas une telle crinière. C'est ainsi que je la tailladais, coupant court sa beauté pour mieux m'éloigner contemplant mon œuvre alors que son regard familier rencontrait le mien.

-C'est beaucoup mieux ainsi, oui … Tu ne lui ressembles quasiment plus.


Allait-elle pleurer ? Oh, je le voulais tellement et si peu à la fois. Je m'approchais, caressant longuement son doux visage d'enfant et appuyait mon front contre le sien.

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Jeu 2 Jan - 6:11

La haine que je ressentais s’évaporait sous la peur qu’elle m’infligeait, cette femme… était un monstre. Dépourvue de scrupules, de sentiments, un être infâme qui se plaisait dans le malheur des autres. Pourquoi une telle personne avait sa place ici ? Pourquoi Ayame-Okasama la laissait vivre, elle qui était si horrible avec ses élèves ?! Ayame…Okasama était peut être un monstre, mais je ne comprenais pas pourquoi… pourquoi elle nous obligeait à endurer cela. Fermant les yeux quand Sousei se rapprocha, le désespoir noya mon être en même temps que ses moqueries m’anéantissaient seconde après seconde.

- Moi ? Te prendre là ? Maintenant ? Oh, je t'en prie c'est beaucoup trop facile ! Je veux que tu me supplies, que tu en pleures d'abord et alors seulement, peut-être, je réaliserais ton souhait.

Je le ferai… pour Kiseki. Je ramperai à ses pieds pour le salut de mon frère, je me plierai à ses envies pour préserver son sourire, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que jamais, cette femme ne vienne le toucher. Kiseki… était trop pur pour se faire souiller, Kiseki était trop humain pour être réduit au rang d’animal. Pouvais-je seulement encore espérer en être un ? Non, j’étais bien pire que tout cela. Je n’étais plus qu’un objet qu’elle maltraitait sans moindre pudeur. La fille… d’Akiha-Okasama, j’étais si pitoyable et ses dires concluaient mes pensées avec tant de justesse que je m’effondrais.

- C'est une jolie coupe que tu as là, tu tiens bien de ta mère … Moi qui ai tant rêvé de la maltraiter ainsi des heures durant sous le regard méprisant de notre Reine ~ Si tu savais comme je peux lui en vouloir d'avoir pris la seule chose qui compte vraiment dans toute mon existence … C'est à cause d'elle si tu es là ainsi dévêtue. Hum … Mais peut être que tu ne lui en veux pas ? Alors je vais t'apprendre à haïr sa putain d'existence comme moi-même je la hais ~

Elle me dénuda en déversant sa colère sur mon être frêle. J’essayais tant bien que mal de cacher mon corps peu formé, usant de mes paumes pour qu’elle ne me regarde pas, pour qu’elle ne voie pas mon corps chétif… vainement. J’étais déjà sous son emprise, à quoi cela me servait-il de me débattre ? A rien, tellement inutile que je me résolvais à une mort lente et douloureuse. Me contractant quand elle usa de bâton de fer pour me marquer, je tombais les genoux les premiers au sol alors qu’elle gravait ma chair sans pudeur, me marquant tel une bête envoyée à l’abattoir pour montrer d’où elle venait. Posée à quatre pattes dans une position de soumission totale j’en venais presque à espérer d’avoir Ami-Sensei devant moi plutôt que cette femme… Toutes ces rousses… Toutes si détestables, si haineuse envers Akiha-Okasama. Autant qu’elle pouvait le dire, jamais je ne détesterai ma mère… Ce n’était pas elle la fautive, non, elle n’avait à porter le poids des détraquées de ce monde sur sa conscience… Jamais je ne la haïrai… je l’aimais trop… assez pour me raccrocher à ce sentiment, assez pour me dire que le peu de temps passé avec elle fut suffisant pour que je puisse mourir en paix.
Akiha-Okasama… tu ne viendras pas… cette fois-ci n’est-ce pas ?

-C'est beaucoup mieux ainsi, oui … Tu ne lui ressembles quasiment plus.

Elle me tira en arrière, jouant de ses ciseaux pour mieux détruire ma chevelure soyeuse, cette même chevelure qu’Akiha-Okasama caressait quand elle me prenait dans ses bras… Elle les aimait tant… J’adorais qu’elle les touche, qu’elle les embrasse avec amour. Akiha-Okasama… Je suis désolée d’être aussi sale, si pitoyable, si naïve… Pardonne moi de te faire encore souffrir. La tête de ma tortionnaire se posait sur la mienne, sous ce contact, je fermais les yeux, me détachant de la scène de souffrance pour me plonger dans le silence rassurant de cette pièce. C’était ici que j’allais mourir, c’était ici que je verrai défiler ma vie. Aussi étrange que cela puisse être, un sourire naquit sur mes lèvres en même temps que des tremblements me saisirent de toute part… Ce sentiment, je l’avais déjà ressenti… une fois. Lorsque j’ai… étranglée Akiha-Okasama… cette… chaleur monstrueuse qui grognait en moi, m’envoyant loin d’ici, tout restant toujours coincée dans mon corps… mes mains se levèrent pour encercler le cou de celle me faisant face… je crois… Mon sourire s’était agrandit, j’ai senti mes joues se tirer… cela était douloureux… mon rire retentit également et je serrai inutilement le cou de celle me faisant face, comme-ci je pouvais lui briser la nuque avec ma force de microbe. J’ai relevé le regard vers elle, je le sais… ma vision a changé en même temps que le reflet de mes yeux s’était changé en quelque chose d’autre… vert… Oui, celui d’Ayame… Okasama… Soumet moi… Pourquoi le voulais-je ?

- …

J’ai ouvert la bouche mais aucun son n’en sortit… Je me suis levée sans qu’elle ne puisse me retenir, j’ai posé ma main sur une des chaises du bureau… je l’ai soulevée, elle se trouvait au-dessus de ma tête. Qu’allais-je en faire ? Je ne sais pas, mais elle s’abattit sur Sousei-Sama… Sans gêne, dans un fracas monstre. Mais je le savais, ce n’était pas assez… mais mon visage n’exprimait aucune peur, non, seul un sourire monstrueux… celui d’Ayame… celui de cette femme… que je devais respecter.

- Maaah ~ Sousei-Sama ~

Ces mots, cette manière de faire tourner les phrases, j’en frissonnais de terreur. Mais tout cela sortit de moi, j’étais debout devant sa personne, sourire aux lèvres, pupilles vertes la regardant de haut alors que ma tenue n’était plus qu’un simple tissu cachant légèrement mon intimité… j’avais honte… Non, je ne crois pas. Mais au fond de moi… Si ? J’étais pudique, je n’aimais pas me montrer nue devant autrui… Je devais cacher mon corps, mais… Mes gestes ne le voulurent, je ne fis que la regarder… elle qui méprisait tant ma mère… Sousei… Sousei devait mourir. Oui, Sousei devant mourir… mourir étouffée, mourir… et ne plus jamais se réveiller… Mais je n’avais la puissance nécessaire de faire cela…

J’ai passé une main dans mes cheveux… courts. Terriblement courts, je n’aimais pas cela… c’était trop… mais encore maintenant, je m’en foutais royalement, ce n’était pas ça qui m’importait ! NON ! Et la rage m’envahit, secouant la pièce de la fureur, je balançais tout au sol, faisant tomber les bibliothèques pour mieux raser le bureau et finir par taper une chaise contre un mur… Non, la porte ne se trouvait pas là… Pourquoi faisais-je cela ? Je me perdais.

- SHINAI ! SHINAI ! SHINAI ! SHINAI !

Et la réalité revint en même temps que je m’effondrais au sol, recouvrant mon regard bleuté en même temps que le désespoir m'asphyxiait dans une étreinte mortelle. Mes larmes se heurtèrent au sol en même temps que je tapais du poing, faible. J’étais immonde… immonde !

- Elle… Elle les aimait… tant… Akiha-Okasama… Elle… mes cheveux… NE PEUX-TU DONC PAS TOUT SIMPLEMENT ME TEUR ?! Shinai… Sousei…-Sama… Shinai…

Et la mélancolie que ma tortionnaire attendait tant, arriva, tout se perdit dans un écho, ma foi, ma vie, mon espoir.

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Sousei Seiki

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Jeu 2 Jan - 16:09

- Maaah ~ Sousei-Sama ~

J'étais encore un peu assommée par le coup qu'elle m'avait porté et les effets de ma petite concoction n'arrangeait en rien les choses. J'avais des vertiges, je perdais l'équilibre et mon corps me réclamait à nouveau cette substance blanche et poudreuse. Je ne faisais donc plus guère attention à mon environnement, je me contentais de me traîner jusqu'à mon bureau, en évitant vaguement tous ce que l'autre envoyait balader avec colère puis je m'y vautrais, détachant de mes mains tremblantes la pince qui retenait le sachet fermé. Finalement, je renversais la poudre en une longue ligne droite et saisissait la paille qui traînait encore sur la table pour renifler sur son passage le moindre petit grain. Je reniflais à plusieurs reprises, le nez encore encombré puis me redressait, basculant ma tête en arrière avec délectation.

- Elle… Elle les aimait… tant… Akiha-Okasama… Elle… mes cheveux… NE PEUX-TU DONC PAS TOUT SIMPLEMENT ME TEUR ?! Shinai… Sousei…-Sama… Shinai…


Qu'est-ce qu'elle pouvait être bruyante quand elle s'y mettait celle là … J'en avais des frissons de dégoût. Attends elle m'avait cogné, n'est-ce pas ? J'avais déjà du mal à m'en souvenir et je me demandais alors ce qu'elle faisait dans mon bureau. Pourquoi était-il dans un tel état d'ailleurs ? Je contemplais la pièce, lui ordonnant de fermer sa gueule et tentais de me remémorer avant d'exploser de rire sans raison aucune. C'était hilarant à quel point tout était pitoyable ici, sans parler de cette pleurnicharde. Qui était-elle d'ailleurs ? Je n'en savais foutrement rien mais elle était bonne à croquer ~

-Hey toi ! Ouais, toi ! Arrêtes de crier salope. On est chez moi, ici ! Alors tu vas me faire le plaisir de fermer ta gueule … Hey mais t'as vu ta gueule ? Il t'est arrivé quoi ? Ça t’arrive souvent de te promener à moitié à poil ?

J'explosais de rire une nouvelle. N'importe quoi ! Les lycéens de nos jours, ils faisaient vraiment tout et n'importe quoi. Je m'approchais d'elle, la main posée sur mon ventre, essayant de contenir mes éclats de rire et m'abaissais à sa hauteur pour mieux empoigner ses cheveux courts et écœurants. Elle était vraiment bonne à baiser cette fillette, surtout vu de près. Elle me faisait penser à quelqu'un mais pas moyen de poser le doigt dessus. Bof, de toute façon, ce ne devais pas être quelqu'un de si intéressant. Je tirais sa tête en arrière et déboutonnais son chemisier de ma main libre qui tressautait de temps à autre puis je ricanais bruyamment.

-Non mais regardez-moi cette poitrine ! T'es vraiment une gamine, mon ange !

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Jeu 2 Jan - 19:27

Je n’en pouvais plus et pourtant, rien n’avait encore commencé. J’avais l’impression de subir tous les malheurs du monde en moins de cinq minutes, que je me faisais dégrader plus les minutes passaient au point de me retrouver sous le statut d’un microbe cellulaire … Si infime, si crasseux. Je ne daignais toujours pas bouger quand la voix cassée de Sousei frappa mes tympans dans un charabia incompréhensible, essayant de discerner une quelconque cohérence dans ses dires, j’eus le malheur de relever ne serait-ce qu’un peu ma tête…

-Hey toi ! Ouais, toi ! Arrête de crier salope. On est chez moi, ici ! Alors tu vas me faire le plaisir de fermer ta gueule … Hey mais t'as vu ta gueule ? Il t'est arrivé quoi ? Ça t’arrive souvent de te promener à moitié à poil ?

Je ne comprenais pas, je ne comprenais plus rien, que venait-il de se passer ? Je ne savais pas, mais ses gestes brutaux étaient toujours de rigueur, me prenant comme une simple loque elle craquait mes membres sous les mouvements trop agressifs pour que je ne me casse pas quelque chose sous sa poigne de fer. Sentant mon épaule se déboîter quand elle me tira vers l’arrière, je laissais un cri de douleur traverser mes lèvres avant d’en sortir un plus prononcé quand elle se remit en place. La souffrance… je détestais cela, je n’aimais pas avoir mal, je n’aimais pas lorsqu’on me faisait mal, je n’aimais pas non plus faire du mal à autrui… alors pourquoi, pourquoi étais-je toujours la victime de ces gens ? De ceux comme Sousei, Ami…

- Non mais regardez-moi cette poitrine ! T'es vraiment une gamine, mon ange !

Honteuse en ne sachant me cacher, je fermais les yeux, ne donnant guère la joie à mon bourreau de me voir la supplier du regard. Serrant les dents, je laissais cependant passer cette tirade inutile. « Akiha….Okasama, elle… Ayame-Okasama te tuera… Elles vous tueront Sousei-Sama… » Valait-ce seulement la peine de le dire ? Non et je le savais, une telle femme n’avait nullement peur des représailles. Droguée qu’elle pouvait l’être, savait-elle seulement encore comme elle s’appelait ? Je n’en savais rien, terriblement rien et au fond de moi, je ne voulais pas le savoir. Laissant mon corps se détendre ne daignant supporter ses maltraitances, je soupirais avant de prendre la parole… doucement, tellement que je me demandais si elle m’entendait. Peut être que je ne voulais pas qu’elle m’entende justement, préférant parler dans le vide plutôt que d’éveiller encore plus -dans la limite du possible- ses sens de meurtrière.

- Pourquoi… Pourquoi détestez-vous Akiha-Okasama… pourquoi elle ?

Elle aurait pu détester tellement de gens, tellement de personnes que je ne connaissais pas… mais les rancœurs des autres tombaient toujours sur ceux que je chérissais le plus. Était-ce… ma malédiction ?

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Jeu 2 Jan - 20:21

Je ne comprenais rien à son charabia, j'étais bien trop défoncée pour comprendre de qui parlait cette fillette alors je me contentais de fixer ses pupilles attristés dans un état de béatitude totale. Puis je recouvrais un peu mes esprits pour mieux les perdre en me jetant sur ma proie, quasi la bave aux lèvres. Je baisais sa bouche vulgairement, lui coupant la parole et maintenait son corps au sol, les mains emprisonnées dans une des miennes au dessus de sa tête. Cette demoiselle avait ce quelque chose de familier, de parfaitement détestable qui me faisait fondre inexorablement. Je me perdais, les sens affinés par la drogue, dans une débauche sensorielle. Son odeur, la peur, la colère, le sang, la sueur ... tout ce mêlait en un parfum subtil emplissant mes narines avec force, accaparant toute mon attention alors que ma main descendait sur ses cuisses dénudées et chaudes. Qui était-elle déjà ? Akiha ? Akiha ? Mais qui était Akiha ? Pourquoi me faisait-elle si envie cette parfaite étrangère ? Je voyais ses longs cheveux blonds se dessiner derrière mes paupières closes. Je pouvais quasiment les toucher, sentir leurs caresses sur ma peau alors que je pénétrais lentement la jeune femme sous moi sans tendresse aucune. Puis ils étaient là, ses grands yeux bleus électriques qui fixaient les miens, tout méprisants qu'ils étaient. J'en frissonnais, je ne les quittais plus, absorbée, m'arrêtant dans mes va-et-vient violents quelques secondes, stupéfaite. Puis un malaise me prenait, un flot remontait dans ma gorge, la brûlant horriblement. Il y avait en cette femme, quelque chose de profondément morbide. Je sentais la présence majestueuse émerger lentement pour me sauter au visage comme un cobra attaque. Les yeux verts se posèrent sur moi et je sautais en arrière, horrifiée, me traînant en arrière jusqu'à ce que mon dos touche le bois froid et dur de mon bureau. Elle était là, je la voyais s'avancer vers moi, tendre la main et … Et puis plus rien, je vomissais, me penchant sur ma droite, toute tremblante.

J'avais peut être eu la main trop lourde sur la dose … Quoiqu'il en soit, j'étais désormais là, reprenant lentement mes esprits, accoudée à mon bureau tel une infirme. Je me redressais finalement, vacillant dangereusement et lançais un unique regard à mon invitée, définitivement nue. Qu'avais-je bien pu tenter de faire ? L'idée d'avoir pu la toucher me donnait une nouvelle fois l'envie de vomir mais je me retins par simple fierté. J'approchais lentement mes doigts de mon visage, les sentant attentivement comme pour m'assurer de ce qu'ils s'étaient passés puis je grognais, mécontente de leur odeur. Quelle horreur … Je m'approchais de l'étudiante, et la saisissait par les cheveux, l'obligeant à se relever alors que je ramassais sur mon chemin son uniforme. Je voulais qu'elle disparaisse, juste qu'elle s'en aille et qu'elle ne revienne jamais plus. J'avais baiser la fille d'Akiha ! Rien n'aurait pu me mettre plus mal à l'aise. J'avais l'impression de l'avoir sauter elle et mon corps en semblait tout émoustiller. Je jetais donc sans plus attendre sa descendance hors du cabinet, suivie de ses vêtements et lui lançait avant de claquer la porte nouvellement re-matérialisée :

-Si quelqu'un est mis au courant de « ça », crois moi, je donnerais le joli petit cul de ton frère en pâture à ses chiens affamés de l'arène et je m'assurerais personnellement que ses heures de fornication soient les plus douloureuses de toute son existence.

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MessageSujet: Re: Notre première rencontre. Sousei Seiki, Discorde.   Jeu 2 Jan - 23:05

Tout cela, ça ne pouvait être qu’un cauchemar, à un moment donné de ces scènes atroces je me réveillerais, dès que mon tortionnaire aura porté son coup final, je me retrouverais dans mon lit, suant sous l’intensité du rêve, me tordant de douleur sous la sensation de réalité qui submergeait mon corps… Mais au final, tout ceci était faux n’est-ce pas ? Toutes… ces choses qui se passaient… Ici.

Mon corps était bafoué, maltraité dans tout les sens. Ses lèvres n’étaient pas aussi douces que celles d’Akiha-Okasama, sa langue n’avait pas le goût sucré que j’avais pu retrouver dans la bouche de ma mère… Ici, je n’aimais pas. Ce n’était pas agréable, ce n’était pas des frissons de plaisir que je ressentais, non… Tout ce qu’elle me faisait était tellement ignoble. Ses caresses ne faisaient que me battre, son toucher glacial m’arrachait des pleures alors qu’elle ne se gênait guère à toucher de sa bouche vorace ma peau délicate, marquant son passage de haut en bas pour mieux me mordre, laissant mon sang noble… le sang d’Akiha-Okasama couler sur le sol qui nous servait de lot pour nos ébats bestiaux. J’avais beau fermer les yeux, c’était trop fort pour que je puisse en faire abstraction, j’avais beau essayer de me retenir à quelque chose pour ne pas défaillir mais il m’était impossible de me rattacher à ce corps qui me violait…

Terriblement, me pénétrant sans moindre délicatesse après avoir écarté mes cuisses avec fermeté. Elle y était allée sans détour, m’arrachant non pas un cri de joie mais d’horreur alors que je pouvais sentir ses doigts en mon antre, ne me procurant nul désir, seule une honte infime… Je n’attendais plus qu’une chose, et ce, qu’elle me tue. Après m’avoir souillé, après s’être introduite en moi… Mais cela n’arriva pas. Ses yeux vermillons s’encastrèrent dans les miens ressemblant à ceux d’Akiha, mes larmes se séchèrent en même temps que du sang tâchait le sol. Son regard… Celui de Sousei… Était si triste. Comment pouvais-je encore m’attendrir alors qu’elle me faisait cela ? Comment pouvais-je avoir de la pitié pour cette femme qui me retirait ma virginité ? Je la détestais… et pourtant… J’étais si désolée pour elle.

Ses actions, ses envies… tout cela, sa haine. Je n’avais été l’objet de ses peurs, le moyen d’extérioriser les ressentis qu’elle enfuyait au fond de son être, incapable de mettre des mots sur ses vrais sentiments. Je m’étais faite retourné tel un vulgaire jouet, ses gestes ne s’arrêtèrent pas, mon antre se contractait sous ses mouvements, mes cris, mes pleures, ma peine, ma douleur. Tout cela se mélangeait… Trop rapidement, trop laidement… Était-ce donc ça… Coucher avec quelqu’un ? Non, j’étais bien plus réfléchie pour me dire que non, que si j’avais couché avec une autre personne, cela se serait passé comme avec Akiha-Okasama… Sa main aurait été douce, elle m’aurait arrachée des frissons et des gémissements en même temps que ses lèvres se seraient posées sur mon cou…

Mon corps se mourut en même temps que ma tortionnaire se lassa de mon pauvre corps, la vue embrouillée, je haletais tant bien que mal sous mes propres pleures en même temps qu’un bruit effroyable détonna quelque part dans la pièce… Malade. Elle l’était, et non seulement physiquement. Je ne savais plus me mouvoir, je ne savais plus lever un quelconque membre, je m’étais faite… battre, mes os semblaient brisés, ma chair déchirée… Mon corps souillé.

-Si quelqu'un est mis au courant de « ça », crois moi, je donnerais le joli petit cul de ton frère en pâture à ses chiens affamés de l'arène et je m'assurerais personnellement que ses heures de fornication soient les plus douloureuses de toute son existence.

Et cela se finit aussi effroyablement, mon être se fit jeter en dehors de cette salle qui deviendra le lieu de mes cauchemars. Mon corps se roula au sol, entassé quelque part parmi les vêtements que j’eus portée plus tôt. Les paroles de Sousei n’arrivèrent à mon ouïe, seule cette sensation abominable de devoir me mouvoir pesait en mon être. J’ai attrapé ce qui semblait être mon sous-vêtement… Je l’ai posé sur mon corps… Ma chemise… Était si déchirée que je peinais à la refermer. Ma jupe… Elle n’était pas ici, seule une chaussette et mes paires de chaussures étaient encore présentes… Mon blazer également, dont une manche avait été décousue… Akiha-Okasama m’a appris à ne pas sortir mal fringuée dans les couloirs… Boitant en sentant encore la chaleur insoutenable de ses vas et vient, je me relevais en m’avançant tel un déchet dans le monde. L’allure débraillée, le visage tiré, le corps blessé, les yeux vitreux, je me laissais tomber à l’avant d’un mur, m’écrasant lourdement contre celui-ci en perdant le peu de connaissance que j’avais encore… Akiha-Okasama… A…

Était-ce donc ainsi l’avenir heureux que m’avait promis Akiha-Okasama ?
Je la détesterai pour m’avoir rendu… l’espoir.


END

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