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 Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Sam 14 Déc - 1:36

Je ne saurais expliquer ce sentiment … lorsque j’étais avec Ren, tout était tellement plus facile. Comme-ci sa présence me rassurait d’une chose que je n’avais encore conscience. Cette enfant serait-elle une clé vers le futur que j’attendais tant ? Allait-elle suivre le même chemin qu’Ayame ou plutôt le mien ? Les deux se rejoignaient sur un même point, si bien décrite par les lèvres de Ren-Chan « Les tuer, tous … ». Détruire ces humains, ces êtres impurs souillant avec trop d’aisance ma terre, mon air, ce que je chérissais. Oui, ils devaient disparaître, Ayame perdura la vie d’autrui grâce à ses expériences, de mon côté tant que j’avais Kaïla, je n’avais besoin de quiconque. L’espèce humaine était devenue si inutile … La naissance des jumeaux Ketsuki le prouvait de soi-mêmes, des êtres supérieurs à l’humain, égales à mes idéaux. Plus ou moins, mais s’y rapprochant assez pour que j’accepte leur vie, leur naissance ainsi que leur présence. Et Ren-Chan … Cette enfant créée à partir de ma personne, la science que nous maîtrisons était suffisante, pourquoi laissait-on les autres procréer si nous avions tellement mieux à côté ? Parce que l’humain était con. Un imbécile né, forgé dans des conneries pour mieux en recréer. Ma vision de l’homme se détériorait de jour en jour, plus j’avançais vers un lendemain, plus je le haïssais. C’était à cause d’eux que … C’était eux qui m’avaient fait souffrir en première. Que ce soit à Kagoshima, à l’orphelinat, chez mon ancien maître … Tous, tous jusqu’aux derniers devaient périr, et j’étais prête à être le fléau qui anéantirait l’humanité.

Voilà quelles furent mes sombres pensées en ce début d’après-midi. Mais n’en parlons plus, et regardons plutôt le présent qui se dessinait devant ma personne. Tenant Ren-Chan par la main, nous continuions notre promenade, profitant de ce moment à deux pour enrichir son vocabulaire. Que ce soit en lui expliquant ce qu’était un arbre, un cadavre -croisé par hasard dans le parc-, ce drôle d’animal poilu grimpant aux arbres en soulignant correctement que non, ce n’était pas un singe, mais bien un écureuil. Mot trop difficile à retenir, et je le compris en voyant son air dubitatif. Je ne pouvais qu’en rire, moi aussi à son âge … Non. A son âge j’avais déjà été souillée, jetée dans le monde sans bouée. Me replongeant dans mes pensées noires, j’en fus toute fois sortie quand mon téléphone sonna, m’annonçant haut et fort que mon amie devait partir pour Kobe le plus vite possible à cause d’un problème familial. Nouvelle qui me déplut au premier abord, mais quand elle parla de son père, je ne pouvais qu’accepter, ne pas y interférer. Elle avait une famille, je ne pouvais qu’en être heureuse. Qu’elle au moins, avait été nourrie par l’amour de ses parents. Kaïla hein ? Je l’aimais tant.

- Yume-Chan et Ren-Chan ? ~ Maaah, que faites-vous donc là ? ~

Levant le regard vers celui qui nous adressait la parole, je blanchis à vue d’œil en voyant Keitaro, le faux frère d’Ayame, cet espèce d’enculé qui avait essayé de la tuer il y a de cela quelque mois. Serrant les points en dévisageant l’homme, je grimaçais sous son faux air effrayé moqueur quand il levait les épaules en signe de résiliation, comprenant parfaitement que toute discussion avec ma personne était prohibée. « Bien ~ Et si tu venais avec moi Ren-Chan ? Oji-Kun a de nouvelles choses à te montrer ~ Tu nous excuseras, Yume-Chan ~ ». Et c’est ainsi que je me retrouvais … seule au plein milieu du parc, le dos de Ren et Keitaro dans mon champ de vision, s’éloignant de plus en plus de ma personne. Depuis le début … il avait été utile à ce sujet là, il avait pris soin de Ren, lui apprenant tantôt de nouveaux mots, tantôt regardant son corps pour voir si tout allait bien. Ca … j’acceptais. Tout simplement parce qu’Akiha n’avait pas toujours le temps pour se consacrer à Ren, et moi non plus d’ailleurs. Et sérieusement, l’idée de la laisser avec les jumeaux ou Ayame, ne m’enchantait pas plus que ça. On parie quoi, que si Ren se trouverait avec Ayame, elle la disséquerait, tellement était-elle intéressé par le corps de mon pseudo clone ? Trop. Trop de chance pour qu’on la laisse faire et qu’on se retrouve avec non plus une enfant entière, mais plutôt le reste d’une expérience se finissant mal dont il ne resterait plus qu’une main ? Et encore ! Un doigt ouais.

- Bon … Et je fais quoi maintenant ?

Me grattant l’arrière de la tête en me demandant ce que j’allais bien pouvoir faire du reste de ma journée en sachant qu’autant Kaïla que Ren n’étaient plus là, je soupirais de lassitude. Trouver Ayame ? Même ça, je n’en avais le courage. Mais en même temps, je n’avais pas non plus envie de m’occuper de mes paperasses au conseil et l’arène … Pas pour le moment. Décidée à aller voir la directrice par simple incapacité de trouver mieux à faire, je me dirigeais d’un pas lent vers le bureau de celle-ci. Évitant tout déchet essayant de me toucher, ne saluant guère en retour ceux qui se penchèrent devant moi, j’arrivais rapidement à l’endroit voulu. Posant ma main sur la porte, je fronçais les sourcils en ne sentant aucune présence à l’intérieur … Où était-elle ? A tellement d’endroits qu’il serait difficile de le savoir sans explorer tout Undai. Soupirant en rentrant dans le bureau, je m’arrêtais un instant … lourd. Cette pièce émanait ce quelque chose que je n’aimais pas … Genre … Une odeur me déplaisant. Secouant ma tête en décidant de partir vers les sous-sols pour voir si elle se trouvait dans son laboratoire, je longeais les murs encerclés par les tuyaux de matérialisation. Traçant mon chemin vers l’ascenseur, je pris place dedans vers le labo privé de la folle furieuse … Endroit où elle ne se trouvait pas. Celui d’Akiha ? Et puis si elle est pas là … je vais jusqu’à chez elle ? Ca y est, j’en ai déjà marre. Soupirant en arrivant à deux pas du labo de la blonde, je posais ma main sur le scan pour ouvrir la porte et m’engouffrais dans l’espace. Aucune trace d’Ayame ici non plus … Hum.

- Akiha ? Tu sais où se trouve Ayame ?

… Akiha ? Et bah Akiha elle était occupée. Et ce tellement que j’étais genre invisible pour elle. Soupirant en levant les yeux au ciel, je me laissais tomber sur une chaise tournante. La flemme d’aller voir dans l’appartement de Dead Master à la recherche de celle-ci, la flemme de faire tout Undai si je n’ai qu’à attirer l’attention d’Akiha pour qu’elle me dise où se trouvait son épouse. Bon, on réfléchit deux secondes ce qui pourrait la faire sortir de ses pensées ? Haha. Trop dur.

- Akiha ? ~ J’ai envie de toi ~

Haha. Je mourrai un jour pour ces phrases là. Mais bon, le résultat y était … Ou pas. Hum.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Dim 15 Déc - 23:50

Dispute. Mot définissant un conflit verbal entre deux personnes divergeant sur un sujet donné. Elle pouvait varier en intensité selon plusieurs critères tels que l'intensité des maux causés à une partie, la rancœur et les non-dits, l'arrogance ou tout simplement la peur de rectifier le tir. Il y avait une immensité de manières de provoquer une altercation, passant par un mot dit de trop ou un geste fait par mégarde, sans oublier une simple faute humaine qui pouvait déclencher le pire. Après tout, les guerres commencent ainsi, par un différent entre un groupe de personnes voulant avoir raison. Parce que le savoir, c'était le pouvoir, et s'entendre dire que ce que nous savions était faux, consistait un bon prétexte pour se disputer. Je n'aimais pas entrer en conflit avec autrui, surtout quand cette autre personne était un de mes proches. Et pourtant, cela faisait bien quelques jours que je ne parlais plus à ma fille aînée, après que nous nous soyons accrochées sur un sujet existentiel, l'essence même de la vie d'Hikari. Évidemment que je n'ai guère accepté ses paroles, il va de soi que j'ai fait des pieds et des mains pour lui expliquer ô combien je l'aimais, combien je tenais à son bonheur et à quel point je ne voulais pas qu'elle souffre, que j'en étais désolée... Mais pour compliquer cette évidence, mon enfant avait un caractère bien trempé, des idées préconçues et solidement encrées dans son petit crâne vert. « Sale gosse, arrête de te tracasser pour ça, ce n'est qu'un sujet d'expérience, Akiha. » Faux, totalement incorrect. Hikari était ma fille, je la traitais comme telle, je la voyais comme telle, et je ne comptais guère écouter mon ombre qui définissait mes enfants comme un billet direct vers le sommet du savoir, rien de moins, mais rien de plus non plus.

Pour comprendre le désarroi en mon être, il faut justement se remémorer cet épisode douloureux de ma vie de mère. Un enfant qui contrarie ses parents était monnaie courante me direz vous, mais quand ce dernier dit qu'il ne voulait jamais naître, cela devenait plus tragique, grave. Au point d'engendrer des sentiments négatifs qui persistaient, perduraient jusqu'à ce que l'une des deux cède, reconnaisse ses torts ou accepte les raisons de l'autre... Accepter que Hikari ne voulait pas être ma fille, m'était impossible. D'autant plus que ses derniers mots, avant de partir, furent déstabilisants, tellement qu'après ce départ des plus désastreux, je me suis effondrée. Littéralement. Restant sur place jusqu'à ce qu'on vienne interrompre ma mélancolie, que je veuille me réfugier dans un endroit désert, que je ne puisse tenir dans une impassibilité amicale dont j'avais le secret, et que je me retrouve dans le bureau d'Ayame à pleurer sur son épaule. « Jusqu'à ce qu'elle te baise pour te remonter le moral, heh ~ » Ce n'était pas exactement cela, vu que je n'ai pas donné la raison de mes pleurs à mon épouse, ne voulant aucune interférence dans la situation désastreuse que j'ai créé. Quoi qu'il en soit, depuis ce jour, je n'ai pas revu Hikari, ne sachant dire exactement si c'était elle qui m'évitait ou si c'était moi qui avais peur de l'affronter. Il en découlait donc que je déprimais à longueur de journée, cachant ce problème aux yeux de tous par des beaux sourires rayonnants, mais au fond, rien n'allait quand je m'enfermais dans mon laboratoire afin d'expérimenter sur des projets auxquels je tenais, essayant d'oublier tout cela entre deux formules.
Et cela, marchait. Plus ou moins.

Aujourd'hui par exemple. Je me suis levée vers quatre heures du matin, ne réveillant guère mon épouse, je m'apprêtais rapidement avant de descendre dans les sous-sols sous le flux de matérialisation qui coulait dans les tuyaux bleus. L'ambiance en elle-même était morbide, mais rien ne pouvait l'être plus que les ressentis de mon cœur meurtri. Encore maintenant, entre deux mélanges, je me demandais si je ne devrais pas appeler Hikari -ou mieux- aller la voir directement. Face à face. Mais quand ma résolution était au zénith, mon alter-ego monstrueux refusait que cela se fasse, convainquant que les expériences étaient bien plus importantes, qu'il fallait que nous nous concentrions dessus. Et il faut l'avouer, déstabilisée, j'étais faible, tandis qu'elle, prenait le dessus, la responsabilité de nos choix. Et il fut fait là, à sept heures du matin, dans ce labo vide de tout humain ou seule le souffle de ma respiration brisait le silence. Et le bruit de mes talons. « Ca brûle, éteins le feu. »

Sortant de mes pensées sous l'ordre sifflant dans mes oreilles -tête pour être précise-, je revins à la réalité, réagissant au quart du tour avant qu'une des préparations ne finissent en fiasco à cause de mon inattention. Contrariée de mes propres incapacités à travailler, les sourcils froncés, je décrétais qu'il était temps que je fasse mon boulot comme il se le devait, que tant que je serais dans le laboratoire, ce serait ma seule préoccupation. Activité qui absorba toute ma personne au point que je ne veuille en décrocher, que je ne me rende pas compte du temps qui passait. Et ce jusqu'à ce que mon portable se mette à sonner, mais entre deux préparations dangereuses tenues aux bouts des pinces, je ne comptais répondre... Enfin, sauf quand je vus le nom d'Ayame s'afficher en grand sur le petit écran tactile. Ayame... Elle, je ne pouvais l'ignorer, nous avions une manière de fonctionner, elle me laisser plonger dans les expériences sans que je ne doive faire quoi que ce soit d'autre, à condition que je lui consacre du temps aussi. Et comme maintenant, je savais que si je ne répondais pas, elle le prendrait assez mal, surtout que je fus intriguée par son appel. Normalement, elle n'interrompait pas mes journées de la sorte. Ainsi donc, les sourcils froncés, tout mis en sécurité, je décrochais, me complaisant dans le son de sa voix mielleuse. Définitivement, c'était dans ses bras que j'oubliais le mieux tous les soucis de la vie ~

Et j'eus raison, elle ne m'appelait pas par pure envie. Mais pour me signaler qu'elle partait -imprévisiblement- à Tokyo, avec Kaïla pour un entraînement mettant en cause Insane. Et pourquoi cela ? À cause de Kagoshima et du fait qu'elle a trouvé les responsables. Étrange que cela puisse être, j'appréhendais énormément qu'elle se mette en conflit avec des gens qui eurent capturé sans difficulté Yume, je ne voulais pas qu'elle se mette en danger sans plus de cérémonie. « Heh, si elle crève, on aura tout son héritage, donc c'est passable ~ » Silence chose infâme ! Évidemment que je ne voulais pas la mort d'Ayame, même si c'était pour avoir la moitié du Japon à ma botte... Soit ! Pour l'instant, je n'ai fait qu'acquiescer à ses dires, sachant que je pourrais pleinement en parler avec, quand j'irai à Tokyo... Non, pas seulement pour le shopping. Raccrochant sur cela, je notais -enregistrais- dans le fond de l'esprit que j'avais pour mission de m'occuper de Yume. « Comme si on avait pas autre chose à faire que du baby-sitting, Ayame exagère. » Non, ma chère femme savait ce qu'elle faisait, et si elle me demandait cela, ce qu'elle avait de bonnes raisons.

Reprenant les expériences en me promettant que j'irais voir Yume dès que je finirai ici, je comptais aussi en informer mes enfants, pour qu'ils puissent venir avec nous à Tokyo, le temps voulu. Mais comment le dire à Hikari ? Dur dilemme qui se résolut en un seul prénom. Kiseki. Mon fils saura convaincre sa jumelle sans que je ne doive y interférer... Depuis quand suis-je devenue si effrayée par une confrontation avec un enfant ? Soit, j'y réfléchirais plus tard, pour l'instant... Les fioles ~

L'horloge tournait sans que je n'y prête attention, les expériences devenaient concluantes sous l'acharnement de la détermination, je pouvais voir le but non loin, à l'autre bout du tunnel, se résolvant sur une reproduction cellulaire du cerveau humain... Ce n'était que la première partie du projet, la plus facile. La suivante consistait à récupérer les souvenirs du membre endommagé et de les restituer dans celui, reconstitué. Mais nous n’en étions pas encore là, pour l'instant... Voyant des morceaux de cerveau repousser sur l'original se trouvant dans du formol, je ne décrochais plus mes yeux de cela, captivée, émerveillée par le début d'une réussite peut-être proche. Après tout, le plus beau cadeau pour un scientifique était que ses recherches débauchent sur quelque chose de concret ~ Et ici, c'était un début. Il ne fallait surtout pas que je me fasse interrompre dans l'ascension, par des sentiments inutiles... C'était la pensée de mon ombre, fière et obnubilée par ce que nous faisons. Mon ambition.

- Akiha ? Tu sais où se trouve Ayame ?

« Dehors ~ » Fut la pensée commune de mon ombre et moi, sans que je ne daigne suspendre ce que j'étais en train de faire, ni répondre à mon interlocuteur, ni même la gratifier d'un de mes regards neutres. Rien, seule la fiole changeant de couleur m'intéressait. Tellement que j'oubliais la mission que m'eut imposée Ayame, à savoir, occuper Yume pour qu'elle ne se demande pas -donc ne découvre pas- où était la directrice de Undai qui eut « kidnappé » sa copine dans sa fuite. Oui, il fallait que j'arrête de fixer le feu comme une possédée et dissuader de mes charmes cette jeune femme qui dérangeait mon avancement à cet instant précis ~

- Akiha ? ~ J’ai envie de toi ~

Ne réagissant guère à cela, un fin sourire se peignit mentalement dans mon esprit, tandis que sur le visage, j'abordais une neutralité parfaite, comme si je ne l'avais guère entendue. Delà, je pouvais sentir son impatience -ou ennui- qui émanait de sa personne n'ayant rien à faire de projets scientifiques de personnes trop intellectuelles. Par contre, je me souciais suffisamment de sa personne pour prendre ses paroles à la lettre, ne serait-ce que pour le plaisir de la taquiner et lui prouver que provoquer ma personne -mariée à Dead Master ou pas- ne passait guère sans conséquences ~ Idée en tête préparée, j’éteignis le bec sous les fioles -toujours inexpressive-, je déposais ces dernières dans le « congélateur » fait à cet effet, débarrassais le plan de travail et finalement, quand tout fut rangé, enlevais les gants que je jetais dans la première poubelle. Daignant enfin regarder Yume, je fronçais délicatement les sourcils comme si je venais juste de m’apercevoir qu'elle se trouvait dans la salle, assise sur une chaise à s'ennuyer ferme. Enlevant la blouse blanche, je l'accrochais à une barre juste à coté de Yume avant de tourner sa chaise brusquement vers ma direction. Déposant ma main sur sa joue, je m'approchais dangereusement de ses lèvres et sans lui laisser le temps de réagir, je forçais le passage de ma langue dans sa bouche, caressant la sienne dans un baiser passionnel, pressant mon corps contre le sien dans un dernier soupir de contentement. Un sourire espiègle vint se peindre sur mes lèvres tandis que je me reculais pour mieux venir lui souffler ces quelques mots à l'oreille « C'est quand tu veux mon chaton ~ ».

Riant ouvertement en voyant sa tête, je me relevais avant qu'elle ne veuille attenter à ma vie. Un clin d’œil pour lui signaler que je plaisantais et me voilà toute sourire, joyeuse de l'avoir déstabilisée. Pauvre petit chaton qui joue avec une lionne ~ Depuis combien de temps n'ai-je plus goûté à ses lèvres exquises ? ~ « Amusant certes, mais oublie pas ce qu'Ayame nous a demandé. » Et depuis quand tu fais ce qu'elle demande, Akiha ? ~ Alala... Même si je taquinais mon ombre, elle avait raison, je ne comptais déplaire -échouer plutôt- après seulement quelques heures. Si mon amante l'eut demandé, je ne comptais pas la décevoir, rien que pour l'image de ma propre compétence.

- Pour te répondre, Ayame est partie à Tokyo pour une réunion ~ En attendant, si tu t'ennuies -ce qui est visiblement le cas- je te propose de passer du temps en ma compagnie ~

Décidée à occuper Yume, j'optais pour une stratégie sûre mais laborieuse. Ne pas mentir sur la destination de mon aimée, mais ne pas lui dire non plus toute la vérité, c'était le mieux à faire. Et pour qu'elle ne décide pas à faire n'importe quoi, j'allais la surveiller de près, tout le temps ~ « On n'a pas que ça à faire Akiha ! » Sentant un désaccord naître en mon sein, je finis par faire un mouvement négligeant de la main pour dissiper l'air devenu chargé. Yume, Yume, que vais-je bien pouvoir faire en ta compagnie d'assez intéressant pour que mon alter-ego arrête de jacasser ? ~ Premièrement, il fallait que je me rafraîchisse après tant d'heures de travail intensif.

- Alala... Que dirais-tu d'une douche ? Rien que toi et moi ~

Vilaine ? Terriblement, oui ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Lun 16 Déc - 0:32

Ma stratégie n’avait pas l’air de fonctionner, au contraire, cela m’énervait plus qu’autre chose. Autant pour le fait que j’eus dite des paroles telles que celles-là que le fait que cela ne lui faisait aucun effet. Genre quoi ? Je ne suis pas assez bonne pour elle ? Foutaises. Je savais que j’étais parfaite, que j’étais … Merde. Je n’avais même pas envie d’essayer de me convaincre d’une chose que je ne voulais faire. Parce que je ne le voulais pas n’est-ce pas ? Après ce qu’il s’est passé lors de notre sortie à Kyoto, j’en restais perplexe. Nous avons failli le faire … Il y avait des bonnes raisons pour, je n’étais plus avec Kaïla, je me cherchais du divertissement, je voulais sortir de ce gouffre de tristesse … Mais était-ce vraiment tout ? Je ne couchais pas comme ça, je ne batifolais pas avec autrui sans ressentir ne serait-ce que quelque chose … Alors quoi ? De l’amour ? Non. Je n’aimais pas Akiha, pas comme ça et même autrement d’ailleurs. Seule de la confiance régnait en mon être quand je pensais à cette femme, bien qu’elle eut fait tant de mal à celle que j’aimais, elle avait sauvé Ayame … Cette femme que je détestais tant, mais dont mon amour à son égard n’avait de limite. C’était étrange n’est-ce pas ? Que ce soit mon attachement à Ayame ou à Akiha, j’en restais perplexe. Parce qu’il fallait se le dire, je posais une confiance aveugle sur la dernière personne qui pouvait se mettre dans cette case … Et le pire dans tout ça ? C’est qu’elle était en tête de liste. Akiha … qu’éprouvais-je pour toi ? Là ? De L’énervement.

Et cela ne s’arrangea pas du tout quand elle déposa sa fiole, qu’elle prenait son temps pour ranger tout son matériel de savant fou, ne daignant me lancer ne serait-ce qu’un regard. Soupirant en tournant sur ma chaise, je gardais mon regard braqué sur son dos, me demandant si ca valait vraiment la peine que je reste ici. Suivant ses mouvements des yeux, je sentais l’ennui pointer son nez de plus en plus, encore deux minutes et je me barre, me disais-je. Bien que je ne comptais vraiment le faire … Mais là … Ca me tuait. Levant les yeux au ciel quand elle enfourna ses préparations mystiques dans un espèce de frigo, je me détachais un instant de sa personne pour regarder son plan de travail … Sérieusement, ne me dite pas que c’est une cervelle que je vois flotter là-bas. Dégueulasse. Sérieusement, c’était quoi cette merde ? Haha. Rien de pire en vue de ce qui suivit.

Lorsqu’elle déposa son habit de scientifique près de ma position, je relevais le regard vers ses pupilles bleutées -contente qu’elle me remarque enfin-. Soupirant entre mes dents quand elle s’approcha de ma personne, je ne marquais aucun besoin de protection … du moins jusqu’à ce qu’elle pose sa main sur ma joue et que ses lèvres viennent se poser sur les miennes pour mieux … forcer l’entrée vers ma langue et … Ca y est, je vais la tuer. Rougissant furieusement en voulant la repousser, mes gestes ne se firent pas quand elle partit d’elle-même après son murmure détestable disant haut et fort « C'est quand tu veux mon chaton ~ ». Va crever, nymphomane ! J’étais hors de moi, littéralement, le corps contracté, je la dévisageais de ma place, ne sachant me mouvoir tellement ses gestes -que j’aurais du prévoir- m’eurent glacés le sang. Non, c’était littéralement impossible … Qu’elle recommence ne serait-ce qu’une fois et je …

- Pour te répondre, Ayame est partie à Tokyo pour une réunion ~ En attendant, si tu t'ennuies -ce qui est visiblement le cas- je te propose de passer du temps en ma compagnie ~

A Tokyo donc. En terme clair, je suis seule à Undai pour un moment, c’est ça ? Non, je ne changeais pas d’humeur selon les informations que je recevais, allez tous crever. Mais plus sérieusement, hum. Relevant le regard quand elle m’informa du départ d’Ayame, je fronçais les sourcils, étonnée et peut être déçue de savoir que les deux personnes que je chérissais le plus s’en étaient allées … sans moi. Serait-ce à cause de Kagoshima que je commençais à me morfondre en me disant que si ni l’une ni l’autre ne m’avait prise avec elle, c’était parce que j’étais devenue faible ? Peut être. Je me sens mal. Ah ? Levant le regard vers la blonde quand elle bafoua l’air de sa main en suivant ce geste des yeux je … Rien. Mais bon … Akiha était là … donc … Non. Et passer du temps en son compagnie comme elle le disait si bien n’était pas forcément la meilleure chose à faire, je ne comptais pas finir ligotée dans un lit avec elle pour qu’elle puisse me monter son art du ligotage.

- Alala... Que dirais-tu d'une douche ? Rien que toi et moi ~

Ni prendre de douche « seule à seule » d’ailleurs. Non mais faut qu’on m’explique, c’est possible d’envoyer autant de phéromones que ça ?! Elle est pas censée être mariée à l’autre nymphomane sadique ?! Genre quoi, Ayame ne lui suffit pas ? Non, ce n’est pas ça. C’est juste … Akiha. Haha. Bande de cons. Levant les yeux au ciel en laissant échapper l’énième soupir de la journée, je me relevais de ma place, secouant la tête de gauche à droite en signe de protestation contre ses dires. Me laver avec elle, finirait trop comme ça : IMAGINATION ON.

Coincée contre le carrelage froid de la salle d’eau, je sentais son souffle chatouiller ma peau, sa main douce et chaude sur laquelle l’eau coulait à flot se faufiler jusqu’à mon entre…

IMAGINATION OFF. Je ne comptais me faire sauter par cette chienne en chaleur. Si elle veut tant se laver, qu’elle le fasse toute seule ! Et si elle veut vraiment de moi -sans tournure perverse- qu’on se rende dans un endroit public ! Oui, voilà ! Les sources thermales d’Undai tiens !

- Non. Mais les sources thermales oui.

Monosyllabe activé ! Ouiiii. Putain. Soupirant -encore et encore-, je m’approchais de sa personne pour lui prendre la main, levant mon regard vers le sien après ce geste, je la gratifiais avec amour de mon visage inexpressif à la limite d’une calotte glacière avant de la tirer à ma suite vers « les sources chaudes ». Passant dans les couloirs des sous-sols sans un mot, je cherchais la sortie donnant sur le temple maudit, frissonnant déjà de devoir passer par là pour rejoindre plus facilement les fameuses sources. M’arrêtant devant la sortie, je me tournais vers Akiha, lui demandant à voix basse ces quelques mots que je voulais, rassurant … pour moi.

- Tu es déjà passée par le temple maudit toi ? Perso …

Perso je n’aime pas, que ce soit avec elle ou Hibari ou je ne sais qui, je n’aime pas. Chose que je ne lui dirai pas. Passant les portes -la trappe en fait-, nous arrivâmes dans une pièce style traditionnel, je l’aidais à rejoindre les tatamis se trouvant au sol. Lourd. Cet endroit était lourd de je ne sais quoi. Frissonnant un court instant sous cette pensée, je … je meurs. Et ce je meurs ce marqua quand je tombai nez à nez avec une araignée qui traça son chemin du plafond jusqu’à sous mes yeux. Hurlant en voyant l’insecte hideux, je fis quelques pas en arrière, trébuchant sur le sol sous mon affolement pour mieux tomber à plat. Ouvrant les yeux vers le plafond, je défaillis en voyant la tonne d’insectes grouillant sur celui-ci … Haha. Je …

- AKIHA !

Ca y est, je pleure.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 18 Déc - 0:43

L'évidence même était que je me sentais un petit peu déçue après l'acte osé que j'eus fait en l'embrassant. J'ai espéré un court instant qu'elle s'emporte ou mieux encore, rougisse sous le baiser torride que nous avions échangé. Tel un pêché mignon, un secret rien qu'à nous deux qui -finalement- ne m'affectait pas plus que cela. Comment dire... Partager un baiser n'était guère un geste prohibé, interdit, il était juste une action coquine qui pouvait provoquer des troubles dans les esprits de ceux qui ne s'attendent pas à une telle chose. Et, vicieux que cela puisse l'être, j'adorais voir le trouble dans les yeux de ceux qui tombaient dans les filets de mon charme. D'ailleurs, je crois que seule Ayame n'a jamais posé sur ma personne ce regard confus d'une attirance incontrôlable. Non, avec elle les choses étaient différentes, plus dangereuses, plus... diaboliques. Son regard sur mon corps n'était que désir pervers sachant qu'elle aurait tout ce qu'elle voulait de ma personne. Tandis que ceux des autres, montraient une certaine forme d'envie mêlée à l'indécision. J'aimais cela aussi... La convoitise. Dommage qu'à cet instant, Yume ne manifestait qu'un semblant d'ennui mélangé à de la lassitude. Évidemment que j'aurais préféré qu'elle réagisse de manière bien plus intempestive. « Laisse-moi la taquiner, je te ferai voir toute forme de son visage ~ » Personnellement, je ne désirais en rien voir une colère monstre sur les jolis traits de ma charmante compagne du jour, rien que parce que mon ombre lui aurait essayé d'arracher les bras en enfonçant un... Cela suffit ainsi ~

- Non. Mais les sources thermales oui.

Les sources thermales ? Vraiment ? ~ Souriant à cette idée, j'acceptais avec joie la main tiède de Yume que j'enserrais dans la mienne, me demandant pourquoi ce choix. Il était vrai que ce serait relaxant de prendre du bon temps aux sources chaudes, sans allusions perverses cela va de soi ~ Et plus sérieusement, c'était une idée bien plus intéressante que d'aller dans les appartements et que là-bas Yume pense à Ayame, moins elle a de contact avec la directrice -quelle que soit la manière-, plus j'avais de chances de réussir ma mission à la perfection. Tenir cette jeune femme loin de mon épouse sera une partie de plaisir, surtout si elle suggère des destinations aussi étranges que les lieux peu fréquentés de Undai. Car oui, j'étais bien placée pour savoir que personne n'y allait, étant donné que l'endroit fut considéré comme maudit par différentes rumeurs, il y a de cela quelques années, longues années parce qu'elle existait déjà quand j'étais encore étudiante ici. Quoi qu'il en soit, je me demandais ce qui serait plus « dangereux » pour ce petit chaton. Se retrouver avec moi dans une douche, ou aux sources ~ Dans les deux cas, je comptais me régaler en coulant mon regard clair et insistant sur ses courbes alléchantes ~ « Comptes-tu... ? ~ » Non, en aucun cas voyons ~ Je n'étais pas assez folle pour poser mes mains délicates sur son corps, profitant de l'absence d'Ayame pour ~ Je crois... Je l'espère, sachant que ma nature première ressort dès que l'occasion se présente. Alala... Ayame, j'ai envie que tu viennes assouvir de tes doigts fins, ces envies perverses qui germent impunément dans ma tête ~

- Tu es déjà passée par le temple maudit toi ? Perso …

C'est sur ces pensées des plus chaudes que j'avançais en suivant Yume, guidée par sa main tandis que je vaguais dans un monde parallèle où je couchais avec mon épouse dans un lit plein de sextoys en tout genre... Haaan, je mouille ~ Décidément, je changerais probablement de sous-vêtements en sortant des sources. Excitée par le manque qui se manifestait sous forme de libido folle, je ne répondis même pas aux questions de Yume, trop absorbée à contenir les gémissements voulant traverser ma gorge sous le surplus d'images coquines... « De quoi nous refroidir heh ~ » Et c'était le cas. Autant que je pouvais mouiller après une fraction de seconde sous une pensée salace, autant je savais devenir insensible à tout dans le même laps de temps. Et me retrouver debout sur un plancher grinçant dans une pièce poussiéreuse, me doucha d'un seul coup, peu importe que je sois avec Yume ou non. Le temple maudit, franchement. Je n'allais jamais par cet endroit, trop sale, trop morbide pour accueillir mon corps aimant l'hygiène. Pourquoi Yume nous a fait passer par là encore ? Parce que c'était le chemin direct, rapide et sans encombres aux sources thermales, certes. Bien ~ J'ai survécu à pire, allons donc laver toute cette crasse de nos corps ~

- AKIHA ! 

Prise au dépourvu sous le cri soudain de Yume, je sursautais, la robe de combat matérialisée en urgence avec une ombre tout autant aux aguets. Regardant de tous les cotés à la recherche du danger, ma vision se heurta seulement à des toiles d'araignées et quelques bestioles dégoûtantes grouillant dans des lieux typiquement déserts et non utilisés. Ne comprenant guère ce qui prit Yume de réagir de la sorte, je jetais sur sa personne -au sol- un regard interrogateur, chargé d'incompréhension. Les sourcils froncés, je fis un pas vers sa personne, indécise de demander ce qu'elle avait à paniquer ainsi... à première vue il n'y avait rien qui pouvait la terrifier, même mon ombre restait perplexe sous cette scène saugrenue. « Yume... ? » Aucune réaction de sa part.

« - Heh, je vois ~ Serait-ce possible que la fameuse Black Rock Shooter ait peur des insectes ? ~ »

Silence voyons. Intriguée par cette découverte hallucinante, je claquais des doigts en faisant disparaître la masse noire dans un tourbillon de poussière. Soupirant délicatement, j'abordais un sourire doux sur le visage et m'accroupis aux cotés de la jeune femme terrorisée. Une phobie étrange pour un monstre dans son genre, je ne savais pas qu'elle était atteinte d'une telle chose. Amusant, vraiment ~ Ne montrant aucune moquerie pour ne pas gâcher l'instant, je la pris par les épaules en essayant de la relever, et de nous faire sortir d'ici. Mais rien à y faire, autant essayer de soulever une vache en étant guère un Undai'en. Comparaisons bizarres de coté, j'insufflais de l’apaisement dans la pièce insalubre tout en me mettant derrière Yume, lui cachant les yeux de ma douce main et soufflant quelques mots dits rassurants à son oreille.

- Nous allons sortir d'ici mon chaton, ces bestioles ne te feront rien tant que tu es avec moi ~

Quelle belle manière de dire qu'il était primordiale qu'elle reste en ma compagnie ~ Et plus sérieusement, je me demandais vraiment ce qui pouvait déclencher la phobie des insectes dans une personne telle qu'elle... Ayame l'aurait-elle effrayée en matérialisant une araignée géante quand elle était plus petite ? « Cela ne m'étonnerait même pas venant de cette folle ~ » étrangement, j'étais du même avis que mon alter-ego moqueur qui se foutait littéralement de Yume, en mon for intérieur. Soupirant en chassant toute envie de lui faire encore plus peur, je la poussais doucement dans le dos jusqu'à la sortie -trouvée au feeling-, retrouvant finalement l'air pur de la forêt, et les édifices des sources thermales dans un coin. Me déplaçant enfin, je me saisis de la main de Yume et l'encourageais à suivre mes pas vers l'endroit voulu. Arrivées dans les vestiaires -entretenus sous le peu de gens y venant- je souris à la femme m'accompagnant avec toute la gentillesse du monde.

- Un petit rafraîchissement ne pourra nous faire du mal après ce passage tumultueux au temple, n'est-ce pas ? ~

N'espérant aucune réponse, je l'invitais à se déshabiller en le faisant sans plus attendre, enlevant mes vêtements un à un, je ne me gênais guère par finir complètement nue, une serviette sous le bras davantage pour faire jolie que cacher les parties intimes de mon corps svelte. « Allez, vas y, c'est trop ! » Cela l'était, et je crois que je céderai bien sous l'envie de mon alter-ego de s'amuser. De quoi parlais-je ? Et bien, pendant tout le temps que j'enlevais sensuellement les couches de tissus, la masse noire cohabitant dans ma tête, me soufflait de sa voix morbide, ô combien il serait amusant de voir une fois de plus le visage apeuré de Yume pour mieux la consoler par la suite. Comment s'y prendre ? Simple. D'abord attirer son attention, regarder par dessus son épaule, soupirer de découragement et dire avec surprise et lassitude :

- Alala... à croire qu'il y a des araignées partout dans des endroits déserts comme celui-ci... ~

Et ensuite ? Matérialiser l'ombre -incrédule en mode on se fout d'elle- pour éradiquer la méchante bête -inexistante- qui polluait l'existence de ma petite Yume ~ C'était le jour des farces, dirait-on. Amusant, terriblement ~ Adorable ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 18 Déc - 1:42

Je les détestais, toutes autant qu’elles pouvaient l’être. Grandes ou petites, poilues ou non, je ne voulais qu’une chose, et ce, matérialiser une bombe de pesticides et les vaporiser, quitte à y crever en respirant le poison devant tuer mes tortionnaires ! Non … je détestais tellement les araignées que mes larmes étaient justifiées à cet instant. Plongée dans un monde à part, je ne voyais plus qu’elles, grouillant sur le sol, murs et plafond, tissant leurs toiles dans chaque coin pour mieux descendre du plafond et venir se poser sous mon regard … Ca y est, je vais mourir. Tremblotant sous ma phobie, j’essayais vainement de me relever pour courir au loin … sans succès. J’étais tétanisée. Pour comprendre tout ça, il fallait remonter quelques années en arrière, à cette époque maudite où Ayame était encore tout pour moi. J’étais en seconde, un combat comme un autre amenant deux étudiants de la même classe à se retrouver dans l’arène, rien de bien étrange dans tout ça en somme. Et pourtant, c’est là que ma phobie s’est déclenchée, lorsque j’ai sectionné le bras de mon adversaire et que ce ne fut pas du sang qui en coula mais une masse noire grouillante de gauche à droite pour mieux m’entourer. Des milliers, des millions d’araignées. C’est à ce moment là que ma peur s’est réveillée et d’où, ma première défaite également. Par la suite, après qu’Ayame eut appris cela, elle a essayé de me « soigner », et quoi de mieux pour une malade mentale de mettre un gosse devant sa plus grande peur ? Je la vois encore, cette satanée veuve noire qu’elle avait matérialisé pour me « curer ». Vainement, j’ai fini bouffée par sa matérialisation, ma peur n’ayant guère disparue mais s’étant plutôt accentuée. Décidément … Je ne m’y ferai jamais.

- Nous allons sortir d'ici mon chaton, ces bestioles ne te feront rien tant que tu es avec moi ~

Ces paroles ne m’atteignirent pas dans mon état de cristallisation totale. J’ai juste senti son corps chaud dans mon dos, mes yeux se faire couvrir et mon corps se mouvoir de lui-même quand un poids sur les épaules se dissipa en même temps que l’air frais de l’extérieur ressourça mes poumons. Les yeux rivés vers le sol, le corps contracté autant par la peur que j’eus que par la faiblesse que j’eus montrée devant Akiha, je jurais contre moi-même. Me demandant s’il serait plus facile de vivre avec ce fait ou tuer celle qui m’avait vue si … si comme ça. Hibari aussi, ce pauvre con d’égocentrique … Et il était toujours vivant pourtant … En même temps, ce n’était pas comme-ci je n’avais pas envie de le tuer tous les jours, à chaque fois que je le croisais. Le comparer à Akiha était juste inutile, ils ne se ressemblaient pas du tout. Quoi que … question égo démesuré, entre un qui se cause à lui-même dans une glace et l’autre dans sa tête, on se demande qui est le plus imbu de lui-même. Mais balayons cette pensée, et … gardons la plutôt.

- Un petit rafraîchissement ne pourra nous faire du mal après ce passage tumultueux au temple, n'est-ce pas ? ~

Oui, autant que je pense à Ichinose-San plutôt que mon regard ne s’attarde sur les courbes d’Akiha … Ce n’est pas que je ne les connaissais pas, mais il fallait l’avouer. J’avais un faible pour les poitrines alléchantes, sans doute dû au fait que je suis restée trop de temps plate, mais qu’importe, ses obus étaient là, pointant fièrement devant moi pour que je … Kaïla. Fermant les yeux en pensant à mon amie, je détournais le regard, légèrement rougie par cette vision se heurtant dans mon corps telle une montée de chaleur incompréhensible. Il devait être interdit pour les personnes aussi comme elle de se dézapper devant d’autres, genre, c’est comme-ci elle le faisait exprès ! Je n’en doutais même pas. Soupirant en retirant également mes vêtements, je les déposais dans un panier leur étant destiné avant de rejoindre la source. Retirant ma serviette en rentrant dans l’eau, je me posais contre les pierres chaudes en soupirant. Agréable, ca l’était. Tellement que j’en oubliais tous mes soucis, ne pensant plus qu’à l’instant présent si … parfait. D’autant plus qu’il n’y avait pas grand monde, je ne pouvais qu’en être contente n’est-ce pas ? Quoi que, qui ne dit personne, dit plus de danger pour ma personne. Et moi qui croyais encore que les sources thermales étaient remplies en tout temps … Hum.

- Alala... à croire qu'il y a des araignées partout dans des endroits déserts comme celui-ci... ~

Et ce furent les mots qui blessent. Sentant des frissons de terreur me prendre depuis l’échine, je me crispais en même temps que ses mots arrivèrent à mon ouïe. N’attendant guère une seconde de plus, je sursautais de ma place pour venir me loger contre son corps, qu’importe qu’on soit nue ou non, que cette position laisse à suggérer quoi que ce soit, j’en ai rien à foutre moi ! « TUE LA ! » fut ma phrase gueulée à l’arrache à l’encontre d’Akiha alors que je logeais ma tête dans son cou pour me cacher la vue d’une quelconque scène d’horreur mettant en œuvre sa main et une araignée. Sérieusement ! Qu’elle les éradique toutes ! Sinon … sinon … Je matérialise un chalumeaux aussi gros que ses seins -doux au passage- pour trouer ces bestioles ! Non, décidément … Il fallait que je me débarrasse de cette phobie. Me détachant après quelque instant de son corps -ne serait-ce qu’un peu- pour venir lui demander timidement si c’était fini, si elle avait tué cette chose ? Relevant mon regard apeuré vers le sien, je plissais les yeux en sentant des larmes pointer le bout de leur nez sur mes yeux … Non, je n’avais pas envie de chialer encore une fois pour ces choses immondes à huit pattes !

- Akiha … C’est fini hein ? Akiha …

Mais comment se retenir quand on est à ce point torturé ? Je vais mourir. « T’sais … C’est … Je n’y arrive pas, ces choses là, elles sont terribles pour moi … Et puis … C’est Ayame aussi ! C’est sa faute ! Qu’elle idée d’essayer de combattre ma phobie en me mettant devant une veuve noire ! J’étais qu’un gosse ! C’te folle … Tu comprends hein ? C’est elle … la fautive. ». Ca y est, je craque. Parce que oui, pour que j’essaye de m’auto-persuader que c’est quelqu’un d’autre qui m’a rendu faible, faut que je sois au bout du rouleau. Kaïla … Où es-tu dans des moments comme ceux-ci ? J’ai besoin de toi, ma Kaïla … Arg.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 18 Déc - 20:50

La vérité fut telle que je ne m'attendais pas à ce que Yume réagisse aussi excessivement, phobie des araignées ou non. Quoi que, peut-être qu'au fond du vice, j'espérais justement qu'elle bondisse tel un chat effrayé, et vint se coller à mon corps dénudé, son cœur battant la chamade sous l'effroi et son souffle chaud chatouillant mes sens. Définitivement, c'était ce qui me faisait fondre instantanément, vu que cela arriva. J'étais aux anges, fière de ma petite blague innocente ayant eu un impact intéressant, après tout, pelotée par le corps d'une jolie femme était excitant, au point que je me morde l'intérieur de la joue pour ne pas rire -ou gémir ~ « TUE LA ! » ou sursauter finalement, sous l'ordre impérial -paniqué- sortit de la bouche de Yume. Naïve qu'elle puisse être sur le coup, je ne comptais guère faire preuve de plaisanterie à son égard, allant jusqu'au bout du jeu d'acteur en prétendant l'existence de ladite bestiole velue. L'évidence était là, il serait plus délicat de tuer la méchante bête qui la terrifiait tant, plutôt que de lui dire que ce n'était qu'une blague, et qu'elle le prenne si mal qu'elle parte sans plus attendre. Aimant sa compagnie, j'optais pour la comédie, matérialisant l'ombre qui -moqueuse en se ridiculisant- finit par mimer grossièrement un meurtre prémédité proprement exécuté. Alala, je ne sais toujours pas ce qui me retenait d'éclater de rire.

- Akiha … C’est fini hein ? Akiha …

Si, je sais finalement ~ Son visage d'habitude inexpressif, inondé par un désespoir enfantin, se réconfortant dans l'étreinte d'une personne qui pouvait la protéger du mal. Une femme si fière, devenue tellement vulnérable entre mes bras. C'était... Je mouille ~ J'en jouis quasiment ~ Oubliant limite l'araignée fictive, je fus émerveillée par le visage mignon de Yume, la gratifiant d'un doux sourire -prédateur-. Que pouvais-je répondre à cela, à part vouloir la serrer davantage contre mon corps dénudé, de sentir son souffle sur ma nuque électrisant tout mon corps, de lui dire ô combien j'étais là pour elle le temps d'un petit moment d'oubli... C'est quand je sentis une vive chaleur au bas-ventre que je fermais les yeux, essayant de me reprendre et de penser rationnellement. Je ne m'attendais guère à être aussi attirée par Yume, encore moins sachant qu'Ayame m'a demandé de la surveiller, et sans aucun doute, pas la sauter dans une envie impulsive dont je n'avais le contrôle. Je me demandais au fond si ma chère femme se doutait de l'attirance que je ressentais envers autrui, surtout Yume. Pourquoi elle plus qu'une autre ? C'est une très longue histoire. Que je vous raconterai dès que mon ombre rejoindra mon âme originelle, question qu'elle ne gâche pas le moment sous un rire trop moqueur aux goûts de tous.

Il faut l'avouer qu'à part cette obsession monstrueuse que j'avais pour le corps humain, une autre forme d'attirance régissait mes actions les plus coquines. Dans le cas de Yume c'est assez compliqué. Parce que avant, je ne la voyais pas du tout comme aujourd'hui, avant elle représentait ce que je méprisais le plus. Ceux qui avaient une belle place dans la vie sans la mériter. Pour moi, cette fille n'avait aucun talent, aucune valeur qui lui permettrait d'être si proche de mon idole, de la femme que j'admirais le plus et à l'image de laquelle, je suis devenue ce que j'étais aujourd'hui, en quelque sorte. Yume évoquait l'injustice du monde, et en plus de cela, elle ne ressentait aucune gratitude envers sa position. Je la détestais pour cela, elle représentait un obstacle que je n'arrivais à écarter. Par la suite, à mon retour à Undai en tant que professeur, elle est devenue une entrave mais que j'avais le pouvoir d'effacer, ayant pris plus de confiance en moi-même, je savais que j'arriverais ne serait-ce qu'un peu à détruire ce lien ridicule qui la unissait à Ayame. C'est par la suite, en apprenant à connaître mon épouse, que j'ai réalisé à quel point la place de Yume n'était guère à envier -en quelque sorte. De là, c'est la compassion qui prit le dessus sur le mépris, et de là, en devenant proche de la directrice, je décidais de reconsidérer l'image que j'avais de la fameuse terreur de Undai, surtout qu'elle aussi, faisait des efforts pour m'accepter. De fil en aiguille, j'ai appris à l'apprécier, à la comprendre, et même à la désirer pour ce qu'elle était, l'objet parfait d'Ayame. Un être complexe remplit d'un charme inexploité. Je pouvais considérer Yume comme mon péché mignon que je savais, Ayame me laisserait déguster. Comment le savais-je ? Il y a des choses comme celles-ci, qui sont une évidence quand on connaît une personne mieux que soi-même. Mais enfin, ne nous arrêtons pas sur ce sentiment de désir qui dévalait mes traits sous l'absence de la femme aux yeux verts forêt ~

- T’sais … C’est … Je n’y arrive pas, ces choses là, elles sont terribles pour moi … Et puis … C’est Ayame aussi ! C’est sa faute ! Qu’elle idée d’essayer de combattre ma phobie en me mettant devant une veuve noire ! J’étais qu’un gosse ! C’te folle … Tu comprends hein ? C’est elle … la fautive. 

« Hehe ! J'en suis même pas étonnée, heh ~ Nous devrions féliciter Dead Master pour son ingéniosité, Akiha ~ » Moqueries à part, c'est un certain désespoir qui se peignit dans mon être. Comme l'a si bien précisé Akiha, je n'étais guère surprise que la source de cette peur fût Ayame, tellement que je ne pus que hocher de la tête avec compassion sous le regard embué de mon interlocutrice plaintive. Pauvre petit chaton adorable... Et altruiste que j'étais, ce furent des hypothèses pour la soigner qui prirent le dessus sur le désir que je ressentais envers son corps, trop proche du mien pour que je puisse l'ignorer. Prenant le visage de Yume en coupe entre mes mains, j'hésitais un court instant d'aller plus loin, de l'embrasser une fois de plus sous... pour une simple envie. Me ravisant finalement à sourire à son encontre, je déposais un doux baiser sur sa joue avant de prendre la parole d'un ton étrangement calme et posé.

- Je te comprends mon chaton, Ayame a toujours eu cette manie d'utiliser des procédés draconiens. Soit, oublions ce malheureux incident et rentrons dans la source, l'eau me parait à parfaite température pour se relaxer ~

N'attendant guère qu'elle se remette de ses émotions, je pris sa main et allai jusqu’au premier cratère d'eau fumante, dans un déhanché dont j'avais le secret. « Oublie pas qu'elle s'est fait éduquer par une perverse, Akiha ~ » Mais qu'elle me matte seulement, j'en gémirais de plaisir ~ Rentrant dans le bain avec un mystérieux sourire en disant long sur ma pensée, je ne laissais pas Yume s'installer où bon lui semblait, préférant l'avoir tout près de moi. Et quand je dis près, c'est juste devant, entre mes jambes écartées son dos collé contre ma poitrine voluptueuse. Pointerais-je sous ce contact anodin ? Alala ~ Faisant un chignon pour que mes cheveux blés n'entravent pas mes actions -ou plutôt pour que mes mains trouvent une autre occupation que celle de tripoter Yume- je m'adossais confortablement contre la pierre chaude, tous les muscles du corps décontractés sous le bien-être de l'instant. Cela faisait combien de temps que je n’ai pris le temps de faire une pause de la sorte ? Trop longtemps.

- J'ai peut-être un idée pour ta phobie, bien moins invasive que celle d'Ayame... Si tu veux, viens au labo un jour, qu'on en reparle.

Finalement, mes mains avaient une conscience propre, et c'est avec une certaine douceur mais sans pudeur que je parcourais l'épaule de Yume du bout des doigts, descendant doucement le long de son bras tandis que mon souffle se perdit dans les vapeurs d'eau bouillante quelque part près de son oreille. Il ne maquerait qu'une seule chose, que je me déhanche contre elle et ce serait la profusion de la perversité à son paroxysme. Mais je ne comptais aller jusque là quitte à me retenir de force. « Attache-la, saute-la et on en reparle plus. » Mon ombre serait-elle impatience ? D'un autre coté, elle l'est toujours, alors autant l'ignorer ~

- Les sources, ce fut une bonne idée. Ne trouves-tu pas cela reposant, rien que toi et moi, seules ~

Sa peau était si douce, son ventre bien dessiné. Et si je remontais un peu plus haut pour… voir ? ~ Et c'est ce que je fis, déposant premièrement ma main en dessous de son sein, pour mieux remonter et titiller son téton de mon pouce. Alala, excitant ~

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 18 Déc - 22:21

Son corps était si prêt du mien que je ne savais plus quoi penser, je ne savais plus de quoi je devais être gênée non plus. C’était étrange, tellement que je me demandais ce qu’était cette sensation d’envie qui m’électrisait le corps. Mais je ne pouvais pas, autant que je puisse être attirée par Akiha, je ne pouvais pas commettre l’irréparable. Pour nous, pour Kaïla et ma personne. La tromper … c’était impossible, mon amour à son égard combattrait tout obstacle, jamais je me laisserai perdre sous les caresses chaudes de cette nymphomane blonde, qu’importe ce que mon corps voulait, que ma raison soit de son côté ou non, mon cœur commandait mon être. Mais son corps était si prêt. Si chaud. Si présent. J’en frémissais, rougissais et me tortillais le plus invisiblement possible dans tous les sens. Qu’en adviendrait-il de moi si je couchais avec Akiha ? Le résultat serait désastreux, autant aux yeux de Kaïla que ceux d’Ayame … Quoi que … je ne serais pas encore étonnée qu’elle en risse plus qu’autre chose. Après tout j’étais « son jouet », et quand on aime on partage, ce qui voulait dire que du fait qu’Akiha était sa femme, j’appartenais également à cette scientifique. Foutaises. J’étais maître de ma vie. Doux paradis que je ne faisais qu’effleurer, sans jamais pouvoir le saisir pleinement. Il fallait que je m’éloigne, que j’arrête ce contact trop proche que je …

- Je te comprends mon chaton, Ayame a toujours eu cette manie d'utiliser des procédés draconiens. Soit, oublions ce malheureux incident et rentrons dans la source, l'eau me parait à parfaite température pour se relaxer ~

… M’enfuisse. Loin d’elle et de ses gestes rassurants, de son sourire en disant long sur ses propres envies, que nous retournions dans un endroit public, et non dans cette zone désertique à mon plus grand malheur. Et là encore, je n’eus mon mot à dire quant à ma place dans le bain. Me retrouvant dos à Akiha, je rougissais davantage quand je sentis sa poitrine dans mon dos, ses seins pointant dans ma chair sans la moindre pudeur. C’était un monstre, un terrible monstre duquel je devais me déloger pour ne pas crever les jambes écartées. Pensées auxquelles je ne savais même pas donner crédit, littéralement plongée dans mes pensées, je n’entendis qu’un morceau de ses paroles, m’informant d’une quelconque visite à faire dans son labo pour combattre ma phobie. Et quoi, c’est en me sautant que je n’aurai plus peur des choses poilues ? Bonne blague. Et plus sérieusement … Je ne savais pas. Tellement pas que je fermais les yeux pour reprendre contenance. Soupirant lourdement, je finis par m’installer de mon propre chef sur son corps, l’obligeant à mon être d’effacer toutes illusions perverses suite à notre position. Oui, nous n’étions qu’amies.

- Les sources, ce fut une bonne idée. Ne trouves-tu pas cela reposant, rien que toi et moi, seules ~

Une putain d’amitié à la con oui ! Grimaçant en sentant sa main dessiner des tracés sur mon corps, je ne daignais bouger, essayant vainement de lui montrer que cela ne me faisait rien du tout. Même son souffle chaud enflammant mes sens ne pouvait m’atteindre. Pensée futile en sachant que je me sentais déjà … comme ça. Comme elle. Et cela ne s’arrangea pas quand sa main se trouva sur mon ventre, remontant frivolement jusqu’à ma poitrine et là, ce fut le coup de grâce. Serrant mes jambes en même temps qu’un gémissement traversa mes lèvres quand l’un de ses doigts effleura mon téton durci par la fraîcheur-chaleur-perversité-intensité du moment, je rougis furieusement. Me détachant de son corps, je me retournais, posant mes mains sur ses épaules pour venir la scinder de mes pupilles bleutées. Non, non ! Mais son regard … son visage, ses lèvres … j’en avais maladivement envie. Mais je ne pouvais pas ! Frustrée de ne pas pouvoir avoir ce que je voulais, je sentis mon corps se mouvoir de lui-même, incapable de me contenir alors qu’il ne fallait plus que deux centimètres pour que je vienne effleurer ses lèvres, non pas comme elle me faisait, mais comme moi, je le faisais.

« BIP BIP BIP » …

Me reculant vivement en entendant ce bruit, j’écarquillais les yeux en remarquant son téléphone vibrer non loin de nous, posé dans le panier dans lequel se trouvait ses vêtements. Me relevant pour aller le chercher en pensant qu’il s’agissait d’Ayame, je sortis de l’eau, attrapant le cellulaire et décrochais sans plus attendre. « Akiha-Sensei, une urgence ! Une … Une tumeur peut être, mais cela est impossible, rejoignez nous au plus vite dans l’infirmerie ! ». Et ça raccrocha. Perplexe après avoir entendu les cris stridents de ce qui semblait être une infirmière, je relevais le regard vers Akiha, incrédule de ce que je venais d’entendre.

- Une … tumeur. C’est impossible n’est-ce pas ? On ne peut pas tomber malade lorsqu’on devient un étudiant d’Undai … et même si on l’était avant, la métastase ne gonfle pas, il s’endort en quelque sorte non ? Une urgence … maintenant.

Perplexe, je décidais d’accompagner Akiha pour avoir le cœur net sur ce qu’était cette chose … vraiment. Me séchant grâce à la matérialisation, je me rhabillais rapidement de mes habits retirés plus tôt. Une fois revêtue, je me regardais un court instant avant de tendre une main à Akiha dès qu’elle eut fini de s’habiller. Téléportation, cela ira plus vite. Une fois sa peau douce enlacée avec la mienne, un regard, un dernier rougissement suivi d’une expression froide et nous arrivâmes devant un chantier. Une quinzaine d’infirmières courant dans tous les sens, hurlant de préparer une table pour « la chose » et … mon regard se posa sur une espèce de gros porc éclaté dans un lit, je ne pouvais même pas savoir si il était sur son ventre ou son dos, tellement que cette chose était bouffie. Attends, depuis quand on accepte ça à Undai ?! Matérialisant déjà ma blade, je jouais avec celle-ci entre mes mains avec l’envie d’éradiquer cette chose … Mais je ne pouvais pas n’est-ce pas ? Parce que s’il a vraiment une tumeur … Ca veut dire tellement de choses qu’éradiquer un être comme lui sans lui avoir puisé tout ce qu’on pouvait attendre de ce gros tas de graisse, serait une perte considérable. A croire que je finissais par penser comme Ayame … Arg.

- Tu … Ta blouse.

Dépendant la bouse d’Akiha d’un mur, je la lui tendis en lui envoyant un regard intrigué. Je voulais savoir ce qu’il en était, quitte à être dans son dos. Et c’est ce que je comptais faire, regarder de loin d’un air curieux. Je prends une photo ? Non, y a déjà deux déchets inutiles, caméras braquées sur Akiha. Ordures.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Jeu 19 Déc - 0:29

Excitant était un adjectif faible pour décrire ce qui se déroulait en cet instant entre nous deux, entre nos corps en fusion, entre nos envies se mêlant pour résulter par la même solution. Le désir était là, présent, n'attendant qu'un feu vert anodin pour s'exprimer pleinement, une simple envie de s'explorer mutuellement, sans conséquences, sans arrière-pensées. J'aurais dû m'en douter, j'aurais peut-être du couper court à tout cela, avant que cela ne dégénère. Mais le voulais-je seulement ? Non. Il y avait pourtant un millier de raisons pour que j'arrête, prenne mes responsabilités de mère et femme aimante, que je cache ma nature première afin de ne faire resurgir que la bonne image, immaculée de ma personnalité. Et pourtant... « T'es chaude comme la braise, heh ~ Tu n'as pas à t'en vouloir, t'es en manque, Ayame n'est pas là, mais Yume si, cela s'arrête à ça, A-ki-ha ~ » Si seulement c'était aussi simple, si seulement ma conscience me permettait de dire que ce n'était rien, rien qu'un petit jeu passionnel entre deux êtres différents. Malheureusement pour nous, cette même différence me faisait vibrer délicatement sous les suggestions de mon alter-ego sans foi ni loi, ne se gênant en rien de dire telle une débauchée de la dernière pluie. Je me connaissais bien plus prudente... Alala, peut-être pas finalement ~

Quoi qu'il en soit, Yume n'aida en rien pour arranger la situation quand mes caresses devenues plus insistantes -taquines- lui firent de l'effet, quand son gémissement résonna clairement dans mes oreilles et ses gestes brusquent devinrent attirants. Elle l'était, à cet instant, avec son regard d'un bleu profond tellement envoûtant, braqué dans le mien, bien plus clair. Ses yeux, ses mains posées sur mes épaules dénudées, sa position entre mes jambes écartées, sa bouche ne demandant que d'être parsemée d'un millier de baisers, doux et torrides... Comment résister à une beauté aussi pure ? Je ne le savais pas, et sans doute, je n'y serais pas arrivée malgré toute la volonté du monde, je l'aurais fait, j'aurais scellé ce baiser et même plus, parce qu'elle n'était pas n'importe qui, elle était Yume. Obsédée que je puisse l'être, je savais jusqu'où je pouvais pousser la limite, et connaissais la ligne à ne jamais franchir, ce qui amplifia mon envie d'autant plus quand on savait qui était dans les bains juste là, tout près de moi... Akiha, tu es un monstre de perversité. Ayame, pardonnez-moi mais si je commence, je ne m'arrêterai pas avant la fin.

« BIP BIP BIP » …

Et ce moment si attendu ne vint jamais, arrêté par une sonnerie qui brisa le charme de l'instant, cette bulle hermétique qui se forme entre des personnes voulant partager quelque chose d'intime. En un instant, la réalité submergea mon être et c'est un regard surpris que j'abordais, se heurtant à un autre tout aussi confus. Qu'allions-nous faire au juste ? « Baiser ~ Mais ce portable merdique... » Chuut... Nous devrions remercier la personne qui vient d'appeler, ne serait-ce que pour reprendre contenance et arrêter ce jeu dangereux dans lequel nous risquions tous de perdre des plumes, si pas se brûler vif. Devrais-je appeler Ayame pour lui en parler ? Non... Non parce que je connaissais déjà sa réponse. Parce qu'elle savait, aussi bien que moi, qu'entre nous, il n'y a rien de mieux. Du moins, je savais que je ne trouverai jamais quelqu'un d'aussi parfait qu'elle, et de mon coté, je m'assurerai qu'elle ne puisse m'échanger.

- Une … tumeur. C’est impossible n’est-ce pas ? On ne peut pas tomber malade lorsqu’on devient un étudiant d’Undai … et même si on l’était avant, la métastase ne gonfle pas, il s’endort en quelque sorte non ? Une urgence … maintenant.

Une tumeur ? La curiosité piquée au vif par l'appel de l'infirmerie, je fronçais délicatement les sourcils, oubliant le passage d'il y a quelques secondes pour mieux faire fonctionner mon esprit rationnel, scientifique. Après tout, nous aurons encore le temps de reparler de... cela ~ Et comme pour affirmer mes pensées, Yume revint à la réalité, troquant ses rougissements enflammés par son habituel visage fermé. Même ainsi, elle était à croquer ~ Passons donc cela, et concentrons nous sur... la tumeur. Improbable. Cela ne m'étonnait même pas qu'on m'appelle pour cela au pire moment de la journée. « Comment... ? » Je ne le savais pas moi-même, mais j'étais décidée à découvrir le fin mot de cette dite tumeur qui remettait en cause toute la logique établie par la matérialisation. Voilà un défi qui faisait vibrer mon alter-ego ténébreux encore plus qu'une partie de jambes en l'air avec Yume. Sortie enfin de l'eau avec un visage concentré, je m'habillais tant bien que mal, ne prêtant plus attention à mon entourage, trop absorbée sur des hypothèses que de toute façon je ne découvrirai pas avant de voir l'objet de cette pagaille.

Pagaille, c'était un mot faible pour décrire ce qui se passait dans l'infirmerie en cet instant précis. Téléportée par les soins urgents de Yume, nous nous retrouvâmes en plein milieu de l'agitation, me donnant déjà l'envie de m'énerver. Cela faisait quelques semaines que j'ai abandonné l'infirmerie, n'y venant que pour quelques affaires par-ci par-là, et la voir à ce point en désordre, me donnait mal à la tête. Essayant d'en faire abstraction, je cherchais du regard ladite cause de tout ce foutoir. Et je la trouvais, sous forme d'un jeune homme enrobé « Tas de graisse, tu veux dire. » Voyons ! Outrée des pensées de mon ombre, je m'emportais contre ma propre personne dans un moment d'égarement. Il fallait respecter tout humain, ainsi que sa physiologie. Du moins, j'en fus convaincue jusqu'à ce que le monstre habitant mon esprit, me propose humblement de coucher avec ça, et puis que je ose redire ce que je venais de penser. Étrange que cela puisse l'être, j'accordais raison à cette détestable masse de haine... pour une fois. Alala... Plus important, la tumeur.

- Tu … Ta blouse.

Hm ? Ah oui, effectivement. « Merci, Yume ~ » Déconcertée par l'agitation, excitée et concentrée de découvrir une nouvelle forme de maladie survenue à Undai, j'oubliais presque les formalités et les précautions à prendre dans un tel cas de figure, cas qui n'ait jamais advenu dans l'Académie. Devrais-je en informer la directrice ? Plus tard, elle était sans doute déjà bien occupée par ses propres obligations. N'attendant pas un moment de plus, je demandais à ce que les autres personnes présentes se reculent et me laisse un espace vierge. Contente tout de même de leur compétence en voyant les ustensiles et tout ce qui pourrait m'être utile, prêt à ma disposition, je gratifiais premièrement mon nouveau patient d'un sourire encourageant tandis que ce dernier hurlait presque son dégoût quand à la situation. « C'est quoi cette merde ?! La matérialisation de mon cul ouais, regardez ce que ça m'a fait ! » La matérialisation en serait la cause ? Peut-être bien, en voyant la fiche -dossier- de l'étudiant concerné qui est arrivé sans moindre maladie pour se retrouver avec... Avec quoi au juste ?

- Calmez vous Otoki-San, nous allons y remédier ~

Disant tout ceci d'une voix calme tandis que mon ombre n'avait qu'une envie, et c'était de faire de la dissection, je demandais à ce qu'on retourne le garçon sur le ventre pour que je puisse voir la grosseur en question, placée juste dans sa nuque. M'approchant de lui pour mieux examiner la boule, j'enfilais des gants avant de me pencher sur ce cas. Selon le scan, cela ressemblait bel et bien à une tumeur grossissant sous l'épiderme. Palpant ladite chose sous les cris aigus du gamin, je sentais une certaine pression tout autour de nous, dans les souffles coupés des autres observateurs. Allons, il me faut un endroit stérilisé pour que je puisse réflé... « Coupe dedans, on verra plus vite, Akiha ! » Entendu.

- Bien, anesthésie sur la zone, nous verrons directement de quoi il s'agit en l’ouvrant. Lame de dix et quelqu'un pour stériliser au cas où nous aurions à faire à une véritable tumeur.

Et tel un Dieu dans son royaume, toutes mes demandes se firent exécuter en moins de trois seconds chronos. À croire que le sérieux que j'abordais dans cet endroit, me valait un respect inestimable. Comme, je me sentais bien ainsi, j'en jouissais sur place ~ Sans oublier mon chaton préféré juste dans mon dos, intriguée de découvrir le pronostic que je donnerais. « Non mais ça va pas ?! Tu ne me coupes pas dedans ok ?! » Seul un « qu'il ne bouge pas » traversa mes lèvres tandis que toute mon attention fut braquée sur mon objectif. Appuyant sur les extrémités de la grosseur d'une main, je traçais une fine ouverture en plein milieu de cette dernière d'où un filet de sang s'échappait déjà. Rien d'extraordinaire en soi, à présent, j'aurais besoin de vérifier ce qu'il y a à l'intérieur. Sauf que je n'ai jamais eu le temps de le faire, car, poussant un peu trop fort sur la fameuse tumeur, c'est un filet blanc mélangé avec du sang qui jaillit de l'ouverture, salissant ma blouse immaculée dans un bruit étonnant. Étonnant oui, autant que les cris de dégoûts de tout le monde, et mon mouvement de recul qui n'eut jamais lieu car une certaine personne me tenait fermement dans le dos. Je hurle ? Non... « Dégoûtant. Je vais trancher ce tas de graisse et ces incompétents qui ne savent pas faire la différence entre une tumeur et une pustule ! » Une terrible envie de meurtre me saisit soudainement, mes yeux devinrent rouges tandis que je n’avais qu'une envie, matérialiser ma robe de combat et en finir. Mais comme il se doit, ma nature première refit surface et c'est seulement un soupir chargé de mépris qui traversa mes lèvres. Bien... Bien ~

- Yume, mon chaton, veux-tu bien reculer ? ~ Et qu'on désinfecte cela, je vais poursuivre... le déracinement.

N'ajoutant rien qui pourrait compromettre mon self-control, j'abandonnais le scalpel et poussais de deux mains, doucement sur la plaie d'où un pus jaunâtre s'échappait tel du dentifrice solide. Rapidement épongé par une infirmière téméraire, tandis que des gens poussaient des bruits d'horreur ou des haut-le-cœur à chaque fois qu'une quantité importante sortait de son corps. Une pustule géante... Je ne mentionnerais guère cela à mes confrères scientifiques en tout cas. Bon, respire. Il faut que je respire à tout prix pour ne pas m'évanouir tandis que je sentais la chose se liquéfier sous mes doigts agiles. Certes, je gardais mon came, mais quand cela gicla une fois de plus sur ma blouse, je n'ai pas pu empêcher un haut-le-cœur me saisir avant de faire un pas en arrière, usant de toutes les forces pour ne pas me laisser aller à l'horreur générale. Aller... « Demande à quelqu'un d'autre de le faire, c'est affreux ! » Certes, mais en même temps, je devais finir ce que j'ai commencé, c'était la règle d'or. Aller, encore... une bonne heure au moins ? Alala...

- Alors, cette tumeur ?! Vous foutez quoi là ?!

Jeune homme... Déjà que j'avais du mal à contenir ma patience, ce n'était pas joué d'avance avec sa voix. Comment, comment une telle chose a-t-elle pu grandir sous sa peau ? Un effet de matérialisation ? Je n'en savais rien, et franchement, je ne comptais faire aucune recherche là-dessus, espérant juste terminer au plus vite, et oublier ce passage affreux de ma vie de scientifique. Laissant aux infirmières le soin d'expliquer ce qu'était sa « tumeur », je retins ma respiration et poursuivis... Yume... Il me fallait de la distraction, parce que là, sa sortait comme du beurre.

- Yume... Ce n'est sans doute pas tous les jours qu'on voit une telle chose, n'est-ce pas ? ~

Professionnelle, certes. Blanche et dégoûtée ? Aussi. Quel boulot horrible parfois quand même, alala ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Jeu 19 Déc - 1:17

Sérieusement, pire qu’une orgie. C’était sans doute la première fois que je voyais autant de gens -infirmières- dans cet endroit, leurs yeux braqués sur Akiha et le porc qu’elle devait traiter. Me mettant derrière elle alors qu’elle me gratifia d’un merci quand je lui tendis sa blouse, je la suivais au pas, me cachant presque d’une quelconque vision d’horreur pouvant subvenir quand elle tâtera ladite tumeur. Pour en revenir sur mon étonnement, j’en restais choquée. La matérialisation était une sorte de médecine universelle, elle bloquait toutes les maladies, ne les soignait pas non plus, mais stoppait tout de même leurs propagations … Et pourtant, aujourd’hui, cette vérité était remise en cause. Comment était-ce seulement possible ? En plus qu’une boule de merde comme lui … « C'est quoi cette merde ?! La matérialisation de mon cul ouais, regardez ce que ça m'a fait ! » … Vive toujours. J’allais le crever. Littéralement, qu’Akiha soit là ou non, cette chose allait sauter en même temps que sa tête. Serrant les dents devant son manque de respect, je lui lançais un regard froid, se perdant dans sa graisse quand il se retourna sous la demande d’Akiha, essayant d’être rassurante avec cette chose immonde. Un homme. Un de plus, moche et gros. Il était aussi vulgaire que mon ancien maître, aussi imbu de sa personne, aussi … je le détestais. Terriblement, tellement que tout mon corps se contractait de lui-même. Le tuer. Sentant des étincelles électriques se former aux bouts de mes doigts, je me glaçais sur place plus les minutes -secondes- passèrent.

- Bien, anesthésie sur la zone, nous verrons directement de quoi il s'agit en l’ouvrant. Lame de dix et quelqu'un pour stériliser au cas où nous aurions à faire à une véritable tumeur.

« Non mais ça va pas ?! Tu ne me coupes pas dedans ok ?! » Silence. Et le chirurgien du jour le demanda tellement sèchement que j’obéisse à ses ordres, matérialisant des attaches métalliques pour que l’ordure ne bouge pas d’un poil. M’étant légèrement décalé pour lever ma main en direction de la boule de graisses, j’avais formé grâce au lit métallique des menottes ayant fusionné avec sa chair, douloureusement ou pas, je n’en avais que faire. Seul des jurons traversaient ses lèvres avant que … « ça » ne sorte. Et ce ça gicla tellement fort que j’ai évité de justesse de me ramasser je ne sais quoi en me cachant derrière Akiha en … la compressant. Parce que oui, sous l’état de la surprise, j’ai agrippé ses bras, l’empêchant de partir en l’utilisant comme bouclier sous les cris horrifiés des autres personnes de la pièce. En chœur. Grimaçant en gardant une expression de dégoût sur le visage, je déviais le regard en entendant un bruit sourd surgir à ma gauche … Ah. A ce point dégueulasse pour qu’une femme s’éclate la tête contre une chaise en prenant dans son sillage une autre personne ? Sérieusement … La scène la plus conne du monde quoi. Roulant des yeux sans me départir de mon air dégoûté, je reposais mes yeux sur … la masse blanchâtre qui s’écoulait de l’abcès créé par Ketsuki … Sérieux, je vais gerber. Sentant mon estomac tourner, je gonflais mes joues pour ne pas venir déverser mes tripes sur Akiha … Déjà qu’elle était jaunâtre devant, je me voyais mal asperger l’arrière de sa blouse de mes propres flux gastriques … Haha. Hum.

- Yume, mon chaton, veux-tu bien reculer ? ~ Et qu'on désinfecte cela, je vais poursuivre... le déracinement.

Agissant selon ses demandes, je la lâchais enfin pour faire trois pas en arrière, deux sur la gauche, suivis de dix haute vers le nord-ouest … Pour me trouver un coin tranquille d’où je pourrai pleinement regarder ces prouesses de perceuse de pustule. Parce qu’on ne parlait plus de tumeur ici, c’était bel et bien un gros bouton d’ado dégueulasse. Suivant le mouvement en chœur de dégoût à chaque fois qu’une nouvelle giclée apparaissait, je me suis surprise à me sentir mal durant … ça. Et d’autant plus quand la grosse merde articula de ses joues graissées ces quelques mots qui me firent bouillir davantage de l’intérieur. « Alors, cette tumeur ?! Vous foutez quoi là ?! » Et ma main dans ta gueule, tu vas en faire quoi sale porc ?! Grinçant des dents à son encontre, je n’ai pas pu me retenir de lui envoyer une légère décharge statique, le faisant criser un court instant avant qu’il ne reprenne sa bouille d’Otaku pervers, pédophile. Sérieusement, il avait ce profil là, celui du gros vicieux qui passe ses journées coincées devant son ordi à mater des images nues de gamines ou à jouer à des jeux d’Eros où la meuf te dit « Tu veux qu’on couche mon cœur ? » Et que le moniteur te répond « Vous avez trois réponses possibles ! 1. Écarte salope ! 2. Je serai doux avec toi 3. Héhé, t’as une belle paire de couilles, je peux les toucher ? ~ ». Ca y est, je meurs.

- Yume... Ce n'est sans doute pas tous les jours qu'on voit une telle chose, n'est-ce pas ? ~

Non et sérieusement, je n’ai pas envie de voir ça tous les jours. Secouant ma tête en signe de négation, je la regardais faire, oubliant presque la présence du tas de graisse qu’elle « opérait ». Sérieusement, c’était tellement … laid. Une autre personne ne pouvait pas faire ça ? C’est genre le boulot d’un assistant infirmier non ? Genre le gosse qui tremblote dans le coin en criant comme une fillette à chaque fois que du pus sort de la plaie. Ouais, lui, il sera parfait pour ça. Et sérieusement, je ne pouvais pas me permettre de rester plus ici et … Non, c’était trop. Autant la scène que la chose me dégoûtait tellement que seule l’envie de le tuer me tenait à cœur. Me relevant de ma place -ce qui s’avérait être les deux pas vers la gauche et … soit-, je vins intercepter le mouvement d’Akiha, s’apprêtant déjà à repousser sur la boule de chair pourrie. Attirant son regard jusqu’au mien, je fis attention de ne pas mettre mes mains dans le plat … Parce que oui, hors de question que je touche ça.

- Digne d’un assistant infirmier. C’est pas ton boulot, t’as dit qu’on passerait du temps ensemble non ? Alors on part. C’est dégueulasse et pas du tout intéressant, ce n’est pas en éclatant une pustule que tu recevras un Nobel, Akiha.

Décidée à ne pas lui laisser le choix, je la traînais dans un coin de l’infirmerie après avoir désigné le nouveau anti-pustule du jour. Fermant les rideaux blancs pour nous protéger des regards d’autrui, je lui ôtais ses vêtements dégueulasses en les tapant au sol -quitte à la foutre à poil- pour mieux lui en matérialiser des autres, propres au moins. Une fois cela fait, je la regardais sous toutes ses coutures, cherchant inlassablement ne serait-ce qu’un petit jet de pus qui aurait pu atterrir là où mon regard n’avait pas accès. Rien. Et c'est tant mieux … « Sérieux … C’est dég’. ». Et qui dit ça, dit qu’il faut que je désinfecte ses mains et quoi de mieux que le mini kit passe-partout du parano de la crasse ? Trois tonnes de désinfectant sur ses mains et j’oserai toucher celles-ci. Dernière parole de ma part avant que je nous fasse sortir de notre « cachette », que je gueule à l’encontre de la peuplade de se bouger le cul, que je la tire dans les couloirs vers l’extérieur, que je prenne une bouffée d’air qui me remplit les poumons et que je me trouve un coin de verdure dans le parc, à l’abri des regards pour venir me coucher sur le sol, invitant Akiha à en faire de même. Posant une main sur mon visage, je soupirais et rouvrais légèrement les yeux, mon regard se perdant dans le ciel tantôt bien dégagé, tantôt obstrué par les quelques branchages du cerisier à côté duquel nous étions posées.

- Je préférerais encore te voir disséquer je ne sais qui, plutôt que de te voir farfouiller dans du pus. Promets-moi que tu ne fais pas ça tous les jours … Sinon … sérieusement … Je te verrai plus de la même façon.

C’était le cas, je ne la voyais déjà plus de la même façon.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Ven 20 Déc - 1:58

Le destin d'un scientifique était semé d'embauches, le passage d'un apprenti au niveau supérieur de chercheur ou chirurgien pouvait s'avérer être difficile, éprouvant et peut-être même -pour certains- impossible à atteindre. J'ai dépassé depuis longtemps le stade d'une simple infirmière travaillant un jour semaine à changer les linges des personnes âgées dans les homes. D'ailleurs, je n'ai jamais eu à faire un travail si peu intellectuel, ayant gravi les échelons du savoir à une vitesse fulgurante, j'eus aussi de la chance en trouvant des mentors doués. En même temps, il était facile grâce au pouvoir de la manipulation de pensée, de demander à un chirurgien une opération de premier ordre, et non un petit cas de verrue anodine. Mais soit, les tricheries dans ce domaines n'étaient guère mauvaises et injustes, après tout, pour bien accomplir quelque chose, il fallait savoir le faire, pour cela, je dis seulement que j'ai donné un coup de pouce au talent qui dormait en mon être, au lieu de le gâcher aux cotés des petits internes ne sachant même pas s'ils réussiraient leurs examens. Et pourtant, chercheuse de renommée ou pas, je me retrouvais à éradiquer une pustule géante, du pus sali sortant d'un corps tout aussi mal entretenu. Le pire dans cela était sans doute le fait que je n'abandonnais pas cette tache ingrate, mais poursuivis vaillamment à pousser sur la grosseur qui se vidait de minute en minute, sans jamais disparaître totalement. Déjà pour un petit bouton, il fallait avoir du courage, mais pour cela... Cela me donnait le tournis, j'avais envie de m'évanouir ou tout simplement, de partir delà, seule le principe de finir ce que j'ai commencé, restait en travers de ma gorge. « Tas de graisse dégoûtant, qu'on le tranche, au lieu de faire ce boulot... »

- Digne d’un assistant infirmier. C’est pas ton boulot, t’as dit qu’on passerait du temps ensemble non ? Alors on part. C’est dégueulasse et pas du tout intéressant, ce n’est pas en éclatant une pustule que tu recevras un Nobel, Akiha. 

Pardon ?! Déstabilisée l'instant de comprendre que non, Yume ne lisait pas dans mon esprit partagé avec une entité diabolique, je tournais mon regard vers elle quand elle se saisit de mon bras, en plein mouvement d'appuyer sur la pustule. Fronçant les sourcils en n'aimant guère me faire interrompre de la sorte, je fus outrée par ses paroles qui -certes- furent vraies. Je ne pouvais accepter qu'elle dégrade l'horrible travail que je faisais, les soins que je donnais à un pauvre chaton. N'est-ce pas ? ~ Contrairement à ce que je montrais sur mes traits contrariés, au fond, j'étais heureuse que Yume intervienne dans ce long processus interminable qui gâcherait toute notre journée de repos. Une pustule ne valait guère la compagnie de cette jeune femme, encore moins quand elle entreprit de me déshabiller. Voilà qui était bien plus intéressant ~

Evidemment que je trouvais agréable que Yume vienne retirer sensuellement mes vêtements jusqu'au dernier, avec ses douces mains tièdes qui me donnaient des frisons sur tout le corps. J'appréciais au point que j'en oubliais presque la pustule géante -dont une infirmière prit la relève- pour mieux me concentrer sur les gestes avisée d'une certaine jeune femme alléchante. Encore plus bas, encore un peu plus à gauche, un peu plus fort, et j'en jouirai ~ Je mouille littéralement en imaginant sa main descendre et se faufiler au creux de mes reins, attrapant fermement mes fesses pour mieux allonger nos deux corps sur un lit de l'infirmerie, sachant qu'il y avait une foule d'yeux derrière un fin rideau blanc... Alala ~

- Sérieux … C’est dég’.

Quoi donc mon chaton ? ~ Définitivement, j'étais trop absorbée par ses caresses pour m'occuper d'autre chose. « C'est bon, reprends-toi, partons d'ici avant que notre réputation ne soit gâchée par une acné. » Mauvaise humeur ? Et comment ~ Laissant un fin rire traverser mes lèvres quand Yume matérialisa des habits -désagréables- sur mes courbes, je décidais de ne pas relever cette attention, et la suivre en dehors de l'infirmerie, toujours pleine à craquer de spectateurs en tout genre. Un sourire indéchiffrable flottant sur les lèvres, je zieutais avidement sur le déhanché de mon accompagnatrice du jour, me demandant quel genre de gémissement elle pousserait si je glissais ma main sur sa cuisse ~ Allons, je n'étais guère perverse, ni infidèle, juste en manque de bonnes choses ~ D'un corps digne de celui de mon épouse si je puisse le dire. Après, comparer Yume à Ayame était impossible, elles étaient complètement différentes, sur tous les niveaux. Ce n'est que par curiosité et attirance que je voulais découvrir ce qui se cachait derrière ce visage inexpressif, mais si beau. Soit ~ Asseyons-nous gentiment sur la verdure, contre un arbre et écoutons-la tout en dévorant sa personne des yeux.

- Je préférerais encore te voir disséquer je ne sais qui, plutôt que de te voir farfouiller dans du pus. Promets-moi que tu ne fais pas ça tous les jours … Sinon … sérieusement … Je te verrai plus de la même façon. 

Riant délicatement à ses dires, je devais avouer que mon image serait ternie à l'échelle mondiale si cela se savait. Personnellement, je préférerais encore être connue pour le crime de faire des expériences sur des humains -chose que je faisais déjà- plutôt qu'être descendue au niveau d'une aide-soignante s'occupant du sale boulot. Et, il faut le dire comme c'était, la beauté d'une femme désirable qu'elle puisse l'être, pouvait rapidement se faire compromettre par l'influence d'un événement mineur. Car une femme fatale qui éclate des pustules, devenait moins désirable aux yeux d'autrui, n'est-ce pas ? Il était de mon devoir de rectifier cela, sur le champ, quitte à montrer à Yume le pouvoir d'un toucher passionnel ~ Mais avant cela, il serait favorable de mettre les points sur les « i » au cas où elle croirait que je passais mes journées à recoudre des membres volants.

- Promis, mon chaton ~ Aujourd'hui ce fut un cas à part, normalement mon travail relève davantage du même registre que celui d'Ayame. Mais oublions cela, je n'ai guère envie de te voir remettre ton déjeuner en pensant à cela ~

Riant légèrement, je me penchais doucement en avant pour saisir Yume par les épaules, et automatiquement l'attirer contre moi, hésitant un instant à entourer sa taille pour mieux la caresser de mon souffle, mais optant pour quelque chose de moins invasif connaissant sa position et la mienne dans la hiérarchie de Undai. Faisant en sorte que sa tête se retrouve sur mes genoux, je contemplais pleinement son joli visage sombre, une pointe de douceur dans les yeux. C'était étrange de se retrouver aussi proche de Black Rock Shooter, sans que nous ne voulions nous tuer après trois secondes. Amusant, excitant oui ~ Tentant aussi, au point que je vienne caresser son visage du bout des doigts, enlevant quelques mèches frivoles qui obstruaient son visage. « Acceptable pour un coup de baise, n'est-ce pas, Akiha ? ~ Heh » C'était le moins qu'on puisse dire, même s'il était primordiale que je calme mes ardeurs afin de n’envenimer la situation. Mais en même temps, n'était-ce pas elle qui a essayé de m'embrasser ? Qui l'aurait fait aux sources thermales si nous ne nous avions pas faites interrompre ? Si ~ La réalité était teintée d'un désir fulgurant que je m'amusais à éveiller en son être, et savoir qu'elle me voulait, rendait mon envie d'autant plus vive. Alala, Ayame, votre chaton est si vilain ~

- Une autre façon de me voir as-tu dit ? ~ Nous aurons le temps d'en discerner des milliers ~

Et sur ce constat enjoué et ambigu, je me penchais spontanément au dessus d'elle, et vins chatouiller ses lèvres des miennes, avec une once de taquinerie qui se peignit sous un sourire prononcé tandis que je scellais nos lèvres dans un baiser frivole. Si je savais que me retrouver toute la journée avec Yume pouvait être si intéressant, je passerais bien plus de temps en sa compagnie ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Ven 20 Déc - 2:38

Fallait le dire, la voir éclater cette pustule me révulsait plus qu’autre chose, me dire qu’après ça elle posait ses mains sur mon corps aussi impunément me faisait presque frissonner de dégout. Seule la satisfaction de savoir que je l’ai moi-même désinfectée me rassurait, du moins, cela me permettait d’accepter ses mains caressant mon visage sans moindre pudeur. Ayant perdu ma place confortable sur le gazon, j’ai fini la tête sur les genoux d’Akiha, légèrement posée sur un coussin de douceur. C’était agréable, jamais je n’ai fait cela avec Kaïla … Après tout on ne sortait pas vraiment beaucoup dans Undai, on se rencontrait souvent dans l’Arène ou au conseil, mais jamais dans des endroits publics comme celui-ci … Avait-elle déjà été à la source thermale d’ailleurs ? Ou même la piscine d’Undai … Je ne savais, il y avait tellement de choses que je ne savais pas à son sujet … En général ou sur l’instant présent. Comment se portait-elle ? Etait-elle déjà arrivée à Kobe ? Comment se portait son père ? Tant de questions que je voulais lui poser mais elle n’était guère là pour me répondre. Devrais-je l’appeler ? Plus tard, d’ici une petite heure ou deux … Je ne voulais pas paraitre possessive avec elle, elle avait le droit de sortir, de respirer. Même si j’étais seule. Seule était un euphémisme quand on se trouvait avec Akiha n’est-ce pas ? Et elle ne tarda pas à me faire retomber sur terre quand sa voix suave vint chatouiller mes sens.

- Promis, mon chaton ~ Aujourd'hui ce fut un cas à part, normalement mon travail relève davantage du même registre que celui d'Ayame. Mais oublions cela, je n'ai guère envie de te voir remettre ton déjeuner en pensant à cela ~

Le même travail qu’Ayame ? Elle passait ses journées à tuer des gens ? Levant un sourcil interloqué quand elle me dit cela sans moindre gêne, j’entrouvris légèrement les lèvres. Non … Elle ne passait pas ses journées de la même manière que Dead Master, du moins, il n’y avait pas autant de cadavres autour d’elle … n’est-ce pas ? Parce que faut pas se leurrer, Ayame tuait au moins une personne par jour et je ne crois pas que la scientifique faisait de même. Même avec ses expériences, elle n’était pas du genre à découper une trentaine de corps sur sa semaine non plus. Je me trompe ? Non, impossible. Mais si on voyait ça dans un autre sens, si Akiha croyait qu’Ayame passait juste sa journée dans son bureau à faire ses papiers comme elle le montrait si bien -comédienne de génie-, alors là … Pauvre bête. Croyait-elle vraiment que la directrice avait arrêté ses jeux sadiques depuis qu’elles étaient ensemble ? Haha. Mauvaise blague tiens.

- Une autre façon de me voir as-tu dit ? ~ Nous aurons le temps d'en discerner des milliers ~

J’avais une certaine hâte de découvrir les autres facettes d’Akiha … après la pute, la belle-mère, la confidente, qu’allais-je voir d’autre ? Celui d’un visage rougi par le plaisir de … Et ses lèvres m’effleurèrent. Fermant les yeux sous ce doux contact, je la laissais faire sans penser à plus loin, laissant mon corps prendre le contrôle sur mes envies. Sur ce geste que plutôt je m’étais retenue de faire … Je me suis même surprise à l’approfondir, glissant timidement ma langue dans sa bouche pour caresser délicatement la sienne … C’était chaud, sucré et excitant à la fois. Une boule de plaisir grandissait en mon être alors que je sentais mon corps s’électriser à chaque fois qu’un nouveau pas de danse se dessinait et que je … STOP. « Hors de question ». Furent mes dires en même temps que mes mains se retrouvèrent accrochés à sa tête. Fronçant les sourcils en ouvrant les yeux, je grimaçais de mécontentement ainsi que de frustration avant de la balancer littéralement. En mode j’ai tiré sa tête vers l’avant en donnant le mouvement à son corps d’en faire de même … Aussi douée que je puisse l’être, je l’ai juste éclaté sur mon corps, parce que oui, quand on lève la tête pour dégager son coussin, mais qu’on ne lâche pas celui-ci, il finit automatiquement sur vous. Et c’est dans un gémissement de douleur que tout son poids -pas si lourd que ça- me tomba dessus, coupant mon souffle que je récupérais dans un grognement. Saleté de blonde !

- Ne recommence plus jamais ça ! Et … bouge, t’es lourde là.

Virant au rouge en sachant que j’ai moi-même incité à ce que cet échange anodin devienne plus profond, je me tortillais dans tous les sens pour qu’elle se bouge. Chose qui en résultat par une satanée perverse à quatre pattes au dessus de ma personne alors que je me tournais tantôt à gauche, tantôt à droite pour fuir son regard. C’est après deux trois gémissements de mécontentement que je finis par m’arrêter, le regard se perdant quelque part dans l’herbe alors que ma voix cassante de froideur se heurta à sa personne -avec un semblant de force, espérais-je.

- La prochaine fois je te tuerai … Tu le sais, alors ne me provoque pas. J’ai …

« J’ai envie de toi » mais je ne peux pas. Jamais je ne lui dirai ça, mais je le pensais assez fort pour croire qu’elle entendrait mes non-dits. Je vais me suicider.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Ven 20 Déc - 22:53

Le jeu taquin de séduction qui se déroulait entre nos personnes, devenait plus intense, à chaque seconde qui passait. L'excitation était à son comble de mon coté, tandis que je m'amusais à titiller ses nerfs que je savais à fleur de peau, il suffisait de la regarder un instant pour comprendre qu'elle voulait plus, qu'elle soit avec quelqu'un d'autre ou pas, le désir était présent dans cet échange dit anodin, un baiser innocent, quelques caresses amusées et le résultat y était. Ce qui devait être au début une simple distraction perverse, se changeait en une envie de plus, d'aller plus loin dans les plaisirs de batifolage. Sans penser aux conséquences de mon coté, je m'y adonnais avec tout le charme dont j'avais le secret, qui étaient avisé sur des amants attirés par la beauté une femme. Combien de fois j'ai pu lancer ce regard chargé d'une étincelle de passion à Ayame quand je voulais atteindre son lit, puis son cœur ? Tant de fois que cela devient naturel au point que je montre cette facette séductrice dès que j'avais envie de passer aux choses sérieuses. Sérieuse, était peut-être un mot exagéré en la situation après tout... « Amusant, à ton avis que dira Dead Master en sachant que tu as couché avec sa chose et qu'elle adorait ça ? Heh ~ » La réponse était évidente, n'est-ce pas ? Et à part cela, qui disait que Yume apprécierait ? Cela aussi, était certain, ne serait-ce qu'au fait que je m'adaptais étrangement vite aux envies d'autrui, et appuyais sur le point sensible qui le faisait vibrer. Par exemple ici, ce ne furent que des petits baisers amusés que je lui envoyais, et maintenant, je me heurtais à une vraie caresse préméditée par ses soins, un doux baiser intense. Tellement que j'en mouillais, que mon corps en demandait davantage, que je n'attendais qu'une chose, qu'on le fasse, ici dans l'herbe en plein milieu du parc, et au diable les conséquences d'une telle action publique. Je... Nous en avions envie, pour une nymphomane c'était la seule préoccupation. Sur le moment.

- Hors de question.

Surprise par son cri de refus, j'écarquillais les yeux ne comprenant pas ce soudain -radical- changement de comportement de sa part, passant d'un doux désir à une froideur meurtrière. Et ce dernier point je l'ai vu et sentis quand ma tête se fit prendre dans un étau puissant de ses mains et que je me fasse littéralement déboîter, voler en l'air pour mieux atterrir sur son corps après une manœuvre étrange de sa part. Grimaçant douloureusement en sentant une crampe au cou, je voulus premièrement m'énerver, outrée d'une telle brutalité. Mais quand on atterrit sur deux pairs de seins voluptueux et qu'on entend des gémissements dans les oreilles, qu'ils soient de douleur ou de plaisir, et bien, on a envie de se venger de la plus jolie des manières pour une femme aimant les corps humains ~

- Ne recommence plus jamais ça ! Et … bouge, t’es lourde là.

Riant ouvertement à tant d'ordres sortant de sa bouche au goût qui me plaisait assez pour que je veuille exploiter le reste de son corps, je tournais sur moi-même, prenant appui sur mes mains tendues posées de deux cotés de sa jolie petite tête toute rouge, penchée au-dessus de son visage, collant exprès mon corps contre le sien. Elle était à nous à présent, emprisonnée dans une position que je ne comptais lui rendre favorable. C'était cela ~ L'adrénaline du moment propageait des idées saugrenues dans ma tête tandis que mon ombre fidèle à elle-même, sifflait une victoire prochaine, disant ô comment elle s'occupera de ce chaton sauvage. Nous avions envie de la faire taire sous ses propres gémissements, le pouvoir de la sexualité que nous tenions entre les mains, nous donnait une certaine fierté et aussi, un besoin soudain d'assouvir notre nature première. Un jeu dangereux, certes, mais quand on se retrouve à dominer une Yume rouge de honte, n'arrivant à nous regarder dans les yeux sous la gêne d'une envie poignante, on ne pouvait que s'en réjouir et pousser le vice plus loin... Bien plus loin ~

- La prochaine fois je te tuerai … Tu le sais, alors ne me provoque pas. J’ai …

Sous ses paroles menaçantes, seul un sourire amusé de ma part lui répondit, tandis que mes yeux étaient rivés sur son visage avec insistance. Oui, mon chaton, je sais ce que tu veux, je le sens au point que j'en frisonne sous l'embrasement de mes sens ~ La réalité était tellement omniprésente que je ne prêtais même pas attention à ses menaces et envies de meurtre, sachant que dans quelques secondes seulement, ce ne seront plus les cris de protestations qui sortiront de son corps gigotant dans tous les sens sous le mien, mais bel et bien ceux de plaisir. Adorable fille qu'elle puisse être, elle était sans doute la seule qui -au fond- avait ce quelque chose d'attirant. Non comme les autres, mais comme Ayame. Peut-être était ce parce qu'elle était sa fille et que pendant de nombreuses années je la détestais à cause de l'incompréhension, à cause du fait que je ne comprenais pas ce qu'Ayame voyait dedans. Et voilà que ma curiosité se faisait combler peu à peu que le temps passait, et ce, de différentes manières, dont celle-ci. Posant ma main sur sa joue, je la fis tourner doucement afin qu'elle croise mon regard clair, afin qu'elle comprenne que ce n'était pas forcément mal, et surtout que cette même envie grognait aussi en mon sein. Me penchant davantage sur elle, j’effleurais ses lèvres sans pourtant approfondir le baiser, préférant lancer une dernière parole chantonnant à moitié murmurée qui marquerait cet acte d'un accord mutuel.

- Je sais ce dont tu as envie, Yu-me ~

Il n'y avait pas besoin d'ajouter quoi que ce soit de plus, tout était dit. Explicitement. Aucune échappatoire n'était envisageable quand la vérité sautait aux yeux avec tant de puissance. Un acte passionnel, sans conséquences, une seule fois, pour que je puisse comprendre l'attirance qui me liait à elle. Anéantissant l'écart qui nous séparait, je capturais ses lèvres dans un baiser prononcé, ne jouant plus avec ses nerfs, allant à l'essentiel. Doucement, je comptais prendre tout mon temps dans cette exploration mystérieuse, d'abord sous des baisers doux, des danses délicates avec sa langue sous un déhanché de désir, pour mieux mordiller sa lèvre, tandis que ma main fiévreuse passait en dessous de son haut, et que du bout des doigts j'entre en contact avec sa peau douce. Et à ce toucher, je m'électrisais, je sentais sa chaleur enflammer mon corps, sa chair tendre attendre que je vienne la prendre dans une valse de passion. Et je ne me gênerai guère à le faire, au point où nous en étions, c'était si... Haaan ~ « Heh, avoir Black Rock Shooter sous ton emprise, tu fais fort, Akiha ~ » C'était bien cela. Même si je ne voyais pas ce moment de dominance comme un fait accompli, je ne pensais plus qu’à un coup unique auquel nous ne ferons jamais allusion dans le futur. Une fois consubstantiel, mais inoubliable ~ Scellant nos destins dans des gémissements de plaisir intense. Approfondissant le baiser sous ceci, je remontais ma main, toujours plus haut, avec plus d'impatience. J'avais envie de jouir sous son corps, j'avais envie de l'entendre demander plus, et de le lui donner... Elle était irrésistible ainsi, à sentir chacun de mes gestes visant à lui révéler l'apogée du plaisir. Yume, pour ces quelques minutes, tu seras... ~

- Hé ! Super maman Akiha, tu fais super quoi avec super Onee-Chan ? Je crois que c'est super bizarre, en fait. J'ai un super truc à te demander !

Kiseki. « Bordel, je vais enfermer ce stupide cobaye dans une cage, avant de le disséquer. » Ce ne fut pas un visage horrifié de m'être fait prendre que j'abordais en cet instant fatidique, ni une surprise liée de honte, non... Ce fut de la frustration carabinée, qui sortit sous un cri énervé d'entre mes lèvres tandis que-toujours sur Yume- je me redressais légèrement, tapant limite les poings au sol. Je n'aimais guère me faire déranger dans des moments aussi importants, aussi improbables et uniques. Et là... Là, j'étais frustrée, énervée et -surtout- en manque. J'étais si près de toucher son âme, et je viens de me faire interrompre par mon fils, bruyant à souhait... Insupportable. Aller, du calme, j'étais une bonne mère, gentille et aimante après tout, et c'est seulement parce que j'avais les capacités de paraître calme quand j'étais hors de moi, que j'ai réussi à m'exprimer d'une voix calme... Enfin, on se comprend ~

- Kiseki. Ne vois-tu pas que tu déranges Okasan ? Reviens plus tard, nous sommes occupées.

Finalement, je crois que ma voix était un peu trop froide, et mon regard assez meurtrier pour le faire hésiter un instant, lui qui n'avait aucune gêne de montrer sa présence partout. Digne fils de sa mère, quand il veut, il essaye de l'avoir quitte à s'imposer... malheureusement. Soupirant délicatement en le voyant faire un pas en arrière pour mieux en faire cinq en avant, c'est sous un dernier froncement de sourcils que je me redressais, en position assise, toujours sur Yume à laquelle je lançais un regard désolé -et frustré- tandis que Kiseki s'approcha pour me dire quelque chose à l'oreille.

- Tu sais, super maman, c'est pas bien de faire des choses étranges avec ma super sœur comme ça, faut que tu super aimes maman Dead Master super-Sama. Aller, maman, c'est un truc super urgent que je dois te dire ! Tu vois la super fille là ? Je veux aller au McDo avec, mais j'ai super pas d'argent. Tu veux bien venir avec nous, comme ça je vais super te la présenter ! Et super Yume-Onee-Chan peu venir avec nous aussi.

Je dois enregistrer quoi de ses dires au juste ? Les supers ? Le fait qu'il me dise que l'adultère ce n'est pas bien ? Qu'il n'a plus d'argent ? Ou qu'il a une copine qu'il veut amener dans un fast-food ? La seule chose qui m'encombrait mon esprit, c'était le fait que mon string était mouillé, que j'avais envie de Yume et que finalement, je sentais que la frustration me poursuivra jusqu'à ce que je croise Ayame. Alala... L'envie de meurtre était là, heureusement pour ce garçon qu'il était mon fils. Vraiment. Passant les mains sur le visage sous les yeux-similaires aux miennes- de mon fils impatient, je finis par me relever sous un soupir de martyr, prenant la douce main de Yume pour l'aider à en faire de même. Debout, j'entrepris de lisser mes vêtements avant toute chose, avant de prendre la parole pour fournir une quelconque réponse à mon fils. Chose faite, je lançais un regard indifférent à la fille qui l'accompagnait avant de m'en désintéresser instantanément. Simple, rien à voir avec l'être qui était presque mien il y a de là quelques secondes... Triste, terriblement.

- Mon chéri, il y a des choses que tu ne peux comprendre ~ Et il est mal de déranger ta mère quand elle est occupée.

Cédant sous son air dépité, je finis par soupirer et me tourner vers Yume, reprenant contenance, et donc, mon air naturellement taquin et charmeur. Si je ne pouvais pas l'avoir maintenant, je l'aurais une autre fois, et ainsi, elle évitera de s'attirer des ennuis encore pendant un petit instant. Parce que il faut le dire, elle était déjà avec quelqu'un, n'est-ce pas ? Cette situation ressemblait à ce que nous avions déjà vécue ensemble, c'était comme si nous étions attirée l'une à l'autre par une force invisible, comme-ci nous avions juste besoin de se découvrir une fois pour soulager ce quelque chose de mystérieux qui nous parcourait. Dommage que ce ne sera pas encore aujourd'hui... « T'es tout aussi jolie en étant frustrée ~ Veux-tu que je m'occupe de ta personne pour que tu décompresses ? ~ » Non merci Akiha, ça va aller... Pour l'instant. Ce soir, il fallait à tout prix que Ayame revienne, ne serait ce que pour quelques heures... pour qu'on fasse... cela ~ Et ceci aussi ~

- Alala... être une mère n'est pas toujours évident... Soit, restaurant donc. Yume, as-tu... faim ? ~

Parce que j'avais faim. D'elle ~

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Ven 20 Déc - 23:44

« Je sais ce dont tu as envie, Yu-me ~ ». Je le savais aussi mais jamais, je n’aurais voulu que cela arrive. Je ne pouvais me le permettre, j’avais Kaïla. Et elle me caressa, je rougis. Je devais arrêter ses gestes, l’arrêter dans ses mouvements trop oppressants, trop délicieux. J’aimais Kaïla. Tellement que j’étais honteuse de prendre tant de plaisir sous ses baisers au point que j’en gémisse presque de plaisir. Sa langue caressant la mienne, nos regards d’un bleu envoûtant se mélangèrent alors que mon corps se arquait quand ses doigts dessinaient des cercles sur ma peau de porcelaine. Nous ne pouvions pas, cela serait trop … terrible. Si nous continuons, qu’adviendrait-il de nous ? Elle ? Elle ne risquait rien, mais moi j’avais tout à perdre. Si Kaïla apprenait … cela. Non, c’était impossible que je me l’imagine tellement cela me faisait peur. Kaïla … Kaïla, je suis désolée mais je ne peux m’arrêter. Elle m’hypnotise de son regard, elle est si douce et si vorace en même temps, quand ses lèvres se posent sur les miennes, j’oublie tout ce qui fait de moi ce que je suis … J’ai honte. Mais j’aime tellement que je ne peux l’arrêter que je peux l’…

- Hé ! Super maman Akiha, tu fais super quoi avec super Onee-Chan ? Je crois que c'est super bizarre, en fait. J'ai un super truc à te demander !

Enculé. Stoppant tout mouvement, je déviais mon regard charmé vers une tête délavée se trouvant à quelques pas de nous. Sentant le rouge me monter aux joues, je me crispais en même temps que mes lèvres s’entrouvrirent pour gueuler sur le petit con qui venait de nous interrompre. Dieu soit loué. Ne disant rien contrairement à mon geste, je dévisageais le fils d’Akiha … que … Je ne savais comment réagir. J’étais à la fois soulagée qu’une puissance inconnue vienne nous stopper mais en même temps … frustrée de ne pas avoir été au bout de ce que je voulais, de ce que je désirais aux tréfonds de mon être. Laissant un juron inaudible traverser mes lèvres, je déviais mes billes bleutées pour les poser sur Akiha … Akiha qui avait l’air aussi … ainsi que moi. Dérangée serait le bon terme.

- Kiseki. Ne vois-tu pas que tu déranges Okasan ? Reviens plus tard, nous sommes occupées.

Et ce au point qu’elle s’exprima avec tant de froideur que cela glaça l’atmosphère. Terrible, cette femme était terrible quand on la dérangeait dans une chose … comme celle-ci ? Peut être, je n’avais pas à le savoir, mais mes sentiments me criaient hauts et forts de buter ce gosse qui venait de me sauver plus ou moins … Soupirant en fermant les yeux, je cachais les fines parcelles de lumières que je voyais encore avec mes mains, essayant de contenir cette rage inaudible qui claquait en mon corps. Akiha, Akiha ! Froide. Refroidie oui. Insecte.

- Tu sais, super maman, c'est pas bien de faire des choses étranges avec ma super sœur comme ça, faut que tu super aimes maman Dead Master super-Sama. Aller, maman, c'est un truc super urgent que je dois te dire ! Tu vois la super fille là ? Je veux aller au McDo avec, mais j'ai super pas d'argent. Tu veux bien venir avec nous, comme ça je vais super te la présenter ! Et super Yume-Onee-Chan peu venir avec nous aussi.

M’arrêtant sur ses dires, je dévisageais la petite chose se trouvant près de sa mère, incrédule de ce que j’entendais. Attends, venait-il vraiment d’avouer qu’il nous avait dérangé pour aller dans un putain de McDo avec sa copine ?! Grinçant des dents en me redressant tant bien que mal sur mes coudes, je me retenais de lui sauter à la gorge et éclater sa tête de con. Sérieusement ?! Pour ça. Je vais le tuer. « Mon chéri, il y a des choses que tu ne peux comprendre ~ Et il est mal de déranger ta mère quand elle est occupée. » Sans blague. Soupirant en sentant le corps de la scientifique quitter mon corps, je levais les yeux au ciel en même temps qu’Akiha me lançait un regard désolé … Elle n’avait pas à l’être. C’était mieux ainsi n’est-ce pas ? Alors pourquoi me sentais-je si mal de ne pas avoir eu ce que je désirais tant, il y a de cela quelque instant ? Pourquoi ma colère changeait en soulagement plus les secondes passaient ? Parce que je n’avais rien fait. Dans un sens … Je n’avais pas … détruit tout ce que j’avais créé avec Kaïla. Douce consolation futile.

- Alala... être une mère n'est pas toujours évident... Soit, restaurant donc. Yume, as-tu... faim ? ~

D’elle oui. Soupirant en défaisant les plis invisibles se trouvant sur mes vêtements, je me regardais un court instant de haut en bas en sentant une gêne au niveau de mon jeans … sérieusement ? Soupirant en me rematérialisant des sous-vêtements sans que quiconque ne le sache, je posais enfin mon regard sur la chose … Ca. Cette gamine se tenant en retrait tout en nous dévisageant. Quoi ? Tu veux ma photo ?! Déchet. Me détachant de cette vision horrible, je tirais sur la manche d’Akiha pour venir la tirer assez près de ma personne pour que je lui chuchote -ou ronronne peut être ?- avec froideur ces quelques mots que jamais je n’aurais cru lui dire. « … Un jour. Nous finirons ce que nous avons entamé, c’est inévitable ... ». Je le savais et elle aussi sans doute. Une chose en moi me poussait à le faire, à assouvir ce besoin bestial. Kaïla … Jamais je ne te blesserai en te révélant cette vérité qui bourdonnait en mon entre.

- Super génial ! Je vais appeler Super Hikari pour qu’elle vienne super manger avec nous !

Et il agit en fonction de ses dires, tel un automate décrivant d’abord ce qu’il allait faire avant de le faire. Soupirant en me détachant d’Akiha, je fis un pas en avant, avant de m’arrêter net quand le gamin demanda à sa sœur de nous rejoindre et que la réponse de celle-ci fut un « Shinai ! » crié depuis l’autre bout du combiné … C’est la joie dans cette famille dit donc. Haha … Et ca vient d’où cette espèce de râle de souffrance ? Me tournant vers Akiha, je souriais jaune avant de prendre les devants et partir en direction du centre commercial de Undai, endroit où je trouverai sans doute un restaurant pour me nourrir. Traçant sans attendre qui que ce soit, que ceux qui m’aiment me suive, je ne me retournais guère quand des dires se firent entendre dans mon dos. La chose parle, le fils argumente, la mère râle ? Conneries.

- C’est un honneur de manger avec vous, Black Rock Shooter-Sama … Je …

« N’y pense même pas. Tu n’es qu’un déchet qui traîne avec le fils de la blonde, les immondices n’ont nullement besoin de ressentir de l’honneur ou quoi que ce soit d’autre. ». Ai-je été trop fort ? Qu’importe, j’étais de mauvais poil, un point c’est tout.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mar 24 Déc - 0:02

La feinte sur ladite faim n'a guère fait l'effet escompté sur ma charmante compagne du jour. Certes, j'étais sans doute autant frustrée qu'elle de n'avoir été au bout de nos ébats -ébauches de ces derniers-, mais les priorités et responsabilités venaient me rattraper, ordonnant à ma libido de s'arrêter, de réaliser que j'étais une mère avec trois enfants et une épouse. Et que je ne pouvais tout simplement écarter ces évidences sur un coup de tête quand l'envie de baiser me viendrait, que ce soit avec Yume ou quelqu'un d'autre. Pourtant, je savais pertinemment que son corps de jeune femme attisait tous mes sens, que tant qu'elle ne passera pas sous mes mains expertes, j'aurai envie d'elle, de poser mon emprunte sur sa peau, ne serait-ce une fois où nos êtres se mélangeraient en une alchimie parfaite. J'avais terriblement envie d'elle, et ses paroles dites à mi-mot ne calmèrent guère mes ardeurs, mais les décuplèrent avec plus de vivacité, de voracité. « … Un jour. Nous finirons ce que nous avons entamé, c’est inévitable ... » Cela sonnait telle l'invitation à la tentation, aux ténèbres d'une passion inconnue. Tout mon être vibrait à l'entende de ses douces promesses n'étant en rien innocentes. Yume me surprenait de plus en plus, à chaque fois que je passais plus de temps avec elle. Cette femme froide et sans émotions, n'ayant aucun égard envers les autres, pensait d'une manière bien dépravée, sachant qu'elle était déjà en couple. « C'est tes charmes, hehe ~ » Si seulement cela pouvait être si simple. Ce n'est pas la première fois que j'entourais mes filets solidement autour d'une personne prise, mais je ne m'attendais pas à ce que Yume déclare aussi ouvertement ce dont elle a envie. Surtout si j'étais l'objet de son désir ~ C'était flatteur et en même temps déstabilisant. Au point que je veuille conclure quitte à faire faut bond aux enfants. Enfants... Qui était encore ce jeune chaton accompagnant mon fils ?

- Super génial ! Je vais appeler Super Hikari pour qu’elle vienne super manger avec nous !

Qu'importe quand ce même fils propose que ma fille aînée nous accompagne. Une certaine appréhension envahit tout mon corps quand le bip de l'appel résonna dans mes oreilles. Je ne savais déterminer si la présence d'Hikari serait favorable à notre entente mutuelle ou non, déjà que nous ne nous parlions pas... Mais en même temps, j'aurais tant aimé qu'elle vienne, que nous puissions en parler, trouver un terrain d'entente par le biais d'un bon repas chaud. Ce soudain besoin de reprendre contact avec mon enfant, effaça lamentablement l'envie de sexe qui grondait en mon sein, il ne fallait qu'une chose importante concernant ma progéniture pour que je me mette en rôle de mère parfaite. Et quand j'entendis un refus direct de l'autre coté du fil, tout espoir de renouer les liens s'évanouit en même temps que ma bonne humeur. J'étais... désespérée, cette enfant était une tête de mule. Peut-être qu'elle ne voulait plus jamais me reparler ? Ce serait tellement... « Qu'est-ce qu'on s'en tape de cette gosse ? C'est un cobaye à la base, Akiha. » Silence chose immonde. Déterminée -tout à coup- à aller voir Hikari de mon propre chef, je me fis arrêter par une Yume prenant la direction opposée, celle vers le centre commercial. Que faire ? Devrais-je les accompagner ? Oui. Et ce oui fut catégorique quand mes yeux coulèrent sur le déhanché alléchant de Yume. Intéressant ~

Par contre, le chaton dont je ne connais toujours pas le nom, l'est bien moins. Tellement que j'eusse presque lui lancé un regard méprisant quand elle détourna mon attention pour se présenter, sous les sourires et tapes encourageantes de Kiseki. Alala, allons faire une mère parfaite, sourions ~ Et j'ai souri, plus ou moins, assez pour que la fille comprenne que je n'étais guère disposée à lui parler, que mon fils s'exclame que je n'étais pas gentille, que la gamine partent devant pour faire connaissance de Yume et que je tire l'oreille de mon enfant pour lui inculquer le respect. Ceci se termina comment ? Par un « Kiseki, mon chaton, il faut que tu apprennes à choisir tes copines ~ » Et la réponse du concernée ? « Mais elle est super bien au super lit ! » Effectivement, il était bien mon fils ~ Parlant de bonne au lit, j'avais hâte de découvrir ce que valait Black Rock Shooter entre les draps ~

- N’y pense même pas. Tu n’es qu’un déchet qui traîne avec le fils de la blonde, les immondices n’ont nullement besoin de ressentir de l’honneur ou quoi que ce soit d’autre.

Parce que en parlé, ce n'était pas fameux. Levant les sourcils de tant de manque de tact, je pressais le pas pour arriver à leur hauteur, poussée par l'urgence due à l'atmosphère meurtrière que dégageait Yume autour d'elle. Arrivant donc près de la copine de mon fils, je me mis exprès entre les deux femmes avant de poser la main sur l'épaule de mon cher petit chaton sauvage. Et ce fut une erreur, parce que l'envie de lui sauter dessus revint au galop, au point que je retire cette dite main afin de ne pas aller plus loin. Mais si je voulais calmer les jeux entre ces deux là, ce ne fut guère le souhait de Kiseki, qui soudainement énervé, prit la main de sa copine avant de pointer un doigt menaçant vers Yume et s'exclamer outré :

- Hé, faut super pas parler comme ça à ma super copine ! Elle voulait juste être super sympa avec toi, super Onee-Chan ! T'es super trop méchante !

Et sur ces douces paroles sorties de la bouche de mon fils criard, il lui tira sa langue avant de se détourner et consoler sa copine complètement choquée par les dires abjects de Yume. Et moi dans tout cela ? Je ne comptais guère me formaliser de toute cette situation peu amicale, préférant de loin soupirer délicatement, pour mieux lancer un sourire charmeur à Yume, avant de m'approcher de sa personne, me coller à elle et lui souffler quelques mots à l'oreille avant qu'elle ne veuille étriper Kiseki, et donc, envenimer encore plus tout cela.

- Ce jour est proche, Yu-me ~

Me penchant encore plus vers elle, je léchais son lobe du bout de la langue avant de m'éloigner, un dernier clin d’œil à son encontre avant de ramener Kiseki à l'ordre. « Tu la provoques, c'est tellement vilain, Akiha ~ » Je l'étais, je la voulais à tout prix, encore plus après qu'elle eut affirmé vouloir coucher avec ma personne. Il n'y avait plus rien à ajouter, elle serait mienne, quitte à ce que je la prenne de force, je devais à tout prix soulager ce besoin. Tellement que je décidais d'envoyer un message à Ayame, pour qu'elle vienne ce soir -dans une deux heures plus ou moins- sous un subtil jeu de mots tel que : « Ayame ~ Vous me manquez déjà ~ Ne voudriez-vous pas passer ce soir afin que je puisse... » et en pleine rédaction, je m'arrêtais, me disant qu'il serait fâcheux de la déranger dans un moment si crucial. Elle devait être occupée, et je ne crois pas que... Mais j'en avais tellement envie ~ Et sur ce, je lui envoyais juste que je voulais qu'elle vienne pour qu'on passe la nuit ensemble. Soulagée, en espérant que cela suffisse à retenir les pulsions qui régissaient mon corps à plaquer Yume contre le premier arbre pour mieux le déshabiller, je poursuivis le chemin derrière mon fils vers un restaurant. Arrêtant tout de même de le suivre quand il se dirigea vers un McDo, je le pris par les épaules pour mieux le diriger vers un autre restaurant, bien plus chic. Non pas pour payer la note extravagamment élevée, ni pour plaire à la copine de Kiseki, mais simplement parce que je n'aimais guère manger n'importe où. De plus là, je pourrais fantasmer sur Yume dans un paysage plaisant ~ J'en jouis déjà ~

- Kiseki, assis-toi avec ta copine ici ~ Yume, prends donc place en face de moi ~

Riant doucement en indiquant le siège sur lequel je voulais que la silhouette fine de la jeune femme se mette, je m'assis juste en face, prenant déjà le menu comme si de rien était, tandis que dans mon esprit, mille et une idées perverses défilaient à toute vitesse. Et j'en fis bon usage quand la serveuse vint prendre les commandes, exagérant sur la voix suave, je donnais l'intitulé de mon plat usant d'une gestuelle digne de caresses les plus torrides à chaque fois que je bougeais, que ce soit pour rendre la carte en glissant mes doigts dessus juste sous le nez de Yume, ou encore en caressant sa jambe de la mienne quand son tour vint de passer commande, et tout cela, avec un petit air mystérieux et innocent sur le visage, de sorte qu'elle était sans doute la seule à saisir le sens de mes actes. Laissant d'ailleurs mon fils prendre soin de sa copine, je m'installais d'autant plus confortablement, dévorant Yume de mes yeux clairs, sans gêne ~

- J'espère que le restaurant te plaît. Personnellement, j'adore les... plats qui sont au menu ~

Alala ~ Surtout l'un d'eux ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 25 Déc - 1:48

« Hé, faut super pas parler comme ça à ma super copine ! Elle voulait juste être super sympa avec toi, super Onee-Chan ! T'es super trop méchante ! » J’allais encastrer ce mec. Lançant un regard noir à Kiseki, je sentais tout mon corps se contracter alors que l’envie de le taper au sol me démangeait. Trop, tellement trop que j’avais déjà levée la main pour l’abattre, robe de combat à moitié activée. Et ce jusqu’à ce qu’une main douce ne vienne se poser sur mon épaule pour tirer mon attention. Relevant le regard vers Akiha, je fronçais les sourcils quand sa langue lécha mon lobe et que ses paroles perverses n’atteignent mon être. « Ce jour est proche, Yu-me ~ » Je n’attendais pas moins de cette femme, cette nymphe saurait-elle seulement attendre qu’on soit seule pour me sauter dessus ? Moi je le saurai, parce qu’il me restait quelque principe … Kaïla. Rien que penser au fait que je désire une autre femme à l’insu de celle que j’aime me dégoûtait de moi-même. Mais je ne pouvais contrôler cette envie, mon regard se posait automatiquement sur les hanches de la blonde quand elle se déhanchait devant moi, mon regard se faisait capter par ses lèvres que je voulais tant goûter … Atroce. Pouvais-je retarder ce moment ? A quoi cela servirait-il ? Je ne comptais pas quitter Kaïla, je l’aimais trop … Mais l’envie était là. La trahir … encore. Je ne pouvais m’y résoudre et pourtant mon corps me commandait d’en faire autrement. Pouvais-je seulement penser que cela ne serait pas de la trahison à son égard ? Je me fourvoyais, mais cela me soulageait.

Arrivant dans un petit restaurant chic, je me dirigeais vers le serveur qui nous installa à une table à quatre, loin des regards indiscrets des autres. Me préparant à prendre place n’importe où, je me fis tirer tel un sac de je ne sais quoi, Akiha m’obligeant de me poser devant elle alors que son fils … à mes côtés. « Kiseki, assis-toi avec ta copine ici ~ Yume, prends donc place en face de moi ~ » Autant lui que sa pimbêche dirais-je. Soupirant en détournant le regard de ce garçon, je le posais plutôt sur Akiha qui me dévorait littéralement des yeux … C’en était perturbant, elle avait Ayame aussi … Mais Ayame serait-elle contraire à cela ? Non, pas tant que c’est moi, supposais-je. Mais arrêtons de penser à cela et concentrons-nous sur le moment présent … Et cela se résumait à choisir ce que je voulais. Attendant que les autres le fassent, je basais mon choix en fonction de leurs dires. Entre Kiseki qui cherchait les choses les plus grasses et les plus sucrées, sa copine qui regardait ce qui était le plus cher et Akiha … Akiha quoi, je ne savais quoi prendre. Si je le pouvais … ce serait sans doute cette femme qui me fixait. Mais soit, menu, menu … Ah. Et ce Ah se marqua quand je me décidais sur les viandes rouges, saignantes et ces machins bizarres imprononçables en anglais « The vegetable ? » C’est quoi ça ? Des arbres ? Le premier qui rit, je le tranche. Mais je n’eus le temps de finir mes dires qu’un pied frivole s’aventurait sur moi, me faisant arquer sur chacune de mes syllabes sous le regard étonné de la personne qui nous servait. Qu’elle crève, qu’elle fasse son job et qu’elle la ferme. Quant à toi Akiha …

- J'espère que le restaurant te plaît. Personnellement, j'adore les... plats qui sont au menu ~

Je n’y étais pas, sur la carte. Mais dans son menu à elle, si. Souriant jaune en repoussant sa patte, je déviais le regard vers la chose infâme se trouvant à côté d’Akiha. Immonde, et ça mange avec nous en plus. « Je suis vraiment contente d’être avec vous … Il est rare de vous voir ensemble, Akiha-Sensei, Black Rock Shooter-Sama … »Et ça parle en plus. « Akiha-Sensei, j’aime vraiment votre fils, j’espère que nous pourrions bien nous entendre … » Et blablabla. Assez pour que je me décroche de ses dires et que je passe mon temps d’attente à fixer un point invisible alors que Kiseki essayait vainement de me faire causette. Silence chose, je n’ai pas envie de parler aux objets aujourd’hui. Soupirant en sortant mon portable de ma poche, j’activais un jeu à la con sous le regard de la tête délavée qui en moins de cinq secondes me le prit des mains en me disant ô combien c’était trop cool, qu’il l’avait fini hier et que … quoi ? Et c’est là que je me suis intéressée à lui. Moi qui étais bloquée à un niveau pourri depuis genre une semaine, lui … il les avait tous passés. Le laissant jouer en même temps qu’il m’expliquait comment faire alors que la chose parlait avec la blonde, je me décrochais complètement de l’endroit pour me focaliser sur les mouvements de Kiseki … Fou n’est-ce pas ? Moi, m’intéresser à ça. Qu’importe Ô comment ses « super » m’énervent, il était utile sur le coup.

- A croire que tu passes tes journées à geeker … J’m’étonnerai même plus de ton niveau scolaire si t’es toute la journée collé à des jeux comme ceux-là.

Des mots de trop ? Qu’importe, je n’en avais que faire du fait qu’il se fasse crier dessus et ses excuses bidons comme quoi il faisait pas tous les jours ça, étaient aussi vraies qu’une vache volante. « Je pourrai aider Kiseki pour ses cours et … » Et quoi ? En vue de sa tête, son niveau scolaire devait être aussi bas que celui de l’autre bête. Lançant un regard à la fille qui prit la parole, j’arrêtais de la fixer quand les plats arrivèrent, trouvant une nouvelle distraction quand les cloches se levèrent. Regardant les plats des autres, je laissais un « Itadakimasu … » traverser mes lèvres avant de prendre une première bouchée … Délicieux. Et c’est là que tout mon être se remplit de joie, que le repas me comblait, oubliant le reste. Seul un estomac heureux pouvait rendre mon être joyeux. Les yeux pleins les étoiles et je … Akiha. Relevant le regard vers celle-ci en même temps que j’insistais à faire de même je m’arrêtais. Akiha …

- Donne.

Non, ce n’est pas comme ça … plutôt … « Ca à l’air bon … » Mieux ? Conneries, je veux goûter.

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mar 31 Déc - 13:06

Mes journées étaient lasses les unes plus que les autres, plus le temps passait, plus je m’enfermais dans cette fatalité sur laquelle je créais mon monde. J’étais un objet, j’étais laide et défectueuse. Je détruisais tout ce que j’aimais, je gâchais tout pour changer ma situation… j’étais pitoyable. Voilà un autre fait indéniable de mon existence… Comment, comment avais-je pu toucher encore plus le fond si j’étais déjà au plus bas ? Parce que j’ai détruit, j’ai rendu triste une des personnes que je chérissais le plus. Akiha…-Sama. Celle qui voulait que je l’appelle « Mère », celle qui me faisait croire que j’étais sa fille et qu’elle m’aimait… Cette femme détestable que j’aimais tant. Et pourquoi si elle était si vilaine, si menteuse ? Parce que mon cœur connaissait la réalité des faits, des faits auxquels mon esprit torturé n’apportait aucun crédit. Malheureusement.

Aujourd’hui était un jour comme un autre… une autre journée de souffrance pour ma miséricordieuse existence. Je m’étais réveillée aux aurores comme d’habitude, je n’avais daigné aller en cours, préférant pleinement rester coincée dans mes bouquins… J’ai été réveiller Kiseki pour qu’il ne soit pas en retard, je l’ai poussé dans sa douche et j’en ai profité pour prendre la mienne par la même occasion… Quoi de plus banal entre jumeaux. J’ai lu dans des livres que cela ne se faisait pas, qu’il n’était pas bien de dormir et se laver avec son frère lorsqu’on avait atteint l’adolescence. « Inceste » était-il écrit en grand, mais en lisant la définition disant « L’inceste (du latin incestum : « souillure, inceste ») désigne une relation sexuelle entre membres de la même famille et soumise à un interdit. », j’ai tout de suite jeté le livre. Des conneries, en quoi me laver avec mon jumeau était incestueux ? N’était-ce pas la même chose que se laver avec soi-même ? Me traiterait-on de perverse en sachant que je me frotte le corps pour le laver dans ce cas ? Des conneries, des foutaises qui me mirent d’une humeur détestable. Non, ces choses n’existaient pas ici, pas à Undai. Ici c’était différent, nous étions différents du monde extérieur, l’humain était plus pur que cela… Du moins, c’est ce dont j’essayais de me persuader en regardant, par-delà ma fenêtre, le peuple se mouvoir sous mon regard taciturne.

L’humain… n’était-il pas aussi beau que cela finalement ? Non… Ce qui était vivant était magnifique, ce qui était vivant valait la peine d’avoir sa place sur cette terre. Oui, Kiseki était une preuve même des faits… Il était si beau, si parfait, si gentil… si humain. Était-ce incestueux de trouver son frère beau ? Il fallait que je me retire ce mot de la tête, et ce au plus vite avant de faire une obsession là-dessus. Sérieusement, mon esprit était dérangé. Soupirant en quittant la fenêtre, je me dirigeais jusqu’au milieu de ma chambre pour la balayer du regard… Qu’allais-je faire maintenant ? Lire autre chose de plus intéressant ? Arrêter mes recherches me lançant sur des images étranges ? C’était le mieux à faire, mais je n’avais nullement d’idée pour m’occuper… Kiseki devait avoir fini les cours à cette heure-ci… D’autant plus qui ne reviendra pas tout de suite puisqu’il a rendez-vous avec sa copine et… Je suis seule. Terriblement seule.

Parfois, moi aussi j’avais cette envie de me faire des amis, de sortir avec eux, de traîner dans Undai… faire des bêtises. Mais mon aversion envers l’amitié empêchait un quelconque mouvement. J’étais résolue à rester seule, tamise dans sa chambre tel un cafard attendant qu’on l’écrase… Avant… C’était mieux. C’était tellement mieux quand je sortais pour aller voir Akiha-Okasama… Elle me manquait, mais je ne me résolvais pas à faire le premier pas, d’aller m’excuser après mes paroles abjectes alors que je m’étais promise de ne plus jamais la blesser. J’avais brisé son cœur, ses croyances… J’en étais désolée. Mais on ne savait changer le passer. Baissant mon regard sur le sol, je me cherchais un point invisible pour m’y focaliser tout en broyant du noir. Une bête triste et désolante, voilà ce que j’étais, moi DM001KA.

Mais pouvais-je vraiment me plaindre ? Après la journée que j’ai passé oui. Parce qu’à part bouquiner, j’ai souffert également… entre une cadette monstrueusement je ne sais quoi, une folle furieuse me servant d’Onee-Sama et un porc… Tout a été si complexe que je ne saurais expliquer tout cela en détail. Ah… Je faillis oublier, Kaïla-Sama et … Une autre personne. Passons.

Relevant le regard en soupirant, je restais encore une bonne minute immobile avant de me décider à bouger, prendre l’air, quitter cette chambre pour rejoindre le rez-de-chaussée. C’était à cette heure-ci que je rejoignais tous les jours le restaurant du dortoir pour me ravitailler, à dix-huit heure exactement. Sauf aujourd’hui dirais-je puisque ma montre indiquait qu’il était déjà trente passé… Même pas capable d’aller se nourrir à l’heure. Devrais-je attendre que l’on m’apporte une gamelle ? Laissez moi mourir.

Sortant de ma chambre en fermant la porte derrière moi, je m’arrêtais dans mon avancée en voyant quelqu’un accoudé au mur me faisant face… Cette fille. Elle… celle que j’ai croisé dans l’arène. Comment s’appelait-elle encore ? Mei-Sama. Oui, Mei-Sama… Elle nous avait sauvée en compagnie de Kaïla-Sama lorsque le bougre de graisse s’était excité sur ma cadette et ma personne. Étonnée de la voir devant la porte de ma chambre, je restais silencieuse ne sachant si j’avais le droit de m’exprimer devant sa personne semblant si majestueuse… Elle était toute de blanc, si pure, si … sereine ? Non, pas sereine, son visage essayait vainement d’exprimer la plénitude alors qu’on pouvait sentir une pointe de gêne émaner de son corps si féminin.

- Hikari… Ketsuki-San… Je ne savais pas que ta chambre se trouvait ici… ~

Alors que faisait-elle devant ma porte ? Levant un sourcil en signe d’incompréhension en regardant autour de moi, lui faisant presque comprendre qu’il était impossible de ne pas savoir que c’était ma chambre puisque j’avais une plaque sur laquelle mon nom était indiqué et que je me trouvais au fond du couloir juste à côté de la chambre de Yume-Onee-Sama… Me redressant légèrement en levant mon regard dans ses pupilles translucides, je me mordis la lèvre inférieure, ne sachant comment réagir ni quoi dire… Je détestais ces moments comme ceux-ci, ces instants où je me sentais si bête. Je les hais.

- Bon… Et bien ce fut un plaisir ~

Ah ? Et elle non plus. Dans le sens, elle non plus, elle n’avait l’air de savoir quoi faire, ni dire. La voyant s’en aller en remettant ses cheveux en place pour cacher un rougissement encore inconnu à ma personne, je le regardais perplexe avant de courir dans sa direction, l’arrêter dans sa marche et la retenir par le bras. Doucement, je ne voulais pas faire de mal à cette humaine… glaciale. Captant son regard, je déviais le regard avant de prendre la parole, timidement, aussi silencieusement qu’une brise légère… Mais… Oui. Akiha-Sama m’avait appris la politesse. Me reculant de sa personne, je posais mes genoux au sol avant de m’y pencher respectueusement devant cette femme blanche, qui m’eut sauvée précédemment.

- Mei-Sama… Je ne saurais comment vous remercier convenablement de m’être venue en aide dans l’Arène… Puis-je… Espérer vous satisfaire d’une quelconque manière ? Mei-Sama…

Je ne savais quoi lui offrir, je ne la connaissais pas, je ne pouvais pas me permettre de l’inviter où que ce soit non plus. Nous n’étions pas proches, seul l’Arène fut notre premier endroit de rencontre… Le peu d’informations que je tenais sur sa personne était aussi infime que la quantité de livres se trouvant dans la chambre de Kiseki… Sentant une main se poser sur mon épaule, je relevais le regard quand je vis Mei-Sama accroupie devant ma personne. Elle me regarda, elle était envoûtante… Je ne sais pas ce qu’il s’est passé à ce moment là, mais c’est comme-ci le monde s’était arrêté de tourner, comme-ci… Toutes mes peines étaient parties en même temps qu’un sourire s’était dessiné sur ses lèvres. Et ces gestes firent battre mon corps à la chamade, sa main douce mais glaciale sur mon visage chaud et ses lèvres douces se déposant sur l’une de mes joues…

- Un déjeuner, accorde moi un jour où je pourrai déjeuner avec toi et je serai comblée, Hikari…-Chan ? Puis-je t’appeler ainsi ? ~ Appelle moi Mei-Chan aussi, Hikari-Chan ~

Posant ma main à l’endroit où ses lèvres s’étaient posées, je rougis furieusement en fuyant son regard… Qui, qui était-elle pour m’embrasser ainsi ? Pour me… ne la salissais-je pas, elle qui était si belle ? J’étais… contente. Bougeant ma tête de haut en bas en signe positif à ses questions, un fin sourire se dessina sur mes lèvres alors qu’elle partit, me laissant assise au milieu du couloir avec un air benêt sur le visage… Mei…-Chan ? Une amie ? M’étais-je faite une amie ? Regardant le vide dans lequel son corps se mouvait il y a de cela un instant, je ne bougeais pas. Cela me rappelait des choses… les paroles de Kiseki. Un baiser… pour un remerciement, mais un baiser pour un pardon également ? Oui… Je ne sais comment l’expliquer, c’était étrange… Après tout, tout ce qui venait de Kiseki était étrange et…

Et le silence plat fut dérangé par mon téléphone quand celui-ci sonna en affichant le numéro de Kiseki. Grimaçant en m’étant faite déranger en pleine réflexion, j’écoutais ses dires avant de l’envoyer balader quand il m’invita à rejoindre sa personne au restaurant en compagnie d’Onee-Sama ainsi qu’Akiha-Sama. Non, je ne pouvais me permettre d’y aller, pas comme ça après tout ce qui s’est passé… Il fallait que je m’excuse avant, que je recolle les morceaux que j’avais brisé et quoi de mieux que la super technique de mon jumeau pour ? Ne m’avait-il pas certifié que cela « marchait du super tonnerre » ? Un baiser… ultime pour un pardon.

J’étais décidée à le faire… Oui, et ce tellement que je pris au moins une bonne demi-heure si pas une heure pour envoyer un message à Akiha-Okasama pour qu’elle me rejoigne dans un espace neutre. L’appartement de Dead Master-Sama… endroit dans lequel je me trouvais actuellement, tremblante à attendre sur un des sièges, l’arrivée de ma mère. Akiha-Okasama… maman… Comment, comment vais-je l’embrasser ? Non. Stop, il était inutile de réfléchir à plus qu’il ne faut… il fallait que…

Une corde, s’il vous plaît.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mar 31 Déc - 18:49

L'ambiance était à son apogée, les enfants s'amusaient, et je passais mon temps à dévorer une belle créature des yeux, sans relâche. Que demander de plus ? Rien à part peut-être un lit double, dans une pièce sombre, et deux corps -dont le mien- dénudés, engagés dans une danse érotique des plus torrides. J'en mouillais littéralement sur place, l'envie grandissante de m'emparer du corps de Yume resserrant son emprise autour de mon bas-ventre. J'avais tellement envie ~ J'étais carrément en manque, état souvent assouvi à l'instant même où il s'éveillait. Ce n'était pas sans raison que j'eus envoyé un message à mon épouse, la prévenant presque que je ne pouvais plus me contenir, que j'avais besoin qu'elle me prenne et m'amène au bout du plaisir ~ Alala... être une femme voulant du sexe à chaque respiration n'était pas chose aisée, et facile à supporter tous les jours. Non que je me plaigne,... « T'aimes ça abondamment, après tout, hehe ~ » Mais quand mes charmes naturels n'étaient suffisants, et quand un de mes enfants contrecarrait mes plans de séductions, j'étais dépassée. Encore plus quand mon portable vibra et que je découvris dans un court message de mon amante, quelque chose à quoi je ne m'attendais pas. Et qu'était-ce donc pour que mon visage montre une telle expression mélangeant l'outrance et le désespoir ? Un simple « non ~ » tapé en troisième vitesse par les mains habiles de la directrice de Undai, ces mêmes mains que je voulais savoir en mon antre. Déconcertée par cette réponse improbable, un million de films défila dans mon esprit tandis que je me déconnectais du monde réel, oubliant mon fils, sa copine ainsi que ma proie du jour, Yume. Quelle idée... Ayame serait en compagnie de... « Je ne crois pas qu'elle préfère être dans les bras de l'autre gosse, plutôt que dans les tiens. Quoi qu'il en soit, elle a qu'à se faire foutre, pour autant, nous allons user de notre art sur quelqu'un d'autre, Akiha. » En pleine réflexion avec mon ombre, je me posais un millier de questions. Parce que je ne croyais vraiment pas qu'elle me remplacerait pour Kaïla, après tout ce chaton n'avait aucun des talents que je pouvais fournir en matière de sexe... Mais alors, quelqu'un d'autre l'empêcherait de venir dans mon lit ce soir ? Épouvantable. Je me rongeais limite les ongles, sous les sifflements de vengeance amusée de mon ombre. Parce qu'il fallait le dire, elle en profiterait pour trouver une excuse afin qu'on couche avec autrui, comme par exemple... Yume ~

- A croire que tu passes tes journées à geeker … J’m’étonnerai même plus de ton niveau scolaire si t’es toute la journée collé à des jeux comme ceux-là. 

Décidée de ne rien montrer de la mauvaise passe qui tiraillait ma libido insatiable, tout allait se déverser sur mon fils peu studieux qui -comme l'a si bien précisé Yume- était un cancre en cours. Frustrée au fin fond de mon corps, un sourire impeccable au visage, seul mon regard clair mais dur prouvait que je n'étais guère contente de ses résultats scolaires, chose qui -au final- ne m'intéressait pas autant que l'envie d'assouvir mes besoins sexuels. Soit, je réglerai cela ce soir de bien des manières ~ Et ce fut tout ce que j'avais à l'esprit quand les plats arrivèrent, quand la copine de Kiseki prit la parole pour mieux s'enfoncer dans la catégorie de « fille stupide » selon mon jugement de mère voulant le meilleur pour son fils, et quand j'attrapais les couverts, occupant ainsi mes mains à autre chose que vouloir... Alala ~

- Donne. Ca à l’air bon … 

Excuse-moi ? Relevant les yeux sur un regard insistant braqué sur mon assiette à peine entamée, je feignis la surprise devant tant d'ardeur à désirer goûter à un plat. Serait-elle aussi pointilleuse quant au désir lié à un corps humain ? Rien que d'y penser, je m'embrasais de toutes parts. Définitivement, la nuit risque d'être mouvementée ~ Riant légèrement à tout cela sous le regard de la jeune femme, à coté de mon fils trop occupé à piquer des bouts de viandes dans l'assiette de sa copine, je finis par hocher doucement de la tête, sourire aux lèvres, avant de me saisir d'une fourchette, piquer dans les ingrédients fumants pour mieux tendre ma main au-dessus de la table dans un « Goûte donc ~ ».

Amusée par tout cela, la mauvaise humeur finit par se dissiper de mon esprit. Et ce fut les taquineries perverses qui reprirent le dessus, tellement que je me plaisais à nourrir Yume quand elle appuyait un peu trop son regard sur mon assiette, pour mieux lui sortir entre deux souffles, dans un murmure audible seulement à sa personne un petit « Je préférerais un baiser direct ~ » bien sentis, avant de poser mes lèvres douce sur une coupe de vin, mon regard clair coulé dans le sien. J'aimais ce petit jeu distrayant, j'aurais pu le poursuivre jusqu'à ce que nous finissions dans le même lit, les corps enlacés dans une caresser chargée de passion. C'était clair à présent, elle sera ma partenaire de cette nuit à la place d'Ayame, trop occupée pour venir se plaire dans mes bras. Mais arrêtons de penser à cela, je devais garder ma bonne humeur en apparence, surtout pour supporter le chaton assis à mes cotés.

- Akiha-Sensei, je suis tellement heureuse que nous nous entendions, c'est toujours mieux pour nos futurs rapports belle-mère, belle-fille...

Qu'entendais-je là ? Ne pouvant plus me retenir, surtout après une remarque bien placée de mon dit mauvais coté, j'éclatais de rire ouvertement tout en clouant mon regard clair sur l'enfant qui prétendait faire partie de la famille avec ses maigres attributs. Vraiment amusant ~ Mais aussi extrêmement désolant. Après tout, il était évident que mon fils n'épouserait pas une fille d'un si petit niveau, qui l'empêcherait d'avoir un grand avenir que je me donnerais la peine de lui forger. Non, définitivement, cette histoire d'amourette devra se finir avant qu'elle ne fasse signer le contrat de mariage à Kiseki connu pour être tête en l'air. En même temps, je ne devrais pas y prêter tant d'attention, sachant que dans quelques jours -si pas heures- mon fils tombera amoureux d'une autre fille ~ Heureux puisse-t-il être ainsi ~

- Vous êtes trop jeunes pour ce genre de pensées, mes chatons ~ Non, Kiseki, ton avenir doit passer au premier plan. Ne veux-tu pas devenir idole ? Il sera difficile à ta personne d'avoir une femme en tournée ~

Autant argumenter avant que mon fils ne se mette en tête l'idée d'épouser cette... « Chose immonde ? ~ » Ce n'est pas moi qui l'ai dit ~ Et comment s'y prendre pour que cela percute directement dans sa petite caboche ? Lui parler de son avenir d'idole, métier peu intellectuel, mais qu'il voulait à tout prix exercer. Au moins, mon fils avait une sorte d'ambition que je comptais utiliser au profit de ma future belle-fille qui ne serait pas cette jeune demoiselle assise à mes cotés. Mais passons cela sous le malaise régissant ladite copine de Kiseki qui, lui, donnait l'impression d'avoir été illuminé par une évidence mystique. Donc, combien d'heures avant qu'il se décide à quitter sa copine ? ~ Monstrueux, certes, je trouvais cela triste, mais je devais préserver mes enfants. Soit, reprenons là où nous en étions avec Yume ~ Un fin sourire aux lèvres, je lui fis un clin d’œil entendu et poursuivis le repas, tout en dévorant du regard, la jeune femme en face de moi. La gênais-je à la déshabiller ainsi des yeux ? ~ Cela m’excitait encore plus en imaginant cette perspective. Finalement, je ne tiendrai plus longtemps si cela continue... Que faire ? Alala ~

- Excusez-moi un instant, je reviens ~

Me relevant toute de grâce vêtue, je passais à coté de Yume, profitant de cet instant pour lui caresser la main du bout des doigts en un mouvement saugrenu. Il manquait juste que je me mordille la lèvre, lui fasse signe de me suivre, et nous aurions pu parfaitement deviner mes intentions à son égard ~ Prenant donc la direction des toilettes du restaurant, je m'y dirigeais usant d'un déhanché pouvant en faire pâlir plus d'un, et faire tomber sous le charme plus d'un ~ Vérifiant que j'étais seule dans la pièce carrelée, je me regardais dans le miroir, discernant une flamme de désir au fond de mon regard. « Tu vas quand même pas faire cela ici, n'est-ce pas Akiha ? » Me mordillant la lèvre, j'hésitais ~ Et ce fut mon portable qui me sortit de la torpeur, croyant premièrement que c'était Ayame qui eut changé d'avis, c'est à contrecœur que je m'emparais du petit boîtier électronique. Évidemment que je voulais qu'elle vienne, mais mon ombre était d'un tout autre avis, trop décidée à faire valoir le fait qu'il est interdit de nous dire « non ». Mais à ma plus grande surprise, ce ne fut pas Ayame mais Hikari dont le nom s'afficha sur l'écran lumineux. Incrédule et intriguée, j'ouvris le message où elle demandait que je la rejoigne dans les appartements de Dead Master.

- Curieux...

Cela l'était, au point que j'en oublie mes envies perverses, une soudaine appréhension nouée dans le ventre. Devrais-je... ? Bien évidemment. Certes, je ne savais guère ce qu'elle me voulait, mais je devais profiter de sa sortie du silence pour renouer une relation saine avec ma fille. De plus, j'étais fière que cela vienne de sa personne, même si je ne m'y attendais pas. Définitivement, il était temps de mettre court à la sortie, quitte à laisser Yume quelques heures avec Kiseki, le temps que j'aille discuter avec Hikari. Décidée, et pressée, je comptais en informer la jeune femme aux couettes de mon départ précipité à cause d'une urgence. « Pff... Hikari ne vaut pas une bonne caresse sur la peau de Yume, Akiha ~ Revois donc tes priorités. » Justement. Mes priorités allaient directement vers ma famille, quoi qu'il arrive, quoi que je fasse, je devais penser à eux en premier, avant toute autre sorte de plaisir charnel que j'avais en tête, par exemple.

N'attendant pas plus de temps pour réagir en sachant que Hikari m'attendait de pied ferme à Undai, je me dépêchais à saisir la chance, l'opportunité de lui parler de mère en fille, sans qu'elle ne s'échappe, ou ne veuille m'écouter, vue que c'était son choix. Me détaillant un instant dans la glace, je pris une longue inspiration avant de quitter les toilettes, retournant à l'animosité du restaurant. Kiseki... Je ne pouvais partir sans rien dire non plus, n'est-ce pas ? C'est pour cette raison que je m'approchais dans le dos de Yume, me penchais près de son oreille et lui soufflais deux trois paroles pressées dans un « J'ai une urgence, je te laisse Kiseki, on se verra ce soir ~ », puis me redressais, ébouriffais les cheveux en bataille de ma progéniture et lui demandais d'être sage et d'obéir à Yume. Ceci fait, je m'éclipsais avant que la jeune femme ne proteste et laisse mon fils seul avec la chose qui l'accompagnait.

Prenant la direction de Undai, j'eus hésité un court instant à matérialiser une voiture afin de me rendre plus vite aux dortoirs. « Ta vie n'en dépend pas, je te signale, si elle a besoin de te voir, elle attendra. » Soupirant délicatement sous le manque d'entrain de mon ombre, je balayais ses paroles abjectes d'un mouvement de main anodin. Franchement, cette chose bruyante n'apportait aucune forme d'importance à notre vie de famille, au point que parfois il m'arrivait de vouloir me débarrasser de ce coté sombre de ma personne, maintenant que ma vie était parfaite. Du moins, elle le sera quand je verrai Hikari, et que sa mère daignera revenir cette nuit pour quelques plaisirs sexuels ~

C'est d'une manière fort utile que j'usais de ma robe de combat blanche pour me déplacer rapidement à travers le parc avec une masse noire flottant derrière moi. C'est seulement devant la porte automatique des dortoirs que je dématérialisais toute forme de matérialisation, ne laissant que ma fine silhouette chiquement vêtue, se déhancher à travers les couloirs des dortoirs, et ce jusqu'aux appartements d'Ayame. Devrais-je avouer que j'ai pris les escaliers au lieu des ascenseurs, parce que je redoutais cette rencontre imminente ? Je l'ai fait, honte à moi ~

Mais ce qui suivit fut encore plus déroutant. Voir que je me montrais si faible devant un jeune chaton, tandis que je bravais les plus importants des silhouettes du monde sans moindre pudeur. C'était ridicule de me savoir devant la porte des appartements, sans oser pénétrer dedans, sachant que Hikari s'y trouvait. Allons, reprenons-nous à présent ~ Et c'est ce que je me résous à faire, abordant une posture droite et un fin sourire digne de ma personne, j'appuyais sur la clenche et entrais, détendue -en apparences-. Et là, je l'ai vue, assise sur le siège du salon, et ne m'en démentais pas pour autant.

- Je suis venue comme demandé, Hikari. Heureuse de te savoir en forme... Tu m'as manqué mon chaton.

Même si j'essayais d'être neutre, cela n'a pas marché longtemps, parce que la voir ainsi, m'attendrissait énormément. Je tenais à ce que nous réglions ce petit problème qui m'eut touché au plus haut point, et que j'eus regretté pendant longtemps. Mais comment s'y prendre ? Le déni n'était pas la meilleure des solutions, c'est pour cela que je devais user de toutes mes compétences afin d'arriver à une paix commune. Favorablement à cette situation, je connaissais assez bien mon enfant pour savoir quelle corde je pouvais toucher, et quelle je devrais éviter d'étirer. M'approchant de sa personne d'un pas assuré, je m'abstins de la prendre dans les bras sous un surplus d'émotions, ne voulant la brusquer. Préférant donc de la regarder, et lui parler normalement.

- Nous avions eu quelques désaccords, n'est-ce pas ? Mais je suis soulagée que tu sois là... Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, Hikari ~

J'étais vraiment heureuse de pouvoir lui parler de la sorte, j'étais un peu mal à l'aise aussi, mais cette sensation dérangeante s'en allait plus j'évoluais en sa présence. C'était agréable de la savoir en forme, même quand je n'étais pas là pour la protéger. Soupirant doucement, je m’assis dans le fauteuil juste à coté d’elle, optant pour cela plutôt que de rester debout ainsi. Je pouvais aisément sentir son malaise de se retrouver dans la même pièce que moi. Cela devait cesser.

- Veux-tu que je fasse du thé ? Ou un chocolat chaud ?

« Après ce qui s'est passé, tu fais ta mère soucieuse ? » Silence. Évidemment que je me souciais d'elle. Que ce soit avant ou pendant la dispute. Et encore plus maintenant.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mar 31 Déc - 19:53

Je me sentais mal, j’ai zieuté sur la porte tellement de fois que j’en avais le tournis. Même les fenêtres de l’étage supérieur me tentaient avidement… sérieusement, que faisais-je là ? J’avais l’air si bête, ainsi assise dans les appartements de Dead Master-Sama… Et que se passerait-il si la directrice arriverait alors que je suis tendue dans l’un de ses divans ? Saurais-je faire comme-ci de rien était ? Non… Vraiment, je n’y arriverai pas, et je me suis levée pour quitter cet endroit trop stressant, j’ai fais un pas en avant vers la porte avant de m’arrêter brutalement en sentant quelque chose de l’autre côté du bois. Déjà… Si rapide. J’ai posé ma main sur la porte, la caressant du bout des doigts j’ai dégluti avant de reculer… Oui. Je ne pouvais plus fuir… Pas comme ça, pas devant elle. Prenant une inspiration en marchant à reculons vers ma place précédente, je fermais les jambes en fixant le sol quand elle finit par rentrer dans la pièce. Me baignant ainsi dans un malaise sans nom… Et qu’allait-il se passer maintenant ? Je n’allais pas lui sauter dessus comme ça… Et puis, était-ce vraiment le bon moment ? Ne l’avais-je pas plutôt dérangée alors qu’elle dînait avec mon jumeau ? Fille… indigne que je puisse être.

Mais je devais arrêter de penser de la sorte, je devais avancer, faire des efforts pour recoller les morceaux… Oui, je devais m’ouvrir au monde pour le salut d’Akiha-Okasama… Okasama. Je ne savais pas si j’y arriverai, mais même si cette journée fut désastreuse, ne m’étais-je pas faite une amie également ? Une… première amie. J’en rougirais si je n’avais pas été aussi stressée en ce moment. Et quand la voix de ma créatrice détonna dans le calme étouffant, je sursautais.

- Je suis venue comme demandé, Hikari. Heureuse de te savoir en forme... Tu m'as manqué mon chaton.

Froid. Sa voix était cassante mais en même temps cela me rassurait de l’entendre. Elle me parlait… elle me regardait aussi, je pouvais le sentir. Devais-je réagir à cela ? M’excuser maintenant en me vautrant sur le sol ? Non, cela serait si mal vu… Alors je ne fis rien. Silencieuse que je pouvais l’être, je me terrais dans celui-ci attendant qu’une opportunité s’ouvre à moi pour que je puisse m’exprimer à mon tour. Que ce soit avec des mots, ou des gestes. Jamais je n’aurais su… que dire « pardon » était si dur avant ce moment.

- Nous avions eu quelques désaccords, n'est-ce pas ? Mais je suis soulagée que tu sois là... Je ne sais pas ce que je ferais sans toi, Hikari ~

Moi aussi… j’étais soulagée de la voir. Ca me réchauffait le cœur, sa présence était… réconfortante. Pouvais-je me laisser croire que grâce à elle je deviendrai comme ceux que je jalousais tant ? Humaine, pouvais-je avoir cette humanité si je restais aux côtés de ma … Akiha. Je voulais y croire, je voulais me battre pour, mais une partie en moi me rappelait à l’ordre. L’objet brisé… Mais je voulais passer au-dessus de cela ! J’ai déjà lu… dans beaucoup de livres que des histoires finissaient bien, que les gens étaient heureux à la fin, que le monde leur souriait. Je voulais de même pour ma personne, bien que je ne sois pas aussi bête pour croire à tout au pied de la lettre, je pouvais espérer un monde meilleur… pour moi. Mon monde.

- Veux-tu que je fasse du thé ? Ou un chocolat chaud ?

Et c’est en levant le regard vers Akiha-Okasama que je sus où je devais créer cet univers. C’est avec elle… que je pourrai toucher le bonheur, c’était elle qui me couvait, c’était elle qui m’aimait. Comment ai-je pu nier cette vérité ? Alors que depuis le début elle était là… sous mes yeux. J’ai pris ses mains dans les miennes, je ne me suis pas décrochée de son regard alors que je m’avançais de plus en plus pour faire disparaître cet écart qui s’était placé entre nous. J’ai pris place sur ses genoux pour avoir une meilleure posture, à califourchon j’ai soulevé son visage fin de mes mains moites et j’ai déposé mes lèvres sur les siennes. Le baiser du pardon… Kiseki, regarde moi. J’ai glissé ma langue entre ses lèvres pour caresser la sienne… doucement, timidement. Je n’avais jamais fait ça, mon premier baiser… je l’offrais à une des personnes que j’aimais le plus. Akiha-Okasama…

- Je suis désolée…

Ai-je soufflé avant de relancer ce baiser jusqu’à ce qu’elle l’arrête d’elle-même en me disant qu’elle me pardonnait. Oui, je devais continuer… je crois. Je ne savais plus, mais je ne voulais pas m’arrêter tant qu’elle ne m’avait excusé. Kiseki, Kiseki… c’est ainsi n’est-ce pas ? Dis… le moi.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mar 31 Déc - 21:07

Il était étonnant de se dire qu'une femme telle que moi, sûre d'elle, manipulatrice et rarement prise au dépourvu, se retrouve si mal à l'aise à cause d'un enfant. Certes, pas n'importe lequel de petit chaton, mais tout de même, je me voyais déconcertée par la manière d'agir que j'avais avec ma progéniture. Si un autre gamin -n'importe lequel- aurait répondu à ma personne comme l'a fait Hikari, il en souffrirait sans doute, mon ombre, la face cachée de ma vie à Undai, serait là pour s'en assurer. Pourtant, je n'osais -ne voulais- lever la main sur un de mes enfants. Je ne supporterais pas les battre même si j’étais un membre de la secte sadique qu'était Undai ou non. Même si ces chatons m'auraient fait du mal, jamais, je ne mettrais mon amour à leur égard se briser, jamais je ne les renierais. Cette pensée même était inconcevable. Définitivement, j'étais devenue une toute autre femme après la naissance des jumeaux ~ Ce n'était pas pour me déplaire, c'étaient les autres qui souffraient davantage quand mon ombre contrainte à l'amour, se libérait dans la haine.

Et en tant que bonne mère, je ne pouvais être en dispute avec un de mes enfants, je trouvais que c'était la pire chose qui pouvait arriver dans l'existence d'une femme ayant des enfants. C'est pour cela que j'étais déterminée à effacer le mauvais passé pour en créer un autre, plein de bonheur. Quitte à détruire tout ceux qui font du mal à Hikari, pour qu'elle n'ait plus à revivre ce qui s'est passé avec Ami Ebisu. Ami-San, un être abjecte que je n'eus l'occasion de croiser depuis le temps. Une jeunotte entichée d'Ayame sur laquelle j'ai fait des recherches. Des nombreuses heures d'expériences perdues pour dépoussiérer le passé peu glorieux de la jeune femme. Il est vrai que je ne me suis guère gênée de constituer un maigre dossier sur sa personne, sur son parcours inexistant à la sortie de Undai, et d'aller le déposer sur le bureau d'Ayame. Mon épouse qui avait été étrange en y pensant, mais chose à laquelle je n'ai pas prêté beaucoup d'attention, trop empressée de reprendre la tache qui me tenait le plus à cœur. Enfin soit, ne parlons pas boulot pour le moment. Hikari d'abord ~

La meilleure façon de commencer une discussion était de poser des questions ne demandant pas une réponse trop structurée, n'obligeant pas l'interlocuteur à devoir se creuser, ne le gênant guère non plus. C'est comme cela que je voulais procéder, mais tel ne fut le cas, Hikari n'avait l'air de vouloir tourner autour du pot, ce qui me surprenait, je devais l'avouer. Mais ce qui se passa par la suite, fut bien plus perturbant que le simple fait de dire tout ce qu'on avait sur le cœur. Ces gestes décrits d'obscènes en vue de nos titres respectifs, venant de sa personne étaient improbables. Jamais, je ne me serais attendue à cela. Et qu'était ce « cela » ? Un baiser. Son corps sur le mien dans une position suggestive, me bloquant contre sa mince silhouette et le dossier du sofa. Je n'ai pas réalisé tout de suite ce qu'elle faisait, optant pour une surprise amusée en quelque sorte. Mais quand son visage se rapprocha du mien, quand son souffle chatouilla mes sens, quand ses lèvres se posèrent sur les miennes et quand sa langue chaude vint timidement caresser la mienne, là, j'ai défailli. Je ne saurais dire dans quel sens parce que mon corps était pris dans un étau douloureux de désir refoulé depuis le restaurant, mais... Je ne comprenais pas, aurais-je... « Heh, comme c'est mignon, ce gosse veut jouer dans la cours des grands, on dirait ~ » Non, ce n'était pas...

- Je suis désolée…

... Possible. Et pourtant, elle s'excusa de tout ce qui s'est passé entre nous, elle le fit avec tant de sincérité que cela me toucha véritablement au plus profond de moi. Le soulagement que j'eus ressenti à cela me fit perdre toute notion de ce qui était bien ou mal, et quand ses lèvres scellèrent un nouveau baiser, je ne sais pas ce qui m'a pris. Si, je le savais, mais je ne saisissais pas encore l'envergure d'un simple toucher, avec la mauvaise personne. Et c'est ainsi que je réagis, que mon corps se mouvait avant que mon esprit ne le comprenne, que mon ombre maléfique joua de la confusion que je ressentais pour prendre la relève, du moins, pousser à ce que je bouge d'une manière que je n'aurais jamais... je n'aurais jamais fait cela. Tout le désir accumulé depuis ce matin, toute la joie de retrouver mon enfant, la violence ressentie envers les êtres qui faisaient du mal à ce que je chérissais, ont fait que -embrouillée par l'ivresse du moment- je poussais Hikari contre le sofa, la couchant et me retrouvant de tout mon corps au dessus d'elle. Mes yeux similaires aux siens cloués sur son être, cherchant au fond de son regard une parcelle de je ne sais quoi. C'était comme si je pouvais voir à travers ce chaton, cette petite chose que je pouvais posséder. Elle était si faible, si mignonne, si... « Ne la mangerais-tu pas cru, Akiha ? ~ » Je...

- Ce n'est pas grave... ~

Fermant les yeux sur l'image de son doux visage encadré par des mèches vertes, je l'embrassais, délicatement, doucement pour mieux relancer le jeu de l'envie, passant une main sous la chemise de son uniforme, rentrant ainsi en contact avec sa peau douce. Mes gestes se firent tout naturellement, ce n'était plus mon esprit qui imposait la cadence, mais mes mains, ma langue prenant le dessus, mon corps collé contre le sien, le cœur battant la chamade d'excitation ~ J'oubliais... qui j'étais pour ce... corps sous moi. Cette humaine qui réveilla une pulsion intense que je refrénais maladivement mais qui se libéra en une seconde, pendant un instant d'inattention. Et je me suis égarée. Cette douce odeur que je sentais, cette peau tendre du cou, ces cheveux soyeux... Et je réalisais. Mais mon mauvais coté demandait plus ~ Plus du corps de... ma fille. Non... Non !

Réalisation brutale. Je me suis laissée aller à un jeu dangereux avec ma propre fille. Un chaton innocent que je dominais avec ardeur. C'était... Les yeux écarquillés, je m'écartais de sa personne, restant toujours au-dessus d'elle dans une position suggestive, mes bras fermement encrés autour de son visage, mes mèches blondes tombant autour d'elle...

- Je...

Je ne savais même pas quoi dire, d'autant plus que l'envie y était toujours, mon corps vibrait de passion, pulsais sous le besoin de poursuivre. D'autant plus que son visage était si... « Attirant ~ » Silence. Je... Je sentais me perdre à nouveau, la volonté n'étant pas à l'évidence. Mon esprit ne voulait assumer que c'était Hikari, la fille qui m'eut chauffée par un baiser. Ce qui n'était guère à mon avantage. Ni le sien. Cela suffit.

« - Quelle langueur, Akiha ~ »

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mar 31 Déc - 21:50

La chaleur. Elle y était, si douce et si prenante. Je ne me savais pas capable de tel geste, je ne me connaissais pas ainsi. J’étais trop jeune. Trop innocente pour comprendre que ce qu’il se passait était mal, que jamais je n’aurais dû attiser les sens de celle que j’appelais Akiha-Okasama. Et pourtant me voilà sur elle, embrassant son être avec douceur et maladresse. C’était si différent de ce que je m’étais imaginée que j’en étais pétrifiée, que mon esprit s’était mis sur stop alors que mon corps réagissait de lui-même à ce plaisir qui n’était en rien anodin.

Mais il était déjà trop tard, et c’est lorsque je me retrouvais sous le corps de ma créatrice que je le compris, que mes gestes étaient faux depuis le début, que je m’étais attirée des ennuis plus qu’autre chose, que j’allais me faire souiller… par celle que j’aimais le plus. Ses lèvres se sont posées une fois de plus sur les miennes, cela m’arracha un millier de frissons alors que sa main se glissait sous mes vêtements… Ce n’était pas bien. Non, tout cela était mal. Tellement mal que je m’éveillais dans cette réalité, que je voulus tout arrêter mais la passion de ma mère… maman… maman me soumettait à ses envies. Pouvais-je seulement la contenir ? L’arrêter ? Non, parce qu’elle… elle était ce que j’aimais, j’étais à elle… Il était normal… Non. Tout cela n’était en rein normal, c’était si incestueux, c’était mal. Je n’aimais pas ce qui était mal… « Maman… » Ai-je soufflée alors qu’elle me baisait le cou, que ses mains s’étaient glissées jusqu’à la naissance de ma poitrine remontée par ses gestes. Excitée… Je ne voulais pas l’être, pas comme ça, pas par elle… Elle avait beau être tout, nous ne pouvions faire cela.

- Je…

Et elle s’arrêta. Me tétanisant d’avantage devant ses billes aussi similaires aux miennes. Je n’avais même pas envie de pleurer, j’étais juste terriblement gênée… son air ahuri n’arrangeait en rien la situation dans laquelle je me trouvais. Les bras pliés sur le sofa en position dominée, mes jambes incapables de se fermer à cause du corps divin de ma génitrice… Et son visage… Non. Nous n’avons le droit, je ne le voulais même pas. Mais pourquoi étions-nous arrivées à cela ? Kiseki. Cette chose, cet imbécile, j’allais le trucider. C’était de sa faute ! Oui, c’était lui qui m’avait poussé à l’embrasser, à ce que nous finassâmes ainsi et que…

« - Quelle langueur, Akiha ~ »

Cette chose sorte. Relevant le visage en noircissant mon regard, je grimaçais invisiblement en comprenant que ce n’était plus sous ma douce mère que je me trouvais, mais bel et bien sous cette personne… celle qui ne se gênerait nullement de me soumettre aux envies refoulées d’Akiha-Okasama. La fuite aurait été une option si j’avais pu me mouvoir n’est-ce pas ? Mais ce n’était pas le cas… Pas du tout. Et je stressais. Non, j’étais terrifiée… et stressée aussi. Qui savait me dire ce qu’elle me ferait, comment sortirais-je de tout cela ? Je n’étais pas ici pour détruire la relation que j’entretenais avec ma mère ! J’étais ici pour la sauver ! Pour la retrouver pour qu’elle me pardonne ! Oui… Qu’elle me pardonne et non qu’elle me viole. Colère.

- Shinai.

Elle n’avait pas sa place ici, ce n’était pas elle que je voulais, ce n’était pas elle qui pouvait décider de ma vie ! Non ! Je le refusais ! Akiha-Okasama… Akiha… Maman. C’était elle que je voulais et personne d’autre. Grinçant des dents, je repoussais la masse qui me bloquait tout mouvement, reculant vers l’accoudoir en serrant ma chemise contre mon corps, je la dévisageais du regard avant de laisser mes paroles haineuses gicler sur ce corps ressemblant tant à ma mère. Mais ce n’était pas elle. Je n’aimais pas… que l’on soumette ceux que j’aimais.

- Dégage. Tu n’as rien à faire ici, retourne dans ta cage, monstruosité. Akiha… Maman n’a pas besoin de toi.

Non, elle n’avait pas besoin de cette chose pour… pour maîtriser les situations douloureuses. Je le savais, je savais à quoi servait cette anomalie, elle était là pour souiller ma mère. Kiseki m’en avait fait part après avoir parlé avec Dead Master-Sama, l’ombre comme tout le monde l’appelait. Elle était… néfaste, mais elle était également ma mère. Mais ici, à cet instant, je ne voulais pas la voir, je ne voulais pas de cette partie là. J’avais besoin de celle que j’aimais. Et ce à tout prix. Me rapprochant du corps étranger mais si connu, je m’y collais, enfermant dans une étreinte celle que je voulais revoir.

- Maman… Reviens… moi.

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 1 Jan - 17:08

Les faits y étaient, j'étais un être abominable assoiffé de baise. Dans le cas où je ne me retrouvais pas au-dessus de ma propre fille, cela ne serait pas aussi horrible en soit, je savais ce que j'étais, que le sexe était la seule drogue qui m'obsédait. Mais sur le coup, j'aurais dû me retenir, j'aurais dû freiner cette envie saugrenue qui me submergea, ne serait-ce que pour le respect de mon enfant, de mon statut de mère. Je voulais arrêter ce geste interdit, jamais je ne m'abaisserais à un tel acte ignoble, je ne désirais pas cela, je ne ressentais pas ce genre d'attirance envers Hikari, ni envers aucun autre chaton aussi jeune. C'était odieux, mais même ainsi, je n'arrivais pas à stopper mon ombre maléfique qui, elle, se plaisait dans des choses immondes. Profitant de la confusion et honte qui montait en mon sein, elle prit possession de mon corps sans moindre gêne, se plaisant limite à jouer du corps de l'enfant se trouvant sous nous. Jamais avant, elle n'eut accordé de l'attention à un chaton dit inutile -ne nous aidant pas à monter au sommet-, alors pourquoi insistait autant à faire du mal à Hikari ? C'était simple, trop à mon goût même. Il était facilement discernable qu'elle voulait se venger de cet amour que j'accordais à des êtres qui, par leurs existences, me faisaient perdre la vue de mes priorités, de mes ambitions que je délaissais pour ces personnes là. Et à cet instant précis, elle avait l'occasion de remettre les points sur les « i », de me faire comprendre qu'elle serait toujours présente, tapie à l'ombre de mon âme telle une tache indélébile, et que toujours, elle me soufflerait des idées insensées. Pour nous, pour notre avenir. Pourtant, il était là, mon avenir. Mais cela ne lui convenait pas, elle voulait plus, sans cesse. Et même si j'étais sa créatrice, je ne pouvais plus la contrôler à ma guise, pas quand nos idéaux divergeaient à ce point. C'était une leçon qu'elle voulait me donner en s'attaquant à Hikari. Comme quoi elle passait avant tout, parce qu'elle était moi, et j'étais elle.

- Shinai. 

Un sourire sadique s'afficha sur mes lèvres à mon insu, le coté sombre de ma personne s'excitant à ce soudain changement de comportement de ma fille. Elle aimait sentir le désarroi de ses proies, elle aimait les voir en colère pour mieux tomber dans son emprise, je le savais, je ressentais tout ce qu'elle accumulait derrière son sourire diabolique. Il était temps, je devais me reprendre avant que cela ne dégénère. Je ne pouvais, en tant qu'être humain muni d'une conscience, laisser cela se poursuivre. Il fallait que je refoule le désir même si c'était difficile. Akiha... Ne nous fais pas cela. Ne me permets pas de faire cela.

- Dégage. Tu n’as rien à faire ici, retourne dans ta cage, monstruosité. Akiha… Maman n’a pas besoin de toi.

La haine, la violence, la colère, toutes ces émotions défilèrent en mon être, tandis que le sang bouillait dans mes vaines. Mon esprit fut embrouillé par une seule envie, celle de faire payer à ce gosse ses dires. Mon ombre ne supportant pas qu'on lui manque de respect, surtout quand celui qui osait parler de la sorte, n'était-au fond- qu'une poussière. J'aurais pu lutter pour ressortir à cet instant, j'aurais pu refréner cette envie de sang qui submergeait celle du désir, mais Akiha était là aussi, à enfoncer ma bonne conscience au fond de l'abîme... Si je n'étais pas si faible, elle ne serait pas sortie, si je ne désirais pas ces choses infâmes à l'égard de mon enfant, elle n'aurait pu profiter de ma faiblesse... Si... Tout cela était entièrement de ma faute. La réalisation et ensuite la mélancolie de la vérité, ne firent que me plonger dans l'oubli, voulant fuir cette réalité. Donnant par la même occasion, tous les droits sur les prochaines actions.

- Maman… Reviens… moi.

Une étreinte. Un corps chaud pressé contre le mien. Différemment. Ce n'était pas le même geste que celui avant la passion, non. Des mots trop suppliants, trop aimants pour être ceux d'une personne désirant des choses abjectes. Hikari avait besoin de moi. De sa mère. Peu importe ce qui nous eut poussé à se retrouver dans cette situation, je ne devais pas culpabiliser pour l'instant, non, il fallait que j'arrête mon ombre haineuse, cette main qui se levait déjà pour empoigner la longue chevelure de mon enfant afin de mieux la soumettre sous la colère, ce geste de violence régit par une conscience aux sentiments néfastes, ces doigts qui s'agrippèrent à sa personne sous une pression étouffante. Hors de question. Propulsant ma conscience dite aimable au premier plan, je chassais celle de la partie maléfique de mon être. Arrêtant ainsi le mouvement de mon ombre, ma main vint se poser doucement sur la chevelure de ma fille tandis que de l'autre bras, je lui rendis son étreinte. D'une manière maternelle cette fois-ci, consciente de ce qui s'est passé, et ce qui allait se passer à présent, je déposais un doux baiser sur sa caboche verdâtre et la serrais davantage contre moi, dans une litanie dite à mi-mot, presque les larmes aux yeux.

- Hikari... Je suis désolée mon chaton, tellement...

Grimaçant légèrement sous un tiraillement suivi d'un sifflement de haine, je tressaillis en sentant une masse néfaste ombrer le tableau. Mon ombre contrariée était là, se tenant dans mon dos pour mieux tendre ses bras crochus afin de s'en prendre à Hikari, ma fille qui m'a rendu le pouvoir par ses seules paroles et actions. Ne lâchant guère Hikari, toujours protégée par mes bras, je stoppais l'avancée fulgurante de mon alter-ego d'un seul claquement de doigts agacé, la faisant disparaître sous un semblant de parole haineuse « Sale petite peste, tu vaaa... » Qui se perdit dans le néant en même temps qu'elle libérait l'endroit de sa masse oppressante. Soupirant doucement, je me résous -à contrecœur- de faire face aux événements, me reculant de Hikari sans vraiment la lâcher complètement. Un sourire triste sur le visage, je sentis toute la culpabilité du monde se propager en mon être presque autant que le malaise d'après-coup. Croisant ses billes bleutées, j'eus un moment de flottement avant de prendre la parole, hésitante.

- Ce qui s'est passé... Parfois il m'arrive de perdre contrôle sur mes actions, et quand cela se produit, je fais des choses que je ne devrais pas faire, que je ne veux faire... Ne me déteste pas pour cela, s'il te plaît, Hikari.

Rouge ? Cela m'arrivait... rarement. Repenser à la scène de son corps fragile sous le mien, à cette envie joyeuse de soumettre sa personne si faible, c'était... intolérable. « De toute façon, elle va te haïr maintenant, t'aurais au moins pu aller jusqu'au bout ~ » Silence ! C'est faux. Je voulais tout arranger, et là, je venais de détruire davantage notre relation de mère et fille. Irrécupérable, j'étais la pire personne qui existait sur cette planète.

- Excuse-moi d'être une si mauvaise mère...

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Mer 1 Jan - 17:56

Il était difficile de se contenir, d’arrêter ce que nous étions vraiment et je savais que pour Akiha-Okasama cela était d’autant plus difficile de se battre avec elle-même. Il y avait un mot pour décrire son état, mais je ne pouvais le prononcer, ni le penser devant sa personne d’ailleurs. Une maladie mentale certes, mais lorsqu’on est Undai’en, on peut se voir heureux d’être ainsi. Moi aussi j’aurais aimé avec une partie néfaste pour agir salement dans cet établissement plutôt que d’être coincée parmi mes peurs. Celle du sang, du combat et de la mort. L’ombre… était la puissance de ma mère, ce qui lui permettait d’être humaine après la monstruosité qu’elle a commis. Je le savais, je m’étais renseignée là-dessus également après que Kaïla-Senpai m’eut dévoilé la face sombre de celle que je trouvais parfaite. Mais je n’en avais que faire, à mes yeux… Akiha-Okasama restait une personne forte et gentille, mon modèle.

Quand je me suis retrouvée dans ses bras, j’ai tremblé de peur. Sachant que d’ici un instant, elle me repousserait pour mieux me battre. Parce que l’ombre était toujours là, toujours aussi présente et si oppressante. Mon corps tout entier se voyait noyé sous l’aura meurtrière qui émanait du corps de celle que j’aimais, j’en aurais pleuré si je pouvais me permettre d’être aussi émotive. Mais je ne fis rien de cela, je continuais juste à m’accrocher en attendant le moment fatidique. Chose qui n’arriva pas contrairement à ce que je crus, ce ne fut pas une poigne violente qui se posa sur ma tête mais une main douce. Ce ne fut pas non plus une étreinte qui me brisa les os qui m’assaillit mais une chaleur emplie d’amour de celle qui répondait à mes gestes. Akiha… Te revoilà. Enfuyant mon visage dans sa poitrine pour le cacher du monde extérieur, je m’exaltais sous ce toucher maternel… Comment ai-je pu vivre sans ses câlins ? Je les aimais tant.

- Hikari... Je suis désolée mon chaton, tellement...

C’était fini, je… ne lui en voulais pas. J’étais le catalyseur de tout cela, elle n’avait pas à être si triste. Je ne voulais pas voir son visage mouillé, je n’aimais pas cela. Cela me rendait triste… la voir ainsi, si dépitée. Non, je me sentais mal, je voulais lui rendre le sourire, lui dire que tout était fini que le passé devait rester au passé que maintenant… on pouvait passer à autre chose. Mais ce n’était pas aussi facile n’est-ce pas ? Parce que la haine et la honte étaient si belles dans le corps d’un humain, que ces sentiments demeuraient collés en nous tel un chewing-gum sous la semelle de notre chaussure. Je voulais… les faire disparaître pour elle.

Mais cela en revenait à tuer l’ombre qui dormait en elle, ressortant aux moments les plus opportuns des faiblesses de ma créatrice pour venir s’attaquer à ma personne. Quand elle se créa dans son dos, je la regardais sans défaillir, la foudroyant de mon regard similaire à celui de ma mère. Seul un « Shinai » soufflé faiblement traversa mes lèvres alors que ses insultes se perdirent en même temps que Akiha-Okasama la fit disparaître dans les abysses de son être. Y avait-il seulement un moyen… pour ? Non, parce qu’autant que je puisse détester l’ombre, autant que je veuille qu’elle laisse maman tranquille, elle était tout autant ma mère. Je me devais… également de l’aimer.

- Ce qui s'est passé... Parfois il m'arrive de perdre contrôle sur mes actions, et quand cela se produit, je fais des choses que je ne devrais pas faire, que je ne veux faire... Ne me déteste pas pour cela, s'il te plaît, Hikari.

Me reculant à contrecœur de son être quand elle prit la parole, je gardais la tête baissée quand ses mots me heurtèrent de plein fouet. Je le savais, elle n’avait à se justifier mais elle ne pouvait pas me dire non plus « Oublions tout » Parce que je ne voulais pas oublier. Pas cet instant aussi incestueux qu’il pouvait l’être, frôlant la pédophilie… Mais c’était un moment que j’avais de plus avec Akiha-Okasama. Je ne te déteste pas, je t’aime tant, Akiha-Okasama. « Excuse-moi d'être une si mauvaise mère... » C’est faux ! C’est moi… qui n’est pas digne d’être ta fille, arrête… souris, vis, aime ! Je ne voulais pas l’entendre dire cela, je ne voulais pas voir son visage déconfit…

J’ai levé la main vers son visage pour pouvoir capter son regard, j’ai hésité le temps d’une fraction mais lorsque ma main s’est posée sur sa joue, un sourire aimant s’est dessiné sur mes lèvres. Mes yeux se sont plissés et mes lèvres se sont posées sur sa joue. Oui, elle devait sourire, je le voulais tant.

- Vous… Vous vous fourvoyez Akiha-Okasama, je ne vous déteste nullement… Je vous aime tant. Tout cela, ce qui s’est passé, je suis l’unique fautive. Je vous en supplie, ne faites pas cette tête, je vous aime souriante… Akiha-Okasama.

Gardant ses mains dans les miennes, je me relevais pour reprendre un semblant de contenance dans cette situation gênante. Me fixant sur un point invisible je passais mes mains dans mon dos pour prendre mon souffle et lui expliquer le comment du pourquoi du comme ça… Parce que oui, je lui devais des explications pour qu’elle ne culpabilise pas… quitte à ce que je me tue dans des paraphrases biscornues.

- Le baiser… C’était une idée… de… Hum. Kiseki… m’a expliqué qu’un… chose s’était pardonné en… vous voyez ? Et donc, il m’a dit que si je vous le faisais… cela, je me pardonnerai dedans ? En caressant votre… Non ! Je veux dire… Et puis ce n’était peut être pas le bon jour, j’ai rencontré tellement de gens aujourd’hui, Kaïla-Sama et Mei-Sama ainsi que Ren et Yume-Onee-Sama également, et puis les cours, sans compter les copines ? Mais je n’ai pas d’amis, mais maintenant oui, il y a Mei-Chan… ! Elle était devant ma chambre, et elle m’a parlé, pour manger. Oui, pour qu’on aille manger ensemble, sans compter que après je vous ai embrassée, mais c’était incestueux. Et pédophile, vous vis-à-vis de moi… Hum. Mais je suis la fautive, et puis ce n’est pas grave parce que j’ai aimé… Mais non ! Je veux dire, nous ne pouvons ! Parce que… je suis votre fille, je vous aime… pas de cet amour là sauf si vous le désirez ? Non… Hum.

Et là, le gros blanc. J’ai relevé mon regard sur elle et je n’ai plus su quoi dire… Levant la main pour la passer dans ma chevelure en rougissant furieusement, je… désire toujours la corde. « Je suis… Rien. Hum. » Et ca y est, retour des sentiments en mode OFF. Trop à gérer d’un coup, pourquoi ne puis-je pas m’évanouir et faire genre d’avoir tout oublié à mon réveil ? Parce que je suis incapable de mentir. Akiha-Okasama… allô ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Jeu 2 Jan - 18:37

Le monstre que j'étais a dépassé les limites de l'acceptable. Comment ai-je pu seulement une seconde vouloir soumettre ma propre fille ? Hallucinant, au point que je pense que la meilleure solution pour qu'une telle chose ne se reproduise plus jamais avec qui que ce soit, soit justement de suivre un traitement, qu'on m'enferme le temps de quelques mois afin que je puisse apprendre à contrôler cette libido outrageusement insatiable. Ne serait-ce que pour la sécurité de mes enfants. Avant, je n'avais besoin de réfléchir à cet état de mon corps qui m'obligeait presque à trouver des personnes tierces pour assouvir mes besoins, chose facile en vue de mon physique certes, mais cela restait intolérable à présent. Après tout, n'avais-je pas la liberté de commettre tout acte indécent qui me passait par l'esprit, action que j'effaçais des souvenirs des gens concernés par mes envies folles ? Oui, cela se déroulait de la sorte, au pire des cas. Mais maintenant, je ne saurais vivre avec le savoir d'avoir fait du mal à mon enfant, sur la conscience. Et c'est pour cela que j'étais terriblement désolée de ce qui venait d'arriver, que je voulais effacer ce malentendu de mon propre esprit embrouillé par le désir et la haine. J'étais un monstre, et là, je ne parlais pas seulement de mon ombre maléfique, mais de mon coté dit gentil, également. Comment pourrais-je me faire pardonner un acte aussi abject ? C'était impossible...

C'est ce que j'ai cru. J'ai pensé que Hikari me rejetterait pour de bon après cela, qu'elle aurait peur de ma personne ou pire, me détesterait, me mépriserait pour ce que j'étais. Je ne survivrai pas à cela, je le savais, et la dépression pointait déjà son nez au bout du tunnel. Le pire dans cela, c'était que je savais que j'étais la fautive, la seule responsable de l'égarement. Elle, elle était encore trop jeune pour comprendre, mais moi, j'étais censée être une adulte, donner l'exemple... Et là, je faisais tout le contraire... Je détruisais le fin lien qui me liait à cette jeune fille que j'aimais, d'un amour différent, maternel.

- Vous… Vous vous fourvoyez Akiha-Okasama, je ne vous déteste nullement… Je vous aime tant. Tout cela, ce qui s’est passé, je suis l’unique fautive. Je vous en supplie, ne faites pas cette tête, je vous aime souriante… Akiha-Okasama.

Pourtant elle, ne me haïssait pas pour ce que je venais de lui faire, pour les malheurs que je lui occasionnais tandis que elle, voulait seulement retrouver sa mère. Et la voir ainsi, souriant à l'égard de la mère indigne que j'étais... C'était douloureux, terriblement. Je me sentais encore plus mal à présent, n'acceptant pas qu'elle me pardonne d'un coté, étant donné que de l'autre, le soulagement se peignit au fond de mon regard clair. Hikari... Cette enfant, mon chaton adoré était sans doute la meilleure chose qui put m'arriver dans la vie après tout. Évidemment, avec Kiseki, Ren et Ayame également. « Faible. Tu me désoles, Akiha. » Silence, je le savais déjà. J'étais consciente du fait qu'avant, jamais je ne ressentirais tant de remords à cause d'une broutille, que jamais je ne me battrais pour être quelqu'un de bien aux yeux d'autrui. Et pourtant, c'était le cas à présent, j'étais faible devant une petite tête verte qui réchauffait mon cœur de ses sourires, et me le brisait à l'occasion par son comportement. Définitivement, je l'avouais, j'étais prisonnier de l'amour que je portais à l'égard de ces êtres uniques étant une partie importante de mon existence.

- Le baiser… C’était une idée… de… Hum. Kiseki… m’a expliqué qu’un… chose s’était pardonné en… vous voyez ? Et donc, il m’a dit que si je vous le faisais… cela, je me pardonnerai dedans ? En caressant votre… Non ! Je veux dire… Et puis ce n’était peut être pas le bon jour, j’ai rencontré tellement de gens aujourd’hui, Kaïla-Sama et Mei-Sama ainsi que Ren et Yume-Onee-Sama également, et puis les cours, sans compter les copines ? Mais je n’ai pas d’amis, mais maintenant oui, il y a Mei-Chan… ! Elle était devant ma chambre, et elle m’a parlé, pour manger. Oui, pour qu’on aille manger ensemble, sans compter que après je vous ai embrassée, mais c’était incestueux. Et pédophile, vous vis-à-vis de moi… Hum. Mais je suis la fautive, et puis ce n’est pas grave parce que j’ai aimé… Mais non ! Je veux dire, nous ne pouvons ! Parce que… je suis votre fille, je vous aime… pas de cet amour là sauf si vous le désirez ? Non… Hum. 

Lâchant ses mains à contrecœur quand elle se recula, je relevais la tête vers elle, la gratifiant d'un air triste, laissant son petit corps s'exprimer librement dans la pièce. Parlant d'expression, je crois que jamais je ne l'ai entendu parler autant, me raconter sa journée -je crois- ainsi que la raison de ce baiser incestueux -comme elle l'a si bien souligné. À se demander quels genres de livres lit-elle pour s'intéresser à des termes de ce ressort. Quoi qu'il en soit, je ne l'interrompis pas une seule seconde tandis que les mots sortaient de sa bouche dans un charabia que j'avais du mal à comprendre, mais où je piochais quelques informations paressant moins disparates. Du moins, j'essayais. Et entre de nouvelles questions qui se formaient dans ma tête, l'envie d'étriper mon fils ainsi que la honte face à la vérité de nos actions précédentes, je ne savais pas où en donner de la tête. Ni pendant qu'elle parlait, ni quand elle arrêta pour mieux se refermer dans sa bulle de solitude. Et qu'ai-je fait devant tout ce surplus de sentiments ? J'ai ri. J'éclatais de rire laissant ce dernier envahir le salon d'Ayame. Non, cela n'était pas marrant, plutôt nerveux dirais-je... ou juste... Peut-être était-ce une manière de décompresser ? Qu'importe, finalement. Le fait était là, elle rouge de honte pour mieux construire un rempare par la suite, moi ne me gênant pas à en rire, cela portait à confusion. Et ne voulant guère la vexer après sa tirade -qui me plaisait d'ailleurs-, je finis par me lever, déposer ma main sur sa chevelure verdâtre pour mieux capter son regard, un fin sourire amusé aux lèvres. Cette enfant était incroyable, imprévisible, et tellement intéressante.

- Finalement, on dirait que nous nous sommes toutes les deux égarées à cause d'une fausse information de Kiseki ~ Ton frère raconte parfois des choses incroyables... Et pour le baiser, celui -ou celle- qui aura le plaisir de t'en donner aura beaucoup de chance ~

Que voulais-je dire par là ? Tout simplement que ce petit chaton inexpérimenté qu'il puisse l'être, embrassait assez bien pour que je lui accorde cette parole suave un peu perverse sur les bords. Riant à cela, je déposais un chaste baiser sur sa joue avant de la gratifier d'un clin d’œil complice. Amusée de la troubler ? Je préférais cela à une dispute froide entre nos deux personnes. Une mère ne devrait jamais se disputer avec sa fille. Et c'est sur la lancée d'attendrissement que je lui fis comprendre dans une seule phrase que je préférais nous voir ainsi. « Je t'aime aussi, mon chaton ~ » Et on dirait que j'adorais les câlins, parce que je ne me gênais guère à la prendre dans mes bras, heureuse de sentir son petit corps frêle contre moi, c'était... agréable. Non pas de manière perverse. C'était juste apaisant. Un sourire flottant aux lèvres, je finis par me reculer quand mon portable vibra. Premièrement contrariée qu'on nous dérange dans nos retrouvailles, je finis par le sortir de ma poche en lâchant Hikari, pour mieux lire sur le petit écran que Yume désirait ma présence. Et pourquoi donc ? ~ Qui sait ~ Souriant de manière énigmatique à ce court message demandant où j'étais, je composais un texte tout aussi court l'informant que j'arrive dans sa chambre et, je remis le cellulaire dans la poche avant de croiser le regard de mon enfant, tellement similaire au mien que cela pouvait être troublant.

- Cela te dirait de passer la soirée en ma compagnie et celle de Yume ? ~ Tu auras ainsi l'occasion de satisfaire la curiosité de ta mère au sujet de ton amie, qu'au passage, je suis heureuse que tu t'en ai fait ~ Mei-San, c'est cela ? N'est-elle pas une Terminale ?

Intriguant n'est-ce pas ? Déjà que Hikari s'est liée d'une amitié -étrange à mon goût- avec la jeune Kurayami, chose qui était incompréhensible à mes yeux, j'apprenais maintenant qu'une autre Terminale talentueuse voulait devenir amie avec mon enfant. Je ne pouvais pas dire que c'était une mauvaise chose, mais j'aurais tout de même préférée qu'elle se fasse des amis dans son année, en Seconde, et non qu'elle vise les Terminales. Enfin... Dangereux qu'elle puisse l'être, je reconnaissais là mes gènes ~ Toujours convoiter le sommet. Même si je connaissais assez bien ma fille pour savoir que ce n'était peut-être pas son intention.

Invitant donc Hikari à me suivre en dehors de ces appartements ayant accueilli nos personnes, je pris le chemin menant vers la chambre de Yume, croisant -dans les couloirs des étudiants- quelques chatons téméraires qui se promenaient par-ci par-là. Ainsi nous arrivâmes devant la chambre de Black Rock Shooter, devant sans doute se trouver dedans. Tournant les talons pour faire face à Hikari, je m'exprimais d'un ton doux :

- Étant donné que ta chambre est juste à coté, si tu désires prendre un livre ou autre chose, vas y, je t'attends juste ici ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Jeu 2 Jan - 19:10

« Goûte donc ~ » M’avait-elle dit en me tendant sa fourchette pour que je puisse me saisir de mes lèvres, de ce met qui paressait si bon dans son assiette. Affichant un sourire ravi sur les lèvres, j’ouvris la bouche et pris ce qu’il se trouvait sur sa fourchette sans demander mon reste. Sérieusement, c’était trop bon, tellement que j’hésitais à troquer mon assiette contre la sienne… Oui, je vais faire ça … De la viande si tendre, des légumes si frais et cette purée en duchesse … Je meurs. Je veux. Donne. « Je préférerais un baiser direct ~ » Du moins jusqu’à ce que j’entende cela et qu’un rougissement prononcé ne vienne s’afficher sur mes joues. Écarquillant les yeux sous ses dires, j’étais presque offusquée qu’elle le dise si haut. Mais en même temps, je le savais, j’étais la seule à l’entendre … Tout ça, tous ses dires pervers qui me firent plus d’effet que je n’aurais voulu. Garce. Sérieusement, un jour … je la tuerai, et ce de mes mains avec plaisir. Non pas dans un sens pervers, bien que je coucherai avec elle avant de la butter, mais on se comprend n’est-ce pas ? Haha. Conneries.

- Akiha-Sensei, je suis tellement heureuse que nous nous entendions, c'est toujours mieux pour nos futurs rapports belle-mère, belle-fille...

Et question connerie on n’aurait pas pu faire mieux que l’espèce de rousse qui se trouvait collée au bras de Kiseki. Non mais vous l’avez entendue ?! Relation belle-mère, belle-fille hein ? Haha. Qu’elle crève la bouche ouverte cette conne, comme-ci elle avait une quelconque chance avec le fils d’Akiha, sérieusement. Ces gens font pitié. D’autant plus qu’elle osait dire ça devant moi, devrais-je leur rappeler que toute relation entre deux sexes opposés à Undai était prohibée ?! Quoi ? C’est tombé aux oubliettes dès que Kiseki a commencé son tour des jambes écartées de Undai ? Je n’en ai rien à foutre, la loi est la loi et dès que j’ai deux minutes avec Kiseki, je le lui ferai comprendre. Quitte à utiliser mes poings. Et d’ailleurs, pourquoi Ayame ne l’a pas empêché de faire ce qu’il fait ?! C’est elle la directrice non ?! A la place de faire ses voyages à la con, qu’elle s’occupe de ses gosses … Et de moi aussi. Ca y est, je boude, mauvaise humeur ON.

- Vous êtes trop jeunes pour ce genre de pensées, mes chatons ~ Non, Kiseki, ton avenir doit passer au premier plan. Ne veux-tu pas devenir idole ? Il sera difficile à ta personne d'avoir une femme en tournée ~

Et voilà comment briser un couple en moins de trois secondes. Affichant un sourire vainqueur en applaudissant presque Akiha, je laissais un rire moqueur traverser mes lèvres alors que je repris mon repas tout en regardant l’air dépité des deux gosses se trouvant à nos côtés. Entre Kiseki qui comprit enfin qu’avec une femme ça ne le fera pas et sa copine qui le secoue presque pour lui dire que c’est faux, qu’elle l’attendra au pire dans les coulisses … C’était la merde. Et pas qu’un peu quand je crus entendre un « Super maman à raison, je peux plus super rester avec toi ! ». Tellement radicale.

Et ça d’autant plus. Et qu’était-ce « ça » ? Akiha qui se lève en me caressant la main avec envie tout en soufflant un « Excusez-moi un instant, je reviens ~ ». Voulait-elle … Que je l’accompagne ? Mon mouvement voulait la suivre mais ma conscience me clouait sur la chaise … Non, si je la suivais, si nous nous retrouvions seules une fois de plus … Et puis, j’ai tout de même envie, mais je n’étais pas comme Ayame, je n’agissais pas sans réfléchir. Même si je me laissais emporter à mes temps perdus, là … J’avais assez de continence pour ne pas franchir cette limite qui brûlait mon être. J’avais envie d’elle, et le simple fait de la regarder se déhancher en direction de la salle d’eau me faisait frissonner d’envie. Akiha … Je ne veux pas te désirer comme ça, non, je ne veux pas mais c’est plus fort que moi. Me redressant de ma chaise en donnant gestes à mes pensées, je m’apprêtais déjà à partir rejoindre Akiha quand Kiseki m’arrêta d’un mouvement de la main, me dévisageant presque de ses yeux perçants avant de me souffler un ;

- Dead Master-Sama ne partage pas ce qui est sien.

Levant un sourcil sous sa voix tranchante, je me rassis, incrédule de l’entendre parler avec tant de sérieux … Terrifiant, digne d’Ayame en soi. Souriant jaune en soupirant je me posais sur mon dossier à contrecœur alors que le gosse reprit son visage normal, que de nouveaux sourires naquirent sur ses lèvres et qu’il entreprit de parler avec sa chose pour lui expliquer que finalement, c’est mieux pour eux de rester juste amis et qu’il serait inutile qu’ils se marient et qu’ils pouvaient juste … continuer à coucher ensemble. Ah ?! Tournant rapidement mon visage vers le gamin sous ses dires, je grinçais des dents avant de me reculer en le pointant du doigt tout en m’exclamant haut et fort ;

- Tu te fous de moi c’est ça ?! Il est hors de question que tu … imbécile ! As-tu seulement lu le règlement d’Undai ?! Sérieusement, et Ayame elle te permet de faire ça ?! Tu sais combien de gens elle a tué pour s’être embrassé uniquement ?! Et toi … toi tu parles de …

« Super beaucoup, c’est pour ça que je ne reste pas super longtemps avec mes super copines et qu’elles super disparaissent quand je les super présente à super maman Ayame. ». Et là, ce fut le blanc. Je ne savais plus quoi dire devant son air déterminé… En terme clair, Ayame les tuait quand même … Elle laissait juste son gosse s’amuser avant de les trancher … Et Akiha … Elle savait ça ? Haha. Non, et jamais elle ne le saura sinon … sinon ça sera la guerre. Mais en mode deux monstres qui se tapent dessus pour leurs progénitures. Atroce.

Sursautant en sentant le parfum d’Akiha dans mon dos, je me tendis légèrement quand elle s’abaissa au niveau de mon oreille, déviant légèrement le visage pour écouter ce qu’elle avait à me dire je fronçais les sourcils lorsque sa voix suave éveillait mes sens. « J'ai une urgence, je te laisse Kiseki, on se verra ce soir ~ » … Je ris ? Non, je pleure, et je n’ai même pas eu le temps de la retenir qu’elle n’était déjà plus là. Soupirant en me demandant ce que pouvait être cette urgence pour qu’elle me plante ainsi avec son gosse. Une autre pustule à l’infirmerie ? Ca y est, je n’ai plus faim … Arg. Mais bon, là n’était pas le plus gros soucis, non, mon problème était que je me retrouvais avec Kiseki et sa chose … Bon, je m’éclipse aussi. Me relevant de ma place en essuyant ma bouche, je déposais ma serviette à côté de mon plat avant de faire dos à la table et m’apprêter à partir … Du moins, c’est ce que je voulus faire si je ne m’étais pas faite arrêter une seconde fois. Et pourquoi ? Pour un espèce de crétin qui me hurle dans les oreilles « ARGENT ! ». Quoi argent ?

- Super Yume-Onee-Chan ! Tu peux super pas partir comme ça ! Comment je vais faire pour super payer tout ça moi ?! J’ai super rien sur moi ! Fais moi un super crédit et je te super rembourserai dès que j’ai mon super argent de poche ! Super Please !

… Non mais c’est la journée gros foutage de gueule, c’est ça hein ?! Grimaçant quand il me demanda de lui passer du fric -parce que c’est carrément ce qu’il me demandait-, je pris une seconde de réflexion avant de sortir mon porte feuille de ma poche et de sortir quelques billets de celui-ci … Au pire si il me rembourse pas, je demanderai à Akiha … ou à Ayame, ou aux trois. Mais bon, et je lui donne combien ? 100 ? « Je veux super la prendre au ciné aussi … » 200 ? « Et peut être qu’on pourra super aller manger une super glace ? » 300 ? « Et puis, ca serait super chouette si je pouvais aller avec super Izaya à l’aquarium ? » … Izaya ? Levant un sourcil en me demandant si il parlait du même Izaya que j’eus connu, je finis par renoncer à me poser plus de question et lui tendis assez d’argent pour sa journée … Quelle bonne sœur faisais-je là. Foutaises.

- Je te les super rendrai ! Mais tu devras super attendre deux mois pour tout ça ! Super merci Yume-Onee-Chan ! T’es la super meilleure des grandes sœurs après Hikari !

Haha … pauvre con. Soupirant en quittant enfin l’endroit, je traversais le centre commercial à la recherche de la sortie. Une fois dehors je me décidais d’appeler Kaïla, après tout elle devait déjà être à Kobe non ? Sans doute. Composant son numéro en affichant ma tête de Pyon-Kun, je portais l’appareil à mon oreille et attendis qu’on décroche à l’autre bout. Chose qui n’arriva jamais, seule une boite à messages me reçut, demandant à ce que je laisse mes coordonnées … « Kaïla ? C’est Yume, je voulais juste savoir si ça va … Et … Si tu étais bien arrivée, rappelle moi Ok ? Tu me manques … » Et je raccrochais. Inspirant en fermant les yeux un court instant, je laissais le vent caresser mon visage avant de me dématérialiser d’ici pour rejoindre le bâtiment principal d’Undai. Oui, il m’arrivait d’avoir la flemme de marcher … Parfois. Comme maintenant. Hum. Bon, on va voir à l’infirmerie ? Passant les portes coulissantes du bâtiment principal, je me dirigeais vers l’infirmerie, endroit dans lequel se trouvait encore le gros à la pustule et quelques infirmières pour recoudre l’abcès créé pour faire sortir … tout ce qu’il y avait à sortir. Dégueulasse.

- Vous avez vu … Akiha ?

Les réponses arrivèrent en même temps dans un non collectif des aides soignantes, me laissant perplexe sur l’urgence d’Akiha … peut être qu’elle était avec Ayame ? Non, Ayame était partie je ne sais où donc ce serait impossible. Son laboratoire peut être ? Je ne sais pas. Autant l’appeler, cela m’évitera de chercher partout pour la trouver. Et puis en même temps, pourquoi devais-je la trouver ? Je pouvais très bien m’occuper seule … Oui, m’occuper seule. Déterminée à abandonner mes recherches, je me décidais à retourner au conseil plutôt que de courir après la blonde. Rentrant dans la pièce vide, j’allumais les lumières et pris place à mon bureau, endroit … étrangement vide. Seul un mot y figurait, attisant ma curiosité, je m’en saisi et lu les quelques phrases à mon égard ;

Je me suis permise de classer les documents se trouvant sur votre bureau, Yume-Sama ~ Seules les trois feuilles se trouvant dans votre tiroir ne demandent plus que votre signature et d’être expédiées ~ En espérant que vous puissiez correctement me recomposer, Yume-Sama ~

Yomi Tsuchimiya.


Sérieusement ? Sortant les trois feuilles de mon tiroir comme le disait si bien Yomi, ce fut avec étonnement que je vis qu’elle avait dit vrai … tout était fait, rangé, propre … seule ces trois feuilles ne pouvaient être faite sans moi et … je les signais, les mis dans une enveloppe et les déposais dans le courrier à envoyer. Surprise d’une telle aide d’un quelconque membre du conseil, je restais néanmoins contente … Parce que oui, elle m’avait vraiment aidé sur le coup. Et sa fameuse récompense elle la recevra, non pas de la manière qu’elle croit, mais je trouverai bien quelque chose pour … Comme cette espèce de strass que j’ai vu la dernière fois … Ouais.

Qu’importe, je chercherai ça demain, maintenant, c’était Akiha que je devais trouver. Parce que oui, je n’avais plus rien à faire et personnellement je préférais pleinement passer mon temps avec elle que seule à faire je ne sais quoi. Me téléportant dans ma chambre, je me laissais tomber sur mon lit en composant le numéro d’Akiha. Décidant de lui envoyer un message, je laissais mes talents d’écriture dicter mes doigts sous un « T’es où ? » … Ouais, très poétique hein ?

Je vous emmerde, je faisais ce que je pouvais et cela se résumait à ces quelques mots. Envoyant mon cellulaire valser sur le sol, je tournais dans tous les sens tout en me plaignant de mon sort. Je m’ennuie, Akiha n’arrivera sans doute pas d’ici dix minutes au moins … Trop lent, elle était trop lente. Je venais presque à vouloir lui apprendre la téléportation, ce serait tellement plus simple comme ça non ? Ouais vous allez me dire que je pouvais tout simplement me téléporter à ses côtés en cherchant son odeur … Mais sérieusement, je ne voyais pas pourquoi c’était à moi de bouger. Quoi ? Parce que j’étais celle qui la cherchait ? Silence misérables. Soupirant en me penchant vers le sol quand mon cellulaire sonna, je regardais le message qu’on venait de m’envoyer, répondant par un simple « Ok » avant de faire le tour de ma boite mail … Kaïla … ne m’a pas répondu encore … Son père allait-il seulement bien ? M'asseyant jambes croisées sur mon lit, je composais le numéro de la demeure Kurayami, espérant ainsi choper Kaïla avec un peu de chance. Mais là non plus, je n’eus aucune réponse, seul la tonalité insupportable avant d’arriver sur un répondeur. Y avait-il pas des majordomes pour répondre aux appels ? Qu’importe, je m’ennuie. Et dix minutes, c’est long, tellement long que j’ai eu le temps de me lever, d’aller dans mon frigo, sortir une canette et revenir dans mon lit avant que ma porte ne s’ouvre … sérieusement ? Étonnée de ne pas avoir attendu autant que je le crus, je levais la main en signe de salut à l’encontre d’Akiha et de … Hikari ? Levant un sourcil sans comprendre pourquoi elle était là aussi, je haussais les épaules en les laissant rentrer.

- Dans le frigo, y a le jus que Kaïla t’a acheté Hikari, Akiha … Tu veux un verre ?

De quoi ? Haha, nous sommes toutes deux adultes ~ Me levant de mon lit tout en effaçant les plis invisibles de mes vêtements, je me redirigeais vers mon coin cuisine, passant au dessus d’Hikari pour prendre la bouteille de scotch avant de me saisir de deux verres. Versant l’alcool brun dans les verres, j’en tendis un à Akiha avant de trinquer. Dommage que nous étions seules … Mais bon, on fera avec ça. Laissant Hikari s’installer dans mon lit sans moindre pudeur, livre en main, il ne fallut guère plus de cinq secondes pour qu’on l’oublie celle-là. En mode invisible, elle était aussi douée que Miri-Tan … Terrifiant.

- Tu me dois 45000 Yens Akiha.

Bah oui, je voulais retrouver mon argent, et Kiseki me donnera la même somme que sa mère … pour les intérêts. Quoi ? Moi, aussi radine qu’Ayame ? Faux, je le suis plus.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.   Ven 3 Jan - 18:45

J'étais soulagée que la dispute durant depuis déjà quelques jours, se finit par un étrange malentendu, pour mieux refixer les bases par la suite. Évidemment, je ressentais de la honte par rapport à ce qui s'est passé dans le salon d'Ayame, mais je me promettais dès aujourd'hui, de ne plus laisser mon corps dicter mes actions, surtout pas avec mes enfants. Avec d'autres personnes, je ne le garantissais guère ~ Quoi qu'il en soit, je sentais une chaleur apaisante au cœur, une baume de soulagement quand je regardais Hikari marcher à mes cotés, sans peur, sans colère, juste comme une fille aimant sa mère. Et comme une mère adorant son enfant que je pouvais l'être, c'est un sourire doux qui flottait sur mes lèvres à cet instant. J'étais heureuse, comblée sentimentalement. Parce qu'il faut l'avouer, le corps dont j'avais la possession, n'était pas satisfait, il désirait bien plus qu'un câlin amical et des paroles gentilles. Il voulait ressentir de la chaleur ardente, celle à laquelle nous goûtons quand nous nous faisons prendre par une main habile, quand des baisers torrides nous font frissonner de toute part, quand une langue délicate nous procurent du plaisir... Ce genre de besoin là. Mais trêve de penser de la sorte, sinon je risquerais encore de commettre des erreurs que je ne voudrais surtout pas refaire. « Un jour viendra où tu n'en auras plus rien à cirer de ces mômes. » Ce jour adviendra seulement si je donnais le plein pouvoir à mon alter-ego démoniaque, chose qui n'arrivera jamais en soit. De ce coté là, je ne ressentais aucune inquiétude ~ Même maintenant que mon corps désirait des caresses, je me complaisais dans le fait que dans quelques minutes, j'aurais Yume pour me de-frustrer, que ce soit par des taquineries coquines, ou plus si affinité ~

Sourire mesquin aux lèvres après m'avoir imaginé une Yume rougissant furieusement à un de mes chuchotements sensuels, je repris un air moins prédateur quand Hikari revint de sa chambre, un livre en main. Et de quoi traitait ce dernier ? Je n'avais l'occasion de zieuter sur la couverture, question de ne pas paraître trop insistante. D'ailleurs, je comptais devenir bien plus laxiste de ce coté là également, ne pas savoir ce qui se passait dans la vie de Hikari pendant notre dite dispute -futile à ce jour- me fit comprendre une chose, celle que je devais arrêter d'être trop envahissante dans la vie de mes enfants. Certes, je ne comptais arrêter de prendre de leurs nouvelles, de demander comment ils allaient dans tous les domaines, mais d'une manière bien plus subtile. Moins insistante. C'est aussi pour cela, que je ne posais pas trop de questions à propos de Mei, préférant enquêter seule de mon coté sur ce sujet là. D'autant plus que j'ai réussi à soutirer quelques informations à propos de la princesse blanche de Undai, directement de la bouche de mon enfant. Il s'agissait donc bien de Mei Mashiro, jeune Terminale récemment promue qui a déjà sa place au Conseil, fille que Hikari considère comme une amie. Étrange, n'est-ce pas ? ~ Mais passons le moment des investigations, et rentrons donc dans la chambre de Yume ~ Alala, toujours aussi bleu qu'est le décor de son lieu de vie.

- Dans le frigo, y a le jus que Kaïla t’a acheté Hikari, Akiha … Tu veux un verre ? 

La gratifiant d'un simplement mouvement positif de la tête, je me plus à faire le tour de la chambre, un sourire sournois aux lèvres. Pénétrer dans un endroit qu'on voulait utiliser pour des actes pervers se valait d'être exploité de long en large ~ Et plus sérieusement, sa chambre me changeait beaucoup des appartements de Dead Master, apposant une pointe de nostalgie quand moi-même, j'avais une chambre étudiant à Undai. Devais-je avouer que j'ai toujours eu une chambre commune, insistant presque à ce que j'aie une nouvelle colocataire chaque année, ou plusieurs fois par an si l'une d'elles disparaissait dans des circonstances inexpliquées ? ~ Mais laissons ce détail de coté, ma vie en tant qu'étudiante à Undai était riche en événements de tout genre, après tout ~ Qu'ils soient glorifiants ou non.

Prenant le verre que me tendait Yume, je lui lançais un sourire charmeur comme j'en avais le secret, tout en regardant Hikari prendre ses aises dans la pièce. Venait-elle souvent ici pour s’installer aussi librement dans le lit de Yume ? À croire les dernières nouvelles, cela devrait m'étonner moins que cela, sachant qu'elle était -légitimement- la petite sœur de Yume mais aussi l'élève personnelle de la Terminale y vivant également. Finalement, je n'avais pas à m'en faire pour l'intégration de mes petits chatons dans l'école, que ce soit Hikari -à ce que je pouvais voir- ou Kiseki -trop sociable- ou encore, ma petite dernière qui gambadait dans le parc sans peine. Mes réussites ~

- Tu me dois 45000 Yens Akiha.

Manquant d'avaler de travers le liquide brûlant que j'avais dans le verre, je levais un sourcil interrogateur sous l'air décidé de notre hôte. Quarante-cinq mille Yens ? Et en quel honneur puis-je savoir ? Restaurant. Bien évidement. Mais même, c'était une somme extravagante qu'elle me demandait pour un repas chaud, peu importe le restaurant qui nous eut accueilli. Kiseki. Cela allait de soi ~ Désespérée du comportement de mon fils à extorquer tout en n'importe quoi à -à peu près- tout le monde, je finis par afficher un fin sourire aux lèvres, pour mieux me tourner vers Hikari absorbée dans un bouquin, et ensuite -vérifiant qu'elle ne risquait de voir quelque chose d'inapproprié-, je m'approchais à pas de loup de Yume, me penchant à son oreille -dos à ma fille- pour mieux lui souffler quelques paroles suaves.

- Je pourrais m’en « acquitter » en nature, Yu-me ~

Un dernier clin d’œil, un léger rire dans la pièce et je finis la tirade à haute voix, n'y intégrant aucune perversité dans un « Tu les auras demain, en bonus ~ ». Incompréhensible ? Pour Hikari sans doute, mais Yume savait parfaitement où je voulais en venir. Finissant le verre d'une seule traite, je le posais sur la table basse de la chambre avant de me tourner vers le lit, quand un bruit typiquement reconnaissable parvint à mes oreilles. Croisant les billes bleutées de mon enfant, je secouais la tête d'amusement avant de demander à la jeune femme aux couettes ébènes si je pouvais me servir dans... son petit frigo rouge que j'eus débusqué en rentrant dans sa chambre. En fait non, je ne lui demandais rien, usant de mon déhanché attirant pour mieux me pencher à la recherche de quelque chose à grignoter dans le frigo, mettant ce qu'il fallait bien en valeur, là où il le fallait. Des pains... et des sodas. Et dans les armoires ? Me redressant gracieusement, j'ouvris les armoires où seules des crasses et conserves en tout genre étaient disposés dans un désordre monstre. Voyez-vous cela ~

- Je me demande comment fais-tu pour garder un corps si sublime avec toutes les choses que tu ingurgites, Yume ~ Soit, je vais aller chercher quelque chose en bas, je reviens ~

Un regard sondant Yume de haut en bas avec insistance pour lui faire comprendre que ce dit « corps si sublime » me donnait envie, je fis claquer mes talons au sol sans plus attendre, direction le restaurant après un dernier signe de la main à l'attention de Hikari. « Qu'elle aille chercher à manger, et te laisse seule avec Yume, heh ~ » Silence. Il m'a fallu un bon quart d'heure pour commander des salades ainsi que des bouteilles d'eau pour mieux retourner dans la chambre de notre fameuse Présidente du Conseil des étudiants. Et quelle ne fut ma surprise de voir Yume installée à coté de ma fille, tandis que cette dernière était visiblement mal à l'aise. Que se passe-t-il donc ici ? ~ Abordant un sourire plein de sous-entendus pervers, je m'assis sur le sofa comme si de rien était, déposant les coudes sur la table, et me servant déjà avant de prendre la parole.

-Hikari, viens manger ma chérie ~ Yume, si tu t'ennuies tant que cela, viens par là, je m'occuperai de toi ~

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Part One Bis : Kagoshima, La gravité de deux corps ne pouvant se toucher.

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