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 Part One : Kagoshima, la vengeance.

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Dead Master

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★ Age : Plus que tout le monde, mais personne ne saura jamais combien précisément. Un petit indice, cela fait plus d'une dizaine d'année que je règne sur Undai Gakuen !
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MessageSujet: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mar 10 Déc - 22:00

Depuis déjà quelques semaines, mon quotidien avait changé au plus haut point. Chaque matin, ce n’était plus ma femme que je retrouvais endormie dans notre lit, mais plutôt une place vide et froide. Cela se résumait en quelques mots, après avoir décidé de se remettre à ses recherches, ma charmante épouse passait ses journées dans son laboratoire, concoctant des mélanges étranges tout en créant des nouvelles formules plus incompréhensibles les unes que les autres pour le commun des mortels. Je n’étais pas contre cela, bien qu’elle me manquait, je m’étais décidée à lui laisser du temps libre, de l’air frais et non ma présence consente. Oui, il m’arrivait d’être généreuse ~ Mais ce n’était pas tout, étant donné qu’Akiha-Chan n’avait guère le temps de s’occuper de sa vie de tout les jours, c’était ma personne qui avait repris la relève, que ce soit pour attribuer de nouvelles personnes pour les cours de sciences, nommé une nouvelle infirmière promue au titre de remplaçante de chef d’équipe, jusqu’à m’occuper moi-même du bien-être de nos enfants. Ren-Chan fut la première à laquelle j’apportais mon attention, voulant la pousser à prendre le cursus normal de tout étudiant dans cette académie, je me heurtais à un mur. Deux à dire vrai. Izanagi-Kun ainsi que Yume-Chan. Et pourquoi cela ? Car selon eux, elle n’était pas encore prête, nous devions attendre encore, ne serait-ce que quelques mois pour qu’autant son langage que sa bienséance soient au point avant de l’envoyer dans la cage aux lions. N’ayant guère eu le choix de m’y opposer, j’avais laissé l’affaire de côté pour m’occuper plutôt des jumeaux. Et ici encore, ce n’était pas mince affaire. A ce que je pus comprendre, Hikari-Chan s’entraînait avec Kaïla-Chan, chose relativement étrange en connaissant l’aversion qu’avait la chienne de mon chef-d’œuvre envers notre famille. Mais à croire qu’elle eut laissé cela de côté, et de sa bienveillance, gardait un œil attentif sur l’avancée d’Hikari-Chan. Quant à Kiseki-Kun ? Celui-ci s’était inscrit à une activité extra-scolaire, quelque part à Kyoto non loin de l’école. Je n’étais pas contre non plus, tant qu’il n’enfreignait aucune règle, je le laissais faire comme bon lui semblait. Oui, il va de soit qu’à maintes reprises je dus m’occuper de ses soucis amoureux quand je le voyais au bras d’une demoiselle ~ Mais là encore, je ne m’étalerai guère sur le sujet.

En dehors de cela, j’avais mes propres occupations, et celles-ci étaient principalement basées sur l’histoire de Kagoshima. Travaillant à distance avec mon groupe des cinq, je recevais une fois par semaine de nouveaux indices pouvant m’avancer sur les coupables de cette terrible affaire. Il va de soit que je n’avais guère encore de noms, seulement un lieu et une envie terrible d’y aller sans réfléchir à plus. Mais j’étais une personne prenant ses précautions, et mourir aussi simplement ne me sied guère. De cela en découlait ma position, assise dans mon bureau, des papiers par-ci par-là, à rechercher de nouveaux indices. Je touchais presque au but, j’en étais sûre, mais en même temps, lorsque je trouvais une probabilité de mettre un nom sur ce crime, de nouveaux éléments vinrent pour me remettre devant une page vierge. Un casse-tête sans nom, me montrant Ô combien ces gens avaient pris leurs précautions avant de nous attaquer. J’eus songé à refaire tous les dossiers des étudiants de Undai depuis son commencement, mes une fois de plus, cela ne m’avait guère été d’une utilité. Tout cela pour dire que j’étais dans un cul-de-sac, énervée au plus haut point de ne trouver ce que je désirais. Était-ce tant demandé d’avoir des noms ? Du concret dans toute cette histoire ? Sans doute en vue de mon incapacité agaçante.
C’est après des heures et des heures de recherches que je m’étais autorisée une pause, pause que je comptais utiliser pour voir l’état de mes jumeaux. Me levant de mon siège directorial, je quittais mon bureau pour rejoindre le couloir m’amenant aux classes utilisées par mes étudiants. Gravissant les escaliers jusqu’au troisième étage, j’attendis patiemment la fin des cours pour rentrer dans la classe se vidant peu à peu sous les saluts à mon égard des étudiants. Attrapant Kiseki-Kun avant qu’il ne parte je ne sais où, je lui demandais de rester alors que celui-ci me suppliait déjà de le laisser manger avec ses camarades de classe. Décidée à ne pas être une mère aussi couveuse que mon épouse, je le laissais partir et pris Hikari-Chan comme proie. Chose qui ne devait lui faire plaisir en voyant son air terrifié. M’en approchant, je déposais ma main sur sa tête avant de laisser ma voix suave couler jusqu’à son ouïe tout en gardant cette vibre mielleuse qui m’allait tant bien ~

- Je crus remarquer qu’Hikari-Chan déjeunait seule les midi, puis-je lui proposer de se joindre à ma personne dans ce cas ? ~

Beug total dirais-je ~ « Dead Master-Sama, merci d’être venue, j’avais justement besoin de vous parler. Cela concerne Kiseki. » Me retournant pour faire face au professeur en délaissant le minois déconfit de ma fille pour me plaire dans les dires de l’enseignant, je lui signalais tout de même de ne pas partir. Oui, oui, je comptais vraiment déjeuner en sa compagnie ~ Et pourquoi cela ? Car j’étais seule à cette heure-ci étant donné qu’Akiha-Chan n’avait toujours pas quitté son laboratoire. D’autant plus que … J’en avais envie ~ Me posant gracieusement sur la table d’un des étudiants, je croisais les bras en relevant mon regard, signe que l’homme me faisant face pouvait parler.

- Je rencontre quelques problèmes avec celui-ci, en dehors du fait qu’il n’était pas attentif au cours, il ne daigne même pas faire ses devoirs et ses contrôles sont justes déplorables. Avoir un zéro sur un thème comme celui-ci est juste improbable. Je ne critiquerai pas son intelligence, mais il manque cruellement de concertation. Lorsque nous faisons des travaux d’équipes, il ressort toujours premier en mettant de l’entrain dans ses présentations, mais en travail individuel, c’est une catastrophe. Je comptais vous en informer, nous sommes encore loin des prochains examens, mais autant réagir maintenant, Dead Master-Sama.

Il n’avait pas tort, et bien qu’une once d’énervement pointait son nez je ne daignais le montrer ouvertement. Kiseki-Kun était né ainsi, déconcentré par la moindre chose qui pointait au bout de son nez. Et ce n’était pas tout, après l’avoir observé, je n’étais même pas étonnée qu’il ne révisait pas ses leçons, ou faisait tout simplement ses devoirs. A se demander comment Hikari-Chan s’en sortait d’ailleurs. Et les dires suivants de l’enseignant confirmèrent mes dires quand il souligna allègrement que cela ne concernait guère Hikari-Chan, que contrairement à son frère, il serait mieux qu’elle participe plus en cours bien que ses notes étaient largement au-dessus de la moyenne. Remerciant d’un sourire l’enseignant en me levant, je proposais à Hikari-Chan d’y aller, plutôt que de rester dans cette classe alors que sa pause s’écourtait de plus en plus.

- Je suis fière de toi Hikari-Chan, réussir si aisément tes cours montre bien d’où tu viens ~ Contrairement à Kiseki-Kun d’ailleurs ~

Mais passons, profitons plutôt de ce moment avec cette demoiselle ayant l’air d’avoir un ballet coincé entre les fesses. Devrais-je vérifier ? ~ Maaah, trêve de perversités, je ne crois pas qu’Akiha-Chan apprécierait que je jette mon dévolu sur notre enfant, sur n’importe lequel d’ailleurs ~ « C’est un honneur de vous entendre dire cela… Dead Master-Sama ». Me retournant suite à ses dires, je l’arrêtais dans son avancée pour déposer mes mains sur ses épaules et relever son regard jusqu’au mien. Lui adressant un doux sourire, je me penchais vers son oreille pour venir lui demander une petite chose pouvant sans doute alléger son air de martyr ~ « Ayame-Okasama quand nous sommes seules, veux-tu ~ ». Une information la faisant réagir, à dire rougir si j’en crois ce qu’il se passait devant moi. Gloussant à cela, je poursuivis notre chemin et ce, jusqu’à la cafétéria remplie à craquer de zouaves en tout genre. Passant entre la foule -quand celle-ci s’écarta en me voyant arriver-, je me dirigeais vers les serveuses afin de commander pour Hikari-Chan et ma personne. Prenant le plat du jour ainsi qu’une salade et une crème vanille, je nous dégotais une place à l’abri des regards et de la masse pour nous y installer et déjeuner.

- Je… Je ne m’attendais pas à ce que… vous vouliez manger avec moi, Dead… Ayame…Okasama.

Aurait-elle un souci avec ses cordes vocales pour autant détacher ses mots ? Peut être ~ Chose à vérifier donc ~ Gloussant à ses dires, j’entamais mon repas tout en lui envoyant un regard compatissant, finissant même par lui dire qu’il ne fallait guère être si coincée en ma compagnie et que je ne comptais la tuer tant qu’elle ne faisait pas de faux pas punissables ~ Suite à cela, elle se libéra d’autant plus, parlant même étrangement beaucoup sur des sujets que je n’aurais jamais cru aborder en sa compagnie. Entre les cours et ses lectures, jusqu’à nous lancer sur un sujet de sciences qu’elle eut découvert dans l’un de mes nombreux ouvrages. Une fille captivante digne d’être l’une de mes créations à dire vrai ~ Ce n’était pas de l’amour que j’éprouvais à son égard, mais plutôt de la curiosité ainsi que ce sentiment me disant qu’elle était mienne ~ Gloussant à ses dires jusqu’à renchérir ceux-ci de mon expérience, je me plaisais dans cette discussion si rare entre nos personnes. C’est après avoir entendu hurler un énergumène disant haut et fort « SUPER BATAILLE DE BOUFFE ! » Que je crus me cogner la tête à la table. Mais je n’en fis rien, me levant de ma place dans un bruit accentué par ma chaise pour marquer ma présence et dire à l’encontre du garçon que je connaissais très bien ces quelques mots qui l’arrêtèrent dans sa lancée.

- Kiseki-Kun, retenue pour la semaine.

Paroles dites avec froideur d’ailleurs ~ J’en frissonnais moi-même ~ Mais bon, je ne comptais rester là devant ses yeux de merlan frit, et je le signalais à Hikari-Chan d’un sourire chaleureux et d’une caresse sur sa tête. Il était temps pour moi de retourner à mon travail, et eux, d’aller en cours d’ailleurs. Soupirant en retournant entre mes quatre murs sombres, je repris ma place sur mon siège derrière un amas de papier que je crus moins épais quand je suis partie. Soupir après soupir, je décidais de repousser cette tâche à plus tard, préférant de loin m’occuper autrement comme vérifier mes mains, mes comptes bancaires, faire les payements pour les salaires, fournitures et autres affaires privées, allant même jusqu’à flâner sur quelque site à la recherche de rien de précis pour finalement, me retrouver après une heure de glandage suprême à me décider -d’un air dépité- à reprendre le cours de mon travail lâché plus tôt. Soupirant pour la énième fois, je poursuivis, voulant tantôt boire une tasse de thé, tantôt regarder par la fenêtre pour me distraire de mon véritable but. Choses auxquelles je ne donnais vie à dire vrai, me concentrant tant bien que mal sur ma tâche. Il n’était guère utile de se demander pourquoi Kiseki-Kun ne savait se concentrer sur les cours en voyant une personne telle que moi chercher des alternatives tout aussi dénuées de sens pour ne pas travailler. Mais contrairement à lui, j’allais jusqu’au bout des choses, et même si je n’avais guère envie de le faire, je le faisais.

- Qui est-ce ? ~

Sursautant en ne laissant rien paraître, je laissais naître un doux sourire sur mes lèvres alors que deux mains chaudes me cachèrent la vision. Gloussant légèrement en m’enfonçant dans mon siège, je laissais le prénom de l’arrivée rouler sur ma langue tout en glissant une pointe d’amusement dans tout cela ~ « Miri ~ » Bien vu ~ Et c’est quand elle dégagea ses mains que je pus contempler sa personne, non pas dans un kimono comme nous avions l’habitude de la voir, mais plutôt dans une tenue de motarde, me signalant allègrement qu’elle eut fait le voyage depuis la Corée sur sa bécane ~ Mais je n’avais guère besoin de savoir comment elle était arrivée, ce que je désirais plutôt c’était savoir la raison de sa venue ~ Mais cela je n’eus droit de le poser quand la nouvelle venue colla sa joue contre la mienne dans des frotti-frotta qu’elle accentua par ses demandes ~ « T’ai-je manquée, Ayame ? ~ » Si seulement elle savait ~ « Terriblement ~ » Fut ma réponse alors que son rire cristallin résonna avec douceur dans mon oreille finie ~ « Mais je suis de retour à présent ~ Savez-vous pourquoi ? ~ » Non mais elle allait me le dire n’est-ce pas ? Continuant ce petit jeu de jeunes amantes venant tout juste de se retrouver, un sourire béat sur les lèvres et des frissons m’arrachant l’échine en vue de sa proximité exagérée, je la laissais faire, continuant notre jeu de semi-séduction amicale jusqu’à ce que la porte de mon bureau s’ouvre sur … Akiha-Chan ~ Gloussant dans mon coin suite à cela, je levais les yeux au ciel en la voyant me dévisager. Oui, il va de soi que j’aurais fait de même si je l’avais vue sur son bureau à rougir et glousser toute seule ~ En espérant qu’elle ne s’imagine rien d’étrange. Chose impossible à faire quand on connaît sa paranoïa et l’ombre perverse qui l’habitait ~

- Akiha-Chan désirerait-elle quelque chose ?

Très peu contrairement à d’habitude, à ma plus grande surprise. La laissant déposer le dossier sur lequel elle voulait mon avis, elle repartit aussi vite qu’elle fut venue en murmurant deux trois choses qui n’eurent l’occasion de se faire entendre quand Miri-Chan se permit de donner son avis sur la venue d’Akiha-Chan. Chose à laquelle je coupais court d’ailleurs avant d’entendre quelque chose pouvant m’énerver ~ Soupirant en me redressant, retrouvant un semblant de sérieux en touchant du bout des doigts le dossier venant de m’être confie, je relevais cependant le regard sur Miri-Chan, toujours aussi curieuse de la raison de sa venue. Et comme si celle-ci l’eut compris, elle me montra un dossier avant d’ajouter cette unique phrase me faisant perdre toute ma joie d’amusement pour quelque chose, d’encore plus fort ~

- Je crois avoir trouvé Ayame ~ Hum ~

Et qu’avait-elle trouvé ? Une chose effroyable mais soulageant à la fois. Prenant entre mes doigts fins le dossier qu’elle avait, je me relevais de ma place pour venir regarder celui-ci, appuyée contre une de mes baies vitrées. Des fiches, du texte, des images et enfin des carnets d’identité que jamais, je n’aurais voulu voir dans de telles circonstances. Me mordillant la lèvre inférieure en épluchant les pages, je laissais mon esprit carburer à du cent à l’heure alors que les pièces se montèrent les unes après les autres dans ma tête. C’était tellement évident que je me sentais bête de ne pas avoir mis la main dessus avant, mais les désigner EUX comme coupables était juste … invraisemblable.

- Je comprends ce que tu ressens, mais ça ne peut être qu'eux. J’ai rassemblé les dernières informations que j’ai trouvé sur eux, ils ont disparu des bases de données il y a de cela trois ans. Assez pour échafauder un plan me diras-tu, mais je peux te certifier que cela fait depuis longtemps qu’ils y pensaient. C’est après avoir reçu ton mail sur cette histoire de Kagoshima que j’ai décidé de faire des recherches de mon côté, après coup, je me suis souvenue des leurs dernières paroles et en mettant l’hypothèse que tu n’as jamais été visée, mais bien Yume-Chan … Le puzzle était fini.

Inacceptable. Ils ne pouvaient l’être, je ne le voulais pas. C’est dans ces moments là que je m'étonnais encore d’être étonnée par quoi que ce soit. Mais les évidences y étaient, je ne pouvais pas tout simplement fermer les yeux et me dire que non, ce n’était pas vrai. Quatre personnes formant un tout en compagnie de Miri-Chan et de ma personne, des personnes effroyables dont leurs forces étaient légèrement au-dessus de celle de mon chef-d’œuvre. Imbattable. « Et comment veux-tu les affronter ? Sacrifier Yume-Chan est inacceptable, Miri. » Cela allait de soi, je devais mettre fin à la vie de ces quatre personnes pour préserver celle de mon enfant, au grand jamais je ne la mettrai en pâture qu’importe Ô combien les adversaires sont importants. Et ceux là l’étaient, des êtres que jamais je ne pourrais retrouver. « Yume-Chan saurait le faire en se transformant en cette chose affreuse, je ne te demande pas de la sacrifier, mais de trouver une solution à tout cela. Si l’on arrivait à maîtriser Insane, nous aurons déjà plus de chance de notre côté. ». Elle n’avait pas tort, mais pour maîtriser cet état n’était pas chose facile, et c’est après une bonne demi-heure de paroles à la recherche de solution que je décidais de faire appel à Kaïla-Chan, de préparer un camp d’entraînement pour notre petit escadron de choc.

- Je peux tout autant leur retirer leurs pouvoirs Ayame.

Fut l’une des paroles de Miri, chose que je n’acceptais pas non plus. Après avoir commis un tel crime, ils devaient mourir, qu’importe Ô combien ils m’étaient précieux. Posée sur mon bureau avec mon amie à ma gauche essayant vainement de trouver des solutions à notre problème, je relevais le visage quand la porte de mon bureau s’ouvrit pour laisser notre vision découvrir une Kaïla digne d’elle-même. Souriant à son encontre en reprenant mon masque de femme fatale, j’élargis mes lèvres, prête à l’accueillir comme il se le doit mais ce fut Miri-Chan qui me devança en signalant sa présence ~

- C’est un plaisir de te revoir, Kaïla-Chan ~ Comment te portes-tu ? ~

Changement de situation ? Ce n’était plus en enfer que Kaïla-Chan venait de mettre les pieds, mais au paradis en vue de son expression ~ Maaah, serait-il possible qu’elle ait une affinité si grande avec ma chère amie ? Voilà une chose que je ne savais guère ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 11 Déc - 22:37

« Je ne sais comment vous remercier de votre aide, Kaïla-Sama, Mei-Sama… Permettez moi de me départir de cette dette dans un futur proche. »   Furent les paroles de Hikari avant qu'elle ne plante Mei et moi, en plein milieu de l'Arène, préférant courir derrière sa sœur cadette, plutôt qu'écouter les conseils de ses aînés. Il était évident que je me sentais comme une pauvre conne délaissée en plein milieu de nulle part après le geste de bravoure que j'eus si bien exécutée. Non mais ces gamins, même pas reconnaissants ! Enfin soit, plus sérieusement, je n'avais rien contre le fait que ma chère élève quitte les lieux, plus loin était-elle du danger, mieux nous nous portions. Le seul problème qui pouvait advenir dans la situation, c’est que je me retrouvais avec la dénommée Mei sans savoir quoi lui dire ou faire. Devrais-je partir sans ajouter autre chose ou alors, céder à sa proposition d'aller manger -proposition grossièrement déclinée par les sœurs Ketsuki- ? Soupirant lourdement sous tant de questions ennuyantes, je tournais le regard vers Mei avec une pointe de lassitude dans l'expression du visage. Autant rester en sa compagnie, pour le peu de fois qu'on pouvait voir Silver Sword avec la princesse blanche de Undai, je sentais déjà les journaux publier des conneries à ce sujet et des élèves jacasser inutilement sur les faits. Ouais, quand deux personnes « célèbres » font ami-ami, tout le monde dans cette école de fous furieux était au courant, c'en était déprimant. Haussant les épaules sous l'air tranquille de ma compagne du jour, je lui proposais délibérément d'aller manger rien qu'à deux, non que j'aie  faim, mais je ne voulais pas la laisser en plan comme les deux autres filles. Bah ouais, je n'aurais pas voulu me retrouver seule après avoir proposé de déjeuner ensemble, alors je ne vais pas lui faire ce coup là. « Allons manger alors... »

Et nous le fîmes, assises dans le réfectoire à une table vide au lieu de se trouver en classe, en plein cours. Parce que ouais, si j'avais cours -ce qui était le cas- elle aussi, pourtant autant elle que moi, nous nous trouvions là, à discuter tranquillement tandis que l'heure tournait. D'ailleurs, il était rare de nous voir ensemble, que ce soit pour parler ou se combattre. Je trouvais cela si bizarre que je me sentais mal à l’aise sous son sourire posé, presque trop amical à mon goût. La nourriture fut plus une attache à laquelle me tenir quand je ne savais que demander à Mei, d’autant plus qu’elle avait l’air étrange, réservée si pas plongée dans ses pensées. Et rien ne s’arrangea quand -entre deux bouchées- elle sortit vaguement quelques mots dont le sens m’échappait « Elle m’a appelé Mei-Sama… » La réponse directe que je pouvais sortir avec mon tact inexistant fut « Et alors ? » Question que la concernée éluda par une autre question, qui me déstabilisa instantanément.

- Je ne savais pas que tu t’occupais de Hikari, Kaïla-San. Lui as-tu proposé de l’entrainer ?

NON ! Du moins, ouais, mais pas de plein gré, j’en fus forcée par Yume. Et c’est ce que je lui expliquais, racontant comment j’ai rencontré Hikari et comment on s’est retrouvé en tant que prof/élève. Accentuant mes paroles par des gestes et d’autres explications, je trouvais presque captivant la manière dont Mei se comportait, buvant limite mes paroles. Finissant par dire que ce n’était qu’une relation comme une autre entre Terminale et un Seconde que nous devions choisir pour l’entraîner, je demandais à la fille aux cheveux blancs ce qu’il en était de son petit protégé, à elle. En y pensant, sa réponse me laissa sur le cul.

- Ah ? Je n’ai personne, comme nous ne sommes pas obligés d’en avoir, je préfère réserver mon temps libre aux tâches plus importantes, comme rentrer dans le conseil… peut être ~

C’est pas vrai quoi ! Je me suis faite rouler par Yume, cette fille sans scrupule était un monstre ! Incrédule -presque choquée-, je me renfermais dans des jurons inaudibles, essayant tant bien que mal de supporter le regard interrogateur de mon interlocutrice. Evidemment que je n’allais pas lui dire ô combien j’étais stupide sur le coup, moi qui ne voulais aucunement m’occuper d’un Seconde, l’ayant fait en croyant que c’était obligatoire, me voilà dépitée à présent. A première vue oui, mais en même temps, je n’avais de raison de me plaindre de Hikari, elle était… bien. Dans le sens, son potentiel en valait la peine, elle était sympathique et ne ressemblait en rien à ses deux mères folles. Un bon élément qui deviendrait encore meilleur grâce au talent de son professeur. Ouais, vos gueules !

- Ha… Ha… Soit.  Tu devrais quand même rejoindre le Conseil, question que je côtoie quelqu’un de normal là dedans.

Et la conversation tourna un instant autour du Conseil des étudiants pour mieux se rabattre sur les rumeurs régissant notre classe. Parce que ouais, si on devait éplucher tous les ragots de Undai, on en aurait pour des semaines, si pas des mois, et vas y pour desceller le vrai du faux par après, dans tout cela. Enfin soit… Restons là à papoter de tout et de rien, tuant le temps avec une personne assez intéressante. Parce que faut le dire, Mei Mashiro était un personnage emblématique de Undai, que ce soit pour sa réputation, sa maîtrise de la glace, son intelligence ou encore sa gentillesse, c'était le genre d'intello populaire... Une star de lycée si je puisse le dire ainsi. Bon, après, je n'avais rien à lui envier, j'étais tout aussi connue, peut-être pas pour les mêmes raisons, mais sur ce point là nous nous rejoignions. De plus -pour la petite histoire- Mashiro n'était pas n'importe qui dans la société japonaise en elle-même, sa famille faisant partie -comme la mienne- des cents anciennes puissances du Japon. En gros, des vieilles familles oubliées, n'ayant du fric que grâce aux héritages exorbitants que leur ont laissé leurs puissants et importants ancêtres. Enfin c'était le cas pour la plupart, y en avait aussi d'autres familles dont les noms sont restés au devant de la scène à travers le temps. Tout cela pour dire que l'administration de Undai -même si c'était le hasard qui envoyait les invitations- faisait bien les choses en insérant dans le cursus des gens aux noms connus. Pour le petit bonus, j'eus déjà rencontré Mei -en coup de vent- en étant bien plus petite, genre, il y a de là... une bonne décennie. Genre elle est venue avec ses parents, et je l'ai vu en flash passer devant la maison... Un truc dans le genre.... Mouais.

- Mais y a pire, il paraît qu'un Terminale de notre classe s'est entiché d'une Seconde, genre il a pas assez à faire en se protégeant soi-même, faut encore qu'il s'occuper d'un petit faiblard... Eh.

Et ce « eh » marqua une pause interminable quand mon sourire moqueur se figea dans un genre de rictus indéfinissable. Et pourquoi donc ? Simplement parce que je croisais le regard translucide de Mei et qu'une foudre éblouissante illumina mon esprit lent à la détente par moments... La Terminale en question c'était Mei. Tandis que la Seconde, personne d'autre que Hikari. C'était pour cela qu'elle l'eut protégé dans l'Arène... Tout cela tenait la route, d'autant plus que l'expression gênée de la princesse blanche le prouvait clairement. Du moins, assez pour que je percute et que le raisonnement fasse le cheminement imparable par la suite dans ma logique. Toussotant légèrement dans mon coin en mode « on oublie », je baissais les yeux mal à l'aise, n'ayant -tout à coup- plus faim. Et tout cela pour relancer le sujet, telle une bonne Kurayami que j'étais.

- Ouais mais tu sais, en même temps c'est cool... J'ai rien contre les Secondes, vu que j'en coach une... Hikari. Mais Hikari ? Tu sais... Pour tout te dire, je connais sa famille, et parfois- tout le temps- j'aurais préféré ne pas en faire partie, parce que survivre avec la folle de Dead Master comme « mère des gosses Ketsuki », c'est pas évident, c'est une vraie dingue cette femme... Réfléc...

Et je me fis couper par une voix monotone venue d'outre-tombe qui s'abattit dans l'atmosphère me donnant la chair de poule « Insulter Dead Master-Sama est prohibé, Kurayami-San. Vous êtes convoquée dans le bureau de la directrice. Tout de suite. » Quoi ?! Relevant mon regard rubis sur l'intrus, je pâlis en captant la présence d'un surveillant dans mon dos. Déglutissant avec difficulté, j'espérais un court instant que l'homme s'en aille, mais au contraire, il insista davantage, au point que je nie toute implication dans un crime quelconque sous un « Mais je n'ai rien fait ! » explicite. Croisant le regard de Mei, je la suppliais presque de m'aider, tandis que cette traîtresse prétendit être déjà en retard pour une réunion d'un certain club. Non mais non, faut pas m'abandonner comme ça !  « Mashiro Mei-San, quant à vous, vous êtes demandée dans le bureau des professeurs. » Hein ? Haha. Changeant de tout au tout sous la parole froide du surveillant, je lançais un sourire vainqueur à Mei en disant ô combien elle était dans la merde, parce qu'elle allait se retrouver sous le feu d'une dizaine de monstres assoiffés de sang, tandis que je ne m'en taperai qu'un seul. Un dernier adieu à l'encontre de la fille « blanche », et je partis tranquillement vers le bureau de la directrice de Undai.

C'est à mi-chemin -genre à deux pas dudit bureau- que toute l'assurance que j'eus ressenti s'évapora, plus l'atmosphère lourde du bureau projetait des ondes dans le couloir. Ouais, je vous jure, on aurait dit qu'il y avait de la fumée noire et toxique qui se propageait tout autour, c'était terrifiant... à se demander finalement si je ne préférerais pas me retrouver avec des professeurs au lieu d'être en présence de l'autre folle. D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle me voulait celle-là ? Bah ouais, bande de cons, évidemment que je le découvrirai en y allant, mais curieuse que je puisse l'être, je n'avais pas trop envie de le découvrir... Pourquoi... ? Aurait-elle eu vent de l'existence de l'appartement que Yume nous eut offert ? J'espérais que non. Et si oui, il faudra à tout prix que je trouve une alternative... Oh et merde. Rentrons dans ce fichu lieu de mort.

Et c'est ce que je fis après avoir toqué à la porte, des sueurs froides dans le dos. M'avançant donc au milieu de la pièce -trop sombre à mon goût-, je suffoquais, oppressée par la puissance morbide de la directrice, majestueusement assise dans son fauteuil, souriant comme si j'étais sa proie du jour. Ça y est, je stress, je me liquéfie, je veux sortir de là ! Quelle idée d'avoir accepté de rentrer dans ce lieu de torture craint par tout un chacun.

- C’est un plaisir de te revoir, Kaïla-Chan ~ Comment te portes-tu ? ~

J'aurais préféré que ce soit dans d'autres circonstances, là, j'avais une directrice folle furieuse qui... Attendez un instant. Détachant les yeux du regard perçant de Dead Master, c'est une autre personne qui attira toute mon attention. Miri. Miri était là. Si mon visage était morose et ma résolution prête à se faire tuer, voilà que maintenant j’irradiais une certaine joie de revoir le fameux fantôme Alien extrêmement sympathique. À croire que c'était le jour des rencontres plaisantes. Affichant un sourire en captant donc la présence de la femme en noir, je m'approchais d'elle avec une certaine assurance, oubliant même le lieu où je me trouvais. M'asseyant dans un siège juste devant Miri, je la détaillais de haut en bas avant de m'exclamer joyeusement :

- Miri-San, vous êtes revenue. Tout va bien en soit, mais je ne m'attendais pas à vous revoir d'aussi tôt après votre départ précipité... Non que je ne veuille pas que vous reveniez, au contraire... Cela fait longtemps que vous êtes là ? Vu la combinaison sexy que vous portez... Non que vous ne l'êtes pas en kimono hein mais... Hum...

Soiiiiiit.... ta gueule Kaïla, avant que tu ne dises d'autres bêtises qui te retomberont dessus. M’emmêlant les pinceaux sous la joie de revoir la seule personne forte et censée de l'Académie, je rougis, souris jaune, et finis par détourner le regard de Miri en espérant qu'elle ne voit le trouble sous mon visage, en vue de tout ce que j'ai pu dire pour mieux essayer de me rattraper par la suite. Bon... Que faire ? Dead Master. Et étrange que cela puisse l'être, elle fut le seul point -vous direz important- de la pièce sur lequel je me rabattis.

- Bon... Sinon, vous me vouliez quoi, Dead Master... Sama ?

Devrais-je être plus formelle en m'adressant à sa personne ? Peut-être bien, mais si ma présence est requise pour qu'elle me tue, je ne vais pas lui donner la satisfaction d'être gentille avec elle hein ! Ceci dit... Elle me voulait quoi ? Fronçant les sourcils, je m'adossais plus droitement sur le siège, fusillant ladite meurtrière de mes yeux de feu. Si c'est pour l'appartement... Ouais, je devrais lancer le sujet avant qu'elle ne me prenne de court, question d'être sur un terrain connu que j'aurais construit.

-  Si c'est pour l'appart' ou autre chose, j'ai rien fait, d'accord ?

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 11 Déc - 23:30

Non pas que j’éprouvais une certaine jalousie envers la sympathie que Kaïla-Chan pouvait avoir avec ma chère Miri-Chan, mais c’était tout comme. Étais-je si monstrueuse que cela pour qu’elle m’ignore de la sorte ? Sérieusement, c’est justement parce que je suis dangereuse qu’il fallait faire attention à ma personne. Quelle tristesse qu’elle ne le comprenait toujours pas, un jour cela la tuera ~ Mais passons, et trouvons plutôt du divertissement chez cette nouvelle venue ~ M’asseyant un tantinet plus confortablement dans mon siège, je laissais couler mon regard sur les courbes de la jeune femme, me plaisant à repenser Ô comment son corps avait l’air alléchant lorsque je l’eus vue nue, une fois par hasard ~ D’autant plus qu’il était rare d’avoir une telle image de sa personne, je n’eus le souvenir de la voir en maillot de bains non plus, serait-ce une certaine pudeur qui expliquait cela ? Si c’était vraiment le cas, elle apprendrait à ne pas dormir les jambes écartées ~ Huhu ~

- Miri-San, vous êtes revenue. Tout va bien en soit, mais je ne m'attendais pas à vous revoir d'aussi tôt après votre départ précipité... Non que je ne veuille pas que vous reveniez, au contraire... Cela fait longtemps que vous êtes là ? Vu la combinaison sexy que vous portez... Non que vous ne l'êtes pas en kimono hein mais... Hum...

Et voilà de quoi me tordre de rire, chose que je fis silencieusement évidemment, préférant pleinement regarder le minois impassible de Miri-Chan sous la gêne des dires de Kurayami ~ Mais elle marquait un point, Miri-Chan était sexy dans cette tenue, parfaitement accoutrée pour me rendre visite me diriez-vous ~ Bien que j’aurais aimé que la tirette latérale de sa combinaison soit un peu plus baissée, que je puisse encore mieux voir ce décolleté flamboyant, quitte à la dénuder complètement, glisser mes yeux vers l’unique sous-vêtement que je supposais qu’elle portait ~ Il va de soi que glisser plus que mes yeux fut l’une de mes pensées, mais je me tairais à ce sujet, Akiha-Chan risquerait de déprécier ~ Mais elle n’était pas là n’est-ce pas ? Je n’avais donc aucune raison pour mettre fin à mes fantasmes quant au corps de Miri-Chan ~ Bien, laissez moi tranquille à présent, j’avais à méditer et à mouiller pleinement ~ Dieu ciel, quel était donc ce sentiment d’infidélité qui revenait au galop dans mes envies ? Huhu ~

- Bon... Sinon, vous me vouliez quoi, Dead Master... Sama ?

Ah ? Serait-il possible que Kaïla se soit lassée de Miri-Chan ? Ou plutôt serait-elle trop gênée pour supporter son regard à présent ? Sans doute puisqu’elle daigna enfin remarquer ma présence. Seigneur, j’avais tant envie de l’écarteler ~ Me redressant sur ma chaise en détachant mes pupilles de Miri-Chan, je les déposais sur Kaïla, lui imposant mon regard forêt dit perturbant ou envoûtant, au choix ~ Doux sourire énigmatique aux lèvres, jambes croisées, qu’elle parle ~ Chose déjà faite en me demandant la raison pour laquelle je l’avais fait venir ici. Non pas pour retrouver Miri-Chan, n’est-ce pas ? Mais bel et bien pour …

- Si c'est pour l'appart' ou autre chose, j'ai rien fait, d'accord ?

Kagoshima. Quel appartement ? Levant un sourcil en laissant un air étonné se dessiner sur mes traits, je la questionnais du regard, ne comprenant nullement sa dernière tirade. Serait-il possible qu’elle soit au courant de quelque chose dont je ne l’étais pas ? Cela se comprenait parfaitement, mais maintenant ce que je voulais savoir, c’était dans quoi elle était impliquée, elle et moi si elle me posait la question et donc inévitablement, Yume-Chan. Soupirant en laissant cela pour plus tard, je secouais ma main en signe d’abandon avant de rejoindre le sujet qui nous concernait tous, en ce jour fatidique ~

- Nous reviendrons sur ce sujet plus tard, j’attends des explications sur ce fameux appartement ~ Si je t’ai faite venir ici en ce jour, ce n’est guère pour que tu te plaises à revoir Miri-Chan, j’attends autre chose de ta part. Cela concerne Yume-Chan, bien entendu ~

Laissant un moment de silence planer, je me détachais de mon siège pour rejoindre Miri, adossée à mon bureau. Croisant son regard en lui offrant un fin sourire amusé, je poursuivis, laissant mes cordes vocales vibrer sous mes dires des plus importants ~

- Kagoshima ~ Miri-Chan a trouvé les responsables, nous aurons tout le temps d’en parler par la suite, mais avant toute chose, concentrons-nous sur le vif du sujet. Afin d’annihiler nos protagonistes, nous avons besoin d’Insane. Kaïla-Chan sait parfaitement ce qu'il en découle de compter sur cette puissance n’est-ce pas ? J’ai mis au point… une technique, si je puisse l’appeler ainsi, pour contenir, ou du moins faire dissiper cet état de Yume-Chan. Je ne parle pas de contrôle, mais d’une manière de la faire revenir à la normale une fois « la bête » enclenchée ~

Je m’attendais déjà à ce qu’elle me demande pourquoi je ne la maîtrisais pas moi-même plutôt que de compter sur elle, mais malheureusement, je n’en avais la possibilité pour les actions à venir. Nous avions convenues avec Miri-Chan d’une hypothèse mettant en forme le fait que je serai là pour remplir la jauge de notre groupe de choc et non pour combattre. Contrôler Insane demandait une concentration totale, chose que je ne saurais faire si je dois donner de ma puissance aux autres. Levant le regard vers Miri-Chan, je laissais celle-ci poursuivre à la suite de mes dires de sa voix calme et posée à l’encontre de Kurayami-Chan.

- Tu es l’une des seules pouvant y arriver, c’est pour cela … que nous pensions qu’il serait bénéfique de tenter le coup. Tu t’entraîneras avec Ayame pour, mais avant toutes choses, JE désire ton avis sur le sujet. Tu as déjà montré ta bravoure en fonçant dans le tas pour sauver Yume avec Ayame, si tu refuses, JE comprendrai.

Était-ce fait exprès de hausser le ton à chaque fois qu’elle disait « Je » ? Soit. Si elle refusait, je la forcerai d’une manière où d’une autre, quitte à la tuer pour ne plus parler de sa lâcheté ~ Diabolique que je puisse être ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 12 Déc - 11:24

Faire des faux pas n'était guère héréditaire, ni transmissible, pourtant quelqu'un devra m'expliquer d'où je tenais cette faculté à mettre les pieds dans le plat, créant ainsi des problèmes encore inexistants. C'était affreux de se dire que je venais limite de divulguer le secret sur l'appartement à Kyoto, chose dont même Dead Master n'était pas au courant. Et comment le saurais-je ? Facile, il suffisait d'observer couci-couça son visage maléfique pour se rendre compte qu'elle ne savait rien de cet endroit appartenant à Yume et moi. La triste vérité c'était que je lui ai tout dit en une seule phrase, honte à ma personne, je peux tout autant aller me pendre après cela... Parce que ouais, il faut le dire, Dead Master était terrible quand elle se donnait à fond, et quand elle aura des explications détaillées sur le sujet, elle sera la première à détruire l'endroit en question, genre Yume ne peut avoir trop de bonheur. Parlant de cela, je me doutais que ma chère amie n'a pas dit un mot là-dessus à la directrice, cachant ses faits et gestes pour le bien commun... Mais en même temps, elle aurait dû lui en toucher deux mots et essayer de préserver sa position, non ? C'est ça, bande de cons osez encore une fois dire que j'essaye de rejeter la faute de mes agissements sur quelqu'un d'autre, et je vous tranche. Quoi qu'il en soit, me voilà dans des beaux draps à grimacer sous le regard perçant de la femme directoriale.

- Nous reviendrons sur ce sujet plus tard, j’attends des explications sur ce fameux appartement ~ Si je t’ai faite venir ici en ce jour, ce n’est guère pour que tu te plaises à revoir Miri-Chan, j’attends autre chose de ta part. Cela concerne Yume-Chan, bien entendu ~

Non, nous ne y reviendrons pas, je m'arrangerai à ce que cette parenthèse soit éludée jusqu'au oubli. Ouais... Enfin soit, ce n'était pas pour cela qu'elle m'eut convoqué dans ce cas. Mais pour parler de Yume... Pour parler de quoi au juste ? J'avais une petite idée sur la question, espérant au fond que le sujet qu'on avançait était celui que je croyais. Parce que si la directrice voulait me parler de quelque chose qui touchait Yume de près, cela se résumait à un seul mot pour ma personne, et c'était Kagoshima. Ben ouais, je la vois mal me faire une liste de petits gâteaux que ma chère amie aime et ceux qu'elle n'apprécie pas. Bref, si j'étais contente que nous ne parlions plus de l'appartement, me voilà à présent étrangement tendue en attendant la suite de ses dires.

- Kagoshima ~ Miri-Chan a trouvé les responsables, nous aurons tout le temps d’en parler par la suite, mais avant toute chose, concentrons-nous sur le vif du sujet. Afin d’annihiler nos protagonistes, nous avons besoin d’Insane. Kaïla-Chan sait parfaitement ce qu'il en découle de compter sur cette puissance n’est-ce pas ? J’ai mis au point… une technique, si je puisse l’appeler ainsi, pour contenir, ou du moins faire dissiper cet état de Yume-Chan. Je ne parle pas de contrôle, mais d’une manière de la faire revenir à la normale une fois « la bête » enclenchée ~

Kagoshima. Les responsables... Annihiler... La vengeance. Je sentais le sang bouillir dans mes veines comme si un torrent de haine s'était déversé dans mon corps, une haine inexplicable ayant jaillie du plus puissant des remords que je renfermais au fond de mon être. Kagoshima... Et ce qu'ils ont fait à Yume, ces gens que j'ai massacré sans pitié, ceux qui n’étaient que des pions dans la machination calculée de ces monstres. Ils... Je ne savais pas qui ils étaient, mais ils allaient tous mourir, ils le devaient, que ce soit pour le besoin de faire payer le mal à ceux qui l'ont provoqué, ou encore pour la paix intérieure de Yume. Il ne faut pas se leurrer après tout, même si elle agissait normalement, si elle montrait un certain amour à mon égard, cette tache pesait sur son cœur telle une tonne de métal. Son regard si lumineux, son air réservé envers les autres, se sont transformés en une sombre résolution de haïr les humains, tous les êtres vivants sur la planète, au point de... Soit, Yume était un monstre de puissance, mais maintenant, elle est devenue un monstre impitoyable, voyant les autres comme des objets -utiles ou non- avant qu'ils ne deviennent des cibles à éliminer. Terrifiant, mais justifié. Tellement que je n'avais qu'une envie, me lever et aller buter ces enfoirés... Évidemment, cela n'était pas si simple, et je l'ai compris dès que la mention de Insane est rentrée en jeu. Insane, le monstre que je craignais par dessus tout après toutes ses tentatives de meurtre sur ma personne. Insane, cette chose incontrôlable que j'espérais ne plus jamais revoir... Et Dead Master avait une solution pour la contenir. Voilà qui était une bonne chose, n'est-ce pas ? Et donc, la raison de ma venue à part pour m'informer que nos adversaires seront forts est que je devrais le faire comprendre à Yume ?

- Tu es l’une des seules pouvant y arriver, c’est pour cela … que nous pensions qu’il serait bénéfique de tenter le coup. Tu t’entraîneras avec Ayame pour, mais avant toutes choses, JE désire ton avis sur le sujet. Tu as déjà montré ta bravoure en fonçant dans le tas pour sauver Yume avec Ayame, si tu refuses, JE comprendrai.

Attendez un instant... Quoi ?! Ce n'est pas la dirlo' qui va contrôler cette bête ? Pourquoi moi ?! J'étais forte certes, mais ne me surestimez pas non plus, je me voyais mal faire joujou avec la flamme mauve de mon amie hein ! Et puis c'était quoi cette manière de parler Miri ? Y avait-il un message caché derrière son monologue ? Me redressant davantage sur le siège, je fusillais Ayame du regard avant de river ce dernier dans les billes noires de Miri, déglutissant difficilement tandis que tout mon être était pris dans un étau de malaise fulgurant, dans une situation tout aussi désastreuse. Moi qui croyais que Miri saurait me sortir de ce merdier, me voilà presque obligée... -obligée tout court en fait-, de faire un choix déjà prédit et décidé. Ouais, finalement c'était facile de comprendre ce qu'on attendait de moi, en ce lieu oppressant qu'était le bureau de la directrice... Mais tout de même, il y avait tant de Undai'ens plus puissants que ma personne... Bordel de merde. Je parle. Motivée que je puisse l'être pour la vengeance, je le suis moins pour l'entraînement avec la dirlo pour maîtriser Insane.

- Mais pourquoi devrais-je « contrôler » Insane ? Miri-San ou vous-même serait bien mieux prédisposées à le faire. Éliminer ceux qui ont fait cela est primordial, certes, mais n'y a-t-il pas une autre solution ? Ne me dites pas qu'ils sont assez puissants pour vous tenir en échec, Dead Master-Sama.

Parce que même si je détestais cette femme de toutes mes forces, elle restait à mes yeux la personne la plus puissante de ce monde, pouvant éliminer ou faire chanter qui que ce soit en un seul claquement de doigts. Non, je ne l’idolâtre pas, mais si vous l'auriez eu comme tortionnaire, vous comprendriez ce que je veux dire par là. Quoi qu'il en soit, je me demandais qui pouvaient être ces dites personnes qui arrivait à une puissance devant mobiliser Ayame, Yume avec Insane, et Miri dans le tas. Souriant jaune en comprenant que je venais une fois de plus de toucher un point crucial de l'histoire, je finis par soupirer, me lever et faire les cents pas dans le bureau sans plus de forme de procès. Une puissance telle que Ayame seule, ne saurait réduire en miettes... où Yume devra intervenir, mais sous sa forme la plus puissante, la plus bestiale. Comportement violent qu'il faudra maîtriser afin qu'elle ne se retourne contre son camp... Mais que la directrice ne sera en mesure de faire si elle combat de toutes ses forces... Idem pour Miri... En somme, j'étais le choix judicieux pour intervenir au bon moment afin de l'arrêter... « Du suicide ouais... » Que fut le murmure dit à moi-même. Ouais... Bon ! Je suis pour. Ha... Ha.

- D'accord... Je vais le faire, mais pas parce que vous me lancez votre regard terrifiant, ce n'est que pour Yume. En parlant de cela, comment s'y prendre ? Insane est un état monstrueux et imprévisible, je ne crois pas que je saurais l'arrêter en tapant des mains et psalmodiant une quelconque incantation. Et je n'ai pas cent milles vies pour défier Insane et trouver le truc qui ne me tuera pas à la fin.

M'arrêtant donc sous cette tirade ironique, je croisais les bras en dévisageant la directrice, parce que ouais, entre-temps j'ai perdu Miri des yeux et donc, je ne pouvais situer sa position rien qu'en imaginant qu'elle était là où je l'ai vue pour la dernière fois. Enfin soit, attendons et voyons ce que Dead Master a à proposer, maintenant que je suis résolue à souffrir pour que la vengeance soit parfaitement orchestrée.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 12 Déc - 11:54

Qu’importe après tout, si elle désirait tant faire sa personne généreuse avec Kaïla-Chan, qu’elle agisse donc ~ Bien que ses dires pouvaient être pris à double sens, ne venait-elle pas justement de la forcer à prendre sa décision en disant Ô combien je ne lui laissais pas le choix ? Si justement, et je vous entends déjà me demander, pourquoi elle, et pas une autre. Tout simplement parce que si elle meure, j’en serai enfin débarrassée. Huhu, quelle blagueuse, faisais-je là ~ Non, plus sérieusement, en dehors de ma personne, Kaïla-Chan était proche de mon chef-d’œuvre, assez pour qu’Insane se retienne au moment fatidique, espérais-je. Insane était la forme la plus parfaite de Yume-Chan, celle qui montrait ouvertement ses sentiments, qui ne se leurrait pas dans des non-dits ou encore dans la stupidité humaine. Jusqu’à maintenant, la relation entretenue entre Yume-Chan et Kaïla-Chan me semblait à son bon fixe n’est-ce pas ? Si l’on suivait le cheminement de cette manière, ne pouvions-nous pas dire que Kurayami serait justement la seule, à ne rien craindre d’Insane ? Douces pensées futiles qui se feront annihiler lorsque la tête de Kaïla-Chan roulera sur le sol ~

- Mais pourquoi devrais-je « contrôler » Insane ? Miri-San ou vous-même serait bien mieux prédisposées à le faire. Éliminer ceux qui ont fait cela est primordial, certes, mais n'y a-t-il pas une autre solution ? Ne me dites pas qu'ils sont assez puissants pour vous tenir en échec, Dead Master-Sama.

Pour de simples raisons que je n’avais envie de lui divulguer maintenant. Je ne comptais pas sur Miri-Chan pour cette mission, son attachement envers les quatre autres risquerait d’être problématique. Non pas que je doute de la loyauté de mon amie, mais les avoir réunis tous les cinq ne pourrait qu’être désagréable si ceux-ci se liguent contre nous. Pour ce qu’il en était du reste, il allait de soit qu’il me serait impossible de contrôler Insane, j’eus déjà tenté à maintes reprises, heureuse immortelle que je suis pour être encore vivante. Je ne comptais pas lâcher Kurayami dans la fosse à lions non plus, je serai à ses côtés pour. Et bien même, si je la combattais à pleine puissance, qui dit que j’arriverai à me retenir moi-même ? Je me connaissais, moi et l’adrénaline qui me vient lorsque je combats quelqu’un digne de ma puissance. Faire alliance avec Miri-Chan pour « maîtriser » Insane, reviendrait à tuer Yume-Chan. Chose que je n’acceptais pas. Restant en retrait dans mes pensées, je me fixais à un point invisible tout en restant songeuse. Il y avait tellement à faire avant d’espérer décrire cette mission comme une réussite future. « Du suicide ouais... », je n’en dirai guère moins.

- D'accord... Je vais le faire, mais pas parce que vous me lancez votre regard terrifiant, ce n'est que pour Yume. En parlant de cela, comment s'y prendre ? Insane est un état monstrueux et imprévisible, je ne crois pas que je saurais l'arrêter en tapant des mains et psalmodiant une quelconque incantation. Et je n'ai pas cent milles vies pour défier Insane et trouver le truc qui ne me tuera pas à la fin.

Relevant le regard vers Kurayami quand elle accepta enfin ce dont je ne lui laissais guère le choix, mon visage s’illumina de lui-même, traçant un sourire légèrement sadique sur mes lèvres. Voilà donc une chose de faite, je ne devrais guère la ligoter pour ~ Gloussant en bougeant de ma place, je me dirigeais vers sa personne, l’intimant de se lever d’un mouvement de la tête avant de me saisir de son bras ~ Elle qui détestait tant le toucher, je ne pouvais que me réjouir de laisser mes doigts glacials se poser sur sa peau ~ Serait-ce la résistance que je sentais là ? Comptait-elle s’enfuir de mon toucher ? Je ne lui laissais guère le choix ~ Posant mes doigts sur son bracelet contenant le cristal, je relevais le regard vers le sien, lui montrant bien ce que je comptais faire et Ô comment je m’en réjouissais déjà ~ Parler, il fallait que je parle pour que ce petit chiot ne me morde pas ~

- J’ai besoin de ceci avant toute chose ~

Maaah, j’aurais pu mieux le lui expliquer n’est-ce pas ? Chose que je daignais faire plus tard, pour l’instant … cristal en main, je matérialisais une fiole contenant un produit soluble liquide. Plongeant l’armature ainsi que le cristal de matérialisation dedans, je laissais cela de côté avant d’élever la voix, décidée à m’amuser un petit peu avant toute chose ~ Miri-Chan savait-elle ce que je pensais pour rire également ? Déviant le regard vers sa personne en lui envoyant un sourire en disant long, je retournais près de Kaïla, la regardant avec cette pointe d’envie dans les yeux tout en jouant de ma voix suave pour la suite de mes plans ~

- Je compte transférer une partie de ma puissance dans ton cristal afin qu’il te soit plus aisé de dissiper Insane, mais ce n’est pas tout ~

Lui tendant un verre -d’eau- fraîchement matérialisé, je lui demandais de la boire, insinuant que c’est un mélange spécial sans couleur ni goût qu’elle doit à tout prix ingurgiter pour la suite de la préparation. Une fois cela fait, le verre de nouveau dans mes mains que je posais sur mon bureau, que la partie de joie débute ~ Huhu ~ Posant ma main sur le visage de Kaïla, je bougeais deux trois mèches frivoles de son front, prenant garde de ne pas lui imposer mon toucher plus longtemps si je voulais arriver à mes fins. Un fin gloussement, et je la poussais jusqu’à un mur sur lequel je l’emprisonnais de mon corps avant de susurrer sensuellement ces quelques mots ~

- Kaïla-Chan connaît la manière la plus efficace pour donner de sa matérialisation à autrui n’est-ce pas ? ~ Nous n’avons guère le choix, d’autant plus qu’il faut que nous fassions qu’un pour que tout soit parfaitement ajustée. Dis-toi que je ne fais cela que pour Yume-Chan, sans ce doux moment que tu passeras à mes côtés, nous ne pourrons pleinement exploiter la technique que je t’apprendrai, Kaïla-Chan ~

Ca y est, je jubile ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 12 Déc - 22:21

Elle savait ce qu'elle faisait n'est-ce pas ? Rassurez-moi, parce que là, j'ai qu'une seule envie, et c'est de m'enfuir en toute vitesse de ce bureau de malheur. Non que son sourire psychopathe me mette mal à l'aise, mais il faut le dire, Dead Master avec une idée en tête, cela n'était jamais bon pour le protagoniste -acteur principal- de son plan, en l'occurrence, ma petite personne de Terminale. Grimaçant quand elle se leva de son siège, préférant de loin qu'elle y reste installée, à une distance convenable, j'eus un haut le cœur quand elle se saisit de mon bras, d'un coup, sans aucune autre forme de... bah elle aurait pu me prévenir non ? Ouais, voilà, se jeter sur autrui de la sorte était tout bonnement incorrecte ! Encore plus quand je compris ce qu'elle foutait si près de ma personne, sa main de cadavre glacial posée sur ma peau... l’enserrant en fait. Pâlissant à vue d’œil, par réflexe, j’essayais d’extraire mon bras de son emprise, de sorte à ce qu'elle ne puisse pas enlever mon bracelet de matérialisation. Non, hors de question qu'elle me dépouille du seul pouvoir qui me permettait de m'en sortir vivante. Ouais vous allez me dire que si elle voulait me massacrer, elle s'en ficherait de savoir si j'avais la capacité de matérialiser ou non, mais... Fermez-la, je suis en train de crever sur place, ça y est, je sens tout mon être devenir mou sous l'impuissance... Merde quoi.

- J’ai besoin de ceci avant toute chose ~

Pourquoi ?! Se rendait-elle seulement compte que sans ce bracelet de malheur, je ne saurais rien matérialiser, et donc, je ne crois pas que je serai en position d'arrêter Insane ?! C'est bon, j'avoue que j'exagère sur le moment, mais c'était vraiment déstabilisant de se retrouver devant cet être maléfique sans moindre échappatoire. Parlant de moyen de survie, je pouvais toujours compter sur Miri n'est-ce pas ? Dites oui ! D'ailleurs, était-elle toujours là ? Sans doute, elle ne m'abandonnerait pas à la merci de Dead Master sachant à quel point ce monstre pouvait devenir... meurtrier dans des moments d'égarement. Et je me sentis rassurée en discernant la présence de la femme fantôme quand celle-ci gloussa dans son coin. Personnellement, je ne voyais rien de marrant dans cette situation mettant en péril toute mon existence...

- Je compte transférer une partie de ma puissance dans ton cristal afin qu’il te soit plus aisé de dissiper Insane, mais ce n’est pas tout ~

Je ne saurais expliquer pourquoi, peut-être à cause de sa voix ou de son regard... Mais un frisson d'horreur parcourut mon échine quand elle se rapprocha une fois de plus, trop près, un verre de je ne sais quoi tendu vers ma personne. Et j'en fais quoi ? Je le bois selon ses désirs... Prenant le verre avec appréhension, j'écoutais à moitié son explication sur la solution qu'elle m'eut donnée à boire. Franchement, j'espérais qu'elle savait ce qu'elle manipulait là, parce que je n'avais guère envie de me retrouver au lit, intoxiquée par un quelconque poison... Examinant donc le verre sous son regard un peu -beaucoup- trop brillant d'amusement, je finis par prendre une grande inspiration et avaler le liquide d'une traite, ayant une dernière pensée comme quoi je le faisais pour Yume, question de me donner du courage. Sentant le liquide froid couler dans mon œsophage, je fus étonnée de constater que cela n'avait aucun goût, tel de l'eau... Tant mieux, maintenant faut voir quels effets cela aura sur mon corps, hein.

Enfin, pour le moment, je n'en suis pas morte, c'est déjà cela. Soupirant de soulagement quand elle reprit le verre, j'attendis qu'un changement se fasse ressentir, mais rien n'arriva. Du moins, pas avant que la main de la directrice de Undai se pose sur ma joue. Dégueu’ et froid, hors de question. Frissonnant d'horreur, je voulus me dégager et hurler qu'elle n'avait pas le droit de me toucher. Enfin, ce serait le mouvement le plus logique à faire, mais je ne voulais paraître brusque, alors je reculais juste un peu en dégageant ma tête de contre sa main... Et ce fut une erreur, j'aurais dû la repousser et hurler, quitte à demander à Miri de l'éloigner. J'aurais dû le faire, mais je n'ai pas prédit la suite, à mes pertes. Parce que se retrouver collée contre un mur, avec Dead Master compressée contre soi, ce n'était pas la joie, tellement pas que j'en devins terrifiée. Qu'est-ce qu'elle me veut cette vieille ?!

- Kaïla-Chan connaît la manière la plus efficace pour donner de sa matérialisation à autrui n’est-ce pas ? ~ Nous n’avons guère le choix, d’autant plus qu’il faut que nous fassions qu’un pour que tout soit parfaitement ajusté. Dis-toi que je ne fais cela que pour Yume-Chan, sans ce doux moment que tu passeras à mes côtés, nous ne pourrons pleinement exploiter la technique que je t’apprendrai, Kaïla-Chan ~

Ha... Ha... Je ris ou je pleure ? Je m'évanouis ouais ! Il suffisait juste de piocher quelques mots suaves qu'elle me soufflait pour comprendre la nature de ses envies, et donc la force de mes craintes et gestes brusques pour la repousser. Parce que entre « faire un », « doux moment » et « pleinement exploiter la technique », il y avait de quoi se poser des questions. Genre quoi ? Pour qu'elle puisse transmettre son pouvoir afin de contenir Insane, en plus de l'embrasser, je devais coucher avec ?! Hors de question, jamais ! Et ce jamais ce marqua quand je voulus me dégager de son emprise, en vain, me tortillant dans tous les sens pour mieux poser mes mains sur ses épaules et la pousser de toutes mes forces. Chose qui ne débaucha à rien en vue du manque de matérialisation dont je souffrais ou encore de sa puissance naturelle. Comme j'aurais donné tout pour pouvoir me téléporter loin de cette femme démoniaque. « Recule ! » Les dents serrées, je la fusillais de mon regard sombre comprenant par la même occasion que j'étais perdue. Les mains moites, je devins rouge pivoine tout en détournant les yeux de ses billes bien trop vertes pour être normales, et quoi de mieux que de chercher une bouée de secours dans la seule personne sans doute capable d'arrêter le monstre pervers qui me faisait face. Miri...

- Miri-San... Est-ce que je... suis obligée de... cela ?

Espérant qu'elle me réponde négativement, question que je sois fixée sur l'horrible vérité que la directrice n'était qu'une perverse et non une personne ayant une technique véritable à m'enseigner, je retins ma respiration quand la réponse fusa des lèvres du prétendu Alien gentil à souhait. « Qui sait, hum ~ » Quoi ?! Même elle... Même Miri-San consentait à ce que la directrice me viole... Non... C'était impossible... Je... Rouge comme pas permis, le regard trouble par une vérité monstrueuse, la peur au ventre tout autant qu'un sentiment de malaise se peignant sur mes traits crispés, mes bras tombèrent le long de mon corps tandis que je relevais les yeux vers ceux -insupportables- de Dead Master... C'était... C'était la seule solution, pour Yume, je devais prendre sur moi, quitte à devoir faire cela avec... Je...

- S'il... si c'est le seul moyen... Je...

Ma voix se perdit dans un murmure presque inaudible tandis que la honte que je ressentais à cet instant précis me rongeait de l'intérieur. Et c'est dans une dernière demande que j'espérais exécutable que je baissais les yeux, liquéfiée de gêne en imaginant ce qui allait suivre. « Fais vite... et... sois douce... » C'est bon, si je survis à cela, je me suicide juste après. A l'aide !

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 12 Déc - 23:09

Et cela ne comptait s’arrêter ~ Je ne pouvais contenir ma perversité devant Kaïla-Chan, elle avait l’air si fragile que cela m’excitait d’autant plus ~ Si pure, à se demander ce que ma chère Yume-Chan avait bien pu faire avec elle pour que son éclat de pureté soit toujours si intacte. Huhu ~ Sérieusement, avaient-elles vraiment couché ensemble ? Bien que cette pensée me dégoûtait en sachant que cette chienne avait souillé mon chef-d’œuvre, je n’en restais pas moins curieuse. Depuis la dernière fois que je me suis amusée avec Yume-Chan, elle avait été … Si dominante que je ne serais pas étonnée que ce soit de même avec Kaïla-Chan. Pauvre petite chose, fermait-elle les yeux lorsque mon enfant la pénétrait avec douceur ? Passons, passons ~

- Recule !

Quoi que … sa bestialité pouvait mettre du piment dans leurs parties de sauteries ~ Gloussant contre sa personne alors que je compressais son corps un peu plus à chaque fois qu’elle me repoussait, je la regardais avec cette étincelle moqueuse mélangée à mon charme naturel ~ Elle était si mignonne, tel un chiot essayant vainement de sortir vivant d’une fosse à lions ~ Huhu ~ M’amusant à chatouiller sa peau de mon souffle chaud, je descendis ma main vers sa hanche pour venir glisser un doigt sur sa peau de porcelaine, lui arrachant tantôt des nouveaux cris, tantôt des frissons que je savais, l’électrisaient ~ Et mon euphorie ne s’arrêta guère quand elle supplia l’unique personne qui se trouvait avec nous dans ce bureau sou sa voix cassée par ma proximité ~

- Miri-San... Est-ce que je... suis obligée de... cela ?

« Qui sait, hum ~ » Voilà donc une réponse qui ne fit qu’envenimer mon envie ~ Détournant le regard de ma proie vers mon amie, je lui envoyais un sourire sous-entendu, étrangement étonnée qu’elle ne m’eut arrêtée dans mon action comptant à prendre du plaisir en jouissant du corps de Kaïla-Chan. Serait-il possible que cela soit parce qu’elle détestait mon épouse ? Songeant un court instant, qu’il était bien mieux pour ma personne de coucher avec Kurayami plutôt qu’Akiha-Chan ? Maaah, Miri-Chan, voyons ~ Après tout … Jamais je ne trouverai un meilleur partenaire sexuel que mon amante, avoir deux femmes en une dans son lit ne se trouvait pas à chaque coin de rues, d’autant plus avec une libido aussi … insatiable ~ Dieu, que j’avais envie d’elle à présent. Hmmm Akiha-Chan ~
Autant mon envie puisse être grande, je savais pleinement qu’il me serait impossible d’assouvir mes envies en vue de ce que je comptais faire aujourd’hui … Puis-je espérer que Kaïla-Chan soit ne serait-ce qu’un peu amusante pour calmer mes ardeurs ? Doux rêves qui faillirent conclure quand mon regard se posa sur elle, rouge comme une pivoine avant de murmurer, timidement ces quelques mots qui me firent perdre pieds.

- Fais vite... et... sois douce…

Cela fut le coup de grâces, autant pour Miri-Chan que ma personne à dire vrai. Avoir un personne si froide, si méchante et détestable à votre égard qui vous demande d’être douce et rapide lorsque vous compter la sauter, c’était juste excellent. La lâchant de mon emprise en faisant un pas en arrière sous … l’étonnement d’une telle acceptation de sa part, j’élargis mes lèvres avant de laisser un rire mélodieux traverser mes lèvres. Du moins, nous étions censées entendre un son mélodieux, mais à la place de cela,cse fut plutôt des aboiement … ou peut être un phoque ? Me retournant vers la provenance de ce son relativement amusant, je posais mon regard sur Miri-Chan, dos tournée à nos personnes, sautillant sur place sous son euphorie ~ Décidément, je ne saurais me contenir non plus. Riant également à en perdre haleine, je laissais Kurayami et son air dépité de côté pour essayer de reprendre pieds. Tant bien que mal, cela va de soit, et quoi de mieux que de se concentrer sur autre chose ? Chose difficile à faire en ayant une femme au rire atrocement communicatif dans la pièce que vous. Gardant mes lèvres tirées en sortant le cristal de Kurayami de sa solution, je jouais avec celui-ci un court instant entre mes doigts avant de faire apparaître mon propre cristal et de fusionner les deux ensemble. Dieu ciel, pouvait-on enfermer cet animal ? Comment vouliez-vous que j’arrête de rire en sa présence ? Sérieusement ~ Allez, allez, concentrons-nous un peu … Sortant le cristal de Kaïla-Chan du mien, je retournais auprès de celle qui eut accepté mes avances pour venir prendre son bras et y déposer le cristal tout en créant une armature pour celui-ci. Changeant du vert au rouge, on pouvait encore desceller une petite touche de vert, formant une ligne horizontale en partant de la pointe basse de ce dernier ~ Et était-ce tout ? Pouvais-je arrêter de glousser ? Pas tant que Miri-Chan se serait tue ~ Huhu ~

- Huhu ~

Un dernier gloussement pour ma part et je capturais les lèvres de Kurayami-Chan, enclenchant par la même occasion un nouveau flux de matérialisation en elle. Sentant étrangement celui de mon enfant dans son corps, je ne m’arrêtais pas là dessus, préférant pleinement caresser sa langue en jouissant de ce contact dit intime ~ Langoureux, doux, et bien chaud, comme je les aime tant. Me reculant d’elle en lui faisant un clin d’œil, je déposais mes lèvres sur sa joue dans un doux baiser tout en lui susurrant ces quelques mots que je savais, la tueraient de honte ~

- Je n’avais besoin que de cela, mais si tu désires tant plus, Kaïla-Chan aurait dû m’en informer plus tôt voyons ~

Gloussant en retournant vers le bureau, j’attrapais le verre entre mes doigts avant de lui dire « C’était de l’eau ~ Tout simplement ~ », pour mieux entendre les éclats de rire de Miri-Chan s’excusant auprès de Kaïla pour son euphorie. Mais non mon cœur, nous savons tous que tu ne te moques pas de Kaïla-Chan ! ~ Huhu, quelle piètre menteuse faisais-je là ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Ven 13 Déc - 0:29

J'étais prête à faire le sacrifice suprême dont jamais je n'aurais cru être capable. Accepter de coucher avec la directrice de Undai -avec qui que ce soit d'ailleurs- rien que pour le pouvoir, la puissance qui permettrait d'arrêter l'état second de Yume, de la protéger d'elle-même, de prévenir ses actions barbares faites contre sa volonté. Oui, pour tout cela, j'étais prête aux plus grands sacrilèges quitte à avoir honte de cela pour le restant de ma vie, que j'espérais longue quand mon amie apprendrait que j'eus fait... cela, avec sa dite tutrice. Non, jamais, je ne le lui divulguerais, et m'arrangerais à ce qu'elle ne le sache sous aucun prétexte quitte à arracher la tête de toutes les personnes qui propageraient cette rumeur. En parlant de cela, j'espérais vainement que Miri quitte les lieux pendant que... voilà. Même si elle était invisible, le seul fait de savoir qu'elle regardait me mettait d'autant plus mal à l'aise, c'était juste horrible, surtout que la dirlo' n'avait l'air offusquée de tant d'impudence, c'en était affolant. Je me doutais un peu qu'en tant que baiseuse professionnelle avec sa pute blonde, elles s'adonnaient à des parties d'échangisme et qu'elles baisaient sans gêne devant des yeux indiscrets, je ne m'étonnerais même pas si des vidéos de leurs sextapes bestiales tourneraient sur le net... Mais comment expliquer à cette femme en chaleur que je n'étais pas comme cela ? Que je ne me plaisais pas à tromper Yume tout en jouissant sous les yeux de deux femmes ayant -selon mon avis- l'interdiction de voir la face intime de ma personne ? Je ne savais pas, mais une chose était sûre, dès que cette mauvaise passe serait passée, je m'enfermerai quelque part, éviterai Ayame jusque la fin de ma vie et surtout, demanderai à Yume d'effacer tout souvenir concernant cette scène de mon esprit. Parce que coucher avec elle, serait un traumatisme incurable, du moins, je ne saurais faire face à cela... Trop... Non... ça y est, j'imagine la scène, je suis toute rouge, j'ai envie de m'évaporer sur le champ.

Le cœur battant la chamade, les poings serrés avec un regard fuyard, j'attendais la sentence... qui ne vint jamais. Sentant le corps de la directrice se décoller du mien, je levais un regard timide vers sa personne qui me fixait d'un air moqueur avant de se détourner pour mieux juger une certaine Miri éclatée de rire dans son dos. Ne comprenant pas tout de suite ce qui se passait, je finis par réaliser la stupidité de la situation, enfin, la débilité dont j'ai fait preuve en acceptant de me faire sauter par la directrice, croyant dur comme fer que cela devait se faire pour que je puisse acquérir la puissance nécessaire afin de contrôler Insane. En somme, je viens de me faire rouler comme une idiote, sous les yeux d'une Miri complètement effondrée de rire, et surtout sous ceux de la directrice ayant joué de ma naïveté pour mieux s'en amuser. J'étais... Mon sang se glaça sous les rires incessants des deux femmes, c'était juste... Horrible, insupportable. Je... vais... la.... massacrer ! Mal à l'aise, je n'arrivais à soutenir l'évidence de la bêtise dont j'ai fait preuve, tétanisée, je n'eus réalisé qu'après coup que mon cristal revint se loger autour de mon poignet, ainsi que la puissance se propagea dans mon sang, telle une flamme furieuse entamant une danse morbide vers la haine. Et même là, je fus déroutée par les agissements de Dead Master, au point que je me laisse faire quand sa langue glissa dans ma bouche sous un baiser trop... trop engagé... Trop... Rouge. J'allais défaillir, je ne savais où en donner de la tête. D'autant plus que mon corps s'enflammait de lui même sous la colère, la confusion et... Et merde !

- Je n’avais besoin que de cela, mais si tu désires tant plus, Kaïla-Chan aurait dû m’en informer plus tôt voyons ~ C’était de l’eau ~ Tout simplement ~

Si je n'étais pas celle que j'étais, si je n'avais pas vu pire que cette humiliation suprême, je me mettrais à pleurer de rage. Malheureusement pour celles se trouvant dans la pièce, je n'avais envie de pleurer, mais bel et bien de tuer quelques humains inutiles ayant rendue ma vie tellement ridicule en une fraction de seconde. Et dans tout cela, les excuses de Miri entre deux gloussements prononcés, n'aidèrent pas ma conscience à se calmer, à raisonner sainement. Non, seule une envie monstrueuse de vengeance pour le crime de m'avoir rabaissé germait dans mon esprit, régissait mon corps devenu soudainement puissant. Je me sentais mal, terriblement mal. Je voyais rouge tandis que ma robe de combat vint épouser tout naturellement mon corps sous une flamme rouge dansant à mon œil droit. J'étais hors de moi, et la puissance procurée par Dead Master, me donnait envie de l'exploiter.

- Enfoirée...

Et là, je voulus la menacer, matérialiser ma Silver Sword et la pointer sur sa personne en signe de défi, l'obliger de s'excuser de cette blague de mauvais goût que je n'acceptais pas. Levant mon bras par réflexe pour faire ce que je désirais tant, ce n'est pas mon épée habituelle qui apparut dans mes mains, pas du tout même. Restant figée d'effroi, seul un « Oh putain... » Murmuré traversa mes lèvres tandis que devant mon regard de braises, un spectacle incroyable se jouait. Parce qu'entre une lame géante et une lame extrêmement énorme, il y avait une différence. Il suffisait de regarder le bureau -qui ne ressemblait plus à un bureau- pour se rendre compte que j'usais d'une force que je ne contrôlais pas. Faut dire, avec une baie vitrée défoncée, un bureau démoli de haut en bas, des résidus de murs, bois et autres volant de partout, il y avait de quoi faire un ménage d'exception, si pas complètement refaire les lieux... et le corps de Dead Master embroché en plein milieu de tout cela, n'arrangeait rien à la situation. Au point que j'en sois choquée moi-même, balbutiant quelques paroles incompréhensives.

- Je... Je n'ai pas voulu cela... C'est... Je n’ai pas fait exprès... ?

Prise au dépourvu, et surtout ayant peur des conséquences, ce n'était plus la colère qui régissait mes actions, mais une confusion incontrôlable. J'en fus tellement déstabilisée, que je dématérialisais ma lame pour mieux chercher Miri des yeux, question qu'elle explique à la directrice que je n'ai vraiment pas fait exprès. Certes, j'avais des envies de meurtre à son égard pour ce qu'elle m'a fait subir, mais aller jusque mettre tout cela en exécution... ça non. Ne trouvant pas la personne que je désirais voir afin qu'elle me sauve de représailles, je paniquais presque et c'est sous une volonté mystérieuse -mais pas la mienne- que des roues d'horloges se matérialisèrent tout autour de ma personne pour mieux se ficher dans les murs à toute vitesse. Sérieusement, je ne savais pas ce qui se passait, mais la matérialisation faisait n'importe quoi dans mon corps. C'était sans doute à cause du cristal et du baiser... Mais bordel que quelqu'un arrête ça. Aller... Calme Kaïla. Quelqu'un m'explique pourquoi des fleurs métalliques étaient en train de pousser dans le sol là ? Terrifiant. Terrifiée, je l'étais.

- Heu... C'est votre faute hein !

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Ven 13 Déc - 1:10

« Enfoirée... » Méritais-je ce qui venait de se passer ? Non, bien sûr que non, j’étais parfaite après tout. Et pourtant, toute ma perfection se tut en même temps que les rires de Miri-Chan. Ayant juste le temps de me retourner pour voir Kurayami-Chan vêtue de sa robe de combat, je n’eus le temps d’un autre souffle que je me fis embrocher. Littéralement. Encore, si cela n’avait été que moi, mon bureau ou l’espace tout entier, je n’en avais que faire. Vraiment. Ce qui me dérangeait le plus fut plutôt que ma nouvelle robe venait de se faire trancher net, tâchée de mon propre sang et découpée par l’arme de Kaïla. Déglutissant légèrement alors que le cri de Miri-Chan résonna dans mon bureau, je savais à peine faire un mouvement de la main tellement mon corps fut surpris de sa faire « attraper » de la sorte. Quelle horreur de se faire tronçonner par son propre pouvoir … et ma pauvre robe. Ca y est ~ J’étais de mauvaise humeur. « Oh putain... » Dieu ciel, ne savait-elle pas dire autre chose plutôt ? Crachant du sang en relevant le regard tout en tapotant son épée pour qu’elle la fasse disparaître, une envie de meurtre naquit en mon sein alors que je tombais sur le sol, laissant dévaler mes boyaux de mon corps, je grimaçais non pas de douleur mais plutôt de colère en enfonçant mes doigts dans le marbre recouvrant mon sol. Garce, elle allait payer pour cela.

- Je... Je n'ai pas voulu cela... C'est... Je n’ai pas fait exprès... ?

Quelle se taise, je n’avais nul besoin d’une quelconque explication de sa part pour venir la trancher. Grinçant des dents en relevant mon regard tueur sur Kurayami, je me demandais encore ce qui me retenut de lui arracher la tête. Peut être Miri-Chan qui accourut vers ma personne pour poser sa main sur ma plaie et la refermer à l’aide de sa matérialisation ainsi que la mienne. « Ayame… as-tu mal ? » A ton avis imbécile ?! Non, j’étais hors de moi. Ce n’était plus la sauter que je voulais faire, mais bel et bien la trouer. La violer avant était certes une option, mais là … Il fallait que je me calme si je ne voulais pas détruire encore plus cet endroit. Fermant les yeux en laissant ma robe de combat se matérialiser sur mon corps, je me relevais sous l’aide de Miri-Chan qui essayait tant bien que mal -plus mal qu’autre chose d’ailleurs- d’être un soutien pour la divinité que je suis.

- Heu... C'est votre faute hein !

Se foutait-elle de moi ? J’étais rarement vulgaire, mais seule un « pauvre conne » voulait traverser mes lèvres. Chose que je ne laissais sortir d’ailleurs, me faisant clairement sonder par le regard suppliant de mon amie et … cette espèce de turbine rouillée qui fonçait vers nous. Laissant Miri-Chan le dématérialiser quand elle rentra en contact avec sa main, je bafouais l’air d’une main avant de faire claquer mes talons sur le sol parachevé de fissures diverses. Et qui allait payer tout cela ? Devrais-je lui réclamer le prix de cette réparation ? Mon pauvre bureau, et ma pauvre robe ! Dieu ciel, qu’en était-il du dossier ? Avant de songer à tout cela, autant arrêter la terroriste avant qu’elle ne réduise mon école en miettes. Posant ma main sur Kaïla-Chan, nul sourire aux lèvres, je fis dématérialiser sa robe de combat tout en bloquant temporairement la partie de pouvoir que je lui aie donné. Il va de soit que tant que nous n’aurions pas quitté l’académie, je ne la laisserai guère jouir de cette puissance à son bon vouloir. Dieu, calmez la.

- Ayame. Ce sont des choses qui arrivent ?

« Silence. » Des choses qui arrivent certes, mais pas quand cela touche ma personne. Faisant taire Miri-Chan de ma voix tranchante, je regardais autour de moi un court instant avant de passer ma main sur mon visage. Dieu. Quel désordre, je déteste le désordre. Autant ranger cela tant que je n’ai été dédommagée financièrement. Claquant des doigts pour remettre tout en ordre, je fis disparaître par la même occasion les mauvaises herbes qu’elle essayait de faire pousser dans mon bureau. Bon, que faire à présent ? Partir. Autant changer d’air avant que je ne fasse un massacre. Lançant un regard à Miri-Chan pour qu’elle ramasse le dossier concernant sa trouvaille, je sortis mon cellulaire de ma poche pour venir appeler ma chère et tendre épouse. Usant d’une voix suave pour, laissant ma mauvaise humeur de coté, je parlais ~

- Akiha-Chan ? ~ Hmmm ~ Je m’absente pour quelques jours, rejoins moi à Tokyo dans deux jours … Oui, les enfants … A ton bon vouloir. Cependant, je te demanderai d’occuper Yume-Chan pendant notre absence, je ne veux pas qu’elle sache que je suis partie avec … Kaïla-Chan ~ Huhu ~ Oui … Cela va de soit ~ Sayonara ~

Raccrochant en demandant à Kaïla-Chan de faire de même, donc de prévenir Yume-Chan de son absence sans lui dire qu’elle partirait avec moi, je la laissais faire pendant que de mon côté, j’allais rejoindre Miri-Chan. Lui adressant un doux sourire, je me permettais de lui faire une pichenette sur le front avant de venir lui susurrer à l’oreille ces quelques mots qui remettaient mon autorité à son bon fixe. « Ce n’est que pour te faire plaisir si je l’épargne, sais-tu ? ~ ». Douce parole dont Kaïla-Chan n’entendit un mot. Gloussant en quittant sa personne, j’invitais Kaïla à me suivre à l’extérieur à présent. Bien, voiture ou avion ? Si elle perd le contrôle de ses pouvoirs dans un avion, je ne risque pas grand-chose, mais voler n’a jamais été l’une de mes activités fétiches. Et la voiture ? Si long que je risque de m’ennuyer. Dieu … Quel dilemme. Dilemme qui s’effaça en même temps que nous arrivâmes sur le parking, que ma voiture flamboyante se trouvait garée à côté de celle d’Akiha-Chan et que l’envie de conduire mon bolide à quatre roues me saisit au point que je matérialise mes clés et que je monte à bord, invitant Kaïla à en faire de même. Des vêtements pour sa personne ? J’en avais chez moi, inutile de perdre notre temps à ce qu’elle fasse sa valise.

- Bien, allons y à présent ~

Où ? Tokyo, bien entendu ~ Et Miri-Chan ? Ne la voyez-vous pas sur sa bécane derrière nous ? Non ? Moi si ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Sam 14 Déc - 0:10

La puissance qui coulait dans mes veines était indescriptible, c'était comme si un nouveau souffle de matérialisation -étranger- vint s'engouffrer dans la moindre parcelle de mon corps, une force inconnue qui me glaçait le sang dès que je réalisais qu'elle provenait de l'essence même de Dead Master, la grande créatrice de la matérialisation. Certes, tout pouvoir venait d'elle, mais entre une petite quantité qu'on apprivoise et une vraie puissance ne collant pas à la nôtre, on se rendait bien vite compte qu'une partie d'un monstre coulait dans notre corps. En somme, c'était une sensation désagréable mais douce en même temps, au point que je ne sache me décider sur ce que je ressentais le plus. Pour le moment, je me contenterai de la confusion totale par rapport à ce qui arrivait dans la pièce. Heureusement que les femmes y étant présentes étaient assez puissantes pour éviter aisément les attaques improvisés de mon esprit. Et aussi pour arrêter la déferlante de destruction qui se propageait telle une poudre partout autour de moi. Bon à la limite blesser la directrice n'était guère dérangeant, c'était pour Miri que je m'en faisais, puissante qu'elle puisse être avec sa technique spéciale de dématérialiser toute chose, prise par surprise, elle avait des grandes chances de ne rien voir venir. Enfin soit, leur sécurité n'était pas compromise en cet instant, c'était pour ma propre vie que je devrais m'en faire à présent, en vue de l'air meurtrier qui se dessinait sur le visage de Dead Master. Bordel de merde, je fuis ou quoi ? Ou quoi, parce que même si je le voulais, je n'avais le possibilité de faire un pas que sa main se posait déjà sur moi. Ça y est, elle va me trancher. Déglutissant difficilement, je retins ma respiration au moment fatidique où... elle bloqua mes pouvoirs d'un mouvement de la main. Tout bêtement, sans plus de forme de procès. Reprenant un souffle régulier quand le désastre se finit, je lançais un regard interloqué à Dead Master avant de hocher positivement de la tête -en mode convainquant- quand Miri prit la parole, pas du tout rancunière du fait que j'ai failli l'embrocher elle aussi.

- Ayame. Ce sont des choses qui arrivent ?

Cette femme était un ange Alien, c'était incroyable comment je l'adorais. Remerciant les cieux d'avoir une personne de mon coté, je perdis l'assurance d'une sortie de secours quand Ayame prit la parole, un seul mot, un ordre qui fit stopper les investigations de Miri tout autant que la peur d'une torture imminente s’immisçait en mon être. Yume... à l'aide ! Il fallait à tout prix que je me sauve de ce merdier créé par la directrice, après tout c'était de sa faute, c'était son pouvoir qui déconnait, elle avait qu'à assumer son corps en lambeaux. Ha... Ha, cela, je n'oserais jamais le lui dire hein. Mais je le pensais très fort. Soupirant lourdement tandis que le bureau redevient nickel en un claquement de doigts, j'ouvris de plus en plus les yeux en écoutant la conversation entre la dirlo' et sa pute blonde.

- Akiha-Chan ? ~ Hmmm ~ Je m’absente pour quelques jours, rejoins moi à Tokyo dans deux jours … Oui, les enfants … A ton bon vouloir. Cependant, je te demanderai d’occuper Yume-Chan pendant notre absence, je ne veux pas qu’elle sache que je suis partie avec … Kaïla-Chan ~ Huhu ~ Oui … Cela va de soit ~ Sayonara ~

Quoi ?! Je ne comptais aller nulle part avec la directrice, que ce soit à Tokyo ou ailleurs, je tenais à la vie. De plus, imaginez seulement un trip en sa compagnie, c'était... Non ! Je refuse, complètement hors de question. D'autant plus que le « occupe-toi de Yume » à l'adresse de la blonde salope, c'était juste... Je m'électrisais de mauvaise humeur sous ses paroles, je ne comptais en aucun cas laisser ma Yume seule avec Akiha, elle risquerait encore d'essayer de la violer, cette pute de nymphomane. Je refuse ! Et je l'aurais exprimé si je n'étais pas déjà assez dans la merde. Boudeuse tout à coup, j'attendais des explications quant à savoir pourquoi je devrais accompagner la dirlo' dans une autre ville, je ne pense pas qu'on avait besoin de quitter Undai pour un entraînement concernant Insane. Et je croyais qu'à la base -dans tous les cas- Yume serait de mise, vu que cela la concernait directement. Après tout, comment voulez-vous maîtriser quelque chose qui n'est même pas là pour des essais. Je ne comprenais pas où Dead Master voulait en venir, encore moins quand elle me demanda de mentir à Yume sur le petit voyage que j'étais censée entamer avec sa personne. Et genre quoi ? Je n'aimais pas mentir, surtout pas à mon amie, à elle... Mais avais-je seulement le choix de refuser ? Non, et je pouvais le percevoir dans l'ambiance glaciale de la pièce. Soit, faisons donc. Et je le fis, prenant mon portable, j'appelais Yume, inventant une excuse évasive sur l'absence de quelques jours qu'il me serait obligé d'encaisser... Le pire ? La compagnie de Dead Master. J'espérais de tout mon cœur que Miri nous accompagne, je ne voulais pas me retrouver seule avec la directrice maléfique.

- Yume ? C'est moi... Je ne te dérange pas ? Enfin, c'est juste pour te dire que je dois m'absenter de Undai pour quelques jours... Non, non, ce n'est rien de grave. Heu... A Kobe... Papa a quelques soucis de santé... Oui... D'accord, je t'appelle quand j'y serai... Fais pas de bêtises... Haha. A plus.

Je me sentais horrible de lui mentir de la sorte, allant jusqu'à inventer une excuse bidon pour qu'elle ne pose pas trop de questions. Soupirant un air maussade se peignant sur mes traits, je fusillais Ayame du regard, ne comptant m'arrêter sur ses ordres, voulant savoir ce qu'elle projetait de faire à présent, et pourquoi cacher tout cela à Yume avait l'air tellement primordial à ses yeux. Trop... Trop de questions qui me donnaient mal à la tête en même temps que je sentais une frustration énorme saisir ma gorge dans un étau venimeux. Le pire dans tout cela était sans doute le fait qu'elle se retrouverait seule avec la fichue blonde qui avait pour ordre de la surveiller, comme-ci la Présidente du Conseil avait besoin d'une baby-sitter perverse... Conneries. Et c'est sur ce constat amer que je suivis la directrice dehors, allant à pas ferme vers le parking de Undai... Et où était Miri ? Je n'en savais rien, mais j'espérais de tout cœur qu'elle nous suivait gentiment.

Tokyo, me voilà. Et comment y aller ? En voiture. Pleins d'heures à passer à coté de Dead Master... Bon j'irai derrière laissant la place de devant pour la femme fantôme. Idée qui put être géniale si elle se serait réalisée, mais la chance ne fut jamais de mon coté, et c'est ainsi que je me retrouvais à coté de la directrice, la ceinture de sécurité mise, un regard fixe sur le pare-brise de devant. « Bien, allons y à présent ~ » Et la voiture démarra dans un bruit intense de vrombissement, promettant un futur turbulent à tout le monde.

C'est ainsi que nous quittâmes la préfecture de Kyoto, engagées sur l'autoroute principale. Soupirant dans mon coin, je regrettais de n'avoir eu le temps de prendre quelques affaires personnelles, comme des écouteurs par exemple, question de divertir le voyage qui s'apprêtait à être ennuyeux. Terriblement saoulant. Mais bon, je me voyais mal demander à Deady d'attendre le temps que j'aille chercher mes babioles et ainsi de suite, surtout qu'elle avait l'air de mauvaise humeur, constamment. De plus, je n'osais plus rien matérialiser depuis ce qui s'est passé dans son bureau. D'ailleurs, il serait mieux que je dise quelque chose, m'excuser ou je ne sais quoi, parce que je ne voulais pas me la mettre sur le dos, ou pire, qu'elle me torture pour des non-dits. Aller Kaïla, sors toi de la merde avant de t'y noyer. Décidée à faire le premier pas, je me raclais la gorgée pour attirer l'attention de la dirlo', puis pris la parole d'une voix hésitante mais froide.

- Je suis désolée pour votre bureau, ce n'était pas... prémédité.

Soupirant lourdement sous cette vérité qui n'embellira sans doute pas le futur qu'elle me réservait, je lui lançais un regard en biais, en aspirant à deviner ses pensées. Mais rien ne découlait de l'analyse que j'essayais de conclure à travers son expression faciale, je n'ai jamais été douée à deviner ce que les gens ressentaient, je pouvais me retrouver en compagnie d'un dépressif de la vie et je croirais encore qu'il est la personne la plus heureuse du monde. Enfin soit, nous n’avancerons guère vers la paix si mes paroles restent aussi maladroites. Autant changer de sujet, haha !

- Dites Dead Master-Sama, pourquoi ne rien dire à Yume ? Sachant que c'est Insane qui nous amène là, elle devrait venir avec nous, non ? Et puis, pourquoi Tokyo ? C'est loin, ce serait plus simple de prendre l'avion... Je suppose.

Haussant les épaules en détournant le regard vers la vitre du passager, les mains posées sur les genoux dans une position droite -mal à l'aise-, je bouillais d’impatience, voulant savoir le pourquoi du comment d'un tel agissement, surtout que j'étais mêlée à cela sans possibilité de retour.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Sam 14 Déc - 1:19

Les mains sur le volant, je me concentrais sur la route, oubliant déjà la présence de Kaïla-Chan à mes côtés. Quitter Undai de la sorte était devenu de plus en plus commun pour ma personne depuis que je sortais avec Akiha-Chan, que ce soit pour se faire une petite soirée à Kyoto où de l’autre côté de l’océan, cela me changeait du passé. Je ne dirai pas que je n’aimais pas cela, mais cela me faisait toujours étrange, après être restée des années et des années dans l’enceinte de mon établissement, cela se comprenait n’est-ce pas ? ~ Mais qu’importe, le temps change, les gens aussi ~
Prenant la nationale en direction de Tokyo, j’allumais le GPS pour me diriger sur la route. Non pas que je ne la connaissais pas, mais plutôt pour ne pas me retrouver bloquée dans des bouchons que mon petit navigateur aurait pu me dire avant que je ne m’engage sur une voie bouchée. Voilà tout ~ Lançant un regard dans mon rétroviseur, c’est sourire aux lèvres que je remarquais Miri-Chan nous suivant de près, enfourchant sa bécane, casque sur la tête contenant sa chevelure de jais. Sexy, tellement que je me demandais encore comment cela se faisait-il que jamais, nous n’avions couchée ensemble ~ Maaah, voilà encore un mystère que je me plairai un jour de vous raconter, en attendant, écoutons plutôt le petit chiot -devenu étrangement visible pour ma personne- quand elle éleva la voix. Encore un peu et je sursautais ~

- Je suis désolée pour votre bureau, ce n'était pas... prémédité.

Dieu ciel, cela savait donc s’excuser ? ~ J’en apprenais de jour en jour ~ Gloussant à ses dires, je déposais un doux regard amusé sur sa personne en repensant après coup aux actions qu’elle eut causé dans mon bureau. Tout le monde connaissait mon avarice n’est-ce pas ? A votre avis, combien de temps attendrais-je encore pour lui ordonner de me payer tout cela ? Au pire des cas, je demanderai à Yume-Chan de le faire ~ Maaah, je n’étais pas du genre à envoyer les autres faire ce que j’avais à faire … Je mens ~ Mais laissons cela de côté une fois de plus et intéressons-nous pleinement à la demoiselle toute stressée assise à mes côtés ~

- Dites Dead Master-Sama, pourquoi ne rien dire à Yume ? Sachant que c'est Insane qui nous amène là, elle devrait venir avec nous, non ? Et puis, pourquoi Tokyo ? C'est loin, ce serait plus simple de prendre l'avion... Je suppose.

Ne daignant bouger de ma position, je laissais mon regard descendre sur sa personne trop questionneuse à mon goût. Ne savait-elle pas juste se taire et acquiescer à mes dires ? Bien sûr que non quand nous avions Kurayami Kaïla-Chan devant soi ~ Soupirant en ne lui répondant pas tout de suite, je préférais plutôt me répondre à moi-même. Prévenir Yume-Chan reviendrait à lui divulguer une technique que je n’avais encore jamais testé, qui n’était donc pas sûre à cent pour cent. Et selon vous, croyez-vous seulement qu’elle accepterait que je prenne sa chienne pour un petit trip à Tokyo ? Inutile de se leurrer, la réponse sautait aux yeux. Yume-Chan ne devait le savoir, pas tant que je puisse pleinement voir les bienfaits autant que les dégâts, de cette dite nouvelle technique. D’autant plus, je ne savais pas comment elle prendrait la nouvelle, elle qui avait tant essayé de maîtriser cette chose que j’eus poussé à la création … dont moi-même je redoutais les capacités, comment prendrait-elle la chose ? Se dire qu’une autre personne peut nous contrôler alors que soi-même, nous en sommes incapables. Dur dilemme auquel je n’avais nulle réponse pour le moment.
Me mordillant la lèvre inférieure tout en songeant à cela, je finis par lui répondre. Non pas de mon ton mielleux que j’avais l’habitude d’exploiter, mais plutôt … calmement, normalement si cela était possible avec ma personne ~

- Je ne sais y mettre les mots. Mais toi, que ressentirais-tu si pendant des années, tu te serais battue -vainement- pour atteindre un but qu’une autre personne atteindrait en deux jours ? La réponse se trouve dans la question, Kaïla-Chan ~

Il allait de soit que c’était ainsi. En même temps, lui parler de maîtriser Insane reviendrait à lui dire que nous avons trouvé les responsables de Kagoshima. Je la connaissais assez pour savoir qu’elle n’attendrait pas une minute de plus pour courir à leur poursuite, quitte à anéantir la terre entière pour. Mon chef-d’œuvre avait son caractère après tout, tête brûlée qu’elle puisse être, déferlante et incontrôlable quand ses émotions prennent le dessus sur sa raison. Retournant mon regard sur la route, je tapotais mon volant, toujours aussi songeuse. Laissant un silence s’installer, ne daignant répondre à sa question concernant notre moyen de transport. Après tout, si j’avais envie de conduire, c’était ainsi, point barre ~

- J’ai une demeure à Tokyo, il serait préférable que tu détruises celle-ci plutôt que l’académie n’est-ce pas ? ~ D’autant plus, Miri-Chan doit s’y rendre pour rencontrer les généraux, sans compter la salle de matérialisation se trouvant dans les sous-sols de la propriété. Mais nous aurons pleinement le temps d’en parler plus tard, pourquoi ne me parlerais-tu pas plutôt de ce fameux appartement ? ~ Je suis terriblement curieuse à ce sujet, Kaïla-Chan ~

Croyait-elle que j’eus oublié l’existence de cela ? Maaah, pour qui me prenait-elle ? ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Lun 16 Déc - 0:33

Dérangeant. La position que je tenais à cet instant était plus que désagréable pour mes nerfs, mon bien-être ou ma vie tout simplement. Ce n'était pas la première fois où je me retrouvais seule à seule en compagnie de la directrice de Undai, dans une voiture trop petite pour contenir nos deux personnes. Mais à chaque fois, c'était la même chose, je ne savais m'y habituer, et je me sentais mal à l'aise de tant de proximité. Après tout, faut le dire, la dirlo' était un personnage effrayant, froid et imprévisible, et cela, je n'aimais pas du tout, mais genre vraiment pas au point que je songe à matérialiser une moto -ou quelque chose dans le genre- rien que pour pouvoir sortir de ce lieu oppressant, de ce silence étouffant et de... ce regard forêt qui me tétanisait. Parce que ouais, si vous vous faisiez regarder fixement par un chat dans le noir, vous vous demanderiez ce qu'il vous veut. Sauf que dans le cas du chat, vous pourriez lui gueuler dessus ou lui jeter un truc pour qu'il dégage, tandis qu'ici, je me voyais mal balancer une chaussure sur la tête de Dead Master... Haha... Ce serait marrant le temps que je réalise que ma tête se fasse séparé du reste de mon corps. Enfin soit, j'étais mal, d'autant plus qu'elle prenait tout son fichu temps pour me répondre, limite que je parle toute seule, cela reviendrait au même. Croyez-vous qu'elle a tellement l'habitude d'entendre sa pute blonde se parler toute seule, tout le temps en mode schizo, pour croire que je faisais de même ? Non mais sérieusement quoi.

- Je ne sais y mettre les mots. Mais toi, que ressentirais-tu si pendant des années, tu te serais battue -vainement- pour atteindre un but qu’une autre personne atteindrait en deux jours ? La réponse se trouve dans la question, Kaïla-Chan ~

Ah. Dans la précipitation des choses, dans tout le bordel qui s'est passé depuis que j'eus traversée la porte du bureau de Dead Master, je n'ai pas pensé aussi loin. Je n'avais même pas eu le temps d'y réfléchir que je me vis coltinée à l'autre bout du pays par cette femme tyrannique. Ce n'est que maintenant que je pouvais y réfléchir pleinement, et comprendre ô comment cela allait être catastrophique à la fin, surtout en connaissant le caractère de merde de mon amie. Yume n'accepterait pas, surtout si je réussis à contrôler son état monstrueux. Du moins, elle devrait le comprendre, vu que c'était pour nous, pour notre avenir. Mais je revenais sur le point que j'eus abordée plus tôt, la tenir éloignée de la vérité de la sorte, rendrait les choses encore plus pénibles, elle détesterait d'autant plus d'être mise à l'écart pendant le processus, que de voir Insane maîtrisée. Qu'était le pire dans tout cela ? Je ne savais pas, mais je me rangeais de l'avis de la directrice -étrange que cela puisse l'être- elle avait raison sur le coup. Il serait sans doute préférable que Yume n'en sache rien avant que cela se fasse, lui donner des faux espoirs -ou prétexte pour s'énerver- était inutile, surtout si j'échouais à l'entraînement. Conneries, je n'échouerai pas ! Est-ce que cette femme croyait que j'étais à ce point incapable ? Et bien elle verra encore mon potentiel ! Enfin... Quand j'arriverai à ne plus la trouer dans un surplus de colère... Haha... Hum.

- J’ai une demeure à Tokyo, il serait préférable que tu détruises celle-ci plutôt que l’académie n’est-ce pas ? ~ D’autant plus, Miri-Chan doit s’y rendre pour rencontrer les généraux, sans compter la salle de matérialisation se trouvant dans les sous-sols de la propriété. Mais nous aurons pleinement le temps d’en parler plus tard, pourquoi ne me parlerais-tu pas plutôt de ce fameux appartement ? ~ Je suis terriblement curieuse à ce sujet, Kaïla-Chan ~ 

Ou ma stupidité de parler de trop. Soudainement, je regrettais d'avoir ouvert la bouche, ce serait bien plus sympathique de faire le chemin sans ce genre de questions saugrenues, demandant une réponse directe sans mensonges. Si je me sentais mal à l'aise avant, à présent je me décalais complètement contre la portière du passager, le regard bien fixe sur la route, heureuse que le sien y était cloué aussi. Bordeeel de merde... Comment vais-je sortir de cela ? Changer de sujet, et dire ô comment j'étais heureuse que Miri nous accompagnait... Enfin, je l'étais vraiment, mais je ne pense pas que mes ressentis intéressaient le monstre assis juste à coté. Pas plus que des questions que je pourrais lui poser sur Tokyo d'ailleurs... Aller, Kaïla, fais fonctionner tes méninges pour une bonne cause. Hésitant un bon moment à prendre la parole, je me résolus tout de même à dire quelque chose avant de sentir son aura noire m'écraser... convaincante qu'elle puisse l'être avec ses regards de la mort qui tue qui te font pisser dans le froc. Ouais, genre elle plisse les yeux, tu chiales, et c'est après coup que tu réalises qu'elle avait juste une poussière dans l’œil. Blagues pourries à part, je pris la parole d'un ton relativement détaché.

- Oh l'appart' ce n'est rien, c'est bien moins important que Insane. Hmm... Et puis ce n’est pas interdit d'avoir des maisons high-tech hein... Enfin...

J'avais l'impression de m'enfoncer davantage dans les problèmes, mais au moins, je ne révélais pas l'essence même de ce dernier. Franchement, croyez-vous qu'elle sera gentille -aussi calme en fait- quand elle apprendra que Yume et moi avions un appartement en dehors de Undai, dans un endroit qu'elle n'était guère prédestinée à découvrir, y aller, ou simplement le voir ? Non, il ne faut surtout pas lui en parler, si je voulais vivre. Mais que faire dans ce cas là ? Et la réponse m'apparut telle une délivrance tandis que je fuyais mentalement l'ambiance insaturée, à travers le pare-brise. Une pompe à essence. L'idée de comment dévier ce sujet fort dérangeant me vint en un éclair, diminuant le stress qui commençait à me ronger... bouffer littéralement.

- Stop ! Arrêtons nous à la pompe, je dois... aller aux toilettes !

Okééééé... La prochaine fois que vous criez limite à la directrice de votre école que vous devez à tout prix pisser et ce terriblement, dites le moi... En espérant que je ne sois pas la seule à me taper la honte de la sorte. Ridicule ? Pour sauver sa vie on est parfois -souvent dans mon cas- prêt à sacrifier plus que l'image... Enfin... Je priais pour qu'elle le gobe. Ou qu'elle ne s'attarde plus sur l'appartement. En fait, ce que je désirais par dessus tout, c'est sortir de cette fichue bagnole, aller m'acheter quelques chocolats pour calmer les nerfs et... bah dans la volée aller pisser aussi, au cas où. Hum. Je la regarde ? Non, je pointe la sortie avec insistance. Ha... Ha...

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Lun 16 Déc - 1:17

« Oh l'appart' ce n'est rien, c'est bien moins important que Insane. Hmm... Et puis ce n’est pas interdit d'avoir des maisons high-tech hein... Enfin... » Un appartement High-Tech donc ? Maaah, mais que voilà des informations croustillantes ~ Et puis-je savoir le fin mot de l’histoire plutôt qu’elle me décrive Ô comment cet endroit inconnu à ma personne, non pas que je veuille tout savoir, mais avant le tout, je voulais l’essentiel. Gardant mes mains sur mon volant, je fixais la route, faisant tourner mes méninges à cent à l’heure sous les nouvelles informations reçues. Serait-il possible qu’elle s’est achetée un appartement pour elle, et mon chef-d’œuvre ? Quelle mauvaise idée, je n’approuvais pas du tout ~ Non, Yume-Chan se devait de rester à Undai, que ce soit pour le fait que je doive la protéger ou pour qu’elle me divertisse. Seule l’académie était sa vraie maison, il était hors de question qu’elle s’en aille. Mais inutile de s’affoler avant de connaître la vérité, peut être comptaient-elles juste en acheter un, que cela n’était toujours pas fait. Devrais-je visionner les magazines immobiliers pour en savoir plus à ce sujet ? Plus sérieusement, j’avais le temps de les en dissuader. Et cela, je le ferai pleinement à mon retour à Kyoto ~ Soulagée de mes pensées, je soupirais silencieusement, me renfonçant ne serait-ce qu’un peu plus dans mon siège alors que l’air rempli de stress émané par Kaïla-Chan me rassurait plus qu’autre chose ~ Peut être se disait-elle que cela était une mauvaise idée après tout, qu’il était inutile de s’acheter un bijou immobilier alors que Yume-Chan avait déjà une maison ou alors …

- Stop ! Arrêtons nous à la pompe, je dois... aller aux toilettes !

Qu’elle devait juste se rendre aux toilettes. Levant un sourcil quand elle me montra la sortie à prendre, je laissais un sourire amusé se peindre sur mes lèvres ~ Voilà donc que Kurayami-Chan me donne des ordres à présent, à moi, la directrice d’Undai, Dead Master ~ Huhu, quelle enfant amusante ~ Mais bon, autant féliciter son culot en passant outre la station et la laisser se pisser dessus plutôt. Chose à laquelle je ne donnais crédit, ne voulant certainement pas qu’elle abîme le cuir de la voiture par ses excréments odorants. Prenant donc la sortie encore pointée du doigt par Kaïla, je déviais de la route principale, ralentissant graduellement ma vitesse tout en jetant un œil dans mon rétroviseur pour voir si Miri-Chan faisait de même. Arrivant aux abords de la pompe à essence, je me cherchais une place libre avant de sortir de la voiture, laissant Kaïla-Chan en faire de même. Partant dans le sens opposé de celle-ci pour rejoindre Miri-Chan, je marchais avec grâce vers la femme vêtue de sa combinaison, sourire charmeur aux lèvres à son encontre ~

- A croire que ma présence lui remplit la vessie sous un surplus de stress ~ Tu restes avec nous où tu prends de l’avance, Miri-Chan ?

Gloussant à mes dires en caressant la bécane de ma chère amie du bout des doigts, je relevais le regard quand sa voix posée résonna jusqu’à mon oreille ~ « Pauvre d’elle, ne la tue pas en chemin Ayame ~ Sois donc gentille avec elle, d’accord ? De mon côté, je vais y aller, on a quand même de la route, j’irai directement voir Kaito-San. Je te retrouve ce soir, ok ? ~ ». Avais-je seulement le droit de faire disparaître les efforts qu’elle faisait pour se donner un air persuasif ? Oui ~ Puisque j’étais Dead Master-Sama, huhu ~ Mais trêves de plaisanteries et laissons donc sa personne prendre de l’avance sur nous. Parce que je n’étais pas dupe, il allait de soit que Kaïla-Chan devra aller encore une fois se vider avant que nous arrivons à destination ~ Déposant mes lèvres sur la joue de Miri-Chan, je la laissais partir en la gratifiant d’un mouvement de la main accompagné d’un sourire rempli de sous-entendus à son encontre ~ Maaah, quelle femme ~

Bien, allons rejoindre Kurayami-Chan à présent. Quittant la scène « romantique » pour rejoindre les camionneurs dans la petite échoppe adjacente à la route, je passais les portes coulissantes à la recherche de quelque chose pouvant me convenir également … Ce n’était pas ici que je trouverai un repas chaud occidental en tout cas ~ Bien, gavons-nous de sucreries dans ce cas. Regardant les frigo pour me choisir une boisson avant tout, j’optais pour quelque chose de pétillant, d’une couleur noire/brune avec la magnifique étiquette sur laquelle le logo blanc se mélangeait parfaitement au fond rouge ~ Passant entre les rayons à la recherche de sucreries, je tombais sur l’une de celle dont Kiseki-Kun m’avait fait les éloges la dernière fois que nous sommes sortis ensemble … Une barre chocolatée remplie de glucides artificiels, si bon, et si détesté par mon épouse ~ C’est un sacrilège de ne pas aimer tout cela, un jour … je la flagellerai pour son manque de goût alimentaire ~ Passons, autre chose ? Oui, et ce malheureusement, mon cœur balança un court instant quand je déposais mon regard sur l’étale de tabac se trouvant juste à côté de celui de l’alcool. Entre une petite bouteille de vodka et un paquet de cigarettes, que prendre ? Je ne buvais pas souvent, et je fumais tellement rarement … surtout quand Akiha-Chan était là ~ Mais elle n’est pas là n’est-ce pas ? Bien, je prends le deux ~

Passant à la caisse après mes emplettes, je payais rapidement avant de retourner vers ma voiture. Posant mes courses au pied du siège utilisé par Kaïla-Chan, je sortis du sac le paquet de clopes et décidai d’en allumer une en attendant Kurayami-Chan ~ Fumer était si nocif pour la santé … puis-je dire « Heureusement que je suis immortelle et que ces maladies ne me touchent pas ? ~ » Qu’importe, c’est fait. Prenant une bouffée, je la recrachais en voyant mon accompagnatrice revenir. Écrasant la tige de tabac au sol, je retournais dans la voiture, ouvrant ma bouteille de coca pour me rincer la bouche avant de prendre un morceau de chocolat pour faire disparaître l’odeur de cigaretts. Bien, pouvons-nous y aller maintenant qu’elle s’est vidée ? ~

- As-tu tout ce qu’il te faut ? ~ Nous ferons sans doute encore une pause avant d’arriver à destination de toute façon ~

Ne serait-ce que pour que tu ne salisses pas ma voiture ~ Allumant le contact, je laissais vrombir le moteur avant de me lancer sur l’autoroute, décidée à reprendre ma route à présent. Et combien de temps nous restait-il ? Assez pour que je me décide d’allumer la radio, de changer de chaînes quand les bruitages infâmes sortant de la boite audio me déplaisaient. Voilà ~ Maintenant, détendons l’atmosphère ~

- Kaïla-Chan est-elle terrifiée de se retrouver seule à seule en ma compagnie ? ~

Détendre avais-je dit ? Maaah, j’ai menti ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 18 Déc - 21:01

Je ne sais pas si demander à la dirlo' de s'arrêter pour que j'aille pisser, était la meilleure des idées que j'ai pu sortir dans un moment de pure panique, mais en tout cas, cela a marché, ridicule que j'ai pu être en cet instant précis. Comme je l'ai dit, j'avais trop la honte, mais je préférais être stupide sur le coup, plutôt que me confondre dans des explications sans queue ni tête qui résulterait de la perte de notre -à Yume et moi- appartement à cause de ma langue trop bavarde. C’est dans un soupir de soulagement que je sortis de la voiture, ne me retournant même pas vers Dead Master qui en sortit elle aussi, et prenant directement le chemin des WC. Non pas parce que j'avais une envie pressante d'y aller, mais pour faire genre. Je ne donnais pas cher de ma peau si elle capterait qu'en fait je n'avais pas besoin d'y aller et que je nous ai fait arrêter pour rien, et ce au point de restée plantée près de la voiture comme une conne. Tout cela pour dire que j'ai maigrement joué la scène du pipi jusqu'au bout, allant même jusqu’à utiliser les toilettes publiques -que j'avais en horreur- afin qu'elle me croie totalement. Non, bande de cons, vous n'avez pas à savoir pourquoi je ressentais une telle peur quant aux pensées de la directrice. Si vous vous retrouveriez seul à seul en sa compagnie, peut-être que vous pourriez comprendre l'étendue de ce que cela représentait. Effrayée ou pas, lui déplaire était une mauvaise chose, qui que nous soyons, cela, je le savais assez bien pour le nombre de crasses qu'elle a pu me faire, sachant qu'à la fin c'était toujours la mort qui m'attendait sagement, même si je me battais sans cesse contre elle.

Soupirant lourdement en sortant enfin des toilettes, je saisis l'occasion d'aller acheter quelque chose à manger, et à se mettre sous la dent pendant le voyage. Faut l'avouer, Tokyo n'était pas à coté, surtout quand on prenait la voiture sous une envie passagère de Dead Master. Cette femme, elle me tuera... Rien que pour cela, j'aurais aimé que Yume soit avec moi, qu'elle me soutienne sous le stress qui m'écrasait littéralement à chaque fois que je sentais l'aura de la directrice planer au dessus de ma tête. Mais malheureusement pour ma personne, Yume ne pouvait rien savoir, et donc, ne pouvait être là... Dommage, horriblement. Mais bon, c'était aussi pour elle que je prenais sur moi, afin de contrôler Insane, pour que nous ayons cette force ne pouvant que nous être favorable. Ouais, c'était une motivation suffisante pour que je ne me plaigne pas. Du moins pour que je ne lâche pas tout et me téléporte à Undai à un moment de faiblesse mentale. Constatation faite, j'achetais quelques paquets de chips, bouteilles de soda, sandwich, tout pour tenir jusqu'à Tokyo sans devoir demander à Ayame de s'arrêter je ne sais où pour me ravitailler en vivres. Yosh, les sacs en mains, je revins -à pas très, très lents- vers la voiture où Dead Master se trouvait déjà. Et plus je m'approchais, plus j'affichais un visage interloqué en mode « elle fout quoi ? » Parce que ouais, voir la dirlo' se griller une cigarette était... bizarre hein, sérieusement déstabilisant, au point que j'en veuille une aussi. Sauf que je n'étais guère en âge d'en acheter légalement... et l'alcool pareil -vive les lois débiles du Japon-. Bon, peut-être que je lui en demanderai une... Non ! Certainement pas.

- As-tu tout ce qu’il te faut ? ~ Nous ferons sans doute encore une pause avant d’arriver à destination de toute façon ~ 

Montant dans la voiture, je pris une grande inspiration en posant mes sacs à mes pieds, là où d'autres se trouvaient déjà. Attends... Sniffant discrètement l'air, je fronçais les sourcils en captant qu'elle ne dégageait aucune odeur de nicotine, trouvant cela étrange, je finis par hausser les épaules et me détourner, tandis que nous démarrâmes vers notre destination finale. S'arrêter encore une fois disait-elle ? Tant mieux, après tout huit heures c'est beaucoup. Enfin, un peu moins à présent mais soit, c'est de toute façon trop quand on est en compagnie de Dead Master... et encore plus quand elle pose des questions bizarres.

- Kaïla-Chan est-elle terrifiée de se retrouver seule à seule en ma compagnie ? ~

Et bien tu sais, si tu te retrouvais avec quelqu'un qui a essayé de te tuer à maintes reprises et qui est bien plus fort que toi, je pense que non, tu ne serais pas effrayée, juste un petit peu inquiète quand même. Ha... Ha. Évidemment que je ne le lui dirai pas à haute voix, mais je le pensais très fort en tout cas. Souriant jaune à son encontre toute envie de manger un bout disparut dans mon estomac soudainement noué. Peur hein, qu'elle aille se faire foutre tiens. Ne répondant rien premièrement, je finis par sortir un clash « Pas du tout ! » grimacer, la regarder, froncer les sourcils, me détourner, soupirer et prendre finalement la parole d'une voix hésitante après un silence me paraissant plaisant. Bah ouais, qu'est-ce que tu veux que je réponde à cela ? La vérité... Ha…ha. Ca y est, j'en peux plus.

- En même temps, sans vous offenser hein, qui n'aurait pas peur de se retrouver avec le plus grand tueur en série de tous les temps dans une même pièce ? Hum... Non mais sérieusement pour devenir comme cela... 

Par « cela », je voulais dire complètement détraquée, on se comprend. Et avec plus de sérieux, maintenant que le sujet est lancé, j'en ressentais vraiment de la curiosité. Parce que pour tout ce qu'elle a fait, à Yume et aux autres, il fallait quand même avoir une case en moins, mais en même temps savoir qu'elle a construit une école et tout, et tout, c'était... contradictoire, au point que je m'en pose des questions. Un monstre qui est mauvais à souhait, qui en prend du plaisir, et qui mets sur pieds toute une institution rien que pour se réjouir du malheur des autres, c'était chaud. Putain de merde, si je n'étais pas aussi curieuse naturellement, je crois que je fuirais en comprenant à quel point elle était cruelle finalement, derrière ses sourires et paroles mielleuses.

- On t'a fait quoi pour que tu deviennes tellement malveillante ?

Et merde, c'est sorti tout seul, les paroles jaillirent avant que j'y réfléchisse. Me rendant compte de la question et de la manière dont je l'eus posée, je détournais le regard de sa silhouette et le plongeais dans la vitre, extrêmement mal à l'aise sur le coup. Bon, je ne dis rien ou je dis quelque chose ? Manger. Faisant comme si de rien était en mode « je n'ai pas posé de questions indiscrètes. », de toute façon le silence était de mise, je me saisis d'un sac, fouillant dedans à la recherche de chips. Chose trouvée, j'ouvris le paquet en me demandant un court instant si je devrais en proposer à Dead Master aussi, pour détendre l'atmosphère. Mais en même temps, si elle n'en mange pas, ce serait cloche de ma part... Lançant un discret coup d’œil sur les sacs de nourriture devant lui appartenir, je pus constater qu'il y avait aussi plus de malbouffes qu'autre chose dedans. Alors... Je tente. Et je tentais d'une voix assez réservée pour ne pas dire timide, après la question-boulette que j'eus posée. Certes, intrigante, mais peut-être trop... Soit, merde.

- Un chips ?

Tendant le paquet vers elle, j'attendis qu'elle réagisse. Au pire, je me sentirais con avec le bras tendu de la sorte. Soit, ce n'était pas comme-ci... Si ! Justement si, la situation était bizarre, c'est tout. Je vais aller me pendre, cela sera moins dramatique que ce voyage.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 18 Déc - 21:51

« Pas du tout ! » Ce n’est pas comme-ci je m’attendais à ce qu’elle acclame haut et fort que je la terrifiais non plus ~ Bien qu’une réponse plus honnête de sa part m’aurait fait d’autant rire qu’à présent, gardant un sourire amusé sur les lèvres, je tenais la route des yeux, ne réagissant guère à l’ambiance angoissante se propageant dans notre petit habitacle. Il fallait se le dire, je pouvais même le confirmer des centaines de fois pour vous, après avoir essayé de tuer des milliers de fois Kaïla-Chan, elle serait complètement suicidaire pour ne pas voir le danger que je représentais ~ Mauvaise personne que je faisais là, devrais-je me punir ? Huhu ~ Non, arrêtons là la rigolade et plongeons-nous sur cette réalité qui me poussait à tuer Kurayami-Chan. Premièrement ce fut la relation qu’elle entretenait avec Yume-Chan qui me dérangeait, jamais je n’aurais voulu perdre mon chef-d’œuvre aux mains d’une autre femme, quelle qu’elle soit. Un homme ? Jamais je n’y ai songé, cela était impossible ~ Yume-Chan détestait sans doute autant la gente masculine que moi, après avoir vécu aussi longtemps avec une féministe de mon rang, on ne pouvait s’attendre à autre chose ~

- En même temps, sans vous offenser hein, qui n'aurait pas peur de se retrouver avec le plus grand tueur en série de tous les temps dans une même pièce ? Hum... Non mais sérieusement pour devenir comme cela...

« Cela » voulait-ce dire, monstrueuse ? ~ Quelle compliment de bon goût, je comptais le retenir et lui montrer dans un jour prochain Ô combien ma monstruosité était affolante ~ Y survivra-t-elle ? Je ne le pense pas non ~ La plus grande tueuse en série de tous les temps … J’aimais cela, je ne le troquerais sans doute pas contre Dead Master, mais tout de même, c’était charmant. Au point que j’en glousse, cette enfant était si intéressante que je ne faisais que m’y intéresser de plus en plus. Kaïla Kurayami-Chan ~ Il serait dommage de tuer une si jolie personne n’est-ce pas ? « On t'a fait quoi pour que tu deviennes tellement malveillante ? » Finalement, je vais la tuer ~ Perdant mon sourire sous tant de familiarité de sa part, je la regardais du coin des yeux, quittant l’autoroute pour mieux la sonder de mon regard perçant. « Ce qu’on m’avait fait ? » Tellement de chose qu’y repenser … me mettait de mauvaise humeur ~ Et ce tellement que je relevais le visage d’un air hautin, je me mordillais la lèvre inférieure sous une soudaine envie de provoquer un accident dans lequel Kaïla-Chan serait morte, incapable de se protéger alors que son bracelet de matérialisation se serait malencontreusement détaché ~ Pauvre chose, mais c'était tellement excitant, pouvais-je ? ~

- Un chips ?

Entrouvrant les lèvres sous sa demande dérisoire, je laissais mes billes verdâtres couler sur sa personne, main tendue pour me tendre cette fameuse chips. Sérieusement ? Serait-ce une manière pour elle de se rattraper sur sa dernière question ? Peut être, si mignon que je finis par soupirer et me servir dans son paquet. Oui, je mangeais cela aussi, était-ce si étonnant que cela ? ~ Qu’importe, laissons lui croire que cela me faisait plaisir et que j’avais oublié ses dires précédents ~ Faux, je ne les avais oublié et après une bonne dizaine de minutes dans un silence agrémenté par le bruit des chips, je finis par prendre la parole. Doucement, mais sûrement et sans doute … plus froidement que d’habitude ~ J’aimais parler de moi, mais pas de tout ~

- Si je suis devenue « cela » c’est pour survivre, Kaïla-Chan ~ Mon passé … ressemble à celui de Yume-Chan si je puisse le dire ainsi. J’ai toujours été exceptionnelle, depuis la naissance, cela était gravé dans le livre des destins. J’étais promue à un grand avenir ~ Mais sache que les grandes choses se créent sous de grands sacrifices également.

Un sujet d’expérience, un rat de laboratoire, un objet que l’on trouait pour voir s’il survivrait quand même dans des conditions extrêmes. L’enfant que j’étais ne comprenait pas pourquoi les humains étaient si avides de ma personne, pourquoi tous ces hommes en blouses blanches faisaient tant de mal à ce que j’aimais le plus. Et pourtant, n’avais-je pas tout perdu ce jour là ? Cette chose que j’eus cherché pendant cent ans ? Une famille.

- Undai … a été construit pour réconforter mon cœur meurtri, Yume-Chan a été la première à rentrer dans mon cœur ~ J’avais tant de projets pour elle, tant d’amour. Tu me dirais que détruire une personne n’est pas une marque d’affection mais plutôt de monstruosité, mais tu ne peux pas comprendre cela, Kaïla-Chan ~

Cette souffrance que j’eus ressentie en la voyant partir vers toi, pour mieux me délaisser. « Je l’aime toujours sais-tu ? Je … n’ai juste pas su comment le lui dire après mes erreurs ~ ». Je t’en veux terriblement, à toi qui m'a privée de cette enfant que j’aimais tant, de cette personne que je trouvais digne d’être à tout jamais à mes côtés. Kaïla, tu as volé ma famille. Sentant l’énervement pointer le bout de son nez dans l’air, je me déhanchais invisiblement pour faire disparaître l’aura noire qui émanait de mon être. Oui, parler de tout cela était définitivement une mauvaise chose.

- Ce monstre que je suis devenue n’a pas toujours été comme cela, c’est la stupidité humaine qui m’a poussée à tant les mépriser, c’est de ma bonté divine que j’ai espéré en sauver quelques uns ~ Tout comme toi, j’étais une personne souriante  à l’époque, parlant fort en mettant les pieds dans le plat. J’ai été à l’université de Kyoto, j’ai suivi un cursus normal pour finalement pousser mes recherches jusqu’à la matérialisation ~ Après tout, n’avais-je pas l’éternité pour dépasser l’humain ? ~

Et je l’ai fait, tellement bien que je me demandais ce qui me retenait à exterminer cette sous-race ~ Akiha-Chan, n’est-ce pas ? Huhu ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 25 Déc - 0:16

Crucifiez moi avant que le courroux de la directrice ne tombe sur mes épaules et que je n'aie pas à la supplier de me tuer plus vite. Sérieusement, parfois j'avais envie de me gifler moi-même, tellement je me trouvais folle, complètement dérangée au niveau du suicide. À croire qu'il fallait au moins une fois par jour que je me mette dans une merde sans nom et que je survive dans tout cela par la suite. Déjà, il fallait voir ce qui m'eut poussé pour accepter un trip en dehors de Undai en compagnie de la directrice en personne, dirlo' qui au passage, était un monstre assoiffé de sang qui a essayé de me tuer plusieurs fois en moins de trois ans. Tout cela pour dire que le mieux à faire serait que je me taise, acquiesce à ses dires quand elle parlait et suive ses instructions pendant ce dit entraînement de malheur qui nous attendait à Tokyo. Ouais, ce serait tellement plus simple pour mon existence, mais non, encore maintenant j'étais assez douée pour lui poser des questions personnelles de la pire des manières. D'ailleurs, dès l'ouverture de la bouche, je regrettais ce que je venais de dire, il suffisait de palper l'air ambiant de l'habitacle pour comprendre que je venais de mettre les pieds dans le plat, et ce dans le mile, en demandant d'où lui sortait sa monstruosité. La stupidité peut tuer n'est-ce pas ? D'autant plus quand je lui ai passé des chips en espérant, priant, et puis remerciant les cieux quand elle en prit un sans s'avancer sur le sujet. Et c'était parfait ainsi, même si manger des chips avec Dead Master était... frôlait le ridicule. Mais soit, je préférais cela plutôt que d'être traînée par les pieds derrière la voiture lancée à deux cents à l'heure... Parce que ouais, elle roulait aussi mal que Yume, on se demande pourquoi... Ha ha. Silence.

- Si je suis devenue « cela » c’est pour survivre, Kaïla-Chan ~ Mon passé … ressemble à celui de Yume-Chan si je puisse le dire ainsi. J’ai toujours été exceptionnelle, depuis la naissance, cela était gravé dans le livre des destins. J’étais promue à un grand avenir ~ Mais sache que les grandes choses se créent sous de grands sacrifices également. 

Croyant que le chemin se ferait en silence, je fis un bond quand sa voix résonna dans l'auto. Tournant mon regard rubis vers elle, un frisson d'horreur parcourut mon échine en croisant ses billes vertes. Une au juste, vu qu'elle me regardait du coin des yeux. Déglutissant difficilement sous les informations qu'elle me divulgua, je détournais les yeux sans oser prononcer un moindre mot, ayant même arrêté de manger, la faim soudainement coupée. Quand on se penchait davantage sur ce qu'elle venait de dire, on voyait direct qu'elle était une sale égocentrique de la vie, mais quand on croise le nom de Yume dans l'histoire, on sait tout aussi vite que son passé ne devait pas être beau. Même avec mon amie -plus-, j’abordais rarement le sujet de sa vie avant d'être tombée sur Ayame, étant donné que c'était un sujet délicat. Alors si avec Yume je n'osais pas me jeter dans le vif, c'était bien plus dérangeant quand nous parlions de la dirlo'. Bon... Je fais comme si je n'étais pas là.

- Undai … a été construit pour réconforter mon cœur meurtri, Yume-Chan a été la première à rentrer dans mon cœur ~ J’avais tant de projets pour elle, tant d’amour. Tu me dirais que détruire une personne n’est pas une marque d’affection mais plutôt de monstruosité, mais tu ne peux pas comprendre cela, Kaïla-Chan ~ Je l’aime toujours sais-tu ? Je … n’ai juste pas su comment le lui dire après mes erreurs ~ 

Non, je ne pouvais le comprendre. Et le pire dans tout cela, c'était sans nul doute qu'elle croyait en l'amour qu'elle portait à Yume. Une femme sadique puissance mille qui torture par amour. Ha... Ha. Je ne lui ferai pas la remarque, mais je le pensais très fort. Souriant jaune, je me sentais étrangement bien de ne pas faire partie de sa famille, autant que mal qu'elle me dise ouvertement qu'il serait mieux que je n'existe pas. Nuisance suprême que je pouvais l'être, je n'en avais que faire, moi, je donnais du vrai amour à Yume, je l'aimais telle une amie, une amante, et je ne passais pas mon temps à la détruire et l'enfermer dans une école créée par mes soins. Ca y est, c'est prouvé, Dead Master est une psychopathe qui croit en ce qu'elle fait... Terrifiant. Tellement que je pâlis en même temps que je me décalais davantage vers la droite -la portière-, afin de mettre le plus de distance -inutilement- entre nous. Ha... Ha... Je matérialise ma robe de combat au cas où ? Ou je me téléporte directe à Undai... ou en Afrique ? La mort.

- Ce monstre que je suis devenue n’a pas toujours été comme cela, c’est la stupidité humaine qui m’a poussée à tant les mépriser, c’est de ma bonté divine que j’ai espéré en sauver quelques uns ~ Tout comme toi, j’étais une personne souriante à l’époque, parlant fort en mettant les pieds dans le plat. J’ai été à l’université de Kyoto, j’ai suivi un cursus normal pour finalement pousser mes recherches jusqu’à la matérialisation ~ Après tout, n’avais-je pas l’éternité pour dépasser l’humain ? ~

Trop... Bizarre. S'imaginer seulement qu'elle était quelqu'un de normal avant que des cornes de démon lui poussent sur la tête, était juste impossible. C'était encore pire que quand ta grand-mère te dit qu'elle était une hippie dans sa jeunesse. Non mais sérieusement, se dire qu'elle avait des amis, des amants, des relations normales entre elle et les autres humains, cela semblait complètement improbable. On pourrait franchement se demander ce qui lui est passé par la tête pour qu'elle devienne une scientifique folle, et par la suite, qu'elle développe cette habilité à être terrifiante. Est-elle devenue un monstre avant de créer la matérialisation -d'où lui est venue l'idée de le faire- ou alors, après, quand elle comprit que son invention était digne d'une arme de destruction massive ? Je n'en savais rien, mais tordue qu'elle était, cela pouvait être à cause d'un lapin qui lui aurait chié dessus et que par hasard, dans un surplus de colère, elle l'aurait tué en utilisant de la matérialisation, et de ce fait, elle se dirait qu'elle va tester la mort subite sur les humains... Logique, ouais. Grimaçant dans mon coin, je finis par soupirer, et lever un regard timide sur sa personne avant de souffler quelques mots qui me passèrent par la tête.

- Désolé, je ne voulais pas... aborder de sujets sensibles.

Finissant par me détourner d'elle, je me concentrais sur le paysage, laissant le silence planer, question de ne pas la déranger dans ses réflexions, et encore moins la pousser à ma décapiter sur le moment à cause d'une autre de mes indiscrétions... Ouais, autant se la fermer et admirer le paysage qui devenait de plus en plus peuplé, plus la route principale se rapprochait de Tokyo. C'était étrange comment le chemin pouvait paraître extrêmement long en sa compagnie quand l'ambiance n'était pas à son meilleur jour, et comment il pouvait s'avérer rapide quand... on mangeait ! Non, finalement, ce chemin était éprouvant et j'avais hâte d'être sur place, ne comprenant toujours pas pourquoi je devais subir la torture de sa présence... Je n'osais même plus manger, pour ne pas qu'elle se dise que je n'avais rien à foutre de ce qu'elle venait de dire, ce qui -sachant qu'elle était une égocentrique de malade- me coûterait sans doute un bras en moins... Bon bon... Je me fais chier et son histoire m'intrigue, que faire ? En parler, ouais... Aller, Kaïla, lance-toi et meurs si tu exagères. Et je le fis, incroyable que cela puisse l'être, usant d'un ton songeur entre deux questions, sans pour autant la regarder afin de ne pas finir asphyxiée sous son regard perçant.

- Donc... si je comprends bien, vous avez créée la matérialisation pour vous venger ? Mais pourquoi si vous aviez une vie normale au final ?

Parce que la rancune ne s'efface jamais ? Sans doute, mais dans ce cas, elle devrait juste en vouloir à ceux qui lui ont fait du mal, et non aux autres qui n'ont rien à voir là-dedans. Du moins, à première vue, je voyais cela ainsi... Ce n'est pas parce qu'une certaine gamine m'a fait du mal, que j'allais massacrer toutes les blondes de l'univers -quoi que, j'avais un sérieux problèmes avec les blondes-, mais je me serais seulement vengée sur cette dite personne. Les sourcils froncés, je risquais un coup d’œil vers Ayame. Sérieusement, cela m'intriguait au plus haut point, même si à la fin, je ne devrais même pas me poser de questions sur cela, vu que tout avait une explication simple. Dead Master était une psychopathe, cela s'arrête à cela, et c'est suffisant pour tout expliquer.  Bah ouais, regardez un peu la vie de Yume... C'était horrible quoi, déjà qu'elle a souffert avant de tomber sur Ayame, elle dut encore en pâtir de la main de sa sauveuse... juste... abominable.

- Et puis, je suppose que vous vous comportiez ainsi avec Yume parce que vous aviez peur de la perdre... Mais même en sachant cela, détruire ceux qu'on aime c'est... trop... Enfin, cela me dépasse.

Ouais, d'un autre coté, il y avait toujours explication à tout, mais cela restait quand même effroyable. Mais bon, qu'attendre d'autre d'un monstre sans cœur s'amusant des malheurs des autres, gardant de manière possessive quelqu'un qu'elle a décrété sien sans demander l'avis de ce « quelqu'un » ? Non, je n'aimais pas du tout les gens comme cela, ceux qui pensaient tout avoir... Soit vous allez me dire que dans ce cas de figure, Dead Master pouvait tout avoir d'un claquement de doigts et que ce n'était pas seulement une invention... Mais cela restait de l'abus du pouvoir intolérable. Mitigée entre la colère et la compassion, je soupirais lourdement en m'adossant confortablement sur le siège, les yeux rivés sur la pancarte indiquant le nombre de kilomètres qu'il nous restait avant d'atteindre la capitale nipponne.

- Il est difficile... d'apprécier quelqu'un de mauvais... quoi qu'il en soit.

Haussant les épaules, je dis la dernière phrase plus pour m'en persuader moi-même qu'autre chose. Parce que c'était vrai, n'est-ce pas ? Ouais, voilà.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 25 Déc - 0:52

Cette situation n’était pas à l’avantage de Kaïla-Chan, lorsqu’il m’arrivait de ressasser mon passé de la sorte, une pointe de colère se réveillait en moi, que ce soit par les actions passées ou encore en me remémorant Ô comment mon esprit avait été dévoilé aux yeux de mon épouse. Non, décidément j’étais en colère. Soupirant en gardant mes mains crispées au volant, je laissais le silence planer, me confortant dans celui-ci en espérant que je ne doive plus parler de ma personne. Autant j’aimais le faire, il y avait des sujets sur lesquels je ne m’avançais pas plus que cela, Kaïla-Chan en savait déjà assez. Lui avouer que j’avais été souillée par l’homme, que j’étais devenue le cobaye de scientifiques et que ma famille a été dissoute à cause de cette race polluant cette terre divine qu’était la mienne ? Cela me révoltait, me dégoûtait au point que j’accélérais ma vitesse sous le surplus de mauvaise humeur qui régissait en mon être.

- Donc... si je comprends bien, vous avez créée la matérialisation pour vous venger ? Mais pourquoi si vous aviez une vie normale au final ?

Et Kaïla-Chan n’arrangeait en rien ma mauvaise humeur ne faisant que s’accroître sous ses dires. Soupirant silencieusement quand sa voix retentit une fois de plus après ses excuses à moitié soufflées, je déviais mon regard vers sa personne quand elle me demanda si la matérialisation avait été un moyen créé pour me venger. Je ne dirai pas cela, du moins, pas de cette manière là. La matérialisation m’avait prouvé que j’étais supérieure à l’homme, que mon intelligence l’évinçait sans pitié. Je me marquais au rang de Dieu sous une erreur due au destin. J’avais été assujettie à mes propres expériences, n’était-ce pas normal d’avoir un tel prix lorsque l’on défie la mort ? Une récompense, un trophée, voilà ce qu’était la matérialisation à mes yeux.

- Et puis, je suppose que vous vous comportiez ainsi avec Yume parce que vous aviez peur de la perdre... Mais même en sachant cela, détruire ceux qu'on aime c'est... trop... Enfin, cela me dépasse.

Je le savais, et ce trop pour qu’elle me le dise. Grinçant des dents quand ses dires s’enfoncèrent dans ma chair telle des piques empoisonnées, je pris une longue inspiration avant de relâcher la pression. J’aimais Yume, je l’aime toujours et à tout jamais je l’aimerai, elle était ma perfection, mon enfant, mon chef-d’œuvre, j’avais essayé de tout donner à cette enfant, une mère, un amour, une vie … Mes idéaux ne peuvent être compris par la sous-race, cela était une évidence. Je ne pouvais en vouloir à Kaïla de ne pas me comprendre, après tout depuis quand les chiennes compensaient les pensées de leurs maîtres ? ~

Mes actions envers Yume-Chan furent toujours dictées de manière à ce qu’elle ne souffre pas du malheur des autres, se lier d’amour ou d’amitié avec autrui ne lui servait à rien et voilà encore maintenant, un exemple flagrant. Yume était mienne, elle me ressemblait plus que ce que Kaïla pouvait le croire, nous avions les mêmes goûts, les mêmes envies, les mêmes besoins. Une personne belle à mes yeux le serait également pour Yume, l’envie d’un être était aussi fort chez l’une que l’autre. La seule chose qui nous différenciait était peut être l’intensité de ces désirs. Je n’avais à me retenir parce que j’étais un Dieu, Yume-Chan quant à elle est née humaine pour finalement me rejoindre au sommet. Mais elle était là, à mes côtés … Mon enfant.

- Il est difficile... d'apprécier quelqu'un de mauvais... quoi qu'il en soit.

Freinant sec au plein milieu de l’autoroute, j’attrapais la main de Kurayami-Chan avant de nous faire disparaître alors qu’une voiture s’apprêtait déjà à nous encastrer. Nous téléportant à Tokyo, dans ma maison plus précisément sans me soucier d’un quelconque accident que j’aurais pu provoquer sur l’autoroute, je poussais Kaïla-Chan contre un mur avant de me plaquer contre celle-ci. Posant mes lèvres sur les siennes avec fureur, je forçais l’entrée vers sa langue alors que mes doigts glacials avaient déjà trouvés leur chemin vers sa peau délicate. Relevant sa poitrine d’un mouvement précis, je continuais ainsi, chatouillant ses sens et ses nerfs sans qu’elle ne puisse s’échapper de mon emprise. Me reculant avant de glisser ma main dans son pantalon, je repris mon souffle en laissant couler mon regard sur son corps. Portant ma main à mes lèvres, j’arquais un sourire charmeur avant de me prononcer.

- Je n’ai nullement besoin de ton amour tant que je puisse me saisir de ton corps quand bon me semble, Kaïla-Chan ~

Gloussant en lui faisant dos, je me dirigeais vers ma cuisine afin de me servir un petit quelque chose pour remonter mon humeur. Sortant deux verres ainsi qu’une bouteille de Whisky, je balançais des glaçons dedans avant d’y ajouter l’alcool. Cul sec ~ Fait. Soupirant en m’accoudant à mon plan de travail, je ne détachais pas mon regard de Kaïla, restant silencieuse en me resservant tout en continuant de boire ainsi. Cette enfant, je la détestais, mais je n’avais guère l’intention de la tuer. Je ne ferai pas cette erreur, tant qu’elle était en vie, elle remplissait mon chef-d’œuvre de joie … tant qu’elle était là, je pouvais m’amuser d’elle. Faisant claquer mon verre sur la table, je m’avançais de mon déhanché céleste vers ma proie, continuant ainsi jusqu’à arriver à sa hauteur, je laissais ma proximité l’horrifier et mon souffle chatouiller son corps ~ Kaïla-Chan, puis-je …

Levant un sourcil en sentant mon cellulaire vibrer, je m’arrêtais dans mes actions pour regarder qui était l’importun qui osait me déranger. Akiha-Chan ~ Et que voulait-elle ? Que je vienne ce soir ? Je n’avais le temps voyons ~ Lui répondant sans plus de délicatesse « non ~ », je balançais mon cellulaire quelque part avant de redonner toute mon attention vers mon mignon petit chiot ~

- Ne fais donc pas cette tête, je ne comptais pas te violer non plus ~ Soit, nous sommes arrivées, je te laisse visiter la maison, j’ai deux trois petites choses à faire.

Quittant les lieux d’un claquement de doigts, je me retrouvais à l’extérieur de la demeure, regardant autour de moi un court instant, je finis par ressortir mon portable -fraichement matérialisé- et composer le numéro de Miri-Chan. Attendant sagement à ce qu’elle me réponde, je tombais malgré moi sur sa messagerie. Dead Master qui se fait mettre en attente ? Huhu, quelle mauvaise blague ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 26 Déc - 17:18

Je le dis et répète depuis le début de ce voyage, mais maintenant c'est prouvé, à cent pour cent. J'étais folle à lier, on devait m'enfermer quelque part où le danger ne roderait pas, ou alors, me coudre la bouche de sorte à ce que je ne puisse prononcer de paroles pouvant se retourner contre moi. Parce que parfois, la franchise n'était guère le bon choix, surtout quand on se retrouvait aux cotés d'un monstre dépourvu de bonté. Mais que pouvais-je faire à présent ? C'était trop tard, j'ai mis les pieds dans le plat, je m'y suis enfoncé jusqu'au cou, et là, à trop remuer, je me noyais, suffoquant dans mes propres mots contraires à l'humeur de Dead Master. Et ça, je le compris rapidement, à mes dépends en y pensant, au point que pendant une seconde -ou plus- j'ai cru que c'était fini de ma personne, qu'à cause de quelques paroles trop arrogantes, mon corps se retrouverait quelques mètres sous terre, enterré et oublié de tous. Et le pire dans tout cela, c'était que je me condamnais toute seule, simplement parce que je ne réfléchissais pas avant de parler, parce que j'essayais d'ouvrir trop grand la bouche pour crier l'injustice. Chose que je détestais pas dessus tout, mais que je devrais taire de temps en temps, surtout devant des personnes qui pouvaient m'anéantir en moins de trois secondes, d'un claquement de doigts, tel un vulgaire insecte. Et Dead Master le pouvait. Même le désirait, croyais-je par moment.

Comment le compris-je ? En voyant ma vie défiler sous mes yeux, au seuil de la mort qui se précipitait pour me saisir en un coup de vent cruel et froid. Et il se marqua quand la voiture fit un bond de deux mètres, que les roues crissèrent sur le bitume et que la secousse me fasse perdre pieds. Heureusement -ou malheureusement en fait-, je n'eus le temps de faire quoi que ce soit que mon corps se fit tirer par une force invisible, loin du carnage, de l'accident qui allait suivre la manœuvre à pleine vitesse de la directrice de Undai. Vraiment, j'étais heureuse de ne plus me retrouver dans l'habitacle de la voiture... Par contre, je l'étais moins d'être prise dans son étau diabolique, trop proche, trop brusque. Je ne savais déterminer où nous eussions atterries, je n'avais aucune perception des environs, des odeurs, ni des couleurs, seule la directrice, plaquant mon corps contre ce qui paraissait être un mur, occupait tout mon esprit. Je suffoquais contre elle, essayant vainement de m'accrocher à quelque chose de solide, pour ne pas défaillir sous son baiser trop... Trop. Sous ses touchers abominables qui m'assaillaient. J'étais mal, terriblement. Cela faisait longtemps que je ne m'étais sentie en si mauvaise posture, sans pouvoir rien faire. Il y avait cette haine fulgurante qui germait en mon sein, tandis que la peur s'engouffrait à grandes goulées dans tous mes membres, la panique paralysant tout mouvement -inutile- que j'aurais pu faire pour me défaire de son emprise. C'était... J'aillais mourir, j'étais piégée comme... Non ! Je me suis promise de ne plus pleurer sur mon sort, alors il était hors de question que je fasse ma victime devant cette perverse en rut. J'allais la...

- Je n’ai nullement besoin de ton amour tant que je puisse me saisir de ton corps quand bon me semble, Kaïla-Chan ~

Rien du tout. Sous le choc après ses gestes déplacés qui soulevèrent tout mon être dans un état second, j'essayais tant bien que mal de remettre mes vêtements en place, le regard effrayé braqué sur la directrice. J'avais l'air misérable ainsi, je le savais, et pourtant, je restais là, sans bouger, à traquer le moindre de ses mouvements, à -limite- grogner si j'estimerais que son corps était trop près. Et c'est à cet instant, le cœur battant la chamade, que j'ai réalisé où nous étions, procédant à une rapide analyse des lieux, n'osant pas lâcher Dead Master plus d'une seconde du regard. Une maison vitrée... Un salon... Dead Master en train de boire en me regardant de la cuisine... Tokyo... Chez elle. C'est tout ce que je retins au premier moment, serrant les poings en promettant de me téléporter à Undai, la prochaine fois qu'elle aurait pris une telle initiative à... Et elle revint. Faisant un pas en arrière en me heurtant au mur, j'oubliais ma résolution de fuir, ne sachant quoi faire. J'avais devant moi un prédateur, un monstre qui dit clairement que je n’étais rien, qu'elle pouvait me faire ce qu'elle voulait, que... Les sueurs froides dans le dos, je sentis à nouveau sa proximité envahissante, grimaçant en mode « je vais la mordre, hors de question qu'elle me touche », j'attendais qu'elle soit à ma portée pour que je l'attaque. Mais elle ne le fut jamais. Je doute fortement que c'était parce qu'elle vit un quelconque danger provenant de ma part, je pointerais plutôt son portable... A se demander qui venait de me sauver... Ha... Ha.

- Ne fais donc pas cette tête, je ne comptais pas te violer non plus ~ Soit, nous sommes arrivées, je te laisse visiter la maison, j’ai deux trois petites choses à faire.

C'était une marrante celle-là. N'osant bouger, ni respirer, ni parler, je restais pétrifiée sous ses yeux perçants. Et ce jusqu'à ce qu'elle disparaisse en moins d'une seconde. Soupirant lourdement de soulagement, je me mouvais enfin, avec prudence dans la pièce. Sérieusement quoi, elle a failli -voulait- me violer et maintenant elle me dit de prendre mes aises chez elle ? Hahaha ! Souriant jaune à cela, je finis par me détendre, ne ressentant plus sa présence, et donc plus de peur, remplaçant cette dernière par de la colère. « Enfoirée… » Ouais, j'étais furieuse contre elle, contre moi-même aussi en l’occurrence. Et merde quoi ! Pauvre salope dégénérée ! Bon... D'accord, j'arrête de l'insulter dans ma tête aussi, de peur qu'elle ne sache lire dans les pensées... et donc, débarque de nulle part pour... des choses pas bien. Soit !

La maison. Décidée à faire ce qu'elle m'a demandé, mais pas parce qu'elle me l'a dit, mais bel et bien de plein gré, je fis plus attention à ce qui m'entourait, coulant un regard inquisiteur sur ce qui semblait être un salon.  Un salon spacieux, lumineux, me faisant un peu penser à l'appartement occupé par Yume et ma personne, dans le centre de Kyoto. Même si le nôtre était bien plus classe, faut l'avouer. Enfin soit ! Regardons, regardons... Et je vis. La pièce était plutôt vide, bien aérée, plaisante à vivre sans doute -si Ayame n'en serait pas la propriétaire-. Mais ce qui attira mon attention fut le fauteuil, une sorte de meuble mou encastré dans le sol. Étrange certes, mais étant donné que j'aimais la modernité, c'est avec une certaine envie que je me posais dedans et fixais... un mur blanc ? Pas vraiment, mais où était la tv ? A la recherche d'un écran, mes yeux rubis se heurtèrent à une télécommande... enfin, un sorte de planche transparente...

- Ouais, pas évident si y a pas de tv... Voyons comment cela fonctionne...

Et par ceci, je voulais dire que je me mis à appuyer sur toutes les touches transparentes, jusqu'à ce qu'un bruit mécanique arrête le carnage du clavier, que l'objet s'allume et qu'une sorte de truc coulissant s'ouvre sur une télévision taille.... Bah la taille était un peu comme celle de sa baraque à Undai, à croire qu'elle était déjà si vieille et aveugle, qu'elle avait besoin de grandes images HD de la mort qui tue... Géant. Zappant les chaînes, super bien installée, je ne trouvais rien d'intéressant, jusqu'à ce que je tombe sur les infos de la chaîne locale de Tokyo, où des pompiers, ambulances et police, mettaient tous en œuvre dans un carambolage sur l'autoroute... La cause ? Encore inconnue, des nombreux blessés, quelques morts... Je pâlis instantanément en comprenant qui était la cause de ce désastre et sur une grande image de voiture explosée, j'éteins, perdant soudainement goût au visionnage des grandes images HD. Saloperie de monstre... Tant de vies innocentes à cause... de moi, de mes paroles pour être précise. Grimace sur le visage, je chassais ces idées de la tête en poursuivant le tour de la maison vitrée. Et quand je dis « vitrée », c'est de partout, on pouvait tout voir, la chambre, la salle de bains, la cuisine... Sérieux, cette femme était une nudiste, perverse et ce qui s'en suit... Genre quoi, je vais me laver avec elle juste là, dans le salon à regarder une série débile ? Hahaha... Non.  

- Trop débile...

Tellement que j'étais de mauvaise humeur. Et quoi de mieux quand nous n’allons pas bien ? Manger. Ce fut donc la cuisine qui m'accueillit ouvertement sur une... bouteille d'alcool sans doute de qualité. Non, je n'étais pas ici pour boire avec cette tordue. Mais cette bouteille... était trop tentante. Tellement que je cédais, prenant un verre, le remplissant du liquide brûlant et le goûtant, sentant le feu se propager dans ma gorge. Trop bon. Et je me resservis, verre en main, je cherchais quelque chose à manger, et par un quelconque heureux hasard, le frigo était plein. Prenant quelques aliments qui me plaisaient, je me préparais des tartines, pris la bouteille entière, et repartis dans le salon, me mettant confortablement devant la tv. Peut-être qu'au final, ce séjour ne serait pas si terrible. Ouais... Et Dead Master est où d'ailleurs ? Pas là.

- Tant pis pour elle, tant mieux pour moi.

Et sur ce, je mis une chaîne musicale, augmentais le volume, me levais tout en buvant à mon aise pour déstresser des événements passés, et partis dans la chambre. Sans gêne vu qu'elle m'a dit de visiter, j'ouvris les tiroirs, armoires, appréciatrice de sa garde-robe remplie de vêtements en tout genre. Pas mal, pas mal du tout même. Joli tissu... « Ah merde... » Et cela se marqua quand je refermais brusquement les portes de la pièce cachée parce qu'une goutte d'alcool coula sur la manche d'une robe... Bon tant pis. Retournant comme si de rien était dans la pièce principale, je commençais déjà à m'ennuyer.

- Et maintenant ? On fait quoi ? On boit.

Paroles dites à moi-même, en espérant vaguement que je ne me fasse pas entendre. Ou peut-être que si, juste pour la pointe d'ironie que j'y insufflais ? Qui sait. Mon espérance de vie le sait.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 26 Déc - 19:15

Je n’aimais pas tomber sur les messageries, je n’aimais pas que l’on m’ignore de la sorte. Enervée tout en continuant d’appeler Miri, c’est après un bon cinq minutes qu’elle daigna répondre. Agacée, je le lui fis comprendre sans plus attendre sous l’une de mes tirades dont j’avais le secret. « Dérangerais-je Miri-Chan pour qu’elle ne me réponde pas de la sorte ? ~ ». Un rire détonna et sa voix mielleuse d’un calme parfait m’avança une excuse à laquelle je n’apportais nul crédit. Mais qu’importe, maintenant que je l’ai, autant que l’on parle sérieusement. « Miri-Chan saurait-elle me dire ce qu’il en est des préparatifs de ce soir ? Je vois … Qui donc ? Combien ? Trente ? Où ça ? Je ne connais pas cet endroit … Ah ? ~ Si, si, je vois ~ Et pour quelle heure ? J’arriverai … le temps de me changer, de préparer le chiot et je serai toute à toi ~Huhu ~Non, non, elle va très bien ~ ». Levant le regard vers les baies vitrées donnant sur la maison, je remarquais la silhouette de Kaïla-Chan, semblant bien plus détendue que quand je l’avais laissée. Acquiesçant aux dires de mon interlocuteur, je finis par raccrocher, lui promettant d’être là d’ici deux heures.

Une fois cela fait, ne devrais-je pas retrouver la chienne de mon chef-d’œuvre ? ~ Evidemment, et c’est de mon déhanché céleste que je me dirigeais vers l’ascenseur pour rejoindre le salon. Endroit dans lequel Kurayami-Chan se trouvait, bouteille en main, nourriture à même le sol, avachie dans MON divan. M’avançant à pas de loup vers sa personne, je lui ôtais la bouteille des mains avant de la secouer devant ses yeux ~ Un chiot alcoolique, voilà une chose marrante. Mais … ne serait-ce pas l’une de mes bouteilles ?

- Kaïla-Chan ne devrait pas boire de la sorte, ne sait-elle pas qu’il est interdit aux mineurs de sa saouler avant leurs vingt-et-un ans ? ~

Me relevant, bouteille en main, je me dirigeais vers la cuisine pour aller me servir un verre. Ce n’était pas parce qu’elle ne pouvait pas boire que j’allais me retenir devant sa personne si pitoyable ~ Jetant deux glaçons dans un verre, le liquide suivant ceux-ci, je les accueillis avec douceur dans ma gorge, frissonnant sous le degré d’alcool se trouvant à présent dans mon corps ~

- Nous partons ce soir, nous rejoindrons Miri-Chan pour une petite soirée. Il est inutile de s’entraîner maintenant en vue de l’heure tardive qu’il est déjà ~

Ce n’était que pour l’informer que je lui disais cela, j’aurais pu tout autant la laisser dans ma demeure et partir seule, mais tant qu’elle était là, autant en profiter n’est-ce pas ? Sans doute des paroles que je regretterai bientôt ~ Finissant mon verre, je me dirigeais à présent vers ma chambre, endroit dans lequel se trouvait ma garde-robe. Ouvrant les portes de celle-ci, je fis un pas à l’intérieur avant de m’arrêter brusquement sous un détail qui me fit bouillir de l’intérieur … Serait-ce possible que … Me rapprochant de l’une de mes robes, je relevais la manche de celle-ci avant de criser sur place. Une tâche, une tâche immonde se trouvait dessus, trop neuve pour que je ne comprenne d’où cela venait, je détestais cela. Et j’allais le lui faire comprendre. Retirant l’habit du cintre, je laissais mes talons claquer sur le parquet recouvrant le sol, de retour dans le salon, je brandis honteusement le tissu sali par les soins de Kurayami avant de hurler -littéralement- que ses actions devaient être punies.

- Kaïla Kurayami. Je me suis promise de te garder en vie, mais devant tes actions désespérantes, je n’ai d’autres choix que de te punir. Je te donne dix minutes pour transférer le prix de cette robe sur mon compte.

Lui faisant dos en matérialisant un papier sur lequel se trouvait le montant et les coordonnées de mon compte bancaire, je claquais la porte de la chambre, me séparant ainsi de la gamine qui avait osé … détruire ce bijou valant une fortune. Balançant l’habit sale sur mon lit, je retournais dans ma garde-robe, essayant tant bien que mal de me détendre en choisissant une tenue parfaite pour ce soir. Etait-il seulement possible d’être aussi maladroit ? On dirait que oui, à mon plus grand malheur. Soupirant en portant mon dévolu sur un pièce unique, je pris la peine de trouver quelque chose pour Kaïla également, bien que je n’étais guère contente de sa personne, je ne pouvais lui permettre de m’accompagner dans un sac en coton non plus. Autant lui trouver quelque chose de classe … comme cela par exemple. Un ensemble féminin aux couleurs sombres … mais la robe écarlate lui irait également … que faire ? Prendre les deux et la laisser méditer sur le sujet. Soupirant une fois de plus, je sortis de la pièce aux habits, posai les vêtements choisis pour Kaïla sur une chaise, je me dirigeais vers la salle de bains, endroit dans lequel j’étais décidée de me détendre, de prendre une douche et d’en ressortir tout sourire. Ouvrant l’eau en lançant un regard moqueur à Kaïla-Chan, une idée saugrenue germa en mon être en même temps que je me trouvais un moyen parfait pour me détendre ~

- Maaah ~

Attrapant Kaïla par la main, je restais un instant immobile en la fixant. Que faire, la tirer, lui parler, ne pas bouger ? Huhu ~ La tirant à ma suite en agrandissant mon sourire, je la poussais dans la salle d’eau, dématérialisant -détruisant- ses habits d’un claquement de doigts je la poussais sous l’eau … nue ~ Me déshabillant également, je la rejoignis sans plus de mégarde, autant prendre une douche ensemble, cela ira plus vite n’est-ce pas ? ~ Et puis, quoi de mieux que de regarder une femelle pour se sentir mieux par la suite ? ~ Mon téléphone sonnerait-il encore ? Qu’importe ~

- Kaïla-Chan veut-elle que je lui frotte le dos ? Huhu ~

Et ailleurs, tant que nous y sommes ~

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mar 31 Déc - 1:42

Quelle excellente idée de mater un film d'horreur plein de sang et de suspens, une bouteille de whisky à la main. Il faudra que je songe à marquer le nom de la marque dudit liquide qui plaisait tant à mon palais. Détendue après l’épouvantable voyage qui nous amena à Tokyo, je pensais à ce qui devait se passer à Kyoto, à Undai. Yume... Elle était sans doute occupée à remplir de la paperasse au Conseil, ou mieux encore, démolir les tronches des imbéciles qui la cherchaient. Dans tous les cas, je ne m'en faisais guère pour sa personne, je savais qu'elle était imbattable, la meilleure, et rien de mauvais ne pouvait lui arriver. Ouais, d'ailleurs, c'était pour ma personne que je devrais m'inquiéter, non que je me trouve en compagnie d'une Dead Master énervée contre moi, mais c'est tout comme. Soupirant lourdement sous ce constat, je jetais un coup d’œil rapide à travers la pièce pour m’apercevoir que la dirlo' n'était pas dans les parages. Continuant donc ce que j'étais en train de faire, à savoir glander dans le fauteuil en sirotant de l'alcool à mon aise, je zappais les chaînes jusqu'à ce que je sursaute en entendant une voix, trop reconnaissable.

- Kaïla-Chan ne devrait pas boire de la sorte, ne sait-elle pas qu’il est interdit aux mineurs de sa saouler avant leurs vingt-et-un ans ? ~

Grimace aux lèvres quand la bouteille se volatilisa de mes mains, je ne savais comment réagir, m'excuser ou lui demander de me rendre ce que je m'étais appropriée. Sérieusement, se faire prendre en flagrant délit de beuverie par la directrice de son école, c'était assez étrange en soi. En même temps, c'était un sacré paradoxe, sachant que Dead Master n'avait rien à cirer quand un élève en tuait un autre sous ses yeux, mais un étudiant qui boit l'obligeait à le réprimander. Vous suivez le cheminement ridicule de tout cela ? Personnellement, je n'avais que faire des règles depuis que j'étais devenue une Undai'enne, et ce n'est certainement pas une interdiction de boire sortie de la bouche de la directrice de cette école de fou, qui m'empêchera de le faire. D'autant plus qu'elle ne se gênait pas à picoler sous mes yeux.

- Nous partons ce soir, nous rejoindrons Miri-Chan pour une petite soirée. Il est inutile de s’entraîner maintenant en vue de l’heure tardive qu’il est déjà ~ 

Ah ? Voilà qui était bien plus intéressant. J'avais raison sur le point des vacances improvisées, en vue de l'entrain qu'avait mon dit coach à préférer les soirées plutôt qu'un vrai entraînement pour maîtriser Insane. Je ne pouvais qu'en être contente, et je n'allais pas l'ouvrir pour la contredire sur le coup. Après tout, je voulais retrouver Miri, lui expliquer ô comment c'était horrible de se retrouver seule à seule avec Ayame, et aussi, espérer m'éloigner le plus de sa personne, quitte à... Attends, elle a dit une soirée, ce qui veut dire, bouffe et boissons à volonté ! Juste parfait pour ma personne, en somme. Ouais, je suis partante. Tellement que je ne me demandais même pas de quel genre de sortie il s'agissait, en même temps, qu'importe hein. À croire que les efforts de supporter la dirlo seront récompensés. Et puis...

- Kaïla Kurayami. Je me suis promise de te garder en vie, mais devant tes actions désespérantes, je n’ai d’autres choix que de te punir. Je te donne dix minutes pour transférer le prix de cette robe sur mon compte. 

Prise par surprise par un hurlement épouvantable, je matérialisais par réflexe ma robe de combat, tournant vivement tout mon être vers Dead Master, en position de défense. Écarquillant les yeux sous le choc de tant de hargne pour un stupide vêtement un peu taché, je me sentais soudainement mal à l'aise, et ce jusqu'à ce que la porte de la chambre claque et que l'air maussade s'évapore peu à peu. C'était quoi son problème à celle-là au juste ? Genre quoi, je vais pas lui payer un bout de tissu pour... Si j'allais le faire. Il suffisait de se remémorer son regard monstrueusement menaçant pour se soumettre à ses demandes quitte à dérober une banque pour s’acquitter. Encore toute retournée, je dématérialisais la robe de combat et m'approchais de la feuille qu'elle eut laissée avant de partir, avec prudence craignant qu'elle explose, je la pris entre mes mains et lu... Lu et palis en l'occurrence. Même moi -étant riche- je ne dépenserais jamais autant pour une robe... Pour quoi que ce soit en fait. La bouche soudainement desséchée, j'hésitais à obtempérer, mais finis quand même par sortir mon portable quand je vis la directrice revenir vers le salon. Et là, ce fut la course totale, entrer les coordonnées, pleurer sur le sort de mon compte semblant vide par rapport à la normale, jurer silencieusement tandis que mon fric se volatilisait, et finalement soupirer de soulagement tout autant que de dépit. Ça y est, j'étais pauvre... Et je ne savais même pas comment j'expliquerais à mes chers parents une dépense de cette envergure... Quoi, je leur dirai peut-être que c'était le prix de ma vie ? Ha...Ha. Merde... Fais chier !

- Maaah ~

Quoi « maaah » ? Toi même « maaah » tiens ! De mauvaise humeur pour un bout de tissu n'ayant rien de particulier, je m'offusquais davantage quand Dead Master me tira à sa suite dans la salle de bains, décidée à me torturer de diverses manières, pour satisfaire son sadisme. Et quoi de mieux que de porter atteinte à ma pudeur, de me déshabiller contre mon gré pour mieux me foutre sous une douche, elle limite contre ma peau ?! Espèce de malade mentale ouais !

- Kaïla-Chan veut-elle que je lui frotte le dos ? Huhu ~

Bon... C'est le moment où je crie, rouge de honte en m'offusquant et essayant de cacher le mieux possible les parties dénudées de mon corps ? Oui, c'est l'instant parfait pour le faire. Et je le fis, tel un chat aspergé d'eau, je faillis glisser sur le carrelage tandis que je masquais mes formes dans une position ridiculement suggestive, fusillant la perverse de mes rubis meurtriers. J'allais la trancher, la massacrer, lui écraser ses yeux à l'aide d'un marteau piqueur que je transformerais en pâté pour chien par la suite ! Non mais... Mais ouais ! Matérialisant ma robe de combat sans prendre en compte que nous étions sous la douche, je la pointais du doigt d'un mouvement brusque et menaçant.

- Non mais t'as cru ?! Allez calmer vos ardeurs perverses avec quelqu'un d'autre !

Furieuse, je me dégageais de la douche, séchant mes cheveux mouillés à l'aide de matérialisation... Ou colère qui émanait de ma personne chauffant l'air ambiant, je restais en robe de combat, lançais un dernier regard noir à Dead Master, grimaçais et sortis de la salle de bains en claquant la porte de toutes les forces. Non mais franchement, sale tarée ! Je n'étais pas sa pute, si elle veut se caresser ou attoucher quelqu'un qu'elle se trouve une pute -à part la sienne si elle n'est pas suffisante- au coin d'une rue, et qu'elle me foute la paix quoi ! On n’allait pas s'en sortir comme ça, autant que je mette les points sur les « i » tout de suite... Faisant les cents pas nerveux dans la pièce, mon regard se porta instinctivement sur une chaise ou deux tenues étaient posées... Qu'était-ce ? Une attention d'Ayame à mon égard ? Ouais, j'étais certaine qu'il y avait des caméras dedans rien que pour qu'elle puisse se rincer l’œil ! Soupirant de frustration, je poussais un cri de rage avant de me dire qu'il était mauvais pour ma personne d'être en mauvais termes avec elle... Mais comment se contenir quand on avait à faire à une telle... elle !

Grognant dans mon coin, je revins sur mes pas après deux bonnes minutes de rage, pour mieux entrouvrir la porte de la salle de bains, cette fois-ci doucement, y rentrer à moitié, braqué le regard au sol afin de n'avoir pas son corps nu dans le champ de vision, je me raclais la gorge et pris la parole d'un ton légèrement énervé, mais non-agressif, essayant de calmer les jeux... Ou diminuer les conséquences de mes dires précédents, si vous préférez.

- Hum... J'ai versé la somme demandé sur votre compte... Je vais... me préparer.

Et sur ces paroles froides, je refermais la porte et me dirigeais vers le salon, espérant que cela serait suffisant pour qu'elle ne veuille me tuer. Quelle blague sérieusement. Et comment je vais mettre ce qu'elle venait de me préparer -priant pour que ce ne soit rien d'outrageusement pervers- quand tout était vitré dans cette maudite demeure ?! Bordel de merde... Soit, j'avais la matérialisation à ma disposition après tout, et je comptais en user pour plus de confort. Créant donc un paravent derrière lequel je me cachais, je pris les vêtements que j'examinais de long en large avant de me décider pour la robe... rouge. En tout cas, j'étais fixée sur l'importance des gens qui seront à la soirée... Ou plutôt de l'endroit. On n'allait pas dans une boîte de nuit habillée de la sorte. Bah ouais... Cette tenue était sexy en soit, et irait bien avec mes yeux rouges... Mais restait fort suggestive. Et puis merde quoi, j'allais mettre cette robe et on n'en reparle plus. Faisant donc, je troquais ma robe de combat contre ledit tissu qui épousa parfaitement mes formes. Serait-ce de la matérialisation que la dirlo' aurait ajusté à ma taille ? Non, alors quoi, elle a dans sa garde-robe des différentes proportions pour chacune des femmes qu'elle amenait ici pour les sauter ? Stop. Il faut que j'arrête à penser à cela, nous étions là pour un entraînement intensif, qui ne pouvait commencer aujourd’hui à cause de l'heure. Voilà.

Un miroir créé comme par magie, je me regardais dedans sous toutes les coutures jugeant que cela m'allait vraiment bien... à part peut-être les baskets... Fermez-la, d'accord ?! Le premier qui rit, je l'explose ! Grimace après grimace, soupir après soupir, je finis par matérialiser des talons qui iraient avec la robe, en notant dans un coin de la tête de ne pas oublier que c'était de la matérialisation, et ne pas les faire disparaître à un moment d'égarement entre deux bouteilles. Parce que ouais, même si on allait dans un resto', je voulais du vin ou quelque chose qui me ferait passer cette amertume que je ressentais à l'égard de la femme sous la douche. Femme dont je ne comptais faire attention, préférant m'installer à nouveau devant la tv, yeux rivés dessus, en attendant qu'elle soit prête. M'ouais...

- Et... De quel genre de soirée s'agit-il au juste ?

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mar 31 Déc - 2:37

Je me plaisais à regarder son corps, la contempler tout comme rire sous ses déhanchés suggestifs. Oui, il fallait le dire, le corps de Kaïla-Chan était beau à regarder, tellement que cela me donnait des envies perverses. M’abstiendrais-je pour Akiha-Chan ? ~ Maaah, cela je le déciderai plus tard, lorsque je me retrouverai avec le corps de ce chiot sous le mien ~ Gloussant à ses mouvements, je me décalais légèrement, consciente que je pouvais l’être que le toucher la dégoûtait, je levais les bras telle une innocente quand ses paroles fusèrent dans l’habitacle de verre ~

- Non mais t'as cru ?! Allez calmer vos ardeurs perverses avec quelqu'un d'autre !

Et pourquoi donc si j’ai un si joli corps sous les yeux ? Pourquoi me fatiguerais-je à chercher ailleurs ? Avait-elle seulement une réponse à cela ? Je dirai que non en vue de sa robe de combat s’activant sous mes yeux moqueurs ~ Maaah, j’avoue que l’eau coulant sur sa robe avait un certain charme, mais son corps nu était bien plus alléchant. Riant sur ce constat, je fus presque forcée de me dégager du chemin pour qu’elle s’enfuît. Chose que je fis sous des gloussements incessants alors qu’elle claqua la porte dans son dos. Pauvre petite chose, si mignonne et si prude ~ Faisait-elle l’amour dans le noir en vue de sa pudeur ? Je viendrais à plaindre ma petite Yume-Chan ~

Maaah, passons cela et regardons plutôt la chose par la baie vitrée me donnant une vue intégrale sur le salon. La regardant faire les cents pas les trois premières secondes, je finis par oublier sa présence et me laver décemment. Après tout n’étais-je pas sous l’eau pour cela au début ? Oui, il va de soit que l’idée de plaquer Kurayami-Chan contre une des vitres m’est passée par la tête, mais laissons cela aux pervers et revenons au fait réel. Attrapant mon gel-douche, je me savonnais en abondance tout en laissant l’eau couler, me procurant de la sorte un semblant de chaleur. Passant sur chaque parcelle de mon corps en astiquant tout endroit devant être parfait selon moi -partout en somme-, je pris mon temps, les bras baissés, le corps arqué et la porte s’ouvrit pour laisser une petite personne entrer ~ Et c’est moi la perverse ? Huhu ~

- Hum... J'ai versé la somme demandé sur votre compte... Je vais... me préparer.

Vicieuse de surcroît, osez seulement me dire qu’elle n’est pas venue ici pour se rincer l’œil et je vous tranche ~ Mais quoi qu’il en soit, je me sentais ravie de ses paroles, non pas que je m’attendais à ce qu’elle ne me verse pas l’argent, mais c’était tout comme ~ Avec ce genre de chose, on ne sait jamais si elle faisait ce qu’elle pensait. Devrais-je matérialiser ma tablette pour regarder les mouvements de mes comptes ? Chose inutile en sachant que les transferts bancaires se finissaient à dix-sept heures et que nous avions déjà passé cette heure depuis longtemps. Alors quand recevrais-je l’argent ? Demain, après-demain ? Nous verrons cela, en attendant, lavons-nous ~

Encore, et c’est ce que je fis pendant plus d’une demi-heure avant de m’enrouler dans un essuie, sécher mon corps majestueux avec délicatesse avant de passer mes cheveux sous un sèche-cheveux, de me regarder longuement dans mon miroir pour voir à quel point j’étais magnifique ~ Oui, je m’aimais, était-ce un crime ? Certainement pas, après tout, si j’avais eu une sœur jumelle aussi belle que ma personne, je ne me serais jamais retenue de baiser son corps avec amour ~ Devrais-je créer un clone de ma personne pour que je puisse passer mon temps à m’aimer ? Quelle bonne idée ~

Gloussant sous mes pensées farfelues, je sortis de la salle d’eau sans prendre la peine de me couvrir. Passant devant Kaïla-Chan, je lui fis un petit clin d’œil avant de rejoindre ma chambre, endroit dans laquelle je me changeais. Passant sur mon corps divin une robe noire de mon choix, je l’ajustais à ma taille en remontant ma poitrine somptueuse. Un décolleté qui fera décrocher la mâchoire à plus d’un ~ Et cette fente se trouvant juste devant pour montrer à quel point mes jambes étaient sublimes, je fondais devant mon reflet ~ Souriant en passant des talons à mes pieds, je finis par me coiffer. Faisant un chignon sexy avec deux mèches encadrant mon visage séraphique, une paire de boucles d’oreilles longues s’alliaient à mes yeux par leurs pierres d’émeraudes, un collier aussi délicat que ma personne et j’étais prête ~

Rejoignant à présent le salon après avoir quitté Kaïla-Chan une bonne demi-heure au moins, je la détaillais de mon regard forêt tout en la faisant se lever de sa place pour que je puisse l’examiner sous toutes les coutures. Digne de m’accompagner dirais-je ~ Cette robe lui allait à merveille, après tout avec les obus qu’elle avait, quoi de plus normal ~ Sourire aux lèves, je détachais de son front une mèche frivole avant de lever son menton pour qu’elle capte mon regard. Sourire aguicheur, je laissais ma voix mielleuse ensorceler ses sens ~

- Magnifique ~ Voilà ce qui te change de tes jeans baskets Kaïla-Chan ~

Gloussant en l’invitant à rejoindre le rez-de-chaussée à ma suite, je me dirigeais à présent vers le jardin. Faisant apparaître un boîtier d’un tapement de pieds noble, je laissais apparaître une plate-forme sur laquelle se trouvaient mes bijoux automobiles. Bien, laquelle prendre ? Break ? Décapotable ? Sportive ? Professionnelle ? Maaah, optons pour une qui en jette, après tout, nous n’allions pas n’importe où ~

Rentrant dans la voiture de mon choix, je m’installais au siège conducteur et allumais le contact grâce aux clés se trouvant déjà en place. Faisant ronronner le moteur un court instant, j’attendis que Kaïla-Chan soit installée pour me lancer sur la route privée de ma propriété. D’ici dix minutes nous y serons, ou peut être cinq en vue de la vitesse à laquelle je roule. Prenant mon virage serré, je continuais à pousser sur l’accélérateur en décrochant mes yeux de la route pour les poser sur la demoiselle assise à mes côtés ~

- Tu es délicieuse accoutrée de la sorte, finalement Yume-Chan a bon goût ~

Lui faisant un clin d’œil en gardant le sourire aux lèvres, je laissais un rire moqueur traverser mes lèvres alors que notre destination se rapprochait à grand pas de notre position. Gardant le silence pour le reste de la route, je finis par me parquer devant la Access Company où un portier s’avançait déjà vers nous pour ouvrir la porte à Kaïla-Chan en l’aidant à sortir de la voiture. Sortant à mon tour en tendant les clés à la jeune femme -belle de surcroît, Kaito-Kun m’aurait-il fait plaisir ?-, je passais les portes automatiques pour arriver dans le hall de l’industrie. Laissant les routiers m’indiquer le chemin vers la salle de réception, je les suivis sans un mot avant de passer les portes de chaînes quand deux hommes me les ouvrirent, me procurant ainsi une entrée fulgurante. Des applaudissements, des sourires, des saluts et mon groupe des cinq qui m’accueillit ~

- Silence les mâles, laissez donc Eimin-Sama tranquille ~ N’êtes-vous pas venue avec Akiha-Chan cette fois-ci ? Quel plaisir ~ Et qui est donc ce chaton égaré ? Me feriez-vous la joie d’apprendre que vous n’êtes plus avec votre femme et que nous l’avons troqué pour ce brin de demoiselle ? ~

Devrais-je prendre cela mal ? Pas du tout ~ Après tout, je ne comptais m’immiscer dans les ressentis des gens, si certains n’aimaient pas ma femme, je l’aimerai d’autant plus pour combler le manque ~ « Maria Quartz, enchantée de rencontrer … Ne serais-tu pas la fille de Suzumi Kurayami ? ~ ». Ah ? Et puis-je savoir comment celle-ci connaîtrait la famille Kurayami ? Qu’importe, regardons ailleurs pour voir d’autres femmes plus exquises. Et je trouvais mon bonheur en posant les pupilles sur Miri-Chan, invisible aux autres, mais si remarquable sous mon regard profond ~ Magnifique, Huhu ~ Me rapprochant de sa personne, sourire carnassier aux lèvres, je traçais du bout des doigts les parties de son corps dénudé me faisant frémir sous un seul regard ~

- Miri-Chan est toute en beauté en ce jour, serait-ce pour me plaire ? ~

« Si seulement tu savais, Ayame ~ Tu ne t’es pas limitée non plus, comptes-tu te trouver une nouvelle femme aujourd’hui ? ~ » Serait-ce de la jalousie envers Akiha-Chan que je ressentais depuis mon arrivée ici ? Huhu ~ « Désires-tu le devenir mon cœur ? ~ » Et la réponse ne se fit pas tarder quand d’un calme fou elle me dit ces quelques mots me faisait rire d’amusement « Qui sait ~ En attendant, laisse-moi te féliciter de ne pas l’avoir tuée ~ ». Suivant son regard jusque Kaïla, un autre sourire énigmatique prit place sur mes lèvres avant que je dévore des yeux la chienne de mon chef-d’œuvre ~ Délicieuse, puis-je en faire mon dessert ? Huhu ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Mer 1 Jan - 23:56

Autant construire un monologue, plutôt que d'attendre une quelconque réponse venant de cette femme sans scrupules. Bon j'avoue, je n'avais que faire qu'elle me réponde à quoi que ce soit, ce n'était qu'un autre prétexte de me plaindre dans cette maison en verre. Sérieux, qui était assez fou pour construire une telle demeure, sans véritable mur ? Une nudiste, échangiste, perverse et sans pudeur. Oui, finalement, cela le faisait, au plus grand malheur de ma personne obligée de cohabiter avec la propriétaire des lieux. Franchement, j'étais mal barrée, encore heureux que nous partions et que je n'avais à me retrouver trop longtemps rien qu'avec sa personne dégénérée. Donc, si on fait le calcul, combien de temps passerais-je en sa compagnie ? Un à deux jours, des premières prévisions. Au pire, si j'arrive à maîtriser Insane dans ce laps de temps, je rentrerai plus tôt à Undai, voilà une motivation alléchante. J'allais faire de mon mieux dans ce cas là, question qu'elle ne me contamine pas de son aura de sale perverse. Enfin soit, vous comprenez ce que je veux dire, n'est-ce pas ? Trêve de parler de ma vie malheureuse, et des plans que je mettrai en œuvre afin de fuir sa compagnie, il y avait aussi Miri -lâcheuse en quelque sorte- que j'obligerai à rester avec moi, dès que je la verrai. Oui, voilà ce que je ferai à la soirée, tel sera l'objectif que je me fixerai. Trouver Miri et lui demander le plus gentiment du monde qu'elle ne m'abandonne pas. Et si cela ne marchera pas, je me saoulerai assez fort pour ne plus contacter, et donc, ne plus faire attention à cette femme sadique qui venait de sortir de la salle de bains. Enfin.

Du moins, j'avais marre d'attendre qu'elle s'apprête. Mais quand elle arrive à ma hauteur, tout sourire, le sex-appeal émanant de son être tel une essence rare de parfum, j'eus regretté cet empressement, préférant de loin rester devant la télé, plutôt que de supporter son regard profond. Et sa proximité bien plus étouffante qu'avant. Genre elle s'est mise en mode prédatrice, croqueuse de femmes... Sérieux, cela se sentait, voyait et... J'allais crever sur place. Parce qu'il faut l'avouer, détestable qu'elle puisse l'être, Dead Master avait du charme.

- Magnifique ~ Voilà ce qui te change de tes jeans baskets Kaïla-Chan ~

Ha... Ha... J'en ris ou j'en pleure ? Je crois que sur le moment, j'ai juste souri jaune et remercié les cieux d'être habillée comme je l'étais, ne voulant détonner par ces dits jeans baskets à côté d'une figure féminine qui en jetait à mort. Bah ouais, bande de cons, j'étais une femme aussi, et il était normal que je veuille ressembler à quelque chose quand je me retrouvais accompagnée d'une... d'elle. Haussant les épaules en détournant le regard, j'eus le malheur de couler mon regard de braise sur sa silhouette, toute de noir vêtue, baignée dans un tissu épousant parfaitement ses formes. Hum... Pas mal. Sooooit, j'arrête là de zieuter sur elle, sinon cela se finirait mal. En mode, elle captera mon regard et puis croira des choses, ne connaissant pas la nuance de regarder quelqu'un parce qu'il est beau, et le regarder parce qu'on voulait le sauter. Voilà... C'est bon, je me rappelle qu'elle est un monstre et j'arrête de relooker son dos dénudé. Ouais.

Ouais, parce qu'il y avait mieux à regarder, et ce « mieux » se caractérisait par un nombre important de voitures en tout genre qui apparurent devant mon regard envoûté par les bijoux mécaniques. C'était... Waw quoi. Je n'étais pas une grande fane d'autos, mais en voir en vrai, des modèles qu'on ne croisait que dans les jeux vidéo, c'était quelque chose. Et c'est avec émerveillement que je passais à travers les rangées de bolides, constatant qu'il y en avait de toutes les couleurs. Et c'est quand Dead Master en choisit une, que je m'installais sur le siège passager, que j'ai enfin capté que nous ne nous rendions pas n'importe où. Et que par ailleurs, je ne savais pas à quoi m'attendre. Une réception peut-être ? Sans doute. Je n'aimais pas cela, la plupart du temps ce genre de soirée se résumait à la politique, des conversations ennuyeuses et des manières de noble à s'approprier pour ne pas passer pour un roturier. Non, je n'appréciais pas du tout ces imbéciles riches et arrogants, même si j'en faisais partie et que j'étais conditionnée à ce mode de vie depuis ma jeunesse. Enfin, on ira, on verra.

- Tu es délicieuse accoutrée de la sorte, finalement Yume-Chan a bon goût ~

Ouais mais regarde la route ! Et après, c'était quoi cette manie de me complimenter ? Cette femme était vraiment étrange, belle qu'elle puisse être dans sa robe noire au volant d'un bolide de luxe, je ne me leurrais pas, c'était le mal incarné, le genre de femme fatale qu'on voit dans les films et qui a tout ce qu'elle veut en envoûtant les hommes de son regard. Bon d'accord, je m'égare là, mais c'était vraiment l'impression qu'elle me donnait. Et puis, je n'aimais pas qu'elle me complimente, j'en avais tellement pas l'habitude que -corps de merde- ses paroles me firent rougir, et que je doive détourner la tête -de mauvaise humeur- pour ne pas me faire capter. Non, cela ne me faisait pas plaisir qu'elle reconnaisse que j'étais un peu plus qu’une ordure -à ses yeux-, vos gueules.  

Contrariée de tant d'amabilité de sa part, et déboussolée par la même occasion, je ne prononçais aucune parole pendant la route, ne voulant m'attirer ses foudres, ou encore, n'ayant envie de l'encourager dans son comportement bizarre. Le silence étant le mot clé du chemin, je regardais le paysage, parfois vert, parfois rempli de buildings, jusqu'à ce que la voiture s'arrête devant une grand infrastructure toute faite de modernité. Comme la plupart des bâtiments de Tokyo, me direz-vous, mais cela restait toujours impressionnant. Encore plus quand on se faisait ouvrir la portière par une femme en uniforme qui nous aide à sortir de la voiture. On se croirait à une Gala... Mais au moins, j'étais fixée sur le thème de la soirée. Mode aimable et raffinée, activé. Ouais, je vous jure, apporter la honte au nom des Kurayami me vaudrait la suspension d'argent de poche pour une année au moins, si pas un dés-héritage. Bon, ne soyons pas drastique non plus, mais... Oh et puis merde.

Et « merde » se poursuivit quand nous rentrâmes dans le bâtiment, traversâmes le hall, suivîmes un chemin indiqué pour mieux se retrouver devant deux colosses en costumes, cravates, qui nous ouvrirent solennellement une grosse porte en bois. Et qu'est-ce qui se trouvait derrière ? Une chose qui me dérouta, et qui me donna une envie monstre de me cacher six pieds sous terre, ou tout simplement, de me téléporter loin de toute cette foule, ces lumières, ses applaudissements. C'était comme s'ils accueillaient la reine d’Angleterre... Sauf que sur le coup, il s'agissait de Dead Master en tenue sexy. Me sentais-je conne comme ça derrière elle ? Ouais. Et encore plus quand quelques personnes s'approchèrent tous sourires de la directrice de Undai pour l'accueillir... ça y est, je veux partiiiir...

- Silence les mâles, laissez donc Eimin-Sama tranquille ~ N’êtes-vous pas venue avec Akiha-Chan cette fois-ci ? Quel plaisir ~ Et qui est donc ce chaton égaré ? Me feriez-vous la joie d’apprendre que vous n’êtes plus avec votre femme et que nous l’avons troqué pour ce brin de demoiselle ? ~ 

Non, je ne suis pas un animal de compagnie, ni son amante improvisée, et encore moins une prétendue nouvelle fiancée. Mal à l'aise à tout cela, j'essayais tant bien que mal de supporter les regards inquisiteurs des personnes me fusillant comme si j'étais une bête de foire, après les paroles d'une certaine femme dont je ne connaissais pas l'identité. D'ailleurs, je ne connaissais personne ici à première vue, l'ambiance chique m'oppressait tout autant que le nombre de personnes se trouvant dans la salle. Prenant tout de même soin de ne pas soupirer ou grimacer, j'affichais un fin sourire -microscopie faut le dire- et fis face à tout cela. Cette familiarité envers la directrice me déconcertait, mais en même temps, je n'en avais que faire... Surtout quand la femme en question s'adressa directement à ma personne en retrait « Maria Quartz, enchantée de rencontrer … Ne serais-tu pas la fille de Suzumi Kurayami ? ~ » Heu... Et on peut savoir d'où cette femme connaissait ma mère ? Je ne me rappelle pas de l’avoir déjà rencontrée. Peut-être... ? Non, je ne sais pas. Intriguée par cette apparition, sous forme d'une -belle- femme aux cheveux courts mauves et des yeux presque aussi rouges que les miens, je me lançais dans le bain sans me poser plus de questions, évitant tout de même de serrer la main de l'inconnue.

- C'est bien le cas. Kurayami Kaïla, enchantée. Je ne fais qu'accompagner Dead... Ayame...-Sama, ne vous méprenez pas. Puis-je savoir d'où connaissez-vous ma mère ?

Et c'est de là que j'appris que la dénommée Maria Quartz, n'était autre que l'avocate en chef que ma famille engageait à chaque fois qu'un procès s'ouvrait, et ce parce qu'elle était la meilleure. Je savais bien que passer au tribunal était chose courante quand on possédait une fortune, et ce pour multiples raisons, parfois importantes, parfois non. Quoi qu'il en soit, je fus tellement absorbée par cette femme qui sortait de l'ordinaire -par sa connaissance sur ma famille- que j'eus réalisé après coup qu'Ayame m'a lâchement abandonné pour aller je ne sais où. Bon, je fais quoi maintenant, paumée dans un tas de visages que je ne connaissais pas ? Je reste avec Maria-San ou... Et bien la question ne se posa même pas, vu que la femme -seule personne que je pouvais dire « connaître »- se fit interpeller par une autre personne. Soupirant lourdement en sentant d'autres gens me fixer comme si le fait que j'accompagne Ayame me rendait intéressante, j'essayais tant bien que mal de trouver une échappatoire. Et cette issue se présenta en un homme, ayant l'air amical qui vint -littéralement- me prendre par les épaules pour me tirer un peu à l'écart du groupe, me proposant un verre de champagne que je pris avec un certain soulagement.

- Haha, tu sais, les femmes qui accompagnent Ayame sont souvent -toujours- ses amantes, alors on ne sait jamais. Oups, désolé, je me présente, Loren Marken, ravi de faire ta connaissance Kaïla-San.

Les sourcils légèrement froncés, j'analysais discrètement l'homme de haut en bas. Il devait avoir la trentaine, mais son sourire le rajeunissait énormément, et surtout, il donnait l'impression d'être le mec cool que tu rencontres dans un endroit trop oppressant par les gens avec des balais coincés dans le cul. En somme, il était la personne parfaite avec qui passer la soirée sans s'emmerder. Même si de ces dires, je me mis littéralement à bouder avant de m'exclamer -poliment, l'étique l'oblige- afin de nier tout ce qu'il racontait.

- Je ne suis pas son amante, Loren-San. Ce n'est que par hasard que je me retrouve là.

Je voulais aussi ajouter que s'il était un ami de Dead Master -en vue de la légèreté avec laquelle il parlait de la directrice-, il devrait saisir que je n'étais en rien une conquête d'Ayame. Mais en même temps, je me suis justement retenue de dire cela, parce que ceux qui connaissaient la dirlo', savaient qu'elle était une sale perverse pédophile aimant toute sorte de femmes. Enfin... me voilà de mauvaise humeur. Et je crus que cela s'est vu parce que Loren finit par changer de sujet pour mieux me proposer des verres après les autres. Et ce après une bonne demi-heure que je finis par vraiment l'apprécier, que je me sentis enfin à l'aise dans cette foule de bourges et que m'amusait un peu. Du moins, pour le peu que cette soirée pouvait être excitante hein...

- Je suppose que tu vas à l'école, ils sont bien les cours ? Pas trop éprouvant pour la Terminale ?

Et comment savait-il que j'étais en Terminale lui ? Bah, sans doute je paraissais mon âge, habillée dans cette robe rouge me faisant me fondre facilement dans cette masse de gens chics. Armée de prudence soudainement, sachant que je ne pouvais parler de Undai, je ne répondis rien premièrement, sirotant mon verre en réfléchissant à ce que je pourrais dire. Et c'est dans un charabia indécis que j'ai pris la parole, sous l'air compatissant de Loren. Genre quoi, aller en cours est tellement dangereux ? N'importe quoi, surtout pour les gens qui ne connaissent pas Undai Gakuen.

- Non, non, les cours ça va, le reste aussi. Evidemment, il y a des hauts comme des bas, mais j'aurais bientôt mon diplôme donc... Enfin...

Je n'allais pas non plus lui dire que pour obtenir mon diplôme de fin d'études, il ne suffisait pas seulement de passer un examen final, mais aussi se battre presque à mort dans une Arène. Étrangement perdue sous le regard insistant de Loren, je finis par lui sortir une excuse quelconque comme quoi je devais trouver Ayame... et Miri, vu qu'il la connaissait aussi. Tous ces gens seraient-ils des anciens collègues d'Ayame quand elle était encore humaine ? Je ne pense pas, elle était trop vieille pour cela, et les gens ici présents étaient bien jeunes pour la plupart. Comme ce petit vantard qui, de haut de ses vingt ans, tient une société multinationale entre ses mains, travaillant dans son fauteuil de cuir. Quand il me dit cela de son air arrogant, je n'ai pas pu m'empêcher de lui sortir une parole tout aussi hautaine disant que moi, je n'avais besoin de travailler pour avoir une fortune conséquente. Enfin, ceci mit à part, Loren insista à m'aider à trouver Miri dans la foule... Haha, bonne blague hein. Du moins, jusqu'à ce que je la discerne grâce à la directrice en personne, qui semblait parler avec un individu transparent. Contente d'avoir pu échapper au sujet sensible qu'était Undai, je m'avançais en première vers Miri que j'ai pu enfin voir -superbe dans sa robe elle aussi-, suivie par l'homme qui me tenait compagnie depuis le début de la soirée.

- Miri-San, je suis contente de vous voir ici, j'avais peur que vous ne viendriez pas...

Sourire aux lèvres, je me détendis enfin, trop heureuse d'être en bonne compagnie, avec une personne que je connaissais et que j’appréciais. D'ailleurs, j'avais une envie folle de lui demander de ne plus repartir je ne sais où, afin de ne plus me laisser seule avec la directrice, mais je me voyais mal aborder ce genre de sujet, en sachant que des dizaines d'oreilles indiscrètes nous écoutaient. C'est pour cela que j'optais par une bonne conduite, toute en charme régie par quelques verres de bon vin que j’ingurgitais entre deux amuse-bouche. Et la dirlo' dans tout cela ?

- On dirait que c'est une soirée organisée rien que pour vous, Dead... Ayame-Sama. Avec tous ces gens étranges qui s'y trouvent, vous auriez dû venir avec quelqu'un d'autre, haha.

Pour ne pas dire que ces gens, friqués qu'ils puissent l'être... du moins, la plupart, n'étaient que des pervers en rut, dignes d'être mis dans le même panier qu'Ayame, championne dans ce domaine. Mais cela, je n'allais pas le dire à haute voix non plus, j'avais déjà du mal à démentir les bêtises liés à ma présence en ce lieu, pour devoir me justifier pourquoi je trouve que la dirlo' n'est qu'une sale perverse... Hum... Amusons-nous en faisant abstraction à tout cela. Et comment le faire le mieux ? Miri !

- Miri-San ? D'où connaissez-vous tous ces gens ?

Parce qu'il était évident que sa présence se fit remarquer aussi dans la salle, même si elle était du genre invisible, ce qui était étonnant en soit. Et pourquoi Loren se marre-t-il ? Il a sans doute trop bu, petite nature va. Bon, et c'est quand que je pourrais parler normalement au lieu de tourner poliment mes phrases ? Après quelques verres en plus, je suppose. Haha... Je crois que j'aurais préféré être avec Yume à cet instant précis, plutôt que là, entourée de gens trop ami-ami avec la directrice de Undai. J'étais certaine qu'ils ne savaient rien de sa véritable nature, c'est pour cela.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 2 Jan - 1:02

Miri-Chan était l’une des rares femmes que je n’avais eu le plaisir de conquérir complètement, en connaissant ma nature vous devez trouver cela étrange n’est-ce pas ? Et pourtant, c’était le cas. Depuis toute petite je la connais, depuis son adolescence mes yeux envoûtants se sont posés sur elle, et encore maintenant je la trouvais sublime, à mon goût, parfaite pour ma personne. Pour comprendre tout cela, il fallait remonter quelques années en arrière, lorsqu’elle n’était encore qu’une étudiante à Undai ~

Flash Back

- Ayame, je crois que ça dégénère encore, je n’arrive plus à le contrôler. C’est trop puissant …

Elle ne devait avoir que dix-sept ans à l’époque, depuis le début de sa rentrée à Undai, ses pouvoirs ont toujours été instables, une puissance trop forte pour être maîtrisée. Elle était l’une des originelles après tout. Ce jour là, elle était arrivée dans mon bureau, vêtue de son uniforme, les mains tâchées, les yeux gonflés par les pleurs, sa voix brouillée entre deux suppliques et complaintes. Je m’étais levée de mon siège impérial pour venir à sa rencontre, la prendre par les mains pour cacher le sang qui s’y trouvait de son regard noir. Je lui avais adressé un doux sourire avant de laisser ma voix sulfureuse envahir l’endroit où nous nous tenions ~

- Miri-Chan ne doit pas avoir peur, la peur lui fait perdre le contrôle. Ce pouvoir est magnifique, tout comme toi ~

Elle eut rougi, j’aimais ces joues s’embrasant de mille feux alors qu’il était rare de discerner chez sa personne un quelconque ressenti ~ J’étais sans doute à l’époque, la seule personne qui connaissait tous ses visages aussi mignons soient-ils ~ Relevant son visage, j’avais déposé mes lèvres sur son front pour lui apporter un semblant de bien-être. La serrant dans mes bras alors que ses larmes coulèrent sur ses joues, je la berçais dans mon étreinte avant de poser mes lèvres sur les siennes dans un doux échange. Mais la réaction attendue n’arriva guère, ce ne fut pas une réponse positive à ce contact que je reçus mais plutôt un repoussement suivi de paroles dites avec calme.

- Je ne veux pas être comme les autres, je ne veux pas faire partie de tes groupies. Je suis différente, je t’aime vraiment Ayame, tu le sais. Alors ne fais pas ça.

Elle m’avait fait dos alors que ses larmes tracèrent encore  leurs chemins sur son visage. J’avais beau être mécontente de son repoussement, je ne pouvais lui en vouloir … Elle était si unique pour moi, elle était ma Miri-Chan. L’un de mes chefs-d’œuvre, une enfant à un talent inéluctable. Je m’étais posée dans son dos pour l’encercler dans une étreinte chaleureuse, c’est à partir de ce jour que j’ai ressenti quelque chose pour elle. Une chose différente que le désir anodin que je pouvais éprouver pour n’importe laquelle des femmes que je croisais. Miri-Chan était un précieux bijou que je tiendrai à tout jamais dans mon cœur ~

- Maaah ~ Tu m’es unique, Miri-Chan ~

Flash Back END

- Ayame ? Encore dans la lune à ce que je vois ~ A quoi penses-tu ? ~

Redescendant sur terre quand la voix douce de Miri-Chan m’interpella, je lui offrais un sourire avant de secouer légèrement la tête pour lui dire qu’il était inutile de s’inquiéter. Soufflant deux trois phrases expliquant que je repensais à un de nos moments ensemble entre deux gorgées, je la laissais sourire sans sourciller. Eut-elle essayée de lever les sourcils ? Sans doute ~ Mais aussi inexpressive qu’elle puisse l' être, je ne le verrai certainement pas aujourd’hui ~

- Des nouvelles de Yume-Chan ? ~

« Miri-San, je suis contente de vous voir ici, j'avais peur que vous ne viendriez pas... » N’ayant le temps de répondre lorsque Kaïla-Chan arriva suivie de Loren-Kun, j’adressais un doux sourire à l’assemblée alors que les deux femmes conversèrent entre elles. Gardant mon air charmant sur les traits, je me fis interpeller pas deux trois personnes m’obligeant ainsi à faire dos à l’assemblée alors que Miri s’exclama -calmement- qu’elle était heureuse de revoir mon petit chiot en un morceau, allant jusqu’à lui demander comment s’était passé le trajet depuis Kyoto ~ Genre quoi ? Je n’étais pas si terrible que cela, je n’ai fait que la plaquer contre un mur, l’embrasser et la coincer avec ma personne sous une douche somptueuse ~

- Nous avons entendus parler de votre épouse, nous nous attendions à la voir ce soir, Eimin-Sama ~ Cette demoiselle est-elle votre fille ? Vous avez également une plus jeune et un fils n’est-ce pas ?

Regardant le troupeau qui me parlait, je laissais mon sourire indescriptible prendre place sur mes lèvres alors que ma voix mielleuse résonnait délicatement pour l’assemblée m’asseyant de questions concernant la présence de Kurayami-Chan. « Akiha ne m’accompagne pas aujourd’hui, et non, Kaïla-Chan n’est pas ma fille … » «  Votre nouvelle maîtresse dans ce cas, Eimin-Sama ? ~ » Quel manque de tact qui parla ? Levant un sourcil en voyant un jeune homme se joindre à la foule, je ne répondis pas, préférant plutôt écouter ce que Kaïla affirma à ma personne.

- On dirait que c'est une soirée organisée rien que pour vous, Dead... Ayame-Sama. Avec tous ces gens étranges qui s'y trouvent, vous auriez dû venir avec quelqu'un d'autre, haha.

Sans doute, mais tu étais là mon chaton, je n’allais tout de même pas te laisser à la maison ~ Haussant les épaules avant de me reconcentrer sur les paroles de la chose masculine me faisant face, je finis ma coupe avant de lui répondre suavement ~ « Non plus, elle appartient à Yume-Chan ~ » Voilà qui laissait les gens perplexes ~ Tant mieux, je n’avais nullement envie de traîner avec cette bande de personnes, aussi talentueuses qu’elles puissent l'être, il n’y avait nullement de femmes à mon goût dans le tas ~

- Ayame-Sama, tu ne lui as pas dit qui nous étions ?

Faisant un signe négatif à Loren-Kun quand celui-ci me happa pour me demander cela, je laissais un sourire mystérieux suivi d’un gloussement traverser mes lèvres alors que son rire détonna ~ Il n’aurait pas été aussi marrant de la faire venir ici si je lui avais dit que toutes les personnes, ici confondues étaient des prodiges d’Undai et avaient leurs places aux sommets du Japon ~ Non, décidément, je laissais plutôt à Miri-Chan de lui répondre, comment elle connaissait le peuple se trouvant dans cette réception ~ Et la réponse ne me déçut guère quand elle évita adroitement de lui dévoiler la vérité sans lui mentir également ~ Huhu, magnifique qu’elle puisse être ~

- Des amis ainsi que des connaissances, la crème du Japon se trouve ici ~ Quand on sait qu’Ayame a une influence certaine sur le pays, il n’est pas étonnant de trouver de telles personnes, Kaïla-Chan ~

« Une femme puissante comme je les aime ~ Vous permettez ? Je vous la vole ~ ». Sentant une main douce me caresser le dos dénudé, je frémissais sous la proximité de Maria-Chan ~ Collant son corps au mien en m’emportant dans son sillage, je la suivis vers un coin à l’écart des discussions des autres. Me posant contre un mur alors qu’elle me tendit un verre, je la laissais se rapprocher de ma personne tout en affichant mon sourire dragueur ~ Après tout, n’étais-je pas magnifique ? Une personne aussi divine que moi, devais continuer à envoûter les autres, huhu ~

- Je suis contente de vous savoir ici, seule ~ Nous pourrions peut être reprendre comme avant non ? ~ Et puis, ce n’est pas la fille de Suzumi qui nous retiendra n’est-ce pas ? ~

Regardant sa chevelure mauve encadrer son visage, je me laissais envoûter par ses billes rougeâtres me dévorant sans moindre pudeur. Reprendre comme avant, je ne pense pas non, mais me laisser flatter par sa personne, oui ~ La laissant prendre ma main, son regard se posa sur la bague que je tenais autour du doigt, objet avec lequel je jouais inlassablement d’ailleurs. Après tout, après plus de cent ans avec rien aux doigts, il est étrange de s’habituer à une telle chose. « Elle est vraiment belle, c’est elle qui vous l’a offert ? ~ » Répondant positivement, je détournais le visage quand elle se rapprocha du mien pour venir me souffler avec envie ces quelques mots qui auraient fait sortir l’ombre d’Akiha-Chan si elle avait été là ~ « Si vous aviez été mienne, elle aurait été encore plus belle, Ayame-Sama ~ ». Je n’en doute pas, mais cette bague m’est précieuse et pour rien au monde je la troquerai. La preuve, mais si cela m’embêtait d’avoir un tel objet autour du doigt, je ne la retirais jamais ~

- Maaah ~ Ne sais-tu pas que je suis déjà prise ? Autant que cela puisse te désoler, j’aime Akiha-Chan ~

Des mots en trop peut-être ? Je n’en avais que faire, j’étais la dernière personne pouvant me retenir après tout. Dead Master-Sama qui se tait pour ne pas offusquer une femme ? Huhu ~ Cela n’arrivera jamais, sauf si nous parlions d’Akiha-Chan, bien sûr ~ « Je ne vous comprendrai pas sur ce sujet, nous étions si bien sans elle ~ Mon corps ne vous manque-t-il pas ? ~ » Je mentirais en disant non, mais le corps de mon épouse me convenait parfaitement, au point que je ne désire un autre ~ Il va de soit que l’envie de m’égarer me tiraille de temps à autre, après tout, il était difficile de renier sa nature première. Mais ne serait-ce que pour l’amour que je porte à mon épouse … Yume-Chan était un cas à part, d’ailleurs si Akiha venait à coucher avec, je ne trouverai pas cela dérangeant. Tant que c’est avec mon chef-d’œuvre et pas n’importe quelle autre pute quelconque ~

- Hey, si tu continues comme ça, tu vas la monopoliser toute la soirée, on se fait un poker, ça vous dit, Ayame-Sama ? Haha.

Levant le regard vers Loren accompagné de Miri-Chan, j’acceptais leurs offres sans plus attendre. Un poker, quelle bonne idée ~ Cela faisait un siècle que je n’avais plus joué à cela, la dernière fois remontant à mon voyage de noces avec Akiha-Chan ~ « Je ne joue pas, je regarderai ~ » Dit Maria-Chan avant de poser sa main sur mon dos dénudé. Regardant derrière Loren-Kun pour voir Kaïla-Chan, je lui adressais un doux sourire avant de lui demander de nous rejoindre ~ Nous dirigeant vers une table déjà dressée, je pris place aux côtés de Miri-Chan et la chienne de mon enfant ~ L’une à gauche, l’autre à droite et notre Maria somptueuse ? ~ Dans mon dos, ses mains posées sur mes épaules en zieutant presque maladivement sur mon décolleté ~

- Que parions-nous ? ~

« On concourt pour des minutes seul à seul avec Eimin-Sama ? Haha ! Autant la mettre sur le tapis tant qu’on y est ! » Autant dire que j’étais le gros lot de ce jeu et cela revenait au même. Et quoi de mieux que de limite me faire expulser de la table quand Maria entendut cela et qu’elle prit ma place, m’obligeant à me retrouver debout derrière elle ? Dieu ciel, que se passait-il ici ? ~ Me posant derrière Kaïla-Chan, je regardais son jeu avec amusement ~ Que se passerait-il si Kurayami-Chan venait à gagner ? Pourrais-je me plaire en sa compagnie ? Huhu ~ J’avais hâte ~

- Voyons ce que tu me réserves, Kaïla-Chan ~

Un royal en entrée de jeu, trois millions de yens déjà misé et moi en prime ~ Voilà quelque chose d’intéressant ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 2 Jan - 3:18

Quoi que je puisse penser des personnes se trouvant dans la salle, je devais avouer que j'étais bien entourée, si je bataillais pour un avenir glorieux au sein de la société japonaise. Parce que même si j'étais davantage portée sur l'amusement en soirées, et du mépris que je cultivais à l'égard de la directrice, il était vrai qu'une occasion en or s'offrait à ma personne afin de faire connaître le nom des Kurayami dans les hautes sphères actives du pays. Ouais, même si cela ne se voyait pas toujours -jamais d'ailleurs-, il m'arrivait de valoir mes origines nobles, ennuyeux que cela pouvait être, je passais des heures et des heures à étudier les ficelles de la société, comment évoluer parmi les grandes personnes et quel langage utiliser dans ce genre de situation. Et là, en présence de politiciens, de juges et avocats, de PDG de grandes entreprises, il était presque de mon devoir de passer pour quelqu'un de raffiné. Malheureux que cela puisse être pour mon ego de gosse n'aimant pas se baser sur le fric, j'étais obligée de paraître toute autre. Encore heureux que Miri se trouvait là pour que je ne finisse pas par me barrer, prétextant une urgence quelconque en plein milieu de la capitale. Enfin soit, ceci dit, je m'amusais aussi, en quelque sorte, ayant la chance d'être tombée sur Loren-San qui faisait fi des étiquettes pour s'exprimer librement, cette manie de gens riches à converser dans le japonais soutenu ne voulant -finalement- rien dire de concret, à part peut-être d'estimer les fortunes et les influences des autres convives. Trop emmerdant en somme. Mais la caste oblige de sourire à tout cela, et c'est ce que je faisais, éludant tant bien que mal toute question un peu trop... indécente.

- Des amis ainsi que des connaissances, la crème du Japon se trouve ici ~ Quand on sait qu’Ayame a une influence certaine sur le pays, il n’est pas étonnant de trouver de telles personnes, Kaïla-Chan ~

Oui, j'ai cru comprendre cela également. Souriant jaune aux paroles de Miri, je finis par soupirer dans mon coin en attrapant un verre à la volé posé sur un tableau -que je jurerais- en or massif. À croire que les gens n'avaient pas où dépenser leur fric... Parlant de cela -parce que la situation est à ce sujet- j'étais à sec ce mois-ci à cause d'une malheureuse tache de whisky sur une robe en je ne sais quelle matière coûtant extrêmement cher. De ce fait, je me voyais mal dire la vérité à mes parents, et encore moins prétendre que je pouvais vivre sans l'apport mensuel de zéros sur mon compte. Que faire alors ? Attendre le mois prochain quitte à ne pas m'offrir de nouveaux jeux ce mois-ci ? Ouais, malheureusement. Bon, bon, j'arrête de réfléchir à cela, et je m'amuse. Cul sec ~

- Une femme puissante comme je les aime ~ Vous permettez ? Je vous la vole ~

Et j'avale de travers ? Fusillant Maria -apparue de nulle part-, je fronçais légèrement les sourcils avant qu'elle ne s'éclipse avec Dead Master. Interrogatrice sur la relation -évidente- qui liait ces deux femmes, c'est vers Miri que je me tournais afin d'avoir plus ample explication. Ou plutôt pour lui soumettre une idée préconçue qui s'imposait à mon être à chaque fois que je constatais que toute personne parlant à Ayame, l’idolâtrait presque, c'en était effrayant... Ecoeurant aussi par la même occasion, j'en frissonnais d'incompréhension. On dirait que j'étais la seule à trouver cela étrange dans la salle remplie de gens divers, c'était d'autant plus étrange, mais soit.

- Je vois que Dead Master influe surtout sur les femmes... Hahaha... Hum.

Haussant des épaules en croisant le regard complice de Loren dont les pensées perverses arrivaient à mon ouïe par télépathie -à croire que sa présence me rendait perverse à mon tour-, je trinquais avec sa personne avant de m'intéresser complètement à Miri, qui avait la fâcheuse tendance à se dissiper dans l'air dès qu'on détachait nos yeux de sa jolie personne. Pourquoi la qualifie-je de cet adjectif ? Parce que ce n'était pas tous les jours que je la voyais habillée autrement qu'avec ses kimonos sobres, ou encore sa combinaison de motarde. Là, elle était vêtue d'une magnifique robe à juste le corps, avec un décolleté énorme... Ouais, c'était la soirée « les femmes montrent leurs seins » on dirait, cela relevait du miracle que les hommes restaient corrects dans cette salle. Je crois qu'il faudrait que j'arrête de fixer sa poitrine de la sorte, sinon elle se méprendra sur mes pensées, pas du tout perverse hein ! Hm. Parler était la meilleure solution à l'embarras soudain. Détournant les yeux de son décolleté qui m'eut rendue songeuse -fermez la bande de pervers en rut-, je pris la parole, laçant un quelconque sujet avant que d'autres gens ne viennent nous déranger posant une question -tout le temps la même- sur comment cela se faisait que j'étais avec Yume. Quel con a divulgué cette information d'abord ?!

- C'est sympa Tokyo, même si cela reste délicat avec Dead Master... Vous allez venir chez elle ? Je n'ai pas vraiment envie de me retrouver à nouveau seule à seule avec sa personne...

Mode tête de chien battu, activé. En plus, j'avais matière à me plaindre après ce que j'eus vécu depuis que nous avions quittée Undai. Mais même cela ne me fut accordé quand Loren monopolisa l'attention de la plupart de personnes nous entourant pour mieux proposer ses idées devenant de plus en plus étranges, plus les verres défilaient dans ses mains. D'ailleurs, il devenait de plus en plus collant à limite tirer les gens quand il leur parlait. Sentant que je risquais de m'énerver, sachant que les gens ici ne connaissaient pas la matérialisation, je finis par conserver une proximité certaine avec Miri de sorte que, si quelqu'un m'ennuie, c'est vers elle que je dirigeai le tout. En mode on me parle, je contre avec un sujet mettant Miri en scène de sorte à ce qu'elle finisse à discuter avec la personne, et que je me retrouve tranquille, à siroter dans mon coin. Ouais, sérieux, j'étais assez douée à éviter les conversations, je m'étonnais moi-même. Enfin, j'eus éludé la plupart, sauf une.

- Ca vous dirait de jouer au poker ? Aller, ça va être grandiose, si on prend Eimin-Sama avec. Kaïla-Chan tu joues aussi, n'est-ce pas ?

Depuis quand nous étions assez proche pour passer de « San » à « Chan » ? Je crois que c'était depuis le sixième verre de Loren. Ne sachant si c'était vraiment une bonne idée, tandis que les autres personnes -du petit cercle qui se forma autour de moi-, étaient enthousiastes à cette proposition saugrenue. Bon, si Miri suit, j'adhère aussi. Et elle avait l'air de vouloir relever le défi aussi. Tous mis d'accord, la tache de déranger Ayame incomba à celui qui eut proposé le jeu, et il s'en départit à cœur-joie, dans un «  Hey, si tu continues comme ça, tu vas la monopoliser toute la soirée, on se fait un poker, ça vous dit, Ayame-Sama ? Haha. » Enjoué. Au moins un qui n'avait pas froid aux yeux. E il ne fallut que l'acceptation de Dead Master pour que notre petit groupe se déplace jusqu'à une table spécialement dressée à cet effet. Aller, avec un peu de chance les jetons que j'ai en main vont se transformer en pactole... Même si je n'étais pas forcément douée aux jeux de Casino. On verra, cela reste amusant, quitte à supporter la présence de Dead Master juste à mes cotés, et celle du gamin -façon de parler- prétentieux de l'autre. Et moi qui voulais être à coté de Miri... Mais bon.

- Que parions-nous ? ~ 

Heu... ? L'argent n'était pas suffisant ? On dirait que non, pour ces gens friqués, miser le fric n'était pas assez exaltant, et je le compris quand la voix de Loren détonna une fois de plus, et que je pâlis en comprenant les enjeux. Et c'est quand ils décidèrent que c'était le temps de la compagnie de Dead Master le lot, je voulus me rétracter, mais l'intervention soudaine de Maria qui prit la place de la directrice de Undai, éteignit mes protestations. Ô joie... Encore plus quand les cartes furent distribuées et que la présence de Dead Master dans mon dos me tétanisa complètement.

- Voyons ce que tu me réserves, Kaïla-Chan ~

Non mais elle me voulait quoi au juste ? N'avait-elle pas à disposition assez de femmes sur lesquelles se satisfaire ? Franchement... J'étais mal barrée, surtout que mes cartes dépassaient mes espérances, moi qui voulais perdre, je me retrouvais avec un fichu royal me donnant presque la victoire au premier round. Génial... Ou pas, parce que je ne voulais pas gagner, plus loin je me trouvais de la dirlo', mieux je me sentais. Et comme par hasard, la malchance voulait que ce soit ma personne qui passe le plus de temps en sa compagnie aujourd'hui. Mal à l'aise, j'hésitais à coucher les cartes et prétendre la défaite, tout cela pour ne pas avoir une quelconque chance de gagner. Mais quand je levais le regard par dessus mon épaule pour croiser le sourire énigmatique de Dead Master, toute envie de « tricher » se volatilisa de mon esprit... Pourquoi avais-je cette horrible impression que si je ne jouais pas comme il se devait, elle allait me le faire payer ? Je n'en savais rien, mais c'était horrible. Déglutissant difficilement, j'écarquillais les yeux quand je réalisais les sommes qui se jouaient sur table. 3 millions de Yen dès l'entrée ? C'était de la folie. Et le pire, c'était que tout le monde avait l'air décidé de jouer gros sur le coup, que ce soit Miri -impassible, Maria -enflammée par une envie maladive de victoire-, Loren -amusé à souhait-, une femme dont je ne connaissais pas le nom qui avait l'air déterminée aussi, ou le prétentieux gamin arrogant qui... Eh bien, à part l'argent, j'avais envie de lui arracher son sourire hautain. Déterminée à jouer gros aussi, rien que pour le fric, je passais mon temps à grimacer tandis que les cartes se posaient sur la table et que les jetons commençaient à manquer, tous regroupés au milieu de la table. Et pourquoi avais-je l'air si dépitée même si j'avais des cartes de folie ? Parce que justement, je balançais entre l'envie de gagner pour l'argent -qui me serait bien utile- et celle de perdre pour éviter la femme posée dans mon dos.

Puis vint le moment de montrer ses cartes, entre un Loren qui s'est couché depuis un moment, Maria avec un air disant qu'elle allait gagner, Miri dont on ne pouvait -malheureusement- prédire les ressentis, et le mec arrogant qui balançait les enchères peu soucieux de tout perdre, je fus sans doute la plus grande surprise quand j'ai déposé mes cartes, une victoire évidente m'étant destinée. Soupirant lourdement sous les airs tantôt étonnés, tantôt contrariés, tantôt rien du tout, j'étais terriblement enchantée de me retrouver avec quatre millions de Yen en poche. Parfait ! J'arrête de jouer à présent. Sauf que ce ne fut pas de l'avis de Maria qui motivée par une force mystique, exigea de poursuivre.

- Pas mal Kurayami-Chan, tu dois avoir ça dans le sang ~ Voyons si ta chance tournera ~

Faut l'avouer, quand on me défie, je fonce tête baissée sur le danger. Et c'est ce que je fis, oubliant limite les enjeux, je me lançais dans une lutte acharnée pour la victoire, une fois perdant, une autre me rétractant ou encore perdant dans un duel acharné. D'ailleurs celui contre Miri fut le plus éprouvant, parce que derrière son air impassible, je ne savais rien voir, tandis que j'avais l'impression qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Tellement que j'ai fini par perdre sous le stress que sa seule présence évoquait. Compétition excessive, le jeu anodin se transforma rapidement en une question de vie ou de mort, j'avais presque l'impression de me retrouver en classe de matérialisation, avec d'autres Undai'ens déterminés à gagner un entraînement quitte à tuer leurs adversaires... C'était... excitant comme ressenti. Et ce fut dans un juron du gamin arrogant que le jeu se finit par une victoire évidente de ma personne, heureuse d'avoir les poches remplies.

- Hahah, bien joué Kaïla-San, tu as gagné Ayame-Sama rien que pour toi.

Ah... ? J'avais complètement oublié ce détail... Blanche comme la mort, je fis un « non » de la tête, essayant de bafouiller quelques mots comme quoi s'ils voulaient, je leur laissais le soi-disant jackpot. Mais on dirait que certains joueurs dégoûtés d'avoir perdu, seraient encore plus outrés si je n'acceptais pas un tel prix inestimable. Et c'est en sentant des ondes néfastes se propager dans l'air à cause de mon indécision, que j'ai fini par abandonner, et enfin, me tourner vers la directrice, l'air maussade.

- Ayam...

Mais elle ne fut plus là. Soulagée tandis que les autres se demandaient où elle était, je me levais, remerciant les joueurs de cette partie fulgurante, et allai encaisser les jetons à la caisse, préférant avoir les poches remplies avant de l'oublier après un verre d'alcool en trop. Contente, mais genre à fond la caisse, je me retrouvais avec un compte en banque plus qu'acceptable et des verres à profusion. Et c'est quand je revins vers Loren et Miri, que j'ai compris à quel point cette soirée allait être géniale, encore plus qu'elle ne l'était déjà.

- Buvons à la victoire ! Miri-Chan, prends un verre aussi.

Loren fut bien motivé. Et la soirée défilait ainsi, jusqu'à ce que je devienne pompette et que je me mette à circuler entre les gens, leur parlant, plaisantant, libérée de cette contrainte qu'était mon asociabilité. L'alcool était la solution parfaite aux pires des maux dirait-on. C'est ainsi que la communauté des riches amis de Dead Master, sut que j'étais avec Yume, que nous étions ensemble parce que nous nous aimions et que non, Yume n'était pas sans cœur, quoi que les apparences laissent à croire. Puis cela passa à la famille aussi, et dans le tas, j'ai même trouvé un certain mari d'une de mes cousines éloignées... Ouais, sérieusement ! Et ce fut en pleine discussion avec ce dernier que j'ai senti que quelqu'un me tirait par le bras, me donnant une affreuse envie de matérialiser ma robe de combat.

- Kaïla-Chan, viens un instant, y a un truc amusant qui se passe là-haut.

Où ça ? Me laissant entraîner dans le sillage de Loren, c'est auprès de Miri qu'on finit notre traversée. Perplexe, je la regardais d'un œil perçant, sans comprendre ce qu'elle avait. Voulant déjà demander quoi, elle me devança de sa voix tranquille :

- Kaïla-Chan ... je trouve cela désolant que Maria emprisonne Ayame de la sorte, ne serait-il pas mieux de faire quelque chose ?

Et pourquoi donc ? Posant la question du tact au tact ne voyant pas le problème à ce que la dirlo' aille baiser une autre meuf, je détaillais Miri avec insistance tandis qu'elle me donnait de plus amples explications sous les gloussements de Loren qui pointa du doigt les deux silhouettes montant les escaliers du fond, pas à pas, collée l'une à l'autre. « Qu'adviendra-t-il de toi ? Tu ne sauras pas rentrer si elle part avec Maria-Chan, d'autant plus si Maria-Chan passe la nuit avec Ayame ... » Ha ? Ah... Effectivement, mais je m'en fou en quelque sorte, et je le lui fis comprendre dans un :

- Au pire, je ne pourrais pas rentrer avec toi, Miri ?

Ouais, quand je suis éméchée, je tutoie les gens... enfin ceux que je connais et que je considère comme mes amis. Et Miri occupait une grande place dans cette catégorie de personnes m'étant proches. Espérant qu'elle accepte que je vienne avec elle, vu que je ne voulais pas vraiment me retrouver dans le salon de Dead Master avec cette dernière en plein ébat avec Maria, c'est avec espoir que je fixais Miri... Femme fatalement impassible qui brisa mes espérances.

- Je dors chez autrui aujourd'hui, je ne saurai donc pas t'héberger ... vois-tu ? ~

Quoi ?! Écarquillant mes billes rubis, je n'en croyais pas mes oreilles. Sérieusement ?! Je ne voulais pas me retrouver à la rue, ni subir les gémissements de la dirlo', ni allait dormir chez quelqu'un d'autre, surtout quand Loren appuya les dires de Miri sur une note sérieuse -feinte- comme quoi les inconnus étaient dangereux pour une jeune femme telle que moi. Incrédule, n'allant réfléchir plus loin, c'est dans des jurons bien audibles que je repérais Ayame et Maria, bien engagées dans leur avancée.

- Merde... Non mais sérieux, elle croit quoi à la fin ? Hors de question que je me retrouve seule.

Et c'est sur ce constat purement spontané que j'ai laissé Loren et Miri en plan, décidée à arrêter Dead Master avant qu'elle ne fasse n'importe quoi. Pour mon propre confort, il était hors de question qu'elle s'envoie en l'air quoi, elle m'a invité ici, elle avait des responsabilités à assumer. Déterminée, je montais les marches deux à deux, arrivant à leur hauteur, et comprenant direct qu'elles étaient tellement occupées, qu'elles ne m'ont même pas remarquées. Grimaçant de mécontentement, je me forçais terriblement pour attirer l'attention de la directrice sur moi, chose difficile en usant que de la voix. Et c'est pour cela que je finis par attraper un pan de sa robe à la volée, pour qu'elle pose ses yeux forêts sur ma personne contrariée.

- Tu ne peux pas...

Outrée du manque de réflexion venant d'Ayame, je la fusillais de mes yeux rougeâtres, soutenant sans regard, la conviction de mes paroles bien encrée dans mon esprit.

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    Jeu 2 Jan - 4:27

Le jeu devenait de plus en plus excité lorsque je me fis mettre comme jackpot de la partie ~ Restant en retrait en regardant les cartes de Kaïla-Chan, c’est avec une certaine animosité que je me disais que les jeux étaient déjà faits. Je serai donc le cadeau de Kaïla ? Voilà une chose amusante ~ Croisant son regard quand elle se retourna, je lui envoyais un sourire espiègle en réfléchissant déjà à tout ce que je pourrai lui faire quand je serai sienne pour un laps de temps défini par les minutes découlant durant le jeu ~ En deux minutes, je pourrai lui servir un baiser, en cinq minutes je pourrai faire monter une boule de plaisir en son être ~ En dix, je pourrai la soumette sous mes envies, en une demi-heure, je pourrai la faire toucher le septième ciel ~ Amusée par mes pensées perverses, je me permis de jouer avec l’une des mèches de Kaïla-Chan sans qu’elle ne s’en aperçoive. M’amusant de la sorte à tresser pour mieux dénouer et finir par faire un nœud, je fus forcée de m’arrêter lorsqu’une main possessive vint se poser sur mes fesses pour attirer mon attention ~ Qui osait toucher Dead Master-Sama de la sorte ? ~ Maria bien entendu, huhu ~

Me posant dans son dos pour savoir ce qu’elle me voulait, je me penchais en avant pour qu’elle puisse me murmurer ses opinions sans moindre gêne. « Si je gagne et que vous êtes à moi, je ne vous laisserai pas refuser, Ayame-Sama ~ » Que devais-je comprendre par cela ? Que je tromperai mon épouse aujourd’hui sous les caresses d’une femme terriblement appétissante ? De qui je connaissais déjà l’expérience, les biens faits de son toucher précis sur mes courbes et ainsi de suite ? j’en mouillais déjà ~ Gloussant en frôlant son oreille de mes lèvres  pulpeuses, je me redressais en laissant ma poigne se poser sur les épaules dénudées de la femme se trouvant sous mon emprise ~ Quelle joie d’avoir lancé un tel jeu, tout le monde avait l’air si combatif de me gagner, j’en serais presque honorée ~ Après tout, si je tombais dans les mains de Loren-Kun, je finirais droguée au coin de la société dans laquelle nous étions, s'il s’avérait que je me retrouve avec Miri-Chan, je ne tiendrai pas en place, surtout si nous finirons dans une chambre sombre ~ Pour ce qu’il en était d’Arina-Chan, je pourrai toujours voir ce qu’elle valait sous ses airs de bibliothécaire ~ Le jeune Roig ne m’intéressait nullement, mais Maria et Kaïla, vous le savez déjà ~ Huhu ~

- Pas mal Kurayami-Chan, tu dois avoir ça dans le sang ~ Voyons si ta chance tournera ~

Serait-ce une pointe de morosité que je ressentais émaner de Maria-Chan ? Gloussant à cela, je caressais son cou avec amusement, lui faisant comprendre que son jeu était tout aussi bien que celui de Kaïla-Chan ~ Seules les cartes nous diront qui le remportera, les autres devenus terriblement inutiles comparés à ces deux paires de femelles se battant acharnement ~ Il va de soi que je n’oubliais pas Miri-Chan non plus, mais entre ses clins d’œil à mon égard et sa manière si parfaite de divulguer son jeu, je ne me suis pas retenue d’aller voir de moi-même ses cartes. Pauvre d’elle, elle n’avait rien du tout, et pourtant ne venait-elle pas de gagner cette manche ? Maaah, quelle femme ~ « C’est pour l’argent que je joue, tu le sais n’est-ce pas Ayame ? ~ » Je n’en doutais même pas un seul instant. Haussant les épaules en venant souffler à son oreille que je ne la croyais pas du tout en marquant le point sur le fait que son salaire était bien assez extravaguant pour qu’elle ne coure après des liasses de billets, je la laissais secouer la tête d’amusement avant de coucher ses cartes ~ Et les autres, devrais-je regarder leur jeu aussi ? Je n’en eus guère besoin car la dernière main se posa et dévoila la gagnante de ce soir ~ Ka…

- Inutile de rester ici ~

Et je n’eus le temps de finir mes pensées que je me fis saisir par une main entreprenant de me faire quitter la table, la pièce complètement. Suivant Maria-Chan selon ses désirs, nous arrivâmes sur un balcon en verre après avoir gravi quelques marches pour monter aux étages supérieurs, endroit duquel une vue splendide envoûtait mon regard. M’accoudant à la bordure en verre, je laissais mon regard vaguer vers le bas, me demandant si en tombant d’ici, je finirais par m’éclater la tête la première ou si ma colonne vertébrale se briserait avant le reste ~ Oui, mes pensées étaient toujours aussi amusantes ~

- Je déteste perdre, surtout contre un gosse ~

Ca, je le savais ~ L’esprit de combativité de Maria-Chan n’a jamais été remis en cause, autant que le fait qu’elle était mauvaise perdante ~ Raison pour laquelle elle gagnait à chacun de ses procès, que ce soit en usant de la matérialisation où non ~ Me retournant pour faire dos au paysage, je laissais couler mon regard sur Maria-Chan. Cette femme était magnifique, d’autant plus dans sa tenue masculine, une chemise blanche dont des lignes transparentes formaient un effet classe à la verticale, son bustier sombre de la même couleur que son pantalon et sa manie de laisser ses épaules dénudées ~ La laissant se rapprocher de ma personne sans moindre pudeur, je déviais le regard quand ses lèvres se posèrent dans mon cou, baisant ma chair avec envie alors que ses mains caressèrent mes hanches par-dessus ma robe soyeuse. Quelle idée de faire cela ici ~ Et même, je me devais de l’arrêter, ne serait que … par envie ~

- Maria-Chan … ne devrait pas ~

« Mais vous en avez envie, j’ai toujours su lire en vous ce désir, Ayame-Sama ~ » Elle n’avait pas tort, j’étais éprise par sa passion, sa manière si désinvolte de dire que j’étais sienne lorsque nous nous retrouvions à deux. Depuis notre dernière rencontre en compagnie d’Akiha-Chan, cela avait fini sur les chapeaux de roues, mais maintenant que mon épouse n’était pas là, allait-on finir de la même manière ? ~ Ses touchers suggestifs me disaient le contraire, affirmant qu’elle ne comptait s’arrêter aussi facilement ~ Posant ses lèvres sur les miennes, je la laissais entrer dans ma bouche pour venir caresser ma langue, le sucré de son goût se mélangeant à l’alcool que j’eus bu précédemment me donnait des frissons alors qu’elle passait une main sous ma robe, déjà prête à venir titiller mon corps comme elle savait si bien le faire ~

Serait-ce l’amour que j’éprouvais envers Akiha-Chan qui m’eut arrêté ? Peut être ~ Bien que je songerai plutôt que c’est mon sadisme inné qui me faisait agir de la sorte ~ Arrêtant sa main pour venir la relever jusqu’à mes lèvres, je déposais sur celle-ci un doux baiser tout en plongeant mon regard dans les yeux vermillions de la femme qui m’accompagnait. Arquant un sourire complice, je laissais ma voix suave vibrer dans un murmure sensuel ~

- Allons chercher une bouteille avant d’aller plus loin ~ Nous trouverons un meilleur endroit que celui-ci pour … cela ~

Lui faisant un clin d’œil avant de la tirer à ma suite vers les étages inférieurs, je laissais mon rire mielleux détonner dans l’espace vide que nous occupions. Descendant les marches des escaliers que nous avions empruntées précédemment, nous retournâmes à la réception qui battait son plein. Passant entre les gens pour rejoindre le buffet, je ne prêtais nullement attention au groupe que j’avais quitté plus tôt alors que Maria-Chan se trouvait dans mon dos en baisant mes épaules dévêtues avec délicatesse pendant que je nous cherchais une bouteille de champagne ~  Trouvant l’objet de ma convoitise, je lui fis face pour que nous partions dans un endroit … où nous pourrions être isolées ~ Laissant Maria-Chan prendre ma main je la suivais sans demander mon reste, empruntant les escaliers menant vers l’extérieur, je la laisser guider la marche. Du moins jusqu’à ce que je sente un gêne au niveau de ma robe, que celle-ci se soulève légèrement que je remarque la présence du chiot m’ayant accompagné ~ Kaïla-Chan ?

- Tu ne peux pas...

Et que ne puis-je pas faire ? Levant un sourcil sous ses dires incompréhensibles pour ma personne, je me tournais vers elle pour lui demander plus ample information. Était-elle là pour protéger ma vertu ? Que c’est amusant, mais je me trouve assez âgée pour savoir ce qui est bon pour moi, ou non ~ Soupirant en m’apprêtant déjà à lui dire de retourner picoler avec le peuple, je me fis cependant devancer par Maria qui ne se retenait guère de penser à voix haute ~ « Déjà que j’ai perdu face à toi, tu crois sérieusement que je te laisserai Ayame ? Pour une fois que j’ai une chance de la récupérer, tu gâches tout. » Serait-ce de l’énervement ? Et cela empira d’autant plus quand elle se crispa sous un « Sale gosse ~ » légèrement trop sadique à mon goût ~ Matérialisant sa robe de combat sans plus attendre, dévoilant donc par la même occasion qu’elle était l’une de mes anciennes élèves, je me reculais légèrement pour examiner cette facette d’elle que je voyais rarement depuis qu’elle eut quitté Undai ~ Sa robe était toujours aussi sexy, j’en mouillerais ~ Une pièce d’un gris profond recouvrant son intimité pour remonter jusqu’à sa poitrine, une ceinture descendant avec élégance sur ses hanches et deux magnifiques revolvers braqués sur la tête de Kaïla-Chan ~ Les réactions ne se firent pas attendre, entre Miri-Chan qui se retrouva devant Kaïla, vêtue de sa robe colorée, Loren qui releva les revolvers de Maria sous un « Hoho ~ On s’amuse trop pour se battre Maria, bois un coup, détends-toi ~ » Complètement saoule ~

- LOREN MARKEN ! Espèce de pauvre imbécile ! T’as vu l’heure ?! Au pied l’animal.

Je connaissais cette voix ~ Me détachant de ce beau monde en robe de combat pour m’avancer vers la femme qui venait de faire son entrée dans la réception, je la laissais matérialiser une sorte de laisse pour tirer son mari avant que je n’aille la saluer sans plus attendre ~ « Nina-Chan ~ Quelle joie de te revoir ma belle ~ » Dires qui s’en suivirent d’un homme basculant sur les marches sans retenue et sa femme me souriant de toute beauté pour mieux me souffler un « Moi de même Dead Master-Sama ~ J’aurais dû finir comme vous, je n’aurais pas à me coltiner des incapables comme Loren ~ » Mais qu’elle fasse donc ~ Me dirigeant vers la poussette se trouvant à côté d’elle, je regardais le bambin s’y trouvant avant de le prendre dans mes bras tout en caressant sa jolie frimousse du bout des doigts ~ Quel enfant magnifique et dire qu’un jour il aura l’âge de rentrer à Undai ~ Huhu ~

- Nina … Haha … Comment ça va ? ~ Haha …

Laissant les parents se disputer, je reposais l’enfant dans son berceau pour mieux m’occuper de mes propres problèmes. Bien, soupirant en retournant auprès de Kaïla-Chan, je saisis sa personne par la main avant de la tirer à ma suite tout en disant à l’assemblée que nous partions. Entre les suppliques de Maria-Chan pour que je reste et l’air déçu des autres, je n’en avais que faire ~ Prenant la peine de dire au revoir à quelques personnes, je quittais la compagnie pour rejoindre l’extérieur, endroit où ma voiture attendait déjà. Montant dans mon bolide sans plus attendre, je fis ronronner le moteur avant de démarrer en trompe, direction, chez moi. Étais-je en colère contre Kaïla ? Cela va de soit, je ne supportais pas que l’on me dérange lorsque des choses plaisantes allaient m’arriver. Mais inutile de le lui faire savoir, mon silence en disait déjà long sur mon ressenti  ~

____________________________

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MessageSujet: Re: Part One : Kagoshima, la vengeance.    

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Part One : Kagoshima, la vengeance.

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