AccueilPortailCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

 Les quelques pas d'une nouvelle née.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Sam 7 Déc - 22:35

Quelque chose lui chatouillait les narines. C'était agréable et désagréable à la fois.
Elle avait soudainement ressentit la faim du petit matin et seule l'idée de plonger ses crocs dans cette confortable chose qui lui servait de coussin, lui avait traverser l'esprit. Contrairement à ce qu'elle avait pu pensé le goût n'était pas des meilleurs et l'aspect de sa contenance la rebuta si bien qu'elle finit par l'envoyer valdinguer au loin, l'air dégoûtée. Puis, l'estomac dans les talons, elle s'était levée remarquant tout juste qu'elle s'était - à même le sol - lovée dans la taie de son oreiller qu'elle avait au préalable dé-housser. Finalement, elle tituba de droite à gauche s’emmêlant dans le fatras de ses couvertures à moitié tombantes du matelas puis se mit à courir sur ses frêles jambes en quête d'un petit déjeuner. Elle ralentit en milieu de route quant elle dut traverser les appartements de la sombre créature et accéléra de nouveau après avoir franchit la porte de sortie. Elle se laissa guider par une bonne odeur qui flottait agréablement dans les airs et atterrit rapidement au beau milieu de l'immense réfectoire qu'elle avait longuement reluqué depuis la fenêtre de sa chambre sans jamais pouvoir s'y rendre. D'habitude c'était la blonde bête qui venait la réveiller avec une assiette de victuailles mais aujourd'hui elle l'avait attendue quelques minutes en vain, alors elle avait décidé de se nourrir seule comme l'aurait fait un chaton sevré. C'est ainsi qu'en culotte/T-shirt, elle s'agitait au milieu d'une foule curieuse, volant le moindre met qui se présentait à ses yeux. Son larcin fait, elle s'échappa, les joues gonflées de nourriture jusque dans le parc derrière un buisson pour ingurgiter la totalité des repas volés. Ce fait, elle se pencha par dessus une fontaine, lapant la surface de l'eau telle une bête aux aguets puis  - enfin - décida de regagner son terrier, désormais repue.

L'enfant s'était habitué à la lourde atmosphère qui régnait dans les appartements du monstre noir et elle s'y sentait comme un poisson dans l'eau. Les hôtes de ces lieux l'avaient semble-t-il adopter et le traitaient d'une façon curieusement maternel. Elle profitait d'une attention suffisante et apprenait de jour en jour un peu plus grâce à la blonde créature qu'elle affectionnait particulièrement depuis son arrivée. Étonnée de ne pas entendre sa voix entre ces murs familiers, elle se mit à sa recherche, déployant des montagnes d'ingéniosité, à examiner longuement le moindre tiroir et le moindre renfoncement comme s'il eut était possible que cette grande dame puisse s'y trouver, pliée en dix. Puis elle ouvrit la porte menant à la chambre de l'ombre majestueuse et la referma en pénétrant dans son antre sans aucune hésitation. Maintenant qu'elle se trouvait au sein de la suffocante pièce, elle ne voyait quasiment plus rien. Elle appela donc brièvement le nom de sa mère d'adoption puis se tut, écoutant le lourd silence, attendant une réponse. N'en obtenant aucune, elle s'agenouilla de peur de trébucher et avança droit devant elle à quatre pattes jusqu'à pouvoir toucher le grand lit au fond de la pièce. Ensuite, elle se redressa, se hissant déjà sur le haut matelas, le tâtonnant jusqu'à y trouvé un corps endormi qu'elle secoua de toutes ses forces.

-Akiha ...

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hikari Ketsuki

avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 11/09/2013
Localisation : Undai

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Nin'gyou no Ketsuki
★ Age : 16 bocaux
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Dim 8 Déc - 22:00

Froid. Il le faisait dans mon cœur, cette douleur insoutenable qui me rongeait de l’intérieur, qui m’emprisonnait dans son étreinte suffocante et cette sensation de mal être à chaque bouffée d’air… je la vivais chaque jour depuis mon réveil. Et ce matin encore, cette douleur ne voulut me lâcher, j’avais envoyé Kiseki balader hier soir, préférant pleinement dormir seule, dans ma chambre sans sa joie de vivre. Après maintes et maintes suppliques de sa part, je l’eus répondis qu’en claquement de porte, ne répondant pas à ses messages et ses cris d’agonies que je pouvais entendre par delà la cloison qui nous séparait.

C’est donc ainsi que je me levais de mon divan en cette matinée… trop matinale à mon goût. Il ne devait pas être plus de six heures quand je suis sortie de ma salle de bains, vêtue de mon sweat Gekotan. Un soupir long traversa mes lèvres avant que je ne m’avance vers mon bureau, que je vienne chercher mes livres des cours et que je commence mes devoirs pour les jours à venir… voilà ce que je faisais de mes matins quand je me levais plus tôt que d’habitude, travailler, encore et toujours. Pour elle. Pour qu’elle soit fière de moi… des conneries dans lesquelles j’essayais de me plaire pour me convaincre inutilement que je n’étais pas un jouet pour elle, qu’elle m’aimait. Et là encore, je me contredisais. Après ma scène avec Akiha-Sama… comment pouvais-je parler d’amour. Soit.

Les yeux baissés sur mes feuilles, j’essayais de me concentrer sur ma tâche… vainement. Son visage me hantait, ses yeux larmoyants également, son sourire triste… Qu’avais-je fait ? J’avais défié ma créatrice, j’avais ouvert ma bouche impure devant un être m'étant supérieur, j’avais… failli à l’unique tâche qui m’avait été donnée. J’avais désobéi… méchante. La mort ne serait assez forte pour me punir, seule la souffrance de ses mots pourraient me faire pardonner mon mal n’est-ce pas ? Akiha-Sama. Akiha-Okasama.

Traînant ma chaise sur le sol dans un fracas monstre, je me redressais en contractant mon corps. Cette situation ne pouvait plus durer, je me devais d’aller la voir, de… de que faire ? De m’excuser. Quittant ma chambre en claquant la porte derrière moi, je traversais les couloirs vers les appartements de Dead Master-Sama, courant à en perdre mon souffle, j’arrivais rapidement à l’endroit voulu. Ouvrant la porte avec la plus grande précaution, j’arrivais dans un endroit sombre… Akiha-Okasama dormait-elle encore ? Pouvais-je me permettre de la réveiller ? Entendant du bruit à l’étage je levais les yeux pour discerner la provenance de celui-ci, surprise d’y découvrir une tête blanche se faufiler vers la chambre de mes créatrices, je la suivis, curieuse de ses faits.

Gravissant les escaliers un par un vers l’étage, je me faufilais à la suite de Ren-Chan dans la chambre de Dead Master-Sama… Akiha-Okasama n’était pas là, seule Dead Ma… Ren-Chan ! La voyant monter sur le lit en direction de la directrice, seul un « Akiha ... » eut le temps de traverser ses lèvres que je la tirais vers moi, posant ma main sur sa bouche pour que plus aucun autre mot ne traverse ses lèvres. Réveiller Dead Master-Sama serait la mort assurée, comment peut-elle être si inconsciente ! Une enfant, voilà tout. Reculant en tenant l’enfant dans mes bras, je lui intimais de ne pas faire de bruit jusqu’à ce que nous soyons dehors, à l’abri de la fureur matinale d’Ayame-Okasama. Comment savais-je que ma génitrice n’était pas du genre à apprécier les réveils brutaux ? Il ne suffisait qu’à demander à Kiseki pour.

- Ren… Il ne faut pas.

Prenant sa main dans la mienne, je m’accroupis devant elle, ébauchant un fin sourire en bougeant les cheveux frivoles qui recouvraient ses yeux. Mon regard identique à celui d’Akiha-Okasama, je posais ma main sur sa tête en admirant sa beauté… humaine. Elle était si petite, si belle, si… vivante. Jamais, elle n’aura à souffrir comme je le faisais, jamais elle ne se sentira inférieure à la race humaine, jamais elle ne sera un objet brisé… quitte à ce que je la protège moi aussi, un jour. Soupirant en descendant mes yeux sur son corps, je remarquais sa tenue peu avenante… une enfant certes, mais être accoutrée de la sorte… vraiment pas. Lui montrant le chemin du doigt, je lui quémandais si c’était ok pour elle de me suivre…

- Te changer… tu peux pas rester comme ça… Ren… tu… viens avec moi ? Des vêtements… Hum.

Ha…Ha.

____________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Dim 8 Déc - 23:01

Deux grands bras l'agrippèrent, l'emmenant de force loin du lit souverain à sa plus grande surprise. Une patte plaquée sur sa bouche, elle ne put appeler la blonde créature à l'aide et n'eut pas le temps de paniquer puisque son ravisseur l'a relâcha aussitôt qu'ils eurent franchir la porte. Elle se retourna stupéfaite, tombant sur ses fesses, le regard figé vers son agresseur et les bras relevés protégeant son visage. Puis elle reconnut la grande chose qui l'avait traînée hors de la pièce. Une créature qu'elle avait côtoyait à plusieurs reprises au milieu de ses murs sans jamais connaître la raison de sa présence. S'appelait-elle Hikaru ? Non, non. Elle ne chercha pas trop longtemps et le nom de son interlocutrice jaillit de ses lèvres bruyamment, lui faisant aussitôt plaquer ses mains contre sa bouche, gênée. Elle tendit l'oreille, attendant une réaction, un murmure de l'intérieur de la pièce mais n'entendant rien, se contenta de poser un doigt sur ses lèvres en chuchotant doucement un « chut » léger et discret. Finalement elle attrapa doucement la main de son accompagnatrice et l'entraîna dans sa chambre, bien trop grande pour elle.

Ce n'est qu'arrivé la bas, qu'elle se jeta sur la poignée de son armoire aux lourdes portes pour l'ouvrir avec quelques difficultés et se saisir de cette robe violette et légère que lui avait offerte Akiha. Elle l'enfila, dédaignant ses chaussures et se posa devant l'autre, toute souriante. Aujourd'hui au moins, elle n'aurait pas à prendre de bain. Cette idée l'enchantait particulièrement. Aussi, maintenant qu'elle était habillée et repue, elle ne lui restait plus qu'une seule chose à faire : trouver une activité, un loisir qui saurait la tenir occupée une bonne heure ou au mieux toute la journée. C'était en ça que la présence de l'autre allait l'aider. Elle l'emmena dans le grand parc, la tirant par le bras sans écouter ses complaintes et s'arrêta net au milieu de l'herbe. Elle adorait la verdure, le vent sur son visage … Toutes ces choses dont on l'avait privé des années durant, la retenant enfermée dans cette pièce froide et triste pour des raisons aussi bien x qu'y.

-Regardes !

Elle tourna son regard vers la grande chose, s'agenouillant sur l'herbe, y faisant disparaître ses mains, modifiant leur aspect, leur couleur dans ce vert dense. Elle ne savait faire que ça … Transformer son corps. La blonde créature avait bien essayé de lui apprendre d'autres choses mais il semblait qu'il lui était impossible d'agir sur son environnement. Si bien, que l'enfant avait d'elle-même abandonné tout espoir d'exceller comme le reste de la troupe dans un domaine qu'elle avait trouvé fort compliqué. Maintenant elle remontait ses bras vers le ciel, y matérialisant de fines plumes qui s’allongèrent encore et encore jusqu'à faire deux fois sa taille puis elle s'envola à quelques mètres au dessus du sol, craignant encore de retomber comme à sa dernière tentative, preuve que son talent n'était pas infaillible. L'autre pouvait-elle faire de même ? Elle l'interrogea du regard et s'exclama :

-Viens !

Une seconde d'inattention, une seule et voilà qu'elle retombait au sol comme un poids mort. Avec plus de peur que de mal, elle se remit sur ses jambes tremblotantes et essuya ses genoux douloureux et égratignés, les yeux secs mais encore surpris.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hikari Ketsuki

avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 11/09/2013
Localisation : Undai

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Nin'gyou no Ketsuki
★ Age : 16 bocaux
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Dim 8 Déc - 23:34

J’avais beau essayer de me faire comprendre mais mes mots ne l’atteignaient pas, mes paroles avaient l’air transparentes devant son air paressant si faible, j’avais l’air si inutile devant elle… j’aurais pu en être jalouse si je n’avais pas été prise de court par sa main qui vint se loger sur mes lèvres pour m’imposer le silence. Chose que je fis devant son geste impérial avec un semblant de questionnement. Pourquoi m’arrêter ? Pour mieux me protéger dirais-je. Aurait-elle peur que je réveille la directrice ? Peut être… c’était… mignon de sa part dirais-je. Pour moi, en plus de la voir comme ma cadette, je la voyais comme un Gekotan miniature… blanc et rose. Un petit bout de chose tout mou se mouvant dans tous les sens, si humain, si parfait, si normal. J’en souris.

« Chut » fut son mot avant de me tirer à sa suite dans sa chambre se trouvant encore dans les appartements de Dead Master-Sama, la suivant sans rechigner, je me posais sur son lit tandis qu’elle s’attela à trouver des vêtements… Finalement, elle avait compris ce que j’essayais de lui dire n’est-ce pas ? En vue de la robe mauve qu’elle enfila, je présume bien. Ébauchant un fin sourire en regardant autour de moi, je détaillais le lieu… cette chambre appartenait à Yume-Onee-Sama, tout était bleu ici, grand et presque vide d’ailleurs. Hormis des peluches appartenant sans doute à Ren, il n’y avait pas grand chose… on oublie le fait qu’il y ait une tv et un frigo dans cet endroit et on peut dire que cet espace est immaculé d’un quelconque désordre. La belle vie, que des conneries.

Mais une fois de plus, je n’eus le temps de m’extasier à contempler l’endroit que la main de ma sœur vint me tirer à sa suite. Traçant mes pas derrière les siens, je la suivais jusqu’à l’extérieur, au parc pour être précise. Sortir… je n’aimais pas sortir, et encore moins dans le parc d’Undai. Endroit dans lequel trop d’étudiants stagnent avant d’aller en cours, je n’aimais pas non plus le monde. Mordant sur ma chique en l’accompagnant tout de même, « Regarde ! » fut son acclamation alors que je la regardais tâter de ses mains l’herbe alors qu’elle transformait celles-ci… étrangement. Une faculté lui étant propre dirais-je. Elle avait beau être en seconde tout comme ma personne, elle était la seule à savoir matérialiser en dehors de l’arène, à jouer de la sorte de son corps sans avoir l’air de se rendre compte de cette faculté spéciale… pourrais-je la décrire de monstre pour me sentir mieux ? Pour me dire que je n’étais pas la seule anomalie ? Non… elle, elle avait juste un don. Elle était spéciale, dans le bon sens du terme.

- Viens !

Et cela ne s’arrêta pas à cela quand elle matérialisa ou plutôt changea ses bras en ailes tel un oisillon risquant son premier vol sans l’aide maternelle. M’asseyant sur l’herbe pour regarder ses prouesses avec une certaine curiosité, je la détaillais de long en large… un ange. Savait-elle voler plus haut ? Arriverait-elle à rejoindre les nuages de la sorte ? La réponse arriva en même temps qu’elle tomba lourdement au sol. Mimant un semblant de douleur sur le visage, je me relevais de ma place pour venir à son encontre et regarder si celle-ci ne s’était blessée. Rassurée que ce ne soit pas le cas, je passais tout de même mes mains sur ses genoux avant de laisser mes cordes vocales former des sons, des mots que j’espérais qu’elle comprenne.

- Je ne sais pas faire ça … il faut que j’aille dans l’Arène pour pouvoir matérialiser des choses comme ça. Tu vois ? Tu ne t’es pas faite mal ?

Ne serait-ce… que pour me rassurer de ne pas devoir justifier les maux de ma cadette.

____________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Lun 9 Déc - 9:34

L'autre se mit à parler et le seul mot qui trouva le moyen de se faufiler entre les mailles de l'incompréhension fut « arène ». Yume lui en avait parfois parlé. Elle ne comprenait pas bien ce que c'était mais à l'entendre cela paraissait grandiose, extraordinaire. Ou se trouvait-il ce fameux arène ? Était-ce une créature ? Un aliment ? Un lieu ? L'envie de savoir, de goûter, de toucher cette chose survenu et elle se précipita, se saisissant à nouveau du bras de la grande chose. Elle se posta devant un couple d'étudiants, non loin de là, bien mal assortis dont l'un hideux et repoussant bécotait l'autre charmant, viril. Elle les regarda longuement l'un après l'autre, attendant qu'ils se décident à lui porter attention au lieu de se frotter l'un contre l'autre de façon tout à fait grotesque puis les interrogea :

-Arène ?

L'enfant espérait s'être fait comprendre mais réitéra encore une ou deux fois sa demande avant que le plus laid des deux ne se décide à pointer une direction de son doigt gras qu'elle suivit rapidement s'élançant à toute vitesse. Elle avait bien du mal à traîner derrière elle son accompagnatrice, si grande. Elle fut donc ravie de voir se dessiner au loin un grand portail dans lequel s'engouffraient alors une poignée d'élèves au regard inquiétant. Était-ce là que se trouvait le fameux « arène » ? Il n'y avait qu'une façon de le savoir. Elle franchit donc les portes, à la suite des autres, et ne s'arrêta seulement de courir qu'à plusieurs mètres de l'entrée, les yeux ébahis. Sur le sol, tout près d'elle, jonchaient encore le corps inanimé et meurtri de deux étudiants quasi-mort. Plus loin, devant elle, se dressait une lutte acharnée de bêtes enragées, emplissant l'air d'une odeur de sang et de sueur. Arène se trouvait-il au milieu de ces créatures surprenantes ? Elle cherchait des yeux toujours parmi cette foule haineuse vêtis d'invraisemblables armures, celui ou celle qui semblait si important aux yeux de Yume, sa Yume. Et dénichant le plus impressionnant des combattants, elle se dirigea vers lui, laissant derrière elle son accompagnatrice sans aucune crainte, aucune, pour mieux le questionner :

-Arène ?

Apparemment il ne comprenait pas la question. Il se contentait de l'observer, hébété, sa hache luisant bien haut au dessus de sa tête. Peut être ne parlait-il pas cette langue, tout comme elle ? Comment allait-elle donc faire pour communiquer ? Cette situation n'était vraiment pas simple … Déjà qu'elle avait du mal à comprendre ce que lui disait sa blonde mère. Et puis que faisait-il encore le bras levé, à la fixer ainsi ? Et elle comprit bien trop tard … La lame s’abattit sur elle et elle eut tout juste le temps de se protéger de ses bras, métamorphosant sa chair en un métal dur et lourd qui lui fit perdre l'équilibre. Par peur, elle se leva d'un bond, se remettant tout juste de sa chute et couru se cacher derrière celle qu'elle avait un peu plus tôt délaissée.

-Méchant ! Méchant !


Elle hurlait contre l'autre, toujours cachée derrière cette Hikari qu'elle espérait costaude et feulait au moindre mouvement que son agresseur faisait.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hikari Ketsuki

avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 11/09/2013
Localisation : Undai

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Nin'gyou no Ketsuki
★ Age : 16 bocaux
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Lun 9 Déc - 23:36

L’arène. Lieu que je déteste sans doute le plus dans cette académie en dehors du bureau de Dead Master-Sama. Ce n’était pas parce que celle-ci était baignée par la matérialisation, mais plutôt vis-à-vis de la bestialité qui régissait cet endroit, c’était étouffant, atrocement affolant et tellement horrible que je ne savais m’y faire. Pire qu’un enclos de cochons affamés. J’en étais dégoûtée, tellement que lorsque j’arrivais dans cet espace ensanglanté, je faillis rendre mes tripes, me tordant sur moi-même pour ne pas vomir devant les deux masses à moitié mortes qui jonchaient le sol. Non, je ne pouvais pas rester ici, ce n’était pas un endroit pour moi.

Vêtue de ma robe de combat, je tremblotais, incapable de bouger alors que des combats se menèrent autour de ma personne. Les jambes ne soutenant pas mon corps, je levais les yeux à la recherche de Ren, inquiète de voir celle-ci impliquée dans je ne sais quel meurtre « pour divertir » l’animal qui lui ferait face. Et ma peur augmenta quand je remarquais un homme muni d’une hache se poser devant ma sœur cadette, lever le bras, prêt à abattre son arme sur celle-ci. Il n’était pas humain, il n’était qu’une ordure avide de sang, son regard fou me le fit comprendre… mais que faire ? J’étais si faible, si pitoyable que lorsque Ren vint se protéger derrière ma carrure frêle, je blanchis d’autant plus. Je ne savais la défendre… mon corps ne savait le faire ! Je… je n’étais qu’un objet brisé ! Je n’étais pas humaine ! J’étais… si inférieure.

Mais mes gestes agirent d’eux-mêmes sous les cris de ma cadette « Méchant ! Méchant ! » Hurlait-elle à notre asseyant alors que celui-ci se déplaçait vers nous, prêt à nous abattre sans remord.  Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais c’était la seule chose que je pouvais faire pour elle… « Essayer ». De ne pas mourir certes, mais qu’elle non plus, ce petit oisillon avait encore trop de chemin à faire pour se faire décapiter ici, surtout par un être comme celui me faisant face. Matérialisant mon arme, je laissais retomber mon marteau de verre sur le sol dans un bruit cristallin alors que l’humain me défiant laissait ses mots impurs vibrer dans ses cordes vocales.

- Mais que voilà donc, deux petites secondes qui veulent faire joujou avec un Terminale ! Haha, mais c’est qu’elles vont vite crever ! N’est-ce pas ?!

Et son arme se leva, la mienne vint riposter mais ses coups étaient bien plus puissants que les miens. Trop. Je ne sais par quel miracle j’ai réussi à dévier la trajectoire de sa hache, autant que j’eus réussi à briser mon arme sur sa tête tout en protégeant Ren. Mes capacités physiques d’anormalité de la nature dirais-je, mais là n’était le sujet. Je devais… garantir la vie de ma sœur. Lorsque mon marteau s’éclata sur sa tête, celui-ci s’effrita en des particules de verres que j’essayais de rassembler rapidement pour former un bouclier en voyant que mon attaque -aussi pitoyable soit-elle- n’eut affecté plus que cela mon protagoniste. Seul un simple râle suivi d’une phrase exécrable traversa ses lèvres dans un « Tsss, et c’est censé me faire mal ça ?! » avant qu’il n’abatte sa hache sur mon bouclier. Matérialisation aussi faible que mon niveau d’ailleurs, un coup et tout se brisa tel un miroir que l’on venait d’éclater sur le sol. Ren… Akiha-Sama. Je n’avais la puissance de me mesurer à lui, et j’en fis les frais quand il leva une seconde fois sa hache, que je me protégeais de mon bras de porcelaine et que d’un air dépité, je vis celui-ci se faire couper. La vision me faisait plus mal que ce que je ressentais vraiment, aucune douleur ne se réveillait suite à la perte de mon membre, seul le voir  me fit gémir de terreur. Poussant Ren en arrière de mon unique main tenant encore au reste de mon corps de pantin, je ramassais bêtement les morceaux de mon bouclier pour les envoyer tant bien que mal vers le Terminale. Ils se plantèrent dans sa chair, il jura de douleur avant de secouer son arme dans tous les sens. Me fixant en retirant un morceau de verre s’étant logé au plein milieu de son front, une insulte jaillit de sa bouche de porc avant qu’il ne tende le bras, prêt à me décapiter pour le mal que je lui ai causé. Mourir. J’allais mourir.

Voilà donc… comment ma vie se termine. Anéantie par la main d’un bovin.

____________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kaïla Kurayami
★ Admin ★

avatar

Messages : 959
Date d'inscription : 10/03/2012
Age : 24
Localisation : Sur le toit en train de dormir

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Silver★Sword
★ Age : 18 ans
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Lun 9 Déc - 23:37

Cette journée s'annonçait extrêmement bien. Je ne me suis plus sentie aussi heureuse depuis des semaines, si pas des mois. Il n'y avait rien à dire, je respirais le bonheur à plein nez, tellement que rien ne pouvait me déstabiliser, que ce soient les cours donnés par des profs plus tordus les uns aux autres -à part la nouvelle, Ami-Sensei que j'adorais-, les étudiants chiants à souhait, les touchers saugrenus n'ayant lieu d'être ou encore les différents combats orchestrés par les anti-copine de Black Rock Shooter-Sama, on pouvait dire qu'il y avait de quoi s'emporter. Et pourtant, rien ne m'affectait, n'arrivait à enlever ce sourire béat de mon visage rayonnant. Pourquoi donc me demanderez-vous avec votre air idiot sur la face ? Et bien, c'est très simple, remontons à -genre- trois jours d'ici, en un début d'après-midi ensoleillé, où Yume m'eut montré un endroit grandiose, un appartement high-tech en haut d'un gratte-ciel, ouvert de partout, joliment meublé et spacieux. Rien d'extraordinaire en soi à première vue, mais quand on apprenait que le lieu en question deviendrait notre maison -à Yume et moi-, tout prenait un sens bien plus profond, plus important. Dès le début, je suis tombée amoureuse de l'appartement, heureuse que ma chère amie fit un tel pas en avant, se libérant de Undai -dans un sens- afin de nous offrir un avenir encore un peu plus heureux, plus lumineux. Comprenez-vous à présent pourquoi tant de joie débordant de ma personne ? J'espère que oui, sinon je vous massacre. Quoi qu'il en soit, j'étais aux anges, au point que je demandai à la Présidente du Conseil des étudiants de loger la première nuit sur place, ce que nous fîmes entre deux explications, rires, et plus si affinité. Enfin, tout cela pour dire qu'à chaque instant qui passait, je réfléchissais à comment aménager encore autrement notre nouveau lieu de vie, quand arrêter d'utiliser ma chambre à Undai, et ainsi de suite.

Mais passons à aujourd'hui. Un autre jour rempli de bonheur Undai'en entre deux cours ennuyeux et quelques camarades de classe trop lourds à supporter. Du moins, c'est ce qui devrait se passer normalement, dès le réveil j'étais censée ouvrir les yeux, faire les taches habituelles puis partir vers les classes. Alors, vous vous demandez sans doute pourquoi je ne suis guère assise à un banc à moitié morte de fatigue, ou encore en train de pioncer dans mon lit au chaud en mode « séchage » ? La réponse se résume en un seul et unique mot. Yume. Encore et toujours. Donc ! Sept heures du matin, le réveil sonne, j'ouvre les yeux, je cherche un corps chaud à mes cotés, je me heurte à une place vide et froide. Premier réflexe ? Râler haut et fort, grogner de mécontentement et me lever à la recherche de l'absente qui -par logique- devrait se trouver à mes cotés. Pourtant, madame la Présidente, forte et attentionnée qu'elle pouvait l'être, préférait se plonger dans sa paperasse -ou dans les boyaux de ses victimes- plutôt que se complaire dans un câlin matinal. Ceci dit, vous comprenez que j'étais assez contrariée pour me lever, me préparer et -non pas aller en cours- mais chercher cette dite fille pour lui dire ce que je pensais de ses  fugues nocturnes -trop matinales en fait.

Soupir après soupir, tête dans le cul en vue de l'heure, je me préparais, mangeais et finalement, envoyais un message à Kuroi pour savoir où elle était, question qu'elle sache que j'étais débout, mais aussi qu'elle rende ma journée moins terrible. Dans le sens, n'ayant le courage de suivre les cours, j'avais envie de quelque chose d'autre, comme par exemple un petit entraînement en sa compagnie -genre nous foutres des autres étudiants en fait-, quitte à la traîner du Conseil de force. Uniforme sur le corps, un pain dans la main, je sortis de sa chambre en claquant la porte derrière moi, croisant quelques connaissances dans les couloirs, je les saluais d'un micro-sourire invisible avant de tracer la route vers... ailleurs. Et cet ailleurs se trouvait dans l'endroit probable où je pourrais trouver Yume à cette heure-ci. Conseil, Arène ou les appartements de Dead Master. N'ayant l'envie d'aller jusqu'au bâtiment principal, et encore moins dans les appartements de l'autre folle, je réfléchis -vos gueules, genre quoi je réfléchis pas beaucoup ?!- et je décidais d'envoyer un message à Yume pour la prévenir que je l'attendais dans l'Arène et qu'elle avait intérêt à me rejoindre au plus vite. Chose faite, je me mis en route, mâchant ma tartine avec un certain engagement.

Cinq, peut-être dix minutes plus tard vu que je prenais tout mon temps, j'arrivais sur les lieux, ne faisant guère attention aux corps mutilés du bon matin, ni aux cris de guerre, je traversais nonchalamment le mur invisible, une expression neutre sur le visage. Et me voilà à respirer l'air poisseux de l'Arène à plein nez, ca y est, je vais massacrer un petit Première pour le fun. L'arrogance étant de mise, je m'avançais au milieu de l'amas d'armes et corps en chaleur avec un sourire mystérieux aux lèvres, prête à déclencher un combat -et la lune rouge par la même occasion- pour le simple fait de faire chier le monde. Cherchant une proie entre les étudiants présents dans les lieux, je ne savais qui choisir tellement ils étaient nombreux. À se demander qu'est-ce qu'ils foutaient si tôt ici. Enfin, moi-même à leur niveau, je venais m'entraîner tout le temps, n'importe l'heure et le temps... Mais quand même quoi, le sommeil était sacré ! Peu importe, aller, avant que Yume ne vienne me tirer l'oreille pour le désordre que je provoque, je compte bien m'amuser. Qui ? Et bien, mon dévolu tomba sur une certaine croix en pierre que je baptisais de ma Silver Sword à chaque fois que je venais dans l'Arène et -obligatoirement- quand Yume n'était pas là. Comme aujourd'hui. Détendue, comme-ci je vivais parmi ces bêtes assoiffées de sang depuis des années, une lame géante en main, je m'approchais de la croix en question que je tranchais de haut en bas, profanant le règlement par simple... habitude.

Ceci fait, il était temps de... Mais voyez cela... Hikari. Quoi Hikari ? Bah c'était mon élève que j'entraînais de temps en temps et qui, en l'occurrence, se trouvait à quelques mètres de ma position avec la petite chose là -Ren- en train de se battre contre... un Terminale ? La suicidaire ouais. Intriguée plus qu'inquiète -après tout si elle veut se faire massacrer, cela ne me regardait pas-, je matérialisais une sorte de banc en pierre sur lequel je m'assis, les jambes croisées, la tête posée sur une main accoudée, je regardais la scène se déroulant devant moi. Inintéressant. Ou devrais-je dire, décevant. Déjà voir un Terminale s'en prendre à des Secondes était dégoûtant... Vos gueules, dans mon cas c'était différent ! Mais là, il s'agissait quand même de mon élève personnelle, la gamine qui en valait la peine et que j'essayais de rendre forte, pour qu'elle puisse dire ô combien Silver Sword était un professeur d'exception. Par contre, si le combat se poursuit de la sorte, je ne pense pas qu'elle saura dire grand-chose de son vivant. Il ne fallait que regarder son marteau -très beau au passage- qu'elle magnait avec habilité, mais laissant des ouvertures monstrueuses entre deux coups. C'en était terrifiant. Analysant le combat d'un air contrarié en marquant les points à améliorer dans sa technique, je ne sourcillais même pas quand son bras tomba en miette et quand son expression en disait long sur le désespoir qu'elle ressentait. Non, je n'étais pas un monstre dépourvu de compassion, mais dans Undai, il fallait souffrir pour progresser, je ne faisais qu'accentuer cette vérité. Ouais ouais...

Ouais mais non. Et ce constat se marqua quand le Terminale -clairement nul- se démarqua en insultant les sœurs Ketsuki avec un morceau de verre coincé dans le front, je changeais d'avis et me levais. Non parce que je trouvais cela ridicule -ceci étant ça l'était- mais parce que je vis le mouvement dudit mec tracer une courbe évidente, signalant ce qu'il comptait faire. Matérialisant mon épée géante -mais extrêmement légère pour ma personne-, électricité parcourant mes pieds pour la vitesse, je me retrouvais en moins de deux secondes derrière Ren, lame brandie verticalement devant le visage d’Hikari, appuyant ma main gantée sur la partie dentée tandis que le tranchant se heurta à la hache de son assaillant. Un grincement de dents, un froncement de sourcils et... et j'ouvris les yeux de surprise quand devant mes yeux rouges ce ne fut pas le garçon de Terminale qui me lançait des regards haineux, mais sa tête congelée par une autre Terminale.

- Trop fort... Mei-San ? Mais qu'est-ce que tu fais… là ?

Mei Mashiro, une Terminale de ma classe, douée de surcroît, dont la maîtrise de la glace lui valait le surnom de la princesse blanche de Undai. Douceur et gentillesse incarnée, elle n'avait rien à faire ici, essayant de protéger les deux Ketsuki par... pour quelle raison ? Complètement déconcertée, je baissais mon arme tandis que celle du mec se dématérialisa, oubliant limite Hikari et sa sœur, je coulais mon regard de sang dans celui -translucide- de Mei, une expression de pure incompréhension sur le visage. Et elle n'était pas mieux, avec son air fuyard et quelques paroles tout aussi évasives « Ah... Hum... Et toi donc ? » Hein ? Moi ? Et ben...Détournant le regard à cette question, je me raclais la gorge avant de répondre tout aussi intelligemment par un « rien du tout » indécis. Bah quoi ? J'allais pas lui dire que je m'en faisais pour la vie de la gamine, qu'elle soit mon élève ou pas hein. Soupirant lourdement en me grattant l'arrière du crâne d'un air gêné, je finis par adresser un regard de feu à Hikari, prenant soin de me tenir le plus loin possible de Ren -les gosses, ça fait peur.

- Hikari, faut que tu améliores tes défenses. Sinon, jolie arme.

Lui lançant un clin d’œil entendu, je refixais Mei quand elle approuva ce que je venais de dire avant de... comprendre et faire comme si de rien était. Étrange, moi qui la trouvait pourtant normale. Mais soit. Yume... C'était elle ma préoccupation à la base non ? Ouais. Mais quand on reçoit un message du genre « Désolée, je suis débordée, promis que je me rattraperais ce soir », on change du tout au tout le centre d'attention. D'autant plus quand y a une fille aux cheveux blancs qui agit bizarrement pour finir par demander, le plus naturellement du monde avec son sourire gentil, un doux « Avez-vous déjà déjeuner ? », y a de quoi se poser des question. Perso, ouais, j'ai mangé... Heu...

____________________________
Silver ★ Sword:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://academieundai.forumactif.fr
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mar 10 Déc - 0:51

Elle était prête à déguerpir. L'autre ne faisait apparemment pas le poids et loin d'en prendre pitié, elle écoutait son instinct criard qui lui ordonnait de détaler au loin. C'est ce qu'elle allait faire oui, mais apparemment une tiers créature en avait décidé autrement, acceptant de venir à leur secours, à son secours. Elle la regarda se confronter à leur agresseur avant de s'arrêter net alors que la face de l'autre bleuissait, se figeait, se cristallisait. Il y avait maintenant encore une autre personne, inconnue qui s'approchait, communiquait avec la première. Que racontait-elle ? Elle qu'il voulait simplement trouvé « arène » … Elle avait été menacé de mort et était maintenant entourée d'étrangers aux paroles incompréhensibles. Sa recherche allait s'annoncer difficile, d'autant plus que chacun s'évertuait à lui mettre des bâtons dans les roues.

Elle grimaça mécontente et croisa les bras sur son torse comme l'avait fait Akiha à plusieurs reprises quand elle se disputait avec la grande ombre. Tout ces gens qu'elle ne connaissait pas ne faisaient vraisemblablement aucun effort pour se faire comprendre. Aussi elle tourna les talons et quitta mécontente ce haut lieu de carnage sans regret aucun. Tant pis pour « Arène », elle laissait tomber l'idée de le découvrir. Une fois dehors, elle continua son chemin jusqu'aux appartements de sa mère adoptive, prête à lui montrer sa face boudeuse et maugréer d'incompréhensibles complaintes. Elle ne jeta qu'un bref coup d’œil en arrière pour savoir si on la suivait mais décida d'ignorer toute personne voulant s'adresser à elle de quelques manières que ce soit. Elle monta les marches, toujours fâchée, trébucha même et arriva finalement à destination.

-Akiha


Elle appelait, campée au milieu du salon, attendant que la blonde créature daigne enfin la rejoindre, en vain. Un soupçon d'inquiétude la saisit. Où était-donc passé sa maman ? Pourquoi ne répondait-elle pas ? Et pourquoi n'était-elle pas venue la sauver à la place de ces deux étranges choses ? Elle appela de nouveau et se mit à pleurnicher, recroquevillée sur elle-même. Elle se foutait pas mal de cet « arène » désormais, tout ce qu'elle voulait maintenant c'était se plaindre auprès de cette grande dame au sourire parfait et être bercée par des paroles dénuées de sens mais si chaleureuses. En plus, du sang avait tâché la jolie robe qu'elle lui avait offerte et elle se sentait un peu coupable, sans le vouloir.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hikari Ketsuki

avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 11/09/2013
Localisation : Undai

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Nin'gyou no Ketsuki
★ Age : 16 bocaux
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mar 10 Déc - 1:42

J’étais misérable devant cet animal, si faible que je m’en voulais de ne pas pouvoir protéger ma cadette. Recroquevillée sur moi-même, je fermais les yeux en attendant le coup fatal. Coup qui n’arriva pas -heureusement pour moi- puisqu’une nouvelle lame vint couper ma chair de porcelaine pour entraver l’attaque de l’homme me faisant face. Entrouvrant un œil sous le bruit strident du métal s’entrechoquant,  je me figeais en voyant mon Senpai ainsi que… que je ne sais pas qui à dire vrai. En plus de Kaïla-Sama, une autre femme se trouvait là, les mains collées aux oreilles du bovin pour mieux le figer sur place, le geler littéralement… Dépourvu de ses mouvements et sans doute de son cerveau, le terminale tomba, laissant juste les deux autres femmes… se questionner mutuellement sur leurs présences respectives. Je pouvais comprendre pourquoi Kaïla-Sama était venue à mon secours, mais qu’en était-il de cette prénommée Mei-Sama ? Je ne savais pas, et je n’aimais pas ne pas savoir.

- Hikari, faut que tu améliores tes défenses. Sinon, jolie arme.

Levant mon regard encore tremblant sur mon maître, je baissais les yeux, honteuse d’avoir du solliciter sa puissance pour sauver ma cadette et ma personne. M’excuser ne serait assez puissant pour exprimer mes envies, devrais-je lui baiser les pieds pour ? Kaïla-Sama n’aimait guère qu’on la touche non plus. Restant silencieuse devant sa personne, je déviais le regard, pitoyable anomalie que j’étais. « Avez-vous déjà déjeuner ? » Il en allait de même pour cette personne, comment lui exprimer ma reconnaissance ? Je ne la connaissais pas et pourtant, ne s’était-elle pas jeté corps et âme à notre rescousse ? Si, et ce tellement humainement que j’étais presque charmée par sa personne, en dehors d’une beauté me rendant bizarre, elle avait cet air si doux… comme celui d’Akiha-Okasama et … Ren.

Me levant en voyant ma sœur partir sans demander son rester, je restais un instant incrédule, ne comprenant pas ce qui lui prenait de s’en aller de la sorte sans remercier celles qui nous eurent sauvé. Ne pouvant la laisser gambader seule au merci du danger, je voulus la retenir, vainement, elle était déjà trop loin galopant tel un animal prenant la fuite. La suivre était sans doute la meilleure chose à faire en espérant de pouvoir l’arrêter avant qu’elle ne se heurte une fois de plus à des problèmes, mais avant toute chose, il me fallait gratifier les deux femmes me faisant face. Me tournant vers celles-ci, je me penchais gracieusement devant elles, les yeux clos, seul un « Je ne sais comment vous remercier de votre aide, Kaïla-Sama, Mei-Sama… Permettez moi de me départir de cette dette dans un futur proche. » et je m’en allais, à vive allure, ne pensant déjà plus à mon bras tranché.

Quittant l’arène en cherchant Ren des yeux, je la vis au loin, se dirigeant vers le bâtiment des dortoirs. La suivant en l’interpellant de temps à autre, seul son air boudeur répondit à mes appels quand elle daignait se retourner pour connaître celle qui miaulait son nom tel un chat égorgé. Je ne pouvais faire autre chose qu’attendre qu’elle s’arrête, qu’elle se stoppe dans un endroit pour que je puisse comprendre -essayer- les motivations de son départ précipité.

C’est après une bonne dizaine de minutes de marche rapide qu’elle finit par rentrer dans les appartements de Dead Master-Sama, hésitant un instant à la suivre, je finis par franchir le pas de la porte à mon tour, me heurtant à une vision me poignant le cœur … « Akiha ». Tel un être apeuré, elle cria le nom de notre mère, en vain. Akiha-Okasama se trouvait dans son laboratoire à cette heure-ci… elle ne saurait l’entendre et Ren, la trouver. Me rapprochant du corps frêle pleurant au sol, je m’accroupis à sa hauteur, la prenant dans mes bras en la rejoignant sur le sol, la collant contre mon corps chaud en espérant que cela puisse la rassurer, comme le faisait Akiha-Okasama avec moi… Telle une mère.
Me crispant sous cette pensée, je balayais rapidement cette idée de ma tête, je n’étais pas sa fille, je n’étais qu’un projet scientifique qu’elle eut conçu pour divertir ses jours, cela s’arrêtait à ça. Une poupée articulée, sale et brisée, incomplète et imparfaite, n’ayant le droit de mourir, ne pouvant que se complaire à se plaindre de la douleur d’une vie que jamais, elle n’ait désiré. Mais un objet n’avait le droit de penser, un objet n’était là que pour être utilisé.
Douces pensées qui à tout jamais, seront miennes.

Ébauchant un doux sourire en me redressant, je l’invitais à en faire de même. Assise sur ses genoux, je la regardais de haut en bas… tâchée par le sang de je ne sais quel animal. Retirant mon pull fétiche en forme de Gekotan, je l’invitais à retirer sa robe -je la lui retirais tout simplement en fait- pour mieux lui mettre mon pull, trop grand, trop large et peut être trop chaud pour sa personne. Me levant complètement, je m’en allais dans la cuisine pour rattraper les tâches se trouvant sur sa robe avant de la lancer dans la machine à laver.

- Laver.

Fut le mot que je lui lançais pour qu’elle ne s’inquiète de mes faits. Passant sous l’eau chaude le tissu, je le savonnais, grattais avec difficulté les tâches avant de retourner au salon, de passer devant Ren en l’invitant d’un mouvement de la main à me suivre « Viens. » et de rejoindre l’étage. Dead Master-Sama n’était pas là… chance. Passant devant la chambre de notre Directrice, je rejoignis la salle de bains pour mettre ledit habit dans la machine, la poudre, l’adoucisseur et d’allumer la boite blanche dont le hublot ne tarda pas à tourner avec l’unique tissu s’y trouvant.

- Machine à laver.

Pointant du doigt ladite machine, j’invitais Ren à apprendre le nom correct de cette chose… parce que oui, question vocabulaire… chaque jour devait être enrichissant pour elle, non. A se demander… si elle connaissait seulement mon nom. Hum.




OMAKE

Mei : Elle m’a appelée « Mei-Sama… »
Kaïla : Heu… Ouais et ?
Mei : Fufufu… ~
Kaïla : T’sais… tu fais peur là. Et sinon, génial ta technique ! Tu veux qu’on aille manger un bout ? Et t’es pas censée être en cours là aussi ?
Mei : Il y a des choses qu’il est préférable que tu ne saches pas, Kaïla-San ~
Kaïla :
Mei : Passons, allons manger ~ Je n’ai pas cours aujourd’hui, jour vierge pour moi. Et toi donc ?
Kaïla : Allons manger. Hum.

Et c’est ainsi qu’une nouvelle amitié naquit entre Kaïla Kurayami et Mei Mashiro.

____________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mar 10 Déc - 13:06

Elle laissa ses derniers pleurs rejoindre ses joues, laissant l'autre l'examiner puis la déshabiller sans autre forme de procés. Elle n'était pas sûre qu'Akiha aurait apprécié ce geste. Après tout, ne lui avait-elle pas formellement interdit de se promener nue ou légèrement dévêtue ? Si elle avait été si sévère à ce sujet c'est qu'il y avait là une raison. Peut être étais-ce dangereux ? L'enfant se laissa tout de même faire, accueillant l'imposant vêtement avec une pointe de soulagement. Certes elle se prenait les pieds dedans à chaque pas mais il était doux et agréable à porter. Peut être allait-elle pouvoir le conserver ?

Voyant la créature s'éloigner avec sa robe fétiche, elle ne put que la suivre, curieuse de savoir ce qu'elle allait en faire. Elle la voyait plonger le tissu dans de l'eau, le frottant énergiquement avant de s'en aller, le vêtement toujours dégoulinant sous son bras. « Laver » ? Qu'étais-ce que ce mot ? Apparemment, cela consistait à tremper une chose pour mieux la balancer dans une machine monstrueuse et vrombissante qu'elle nommait alors « Machine à laver ». Cette chose se mit rapidement à tourner à toute vitesse, lui donnant le tournis alors qu'elle s'entêtait à suivre la robe des yeux à travers le hublot transparent et elle dut se résoudre à s'en détourner. Cela allait-il prendre encore beaucoup de temps ? Elle espérait que sa mère adoptive n'allait pas se fâcher …

Voyant que « laver » allait prendre encore un bon bout de temps, elle s'asseyait à même le sol, la capuche du sweat retombant sur son crâne et regardait ses orteils tout en les faisant bouger. Qu'allait-elle faire maintenant ? Repartir à la recherche du fameux « Arène » ? Non non, certainement pas ! Son regard glissa sur son accompagnatrice et elle lui sourit, narquoise. Ce n'était sûrement pas cette chose en tout cas. Hum … Tant pis elle demanderait à Yume quand elle la re-verrait. Même si elle ne voyait pas ce qui pouvait être plus impressionnant que sa chère Yume. D'ailleurs où pouvait-elle être à cette heure ? En train de se battre contre des vilains ?

Elle questionna silencieusement du regard son interlocutrice puis se laissa tomber au sol où elle roula de gauche à droit avant de soupirer. Qu'est-ce qu'elle pouvait s'ennuyer ! Cette créature n'avait rien d'amusant, elle n'arrivait pas à la cheville du blond animal et encore moins de son mentor. C'était désespérant … Elle se releva donc et s'approcha d'elle, les mains levés en l'air, l'air grondant et les sourcils froncés. Elle poussa plusieurs rugissements, à moitié dissimulée par le long vêtement mais n'arriva même pas à faire sursauter sa victime. Alors elle plongea les mains dans l'immense poche et se retourna l'air ennuyé, avant de sortir de la salle de bain.

Elle retourna à sa chambre pour trouver ce lecteur qu'on lui avait offert pour qu'elle puisse apprendre à parler et le ramena jusque dans la salle de bain, se hissant dans la baignoire pour s'y allonger. Elle lança le cd-rom et répéta après la voix-off ringard chaque mot illustré en images, prenant le temps de prononcer chacune des syllabes une par une avec un grand soin. Ainsi, elle avait appris le nom de quelques bêtes étranges et laides de la « Fer-me » et savait désormais quoi dire quand elle avait faim, soif ou encore qu'elle avait besoin de quelque chose. Bien sûr son vocabulaire se résumait à de simples mots, elle ne savait pas faire encore de simples phrases mais elle était tout de même fière.

Curieuse de savoir ce que l'autre faisait, elle se redressa et lui jeta un coup d’œil. Que pouvait bien être cette chose ? Elle réfléchit quelques secondes puis la désigna du bout de son doigt.

-Hikari, poussin …


Oui c'était ça, un poussin tout faible et tout jaune.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hikari Ketsuki

avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 11/09/2013
Localisation : Undai

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Nin'gyou no Ketsuki
★ Age : 16 bocaux
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mar 10 Déc - 17:30

Elle n’avait l’air de comprendre ce que je lui disais, préférant me regarder de ses yeux globuleux, elle ne bougea pas. Et moi dans tout ça ? J’ai fait pareil, je l’ai fixé, attendant impatiemment qu’elle arrête et qu’elle fasse quelque chose. N’importe quoi, mais juste… qu’elle ne me regarde pas de la sorte. Soupirant de contentement quand elle détacha enfin ses billes des miennes, je la regardais se laisser tomber au sol pour tantôt rouler vers la gauche, tantôt vers la droite tel un chaton se divertissant d’un ennui tuant. Un animal, voilà ce qu’elle était. Mais humaine également… c’était important à mes yeux et puis quand on y  regarde de plus près, l’homme est aussi un animal… autre que le bovin qui finit congelé, mais passons. M’asseyant dans un coin de la salle de bains, je levais un sourcil quand elle rugit à mon égard… avais-je fait quelque chose qui lui déplaisait ?  Je ne saurais le dire, et son air boudeur ne m’apportait aucune réponse non plus. Que faire ? La laisser me dévisager en attendant qu’elle trouve autre chose de mieux à faire ? Sans doute. Et je le fis.

Patiente et calme, je la regardais, m’ennuyant moi-même dans mon coin, incapable de me trouver une quelconque activité… Je n’étais pas douée avec les enfants, et encore moins avec ceux qui n’avaient l’air de comprendre quand je parlais. Soupirant de lassitude, je laissais mon regard parcourir la mince distance me séparant de la machine à laver pour tuer mon ennui en regardant le vêtement de Ren tourner. Que faire ? Toujours cette même question à laquelle je n’avais réponse. Portant mes genoux à mon torse, je fermais les yeux un instant alors que Ren quittait la salle d’eau pour revenir aussitôt, munie d’un dictaphone. Objet offert par Akiha-Okasama pour qu’elle apprenne à parler en vue des sons qui en sortaient. Et pourquoi de la part d’Akiha-Okasama et non de Dead Master-Sama ? Parce qu’il était naturel de croire que la directrice n’offrirait une telle chose à son enfant… C’est comme… si elle vous achetait une boite de chocolats pour la Saint Valentin. Inimaginable en somme.

-Hikari, poussin …

Poussin ? Interloquée par ses dires, je bougeais de ma place pour comprendre la raison de cette appellation. Y avait-il un poussin sur son écran ? Non, ça, c’était une vache Ren. Je comptais le lui faire comprendre, et en pointant l’image, j’articulais sur les quelques mots qui suivirent mes pensées. « Vache, Ren. C’est une vache ça. » Compris ? On ne dirait pas non… mais passons, regardons plutôt… plutôt la nouvelle arrivante qui surgit par la porte de la salle de bains.

- Hum… Tu es censée être en cours, Hikari.

Yume Kuroi. Alias Black Rock Shooter, la vraie fille de Dead Master-Sama. Me levant de ma place pour saluer sa personne, je courbais mon corps en baissant la tête en signe de politesse. Me relevant quand d’un mouvement de la main elle m’y invita, je la regardais se rapprocher de Ren, poser sa main sur sa tête tout en lui adressant un micro sourire. Presque imperceptible en somme sous son air glacial.

- Sale. Tu n’as pas pris de bain ce matin ?

Fut sa question à la petite. Question à laquelle elle n’attendait pas de réponse puisqu’elle prit les devants en sortant Ren de la baignoire pour mieux la poser sur le sol avant d’ouvrir les robinets. Déshabillant Ren -tant bien que mal, faut l’avouer- elle finit par la poser dans l’eau avant de se tourner vers ma personne, me regarder de haut en bas et dire cette unique phrase qui me fit rougir, moi et ma pudeur. « Tant que t’es là, que tu y rentres aussi. » Pardon ? Et là encore, mes mots n’eurent le temps de sortir de mes lèvres que je me retrouvais nue, mes vêtements consumés par la matérialisation de cette grande femme avant de me faire porter -scrupuleusement- dans la baignoire au côté de ma cadette… bain collectif ? Je n’aimais pas me laver avec les autres.

- Bon tant qu’à faire, autant que j’y aille aussi…

Détournant le regard quand elle se déshabilla à son tour, elle prit place à nos côtés, heureuse que je puisse l’être de la grandeur de la bassine. Il serait encore possible d’accueillir une quatrième personne… si pas une cinquième… ou plus ? On s’en fou. Soupirant en immergeant ma tête à moitié sous l’eau, je regardais avec une certaine avidité la scène qui se déroula sous mes yeux.

- Il est rare de vous voir ensemble, Ren s’ennuierait-elle ?

Trop conjugué, fut ma pensée quand les paroles de Yume survinrent jusqu’à mon ouïe.  Non pas qu’elle ne comprenne pas déjà au présent, mais c’était tout comme, alors autant ne pas chercher midi à quatorze heures.

____________________________



Dernière édition par Hikari Ketsuki le Mar 10 Déc - 18:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mar 10 Déc - 18:23

L'enfant sauta quasiment sur ses pieds.Tout son corps s'était mis en alerte, pressentant l'arrivée de son alter ego dont la présence faisait toujours vrombir le sang dans ses veines. Elle ne prêtait déjà plus attention à son interlocutrice faiblarde, elle guettait la porte tel un chiot attendant l'arrivée de son maître et sentit son cœur sauter de joie quand celui ci arriva. Enfin ! Enfin, elle revoyait sa plus chère amie. Celle qui partageait avec elle le même sang, le lien puissant d'une filiation parfaite et elle venait directement à elle, lui tapotant affectueusement la tête. Que demander de plus ? Elle pouvait enfin retrouver la personne la plus incroyable qui lui avait été donné de voir !

- Sale. Tu n’as pas pris de bain ce matin ?  

Elle grimaça en entendant le mot « sale ». Cela annonçait irrémédiablement l'heure du bain et elle n'avait évidemment aucune envie d'en prendre un. Mais elle n'eut pas le temps de se sauver : elle se retrouva déshabiller de force puis plonger dans l'eau chaude et savonneuse sans autre forme de procès. Qui avait eut la brillante idée d'inventer le « bain » ? Elle ne le savait pas mais ce devait être quelqu'un de très bête. En y pensant, elle tourna la tête vers Hikari. Un peu comme elle, quoi … Avant de se reculer, alors que celle ci prenait impunément place à ses côtés sans son autorisation. Elle aurait voulu crier mais se tut aussitôt, rougissante, quand Yume les rejoignit.

- Il est rare de vous voir ensemble, Ren s’ennuierait-elle ?

Elle regarda longuement son aîné, se demandant ce que pouvait bien être ces deux choses rondes accrochées à sa poitrine puis posa ses mains sur les yeux d'une Hikari trop intéressée à son goût. Puis elle s'en éloigna de nouveau quand elle prit enfin place dans la baignoire, jugeant les deux créatures du regard. Elle était heureuse de pouvoir prendre son bain avec Yume mais l'autre pouvait partir si elle le voulait, elle ne la retiendrait pas. Elle avait sûrement d'autre chose à faire, comme de se faire ratatiner par un grand monsieur, là ou elles s'étaient rendues. Mais apparemment, elle n'était pas de cette avis alors elle se contenta de soupirer puis s'adressa à son mentor avec curiosité :

-Arène ?

C'est vrai, elle ne savait toujours pas de qui il s'agissait … Et puis d'ailleurs, pourquoi n'était-elle pas venue elle aussi quand elle en avait eu besoin ? Elle bouda quelques minutes puis sentant son bras la picoter elle l'examina, ôtant la mousse épaisse qui s'y trouvait. Il y avait - bien avant le poignet - une légère coupure qui s'était un peu ré-ouverte après avoir été plongée dans l'eau. Elle s'était pourtant protégée face à l'autre mais l'animal l'avait tapait si fort de sa lame que le métal qu'elle avait matérialisé s'était tout de même fêlé, lui laissant une écorchure que le savon faisait saigner plus fortement.

-Sang …


Ce n'était pas plus douloureux que ça mais c'était assez gênant. Et puis l'idée machiavélique d'accuser cette Hikari ennuyeuse se faisait vraiment tentant. Après tout, Yume ne savait absolument pas d'où lui venait cette égratignure et il serait amusant de voir partir l'autre la queue entre les jambes… D'un seul coup, elle se leva face à Yume, montrant l'intruse du doigt puis posa ses mains autour de sa fine gorge mimant un étranglement. Elle enchaîna avec une supplication agenouillée, mains ramenées en prière puis se jeta en arrière, faisant déborder la baignoire quelques instants. Elle continua ainsi à jouer la comédie puis s'arrêta net, examinant son interlocutrice le plus sérieusement du monde.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yume Kuroi
★ Admin ★

avatar

Messages : 1001
Date d'inscription : 11/03/2012
Age : 26
Localisation : Undai Gakuen

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Black★Rock Shooter
★ Age : Hum ? Ca te regarde ?
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mar 10 Déc - 21:51

Ren Ketsuki. Un personnage emblématique pour ma personne, par sa présence et sa naissance même. D’une certaine manière, je me voyais attirée par elle, pas d’une pulsion perverse ou d’un amour quelconque, mais plutôt par le fait que je me revoyais en elle. Elle était une partie de moi en quelque sorte, non pas d’un passé ou d’un présent et encore moins d’un futur, mais une pièce de mon âme retranscrite dans un autre corps. Ayame m’avait expliqué qu’elle avait été sujette à des expériences dont j’avais été la source principale. Mon gène, mon sang, mon être tout entier avait été récréé dans un être frêle dont la puissance à prévoir pouvait s’égaler à la mienne. Des statistiques me diriez-vous, personne ne savait prévoir l’avenir. Certes. Mais quand il est visible dans les cellules d’une personne qu'elle sait manier la matérialisation, Ayame en est la première informée, suivie de ma personne jusqu’à tracer son chemin vers d’autres oreilles discrètes. Proche de notre « clan » si je puisse le dire ainsi.

Voilà donc ce qu’était cet enfant, nouvellement arrivée avant les jumeaux. Depuis lors, je m’étais impliquée dans sa vie de tous les jours, je me plaisais à la voir évoluer, contempler ce qu’une autre partie de moi en elle pouvait faire, changer, exploiter. C’est ainsi donc que je m’étais promise de me donner un jour par semaine durant lequel je me plairais à passer du temps avec elle, non pas pour l’entraîner, juste l’observer et me complaire à ses côtés.

C’est sur cette décision que je me levais ce matin, bien plus tôt que d’habitude d’ailleurs. Me hissant hors du lit que je partageais avec Kurayami, je me dirigeais à pas de loup vers la salle de bains, endroit dans lequel je me lavais, séchais et habillais. Ajustant par la suite ma tenue dans la chambre légèrement illuminée par une flamme bleutée que j’avais matérialisé au préalable. Et pourquoi ne pas tout simplement allumer la lumière ? Demandez le à Kaïla, moi je pars. Partant donc vers le restaurant des dortoirs, j’étais la première cliente du jour. M’asseyant parmi les tables vides, je déjeunais calmement, nullement perturbée par les serveuses qui s’attelaient à faire le présentoir. Je n’étais guère difficile sur les choix alimentaires, un pain au curry, un chocolat chaud ainsi qu’un poisson grillé me suffisait amplement.

Une fois l’estomac plein, je passais rapidement à l’arène, m’y relaxant dans le calme imposé par l’heure un moment de digestion avant de repartir, et cette fois-ci vers le local du conseil. Endroit dans lequel je restais enfermée au moins trois heures si pas plus, recevant tantôt des messages de Kaïla me demandant ce que je faisais, tantôt des visites de nouveaux étudiants ne savant se diriger seuls, munis de leurs cartes et ainsi de suite. Des heures interminables me diriez-vous. Vous n’avez pas tort, j’ai cru en tuer une bonne dizaine aujourd’hui. De quoi ? Haha, qu’importe.

Traînant ma chaise en me relevant, je ressemblais les derniers documents remplis avant de les classer dans les dossiers leurs étant réservés. Une fois chose faite, je me décidais enfin à rejoindre les dortoirs, endroit où je savais que ma petite Ren serait. Parcourant rapidement le chemin jusque là, je franchis la porte des appartements de Dead Master, nullement outrée de faire une telle intrusion quand elle n’était pas là. Après tout, j’habitais ici avant, avec elle. Avant que tout ce monde ne se ramène. De la jalousie ? Non, une évidence, un fait même réel. Entendant du bruit à l’étage, je montais vers la salle de bains. Et quelle ne fut pas ma surprise d’y découvrir une autre Ketsuki, non pas la femme fatale que se la jouait Akiha, mais plutôt son autre fille, l’aînée.

Voilà un peu ce qu’il s’est passé avant que je ne me retrouve dans le même bain que les deux autres Ketsuki, combien parieraient que Kaïla me tuerait pour cela ? Haha, n’y pensons pas. Logée contre la paroi de la baignoire, je me détendis les muscles sous l’eau chaude, ne portant qu’une très minime attention aux deux filles alors que Ren posait sa main sur les yeux d’Hikari en signe de je ne sais quoi. A part agir tel un animal à l’affût, comptait-elle seulement me répondre ? Sans doute pas, et il ne fallait pas être médium pour le comprendre. Soit, savon. Attrapant la bouteille de gel douche entre mes mains, j’en déposais légèrement dans le creux de ma paume, prête à l’abattre sans plus de ménagement sur le corps de l’enfant -animal-.

- Arène ?

Arène ? Ne comprenant pas vraiment ce qu’elle me voulait, je cherchais de l’aide auprès de sa sœur. Chose futile devant un être aussi timide qu’Hikari en somme, à se demander qui était la plus bavarde des deux, celle qui avait une intelligence défiant celle d’Akiha ou la petite chose sachant tout juste aligner deux mots. Soupirant sous tant d’ignorance à mon égard, je levais les yeux au ciel avant d’étaler sur mon bras le savon que j’eus préparé à l’attention de Ren. « Sang… » Me dit-elle en me montrant une blessure se trouvant sur son bras … sang ? Examinant la plaie minime, je n’eus guère le temps de m’y appliquer puisque la chose sauvage me faisant face mima une scène de torture l’impliquant elle et … Hikari. Attends. Si je capte ce qu’elle essaye de m’expliquer, c’est un truc dans le genre … « Hikari m’a blessé ». C’est ça ? Je suis trop forte, géniale. Explications.

Levant le regard vers la tête de gazon, je la questionnais du regard, impatiente de savoir ce qu’elle allait me dire vis-à-vis de cela. Seul un soupir fut ma première réponse, suivi enfin de paroles plus ou moins audibles. « C’est faux. On a été attaqué dans l’arène, Kaïla-Sama ainsi que Mei-Sama nous ont sauvées du bovin. ». Et sinon, c’est quoi que je dois retenir dans tout ça ? Que Kurayami était dans l’arène avec Mei ? Qu’elles ont participé à une sorte de sauvetage ensemble ? Ou plutôt de savoir qui était le bovin en question ? Ca aurait été trop beau. Mais ce n’était pas sur les explications d’Hikari que je m’arrêtais, mais plutôt sur le fait que mon alter-ego venait de mentir. Mensonge intolérable pour blesser son aînée, Akiha ne lui avait-elle pas appris cela ? Sérieusement.

Soupirant en passant ma main dans mes cheveux, je levais mon regard de glace vers Ren, lui imposant de me regarder également. Une expression sévère sur les traits, et des mots tranchants traversèrent mes lèvres tel des piques glaciales venant s’abattre dans la douce chaleur d’un corps vivant.

- Mentir … est interdit. Ce n’est pas bien, Ren.

Accentuant mes paroles en pointant la petite du doigt, j’essayais de le lui faire comprendre, que ce soit avec des mots simples ou en mimant ses actions tant bien que mal. Espérant qu’elle capte ce que j’essayais de lui faire rentrer dans la tête, je détournais les yeux de sa personne quand Hikari se leva, se sécha et s’en alla sans demander son reste … C’est moi, où j’ai entendu un « Shinai » traverser ses lèvres ? Sérieusement, ces gosses.

- Tu comprends ? C’est pas bien.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://academieundai.forumactif.fr/
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mer 11 Déc - 22:44

Ren ne comprenait pas ce que Yume racontait et elle s'en fichait un peu, trop satisfaite de voir l'intruse s'en aller, les laissant seules. Elle secoua tout de même la tête pour lui faire plaisir et se plongea entièrement dans l'eau, métamorphosant son corps de sorte à ce qu'il s'y confonde. Elle avait quasiment disparue quand elle remonta à la surface à la recherche d'un peu d'oxygène. Elle ne pouvait pas entièrement se métamorphoser car il lui fallait au moins sa tête et son cœur comme point d'attache pour qu'elle ne disparaisse pas complètement – ce qui signifierait une mort inéluctable – alors elle se contentait de changer les membres les moins vitales, les moins vulnérables. Parfois, elle aimait rendre sa chair transparente, dévoilant tout ce petit chantier qui la faisait respirer, manger et vivre. Il y avait tant de réseaux, tant de connexions entre chacun de ses organes … C'était impressionnant, incroyable de voir à quel point les êtres de son genre dépendaient d'un mécanisme compliqué, immense. Mais elle se demandait : Les autres étaient-ils semblables ? Au laboratoire elle n'avait disposé de ses pouvoirs que très tard et n'avait pas eu assez de contacts avec les autres pour arriver à le déduire et comme elle ne savait pas communiquer, il lui était difficile d'exprimer une telle pensée. Alors peut être que oui …

-Yume …


Elle attira l'attention de son alter ego, réunissant toutes ses connaissances linguistiques pour communiquer. Le mot « pareil » lui paraissait adapté … Il y avait aussi « toi » et « moi » qui auraient pu être utiles et finalement, il y avait un ton à prendre, un ton qui signifiait non pas une affirmation mais un questionnement, cette chose qu'on voulait savoir. Puis, toujours concentrée, elle montra tour à tour son visage puis le sien du bout de son doigt en articulant exagérément afin d'être bien comprise, laissant apparaître l'intérieur de son corps et plus particulièrement sa petit mâchoire aux crocs luisants.

-Toi, moi, pareil ?

Oui il lui semblait que ce qu'elle venait de dire était tout à fait correct. Elle était assez fière. Peut être un jour arriverait-elle à faire de longues phrases comme le faisaient souvent ses aînés mais pour le moment elle se contenterait de ça. Et puis, si elle ressemblait à Yume de quelques façons que ce soit, Yume ressemblait-elle aux autres ? Était-elle pensée pareille ? Fonctionnait-elle de la même façon ? Avait-elle les mêmes pouvoirs ? Il fallait éclaircir ce point alors elle reprit la parole, questionnant à nouveau son aînée, curieuse.

-Toi, eux, pareil ?


Il semblait y avoir un monde au loin, elle l'avait brièvement vu à l'horizon à travers une fenêtre de l'Académie. Il était tout là bas, séparé de ce lieu prestigieux de façon si net qu'il devait y avoir une raison précise qui empêchait les habitants de l'un de fréquenter ceux de l'autre et vice versa. Alors peut être aurait-elle un jour l'occasion de s'y rendre afin de découvrir les véritables raisons de cette parfaite séparation, les différences des uns et des autres.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yume Kuroi
★ Admin ★

avatar

Messages : 1001
Date d'inscription : 11/03/2012
Age : 26
Localisation : Undai Gakuen

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Black★Rock Shooter
★ Age : Hum ? Ca te regarde ?
★ Relationship:

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Mer 11 Déc - 23:58

Ce gosse était décourageant. Dans le sens, j’avais beau utiliser des mots simples, c’est comme-ci pour elle, je parlais l’Alien. Que je venais d’une autre planète dont l’usage de la langue n’était pas le même que le sien. Stop aux idées perverses ainsi qu’aux doubles sens des phrases, je vous emmerde. Soupirant en me demandant si je devais la taper pour lui faire comprendre que ce n’était pas bien, je finis par me résigner quant à son minois disant clairement « T’as parlé, mais j’en ai rien à faire ». Si elle n’était pas celle qu’elle était, depuis longtemps je l’aurais noyée. Mais passons, et regardons plutôt l’énergumène se la jouer poisson. Après tout, une baignoire aussi grande qu’un étang ne pouvait être qu’un endroit de plaisir pour cet enfant non ? Endroit de plaisir, stop.

Mais là non plus, ce n’était pas l’endroit sur lequel je m’arrêtais, mais plutôt sur la manière si … dég’ -faut le dire- qu’elle utilisait pour s’amuser. Parce que oui, quand j’étais gosse, je ne me plaisais pas à rendre transparent des parties de mon corps pour regarder ce qu’il y avait en dessous. Sérieusement, ca me faisait penser à ce film que Kaïla m’avait obligé de voir il y a peu. Genre un autre long métrage d’horreur, si je me souvenais bien de l’histoire -pas du tout suivie par ma personne-, cela parlait d’une famille se retrouvant au plein milieu de nulle part, loin de la civilisation -éteinte d’ailleurs- à se faire pourchasser par une horde de mutants dont leurs peaux avaient été consumées par un virus X ou Y. Voilà, c’était l’un de ces mutants. Terrifiante. Tellement que je déglutis difficilement en la regardant … Sérieux, je peux partir en courant ? Je détestais … ces trucs là, autant trancher quelqu’un en deux et plonger ma main dans ses viscères ne me dégoûtait pas, mais voir aussi bien à la télé et encore pire en vrai un truc bouger, vivant et comme ça … ça … Dieu.

-Yume … Toi, moi, pareil ?

Hein ? Quoi ? Levant un sourcil en remarquant son rapprochement pas du tout anticipé par ma personne, je me redressais légèrement alors qu’elle posait sa main sur mon être avant de la rabattre sur le sien. Si elle … et moi, nous étions pareilles ? Tellement à dire vrai. Mais je ne savais le lui dire, je ne savais lui expliquer ce qui nous réunissait, mes mots ne l’atteindront pas … C’est sans doute pour cela que j’étais si curieuse de la voir évoluer, qu’elle sache parler, aligner des mots pour me dire pleinement ce qu’elle ressentait, je voulais entendre sa voix … prononcer une phrase complète, une chose que je comprendrais sans sourcilier. Mais bon, je devais attendre n’est-ce pas ? Ce n’était pas demain la veille qu’elle me dira « J’aime les gens, même si je les trouve tellement cons que c’en est dépitant ». Dieu, j’en rêve.

- Toi, eux, pareil ?

Non. Je n’avais rien avoir avec l’espèce inférieure, ces déchets secrétés par la nature pour nuire à ma vie, ceux qui m’avaient, ceux qui nous avaient bafoués … Non. Les humains autant que les autres Undai’ens n’étaient que des crasses que je devais anéantir, seule une petite poignée d’entre-deux avait le droit d’être plus que cela. Mais le commun des mortels n’était que désagrément pour ma personne. Des rats que je comptais exterminer, jusqu’aux derniers pour créer un nouveau monde … un endroit dans lequel je pourrai vivre pleinement, sans souffrance. Baissant mon regard vers sa main, je la pris entre mes doigts pour venir la porter à mon visage, déposer sa paume sur ma joue en fermant les yeux. Ren … un double, une autre expérience faite par l’homme. Mon alter-ego, une autre partie de mon être majestueux.

- Ren … et moi, pareilles.

Nous l’étions, nous étions un tout dans deux corps, elle détenait quelque chose qui était mien et moi j’étais la source de sa vie. Rouvrant les yeux sur elle, je posais un doigt sur son cœur, pour venir le ramener jusqu’au mien. « Pareil », je fis de même pour nos yeux, nos mains, notre bouche, notre nez, tout ce qui était pareil, je le qualifiais de pareil à son égard. Un sourire doux aux lèvres et je poursuivis en montrant cette fois-ci l’extérieur. Dehors, les gens qui n’étaient pas avec nous, que nous ne connaissions pas comme membre de notre famille n’étaient que des cèleras.

- Les autres, ils ne sont pas comme nous. Eux … ils doivent mourir.

Secouant ma tête en accentuant mes dires, je finis par me relever de la baignoire, quittant celle-ci pour m’enrouler dans un essuie afin de prendre Ren et de faire de même avec sa personne. L’essuie n’était là que pour faire joli étant donné que j’optais par un séchage rapide à coup de matérialisation. Une fois sèches, je matérialisais des vêtements sur mon corps, rapidement suivis de ceux que je créais sur le corps de Ren. Voilà, la magie de la matérialisation pour les fainéants du séchage.

- On sort ?

Dehors, devrais-je dire plutôt.

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://academieundai.forumactif.fr/
Ren Ketsuki

avatar

Messages : 37
Date d'inscription : 29/08/2013

MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   Ven 13 Déc - 21:56

Elle était heureuse, fière de leur similarité. Yume était un véritable modèle à ses yeux : c'était une majestueuse dame, douce avec elle et auprès de qui elle se sentait parfaitement en sécurité. Elle pouvait sentir chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde le lien qui les unissait. Alors qu'est-ce qui aurait pu la rendre plus heureuse que de se savoir semblable à elle ? Peut être qu'une montagne de chocolat … Non, non, il n'y avait rien. C'est pour cette raison qu'elle lui souriait à pleine dents avant de regarder au dehors, les sourcils froncés, les étudiants qu'elle pointait alors du doigt. « Les tuer » ? Ces jeunes gens étaient à ce point mauvais ? Elle n'en savait trop rien mais elle faisait aveuglément confiance à son interlocutrice. Alors elle les tuerait si cela pouvait lui faire plaisir puisqu'elle ne voulait que son bonheur.

- On sort ?

Elle ne se fit pas prier, l'accompagna au dehors, la suivant de près. Son regard croisa à plusieurs reprises celui des étudiants de l'extérieur. Lui voulaient-ils du mal ? En avaient-ils fait à Yume ? De quoi étaient-ils coupables ? Et dans sa tête, peu à peu, s'ancrait l'idée que ses créatures étaient profondément malfaisantes tout comme l'avait été son agresseur là bas, plus tôt. Elle se dit tout simplement, marchant encore à la suite de son accompagnatrice, qu'elle devait devenir forte pour éliminer ce fléau qu'ils représentaient et qui inquiétait tant son autre. Son destin se trouvait là, juste devant ses yeux et elle imaginait déjà les cadavres qu'elle saurait laissé derrière elle dans un torrent de larmes.

-Les tuer, tous …


Oui, tous ~

END

____________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les quelques pas d'une nouvelle née.   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les quelques pas d'une nouvelle née.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Petite nouvelle du Renard
» Le kidnapping comme nouvelle forme de déstabilisation
» NOUVELLE INTERVENTION MEURTRIERE DE LA MINUSTAH/FLASH
» Comment créer sa nouvelle équipe ?
» Bienvenue à notre nouvelle modératrice

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Undai Gakuen RPG :: Académie Undai :: Dortoirs :: Appartement de Dead Master-