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 Plus que des collègues, me disait-elle ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Jeu 31 Oct - 22:33

L'euphorie générale battait son plein dans le petit confinement où nous ayons pris place, autour d'une table basse sculpté dans du bois massif et sombre, tout ceci aménagé pour contenir des clients bruyants et perturbateurs tels que nous, sans que cela ne dérange les autres clients du restaurant, cela se put grâce au paravent cachant nos bêtises du reste de la population. Qui l'aurait cru au juste, que des membres de la haute société, tous friqués jusqu'aux dents, se retrouveraient torchés sur le tapis rêche d'une petite auberge familiale, en train de faire les pires démonstrations causées par l’ébriété, dont certains jeunes gens ne voudraient se venter. Et il y avait de quoi tenir un secret national en voyant huit personnes hilares sur le sol ou en train de faire des galipettes sur la table évitant maladroitement les grillades froides sur le bois, ainsi que les verres et bouteilles vide jonchant le sol, démontrant impitoyablement les pour cents ingurgités par notre petit groupe mystique.

- PARTOUZE ! YEAH !

Où donc ? J'étais invitée ? Il serait de bonne augure de sauter du coq à l'âne -ou de vagin au pénis- entre deux rires sous les chaleurs humaines, sous des corps en ébullition. J'en avais des frissons sous la peau, des images floues dignes de gémissements torrides enflammaient ma conscience sous ces pensées. Tellement que je sentis la lame froide d'une main ferme se poser sur moi entre deux souffles alcoolisés me parvenant aux narines. Je flottais dans une masse de gens, j'entendais mon ombre rire aux éclats m'envoyant ses impressions, me montrant avec dureté son affinité avec Dead Master-Sama. Enflure pathétique, c'était moi et seulement mon bon coté, qu'elle aimait le plus ~ Alors... Quelqu'un m'expliquerait-il pourquoi ma dite femme roule une pelle à une femme qui n'était guère ma personne ni celle de mon alter-ego, et ce sous mes yeux clairs, brillant d'un éclat fugace d'ivresse ? Fronçant les sourcils sous une jalousie que je ne pouvais expliquer, me plongeant dans des eaux glacées qui me rendirent un semblant de lucidité. Non, je mentais, j'avais une envie terrible d'écarter Ayame des jeux de fauves se déroulant dans l'espace réservé afin de mieux jouir de ces derniers sans m'inquiéter pour ma femme. Mais en même temps, il serait franchement impertinent de s'amuser en laissant ma femme de coté, quitte à devoir ravaler ma jalousie maladive. Jalousie dont je n'avais l'habitude de ressentir les méandres. Passons ~ Amusons nous ~ Akiha s'occupera de flageller Ayame pour cet écart de conduite, bientôt ~

- Maaah, quelle idée de se trouver ici Maria-Chan ~ Ne vois-tu donc pas que je suis déjà occupée ? ~ Veux-tu que je … Hmmm ~

Je voulais ~ J'espérais, je désirais qu'elle me prenne là sur place pour calmer le feu brûlant mes entrailles sans relâche, je voulais me perdre dans sa froideur, dans ses caresses, je voulais humer son odeur délicate qui embrumait mon raisonnement déjà bien assombri, j'avais envie de son corps, de son cœur, de tout son être se devant de m'appartenir ~ J'en mouillais, j'en jouissais, enroulant sa langue avec la mienne dans un ballet diabolique que je perdais haut la main. Une telle puissance, cela me faisait vibrer, elle me rendait malade de sa personne ~ Et... L'enchantement prit fin quand son corps -si désiré de ma personne- s'en alla, me fut retiré par des mains avides d'avoir de son attention. Et pourquoi donc ? Pour jouer, s'amuser devant un jeu de hasard plein de vice. Je ne pouvais que m'en réjouir, déjà bien partie pour sombrer dans les limbes de l'inconscience. Riant quand Ayame dut vider une bouteille entière, je l'encourageais sous des applaudissement en chœur, et le rire moqueur de mon ombre qui... Que faisait-elle donc à batifoler avec le petit gros ? N'avions nous pas pour but de s'apprivoiser la directrice de Undai ? Si et cela se marqua quand elle reporta toute son attention sur ladite femme alcoolique après avoir glané des informations sur la richesse du président de Access Company. Perfide ~

- Maintenant … C’est à MARIA-SAMA !

Riant pour un rien, joyeuse comme jamais, je me laissais aller aux cris d'encouragement lancés à tue-tête par les cinq... peut-être quatre en vue de l'homme étendu par terre en train de pioncer... Comment s'appelait-il encore ? Charles Rozen, un banquier qui n'eut l'amabilité de faire beaucoup de bruit, il fut le seul qui ne marqua mon esprit pendant la réunion, discret comme un rat à sourire tel un renard. Délaissant la vision du dormeur saoule, je lançais un regard meurtrier à mon ombre qui cajolait mon épouse, assise entre ses jambes aux creux de ses bras immatériels. Ayame serait bien mieux entre les miens, vrais, en chair et en os, amoureux. Alala... Et sinon, Maria ~ Tendant ma main vers sa personne riant aux éclats sous le gage qu'elle devait accomplir, j'eus un moment de blocage quand ses yeux se posèrent sur la directrice de Undai, lui quémandent -suppliant- qu'elle soit sa victime. Hors de question ~ Seule ma personne, avait le droit des infidélités. Attrapant la main de la femme des cinq, je l'invitais à s'asseoir à mes cotés sous les dires de mon ombre.

« - Essayerais-tu d'éveiller la jalousie d'Ayame qui se complaît bien plus dans mes bras que dans les tiens, Akiha ? Heh ~ »

Silence. Contrariée, je ne fis rien paraître, préférant me saisir d'une bouteille de saké que je vidais d'une traite, grimaçant sous l'eau de vie enflammant ma gorge, délaissant complètement Maria-San qui ne se départit guère de sa bonne humeur sous des plaisanteries sur ô combien elle aimerait que Dead Master soit sa partenaire pour le « suce, lèche la personne de ton choix », dommage pour elle -même si je n'étais pas en état- mon alter-ego veillait bravement sur la chasteté minime de notre épouse. Et comment ? En happant toute son attention dans des caresses lubriques sous sa robe, même pas discrète ~ Mais qui l'était au final, dans cette ambiance des plus électriques ? ~ Et le jeu se poursuivit après que l'avocate du groupe se résout à lécher la joue de Shin, en affirmant que c'était tout comme, et que sans tricher, le jeu n'était guère palpitant. Je plaisante, elle s'amusa à sauter sur ledit ressources humaines sous des regards pervers des autres -conscients- de la salle. Et puis vint mon tour, l'aiguille s'arrêtant sur un énoncé, je le lus à haute voix.

- Rendre tout le monde chaud sans toucher... Alala...

Me sentirais-je intimidée du gage qui fut tombé sur ma personne ? Bien évidemment, d'autant plus que je ne pouvais refluer les actions qui me venaient à l'esprit par le biais de mon ombre pour arriver à réussir la « mission ». Je l'ai toujours dit et je le répète... Mon ombre était une compétitive dans l'âme, ne s'arrêtant devant aucun obstacle. Pervers ~ C'était tellement pervers que j'en rougissais. Lançant un sourire entendu à mon alter-ego qui délaissa Ayame pour se mettre à mes cotés debout, je laissais un sentiment de calme m'envahir. Comment exécuter ce gage devant des gens ivres morts... Nous devons les rendre « chauds » ~ Facile ~ Tellement que mon ombre acquiesça et...monta sur la table, une moue aguicheuse sur le visage, surplombant l'assemblée de son regard hautain, avant qu'une musique se fasse entendre, d'on ne sait où. Et la suite. Strip-tease au rythme de la musique, douce agonie sensuelle, des vêtements déboutonnés mais jamais enlevés, des morceaux de peau laiteuses découvertes mais jamais dévoilées complètement. Une chorégraphie parfaite pour faire languir d'impatience tout être intéressé par une femme, belle, fallait l'avouer ~ Et de mon coté ? Moins provocatrice, je m'assis à califourchon sur les genoux de mon aimée, chauffée par l'ambiance, je laissais mes instincts l'envelopper entièrement dans une caresse douce du bout de mes doigts. Apposant mon toucher fugace sur sa joue tiède, je plongeais mon regard brillant dans le sien, envoûtant. Prise d'une tendresse sans nom, je glissais lentement ma main de sa joue vers sa jugulaire, me plaisant à sentir un pouls battre dans son corps avant de descendre, délicatement vers sa poitrine, mon visage vint automatiquement à l'encontre de celui de ma femme, effleurant ses lèvres des miennes, un léger souffle de contentement traversa ma bouche avant que je ne scelle le doux baiser nous liant. Elle était si bonne, c'était un constat inviolable, ivre ou non ~

Fermant les yeux au contact, je le regrettais la seconde d'après quand, au lieu du visage d'Ayame, ce fut les agissements de mon ombre qui s'imposèrent à ma vision. Contrariée de la voir quasiment en sandwich entre Maria et Shin -vu que Loren, jeune papa, restait en retrait avec un sourire mystérieux...complètement con-, je la fis disparaître d'un claquement de doigts, tandis que les deux convives à moitié débraillés, ne comprenaient guère où leur hôte de plaisir s'est volatilisé. Riant doucement aux mines déconfites qui s'imposèrent après cet « enlèvement », je vins souffler quelques mots à l'oreille de Dead Master, fidèle à moi-même.

- Seule vous pouvez jouir entièrement de ma personne, Ayame ~ Même si une partouze reste classée comme activité intéressante.

Saoule moi ? Complètement ~ Riant à cela -oui, l'ombre de retour dans mon corps m'influençait de sa mauvaise foi-, je me déhanchais avidement sur les genoux de ma chère et tendre femme, allant jusqu'à la pousser pour qu'elle se retrouve couchée sous ma silhouette svelte. Où en étions-nous encore ? ~

- Ayame-Sama, vous aviez toujours bon goût pour choisir vos sous-vêtements ~

Avocate. « Où elle regarde celle-là ? » Entre les jambes d'Ayame, pourquoi ? ~ Tous à poil pour admirer les lingeries ? ~ Qu'était donc la marque de ce caleçon ? ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Jeu 31 Oct - 23:48

Cette soirée battait son plein entre l’alcool et les rires des autres, confortablement installée entre les jambes de l’ombre que je me plaisais à caresser du bout des doigts, c’est sourire aux lèvres que je regardais les événements se bousculer sous mon regard amusé ~ Décidément, cette soirée sera mémorable. Il n’y avait rien à dire là dessus, que ce soit l’état dans lequel se trouvait mon groupe de collègues où les rires incessants de mon épouse complètement saoule, je ne savais plus où mettre mes idées ~ Peut être ailleurs que dans le regard de Maria-Chan qui me dévorait littéralement des yeux. Puis-je savoir pourquoi ? ~ Ha ~ Cela donc, pauvre chose ~ Il était aisé de comprendre que celle qu’elle voulait lécher, sucer et plus si affinité n’était autre que ma personne, qu’elle désirait me procurer du plaisir me faisant gémir, qu’elle s’approprie mon corps comme avant sous mes cris passionnés par ses mains que je savais expertes ~ Maaah, je ne lui accorderai pas ce plaisir … ce soir ~ Huhu ~

Mais revenons en à l’assemblée en général, entre Charles-Kun qui se voyait sur le sol à dormir sur la bouteille qu’il s’était enfilé précédemment, Loren-Kun qui souriait tel un âne ou encore Shin qui sautait comme une puce sur tous les morceaux de viandes qu’il trouvait, il ne restait plus que Kaito-Kun qui dévorait un peu trop l’ombre de ses yeux pervers à mon goût. Maria-Chan ? N’en ai-je déjà pas assez parlé ? Sans doute pas puisque cette charmante demoiselle se plaça au côté de mon épouse sous la tirade sanglante de l’ombre.

« - Essayerais-tu d'éveiller la jalousie d'Ayame qui se complaît bien plus dans mes bras que dans les tiens, Akiha ? Heh ~ »

Décidément, je ne savais pas comment réagir, mon premier réflexe fut de rire. Mettant le chapeau sur le fait que j’étais saoule et droguée, je repris vite pieds quand les paroles de l’être infâme que j’aimais tant virèrent à la réalité sous mes propres sentiments. Oui, j’étais jalouse de la voir si proche de … Hmmm ~ Oui, j’étais jalouse, mais en même temps ~ Non, ne me touche pas comme ça, pas si … ~ Je meurs d’envie, mes sous-vêtements humidifiés, des baisers que je ne pouvais m’approprier, des paroles me rendant toute chose et ses mains chaudes remplies de puissances, de matérialisation caressant mon corps me faisaient presque jouir sur place ~ A se demander ce qu’il se serait passé si elle caressait mon intimité … Un orgasme en deux minutes je présume ~ Huhu, quelle perversité et regardez moi ces regards sur nous, n’avait-elle donc pas honte ? ~ Bien sûr que non, nous parlions de l’ombre après tout ~ Et …

- Rendre tout le monde chaud sans toucher... Alala...

J’étais déjà chaude, voulait-elle continuer ce que son ombre était en train de me procurer ? On ne dirait pas non. Me redressant légèrement quand l’ombre s’en alla monter sur la table, je levais le regard énigmatique vers sa personne, intriguée de ce qu’elle faisait si haut à présent. N’était-elle pas bien sur le sol avec moi ? On ne dirait pas, mais ce que j’entrevis ne me déplu guère non plus ~ Un regard de fauve, un fin penché me laissant savourer de ma vision sa poitrine, un sourire coquin en mode dominatrice puissance sadique ~ Un fin mouvement de la main pour faire sauter son premier bouton, tous les regards levés vers sa personne, une musique résonna, un déhanché se fit, des applaudissements sous des « Oh » sortant de toutes les lèvres et … le spectacle fut fini pour ma personne quand mon épouse s’aventura sur mes genoux, captivant toute mon attention en trois fractions de seconde ~ Dieu, son regard me faisait mouiller, son souffle sur mon corps, sa chaleur irradiant, contrastant avec la mienne me rendait folle et ce ne fut que le commencement ~

Elle effleura ma peau, passant son souffle chaud sur les parties découvertes de mon corps, sa main se posa sur ma poitrine, je bouffais la poitrine pour que son toucher soit plus présent ~ Un baiser délicat, invisible s’échangea ~ Un deuxième bien plus senti, et le troisième se remplit de passions alors que mon corps se fit coucher sur le sol, celui de mon épouse me dominant sans moindre retenue ~ « Seule vous pouvez jouir entièrement de ma personne, Ayame ~ Même si une partouze reste classée comme activité intéressante. » Je n’étais pas témoin de ce qu’il se passait avec l’ombre, je n’en avais que faire à cet instant présent, seule Akiha-Chan comptait pour moi ~ Qu’elle parle d’enfants, de partouzes ou de ménages, je la laissais faire, je n’étais pas d’humeur à contredire ses dires, non, je ne voulais que ses doigts en moi, ses lèvres contre les miennes ~

- Ayame-Sama, vous aviez toujours bon goût pour choisir vos sous-vêtements ~

Hmmm ~ N’est-ce donc pas évident ? Je suis la plus belle après tout, je me dois d’assortir ma lingerie avec ma position ~ Gloussant légèrement en me redressant pour me mettre dans les bras d’Akiha-Chan -à croire que saoule, j’étais collante- je levais un regard moqueur sur Maria-Chan suite à ses dires ~ Contrairement à elle, j’avais du goût oui, cela était indéniable ~ Mais je devais m’avouer autre chose, la plus calée en sous-vêtement dans ce petit groupe n’était autre que Akiha-Chan, m’émerveillant chaque jour avec un nouveau ensemble que je m’amusais à balancer dans un coin de notre chambre ~

- Cela va de soit, après tout ne dois-je pas être parfaite pour mon rôle ? ~

Me relevant dans un gloussement, je jugeais l’assemblée de mon regard dans un fin soupir suggestif. Bon, bon, bon ~ Je n’avais guère envie que tout ceci finisse en orgie et que je me fasse violenter par des tiges de chairs en érections en cette belle nuit de … quel jour sommes-nous ? Qu’importe ~ Tendant une main à Akiha-Chan pour qu’elle se relève également, je lançais un sourire à son encontre avant de … tout simplement la prendre dans mes bras, la renverser et lui voler un baiser passionné ~ Un peu de romantisme ne fera pas de mal dans cette foire de bêtes en chaleur n’est-ce pas ? ~

- Akiha-Chan serait-elle d’accord que l’on rentre à présent ? ~ Après tout, n’avions-nous pas énormément de choses à faire mon cœur ? ~ Huhu ~

Hmmm ~ Mes pensées étaient lisibles si facilement que je me suiciderai si personne n’avait compris là où je voulais en venir. Me détournant de sa personne pour m’adresser au groupe me faisant à présent face -on oublie celui qui dort-, je les saluais avant de m’en aller, les laissant pleinement s’amuser dans le reste d’alcool et tout ce qui se trouvait à leur protée ~ Du moins, c’est ce que je voulus faire, mais autant Maria-Chan, Loren-Kun, Kaito-Kun ou encore Shin-Kun n’avaient l’air de mon avis, allant jusqu’à ce que les hommes portent Charles-Kun par les bras et qu’ils décident de finir la soirée chez moi. Un court instant j’ai ri, puis j’ai compris ~ Mais quand j’eus compris, il était déjà trop tard, ils avaient déjà mon adresse, la volonté d’accomplir cette décision dénuée de sens et … C’est donc ainsi que je me retrouvais dans ma voiture avec Akiha-Chan, me mordillant la lèvre inférieur d’agacement quand je vis les quatre voitures des cinq -celle de Charles restée au restaurant- me suivre jusqu’à ma demeure.

- A croire que ce n’est pas encore maintenant que nous aurons un moment rien qu’à nous mon cœur ~

Soupirant en tenant la route, nous arrivâmes rapidement à destination. Garant la voiture dans l’allée de ma demeure, je laissais les autres faire de même. Attendant que tous soient là, Charles laissé pour mort dans la voiture qui disparaîtrait dans peu, nous montâmes tous au premier étage, décrit principalement comme le centre de la maison ~ « C’est vachement plus grand que j’aurais cru en fait. ». Qui parle ? Ah, ça ~ Oui, c’était devenu plus grand depuis les nouveaux travaux, effectivement ~ Ah, aurais-je oublié de mentionner que cette maison n’était nullement faite de matérialisation mais de véritables marbres ? ~ Voilà, à présent c’est dit ~

- Je vous laisse prendre vos aises, le bar se trouve dans la cuisine ~ Pendant ce temps … Hum ~

Prenant la main de mon épouse, je la tirais à ma suite vers la chambre dans laquelle je nous enfermais sans moindre pitié. La plaquant contre la porte de notre dite chambre, je ne retenais mes pulsions, embrassant ses lèvres avec envie alors que mes mains tracèrent leurs chemins vers sa peau douce, me suppliant de se faire toucher par mes doigts désireux de liquide divin ~ Empoignant sa poitrine alors que ma jambe se glissait entre les siennes, je la faisais gémir sous ma douceur violentée, sous mon envie non retenue, sous mes baisers enflammés et sur les mouvements que je faisais faire à son corps alors que ma main se glissait contre son intimité pour venir la titiller ~

- Dead Master-Sama ~ Akiha-Chan ~ Laissez-nous nous joindre à vous ~ Hmmm ~ C’est un supplice d’entendre sans que nous puissions toucher ou même regarder ~

Bande de nymphomanes en rut. Matérialisant un Katana que je faisais passer à deux millimètres du visage d’Akiha-Chan pour se planter dans la porte et ainsi, faire reculer toute personne voulant me déranger lors de mes moments de dominance, je profitais du nouvel outil de torture pour matérialiser des menottes au bras de mon épouse et de faire passer ses mains par dessus le manche du Katana ~ Venais-je de l’emprisonner ? Oui et alors ? Huhu ~ Et c’est avec un sourire en disant long sur ma pensée que je la regardais, me détachant de ses lèvres pour mieux caresser son corps du bout de ma langue ~ Descendant, toujours, et encore plus bas, jusqu’à cet endroit, ne demandant que plus ample attention ~

Que je donnai, bien entendu ~ Dieu, j’étais divine ~
***

La suite de la soirée se passa sous cette conclusion où nos deux corps se mêlèrent, non plus contre une porte, mais dans notre lit. Nos cris étouffant les rires des autres, notre passion nous faisant oublier la présence d’autrui, et nos corps se arquant nous faisant monter jusqu’à la jouissance ~

C’est quand Akiha-Chan s’est endormie que je me décidais tout de même de me lever -tituber jusqu’au salon- pour savoir ce qu’il en était des quatre intrus se trouvant sans doute encore chez moi. Ouvrant la porte de ma chambre avec mon masque de perfection sur le visage, c’est quand je vis trois massent au sol que je soupirais. Trois … Il en manquait une. Et il va de soit que cette une devait être Maria-Chan. L a cherchant des yeux, c’est quand je la vis assise contre le mur séparant la chambre au salon que je la regardais avec une pointe d’incompréhension. Désirait-elle quelque chose ? ~

- C’est donc celle que vous avez choisie. Je suis déçue, j’ai toujours cru que ca allait être moi, qu’elle n’était qu’un de vos passages, Dead Master-Sama. Mais bon ~ N’oubliez pas que je serai toujours à vos côtés ~

Elle se releva, me fit une révérence et posa ses lèvres sur ma main et me fit dos. Ne daignant réagir à ses dires ou à ses gestes, je me retournais également, claquant la porte dans mon dos avant de me glisser dans le lit où mon épouse se trouvait ~ « Pathétique ~ » Pauvre chose, je la plains ~ Dormons à présent ~ A demain ~ Huhu

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Sam 2 Nov - 0:25

La situation était intolérable, me retirer la chaleur -froideur- du corps que je désirais tant était un sacrilège punissable de mort, et il faut l'avouer, j'ai tué pour moins que cela. Soupirant lourdement quand Ayame se déroba une fois de plus de mon étreinte à cause d'une parole quelconque fusant dans la salle, un sentiment désagréable de colère envahit mes membres, engourdissant les mouvements les plus simples. « Non, ça, c'est l'alcool, heh ~ » Silence, Akiha. Ne devrais-tu pas t'endormir au fond de ma tête le temps que je n'aie besoin de toi ? Ah non, cela vaudrait dire que je devrais tomber de fatigue à mon tour aussi. Grimaçant sous le mécontentement autant que sur l'envie non assouvie du toucher de mon amante, je me redressais tandis que la douce voix moqueuse de ma dite femme résonna dans la pièce dans une mélodie que je trouvais -étrangement- apaisante.

- Cela va de soit, après tout ne dois-je pas être parfaite pour mon rôle ? ~

Son rôle ~ M'appartenir ~ N'étais-je pas la plus chanceuse des femmes ? « La plus masochiste, peut-être, heh » Riant à ce constat que seule ma personne pouvait entendre, je n'en tins guère rigueur quand Ayame me prit dans ses bras, me renversa en arrière faisant chavirer mon cœur et m'embrassa langoureusement. J'étais... aux anges. Et j'en voulais plus, toujours plus, mais comme convenu par des forces mystiques s'étant liées contre mes obsessions, rien de tel n'arriva. Et non, je n'avais que faire des gens nous entourant, ni de l'endroit où nous étions, seul l'envie de sexe me régissait. « Akiha-Chan serait-elle d’accord que l’on rentre à présent ? ~ Après tout, n’avions-nous pas énormément de choses à faire mon cœur ? ~ Huhu ~ » Impuissante mais remplie de promesses dites à mi-mot, je laissais mon épouse se détourner de ma personne, me présentant son dos pour mieux s'adresser à l'assemblée. Un sourire benêt sur le visage, je pris sa main froide sans faire attention aux autres, laissant leurs paroles résonner dans la pièce sans que je ne les entende, trop occupée à regarder celle qui deviendra ma proie dès que nous franchirons la porte de sa maison ~ Affichant un sourire carnassier à cette pensée des plus plaisantes, je suivis le monde, marchant plus ou moins droit, afin de... par simple principe voyons, quitte à ce que je voie flou, trouble, je ferai quand même tout pour avoir un semblant de maintien.

Manière de se déplacer en faisant semblant d'être sobre, qui se vit disparaître en même temps que je m'affalais sur le siège passager de la voiture. Un soupir de contentement traversant mes lèvres, je tournais la tête vers la conductrice, étrangement concentrée sur la route. Comment faisait-elle cela ? Personnellement, je ne saurais conduire dans mon état, encore moins matérialiser quoi que ce soit ~ « On parie ? ~ » Et rien que pour cela, je m'amusais à matérialiser diverses choses qui me passaient par la tête sous des soupirs contrariés de mon épouse. Passant par des pailles de toutes les couleurs, jusqu'aux jouets sexuels que j'avais envie d'utiliser dans des ébats divers avec ma femme, je jouais ainsi tandis que sa voix résonna dans l'habitacle.

- A croire que ce n’est pas encore maintenant que nous aurons un moment rien qu’à nous mon cœur ~

Si je lui matérialisais une fleur en sucre, serait-elle de meilleure humeur ? Non ~ Alors pourquoi ne pas la prendre ici et maintenant pour lui changer les idées ? ~ Attends... Que disait-elle ? « Qu'il faut envoyer une bombe sur les voitures qui roulent derrière ~ » Alala... Faisons cela ~ Ouvrant la vitre dans un petit bruit métallique, j'étais prête à envoyer des grenades sur la route avant de me raviser, calculant -approximativement- le nombre de mort après un attentat tel que celui-ci. Je n'étais pas complètement folle non plus ~

Arrivant à la lisière de la maison d'Ayame, je sortis de la voiture, à moitié endormie par la route et l'alcool dans le sang. Inspirant une grande goulée d'air frais, je me sentis revivre, me demandant enfin ce que les autres membres de la réunion faisaient sur place. Était-il question de poursuivre la soirée chez mon épouse ? J'ai pourtant cru que nous rentrions pour mieux jouir de nos corps respectifs ~ Aurais-je raté une partie de la conversation occupée à fantasmer sur les courbes d'Ayame ? ~ Sans nul doute. Traversant le rez-de-chaussée, je me plus à perdre mon regard sur les reflets miroitant dans l'eau cristalline de la piscine. Et ce jusqu'à l'ascenseur, coincée entre Ayame et la paroi du fond, je soupirais de fatigue. Arrivant dans le salon, je me perdis presque tout de suite dans les profondeurs de l'endroit comme si j'y habitais depuis toujours, comme si c'était chez moi. « Mais c'est chez nous, heh ~ » Peut-être bien. Mais qu'allons nous donc faire de nos invités dans ce cas ? Je n'en savais rien, qu'Ayame s'en occupe. Flânant dans le salon le regard perdu dans le vide, je parcourais mes doigts sur les meubles froids jusqu'à ce qu'une main dominatrice vienne me sortir de ma liturgie, m'imposant de sa suprématie à la suivre dans la chambre adjacente au salon. Un sourire espiègle flottant sur les lèvres, je la suivis sans protester.

Et ce, jusqu'à la jouissance ~ Du moins, je jouissais déjà quand ses mains ferment me plaquèrent contre le bois de la porte, quand sa bouche dévora la mienne avec avidité, quand sa peau glaciale toucha mon corps, quand sa silhouette imposa que j'écarte les jambes, quand son regard me fit fondre sous son feu, quand mes gémissements remplirent la chambre, les déhanchés voulant tout dire, je voulais plus, toujours plus. Mais je ne m'attendais certainement pas à ce qu'un katana vienne se planter à quelques millimètres de mon visage, me faisant frissonner -en retard- d'une incertitude vorace. Que faisait-elle au juste ? Je ne savais pas, je n'avais la force de le découvrir, seul ses doigts en mon antre m'intéressaient.

Pourtant, la suite fut tout autant plaisante, torride ~ J'en mouillais comme jamais, entre des petits cris de protestation jamais entièrement formulée, des tortillement, des tentatives de se défaire de l'emprisonnement dont je faisais preuve, pour mieux abandonner dans la jouissance et le plaisir que Ayame me donnait, et ce, sans retenue. Tout le temps, toujours différemment à chaque minute qui passait, j'en restais complètement terrassée, au point que le sommeil fut ma seule délivrance de cet instant unique de pure passion. Et j'en rêvais.

***

Mais comme tout rêve, le mien prit fin avec la levée du soleil, le matin venant dissiper la brume de la veille pour mieux enfoncer les conséquences d'une beuverie sans fin. Et ceux là, je les sentis de plein fouet. Non, je ne me suis pas faite fouetter... quoi que, ce qui s'est passé dans ce lit restera un grand mystère à vos yeux, et esprits. Personnellement, le mien en a vu de toutes les couleurs dans le cycle d'une seule nuit où le corps de mon aimée fut en fusion avec le mien. Laissant échapper un gémissement douloureux, à moitié réveillée, j'ouvris doucement les yeux quand une douleur monstre percuta ma tête. Accablée de cette douleur post-conneries, il m'a encore fallu quelques minutes pour me remémorer la soirée passée. Alala... En espérant que Ayame ne s'en souvienne pas... Quelle mère indigne ai-je fait en agissant d'une manière aussi insouciante, aussi... dépravée. « On s'en fou ~ » Bien sûr que non ! D'ailleurs, je devais vérifier comment ils allaient, ce qu'ils faisaient, cela faisait bien douze heures que je n'ai pris aucune nouvelle de mes chatons, et cela à cause... à cause de la chose qui me fit reporter la décision de prendre mon portable à plus tard. Mal de tête, mal partout, mon corps était un chantier endoloris. Soupirant en grimaçant, je me redressais doucement en position assise, une main sur le front comme si cela pouvait calmer les maux qui bouleversaient mes pensées. Tournant les yeux vers la masse endormie à mes cotés, je devins blanche. Ayame dormait... Prions pour qu'elle ne se rappelle pas de la nuit passée, du moins, de la soirée au restaurant, moment dont je me souvenais un peu trop bien à mon goût.

- Ne la réveillons pas... Il y a peut-être de l'aspirine quelque part.

Effectivement, parfois je préférais me parler -à mon ombre- plutôt que de fatiguer mon esprit en bouille déjà bien torturé pour supporter une conversation mentale. Prenant mille précautions afin de ne pas réveiller mon amante, je sortis du lit, complètement nue. Soupirant de lassitude sous les courbatures qui me tiraillaient de partout, je finis par mettre un peignoir à la va-vite et ouvrir la porte de la chambre, tout cela dans un silence de mort. Il était rare de voir Ayame dormir, je n'allais pas lui gâcher ce moment de repos, par pure bonté. « Ouais dis plutôt que tu repousses son réveil pour la catastrophe de hier, heh ~ » Je ne le dirai pas. Lasse de tout en cette belle journée, je refermais la porte derrière moi et me figeais, dans le salon, trois hommes endormis un peu n'importe où et n'importe comment. Preuve de notre débauche de hier soir, combien de journalistes payeraient des fortunes pour un cliché représentant ce que j'avais sous les yeux ? Beaucoup trop pour laisser ce petit monde dans un tel état. Faisant un signe négligeant de la main, je traînais les pieds jusqu'à la cuisine, où par réflexe, je me fis un café, noir, serré, fort, boisson parfaite pour remonter ma condition physique, ceci mélangé à un cachet et me voilà partie pour toute la journée. Espérance quand tu nous tiens ~

Tasse de café chaud dans les mains, je bus le breuvage noir avec lenteur, me délectant de la saveur acre sur ma langue. Ceci fait, je fouillais dans les armoires, le frigo à la recherche de quelque chose de potable à manger, trouvant mon bonheur dans tous les aliments de la cuisine, je préparais un plateau pour deux, y déposant le petit déjeuner. Thé ou café pour ma femme ? Je ferai les deux ~ Plateau rempli au bout des bras, je revins dans le salon, où un des invités a émergé, aussi délabré que ma personne il y a de là quelques minutes à peine. Souriant à son encontre, je questionnais Loren du regard. D'ailleurs... où est passée Maria-San ? Pour Charles, je pouvais encore comprendre, vu qu'on l'a -malencontreusement- abandonné dehors la nuit dernière. Mais elle ? Serait-elle déjà partie ? Je ne savais pas.

- Je vais rentrer, merci pour la soirée. Je m'occupe d'eux, fais comme si nous n'étions pas là.

Hochant de la tête sous un dernier sourire amical, j'ouvris doucement la porte de la chambre, m'aidant des coudes afin d'y parvenir, vu que mes mains étaient toujours encombrées. « Tu fais l'épouse parfaite maintenant ? Que c'est mignon, Akiha ~ » Exaspérée, je ne répondis rien à cela, préférant ignorer mon ombre pour mieux poser le plateau sur la table de nuit de mon coté, et m'installer confortablement dans le lit, emmitouflée dans le peignoir. Me penchant délicatement au-dessus du visage de ma chère et tendre endormie, je chatouillais sa joue du bout des doigts, un sourire attendrit sur les lèvres, je finis par l'embrasser doucement avant de lui souffler quelques mots à l'oreille.

- Debout mon amour ~ Je vous ai préparé le petit-déjeuner ~

Posant ma main sur son ventre dénudée, je me plus à caresser cette partie de son anatomie dans des gestes frivoles. Toujours souriante, je passais à l'attaque, embrassant mon épouse, scellant mes lèvres aux siennes, déposant des baisers papillons sur son visage, dans son cou. Pour mieux remonter afin de voir si elle a enfin ouvert les yeux. Laissant couler un regard amoureux sur sa personne, je poursuivis.

- J'espère que vous allez bien, il y a beaucoup de choses qui se sont passées hier ~ Ne vous en faites pas, les invités sont partis, même si je fus étonnée de ne pas y voir Maria-San... En même temps, après hier, il faudrait une bonne femme de ménage pour tout ranger... Alala...

Laissant Ayame émerger du sommeil, je me redressais, prenant le plateau sur mes genoux, tandis que j'attrapais mon portable afin de composer un message à l'encontre d'une certaine personne devant s'occuper de mes trois chatons. Le contenu ? Demande d'un débriefing complet cela va de soi ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Sam 2 Nov - 0:58

« Debout mon amour ~ Je vous ai préparé le petit-déjeuner ~ ». Furent les paroles qui m’extirpèrent d’un sommeil lourd dont je n’avais pu profiter depuis longtemps. Grognant à l’encontre de l’impertinente qui osait me réveiller de la sorte, je voulus faire dos à cette personne mais mon corps ne voulait exécuter mes envies. A se demander ce que j’eus bien pu faire la veille pour me retrouver dans un tel état … Ah. Je me souviens ~ Dieu ciel, était-il seulement possible de se retrouver aussi éméché ? Il va de soit que jamais, si j’avais été seule, je ne me serais mise dans un tel état devant Akiha-Chan, après tout être pompette et plus si affinité seule n’était pas amusant et … Je devais arrêter de réfléchir si je ne voulais pas que ma tête explose dans les secondes qui suivaient mes pensées tournant à une vitesse folle dans mon esprit. J’avais l’impression d’avoir un marteau qui me tapait sur la tête à chaque bruit que faisait Akiha-Chan, que ses baisers si appréciés n’étaient que choses néfastes à cet instant et que son trop plein d’énergie me fatiguait encore plus. Oui, je ne m’égare pas en disant que celle qui s’amusait tant sur mon corps mort était mon épouse, n’est-ce pas ? ~ Mais qu’importe, quelle est donc cette odeur de café qui me reste en travers de la gorge ? Maaah ~ Voilà donc l’explication de l’hyperactivité de la scientifique … Avait-elle pensé à ma personne ? ~

- J'espère que vous allez bien, il y a beaucoup de choses qui se sont passées hier ~ Ne vous en faites pas, les invités sont partis, même si je fus étonnée de ne pas y voir Maria-San... En même temps, après hier, il faudrait une bonne femme de ménage pour tout ranger... Alala...

Trop. Terriblement trop d’informations en même temps. Sentant une nausée incompréhensible me saisir la gorge, je me relevais du lit en repoussant Akiha-Chan pour courir vers les toilettes. Oui, il m’arrivait de courir pour d’autres raisons que celle de tuer des gens. Levant la cuvette des toilettes, je déversais les résidus de la soirée dedans alors que ma gorge se contractait sous le flux d’alcool à moitié digéré resté stocké dans mon estomac cette nuit. Dieu depuis quand n’avais-je pas vomi de la sorte ? Des siècles. Je mourrai, ca y est, la fin est proche … Non, avant toute chose, lavons ce qu’il reste de néfaste en moi et … Quel réveil.

C’est après cet élan si gracieux que je me relevais du pot, titubant maladroitement jusqu’à l’évier pour prendre ma brosse à dents en même temps que j'allumais ma douche. Il était hors de question que je retourne dans la chambre ainsi, non, il fallait que je sois présentable, que mon visage parfait ressemble à autre chose qu’à une carcasse de gamine n’ayant supporté la nuit passée. Dieu ciel, qu’allais-je donc faire à présent ? Me laver fut la première solution et c’est une demi-heure plus tard que je me posais une fois de plus cette question, assise sur le pot, cuvette baissée, essuie autour de la taille. Étais-je honteuse de me voir dans un tel état ? Du tout ~ J’étais une adulte qui assumait ses torts, voyons ~

Et ce fut sur cette conclusion que je me relevais, laissant tomber mon essuie pour matérialiser un unique sous-vêtement avant de retourner dans la chambre, où Akiha-Chan m’attendait sans doute encore. Posant la main sur la poignée, j’ouvris la porte avec douceur, sourire aux lèvres comme-ci un nouveau rayon de soleil venait d’éblouir ma journée ~ Oui, oui, je faisais parfaitement semblant d’aller bien, vous n’avez pas tort ~ Me hissant jusqu’au lit, je vins capturer les lèvres de mon épouse en déplaçant le plateau de nourriture se trouvant sur ses genoux. Prenant place sur ceux-ci, je passais ma main dans sa chevelure dorée avant de capturer ses lèvres ~

- Je me verrai obligée de sauter le déjeuner mon cœur ~ Merci pour cette attention tout de même … En ce qu’il concerne hier soir, autant dire que cela change un peu notre quotidien, n’est-ce pas ? ~

Gloussant en me posant à ses côtés, je posais ma tête sur son épaule alors que je matérialisais ma tablette pour regarder les nouvelles concernant ma personne. Je n’espérerai sans doute pas que Loren m’envoie une quelconque information sur Kagoshima en vue de ce qu’il s’est passé hier soir, mais suivre le flux de la bourse pourrait peut être me rendre mieux. Mauvais choix, et c’est quand un mal de tête me saisit que je laissais tomber l’objet informatique. Descendant mon visage jusqu’aux genoux de mon épouse, je fermais les yeux en laissant mon corps se reposer aux creux de son ventre. Défaisant son peignoir pour pouvoir toucher sa peau, je soupirais d’aisance en collant mon visage contre son corps chaud. Dieu, cela me rendait tellement mieux … la nausée était toujours là, mais je pouvais au moins me complaire dans quelque chose de bien plus intéressant ~

- Cette journée sera ardue ~ Akiha-Chan ne sera sans nulle doute dérangée de commencer notre visite des magasins cet après-midi, n’est-ce pas ? ~ Nous pouvons très bien rester à la maison pour le moment … ~

Avais-je des idées perverses pour demander cela, prétextant impunément que je voulais la baiser plutôt qu’aller dépenser mon argent ? ~ Faux, je voulais juste me reposer. Dieu ciel, l’odeur de café me retourne l’estomac … Vais-je encore mourir aux toilettes dans la minute qui suit ? Un tour de matérialisation pour faire disparaître les effluves de l’alcool ? Je n’en ai même pas la force.

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Sam 2 Nov - 16:41

Entamant le petit déjeuner comme si de rien était, je me saisis d'une tartine que je portais à ma bouche, zieutant sur ma dire épouse étrangement silencieuse. Que dis-je, elle a fait un boucan monstre en se levant du lit à une vitesse folle pour mieux claquer la porte de la salle de bains. Déconcertée, la tartine en travers de la gorge, j'eus un mouvement pour la suivre, avant de me raviser, préférant la laisser seule sous une remarque moqueuse de mon alter-ego détestable. « Crois-tu que l'alcool remonte ? Petite joueuse ~ » Roulant des yeux, je fis semblant de ne pas y prêter de l'attention de cette manière là, me résolvant à m'inquiéter de son état, plutôt que m'en moquer. Même s'il est vrai, au fond, que je restais perplexe sous tant de malaise, Ayame ne tiendrait-elle vraiment pas l'alcool ? C'était... Incroyable ~ Voilà une chose dont je ne m'aurais jamais doutée ~ Surtout que je ne m'en suis pas si mal sortie, un mal de tête terrible, mais cela s'arrêtait à ça. Alala... et aussi !

- Fumer est hors de question, essaye une fois de plus et tu ne sortiras plus jamais de mon corps, Akiha ~

La réponse ? Un rire lugubrement moqueur résonna dans ma tête, me signalant ouvertement que je pouvais remballer mes menaces anodines. Agacée de tant de contradictions venant de ma propre personne, je finis par soupirer et poursuivre le repas. Définitivement non, même cela je n'arrivais plus à le faire. Levant les yeux du plateau, je plongeais ces derniers sur la porte de la salle de bains, inquiète de ne pas voir Ayame en sortir. Finalement, il serait peut-être plus intelligent d'aller vérifier non ? Si, et c'est ce que je m'apprêtais à faire sous le ricanement de mon ombre, mais la porte s'ouvrit et stoppa mon intention de vérifier si la directrice de Undai allait bien.

Détaillant mon amante du regard, je fronçais délicatement les sourcils en la voyant arriver, tout sourire comme si elle allait parfaitement bien. La laissant enlever le plateau de mes genoux, je l’accueillis avec plaisir sur ces derniers. Souriant à son encontre, goûtant à ses lèvres, je fermais un instant les yeux sous cet instant de calme, tandis que la voix mielleuse de mon aimée se heurta à mon ouïe.

- Je me verrai obligée de sauter le déjeuner mon cœur ~ Merci pour cette attention tout de même … En ce qu’il concerne hier soir, autant dire que cela change un peu notre quotidien, n’est-ce pas ? ~

Rouvrant les yeux quand elle descendit pour mieux prendre place à coté de ma personne, je lui lançais un regard perplexe et ne répondis rien à sa demande. « Heh ! C'est sûr. » Coulant les yeux sur la tablette qu'elle matérialisa dans ses mains, mon esprit était loin de cette scène apaisante dans le lit. Ce qui s'est passé hier, était inadmissible pour la femme que j'étais devenue depuis la naissance de mes enfants. Avant j'aurais ri en disant que je me suis bien amusée à boire et batifoler avec tout ce qui bougeait, mais à présent, j'en étais honteuse dans un sens. Que ce soit à cause de ce que j'ai fait devant les yeux de la directrice de Undai, ou encore -simplement- à cause du comment les membres de la réunion m'ont vue. Certes, ils n'étaient pas mieux que moi, mais... non, il n'y avait rien à dire, cette soirée restera mémorable dans mes souvenirs. Voir Ayame, cette femme à la robe rouge, parfaite, sexy, fatale... complètement ivre, était un phénomène de la nature. J'étais certaine d'être l'une des rares personnes à la voir dans un tel état, même si j'étais ne serait-ce qu'un peu contrariée, en imaginant que tout cela n'était pas une première, que chaque fois qu'elle partait en réunion elle finissait de la sorte... Pourquoi avais-je le visage doux de Maria-San sous les yeux à cet instant précis ? La jalousie, n'était pas tolérée dans mon esprit ~

- Cette journée sera ardue ~ Akiha-Chan ne sera sans nulle doute dérangée de commencer notre visite des magasins cet après-midi, n’est-ce pas ? ~ Nous pouvons très bien rester à la maison pour le moment … ~

La tête d'Ayame sur mon ventre, je caressais distraitement sa chevelure soyeuse, songeant à ce qu'elle venait de dire, sans me préoccuper de sa position. Il m'arrivait parfois de ne pas être en chaleur au moindre toucher qui me parcourait, au moindre souffle qui envoyait des décharges délicates dans mon bas ventre, au... Définitivement, même Ayame malade, je ne perdais en rien de ma libido démesurée. Contrôlant ma respiration pour qu'elle se stabilise, j'inspirais profondément avant de rire doucement dans mon coin. Ainsi donc, la grande Dead Master-Sama était malade à cause d'une soirée de beuverie ~ Quelle ironie du sort, surtout que moi -pauvre petite humaine-, j'allais parfaitement bien ~ Enfin, mieux que ma dite épouse en tout cas. « Qu'elle y reste seule, on prend sa carte. Partons, Akiha ~ » Non. Que mon ombre soit un sale monstre dépourvu de scrupules, il n'en était pas autant de ma personne, soucieuse de la santé de mon amante. Que la situation soit amusante aux yeux cruels de mon alter-ego, je n'en démordais pas, il était temps que je prenne mon rôle d'épouse au sérieux, quitte à faire sortir mon coté « maternel » avant celui de « nymphomane ».

- Restons à la maison dans ce cas, jusqu'à ce que vous alliez mieux ~ Attendez moi ici un instant ~

Modelant un dossier de coussins à ma chère femme, je la positionnais doucement contre ces derniers avant de sortir du lit, attacher mon peignoir de peur d'y voir encore nos invités, je sortis de la chambre sous un dernier clin d’œil à la personne restant dans la chambre. Ne me départant pas de mon sourire rayonnant, c'est avec un hochement d'approbation que je vis le salon vide -plus ou moins propre-, et le traversais pour me perdre dans la cuisine, à la recherche d'un bon verre d'eau et quelque chose de facile à digérer pour l'estomac torturé de mon amante.

- Je ne m'aurais jamais cru faire cela ~

« Heh, tu m'étonnes, la vieille centenaire mais qui ne supporte pas l'estomac brûlé... une vraie vielle hehehe ~ » Silence. Il va sans dire, je trouvais la situation attendrissante, tellement que je ne fis attention aux rires macabres dans mon esprit -qui au passage me donnèrent un mal de crâne horrible- et dégotait ce qui ferait le bonheur d'Ayame en ce jour des plus étranges. Après tout, plus vite elle sera remise de son mal, plus vite nous pourrons faire du shopping à Tokyo, n'est-ce pas ? ~ Décidée à faire tout pour y parvenir -quitte à inventer des remèdes telle une scientifique en herbe- je revins dans la chambre, le verre d'eau dans une main et le yaourt dans l'autre. M'asseyant dans le lit, je tendis premièrement le verre à Ayame en lui imposant de le boire jusqu'au bout.

- Le meilleur remède pour la gueule de bois est de boire beaucoup d'eau, ceci dit, je pense que vous le savez parfaitement bien ~

Riant légèrement, je déposais mes lèvres sur les siennes dans un doux baiser chaste, et posais le condiment nutritif à coté de sa personne. Emprisonnant son visage entre mes mains, je la gratifiais d'un doux sourire avant de me relever, tout feu, tout flamme, et de partir dans la salle de bains, appuyant tout de même sur le fait, qu'à mon retour, il serait aimable qu'elle ait tout mangé. M'enfermant donc dans la salle d'eau, j'ouvris le jet de douche avant de m'y glisser, toute nue afin que l'eau détende mes muscles endoloris et que toute la crasse du jour passé collant à mon corps disparaisse. Propre après cette douche rapide, je pris soin de me sécher, mettre un string, et un peignoir propre que je trouvais attaché à un mur. Fraîche, les cheveux humides, je sortis de la salle de bains, me plongeant dans le lit d'une démarche féline. Prenant Ayame dans mes bras, enroulant une mèche de ses cheveux dans mes doigts, je poursuivis d'une voix songeuse :

- Sortons ~ Prendre l'air vous fera du bien. Il serait dommage que vous soyez malade en rentrant à Undai, Yume m'en voudrait ~

Relevant son visage jusqu'au mien, je l'embrassais doucement avant de l'encourager à se lever. « Attache-la et traîne-la derrière, elle ira sans doute mieux après, même si la voir faible ainsi éveille mes envies sadiques ~ ». Devrais-je lui faire l'amour pour calmer les ardeurs de mon corps ? ~ J'ai étrangement peur qu'elle remette tout son estomac entre deux gémissements. Après, promis que je lui ferai « payer » son audace de hier soir ~ Mais pour le moment, essayons juste qu'elle aille mieux ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Sam 2 Nov - 18:22

Il n’y avait rien à dire là dessus, mon état était à son plus bas, que ce soit mon esprit ou mon corps, ni l’un ni l’autre n’avaient l’air d’obéir à mes demandes. Posée contre le ventre de mon épouse, je me détendais dans cette douce étreinte, maudissant intérieurement ma manière si désinvolte d’avoir pris les choses hier soir. Il va de soit que lors de mes réunions, nous finissions souvent dans un bar pour un ou deux verres tout au plus, mais jamais autant, jamais avec tant de fureur et d’amusement. Préférant presque rester professionnels, même une fois la réunion finie, nous ne nous étions jamais comportés de la sorte auparavant. Serait-ce causé par la présence de mon épouse ? Je n’en douterai pas, vouloir se montrer humain ne voulait pas dire non plus se voir éméché jusqu’à ne plus se relever le lendemain matin. J’avais beau parler contre eux, je n’étais guère mieux … Tellement mal que je me sentais presque pitoyable. Façon de parler bien entendu, même malade j’étais parfaitement magnifique ~

- Restons à la maison dans ce cas, jusqu'à ce que vous alliez mieux ~ Attendez moi ici un instant ~

Soupirant à ses dires alors que mon corps se fit déplacé de manière à ce qu’Akiha-Chan puisse bouger, c’est dans un léger gémissement de mécontentement que je marquais mes pensées. Non, je n’aimais guère que l’on me ballotte d’une place chaude et confortable pour me poser sur quelque chose de dur et froid. Décidément, ne pouvait-on pas tout simplement me laisser tranquille en cette matinée ? Oui et non. Oui parce que je me retrouvais enfin seule dans cette chambre, dans un silence plat et non parce que justement, je n’avais pas envie d’y être seule, je voulais y être contre Akiha-Chan … Ferais-je mon enfant grognon lorsque j’étais malade ? Mes pensées répondent assez concrètement à vos questions. Soupirant en me mettant sur le dos, j’ouvris un œil en posant mon bras sur mon front, le regard perdu dans le vide, un visage froid et fermé avant de me redresser, tant bien que mal en serrant les dents pour ne pas déverser ce qui voulait sortir sur le lit. Dieu, j’allais mourir d’un trop plein d’alcool ~ On aurait pu croire que j’étais du genre résistante à tout cela, qu’après un siècle de vie, je m’étais faite à l’alcool et ainsi de suite ~ Faux. J’avais certes une descente rapide, mais le lendemain n’était jamais glorieux. A se demander comment j’ai réussi à conduire hier soir, et encore mieux, faire jouir Akiha-Chan jusqu’au petit matin ~ Maaah, les mystères de la vie ~

- Le meilleur remède pour la gueule de bois est de boire beaucoup d'eau, ceci dit, je pense que vous le savez parfaitement bien ~

Me redressant quand Akiha-Chan revint dans la chambre, je me saisis du verre d’eau qu’elle me tendait, le vidant d’une traite avant de déposer le verre sur le sol. Oui, la table de chevet me demandait trop d’effort pour que je dépose mon récipient dessus ~ Acceptant les lèvres qui se posèrent sur les miennes, je capturais son visage entre mes mains avant de la laisser s’échapper sous une menace à moitié entendue de sa part. De quoi parlait-elle d’ailleurs ? Du yaourt qu’elle essayait de me faire gober, bien entendu ~ Maaah, vous comprendrez aussi bien que moi qu’il me serait impossible de manger cela, rien que voir sa forme cubique me donnait la nausée. C’est pour cela qu’une fois Akiha-Chan partie dans la salle de bains, je me levais du lit pour aller jeter le pot de fromage aux fruits, retournant à ma place -dans le lit donc- en traînant les pieds, je me laissais tomber sur celui-ci dans un soupir de lassitude. Dieu, que faire à présent ? Mon ventre allait un peu mieux, ma tête était toujours un chantier … Pouvais-je essayer de me persuader que j’allais bien ? ~
Essayons, essayons ~

- Sortons ~ Prendre l'air vous fera du bien. Il serait dommage que vous soyez malade en rentrant à Undai, Yume m'en voudrait ~

Me laissant bercer dans les bras de mon amante quand celle-ci me saisit, je gloussais légèrement à son encontre envers tant de gentillesse qu’elle m’apportait. Me dire qu’Akiha-Chan me bordait pour que j’aille mieux ne pouvait que me ravir, quelle était donc la meilleure preuve d’amour que d’être là, pour la personne que l’on aime ? Mignon à souhait ~ Tellement que les paroles à moitié entendues de son ombre ne franchirent même pas mon esprit alors que je venais capturer les lèvres de mon épouse, la compressant sous ce doux toucher langoureux. Une pointe de passion, un sourire satisfait, et je me levais du lit, doucement tout de même, pour rejoindre ma garde-robe. Sortir disait-elle, il est vrai que prendre l’air ne me ferait pas de mal, un petit tour de la propriété peut être ? Cherchant dans mes vêtements de quoi me vêtir -parce que oui, tant que j’ai des vêtements, pourquoi en matérialiser ?-, je sortis un petit jeans moulant de l’armoire, une blouse à manches mi-longues, un petit top et des chaussures allant avec le tout. Talon ou plat ? Talon, histoire de faire genre que je suis aussi grande qu’Akiha-Chan ~ Et pour celle-ci donc ? Maaah, qu’elle se serve, je n’allais pas la restreindre sous mes goûts non plus. Une fois habillée, coiffée plus ou moins, un dernier tour devant le miroir, j’attendis qu’Akiha-Chan fasse de même avant de me saisir de sa main et de l’emmener vers l’extérieur, commençant déjà notre marche sur un petit sentier.

- C’est bien la première fois que je me retrouve dans un tel état nauséeux. Encore heureux que c’est la première fois qu’une de mes soirées de réunion finisse ainsi ~ A croire qu’Akiha-Chan montre le mauvais exemple à mon groupe de cinq ~

Gloussant à cela en lui lançant un regard moqueur, je me compressais ne serait-ce qu’un peu plus contre son bras, laissant nos pas nous mener je ne sais où alors que l’air frais ne me faisait que du bien. Les cheveux légèrement soulevés par le vent, un horizon d’arbres se dressant devant nous, une propriété relativement grande qui était la mienne, et ma voix douce résonnant dans cet endroit, accompagné du parfum de mon amante que je pouvais sentir sur mon corps.

- J’espère que tu t’es tout de même amusée mon cœur ~ Pourrais-je espérer que tu me rejoignes également aux prochaines réunions ? ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Sam 2 Nov - 22:27

Je me sentais bien, terriblement bien à choyer Ayame, l'être cruel et monstrueux qu'elle était, me montrant une autre facette de sa personne, tellement humaine ~ Parfois -de plus en plus souvent d'ailleurs- je me leurrais, me berçant dans l'illusion que l'être monstrueux qu'était Dead Master, avait une humanité généreuse au fond d'elle, que cette femme oublierait un jour sa cruauté pour le bien de son prochain. Elle avait ce pouvoir, et le rêve dans lequel je vivais en sa compagnie, nous permettait de toucher cette excellence que je recherchais depuis longtemps. Pour combien de temps cela durerait encore ? ~ Je ne saurais le dire, mais j'espérais que cela traînerait en longueur ~ Quoi qu'il en soit, me voilà éblouie par l'aspect câlin de mon épouse dans ses moments de faiblesses, tellement rares que je ne pouvais qu'en jouir, étrange que cela puisse l'être.

Ne prononçant aucune parole tandis qu'elle prit son courage à deux mains pour se relever, je suivis ses gestes du regard. S'habiller donc ~ « La grande majesté malade veut se promener ~ Prends une laisse ~ » Silence chose infâme. Énervée contre ma propre conscience, je finis par me relever, ne voulant faire attendre ma chère femme qui s’apprêtait déjà pour un tour en dehors de la maison. L'air frais lui ferait sans doute du bien, et à moi aussi en l’occurrence. Comme ce fut moi qui eus proposé une balade, je ne pouvais rester en retrait, faisant choir le peignoir sur le sol sans moindre pudeur quant à ma nudité dévoilée, je me posais devant la garde-robe -fameuse pièce que j'allais explorer avant de quitter les lieux- afin d'y dénicher quelques vêtements décontractés, sachant que je détestais ceux matérialisés. Trouvant mon bonheur dans une chemise courtes manches et hors prix, ceci agrémenté par des talons simples et un pantalon léger, je m'habillais rapidement, passant à la préparation qui me prendrait plus de temps ; les cheveux. Optant à les laisser détachés pour qu'ils puissent sécher complètement au soleil, je pris la main de mon épouse pour lui signaler que nous pouvions partir. Et où donc ? En bas, là où tout le rez-de-chaussée était une magnifique arabesque de sentiers et piscines. Magnifique place, il faudrait y emmener nos enfants l'un de ces jours... D'ailleurs, savaient-ils nager ? Il était primordial que je leur apprenne, quitte à le faire dans la piscine de Undai.

- C’est bien la première fois que je me retrouve dans un tel état nauséeux. Encore heureux que c’est la première fois qu’une de mes soirées de réunion finisse ainsi ~ A croire qu’Akiha-Chan montre le mauvais exemple à mon groupe de cinq ~

« Au moins c'est clair, heh ~ » Mais je ne savais guère si je devrais en être vexée ou contente. Je choisirais volontiers l'aspect dégradant dans ses paroles, plutôt qu'un compliment caché dont seul un esprit extrêmement lucide pourrait deviner le sens. Décrochant mes yeux des siens, je souris jaune perdant mon regard sur la verdure entourant le petit palace de mon aimée. Aimée, quel grand mot quand nous parlions de Dead Master-Sama ~ Si elle voulait rejeter la faute sur ma personne, qu'elle en fasse ainsi, mais ce ne fut pas moi qui l'eut obligé à aller fumer de l'herbe quelque part derrière l'immeuble, ni d'ailleurs de boire. Son groupe de cinq était fort imprévisible quand il s'agissait d'organiser quelque chose, je ne pouvais que me plaire dans ce constat. N'est-ce pas ? ~ Oui, je me suis bien amusée hier soir ~ Dans tous les domaines ~

- J’espère que tu t’es tout de même amusée mon cœur ~ Pourrais-je espérer que tu me rejoignes également aux prochaines réunions ? ~

Sans faute. Furent les mots qui voulurent jaillir d'entre mes lèvres aussitôt la question posée. Seule une volonté de fer fit que je restais silencieuse devant sa question, comme si je réfléchissais et pesais les pour et les contres de cette demande saugrenue, mais qui -finalement- me faisait plus plaisir qu'autre chose. Évidemment que je ne comptais manquer de telles réunions où tout Undai était remis en cause par des personnes importantes de la société, ne serait-ce que pour sentir le pouvoir de mes décisions sur l'Académie, sur la vie du pire être engendré par cette planète. Ces pensées étaient terriblement lugubres et machiavéliques, tellement que je les laissais pour mon sombre coté, tandis que, collée à ma dite méchante femme, je souriais doucement et finis par prendre la parole, coulant mon regard clair dans celui, vert profond, d'Ayame.

- Votre groupe de cinq m'a permis de voir une autre facette de votre personne, Ayame ~ Je ne peux qu'en être contente, et il va de soi que ce sera un plaisir de vous accompagner aux prochaines réunions ~

Peut-être pas toutes, j'avais des responsabilités envers mes chatons, surtout trois d'entre eux, mais la plus part du temps, je me libérerais pour pouvoir assister à ces fameuses réunions, ô combien enrichissantes ~ De bonne humeur, je pressais le pas pour me placer juste devant mon amante, toute sourire, attrapant ses lèvres des miennes dans un baiser frivole, je ris délicatement avant de lui proposer quelque chose à ma manière, bien évidemment. Ne disant mot, je déboutonnais la chemise me servant de haut et fis entrapercevoir par ce geste, ma poitrine joliment remontée par des sous-vêtements -malheureusement- matérialisés qui en disaient long sur la suite. Et pourquoi donc ? Car il s'agissait d'un bikini sombre détonnant sur ma peau claire, dont les ficelles se nouèrent dans mon cou d'elles mêmes. La magie de la matérialisation, comme pourrait-on le dire. Sourire carnassier aux lèvres, je pris enfin la parole, déboutonnant déjà ce qui me servait de pantalon.

- Il ne faut pas gâcher l'occasion de se baigner dans une telle piscine, ne croyez-vous pas ? ~

« Noyons-la ~ Elle va se sentir sans doute mieux après le danger de mort ~ » Je ne comptais vérifier cette théorie foireuse. Tirant Ayame par la main, je m'arrêtais au bord de ladite piscine, lui demandant de s'asseoir au bord en attendant qu'elle se sente mieux. Un dernier baiser amoureux, le temps que j'enlève le reste de mes habits, et je plongeais dans l'eau sans attendre. Le liquide froid mordit ma peau, me donnant l'agréable sentiment de vivre pleinement, mes poumons crièrent le besoin d'air que je ne leur offrais pas tout de suite, planant dans les profondeurs de l'eau claire à la surface de laquelle les rayons du soleil se réfléchissaient joliment. Le manque d'air devenant trop pressant, je remontais à la surface, d'un geste des mains précis je remis mes cheveux mouillés en arrière. Flottant à la surface en bougeant mes jambes, je cherchais Ayame du regard, l'apercevant au bord de la piscine, je souris avant de replonger sous l'eau jusqu'à la bordure, là où elle était. Sortant la tête de l'eau, je m'accrochais au rebord, posant ma tête contre sa cuisse avant de... Alala ~

- Cela vous dirait, une « danse » aquatique ? ~

Riant à l’appellation que je donnais aux pratiques que je voulais essayer, dites vulgaires par les mœurs de notre chère nation, je me reculais du bord, un regard provocateur à l'encontre de la femme toujours assise au bord de la piscine géante. Impatiente de la voir me rejoindre, je finis par me rapprocher, attraper sa main et la tirer dans l'eau, soignant tout ceci en la collant à mon corps, je nous fis couler doucement au fond du dit énorme récipient tout en passant ma main sur ses courbes, et ainsi, faisant disparaître ses vêtements. Satisfaite de tout cela, je nous fis remonter à la surface, reprenant de l'air dans mes poumons, mes mains baladeuses sur son corps dont une posée sur son ventre. La matérialisation était la manière la plus efficace de calmer les douleurs n'est-ce pas ? ~ Je ne disais pas que le mal lui passerait, après tout une gueule de bois n'est pas un bras sectionné, mais au moins, elle ne risquerait pas d’embellir la piscine d'une couleur jaunâtre venue du fond de son estomac. « Charmant. » N'est-ce pas ? ~

- J'ai un remède parfait pour vous, Ayame ~

Et qu'était-ce donc ? ~ Mordillant sa lèvre inférieure après un doux baiser, je me détachais de son corps tout en lui lançant un de mes regards pleins de sens. Tendant ma main à son encontre, je jouais ainsi à l'inviter dans les profondeurs de la piscine, je rétractais mon bras comme indécise de ce que je voulais, et ce, jusqu'à ce que je cède à mes envies bestiales et que j'attrape ma femme par la taille, et l'attire contre mon corps humide. Passant une main dans son dos, je me plus à caresser sa peau nue, tout en gardant un certain équilibre dans l'eau, nous dirigeant jusqu'au rebord le plus proche pour mieux plaquer ma femme contre ce dernier. Tel un prédateur fondant sur sa proie, je glissais une main avide jusqu'à son entrejambe tandis que ma langue sillonnait avec envie dans son cou m'étant pleinement offert. Mordillant, léchant, baisant sa peau, son corps coincé contre le mien, je finis -après maintes caresses procurés à son intimité tout autant que le long de ses cuisses- par la pénétrer de mes doigts fins, lui volant un gémissement contenu. L'eau se mélangeait parfaitement avec son liquide de plaisir ~ Empoignant sa fesse d'une main ferme, l'autre que j'usais pour des vas-et-viens lents en synchronisation avec mon déhanché qui fit frotter mon corps contre le sien sous des envies inassouvies.

- Jouons un peu ~

Un sourire mystérieux peint sur le visage, je scellais nos lèvres et sans les décoller, je nous fis basculer en arrière, me retrouvant ainsi en-dessous de mon épouse, dans les profondeurs de la piscine. Même s'il était difficile de dire où était le haut et où se trouvait le bas, flottant ainsi légèrement en plein milieu des profondeurs. Basculant vers la gauche, je me déplaçais de sorte à être à nouveau au-dessus de mon épouse, quand son dos se posa délicatement au fond de la piscine, poursuivant mes vas et viens sans relâche, mes yeux grands ouverts et noyés dans les amandes forêt d'Ayame, je l'embrassais fougueusement, quelques bulles d'air s'échappant vers la surface dans ce ballet de nos langues chaudes. Encore heureux que nous les Undai'ens, avions une meilleure résistance, et puissions rester plus longtemps sous l'eau ~ Même si je sentais déjà le manque d'air me saisir à la gorge. Excitant ~ Terriblement prenant ~

Et si nous remontions avant que je me noie ? ~ « On testerait pas... » Non. Coupant les pensées de mon ombre, je sortis mes doigts de l'antre humide de ma femme, avant de lui prendre la main avec délicatesse et la tirer pour que nous remontions à la surface à nouveau. Ceci fait ? Je n'attendis pas un instant de plus pour passer à l'attaque, avant qu'elle ne puisse reprendre ses esprits après cette petite escapade dans le calme sombre des profondeurs. Ma main glissant de ses fesses, effleurant sa cuisse par derrière, je la pénétrais sans plus de cérémonie, son poitrine pressée contre la mienne, sa taille dans l'étau de mes bras.

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Sam 2 Nov - 23:31

Le plein air ne pouvait que me faire du bien, jouissant presque de sentir mes poumons se remplir de cette fraîcheur, je me laissais bercer au son du vent et des animaux nous entourant, allant jusqu’à entendre les battements que faisait cette coccinelle volante avant qu’elle ne se pose contre une rose rouge. Un paradis de fleurs se dessinait devant nous, mon jardin haut en couleur, tracé tantôt par la piscine, tantôt par des sentiers de pierres nous conduisant dans un cercle parfait vers notre point de départ. Cette maison avait été construire selon mes envies, il y a de cela peu de temps à dire vrai. Trois ans, ou un peu plus à tout casser, après avoir pris plus d’une semaine pour faire les plans selon mes désirs, j’avais exposé mes envies aux entrepreneurs qui se chargèrent de la construction. Il va de soit que je n’allais pas moi-même soulever les poutres soutenant le premier étage de la maison, autant que je me plaisais bien plus à attendre les nouvelles par mail, plutôt que de me déplacer sur un chantier poussiéreux ~
Si mes souvenirs sont bons, les travaux n’ont guère durés plus d’un mois, le temps de faire le jardin, les finissions et tout ce qui concernait la maison ~ Une semaine plus tard, l’immobilier avait déjà été choisi, installé, les personnes responsables de cette demeure désignées lorsque je n’y séjournais pas, et le bijou se créa ~ En y pensant, ne devrais-je pas appeler ma chère femme d’ouvrage pour qu’elle vienne nettoyer les dégâts -certes médiocres- de la soirée passée chez moi ? ~ Je le ferai, et ce dans peu de temps, avant toute chose, j’avais bien mieux sous la main ~

- Votre groupe de cinq m'a permis de voir une autre facette de votre personne, Ayame ~ Je ne peux qu'en être contente, et il va de soi que ce sera un plaisir de vous accompagner aux prochaines réunions ~

Gloussant à ses dires ainsi que sa mine légèrement déconfite quand je posai la faute sur sa personne, je ne me départis pas de mon regard moqueur alors que ses paroles se firent sauvegarder quelque part dans mon esprit quand elle affirma qu’elle m’accompagnerait aux réunions que j’avais à la capitale du Japon ~ Je ne pouvais qu’en être ravie, mon compte bancaire sans doute moins, mais laissons mon avarice de côté et occupons-nous plutôt de ma chère épouse et de ses lèvres si désireuses que je me plaisais à baiser quand elle m’en donnait la possibilité ~ Riant légèrement en coordination avec la douce mélodie qui traversa ses lèvres, je la laissais nous conduire dans cette promenade de santé ~
Arrivant aux abords de la piscine, c’est avec un semblant d’incompréhension que je la regardais se dévêtir, lentement, excitant ma personne jusqu’à ce que j’en oublie mon état nauséeux. Était-il seulement permis de se comporter de la sorte ? N’avait-elle pas honte de me faire languir de la sorte ? « Il ne faut pas gâcher l'occasion de se baigner dans une telle piscine, ne croyez-vous pas ? ~ ». Pas le moins du monde, et cela je le compris quand un dernier rire traversa ses lèvres et qu’elle plongea dans l’eau, éclaboussant ma personne sans retenue. Maaah ~ Et dire que des gens mourraient pour moins que cela, et là, que faisais-je à la place de lui trancher la tête ? J’acquiesçais à ses demandes et pris place sur le rebord, laissant tremper mes pieds dans l’eau alors qu’elle se plaisait dans sa baignade.
Il est encore étrange de se dire que je me plaisais tant avec cette femme, que je montrais devant sa personne des expressions et des sentiments inconnus des autres. J’avais été envoûtée, littéralement, par sa personne, le semblant d’ennui que j’éprouvais avant son arrivée disparut en même temps que ses lèvres se posèrent sur les miennes la première fois, que je me laissais aller à ce jeu dangereux de lui accorder plus qu’à quiconque mon pouvoir, ma vie. Akiha-Chan était une femme qu’on ne pouvait prendre à la légère, autant elle que moi, avions des objectifs bien tracés, que nous soyons ensemble, que nous nous utilisions ou non, nos personnalités respectives ne changeaient pas. Nous eûmes évolué depuis le temps, certes, mais je ne me laisserai pas berner en me disant que cette charmante femme qui me sourit n’est faite que de bonté et d’amour à mon égard ~ Au début, ne voulait-elle pas mon pouvoir pour sauver l’humanité ? Confier ce que j’avais de plus cher entre les mains sales d’une sous-espèce ? Si, et mon opinion à ce sujet ne changeait toujours pas, je n’étais toujours pas prête à sauver l’humanité, guérir les maladies qu’ils s’étaient créés, redonner un nouveau souffle à la race humaine. J’accordais cela à certains d’entre eux, les plus chanceux, mais jamais je n’accorderai la matérialisation au monde entier ~ Sauver la planète comme elle le voulait, n’apporterait que des problèmes bien plus dérangeants que la maladie. Si nous sauvons tout le monde, plus personne ne mourra, nous serons donc en surpopulation, la terre ne serait plus assez grande pour tous ces êtres, nous ne ferions que détruire davantage la nature, n’est-ce pas ? Un fondement irréfutable qu’elle n’avait l’air de voir encore à ce jour.

Croisant les jambes en me penchant de manière à utiliser mes genoux comme accoudoir, je la regardais nager, laissant le bruit de l’eau bercer mon ouïe en même temps que je m’enfuyais une fois de plus dans mon esprit torturé. Pourquoi penser à cela maintenant alors que ce sujet n’avait plus été d’actualité depuis bien des mois ? Parce qu’il était rare que je prenne le temps d’un repos tel que celui-ci, que je puisse pleinement me concentrer sur mes idées et que je revoie ce qu’il devait être fait dans les jours, mois qui suivaient l’instant présent.

- Cela vous dirait, une « danse » aquatique ? ~

Sortant de mes pensées en même temps que je vis Akiha-Chan devant moi, je lui souris avec amour après qu’elle m’eut volé un baiser amoureux, bien trempé d’ailleurs en vue de mon pantalon. Et dire que je me plaignais pour cela, sans comprendre que la suite serait bien plus terrible pour mes vêtements hors de prix. Oui, j’ai une fixation sur les habits, surtout mes robes, je déteste quand celles-ci se voient tâchées, alors imaginez un ensemble complet valant largement le salaire de mon épouse, se faire ronger par le chlore. Quelle fut ma réaction ? Un cri de stupeur premièrement en atterrissant dans l’eau, un grognement de frustration en devant me débattre pour rester à la surface et … plus rien ~ Et ce plus rien se terminait dans une série de baisers chauds, de caresses, de manque de souffle, de plaisance et de jouissance ~ Oui, j’avais beau être dans l’eau, je pouvais sentir un flux de plaisir jaillir de mon corps pour se mélanger avec la légèreté de l’eau, me voir me perdre au fond de la piscine pour mieux me faire déshabiller, sentir mon dos se plaquer contre le carrelage froid du rebord alors que les premiers assauts m’arrachèrent des gémissements. Une danse sans fin, torride dans cet endroit insolite ~ Jamais la fin n’arrivait, j’avais beau gémir, laisser le reste d’oxygène s’échapper de mes poumons pour en rematérialiser du nouveau, formant des bulles à la surface alors que je tentais dans mon état second de donner de l’air à travers des baisers à mon épouse, et la surface réapparut en même temps que je me fis libérer de ses mains ~

Douces paroles qui se ternirent en même temps que de nouvelles actions se firent sentir ~ C’est les jambes enroulées autour de sa taille que je me faisais prendre sans scrupule, gémissant bruyamment à ses va et viens alors que mon corps se perdait dans ce paradis aquatique au abord d’un jardin fleuri ~
C’est dans un dernier baiser de pure plaisance que je touchais l’orgasme en gémissement entre ses lèvres, le corps tremblant d’un assaut tellement puissant que je vins me arquer en même temps que mes muscles se redirent, je me laissais aller dans ses bras, encerclant mon corps contre le sien afin de me raccrocher à quelque chose de solide, de concret. Un rire déconcerté de ma part, un baiser que je lui offrais en signe de contentement et que je la tirais à ma suite vers le rebord de la piscine, où je pris place, nue ~
Levant le regard vers l’horizon où je pouvais voir mes vêtements flotter aux loin, aussi bien mes sous-vêtements que mon magnifique cardigan, un fin soupir de désolation inaudible traversa mes lèvres. Pouvais-je lui en vouloir ? Nullement, après avoir pris mon pied, je ne comptais lui en vouloir ~ Cela serait bien trop vilain de ma part n’est-ce pas ? Mais passons, et écoutons plutôt ce que mon estomac réclamait depuis ma sortie de l’eau ~ A croire que nager et baiser en même temps m’avait assez creusée pour que mon ventre vienne gémir également. Soupirant en me demandant ce que je pouvais bien faire à manger, je me relevais du rebord, en passant une main dans mes cheveux … il fait si beau, la piscine au abord, devrais-je faire un barbecue ? ~ Cela fait tellement longtemps après tout ~

- Attends moi un instant ici mon cœur ~

Me dirigeant vers la maison en matérialisant un bikini sur mon corps, je marchais d’un pas rapide vers la cuisine, endroit où j’allais chercher ce qui allait faire mon bonheur d’ici peu ~ Poissons grillés ou viandes ? Viandes pour ma personne, poissons pour mon épouse ~ Revenant avec un plateau de nourriture aux abords de la piscine, je matérialisais une table sur laquelle je déposais mes ingrédients. Un barbecue, une table non loin avec deux chaises, et je commençais déjà mes cuissons ainsi que mes préparations ~ Oui, cela aussi je savais faire, après tout, n’étais-je pas un cordon bleu ? Et ma gueule de bois dans tout cela ? A croire que le remède d’Akiha-Chan à parfaitement fonctionné, je me sens comme … un poisson dans l’eau ~ Huhu ~

- Nous n’en avons jamais fait ensemble ~ Akiha-Chan accepterait-elle de m’aider ? ~

Faire à manger pour nous-mêmes ? Chose rare pour ma femme alors que contrairement à elle, je me plaisais à faire la cuisine. Matérialisant un essuie pour sa personne que je lui tendis, je m’attelais à la découpe des légumes alors que je lui laissais les cuissons au feu de bois ~ Il n’est guère difficile de tourner de la viande et du poisson n’est-ce pas ? Oui, il va de soit qu’il ne faut pas trop les cuire, qu’il faut dorer le bon côté et … Elle s’en sortira, essayais-je vainement de me convaincre ~ Maaah, au pire des cas, la piscine n’était pas loin, n’est-ce pas ~

- Après avoir mangé, nous partirons ~ Désires-tu rentrer ce soir à Undai ?

Je n’avais guère envie de rentrer aujourd’hui, préférant même rester encore cette nuit jusqu’à demain soir. Profiter autant de mon épouse ne pouvait qu’être bénéfique pour ma personne n’est-ce pas ? Après tout, ce n’était pas comme-ci nos enfants étaient en danger, je vous l’assure ~ Volant un baiser à mon épouse, sourire aux lèvres, je gardais un œil attentif à ses mouvement ~ Oui, je tenais à manger après tout, huhu ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Dim 10 Nov - 19:18

Si je devais faire un récit de ma vie de mortelle, il me faudrait plusieurs bouquins pour tout y retranscrire, sans oublier quelques censures sur les faits ne pouvant être dévoilés au monde entier. Parfois, quand je lis les livres écrits par des auteurs quelconques, je me dis qu'un de ma main serait une légende, un mélange de ce que les humains appellent la fantaisie et d'un récit de vie hors du commun, entre meurtres, matérialisation, évolutions dans le monde, il est indéniable que ma vie -notre vie avec mon ombre- n'était guère banale. Et je n'étais qu'à un tiers de celle-ci.

Mais que pourrais-je donc mettre sur des centaines de pages vierges pour rendre l'histoire intéressante ? La vérité cela va de soi ~ Commençant par une adolescence banale, eurasienne par la génétique, le début de mon existence n'était guère intéressante. Voyageant du Japon en Angleterre, je n'ai jamais choisi le pays qui me plaisait le plus, même si mes préférences sur certaines choses se portent souvent sur le pays des anglais, ne serait-ce que pour les amitiés que j'y ai fondées. Mais allons point par point. Ne connaissant rien de la vie, j'avançais tranquillement dans celle-ci, me plaisant dans les sorties entre amis, des cours ennuyants, une famille survoltée, des crises digne d'un enfant unique et... Rien, une vie normale -mais remplie-, et ce jusqu'au jour où tout bascula dans un torrent de tristesse quand ma meilleure amie mourut à cause d'une maladie. Depuis ce jour, j'ai changé, cela m'a changé radicalement. Oubliant mon insouciance de tous les jours, je me suis donnée un but dans la vie, un objectif qui me permit de tenir le coup, de persévérer dans la perversité de ce monde cruel. J'ai tenu bon, je suis devenue une personne voulant révolutionner la médecine. Jusque là, rien d'exceptionnel en soit, mais tout changea, toute ma vie d'humaine devint dérisoire quand mes pieds foulèrent pour la première fois l'univers de Undai.

Undai Gakuen... Ce fut le premier passage, le premier changement radical de ma personne, ne serait-ce que par l'apparition de mon alter-ego. Le début d'une histoire extraordinaire... et lugubre. Cette Académie, dirigée par une femme mystérieuse me transforma. Entre l’émerveillement d'avoir le monde au creux de sa main par la pensée, et l'horreur de pouvoir tout perdre en mourant à chaque tournant d'un couloir, les dés furent vite jetés. Pour survivre, je ne pouvais rester cette fille ignorante aux grandes pensées que j'étais, il fallait que je me batte, plus que jamais. Et je l'ai fait. Ouvrant des portes fermées, façonnant une manière de vie qui me serait propre, j'ai développée mon ombre, je suis devenue perfide, mettant les horreurs que je commettais sur un principe inventé de toutes pièces. Parce que oui, eux -les autres Undai'ens- tuaient pour le plaisir, car ils étaient des bêtes à qui on a donné trop de pouvoir. Tandis que moi, je tuais pour une bonne cause, pour le développement, pour le progrès. Du moins, c'était ce qu'Akiha me disait toujours, quand je flanchais. Et à la fin, j'y ai cru.

Après l'épreuve de Undai, après que je fus récompensée de trois années d'un labeur sans fin pour rester en vie, pour manipuler les gens selon mes envies, j'ai pu « enfin » quitter cette école. Pour mieux replonger dans la vie réelle, afin de mieux perfectionner ce que je savais faire le mieux. C'est la partie de ma vie que je ne décrirai pas en détail -sinon du tout-, entre les intrigues et les mauvais tours, ce serait la partie qui tendrait le lecteur le plus en halène. Mais il faut l'avouer, je n'étais née pour écrire des récits de vie, peut-être des rapports de recherche oui, mais cela s'arrêtait à ça. Soit ! Pour revenir à ce qui s'est passé ensuite, je vais seulement décrire quelques points vagues. Comme voyager dans différents pays, rencontrer des gens, entrer dans les grâces d'autres. À cette époque, j'étais sans doute la plus dangereuse des femmes pour le portefeuille et savoir d'autrui. Surtout les connaissances et le prestige, sachant que je ne me gênais en rien d'utiliser les atouts que j'avais dans ma manche, que ce soit mon corps attirant ou la matérialisation. Mais avant de me lancer dans le bain des intrigues, j'eus perfectionné mes compétences, étudiant les sciences autant que la psychologie, me concentrant entièrement sur l'humain.

Ceci dit, j'eus quelques arrêts sur l'image en rencontrant des personnes importantes, qui me firent avancer rapidement. Certains d'eux étaient morts à ce jour, d'autres me maudissaient dans des bras miteux, d'autres encore gardaient un vague souvenir de ma personne, mais tous m'ont apporté quelque chose, parfois sans le savoir eux-mêmes. Comme lui. Keitaro Kageru, l'unique qui eut attiré mon attention pour autre chose que son prestige dans le monde pharmaceutique, l'homme qu'un jour, je voulus épouser. Quand j'y repense, cela me parait tellement incroyable. Je n'aurais jamais cru que nos destins seraient à ce point liés en jetant mon dévolu sur lui. Et aujourd'hui encore, il fait partie de ma vie -au sens littéral du terme-, il ne suffit qu'à se demander où il est à cet instant précis... Quelque part avec mes enfants, chatons qui étaient la grâce à lui et son savoir. Regrettais-je d'être partie voir ailleurs tandis que ce que je désirais était sous mes yeux, à la portée de ma main ? Pour connaître la réponse, il suffit que je lève les yeux vers une certaine silhouette me souriant et me foudroyant de ses yeux perçants ~

- Attends moi un instant ici mon cœur ~

Intriguée, je fronçais délicatement les sourcils sans dire mot, m'affairant à sortir de l'eau à mon tour, j'attendis que ma femme revienne de la maison. Ayame Eimin. Voilà le nom de cette étrange créature qui m'eut fascinée et qui n'arrête de me surprendre jour pour jour. Définitivement, je n'aurais jamais voulu changer mon présent, et s'il fallait refaire ce que j'ai fait pour arriver là, je n'hésiterais guère un instant pour recommencer ~ Je me répète souvent, certes, mais il va de soi que autant le présent que le futur -si tout ira bien- ne pourrait être mieux envisager par qui que ce soit. « Je te l'accorde à contrecœur, certes. Mais n'oublie pas qu'à coté, tout n'est pas si parfait pour nous. » Rabat-joie ~ évidemment que je le savais, ce n'est pas pour autant qu'il fallait me le rappeler sans cesse. Le bonheur ne tenait qu'à un fil ? Oui, mais ce même fil était fermement tenu par ma main ~ Quoi qu'il en soit -après la réunion de hier- je comptais me reprendre en main, poursuivre des recherches quitte à devoir voyager, me concentrer sur la fonction d'infirmière à Undai, ce qui m'aidera dans mes avancées sur le projet que je me serai choisi. Oui, il était temps de mélanger la médecine à la matérialisation, il était l'heure que l'ambition qui régit ma vie se réveille à nouveau.

- Nous n’en avons jamais fait ensemble ~ Akiha-Chan accepterait-elle de m’aider ? ~

Sourire adressé à son encontre, je me saisis de l'essuie qu'elle me tendait et l'enroulai autour du corps. Regardant avec attention ce qu'Ayame faisait, je souris jaune quand elle m'indiqua de s'occuper de la cuisson des viandes. Je l'ai dit, je le redis, je n'ai aucun talent pour la cuisine. Comme je peux passer des heures à mijoter des préparations chimiques sur le feu, attendre qu'un mélange fasse effet ou encore -tout simplement- connaître le nombre de calorie de chaque aliment... Cuisiner n'était pas de mon ressort. Cela pouvait paraître pathétique, mais quand on savait que je n'avais jamais le déplaisir de toucher aux fourneaux, cela était plus compréhensif. Alala... Il va de soit qu'entre la cuisine de ma mère pendant mon enfance, la cantine de Undai, les plats préparés et -surtout- les restaurants, je n'eus beaucoup d'occasion d'utiliser la cuisine pour autre chose qu'ouvrir des bouteilles de vins. Et là, je me retrouvais aux abords d'une propriété privée d'une richissime femme, en train de cuir de la viande sur un barbecue... Invraisemblable.

- Après avoir mangé, nous partirons ~ Désires-tu rentrer ce soir à Undai ?

« Pour résumer, te rates pas, sinon tu peux dire adieu au shopping sponsorisé par Ayame. » Merci, chère ombre, tu m'aides énormément sur le coup. Délaissant mon essuie au sol et me matérialisant des vêtements, j'attrapais une sorte de grande fourchette pour placer la viande sur le grill... Le grill... était-il normal qu'il fasse autant de fumée ? Zieutant sur Ayame, j'eus presque oublié sa question sous le sentiment désemparé qui creusait un chemin impitoyable vers mon esprit. Il était hors de question que je me rate sur le coup, j'allais cuir parfaitement cette viande... Mais le bruit étrange quand le suc de l'aliment touche les brasiers était stressant... Mais en même temps, selon la température... Non, si je me mets à penser scientifiquement sur la cuisson, je ne vais pas m'en sortir. Donc ! Revenons à mon épouse qui plaçait la table... Retourner à Undai ? La réponse de mon ombre serait directe dans un « si tu me payes tout ce que je veux, nous pouvons rester combien tu veux ~ » moqueur. Heureusement, ce n'était guère elle le maître de mes pensées premières, ce qui fit que j'hésitais à répondre, blâmant le barbecue pour cette réponse tardive.

- Je passe une merveilleuse journée avec vous, Ayame ~ Mais il serait préférable que nous rentrions ce soir, je ne veux laisser nos enfants trop longtemps avec celui qui leur sert « d'oncle » ~

Ou -devrais je dire plutôt- l'inquiétude de savoir mes chatons loin de ma personne me mettait dans tous les états. Tellement qu'il n'y avait aucun autre mot pour décrire cette peur que « paranoïa » Totale oui. Mais après avoir vécu ce que j'eus vécu, sachant ce qu'était la vie à Undai et en dehors, il ne faut pas trop m'en vouloir non plus. Je ne voulais que le meilleur pour mes enfants, et ils ne risqueraient pas à l'avoir en fréquentant des monstres qui peuplaient l'école d'Ayame, des monstres comme leurs mères... Il était incontestable que je ne voulais que mes enfants deviennent comme nous mais... « Un peu trop tard ~ Avant leurs naissances, ils étaient déjà voués à être des monstres, heh ~ » Désillusion quand tu nous tiens. Quoi qu'il en soit, qu'ils soient des monstres ou non, je ferai en sorte qu'ils ne deviennent pires qu'ils étaient par leur sang. Gratifiant Ayame d'un sourire d'excuse, je baissais les yeux sur le grill où... Je vais peut-être retourner la viande. Et c'est ce que je fis dans des tentatives désespérées de ne pas casser les tranches de poisson dans le mouvement. Était-il cuit ? Devrais-je en manger un bout pour vérifier ? Ce serait fort déconseillé en sachant que l'autre partie vint tout juste d'être mise sous le feu... Ah... Pourquoi le charbon ne brûle plus ? Selon la logique, le feu ne devrait pas en jaillir tout le temps ? Non... mais tout de même cette viande ne cuira jamais ainsi... Et sur ce, je claquais des doigts afin que les charbons s'embrasent à nouveau. Mieux.

- Je ne comprendrai jamais pourquoi les gens adorent tant utiliser cet engin... Ayame...

Arrêt sur l'image, j'avais honte de demander à mon épouse de vérifier si selon elle la viande était cuite ou non. Après tout, il est définitivement impensable qu'une femme de mon calibre demande à une autre femme -encore plus classée- de vérifier si un morceau de viande était comestible ou non. Ridicule. Tellement que je ne poursuivis guère l'envie de me rendre stupide et retournais à mon occupation sans tarder. Faisant comme si je gérais tout -douée que j'étais à la comédie-, tous les traits de mon visage étaient tendus sous la concentration et les questionnements. La viande me paraissait cuite, du moins, dans les restaurants elle avait la même couleur... « Si tu veux l'empoisonner, ça me va, mais évite alors d'en manger toi aussi, heh ~ »

- Si tu te crois si maligne fais-le au lieu de ricaner...

Me parlant à moi-même, je finis par soupirer lourdement avant de me saisir d'un couteau pour voir si la cuisson était bonne à l'intérieur. Mais... Comment je fais pour le vérifier au juste ? Si je coupe le morceau en deux, il ne sera plus aussi beau... Comment on décortique cela ? ~ J'aurais encore plus facile d’enlever les organes d'un corps humain sans les abîmer plutôt que manipuler ce qui se trouvait sous mes yeux. Toussotant légèrement, je finis par abandonner par pure précaution de pouvoir manger. Prenant l'attitude nonchalante comme si de rien était, j'interpellais Ayame d'une voix détendue... trop peut-être même.

- Ayame ? ~ Pourriez-vous vous occuper de la cuisson le temps que je... je m'habille ? ~ Cela serait aimable ~

Disant cela avec un sourire digne de ma personne, je m'approchais de ma femme et déposais un doux baiser sur sa joue avant de m'avancer vers les habits délaissés plus tôt près de la piscine. Et cela avec un soulagement plus que palpable. Dématérialisant les vêtements se trouvant sur mon corps, je me mis à mettre ceux non- matérialisés. Bien, maintenant il suffit de prendre le temps nécessaire à enfiler tout cela, question qu'elle puisse finir avec le barbecue avant que je ne finisse de mon coté. Ingénieux, n'est-ce pas ? ~ « Je t'ai déjà vu bien plus inventive... » Et alors ? On fait comme on peut. Alala... Retournant vers la table -lentement-, je m'assis sur une chaise et pris la parole, mes yeux attachés aux courbes généreuses de mon amante.

- Irons-nous au centre de Tokyo ? Ou avez-vous déjà des préférences quant à notre petite sortie ? ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Dim 10 Nov - 23:27

Cette journée était relativement amusante, je ne m’attendais pas à ce que je me retrouve à cuisiner avec Akiha-Chan dans un tel endroit. A dire vrai je m’arrêtais plutôt sur le fait de cuisiner en sa compagnie, je savais très bien que ma charmante compagne n’était pas douée dans ce domaine, à dire vrai, une vraie plaie ~ Maaah, pourquoi l’avoir entraîné dans tout cela en sachant pertinemment que je savais m’en sortir seule ? Par pure envie dirais-je, non pas que j’aimais forcément la nourriture cramée mais la voir galérer ne pouvait être qu’un régale à mes yeux ~ En y pensant, je me souvenais d’un épisode remontant à quelques mois d’ici où ma charmante épouse s’était affairée à me dresser un déjeuner. Entre une tartine brune ressemblant à du béton sur lequel nous avions posé de la terre et une sorte de jus d’orange dans lequel se trouvait -à première vue- des morceaux de betteraves, fut l’unique fois où je l’eus demandé de me servir quoi que ce soit ~ Que des souvenirs n’est-ce pas ? Et j’en avais encore tant d’autres comme ceux-ci, certes pas avec Akiha-Chan, mais plutôt avec la petite tête bleutée que vous connaissez tous ~

Flash Back

- Ayame-Chan … Je … Le déjeuner …

Me redressant lentement de mon lit à l’entente de la voix de mon ange, j’arquais un sourire quand elle glissa sur mes genoux ce qui sembla être un plateau de nourriture. Amusée par tant d’affection de sa part, je ne pouvais que lui montrer ma joie, venant capturer son doux minois entre mes mains chaleureuses, je déposais mes lèvres sur son front alors qu’elle s’en détacha de son air à moitié outré pour venir me dire qu’il n’était guère le moment des câlins, mais plutôt ;

- Manger Ayame-Chan, il faut d’abord manger … sinon tu seras fatiguée … c’est moi … qui …

Qui l’a fait ? Maaah, qu’elle charmante attention. Gloussant légèrement en acceptant les dires de mon enfant, je regardais un peu ce qui se trouvait devant moi. Un déjeuner japonais dirais-je en voyant ce qui semblait être un poisson dans mon assiette. Devrais-je lui dire que les aliments se cuisaient avant de les manger ? Sans doute, mais j’éviterai de lui faire la remarque. Attrapant mes baguettes pour pousser la nourriture afin de comprendre ce qui se trouvait exactement devant moi, c’est sous le regard scrutateur de Yume-Chan que je fus forcée de goûter à ce qu’elle venait de faire … Dieu ciel, allais-je mourir ? ~

- Il faut que tu goûtes le riz, regarde …

Et je vis. Et ce que je vis ne m’enchanta guère. Du riz me disait-elle ? Oui, du riz mais cru. Sentant mon visage se déconfire devant tant d’aliments crus, je poussais mon plateau loin de moi. Non, décidément il m’était impossible de manger cela. Et c’est pour cela que je ne pus me retenir de demander à ma chérie cette petite tirade qui lui planta un couteau dans le cœur. Couteau qu’elle aurait pu utiliser pour éplucher les légumes -crus- d’ailleurs ~ « Yume-Chan  essayerait-elle de me tuer ? ~ ».

END Flash Back

Que de doux souvenirs ~ La suite de tout cela je ne m’en souvenais que très vaguement, Yume-Chan pleurait je suppose et sous cet échec cuisant de sa part, je crus même l’avoir emmenée dans la cuisine pour lui montrer comment préparer un déjeuner … Certes, elle n’en eut retenu grand chose en vue de son niveau culinaire d’aujourd’hui, mais passons. Regardons plutôt comment mon épouse se débrouille avec … ses cuissons ~

- Je passe une merveilleuse journée avec vous, Ayame ~ Mais il serait préférable que nous rentrions ce soir, je ne veux laisser nos enfants trop longtemps avec celui qui leur sert « d'oncle » ~

Maaah que des gentillesses, mais loin de là l’idée de lui interrompre la parole, mais ne devrait-elle pas retourner la viande ? La cuisson est rapide, cela fait déjà bien cinq minutes qu’il est en train de noircir, d’autant plus que la nourriture brûlée est cancérigène et que … Je me tais ~ Oui, qu’elle cuise comme bon lui semble tout cela, moi, moi je découpe les légumes et souris à ses paroles concernant nos enfants ~ Ce n’était pas le fait de les laisser avec Izanagi-Kun qui la dérangeait, mais plutôt le fait qu’elle n’était pas avec tout ce beau monde pour superviser de ses mains maternelles l’évolution de notre dernier projet scientifique ~ Il ne fallait pas être savant pour le comprendre, même un abruti comprendrait Ô combien le fait d’être aux côtés de ses chatons la tiraillait. Éprouvais-je de la jalousie à cet instant précis ? ~ Terriblement.

- Je ne comprendrai jamais pourquoi les gens adorent tant utiliser cet engin... Ayame...

Tellement que je passais mes nerfs sur les légumes, les tailladant en petits dés alors que les plaintes de mon épouse traversaient une oreille pour en ressortir aussitôt de l’autre. Une salade ressemblant à de l’herbe, des carottes à un semblant de poudre et les tomates … un jus ? Dieu ciel, que faisais-je donc. Soupirant en jetant les aliments torturés par ma main il y a peu, je repris des aliments frais et continuais ma découpe, je prenais même pas la peine de répondre aux dires d’Akiha-Chan. « Si tu te crois si maligne fais-le au lieu de ricaner... » Son ombre serait-elle meilleure cuisinière qu’elle ? J’en doute, après tout, ne partagent-t-elles pas les mêmes capacités ? Mentales non, mais physiques oui et en vue de l’aura néfaste de l’ombre, d’un regard elle arriverait à faire pourrir ma viande ~

- Ayame ? ~ Pourriez-vous vous occuper de la cuisson le temps que je... je m'habille ? ~ Cela serait aimable ~

Et elle abandonna les fourneaux aussi rapidement que ses lèvres se détachèrent des miennes. Levant la tête des assiettes que je dressais déjà sur la table, je soupirais de contestation en me dirigeant vers le barbecue. Et c’est quand je posais mon regard sur les grilles que je blêmis. Oui, il m’est possible de passer de plus lactescente que je ne l’étais déjà. Avez-vous déjà vu la mutation entre des barres d’acier et ce qu’il semblait être une entrecôte ? ~ Non, et bien regardez, c’est magnifique, la viande a complètement fusionné avec le barbecue. Et qu’en était-il du poisson ? Oseriez-vous me dire que cette chose noir s’avère être le pauvre animal aquatique qui nageait il y a peu dans les baies du Japon ? Non, quelle plaisanterie de mauvais goût. Soupirant en voyant tout cela, je posais sur le côté les cuissons de mon épouse avant d’en remettre des nouvelles sur le feu. Oui, j’avais prévu mon coup, quoi de plus normal avec une calamité telle qu’Akiha-Chan ? ~ Épiçant et sauçant ce qui cuisait, je m’affairais à ma tache alors que notre petite reine revint à table d’un air impérial pour prendre la parole ~ Me prenait-elle pour son esclave ? ~ Quel jeu dangereux ~

- Irons-nous au centre de Tokyo ? Ou avez-vous déjà des préférences quant à notre petite sortie ? ~

Mademoiselle Akiha-Sama désirerait-elle que je lui place un tapis rouge devant chaque entrée de magasin dans lequel elle poserait ses pieds divins ? ~ Oui, j’étais d’humeur moqueuse à présent. Gloussant à ma pensée en finissant les assiettes, j’apportais le tout à table tout en lui répondant d’un air dédaigneux dans un « Je ne sais pas encore ~ » avant de repartir vers le plan de travail pour attraper les dernières choses dont nous avions besoin. A dire une bouteille de vin -qui me donnait étrangement envie bien que les souvenirs de la veille remontaient déjà-, les crudités ainsi que les sauces. Me posant sur ma chaise après avoir servi mon épouse, je laissais mon regard forêt pourfendre ses barrières mentales ~

- Akiha-Sama désirerait-elle que je prépare un plan des meilleurs magasins pour sa personne ? ~ Ou encore mieux voudrait-elle que je vienne la nourrir ? ~

Jouant à ce petit jeu de servitude jusqu’au bout, je me levais de ma place, délaissant ma nourriture pour venir m’occuper de mon amante. Tirant sa chaise de manière à ce que je puisse me mettre devant elle, un genou au sol, je me saisis de ses baguettes pour venir saisir un morceau de viande -cuite par ma personne- pour le tendre devant ses lèvres en lui demandant de faire « Ah ~ ».

- Maaah, Akiha-Sama est si exigeante, je risquerais de me sentir vexée ~

Gloussant en lui faisant un clin d’œil suite à ce petit cirque, je retournais à ma place -faux, j’ai déplacé ma chaise pour être plus proche de mon épouse- avant de goûter à MES cuissons. Où se trouvaient celles d’Akiha-Chan ? Dans le plateau devant elle, pourquoi donc ? ~

- Akiha-Chan ne voudrait-elle pas que je lui apprenne à cuisiner un de ces jours ? ~ Nous pourrions faire cela avec nos enfants également, qu’en penses-tu ? ~ Pour notre retour de ce soir, voyons d’abord comment cette journée se déroulera ~

Déposant mes lèvres sur la main de mon épouse, je lui adressais un sourire charmeur avant de me nourrir ~ Je n’avais pas faim, du moins pas de ce qu’il y avait devant moi, je préférais de loin assouvir un autre besoin ~ Huhu ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Mer 13 Nov - 22:03

Confortablement installée à table, je laissais mon regard courir sans gêne sur ma chère et tendre amante, un sourire platonique collé au visage. Qu'il était agréable de se retrouver ainsi avec une personne de son calibre, aux abords d'une villa magnifique et piscine translucide. Je ne pouvais que mon réjouir, profiter de ces quelques heures de calme avant le retour à la réalité, au travail. Je n'étais guère un être se plaignant de sa vie, de son boulot, famille ou amis. Au contraire, mais il va de soit que je ne dédaignais pas les « vacances » improvisés par Ayame ~ Chassant ainsi le stress de tous les jours, j'enfouis au fond de mon esprit la pensée pour mes trois petits chatons adorés qui devaient -sans doute, espérais-je- passer du bon temps avec Kei. Depuis quand prêtais-je leur tant d'attention que j'en oubliais tous les autres de mes protégés, les étudiants auxquels j'enseignais ? Alala... En même temps, quand nous avons des enfants, nos priorités changent. « Malheureusement, les tiennes dans le mauvais sens. » Roulant des yeux pour sur la millième fois que mon ombre me reproche d'être trop maternelle, je glissais mes doigts sur le rebord de la table d'un air songeur tandis qu'Ayame apportait les plats à table. N'y prêtant aucune attention, je levais un sourcil interrogateur sous les paroles de la femme me tenant compagnie. Serait-ce mon imagination, ou percevais-je comme une pointe de moquerie dans sa voix ? Mon refus quant à rester ici un soir de plus lui aurait-il déplut ? Sans doute, nous parlons d'Ayame après tout ~

- Akiha-Sama désirerait-elle que je prépare un plan des meilleurs magasins pour sa personne ? ~ Ou encore mieux voudrait-elle que je vienne la nourrir ? ~

Dans le mile ~ Elle était complètement contrariée. Rentrant dans son jeu, je lui souris en retour sans prendre en compte ses paroles et gestes. « J'aurais préféré t'attacher à une chaise et... » Silence. D'un regard impérial, je la surplombais de haut quand elle vint s'agenouiller devant moi afin de me tendre un morceau de viande fort alléchant. Définitivement, j'avais assez faim pour désirer cette nourriture au bout de ses doigts, plus que tout sur l'instant. S'il ne s'agissait pas d'un bout de porc, on pourrait dire que la scène est digne d'un moment érotique entre deux personnes ~ Mais soit. Ne m'offusquant guère, j'attrapais l'aliment entre mes dents, savourant déjà le goût sur mon palet tandis qu'Ayame s'installa juste à coté.

- Akiha-Chan ne voudrait-elle pas que je lui apprenne à cuisiner un de ces jours ? ~ Nous pourrions faire cela avec nos enfants également, qu’en penses-tu ? ~ Pour notre retour de ce soir, voyons d’abord comment cette journée se déroulera ~

Vexée. Il était rare de me voir éprouver ce sentiment, encore moins si la cause de celui-ci était les paroles de mon épouse. Et pourquoi donc détournais-je la tête de sa personne en mode boudeur ? Tout simplement parce que je fus blessée dans mon amour propre en moins d'une seconde. Ne répondant rien à ses gestes doux, je fronçais les sourcils, attrapant des baguettes pour mieux décortiquer ce qui se trouvait sous mes yeux. Visuellement, c'était fort déplaisant... En espérant qu'en goût, la chose desséchée sous mes yeux serait meilleure. « ... Cuisiner. Si elle le désire, je veux bien la cuir sur un bûcher. » Même mon alter-ego détestable était hors d'elle à ce propos. Soupirant sous le sifflement colérique qui résonnait dans mon esprit, je grimaçais sous l'aliment qui emplit mes papilles. Mais par pure fierté, je l'avalais en faisant comme si de rien était. Femme parfaite que j'étais, la cuisine ne fut jamais mon fort, malheureusement. Devrais-je prendre des cours ? Sans doute, mais jamais je ne donnerais cette satisfaction à ma chère femme. Le caractère détestable de mon ombre aurait-il déteint sur mon bon coté ? Alala... Reprenons-nous ~ Et quoi de mieux que d'ignorer la première partie de sa tirade ~ Sourire aux lèvres, je repoussais mon assiette de la main tandis que je me tournais vers Ayame.

- Ne vous donnez pas cette peine, Ayame ~ Pour tout vous dire, j'ai déjà quelques préférences quant aux endroits où j'aimerais que nous allions ~ Je vous laisserai découvrir cela sur place.

Un clin d’œil enjoué à son encontre et me voilà de nouveau de bonne humeur. M'approchant de sa personne, je déposais ma main sur sa joue avant de l'embrasser délicatement, me plaisant dans ce toucher anodin qui pouvait devenir bien vite torride, passionnel. « Surtout avec des bêtes en chaleur comme vous, heh ~ » Voyez-vous cela ? J'aurais juré que mon mauvais coté aimerait bien prendre ma place pour mettre en œuvre ses pratiques abjectes. Quel dommage que je décidais... Peut-être ce soir je lui donnerai un peu de liberté, tout dépendra de celle qui me faisait face à cet instant précis ~ Reculant après ce court contact, j'abandonnais de manger en ayant l'assiette avec mes cuissons sous les yeux. Détournant donc ces derniers de l'affreux échec culinaire dont je fus la créatrice, je me raclais doucement la gorge avant de reprendre la parole, étrangement à l'aise. Que dis-je... Résolue à ne pas me reposer sur mes lauriers et poursuivre mon avancée entre deux baisers acharnés ~

- Les loisirs à part, au retour à Undai, je reprendrai mes recherches... activement.

Que voulais-je dire par là ? Tant de choses en même temps. Entre le fait que j'aurai moins de temps à lui accorder, que je comptais peut-être visiter quelques centres de recherches connus ou encore, que je risquerai enfin d'user de mon statut d'épouse de Dead Master-Sama pour expérimenter sur son savoir -si jalousement gardé. Quoi qu'il en soit, il était plus judicieux de le lui dire de but en blanc, plutôt que de faire tout ceci derrière sans dos, n'est-ce pas ? ~ Me levant de la chaise que j'eus occupée, je m'assis sur les genoux d'Ayame, glissant une main avide sur sa peau avec lenteur. Humant son odeur délicate mais paradoxalement oppressante, je déposais de doux baisers papillons sur son cou, chatouillant sa peau tendre de mon souffle, je finis par mordiller son oreille et lui souffler :

- Je compte sur vous pour me soutenir ~

« Perfide ~ ça risque d'être amusant, hehe. » Un dernier baiser, et me voilà debout, la main de mon épouse dans la mienne, l'invitant à se lever de sa place. Fouillant dans une poche de mon pantalon quand mon portable vibra, je le sortis pour y lire un message signalant que mes chers enfants étaient en forme et qu'il ne fallait pas s'inquiéter pour eux. Satisfaite de cette réponse -une photo à l'appui-, je rangeais l'appareil électronique dans une poche avant de donner toute mon attention à Ayame pour le reste de cette journée, rien qu'à nous.

- Mais pour l'instant, profitons de cette journée à deux ~ Et comment avez-vous appris à cuisiner vous ? ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Mer 20 Nov - 23:56

Je ne pouvais que me complaire dans cette situation, servir ma tendre aimée de la sorte me convenait peut être mieux que le rôle de directrice que je jouais à Undai, à croire que sous mes grands airs de dominatrice, j’aimais tout autant me voir assouvie à servir une unique personne ~ Maaah quelle drôle de sentiment de se plaire dans la soumission ~ Huhu, je m’en vois étonnée ~ Mais passons, et concentrons-nous plutôt sur ma dite maîtresse ~ Et celle-ci ne pouvait que me combler, que ce soit par ses mimiques me faisant fondre ou encore son regard en disant long sur sa pensée des plus saugrenues ~ Après tout, Akiha-Chan n’était-elle pas ma petite paranoïaque préférée ? ~ Pardon ? Auriez-vous cru que je n’avais pas compris cette facette chez mon amante ?
Huhu ~

- Ne vous donnez pas cette peine, Ayame ~ Pour tout vous dire, j'ai déjà quelques préférences quant aux endroits où j'aimerais que nous allions ~ Je vous laisserai découvrir cela sur place.

Comme si je ne m’en doutais pas déjà. Je pouvais déjà sentir au loin mon compte souffrir de la future pénurie à laquelle il devra avoir à faire, il ne fallait pas être intelligent -bien que je l’étais- pour comprendre que ca n’allait pas être dans un petit H&M qu’Akiha-Chan irait se vêtir d’ici peu. Après tout, Tokyo n’était-elle pas la ville dans laquelle elle habitait avec ses parents ? Si, et cela va de soit qu’elle connaît également les magasins les plus chers de la capitale. Sans compter tous les endroits qu’elle voudrait visiter, peut être sortir ce soir, ou même les restaurants hors de prix dans lesquels elle se plairait à commander de la nourriture moyenne. Dieu ciel, j’avais déjà peur ~ Radine ? Huhu, l’auriez-vous oublié ? J’aimais garder mon argent au chaud, non pas pour les faire fleurir, mais plutôt par esprit d’économie. Quand on grandit dans une famille pauvre, qu’on finit avec rien du tout, qu’on doive voler, fouiller dans les poubelles pour trouver ne serait-ce qu’un trognon de pomme … Dieu, que des souvenirs désagréables. Baissant les yeux sur mon assiette après ces pensées, je repoussais celle-ci d’un doux mouvement de la main avant de relever le visage sur ma chère épouse, me sondant de son regard bleuté ~
La pauvreté, n’y pensons plus ~

- Les loisirs à part, au retour à Undai, je reprendrai mes recherches... activement.

Cela non plus, je n’en doutais pas. Akiha-Chan avait déjà émis cette hypothèse il y a de cela quelque temps, peu à peu je me faisais à l’idée de devoir laisser mon épouse retourner à son ancienne vie remplie de fioles et mélanges quelconques pour aboutir sur un nouveau produit miracle, son talent était trop exceptionnel pour pouvoir le contenir dans une cage sans qu’il ne puisse s’exprimer. C’est sans doute sous ce raisonnement que je marquais mon accord à ce qu’elle retourne à ses propres occupations. Après tout, n’était-ce pas aussi cet aspect d’elle qui m’eut fait tomber amoureuse de sa personne ? Quoi qu’il en soit, j’étais prête à la soutenir dans cette nouvelle avancée et quand elle me demanda « Je compte sur vous pour me soutenir ~ » Je ne pus que hocher de la tête et sourire à son encontre. Mais y arriverait-elle seulement ? Non pas que je doute de sa volonté, mais ses autres obligations risquaient d’être une encontre à tout cela. Personnellement, je n’accepterai pas qu’elle me mette de côté pour une recherche, mais en même temps, je pouvais me permettre de passer ce temps en sa compagnie dans les laboratoires même si je ne mettais pas la main à la patte. Mais je n’étais guère le centre du problème, non, toutes mes appréhensions se tournèrent plutôt vers son rôle de mère. Laisserait-elle nos trois enfants pour créer une nouvelle pommade antirides ? ~ Non, sauf si nos créations étaient entre de bonnes mains, donc les miennes. Je me voyais mal jouer au baby-sitter également, avoir trois enfants dans les pieds quand on en a déjà une centaine ne devait pas faire beaucoup de différences, et pourtant c’était le cas. Car ces trois enfants je devais les protéger, non pas pour moi ni pour eux, mais pour que la fureur et la peine de mon amante ne vienne déranger ma vie de couple. Dieu. Il fallait que je réfléchisse à une situation pour me sortir de ce futur pétrin, mais que faire quand on sait qu’Akiha-Chan n’accordera crédit à personne d’autre que les membres proches de notre entourage ? Et encore, pas à tous.

- Mais pour l'instant, profitons de cette journée à deux ~ Et comment avez-vous appris à cuisiner vous ? ~

Sortant de mes pensées quand cette question arriva jusqu’à mon ouïe, je levais mon regard vers Akiha-Chan, étonnée de cette demande sans queue ni tête. Décroisant les jambes en me levant de mon siège sous sa demande, nous quittâmes la table pour nous avancer sur le sentier menant à la sortie de la demeure. Non, il nous fallait un moyen de locomotion avant tout, direction le garage. Prenant la direction en joug, je la conduisis vers une sorte d’ouverture cachée dans le sol. Tapant des doigts pour que celle-ci s’ouvre, je laissais le sol lever un plateau sur lequel se trouvaient mes bijoux automobiles tout en lui répondant. Oui, il m’arrivait de lui offrir des réponses à ses questions ~

- Cela remonte à mes années à la fac, aucun de mes colocataires ne savait faire plus qu’un bol de céréale pour se nourrir ~ Il fallait bien que je m’y mette si je ne voulais finir obèse à force de manger la nourriture du fast-food se trouvant non loin de l’université ~ De fil en aiguille, ce talent s’est éveillé en moi dirais-je ~ Et qu’en est-il de ta personne ? Comment se fait-il que ma chère Akiha-Chan n’ait apprise à cuisinier du haut de ses vingt sept ans ? ~

Une petite tirade que j’effaçais rapidement en lui adressant un doux baiser amoureux avant de me diriger vers l’un des bolides présents devant nous. La place du conducteur ou celle du passager ? Autant laisser mon épouse conduire ~ Lui lançant les clés, je pris place sur mon siège en laissant celle-ci faire de même. Attachant la ceinture tout en m’enfonçant dans le siège, je me plaçais confortablement tout en soupirant ~ Bien, allons y n’est-ce pas ? Hum ~ Mais avant toute chose, autant meubler notre route vers je ne sais où sur les futures occupations de mon épouse lorsque nous retournerons à Undai ~

- Je me vois ravie que tu décides de reprendre tes recherches ~ Il va de soit que je t’aiderai si tu le désires ~ Cependant, es-tu prête pour te consacrer jour et nuit à la médecine ?

Cette question sortit tel un rasoir de ma gorge malgré moi. Après tout, je venais de mettre les pieds dans le plat en disant cela de la sorte, mais c’était vrai, Akiha-Chan aurait-elle le temps pour ? Nos enfants étaient nés il y a de cela quelque temps, mais tellement peu qu’elle ne serait décidée à les laisser plus d’une heure sans nouvelles. En sachant que lorsqu’un scientifique est concentré sur un résumé biologique il peut s’y perdre pendant des heures si pas des jours … Pauvre chose, elle sera déprimée ~ Pour ce qui était de ses autres obligations tels que les cours ou encore son poste à l’infirmerie, il va de soit que je trouverai aisément une autre enseignante pour … Ami-Chan fera l’affaire ~ Mais laissons cette diablesse de côté et revenons au vif du sujet ~

- Hikari-Chan, Ren-Chan et surtout Kiseki-Kun demandent beaucoup d’attention. Chose que tu ne sauras faire lorsque tu auras le nez dans tes formules …

Mais retrouver l’esprit calculateur d’Akiha-Chan était tentant, quitte à y laisser des plumes. « Mais nous sommes un couple ~ Je ne saurai toujours être présente pour eux, mais je peux essayer de l’être plus, qu’en penses-tu ? ~ » Que je me mettais dans un merdier incommensurable ? Oui, je me disais aussi. Dieu ciel, je creusais moi-même ma tombe.

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Dim 24 Nov - 21:25

L'aurais-je déstabilisé avec ma question, ai-je remué des souvenirs remontant aux temps où je n'étais même pas née ? Peut-être que oui, peut-être que non, cela n'avait guère d'importance, sachant que dans peu j'aurai ma réponse. Du moins, c'est ce que j'ai cru jusqu'à ce que nous nous levions de table, direction la sortie du domaine. Enfin, ce n'était pas vrai, tandis que je voulus me diriger vers l'endroit probable où devait se trouver sa limousine, Ayame me tira vers la pleine juste à coté de sa maison de verre. Intrigué, je la suivis, prenant sa main au passage, pour marquer une certaine proximité entre nous. Ne me départant de mon sourire rayonnant, je levais tout de même les sourcils avec surprise quand le sol -littéralement- bougea et que peu à peu, une plate-forme changea le décor verdâtre de l'endroit. Qu'était-ce ? « On se croirait dans X-Men... » Effectivement, la comparaison était là, mais ce qui restait d'autant plus intriguant c'est les voitures entreposées dessus. Moi qui croyais qu'Ayame n'aimait qu'en matérialiser, me voilà prise de court, encore plus quand elle se décida de répondre à mes questions précédentes.

- Cela remonte à mes années à la fac, aucun de mes colocataires ne savait faire plus qu’un bol de céréale pour se nourrir ~ Il fallait bien que je m’y mette si je ne voulais finir obèse à force de manger la nourriture du fast-food se trouvant non loin de l’université ~ De fil en aiguille, ce talent s’est éveillé en moi dirais-je ~ Et qu’en est-il de ta personne ? Comment se fait-il que ma chère Akiha-Chan n’ait apprise à cuisinier du haut de ses vingt sept ans ? ~

D'abord surprise -trop obnubilée par les voitures de tous les types sous mes yeux clairs-, je finis par reprendre les cours de ses idées et enregistrer ce qu'elle me disait. Parfois -souvent même, j'oubliais que la directrice de Undai était, à un moment donné de sa vie, un être normal, suivant le cour de la vie comme tout chacun. Allant à l'université, apprenant des choses, ayant des amis, finissant par devenir chercheuse pour mieux exploiter son long savoir dans l'univers moderne qu'elle foulait de ses pieds divins. Sur ce constat, une réflexion fugace me traversa l'esprit, si j'avais autant de temps qu'elle, si on me donnait cent ans à vivre, serais-je devenue comme elle, une chercheuse sans égale ayant entre ses mains un savoir extraordinaire ? Je ne saurais le dire, personne ne le saura jamais, mais la possibilité de ce fait était grande. Certes, jamais je ne m'amuserais à créer un espace vie tel que Undai... Du moins... Je n'en savais rien au juste, en cent ans -sachant qu'on est immortel- le caractère peut changer, les buts aussi, et dans le lot, le monde se transforme. Tous ces facteurs sont déterminatifs dans le monde. « Autant que cuisiner ! » Silence ! Mon ombre s'étant liguée avec mon épouse, j'étais seule face à la moquerie qui, faut le dire, touchait mon amour-propre. C'est décidé, j'apprendrai à cuisiner sans que personne ne le sache et ensuite, je leur montrerai à quel point j'étais parfaite. En attendant, me voilà de mauvaise humeur, et ce jusqu'à ce que je me retrouve au volant d'une belle voiture qu'il me tardait de découvrir.

- Je me vois ravie que tu décides de reprendre tes recherches ~ Il va de soit que je t’aiderai si tu le désires ~ Cependant, es-tu prête pour te consacrer jour et nuit à la médecine ? Hikari-Chan, Ren-Chan et surtout Kiseki-Kun demandent beaucoup d’attention. Chose que tu ne sauras faire lorsque tu auras le nez dans tes formules …

Les mains sur le volant, je les crispais légèrement tandis que le moteur démarra dans une symphonie douce du moteur vrombissant. Au moins, je me voyais ravie de pouvoir conduire un de ses bolides en plein Tokyo, d'où -sans doute- le droit de choisir notre destination me revenait. Mais contrariée que je pouvais l'être des dires de mon amante, elle avait strictement raison, elle eut visé le point crucial de l'avenir que je désirais entre deux éprouvettes. Que devrais-je sacrifier au juste ? Ma vie de famille ou celle de la connaissance ? Il ne fallait pas se duper, j'étais consciente qu'il n'y avait guère moyen de lier ces deux modes de vie tellement différents l'un de l'autre. « Le choix est déjà fait ~ » Selon mon mauvais coté, il n'y avait aucune raison d'hésiter, les sciences devant passer avant toute autre activité anodine de la vie humaine. Et personnellement -à regret- je devais lui accorder la justesse de nos désirs communs. Mon choix était fait au moment où j'ai vu les cinq, le cercle duquel je voulais faire partie non seulement en tant qu'épouse mais aussi grâce au statut d'un chercheur de haute volée. En ce qui concernait les trois chatons, j'allais trouver une solution, peut-être leur consacrer un peu moins de temps, instaurer une règle leur interdisant de sortir de telle à telle heure en dehors de leurs chambres, créer une barrière de protection autour d'eux d'une manière ou d'une autre, ou encore, poster mon ombre à leurs cotés pour les surveiller...

- Mais nous sommes un couple ~ Je ne saurai toujours être présente pour eux, mais je peux essayer de l’être plus, qu’en penses-tu ? ~

Finalement demander à Ayame de les surveiller en tant que mère, était une parfaite idée aussi ~ Enchantée d'entendre des encouragements de sa part, mais aussi qu'elle se propose pour régler les responsabilités liées à notre famille, je souris dans mon coin en empruntant la route nationale vers le centre ville. Conduire me détendait, sentir de l'investissement de la part de mon épouse pour nos enfants, me réjouissait. Il n'y avait rien à dire, cette journée était parfaite ~ Du moins, en supposant qu'Ayame fasse son rôle de mère à la perfection, ne traumatise pas nos chatons et les éduque comme il se doit. « Hehe ! Je le vois venir ! Des petites Yume, ou alors des cadavres ? ~ » Silence. Ma chère femme avait changé, elle était devenue un être prenant soin de ce qu'elle aimait, et considérer Ren, Hikari et Kiseki comme ses enfants, prouvait qu'elle les aimait, n'est-ce pas ? Je l'espérais.

- Je suis sûre qu'avec vous rien ne pourra leur arriver, cela me rassure ~ Merci en tout cas, je ne gaspillerai pas ce temps à ne rien faire, soyez en certaine, Ayame.

Lançant un clin d’œil à son encontre, je nous dirigeais vers un quartier chic de la capitale nippone, là où des magasins de haute couture trônaient fièrement, invitant seulement les plus aisés à s'y rendre. Remarquant une place où garer l'engin parfait pour l'occasion, à un coin de rue boisée, je me tournais vers Ayame, un air pervers sur les traits. « N'as-tu pas mieux à faire comme... je ne sais pas, aller dépenser le fric de cette femme ? ~ » Oui, oui, j'y viendrai en temps et en heure ~ évidemment que je ne comptais laisser passer une telle opportunité de me refaire la garde-robe avec des vêtements de luxe. Enfin, je dis cela, mais il va de soi que je n'allais guère exagérer dans mes achats... Finalement, je ne pouvais le promettre sachant qu'Ayame possédait un compte en banque dont les zéros me paraîtraient sans nul doute, impressionnants.

- Peut-être que la cuisine n'est pas mon fort, mais j'excelle dans un art bien plus intéressant ~

Affichant un sourire doux, je coulais mon regard chaud dans celui de mon amante avant de me détacher de mon siège et de prendre place -sensuellement- sur les genoux de la femme me tenant compagnie. Ne perdant guère de mon assurance, je passais ma main sous son vêtement afin de caresser délicatement sa peau froide, la titillant de mes doigts tandis que de l'autre main, je la calais sur sa joue, attirant son visage au mien afin d'apposer mes lèvres pulpeuses sur les siennes dans un doux baiser qui se transforma peu à peu en une danse torride quand je forçais le passage de ma langue vers la sienne. Ronronnant quasiment de contentement, je me débarrassais doucement de son bas, prenant mon temps à l'enlever pour mieux le balancer sur le pare-brise. Mordant légèrement sa lèvre inférieure avec envie, je traçais un chemin doux vers sa poitrine, titillant son téton du bout de ma langue, suçotant la peau douce de son sein et y apposant une marque rougeâtre. Ne m'arrêtant pas en si bon chemin, je sillonnais son ventre et ses cuisses de mes ongles, avant de drastiquement me décrocher de sa personne, et de reculer son siège -toujours en position assise- afin de me faire de la place pour ce qui allait suivre. Et ce qui suivit fut plaisant ~

- Hmmm ~

Déposant ma main en dessous de sa cuisse, je la caressais songeusement avant de la soulever brusquement afin que la jambe de ma chère femme se loge sur mon épaule, me donnant une vue intégrale sur son entrejambe n'attendant qu'à ce qu’on s'en occupe ~ Apposant un doux baiser sur son bourgeon de plaisir, je ne tardais guère à la dévorer par la passion. Léchant ses lèvres déjà bien humides, je relevais son autre jambe avant de plonger littéralement dans la découverte de son intimité. La pénétrant délicatement de ma langue ainsi que de mes doigts, je poursuivis ce manège quelques instants, sentant mon propre liquide se déverser sur mon string humide d'excitation. Finissant par laisser ma main s'occuper de son intimité, je remontais lentement vers son visage, m'arrêtant un temps certain sur son nombril, léchant ses tétons, les mordillant délicatement puis avec un peu plus de fugue.

- Ne préférez-vous donc pas être le dessert, plutôt que d'en manger un ? ~

Riant à cela, je l'embrassais tendrement, accentuant la cadence sous ma propre respiration déréglée par le désir que je lui faisais éprouver. Finissant sur une note de baisers passionnels, je fis courir amoureusement -fugacement- ma main dans sa chevelure de jais avant d'ouvrir la portière, une fraîcheur soudaine se glissa dans l'habitacle. Il était temps de passer à quelque chose de moins plaisant au portefeuille de ma femme ~ « Après la baise, elle n'y verra que du feu, heh ~ » Je n'en était pas si sûre, et je n'allais guère lui demander ce qu'elle ressentait vis-à-vis de nos emplettes. Satisfaite, je sortis de la voiture, tendant une main ferme à Ayame afin de l'aider à sortir de la voiture qui eut accueilli nos ébats.

- Il est temps d'y aller, mon amour ~ En espérant que vous tiendrez le coup entre deux cabines d'essayages ~

Un clin d’œil entendu pour qu'elle comprenne qu'il y avait une promesse perverse derrière les mots, je l'invitais à ma suivre dans le premier magasin, plein de vêtements que je ne saurais m'offrir tous les jours, si pas tous les mois. Bien ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Dim 24 Nov - 22:38

Cette situation n’était nullement à mon avantage, je n’étais pas en train de me suicider en lui promettant mon aide, mais plutôt à m’assurer un futur difficile et douloureux. Ce n’était pas le fait d’élever des enfants qui me dérangeait, mais plutôt de l’avoir proposé de ma propre initiative à Akiha-Chan. Ce n’était nullement mon genre et je voyais que peu à peu j’évoluais en une autre personne, personne qui ne me plaisait pas forcément. Serais-je en manque d’homicide volontaire ? ~ Sans doute. Tellement que je frémissais en m’imaginant des scènes de meurtres parfaitement exécutées. Depuis quand n’avais-je pu prendre plaisir en voyant la tête d’un protagoniste se faire éclater sous mon talon, depuis quand n’avais-je tout simplement pas vu du sang ? Tellement de temps que je me voyais déprimée de cette vie trop simple, trop heureuse. Plus ou moins à dire vrai. Ce n’est pas comme-ci ma vie a été un long fleuve tranquille, que ma relation avec Akiha-Chan a débuté directement sans que je ne doive me plier pour avoir ce que je désirais. Non, tout cela avait été un vrai obstacle du combattant … En valait-ce la peine ? Recommencerais-je de la même manière si je pouvais tout changer ? Sans doute, j’étais légèrement sado-maso après tout ~
Passons et revenons plutôt à ma proposition saugrenue de me porter « bouclier » pour mes créations, j’avais déjà élevé Yume-Chan, je pouvais donc le faire une fois de plus avec les trois qui me restent n’est-ce pas ? Bien que l’éducation donnée à mon chef-d’œuvre ne sera le même que je devrai appliquer face aux enfants d’Akiha-Chan, je me promettais de les garder en vie le plus longtemps possible, que ce soit pour leurs origines -autant les jumeaux que Ren-Chan- que pour le bien de mon épouse. Voilà un laborieux travail qui m’attend ~
Dieu ciel, huhu ~

- Je suis sûre qu'avec vous rien ne pourra leur arriver, cela me rassure ~ Merci en tout cas, je ne gaspillerai pas ce temps à ne rien faire, soyez en certaine, Ayame.

Et bien voyons, comme-ci ceux-ci risquaient de mourir sous ma surveillance, huhu ~ Cela risque. Il ne fallait pas se leurrer, je ne pouvais me permettre de les attacher toute la journée sur une chaise pendant que je serais coincée je ne sais où avec je ne sais qui ou quoi. Et passer mes journées à courir derrière eux ne rentrait pas non plus en ligne de mire, il fallait que je réfléchisse à un moyen, qu’importe lequel tant que je pouvais m’assurer de leur sécurité ainsi que de leur vie d’Undai’en. En ce qui concernait Ren-Chan, je pouvais toujours me plaire en me disant que tant qu’elle restait avec Yume-Chan, je n’avais pas de soucis, Hikari quant à elle, un livre dans une main, une place au chaud dans mon bureau et cela fera l’affaire mais Kiseki-Kun … Mon souci majeur ~ Ce gamin ne savait rester en place, qu’il soit en train de fricoter avec je ne sais qui ou quoi, ou qu’il se trouve en retenue pour son inattention consécutive en cours, je ne pouvais le décrire que comme une catastrophe sur pattes. Devrais-je le dompter complètement pour qu’il soit sage ? Mauvaise idée, je ne crois pas qu’Akiha-Chan apprécierait d’avoir un enfant lobotomisé ~ Quoi que ? Huhu ~

Maaah, il y avait tellement de choses auxquelles je devais penser que je n’avais remarqué que nous étions déjà si proche du centre-ville. Me détachant de mon état pensif pour regarder le paysage, je montrais du doigt une place à mon amante pour qu’elle s’y gare. Bon, bon, bon, que faire à présent ? Vider mon compte bien sûr ~ Bien que ce ne fut pas ce qu’Akiha-Chan eut en tête quand elle me susurra deux trois paroles me faisant déjà frémir d’envie ~

- Peut-être que la cuisine n'est pas mon fort, mais j'excelle dans un art bien plus intéressant ~

Gloussant sous ses paroles en voulant presque hocher de la tête, je la laissais prendre place sur mes genoux sans en démordre ~ Gardant mon regard moitié moqueur, moitié amusé transpercer sa personne, je fondais quand elle captura mes lèvres, qu’elle força l’entrée sans crier garde et que sa langue caressa ma vie d’une manière trop dominatrice à mon goût ~ Et pourtant, je ne faisais que gémir alors que peu à peu les vitres de la voiture se teintaient de buée, que les bruits des passants ne devinrent plus qu’un son d’arrière fond ~ Me tendant légèrement, je déposais mes mains sur ses hanches, caressant sa peau par-dessus ses vêtements en glissant timidement quelques doigts glacials vers sa peau tendre ~ Le corps de rêve de mon épouse ne pouvait que me plaire, me faire tourner la tête -littéralement- que ce soit sa grâce ou sa manière si sexy de s’en servir, je ne pouvais qu’en être réjouie ~ Devenir la proie de ses envies, me faire assouvir de la sorte aussi souvent n’était que jouissance et je savais que j’étais le partenaire parfait pour sa personne également ~ Une libido de feu, jamais de fatigue et toujours de la passion ~ Voilà comment je me décrirais à ce sujet là, mais silence aux pensées et place aux gestes ~ Et c’est sous un ronronnement de sa part que je vis mes vêtements voler, mon corps se défaire de la ceinture de sécurité alors qu’elle descendait de plus en plus vers mon intimité ~ Me faisant suçoter la chair, caresser, baiser, mordiller m’excitait terriblement, ses gestes fins et assurés me faisaient perdre pieds au point que j’eus un sursaut quand mon siège se fut reculer et que je me retrouvais légèrement couchée avec ma chère épouse prenant soin de mon jardin secret avec une dextérité des plus parfaites ~ « Ne préférez-vous donc pas être le dessert, plutôt que d'en manger un ? ~ » Je n’avais guère le temps de répondre à sa tirade tellement mes gémissements s’étaient intensifiés quand elle usa autant de sa langue que de ses doigts fins. Je me tortillais sous la cadence torride que me faisait ressentir les mouvements de mon épouse, je gémissais tantôt son prénom pour qu’elle accélère, tantôt pour qu’elle remonte pour que je puisse capturer ses lèvres et gémir entre celles-ci. C’était dans ces moments là que j’étais la plus vulnérable, que mes désirs primaient au-dessus de mon raisonnement, que je me détachais complètement du monde pour ne faire plus qu’une avec ma partenaire, que tout le reste disparaissait hormis elle ~
Akiha Ketsuki Eimin ~

Me relaxant un instant sur le siège alors que la porte s’ouvrit à côté de moi, je déviais la tête vers l’extérieur là où je pouvais tirer de l’air frais après nos ébats. Un baiser doux, un petit rire et je me rhabillais tant bien que mal dans ce petit espace. Devrais-je songer à acheter une voiture plus grande pour la prochaine fois ? Bien sûr que non, c’était justement le fait que cet endroit était oppressant que l’excitation montait autant ~ Non ? Maaah, qu’importe, allons-y plutôt ~

- Il est temps d'y aller, mon amour ~ En espérant que vous tiendrez le coup entre deux cabines d'essayages ~

Douce allusion perverse que je comptais lui faire rappeler lorsque je m’ennuierai dans un magasin quelconque de son cru. Saisissant sa main en sortant de la voiture à mon tour, je capturais ses lèvres en lui glissant « Je m’en souviendrai ~ » Avant de la laisser nous diriger vers l’un des commerces de luxe se trouvant dans cette rue. Bien, en espérant qu’elle ne compte se refaire entièrement sa garde-robe durant cet après-midi. Je rêvais debout n’est-ce pas ? Il allait de soit qu’elle n’allait guère se gêner après que je lui ai donné le feu vert, autant qu’après notre partie de jambes en l’air, je pouvais confirmer l’expression entendue je ne sais où disant « Après la baise, les billets ». On se croirait aux putes, huhu ~

Rentrant dans la première boutique qui nous accueillit, je répondis par des sourires aux salutations des caissières, me dirigeant vers les vêtements, je zieutais un court instant entre les étales avant de me saisir d’une robe courte plaisant à mon regard. Son tissus léger, légèrement transparent à certains endroits et ses décorations me plaisaient, une robe blanche accentuée par des coutures noires, des détails étonnants et -portant ma main à l’étiquette- un prix exagéré ~ Mais bon, je pouvais me permettre des centaines comme celle-ci et … Oui ~ Je ne faisais pas les courses pour ma personne, mais plutôt pour Akiha-Chan, je sais ~ Mais pourtant … Regardez-moi cette robe sombre, littéralement sexy avec une ouverte sur la gauche, moulante, un décolleté qui m’irait parfaitement et … Il fallait que je la montre à Akiha-Chan, ne serait-ce que pour avoir son avis et que je me sente … Non, je me sentais déjà bien, huhu ~

- Akiha-Chan saurait-elle me dire ce qu’elle pense de cette robe ? ~

« Elle vous ira à ravir, sans compter que nous avons également ce … » Un regard froid, un sourire hautin, un seul mot demandant le silence et je me retournais vers mon épouse pour lui adresser une sourire charmeur ~ Non, cette robe était parfaite, il était inutile qu’une petite chose toute laide ne vienne m’apporter son avis dessus ~ Je n’étais pas méchante, je ne me plaisais juste pas du tout à regarder les mochetés dans un magasin de luxe ~ Devrais-je le faire savoir ? Plus tard, plus tard ~ Et sinon, ma robe ? ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Lun 25 Nov - 0:48

Enserrant la main délicate de ma femme dans la mienne, je souris de plus belle quand elle déposa ses lèvres sur les miennes, me faisant vibrer avec intensité. Cette femme me rendait folle d'envie ~ « Reprends-toi, c'est la meilleure partie qui arrive, heh ~ » Faire les magasins. J'adorais ceci, je pouvais rester des heures entières dans une boutique de lingeries, essayant des centaines de sous-vêtements pour voir lequel m'irait le mieux, revenant sur mes décisions quand j'en trouvais un meilleur, ou encore, remettant un déjà essayé afin d'être certaine de mon choix. Cela ne se limitait guère aux sous-vêtements, j'étais particulièrement méticuleuse quand il s'agissait de mettre un tissu qui m'irait bien, que je devrais porter avec sensualité, qui mettait mon corps en valeur. Tout devait être parfait et ajusté pour les yeux d'autrui, pour que quand on me regarde, on se dise que j'étais magnifique ~

- Je m’en souviendrai ~

Surtout si je devais être au top en tout temps pour une certaine personne, dans l'estime de laquelle je ne voudrais baisser pour un manque de bon goût en la mode. Par contre, pour ce qui était de l'affirmation qu'elle me lança sans gêne, cela eut ravivé la flamme de désir qui bouillait au fond de mon être, tellement que si mon ombre macabre n'était là pour me remettre les idées en place, j'oublierais les magasins, préférant trouver une place chaleureuse pour accueillir nos corps en fusion. Alala, quelle obsédée faisais-je là ~ Riant doucement à ce constat, je guidais les pas de mon épouse dans la rue comportant différents magasins de marques, fixant surtout mon regard clair sur une vitrine qui m'eut intriguée particulièrement. Ne demandant pas mon reste, je traversais la porte automatique d'entrée, tirant Ayame à ma suite. Femme qui quitta rapidement la chaleur de ma paume pour se fondre dans les bas rayons du magasin. N'attendant pas un instant de plus, je me lançais de mon coté à la recherche de quelque chose de beau. Et du beau, il y en avait plein la dedans ~ Tellement que j'aurais voulu tout prendre, et que -évidemment- je ne saurais m'offrir. Mais là... « Ne nous gênons pas, elle a du fric à jeter par les fenêtres. Regarde le manteau blanc là, il t'irait à merveille, Akiha ~ » Du fric... Des manteaux ? Quel manteau ? Tournant la tête vers l'endroit qu'indiquait l'ombre dans mon esprit, ma vision se heurta à une belle pièce d'un blanc immaculé dont je tombais directement sous le charme. Mon alter-ego monstrueux avait bon goût, logique, c'était ma personne en mal ~

Le shopping se déroulait pour le mieux, une vendeuse suivait mes pas dès qu'elle eut compris que j'avais les moyens de m'offrir tout ce que je désirais et qu'à sa plus grande joie, je désirais beaucoup ~ Lui donnant premièrement la veste qui m'eut tapé dans l’œil, je m'arrêtais dans le rayon de pulls classiques, en regardant certains d'un œil critique, tombant directement amoureuses d'autres, écoutant davantage les conseils de mon ombre plutôt que ceux de vendeuse. D'ailleurs, j'eus du mal à ne pas parler toute seule pour lui répondre, en présence de la femme qui se donnait à cœur-joie de faire office de panier auquel je passais tout ce que je désirais acheter.

- Akiha-Chan saurait-elle me dire ce qu’elle pense de cette robe ? ~

Détachant le regard du dit vêtement que j'hésitais à prendre pour l'essayage, je le posais sur ma chère femme, une robe dans les mains. Il était difficile de dire pourquoi je ne lui répondis rien dans un premier temps, peut-être à cause du fait qu'elle eut rabaissé la vendeuse qui « l'accompagnait » d'un simple regard froid et hautain. Oui, même sans savoir qui elle était, ce qu'elle pouvait faire et ainsi de suite, la puissance d'Ayame se sentait dans son aura écrasante, tellement que d'un seul regard, sourire ou bruit inaudible, elle savait faire savoir sa suprématie sur les autres. Limite, je me sentais désolée pour la vendeuse qui se replia sur elle-même avant de se reculer avec prudence pour ne pas déplaire à cette grande dame venue dans la boutique. Souriant avec compassion à l'encontre de ladite vendeuse, je finis par donner toute mon attention à Ayame avant qu'elle ne s'offusque, et connaissant son égocentrisme démesuré, cela ne risquerait d'arriver dans peu. M'approchant de sa silhouette fine, j'examinais la robe qu'elle me montrait d'un air songeur, prenant un malin plaisir à la faire languir, jusqu'à relever mon regard joyeux pour lui affirmer ô combien elle était belle, cette robe.

- Elle vous irait à merveille, Ayame ~ Vu ses coutures, elle épouserait parfaitement vos courbes ~ Essayez la tout de même, pour que je puisse vous admirer dedans avant toute chose ~

Lui proposant de prendre la direction des cabines d'essayage sous les regards inquisiteurs des vendeuses, je m'arrêtais en plein mouvement, me rappelant qu'avant d'essayer les affaires que j'eus choisie, j'avais encore un choix important à faire, et comme Ayame était à mes cotés, je pouvais lui demander de m'apporter une certaine aide, n'est-ce pas ? ~ Prenant sa main dans la mienne, je l'amenais devant les pulls au col en V qui m'eut plu. Prenant un des trois modèles disponibles, je le mis contre moi afin de donner un visuel pour Ayame.

- Je n'arrive pas à me décider... Pensez-vous que celui-ci m'irait ? Ou alors, celui-là serait mieux ?

Tout en parlant, je déposais le tissu que j'eus tenu, pour en prendre celui d'à coté et faire de même, zieutant une fois sur le pull, une autre sur Ayame, et une autre sur la vendeuse tenant mes futurs achats et hochant de la tête avec approbation. Alors ? Devrais-je suivre le conseil de la vendeuse qui essayerait de me faire gober qu'un anorak vert m'irait à merveille, ou alors l’œil scrutateur et profond de ma chère directrice ? « à priori, nous devons plaire à Dead Master, même si je porte une certaine certitude sur le fait qu'un anorak vert t'irait bien aussi, heh ~ » Serais-je devenue égocentrique ? Ou alors mon ombre a complètement disjonctée ? Difficile à cerner. Quoi qu'il en soit, il allait de soit que je ne m'amuserais guère à mettre quelque chose qui déplairait à la vision de mon épouse quand elle me regarderait. Pour être sa femme -et donc jouir de tout ce qui était sien- il fallait être à la hauteur de ses espérances, question de ne pas se faire remplacer comme une vulgaire chaussette trouée.

- Quant même pas, Akiha...

Mais soit, arrêtons de parler des anoraks et attendons que la femme en face de ma personne, me donne des conseils sur ses goûts ~ Et croire que ce n'était que le début ~ Ce serait bien plus compliqué dans le prochain magasin, celui des lingeries, où je passerai sans nul doute, des heures à mettre et remettre des différents soutiens ne sachant me décider sur ce que je désirais... « La galère ~ »

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Lun 25 Nov - 21:43

Ce n’est pas comme-ci je n’appréciais guère que l’on me dérange lorsque je demande conseil à ma tendre épouse, mais c’était tout comme. Avoir une espèce de laideron vous courir au train en vous proposant mille et une choses ne vous allant pas -même si tout m’allait- finissait rapidement par vous user. Et c’était le cas, bien que ce fut sa première tentative de la journée ~ Mais cela était un détail bien entendu, si cela avait été la petite brunette qui me faisait des yeux doux, je l’aurais écouté volontiers, huhu ~ Mais passons et revenons à Akiha-Chan, la seule femme de ma vie ~

- Elle vous irait à merveille, Ayame ~ Vu ses coutures, elle épouserait parfaitement vos courbes ~ Essayez la tout de même, pour que je puisse vous admirer dedans avant toute chose ~

C’est bien entendu que je comptais le faire, essayer un vêtement était primordial pour ma personne, après tout, je n’étais pas du genre à acheter n’importe quoi à n’importe quel prix. Cela va de soit qu’Akiha-Chan n’était pas du même avis que ma personne, il ne fallait que regarder la tonne de vêtements se trouvant dans les bras d’une des caissières pour comprendre que ma chère femme prenait presque tout ce qui lui plaisait. Jetant justement un coup d’œil sur ses choix vestimentaires, je grimaçais en discernant une espèce de blouse rose fluo d’une laideur incommensurable. Pire que celle ayant osé m’adresser la parole. Était-ce seulement possible ? On dirait que oui ~

Me dirigeant vers la cabine d’essayage, je me fis cependant arrêter dans ma lancée quand la voix assureuse de ma charmante compagne demanda mon attention. « Je n'arrive pas à me décider... Pensez-vous que celui-ci m'irait ? Ou alors, celui-là serait mieux ? ». L’ayant suivie jusqu’à une étale de petits pulls, je regardais les trois modèles qu’elle me présentait afin que je choisisse celui qui irait le mieux. A dire vrai, je n’aimais pas vraiment ceux-ci, que ce soit la coupe ou les couleurs présentées … Non pas que le prix -étrangement raisonnable- me déplaise, mais quelque chose n’allait pas, et c’est en déviant la tête vers un autre dessus dans le genre que je compris le pourquoi de mes indécisions. Prenant le tissu que j’avais en mire, je vérifiais premièrement la matière avant de le présenter à mon épouse en laissant ma voix mélodieuse bercer l’endroit clos ;

- Le modèle me déplaît, que penses-tu plutôt de celui-ci ? Un col rond de la sorte t’irait mieux je trouve … D’autant plus que je n’ai guère le souvenir d’un quelconque pull en agora dans ta garde-robe mon cœur ~

L’habit que je lui présentais se mélangeait dans un ton clair entre le gris froid et le bleu pastel, un mélange pouvant lui aller selon moi. Une petite blouse d’un bleu royal par-dessous et elle aurait la pointe de couleur qu’elle cherchait sans cesse dans ses habits ~ Bien que tout cela était des couleurs froides, j’étais déjà persuadée qu’elle l’aimerait. Le prix à présent … Ah ~ Finalement, les autres pulls n’étaient pas si mal ~ Huhu, j’arrête. Gardant mon sourire charmeur sur les lèvres, je posais ledit vêtement sur le corps parfait de celle qui était mienne, jugeant d’un regard examinateur si cela lui irait ~ Tout lui allait également, mais passons ~

- Définitivement, je préfère celui-ci ~

Ce qui voulait dire qu’elle devait le prendre et non l’ensemble de couleurs précédentes me donnant mal à la tête à chaque fois que je posais mes pupilles fragiles dessus ~ Laissant un léger gloussement traverser mes lèvres, j’attrapais son menton pour qu’elle me suive, tout en laissant un rôle charmeur se mettre en place alors que je la lâchais avant de pénétrer derrière le rideau, loin de son regard dévoreur ~ Bien, il était tant de me dévêtir ~ Et c’est ce que je fis, me plaisant même deux petites minutes à m’admirer dans le miroir se trouvant devant moi, examinant ma personne en sous-vêtements et talons ~ Sexy ~ Mais passons, et essayons donc la robe de mon cru, me glissant dans le tissus en le laissant épouser mes formes, je descendis mon regard sur mes courbes, m’assurant que l’habit me mettait parfaitement en valeur ~ C’était le cas, bien qu’il me fallait également quelque accessoires tels que les chaussures vues plus tôt et ce petit gilet d’un gris acier … Sortons donc ~

Et c’est ce que je fis, tirant le rideau en n’accordant qu’un regard amusé à Akiha-Chan alors que je passais à ses côtés sans un mot ~ Cherchant les merveilles repérées entre deux paroles précédemment, je retournais à ma cabine avec ceux-ci -ignorant une fois de plus mon épouse et ce, royalement-. Monstre que je puisse être ~

C’est après un petit cinq minutes d’attente que je sortis enfin, posant devant ma charmante épouse pour lui montrer Ô combien tout cela m’allait parfaitement ~ Depuis que mes cheveux sont lisses, je pouvais me complaire plus facilement dans ces habits, à croire que la chevelure pouvait y jouer beaucoup également. Relevant mes cheveux en imitant un petit chignon tombant, je donnais mon avis à celle qui me dévorait des yeux ~

- Je la trouve parfaite ~ Akiha-Chan me trouve-t-elle à son goût ? Cela va de soit en vue du regard excité que tu me lances ma chère ~ Huhu ~

Un dernier clin d’œil et je repartis pour remettre mes vêtements. Rapide comme toujours, vêtements, décidée à acheter, sous le bras, je lui pris la main pour qu’elle me suive jusqu’à la caisse ~ Pardon ? N’avait-elle pas fini ses courses ? Moi oui, nous partons donc ~ Certes pour le prochain magasin, mais voilà ~ Posant tout sur la table servant de comptoir, je laissais ma charmante épouse payer avant que nous sortîmes et rejoignons donc ainsi l’extérieur. Quoi d’autre à présent ? Le magasin de lingeries se trouvant juste à gauche bien entendu ~ Et c’est sans demander son avis que j’y entrais, me lançant déjà à la recherche de ce que je trouverai sexy sur le corps de ma femme ~

- Toi ~ Suis-moi ~

Furent les paroles adressées à une caissière alors que j’intimais à Akiha-Chan d’en faire de même ~ « Je désire … un ensemble coquin pour ce soir ~ En trouveras-tu un à mon goût, Akiha-Chan ? ~ ». Un défi ? J’aimais tellement lui en lancer un, que même pour des choses aussi anodines, je savais qu’elle s’y mettrait à fond ~ Sentant mon cellulaire vibrer dans ma poche, je le sortis, demandant à mon épouse de m’excuser alors que je sortis pour répondre à l’appel. M’adossant à la vitrine du magasin, je saluais mon interlocuteur, apporteur de bonnes nouvelles, espérais-je pour lui ~

- Maaah ~ J’espère que tu vas mieux, alors qu’as-tu donc pour moi ? ~

« Oui, oui, ca va mieux … Hum. Bon, pour notre petite affaire sur Kagoshima, j’ai eu les résultats des recherches. La Made in Sciences, ca te dit quelque chose ? Un petit groupe de tu sais quoi a fondé l’industrie avant qu’ils ne meurent tous dans un tragique accident. Étrange n’est-ce pas ? Surtout quand on sait que cette société tourne encore et que son chiffre d’affaires la classe dans les cent plus grosses industries Nippones. »

- Effectivement ce nom me dit quelque chose … Où se trouve la centrale ?

« C’est ça le plus chiant, elle se trouve géographiquement sur une île qui n’existe pas. Du moins, les relevées géographiques nous placent sur de la flotte et de la flotte … J’ai pensé à une station sous-marine ou alors un leurre. Dans les deux cas, autant que tu y ailles, Dead Master. »

- Je compte y aller, envois moi le tout par mail. J’attends encore des informations là-dessus, je prévois de m’y rendre après la prochaine réunion. Quoi qu’il en soit, nous en reparlerons encore ~

Et je raccrochais en fixant mon écran un court instant. Un endroit invisible ? ~ Maaah, quelle manque de goût, voilà du nouveau travail ennuyant pour ma personne. Pour y accéder, il me fallait un bateau selon les dires de mon cher Loren-Kun ~ Dieu ciel, je me voyais déjà fatiguée des futures investigations qui se mettraient en place d’ici peu ~ Soupirant de plein poumon, je relevais la tête avant de retourner dans la boutique, allant voir mon épouse pour voir si ça personne avait parfaitement trouvé ce que je désirais qu’elle mette pour notre nuit à venir ~ Arrivant dans son dos, je la contournais afin de déposer mes lèvres contre les siennes, lui arrachant un baiser amoureux devant les regards indiscrets des caissières ~

- Akiha-Chan aurait-elle trouvé quelque chose ? ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Mer 27 Nov - 0:54

Impatiente de connaître l'avis de mon épouse sur le pull que je voulais acheter, je trépignais littéralement d’impatience sous son air critique. Si elle ne savait se décider sur le tissu qui conviendrait le mieux sur mes courbes féminines, j'étais prête à l'aider à prendre une décision en les prenant tous, question qu'on puisse passer à autre chose. Comme, par exemple, admirer sa personne habillée de la robe qu'elle désirait, ou encore, que je puisse palper la matière du pantalon se trouvant à ma gauche, m'attirant avec une force inouïe ~ Alala... Quelle idée aussi de me laisser faire du shopping avec une carte bancaire illimitée ~ Enfin, ceci dit, je ne comptais guère exagérer sur les achats, ne voulant qu'Ayame croie que je me suis mariée avec elle, rien que pour son argent, que tout cela n'était qu'une mascarade de mauvais cru afin d'obtenir des richesses incroyables, pire qu'une jeune femme se faisant sauter par un petit vieux et, en échange de tel sacrifice, recevant des cadeaux et argents à volonté. « Personnellement, ça ne dérangerait en rien notre corps ~ » Si, justement si ! Nymphomane que je pouvais l'être, je ne m'abaisserais jamais à coucher avec autrui pour de l'argent, telle une pute -de luxe ou non-, je préférerais de loin gagner une vie décente par mon ingéniosité, mon intelligence et le travail de mes mains. Cette déclaration était à moitié vraie, triste que cela puisse l'être... Parce que je couchais avec elle pour son argent, mais afin de maintenir une certaine emprise -dépendance- sur sa personne de sorte à ce qu'elle ne veuille me quitter... Enfin, c'était moins disgracieux qu'être pute, de plus, il fallait avoir un don pour jouer aussi habilement de son corps et plaire à l'être suprême qu'était Ayame ~ Parlant d'elle, écoutons la plutôt au lieu de se poser des questions sur les mœurs. Après tout si elle ne voulait m'offrir quoi que ce soit, elle ne le ferait pas. Belle manière de se mentir à soi-même ~

- Le modèle me déplaît, que penses-tu plutôt de celui-ci ? Un col rond de la sorte t’irait mieux je trouve … D’autant plus que je n’ai guère le souvenir d’un quelconque pull en agora dans ta garde-robe, mon cœur ~

Et là, mon sourire amusé, se figea dans un rictus choqué avant que je n'agisse par réflexe. Et quel fut-il ? Jeter le pull que je tenais dans les mains, sur l'étagère où je l'eus pris, et ce, spontanément comme si, quoi qu'elle aurait dit, j'avais changé d'avis et que finalement il ne me plaisait guère. Contrôler ses émotions et être bonne actrice était dans mes cordes, même si j'avoue avoir été prise au dépourvu quand elle déclara que le vêtement ne lui plaisait pas. Toussotant légèrement dans mon coin, reprenant ainsi un semblant de contenance, un nouveau sourire rayonnant accroché aux lèvres, je hochais positivement de la tête quand Ayame me présenta un autre pull dans un genre bien différent. Ainsi donc, je pouvais dire adieu au pull coloré, pour un autre en agora, aux goûts de mon épouse. Et battante que je pouvais l'être, que je veuille l'autre pull ou non, je ne risquerais pas de me montrer avec devant ma chère femme, surtout après qu'elle eut clairement signalé qu'il ne lui convenait pas sur mon corps. Il n'y avait donc rien à redire, je devais lui plaire à tout moment, cela s'arrêtait à ça. « Voilà que tu rejoins peu à peu le statut de pute de luxe, toujours plaire à sa maîtresse friquée, heh ~ » Silence avant que je ne m'énerve. Et ce n'était pas comme si l'autre pull n'était pas beau. Au contraire, il m'irait à merveille, et ses coutures... Une petite merveille à ajouter à ma garde-robe, avec le bonus qu'il tapait dans l’œil perçant de mon épouse.

- Définitivement, je préfère celui-ci ~

Quand Ayame demande, elle reçoit, et je ne dérogerai pas à cette règle pour un simple vêtement. Posant donc ce dernier dans les bras de ma vendeuse assignée, je suivis la femme fatale, n'empêchant aucunement mon regard clair se poser sur son déhanché attirant. Un fin sourire sur les lèvres, je me laissais envahir par la douceur de son odeur avant que tout son être ne disparaisse derrière le rideau de la cabine d'essayage. Et maintenant ? « Qu'elle se change, allons nous occuper en attendant ~ » Je ne pensais pas que cela puisse être une bonne idée, parce que si Ayame sortait avec la robe sur elle, attendant une critique de ma part, et que je ne serais là car je serais occupée à me complaire dans les rayons, je ne pense pas qu'elle en serait enchantée. C'est pour cela que je pris mon mal en patience, et attendis... Encore et encore, écoutant d'une oreille distraite les recommandations des vendeuses ayant repris le don de parole dès que la femme aux yeux verts -qui les terrifiait- eut disparu de leurs champs de visions. Si seulement elles savaient que Dead Master avait une ouïe surdéveloppée, je ne crois pas qu'elles se permettraient à essayer de me convaincre ô combien les autres pulls m'allaient. Mais soit, oublions cela et regardons l'être qui sortit de derrière le rideau, l'être qui... Passa à coté de moi comme si je n'étais guère là. Pour mieux repasser, laissant à mon regard avide et mon esprit pervers, ébaucher un semblant d'envie de la prendre dans la robe qui épousait ses formes avec grâce. Alala... Cette femme me tuera un jour ~

- Je la trouve parfaite ~ Akiha-Chan me trouve-t-elle à son goût ? Cela va de soit en vue du regard excité que tu me lances ma chère ~ Huhu ~

Répondant par un sourire entendu, je ne me préoccupais guère de ce que pouvaient penser les vendeuses guettant nos mouvements. Riant presque quand Ayame disparut derrière le rideau pour se changer, je laissais échapper un fin soupir avant de tourner les talons et reprendre mes investigations entre les rayons, recherches qui se terminèrent aussitôt Ayame sortie de la cabine. N'ayant le temps de faire proprement mes emplettes, je restais sur ma faim quand je dus me résoudre à aller à la caisse, à moitié satisfaite de mes achats. Attendant que tout soit scanné, je blanchis un temps soit peu quand le prix en vert s'afficha sur le petit écran lumineux. Non, définitivement, je ne m'habituerai jamais à la facilité qu'avait mon amante à dépenser de telles sommes dans un seul magasin. Profitons ~ Et je comptais le faire tandis que nous sortîmes pour rentrer deux minutes après dans le magasin de lingeries juxtaposant celui d'où nous venions.

- Je désire … un ensemble coquin pour ce soir ~ En trouveras-tu un à mon goût, Akiha-Chan ? ~ 

Pardon ? Me retournant sur moi-même quand elle me défia de la sorte, un sourire de vainqueur se dessina sur mon visage pâle avant que je ne me lance dans les recherches. Du moins, je comptais le faire après lui avoir dit ô combien j'étais douée pour ce genre de choses, mais je n'eus le temps de le faire qu'elle sortit de la boutique, un appel urgent à la main. Haussant délicatement les sourcils, je détournais les yeux de sa personne et les rivais à ceux d'une vendeuse, prête comme jamais à servir mes moindres désirs. Et à quoi cela se résumait-il ? À me suivre dans un premier temps, dégotant les tailles qu'il me fallait quitte à les chercher dans l'arrière-boutique.

« C'est parti, si on ne trouve rien, j'arracherai la tête de la petite brune là, heh ~ » Ou pas. Je ne comptais gâcher cette fin de journée sous une pulsion meurtrière que je pourrais assouvir à notre retour à Undai. Parlant de cela, je me demandais comment allaient mes petits chatons adorés. Et quand je m'inquiète pour leur bien-être, je les appelle. Et c'est ce que je fis, tenant d'une main mon portable, tandis mes yeux clairs coulaient sur les différents tissus en même temps que je les touchais de mes doigts experts. Experts en quoi ? En tout voyons ~ C'est fut Kiseki qui décrocha, hurlant dans l'appareil comme un fou pour exprimer son enthousiasme, et quand j'eus demandé qu'il me passe les autres petits membres de ma famille, il se heurta à un « Shinai » signifiant que ma fille aînée allait bien, et à un bruit sourd de je ne sais quoi m’informant que Ren était avec eux. Rassurée, je raccrochais après leur avoir signalé que les mamans seront de retour ce soir. Et maintenant... Le plus important ~

- Auriez-vous celui-ci en bleu ? ~

Et les questions/réponses se poursuivirent pendant encore un bon quart d'heure avant que je ne me décide à essayer toute la sélection choisie, parmi mes goûts, ceux de mon amante -que je connaissais bien entendu-, et l'avis général des femmes qui me suivaient comme s'il s'agissait du Saint Graal. En même temps, rien d'étonnant sachant jusqu'où les prix de certaines pièces pouvaient monter et dont mon assurance en les prenant sans regarder les étiquettes en disait long sur le budget que je possédais. Une dizaine de sous-vêtements différents choisie, passant par un simple ensemble aux corsets, je me dirigeais vers l'endroit où je pourrais les essayer en toute tranquillité. Bon sang, je prenais de plus en plus goût au luxe, me pavanant presque sous les regards médusés des vendeuses ~ Certes, j'ai toujours aimé me faire regarder avec cette pointe envieuse dans les yeux des autres, mais là... C'était encore meilleur ~ Mais ce sera le regard forêt d'Ayame qui jugera, et je ne pouvais -ne voulais- décevoir ses espérances.

- Aide moi à l'attacher ~

Laissant mon ombre sortir, j'attendis qu'elle m'aide à enfiler -à sa manière ô combien discrète- un genre de corset presque transparent, avec des coutures bleutées descendant le long de mon ventre, se perdant dans un décolleté profond, agrémente par un string tout aussi aguicheur, tout ceci pimenté par un porte jarretelles sur les cuisses. De quoi vouloir tomber sous mes pieds d'admiration. Devrais-je sortir afin de montrer cela aux autres ? ~ Non, l'avis de mon ombre me suffisait largement, et elle avait l'air d'apprécier, en vue de sa manière si provocatrice de passer sa langue sur mon épaule dénudée. Claquant des doigts pour la faire disparaître sous un rire un peu trop lugubre à mon goût, je regrettais ceci trois secondes après quand l'heure d'enlever tout cela vint. Soupir après soupir, je me défis du tissu -agilité Undai'enne jouant un grand rôle là-dedans-, je pliais tout cela. Rhabillée, je sortis de la cabine, affirmant que oui, j'étais satisfaite, et que oui, elle pouvait emballer celui-ci ainsi que trois autres que j'eus sélectionnée. Et c'est le moment qu'Ayame choisit pour revenir, me faisant presque sursauter quand elle se glissa dans mon dos, pour mieux me faire frissonner sous un baiser chaud. Alala... J'avais envie d'elle ~

- Akiha-Chan aurait-elle trouvé quelque chose ? ~

Me complaisant dans sa proximité, j'oubliais presque l'endroit où nous nous trouvions, complètement obnubilée par ses yeux brillants. Je fondais littéralement entre ses bras froids. Me mordant la lèvre inférieure afin de calmer ma libido faisant des vagues dans mon bas ventre, je finis par la gratifier par un sourire coquin qui disait clairement que je ne lui en dirais mot. Non, je préférais de loin lui rendre son baiser, l'attirant contre moi en enserrant sa taille, je l'embrassais délicatement, puis déviais la bouche jusqu'à son oreille afin d'y souffler une parole suave.

- Secret ~ Vous le découvrirez entre deux caresses, tantôt ~

Riant délicatement en me reculant de sa personne -la tenant toujours par la taille-, mon regard bleu se posa sur une des vendeuses -complètement rouge- qui baissa instantanément le regard, provoquant une bonne humeur perverse en mon être. « Vendeuse de sous-vêtements coincée ? Heh, quelle chose pitoyable ~ » Mais voyons, on ne voit pas tous les jours deux femmes dégageant un charme mortel s'embrasser ainsi en plein milieu d'une boutique sous les yeux d'autrui, donnons à cette pauvre petite femme matière à fantasmer ~ Par contre, cela ne m'intéressait guère en premier lieu, j'avais tellement mieux à faire ~ Prenant la main d'Ayame dans la mienne, je me détachais de son corps à contrecœur, presque désolée de devoir quitter son étreinte me faisant mouiller mon string. Pas grave, j'en avais d'autres maintenant ~

- Je ne compte vider votre compte entièrement, rassurez-vous ~ Passons encore dans un magasin, et ensuite, cela dépendra de vous, si vous préférez rentrer ou poursuivre dans une boutique de votre choix ~ Cela vous convient-il ? ~

Bien évidemment, pourquoi cela ne serait le cas après tout ~ M'armant d'un air irrésistible, je fis signe aux vendeuses de préparer tout à la caisse, payant presque à l'arrache pour qu'Ayame n'ait à souffrir du chiffre que mes emplettes lui coûtaient. Oui, perspicace que je sois, je connaissais bien l'avarice qui régissait mon amante à ses pires moments de mauvaise humeur. Quittant donc la boutique, des sacs dans une main, celle d'Ayame dans l'autre, je nous dirigeais vers le dernier magasin qui eut attiré mon attention. Et que comptais-je acheter dans celui-là ? Rien qu'un pantalon ciré, une chemise, et peut-être une jupe... Et quelques trucs qui pourraient me plaire quand j'y rentrerai... Alala ~ Rentrons donc ~

- Dites-moi, l'appel que vous aviez eu... S'agissait-il de quelque chose de grave ?

Simple question de curiosité, n'est-ce pas ? Évidemment. « Mais c’est que tu deviens effrayante parfois, Akiha ~ Heh ~ » Pourquoi donc ? J'étais juste charmeuse ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Mer 27 Nov - 1:50

« Secret ~ Vous le découvrirez entre deux caresses, tantôt ~ » M’avait-elle dit avec sensualité ~ Je n’étais pas contre l’idée de le découvrir moi-même, mais il allait de soit qu’une pointe de curiosité tiraillait mon être. Le corps de mon épouse n’avait nul secret pour ma personne, mais les lingeries qui l’épousaient étaient chaque jour différentes, au point que je sois presque impatiente de les découvrir les unes après les autres. Devrais-je écourter notre voyage pour vite rentrer à Undai et la prendre sans foi ni loi dès que nos pieds franchiraient la barrière de l’académie ? ~ Une douce envie que je dissimulais sous un gloussement bien entendu de ma personne ~ Levant le regard vers les pièces se présentant non loin de mon regard, c’est avec une nouvelle pointe d’envie que je remarquais un petit ensemble sombre qui selon moi, ne ressemblait en rien à ce que j’avais déjà. Faux étant donné que j’avais déjà tous les modèles de cette boutique -tellement de fois explorées par ma personne auparavant-. Mais une fois de plus, je n’avais guère le temps de me préoccuper d’autre chose en ayant Akiha-Chan dans mes bras -ou étais-je plutôt dans les siens ?-, m’arrachant des baisers à la volée tout en laissant sa voix suave envenimer mon surplus d’envie qui ne désirait plus qu’à se déverser sur sa personne ~

- Je ne compte vider votre compte entièrement, rassurez-vous ~ Passons encore dans un magasin, et ensuite, cela dépendra de vous, si vous préférez rentrer ou poursuivre dans une boutique de votre choix ~ Cela vous convient-il ? ~

Croyance futile en sachant qu’en compagnie de mon épouse, j’étais toujours prête à toutes pratiques sexuelles en tout genre ~ Mais revenons plutôt à ses dires cinglants, me montrant que non, elle n’était pas ma pute d’amour qui vidait mon compte à chaque respiration que je faisais. Chose qui n’était pas vraiment vrai en soit, en suivant ses pensées -que je savais deviner lorsqu’elle hésitait à acheter quelque chose de trop cher selon elle- savoir qu’elle avait ma carte bancaire l’autorisait à prendre tout ce qu’elle désirait. Je me trouvais même étonnée de la voir si … économe sur le sujet ~ Après tout, lui avoir donné ma carte n’avait été qu’un caprice sur le moment, d’ici peu je me réjouirai bien de la voir dépitée de ne plus avoir une somme illimitée entre les mains ~ Comptais-je lui retirer ma carte ? Maaah, l’avenir nous le dira, mais en attendant, regardons. Et ce que je regardais fut surtout les chiffres qui se multiplièrent sur l’écran indicateur de prix. Une pièce composée d’un string et d’un soutien-gorge valant le prix d’une cuisine entièrement équipée « nouveau cri » ? C’est vu. Et ce tellement qu’un sourire jaune naquit sur mes lèvres suite à cela. Reprenant un visage de bonne tenue quand les pupilles bleutées de mon épouse se déversèrent dans les miennes, je lui adressais un sourire « sans soucis » alors que sa main chaude et douce me tirait vers la sortie ~ Oublions les chiffres que j’eus vu, et allons … dans une autre boutique.

- Dites-moi, l'appel que vous aviez eu... S'agissait-il de quelque chose de grave ?

« Kagoshima. » Fut la réponse que je donnais à mon épouse du tac au tac. Laissant un vide se placer entre nous alors que je franchissais les portes de la boutique qu’elle avait désigné auparavant, je me retournais vers elle pour lui fournir plus d’explications sur mon appel. Je n’avais pas vraiment à le faire, mais rester sur une parole froide n’allait guère l’enjouer pour ce que je lui réservais pour la suite de notre partie shopping. Affichant un sourire coquin, je posais ma main sur sa joue pour venir caresser celle-ci avec tendresse alors que mon visage se perdit déjà contre le sien afin d’effleurer ses lèvres avec douceur ~

- Un appel de Loren-Kun m’apportant plus ample information sur l’enlèvement de mon ange ~ J’aurai également besoin d’Akiha-Chan sur cette affaire, pourrais-je espérer d’elle une quelconque coopération ? ~ Nous aurons le temps d’en reparler plus tard, pour le moment, profitons de cet instant ensemble mon cœur ~

Un dernier baiser et je me fondis en sa compagnie dans la boutique, lui montrant les pièces que je trouvais à mon goût, ceux que je trouvais détestables ou encore en envoyant des regards noirs à quiconque essayerait de me persuader d’acheter je ne sais quelle pièce délavée se trouvant ici ~ J’allais même jusqu’à trouver des vêtements pour nos enfants, un ensemble simple mais mignon pour Ren-Chan lui facilitant ses mouvements de sauvages, des habits assez masculins pour Kiseki-Kun avec son style de Bad-Boy sorti du berceau ~ Ou encore un magnifique pull à capuche pour Hikari-Chan -d’où je sentais déjà le regard noir de mon épouse-. Des petites emplettes qui finirent rapidement avec au moins trois sacs « larges » de cette boutique ~ Et maintenant ? Hormis les vêtements, que pouvait-on désirer à présent ? Les bijoux bien entendu ~ Et une fois les choses payées, ce fut la bijouterie d’en face qui attira mon regard.

Tirant mon épouse sans un mot vers la boutique, je vaguais entre les vitrines vitrées protégeant les cristaux et autres pierres précieuses dont le prix dépassait le salaire maximum de tout humain ~ N’allons pas jusque là, mais un collier avec autant de zéros derrière me faisait froid dans le dos. Mais une fois de plus, n’avais-je pas été l’investigatrice de tout ceci ? Si, et c’est pour cela qu’une fois de plus, je devais débrancher mon mode radine et proposer ce magnifique collier à mon épouse ~

- Que pense Akiha-Chan de cette pièce ? ~

Une petite description ? Non, l’envie n’y était pas ~ Mon épouse vous le décrira d’elle-même, bien entendu ~ Huhu ~

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Jeu 28 Nov - 21:53

Finalement, je n'aurais peut-être pas dû poser la question quant à son appel. Il suffisait d'entendre sa réponse froide, et se complaire dans le silence pesant qui s'en suivit pour comprendre que Kagoshima était un sujet à ne pas aborder n'importe où, ni n'importe quand. Mais en même temps, comment aurais-je pu m'en douter ? J'aurais dû, n'est-ce pas ? Effectivement, ceci dit, la question fut posée, la réponse -si on peut appeler cela ainsi- donnée, et nous voilà à présent dans une situation peu confortable qui gâchait notre petite escapade en ville. Fronçant délicatement les sourcils, je ne me risquais guère à briser le silence avant de trouver un moyen de nous sortir de cette mauvaise passe et redonner un semblant de douceur à la froideur d'Ayame. Parce que oui, quand elle était en colère, ou contrariée, il était préférable de ne pas la brusquer. Après tout, notre chère directrice de Undai était une personne explosive, belle et intelligence, mais imprévisible dans toute sa splendeur, au point que je doive prendre des pincettes pour traiter avec elle, et ce, tous les jours. Du moins... à l'exception de la nuit, où c'étaient les corps qui parlaient et non les idées complexes de la vie quotidienne ~ D'ailleurs, si nous n'étions pas en plein milieu de la rue, je ne me gênerais guère à lui changer les idées avec quelques caresses intimement efficaces ~

Ai-je précisé que ma femme était lunatique ? ~ Tandis que je m'extasiais -littéralement- sous mes pensées perverses, Ayame changea de tout au tout, apportant son air fatal avec ses paroles bien plus structurées. Devrais-je avouer que quand sa main se posa sur ma joue, que son regard se fendit dans le mien, et que quand son souffle chatouilla mes lèvres, j'ai failli donner libre cours à mes pulsions sexuelles au point de ne plus faire attention que nous nous trouvions dans une boutique, à l'entrée d'ailleurs ? ~ Ceci dit -string mouillé qu'il pouvait l'être-, je gardais contenance et l'écoutais. « C'est cela, encore un peu et tu risques de t'évanouir, en vue des idées que t'as en tête Akiha ~ » Silence, je n'ai jamais demandé ton avis répugnant, Akiha !

- Un appel de Loren-Kun m’apportant plus ample information sur l’enlèvement de mon ange ~ J’aurai également besoin d’Akiha-Chan sur cette affaire, pourrais-je espérer d’elle une quelconque coopération ? ~ Nous aurons le temps d’en reparler plus tard, pour le moment, profitons de cet instant ensemble mon cœur ~ 

Pourtant, elle avait raison. Concentrée que je pouvais l'être devant sa personne, je n'avais qu'une envie, et elle était toute sauf de bonnes mœurs. Tellement que je hochais de la tête quand elle me demanda de coopérer avec la pensée que, je coopérerai dans tout ce qu'elle voudra à condition qu'elle fasse glisser ses doigts en mon antre ~ Nymphomane en puissance, dira-t-on. Gémissant presque quand elle se recula pour nous traîner dans la boutique, je laissais échapper des petits soupirs inaudibles entre deux avis de sa part sur un tel ou tel tissu, sous son déhanché diabolique dont j'avais du mal à décrocher le regard, son sourire envoûtant, et même ses regards noirs lancés aux vendeurs... Définitivement, je jouissais sur place en la regardant ~ Au point que j'oubliais la raison première pour laquelle nous étions dans la boutique, heureusement que mon ombre -ne sachant reconnaître une beauté sans nom- me remit les idées en ordre, poussant presque à prendre le contrôle de mon corps afin qu'on puisse faire nos achats sans distractions. Distraction de taille qu'était Ayame ~ D'ailleurs, en parlant d'elle -même si ce n'est que d'elle que je parle depuis tout à l'heure-, je fus étonnée de la voir se saisir de vêtements qu'elle ne mettrait sans doute jamais. Connaissant les sentiments qu'elle éprouvait à nos enfants, il m'a fallut un semblant de temps afin de percuter qu'elle leur choisissait des habits sous mes yeux médusées de cette poussée d'instinct maternel de sa part. Obnubilée par ce spectacle, il va de soi que cela n'arrangea rien quant à mon état premier de vouloir lui sauter dessus. Alala... Que j'aimais cette femme ~ D'autant plus qu'elle connaissait les goûts de nos chatons encore mieux que je ne l'aurais cru. Définitivement, j'en restais sans voix.

Me prêtant même à l'activité en donnant mon avis sur l'un ou l'autre vêtement, poursuivant les recherches pour ma personne entre autre aussi, et ce jusqu'à ce que nous ayons tout ce qu'on voulait et qu'on sorte de la boutique. Contente de nos achats, je déposais un baiser doux sur sa joue, me demandant si elle voulait passer encore quelque part ou si nous pouvions rentrer à Undai à présent. Non que je sois pressée d'y retourner, mais il va de soi qu'un bon lit où nous pouvions exprimer librement nos envies bestiales de sexe, était tentant ~ étant donné que Ayame ne connaissait guère mes pensées perverses, son attention fut portée vers une autre boutique, bien plus attirante que les autres par les bijoux brillants entreposé derrière les vitrines. Suivant donc mon épouse dans la bijouterie, mes yeux -deux billes bleues- se changèrent en deux symboles de Yen en moins de trois seconds chronos. « Tiens, tiens, elle fait sa généreuse ? Amusant ~ » Amusant ? Effectivement, selon mon alter-ego qui me proposa de surcroît de ne pas se gêner à acheter tout ce qui nous plairait à l’œil, même si nous ne comptions guère le mettre, on ne sait jamais qu'un jour, nous en aurions l'occasion. Personnellement, j'étais contre le fait de puiser ainsi dans l'argent de mon épouse mais... malheureusement pour son portefeuille, une femme aime les bijoux, et aux dernière nouvelles je n'étais pas n'importe quelle femme ~

- Que pense Akiha-Chan de cette pièce ? ~ 

Je pense que... je la veux ~ « Égocentrique qu'elle puisse l'être, heh ~ » Effectivement, il ne suffisait qu'un coup d’œil pour comprendre les dires de mon ombre. Parce que le bijou -collier fin avec une pierre au bout- me faisait directement penser à Ayame. Et pourquoi donc ? ~ Le cristal poli logé dans une armature brillante, était exactement de la même couleur que les yeux de mon épouse, d'un vert forêt envoûtant et profond à s'en perdre pour l'éternité. Demandant au vendeur de sortir le collier de la vitrine, je l'examinais de plus près vibrant presque sous l'intensité de la ressemblance avec le regard de la directrice. Définitivement, je le voulais ~ Encore plus quand il passa autour de mon cou pour venir se loger au creux de ma poitrine, juste là où il faut pour attirer le regard sur mes formes généreuses. Me contemplant quelques temps dans un petit miroir, j'avais des étoiles dans les yeux. Parfait, il l'était ~

- Il est sublime ~ Puis-je ? ~

« Ce n'est pas comme si elle pouvait refuser, au point où nous en sommes, hehe ~ » Certes, mais la politesse était de rigueur, et Ayame ne pouvait que se sentit flattée d'avoir les moyens de m'offrir une pierre de cette taille, n'est-ce pas ? ~ Enfin, quoi qu'il en soit, ce bijou devait rejoindre ma collection coûte que coûte. M'armant d'un sourire charmeur, je défis l'objet encerclant mon cou afin de le poser délicatement dans la boite lui étant dédiée. Ceci fait sous les sourires entendus du vendeur, j'attrapais la main de mon aimée et la portais à mes lèvres, y apposant un baiser chaste, me retenant à merveille sous l'envie de prendre ses doigts dans ma bouche avant de la plaquer contre une vitrine et la prendre sauvagement sur place. D'ailleurs... Détachant mon regard clair de ses amandes verdâtres, je le baissais sur sa main un court instant avant de le relever sur sa personne, étrangement sérieuse et surtout songeuse.

- Ne devriez-vous pas porter une bague au même titre que ma personne, étant donné que nous sommes mariées, Ayame ?

Maintenant que j'y prête attention, il me paraissait logique qu'elle en porte une aussi. D'ailleurs, je me demandais pourquoi je n'ai pas tilté avant à cette évidence « Parce que le mariage n'était qu'une plaisanterie à tes yeux de libertine ? ~ Hehe ~ », et pourquoi Ayame n'avait l'air d'y avoir songé aussi. « Ca, c'est parce qu'il est plus difficile de sauter sur tout ce qui bouge en portant une bague ~ Même si je suis certaine que les chiennes qu'elle baiserait n'en verraient que du feu ~ ». Franchement étonnée, si pas limite contrariée tout à coup, à cause de ma moitié sombre, je lâchais la main de mon amante tout en analysant ma propre bague. Y aurait-il seulement moyen d'en trouver une dans le genre ? Sans doute, au pire nous commanderons ~ L'esprit torturé par de différentes pensées déterminées, j'appelais le vendeur pour lui demander sans avis sur oui ou non, il y aurait moyen qu'il ait une bague dans le genre, ou quels étaient les délais pour s'en procurer une. L'homme ayant demandé un instant afin qu'il puisse consulter ses catalogues, je donnais toute mon attention à ma chère femme. Et à présent ? Explications avant que je ne devienne complètement paranoïaque avec des idées diverses, passant par le fait qu'elle ne veuille se lier par cette évidence qui dirait clairement que la grande Dead Master-Sama était enchaînée par une autre personne par le mariage, une autre comme quoi une bague la dérangerait quand elle draguerait quelqu'un d'autre -même si elle pourrait l'enlever-, et encore d'autres, sans queue ni tête que je n'exposerais pas même si mon ombre me les chuchotait avec insistance, adorant mettre des doutes dans mon esprit dérangé. N'en laissant rien paraître, je m'approchais à pas de loup de mon amante, caressant son visage du bout des doigts, descendant le long de son cou plus mes paroles murmurées fusaient, un sourire carnassier aux lèvres et un regard chargé de désir rivé au sien. J'en mouille ~

- Le shopping en votre compagnie est... révélateur ~ Même si à coté, je n'arrive à me départir d'une envie saugrenue qui me tiraille depuis tout à l'heure ~ Nous devrions y remédier au plus vite ~

Après la bague, bien entendu. Même si je fonds littéralement d'envie d'assouvir mes besoins sexuels ~

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Dead Master

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    Ven 29 Nov - 2:25

Il est rare de me voir de la sorte, je n’aimais pas forcément faire des cadeaux à autrui. Il va de soit qu’Akiha-Chan se plaçait dans une catégorie à part des autres personnes m’entourant, pas loin de celle de Yume, ni au-dessus, ni en-dessous dirais-je. Mais faisons fi sur ce sujet, concentrons-nous plutôt sur ce qu’il se passait à cet instant. C’est de ma propre initiative que nous sommes rentrées dans une bijouterie à la recherche de je ne sais quoi d’ailleurs. Suite à quelques coups d’œil, un seul bijou m’eut sauté aux yeux, celui-ci fut un collier dont la chaîne d’argent se voyait ornée de pierres aussi petites que l’épaisseur de la chaîne restait normale. Un petit chef-d’œuvre rien qu’à ce niveau là en soit, mais ce n’était pas le maintien de la pièce maîtresse qui m’intéressait mais bel et bien ce pendentif d’un vert étrangement similaire à la couleur de mes pupilles. Brillant et envoûtant en soit ~ Une pierre légèrement rectangulaire s’arrondissant en son bas, une émeraude polie, gardant son éclat brut alors que l’arrière du bijou se voyait orné d’une multitude de paillettes de cristaux pures quant à eux ~ Je savais reconnaître les pierres précieuses, non pas parce que j’en manipulais tous les jours -ceux de matérialisation- mais plutôt parce que depuis longtemps, je montrais une certaine fascination pour ces petites pierres valant des fortunes ~ Serait-ce à cause de ma richesse abondante, la luxure m’aurait-elle conduite à n’aimer que les objets d’exception ? Je répondrai négativement à cela, j’aimais également les choses simples tel que… Ce magnifique sourire qui naquit sur les lèvres de mon épouse quand je lui montrais ledit bijou détaillé plus haut ~

- Il est sublime ~ Puis-je ? ~

Détachant mes pupilles de la pierre quand mon épouse s’en saisit, je la laissais contempler l’objet sous mon regard avisé. M’amusant presque sous l’émerveillement grandissant sur le minois de mon amante, c’est en me collant à son corps que je traçais le bijou du bout des doigts avant de répondre positivement à sa question précédente ~ Si je le lui montrais, ce n’était pas pour rien ~ Il va de soit qu’elle pouvait le prendre, l’essayer et le porter à tout jamais ~ A votre avis, si j’achetais un objet aussi coûteux à mon épouse, croyez-vous que je lui quémanderai de le porter tous les jours ? ~ Évidemment, j’aimais montrer ce que j’offrais à autrui ~ Surtout quand il s’agissait de mon épouse. Gloussant dans mon coin sous ce constat, je la laissais me baiser la main sans sourcilier ~ Faux, mon sourire s’était agrandi suite à ce geste noble ~
Pour mieux se ternir par la suite.

- Ne devriez-vous pas porter une bague au même titre que ma personne, étant donné que nous sommes mariées, Ayame ?

Suivant son regard jusqu’à nos mains liées, je me heurtais à sa question quand elle me demanda pourquoi je ne portais pas d’anneau à mon doigt également. Il est vrai que lorsque deux personnes se voient unies par les liens du mariage, celles-ci portent deux bijoux censés être identiques à tout point de vue -en omettant la taille-. Caressant du doigt l’endroit où je devrais également porter un anneau, je me voyais muette suite à sa question. Je n'avais jamais vraiment réfléchi à cela, je n’avais guère pris la peine de me faire-faire un anneau à dire vrai. Ma demande en fiançailles s’était faite dans les règles de l’art -à ma manière- tandis que la demande en mariage quant à elle fut plus orchestrée par notre servante qu’autre chose. Par la suite, je ne suis jamais revenue sur ce jour gâché mais si parfait en même temps. Cette explication rendra-t-elle le sourire à mon épouse ? Je ne crois pas non ~ Et en sachant Ô comment celle-ci était paranoïaque sur ces choses là, il était presque de mon devoir de la rassurer, elle et son ombre ne faisant que l’enfoncer vers des conclusions plus idiotes les unes que les autres. Non, non, je ne l’entends plus, je la devine ~
Doux mensonge ~

- Le shopping en votre compagnie est... révélateur ~ Même si à coté, je n'arrive à me départir d'une envie saugrenue qui me tiraille depuis tout à l'heure ~ Nous devrions y remédier au plus vite ~

Comment devrais-je prendre ce « révélateur » selon vous ? ~ Personnellement, je préfère sauter par dessus plutôt que m’y attarder ~ Et pourquoi cela ? Car la suite me plut bien plus que le reste ~ Remontant sa main qui me caressait avec envie, je la saisis entre mes lèvres pour venir y apposer un doux baiser en laissant ma langue parcourir avidement sa chair avec envie ~ Ne détachant mon regard du sien, je me collais à son corps pour mieux venir lui arracher quelque frisson en mordillant son lobe ~ Devrais-je m’arrêter ici ? Maaah, notre cher vendeur n’est toujours pas revenu, autant profiter de cet instant n’est-ce pas ? ~ La collant contre une des parois vitrées protégeant les bijoux du magasin, je faufilais ma jambe entre les siennes pour la faire écarter ~ Me plaçant de manière à ce que les yeux pervers ne voient ce que nous faisions je me plaisais à caresser l’intimité de mon épouse alors que mes lèvres dévoraient littéralement les siennes ~ Étais-je brusque de sauter aussi vite de la sorte à l’étape cruciale ? N’était-elle pas déjà assez excitée selon vous ? ~ Il ne fallait que la sentir pour le savoir ~

- Mes dames ? Je n’ai nullement trouvé ce que je cherchais, je m’en vois navré. Prenez-vous le collier ? ~

Me retournant en quittant la chaleur de mon épouse, je me plaçais de manière à ce qu’elle puisse se « rhabiller » sans s’exposer. Affichant un sourire amusé au vendeur en portant mes doigts à mes lèvres pour venir lécher le liquide divin de mon épouse, je me dirigeais vers la caisse en lui répondant positivement d’un hochement de tête. Amusée et excitée, je le laissais emballer le cadeau d’Akiha-Chan alors que je me tournais vers celle-ci pour lui faire un clin d’œil et sortir de mon sac une autre carte bancaire. Que se passe-t-il ? ~ Je n’allais quand même pas faire payer le cadeau de mon épouse par celle-ci ~ Bien que l’autre carte m’appartient toujours, elle est à présente entre les mains de ma chère Akiha-Chan, il va de soit que je doive utiliser un autre de mes comptes privés pour ce … autant de zéros ~ Payant la somme demandée, je tendis le sachet sur lequel trônait l’enseigne du magasin à mon épouse avant de lui prendre son unique main libre ~ Bien, qu’allons-nous faire à présent ? Finir ce que nous avions commencé bien sûr ~

- Il es temps de rentrer, finissons cela à la maison ~

Il ne fallut guère plus pour que je nous trouve un endroit désert, que je claque des doigts et que nous arrivâmes à Undai, dans notre appartement, dans notre chambre ~ Laissant nos emplettes au sol, je poussais avec délicatesse Akiha-Chan sur notre lit avant de venir lui susurrer à l’oreille quelques mots pouvant apaiser son âme effarouchée ~ « Nous n’avons toujours pas fait de cérémonie non plus ~ J’attendrai ce jour pour que tu me la passes au doigt, Akiha-Chan ~ ». Et nous scellâmes nos corps dans une étreinte teintée de désir et de passion, ou notre amour aussi sadique qu’il puisse l'être libérait cette pureté nous étant propre ~ Cette monstruosité nous montant jusqu’à l’orgasme.

END

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MessageSujet: Re: Plus que des collègues, me disait-elle ~    

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Plus que des collègues, me disait-elle ~

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