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 Shinai. J'aime mon sweat.

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 25 Sep - 16:04

La vie. Qu’était-ce vraiment ? Le fait qu’un être vivant respire. Voilà ce qu’était vivre. Je ne sais pas si je pouvais me le permettre, je me considérais comme une  anomalie de ce monde. Je n’avais le droit de vivre, je n’avais rien d’humain à part cette apparence, je n’étais le fruit que de procédés chimiques. Devais-je mourir ? C’était la question que je me ressassais sans cesse. Je ne savais y répondre et jamais, je ne la poserai à qui que ce soit. Non, même à Kiseki, mon tout, mon jumeau, l’unique être sur cette terre que je me permettais de regarder avec amour. Il était mon frère, cette existence sans laquelle je ne pouvais vivre, s’il mourrait, je devrais mourir. Je fonctionnais ainsi, même pour les choses les plus anodines. S’il se faisait punir, il était normal que moi aussi je le sois. S’il devait être privé de quelque chose, je m’en privais également. Nous étions égales, nous avancions sur le même chemin main dans la main, pourquoi devais-je être différente de lui ? Parce que nous l’étions justement. Nos personnalités étaient à l’opposé l’une de l’autre, il riait, moi je restais stoïque, il avait cette étincelle de vie émanant de son corps alors que la mienne était quasiment inexistante. Mais je ne m’en plaignais pas, je l’aimais ainsi, lui et le boucan qui le suivait.

Aujourd’hui je commençais mon premier cours. Début de la semaine, nous étions Lundi. J’ai demandé à Kiseki qu’il parte avant moi, préférant le laisser vaguer à ses occupations matinales avec ses amis. Oui, il avait déjà des amis, après tout, il était né une semaine avant moi. Sortant de ma douche en regardant l’uniforme posé sur mon pseudo lit, je restais un instant à le contempler. Laid. Un uniforme féminin, je ne voulais pas d’un comme celui-là, non, j’aurais aimé porter le même que Kiseki, si pas le sien tout court. Mais je n’avais guère le choix, le règlement était strict, je devais me vêtir de la sorte. Certes avec peine, mais je le faisais tout de même. Dressant les habits sur mon corps, je me sentais mal à l’aise, cette jupe était trop courte, mon visage trop dégagé, mon cou mis à nu, je n’aimais pas. Décidée à porter mon sweat par dessus, j’enfilais celui-ci et dès cet instant, je me sentais déjà mieux. Il y avait l’odeur de Kiseki dessus, c’était apaisant. Fermant les yeux en me contractant dans une étreinte, j’apaisais mon être de la sorte. C’était agréable, cette odeur, son odeur. Elle avait ce pouvoir relaxant, c’était comme le sentir sur moi, avoir ses bras forts me serrer de long en large.

Je rouvrais les yeux avec un micro sourire aux lèvres avant de cacher ma bouche dans mon col. Il était temps que je quitte ma chambre, et c’est ce que je fis. Traversant les couloirs en regardant le sol, sac au dos comportant le nécessaire pour les cours plus l’ouvrage que je feuilletais aujourd’hui, je m’élançais vers ce premier jour. S’élancer était un grand mot puisque je me fis arrêter en toute manœuvre par l’une de mes créatrices. Nous étions au milieu du couloir quand cela se produisit, le cours n’avait pas encore commencé, mais je me savais en retard si je ne me dépêchais pas. Conclusion ? Je n’ai jamais assisté à mon premier cours puisqu’Akiha-Okasama m’arrêta en plein mouvement. Pour ? C’est là que ça devient chaotique.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 25 Sep - 19:34

Mes enfants étaient incontestablement des mignons petits chatons que je ne remplacerais pour rien au monde contre quoi que ce soit. La joie d'être mère ne m'a jamais autant saisie que depuis le temps où j'ai vu mes trois petits chéris réunis dans une seule pièce, avec ma femme en prime. Une famille, cela était synonyme de vie à ma personne, c'était juste réjouissant, j'en mouillerais presque si la subtilité de principes disant qu'il était peu poli de montrer une telle affection pour une image familiale, n'était pas aussi profondément encrée en moi. Quoi qu'il en soit, j'étais heureuse de voir tant de gens proches à mon cœur m'entourer. Ayame, la femme que j'eus admiré, étudié, pour mieux tomber dans ses bras et modeler ma vie à ses cotés. Ren, ce petit être qui m'eut choqué au début pour mieux me séduire par sa bouille et es actions primitives que je m'arrangeais à rectifier jour pour jour. Kiseki, ce jeune homme débordant d'énergie que je regardais fièrement me montrer sa joie de vivre. Et Hikari, ma fille, la dernière arrivée, tellement attendue, froide mais intelligente et sérieuse. Je les aimais tous les quatre, avec leurs qualités comme leurs défauts.

En parlant de ma chère fille aînée, elle n'a pas vécu beaucoup avant d'être lâchée dans la nature aux cotés de son frère. En bonne mère, j'eus quelques appréhension quant à l'autonomie qu'elle se vit offrir comme sur un plateau, mais selon Ayame, elle saurait se débrouiller, et au pire, Kiseki était là pour la guider. J'avais du mal à accepter cela, mais j'ai fini par céder, rapidement remise à l'ordre par mon ombre lugubre m'inculquant ô comment il était important que je m'occupe de mes propres occupations au lieu de courir tout le temps derrière... « Les expériences à long terme ~ Si tu les chouchoutes, ils n'évolueront jamais, Akiha. » Certes, c'était probable, mais il était difficile de dire à une mère d'abandonner ses enfants au milieu d'une fosse à lions, parce que Undai c'était cela, un monde dangereux peuplé par des êtres plus terrifiants les uns aux autres. Évidemment, de l'autre coté, ils étaient les enfants d'Ayame et de moi, ce qui leur donnait des qualités inestimables et une intelligence de tonnerre... Du moins pour Hikari. Kiseki avait un don surprenant à se mettre dans des problèmes, je m'en arrachais des cheveux pour cela.

Mais revenons à aujourd'hui, je me suis levée tôt -comme tous les matins- de bonne humeur et prête à commencer une journée de boulot remplie. Ayant pris une nouvelle habitude, je vérifiais si mes petits chatons allaient bien avec un message envoyé comme il se le devait. Du moins, je voulais en envoyer ce matin, mais Ayame prit toute mon attention sous quelques chastes baisers échangés avant que je ne claque la porte, presque en retard pour... « Non, tu n'es pas en retard, t'as même pas classe ce matin. Et t'inquiètes pas pour les gosses, ils vont pas se briser les nuques en tombant dans les escaliers, heh » J'espérais de tout mon cœur que tel ne soit le cas, sous un soupir effaré de mon cher mauvais coté diabolique. Elle, elle trouverait cela encore marrant. Pauvre chose sans cœur. Mais elle était aussi dans le vrai, je me suis encore débrouillée hier à aller voir les jumeaux pour leur expliquer les règles et ainsi de suite, afin que Hikari puisse commencer en beauté son premier jour de classe. À croire que je stressais plus qu'elle pour sa nouvelle vie. Mais soit ! À moi la journée ~

Il ne n'a pas fallu longtemps avant que je n'arrive dans le bâtiment principal, mon éternel sourire amical sur les lèvres, j'étais un vrai havre de paix en apparences, tandis qu'à l'intérieur j'essayais de penser à autre chose que mes enfants gambadant je ne sais où dans Undai. Bon, là ils doivent être en cours. Tant mieux, de plus, je ne pense pas qu'un enseignant se risquerait à lever la main sur l'un des Ketsuki sachant d'où ils sortaient. Bien, bien ~ Dans mon planning, je commence par quelques heures de paperasses afin de remettre mes cours en ordre et corriger des contrôles, ennuyant mais guère fatiguant, c'est ce qui comptait parce qu'il faut l'avouer, je ne dormais plus énormément depuis quelques temps. Que ce soit à cause des événements concernant les trois chenapans de ma vie ou encore, Ayame et nos besoins sexuels ~ Alala... Mais qu'est-ce donc ?

Passant à coté d'une silhouette fine, je fronçais mes sourcils blonds avant de tourner sur moi-même et constater qu'effectivement, je reconnaissais ce pull mauve et large traînant sur les épaules d'un... une étudiante, en vue de sa jupe. Hikari avec ce sweat qu'elle ne changeait relativement jamais, au point que cela m'exaspère de la voir accoutrée de la sorte. Hors de question, surtout pas le premier jour de classe où elle devrait être parfaitement habillée de la tête aux pieds avec son uniforme. Faisant claquer mes talons sur le sol, je rattrapais rapidement ma dite fille et posais la main sur son épaule pour l'arrêter dans sa marche, lui faisant face, je pris la parole d'une voix sévère mais guère méchante, je n'étais pas un monstre non plus ~

- Ma chérie, où vas-tu comme ça ? ~ Kiseki n'est pas avec toi ?

Il va de soi qu'à part son horrible pull, l'absence de Kiseki aux cotés de la nouvelle élève de Undai était surprenante, si pas inquiétante. Sa sœur l'aurait-elle chassé en prétendant être assez autonome pour se débrouiller seule ? Cela lui ressemblerait bien. « Ou alors, elle a eu marre de son énergie débordante, heh » Silence. Quoi qu'il en soit, me voilà mitigée. Devrais-je l'accompagner moi-même devant sa classe ? Oui... Non, si je le faisais, elle m'en voudrait sans doute à vie, et je me suis encore promis que je n'allais pas être sur le dos de mes enfants tout le temps. De plus, Hikari était grande assez pour trouver sa classe, d'ailleurs, elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait, raison de plus de la laisser faire. Raison de plus de lui faire remarquer son accoutrement et lui imposer de le retirer pour avoir une présentation convenable.

- Mais aussi... Ne t'avais-je pas dit hier de mettre ton uniforme pour aller en cours ? Ôte ce sweat, Hikari.

Toujours souriante, je tendis la main pour qu'elle me donne cette chose en laine mauve qui n'allait en rien pour un enfant de bonne famille se devant d'être bien habillé.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 25 Sep - 19:54

Quelque chose se posa sur mon épaule, je savais ce qu’était « cette chose » autant que la personne qui était reliée à « cette chose » pour déglutir. Depuis ma naissance, j’avais eu la joie de me faire materner par mes créatrices, plus précisément la femme qui se trouvait dans mon dos. Entre les sms matinaux pour que je sois à l’heure -alors que cela faisait déjà une bonne demi-heure que j’étais debout- sans compter les visites surprises pour voir si je mangeais correctement ou alors, les passages au laboratoire avec sa personne pour voir l’état de mon évolution, je pouvais le dire. J’en avais marre. Marre de me faire traiter comme une enfant de six ans. Mais je ne disais rien, j’abdiquais en silence les demandes de ces femmes surpuissantes de peur, d’une quelconque représaille. Après tout, un pantin n’avait le droit de choisir le bois dans lequel on le sculptait.

- Ma chérie, où vas-tu comme ça ? ~ Kiseki n'est pas avec toi ?

Me retournant finalement sous sa voix douce, je gardais mes yeux au sol, ne daignant lever le regard vers celle qui m’eut conçu. Était-ce un manque de respect d’agir ainsi ? Oui, quelque chose en moi me sifflait que je me montrais dans une posture impolie. Que faire ? Lever les yeux et croiser son regard tranchant ? Je n’avais guère le choix, et c’est ce que je fis avec la plus grande difficulté. Une fois posée dans ses yeux, je me sentis mal à l’aise. Ce n’était pas sa voix sévère qui me dérangeait, mais plutôt sa manière de me scruter. Étais-je passée de machine défectueuse à bout de viande ? Non, Akiha-Okasama n’était pas comme cela, elle avait juste… des principes tellement encrés que moi, petit être vivant que j’étais, ne pouvait y remédier.

- Mais aussi... Ne t'avais-je pas dit hier de mettre ton uniforme pour aller en cours ? Ôte ce sweat, Hikari.

Et le mot blesse. Retirer ce sweat ? Il en était hors de question. Déviant le regard en glissant entre mes dents un « Shinai » à voix basse, je fixais le sol avec insistance. Du moins jusqu’à ce que je me rappelle d’une chose primordiale s’alliant à la matérialisation… Une ouïe sur-développée. Et c’est en relevant le regard vers elle avec lenteur que je compris mon crime, ma sentence allait être lourde, je la sentais arriver, au point que je fasse un pas en arrière en gardant mon sweat sur les épaules bien entendu. Allais-je criser devant elle ? Mauvaise idée, autant essayer de trouver un compromis que je savais déjà voué, à un échec cuisant.

- Je… Refuse.

Je n’avais aucun tact, je le savais, mais je vivais avec. Je n’aimais pas recevoir des ordres, surtout sur mon accoutrement. Déjà que j’ai accepté cet uniforme de fille, il ne fallait pas me demander la lune. « Si tu voulais un gosse obéissant, il fallait mieux me programmer, Akiha…-Sama. ». Je m’enfonçais, je le savais, mais j’étais déjà tellement bas que je ne pouvais plus faire demi-tour. Et c’est en redressant mon regard que je lui montrais la détermination de mes dires. Après tout, mon existence n’était qu'excentricité à leurs desseins.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 25 Sep - 20:55

Franchement, je ne saurais dire si je m'attendais vraiment à une résistance de sa part, en vue du manque de sentiments émanent de ma fille, parfois je me demandais si je n'ai pas fait une erreur de calcul quelque part, si je n'ai pas commis une fausse manœuvre au moment de lui inclure les souvenirs et ressentis d'un être humain. Ce fut une des nombreuses questions qui revenaient souvent dans mon esprit de scientifique à chaque fois que j'examinais mes enfants d'un œil purement formel et sans attaches. « Je, tu veux dire, Akiha ~ » Oui et non, je ne laissais guère mon sombre coté prendre contrôle sur mon corps afin d'interagir avec nos créations, allant jusqu'à lui refuser de sortir en présence des ces yeux ne m'appartenant pas mais étant aussi bleus que les miens. D'ailleurs, j'y tenais au point que c'est avec une pointe de fierté que je pouvais dire qu'ils n'ont pas eu l'occasion de voir cette masse sombre flotter dans mon dos. Combien parient que Kiseki aurait peur ? Tandis que Hikari... Elle, je ne savais pas si elle ressentirait autre chose qu'une neutralité profonde. Pour moi cette enfant était tellement inexpressive que je restais sans voix quand un seul mot traversa ses lèvres, un mot qui me laissa incrédule. Complètement. « Shinai » Clignant des yeux, stupéfaite d'une telle impolitesse venant de ma propre fille, je ne dis rien, seule ma main qui s'abaissa pour longer mon corps en disait long, et peut-être aussi mon regard qui se faisait dur plus les secondes passaient, et plus ses billes étaient fixées aux miennes. Crèves...

- Je ... Refuse.

Refuse... J'ai cru le comprendre avec sa jolie manière de me le dire. « Heh, alors finalement ce gosse à un certain sens de rébellion. » Sérieusement, je ne voyais pas matière à rire ou plaisanter sur l'instant, d'ailleurs, que je me le refasse dans la tête dans dix ans, je trouverai cela toujours aussi outrageant et inconcevable. Que ma propre fille, créée de mes mains me manque de respect aussi ouvertement, c'était quelque chose de nouveau pour ma personne, non que je ne sois pas tombée sur un patient peu reconnaissant -il ne fallait que prendre le cas de Kaïla- mais que cela vienne de ma fille, qui de plus, continue à me poignarder avec ses mots froids et tranchants, non, je ne l'acceptais pas. Pas du tout, surtout pas sa dernière tirade.

- Si tu voulais un gosse obéissant, il fallait mieux me programmer, Akiha…-Sama.

Et là, mon monde s’effondra, toute la gentillesse et le calme qui se dessinait habituellement sur mes traits, disparut en même temps qu'une froideur glaciale envahit mon visage. Même mon ombre, encore éclatée de rire il y a de la quelques secondes, se retrouvait siffler de rage dans mon esprit. « Sale gosse, oser critiquer notre savoir, je vais la... » Silence ! J'approuverai encore moins une telle pensée de ma part, tuer mes propres enfants sous une offense était exagéré, quelle que soit la parole prononcée par la bouche de l'un d'eux. Pourtant, maître des sentiments ou pas, je n'ai pas pu m'en empêcher, je n'ai pas pu arrêter cette main qui éclata sur la joue de ma fille dans un bruit sourd signant par ce fait une gifle brûlante. Aurais-je été trop fort ? Non, j'ai réussi tout de même à modérer ma force, ne déposant qu'une marque rouge sur la peau pâle de cet enfant impertinent. Et bien évidemment, après un tel acte, doit venir l'explication pour que l'enfant comprenne pourquoi une punition s'imposait à ses actions et paroles.

- Hikari Eden Ketsuki, il est irrespectueux de désobéir à son professeur et encore plus d'insulter sa mère. Tu seras collée, dès maintenant, en ma présence.

Tranchant, net, froid. Voilà qui ne me ressemblait guère, mais je n'avais le choix, je me voyais mal torturer ma propre fille pour si peu. Par contre ce que j'ai tout de même fait, c'est la figer dans une paralysie modérée avant de lui ôter moi-même son sweat mauve. Il était hors de question que je m'essuie un nouveau refus, tellement pas que je risquais de vraiment lui faire du mal si tel serait le cas. Mais je savais tout autant combien elle tenait à ce pull offert par son frère le jour de son réveil, je ne pouvais risquer de le déchirer. Même si l'idée de le brûler m'est passée par la tête quand je me retrouvais le sweat dans la main tandis que d'un claquement de doigts, Hikari put récupérer sa mobilité. « Bien mieux. » Furieuse, mais étrangement calme en même temps, je pliais le vêtement en question et le déposais sous un bras, tandis que de l'autre main j'attrapais Hikari par le bras et la traînais à ma suite jusqu'à une salle de classe vide, ma salle de classe. Déposant une mallette sur le banc professoral, je pris la parole, mais cette fois-ci moins sèchement, la colère passée, il ne restait que la sévérité d'une mère envers son enfant.

- Assieds-toi ici, tu vas m'aider à corriger ces contrôles. Ne t'inquiètes pas, tu n'as guère besoin d'aptitudes programmées pour barrer les mauvaises réponses. Bon amusement ~

Déposant devant elle un tas de copies d'un contrôle de mes chers chatons de Terminale, je lui donnais une feuille à part avec les réponses exactes, ainsi qu'un stylo rouge. Prenant un autre tas tout aussi important, je me posais à mon bureau et commençai le travail, jetant des coups d’œil de temps à temps à mon petit chaton de fille. La punition pouvait être bien pire, cela va de soi, mais comme je l'ai dis précédemment, je n'infligerais aucune douleur physique ni mentale à mon enfant, préférant me rabattre sur des punitions plus humaines, plus normales. Ne lui donnant pas plus d'attention que cela, je finis par m'absorber dans la tache, les sourcils froncés sous des réponses fausses et des mauvaises notes, inscrivant les étudiants qui ont raté sur une liste spécialement conçue pour mon mauvais coté diabolique. « Tiens, tiens, en Terminale et toujours aussi stupide... »

- C'est le moins qu'on puisse dire ~

Aurais-je omis le fait que j'adorais parler à mon ombre quand je corrigeais des contrôles dans une sale vide, question d'avoir de la compagnie ? Alala, il était étrange que je trouve cela bizarre avec Hikari dans la classe. Faisant comme si de rien était, je poursuivis ma tache, tournant les feuilles dans un silence de mort seulement entrecoupé par le bruit du papier et du grattage de stylo. Du moins, jusqu'à ce que quelque chose se mette à vibrer et que je relève mon regard bleu sur Hikari, en me demandant si c'était son portable qui sonnait. Et bien non, c'était le mien. Perplexe, je détournais les yeux de la fille collée, et répondis à l'appel. Qui ne dura que quelques secondes pour quémander ma présence ô combien exigée dans l'infirmerie, sous un surplus d'étudiants. Il va de soi que je ne me posais pas longtemps de questions, mon travail en tant que soignante passait avant des copies à corriger. Me levant déjà en raccrochant, je rangeais le tas de paperasse sur mon bureau et demandais à Hikari de faire de même.

- Nous finirions ceci plus tard, j'ai reçu un appel important de l'infirmerie, c'est là-bas que nous irons à présent, mon chaton ~

Prenant tout ce qu'il fallait, je laissais Hikari sortir en première avant de refermer la porte à clé derrière notre passage. Aucune parole ne fut échangée pendant le cours chemin entre la classe et l'infirmerie, en même temps, je me voyais mal discuter avec elle, surtout que ma colère s'est dissipée depuis longtemps et que je ne voulais que la choyer. Chose qu'il m'était interdit de faire si je ne voulais perdre tout crédibilité à ses yeux. Arrivant donc dans la pièce sentant les médicaments, je pris la jeune fille à la chevelure verte, par les épaules et la guidait entre les infirmières courant de gauche à droite jusqu'à mon bureau, où je lui demandais de s'asseoir, déposant mes affaires sur ce dit bureau, je lui fis un clin d’œil avant de m'exprimer assez haut et clairement pour qu'elle m'entende dans le brouhaha général. Bon sang, à croire que j'étais vraiment la seule pour y faire régner le calme même dans les pires situations.

- Ne bouge pas d'ici et ne touche à rien, ma chérie. Si tu as besoin de quelque chose, tu attends que je finisse ce que je fais et puis tu demandes, d'accord ? Sois sage ~

Et sur ce, je lui tournais le dos, enfilais ma blouse blanche et partis à la rencontre de l'infirmière en chef qui était censée maintenir le service en cette journée. Alala, quelques informations prises « Boucherie ~ Allons y ~ » Ou pas, il était primordiale de sauver ces petits chatons. Et il faut le dire, entre un poignet cassé et une hémorragie interne j'avais du boulot, avec tous les lits occupés. Bien, commençons par les plus blessés, celui avec un trou béant dans le ventre ~ Tirant le rideau de séparation, je procédais aux soins intensifs, et ainsi de suite, m'absorbant corps et âme dans la dévotion que j'avais à la vie.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 25 Sep - 21:49

Je savais que la réaction qui suivrait n’allait me plaire et cela se concrétisa quand sa main claqua sur mon visage avec violence. Une douleur vive me prit dans la gencive alors que je ne daignais pas recouvrer son regard. Me taper. Elle me bat parce que je suis défectueuse, elle me montre qui de nous deux est le maître. Elle l’était, je n’étais que son objet. Un esclave n’avait le droit de parler de la sorte à celui qui le gouvernait. Serrant des dents en retenant les larmes que je sentais vouloir percer mes yeux, je restais immobile sous ses dires suivants.

- Hikari Eden Ketsuki, il est irrespectueux de désobéir à son professeur et encore plus d'insulter sa mère. Tu seras collée, dès maintenant, en ma présence.

Je reconnaissais mes erreurs mais ce n’était pas pour autant que je passerais de mon mode colère à angélique. Je n’étais pas angélique tout court d’ailleurs. Me redressant sous son pouvoir qui me lacérait le corps, je me figeais sous ses directives alors qu’elle me ôta mes vêtements dans un « Bien mieux. » de sa part. Je la détestais sur le moment, mais je ne pouvais rien faire, ni dire d’ailleurs. Un objet ne parle pas, il laisse se faire utiliser, déplacer et jeter. Un pantin articulé ne pouvait que se faire manipuler par les fils du marionnettiste, elle tirait les ficelles, j’abdiquais sans rechigner. Silencieuse tel un mort, je ressassais ses paroles. Premier jour de cours et déjà collée. Je le méritais, plus que quiconque et je savais que ma sentence pouvait être pire que cela. J’aurais pu me retrouver sous le regard de Dead Master-Sama, je devais être contente de ne pas mourir aujourd’hui. L’étais-je seulement ? Non. Si je quittais ce monde, je ne ressentirai aucune tristesse. Je me mens. Je ne voulais pas abandonner Kiseki, mais en même temps, il était différent. Il ne voyait pas la noirceur de notre existence, il ne pouvait comprendre ce que moi je percevais et à tout jamais, je le cacherai de ces ténèbres. Affronter seule une réalité que personne n’a l’air de comprendre ? C’était difficile, mais je n’avais le choix. Un être vivant se limite à respirer, je ne vis pas, je survis.

Et cela continua quand je me fis traîner dans la classe de ma créatrice. Me retrouvant assignée à un bureau devant un tas de feuilles, je laissais passer sa remarque désobligeante « Assieds-toi ici, tu vas m'aider à corriger ces contrôles. Ne t'inquiètes pas, tu n'as guère besoin d'aptitudes programmées pour barrer les mauvaises réponses. Bon amusement ~ » et commençai à exécuter ce qu’on me demandait de faire. Je n’étais pas programmée pour désobéir je suppose, alors pourquoi avais-je montré un tel dédain à exécuter la demande d’ôter mon vêtement ? Parce que c’était injuste selon moi. Pourquoi me retirer la seule chose qui me plaît dans ce bas monde ? Parce qu’un objet ne pouvait en avoir un autre. Je devais rester à ma place et c’est ce que je fis. Corrigeant les contrôles de Terminales, je me trouvais presque exaltée devant les erreurs de ces élèves. N’ont-ils jamais appris à écrire ? Moi… J’étais programmée pour.

- C'est le moins qu'on puisse dire ~

Relevant mon regard vers Akiha-Okasama, étonnée qu’elle réagisse à mes pensées, je les rabaissais automatiquement quand elle regarda dans ma direction. Était-ce également l’un de ses pouvoirs ? Lire dans l’esprit d’autrui ? Je ne savais pas, mais je n’aimais pas ça. Et encore moins de sentir mon téléphone vibrer dans ma poche… Ah. Je l’ai oublié, Kiseki. Tout s’est tellement passé vite que je n’ai même pas pu le prévenir que je me retrouvais avec notre génitrice, répondant à son message avec discrétion, je remis mon téléphone dans ma poche avant de l’entendre sonner. Non, ce n’était pas le mien. J’ai eu peur sur le coup, ne serait-ce qu’un peu.

- Nous finirions ceci plus tard, j'ai reçu un appel important de l'infirmerie, c'est là-bas que nous irons à présent, mon chaton ~

Et ce fut l’infirmerie qui fut ma nouvelle classe de colle. Passant entre les infirmières sous les mains d’Akiha-Okasama, je me retrouvais assise à son bureau avec un unique ordre « Ne bouge pas d'ici et ne touche à rien, ma chérie. Si tu as besoin de quelque chose, tu attends que je finisse ce que je fais et puis tu demandes, d'accord ? Sois sage ~ ». Ne pas bouger. Je ne comptais le faire. Assise sur le bureau, je regardais ce qu’il se passait autour de moi. Du moins jusqu’à ce que je tombe sur un livre attirant mon attention et que je plonge dessus. Ou dedans plutôt. Un livre d’Akiha-Okasama ? Non, de quelqu’un d’autre, mais un livre que je n’avais encore jamais vu. Ce n’était pas du texte qu’il y avait, mais des images. Une histoire en image ? Lisant les bulles en m’attardant sur les dessins, je me perdais dans les illustrations avant qu’une chose ne vienne s’éclater sur moi. Levant mon regard perturbé vers la provenance du jet, je me figeais, tétanisée de peur.
Une atrocité. Un corps déchiqueté, du sang, du rouge partout. Sentant la pièce trembler, j’essayais de m’agripper en vain au bureau avant que je ne comprenne que ce n’était pas la pièce. Mais moi qui tremblais. Du sang. J’en avais sur moi, j’en étais… couverte. J’ai ouvert la bouche, mes yeux se sont écarquillés, j’ai tendu ma main vers là où se trouvait Akiha et j’ai hurlé. Tellement fort que l’assemblée s’est retournée vers moi, étonnés de me voir -non pas sale- mais agonisant sous l’angoisse montant en flèche en moi. Je ne pleurais pas, mes yeux vibrèrent sous mon état second, je …

- Ak...Akiha... Oka..sama ... maman !

Je … qu’on me sorte. Okasama, Okasama ! Okasama … maman … sors moi d’ici.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 25 Sep - 23:22

Finalement, il faut avouer une chose, nous étions débordés. Premièrement quand je reçus l'appel, une exaspération prit possession de mon être, allant jusqu'à ce que je me dise que je travaillais avec des incapables. Ce constat, était faux, cela va de soi, Ayame n'engageait pas n'importe qui pour soigner ses chatons, du moins, je l'espérais en vue de mes propres compétences. Quoi qu'il en soit, j'ai vite saisi l'importance de ma présence dans les lieux blancs et fiévreux qu'était l'infirmerie, il ne m'a suffi qu'un coup d’œil afin de constater à quel point nous fussions en sous-effectifs comparés aux blessés qui affluaient sans cesse dans la pièce. Ce n'étaient pas vraiment les mains qui manquaient, l'équipe était efficace même avec peu de membres, ce furent les blessures qui posèrent problèmes. Comme pour la plus part il suffisait que l'étudiant se repose ou prenne une gélule énergisante qui faisait effet sur sa matérialisation, nous n'engagions pas énormément d'Undaiens, nous limitant sur du personnel dans la confidence mais sans pouvoirs en vue des tâches qui leurs étaient assignés. Mais quand on se retrouvait avec des blessés graves, surtout au niveau du flux de la matérialisation, il n'y avait rien d'autre à faire que d'en user à son tour afin de remettre de l'ordre dans le corps meurtri. Me voilà donc sur un vrai chantier, avec des infirmiers et infirmières à moitié utiles et des corps bien amochés. « C'est excitant ~ Au suivant, regarde l'autre avec la moitié du crâne défoncé ~ » Je pouvais sentir l'excitation de mon ombre vibrer dans tout mon corps tandis que je courrais de lit en lit pour soigner les chatons ou demander des informations sur leurs états, déplaçant les plus gravement blessés dans un coin, tandis que pour les autres, une file d'attente s'imposait. J'adorais ce zeste d'adrénaline, ce pouvoir de jouer de la vie humaine, cette satisfaction de voir un être survivre après que je l'eus soigné, cette peur quand je n'arrivais guère à réanimer un étudiant. J'étais dans mon élément, il n'y avait rien à dire là-dessus.

Des gants passaient telles des mouchoirs entre mes mains, je pompais ma propre matérialisation sans cesse sous les besoins de mes petits chatons agonisants, les ustensiles en inox tournaient autour de moi autant que les gens habillés en blanc, les ordres fusaient de ma bouche et mon esprit emmagasinait les informations reçues et cherchait des solutions. J'étais débordée, nous l'étions. Avec Akiha qui résolvait les soucis de certaines infirmières essayant de sauver leurs blessés respectifs, mes mains étaient habillement penchées sur un corps en train de se faire vider de toute vie. Et peu à peu, une certaine organisation dynamique prit place, un fonctionnement efficace et un travail d'équipe de tonnerre, tout cela pour sauver le plus de monde, tous s'il y avait moyen. Ainsi donc, tout se passait parfaitement bien jusqu'à ce que je tombe sous un cas tellement compliqué que je doive me concentrer totalement dessus, jouant sur la précision je fus emprise d'une grande concentration. Tellement absorbée que je sursautais quand j'entendis un cri quelque part dans mon dos, m'appelant.

- Ak...Akiha... Oka..sama ... maman !

Faisant volte-face pour me heurter à la vision de Hikari couverte de sang, je blanchis, pâlis, me figeais pour tout jeter et accourir vers elle, à toute allure. Arrivant à mi-hauteur, vu le nombre de gens qui passaient tout autour, gens qui s'arrêtèrent dans leurs actions pour regarder Hikari, je me fis intercepter par un infirmier qui balbutiait quelques excuses quant à l'état de ma fille. Il ne m'a pas fallu plus d'un coup d’œil vers le cadavre ambulant perdant son sang partout dans des giclées de sang, pour comprendre le déroulement de la scène. Saisissant le début d'une réflexion profonde, je donnais quelques indications aux infirmières avant de m'approcher de la fille aux cheveux verts. Elle avait l'air... Effrayée, complètement tétanisée sous une angoisse sans nom. « Quoi la gamine se la joue rebelle mais a peur de quelques gouttes de sang ? Heh » Un rire moqueur tonna dans mon esprit de la part de mon ombre qui se plaisait à voir de la terreur dans les yeux de celle qui nous eut insultée quelques temps plus tôt. Les sourcils froncés, j'arrivais à la hauteur de mon enfant, essayant de la calmer, je pris son visage entre mes mains -avec douceur- et l'obligeais à me regarder dans les yeux. Usant bien évidemment de mon pouvoir pour l'apaiser, j'essayais de me focaliser sur sa peur et non sur l'état d’affolement frénétique dans mon dos.

- Mon cœur... Hikari, ce n'est rien. Tout va bien, ce n'est qu'un peu de sang. Viens, Okasan va te débarrasser de cela.

Faisant un signe agacé vers les infirmières pour qu'elle cache le corps de l'étudiant... enfin, ce qu'il en restait de ma vue, je pris Hikari dans une étreinte douce, voulant la mettre sur pied pour qu'elle sorte de l'infirmerie, chose compliquée en vue de son état de choc paralysant. Soupirant délicatement, je finis par la prendre doucement dans mes bras sans la brusquer. Attrapant son sweat par pur réflexe, je nous emmenais en dehors de cette pièce trop blanche. Des paroles rassurantes traversant mes lèvres, je marchais d'un pas pressé vers nos appartements, allant jusqu'à prendre l'ascenseur avec l'enfant choqué. Comment... Pourquoi ? Pourtant Hikari ne ressentait pas grand-chose aux premiers abords, elle était froide, inexpressive, enfermée dans son monde. Elle avait le profil parfait d'un être sans pitié qui ne comprenait en rien ce qu'était la vie, les sentiments et le respect d'une existence humaine. Mais d'un autre coté... Il y avait ce petit quelque chose de rébellion en elle, il ne suffisait de prendre en exemple cette matinée pour s'en rendre compte, elle avait le sens de l'injustice et du vouloir. Alors, derrière son air maussade, refermerait-elle quelque chose de plus doux, plus humain ? J'aurais donné cette qualité -car pour moi cela ne pouvait qu'en être une- à mon fils Kiseki. « Heh, étrange en vue des rumeurs ~ ». Effectivement, j'ai entendu dire qu'il a traîné un corps ensanglanté à travers tout Undai, ce à quoi je me refusais de croire. Peut-être que... Finalement c'était Hikari ma grande réussite de manipulation cérébrale, je ne me serai pas complètement trompé sur son compte... C'était... Ma fille était parfaite ~

J'ouvris la porte des appartements d'Ayame sans attendre, traversant le hall, montant les escaliers pour mieux parcourir le couloir et ouvrir la porte me séparant de la salle de bains. Avant toute chose, il fallait qu'elle se remette, se ressaisisse. « C'est dérangeant si elle a peur de quelques membres volants, faudra lui expliquer que c'est Undai ici, et non une crèche ~ » Elle s'y habituera, j'en avais la certitude, et je l'aiderais même dans l'adaptation à l'univers qui l'entourait. Nous étions peut-être à Undai, mais j'étais sa mère, et je comptais la protéger le temps qu'il faudra de toute atrocité qui se présenterait à ses beaux yeux bleus. Déterminée, je fis asseoir Hikari, puis lui demandais gentiment de m'attendre un instant. Ouvrant les robinets de la baignoire, je revins vers ma fille avec une bassine d'eau chaude et un gant pour débarbouiller son corps du sang qui l'eut éclaboussé. Mais quelle idée aussi de mettre un corps pissant du sang près de mon bureau... Vraiment.

- Il n'y eut pas grand mal, tu vois, ça part facilement.

Souriant gentiment en essayant de la rassurer de mon calme, je finis par éponger la grande partie du sang qui eut giclé sur sa peau puis pris soin de lui enlever son blaser, chemise et ainsi de suite, afin qu'elle puisse se poser dans la baignoire. Hikari installée dans l'eau chaude, je la regardais d'un air indulgent et maternel. Quelle enfant surprenante... Baissant mon regard sur mes propres vêtements, je soupirais en constatant que dans la précipitation, je me suis salie aussi. Contrariée, en vue de l'effet du sang sur des vêtements, je n'eus d'autres choix que de retirer ce que je portais. Et pour ne pas laisser ma fille seule dans son malheur à rassasier les scènes qui devaient l'horrifier, je finis par me glisser dans la baignoire en face d'elle, pris un air songeur, et lui posais la question d'une manière subtilement détournée.

- Tu te sens mieux ma chérie ? Je suis désolée de ce que tu as vu. Veux-tu m'en parler ? Je te promets de ne pas te juger. Il est normal d'être effrayée après avoir vu une telle chose...


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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Jeu 26 Sep - 0:00

Je ne comprenais pas ce sentiment qui me submergeait, ces visions d’horreur me tétanisaient sur place. Faible, l’étais-je en me montrant si choquée devant une telle scène ? Non, mes réactions étaient normales si je n’avais pas été créée à Undai de la femme la plus puissante de la planète et son épouse. Que se passait-il en moi, quelque chose n’allait pas, je le savais, et je le ressentais encore plus que mon anormalité existentielle. Je ne savais plus faire un mouvement, mes yeux rivés vers le corps mutilé, mon corps tremblant comme une feuille et du bruit. Terriblement beaucoup de bruit. Je hais le bruit. Je déteste ce qui me hurle dans les oreilles. Portant mes paumes pour me cacher de ce boucan ambiant, je me perdis moi-même dans mon angoisse. Kiseki. Je voulais Kiseki, il me fallait Kise…

- Mon cœur... Hikari, ce n'est rien. Tout va bien, ce n'est qu'un peu de sang. Viens, Okasan va te débarrasser de cela.

Mon visage, il se fit tirer. Des yeux bleus comme les miens et je sentis mes larmes dévaler mes joues alors que ma créatrice me rassura tant bien que mal. M’accrochant à son bras pour montrer ma peur ainsi que ma peine, je la tenais fermement, la suppliant presque pour qu’elle ne m’abandonne pas ici, qu’elle ne me lâche pas. Je réagissais comme une humaine, mais je ne me leurrais pas. Je n’en étais pas une, mes réactions n’étaient que le fruit des créations de monstres que je me devais de vénérer. J’étais une poupée vide remplie de sentiments faux ne faisant que blesser mon existence. Voilà comme je me représentais. Un pantin creux coltiné à la ouate.

Détestable. Mais je ne pouvais être autrement. Je me fis transporter dans les bras d’Akiha-Okasama quand elle comprit que je voulais sa présence à mes côtés. Réagissant au quart du tour, elle nous fit traverser les couloirs à vive allure, laissant tantôt sa voix chaude me rassurer alors que son étreinte était déjà bien assez. Je n’étais pas mieux, je me sentais juste soulagée, un peu. L’avoir contre moi, me faisait du bien. Pourquoi un contact me faisait-il plaisir ? Pourquoi ses bras me tenaient-ils avec tant d’amour ? Pourquoi me sentais-je rassurée là, avec elle ? Je n’étais pas sa fille. J’étais un jouet pour elle, n’est-ce pas ? Je… N’arrivais à dire autre chose que cela. Quand nous arrivâmes dans les appartements de Dead Master-Sama, ce fut la salle de bains qui recueillit nos personnes. Assise sur le rebord de la baignoire, c’est avec le regard vide que je me fis éponger sous les dires de celle qui me créa. « Il n'y eut pas grand mal, tu vois, ça part facilement. ». Mes réactions étaient-elles excessives ? J’étais défectueuse. Je le savais, au fond de moi, une pièce était mal raccordée. Elle bougeait, gigotait pour venir nuire à la perfection que les deux femmes eurent essayé d’accomplir. Quand allais-je… être jeté ?

Dans un avenir proche, je suppose. Me faisant déshabiller sans un mot, je me vis submerger par l’eau chaude du bain qu’on venait de me faire couler. Je me sentais étrange ici, comme ça, ainsi. Les yeux perdus dans l’étendue d’eau qui recouvrait mon corps, je regardais les sillons que celui-ci formait avant que tout ne disparaisse quand ma … Akiha pénétra mon bain également. Levant le regard vers sa personne, je le détournais aussitôt qu’elle ouvrit la bouche.

- Tu te sens mieux ma chérie ? Je suis désolée de ce que tu as vu. Veux-tu m'en parler ? Je te promets de ne pas te juger. Il est normal d'être effrayée après avoir vu une telle chose...

Enfuyant mon visage à moitié sous l’eau, je fixais ce qu’il y avait devant moi. Je n’étais pas mieux, juste un peu. Fermant les yeux en laissant la quiétude de l’endroit apaiser mes sens, je me relaxais tant bien que mal. C’était… atroce pour un premier jour de cours. Je ne veux pas. Je ne veux pas aller en cours, je ne veux plus voir des choses comme celles-là. Je ne veux plus me confronter à un mort avec tant d’effrois. Undai était cruel, on me l’avait encré dans l’esprit, je n’avais donc pas ma place ici, mais où dans ce cas ? Je n’avais que cette maison, ma famille s’y trouvait, je ne pouvais que rester accrochée à ce monde, quitte à y périr. Après tout, je n’étais bonne que pour aller à la casse. De la chair à canon dit-on.

- C’était… J’ai eu peur. Je n’ai plus su bouger, tout cela… Je n’ai pas ma place ici. Je n’appartiens pas à ce monde…

Non, jamais je n’aurais dû naître. Mon retard ? Une volonté cachée qui se trouvait sans doute dans mon esprit quant à mon appréhension envers cette terre. Si je n’avais vu le jour en même temps que Kiseki, c’est parce que je ne voulais pas sortir. Je ne voulais pas être autre chose qu’une cellule flottante. N’y avait-il pas assez d’Hommes sur terre pour qu’elles doivent en créer d’autres ? Je suis un projet scientifique vivant. Cela s’arrête à ça.

- Pourquoi me fait-on subir tout cela ? Cette vie, je ne la désire pas. Pourquoi me créer, je… n’ai pas… à remettre en cause vos choix.

Levant le regard pour me loger dans celui d’Akiha, je la regardais avec insistance. Allait-elle s’emporter sous mes paroles cassantes, détruisant ce qu’elle aurait sans doute espéré pour le chien-chien qu’elle désirait que je sois en me berçant sous une pseudo autosatisfaction en purgeant son âme en m’appelant « sa fille » ? Peut être.

- Puis-je vous demander… de me serrer dans vos bras, Akiha-Okasama ? Ce… S’il vous plaît ?

Du contact, je savais que cela m’aidait pour m’apaiser. Du contact, la chaleur de sa peau et le calme de ce lieu. Ferais-je... mon utopie ici ?

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Jeu 26 Sep - 11:26

La peur, sentiment humain qui s'éveille en nous dès notre naissance. Certains arrivent à la canaliser, atténuer allant jusqu'à l'ignorer sous ce qu'on appelle le courage. La peur ne se dicte pas, elle se définit selon des critères disparates. Par exemple, une personne a peur du noir, tandis qu'une autre ressent de la quiétude plongée dans les ténèbres. Quels sont les facteurs qui déterminent que l'une ressent de la frayeur et l'autre non ? Peut-être un traumatisme pendant l'enfance, des films d'horreur ou autres événements clés qui marquèrent l'esprit de cette personne terrifiée par le noir. Maintenant, je prends le cas de Hikari qui fut tétanisée par la vue d'un corps déchiqueté et en sang. Pourquoi ? La question ne se posait pas, elle était humaine, et tout humain a peur de ce genre de scène, de voir un corps similaire au sien dans un piteux état, à l'agonie. Surtout la première fois, sachant que cet enfant fut protégée de toutes images gores avant aujourd'hui. Je pouvais la comprendre, je la comprenais. Ensuite, ce que j'en pensais était une autre histoire. Undai était une école monstrueuse ou les images de sang qu'on ne voyait que dans les films, était chose courante, habituelle. Ne pas s'y adapter serait un grand handicap pour évoluer dans ce monde à part.

- C’était… J’ai eu peur. Je n’ai plus su bouger, tout cela… Je n’ai pas ma place ici. Je n’appartiens pas à ce monde… 

Mes yeux se rétrécirent légèrement sous la réflexion, ou plutôt sur les dires de mon enfant. Disait-elle n'appartenir guère à ce monde ? Qu'elle n'aurait pas dû naître dans un tel endroit ? Ou pas du tout ? Je ne saurais le dire, son air ne montrait plus qu'une expression froide mais mitigée, sous le choc de décrire à haute voix ce qui la remuait de l'intérieur. C'était... décevant, de me dire que j'ai crée un enfant mais qu'il déteste sa vie. J'en fus tellement triste que je dus me retenir pour ne pas grimacer et la couper dans ses paroles afin de lui remettre les idées en place. Quoi qu'il en soit, elle avait des mauvaises pensées, pourtant, je n'avais le droit de la contredire, de lui ordonner d'aimer ce qu'elle n'apprécie pas, même si c'était son existence dans le monde brutal qu'était Undai. Cette fille était fragile, je n'aurais pas pu rêver meilleur enfant qu'un être doux ayant besoin de protection. « En attendant tu vas faire quoi ? Découper des membres devant elle pour l'habituer ? ~ ça me plairait encore, heh ~ » Très bonne idée. Ou pas. Je n'avais encore de solution pour cette partie du problème, mais je ne comptais utiliser la violence pour qu'elle puisse progresser tel un monstre dans ces murs, je ne comptais non plus en faire part à Ayame, vu qu'elle croyait que ses enfants étaient des monstres. Je la voyais déjà arriver avec sa faux et mettre à l'exécution l'idée de mon mauvais coté, sauf que ce ne serait pas sur des étudiants quelconques mais bel et bien sur Hikari. Cela me donnait froid dans le dos, alors je chassais cette pensée immédiatement de la tête. Non, il fallait procéder autrement, avec le temps. Doucement pour qu'elle accepte cette réalité qui n'était pas si horrible qu'elle se l'imaginait. Comment ai-je fait pour m'adapter à Undai ? Mon alter-ego. Par contre, il était hors de question que mon enfant ait un dédoublement de personnalité tel que celui-là.

- Pourquoi me fait-on subir tout cela ? Cette vie, je ne la désire pas. Pourquoi me créer, je… n’ai pas… à remettre en cause vos choix.

Elle détestait vivre. Ce constat me peinait au plus haut point, je pourrais en pleurer si je ne me forçais pas à afficher un visage serein à l'écoute de ses paroles. Du tout début, je voulus créer un être à mon image, aimant la vie et la respectant, et voir que ma propre fille méprisait son existence extraordinaire, était une chose difficile pour la créatrice, mère que je suis devenue. Il y avait ce besoin de lui inculquer les bons cotés de la vie, ce besoin de lui faire changer d'avis, mais en même temps, je ne pouvais la forcer, il fallait qu'elle voit par ses propres yeux que la vie n'était pas faite seulement de mauvaises choses, mais qu'il y avait des bons moments qu'elle passerait ici aussi, avec nous, sa famille.

- Puis-je vous demander… de me serrer dans vos bras, Akiha-Okasama ? Ce… S’il vous plaît ?

Surprise de sa demande soudaine n'allant en rien avec son comportement refermé de d'habitude, je ne montrais guère cet étonnement, gardant un air calme sur les traits. La jugeant un instant sous mon regard clair, je finis par lui sourire gentiment et tendre les bras dans un « Viens là ~ », remuant l'eau de la baignoire, l'attirant à moi afin qu'elle puisse se loger dans une étreinte chaleureuse aux creux de mes bras. Finalement, il y avait encore de l'espoir pour cet enfant balançant entre une fragilité touchante et une attitude asociale à donner froid dans le dos. À la regarder, j'en conclus une vérité indéniable, sans doute renforcée par mon instinct maternel, je guiderai Hikari jusqu'à ce qu'elle puisse voler de ses propres ailes comme son frère. Et si cette vie ne lui convenait pas, je m'arrangerai à lui en trouver une qu'elle apprécierait ne serait-ce qu'un peu plus. Soupirant délicatement, je l'enserrais davantage contre ma peau dénudée, me complaisant dans le calme et réfléchissant silencieusement à ce que j'allais lui répondre, pesant mes mots avec beaucoup d'attention. Caressant sa chevelure verte, je me demandais quel pigment a prévalu pour que ses cheveux ne tirent sur le noir mais complètement sur cette teinte peu commune. « Au lieu de te poser ces questions là, réponds lui, heh ~ » Pauvre monstre vivant au fond de mon âme, si tu es tellement lucide, tu devrais savoir que je ne comptais la blesser, quitte à déverser tout mon amour maternel pour la rassurer.

- Tu sais Hikari... Avant de renier ton existence, sache que tu ne fus pas créée par deux scientifiques folles voulant révolutionner le monde avec des jouets artificiels mais humains. Non... Ton frère et toi, vous êtes le fruit d'un amour entre deux personnes, des enfants nés pour être la joie de vos parents, pour ensuite construire vos propres vies comme vous l'entendez...

Déposant un baiser chaste sur sa chevelure verdâtre, je remarquais une tache sombre sur ses mèches. Du sang. Me redressant afin de prendre une position plus confortable aux exigences des mouvements que j'allais effectuer, j'intimais à ma chère fille de ne pas bouger tandis que je frottais du shampoing dans sa longue chevelure, moussant le produit sur sa tête pour mieux le rincer à l'aide du pommeau. Chose faite, j'examinais méticuleusement ses mèches sombres et mouillées, satisfaite de constater qu'il n'y avait plus aucune tache dessus. Posant mon dos contre la paroi froide de la baignoire, je frissonnais sous ce contact avant que ma peau ne s'y habitue, jouant avec une mèche de cheveux de ma fille, je déposais un coude sur le rebord de la baignoire y calant mon menton. Utilisant une voix toujours aussi détendue, je m'exprimais ne perdant pas une miette des réactions de mon enfant.

- Maintenant, il est vrai que Undai n'est pas le plus beau lieu du monde. Pourtant c'est un endroit rempli de possibilités qu'il te sera donné d'explorer à ta guise, à ton rythme. Prends ton temps ma chérie, tu n'es guère obligée d'être sans cœur devant des spectacles d'horreur. Au contraire, le fait que tu montres des sentiments te rend humaine ~

Te rend digne d'être ma fille, oui ~ Je ne pouvais qu'être heureuse de l’accomplissement de mes recherches, du moins, je laissais cette jubilation à mon mauvais coté, ne gardant que la joie d'avoir un vrai enfant à cajoler pour la bonne partie de mon être. Souriant à cette idée, je sortis de la baignoire sans demander mon reste, m'entourant d'un essuie, j'en tendis un autre à Hikari pour qu'elle en fasse de même. À voir son air, je me voyais mal la renvoyer en cours après le choc qu'elle eut subi, mais je ne voulais pas la laisser seule non plus, de la découlait qu'il était logique que je reste avec elle. Et je comptais mettre cette journée à bonne essence « en amenant le gosse dans l'Arène pour lui montrer c'est quoi la vie ~ » Non pas du tout, j'ai pensé à quelque chose de plus féminin, une sortie entre mère et fille ~ Et quoi de mieux que d'aller faire un tour au centre de Kyoto pour une petite journée de shopping ? ~ Cela lui changerait les idées à coup sûr de voir quelques couleurs et gens moins dangereux, plus normaux.

- Tu ne retourneras plus en cours aujourd'hui, mais j'ai une autre activité à te proposer, ça te dirait de visiter Kyoto ? ~

Certes, je demandais, mais peu importe la réponse, le choix était déjà établi quand l'idée me vint en tête. Faisant un clin d’œil à son encontre, je l'invitais à sortir de la salle de bains et me suivre jusqu'à la chambre d'Ayame. D'ailleurs, où se trouvait cette dernière ? Coincée quelque part dans son bureau sans doute, ne se rendant pas encore compte que sa femme sécherait impunément son boulot pour une sortie shopping ~ Quoi qu'il en soit, il était bien plus important de prendre soin d'Hikari que des autres chatons de cette Académie. Arrivées dans la chambre, je me mis à fouiller dans la garde-robe, sachant qu'il y avait quelques vêtements destinés à ma chère fille. Mais premièrement, autant que je m'habille avant qu'on ne commence une longue négociation quant à ce qu'elle allait mettre. Dégotant une robe légère de la même couleur que mes yeux, je l’agrémentais par un petit gilet mis par dessus, des talons, un chignon avec des mèches de devant tombantes et me voilà prête. Me tournant vers Hikari avec une robe blanche en main, je la lui présentais. Et en vue de son air renfrogné, je ris et abdiquais finalement.

- D'accord, pas de robe ~ Mais tu mettras cela, et là, je ne te donne guère le choix ma chérie ~

Lui tendant un ensemble composé d'un petit short en jean, un top clair et un fin gilet agrémente par des talons spécialement sorties de ma collection, je lui fis comprendre par mon regard que je n’accepterai aucun refus de sa part sur la question. Qu'elle se lamente en disant que c'était injuste, ou quoi que ce soit dans le genre, une mère n'était pas censée céder à tout, encore moins à ça.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Jeu 26 Sep - 21:27

Ca se voyait, ca se sentait que je l’avais blessé et je me sentais d’autant plus mal. Mon malheur, je ne pouvais pas le partager avec les autres. Je ne voulais pas qu’elle me montre un visage faux, je pouvais comprendre avec aisance que son sourire n’était que barrière devant ses véritables sentiments. Elle me trouvait pitoyable, j’en étais sûre. Tellement que je crus pleurer en sentant l’aura de mélancolie oppressant la pièce. Le visage attristé, perdue vers un point invisible, c’est quand sa voix détonna que je crus revivre, reprendre une bouffée d’oxygène. « Viens là ~ » Et je réagissais au quart de tour quand ses bras se tendirent pour me saisir. Elle voulait encore de moi, elle acceptait l’être misérable que j’étais ? Non, ce n’était que de la pitié, mais je ferai avec. Tant que je pouvais me coller à son corps si chaud, si réellement vivant. Fermant les yeux en posant ma tête sur sa douce peau, je soupirais d’aisance. C’était bon, j’aimais ce genre d’étreinte et encore plus quand nos corps se touchèrent de la sorte, c’était bon, c’était comme quand Kiseki me prenait dans ses bras. Elle était ma créatrice.

- Tu sais Hikari... Avant de renier ton existence, sache que tu ne fus pas créée par deux scientifiques folles voulant révolutionner le monde avec des jouets artificiels mais humains. Non... Ton frère et toi, vous êtes le fruit d'un amour entre deux personnes, des enfants nés pour être la joie de vos parents, pour ensuite construire vos propres vies comme vous l'entendez...

Elle mentait. Mais ce mensonge me satisfaisait, je voulais croire ses paroles mais je ne le sus. Cette vérité qu’elle exprima n’était que fiction devant ce que je pensais de moi, de ce monde, de mon existence. Essayait-elle de me rassurer dans une mort certaine qui allait approcher ? Je le pensais, tellement que je me raccrochais d’autant plus à son corps nu. Je n’étais pas son enfant, elle n’était pas un parent, je n’étais né d’un amour pur, non. Je le savais, c’était évident, je n’étais que le sujet d’expérience, des folles scientifiques comme elle démentait. Mais je me satisferai de cela, je me persuadais que c’était assez pour maintenant. Me promettant par la même occasion que plus jamais je ne dirai ces mots mordants devant sa personne. Akiha-Okasama était une bonne personne, sa valeur était devenue inestimable à mes yeux en tellement peu de temps que l’on pourrait croire à une illusion avant que la réalité ne revienne au galop pour vous foudroyer.

- Maintenant, il est vrai que Undai n'est pas le plus beau lieu du monde. Pourtant c'est un endroit rempli de possibilités qu'il te sera donné d'explorer à ta guise, à ton rythme. Prends ton temps ma chérie, tu n'es guère obligée d'être sans cœur devant des spectacles d'horreur. Au contraire, le fait que tu montres des sentiments te rend humaine ~

Quand elle me repoussa je crus perdre l’oxygène que je contenais dans mes poumons, la regardant avec un semblant d’incompréhension, c’est quand elle posa ses mains sur mes cheveux que je compris. Sauter sur des conclusions trop hâtivement… C’était trop humain pour que je me permette d’agir de la sorte. Fermant les yeux quand elle me rinça, je sortis à sa suite, m’enroulant dans l‘essuie qu’elle me tendit. Il faisait froid, je n’aimais pas cela.

- Tu ne retourneras plus en cours aujourd'hui, mais j'ai une autre activité à te proposer, ça te dirait de visiter Kyoto ? ~

Arrivant dans la chambre de mes génitrices, je me séchais, légèrement mal à l’aise d’être dans cet endroit. J’aurais préféré m’habiller dans la salle de bains, ce lieu était trop intime pour que je puisse y entrer impunément. C’était la chambre de Dead Master-Sama après tout. En parlant de celle-ci, comment aurait-elle réagi suite à mes dires ? La mort assurée. Elle n’avait pas de pitié, du moins pourquoi en accorderait-elle à un pantin défectueux ? Il n’y en avait pas.
Levant les yeux vers Akiha-Okasama quand elle s’habilla, je m’attardais sur ses courbes avant de remonter mon regard vers sa chevelure. Ce fut d’un mouvement instinctif que je suivis ce qu’elle faisait dans le vide. Se coiffer, je ne l’ai jamais fait seule, préférant laisser mes cheveux ainsi en sachant qu’ils allaient tout de même se retrouver sous ma capuche. Une fois prête, elle me montra des vêtements plus hideux -féminins- les uns que les autres. Je n’aimais pas les robes. Les jupes ou autres.

- D'accord, pas de robe ~ Mais tu mettras cela, et là, je ne te donne guère le choix ma chérie ~

Et ce « mets ça » s’avéra être un ensemble trop kitch. Un short vert accommodé par une blouse large blanc-cassé. Là, ca allait encore, mais quand je vis ce pull fille noir légèrement tressé sur les côtés et le pire, les talons, je blanchis. Façon de parler. Non, ça ne m’irait pas, mais sous ses dires et son regard autoritaire, je n’avais pas vraiment le choix. Décidée à obéir sur le coup, j’enfilais malgré moi cet accoutrement. Le short était trop court, les talons trop haut… saurais-je seulement marcher avec ça ? Oui, et c’est ça le pire. Soupirant en me dirigeant vers l’un des miroir de la chambre, je fis les mouvements qu’Akiha-Okasama fit pour se coiffer. A l’identique. Du moins jusqu’à ce que je tire sur un côté pour donner un peu de changement à tout cela. Hideuse. Je me sentais ainsi.

- Ces vêtements… Ne me vont…

Silence. Et je le marquais en sachant que mes paroles la blesseraient une fois de plus. Me contentant de baisser le corps sous un « Merci… ». Je sortis de la chambre pour rejoindre  l’étage plus bas, entendant le téléphone de ma créatrice sonner, je m’approchais de l’objet en m’en saisissant… Qui était… Ah. Dead  Master-Sama, pouvais-je me permettre d’y répondre ? Non. Préférant garder le téléphone vibrant dans ma main, je me tournais vers Akiha quand celle-ci fut à mes côtés.
Enfuyant le cellulaire par réflexe dans ma poche, je tendis une main à ma créatrice en ébauchant un fin sourire pour qu’on y aille. Et le téléphone ? C’est quand il sonna une fois de plus que je n’eus guère le choix que de le tendre à Akiha-Okasama tout en bafouant un ;

- Dead Master-Sama… Je n’ai su que faire. Veillez m’excuser, Akiha-Okasama.

Me penchant une fois de plus en tendant l’appareil, j’attendis ma sentence.

Look:
 

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 12:07

Cette enfant calme mais rebelle éveillait tous mes sens de logique, j'avais l'impression de pouvoir l'analyser de haut en bas pendant des années, et toujours, elle me surprendrait. Avouons le nous, je l'ai mal jugée au début, le jour -la nuit plutôt- de son réveil, j'ai passé des heures avec Ayame à la regarder, essayer de discerner jusqu'à quel point elle n'était guère humaine, au point que j'ai fus déçue de la voir si peu expressive comparée à son frère trop énergique. Évidemment, ce n'était pas à déplaire à mon épouse qui était totalement comblée par l'apparition d'une machine comme elle l'a voulu au tout début. Les heures qui suivirent démontrèrent cette froideur et inexpressivité en Hikari avec une telle évidence, que j'ai commencé à me poser des questions sur mes propres manipulations scientifiques dans son esprit, une erreur... Mais comment ai-je pu en commettre une étant donné que j'ai procédé de la même manière qu'avec Kiseki, réglant les ajustements sur le cortex ainsi que sur la zone sentimentale ? Peut-être c'était cela, mon erreur, de faire la même chose pour deux êtres distincts. Non, non, pas du tout, c'était son propre développement qui la mena à l'insensibilité, ses propres pensées qui mises mon projet à rude épreuve. Et pourquoi tout cela ? Pour que je me rende compte que finalement, mon enfant, ma fille, n'était pas une coquille vide dépourvue de ressentis, mais bel et bien une humaine dans toute sa splendeur, avec une fragilité à s'en faire fondre le cœur. Réaliser cela me rendait toute chose, j'en étais heureuse jusqu'à instaurer des objectifs qu'elle devra atteindre dans la suite de son développement.

- Ces vêtements… Ne me vont…  Merci… 

Tournant mon regard chargé d'émerveillement devant cet être qui n'imaginait même pas ce qu'elle représentait à mes yeux -à nos yeux- autant à moi avide de lui apprendre la beauté de la vie, et à mon ombre maléfique impatiente de décortiquer l'esprit de cet enfant. Mais passons cela, il y avait plus important pour l'instant, et ceci se résumait à la tenue que portait Hikari. Magnifique ~ Elle était juste parfaite, une vraie jeune fille avec... Qu'était-ce ? « Elle copie à la perfection tes gestes. » Observatrice ? À ce point ? Hikari posséderait-elle une capacité élevée d’absorption d'informations dans un court délai ? Incroyable. Agréablement étonnée, je n'arrêtais de me surprendre à marquer les grandes différences entre elle et son frère jumeau, ces enfants étaient des véritables mines d'or pour l'esprit d'un scientifique, raison de plus de les protéger. Oui, même contre Ayame. Quoi que, de ce coté là, elle n'avait guère l'air de trop s'en préoccuper, préférant les regarder de loin, les étudiant tels des cobayes dans la nature, plutôt qu'en les maternant. Mais cela ne me dérangeait nullement, Ayame était une femme occupée, et après ce qui s'est passé avec Ren et Yume, il va de soi qu'elle se penche davantage sur ce sujet là. D'ailleurs, où était Ren à cette heure-ci ? Au fond de mon être, j'espérais qu'elle ne soit pas loin de mon épouse, pour son propre bien. Définitivement, je me préoccupais trop de mes enfants, et en y pensant, je devais justement prendre soin de ma fille aînée pour l'instant, c'est ce qui importait le plus.

Descendant les escaliers pour rejoindre Hikari après avoir préparé mon sac à main, je la trouvais dans le hall, une main tendue à mon encontre et... « Tiens, tiens, ça pleure et ça sourit aussi, heh. » Silence chose infâme ! Fronçant les sourcils de mécontentement envers mes propres pensées -du moins celles de mon alter-ego diabolique- j'arrivais à la hauteur de la fille à la chevelure verte afin de me saisir de sa main. Ce qui ne se fit pas quand j'entendis mon cellulaire sonner et qu'avec un étonnement peint sur mon visage, il sortit de la poche d'Hikari. Perplexe, parce qu'il faut bien le dire, il n'y avait aucune raison à ce qu'elle soit en possession de mon portable, n'avait-elle pas le sien ? ~

- Dead Master-Sama… Je n’ai su que faire. Veillez m’excuser, Akiha-Okasama.

Prenant le portable de sa main, je constatais qu'effectivement, Ayame m'appelait. Pourquoi donc ? Relevant la tête vers l'horloge de la maison, je jurais mentalement en réalisant qu'il était presque midi, l'heure de la pause déjeuner, l'heure à laquelle je devais déjà me trouver dans son bureau attendant qu'on aille manger quelque part à deux. Affichant un fin sourire jaune, je laissais mon portable vibrer dans ma main encore quelques secondes avant de, finalement, soupirer et porter l'objet à mon oreille en même temps qu'un « Oui ~ » traversa mes lèvres et que je caresse la joue de ma fille afin qu'elle comprenne que ce n'était pas grave. Certes, étonnant, mais pas punissable de mort. Je ne lui en tenais rigueur, simplement parce qu'elle était prise au dépourvu, c'était plus mignon qu'autre chose ~

- Akiha-Chan daigne enfin à me répondre. Puis-je savoir où celle-ci se trouve ?

Contrariée ? Fâchée ? Mécontente certainement. Répondant par un fin rire pour détendre l'atmosphère que je savais lourde au bout du fil, je réfléchis à une vitesse folle pour trouver une excuse valable à ses demandes. Devrais-je souligner que nos heures volées dans la journée étaient sacrées ? Je crois que cela se fit entendre dans le ton de voix de ma chère épouse adorée ~ Que pourrais-je lui répondre ? Il était hors de question que j'avance le sujet d'Hikari, je n'avais aucunement envie de l'exposer sous les yeux perçant de mon épouse, et plus je la regardais, elle et ses yeux tellement similaires aux miens, plus j'en fus convaincue. Me raclant la gorge, je finis par répondre, le plus naturellement du monde, d'un ton dégagé.

- Excusez-moi Ayame, mais je suis coincée dans mon bureau sous une tonne de travail. Pourrions-nous reporter cela à plus tard ? ~

La réponse fusa aussitôt sous un « Je ne crois pas non... étant donné que je suis dans ton bureau et que tu n'y es pas. Serait-ce possible qu'Akiha-Chan me mente ? ~ » Devrais-je en rire, pleurer ou me sentir en danger ? Je n'étais pas encore certaine du comportement à aborder à cet instant, étant donné qu'elle m'a prise au dépourvu. J'aurais dû me douter qu'elle aille jusqu'à me chercher, tellement  cette heure était importante à ses yeux. Devrais-je lui répondre par une pique de comme quoi elle n'avait pas à me tracer de la sorte ? Non, autant éviter d’envenimer la situation inutilement, parce qu'effectivement, il n'y avait guère de raison à se disputer pour cela. Donc, le déni ? Trop risqué, ma chère femme finirait par s'énerver et débarquer dans sa maison pour me subjuguer de son regard terrifiant -façon de parler- pour mieux pointer les mensonges que je lui tendais. Rions ~ Et j'ai ri, faisant les cents pas dans le hall, mon regard vaguant entre Hikari et la porte de sortie.

- Bien ~ J'ai eu un contretemps, je dois faire quelques courses, je reviens ce soir Ayame ~

Et sur ce, je raccrochais sous une dernière phrase coupée de sa part. Soupirant légèrement en éteignant mon portable et le rangeant dans mon sac, je gratifiais Hikari d'un sourire rassurant. Que pouvais-je dire de plus ? Ayame ne pouvait savoir la véritable raison de mon escapade en ville, de plus, je ne lui mentais pas, j'y allais vraiment. Prenant la main de ma fille dans un « Allons-y ~ » enjoué, je nous conduisis à travers les couloirs, usant des ascenseurs pour que nous nous retrouvions plus vite au rez-de-chaussée, d'où je nous menais jusqu'au pont, au parking, à ma voiture. Ouvrant MA voiture dans un petit bruit automatique, j'invitais Hikari à prendre place sur le siège de devant, m'installant moi-même devant le volant.

- Nous irons plus vite en voiture, ma chérie ~

Et sur ce, je démarrais, traversant la ville à la vitesse réglementée, bien évidemment ~ Je n'étais pas d'humeur à me ramasser un PV pour mauvaise conduite. « Dead Master sera ravie en rentrant, le réalises-tu Akiha ? ~ » Définitivement, il y avait toujours ce monstre en moi pour gâcher l'ambiance. Mais peu importe, je passerais une parfaite journée en compagnie de ma fille, et les conséquences, je les laissais pour ce soir justement  ~ Arrivant sur le parking intérieur du centre commercial de Kyoto, je sortis de la voiture, indiquant à Hikari d'en faire de même, la conduisant jusqu'aux étages remplis de magasins afin qu'on puisse commencer nos petites emplettes. Repérant presque sur l'instant une vitrine particulièrement alléchante où les nouvelles collections de vêtements féminins trônaient comme des joyaux, j'en fus automatiquement attirée.

- Hikari, ne t'éloignes pas, d'accord ? ~ Et si tu trouves quelque chose qui te plaît, n'hésite pas à m'en faire part ~

Un clin d’œil à son encontre et je nous dirigeais entre les couleurs des vitrines et les gens, vers le magasin qui me tentait tellement. J'étais certaine que j'y trouverai énormément de beaux vêtements à essayer sur ma fille ~  

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 14:16

Mal. Je me sentais mal suite à mon geste, j’avais agi par instinct, prise sur le fait, je ne pouvais que cacher l’objet du crime. Il va de soi que je ne m’attendais pas à ce qu’il vibre une fois de plus, et que sa mélodie sorte de ma poche. N’ayant guère le choix, je l’eus tendu, attendant avec insistance ma sentence.  Et celle-ci arriva sans mal, me faisant caresser la joue en signe de pardon, je me détendis à ce geste. Dead Master-Sama, elle appelait Akiha-Okasama. C’était normal. Mais les paroles de ma créatrice me déplurent « Excusez-moi Ayame, mais je suis coincée dans mon bureau sous une tonne de travail. Pourrions-nous reporter cela à plus tard ? ~ ». Elle lui mentait et ce, impunément. J’étais en colère contre elle, elle n’avait le droit de mentir à Dead Master-Sama ! Nous lui devions la vérité ! Nous. Et quand je compris le sens même de mes pensées, la culpabilité me sauta à la gorge. C’était de ma faute si Akiha-Okasama mentait, si je n’avais été avec elle, elle aurait pu passer du temps avec sa femme. J’étais une nuisance à leur existence, je le savais, et tout me prouvait que j’avais raison. Baissant les yeux sous cette montée d’impuissance, j’attendis. Silencieuse. Je ne pouvais que faire cela, attendre et … Elle raccrocha. Je pus entendre Dead Master-Sama continuer à parler alors qu’elle lui coupa la conversation. Quelle serait notre punition à notre retour ? Ne serait-il pas préférable de ne pas partir ? Dead Master-Sama, elle devait passer devant tout. Devant le monde entier, que je sois l’une de ses créations ou non, sa parole valait tellement plus que la mienne que je me figeai quand Akiha-Okasama me saisit pour que nous sortions sous un « Allons-y ~ » de ses lèvres si joliment tracées. Je ne pouvais la contredire, je ne pouvais qu’écouter, redoutant avec appréhension notre retour à Undai.

- Nous irons plus vite en voiture, ma chérie ~

Nous arrivâmes rapidement sur le parking d’Undai, suivant du mouvement ma génitrice, je montais dans ce qu’il semblait être sa voiture. Un beau modèle, peut être trop tape à l’œil à mon goût, mais parfait pour elle, me disais-je. Assise sur le siège avant, je regardais le paysage défiler. « Ma chérie » m’avait-elle appelé, en étais-je contente ? Non. Pourquoi donc ? Je ne saurai le décrire, il était normal que Kiseki se fasse appeler de la sorte, autant qu’il ait tant de facilité d’utiliser ce mot qu’est « maman » mais moi non. Cela ne me sied pas, ce n’était pas… correct pour ma personne. Pour le jouet défectueux que j’étais.
Mais ces pensées, je les terrais quelque part au fond de mon esprit, préférant pleinement profiter du temps présent. Arrivant dans le centre commercial, j’eus un haut le cœur sous tant de vie. C’était plein, à craquer. Les allées entre les magasins devenaient invisibles sous la foule. Je m’y perdrai facilement, tellement que je préférais tenir la main d’Akiha-Okasama, de peur de me retrouver abandonnée dans cette masse d’êtres vivants. De ceux qui avaient le droit de vivre.

- Hikari, ne t'éloignes pas, d'accord ? ~ Et si tu trouves quelque chose qui te plaît, n'hésite pas à m'en faire part ~

Je ne comptais le faire. Je levais mon regard vers elle pour lui montrer que j’avais compris, la laissant mener la marche, elle nous dirigea vers un magasin, coloré de loin. Passant à travers les passants, nous fîmes nos premiers pas dans l’infrastructure. Du moins elle. Moi, moi je m’arrêtais à la porte en montrant mon appréhension… des couleurs. Comme le colorant. Je n’aimais pas les couleurs, je préférais de loin tout ce qui était morose. Mais Akiha-Okasama n’avait l’air de penser comme moi. Résignée à être à ses côtés, je me fis intercepter par une femme dès que mes yeux se posèrent sur un sous-vêtement. Intriguée et étonnée de me faire « prendre » de la sorte, je fis un pas en arrière alors que l’être humain se rapprochait de moi en laissant sa voix mielleuse se casser dans mes oreilles.

- Ojou-Chan ? ~ N’est-ce pas un magnifique ensemble ? ~ Essayez-le ! Mais avant tout, me permettriez-vous de… ~

Et elle n’attendit pas mon avis pour se glisser dans mon dos et malaxer ma poitrine. Malaxer. Elle m’attouchait ! Réagissant au quart du tour en la repoussant, je la foudroyais de mon regard avant de sortir le mot le plus logique dans cette situation « Shinai ! ». Décidément, mon vocabulaire était court. Tellement que prise de panique en sentant un semblant de tristesse se mélanger à ma tristesse, je partis. Courant à toute allure hors du magasin pour tracer mon chemin je ne sais où. Je courrais. Qu’importe l’endroit, je courrai. Je n’aimais pas que les gens prennent leurs aises avec moi. Je n’aimais pas qu’on me touche, seules les personnes proches de ma personne pouvaient se le permettre ! Pas une inconnue. M’arrêtant sur un banc, essoufflée, je pris place en laissant mon regard tomber sur le sol. Kiseki… Où es-tu ? Mon téléphone. Je le cherchais. Vainement. Quand Akiha-Okasama m’a déshabillée… Dans la salle de bains. Non, il était dans mon pull, dans les appartements de Dead Master-Sama quoi qu’il en soit. Je ne l’avais pas. Et maintenant… j’étais perdue.

- Akiha…Okasama.

Elle n’était pas là non plus. Ne bougeant pas de ma place, j’attendis. Une aide ? Je n’en espérais pas une, préférant me complaire dans ma solitude du moment. « Hey ! Mais c’est que t’es mignonne, tu veux aller boire un verre avec nous ? Hehe ». Levant mes yeux azurés vers les trois garçons me faisant face, je ne daignais montrer mon désaccord, préférant plutôt les ignorer. « Mais c’est que t’es pas commode toi, on va pas te faire du mal, promis, on te ramènera ce soir chez toi. Pour l’heure, on sait pas encore, ca dépendra de toi, bébé ~ ». Ils me dérangeaient. Je n’aimais pas les garçons qui m’importunaient.

- Shinai.

Encore. Et ce ne fut pas un air étonné qui se dessina sur les visages des garçons, mais plutôt du mécontentement, les sourcils tirés vers le bas, un me prit par le col et me salissait le visage de ses mots sales. « Oï tu te prends pour qui pétasse ?! Attends que je… ». Hum ? Et ce hum se marqua quand mon attention se fit tirer par la plus belle chose que ce monde peut connaître. Une peluche. Une peluche vivante qui marche ! Un costume. Oui, j’ai compris. Repoussant l’homme pour suivre la peluche, j’arrivais à la frontière de ce qui semblait être un magasin de jeux. Et là, illumination, des GEKOTAN partout… Vraiment. Les étoiles remplissant mes yeux, je fis un pas en avant pour accéder à ce paradis sur terre. Du moins, c’est ce que j’aurais fait si quelqu’un ne m’avait pas attrapé le bras pour me balancer au sol dans un « Nous ignore pas gamine ! ».

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 17:22

Faire du shopping détendait tout mon être autant de l'intérieur que de l'extérieur, je me sentais toujours mieux après des heures à marcher à gauche et à droite afin de trouver la perle rare qui irait à merveille sur mon corps. C'était un moyen efficace pour me détendre et me rendre de bonne humeur pour une semaine aisément. De plus, je ne faisais guère partie de ces femmes ayant du mal à trouver quelque chose qui leur allait, quelque chose de beau qui épouserait leurs formes et plairait à la vue d'autrui. Étrange que cela puisse l'être, sans que je ne me vente, même habillée en salopette j'étais sexy. Peut-être étaient-ce mes origines occidentales qui détonnaient dans le pays du soleil levant ? Définitivement, oui, il était rare de voir une tête blonde -naturelle je veux dire- qui se pavane dans les rues de Kyoto abordant des formes généreuses et une taille imposante par rapport aux petites femmes japonaises de la moyenne physique de ce pays. Cela va sans dire que je ne passais pas inaperçue dans les rues ~ Dans le bon sens ~ Mais trêve de descriptions de mon physique, je préférais de loin parler de ceux des autres ~ Par contre, pour l'instant, ce n'étaient pas les corps alléchants des vendeuses ou encore celui du jeune homme à la caisse qui m'attiraient, mais bel et bien un ensemble de sous-vêtements d'un bleu pâle. M'approchant de ma trouvaille, je l'examinais méticuleusement sous tous les angles, cherchant un défaut quelconque pouvant me faire changer d'avis quant à mon envie de l'acheter. « J'opterais pour quelque chose de plus provoquant si cette nuit tu veux adoucir Ayame ~ » Plus provoquant ? Un sous-vêtement davantage aguicheur qui obtiendraient l'approbation de mon épouse même sous sa mauvaise humeur causée par ma personne. Si on voyait les choses ainsi, il va de soi que ce ne serait pas cet ensemble là qui ferait l'affaire. Et vu son prix, je ne me risquerai pas à en prendre deux. Non que je n'aie pas d'argent sur mon compte, mais j'avais un semblant de sens de responsabilité, on ne sait jamais si je ne tomberai pas sur des magnifiques talons hors prix dans le second magasin que j'irai « visiter » ~

Quelques rayons plus loin, je trouvais enfin ce qui me plairait sous l’œil avisé d'une vendeuse extrêmement agréable qui me collait pour me conseiller. Je me suis toujours dit que les Japonais avaient une pratique étrange de suivre leurs clients dans les magasins, non pas pour les surveiller afin de prévenir des vols, mais plutôt pour leur faire valoir leurs produits à tout bout de champ. Avec le temps, j'y ai pris goût, me plaisant dans cette attention purement commerciale, allant jusqu'à taquiner ceux qui croyaient m'avoir. D'ailleurs en parlant de cela, j'étais tombée sous le charme d'un ensemble bleu foncé tirant vers le noir, à moitié transparent avec quelques dentelles joliment cousues dessus ~ Il me le fallait. « Si ça ne lui convient pas, changeons de femme. » Pour dire qu'Ayame n'avait d'autre choix qu'apprécier. Mais avant une quelconque scène érotique dont je pourrais mouiller inlassablement, il était primordiale que je l'essaye. Sauf que ma chère fille ne fut du même avis. Détournant mon attention des mannequins exposés -et surtout du bijou que je voulais-, je lançais un regard surpris à la vendeuse ainsi qu'à Hikari qui s'enfuit du magasin en courant. M'approchant de la femme en question, je la laissais bafouiller quelques paroles d'incompréhension avant que mon regard clair ne se porte vers la sortie. Puis vers les sous-vêtements. Les essayer et les acheter, je devais le faire avant toute chose, mais en même temps, laisser Hikari seule au milieu de la foule serait un comportement inadmissible pour une mère. Mon pauvre petit chaton perdu... Rien qu'à y penser je devenais blanche comme un mort. Fronçant les sourcils d'un air agacé, je demandais à ce qu'on me mette l'ensemble désiré de coté et sortis de la boutique d'un pas pressé, prête à y retrouver ma fille.

Sauf qu'elle n'était guère présente dans les environs. Devenant inquiète instantanément, je zieutais à gauche et à droite afin de repérer une tête verte dans la foule, en vain, je ne la voyais pas et étrangement, je sentais une braise de panique m'engourdir. « C'est bon, elle n'a pas cinq ans, Akiha ~ Laisse-la, elle t'appellera tôt ou tard. » L'appeler ! Voilà une idée de génie. Sortant mon portable du sac à main, je pris un chemin au hasard dans la foule à la recherche de ma fille, l'allumant, je composais son numéro. Aucune réponse. Encore une fois, un échec, elle ne décrochait pas. Pourquoi ? Lui serait-il arrivé quelque chose en si peu de temps ? Possible. Cette fois-ci emprunte d'une panique vive mais dissimulée sous mes traits calmes, je me mis à demander aux passants s'ils n'ont pas vus une fille d'environ seize ans, cheveux verts, yeux bleus. Les réponses étaient toujours les mêmes, aucune trace de mon enfant. Du moins jusqu'à ce qu'une scène désagréable attire mon attention. Et pourquoi donc quelque chose captait ma vision tandis que je m'arrachais les cheveux parce que je ne retrouvais pas Hikari ? Justement parce que je voyais sous mes yeux une Hikari au sol, accostée par trois mecs et tout ceci regardé par quelques passants curieux qui n'osaient intervenir.

Le sang dans mes veines ne fit qu'un tour, s'arrêta, et explosa sous la montée de colère qui grandissant en mon sein. Brutaliser une fille en groupe était crapuleux, s'en prendre à mon enfant, l'était deux fois plus inacceptable. « Amusant ~ » Non pas du tout, Akiha. C'est d'un pas rapide que j'arrivais au niveau du petit groupe, un air sévère sur les traits, m'approchant de Hikari, je me mis devant elle, changeant de tout au tout. À présent ce n'était pas de la fureur qu'on pouvait lire sur mon visage, mais plutôt un sourire amical, presque doux à l'encontre de ces gamins irrespectueux, suivi de ma voix, calme. Trop calme.

- Cette jeune fille n'a l'air d'apprécier votre compagnie, messieurs ~ Passez votre chemin.

Ils auraient dû abdiquer sous la foule qui se groupait peu à peu autour de nous, l'un d'eux aurait dû écouter les deux autres et partir, mais non, il y avait toujours un vaillant leader dans le groupe qui se prend pour le meilleur du monde et qui ne compte en rien se faire arrêter par une... Comment était-ce encore ? « On a pas besoin de ton avis, blondasse ! » Oui, blondasse ~ Je n'ai jamais dédaigné la couleur de mes cheveux, surtout pas au Japon où ce n'était guère monnaie courante ~ Alala, ces jeunes. Mais il y avait plus important, et ceci se marqua quand le poing du dit garçon se dirigea droit vers mon visage. Sauf que ce ne fut pas la destination qu'il atteignit, sa main venant se loger au creux de ma paume dans laquelle j'enserrais ledit poing, sans scrupule, un sourire toujours aussi calme qu'à mon habitude.

- Devrais-je appeler la sécurité ? ~

Penchant la tête légèrement sur le coté, je me retenais -inimaginablement- de ne pas user de mon pouvoir sur l'instant, dans cette foule. Cela me démangeait horriblement de leur faire voir des milliers d'images du mauvais goût quitte à les tuer dans un surplus de panique affluant dans leurs esprits. Évidemment, j'étais consciente qu'un tel acte était « hors la loi », surtout devant un nombre important de personnes à la vigilance de qui, des yeux qui changent de couleurs n'échapperait sans doute pas. Relâchant finalement la main du garçon, je le vis reculer dans son coin avant de m'insulter de tous les noms, sous les sifflements furieux de mon ombre, prête à bondir à la gorge de cet inconscient, tellement déterminée que j'ai dû cacher la main dans la poche de ma robe afin qu'on ne voit pas briller de mille feux, le bijou apposé à mon doigt. Du calme, voyons ~ Et heureusement pour les agresseurs de ma fille, un homme se porta enfin volontaire pour venir à la rescousse d'une femme en danger ~ J'en rirais presque, mais sur l'instant, j'étais seulement contente qu'il soit là pour m'empêcher de m'énerver véritablement. Une minute de plus, et les jeunes hommes furent partis, la scène n'ayant plus d'intérêt les passants se dissipaient peu à peu, seuls quelques curieux nous regardaient encore discrètement.

- Vous allez bien ?

Détachant mon attention une seconde de Hikari vers laquelle j'étais prête à accourir, je me tournais vers l'homme, notre « sauveur » pour le gratifier d'un beau sourire charmeur et l'assurer que oui, tout allait bien à présent. Un dernier merci et je le quittais enfin, n'ayant le temps de profiter d'une pause pour discuter. Ma fille étant la priorité absolue. D'ailleurs, parlant de cette dernière... Je m'approchais à pas vif d'elle, emprisonnant son visage entre mes paumes, je la fusillais du regard avant de lui parler avec dureté « Tu étais pourtant prévenue, je t'ai dit de ne pas t'éloigner Eden. » Pour finir à m'adoucir, soupirant d'inquiétude et l'examinant d'un œil critique. Elle n'avait rien, encore heureux qu'ils ne lui ont rien fait sinon ils ne s'en sortiraient pas seulement avec quelques mauvais souvenirs. Finissant par l'enserrer dans une étreinte maternelle, je la libérais quelques secondes plus tard avec un sourire aux lèvres, prête à tout oublier pour qu'on puisse repartir sur des nouvelles bases.

- J'étais vraiment inquiète, ma chérie, tu ne répondais pas aux appels. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, alors reste à mes côtés ~

« Laisse ce gosse et écoute un peu ce qui t'entoure ~ » Pourquoi mon ombre morbide me dérangeait-elle pendant que je sermonnais ma fille avec amour ? Parce qu'elle était éclatée de rire sous les murmures des derniers curieux qui chuchotaient des aberrations digne de l'intelligence moindre du commun des mortels les moins instruits. Et cela se résumait par des « C'est sa mère ? Elle a l'air un peu trop jeune, non ? » Ou encore des paroles bien plus abjectes comme « Pédophile ? Mais la jeune fille à l'air consentante. Se rend-t-elle seulement compte ? » S'en était assez pour mon esprit rationnel, je n'ai pas pu m'empêcher de rire dans mon coin, prenant la main d'Hikari dans la mienne, en lui lançant un clin d’œil entendu. La regardant un instant tandis que je nous éloignais un peu de la scène du crime passé, je lui demandais :

- N'as-tu pas faim Hikari ? Veux-tu quelque chose de particulier ? ~

Question de lui changer les idées, je ne voulais pas qu'elle pense que l'extérieur était aussi horrible que Undai, et où qu'elle aille, elle rencontrerait le danger. Nous ne sommes guère allées jusqu'au centre de Kyoto pour qu'elle s'arrête sous une telle conclusion, certainement pas en étant sous ma tutelle.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 18:17

Ces humains, ces hommes qui m’agressaient n’étaient que des ordures. Je n’étais pas du genre radicale, ce n’était pas après cette malencontreuse expérience que je dirai que tous les humains étaient les mêmes. Mais cela me restait en travers de la gorge, ces êtres qui pouvaient porter ce titre d’Humain, ils me dégoûtaient. Terriblement, tellement que j’étais déjà prête à me relever pour les affronter. Façon de parler, je ne perdrai même pas mon temps avec eux. Mais finalement, ils n’étaient peut être pas les pires, il ne fallait que regarder la foule qui se trouvait autour de moi, personne ne bougeait, figés par le spectacle, n’osant agir pour ma défense. Après tout, qui le ferait ? Même s’ils ne savaient pas ma vraie nature, personne ne bougerait pour un jouet défectueux.

- Cette jeune fille n'a l'air d'apprécier votre compagnie, messieurs ~ Passez votre chemin.

Mais elle, elle le fit. Levant mon regard vers le buste qui venait de s’interposer, c’est avec étonnement que je la regardais. Pourquoi, pourquoi me protégeait-elle ? Elle ne devait pas le faire, je n’étais… si, j’étais sa chose. Serait-ce par son sentiment de possessivité qu’elle agissait ainsi, sous une pensée telle que « personne à part moi, peut battre ma chose » ? Peut être. Mais elle était là, et elle fit fuir les êtres infâmes qui eurent osés poser un doigt sur sa chose. Baissant le regard quand elle se fit interpeller par un inconnu, je me détournais de la scène. Partir. Je voulais partir, mais je n’avais le droit de bouger tant qu’Akiha-Okasama ne m’en dise le contraire. Attendant patiemment que son attention se porte sur l’être misérable que je suis, je changeais rapidement d’avis quand mon visage se fit encadrer dans ses mains et que sa détonne dans mon être telle une douce mélodie tranchante. « Tu étais pourtant prévenue, je t'ai dit de ne pas t'éloigner Eden. » Eden. C’était encore pire qu’Hikari. Et là, même si elle m’enroulait dans ses bras, j’étais d’une humeur exécrable. Eden. Pourquoi ce prénom ?! Même Kiseki n’a pas eu quelque chose d’aussi laid. Alors pourquoi moi ? Parce que j’étais une fille et qu’elle voulait à tout prix un prénom venant de nos racines anglophones ? C’était de la connerie. Moche. Je crisais sur place, du moins jusqu’à ce que la gêne ne s’emporte de mon être sous les dires d’autrui. Pédophile… s’en rendre compte. Ils !

- J'étais vraiment inquiète, ma chérie, tu ne répondais pas aux appels. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, alors reste à mes côtés ~

Si elle continuait à m’appeler comme ça, j’allais fuguer et encore plus sous les paroles et les regards des gens. Calme. Ca y est, je suis calme. Soufflant silencieusement, je levais mon regard vers sa personne quand elle me demanda si j’avais faim, ou encore, si je voulais faire quelque chose de particulier. Je n’avais pas faim, non, du moins, après être restée une demi-heure si pas plus dans des toilettes, je ne comptais y retourner sous une nouvelle indigestion. Mais soit, parlons de ce que je voulais et ce que je voulais, il était là, non loin de nous, assez pour que je pointe du doigt la boutique en question.

- Gekotan.

Et j’affirmai mes dires en voulant la conduire à l’endroit que je désirais. Attrapant sa main, je m’arrêtais cependant. Sa bague. C’était un cristal orange, un de matérialisation je suppose. Mais elle n’était pas qu’une bague de pouvoir… Qu’était-ce ? Allais-je le lui demander ? Plus tard. Mais avant cela… Ah. La remercier de m’avoir défendue également, plus tard également. Gekotan passant devant toutes les autres priorités. Entrant dans le magasin sans détour, je m’arrêtais sur le seuil, des étoiles remplissant mes yeux, et je me lançais dans les étales. Beau. Vert. Grand. Et grand, il était là, le super grand Gekotan comme le dirait Kiseki. Mais ce n’était pas tout, il y avait aussi un sweat avec des oreilles de grenouilles… un sweat… magnifique. Le prenant dans mes mains, je cherchais la taille la plus grande pour être à l’aise dedans. Horreur. Il n’y avait que du S. ce qui voulait dire ? Un vêtement à ma taille, mais montrant donc mes formes…mais c’était un GEKOTAN ! Que faire.

- Il n’y pas de plus grand, et… mais il est tellement beau aussi. Et… ça.

Et ça ce fut la partie high-tech du magasin. Un ordinateur portable Gekotan. Un téléphone Gekotan. Un réveil Gekotan. Et même une brosse à dent électrique Gekotan. Mais le plus beau, le plus parfait, c’était le téléphone Gekotan. Le nouveau sortit avant le prochain qui n’arrivera que dans un an, si pas deux. Le monde du Gekotan.

- Akiha-Okasama… il y en a tellement… Est-ce que je … ?

Peux ? Des Gekotan à la folie. Je les voulais tous. Gekotan.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 20:10

Détaillant Hikari de haut en bas ainsi que toutes ses expressions faciales, j'en ai vite conclu qu'elle n'arrêterait pas un avis négatif sur notre sortie pour l'accrochage avec les gamins de la ville. Je ne pouvais en être que soulagée, allant jusqu'à nier la mauvaise humeur de mon alter-ego demandant vengeance sur les choses qui eurent osés compromettre l’expérience sur notre cobaye. Cobaye, je voyais l'existence de ma fille d'une manière plus humaine, omettant mon ombre bien évidemment. Même s'il était vrai que Hikari et Kiseki seraient des sujets indéniablement prometteurs et sans doute mortellement intéressants à exploiter, ne serait-ce que pour leur provenance qu'était une éprouvette et quelques produits chimiques bien assemblés. Il n'y avait rien à dire, si ces enfants tombaient entre les mains de n'importe quel scientifique -même un sans grandes attaches pour l'extraordinaire- ils seraient tout de suite considérés comme des être à part entière, des rats de laboratoire précieux. Cette face du miroir était bien encrée dans mon esprit sous les dires de mon mauvais coté, j'étais constamment tiraillée entre l'envie d'expérimenter sur eux, et le devoir de mère envers ses enfants. Heureusement, il suffisait que mon regard descende sur ces petites têtes créées par Ayame et ma propre personne, pour que le coté scientifique folle dégage dans le subconscient, ne laissant place qu'à l'attendrissement que j'éprouvais pour eux. Oui, si je devais choisir entre les éduquer et les disséquer, je n'hésiterai pas en tuant tous ceux qui s'opposeraient à mon vouloir de mère, passant par la torture pour les inconscients qui s'attaqueraient à ma progéniture.

- Gekotan.

Ge...Gekotan ? Répétant l'étrange mot qu'elle eut prononcé, dans mon esprit, je levais la tête pour suivre sa main tendue vers une boutique colorée. Sentant sa main dans la mienne, je la suivis sans broncher, le regard figé sur le magasin désigné. Qu'était-ce ? Alala, je vois... je pense. Ouvrant la marche juste derrière sa fine silhouette, je m'arrêtais sur le seuil de l'entrée de la boutique et fis une grimace perplexe. « Grenouille... Penses-tu que c'est à cause de ses cheveux ? Heh » Ne répondant rien au rire moqueur de mon alter-ego démoniaque, je suivis Hikari dans les rayons, mécontente de l'impolitesse présentée avec tant de discourtoisie par l'être qui cohabitait dans mon esprit. Franchement, quelle manière abjecte de parler de ma fille. Mais plus important ~ Hikari me surprenait à tout bout de champ, que ce soit avec ses remarques déplacées, ses rebellions ou encore son manque de sociabilité sous laquelle se cachait une grande sensibilité... et cela. Par cela, je veux dire, une boutique toute verte, avec des gadgets tous verts représentants des grenouilles souriantes de toutes les couleurs. Je dois avouer que ce serait le dernier endroit où je m'attendrais d'aller sous ses directives. Encore, si c'était Kiseki qui me traînerait dans une boutique pour les fans des papillons, je n'en serais pas surprise. Mais Hikari ? ~ Rien que pour ça, je ne comptais rechigner et la suivre du regard, posant mon regard sur tout ce qu'elle observait, un sourire doux aux lèvres.

- Il n’y pas de plus grand, et… mais il est tellement beau aussi. Et… ça.

Songeuse, j'arrivais à sa hauteur, baissant mon regard clair sur les étiquettes. Fronçant délicatement les sourcils, je levais un regard interrogateur vers ma fille qui s'évapora déjà un peu plus loin, complètement émerveillée par les gadgets électroniques trônant sur les étagères. La voir ainsi me réchauffait le cœur, je ne pouvais qu'en être comblée, même si personnellement j'aurais préféré qu'elle ne choisisse pas le sweat vert avec des oreilles -ou étaient-ce des yeux ?- qui ressemblait de trop à ce pull mauve que j'avais tant en horreur. Comment pourrais-je lui expliquer qu'une fille devait s'habiller comme telle ? Je ne doutais pas un instant que ce serait une tache difficile ~

- Akiha-Okasama… il y en a tellement… Est-ce que je … ?

Riant quand elle me regarda avec ses yeux bien plus expressifs que d'habitude, je fondis littéralement. Comment une mère pourrait-elle refuser si peu à son enfant, surtout que ce « peu » la rendait toute heureuse ? Je ne pouvais qu'accepter, même s'il elle n'eut l'audace de me le demander convenablement. « Non, refuse. » Je sentais mon ombre remuer dangereusement dans mon âme, contrariée de tant de sentimentalité, bien décidée à tenir mes enfants en laisse dans les conditions les plus rustiques et sans bonheur. Mais je n'avais que faire du manque de bonté qui me rongeait de l'intérieur, je voulais offrir à Hikari ce qu'elle désirait, sachant pertinemment que cela ne pourrait lui faire que du bien, tandis que moi, je n'avais rien à perdre dans l'histoire, au contraire même ~ Convenant qu'il était logique de céder à l'adorable demande de ma fille, je lui tournais le dos et me dirigeais vers l'extérieur, là où des paniers étaient posés à même le sol, en prenant un -vert- toujours souriante et calme, je me posais devant la première chose qui attira l'attention de la jeune fille. Le pull. Je n'aimais pas, mais cela restait dans la limite du raisonnable. Pourquoi ? Parce que c'était un vêtement, et je ne pouvais refuser d'en acheter pour ma fille ~ Ensuite... Ne prêtant guère attention à Hikari afin de lui laisser pleinement l'occasion d'exprimer sa joie, bien consciente qu'elle suivait mes mouvements, je m'arrêtais juste à coté d'elle et pris... Qu'était-ce ? Alala, un ordinateur portable. Devrais-je, ne devrais-je pas ? Quel dilemme. Elle en possédait déjà un du genre, fourni par l'école, mais en même temps, il serait bien qu'elle en ait un personnalisé. C'était un peu comme les maillots qu'on donnait aux jeunes pour le cours de natation, tous les mêmes, sans moindre personnalité propre. C'est conclu, je prends ~ Me saisissant de la boîte que je posais dans le panier, je m'arrêtais devant les GSM. Où était-celui de Hikari au juste ? Je ne sais pas, mais si elle devait se perdre encore une fois aujourd'hui -ce que je ne laisserai guère advenir- il serait préférable qu'elle sache me joindre.

- Alala... Vert ou rose ? ~

Hésitant entre les deux, je fis courir ma main sur l'un comme sur l'autre, lançant un regard en coin à Hikari pour voir ses réactions. Évidemment qu'elle n’adhérerait pas pour le rose, même si j'aurais apprécié qu'elle porte quelque chose de plus féminin sur elle, et non vert. Mais soit, j'étais tellement de bonne humeur que j'avais envie de lui faire plaisir, après tout ce n'était pas tous les jours que j’achetais quelque chose à mon propre enfant. Rien que pour ce fait, je m'emparais de la boite verte que je mis dans le panier avec les deux autres objets. Bien, bien, bien ~ La caisse à présent. Je pense dire que pour la dose du vert, elle ne peut pas s'en plaindre. Je me demandais aussi -inconsciemment- d'où lui venait une telle attirance pour les Ge... Gekotan ? Serait-ce cela, donner de la liberté à un cerveau ? Magnifique ~

- Viens ma chérie, il faut payer tout cela avant que tu ne puisses l'utiliser ~

Daignant enfin à la regarder ouvertement, un clin d’œil pour souligner mes dires, je me présentais à la caisse et là, j'ai vis un autre objet qui me semblait convenable pour combler totalement la jeune fille à mes cotés. « Stop, tu crois l'endurcir en lui achetant cela ? Elle risque de devenir complètement une mauviette ! » Contrariée de ma manière si emballée à faire les emplettes pour le bien-être de ma fille, mon ombre hurlait dans mon esprit, au point que j'eus claqué ma langue sur le palais en signe évident de désapprobation. Me saisissant d'une peluche de grenouille digne de faire un quart de mon corps, je la présentais à Hikari, un air faussement interrogateur sur le visage.

- La veux-tu aussi ? ~ Oui ? ~ Alala... D'accord ~

Aurais-je pu donner une autre intonation à ma voix qu'un ton taquin emprunt d'une satisfaction improbable dans les yeux ? Non, bien sûr que non ~ Un regard maternel posé sur ma fille, je laissais la caissière encaisser les objets tant désirés par Hikari, n'y prêtant que moyennement attention. Du moins jusqu'à ce qu'elle me dise le prix. Relevant la tête vers la femme, je la fusillais du regard incrédule, tournant les yeux vers le petit moniteur indiquant le prix en question. Autant ? Vraiment ? Était-il seulement possible qu'un pull d'une marque quelconque -même pas d'un couturier privé- puisse être aussi chère ? Et l'ordinateur... Ce plastique... Autant ?! Ne montrant guère mon trouble, je sortis ma carte pour payer, souriant jaune, me posant un court instant la question si j'aurais assez pour m'acheter ces fameux talons que je n'ai toujours pas vu, mais que je savais m'attendaient quelque part dans un magasin de marque... « Sans oublier, la lingerie pour ce soir ? ~ » C'est ça, enfonce le clou encore plus profondément dans ma carte bleu que je sentais -oui, je le sentais- se vider considérablement et brusquement rien qu'en passage dans un seul magasin. Je blanchis ? Je ne pouvais en voyant Hikari. Lui donnant les sacs -tout aussi verts- je la laissais porter ses achats. Soupirant quand nous quittâmes enfin ce lieu peu favorable au développement intellectuel mais sans doute très prospère du coté économique, je pris une grande inspiration devant la boutique, m'attardant sur deux billes vertes qui me perçaient impérialement.

- Voilà donc où Akiha-Chan se trouvait. Puis-je savoir ce que Hikari-Chan fait en sa compagnie ? ~

Et cette voix, je la connaissais aussi... Serait-ce la perte du tiers de mon salaire qui me ferait penser à Ayame ? Étrange. Encore plus quand j'ai remarqué que ce n'était pas une illusion d'optique ou je ne sais quel mirage, mais que la directrice de Undai se tenait bel et bien devant nous, les bras croisés, un air taciturne sur les traits qui disait parfaitement bien ce qu'elle me pointa de sa parole froide. « Raté pour les sous-vêtements ~ » Non, tu es sûre ? Restant de marbre -ou plutôt avec mon expression de martyr échappant à la guerre- les trois premières secondes, je finis par... sourire. Oui, genre le grand sourire rayonnant et charmeur sans moindre gêne. Avançant vers ma femme d'un pas léger, je m'arrêtais à sa hauteur sans répondre à sa question précédente et bien cynique. Déposant un chaste baiser sur sa joue comme si de rien était, je m'exclamais -digne à moi-même- :

- Ayame ~ Quelle surprise de vous voir. Je suis ravie que vous soyez là ~ Voulez-vous vous joindre à nous pour manger un bout ? ~

Imperturbable à souhait, je laissais un fin rire traverser ma gorge avant de lancer un clin d’œil rassurant à Hikari qui restait en retrait depuis l'apparition d'Ayame dans les parages. Redouterait-elle les conséquences du fait qu'elle séchait les cours ? Vu que c'était en compagnie de sa mère, qui s'avérait être l'épouse de la directrice, elle ne devrait pas s'inquiéter tant que cela, je prendrai sur moi ~

- Maaah ~ Je laisse passer cela, à condition que tu saches te faire pardonner convenablement ce soir ~ Hikari-Chan désirait-elle manger à un endroit spécifique ? ~

Oui, définitivement, je prendrai sur moi ~ Riant sous l'air déconfit de mon épouse -exaspérée- qui vira rapidement à quelque chose de plus indulgent, je ne pouvais qu'en être soulagée. Contente plutôt. En plus, il n'y avait rien à dire, je comptais satisfaire ma tendre et chère épouse si désirable sur toutes ses demandes purement sexuelles ~ J'en prendrai -littéralement- plaisir à coup sûr ~ « Ne vous en faites pas pour cela, Ayame ~ » D'humeur coquine, je lui pris la main et lui soufflais ces quelques paroles aguicheuses à l'oreille, tandis que de l'autre main je quémandais à Hikari de s'approcher, souriant à son encontre avec gentillesse, je ressentis le besoin de lui faire comprendre qu'elle n'avait guère à s'inquiéter que nous nous sommes faites prendre sur les faits par Ayame.

- Ne sois pas timide ma chérie, salue donc ta chère Okasama ~

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Hikari Ketsuki

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 21:05

Je n’étais pas du genre à vouloir quelque chose, je n’aimais pas les gens qui demandaient quoi que ce soit. Et pourtant, je le faisais avec Akiha-Okasama. C’était étrange de se dire qu’on n'aimait pas quelque chose qu’on faisait soi-même mais sur le coup… C’était des Gekotan. Baissant les yeux en signe de résolution quand elle quitta le magasin, c’est avec surprise que je la vis revenir avec un panier et elle… attrapa tout ce qui me tapa dans l’œil, commençant par le pull pour aller chercher l’ordinateur sans oublier le cellulaire. Cellulaire sur lequel elle restait pour savoir quelle couleur prendre. Rose ou vert, le choix était vite fait. Ne serait-ce que pour la logique, n’est-ce pas ? Et elle le comprit, que Dieu soit loué pour cela. Le reste ? J’étais déjà tellement contente que je ne pouvais demander plus. Les étoiles plein les yeux, je suivais ses mouvements sans vraiment montrer mon contentement. Pourquoi abordais-je toujours un visage fermé ? Parce que je n’aimais pas mon existence anormale… mais si je ne l’aimais pas, pourquoi me plaisais-je tant à cet instant, dans ce magasin en sa compagnie ? Parce qu’avec elle, je voulais bien aimer ce monde. Effleurant un sourire sous ma pensée, je la suivis jusqu’à la caisse en portant mes mains à mes lèvres pour masquer mon sourire. Du moins, jusqu’à ce que celui-ci ne puisse qu’être montré quand Akiha-Okasama me montra la peluche que j’avais repérée dès le début en me demandant de sa voix taquine ;

- La veux-tu aussi ? ~ Oui ? ~ Alala... D'accord ~

Évidemment. L’ai-je montré si ouvertement pour qu’elle le comprenne aussi vite ? Sans doute, mais j’étais contente. Je crois… que des moments comme ceux-ci sont tellement rares que je devais les chérir le plus possible. Un moment comme mon réveil, la première fois où j’ai vu Kiseki, mon jumeau. Où était-il d’ailleurs ? Ne devait-il pas s’inquiéter de ne pas me voir ? L’appeler. Mais en même temps, si il est en cours et connaissant sa personne, son téléphone fera du bruit. Résultat des courses, lui faire prendre une retenue ou tout simplement attendre la fin de ses cours pour l’appeler ? Dur dilemme. J’y penserai plus tard, pour le moment, c’était la carte d’Akiha-Okasama qui devait exaucer mes souhaits et elle le fit dans un petit « Clic » disant que tout était accepté et que je pouvais m’emparer de mes achats. Verts. C’était… parfait.

- Akiha-Ok…

Et j’arrêtais ma phrase en apercevant Dead Master-Sama. Je… Je voulus courir, m’enfuir, partir, me faire toute petite au point que je devienne invisible. Je pouvais déjà me sentir heureuse que son regard profond ne m’avait perforé le corps, préférant tuer celui d’Akiha-Okasama. « Voilà donc où Akiha-Chan se trouvait. Puis-je savoir ce que Hikari-Chan fait en sa compagnie ? ~ ». Je ne pouvais lui mentir, mais je ne pouvais lui dire non plus que sous un surplus de sentiments de ma part, je me suis retrouvée tellement démunie de mes fonctions qu’Akiha-Okasama a voulu me changer les idées. Parce que c’était cela n’est-ce pas ? Si Dead Master-Sama savait que j’étais un objet défectueux… je pourrai tant quitter ce monde comme je le désirais. Mais Kiseki ? Je ne pouvais me résoudre à l’abandonner. Serrant des dents en détournant le regard, je ne bougeais plus alors qu’Akiha-Okasama eut l’air aussi effrayée que moi avant de se la jouer… femme.

- Ayame ~ Quelle surprise de vous voir. Je suis ravie que vous soyez là ~ Voulez-vous vous joindre à nous pour manger un bout ? ~

Non. Je ne pouvais salir Dead Master-Sama de ma présence. Retourner à Undai seule ? Je pouvais le faire, je prendrai un taxi et même, je marcherai si il le fallait. « Maaah ~ Je laisse passer cela, à condition que tu saches te faire pardonner convenablement ce soir ~ Hikari-Chan désirait-elle manger à un endroit spécifique ? ~ ». Et je déglutis difficilement. Je n’avais pas envie d’entendre cela, leurs pratiques ne me regardaient pas et l’entendre si ouvertement de la bouche de la directrice me fit rougir. Se faire pardonner… Je ne voulais y penser. Autant que sa question, que pouvais-je y répondre ? Rien. Et jamais je me permettrai de sortir un « Shinai » à Dead Master-Sama. Perdue, était-ce seulement possible de l’être autant ?

- Ne sois pas timide ma chérie, salue donc ta chère Okasama ~

Je me figeais d’autant plus sous mon impolitesse. Déposant mes sacs au sol, je posais un genou sur le marbre recouvrant l’allée. Le visage penché en avant, ma main sur mon ventre, je saluais l’être le plus puissant au monde. Du moins jusqu’à ce que cette même divinité me relève le visage en s’étant accroupie devant ma personne. Me noyant dans son regard, c’est légèrement tremblante que j’encaissais ses paroles quand elle me les souffla dans un murmure « Je laisserai Hikari-Chan me saluer de la sorte uniquement quand celle-ci viendra me rendre visite dans mon bureau, cependant, dans un lieu tel que celui-ci ~ Redresse-toi donc mon cœur ~ ». Et j’obéis en ébauchant un rougissement certain sur mes joues. Elle m’avait touché, sa peau était glaciale, devrais-je laver ses mains ? Non, je ne pouvais même pas me permettre cela.

- Merci, Dead Master-Sama…

Oui, je me devais au moins cela. Relevant mon regard vers Akiha-Okasama, je le détournais aussitôt, ne voulant revoir de la pitié dans ses pupilles bleutées. Idiote. Je l’étais. Terriblement, tellement que je finis tout de même par agir de moi-même en allant à l’encontre de ma créatrice, paquet en main, Gekotan sous le bras, je posais ma main sur la main de la grande femme blonde en lui demandant ;

- Je m’excuse Akiha-Okasama. Je prends la responsabilité de tout ceci.

Me tournant vers Dead Master-Sama, c’est en me penchant respectueusement que je déballais ce qu’il s’était passé. Je ne voulais que personne d’autre que moi-même paye mes crimes. Je devais cela à ces femmes, à Akiha. « Ne blâmez pas Akiha-Okasama, je suis l’unique responsable de tout ceci. Si je n’avais… ». Mais je me fis interrompre avec un doigt qui se posa sur mes lèvres. Des billes vertes devant mes yeux, et je m’étonnais de ce mouvement alors que la voix mielleuse de la créature me faisant face, vibra dans l’air. « Hikari-Chan ne devrait se montrer aussi terrifiée devant ma personne, je risquerai de m’y plaire ~ Ne t’inquiètes donc pas, je ne punirai pas Okasama pour cela ~ ». Étais-je rassurée ? Oui. Mais toujours aussi terrifiée.

- Je n’ai guère déjeuné aujourd’hui, un petit restaurant serait le bienvenu ~ Je n’ai guère envie d’un cinq étoiles, pourquoi ne pas manger dans un endroit changeant nos habitudes, Akiha-Chan ? ~

Toute rayonnante, elle s’en alla vers son épouse pour lui voler les lèvres. je regardais, mais je ne bronchais pas, sans doute toujours sous le choc de tant de sympathie de la part de Dead Master-Sama. Ayame-Okasama… Je n’oserai même pas l’appeler ainsi. « Un McDonald ~ ». Ha ? Non. Sérieusement ? Et cela fut un oui quand nous nous fîmes tirer par la directrice, sa main froide dans la mienne, un regard tourné vers Akiha-Okasama et nous voilà devant le fameux restaurant. Il y avait de la salade industrielle ici… Prenant place à une table, je me levais pour aller commander mais la directrice m’en empêcha, me disant que non, je n’avais le droit de bouger de cette place… Et elle partit aussi vite qu’elle fut arrivée… Cette femme était terrifiante et étrange. J’en frissonnais presque.

- Dead Master-Sama… était-elle toujours aussi surprenante, Akiha-Okasama ? Pourquoi… Comment avez-vous réussi à vous hisser si haut dans son estime ? Cet être cruel… Comment avez-vous donc fait pour qu’elle vous aime ? Moi aussi… Moi aussi, pourrais-je espérer qu’elle me définisse autrement, que comme un objet défectueux ? Dites-moi Akiha-Okasama… Je… Non. Ne dites rien.

Incompréhensible ? Non, terriblement claire sur mes idées.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Ven 27 Sep - 22:40

La probabilité de passer d'une humeur positive à une néfaste en moins d'une fraction de seconde était nulle selon les critères sur lesquels ma personne se basait. Aucunement bipolaire ni lunatique, je ne tanguais pas entre une colère maladive avant de passer instantanément à une gentillesse sans faille pour une chose ou une personne. Pourtant voir Hikari se pencher, non carrément, s'agenouiller en plein milieu du centre commercial de Kyoto, afin de saluer Ayame, me déplaisait. Certes, c'est sous ma demande qu'elle le fit, mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle fasse cela, d'une manière si solennelle, si peu logique envers sa mère. Quel enfant disait bonjour de la sorte à son parent ? Aucun, seul les soldats -extrêmement loyaux- agissaient ainsi pour honorer le rang de leurs supérieurs. Tout cela pour dire que cette action n'avait lieu d'être, était déplacée et que je n'appréciais pas du tout. Mais genre vraiment au point de froncer les sourcils, me tendre et perdre toute la joie ressentie quand j'ai fait tout pour rendre ma fille ne serait-ce qu'un peu moins morbide de ses habitudes. Quoi qu'il en soit, me voilà en train de cacher mon mécontentement sous un visage fermé ou un sourire platonique fut peint tel un masque de cire impénétrable. J'ai dû lutter pour ne pas m'avancer vers la jeune fille à la chevelure verte et la relever, lui interdisant ce genre de comportement. Mais heureusement pour elle -du moins, je le crois- c'est Ayame qui s'en chargea, lâchant ma main et s'agenouillant devant l'enfant, lui intimant de se relever. Soupirant lourdement quand elles furent à nouveau à la bonne hauteur -debout- je croisais les billes claires de mon enfant qui détourna son regard. Honteuse ? Il fallait l'avouer, la voir se pencher tel un robot devant sa propre mère m'a déçu, énormément. Mais ce n'était guère une raison valable à ce qu'elle se sente mal. Après tout, ce n'était pas tant sa faute que celle du respect qu'elle ressentait envers Dead Master-Sama. Je ne saurais dire si c'était bien ou non, juste que je ne voulais la voir ainsi sous mes yeux. « Tu devrais prendre exemple sur Ayame et imposer à ces gosses les mêmes révérences. » Jamais.

- Je m’excuse Akiha-Okasama. Je prends la responsabilité de tout ceci.

Étonnée d'entendre ma fille me parler de je ne sais quel crime, je la fixais avec insistance jusqu'à ce qu'elle se mette à parler, dos tourné à ma personne, faisant face à Ayame avec toute la dignité d'un enfant terrifié. Il faudrait que je fasse quelque chose contre cette peur maladive qu'elle ressent pour sa mère, après tout Ayame était autant sa mère que moi, il était fâcheux de constater un tel écart de bon sens entre nous deux. D'ailleurs, je trouvais cela tellement étrange que je bloquais sous une perplexité profonde dès qu'une situation comme celle-ci se présentait. De ce qui en était de Kiseki, lui ne démontrait guère le problème au niveau sentimental dans la famille, sachant pertinemment de qui il était le fils, et comment un enfant normal s'adresse à ses parents. Alors pourquoi pas Hikari ? Il y avait tant de différences opposées entre eux que... Que je pourrais en faire un puzzle qui s’emboîte quand on regarde leurs caractères respectifs. J'étudierai cela plus tard, pour l'instant, j'ai pâli quand ma fille prit la parole, commençant à expliquer à ma femme les véritables raisons de notre venue en ce lieu. Hors de question. Et cela se marqua sous un mouvement automatique de ma part, vis et précis, j'eus la seule bonne idée qu'était de mettre ma main sur la bouche de Hikari pour lui imposer le silence. Enfin, chose qui n'arriva pas, car Ayame me devança, ne voulant entendre une quelconque excuse de son enfant soldat qui prendrait toute la responsabilité pour une escapade en ville peut-être justement organisée par sa femme frivole.

- Hikari-Chan ne devrait se montrer aussi terrifiée devant ma personne, je risquerai de m’y plaire ~ Ne t’inquiètes donc pas, je ne punirai pas Okasama pour cela ~

Soulagée par tant de tact venant de mon épouse, je laissais échapper un fin rire quand elle assura notre enfant qu'aucune punition douloureuse ne me sera donnée. Vu de cet angle là, je ne pouvais qu'en sourire, allégée d'avoir évité une catastrophe sous la langue pendue de Hikari. Bon sang, quel enfant insouciant ~ Par contre de ce qu'il en était de notre chère et aimée directrice, je ne pouvais que la féliciter de son comportement exemplaire envers sa fille, je ne pouvais que me réjouir de la voir aussi humaine et amicale envers ce qu'elle voulait au tout début comme étant une coquille vide, un robot. Oui, tout ceci me rendait heureuse. Terriblement. Encore plus quand des lèvres chaudes -froides ?- vinrent me voler un baiser doux, pas long, mais suffisant pour transmettre tout ce qu'il y avait à dire. Rendant ce même baiser à mon épouse, le sourire ne quittait plus mon visage, sincèrement enchantée de cette sortie tranquille entre nous trois. Il manquait seulement Kiseki... Et Ren. Où était-elle ? Je n'eus le temps de demander qu'Ayame me dérouta totalement en proposant d'aller manger... Dans un McDonalds ?! Incrédule, je lui demandais de but en blanc. Avec tout l'étonnement du monde « Vous êtes sérieuse ? » à voir son bras traînant Hikari vers l'enseigne avec un « » jaune dessinée dessus, et un regard insistant pour ma personne, je dirais que oui, elle était on ne peut plus sérieuse avec cette proposition sortant de la norme. McDonald... Nourriture industrielle, que des crasses, du gras, de la malbouffe en somme, quelque chose qui plairait sans doute à mon fils mais que ma fille et moi, redoutions avec peine.

Nous installant à une table, je me plaçais à l'extrémité de celle-ci assez propre pour accueillir nos personnes, espérant avec toute la foi du monde que personne n'était venu éternuer dessus avant nous. Pourvue d'une légèrement grimace montrant mon malaise, je ne bougeais pas quand Hikari se dévoua pour aller chercher de la nourriture, ni quand Ayame lui imposa de rester sur place et y alla d'elle même. Incrédule de tant de dévotion, je fusillais son dos s'éloignant à grands pas vers les caisses, avant de me tourner entièrement vers ma fille quand elle prit la parole, de sa voix naturellement lassée.

- Dead Master-Sama… était-elle toujours aussi surprenante, Akiha-Okasama ? Pourquoi… Comment avez-vous réussi à vous hisser si haut dans son estime ? Cet être cruel… Comment avez-vous donc fait pour qu’elle vous aime ? Moi aussi… Moi aussi, pourrais-je espérer qu’elle me définisse autrement, que comme un objet défectueux ? Dites-moi Akiha-Okasama… Je… Non. Ne dites rien. 

La jugeant un instant sous le feu de mes yeux bleus, je finis par lui sourire gentiment, un coude posé sur la table afin d'y apposer ma tête. Ne détachant plus mes yeux des siens -troublant par leurs similitudes avec les miens-, je pesais mes mots avant de lui répondre, parce que oui, je comptais lui dire ce que je pensais même si au final elle se ravisa sur ses mots, me demandant avec ferveur de ne pas répondre. Désolée, ma chérie, quand tu poses une question, attends toi à une réponse ~ Surtout qu'il était impératif à lui expliquer qu'elle n'était pas un objet, et encore moins défectueuse. Non, je ne voulais plus jamais entendre ce genre de critères, de descriptions qu'elle se donnait. Mes enfants, ma fille était parfaite, avec ses défauts et ses qualités. Lançant un coup d’œil vers les caisses, je ris doucement et pris la parole, un air indulgent m'entourant.

- Tu n'es pas un objet, mon chaton ~ Et crois-moi, je peux t'assurer qu'Ayame ne te considère pas comme tel non plus. Tu es notre fille Hikari, et nous t'aimons comme tu es, mets-toi cela en tête ~

Me redressant assez pour atteindre sa petite caboche verdâtre, j'y déposais ma main affectueusement avant qu'une force invisible ne me poussa à y remettre un peu d'ordre. Satisfaite du résultat un peu moins éparpillé, je me rassis, un sourire espiègle aux lèvres, évoquant parfaitement la suite de mes paroles, parce que oui, je n'ai répondu qu'au plus important, au plus urgent, mais il restait la partie où j'ai atteint le cœur de mon épouse, où j'ai réussi à la rendre mienne ~ « Tu peux toujours lui dire que ton but premier était de voler son pouvoir ~ » Non, autant éviter des vérités qui pourrait discriminer mon être aux yeux de mes propres enfants. Évidemment, je ne lui mentirais pas, j'omettrais juste quelques passages... Grande partie... D'accord, j'emballerais l'histoire dans un grand flou ~ Faisant résonner ma voix posée et calme, je m'exprimais avec une pointe d'amusement.

- Ta mère a toujours été un être à part, étonnant et impossible à cerner ~ Ce n'était pas facile d'atteindre son cœur et encore moins de lui faire comprendre ce qu'est le vrai amour. Mais au final, comme tu peux le constater, après maintes efforts, j'ai réussi à l'atteindre, à l'aimer ~ Et ce fut réciproque.

Tombant peu à peu dans mes souvenirs, je me remémorais avec une pointe de nostalgie le passé, de mon arrivée à Undai pour devenir professeur jusqu'à maintenant. Tant de retournement de situation, tant de risques, tant de bons moments, de réussites, d'échecs, tant de tout, et tout cela constituait notre histoire -à Ayame et moi- et elle, cette jeune fille presque femme assise en face de moi, ainsi que son frère -et même sa sœur- faisaient partie de l'histoire de notre vie commune. Songeuse, je finis par ajouter d'une parole moins élevée, mais bien présente, sentant l'aura d'Ayame se rapprocher peu à peu de nous. Combien parie qu'elle avait l'oreille tendue pour écouter notre conversation du début ? ~ Je ne sais pas, peut-être qu'entre deux burgers commandés elle ne faisait pas attention à ce qui se disait quelques tables plus loin.

- Reste comme tu es ma chérie, n'essaye pas de devenir quelqu'un d'autre pour plaire aux yeux d'autrui. Je t'aime comme tu es, et Ayame aussi, même si elle a du mal à l'exprimer.

Un dernier clin d’œil et je donnais matière à réflexion pour cette enfant déprimée de nature. Franchement, je me demandais de qui elle tenait. « Le sale caractère ? De toi ~ Le reste ? Des éprouvettes ? Heh ~ » Silence, chose infâme. Relevant la tête, un sourire splendide aux lèvres adressé spécialement à ma femme de retour avec... de la nourriture digne à en faire pâlir les hardies de régime, je perdis rapidement cet air enjoué pour le remplacer par une sorte de recul horrifié devant le gros hamburger et des frites qui se retrouvèrent sous mon nez. Jetant un regard hésitant à mon épouse qui prit place tranquillement à mes cotés, posant un plat similaire au mien devant notre fille. Devrais-je constater qu'elle avait l'air aussi horrifiée que moi par ce que nous allions manger. Alala... Pourquoi Ayame ? « Quoi, elle se venge pour les nouilles ? » Elle en serait capable, cet être cruel comme l'a si bien dit Hikari. Ravalant ma salive, je me mis à manger, comptant mentalement toutes les calories et crasses que j’ingurgitais en silence.

- Si tu n'arrives pas à tout manger, n'hésite pas à arrêter, Hikari.

Le repas ne dura longtemps, étrangement court fut le moment de tout mâcher -cette nourriture pré-mâchée... J'avoue que d'un coté, à part le fait de savoir que tout ce que j'ai mangé n'était que restes, le burger s'avéra moyennement acceptable, dans le bon sens, à mon plus grand damne. Soupirant quand nous quittâmes le « restaurant » remplit de toute populace confondue, je ne pus qu'inspirer une bonne partie de l'air, me promettant qu'à la maison, je trouverais une pilule chimique afin de nettoyer mon estomac de tout cela.

- Où voulez-vous aller à présent ? ~

Question posée à l'arrache, car personnellement, j'avais une destination bien précise en tête, là où mon ensemble attendait que je vienne m'emparer de lui. Sauf qu'Ayame ne comptait revenir sur ses pas, préférant se diriger vers ce qu'on appelle une librairie, enfin une très grande bibliothèque avec des livres à acheter, dirais-je vu la taille de l’infrastructure. Je ne dénigrais guère les livres, au contraire, en bonne scientifique, j'adorais la lecture, seulement... Mes sous-vêtements sexy m'attendaient...

- Ayame ? Êtes-vous à la recherche de quelque chose en particulier ? ~ Et toi Hikari préférerais-tu peut-être... ?

Aller avec moi ? Je ne finis pas la question en l’apercevant, soupirant à la place.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Sam 28 Sep - 18:36

Je voulais savoir, mais en même temps non. Je ne connaissais pas leur histoire, du moins, j’avais reçu des parcelles de souvenirs de Dead Master-Sama et Akiha-Okasama pour fonder ma personne, pour que je ne sois pas inculte, mais à part des moments où de doux sourires étaient dessinés sur leurs lèvres, je n’avais rien d’autre. Comment s’étaient-elles rencontrées pour aboutir à tout cela, quel avait été le moment déclencheur tout comme… pourquoi deux êtres tels que ceux-là s’étaient glissés dans les bras l’un de l’autre. C’était un casse-tête, Akiha-Okasama était une personne douce et gentille, Dead Master-Sama quant à elle… magnifiquement monstrueuse. Ce qui voulait donc déduire qu’Akiha-Okasama n’était pas si bienveillante que je pouvais le croire. « Tu n'es pas un objet, mon chaton ~ Et crois-moi, je peux t'assurer qu'Ayame ne te considère pas comme tel non plus. Tu es notre fille Hikari, et nous t'aimons comme tu es, mets-toi cela en tête ~ ». Blessée, je l’avais encore fait alors que je m’étais promise de ne pas le faire. Baissant le regard, je le remontais sous l’insistance de celui de ma créatrice. Maman. Ses mots me laissaient croire que je pouvais, moi aussi, l’appeler ainsi. C’était de la stupidité de penser comme telle. Je n’étais… qu’un objet défectueux, qu’elle me dise le contraire ou non, personne ne pouvait changer ma vision des choses que je portais sur ma personne. Essayer était vain, pourtant, elle s’y accrochait. C’était mignon dans un sens… mais je n’aimais pas les personnes têtues.

- Ta mère a toujours été un être à part, étonnant et impossible à cerner ~ Ce n'était pas facile d'atteindre son cœur et encore moins de lui faire comprendre ce qu'est le vrai amour. Mais au final, comme tu peux le constater, après maintes efforts, j'ai réussi à l'atteindre, à l'aimer ~ Et ce fut réciproque.

Ma mère… Ayame-Okasama… Dead Master-Sama. Elle répondit malgré mon refus à ma question, et c’est avec un malsain plaisir visible sur son visage qu’elle attendit de voir mes réactions qui ne tardèrent à arriver. Ce qu’elle me disait, la manière si complexe qu’elle utilisait pour parler de la directrice d’Undai m’étonnerait toujours. Elles étaient en osmose l’une avec l’autre, un amour vrai, comme elle le disait. C’était difficile à croire et pourtant, il ne fallait que je pose mon regard sur la femme à la longue chevelure verdâtre pour que je le voie. Elle… Dead Master-Sama. Si humaine alors qu’elle aussi, ne l’était plus. Mais son cas n’était pas comme le mien, elle l’avait été, un jour. N’est-ce pas ? Je crois. Je ne savais pas vraiment d’où je tirais mon savoir, mais des choses évidentes telles que ces pensées me sautèrent à la gorge.

- Reste comme tu es ma chérie, n'essaye pas de devenir quelqu'un d'autre pour plaire aux yeux d'autrui. Je t'aime comme tu es, et Ayame aussi, même si elle a du mal à l'exprimer.

Rougissant en voyant Dead Master-Sama se rapprocher de nous, je détournais le regard instinctivement en vue de sa réaction significative par un sourire jaune à l’encontre d’Akiha-Okasama. Comment osait-elle parler d’elle de la sorte alors qu’elle nous entendait ? J’en restais perturbée. Mais ce ne fut pas le pire, non, c’est quand un plateau de malbouffe se déposa sous mes yeux que je blanchis. Kiseki aurait tant aimé être avec nous dans un tel endroit, mais il n’était pas là et j’étais seule, condamnée à manger ce que la directrice avait eu gré de me choisir. Ne montrant nul dégoût, je regardais Okasama qui quant à elle avait l’air d’autant apprécier son plat que le mien. Nous étions semblables sur la nutrition tandis que Dead Master-Sama elle… elle n’avait à faire attention à sa ligne, à son corps, elle resterait à tout jamais parfaite. « Si tu n'arrives pas à tout manger, n'hésite pas à arrêter, Hikari. ». Merci, merci Akiha-Okasama. Et finalement non, je me devais de tout manger en vue du regard de Dead Master-Sama sur mon plateau et son « C’est un menu léger, ne te prive pas mon cœur ~ ». Dur dilemme qui m’amena à rester plantée devant mon plateau. Comment manger cela ? Si je regardais les ingrédients, si je divisais le tout… peut être que… Et je divisai. Mettant le pain d’un côté, la salade -les trois tranches qu’il y avait-, et la viande sur une autre extrémité. En vue du peu de salade que j’avais, je ne pouvais me permettre que cinq frites, le dessus du pain et un quart de la viande… Et une fois de plus, non. Je ne pouvais pas, et malgré moi, je remis tout en place pour prendre une bouche. Exécrable. Je pouvais sentir la graisse couler entre mes dents. Allais-je mourir intoxiquée par un plat commandé par Ayame-Okasama ?

C’est après avoir mordu trois fois dans mon pain, finit à moitié morte sur ma chaise que je pus enfin quitter la table. Sortant de l’endroit en sentant mon ventre faire de drôles de bruits, je posais ma main dessus alors qu’Akiha-Okasama demanda à Dead Master-Sama où elle désirait aller. La réponse fut rapide puisqu’elle nous fit signe de la suivre jusqu’à une librairie… Des livres. Dead Master-Sama en avait énormément chez elle, moi aussi je voulais une telle collection pour remplir mes étagères vides. Rentrant sans plus attendre en n’entendant pas la question que me posait l’une de mes créatrices, je me dirigeais instinctivement vers la première pochette qui me sauta aux yeux. Attrapant l’ouvrage, je me tournais vers mes génitrices et… me replongeais dans ma nouvelle lecture. Quelle idée de s’embrasser de la sorte au milieu de nulle part… Je n’aimais pas les trop grands élans d’amour.

- Hikari-Chan se plairait-elle également dans la lecture ? ~

Me retournant vers la voix qui m’interpela, j’entrouvris la bouche pour répondre à Dead Master-Sama. Finissant cependant par la refermer et secouer la tête positivement sous sa demande. Les livres étaient une mine d’or, de connaissances et d’expériences sur la vie. Mes lectures préférées étaient principalement les encyclopédies médicales -génétique je suppose- ainsi que les récits de vie. Tantôt romantique, tantôt « normale ». Et les mangas également, nouvelle passion découverte aujourd’hui dans l’infirmerie.

- Je trouve que c’est dans les livres qu’on apprend le plus… Dead Master-Sama. Vous aussi… votre collection… est exemplaire.

Un rire chaud et elle se posa dans mon dos pour venir voir par dessus ma tête ce que je lisais, perturbée par ce contact, c’est malgré moi que j’appréciais cela. Ici aussi je me sentais en sécurité… dans les bras de Dead Master-Sama. Je pouvais mourir maintenant pour avoir vécu une telle chose… « Hikari-Chan sait-elle ce que ce mot signifie ? ~ » Répondant positivement aux mots qu’elle me montrait, nous continuâmes notre lecture de la sorte. Encore un souvenir chaud… Que je devais garder dans mon esprit avant de quitter cette vie. La suite de notre explication des lieux finit rapidement, une demi-heure plus tard avec au compteur dix nouveaux livres pour moi plus trois encyclopédies et une collection d’un manga dont le nom me plaisait. Me retrouvant surchargée de livres, de Gekotan en sortant de la boutique, c’est avec difficulté que j’avançais.

- Hikari-Chan voudrait-elle que … ~

Et je n’eus le temps de répondre qu’une ruelle à l’abri des regards fut mon paysage alors que Dead Master-Sama se saisissait de mes affaires avant de… disparaître. Aussi simplement que cela… Je ? Je ne rien du tout puisque moins de trente secondes plus tard, elle était de retour, devant moi, sourire ambigu aux lèvres. Sortant de l’endroit en sa compagnie, elle s’était saisie de ma main, nous arrivâmes dans l’allée principale quand elle me lâcha. Froide. Son corps était glacial… « Hikari-Chan se demanderait-elle pourquoi ma peau est si froide ? ~ La réponse est simple ~ C’est parce que je ne vis plus depuis longtemps, je ne suis plus humaine mon cœur ~ ». Ayant un moment de recul suite à ses paroles, je la regardais de haut en bas. Je le savais, mais entre le savoir et se l’entendre confirmer, c’était autre chose… Elle était… plus comme moi… Non, j’étais peut être plus comme elle que ce que je n’aurais cru.

- Okasama… Dead Master-Sama, si j’avais été un jouet défectueux, qu’auriez-vous fait ?

Je devais en avoir le cœur net. Avec elle, même si je l’importunais, je ne la blesserai pas… du moins, pas assez pour qu’elle se ressasse cela sans arrêt. « Je te tuerai sans doute, Hikari-Chan ~ ». Et elle gloussa avant d’aller à l’encontre d’Akiha-Okasama qui se trouvait un peu plus loin. Ma réaction ? J’ai baissé mon regard et j’ai laissé un fin rire traverser mes lèvres. Elle me tuerait… je le savais. Relevant le regard, je marchais rapidement vers mes deux créatrices pour venir adresser un sourire à Akiha-Okasama. Il était un peu plus de deux heures… Qu’allions-nous faire ? Continuer nos emplettes ?

- Akiha-Okasama, Dead Master-Sama… accepteriez-vous que nous rentrions à Undai à présent ?

Kiseki… Nous y attendait. Ren-Chan également, Yume-Sama également… Notre famille. Nous devions la retrouver.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Dim 29 Sep - 21:11

Il était étrange de se voir presque ignorée de la sorte, surtout quand les personnes qui devraient faire attention à moi, s'intéressaient davantage aux livres et non, justement, à ma personne avide de savoir ce que nous allions faire pour la suite de la journée. Évidemment, essuyer un vent de cette taille par sa propre fille et son épouse, était une épreuve de taille pour mon être aimant attirer l'attention impunément. « Rats de bibliothèque... Ca ne te manques pas, Akiha ? Heh. » Parfois je me demandais pourquoi je me posais des questions à moi-même, connaissant la réponse avant même d'avoir entendu la question. Et plus sérieusement, en omettant ma manière de réfléchir digne d'un psychopathe en série, je n'étais pas contre le fait qu'Ayame soit plongée dans les livres à cet instant précis, ni que ma fille s'intéresse aux écrits savants qui lui passaient par les mains, je ne pouvais qu'être comblée d'être en compagnie de personnes intellectuelles, emprunte d'une grande sagesse -sadique mais brillante- de mon amante. Cela fut assez flatteur dans un sens, de tomber sur un être ayant à sa disponibilité un cerveau aux capacités incommensurables. Et pour ce qui était de mon cas et de mon amour pour les livres, je dois dire qu'avant je n'étais pas mieux qu'un rat de bibliothèque, mais vu mon physique taillé pour les histoires de contact rapproché, cette image ne m'a jamais collée telle une étiquette, cela faisait partie d'un secret qui me hissa bien au dessus de ce que les gens pouvaient croire. Pour illustrer cela, un exemple simple s'impose. Tout être humain et superficiel considère une blonde comme étant peu instruite, et une blonde avec un physique attrayant comme un bon parti pour s'envoyer en l'air. Mais si cette blonde, au fond est dotée d'une intelligence et ruse perfide, elle a mille fois plus de chances à arriver à ses buts qu'une autre femme du genre. En somme, faire la conne et poignarder autrui dans le dos, est une tactique efficace pour monter de niveau. Mais soit ~ Pour tout dire, je n'avais à me plaindre de mon intelligence, j'aimais les livres étant jeune, mais j'ai remplacé mes heures de lectures interminables par quelque chose de plus convainquant, de plus attirant. Le corps humain ~ Dans toute sa splendeur.

Ceci fut suffisant pour que je me détourne des livres, que je vienne me coller à Ayame, la prévenant que je ne comptais rester ici parce que j'avais des affaires à régler, je l'embrassais et partis, un dernier coup d’œil à mon enfant absorbée dans un livre volumineux, je quittais les lieux, confiante que ma femme s'occupera bien de notre progéniture sans que je ne doive la surveiller à tout bout de champ. « Heh, tu crois ? Elle va l'oublier quelque part ~ Heh » Contrariée, je soupirais légèrement mais ne répondis rien à cette moquerie du mauvais goût. J'avais confiance en Ayame, surtout en ce qui concernait nos enfants, je ne pensais pas qu'elle se risquerait à faire du mal à l'un d'eux sans raison. Après tout, ne l'ai-je pas rendue humaine de ce coté là ? ~ D'ailleurs, je m'apprêtais à tester jusqu'où son indulgence et calme irait quand je la prendrai dans son lit avec les nouveaux sous-vêtements aguicheurs que je comptais acheter. Décidée à me rendre belle pour l'être le plus terrifiant et impitoyable au monde, j'arrivais rapidement à la boutique, reprenant ma commande, allant l'essayer dans une cabine, ajustant le tout pour que ma poitrine soit joliment en évidence, ainsi qu'admirant le tout avec attention.

Une attention qui se fit plus urgente et angoissée, quand dans la cabine seulement fermée par un rideau, mon mauvais coté inconscient -ou justement l'inverse- sortit de mon corps sans prévenir, sourire lugubre aux lèvres, flottant à quelques centimètres du sol pour, comme elle l'a si bien soufflée à mon oreille, constater de ses propres mains la qualité du tissu au toucher. Résultat des courses ? Me voilà stressée, furieuse, mon alter-ego enfermé au fond de mon âme tandis que je sortis ma tête à travers le rideau afin de m'assurer que personne n'eut la mauvaise idée d'écouter ce qui se passait dans la cabine où je me trouvais. Personne, la vendeuse au loin et aucune caméra, toute la paranoïa dont je pouvais faire preuve, s'évanouit avec le soulagement. Unanimement contentes du produit que nous allions acheter, nous sortîmes de la cabines, payâmes et quittâmes la boutique de lingerie, un petit sac tout mignon sous la main, sac que je m'empresser de mettre dans mon sac à main, le cachant des regards indiscrets et verts qui pourraient gâcher la surprise de ce soir ~

Et maintenant ? L'envie de poursuivre l'exploration du centre tiraillait le fond de ma pensée, mais ne voulant laisser Hikari seule avec Ayame -ou Ayame avec Hikari-, je décidais de revenir sur mes pas jusqu'à la librairie du centre, là où elles devraient se trouver. Du moins, en théorie, on ne sait jamais ce qui est passé par la tête de mon amante entre deux lignes de sa lecture. Soit, au pire, si elles ne seront plus là-bas, nous avions accès à une technologie pratique du nom d'un téléphone portable. Satisfaite de mon achat, prête à trouver les deux femmes en question pour poursuivre notre petite escapade de la journée, je marchais tranquillement entre les gens, jusqu'à ce que je freine le pas, voyant Ayame approcher à mon encontre. Souriant pour l'accueillir comme il se le devait, un baiser, un clin d’œil amusé et je lui pris la main, déposant mon regard clair sur Hikari. Entière. Soulagée au fond de moi, je ne pouvais que lui rendre son sourire quand elle arriva à notre hauteur. « Tu ne croyais quand même pas qu'elle allait la cuire pour le déj' ? » Pour du vrai ? Je ne sais pas, je l'eus craint pendant quelques instants... Alala... Devrais-je me soigner ? ~

- Akiha-Okasama, Dead Master-Sama… accepteriez-vous que nous rentrions à Undai à présent ?

Non. Enfin, égoïstement, je ne voulais rentrer avant d'acheter quelques vêtements supplémentaires. Mais en même temps, je n'étais plus un enfant capricieux qui laissait passer ses propres intérêts avant ceux de ses enfants, ce serait terriblement immature venant d'une mère. Tournant les yeux vers Ayame, je la questionnais du regard, cherchant son avis dans son air affirmatif. Rentrons donc... « Ce n'est pas comme si notre carte supporterait plus ~ » Comment cela ? Ma carte allait très bien. D'ailleurs où étaient passées les affaires vertes que j'eus achetées à mon enfant ? Regardant Ayame en fronçant les sourcils, il ne m'a fallut guère plus d'une seconde de perspicacité pour comprendre cette disparition. Maison. D'accord, rentrons ~ De plus, je n'eus aucune nouvelle de mon fils, il serait temps de vérifier si il allait bien, sachant qu'il était seul à Undai vu qu'Ayame était avec nous. Réalisation. Les deux autres enfants sous ma charge se retrouvaient dans une fosse aux lions sans fusil, j'allais en faire une syncope dans les trois prochaines minutes. Déposant une main chaleureuse sur la tignasse verdâtre de Hikari, je lui répondis positivement à sa demande.

- Oui ma chérie, nous allons rentrer ~ Je pense que cette journée fut suffisamment riche en émotions ~

Et sur ce, je lui pris la main au creux de ma paume, informant Ayame que la -ma- voiture était garée dans le parking et que je préférais ne pas l'abandonner au centre de Kyoto pour x et x raisons non-valable à coté de cet engin. Tout cela pour dire que nous avions fait une fois de suite le chemin en arrière pour retourner jusqu'au parking où notre moyen de locomotion nous attendant sagement. Ouvrant le véhicule dans un bruit mécanique, je m'installais au volant, attendant qu'Ayame prenne place à mes cotés et que Hikari s'installe à l'arrière. Tout le monde en place attaché par des ceintures de sécurité, je démarrais doucement, traversant le parking et m'engageant sur la route principale.

- J'espère que votre emploi du temps ne fut guère chamboulé par cette sortie, Ayame ~ Pour ce qui est de mes chatons, je compte rattraper le coup, ne m'en tenez pas rigueur pour cela, je vous en prie ~

Si ce n'était pas mon épouse qui me retirerait le salaire pour cette journée, ce seront les étudiants qui râleront mon absence tandis que eux, étaient présents comme... « Des blaireaux ? ~ » Attendant que leur professeur arrive. Définitivement, Hikari eut tellement comptée qu'elle est passée devant tout le reste, devant toutes mes priorités. Mais du point logique de vue, il était normal que je m'en occupe avant toute chose, elle en avait besoin, je n'ai fait qu'exécuter ce que je devais accomplir. Mais passons cela ~ C'était une exception qui ne se reproduira plus, j'étais du genre à tenir à mes responsabilités et mes devoirs dans tous les domaines, autant professionnels que personnels. Établissant les probabilités des heures supplémentaires que j'aurais à récupérer, je lançais un coup d’œil dans le rétroviseur, pour constater que Hikari dormait. Affichant un doux sourire attendri, je me concentrais sur la route, une main glissa vers la cuisse de ma chère femme. Parcourant lentement cette dernière du bout des doigts, je ne me permettais guère d'aller plus loin dans de telles circonstances, ne faisant que jouer avec ce qui était accessible à mon toucher. Et ce, jusqu'à arriver sur le pont, garer ma voiture et me tourner vers Ayame, un dernier regard de vérification vers notre enfant, et je me penchais par dessus la boite de vitesse pour venir capturer les lèvres de la femme à mes cotés, l'embrassant fougueusement, je glissais ma langue dans sa bouche et caressai la sienne avec lenteur, passion, liant notre union, jusqu'à me détacher dans un fin rire content.

- Notre fille serait certainement mieux installée dans son lit que sur le siège arrière de la voiture ~ Voudriez-vous m'accompagner jusqu'aux dortoirs, chère madame la directrice ? ~

Il était rare que je la nomme par son titre de fonction, préférant de loin le surnom lui étant attitré à Undai -dans un Dead Master-Sama- ou encore, surtout, son vrai nom que je roulais sur ma langue dans des tons suaves rien que pour le plaisir de la faire vibrer, et savourer cette connaissance n'étant disponible à tous ~ Mais sur l'instant, j'eus l'envie d'un peu de changement, jouissant intérieurement de notre relation fusionnelle, tellement proche et complexe ~

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Dim 29 Sep - 21:39

Cette journée fut mouvementée si je puisse me permettre de la décrire comme telle. Je n’avais guère à aller jusqu’à conter celle-ci, préférant de loin parler du moment présent où nous arrivâmes à Undai. Assise dans la voiture de ma chère épouse, je me plaisais à ses attouchements, laissant de fins gémissements traverser mes lèvres pour se perdre dans des soupirs d’amusement. Était-ce disgracieux de faire cela alors que notre enfant se trouvait sur le siège arrière ? Si elle avait été réveillée, oui, je me serais retenue dans tout ceci mais ce ne fut pas le cas, à mon plus grand bonheur ~

Laissant la respiration douce d’Hikari parvenir à mon ouïe, nous arrivâmes rapidement à Undai. Cela faisait un peu plus de deux heures que j’avais quitté mon institut pour partir à la recherche d’Akiha-Chan, ayant laissé Ren-Chan au bon soin de mon chef-d’œuvre, il ne restait plus qu’une personne de laquelle je n'était au courant de ses mouvements. Kiseki-Kun allait-il bien ? Je n’étais pas aussi enclin que mon épouse pour suivre nos enfants, mais tout de même, la question persistait en sachant Ô combien cette petite tête de linotte pouvait se mettre dans l’embarra. Je ne vous raconterai pas les péripéties que j’ai pu avoir en sa compagnie depuis son réveil, je dirai juste que ce fut … amusant ~

Sortant de la voiture quand la voiture fut parquée, j’adressais un dernier sourire à ma tendre amante avant de quitter le véhicule. Remettant les plis de ma robe en place, je regardais l’horizon avec un semblant de contentement. Mon école ~ Je me plaisais toujours à la dévorer des yeux, un de mes plus grands chefs-d’œuvre après tout ~ Cette académie qui regorgeait de mon pouvoir était ma maison, l’unique, le seul endroit où ma famille était réunie. Tous les étudiants étaient tels des enfants pour moi, en sachant qu’en plus de cela, ma vie privée se mélangeait à ma vie professionnelle, je ne pouvais qu’être comblée … Avais-je atteint un rêve que depuis longtemps j’espérais qu’il soit réalisé ? Oui ~
Mais passons, et revenons plutôt à … Tout cela ~

- Notre fille serait certainement mieux installée dans son lit que sur le siège arrière de la voiture ~ Voudriez-vous m'accompagner jusqu'aux dortoirs, chère madame la directrice ? ~

Madame la directrice, donc ? ~ Voilà une chose amusante, il était rare de l’entendre m’appeler ainsi, si ce n’était pas Dead Master-Sama, c’était tout simplement mon prénom. En parlant de celui-ci, n’avait-elle pas omis de dire « -Sama » en signe de politesse ? Non, elle était passée au-dessus de cela, si elle m’appelait « ma chose », j’en glousserai encore. D’ailleurs c’est ce que je fis sous cette pensée en lançant un regard sous-entendu à Akiha-Chan. Me rapprochant de la portière arrière, je l’ouvris avant de me glisser à moitié dans le véhicule pour me saisir d’Hikari-Chan. Légère, après tout, à force de ruminer comme un bovin telle sa chère Akiha-Okasama, elle ne serait pas obèse d’aussitôt ~ Maaah, que des pensées pleines d’amour que j’avais là ~ Huhu ~

- Je ne peux que répondre à vos désirs, Akiha-Sama ~

Lui faisant un clin d’œil en me redressant, le corps d’Hikari-Chan dans mes bras, je regardais l’horizon d’un œil scrutateur avant de me demander s’il ne serait pas préférable que je vienne nous téléporter dans sa chambre, plutôt que de traverser les couloirs dans de telles circonstances. Nous avions déjà eu le malheur de laisser Kiseki-Kun marcher à nos côtés, et les réactions qui en suivirent n’étaient guère glorieuses. Savez-vous qu’être à nos côtés sous les yeux d’un quelconque Undai’en pouvait être signe d’avoir passé un pacte avec le diable ? ~ Je ne voulais guère qu’Hikari-Chan ait à subir inutilement de quelconques remarques, Kiseki-Kun quant à lui … Il avait l’habitude à présent ~ D’autant plus que son air téméraire lui permettait d’affronter tout cela. Mais qu’en était-il de notre fille ? Aurait-elle autant de facilité à se mélanger dans notre monde ? Si Akiha-Chan continuait de la materner, les chances étaient faibles ~ Et Ren-Chan ? Huhu, son petit air sauvage et sa maîtrise de la matérialisation l’aidaient grandement, d’autant plus que Yume-Chan avait l’air de garder un œil dessus également, elle était le moindre de mes soucis à cet instant ~

- Me permettriez-vous de … ? Hum ~ Bien évidemment ~

Je n’avais guère l’attention d’arrêter de la vouvoyer, autant que je ne comptais -comme à mon habitude- lui signaler mes envies de manière concrète avant qu’elle n’arrive devant le fait accompli. Posant ma main sur sa personne, je la pris dans mon sillage en direction de la chambre de notre petite Hikari-Chan. Arrivant devant la porte de celle-ci, c’est sourire aux lèvres que je pénétrais les lieux, laissant mon épouse dans mon dos. Bouleversée par ces sauts ? Peut être, peut être que non ~

Examinant la chambre me faisant face, je déposais la jeune fille se trouvant dans mes bras sur ce qu’il semblait être son lit. Un fauteuil large dirais-je plutôt. Quelle drôle de chambre, lorsque je suis passée ici pour déposer ses affaires un peu plus tôt, je n’avais guère pris la peine de scruter les lieux, préférant aller à la va-vite. Mais maintenant que j’ai le temps ~ Serait-il possible d’y mettre plus de bibliothèques, de rendre cet endroit plus personnel ? Maaah, ces achats du jour mettront un peu plus de couleur dans cette pièce ~ Justement, c’est ce que je fis, attrapant les livres posés sur son bureau, je les rangeais à l’endroit devant les contenir. Faisant de même pour le reste, à savoir ces drôles d’objets représentant des grenouilles, je déposais le tout. Voilà donc des achats devant coûter une petite fortune … le ticket de caisse se trouvait-il dans les parages ? ~ Maaah, tant que ce n’est pas mon argent qui part, je n’avais rien à dire après tout. Mais en y pensant ne serait-ce qu’un peu plus, combien parierait que Kiseki-Kun voudra lui aussi, vider le compte de sa chère mère ? ~ Ferais-je une faveur à Akiha-Chan en lui disant que je m’occuperai de cela ? Après tout, une fois que Kiseki-Kun aura finit ses cours, je pourrai le prendre avec moi au centre commercial d’Undai, lieu où moi-même je devais aller chercher quelque chose. Qu’était-ce ? Secret ~

- Cette chambre est aussi lugubre que mon bureau, ne trouves-tu pas, Akiha-Chan ? ~

Gloussant en déposant une énorme peluche à côté d’Hikari-Chan, je me rapprochais à pas de loup de mon épouse. Me collant à son dos pour venir poser mes mains sur son bassin tout en la gratifiant de doux baisers dans le cou ~ Hum, le centre commercial pourra attendre finalement, j’avais bien mieux sous la main ~

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Dim 29 Sep - 23:13

La beauté d'un geste n'était perceptible sans connaître la personne qui le montrait. S'il s'était agit d'une autre personne qu'Ayame, je ne verrai rien de particulier au fait qu'elle accepte de s'encombrer d'une tache purement humaine et attendrissante, l'obligeant à prendre dans ses bras un être auquel ses sentiments n'étaient guère évolués afin de considérer ce qu'elle portait comme un être précieux à sa personne. D'ailleurs, je me demandais parfois -de plus en plus souvent- comment Ayame considérait ces enfants à présent ? Maintenant qu'elle savait qu'ils n'étaient en rien des robots vides sans sentiments ni propre-arbitre, que c'étaient des chatons comme tant d'autres parmi les étudiants de Undai, avec leurs caprices et défauts ? Regrettait-elle d’avoir cédée à mes demandes de construire une famille ? Était-elle déçue de ces deux petites têtes fraîchement nées pour remplir sa vie -notre vie commune- de nouveautés, chamboulant l'ordre qu'elle eut insaturé depuis tant d'années ? Je ne pouvais le savoir, après tout elle n'a pas vécu moins de cent ans, et sur ce laps de temps important, elle n'eut guère de famille, d'enfants. Si... Il y avait Yume, la jeune fille sans famille à laquelle Dead Master s'est attachée, l'avait explorée et utilisée. Ce n'était pas le même cas de figure avec les jeunes Ketsuki, eux ils n'étaient guère des cobayes sur lesquels elle pourrait expérimenter sa nouvelle trouvaille... Enfin, dans un sens peu subtil, ils étaient une expérience à eux seuls, sans qu'on y ajoute des conditions aggravantes. Finalement, je ne saurais dire ce que ma femme voyait en ces enfants en les regardant, peut-être qu'un jour, je le lui demanderai. Peut-être qu'elle les aimait affectueusement et, pas seulement pour me plaire, mais parce qu'ils étaient à elle. « J'espère que non ~ Il ne manquerait plus que ça. »

- Je ne peux que répondre à vos désirs, Akiha-Sama ~

Un sourire amusé vint se peindre sur mes lèvres tandis que la directrice de Undai se chargeait de prendre notre fille dans ses bras afin de la transporter à l'intérieur de l'infrastructure lui appartenant. C'était beau, voir Hikari dans ses bras me donnait chaud au cœur, et qu'on me donne des millions, jamais je n'échangerai cette image contre quoi que ce soit. Émue de tant de pensées gluantes -comme l'aurait si bien dit mon alter-ego insupportable-, je posais un regard doux sur l'enfant endormie. Cela ne m'étonnait guère qu'elle soit fatiguée au point de tomber, la journée fut éprouvante pour sa petite personne ne connaissant encore rien de la vie. D'ailleurs, j'hésitais encore sur le sujet de l'infirmerie, devrais-je ou non en parler à Ayame ? Définitivement, je ne préférais pas aborder cela, qu'elle croie que ses enfants avaient cette partie impitoyable en eux, pour leur bien. Peut-être me trompais-je, mais je ne tenterais aucune manœuvre risquée de peur de briser cette illusion de bonheur qui enveloppait notre petite famille sortant de l'ordinaire.

- Me permettriez-vous de … ? Hum ~ Bien évidemment ~

De ? Ne m'attendant guère à ce qu'elle s'approche de moi et dépose sa main froide sur mon corps, me donnant mille frissons rien que par ce contact, j'en fus déroutée quand nous nous transportâmes brusquement du pont jusqu'au dortoir, jusqu'à devant la chambre de Hikari. Prenant une grande inspiration -parce que oui, la téléportation n'était guère plaisante surtout sans préparation- je finis par calmer mon estomac plein de déchets du McDonald, et suivis Ayame à l'intérieur du lieu aménagé par notre fille. Je me demandais vraiment comment cela se faisait-il que la jeune fille aux cheveux verts ne s'est pas réveillée sous tant de retournement provoqué par le saut dans une dimension parallèle. Coup de chance ? Ou pendant le sommeil, le corps ne réalisait guère les perturbations liées à la téléportation ? Voilà un sujet intéressant à étudier ~

- Cette chambre est aussi lugubre que mon bureau, ne trouves-tu pas, Akiha-Chan ? ~

Détaillant ladite chambre des yeux, je me plus à l'explorer plus en profondeur, m'approchant du bureau pour voir ce qu'il y avait dessus, ou encore m'arrêtant sur les étagères vides bientôt remplies par les premiers livres... offerts par Ayame ? Était-ce seulement possible ? On dirait que oui, et je ne pouvais qu'en être heureuse ~ Effectivement, le lieu était impersonnel, il n'y avait aucun détail, aucune photo, aucun objet prouvant que cette dernière pourrait appartenir à quelqu'un, à Hikari dans ce cas de figure. La disposition sobre de sa chambre n'avait rien à voir avec celle de Kiseki, colorée et encombrée par tout et n'importe quoi. Mes enfants étaient particulièrement différents les un des autres, mais je les aimais justement avec leurs diversités ~ Ouvrant la garde-robe de Hikari, sachant -du moins, m'en fichant- qu'elle soit contraire ou non que je fouille dans ses affaires, je me heurtais à une vision désagréable. Rien, vide de tout vêtement autre que les uniformes obligatoires de Undai ou un à deux sweat digne de la garde-robe de son frère. Bon dieu... Il était impératif de retourner aux magasins pour compléter ses choix vestimentaire, étant donné qu'elle était la fille d'une femme ayant un vêtement différent à mettre chaque jour de l'année, il était inconcevable que ma fille n'ait pas le même stock en sa possession. Des couleurs, voilà ce qu'il lui fallait.

Mais peu importe à quel degré je fus choquée de la garde-robe de Hikari, toutes ces pensées s'envolèrent à l'instant où j'ai senti les mains de mon épouse se poser sur mon corps, quand ses baisers papillons dans mon cou me firent frissonner sans retenue. L'ivresse d'une envie me piquait de l'intérieur, il était fou de réaliser à quel point son toucher glacial me rendait toute chose, comment je ne pouvais résister à l'envie de succomber à ses caresses, de me noyer dans la jouissance. Il n'y avait rien à faire, j'étais sous le charme du monstre me prenant impunément à tout moment de la journée, j'en devenais folle, m'embrasant sous les sensations provoquées par sa proximité. Je voulais... Mais Hikari... Je ne pouvais... « Moi oui, avec plaisir ~ »

- Ayame... N...

Protestant à mi-mot, je n'eus l'occasion de finir qu'une brume de désir m'envahit et que mon ombre maléfique prit le dessus, se collant au corps de mon amante avec insistance, des soupirs de contentement traversant mes lèvres pulpeuses. J'avais envie... Nous voulions du plaisir. Ayame... Faisant volte-face en me mordant la lèvre inférieure, un sourire espiègle peint sur le visage, mes mains volontairement sous le contrôle de mon ombre, se saisirent de la taille de mon épouse afin de la pousser avec plus d'habilité contre le premier mur rencontré dans son dos. Relevant sa robe en caressant ses cuisses, je la calais entre la chaleur de mon corps et la fraîcheur du mur, riant moqueusement dans son cou avant de mordre doucement dans la chair tendre et sensible se présentant à mes canines. Bloquant mon genou entre ses jambes, j'attrapais ses lèvres dans un baiser langoureux, presque sauvage, ne freinant en rien mes gémissements et soupirs d'envie.

« - Tu es toujours aussi appétissante, Dead Master ~ »

Une autre symphonie lugubre sortie droit de la gorge de mon alter-ego, et mes mains baladeuses remontèrent plus haut, toujours plus insistantes, plus envahisseurs. La chaleur s'emparait de tout mon être tandis que l'atmosphère se chargeait en électricité, il ne fallait guère plus pour emballer ma deuxième moitié ayant envie de pousser plus loin, ne se préoccupant guère de l'endroit où nous nous trouvions. Du moins jusqu'à ce que la voix d'Hikari ne détonne délicatement à mes oreilles -enfin son murmure- sous un « ... maman Ayame... maman Akiha... ». Réagissant au quart du tour, je repoussais -littéralement- mon ombre dans un coin de ma tête, reprenant le contrôle sous un hoquet de surprise et me tournant vivement vers l'enfant, étendue sur le genre de fauteuil où elle dormait paisiblement. Parce que oui, elle marmonnait dans son sommeil, mais ne fut pas réveillée. Heureusement ~ Riant de façon inaudible de nous être fait surprendre involontairement, j'embrassais délicatement Ayame, puis me dirigeais jusqu'à Hikari, déposant un doux baiser sur son front, je me redressais, attendrie par sa bouille. Mignonne ~ Terriblement. Retournant vers Ayame, je chuchotais quelques mots à son encontre.

- Il serait préférable de ne pas le faire ici ~ Attendons ce soir, si cela ne vous dérange pas. J'ai encore quelques affaires à régler, nous nous occuperons convenablement de vous à ce moment ~

Soufflant cette promesse audacieuse sans moindre gêne, je volais un doux baiser à sa personne et sortis de la pièce sous un dernier clin d’œil coquin pour lui faire bien comprendre qu'elle ne dormirait sans doute pas de la nuit ~ Rouvrant la porte presque aussitôt, je passais ma tête à travers l'ouverture, un sourire charmeur aux lèvres et pris la parole, toujours aussi détendue.

- Voudriez-vous passer au centre commercial avec Kiseki, afin de trouver quelque chose de convenable à mettre sur Hikari ? Sa garde-robe est déplorable. Merci, mon amour ~

Appuyant sur le dernier mot, je partis pour de bon, laissant mes talons résonner à chacun de mes pas. « Pff... se gêner pour un gosse... » Répondant par un sourire à moi-même, je pouvais aisément comprendre la frustration de la chose cohabitant dans mon esprit. Mais je restais tout de même sur mes principes de bienséance. Il était hors de question de coucher dans la chambre de ma fille, surtout avec elle endormie juste à coté, que mon deuxième moi trouve cela excitant ou non, je ne l'acceptais pas.

- Au lieu de râler, concentrons-nous sur le travail, et peut-être après je te donnerai la permission de t'occuper du plaisir de notre femme ~

Et sur ce, souriante à la simple évocation d'une nuit torride, je traversais les couloirs pour arriver à l'infirmerie, plongeant instantanément et sans rechigner dans le travail que j'eus abandonné pour m'occuper de Hikari. Et tout cela avec le sourire, pensant plus aux positions sexuelles que j'allais faire faire à Ayame, que aux papiers à compléter se trouvant sur mon bureau. Alala...

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Lun 30 Sep - 0:00

Cela était indécent de penser à de telles choses ici n’est-ce pas ? ~ Mais en même temps, comment résister quand vous avez un corps si désirable à porté de main, d’autant plus que ce même corps ne s’oppose guère à vos attouchements, criant presque pour qu’ils soient plus présents, plus sentis, plus … forts ~ Et c’est ce qu’il se passa, bien que sa voix disait le contraire de son corps, je ne m’en détachais pas, allant jusqu’à effleurer le peu de parcelles de peau que j’avais de mes doigts fins, voulant avec avidité explorer les sous-vêtements de mon épouse ~ Quelle couleur aujourd’hui ? Dentelles ou pas ? ~ String, après tout, elle ne mettait que cela, et ce, à mon plus grand plaisir. Il était vrai que la lingerie d’Akiha-Chan était plus que parfaite pour mes envies ainsi que pour mes yeux, à croire qu’elle prenait presque soin de les acheter en fonction de mes propres goûts, allant se demander si cela m’exciterait d’autant plus ou non ~ Il n’y avait pas photo, plus c’est aguicheur, plus je me laisse submerger par ceux-ci, surtout posés sur le corps de mon épouse … Personne ne saurait se retenir de baiser un corps si somptueux ~ Cela ne veut pas dire pour autant que je comprendrai quiconque voudrait toucher le corps de ma femme. J’étais la seule à pouvoir le faire ~
Un fait indéniable ~

Une fois de plus, je m’égare, à un moment pareil, je ne devrais pas en vue de ce qu’il se passa ~ Ce ne fut pas ma charmante épouse que j’avais sous la main à cet instant, non, mais son ombre diaboliquement excitante ~ « Tu es toujours aussi appétissante, Dead Master ~ » Maaah, je n’ai jamais cessé de l’être ~ Gloussant légèrement en acceptant son corps contre le mien, tapée contre un mur de la chambre de notre fille, je me délectais sous ses gestes précis, allant jusqu’à jouir de cette petite dose de brutalité qui habitait à présent le corps d’Akiha-Chan. L’ombre, cela faisait un moment que je n’eus le plaisir de ressentir ses caresses, cela m’avait tellement manqué que je me laissais dévorer par sa passion, gémissant pour qu’elle me donne le plaisir quémandé, relevant ma jambe sur son corps pour conduire ses mains jusqu’à mon intimité ~ Dieu, que j’aimais me faire prendre de la sorte, dans un endroit aussi insolite que celui-ci et …

- ... maman Ayame... maman Akiha…

Ce fut la fin. Grognant presque de mécontentement de voir mon moment de plaisir s’envoler en même temps que le corps d’Akiha-Chan quitta le mien, je soupirais en la voyant se diriger vers notre fille. Étais-je frustrée ? Oui, cela va de soit, on ne s’arrête pas en plein milieu. Et encore moins pour une adolescente endormie, soupirant de plus belle en laissant ma frustration s’évaporer, je me dirigeais vers les deux femmes, posée à côté de mon épouse, je regardais ses actions. Cela se voyait dans ses yeux, cet amour fou qu’elle portait à ses enfants … Cela était attendrissant, je l’accorde, mais était-ce assez pour que j’en oublie complètement que mon amante s’était arrêtée en plein ébat pour venir caresser le vissage de sa fille ? Peut être ~
De bonne humeur étais-je ? On peut dire ça ainsi, oui ~

- Il serait préférable de ne pas le faire ici ~ Attendons ce soir, si cela ne vous dérange pas. J'ai encore quelques affaires à régler, nous nous occuperons convenablement de vous à ce moment ~

Voilà donc une chose déplaisante, devoir attendre jusque ce soir ne m’allait pas forcément, ne pouvons-nous pas tout simplement reprendre ? Quelles étaient donc ces choses plus importantes que ma personne ? Maaah, je n’allais lui en tenir rigueur après ce baiser si délicat qu’elle m’accordait. Allant même jusqu’à la laisser partir sans dire un mot de plus. Du moins, jusqu’à ce qu’elle repasse sa tête par la porte pour me demander « Voudriez-vous passer au centre commercial avec Kiseki, afin de trouver quelque chose de convenable à mettre sur Hikari ? Sa garde-robe est déplorable. Merci, mon amour ~ » Avais-je seulement le choix ? ~ Non, mais qu’importe, je comptais tout de même agir de la sorte de toute manière. Lui faisant un dernier signe de la main quand elle s’en alla pour de bon, je restais un instant immobile, les yeux rivés sur la porte. Calme, que c’est plaisant ~

Me rapprochant d’Hikari-Chan, je m’agenouillais à sa hauteur pour venir remonter la couverture sur sa personne. Belle, elle l’était, elle me ressemblait après tout, autant physiquement que mentalement ? Non, bien qu’elle soit altruiste de ce qui l’entoure, je ne pourrai croire que son caractère soit identique au mien, du moins, je n’avais toujours pas découvert un point commun entre nos deux personnes à part notre ressemblance ~ Caressant son visage en laissant naître un doux sourire sur mes lèvres, je déposais mes lèvres sur sa joue avant de me relever, et sortir de la chambre sans demander mon reste ~

- A présent, Kiseki-Kun ~

Gloussant en traversant les couloirs, je me dirigeais vers la sortie, me faisant saluer par les quelques élèves que je croisais sur le chemin. D’ici quelques minutes Kiseki aura fini les cours … A condition que celui-ci y a assisté ~ Qu’avait-il d’ailleurs aujourd’hui ? Un seconde, au début d’après-midi, un mardi … matérialisation non ? ~ D’après ce que j’eus entendu de Yume-Chan, ils commenceraient par la théorie, ce qui voulait donc dire qu’il ne sera pas dans l’Arène, mais plutôt en classe à cet instant … L’attendrais-je devant celle-ci ? Pourquoi pas ~ Et c’est ce que je me décidais de faire, traçant ma route jusqu’à la classe 102, c’est après un petit dix minutes de marche que j’arrivais dans le couloir du premier étage. D’ici deux minutes il sortira … N’est-ce pas ? M’adossant à un mur se trouvant juste devant la classe, je fixais avec insistance en écoutant ce qu’il se passait dans cette dite classe.

« - KISEKI KETSUKI ! RETENUE ! »

Ah ? ~ Levant un sourcil en signe d’étonnement à ce que j’entendis, je me redressais quand la cloche sonna et que le prof de matérialisation fit sortir ses élèves. La porte s’ouvrit et un troupeau accourut vers la sortie tels des zouaves, cherchant à tout prix à s’extirper d’un endroit déplaisant ~ Du moins, jusqu’à ce qu’on m’aperçoive et qu’en moins de cinq secondes l’enseignant hurle de sa voix autoritaire de sortir en rang ~ Voilà qui est bien mieux, bien que cela ne me dérangeait pas de voir des étudiants courir dans les couloirs, au contraire, je m’amuserai encore à les faire malencontreusement s’éclater la tête contre le premier mur, huhu, que je me sens sadique aujourd’hui ~

Voilà ma petite tête délavée, je montrais à sa personne, une posture exemplaire, droite en remplissant l’atmosphère de mon aura écrasante, je fixais la chose qui se rapprochait de moi ~

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Lun 30 Sep - 22:18

Aujourd'hui était un super grand jour, encore plus super énorme que les autres. Aujourd'hui Hikari irait pour la première fois de sa super vie, en cours en ma compagnie. Super heureux de cette réalité que j'eus attendu depuis des semaines, je ne pouvais qu'adorer me lever tôt - super exceptionnellement- afin de montrer à ma super sœur ce qu'était l'école. Évidemment, pour cet événement, j'ai mis l'uniforme de Undai, préparais mes affaires à l'avance, digne d'un super modèle d'étudiant sérieux, d'un grand frère responsable. Bon, après, j'ai oublié de prendre la moitié de mes cours, ayant malencontreusement effacé quelques fichiers d'une manière ou d'une autre... Manière que je ne saurais expliquer, genre ils étaient là sur le bureau de mon ordinateur et le matin, quand j'ai vérifié si j'avais tout, ils n'y étaient plus. Bizarre. Mais ce qui l'était encore plus, ce fut quand Hikari me dit qu'elle ne viendrait pas avec moi, dans le sens, pas au même moment. J'en fus super déçu, mais j'ai laissé passer, parce que quand ma super sœur veut rester un peu seule, je ne pouvais qu'abdiquer et partir, quitte à l'attendre dans la super classe. Parce que oui, il va de soi que j'ai super pris soin de nous réserver un super banc au fond de la salle de classe, persuadé que Hikari s’essayerait à mes cotés. Et pour marquer le coup, j'ai même chauffé son siège pour qu'elle n'aie pas froid aux fesses en s'y posant.

Super génial. Voilà ce que cette journée devrait être, mais tel ne fut pas le cas, parce que l'être qui formait un tout avec ma personne, ne se présenta jamais en cours. D'abord impatient, je finis par déprimer en me disant qu'elle séchait sans moi, qu'elle m'eut super oubliée. Mais connaissant ma super jumelle, j'ai vite écarté cette idée de mon esprit éveillé, devenant plutôt inquiet plus les minutes passaient sans sa présence. D'ailleurs, j'eus tellement super scruté la porte en attendant son arrivée que le prof m'a mis au premier banc question que je sois attentif et que j'arrête de vouloir faire un trou dans ladite porte avec mon regard appuyé. Je n'ai pas capté pourquoi tant de hargne pour si peu, mais j'ai fini par envoyer un message à Hikari pour savoir quoi. Et j'ai su. Elle s'est retrouvée avec maman super Akiha, en retenue. Moi aussi ! Moi aussi je voulais me taper une retenue, cela devait être super génial surtout avec une de mes mamans. Une, pas l'autre, parce que il paraissait que beaucoup d'étudiants avaient peur de maman Ayame, personnellement... Si, ses yeux me faisaient peur de temps en temps, je pouvais comprendre la crainte qu'inspirait notre créatrice, aux autres.

Mais ce n'est pas cela qui fut le super pire dans l'histoire, j'étais déçu bien évidemment, mais pas au point d'être angoissé soudainement, en plein milieu d'une phrase incompréhensible prononcé par le professeur. Je n'ai pas super capté au début, avant que je ne puisse seulement y réfléchir, je me mis à transpirer à grosses gouttes -genre le vieux super gros dans un tram super bondé- et puis ce fut le pire des pires des super choses qui purent m'arriver. Je me sentais mal, j'avais peur pour super Hikari sans comprendre pourquoi au point que je voulus quitter la classe. Sauf que je n'ai pas pu, et après quelques minutes, tout redevint normal dans mon super corps, à part la mauvaise impression qui fut restée dans ma gorge. J'ai même essayé d'appeler Hikari pendant la pause, de la chercher aussi, mais sans super résultats, et ce jusqu'au dernier cours, celui de la matérialisation. J'étais super fâché et inquiet qu'elle ne soit pas en ma compagnie, me promettant d'aller la chercher dès que les cours seront terminés.

- KISEKI KETSUKI ! RETENUE ! 

Ouais super ! Enfin non ! Et pourquoi venais-je de me ramasser une super retenue d'un super professeur trop méchant se croyant à l'armée ? Parce que depuis le début du cours, j'essayais de viser sa tête avec mon super ami, et juste maintenant, je venais de réussir un coup en plein mille, entre ses deux yeux. J'en fus super fier, jusqu'à ce que sa sentence tombe sur moi telle une grosse super pierre trop lourde. Faisant ma tête de dépité tout tristounet, je bondis de ma chaise dès que la cloche sonna la fin des cours, grand sourire aux lèvres, je me précipitais vers la sortie avec les autres super amis de ma classe. Du moins, jusqu'à ce que tout le monde se fige et sorte deux par deux comme en maternelle. Et tout cela parce que devant la classe, maman Ayame m'attendait. Ah oui qu'elle attendait que je sorte hein ? Parce que sinon qu'aurait-elle fait là ? J'espérais que ce n'était pas parce que Hikari a séché, sinon... je la couvrirai. Super bonne idée en tête, grand sourire d'une oreille à l'autre, j'avançais en sautillant vers maman Ayame super droite et jolie, jusqu'à ce que l'atmosphère devienne tellement lourde que j'avais du mal à respirer. Bravant tout de même le danger de l'air, je fis des grands signes de la main à super maman qui fait peur en criant à son encontre :

- Super ma... Ay... Dead Master... Ouais sama... Super maman ! Tu fais quoi là ?

Arrivant pieds joints devant elle, je tournais la tête sur le coté en signe d'interrogation. Effectivement, j'ai eu du mal à l'appeler au début, parce que faut super le dire, être le fils de la directrice de super Undai n'était pas super facile tous les jours, mais sur le coup, je ne m'attendais pas à la voir ici, alors je n'ai pas préparé des réactions fausses à exprimer, finissant par m'exclamer comme il se doit, la saluant super convenablement. Attrapant sa main dans la mienne, j'ai super regardé ses yeux verts sans relâche, lui demandant de but en blanc ce que me valait l'honneur de sa super présence. Et puis... Hikari. Il fallait que je la trouve, alors désolée maman, mais je n'ai pas le temps pour discuter.

- Maman, il faut que j'aille super chercher Hikari, je ne sais super pas où elle est... Si je sais. Je sais ! Je reviendrai super dès que je la trouve, attends-moi ici maman super Ayame !

Je savais super où elle était. Non, je ne savais pas, enfin, c'était super difficile à expliquer, mais je sentais Hikari quelque part, et je n'avais qu'à suivre cette sensation chaleureuse pour la retrouver, j'en étais convaincu, tellement que je lâchais la main super froide de maman Ayame et me tournais tel un explorateur face à l'aventure, vers le couloir, près à détaler à toute vitesse entre les étudiants qui nous super regardaient. Hikari, j'arrive, super sœur ! Ou pas, et cela se marqua quand le professeur de matérialisation présenta une feuille sous mes yeux -super retenue- puis s’inclina devant maman Ayame et partit. Bon, maintenant, j’y vais !

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Dead Master

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Lun 30 Sep - 23:04

Je ne pouvais être que ravie de voir mes chers étudiants se comporter de la sorte devant moi, aurais-je pu seulement espérer de même pour mon fils ? Non et cela se marqua quand je le vis au loin, sourire aux lèvres, courir dans ma direction. Gardant toujours mon air impassible sur le visage, je le regardais de haut arriver à ma hauteur, cet enfant était … différent des autres ~ Après tout, pourquoi chercher de la normalité dans un sujet comme celui-ci, même sa naissance n’était pas décrire comme normale, le simple fait qu’il se mouvait, respirait et parlait prouvait sa complexité. Le voyais-je toujours comme l’une de mes machines ? Par étique envers mon épouse, je dirai que non, tandis qu’au loin dans mon esprit scientifique, celui-ci n’était que DMOO2KA ~

- Super ma... Ay... Dead Master... Ouais sama... Super maman ! Tu fais quoi là ?

Me giflant mentalement sur son incapacité à m’appeler correctement, c’est avec une expression de désapprobation que je regardais son être. Sérieusement, je me suis giflée sur les noms qu’il me donnait en s’adressant à ma personne, que ce soit sa manière si drastique de m’appeler par mon prénom pour finir par mon surnom en y ajoutant après hésitation « sama »,  je reçus presque des décharges quand « Maman » sortit de sa bouche. Des regards lourds m’entourèrent, mais ceux-ci disparurent aussi vite quand mon aura changea l’atmosphère en quelque chose d’encore plus sombre, plus oppressant ~ Je n’appréciais guère me faire dévisager et encore moins qu’on me demande ce que je faisais là. Bien, je ne lui en tiendrai pas rigueur ici, je préférais encore le punir comme il se le devait dans mon bureau ~ Bien qu’il était mon fils, il n’en restait pas moins un étudiant d’Undai, et moi la directrice de cet établissement.

- Maman, il faut que j'aille super chercher Hikari, je ne sais super pas où elle est... Si je sais. Je sais ! Je reviendrai super dès que je la trouve, attends-moi ici maman super Ayame !

Mais bien sûr, pars seulement ~ Ou pas. Et je ne comptais le laisser s’échapper pour qu’il aille retrouver sa sœur, Hikari-Chan avait besoin de repos et je n’étais propice à le laisser s’en tirer aussi facilement. D’ailleurs, que voulait-il dire par « je savais où elle était » ? Serait-il possible que ces deux êtres fussent à ce point connectés qu’ils pouvaient se repérer ? Y avait-il une limite de zonage ? Maaah ~ Voilà une chose à explorer. Ébréchant un sourire amusé, je saluais en retour le professeur qui venait de tendre un document à Kiseki-Kun avant d’attraper celui-ci par le derrière de son col pour arrêter sa fuite facilement imaginable. Le retournant pour l’avoir en joug, je vins lui adresser l’un de mes sourires terrifiants avant de lui dire de ma voix mielleuse que non, je ne comptais le laisser partir ainsi ~

- Hikari-Chan a besoin de repos, tu iras la voir ce soir mon cœur ~ En attendant, nous avons à faire également, Kiseki-Kun ne désobéirait pas à Dead Master-Sama, n’est-ce pas ? ~

Je ne lui laissais guère le choix de le faire, allant jusqu’à le prendre par la main qu’il me suive non pas en direction du parc, mais plutôt vers le centre commercial. Nous dirigeant donc vers cet endroit, je me permis de lui conter la journée que j’eus passé en compagnie de mon épouse et de sa jumelle, allant même jusqu’à utiliser cela comme prétexte pour répondre à l’inquiétude qui se lisait dans son visage. « Hikari-Chan s’est rendue avec Akiha-Chan au centre commercial de Kyoto, je me permets donc de faire de même en ta compagnie, Kiseki-Kun ~ Après cela, tu comprendras que ta jumelle se voit fatiguée, tu ne viendrais pas la déranger alors qu’elle a besoin de clame, n’est-ce pas ? ~ ». Gloussant à cela, je poursuivis. « Kiseki-Kun comprend cela, n’est-ce pas ? ~ ». Autant savoir si ces informations rentraient correctement dans sa petite tignasse mélangée entre le blond et le vert.

Mais passons, le trajet fut assez court et nous arrivâmes au centre en moins de cinq minutes. Me faisant saluer comme toujours, je pénétrais le lieu en compagnie de mon enfant. Bon, bon, bon, qu’allons-nous faire ? D’abord chercher mes affaires, celles d’Hikari-Chan ou plutôt celles de Kiseki-Kun ? En voyant son air émerveillé, je pencherai pour faire le tout en même temps ~

- Rentrons ici mon cœur, nous devons trouver des vêtements pour ta sœur ~ Kiseki-Kun m’aidera-t-il à choisir ? ~

Cela va de soit et en rentrant dans ledit magasin, je tombais nez à nez avec un magnifique ensemble ~ Une robe sobre dans un ton bleu foncé, un resserrement en-dessous de la poitrine blanche menant vers un petit nœud discret dans le dos, agrémenté par un col rond passant par dessus la robe ~ Classique, magnifique. La montrant à Kiseki-Kun, je lui demandais son avis bien que j’allais quand même acheter cela pour sa chère sœur ~ Y aurait-il le même genre pour un garçon ?

- Que penses-tu de celui-ci ? Si tu trouves quelque chose, prends donc un panier mon cœur ~

Maaah, allais-je arrêter d’être radine pour le peu d’heures que je passerai en compagnie de Kiseki-Kun ? Après tout, ne venais-je pas de recevoir l’argent durement gagné après avoir vendu un produit miracle ? A combien cela se chiffrait-il encore ? Dans les deux trois millions ~ Euros ou Yen, la question ne se pose même pas en vue de mon talent, je n’agissais que très rarement pour des œuvres non-lucratives ~ Huhu ~

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 2 Oct - 16:20

Il faut le dire, super maman Ayame était intelligente, parce qu'elle a tout de suite compris que je voulais m'enfuir, question qu'elle ne me crie pas dessus pour la retenue. Il parait effectivement que les super étudiants se faisant coller, se font gronder par la suite par leurs parents, et je ne voulais pas qu'elle me tape ou me crie dessus à cause d'un super méchant professeur qui se croit à l'armée. C'est pour cela que j'ai voulu fuir -en omettant que je voulais à tout prix trouver super Hikari parce que je m'inquiétais super pour elle- mais je n'eus le temps de faire trois pas de plus que je me sentis tirer en arrière. Mais genre assez fort pour que je ne puisse plus faire ne serait-ce qu'un pas en avant. Super stressé de me faire gronder devant mes amis, je souriais jaune quand les billes de la super directrice me perforèrent le corps. Je le jure, j'ai sentis ses yeux tels des lasers traverser ma tête, et son sourire... Je ne l'appelais pas super maman effrayante pour rien, elle l'était vraiment. Tellement que si je n'étais pas son super fils qu'elle aime énormément, je crois que je me mettrais à pleurer.

- Hikari-Chan a besoin de repos, tu iras la voir ce soir mon cœur ~ En attendant, nous avons à faire également, Kiseki-Kun ne désobéirait pas à Dead Master-Sama, n’est-ce pas ? ~

Promis, je ne désobéirais super pas à maman... Dead super Master-Sama. Cela était compréhensible et clair dans mon esprit à présent, ma tortionnaire voulait que je l'appelle par son surnom dans les couloirs de l'école, super capté. N'est-ce pas ? Sans doute, parce que à la maison, elle ne me fait super jamais de remarque quand je lui crie haut et fort qu'elle doit être ma super maman toute gentille qui me fait des desserts. Mais là, elle n'avait l'air d'être enchantée de m'entendre le lui dire. C'est bon, je l'ai enregistré, je tacherais d'y faire attention, plus besoin de me regarder super comme ça ! Super calme de peur que maman s'énerve et ne me laisse voir Hikari même ce soir, je la suivis main dans la main vers le centre commercial, jetant des coups d’œil inquiet vers les dortoirs. Je ne saurais super dire comment je le savais, mais je sentais que ma super jumelle se trouvait là-bas, non pas parce que maman Ayame me l'eut dit, mais parce que... une sensation planait sur ce lieu, c'était super étrange parce que j'étais attiré vers les dortoirs. Sauf que la main froide de ma chère super mère dissuada toute envie pouvant s'encrer dans mon esprit vif. Ceci dit, ce ne furent pas seulement sa poigne qui m'empêcha de m'extirper de sa compagnie afin de retrouver ma sœur super fragile que je devais protéger. Non, pour me convaincre maman Ayame me raconta se qui s'est passé, à cause de quoi super Hikari n'a pas assisté au cours en ma compagnie. J'étais jaloux. Super jaloux de constater qu'elle faisait du shopping avec super maman Akiha tandis que je m'ennuyais -et m'inquiétais- assis sur une chaise toute la journée.

- Rentrons ici mon cœur, nous devons trouver des vêtements pour ta sœur ~ Kiseki-Kun m’aidera-t-il à choisir ? ~ Que penses-tu de celui-ci ? Si tu trouves quelque chose, prends donc un panier mon cœur ~

Du moins, je l'étais jusqu'à ce que nous rentrions dans un magasin coloré au centre commercial. Super heureux de pouvoir choisir ce que je voulais, j'ai vite couru chercher un panier avant de déraper à coté de maman super gentille et d'examiner la robe qu'elle me montrait. Jolie, elle irait super bien à Hikari, mais il y avait un hic, ma super jumelle n'aimait pas les robes. Mais ça, je n'oserai pas le dire à maman Ayame, de peur qu'elle le prenne super mal et m'interdise de choisir ce que je voulais comme vêtement.

- Super très jolie, faut super voir si elle lui irait maintenant. Je vais super l'essayer pour elle, comme ça on va pas super la déranger pendant qu'elle se repose. Et comme elle est... elle n'a pas super beaucoup de poitrine, ça devrait le faire.

Convaincu de la véracité de mes pensées, j'arrachais presque la super robe des mains de maman Ayame, et m'enfermais dans une cabine, essayant tant bien que mal d'enlever mon uniforme super trop serrant et le remplacer par le vêtement qu'elle voulait acheter à ma jumelle. Dix bonnes super minutes plus tard, j'ouvris la porte, changé, tout rouge de porter un truc de fille. N'osant sortir de la cabine, je fis signe à super maman d'approcher pour qu'elle constate de ses propres yeux qu'effectivement, cela allait... m'allait. Et donc irait sur super Hikari aussi. Un peu gêné, je m'enfermais dans la cabine sur un dernier « Elle sera super jolie dedans. », je me déshabillais en vitesse. N'ayant guère envie de remettre mon super uniforme que je n'aimais pas, j'ai juste mis le pantalon et la chemise entrouverte avec la cravate tout aussi mal serrée. À l'aise, j'étais super bien. Me fixant dans le miroir, je constatais que le look du bad-boy m'allait super bien, tellement que c'est tout sourire que je sortis de la cabine, les vêtements inutiles super mis en boule dans le panier. Bien ! Mission super achats de vêtements. Accourant jusqu'au coté des super mecs, je m'arrêtais devant un super gros pull à capuche jaune fluo. Super beau ! Le mettant dans le panier sans super attendre, j'en ai vu un autre encore plus super génial. Ne sachant quoi choisir, je tournais mon regard bleu vers maman Ayame qui n'avait l'air de s'intéresser à ce que je faisais, décrétant dans mon for intérieur que c'était un signe, je mis le super pull avec l'autre dans le panier. Et ainsi de suite, super t-shirt avec des éléphants dessus, super caleçon bleu avec des nuages, super bottes brunes, super casquette qui me donnait un super air de délinquant -c'était à la mode de ce que j'ai entendu de mes super amis-, et surtout ! Une super écharpe tropicolor qui irait avec tous mes vêtements. Bah oui, si je dois mettre un truc rouge, et qu'il y a du super rouge sur l'écharpe, ça va ensemble. Super pratique ! Panier plein, étoiles dans les yeux, je m'arrêtais devant la super sortie et là, là je l'ai vu. Le magasin en face, rempli de consoles. Je n'en avais super pas, j'en voulais. Faisant demi-tour, je sprintais vers super maman Ayame, mon panier volant derrière moi, m'arrêtant devant elle, je la tirais par la main et pointais l'endroit où je voulais que nous nous rendions, en super m'exclamant :

- Maman ! Dead Master super-Sama, il y a un magasin super génial là-bas avec des super jeux. On peut y aller ? Super s'il te plaît !

Trépignant sur place, je me retenais de lâcher tout pour super courir à l'extérieur jusqu'au magasin en question. Super impatient, je fis glisser le panier au sol jusqu'à la super caisse, comme ça personne ne nous dépasserait dans la super file et ça irait plus vite. J'avais super envie d'y aller, regardant super maman Ayame avec un air d'envie qu'elle ne pouvait super pas manquer. Je l'ai même appelé par son super surnom pour ne pas lui déplaire.

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MessageSujet: Re: Shinai. J'aime mon sweat.    Mer 2 Oct - 17:25

Bien que je savais que l’avis d’Hikari-Chan serait contraire au vêtement que je tenais en main, je ne pouvais me résoudre à ne pas l’acheter. C’était si beau, si parfait pour son petit corps si peu développé et en vue de ce que Kiseki-Kun pensait également, je ne pouvais que m’en réjouir ~ Du moins cela jusqu’à ce que la suite de sa phrase ne vienne électriser mon ouïe de cette improbabilité.

- Super très jolie, faut super voir si elle lui irait maintenant. Je vais super l'essayer pour elle, comme ça on va pas super la déranger pendant qu'elle se repose. Et comme elle est... elle n'a pas super beaucoup de poitrine, ça devrait le faire.

Aurais-je hérité d’un fils travesti ? Serait-ce à cause de mes penchants vers les femmes que celui-ci en fut affecté au point même de vouloir devenir une demoiselle ? ~ Voilà une chose amusante, je ne pouvais qu’en rire, allant jusqu’à me demander quel aurait été la réaction d’Akiha-Chan quand je lui apprendrais que son cher fils est bien plus féminin que notre fille ~ Gloussant en le suivant vers les cabines, j’attendis, un sourire amusé planant sur mon visage jusqu’à ce que ma petite tête délavée ne vienne me faire signe pour me montrer le résultat ~ Mignon, il l’était, tellement que je ne sus retenir un rire moqueur en vue de son air gêné. Beaucoup auraient pu croire que je serais verte de honte devant sa personne, mais cela ne m’affectait guère plus que cela, bien au contraire. Ne sachant retenir mon rire, je me détournais des cabines pour continuer mes emplettes. Qu’avais-je donc jusqu’ici à part cette robe ? Peu de choses ~ Tellement peu que je finis par attraper tout ce qui me semblait assez stylé pour que cela soit porté par l’un de mes enfants. Oui, j’utilisais ce terme autant que fille et fils si vous ne l’aviez guère remarqué ~ Ce n’était que par habitude, il ne fallait pas se méprendre non plus ~ Remplissant mon panier de quelques blouses, chemises, pantalons serrés et autres accoutrements, je détournais mon regard de mes achats quand Kiseki-Kun accourut dans ma direction pour venir me hurler dans les oreilles ;

- Maman ! Dead Master super-Sama, il y a un magasin super génial là-bas avec des super jeux. On peut y aller ? Super s'il te plaît !

Décidément, cet enfant était une plaie. Pour quand la chambre à gaz ? ~ Non, je me calme, que voulait-il donc me montrer avec tant de ferveur. Un magasin, un autre juste devant le notre dans lequel trônait des affiches étranges. Des jeux vidéos je présume, Yume-Chan passait également son temps -lorsqu’elle était plus jeune- dans ce genre d’endroit, que ce soit pour recharger ses cassettes ou pour trouver de nouvelles manettes quand les siennes étaient tellement usées par sa personne, qu’elles se brisaient sous sa poigne. En parlant de console, j’en avais une à la maison, plus par étique d’en avoir une, qu’autre chose ~ Adressant un sourire attendrissant au jeune homme me faisant face, je laissais un fin soupir de désespoir traverser mes lèvres en vue de sa tenue. Il eut déjà la gentillesse de m’appeler Dead Master-Sama -bien qu’il eut dit également « maman » devant tout cela-, je ne pouvais que le féliciter de ses efforts. Cependant, sa tenue … Huhu ~

Non, je n’aimais guère les gens débraillés, c’est pour cela que je le remis en place, veste sur les épaules avant de lui dire, de ma voix mielleuse qu’il fallait d’abord payer tout cela avant de se lancer dans l’autre endroit. Promettant à sa petite personne qu’une fois les affaires d’Hikari en sac, nous irons dans ce fameux endroit le rendant si … nerveux ~ Me dirigeant vers la caisse, je posais mon panier devant la demoiselle me regardant avec une once de frayeur dans les yeux ~ Oui, il était rare de voir la directrice faire des courses n’est-ce pas ? Surtout, ainsi et ici ~ Et … Qu’était-ce donc cette chose au sol ? Le panier de Kiseki-Kun ? Levant un sourcil en attrapant celui-ci, je le déposais également près de celui pour Hikari-Chan … Puis-je seulement savoir quand comptait-il porter un pull sur lequel se trouvait la tête de Mickey en grand ? Déviant le regard vers sa personne, je soupirais en voyant son petit air faussement innocent. Les enfants, uniquement bons deux heures par jour, et encore ~

Acceptant ses achats sans faire un plat de tout cela, je payais sans vraiment regarder la somme. Bon, bon, bon, qu’était donc encore l’autre endroit ? Devant, oui, effectivement ~ Et nous y allâmes. Rentrant dans cet établissement où la musique risquait de me griller les tympans, je suivais Kiseki-Kun dans les rayons, laissant celui-ci s’émerveiller devant les consoles. Devrais-je en acheter une pour Yume-Chan également ? Maaah, je suis sûre que cela lui ferait plaisir ~ Survolant les prix, allant jusqu’à quémander au vendeur tout chaud pour ma personne des informations sur lesdits articles, je gardais d’un œil Kiseki-Kun. Devrais-je ? Ou ne devrais-je pas ? ~ Le voyant se rapprocher d’un objet qu’il désirait déjà se saisir, je ne pus m’empêcher d’alimenter ledit appareil en décharges électriques afin qu’il ne puisse s’en saisir. M’amusant de la sorte jusqu’à ce qu’il compte abandonner, je restais tout autant attentive aux dires de la personne me conseillant sur la future console de mon ange ~

- Dead Master-Sama, je vous conseillerai le dernier modèle de PlayStation, leur système d’ergonomie d’exploitation est bien plus exploitable sur toutes les coutures que les autres marques. D’ailleurs … En signe de sympathie pour votre personne, nous vous offrons la console ainsi qu’une pair de jeux de mon choix pour vous. Puis-je ?

Et je le laissais faire. Le suivant jusqu’aux rayons jeux, je le laissais me présenter quelques petites merveilles qu’il finit par laisser sur le côté pour ma personne. Et qu’en était-il de Kiseki-Kun ? Il était là, toujours devant la console électrisée. Pauvre enfant. « Excusez-moi de mon impolitesse, Dead Master-Sama, est-ce que cet enfant est le vôtre ? ». Ma réponse fusa aussi vite que possible dans un « Malheureusement oui ~ » aussi lasse que je pouvais l’être. M’approchant de Kiseki-Kun, je me saisis de l’appareil qu’il essayait d’avoir en vain depuis une bonne dizaine si pas vingtaine de minutes. Regardant celle-ci, je la tendis au vendeur avant de me tourner vers Kiseki-Kun et de lui dire, de ma plus grande  gentillesse ;

- Kiseki-Kun serait-il content de choisir également des jeux pour sa nouvelle console ? Allons voir mon cœur ~

Et je l’invitais à me suivre, regardant les disques que moi-même j'avais déjà choisi pour Yume-Chan ~ Ou peut être pour moi finalement, ne sait-on jamais que je me plaise à « geeker » également ~ Huhu, que cela serait amusant ~

- Ne serait-ce pas cet héros de manga que tu aimes tant, Kiseki-Kun ? ~

Quelle mère exemplaire je fais là ~ Un doux moment unique dirais-je, je ne comptais refaire cela avant l’année prochaine ~

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Shinai. J'aime mon sweat.

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