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 Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-

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Yume Kuroi
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Messages : 1001
Date d'inscription : 11/03/2012
Age : 25
Localisation : Undai Gakuen

★★★ Personnage ★★★
★ Surnom: Black★Rock Shooter
★ Age : Hum ? Ca te regarde ?
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MessageSujet: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 18 Sep - 19:42

Douleur. Un métal tomba … ça résonne encore dans mes oreilles. Je ne veux pas ouvrir les yeux, la douleur est trop intense. C’est froid … j’ai mal. Je n’arrive pas à me défaire de ce qui me retient … Que se passe-t-il ? Non. Je ne veux pas savoir, je n’arrive pas … à bouger. Je suis trop fatiguée. Je ne veux l’aide de personne … Je ne veux plus rien. Une parole … Je ne comprends pas ce qu’on me dit, me parlait-on seulement ? Je ne savais pas. Silence.

Le lendemain de mon escapade avec Akiha, j’étais rentrée seule à Undai, préférant pleinement retrouver ma chambre que le conseil où l’on m’attendait, je traînais mes pas vers ma chambre. Aujourd’hui encore … je me sentais vide. Restant un instant devant ma porte, je contemplais la plaque se trouvant sur la porte … Yume Kuroi. Une autre inscription s’y trouvait, un nom que j’avais gravé moi-même il y a de cela plus d’un an. Kaïla Kurayami … Elle me manque. Stop. Secouant ma tête en sentant mon visage se déformer sous la colère, je saisis la poignée pour ouvrir la porte, avant de la faire claquer dans mon dos, sans demander mon reste, je sautais dans mon lit pour m’enrouler dans mes couvertures. Fermer les yeux et arrêter de penser. Chose futile et impossible en soit quand son visage vous hante … Kaïla, Kaïla, Kaïla. Une fine larme coula le long de ma joue avant qu’une poussée monstre ne me fasse me relever, attraper la première chose que j’avais sous la main pour la balancer à travers la pièce. Son coussin … Celui sur lequel je dormais encore. Me recroquevillant sur moi-même, un effondrement de larmes descendit de mes yeux alors que ma voix se coupait sous mes gémissements. Elle … Je voulais … Kaïla.

J’ai mal. Pourquoi … pourquoi mon corps était si endolori ? Je tentais une fois de plus d’ouvrir les yeux en vain. Grinçant des dents en sentant une chose trop épaisse couler dans mes veines, ce fut un cri de douleur qui me transperçait le corps. Haletant sous cela, j’écarquillais les yeux avant qu’un bruit effroyable ne traverse ma gorge. Une poussée d’adrénaline me faisant regarder autour de moi, paniquée, j’essayais de me retirer de mes liens. Vainement. Je ne pouvais pas bouger … Même tenter de matérialiser ma robe m’était impossible … Pourquoi ?! Sentant le gouffre m’envahir, je compris. Elle n’était plus là … ma … ma boucle … mon … cristal … Que … Que ?!

Je me suis assoupie … en pleurant. C’est sous le bruit sourd de mon téléphone que je me réveillais, sentant mon visage collé et crispé, j’ouvris les yeux en regardant mon cellulaire vibrer à côté de moi, l’écran s’illuminant me disant clairement qu’il voulait se faire décrocher. Je ne veux pas … Mais je dois. Me redressent complètement en croisant les jambes sur mon lit, je regardais la personne qui me joignit ... Ayame. Décrochant sans plus attendre en répondant avec lassitude, je décrochais l’appareil de mon oreille en entendant la voix trop enjouée de ma maîtresse … ma maîtresse hein ? Onee-Chan … mon amie … Haha.

- Tu pars où ? Avec Akiha ? Je vois. Pourquoi ? Miri-Tan s’en occupera ? Si c’est ça, d’accord. Quand ? Hum. Je partirai … vers deux heures aussi … Non, je sais pas. Dans ton labo ? Où ça ? D’accord. A … A bientôt Ayame. A…Amuse toi bien. Je … Bye.

Raccrochant après une dizaine de minutes, je restais muette dans ce silence pesant. Ne bougeant pas, je laissais mon regard se perdre dans la chambre.

Arrêtez de … Non ! Arrêtez ! Gigotant dans tous les sens malgré la douleur, un haut le cœur me prit quand je me vis reliée à plusieurs machines, une tige énorme enfoncée dans mon corps alors que ce que je perdais par ce trou se faisait filtrer par l’un des tuyaux géants reliés à ces dites machines. Pâlissant en croyant mourir, un nouveau cri effroyable traversait ma gorge alors que je faillis m’étrangler … Que … Que me faisait-on ?! Un courant électrique me paralysa … et le néant.

La directrice m’avait demandé d’aller livrer une commande dans une société avec laquelle elle travaillait depuis quelques années déjà. Les fournissant en composants scientifiques, elle en recevait également des privilèges … Et en quoi tout ça me concernait ? En rien à dire vrai. Sauf aujourd’hui où je devais jouer le rôle du courtier. Soupirant sur cette pensée alors qu’elle allait prendre du bon temps avec Ketsuki, je me levais finalement de mon lit. Attrapant les essuies posés sur le sofa, je me dirigeais vers la salle de bain, m’accordant une longue douche avant d’en ressortir nouvellement rafraîchie. Cherchant des vêtements dans ma garde-robe, je décidais de me vêtir d’un simple jeans sur lequel je posais un T-shirt. Des talons ou des baskets ? Talons. Une fois prête, ce fut le labo qui devait m’accueillir. Préférant passer par mon ancienne maison plutôt que de courir jusqu’au bâtiment principal, j’empruntais les couloirs jusqu’aux appartements de la directrice. Arrivant rapidement devant l’entrée, je sillonnais les couloirs jusqu’à son labo. Une fois dedans, je me figeais en voyant deux capsules énormes trôner l’endroit … Depuis quand y avait-il ça ici ?! M’approchant des tubes, je posais ma main sur la vitre en essayant de déchiffrer ce qu’il y avait dedans … Je ne sais pas. Intriguée quand même, je me disais qu’au retour d’Ayame, je lui poserai la question. Mais pour le moment … le colis.

Je … me sens partir. Était-ce donc ainsi que j’allais quitter ce monde ? Était-ce comme ça que ma vie si pénible allait s’arrêter ? Un instant, je me suis remémoré ses lèvres, sa peau si douce, son rire si touchant, son regard si poignant, ses baisers si envoûtants … Kaïla. J’aurais tant aimé la revoir une dernière fois. Seulement, une dernière fois avant de me perdre à tout jamais … dans les abîmes d’un monde dans lequel je ne serai plus … la mort ? Je l’ai tellement attendue que maintenant qu’elle était devant moi j’avais envie de fuir. Je ne … veux pas … mourir.

Soupirant en prenant le colis se trouvant sur l’une des tables, je sortis sans demander mon reste. Mes pas me menèrent instinctivement vers le pont, endroit sur lequel je matérialisais ma petite bécane avant d’enfiler un casque -fraîchement matérialisé également- et de poser le paquet sous la scelle. Trop grande … cette chose était trop grande ?! Et je fais comment pour conduire moi maintenant ?! Jurant comme pas possible, je finis par le poser derrière moi, attaché comme je le pouvais avec x et x choses quelconques. C’est bon ? Je peux partir maintenant ? Ouais. Démarrant au quart de tour en laissant les roues s’user sur le bitume, je fonçais à toute allure vers ma destination, un regard rapide sur l’endroit où je devais me rendre et je traçais mon chemin grâce à un filament de matérialisation qu’avait créé Ayame pour ma personne. Invisible au commun des mortels, je roulais. Ai-je failli me tuer dans ma course effrénée contre la montre ? Sans doute plus d’une fois, après tout, de Kyoto jusqu’à Kagoshima, j’avais quand même six heures de route et bon, vous faire comprendre que j’avais fait ça en trois heures vous expliquait déjà beaucoup. C’est donc après tant de temps que j’arrivais à l’endroit désiré, trouvant la firme dans laquelle je devais me rendre, je laissais ma moto sur le parking avant de prendre la boite et me diriger vers l’accueil … C’était grand … immense usine qui fout légèrement les jetons. Quand tu vois des cheminées qui font la moitié des dortoirs de Undai, tu te demandes ce qu’ils brûlent ici … Sérieux, j’ai envie de partir. Un mauvais pressentiment ? Peut être.

Douleur. Peur. Qu’on m’aide … Je ne veux pas partir, pas maintenant, pas avant de l’avoir encore vu, pas avant de lui dire une dernière fois pardon, de toucher ses lèvres, de pleurer dans ses bras … Je l’aimais, je l’aime ! LIBEREZ MOI ! Une voix. Une enfant … Il y avait une voix, un court instant … J’ai entendu mon prénom … Oui … Qu’elle …

Me pointant devant une femme semblant plus enjouée que la plupart des réceptionnistes, c’est avec un rictus d’étonnement que je me présentais devant sa personne. Me demandant de remplir quelques formulaires quant à ma personne, je m’exécutais en laissant le paquet sur le bureau. Une fois les documents remplis, c’est avec étonnement que la femme refusa de prendre le colis quand je le lui tendis … genre quoi, elle a peur de le faire tomber ou de le perdre ? On dirait puisqu’elle me demanda de rejoindre un autre bureau, situé quelque part dans cette usine de malade. Me donnant un plan sur lequel se situait ma destination, je la remerciais d’un mouvement de tête avant de suivre mon chemin … sérieusement, à croire qu’ils me prennent vraiment pour un courtier comme les autres. Soupirant en traînant mes pas jusqu’à l’endroit indiqué, c’est après une petite dizaine de minutes -ou je me suis perdue- que j’arrivais à destination … un hangar ? Là, je crois que je me suis tellement inquiétée en rentrant dans la pièce que je n’ai rien vu venir. Ca s’est vite passé … Tellement que quand mon corps s’est retrouvé écrasé contre deux parois, seul un cri de douleur traversa mes lèvres avant que je ne perde connaissance … Black Rock Shooter … Attrapé si facilement. Ca fait pitié.

- … De … l’…


Silence. C'était fini de ma personne, plus rien plus personne … Ne viendra pour moi. Me laissant mourir sur cette conclusion, c’est les yeux clos que je m’assombrissais dans les ténèbres. Jamais plus je ne pourrai revoir son visage, jamais plus je ne sentirai ses mains douces, son sourire me réchauffant le cœur. Il en était fini de moi, ainsi donc … cet événement marquera ma fin ? Je ne voulais y croire, mais devant la mort, je n’avais d’autre concession à faire. C’est sous une lueur verdâtre que je me sentis m’enfoncer dans les abîmes d’un monde inconnu à ma personne, c’est quand une chaleur me brûla le corps que je tentais vainement de rouvrir les yeux, c’est dans un chaos sans nom que mon ouïe percevait des bruits … Était-ce l’heure pour moi de me diriger vers le bûcher, une fois pour toutes ? Non, ma mort ne pouvait être si rapide, il fallut que je me fasse engloutir, que je sente mon âme se briser, mon corps me démanger de toute part pour que je crie de douleur, vainement, je n’avais la force d’ouvrir la bouche. Douleur. Et je me perdis.

Une odeur. Une odeur planait … Toujours des voix, mon corps s’arrachait à la moindre de mes respirations, ma peau me brûlait alors que mes muscles se déchirèrent … Mais il y avait cette odeur. Une chose douce également se posa sur mon corps … Je la sentais, elle était là. Avais-je la chance de rejoindre un rêve éternel de douceur ? J’en doutais suite à mes crimes, mais je me plaisais à y croire, me blottissant dans ce semblant de sérénité alors que tout … tout n’était plus que fléau. Ne serait-ce qu’une dernière fois, moi qui avais tant prié pour … Laissez moi … ressentir ce besoin qui se heurtait dans mon esprit, celui qui vous ordonne de faire les actes les plus fous … Ne serait-ce que pour un regard. Je voulais … son regard.

---

Fin. Rouvrant les yeux dans un sursaut, je fixais avec insistance de mes billes bleutées ce qui se trouvait devant moi. Ne bougeant pas d’un pouce, je me raccrochais tant bien que mal à ce que je serrais contre mon corps … Qu’était-ce ? Je n’avais l’envie de le savoir, la peur me tétanisait … Pourquoi avais-je peur ? Regardant encore le tissu, je compris rapidement que je me retrouvais accrochée à un corps … à qui était-il ? Je ne savais pas … Je devais voir. Allant doucement, je bougeais premièrement mes doigts … Entiers. Ne m’étais-je pas faite découper en morceaux ? Non … Je crus pourtant. De quoi parlais-je ? De ce rêve affreux dans lequel … Je ne savais pas. Sentant ma tête s’alourdir comme-ci je venais de me réveiller après des années de sommeil, je régularisais ma respiration en refermant les yeux. Impossible. Quand je fermais ceux-ci, des images me sautaient aux yeux … une enfant … des gens, trop de personnes. Des murs blancs. Des cris … les miens. Enfuyant mon visage dans la personne à laquelle je m’étais raccrochée, je serrai les dents pour faire disparaître tout cela de mon esprit … Faible. Inconcevable, je ne pouvais l’être ! J’étais … Black Rock Shooter. Humant l’air en laissant la fine larme sécher sur ma joue, je tâtais de mon fort intérieur ma matérialisation, la laissant jaillir dans mes veines comme-ci ce besoin était omniprésent. C’était bon … De sentir … Kaïla.

Me heurtant à cette réalité en sentant finalement que celle que je tenais tant n’était autre que Kurayami, je me reculais presque instinctivement de son corps, atterrissant sur le sol en me reculant de sa personne, je traînais mon être jusqu’à ce que mon dos se heurte à la porte de ma chambre … ma chambre … Celle d’Ayame, dans le sens, ma chambre de chez Ayame. Incrédule de me retrouver ici, je baissais mon regard sur mon corps dénudé … Que ?! Non. Je ne comprenais pas et cela ne s’arrangea en rien quand la porte derrière moi céda et que je m’abattis telle une masse sur le dos, le regard levé vers la personne qui venait d’ouvrir mon dossier. Pestant déjà intérieurement, c’est en déviant le regard que je me retrouvais nez à nez avec Ayame … Haha. Nez à nez hein ? Yeux à string plutôt. Bah oui … J’étais couchée, et elle debout … en robe, pour pas changer … la vue intégrale sur ses sous-vêtements … Hum. Déjà prête à ouvrir la bouche, je me fis interrompre quand madame s’accroupit à ma hauteur pour me poser la main sur la bouche, préférant me tirer plutôt que me laisser me plaindre dans ma position. Me faisant littéralement jeter du balcon quand je crus qu’elle allait me prendre dans ses bras, je fis un vol plané dans ses appartements avant de me réceptionner contre un mur que j’utilisais de tremplin pour retomber sur mes pattes, tel un chat, sur le sol. Incrédule, je jurais intérieurement alors que son gloussement se heurtait avec violence à mon ouïe.

- Me voilà donc ravie de te voir à cent pour cent de tes facultés mon cœur ~ Comment te sens-tu Yume-Chan ?

Un ton moqueur pour finalement accourir dans ma direction avec une expression sérieuse ? Y avait qu’Ayame pour pouvoir faire ça. Soupirant alors que ses bras entourèrent ma taille, je levais les bras instinctivement comme-ci … comme-ci je ne voulais pas la toucher alors que son geste me faisait plus plaisir qu’autre chose. Résiliée à y répondre, j’abaissais enfin mes mains, la serrant contre moi, me logeant dans son cou avant que je ne vienne faire vibrer mes cordes vocales avec difficultés … Depuis combien de temps n’avais-je plus parlé pour me sentir aussi sèche ?! Je ne savais pas. Je ne savais rien.

- Ayame … Il … Pourquoi ? Kaïla, pourquoi Kaïla se trouve-t-elle en haut ?

L’aurais-je étonnée avec ma question en vue de son expression ? Sans doute, mais elle s’attendait à quoi, à ce que je lui demande pourquoi elle m’avait balancée du premier étage ? Non, je n’en avais que faire de ça, c’était Kurayami la plus importante … Parce que oui, la savoir là haut voulait dire tellement pour moi que je restais sur les fesses … et ce concrètement. Me reculant de la femme, je la décrivais des yeux … Je me sentais bizarre, mon corps … Baissant mes yeux vers mon ventre en posant mes mains dessus, je regardais celui-ci avec insistance … Il y avait quelque chose … en moins non ? Ou peut être en plus ? Hum. Je suis sûre que vous aussi, ne serait-ce qu’une fois … vous avez déjà eu l’impression qu’il y avait quelque chose de changé chez vous, quelque chose que vous ne saviez vous même expliquer, préférant même l’ignorer plutôt que de vous torturer l’esprit à son sujet. Moi … Moi j’étais du genre à le faire, à me demander pourquoi alors que nulle réponse ne me serait fournie. Je le savais hein … Mais c’était comme ça.

Prenant place dans le divan en m’enroulant dans un plaid, je me posais en repliant mes jambes contre mon corps alors qu’Ayame prit place à mes côtés, me scrutant de son regard d’un vert profond avant qu’elle ne parle. Et je crois … que pour une fois, je n’aurais pas voulu savoir. Écoutant ses dires, je n’arrivais à réaliser ses paroles, comme-ci ce qu’elle disait n’avait pas de valeur, n’était pas assez concret pour que je puisse le croire. Elle me parla du colis, de l’industrie, du massacre, d’une enfant … arg. De mon état, des problèmes également … étrangement résolus d’ailleurs, tout comme de Kurayami. De la raison de sa présence en ce jour, ainsi que de ses actions et de ses dires … Elle se foutait de ma gueule, et c’est sur cette pensée que je me braquais complètement sous ses mots. Préférant faire la sourde oreille alors que je ne pouvais faire autrement qu’emmagasiner ses dires. Une heure passa, une deuxième même avant qu’elle ne doive partir, me laissant seule avec mes questionnements. Prétextant un rendez-vous important, je compris directement qu’elle n’avait l’air d’avoir envie de s’avancer sur le sujet de mon ancienne élève, après tout, ne devrais-je pas me satisfaire du fait que je sois en vie après ce qu’elle m’eut dit ? Foutaises.

Levant mon regard vers l’étage quand la porte d’entrée se ferma dans un silence morbide, je me décidais à me lever, laissant le plaid tomber sur le sol. Avançant silencieusement vers l’étage, je m’arrêtais devant la porte de ma chambre. N’osant y rentrer, je restais au moins cinq bonne secondes en mode méditation en me demandant ce que je devrais faire si elle était réveillée, si elle était là à me fixer dès que j’ouvrirai la porte. Secouant la tête avant de forcer mon pas en ouvrant la porte, c’est avec un soulagement certain qui se dessina sur mon visage que je refermais derrière moi. Restant collée à la porte en regardant le corps assoupi de Kaïla devant moi, je détaillais de mon regard azuré sa silhouette … Kaïla … Pourquoi … es-tu là ?

Avançant à pas de loup vers sa personne, je me glissais dans le lit, me collant à son corps sans faire un quelconque mouvement brusque pour ne pas réveiller sa personne. Me blottissant contre son corps en touchant sa peau de mes mains tremblantes, c’est malgré moi que je me vis me rattacher à son corps, comme-ci … J’avais besoin de ça. Cette odeur, cette chaleur, cette douceur … Cela m’avait tant manqué. Fermant les yeux en m’apaisant sous ce contact, de peur que ce soit le dernier, j’enfouis mon visage dans sa poitrine, soupirant de contentement en rouvrant les yeux. Kaïla. Je ne comprenais pas … sa présence. Pourquoi être là … Pourquoi avoir couru un tel danger pour me sauver après notre séparation ? Pourrais-je seulement espérer qu’elle m’aime encore ? Foutaises. Le bonheur … ne pouvait m’être accordé. C’est pour cela, que je devais profiter de l’instant présent, faire mes adieux à ce corps … une dernière fois. Me redressant délicatement, je posais mes lèvres sur les siennes, un geste doux, à peine perceptible avant de me reculer dans un dernier murmure … « Kaïla … ».

- J’aurais aimé … que ce ne soit pas la dernière fois.

Profitant de son corps ne serait-ce que cinq secondes de plus, je me forçais à me détacher d’elle. Me relevant, je laissais mon regard couler une dernière fois sur son corps avant de me diriger vers la porte. Posant la main sur la poignée, c’est sans force que je réussis à l’ouvrir. Non … Je ne voulais pas partir. Me laissant tomber sur le bois, je posais mon front sur la texture froide, serrant les dents pour ne pas laisser exprimer ma peine. La main toujours sur la poignée, un long soupir traversa mes lèvres alors que je me parlais à moi-même.

- Même ça … Je n’arrive pas à le faire.

Pathétique.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 18 Sep - 23:51

L'avenir et le passé se perdaient dans l'importance du présent qui se déchirait. J'étais mal dans cette chambre trop bleue, trop spacieuse. Ce n'était pas la couleur qui me dérangeait bande de cons, mais le fait que je m'y trouvais avec une Yume inconsciente qui vacillait entre la vie et la mort. Je ne vais pas vous raconter toute l'histoire, vous êtes censés la connaître déjà de long en large, je ne ferai que résumer mes ressentis pendant ces longs jours d'attente interminable et angoissante. Dans tous les sens du terme.

Après notre retour de Kagoshima, tout se passa extrêmement vite. Je me suis retrouvée dans les appartements de Dead Master et n'en suis plus vraiment sortie depuis, comme si c'était la place où je devais me trouver jusqu'à ce que Yume se réveille. Si au début, je trouvais terriblement dérangeant de croiser la directrice de Undai ou sa pute à chaque fois que je sortais de sa chambre, je finis par tolérer la vision de ces femmes sans pudeur... Dans la mesure du possible en fait, tellement que je passais la plus part de mon temps enfermée ne sortant que rarement de sa chambre. C'étaient plutôt elles qui y rentraient sans prévenir ! Surtout Dead Master qui ne se posait pas une seule seconde la question que je pourrais me retrouver à moitié à poil affalée dans le fauteuil devant la télé, un paquet de chips calorique sur les genoux... Non, évidemment que non, vu qu'elle venait voir sa protégée et que moi, moi je n'avais rien à dire sur rien. Mais peu importe, passons la violation des lieux privés. Concentration sur la suite des événements.

Donc, tiraillée entre l'angoisse de ne jamais revoir Yume en pleine forme, et entre le malaise que je ressentirais quand elle ouvrira les yeux, j'occupais la majeure partie de mes journées à réfléchir, à me remettre en question. Qu'allais-je faire et dire quand elle se réveillerait ? Je ne le savais pas exactement, je vacillais entre une fuite directe et un déballage de paroles, de tout ce que j'avais sur le cœur pour mieux m'enfuir par la suite. Ouais, la fuite fut toujours mon meilleur allié, mais ce serait tout autant du gâchis, maintenant que j'ai bravé la peur que m'inspirait Dead Master, au point de rester dans ses appartements comme si de rien était, comme si elle n'avait pas son mot à dire et que je devais, à tout prix, tenir compagnie à Yume, ne serait-ce que jusqu'à son réveil. C'était mon droit, mon devoir. Je ne m'y soutirerai pas. Même si -contrairement à ce que vous croyez- vivre dans la maison de la directrice de Undai ne se résumait pas à la mépriser et à s'envoyer des piques à tout va. Il y avait des moments calmes -quand les deux femmes monstrueuses n'étaient pas là, généralement- où je me plaisais à prendre des bains dans son énorme salle de bains, ou encore aller chercher quelque chose au frigo sur la pointe des pieds priant pour qu'elle n'apparaisse pas dans mon dos, où encore quand je retournais dans ma chambre pour prendre quelques fringues, et ainsi de suite. Ouais, il y avait aussi des instants où je pouvais « discuter » normalement avec Dead Master, genre trois secondes avant que cela ne tourne pas à une joute verbale. Par contre de ce qui est d'Akiha, il m'était tout simplement impossible de la cerner, je la détestais, je haïssais tout en elle, allant de son sourire énigmatique qui prétendait connaître des secrets sur tout, à sa voix qui résonnait dans mon cerveau avec tant de douceur que cela me donnait des nausées. Serait-ce peut-être parce qu'elle me connaissait mieux que ce que je ne voulais admettre ? On s'en fout, je ne l'aime pas, alors je l'évite.

Mais la pire de toutes, c'était sans doute la gamine que nous avions rapportée de l'usine où Yume était enfermée ! J'ai rapidement saisi que c'était de sa faute que mon amie était dans un tel état, que Dead Master devait étudier cette petite chose pour sauver sa protégée. Évidemment, moi qui aimais énormément les gosses, je la dépêchais dans cette voie là. Qu'elle la découpe ou je ne sais quoi, mais que Yume ouvrent enfin les yeux ! Il va de soi que la parole d'Akiha prévalait la mienne, elle qui s'est attachée à ce petit monstre sauvage qui courrait partout. Car oui ! Ren m'effrayait ! Elle était tout le temps là, aux augets prête à débouler dans la chambre dès que j'ouvrais la porte, pour aller sauter sur le lit de Yume. J'en ai fais des cauchemars, et des haut-le-cœur aussi. Assez pour que je maudisse la sauvagerie de cette enfant. Mais les pires moments, ce furent sans doute quand je la sentais derrière la porte, accroupie à fixer le bois de ses yeux sombres et insistants. J'en avais la chair de poule et parfois -souvent- je n'osais sortir de la chambre jusqu'à ce que sa présence s'évapore quand l'une ou l'autre de deux femmes ne la prennent avec elles, loin de moi. Sérieusement, ce gosse était terrifiant, surtout qu'il utilisait la matérialisation, tellement que je me barricadais en en l’utilisant aussi.

Voilà le résumé rapide de ces quelques jours de ma vie où je n'allais pas en cours et que ce détail n'avait l'air de déranger qui que ce soit, tant mieux en fait. J'ai pris l'habitude de dormir dans le fauteuil à mes temps perdus, jouant aux jeux, mangeant ce qui se trouvait dans le petit frigo rouge de la chambre, ou encore regardant des séries. Parfois, quand j'étais vraiment au plus bas, déprimée de voir Yume respirer lentement sur son lit sans bouger, je lui parlais, m'excusant, m'entraînant à ce que j'allais lui dire au réveil, m'endormant même dans son lit avec elle quand la fatigue me surprenait. Je ne supportais pas la voir dans un tel état, aussi longtemps ! Et à coté de cela, il y a eu des visites. Surtout une qui me marqua profondément.  

À mon habitude -nouvelle habitude hein- j'étais habillée avec un T-shirt de Yume descendant jusqu'à mes fesses, ayant décrété que je le porterai tout le temps car il était confortable et qu'il appartenait à mon amie. Évidemment, je ne me préoccupais pas de sortir de la sorte dans le couloir, sous les yeux des femmes perverses qui y habitaient. Je mens, je prenais soin de mettre cent couches au moins pour sortir, préparée à matérialiser ma robe de combat à tout instant. Mais pas en ce jour de la visite, j'avais calculé mon coup, j'ai ouvert doucement la porte pour constater -par l'ouïe- que seule Akiha se trouvait quelque part dans la cuisine, mais que Ren devait dormir et Dead Master n'était pas là. Ainsi rassurée, j'abandonnais le long préparatif de me vêtir de trop, rien que pour aller dans la salle de bains pour chercher une bassine d'eau, afin d'éponger ne serait-ce que le front de ma chère amie endormie. Et quelle ne fut ma surprise -désagréable- quand je vis Yomi, et surtout, Hibari dans les appartements quand je me retrouvais au milieu du couloir à moitié nue, pleine vue sur ma personne. J'ai pu en hurler de gêne, et c'est ce que je fis, mais de colère. Qu'est-ce qu'ils foutaient là ?! Et de cela, nous avions déclenché -Yomi et moi- un petit combat impitoyable qui se finit avec l'arrivée de Dead Master. Bon, certes, je me suis retrouvée dans sa chambre -l'endroit dont l'idée seule ne m'est passée par la tête de visiter- et que je me suis heurtée à... Bah en fait, sa chambre, j'en suis ressortie aussi vite, pour mon bien, pour mon âme pure, de peur de découvrir quelque chose de bizarre. En parlant de cela, je croyais que mes nuits seraient insupportables à entendre des gémissements provenir de partout dans les appartements, mais finalement, pas tant que cela. Serait-ce parce que Dead Master n'était pas souvent là ? Peut-être, et c'est tant mieux pour moi. Mais soit ! Pour la suite, j'ai voulu chasser Hibari, mais Yomi s'interposa comme pour me faire chier exprès, puis ce fut la dirlo qui finit le travail. Enfin... Je fus tout de même choquée de voir Yomi embrasser cette dernière... Tellement que ma mâchoire tomba jusqu'au parterre et mon cerveau fit un arrêt sur l'image. C'était... Espèce de malade ! Ce fut répugnant ! Bon faut dire de mon coté, je ne fus pas épargnée non plus, avec tous les coups bas de la reine de Undai, mais quand même, ce n'était jamais volontaire venu de moi. Mais Yomi... Choquant. J'ai toujours cru qu'elle détestait Ayame. Voilà une vision d'horreur qui me glaçait le sang. Mais une fois de plus, ce fut petit à coté de la suite.

- Kaïla-Chan voudrait-elle se joindre à nous ? ~

Les bras croisés, le regard dégoûté rivé sur les deux femmes en chaleur, je les perçais de mes yeux rubis. Non mais sérieusement, quelle indécence ! Voilà que les deux importuns ne sont pas encore partis complètement qu'elles se sautent dessus sans pudeur devant moi. Horrible, terrible, inacceptable, j'en étais outrée au plus haut point. Non mais sérieusement, qu'elles aillent faire leurs choses pas nets dans la chambre, et non dans le salon, surtout que j'étais là, je le signale bien hein ! Assez pour qu'elle se redresse et me demander ceci d'un ton enjoué. Monstre, si elle croyait que j'allais m'enfuir dans la chambre de Yume, toute rouge de gêne, elle pouvait toujours sourire. Et là, une idée folle me passa par l'esprit, entre deux poussées de colère contenue. Et si je répondais quelque chose à quoi elle ne s'attendait pas ? Ha... Ha. Je serais ravie de voir son sourire qui m'enrageait se transformer en une mine perdue. Après tout, elle dit cela, mais y a son épouse non ? Bien fait pour sa gueule ! Et sur ce, j'ai dit, tout simplement, avec mépris, mais une jubilation de victoire :

- Ouais.

Fut-elle choquée ? Ha... Ha... Mauvais calcul ? On dirait bien, car contrairement à ce que je croyais, ce ne fut pas Dead Master qui se leva pour m’envoyer bouler, mais bel et bien Akiha qui prit mes mots avec… Je ne sais pas, mais je n’ai pas aimé l’expression de son visage quand elle se leva pour venir à mon encontre. Quoi ? Croit-elle que j’ai peur de son aura… aguicheuse ?!  Stupide blonde, comme si elle pouvait faire quoi que ce soit dans cette situation. Ou stupide moi finalement, quand je compris que oui, elle ne se gênerait aucunement sous ma réponse positive. Je n’ai pas saisi tout de suite cette vérité brutale, quand elle s’approcha de moi avec son déhanché digne à faire pâlir plus d’une femme, pour mieux poser sa main sur mon bras. Trop près, elle se tenait vraiment trop près de moi, limite je sentais son souffle quand elle usa de sa voix vacillant entre l’amusement et la suavité.

- En vue de ta motivation, nous ne pouvons qu’en être ravies, mon chaton ~

Ouais c’est cela, tu peux toujours parler, mais je ne me laisserais pas avoir à sa plaisanterie du mauvais goût, Elle connaissait mon point faible quant au toucher, mais je résisterai, je ne flancherai pas sous sa connerie, si elle croit m’avoir rien qu’en venant poser sa main sur mon corps en mode je t’attouche, elle peut toujours courir. Voilà ! Sauf que c’était fort difficile de se contenir quand elle remonta sa main le long de mon bras, passant en dessous de la manche de mon t-shirt, avec tellement d’insistance que je me raidis totalement, incrédule, en regardant la réaction de la directrice. Rien. Mauvais… Tellement que quand je sentis son corps limite collé au mien et sa main qui s’aventurait au-delà de mon épaule, je… Je devins rouge pivoine et me mis à hurler à son encore.

-T’es folle ou quoi ?! Ca va pas la tête ?! Allez crever bande de perverses en rut !

Et sur ce, je repoussais la main dégoûtante qui me souillait, trébuchais, bafouillais et m’enfouis en courant, grimpant les escaliers, passant le couloir du dessus sans me retourner et claquant la porte de la chambre de Yume derrière moi. Bande d’enfoirées, elles osaient en rire, en plus !

***
Puis deux jours passèrent sans de grands événements marquants. À part un qui m'oblige de m'arrêter dessus. J'eus appris que deux enfants -encore, à croire qu'ils n'avaient jamais marre- grandissaient dans les labos de Dead Master. Évidemment, je ne cherchais pas à en savoir plus, au contraire même. Mais ce n'était pas pour cela que je fais une parenthèse pour assouvir votre curiosité. Donc. Un, Yume ne se réveillait toujours pas, je passais mes soirées en sa compagnie, prenant même une certaine habitude à m'endormir avec elle dans le lit, impunément. Cette nuit là, je me réveillais en grimaçant vers trois heures du matin, un horrible mal de ventre me tordant l'estomac. La réaction la plus logique qui se dessina dans mon esprit était d'aller manger bien évidemment. Et quoi de mieux que se lever et se diriger vers le frigo de la chambre, faisant bien attention de ne pas réveiller mon hôte -comme si elle pouvait m'entendre quoi...- et d'ouvrir la portière rouge pour plonger mon regard brillant et affamé dans les mystérieux ingrédients que... il n'y avait rien dans le frigo, à part quelques trucs dont du beurre et de la pâte à tartiner. En somme, rien de consistant. Contrariée, je finis par fermer le frigo vide et explorer les armoires... Mais là aussi, j'ai mangé le dernier paquet de chips plus tôt dans la journée. Désespérée, avec un ventre hurlant famine, je réfléchis en silence, les yeux posés sur la porte de la chambre. Aller manger... Ne pas aller manger ? Se retenir ? Pas moyen. Mais sortir à cette heure-ci... Bah ouais justement, je n'avais aucune crainte quant à tomber sur les propriétaires de l'appartement, elles devaient toutes dormir. Parfait... Sauf que je devais passer devant leur chambre... Bah, je saurai être discrète. Résolution prise, je suivis mes pensées de gestes. Ouvrant la porte en jurant quand elle fit du bruit -inaudible mais que je m'imaginais dans le stress du besoin d'être silencieuse-, je me stoppais net dans le couloir quand mon ventre fit un vacarme monstre -selon moi- entre deux pas de ma part. Serrant les dents, je poursuivis dans le noir, essayant de ne pas me heurter à rien qui pourrait réveiller les gens. Chose stupide quand, sur les escaliers après avoir hésité à passer devant la chambre de Dead Master, je me rendis compte qu'il y avait de la lumière dans la cuisine. Et là, je changeais d'avis et voulu rebrousser chemin, je me voyais mal tomber sur Akiha ou Ayame habillée comme je l'étais, pour fouiller dans leur frigo qui devait... il enfermait sans doute quelque chose de succulent... J'en bavais presque. Tellement que j'ai pris mon courage à deux mains et descendis. Passant le salon, je m'arrêtais au seuil de la cuisine, les yeux rivés sur les deux femmes en questions, à trois heures du matin, assise devant des assiettes remplies, verres de vin et chandelles. Hum... Ha, ha... Merde.

- Je... Faim. Faites comme si je n'étais pas là.

Bah ouais, quand vous vous retrouvez devant quatre yeux insistants qui vous fixent, il va de soi que les explications s'imposent. Ouais, j'aurais pu passer devant elles sans rien dire, aller dans le frigo et prendre quelque chose pour remonter plus vite, mais bon... J'étais trop mal à l'aise pour faire comme si de rien était. Certes, cela ne devrait me déranger en rien de les déranger, mais sur le coup... disons que j'étais mal réveillée. Soit ! Me décidant enfin à agir, je fis un pas dans la cuisine, détournant mon regard des deux femmes pour le poser sur le frigo, ma nouvelle convoitise -et la seule. Quelle ne fut mon désarroi quand Akiha se leva, tranquillement son éternel sourire aux lèvres, et me demanda de s'asseoir à table vu qu'il y avait suffisamment de nourriture pour tous.

- Non, ça va aller...

Sauf que mes mots moururent dans ma gorge quand elle ne voulut rien entendre, préférant m'enchaîner à une chaise, juste en face de Dead Master. Ma réaction ? Bah, quand on vous enchaîne les poignets et vous met devant un monstre à une heure matinale, vous faites quoi bande de cons ? Moi je me débattis, du moins les trois premières secondes avant que je ne capte rien à la vie et qu'une fourchette arrive sous mes yeux, fumante d'une nourriture alléchante et qu'Akiha me demande, amusée, de faire « Aaah ». Rouge de honte et de colère contre cette fichue blonde qui se prenait pour je ne sais qui pour me rabaisser de la sorte, je... eh bien, j'ai fit « Aah », montrant bien que j'allais la tuer dès qu'elle me libérerait. Enfin... Sauf que c'était trop bon, et mon ventre hurlait, voulant plus. Ceci bien souligné par le rire amusé de la fichue blonde.

- C'est bon, libère-moi, je vais manger ici.

Sifflant ces quelques mots à son encontre, les liens finirent par disparaître, remplacées par une assiette. Soupirant lourdement, je suivis la femme blonde des yeux, n'osant en aucun cas croiser les billes verdâtres de la directrice. Et quand elle s'assit près de Dead Master, et oublia quasiment ma présence pour se relancer dans une discussion désintéressant à ma personne, je m'attaquais au plat, espérant finir le plus vite possible, afin de me barrer tout aussi incognito.

- ... Finalement, je ne sais plus vraiment quels prénoms choisir. Ils seront là dans peu, et ça me rend toute chose ~ Je tiens à un prénom occidental ne serait-ce que pour l'un d'eux, Ayame. J'ai entendu que Lucy est bien populaire pour les filles... Et James pour le garçon ?

Hein... ? Je relevais le regard pour regarder la scène sous mes yeux, le rebaissant presque aussi directement de peur qu'on vienne me déranger. Entre deux bouchées, je ris silencieusement sous les choix des noms proposés. Pourquoi pas... attends... Charlotte tant que nous y sommes ? Ça le ferait. Charlotte à Undai. Chuut... Il faut que je garde mon sérieux. Haha... Qu'elles soient douées dans les sciences et puissantes en matérialisation, pour les choix plus humanitaires, c'étaient des vraies cruches, avec leurs idées farfelues.

- Autant l’appeler Charlotte, ça ferait le même effet.

Oups… Je l’aurais dit à haute voix ? En vue des regards pesants qui me fixaient, je dirais que ouais. Je suis maudite… Relevant les yeux sur elles pour dire que c’est bon, j’ai compris qu’on me fixait, j’affichais un sourire jaune, tout en laissant un rire nerveux sortir de ma bouche. Et cela ne s’arrangea en rien quand Dead Master n’a rien fait de mieux que de dire à haute voix, ce que j’eus pensé plus tôt. « Charlotte à Undai ?  ~ » C’est bon… Je ris, terriblement. Pas moyen de se retenir sous… cela. Devrais-je me taire ? Peut-être bien, vu l’air contrarié de la blonde. Préférant ne pas empirer la situation, je me levais, remplis mon assiette -un sourire énorme barrant mon visage- me penchais en signe d’au revoir, et partis aussi vite que possible. Loin… Mais sans doute pas assez pour qu’on n’entende pas mon rire moqueur dans tout l’appartement.

***
Cinq jours passèrent depuis que j'ai pris domicile dans les appartements de Dead Master. Il y eut des événements tristes, emmerdants, comme amusants, mais rien ne m'a préparé à la finale, à ce jour, quand Yume se réveilla. Premièrement, je crois pouvoir affirmer que je me suis endormie comme une conne dans son lit, prenant habitude à le faire tout le temps, je ne m'attendais pas à ce qu'elle se réveille quand je pioncerais juste à coté d'elle. Pour le coté classe d'une discussion sérieuse, c'était raté. On aurait plutôt dit la belle aux bois dormant en mode peluche qu'on malaxe. Pourquoi je dis cela ? Eh bien... Je l'avoue, je ne me suis pas réveillée tout de suite, je n'ai même pas compris que Yume est partie du lit tandis que je devais encore ronfler. Ha... Ha ! Aller, passons au vif du sujet. Le réveil de Yume. Ma chère amie était incroyable pour trouver les mauvais moments pour revivre. Donc... Je dormais tranquillement quand soudainement, je me réveillais en sursaut, ne sentant plus la chaleur du corps inerte devant se trouver  à mes cotés.

Ouvrant les yeux, surprise de ce constat, je me maudissais sans gêne en constatant que Yume n'était plus là. Touchant l'endroit où elle devrait être couchée, je constatais que les draps étaient encore chauds, preuve qu'elle ne devait pas être loin. Un soupir, puis un autre et je finis par me lever, tête dans le cul, cul... Cela ne sert à rien que je vous raconte mon état de demi-sommeil. Ce qui me préoccupait davantage c'était de trouver la fugitive qui était censée mourir dans ce fichu lit. Pour ce fait, j'ouvris la porte, puis la refermais aussi vite quand j'entendis la voix de Dead Master et suivie de celle de Yume résonner dans le salon. Sifflant entre les dents pour me traiter de tous les noms en espérant qu'aucune de deux femmes ne m'a entendu, je fis la première chose qui me passa par l’esprit. Je me recouchais et espérais que Yume ne remonte pas. Pourquoi ? Parce que je n'avais aucun plan de comment lancer le sujet sur notre relation, ayant pris l'habitude de remettre la réflexion sur cela à plus tard, j'ai fini par n'avoir rien. Totalement le vide de malade.

Et rien ne s'arrangea quand Yume monta à l'étage. Je l'entendais distinctement traverser le couloir, s'arrêter devant la porte et puis entrer dans la chambre. Con que cela puisse l'être, mon réflexe était de fermer les yeux et faire la morte... Enfin, faire semblant de dormir, je devrais dire. Essayant de garder une respiration lente et régulière, j'espérais ne pas me trahir sous un faux mouvement, tandis que dans ma tête c'était le foutoir total. Évidemment... J'avais peur qu'elle me regarde, qu'elle me parle, alors je préférais fuir la confrontation entre nos deux personnes. Mais ce n'était pas compté sur Yume pour me faciliter la mission ignorance... Le truc qu'elle trouva le plus normal à faire, c'est de se coucher auprès de moi, croyant vraiment que je dormais encore. Malheur, j'étais dans la merde. Qu'allait-elle faire ? Attendre que je me réveille -façon de parler hein- pour finalement me chasser de sa chambre ? Serait-ce une manière jolie de son comportement de ne pas me réveiller pour m'envoyer balader ? Bonne blague. Ou pas.  Et ce « ou pas » se marqua quand ladite fille enfouit son visage dans ma poitrine. Choquée ? Non, je ne l'étais pas. Surprise, peut-être. Déconcertée, certainement. Incrédule tout de même, j'ouvris discrètement un œil  et me heurtais à sa chevelure sombre. Mais qu'est-ce qu'elle faisait là ? Voulait-elle que je me tape une crise cardiaque ?! Encore heureux qu'après tous ces mois, son toucher ne m'horrifiait pas ! Bon, d'accord, j'étais mal à l'aise, mais c'était parce que... Vous vous demandez vraiment pourquoi ? Bande de cons... Si ton ex te pelote te croyant endormie, sans que vous ne soyez ensemble et que vous ne vous ayez pas vues depuis bien deux mois, on peut se poser des questions non ? Bah moi, je m'en posais, et ce tellement que quand ses lèvres se posèrent sur les miens, je crus mourir. Je me suis même tendue comme une malade, priant pour que mon cœur ne fasse pas trop de bruit... Du moins, pour que Yume ne l'entende pas, vu le vacarme qu'il provoquait.

- J’aurais aimé … que ce ne soit pas la dernière fois.

Moi aussi... Je dis que j'étais mal à l'aise et que la situation me tuait, certes. Mais d'un autre coté, j'ai apprécié ce toucher, j'ai aimé sentir Yume si près de moi, j'ai même cru l'instant d'une illusion qu'elle m'aimait encore et que nous pourrions tout reprendre de zéro. Vaines espérances vu son corps qui s'éloigna du mien, elle se releva et partis... Du moins, à moitié. Relâchant ma respiration après cet épisode des plus convaincants quand à ma simulation du sommeil, je laissais ma respiration couler silencieusement de ma bouche tandis que mes yeux se fixèrent sur le dos de celle que je redoutais le plus à cet instant précis.  

- Même ça … Je n’arrive pas à le faire. 

Je... Je ne voulais pas qu'elle parte, je voulais qu'elle reste là avec moi. Mais en même temps, j'avais peur de lui faire face. Gros dilemme que mon petit esprit n'avait l'humeur d'analyser. Mitigée par tant de sentiments contradictoires, je finis par ouvrir pleinement les yeux et me lever, sans moindre bruit, prête à me téléporter loin. Sauf que pour cela, il fallait que je matérialise ma robe de combat et que j'abandonne ma chère... amie ne sachant sortir de la chambre. Cela serait méchant de ma part, n'est-ce pas ? Ha... Ha. Perdue. Comme une grosse bourrine de l'an deux milles, je me décidais enfin à bouger, mais genre pas en beau réveil avec des bâillements et étirements. Non, j'ai opté pour un pas rapide vers la porte, croisant les bras, je me posais contre le mur juste à coté du bois, mon épaule sur le mur bleu -ce bleu que j'eus en champ de vision tous les jours depuis près d'une semaine- et de regarder Yume comme si... Comme si nous nous avions vues hier. Un sourire mince comme... inexistant quoi, je pris la parole d'une voix monotone me rendant moi-même étonnée.

- Tu pousses sur la poignée vers le bas avec la paume de ta main. Ensuite, tu tires vers toi et la porte s'ouvre. Pour finir, tu refais le même mouvement afin de la refermer derrière toi. Rien de très difficile, même pour une convalescente.

Froid, glacial, direct et sans tact. Voilà ce qu'étaient mes paroles dénuées de tout sens. Genre elle ne savait pas ouvrir une porte quoi. Ouais bah, je n'ai pas trouvé quelque chose de plus intelligent à dire, laissez moi réfléchir entre temps. Dès qu'elle fait attention à moi, dès qu'elle croise mon regard et que je me fige ne sachant plus quoi faire ni dire, je trouverais bien une solution. Espérance, quand tu nous tiens. Soupirant lourdement sous ma propre stupidité, je me giflais mentalement en comprenant que ce n'était pas cela qui était le plus important. Yume... Comment se faisait-il qu'elle soit debout ? Allait-elle bien ? On dirait que oui. Mais tout de même, ce n'était pas une raison valable pour me causer tant de soucis. Prise d'une poussée d'adrénaline -ou de bon sens-, je pris Yume par les épaules sans mot dire, ce contact m'électrisant de l'intérieur, tellement que je me sentis troublée rien que par cela. Elle était si belle... Si parfaite, j'aurais tellement voulu que ses magnifiques billes bleues me regardent avec ce petit quelque chose qui ferait bondir mon cœur de joie, qu'elle me sourie, qu'elle... Si je pouvais seulement profiter encore un instant de sa douce chaleur... Mais je ne pouvais pas. Je ne savais même pas si nous pourrons de nouveau nous considérer comme amies... Comme quelque chose de plus que deux inconnues s'ignorant. Et là, elle au bout de mes bras, je me rappelais de son regard froid avant qu'elle ne passe à coté de moi en ignorant jusqu'à mon existence. C'était... Douloureux. Tellement que j'aurais pu en pleurer si j'omettais tout ce qui s'est passé depuis. Secouant doucement la tête, je poussais Yume jusqu'au lit, je lui ordonnais d'un regard de s'y glisser, puis remis les couvertures jusqu'à sa poitrine, tout cela sans oser croiser son regard. Chose faite, je me reculais de quelques pas de sa personne, regard plongé quelque part sur la fenêtre.

- Tu devrais te reposer encore, rien que pour la formalité... Ouais bon... Salut.

Et là, j'ai fuis. Faisant un tour sur moi-même -demi-tour d'accord- j'ouvris la porte et sortis, refermant sans attendre derrière mon passage. Soupirant, je me frappais la tête en me traitant -entre les dents- de tous les noms à haute voix, soulagée qu'il n'y ait personne dans les parages. Mais étrangement honteuse de me retrouver là, dans le couloir, ayant fui comme un voleur après tout ce que j'ai déjà fait. Prenant les escaliers, je descendis jusqu'en bas, bizarrement confiante dès que la pression de la chambre de Yume s'évanouit avec mon avancée. Je ne savais pas quoi y penser, et chaque pas que je gravissais vers la sortie, je me maudissais. Tellement que je n'ai pas pu supporter ma propre connerie du moment, ce fait horrible que je gâchais ma seule chance de pouvoir parler à Yume... Tellement que je matérialisais ma robe de combat et au moment que j'appuyais sur la poignée de la porte de sortie, j'atterris de nouveau dans la chambre de celle que j'aimais, pour qui j'ai donné ma vie. Donc... Vous voyez l'image ? Habillée en robe de combat, en mode déterminée tel un boxeur qui porte le coup fatal à son adversaire, juste devant le lit de Black Rock Shooter à la fixer comme si cette dernière m'avait causé le plus grand mal ? Ha... Ha. Ce n'était rien à coté de mes paroles d'emportées, montant dans les aigus plus je gesticulais sous la pression pour argumenter mon ton de voix.

- Mais tu ne te rends pas compte à quel point je me suis inquiétée ! T'imagines, si tu mourrais ! Je n'aurais jamais eu l'occasion de te dire tout ce que je pense. Tu te crois tout permise ou quoi ? Hors de question que tu partes avant ! Je... Je t'aime. Voilà, maintenant que c'est clair, si tu veux m'envoyer à la merde, fais le, mais vite.

Essoufflée d'avoir dit un tel monologue, je restais toujours plantée devant elle, la regardant de haut -bah ouais, elle était plus bas que moi et moi… juste debout devant son lit. Et là, je réalisais enfin ce que je venais de lui sortir de but en blanc, sans moindres formes et mise en page. Aurais-je osée lui avouer que je l'aimais encore après tout ce qui s'est passé ? J'étais bonne à abattre là, c'est bon, donnez-moi une corde. Rouge de gêne, je fis quelques pas en arrière jusqu'à me heurter au mur dans mon dos. Horrifiée, je n'arrivais plus à quitter mes yeux de sa silhouette, retenant mon souffle quant à sa réponse. Parce que ouais, désespérante que je l'étais, je voulais encore qu'elle m'enfonce encore plus hein. Galère.

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Dernière édition par Kaïla Kurayami le Mer 25 Sep - 16:22, édité 1 fois
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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Jeu 19 Sep - 0:41

Mal. La situation était à son comble, affalée contre la porte de ma chambre, je n’arrivais à me saisir de cette poignée, de faire ce geste anodin qui me permettrait de sortir d’ici, de m’enfuir et de ne plus jamais me laisser tenter par ce corps. Je l’avais aimé, tellement que je ne pouvais pas partir comme ça, pas avec cette chance que sa personne pouvait m’accorder de recréer ce que nous avions perdu. Mais était-ce seulement possible ? Recommencer à zéro? Non. Tellement que je me morfondais sous cette constatation, elle et moi, notre histoire … tout cela appartenait au passé à présent. Pour une fois, sans doute dans les rares moments comme ceux-ci, j’aurais aimé qu’Ayame soit là, qu’elle ouvre la porte de cette pièce sans demander son reste, qu’elle fasse ce geste que moi, je n’arrivais à faire. J’étais …
Pathétique.

Mais ce ne fut pas le pire, non, là, ces pensées n’étaient que débilité par rapport à la suite des évènements qui se passa dans cet espace clos. Je le sentais, je me figeais et je l’entendis. Sa respiration se changea, des bruits inaudibles se firent entendre en même temps que son corps bougea, qu’elle se rapprocha, qu’elle se colla au mur à côté duquel je m’étais posée. Je sentais son regard sur moi, je n’osais lever mon regard, préférant regarder ses jambes dénudées … Si belles. Comme elle. J’étais une sous-merde. Sérieusement, depuis quand je n’osais pas regarder quelqu’un ?! J’étais Black Rock Shooter ! Oui, mais je me retrouvais aussi devant ma plus grande faiblesse … celle que j’aimais. Au présent.

- Tu pousses sur la poignée vers le bas avec la paume de ta main. Ensuite, tu tires vers toi et la porte s'ouvre. Pour finir, tu refais le même mouvement afin de la refermer derrière toi. Rien de très difficile, même pour une convalescente.

Et c’est là que je me brisais. Sa voix si froide … sans émotion elle me dit ces quelques mots qui se firent recevoir par ma personne telles des épées tranchantes se logeant dans mon corps. Kaïla … Kaïla. Après ce que j’avais fait, après tout ce temps passé sans elle, qu’espérais-je d’autre ? Pitoyable, je l’étais. Baissant mon regard vers le sol, je serrais les dents, essayant de retenir le flot de mélancolie qui se hissa jusqu’à mes yeux. Non. Je ne pleurerai pas devant elle, je n’agirai guère comme un chien battu pour recevoir de sa pitié. Non, mais en même temps … Foutaises. Tout ceci était ridicule, que je parte. Ou qu’elle le fasse … Non. Je voulais qu’elle reste, qu’elle … me touche. Comme à cet instant où sa main se posa sur mon épaule, je voulais ressentir ce frisson quand sa peau douce frôlait la mienne … J’avais besoin d’elle. Plus que quiconque, plus que … J’ai besoin de toi, Kaïla. Des mots, que jamais, je n’arriverai plus à ressortir.

Me relevant sous sa demande qui n’en était pas vraiment une, je suivais son regard jusqu’au lit. M’y laissant conduire sans montrer une quelconque résistance, je me couchais. Plongeant mon regard vers mon mur alors que sa personne recouvrait mon corps avec délicatesse, attention … sans amour. Me pinçant la lèvre inférieure, je voulus me redresser, lui attraper la main pour la tirer à moi. Je l’ai voulu. Mais cela s’arrêtait à ça. Je n’ai pas agi.

- Tu devrais te reposer encore, rien que pour la formalité... Ouais bon... Salut.

Et j’aurais dû. Tellement que quand elle partit sans demander son reste, je me suis redressée, j’ai levé ma main vers cette porte qui claqua et … j’ai cru mourir. Non, j’aurais préféré mourir plutôt que de vivre ce moment. Des miettes. Il ne restait plus que ça de ma personne. Restant dans cette position, main tendue vers le vide, je fixais ce bois qui me séparait d’elle. Courir, il fallait que je me lève et que je coure à sa poursuite, il fallait que j’y aille que … Rien. Mon corps ne bougea pas, il restait immobile alors que mon bras revint se loger sur les draps. Faible. Tellement que je me désolais moi-même, j’étais … rien de plus qu’un morceau de chair polluant cette terre. Je ne valais guère mieux que le commun des mortels, je n’étais plus que déchet. Me recroquevillant sur moi-même, j’enfuyais ma tête entre mes jambes. Pleurer. Même ça je n’y arrivais pas. Seuls les ténèbres et ce silence me tiendront à tout jamais compagnie. Voilà, ce que ma vie sera.
Tuez-moi.

- Mais tu ne te rends pas compte à quel point je me suis inquiétée ! T'imagines, si tu mourrais ! Je n'aurais jamais eu l'occasion de te dire tout ce que je pense. Tu te crois tout permise ou quoi ? Hors de question que tu partes avant ! Je... Je t'aime. Voilà, maintenant que c'est clair, si tu veux m'envoyer à la merde, fais le, mais vite.

C’est quand son flux de matérialisation jaillit à mes côtés que je relevais la tête, c’est quand ses mots furent sortis que j’entrouvris les lèvres, étonnée, choquée et tous ces synonymes pour décrire mon état d'ahurissement. Je l’ai regardé, j’ai cherché son regard fuyard et une fois que je m’y suis heurtée, je pleurais. Tellement que je crois que j’ai remarqué cela dès la première seconde, dès qu’une larme salée s’est glissée jusqu’à ma bouche. J’ai posé ma main dessus, et je l’ai fixé. Encore et encore … Kaïla … Kaïla … Kaïla !

Il réagit, mon corps. Je l’ai tant désiré, je l’ai tant supplié pour qu’il m’ait écouté. Je m’étais relevée, j’avais fait les trois pas qui nous séparaient l’une de l’autre, j’ai entouré sa silhouette fine entre mes bras, j’ai logé ma tête dans son cou, j’ai écrasé les derniers centimètres qui restaient entre nous. Et j’ai aimé. Ce contact, cette sensation de me ressentir vivre, de retoucher cette personne avec tant de fureur, avec tant d’envie. J’avais besoin d’elle, elle … m’aimait. Mon bonheur devait se limiter à elle, à elle seule. Kaïla. Elle formait depuis le début, ma seule lumière dans ce monde. Kaïla. Je l’aimais. Et je l’aime encore.

- Moi aussi … moi aussi …

Décollant mon visage de sa personne, je nichais mon regard dans ses yeux d’un rouge enflammé. La laissant lire en moi, c’est avec une lueur me revenant dans le corps qu’un fin sourire naquit sur mes lèvres. Caressant sa joue en y laissant ma main, je vins me rapprocher de ses lèvres. Je les voulais, elles furent miennes. Je me les réappropriais. Touchant celles-ci avec tendresse, un fin soupir de satisfaction traversa mes lèvres alors que je partageais de nouveau ce doux toucher. Je ne comptais l’intensifier, m’aimer ne voulait pas dire me pardonner. Et elle ne le fera pas … Elle m’en voudra à vie, mais je n’en avais que faire. Tant que je pouvais être avec elle, tant qu’elle pouvait m’aimer encore et encore … Je n’avais besoin de rien d’autre.

- Je ne … veux pas que tu partes. Je ne veux pas te perdre, encore. Je veux que tu restes … avec moi. Je … moi aussi. Moi aussi je t’aime, Kaïla.

Logeant ma main dans la sienne en posant mon front sur le sien, je fermais les yeux un court instant avant de la tirer à ma suite jusqu’au lit. M’y posant en la faisant se coucher à mes côtés, je me blottis contre son corps. Entrefermant les yeux, je regardais un point invisible avant d’enfuir mon visage contre sa peau douce. Froid … il faisait froid, dénudée, je l’étais … un sous-vêtement, c’est peu, mais je ferai avec. Couverture. La tirant à moi sans la regarder, je nous recouvrais avant de laisser traverser une unique phrase dans un murmure à peine audible.
« Pardonne … moi … » Je n’attendais pas à ce qu’elle le fasse, les rêves font juste vivre.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Ven 20 Sep - 20:15

Froussarde. C'était l'adjectif parfait pour me décrire à cet instant précis. Je pouvais gueuler, m'emporter et dire ce que je pensais, mais à la fin, cela se terminait toujours de la même manière. J'étais terriblement effrayée par mes propres paroles, au point que je veuille revenir en arrière, tout effacer afin qu'on ne puisse plus retracer mes dires impulsifs. Impulsive... C'était tout à fait ce que j'étais au final, je devrais tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de commencer à parler, avant d'oser m'exprimer dans une telle situation, où aucune échappatoire n'était visible à l’œil nu. Comment ai-je pu lui sortir que je l'aimais d'un coup comme ceci ? J'étais à butter, il était temps que je me suicide pour de bon, question de laisser les gens en paix. De la laisser en paix. Yume... Tant de choses sont arrivées depuis notre séparation, certaines meilleurs que d'autres, certaines horribles au point que je veuille tout arrêter, disparaître pour ne jamais revenir. Mais si... Si je n'étais pas allée la chercher, je ne serais pas là, je ne pourrais plus la revoir, lui parler, lui exprimer mon amour avant tant de manque de tact. Parce que du tact, je n’en avais pas, je n’en ai jamais eu... Je crois. C'est en la voyant se mettre à pleurer que je me maudis totalement, priant qu'on me donne une corde, un tabouret et qu'on me laisse me pendre. Et là encore, je me dis que je ne saurais faire le nœud convenablement... Soit, le plus important était mon manque de réflexion, le fait que je ne savais comment réagir, ni pourquoi elle pleurait. Aurais-je dit quelque chose de travers ? Devrais-je me barrer tant qu'il était temps ? Tant que Black Rock Shooter ne m'arrache la tête pour ma connerie ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. La voir pleurer... cela me serrait le cœur, je ne voulais pas qu'elle souffre à cause de moi, j'en avais marre, c'en était trop pour nous. Nous n'étions peut-être pas faites l'une pour l'autre, peut-être que j'essayais de m'accrocher à une chose inexistante, à un sentiment qui ne pouvait m'être accordé. Mais pourtant... J'ai tant fait pour arriver jusque là, allant jusqu'à défier Dead Master droit dans les yeux. Et pourquoi tout cela ? Pour contempler Yume pleurer sans savoir quoi faire. Beau. Ou pas. Horriblement pas.

- Moi aussi … moi aussi …

Ca y est, vous pouvez m'enterrer, parce que je viens de me mortifier sur place. Comme paralysée, je ne bougeais plus tandis que la chaleur de Yume m'envahissait. Elle était là, tout près de mon propre corps, je pouvais la toucher, la sentir... l'aimer. Je le pouvais véritablement, car elle venait de me dire... Elle l'a dit entre deux pleurs. Et moi, comme une conne, je ne réagissais pas, je n'osais pas respirer, je ne parvenais à lui retourner l'étreinte de peur que ce ne soit qu'un rêve, un mirage qui prendrait fin dès que j'y croirais. Alors, je ne bougeais pas. Ne bronchant guère, je restais là, comme un piquet tendu dans ses bras, écoutant ses pleurs en me retenant moi-même, d'en faire de même. C'était trop beau pour être vrai. Après tout, pourquoi elle ferait attention à moi maintenant ? Elle n'avait aucune raison pour le faire. Aucune. Mais ses lèvres sur les miennes me firent espérer, de tout mon cœur, je voulais que ce soit plus qu'une illusion. Je... Ce baiser... cela m'a manqué, terriblement. Mes sentiments explosaient ne laissant place à la pensée, son toucher électrisant mon corps entier, je ne voulais que cela cesse. J'étais bien avec elle. Bien au point que rien au monde n'arriverait à me séparer de ce toucher délicat. Yume Kuroi... Je t'ai enfin retrouvée.

- Je ne … veux pas que tu partes. Je ne veux pas te perdre, encore. Je veux que tu restes … avec moi. Je … moi aussi. Moi aussi je t’aime, Kaïla.

Je ne partirais pas. Plus. Je resterais là, avec elle, jusqu'à... à tout jamais. Pour toujours, je voulais que cela dure. Il n'y avait aucun obstacle que nous ne pourrions surpasser à nouveau, ce furent les seules pensées que j'eus avant que sa main douce ne me tire vers son lit, que nous nous couchions et qu'elle vienne enfuir son corps auprès du mien. Nue... Je venais juste de réaliser qu'elle n'était habillée que d'un unique sous-vêtement. Rougissant de honte -parce que ouais, j'étais assez pudique pour oublier notre rapprochement passé- je finis par soupirer lourdement et fermais les yeux. Et quand sa parole atteint mon ouïe dans un, « Pardonne … moi … », Je ne sais pourquoi, mais les digues lâchèrent, une boule se forma dans ma gorge et je reniflais pour empêcher mes larmes de couler. En vain, je me mis à pleurer silencieusement enfuyant mon visage dans sa chevelure sombre. Bon sang ! Comment ai-je seulement pu la repousser ? L'ignorer ? Sachant que je l'aimais tant, que ma vie sans elle n'était rien ?! J'étais conne, complètement débile. Ouais bon, je ne comptais lui pardonner notre affrontement, je restais sur mes principes, sur ce que je lui ai dit le jour de notre séparation brutale, mais... Ce n'est pas pour autant que je ne voulais rien faire dans ce sens, j'étais prête à faire des efforts pour que nous... Le grand Nous, fonctionne. Évidemment, je ne m'attendais pas à ce que tout soit parfait dès le début, mais je me promettais d'être plus patiente, plus indulgente. Tout ! Mais qu'on reste ensemble. Parce que sans elle, je n'étais rien. Vivant dans un semblant de dépression morbide, me voilant la face en disant que je n'avais besoin de sa personne, c'était des conneries. Ma colère envers elle n'était pas assez grande pour masquer tout l'amour que j'éprouvais à son égard. Rien ni personne ne pouvait nous retirer ce sentiment entaché par la haine, par les obstacles... Je pris parole d'une voix tremblante, étouffant sa tête dans ma poitrine le temps que je reprenne de la contenance.

- Yume, tu... Je reste... Je reste avec toi, alors c'est bon.

Prenant une longue inspiration, je relâchais la pression dans mon corps avant de la prendre dans mes bras, nichant ma tête dans ses cheveux de jais, je humais son odeur. Si unique. Il ne fallait même pas parler de mon cœur qui battait la chamade sous ce surplus de bonheur retrouvé. Je savais, rien ne serait simple, mais savoir que Yume me voulait encore, était le plus beau cadeau qui ne put jamais m'être offert. J'étais heureuse de la toucher, de la sentir, de la voir, de... tout cela c'était juste merveilleux. Mais ce moment ne pouvait durer éternellement, il y avait encore tant de choses que je devais lui expliquer, qu'elle devait me dire. Tant... Que j'avais l'impression que le temps nous manquait. Relevant mon regard, je me redressais légèrement, prenant soin de rester dans l'étreinte de ma... mon... Yume. M'adressant à elle d'une voix raillée par l'émotion, j'y ajoutais une note de fermeté troublée.

- J'ai compris que... Te voir là-bas, dans un tel état... je n'ai pas pu... Je n'ai pas supporté, j'ai réalisé à quel point tu comptes à mes yeux, que... rien ne pourrait effacer ce qui nous liait, ce que nous avions vécu ensemble. J'étais tellement en colère, Yume... Tellement...

Tristesse. Elle m'enserrait dans son étau à chaque parole prononcée. Je ne savais pas comment l'expliquer, comment lui dire tout ce que j'ai ressenti en ce jour, et même avant. Surtout avant quand son absence me pesait jour pour jour, que son image ne voulait disparaître de mon esprit, que son nom résonnait douloureusement dans mes oreilles, que mes pensées étaient totalement tournées vers cet être intouchable et froid. Si froid. Si attirant.

- Mais ce n'était rien à coté de la haine envers les monstres qui t'ont fait cela... Plus jamais Yume... Plus jamais je ne t'abandonnerai de la sorte. Comment... Comment cela a-t-il pu arriver, hein ?

Comment ces monstres l'ont capturé ? Comment s'est-elle retrouvée dans un état si pitoyable ? Comment faisait-elle pour être en forme là dans mes bras. C'étaient des questions qui me pesaient énormément à l'esprit, mais qui finalement, n'avaient aucune valeur à coté de son corps contre le mien. Baissant mes yeux rubis sur elle, j'osais enfin la regarder de face, j'admirais les courbes de son visage avant de me noyer dans ses billes d'un bleu profond. Elle était si belle, si forte, mais tellement fragile. Mienne. Frôlant son visage de la main, je savourais ce toucher délicat qui m'eut été retiré. Et tout cela finalement pour si peu... Trop de souffrance... La haine qui m'habitait revenait au galop pointer le bout de son nez dans mon corps, faisant bouillir mon sang. Stop... Je ne voulais pas ressentir de la colère envers les êtres qui n'étaient guère là, il fallait... je devais me concentrer sur Yume pour le moment, et seulement sur elle, et sur cette joie qui m'habitait sachant qu'elle m'aimait. Que nous nous aimions et que nous nous ayons juste faites mal parce que nous n'étions que deux connes se brouillant pour des détails. Grands certes, mais ils n'étaient rien à coté de ce sentiment qui bondissait dans ma poitrine à toute allure.

- Tu es restée longtemps inconsciente, et je pense que tu auras du mal à digérer beaucoup de choses. Tu sais que t'as une nouvelle petite sœur sauvage ? Personnellement, elle me terrifie. Sans oublier le gamin bruyant, censé être ton frère... C'est vraiment du grand foutoir dans cette maison. Mais t'inquiète pas, je ne te laisserai pas vivre avec ces fous.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Ven 20 Sep - 21:41

Je ne savais pas comment je devais réagir, ou même me sentir. C’était si étrange, si bizarre de se dire qu’il y a une semaine d’ici, Kaïla n’était plus rien pour moi. Serait-ce le fait que je faillis mourir qui me rappela ô combien l’existence à ses côtés m’était indispensable ? Je ne sais pas, certains disent qu’avant de mourir on revoit nos moments les plus forts, qu’on réalise le vrai sens du mot vivre. Mais je vous arrête là, comment quelqu’un qui est mort aurait eu le temps de nous parler de cela ? C’était des conneries, autant que les lumières blanches qui vous montrent le chemin vers le paradis. Moi quand je me suis confrontée à la mort, seuls les ténèbres m’accueillaient. Je ne croyais en rien, Dieu n’existait pas pour moi, j’étais la seule … j’étais Dieu de ma vie, de mon existence et jamais, jamais je ne permettrai à quiconque de venir interférer dans celle-ci. Rien que repenser à ce moment où je faillis tout perdre … Ca me dégoutait. De moi-même. Comment, comment ai-je pu être aussi faible ? Parce que je n’avais anticipé ce danger, jamais je n’aurais cru que quelqu’un aurait pu m’avoir si facilement. Des humains ? Ils n’en étaient pas, quelque part au fond de moi, je ne pouvais me résoudre à me dire que c’étaient des insectes qui m’avaient attrapés comme une vulgaire mouche. Non, des Undai’ens. Mais qui ? Qui oserait s’en prendre à moi ? À Ayame ?! Je ne sais pas.

Mais là n’était le plus important, du moins pour le moment. Là, à cet instant seul le corps de Kaïla comptait pour moi. Son cœur battant à la chamade, sa respiration manquant des marches et sa voix. Cassée, froide, mais si elle … si celle que j’aime.

- Yume, tu... Je reste... Je reste avec toi, alors c'est bon.

Je ne voulais rien d’autre, je ne voulais qu’elle. Qu’elle reste à mes côtés, qu’elle soit avec moi qu’importe les épreuves. Je mettais trop sur ses épaules, je le savais mais en même temps … Je ne pouvais faire autrement. Ma vie n’était pas rose, bien qu’au début j’ai laissé mes responsabilités, une fois que nous nous sommes quittées tout cela est revenue au galop. Que ce soit le travail en tant que présidente, l’Arène ou Undai tout simplement … Cela faisait partie de moi, je ne pouvais faire autrement. Mais comment réagirais-je si elle me demandait de quitter Undai pour partir avec elle ? Cette question je l’ai toujours évité avant, mais maintenant c’est différent. Je partirai. Parce qu’il en est ainsi, parce que seule Kaïla forme mon bonheur.

- J'ai compris que... Te voir là-bas, dans un tel état... je n'ai pas pu... Je n'ai pas supporté, j'ai réalisé à quel point tu comptes à mes yeux, que... rien ne pourrait effacer ce qui nous liait, ce que nous avions vécu ensemble. J'étais tellement en colère, Yume... Tellement...

Je ne pouvais qu’en être heureuse, moi aussi … j’avais compris, du moins j’avais accepté cette réalité devant laquelle je mettais un mur. Mais maintenant c’était fini … pour combien de temps ? Je ne le savais pas, mais j’espérais le plus longtemps possible, ne serait-ce … qu’on nous laisse un peu de bonheur. Je ne demandais pas beaucoup, on ne pouvait pas aller faire chier d’autres gens ? Parce qu’il fallait le dire, notre parcours n’a rien de glorieux. Nous étions passées devant tant de chose, tant de temps … alors … laissez-nous.

- Mais ce n'était rien à coté de la haine envers les monstres qui t'ont fait cela... Plus jamais Yume... Plus jamais je ne t'abandonnerai de la sorte. Comment... Comment cela a-t-il pu arriver, hein ?

Je ne savais pas. Je ne pouvais qu’affirmer que cela avait été prémédité, ce n’était pas sur un coup de tête qu’on attrape quelqu’un de mon calibre, et même « le piège » qui m’a eu n’avait l’air d’avoir été destiné à quelqu’un d’autre que moi. Je me souvenais du métal froid qui m’écrasait, un champ magnétique également … Il y avait un souffle de matérialisation dans l’air ce jour là, je ne sais reconnaître la personne qui me la projetait, mais cela ne m’aidait en rien à savoir qui était les responsables. Une seule personne ? Non, ils devaient être plusieurs. Mais qui pouvait m’en vouloir, à moi ou à Ayame ? La terre entière.

- Tu es restée longtemps inconsciente, et je pense que tu auras du mal à digérer beaucoup de choses. Tu sais que t'as une nouvelle petite sœur sauvage ? Personnellement, elle me terrifie. Sans oublier le gamin bruyant, censé être ton frère... C'est vraiment du grand foutoir dans cette maison. Mais t'inquiète pas, je ne te laisserai pas vivre avec ces fous.

… Une sœur sauvage ? Le truc qui flottait dans le bocal là ? Je le savais oui, autant que pour son jumeau. Je n’en étais pas vraiment étonnée, j’avais eu la chance de contempler ces corps à mon dernier passage dans le laboratoire, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit des êtres imparfaits. Dans le sens, Ayame aimait le calme, jamais elle n’aurait créé une fanfare comme gosse … Akiha. Evidemment, ca y est, je ne me pose même plus de questions. Soupirant en me redressant, je passais ma main dans mes cheveux avant de me lever du lit. Passant devant Kaïla, je m’arrêtais dans mon mouvement pour venir caresser ses lèvres des miennes dans un chaste baiser. Doux. Content.

Debout au milieu de ma chambre n°2 parce que la n°1 est celle que je partageais avec Kaïla … Elle va revenir hein ? Oui. Elle n’avait pas le choix. Hum. Je me dirigeais vers ma garde-robe pour me trouver de quoi me vêtir … Est-ce seulement possible qu’il n’y ait que des uniformes dans cette armoire ? On dirait bien que … Non. Et ce non se marqua quand je sortis de là un jeans, un pull … hum. Suffisant. Enfilant le tout, je remontais le col en enfuyant mon visage dedans avant de tendre la main à Kaïla. Comprendrait-elle que je voulais un peu sortir ? Je ne sais même pas combien de temps je suis restée endormie … Trop.

- Sortons. J’ai besoin d’air … Tu viens avec moi n’est-ce pas ?

Elle n’avait pas le choix non plus puisque je lui attrapais la main pour la tirer à ma suite en dehors de la chambre, des appartements d’Ayame, des couloirs des dortoirs et des dortoirs tout court. Et c’est quand je suis arrivée dehors que j’ai pu enfin rependre une grande inspiration. Froid. Terriblement froid, j’en grelottais presque. Me collant ne serait-ce qu’un peu plus à Kaïla en lui lançant un regard, c’est en ne remarquant aucune réaction négative de sa part que je commençais notre marche vers … là-bas.

- Je suis au courant pour les jumeaux … Ils étaient dans le laboratoire d’Ayame la dernière fois. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils « arrivent » si vite … Et encore moins qu’ils soient imparfaits. Mais qu’importe … Comment ça se passe ici ? Toi ? Miri-Tan ? Yomi ? Ayame ? Akiha ?

Levant le regard vers sa personne, je lui quémandais du regard qu’elle me réponde. Je voulais savoir, savoir ce que j’ai raté en si longtemps d’absence … Parce qu’il fallait le dire, en une semaine, Undai pouvait éclater. Ah … Ouais, y avait aussi … Keitaro. Mais rien à foutre, il ne m’intéressait pas. Autant que les cons qui tournaient autour de nous. Les ignorants en m’engouffrant dans les couloirs, c’est en passant dans l’un de ceux-ci bondés que je m’arrêtais. « C’est Kurayami-San … Elles sont de nouveau ensemble ? » « T’as vu ? Elles font quoi ensemble ? » « J’ai entendu dire que Black … ».

- Silence.

Et cela fonctionna. Même les mouches arrêtèrent de voler. A compter qu’il y en ait. Hum.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 25 Sep - 16:23

Il était difficile de prévoir la suite des événements, la suite de notre relation. Nous n'étions qu'au début d'une réconciliation douce-amère aux tournures imprévisibles. Je pouvais être déjà heureuse que Yume ne m'a pas rejeté et qu'elle éprouvait la même chose à mon égard que moi pour elle. C'était... Je ne saurais le décrire avec des mots, c'était autant mitigeant que réjouissant. Il allait de soi que d'un coté j'avais peur qu'on se remette ensemble et qu'on se détruise une fois de plus avec des conséquences horribles. Évidemment que je ne voulais pas de cela, ce serait comme essuyer des erreurs sans jamais évoluer, sans jamais avancer pour mieux tomber à mi-chemin. Il était hors de question que cela se produise à nouveau, j’œuvrerai de mon coté pour que le « nous » fonctionne, je ferai des efforts afin de m'adapter à sa personne, quitte à devenir quelqu'un de plus autoritaire, à faire plus attention à elle et ainsi de suite. En espérant que cela soit suffisant.

- Sortons. J’ai besoin d’air … Tu viens avec moi n’est-ce pas ?

Un baiser doux, un sourire content, un mouvement anodin de la tête, des yeux brillants et me voilà finalement rougissante en comprenant à quel point j'étais préoccupée par notre relation allant jusqu'à ne pas voir qu'elle était à moitié nue. Riant jaune toute seule comme une idiote, je me raclais la gorge et me levais quand elle proposa une petite balade. Pour aller où ? Je ne savais pas, je n'avais même pas le temps de me poser la question que nous sortîmes main dans la main de sa chambre. Et mon avis dans tout cela ? Bah, ce n'était pas comme si j'allais refuser, au contraire, j'étais heureuse de pouvoir enfin quitter cette pièce oppressante dans laquelle j'ai fait ermite pendant près d'une semaine. Limite ma chambre me manquait. Non, elle me manquais terriblement ouais. Mais ce n'étaient pas les chambres que Yume visait, nous amenant en dehors des dortoirs, nous faisant traverser le parc pour nous faire mieux engouffrer dans le hall du bâtiment principal. Je ne daignais la contrarier, ce n'était pas comme si j'avais un but précis en tête. Si elle voulait se promener dans les couloirs, alors qu'il en soit ainsi, tant que je peux rester avec elle. Oui, tenir sa main, sourire à son encontre, sentir son aura grandiose remplie de douceur et non d'une haine meurtrière. En parlant de cela, je ne fais toujours pas confiance quant à Insane, mais cette fois-ci, au lieu d'ignorer sa présence et m'emporter quand elle apparaîtra, je comptais faire quelque chose avant que cela n'arrive. Oui, pour ce faire, j'allais imposer à Dead Master ma présence, jusqu'à ce qu'elle me donne une solution. Parce que ouais, je ne me voilais pas la face, seule je ne saurais rien faire contre cette entité massacrante. Il suffisait de regarder Miri -l'Alien de Undai- qui eut du mal à stopper la puissance de Yume. Je ne faisais guère le poids à coté, c'est pour cela qu'il fallait que je sois intelligente pour une fois et que je ne me base pas seulement sur la force. Il va de soi que je ne dirai mot à mon amie, sur mes intentions.

- Je suis au courant pour les jumeaux … Ils étaient dans le laboratoire d’Ayame la dernière fois. Je ne m’attendais pas à ce qu’ils « arrivent » si vite … Et encore moins qu’ils soient imparfaits. Mais qu’importe … Comment ça se passe ici ? Toi ? Miri-Tan ? Yomi ? Ayame ? Akiha ?

Arrivant dans les couloirs -au chaud-, j'écoutais sa voix résonner dans mes oreilles. Si froide, mais si nostalgique, même cela, ça m'a manqué terriblement. Non, je n'étais pas une sado-maso qui adore se faire traîner à gauche et à droite sans rétorquer tout en encaissant des paroles dignes de piques de glace. C'est juste que... Yume fut toujours un être froid, et pour rien au monde je ne changerais cela. Je l'aimais ainsi, c'est tout. Même si parfois, je dois avouer que son manque de tact détériorait le self-control dont j'essayais de faire preuve. Parce que ouais, elle avait du mal à encaisser des informations et de les appliquer par la suite. La preuve ? Je restais coincée sur sa question, surtout pour le dernier prénom. Devrais-je lui rafraîchir la mémoire quant à notre dispute d'il y a un peu plus d'un mois ? Je ne le voulais pas, mais en même temps... Non, stop. Je devais faire comme si de rien était, ne serait-ce qu'aujourd'hui. Nos retrouvailles ayant la place d'honneur dans mon esprit.

- Silence.

Mon sang se glaça tandis que je me figeais instantanément. Baissant timidement mon regard vers Yume, je la fixais avec une pointe d'étonnement rapidement suivie de quelques coups d’œil autour de nous. On nous fixait, je n'aimais pas cela du tout, je me sentais terriblement oppressée, non plus par « l'ordre » sortit de la bouche de ma chère amie retrouvée, mais bel et bien par ces yeux quelconques et le manque de mouvement nous entourant. Terrifiante, Black Rock Shooter. C'était donc cela qui me perturbait depuis son réveil à part sa froideur coutumière devenue beaucoup plus pesante. Elle a changé, elle est devenue davantage distante, si pas complètement antipathique. Même envers moi ? Vous pensez qu'il est évident de devenir un bisounours avec une personne que vous aviez méprisés quelques temps auparavant ? Non, c'est pour cela que je ne lui tenais rigueur sur ce point-ci. Par contre, le malaise était palpable donc, digne de moi-même, je me mis à rire nerveusement en mode je fais genre que c'est amusant, et rétorquais à Yume sous un ton de plaisanterie.

- Je dois me taire aussi ?

Ha...Ha... D'accord, ce n'était pas marrant. Donc, je ris, je ne ris plus. Je pousse un soupir déconcerté et je passe une main dans mes cheveux en mode putain de merde qu'est-ce que je fous là. Et ceci dura quelques trois secondes avant que je n'attrape la main de Yume et que je la tire loin des regards posés sur nous. Pour terrifier les autres, elle n'a pas pu faire mieux, bravo pour l'ambiance de plomb. Traînant ma chère Yume par la main dans les couloirs, je marchais à l'aveuglette avant de ralentir le pas dans le tournant d'un couloir, soupirant lourdement comme résignée. Descendant doucement mon regard vers celle qui m'accompagnait, je répondis finalement à ses questions, d'une voix neutre, presque ennuyé comme si je récitais une leçon, tout cela en marchant bien évidemment, sa main fermement tenue par la mienne.

- L'autre Charlotte n'est pas née, y a juste le gamin qui est sorti, me demande pas pourquoi. Et la fille, c'est Ren, le truc sauvage que Dead Master a ramené de là où on t'a trouvé... Genre le môme est lié à toi, en somme cela fait peur.

Lançant un coup d’œil à son encontre, je lui souris, sourire vite effacé sous son visage de marbre. Hm. On dirait que c'est une mauvaise idée que de lui rappeler cet épisode de sa vie, mais bon, je n'avais pas le choix si elle voulait savoir quoi au sujet de ses nouveaux frères et sœurs. Effrayant, sérieusement quoi. Soupirant lourdement pour la énième fois de la journée, je rapprochais mon visage de Yume et déposais un chaste baiser sur sa joue avant de poursuivre le chemin comme-ci de rien était. Pourquoi me sentais-je gênée à montrer des signes affectifs pour sa personne ? Peut-être était-ce l'habitude qui s'en est allée depuis le temps. Sans oublier que toute cette situation me mettait mal à l'aise. Enfin soit, poursuivons, poursuivons.

- Donc... Undai c'est Undai, tu n'as pas vraiment manqué grand-chose, Dead Master s'est occupée de l'ordre général en ton absence, donc on va dire que le monde n'a toujours pas explosé... Et évite de me parler de l'autre pute blonde, sinon Miri-San est repartie dans sa prison et Yomi, elle traîne quelque part avec l'autre con d’Ishinose. Et moi... Moi... La routine.

Resserrant sa main ne serait-ce qu'un peu plus dans la mienne, je sortis mon monologue d'une traite, avec quelques coupures au moment d'hésitation. Faut dire, si on regarde cela de plus près, il ne s'est rien passé d'extraordinaire pendant ces quelques jours, mais en même temps tellement... Cela dépendait des différents points de vue. Et ce qu'il en était de moi ? Je n'avais pas vraiment envie de lui conter le mois que j'eus en son absence. Bon ouais d'accord, vous allez me dire que c'est effectivement con de dire à son ex que j'étais déprimée pendant tout ce temps -enfin dans la mesure du possible. Bon, y avait aussi des moments moins noirs, mais étrangement je ne voyais guère d'intérêt à les lui révéler non plus. En somme, je ne savais pas trop quoi lui répondre, et que de mieux que de poser la question culte de la mort qui tue.

- T'as faim ?

Genre je posais cette question d'un air terriblement préoccupé, sauf que si on prend en compte que nous étions au dernier étage du bâtiment principal, j'aurais pu le lui demander quand nous étions au rez-de-chaussée. Bravo pour la vivacité d'esprit. Et pour finir, un soupir découragé et des escaliers qui attendaient impitoyablement quelque part au bout du couloir.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 25 Sep - 17:24

Les humains, je les détestais. Un court instant, je me suis mise à m’y intéresser, ne serait-ce que quand j’étais avec Kaïla. Mais depuis notre séparation, ma haine envers eux n’avait fait que se décupler, ils étaient tous si minables. Le moindre geste fait à mes côtés me dégoûtait, leurs paroles acérées n’étaient que nuisances à ma personne … Leur simple présence me gênait. Me dérangeait au point que je veuille les exterminer pour oser respirer dans la même pièce que moi. Le regard noir, je foudroyais la foule de mon regard, qu’ils continuent à me fixer ainsi et je les tue. Jusqu’au dernier.

- Je dois me taire aussi ?

Levant le regard vers Kaïla avec un pseudo air étonné, je la regardais rire. J’aurais aimé l’accompagner dans son euphorie, mais non. Ce … ça n’allait pas. Même sourire, je ne sus le faire à dire vrai et elle le comprit bien assez tôt pour finalement se racler la gorge et me tirer à sa suite. Fuyant les yeux qui nous perçaient, je me fis traîner jusque à l’étage. Je n’étais pas contre, tant qu’elle continuait à tenir ma main de la sorte, je voulais bien continuer encore et encore, qu’importe où nous allions. Tant que nous étions ensemble, loin des autres, cela m’allait. Oui, c’était ainsi. Fermant les yeux en laissant un micro sourire naître sur mon visage, j’avançais en regardant le sol. Les paroles des gens nous entourant ne vinrent plus jusqu’à mon ouïe, toute mon attention était focalisée sur une seule et unique personne. Kaïla … Celle à qui je donnais mes sentiments.

- L'autre Charlotte n'est pas née, y a juste le gamin qui est sorti, me demande pas pourquoi. Et la fille, c'est Ren, le truc sauvage que Dead Master a ramené de là où on t'a trouvé... Genre le môme est lié à toi, en somme cela fait peur.

Je ne daignais réagir. Trois donc. Était-ce sur cela que je devais m’arrêter ? Non, plutôt qu’Ayame a ramassé une chose qui, qui quoi d’ailleurs ? J’étais liée à elle ? Non, je ne comprenais pas, mais je ne voulais pas non plus m’avancer sur ce sujet, mon emprisonnement, ces douleurs incessantes, ma résolution à mourir, je ne voulais pas y penser. Trop tard puisque j’en parlais, mais je ne comptais approfondir mes pensées, préférant pleinement réfléchir au prénom qu’elle avait si bien prononcé. Charlotte … Ce n’est pas une marque de pomme de terre ça ? Et plus sérieusement, c’est quoi ce prénom ridicule ? Akiha. Bien entendu.

- Donc... Undai c'est Undai, tu n'as pas vraiment manqué grand-chose, Dead Master s'est occupée de l'ordre général en ton absence, donc on va dire que le monde n'a toujours pas explosé... Et évite de me parler de l'autre pute blonde, sinon Miri-San est repartie dans sa prison et Yomi, elle traîne quelque part avec l'autre con d’Ishinose. Et moi... Moi... La routine.

Ayame avait donc pris son travail au sérieux pendant mon absence, joie bien que j’avais déjà peur de retourner au conseil et voir le tas de paperasses sur lequel je devrais me plonger dans peu. La blonde, pute … Akiha oui. Hum. Et pourquoi Miri est partie ? Non, pourquoi est-ce que Yomi traîne avec Ishinose ? Non pas que je trouve ça étrange, mais c’est tout comme. Ces deux là ensemble ? Autant fermer l’école dès maintenant, sérieusement ?! Undai allait bien disait-elle ? Je n’étais pas du même avis sous ses paroles. Ca n’allait pas, ne serait-ce que pour Yomi. Pourquoi lui ? Ne disait-elle pas qu’elle méprisait quiconque à part ma personne ? Ce n’était pas de la jalousie, plutôt de l’incompréhension totale.

- T'as faim ?

Non, les perfusions m’ont suffi, merci. Et oui, je crevais de faim mais en vue de l’endroit où nous étions, je nous voyais mal descendre tous les étages pour aller chercher un pain. Bien que … un bon pain au curry, j’en bavais déjà rien qu’en y pensant. Au pire, il y avait un distributeur sur le toit, je pouvais toujours me ravitailler là haut à condition qu’il y ait quelque chose … Non ? Espoir, fais moi vivre. Mais avant d’aller là-haut …
M’arrêtant dans notre marche, je fis stopper Kaïla par la même occasion. J’avais besoin de ce petit quelque chose que je me devais de réclamer, ce besoin en moi grondant son impuissance en vue de mes futures actions, je devais satisfaire un désir que je tenais depuis plus d’un mois enfermé en moi … Qu’était-ce ?

Me posant devant sa personne, je montais sur la pointe de mes pieds pour venir embrasser sa personne. Non pas les chastes baisers que nous avions partagés depuis mon réveil, mais ceux que nous faisions avant où nos sentiments virevoltèrent dans cette passion interdite. Un baiser langoureux, une danse enflammée se jouait entre nos lèvres, je pressais son corps contre le premier mur montrant signe de présence, je posais ma main sur ses épaules en m’y accrochant telles des bouées avant de me reculer dans un petit soupir de satisfaction. Levant mon regard bleuté vers ses billes d’un rouge unique, je laissais un fin sourire naître sur mes lèvres avant de lui ronronner à l’oreille ;

- De toi oui ~

Lui faisant un petit clin d’œil en me reculant, je laissais mon regard détailler ses réactions. C’était à en mourir de rire, son petit air penaud, tout cela m’avait manqué et je le montrais. Ce n’était plus un visage inexpressif que je daignais lui présenter, mais bel et bien un sourire rayonnant, rempli de mon amour que je pouvais libérer à présent. Enroulant ma main dans la sienne, je la traînais à ma suite vers le toit, endroit où mon ventre pourrait être rassasié. Avec de la chance. Arrivant rapidement à l’endroit désiré, je me pointais devant la machine … à moitié vide. Ce que j’ai fait ? Je l’ai vidé. Non pas en mettant des pièces dedans, mais plutôt en envoyant une décharge dans le circuit de celle-ci pour qu’elle me sorte gratuitement ce que je désirais. Quoi, vous croyez sérieusement que j’allais payer pour de la nourriture déjà payée par Ayame ? Vous rêvez trop.
Emportant le tout dans mes bras, je demandais à Kaïla de nous trouver un endroit tranquille pour nous poser, une fois fait, ce fut les fesses sur le béton qui m’accueillit et … moi collée -comme un chewing-gum à la semelle d’une chaussure- à Kurayami. Son bras était mou … elle aurait grossi ? Pourtant ses seins … Hum.

Me levant pour venir me mettre sur elle, complètement, je posais mes mains sur sa poitrine en les tâtant. Plus gros ? Oui. Et ce fut un « O » que fit ma bouche tout en montrant mon étonnement ;

- Ils sont plus gros. Je les aime aussi comme ça … Et sinon, c’est quoi ce nom ? Cha…rlotte ? Et Ren ? C’est quoi cette histoire de liaison ? Et je suis contente. De te voir rire aussi bêtement qu’avant. C’était … mignon …

Me penchant sans détacher mes mains de sa poitrine, je lui adressais un doux baiser, sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 25 Sep - 20:02

Un truc n'a jamais changé avec Yume, elle était peu communicative. De là en découle le fait que je pouvais lui poser une question, et elle, ne me répondait que bien plus tard, genre comme ici, nous étions en marche vers le toit parce que madame ruminait ses pensées, allant jusqu'à ce que je prie pour que sa réponse soit négative. Seulement pour qu'on ne doive pas faire demi-tour et retourner tout en bas vers la cafétéria après tout ce chemin de fait. Enfin soit, je râle et je me plais mais finalement, je n'avais à le faire parce que Yume était là, à mes cotés, et si elle voulait, j'étais prête à la suivre jusqu'au bout du monde si tel était notre destination. Façon de parler certes, même si j'appréciais énormément qu'on s'éloigne des couloirs principaux bourrés d'étudiants et de leurs regards insistants, pour aller dans un lieu moins remplis. Du moins, c'est ce que je croyais avant qu'une main impériale ne m'arrête dans ma marche nonchalante vers une destination encore peu claire.

Moyennement agacée de me faire arrêter net dans ma marche, je tournais le regard feu vers Yume, me demandant ce qui lui prenait. Et je l'ai vite découvert, en y pensant... Je n'eus guère le temps de dire ou faire quoi que ce soit, que Yume s'approcha dangereusement de mon visage, tellement que je n'eus le temps d'un souffle avant que ses lèvres ne se posent sur les miennes. Doux, mignon... Pas du tout chaste comme ceux depuis son réveil en fait. Tellement pas que j'ai laissé un fin soupir -gémissement ?- traverser mes lèvres quand elle me plaqua contre un mur. C'était chaud, enflammé, passionnel, j'en... Cela m'a manqué terriblement, je n'avais que le goût amer d'une défaite et de la solitude en bouche depuis notre séparation, et là, c'était comme si tout cela brûlait dans le feu que me procurait ce simple vrai baiser. Yume... Comment, bordel de merde, comment ai-je fait pour nier tout cela jusqu'à son importance à mes yeux ?! Je ne le réalisais plus à cet instant. « De toi oui ~ » De moi...

En tout cas, ma réaction me rappela le pouvoir que pouvait exercer de simples paroles de la part de ma chère et tendre amie. D'ailleurs ces quelques petits mots furent suffisant pour que je passe du blanc/jaune -blanc cassé ?- à rouge tomate bien pivoine et que je détourne les yeux dans un semblant de fuite. Finalement, elle n'a pas tant changé que cela, je rectifie le tir d'avant. Fusillant sa personne parce que voilà, je tombais sur un visage souriant, et non son expression froide tachetée par quelques piques perverses bien senties. La voir ainsi, je n'ai pas pu m'empêcher de lui rendre son sourire, reprenant contenance et la laissant me traîner jusqu'au toit. Je ris même dans ma barbe -façon de parler hein, je ne suis pas poilue- sous le surplus d'émotions. Heureuse, gênée, mais vraiment comblée.

Arrivant sur le toit, il n'a pas fallu longtemps pour que je constate qu'il y avait tout de même quelques étudiants présents dans différents coins de l'espace ouvert. Soupirant lourdement, c'est avec curiosité que je vis Yume se charger des provisions, envoyant des chocs dans le courant pour que la machine fonctionne sans pièces. Devrais-je lui dire que je faisais cela aussi quand personne ne le voyait ? Non autant éviter de lui raconter mes bêtises, cela ne doit pas vraiment l'intéresser. Soit, soit, une place... J'en trouvais aisément une dans un coin, pas trop à découvert, mais pas trop dans l'ombre pour qu'on puisse profiter de la chaleur de la journée. Soupirant de contentement, j'eus un moment de recul avant que je ne me résigne à laisser Yume prendre place sur moi, me submergeant par sa chaleur, je fermais les yeux de plaisir. C'était calme, bon, tranquille. J'aimais. Du moins jusqu'à ce que je croise ses billes azurées et que ses mains viennent malaxer ma poitrine. Incrédule, je ne bougeais pas en état d'incompréhension.

- Ils sont plus gros. Je les aime aussi comme ça … Et sinon, c’est quoi ce nom ? Cha…rlotte ? Et Ren ? C’est quoi cette histoire de liaison ? Et je suis contente. De te voir rire aussi bêtement qu’avant. C’était … mignon …

Ha ? Un baiser, aller, c'est bon... Non ! Attendez, la fille est en train de me peloter ouvertement devant des yeux indiscrets et moi je me laisse faire ?! Non, bande de nazes, je ne suis pas une perverse, mais elle oui. Arrêt sur l'image, je... Rouge comme pas permis si c'était encore possible, je bafouillais un « Baka ! » bien audible avant d'abattre mon poing sur sa tête dans un « POC » distingué. Hors de moi... Non, gênée et digne d'un far rouge en pleine nuit, je me levais et la surplombais de ma position. Aïe... Peut-être que j'y suis allée avec un peu trop d'exagération ? Devrais-je m'excuser ? Et pourquoi donc ? C'était elle la perverse de la mort qui tue, je ne pouvais me laisser attoucher de la sorte hein. Bah non, évidemment que c'était inconcevable. Si ? Et puis merde. Je finis par soupirer lourdement, me pencher devant elle en mode je m'excuse et je grommelle un désolé à la va-vite. Reprenant ma place initiale, j'écartais les jambes et attrapais Yume par la taille afin de la caler dans une étreinte, ma tête sur la sienne. Le toucher... cela ne me dérangeait pas avec elle, cela ne m'a jamais dérangé, d'ailleurs si elle ne m'avait pas montré ce qu'était l'acceptation de ce contact, je n'aurais jamais connu le genre de moment que je vis à cet instant précis. Une étreinte, j'aime. Prenant une voix songeuse, je répondis enfin à ses questions, du moins, plus ou moins.

« Hmm... Ta perversité m'a manqué aussi, sais tu. » Je l'étouffais dans mon étreinte en riant, avant de relâcher la force exercée et poursuivis d'un ton égal « Charlotte, c'est un délire que j'ai malencontreusement lancée quand elles cherchaient des noms pour leurs choses. Parce que ouais, j'ai passé près d'une semaine dans les appartements de Dead Master... hum. Pour ce qui est de Ren, demande à la dirlo', elle saura mieux t'expliquer. De ce que je sais, c'est à cause de ce gosse que tu n'arrivais pas à te réveiller, genre elle t'a piqué ta matérialisation... un truc louche... ».

M'arrêtant sur ce constat, je laissais mon regard vaguer sur le ciel dégagé ou quelques nuages blancs gambadaient tranquillement sous des formes diverses. Paisible, le temps l'était, mon esprit l'était aussi. J'étais tellement bien qu'il était presque dérangeant que je m'attarde sur le sujet de Ren et les horreurs que j'ai vu dans cette usine à Kagoshima. Tant de sang, trop de sang, trop de peur et de haine. Non, définitivement, c'étaient des sentiments qui ne m'allaient pas mais que -malheureusement- j'ai apprivoisés et qui me collaient comme un gant. Certes, je ne tuerais sans doute pas une personne qui à mes yeux n'a rien fait de mal, mais dès que je lui trouverais une faute grave, je n'hésiterais pas. La puissance rendait-elle les gens tellement insouciants de la vie d'autrui ? Je le pensais, je le constatais de mes propres expériences. Secouant doucement la tête afin de gommer ce mauvais passage de mon esprit, je soupirais doucement en baissant ma tête, la tournant un peu sur le coté pour mieux voir le profil de ma chère amie.

- Dis Yume, est-ce que je t'ai m... Non. Je peux revenir dans ta chambre avec toi ?

Oui, conne que j'étais, j'ai failli lui demander si je lui ai manqué ne serait-ce qu'un peu quand elle finit par m'ignorer. Question qui n'avait lieu d'être en vue de notre position, là sur le toit, à deux, l'air heureuses. C'est pourquoi j'ai fini par la modifier, par une autre, plus primordiale. Non que j’aime passer pour squatteuse, mais notre relation se solidifierait sans doute plus facilement si nous retournions à nos habitudes. Et j'avoue que retourner dans ma chambre où je suis restée un mois à déprimer, cela me désolait au plus haut point.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 25 Sep - 20:54

Ces moments m’eurent manqués, être juste comme ça, sur elle, avec mes mains se baladant sur son corps, nos lèvres scellées et cette boule au ventre ne demandant qu’à être explosée. Je le désirais, je voulais ré-explorer son corps encore et encore pour me complaire à ces retrouvailles. Mais pouvais-je le faire ? Lui sauter dessus ainsi après ce que nous avions subi ? Oui, c’était nécessaire, récupérer nos habitudes pour ne pas être embrouillées. Je me savais changée depuis la dernière fois, j’avais agi durant notre séparation tel un spectre cherchant à se complaire dans les ténèbres. Ce jour là, avec Akiha, si Ayame n’avait pas été là pour récupérer ce qui était sien, que se serait-il passé ? Je le savais, mais je n’en dirai mot. Mon futur se lisait dans ses yeux, la seule qui comptait pour mon être froid et méprisable, c’était Kaïla. J’aurais eu beau chercher quelqu’un d’autre lui ressemblant, cela était impossible, elle était mon unique.

Tellement unique que je ne m’attendis pas à ce qu’elle me hurle dans les oreilles avant que son poing ne s’abatte sur ma tête. Mon visage s’est décomposé, passant de la stupeur, à l’étonnement pour finir sous la douleur. Je vous jure, si je n’avais été une élève d’Undai, je me serais fait fendre le crane par son coup. Tellement que la douleur résonnant dans ma tête me fit porter mes mains à ma blessure, geste anodin en espérant que la douleur parte de la sorte. Tombant à la renverse en même temps qu’elle se releva, j’ouvris un œil et je ... Bleu à pois verts, c’est mignon. Enfantin, mais mignon et ? Je peux toucher ? A votre avis, si Kaïla était un Esper et qu’elle savait lire dans mon esprit, combien de fois mourrais-je en trente secondes devant elle ? Tellement de fois que je ne comptais les compter. Profitant du spectacle avec un sourire pervers aux lèvres -je suis une obsédée quand je m’y mets, je l’assume-, je me redressais dans un fin rire alors qu’elle bafouilla une excuse à peine audible.

- Hmm... Ta perversité m'a manqué aussi, sais tu. Charlotte, c'est un délire que j'ai malencontreusement lancé quand elles cherchaient des noms pour leurs choses. Parce que ouais, j'ai passé près d'une semaine dans les appartements de Dead Master... hum. Pour ce qui est de Ren, demande à la dirlo', elle saura mieux t'expliquer. De ce que je sais, c'est à cause de ce gosse que tu n'arrivais pas à te réveiller, genre elle t'a piqué ta matérialisation... un truc louche...

Moi, c’était elle tout court qui m’avait manqué. Assise entre ses jambes, je me saisis du premier pain que je trouvais. Deux secondes plus tard, le deuxième paquet déjà ouvert, je l’écoutais tout en mangeant. Bon. Depuis quand la nourriture était aussi bonne ? Depuis que je me suis faite nourrir par des piqûres sans doute. Mais revenons plutôt à ses paroles et ce … Charlotte. Non mais pourquoi ? Moi qui avais cru vainement que cette idée venait d’Akiha, me voilà déconcertée de savoir que Kaïla pouvait trouver des noms comme ceux-là également. Moi, si on m’avait demandé un nom pour quelqu’un j’aurais dit « … » Quelque chose d’autre que Charlotte.
Mais une fois de plus, je m’attardais sur les détails, ce qui me dérangeait le plus était plutôt cette Ren. Voler ma matérialisation, cause du non réveil, elle parlait chinois là. Et oui, il n’y avait qu’Ayame pour m’éclairer sur le sujet. En revenant un peu en arrière, je n’avais remercié Kurayami d’avoir bravi le danger pour moi, c’était touchant. Touchant de se dire que celle qui disait ne plus vous aimer donnait sa vie pour la votre. Con, mais touchant. Tellement qu’en y repensant, je rougissais. Et encore, dire que Kaïla a été avec Ayame, c’est le comble. En sachant qu’elles s’entendent comme chat et chien, c’était un exploit de savoir Kurayami en vie … entière.

- Dis Yume, est-ce que je t'ai m... Non. Je peux revenir dans ta chambre avec toi ?

Aurait-elle peur de ma réponse sous sa question à moitié formulée ? Sans doute. Moi-même je n’osais la lui poser bien que des événements atténuants en disaient long sur ses pensées. Elle m’avait manqué, je l’ai pleuré, supplié qu’elle me regarde à nouveau. En vain. Une plaie ouverte dans mon corps qu’elle soigna d’un simple sourire, c’en était presque hallucinant. Ou débile. Autant que sa deuxième question, il allait de soi qu’elle pouvait revenir. Le simple fait de l’entendre me la poser me rendait presque exaspérée. Soupirant en levant un œil dans sa direction, je lui montrais mon mécontentement avant de venir lui répondre ;

- C’est normal non ?

A se demander à laquelle des questions je venais de répondre. Aux deux. Sans hésitation. Me reposant contre sa poitrine en mangeant mon quatrième pain, je laissais mon esprit vaguer à la quiétude des lieux. Revenir dans ma chambre, j’avais envie … d’autre chose. Aussi bête que cela puisse être, cela nous ferait du bien également, je crois. Mais accepterait-elle mon idée ? Non, je ne sais pas, peut être. Ou alors l’autre, la plus logique, mais la plus dérangeante également … Non, finalement restons en à ce que nous avions.

- J’irai voir Ayame … demain, ou après demain, ou encore après, après demain. Pour le moment je veux rester avec toi, seule.

Me retournant pour venir déposer un fin baiser sur sa joue, je restais couchée dans ses bras en fermant les yeux. Son parfum, il me réchauffait le cœur. Au point que j’en oublie de manger … ou peut être que c’était parce que je n’avais plus faim. Peut être aussi, mais en même temps … Plus je restais comme ça, plus je voulais autre chose. Une chose que je ne pouvais avoir ici, mais que je me permettais d’exécuter invisiblement. Passant ma main sous sa chemise loin des regards nous fixant, je caressais sa peau du bout des doigts. Chaud. Remontant jusqu’à sa poitrine, je titillais ce bout de chair grandissant à vu d’œil en restant dans ma position. Plus bas, j’avais envie d’explorer plus bas …

- Si nous ne dormons plus ensemble, comment vais-je faire pour te réchauffer la nuit ? Et puis même … Nous n’avons pas le choix … On a besoin l’une de l’autre … C’était difficile sans toi. Chaque jour était un pas de plus vers les ténèbres, Ayame ne m’y poussait pas, mais elle ne me retenait pas non plus. J’ai besoin de toi … Je ne veux que toi, Kaïla.

Descendant ma main vers sa jupe, je caressais sa cuisse en remontant légèrement mes caresses vers son sous-vêtement, allant jusqu’à titiller son intimité. Obsédée, je l’étais plus qu’avant. Faute d’être restée un mois non stop avec Ayame. Mais … C’était nécessaire. Pour moi, pour nous, pour elle.

- Je ne veux plus être séparée de toi … Je …

« Hey Ka-Chan ! Comment ça va ?! ». C’est quoi ça ?! Et ça c’était un mec qui se rapprochait de nous. Retirant mes mains en me redressant pour fusiller la chose de mes pupilles enflammées de haine, je dévisageais la chose se trouvant devant moi. « Ka-Chan » ? C’est quoi ça ?! Qui est-ce ?! Jalouse ? Possessive. Grinçant des dents en laissant l’homme approcher, je le regardais de haut en bas avant de l’ignorer royalement quand il me salua. Qu’il parle seulement, je n’avais guère du temps à perdre avec ces ordures d’humains.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 25 Sep - 21:53

Je ne saurais dire si j'attendais vraiment une réponse de sa part quant au fait de squatter sa chambre, notre chambre. Certes, si elle me répondait négativement, je l'aurais mal pris, mais j'aurais quand même fini par prendre mes aises chez elle jusqu'à ce que cette pièce devienne un « chez nous ». Ce n'était que pour détourner son attention sur autre chose que j'eus balancé cette idée à l'arrache entre deux respirations. Quoi qu'il en soit la réponse se fit vite comprendre, premièrement sous un regard mécontent de sa part que je pris vraiment en mode « désolée mais je n'ai pas pu m'en empêcher haha » pour finalement hocher de la tête quand elle prit la parole, comme-ci par ce geste je lui répondais positivement à ma propre question. Ouais, à se demander pourquoi je la posais au final, mais soit, si je continue à déballer mes ressentis sur ces quelques paroles échangées, vous vous verrez dans une boucle d'idées qui se répètent pour débouler sur la même conclusion.

- C’est normal non ? 

Oui, c'est normal. Un fin sourire vint se former à la surface de mes traits, montrant largement mon contentement de la situation. Si le monde s'arrêtait maintenant, je n'aurais rien contre cela, j'en serais presque heureuse, me disant qu'à cet instant précis, je venais de retrouver quelque chose qui m'eut manqué, qui me fut arraché sans pitié pour m'être plus joliment restitué dans une douceur monstre. « J’irai voir Ayame … demain, ou après demain, ou encore après, après demain. Pour le moment je veux rester avec toi, seule. » Je n'avais rien à redire sur cela. Je comprenais, étrange que cela puisse l'être, moi non plus, je n'avais envie de reparler de ce fameux épisode horrible de notre vie. Et encore, je n'étais là-bas qu'en tant que soldat armé jusqu'aux dents tuant sans relâche tout humain posant son pied à dix mètres de ma personne, ce n'était rien à coté du rôle que Yume eut jouée là-dedans. Personnellement, si j'étais à sa place, si j'avais son caractère, je ne voudrais y repenser, ni le revivre, ni en parler. Par contre, si un jour elle voudrait relancer le sujet avec ma personne, j'y ferai face, mais pas avant. Non, je ne serai celle qui engagera la conversation sur un sujet difficile. Je l'ai fait une fois, et cela nous a mené à une séparation brutale, je ne referais plus les mêmes erreurs, même si les conséquences ne seraient pas aussi terribles. Prudente. Oui, je suis devenue une suicidaire prudente. Trop con dit comme cela.

- Si nous ne dormons plus ensemble, comment vais-je faire pour te réchauffer la nuit ? Et puis même … Nous n’avons pas le choix … On a besoin l’une de l’autre … C’était difficile sans toi. Chaque jour était un pas de plus vers les ténèbres, Ayame ne m’y poussait pas, mais elle ne me retenait pas non plus. J’ai besoin de toi … Je ne veux que toi, Kaïla.

Chaud, j'avais terriblement chaud. Enfin autant que j'étais rouge. Ouais, définitivement c'est clair, je n'avais plus l'habitude d'être aussi ouvertement attouchée par qui que ce soit, même par sa personne. Et il va de soi que ma pudeur maladive est revenue au galop, en fait, la seule progression que j'eus fait, c'est que son toucher ne me dérangeait plus, ne me dégoûtait pas peu importe le temps que nous ne nous sommes pas vues. Mais bon là, ce n'était pas que sa main baladeuse qui me mettait mal à l'aise, mais imaginer seulement que quelqu'un nous voie, c'était... Je-rouge-être. Serrant les dents en frémissant sous sa caresse, je fermais les yeux en me retenant de hurler, de me lever, et de lui faire une scène en mode bafouille totale trop ridicule. Fichue femme perverse... était-il juste possible que... Non, non, non ! Elle n'allait tout de même pas me toucher là-bas ?! Eh ben si, on dirait que oui. Me mordant la lèvre inférieure, je ne bronchais plus, rouvrant les yeux quand sa main toucha un point sensible, je jurais entre les dents, essayant en vain d'attraper sa main baladeuse et trop -terriblement trop- insistante. Bon sang ! Sérieux, je ne m'attendais pas à ce qu'elle... cela. Comme ça. Aucun tact, je vais la trucider.

- Hey Kaï-Chan ! Comment ça va ?!

Je sursautais tandis que les mains de Yume disparurent comme par enchantement et que tout son poids se redresse pour faire face à celui qui l'eut dérangé. Parce que ouais, personnellement, j'en étais quand même soulagée qu'il y ait cette interruption. Car faut le dire, je n'oserais l'interrompre moi-même, mais je me sentirais tellement mal à l'aise sur ce fichu toit dans une telle position que... que voilà. Me raclant la gorge, je profitais de ce moment pour reprendre contenance, gratifiant le nouvel arrivant d'un sourire amical et d'un poing serré à son encontre en mode salut. C'était une technique que nous avions trouvés sans que le toucher ne me dérange pas, vu qu'il n'y avait pas vraiment de contact. Et de qui s'agissait-il ? Giso, un camarade de classe avec qui j'ai traîné après ma séparation dans différents coins de Undai pour fumer de l'herbe et d'autres trucs assez plaisants dont je ne connaissais les composants. Quoi qu'il en soit, c'était une personne de bonne compagnie qui allait jusqu'à m'arracher la moitié du visage dans l'Arène pour qu'on teste la nouvelle technique de la mort qui tue. Oh ! En y pensant, il serait sympa que Yume voit ma maîtrise du métal. Enfin, je trouverais cela intéressant, après elle était un ancien prof particulier très exigeant, donc bon.

- Yo Giso, ça roule, faudra que tu me passes tes notes hein.

Et là nous partîmes d'un rire général en mode moqueur. Parce que ce mec, ce n'était pas pour rien qu'il est devenu mon pote, il séchait autant que ma propre personne, si pas plus. En somme, ce n'est pas lui qui va compléter les trous dans les cours que j'ai manqué depuis le début de la semaine dernière. Mais tant que nous y sommes ! Souriant, je tournais la tête vers Yume et commençais à parler voulant lui présenter Giso « Yume, je te présente... » Et sur ce, mon sourire se figea pour se perdre quelque part au fond de ma gorge quand j'ai croisé ses yeux azures. Quoi ? On m'explique pourquoi tant de haine émanait de sa personne ? Parce que là, je sèche... Jeu de mots ha ha... Ha. D'accord... Me raclant la gorge pour la énième fois de la journée, je passais ma main dans les cheveux avant de me lever, tendre une main vers ma chère amie pour qu'elle fasse de même et dire à Giso de disposer. « On se voit plus tard, au pire tu m'appelles. » Et sur ce, je tirais Yume à ma suite, un lourd soupir traversant mes lèvres.

- Tu sais faire des choses pas nets, cela m'a... hum... dans le sens... hum... depuis le temps que je n'ai... Enfin, ce n'est pas un endroit pour le faire.

Tranchant sur cette conclusion, j'ouvris la porte métallique menant vers les étages inférieurs et descendis les escaliers, prenant soin à ce que sa main reste toujours au chaud dans la mienne. Je n'étais pas perverse, Yume l'était. L'était encore plus, j'avais l'impression. Mais ce qui me chiffonnait davantage que ce premier point, c'était sans doute son aversion envers les autres, il ne fallait qu'à regarder son comportement vis-à-vis de Giso. Étrange, mais une fois de plus, je ne me risquerais pas à le lui reprocher le premier jour de nos retrouvailles. Passant devant les classes -certaines occupées d'autres non- je jetais un coup d’œil par la vitre de l'une d'elle pour me heurter au cours d'anglais donné par une folle meuf aux grosses cernes noires. Un vrai panda... Et sinon, tournant la tête vers Yume, je lançais mon idée à la va-vite, idée qui a jailli dans mon esprit soudainement.

- Quoi qu'il en soit, essayons d'être mieux maintenant. Cela te dirait de suivre les cours avec moi, après tout, tu es aussi en Terminale donc... ?

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Mer 25 Sep - 22:28

Haine. Je la ressentais en moi, brûlant de mille feux dans mon corps, souillant ce moment de bonheur par l’intrusion de … ça. Un être vile et fourbe, un gamin sorti de nulle part prenant trop ses aises en compagnie de mon amie. Je n’appréciais pas, et je le fis comprendre malgré moi en foudroyant la scène des yeux. Qui était ce gosse ? Un mec de la classe de Kurayami, je me souvenais de sa tête, un abruti né se trouvant constamment dans la liste noire des pires élèves d’Undai. Un drogué malfamé qui osait user de ses mots impurs pour fourvoyer celle que j’aimais. Un massacre, je voulais en faire un, surtout quand Kaïla s’approcha de ma personne pour me présenter sa chose.

- Yume, je te présente...

Je n’avais pas envie qu’elle me présente. Et elle le comprit d’elle-même sous le regard noir que je lançais au détritus qui se tenait à côté d’elle. Il la salissait rien qu’en posant ses yeux sur son corps. Si je ne m’étais pas faite tirer vers je ne sais où, je lui aurais rentré dedans, cramer, arracher son sourire trop amusé, trop attiré par ce qui était mien. Malade. Je l’étais, malade d’elle. Je ne pouvais me permettre de la perdre, une fois de plus. Surtout pas en me la faisant voler par un débile profond comme ce fameux Giso, si joliment prononcé entre les lèvres de mon aimée. Restant silencieuse en me faisant haler vers les étages inférieurs, je ne disais mot. C’était pesant, pourquoi notre moment intime sur le toit devait-il finir de la sorte, pourquoi ne pouvions-nous pas être heureuses plus d’une heure ? Parce que nous étions à Undai ? Je refusais cela. Je faisais partie d’Undai, Undai faisait partie de moi, j’avais le droit de choisir si oui ou non, je voulais être heureuse. Le corps froid, sans expression, je m’arrêtais quand la voix de Kurayami vibra tel un écho dans le couloir dans lequel nous étions ;

- Tu sais faire des choses pas nets, cela m'a... hum... dans le sens... hum... depuis le temps que je n'ai... Enfin, ce n'est pas un endroit pour le faire.

Ce qui veut dire que si je trouve un autre endroit plus potable pour le faire, on continue là où nous nous étions arrêtées ? Douce rêverie que je ne me permettrai de dire, préférant largement me complaire dans ma nébulosité. Fermant les yeux en me repérant aux pas de mon amie, je la suivais sans mot jusqu’au premier étage où elle s’attarda devant une classe. Faisant de même, je regardais ce qu’il se passait à l’intérieur avant de poursuivre mon chemin. Une prof avec une batte, quoi de plus normal pour cet asile de fou.

- Quoi qu'il en soit, essayons d'être mieux maintenant. Cela te dirait de suivre les cours avec moi, après tout, tu es aussi en Terminale donc... ?

Essayait-elle de conforter la noirceur qui émanait de mon être ? Elle l’avait réussi en la changeant en surprise. Aller en cours, avec elle ? C’était … à réfléchir. L’idée en elle-même ne me dérangeait pas, au contraire, en agissant de la sorte je serai au moins persuadée qu’elle irait en cours. Mais en même temps, me retrouver dans une classe avec des déchets n’était pas plaisant. Et j’avais mes responsabilités en tant que présidente également, et l’arène et Undai tout court. Mais en même temps … Je pouvais être encore plus avec Kaïla. Quand … avant, on ne se voyait pas tant que ça, du moins il y avait des semaines ou c’était uniquement entre dix-huit heures et cinq heures du matin qu’on se voyait. En comptant que Kaïla avait besoin de ses neuf heures de sommeil, il ne nous restait pas grand-chose. Pas du tout même. Accepter, ne pas accepter ?

- Parfois … Le plus possible. J’essayerai d’être le plus possible avec toi … Ca va être étrange, mais pourquoi pas. En y pensant …

En y pensant j’avais moi aussi une idée que je n’avais soumis plus tôt, la trouvant peut être déplacée. Mais en même temps, qu’elle le soit ou non, je n’en avais que faire. Autant voir comment elle réagirait à cela. Toussotant en sortant du bâtiment principal pour me heurter à la fraîcheur de l’extérieur -ne dit-on pas qu’il fait plus froid en haut qu’en bas ? Alors pourquoi ai-je plus froid en bas ?- je me recroquevillais sur moi-même en me collant à Kurayami qui semblait … si chaude.

- On pourrait vivre aussi en dehors d’Undai … une maison secondaire, pour qu’on puisse se retrouver seules … uniquement ? Un petit appartement … ou même quelque chose de très petit … Hum.

Je ne sais pas. Moi cela me plairait, mais il y avait des complications à cela également. Et cela s’appelait Dead Master. Mais en même temps, qu’elle soit contre ou non, je n’en avais que faire. J’aime me mentir, mais je trouverai un moyen pour que ça aille selon l’envie de Kaïla. Au pire des cas, je ferai pression sur notre chère directrice en utilisant sa femme non ? La bonne blague. Mais non, l’idée en elle-même me plaît.
Prenant la main de Kaïla pour nous téléporter dans ma chambre -la bonne-, j’atterris avec aise sur mon lit. Pourquoi nous téléporter si évasivement ? Tout simplement parce qu’au loin, une tête blonde pointait son nez près de l’entrée et je ne crois pas que Kaïla aurait apprécié de la croiser. Autant que je ne dirai plus son nom devant elle, quitte à l’appeler « Géraldine » … C’est ce Charlotte qui m’est resté en tête. Passons.

- Ce serait chouette non ? Toutes les deux …

M’avançant à pas de loup vers mon aimée, je la pris dans une étreinte avant de la faire basculer en arrière pour que l’on se retrouve sur le sol, elle sur moi, oppressant son corps de son poids. Elle n’était pas lourde, et j’aimais quand elle était comme ça. Resserrant mon étreinte en enfuyant ma tête dans son cou, je soupirai d’aisance. Kaïla Kurayami … Je l’aime.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Jeu 26 Sep - 21:28

L'espérance fait vivre dit-on, personnellement j'y ai cru pendant longtemps, d'abord espérant qu'un jour je pourrais voir le monde extérieur, ensuite croyant dur comme fer que Undai changerait ma vie en mieux, pour finalement prier au fond de mon âme que Yume me revienne. L'espoir, j'en avais en posant la question, j'attendais une réponse qui ne décevrait pas le souhait que je nourrissais de l'avoir en cours. Il va de soi que je ne m’acharnerai pas si elle disait non, qu'elle n'avait pas le temps et ainsi de suite, après tout, Yume état une personne occupée et croulante sous ses responsabilités, ce ne fut qu'un souhait égoïste de ma part. Pourquoi ? Parce que j'aurais vraiment voulu qu'elle assiste aux cours avec moi, qu'elle me donne les réponses pendant les contrôles et qu'on fasse des bêtises si l'enseignant serait chiant, sans oublier le fait que je me sentirais terriblement bien l'ayant à mes cotés plus que quelques heures volées par-ci par-là en une journée. Effectivement, je voulais rattraper le temps perdu, solidifier celui qui nous serait donné à présent, la voir plus souvent...

- Parfois … Le plus possible. J’essayerai d’être le plus possible avec toi … Ca va être étrange, mais pourquoi pas. En y pensant …

Cela était suffisant pour que je saute au plafond de bonheur. Elle acceptait ! Sérieusement, je m'attendais à plus d'effort pour parvenir à l'avoir ne serait-ce qu'un jour par semaine dans la même classe que moi, et ce toute la journée. Mais on dirait que l'idée ne lui déplaisait pas tant que cela, ou du moins, elle voulait tout simplement me faire plaisir allant jusqu'à accepter tout ce que je demandais. Était-ce vrai ? Je n'en savais rien, je tenterais de lui demander un truc complètement barge dans un futur proche, et si elle dit « oui », j'aurai ma réponse. Mais peu importe pour le moment, j'étais aux anges, c'était bizarre ouais, mais j'étais heureuse pour si peu. Évidemment, la suite de sa phrase ne m'échappa pas non plus, curieuse que j'étais, il va de soi que je lui donne toute mon attention, attendant patiemment qu'elle s'exprime à l'aide de monosyllabes caractéristiques à sa personne. Ouais, d'accord, j'avoue, j'ai presque oublié qu'elle n'a pas fini de parler quand nous sortîmes à l'extérieur et qu'elle vint se coller à moi avec tant d'insistance que cela me rendait tout étrange. Sérieusement quoi, comment ai-je pu perdre cette faculté de rester neutre quand elle m'attouchait ? Bah...

- On pourrait vivre aussi en dehors d’Undai … une maison secondaire, pour qu’on puisse se retrouver seules … uniquement ? Un petit appartement … ou même quelque chose de très petit … Hum.

Quoi... ? Hein ?! Elle vient de dire quoi là ? Je crois que j'ai mal entendu sur le coup, parce que c'était trop fou pour sortir de la bouche de Black Rock Shooter. Tellement trop que je restais incrédule sous ses mots, la fusillant du regard comme si elle était tombée sur la tête après une chute mortelle. Elle... Voulait une maison avec moi en dehors de Undai ? Ha... Ha. Si elle se foutait de ma gueule, c'était une blague de mauvais goût. Mais en vue de son air, je dirais qu'elle y pensait sérieusement, tellement que je blanchis tandis que mon cerveau se mit en marche à cent à l'heure. Ouvrant déjà la bouche pour lui répondre, je me fis stopper dans mon avis de penser à haute voix quand je sentis un tiraillement et qu'une fraction de seconde plus tard, nous nous retrouvions dans sa chambre des dortoirs. Prise au dépourvu d'un saut si brusque, j’atterris les genoux pliés sur sa moquette puis me relever, ayant juste le temps d'ouvrir les yeux avant qu'elle ne me tire vers elle et que nous ne tombions pas à la renverse, elle sous mon corps.

- Ce serait chouette non ? Toutes les deux …

Riant légèrement à ce geste qui m'eut surpris, mais aussi parce que son souffle chatouillait mon cou et que c'était mieux que je rie plutôt que je frissonne, je finis par reprendre contenance, prenant appui sur mes bras tendu, les mèches de mes cheveux sombres encadrant son visage pâle. Son corps chaud contre le mien, je plongeais mon regard de feu dans ses billes bleutées, sourire aux lèvres. Une seconde, peut-être deux, et je n'ai pas pu m'empêcher de lui montrer toute la joie que sa présence et son idée m'inspiraient, sous un baiser langoureux. Détachant mes lèvres des siennes pour reprendre du souffle, je restais dans la même position pour parler, exprimant mes envies d'un air joyeux.

- Ce serait merveilleux. Les deux, que tu viennes en cours avec moi et qu'on aie une maison quelque part à Kyoto. J'avoue que tu m'as surprise avec cette idée.

Lançant un clin d’œil à son encontre, je roulais sur le coté pour me retrouver dans la même position qu'elle, le regard rivé vers le plafond. Attrapant sa main dans la mienne, un sourire flottant sur le visage, je réfléchis à cette idée plus en profondeur. Nous vivant ensemble, ailleurs. Je n'y ai jamais pensé, l'idée que Yume ne puisse quitter Undai était trop encrée dans mon esprit. Pourtant, ce serait tellement bien, non pas seulement pour faire chier Dead Master, mais aussi pour qu'on se sente mieux à deux, sans craintes pour notre intimité, juste nous deux, seules, dans un lieu, à nous. Rien qu'à y penser, j'avais des étoiles plein les yeux. Mais bon, à coté de cela, je ne me voilais pas la face, il y avait des complications dont j'étais certaine que Yume connaissait le contenu, mais que je voulais partager quand même avec elle ces obstacles.

- L'idée est géniale, mais Dead Master ne sera du même avis, elle ne voudra pas te laisser quitter Undai aussi facilement. De plus, les étudiants ne peuvent résider ailleurs qu'à Undai pendant leurs années d'études... Ouais bon, après le règlement et moi... Faisons-le quitte à entourer notre petit appartement de bombes atomiques pour empêcher cette folle de directrice d'y pénétrer.

Riant à cœur joie sous cette pensée, genre la voir exploser en mille morceaux serait plaisant, je déposais un chaste baiser sur la joue de Yume et me tournais sur le coté pour avoir son profil en ligne de mire. Tendant ma main vers son visage, je caressais la courbe de ce dernier du bout des doigts, prenant plaisir à ce simple contact frivole mais que je n'eus la possibilité de sentir depuis longtemps.

-Tu as des grandes idées en tête, Yu-me-Chan ~

Soufflant ces quelques mots à son oreille, insistant bien sur son prénom, je mordillais son lobe, ma main posée sur son ventre, suivant les mouvements de sa respiration. Rien ni personne ne pourra nous enlever ce moment unique de tranquillité. Je ne laisserais personne interrompre ma main se faufilant sous son pull, sur sa peau. C'était... indescriptible de sentir sa peau douce et chaude sous ma main, je n'étais pas perverse, mais sur le coup, je me délectais de ce toucher innocent. Yume m'a tellement manqué que je tuerai pour rester ainsi, figées dans le temps dans une étreinte chaleureuse.

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MessageSujet: Re: Mon réveil, l'histoire d'une nouvelle vie -encore-   Jeu 26 Sep - 22:10

Mon idée pouvait être saugrenue, mais en même temps, ce serait tellement parfait pour nous. Qu’Ayame vienne rechigner ou non, je ne prendrai pas compte de son avis sur le coup. Qu’elle essaye seulement de m’arrêter et … et je ne sais pas, mais j’arriverai à la convaincre. Du moins, peut être pas tout de suite, mais c’était tout de même un projet qui me tenait à cœur. Le règlement disait que les élèves ne pouvaient séjourner en dehors des murs d’Undai, mais je n’étais pas n’importe qui non plus, je traversais le monde pour la directrice, je restais parfois un long mois loin de Undai pour accomplir les missions quémandés par sa personne, alors qu’elle ne me dise pas que trois jours par semaine, je ne puisse vivre en dehors de cette prison dorée. Un doux rêve hein ? Les chances étaient infimes pour qu’elle accepte, et demander à Akiha ne serait pas de tout secourt non plus. Quand Ayame avait une idée en tête, il était difficile de la faire changer d’avis, quasiment impossible à dire vrai. Mais une fois de plus, je n’étais pas n’importe qui. Et ne serait-ce que pour le bonheur de Kaïla, je combattrai pour ce rêve.

- Ce serait merveilleux. Les deux, que tu viennes en cours avec moi et qu'on aie une maison quelque part à Kyoto. J'avoue que tu m'as surprise avec cette idée.

Autant qu’elle. Elle était merveilleuse, ce doux baiser qu’elle me donna me réchauffait le cœur. C’était dérangeant de penser de la sorte alors qu’il y a peu, je ne la voyais plus que comme le reste de la populace. Du moins, j’essayais de faire ainsi, d’éviter de remarquer sa présence trop omniprésente dans ma vie. D’ailleurs, ma chambre n’a pas du tout changé depuis son départ, ses affaires étaient toujours à la même place, comme si jamais, nous ne nous étions quittées. A dire vrai, je séjournais que rarement dans cet endroit rempli de souvenirs lors de notre séparation, me complaisant plutôt à l’extérieur ou encore dans les appartements d’Ayame, si pas jusqu’à aller dormir dans le sofa se trouvant dans son bureau.

- L'idée est géniale, mais Dead Master ne sera du même avis, elle ne voudra pas te laisser quitter Undai aussi facilement. De plus, les étudiants ne peuvent résider ailleurs qu'à Undai pendant leurs années d'études... Ouais bon, après le règlement et moi... Faisons-le quitte à entourer notre petit appartement de bombes atomiques pour empêcher cette folle de directrice d'y pénétrer.

Nous le savions toutes deux, mais j’étais déterminée. Et quand je veux, j’ai. Une notion que j’ai dû apprendre en tapant des poings sur autrui, mais cela fonctionnait assez bien que j’arrive toujours à atteindre mes buts fixés. Sourire aux lèvres en fermant les yeux quand sa main caressa mon visage, je laissais une fine mine songeuse se dessiner sur mes traits sans me départir de ce sourire à moitié invisible, mais bel et bien présent. Kaïla … Comment ai-je pu ? Insane. Je ne voulais pas y penser, de peur qu’elle se réveille à l’appel de son nom dans mon esprit. Je ne comprenais pas vraiment comment celle-ci apparaissait, tantôt sous la tristesse, tantôt sous la contrainte … Était-ce mes sentiments forts qu’elle faisait parler ? Une nuisance. Kaïla était une nuisance pour elle. Tandis que sans Kaïla, ma vie était désolation.

-Tu as des grandes idées en tête, Yu-me-Chan ~

Et je frissonnais, laissant mes idées macabres au fond de mon esprit pour me plonger pleinement vers la personne qui m’était destinée. Me rapprochant de sa personne, je levais son menton pour venir capturer ses lèvres dans un doux baiser chaud. C’était chaud, et mes mains se glissèrent en dessous de son vêtement, caressant avec délicatesse sa peau. J’avais envie d’elle, mais pouvais-je ? Pouvais-je franchir ce pas, cela ne démontrerait-il pas que rien ne s’était passé durant notre séparation ? Effacerais-je cela avec tant d’aisance après ce que nous avions subis ? Masquerais-je la peine en agissant de la sorte ? Le contrariais-je ? Je n’en avais que faire … Je voulais retrouver TOUT ce que j’avais perdu. Me collant à sa peau en déposant des baisers papillons dans son cou, je glissais mes mains avec plus d’avidité sur son corps, remontant jusqu’à sa poitrine que je libérais du tissu qui la compressait. Allant même jusqu’à lui retirer sa chemise en l’enjambant, me posant sur elle en la surplombant de mon regard olympien.

Déshabillant sa personne en ôtant moi-même mon T-shirt, je me collais à son corps, le caressant de celui-ci en lui arrachant mille et un frissons sous mes gestes et mes baisers enflammés. Descendant jusqu’à sa poitrine, je m’attardais dessus, tellement gros, tellement doux, tellement miens. Et ses soupirs, je ne pouvais que m’en réjouir … Kaïla, cette femme, je l’aimais, terriblement. Au point que je n’hésitais plus un seul instant et que je l’emporte dans une danse enflammée, que je fasse de son corps étreinte à la jouissance, que mon souffle réveille ses sens en enflammant ses propres désirs. Je n’étais pas avide de sexe, j’aimais juste le partager avec celle à qui je vouais ma vie. Un baiser chaud entre ses cuisses humides, des vas et vient incessants, tantôt doux, tantôt plus rapides, des gémissements tels des intempéries et je la laissais se arquer sous mes derniers mouvements. Délicat, douce, au point que je vienne la prendre dans mes bras pour la poser sur mon lit … Elle et moi. Nous revoilà.

END

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