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 Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement

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Miri Okugi

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MessageSujet: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 31 Aoû - 0:01

Un matin comme les autres me direz-vous ? Et bien non ~ Tout commença hier à dire vrai, lorsque Kaïla-Chan est venue se plaindre sur le comportement de Yume-Chan, et que celle-ci après sa crise de larmes s’endormit sans plus tarder dans mes appartements. Sous la gentillesse de Yomi-Chan, celle-ci fut conduite dans ma chambre … Résultat des courses ? Je n’avais plus que le divan pour passer la nuit ~ Et encore, si j’avais été seule, j’aurais pu trouver cela confortable, mais pour une raison que je ne connaissais toujours pas, j’avais une autre invitée. Non pas déplaisante, mais pour une fois … J’aurais tant aimé qu’elle ne soit pas là. Me réveillant donc avec une masse collée à mon corps, je poussais légèrement mon élève pour me lever. Dure, la nuit fut laborieuse, tellement que j’en avais des courbatures. Non, cela n’était pas dû à mon âge, mais bel et bien à cet enfant qui m’eut utilisé comme matelas pour dormir. Soupirant silencieusement en me dirigeant vers ma chambre, je passais à pas de loup à côté de mon lit pour rejoindre ma garde-robe. Trouvant mon habit du jour, je quittais la pièce sans mot dire. S’était-elle réveillée sous mon passage ? Non, après tout je suis invisible ~

C’est après cette périlleuse aventure que je me délectais finalement sous une douche bien méritée, craquant mon corps dans tous les sens pour me remettre en place. Fatiguée. J’étais vannée.  Sortant de l’eau, je me séchais à mon aise et enfilais mon habit. Ce n’est qu’une demi-heure plus tard que je ressortis de la salle de bains, fraîchement vêtue d’un Kimono clair, passant le salon pour rejoindre la cuisine, je fis couler le café avant de retourner là, où se trouvait mon lit de fortune … ainsi que Yomi-Chan ~ Me rapprochant de son corps, je m’accroupis devant elle avant de déposer mes lèvres sur sa joue, un doux baiser que je me plaisais à lui accorder ~ Le savait-elle seulement que je « souillais » son corps de la sorte ? Non, bien évidemment que non ~ Sinon depuis longtemps je ne serai plus ici, Hum ~

- Miri … Alien.

Levant un sourcil sous l’étonnement, je laissais un fin rire traverser mes lèvres alors que mes yeux se levèrent sur l’horloge trônant sur l’un des murs. Douze heure … Encore heureux qu’aucune des étudiantes présentes dans mes appartements n’avait cours en ce jour ensoleillé. Non pas que cela me dérange qu’elles soient encore endormies alors que cela faisait à peine une heure que j’étais réveillée, mais disons qu’en connaissant le caractère de ma chère Yomi-Chan, depuis longtemps elle aurait crisé en disant que j’étais inutile et que, malgré ma puissance, j’étais une incapable ~ Est-ce que ces mots me blessaient-ils ? Nullement ~

- Devrais-je préparer le petit-déjeuner ou plutôt le déjeuner ? ~

« Le déjeuner, il est passé midi là. » Me retournant vers la jeune fille qui se dirigeait vers moi, je la gratifiais d’un sourire amusé avant de me diriger vers mon frigidaire alors qu’elle prit place sur une des chaises trônant la cuisine. S’étalant sur la table telle une masse, c’est dans un petit rire de ma part que je sortis les ingrédients dont j’avais besoin ~ Du poisson grillé pour aujourd’hui ? Hum, cela faisait longtemps après tout ~ Allumant les gaz en lançant mes préparations, c’est quand Yomi-Chan ouvrit la bouche une fois de plus que je me retournais dans sa direction pour prêter attention à ses dires. « Miri, laisse pas MA nourriture cramer, t’es là ? Ha … Ouais. Et l’autre, toujours en train de salir MES draps ? ». Oui, parce que si vous ne le saviez pas, depuis que je suis devenue « l’esclave » de Yomi-Chan, celle-ci à revendiqué que tout ce qui était mien, lui appartenait ~ Lui répondant en montrant ma présence qu’il était inutile de s’inquiéter pour son repas, je me dirigeais vers elle pour venir poser une boite de Pocky sous ses yeux. Recevant un air étonné suivi d’étoiles dans les yeux de cette lionne indomptable, je gloussais légèrement en la voyant s’emparer de la boite ~ Si belle, et dire que c’est un vrai monstre ~ Ah ? Devrais-je lui dire que cette boite est vide ? Non, autant voir Ô comment mademoiselle Tsuchimiya réagira à cette nouvelle ~ Gardant un œil attentif sur ses expressions, c’est sans me retenir que je ris -ne serait-ce qu’un peu plus fort- quand son visage se liquéfia complètement en comprenant que non, elle n’aura pas ses bâtonnets préférés de si bon matin ~

- Hum ~ Devrais-je te rappeler qu’il faut manger sainement dès son réveil ? Pauvre Yomi-Chan, regarde moi donc la tête que tu fais ma chère, désires-tu que je te console ? ~

Recevant comme réponse son katana sous ma gorge, je ris de plus belle en posant mes doigts dessus, dématérialisant par la même occasion son arme. Passant à ses côtés en affichant un visage dit « moqueur », c’est dans un dernier « Hum ~ » de ma part voulant tout dire que je nous mis le café en tasses. Faisant preuve de bonté en préparant celui de Yomi-Chan, je la posais sur la table tout en tenant la mienne. La levant vers mes lèvres c’est avant qu’elle ne les atteigne que la tasse se brisa, me salissant par la même occasion. Ne bougeant pas en restant figée dans mon mouvement, je palis. Déviant mon regard vers Yomi-Chan seul un « Yume … » traversa mes lèvres avant que je ne regarde furtivement autour de moi. Plus là. Elle n’était plus là ?! Sentant un stress indescriptible se poser sur mon visage, j’essayais en vain de retracer le flux de matérialisation de Yume-Chan. Impossible, cela était impossible, il n’y avait plus rien, même pas une petite parcelle … Aurait-elle brisé sa boucle ? Non, même sans elle en aurait encore dans son corps … Alors pourquoi ?  Devrais-je vous informer que quand le monde arrête de tourner rond autour de moi, je perds mes moyens ? ~

- Miri ! Oï ! Elle a quoi Yume-Sama ... parle femelle.

Me faisant secouer par Yomi-Chan, je la regardais dans le blanc des yeux avec un silence pesant. Seuls quelques mots traversèrent mes lèvres dans un « Je ne sais pas. » terrible avant que mon cellulaire ne sonne, me faisant presque sursauter si j’arrivais à le faire. Décrochant en ne laissant -malgré moi- rien paraître dans mon ton de voix, c’est en entendant Ayame que je blanchis une fois de plus. A votre avis, que se passait-il quand une personne pale blanchit encore plus ? ~ Moi-même je ne voulais pas voir la tête que je tirais.

- Ayame ~ Comment se passe votre voyage ? ~ Hum, je n’en doute guère … pardon ? ~

Et ce « pardon » se marqua quand elle me demanda où se trouvait Kaïla. Répondant tout naturellement qu’elle était dans mes appartements, c’est sous un soupir de sa part que je compris mon erreur. Si moi j’avais senti la disparition de Yume-Chan, cela voulait donc dire qu’Ayame également, si pas plus intensément. Mettant l’appareil sous haut parleur pour que Yomi-Chan puisse profiter également de la conversation, c’est quand elle me demanda où se trouvait Yume que je ne sus quoi répondre, préférant opter pour le silence alors que Yomi avait l’air de chercher des excuses … En cherchait-elle vraiment ? Stop aux questionnements inutiles, nous parlions … d’une chose importante à cet instant. Disant ce que Yomi-Chan me faisait comprendre, c’est en lui sortant une excuse plus que bidon que je croisais les doigts pour qu’elle me croie. L’avait-elle fait ? Je ne saurai le dire puisque la directrice de ce si bel établissement raccrocha, me laissant dans mes doutes les plus intenses. Étais-je paranoïaque ? A mes temps perdus, surtout quand une sensation de je ne sais quoi planait autour de moi. Faisant un mouvement de la main pour dissiper l’aura oppressante qui émanait de mon corps -chose rare-, je soupirais silencieusement.

- Crois-tu que nous avons un problème, Yomi-Chan ?

Disant cela avec sérieux, j’espérais vainement qu’elle puisse me rassurer. Mais ses paroles m’enfoncèrent encore plus que ce que je n’aurais voulu. « Je ne sais pas. Elle est déjà partie, mais la dernière fois, Ayame l’avait fait suivre, je crois que c’est la première fois qu’aucune de nous, ne sait vraiment où elle se trouve … Peut être que … » La voyant lever le regard vers Kaïla, un simple « Tu sais toi ? » à son encontre traversa ses lèvres. Saluant Kaïla-Chan d’un mouvement de la tête, je déposais mon regard dur sur sa personne. Inquiète, je l’étais, et … je le montrais, ne serait-ce qu’un peu. Je ne souriais pas pour une fois ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 31 Aoû - 14:17

Il paraît que la nuit porte conseil, qu'après un bon coup de sommeil, les gens se réveillent revigorés, apaisés et pleins de nouvelles idées pour améliorer leur quotidien. Ce qui est, en quelque sorte vrai, même si à mon humble avis cela s'arrête principalement au fait que le corps est reposé et donc que l'esprit raisonne mieux, étant donné qu'il n'est pas entravé par la fatigue. Il va de soi, que ce n'est qu'une hypothèse démontrée par un paquet de scientifiques ennuyeux qui n'ont rien d'autre à faire de leurs vies que traiter ses semblables comme s'il s'agissait de cobayes. Le sommeil n'est qu'une pause dans la réalité, un moyen de reporter les problèmes à plus tard sous une excuse parfaite qu'est le besoin de se reposer. Pourquoi suis-je à ce point circonspecte ? Parce que je viens de me réveiller ayant passé des moments difficiles la veille, et je ne me sentais pas pour autant mieux que hier. D'ailleurs... Comment cela s'est passé exactement ?

J'étais partie voir Miri parce que j'ai croisé Yume dans les couloirs et que cette dernière m'eut tout simplement ignoré -à mon plus grand malheur-. Chez la femme sombre, j'ai eu le temps de retourner la situation dans tous les sens à mon désavantage et ce, sous les paroles impitoyable de celle qui me servait de psychologue. Ceci fait... Je crois que je me suis endormie, et pour la suite, je ne me rappelle pas vraiment de ce qui s'est passé. Je sais seulement que je me suis calmée, toujours dans les appartements de Miri-San, et qu'ensuite, la fatigue de tant d'émotions m'a emportée. Donc ouais, dit facilement, je me suis endormie comme une masse ne faisant guère attention au lieu où je me trouvais. Pouvais-je prendre en excuse le fait qu'il faisait tard ? Peu importe... Le truc c'est qu'à mon réveil, je ne me trouvais plus dans le fauteuil du salon de cette femme terrifiante de son manque de présence, mais plutôt dans une chambre, dans un lit pour être précise. Tout d'abord, quand j'ai ouvert les yeux, je me suis dit que j'étais chez moi, dans ma chambre douillette et fort en désordre. Mais je compris rapidement que tel ne fut pas le cas, vu que je ne possédais pas de lit double, et ma chambre n'était pas aussi restreinte. Car oui, comme les chambres des étudiants formaient une pièce qui comprenait autant le bureau que la mini-cuisine pour certains, elles étaient bien plus spacieuse que là où je me trouvais à l'instant. De là, j'en conclus instantanément que j'étais dans la chambre à coucher de Miri. Comment j'y suis arrivée ? Bonne blague, je me sentais revenir à l'enfance, là où je m'endormais n'importe où dans la maison pour me retrouver dans mon lit à mon réveil.

Grognant de mécontentement en me disant que finalement, cette nuit ne m'aida en rien pour oublier mes soucis, j'en fus tout de même soulagée que mon corps donne l'impression d'avoir apprécié ce moment de répit. Tant mieux, j'étais en forme pour réaliser pleinement à quel point ma relation amoureuse était vouée à l'échec. Et surtout, je pourrais me pencher entièrement sur comment faire pour dépasser ce stade latéritique et passer à autre chose, quelque chose de moins contraignant qui me sortirait de ma dépression. Baillant sans gêne, je me redressais avant de me tourner et poser mes pieds au sol. Assise sur le lit à regarder autour de moi, je finis par me lever, comprenant que je portais toujours mon uniforme. Au moins personne a eu la mauvaise idée de me déshabiller, et puis... D'ailleurs quelle heure était-il ? Treize heures ? Non, plutôt quatorze heures en vue de l'heure affichée sur mon portable. M'étendant dans tous les sens, remettant mon uniforme en place pour mieux en matérialiser un autre sur mon corps, j'ouvris la porte de la chambre avec naturalité. Le visage neutre, je me demandais ce que Miri faisait. Était-elle encore là ? Devrais-je quitter les lieux ? Bah, si elle est là, je vais lui remercier de m'avoir hébergé, et après, je m'en irai tout simplement.

Elle était là, et pas seule. Yomi y était aussi. Je l'ai capté quand je suis sortie de la chambre, arrivée seule dans le salon, j'entendis des voix provenant de la cuisine. D'abord, je n'eus droit qu'à la voix posée et calme de Miri-San qui devait parler avec un interlocuteur au bout du fil, sinon, on pourrait dire qu'elle était schizophrène... Mais cette dernière option était improbable. C'est par la suite que la voix de Yomi me parvint aussi aux oreilles. Curieuse de ce qui pouvait les animer à ce point dès le matin -façon de parler hein- je m'approchais de la cuisine d'un pas lourd, le visage emprunt de neutralité.

Je compris rapidement le sens de leurs paroles, c'est de Yume qu'elles parlaient avec tant de vivacité. Et qu'en était il au juste ? Kuroi a disparut et cela les inquiétait énormément. La mauvaise humeur m'envahit dès que j'entendis le nom de Yume sortir de leurs bouches, et ceci, sans raison valable. Soupirant lourdement, je braquais mon regard flamboyant sur les deux femmes tandis que j'entrais dans leur champs de vision, apercevant premièrement Miri quand elle se posa la question d'une éventuelle fin du monde, pour reporter entièrement mon attention sur Yomi qui m'interpella.

- Je ne sais pas. Elle est déjà partie, mais la dernière fois, Ayame l’avait fait suivre, je crois que c’est la première fois qu’aucune de nous, ne sait vraiment où elle se trouve … Peut être que …  Tu sais toi ?

Soupirant une fois de plus, je roulais des yeux en signe d'ennui total quant à leur stress soudain. Qu'est-ce que j'en savais moi, de où Yume pouvait bien être ? Je n'étais pas son traceur non plus. Et puis, pourquoi elles paniquaient à ce point ? À ce que je sache, Yume n'était pas un enfant à surveiller, mais une femme qui faisait ce qu'elle voulait de sa vie, non ? Trop con. Tellement que cela m'énervait grandement tandis que je sentais un regard d'un noir d'encre me fixer sans que je ne puisse le voir, et le mauve de Yomi aussi. Fronçant les sourcils premièrement, je finis par hausser les épaules avant de répondre du tact au tact à la question de la sauvage qui m'agressait dès mon réveil.

- J'en sais rien, je te signale que je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis plus d'un mois.

Tranchant net sur mes paroles, je soupirais en me rendant compte que je ne voyais guère Miri dans la pièce, et pourtant je savais pertinemment qu'elle était là. Me focalisant de ce fait sur Yomi, je la fusillais du regard, la défiant tandis qu'elle prit la parole de sa voix qui me mettait hors de moi en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire « Tu étais son animal de compagnie, t'es censée le savoir. ». Ca y est, j'ai envie de faire ma gymnastique matinale sur cette garce ingrate et sans moindre respect pour autrui. Animal de compagnie donc ?! Cette fois-ci furieuse, je serrais le poing en me retenant de toutes mes forces de venir lui arracher la tête à mains nues. Préférant lui cracher quelques paroles venimeuses à la figure plutôt que de détruire la cuisine de Miri dans un excès de colère impulsive.

- « Étais », justement. Et ce n'est pas mon problème, Yume n'a pas cinq ans pour devoir la surveiller et faire tout un plat dès qu'elle se barre.

J'étais assez hors de moi sur le sujet de Yume que je ne relevais même pas son insulte à mon égard. Voilà comment commencer en beauté une journée qui devrait être un nouveau départ à mon existence, et non un enfoncement total dans les malheurs. Contrariée de la tournure que prenaient les événements, je décidais de quitter les lieux avant que cela ne tourne au vinaigre. Je ne savais guère ce qui se passait avec Kuroi, mais j'étais persuadée que cela ne me concernait en rien, et qu'il serait préférable que je n'intervienne pas. D'ailleurs, Miri était là, elle pouvait s'occuper de cela non ? Oui. Et puis si Dead Master a perdu son chien de chasse, elle a qu'à le retrouver, elle avait les moyens pour non ? Si, alors qu'on me foute la paix ! Sauf que Yomi n'était pas du même avis que moi.

- Pauvre conne. Tu captes pas que si on stress comme ça c’est justement parce qu’on la trouve pas ? Un corps pourvu de matérialisation reste imprégné même si sa boucle se brise. Mais là nada, y a plus rien, plus une goutte de Yume-Sama… Soit elle est morte, soit… Elle est morte ?!

Déjà prête à partir, je fis volte-face pour fusiller avec haine cette chose qui me parlait de la sorte. Grinçant des dents, je fis des grands mouvements de bras pour lui rétorquer intensivement « Qu'est-ce que t'en sais toi ? Peut-être qu'elle a eu marre de Undai et qu'elle s'est fait des vacances ! » d'un ton qui montait dans les aigus sous mon énervement. Mais ce n'était pas compté sur Yomi pour se taire, cette fille n'avait pas froid aux yeux, et surtout, avait un don pour me sortir de mes gongs en moins de quelques secondes, rien qu'en parlant. Et c'est ce qu'elle fit de sa voix moqueuse. « Je dirais plutôt que c'est toi qui la faisais chier avec ta face de macaque ~ »

- Répète un peu pour voir, pauvre tache !

M'empourprant de rage, ma robe de matérialisation se peignit sur mon corps avant même que je n'y pense. Prête à en découdre, je grinçais des dents, oubliant où nous nous trouvions, n'ayant que Yomi comme centre d'intérêt soudain. Ou plutôt le besoin de la massacrer et voir son sang couler à flot. D'ailleurs, elle ne se gêna pas de montrer le point de départ à notre violence commune quand sa robe se dessina sur elle tandis qu'elle ouvrit la bouche avec un large sourire aux lèvres. « Maca... ~ » Je ne lui laissais pas le temps de terminer que je m'élançais déjà dans sa direction, ma Silver Sword à la main, qui se fit bloquer par son propre katana en pleine volée. J'étais furieuse, et je comptais bien lui faire payer ses paroles. Mais bon... se battre dans une cuisine n'était peut-être pas une bonne idée ? Quelle importance finalement.

- J'te ferai ravaler cela, imbécile.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 31 Aoû - 17:05

La tension était à son comble, je regardais inlassablement Kaïla, espérant vainement qu’elle puisse nous éclairer sur ce mystère. Yume-Chan avait disparu … je ne la sentais plus. Moi qui étais le maître des flux de matérialisations, qui savait décrire d’un regard quel était le niveau comme la position de la personne, là … j’étais dans le flou le plus total. Soit Yume se trouvait dans une situation montrant qu’elle n’avait plus de pouvoir depuis un certain temps soit elle … Non, cette simple idée me révulsait. Il était inconcevable que cette enfant soit … Pas notre Yume-Chan. Fermant les yeux en déviant le regard en sentant que je perdais le contrôle de mon être, j’essayais de me calmer, s’emporter de la sorte était inutile, non, j’étais une personne calme et sereine, j’étais faite de gentillesse et de bonté, une personne comme moi ne pouvait perdre son sang-froid. Déviant le regard vers mon poisson cuisant toujours dans sa poile, je fermais les gaz pour ne pas que celui-ci brûle. Même encore maintenant, je me préoccupais des choses futiles. Serait-ce une manière pour moi de me détacher du monde extérieur ? Sans doute, devrais-je faire la vaisselle ?

- J'en sais rien, je te signale que je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis plus d'un mois.

N’écoutant que d’une oreille l’échange entre mes deux Kohai se trouvant dans la même pièce que moi, je me dirigeais vers mon évier pour faire couler de l’eau. Passant mes mains sur les plats pour laver ceux-ci, je me détachais du monde, préférant me complaire dans cette activité complètement inutile en sachant que j’avais un lave-vaisselle. Mais je n’y pouvais rien. Lavant les ustensiles sales de ma cuisine, je me détendais de la sorte, gardant toujours en tête la même question. « Où se trouvait donc Yume-Chan ? ». J’étais inquiète … Tellement que cela me rendait presque malade de voir Kaïla-Chan si détendue. Après tout, depuis le temps qu’elles étaient ensemble, elles connaissaient tout l’une de l’autre, je devais donc me fier à son jugement, et non pas me laisser perturber par ce pouvoir introuvable … Moi, je savais me dissimuler, mon flux n’était visible que par la créatrice, mais Yume ? Elle qui y baignait depuis sa tendre enfance, elle qui reçut la souche d’Ayame … Comment pourrais-je ne pas la voir ? Elle avait cette puissance que je pouvais discerner parmi les autres, d’une seule pensée je pouvais savoir où elle se trouvait … et pourtant. Levant les yeux vers l’espace dans lequel je me trouvais, j’essayais de discerner ne serait-ce qu’une parcelle de son pouvoir … Yume-Chan était déjà venue ici, il devait y avoir des traces, ne serait-ce qu’un peu …

- Pauvre conne. Tu captes pas que si on stress comme ça c’est justement parce qu’on la trouve pas ? Un corps pourvu de matérialisation reste imprégné même si sa boucle se brise. Mais là nada, y a plus rien, plus une goutte de Yume-Sama… Soit elle est morte, soit… Elle est morte ?!

Morte. Brisant le verre se trouvant dans ma main sous ce mot, je me tournais vivement vers Yomi-Chan, le visage froid, fermé suite à ses dires. Cela était inconcevable ! Entrouvrant les lèvres avant de détourner le regard, je ne dis rien, laissant une dispute éclater dans ce lieu. Respirant lentement en relaxant l’atmosphère, je levais mes pupilles noires vers les enfants. Un pas, il ne fallut qu’un pas dans leur direction pour qu’un filament de matérialisation jaillisse du sol, faisant disparaître leurs armes par la même occasion. Affichant un petit sourire en laissant mon aura apaisante reprendre place dans ces lieux, je laissais ma voix douce vibrer aux vouloirs de mes mots ~

- Se disputer n’arrangera en rien la situation, Yomi-Chan, Kaïla-Chan ~

M’approchant de mon élève pour poser ma main sur sa joue dans un geste tendre, je me permis de plonger mon regard sur Kurayami, se trouvant devant nous, l’expression d’une guerrière avide de sang peint sur le visage. Un doux sourie de ma part, et je m’adressais à elle, laissant une fois de plus mon calme apaiser les cœurs de ces enfants ~

- Yomi-Chan a raison sur un point, ce qui me dérange est le fait que je n’arrive plus du tout à la percevoir. Comme le disait si bien ce petit démon, un corps emplit de matérialisation ne se vide pas ainsi, même après un certain temps il lui reste des traces dans son corps bien que sa boucle ne soit plus là. Je ne sais pas s’il est bon de s’inquiéter de la sorte, mais j’ai un mauvais pressentiment, Kaïla-Chan. Je m’excuse pour la brutalité et le vocabulaire de ma chère Yomi-Chan, pardonne la, je te prie ~

Bloquant les mouvements de Yomi avant qu’elle ne décide de me sauter à la gorge pour ces paroles, j’adressais un fin sourire aux deux jeunes filles en me reculant de leurs personnes, me dirigeant vers ma bouilloire pour venir nous couler du thé. De la camomille, cela détend les gens en temps normal, allait-ce marcher sur nos personnes si énervées ? Je n’en suis pas sûre, pas du tout même, mais autant essayer, ne sait-on jamais … Préparant trois tasses, je laissais des sachets de thé infuser dans une théière avant de reprendre la parole, alors qu’aussi étrange que cela puisse l’être, Yomi-Chan se faisait silencieuse.

- Yume-Chan est partie livrer un colis sous la demande d’Ayame … Lui serait-il arrivé quelque chose en chemin ? Non, décidément, tout ceci ne tourne pas rond. Appelons Ayame …

Prenant mon cellulaire, je composais le numéro de la directrice, laissant le bip insoutenable résonner dans mes oreilles … Elle ne répondait pas, tant mieux. Soupirant en raccrochant c’est sous un « Rappelle, elle décrochera bien un jour. » de la part du démon, que je me forçais malgré moi à la rappeler. Que devrais-je lui dire ? J’ai tourné cela au moins cent fois dans ma tête jusqu’à ce que mon interlocuteur réponde et que dans ma plus grande délicatesse, je ne sus dire autre chose que « Je ne sais pas où elle se trouve, Ayame. ». Dieu, devrais-je me flageller pour si peu de délicatesse ? ~

Raccrochant en croisant les billes mauves de Yomi, je laissais un sourire jaune transpercer mes lèvres -faux, mon sourire n’avait nullement changé- alors qu’en moins de cinq secondes, l’atmosphère changea de tout au tout. Non pas parce que la présence détestable de Ketsuki-San se trouvait dans cette pièce, mais bel et bien parce qu’Ayame était là, sans demander son reste, devant moi, ou plutôt derrière moi. Me retournant en faisant un pas en arrière, je me penchais légèrement devant sa personne avant de l’accueillir dans un « Bienvenue chez toi, Ayame ~ As-tu fait bon voyage ? ~ ». Ignorant royalement Ketsuki-San, je les invitais à me suivre dans mon salon. Gardant un œil sur Yomi-Chan qui poussa Kaïla à nous suivre, sentant les réticences de sa personne, c’est dans un petit gloussement de ma part que je vis la directrice prendre place sur mon sofa alors que sa charmante pute prit place à ses côtés ~

- Depuis quand ? ~

Fut la seule phrase d’Ayame. Répondant directement que celle-ci était partie en même temps qu’elle, c’est sous l’un de ses regards que je ne dis plus rien, gardant mon air indescriptible en jugeant Yomi des yeux. Que c'est mignon, celle-ci tenait toujours Kaïla-Chan pour qu’elle ne se sauve pas ~ Après tout, si j’avais été à la place de la jeune fille aux yeux de feux, entourée par les lions d’un clan alors que je semblais être de la viande fraîche à leur goût, depuis longtemps j’aurais pris mes jambes à mon cou. Soupirant silencieusement en rouvrant les yeux, c’est sous la parole de Yomi que l’atmosphère lourde -pour elles- changea sous une pointe de moquerie … peut être mal placée en vue de circonstances.

- Ce n’est pas important de savoir depuis quand elle est partie. A la place de t’occuper de ta chienne, c’est Yume-Sama qui devrait être le centre de tes intérêts l’ancêtre ! T’savais pas lui foutre un GPS non ?! Sérieux quoi … Regardez moi ces vieux …

Non, ce n’était pas le bon moment, et cela se comprit quand la gorge de mon élève se retrouva entre les mains douces de la directrice. Fermant les yeux en soupirant, je déposais ma main sur le bras d’Ayame, lui accordant un regarde lui demandant de relâcher mon élève. Une fois cela fait, ce fut Yomi que je pris en tir en lui adressant un sourire « pas du tout rassurant » comme elle le disait si bien. Restant à côté des deux filles, je laissais la voix mielleuse d’Ayame empourprer la pièce de sa résonance.

- Je ne suis guère venue pour recevoir tes dires acérés, Yomi-Chan. Il nous est inutile de rester ici, autant se disperser pour savoir où mon ange a disparu ~ Miri-Chan, Akiha-Chan, je vous laisse Undai, quant à vous deux … Essayez d’être utiles ~

La voyant nous faire dos, sans doute décidée à partir, ce fut les actions d’Akiha qui me laissèrent de marbre. Depuis quand se permettait-elle de poser sa main de la sorte sur Ayame alors que celle-ci désirait partir ? La retenir, quel culot. Je la déteste, cela est tellement fort que j’en rirai presque ~

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 31 Aoû - 18:09

Mon sang bouillait à l'intérieur de mon corps m'envoyant ses ondes de rage en pleine figure. Je n'avais qu'une seule envie, c'était de faire mordre la poussière à cette tache de Yomi qui ne savait pas où était sa place. D'ailleurs, si on y regarde de plus près, j'avais complètement oublié la raison première de cette dispute, préférant me focaliser sur le moment, sur le fait que la fille aux yeux mauves me cherchait des poux là où il ne fallait pas. Ainsi donc, entre deux coups de sabres et deux insultes, je lâchais prise jusqu'à ce qu'elle reconnaisse ses fautes dans cette dispute arrivée de nulle part. Mais évidemment, Yomi n'était pas du genre à se plier ou rompre sous les menaces d'autrui, je le savais, ce n'était pas la première fois que nous nous sautions à la gorge pour une broutille. Celle-ci concernait Yume d'ailleurs... Quelle joie, moi qui voulais oublier ceci trouvant mon acharnement pitoyable et pas à sa place, me voilà en pleine guerre pour cette même raison. Ce monde était fou, débile, inutilement problématique. Et tout cela parce que Yume prit la fuite sans laisser de traces derrière elle... C'était cela non ?

- Se disputer n’arrangera en rien la situation, Yomi-Chan, Kaïla-Chan ~

Jurant quand je perdis l'équilibre quand mon arme se dématérialisa tandis qu'une quantité monstrueuse de matérialisation déferla de je ne sais où, je tournais mon regard instinctivement vers la provenance de la voix, et blanchis. Croisant les billes noires de Miri, je ne bougeais plus sous le feu de son regard, préférant me tenir tranquille, même si elle présentait un calme fou. Il faut dire, si elle était aussi sereine, alors elle avait sans doute envie de dégager une telle aura autour d'elle, ce qui n'était pas rassurant. Je vous explique -plus ou moins-, Miri-San ne dégageait rien à la base, et là, on aurait dit qu'elle essayait de calmer les jeux, ce qui ne lui ressemblait pas en somme. Je crois que c'est le bon moment pour commencer à s'inquiéter de la situation... Ouais, au lieu de me battre avec l'autre malade mentale qui mérite la mort sur un bûcher... ou noyée. Soit !

- Yomi-Chan a raison sur un point, ce qui me dérange est le fait que je n’arrive plus du tout à la percevoir. Comme le disait si bien ce petit démon, un corps emplit de matérialisation ne se vide pas ainsi, même après un certain temps il lui reste des traces dans son corps bien que sa boucle ne soit plus là. Je ne sais pas s’il est bon de s’inquiéter de la sorte, mais j’ai un mauvais pressentiment, Kaïla-Chan. Je m’excuse pour la brutalité et le vocabulaire de ma chère Yomi-Chan, pardonne la, je te prie ~

Soupirant lourdement, mon geste de dédain se bloqua quand je compris finalement où elle voulait en venir en me disant tout cela. Revenant quelques instants en arrière en me rappelant ce que Yomi a dit, je restais perplexe, mais cette fois-ci attentive à la suite des événements, même ma colère se refroidit tandis que je percevais enfin la raison de tout ce stress oppressant. Et ceci -malgré moi- me glaça le sang instantanément. Que voulaient-elles dire au juste ? Que même la boucle brisée... Que Yume était morte ? Clignant des yeux sans me préoccuper des excuses, je souris jaune en essayant de me persuader que ce n'était pas possible, après tout, Yume Kuroi -la fameuse Black Rock Shooter- était imbattable, alors dire qu'elle soit morte, c'était exagéré. Et puis qui à Undai arriverait seulement à l'atteindre ? À part l'autre folle de directrice, je ne voyais pas. Et de ce que je pus comprendre, cette dernière aussi, n'avait aucune idée de l'endroit où se trouvait Yume à cet instant précis. Grimaçant tandis que Miri retraçait le chemin qu’a fait mon ancienne amie, c'est dans un cul-de-sac que ses idées se retrouvèrent. Soupirant lourdement quand elle décida d'appeler Dead Master, je restais neutre... Non, je mens, je stressais finalement avec eux, peut-être pas autant, vu que selon moi Yume n'avait rien de grave, après tout, c'était Yume, mais je me posais tout de même des questions. Non pas seulement sur sa disparition, mais aussi sur la raison qui poussait ces femmes à s'inquiéter à ce point pour la vie de Kuroi. Après tout, la fille aux couettes était sous la coupe de Dead Master, et en tant que bonne maîtresse elle devrait savoir retrouver sa chose. Oui, j'étais méchante, mais j'avais mes raisons pour l'être. Étrangement, cette situation pourrait me faire rire à force de la ressasser.

Ouais ou pas. Et cela se marqua quand Miri raccrocha, donnant la mauvaise nouvelle à la directrice de Undai. Et pourquoi donc ? Parce que deux secondes après, la femme régnant sur cet endroit se trouva dans les appartements de Miri, oppressant les lieux de son aura noire. Grimaçant en voyant Dead Master et Akiha en plus dans la cuisine, je fis un pas en arrière par simple réflexe. Pas que je voulus poursuivre jusqu'à la porte d'entrée et même plus loin, quand Miri invita ce petit peuple à s'installer dans le salon. Sauf que je ne pus faire à mon bon vouloir, parce que notre chère Yomi -que je vais massacrer sans pitié- eut la gentillesse de me retenir. Assez bien pour que le seul moyen à ce que je m'enfouis, soit que je me débatte avec toutes les gestuelles possibles et imaginables. Chose dont je ne concevais pas le déroulement, préférant me faire toute petite sous tant de puissance dans un seul lieu restreint. Grimace sur grimace, je restais silencieuse ne quittant l'assemblée des yeux. Enfin, en jetant des coups d’œil craintifs sur la dirlo, sa pute, et même Miri. Yomi ? Elle, je la maudissais de toutes mes forces de me retenir ici. À quoi bon cela servait que je reste ici au juste ?! À rien. Je ne pouvais rien faire pour les aider à retrouver Yume...

- Ce n’est pas important de savoir depuis quand elle est partie. A la place de t’occuper de ta chienne, c’est Yume-Sama qui devrait être le centre de tes intérêts l’ancêtre ! T’savais pas lui foutre un GPS non ?! Sérieux quoi … Regardez moi ces vieux …

Sur le coup, j'étais d'accord avec l'avis de Yomi, elle avait raison dans un sens. Peut-être pas pour le GPS, mais sans doute pour les autres faits. Après tout, elle aurait pu s'occuper elle-même de ce fichu colis au lieu d'envoyer Yume au devant du danger. Pauvre vieille ouais. D'ailleurs l'entendre insulter Dead Master me faisait rire, du moins jusqu'à ce que mon sourire s'étouffe en même temps que ma respiration s'arrêta quand la directrice se retrouva à deux pas de moi, les mains autour du cou de Yomi, prête à lui arracher son dernier souffle. Blanche comme la mort, je fis un pas de coté, sans oser soumettre ma présence dans les lieux. Danger... Tout était dangereux ici. Et Yume aussi, bon sang ! Au lieu de se disputer, cette fichue dirlo pourrait faire quelque chose pour la retrouver non ?! Alors quoi ! Bougez-vous les culs, les gens. Quoi je m'emporte ? Je stress c'est tout. Je l'avoue. Je saisissais complètement l'inquiétude des êtres m'entourant dès qu'Ayame fit son entrée ici, assez pour que j'en sois angoissée moi aussi. Je l'étais, je me faisais un sang d'encre pour cette personne que je devrais tout simplement oublier. Pourquoi ? Je le savais, mais je ne vous le dirai pas !

- Je ne suis guère venue pour recevoir tes dires acérés, Yomi-Chan. Il nous est inutile de rester ici, autant se disperser pour savoir où mon ange a disparu ~ Miri-Chan, Akiha-Chan, je vous laisse Undai, quant à vous deux … Essayez d’être utiles ~

Non, je n'étais plus du tout détendue, mais bel et bien tiraillée entre une peur maladive de ces gens trop puissants dans la pièce, et une crainte de plus en plus grande quant à la vie de Yume. Je peux toujours me consoler en disant que la présence de Miri -à nos cotés- était tout de même rassurante, surtout après qu'elle eut empêché Dead Master de tuer sa nièce. Entrouvrant légèrement la bouche quand la directrice donna ses instructions pour mieux s'éclipser, j'avais envie de l'arrêter pour lui demander -exiger- de pouvoir l'accompagner. Pourquoi ? Une poussée de motivation soudaine ? Non, je dirais plutôt que l'angoisse me rendait nerveuse, et la nervosité de mon être me poussait à avoir le cœur net quant à l'état de Yume. Même si je savais que je serais inutile, je voulais tout de même aller avec elle. Et c'est là que Akiha intervint, comme si elle suivait le fil de mon idée et y voyait une utilité cachée. Attrapant Dead Master par la main pour la freiner dans son besoin de prendre les choses en mains, elle lui adressa un sourire doux avant de parler de sa voix étrangement trop ferme à mon goût.

- Ne vous en faites pas, Undai sera entre de bonnes mains ~ Ayame, je te demanderai de prendre ce chaton avec toi. 

Écarquillant les yeux, j'ouvris la bouche en faisant un « non » de la tête, refusant toute implication dans une quelconque dispute entre ces monstres. Il était hors de question que je passe pour de la chair à canon ! Fronçant les sourcils en faisant un pas téméraire vers cette fichue blonde de merde, je parlais enfin, lui disant ô combien je n'avais l'intention de courir au devant d'un quelconque danger, et que cela ne servirait à rien que j'y aille. Chose dont la dirlo était persuadée elle aussi. La réponse de la blonde sous tant de refus ? Elle était rapide... Terriblement. Assez pour que je ne comprenne pas quand sa main frivole vint se poser doucement sur ma tête et qu'elle me sorte un « Tu mens ~ » digne de sa voix suave et mesquine. Enrageant sur place, je me défis vivement de son contact faisant un bond de deux mètres au moins pour lui hurler à la gueule une petite insulte digne de moi.

- Casse toi de ma tête, sale blonde !

Furieuse, je fronçais les sourcils dégoûtée de ce qui venait de se passer. Je ne saisissais pas encore ce qui venait de se passer, du moins, cela me trottait dans l'esprit tandis que son regard coula durement sur moi avant de se détendre quand elle vit quelque chose que je ne voyais pas. Pendant ce court échange, elle lut dans mon esprit mes envies du moment, mais ce ne fut pas tout, il y avait autre chose, une chose qui était là, mais que je n'arrivais pas à discerner. D'ailleurs, cela me perturbait assez pour qu'en dessous de ma rage, je veuille savoir quoi. Mais seul un sourire ravageur répondit à mon insulte tandis qu'elle se tournait déjà vers celle à qui elle écartait les jambes, déposant ses lèvres sur sa joue avant de prendre à nouveau la parole, d'un ton plus amusé et sûr d'elle.

- Il est inutile de prolonger cette discussion, c'est un ordre Ayame ~

Je restais sans voix, choquée de toute cette situation, tandis qu'au fond de mon esprit une pensée résonna haut et clair, me donnant la migraine. Le canalisateur... de quoi... ? Hein ?! Fichue blonde ! Vous savez ce qu'elle me demandait de son regard de chienne en chaleur au moins ? Non, je vais vous le dire alors. Elle croyait que je serais assez utile pour calmer les nerfs de la directrice si elle perdrait les pédales en ne trouvant pas Yume -ou quand on la trouvera justement, cela dépendrait de son état que j'espérais bon-. Pourquoi ? Parce que moi aussi, je m’inquiétais terriblement pour mon amie, mais je gardais une sorte de sang-froid naturel que les autres membres de cette assemblée, faisaient que prétendre, cachant leurs véritables angoisses. Regardant finalement Yomi et Miri pour qu'une d'elles ma sauve de tout ceci, c'est avec une certaine grimace contrariée que j'ai compris que Yomi n'avait pas l'air de vouloir réagir et que Miri -dont la présence rayonnait étrangement trop à mon goût- était focalisée sur une certaine Akiha. À l'aide ? Non ? Moi accompagner Dead Master, je ne sais où, pour trouver Yume ? Ha...ha... Ça y est, j'ai peur.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 31 Aoû - 19:02

Il n’y avait rien à dire, la situation était à son comble, j’avais beau regarder mon cristal, rien, rien … il n’y avait plus rien. Mon aura ténébreuse palpable, je fixais un point invisible sous les paroles des personnes se trouvant autour de moi. Inutiles. Elles étaient toutes aussi inutiles les unes que les autres, aucune d’elles ne savait me dire où se trouvait mon enfant. Serait-ce la rage d’une mère venant de se faire enlever son enfant, que je ressentais au fond de moi ? C’est possible, mais sans doute pire en sachant qui j’étais. Pour moins que ça, Undai serait déjà détruit alors que se passerait-il s’il s’avérait que Yume-Chan … que ma fille ne soit plus de ce monde ? Je la ramènerai. Je n’hésiterai même pas un seul instant, sa personne, son corps, son âme, tout, tout devait me revenir. Fermant les yeux en sentant la colère se peindre sur mon visage, je me levais suite aux insultes de Yomi, enfant pitoyable qu’elle puisse être n’avait rien à faire ici. Laissant ma voix semblant si douce, si mielleuse résonner dans les lieux, emplissant l’air non pas de douceur mais d’une froideur dont mon être pouvait en être digne ~

- Je ne suis guère venue pour recevoir tes dires acérés, Yomi-Chan. Il nous est inutile de rester ici, autant se disperser pour savoir où mon ange a disparu ~ Miri-Chan, Akiha-Chan, je vous laisse Undai, quant à vous deux … Essayez d’être utiles ~

Disant ceci avec fermeté, je m’élançais déjà pour disparaître, ouvrant une brèche invisible autour de mon corps pour me volatiliser. Du moins c’est ce que je comptais faire si une main douce n’était venue m’arrêter. Akiha-Chan désirerait-elle un baiser avant que je ne parte ? ~ Non, décidément quelque chose de moins plaisant. « Ne vous en faites pas, Undai sera entre de bonnes mains ~ Ayame, je te demanderai de prendre ce chaton avec toi. » Serait-ce une plaisanterie ? Non que je ne veuille sa personne avec moi, mais cela était tout comme et d’ailleurs, depuis quand était-elle là ? ~ Oui, mon amour pour Kaïla-Chan était tellement fort que même si sa personne se trouvait à mes côtés, je ne poserai même pas un œil sur celle-ci. Mais passons, demandons-nous plutôt pourquoi mon épouse voulait que je sois ralentie par cette enfant ? Croyait-elle qu’elle puisse m’aider dans ma quête de retrouver Yume-Chan ? Impossible ~ N’étaient-elles pas séparées, n’avait-elle pas brisé le cœur de mon chef-d’œuvre ? Cette gamine n’avait rien à faire dans mes pattes. Jugeant de haut en bas Kurayami de mon regard transperçant, je me reculais légèrement en affichant un air hautain. Je refusais ~

Et ce tellement que je me demandais ce que mon épouse fit quand sa main vint se poser sur le petit minois de l’ex de mon enfant. Croisant les bras en me demandant combien de temps je comptais encore attendre, c’est sous un « Tu mens ~ » de sa part que je fronçais les sourcils alors que la réaction de Kaïla ne tarda à se faire entendre quand elle lui hurla dessus ~ Qu’avait-elle encore dit ? Sale blonde ? Maaah, quelle insulte ! Dépravée ~

- Il est inutile de prolonger cette discussion, c'est un ordre Ayame ~

Devrais-je comprendre que je n’avais nullement le choix sous cet ordre ? Et d’ailleurs, depuis quand m’ordonnait-on quoi que ce soit ? Je crois que c’est sous l’étonnement de tout le monde que mon rire détonna, laissant un fin gloussement amusé traverser mes lèvres alors que j’attrapais la main de mon épouse pour venir la porter à mes lèvres et y déposer un doux baiser. Riant toujours en laissant ma voix enjouée résonner dans cette assemblée silencieuse suite aux paroles d’Akiha, je me permis d’y répondre dans un « A vos ordre, Akiha-Sama ~ ». Avais-je dit cela avec moquerie ? Oui, cela va de soit, mais devant une telle absurdité, je ne pouvais réagir autrement. Laissant un petit bruit d’amusement chatouiller mes cordes vocales, je me tournais vers Kaïla. Je devais donc la prendre ~ Mais cela avec plaisir, après tout, je n’avais plus le choix ~ Lui lançant un sourire amusé avant de me rapprocher de son corps tel un fauve près à sauter sur sa proie, je levais son menton de ma main douce avant de plonger mon regard dans ses billes enflammées … Motivée ~

Faisant un petit courbement sur moi-même pour venir attirer Akiha-Chan là où je me trouvais, j’attrapais son visage entre mes mains avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres si désireuses de plaisir. Devrais-je dire que je m’en suis tellement délectée que je n’en avais que faire des personnes se trouvant autour de nous ? ~ Maaah, je suis magnifique ~ Lui accordant un petit sourire suivi d’un petit clin d’œil, je reportais toute mon attention sur Kurayami, la surplombant de mon regard tout en souriant avec cette petite chose pouvant … la terrifier ? Maaah ~

- Si nous n’avions guère le choix ma chère, allons y ~

Ne lui demandant pas son reste, je me saisis de son visage entre mes mains froides pour venir déposer mes lèvres sur les siennes, l’emportant par la même occasion dans mon sillage. Nous téléportant à Kagoshima, là où Yume-Chan avait été pour délivrer le colis, je me reculais du corps de Kaïla en regardant où nous étions. Un coin tranquille, les bâtiments se trouvaient sur la plate-forme un peu plus loin, d’ici dix minutes nous y serons … je suppose ~ Sachant déjà pertinemment que les réflexions de Kurayami allaient fuser quant à cet échange que notre baiser représentait, c’est sous un ton de moquerie de ma part que je lui dis, avant toute chose ;

- Il est bien plus plaisant de faire ainsi, n’est-ce pas ? Un doux baiser remet toujours de bonne humeur ~

Avançant sans plus tarder, je restais silencieuse jusqu’à la bâtisse. Qu’elle parle ou non, je n’en ai que faire, mon but était Yume-Chan et je la trouverai. Passant donc la parcelle coupant l’usine de la ville, je matérialisais autour de cet endroit un champ magnétique, une barrière en cas de si jamais ~ Oui, je n’étais pas d’humeur à laisser des survivants, fallait-il le souligner ? Et bien voilà qui était fait. Laissant donc la protection invisible pour l’œil humain, ceux-ci incapables de voir un quelconque changement quant à l’usine qui risquerait d’être endommagée, je marchais d’un pas serein vers l’entrée. Passant les portes -c’était donc ouvert, alors pourquoi ne m’avaient-ils pas répondu ?-, je me dirigeais vers la réceptionniste, nous accueillant avec sourire.

- Maaah ~ Bien le bonjour, nous recherchons une personne censée avoir fait un détour ici, puis-je vous demander de voir le registre des rentrées, Ojou-Sama ? ~

Draguais-je la jeune demoiselle ? Avec mon charme tout le monde tombait dans mes filets ~ Du moins, pour cela oui, mais peut être pas complètement suite à mes demandes puisque la réceptionniste refusa formellement de nous en faire part, nous disant purement que ces informations étaient confidentielles et qu’il était donc impossible pour de simples visiteurs d’y accéder. Soupirant de tristesse face à ses dires, je reculais légèrement de son bureau pour venir matérialiser ma faux et pointer celle-ci sous sa gorge. Décidément, aucune pitié. Avais-je matérialisé ma robe de combat ? Cela était inutile devant des humains bien que quand la femme appuya sur l’alarme et que des gardes déboulèrent, elle cria de sa voix terrifiée « Ce sont des personnes de Undai Gakuen ! Attrapez les ! ». Hum ~ J’allais tous les tuer ~ Et c’est ce que je fis, décapitant sans pitié la réceptionniste qui usait mes tympans de sa voix trop stridente, c’est quand on essayait de me tirer dessus que je bloquais toutes les balles en créant un mur de matérialisation devant ma personne. Renvoyant les projectiles sans demander mon reste dans un boucan infernal, je me dirigeais vers l’ascenseur, appuyant sur celui-ci avant d’y m’en gouffre. Une musique ~ Une douce musique se trouvait dans ce petit cagibi, laissant mon regard couler sur Kaïla se trouvant toujours à mes côtés, je lui adressais un petit sourire … Cela détonnait de ce qui s’était passé plutôt, durant cette minute de silence, j’eus le temps de m’apaiser avant que les portes ne se rouvrent et qu’une vingtaine d’hommes pointent leurs armes dans notre direction ~

- Maaah ~ Es-tu prête, Kaïla-Chan ? ~ On se sépare.

Matérialisant un bouclier devant nos personnes, je fonçais dans le tas, renvoyant les tirs vers leurs provenances sans sourcilier. Fâchée ? Terriblement, qu’on me rende mon enfant ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 31 Aoû - 23:33

Aurais-je dit que j'avais peur de ce qui arriverait quand Akiha ouvrit la bouche ? Alors, je rectifie, ce n'était rien à coté de la réaction de Dead Master. J'étais complètement sur le cul quand la directrice s'est mise à rire, brisant le silence pesant qui est tombée sur nous toutes, attendant que quelque chose se passe. Et ce qui se passa ne me réjouit en aucun cas, que ce soit la manière si dégoûtante et molle qu'avaient ces deux femmes à se lécher devant tout le monde sans pudeur, ou encore le fait que la dirlo accepte de bon cœur la demande de son... sa chose.  À croire que je commençais à penser comme Yume en traitant les gens d'objets. Non, stop, je n'avais guère à penser de la sorte. Parlant de Yume justement... où se trouvait-elle ? Allait-elle bien ? Est-ce que seulement, je pouvais espérer la revoir ? Je me giflais mentalement en me disant que cela ne me concernait pas, que je devrais effacer cette pensée et tout simplement partir d'ici. Dead Master était là, elle pouvait gérer la situation, si elle trouvera Kuroi, alors bientôt -peut être même aujourd'hui- on verra cette dernière se promener dans l'Académie. Et si non... Je ne voulais même pas penser à cette deuxième option.

Soupirant avec une certaine consternation dans la voix, je sursautais quand la directrice vint à ma rencontre, osant même me toucher sans moindre gêne. Fronçant les sourcils en rivant mes yeux dans ses billes terrifiantes, je ne bougeais plus. Non pas parce que son toucher ne me dérangeait pas -au contraire, cela m'horrifiait- mais je ne lui donnerai pas la satisfaction de se réjouir de la situation. D'abord, je n'ai rien demandé moi, je ne comptais pas aller avec elle nulle part. Et sur cette pensée, quand elle se tourna pour embrasser Akiha, la porte d'entrée fut ma destination, dans une poussée d'envie de fuir. Fuir... Vous pouvez dire ce que vous voulez, je n'étais pas lâche, on me traitait même de suicidaire, mais j'étais tout autant réfléchie et quand le danger puait à des kilomètres à la ronde, je m'en éloignais. Sauf que là aussi... J'étais perdue.

- Si nous n’avions guère le choix ma chère, allons y ~

Et elle sourit la folle ! Je m'offusquais sous son amusement, agacée de l’inactivité de ces adultes pourris et pervers qui parlaient au lieu d'agir. Mais ce qui me fit hérisser l'échine se furent les gestes d'Ayame après coup, quand elle s'approcha de moi pour prendre mon visage entre ses mains. Froides. Tellement que je hoquetais sous la surprise et fis vivement un pas en arrière, du moins, j'ai essayé mais ses lèvres me rattrapèrent avant que je ne puisse m'exclamer, contrariée. Non, choquée oui ! Elle m'a... Elle... Et puis c'était quoi ça ? Sentirais-je sa langue sur ma bouche ?! Horrifiée, j'écarquillais les yeux avant que son corps ne s'éloigne de moi. Et quand je réalisais enfin que la liberté me fut rendue, je constatais que nous ne trouvions plus dans les appartements de Miri-San. Reprenant ma respiration, je passais la manche de mon uniforme sur les lèvres en pestant contre cette femme pas normale.

- Il est bien plus plaisant de faire ainsi, n’est-ce pas ? Un doux baiser remet toujours de bonne humeur ~

Bonne humeur ? Sale perverse dégénérée de la mort qui tue ! Je vais lui montrer de la bonne humeur moi ! Crachant de dégoût sur le bitume désert de cet espace où nous nous trouvions, je ne me posais même pas de questions quant à notre position actuelle, préférant librement m'écrier sur les manières  bestiales de la directrice de Undai à se comporter avec les autres. Et puis, étrange que cela puisse l'être, je me demandais ce que les autres pensaient, celles qui ont vu cette... cela ! Ouais bah, j'avoue que de tous je craignais le plus Akiha, même si cette conne tarée trouverait encore cela marrant. Bande de malades !

- C'est de l'abus sexuel ouais ! Vous n'avez pas assez avec votre... cette... Akiha ?!

Criant à son encontre tandis qu'elle avança sans m'attendre vers un bâtiment placé en amont, je rageais sur place, me décidant tout de même à la suivre, préférant ne pas me retrouver au milieu de nul part seule. Nous étions sur le territoire ennemi après tout, surtout si Yume s'est fait capturée... ou tué ici. Frustrée, énervée, je dus presque courir pour arriver à la hauteur de la femme m'accompagnant, même si je restais un peu en retrait tandis que je la maudissais à voix basse. Et le pire c’est qu'elle m'ignorait. Quoi que... C'est mieux finalement qu'elle ne fasse pas attention à ma personne. Déjà que je me retrouvais avec elle, seule, dans un lieu inconnu à ma personne, paraissant étrange. Tellement qu'il lui serait juste aisé de m'abandonner là, à la mort, sous une seule envie cruelle de sa part. Autant ne pas énerver le monstre qu'elle était hein. Sauf que non ! C'était une psychopathe et j'avais des droits ! Et ainsi, tiraillée entre mes pensées et son silence, nous arrivâmes devant un grand bâtiment dans lequel Ayame rentra sans plus attendre, moi à ses trousses. Je ne pus empêcher un « Waw » sortir d'entre mes lèvres quand je vis l'intérieur. C'était énorme. Le plafond était fort haut, tout était d'un blanc immaculé et extrêmement moderne. Le genre d'endroit qu'on voit dans les films de science-fiction.

Je fus carrément émerveillée, m'absorbant à la contemplation du lieu et des gens, plutôt que m'occupant de ce que faisait Ayame de son coté. Et je crois que là fut mon erreur. Parce que, quand je sentis de la matérialisation émaner d'elle, je tournais vivement mon regard vers elle et la réceptionniste. Du moins, le corps sans tête de cette dernière et la faux de Dead Master encore dégoulinant du sang juste à coté. Un bruit strident, des cris, ma robe de combat s'étant matérialisée par pur réflexe et instinct de survie, un regard vers les hommes et les balles qu'ils nous envoyaient et me voilà contre un mur, dans un coin, tandis que la dirlo tuait... Littéralement, elle anéantissait toute personne se mettant en travers de son chemin. Je déglutis difficilement quand je vis la tête sans vie de la réceptionniste tout près de moi. Blanchissant en me retenant de vomir, je bougeais enfin, afin de m'engouffrer dans l'ascenseur que prit la dirlo...Finalement, je ne sais pas si c'était une bonne idée de rester avec elle, vu sa tête terrifiante et ses actes barbares, mais en même temps, je n'avais pas envie de me retrouver avec une tonne d'hommes armées qui me tireraient dessus. À choisir, j'aurais aimé ne pas me trouver là.

- Maaah ~ Es-tu prête, Kaïla-Chan ? ~ On se sépare.

Quoi ?! Me protégeant par réflexe en matérialisant mes cercles électrique me servant de barrières, je laissais mon regard couler sur... un tas de cadavres. Ouvrant la bouche pour mieux la refermer par la suite, j'observais la silhouette ténébreuse de la directrice avancer droit devant elle, avec sa faux faisant des moulinets dans l'air, découpant, tranchant toute chose -humaine- se plaçant sur son chemin. Les jambes en coton, je réalisais que je tremblais. J'ai déjà vu des boucheries en tout genre, mais là... Là c'était horrible. Il y avait même des gens qui sortaient des bureaux pour vérifier ce qui se passait -sans doute des personnes ne sachant rien de la raison de notre « visite » dans cette industrie- et eux aussi, se faisaient tuer sans pitié. Pâle comme la mort, je m'avançais au milieu des cadavres, suivant Dead Master, ne voulant en aucun cas me retrouver seule contre ces hommes. Après tout... Tuer autrui n'était pas prévu dans mon programme, je ne voulais que retrouver Yume... Et ce carnage... Cela me dépassait totalement. D'ailleurs, je crois que je vais gerber... Et, au détour d'un couloir, le sang repeignant les murs en rouge, je m'arrêtais pour gerber mes tripes. Chose que je ne fis pas quand je vis du mouvement près de ma jambe, baissant le regard, des sueurs froides dans le dos, j'attrapais par le col, l'homme à qui il lui manquait une bonne partie de son corps.

- Oï... Elle est où Kuroi Yume ?

Je n'avais aucune certitude sur ma question, je ne savais même pas s'il connaissait le nom que je lui demandais. Du moins, jusqu'à ce qu'il rie à ma figure en me disant gentiment d'aller me faire foutre, et me menaçant que nous ne sortirions pas d'ici vivantes. La suite ? Il se vida de son sang dans des crachas de plasma. Dégoûtée, je lâchais son corps inerte, fixée et horrifiée de ce qui se passait. Elle était là... Quelque part, Yume. Mais où ? Où pouvait-elle se trouver ?! Ce n'était pas compter sur l'autre folle tueuse pour m'éclairer sur la question. J'avais l'impression qu'elle allait faire tous les étages pour retrouver sa possession. Pauvre conne, elle aussi. Détachant mon regard de son dos et des cris provenant de sa direction, je passais inconsciemment un regard par la vitre, allant jusqu'à éponger le sang d'un petit espace de mon gant afin de voir se qui se passait à l'extérieur. Et franchement, je jurais contre moi-même en voyant des gens fuir vers la sortie et... disparaître telle de la poussière. Désintégré ? Je crois que là vous êtes carrément briefés sur la situation. Riant jaune, en essayant d'ignorer l'odeur du sang m'assaillant les narines, je me mis à réfléchir, n'ayant en aucun cas envie de suivre la folie meurtrière de Dead Master. Passant ma main sur le mur, traçant un sillon vers l'endroit où était Ayame, une petite chose attira mon attention. Non, ce n'étaient pas les hommes qui arrivaient dans mon dos ou les balles qui me frôlèrent, non, c'était autre chose... Raisonnant à toute vitesse, je passais en mémoire tous les films d'action que j'ai pu voir. Et dans presque chacun, quand on parlait de grande firme avec des méchants, on mettait en scène des centres de contrôle d'où tout était possible aux héros, que ce soit démanteler une bombe ou une machine en route ou encore retrouver.... Yume, je savais comment la trouver !

- Dead Master-Sama, attendez !

M'a-t-elle seulement entendue ? Je dirais que non, vu qu'elle poursuivait sa traversée à l'aveuglette comme si de rien était. Jurant ouvertement en insultant tout et n'importe quoi, je me mis à courir derrière elle, chargeant mes gants d'électricité statique. Non pas pour attaquer, pour me mener vers le centre, vers le générateur grâce aux ondes magnétiques qu'un tel lieu devait dégager. Du moins, c'était la théorie que j'avançais, et qui se confirma. Serrant les dents, je passais en vitesse en dessous de la faux de la directrice, jurant quand je sentis son arme rapper une de mes cornes. Faisant volte-face pour l'avoir juste sur mon chemin, je lui lançais un regard noir tout en lui criant dessus, exaspérée.

- Bordel ! A quoi sert-il de perdre son temps à dégommer tout le monde ?! Je sais où la trouver ! … Suivez-moi.

Et protégez moi aussi tant que nous y sommes ! Parce que oui, avant que je ne finisse ma phrase, une horde d'hommes en uniforme déboula dans le couloir. Bon, là, il fallait que je me décide finalement à faire quelque chose, car je ne donnais pas cher de ma peau si je ne me défendais pas. Mais qui dit se défendre, dit attaquer, dit tuer... Je fais quoi ? Bouclier ! Et c'est ce que je fis, pestant entre deux personnes que je bousculais -envoyais dans les murs sous l'adrénaline et la force qui me propulsait vers l'avant- je finis par me frayer un chemin après que j'eus malencontreusement matérialisé mon épée et l'ai balancé dans un geste désespéré devant moi. Non, je ne voulais pas tuer ces gens... Les blesser d'accord, mais cela s'arrêtait là. Me demandant si Dead Master m'a écouté et me suivait, je me dirigeais au feeling là où ma matérialisation -le flux électrique interne des lieux en fait- me menait. Droit devant... à gauche... à droite... Non, trop d'hommes par là, un autre chemin donc... Encore à gauche, et une porte. Une énorme porte métallique ne s'ouvrant pas avec une clenche. Stressée comme jamais, des sueurs au front, je posais ma main sur le dispositif d'ouverture, une seconde, peut-être deux, et un petit bruit annonçant que la pore était ouverte, se fit entendre. M'engouffrant dans la pièce pleine de moniteurs, je croisais un homme qui me regardait, tremblant, une arme à la main. Ne bougeant plus, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais en l'espace d'un clignement de cils, l'homme n'était plus. Soupirant lourdement, je m'élançais vers les écrans de surveillance, cherchant une image pouvant représenter Yume...

- Merde...

Et ce « merde » marqua à quel point j'aurais préféré ne pas voir ce que j'avais sous mes yeux rouges. C'était... Fixant l'image pendant quelques secondes interminable me paressant être des heures, ma bouche s’assécha tandis que je la regardais. Yume... Elle était là, et... Elle ne bougeait pas. Je ne savais discerner avec précision de quoi il s'agissait, mais il y avait comme de sortes de tuyaux plantés dans son corps, partout, et des liquides passant dedans, serait-ce son sang ? Et elle... Elle ne bougeait pas... Serait-elle... Non ! Prise d'une peur et fureur soudaine, j'envoyais mon poing dans l'écran qui m'eut montré cette vision d'horreur. Détruisant par la même occasion tout le système sous le choc électrique que mon poing envoya. Je... Je ne voulais pas. Yume était forte, personne ne pouvait l'atteindre, lui faire de mal... C'était impossible qu'elle soit... Il fallait qu'elle vive, j'avais encore tant de choses à lui dire... Je voulais la voir sourire, me sourire... Non, elle n'avait même pas besoin de me regarder, de me prêter attention, tant qu'elle vive, qu'elle revienne à Undai, qu'elle soit Black Rock Shooter... Qu'elle... Yume... Pourquoi elle ?! Pourquoi ces gens se sont pris à Yume ?! Impardonnable ! Non, je n'acceptais pas que cela lui arrive ! Il fallait... Je devais la trouver, c'était mon devoir, je devais la sauver, la sortir de là, car elle était mon amie, plus même, elle était celle qui rendait mes journées meilleures, elle était mon tout dans ce monde de brutes ! Il était hors de question qu'elle meurt ici ! Je la sortirai de cette usine de monstres. Des monstres, ces êtres abjects... Je les annihilerai.

- Yume...

Où était-elle ? Je devais réfléchir. Dead Master ? Retirant ma main du dispositif fumant et détruit, je fis volte-face, le cerveau en plein rouage. Il fallait se dépêcher, je ne savais dans quel état Yume se trouvait au juste, combien de temps elle tiendrait. C'était pour cela qu'elle a disparu sans laisser de traces. Mais qui... Qui étaient-ces monstres au juste ?! Sortant de la pièce de contrôle en courant, je m'arrêtais dans le couloir dévasté et parsemé de membres disséqués de tous les cotés. N'y prêtant guère attention, une rage incroyable s'étant emprise de mon corps, je criais après Dead Master.

- Dead Master ! Il faut la trouver... Elle doit... Je crois... Au sous-sol ! Yume est quelque part dans le sous-sol !

Je ne savais pas où précisément, mais de ce que j'ai pu constater sur les caméras, la pièce où elle était détenue se trouvait dans les étages inférieurs. Cela ne servait à rien de poursuivre ici. Maintenant que ces gens étaient au courant de notre intrusion, tout pouvait arriver, ils pouvaient même faire du mal à Yume pour se protéger ou pour effacer leurs traces, ou alors pour... Non, stop. Il fallait que je me calme. Il fallait que... Bordel de merde.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Dim 1 Sep - 1:02

Désagréable. Tout ceci était désagréable, au point même que je ne voyais même plus les corps que je tranchais, faisant aller ma faux de haut en bas, de gauche à droite, laissant des gicles de sang peindre les murs alors que des cris -en était-ce seulement ?- ne viennent me chatouiller mon ouïe. L’odeur du sang me caressait les narines alors que j’avançais, ne me préoccupant nullement des quelques membres sur lesquels je marchais, ou encore ce petit bras si tendre qui vint s’attacher à ma jambe alors que le propriétaire me hurlait des insultes … Serait-ce un « salope » que j’entendis au loin ? ~ Maaah, quoi qu’il en soit, il lui sera impossible de formuler un quelconque mot à présent ~ Posant mon talon dans son faciès, c’est avec un malsain plaisir que je m’amusais à lui crever les yeux de mes talons, n’adressant qu’un fin sourire avant de poursuivre ma route. Passons les détails de mes actes, nous avions plus important … Yume-Chan … était le centre de mes pensées à cet instant. Yume … Je te demande.

Flash back

Nous étions au début d’Undai, au début de son arrivée, cela devait sans doute faire un mois tout au plus que Yume-Chan parcourait l’académie, montrant fièrement son uniforme de seconde. Les élèves n’étaient pas comme maintenant, avant, le respect se lisait sur leurs visages, des sourires amusés à l’encontre de celle qui se fera nommer Black Rock Shooter, trônaient sur les visages des étudiants. Je la voyais encore, pas plus haute que trois pommes pousser les lourdes portes de mon bureau pour venir courir jusqu’à ma personne, levant les bras dans ma direction pour que je lui accorde une étreinte.

- Ayame-Chan, Miri-Tan est venue me voir aujourd’hui … Il y aura un excursion formée par le comité des élèves. Nous aussi, on pourra y aller ? Pour le festival … du … Hum.

Prenant un petit air pensif, je la regardais, contemplais cet ange qui se trouvait sur mes genoux, me montrant du haut de ses douze ans sa petite bouille à croquer. Affichant un sourire attendrissant à l’égard de sa personne, je lui caressais la tête, attendant calmement que ses idées lui reviennent et qu’un mot ne sorte de sa bouche d’enfant dont les cordes vocales vibraient avec fureur. « Crapaud ». Crapaud ?

- C’est ça. Celui de Kyoto. Ce n’est qu’un jour, je reviendrai avec Miri-Tan de toute manière … je peux ?

Me faisant les yeux doux, je ne sus refuser sa demande, acceptant à ce qu’elle y aille … après tout, cet enfant avait besoin de liberté, de vivre comme toutes filles de son âge n’est-ce pas ? ~ Déjà à cette époque je me mentais. C’est à la fin des cours que Yume-Chan revint dans mon bureau, cette fois-ci le visage fermé et les yeux refusant de croiser les miens. Tenant un document en main, elle s’avança dans ma direction avant de déposer ladite feuille qu’elle tenait … Savais-je de quoi il s’agissait ? Bien sûr ~ La saisissant tout de même en feignant l’ignorance, c’est sous sa plainte que je pris un air peiné ~

- Annulé. Miri-Tan a dit que ça n’ira pas cette fois-ci. Mais moi … Je … Hum.

Serait-ce des larmes qui pointèrent leurs présences aux yeux de mon enfant ? Affichant un air triste à son égard, je me levais de mon bureau pour venir la prendre dans mes bras, lui accordant une étreinte dite rassurante alors que mes yeux se perdirent vers la porte, là où se trouvait la première présidente du conseil des étudiants. Lui adressant un sourire sous un mouvement positif de sa part, elle partit sans demander son reste alors que je resserrais mes bras autour de mon futur chef-d’œuvre ~ Auriez-vous compris que je suis la responsable du non-lieu de l’excursion ? Allant même jusqu’à ordonner au conseil d’annuler le voyage par principe que je ne voulais laisser Yume-Chan sortir dans ce monde bien trop dangereux pour sa personne ? La possessivité a toujours été un soucis ~

Mais passons, la suite est bien plus intéressante, du moins pour les autres et non pour moi en ce jour là. C’est après avoir conduit Yume-Chan à mes appartements, après l’avoir bordée que j’étais retournée dans mon bureau, me plaisant à la classification des dossiers en pleine nuit tout en préparant les futures améliorations que je pouvais apporter à  la matérialisation. Je ne sais pas combien de temps je suis restée dans mon bureau, autant que c’est avec surprise que je vis Miri-Chan débouler dans mon dit bureau, la respiration allaitante alors qu’elle m’annonça que mon enfant avait tout simplement disparu. Avais-je paniqué ? Non ~ parce que je savais où elle était, je la sentais, non loin de nous. Dématérialisant mon corps pour le rematérialiser là où le flux de Yume-Chan était le plus condensé, c’est en arrivant non loin d’un manège que je levais les yeux vers une enfant, sourire aux lèvres, l’air heureux … Elle était heureuse. La suivant telle une ombre tout le long du festival, c’est une fois qu’elle se décida à rentrer vers Undai que je l’interceptais. Arrivant dans son dos pour venir me saisir de sa main … ~

End Flash Back

- Il ne faut pas me faire de telles frayeurs, Yume-Chan …

Était-ce donc ces paroles que j’avais articulé lors de nos retrouvailles passées ? Sans doute. Sentant ma colère se transformer en fureur, je humais l’air pollué par le sang humain en continuant mon avancée. Non, je n'arrêterai pas de tuer tant que mon ange ne me sera rendu. Elle était ici, quelque part … Tellement loin, mais si proche de ma personne. Fermant les yeux en décapitant un homme qui me fonça dessus, c’est en propulsant sa tête contre un mur que je levais la main vers la femme qui s’affala sur ma personne, munie de canifs ou je ne sais quoi, c’est en recevant son corps contre moi que je me glissais dans son dos avant de poser ma main sur ses omoplates pour les faire exploser, insufflant de quoi faire détendre sa chair dans une marre de sang. La laissant à moitié morte, agonisant sur le sol, je l’enjambais avant de poursuivre, ma faux, virevoltant toujours dans tous les sens … Du moins jusqu’à ce que je frôle ne semblant être qu’humain ~ Descendant mon regard vers celle qui dérangeait mon nettoyage, c’est avec un visage doux que je l’écoutais, laissant même un sourire compatissant se dessiner sur mes lèvres ~ Je suis si bonne ~

- Bordel ! A quoi sert-il de perdre son temps à dégommer tout le monde ?! Je sais où la trouver ! … Suivez-moi.

Réponse simple, à passer ma colère sur autre chose que des poupées en bois. Acceptant malgré mon entêtement au massacre de la suivre, je levais les yeux vers sa silhouette s’élançant déjà dans un amas d’humains plus laids les uns que les autres. La laissant nous frayer un chemin, je passais à sa suite, usant de matérialisation pour faire exploser chaque corps à côté duquel je passais. Des petits splatsh tous mignons couvrirent les murs d’un rouge bien saillant ~ N’est-ce pas artistique ? Tellement magnifique que je me plairais à faire cela également dans mes appartements ~ Posant ma main sur la tête d’un imprudent s’étant rapproché trop près de mon corps, je fis exploser sa cervelle avant de secouer ma main pour ne pas garder le surplus de sang que j’eus reçu en cadeau. Arrivant à la suite de Kaïla dans une salle des machines, c’est quand l’homme présent pointa son arme sur l’enfant qui m’accompagnait dans ma boucherie, que je passais devant elle pour venir désintégrer l’homme. Tout simplement ~ Il fut là, il ne l’était plus à présent ~ Huhu ~

- Merde...

Me rapprochant des écrans, c’est en me focalisant sur une image que j’entrouvris légèrement les lèvres. Je ne bougeais plus, ma respiration s’était stoppée au même moment que mon cœur avait arrêté de battre. Ma … Yume. Posant mes doigts sur l’écran en regardant le corps meurtri de mon enfant, c’est dans un léger gémissement de douleur pour sa personne que je me retrouvais devant un écran brisé … Yume … Yume … Ils … Ils m’avaient priss ma Yume-Chan … Yume. Sentant mon corps se perdre dans les abîmes des ténèbres, je faillis perdre pieds, me retenant aux tableaux des machines en sentant la mélancolie d’un temps inconnu faire surface en mon être. Cela était impossible, Yume ne pouvait se faire avoir de la sorte, qui était-il ?! Je n’avais que très peu d’informations concernant cette boite, assez à mon goût, mais sans doute pas assez pour que je sache dans quel merdier j’avais envoyé ma chérie. J’avais reçu l’adresse de la jeune femme que j’avais rencontré il y a quelques mois d’ici pour avoir un produit malheureusement interdit au Japon, passant par une filiale libre du nom de Xproject pour l’avoir, c’est sous leur conseil que je tombais ici. Finissant rapidement par faire un échange entre l’école ainsi que cette boite biotechnologique. Tapant mon poing sur le tableau en me mordillant la lèvre, je secouais la tête avant de lever le regard, des larmes sèches ayant laissés leurs sillons sur mes joues.

- Dead Master ! Il faut la trouver... Elle doit... Je crois... Au sous-sol ! Yume est quelque part dans le sous-sol !

Les sous-sols … Quelle cachette parfaite pour mener des expériences sur mon enfant … Me dirigeant vers l’extérieur, je me posais au milieu du couloir en posant mes yeux sur le sol. Faisant virevolter ma faux au dessus de ma tête, je finis par découper le sol se trouvant sous mon corps pour descendre d’un étage. Répétant ce mouvement jusqu’à ce que je me retrouve au rez-de-chaussée, là où le massacre avait commencé. Posant mon regard sans expression sur Kaïla, je lui montrais du doigt la cage d’escalier, l’invitant à ouvrir le chemin vers les étages plus bas. Empruntant la cage, nous descendîmes, décimant tous intrus se plaçant sur notre chemin, arrivant jusqu’à un couloir vide … Trop vide pour que cela soit normal. Levant le bras pour arrêter Kaïla dans son avancée, je fis un pas en avant, attendant à ce que quelque chose se passe … rien. Continuant ma route en demandant à Kurayami de rester en retrait, c’est par surprise que je me retrouvais transpercée de toute part par des tiges métalliques qui eurent jailli du sol comme du plafond sans oublier les murs, sans que je ne m’y attende … Était-ce ainsi qu’ils eurent attrapé Yume ? Crachant du sang sous cette attaque surprise, je dématérialisais mon corps pour venir le rapporter à Kaïla, tombant sur le sol dans une flaque de sang, mon propre sang, je toussotais sauvagement … combien d’organes avaient été touchés ? Tellement que j’avais un trou béant dans la gorge ~ Refermant mes plaies comme s’il s’agissait de simples boites à recouvrir, je me levais en regardant l’état déplorable de mes vêtements … En plus du sang, voilà que je me retrouvais avec des trous partout. Dieu ciel. Soupirant en rematérialisant un habit convenable, je rematérialisais ma faux que j’eus laissé tomber lorsque je me suis retrouvée comme du gruyère ~ Qu’allais-je faire à présent ? Maaah tellement de choses ~

Tournant sur moi-même en faisant virevolter ma faux, je la balançais vers ce qui fut ma prison y a de cela quelque secondes. Détruisant toutes les tiges métalliques sur son passage, se logeant un peu plus loin dans un mur en béton. Claquant des doigts pour faire exploser ma faux, c’est en me bouchant les oreilles qu’un gros boum retentit dans tout le bâtiment ~ Oui, oui, nous sommes là ~ Enjambant ce qu’il fut mon piège, j’arrivais rapidement de l’autre côté, prenant l’unique couloir accessible en affichant malgré moi un air enjoué. Tuer me plaisait-il ? Tellement que j’aurais aimé avoir l’ombre en ma compagnie ~ Gloussant silencieusement en m’attardant sur les vitres recouvrant les murs, c’est avec un soupçon de curiosité que je regardais à travers … bleu. Tout était si bleu que cela me faisait penser à ma chère Yume qui nous attendait … elle nous attendait n’est-ce pas ? Me figeant sur place en sentant la présence d’un intrus, différent des humains présents, c’est en me mettant sur mes gardes que j’avançais, encore … et toujours. Quelle était donc cette odeur familière mais si étrangère en même temps ? Je ne savais pas et cela me perturbait assez pour que ma faux revienne dans ma main et que j’ouvre une porte, porte qui explosa tout simplement. Ayant le temps de matérialiser un bouclier, c’est en demandant à Kaïla de poursuivre seule, que je voulus la quitter à cet endroit.

- Il y a autre chose ici, trouve Yume. Prends ceci … Ne sait-on jamais si tu en as besoin Kaïla-Chan.

Matérialisant mon cristal dans mes mains, je fis naître un cristal bien plus petit de celui-ci avant de le placer dans un maintien à boucle. Tendant la pierre pure à Kaïla, je fermais la porte derrière moi, laissant sa personne seule. N’était-elle pas une Undai’enne ? Si, et d’autant plus l’élue du cœur de mon enfant, elle devait donc se montrer à la hauteur de ses attentes, qu’elle la retrouve … Pendant que moi … Je trouve d’où vient cet autre pouvoir. M’engouffrant dans les ténèbres d’une nouvelle pièce, je cherchais des yeux, la chose qui résonnait en rentrant en résonance avec mon pouvoir. Qu’était-ce donc, que faisaient-ils ici ? Auraient-ils utilisés ma Yume-Chan pour … Non. Cela était inconcevable.

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Dim 1 Sep - 21:09

La pièce était encore toute illuminée à cette heure de la journée et sa blancheur n'était qu'exacerbée par les puissants rayons de lumière qui y était projeté. Concrètement, il n'y avait, là, rien. Enfin presque rien : Les murs capitonnés, immaculés, disparaissaient derrière un simple sarcophage de métal dont le seul orifice, situé au plus haut de l'objet laissait à peine circuler l'air. On y étouffait de chaleur, d'inconfort, de panique et on y était solidement attaché, sérieusement intubé, si bien qu'aucun mouvement n'était possible. Les parois retenaient difficilement une odeur d'urine et de bile fraîche et on pouvait alors se demander comment pouvait y survivre le petit être enchaînée et maigre dont même la langue était retenue contre ses crocs.

La bête frémissante et souillée, y avait été assise à moitié de sorte à ce qu'elle ne puisse pas se faire mal comme elle l'avait tenté à plusieurs reprises, à coups de révoltes haineuses. Désormais, elle survivait avec tant de peine au traitement que l'on lui affligeait que son esprit bestial - afin de ne pas se perdre dans une inconscience furieuse - avait abandonner son enveloppe charnelle après seulement quelques heures. Depuis, la gamine y était restée hagard, la bave écumant aux coins de ses lèvres et ne ressentait quasiment plus son corps endolori, courbaturé. Depuis combien de temps, était-elle là ? Elle n'y pensait même plus. La seule chose qui était encore fraîche dans sa mémoire, c'était cette nouvelle injection douloureuse qu'on lui avait fait quelques heures plus tôt et qui avait drôlement animé sa cellule d'isolement d'habitude si silencieuse. Puis le silence était retombé aussitôt, alors que le sommeil l'acculait enfin, depuis plusieurs jours.

Ce n'était qu'un long fracas qui la tira de son lourd sommeil, titillant sa curiosité de bête sauvage et accaparant son attention toute entière. Jamais un tel brouhaha n'avait retentit à ses oreilles et les sons nouveaux l'intriguèrent. Devait-elle avoir peur ? Elle n'en savait trop rien et même son instinct semblait hésiter face à cette situation innovante, si bien qu'elle tenta - d'après son imagination d'animal - d'assimiler ces différents sons à quelques objets bruyants qu'elle avait pu côtoyer dans sa cellule mais dont le tintement ne ressemblait en rien à ce que ses oreilles pouvaient entendre maintenant. Après quelques minutes, elle en prit peur, les sentant se rapprocher dangereusement et son corps chercha malgré son immobilisation complète à fuir. Puis se fut trop tard : Elle ressentit la présence, une présence effrayante dont elle entrevit l'ombre à travers la petite lucarne qui servait à aérer sa prison de métal.

Elle glapit, effrayée et respira à plein poumons, l'odeur de pisse lui montant soudainement au cœur. Elle se sentit prise au piège, ne pouvant ni fuir, ni attaquer et défaillit quasiment quand la seule vitre teintée de la pièce explosa violemment. L'air du dehors s'engouffrait dans la pièce, elle pouvait quasiment le sentir. Cet air qu'elle n'avait jamais pu goûter et qui semblait la noyer dans son "bocal" de fer se faufilait désormais sur son corps et à l'intérieur de ses narines. Elle retint sa respiration tant qu'elle put, persuadée que cet oxygène nouveau pouvait l'empoissonner puis s'étouffant presque, n'eut d'autre choix que de reprendre une bouffée puis une autre. L'extérieur entrait chez elle, elle qui était persuadé qu'on l'avait tenu enfermé pour la protéger de cet atmosphère contaminé, et elle ne pouvait rien y faire, attendant sa sentence comme une bête encerclée.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Lun 2 Sep - 0:51

Félicitons cette fameuse femme qu'était Dead Master ! Même dans son état second, elle eut la lucidité de m'écouter et de suivre mon conseil sans se poser de questions. Voilà quelque chose qui était digne de lui être reconnu. Pour ce qui était de sa folie meurtrière qui la régissait sans moindre retenue, c'était autre chose. Elle m'effrayait, d'ailleurs, si je n'étais pas tellement pressée de retrouver Yume, je me terrais dans un coin en sécurité sans oser exprimer mes idées. Mais étrange que cela puisse l'être, j'avais la certitude que la dirlo continuerait à faire n'importe quoi pendant que sa protégée se mourrait quelque part, des tuyaux plantés dans tous son corps... Rien qu'à y penser, cela me rendait malade, au point que je veuille tomber dans le même état que Dead Master. Tout serait plus simple ainsi, je m'amuserais à découper dans les gens sans remords et ce, jusqu'à retrouver Yume à l'aveuglette. Ce qui ne nous avancerait pas très loin et souillerait mes mains du sang de ces monstres... Et durant ce temps, Kuroi s'éteindrait à cause de notre stupidité. Non... Je ne pouvais penser de la sorte, il fallait à tout prix que je me calme, ne serait-ce que pour donner un semblant de directives au monstre destructeur qui m'accompagnait. Ha... ha... Et encore, j'étais polie de peur de voir sa faux me trancher par « mégarde », soi-disant.

J'étais carrément sur les nerfs, les sens aux aguets à la recherche d'ennemis potentiels voulant me tirer une balle dans la tête, robe de combat activée, je lançais des coups d’œil tour à tour à Ayame et sur le couloir. Prise au dépourvu quand un craquement sinistre se fit entendre -différent des os brisés que j'entendais depuis tout à l'heure- je reportais toute mon attention sur ce que la directrice faisait. Folle... Après avoir fait un trou dans le sol, elle passa à travers pour se retrouver à l'étage d’en dessous. Clignant des yeux sous l'incompréhension, je fis un geste anodin vers l'ascenseur à l'autre bout du couloir, utilisant les mouvements plutôt que la parole pour lui faire comprendre qu'elle aurait pu emprunter cette voie là. Quoi que... Et sur ce doute, je réalisais que j'ai pété involontairement le réseau principal de l'usine quand j'ai démoli le poste de contrôle. Me giflant mentalement d'agacement, je sautais dans le trou et me retrouvais -après quelques secondes de vol plané- au rez-de-chaussée, là où tout ce bordel a débuté.

Localisant Dead Master sans mal -pas difficile avec son aura meurtrière planant autour d'elle, et hochais imperceptiblement de la tête quand elle me montra la cage d'escalier. Sérieusement, j'étais terrifiée -cette femme me faisait peur-, et si je n'étais pas si nerveuse et ne ressentais pas le besoin de retrouver Yume, je crois que je me pisserais dessus sous son air rageusement ténébreux. Parce que ouais, je détestais la directrice de Undai, je ne me gênais aucunement de le lui faire comprendre entre les murs de l'Académie. Mais là... Je n'étais pas suicidaire, et je n'osais lui désobéir. Pour ma propre vie. Une vie sans Yume... Non, elle était vivante, il fallait qu'elle le soit. Déboulant dans les étages inférieurs, je ne me retenais plus, envoyant mes poings dans les faces de toute personne se mettant à travers notre chemin. Certes, j'étais assez douce pour le moment, noyant ma haine envers ces monstres sur l'urgence. Mais ce n'était guère dérangeant, vu que Dead Master nettoyait « proprement » derrière moi. Du moins, jusqu'à ce qu'elle m'arrête d'un geste impérial dans mon avancée. Fronçant les sourcils d'un air étonné, je repris la marche d'un pas lent, suivant Ayame dans le couloir désert. Complètement vide, comparé à ce que nous avions dû faire face quelques minutes auparavant. Impatiente en vue de cette avancée lente, je fis un bond énorme en arrière quand des piques vinrent attaquer la dirlo sans pitié, la transperçant de tous parts dans des giclées de sang. Du sang... Moi qui croyais qu'elle était un monstre, je m'étonnais de voir que le sien était rouge... Sérieusement, qu'est-ce que j'avais dans la tête dans ces moments horribles ! Tout de même horrifiée de voir que l'être censé me protéger -façon de parler- dans cette usine de malades, était en train de se vider de son sang, je déglutis difficilement, me demandant s'il était possible de pâlir encore plus de ce que je ne l'étais déjà.

Soupirant de soulagement quand son corps se ré-matérialisa auprès de moi, je changeais d'avis quand je constatais l'état dans lequel elle se trouvait. Blanchissant instantanément-si cela était encore possible- je fis un pas en arrière presque tétanisée... C'est un trou béant que je voyais à la place de son œil ?! Et là, mon estomac ne tint pas le coup. Me rattrapant au mur, les jambes en coton, je baissais la tête pour... gerber mes tripes. Et c'était un euphémisme du fait que je n'ai rien avalé depuis hier. Malade -au sens propre du mot- je me redressais pour voir que Dead Master poursuivait l'avancée. Tenant à ne pas rester seule dans ce lieu, je me répétais inlassablement dans la tête que cette femme était un monstre. Elle n'a même pas émis un cri de douleur quand elle s'est fait épingler par le piège. Matérialisant ma Silver Sword, je courais presque pour arriver à sa hauteur, préférant rester à ses cotés plutôt que de subir le même sort qu'elle quelques secondes avant, je trouvais étrange de me sentir rassurée en sa présence. Ouais, je délirai. Mais qui ne l'aurait pas fait, en se trouvant devant un tel danger ? Voilà, vous avez enfin capté. Sachez aussi que rien ne s'arrangea quand elle s'arrêta et m'indiqua un chemin, me mettant en confiance -pas du tout- pour la suite du plan.

- Il y a autre chose ici, trouve Yume. Prends ceci … Ne sait-on jamais si tu en as besoin Kaïla-Chan. 

Quoi ?! Je me tournais instinctivement vers sa silhouette élancée, écarquillant les yeux premièrement pour mieux ouvrir la bouche afin de présenter mon refus à sa personne. Il était hors de question que je reste seule ! Nous étions venues pour Yume, et elle devait la chercher ! Et puis quoi « autre chose » ? Quel genre de chose ?! Toutes ces questions mais aucunes réponses, seul un cristal en signe de réconfort. Une porte qui claque et elle est partie me laissant seule dans ce couloir sombre noyé dans un bleu qui me donnait la chair de poule. Dégoulinant de stress, je poussais un petit cri d'horreur quand j'entendis des bruits derrière moi. Faisant volte-face, ma lame brandie devant moi, je tremblais, littéralement. Cela me faisait penser au dernier jeu auquel j'ai joué, où des zombies bouffent les gens dans un centre de recherche après qu'ils deviennent incontrôlables... Fichue Dead Master inconsciente ! Pourquoi m'a-t-elle laissée seule ?! Et Yume ?! Elle l'oubliait ou quoi ? Calme... Il fallait que je me calme. Mais cette pensée fut inutile, la nervosité m'empêchait d'agir logiquement. Matérialisant Wo-Kun pour qu'il me tienne compagnie, je me connectais naturellement à sa vision en lui imposant d'ouvrir le pas. Je n'avais guère envie de me faire prendre dans un autre piège farfelu installé par les malades mentaux de cette industrie. Sérieusement... Comment Yume a-t-elle pu se retrouver là ? Si nous serions encore ensemble, je ne la laisserai pas s'en aller je ne sais où sous l'ordre de cette folle de Dead Master... Stop ! Ces idées n'avaient pas de place ici, nous n'étions plus rien l'une pour l'autre. Quoi ? Fermez-la ! Si j'étais là à risquer ma vie pour elle, c'est seulement parce que... Parce que... J'ai mal.

Non pas sur ma pensée, mais parce qu'un putain de projectile ovale vint se ficher dans mon bras, me faisant vaciller en arrière. Grimaçant de douleur, je jurais à haute voix avant d'envoyer Wo-Kun arracher la tête de l'imbécile m'ayant tiré dessus. Tenant mon épaule endolorie, il m'a fallu quelques secondes pour que la balle sorte et que le trou soit remplacé par une substance argentée et lisse. Furieuse, car oui je l'étais enfin, je me protégeais avec mes boucliers, puis balançait une boule d'électricité à travers le fin couloir dans lequel je me trouvais. Le chemin libre, je cherchais... Du moins, jusqu'à ce que je constate que j'ai grillé quelques corps sur mon passage. L'odeur du brûlé dans les narines, je regardais droit devant moi pour ne pas vomir le reste de mon existence dans une marre de sang. Je me partageais la tache avec mon loup métallique, ouvrant les portes une à une avec prudence mais dont un empressement était palpable, je râlais à chaque échec. Et plus je tombais sur des gens, plus cela m'énervait. Ce que je faisais quand je débarquais dans des salles et couloirs encombrés par des scientifiques ? Eh bien... Je détestais ce genre de personnes... Mais préférant ne pas me confronter à eux, je me barrais tout simplement, laissant des petites bombes au passage.

- Merde... Mais où est-elle ?

Déboulant en courant dans un autre couloir, je glissais au sol pour éviter une rafale de balles, Wo-Kun débarquant derrière moi, il plongea sur nos ennemis avant d'exploser sans préavis. Ne m'arrêtant pas sur ce détail, je poursuivis mon chemin à l'aveuglette en quelque sorte, ouvrant toutes les portes sur mon passage d'un toucher électrique qui débloquait toutes les sécurités. Essoufflée, le souffle coupé, je me pointais devant la énième porte, le désespoir devenant prédominant dans l'atmosphère de mort qui flottait autour de moi. Et croire que je me retrouvais devant mes plus grandes peurs. Que ce soit la situation en elle-même, l'endroit, ou encore les gens -chercheurs à ce que j'ai pu constater- dans tous les coins. J'avais peur, mais je continuais à avancer... Stupidité. Abattant ma main sur la tablette sécurisant la pièce se trouvant derrière la porte métallique, je tendis mon autre bras sur la gauche afin de créer un bouclier contre les tirs qui arrivaient furieusement dans ma direction. Un petit bruit de fond et la porte s'ouvrit. M'engouffrant dedans en refermant derrière moi, utilisant le réseau pour bloquer l'accès, je plongeais mes yeux rubis sur la pièce sombre, cherchant ne serait-ce qu'un indice.

- Ne bouge pas ou elle meurt.

Tétanisée, je ne bougeais pas. Mon cœur rata un battement, s'arrêtant pendant une fraction de seconde qui m'a paru durer des heures, mon visage exprimait l'horreur et l'incrédulité, j'étais paralysée tandis que le sang se vidait de mon corps tout entier. Je fixais un point devant moi, n'en croyant pas mes yeux. Ma gorge tressauta tandis qu'un bruit étrange sortit de ma bouche, une sorte de plainte étouffée. Là... Sous mes billes rouges, je voyais une scène qui me glaçait le sang. Yume... Elle était là, attachée à une chaise, des tuyaux de tous les couleurs sortant de son corps, du sang coulant dans certains tandis que son corps n'était que chantier. Elle... vivante ? Je l'espérais, je... Elle! Une femme habillée d'une blouse de scientifique, un sourire sûr d’elle tenant une arme dans sa main, pointée droit sur la tête de Yume. Le monde s'arrêta de tourner autour de moi quand je croisais le regard de cet être abjecte, et là, je sus. Je sus ce qui allait se passer. Elle aussi savait, elle était condamnée dès que nous avions pénétré dans les sous-sols... Elle allait la tuer... Elle tira. YUME !

Une détonation retentissant en écho dans la pièce remplie de machines en tout genre, un souffle coupé -le mien-, une giclée de sang flottant dans l'air avant de retomber lourdement au sol, un cri de frayeur, une douleur brûlante, un sifflement et des voix. Des voix dont je ne tenais compte, il n'y avait plus rien, ma tête était emplie de ce bruit insupportable qui résonnait dedans. Je n'ai pas compris, je n'ai pas réalisé tout de suite... baissant mon regard imperceptiblement sur ma main gantée d'où un flot de sang s'en échappait. Un mouvement trop rapide pour être vu par l’œil d'un humain, je m'étais téléportée tandis que la femme poussait sur la gâchette, impitoyable, sachant qu'elle mourrait quoi qu'il arrive. Croisant son regard d'un brun profond, tout mon visage se déforma sur le sentiment de rage qui envahit mon corps comme mon esprit. Tremblant de cette colère qui me brûlait de l'intérieur, je resserrais le poing où la balle était toujours fichée et l'envoyais dans le visage de celle qui a failli tuer mon amie. Un autre cri. Plus bestial, des larmes de fureur incontinentes, et je me lançais dans la salle, à la poursuite de cet être que j'eus brutalisé. L'attrapant par les cheveux tandis que des coups de feux retentissaient, mon regard devint fou. Ces monstres... Ils allaient tous payer pour ce qu'ils ont fait à Yume, j'allais les massacrer, ils ne pouvaient vivre ! Matérialisant des protections autour du corps meurtri de Yume, je tins fermement la tête de la femme sous ma poigne, ne me préoccupant presque pas des coups de feux, des cris ou des bruits venant de la porte dont quelqu'un voulait défoncer. Tirant la tête de ma victime vers l'arrière pour qu'elle puisse me voir la regarder d’au-dessus, j'attrapais sa mâchoire entre mes mains, tirant d'un coté vers le haut, et soutenant le bas de sa mâchoire de mon autre main. Un craquement, un hurlement, la peau qui se déchire dans un bruit visqueux et je me retrouvais avec la moitié du crâne arraché de la femme.

- Je vous ferai payer ça... à tous... Jusqu'au dernier. Promis ~

Un rire sans joie s'échappa d'entre mes lèvres tandis que je jetais l'os arraché et plein de sang aux pieds d'un autre homme qui se trouvait dans la pièce. Combien étaient-ils au juste ? Je n'en avais que faire, ils allaient tous périr dans d'affreuses souffrances. Je n'étais pas un monstre, je rendais justice, j'éradiquais ces êtres pour qu’ils ne puissent plus jamais faire du mal aux autres... à Yume. M'élançant droit devant moi dans un cri de rage, je tranchais, coupais dans tout ce qui se trouvait sur mon passage, cramant les chairs, coupant les corps en deux, enfonçant mes mains pour arracher les cœurs de ces monstres. Je ne me préoccupais guère du sang qui m'eut repeint en rouge de la tête aux pieds, je n'avais que faire des viscères sur lesquels je dérapais, je me fichais des hurlements qui me tuaient les tympans, la porte défoncée n'était qu'un détail au même titre que les balles et explosions qui me transperçaient quand je n'arrivais pas à les éviter. La seule chose qui comptait, c'était la vengeance. Je me vengeais pour Yume, pour moi, pour nous. Je ne réalisais pas ce que je faisais, une tête explosa entre mes mains, de la cervelle vint m'obstruer la vue avant que je ne la dégage de mon visage, et dans cette scène macabre, je riais. Les yeux fous, une flamme rouge, je m'élançais sur les derniers adversaires qui me restaient. Personne... Personne ne sortirait d'ici vivant. Une explosion, je cachais mon visage quand elle m'éblouit. Un cri de douleur. Le mien. Un bras qui vole. Le mien. Du sang coulant à flot de ma bouche, et de mon corps tout entier. Un grognement de rage. La matérialisation pulsant dans mon corps pour me maintenir en vie, une texture brillante venant remplacer mes membres perdus. J'étais à bout... Non, pas encore, j'avais encore de l'énergie. Assez pour survivre assez longtemps pour les massacrer. D'autres balles arrivaient impitoyablement sur moi, en vain, toutes se faisaient repousser de mon corps, les chairs en grande partie remplacées par du métal impénétrable.

Je ne sais combien de temps ma folie meurtrière dura encore, mais finalement le silence s'abattit. Debout au milieu de ce désastre, entièrement gluante de sang -autant mien que celui de mes victimes-, vidée d'une grande partie de mon flux vital, un sourire énorme aux lèvres, je levais ma tête par dessus mon épaule pour voir ce qu'il en était de Yume. Mon sourire s'affaissa quand je la vis à nouveau. Titubant vers elle, quelques explosions retentissant encore des machines détruites, je m'approchais de mon amie. D'abord en colère, je voulus arracher sans plus attendre tout ce qui la retenait prisonnière ici. Mais même dans mon état second, je réfléchissais encore un peu, me rendant compte que faire cela, revenait à la tuer. Déposant ma main sur son visage, je peignis un sillon rouge sur sa joue avant de me reculer pour mieux observer tout le mécanisme qui la reliait aux machines.

- Je t'ai vengé Yume... Nous... Faut sortir de là... Comment...

Je ne réfléchissais plus, je n'y arrivais pas. M'énervant, à bout de forces, je m'agenouillais auprès d'elle, vérifiant si elle respirait encore. À mon plus grand soulagement -ou celui du monde sur lequel j'abattrais ma rage- elle respirait. Soulagée intérieurement, j'attrapais un tuyau entre mes mains glissantes avant de tirer dessus d'un coup sec, ne laissant le sang s'échapper de la plaie que j'eus ouvert sur le corps blafard de mon amie, j'y apposais ma main pour refermer tant bien que mal sa blessure. Je n'étais pas douée en biologie, je n'ai jamais su refermer les plaies avec habilité. Mais... Non... Je ne pouvais utiliser le même procédé que sur mon corps, d'ailleurs je me demandais comment j'arrivais encore à maintenir les parties métalliques sur moi. Yume n'avait plus de matérialisation en elle, cela la tuerait. Parlant de cela... Retirant de ma poche le cristal que Dead Master m'eut donné, le plaçant délicatement sur l'oreille de Yume, je souris ironiquement... comme si cela pouvait lui faire mal à coté de tout ce qu'elle a subie.

- Aller Yume... debout...

Sauf que cela ne marchait pas de la sorte. Voyant que rien ne se passait, je sentis une nouvelle bouffée de désespoir s'emparer de mon âme. Je ne pouvais plus rien faire. La protéger, oui. Mais la guérir, c'était au-dessus de mon pouvoir, d'autant plus qu'elle n'en avait pas dans son corps, de la matérialisation. La téléportation, c'était aussi du suicide. Je... Je pleurais. Continuant à arracher les petits tuyaux tout en refermant les plaies derrière mon passage, je chialais sachant que je n'arriverai jamais au bout et qu'elle risquait de crever dans les secondes à venir. Déposant mes lèvres sur les siennes entre deux sanglots, je priais pour qu'elle ne meure pas. Pas maintenant... Pas quand j'étais là. Pas après tout ce que j'ai enduré pour arriver à elle. Pas avant que je ne m'excuse, que je lui dise comment... à quel point elle était encore importante pour moi. Il fallait la sauver... à tout prix.

- Dead Master-Sama... Yume... elle meurt. Sauvez-la.

Je parlais dans le vent, espérant que l'autre folle ne soit pas loin, qu'elle nous découvre, qu'elle capte l'infime particule de matérialisation de mon amie pour se rendre compte qu'elle n'était pas encore sortie d'affaire et qu'il fallait qu'elle vienne. Qu'elle... C'était fou de se dire que je me rabattais sur cette enfoirée pour venir en aide à Yume. Mais il n'y avait d'autre choix. J'essayais. Je usais de tout mon savoir faire pour retirer ces monstruosités de son corps à moitié mort, je refermais tant bien que mal ses blessures pour éviter des hémorragies internes et externes. Mais... ce n'était pas suffisant, pas assez pour la maintenir en vie à long terme, pas assez pour qu'elle récupère sans en mourir. Je suis désolée... Je suis tellement désolée, Yume.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Lun 2 Sep - 1:54

Rage. Je l’étais, enragée au point de ne voir que des objets néfastes à la place des humains, m’avançant dans la salle sombre que j’eus empruntée après avoir laissé Kaïla en plan. Gardant tout de même une certaine sécurité autour de mon corps pour ne pas me faire transpercer de toutes parts, ce fut un bouclier invisible que je collais à ma peau tout en jouant de ma faux. Cet endroit … était une boucherie, j’avais tué, je tuais encore et je tuerai sans doute encore plus d’ici peu. Et cela se confirma quand une horde de scientifiques arrivèrent devant ma personne, n’ayant nulle pitié pour ces êtres insignifiants, je les tranchais comme s’il s’agissait de la chair à pâté, juste bonne à salir encore plus la poubelle de la cuisine. Un pas, un deuxième et ce fut un nouveau couloir dans lequel je déboulai, ne laissant dans mon dos que des murs tintés de rouges où les sols étaient remplis de cadavres. Mais maintenant, tout ceci était différent … C’était propre, blanc, immaculé, tellement que cela me donnait la nausée. Les magnifiques couloirs des hôpitaux dont le budget est trop restreint pour y mettre de la couleur, voilà ce que je pensais en empruntant ce lieu.

Suivant l’odeur si unique mais si reconnaissable par ma personne, c’est au flair que je laissais mon instinct me guider, jetant un œil de temps en temps par les vitres teintées m’entourant … Que faisaient-ils donc ici ? Des expériences, cela nous l’avions tous compris, mais encore ? Pourquoi avoir capturé Yume ? Pour la matérialisation, il n’y avait nul doute là dessus … Mais pourquoi maintenant, pourquoi ainsi ? N’avaient-ils prévu ma colère ? S’ils savaient pour Undai, ils devaient en savoir long à mon sujet également … Serais-je leur proie finalement ? Je ne saurai le dire, mais c’est en déboulant dans une nouvelle salle qu’une fine sensation de je ne sais quoi me parcourut l’échine et que dans un seul mouvement, je n’eus le temps que d’écarter les bras pour que les murs ne viennent m’écraser comme une crêpe. Conneries ! Me retrouvant coincée entre les parois froides m’ayant ensevelies, c’est quand un déclic résonna dans mon ouïe que les murs s’ouvrirent, me laissant tomber par la même occasion. Croyaient-ils seulement que j’allais me laisser mourir de la sorte ? ~ Pauvres choses inutiles, il allait de soi que je ne saurais pas tomber dans un piège si bête sans me défendre ~ Et c’est en croisant le regard d’un homme apeuré que la brèche s’ouvrit, montrant qu’un creux aussi grand que mon corps s’était formé dans les murs métalliques pour que je ne me fasse écraser. Sourire aux lèvres, je m’approchais de lui alors qu’il titubait sur le sol, frottant son fessier disgracieux au sol dans des gémissements et plaintes incompréhensibles ~

- Pauvre chose pitoyable ~ Seule la mort pourra te purger de ta vie futile, mon cher ~

Prenant son visage entre mes mains glaciales, je lui adressais un dernier sourire avant de lui briser la nuque, dégageant sa tête de ses épaules sans moindre pitié. Gloussant légèrement en balançant le corps vers l’une des vitres, je me redressais instinctivement quand la source indescriptible de pouvoir jaillit dans mes veines, me disant clairement qu’elle était là, proche ~ Terriblement proche. Me dirigeant vers l’endroit où j’eus balancé le corps, c’est à une porte métallique que je me heurtais … Devrais-je faire comme le corps ? Passer par la fenêtre ? Non ~ Les grandes dames empruntes toujours les portes d’honneurs. Gloussant sous ma pensée, je fis fondre le métal sans plus tarder, m’engouffrant dans une nouvelle pièce. Une cellule dirais-je. Laissant mon regard vaguer sur l’endroit jusqu’à ce qu’il tombe sur une petite chose attachée, c’est en croisant son regard que j’attrapais la tête de mon assaillant -venant de mon dos- pour venir lui éclater la tête dans ma paume. Un simple splatsh se fit entendre avant que je ne m’approche de cette chose muselée. Pauvre enfant ~ M’accroupissant devant elle, ligotée de toutes parts, je déposais ma main sur sa joue, laissant ma peau froide se heurter à la douceur de sa peau blafarde … Est-ce donc toi qui sent si bon ? ~

Posant ma main sur ses liens pour les défaire tout en gardant un contact visuel avec l’enfant, je retirais avec précaution sa muselière, ne lui disant nuls mots, je la fixais. La détaillant de mes yeux perçants, cherchant à savoir ce qu’elle avait de spécial, pourquoi son odeur était si proche … de celle de Yume-Chan. Je ne saurai y répondre maintenant, autant que je ne savais vraiment que faire d’elle à part la prendre avec moi. Après tout, ne serait-elle pas une source de réponses pour mes questions futures ? Si, et c’est sur ce principe là que je la pris, ne lui demandant même pas son avis, la soumettant à mon regard impérial. Allait-elle me suivre ? Je ne lui laissais le choix, quitte à la traîner par la jambe, je le ferai sans plus tarder. Mais avant cela … Posant mes mains dans ses cheveux pour les dégager de son visage, je cherchais instinctivement un objet, quelque chose pouvant contenir le semblant de matérialisation qu’elle avait en elle … Rien. Elle n’avait nulle boucle, bracelet ou que sais-je. Seule une étiquette se trouvant sur son poignet m’éclairait sur sa personne … Ren. Le sujet 0056 … Hum ~

- Ren-Chan ? Nous ne pouvons rester ici, comprends-tu ? Je me permets de te prendre avec moi ~ N’ai pas peur, je ne te ferai que du bien ~

Cela sonnait-il pervers ? Maaah, à force rester avec une nymphomane, mon esprit ne savait plus s’adapter à autre chose ~ Mais passons, là n’était le sujet du moment. Prenant le corps chétif dans mes bras, je sortis de la pièce avec elle, ne demandant pas mon reste quant aux personnes voulant m’en empêcher. Créant un bouclier autour de nos corps, je fis exploser tout corps qui croisait mon regard, n’ayant que faire de choquer l’enfant que je portais. Avait-elle peur ? Elle le semblait, son corps tremblant dans mes bras m’en disait long sur sa personne … Pouvait-elle communiquer ? Depuis combien de temps était-elle enfermée dans cette cellule putride ? Tant de questions que je m’amuserai à lui demander plus tard. M’arrêtant en sentant le pouvoir de Kaïla-Chan exploser, c’est en fronçant les sourcils que j’accélérais le pas, suivant son odeur en traversant les couloirs remplis des cadavres de ses victimes … Quelle beauté artistique. Arrivant rapidement devant l’endroit où elle devait se trouver, c’est sous un dernier cri de je ne sais qui que je forçais le passage. Défonçant la porte sans grande difficulté, j’arrivais dans une pièce … moins amusante que les autres ~ Et ce moins amusante se figea sur mes traits quand mes yeux tombèrent sur mon chef-d’œuvre, le corps abîmé de toutes parts, des tuyaux énormes lui traversant le corps … la pompaient-ils ? Salauds. Déposant l’enfant dans un coin en lui imposant l’immobilité d’un fin geste suivi d’une parole de ma part, c’est sous un dernier « Ayame-Chan doit aller aider Yume-Chan, reste ici d’accord ? ~ » que je la quittais ne serait-ce qu’un instant.

Me dirigeant vers ma propriété, je posais ma main sur l’épaule de Kaïla, lui faisant savoir ma présence avant de lui demander de reculer. Me posant devant Yume, c’est avec une peine translucide que je regardais son corps … Ils n’y avaient pas été de main morte, c’était littéralement dégueulasse ~ Soupirant légèrement en regardant sa boucle d’oreille, c’est avec un soupçon de surprise que je vis celle-ci noire, comme pourrie par son corps … Serait-il possible que ? Non. Grinçant des dents en tripotant le joyaux de mes doigts fins, c’est en lui insufflant de la matérialisation de mon toucher que je me vis soulagée quand une couleur teintée de rouge vacillant à l’orange pour revenir vers une couleur plus sang se peignit sur son cristal … Pauvre idiote, et dire qu’un court instant, j’eus peur qu’elle ne puisse être des nôtres ~ Soupirant de soulagement en venant lever son visage, je déposais mes lèvres douces sur les siennes gercées, lui insufflant de mon pouvoir dans les veines ne serait-ce que pour lui ôter ce qui se trouvait dans son corps sans la tuer. Enroulant ma main autour d’un tuyau, je tirais dessus sans pitié, l’aidant de mon pouvoir à refermer ses plaies sans quitter ses lèvres. Continuant ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle n’ait plus rien dans le corps, c’est une fois « refermée » que je la détachais des sangles la tenant assise. Elle ne se réveillera pas. Entrouvrant mes lèvres sous cette conclusion me sautant aux yeux, je me reculais légèrement en déviant le regard vers Kaïla-Chan, celle-ci ressemblant plus à un RoboCop mal assemblé plus qu’autre chose. Déposant ma main sur les endroits où les parties de son corps manquaient, je les fis réapparaître, redonnant de l’humanité à son corps si je puisse le dire ainsi.

- Astucieux, mais d’une laideur insoutenable à ma vue ~ Il est temps de quitter ces lieux … Je te laisse prendre Yume-Chan …

Laissant planer mon regard vers mon enfant un court instant, je me dirigeais vers l’autre animal -oui, j’ai déjà oublié son nom et vu son comportement primitif- pour venir la prendre dans mes bras, lui accordant une étreinte maternelle -ne sachant si cela lui faisait plus de bien ou simplement peur-, je sortis de la pièce en sa compagnie, traçant mon chemin vers l’extérieur. Avions-nous tué tout le monde ? Je n’en étais pas sûre, quelque part, il devait encore en avoir … de ces êtres ingrats qui eurent osés toucher à ma possession. Personne n’a le droit de souiller ce qui est mien, seule la mort peut être leur salut quant à leurs crimes. Fermant les yeux en m’engouffrant en direction de la sortie, c’est en arrivant au rez-de-chaussée que je m’arrêtais, regardant les portes. Était-elle déjà sortie d’ici ? Je ne sais pas, mais je ne comptais la brusquer plus que ce que j'avais déjà fait. La déposant au sol, je la regardais avec tendresse avant de lui tendre une main tout en m’accroupissant à sa hauteur. Posant mes bras sur mes genoux repliés, je la contemplais. Elle me faisait penser à Yume-Chan ~

- Nous allons sortir d’ici, je ne te demande pas ton avis, je ne fais que te prévenir ~ Comprends-tu ? ~

Un réflexe de demander « comprends-tu ? ~ » Lorsque je parle aux enfants. Donc oui, après chacune de mes phrases à son égard je sortirai encore et toujours cela ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Lun 2 Sep - 8:02

Pour se défendre - parait-il - certaines bestioles se livrent à d'étranges comportements. Une partie se camoufle, l'autre - à l'opposé - reflète une apparence plus impressionnante (couleurs vives, poils hérissés ...) et une autre partie encore, secrète des substances venimeuses ou encore malodorantes, ce qui est plus ou moins efficaces. Chez certains animaux, au contraire, le seul réflexe - aussi ridicule soit-il - face à un prédateur est de feindre la mort. C'est ce que son instinct lui hurla de faire presque aussitôt. Alors son corps se figea dans une rigidité quasi douloureuse et son pouls ralentit de lui-même quand son chasseur la saisit fermement, ne lui laissant aucun choix. A croire que cette créature inconnue faisait partie de celles dédaignant la thanatose* et se régalant des chairs putrides. Un vautour charognard ? Au vu de son apparence ténébreuse et morbide, elle ressemblait bien plus à un corbeau mais qu'était-ce un corbeau aux yeux de cette gamine blafarde ? Certainement rien, elle n'en avait jamais vu tout du moins et n'en avais même jamais entendu parler. Ce qu'elle pouvait bien en savoir ? C'est que cette chose était aussi terrifiante qu'incompréhensible et qu'elle devait au plus vite lui échapper.

Au fin fond de son esprit bestial, l'idée lui venait que la créature tentait d'établir une communication avec elle mais ces inquiétants coassements n'avaient aucun sens aucun à ses yeux, si bien que plus ils se faisaient entendre, plus elle avait du mal à les comprendre. Quel drôle d'animal était-ce, avec sa grande robe noire et ses yeux aiguisés. Cela tuait et se mouvait si rapidement, qu'elle ne pressentait aucune chance d'y réchapper.  Il ne semblait d'ailleurs nullement affolé par la puissante odeur de mort ou même par les rauques rugissements qui éclataient en écho, ce qui acheva d’impressionner la fine bête qu'il empoignait encore. Quel était ces gémissements et ses plaintes ? Qui battait-on avec tant de violence et d'animosité ? La gamine n'osait pas mouvoir ses pupilles de peur d'être surprise mais sa curiosité de bête inquiète lui faisait renifler furieusement l'air à la recherche d'odeur familière. Il lui semblait qu'on fracassait ces choses qui avaient défilés à plusieurs reprises dans sa cellule immaculée pour lui administrer des soins, des toilettes ou des injections et elle semblait vaciller entre soulagement et inquiétude à la nouvelle. Qui allait bien pouvoir s'occuper d'elle désormais ? La nourrir ? La laver de ses urines ? Elle s'étouffa brusquement. Peut être n'aurait-elle plus besoin de tout ses traitements, une fois que son prédateur l'aurait englouti toute entière. Peut être même que l'atmosphère nouvelle allait l'achever bien avant tout ça.

Après une longue course, on la déposa enfin. Elle se jeta directement au sol, les mains bien haut, protégeant son visage dans une attitude de supplication ultime et attendit, encore et encore. Quand - au bout de quelques secondes -aucun coup ne la frappa, elle ouvra discrètement les yeux, un à un et resta stupéfaite devant la curieuse scène que sa vision lui imposait. Il y avait une autre de ces bêtes dans un état déplorable. Sa progéniture ? Cela lui semblait évident vu comment la majestueuse créature la défendait, la soignait. Devait-elle profiter de la situation ? Oui, elle aurait du s'enfuir et se dissimuler aux yeux de tous mais l'air maternelle de la chose faisait vibrer en elle ce soupçon d'humanité qui avait tari à force d'isolement. Elle y trouvait un sentiment agréable, le courage de s'approcher d'un pas et de les observer de derrière un large débris. Puis elle eut un mouvement de recul quand le prédateur revint vers elle. Elle trébucha, se rattrapa et la dévisagea longuement de se grands yeux ronds mais se laissa faire quand il lui saisit la main pour l'entraîner à travers le complexe de métal. Elle lui trouvait un air quasi irrésistible et n'avait de toute façon aucune idée de ce qu'elle devait désormais faire, maintenant qu'on l'avait sorti de son terrier.

L'autre finit par s'abaisser, tentait de nouveau de communiquer en vain. Son coassement ne lui disait rien et peu intéressée par sa signification, son regard se perdit au loin, vers cet extérieur inconnu qui venait d'attirer son attention toute entière. A travers une fenêtre, elle pouvait l'observer. Il y avait un terrain à perte de vue, où gambader librement, quelques tâches de vert dans lesquels se rouler et un ciel puissant, majestueux. Cette grande cellule colorée ... Pouvait-elle y courir ? Pouvait-elle y survivre ? Elle questionna l'autre créature de ses petits yeux suppliants, prête à s'élancer contre la lourde porte qu'elle savait déjà difficile à pousser de ses petits bras d'enfant.



* Thanatose : L'animal chassé feint d'être mort, comme ultime ressource, quand le prédateur ne lui laisse aucune voie de fuite. La proie essaie de décourager le prédateur ; en effet beaucoup d'animaux ne mangent pas les cadavres dont la chair pourrait être en état de putréfaction. Le prédateur finit par s'éloigner et la proie en profite pour s'échapper rapidement.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Lun 2 Sep - 21:50

Nous avions retrouvé Yume-Chan … Nous l’avions mais son état était à plaindre, son pouls était trop faible pour que je me permette un saut grâce à la téléportation, nous étions d’ailleurs à cinq heures d’Undai, tiendrait-elle pendant le voyage dans son état ? Je ne saurais le dire. La tristesse m’ensevelissait dans un flot insupportable alors que je tentais tant bien que mal de garder le visage haut, le sourire aux lèvres et cet air si impassible, si impénétrable sur mes traits. Ce qui se passait dehors n’était qu’illusion quant à ce que je ressentais au fond de moi, ma haine, ma vengeance n’était assouvie, j’en voulais plus, toujours plus, je voulais détruire jusqu’aux derniers de ces êtres infâmes qui eurent osé poser la main sur ce qui était mien. Déviant mon regard du corps meurtri de mon enfant, ce fut l’horizon qui m’accueillit au loin telle une brise fraîche d’un monde nouveau. Les yeux mis clos, je pris une bouffée d’oxygène, espérant ainsi calmer ma fureur. Ceci fut vain, j’étais toujours dans tous mes états ~

Descendant mes yeux sur l’enfant que j’eus pris dans mon sillage, je suivais ses petits doigts frêles quand elle me montrait l’extérieur … pauvre chose, elle non plus n’avait l’air d’avoir été une invité d’honneur dans cette usine ~ M’accroupissant à sa hauteur en essayant de comprendre ce qu’elle voulait, c’est en posant mon regard sur l’extérieur qu’un sourire maternel naquit sur mes lèvres … La liberté. Voilà ce que ses yeux suppliants me demandèrent. Laissant un large sourire naître sur mes lèvres, je me relevais pour venir la pousser vers la porte, la laissant aller à sa guise, là où son corps l’emportera. Faisant de même en la suivant doucement, je franchis la porte de cet endroit qui dans peu, ne sera plus. Faisant disparaître la barrière invisible que j’eus créé en pénétrant les lieux, je créais d’un simple mouvement de la main une passerelle pour que nous puissions rejoindre l’autre bout de la rive. Ne me retournant guère en traversant ledit pont, j’invitais l’enfant à avancer en même temps que nous. Silencieuse … Je n’avais envie de dialoguer ou quoi que ce soit d’autre, ma priorité était de …

Détruire. Me retournant vivement vers Kaïla-Chan, je matérialisais dans mes mains une boule de matérialisation, la condensant sans moindre effort, je l’envoyais vers les laboratoires. Rien ne se passa, une fine lueur au loin se fit voir avant qu’une bourrasque de vent ne vienne faire vaciller mes cheveux. Une explosion inaudible, une grande lumière et le néant. La plate-forme n’était plus, tous ceux à l’intérieur, éteins à tout jamais. Fermant les yeux en sentant un poids se dégager de mes épaules, un sourire satisfait naquit sur mes lèvres en même temps que je rouvris les yeux sur Kaïla-Chan. La pourfendant de mon regard d’un vert hypnotisant, je souris, mais cette fois-ci … différemment ~ Me rapprochant assez d’elle pour venir caresser le visage de ma chère Yume-Chan, je déposais sur son corps un doux regard avant de laisser ma voix douce vibrer aux plaisirs de mes dires ~

- Kaïla-Chan ~ Cette enfant a de la chance d’être tombée sur quelqu’un comme ta personne … Je te la confie, elle a besoin … de ton amour plus que du mien, je suppose ~

Pourquoi ces paroles à cet instant ? Cela ne servait strictement à rien, mais c’était un fait réel. Je le savais, et je l’admettais, Yume-Chan devait être … avec Kurayami. Soupirant doucement en me retournant tout en tapant dans mes mains, je matérialisais une voiture … ~ Pardon ? J’aurais dû prendre un car ? Maaah ~ Je n’ai jamais été douée avec les grandes voitures … Huhu ~ Mais passons. Ouvrant les portières d’un claquement de doigts, j’invitais Kaïla à y prendre place sur le siège arrière avec Yume-Chan. L’aidant à la mettre dans la voiture, je levais -enfin- mon regard pour trouver mon petit animal … Où était-elle ? La trouvant quelque part dans les environs, j’allais à sa rencontre pour qu’elle monte elle aussi à bord, m’accroupissant à sa hauteur, je la regardais un long instant avant de lui sourire et de lui demander de ma voix douce tout en lui tapotant la tête ;

- Ren-Chan veut-elle découvrir Undai ? ~

Eus-je une réponse ? Je n’en attendais pas vraiment. La saisissant dans une étreinte pour la soulever, je la conduisis jusqu’à la voiture. L’asseyant sur le siège avant, réglant sa ceinture avant de prendre place à mon tour, à ses côtés. Allumant le moteur, je fis vrombir la voiture avant de démarrer en trombe, faisant mon premier dérapage au démarrage, c’est une fois lancée vers la route que j’arrivais à stabiliser la voiture … Dieu, depuis combien de temps n’avais-je pris la peine de conduire ? Huhu, tellement que j’ai perdu … ne serait-ce qu’un peu la main ~

- Que penses-tu de notre escapade Kaïla-Chan ? ~ Ne trouves-tu pas que cela nous a rapproché mon cœur ? Huhu ~ Bientôt je te laisserai m’appeler également « Okasama » ~

Gloussant légèrement à son encontre en captant son regard dans le rétroviseur, je lui fis un petit clin d’œil avant de me reconcentrer sur la route ~ Voyons voir … cinq heures pour Undai, disons trois en vue de ma conduite ? ~ L’enfant à mes côtés s’endormirait-elle ? Hum ~ Nous verrons ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mar 3 Sep - 19:00

J'étais perdue, je me sentais mal et poisseuse dans tout ce sang. Tout autour de moi tournait dans une désolation sans nom et il n'y avait rien que je pouvais faire pour rétablir un semblant d'ordre dedans. Que ce soit le chantier dans ma tête ou encore le besoin primordial d'aide, je ne pouvais qu'être spectatrice de la suite des événements. C'était bien beau de foutre le bazar dans les lieux, de sauver Yume en déclenchant le chaos, mais à quoi cela servait à la fin, si la secourue mourrait dans mes bras ? J'étais anéantie et en colère. Colère contre moi même et mon impuissance, contre Dead Master qui devrait être là au lieu de gambader je ne sais où, contre ces gens qui ont capturé mon amie, contre le monde entier qui détruisait sa vision à mes yeux. Déchéance. Voilà ce qu'était ma vie à Undai, un gros foutoir qui se complaisait dans le sang, dans la souffrance et la malséance. Et croire que je n'aurais pas eu à ressentir tous ces mauvais sentiments si je n'avais jamais mis les pieds dans cet endroit dévasté par notre passage... Les étudiants de Undai, les professeurs, tous ceux qui foulaient cette maudite plate-forme n'étaient que des monstres sans foi ni loi. Et dès que quelqu'un s'attaquait à leur meneur, ils tuaient, massacraient, se sacrifiaient... Aveuglement. J'en faisais partie, je me suis donnée à fond pour réussir, pour que Yume ne meure pas. Sauf qu'étrange que cela puisse paraître, mes efforts n'ont servi à rien. J'étais acculée, sans ressources pour la maintenir en vie.

Du moins, jusqu'à l'arrivée de la directrice de Undai. Levant les yeux pour croiser ses billes vertes, je soupirais de soulagement. Enfin, plus pour évacuer l'angoisse qui m'habitait. Tel un zombie digne de ce nom, je me redressais et m'éloignais à reculons de quelques pas afin de ne pas déranger Dead Master dans le procédé complexe de sauver mon amie. Ne perdant pas une miette de ce qu'elle faisait, mes yeux restaient rivés sur les deux femmes, tout mon corps tendu et en attente d'avoir le verdict. Je ne devrais plus stresser ainsi, la dirlo était là, elle devait sauver Yume, elle n'avait pas le choix, la vie n'avait le choix que de l'écouter et obéir. Oui, elle nous la ramènerait à coup sûr. Alors pourquoi étais-je si mal à l'aise ? Pourquoi à chaque fois qu'elle tirait sur un tuyau je grinçais des dents en hésitant à m'approcher, à l'arrêter de faire du mal à Yume ? Et surtout, pourquoi ce doute planait dans mon esprit pendant tout ce temps ? Je ne sais pas. Et je ne le sus toujours pas quand elle s'éloigna de la jeune femme meurtrie, mais ayant l'air d'être dans un meilleur état. Immobile à fixer cette scène macabre, je ne brochais guère quand la directrice s'approcha de moi pour remettre mon corps dans un état normal. D'ailleurs, j'étais tellement focalisée sur le corps assis sur cette fichue chaise, que je n'ai même pas capté que Dead Master osait me toucher pour.

- Astucieux, mais d’une laideur insoutenable à ma vue ~ Il est temps de quitter ces lieux … Je te laisse prendre Yume-Chan …

Quoi... ? Clignant des yeux comme si j'immergeais d'un rêve, je baissais mes yeux sur mes mains, les serrant puis desserrant pour constater que mes mouvements reprirent de leur agilité et surtout, que le métal fut remplacé par de la chair humaine. Désemparée sur l'instant, mes jambes agirent avant que je n'y pense, et je vins vers Yume pour la prendre tant bien que mal dans mes bras prenant milles précautions afin de ne pas lui faire mal. Elle était si légère... Si faible... Si inconsciente, que je me suis risquée à chercher son pouls pour m'assurer qu'elle respirait toujours. Soulagée de constater que oui, malgré son visage blafard, je cherchais Ayame des yeux, me demandant pourquoi elle ne s'occupait pas de sa chose et me laissait faire. Je le découvris à l'instant même où je posais mon regard de feu sur une petite silhouette qu'elle tenait dans ses bras. Fronçant les sourcils, je ne dis rien, m'avançant dans le sillage de la directrice qui traçait déjà son chemin vers l'extérieur. Je me demandais, un court instant, si nous allions devoir nous battre à nouveau, contre les restants des gardes et ainsi de suite. À mon plus grand bonheur, tel ne fut pas la cas et nous rejoignîmes tranquillement -dans la mesure du possible- l'extérieur, par là où nous sommes arrivée.

Une bouffée d'air s'engouffra dans mes poumons tandis que le soleil m'éblouit après les sombres couloirs des sous-sols. Yume toujours fermement encerclée par mes bras, mon visage montrait une perplexité digne de ce nom quand je regardais l'enfant qui se trouvait près de Dead Master. Qui était-elle ? Pourquoi l'avoir pris avec nous ? Serait-ce aussi une victime de ces monstres qui travaillaient dans cette usine ? Peut-être... Sans doute même quand on regardait l'état de la fillette. La colère me monta à la tête. Combien d'innocents sont déjà morts dans des expériences ici ? Combien de gens étaient au courant de ce qui se passait dans cette industrie ? Qui était derrière tout cela ? Pourquoi faisaient-ils cela ?! Je n'avais de réponse à aucune de ces questions. Seule pour la dernière que je me permettrais de dire que c'est parce que les humains sont des enfoirés qui cherchent toujours la grandeur par n'importe quels moyens, même les plus exécrables. Dégoûtée, je l'étais. Stoppant net après quelques pas dans la pleine déserte et de béton de l'espace ouvert dans lequel nous nous trouvions, je soulevais un sourcil interrogateur quand Dead Master se retourna vers Yume et moi. N'ayant le temps de demander ce qu'elle faisait, une onde de matérialisation passa à coté de mon corps pour aller se perdre au loin, dans le bâtiment duquel nous sommes sorties. Les cheveux de mon échine se dressèrent tandis qu'une explosion eut lieu juste dans mon dos. Terrible... Terrifiant... Puissant... Et surtout... Surtout satisfaisant. Je ne pouvais expliquer ce sentiment de justice qui venait gronder en moi tandis qu’énormément de gens se firent tuer à l'instant. J'étais... contente. Peut-être cela suffira pour dissuader d'autres enfoirés de faire des conneries dans le genre. Je l'espérais, pour leur bien. Et à voir le sourire qui se dessina sur le visage de la directrice, elle était du même avis. Soupirant quand elle s'approcha de Yume, je restais silencieuse en me demandant ce qu'on allait faire à présent. Rentrer à Undai. Comment ?

- Kaïla-Chan ~ Cette enfant a de la chance d’être tombée sur quelqu’un comme ta personne … Je te la confie, elle a besoin … de ton amour plus que du mien, je suppose ~

Pardon ? Incrédule de ce que j'entendis, je restais bouche-bée sous ces paroles. Tout d'abord ne comprenant pas où elle voulait en venir, je ne répondis rien. Et j'en fus d'autant plus contente que la directrice n'attendait pas de réponses, vu qu'elle matérialisa déjà une voiture qui nous mènerait vers Undai Gakuen. M'engouffrant dedans, je positionnais Yume confortablement -dans la mesure du possible- sa tête sur mes genoux tandis que le reste de son corps fut étendu sur le siège arrière. Soupirant lourdement, je baissais mon regard triste sur le visage de mon ancienne amie. Elle avait l'air si fragile, en rien ressemblant à la personne qu'elle était tous les jours. Et croire qu'elle était dans cet état à cause d'un stupide colis... Le danger rodait partout, c'en était déconcertant. Horrible, oui. Relevant la tête pour plonger mon regard rubis sur l'extérieur, je vis Dead Master au loin, rappelant l'enfant qu'elle eut extirpé de cet endroit maudit. Qu'a-t-elle encore dit ? Que Yume avait besoin de moi plus que d'elle ? Qu'elle me la confiait ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi elle n'a pas donné sa bénédiction avant de foutre notre relation en l'air à plusieurs reprises ? C'était des conneries suprêmes, surtout maintenant que Yume et moi c'était fini. Terminé. Vraiment, c'était une parole déplacée. Fronçant les sourcils sous la colère, je détournais mon regard de cette femme diabolique quand je la vis revenir vers la voiture avec l'enfant. Évidemment qu'il serait génial qu'elle ne se mette plus en travers de notre destinée liée, qu'elle nous foute la paix une bonne fois pour toutes, que Yume arrête de la servir comme un bon petit chien et qu'elle puisse vivre sa vie sans avoir la directrice sur le dos à chaque pas qu'elle fait. Ce serait bien. Mais c'était tout autant impossible. Et puis, cela ne me concernait plus... Même si je suis venue la chercher, même si j'ai risqué ma vie pour la sienne, rien ni personne ne disait que Yume m'en serait reconnaissante, après tout ce qui s'est passé entre nous.

- Que penses-tu de notre escapade Kaïla-Chan ? ~ Ne trouves-tu pas que cela nous a rapproché mon cœur ? Huhu ~ Bientôt je te laisserai m’appeler également « Okasama » ~

La voiture démarra dans un crissement des pneus, mon regard se fixa indirectement à celui de Dead Master avant que je ne pâlisse et qu'elle se focalise sur la route. Souriant jaune -même pas, mon visage était de marbre- une pensée drôle se hissa dans mon esprit. Si c'est elle qui a appris à Yume à conduire, cela ne m'étonnait pas qu'elle le fasse aussi mal. Détournant le regard à cette pensée, je m'accrochais tout de même d'une main à la portière. Ecoeurant... Ca puait le sang ici, mes mains étaient encore gluantes de ce liquide vital ne m'appartenant en rien, sans oublier que cela collait et me démangeait de partout. C'est bon, je vais vomir dans les cinq secondes à venir si j'y pense. Autant se changer les idées et attendre d'être à Undai pour prendre une douche. Et quoi de mieux que les mots de la directrice pour tenir une conversation bien ironique sur le sujet qu'elle imposait. Ce n'était pas parce que je me suis « amusée » à tuer des gens en sa compagnie que j'allais l'aimer ou même l'apprécier. Pour toutes les merdes qu'elle m'eut fait, autant éviter. D'ailleurs, maintenant que j'y pensais, je me demandais comment cela se faisait-il qu'elle m'eut pas « accidentellement » tué dans une rafale de coups. Ha... Ha. Je préférais ne pas être proche de ce monstre... Pour mon bien. Quoi que, pour avoir la paix, je pourrais faire un effort non ? Non ! Cela risquerait encore de se retourner contre moi. Me raclant la gorge, je pris la parole d'un ton sombre.

- Non, ça va. Je me contenterai de vous considérer comme directrice de Undai. Plus loin je me tiens de vous, mieux c'est, à ce que j'ai pu constater.

M'installant plus confortablement, je grimaçais quand mon dos toucha le dossier avec plus de lourdeur. Sérieusement, le sang des autres sur moi, cela ne me réussissait pas. Et penser à tous ces boyaux et ainsi de suite, me donnait la nausée. Soupirant doucement, je me demandais si je faisais bien de dire cela à la dirlo. Évidemment que je ne pesais pas les pours et les contres, bande de cons. Pourquoi vous croyez que maintenant, je me sentais si mal à l'aise. Je n'avais guère envie de contrarier ce monstre, de peur qu'elle me massacre ou me rende la vie encore plus difficile de ce qu'elle était déjà. Et refuser sa « gentillesse » était une manière peu subtile de dire à quel point je l'aimais, n'est-ce pas ? Tellement que si je ne savais pas qu'elle n'en avait rien à faire de ce que je pensais, je me serrais déjà enfuie en courant afin de ne pas subir sa mauvaise humeur. Et puis même, si Yume était avec moi, je ne ferai aucun effort pour me rapprocher de ce clan de malades. Au contraire. Mais ceci n'avait pas lieu d'être, n'est-ce pas ? Je n'étais qu'une simple étudiante parmi tant d'autres à présent. Tellement que je le lui fis remarquer, un ton de voix toujours aussi glacial.

- C'est bien gentil de me confier Yume après cette... cela, Dead Master-Sama. Sauf que -comme vous êtes sans doute au courant- nous ne sommes plus ensemble. Et bien même... si nous devions parler des conditions autour de cette relation, je vous empêcherai de l'utiliser tel un esclave, et vous extirperai la promesse de la laisser vivre sa vie comme elle l'entend sans que vous vous en mêliez sans cesse. Sans oublier que je vous demanderai de ne pas la suivre à la trace partout et tout le temps, et de lui permettre de quitter Undai si elle le désirait.

Énumérant cela d'une traite dans un seul souffle, j'inspirais profondément après que je lui ai déballé les points primordiaux du problème qui tournait autour de notre vie commune, à Yume et moi. Rivant ma vue sur le profil de la directrice, je me demandais ce qu'elle en pensait, si elle a pris seulement note de ce que je lui disais. Je ne sais pas. Sans doute pas, après tout Dead Master faisait ce qu'elle voulait, non ? Ouais, malheureusement. Vérifiant automatiquement si la fille sur mes genoux respirait, c'est avec inquiétude que je guettais un signe de vie de sa part. D'ailleurs, où étions-nous au juste ? Combien fallait-il encore de temps pour arriver à Undai, là où des professionnels sauraient prendre soin de Kuroi ? Jetant un petit coup d’œil à travers la vitre -pour ne pas ressasser mes dires envers la directrice, afin de ne pas me traiter d'inconsciente de la vie- je remarquais un panneau indiquant « Kagoshima ». Entrouvrant légèrement la bouche, je la refermai en secouant la tête... Quelle blague, haha. Pas du tout marrant. Était-ce un signe pour faire comprendre à Yume qu'elle ne pouvait garder que de bons souvenirs de cet endroit ? Joie. Un bruit dédaigneux sortit d'entre mes lèvres avant que je ne me concentre à nouveau sur les êtres contenus dans cet habitacle. Petit. Trop petit pour nous contenir, même si étrangement, la présence de Dead Master me dérangeait moins qu'avant. Pourquoi ? Mystère, même pour moi. D'ailleurs...

- On aura encore le temps d'aborder ce sujet... Je crois. Mais, dites-moi plutôt, c'est qui elle ?

Curieuse ? Même dans ce genre de situation ma nature première restait inchangée. Déposant ma main sur le ventre de Yume -après avoir matérialisé une couverture sur son corps- je me réconfortais dans les mouvements de sa respiration. Si elle meurt ici, je la tue. Reportant mon attention vers l'avant, je fixais intensément le reflet de l'enfant dans un des rétroviseurs. Chétive, on aurait dit qu'elle allait s'effriter au moindre souffle. Cheveux blancs -chose étrange en y pensant- yeux sombres, elle me donnait l'impression d'être un petit animal apeuré. Qu'est-ce qui est arrivé à cette gamine ? J'étais mitigée entre l'envie de savoir et celle d'ignorer son histoire. Je savais ce qu'était de se faire traiter tel un cobaye, et je ne le souhaiterai à personne -même pas à des mômes qui m'horrifiaient. Parlant de cela, maintenant que je suis lancée dans les actes barbares d'assassinat, je tuerai bien encore une scientifique. Je n'ai jamais dit que tuer me posait problème si c'était pour la bonne cause.

- « Elle sait parler ? » M'adressant presque aussi directement à l'enfant je lui demandais, plus gentiment « Tu sais parler ? » Quoi je l'agresse ? Je n'étais pas douée avec les gosses, je les détestais à la base.

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mar 3 Sep - 21:57

Baignée dans cette nouvelle atmosphère depuis plusieurs minutes, la gamine n'avait plus aucunement peur de cet air nouveau, extérieur. Elle ne se souvenait déjà plus de ses inquiétudes passées et courait aussi vite que ses petites jambes nues ne le lui permettaient vers la terre battue, la nature et l'horizon. Elle s'arrêta, tout de même, en chemin, intriguée par une petite flaque d'eau quasi asséchée et se pencha au dessus, ni trop loin, ni trop près, de sorte à pouvoir s'enfuir en cas de mouvement suspect. Ensuite, n'osant y plonger les mains, elle regarda autour d'elle et se saisit d'une petite brindille sur laquelle une créature rampante avait élu domicile puis elle la laissa tomber dans l'eau et se contenta de regarder la chose se noyer lentement. Alors, elle en prit peur. Si elle s'en approchait de trop, elle y tomberait à coup sûr et elle ne pourrait plus s'en sortir. Elle s'en éloigna donc rapidement, reprenant sa course vers le plant d'herbe au devant d'elle et esquissa un sourire ravi avant qu'on ne la rattrape malgré elle.

Ne pas pouvoir courir dans ce petit coin de verdure à quelques mètres de là, l'avait franchement déçue. Mais elle n'en tenu par rigueur quand on l'amena dans un curieux monstre de fer ronronnant qui lui fit presque aussitôt oublier ses mauvaises herbes. Du métal, elle en avait déjà vu mais ce genre de machine, c'était tout nouveau, extraordinaire. Elle aurait du en avoir peur mais ce nouveau "jouet" était bien trop attirant pour qu'elle ne 'sen inquiète Il y avait tant de boutons et de cadrans qu'elle ne sut tout d'abord où poser les yeux puis son attention finit par se reporter sur l'un des interrupteurs le plus proche d'elle. Pouvait-elle appuyer dessus ? Que cela allait-il faire ? Allait-on lui apporter à manger ? C'est ce à quoi servait celui de sa tanière, non ? Elle tendit la main, se ravisa quelques secondes, inquiète puis y apposa son doigt, sa curiosité l'emportant sur son appréhension. Elle eut un mouvement de recul en voyant la vitre se baisser et elle retira son doigt rapidement, puis comprenant qu'il n'y avait pas de danger particulier, elle le poussa de nouveau, d'avant en arrière durant plusieurs minutes, ne prêtant que peu d'attention à la conversation indéchiffrable des deux jeunes inconnues. Elle les oublia d'autant plus quand le véhicule s'élança subitement et que le paysage se mit à défiler à toute allure devant ses yeux. Il y avait tant de choses à voir autant au dehors que dedans, que la peur même de ne rien savoir se taisait alors qu'elle collait lentement son visage contre la vitre légèrement entrebâillée.

Après une longue conduite à travers les sentiers - une fois son excitation pour le monstre de métal passée - la créature particulièrement agitée, ne put s'empêcher de jeter des coups d’œil curieux vers la banquette arrière, s'agenouillant face à son siège de sorte à s'y cramponner face aux violents coups de volants de la grande bête noire. La chose mourante semblait l'intéresser particulièrement. Qu'allait-il lui arriver ? Où l'emmenait-on, cette pauvre chose ? Allait-elle allait mieux ? Elle n'avait jamais vu une chose dans un état aussi pitoyable mais elle ressentait au plus profond d'elle-même que de telles douleurs ne pouvaient pas durer éternellement, qu'il y avait forcément une fin, aussi cruelle soit-elle. Bien sûr elle ne savait pas ce qu'était la mort mais les souffrances de cette créature la toucha si profondément, qu'elle ne put que glapir de tristesse comme l'aurait fait un chiot blessé. Elle ignora tout bonnement les babillages incessants et se jeta brusquement contre les genoux de sa libératrice pour y pleurnicher chaudement, redoutant une chose pourtant encore inconnue. Puis, après s'être suffisamment lamenter, elle se redressa, la morve au nez et chercha à rejoindre la mourante. Ce n'est qu’après une longue lutte contre les virages et la vitesse, qu'elle atteignit enfin son but devant lequel elle s'agenouilla, entre les deux sièges de devant et de derrière. Elle la contempla longuement, chouinant par intermittence et lui pinça la joue avant d'éclater de nouveau en sanglots, ne comprenant pas pourquoi la créature ne lui répondait pas. Elle resta ainsi, bavant à moitié, les larmes aux yeux devant ce corps inanimé, le secouant de temps à autres puis s'endormit sur son torse tiède, savourant un sommeil mérité.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mar 3 Sep - 23:46

La situation était parfaite, parfaite si je désirais créer un portrait familial, bien que mon épouse manquait à l’appel, je me sentais déjà satisfaite des personnes se trouvant dans cette voiture ~ Oui, me voilà une femme comblée en cet instant. Mais pourquoi tant de joie après ce qu’il s'eut passé ? Et bien justement, je me sentais tellement bien, tellement déstressée après ce petit massacre que je ne pouvais qu’être bien. Après tout, depuis que ma relation avec Akiha-Chan est devenue sérieuse, je n’ai pu me plaire à de telles barbaries, bien au contraire, mes mains étaient vierges de sang … Cela m’avait manqué, tellement que l’envie de ressentir ce liquide chaud sur mes doigts me quémandait d’être assouvie. Fermant les yeux un instant en quittant cette pensée, je les rouvris pour me figer dans le regard de Kurayami, laissant mon sourire doux se transformer en quelque chose de plus mesquin, de plus moqueur, dirais-je ~

- Non, ça va. Je me contenterai de vous considérer comme directrice de Undai. Plus loin je me tiens de vous, mieux c'est, à ce que j'ai pu constater.

Je ne m’attendais guère à plus à dire vrai … ma relation avec Kurayami-Chan était … tendue ~ Nous avions terriblement du mal à nous aimer, du moins au début, au milieu et encore maintenant pour sa personne. Bien que de mon côté, c’est un nouveau regard que je portais sur sa personne après ses prouesses du jour, beaucoup de gens disaient être capables de se sacrifier pour un autre être humain, mais elle, elle n’avait pas fait que le dire, le vouloir, elle avait agit, vaillamment et je devais l’admettre ~ Je ne suis pas toujours cruelle, il m’arrive de reconnaître les biens faits des étrangers également, savez-vous ? Mais passons, retournons sur le sujet de Kaïla. Suite à mes paroles pouvant sembler étranges, j’étais confiante de mes dires. Je ne lui donnais pas mon enfant, loin de là cette idée … Je disais juste, d’une manière certes détournée, que j’acceptais leur union, cet amour qui m’avait moi-même fait pousser des ailes. Quelle chance avait cet enfant, que pour une fois dans ma vie, j’arrive à éprouver de véritables sentiments humains ~ Cela ne durera sans doute pas, bien que j’espérais le contraire, mais ne serait-ce qu’un temps … Bien que ce bonheur sera éphémère, je lui accordais le privilège d’en profiter … pleinement ~

Déposant mon regard sur la jeune demoiselle assise à côté de moi, c’est avec amusement que je la vis jouer des manettes de la fenêtre … Du moins la première minute, après, je me suis tout bonnement énervée de la voir monter et descendre cette fenêtre comme s’il s’agissait d’un nouveau engin technologique pouvant nous aider à la reproduction sans que nous ayons besoin d’hommes. A quoi pensais-je ? A tellement de choses ~ Mais soit, je ne m’énervais nullement contre l’enfant, n’élevant même pas la voix pour l’arrêter, préférant la laisser faire quitte à ce que je doive hurler un bon coup en sortant de la voiture ~

- C'est bien gentil de me confier Yume après cette... cela, Dead Master-Sama. Sauf que -comme vous êtes sans doute au courant- nous ne sommes plus ensemble. Et bien même... si nous devions parler des conditions autour de cette relation, je vous empêcherai de l'utiliser tel un esclave, et vous extirperai la promesse de la laisser vivre sa vie comme elle l'entend sans que vous vous en mêliez sans cesse. Sans oublier que je vous demanderai de ne pas la suivre à la trace partout et tout le temps, et de lui permettre de quitter Undai si elle le désirait.

Gloussant silencieusement, ne lui montant nullement que j’écoutais ses dires, je laissais mon regard se perdre sur le chemin, tout en assimilant les dires de Kaïla. Il était trop tard, maaah, je n’agis jamais trop tard ~ Elle avait beau dire ce qu’elle voulait, elle l’aimait toujours, cela se voyait, se sentait, se heurtait à ma personne malgré moi. Et elle le comprit, d’une certaine manière puisqu’elle émit des conditions à mes dires, disant clairement que je n’aurai plus mon mot à dire concernant ma propre fille ~ Une mère accepterait-elle cela ? ~ Personnellement je n’en ferai rien, bien que je la laissais partager sa vie avec, cela ne voulait pas dire que je devais me renier, Yume-Chan appartenait à ma personne, à Undai et il va de soit qu’il est impossible qu’elle en parte … Devrais-je y réfléchir ? Plus tard, j’ai encore des siècles devant moi pour ~ Cette simple idée de savoir Yume-Chan en dehors d’Undai pour y vivre … tout simplement me révulsait, et ce au point que je braque furieusement dans un virage, faisant taper le visage de Ren-Chan contre la vitre … pauvre chose. Posant ma main sur ce petit louveteau, quand elle se jeta sur mes genoux, je caressais sa tête en essayant de ne pas la blesser davantage, une fois partie et la morve coulant de ses narines rougies, elle vagua à ses occupations, telle une écervelée ne se souvenant déjà plus de ce qu’elle venait de faire il y a de cela cinq secondes ~ Pourrais-je la comparer à un poisson rouge ? ~ … Pauvre chou, se retrouver sans cerveau si jeune … Il faudra l’éduquer avant de pouvoir en tirer quoi que ce soit ~

- On aura encore le temps d'aborder ce sujet... Je crois. Mais, dites-moi plutôt, c'est qui elle ?

Affichant un large sourire suite aux paroles de la jeune femme se trouvant dans mon dos, je déviais le regard vers Ren-Chan quand elle grimpa sur son siège, se détachant par la même occasion pour venir poser son regard sur Yume-Chan. Étaient-elles liées ? Sentait-elle qu’elles avaient toutes deux la même chose en leur sein ? Pourquoi cette enfant avait la même odeur que mon chef-d’œuvre ? Je n’en savais rien, et ce sera une fois à Undai que je le découvrirai. « Elle sait parler ? » En vue des gémissements qu’elle faisait, je dirai non ~ Levant les épaules pour répondre à Kaïla, je laissais mon regard planer sur le rétroviseur quand notre petit animal se glissa entre mon siège et le sien pour rejoindre l’arrière du véhicule en même temps que Kaïla l’agressa de ses mots durs ~ Elle n’était pas douée avec les enfants, regardez comment celle-ci a réussi à la faire pleurer une fois de plus … Pauvre chose ~

- Kaïla-Chan n’aimerait-elle pas les enfants ? Aurait-ce un rapport avec notre défunte, Naoko-Chan ? ~

Gloussant légèrement en m’arrêtant sur le bas côté en voyant la petite secouer notre Yume-Chan, je me posais sur une aire déserte. Me détachant pour venir me retourner, c’est avec étonnement que je vis l’enfant s’endormir sur la convalescente … Ah ? ~ Voilà quelque chose de mignon. Sortant de la voiture pour faire le tour, j’ouvris la portière pour que Kaïla-Chan sorte et que je puisse installer les deux filles correctement … Je n’avais nullement peur que l’animal lui fasse quoi que ce soit, après tout, il me faudrait moins d’une seconde pour faire exploser sa tête ~ Invitant Kurayami à s’asseoir à mes côtés, c’est une fois installée que je démarrai, ne demandant pas mon reste, les yeux rivés sur la jeune demoiselle se trouvant à mes côtés ~ Yume-Chan avait bon goût, au moins une chose correcte, élargissant mon sourire sur mes pensées perverses, je laissais couler mon regard sur sa personne avant que la route ne vienne me rappeler à l’ordre, freinant brusquement en évitant de justesse de rentrer dans une voiture, je déviais sur la gauche tout en gardant mon air calme, jetant un coup d’œil derrière, c’est avec satisfaction que je vis les enfants n’ayant l’air dérangés par ma conduite … brutale ? ~

- Elle a l’odeur de Yume-Chan ~ Ren-Chan, dans son corps coule la matérialisation de Yume … Mais aussi étrange que cela puisse l’être, je n’ai pas remarqué le moindre cristal sur son corps. Nous explorerons tout cela à Undai, en attendant, je ne sais rien de plus sur ce petit louveteau. Pour ce qu’il en est de l’état de Yume-Chan … Je ne suis pas complètement rassurée, son pouls est faible, sa matérialisation à l’air d’avoir du mal à parcourir son corps, c’est comme-ci mon pouvoir se faisait rejeter par son organisme. Son cristal a pris une couleur noirâtre quand j’ai voulu la soigner, chose qui ne m’était jamais arrivée d’ailleurs. Akiha-Chan s’en occupera quand nous arriverons à Undai, c’est la seule chose que je puisse te dire à cet instant, Kaïla-Chan.

Malgré mon air enjoué, c’est après quelque mots que mon sérieux a pris le dessus sur la situation, disant mes mots avec fermeté en laissant mes sentiments s’exprimer dans ceux-ci, je serrai le volant de mes paumes glaciales, le regard perdu sur l’horizon. Je ne savais pas ce qu’il s’était passé là-bas, et je crains que Yume-Chan ne s’en souviendrait plus également … Explorer sa mémoire pour qu’on découvre ce qu’il en était, c’est une possibilité, mais cela reste risqué dans le cas de Yume-Chan. Qui ne nous dit guère que nous nous heurterions pas à Insane qui viendrait mettre son grabuge dans la petite tête de mon cœur ? ~ C’est une chose à redouter, Yume-Chan a toujours été fragile après tout, qu’importe sa puissance, cet enfant est … Huhu ~

- Je ne suis pas du genre à m’excuser pour mes actions passées ~ Je sais ce que je t’ai fait, ce que je lui ai fait également, que tu m’en veuilles, que je veuille toujours ta tête sur mon bureau, on ne changera pas tout cela, après tout, cela serait beaucoup moins amusant si nous n’étions pas en froid ~ A se demander comment se fait-il que tu sois toujours en vie, huhu ~ Mais passons. Ce que je t’ai dit tout à l’heure … Je le pense. Lors de votre séparation, il n’y avait plus que dans mes bras qu’elle pouvait trouver refuge, j’ai entendu sa peine, j’ai vu Ô comment tu étais importante à ses yeux et c’est sans peine que je sais qu’elle t’aime … toujours ~ Aussi dérangeant que cela puisse l’être pour ma personne, c’est une réalité indéniable. Mais si tu ne comptes te relancer dans cette histoire, ne t’en approche plus dans ce cas ~ Je ferai en sorte qu’elle t’oublie, et ce entièrement ~

C’était son choix, je lui accordais ce vœux ~ Avoir Yume-Chan ou la perdre, et ce, à tout jamais ~

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mer 4 Sep - 20:25

Il est curieux de constater à quel point les enfants me faisaient peur. Ces petits êtres sans cerveaux m'effrayaient au plus haut point, il suffisait de voir leurs grands yeux vous fixer comme deux soucoupes étonnées, leurs petits sourires sans moindre signification, leur manière primitive de s'adresser à autrui, et surtout, leur actions dénuées de tout sens logique. Non, je n'aimais vraiment pas les gosses. Et ce n'était pas compté sur cette mauvaise journée pour que mon avis sur la question change. Encore moins avec la gamine à la chevelure blanche qui... Que faisait-elle au juste ? Ne savait-elle pas rester sans bouger sur son siège, au lieu de venir faire des galipettes à gauche et à droite, surtout vers l'arrière où je me trouvais ? Grimaçant quand la morveuse -oui, littéralement- vint fourrer son petit corps près de Yume, je ne savais pas quoi faire au juste. L'empêcher de toucher Yume ? Bonne idée, sauf que je n'avais guère envie de m'approcher de ce petit animal qui n'avait l'air de comprendre ce que je lui disais. Retenant ma respiration avec une once d'angoisse dans les yeux, je jetais des coups d’œil à l'avant pour voir la réaction de Dead Master, réaction qui ne vint pas d'ailleurs. Je n'étais pas énervée en vue de la situation, juste perdue. Comme je disais que je ne comprenais pas les enfants, c'était au sens propre du terme. D'ailleurs sur le coup, j'étais tétanisée quand l'enfant s'est mis à pleurer, essayant de réveiller Black Rock Shooter... Heu, parce que c'est cela qu'elle voulait faire non ? Ne quittant pas la petite tête blanche des yeux, comme-ci détourner le regard lui donnerait l'opportunité de me sauter à la gorge, j'attendis. Quoi au juste ? Qu'elle s'éloigne. Chose qui n'arriva pas, parce que la petite a opté pour s'endormir comme une masse sur Yume. Je la repousse ? Je la laisse ainsi ? Dur dilemme.

- Kaïla-Chan n’aimerait-elle pas les enfants ? Aurait-ce un rapport avec notre défunte, Naoko-Chan ? ~

Je vais la massacrer, cette folle méchante ! Relevant vivement la tête pour la fusiller de mes billes flamboyantes, j'oubliais instantanément l'enfant se trouvant trop près de moi, pour me focaliser entièrement sur Dead Master. Comment osait-elle relever cet événement malheureux du passé sans moindre tact ? Je lui ai bien dit que je ne l'appréciais pas, mais elle n'avait pas à me mitrailler de la sorte par rapport à ceci. Naoko Oshima... Combien de temps me fallait-il pour faire abstraction de ce qui est arrivé entre nous ? Trop pour que cela puisse revenir avec une telle force dès que son nom fut prononcé. Furieuse -oui, je suis rapide pour changer d'humeur- je voulais lui rétorquer quelque chose d'ignoble à la figure, mais je n'eus le temps, car après s'être garée, elle sortit de la voiture. Pour faire quoi au juste ? Ah... Pour m'extirper des griffes du petit monstre endormi entre les sièges. Sortant tant bien que mal de la voiture, en prenant mille et une précautions pour ne pas faire du mal à Yume, je laissais Dead Master s'occuper du confort des deux filles tandis que je prenais place... Où ? Devant ? Avec la directrice juste à coté ? Ha... Ha. Ce n'est pas parce que j'ai dit que sa proximité me dérangeait moins qu'il faille exagérer hein ! Soupirant tandis que je m'installais devant, je fermais la portière et mis la ceinture tandis que la voiture démarrait à nouveau. Soupirant lourdement, je laissais le silence planer, le regard rivé droit devant moi, sur la route. Du moins jusqu'à ce que je sente un regard insistant sur ma personne. Tournant automatiquement les yeux vers la femme au volant, je la fixais du coin des yeux, parfois jetant un coup d’œil sur la route, déconcertée. Elle n'avait rien d'autre à faire que me mettre mal à l'aise ou quoi ?! Si, elle avait. Et ceci se marqua quand elle freina brusque pour éviter d’emboîter un autre véhicule. Un juron inaudible traversa mes lèvres tandis que je me cramponnais au siège avec ferveur. Malade !

- Elle a l’odeur de Yume-Chan ~ Ren-Chan, dans son corps coule la matérialisation de Yume … Mais aussi étrange que cela puisse l’être, je n’ai pas remarqué le moindre cristal sur son corps. Nous explorerons tout cela à Undai, en attendant, je ne sais rien de plus sur ce petit louveteau. Pour ce qu’il en est de l’état de Yume-Chan … Je ne suis pas complètement rassurée, son pouls est faible, sa matérialisation à l’air d’avoir du mal à parcourir son corps, c’est comme-ci mon pouvoir se faisait rejeter par son organisme. Son cristal a pris une couleur noirâtre quand j’ai voulu la soigner, chose qui ne m’était jamais arrivée d’ailleurs. Akiha-Chan s’en occupera quand nous arriverons à Undai, c’est la seule chose que je puisse te dire à cet instant, Kaïla-Chan.

Ah... Attendez, quoi ? Papillonnant des yeux quand l'information arriva à mon cerveau, je coulais un regard incrédule et inquiet sur la femme à mes cotés. Au moins, j'étais fixée sur la nature de cet enfant -Ren- et je devinais aisément pourquoi le corps de Yume faut utilisé. Ces scientifiques... Tous des enfoirés sans pitié, digne à se faire pendre ou brûler... ou noyer. Enfin, éradiquer dans d'affreuses souffrances quoi. Mais ce n'était pas cela qui me choqua le plus, non... Ce fut le fait que Dead Master me dise de but en blanc qu'elle avait peur pour Yume, qu'elle ne savait pas la soigner efficacement et que la matérialisation -chose indéniablement la plus puissante au monde- n'arrivait guère à remettre cette fille en état. Il va de soi que je m'inquiétais vraiment là, moi qui croyais que la dirlo saurait résoudre le problème d'un claquement de doigts, j'étais sur le cul. Ne devait-elle pas être capable de tout ? Elle et sa puissance phénoménale ? Alors pourquoi... Qu'est-ce qu'ils ont fait au juste à ma chère amie ?! Angoissée, je fis un mouvement négatif de la tête, les yeux rivés devant moi tandis que je sentais l'aura monstrueuse de la directrice parcourir le véhicule. Et puis même... à quoi l'autre conne de blonde servait-elle dans l'histoire, si même Dead Master ne savait pas soigner sa protégée ? Oui, même dans ce genre de situation, je ne voulais pas que Ketsuki s'approche de Yume. Grimaçant sur ce constat, je ne dis rien pour le moment, mais cela ne dut guère déranger la directrice vu qu'elle poursuivit sur sa lancée, déballant tout ce qu'elle avait à me confier. C'était étrange de se retrouver avec sa presque pire ennemie à discuter calmement, comme si de rien était. Mais en même temps, après ce que nous avons vécu -j'ai subi- il était agréable d'avoir un moment de tranquillité.

- Je ne suis pas du genre à m’excuser pour mes actions passées ~ Je sais ce que je t’ai fait, ce que je lui ai fait également, que tu m’en veuilles, que je veuille toujours ta tête sur mon bureau, on ne changera pas tout cela, après tout, cela serait beaucoup moins amusant si nous n’étions pas en froid ~ A se demander comment se fait-il que tu sois toujours en vie, huhu ~ Mais passons. Ce que je t’ai dit tout à l’heure … Je le pense. Lors de votre séparation, il n’y avait plus que dans mes bras qu’elle pouvait trouver refuge, j’ai entendu sa peine, j’ai vu Ô comment tu étais importante à ses yeux et c’est sans peine que je sais qu’elle t’aime … toujours ~ Aussi dérangeant que cela puisse l’être pour ma personne, c’est une réalité indéniable. Mais si tu ne comptes te relancer dans cette histoire, ne t’en approche plus dans ce cas ~ Je ferai en sorte qu’elle t’oublie, et ce entièrement ~

Trop. Pas marrant. J'avouais que je me sentais tout de même mal à l'aise dans cette situation, Dead Master assise à coté de moi à me parler, à reconnaître ses torts -d'une manière dérivée- pour mieux me placer devant un ultimatum que je savais, serait définitif. Soupirant lourdement en pesant mes mots, je préférais réfléchir avant de lui répondre. Après tout, une conversation avec elle n'était pas à prendre à la légère. Entre avoir une vie plus ou moins stable avec Yume -mais savoir que Dead Master sera toujours là consciente du mal qu'elle nous fait- et oublier Yume... Du moins, faire comme si de rien était tandis que la directrice s'occupera de ce petit détail que j'étais aux yeux de mon amie... Je ne savais pas. Non, que je ne veuille plus de Kuroi dans ma vie, mais... Sur quel point pouvais-je croire en les paroles de cette femme diabolique ? Comment pouvait-elle juste savoir si Yume voulait encore de moi ? Comment savoir si ce n'était pas un mensonge pour que je me retrouve devant un mur au réveil de la convalescente ? C'était horrible, cette incertitude me rongeait de l'intérieur tel un parasite tenace. Et puis... Non... Il y avait plus important. Prenant une inspiration, je rétorquais de ma voix toujours aussi sombre, dans ce silence qui s'est installé tandis que la route défilait devant nous.

- Le choix n'appartient pas seulement à moi.

Et ce fut tout ce que j'ai dit. Évitant de prendre une décision à l'arrache sans prendre en compte les sentiments de Yume, sans être sûre de ce qu'elle pense vraiment. Oui, à son réveil... Je lui demanderai. Quitte à me prendre un mur, à me faire rejeter, je voulais en avoir le cœur net. Au pire, par la suite, je ferai en conséquence, je m'adapterai à sa réponse. Du moins... Si elle me dit qu'elle m'aime encore, si elle m'affirme ce fait... Je... Je ne voulais pas qu'elle m'oublie. Détournant mon regard pour fixer ce qui se passait derrière la vitre, je me fondis dans le décor verdâtre. Est-ce que le choix appartenait seulement à Yume ? Non... Je devais en faire un de mon coté aussi. Essayer... Il fallait que j'essaye. Déterminée, je ne bougeais pas d'un poil tandis que ma voix résonna à nouveau dans le véhicule, après un silence durant bien un quart d'heure si pas une demi-heure.

- Si Yume veut encore de moi, je serai là pour elle, quitte à être une vraie plaie à vos yeux. Je ferai tout pour que cela marche, vous pouvez faire ce que vous voulez pour détruire cela, je ne vous laisserai pas faire cette fois-ci.

Tournant finalement mes yeux flamboyant vers elle, je souris déterminée à faire tout pour qu'une telle situation n'advienne pas une fois de plus. Hors de question que cette femme et l'autre conne de blonde se foutent en travers de notre amour. Cela ne les concernait pas. Plus. J'ai déjà fait des sacrifices, j'ai donné ma vie sans hésiter pour sauver Yume aujourd'hui, je la donnerai encore et encore pour notre relation, même si le monstre de Dead Master serait le plus grand obstacle. Ouais. Rien à y faire, j'étais suicidaire et quand j'avais une idée en tête, elle restait là jusqu'à l'échec ou l'accomplissement. Détachant mes yeux de cette femme, je tournais sur moi-même pour voir ce qui se passait à l'arrière. Les deux dormaient. Et Yume m'inquiétait. Songeuse, je parlais tout en reprenant convenablement ma place.

- Par contre, pour l'instant il faut qu'elle s'en sorte. Je ne veux pas que l'autre blonde s'en approche. Vous êtes Dead Master, si vous ne savez pas comment la stabiliser, personne ne le saura. Et si le gosse peut aider à la guérir, alors il faut... l'utiliser. 

Avais-je des remords ? En aucun cas, il va de soi que c'était triste pour l'enfant de se retrouver dans les rouages de monstres, mais si le seul moyen d'aider Yume était de faire des expériences sur l'enfant, alors... Alors il fallait le faire. Soupirant lourdement, je serrais les dents en espérant rentrer à Undai au plus vite. Il était horrible de se dire que mon amie était dans un état critique... Tellement que même cette folle n'avait aucune certitude quant à sa santé. Était-elle seulement inquiète ? Oui, oui, cela crevait les yeux, et cela ne me rassurait en rien.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mer 4 Sep - 21:34

Les mains sur le volant, le regard perdu sur la route, je slalomais entre les voitures, faisant attention tout de même à ne pas foncer dans celles qui bloquaient ma vitesse à cent vingt. Accélérant dès que la route était libre, je fonçais telle une fusée, ne suivant guère les flèches, connaissant la route par cœur. Après tout, après cent ans d’existence, j’eus pleinement le temps d’explorer tout le Japon, que ce soit les endroits paumés comme les grandes villes, regarder les industries évoluer, les villes pousser, la nature disparaître, l’avancée de l’humain en un siècle et ainsi de suite ~ Assez pour que je ne doive utiliser de GPS et bien même, ma destination n’était pas n’importe laquelle non plus, Undai … Je le sentais, là où une énergie était condensée, là où ma propre création coulait dans un circuit se trouvant en dessous de la plate-forme de l’Académie ~ Mon chez moi ~

- Le choix n'appartient pas seulement à moi.

Laissant mon regard couler sur Kaïla-Chan, un large sourire naquit sur mes lèvres en même temps que ses mots tranchèrent le silence installé dans la voiture depuis mes paroles. Me reconcentrant sur la route en gardant mon sourire, je crus même avoir gloussé à son encontre ~ Elle n’avait pas tort, il fallait que Yume-Chan le veuille aussi, qu’elle accepte de se remettre avec Kurayami. Mais je ne doutais pas de son choix, je savais pertinemment qu’elle n’attendait que cela, que lorsqu’elle verra sa chère et tendre petite amie, elle ne pourra que se fondre dans son regard, encore et encore ~ Elles étaient unies, destinées … Je créerai un destin qui les unirait à tout jamais, que celui-ci soit merveilleux ou désolant, seul l’avenir m’en dira plus, huhu ~ Mais passons, nous avions mieux comme sujet que le futur, le présent devait prendre toute mon attention, non pas ma manière désastreuse de conduire, mais plutôt le silence qui se forma dans la voiture suite à ses dires. Pensait-elle à tout ceci ? Je n’en doutais pas, et je n’allais pas sans doute venir déranger sa méditation ~ Il est préférable de ne pas trop déranger son petit cerveau endommagé, histoire qu’elle sache encore parler ~

Et qu’allais-je faire pendant ce silence ? Conduire, consciencieusement, une petite dizaine de minutes passa. Je m’ennuyais, et ce terriblement au point que je trépignais d’impatience sous l’air songeur de Kaïla-Chan. Jouant avec le volant en slalomant entre les voitures pour avoir ne serait-ce qu’un peu plus de distraction, c’est en arrivant à deux cents que j’arrêtais ce petit jeu pour … mettre de la musique. Oui, histoire de me remplir la tête avec des chansons plus débiles les unes que les autres ~ Écoutez moi cette chanteuse, de la … Maaah ~ Ne serait-ce pas Aria-Chan ? Mais bien sûr ~ Huhu, quelle mélodie … Désagréable ~ Éteignant la radio, je regardais l’heure, selon mes estimations, nous serons à Undai dans … deux petites heures ? Trop lent ~
Accélérais-je ? Je crois ~

- Si Yume veut encore de moi, je serai là pour elle, quitte à être une vraie plaie à vos yeux. Je ferai tout pour que cela marche, vous pouvez faire ce que vous voulez pour détruire cela, je ne vous laisserai pas faire cette fois-ci.

Ah ? ~ Elle était donc toujours en vie, voilà une bonne nouvelle. Devrais-je le célébrer en lui sautant dessus ? Huhu ~ Et plus sérieusement, je me sentais satisfaite de ses dires, elle acceptait, non, elle le désirait. Quitte à me combattre pour, elle voulait mon chef-d’œuvre … Allais-je le lui laisser aussi facilement ? Non ~ Sinon tout ceci ne serait nullement marrant. Je continuerai à leur mettre des bâtons dans les roues, à traîner Kaïla-Chan dans la boue, œuvrer pour qu’elle disparaisse malencontreusement … mais moins ~ Dans un sens, je ne serai plus aussi vilaine … Je serai pire ~ Huhu. Diabolique que je m’aime ~

- Par contre, pour l'instant il faut qu'elle s'en sorte. Je ne veux pas que l'autre blonde s'en approche. Vous êtes Dead Master, si vous ne savez pas comment la stabiliser, personne ne le saura. Et si le gosse peut aider à la guérir, alors il faut... l'utiliser.

Oui, mon intelligence était supérieure à celle de mon épouse, cela était indéniable, mais il allait de soit que son avis pourrait m’aider plus que si je m’arrêtais seule sur ce problème, qu’elle veuille ou non l’aide d’Akiha-Chan, je n’en avais que faire, Yume-Chan comptait trop pour moi pour que je la laisse mourir pour la jalousie de sa copine. Lançant un regard désapprobateur à Kurayami face à ses dires, je ne dis rien, laissant un nouveau silence se poser dans notre véhicule roulant à toute vitesse vers Undai. L’état physique de Yume m’inquiétait, autant que son mental … A votre avis, quand vous vous croyez surpuissante et que finalement, vous vous avérez être faible à certains niveaux, quelle serait votre réaction ? La mienne fut désastreuse, il ne fallait que revenir quelques mois en reculons, quand Izanagi-Kun est revenu, que finalement … « Je ne savais pas tout sur tout » et surtout, sur ce qu’il se passait autour de moi. Qui m’épiait, comment il s’était pris pour et ainsi de suite. C’était frustrant, on en devient paranoïaque, faible. L’étais-je ? Non ~ Si personne n’avait su m’arrêter, j’aurais détruit une bonne partie de mon établissement, si pas Kyoto et plus, mais rien que je n’aurais pu reconstruire ~

Laissant mon regard se perdre une fois de plus, je conduis, silencieuse, gardant mon sourire indéchiffrable sur les lèvres. Je ne sais pas combien de temps mon silence dura, mais assez pour que quand j’eus décidé de rouvrir la bouche, Kyoto ne se trouvait plus qu’à dix minutes d’où nous étions. D’ici quinze minutes, nous serons donc à Undai ~ Quelle heure était-il ? Il faisait nuit … un peu plus de vingt deux heures, nous arriverons tout pile avant le couvre-feu ~

- Je ne t’ai pas demandé ton avis ~ Akiha-Chan est la meilleure dans ce domaine à Undai, son avis peut être utile. Une main de plus m’aidera à aller plus vite d’autant plus ~ Nous la placerons dans mes appartements, il va de soit que tu y seras la bienvenue … ~

Matérialisant mon téléphone, je composais le numéro de mon épouse avant de glisser l’appareil sous mon oreille. Entendant le bip résonner me signalant que la personne était dans une zone ouvrable, c’est quand elle décrocha que je m’adressais directement à elle, ne lui laissant vraiment le temps de me dire bonjour en première ~ J’aimais être … la plus rapide ~ « Hi Akiha-Chan ~ Nous rentrons, d’ici cinq minutes j’arriverai à Undai … Oui, elle est stable pour le moment. Hum ? ~ Nous la placerons à la maison, retrouvons-nous y … Chez Miri-Chan ? Huhu ~ Je te rejoindrai donc … J’ai une surprise également ~ Une petite chose qui te fera sans doute plaisir mon cœur … Oui, moi aussi ~ A tout de suite ~ ». Raccrochant en faisant disparaître mon cellulaire, je levais le regard vers la route en voyant le pont de Undai se dessiner au loin. Appuyant sur le champignon, j’arrivais après deux minutes sur celui-ci. Sentant déjà la matérialisation du lieu émaner dans tout mon corps, mon sourire s’élargit avant que j’aille me parquer au milieu de nulle part ~ Inutile de faire des grands tours, je ferai disparaître la voiture d’un claquement de doigts ~

Ne disant mot en sortant du véhicule, j’ouvris directement la portière extérieure pour venir réveiller la jeune enfant. La secouant légèrement, je la tirais hors de la voiture pour venir la déposer sur la terre ferme … Yume-Chan à présent ~ Dématérialisant la voiture en même temps que je sortais son corps, c’est avec précaution que je la pris dans mes bras, gardant son corps chaud contre le mien, laissant mon ouïe percer les battements de son cœur en affichant un doux sourire à son égard … Elle était ce que j’avais de plus précieux, mon enfant ~ Invitant la petite que j’eusse prise à me suivre, c’est d’un mouvement de la tête que je traçais le chemin vers les dortoirs. Regardant bien que l’enfant marche dans mes pas, je laissais couler mon regard sur sa personne … Des vêtements ~ Et un bain. Voilà donc les deux premières choses dont elle aura besoin ~

Arrivant rapidement -après un petit dix minutes en vue de la dispersion du louveteau- dans le couloir des professeurs, je traçais mon chemin jusqu’à la porte des appartements de Miri-Chan, là où je savais mon épouse m’attendait. Me faisant ouvrir la porte par des yeux mauves, un fin sourire moqueur se dessina sur mes lèvres quand je me demandais si Yomi-Chan avait enfin réussi à distinguer les présences de matérialisation ~ Passant la porte en la remerciant d’un petit signe de tête, je m’avançais dans la pièce, laissant mon regard couler sur Miri-Chan qui accourut dans ma direction pour voir l’état de Yume-Chan. Me demandant presque instinctivement si mon enfant était toujours en vie de sa voix douce -ne montrant nullement son inquiétude-.

Lui répondant qu’heureusement oui, et qui si cela n’avait été le cas, je ne crois pas que je serai revenue avec sa personne dans mes bras de la sorte, je déposais le corps de Yume-Chan sur le divan, l’étendant en soupirant silencieusement. Regardant son corps d’un air inquiet, je laissais ma douce voix résonner dans les appartements, atrocement silencieux et lourd selon moi ~

- Elle vit, tristement, mais elle respire ~ Cependant, j’ai quelques inquiétudes sur son état. Akiha-Chan ~ Veux-tu bien faire les analyses pour moi ? Nous la prendrons chez nous le temps de sa convalescence et sinon … ~

Me levant de ma place, je me dirigeais vers Ren-Chan que je tournais en direction d’Akiha-Chan. Affichant un grand sourire, je poussais le petit corps vers mon épouse ~ « Voici Ren-Chan ~ Elle partagera notre quotidien également mon amour, prends soin d’elle. Huhu ~ ». Gloussant légèrement, c’est avec un malsain plaisir que je détaillais la réaction de la petite … Qu'est-ce que cela lui faisait-il de se retrouver entourée de cinq louves affamées ? Huhu ~ Pauvre chose.

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Ven 6 Sep - 18:29

Le vaste domaine la troubla dès son réveil. Il s'étendait au delà de l'horizon et s’élevait haut dans le ciel, si haut qu'elle en eut quelques vertiges et dut se résoudre à ne plus jamais y lever les yeux. Les bâtiments, la verdure, la foule ... Chaque détail, tour à tout, attirait son attention et la fascinait prodigieusement. Il y avait là tant de vie, tant de choses à voir qu'elle s'écarta à plusieurs reprises de la gigantesque ombre noire qui lui servait alors de guide pour se perdre au milieu d'une masse curieuse et grouillante qui l'intriguait grandement.
Cet endroit était comme une apothéose pour les sens. Elle y perdait la tête et ses prunelles rapides cherchaient à capter la moindre nuance de couleur, le moindre grain de poussière. Ses oreilles étaient-elles aussi gâtées par ces nouveaux sons qui l'interpellaient, ce subtiles babillages dont elle ne retenait que de vagues mots. Elle fut, d'ailleurs, marquée par une grosse voix rauque qui semblait alors s'étouffer de colère et de haine dans des hurlements incroyables et dont le propriétaire - la face grasse et laide - s'évertuait à cogner sur un minuscule être. Puis ce fut son odorat qui fut submergé : L'air s'emplissait de parfums subtiles de morts et de sang au fur et à mesure qu'elle s'engouffrait dans sa nouvelle tanière, et elle ne put retenir un frisson de terreur quand l'odeur se brisa à son visage - non loin d'un charnier encore frais - avant de s'éloigner comme elle était venue au détour d'un couloir.
Certes l'atmosphère était inquiétante mais elle s'y fit rapidement, rassurée par la majestueuse présence qui l'accompagnait, toujours calme et froide. Elle ne fut pas non plus inquiète quand on l'invita à pénétrer dans une nouvelle pièce avant de refermer purement et simplement la porte derrière elle, lui coupant toute échappatoire. Ni même quand on la poussa subitement vers une parfaite inconnue blonde au parfum médicamenteux et chimique.
Que devait-elle faire maintenant ? Il lui semblait qu'on attendait quelque chose d'elle mais elle ne savait vraiment pas quoi. Alors elle dévisagea longuement la nouvelle créature avant de lui tendre son précieux bouquet d'herbes qu'elle avait arraché quelques minutes plus tôt sur le chemin, n'ayant pas voulu une nouvelle fois rater sa chance de toucher l'incroyable crinière verte qui l'avait tant fascinée. Un peu de terre tomba par la suite sur ses pieds nus et égratignés mais elle se contenta d'agiter le pied avant de s'essuyer les mains sur sa guenille, toujours attentive aux réactions de la créature. Elle espérait que son cadeau lui ferait plaisir. C'était la chose la plus incroyable qu'elle ait jamais possédé depuis ses premiers battements de cœur et elle s'en séparait uniquement pour le lui remettre en offrande comme on ferait un sacrifice à un dieu pour s'attirer ses faveurs.
Puis, elle ouvrit la bouche et babilla approximativement quelques mots qui l'avaient atteinte avant son arrivée, s'essayant à leurs drôles de caquètements avant de se désigner du doigt :

- Vraie plaie ... Kaila ... T'aimes ...  Ren ?

Elle forçait sur chaque syllabe, faisant pression sur sa mémoire de bête, si bien que les mots se mêlaient en une bouillie quasi incompréhensible qui laissa rapidement place à un mâchonnement silencieux. Finalement elle se tut, n'étant pas certaine de s'être bien fait comprendre et décida de rejoindre la mourante bête qui lui avait fait tant de peines il y avait tout juste quelques minutes, négligeant la réponse de la blonde qu'elle n'aurait de toute façon pas compris. Elle grimpa à côté du corps et l'observa, se demandant de quel mal il pouvait bien souffrir. Puis elle approcha sa main de sa joue et y appuya franchement son poing, poussant délicatement son visage sur le côté. La chose n'émettait aucune résistance physique et pourtant elle sentait une chaleur familière s'ébattre sous sa peau comme elle courait sous la sienne. Cela la rassurait, lui arrachant un léger glapissement de joie. Elle s'en remettrait rapidement, c'était sûr ! Mais pouvait-elle l'aider tout de même ? Elle quant elle était malade - elle s'en souvenait - on lui faisait une petite piqure qui l'endormait, l'endolorissait toute suite et quand elle se réveillait elle était toujours en plein forme et sautait toujours partout. Mais oui ! Il suffisait d'une petite injection rouge vif et brûlante pour que cette chose se rétablisse et gambade à nouveau. Alors elle ferma sa main, pointant un unique doigt de fer qui transperça la peau blême du frêle animal, plus pointue et longue qu'une aiguille, lui injectant une substance rougeâtre et fluide, son sang encore chaud, toujours vivace.
Son orgueil de bête s'éveillait petit à petit : Après tant d'années d’échec face aux demandes de ses choses en blouses, elle réussissait finalement à user de son corps à souhait. Et c'était bien la seule chose qu'on avait daigné vouloir lui enseigner. Elle avait été tel un chien sans voix, ni pensée, à qui on apprend à donner la patte, sans savoir si il y arriverait un jour, des friandises en main pour l’appâter. Des tests ? Elle en avait réchappé à bon nombre de justesse. Il y avait eu cet exercice horrible et fastidieux, où on la compressait toute entière dans un étau, la poussant à ses limites, l'obligeant à laisser couler son corps hors du métal et qui - après échec - avait finit de lui briser les membres dans une douleur lancinante. Elle avait tant peiné qu'une rancœur de sauvage lui était rester en travers de la gorge et elle était, aujourd'hui, profondément satisfaite d'avant réussit à sa manière, loin du regard de ses maîtres cruels.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 7 Sep - 14:17

La situation pouvait être décrite comme étrange. Pas exactement finalement, je dirais plus que toute la haute branche de Undai était sur un pied d'alerte. Que ce soit Ayame qui se faisait un sang d'encre bien noir, bien morbide et effrayant pour Yume, ou alors Okugi-San qui ne dégageait aucun remord quant à son incapacité à s'occuper de Undai pendant l'absence de la directrice. Parce que qui dit prendre soin de Undai Gakuen, dit être attentive à Yume Kuroi aussi. Quoi qu'il en soit, voilà que notre petite escapade pleine de bonheur et de sexe, venait de se terminer quand l'urgence gagna les traits de mon amante et que nous nous retrouvions à Undai en un clin d’œil. Dans les appartements de Miri Okugi pour être exacte. Ne perdant pas de ma contenance quand l'aura noire d'Ayame envahit l'espace de ces lieux pas du tout paisibles, je soupirais intérieurement sous tant d'ondes négatives qui voltigeaient autour de moi. « Heh, de l'action et tout cela à cause du toutou, quelle plaisanterie ~ »  Au moins mon alter-ego détestable, était de bonne humeur, rayonnant presque sous tant d'oppression morbide. On pourrait dire qu'elle -Akiha- se nourrissait des angoisses d'autrui pour être heureuse. Ne laissant rien paraître du bon coté de ma face, je laissais un visage posé se placer sur mes traits tandis qu'une certaine inquiétude s'agitait derrière mes yeux. La situation était grave, très grave. Parce que toutes les solutions menaient à une seule réponse qui ne pouvait se réaliser. Pas de matérialisation, voulait dire pas de Yume... Morte. Voilà la conclusion finale -et la plus probable- de cette énigme terrifiante. Pourtant, j'espérais au fond de moi que ce ne soit pas le cas, Yume était puissante après tout, une digne Undai'enne qui ne se laisserait pas tuer par le premier venu. Franchement, je me demandais ce qui pouvait bien se passer avec cette fille en cet instant. Mais à coté de cette angoisse, il y avait une plus grande encore. Parce que si...

Si Yume était bel et bien morte, je ne voulais même pas imaginer les conséquences. La rage et la douleur d'Ayame n'auraient pas de limites. Et je savais qu'elle aimait ce petit chaton plus que tout au monde, derrière ses airs de monstre. Et que si quelque chose arrivait à son chef-d’œuvre, à sa création la plus parfaite, tout le monde en entendrait parler, tout le monde en subirait les conséquences. Évidemment, je ne voulais que cela arrive. D'ailleurs, personne ne l'espérait sans doute, au contraire, je priais pour qu'elle soit toujours en vie, quelque part. Et pour que des vies innocentes ne subissent pas le courroux de Dead Master dans la splendeur de sa rage.

C'est sur cette pensée qu'une idée me traversa l'esprit quand je demandais à Ayame de prendre Kaïla avec elle. Je ne savais dire si c'était un jugement juste sur le moment, mais je préférais que ce chaton -très important pour Yume- l'accompagne, pour qu'elle canalise la fureur de Dead Master. Comment ? Pas comme on pourrait le prétendre. Mais si, en cherchant Yume, Kurayami se mettrait en danger, Ayame devra la protéger d'une manière ou d'une autre, ainsi évitant peut-être la mort de certaines personnes innocentes. Et comme Kaïla avait un sens de la justice fort aiguisé, j'étais sûre qu'elle ne laisserait pas Ayame tout démolir sur son passage. De plus, ma chère femme ne se risquerait pas à la tuer, de peur de déplaire à son chef-d’œuvre. Tout était calculé, assez pour qu'on se demande pourquoi je n'accompagnais pas mon amante. La réponse ? Elle ne me laisserait jamais y aller. Si Kuroi était en danger, c'est que les ennemis étaient puissants, et peu importe ce que je dise ou fasse, Ayame ne se risquerait pas à m'écouter. C'est pourquoi Kaïla Kurayami était une alternative judicieuse, dans cette situation. Il est étrange de se dire à quelle vitesse mes pensées cheminent même dans une situation critique ~

Quoi qu'il en soit, je fis comprendre à l'assemblée qu'il était impératif de se dépêcher sans chercher le sens de mes demandes, et ce, en disant clairement à Ayame -avec une pointe d'amusement que seule elle pouvait comprendre- que c'était un ordre auquel je voulais qu'elle se plie. Après tout, elle aura le temps de réfléchir à mes pensées plus tard entre deux baisers quand la situation sera réglée -dans le bon sens, je l'espérais.

Un dernier baiser, un dernier soupir, et Ayame partit aussi vite qu'elle fut venue dans cet endroit. Soupirant doucement, sentant encore l'angoisse dans le lieu, je bougeais ma main de manière négligente pour installer un semblant de calme dans la pièce. User de mon pouvoir dans ce genre de moment ? Évidemment, c'était horrible de se sentir oppressée par les sentiments négatifs d'autrui. Parlant de cela ~ Je ne voyais pas Miri-San, je ne la sentais pas, mais je savais qu'elle était là. Et rien que parce que je la détestais, je me décidais d'attendre chez elle, le retour d'Ayame. Par simple principe de mesquinerie. Après tout, elle ne pourra pas chasser l'épouse légitime de Dead Master, sous un prétexte ne tenant pas la route ~ Suivant mes pensées, je m'assis confortablement dans le sofa en croisant mes jambes. « J'adore ~ Même dans de tels circonstances, nous restons parfaitement équilibrées ~ » Maîtresse des sentiments, non ? Même si j'angoissais au fond de moi en me demandant comment cela se passerait-il pour ma chère femme, en extérieur je restais terriblement détendue, si pas neutre quant à tout cela.

- Puis-je vous demander un café, Okugi-San ? ~

Laissant résonner ma voix douce et aimable dans la pièce, je couvais Yomi d'un regard doux et un sourire tout aussi amical en lui faisant comprendre tout de même -d'un clin d’œil- que je n'acceptais guère ses paroles désobligeantes à mon égard. Pute donc ~ Quelle gentillesse. Mais peu importe, Ayame a failli l'étranger pour moins que cela, ce qui pourrait s'avérer fort dommage, vu les capacités de ce petit chaton tout mignon. Sauvage... Oui voilà, sauvage le chaton ~ A se demander ce qui poussait Miri pour s'occuper d'elle. Était-ce car elle était la nièce d'Ayame … ou bonne au lit ? Amusant ~

- Obéis donc à l'épouse de Dead Master-Sama, esclave ~

Mon amabilité prit un grand coup sous les paroles de la nièce d'Ayame. Le rire de mon ombre résonnait dans mon esprit tandis que je restais... choquée. Moi qui essayais d'être polie en la présence de Okugi-San, me voilà aidée dans ma tache de mépris par la dernière personne à laquelle je m'attendais. Je ne saurais dire si Miri a écoutée ce petit chaton qui se croyait bien trop important comparé à son statut, mais ce n'était guère important finalement. Devant moi se traçait une situation fort intéressante qui me fut presque oublié le café demandé. Après tout, quand nous avions une Yomi polie devant soi qui nous sort une liste de désirs à soumettre à la directrice de Undai, nous ne pouvions qu'en être amusé et absorbé. Et c'est ce que j'étais, laissant planer un sourire amusé à chaque ligne sur laquelle mes yeux descendaient. Qu'était-ce donc ? Des désirs, bien entendu ~

- En vue de ton influence, il va de soi que cela me serait accordé si tu le lui demandais ~ En échange, je t’accorderai ma clémence à ton égard, je viendrai même jusqu’à te considérer comme une humaine ~ Après tout … Nous pourrions nous entendre, chère tante ~

Ne relevant guère ma tête quant à ses paroles, mon sourire ne me quittait pas tandis que je me plongeais dans la lecture de ses demandes. Yomi Tsuchimiya, pauvre petit chaton qui désirait plus que tout d'être reconnue par Ayame, mais que cette dernière se refusait de la considérer comme étant membre de sa famille. Évidemment, dans un sens, je ne comprenais pas les raisons qui poussaient mon épouse à réfuter ce lien, mais je n'irai guère lui réclamer des explications quant à cela. « Cette gamine est un vrai cas, heh » Je l'affirme, il suffisait juste de jeter un coup d’œil sur le papier pour s'en rendre compte.
Liste :

- Le siège de Undai, en tant que membre de la famille Eimin, Undai me revient de droit.
- Porter le nom de mes ancêtres, être reconnue comme la descendance de Dead Master.
- Me faire appeler Yomi-Sama par Dead Master.
- Avoir Yume Kuroi-Sama.
- Avoir une nouvelle chambre digne de mon titre.
- Avoir l’accès à tout Undai.
- Devenir la tête de Undai, la dirigeante de cet institut.
- Avoir le droit de tuer quiconque sans que cela ne me soit reproché.
- Que Dead Master dise devant tous les étudiants qu’elle devient solennellement mon esclave à compter de ce jour.
Etc.
Ce n'était qu'une impression où elle formula le même désir plusieurs fois sous différentes manières ? ~ Ne riant guère pour ne pas brusquer le chaton assit devant moi, je la laissais attendre une réaction de ma part. Ainsi donc... Que pouvais-je lui accorder ? Pourquoi le ferais-je ? Ah oui, pour être reconnue à ses yeux. Alala... C'était tellement mignon que je fondais presque. Soit ! Un peu de sérieux ~ Relevant le regard sur la jeune fille présente à mes cotés, je la jugeais un instant avant de prendre la parole, étrangement sérieuse, en apparences. Pesant les pours et les contres de ses demandes à sa place, lui indiquant sans détour lesquels étaient improbables et sur lesquels je pourrais me pencher, non pas pour sa reconnaissance, mais par envie de lui faire plaisir sur l'instant. De toute façon, nous devions attendre le retour de mon amante, et me changer les idées sur ce petit bout de papier dérisoire était une bonne manière d'oublier le stress qui m'habitait.

- Voyons ~ Je ne crois pas qu'Ayame accepterait de devenir l’esclave de qui que ce soit ~ Pour ce qui est de Yume, je ne pense pas que la directrice peut décider à sa place, tu devras voir cela avec la concernée ~ Par contre, ce qui est du nom de famille, pourquoi ne demanderais-tu pas à Keitaro ? Il doit avoir les mêmes droits dessus que ta chère tante. En ce qui concerne la chambre, ceci est faisable, écris une demande et je convaincrais Ayame de la signer. Ça te va ainsi ? ~

Mon dieu, j'étais extrêmement gentille ~ évidemment, je trouvais cela amusant de converser avec Yomi de la sorte. Surtout sous le regard de Miri que je savais présente quelque part dans la pièce. Quoi de mieux que de glisser quelques idées dans l'esprit de ce petit chaton sous la désapprobation de sa... Qu'était au juste Yomi aux yeux de Miri ? Ceci restait un grand mystère à mes yeux. « Ca sonne fort Gokusha, tu ne crois pas ? ~ » Si... Terriblement. Cette enfant était-elle seulement au courant de ce que projetait la femme invisible pour son avenir ? Pourquoi ne pas le vérifier ? ~

- Yomi-Chan ~ Ayame est immortelle, je ne pense pas qu'elle laissera Undai à quelqu'un d'autre de son vivant. Et même... Crois-tu avoir le temps de diriger Undai avec les responsabilités qui t'attendent ?

Souriant gentiment, je fermais les yeux une fraction de seconde, me plaisant dans l'ambiance de cette pièce. Je ne comptais pas dire davantage sur la question. D'ailleurs la jeune fille n'a sans doute pas fait attention à ma dernière tirade, mais je savais que Miri oui, elle nous écoutait. Tellement que je sentis une onde de matérialisation arriver droit sur mon cou. Ne perdant mon sourire platonique, je fis instinctivement un mouvement vers l'arrière pour éviter l'attaque surprise de -c'était évident- Miri. Laissant échapper un léger rire à son encontre -sans savoir où elle était- je posais mes yeux clairs sur Yomi, jouissant intérieurement d'avoir déstabilisé celle qu'on ne savait voir. « Amusant ~ » Très, oui.

- Mes responsabilités ne te regardent pas, morceau de viande. Tant que Miri est là, je n'ai pas à m'inquiéter pour ça. Cependant, j'accepte tes dires, tu ferais un parfait valet pour ma personne, pourquoi ne quitterais-tu pas Dead Master pour te mettre à mon service ? ~

« Chose impolie ! » L'énervement de mon ombre était une vraie plaie à cet instant. Personnellement, je trouvais la situation des plus amusantes, donnant le plaisir à ce petit chaton inculte de s'exprimer librement. J'avais mieux à faire que corriger l'incorrigible. Miri était ma cible première. En parlant de cette dernière, j'eus le plaisir de l'apercevoir enfin, quand elle leva le menton de la petite impertinente pour lui souffler quelques mots de sa voix douce « L'impolitesse n'est guère de rigueur dans ces appartements ~ » Et sur ce, je croisais son regard, me demandant à quel point cette femme pouvait être contradictoire dans ses agissements. N'était-ce pas elle qui se faisait traiter d’esclave sans sourciller à tout bout de champ ?

- En ce qui vous concerne, Ketsuki-San, je suis dans le regret de vous annoncer que je n'ai plus de café... N'ayant rien à vous servir, je vous proposerais de quitter MES appartements ~

Je ne me départis pas de mon sourire quant à ses paroles, toujours aussi détendue -encore plus du fait que je pouvais la localiser- je lui répondis du tact au tact, ne perdant en rien de mon amabilité.

- Étant donné que je suis confortablement installée en ces lieux, je me permettrais d'y rester jusqu'au retour d'Ayame ~

Serait-ce une once d'énervement que je sentais dans l'air après mes paroles enveloppées dans une politesse sans nom ? Cela ne pouvait provenir de Miri, n'est-ce pas ? Qui alors ? Yomi ? ~ Quel amusement, je devrais venir plus souvent rendre visite à cette femme, rien que pour le plaisir de profiter indéfiniment des instants comme ceux-là. « Et c'est moi la sadique ? Heh. » Il n'y avait rien de démoniaque là-dedans pourtant ~

- En ce qui te concerne, Yomi-Chan, je ne pense pas que tu saurais satisfaire mes besoins ~ Seule Ayame est l'unique à savoir combler mes désirs sexuels ~ Miri ne serait pas suffisante à ta personne ? ~

« Pauvre chose pitoyable ~ » Serait-ce une insulte sortant de la bouche de Miri que j'entendais là ? Je ne pouvais qu'en jouir pleinement, me confondant dans un sourire significatif tandis que je coulais mon regard dédaigneux sur sa silhouette sobre. Je n'avais idée qu'il serait si plaisant de rester seule avec cette femme dans de tels circonstances. Il faudrait que je raconte tout ceci à Ayame, à son retour ~ Peut-être pas finalement, autant garder les bonnes choses pour soi.

- Il est vrai que si seulement écarter tes jambes te comble, qu'il te faille une personne pouvant endurer tes pulsions bestiales, je t'accorderai Miri ~ Ne viens guère t'étonner que l'on te prenne pour une pute après tes paroles, blondinette ~

Devrais-je être outrée sous ces paroles désobligeantes ? Je ne sais pas, évidemment mon alter-ego n'avait qu'une envie, c'était de sortir pour arracher la tête de cette gamine. Mais, restant la seule civilisée dans la pièce, je préférais éviter l'effusion du sang inutilement. D'autant plus, que je n'aurais eu le temps d'agir, étant donné que les paroles de Miri fusèrent à leur tour.

- Yomi-Chan, je ne me plais guère à me rouler dans les ordures ~ Mais passons cela.

Et sur ce, ladite Miri nous tourna le dos, se dirigeant vers la cuisine. Laissant le rire de Yomi résonner dans la pièce dans des esclaffes bruyantes suivies de ses mots disant ô combien cela était regrettable, bien que selon elle, elle n'aurait besoin que d'un ordre à l'égard de sa dite esclave, pour qu'elle exécute le moindre de ses désirs. Je ne pensais guère que cela s'avérerait vrai en pratique, et même, je ne me plaisais que dans les bras d'Ayame après tout ~ Pourquoi se rabattre sur quelque chose de moins bien, quand on avait le meilleur, pour soi ~ Devrais-je en faire part de ma pensée à notre hôte ? Quand elle reviendra ~

- Revois la définition de « pute », Yomi ~ Et je me garde ce privilège qu'est de jouir pleinement du corps de la directrice. A quoi cela me servirait-il de me rabattre sur quelque chose d'inférieur, alors que j'ai le plein pouvoir tout en prenant moi-même du plaisir ? ~

« Si baiser avec une centenaire te plaît tant que ça, je te laisse ce plaisir, Akiha ~ » Que devrais-je répondre à cela ? Je n'avais aucune honte à coucher avec la directrice de Undai, au contraire ~ C'est pourquoi je changeais de sujet, sans prendre la peine de relever ce qui -selon elle- était une insulte, mais qui, finalement, était un compliment à mon ouïe. Et tant que nous étions dans le sujet, autant parler d'elle, n'est-ce pas ? C'est ce que je fis, dans une petite question innocente « Et qu'en est-il de toi, Yomi-Chan ? ~ » étrangement, ce n'est pas la concernée qui me répondit, mais bel et bien une voix venant de loin -de la cuisine pour plus de précision- dans un « Pucelle ~ » Vraiment ? Intéressant, terriblement. Coulant un regard compréhensif à Yomi, je croisais les jambes tout en l'analysant du regard. Pauvre petit chaton adorable, elle est devenue toute rouge en fuyant mon regard insistant. Je comprenais mieux maintenant pourquoi elle méprisait à ce point le sexe, elle n'y connaissait rien ~ Joignant mes mains sur mes genoux, un doux sourire sur les lèvres -en mode psy compatissant- je restais limite admirative sous la parole de Yomi « Je me préserve pour la bonne personne. » Cette enfant était sérieuse... Mais qui était cette personne dont elle parlait ? Toujours aussi calme et ne donnant l'impression de la juger, je demandais de but en blanc si ce n'était pas Miri qui devrait être la personne concernée.  On aurait dit que non, en vue de ses bafouillages et de son regard perdu, suivi d'un « Devrais-je ? ». Ma réponse ? Un simple « non, pas spécialement » dit sur un ton naturel. Pourquoi j'avais le nom de Yume qui me trottait dans la tête ? À cause de la liste de ses désirs sans doute. Devrais-je souligner le fait que je me suis complu à rester dans une chambre d'hôtel en sa compagnie ? Rien que pour voir la réaction de Miri, oui. Après tout, elle me donnait l'air d'être vraiment attachée à Black Rock Shooter... D'ailleurs, où en était sa récupération ? Cela faisait déjà un bon moment qu'Ayame est partie... « T'inquiète pas, c'est un monstre, elle reviendra pleine de joie ~ » Je n'espérais pas autant, je voulais juste que Yume n'ait rien et que ma femme me revienne en bon état.

- J'aurais pu émettre le nom de Yume comme celle que tu attendrais... Mais en vue de ma dernière nuit passée en sa compagnie dans une charmante chambre d'hôtel, je ne pense pas que sa passion te convienne ~

Et sur ce, avant même que je ne reprenne mon souffle après ces paroles douces et bien senties, tout changea dans la pièce. Ce n'était plus le calme tendu qui l'habitait, mais bel et bien une aura montreuse qui enveloppa tout l'espace, l'alourdissant d'un poids intenable. Levant les yeux vers la cuisine, perdant mon sourire pour mieux froncer les sourcils, j'avais l'horrible impression que le sol tremblait et que les murs s’effritaient à vue d’œil. Si je ne me trompais pas -ce qui était impossible- c'était Miri la responsable de cet événement démontrant sa puissance de matérialisation. Aurais-je sous-estimé son self-control ? Je n'avais guère le temps d'y réfléchir, car Yomi se leva en gueulant je ne sais quoi, son katana à la main. Sentant le danger arriver -non pas de ce chaton- mais dans mon dos, je me tendis, prête à matérialiser ma robe de combat. Mais avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, mon portable sonna. Gardant un calme mortel tandis que tout autour de moi était en déchéance, je répondis, soulignant bien que c'était à Ayame que je parlais, gardant mon ton de voix posé, je laissais tout de même transparaître mon soulagement. Elle allait bien... Elle a récupéré Yume aussi. Raccrochant sous un dernier « Je vous aime ~ » tout en prenant mes dispositions, je fourrais mon portable dans la poche de mon pantalon avant de me lever, clouant mon regard clair à celui de Miri, sans aucun sourire, juste un calme froid pouvant décrire l'expression de mon visage. Je pourrais mouiller littéralement d'avoir réussi à déstabiliser cet être qui se disait inébranlable. Mais je n'avais la tête à cela pour le moment. Perdant tout sens d'humour, je m'adressais à elle d'un ton relativement sérieux.

- Ayame sera là dans quelques minutes. Yume est heureusement avec elle. Il est plaisant de discuter avec vous mais reportons cette discussion à une prochaine fois.

« Ah... Elle est là ~ » Redressant ma tête sous cette constatation de mon alter-ego qui ressentait l'aura de Dead Master dans Undai, je fis les cents pas dans le salon sans prêter plus attention aux deux femmes qui me tenaient compagnie. Attendant ne serait-ce que quelques minutes de plus, c'est avec une certaine impatience que je vis la porte des appartements de Miri s'ouvrir en grand sous la main de Yomi. Ne bougeant plus en constatant l'état pitoyable dans lequel se trouvaient les arrivantes, je laissais les autres agir autour de moi tandis que mes yeux restaient rivés sur Ayame. C'était... Que s'était-il passé ? « Ca pue le sang, ça pue la mort ~ Carnage ~ » Pourquoi une pointe de déception planait dans mon esprit ? À cause de mon ombre bien évidemment, qui aurait été ravie de participer à cette aventure. Les sourcils froncés, je laissais la voix chargée d'inquiétude d'Ayame résonner dans la pièce devenue étrangement silencieuse après la première vague de leur arrivée. Nous étions toutes là à nous demander ce qu'il en était de Kuroi.

- Elle vit, tristement, mais elle respire ~ Cependant, j’ai quelques inquiétudes sur son état. Akiha-Chan ~ Veux-tu bien faire les analyses pour moi ? Nous la prendrons chez nous le temps de sa convalescence et sinon … ~

Soulevant mes sourcils sous l'interrogation qui me submergea, je laissais tomber mon regard sur le corps meurtri de Black Rock Shooter. Elle avait l'air d'être dans un état effroyable. Hochant positivement de la tête, le sérieux prit place sur mes traits, tandis que dans ma tête, j'analysais déjà la situation, essayant de constater ses lésions superflues rien qu'en la regardant. Il fallait à tout pris la transporter. Ou lui apporter quelques soins en plus. « Sa respiration est faible, le sens-tu ? » Non, tiens. Concentrée sur l'urgence, je fis limite abstraction de toutes les personnes présentes dans la pièce. Du moins, jusqu'à ce qu'Ayame me sorte de mes pensées pour me présenter quelqu'un...

- Voici Ren-Chan ~ Elle partagera notre quotidien également mon amour, prends soin d’elle. Huhu ~

Ren-Chan ? Décrochant mon regard de la vision d'horreur que représentait Yume, je me heurtais à un autre tableau qui me donna des frisons d'horreur dans le dos. Plongeant mon regard sur la petite silhouette d'un enfant se tenant sous l'emprise de la directrice de Undai, j'eus un véritable mouvement de recul quand je la détaillai. Un semblant de haut le cœur invisible qui me saisit au plus profond de mon être. Rei... Non... Prenant une grande inspiration en me ressaisissant, je secouais doucement la tête sous le mécontentement de mon ombre. Cette petite fille ressemblait tant à mon défunt fils que cela me déconcertait, avec sa tignasse blanche et sa silhouette chétive. Immobile à la regarder sans m'en approcher, je coulais mon regard clair pour constater que cet enfant était dans un mauvais état. D'où Ayame l'eut sortie ? Et pourquoi ? « Ce n'est pas lui. Là, elle t'offre un gosse, d'ailleurs je désapprouve. » Moi aussi... Du moins le temps que ce malaise ne passe.

Et c'est sans doute avec une incompréhension visible sur mes traits que je m'abaissais au niveau de l'enfant, quand elle me tendit... Qu'était-ce ? Une motte d'herbe ? Les sourcils délicatement froncés, me voilà prise au dépourvu devant un enfant, chose qui n'arrivait jamais en soi. Je ne savais vraiment comment réagir à la main tendue de Ren, alors j'ai fait le mouvement le plus logique dans ce genre de situation, je me saisis de ce qu'elle me donna, un semblant de sourire rassurant se peignit sur mes lèvres. Un enfant... C'était un enfant qui avait l'air maltraité plus qu'autre chose, je ne devais pas lui en vouloir de ressembler à Rei Yu. Je pinçais tout de même les lèvres quand je la vis frotter ses mains sales sur son... pouvait-on considérer cela comme un vêtement seulement ?

- Vraie plaie ... Kaila ... T'aimes ...  Ren ?

Je... Pardon ? J'ai vraiment essayé de comprendre ce qu'elle voulait me communiquer, mais je ne pouvais distinguer de paroles claires sortant de sa bouche dans un charabia incommunicable. Entrouvrant légèrement la bouche pour répondre, je n'en fis rien. Relevant finalement mon regard pour croiser celui d'Ayame en même temps que je me redressais, je voulais lui demander par ce simple contact visuel tout ce qui me trottait dans la tête. À commencer, d'où elle sortait cette petite fille. « De là où Yume était ~ Cobaye des labo crois-tu ? Heh » Mon alter-ego sentait la mort autant qu'elle pouvait distinguer sans faute une personne ayant vécu quelques mésaventures dans des expériences inhumaines. Après tout, n'était-ce pas elle qui s'amusait à charcuter l'espèce humaine sans préavis et scrupules ? Si. Et pourtant, j'étais peinée de voir un petit être pareil dans un tel état. Pauvre chaton... Parlant des personnes en détresse, c'était bien beau de se préoccuper d'un enfant aussi vif, mais Yume aussi avait besoin d'aide. C'est pour cela que je ne posais aucune question vis-à-vis de l'enfant -sachant que j'aurais encore l'occasion de le faire- et préférais me concentrer sur la vraie victime de cet enlèvement.

- Ayame ~ Je vous laisserai m'expliquer tout ceci plus tard, pour l'instant...

Je n'eus le temps de finir ma phrase que mon sang se glaça net quand je coulai mon regard en direction du divan. Réagissant au quart du tour dans un semblant de fluidité tranquille, je me saisis doucement de la main de l'enfant pour l'éloigner de Yume avec précaution. Quelle ne fut ma surprise de voir que ce n'était pas un doigt chétif qui l'eut touché, mais bel et bien une sorte d'aiguille. Comment... ? J'encerclais l'enfant d'un bras -sans perdre de vue sa main- tandis que de l'autre main, je refermais la petite blessure ouverte, soulagée qu'elle n'eut causée aucun dégât majeur. « Comment ce gosse a fait cela ? Qu'est-ce au juste ? » Mon mauvais coté avait soudainement un autre point de vue sur cette petite inconnue, la voyant comme un sujet d'expérience potentiel. Par contre ce qui était de moi-même, je ne savais pas quoi en penser. Qu'était cette fillette au juste ? Ayame avait une bonne raison de l'avoir amené à Undai ? La seule explication valable fut qu'elle savait utiliser la matérialisation, ou une chose qui en dérivait. D'où l'état de Yume ? Perturbée, je lâchais l'enfant dans mes bras, pour poser mes deux mains au dessus de la convalescente, jouant de ma matérialisation afin d'analyser ce qui se passait dans son corps, tout en m'adressant à la directrice de Undai d'une voix concentrée.

- Cette enfant... Ren... Utilise de la matérialisation ? Il serait aimable que vous m'expliquiez ceci quand nous aurons un peu de temps. Par contre, il est impératif de transporter Yume, son état est...

Le seul mot qui voulait traverser mes lèvres, c'était « étrange », mais étant donné qu'il ne serait considéré comme scientifique ou précis, je n’en dis rien. Les sourcils froncés, une pointe d'incertitude planait en moi. Non quant à la survie du petit chaton à moitié mort -elle s'en sortira- mais plutôt sur ce qu'ils lui ont fait, ainsi que sur le lien qui la liait à Ren. Car oui, si elle avait des pouvoirs, c'était sans doute dû à ce qu'ils ont fait à Yume. C'était... « Intéressant. » Terriblement, si je puisse le dire ainsi. Mais soit ! Occupons nous d'abord de Kuroi, et ce, sans arrière pensée. Déposant ma main sur son ventre, j'y insufflais ma matérialisation pour « voir » de l'intérieur ce qu'il en était. Son flux ne voulait guère se reprendre, c'était comme si Yume avait tout perdu et que cela ne voulait plus revenir dans son corps. Mais ce n'était pas la matérialisation qui me préoccupait le plus, ni le fait qu'elle ne récupérait pas comme un Undai'en normal.

- Son corps n'est pas habitué au manque de matérialisation dans ces conditions. Ayame, seriez-vous gré de la déplacer dans un endroit où nous pourrions la brancher ne serait-ce qu'à une perfusion ? ~

Évidemment, c'était un euphémisme. Ce n'est pas une petite gélule à avaler qui allait la remettre sur pieds dans les trois minutes à venir. Son état était bien plus instable, et effectivement, c'était inquiétant. Je ne me départis guère de mon sourire posé tandis que dans ma tête c'était un chantier de probabilités de formules. Autant éviter aux autres de s'inquiéter, il va de soi que Yume survivrait ~ C'était juste une question de savoir-faire qui devra être mis à rude épreuve pour qu'elle s'en sorte sans séquelles physiques. De ce qui était de son mental, je ne pense pas qu'elle oublierait qu'elle fut un sujet d'expériences de... de qui au juste ? Je ne le savais pas, et je ne croyais guère que Ren saurait m'expliquer le pourquoi du comment. Je me redressais sur ce constat, rivant mon regard sur l'enfant en question.

- Il faut aussi s'occuper de ce petit chaton.

Ne serait-ce que lui faire prendre une douche et l'habiller, sans oublier qu'il faudrait la nourrir et... Et ça y est, l'instinct de protection s'éveilla en moi. La curiosité aussi, en fait.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Sam 7 Sep - 15:39

Je n’allais pas dire que la réaction de ma tendre épouse me plaisait, la voyant reculer lorsque je poussais Ren dans sa direction, c’est avec un semblant de surprise masquée, que je détaillais des yeux les réactions de mon amante. Aurais-je mal agi en lui apportant un enfant ? Sans doute, il n’y avait rien à dire, son physique lui ferait rapidement penser à son défunt fils. Pauvre dame, je la soignerai de mon amour ~ Gardant un sourire amusé lorsque l’enfant se rapprochait de mon épouse, c’est avec attendrissement que je la vis tendre la motte de terre qu’elle eut ramassé plutôt, pour venir tendre celle-ci à Akiha-Chan. N’était-ce pas d’une gentillesse monstre ? Elle qui gambadait tel un animal depuis notre rencontre, voilà qu’elle est enfin humaine ~ Maaah, ça y est, je craque ~ Non, je ne l’aime pas, mais je serai plus clémente quand je viendrai ouvrir son petit corps ~ Oui, voilà ~

- Vraie plaie ... Kaïla ... T'aimes ... Ren ?

Dieu ciel, cette chose sait parler également ! Oui, j’étais étonnée, moi qui m’attendait à ce qu’elle ne sache faire que des bruits d’animaux, voilà que ses cordes vocales fonctionnent ~ Il y avait donc également une certaine intelligence en dessous de sa petite tignasse blanchâtre. Un sujet, un nouveau, j’étais excitée, autant pour ce qu’il en est de cette chose que je sentais couler en elle, que sa personne en elle-même. Oui, ce petit animal allait devenir le centre des mes futures occupations, du moins entre la création des jumeaux, la remise en état de Yume-Chan, mon poste de directrice et ma vie privée avec Ketsuki-Sama ~ Aurais-je seulement du temps à lui consacrer ? Maaah ~ J’en trouverai, quitte à engager une personne tierce pour s’occuper pleinement de sa petite personne … Non ? ~

- Ayame ~ Je vous laisserai m'expliquer tout ceci plus tard, pour l'instant...

Pour l’instant je regardais, et c’est certes avec une pointe de désaccord que je laissais couler mes yeux sur le louveteau, changeant son corps … sa main plus précisément en une sorte de pique qu’elle enfonça sans demander son reste dans Yume-Chan. Ayant un pas en avant pour l’arrêter, ne sachant vraiment ce qu’elle faisait, je n’eus le temps de finir mon action qu’Akiha-Chan accourait déjà vers la gamine pour qu’elle arrête tout agissement. Devrais-je dire qu’en moins de cinq secondes, j’eus senti trois auras plus la mienne envoyer des ondes négatives vers l’enfant ? Toucher à Yume-Chan dans son état ~ Quelle impolitesse, pour moins que cela elle serait déjà morte ~

- Cette enfant... Ren... Utilise de la matérialisation ? Il serait aimable que vous m'expliquiez ceci quand nous aurons un peu de temps. Par contre, il est impératif de transporter Yume, son état est...

Non tu es sûre ? Moi qui croyais que nous partagions tous le même cauchemar, me voilà étonnée du contraire ~ Non, plus sérieusement, je ne savais répondre à cette question, elle n’avait rien sur son corps pouvant servir de relais pour le flux qui lui a été donné, elle ne pouvait être une centrale à elle-même, elle devait donc dépendre de quelqu’un … Mais de qui ? Je ne savais pas, bien que mes soupçons se plongèrent tous dans la même direction. Yume-Chan. Mon chef-d’œuvre avait la capacité d’accorder à quelqu’un du pouvoir … Mais le schéma ne voulait se dessiner clairement dans ma tête, je ne trouvais pas d’explication sur le moment … C’était une chose intéressante, mais dangereuse pour ma personne, pouvant remettre toute ma matérialisation en question. Allant de son utilisation jusqu’à sa capacité … Jusqu’où s’étendait le pouvoir de cette fillette ? Savait-elle matérialiser comme tout Undai’en ? A quel niveau se situait-elle ? Je ne le savais pas, et cela … tout cela me dérangeait au plus au point. Perdant rapidement mon sourire face à cette prouesse, je me dirigeais vers l’enfant, me posant à côté d’elle alors que ma tendre épouse reprit la parole.

- Son corps n'est pas habitué au manque de matérialisation dans ces conditions. Ayame, seriez-vous gré de la déplacer dans un endroit où nous pourrions la brancher ne serait-ce qu'à une perfusion ? ~

Je l’étais, et je n’attendrai nullement une minute de plus à dire vrai. Déjà prête à me saisir de mon enfant, je m’arrêtais dans mon mouvement en croisant le regard de Kurayami-Chan … Voulait-elle se joindre à nous ? ~ Je n’eus guère à formuler cette question, sachant parfaitement qu’elle nous suivrait sans demander son reste. Me penchant correctement pour prendre Yume-Chan dans mes bras avec délicatesse, j’invitais Ren à nous suivre d’un mouvement de la tête après que mon amante quémande à ce que l’on s’occupe d’elle également. La laisser avec Yomi-Chan ou Miri-Chan ne serait une bonne idée n’est-ce pas ? C’est sans doute pour cette raison que je les laissais en plan, n’étant d’aucunes utilités pour ce que je projetais de faire, je quittais les appartements sans un mot, me dirigeant instinctivement vers ma demeure. Traçant le pas vers mon chez moi, il ne fallut guère longtemps pour que j’ouvre la porte d’un mouvement de coude avant de m’engouffrer dans mon salon. Laissant les trois autres personnes rentrer, j’allais poser Yume-Chan dans sa chambre, invitant Kurayami à me suivre d’un regard ~ Oui, pourquoi utiliser sa salive s’il ne faut que d’un sourire pour se faire comprendre ? ~

Arrivant dans la chambre de Yume-Chan -ancienne chambre plus précisément-, je l’installais sur son lit, la laissant par-dessus les couvertures avant de la découvrir. Retirant le peu de vêtements en lambeaux qu’il lui restait pour défaire son corps du tissu brûlé ou déchiré. Matérialisant une machine que je reliais à Yume, je m’accroupis à sa taille pour venir perforer sa paume d’une fine aiguille que je glissais jusqu’à la première veine que je rencontrais. Une fois chose faite, il ne fallait plus que brancher tout le reste ~ Un petit dix minutes et cela était fait, correctement raccordé … Non. Du moins si, mais non. Et ce non se marqua quand mes yeux se posèrent sur la poche de matérialisation que j’eus créée. Devant normalement s’écouler dans son corps tel un fluide, la poche se vidait au compte goutte … Yume-Chan rejetait-elle vraiment la matérialisation à présent ? Il en était hors de question, mais dans l’immédiat, il lui fallait de repos plus qu’autre chose … Son corps avait été recousu, ses plaies fermées et soignées … Laver son corps était en option, et c’est ce que je demandais à Kaïla-Chan, lui demandant de m’attendre un instant, je revins dans la chambre après deux minutes avec une bassine en main. La posant sur la table de chevet, ustensiles utiles à cet effet, je demandais à ma chère convive ;

- Kaïla-Chan serait-elle grée de faire une toilette à notre Yume-Chan ? ~ Avoir du sang, tant de sang sur son corps ne doit lui être plaisant ~

Quittant les lieux sans demander mon reste, je fermais la porte derrière moi avant de … rejoindre le rez-de-chaussée, là où se trouvaient Ren et Akiha. Sourire aux lèvres, un air charmeur toujours posé sur ma personne, j’arrivais devant les deux personnes, m’accroupissant devant Ren pour venir déposer ma main sur la tignasse blanche me faisant face. Un sourire maternel sur les lèvres, je laissais ma voix douce envelopper l’espace ~

- Je ne sais pas comme cette enfant utilise la matérialisation et encore moins, ce qu’elle est exactement ~ Mais ces questions nous y répondrons plus tard, avant toute chose … As-tu faim, Ren-Chan ? … Manger ? ~

Oui, autant essayer de parler à son niveau pour qu’elle me comprenne, bien que ses yeux globuleux avaient l’air de plus me demander « Tu quoi me vouloir toi ? » qu’autre chose. Me redressant en la prenant par la main, je la tirais à ma suite vers la cuisine, la posant sur une chaise avant de sortir un plat du frigo que je tapais au four à micro-onde … deux minutes, autant éviter qu’elle se brûle ~ Posant l’assiette devant elle, les couverts à sa gauche … J’attendis de voir ses réactions ~

- Tu l’as senti également n’est-ce pas ? Yume-Chan ~ Toutes les deux … Ont la même odeur. Dire que Ren-Chan a reçu sa matérialisation grâce à Yume-Chan serait la conclusion la plus logique, mais savoir pourquoi mon enfant ne voit plus son flux couler normalement, relève de nouvelles questions. D’autant plus, regarde donc son corps. Elle n’a aucun bijou, ni boucle ni … Son bracelet serait-il le relanceur ?

Awh ~ Venais-je de parler à voix haute ? Tant pis ~ Me saisissant de sa main avec douceur, je levais son poignet … Je ne voyais rien, rien d’assez gros pour, ou du moins, parfait pour qu’elle puisse pleinement utiliser un tel pouvoir. Serait-ce possible que ce soit enfui quelque part dans son corps dans ce cas ? Que se passerait-il si je lui mettais une de mes boucles ? Il fallait essayer pour savoir ~ Faisant apparaître mon cristal, j’en fis sortir un nouveau cristal, plus petit, plus poli, plus rond que je vins encercler dans un étui pour venir le poser sur l’oreille de Ren. Faisant un petit trou assez rapidement pour qu’elle ne se mette à hurler de douleur sous cette pincette, je gardais un doigt sur son lobe avant d’y poser mon regard … bleu, vert, rouge, orange ? Mauve peut être ? Huhu ~ Plus sérieusement, il devint bleu … Je ne sais pas ce qu’il s’est passé en elle à cet instant, seules ses réactions pourraient m’éclaircir sur tout ceci.
Sauvage ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Dim 8 Sep - 9:46

Ses yeux s'écarquillèrent, quand des bras puissants encerclèrent son frêle corps et elle se débattit aussitôt violemment pour tenter de s'en extraire. Elle avait peur de se faire briser par ses membres impérieux pour avoir tenter de soigner l'animal. Et quand on la déposa enfin au sol, elle feula furieusement contre son agresseur qui l'ignorait déjà, s'adressant à  une autre. Ces bêtes n'avaient aucune envie de sauver l'enfant, ils ne pouvaient être que profondément vils et cruels. C'est pour cela qu'elle se mit soudainement à les haïr, n'éprouvant plus aucune affection pour cette grande bête noire qui l'avait libérer quelques heures plus tôt. Et c'est d'ailleurs quand elle lui demanda silencieusement de la suivre, qu'elle éprouva toutes les peines du monde à obtempérer. Ce n'est que la peur de se retrouver seule face à deux inconnues à l'allure étrange et sournoise qui la poussa à lui emboîter le pas, bien qu'elle prit les mesures nécessaires pour s'en tenir le plus éloigné.

Une masse grouillante, se tenant à l'écart elle aussi, attira son regard sur le chemin. Qu'avaient-ils à les observer ainsi ? Et pourquoi ne s'approchaient-ils pas ? Quelque chose leur faisaient-ils peur ? Et si c'était le cas, qu'elle était cette chose et devait-elle en avoir peur aussi ? Ses yeux se portèrent tour à tour sur ces accompagnatrices mais s'arrêtèrent instinctivement sur la plus âgée d'elles qui portait encore la pauvre créature dans ses bras. Si l'une d'elle pouvait l'effrayer, en effet, c'était bien cette bête noire majestueuse dont la présence l’oppressait par moments et dont la force lui avait permis à lui faire quitter sa cellule et sa prison. Donc c'était de cette personne qu'elle aurait à se méfier … La gamine se contenta de s'en éloigner encore plus, mettant entre elles un périmètre de sécurité suffisant pour qu'elle puisse s'enfuir en cas d'attaque. Puis elle continua son chemin et s'arrêta quant on monta la mourante, brusquement mitigée entre un sentiment de peur et de curiosité à l'idée de ce qu'allait subir la créature, tout là haut.

Par la suite, son attention toute entière se reporta sur le blond animal qui l'avait gênée dans ses soins quelques minutes plus tôt. Devait-elle lui en vouloir ? Elle ne le savait pas mais son instinct lui hurlait qu'il valait mieux s'en faire un allié qu'un ennemi. Alors elle attrapa délicatement sa main et y laissa la sienne petite et fragile en signe de sympathie, dans l'espoir qu'elle la protégerait en cas de danger. Elle la resserra d'ailleurs de toute ses forces quand l'impressionnant corbeau s'approcha d'eux, ayant apparemment terminé de s'affairer autour de la blessée. Et elle ne put s'empêcher de se demander ce qu'on avait bien pu faire là haut alors que celle ci s'accroupissait devant elle pour mieux croasser inutilement. Que lui voulait-elle encore ? Et pourquoi devait-elle à ce point se rapprocher d'elle pour babiller ? Elle eut un mouvement de recul mais fut presque aussitôt traîner vers une autre salle, sans qu'elle ne puisse faire quoique ce soit.

On l'installa à une table pour mieux l'y délaisser quelques minutes durant lesquelles elle supplia silencieusement celle dont elle avait tenu si fortement la main de son doux regard de bête. Pouvait-elle lui expliquer d'une façon ou d'une autre, ce que cette chose lui voulait ? Ou devait-elle attendre qu'on ne la caresse ou la cogne pour que la réponse ne lui vienne ? Elle n'eut aucune réponse et c'est une assiette garnie qu'on lui présenta finalement après quelques minutes. La gamine l'observa longuement, se demandant si elle devait y toucher ou non puis reporta son attention sur les étranges objets qu'on avaient disposer à ses côtés. Qu'était-ce que ces choses et à quoi cela pouvait-il bien servir ? Elle n'eut pas le temps de se questionner plus longtemps qu'une vive douleur lui lacéra l'oreille, lui arrachant un glapissement. Elle y tendit sa main et appuya dessus, tentant de calmer la douleur sourde en fusillant son agresseur du regard.

Ce n'est qu'au bout de quelques minutes, qu'une étrange chaleur se propagea dans son corps tout entier pour mieux lui brûler la peau. Elle eut subitement l'impression que ses veines se gonflaient sous sa chair et c'est quand son regard se posa sur ses mains bleuies qu'un malaise la secoua. Qu'était-ce cet objet avait lequel on lui avait transpercé le lobe ? Elle n'en était pas sûr mais par mesure de sécurité elle l'arracha brusquement, hurlant de douleur, avant de la jeter au visage de cette folle furieuse qui s'évertuait à l'énerver. Elle balança à ses pieds la nourriture, renversa la chaise et s'élança vers la porte avec l'envie furieuse de s'enfuir. Son instinct lui hurlait dessus avec force. Elle ne devait pas rester ici avec cette bête curieuse, c'est tout ce qu'elle savait désormais. Elle sauta donc rapidement, saisissant la poignée et réussit tant bien que mal à s'extraire de la pièce en courant.

Quant enfin elle arriva en dehors de la tanière, la pluie s'abattit subitement sur elle avec fureur et l'orage gronda, l'effrayant horriblement. Que devait-elle faire désormais ? Il y avait ce froid qui lui glaçait les os et ses créatures difformes qui se rapprochaient dangereusement, hurlant et bruissant de haine. Devait-elle retourner la bas ? Elle n'eut pas le temps d'y réfléchir plus longuement qu'une main grosse et forte la souleva en l'air par la nuque, faisant craquer ses os périlleusement. Toutes ces bêtes étaient-elles  enragées ? Fallait-il qu'elle se batte ? Elle n'avait pas l'air d'avoir le choix .... Elle agrippa donc ses doigts puissants qui la secouaient encore et les brûla purement et simplement, les faisant fondre sur leurs paumes comme du magma en fusion. Puis elle échappa à de longs bras qui tentaient de la saisir et retourna à l'intérieur de la bâtisse, ramenant avec elle cette foule compacte et sauvage qui l'attaquait sans raison, aucune.

Ce n'est qu'une fois dans le hall qu'un soupçon d'humanité s'écria à travers ses lèvres, gémissant un mot qu'elle ne se souvenait pas avoir appris : Pitié, et que pourtant elle hurlait désormais. Les choses la rattrapaient, il lui fallait de l'aide et vite si elle elle ne voulait pas mourir aussi vite qu'elle était venue au monde. Alors elle trébucha au sol, s'ouvrant l'arcade sur une marche et s'assommant à moitié pour mieux vomir sa bile au pied des escaliers. Le monde tourna autour d'elle et elle n'arriva qu'à se tourner vers ses prédateurs pour mieux les regarder s'avancer vers elle, le visage déformé par la haine et la violence, regrettant subitement sa blanche tanière qui avait été détruite et qu'elle avait quitté, trop curieuse. Après tout, on ne lui laissait aucun répit ici, elle n'avait même pas eu le temps de se poser pour respirer ou même d'apprécier la vie. On s'amusait simplement à la trimballer à droite et à gauche sans prendre le temps de lui expliquer quoique ce soit concrètement et on la violentait maintenant pour une raison inconnue. Alors peut être aurait-elle du rester la bas, ou sa vie était encore compréhensible et calme.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mar 10 Sep - 0:18

La traversée des couloirs du dortoir ne fut pas longue, à mon plus grand bonheur. Plus vite nous serions dans les appartements d'Ayame, plus vite nous pourrions nous occuper assidûment du pauvre chaton convalescent. Un dernier signe de la main à l'encontre de Miri que je ne voyais plus, mais je savais qu'elle comprendrait que ceci était destiné à son encontre. Il va de soi que j'étais fière de mon exploit et que je me ferai bien plaisir à le raconter à Ayame ~ Sur ce, je sortis de la pièce m'ayant accueillie toute la soirée, prenant soin de refermer la porte derrière nous, je suivis le petit groupe de femmes devant moi. Pas un instant, je ne perdis l'enfant marchant auprès d'Ayame. Cette petite tête blanche m'intriguait au plus haut point, je me demandais intensivement ce qu'elle était au juste. « Nous découvrirons cela, Akiha ~ » Sans doute, plus vite que mon ombre le présageait. Combien parient qu'avant la soirée cette petite fille passera sur la table en inox afin de trouver des indices dans son corps, ceci dans le but de sauver Yume ? Je n'étais pas cruelle, mais ce chaton me rappelait douloureusement mon fils, raison valable pour ne pas m'y attacher sachant qu'Ayame ne l'a pas amenée à Undai pour en faire sa nouvelle mascotte. Déroutant que vous puissiez trouver cette manière de penser de ma part, je ne pourrais démentir cette volonté de rester neutre sur le sujet.

Du moins, c'est ce que j'ai cru jusqu'à ce que je traverse le seuil des appartements de la directrice. Me retrouvant seule avec la dénommée Ren tandis que Dead Master -suivie à la trace par Kaïla- emmena sa protégée à l'étage pour l'installer convenablement dans sa chambre, je laissais un soupir découragé traverser mes lèvres, n'ayant grande envie de me tourner vers la petite tête blanche qui nous montra ses prouesses de matérialisation. « Ne perdons pas de temps ~ » Autant s'occuper de l'enfant au plus vite. Il serait favorable que j'arrête de me comporter de la sorte, comme si ce gosse pourrait un jour compter à mes yeux. J'avouais que je m'en voulais de penser de la sorte, après tout ce n'était qu'un petit chaton n'ayant rien demandé. Mais soit. Prenant ma décision, je baissais vivement la tête quand une main vint se glisser dans la mienne. Et là, mon cœur manqua un battement quand je croisais ses deux billes invasives. Effrayée, cette enfant avait l'air de l'être. Sentant la tiédeur s'échapper de sa main, je la resserrais doucement tout en lui souriant gentiment. Comment ai-je pu penser un seul instant à utiliser ce chaton dans mes expériences ? Bon sang... Elle avait l'air de me faire confiance, et moi... Je détachais mon regard de sa frêle silhouette, attendant qu'Ayame revienne. Et elle le fit bien vite, descendant avec son éternel sourire sur les lèvres. Je fonds ~

- Je ne sais pas comme cette enfant utilise la matérialisation et encore moins, ce qu’elle est exactement ~ Mais ces questions nous y répondrons plus tard, avant toute chose … As-tu faim, Ren-Chan ? … Manger ? ~

Sentant la main de l'enfant se resserrer sur la mienne quand Ayame s'accroupit devant elle, je fronçais les sourcils en me demandant ce qu'elle avait. Constatant que la directrice devait sans doute lui faire peur, je coulais sur ce petit être, un regard compatissant. Je ne voulais même pas imaginer dans quelles circonstances elles se sont rencontrées. Pauvre enfant, devrais-je lui effacer sa mémoire ? C'était une possibilité à envisager mais que je ne trouvais guère adéquate aux fonctions prédestinées à cette fillette. Tournant légèrement ma tête sur le coté quand ma chère femme s'adressa à l'enfant, je détaillais chaque petite expression de cette dernière, essayant de déchiffrer ses ressentis. Elle ne comprenait pas le moindre mot de ce que disait Ayame, c'était certain. C'est pourquoi, il fallait l'aborder de manière plus complexe, bien plus élaborée. Mais à croire la manière de faire de mon amante, elle n'avait guère envie de perdre son temps à apprendre l'alphabet à sa trouvaille, préférant la traîner dans la cuisine pour imager ses demandes. Restant un instant seule plantée dans le salon, je relevais mon regard clair à l'étage quand la chambre de Yume s'ouvrit, laissant passer Kaïla, une bassine à la main. Hochant positivement de la tête quand elle pointa la salle de bain, je la laissais disparaître derrière la porte y menant avant de me tourner vers la cuisine.

- Tu l’as senti également n’est-ce pas ? Yume-Chan ~ Toutes les deux … Ont la même odeur. Dire que Ren-Chan a reçu sa matérialisation grâce à Yume-Chan serait la conclusion la plus logique, mais savoir pourquoi mon enfant ne voit plus son flux couler normalement, relève de nouvelles questions. D’autant plus, regarde donc son corps. Elle n’a aucun bijou, ni boucle ni … Son bracelet serait-il le relanceur ? 

Debout dans l'encadrement séparant la cuisine du salon, je hochais une fois de plus de la tête, silencieuse depuis que nous avions quittées les appartements de Miri. « Yume aurait-elle le même pouvoir de transmission que Dead Master ? Intéressant ~ » Il était incontestable que l'enfant puisait ses forces de celles de la fille aux couettes. Mais de là à savoir comment cela était seulement possible, c'était un grand mystère. J'étais plongée en pleine réflexion tandis qu'Ayame s'affairait à placer une boucle à l'oreille de l'enfant. Bleue. Quand même. Et encore, elle n'en avait pas besoin. Ces gens, qui ont capturés Yume, auraient-ils trouvé une manière plus parfaite d'exploiter le pouvoir de notre chère directrice ? Auraient-ils trouvés un moyen d'effacer ce petit désagrément qu'était la boucle d'oreille, donnant de la puissance aux sujets d'une autre manière ? Mais comment ont-ils fait pour retenir la matérialisation de Yume dans un petit corps tel que celui de Ren, sans qu'elle ne le rejette ? Tant de questions, et aucun moyen d'avoir de réponses. « Si, ouvrons la ~ » Silence, chose macabre. Soupirant, je bloquais ma respiration quand un fracas monstre me fit revenir à la réalité. Ren ayant balancé sa boucle d'oreille à la figure de mon amante, détruisit la moitié des affaires se trouvant sur son passage et passa en trombe à coté de moi, fuyant vers l'extérieur. Déconcertée d'un tel comportement, mes doutes se confirmèrent quant à l'éducation de cette trouvaille. Croisant le regard sombre de mon amante, je sentis son aura noire envahir l'espace de vie dans lequel nous nous trouvions. Premièrement, je n'avais aucune idée de la manière avec la quelle je devais réagir. J'avais le choix entre courir derrière l'enfant ou d'apaiser mon amante afin qu'elle n'aille pas tuer la petite tête blanche après ça. Mais peu importe le choix que j'aurais fait, Ayame le fit à ma place, se dirigeant vers le salon pour mieux remonter les escaliers à l'étage, une atmosphère pesante la suivant à la trace. Soupirant légèrement, je secouais la tête négativement avant de... L'enfant ! Elle était dehors.

Mon sang ne fit qu'un tour, mes pas me menèrent directement vers l'extérieur de la demeure. J'aurais encore l'occasion de calmer ma chère femme pour cet affront inconscient, mais Ren se promenant dans les couloirs seule, c'était du suicide. J'eus déjà le malheur de laisser un gosse se promener librement entre les murs de cette école, je ne referai pas la même erreur une fois de suite. Je n'eus même pas le tact de refermer la porte derrière moi que je dévalais les couloirs à grands pas, matérialisant mon ombre, puis lui je ordonnais de chercher l'endroit où la présence de matérialisation de Yume était la plus condensée. Après deux, si pas trois, petites minutes, nous trouvâmes Ren dans une posture... inconcevable. Écarquillant les yeux sous la stupeur de la vision qui se présentait devant moi, mon cerveau se mit en marche ralentie tandis qu'une scène horrible me revint à l'esprit. Heureusement que mon ombre fut là pour faire barrage entre les Undai'ens prêts à attaquer l'enfant, ce dit chaton faible. Je... Pourquoi ces étudiants s'en prenaient-ils à un être Ren ? Comment pouvaient-ils essayer de faire du mal à un enfant innocent et sans défense ?! C'était... Ceux-là n'avaient le droit de vivre, ils ne feraient que du mal autour d'eux. Détruire la vie était une chose impardonnable à mes yeux, d'autant plus que c'était comme avec lui... Comme avec Rei Yu, tué par une pauvre fille sans valeur, sans raison. Je ne permettrai pas qu'une telle chose se reproduise avec cette petite tête blanche.

Mon visage se déforma sous des traits colériques quand j'arrivais à la hauteur de l'enfant, robe de combat matérialisée et toute ma fureur tournée vers les assaillants. Premièrement, je ne prêtais guère attention à l'enfant blessée à mes pieds, ma silhouette impériale tournée totalement vers les étudiants. Il était rare -extrêmement rare- de me voir en colère au point que j'utilise mes propres mains pour tuer. Normalement c'était mon ombre qui se chargeait du sale boulot que mon esprit de bonté ne supportait pas. Mais là... Pour eux, il n'y aura pas de bonté. Claquant des doigts, je fis apparaître des miroirs tout autour des élèves qui s'attaquèrent à Ren, ne prenant garde au fait qu'ils en brisèrent certains avant même que je ne puisse bouger, je laissais mon ombre tourner autour d'eux, les paralysant en les touchant. Facile... Trop. Sur ce, je me mis juste devant l'enfant pour qu'elle ne puisse assister à la scène qui allait suivre. Froide comme jamais, je brisais mes miroirs en milliers de particules et les envoyais se planter dans les étudiants, sans pitié. Immobilisés, ils ne pouvaient que recevoir l'attaque sans renchérir.

« - Heh, tu ne me laisses même pas m'amuser ? ~ »

Je ne répondis pas à la question moqueuse de mon ombre, matérialisant quelques scalpels fins autour de moi, tous dirigés vers les élèves qui me regardaient de leurs yeux suppliants. Ils devaient être punis, ils feront un bon exemple pour les autres, pour ceux qui pourront être encore sauvés de la dépravation. Levant la main devant moi, je visualisais les parties du corps que j'allais trancher, et envoyais mes lames toutes en même temps. Ce que je visais ? Les artères. Regardant les étudiants se vider de leurs sangs à une vitesse folle, je ne daignais détourner les yeux jusqu'à ce que le dernier d'eux s'effondre sur les genoux. Ce n'était pas assez... Les Undai'ens ne meurent pas en se vidant, je devais...

- Je te laisse finir, Akiha ~

Et sur cette aimable proposition faite à mon alter-ego, je me détournais de la scène où mon ombre s'amusa à trancher les têtes unes par unes, avec un malsain plaisir, tout en traçant doucement le chemin de la mort sur les gorges des petits chatons en détresse. Pendant ce temps, je m'accroupis au niveau de l'enfant, d'abord silencieuse, je tendis doucement ma main vers elle, envoyant des ondes apaisantes dans l'atmosphère pour qu'elle ne soit pas effrayée.

- Je ne te ferai aucun mal, Ren-Chan... Regarde...

Ma voix devint calme et douce quand je m'adressais à cette enfant sauvage. Il ne fallait pas la brusquer, de ça j'en étais consciente. Tout doucement, je finis par atteindre le visage de l'enfant avec ma main, déposant mon pouce sur sa blessure. La plaie disparut en même temps que je passais mon pouce sur la coupure, ne laissant aucune trace d'une quelconque violence sur l'enfant. À part son apparence, elle était de nouveau nickel. Un sourire toujours aussi posé aux lèvres, j'attrapais l'enfant dans mes bras, prenant soin à ce qu'elle ne voit le bain de sang dans son dos. Je lançais encore un dernier regard sombre aux chatons s'étant assemblés pour voir le massacre avant de rappeler mon ombre dans mon corps et monter les marches vers les étages supérieurs, vers la maison, là où Ren serait en sécurité.

- Nous allons retourner à la maison, Ren. Sois sage d'accord ? ~

Je la couvais d'un regard maternel, soucieuse tout de même de ne pas la laisser s'échapper de mes bras. Elle était légère. Trop à mon goût. Il fallait y remédier. Mais avant, il était important de retourner dans un espace où elle serait en sécurité sans que je ne doive tuer la moitié de l'académie. Arrivant assez rapidement devant les appartements de Dead Master, j'ouvris la porte sans frapper et y entrais, refermant derrière moi. Ren toujours dans les bras, je me dirigeais directement dans la cuisine, lançant un coup d’œil furtif dans le salon pour constater que ma femme ne s'y trouvait pas. C'est dans la cuisine -propre et rangée- que je la retrouvais enfin, déposant l'enfant sur une chaise, je lui demandais de ne pas bouger tandis que je gratifiais Ayame d'un sourire désolé.

- J'ai eu... un contretemps qui a sali tout le rez-de-chaussée ~

Riant légèrement, je vins à son encontre pour l'embrasser chastement avant de mettre sur l'assiette ce qui se trouvait dans les casseroles. Évidemment, ceci fut cuisiné par Ayame... ou des servantes quelconques ? Je ne sais pas, en tout cas, pas par moi ~ Retournant l'assiette pleine vers Ren, je déposais le tout devant son petit corps et piquais une fourchette dans une pomme de terre. Ceci fait, je pris la main droite de Ren et lui fourrais le métal dedans, lui donnant quelques explications.

- Maintenant, tu mets la nourriture dans la bouche. Vas y ~ Ensuite, tu prendras ton bain.

Ça y est, j'étais digne à devenir une mère-poule, apprenant à un enfant de... quel âge avait-elle au juste ? Je ne savais pas. « Ne t'y attache pas, c'est un cobaye fort intéressant, pas un de tes gosses, Akiha ~ » La ferme j'ai dit. Fichue ombre, elle devrait être heureuse que je l'ai laissée s'amuser quelques minutes auparavant à tuer sans pitié, et non me dire ce que je pouvais ou non penser. Coulant un regard scrutateur sur l'enfant, c'est d'une voix songeuse que je m'adressais à Ayame, reprenant mes questionnements avant l'incident provoqué par Ren.

-Ren n'est pas du tout éduquée... J'ai peur de découvrir dans quelles circonstances vous l'aviez découvert. Ce qui m'intrigue c'est de savoir comment quelqu'un a réussi de faire de Yume l'essence même du pouvoir de cette enfant, et ce, sans lui imposer un brideur quelconque. C'est...

Cela devait être un génie... Du moins, quelqu'un qui a réussi à découvrir quelques composants importants de la matérialisation, et les manipuler à sa guise. Certes, ça faisait pâle figure à coté de la création même du pouvoir, mais le manier pour le transmettre dans un autre corps, était déjà un exploit. Qui allait trop loin. « Un début prometteur qui peut compromettre le savoir inégalé de Dead Master, heh ~ » Ce n'était pas ça qui était le plus inquiétant. Je devinais aisément ce qui se passait dans l'esprit de ma femme, vu qu'elle gardait jalousement cette connaissance. Et voir que d'autres arrivaient à faire une telle chose, de plus, après avoir capturé Yume -son chef-d’œuvre- ça devait la mettre dans tous ces états.

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mar 10 Sep - 1:15

Devrais-je vous dire Ô combien je me suis retrouvée abasourdie devant les actions de ma petite invitée ? Non, ce n’était pas que ma cuisine ressemble à un souk qui me dérangeait -bien que ma maniaquerie ne le supportait que très peu-, mais plutôt la manière si désobligeante de voir à quel point l’animal me renvoya sans demander son rester SON cristal, gentiment offert par MA personne à son égard. Le recevant pile entre les yeux, je sentis ma tête se pencher en arrière avant que je ne me redresse et que je voie, le plat voler en même temps que le reste se trouvant autour de Ren-Chan. Sentant mon sang-froid quitter mon corps en même temps qu’une haine noire naquit en mon être, je serrais les poings pour ne pas les éclater contre le petit minois de notre nouvelle réfugiée. Serrant les dents en me pinçant la lèvre, je ne bougeais guère d’un poil quand la chose s’enfuit. Insolente … Oser … Descendant mes yeux sur ma robe, c’est là que je perdis totalement contrôle ~ Une tache. Une ENORME tache d’épinards sur ma robe noire ~ Oui, vous osez encore me dire qu’elle ne se voit que très peu, mais trop à mon goût ~ Je savais qu’elle était là, cette tâche. Inspirant profondément en sentant des émanations de matérialisation traverser mon corps, je fis dos à Akiha-Chan, ne prêtant nullement d'attention à ses dires. M’arrêtant devant la porte au milieu du salon en laissant mon regard couler sur la porte du salon, c’est en sentant un filament de sang sortir d’entre mes lèvres que je levais ma main à mon visage. Voilà donc que je suis tellement énervée que je me retrouve à me mordre moi-même ~ Sado-maso power dirait-on ~ Ne daignant sourire ne serait-ce qu’un instant, je fis dos à la sortie et empruntais les escaliers.
Arrivant à l’étage, c’est dans un mouvement brutal que je claquais la porte de ma chambre dans mon dos, me déshabillant en balançant ma robe sur le sol tout en laissant ma colère s’extérioriser, je hurlais, sautillais, tapais dans tout ce que je trouvais pour finalement me retrouver au milieu d'un bazar sans nom ~ Essoufflée après au moins cinq minutes au milieu des livres arrachés, du peu de meubles qui me restait, je me laissais tomber au sol, fixant d’un regard vide le trou béant se trouvant dans la baie vitrée, normalement cachée par les longs rideaux. Restant ainsi quelque minutes, c’est quand je me calmais complètement que je me relevais, gloussant légèrement avant de claquer des doigts pour réparer ce que ma fureur avait détruit ~ Riant seule dans ma chambre, je laissais les rideaux ouverts alors que je me dévêtis complètement, cherchant dans ma garde-robe de nouveaux habits. Ne laissant mon esprit se ressasser les actes du louveteau, c’est en chantonnant que je me trouvais une nouvelle robe ~ D’une blancheur impeccable ~ Enfilant celle-ci en serrant le nœuds noir se reliant dans mon dos, je sortis de ma chambre, sourire aux lèvres avant de rejoindre le rez-de-chaussée ~

Me dirigeant vers la cuisine avec calme, je me permis de ramasser l’assiette brisée au sol, faisant pleinement attention à ne pas me tacher, rangeant le désordre causé, c’est une fois cette pièce propre que je me saisis de la boucle que j’eus offerte avec tant de gentillesse à Ren. Sale monstre ~ Seule la mort accueillera ce petit être ~ Brisant le cristal entre mes doigts, c’est avec un sourire moins rassurant que je jetais les restes à la poubelle. Me lavant les mains en soupirant longuement je me demandais un court instant où mon amante avait bien pu disparaître … Serait-elle partie à la poursuite de cette fuyarde ? Hum ~ Peut être.

Retournant dans le salon, je pris place dans mon fauteuil, fixant un court instant l’étage en entendant l’une des portes s’ouvrir. Regardant un court instant Kaïla-Chan, je lui adressais un sourire tout en levant la main vers ma bibliothèque pour attirer un livre dans ma direction. Attrapant celui-ci sans décoller mon regard d’un vert profond des billes enflammées de Kurayami, je lui fis un dernier sourire avant de me plonger dans mon ouvrage ~ Lisais-je vraiment ? Non ~ Je ne faisais que passer le temps … Après tout, je connaissais chaque ligne de chaque livre que je possédais, relire une matière déjà connue pouvait être barbante, mais en même temps, c’est en relisant plusieurs fois la même chose qu’on se rend compte d’informations dissimulées que l’on n’avait guère vu lorsque nous tenions ce livre pour la première fois ~ Pourquoi vous parlais-je d’un livre alors que mon attention devrait être dirigée vers un seul point uniquement ? Pour justement fuir celui-ci ~ Maaah, quelle enfant que faisais-je là ~ Allez Ayame, debout ~ Va donc chercher ton épouse devant sans doute s’occuper de ton nouveau cobaye ~ Clapsant le livre que je tenais, je le laissais tomber sur le sofa avant de sortir de mon chez moi, laissant Kaïla seule avec ma Yume-Chan ~

Empruntant les escaliers pour rejoindre les étages inférieurs, c’est en suivant le flux de matérialisation de mon amante, que j’arrivais devant une scène … amusante ~ Me posant là où elle ne pouvait me voir, c’est en affichant un sourire plus que sadique que je suivais la moindre de ses actions. La regardant se défouler sans peine, c’est avec un semblant de je ne sais quoi que je voulus applaudir ses prouesses … gores. Que s’était-il passé pour qu’elle soit ainsi ? Qui était donc ces gamins qu’elle massacrait ? Avaient-ils essayé de s’attaquer à Ren-Chan ? Cela n’expliquerait pas … Bien que si justement ~ A votre avis, quelle aurait été votre réaction de voir celle qui ressemble tant à votre fils se faire battre par des plus grands en sachant que votre fils est mort de la main d’une personne ressemblant fort aux assaillants de Ren-Chan ? ~ Vous réagiriez comme elle, se sentait-elle … encore coupable de ne pas avoir été là pour défendre celui qu’elle eut appelé « fils » ? Sans nul doute, il ne fallait que la voir pour comprendre ~ Me mêlant à la foule, je me rapprochais délicatement d’une demoiselle pour venir lui demander dans un murmure si celle-ci pouvait éclairer ma lanterne sur ce qu’il se passait ~ Oui, je ne vous dirai Ô comment celle-ci fut surprise que moi, Dead Master-Sama, vienne m’adresser à elle, mais c’est quand elle se calma enfin qu’elle me répondit d’une voix tremblante ~

- Ils … depuis votre arrivée Dead Master-Sama, ils disaient qu’un nouveau monstre venait d’arriver à Undai … C’est pour cela qu’ils ont attendu qu’elle soit seule pour … D’autant plus, l’état de Black Rock Shooter-Sama y joue également, ils sont tous des adeptes de la gardienne … Dead Master-Sama … Je n’en sais pas plus et je ne crois pas qu’il nous sera possible d’avoir des aveux en vue de la mort certaine qui les attend … Dead-M…

Disparaissant sans demander mon reste en sentant le regard d’Akiha se diriger dans ma direction, seul des filaments d’un spectre restèrent alors que je retournais dans mes appartements, usant de ma téléportation pour ce fait, j’atterris dans mon salon, le regard perdu vers l’étage une fois de plus. Des partisans de Yume-Chan … Cela n’aidait en rien de savoir pourquoi ils eurent attaqué Ren. Et puis à quoi bon se poser ce genre de question alors qu’on pouvait se faire trancher la gorge pour moins que cela à Undai ~ Entendant mon cellulaire sonner, je décrochais sans prendre la peine de regarder le numéro affiché à l’écran, me retrouvant devant un silence plat de l’autre côté du bout du fil, c’est quand une voix rauque résonna dans mes oreilles que je faillis avoir une crise cardiaque … Dieu ~ Quel est donc la pauvre chose qui m’eut fait peur ? ~

« - Dead Master. Ayame Eimin. Directrice d’Undai Gakuen. Heh … Ils ne sont pas les seuls, nous serons plus malins qu’eux … Nous ne voulons guère attirer vos foudres. Que diriez-vous de nous rencontrer ? Apportez notre sujet avec vous … Nous pourrons faire un échange … Qui vous plaira. Dead Master … N’… BIP BIP BIP »

Encore un étranger ~ Raccrochant sans politesse au nez de la personne, je dématérialisais mon téléphone avant de me retourner vers l’entrée, sachant parfaitement que mon épouse n’allait pas tarder. Me dirigeant vers le salon pour lui faire couler un café, j’attendis qu’elle apparaisse devant ma personne pour voir son état déplorable ~ Elles puaient la mort à des kilomètres à la longue ~ Quelle disgrâce. Levant un sourcil en croisant les bras devant son air affaissé -bien qu’elle voulut sans doute me montrer l’inverse-, je laissais couler mon regard sur ses habits … N’était-ce pas l’ensemble que je lui aie offert la semaine derrière ? Dieu ciel … Voilà encore de l’argent jeté par la fenêtre. Soupirant en passant ma main dans mes cheveux, je poussais la tasse de mon épouse dans sa direction alors que ses dires se heurtèrent enfin à ma douce ouïe ~
Sale.

- J'ai eu... un contretemps qui a sali tout le rez-de-chaussée ~

Je n’en doutais guère en vue de ce que j’avais pu entrevoir en bas ~ Après tout, perforer des étudiants à coup de débris de verre pour finir par leur trancher la carotide n’était en rien un travail propre ~ Dieu, devrais-je demander à ce qu’une équipe de nettoyage passe par le hall des dortoirs ? Maaah ~ J’étais sûre que d’ici une petite heure, tout serait déjà propre, après tout, n’avions-nous pas des personnes compétentes pour ce genre de circonstances ? Et encore des cadavres flottant dans le baie ~ En y pensant, il serait temps que je dératise le périmètre … Demain matin ~ Quand le monde sera encore endormi, je me plongerai dans cette petite tâche qu’était de purifier les eaux de la baie encerclant mon institut ~ Mais revenons plutôt à cet instant précis, celui où ma tendre épouse me laissa un chaste baiser avant de poser une assiette devant Ren … encore ~ Je ne nettoierai pas une deuxième fois, si elle la jette encore parterre, promis j’éclate sa petite frimousse contre la table ~

-Ren n'est pas du tout éduquée... J'ai peur de découvrir dans quelles circonstances vous l'aviez découvert. Ce qui m'intrigue c'est de savoir comment quelqu'un a réussi de faire de Yume l'essence même du pouvoir de cette enfant, et ce, sans lui imposer un brideur quelconque. C'est...

Non. Pour toutes ses paroles en fait. Cet enfant n’était en rien éduquée, pire qu’un primate qu’on essayait d’approcher pour lui tendre une banane, cette chose assise à ma table -oui, je ne la portais déjà plus dans mon cœur- n’avait rien d’humain. Même son apparence laissait sa personne s’éloigner de ce titre, un jouet sale et usé, voilà ce qu’était Ren. Aurais-je la bonté de lui accorder une nouvelle vie en vue de ses actions précédentes ? Oui, après tout n’étais-je pas remplie de bonté ~ Tant que cela allait dans le sens de mes intérêts, oui. Pour ce qui est de la suite des paroles de mon épouse, cela était inconcevable que Yume-Chan soit le relayeur du pouvoir de Ren, du moins je ne pouvais permettre cette éventualité. Une nouvelle hypothèse naissait dans mon esprit, donnant comme effet que l’enfant présent ici devant moi n’avait fait rien d’autre que d’aspirer l’essence même de la matérialisation de mon chef-d’œuvre. Yume-Chan était une pièce unique, impossible à dupliquer selon mes croyances avant que « ça » n’apparaisse. De ce fait, ne pourrions-nous pas croire à un transfert d’énergie ? Serait-il possible qu’en synchronisant Ren à la base de mon réseau de matérialisation -via un cristal-, Yume-Chan retrouve ses pouvoirs ? Comme-ci Ren était justement celle qui bloquait le réveil de mon ange dormant paisiblement à l’étage ? C’était une chose à voir, à tenter, mais en vue de son tempérament, ce n’était pas une boucle d’oreille que je devais lui faire, mais un objet moins douloureux tel qu’un bracelet … Mais un bracelet qu’elle ne pourrait retirer, que si celle-ci se tranche la main, celui-ci réapparaisse … une chose comme ça ~

- Non ~ Je ne crois pas que Yume-Chan soit sa base … du moins cette hypothèse ne serait concevable. En n’ayant qu’un cristal, ou même un corps contenant ce pouvoir, il serait impossible de reconstruire la matérialisation même … Je me demande si nous ne nous trouvons pas plutôt dans un transfert d’énergie … Prenons en compte que si Yume-Chan est dans un tel état, cela serait causé par l’interférence qu’émettrait Ren … dont le pouvoir de mon enfant serait piégé dans son corps, comme si cet animal se tenait fermement agrippé à celui-ci, n’ayant rien d’autre … Pourrait-on dire également que si Yume-Chan était morte, Ren serait pleinement en possession de la matérialisation, que ses prouesses dépasseraient l’entendement d’un simple seconde ? Ce sont des choses à voir, à vérifier, et à comprendre.

Froide à souhait, ou plutôt concentrée. Restant contre le plan de travail en fixant Ren, c’est en réfléchissant à mes propres paroles que je laissais mon esprit trouver des explications logiques à tout ceci. Devrais-je extirper le pouvoir qu’on lui a donné ? Mais comment pouvait-elle tout de même garder le pouvoir de Yume-Chan ? Par injection … Sans doute. Son sang serait donc devenu « mon cristal » … Mais en vue de l’état de Yume-Chan, cela voulait dire également que celui qui reçoit le pouvoir tuait celui de qui il l’a pris. Je ne pouvais laisser faire cela … Non, je ne pouvais pas. Ce procédé était certes envisageable et rassurant dans le sens que nous parlions d’un seul pouvoir sautant de corps en corps et non d’un réseau tel que le mien … mais cela était assez effrayant pour que je redouble d’énergie pour trouver les coupables … Que je les tue un par un, quitte à décimer la moitié de la planète dans mes recherches. Croisant les bras en gardant un air songeur, je parlais encore, faisant vibrer mes cordes vocales avec sérieux.

- Un pouvoir qui se communique de corps en corps en tuant à chaque fois celui de qui le pouvoir a été extirpé … Effrayant.

Me détachant enfin du meuble pour me rapprocher de Ren, d’un pas lent pour qu’elle ne saute pas je ne sais où, je me posais devant elle. Posant mes coudes sur la table en lui accordant un doux sourire, je rapprochais mes mains des siennes, venant jusqu’à toucher son poignet sur lequel je dessinais un bracelet dépourvu de cristal. Créant celui-ci dans un tissus souple ne pouvant gêner l’enfant, c’est en caressant la peau de l’animal que j’essayais de l’apprivoiser, laissant de doux mots traverser mes lèvres sans savoir si elle comprenait le sens de mes paroles. « Il ne te fera pas de mal ~ Ceci … c’est pour aider Yume-Chan ~ Comprends-tu, Ren-Chan ? ~ ». Je l’espérais, et c’est en faisant apparaître un cristal pur sur ledit bracelet que j’espérais une attitude moins violente de sa part. Aucune douleur, seule de la chaleur douce et légère qui s’insufflait dans son corps … la dernière fois cela semblait être douloureux pour ce petit être … Devrais-je demander à Akiha-Chan de calmer ses sens primitifs ? « Rassure-la mon cœur, si le flux de matérialisation lui arrache le corps, fais lui croire que cela est agréable ~ ». Ne prenant la peine de lever les yeux vers mon amante, j’adressais un doux sourire à Ren, sachant parfaitement que d’ici moins de deux secondes, ce ne sera plus une quelconque douleur qu’elle ressentira, mais plutôt de l’apaisement, de la délicatesse à l’état pur ~

- Ren-Chan … Sait-elle nous dire … Ce qu’elle sait ? Tout ce qu’elle sait ? ~

Qu’elle parle, sinon je la tranche. Huhu ~

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Ren Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Mar 10 Sep - 20:42

Le bracelet étincela contre sa peau, lui brûla les chairs sans que son instinct ne s'en trouble. Son esprit était couvert d'un voile qui l'apaisait, la subjuguait, la laissant dans une euphorie à toute épreuve.
Puis Yume ... C'était ainsi qu'on l'avait appelé, qu'Elle l'avait nommé ? Son image lui venait en mémoire, fraîchement sortie de nulle part. La grande bête noire avançait vers elle, inquiétante et élégante, retournant la poussière et les débris sous ses pas majestueux. Elle était ... Oui, abîmée et brisée, et un regard affectueux s'abaissait vers elle comme dans un rêve. Qui était-elle encore ? Yume ? Elle pouvait être les deux à la fois, non ? Cette gosse ramassée au détour de l'enfer ou l'autre, sortie de ce ventre tiède qui l'avait retenu des années. Un instant il lui sembla que sa mémoire se transcendait en deux, il lui sembla tout reconnaître : L'arène, les bâtiments, la moindre parcelle d'herbe ... Mais aussitôt une partie d'elle niait furieusement ces choses qui lui paraissait alors si familières. Alors elle se perdait dans un dédale de souvenirs contradictoires et ressentait, voyait d'innombrables choses dont elle n'avait pourtant rien vécu. Son cœur battait à l'unisson avec un autre et son sang s’empreignait peu à peu d'une existence d'un souffle qui n'étaient pas les siens.

Une minute, deux minutes, trois minutes et enfin, l'autre l'emporta sur elle, laissant place à des ténèbres sans fond. On l'avait vidé de toute énergie, de toutes pensées, de toute oxygène. Son corps ne tressauta même pas quand il s'arrêta de vivre. Son regard, resta fixe, son existence, suspendue. Quant à son dernier souffle : il resta bloqué dans sa gorge, retenu à jamais entre ses poumons et ses lèvres. Elle subsista ainsi, immobile et silencieuse, devant le regard encore curieux de cette grande bête noire qui l'avait tant fascinée, terrifiée avant que le bijou ne vole en éclats, explosant brusquement sous la pression qu'exerçait encore cette bouffée d'air puissante et comprimée qui avait subsisté, qui l'avait maintenu en vie quelques instants de plus.
Par la suite, la frêle créature revint à elle, reprenant son existence violemment en plein visage comme un bébé étouffe sous ses premières bouffées d'oxygènes. Elle renouait avec le monde, les autres et s'évertuait à remplir ses poumons encore faibles et endormis. Son regard perçait celui de cette chose qui s'était nommée Ayame. Elle se souvenait de ce nom qui lui était venu, comme de celle qui avait tenté de s'introduire en elle alors qu'une autre s'y trouvait déjà, soigneusement dissimulée dans une partie de ses veines.

-Ayame ...

Elle avait vu à travers ses yeux, l'avait-elle ressentie ? Et Yume, c'était elle éveillé enfin ou avait-elle seulement rêver ? Elle tourna sa face pâle vers le blond animal, fiévreuse et se redressa sur sa chaise pour mieux observer. Et elle qui était-elle ? Savait-elle si Yume allait mieux ? Curieusement elle se sentait soudainement en danger, à ne pas savoir ce qu'il advenait de l'autre. Croyait-elle qu'elle allait mourir si l'autre venait à défaillir ? Son instinct se faisait hésitant mais elle restait inquiète pour une étrange raison : Puisqu'elle se croyait désormais liée à elle avec force, aussi vrai qu'elle avait ressentie la présence étrangère de sa libératrice s'ébattre en elle avec fougue.
Puis elle finit par se calmer pour mieux se vautrer sur son fauteuil, soudainement épuisée et affamée. Elle ne toucha pourtant pas à son assiette, se contentant de fixer cette curieuse Ayame qui avait tenté elle ne savait quoi sur sa personne. Sa curiosité de bête la titillait, la questionnait. Elle voulait savoir, connaître cette dame qui semble t-il était étroitement liée à l'autre, elle-même battante dans son sang. Alors elle se pencha brièvement, ramassa parmi les éclats, la pierre scintillante, légèrement fêlée qui avait survécut à l'explosion et la porta à ses lèvres pour mieux l'avaler. Alors elle ressentie à nouveau les ténèbres profondes qui engloutissaient tout sur leur passage, l'existence de la brune. La brûlure était là encore mais lui paraissait bien plus supportable, presque agréable même. C'était chaud et chatouillant , alors elle modifia plusieurs particules de son corps de sorte à ce que la pierre minuscule soit enveloppée, conservée près de son cœur par une membrane de chair protectrice et chaude.
Finalement elle pointa sa poitrine de son doigt et chuchota à nouveau :

-Ayame ...


Elle gardait ainsi à l'intérieur d'elle, une partie de cette grande bête qui lui paraissait alors si importante à sa "moitié" d'être.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Une nouvelle Ketsuki - L'enlèvement   Jeu 12 Sep - 19:27

Cet enfant, je l'eus défendu sans hésitation seulement pour sa ressemblance avec Rei. C'était ce que je voulais me dire, mais pourtant, un doute persistait en mon esprit perturbé par deux entités différentes. Serait-ce l'âge qui m'a rendu aussi protectrice envers les enfants ? Je ne saurais le dire au juste, mes relations avec des petits patients étaient toujours bonnes dans la mesure du possible, mais jamais je n'hésitais à les charcuter si c'était pour leurs biens. Tout ceci pour dire que jamais, ô grand jamais, je ne ressentirais une telle peine pour un sujet d'expérience tellement intéressant que cette fillette, pas au point de refuser tout traitement plus sinistre dessus. Normalement, j'aurais dû l'amener moi-même aux laboratoires afin de trouver ce qui clochait dans son corps, ce que d'autres ont fait, comment ils ont introduit la matérialisation dans ce petit corps. Seraient-ils d'anciens étudiants ? Des gens ayant entendu parler de ce pouvoir et donc, voulant se l'acquérir ? Cela restait un grand mystère à mes yeux. Mais ce n'était qu'un petit inconvénient à coté de celui que représentait mon instinct maternel démesuré. Serait-ce peut être dû aux petits chatons grandissant dans les sous-sols de Undai ? « ça ne se passera pas ainsi, Akiha. Ce môme est un rat à étudier, comprends-tu ? » J'aimerais bien, vraiment. Mais ce n'était pas évident, j'étais tiraillée entre la compassion et la soif de savoir.

- Non ~ Je ne crois pas que Yume-Chan soit sa base … du moins cette hypothèse ne serait concevable. En n’ayant qu’un cristal, ou même un corps contenant ce pouvoir, il serait impossible de reconstruire la matérialisation même … Je me demande si nous ne nous trouvons pas plutôt dans un transfert d’énergie … Prenons en compte que si Yume-Chan est dans un tel état, cela serait causé par l’interférence qu’émettrait Ren … dont le pouvoir de mon enfant serait piégé dans son corps, comme si cet animal se tenait fermement agrippé à celui-ci, n’ayant rien d’autre … Pourrait-on dire également que si Yume-Chan était morte, Ren serait pleinement en possession de la matérialisation, que ses prouesses dépasseraient l’entendement d’un simple seconde ? Ce sont des choses à voir, à vérifier, et à comprendre.

Pourquoi mon ombre rirait-elle à gorge déployée sous tant de déni de la part de notre chère amante ? Parce qu'elle trouvait amusant de voir cette femme émettre des hypothèses judicieuses, mais qui écartaient d'autres qui ne lui plaisaient pas. C'était ça, être un scientifique, c'était faire en sorte que tout le puzzle se place -non pas selon les estimations- mais selon les envies. Combien de fois n'ai-je essayé de modifier le cours de l'existence d'une cellule afin qu'elle ait des propriétés que je voulais ? Tellement que je ne pouvais qu'accepter ses paroles avec un certain intérêt. Un transfert d'énergie... C'était une bonne explication, mais cela ne répondait pas à la question de comment cela se faisait-il que cette enfant ne rejette pas la matérialisation sans le dispositif qui est censé canaliser ce pouvoir ? Et puis, seulement émettre l'idée de la mort de Yume, et que cette dernière transvase dans Ren, était tellement étrange et improbable que j'en avais des frisons d'excitation rien qu'à la pensée que je pourrais expérimenter dessus, et surtout, en tirer quelque chose d'intéressant. Depuis quand je n'eus l'occasion de me pencher sur la matérialisation ? Depuis que tout me fut offert ~ Cette fillette représentait un vrai casse-tête rien qu'avec sa présence en ces lieux.

- Un pouvoir qui se communique de corps en corps en tuant à chaque fois celui de qui le pouvoir a été extirpé … Effrayant. 

Effectivement... C'était improbable et terrifiant pour toutes les bases que je connaissais sur ce pouvoir. Fronçant les sourcils, je me tenais appuyée contre l'encadrement donnant sur la cuisine, les yeux rivés sur la petite tête blanche, songeuse quant aux paroles d'Ayame. Cela voulait-il dire que Ren devait mourir pour que Yume puisse vivre ? De ce qu'il en découlait, c'était bien le cas. Mais... Je n'avais guère envie qu'un petit être tel qu'elle meure maintenant qu'elle a connu Undai, moi. « C'est faux ~ Elle ne sait même pas qui t’es. Arrête avec ces bêtises et concentrons-nous sur nos priorités. » Et la mienne des priorité c'était de trouver une solution sans qu'aucun dommage n'advienne. La survie de Yume comptait à mes yeux autant que la vie de cet enfant que je ne connaissais pas du tout.

Et quand Ayame tenta à nouveau d'apposer sa marque -sous forme de cristal- sur l'enfant, je suivis ses indications, essayant de rendre la peine moindre douloureuse dans le flux de matérialisation qui se heurtait à un barrage le contrôlant. Si elle avait la puissance de Yume, il va de soi que son corps était imbibé de force, battant dans tout son être. Et amenuiser cela radicalement ne devait être une partie de plaisir. M'approchant dans le dos de Ren, je restais debout là, toute mon attention tournée vers sa tignasse claire. Un véritable phénomène... que j'observais, j'attendais de voir le résultat de ce que tentait Ayame. Et je le vis bien assez tôt quand le cristal éclata, brisant son pourtour pour mieux glisser sur le sol immaculé de la pièce. J'eus juste levé un sourcil quand cela arriva, éclaircissant une hypothèse que j'eus émis mentalement. La puissance de Yume donc... Et qu'en était-il de son esprit ?

- Ayame ...

Ayame... Ce ne fut pas seulement un simple constat teinté de curiosité qui s'éveilla en moi, mais plutôt un véritable étonnement. Non pas parce qu'elle eut prononcé son nom, mais plutôt car je pouvais lire sur les expressions de cette enfant quelque chose qui me glaçait le sang. À quel point était-elle liée à Yume ? Définitivement, j'en restais mitigée, encore plus quand le cristal brisé vint se perdre dans la bouche de l'enfant qui l'eut englouti sans préavis. Un pas en avant et me voilà tendue, ne quittant l'enfant d'une seconde de mes yeux clairs. La perplexité battait son plein dans mon esprit tandis que ma chère deuxième moitié s'impatientait, exigeant qu'on ouvre ce petit corps en vue de l'incapacité de cet être à communiquer normalement. Soupirant doucement, je finis par poser ma main sur la tête de l'enfant, me ravisant au dernier moment de lire dans son esprit de force, me rendant compte que ce serait inutile. D'ailleurs, ce fut la première fois depuis mon retour que je relevais vraiment mon regard vers Ayame pour la contempler en pleine réflexion.

- Il sera difficile d'en tirer quoi que ce soit, et quelques images de son esprit ne seront guère suffisantes pour comprendre ce qu'elle est. Pour l'instant, il faut espérer que vous saurez manipuler sa matérialisation par le cristal qui se trouve dans son corps... Au moins pour que celle de Yume accepte d'être générée par son corps...

Car oui, mon bon coté était contre de faire de cet enfant un sujet d'expérience. Tellement que je n'émis guère l'idée d'aller l'ouvrir sur le champ pour voir comment le cristal réagissait à l'intérieur en contact avec la matérialisation. Préférant de loin passer par les méthodes moins invasives, plus douces pour la petite tête blanche ayant dû en voir de toutes les couleurs. Il était hors de question qu'elle passe sur le billard dès le premier jour qu'elle est là. « Demain alors ? ~ » Je... Silence. Donnant vie à mes pensées, je m'approchais de l'enfant pour la rassurer, un sourire amical aux lèvres, évidemment.

- Ne t'inquiète pas Ren-Chan, tout ira bien ~

Sur ce, je me redressais, coulant un regard désapprobateur sur l'assiette pleine qui se trouvait devant elle. Savait-elle manger ? Si non, faudrait-il lui donner une perfusion ? Je ne savais pas trop sur le coup. Mais une chose était sûre, elle était sale, terriblement. Assez pour que je décide de la laver sans attendre. Passant devant Ayame, j'ouvris le frigo pour en sortir un yaourt. Peut-être qu'elle ne savait avaler des choses consistantes... « Quelle importance ~ » Grande, selon moi. Retournant vers l'enfant avec le produit laitier, je me saisis d'elle, la prenant dans mes bras. Autant qu'elle reste là plutôt que de la laisser gambader dans la maison avec une Yume convalescente en haut.

- Un bain ~ On revient dans peu ~ Nous trouverons bien une solution.

Un clin d’œil, et j'emportais l'enfant avec moi. Je passais le salon, c'est quand je montais les escaliers que mon ombre sortit de mon corps préférant tenir compagnie à Ayame plutôt que de me voir s'attacher à cet animal. Arrivées dans le couloir du dessus, je me dirigeais d'un pas ferme vers la salle de bains se trouvant à l'autre bout, fulminant silencieusement sous un « Dead Master ~ Cette chose serait bien mieux découpée en morceaux dans des bocaux, pour le bien de tout le monde ~ ». Claquant la porte de toute les forces derrière moi -comme si cela servait à quelque chose sachant que j'étais connecté à cette entité détestable peu importe le lieu où je me trouvais- je posais Ren au sol, lui indiquant ce qu'elle devait faire à présent, cachant tout mon mécontentement derrière un sourire gentil.

- Tu vas prendre un bain, d'accord Ren-Chan ? Je vais te faire couler l'eau et ensuite tu vas rentrer dans la baignoire, là ~ Et si tu as faim, mange ça ~

Lui montrant premièrement la baignoire du doigt, j'ouvris les robinets pour la remplir d'une eau pile poil à la bonne température. Observant l'enfant pendant tout ce temps, je déposais le yaourt avec la cuillère sur le meuble en dessous du miroir, et l'invitais à se servir si elle le désirait. Après deux minutes à peine, je refermais l'eau et attendis que l'enfant accepte d'y rentrer.

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