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 Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Ven 9 Aoû - 19:34

Ma vie vola en éclat … Il ne me restait plus rien. Je n’avais pas à vous raconter ce qu’il s’était passé pour que je sois dans  un tel état, il était tout autant inutile de vous dire que ce n’était pas la première fois que je me sentais aussi anéantie. Mon corps, ce corps qui détruisait tout sur son passage, cette chose qui me rendait … Je me dégoûtais. Enfermant mon visage dans mes mains, je laissais ma tristesse dévaler sur mes genoux repliés contre mon ventre, silencieusement, je m’effondrais dans un coin de ma chambre à l’abri des regards, des oreilles trop curieuses. Je devais évacuer, sortir tout ce mal qui me rongeait, faire exploser ma tristesse autrement que par la violence et je ne trouvais rien d'autre … que pleurer.

Une pièce, une respiration haletante, des petits cris … De la mélancolie, la froideur d’une atmosphère remplie de regrets, un pardon que l’on ne sait formuler, une attente sans nom … Je me noyais, je perdais pieds, je lui laissais m’ensevelir. Non. Je ne me résolvais pas à cela, je n’acceptais pas de faillir autant mais pourtant, c’est ce que je fis. Je crois être restée cloîtrée au moins deux jours dans mon coin, sans parler, sans manger, sans bouger, je m’assoupissais entre deux larmes alors que je me sentais si faible, si néfaste pour ce monde. La dépression totale … Du moins jusqu’à ce qu’une personne vienne chambouler le calme de cette pièce sombre, qu’une voix trop mielleuse pour la situation en vienne chatouiller mon ouïe. Une main trop chaude pour qu’elle soit vraie, un fin toucher me faisant frissonner, un dernier regard et me voilà emportée dans une étreinte, faisant exploser mes derniers moments d’agonie. Elle … me réconfortait, elle me purgeait de ma détresse.

Nous n’avions pas besoin de mots pour se comprendre, il était inutile de formuler des phrases alors qu’un simple regard pouvait lui faire déchiffrer mon âme. Elle comprit directement, elle ne jugeait pas pour une fois, elle gardait ses bras autour de moi, moi je laissais son corps chaud m’apaiser, ma tête contre sa poitrine essayant vainement de me rattacher à ses battements de cœur inaudibles. Mes mains se posant sur ses épaules comme point d’accroche, mes larmes se séchant sur son habit, mes cris se faisant bercer par les fins murmures qu’elle chantonnait pour me calmer … Une fois de plus, je ne sais combien de temps je suis restée ainsi dans ses bras. Trop court à mon goût quand elle se leva en me laissant, je crus sentir mon être se faire déchiqueter une fois de plus. Levant la main pour la retenir, je la suppliais du regard de ne pas m’abandonner, je lui quémandais sa présence … J’avais besoin d’elle. D’elle seule dans ce moment si dévastateur. Elle accepta, mais pas de la manière que je voulus. Me faisant me lever, elle emprisonna mon visage de ses mains délicates mais fermes avant d’imposer ses lèvres sur les miennes. Je me débattis, comme toujours, mais elle força l’entrée et quand sa langue caressa la mienne, je flanchais. C’était … nostalgique, depuis quand, ne m’avait-elle pas embrassée avec tant de passion ? Levant mes bras avec lenteur vers son corps, je déposais mes mains sur ses hanches, caressant ce tissu me séparant de sa peau … Je voulais plus. Me collant d’avantage à elle, changeant les rôles cette fois-ci, je la fis tomber au sol pour venir me poser sur son corps. Détachant mes lèvres des siennes, je la regardais … Elle était si belle, pourquoi ne l’avais-je jamais remarqué ? Pourquoi n’avais-je jamais remarqué ce que j’avais depuis si longtemps sous les yeux ? Pourquoi n’avais-je jamais saisi ce qui était mien ?

- Yume … ~

Et c’est ainsi qu’elle emprisonna cette étreinte pour des gestes plus tendres, plus enflammés, plus … différents. Je la dominais … pour la première fois de ma vie. Elle était mienne, ne serait-ce qu’à cet instant précis. Le reste ? Je n’en avais plus, de reste.

---

Cela faisait un peu plus d’un mois que je n’avais plus de signe de vie de Kaïla, après m’être laissé mourir pendant trois semaines dans ma chambre, ne sortant qu’une fois de temps en temps pour m’abreuver. Au moins une fois par jour au début, ce n’est qu’à la fin que je ne ressentais plus le besoin de me nourrir. La vraie expression de mourir hein ? Du moins jusqu’à ce que je reçoive de la visite, que la femme que je détestais le plus me tire hors de cette noirceur engendrée par mon amour. Que je me plaise dans un jeu salace avec cette femme … Que je détruise à tout jamais le peu d’amour qu’il me restait pour Kaïla.

Sortant de ma chambre en mangeant un bâtonnet de céréales au chocolat, je me dirigeais sans plus attendre vers le rez-de-chaussée, les pas rapides, sans faire attention à ce que je pouvais croiser ou même entrevoir. Du moins jusqu’à ce que je tombe nez à nez avec celle qui avait rendu mon monde si rose pour finalement le noircir de mes actes. Levant les yeux vers les billes rouges que je croisais, je ne m’attardais pas. Préférant l’ignorer que la faire souffrir d’avantage. Pendant ce mois de tristesse, je me raccrochais à mon cellulaire, appelant l’unique numéro que je connaissais par cœur sans relâche. Laissant des messages sans réponses, harcelant cette femme qui jamais, ne m’avait répondu. L’orgueil était destructeur, mais ceci était du passé à présent. Passant à côté d’elle sans un mot, je poursuivis mon chemin vers la sortie, passant les portes sans me retourner, je me dématérialisais pour venir recréer mon corps dans l’arène. Tombant comme un poids sur mes jambes, robe de combat activée, je matérialisais dans ma paume ma Black Blade, mon épée. Restant digne de moi-même, je surplombais comme la lune mon regard sur l’arène, prête à intervenir aux moindres non-respects des règles établies. Oui, j’étais redevenue Black Rock Shooter, ce glaçon gardienne de Undai, se trouvant à la tête du conseil des étudiants, gardant avec froideur les étudiants peuplant cet institut. Je ne parlais plus, du moins plus à n’importe qui. La seule recevant encore mes dires était Ayame, elle seule … elle seule je devais aimer.

Voyant un conflit naître entre trois personnes, c’est avec une certaine insensibilité que je vis deux jeunes hommes agresser une fille seule, dépourvue d’assez de pouvoir pour se défendre. Ne bougeant pas d’un poil en la voyant se faire battre par les étudiants, je regardais ce spectacle en laissant mon esprit se focaliser sur les actions des mâles. Des bêtes. Décidant d’intervenir -étant donné qu’ils enfreignent le règlement du un contre un-, je laissais mon corps tomber du pilier qui me servait de point d’observation. Arrivant avec aisance sur le sol, je n’attendis pas une seconde de plus pour venir à la rencontre des deux êtres infâmes. Bloquant le mouvement de l’homme prêt à abattre son poing dans le visage de la fille, je craquais celui-ci avant de lui donner un coup de genoux dans le ventre afin de le faire reculer. Laissant mon katana glisser sur le sol, je le levais dans leurs directions avant de dire, sans moindre sentiment dans la voix ;

- Il est interdit … de se battre à plusieurs … contre une seule personne. Mourrez.

Levant la main vers la lune qui devint rouge, je laissais leurs attentions se porter dessus avant de simplement les décapiter, sans moindre remord. Un jet de sang, deux jets, deux têtes roulant sur les dalles en forme d’échiquier de l’arène. Il en était fini d’eux, cet endroit sera à présent  leurs tombes à tout jamais. Secouant d’un geste sec ma lame pour faire retirer le sang de mes victimes, je me retournais vers l’enfant au sol, me remerciant de l’aide que je lui ai apporté. Je ne sais pas pourquoi … mais ma main à agit d’elle-même quand je lui coupais à elle aussi, la tête. Ca vola, le peuple présent cria … et moi je ne bougeais pas en voyant ce que je venais de faire. Je ne sentais … plus rien. Plus aucune tristesse, regrets … Black Rock Shooter. Les sentiments étaient pour les humains, je ne l’étais plus depuis longtemps, j’avais beau vouloir me berner, je n’étais qu’un monstre.

Disparaissant à mon tour de l’arène pour retrouver ma chambre, je laissais ma robe de combat disparaître avant de passer sous la douche pour laver le sang qui eut giclé sur moi. Restant ainsi un instant sans accorder une quelconque parole à Pyon-Kun, je finis par sortir. Me séchant rapidement en me baladant à moitié nue dans ma chambre, je me posais devant mon miroir en me demandant ce que je comptais faire à présent. Il me fallait de l’air, j’avais besoin de sortir … Kyoto. Ouvrant ma garde-robe en passant au dessus des vêtements de mon ancienne amante, je sortis les habits que je comptais mettre. Un slim sombre, une chemise blanche, un blazer noir, des talons noirs également. Sobre, sexy … déboutonnant ma chemise légèrement en laissant paraître la naissance de mes seins, je me penchais légèrement pour examiner ma tenue. Parfait … Aurais-je dû opter pour des sous-vêtements noirs plutôt que bleus ? Hum.

Attrapant mon portable ainsi que quelques autres affaires, je me dirigeais vers l’extérieur en appelant la directrice. La prévenant de ma sortie nocturne, je m’attendais à ce qu’elle m’en empêche mais le contraire se produisit. Me souhaitant de passer du bon temps et de l’appeler en cas de problèmes, un dernier « Je t’aime, Yume-Chan ~ » de sa part, et je raccrochais. Arrivant à grandes enjambées sur le pont de Undai, je matérialisais une moto sportive avant de la chevaucher. Gardant ma main sur le frein en matérialisant un casque sur mon visage tout en faisant ronronner le moteur. N’attendant plus une seconde de plus de le faire vrombir de puissance, je démarrais au quart de tour dans un petit dérapage avant de sillonner à toute vitesse les rues de Kyoto. Passant par les voies principales comme les ruelles, j’arrivais rapidement devant l’endroit choisi durant le trajet par ma personne. Un bar, connu, relativement intéressant pour la bourgeoisie du coin. Garant ma moto devant les portes, je descendis de mon calibre tout en défaisant mon casque. M’avançant vers le portier en lui tendant mes clés ainsi que mon casque, je ne lui adressais nulle parole et franchis les portes tout en me dirigeant vers le bar.

- Un double.

Une simple parole et je pris place, attendant qu’on me serve pour faire cul sec et en redemander un autre. Alcoolique ? Je pouvais éliminer ces toxines d’une simple pensée, donc on dira non. Bien que là … j’avais plus envie de me bourrer la gueule qu’autre chose. Soupirant en finissant mon deuxième verre, je fermais les yeux un instant avant qu’un lourdaud de première classe ne vienne me déranger. « Puis-je vous offrir un verre mademoiselle ? ~ ». Un gentleman, les pires. Levant mon regard vers lui, je l’ignorais alors qu’il prit place à mes côtés pour … me déballer sa vie sans importance. Son boulot, son fric, son talent de je ne sais plus quoi … claquettes. Oui, ça. Quelqu’un le sauve ou je le tue ?

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Dernière édition par Yume Kuroi le Mer 14 Aoû - 19:04, édité 1 fois
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Ven 9 Aoû - 20:31

La relation entre deux êtres humains du même sexe ou de sexes opposés était un procédé chimique et sentimental pouvant engendrer différentes formes. Si d'un coté nous avions des mariages par amour, où deux personnes se lient car elles veulent être à tout jamais ensemble, il y avait aussi d'autres raisons pour lesquels les gens signaient ce papier légalement inviolable et contraignant. Par exemple, un mariage arrangé, décidé depuis longtemps par les parents des mariés, un pacte de sang qui se finit parfois dans le bonheur ou le plus souvent dans le malheur des deux époux. Il y avait aussi les mariages pour l'argent, où un était riche, tandis que l'autre voulait à tout prix avoir son argent, le séduisant jusqu'à le persuader de lui donner ses biens. C'était un mariage basé sur de faux sentiments, destructeur. Tant de manières de lier deux êtres n'ayant rien en commun qu'il est presque paradoxal de se dire qu'il y a tant de célibataires ne voulant se lier à autrui avec des liens légaux. Mais au final, quand une personne possède tout ce qu'elle veut -à savoir l'argent- elle choisit plus facilement la liberté de la solitude, plutôt qu'une contrainte d'amour. L'amour... Il en fallait pour s'attacher à quelqu'un de la sorte.

Et encore. Même dans les relations fondées purement sur ce sentiment dérisoire et incompréhensible, il y avait des alternances, des moments où rien n'allait et où même l'amour ne pouvait régler tous les soucis. Des disputes. Des brises-amours efficaces qui se tapissaient dans l'ombre attendant le moment propice pour sortir au grand jour et tout détruire. Jusqu'à la dernière miette de bonheur. Et quand cela arrivait, quand il n'y avait plus d'espoir de rétablir les pots cassés, il y avait le divorce. Celui qui démontrait à quel point les personnes mariées se sont trompées en signant cet engagement amoureux ou pas. Paradoxalement, c'est souvent les gens qui se sont mariés par amour qui divorcent le plus vite. À croire qu'aimer n'était pas aussi puissant que vouloir posséder. Quoi qu'il en soit, certaines disputes -même innombrables- ne devaient déboucher sur le divorce, parfois tout revenait dans l'ordre même si certaines choses ne seraient plus jamais comme avant. Cela s'appelait pardonner. Pardonner pour mieux reconstruire. En quelque sorte.

Pourquoi j'en parle ? Parce que j'étais en pleine spirale d'une dispute, en plein centre, à tourner en rond, me demandant comment cela se terminerait-il. Ne comptant même pas sur le mot « divorce » sachant que cette possibilité n'était pas de mise. Non, pour moi il y avait le pardon ou la mort. Cela se résumait à deux possibilités ayant énormément de nuances. Car être en disgrâce auprès d'Ayame était comme être morte au sein de son Académie. Comme si j'avais fait une erreur me valant la peine capitale. Et le pire... c'était le silence.

Il ne fallait que regarder ce qui se passait autour de nous. Après mon combat -appelons cela comme ça pour plus de facilité- Ayame est devenue distante. Du moins, de mon point de vue. Peut importe combien de temps je passais à m'excuser, à aller dans le sens du poil, il n'y avait rien à faire, c'était comme si la seule présence de mon autre moi la dérangeait, même quand elle ne sortait au grand jour. Car oui, mon ombre détestable, après avoir subi le courroux de mon amante, n'osait se montrer, pestant de son sale caractère au fond de moi, tapie dans un endroit protégé où seule moi je l'entendais. Et c’était bien ainsi, je n'avais guère besoin d'envenimer la situation encore plus qu'elle ne l'était déjà.

Et elle l'était. Nous travaillons toujours sur le projet des êtres artificiels. Je me demandais si j'oserais interférer sur ce dernier en vue de mon entendement avec Ayame. Mais sur ce sujet là, j'avais encore le temps de réfléchir, nous étions loin de la fin. Donc, pendant les expériences, autant Ayame que moi, restions professionnelles, et quand j'essayais de m'en approcher, elle m'envoyait balader avec sa magnifique manière de le faire. En dehors du laboratoire, c'était encore plus compliqué. Je ne savais pas sur quel pied danser, si je devais persévérer et essayer de m'expliquer ou obtempérer et acquiescer devant les sourires de mon amante. Ces sourires. Ils m'effrayaient. Ils sonnaient comme une promesse de haine totale si je commettais ne serait-ce qu'une erreur encore. Et pour fuir cela, je me plongeais entièrement dans mon travail, revenant aux appartements de plus en plus rarement, occupée par des prétextes quelconques. Heureusement, du travail, j'en avais à gogo. Je ne faisais que passer par la maison pour manger un bout au calme, ou rattraper quelques heures de sommeil entre deux cours. Et comme ça depuis quelques jours.

Les traits tirés constamment, j'étais distraite au boulot, essayant de m'absorber dedans pour ne plus penser à Ayame. C'était assez facile quand j'étais débordée à l'infirmerie, quand il y avait urgence de sauver des vies, la concentration était totale. Mais pendant les cours, c'était autre chose, j'avais du mal à m'adonner au passionnant métier de professeur... Et aussi, l'infirmerie quand elle était vide et quand je remplissais les papiers, c'était le pire moment. Là où je me demandais ce que faisait Ayame, comment elle allait, et surtout, si elle me pardonnerait un jour. Si je pourrais revenir dans ses grâces et arrêter ce jeu de froideur destructrice. « Pour si peu. Qu'elle aille se faire foutre ! » Facile à dire. Des paroles exacerbes qui ne sortiraient sans doute pas de la bouche de mon ombre devant Ayame. Pas après ce qu'elle lui a fait, ce qu'elle nous a fait.

Secouant de la tête pour la centième fois de la journée, je regardais l'heure assise à une table de la salle des profs, seule. Vingt-deux heures. Je baillais. Je n'ai dormis que deux heures cette nuit là. Et j'ai passé une longue journée en faisant la navette entre les salles de classe et l'infirmerie pleine à rebord à cause d'un combat sanglant ayant éclaté dans l'Arène. Ces jeunes... J'aurais tant voulu être à leur place, insouciante à me préoccuper de ma seule survie parmi mes camarades. Non, c'est faux. J'aimais ma vie aussi, j'ai passé par énormément de choses pour devenir ce que j'étais aujourd'hui. Parfois mes actes n'étaient pas glorieux, parfois je me suis faite rabaisser, parfois j'ai tué, parfois... Tant de parfois que je ne saurais tous les énumérer. « Tu vas aller la voir ? Encore ? »

- Non, pas aujourd'hui. Je ne le supporterai pas.

Je me levais de mon siège, ramassant toutes mes affaires et les plaçant dans un casier à mon nom. Comme c'était dangereux de laisser ses copies dans la salle de profs. Peu importe combien elle était surveillée par différentes personnes du personnel, il y avait toujours un petit malin qui parvenait à dérober les copies des contrôles ou pire, à saboter complètement les cours. Évidemment, il y avait un millier de manières de protéger ses précieuses connaissances. Comme là, un professeur de japonais eut une idée saugrenue de matérialiser un cadenas denté qui mordait quiconque s'approchait de son casier. Charmant. Vraiment, un vrai chien de garde venimeux. Soupirant en déposant des dossiers dans le casier m'étant attitré, je le fermais à clé avant de sortir de la salle des professeurs. Les couloirs étaient vides. Pas étonnant, le couvre-feu était dans une heure à peine et rares étaient les étudiants profitant de classes vides pendant la nuit. La raison ? Les membres du Conseil patrouillaient constamment dans le bâtiment principal, encore plus que dans le parc qui était davantage peuplé de petits chatons irrespectueux et aux idées farfelues. Comme la fille d'il y a une semaine qui s'est faite violer par deux camarades de sa classe avant de les décapiter sous une poussée de puissance. Les Undai'ens. Des charmants enfants.

- Allons en ville. Un peu de recul ne me fera pas de mal.

C'est les mots que je prononçais en sortant de mon appartement, habillée d'un pull léger noir à moitié transparent, une jupe sobre et des talons de la même couleur que mon haut décolleté. Toujours des talons. C'était une sorte de signature de ma personne, j'ai toujours aimé ces chaussures là. Sortant de mes appartements sans un regard en arrière, j'ajustais ma jupe avant de faire claquer mes talons vers l'extérieur. Devais-je préciser que le couvre-feu n'était pas en vigueur pour les professeurs même si la porte principale était fermée ? Nous -les oranges- possédions une clé donnant sur une porte au flan du bâtiment, protégée par divers codes afin que des chatons ne puissent y accéder. Empruntant donc celle-ci, je me retrouvais rapidement à l'air libre, inspirant à pleins poumons cette liberté fictive. Ma destination ? Déjà planifiée. Un bar, ou du moins une sorte de bar pour des gens ne voulant finir dans une poubelle après avoir trop bu, mais préférant que les gérants appellent un taxi pour raccompagner les fêtards. En somme, un bar, mais pour les riches. Plus ou moins, car quand on est bourré, l'argent n'a aucune importance, sauf peut-être pour le nombre de verres qu'on puisse se permettre de boire. Peu importe. C'est après une petite demi-heure à sillonner les rues dans ma voiture -car oui, contrairement à certains, moi j'ai acheté la mienne- j'arrivais devant l'endroit choisi. Sobre, assez discret, pas toujours calme. Mais parfait pour que je me change les idées. Délaissant le stress de la journée derrière moi. Avais-je un but en y venant ? Aucun. J'avais juste besoin de voir les choses d'un œil extérieur, entourée de gens n'ayant rien à voir avec Undai.

La chaleur des lieux contrasta délicatement avec la brise fraîche de dehors. Je surplombais l'endroit de mon regard clair, satisfaite que le bar ne soit pas rempli à rebord. Non, l'ambiance était calme -du moins le plus calme que cela puisse l'être dans un bar- je me suis même trouvée rapidement une place, non loin du bar, inoccupée mais parfaitement placée pour que j'aie une vision complète sur le reste de l'endroit. Affichant un sourire confiant, je m'enfonçais dans les lumières tamisées du lieu prête à me battre pour la table vide. Non que cela me dérange de m'asseoir aux cotés d'une autre personne, mais je préférais que ce soient elles qui viennent à moi, charmées par ma beauté, plutôt que moi leur imposant ma présence. « Attends, ce n'est pas Yume là-bas ? » Tournant ma vision vers l'endroit que mon ombre me montrait mentalement, je constatais que effectivement, la personne assise au bar ressemblait goutte pour goutte à Yume Kuroi. Mais qu'est-ce qu'elle ferait là ? Après tout, elle était adulte non ? Mais ce qui attira surtout mon attention ce fut l'homme qui lui parlait sans cesse. Une connaissance ? Plus peut-être ? À sentir les ondes émanant de la jeune femme, je dirais plus que c'était un importun qui lui faisait plus chier qu'autre chose. Alala...

Toujours aussi confiante, je m'approchais à pas de loup vers eux, me mettant juste à coté de l'homme et détournant son attention de ma chère Yume. Un sourire, un autre, une approche subtile et je plongeais mon regard dans le sien, jouant de mon pouvoir pour l'écarter de l'endroit dans une douce parole « Monsieur, seriez-vous gré de nous laisser seules ? ~ » Ceci suivit d'un clin d’œil avant que mes yeux reprennent leur couleur propre, à noter un bleu d'un ciel d'été. M'asseyant à coté de Yume quand l'homme balbutia quelque chose et partit, je m'adressais au serveur premièrement, sans accorder plus d'attention à la jeune femme aux couettes.

- Deux whiskies secs, s'il vous plaît ~

Déposant un billet sur la table quand la commande arriva, je pris l'un des verres que je déposais devant Yume avant de siroter le liquide de mon propre verre sans plus attendre, ajoutant un « Cadeau ~ » à son encontre. Fort. Mais j'avais l'habitude de l'alcool, je le tenais bien. Fallait bien, quand on se retrouve à des soirées mondaines entourées de personnes politiques fort importants dans la société. Mais peu importe, le sujet n'était guère là. Détaillant la personne à mes cotés d'un œil sceptique, je pouvais aisément constater qu'elle était mal. Renfermée sur elle même à se plonger dans des pensées m'étant inaccessibles. J'eus le temps de bien faire sa connaissance, nous nous entendions assez bien, sans vouloir me venter. Assez pour que je me demande ce qu'elle avait, entre deux gorgées du liquide me brûlant la gorge.

- Quelle surprise de te voir ici. Serais-je trop insistante en te demandant ce que tu fais là ?

Franchement intéressée, je me tournais pour regarder pleinement son profil, le verre à la main, contente de pouvoir parler tranquillement sans arrière-pensées de paranoïa pouvant m'engloutir comme c'était tout le temps le cas à Undai. Détendue, je ne me départis pas de mon sourire aimable, fidèle à moi-même. Mettant mon coude sur le bar en verre coloré, j'y déposais ma tête, toujours rivée sur mon interlocutrice étrangement maussade.

- Des problèmes de cœur ? Ne t'inquiète pas, cela arrive à tout le monde. Tiens, ça ne te fera pas oublier tes peines, mais au moins tu te sentiras mieux.

Et sur ce, je commandais encore un autre verre d'un liquide verdâtre -qui me rappelait étrangement les yeux d'Ayame- que je savais, n'avait pas mauvais goût en soi. Un petit mélange maison, parait-il.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mar 13 Aoû - 21:22

Vide. Toujours ce sentiment dérangeant vous collant à la peau. J’avais l’impression de me tromper quelque part, d’avoir emprunté le mauvais chemin alors que tout avait indiqué que j’étais sur la bonne voie. Alors pourquoi, pourquoi me sentais-je si étrange, pourquoi me sentais-je si vide de sentiments, si vide d’envie … Si incomprise en fin de compte. J’étais de retour … ce glaçon sur pattes qui n’avait plus de sentiments, qui enfuyait la petite parcelle d’humanité qui lui restait au fond d’un trou pour se protéger … de quoi donc ? Je ne savais pas. Je ne voulais pas le savoir. « Vous êtes vraiment charmante, vous ne voulez pas qu’on discute un peu ? D’autant plus, vous paraissez si seule ~ ». Je l’étais, j’étais seule, vide et tu me faisais chier. Grave. « Et puis c’est toujours mieux d’être en bonne compagnie, les gens me trouvent amusant, voulez-vous que … ». Ta gueule, tu pollues mon air. Tais-toi, je te méprise. Putain d’humain, putain de chose, putain de …

- Monsieur, seriez-vous gré de nous laisser seules ? ~ Deux whiskys secs, s'il vous plaît ~

Akiha. Sentant son aura terriblement attrayante se propager à mes côtés, je déglutissais invisiblement. Et dire que je me demandais qui était la pauvre lesbienne en rut qui venait m’accoster en faisant fuir le bonhomme … Hum. A se demander qui était mieux, entre les deux j’aurais choisi de passer ma soirée avec Akiha, ne serait-ce que pour me changer les esprits et ne pas tuer bêtement une personne tierce parce que celle-ci aurait osé poser un doigt sur mon corps par mégarde. On ne fait jamais sans faire exprès ce geste là, si ce n’est pas volontaire, c’est notre subconscient qui est tout simplement attiré par l’autre personne, c’est un fait logique et explicable. Qu’en savais-je ? Je ne faisais jamais « sans faire exprès » de toucher qui que ce soit. Si on ne veut vraiment pas toucher quelqu’un, on sait se retenir. Une logique de malade dirais-je. Mais passons, voyons voir ce que la lesbienne en rut -belle-mère de surcroît- faisait dans un endroit si peuplé, et surtout, si loin d’Ayame et de Undai.

La détaillant du regard en ne lui accordant nulle expression de sympathie, je décrivais des yeux sa tenue aguichante. Était-elle là pour se faire un coup d’un soir ? Haha, la bonne blague. L’épouse de Dead Master cherchant un être quelconque pour écarter les jambes … Hum. Et sinon, plus sérieusement ? J’avais évidemment mon idée sur la question, après tout, ce n’est pas comme-ci je n’étais pas au courant de tout ce qu’il se passait en rapport avec la directrice d’Undai. Plus de précisions, ca viendra dans peu ... « Cadeau ~ » Plutôt que prévu si elle se décide à m’offrir des verres. La gratifiant d’un fin sourire en me saisissant du dit verre, je le cliquais contre le sien avant d’en faire un cul sec. Un de plus, un de moins, tant que j’arrive à les compter, c’est que ça va.

- Quelle surprise de te voir ici. Serais-je trop insistante en te demandant ce que tu fais là ?

Je pouvais tout autant lui retourner la question, la voir ici n’était pas commun. Du moins, c’était rare que je la croise dans cet endroit et en comptant que durant la dernière semaine j’y suis passé au moins une fois par jour … Je pouvais me dire habituée tandis qu’elle était comme une nouvelle tête dans une série télévisée ou alors un nouveau morceau de viande dans une boucherie. Hum, ca valait la même chose de toute manière. Il ne fallait que voir les visages tournés dans sa direction pour comprendre qu’elle attirait les yeux de plus d’une personne, entre le groupe de mecs en costards ressemblant à la Mafia italienne ou alors le groupe de gauche sortant tout droit de la Jet7 … Ils n’avaient d’yeux que pour elle. Bande de porcs à castrer.

- Des problèmes de cœur ? Ne t'inquiète pas, cela arrive à tout le monde. Tiens, ça ne te fera pas oublier tes peines, mais au moins tu te sentiras mieux.

Que disais-je encore sur le fait que si elle continuait à me faire boire, quelque chose arriverait ? Qu’importe, je savais bloquer l’influence de l’alcool sur mon corps … Mais aussi étrange que cela puisse l’être, je n’étais pas décidée à ne pas être saoule aujourd’hui. Après tout, Ayame me dirait que j’étais entre de bonnes mains si Akiha était là, n’est-ce pas ? Haha … la bonne blague pourrie. Vidant donc le liquide vert qu’on me tendait, je demandais une nouvelle tournée au serveur avant de répondre à Akiha avec autant de tacts que je pouvais faire preuve. En terme claire, aucun.

- Je pourrais te retourner la question, à ce que je sache je ne suis pas la seule à avoir des soucis en ce moment.

Lui tendant un verre d’alcool, je lui adressais un sourire moqueur avant de vider mon verre tout en me tournant dans sa direction. Gardant le contact visuel avec sa personne, je levais les yeux au ciel avant de lui glisser un petit « Gomen » entre deux gorgées en sachant ma plaisanterie peut … amusante. Me tournant verre la foule en posant mes bras sur le bar tout en croisant les jambes, je surplombais l’audience de mon regard bleuté virevoltant avant qu’une voix stridente ne vienne hurler dans mes oreilles tel un fou furieux annonçant je ne sais quoi. « Minuit mes amis, Let’s DANCE ! » Et là, en moins d’une minute l’ambiance du bar calme se changea complètement. Les tables du milieu volèrent, un sol illuminé prit place, les lumières tamisées se firent, le son faisant battre nos cœurs à la chamade, de la fumée et tout ce qu’il faut pour qu’on se trouve dans une boite de nuit version soirée mondaine. Haha … C’était au programme ça ?

- Je voulais juste changer d’air, sortir un peu d’Undai, quitter cette masse bruyante d’incultes inutiles.

Ne prenant la peine de parler plus fort en sachant que son ouïe Undai’enne m’entendrait, j’affichais un petit sourire en laissant mon esprit vaguer à ses envies. Donnant justement forme à l’une d’elles, je me levais de mon siège pour venir me poser devant Akiha. Sourire ravageur sur les lèvres, je lui tendis une main tout en lui proposant « Oublions ne serait-ce que pour une nuit qui nous sommes, dansons ~ ». Gardant ce sourire en la tirant avec moi vers la piste se remplissant de plus en plus, je nous faufilais entre les gens pour nous placer au centre. Posant mes mains sur ses hanches tout en gardant ses yeux en champ de mire, un nouveau sourire et je laissais mon corps battre au son de la musique. Me déhanchant contre le sien, caressant de mes mains ses vêtements trop dérangeants à mes goût, je laissais mon sourire s’agrandir alors que les vibrations du son faisaient trembler mes envies saugrenues. J’étais libre, finalement je n’étais plus comme avant … J’étais pire ~

Me rapprochant d’elle, j’attirais son visage contre le mien pour venir lui demander avidement à son oreille, dans un fin murmure entendu que par sa personne « Amusons-nous ~ ». Pensais-je à autre chose que danser ? Dire non serait mentir, dire oui, un euphémisme. Je n’avais plus de compte à rendre à qui que ce soit … Ayame ? Kaïla ? Devaient-elles savoir le moindre de mes mouvements ? Hum, je me disais aussi. Non.

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mar 13 Aoû - 23:41

Les questionnements dans mon esprit s'amenuisaient à force que l'air chaleureux de la salle s'amplifiait à chaque respiration, me rappelant agréablement que je me trouvais dans un endroit où nulle crainte ne pouvait m'assaillir, des lieux où seules des conversations frivoles et banales ainsi que des boissons interdites aux mineurs avaient place. Un endroit de détente et de relaxation. Tout ce qu'il me fallait en somme, à moi qui aimais me retrouver entourée de gens n'ayant rien à voir avec Undai, ne voulant me tendre un piège à chaque pas. Des gens normaux, et dire que cela me manquait. Quoi que... Peut-être pas autant, vu que je me retrouvais près de Yume, l'icône même de l'établissement dans lequel j'enseignais. Mais que voulez-vous ? Ce n'était pas seulement la curiosité de voir la protégée d'Ayame dans un tel lieu qui me poussait à lui parler, mais aussi une certaine compassion amicale. J'ai senti sa mauvaise humeur -mélancolique?- à distance, et il était de mon devoir, en tant qu'amie ou simple professeur- de venir prendre de ses nouvelles, allant jusqu'à lui conseiller des solutions si cela était en mon pouvoir. Simple principe de plaisance. Parlant de plaire, l'ambiance me plaisait vraiment. Je ne suis pas venue ici avec un but préconçu, d'ailleurs cela ne dépassait guère le stade d'un coup de tête. Pourquoi étais-je là au juste ? Parce qu'il fallait que je fuie Ayame. Parce que je n'étais plus sûre du territoire que j'occupais. Alors autant s'évader dans une terre neutre où personne ne me jugerait et où je pourrais passer du bon temps en toute tranquillité.

- Je pourrais te retourner la question, à ce que je sache je ne suis pas la seule à avoir des soucis en ce moment.

Sauf que là, je m'attardais sur Yume, comme si je voulais souffrir même au moment de pouvoir m'échapper. Mais en même temps, je n'avais rien à craindre de sa part, n'est-ce pas ? « Sale gamine, de quoi elle se mêle ? » Si mon sombre alter-ego était contrarié par la pique de la jeune femme peu expressive et littéralement déprimée à mes cotés, je n'en étais pas si touchée. Après tout, quand Ayame avait un problème qui la tracassait, elle allait directement voir son petit toutou, toutou qui est devenue assez proche de ma propre personne pour que je la considère comme un être fiable et de confiance. Et puis, je n'étais pas née de la dernière pluie pour m'offusquer de toute mauvaise parole pouvant me poignarder. Si Yume était désagréable, c'est qu'elle souffrait et voulait le transmettre à autrui. Du moins, c'est ce que je préférais me dire plutôt que de considérer cela comme une attaque préméditée et de pure méchanceté. En y pensant, pourquoi se trouvait-elle ici au juste ? J'étais certaine que ce n'était pas à cause de la directrice, mais bel et bien par le besoin d'écarter ses propres démons qui la rongeaient. Et que devais-je faire dans ce cas ? Rester là à l'écouter me lancer des piques ou aller m'amuser de mon coté ? La réponse apparut en même temps que son excuse, tandis que mon air ne changea pas d'un poil, un fin sourire platonique peint sur mes lèvres.

- Je voulais juste changer d’air, sortir un peu d’Undai, quitter cette masse bruyante d’incultes inutiles.

Sa voix détonna clairement dans mes tympans tandis qu'un brouhaha monstre envahit la grande salle qui se transforma de tout au tout en moins de deux minutes top chrono. Relevant mon regard clair par dessus l'épaule de mon interlocutrice, c'est avec un amusement grandissant que je regardais la piste de danse se remplir de différentes personnes habillées chiquement. Combien de ces personnes de la haute bourgeoisie se retrouveront à moitié avachis près d'un mur à se retenir de vomir partout ? Pas beaucoup en soi, la plupart se verront sans doute renvoyés avec des taxis chez eux. Voilà le bon coté de ce genre de constitutions réservées aux gens friqués. D'ailleurs y voir Yume relevait d'une mystique interrogation selon moi. Mais en même temps, la protégée attitrée de Dead Master devait connaître des endroits de son niveau social. Baissant mon regard sur sa silhouette fine et sobre -vu sa tenue classique mais pas moins attirante- je voulus poursuivre la conversation sur le sujet, nullement dérangée par le bruit ambiant qui me tapait dans les tympans, accélérant les battements de mon cœur au même rythme que les basses des DJ's.

- Oublions ne serait-ce que pour une nuit qui nous sommes, dansons ~

Je restais interdite devant ses paroles, et surtout devant son air qui me surplombait, me proposant -si pas forçant- à ce que je l'accompagne dans la foule massée à quelques pas de nous. « Allons y, Akiha ~ » On pourrait se demander pourquoi j'hésitais à aller danser surtout quand on venait me le proposer. Oui, on pourrait, sauf quand il s'agissait de nulle autre que Yume en tant que compagnie. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que c'était Yume Kuroi, l'être le plus froid et antipathique que cette terre portait. Et cette même femme se fraya un chemin en plein milieu de la foule tout en entamant une danse enflammée en ma compagnie. Ce chaton... jouait avec le feu. Non que je sois nymphomane qui se sent obligée d'être attirée par tout ce qui bougeait, ou encore complètement accro au sexe pour abuser de sa propre conscience. Non, s'il s'agissait seulement de moi, je retournerai me poser tranquillement au bar et la regarder d'un œil sceptique. Et même si l'envie de danser avec elle une partie sensuelle de déhanchés me parcourrait l'esprit, je ne serais pas celle à venir me coller à son corps de cette manière trop... Trop proche. Non, cela ne me dérangeait pas, du moins, ne devrait pas en temps normal. Mais là...

- Amusons-nous ~

Mais là j'avais ses mots trop aguicheurs qui battaient à mes oreilles comme un feu vert plein de promesses interdites. Tout mon corps vibrait tel un arc tendu au maximum, tandis que mon corps se synchronisait au sien, sans se départir de mon agilité sensuelle tandis que mon esprit se glaçait de l'intérieur avant de brûler de milles feux. Était-elle seulement consciente de ce qu'elle faisait en s'appropriant ainsi toute mon attention ? C'était... « Intéressant, venant de Yume Kuroi ~ » Cela l'était. Elle était une belle femme, qui, décoincée, pouvait conquérir aisément plus d'une personne rien que par son air charmant. Élancée, sombre, mystérieuse, elle était attirante par excellence. Sans doute pas de la même manière que moi qui rayonnais comme un joyeux en plein milieu de la nuit, mais elle... Elle était comme un papillon rare que tout collectionneur voudrait ne serait-ce qu'apercevoir. Et si j'étais libre de faire tout selon mes envies, elle deviendrait une proie de choix pendant une soirée. Sauf que elle, c'était Yume Kuroi -même si sur le coup elle ne ressemblait pas à ce qu'elle devrait être-, et moi j'étais Akiha Ketsuki, la femme de Dead Master, sa maîtresse. Dur dilemme de se retrouver entre la conscience d'une telle importance et un corps me chauffant par ses gestes déplacés et ses paroles plus que désirables. Je la voulais, par ma nature d'obsédée, je la voulais et elle, elle me poussait à ce que je me saisisse de sa personne. De la folie pure.

- Cela me va ~ Nous n'avons rien de mieux à faire, autant profiter du temps présent ~

Je rentrais délibérément dans son jeu, consciente que je bouillais de l'intérieur d'une envie que peut-être elle, ne comprenait pas. Quoi que, il fallait être aveugle pour ne pas réaliser que ses intentions n’avaient rien d'innocent. Elle connaissait ma nature, elle devrait savoir que me pousser à la limite du supportable pouvait engendrer la bête sommeillant en moi, et la limite entre mon raisonnement logique et mes envies était mince, horriblement infime. Réagissant à ses mouvements, je passais mes bras entre les siens qui me caressaient, m'embrasant par la même occasion, et vins la saisir juste au-dessus de ses hanches. D'abord hésitant de ce geste des plus étranges en vue de la personne se trouvait à même pas cinquante centimètres de moi, je finis par me laisser emporter par la vague de son déferlant, des hauts parleurs et par le simple plaisir d'une danse endiablée. Et je vous assure qu'une danse entre deux Undai'ens était une chose magnifique à regarder ~ Vraiment. Me collant complètement à son corps, je me mordis la lèvre inférieure dans la pénombre priant pour que mon sang arrête de me monter à la tête, n'essayant en rien de changer cette ambiante purement aguicheuse en quelque chose de plus osé. Ne pas dépasser la limite. Nous étions des adultes responsables... Mais ~ Relevant mes mains jusqu'à dans ses cheveux, j'y plongeais mes doigts fins en même temps que mon regard ne fit qu'un avec celui de Yume. Un sourire carnassier ne quittant plus mes lèvres, je sentais son souffle sur mon visage tandis que je me penchais à la hauteur de son oreille avant de tirer doucement sur ses couettes, enlevant les nœuds s'y trouvant, pour que ses cheveux tombent en cascade dans son dos.

- Tu es bien plus attirante les cheveux détachés ~

Serait-ce un compliment à double sens de ma part ? Mais non voyons ~ Je contrôlais la situation, et jamais je ne succomberais à un simple déhanché d'une belle femme. Non, je ne le pouvais pas, j'avais Ayame et elle ne pardonnerait pas une infidélité... Sauf que... Devais-je considérer Yume comme une personne avec laquelle Ayame ne me laisserait pas coucher ? Sans doute, ou... « Non ! Elle en serait sans doute amusée, et puis, nous n'avons pas commencé heh ~ » Stupide comme consolation. Mais venant de mon sombre coté qui n'avait aucune scrupule ni bon sens, cela ne m'étonnait guère. Par contre venant de Yume, c'était étrange de la voir aussi tactile. Trop proche.

Je ne saurais dire depuis combien de temps nous étions là, à nous frotter l'une à l'autre, souriantes au milieu de cette foule compacte. Je sais juste que je ne décollais plus mon corps du sien, gardant ne serait ce qu'une parcelle de ma peau contre la sienne, en symbiose parfaite sur nos pensées. Je ne pense pas dire que j'ai bu beaucoup pour me sentir aussi démunie devant ses avances si peu subtiles, lui ressemblant parfaitement. Tellement que je me demandais si je n'étais pas en train de rêver et que j'allais me réveiller d'un coup par un sceau d'eau froide me ramenant à la réalité de l'improbabilité d'une telle situation. Et je crois pouvoir dire que quand l'une de mes mains était passée en dessous de sa chemise et quand l'autre ne se décollait plus de sa hanche, tandis que mes yeux furent complètement absorbés par ses lèvres que je voulais happé dans un baiser dangereux et interdit... Je crois pouvoir dire qu'à ce moment, seule la force de ma volonté et de mon expérience en la matière me permit de ne pas succomber à la tentation de l'embrasser. Mon corps en fusion, je fermais les yeux quelques secondes avant de me saisir de sa main et la tirer en dehors de la piste de danse, lui proposant de retourner sur nos pas.

- Allons boire un verre ~ Nous avons toute la nuit devant nous, et ce serait impoli de monopoliser la piste de danse par nos présences attirantes de la sorte ~

Parce que quoi qu'on puisse dire, nous attirions l'attention, que ce soit par notre danse fusionnelle ou tout simplement par nos silhouettes plus que désirables. Personnellement je savais que je n'avais rien à envier à d'autres femmes. Mais c'était aussi le cas de Yume, quand elle revêtait son apparence adulte, elle était sublime. Terriblement. Trop. Ne m'attardant pas dans cet endroit peuplé, je la tirais en dehors du bar, prenant une grande goulée d'air quand nous sortîmes à l'air frais. Croyant que cela puisse m'aider à reprendre mes esprits embrouillés. C'est ce qui dut arriver, sauf que sa main chaude pesait avec insistance dans la mienne. Resserrant mon emprise sur sa paume étrangement chaude, un frisson parcourut tout mon corps, telle une décharge annonciatrice de je ne sais quoi. Soupirant, je ne voulais me retourner vers elle, sachant que cette petite excursion risquerait de se terminer contre un mur par une de mes pulsions incontrôlables. Ma voiture... Voilà pour quoi je optais, arrivant à sa hauteur et invitant Yume à prendre place. Démarrant avant même qu'elle ne mette sa ceinture, je fixais la route droit devant moi, sans savoir vraiment où j'allais. Un bar. Un autre bar.

L'atmosphère devenait oppressante autant que le silence. Du moins pour moi. J'étais complètement absorbée dans les respirations réguliers du corps se trouvant à mes cotés, essayant de garder difficilement mon calme tandis que l'une de mes mains s'agrippait au volant tandis que l'autre... l'autre finit par se faufiler sur celle de Yume, la caressant délicatement, sans que je puisse me résoudre à la lâcher. Cette libido... Quelle plaie. Et il a fallu encore qu'un souvenir me revienne en mémoire, celui où elle s'est retrouvée sur moi, et moi en dessous à moitié dévêtue. « N'est-ce pas ? ~ » Arrêtant la voiture un peu trop brusquement sur le parking d'un autre bar, je me laissais aller contre le dossier de mon siège, tournant finalement mes yeux clairs -dans le noir un peu moins- vers les billes azurées de mon accompagnatrice. Ma main toujours tenant la sienne comme aimantée, je la relevais le long de son bras, touchant du bout de mes doigts sa peau par dessus le tissu de sa chemise.

- Veux-tu... ? ~

... Qu'on y aille ? C'est ce que je devrais vouloir formuler au moins. Devrais. Mais ce qu'il en était dans mon esprit, c'était bien différent.  

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mer 14 Aoû - 0:23

Tremblement. Mon corps entier vibrait au son de la musique alors que mes sens s’éveillaient les uns après les autres, la piste de danse enflammée, des corps inconnus collés au mien, une femme ne m’appartenant pas comme partenaire, je n’avais aucune honte. C’était presque avec un certain plaisir de méchanceté envers Kaïla que je me plaisais de la sorte avec Akiha, serait-ce une sorte de vengeance ? Peut être, mais ce n’était pas tout … Non, je me sentais aimantée à elle, comme-ci elle devait être là à cet instant précis avec moi, comme-ci c’était normal, que elle aussi, je pouvais l’apprivoiser. Un court instant, je me suis demandée si ce n’était pas à cause d’Ayame, qu’Akiha m’attirait tant, que c’était parce que j’avais eu l’éducation de cette femme ne se plaisant que dans les bonnes choses, que c’était sa vision qui transpirait mon corps, que c’était d’une logique imparable que cette blonde me plaise. Alors pourquoi pas avant ? Parce que j’étais aveuglée par mes envies meurtrières, par ma jalousie, par mon incompréhension, par l’identité de cette fameuse scientifique qui du jour au lendemain avait bouleversé ma vie à Undai et maintenant ? Qu’en était-il ? Je dansais avec … euphémisme pour dire que j’étais presque sur elle.
C’était fou.

Terriblement. A en faire trembler le sol, à ce que mon corps s’enflamme devant ce désir interdit. Je savais ce que je ressentais, je savais à présent pourquoi Ayame l’aimait tant, pourquoi cette femme était si intéressante, pourquoi l’un de ses regards pouvaient faire fondre ma maîtresse. Riant presque de la stupidité du moment, c’est avec un certain bon sens -que je n’avais plus du tout-, que je ne prêtais pas attention à la petite voix intérieure me disant de fuir, alors que je préférais me bercer dans des excuses à deux balles pour pouvoir agir de la sorte. Je n’étais pas une personne tactile, le contact, je le fuyais par dégoût et là … J’étais complètement sur elle. Depuis quand étais-je devenue ainsi ? Depuis Kaïla, depuis notre relation … Puis ce fut Deady, mes avancées … Ma manière si subtile de la prendre et de la sentir jouir sous moi pour la première fois … Après les autres fois, encore et encore pour finalement me retrouver là, sur cette piste avec Akiha, les mains baladeuses, ses doigts remontant dangereusement sous ma blouse alors que l’autre main se scotchait sur mes hanches avec tellement de force que je pouvais deviner pleinement qu’elle se retenait de me sauter dessus. C’était excitant, excitant de savoir qu’on excitait une autre personne. Me laissant aller à ce jeu dangereux, je me collais d’autant plus à elle, passant ma main sur ses épaules quand celle-ci vint détacher mes couettes tout en soulignant son geste dans un compliment. « Tu es bien plus attirante les cheveux détachés ~ ». Je n’en doutais pas, il n’y avait qu’à regarder comment elle me dévorait des yeux pour comprendre que je lui plaisais. Lui adressant un sourire aguicheur à mon tour, c’est avec un plaisir malsain que je faisais tout pour l’enflammer. Tellement qu’elle ne résista pas longtemps, préférant me tirer plus contre elle pour finalement me repousser en se trouvant une excuse quelconque qu’elle formula entre deux sueurs de sa part.

- Allons boire un verre ~ Nous avons toute la nuit devant nous, et ce serait impoli de monopoliser la piste de danse par nos présences attirantes de la sorte ~

C’était hilarant. Au point que je laissais mes yeux descendre sur sa silhouette quand elle m’attirait vers l’extérieur, voulait-elle aller à l’hôtel si vite ? Quelle impatience. Après tout, n’était-ce pas normal venant de l’épouse de ma chère Dead Master-Sama ? Haha. Des nymphomanes en puissance … Je le devenais dangereusement également, mais ça va, moi je … Non, non je ne savais plus résister non plus. Me mordillant la lèvre inférieure en descendant mon regard sur son bassin, c’est quand son regard croisa le mien que je repris contenance. Affichant un visage fermé avec un unique sourire voulant tout dire sur le coin des lèvres, riant légèrement en rentrant à sa suite dans sa voiture quand sa paume lâcha la mienne, je pris place sur le siège. Presque capable de toucher l’atmosphère lourde de sens, je ne daignais bouger ou m’offusquer quand sa main bouillante saisit la mienne avec fureur … Mon corps était différent de celui d’Ayame, le mien était chaud ~ Que pensait-elle donc ? Voyait-elle les différences entre elle et moi ? Peut être étais-je un substitut de la directrice à ses yeux … Je n’en avais que faire, je n’avais envie que de plaisir et d’amusement en cette nuit étoilée.

La laissant nous conduire jusqu’à je ne sais où, c’est avec encore plus d’amusement que je résistais à la conduite barbare d’Akiha. En manque. C’était la seule chose qui passa par ma tête quand je déviais le visage pour qu’elle ne remarque pas mon regard moqueur. Pauvre chose et dire que … Haha, non, je n’en pouvais plus … pense à un truc triste. Hum … raté ~ Freinant sec entre deux voitures, je sentis mon corps se soulever légèrement avant de retomber sur le siège. Gloussant légèrement en fermant les yeux, j’attendis qu’elle cherche mon regard pour lui accorder le mien perçant. Croisant ses pupilles tout en affichant un sourire certain, je la laissais formuler à demi-mot je ne sais quoi avant de laisser la tension envahir la voiture sous une réponse de ma part qui n’arriva pas.

- Veux-tu... ? ~

… Qu’on y aille, je présume. Du moins, dans une logique imparable c’est ce qu’il devait sortir de sa bouche, mais son esprit ou plutôt son corps me montrait bien que cette phrase ne voulait sortir tellement elle était obstruée par mille et une autres choses … moins catholiques les unes que les autres je suppose. Affichant un sourire plus prononcé, je soupirais légèrement avant de me rapprocher d’Akiha en un claquement de doigts, reculant son siège tout en me plaçant sur elle en moins d’une seconde, je tenais toujours sa main dans la mienne, cette fois-ci mes lèvres à deux centimètres des siennes. Sourire toujours aussi présent, je me rapprochais avidement de cette partie me faisant terriblement envie. Allais-je céder ? Pas tout de suite, pas avant de monter d’un cran l’excitation du corps se trouvant en dessous du mien. Déviant dans un dernier moment ma bouche vers son oreille, je laissais mon souffle chatouiller son lobe tout en murmurant mille et une finitions à sa demande « …Qu’on s’embrasse ? ~ » « …Qu’on couche ensemble ? ~ » « …Qu’on aille boire ailleurs ? ~ » « …Me prendre ici, maintenant ? ~ ». Me redressant vivement en éclatant de rire sans moindre politesse, je restais sur son corps tout en me déhanchant légèrement contre le sien. La surplombant de mon regard, je me rapprochais une fois, la voix un peu plus chaude, plus sensuelle pour lui dire ;

- Après tout, je ne suis pas le chef-d’œuvre d’Ayame pour rien ~

Pour finalement sceller mes lèvres contre les siennes, approfondissant notre baiser en collant mon corps au sien avec ferveur, délaissant sa main pour encadrer son visage, laissant ma langue caresser  la sienne, ma poitrine venir à la rencontre de la sienne, un baiser tendre devenant rapidement langoureux, une chaleur palpable avant de me reculer pour reprendre un temps soit peu d’air. Enfonçant mon regard dans le sien, un nouveau sourire naquit et je me dématérialisais. Réapparaissant à l’extérieur, je lui ouvris la porte en me saisissant de sa main sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits. Gardant ma main dans la sienne pour la traîner à ma suite, je franchis la porte du casino-bar qui nous accueillit en remettant correctement ma chemise. Parfaites, nous l’étions, que demander de plus pour deux personnes comme nous ? ~ Faisant un signe de la main au serveur pour qu’il nous serve deux verres, je l’invitais à prendre place à mes côtés dans un fauteuil tournant donnant la vue sur le coin des joueurs.

- Nous avons la nuit devant nous, à part me dévorer des yeux, tu veux faire autre chose, Akiha ?

Un fin clin d’œil, nos verres arrivés, la deuxième tournée déjà commandée, que désirait-elle à présent ? Haha ~

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Dernière édition par Yume Kuroi le Mer 14 Aoû - 19:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mer 14 Aoû - 19:03

Si seulement nous n'étions pas ce que nous étions. Si seulement je n'étais pas destinée et enchaînée à une autre personne. Si seulement Yume n'était pas marquée par la main de cette dite personne aux yeux verts qui surplombait le monde de son regard vert perçant. Si seulement... ce n'était pas le cas, je lui aurais sauté dessus, sans moindre préavis, badinant à ses cotés comme s'il s'agissait d'une rencontre quelconque qui me plairait par sa présence. Mais rien de cela n'arriva en ce début de nuit torride. J'avais envie de plus. Cela pourrait être n'importe qui d'autre, mais il me fallait quelqu'un pour assouvir mes besoins primordiaux qui ne se faisaient plus taire par des actes sexuels venant de mon amante. Étrange que cela puisse l'être, je ne me sentais en aucun cas honteuse d'avoir une libido plus que démesurée. Je savais ce que je voulais de la vie, et je faisais tout pour l'obtenir. Mon obsession pour le corps humain pouvait passer pour une lubie de la luxure sans nom, cela pourrait même me démontrer comme un être dépravé et sans moindre estime de soi. Sauf que ce n'était pas ainsi, du moins pas en réalité. J'aimais le sexe, j'aimais cette alchimie entre deux êtres différents qui entrent en fusion sous une passion torride. Mais je savais tout aussi bien me contrôler. Je ne sautais pas sur la première personne arrivant dans mon collimateur, je ne draguais pas n'importe qui non plus -même si c'étaient les autres qui flirtait avec moi la plus part du temps-, je ne commettais aucun crime tel que la pédophilie ou le viol. Non, j'avais des limites. Seul point négatif de mon état second quand j'étais en maque ce serait sans doute que je n'étais pas fidèle. Mais ce n'était pas un crime punissable à la base. Sauf que j'étais la femme de Dead Master, et elle m'a mis un collier autour du cou me conseillant de ne pas la tromper. Il était difficile d'être moi à cet instant en prenant tous ces facteurs en compte. Pourquoi ? Parce que j'avais terriblement envie de Yume à cet instant précis, parce qu'elle m'eut assez chauffée pour que mon corps s'éveille dans une effusion de désir. Parce que l'adrénaline de passer à  l'acte était encore plus profonde que coucher avec elle en soi.

Et ceci je le compris quand elle obstrua ma vision ne laissant que son visage dans mon champ de vision, quand son corps vint se déposer sur le mien, insistant de ce contact chaud. Et surtout quand sa voix résonna à mes oreilles. Ses insinuations me faisant froid dans le dos, tandis qu'une fine lame de désir m'eut traversée de haut en bas se propageant dans tout mon corps sous un frison d'envie. Yume. C'était personne que j'eus détestée la trouvant pathétique et inutile, puis l'appréciant jusqu'à lui faire confiance sur certains points. Et maintenant ? « Maintenant on s'amuse et on baise avec ? » Ce n'était pas si facile. Même si mon alter-ego trouvait ceci plutôt amusant et bien choisi, je ne pouvais me résoudre à braver tous les principes pour le simple plaisir de jouer avec cette femme.

Et pourtant... Mon corps s'embrasait sous ses mouvements, mon sang ne fit qu'un tour quand j'entendis son rire abjecte dans mes oreilles, tandis qu'elle jouait avec mes nerfs, tandis que mon esprit était assez embrumé pour que je passe à l'action sans me poser plus de questions. Il fallait que je me ressaisisse. Il le fallait à tout prix. Je ne pouvais pas désirer cette personne, je ne devrais pas la regarder de la sorte. Nous étions trop différentes, trop pas faite pour aller ensemble. « Pour coucher avec quelqu'un, pas besoin d’affinité, Akiha ~ » Silence. Laisse-moi réfléchir au lieu de me pousser dans la gueule du loup ! Car oui, ma stupide ombre connaissait cette noirceur qui ne ressemblait guère à la Yume de tous les jours. Elle voulait toucher cette partie d'elle qui se noyait dans la colère. C'était ceci qui fascinait ma deuxième moitié au point de se laisser aller au jeu mené par Kuroi. Quitte à prendre tous les risques.

- Après tout, je ne suis pas le chef-d’œuvre d’Ayame pour rien ~

Pourtant, je pris horriblement plaisir à sentir ses lèvres contre la mienne. Je me plus tout autant -si pas d'avantage encore- quand sa langue chaude vint s'enrouler avec la mienne tandis que tout son corps se pressait au mien me donnant chaud. Terriblement chaud. J'étais affamée de ce toucher qui ne me fut accordé depuis trop longtemps déjà. Un baiser, rien de plus, mais rien de moins en vue de la personne qui me l'offrait. J'étais excitée. Totalement. Goûtant à sa saveur avec un malsain plaisir, mes mains vinrent automatiquement se coller à ses courbes, se déposant au creux de son bassin pour la presser davantage conte moi. Jusqu'à ce que je reprenne mon souffle et je croise ses billes bleutées. Et surtout, jusqu'à ce que mon attache sur sa chemise disparaisse en même temps qu’elle. Tout d'abord dans l'incompréhension, je ne réagis pas tout de suite regardant le plafond de la voiture, sentant un horrible gouffre de vide doucher mon excitation. Et puis, je me fis tirer, encore pas complètement fixée sur ce qu'il se passait, et ce, jusqu'au bar en question que j'eus choisi purement au hasard.

Frustrée, je la suivis sans mot dire, remettant tant bien que mal mes vêtements en place tandis que sa main chaude tenait fermement la mienne. Le chef-d’œuvre d'Ayame. Elle l'était sans doute. Et là, elle tombait dans les manies de son idéal, elle devenait peu à peu cette femme qui l'eut éduquée, au point de la copier dans son comportement. Sauf que Yume n'était pas Ayame. Et quand elle le réaliserait, je me demande à quel point cela la ferait souffrir. Parce qu'après tout, Yume n'était pas ainsi, elle avait une certaine valeur de soi, à la base. Car là... Là elle tombait dans le piège de la luxure, sauf que je donnais peu de chance qu'elle le supporte à long terme. Après tout, ne détestait-elle pas les humains à la base ? Son chagrin de cœur valait-il la peine de briser ses propres convictions ? On dirait que oui, et je me plairai à le découvrir.

- Nous avons la nuit devant nous, à part me dévorer des yeux, tu veux faire autre chose, Akiha ? 

Je lui répondis par un large sourire amusé avant de me saisir du verre m'étant destiné. Trempant mes lèvres dedans, je croisais les jambes sans la quitter ne serait-ce qu'un instant des yeux. Elle me provoquait. Elle jouait avec le feu, et elle aimait cela. Moi aussi, je me plaisais dedans. Certes, j'étais toujours frustrée de ce qui s'est passé dans la voiture, au point même de réfléchir à me trouver une proie pour éteindre cette envie trop pesante dans mon corps. Mais en même temps, j'aimais bien sa compagnie complexe qui pourrait se retourner contre elle-même. Riant légèrement en déposant mon verre, je me levais sans moindre gêne pour venir près d'elle. Je me penchais pour arriver au niveau de son visage et je déposais mes lèvres sur sa tempe, avec une lenteur calculée avant de baisser mon visage davantage jusqu'à son oreille. Soufflant d'un murmure quelques paroles amusées.

- Tu es encore loin de connaître les arcanes de la cruauté ~ Fais attention avant de plonger totalement dans les ténèbres du vice, tu risques d'en apprécier certains ~ Mais aussi d'en regretter d'autres ~

Mordillant son lobe délicatement, je me redressais ne prenant garde aux coups d’œil nous étant destinés ou encore à l'expression du visage de mon accompagnatrice. Surplombant la salle des yeux, fixant plus précisément l'espace des jeux, je finis par en repérer une table généralement entourée d'hommes forts élégants. Choix fait sur ma prochaine action, je coulais mon regard clair sur Yume, un sourire doux sur les lèvres. Se rendait-elle au moins compte qu'elle se trouvait en compagnie de la pire espèce de perverse que cette terre n'eut connu ? Savait-elle seulement que m’aguicher était synonyme de coucher avec moi ? Est-ce qu'elle réalisait à quel point j'avais envie d'elle quitte à braver la colère de Dead Master ? Ou, devrais-je poser autrement les questions. Est-ce que seulement, se rendait-elle compte de ce qu'elle voulait ? Sa rupture -car cela devait être le cas- était un prétexte suffisant pour succomber aux vices sexuels avec n'importe qui ? Ou alors, c'était justement cela qui la poussait à vouloir voir ailleurs, à se libérer de la douleur qui la brisait ? Maintenant que ce soit le cas ou non, elle ne pouvait pas mieux tomber que moi ~ Après tout n'était-il pas plus agréable de coucher -manière de se réparer- avec une personne magnifique qui en plus pouvait déchiffrer avec douceur son âme, plutôt qu'avec un lourdaud trouvé dans le premier bar qui ne ferait que satisfaire son besoin personnel ? J'espérais que Yume se posera cette question avant que je ne la dévore, pas seulement des yeux ~

- Ta compagnie me plaît en soi, mais si tu veux que la nuit dure, autant que j'aille faire un tour ~ Ne bois pas trop, on ne sait jamais, mon chaton ~

Riant délicatement, j'attrapais mon verre au vol d'une main tandis que de l'autre caressait son visage dans le même mouvement où je lui tournais le dos et partis vers la table que j'eus repérée quelques minutes avant. Claquant mes talons sur le sol de marbre je m’approchais d'un déhanché que je savais épié par une certaine personne, vers deux hommes aux silhouettes hautes et bien bâtis. Déposant la main sur l'épaule d'un d'eux, un sourire charmeur sur les lèvres je me mis tout de suite en mode discussion.

- Messieurs, puis-je me joindre à vous ? ~

Et c'est sur ce que j'eus le loisir de jouer, lançant des dès en espérant gagner quelque chose, parlant avec les gens m'entourant d'une voix suave, jouant de mes charmes et gestes pour mieux contrôler la situation. Sans oublier mon ombre tapie au fond de moi qui riait aux éclats entre différentes remarques dignes d'elle. « Le mec en costard beige, sûr qu'il ne tiendrait pas plus de trois minutes si tu passais dessus ~ »ou encore « Regarde celui-là, on dirait qu'il va baver dans ton décolleté. » sans oublier le « si tu couches avec le trentenaire là, cela devrait te satisfaire non ? ~ » Amusant. Sauf que non. Je tenais mes engagements, quoi que mon ombre -encore vexée de s'être fait mettre plus bas que terre par Ayame- avait une envie monstre de la défier. Sauf que nous étions deux, et je ne me risquerais pas de coucher avec le premier venu pour -peut-être jamais mais bon- subir le courroux de la directrice de Undai pour une infidélité. Non, si je devais me risquer à coucher avec une autre personne, elle devrait être vraiment unique et en valoir la peine. Et aussi ne pas être considéré comme un être potentiellement inutile qui se verrait tranché net sous un simple malentendu. Qui de mieux que Yume -et son nouveau caractère sombre-. Oui, mais qu'en penserait Ayame si elle apprenait ce genre de chose ? Je suis moyennement certaine qu'elle le prendrait assez bien. De plus, je ne pense pas qu'elle aurait le choix.

Perdant pour la troisième fois d'affilée, je ne me départis pas de mon sourire joyeux, riant bruyamment en rentrant dans le jeu des mâles m'entourant. Des mâles dominants et friqués. Les pires en caractère et les plus faciles à manipuler ~ Prenant congé de ces gens après une dizaine si pas quinzaine de minutes à perdre aux dès, je fis le tour sur moi-même et cherchais Yume des yeux. Ce n'est qu'après quelques bonnes minutes que je la trouvais enfin. Changeant mon sourire aimable en quelque chose de plus diabolique, je vins à elle sans préavis me frayant le chemin entre les gens, prenant le verre qu'elle tenait de ses mains et avalant d'une traite son contenu, une légère grimace apparut sur mes traits à cause du goût de la boisson.

- Parions ~ Allons jouer aux tables. Si tu gagnes, tu pourras me demander... certaines choses ~ Si tu perds, je serais la quémandeuse de ton toi ~

Lui faisant un clin d’œil, je commandais d'autres verres qui arrivèrent fort rapidement. En tendant un à Yume, j'en pris moi aussi avant de m'asseoir en face d'elle. Autant que je vois jusqu'où vont ses limites, que ce soit en tant que gagnante ou perdante. Un pari risqué, mais le prix de la réponse en valait la peine. Alors mon chaton, tu joueras le jeu jusqu'au bout ? ~ à quel point es-tu détruite pour te fondre dans le vice avec tant de subtilité ? Ou plutôt, jusqu'où me laisseras-tu aller quand je voudrais te montrer l'art du toucher à ma manière si délicate et passionnée ? ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mer 14 Aoû - 21:22

L’ambiance était différente bien que mon corps ne se résolvait pas à changer lui aussi, non, je restais coincée sur cette personne que je n’étais pas, sur cette chose trop expressive qui remplissait mon vide. Pourquoi, pourquoi agissais-je ainsi, pourquoi me plaisais-je à draguer ouvertement Akiha … surtout Akiha d’ailleurs. Je ne voyais personne d’autre, le peu de personnes qui décoraient la pièce m’étaient invisibles, c’est comme-ci mes sens étaient tournés uniquement vers la blonde, que vers cette créature que je voulais posséder. Que faisais-je donc ?! Je n’en savais rien, mais je ne voulais changer cela pour rien au monde. Les jambes croisées, un large sourire ne me seyant guère habituellement, des regards sous-entendants des choses que mon esprit pur ne voulait concevoir, et je me plaisais dans cette luxure que jamais, je n’avais désiré toucher. Je restais là, à la dévorer des yeux, jouissant des moindres changements de facettes de sa part … Croyez-vous que c’est l’alcool qui me dominait de la sorte ? Non, je n’étais pas aussi faible. Et dire que je me questionnais moi-même sur mes agissements. Jamais je ne me serai permise de faire le premier pas avec elle de la sorte, l’embrasser … lui rouler un patin comme ça, sans crier garde dans une voiture. Haha … Non. Ma réaction normale dans une situation normale aurait été Akiha qui me sauterait dessus, moi qui la repousserais. Alors pourquoi ?! Acharnement de malheur oui … En manque. Mais ne m’étais-je pas assouvie encore hier soir ? A la recherche d’une autre personne, un autre partenaire … ? Cela expliquerait tout. Après tout, tout humain n’était que de la vermine à mes yeux, mais les Undai’ens, ceux qui combattaient assez pour se trouver assez haut dans mon estime, eux … ils n’étaient plus humains pour moi. Kaïla … Était spéciale. Ayame, aucun adjectif de grandeur n’était suffisant pour la décrire. Akiha ? La femme de mon maître, celle qui réussit à soumettre Ayame. Haha … Et moi ? Hum.
La plus grande. La plus forte. La plus monstrueuse.

- Tu es encore loin de connaître les arcanes de la cruauté ~ Fais attention avant de plonger totalement dans les ténèbres du vice, tu risques d'en apprécier certains ~ Mais aussi d'en regretter d'autres ~

Élargissant mes lèvres en la narguant du regard en signe de réponse, je riais intérieurement face à ses dires. Les ténèbres hein ? Je les avais côtoyé tellement longtemps que je ne savais plus vivre sans eux. Elle devait être celle qui devait faire attention, avant … quand j’aimais encore, j’étais retenue par ce sentiment de bonté, quand j’étais avec Kaïla … jamais je ne lui aurais fait du mal volontairement. Mais maintenant ? Sur quel principe pouvais-je me baser pour me contenir ? Je n’en avais plus … Ayame ne m’avait pas ordonné de ne jamais toucher Akiha, alors j’avais le champ libre. Allais-je lui dire que j’avais joué avec sa chère épouse ? Haha, je ne raterai sans doute pas ce moment. Il en valait de même pour la scientifique, comment pouvais-je m’y prendre pour lui dire que j’avais couché avec celle qui lui avait brisé le cœur ? Haha. Un sourire vorace à présent sur les lèvres, je détachais mon visage de ses lèvres tout en m’enfonçant d’avantage dans le fauteuil accueillant mon corps. Lui annoncerais-je avec délicatesse ? Non, autant rester celle que je suis, avec froideur, méchanceté et si sèchement qu’elle en gémira de douleur.

- Ta compagnie me plaît en soi, mais si tu veux que la nuit dure, autant que j'aille faire un tour ~ Ne bois pas trop, on ne sait jamais, mon chaton ~

Un dernier baiser sur ma tempe et cette femme partit. Laissant mes yeux couler sur son déhanché, je recroisais mes jambes dans le sens inverse tout en finissant mon verre. Amusante. Terriblement, à se demander si elle le saurait également les jambes … Stop. Me penchant violemment en avant sous un coup de je ne sais quoi, un mal de tête monstre me prit. Serrant les dents en contractant mon corps, je tentais vainement de reprendre pieds alors qu’une douleur sourde m’arracha la tête. Que … que se passait-il ?! Regardant autour de moi le paysage voler, je me relevais avant de … Plus rien. Me retrouvant debout, tel un poteau, verre en main, je zieutais à gauche puis à droite … Un rêve ? Malaise peut être ? Non, là je devenais complètement folle … Alors quoi ? Toussotant légèrement en reprenant ma place assise, je levais la main pour que le serveur me resserve … Soit.

Laissant ce moment étrange disparaître de mon esprit, je me concentrais sur la personne qui attirait toute mon attention en cette belle nuit sombre. Souriant légèrement en voyant celle-ci perdre plus d’une fois à son jeu de roulette, je me demandais un court instant si elle le faisait exprès … Les gens faibles attiraient les abrutis et en sachant qu’elle n’était entourée que de mecs bandants, on peut les décrire comme tels non ? Passons, allons voir ailleurs si il n’y a pas mieux … Du moins, c’est ce que je comptais faire avant que mon cellulaire ne se mette à vibrer dans la poche intérieure de mon blazer. Sortant celui-ci en répondant sans prendre la peine de regarder d’où venait l’appel, c’est sans étonnement qu’une voix mielleuse me répondit de l’autre côté du fil. « Yume-Chan compte-elle rentrer ce soir, où devrais-je passer la nuit dans mes appartements avec ma chère épouse ? ~ ». La bonne blague.

- Je ne rentrerai pas, et je ne crois pas que tu auras la chance d’avoir Akiha pour t’assouvir, Ayame.

« Pourquoi donc mon ange ? ~ ». La question que j’attendais bien entendu, la question à laquelle je répondis sans détour, réponse que je formulais avec une certaine malice en lui disant clairement qu’Akiha, sa femme serait mon hôte pour la nuit et qu’elle n’aura donc la chance de se plaire dans ses étreintes sans doute sensuelles. Quelle fut sa réaction ? Un simple étonnement avant qu’elle ne me pose mille et une questions pour savoir comment, pourquoi et où j’avais rencontré sa chère femme. Ma réponse ? La vérité, la suite ? Haha, le meilleur. « Si je venais à coucher avec, quelle serait ta réaction Ayame ? ». Je ne sais pas si pendant la seconde de silence je me suis sentie compressée ou pas, mais la suite, là, je ne m’y attendais pas vraiment. « Je me joindrai à vous sans doute ~ Et plus sérieusement, Yume-Chan se plairait-elle sous les caresses d’Akiha-Chan ? ~ ». Raccrochant sans détour en balançant mon téléphone dans ma poche, une désagréable sensation de s’être faite avoir planait sur mon visage alors que mon verre fut ma bouée pour évacuer l’énervement montant en moi. Pourquoi étais-je fâchée suite à ses dires ? Parce qu’elle avait osé me tourner en ridicule en posant cette unique question. Tsss.

- Parions ~ Allons jouer aux tables. Si tu gagnes, tu pourras me demander... certaines choses ~ Si tu perds, je serais la quémandeuse de ton toi ~

Voyant Akiha revenir, toujours aussi digne d’elle-même, je finis mon verre quand mon regard croisa le sien. Tiens donc, elle comptait donc revenir un jour … fâchée de m’être faite mise à l’écart comme ça ? Non, je n’en avais que faire. Passons … et que disait-elle sinon ? Parier. Parier qui sera la gagnante … un jeu risqué si je perdais mais en même temps … si elle perdait c’était tout autre chose. Mais que pourrais-je lui demander ? Tellement de choses que je ne saurai par quoi commencer, passant par me servir toute la nuit, me nourrir, me préparer ce que je veux, faire ce que je veux … un strip-tease ? Non, je me plairais plus à la voir trancher un humain par pure envie … et la voir couchée sur un lit ? Ca, ca serait marrant. Haha … et même, si je perdais … ca pouvait également être marrant. Sourire peint sur les lèvres, je me penchais légèrement en attrapant le verre m’étant adressé, un dernier coup sec et je me levais en tirant avec moi Akiha. Lui demander de se lever ? Inutile, autant la tirer, ca va plus vite.

- J’accepte, mais tu accepteras tout ce que je te demanderai de faire. On fait ça en trois parties.

Laissant un fin rire traverser mes lèvres, je me dirigeais vers le caissier de la salle de jeu. Achetant des jetons avant d’en donner à Akiha équitablement, je me dirigeais vers une table de jeu. Posant quelques jetons sur la table en attendant qu’Akiha fasse de même, je me permettais de prendre les dés, prête à les lancer. Un dernier regard vers Akiha, un large sourire, un nombre donné au hasard de ma part et je laissais les dés tomber. Regardant les facettes courir sur la table, c’est avec un certain sourire vainqueur que je remportais la première partie … Haha, pauvre chose. Un clin d’œil à son encontre, un verre servit pour ma personne, une dernière gorgée et c’était au tour d’Akiha. La laissant se poser à ma place, je me plaçais dans son dos, laissant mes mains se poser sur ses hanches en regardant au dessus de son épaule. Allait-elle gagner ? Sans doute, sous une bonne décharge d’adrénaline, elle ne pouvait faire autrement. Déposant mes lèvres dans son cou, je remontais jusqu’à son oreille pour venir lui murmurer un « Tout ce que je voudrai ~ », avant de la laisser jouer.

Mes conclusions marchèrent, nous étions donc à égalité ~ Haha. A mon tour à présent, un dernier regard et je couchais tous mes jetons sur le tapis avant de lancer les dés … un 7 que j’avais demandé, alors pourquoi un 12 en était-il sorti ? Les lois de la chance, ou plutôt celle de la malchance. Me retrouvant donc à présent démunie, sans un sous, à sec sur cette table, un fin soupir traversa mes lèvres alors que la blonde se fit féliciter de cette partie des plus excitantes. Raclant ma langue sur mon palais, je me tournais dans sa direction en me penchant légèrement tout en attrapant sa main pour y déposer mes lèvres. J’ai toujours eu une âme de gentlewoman ~

- A la gagnante ~ Que puis-je faire pour vous servir, Akiha ? ~

« Sama ? » J’avais des limites … plus ou moins.

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Jeu 15 Aoû - 0:02

J'étais sans doute une personne aimant les défis et les imprévus. D'ailleurs plus les situations imprévisibles que de simples démonstrations de forces. Oui, je me plaisais à jouer aux différentes sortes de jeux, passant par ceux qui brisent les cœurs, à ceux qui rendent les portefeuilles vides, sans oublier ceux où la vie d'autrui est mise en gage. Quoi qu'il en soit, j'étais ravie du comportement de ma compagne du jour. Moi qui m'attendais déjà à ce qu'elle refuse catégoriquement mon offre, je me vis déchanter -mais dans le bon sens- quand elle passa à l'action sans se poser davantage de questions. Au moins, qu'elle soit brisée ou non, elle était fort entreprenante dans ses agissements. Et cela me plaisait. Terriblement trop même. Mais... « Pourquoi des « mais » ? Jouons ~ » Oui, mais nous allions jouer gros, plus gros qu'un pari innocent. Non, si j'ai proposé cela à Yume, ce n'était pas pour la regarder boire de l'alcool jusqu'à ce qu'elle en soit ivre. Non, j'avais quelque chose de plus sadique en tête, plus complexe, beaucoup moins catholique et terriblement plus agréable. J'avais en tête... tant de choses que j'aurais aimé mettre en exécution et ce, sans attendre. Avant que je prenne en compte les risques, rapidement écartés par ma chère deuxième moitié toujours aux augets de moindre hésitation de ma part. Et que dirait Ayame sur le sujet ? Cette question me rongeait, il serait plus facile que je m'envoie en l'air avec un inconnu plutôt qu'avec Yume.

- J’accepte, mais tu accepteras tout ce que je te demanderai de faire. On fait ça en trois parties.

Mais plus je passais du temps en sa compagnie, moins cette question me pesait. Au final elle était presque invisible dans mon esprit, et atténuée au point que je n'y pense plus. J'avais mieux. Terriblement mieux pour m'occuper l'esprit d'autres désagréables pensées. Cette nuit, cela se jouerait entre Yume et moi, et seulement entre nous deux. « Trois ~ » Oui, nous trois. Riant légèrement sous le peu de délicatesse que Yume mettait dans ses gestes, je me levais -j'y étais obligée- sentant à nouveau le contact agréable de sa main dans la mienne. Affichant un sourire toujours aussi évident, je me plaçais au bord d'une table juste à coté de la jeune femme aux cheveux ébènes, prête à en découdre ~ Perde ou gagner. Et aucune aide ne nous serait disponible, aucune tricherie grâce aux pouvoirs qui coulaient dans nos vaines. Seulement la chance et la promesse d'une victoire fructueuse. Après tout, ce n'était pas tous les jours où je pouvais défier Black Rock Shooter afin d'avoir sa servitude. Mais cette nuit rien n'allait dans le sens normal des choses. Yume ne se comportait pas comme elle le devrait et moi non plus, je me laissais aller à ce jeu de séduction, et le pire, c’est que j'y prenais plaisir, c’est que j'étais excitée, et surtout que je voulais découvrir cette fille d'une autre façon. Silence... Il fallait que j'arrête de penser à des positions sexuelles et au plaisir que cela procure.

C'est quand Yume gagna la première manche que je compris qu'il fallait que je me concentre. J'utilisais rarement la chance pour diriger ma vie, tellement peu que je n'avais aucune certitude d'une victoire assurée. Au contraire, j'appréhendais de perdre. En quelque sorte. Si d'un coté il était hors de question que je perde à ce jeu, vu que je me voyais mal obéir aux envies étranges de cette fille, d'un autre coté, je trouverais cela encore amusant et intriguant. J'avais envie, à part assouvir mes besoins sexuels, de comprendre ce qui se passait dans sa petite tête de déprimée tombant dans les vices de la luxure. Mais ce qui m'intéressait par dessus tout, c'est de la tester sans m'exposer, et pour cela, il fallait que je gagne. Et Yume m'aida à solidifier ma conviction au moment où elle  se colla dans mon dos. Alala... Je mouille ~ Peut-être assez pour qu'après une bonne demi-heure de jeu, un sourire ravissant sur les lèvres, je remporte la manche gagnante. Trop aisément d'ailleurs. N'aurait-elle guère l'habitude de jouer dans ce genre d'endroit à ce genre de jeux ? On dirait que non ~ Et c'est tant mieux pour moi ~ Riant en répondant aux félicitations de gens nous entourant, je me laissais aller à la plaisanterie et eux conversations anodines, mais cela ne dura pas longtemps quand une décharge passa à travers ma peau sous le baiser de Yume sur ma main.

- A la gagnante ~ Que puis-je faire pour vous servir, Akiha ? ~

Retirant ma main de son emprise, je la couvais d'un regard doux et soupirais doucement. Quelle jeune femme intéressante ~ Je me demandais si elle se rendait totalement compte de sa position actuelle. Peut-être plus que je ne le croyais en vu de son air tout aussi amusé. M'excusant auprès des personnes qui nous entouraient, je lançais un clin d’œil à Yume, sans lui adresser la parole, et la pris par la main tout en nous sortant de la foule, un peu à l'écart près de notre ancienne table. Lâchant sa main, je m'assis sur un fauteuil et croisais les jambes, dévoilant pendant une fraction de seconde mes sous-vêtements par ce geste calculé et dit aguicheur. Pinçant les lèvres en la faisant attendre mes instructions, je finis par lui sourire d'une manière beaucoup plus prononcée. C'était tout ce qu'il me fallait ~ Prenant sa main dans la mienne, je baissais mon regard sur sa peau douce et caressai sa paume d'un air songeur. Je pouvais lui demander tout et n'importe quoi ~ Mon ombre voulait évidemment qu'on passe au sexe brute où Yume devrait se soumettre à nos envies. Sauf que aujourd'hui -Yume en partenaire surtout- je voulais savourer cette victoire entièrement à ma manière.

- Bien ~ Tu vois cette femme brune ? Séduis-la, amène-la à moi et brise ses espérances. Je te laisse le choix du mode operandi ~

Yeux brillants de malice, je lâchais la main de Yume tout en me mettant confortablement dans le fauteuil, un verre à la main. Je le fis tourner entre mes doigts, mon regard perdu dans les nuances sombres du liquide s'y trouvant. Allait-elle accepter de faire cela ? Si oui, je pourrais en conclure énormément de choses. « Ca nous apporte rien ! » Oh que si, cela nous apportait plus qu'elle ne le croyait. Je mettais l'âme de Yume à nu, je testais jusqu'où elle pourrait aller dans sa conquête du vice. Et surtout, je vérifiais si elle ne se briserait pas si mes envies de la sauter dépasseraient mon bon sens. Parce que oui, plus je la fixais, plus je voulais me saisir de sa bouche désirable, je voulais la prendre, voir et entendre une facette de sa personnalité que jamais je n'ai vu. Par simple plaisir, dirais-je ~ Et croire que Kaïla -car c'était avec elle que Yume se pavanait avant- connaissait cette partie du glaçon de Undai. Ou alors non ? Yume serait-elle devenue aussi libertine que maintenant quand son histoire d'amour s'est soldée sur un échec ? Les enfants... Tellement mignons ~

- Aller mon chaton ~ J'aurais pu te demander pire sur le coup ~ Comme...

Ne finissant pas l'exposition de mon idée, je me levais -verre toujours à la main- et encerclai le cou de Yume entre mes bras, me retrouvant à quelques centimètres à peine de son visage. Arquant mes lèvres dans un sourire étrangement sympathique, je vins coller mon corps au sien sans même me préoccuper de l'endroit où nous nous trouvions, ne prenant que Yume sous le feu de mon regard brûlant de désir. Rapprochant mon visage du sien, je plongeais dans son regard avant de libérer une de mes mains et venir caresser ses lèvres -que je voulais embrasser- du bout de mon doigt fin, une certaine malice s'empreignant dans ce geste lent. Me reculant soudainement, je la pris par les épaules et la tournais vers ladite femme, descendant mes mains le long de ses courbes, je fis un pas en arrière en même temps que mes mains se posaient sur ses hanches.

- ... Quelque chose qui te plairait moins, sans doute ~ Aller, va et montre-moi tes talents de séduction ~

Un nouveau rire traversa mes lèvres et je m'assis, telle une spectatrice devant un film franchement intéressant. Regardant cela d'un air sceptique, je vidais mon verre sans m'en rendre compte et en repris un autre, mes yeux rivés sur la silhouette gracieuse de ma compagne de nuit, mon intérêt fut porté entièrement sur ce qui se passait de ce coté. Je voulais... -à part la sauter- je voulais la pousser aux limites de la dépravation avant de la faire retomber lourdement sur terre. Après tout, je me demandais ce qui l'eut poussé à venir à ma rencontre, à se comporter de la sorte. Un sourire indéchiffrable sur le visage, je m'absorbais dans son être, analysant chacun de ses gestes. Amusant ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Jeu 15 Aoû - 23:39

Je jouais avec le feu, et cela me plaisait terriblement. Tellement que je pouvais sentir des ondes électriques me traverser le corps quand mes lèvres furent posées sur sa main, tellement que je ne comprenais pas encore pourquoi je me sentais si étrange … là bas. Excitée ? Cette femme m’excitait ? Haha, la bonne blague. Elle pouvait … elle était belle, intelligente, dangereuse mais inférieure. Alors pourquoi ? Parce que je commençais à ressentir des sentiments à son égard ? Non, loin de là, elle n’était qu’une personne que je gardais sous mes yeux, une personne à qui jamais je ne dirai « Je t’aime ». Seule Kaïla avait le droit d’entendre ces mots sortir de ma bouche … Kaïla. Stop. Je n’avais pas à penser à elle, elle ne me voulait plus, jamais plus je ne pourrai lui exprimer mes sentiments enfermés, plus jamais je ne pourrai toucher ses lèvres … Je … Non.
Chassant de ma tête son visage, je me relevais en même temps que mon interlocutrice retira sa main. Affichant un petit sourire espiègle en suivant le geste de sa main, c’est avec un certain étonnement que je me demandais ce qu’elle voulait me faire, faire …

- Bien ~ Tu vois cette femme brune ? Séduis-la, amène-la à moi et brise ses espérances. Je te laisse le choix du mode operandi ~

La draguer, lui faire les yeux doux et puis la jeter … Haha, que pouvais-je m’attendre d’autre d’Akiha ? Qu’elle me demande de coucher avec, et son ombre de lui trancher la gorge ? En parlant de son ombre, cela faisait un moment que je ne l’avais pas vue … Elle était toujours là en fait ? Ouais, du moins en me rappelant des paroles d’Ayame, je pouvais dire oui, elle est bien là, tapie dans l’ombre à épier les désirs de sa maîtresse. En quelque sorte … J’étais comme elle, je ne sortais que quand je pouvais, je m’abaissais aux crimes de l’humanité par des pulsions dictées volontairement ou non de la bouche de ce que l’on appelait maître. Et si … nous pouvions choisir par nous-mêmes, si nous pouvions être libre, qu’en serait-il ? Pas grand chose, sans ordre nous courrons toutes les deux vers une mort certaine. Nous étions faites pour être des toutous obéissants, divertissant nos hôtes en nous rebellant de temps en temps, finissant par se faire étrangler par la laisse que nous avions au cou pour finalement nous plier à elle. Sottise. Je n’étais pas aussi pitoyable qu’une illusion formée par l’esprit détraqué de cette femme blonde sans scrupule.

- Aller mon chaton ~ J'aurais pu te demander pire sur le coup ~ Comme...

Pire … Je n’en doutais pas, mais je voulais savoir ce qu’elle comptait dire après son « comme ». Cela m’éviterait de me faire mille et un films étranges, passant par lui servir de paillasse pour finir nue sur une table devant elle. Hum. Dans les deux cas, j’étais contente qu’elle me demande d’être un brise-cœur. Regardant ma proie, je détaillais celle-ci alors que les bras d’Akiha s’enlaçaient autour de ma personne, ne daignant bouger d’un pouce, ma vision s’obstrua rapidement par le visage angélique de ce démon. Haha, n’avait-elle donc aucune pudeur pour me faire cela ainsi, devant tout ce monde nous détaillant de leurs regards chaudement excités par les actions d’Akiha ? Personnellement, je ne perdis pas mon sang-froid, que ce soit en sentant son souffle sur mes lèvres ou encore ses doigts fins caresser celles-ci. Ces doigts qui sans doute dans peu, me feront dévoiler un nouveau visage devant Ketsuki. Haha, trêve de plaisanterie, passons à l’action. « ... Quelque chose qui te plairait moins, sans doute ~ Aller, va et montre-moi tes talents de séduction ~ » Ébranlée par mes propres pensées alors qu’elle me poussa vers celle que j’allais briser, je me retournais pour la juger du regard. Des choses qui me plairaient moins disait-elle ? Haha, nous verrons cela sans doute plus tard.

Le regard décidé, un fin sourire sur mes lèvres, je me dirigeais vers la jeune brunette en passant ma main dans mes cheveux. Changeant d’attitude du tout au tout, c’est avec un sourire rayonnant et un petit déhanché bien calculé que je me dirigeais vers la femme, prenant place à ses côtés. Un grand sourire, un regard que j’approfondis, un appel vers le serveur qu’il nous serve et le jeu allait commencer.

- Vous m’excuserez mon impolitesse, mais je ne pouvais résister à venir vous parler ~

Prenant sa main dans la mienne en y déposant mes lèvres, c’est avec un petit rire fin que je la relâchais, laissant mon regard profond détailler la moindre de ses expressions. Relativement facile … trop à mon goût en vue du regard qu’elle me porta. «C’est toujours un plaisir de faire de nouvelles rencontres, puis-je connaître votre nom ? ». Une voix douce, terriblement douce. C’était une bonne personne … Avais-je de la pitié pour elle ? Nullement. Un sourire plus large, je me rapprochais d’avantage d’elle pour venir me présenter, un simple « Yume » suffit pour qu’elle me dise le sien également. Laissant son rire doux déteindre dans mes oreilles, je la questionnais premièrement sur la raison de sa présence, m’expliquant brièvement qu’elle accompagnait un ami ici, elle me présenta celui-ci du bout des doigts avant que je ne lui demande, d’une voix portant un semblant de déception dedans ;

- C’est votre petit-ami ?

Un nouveau rire retentit, un air surpris suivi de grands gestes avant qu’une série de « non » ne se heurte à mes oreilles. Quelle chose amusante, Haha. Un sourire encore plus radieux et je me rapprochais encore plus d’elle avant de lui demander, sans moindre pudeur « Si je vous embrassais, cela ne vous dérangerait pas dans ce cas ~ ». Et c’est sans crier garde que je me penchais vers ses lèvres, les scellant contre les miennes. Un fin gémissement de sa part et j’y pénétrais ma langue sans scrupule. Avide, j’étais avide de ce toucher. Je l’étais devenue malgré moi. Posant ma main sur sa cuisse, je remontais légèrement sur celle-ci vers son entre jambe avant que sa main ne vienne me bloquer et qu’elle se recule. Perturbée par ce refus, je la regardais avant que je ne remarque son sourire et qu’elle me tende une main pour l’accompagner … « Pas en public, cela me gênerait de me faire déshabiller ici par vos soins, Yume-San ~ ». Haha, parfait. Me levant en lui tenant la main, je lui demandais cependant de me suivre moi, plutôt que de nous retrouver dans des toilettes, elle à moitié nue contre de la crasse, moi, devant me souiller les genoux sur le carrelage que je savais dégueulasse. « Vous savez, j’aime les hommes en temps normal … C’est … ».

M’arrêtant devant Akiha en lui adressant un large sourire, la fille tenue par la main. J’ouvris la bouche avant qu’elle ne finisse sa phrase. « Et moi je ne couche pas avec n’importe qui ». Ne prenant même pas la peine de la regarder pour lui dire ça, c’était Ketsuki que je foudroyais de mon regard azuré. La réaction de la brune ? Elle a balbutié quelque chose, je crois avoir entendu « Salope » avant que sa main ne s’écrase sur ma joue. Ha ? Posant ma main sur ladite joue endolorie, je la regardais avec stupeur en sentant tout mon être bouillir … Et dire que j’avais touché ça. Sentant mon visage se déformer sous la colère, je me retenais tant bien que mal pour ne pas la tuer ici, même. Nous n’étions pas à Undai, je ne pouvais pas tuer par pulsion dans le monde extérieur … Calmer. Je devais me calmer, et quoi de mieux que de s’affaler à côté d’Akiha pour ce fait ? Prenant son verre que je vidais d’une traite, je déposais celui-ci sur la table avant de tourner mon visage vers la scientifique.

- Mission, accomplie ~ Je ne te savais si vilaine … Du moins si, mais pas avec le semblant des mortels. Bougeons d’ici avant que son petit-ami ne vienne m’en coller une et que je finisse par le d-é-c-a-p-i-t-e-r.

Un dernier sourire et je me levais. Me dirigeant vers le bar pour payer l’addition, c’est sans moindre réserve que je poussais -délicatement- Akiha vers la sortie en me collant à elle. Du moins assez pour que j’attrape les clés de sa voiture et que je ne vienne les secouer devant ses yeux … lente, encore heureux que je la savais plus prudente durant un combat réel. Faisant preuve de gentillesse une fois de plus à son égard, j’ouvris sa portière avant de faire le tour de sa voiture pour prendre place sur le siège du chauffeur. Démarrant sans plus tarder, je me lançais sur la route à vive allure.

- J’espère que notre sortie te plaît, tu veux aller où maintenant … Il est quatre heures quand même. Tu veux qu’on rentre ?

Je ne voulais pas rentrer, pas du tout. Laissant mes yeux vaguer entre la route et l’heure, j’empruntais la nationale pour foncer comme une bourrée. Les routes étaient désertes, rouler à plus de deux cents n’était donc pas dangereux n’est-ce pas ? Quittant Kyoto rapidement pour aller dans un petit village non loin de là, je pris la première sortie d’autoroute avant de poursuivre mes dires.

- Je n’ai pas envie de rentrer … Une idée, Akiha ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Ven 16 Aoû - 19:30

C'était hilarant. Je me plaisais à épier tout geste ou parole de Yume, tel un spectateur avide de découvrir ce qui se passerait dans sa série préférée. J'étais hilare. Ce n'était pas tous les jours que je pouvais voir la fameuse Black Rock Shooter se comporter comme un humain normal voulant draguer une conquête pour la nuit. Et rien que pour cela, j'étais plus qu'heureuse d'avoir gagné le pari. D'un autre coté, ce n'était rien comparé à ce que j'aurais vraiment pu lui demander, mais pour un début, j'étais entièrement satisfaite de mon choix. Évidemment, une personne normale trouverait cela peut-être absurde, après tout tenter le diable de cette manière n’était aucunement excitant pour celui qui regarde la scène. Mais personnellement, j'aimais me divertir dans les agissements d'autrui, encore plus si ma cible s'avérait extrêmement intéressante. Yume l'était. Trop même.

Je ne la considérais en rien comme une bonne personne à apprivoiser, je n'avais nullement de sentiments amoureux envers elle. Ce n'était qu'une attirance innocente qui -je le savais- ne passerait pas le stade du coup d'un soir. Et si... Et si je couchais avec par simple envie du moment, qu'adviendrait-il par la suite ? Voudrais-je la prendre une fois de plus ? Ou alors, je m'abstiendrais d'un quelconque attouchement ? Je n'en savais rien. Cela ne m'intéressait pas dans l’immédiat. Mon besoin sexuel dépassait l'entendement. Non pas seulement du point de vue que je veuille coucher avec elle seulement pour le geste et pour me sentir mieux, mais aussi parce que c'était elle. Yume Kuroi, une personne n'ayant rien d'humain. Et ces derniers temps, j'avais une préférence certaine pour ce qui n'était pas typiquement normal en chairs et en os. Alors qui de mieux ?

- Vous m’excuserez mon impolitesse, mais je ne pouvais résister à venir vous parler ~

L'ouïe des êtres dotés de matérialisation était incroyable, tout autant que la vue. Avec une aisance hallucinante, je distinguais clairement les voix des deux femmes tenant une conversation des plus amusantes. D'ailleurs dès que Yume ouvrit la bouche, un large sourire moqueur barra mon visage. Je pouvais avoir l'air étrange à sourire seule dans mon coin, mais qui m'en tiendrait rigueur ? J'étais magnifique quand je souriais ~ Mais revenons à cet échange sous mes yeux. Yume draguait la femme, et ce -à mon plus grand étonnement- avec une grande habilité. « ça t'étonne ? Elle n’est pas le toutou de l'autre malade pour rien. » Certes. Mais quand même, c'était surprenant de le voir en vrai, surtout venant d'elle et de son caractère de glaçon asocial.

- Détends-toi, ta haine m'ennuie là.

Affichant une mine boudeuse pour rétorquer ceci à mon ombre qui me transvasait toute sa mauvaise humeur envers Ayame, j'essayais de la cacher dans un coin de mon cerveau pour pouvoir me concentrer pleinement sur ma cible de la soirée. Donc, où en étions-nous déjà ? Alala... Cela valait la peine de se faire immortaliser. Et c'est ce que je fis. Sortant mon portable discrètement de la poche de ma jupe, je parcourais rapidement mes messages avant de grimacer. Aucune nouvelle d'Ayame, pas étonnant, pour elle je n'existais sans doute plus jusqu'à ce qu'elle change d'avis. Chassant cette idée de la tête, je poussais sur la touche « appareil photo » et pris l'option « caméra ». Tendant mon bras sur l'accoudoir de mon siège, je tins mon portable à bout de la main, ajustant le petit écran pour avoir toute la scène en visuel. Sourire espiègle sur les lèvres, je reportais toute mon attention sur la salle devant moi. Elle était douée notre petite Yume, un peu sans subtilité et fort lourde sur les bords, mais bizarrement cela marchait avec la femme lui faisant face. Hmmm ~ Comment se serait-il passé si j'étais à sa place, en train de me faire draguer par une Yume en chaleur ? Hahaha ! Je trouvais tellement adorable sa manière maladroite et insistante de s'y prendre que je coucherais volontiers avec pour récompenser ses efforts. Oui, je suis sérieuse ~ Et on dirait que la brune qui subissait ses attaques fut de même avis que moi... Quoi que, je parierai qu'elle espérait franchement coucher avec Yume, non par caprice, mais bel et bien car elle fut charmée. Innocente ~ Et croire qu'il y avait encore des gens comme cela dans ce monde truffé de méchanceté et manipulation.

Souriant délicatement à l'encontre de ma compagne de nuit quand elle revint vers moi avec sa proie -choisie par mes soins- je me comportais tout naturellement, envoyant une œillade intriguée à la femme brune comme si on venait me présenter un être charmant avec qui sympathiser. En somme, affichant un air innocent me seyant si bien, j'eus même l’obligeance de monter mes sourcils sous une surprise feinte quand Yume dit clash qu'elle n'avait que faire de la femme. Malheureusement pour Yume, cela ne se passa pas le mieux au monde, vu que je vis au ralenti la fureur confuse de la femme se propager dans tout son être avant qu'elle ne s'empourpre sous la rage de s'être fait humilier comme une pauvre conne. « Ah, ça va faire m... » Et une gifle retentit dans la salle sous le rire plus qu'amusé de mon mauvais coté. Et moi ? Moi aussi, je n’ai pas pu m'empêcher de rire doucement sur le coup. Kuroi qui se fait gifler par une femme sortie de nulle part, c'était un spectacle qui valait de l'or. D'ailleurs je l'eus bien fait de l'avoir enregistré, enfin, pour le fun seulement. Appréhendant la réplique de Yume quand à ceci, je fus agréablement surprise de la voir s'asseoir tranquillement et ne pas se jeter sur la femme dans un excès de colère. Définitivement, elle avait quelques manières ~

- Mission, accomplie ~ Je ne te savais si vilaine … Du moins si, mais pas avec le semblant des mortels. Bougeons d’ici avant que son petit-ami ne vienne m’en coller une et que je finisse par le d-é-c-a-p-i-t-e-r.

Applaudissant avec entrain pour lui montrer ma satisfaction, je me levais à sa suite, la laissant payer l'addition, tandis que je lissais les plis de ma jupe. Moi vilaine ? Elle n'en avais pas idée à quel point ~ J'étais un monstre, j'aimais jouer avec les esprits des autres qu'ils soient des anciens étudiants de Undai ou encore des simples humains sillonnant les rues tous les jours. D'ailleurs, j'étais tellement douée à cela que je gagnais presque tout le temps quand je me lançais un défi quelconque. Je dis presque, car il m'est arrivé deux à trois fois de rater mon coup. Si je vous dis Keitaro ? Oui, ca devient clair n'est-ce pas ? Et pour les deux autres ? J'étais encore jeune et inexpérimentée, pourtant j'aspirais à atteindre les sommets. Trop vite. Et je me suis plantée. Mais soit ! Ce n'était pas le sujet du jour ~

Yume. Yume qui se colla à moi et me pousse en dehors du casino-bar, voilà qui était important. Que voulait-elle faire à présent ? ~ Aller dans un endroit moins peuplé pour poursuivre notre batifolage ? Ou alors autre chose ? Autre chose. Et je le compris quand je vis mes clés de voiture scintiller devant mes yeux. Oh non. Non ! Pas ma voiture ! Celle que j'ai achetée avec MON argent. J'ai dû même prendre un crédit pour l'avoir tout de suite. Oui, car je l'ai voulu dès que je l'ai vue, j'en suis totalement tombée amoureuse. Ce n'était peut-être pas une bagnole à quatre-cents milles euros, mais elle venait du magasin de voitures de luxe de mon père, alors quand je dis qu'elle m'est précieuse, c'est autant au niveau financier que sentimental. Et là ? Je me retrouvais sur le siège passager, Yume à mes cotés et les roues de mon trésor démarrant dans un crissement de pneus qui me fit pâlir instantanément.

- J’espère que notre sortie te plaît, tu veux aller où maintenant … Il est quatre heures quand même. Tu veux qu’on rentre ? 

Cramponnée à la ceinture de sécurité, je calculais les probabilités de ma survie entre le crash et le moment où je matérialiserais ma robe de combat sur moi. À preuve du contraire, je m'en sortirais sans doute indemne, mais ce qui me préoccupait par dessus tout, c'est l'état de ma voiture quand nous rentrerons en contact avec un arbre pour faire ami-ami avec. Je me demandais même si Yume possédait son permis, ce qui m'étonnerait grandement vu sa manière brutale de conduire. Serrant les dents pour ne pas me mettre à crier à tout va pour qu'elle fasse attention, je regardais la route droit devant moi sans lui répondre. Rentrer ? Bonne idée non ? Quoi que, ce serait dommage d'arrêter notre petite escapade vilaine sans avoir goûté au meilleur. Tellement dommage que mon cerveau chercha instinctivement un endroit où se poser.

- Je n’ai pas envie de rentrer … Une idée, Akiha ?

Une idée... Elle me sauta aux yeux et au souvenir d'un certain baiser exquis, quand je vis l'affiche indiquer un certain village près de Kyoto. Mais d'abord... Pâlissant en tournant le regard et constatant que Yume ne regardait pas la route mais en ma direction, je faillis complètement avoir un infarctus. La route défilait à toute vitesse devant nous et elle... Me raclant la gorge pour ne pas paraître totalement terrifiée par sa conduite désastreuse, je pleurais déjà pour les PV que j'allais me taper si cela continuait. Sans même y réfléchir, je pris le menton de Yume entre mes doigts et tournait sa petite caboche de pirate de la route vers, en l’occurrence, la route. Attrapant le volant par la même occasion, je lui demandais de se garer sur le bas-côté dès qu'elle emprunta la première sortie. Lâchant enfin son menton de mon emprise, je déposais un léger baiser sur sa joue avant de sortir du véhicule à l'arrêt et de faire le tour jusqu'au siège de conducteur. Ouvrant la portière, je tirais la fille ayant pris la place sur MON siège en dehors et lui demandais gentiment de prendre place sur le siège passager.

- J'ai une idée ~ Je vais nous y emmener ~

Remerciant les cieux en gage de ma vénération pour la chance qui nous est tombée dessus, -à savoir pour le fait que nous n'avions eu d'accident- je soupirais en démarrant le moteur, un doux ronronnement résonnant à mon oreille. Apaisée d'avoir préservée mon bijou au prix exorbitant ? Et comment ! Non, je n'exagère pas du tout, mon modèle n'était peut-être pas la dernière Ferrari sortie la semaine passée, mais c'était quand même une Jaguar XRF-S qui m'a coûté cent mille euros. Assez pour que je doive me resserrer la ceinture pendant un moment. En tout cas, je fus heureuse de reprendre les reines, et c'est avec un nouveau sourire confiant que je nous dirigeais dans le centre-ville de ce petit village près de Kyoto. Nous étions au grand maximum à une demi-heure de Undai... Pas loin en somme ~ N'adressant plus vraiment la parole à Yume, préférant plutôt poser ma main sur la sienne, nous arrivâmes rapidement devant le lieu en question. Un hôtel, comme c'est original, n'est-ce pas ? Mais un bon hôtel quand même, que ce soit pour y passer une nuit de folie ou simplement un bon moment entre amis -riches-.

- Cela te dit qu'on passe la nuit ici ? ~ Ils proposent un très bon champagne si tu prends une chambre pour deux ~

Sur ces mots, je sortis de la voiture, attendant que Yume fasse de même. Attrapant la main de la jeune femme, je ne me préoccupais aucunement de son avis et la tirais avec moi vers la réception des lieux. Une chambre pour deux donc ~ Il n’a pas fallu plus de quelques minutes pour que je reçoive les clés voulues et que nous mentions dans l'ascenseur nous menant à notre chambre. Par une chance inestimable, il n'y avait personne dans l'ascenseur. « Oui oui, c'est ça. Dis plutôt que tu as dissuadé les gens d'y monter. » Peu importe, il n'en était pas moins que je me retrouvais seule à seule avec Yume dans un ascenseur devant nous mener jusqu'au sixième étage. En somme... Collant le corps de la femme contre une paroi, un sourire carnassier aux lèvres, sa chaleur irradiant dans mon propre corps, je pris son visage entre mes mains et l'embrassait avec une envie vibrante de retenue. Passant mes mains en dessous de sa chemise, je frôlais sa peau avec douceur tandis que mes lèvres se détachèrent des siennes pour que je puisse reprendre mon souffle. Déposant un léger baiser papillon dans son cou, je me reculais soudainement quand un « Ding » sonore retentit pour nous signaler que nous étions arrivées à l'étage désiré. Riant légèrement en tournant le dos à Yume, je sortis la première en me dirigeant directement vers la porte que j'ouvris sans mal. Pénétrant dans la chambre fort spacieuse, j'attendis que Yume fasse son entrée pour refermer derrière moi. Trouvant tout de suite l'alcool qu'il me fallait, je versais ledit liquide dans deux verres à champagne que je tendis à Yume.

- Prends tes aises, mon chaton ~ Je reviens dans quelques minutes ~

Caressant son visage avec des yeux pétillants de malice, je déposais mon verre non-entamé sur le minibar de la chambre et empruntai une autre porte, celle de la salle de bains. Une douche ou un bain ? ~ Yume viendrait-elle me rejoindre ? « Plutôt pas. » Alala... Même pas marrant. Soupirant légèrement, je fis couler l'eau, me dévêtis et allai sous la douche. Mes muscles se détendirent instantanément avec l'eau brûlante qui coulait sur mon corps nu. Savonnant mon corps les yeux clos, je pensais à ce qui se passait ici. Me retrouver avec Kuroi dans un hôtel, avoir des pensées si peu catholiques à son égard... Savoir qu'elle était la propriété d'Ayame et surtout que tout ceci mit ensemble me donnait encore plus envie d'elle. Mais finalement, pourquoi pas ? Elle m'eut cherché en m'aguichant, et je n'étais qu'une femme, une femme assoiffée de bonnes choses ~

Sortant de la douche, je m'enroulais d'une serviette blanche et sortis tout simplement de la salle de bains, sans prendre plus de précaution pour m'habiller. Après tout, à quoi bon ? Ce n'était pas comme si je me retrouvais en plein milieu d'une ruelle crasseuse avec des hommes louches m'épiant. De plus, je n'avais rien à cacher. Au contraire ~ Repérant ma chère amie du jour, un sourire platonique vint se peindre sur mes traits tandis que je m'approchais d'elle à pas de fauve. Entrelaçant mes mains dans les siennes, je vins me coller à elle et la poussais jusqu'au lit dans un déhanché calculé. Me retrouvant au dessus, je plongeais mon regard clair dans le sien qui pouvait me noyer littéralement. Je savais reconnaître la beauté à l'état pur. Et il était incontestable que Yume était jolie.

- Je crois que « rentrer » n'est pas envisageable ~ Qu'en penses-tu ? ~

Tenant ses mains sur le matelas, penchée sur son visage, je laissais mes mèches mouillées chatouiller son visage de porcelaine tandis qu'une de mes jambes se fraya un chemin entre les siennes. Attendais-je une réponse ? Not really, comme on pourrait le dire. Quoi que... ? Étais-je seulement convaincue que c'était bien, ce que je faisais là ? « Es-tu autant en maque pour juger qu'elle en vaut le risque ? ~ Heh. » Quelle stupide question venant de moi-même.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Ven 16 Aoû - 20:47

Les mains prisent sur le volant, ce petit regard que je tendais vers Akiha en délaissant la route, le compteur ne cessant de grimper en flèche, une route sèche, vierge de populace, aucun bruit seulement celui du ronronnement acéré de la voiture … une voiture, une vraie. Ce bruit si différent des boites Undai’ennes, ce petit quelque chose en plus de dangereux où l’on ne peut mettre la voiture en « automatique » d’un claquement de doigts … Haha, elle l’avait donc payé. Quelle idiote. A quoi bon se plaire avec des choses réelles si on peut créer par nous mêmes ce que l’on désire vraiment, ces objets sortant de notre imagination, si parfaits, si meilleurs que ce vrai métal roulant ? Oui, je disais ça pour cette voiture que je savais chère bien que mes vêtements eux, ceux tapis dans ma garde-robe étaient vrais. Vraiment vrais. Mais passons, nous n’avions à discuter de mes vêtements alors que mon attention se portait principalement sur Akiha. Femme qui avait l’air de se sentir mal … Conduisais-je si mal que ça ?! Même Kaïla … Non. Secouant ma tête en fermant les yeux un instant pour chasser son visage de l’esprit, je pris mon virage serré avant de poursuivre et d’entendre avec joie le semblant de calme sortant d’Akiha ;

- J'ai une idée ~ Je vais nous y emmener ~

Et nous y emmener voulait principalement dire me faire sortir de la voiture, mais avant ça, il fallut bien entendu que je nous parque mais pour nous parquer, il fallait un endroit pour, et cet endroit ne se montra pas tout de suite. C’est donc pour cette raison que je me retrouvais avec deux doigts tenant mon menton pour que je ne lâche par la route des yeux. Stressée donc … Haha, plaisant. Et c’est donc pour bien marquer le coup que j’accélérais d’avantage, regardant d’un œil le minois si attirant de la femme se trouvant à mes côtés. Un sourire large sur les lèvres, je finis par me résilier et donc, me parquer là où le volant me conduisit. Parce que oui, je ne faisais que toucher réellement les pédales puisque le volant lui aussi, m’avait été volé.

Laissant un rire amusé traverser mes lèvres quand nous fûmes à l’arrêt, j’attendis de me faire éjecter du véhicule avant de me poser sur le siège passager, toujours cet air narguant sur le visage. Résiliée à céder ma place -forcée plus qu’autre chose-, je croisais les jambes en déviant mon visage vers la vitre. Regardant le paysage défiler sous mes yeux, c’est avec un semblant de nostalgie inexplicable que je laissais les images défiler sous mes yeux … Ce paysage sombre, c’est comme ce jour maudit. Celui où je me suis retrouvée pour la première fois avec Ayame … dans une voiture nous conduisant à Undai. Ayame …

- Cela te dit qu'on passe la nuit ici ? ~ Ils proposent un très bon champagne si tu prends une chambre pour deux ~

Arrivant à destination, c’est sans étonnement que je vis l’enceinte d’un hôtel se poster sous nos yeux. Perverse. Perverse en manque, terriblement et ce au point de défier celle qu’elle devait aimer … Parce que oui, je me creusais toujours la tête avec cette unique question. « Qu’allais donc en penser Ayame ? ». Je n’en savais rien, je me plaisais à croire que cela ne fera aucune vague … Mais je doutais du contraire. Tellement que je sentis mon corps se raidir instinctivement quand ma main fut attrapée par Akiha qui me tira dans son lieu de choix. Laissant mes idées pour plus tard, je rejoignis sans véritable retenue Akiha. Me posant avec elle à l’accueil, je feuilletais un magazine quelconque en attendant qu’elle se prenne sa chambre … Je n’allais pas dire « la notre » non plus … Ca décrirait avec trop d’insistance ce qu’il allait se passer ici. Dieu, je devais vraiment avoir un grain pour, au moment où tout allait se jouer, ce que j’attendais le plus allait se produire … Je me résiliais à l’accepter … Que se passait-il donc dans ma tête ?

Sans doute plus rien quand nous rentrâmes dans l’ascenseur, que son corps se colla au mien, que ses lèvres chaudes viennent s’enlacer sur les miennes en enfourchant ma langue dans une danse sensuelle. Essayant tant bien que mal de m’agripper à la paroi de la boite montante, je me pliais sur moi-même en sentant les réactions en chaine de ses attouchements, laissant traverser un gémissement malgré moi, c’est sans comprendre la suite que je me retrouvais seule, penaude à moitié débraillée dans la cage en fer … Ah ?!
Et cela se marqua quand l’autre ricana dans son coin, me signalant que nous étions à notre étage et qu’il serait plus sage de continuer ça dans la chambre … Me disait-elle vraiment ça ? Levant les yeux vers la caméra qui nous épiait, je tirais la gueule en sortant de l’élévateur. Emboitant le pas d’Akiha, j’arrivais rapidement dans sa chambre … grande. Non pas que je n’avais pas l’habitude, mais un simple motel au coin d’une autoroute aurait pu faire l’affaire non ? Non, parce que c’était Ketsuki, parce que depuis toujours elle avait été baignée dans le luxe et d’autant plus quand elle était encore avec Dead Master. Tsss. Ces gosses de riches … Oui, oui, j’en fais partie. Mais je connaissais aussi ce qu’était la pauvreté, la honte de devoir gratter le sol pour ramasser le peu de miettes qui tombaient dessus.

- Prends tes aises, mon chaton ~ Je reviens dans quelques minutes ~

Une dernière caresse innocente et me voilà, seule un verre rempli en main. Regardant les bulles s’éclater à l’air libre, c’est sans demander mon reste que je me dirigeais vers la fenêtre pour regarder le panorama qu’offrait cette chambre. Pas mal. Hum. Fouillant un peu partout, c’est sans doute le lit qui attirait toute mon attention … Du moins ce qu’il y avait dessus. Attrapant la carte présentée sur le velours, je laissais un fin sourire se déposer sur mes lèvres en lisant les fins mots écrits sur le papier cartonné. « En espérant que l’Amish Hôtel puisse vous plaire pour cette nuit ~ ». C’était japonais ça ? La bonne blague … Jetant le carton pour aller me recevoir, c’est sans crier garde que la porte de la salle de bains s’ouvrit. Elle pouvait s’ouvrir toute la nuit comme ça si le spectacle était le même à chaque fois … Une Akiha pas du tout pudique, une simple serviette cachant son corps et mille et une idées me traversant l’esprit alors que je savais mes sens émoustillés par cette vision. Ca y est, je m’excite encore …
Et d’autant plus quand son corps trop sexy me poussa pour m’allonger sur le lit, que son être me chevaucha sans pudeur, que ses cheveux vinrent caresser mon visage, que sa serviette se défasse ne serait-ce qu’assez pour que je puisse voir sa poitrine généreuse … Haha.

- Je crois que « rentrer » n'est pas envisageable ~ Qu'en penses-tu ? ~

Je ne savais pas, je ne savais terriblement pas. Laissant mon regard noyer le sien, je déposais mes mains sur son corps, remontant délicatement sur son essuie avant de faire tomber celui-ci non loin de nous. Dévoilant ainsi le corps parfait d’Akiha … parfaite. Voilà pourquoi Ayame l’aimait donc, pourquoi elle était si intéressante … elle était une humaine parfaite. Elle n’était donc plus humaine ... « Magnifique … » un fin murmure alors que mes yeux descendirent sur son corps, que mes mains se posent sur sa peau semblant si délicate, traçant du bout des doigts un sillon du bas de son dos jusqu’à sa chevelure de blé … Me mordillant la lèvre inférieure en retrouvant ses billes claires, j’avançais son visage au mien alors que mes caresses devenaient plus prononcées, que mon souffle se haletait de lui-même sous l’envie montante qui … qui finit par disparaître sous ma nature première. « Juste » comment on pourrait la décrire.

- Je ne pense plus rien. A part … Aimes-tu toujours Ayame ? Crois-tu qu’il est bon de tout détruire pour ce jeu de séduction ? Tu crois vraiment que cela vaut la peine … Pense-y.

La repoussant délicatement en me relevant du lit, je passais ma main sur mon visage avant de me diriger vers la salle de bain. M’enfermant dans celle-ci, je me raccrochais au lavabo, le corps tremblant, des sueurs froides perlant à mon front … C’était atrocement … pas bien. Relevant mon regard troublé verre le miroir, je restais un instant stoïque à me regarder. Ce n’était pas moi … Mais je ne savais plus qui j’étais. Soupirant de plus belle, je me laissais tomber sur le carrelage avant de me relever aussi vite que je touchais le sol, d’ouvrir l’eau, de me déshabiller pour finalement me jeter sous l’eau. Accroupie dans la douche, mes jambes recroquevillées sur moi-même, j’enfermais mon visage contre mon corps en fermant les yeux. Que faisais-je ?! Je n’avais pas à plaindre Akiha pour une fois … Je l’avais incité à ce que ça se finisse ainsi … J’avais tout fait pour que ce soit le cas alors pourquoi rebroussais-je chemin maintenant ? Parce que je n’étais pas aussi perdue pour ne pas penser à la suite des évènements. Rouvrant les yeux, je ressortis de l’eau. Me séchant rapidement en usant de la matérialisation, je me matérialisais un unique sous-vêtement avant de poser un essuie sur mes épaules, utilisant celui-ci pour cacher ma poitrine. Sortant de la salle de bain, je me dirigeais instinctivement vers Akiha, l’air moins aguicheur, plus moi, je la jugeais du regard avant de lui demander de ma voix redevenue normale -froide en somme- ;

- Je sais ce qu’il s’est passé, et je peux comprendre aussi ce que tu ressens. Elle est comme ça, une pauvre conne qui agit sur un coup de tête qui croie que dès qu’elle aurait fini de faire la gueule, le monde retournera comme elle le veut. Un enfant capricieux dit-on. Mais je ne suis pas dupe … Cela fait assez longtemps que je la connais pour te dire qu’elle t’aime. Trop à mon goût, mais … J’ai accepté. J’ai failli tuer Kaïla, j’ai laissé cette puissance -que tu désires tant- détruire la femme que j’aimais le plus. Accepterais-tu d’avoir ça au péril des gens que tu aimes ? L’aimes-tu seulement ? Elle qui t’as ouvert son cœur sans même penser un seul instant à t’éradiquer de ce monde ? C’est de la folie … Mais c’est comme ça. « Toujours œuvrer pour les autres, pour le bien » disait-elle. Je n’en doute même plus, elle s’y prend juste terriblement mal.

Sortant mon monologue d’une traite en me servant un verre tout en posant son verre entre ses mains, je me posais sur le lit. Me posant sur le dossier en m’allongeant de tout mon large, croisant mes jambes en regardant Akiha, j’attendis qu’elle me réponde. Je savais qu’elle savait, je la comprenais bien que cela était insensé … Nous-nous détestions, nous eûmes la chance d’œuvrer ensemble pour le bien d’Ayame … ce qui en résultat sous une bonne entente. Pour ce qui est de Kaïla … L’aimais-je encore moi ? Je ne savais pas, je voulais me crier non alors que je me mentais.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Ven 16 Aoû - 22:39

Si Yume avait prévu de coucher avec moi dès le début, dès que je me suis assise à ses cotés en chassant l’homme qui lui eut imposé sa présence, alors je pense pouvoir dire que je suis tombée dans ses filets sans me poser trop de questions. Après, il va de soi que je n’aurais pas prit part au jeu de séduction d’une autre personne avec tant d’amusement et de liberté. Oui, si ce n’était pas Yume, ma partenaire de cet instant intime, je dois dire qu’il me serait impossible d’amener quelqu’un dans un village non loin de Kyoto, dans ma voiture, pour y déterrer un bel hôtel où je pourrais coucher avec ladite personne. Tout ceci pour dire que si cette femme n’était pas celle qu’elle était, je me retrouverai encore dans le premier bar que j’eus visité en changeant d’interlocuteurs jusqu’à ce que je joue avec l’un d’eux et que… étrangement… que je le tue par la suite. Non que j’aime la violence ou quelque chose du genre, mais ce serait un beau sacrifice pour la frustration haineuse de mon ombre. D’ailleurs, si Yume n’était pas un Undai’en aussi puissant, aussi proche d’Ayame mais aussi, si elle n’avait pas eu d’histoire commune avec moi, je crois qu’elle serait morte à l’heure qu’il est. Ou alors quelque part loin de moi tandis que je me noierais dans mes verres d’alcool. En y pensant… Je me noyais là, dans ses yeux, dans ses gestes, dans ses caresses. Je me perdais dans un autre stade d’évolution, là où le raisonnement n’avait aucune valeur ou seule l’instinct et les actes parlaient pour nous. J’étais prête à passer le pas avec toute la subtilité que cela apporterait. Et rien… Rien ne pouvait plus m’en encourager que le regard que me portait Yume, que les caresses qu’elle m’offrait sachant pertinemment quels seraient les effets de ces caresses innocentes. Sauf que… Il faut m’expliquer pourquoi, quand tout allait de si bon train, quand j’étais à un millimètre pour sceller mes lèvres aux siennes dans un baiser passionné et désireux… pourquoi elle me sortit ça ?

- Je ne pense plus rien. A part … Aimes-tu toujours Ayame ? Crois-tu qu’il est bon de tout détruire pour ce jeu de séduction ? Tu crois vraiment que cela vaut la peine … Pense-y.

« Je vais la massacrer ! C’est quoi ça ?! » Tandis que mon ombre bouillait de l’intérieur sous ce repoussement des plus surprenants, moi… moi j’étais complètement confuse de ce refus total et soudain. Froide, elle m’a complètement refroidie d’un coup. Un autre de ces dons d’asociale ? Et sur cette pensée, nue sur le lit l’essuie quelque part au bord du lit, j’éclatais de rire tandis que sa chaleur fut déjà disparue de la pièce. Oui, définitivement, je riais à en perdre halène. Non pas de joie, mais de pure incompréhension, et que ce soit dégueulasse de sa part de m’avoir eue de la sorte, de m’avoir aguiché pour ensuite me jeter comme avec la femme brune de tout à l’heure, je ne pouvais me résoudre à la détester de la même sorte que mon ombre. Tout simplement car elle m’a étonnée. D’une manière ou d’une autre, c’était un des rares râteaux que je me suis prise dans mon existence, et que cela venait d’elle, c’était… Je n’avais même pas de mots pour le décrire.

Arrêtant de rire, le choc passé, je me laissais aller à une sorte de réflexion morbide. Le silence des lieux envahit tout mon être et seules les paroles froides de Yume se chamboulaient dans mon esprit. Et rien que me rappeler de ces mots, j’avais envie de la détester, de m’énerver et contester ses paroles. Pourtant, je ne me laissais guère aller à la haine rageuse de mon mauvais coté, restant là à fixer un point invisible et de retourner la situation dans tous les sens pour trouver l’endroit où je me suis trompée dans mes agissements. Est-ce que j’aimais encore Ayame ? Quelle question… Il était difficile de ne pas aimer quelqu’un qu’on a admiré toute notre courte vie, il était tout autant difficile d’aimer cette personne quand on découvre sa vraie personnalité. Sauf qu’avec la directrice de Undai, c’était différent… Tellement différent. Car elle m’eut donné beaucoup, contre peu finalement. Moi qui aimais les relations donnant-donnant pour mieux déterminer mes droits, il m’était impossible de faire de même avec cette femme cruelle. Car oui, elle l’était horriblement. D’un coté je pouvais limite l’utiliser à ma guise, pour finalement me retrouver sans rien, seulement avec un claquement de ses doigts. J’étais toujours dans une position inconfortable en quelque sorte. Avec elle… Mais pourquoi je pensais à cela d’abord ? à cause de Yume. Mais la question était, pourquoi elle me posait ce genre de questions ? Qu’est-ce qu’elle avait à perdre à arrêter ma descente aux enfers avec Ayame ? Après tout, cela ne l’affecterait en rien, elle n’avait aucun compte à rendre ? Pourquoi elle se défilait maintenant, après tout ce que nous avions fait ? C’était tellement… Je vois.

Fermant les yeux pour laisser le calme m’envahir, un son un peu trop énervé sortit d’entre mes lèvres quand j’ordonnais à mon ombre de se taire et me laisser réfléchir à tout cela. Ayame et moi ~ Mais il n’y avait plus vraiment de nous depuis un bon moment là. Elle m’eut reniée, me laissant sans moindre indice quand à la suite de notre relation, et tout cela pour une bêtise. Elle eut même l’horrible gentillesse de me menacer. Et je ne pense pas pouvoir lui pardonner cela… Non, je ne pense pas que nous -mon alter-ego y compris- puissions juste fermer les yeux dessus et se soumettre à ses envies passagères sans moindre garantie d’être pardonnée convenablement pour sa grande personnalité. Non, elle était un monstre, et entre montres on se blesse. Ce ne serait sans doute pas la première ni la dernière fois, alors -même si ce n’était pas mon but premier avec Yume- je ne regretterais sans doute pas de repousser les limites pour me sentir mieux. Parce que c’était un besoin. J’avais besoin d’être reconnue pour ce que j’étais et non traitée comme un simple jouet, j’étais trop bien pour cela ~ « Arrêtons avec ces conneries ! Viens, on va voir ailleurs si c’est comme ça ! » Frustrée… Je ne l‘étais plus. Plus vraiment du moins.

Rouvrant les yeux quand Yume revint, je la jugeais du regard sans rien dire, sans même bouger d’un poil. Sachant que si je faisais ne serait ce qu’un geste pour lui montrer mon état, mon ombre en profiterait pour essayer de la trancher net. Je ne supportais guère que cette femme se mêle de ce qui ne la regardait pas, mais d’un autre coté, j’aurais dû moi aussi, faire plus attention, et non sauter sur l’occasion. L’occasion de jouer avec son âme et son corps. L’occasion de consoler mon propre mal que je préférais faire ressurgir en colère plutôt qu’en vrai désarroi.

- Je sais ce qu’il s’est passé, et je peux comprendre aussi ce que tu ressens. Elle est comme ça, une pauvre conne qui agit sur un coup de tête qui croie que dès qu’elle aurait fini de faire la gueule, le monde retournera comme elle le veut. Un enfant capricieux dit-on. Mais je ne suis pas dupe … Cela fait assez longtemps que je la connais pour te dire qu’elle t’aime. Trop à mon goût, mais … J’ai accepté. J’ai failli tuer Kaïla, j’ai laissé cette puissance -que tu désires tant- détruire la femme que j’aimais le plus. Accepterais-tu d’avoir ça au péril des gens que tu aimes ? L’aimes-tu seulement ? Elle qui t’as ouvert son cœur sans même penser un seul instant à t’éradiquer de ce monde ? C’est de la folie … Mais c’est comme ça. « Toujours œuvrer pour les autres, pour le bien » disait-elle. Je n’en doute même plus, elle s’y prend juste terriblement mal.

Je l’écoutais jusqu’au bout sans mot dire, allant jusqu’à prendre le verre qu’elle me tendait sans m’offusquer, sans même penser à elle autrement qu’à un simple interlocuteur, comme si nous parlions d’un procédé chimique ennuyant mais tellement essentiel à l’existence humaine. Ayame… Un enfant capricieux. Yume la connaissait très bien, peut-être même mieux que moi. Et il était étrange qu’elle me dise de but en blanc que ce monstre qu’était sa maîtresse m’aime. Trop direct ? Pas vraiment, je le savais après tout, j’en doutais souvent en vue de nos natures propres de monstres, mais ce fut déjà mis sur le tapis. Sauf que… Sortant de la bouche de Yume, cela me poignardait avec une malsaine précision qui me rendait d’autant plus de mauvaise humeur. Ayame était ce qu’elle était, et même si j’avais des raisons pour la détester, elle aussi, en avait pour m’en vouloir. Par exemple, le seul fait qu’elle soit tombée « amoureuse » de moi, me mettait en haut de sa liste noire. Je pourrais en rire, si je ne connaissais pas les conséquences de cet amour.

Tirant la gueule -dit impoliment- je laissais échapper un long soupir et avalais d’une traite ce qui se trouvait dans mon verre avant de tout simplement le déposer au sol, et me lever. Ne répondant pas à Yume qui s’eut affalée sur le lit, je lui tournais mon dos dénudé et commençai à m’habiller comme si de rien était. Toujours sans rien dire, œuvrant rapidement à ma tache, je tournais finalement ma tête et regardais par dessus mon épaule pour lui exprimer le fond de ma pensée en bouillie, d’une voix étrangement clame, si pas neutre.

- Si je te dis que je ressens pour elle la même chose que toi, mais en moins fort, cela te rend la réponse plus claire ? Je ne l’aime peut-être pas au point d’obéir à chacun de ses regards, mais je ne la déteste pas au point de vouloir sa mort.

Je me retournais totalement et fis face à Yume, à moitié dénudée sur le lit. Restant un instant stoïque à la regarder, je finis par faire un geste anodin de la main et je me dirigeai vers le frigo de la chambre, car oui, il y avait un frigo ici, et bien équipé de surcroit. Prenant quelques saucissons en boite qui s’y trouvait, j’ouvris celle-ci et la déposais sur le chevet du lit. Soupirant en sachant parfaitement que Yume ne se contenterait sans doute pas de cette réponse, je me resservis un verre et poursuivis, debout devant le lit, sans flancher un instant devant son regard bleuté.

- La fidélité n’est pas mon fort, même si tu ne dois pas vraiment comprendre cette notion. Et j’ai encore plus du mal à rester avec quelqu’un qui me rejette sur un coup de tête, pour faire comme si de rien était par la suite. Sincèrement Ayame a tout mon respect, c’est l’être le plus complexe que je n’ai jamais rencontré. Mais… Ce qui s’est passé là, est une simple question de réconfort… Sans doute.

Ou alors, j’essayais de me justifier en dévoilant quelque chose que je ne devrais lui dire, à elle qui rapportait tout à sa maîtresse, à elle qui savait tout de mes disputes avec cette dernière. « Stop, tu te mets en danger pour rien, souris et ferme-la. » Et je souris, sauf que je ne la fermais pas, nos je souris par le simple fait que mon ombre se sente si menacée tandis que moi, je n’avais que faire des conséquences de mes dires. Il fallait que je dise ce que je pensais après tout, il fallait tout simplement que j’exprime cette injustice dans laquelle j’étais enfermée sans pouvoir vraiment dire ce que je pensais. Non, j’étais terriblement trop libre dans mon esprit pour ma laisser enchaîner quand je n’étais pas d’accord. Jugeant Yume du regard une fois de plus, un premier sourire léger apparut sur mes traits tandis que je me questionnais sur ma propre stupidité. Coucher avec Yume… C’était comme signer mon arrêt de mort et mettre inutilement Yume en danger aussi. Même si parfois on n’a pas le choix. Alala… Yume, Yume, tu n’aurais jamais dû arrêter ce moment de pure folie ~ Quoi que…

- Mais toi ? Pourquoi es-tu ici vraiment ? Tu l’aimes encore, n’est-ce pas ? Kaïla-Chan. C’est juste que tu es tellement en colère que tu n’arrives pas à l’admettre. Est-ce cette colère qui t’a poussé à me draguer ? D’ailleurs, si je n’étais pas avec Ayame, tu aurais sans doute couché avec moi, n’est-ce pas ?

Franchement curieuse, je ne laissais paraître qu’une fine compassion à son égard. Finalement, je me demandais si nous n’étions pas que deux désespérées de la vie qui sont tombées l’une sur l’autre au bon moment pour mieux se retrouver par la suite avec son propre désarroi. Oui, nous n’étions que deux personnes régies par des sentiments -incroyable que cela puisse être-. Du moins, pour moi c’était assez normal, j’étais humaine. Mais Yume… Comment savoir avec quels démons elle se battait au fond d’elle ? Je le savais, il ne fallait que regarder Insane. Détournant mon regard de sa silhouette pour ne pas la mettre mal à l’aise plus que je ne l’étais moi-même, je me saisis de quelques paquets de chips bien conservés près du minibar, pris quelques bouteilles de bières et vint m’asseoir à coté de Yume, m’adossant aux coussins je lui passais un paquet après l’avoir ouvert ainsi qu’une bière.

- Dis moi Yume… Est-ce que tu regrettes ce que Insane lui a fait ? Ou alors, tu préfères justement éradiquer ces sentiments inutiles aux vrais monstres, car c’est trop compliqué, car ça fait trop mal ? Penses-tu seulement pouvoir la remplacer par quelqu’un d’autre, au fil du temps ? Veux-tu seulement goûter à nouveau à ce sentiment d’amour ?

C’était d’un ton calme que je lui demandais cela, sans même attendre qu’elle me réponde à ne serait-ce qu’une question. Je ne saurais même pas dire pourquoi je lui posais tout cela comme questionnement, c’était juste, une envie de connaître mieux la personne qui m’a dissuadé de commettre l’irréparable, sans doute. Même mon alter-ego est partie se tapir quelque part au fond de mon âme, trop dégoûtée, trop remplie de haine pour supporter ma gentillesse innée. Un peu plus détendue, je n’insistais pas à fixer Yume, au contraire, je laissais mon regard planer sur l’écran noir devant nous. Croisant les jambes sur le matelas pour un meilleur maintien, je jetais un coup d’œil à la femme à mes cotés avant de grimacer sous l’intensité de mes propres mots. Tendant ma main vers son visage, je remis une mèche frivole de ses cheveux derrière son oreille avant de reprendre la parole, d’un ton complètement détendu, si pas amical.

- Ne prends pas mal mes questions. Je ne suis pas là pour te faire la morale, et encore moins pour déchiffrer tes pensées. D’ailleurs, je ne suis pas bien placée pour te parler d’amour ~ Mais si tu n’as rien à faire de cette nuit, alors autant qu’on discute comme deux personnes normales, tout simplement.

Quelle drôle de posture d’ailleurs. Yume et moi. Elle qui m’eut toujours considérée comme, je cite, « la pute blonde d’Ayame » et moi qui la voyais seulement comme un chien sans cervelle à sa maîtresse. Finalement nous nous retrouvions assise sur un lit à nous morfondre sur ce qu’était l’amour. Trop étrange, mais bizarre que cela puisse l’être, je ne trouvais pas la situation désagréable ou pas à sa place. Non, nous étions là où nous devrions être. Tout simplement. Et peut-être que c’est mieux ainsi.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Sam 17 Aoû - 0:04

L’atmosphère changea radicalement, cette envie bestiale de baiser n’était plus, seul un fin murmure de froideur trainait dans la pièce. N’avais-je pas eu raison de tout arrêter ? Si, mais peut être d’une manière moins brutale, et non pas en lui demandant clairement si elle aimait la femme que je suis censée vénérer plus que quiconque, cette femme que j’aimais moi aussi … autant que je la détestais d’ailleurs. Mais là n’était pas le sujet, je n’étais pas le centre pour une fois, Akiha était au devant de la scène. Déposant mes pupilles azurées sur sa personne, je suivais le moindre de ses mouvements alors que tous ses gestes exprimaient de la froideur et du mépris … Je l’avais vexée. Humiliée ? Non, j’avais juste mis le doigt sur la mauvaise question au mauvais moment. Mais sérieusement ?! Si nous avions continué, croyait-elle vraiment qu’elle serait encore en vie ? Non et moi non plus d’ailleurs … Dead Master se faisant tromper par « son épouse et son enfant » ? La folie … Elle ravagerait le monde pour « calmer » sa fureur. Chose impossible, bye bye le monde. Chose inconcevable pour une simple nuit de plaisir … Même si je devais l’avouer, coucher avec Akiha me plairait, ne serait-ce que pour goûter à quelque chose de différent … Ouais.

- Si je te dis que je ressens pour elle la même chose que toi, mais en moins fort, cela te rend la réponse plus claire ? Je ne l’aime peut-être pas au point d’obéir à chacun de ses regards, mais je ne la déteste pas au point de vouloir sa mort.

Non pas du tout. Parce qu’il était inconcevable qu’elle l’aime comme moi autant qu’il serait impossible de … Non. Cela ne rentrait pas dans mon crâne, ca … n’allait pas. Elle ne pouvait l’aimer comme je l’aimais, pas comme ça, Ayame ne mérite pas ça. Là, je viens de me choquer avec mes paroles, comment pouvais-je défendre sa personne alors que je la détestais tant ?! Parce que je l’aimais également. Mais Ayame et moi, jamais ne serait Akiha et elle … Non. Elles entretenaient un amour différent, quelque chose de plus fort, de plus profond, de plus fusionnel. C’est comme cette connerie qui dit que deux corps s’opposaient pour ne former qu’un ensemble parfait … Akiha et Ayame étaient faites pour être ensemble … Moi … Moi je continuerai de regarder, à attendre le moment fatidique de ma vie. M’étais-je déjà résolue à cela ? Non, avant c’était différent. Avant je pouvais regarder dans leur direction sans être la cinquième roue d’une charrette, avant moi aussi j’avais quelqu’un pour me tenir la main, une personne à aimer …
Douleur.

- La fidélité n’est pas mon fort, même si tu ne dois pas vraiment comprendre cette notion. Et j’ai encore plus du mal à rester avec quelqu’un qui me rejette sur un coup de tête, pour faire comme si de rien était par la suite. Sincèrement Ayame a tout mon respect, c’est l’être le plus complexe que je n’ai jamais rencontré. Mais… Ce qui s’est passé là, est une simple question de réconfort… Sans doute.

Il allait de soit que je n’arrivais pas à capter cela, quand on aimait on n’allait pas voir ailleurs … Faux, je me mentais moi-même. Non, je ne veux pas me dire ça, je ne veux pas comprendre alors que ce que je faisais là … Et se cacher devant la stupide phrase disant « Mais nous ne sommes plus ensemble ! » Etait inutile. J’étais infidèle à moi-même en pensant de la sorte, terriblement. Autant qu’Akiha, toutes deux nous nous voilions la face, préférant se cacher derrières des excuses pour en ressortir plus facilement la tête haute. Elle l’aimait, ca se voyait, ca se sentait … Elle paraissait si calme alors qu’elle bouillait de l’intérieur … Essayait-elle d’être forte devant moi pour ne pas me montrer cette faiblesse que nous deux, portions en nous sous le titre « d’Amour » ? Et à présent, se cherchait-elle une fois de plus une excuse pour qualifier nos actions ? La peur. La peur que j’aille répéter tout à mon maître tel un bon chien rapportant le journal le matin. Mais non … Ici, ici c’était privé, ici nous pouvions nous confesser, nous laver de nos hantises pour mieux se relever le lendemain. Après tout en vue de notre position, nous ne pouvions rien faire d’autre.
Consolation.

- Mais toi ? Pourquoi es-tu ici vraiment ? Tu l’aimes encore, n’est-ce pas ? Kaïla-Chan. C’est juste que tu es tellement en colère que tu n’arrives pas à l’admettre. Est-ce cette colère qui t’a poussé à me draguer ? D’ailleurs, si je n’étais pas avec Ayame, tu aurais sans doute couché avec moi, n’est-ce pas ?

Etait-ce pour se sentir mieux qu’elle m’agressait à présent ? Sans doute mais je ne tiltais pas à ses dires, préférant me terrer dans ce silence qui me seyait si bien. Mais j’avais beau garder ma posture froide, ses paroles me touchèrent, là … où ça fait mal. Au fond de mon cœur, quelque part, là où mon amour pour Kaïla était enfermé. L’aimer encore, je connaissais la réponse mais je devais passer au dessus de ça … Ce n’est pas la colère qui m’interdisait de l’accepter, c’est plutôt mes actions, ou la peur alors. J’avais peur de l’aimer encore, parce que j’avais peur de lui faire du mal … une fois de plus. C’était fini, la fin. Notre histoire avait déjà été écrite sur les dernières pages du livre qui contenait nos sentiments, nous n’avions besoin de faire plus, user de l’encre inutilement pour montrer Ô combien on se détruira une fois de plus si facilement, prouver au monde que finalement, peut être que jamais … nous n’aurions dû nous rencontrer. Cette colère … Non, si j’ai joué ce jeu c’était pour me divertir, c’était pour voir jusqu’où j’avais atteint le fond, jusqu’où Akiha et moi-même nous retrouvions au fond du gouffre. Mais elle avait raison sur ce fait, j’aurais couché avec si Ayame n’était pas sa promise, si mon maître, si cet être n’était pas fait pour elle. J’aurais aimé … ne jamais exister.
Réalité.

- Dis moi Yume… Est-ce que tu regrettes ce que Insane lui a fait ? Ou alors, tu préfères justement éradiquer ces sentiments inutiles aux vrais monstres, car c’est trop compliqué, car ça fait trop mal ? Penses-tu seulement pouvoir la remplacer par quelqu’un d’autre, au fil du temps ? Veux-tu seulement goûter à nouveau à ce sentiment d’amour ?

Je ne voulais pas parler de moi, mais je n’avais pas l’air d’avoir le choix. Posant mes lèvres sur la bouteille que je reçus, je pris une gorgée avant de me perdre dans ses paroles … Si je regrettais ? Terriblement. Tellement que je me vouais à un échec sans nom me laissant mourir à petit feu. Mais en même temps … Si Kaïla n’avait pas été là … Jamais je n’aurais dû subir cette peine qu’était de perdre la personne que je chérissais le plus. Voulais-je me consoler en reportant la faute sur sa personne ? Foutaises. Kaïla n’a jamais été la fautive dans cette histoire, c’est à cause de moi, de nous que cet être humain à tant souffert. Akiha y avait joué beaucoup également … D’ailleurs … elle était la raison de notre dispute, Akiha était depuis le début le sujet central de tout ce bazar. Alors … C’est de sa faute. Que cela aurait été beau, mais c’était une fois de plus de la connerie … la seule fautive, elle était là. C’était moi. Et c’est là que je sentis une bouffée de chaleur me monter à la tête quand j’entendis le mot « remplacer ». Il en était hors de question ! Jamais, jamais quiconque ne pourrait remplacer Kaïla ! Plus jamais je n’accepterai qui que ce soit d’autre … Essayais-je de me rassurer en me disant que peut être un jour … je la retrouverai ? Je veux crever. Jamais plus … je ne veux d’un amour … sauf le sien …
Colère.

- Ne prends pas mal mes questions. Je ne suis pas là pour te faire la morale, et encore moins pour déchiffrer tes pensées. D’ailleurs, je ne suis pas bien placée pour te parler d’amour ~ Mais si tu n’as rien à faire de cette nuit, alors autant qu’on discute comme deux personnes normales, tout simplement.

Elle avait raison. Je n’avais pas à le faire, je n’avais pas à abdiquer sur tous ses mots … Après tout, nous n’étions que deux petites choses essayant de se consoler l’une l’autre pour ne pas se retrouver seules. Nous étions … sur ce point … pareilles. Fermant les yeux en prenant une nouvelle gorgée, je repliais légèrement mes jambes vers mon torse couché, la bière sur mon ventre dénudé me procurant des frissons causés par sa fraîcheur, je rouvris les yeux. Ne répondant directement à ses dires alors que nous fuyons presque le regard de chacune, je déposais le mien sur le plafond, cherchant un centre de distraction pour que mes pensées ne viennent pas tuer ma tête en s’agitant toutes en même temps. Un soupire long et je me redressais ne serait-ce qu’un peu plus sur mon dossier, le visage tourner vers Akiha.

- Je resterai volontiers avec toi, après tout je crois que l’on peut apprendre beaucoup l’une de l’autre … deux incultes en relations pourront finir par trouver une solution tu ne crois pas ?

Affichant un fin sourire en tapant ma bière contra la sienne, je lui fis un clin d’œil avant de repartir dans mes pensées. Nous étions des cas désespérés, mais en même temps, ca nous faisait du bien de nous retrouver comme ça, parce que c’est en entendant les questions et les réponses de l’autre que l’on pouvait se remettre vraiment en question. Insane … Et c’est là que cette envie de la contrôler naquit dans mon corps, c’est là que tout mon être se permettait de croire en cette résolution. Me redressant complètement, je posais ma main devant mon corps pour y faire apparaître une flamme mauve, vacillant de gauche à droite sans vraiment me brûler, sans vraiment me toucher … Insane.

- Si j’avais su ce jour là … Jamais je n’aurais réveillé ce pouvoir. Insane hein ? Une partie sombre enfermée dans mon être, la seule chose que j’ai réussi à créer pour me protéger de mon passé … une facette que je ne contrôle pas, qui ravage tout sur son passage. Je me déteste d’avoir ça, je me hais d’être incapable de dompter cette puissance, je me sens faible d’être si captive de mon propre corps, de ma colère.

Fermant le poing pour faire disparaître cette dite flamme, je soupirais une fois de plus avant de reprendre une gorgée. Je n’aimais pas la bière, ce goût de jus de chaussettes était presque insupportable … et que donnait du jus de chaussettes mélangés à des saucisses zwan ? Un mélange du tonnerre pour réveiller un cadavre. Laissant tomber ma tête vers l’avant, un énième soupir traversa mes lèvres alors que je poursuivis, laissant ma voix résonner dans la pièce ;

- Je ne saurai pas la remplacer … parce que je l’ai trop aimé pour l’oublier. Mais je ne me résoudrais pas à … J’ai voulu l’emprisonner à tout jamais ici avec moi. J’ai été égoïste de croire que je pouvais compter plus qu’elle, que me sacrifier complètement allait la faire rester à mes côtés … C’était futile de ma part de … C’est parce que je n’ai pas compris le plus important. Ce qui devait être le plus important pour moi … son sourire, cet air heureux qu’elle abordait … Je …

Non. Je me refuse à ce que cela continue. Me recroquevillant sur moi-même, j’enfermais ma tête contre ma poitrine en refermant mon corps par mes bras … Kaïla. Kaïla. Kaïla … Je t’aime encore, et ce … Je n’oserai jamais te le dire, je n’oserai faire de ces mots réalités une fois de plus. Je ne voulais plus … plus de ça. Plus rien de tout cette chose … Ca faisait trop mal, c’est parce que « Tu es faible ». Un haut le cœur me prit en même temps que mon être se raidissait complètement, une aura sombre émanant de mon corps, cette sensation désagréable de se faire aspirer en son centre pour mieux se faire écraser. Tournant mon regard vers Akiha, c’est sans vraiment comprendre si je la voyais ou non que je sentis une désagréable sensation en moi, sur moi … Que ?

- …

Des mots … Il me fallait des mots ! Il fallait que je résiste, non … Que je sois le maître de tout ceci. Pourquoi penser à Kaïla la faisait sortir ?! Pourquoi ma colère se transformait toujours en ça ?! Je le savais, je savais qu’elle la voyait, qu’elle la sentait, qu’elle pouvait sentir la noirceur de mon être. Mon corps restait lui-même, nulle robe ne se créa, seul ce regard, ces yeux mauves et cette flamme … Je n’en voulais pas ! Posant ma main sur mon œil, je m’envoyais dans le corps une décharge de matérialisation pour me calmer. Un élan de pulsion et je retrouvais mon état normal … Je ne devais plus … penser à elle. Secouant ma tête en rependant contenance peu à peu, jusqu’à ce que ma respiration se calme.

- Ce n’est malheureusement pas avec les « si » qu’on pourra changer quoi que ce soit à notre vie … Si tu n’avais pas ébranlé sa fierté elle serait dans tes bras, si tu ne t’étais pas disputée avec, tu ne serait pas là avec moi, si j’étais encore avec Kaïla, jamais nous serions à moitié nues ensemble sur ce lit. Si je ne t’avais pas rencontré ce soir, jamais je n’aurais voulu coucher avec toi. Tellement de si inutiles finalement, je ne te donnerai aucun conseil vis-à-vis d’Ayame, je te dis juste ce que je sais. Ne t’arrête pas à son titre, c’est un monstre, mais quiconque est domptable, la preuve, je suis attachée à une laisse. « Dead Master » ne te tuera pas, je me permets d’être la seule à pouvoir te trancher la gorge.

Lui adressant un sourire en me rapprochant d’elle, je posais ma tête sur son épaule en fixant l’écran noir. Ma bière … Hum, tant pis. Tendant la main vers le bar, je me concentrais sur la bouteille orangée que je voyais au loin, fermant mon étreinte dessus, je l’aspirais dans ma direction pour l’ouvrir et vider une bonne partie de celle-ci dans mon estomac. Tendant la bouteille à Akiha, je levais les yeux vers sa personne en me demandant ce qu’elle pensait. Après tout … cette soirée était étrange … Un court instant je me suis même demandée si je lui ai fait peur quand j’ai perdu le contrôle … Lui demander de l’aide ? Haha ! Pour qu’elle meurt d’ici peu ? On verra ça plus tard …

- Ne pense même pas une seule seconde qu’en me foutant des sondes dans le cerveau tu arriveras à la faire disparaître. Amie j’accepte, cobaye beaucoup moins. A quoi penses-tu ? Hum ? Akiha ? Oi ? Parle … lente. A quoi tu penses ?

Impatiente ? A cet instant précis devant son silence oui …

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Sam 17 Aoû - 11:48

Il allait de soi que notre conversation n’était aucunement préméditée et calculée. Nous étions toutes les deux là à improviser en quelque sorte, à finalement, dévoiler nos petits secrets sentimentaux. Du moins, je me suis dévoilée totalement dès que Yume m’eut tendue la perche au pire moment qu’elle aurait pu trouver pour ce fait. Franchement, si j’étais une personne normale, je l’aurais baffé et quitté cet hôtel sur le champ, blessée dans ma fierté au point de vouloir me venger de son existence. Mais j’étais moi, et en tant qu’un être extrêmement ouvert, je fus juste confuse, abasourdie au point de trouver la situation intéressante. Tellement que je suis restée là avec elle, à l’écouter, allant jusqu’à lui répondre sans détours, et surtout lui poser des questions en retour, espérant qu’elle me réponde, pour que je puisse y trouver des solutions à mes propres problèmes. Etait-ce vrai ? Je ne saurais véritablement l’affirmer. J’étais poussée par un besoin de communiquer avec elle, même si je pensais qu’elle n’était pas assez expérimentée de la vie pour pouvoir démêler la complexité de ce sentiment qu’était l’amour. Par contre, si nous pouvions y trouver mutuellement du réconfort, alors autant tenter le coup, c’était toujours mieux que de finir à poil sachant qu’au lendemain nous ne serions que deux poussières dans l’espace si Ayame le découvrirait.

- Je resterai volontiers avec toi, après tout je crois que l’on peut apprendre beaucoup l’une de l’autre … deux incultes en relations pourront finir par trouver une solution tu ne crois pas ?

Tournant mon regard vers Yume quand je sentis le sien sur moi, je lui répondis même par un petit sourire en coin avant de trinquer à je ne sais quoi. Peut-être à notre entente soudaine, ou alors au fait que nous n’étions que deux êtres pitoyables prêts à mourir dans un coin. Non, nous étions peut-être de simples personnes ne sachant exprimer et vivre au grand jour avec leurs sentiments positifs, mais il était clair que nous avions le même problème, sous différentes formes, mais cela revenait au même. Elle souffrait d’une rupture brutale avec l’être qu’elle croyait aimer, et moi, moi je peinais à me retrouver dans la complexité de ma relation avec Ayame. Et le pire, c’est que cela me faisait rire. De nervosité.

- Si j’avais su ce jour là … Jamais je n’aurais réveillé ce pouvoir. Insane hein ? Une partie sombre enfermée dans mon être, la seule chose que j’ai réussi à créer pour me protéger de mon passé … une facette que je ne contrôle pas, qui ravage tout sur son passage. Je me déteste d’avoir ça, je me hais d’être incapable de dompter cette puissance, je me sens faible d’être si captive de mon propre corps, de ma colère.

Pauvre chaton… Mais le pire dans tout cela, c’est que je pouvais la comprendre dans un sens, moi aussi j’étais possédée par une entité faite de haine et d’envies de sang. Elle me collait à l’esprit m’indiquant toujours le chemin le plus sanglant à prendre, soumettant ses idéaux les plus monstrueux, ainsi que ses envies les plus égoïstes et impitoyables. Je savais ce qu’était d’essayer de contenir cette rage sourde qui coulait dans mes veines tout le temps, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans arrêt. C’était épuisant et il fallait avoir une mentalité forte et contrôlée. Et encore… C’était moi et moi seule, qui l’ai créée. Même si au début mon ombre était apparue tel un spectre venant me hanter, rapidement je me la suis appropriée, au point même de trouver une solution à cette existence ne m’étant propre. Oui, je me suis dite qu’elle venait de moi, que si elle était là c’est que j’en avais besoin, et par la suite, je l’ai utilisé à ma cause, la contrôlant et lui donnant une raison d’exister qui me plaisait. Un monstre dompté. Akiha… « Dis que je te suis venue des enfers, ça le fera aussi, heh ! » Non, je dirais plus que tu n’étais qu’une plaie ~ Sauf qu’avec Yume c’était encore différent, c’était pire pour elle, car elle ne la voulait pas, elle avait peur de cet être qui l’habitait tout simplement car elle n’arrivait pas à contrôler sa puissance. Pourquoi pas ? A cause de son passé ? Ce n’était pas une raison suffisante pour se laisser aller de la sorte. Non, il y avait autre chose, et peu importe dans quels sens je le tournais, tout revenait à un seul mot, un nom plus précisément. Ayame.

- Je ne saurai pas la remplacer … parce que je l’ai trop aimé pour l’oublier. Mais je ne me résoudrais pas à … J’ai voulu l’emprisonner à tout jamais ici avec moi. J’ai été égoïste de croire que je pouvais compter plus qu’elle, que me sacrifier complètement allait la faire rester à mes côtés … C’était futile de ma part de … C’est parce que je n’ai pas compris le plus important. Ce qui devait être le plus important pour moi … son sourire, cet air heureux qu’elle abordait … Je …

Plongée dans mes pensées, je relevais mon regard clair mais obstrué par la réflexion vers une Yume qui perdait ses moyens sous mes yeux, à une vitesse hallucinante. Par amour. C’est l’amour qui la déchainait. Ou devrais-je dire la contrainte qu’il engendrait, les sacrifices et les malheurs que cela apportait aussi. Et cela, Yume ne le supportait pas, elle voulait de cet amour, qu’il soit parfait et inébranlable, que personne ne puisse lui enlever… Le retrait. On lui a déjà pris une sorte d’amour, il y a de là longtemps. Et perdre à nouveaux ses sentiments humains, cela la déchirait, encore et encore, sans cesses. Elle faisait des erreurs comme tout humain, sauf que dans son éducation, elle n’était pas considérée comme un être humain, non, elle était le chef-d’œuvre d’Ayame, l’être parfait qui n’avait droit à aucune faute. Sauf qu’en amour, on ne pouvait jamais faire un sans fautes. Et Insane ne le supportait pas, car elle était cette partie sombre qui ne voulait jamais échouer. Du moins, ce furent mes conclusions quand son œil vira au mauve, sous le surplus d’émotions l’envahissant. Je dois avouer que sur le coup, à cette distance et avec cette haine oppressante qui emplissait l’air, j’ai eu peur. Du moins, dans une certaine mesure, assez pour que mes yeux virent de couleur, changeant mon bleu du ciel d’été en un vert pomme proéminant, envoyant dans l’air un certain calme serein. Plus pour dissiper cette lourdeur qu’autre chose finalement.

Restant de marbre, un air sérieux sur les traits, j’attendis. J’attendis de voir si elle perdrais contrôle au point que je doive utiliser l’artillerie lourde ou alors qu’elle se reprenne, me montrant par la même occasion sa volonté pour combattre cet être maléfique qui était sa deuxième face. Insane, la partie puissante car haineuse. Mais, souvent la haine est moins forte que l’amour… Mais les deux en même temps ? C’était terrifiant. Yume était effrayante en soi. Elle était tellement déstabilisée qu’elle pourrait détruire la moitié du monde avant de se calmer, et par la suite, en comprenant ce qu’elle aurait fait, anéantir le reste. Il fallait la traiter.

- Ce n’est malheureusement pas avec les « si » qu’on pourra changer quoi que ce soit à notre vie … Si tu n’avais pas ébranlé sa fierté elle serait dans tes bras, si tu ne t’étais pas disputée avec, tu ne serait pas là avec moi, si j’étais encore avec Kaïla, jamais nous serions à moitié nues ensemble sur ce lit. Si je ne t’avais pas rencontré ce soir, jamais je n’aurais voulu coucher avec toi. Tellement de si inutiles finalement, je ne te donnerai aucun conseil vis-à-vis d’Ayame, je te dis juste ce que je sais. Ne t’arrête pas à son titre, c’est un monstre, mais quiconque est domptable, la preuve, je suis attachée à une laisse. « Dead Master » ne te tuera pas, je me permets d’être la seule à pouvoir te trancher la gorge.


Reprenant mon calme en déchargeant l’atmosphère, je me détendis sur le lit, laissant mon esprit se perdre dans une réflexion encore plus furieuse, encore plus complexe et improbable afin de trouver une manière de s’en sortir. Je ne savais même pas pourquoi je pensais à elle, pourquoi j’avais le besoin de l’aider, elle, Yume Kuroi. Peut-être que, quand mon ombre détestable se taisait- le besoin naturel d’aider autrui me collait aux fesses assez pour que je n’aie que cela en tête. D’ailleurs, qu’attendais-je d’elle au juste ? Qu’elle me conseille ? Ses paroles étaient plus déprimantes qu’autre chose. Si… Si… Si. Dead Master. Qui se pliait devant moi, une simple humaine. Et Yume… Cette petite chose fragile et si froide, mais si aimable à sa manière. Méritait-elle une sorte de bonheur ? Ou devrais-je dire, méritais-je de la conseiller avec si peu de professionnalisme ? Je n’en savais rien. Mais une chose était sûre, j’étais résolue à me reprendre en main, à faire face à Ayame, une fois de plus. Mais j’étais tout autant prête à démentir les mauvaises pensées de cette fille pour la guider sur le bon chemin, et il était là, trop clair pour l’œil extérieur pour qu’on la laisse déprimer dans sa noirceur.

Suivant son mouvement quand elle vint près de moi pour prendre appui sur mon épaule, je tournais légèrement mon torse vers elle pour qu’elle ait une meilleure position, par pur réflexe. Ne disant rien quand une bouteille apparut dans sa main, je la lui pris des mains quand elle me l’a tendis et la posai à coté de moi, trop concentrée sur mes pensées pour ne serait-ce imaginer de boire. Ayame était le centre de tout cela, même de Insane. Mais si on oublie le fait que cette conversation est due à notre impulsivité respective, qu’en restait-il ? Kaïla Kurayami, la personne qui saurait contrôler les états d’âmes de Yume si elle n’était pas si stupide et gamine, s’arrêtant sur des idées préconçues. « Qu’est-ce que tu en sais ? Je veux parler à Insane ~ » Moi aussi. Mais comment faire pour… Je sais… Mais avant cela, il faudrait que j’en parle avec Ayame, car j’étais certaine qu’elle y était aussi pour quelque chose. Sauf que ma chère femme et moi… Je ne sais pas.

- Ne pense même pas une seule seconde qu’en me foutant des sondes dans le cerveau tu arriveras à la faire disparaître. Amie j’accepte, cobaye beaucoup moins. A quoi penses-tu ? Hum ? Akiha ? Oi ? Parle … lente. A quoi tu penses ?

Chuut chaton, tu me déranges là. Tournant mon corps vers elle à une lenteur terrible, je rivais mon regard dans le sien avec une certaine envie de je ne sais quoi. A croire que mon coté scientifique ressortait même à cinq heures du matin quand mon corps ne voulait que du repos. Eclatant de rire sous ses dernières paroles, je revins à la réalité comme une pierre tombant dans l’eau. Prenant son visage entre mes mains, je déposais un chaste baiser presque inexistant sur ses lèvres avant de la relâcher et plonger dans ses yeux, déterminée à accomplir un nouvel exploit.

- Dommage pour la partie cobaye ~ Et plus sérieusement, je suis sûre de pouvoir trouver une solution à Insane. Je comprends le fait d’avoir une entité monstrueuse en soi qui essaye de te dicter ce que tu dois faire. Autrement dit, cette haine qui t’habite est déclenchée par l’amour que tu ressens envers Kaïla. Pourquoi tu ne pars pas de cette motivation ? Si tu éradiques Insane, tu auras plus facile à solidifier ta relation sans avoir peur de tuer ta copine à toute crise de colère ~

Disant cela en lui faisant un clin d’œil, je piochais dans le paquet de chips, Yume toujours dans mes bras. C’était étrange de conseiller quelqu’un sur sa relation sachant que quelques minutes auparavant j’ai tout bonnement essayé de la sauter sans plus ni moins. Surtout pas moins ~ Plus sérieusement, c’était déprimant de voir une telle puissance se déchainer à tout va, pour un rien. Un rien, une fille insignifiante parmi tant d’autres. Alala… L’amour, quelle plaie. Soupirant légèrement, je me rappelais avec un étrange ressenti que la femme à coté de moi était à moitié à poil. Me raclant la gorge en levant les yeux au plafond, je repris la parole d’un ton se voulant sévère.

- Tu n’as pas à t’en vouloir. Tu n’es pas fautive, du moins pas entièrement. Si vos sentiments l’une pour l’autre étaient sincères, vous êtes toutes les deux en faute. Tu ne devrais pas déprimer en te disant que tout ce que tu entreprends est voué à l’échec. Si tu l’aimes encore, essaye de la reconquérir, si elle t’envoie bouler, fais ce que tu sais faire de mieux et bats toi. Si tu as peur de lui faire du mal, alors ne te morfonds pas et trouve une solution au lieu de te cacher derrière des « peut-être ». Et dis moi que mes « si » sont inutiles, et je ne te serais en aucun cas reconnaissante de m’avoir donné ton avis judicieux sur Ayame ~

Tapotant sa tête de ma main, je me défis de sa personne et me levais du lit. Allant au minibar afin d’y prendre deux bouteilles d’un alcool pouvant s’avérer fort, je calculais le nombre de verres que je supporterai encore avant de tomber ivre morte ou endormie. Je dirais deux à trois bus lentement, avec le taux de pourcents déjà présent dans mon sang. Revenant au lit d’un pas léger, je déposais le tout du coté de Yume avant de m’installer confortablement dedans. Narguant Yume un instant avec un sourire malicieux sur le visage, je n’ai pas pu m’empêcher de lui sortir une remarque complètement dénuée de toute méchanceté, au contraire emprunte d’une petite note de plaisanterie bien sentie. Après tout, autant ne pas provoquer de crise que ce soit de mon coté ou du sien.

- Sinon, j’aurais trouvé plus subtile que des sondes, je suis une pro à ça ~ Et pour revenir à tes paroles, sois certaine qu’au lit avec moi, tu ne serais pas déçue ~

Lui faisait un clin d’œil, je ne lui laissais guère l’occasion de s’exclamer ou je ne sais quoi, tirant sur sa joue sans ménagement jusqu’à ce qu’elle devienne rouge et endolorie. Lâchant cette partie de son corps rougit, j’y déposais un baiser en signe de guérison rapide -façon de parler- et allumais l’écran télé devant le lit. Sauf qu’au lieu de river mon attention sur le film y passant, je me mis sur le coté, une main en dessous de ma tête en soutien, et coulais mon regard sur Yume, affichant évidemment un air complètement amusé. Déposant ma main sur son ventre, je me plaisais à ce toucher innocent. Laissant échapper un doux rire, je retirais ma main de son corps et me remis sur le dos, avec cette terrible pensée de satisfaction. Alala… Et croire que j’ai pu toucher avec tant d’aisance le glaçon de Undai ~ Un sourire large comme pas possible, je m’exprimais dans la chambre d’un ton sérieux -du moins en apparences- tout en lançant un clin d’œil à ma compagne de nuit.

-Tu sais… Il serait mieux que tu t’habilles, on ne sait jamais ce qui pourrait me passer par la tête en plein milieu de la nuit, un corps magnifique et nu à coté de moi ~

Mesquine, moi ? Jamais de la vie. Et non, ce n’était qu’une plaisanterie, je n’étais pas atteinte de sexomnie aux dernières nouvelles. Reprenant un semblant de sérieux avant de faire peur à ma chère petite Yume, je truquais ma moquerie pour une simple sympathie.

- Je ne te demande pas d’écouter mes conseils, après tout, tu sais bien ce que tu as à faire.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Sam 17 Aoû - 17:42

J’attendais … et ce, avec tellement d’impatience que je m’énervais toute seule de ne pas la voir réagir. Laissant mon regard perçant transpercer son corps, je gigotais dans tous les sens pour la faire retomber sur terre. A quoi pensait-elle ?! Et c’est là, qu’avec une lenteur digne d’un mort vivant qu’elle se retourna dans ma direction, mon expression devenant plus stressée en me demandant si je n’aurais pas dû me taire au sujet des sondes … je la regardais. Mais en mode, deux pauvres gamines attardées se regardant dans le blanc des yeux ! Non pas que cela me dérange -si en fait- mais c’était tout comme ! Ouvrant la bouche pour l’interpeller et lui dire qu’elle me faisait peur là avec ses yeux de psychopathe savant fou -sexy-, je me tus quand son rire retentit. Rire ? Esclaffement oui, elle se foutait de ma gueule, et ce, sans retenue. Abordant un air boudeur en lui faisant dos, je me posais ne serait-ce qu’un peu plus sur sa poitrine alors que ses mains de perverse ne surent s’empêcher de venir capturer mon visage pour déposer de ses lèvres si douces un chaste baiser … Haha … elle m’écoutait quand je lui parlais avant ?! C’te blonde.

- Dommage pour la partie cobaye ~ Et plus sérieusement, je suis sûre de pouvoir trouver une solution à Insane. Je comprends le fait d’avoir une entité monstrueuse en soi qui essaye de te dicter ce que tu dois faire. Autrement dit, cette haine qui t’habite est déclenchée par l’amour que tu ressens envers Kaïla. Pourquoi tu ne pars pas de cette motivation ? Si tu éradiques Insane, tu auras plus facile à solidifier ta relation sans avoir peur de tuer ta copine à toute crise de colère ~

Trouver une solution à Insane ? Haha, la bonne blague. Et la suite de ses dires m’énervait plus qu’autre chose, je savais qu’Insane était la source de mon malheur, autant que je savais que sans lui je ne serai plus là aujourd’hui. Cette puissance, je l’ai voulue, j’ai tué mon amie pour la réveiller, pour acquérir cette puissance phénoménale, la seule qui me permettrait de tuer Ayame. Et plus sérieusement … Non, je ne savais pas comment faire. J’avais déjà émis plus d’une idée … Mais ca ne ressemblait à rien en fait réel … Si je pouvais m’entraîner pleinement à cela, quitter Undai pour ne plus blesser jusqu’à ce que je sois maître de moi-même. Une chose impossible en soit, cela ne se faisait pas en une semaine, non et seule cela serait inutile. Non, il me faudrait un mois, si pas un an … si pas plus.

- Tu n’as pas à t’en vouloir. Tu n’es pas fautive, du moins pas entièrement. Si vos sentiments l’une pour l’autre étaient sincères, vous êtes toutes les deux en faute. Tu ne devrais pas déprimer en te disant que tout ce que tu entreprends est voué à l’échec. Si tu l’aimes encore, essaye de la reconquérir, si elle t’envoie bouler, fais ce que tu sais faire de mieux et bats toi. Si tu as peur de lui faire du mal, alors ne te morfonds pas et trouve une solution au lieu de te cacher derrière des « peut-être ». Et dis moi que mes « si » sont inutiles, et je ne te serais en aucun cas reconnaissante de m’avoir donné ton avis judicieux sur Ayame ~

Levant les yeux dans sa direction, je pouvais utiliser l’expression « tirer la gueule jusqu’à parterre » en vue du nombre de fois qu’elle avait pu dire « si » dans son monologue … Non mais sérieusement … Elle avait tort. Du moins, je me forçais à ne pas admettre qu’elle avait raison. J’étais la seule fautive … Kaïla n’avait été qu’une victime. De mon amour comme de mon acharnement à être celle que je suis. Je n’étais pas aussi faible pour relancer la faute sur quelqu’un d’autre, tout comme il m’était impossible de me prendre pour la victime. J’avais conscience de mes faits, et je les assumais. Avec difficulté, mais je m’efforçais à me rabattre sur moi-même pour ne pas déranger les autres … Finalement, seule je suis bien mieux. Je pouvais me battre contre moi-même sans blesser quiconque, je pouvais être celle que je voulais sans retenue … Ayame, Kaïla, Akiha. Je ne voulais plus les blesser. Doux mensonge qui ne verra jamais le jour, dirais-je.

- Sinon, j’aurais trouvé plus subtile que des sondes, je suis une pro à ça ~ Et pour revenir à tes paroles, sois certaine qu’au lit avec moi, tu ne serais pas déçue ~

Hum ? Ah ?! N’ayant le temps de dire ou même faire quoi que ce soit, je sentis ma joue se faire décoller de ma mâchoire sans moindre délicatesse. Suivant le mouvement de ce pincement de la tête pour limiter la douleur -chose inutile-, je laissais un fin cri de souffrance traverser mes lèvres dans un juron. Chose que je fis avant qu’on ne me détache et que je me mette à gueuler en pointant du doigt ma tortionnaire, déjà prête à lui arracher ses cheveux jaunes les uns après les autres. Conneries. Elle ne pouvait pas rester sérieuse ne serait-ce que cinq secondes ?! Non, pas quand madame était de bonne humeur … parce qu’elle l’était hein ? Oui, et cela se confirma quand ses lèvres se posèrent sur ma joue. Est-ce un truc purement occidentaux de s’embrasser à tout va ?! Et bah qu’elle me regarde, JAPONAISE JE SUIS ÊTRE.

-Tu sais… Il serait mieux que tu t’habilles, on ne sait jamais ce qui pourrait me passer par la tête en plein milieu de la nuit, un corps magnifique et nu à coté de moi ~

… Ca y est, ma réaction normale est revenue, j’ai peur. Écarquillant les yeux avant de détourner le visage en sentant un rougissement prononcé pointer son nez sur mon visage, je ne répondis pas à ses demandes. Et encore moins quand elle reprit un semblant de sérieux pour me sortir sa dernière phrase. « - Je ne te demande pas d’écouter mes conseils, après tout, tu sais bien ce que tu as à faire. ». Phrase qui d’ailleurs n’avait rien à faire là. Cette femme … me rendait folle, différemment un peu plus tôt, mais là, en mode je vais la castrer. Déviant le regard dans sa direction, je posais ma main sur son visage avant de le pousser légèrement, lui faisant comprendre que me regarder ainsi ne servait à rien et que ca me stressait plus qu’autre chose.

- T’es pire qu’une bête en chaleur.

Lui tournant le dos en me couchant sur le côté, je me recroquevillais sur moi-même en fixant un point invisible. Laissant juste le son de la télé remplir les lieux, je fermais les yeux, me perdant ainsi donc dans mes pensées, n’accordant plus aucune attention à Akiha qui, je savais, devait aborder un sourire monstrueux. Je ne sais pas combien de temps je suis restée silencieuse, mais trop à mon goût, tellement que je repris la parole, d’un ton calme premièrement, à voix basse même …

- Je n’y arrive pas. Pas seule. Et je ne peux pas faire ça à Undai, je tuerai trop de monde et par la suite, ce sera le fourreau d’Ayame que je me recevrai sur la tête. Autant lui demander de quitter ses fonctions pour venir m’aider à contrôler, çe serait insensé. Si j’y arrivais … Je deviendrai une menace pour elle. Elle me tuera. Non, je me cherche juste des excuses en fait, je sais qu’elle n’en fera rien et qu’elle me dira oui avec son sourire à la con. Cela prendrait tellement de temps … Une semaine ? Un mois, une année ? Je ne sais pas. Pour ce qu’il en est de Kaïla … Je sais. Je sais qu’en contrôlant Insane je n’aurai plus peur de la blesser, je sais que je dois la reconquérir autant que je sais que cette chose est veine. Et non je ne me cache pas derrière des faux-semblants, tu m’énerves. Non … j’apprécie que tu sois là avec moi … Je te dirai pas merci pour autant, mais … soit. Je …

Me retournant pour regarder Akiha, c’est avec un semblant de je ne sais quoi que je me perdis sur son visage endormi. Elle dort … elle dort ? Elle dort ?! Et là, j’ai vu rouge. Tellement que je me suis redressée d’un coup, prête à abattre mon poing sur son visage pour la réveiller, levant le bras, je m’arrêtais. Il était inutile de faire ça … Après tout … Regardant le nombre de bouteilles vides à côté d’elle, je soupirais de plus belle en me couchant à ses côtés. Me logeant dans le creux de ses bras pour un semblant de sécurité, je posais mon bras sur mon visage, les yeux clos. C’était du gros n’importe quoi. Terriblement.
Aussi étrange que cela puisse l’être, je crois m’être endormie. Du moins … ne serait-ce que pour un quart d’heure étant donné que l’émission qui passait à la télé était toujours la même. Me redressant en sortant du lit, je me dirigeais vers la salle de bains avant d’en ressortir deux minutes plus tard. Soupirant pour la centième fois de la soirée, je marchais entre les vêtements-bouteilles-bouffes jonchant le sol vers le balcon. Attrapant tout de même une petite bouteille à moitié remplie sur mon passage, je me posais sur la rambarde me protégeant du vide. Une nuit étrange … mais plaisante en même temps. Ce n’est pas tous les jours que je pouvais faire ça avec Akiha d’ailleurs, et cela risquait sans doute d’être la dernière fois également. Matérialisant entre mes lèvres une cigarette tout en jouant avec la bouteille d’alcool, j'allumais la fine tige de « tue la mort », tirant une bouffée d’air pollué avant de prendre une gorgée. Le paradis … la bonne blague.

- Voilà donc comment finit mon chef-d’œuvre ? ~ Une toxicomane alcoolique dépravée, quel charme, Yume-Chan ~

Déglutissant légèrement en tournant le regard vers la nouvelle source de puissance se trouvant à côté de moi, je fixais la nouvelle entité fraîchement apparue. Que … ? La voyant secouer son portable entre les mains, je cherchais instinctivement le mien, laissant mon regard survoler au-dessus de la pièce … Rien. Éteint ? Sans doute. Affichant un visage las d’expression, je soupirais une fois de plus avant de … prendre une gorgée et tirer sur ma clope. Oui, aucune pudeur, après s’être fait chopée, à quoi bon se retenir ? A rien. Et cela je le compris sous le gloussement si prononcé de la directrice d’Undai. La sentant arriver à pas de loup dans ma direction, je ne bougeais pas d’un pouce quand elle se colla à mon dos, ses mains tripoteuses venant titiller mes tétons au plein jour. Réaction ? La flemme.

- Et toi alors ? T’arrives à capter que t’es en train de me tripoter alors qu’Akiha est juste derrière nous ?

Un nouveau rire et elle ne s'arrêta pas pour autant. Restant silencieuse alors que ses mains parcouraient mon corps, je sentais mon sang-froid se perdre de plus en plus jusqu’à ce que sa main se pose sur mon bas ventre, expliquant clairement que j’allais jouir dans cinq secondes si je ne faisais rien. Et que fut donc ce que vous attendiez depuis si longtemps -ma réaction hein- ? Je me suis retournée, j’ai levé le poing dans sa direction et je l’ai abattu sur sa tête. Clair, net, précis. Ca me rappel ce jour où ce fut un tronc d’arbre qui fit saigner Ayame … Haha, que des bons souvenirs. Un désolé dans tout ça ? Je crois que j’ai dû dire ça en la tapant. En mode grosse sado-maso qui s’excuse de faire souffrir l’autre ? Ca m’arrive.
Et ce tellement souvent que j’avais la technique imparable pour qu’elle ne réagisse pas tout de suite ; Attrapant son visage entre mes mains, je laissais mon regard la transpercer avant de déposer un fin baiser sur ses lèvres et … la balancer avec moi du haut des six étages. Un jeu d’enfance pour retomber sur ses pattes quand on est Undai’en, et encore plus facile quand on est des monstres de matérialisations. Décomposant nos corps pour les faire réapparaître plus bas, je la traînais à ma suite vers un semblant de petit parc que j’avais repéré cette nuit. Toujours aussi dénudée alors que Deady -digne à elle-même- était vêtue d’un ensemble pouvant faire fondre plus d’un, j’arrêtais ma marche effrénée après quelques minutes dans un coin tranquille. Prenant appuis contre un arbre en croisant les bras, je soupirais doucement avant de relever mon regard vers une Ayame boudeuse. Mais comme un gosse, ce n’est pas possible !

- Si je te dérange, je m’en vais.

« Si tu la fermes pas, c’est moi qui partirais. » Au moins ca avait le mérite d’être clair, tellement que je reçoive un regard meurtrier et que je finisse par abdiquer en lui accordant des excuses sur mon parlé si primitif. Me laissant tomber au sol en soupirant -encore et encore-, je ramenais mes jambes à ma poitrine en posant ma tête dessus. Froid …

- Tu devrais te remettre avec Akiha, elle est bien. Elle est bien pour toi Ayame. Autant que tu devrais arrêter tes prises de gueules inutiles, aux dernières nouvelles, jouer à la sado-maso ne t’a jamais déplu … J’étais pas là quand ça s’est passé, mais je suis sûre que ce n’était pas pour te faire du mal. Pardonne-la, et arrête de faire l’enfant. C’est toi qui est censée être l’adulte ici et puis … Fais ce que tu veux, mais remets toi avec. C’est une demande de ma part, Yaya-Chan.

« Yaya-Chan ». Je trouvais ça mignon dans ce contexte, et Ayame aussi en vue du sourire qu’elle me portait. Sentant ses bras encercler mon corps, nous restâmes un instant ainsi, silencieuses à subir le levé du matin. Sa voix retentit de temps en temps, alors que la mienne beaucoup moins, lui adressant que des petites réponses courtes alors qu’elle se lançait dans des monologues pour m’expliquer que non, elle pouvait pas, mais que oui elle le ferait parce qu’elle en avait envie et que c’était le foutoir dans sa tête. Chose que je savais déjà d’ailleurs, chose que je ne réprimanderai pas à sa personne.
Il devait être un peu plus de huit heures quand nous retournâmes dans la chambre, préférant passer comme tout humain normal par la porte d’entrée … Chose que j’aurais dû éviter en vue de mon accoutrement. Mais je n’y portais pas attention, traçant jusqu’à ce que l’on se trouve devant la porte, que je pousse Deady dedans et que je la suive en fermant à clé. Lui donnant deux trois directives pour qu’elle ne fasse pas n’importe quoi, je me décidais à aller prendre une douche -sachant pertinemment que je ne dormirai plus avant ce soir-. Un bain rapide, de nouveaux vêtements sur le corps et je me posais dans le lit, les jambes croisées alors que la directrice d’Undai s’était assoupie sur le siège se trouvant à côté d’Akiha … Et je fais quoi maintenant ? Et bien c’est simple, je me suis relevée, j’ai été me chercher à manger, je suis repartie dans le lit, coincée devant la télé sur un dessin animé à la con, le lit vide d’alcool, mais remplis de quoi me rassasier.

- Hum …

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Sam 17 Aoû - 20:17

Et qu'est-je reçus pour ma gentillesse démesurée à son égard ? Ce que je méritais, on va dire en vue de mes paroles perverses bien senties, mais placées à un moment bien étrange de la conversation. Je n'étais pas du genre comique à faire dans de l'humour pour dissiper la pression d'une situation trop pesante, je ne me cachais pas derrière des sourires et grands slogans que tout irait bien, quand rien n'allait. Je préférais regarder le problème en face, s'y cogner même en espérant en tirer des conclusions. Tout ceci pour dire qu'au lieu de jouer à badiner avec Yume, je devrais lui enfoncer les réalités en pleine figure, tout en tournant ses résolutions dans mon sens afin qu'elle finisse par me faire assez confiance pour que je puise d'elle ce que je voulais. Sauf que ce n'était pas le seul moyen que j'utilisais pour sympathiser avec les gens, non, il y avait aussi la partie de les faire se sentir à l'aise en ma compagnie, tout simplement sans y ajouter plus de formalité. Et sur le coup, mes convictions étaient fondées, du moins assez pour que je décompresse l'atmosphère d'une manière typiquement digne de moi. L'humour ~ Sans oublier les points importants de la conversation, par contre. Évidemment, il fallait être un bon locuteur pour pouvoir railler les deux en un mélange subtile qui déterminerait la suite des événements. Sur le coup, j'ai appris à le faire il y a de cela des lustres.

- T’es pire qu’une bête en chaleur.

Riant légèrement tandis que ma tête partit doucement en arrière sous sa pseudo-colère exaspérée, je lui coulais un regard amusé tandis qu'elle me tournait le dos comme si je n'étais plus assez intéressante pour sa personne, ou alors, pour que je ne voie pas son rougissement vis-à-vis de mes dires. Quoi qu'il en soit, elle ne manqua pas de me faire jubiler avec sa réaction. Digne de Yume ~ Certainement, elle était la seule à réagir de la sorte, vu qu'elle ne daigna tout de même pas à s'habiller, préférant m'ignorer royalement. Soupirant doucement en m'empêchant de poser ma main sur son dos dans une fine caresse, je passais mon pull par dessus ma tête et enlevais ma jupe, ne restant qu'en sous-vêtements, à l'aise pour me coucher sous les draps. Rivant mon regard sur l'écran où défilait une série que je ne connaissais guère, je m'abreuvais de l'alcool comme s'il s'agissait de l'eau. Après tout, Yume devait être fatiguée elle aussi, autant ne pas la déranger, avec tout ce qu'elle m'a dit et que je lui ai confié aussi... Tenons en nous à cela. « Tu comptes boire jusqu'au matin ? » Non, je ne tiendrais sans doute pas jusque là. D'ailleurs, je baillais sous une soudaine poussée de fatigue, mes yeux papillonnant frénétiquement pour ne pas se fermer et ne plus se rouvrir. J'abandonnais la lutte contre le sommeil deux à trois minutes plus tard quand le film à la télé m'assomma par l'ennuyant désintérêt qu'il représentait à mes yeux. Je préférais de loin les documentaires, ou alors, des séries mettant en scène des hôpitaux et ainsi de suite, en somme, quelque chose de plus réaliste qu'une enquête policière inventée par l'esprit d'un pauvre homme qui n'a jamais vu de mort dans sa vie. Vraiment... Ces humains sont parfois embêtants, je me demandais comment je pouvais les trouver si intéressants.

Par la suite, je ne sais pas ce qui s'est passé, à part que j'ai dû sans doute m'endormir sous une parole quelconque venant de la boite métallique devant le lit. Ou alors, ce fut Yume qui me parla ? Je ne saurais le dire, je sais juste que la fatigue et les pourcents d’alcool circulant dans mon sang eurent raison de ma conscience et que je tombais dans les bras de Morphée sans me poser davantage de questions. Alala... Ce fut une longue soirée, pleines en riches discussions auxquels je réfléchis même en dormant, je crus même rêver d'une possible résolution du problème entre deux respirations lentes de mon corps. D'ailleurs, à un moment de la nuit, j'ouvris les yeux pour mieux encadrer le corps chaud entre mes bras et me rendormis d'aussitôt. Yume était encore là ~ Mais nous n'avions pas couchées ensemble. Drôle, c'était vraiment amusant, une femme magnifique dans mon lit auprès de laquelle je me suis assoupie sans même qu'on ne fasse preuve de bestialité humaine. Quel cas étrange. Mais Yume était un cas spécial, et il fallait s'y adapter en l’occurrence. Ce n'était, finalement, pas plus mal ainsi.

C'est le bruit d'une conversation dans le couloir qui me réveilla au petit matin. D'abord dans les vapes à cause de la nuit passée, je finis par ouvrir totalement les yeux en laissant un léger râle traverser mes lèvres. Mal de tête ? Non, juste une horrible impression d'avoir loupé une bonne partie de la nuit à dormir inutilement. Mais bon, le corps humain avait besoin de sommeil, le mien d'autant plus en vue du peu d'heures que j'ai pu me reposer convenablement cette semaine. En tout cas une chose était sûre, j'étais pleinement en forme et ces quelques heures de sommeil m'ont fait du bien. Je me redressais en position assise dans le lit, tournant mon regard vers le corps à mes cotés, à savoir Yume. Ainsi donc, elle est restée, et elle s'est endormie à coté de moi même après que je l'ai taquiné sur une certaine éventualité de viol pendant son sommeil. Souriant en me rappelant cela, mon sourire s'élargit d'autant plus quand je la détaillais. Une cuillère dans la bouche, la jeune femme dormant la bouche ouverte en position assise. Et bien, on pourrait dire que son appétit dépassait même ses besoins de se reposer ~ Lui coulant un regard doux, je retirais précautionneusement la cuillère de sa bouche et passais par dessus son corps pour la déposer sur la table de chevet. Comme je ne voulais pas la réveiller, je décidais de partir, me lever, prendre une douche et ensuite, peut-être lui faire preuve d'une subtile information en lui disant que j'allais partir. Ou alors, il serait mieux que je m'en aille sans lui dire quoi, juste en m'éclipsant ni vu ni connu ? J'y réfléchirais sous la douche ~

Mon sourire amusé se figea sur mon visage quand je me mis en position assise sur le lit, tout le corps tourné vers... Ayame. Écarquillant les yeux en la voyant assise -endormie- sur une chaise juste à coté du lit de mon coté, une horrible sensation de froideur me traversa le dos dans une décharge. Comment ?! Que faisait-elle ici d'abord ? Je n'étais même pas confuse, juste terriblement paniquée de ne pas comprendre ce qui se passait. Depuis combien de temps elle était là ?! « On s'en tape. Partons tant qu'elles dorment. » Bonne idée. Terriblement judicieuse. Prenant une longue inspiration pour me calmer, je restais encore trois bonnes minutes à ne pas bouger, fixant sans relâche la femme diabolique assise à quelques pas de moi. Elle dormait, n'est-ce pas ?

Je me levais sans un bruit, remettant rapidement mes vêtements, des sueurs froides sur le front. C'est quand j'étais en train de mettre mes talons que je poussais involontairement une bouteille qui se trouvait sur le sol. Assez pour qu'elle tombe dans un léger « plop » sur la moquette. Bruit insignifiant pour un humain normalement constitué, mais là, Ayame n'en était pas un. Et j'étais certaine qu'une mouche qui marcherait sur une vitre à l'autre bout de la pièce se ferait encore entendre par son ouïe fine. Relevant mon regard clair sur la silhouette endormie de la directrice de Undai, je constatais qu'elle dormait. Voulant être tout de même certaine à cent pour cent, je m'approchais d'elle à pas de loup et fis passer ma main à -au moins- trois mètres de son visage. Aucune réaction. Soulagée, je laissais échapper un fin soupir avant de surplomber la pièce de mon regard et de me décidais de partir. « Tu ne veux pas savoir ce qu'elle fout là ? » Oui et non. Difficile à dire. Elle ne devrait pas se trouver ici, et Yume avec moi dans un lit, cela pouvait porter à confusion. Mais soit...

C'est quand je déposais mon regard à nouveau sur Ayame tout en me demandant quoi que je vus deux billes d'un vert perçant me fixer intensément. Ne m'attendant aucunement à cela, je sursautais invisiblement en jurant intérieurement. À l'extérieur, seul un sourire platonique vint se loger sur mes traits. Que pouvais-je dire ? Je ne savais même pas comment réagir en face d'elle. Mais bon, elle ne devait guère savoir ce qui s'est passé cette nuit entre Yume et moi, sans doute pas. Du moins, je l'espérais. Prenant une inspiration, je me tournais totalement vers Ayame, laissant ma voix légère et détendue voltiger dans la pièce, pas trop haut pour ne pas réveiller Yume non plus.

- Ayame. Je ne m'attendais pas à vous voir ici. Désirez-vous du thé ou du café ? ~

Faisant comme si il était tout à fait naturel qu'elle soit assise sur une chaise dans un hôtel où j'ai passé la nuit avec son chef-d’œuvre, je ne laissais rien paraître d'autre qu'une simple politesse professionnelle à son égard. « ... » Et mon alter-ego devint complètement silencieux, encore trop sous le choc de ce qui lui est arrivé quand le courroux d'Ayame nous est tombé dessus. Faisant un pas sur le coté pour m'éloigner du lit, je me saisis de mes clés de voiture se trouvant sur l'étagère du minibar et lançais un coup d’œil à la seule endormie de la pièce. Gratifiant par la suite Ayame d'un sourire aimable, je m'adressais à nouveau à elle.

- Il est encore tôt, alors si vous préférez vous reposer, vous pouvez rester ici, je comptais de toute manière quitter les lieux.

Quel réveil. Quoi que, cela pouvait toujours être pire. Terriblement pire.

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Sam 17 Aoû - 20:51

Des journées bien étranges depuis un mois déjà, me réveillant seule, je passais ma matinée devant ma tasse de café, me demandant ce que je faisais là à attendre je ne sais quoi. Pour comprendre mon état, il fallait revenir à quelques semaines d’ici. C’est après ce semblant de dispute avec Akiha que mes journées étaient devenues lasses de sens, depuis ce moment là, j’évitais de manière subtile de la croiser, préférant même me cloîtrer dans mon laboratoire plutôt que de trainer dans mon bureau, flânant sur le magazine de l’académie. En parlant de mon labo, je pouvais dire que la création des fœtus avançait à grands pas, tellement rapidement que je me voyais moi-même perdre la notion du temps. D’autant plus quand je me retrouvais avec Izanagi, lui aussi ayant décrété que mon laboratoire était devenu plus intéressant que le reste de l’académie. Me plaisant donc en sa compagnie, je pris même l’habitude de lui parler de notre passé, ressassant ensemble nos jours enfantins en éludant bien entendu le moment de notre capture. C’était agréable, mais je n’étais pas satisfaite. Akiha me manquait et je le savais.

Par la suite, d’autres événements survinrent. Comme l’état pitoyable dans lequel mon chef-d’œuvre s’est retrouvé après avoir perdu son être tant aimé, marquant la faute sur Insane entre deux pleures pour finir par culpabiliser au point de toucher le gouffre. Quelle souffrance, je m’en réjouissais et j’en profitais sans détour. Sachant que Yume était faible durant ces moments là, je me plus à la reconquérir, plus par passe-temps que réelle envie. Ou était-ce pour boucher le creux s’étant creusé dans mon cœur ? Peut être, mais passons. Yume-Chan devenue asservie à ma personne, je me plaisais également en sa compagnie, la forçant même à me suivre dans les laboratoires pour lui expliquer mon nouveau projet, lui montrant comment et quand elle risquerait d’avoir de nouveaux jouets, profitant même de cet instant pour lui parler de mon cher frère … Chose qui ne résulta qu’à un « Je ne parle pas aux animaux » de sa part. Digne d’elle, elle m’était revenue. Certes encore plus effroyable qu’avant, mais je ne disais rien, elle avait ce droit suprême de morts sur les Undai’ens, qu’elle tue si cela lui chante … tant qu’elle rentre le soir pour m’aider à m’endormir ~

Coucher avec elle était devenu quelque chose de nouveau, je n’avais plus cet enfant inexpérimenté qui ne faisait que la soumise durant nos actes, non, c’est avec un plaisir intense que je me plaisais sous ses caresses devenues lourdes de sens, sous ses baisers chauds enflammant mon corps, sous son expérience … Rien que pour cela je remerciais Kaïla, mais uniquement pour ça ~ En parlant de celle-ci, je me plaisais à la regarder également, non pas directement mais de manière détournée, bien entendu. Cette brebis galeuse n’ayant plus son protecteur … Vivrait-elle encore longtemps ? Malgré moi, oui. Elle avait également acquis une certaine puissance, sans doute toujours alimentée par Yume-Chan, mais là n’était pas le point le plus important sur sa personne. Non, ce qu’il fallait savoir c’est qu’elle était devenue étrangement proche de Miri-Chan. S’était-elle trouvé un nouveau bouclier ? Non, pour qu’un bouclier soit efficace à Undai, il faut qu’il soit visible ~

Mais une fois de plus, changeons de sujet pour nous rabattre sur aujourd’hui. Aujourd’hui soir, vingt et une heures tapantes. Recevant un appel de mon cher amour, j’appris que celle-ci décida de ne pas rentrer ce soir, préférant sans doute se saouler dans un bar quelconque avant de faire une multitude de victimes. Je ne la retenais pas d’un poil, préférant la laisser s’amuser dans ce genre d’endroit plutôt que de voir sa colère s’abattre dans mon appartement. Appartement vide d’ailleurs. Me trouvant dans celui-ci, assise sur le canapé, mon livre en main, le portable non loin ainsi que mon pc portable sur le divan pour me faire un bruit de fond, je restais ainsi une bonne partie de la nuit. Du moins jusqu’à ce que je finisse ma trilogie et que je me retrouve sans occupation. Et quoi de mieux que de rappeler à l’ordre son enfant quand on s’ennuie ? ~

- Si je venais à coucher avec, quelle serait ta réaction Ayame ?

« Je me joindrai à vous sans doute ~ Et plus sérieusement, Yume-Chan se plairait-elle sous les caresses d’Akiha-Chan ? ~ » Voilà quelle fut ma réponse à sa question. Je me souvenais avoir raccroché avant d’abattre mon salon contre le mur où se trouvait le cadre de Yume-Chan. Avais-je été en colère ? Terriblement. Mais ce n’était rien de grave, du moins pas encore, il me fallut une bonne heure pour me calmer, une autre pour ranger le foutoir -préférant utiliser mes mains plutôt que la matérialisation pour me calmer-. Ces paroles m’avaient touchées, tellement que je me sentais anéantie sous celles-ci … mon enfant et mon épouse, coucher ensemble ? Une idée saugrenue que je ne saurai pas digérer. J’avais eu beau prendre cela à la plaisanterie au premier abord, mais je ne l’accepterai pas. Un baiser était innocent, une caresse également, mais une pénétration était différente. Finissant donc de faire mon ménage, je pris une tasse de café avant de m’affaler sur mon fauteuil, le regard perdu dans le plafond trop haut et cette sublime sensation de se sentir trahie se propageant dans mon corps. Je les détestais, mais je les aimais tant ~ Akiha, mon amour ~ Yume, mon ange ~ Quelle dure réalité qu’était la mienne. Finissant ma tasse, ce fut mon téléphone qui devint l’objet de ma convoitise, composant le numéro de mon bébé, c’est avec effrois que je me confrontais à son répondeur … M’ignorait-elle ? Ou plutôt avait-elle décidée de le couper pour ne pas être dérangée ? ~ Tuer, j’allais les tuer ~

Me levant sans plus attendre, je fis de grand pas vers la sortie, claquant la porte derrière moi en me dirigeant vers l’extérieur. M’arrêtant au milieu de nulle part -à décrire comme étant l’espace entre le dortoir et le pont-, je soupirais en me demandant ce que je comptais faire. Rien, je n’avais rien à faire, que se passerait-il si je me retrouvais nez à nez avec ces deux personnes enlacées trop érotiquement pour que cela soit acceptable ? Me résoudre à les tuer ? Non, je n’étais pas du genre à sauter sur des conclusions hâtives. Oui, je me mentais très bien, merci ~

Matérialisant une voiture sous mes yeux, je montais dans celle-ci avant de faire apparaître mon cristal dans ma main. Intégrant celui-ci dans le volant, je me forçais à retrouver les filaments de matérialisation laissés par Yume pour pouvoir connaître sa position. C’était un procédé ingénieux, c’était comme se retrouver dans une salle noire où l’on ne savait distinguer le sol du plafond, l’horizon de la zone proche. Marchant dans cette partie isolée du monde, je laissais les fils de matérialisation se dessiner sous mes yeux, me focalisant sur celui de Yume abordant une couleur différente de ceux des autres. C’était quelque chose que je faisais souvent, tellement que c’était sans soucis que je retrouvais la personne convoitée. M’engageant rapidement sur une autoroute pour finalement arriver devant un hôtel après plusieurs escales à divers bars devant lesquels je passais en sachant que mon enfant y avait posé un pied.

La suite vous la connaissez, il ne faut que remonter un peu pour la connaître. En retrouvant Yume-Chan dévêtue, c’est avec tristesse et colère que je souriais devant son être, après mille et une insultes et étreintes, me voilà donc également dans cette chambre. Yume me quémandant de rien faire de louche, Akiha à moitié nue dans un lit double rempli de bouteilles et moi … sur une chaise à la fixer. Quelle serait donc sa réaction à son réveil ? Je ne saurais le dire, du moins pas pour l’instant. Fermant les yeux à mon tour en attendant Yume, c’est sans vraiment le sentir que je me suis endormie. Après tout, cela faisait bien plus d’une semaine que j’avais gradé les yeux grands ouverts … Serait-ce possible que je sois fatiguée ? Amusant. Me laissant donc bercer dans les bras de Morphée, je m’assoupis. Assez pour ne pas entendre le voisinage, mais sans doute pas assez pour les bruits venant de la pièce. Un bruit sourd résonna d’ailleurs dans mes oreilles … Qu’était-ce donc ? Je n’avais pas la force d’ouvrir les yeux, pas tout de suite. Entendant d’autres bruits, des soupirs, des bruits de vêtements ? Non, celui du métal … une fourchette ? Hum … Qu’était-ce ? Ouvrant les yeux sans prendre la peine de m’offusquer de la lumière qui jaillissait dans la pièce, je me retrouvais nez à nez avec mon épouse … Akiha était réveillée, Akiha me regardait … Akiha ?

- Ayame. Je ne m'attendais pas à vous voir ici. Désirez-vous du thé ou du café ? ~

C’est le moins qu’on puisse dire. Restant silencieuse en la regardant, je détaillais son visage que je n’avais plus vu de si près depuis un moment déjà. Ma présence … Elle devait être confuse mais comme à son habitude, elle ne laissait rien paraitre, seul un sourire quelconque sur ses lèvres. Je voulais les toucher … Non, pas si brutalement pas si … « Il est encore tôt, alors si vous préférez vous reposer, vous pouvez rester ici, je comptais de toute manière quitter les lieux. » froidement. Ne désirant nullement lui répondre directement, je croisais les jambes en baillant doucement, ma main devant mes lèvres, je reposais mes billes forêts sur Akiha …
Me levant de mon siège, je remis les plis invisibles de ma robe en place avant de me diriger dans sa direction. Déposant un doigt sur mes lèvres en signe de silence, je lui attrapais la main pour venir la conduire à l’extérieur. Lui demandant de me suivre sans mot, nous passâmes la porte de la chambre, empruntant l’assesseur pour rejoindre le rez-de-chaussée. Une fois en bas, ce fut la sortie qui s’ouvra devant mes yeux. Emboitant le pas vers un endroit calme, ce n’est qu’après quelques minutes que nous arrivâmes à la lisière du parc que j’avais exploré plutôt avec Yume-Chan. Ralentissant le pas afin de me retrouver à sa hauteur, mains toujours enlacées l’une dans l’autre, je pensais à voix haute.

- Cela fait un moment que nous ne sommes plus sortie ainsi, le temps est radieux bien que je doute qu’il reste ainsi. Il pleuvra sans doute cet après-midi.

Continuant ma marche ainsi, je poursuivis sans plus attendre. Changeant cependant de sujet avant que je ne lasse mon épouse, un fin sourire se détacha d’entre mes lèvres avant que je ne laisse ma voix mielleuse résonner dans cet endroit. Serrant ne serait-ce qu’un peu plus ma main contre la sienne, je ne daignais toujours pas la regarder.

- Tu me manques, terriblement. Mes réactions sont excessives, une gamine impulsive dirait Yume-Chan. Et dire que j’ai trois fois ton âge, mais passons, il est inutile de me justifier. Je n’avais pas à t’éviter non plus, je n’arrivais juste plus à te faire face.

M’arrêtant en me déplaçant de manière à me retrouver devant elle, je déposais mes mains froides sur son visage, caressant sa peau de porcelaine avant de déposer mes lèvres sur les siennes dans un fin baiser. Baiser que je laissais s’approfondir sous l’intensité de mon manque, de mon amour à son égard. Lui accordant de l’air, je glissais un fin « Je t’aime » à son ouïe avant de l’enlacer. Doucement, avec tout cet amour qui lui était adressé, avec tous ces sentiments si étranges m’appartenant et étant pour elle.

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Sam 17 Aoû - 23:33

J’étais affreusement tendue sous l’intensité du regard de ma dite épouse. J’ai déjà établis quelques scénarios quand à notre prochaine rencontre, essayant même de calculer les probabilités d’une réconciliation adaptée à nos besoins. Mais toutes les théories que j’ai pu exploiter, ne m’ont pas préparé à cela, à cette situation où dès mon réveil j’avais son visage neutre sous les yeux. Tout mon corps, mon intuition emplie de paranoïa m’ordonnait à partir, à quitter cette pièce sans me retourner et revenir à Undai pour y déterminer un plan, une manière d’approcher Ayame dans un espace familier à nos deux personnes. Et non, dans un hôtel après que j’eus passé une soirée louche avec Yume. D’ailleurs, était-elle ici pour en parler ? Pour déterminer ce qui s’est passé ? Je n’étais pas du tout en mesure de lui dire quoi que ce soit, je n’avais aucune raison de me justifier même si cela me démangeait. C’est sans doute cette partie de moi qui culpabilisais quant à la dispute avec mon amante, c’est elle qui me retenait plantée au milieu de la chambre à regarder Ayame sans broncher, lui disant bien que j’allais partir, mais attendant quand même qu’elle me donne son consentement. Stupide, c’était totalement débile de ma part. Mais je ne pouvais me résoudre à faire autrement. J’avais, depuis des semaines, l’occasion de lui parler face à face sans que l’une de nous ne se défie. C’était une chance inespérée mais que je n’avais le courage et l’envie de saisir. A se demander, depuis quand je préférais fuir qu’aborder le souci de plein fouet… Depuis que Ayame a mis son emprunte sur moi, depuis que j’eus fait tant d’erreurs en sa présence que je ne voulais plus en faire d’autres. Et des fautes, il y en aura, commençant par… Parlant de cela, je me demandais ce qu’il en était de mes enfants, ceux que je n’ai plus approchés depuis un moment sous la rancœur d’un repoussement.

Fronçant les sourcils quand Ayame se leva de son siège, je ne daignais pas bouger d’un poil, fixant sa silhouette svelte se rapprocher peu à peu de moi. Si je n’étais pas celle que j’étais, j’aurais eu un mouvement de recul en ne sachant quelles étaient ses intensions. Mais heureusement pour nous tous ici présents, je me sentais étrangement attirée par cette femme, comme si elle me tirait vers elle de la seule force de son regard. « Stop. » Acquiesçant de la tête à… Je ne saurais dire si c’était pour donner mon accord à suivre mon amante ou alors pour affirmer à mon ombre que j’allais me contrôler, mais quoi qu’il en soit, je suivis Ayame en dehors de la pièce.

Ce fut dans l’ascenseur que les choses se corsèrent légèrement, du moins de mon point de vue. Je ne lui adressais aucune parole, tandis qu’elle ne me donnait même pas un regard, seules nos mains liées pouvaient affirmer que nous étions ensemble. N’osant même pas soupirer, je suivis Ayame tel un spectre guidé par le seul point de repère qu’était sa main glaciale. Cette main, ce toucher, cela me manquait quoi que je puisse dire pour le contrarier. Cette femme magnifiquement dangereuse que j’eus blessée et qui me l’eut rendu avec encore plus d’intensité, elle… cela me rendait triste. Terriblement triste.

- Cela fait un moment que nous ne sommes plus sortie ainsi, le temps est radieux bien que je doute qu’il reste ainsi. Il pleuvra sans doute cet après-midi.

Ne répondant rien à ses dires, je laissais mon regard se perdre dans l’étendue du parc se dessinant devant nous à force que nous marchions dans le village. Seul un sourire ironique marqua que je l’écoutais. Quelle étrange situation, elle me parlant du beau temps de dehors tandis que moi je me demandais ce qu’elle pensait derrière ses paroles anodines. C’était vraiment… Le monde ne tournait pas rond, et je n’étais pas assez solide pour faire comme si de rien était. Fronçant les sourcils, je voulus déjà protester, dire quelque chose, n’importe quoi qui pourrait mettre en évidence mes réflexions cachées. Mais Ayame me devança.

- Tu me manques, terriblement. Mes réactions sont excessives, une gamine impulsive dirait Yume-Chan. Et dire que j’ai trois fois ton âge, mais passons, il est inutile de me justifier. Je n’avais pas à t’éviter non plus, je n’arrivais juste plus à te faire face.

Croisant les billes de cette femme quand elle me fit face, j’ouvris la bouche mais aucun son ne s’en échappa. Seuls les lèvres d’Ayame vinrent titiller tous mes nerfs quand elle les déposa sur les miennes. Ce contact, je le voulais, encore et encore, plus. A l’infini. Ce baiser amer mais emprunt d’un sentiment étrange. Etrange pour Ayame sans doute. Et son toucher, ses étreintes, sa voix, tout me revint, m’envahit à nouveau tel un torrent d’eau furieuse venant se fracasser contre les rochers d’un précipice. Et je tombais… « Je t’aime » et je me fracassais sous ses petits mots dits d’une manière trop profonde pour que je puisse le supporter. « Nous avons déjà entendu ça, Akiha calme-toi. » Silence. Ferme-la. Akiha, cette entité monstrueuse que j’aimais, ne comprenait pas, elle ne pouvait saisir ce qu’était la culpabilité ou la compassion, elle ne pouvait comprendre l’amour réciproque et doux. Mais moi si, moi je tombais dans le piège de l’amour incandescent que mon admiration pour Ayame déclenchait. Je me laissais aller à son étreinte ressentant une culpabilité sans nom, ignorant totalement les idéaux colériques de mon alter-ego. Ayame… Ayame me pardonnait mes erreurs, une fois de plus. Je ne pouvais qu’en être comblée, rassurée, heureuse.

- Moi aussi… Je vous aime Ayame.

Réagissant enfin, je levais mes bras pour répondre à son étreinte, goûtant à la chaleur froide que son être dégageait. Resserrant mes bras autour de sa fine silhouette pour mieux sentir cette sensation agréable qu’elle faisait naitre sur ma peau, ce frison de passion intense qu’elle me procurait. Et derrière cela, derrière cette pureté sentimentale, il y avait aussi le désir, brûlant et voulant se déchainer, cette envie qui grognait au fond de moi et qui se faisait taire par la culpabilité et le remord. C’était trop, même pour moi. Quelle drôle de manière de réconcilier deux monstres. Cachant mon nez dans son cou, je humais avec une certaine nostalgie sa fragrance unique, cette odeur glaciale qui me faisait vibrer.

- C’est ma faute aussi. J’aurais dû persister, j’aurais dû rester à vos cotés et attendre, et non fuir… Je suis désolée Ayame.

Cherchant son regard tandis que ma voix se déformait sous un soulagement impossible à contenir, je remontais mes mains sur son dos et l’embrassais avec toute la passion et la joie que je pouvais mettre dans ce simple geste. Oui, je l’embrassais comme jamais avant, riant presque entre deux respirations. J’étais… aux anges ~ Tellement que j’oubliais quasiment ce qui nous a poussé à avoir cette conversation, c’était comme si le reste ne comptait plus. Me détachant de mon amante à contrecœur -tenant tout de même ses mains-, j’affichais une mine mitigée.

- Rentrons. Chez nous. Je vous obligerai à me faire face, à me regarder jusqu’à ce que vous en aurez marre. Et puis, on en reparlera… Mais pas maintenant. Ayame ~

Son seul nom vibrait sur ma langue pour dire milles mots, milles paroles que je ne saurais prononcer en vrai. Tant d’impressions différentes se chamboulaient en moi, entre mes crises de colères frustrées ou encore le soulagement de nos retrouvailles. Maître de sentiments… Ouais c’est ça. Pas avec l’être le plus puissant et magnifique sur cette planète.

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Dim 18 Aoû - 1:05

Ce toucher, cette sensation de plénitude, ce sentiment que tout va bien, que le monde pouvait s’arrêter à tout moment … Je n’en avais que faire. Qu’il s’arrête, qu’il nous immortalise dans cette étreinte de douceur de plaisir. Je l’aimais. Comment avais-je pu renier cet amour pour un faux pas ? Comment pouvais-je douter d’un être telle qu’elle ? Parce qu’elle était elle justement. Mais son amour à mon égard était dangereux et sincère … Etait-ce ce morceau de papier qui faisait de nous ce que nous étions ? Non, je ne pouvais me satisfaire de cela. Nous aussi, nous avions bataillé pour être réunies de la sorte. Nous avions tant traversé, tant souffert et finalement … Un simple baiser, une simple étreinte pouvait remédier à tout. Je laissais le passé là où il devait être, me tournant une fois de plus vers l’avenir avec Akiha dans mes bras … Akiha.
J’avais envie d’elle, j’avais envie de tout détruire pour le reconstruire à ses côtés, j’avais envie d’un nouveau monde pour nous. C’est à cet instant, quand nos lèvres se touchèrent que cette idée folle me traversa l’esprit. C’est quand ses lèvres se joignirent aux miennes que je nous créais de nouveaux idéaux, c’est quand sa lange caressa la mienne que j’avais envie d’un univers parfait pour sa personne … Que je me dévouais corps et âme à sa cause, pour un avenir meilleur.
Ce sentiment si étrange … Ce besoin.

- Moi aussi… Je vous aime Ayame.

Je n’en doutais plus, il était temps que je lui fasse confiance, que j’accepte son humanité, que je l’accepte comme elle était. Fermant les yeux alors qu’elle répondit à mon étreinte, bouchant le peu d’espace qui me séparait de son corps comme si elle était une bouée de sauvetage dont je ne savais me défaire. Ses bras si protecteurs, son corps si chaud, sa peau si douce … J’en étais ivre. Soupirant de contentement, je déposais mon front sur le sien, laissant nos souffles nous chatouiller mutuellement avant que nos lèvres se rejoignent une fois de plus, nous en avions besoin. Détachant ce baiser que je désirais encore plus profond, je me résiliais à la laisser se réconforter dans mon cou. Mille et un frissons, une phrase à laquelle je ne portais qu’une petite attention « C’est ma faute aussi. J’aurais dû persister, j’aurais dû rester à vos cotés et attendre, et non fuir… Je suis désolée Ayame. ». Elle n’avait pas besoin de s’excuser, elle n’avait pas fait le mauvais choix, mon humeur l’aurait anéantie, mon caractère l’aurait détruit à tout jamais. Elle avait bien fait. Si elle était restée, si elle avait persisté … Qu’aurais-je fait ? Tellement de choses regrettables que je me permettais de ne pas y penser. Cette femme … Me rendait folle. Ses petits rires d’apaisement, autant que sa manière si subtile de m’embrasser, de me faire parvenir ces sentiments de ce simple toucher … Je l’aimais.

- Rentrons. Chez nous. Je vous obligerai à me faire face, à me regarder jusqu’à ce que vous en aurez marre. Et puis, on en reparlera… Mais pas maintenant. Ayame ~

Laissant un fin rire traverser mes lèvres, je lui adressais un chaste baiser avant de prendre sa main dans la mienne et d’y déposer mes lèvres en signe d’acceptation à sa demande. Me collant ne serait-ce qu’un peu plus à son corps si cela était possible, je l’invitais à me suivre vers l’endroit où sa voiture devait sans doute se trouver. Comment le savais-je ? Parce qu’Akiha-Chan se déplaçait toujours avec SA voiture ~ Arrivant rapidement sur le parking de l’hôtel, je jetais un coup d’œil vers la chambre où Yume-Chan se trouvait sur le balcon, nous jugeant de son regard avant de partir … Déçue ? Non, et ce je le vis quand elle revint en nous lançant les clés, un dernier sourire de sa part et un signe d’au revoir. Quelle enfant merveilleuse. Réceptionnant les clés sans grande difficulté, je me retournais, décidée à quitter ces lieux en compagnie de mon épouse. Me dirigeant vers sa voiture, je lui quémandais du regard si elle acceptait que je conduise, ne voyant nul grand refus -peut être me trompais-je ?-. Passant sur le siège conducteur, je démarrais sans plus tarder, faisant tout de même attention au bijou d’Akiha, je nous conduisis vers Undai. Laissant un silence apaisant prendre place dans la voiture, c’est sans détour que je déposais ma main sur la cuisse de ma chère aimée, faisant des petits sillons dessus du bout de mes doigts, sourire aux lèvres. La suite se passa relativement vite, nous nous sommes parquées, nous sommes descendues et … Je n’ai plus su me retenir ~

Téléportant nos corps dans nos appartements, c’est sans détour que nous arrivâmes dans notre chambre. Poussant le corps d’Akiha pour qu’elle tombe sur le lit, je défis mes vêtements avant de me poser sur elle. Un baiser, un deuxième, le troisième enflammé, le quatrième passionné, la suite ~ Avec tant de sensualité. Caressant son corps par dessus ses vêtements, je laissais nos lèvres se sceller par besoin l’une à l’autre. Mon corps se réchauffant à chacun de mes mouvements, mes mains défaisant enfin sa prison de tissus, retirant avec lenteur ces choses m’obstruant la vue de son corps si parfait. Arrivant à sa peau, je détachais mes lèvres pour venir baiser la moindre parcelle que mes doigts effleuraient, usant d’une délicatesse sans nom, c’était presque malsain de la faire languir autant. Mais j’avais besoin de retrouver cette peau douce, cette chaleur réchauffant le mien … J’avais besoin d’y imposer mes marques. Passant sur sa poitrine, je laissais mes dents mordiller ses doux tétons désireux de plaisir alors que ma langue s’enroulait tout autant pour venir chatouiller un des points si délicats chez sa personne. Continuant ainsi mon manège en descendant de plus en plus, je laissais mon souffle ainsi que des baisers papillons tracer leur chemin vers son bas-ventre. Caressant toujours son corps, ce fut de mes lèvres à présent que je venais effleurer son point de plaisir, passant par dessus sans m’y attarder, préférant baiser de mes lèvres délicates les siennes devenant de plus en plus humides. Je la titillais, et le résultat était là. Trempée ~ Après au moins deux minutes de souffrance pour sa personne, j’abdiquais en donnant un petit coup de langue sur son bourgeon de plaisir ~ Remontant vers son visage en lui adressant un fin sourire, ce fut ma main qui vint s’aventurer dans son entre fraîchement chauffé. Passant entre ses lèvres de mes doigts fins, c’est une fois de plus que je ne franchissais pas le pas, préférant la faire s’attarder sur ce toucher à moitié consumé jusqu’à ce que je l’entende me supplier de la pénétrer. Chose qui arriva bien plus vite que je ne le crus sous ses fins gémissements ~ Un, pour la gentillesse, deux, sous sa demande, le troisième pour mon plaisir de l’entendre jouir, se arquer, me serrer dans ses bras, m’enflammer ~ La jambe pour donner plus de contenance à mes mouvements, mon corps, pour me coller au sien, mes soupirs de jouissance pour se mélanger à ses râles de plaisir ~
C’était un plaisir, un terrible plaisir de lui donner tant de plaisir ~

Donnant un dernier coup après être descendue vers son entre pour titiller son clitoris, c’est avec une certaine satisfaction que je sentis son corps se contracter sous mes caresses. Un fin sourire alors que ses jambes se serraient sur son visage avant que tout ne lâche ~ Remontant à pas de loup vers son visage, je déposais mes lèvres sur les siennes dans un chaste baiser avant de lui murmurer des mots doux. Finissant par me coucher à ses côtés, je retirais les mèches frivoles de son visage avant qu’un … bruit sourd ne retentisse dans la pièce. La regardant avec ce même sourire énigmatique, je ne montrais en rien ma surprise … Cela venait de moi ? Quelle idée, huhu ~ Finissant par pouffer de rire malgré moi, je me laissais tomber sur le matelas avant de me lever dans un soupir et de quitter la chambre. D’un pas rapide, je me dirigeais vers ma cuisine dans laquelle j’allumais la cafetière en même temps que je préparais un plateau pour Akiha. Du pain tartiné de chocolat, du jus d’orange pour faire joli … un biscuit ? Hum … Je n’ai plus de croissants … Les tartines suffiront ~ Me dirigeant vers le salon pour venir voler une rose dans mon vase à fleurs, je matérialisais un plus petit que je déposais sur mon plateau avant de verser dans deux tasses le café fraîchement préparé. Un sucre et du lait pour Akiha n’est-ce pas ? ~

Remontant donc, plateau en main, j’ouvris la porte avec mon dos avant de m’engouffrer dans notre chambre. Arrivant devant le lit, sourire aux lèvres, je déposais le plateau sur les genoux de mon ange tout en lui donnant un petit baiser tout mignon, tout amoureux. Un sourire aussi large que cela puisse l’être et je me posais à ses côtés en prenant ma tasse. Une gorgée suivie rapidement d’une deuxième et mon ton mielleux résonna dans la chambre, avec tellement de douceur que cela pouvait être … étrange venant de ma personne ~

- Ne mange pas trop vite, après un tel effort physique tu risquerais de t’étouffer mon cœur ~ Des envies pour cette journée ? ~

Un fin rire moqueur -pas méchant- et j’attendis sa réponse ~ Je l’aimais, je l’aime ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Dim 18 Aoû - 22:09

Le monde brisé qui m'entourait depuis déjà quelques semaines se reconstruisit en même temps que le sourire d'Ayame me fut à nouveau rendu. Je démentais toujours le fait d'aimer quelqu'un, je me plaisais dans l'heureux mensonge que j'étais mieux seule, que je ne faisais que manipuler les sentiments des autres sans m'attacher, sans en éprouver moi-même. C'était plus que faux. J'étais horriblement humaine, je le serais sans doute encore plus si je n'avais pas un démon gardien de mon âme tapis au fond de mon être rayonnant. Je voulais démentir cette pensée qui planait au dessus de moi à chaque battement de mon cœur qui enfonçait la réalité profondément en moi, impitoyablement ne me laissant aucune chance de me défendre contre ce constat indéniable. J'étais heureuse. Et ce, rien que parce que je suis redevenue celle que j'étais dans l'estime d'Ayame, car de nouveau, j'étais placée en haut de l’échelon du pouvoir et de sa confiance. Je sentais aisément le grondement qui me submergeait de l'intérieur, me traitant d'idiote et de faible. Mais je l'assumais. Je n'étais qu'une personne aux grands principes, aux grands buts, mais je n'étais que humaine. Et Ayame... Oh Ayame. Dead Master-Sama, l'être le plus craint sur cette terre à cause de son caractère dévastateur et surtout par sa puissance, la personne n'ayant rien d'humain, l'immortelle à l'intelligence surdéveloppée. Impitoyable, monstrueuse aimant jouer des autres, tuant comme si les humains n'étaient que des mouches dérangeantes à son existence parfaite. Elle était un démon sur terre. Un démon qui ouvrit sa vision de choses pour prendre sous son aile des petits rejetons de la vie qui n'ont guère eu de chance, qui ont soufferts pour la plus part. Les chatons de Undai ~

Même à ce jour, je ne saurais parfaitement décrire Ayame, je ne saurais dire si elle penchait plus sur la balance vers le bien ou vers le mal. Mais une chose était certaine, Dead Master était plus qu'une femme aux grandes capacités, oui, elle était celle que j'admirais le plus au monde, celle à qui je vouais ma vie -en contrepartie de quelques privilèges- elle était celle qui m'appartenait, à moi, un autre petit monstre dans ce monde. Me comparer à elle ? Je ne le ferais jamais. Je n'étais qu'un quart de son être et encore, je n'avais même pas un dixième de ses capacités intellectuelles, la seule chose pour laquelle je me considérais digne d'elle, c’est que je saurais faire un millier de bonnes actions -favorables à l'humanité- en ayant la main prise sur sa personne. Sous son consentement. Cette femme me remplissait de joie, je pourrais presque me mettre sur les genoux et la remercier de sa clémence. Sauf que si je faisais cela, je ne serais pas moi, mais une de ses groupies stupides qui essayent de l'avoir par des moyens grossiers, qui essayent de lui montrer leurs amours de vénération par des procédés peu subtiles, comme je le décrirai.

Mais revenons à la réalité. À ce jour merveilleux où je sentis à nouveau la main de ma tendre amante enlaçant la mienne. Si froide. Je me plaisais dans cette atmosphère glaciale, y trouvant même du réconfort. Je me sentais... C'était comme si rien ne pouvait plus se mettre en travers de notre chemin, comme si tout souci n'était qu'un lointain cauchemar et qu'à présent, je revivais. Je sentais tout mon être se remplir de nouvelles perspectives quant à notre relation. Ayame et moi ~ Mon cœur vibrait rien qu'à cette évocation.

Nous ne nous attardâmes pas dans ce petit parc à la lisière de Kyoto, non, nous avions trop de choses à faire pour se contenter de nous regarder mutuellement. J'avais un besoin monstrueux qui attendait de se faire assouvir depuis longtemps. Trop longtemps pour que la simple évocation de caresses érotiques me fasse bouillir de l'intérieur. Je voulais plus qu'un baiser, je la voulais toute entière. Et c'est ce qui arriva. Un petit saut devant l'hôtel où Yume nous donna les clés de ma voiture, un petit voyage vers Undai qui me parut durer des heures et puis... Et puis le plus intéressant.

Je succombais. Tout mon corps abdiquait sous la justesse des gestes de mon amante. Elle était douée, si douée que je ne pouvais que gémir sous ses caresses, sous sa langue experte ou sous ses pénétrations qui me brûlaient de l'intérieur. Cela me manquait. Non pas sa manière si détestable et mesquine de me faire languir jusqu'à ce que tout mon être s'embrase et lui quémande sans moindre honte qu'elle me libère de cette attente. Mais plutôt ce qui suivait ma supplique roque. Et quand elle passa finalement à l'action, mon corps ne fit qu'une embardée avant que je ne frisonne, gémisse, adore ce qu'elle me faisait subir. C'était une douce torture, c'était tellement bon. Je m'abandonnais à elle sous une douce agonie, m'accrochant à son corps pâle, contenant du mieux possible cette boule de chaleur qui gonflait dans mon bas-ventre. L'extase ~ Et j'en voulais plus. Toujours plus d'elle, de son corps, de ses mains, de ses sourires, de ses rires, et même de ses colères et de sa manière si enfantine de bouder. Je voulais... qu'elle me fasse jouir.

Le point critique, là où mon esprit était embrouillé, où je ne discernais plus mes gémissements, où tout bruit ne parvenait plus à mon ouïe, où je m'agrippais de toute mes forces à tout ce que je pouvais, où je fermais les yeux pour me plonger dans la noirceur, où je brûlais littéralement, où toute caresse de sa main m'était fatale, où j'entrouvris les lèvres pour laisser échapper un cri de jouissance que je ne pouvais contenir en moi. Le moment où tous mes muscles se tendirent d'un seul coup, pour se relâcher par la suite, soudainement. Pour me laisser penaude sur les draps mouillés de ma transpiration, la respiration coupée par tant de plaisir. Et puis plus rien, qu'une expiation lente et douloureuse. Un regard trop clair qui croise un autre, trop brillant. Mes lèvres s'arquant en un sourire fatigué et puis, un bruit... un affreux bruit venant du fond de mon estomac m'embrasant les joues dans une gêne palpable. Et ce n'était pas compter sur Ayame pour régler la situation, vu son rire qui me fit tout d'abord grimacer pour que j'en ris moi aussi à la fin. Alala...

Je me mis plus confortablement contre les coussins du lit, me détendant complètement dans un soupir las tandis que mon amante de monstre quittait la chambre. Pour aller où ? Je ne savais guère, mais s'il fallait que je la suive pour la retrouver et la prendre sensuellement à mon tour, je le ferai ~ Riant légèrement seule dans la pièce naturellement sombre, je fermais les yeux en inspirant, pour me heurter à la vision d'une masse noire flottant dans mon subconscient. « Crois-tu que je vais accepter ceci aussi facilement ? Détrompe-toi Akiha, tu es autant à moi que moi à toi ~ » Rouvrant les yeux d'un seul coup pour chasser son sourire lugubre qui me fondait le crâne, je plongeais mon regard dans le plafond sans prendre la peine de m'habiller, recouvrant juste mon bas des draps fins du lit.

- Je te laisse agir à ta guise, et tu nous crées des problèmes. Je te brime et tu n'es pas contente... Si la situation ne te satisfait pas, contente-toi seulement d'agir quand j'ai besoin de toi.

Je dis ces quelques mots dans un murmure pratiquement inaudible, sachant pertinemment que je ne devais pas spécialement user de ma voix pour communiquer mes pensées à son égard. J'étais... En colère, en quelque sorte. Là savoir ici près de moi à revendiquer ses droits sur mon corps après qu'elle eut complètement terni ma relation avec Ayame, me rendait malade. Mais il faut dire, Akiha -cette sombre partie de mon être- me rendait toujours malade dès que je pensais à elle, à ce qu'elle faisait, à comment elle réfléchissait. Sauf que je ne pouvais pas tout simplement le lui dire, non, car elle adorait le fait que je la méprise, me rappelant avec avidité et empressement à quel point elle m'était indispensable. Oui, si je n'étais pas un monstre, si je saurais supporter les crimes que je commettais, elle ne serait plus là, pas après qu'elle eût failli réduire ma relation avec Ayame à néant. Mais je ne le pouvais pas. J'avais besoin d'elle, et ce quitte à supporter ses méchancetés à mon égard. Quitte à la blesser et lui faire plaisir de la sorte. « Tu vas encore me supplier de prendre ta place ~ Je devrai encore te protéger contre cette femme et contre tes sentiments naïfs ~ » Silence. Seul son rire resta. Silence, j'ai dit. Et puis plus rien. Et puis... Ayame.

- Ne mange pas trop vite, après un tel effort physique tu risquerais de t’étouffer mon cœur ~ Des envies pour cette journée ? ~

Riant légèrement, plutôt agréablement surprise par le plateau qu'elle m'apporta, je ne savais détacher mon regard du sien, tellement elle m'absorbait. Ayame qui vint m'apporter un plateau de nourriture au lit. C'était... Trop pour la pauvre petite humaine que j'étais. L'odeur du café chatouillait mes narines me défiant de le boire d'une traite. Mais avant cela... ~ Je me tournais à moitié vers mon amante, prenant des précautions par rapport à ce qui se trouvait sur mes genoux, Déposant ma main sur le dessus de sa tasse, je me redressais légèrement pour venir capturer ses lèvres dans un doux baiser lui étant adressé. Finissant par mordiller son oreille avec envie, je lui soufflais un « merci » dans un murmure avant de me rasseoir convenablement et baisser mon regard sur ce qu'elle m'eut apporté. Cédant finalement à l'appel du café, ce fut la première chose que j'attrapais entre mes doigts fins, une gorgée, deux, et puis je trempais mon pain dedans. Toujours avec ce regard en coin qui ne quittait pas mon amante.

- Et si nous restions à la maison ? Bien sûr, si vous n'avez rien d'autre de prévu ~

Ne me séparant pas de mon sourire en coin, j'avalais ce qui était sur le plateau en me rendant compte que oui, j'étais affamée. Pas très étonnant vu ce que j'ai bien pu avaler depuis hier et surtout, de ce que je viens de subir il y a de là quelques instants. Et rien que me remémorer cela, ça me mettait dans tous mes états. D'ailleurs... ~ Déposant le plateau sur le chevet du lit de mon coté, je vins m'asseoir sur les genoux d'Ayame à califourchon. Lui dérobant sa tasse sans moindre ménagement, je glissais ma main dans ses cheveux soyeux, frottant mon corps dénudé contre le sien à chaque rapprochement que je faisais vers son visage. Un baiser, puis un deuxième. Le sourire toujours là, plus persistant. Et ensuite... Je lui rendis ce qu'elle me donna avec une lenteur exagérée, avec une douceur dont même un monstre, ne saurait résister. Cela commença par une douce caresse sur sa poitrine, un déhanchement plein d'envies, des baisers de plus en plus approfondis partout sur son corps, des paroles coquines soufflées à son oreille, une langue se promenant dans le creux de sa gorge pour venir se perdre toujours plus bas, jusqu'à ce qu'elle se noie en son intimité. Des doigts qui frôlaient son corps, qui se perdirent dans son antre chaud, des mouvements lents, et vifs aussi. Un mélange de passion, de remerciement, de joie et d'un besoin de découverte. Besoin de se retrouver dans le plaisir de la chair. Un dernier soupir et je me mis sur le coté, caressant son ventre plat du bout de mes doigts, un toucher infime, mais tellement présent.

- Je vais nous faire couler un bain ~ Rejoignez-moi dès que vous serez en état ~

Riant doucement à cette remarque que je savais anodine, sachant parfaitement qu'Ayame m’emboîterait sans doute le pas sans moindre flemmardise. Je me relevais du lit ne prenant aucune précaution quant à mon habit, ne me dérangeant en rien du fait que j'étais complètement nue. Après tout, si elle voulait me regarder, ce ne serait que plaisir pour moi, je n'avais rien à cacher, bien au contraire ~ Ouvrant la porte de la chambre en grand, je m'avançais dans le couloir tout en jetant un regard discret sur ce qui se trouvait à l'étage du dessous. Depuis combien de temps ne suis-je pas venue ici ? Trop longtemps. Mais ce qui m'étonna ce fut sans doute l'espace vide normalement occupé par l'écran géant de la télé. Où était-il ? Je l'ai cassé. Mais depuis le temps Ayame aurait bien pu s'en fournir un nouveau. Étrange, une énigme à résoudre, une question que je lui poserais d'ici tôt. Arrivant dans la salle de bain sur la même lancée, j'y pénétrais laissant délibérément la porte ouverte, et ouvris les robinets de la baignoire. J'y plongeais avant que l'eau ne la remplisse et y déversais quelques produits qui moussèrent le tout. Plongée dans la mousse qui recouvrit la vision sur mon corps nu, je sortis ma main de l'eau pour la tendre vers Ayame, l’invitant par ce geste à prendre place en face de moi.

- Le salon serait bien mieux meublé s'il y avait un écran accroché au mur, Ayame ~

Évidemment que j'étais un être à part, ne se gênant aucunement de faire des remarques subtiles, même en sachant que c'était moi la fautif de ce trou béant sur le mur. Faisant un petit geste de la main en signalant que je savais parfaitement que j'eus détruit la précédente télé, je me demandais un cours instant si elle n'était pas sérieuse en voulant me retirer mon salaire pour en acheter une nouvelle. Alala... Plongeant dans l'eau jusqu'au cou, je laissais mon regard couler dans le sien avant de poursuivre la conversation sur un autre sujet, complètement différent. Caressant de ma jambe, sa cuisse, je me plaisais dans ce toucher qui me fut retiré depuis bien trop longtemps pour que cela puisse être correct.

- Et pour le projet ? Aucune complication ? ~

Ce sujet me brûlait la langue. Il allait de soi que je m'y intéressais de très près, mais il va aussi de même que je ne m'en suis pas mêlée le temps de notre dispute, ruminant au fond de moi le gâchis que cela provoquait à mon intellect. Du moins, Akiha était contrariée du fait qu'elle ne pouvait y assister, et moi, j'étais plus apurée de savoir que mes envies de faire d'eux mes enfants était tant compromise et vouée à l'échec à cause d'un horrible malentendu avec la femme scientifique en face de moi.

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Dim 18 Aoû - 23:40

Je ne pouvais qu’être enchantée du mignon minois que ma chère Akiha me présentait à cet instant, c’est avec un semblant de gentillesse que celle-ci m’embrassa en signe de remerciement. Acceptant ce doux toucher, je lui répondis par un petit mordillement de lèvres avant qu’elle ne s’affale tel un ogre sur son déjeuner. C’est avec un plaisir su que je la regardais manger, premièrement son café pour se revigorer, finissant par ses tartines qu’elle trempa avec joie dans ce liquide rempli de caféine. Je lui avais fait des tartines … Même à moi-même je ne m’en faisais pas, préférant pleinement descendre jusqu’au restaurant pour prendre mon déjeuner plutôt que de m’épuiser inutilement. Mais sur le coup, je n’avais pas eu envie de faire autrement, je voulais lui donner quelque chose de fait maison. Un sourire radieux aux lèvres et je continuais à vider mon breuvage exquis ~ Pourrais-je songer à une carrière dans la cuisine ? Douce sottise qui me fit glousser légèrement ~

- Et si nous restions à la maison ? Bien sûr, si vous n'avez rien d'autre de prévu ~

Portant ma tasse à mes lèvres en l’écoutant, je fermais les yeux sous sa douce vois chanteuse. Affichant un petit sourire en accord à ses dires, je voulus le lui dire de vive-voix mais ses actions me coupèrent sans que je ne puisse réagir d’une manière ou d’une autre. Me faisant littéralement couché par ses caresses, ses doux baisers, je laissais mon corps s’enflammer sous sa posture alors que grimpée sur moi, elle devenait maître de mon corps. Non pas dans le mauvais sens comme la dernière fois, non je n’avais plus l’ombre en face de ma personne mais celle que j’aimais tant, mon épouse, ma bien-aimée ~ Ne me retenant de soupirer sous ses touchers, je m’arquais avec désir quand sa main descendit vers mon intimité, chatouillant celle-ci du bout des doigts pour finalement venir le caresser de sa langue humide et tellement chaude. Me rattachant aux draps dans cette posture si étrange qu’était d’être assise alors qu’on vous faisait l’amour, je la laissais jouer de mon corps tout en sentant ma voix devenir de plus en plus rauque, de plus en plus bruyante ~ Exquise.

Des gémissements se perdirent dans la noirceur de la pièce, des crépitements venant de mon lit résonnèrent en même temps que son souffle chaud caressait mon corps. Ses doigts si fins jouant de moi, sa langue titillant mes sens, ses baisers m’enflammant de plus en plus, cette sensation étrange qui vous bouffe de l’intérieur pour finalement exploser dans un nouveau cri si étrange que vous en êtes également perturbée. Un véritable orgasme dans lequel je me noyais sous un dernier mouvement de sa main avant de retomber lourdement contre le dossier du lit, me heurtant au froid du bois.

- Je vais nous faire couler un bain ~ Rejoignez-moi dès que vous serez en état ~

Laissant un fin rire ironique traverser ma gorge, je laissais mes yeux descendre sur son déhanché qui quittait trop vite la pièce à mon goût. Ne m’attardant pas dans ce lit si confortable, si humide de nos flux sexuels, je me dirigeais sans plus attendre à sa suite, passant ma porte pour rejoindre le hall en finissant par arriver dans la salle de bains où mon épouse se trouvait, rayonnante et nue à souhait ~ Élargissant mes lèvres quand elle me tendit une main, je me plongeais à sa guise devant sa personne. Laissant mon corps se réchauffer au contact de cette eau savonneuse, c’est avec exaltation que je m’allongeais, laissant mes jambes caresser le corps de ma chère Akiha ~

- Le salon serait bien mieux meublé s'il y avait un écran accroché au mur, Ayame ~

Grimaçant légèrement à cette observation obsolète de sa part, j’hésitais un instant à lui rappeler nos paroles disant que nous achèterions cette télévision ensemble, et en vue de notre passé proche, cela aurait été légèrement impossible. Me voyez-vous débarquer chez elle en lui disant de se préparer pour qu’on aille acheter cet objet qui me fait rêver alors que cela faisait peut être quelques semaines déjà que je l’évitais ? Oui cela aurait été saugrenu de ma part. M’enfonçant en même temps qu’elle dans l’eau chaude je fermais les yeux en me plaisant dans ses fins touchers décrits comme pervers. Après tout, ne faisait-elle pas ça pour m’exciter ? Me caresser de la sorte la cuisse sans arrière-pensée aurait été un scandale ~ Un fin sourire et je rouvris les yeux pour me rapprocher de sa personne, décidant de me poser sur elle plutôt que de rester si éloignée de son corps qui m’attirait tant ~

- Et pour le projet ? Aucune complication ? ~

Me posant confortablement sur son corps dénudé, je me mettais de dos à son visage, posant ma tête sur son épaule pour pouvoir l’avoir dans mon champ de vision. Un large sourire cette fois-ci suite à sa question, je la narguais du regard en lui faisant bien comprendre qu’elle n’avait qu’à être là lorsque je continuais mes expériences sur ces cas ~ Mais je n’étais pas assez vilaine pour le lui dire clairement, préférant de loin lui prendre sa main et jouer avec celle-ci en titillant le cristal qui se trouvait sur son doigt ~ Ne répondant pas directement à ses questions, je traçais de fins sillons sur sa main tout en me posant ne serait-ce qu’un peu plus contre sa poitrine rebondie, me plaisant de la sorte à sentir ses tétons durcir par ce toucher indirect de ma part ~ Perverse nymphomane ~

- Il est vrai qu’il aurait été plaisant d’avoir mon écran suspendu, mais malencontreusement, j’ai le souvenir que celui-ci est en miettes mon cœur ~ D’autant plus … n’avions nous pas dit que nous irons acheter le prochain ensemble ? ~

La narguais-je ? Oui, et ce avec un malsain plaisir que j’acceptais par un fin gloussement de ma part. Me retournant légèrement pour déposer mes lèvres sur sa joue, je me remettais contre elle en déposant ses mains sur mon ventre, frottant celui-ci comme si je lui réclamais de douces caresses ~ Était-ce le cas ? Disons que je dirai pas non, si elle le faisait ~

- Pour ce qu’il en est du projet, il avance. Les fœtus sont créés … Ils sont à présent sous réserve dans leurs capsules. En parlant de ceux-ci … Je me suis demandée si il ne serait pas mieux d’en faire des êtres à part entière … Des individus sachant penser par eux-mêmes plutôt que de simples robots que je guiderai sous un ordre exprimé par ma personne. Cette idée me donne envie depuis un moment déjà ~

Lui mentais-je ? Oui, et ce terriblement. L’idée ne m’était pas venue seule, non, cela venait d’elle d’ailleurs. Nous devons remonter à quelques semaines d’ici, lorsque j’étais plongée dans mes recherches sur les corps que l’on créait. Travaillant principalement sur mon bureau, je décidais tout de même de regarder à l’évolution -abandonnée- des recherches de mon ange. C’est sans doute par mégarde qu’en fouillant sa tablette que je remarquais un dossier sous scellée ~ Aurais-je dû éviter de l’ouvrir ? Sans doute puisqu’il était verrouillé, mais peu importe. Ce que je découvris ressemblait fort à l’épreuve qu’elle m’avait rendue sur la conception cérébrale de ce projet, ici donc je ne voyais plus de simples êtres vides, mais bel et bien, une structure humaine où une multitude de sentiments avaient été ajoutés, laissant l’être en question réveiller ceux qui lui seront attribués au hasard. En terme clair, non plus des machines mais des humains, une âme, un corps, un cœur ~ Voilà donc … Quelle fut ma réaction en découvrant cela ? Premièrement de l’exaspération, sachant pertinemment sur quoi tout ceci résultera. Des enfants, nous en avions parls, ne serait-ce qu’un peu … Assez pour que j’ai des doutes, et là, j’avais la confirmation de mes soupçons si je puisse le dire ainsi. Par la suite, c’est avec rancœur que je pris tout cela, jusqu’à ce que je finisse par ma demander combien de temps celle-ci prendra-t-elle pour m’informer qu’elle chamboulait mes expériences. Des enfants … Aussi étrange que cela pouvait l’être, j’étais prête à l’accepter, peut être maintenant parce que je suis sous le charme de sa personne, mais même, nous verrons ce que cela donnerait. Et après tout, n’était-ce pas un nouveau défi ? Ce n’était donc plus des machines vivantes que nous créions, mais bel et bien des vrais êtres. De vraies personnes … Huhu ~

- Je te demanderai donc de prendre DM002KA dès que son corps sera créé, de l’élever comme tout être tandis que DM001KA restera dans sa capsule ~ Je me plairai à voir quelle différence naîtra entre ces deux êtres, celui dont le titre d’humain lui a été donné à la naissance ou celle qui continuera son avancée physiologique et mentale enfermée de ce monde, protégée de tout désagrément ~

Plongeant mon regard dans ses pupilles bleutées, je lui adressais un sourire avant de reporter mon attention sur la porte quand un bruit sourd résonna dans mon appartement. Levant un sourcil en signe d’étonnement, je sortis du bain en m’enroulant autour d’une serviette tout en me demandant quelle était la provenance de ce bruit. Passant ma tête par la porte ouverte à la recherche d’un quelconque intrus, c’est quand un tapement retentit une fois de plus que mon regard se dirigea vers la porte d’entrée … Ah ? ~ Attendais-je de la visite ? Quelle drôle d’idée ~ Non. Cela n’était pas drôle du tout, me rappelant malgré moi que j’avais bel et bien de la visite en ce jour si calme, un fin rire traversa ma gorge alors que je séchais mon corps avec rapidité. Lançant un fin sourire en signe de pardon à Akiha, je justifiais mes actions en l’informant que la nouvelle femme de ménage arrivait aujourd’hui et que malgré moi, cette information s’était enfuie de mon esprit. Lui tendant une main en criant « Oui, un instant ~ » à l’encontre de la jeune fille se trouvant à l’extérieur, j’aidais mon amour à se sécher avant de matérialiser des vêtements sur son corps ainsi que sur le mien. Sortant de la salle de bain après cinq minutes, fraîchement habillées  et propres, j’empruntais les escaliers en laissant claquer mes talons dessus avant d’ouvrir la porte, un sourire rayonnant sur mes lèvres ~

- Maaah ~ J’espère ne pas t’avoir fait trop attendre, rentre donc ~

Faisant la chose entrer d’un signe de la main, je fermais la porte derrière elle avant de la détailler de mon regard … Ne connaissait-elle pas l’uniforme de Undai ? Pourtant celle-ci avait un bracelet vert, qu’était-ce donc cet accoutrement ? Levant un sourcils en croisant les bras, le fis le tour de sa personne … Une sorte de nappe recouvrait son corps … ? Décidant que cela ne lui convenait guère, je lui arrachais le tout lui matérialisant l’habit traditionnel d’une Maid alors que celle-ci, étourdie par mes actions, poussa un cri avant de me dire … Je ne sais quoi ? « لا لكنه لن! » La… quoi ? Entrouvrant la bouche en ne comprenant nullement ce qu’elle disait, je me tournais vers Akiha, la questionnant du regard … Non, cette langue m’était inconnue ~

- Je suis Kamosis Amenhotep … Je suis votre nouvelle femme de ménage. Dead Master.

La voyant se coller au sol comme si elle désirait le laver avec son corps, je m’accroupis à sa hauteur pour venir lui tapoter la tête en lui faisant bien comprendre qu’elle n’avait pas à se vautrer de la sorte. Laissant un fin rire traverser mes lèvres, je laissais mon regard perçant analyser cette personne. En vue de son nom, je dirais une égyptienne, son teint foncé me lançait également sur cet avis. Pour ce qu’il en était de son accent japonais, n’en parlons pas, peut être aurais-je plus facile à communiquer en anglais avec elle ? Son physique … elle n’était en rien mon type, trop foncée à mon goût, trop pas non ~ Bien qu’elle devait avoir dans les vingt ans déjà, elle ressemblait plus à une pauvre petite chose sortant de son désert plus qu’autre chose … A se demander comment l’une de mes lettres à bien pu atterrir dans un village lointain caché par une pyramide.

- Akiha Ketsuki, je serai à toi aussi. N’hésite pas à me demander. Je vais vers en haut pour laver. Merci pour ce vêtement.

… Je fais quoi maintenant ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mar 20 Aoû - 21:58

Alala... J'avais encore envie de ma femme ~ Mais n'était-il pas normal de vouloir rattraper le temps perdu ? Les heures de sexe torride qui n'eut pas lieu depuis notre dispute ? Si, évidemment que c'était logique. Tellement que mon corps répondait de lui même quand Ayame vint se coller contre moi. Son corps m'enivrait de désir, c'était plus fort que moi. Tellement que seul le fait qu'elle touche ma main me rendait toute chose. Non, je n'étais pas une nymphomane en chaleur ne sachant se contrôler. D'accord, je l'étais, mais je savais me contrôler quand même. Et cela se marqua au fait que je ne lui ai pas sauté dessus tout de suite, préférant me complaire dans le doux frottement de son corps humide sur le mien. Combien de temps tiendrai-je encore avant que mes envies ne prennent le dessus sur mon raisonnement. Moi qui voulais tant savoir ce qu'il en était du projet de mes futurs enfants. Quel dilemme...

- Il est vrai qu’il aurait été plaisant d’avoir mon écran suspendu, mais malencontreusement, j’ai le souvenir que celui-ci est en miettes mon cœur ~ D’autant plus … n’avions nous pas dit que nous irons acheter le prochain ensemble ? ~

Ses paroles me refroidirent d'un seul coup. Non, je mens, je ne me sentais en rien offensée, sachant pertinemment que j'étais la fautive de ce trou sur le mur. De plus, je ne savais vraiment comment prendre le fait qu'elle veuille l'acheter avec moi. Je devrais sans doute me sentir heureuse que même pour une chose si futile, pendant notre dispute, elle y a fait attention. Alala, Ayame ~ Hochant de la tête pour accepter ses paroles en lui affirmant que oui, nous la chercherons d'ici tôt, même aujourd'hui si cela voulait marquer notre réconciliation. Satisfaite, je caressais son ventre d'un air songeur, me rappelant encore le jour où j'ai malencontreusement détruit l'appartement de ma chère amante. Quel monstre ~

- Pour ce qu’il en est du projet, il avance. Les fœtus sont créés … Ils sont à présent sous réserve dans leurs capsules. En parlant de ceux-ci … Je me suis demandée si il ne serait pas mieux d’en faire des êtres à part entière … Des individus sachant penser par eux-mêmes plutôt que de simples robots que je guiderai sous un ordre exprimé par ma personne. Cette idée me donne envie depuis un moment déjà ~

Prenant mes aises, son corps calé contre le mien, je caressais langoureusement sa peau de ma main tandis que mon regard se perdait sur le profil de son visage. Descendant dangereusement vers son bas-ventre, dans de longs sillons d'eau, je m'arrêtais net quand sa voix mielleuse retentit dans la salle de bains. D'abord incrédule de ce que j'entendais, je finis par me pétrifier avec le cerveau allant à mille à l'heure. Comment ? Était-il possible que je n’aie pas rêvé ses dires ? Complètement sous le choc -car oui, c'était choquant qu'elle m'expose quelque chose que je ruminais en secret dans mon coin- je n'en croyais pas mes oreilles. Ne bougeant pas d'un poil, essayant de trouver une faille à ceci quelque part dans sa voix ou dans ses mouvements, je me demandais si elle ne disait pas cela pour me provoquer à dévoiler mes intentions. Non, elle n'aurait pas fait cela quand même. Gardant le silence, je le laissais poursuivre, sur mes gardes.

- Je te demanderai donc de prendre DM002KA dès que son corps sera créé, de l’élever comme tout être tandis que DM001KA restera dans sa capsule ~ Je me plairai à voir quelle différence naîtra entre ces deux êtres, celui dont le titre d’humain lui a été donné à la naissance ou celle qui continuera son avancée physiologique et mentale enfermée de ce monde, protégée de tout désagrément ~

Je restais sans voix devant ses dires. Elle m'offrait... Elle me laissait faire délibérément ce que je voulais faire en secret. Une coïncidence inespérée ? « Je ne pense pas. Elle te teste, c'est tout ~ » Vraiment ? Je ne saurais quoi en penser. D'un coté, jamais je n'aurais cru possible qu'elle puisse déclarer une chose pareille, elle qui mettait entre mes mains ses expériences de la plus haute importance. Elle qui voulait faire de ces êtres artificiels des robots, elle se ravisait ainsi. Mais... Comment pourrait-elle savoir au juste que je voulais faire d'eux mes enfants ? Je ne lui ai jamais donné à penser que les voir en tant que êtres sans âme me posait problème. C'était louche, mon ombre avait raison. Mais en même temps, c'était tellement magnifique qu'un seul « Je suis pour ~ » Enthousiaste sortit d'entre mes lèvres. C'était fascinant. Je pourrais avoir un enfant, l'élever tel un vrai être, une personne normale. Étais-je triste que seul un d'eux me serait offert ? Oui mais en même temps, j'étais déjà heureuse de ce cadeau. Et pour l'autre petit être de capsule, je l'éduquerai aussi, et lui donnerai une humanité. D'une manière ou d'une autre, mais sans m'aviser à trop m'investir, j'avais déjà beaucoup reçu. Ce qui m'effrayait en même temps, mais seul un sourire platonique se fit voir sur mon visage. Que savait-elle ? Aurait-elle découvert mes projets ? Si oui, que devrais-je faire ? Tant de questions qui se chamboulaient derrière mon air posé et professionnel. Mais avant que je ne dise une bêtise... ~ Un bruit.

Puis un autre, puis Ayame qui sort du bain me laissant seule dans cette chaleur, puis une explication de sa part comme quoi nous avions une nouvelle femme de ménage qui commençait son service aujourd'hui. Un regard las de ma part et je pris sa main, mon corps se séchant de lui-même et des vêtements apparaissant dessus par la matérialisation d'Ayame. Un autre regard, cette fois curieux de ma part, et nous descendîmes en bas, ma femme alla ouvrir la porte pour que mes yeux se heurtent à une jeune femme -dans la vingtaine- d'une origine sans doute pas japonaise ni européenne. Souriant aimablement à son encontre, tout en détaillant son visage, je m'attardais tout de même un court instant sur ce que je portais. Ah, Ayame avait toujours eu bon goût ~ Sauf peut-être pour le choix de ses servants. Car oui, si moi j'étais magnifiquement vêtue, la jeune fille portait un habit détonnant dans la culture japonaise étant donné qu'il provenait sans doute de la culture nord-africaine. Et mes suppositions se confirmèrent quand elle s'emporta dans une langue que je reconnaissais mais dont le langage m'était indéchiffrable, quand Ayame lui matérialisa des vêtements convenant davantage à son futur poste. Une élève... Pourquoi une élève de Première ?

- Je suis Kamosis Amenhotep … Je suis votre nouvelle femme de ménage. Dead Master.

Kamosis Amenhotep... Joli ~ Intéressant. Cette fille devait sans doute être égyptienne en vu de son nom typiquement pharaonique. Souriant de plus belle quand elle se jeta au sol dans un semblant de salut ne m’étant guère coutumier, je levais mon regard sur Ayame qui avait l'air... désemparée. Mais là, ce n'était encore rien, je pouvais me contenir en ne faisant que narguer ma femme sur le genre de personnes étranges qu'elle engageait. Mais ce qui suivit -à savoir les paroles de la dénommée Kamosis- m'acheva complètement. Mais genre, c'était limite si je n'éclatais pas de rire devant son petit minois tout mignon.

- Akiha Ketsuki, je serai à toi aussi. N’hésite pas à me demander. Je vais vers en haut pour laver. Merci pour ce vêtement.

Self-control. Mort. Tournant le dos aux deux femmes en toussotant légèrement, faisant semblant que je cherchais quelque chose dans la bibliothèque, j'étais éclatée de rire. Et c'est le moins qu'on puisse dire. Reprenant mon inspiration quand j'entendis des pas se diriger vers l'étage supérieur, je ricanais plus ouvertement en croisant les billes verdâtres de mon amante. « C'est quoi cette idiote ? » Chut, ce n'est guère sa faute que son japonais n'est pas très fort, c'était déjà admirable qu'elle le parle tant bien que mal. D'ailleurs, je me plairais bien à découvrir sa culture de plus près. Mais ce qui me faisait surtout rire, c'était sans doute la tête de ma chère femme démoniaque.

- Puis-je demander où avez-vous trouvé ce... spécimen ?

La réponse arriva bien vite quand je suivis son regard vers une pile de dossiers posés dans un coin. Au hasard. Cela me sauta aux yeux. Joignant mes mains dans un soupir décidé, je m'approchais d'elle et déposais un baiser fin sur ses lèvres avant de... aller à la chasse de la fille japonaise. J'avais envie d'apprendre plus d'elle, et me dire que ce ne fut pas seul le mauvais jugement de mon amante qui la faisait venir en ces lieux. Après tout, qui voudrait devenir le servant de la directrice de Undai au point de se porter volontiers ? Hmm... Si j'étais encore en cours, si elle ferait une demande, je crois que je me porterais candidate à ce poste. Alala... Raison de plus de ne pas discriminer cette jeune femme et aller en apprendre plus. Faisant claquer mes talons sur les marches en verre, je croisais ses billes foncées près de la porte de la chambre de Yume, ne comprenant pas vraiment ce qu'elle voulait, je la laissais s'approcher de moi, me faire un signe pour que je lui tende mon oreille -ce que je fis tout naturellement extrêmement curieuse de ce qu'elle me voulait- et laisser son accent étrange résonner dans mon ouïe.

- Akiha Ketsuki, une question. Quelle chambre est à toi et quelle à Dead Master ? La bleue ou la noire ? Je vais laver maintenant, comme ça tu pourras reposer là-bas.

Pardon ? Clignant des yeux sans vraiment saisir directement ce qu'elle me déballait, je finis par faire un grand « Aaah » de la bouche pour lui faire comprendre que c'est bon, je comprenais. Toujours aussi aimable, je lui demandais tout d'abord si elle préférait que je converse anglais avec elle, si elle aurait plus facile avec cette langue. Mais ses yeux subitement effrayés me dissuadèrent de tenter le coup. Alors... J'étais mesquine, sans doute, ouvrant la bouche, je choisis parfaitement mes mots pour lui faire comprendre ce qu'elle devait nettoyer.

- Étant donné qu'une chambre doit m'appartenir en ces lieux, vu que j'y habite, elle peut-être celle qui est sombre, mais pas obligatoirement, vu que le bleu s'y rapporte aussi. Mais pour ne pas te compliquer la tache, Kamo-chan -je peux t'appeler ainsi n'est-ce pas?- alors je dirais que la mienne et celle qui n'est pas à Yume, mais qui peut s'avérer être celle de Dead Master.

Souriant gentiment en lançant un regard par dessus la balustrade afin de voir si Ayame nous regardait, je lui fis un clin d’œil amusé. Détournant tout de même mon attention sur la jeune femme ayant l'air plus que perturbée, je finis par la plaindre et lui indiquer d'un mouvement négligeant de la main qu'elle peut s'occuper de la salle de bains en premier lieu. La suivant donc, elle, flanquée de différentes bouteilles de détergents et ainsi de suite, je la laissais pénétrer dans la salle de bains, me posant près de la porte avec un large sourire. C'est bon, je craque.

- Dis moi, tu viens d'où ? Tu as de la famille ? Pourquoi tu as demandé à travailler ici ? Tu es en Première... Quel est ton pouvoir particulier ? Tu te plais ici ?

« Dead Master va se sentir seule si tu restes avec celle-là ~ » Mais non, mais non. Laissant la jeune fille commencer son travail sans la lâcher de mon regard clair rivé uniquement sur sa personne, j'attendis qu'elle comprenne bien ce que je demandais et ce qu'elle me réponde, surtout. Hmm... Elle n'était pas moche, je n'avais pas souvent l'habitude de croiser cette sorte d’ethnie, au Japon on ne voyait que des petits jaunes à la base, parfois des européens, et même en Europe là où j'habitais, il y avait toute sorte de nationalités mais pas forcément des basanés comme celle-ci. N'y avait-il pas de guerre en Égypte d'ailleurs ? Pauvre chaton, cela ne devait pas la réjouir en soi.

- Je pars d’Égypte. Je viens pour de l'argent pour manger. J'ai deux sœurs et huit frères en Égypte. J'aime bien ici, je sais me battre avec des guitares, je joue et je gagne souvent. « Acquiescent de la tête à ses dires, je sursautais quand elle sortit mon nom dans un petit cri autoritaire » Akiha Ketsuki ! C'est quoi le nom de la directrice, Dead ou Master ?

Incrédule, je la regardais bêtement un court instant, réalisant qu'elle ne plaisantait pas. Ouvrant la bouche pour la refermer sans rien dire, je bougeais mes mains devant moi et sortis de la salle de bains à reculons, lui indiquant rapidement par quoi elle pouvait commencer. Tournant les talons en refermant la porte derrière moi, je pouffais de rire dans le couloir, lâchant ma maîtrise de soi pour me laisser aller. Oh mon dieu, quel cas ! Ricanant de plus belle, je descendis des escaliers et vins à la rencontre d'Ayame. Un sourire de plus en plus prononcé et moqueur, je lui demandais d'une voix innocente, et un regard tout aussi curieux :

- C'est quoi votre nom ? Dead ou Master ? ~ Peut-être devriez-vous revoir votre procédure de sélection, Ayame ? ~

Riant d'amusement, je lui pris les mains pour qu'elle s’asseye sur un de ses fauteuils, prenant place à ses cotés, je me collais à elle, calmant les jeux avant qu'elle ne se mette à bouder. Déposant mes lèvres sur sa joue, ma main sur sa cuisse, je me plaisais à déposer des baisers papillons partout sur son visage jusqu'à ce qu'elle calme cette chose étrange qui émanait d'elle. Alala... Prenant sa tablette, je la lui tendis en regardant le trou se trouvant devant mes yeux.

- Comme la jeune Kamo-Chan est ici, ne voudriez-vous pas qu'on commande l'écran en ligne ? ~

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Mer 21 Aoû - 20:56

Je ne savais dire si j’étais plus exaspérée qu’amusée à cet instant précis, cette nouvelle personne était … amusante mais terriblement inférieure à ma personne qu’un certain sens de mépris me tailladait les entrailles. Était-ce cette envie de tuer quelqu’un qui resurgissait ? Après tout, depuis combien de temps n’avais-je eu le plaisir d’avoir du sang sur mes mains ? Tellement que cela me manquait terriblement. Si je n’étais pas aussi précieuse, je me serai tailladée les veines pour revoir ce liquide rouge, chaud et si vivant. Oui, ca y est, j’étais en manque de meurtre. Fermant les yeux en me rappelant certaines scènes où mon corps jubilait dans cette flaque, un frisson de plaisir m’arracha de ce doux rêve pour revenir sur terre. Posant mes pupilles verdâtres sur l’enfant, un sourire moqueur naquit sur mes lèvres quand elle zieuta à gauche et à droite, semblant presque être étonnée d’autant de luxe. N’était-ce pas normal pour la directrice de Undai ? Si, et ce terriblement ~ Je dois cependant avouer que la voir contempler le trou dans le mur de la sorte me mettait presque mal à l’aise … voulait-elle que je le remplisse de son petit être ? Sans doute pas puisqu’elle s’enfuya vers l’étage pour « laver » comme elle le disait si bien. Suivant sa silhouette du regard alors qu’un rire moqueur résonnait dans mon dos, c’est avec un air désespéré que je me tournais vers Akiha qui … qui se plaisait de cette situation. Et cela se poursuivit quand elle me demanda où j’avais bien pu dégoter un tel spécimen. Moi-même je me posais la question ~

Pour comprendre tout ceci, il faut remonter à quelques semaines d’ici ~ Tout commença après ma dispute avec Akiha-Chan, me sentant seule depuis la disparition de mes servantes, j’eus la brillante idée de poster une annonce disant que ma personne cherchait de la main-d’œuvre pour ses appartements. La liste fut remplie le premier jour, le deuxième le tableau sur lequel la feuille était attachée l’était également ~ Le troisième jour ? Le mur ~ Huhu ~ Et plus sérieusement, terriblement de monde s’était porté volontaire pour. Me retrouvant donc avec une centaine de dossiers sur mon bureau -gentiment délivrés par la réceptionniste-, je n’avais la force de lire tout cela. C’est donc tout naturellement que je piochais au hasard, au point même de sortir un dossier quelconque sans regarder le nom y figurant pour demander à ma chère aide administrative de bien vouloir convoquer cette enfant et de lui demander de se présenter chez ma personne aujourd’hui … Et voilà donc où nous en sommes ~ Alors pourquoi me retrouvais-je avec les dossiers dans mes appartements ? Des duplicatas, un peu de lecture quand je m’ennuie ~ Comme vous n’avez remarqué, je ne m’en suis nullement occupée ~ Mais passons, revenons plutôt à là, maintenant et … Akiha-Chan ~

Non ? Et bien non. Puisque ma chère épouse préféra pleinement suivre la nouvelle créature qui avait rempli les lieux de sa présence … épique. Soupirant doucement en la laissant partir, je me dirigeais vers le fichu draps que portait la jeune fille pour aller le jeter ou le brûler je ne sais où. Me penchant pour ramasser celui-ci, c’est avec une certaine surprise que je remarquais Ô combien il était pesant … Aurait-elle pris le reste de ses vêtements dans ses poches ? Regardant dans celles-ci, c’est donc sous le coup de la surprise que je vis un livre … manga plus précisément ~ Feuilletant rapidement ce bouquin, je m’arrêtais malgré moi sur une scène torride … Hentai ? ~ Ecchi … Non, pire ~ BL. Du Boy’s Love Hard. Terriblement en vue de comment ce pauvre garçon se faisait prendre par cet homme en costard … Je ne savais pas que de tels livres existaient, du moins, c’était bien la première fois que je voyais cela ~

Restant debout en dévorant le livre depuis le début, c’est avec un certain amusement que je me plaisais à voir les scènes quelconques s’y trouvant. Le résumé ? Un étudiant, son professeur, une école pour mâles ~ Un soir, dans la salle d’escrime, là où la pièce a été aménagée pour les jeux coquins entre élèves, le professeur sodomise ses élèves pour les punir de leurs mauvaises notes ~ Croyez-vous qu’Akiha-Chan me laisserait faire cela ? Je vous le jure, regardez comment cela est plaisant ! Mon Dieu, je ne savais pas qu’il était possible d’en entrer autant par cet orifice … Et sinon, la vraie question, que faisait-elle avec ce genre de livre l’Égyptienne ? ~ Confisqué ~

- … Akiha Ketsuki ! C'est quoi le nom de la directrice, Dead ou Master ?

Relevant la tête rapidement en écarquillant les yeux en vue de cette question plus que … stupide, j’entrouvris la bouche sous la surprise. Se foutait-elle de moi ? Non, cela ne semblait pas être le cas en vue de la tête de mon épouse alors … pardon ?! Je n’en revenais pas, tétanisée sur place, je ne réagissais guère quand le sourire moqueur de ma tendre amante résonna dans mes oreilles et que son regard mesquin me pulvérisa sous les questionnements de la jeune femme. Portant ma main à mon visage en affichant un air désespéré, je me retournais en soupirant … Depuis combien de temps était-elle à Undai ? Un peu plus d’un an, ou moins ? Je dirai plus. Vraiment plus, tellement plus que cela me tuait davantage. Affichant un air boudeur en me dirigeant vers mon salon, je m’arrêtais en chemin quand le regard trop narquois de mon épouse me perça le dos. M’arrêtant sans broncher, je ne daignais me retourner alors que sa présence était proche, terriblement proche.

- C'est quoi votre nom ? Dead ou Master ? ~ Peut-être devriez-vous revoir votre procédure de sélection, Ayame ? ~

Pourquoi ne pouvais-je donc pas tuer un tel être si vilain avec ma personne ?! Parce que nous avions un contrat, parce que c'était ainsi que nous fonctionnons. Me laissant tout de même tirer par sa main sur le fauteuil, je pris place en croisant les jambes et les bras, un air mécontent sur le visage, je regardais un point invisible se trouvant devant moi alors qu’elle me taquina davantage avant de calmer les jeux en me léchant presque tout le visage de ses lèvres si douces. En premier temps je ne réagissais pas, du moins jusqu’à ce qu’un fin sourire apparut sur mon visage et que je me laisse aller à ses doux baisers ~ Lui mordillant légèrement la lèvre quand elle s’approcha trop près de ma bouche, je lui envoyais un regard disant bien qu’il était inutile de reparler de cela dans un futur proche ou lointain. Lui faisant dos pour utiliser son épaule comme dossier, je matérialisais ma tablette pour aller chercher … des informations sur le livre que je tenais sous mes jambes ~ Du moins c’est ce que je voulus faire, mais celle-ci me fut retirée des mains par une Akiha-Chan surexcitée d’avoir un nouveau jouet différent des précédents.

- Comme la jeune Kamo-Chan est ici, ne voudriez-vous pas qu'on commande l'écran en ligne ? ~

Autant dire clairement que tu ne veux pas la lâcher des yeux puisqu’elle t’amuse tant mon amour ~ Jalouse, pour un rien ~ Levant les épaules en signe de résolution, je la laissais explorer le net à la recherche du nouveau bijou que nous allions accrocher au mur. Reprenant ma lecture là où je l’avais laissée, quand l’étudiant s’amusait à baver sur son objet de plaisir en enroulant sa langue autour, je me posais plus confortablement avant de laisser ma voix mielleuse résonner dans cette atmosphère chargée en électricité ~ Noire ~

- Cela ne me dérange pas, cependant nous irons la voir avant de l’acheter mon cœur ~ J’en veux une blanche ~

Levant le regard vers sa personne en lui faisant un clin d’œil, un fin gloussement traversa mes lèvres sous l’aura de mon amante. Me retournant pour voir ses recherches, je regardais les images défiler en sa compagnie à la recherche de notre chère télévision. « Chère » C’était le moins que nous puissions dire ~ Mais cela m’importait peu puisque cela sera retiré du salaire de ma charmante épouse, n’est-ce pas ? ~ Riant de plus belle à cette idée, je me rapprochais d’Akiha-Chan pour venir lui saisir les lèvres ~ Montant sur elle en approfondissant le baiser, nous laissâmes tomber la tablette dans un petit « sprch » signalant juste qu’elle venait de se briser. N’y portant nullement attention alors que je me plaisais plutôt sur Akiha-Chan, je vins lui mordiller l’oreille avec envie tout en lui murmurant Ô combien j’avais besoin de sentir son corps, là, maintenant, sur le mien, nu, enlacé l’un dans l’autre ~

- Dead Master. Akiha Ketsuki. Vos strings, il faut les laver aussi ? Ici c’est Japon. Mais, vous devez faire ça seulement pour procréer. Si vous voulez faire des bébés. Attendez que Akiha Ketsuki soit fertile Dead Master. Le lit est mieux, plus confortable pour ouvrir.

Levant mon regard vers la voix, la bouche légèrement entrouverte, les cheveux ne serait-ce qu’un peu défaits, c’est avec une certaine incompréhension que je la dévisageais. Pardon ? Fertile … Ouvrir ? ~ Baissant les yeux vers Akiha-Chan, une bouffée de je ne sais quoi me saisit la gorge pour venir exploser en un rire … exaspéré. Soupirant en me relevant du corps de mon épouse, j'inspirais un grand coup avant me lever complètement. Me dirigeant vers l’étage, je laissais mes talons taper le verre, une fois sur le parquet, je me dirigeais vers la jeune femme, la poussait dans une chambre, fermant la porte derrière elle et brisait la serrure avant de lui demander de récurer cette chambre de fond en comble ~ Laquelle, la notre bien sûr ~ Tombera-elle ou tombera-t-elle pas sur nos jouets ? ~

- Où en étions-nous donc mon cœur ~

Nulle part. Et cela se confirma quand l’Égyptienne passa à travers la porte comme si elle n’avait jamais existé … Une capacité spéciale ? Chez ça ?! Levant un sourcil sous l’étonnement, elle revint vers moi en me tendant une petite boite en velours avant de me demander haut et fort, « C’est pour Akiha Ketsuki ? Pourquoi la garder en dessous d’un oreiller ? Il faut donner. Dead Master. ». C’est sans doute sans faire exprès que ma main s’est heurtée violemment sur sa bouche pour qu’elle se taise, mais sans doute pas assez vite pour que mon amante ne l’entende correctement ? Huhu, n’est-ce pas ? Akiha-Chan, tu n’as rien entendu n’est-ce pas ? ~ N’EST-CE PAS ?! Hum … Huhu ? ~

- Maaah ~ … Huhu ~ … Hum ~

Savais-je dire autre chose que des bruitages ? Non ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?   Jeu 22 Aoû - 0:10

Je ne m'attendais pas à ce que la journée se déroule de la sorte. Pour tout dire, je n'aurais jamais prévu tous les événements qui peuvent se passer en une seule journée. Même pas, vu que nous n'étions qu'en début de l'après-midi. Tout d'abord, j'ai passé la nuit avec Yume, ensuite, je me suis réconciliée avec Ayame, pour finalement me retrouver dans son salon à rire de son manque d’ingéniosité et de tact pour trouver un personnel compétant correspondant à ses exigences. Kamo-Chan ~ Elle était un divertissement de taille quoi qu'on puisse dire, et rien que pour cela, je l'engagerais. Sauf que je ne pense pas qu'Ayame soit de mon avis, vu son air exaspéré -ou devrais-je dire lugubre ?- qu'elle affichait depuis tout à l'heure. Du moins, je ne la trouvais pas du tout d'humeur à rire, contrairement à moi. Serait-elle en train de bouder car j'osais me moquer d'elle ? Alala... Cette femme est un cas, magnifique ~

- Cela ne me dérange pas, cependant nous irons la voir avant de l’acheter mon cœur ~ J’en veux une blanche ~

Je retire ce que j'ai dit. Cette femme était un monstre de premier rang qui allait me faire payer cher mon manque de tenue et ma manière si subtile de me moquer d'elle. Un sourire jaune vint prendre place sur mon visage n'exprimant plus rien d'autre. Pourquoi donc ? À cause de sa voix mielleuse à souhait qui me promettait mille et unes vengeances. Et non, je n'étais pas paranoïaque sur le coup, je savais discerner les ondes négatives se dégageant de tout son corps entier avec la puissance d'une décharge de mille voltes. Mais finalement, quelle importance quand cette dite dame noire se posa si gracieusement sur moi et me donna un baiser digne de faire fondre le soleil lui même. Car oui, si je devais en être un, je serais en train de couler entre ses doigts rien qu'à la force de son regard brillant tel un joyau précieux dans la nuit. Elle me rendait folle. J'avais envie de la toucher encore et encore... et encore ~ Tellement que je n'attendais pas le feu vert -ni rien du tout d'ailleurs- pour laisser mes mains se balader avec insistance sur ses formes généreuses et si bien proportionnelles. Ça y est, je mouille ~ Mon corps était impitoyable pour ma conscience, agissant tel un ressort au moindre « ordre » donné par les caresses et les mots trop provocateurs de mon amante. Alala... Encore un string qui devra passer à la machine. Il serait encore plus facile de rester nue toute la journée afin de ne pas salir ce sous-vêtement pouvant s'avérer terriblement aguicheur ~ Parlant de string...

- Dead Master. Akiha Ketsuki. Vos strings, il faut les laver aussi ? Ici c’est Japon. Mais, vous devez faire ça seulement pour procréer. Si vous voulez faire des bébés. Attendez que Akiha Ketsuki soit fertile Dead Master. Le lit est mieux, plus confortable pour ouvrir.

Sursautant presque en levant mon regard vers l'étage du dessus dans le même mouvement que les yeux d'Ayame me quittèrent pour faire de même. Je devais avoir la même expression du visage que mon amante en vue de cette interruption de plus drastiques. « Hehe ! Bien joué gamine ! Reprends-toi Akiha ~ » Je pense pouvoir dire que seule mon ombre était satisfaite du fait que la jeune égyptienne eut contrecarrée les plans d'Ayame de me sauter dessus. Car oui, je ne le disais pas souvent, mais elle était toujours d'aussi mauvaise humeur et en colère contre mon amante, cette fichue chose noire dans mon cœur comme dans mon corps. Soupirant légèrement en éclatant doucement de rire, tout en sentant une pointe de déception me titiller le bas-ventre quand la femme se devant de me prendre ici, là, et maintenant, se dégagea de sa position dominatrice pour aller vers la fille à l'étage. De quoi parlait-elle encore, l'autre là ? Mes strings ? ~ Si elle voulait, je pouvais les lui en donner, tant qu'elle me laisse avec Dead Master et que nous poursuivions nos ébats. Quoi que... Finalement il y en avait qui venaient de collections limitées donc bon... Ce n'est pas seulement le prix -qui est exorbitant pour des sous-vêtements mais aussi le produit en lui-même qui était important. Donc non, finalement, autant qu'elle les lave seulement.

- Où en étions-nous donc mon cœur ~

Je me levais tout en lui lançant un sourire éblouissant tandis que la fille... Et bien Ayame l'eut enfermée dans sa chambre à coucher. Était-ce un choix judicieux, vu que, je cite « il serait mieux que j'ouvre dans un endroit plus confortable » ? évidemment, c'était pour le bien de ma fertilité ~ éclatant de rire rien qu'en repensant à cela, je m'apprêtais déjà à tendre ma main à mon amante pour l'inviter à descendre afin que l'on continue ce que nous étions en train de faire. Après tout, avec un peu de chance, un petit coup avant que Kamo-Chan ne finisse... Juste quelques caresses pour que je me sente moins frustrée ~ « Obsédée... » Je n'ai jamais dit le contraire ~

- C’est pour Akiha Ketsuki ? Pourquoi la garder en dessous d’un oreiller ? Il faut donner. Dead Master.

Alala... On dirait que mes souhaits de jouissance ne seront pas exhaussés avant la fin des taches ménagères de la jeune Égyptienne. Par contre... Levant mon regard vers les deux autres femmes présentes dans les appartements, mes sourcils se levèrent tandis que j'essayais de discerner de quoi parlait Kamo-Chan. J'eus juste le temps d'entre-apercevoir quelque chose glisser dans la main d'Ayame avant qu'elle ne plaque sa main avec violence sur le visage de notre « femme de ménage ». Que se passait-il au juste ? Et qu'était-ce que cet air horrifié sur le magnifique visage de ma femme ? Et plus je la regardais, plus mes yeux s'ouvrirent grands sous une compréhension mystique que seule moi je pouvais décrire. Faisant un « oh » de la bouche, je le tranchais avec un sourire taquin, fort désireuse de savoir qu'est-ce qu'elle pouvait bien me cacher. Sans demander mon reste, je m'avançais vers l'étage, terriblement consciente qu'Ayame avait ses yeux rivés sur moi. Alors, alors ~

- Quoi donc, Ayame ? ~ Il faut me donner quoi ? ~

Curieuse à souhaits derrière mon air de prédateur, je m'avançais à la rencontre des deux femmes. Arrivant à leur hauteur, je pris délicatement le poignet de ma femme pour qu'elle enlève sa main de la pauvre malheureuse qui se voyait écrasée par une aura monstrueuse. D'ailleurs, Ayame était-elle vraiment en colère ? Ou alors, était-ce autre chose ? Serait-elle mal à l'aise ? Ne quittant plus la femmes aux yeux forêt de mon regard clair, je lui communiquais par ce simple geste ce que j'allais faire, ce qu'elle ne saurait éviter quoi qu'elle dise. Et ainsi, tenant son poignet d'une main, lui lançant un sourire espiègle, je cherchais son autre main de la mienne, à l'aveuglette. Attrapant cette dernière -où incontestablement elle tenait quelque chose- je l'ai mise entre nous deux. Et doucement -avec une lenteur calculée- je baissais mes yeux pour découvrir un étau en velours noir se trouvant dans nos mains. Mon sourire disparut au même moment, seul un silence flotta dans les airs avant qu'un...

- Dead Master. Je lave les strings ? Akiha Ketsuki, si tu es fertile, le lit est prêt pour vous deux. Maintenant Dead Master a donné ça à toi, alors vous allez faire des bébés. Oui ? Moi je lave.

« Heh ! ~ » Ne ris pas voyons ~ Je pouvais sentir une certaine tension envahir l'espace, mais cela ne me touchait en rien. Mes yeux vinrent se replanter dans ceux d'Ayame et je ne voyais plus rien d'autre qu'elle. Si je n'étais pas celle que j'étais, je m'aurais perdue dans ce regard sans brancher. Et étrangement, même si je pouvais dire que j'y étais préparée dès que mon amante fit taire la jeune fille, mon cœur battait la chamade d'une émotion trop grande pour être contenue. Il n'y avait guère besoin de mots pour comprendre ce qui se passait. Sauf que cela était si étrange, si invraisemblable venant d'Ayame que je restais sans voix. Du moins, jusqu'à ce qu'un « Dehors ~ » soufflé à mi-mot ne traverse mes lèvres. Et même si je n'arrêtais pas de fixer mon amante, ce mot ne lui était en aucun cas destiné, d'ailleurs cela se marqua quand mes yeux prirent une couleur orangée et qu'une masse noire sortit de mon dos, empestant l'atmosphère de son aura lugubre. Mais compte tenu de la situation, je ne lui laissais guère le temps de placer une remarque désobligeante et quoi qu'il en soit d'autre, lui ayant déjà indiqué l'ordre de nous débarrasser de l'étudiante. Et c'est ce qu'elle fit, à contrecœur, mais elle prit la fille de force dans les mailles de sa fumée et la traîna en dehors des appartements. Et quand elle eut disparu derrière la porte pour revenir se loger en mon âme dès que l'importune fut partie, je pris enfin la parole. Du moins... Plus ou moins.

- Ayame... Est-ce que... Oui ~

« Pourquoi tu dis « oui » toi ?! » Parce que... Parce que oui. D'ailleurs, je crois que je le faisais à l'envers. Mais tant pis. Manipulant les mains de ma chère femme pour qu'elle ouvre la boite en question, mon regard se heurta à une magnifique bague devant valoir une petite fortune, mais surtout, étant éblouissante dans son étau noir. Un sourire de pure joie vint se hisser jusqu'à mes lèvres avant que je ne saute dans les bras d'Ayame en répétant quelques « oui » emplis d'émotion. Car oui, c'était une affaire de cœur que la raison ne pouvait contrôler. Une telle déclaration, même si elle était faite sans doute pas comme l'intéressée l'aurait voulu, c'était quelque chose qu'on ne vivait pas tous les jours. Et quand ce jour tombait, il y avait deux possibilités. Une peur et un refus, ou alors une acceptation et le bonheur pur. Je me trouvais dans le deuxième cas de figure.

J'étais... Je ne saurais le décrire. Évidemment, j'étais déjà sa femme, mais ce n'était qu'un bout de papier donnant nos droits et imposant les lois. Je ne m'attendais guère à plus de la part d'Ayame, sachant qu'elle aimait juste garder ses propriétés sous bon contrôle. Mais une bague... Cela était une preuve de plus, beaucoup plus. Tellement plus que je ne pouvais me retenir de l'embrasser, encore et encore, tout simplement heureuse. Recevoir un tel cadeau... La voir ainsi... C'était... Je fondais. Je me noyais. Littéralement. J'étais au comble du bonheur, sous le charme de cette femme trop belle pour être possédée, trop diabolique pour être vraiment aimée, tellement trop imprévisible que je suis tombée dans l'amour qu'elle m'offrait. Et je m'y noyais, je coulais pour me perdre dans ses profondeurs, et son regard, ses yeux brillants qui me brûlaient plus qu'un braiser. J'avais chaud. Non froid. Je ne sais pas.

Pour la première fois de ma vie -depuis que je suis devenue une scientifique- mon esprit rationnel arrêta de fonctionner. Il n'y avait plus rien, ma tête était vide de toute intrigue. Seule une chose y figurait. Ayame... Ayame, et seulement Ayame. La ligne de sa bouche s'arquant dans différentes expressions, son souffle chaud si prêt du mien me donnant mille frisons, les coins de ses yeux se plissant légèrement, ses mains fines, son toucher glacial mais qui ne faisait que m'embraser à chacune de mes pensées, son visage parfaitement dessiné, sa peau d'une pureté parfaite... et son sourire. Je l'aimais. Je l'ai toujours aimé. De différentes manières selon les époques. Mais finalement, ce n'était qu'un et unique sentiment. Purement humain. Lui étant destiné. Il n'y avait aucun doute la dessus.

- Ayame... Je vous aime. Je suis si heureuse... Et avant que votre monstruosité ne revienne sous trop de romance chargée en émotions... Je vais...

Et je n'ai jamais fini cette phrase. Mon corps eut raison de ma volonté. Non, même ma volonté était attirée tel un aimant à la silhouette de cette femme, à son esprit, à son être tout entier. Toute mon âme voulait se perdre dans cette unique sensation, dans cet unique moment qui restera sans doute à jamais gravé dans mon cœur comme dans mon esprit. Une véritable déclaration d'Ayame, de Dead Master-Sama, de cette personne au-dessus de tous, et ce dans un petit objet ayant tant de signification. C'était invraisemblable que je cru rêver, j'aurais pu. Mais j'avais mieux à faire. Il fallait que je lui montre tout ce que je ressentais, jusqu'à la dernière goutte de mon existence. Et quoi de mieux que d'utiliser mon pouvoir, ce pouvoir qui m'eut été offert il y a des années par la main de la femme que j'avais à présent dans mes bras. J'enveloppais toute l'atmosphère de mes émotions les plus pures -délaissant ceux de mon ombre bien caché en mon être, en réserve pour me freiner et refroidir quand Ayame étoufferait trop de cette pure joie-. Je m'embrasais entièrement mélangeant ceci à la passion que je montrais à Ayame avec mes gestes désireux d'un rapprochement charnel ~

END



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Mon retour, celle que j'étais, celle que j'étais vraiment ... et plus si affinité ?

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