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 Partie 3 : Le réveil.

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Akiha Ketsuki

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Messages : 449
Date d'inscription : 03/06/2012
Localisation : Dans ton coeur

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★ Surnom: Hyouri Shi
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MessageSujet: Partie 3 : Le réveil.   Sam 22 Juin - 18:11

Le temps n'avait aucune importance dans ce lieu, la seule chose qui comptait était le silence. La concentration et l'efficacité ne pouvaient rimer avec le bruit et l'empressement. C'était évident, inéluctable quand on manipulait des substances dangereuses ayant la taille d'une poussière. J'essayais de me répéter cela sans cesse tandis que mes yeux ne quittaient l'horloge quand je ne faisais rien. Mais rien à y faire, pour moi, le temps était primordial quoi que je me dise. Je ne vivais que pour les secondes qui passaient, ne sachant me concentrer sur autre chose que les aiguilles de ma montre. Combien de jours se sont écoulés depuis que je suis cloîtrée ici ? Combien d'heures ai-je gaspillé à réfléchir sans trouver de solution ? Trop, et encore, c'était un euphémisme.

Si je devais calculer approximativement, une semaine était sans doute passée depuis que j'ai pénétré le laboratoire de Dead Master-Sama. Mais comme j'étais une personne perfectionniste, je savais parfaitement qu'il s'est écoulé six jours et quatre heures, sans que je ne trouve comment réveiller mon amante. C'était un échec total, ravageant toutes mes connaissances les unes après les autres, me donnant des idées draconiennes pour y arriver. D'ailleurs, je suis passée par toutes les pensées possibles, ne sachant ce qui arrivait exactement à la directrice. Elle était plongée dans une sorte de coma, et pour en sortir, je ne connaissais aucune solution. Ce n'était même pas comme si son corps était en état de mort cérébrale, c'était encore différent. Tellement que je faisais des mains et des pieds pour secouer son corps une bonne fois pour toute afin qu'elle se ressaisisse.

Je pourrais aussi dire que je me concentrai uniquement sur cette tache là, oubliant l'extérieur, faisant abstraction des problèmes qui s'accumulaient tout autour. Mais c'était faux, j'étais préoccupée par Ayame-Sama autant que par ce qui se passait à Undai. Devrais-je dire que delà découlait du fait que je n'arrivais à rien ? « Tu sais très bien que c'est faux. Essayons encore, Akiha. » Seule mon ombre me tenait compagnie dans cet énorme labo, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Méchante et détestable qu'elle pouvait être, elle ne baissait pas les bras tandis que mon bon coté commençait à désespérer plus les minutes passaient. J'étais dans une impasse... complète. Il y avait aussi Yume qui venait me rendre visite assez souvent, qui m'apportait ce dont j'avais besoin et qui m'informait du déroulement des événements en dehors de ces quatre murs de métal. Il fallait que j'avoue qu'elle m'était d'une agréable compagnie, du moins, je la préférais savoir avec moi qu'en présence de ces manipulateurs de malheur.

Keitaro et sa bande, comme disait mon alter-ego. Il avait le pouvoir sur Undai ayant comme bouclier Miri et d'autres Terminales du Conseil qui l'épaulaient. Et tout cela parce qu'il affirmait vouloir aider Ayame-Sama. Comme si c'était possible. Ça l'était, je le savais, mais je ne voulais pas qu'il ait cette femme sous sa coupe avant qu'elle ne puisse lui dire ce qu'elle voulait vraiment. Parce que si je rendais le corps inconscient de la directrice à cet homme, il s'arrangerait à faire tout ce qui était possible et imaginable pour qu'elle soit de son coté à son réveil, il ferait en sorte que je passe pour un monstre aux yeux de la directrice. Il... il était un danger. Et le seul fait que Yume passe son temps à converser avec lui et avec Miri, me donnait la chair de poule. Pourquoi ? Parce que je ne saurais défendre Ayame seule, si la jeune femme me tenant compagnie décidait de montrer où était le corps tant convoité par eux, elle les amènerait ici. Et peu importe qu'elle que soit ma puissance, je ne saurais tenir tête à tout ce petit monde. C'est pourquoi, à chaque fois que Yume sortait en reconnaissance, j'étais dans un état de paranoïa avancée, passant mon temps à guetter son retour pour qu'elle me dise ô combien elle détestait ces gens. C'était une grande partie qui occupait mes pensées.

Il y avait un autre stratagème qui me faisait oublier que je me trouvais enfermée dans un lieu morbide. C'était de trouver comment soumettre ces gens à notre cause, ou du moins comment les rendre vulnérables, comment les détruire en somme. En y pensant, Keitaro était le moindre souci de l'histoire, il n'était qu'un humain. Un humain atteignant le rang d'un bon Undai'en sans pouvoir, et d'un bon maître de la manipulation, mais même ainsi, contre la force brute, il n'était rien. Et Yume, elle était la force brute, c'est pourquoi je savais qu'il mourrait facilement s'il était seul. Je ne voulais pas sa mort, je ne saurais l'accepter même avec ce qui m'arrivait. Parce que je pouvais sortir, j'aurais pu me mettre de son coté et on aurait pût vivre tranquillement ensemble. Jusqu'au réveil de la directrice, jusqu'à ce qu'il donne sa vie à cette femme et jusqu'à ce que je me retrouve seule, trahie de tous les cotés. De plus, je ne voulais quitter cet être étendu sur ce lit provisoire, parce que... « Elle est notre plus grand accomplissement. Étrange que cela puisse l'être. » Laissant échapper un son exaspéré sous l'ironie des paroles de mon sombre coté, je n'osais réfuter cette vérité. Sans Ayame, nous n'étions rien. Nous avions besoin d'elle.

Mais passons cela, et retournons au vrai souci dans ce cas. C'était Miri. Quoi que je dise ou je fasse, elle était celle qui se mettait en travers de mon chemin et celui de Yume. Nous ne pouvions rien contre elle parce que nous ne connaissions rien sur elle. J'aurais pu essayer de la manipuler par mon pouvoir, mais je n'avais le droit à l'erreur, et je ne connaissais en rien mon adversaire, ainsi donc, je pouvais constater que l'attaquer de front ne servirait à rien, qu'il fallait que j’apprenne à la connaître avant de la défier. Mais comment le faire ? J'ai passé des longues heures à réfléchir à cela, en discutant avec Yume dans nos moments de total désarroi. Et ainsi les jours passaient, et nous n'arrivions toujours à rien, espérant, priant pour que Ayame se réveille.

Il y avait aussi un troisième point qui rendait mes journées chargées. Ayame en personne. J'ai tout essayé, du moins, tout ce que ma conscience -la bonne- me permettait de faire sous les sifflements de mon ombre me proposant des solutions ingrates. Tout d'abord, je me suis servie des méthodes universelles et médicales, mais rien à y faire, elle était en vie, mais elle dormait. Un coma. Et comment réveiller une personne dans cet état ? Impossible. Un coma à cause d'un choc émotionnel... C'était la pire chose qui pouvait arriver, la pire et la plus incompréhensible. Ensuite, j'ai pensé à des méthodes purement liées à la matérialisation. Mais de ce coté aussi, ce fut un échec. J'ai essayé d'utiliser le cristal de la directrice pour la réveiller. Tentant une approche stupide en le posant sur son corps. Le résultat ? Il a brillé une seconde me donnant l'espoir, pour reprendre sa couleur d'origine par la suite, rendant mon état d'autant plus accablé. « On devrait l'ouvrir et le lui mettre dans le corps » disait mon ombre avec une certaine envie. Mais je ne sus l'accepter. Ce cristal, il était à moi à présent, j'avais le pouvoir... Le pouvoir, j'aurais pu l'utiliser sur Miri ? Non, Yume ne me laisserait pas faire, sachant que c'était la seule chose qui gardait Ayame-Sama avec nous. Et même, je ne voulais pas de grandeur en cet instant, je ne savais réfléchir clairement tellement la peur me rongeait de l'intérieur. De plus, qu'est-ce qu'il se passera quand ce corps froid engloutira le cristal ? Se réveillera-t-elle, ou au contraire, notre seule chance de la réveiller se perdra dans son corps ? Je ne voulais pas risquer cela. Je pourrais aussi découper le cristal en morceaux, essayer de le liquéfier et de le lui faire boire, mais cela aussi pourrait être dangereux pour elle. En somme, je n'avais le temps d'analyser ce cristal pour savoir quoi faire. Encore moins sachant que Yume était souvent là, me regardant tenir cette pierre inlassablement dans ma main, assise près de la directrice. Et je savais que si je faisais un faux mouvement qui -selon Yume- s'avérerait dangereux pour la directrice, cela risquerait de se finir dans un combat à mort. Raison de plus de ne rien tenter de stupide.

Cela faisait donc six jours et sept heures maintenant que j'étais assise sur une chaise près du corps, caressant le visage de l'endormie, lui parlant par simple besoin, et la suppliant de se réveiller car son Académie devenait... tombait dans les mains d'une autre personne. « Fichue Dead Master, jamais là quand il le faut. » Souriant tristement tandis que mon ombre s'énervait elle aussi de notre impuissance, je repassais en revue tout ce qui pourrait nous être utile. Encore et encore, sans cesse, sans résultat favorable. Soupir après soupir, je me demandais où pouvait se trouver Yume en cet instant, j'eus même la folle idée de sortir, mais elle me passa rapidement tandis que la pierre verte était au chaud dans ma main moite. Regardant cette dernière pour la millième fois, j'essayais d'y décerner un indice, mais rien ne sortait de cette couleur verte. Comme j'aurais voulu que ces yeux verts et perçants me regardent à nouveau...

- C'est ma faute, quand elle se réveillera, elle me haïra...

Un son dédaigneux dans ma tête et mon ombre fit son apparition dans la pièce tandis que ma robe de combat se matérialisa sur mon corps. Cette tenue blanche et élégante montrant ce que j'étais au fond de moi. Une femme aimant la luxure, mais étant pure en même temps. On pourrait dire que c'est des idioties, jusqu'à ce qu'on voie mon alter-ego dans mon ombre avec ses yeux rouges et ses dents en pointes toujours visible sous son sourire. J'étais un monstre. Moi-même, je ne me comprenais pas toujours.

« - Je te signale qu'on la protège là, elle ne pourra rien te faire. »

Si, justement si. Ayame-Sama n'était pas du genre à remercier les gens de leurs bonnes actions. Encore moins si quelqu'un lui a causé du tort. Je le savais, et je le redoutais. Je me demandais même si ce n'était pas ma peur qui m'empêchait de trouver une solution rationnelle au problème liant cette femme et le monde extérieur. Le monde... extérieur ? Ouvrant grands les yeux, je me tournais vers mon ombre à qui je donnais la pierre verte, lui ordonnant de ne rien en faire, juste la surveiller et de rester là en attendant que Yume revienne. Sentant son amusement grandir, je lui rendis son sourire détestable en lui disant que si elle voulait, elle n'avait aucune obligation de rendre cette pierre à Yume tandis que je serai occupée. Après tout, ce trésor était à moi, en attendant. C'était fou de se dire que tous mes envies étaient là, sous mes yeux, et que je pouvais faire tout ce que je voulais pour avoir mon remède, mais... mais que je ne faisais rien pour. C'était tellement irrationnel, que je me réconfortais dans le fait que j'avais quand même la pierre en ma possession. Soupirant avant de rapprocher ma chaise près de la tête d'Ayame, je restais un instant à la regarder. Elle avait l'air si paisible...

- Tu sais ce qui te reste à faire, ne me déçois pas Akiha.

Entendant un « Toi non plus, heh » rauque dans mon dos, je déposais ma main sur le front froid de la directrice et fermais les yeux. Plongeant dans l'esprit endormi de cette femme, je ne savais pas vraiment ce que je faisais, ni pourquoi je le faisais. J'espérais qu'au fond cela la réveillera, je savais que peut-être j'arriverai à titiller son subconscient, après tout j'étais maître de l'esprit humain. Mais... Comment faire pour qu'un corps veuille se réveiller, cela était une autre problématique. De plus, je redoutais de me retrouver devant cette femme que j'eus involontairement trahie. Oui, mais je n'avais pas le choix, elle ne pouvait pas continuer à dormir tandis que tout autour s'écroulait. De plus, je connaissais les risques de cette intrusion dans sa tête, je savais que si quelque chose tournait mal dans ma manière de faire, je pourrai me perdre à tout jamais et ne plus retrouver le chemin, je pourrais tout aussi bien me faire écraser par la haine et le malheur de cette femme. Je savais tout cela, mais je faisais confiance en mes compétences. Je voulais la réveiller à tout prix.

Ouvrant mes yeux devenus presque blancs dans cet espace-temps n'en étant pas un, j'avançais dans... Undai. Détaillant la pièce où j'ai atterri, j'ai reconnu avec une certaine nostalgie une de mes classes de cours de sciences. Secouant la tête en me disant qu'il serait bien que tout revienne à la normal pour que je puisse reprendre les cours, c'est avec une certaine appréhension que je lançais un coup d’œil en dehors, par la fenêtre. Là, il n'y avait rien, que des ténèbres bougeant dans des couloirs verdâtres, grisâtres et noires. Sentant un frisson de malaise me parcourir, je me détournais de cela quand les néons de la salle se mirent à clignoter dans cette nuit sans fin. Un bon spectacle pour un film d'horreur en somme. Mais je n'avais que faire du paysage, j'avais un devoir à accompli, un but à atteindre. Et il se résumait à un nom. Ayame. Prenant mon courage à deux mais, visage fermé, j'ouvris la porte de la classe et déboulait dans un couloir désert. Comprenant que je me trouvais dans les dortoirs, je fronçais les sourcils et marchais le long du couloir qui n'en finissait pas. Un esprit se créait des barrages, et le subconscient de la directrice devait être truffé de chemins sans issues. Un vrai labyrinthe que je décortiquais avec mon pouvoir. Plaçant ma main devant moi, mes yeux prirent une couleur or tandis que des formes de la même couleur se dessinaient un peu partout autour de moi. Souriant en me disant que j'étais quand même un génie, j'ouvris une porte où j'ai débusqué une forme indescriptible qui flottait dans les airs.

L'Arène. C'est avec un certain mélange de mécontentement et de fermeté que je tombais sur un visage familier. Celui de Dead Master dans sa robe de combat qui me regardait d'un air mauvais, faux à la main. Ne lui prêtant pas attention, vu que ce n'est pas elle que je cherchais, je tournais ma tête vers d'autres formes étranges qui se trouvaient derrière des murs et des portes. « Meurs ! » Sentant une brise froide me parcourir, je grimaçais tandis que la faux -plus réelle que je l'aurais cru- arriva en ma direction. Tendant la main pour l'arrêter c'est toute Dead Master qui se figea avec une expression de haine ne voulant que ma mort. Continuant mon avancée me fiant à mon pouvoir, c'est en passant un mur que je tombais sur une autre forme de la directrice. Baissant les yeux, affichant un doux sourire sur les lèvres, je vins rassurer le petit être qui me regardait avec ses yeux verts et contents. « Tu es venue, viens avec moi. » Faisant un « non » de la tête, je me défis de la poigne de l'enfant et l'abandonnai là. C'était les barrages, les différentes personnalités de la directrice essayaient de me retenir. Certaines voulaient ma mort, tandis que d'autres étaient persuadées que j'étais là pour elles. Ne me défiant pas de découvrir d'autres formes voulant ma mort ou juste m'arrêter dans mon avancée, c'est avec une certaine curiosité que je tombais dans la cour de l'Académie, devant un bâtiment en construction. « Ici c'est mon univers, c'est le début de tout ~ Veux-tu voir jusqu'où cela s'étend ? ~ » Tournant la tête vers une femme qui se trouvait juste à coté de moi, c'est dans un sursaut que je découvris le visage souriant d'une Ayame d'une vingtaine d'années. Le début, avant qu'elle ne devienne Dead Master, quand son projet de Undai se vit naître peu à peu. Hochant de la tête en signe d'affirmation, je la suivis sur le chantier, avant de m'arrêter et changer de direction tandis qu'une forme or prenait vie sur le chemin qu'elle eut emprunté. Une forme représentant la directrice dans sa tenue de combat, explosant de partout. Effectivement, je n'avais guère envie de mourir dans l'esprit de ma chère Ayame dont les personnalités voulaient la protéger de mon intrusion.

Rentrant dans le bâtiment principal, c'est vers le bureau de la directrice que je me dirigeais d'un pas décidé. Je la sentais, je savais que j'étais tout près de la forme que je cherchais. Du moins, je le sus quand les différentes personnalités se mirent à défiler autour de moi, criant pour que je ne continue pas mon chemin, me proposant d'aller ailleurs, me persuadant que celle que je cherchais n'était pas là. Arrêtant toutes ces fantômes du passé d'un simplement mouvement de la main, je dus avouer qu'elles étaient persistantes essayant de m'évincer de cet esprit. Prenant mon inspiration, je poussais sur la clenche qui me séparait d'Ayame-Sama. Traversant le seuil, je me retrouvais dans un bureau sombre, encore plus que d'habitude. Droite comme un « i », je fis face à mon amante, assise à son bureau, imperturbable me fixant de son regard vert qui me jugeait de toute sa grandeur. Ne me décomposant pas sous son aura écrasante, je m'avançais sûre de moi jusqu'à prendre place devant elle, dans un des deux sièges s'y trouvant. Je m'attendais déjà à l'entendre me demander ce que je faisais là, je devinais fortement qu'elle sera celle qui voudra me faire dégager en premier de son subconscient.

- Bonjour Ayame. Je ne partirai pas tant que je ne finirai pas.

Défiant la femme de mon regard transparent, je luttais intérieurement pour ne pas m'enfuir de son esprit. Ce n'était pas une tâche facile de se retrouver dans une telle prison sans avoir le contrôle sur soi-même. Ne montrant aucune expression au début, je finis par grimacer, comprenant que la situation n'était pas en mon avantage. Il fallait... que je lui explique. Tout. Cela allait être délicat, surtout que la seule chose que je voulais, était qu'elle vienne nous sauver, se sauver... me sauver. Mais rien n'est aussi simple. Déposant mes mains jointes sur le bureau en bois, je pris la parole d'une voix lointaine.

- J’aurais aimé vous le dire, j’aurais aimé trouver le courage d’affronter votre regard. Mais je ne sus le faire, j’avais … j’avais peur de vous perdre.

Me trouvant devant elle, les mots sortaient sans que je ne le veuille. Moi qui voulais tout simplement lui expliquer la situation et lui dire qu’il était temps de se lever, je me retrouvais à culpabiliser, à vouloir me faire pardonner d’un mauvais choix que j’eus fait. Mais comment… Comment aurais-je pu savoir que tout cela se finirait de la sorte ? Je n’ai pas pu, j’ai mal agi, je payais les pots cassés par la peur qui m’habitait, la peur de perdre tout ce que j’ai réussi à obtenir. Baissant mon regard sous les paroles qui sortaient d’entre mes lèvres, je laissais planer le silence un instant avant de relever la tête et plonger mes yeux implorants dans les siens.

-Je l’ai appris peu de temps avant vous, je ne savais trouver les mots pour justifier mes dires et encore moins, comment vous faire croire tout cela. Moi-même je n’y crois toujours pas. Mais c’est une vérité, il est là, je l’ai vu… Je suis désolée, Ayame.

Triste, étais-je triste ? Plutôt honteuse et remplie d’une culpabilité sourde. Finalement, tout ceci était de ma faute. Voyant que la pièce s’effaçait peu à peu, je me repris afin de rétablir la connexion entre nos esprits. Il fallait que je me confronte à elle, même si tout en moi voulait fuir la réalité de mon erreur. Je devais tout lui avouer, m’excuser, et surtout croire qu’elle me pardonnerait.

- Je ne peux te dire … que je t’en veuille pour quoi que ce soit. Que tu me le dises ou non … Je ne saurais dire si cela se serait déroulé différemment. Je l’ai senti arriver, j’ai reconnu cette douleur qui me tiraillait par le passé. Tu n’es en rien fautive de mon état Akiha, seule ma peur me bloque dans cet espace. N’est-ce pas pitoyable, moi … « Dead Master », me voilà pour la première fois faible devant un simple humain … Izanagi … Je ne peux le concevoir. Je ne veux pas le revoir, je ne veux pas que ses yeux doux se posent sur moi, je ne veux pas que sa voix vienne me rappeler mon passé. Il doit … Mais je ne saurai le faire, je ne saurai tuer cet être qu’un jour -lorsque mon humanité existait encore- j’ai aimé. Encore maintenant, en te voyant, je ne sais que faire, je ne sais plus qui je suis, suis-je seulement quelqu’un ? Une enfant ayant vu des horreurs ou une femme puissante ne semant que malheur ? Je ne veux pas quitter ce monde, pas tant qu’il sera là.

L’entendre était une chose, mais réaliser ses dires c’était encore différent. J’étais soulagée que son subconscient ne se défile pas même si ses paroles affirmaient mes craintes. C’est en plein milieu de sa tirade que je vis toutes ses personnalités apparaître dans son dos. Je ne savais pas comment réagir vis-à-vis de cela, devrais-je me sentir soulagée de constater qu’elle ne prenait pas mon silence pour une faute, ou alors devrais-je être en colère contre moi-même pour ce qui est arrivé ? Je n’en avais strictement aucune idée, mais je voyais. Et ce que je voyais sous mes yeux étaient l’apparence vulnérable d’Ayame-Sama, celle qui se trouvait à nu devant moi, celle qui me disait ses peurs intérieures, celle que mon amante n’aurait jamais formulé dans le monde réel. Secouant la tête doucement, je pris la parole, hésitant à formuler une quelconque pensée de ma part.

- Vous n’êtes… Vous êtes le tout. Votre passé comme votre présent a fait de vous cette femme qui se trouve devant moi à présent. Peut-être que votre passé vous fait peur, mais… en même temps c’est cela qui vous a rendu forte aujourd’hui.

Je ne voulais pas que Keitaro meure, je ne pouvais permettre à la directrice de me demander à ce que je tue cet homme. C’est pourquoi, je devais réfuter cette idée loin de ma pensée. Il était de mon devoir de la rassurer, de lui ouvrir une brèche par laquelle elle reviendrait telle qu’elle était. Je ne voulais pas la voir aussi effrayée, nous étions tous… nous avions tous peur, et sans elle, rien n’allait s’arranger. Ayame-Sama… était plus humaine qu’elle ne le pensait elle-même.

- Je tiens tout de même à ce que vous sachiez une chose. Peu importe ce qui vous bloque, peu importe que vous ayez peur de ce fantôme du passé, vous restez Dead Master, la femme qui eut crée Undai, qui eut donnée une vie meilleure aux nombreux êtres. Vous… Vous n’avez rien à craindre, vous êtes bien au-dessus de tout cela.

Cherchant ses yeux de mon regard, je ne la quittais pas d’une semelle. Je voulais voir en elle, j’avais besoin qu’elle me réponde positivement, il fallait… Elle me faisait peur à rester ainsi, tourmentées par ses propres ténèbres. Et je ne pouvais la laisser ainsi, il fallait que je dise quelque chose qui lui fera croire en son pouvoir. Elle était ma seule bouée de sauvetage, elle devait être forte !

- J’ai aussi peur de lui Ayame. Nous avons tous peur, sans vous, sans votre présence. C’est peut-être égoïste de ma part de dire cela, mais… J’ai… J’ai besoin de vous. Monstrueuse que vous pouvez être à vos temps perdus, vous restez celle qui nous protège.

- Je ne partirai pas.

Son refus catégorique me fit blanchir soudainement. Elle… Elle ne pouvait pas fuir, c’était suffisant que moi, je le fasse déjà. Mais je ne pouvais en aucun cas être en colère contre elle, je savais parfaitement que la situation avec Keitaro était d’un tout autre ressort. Laissant retomber mes mains le long de mon corps, je fixais un point invisible avant de secouer ma tête en signe de négation. Il était hors de question qu’elle abandonne. Bon sang, elle était la directrice de…

- Undai. Votre maison, ce que vous avez construit. Vous en fichez vous de cela ? Alors, c’est parfait… Laissez moi vous dire ce qu’il en est.

Défiant ses billes verdâtres, je commençais mon récit, objectivement, reprenant les paroles de Yume, expliquant ce que j’ai pu voir de cette école à travers les yeux de la femme aux couettes.

- C’est Keitaro qui est à la tête de VOTRE école. Yume ne peut pas tout gérer elle-même, surtout que Miri est du coté de… de cet homme. Undai fut détruit par votre puissance, mais c’est réparé, nous avions minimisé les dégâts… Mais ce n’est pas pour autant que tout est en ordre… Ayame, vous n’avez pas à être effrayée par lui. Il dit être là pour vous, il dit…

Coupant ma parole sous l’impossibilité de formuler quoi que ce soit d’autre, c’est en tremblant légèrement que je la fixais d’un regard désespéré. Il n’y avait rien à faire, je ne savais rester impassible sachant que j’essayais de négocier ma propre perte. Parce que si cet homme atteint Ayame-Sama, elle… elle m’oubliera sans doute. Et je ne voulais pas cela. Mais en même temps, la voir ainsi se terrer dans son subconscient, n’était pas acceptable non plus. Me levant d’un coup, j’échappais un râle de désespoir sortir de ma gorge avant de balancer toutes mes pensées d’un coup.

- Keitaro a trompé tout le monde pour vous, c’est votre frère, détestable que vous pouvez le trouver, il… Je ne peux l’accepter, Ayame ! Tu… Vous ne pouvez pas m’abandonner ! Mais vous ne pouvez rester ici non plus ! Je ne sais plus quoi faire, Ayame.

Je me laissais à nouveau tomber dans le fauteuil, cachant mon visage avec mes mains. C’était… tout. Je ne savais plus quoi ajouter, comment argumenter.

- M’aimes-tu ?

Que… ?! Assise devant toutes ses personnalités, je restais sans voix devant sa question, encore trop chamboulée par le reste. Ouvrant la bouche, je laissais échapper un sanglot que je refoulais de suite pour donner ma réponse.

- Je… Oui, oui, je vous aime Ayame. Je…

Je ne savais pas quoi dire, cette situation devenait étrange. Je n’avais plus rien à ajouter, et Ayame n’avait pas l’air de vouloir s’exprimer, au point même que le silence se posa entre nos deux êtres. Enfin, entre moi et elle, elles. Un silence qui devenait lourd tandis que je perdais pieds sous les révélations. Mais même là, tandis que son subconscient m’étouffait, je ne voulais lâcher prise sans qu’elle ne me donne une réponse. Sauf que cela ne dépendait pas de moi, tellement que je sentis mon corps -ou plutôt mon esprit- se déchirer tandis que je me fis expulser de sa tête dans un horrible étirement entre l’âme et le corps.
Le souffle coupé d’une telle expulsion, j’avais du mal à reprendre ma respiration quand je revins dans mon propre corps. Sentant que je perdais pied même en étant à nouveau dans le laboratoire, je sentis quelque chose de visqueux m’entourer avant que je n’ouvre totalement les yeux, une grimace de douleur sur les traits.

« - C’est bon, je te tiens. »

Me remettant debout tandis que l’ombre disparaissait dans mon corps après m’avoir réceptionné contre un mur. Je me relevais tant bien que mal, ne comprenant guère ce qui se passait. Découvrant un laboratoire en pagaille, mon regard chercha instinctivement la directrice de Undai, toujours couchée sur son lit de fortune. M’aurait-elle, chassée ?! Le cristal dans la main, je m’approchais à nouveau de son corps, enjambant les différents outils qui se trouvaient au sol. Pourquoi… Pourquoi même son subconscient ne voulait réagir ?! J’étais complètement accablée, je ne savais plus comment la réveiller. Dans un geste purement affligé, je l’attrapais par les épaules pour la secouer un bon coup avant de la lâcher et de… je n’en peux plus.

- Ayame, lève toi !  

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★ Age : Plus que tout le monde, mais personne ne saura jamais combien précisément. Un petit indice, cela fait plus d'une dizaine d'année que je règne sur Undai Gakuen !
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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Sam 22 Juin - 19:17

Une nouvelle histoire, un nouveau commencement pour ma personne. Si seulement je pouvais le dire ainsi, je ne serais pas dans cet état, entourée parmi les vices de la vie, me rattrapant pour m’écrouler sous une nouvelle vérité. J’étais punie de mes méfaits, je payais ce que j’avais semé durant toutes ces années. Mais je n’en avais que faire, après tout … Mon histoire m’appartenait, j’avais le droit de la faire écrire comme je l’entendais, je ne dépendais pas du destin, je n’étais pas comme ces humains inutiles, j’étais grandiose, puissante, aimée et détestée ~ Toute personne hautement placée se faisait détester un jour ou l’autre n’est-ce pas ? C’est bien pour cela que je ne m’offusquais pas sous la haine des autres ~

« Oh c'est rien, nous t'évitions juste pour ne pas te dire que Kei, notre cher fiancé s'avère être ton frère qui est moins mort que tu ne le crois. »

L’ombre ~ Ma chère pourriture, enfermant ma bien aimée dans les ténèbres par son existence, cette chose visqueuse et détestable faisant partie d’Akiha, cette chose que j’aimais d’une certaine manière. Que ce soit par sa présence détestable ou sa personnalité, j’aimais cette pourriture ~ N’est-ce pas paradoxal d’aimer une chose que l’on trouve répugnante ? Maaah, je ne dirai pas non ~ Mais il va de soi que tout le monde dira ceci ; Cette chose me convient bien mieux que la partie « gentille » de ma tendre scientifique ~ Le mal s’attire n’est-ce pas ? Alors quoi de plus normal que de côtoyer cette chose ? ~ Huhu ~

« AYAME ! »

Yume-Chan ~ Mon petit-chef d’œuvre que j’aimais tant, cette chose que je gardais sous mon aile pour x et x raisons que vous connaissez déjà ~ Savez-vous ce que je lui ai fait ? J’ai autorisé sa charmante chienne à rester parmi nous pour combler ses désirs de femme amoureuse ~ Parce que oui, il fallait être aveugle pour ne pas remarquer que Yu-Chan était amoureuse de cette poussière. N’est-ce pas de la gentillesse de lui accorder tant à cette Kaïla ? N’avais-je pas fait un geste digne de mon titre en accordant une vie éternelle à ce couple ? ~ Un endroit où résider à tout jamais. J’étais d’une gentillesse déconcertante. Je devrai le dire à Yume, je devrai lui présenter le présent que j’accordais à sa personne si précieuse à mon nom ~

« Je devrais me présenter avant toute chose, même si je te connais déjà, Yume-Chan. Je suis Keitaro Kageru, ou devrais-je dire, Izanagi Eimin, le frère de notre chère Ayame. »
Silence ~

« Parce qu’il est l’heure de rentrer dans le vrai monde, Yume-Chan ~ Kei-Kun ne fera pas de mal à Ayame, tu dois lui faire confiance mon poussin ~ »


Miri-Chan ~ Ma chère amie que j’eus invité dans cette école, encore un geste de bravoure de ma part n’est-ce pas ? ~ J’aimais Miri-Chan, après tout, il est rare que des personnes se lient d’amitié avec Dead Master. Non pas que je ne sois pas sympathique, mais disons que de manière relationnelle les gens me vénéraient ou me haïssaient ~ Ne disait-on pas qu’il fallait avoir aimé pour haïr ? Huhu ~ Mais passons, je ne devais être le sujet à cet instant précis, Miri-Chan était bien plus intéressante, bien assez pour combler ma personne de son pouvoir, de sa technique, de sa bienséance sans compter, sa spécialité ~ Cette femme était magnifique, son pouvoir faisait vibrer mon corps, elle était également l’une de mes réussites ~ Coucherais-je avec elle ? Huhu, tant qu’Akiha me donnera son amour, je n’aurai besoin de personne d’autre ~

« Je… Oui, oui, je vous aime Ayame. Je… »

Akiha-Chan ~ Cette femme qui me fit bâcler tous mes principes, cette femme que je voulus tenir en laisse vainement alors que rien sauf des sentiments pures pouvaient atteindre sa personne. Je n’aurais jamais cru tomber amoureuse, et certainement pas de cette femme vers qui mon intérêt s’était porté pour sa passion pour les sciences ainsi que sa vénération envers ma personne ~ Je l’aimais, terriblement, horriblement. Notre relation eut des hauts ainsi que des bas, nous faillîmes nous tuer plus d’une fois d’ailleurs ~ Devrais-je plutôt dire que je faillis la tuer, plus d’une fois ? Huhu ~ Quoi qu’il en soit, elle fait partie des êtres m’étant chers, digne d’être mienne, à tout jamais je la lierai à ma personne ~ Après tout … l’amour ne rend-t-il pas les gens égoïstes ? ~

- Ayame, lève toi !  

Je ne voulais lui accorder ce plaisir, je ne voulais lui accorder la joie de me voir levée et prête à affronter l’extérieur. Je ne voulais la remplir d’espoir alors que mon but n’était qu’égoïste. Je ne voulais pas me lever parce que je la savais à mes côtés, tant qu’elle y sera, je resterai ainsi. Du moins, c’est ce que je voulus, mais l’expulser de mon esprit endommagea également le mien, perturbant ma bulle dans laquelle j’avais endormi mon âme. Faisant éclater celle-ci, c’est avec une désagréable impression dans la gorge que je me réveillais. Gardant les yeux clos sans faire nul mouvement, j’ouvris doucement un œil, rapidement rattrapé par le suivant. Réveil, réalité, affrontement. Tournant mon visage vers Akiha, c’est sans sourire que je déposais mes pupilles vitreuses sur sa personne. La douleur … lui avais-je manquée ? ~

Nous n’avions guère le temps à la plaisanterie, et cela je le compris rapidement en laissant mes yeux se balader dans MON laboratoire. Désastre. Que faisais-je ici ? ~ Soit. Me redressant légèrement en croisant le regard d’Akiha, je lui fis un signe de la main de ne surtout pas parler et encore moins bouger. Sentant mon corps endolori par son manque d’activité, je portais instinctivement ma main à mon cou pour attraper mon collier. Disparu. Ainsi que le reste d’ailleurs … détaillant mon corps nu, c’est avec une légère incompréhension que je me levais. Risquant de manger le métal se trouvant au sol, je me rattrapais à Akiha-Chan se trouvant juste à côté de moi. Laissant un son las de motivation traverser mes lèvres, je laissais cet état pour aborder un petit sourire. Finalement je ne pourrai pas me rendormir … Quelle dommage ~

Me tenant à ses épaules pour venir déposer mes lèvres sur les siennes, je devais tout de même avouer que cela m’avait terriblement manqué … ses lèvres, son corps, son odeur, son être entier ~ Je pouvais sentir ce manque se heurter dans mon corps alors qu’une sensation de désir grandissait en moi. Mais laissons la perversité pour plus tard, nous avions plus important à faire … Maintenant que nous n’avions plus le choix, je me sentais presque excitée de revoir mon cher … « frère ». Dieu, moi qui croyais avoir tué tout le monde, comment ai-je pu oublier l’être m’étant si cher dans le passé ? Quelle vilaine fille, je fais là ~

- Moi aussi je t’aime ~

Déposant mon regard devenu plus brillant qu’à mon réveil, je scrutais son corps, remarquant mon cristal dans ses mains, je glissais deux doigts dans celle-ci pour récupérer ce qui était mien. Le posant sur mon corps en le faisant briller de mille feux, je sentis mon pouvoir déferler à une vitesse grand V, me rappelant avec désagrément ce qu’il s’était passé avant que je ne tombe dans ce pseudo coma. Maaah, je ne me savais pas si désastreuse quand un tel sujet faisait surface, quelle puissance ! Je me flatte moi-même, huhu ~ Matérialisant des vêtements sur mon corps nu, je laissais le tissu se créer en caressant ma peau dans un chemin de paillettes verdâtres alors qu’une fine robe prit place, agrémentée par un design vert partant de la couture du pli pour finir un peu plus bas que ma poitrine. Agrémentant le tout par un nœud qui remonta mes magnifiques seins, il se forma dans mon dos, laissant la soie scintiller sous ma création ~ Magnifique, je le suis pour recevoir cet … homme ~

- Il est inutile de te montrer si sentimentale mon cœur, maintenant que tu m’as réveillé, il est temps d’exécuter ce que tu m’as demandé, huhu ~

Encerclant son corps dans une étreinte, je déposais un chaste baiser sur ses lèvres avant de dématérialiser nos corps et de les faire réapparaître dans mon bureau. Laissant une fumée verdâtre encercler notre entrée, je lâchais le corps de ma chère fiancée -oui, ne porte-t-elle pas ma bague à la place de celle de mon cher frère- ? ~ Huhu, je suis de mauvaise humeur. Et cela, je le concrétisais en captant la présence de Miri-Chan, sortant de la fumée en matérialisant ma faux, je fis basculer la poussière avant de me saisir de la tête de cette femme si transparente ~ La soulevant avant de l’écraser dans le premier mur se trouvant à ma portée, un fin « Nous en parlerons plus tard ma chère, ceci n’est qu’un avant goût ~ ». Je laissais tomber sa carcasse avant de glousser légèrement. Je ne la tuerai pas, non, j’avais tellement besoin d’elle après tout ~ Me plaçant devant mon bureau où l’homme rentrant en résonance avec mon corps était assis, je lui adressais un sourire aimable tout en dématérialisant mon arme. Faisant le tour, en gardant ce masque de bonheur, je courais dans sa direction pour venir le prendre dans mes bras. Encerclant son corps en mémorisant son odeur, je laissais un soupir de soulagement traverser mes lèvres avant de lui demander, entre deux émotions dignes de ce nom ;

- Izanagi-Kun … Izanagi … Tu ~

Tu ? « Tu n’es qu’un fumier ~ ». Et ceci dit, je lâchais son corps pour venir lui rougir la joue en lui enfilant une gifle. Laissant la trace de ma main sur sa peau, je me retournais de sa personne pour venir me placer à côté d’Akiha. A côté, non, dans son dos pour venir déposer mes mains sur son ventre oui, en attrapant ses mains. Venant à son oreille, je lui murmurais de ma voix suave ces quelques mots « Je ne peux pas dire que tu as mauvais goût, mais je trouve toujours cela détestable de savoir que cet homme soit ton fiancé ~ ». Me détachant de son lobe après avoir mordillé légèrement dedans, je restais dans la même position pour venir dire, de ma voix mielleuse à souhait ;

- Keitaro-San ~ Voilà donc une chose détestable de te voir ici, puis-je savoir les raisons de ta venue avant que je ne te tue ? ~

Le tuer ? Je ne saurai le faire. Bien que je ne voulais le reconnaître comme mon frère, c’était bien lui. Lui et ce gêne que je pistais à des kilomètre à la ronde, cette odeur … cette sensation de sécurité que j’avais en étant avec lui. Détestable, terriblement, tellement, je veux qu’il meure ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Sam 22 Juin - 22:24

J'étais fatiguée de cette situation sans issue, j'ai tout tenté pour arriver à quelque chose de précis, à un résultat m'amenant à la réussite. Mais rien à y faire, cette femme était au-dessus de mes moyens, autant émotionnels que rationnels. J'avais juste envie de m'asseoir et ne plus bouger, fixant un mur en me demandant ce que je faisais là au juste. Fuir, je devrais tout bonnement fuir loin de là avec le nouveau pouvoir en ma possession. La bonne blague, n'est-ce pas ? Sans doute oui, mais en tout cas elle ne ferait pas rire la femme qui... me regardait de ses yeux d'un vert qui m'attirait tant. Écarquillant légèrement les yeux, c'est instinctivement et tout naturellement que je voulus m'approcher d'elle, la prendre dans mes bras et remercier tous les dieux que vous voulez, pour son réveil. Oui, c'est ce que mes bras tendus s'apprêtaient à faire avant qu'un seul de ses gestes ne m'arrête net. N'osant plus bouger quand elle m'intima de ne pas s'approcher, c'est dans un silence de mort que je ne la quittais pas des yeux, attendant -tel un bon chien comme l'aurait dit mon ombre- qu'Ayame-Sama réagisse, dise quelque chose ou... Ou je ne sais pas. Je n'avais aucune idée de comment me comporter vis-à-vis d'elle, je ne savais pas de quoi elle se rappelait et ce qu'elle savait, raison de plus de juste... obéir.

Je bougeais tout de même soucieuse de l'état de mon amante, quand elle se leva et s'appuya sur moi. La soutenant maladroitement, n'ayant toujours pas l'impression de pouvoir m'exprimer sans l'offenser, c'est avec un certain soulagement bien palpable que j'acceptais son baiser. C'était... Cela faisait longtemps, n'est-ce pas, Akiha ? « Tu parles... Elle m'a presque manqué, heh. »Oui, définitivement, j'étais plus que ravie de voir cette femme sur pieds, et ce, de tous les cotés, littéralement.

- Moi aussi je t’aime ~ 

Que... ? Elle savait donc. Elle savait tout, même dans son sommeil forcé, elle a entendu tout ce qui se passait en dehors. Je ne pouvais expliquer sa manière d'être et de faire, je ne savais en aucun cas pourquoi elle s'est plongée dans cet état horrible qui la rendait plus que vulnérable, au lieu de se protéger. Soupirant doucement quand ses lèvres se détachèrent des miennes, c'est avec une résistance visible que je ne voulais lâcher sa... son cristal. Détournant le regard une fraction de seconde, je desserrais ma main -inutilement vu que Ayame n'eut aucun mal de me priver de mon précieux -avant d'esquisser un léger sourire innocent. Je le lui ai gardé, n'est-ce pas ? Peu importe. Le temps n'était pas à des explications futiles, d'ailleurs j'avais l'impression qu'elle ne voulait même pas entendre parler de ce qui est arrivé. Après tout, elle eut tout entendu dans son propre esprit, de ma bouche. À quoi bon ajouter d'avantage ? Peut-être devrais-je tout de même lui dire qu'elle était magnifique dans sa robe et que cela me manquait de la voir sourire et... cette aura, je fondais littéralement de soulagement de la voir à nouveau à cent pour cent opérationnelle.

- Il est inutile de te montrer si sentimentale mon cœur, maintenant que tu m’as réveillé, il est temps d’exécuter ce que tu m’as demandé, huhu ~ 

Finalement, je ne la dérangerais pas avec mes pensées. « L'enfoirée ~ Toujours aussi détestable ~ » Sur ce sujet, je pouvais dire que mon coté sombre et mon amante se ressemblaient énormément. C'est pour cela que je ne m'offusquais en aucun cas, acceptant avec plaisir son désir de remettre de l'ordre dans cette Académie. Il était temps, pourrais-je dire. Et c'est ainsi, dans un simple clignement de cils, dans un affreux retournement d'estomac, que nous nous retrouvions dans le bureau de la directrice. Incrédule d'y voir Keitaro, je ne bougeais pas du milieu de la pièce sans pouvoir détacher mon regard de sa haute silhouette posée sur le siège de Dead Master-Sama. Du moins, j'étais obnubilée par cette vision jusqu'à ce qu'autre chose attire mon regard. Et ce fut précisément, Miri valsant contre un mur. Je ne l'avouerai sans doute jamais, mais je jubilais de l'intérieur sous les paroles menaçantes de la directrice envers cette femme. Oui, j'étais un monstre qui se satisfaisait du malheur d'autrui, surtout quand cet « autrui » m'eut causé du tort.

« Elle fait quoi là ? » Je me suis posée la même question, complètement choquée, en voyant Ayame venir à l'encontre de son dénommé frère, trop... Elle était trop joyeuse. Je le savais, je savais qu'elle allait tomber dans ses bras vu qu'il était ce qu'elle chérissait étant jeune. J'aurais dû me douter que... qu'elle allait m'abandonner. Traits tirés sans oser broncher, c'est avec un petit « oh » surpris que je la vis gifler Keitaro sous quelques paroles déplacées.

- Tu n’es qu’un fumier ~

Détournant mon regard de cette scène, c'est avec une certaine gêne que je vis Keitaro changer radicalement d'expression, passant de son charmant sourire à de la surprise teintée de... Il était complètement abasourdi de la réaction d'Ayame-Sama. C'était étrange de se dire qu'il a vraiment cru qu'elle allait l'accueillir les bras ouverts. Ne devrait-il pas être celui qui la connaissait le mieux, vu qu'il la surveillait depuis si longtemps ? J'avais quand même l'impression que même après s'être fait remballer de la sorte, il avait quelque chose qui pourrait convaincre la directrice, de l'amour obsessionnel que son frère lui portait. Cela me dérangeait, il y avait quelque chose de malsain ici. Ah, c'était Miri restée dans son coin depuis l'intervention de la directrice. Alala...

Acceptant le toucher d'Ayame-Sama quand elle vint dans mon dos, c'était la première fois dans ma vie que je me sentais aussi gênée, aussi pas à ma place entre ces quatre billes d'un vert qui ne faisait que m'attirer, que ce soit sentimentalement que physiquement. « L'horreur, heh. » Et ce, je le compris sous les paroles de la directrice, qui m'a clairement annoncée qu'elle ne pouvait supporter le fait que je sois sa fiancée à lui. Et moi, que devais-je dire sur le coup ? Que je n'avais aucune idée qu'elle avait un frère quand je suis tombée sous le charme de cet homme ? Que je n'ai pas choisi... ou alors, pire, que je me suis faite tout simplement manipuler comme la première abrutie de la vie ? Rien du tout. Je ne commenterai pas, pas pour le moment.

- Keitaro-San ~ Voilà donc une chose détestable de te voir ici, puis-je savoir les raisons de ta venue avant que je ne te tue ? ~

Le tuer ? Voulant protester, seul un frisson passa sur mon échine. Mon amante se trouvait toujours dans mon dos, et j'avais l'horrible impression qu'il suffirait d'un faux geste de ma part pour qu'elle me brise la nuque d'un seul mouvement. Je ne savais dire pourquoi, peut être étaient-ce les ondes négatives qui sortaient de son corps quand elle s'adressait à Keitaro qui me donnait si froid dans le dos... Mais, si je ne faisais pas, j'étais... non, je n'avais rien à faire, j'étais bien dans son étreinte, sous son emprise j'étais comblée. Et je savais aussi une chose, je n'avais pas à m'en faire pour cet homme qui était tout aussi important dans mon existence. Et pourquoi ? Parce que c'est son subconscient -sans mensonges- qui m'a affirmé n'avoir pas le pouvoir -la force- de tuer cet être faisant partie de sa famille, ayant vécu les mêmes horreurs qu'Ayame. Comment se faisait-il qu'ils fussent si différents l'un de l'autre ?

- Aucune femme ne m'a jamais giflée. Je ne m'attendais pas à ce que tu sois la première, petite sœur ~

Relevant le regard, sortant de mes songes, je croisais involontairement son regard tandis qu'il se leva du siège, le contournant pour venir se placer en face de nous. Plus près. Trop près. Mais une chose était sûre, il était choqué, que ce soit son visage ou le ton de voix qu’il utilisait, il ne pouvait se résoudre de voir sa sœur aussi... peu amicale avec lui. Mais en même temps, il restait lui, replaçant rapidement son air étonné par quelque chose de chaleureux, il eut même l'audace de rire doucement sous cette ambiance des plus tendues. Ou alors, ce fut seulement moi qui l'étais. Non, tout le monde l'était, sauf cet homme. Je n'osais prendre la parole entre ces deux personnes, d'ailleurs je crois que Miri était un peu comme moi en cet instant, se demandant quoi faire. Croisant à nouveau les billes de mon dit fiancé, je ne saurais dire pourquoi, mais il avait l'air désolé.

- Tu peux m'appeler Izanagi si tu préfères, après tout c'est mon véritable nom ~ De même pour toi, Akiha.

Faisant involontairement le mouvement de reculer quand sa main se tendit vers notre emplacement, je me maudissais intérieurement sous ce geste. « Il ne mérite que la mort. Je vais le dépouiller de son gêne et puis le tuerai ~ » Au moins, j'étais fixée sur l'envie de vengeance de mon sombre coté. Pour elle, Keitaro était précieux pour une seule chose, pour le gêne, le même que celui de la directrice. Faisant un « non » de la tête pour montrer mon refus au seul homme présent dans la pièce, je voulais à tout prix bouger du feu de son regard, regard qui se portait sur sa sœur, bien évidement. Faisant un pas sur le coté pour ne pas être dans son chemin, je pus voir son sourire changer, devenir plus... je ne sais pas quoi, quand il était en ligne directe avec Ayame-Sama. Mais quand il fit un pas de plus en avant, donnant l’impression de vouloir prendre sa sœur dans ses bras, je ne pus m'empêcher de matérialiser mon refus en mots, tranchant l'air sans permission de réfuter mes paroles.

- Non. Kei, ne t'approche pas plus d'elle.

À présent, je me fichais de devoir utiliser mon pouvoir sur lui, je n'avais que faire de lui montrer ma robe de combat, chose interdite pour les membres de Undai. Mais en même temps, il devait être plus qu'au courant de ce qui se passait ici, alors si je devais user de la matérialisation pour l'arrêter, j'allais le faire. Déterminée, c'est tout de même avec aberration que je le vis sourire de plus belle, comme si ma menace... comme si il savait parfaitement bien que je n'allais rien tenter après lui. Cela m'énerva d'autant plus, au point que je matérialise ma robe de combat en le fusillant de mon regard clair. En réponse, il leva ses mains en signe d’abduction et retourna s’appuyer sur le bureau, reportant toute son attention sur la directrice. Mais le pire, c’est que je voyais à présent leur ressemblance à tous les deux. Que ce soit le sourire, la manière de bouger ou encore de regarder les autres, ils étaient...similaires. J'en avais froid dans le dos, mais surtout, je me sentais idiote de ne l'avoir remarqué avant. C'était terrifiant.

-  Maaah. Je suis ravi que tu sois en forme. Si je suis venu ici, c'est pour une raison bien précise, même si j'ai quelques jours de retard à présent, cela reste un événement de taille... Joyeux anniversaire, Ayame-Chan ~

N'en croyant pas mes oreilles, je déviais mon regard de Keitaro pour fixer Ayame et ainsi de suite plusieurs fois, jusqu'à ce que je m'arrête entre les deux, fixant un point invisible en me demandant quoi. L'anniversaire de la directrice ? « Je savais même pas qu'elle le fêtait. » Moi non plus. Je veux dire, je n'avais aucune idée du jour, du moins ou encore de l'année de sa naissance, c'était un grand mystère de ce coté là. Intriguée cette fois-ci, savoir quel âge elle avait me brûlait soudainement les lèvres. Elle et son frère aîné, leur gène commun leur permettait de vivre longtemps, et je pouvais voir que ce n'était pas la matérialisation qui les faisait rester jeunes, vu que Keitaro n'en était pas pourvu. Quel âge... Quel âge cet homme de trente ans et cette femme d'environ trente ans, avaient au juste ? Secouant la tête en me disant que c'était ridicule de penser à cela en cet instant crucial, c'est avec un certain recul que je remarquais la boucle d'oreille de Kei, Yume m'en a parlé, mais j'ai complètement oublié ce détail. Voyant l'homme sortir quelque chose de la poche de son pantalon, je dématérialisais ma robe de combat en le détaillant de haut en bas. Et lui, ne perdant toujours pas son sourire et son attitude tranquille, il s'avança avec calme vers Ayame, s'arrêtant à quelques mètres pour ne pas la brusquer, un regard doux coulant sur sa sœur. Cela était... Je ne saurais le décrire.

- Ayame-Chan, j'ai un cadeau pour toi ~ Un cadeau précieux, j'aimerai que tu le vois seule, il n'est rien que pour toi. J'espère qu'il te plaira et que nous pourrons parler seuls avant que tu ne me tues ~

Je pâlis tandis qu'il tendit sa main vers Ayame-Sama, une boite en velours noir posé au creux de sa paume. Et cet irrésistible sourire posé, cet être était un monstre. Et moi je restais là, plantée à regarder ce fameux présent en me demandant qu'est-ce qui pouvait y être de si important pour que cela fasse balancer les choses en sa faveur. Regardant la directrice d'un œil curieux, je me demandais comment elle allait réagir. Parce que moi, j'étais perdue entre la haine, le mépris autant que l'admiration et le trouble.

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Sam 22 Juin - 23:26

Je ne sais pas si je devais rire ou pleurer devant cette situation, revoir cet homme qui un jour occupait toutes mes pensées, qui était mon modèle aurait dû être un rêve. Mais rien, je ne voulais que sa mort, mort que je ne saurai lui apporter. Depuis combien de temps je n’avais vu son visage, ses yeux si similaires aux miens, sa petite tignasse grise sur laquelle je le questionnais sans cesse ? Pourquoi venir, pourquoi réapparaître alors que j'allais bien à présent, que je me sentais comblée et épanouie dans ce monde qui m’appartenait ? Pourquoi tout détruire alors que j’avais déjà tiré une croix sur sa personne, il y a de cela, un siècle ? Je ne sais pas, et cela me dérangeait. Ne voulant me laisser ronger par la tristesse, je laissais l’ironie résonner dans mon être, gardant un œil sur sa personne, mon esprit se plongea dans un souvenir nous reliant, Izanagi et ma personne lorsque nous étions enfants.

Flash Back

- Iza-Kun … Il fait froid ici, maman … maman elle criait ce matin.

Me blottissant dans les bras de mon frère, je me rappelais la chaleur que celui-ci m’apportait. Je me rappelais de ses étreintes rassurantes pendant que nos parents respectifs se disputèrent une fois de plus. Je me souvenais que les cris étaient courants dans cette maison, qui fut un jour la mienne. La raison de cette violence verbale ? L’héritage familial, ce sang, ce gène impur qui conduisait les membres de notre clan à une mort certaine. Ma mère ne portait pas le gène, elle était parfaite, elle était humaine. Je me rappelle encore de ces cheveux sombres, légèrement ondulés, encadrant son visage comme le mien. Ses yeux clairs, d’un gris transparent m’apaisaient … Cette femme qui m’eut mis au monde, cette femme que je vis mourir.

- Ayame-Chan, tant que je suis là, tu ne dois pas t’en faire, je te protégerai toujours. Personne ne te fera jamais du mal.

Ces paroles qui me remplissaient de joie à l’époque, ces quelques dires sortant de la bouche d’un enfant âgé d’à peine dix ans. Ce même petit garçon dont je vis le cadavre deux ans plus tard, ne restant plus que le seul jouet de cette science curieuse de pouvoir. Izanagi, mon modèle, mon frère, tout cela … N’est plus. Je ne pouvais concevoir … Je … Qu’étais-je au juste ?

Flash Back End

- Aucune femme ne m'a jamais giflée. Je ne m'attendais pas à ce que tu sois la première, petite sœur ~

Descendant mes yeux sur l’intrus en affichant un sourire large rempli de moquerie, je laissais un fin rire traverser mes lèvres. Pauvre homme, il fallut qu’il retrouve sa sœur au moins un siècle plus tard pour s’en ramasser une ~ Devrais-je lui montrer Ô combien il peut être plaisant de se faire battre par une dite femme ? Je me ferai un plaisir de le lui montrer ~ Je ne le tuerai pas, mais je n’ai jamais dit que je ne le ferai jamais souffrir ~ Si il meurt après avoir reçu des coups de ma part, ce n’est pas comme si je l’avais tué volontairement n’est-ce pas ? En sachant que cela n’était pas mon but … Hum ~ Un accident ? Huhu, laissez moi rire, et finissons en ~

- Tu peux m'appeler Izanagi si tu préfères, après tout c'est mon véritable nom ~ De même pour toi, Akiha.

Pourquoi pas baiser tes pieds tant que nous y sommes ? ~ Cela serait tout aussi plaisant pour sa personne. Riant de plus belle sous ses dires, je me refusais catégoriquement à l’appeler ainsi. Cet homme, bien qu’il soit mon frère ne pouvait l’être. Je ne pouvais considérer l’existence d’un être mort comme vivant. Sa tombe, celle que j’ai édifié en son honneur, celle sur laquelle j’ai pleuré tant d’années, celle que j’ai décidé de ne plus visiter pour oublier ce moment tragique de ma vie. Mon début, mon histoire a commencé le jour où j’ai quitté le monde des morts pour me lancer au cœur même de la vie. Et me voilà confrontée à la mort, à cette notion que je connaissais par cœur, à ce moment fatidique où deux faucheuses se rencontrent pour prendre la tête l’une de l’autre.

Le voyant avancer de plus en plus, je laissais Akiha se détacher de ma personne alors que celle-ci matérialisa sa robe de combat pour bloquer l’intrus qui osait souiller mon air si pur. Plissant les yeux en gardant mon sourire, je jetais un coup d’œil rapide à Miri-Chan qui se trouvait assise sur les genoux dans un coin de la pièce, le visage en sang et toujours ce même sourire calme sur le visage. Qu'elle était mignonne ~ Huhu ~

- Non. Kei, ne t'approche pas plus d'elle.

Je ne pouvais être qu’honorée par la prestation de mon amante, me protéger moi de son fiancé, n’était-ce pas magnifique ? Empêchant cet homme de venir se coller à mon corps, préférant garder son être loin de moi pour … pour le protéger ? Avait-elle peur de son imprudence, et que je vienne l’écarteler lorsqu’il posera un doigt sur mon bras ? Je ne suis pas aussi barbare voyons ~ Évidemment que je l’étais ~ Je voyais déjà sa petite tête rouler sur le sol après que ma faux l’eut séparé du reste de son corps, aurai-je droit à une fontaine de sang ? Me baignerais-je dedans en me rappelant qu’il était le dernier porteur de notre gène au monde à part mon imminente personne ? ~ Non, je ne ferai pas cela, pas ainsi du moins. Si je ne savais le tuer, le monde entier pouvait le faire. Que ce soit sous ma demande à Yume-Chan, ou encore Miri-Chan et même Akiha-Chan avait l’air décidée à l’achever ~ Son ombre du moins, donc elle. N’était-elle pas celle à répéter qu’elles ne faisaient qu’un ? Huhu ~ Diaboliquement épanouie à cet instant précis.

Faisant un pas en avant en abaissant le bras d’Akiha en lui adressant un sourire doux et amoureux, je croisais les bras en regardant de haut l’homme qui me faisait face. Toujours aussi prêt, toujours aussi résilié à garder son attitude innocente alors qu’il devait connaître le risque qu’il courrait en étant devant moi de la sorte. Croyait-il peut être que je ne saurai le tuer ? Savait-il qu’au fond mon être se remplissait d’une joie incontrôlable alors que ce qui faisait de moi Dead Master, s’opposait considérablement à sa présence ? Depuis combien de temps savait-il où je me trouvais ? Me surveillait-il ? Si Miri-Chan était de son côté, je ne serai même plus étonnée de cela … Se prenait-il pour un stalker à ses heures perdues ? Étais-je devenue son fantasme durant toutes ces années ? ~ Dieu, parlerait-on d’inceste ? Très peu pour moi, du moins, si il n’avait pas été un homme, peut être que nous pourrions en reparler ~ Connaissez-vous la notion de plaisanter ? Oui ? Et bien c’est ce que je faisais à présent. L’ironie, que voulez-vous ~

-  Maaah. Je suis ravi que tu sois en forme. Si je suis venu ici, c'est pour une raison bien précise, même si j'ai quelques jours de retard à présent, cela reste un événement de taille... Joyeux anniversaire, Ayame-Chan ~

Hum ~ C’est donc pour cela qu’il était venu. N’aurait-il pas mieux fait d’attendre que je sois âgée de deux siècles pour se présenter à la place de débarquer au milieu de tout ? Non, cela était futile de penser ainsi. Après tout, toutes personnes seraient heureuses de voir l’un des membres de sa dite famille, se déplacer pour venir vous le souhaiter de face à face. L’étais-je ? Non, tout simplement parce que sa présence avait gâché cet événement. Ce fameux jour où l’école fut détruire ~ Et dire que j’avais planifié une journée parfaite en compagnie d’Akiha-Chan pour fêter cela ~ Me voilà désappointée d’autant plus. Pouvais-je montrer ma colère à présent ? Non, je pouvais rire plutôt en voyant le visage de ma tendre scientifique -ignorante- de ma date de naissance ~

- Ayame-Chan, j'ai un cadeau pour toi ~ Un cadeau précieux, j'aimerai que tu le vois seule, il n'est rien que pour toi. J'espère qu'il te plaira et que nous pourrons parler seuls avant que tu ne me tues ~

D’un claquement de doigts, je demandais à Miri-Chan de s’en aller sous un « Dispose ~ » relativement doux en vue de ce que je lui avais fait subir précédemment. Ne demandant pas son reste pour obéir à cet ordre, je déposais mes yeux sur Akiha-Chan pour lui intimer de rester à mes côtés. Je n’avais nulle envie de me retrouver seule avec cette chose, bien que ma puissance soit irrévocablement plus forte que celle de Akiha, je trouvais cela rassurant de l’avoir à mes côtés. Il va de soit, que jamais je ne lui dirai cela ~ Après tout, je suis un monstre et les monstres ne se plaisent guère dans la faiblesse. En parlant de faiblesse, où se trouvait Yomi-Chan ? ~ N’était-elle pas également du côté de cet homme me faisant face, n’allait-elle pas surgir de ces nouvelles vitres fraîchement placées il y a de cela une semaine ? ~

- Akiha-Chan restera avec nous ~

Me détachant de sa vision pour venir attraper la main de mon cœur, je l’invitais à prendre place dans mon siège directorial alors que je me posais à ses côtés, laissant mes pupilles détailler l’homme en question se trouvant devant ma personne. Grand, beau, détestable ~ Un vrai Eimin pouvais-je dire. Quelle horreur et d’autant plus en voyant sa boucle scintillante à son oreille ~ Tellement que l’envie de lui arracher celle-ci me chatouillait le bout des doigts ~ Retenant tout de même mes pulsions alors que la chose prit place dans l’un des sièges des visiteurs, l’invitant par la même occasion à déposer mon dit cadeau sur la table. Attrapant la boite entre mes doigts pour capturer des yeux cet objet inconnu, je la tendis à Akiha, laissant celle-ci ouvrir mon dit présent.

- En ce qui concerne le retard, cela est entièrement de ta faute, ne savais-tu pas que nos corps rentraient en résonance lorsque nous sommes sur le même territoire ? Aurais-tu omis le fait que cela fait un peu plus d’un siècle que je n’ai guère revue ta carcasse ~ Je te prie de présenter des excuses à Akiha pour le dérangement que ta personne a apportée avec elle ~

Disant cela de mon ton suave en gardant ce petit gloussement digne de ma personne pour finir ma tirade, je déposais mes yeux sur ce que contenait la boite. Une clé ~ Quelle charmante intention, voulait-il me familiariser avec les nouvelles technologies ? Ou serait-ce un virus qui détruirait toute ma base de données, une fois la clé insérée dans la tour ? ~ Quel tour vilain se préparait derrière ce rectangle plastifié ? Maaah, je ne comptais déchiffrer son contenu maintenant, je laisserai ceci pour ce soir, ou demain, ou ce soir oui ~

- Devrais-je te souhaiter, « Joyeux anniversaire » également, Keitaro-San ? ~

Meurs ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Dim 23 Juin - 20:43

Je regardais avec un air curieux la petite boîte dans la main de Keitaro. Je ne savais pas ce que cela pouvait bien être, mais à première vue il s'agissait d'un bijou. Je savais bien que Kei était un gentleman, mais aller jusqu'à apporter une bague à sa sœur en signe de cadeau, était -selon moi- plus que dérisoire et inapproprié. Cet homme n'était pas stupide à la base, mais tout portait à croire qu'il a perdu son bon sens quelque part en chemin avant d'arriver à Undai. Et croire que j'osais penser cela à présent. Fixant intensément l'objet, je relevais tout de même la tête en attendant qu'Ayame-Sama s'en saisisse, chose qu'elle n'était pas pressée de faire, dirait-on. Gardant une posture droite, je fis un effort montre de ne pas relever les commissures de mes lèvres dans un sourire victorieux quand Dead Master congédia Miri de la pièce comme s'il s'agissait d'un pauvre petit serveur. Ou pire, esclave. Par contre, j'eus une fraction de seconde le doute sur ma présence aussi, craignant de m'offenser si elle me congédierait, moi aussi. Mais ceci n'arriva pas, même sous le regard inquisiteur de Kei.

- Akiha-Chan restera avec nous ~

Ravie de cette proposition, je lançais un regard de défi à mon cher fiancé avant de me poser dans le siège de la directrice. Nous étions bien, Akiha et moi, nous réalisions avec une certaine satisfaction quel pouvoir nous était donné. L'air de rien, j'ai fait un bon choix -pour une fois- de rester du coté de la directrice de Undai. Si je n'étais pas celle que j'étais, je sauterais de joie en levant le poing vers le ciel en signe de victoire. C'était sans doute le stress de ces derniers jours qui s'extériorisait pour que j'aie ce genre de pensée qui me traverse la tête, mais quoi qu'il en soit, je n'allais pas me laisser aller. Kei était toujours là, Ayame-Sama n'avait pas l'air de le tuer -une bonne chose dans un sens- alors pour l'instant, je ne savais pas encore sur quel pied danser. On ne sait jamais comment réagir vis-à-vis de la directrice, un jour elle est prête à me donner tout, mais le lendemain elle peut devenir un monstre sans pitié, c'est pourquoi, je devais inlassablement persévérer et rester dans la position de force dans cet univers.

Mais pour l'instant, j'étais bien placée pour ne pas m'en faire pour demain. Je préférais de loin m'occuper du présent... De tous les présents. Attrapant la boite que me tendait Ayame, je ne l'ouvris pas de suite, préférant me concentrer sur les paroles de mes deux « amants, heh » dont l'un qui prenait ses aises même sous les insinuations malsains de l'autre. Quelle atmosphère. Dans le cadre normal des choses, cela ne me dérangerait pas de voir deux personnes m'étant destinées de la sorte, mais quand on se retrouve entre Dead Master et son frère -je ne m'y habituerai jamais- on se posait des questions sur sa vie. Et je m'en posais. Énormément.

- En ce qui concerne le retard, cela est entièrement de ta faute, ne savais-tu pas que nos corps rentraient en résonance lorsque nous sommes sur le même territoire ? Aurais-tu omis le fait que cela fait un peu moins d’un siècle que je n’ai guère revue ta carcasse ~ Je te prie de présenter des excuses à Akiha pour le dérangement que ta personne a apportée avec elle ~ 

Fusillant du regard l'homme de la pièce, je ne bronchais pas plus que cela. Il était vrai qu'il ne m'a jamais posé de problème tel qu'il était, mais sur le coup, il m'a fait voir de tous les couleurs, assez pour que ma chère ombre rigole sous les paroles de Dead Master en soulignant ô combien « ses excuses ne valent rien, tuons le plutôt ~ » Souriant jaune, j'eus un moment de flottement tandis qu'Ayame poursuivit ses dires de sa voix trop mielleuse, trop venimeuse. La boite donc... L'ouvrant doucement, je fus plus qu'intriguée -et étonnée- d'y découvrir une clé USB. Relevant un regard interrogatif vers Kei, je voulus déjà lui demander de quoi il s'agissait, mais j'avais l'horrible impression qu'il ne me répondrait pas. Toujours aussi mystérieux hein. Ou devrais-je dire, désappointé de voir que le cadeau qu'il eut offert à sa sœur, ne l'intéressait pas plus que cela.

- Devrais-je te souhaiter, « Joyeux anniversaire » également, Keitaro-San ? ~ 

Refermant la boite après avoir montré son contenu à la nouvelle propriétaire de cet objet, je me -à mon alter-ego- promis que j'allais décortiquer les informations s'y trouvant dans peu, mais pour l'instant, j'avais des révélations à emmagasiner. Kei était né... Il y a quelques jours de là, normalement je le lui aurais souhaité si les événements ne s'étaient pas déroulés de la sorte. Mais... Jumeaux ? Impossible. Nés le même jour ? « ça ne m'étonnerait même pas, genre le gène bizarre est égal à « naissons tous en même temps », invasion d'immortels. » Esquissant un sourire ne sachant le réprimer sous l'ironie de mon coté sombre, je ne dis tout de même rien, laissant Kei prendre la parole, toujours aussi posé.

- Je m'excuse des problèmes que je vous ai apporté ~ Pas besoin de te préoccuper de mon anniversaire, petite sœur, le tien est beaucoup plus important ~ J'ai aussi des bonnes raisons de ne pas m'être montré plus tôt, Ayame-Chan.

M'adossant contre le siège directorial, je levais les yeux vers Ayame, en me demandant franchement quel âge pouvait-elle avoir. Kei aurait dû finir ses trente-quatre ans normalement. Non, je n'étais pas attirée par les vieux, il n'avait que huit ans en plus de moi, mais supposant qu'il était un immortel autant que la directrice de Undai, cela voulait dire... Que je ne savais pas de quelle époque ces gens se trouvant avec moi sortaient. Carrément intriguée, je posais ma question de but en blanc. Après tout, je n'avais à me taire ou quoi que ce soit, je connaissais assez bien ces deux personnes pour pouvoir leur parler normalement... Enfin, je crus connaître les deux.

- Quel âge vous avez tous les deux, au juste ?

Tout d'abord, ce fut le rire chaleureux de Keitaro qui me répondit, avant qu'il ne place ses coudes sur le bureau et appuie sa tête dessus pour me fusiller de son regard brillant. Trop, tout en lui était similaire à Ayame quand on y regardait de plus près. Fronçant les sourcils, je me concentrai pour rester neutre, de marbre devant ses yeux trop avenants.

- Ayame-Chan ne t'a pas dit son âge ? ~ Faut dire, je n'ai pas fait mieux, n'est-ce pas mon cœur ? ~ Pour te répondre, j'ai six ans de plus qu'Ayame, qui vient de finir ses cent ans.

Me lançant un clin d’œil amusé, il jeta un regard mécontent sur la boite en velours, sauf que cela ne m'intéressait pas plus que ça, j'étais... choquée. Cent ans, c'était impensable. Elle... Ils avaient l'âge de mon arrière-grand-mère. « Haha, finalement tu aimes les vieux ! Non que dis-je, des fossiles d'une autre époque ~ » Pâlissant à vue d’œil, je tournais la tête vers mon amante pour la détailler sur chaque trait. Définitivement, elle n'avait pas l'air d'être si vieille, mais en même temps la matérialisation faisait des miracles. Non, c'était le gène. Je le voulais. Pas pour moi -du moins pas dans l’immédiat- mais pour toutes ces personnes incurables dont je pourrais rassurer les familles, leur disant que le malade en question vivrait une vie normale, même dans sa phase terminale. C'était mon rêve. Et plus j'y pensais, plus j'étais dégoûtée de constater que je pouvais l'avoir depuis longtemps si je m'étais d'avantage intéressée à Keitaro. C'était horrible de se dire à quel point je me suis faite avoir. « Par des dinosaures, hehe ! »

- Des dinosaures...

Disant cela à mi-mot, d'un air songeur, je me rendis compte de l'avoir dit après coup sous les rires moqueurs de mon ombre qui s'amusait de la situation. Jurant intérieurement, je me raclais la gorge avant de poursuivre mes questionnements envers mon cher fiancé de malheurs. Lui montrant la boite en velours en la poussant vers lui, je lui demandais du regard de quoi il s'agissait. Sa réponse, un sourire énigmatique. Cet homme me rendait malade. Mais en même temps, je ne pouvais en aucun cas lui en vouloir pour quoi que ce soit, à part le fait qu'il ne m'a pas dit toute la vérité sur lui. Mais d'un autre coté, moi non plus, je ne lui ai pas dit ce que j'étais, ce qu'était la matérialisation et ainsi de suite.

- Ceci ? Maaah, c'est une clé qui referme de grands savoirs, Akiha. Je suis certain que son contenu te plairait, mais comme c'est à Ayame-Chan, c'est à elle de décider à qui elle le dévoilera ~

De grands savoirs... Je savais qu'il travaillait comme scientifique sur des projets divers qui lui procurait la gloire et la célébrité, mais j'étais tout aussi sûre que la chose sous mes yeux, enfermée dans cette clé, était plus mystique, plus avancée que ce que j'aurais pu voir dans mon existence. La curiosité me dévorait de l'intérieur sous la forme d'une masse noire et haineuse qui... s'amusait à traiter Ayame de vieille peau rien que pour le plaisir de ces quelques mots roulant sur sa langue de vipère. Alala, et croire qu'elle faisait partie de moi.

- Ayame-Chan, je ne voulais pas que ma venue te fasse un tel choc. Si je me dévoilai plus tôt, cela n'apporterait que désastre, tu le sais mieux que quiconque. Si je n'avais rien à te donner, je ne t'imposerai jamais cette révélation. Mais les temps ont changés, tu as évolué dans ce monde d'une manière phénoménale, et je t'ai promis de toujours t'aider et te protéger, c'est pourquoi j'apporte l'une des dernières pièces à ton puzzle ~

Pourquoi devait-il dégager une telle assurance dans ses propos ? Plus il parlait, plus il s'adressait à Ayame, plus je me sentais en danger. Non que je recommence avec ma paranoïa, mais il était évident que cet homme aimait sa sœur au point de faire tout pour elle. Cet homme qui eut tenu un œil vigilent sur la femme aux yeux verts, il était la parfaite personne pour assurer le bonheur d'Ayame-Sama, ainsi que son confort. Après tout, il manipulait tout, il surveillait la directrice depuis l'ombre sans jamais s'être fait repérer. Cet homme avait un pouvoir encore plus grand que la matérialisation, sauf qu'il ne l'utilisait que dans un seul but, celui d'apporter son soutien à sa sœur. Ces deux là... Ils étaient des monstres de scientifiques. Des monstres de pouvoir, sans limites.

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Dim 23 Juin - 21:28

Que devais-je penser à présent ? Que cet homme venu de nulle part devrait recevoir le titre de « frère » pour ma personne ? Devrais-je l’accepter après tant de temps, oserais-je seulement accepter cela ? Non, mais je me mentais à moi-même pour me protéger. Cet homme détestable, cet être que j’aimais tant, cet homme … que j’espérais revoir il y a de cela un siècle. Au fond de moi, je l’aimais … encore. Mais je ne pouvais pas me permettre de le faire, je ne pouvais pas le lui dire, le prendre dans mes bras et lui dire Ô combien son visage m’avait manqué. Je crois même qu’un court instant, je me suis déconnectée du monde pour venir « en juger » avec celles que j’étais. L’enfant qui sautillait de joie, les autres qui hurlaient la tromperie, les autres ne sachant comme réagir et finalement Dead Master, ne voulant que sa mort. Que faire, que dire, que penser ?

- Je m'excuse des problèmes que je vous ai apporté ~ Pas besoin de te préoccuper de mon anniversaire, petite sœur, le tien est beaucoup plus important ~ J'ai aussi des bonnes raisons de ne pas m'être montré plus tôt, Ayame-Chan.

Retombant lourdement sur terre sous ses dires, je levais les yeux dans sa direction, me mélangeant à son regard alors qu’un fin sourire naquit sur mes lèvres. Venir plus tôt aurait apporté des problème me disait-il. Et venir maintenant était mieux peut être ? Pour ce qu’il en était des bonnes raisons, je n’en avais que faire, que ce soit pour me montrer qu’il avait finalisé je ne sais quoi ou encore, me dire qu’il m’offrait Akiha sur un plateau, j’aurais préféré le voir mort. Non, j’aurais préféré qu’il vienne plus tôt, pas maintenant, pas à cet instant où ma vie prenait un sens humain. Quelle aurait été ma réaction il y a de cela une cinquantaine d’années ? Que se serait-il passé avant Undai ? L’aurais-je mieux accepté que maintenant ? Sans doute. Tant que j’étais encore humaine, je lui aurais offert cette place dans mon cœur qui lui était dédiée. Mon modèle, mon frère, mon ami … ma famille. Sentant mes traits se durcir, je fis en sorte que rien ne se laisse paraître, abordant un visage hautain afin de me protéger de sa personne, je laissais Akiha prendre la parole sous une demande des plus … dérisoire ? « Quel âge vous avez tous les deux, au juste ? ». Ne réponds pas. Fronçant les sourcils en entendant le rire grossier -amical- de Keitaro, je levais déjà les yeux au ciel en sentant la réponse arriver. J’avais … tout fait pour que personne ne connaisse mon âge, tout, jusqu’à tuer toutes personnes le connaissant et voilà que deux êtres -que je ne savais tuer- allaient partager ces informations … des plus dérangeantes.

- Ayame-Chan ne t'a pas dit son âge ? ~ Faut dire, je n'ai pas fait mieux, n'est-ce pas mon cœur ? ~ Pour te répondre, j'ai six ans de plus qu'Ayame, qui vient de finir ses cent ans.

A votre avis, quella a été la chose la plus difficile à entendre pour moi ? Qu’il l’appelle « mon cœur » ou alors qu’il lui dise de but en blanc qu’elle couchait avec une centenaire ? Dans les deux cas, je sentais mon corps se raidir sous tant de divulgations. Le tuer, je devais le tuer, il n’y avait que cela à faire. Que disais-je encore pour Rei Yu ? « Seule la mort sera son salut ~ ». Oui, voilà. C’est ça, je vais le … Silence. « Des dinosaures... ». Détournant le regard que je portais à l’homme pour le poser sur Akiha-Chan, je la foudroyais de mes billes vertes après sa réflexion des plus déplacées. Un dinosaure. Dieu, méritait-elle également la mort après avoir osé me dire cela ?! En rage ? Oui, je l’étais ~ Et ce, au point de laisser Keitaro se plaire à envoyer des regards doux à MON amante. Jalouse comme pas possible, j’hésitais à venir l’attraper par le col pour qu’il lâche ce regard si rempli d’amour, qu’il arrête de lui envoyer des petits cœurs pendant qu’elle le questionnait sur le contenu de la boite. Dieu, étais-je la cinquième roue de la charrette ?! Crevons les autres roues dans ce cas ~

- Ayame-Chan, je ne voulais pas que ma venue te fasse un tel choc. Si je me dévoilai plus tôt, cela n'apporterait que désastre, tu le sais mieux que quiconque. Si je n'avais rien à te donner, je ne t'imposerai jamais cette révélation. Mais les temps ont changés, tu as évolué dans ce monde d'une manière phénoménale, et je t'ai promis de toujours t'aider et te protéger, c'est pourquoi j'apporte l'une des dernières pièces à ton puzzle ~

Pardon ? Serait-ce à moi que l’on s’adresse à présent ? Que me disait-il d’ailleurs … un puzzle ? Non, la pièce manquante. Déposant mes yeux sur ladite boite en velours, je détaillais celle-ci. Qu’étais-je le plus ? Curieuse ou jalouse ? Aussi étrange que cela pouvait l’être, ma jalousie prit le dessus sous tout le reste, c’est sans doute pour cette raison que je me déplaçais jusqu’au siège sur lequel Keitaro était posé. Me saisissant du dossier, je fis reculer ledit siège -laissant l’homme dessus- avant de me poster devant lui. Du moins, entre lui et Akiha. Qu’il la regarde une fois de plus avec tant d’amour et je … ~

- Je n’apprécie guère te voir si aimable avec ce qui est mien désormais ~ Je te prierai donc d’arrêter ceci, Keitaro-San, Akiha-Chan est mienne à présent ~

Lui faisant un petit clin d’œil pour bien lui enfoncer tout ceci dans la tête, je me saisis de la boite -une fois ma mission de « Akiha est à moi »- bien inscrite dans sa petite caboche grisâtre. Ouvrant l’objet se trouvant dans ma main, j’en sortis ce qu’elle comportait pour venir l’insérer dans l’ordinateur se trouvant sur la table. Laissant mes doigts pianoter le clavier, je laissais mes yeux se faufiler derrière les codes pour en comprendre son contenu. Informaticienne à mes temps perdus ? En cent ans, je crois que j’eus le temps pour apprendre comment cet objet fonctionnait ~

- Pour ta gouverne Akiha-Chan, me traiter de « dinosaure » est désobligeant, prépare toi à te faire pardonner MON cœur ~ Huhu ~

Et ce Huhu marqua la fin de mon ironie quand je compris ce qu’il était écrit sur mon écran. Me saisissant du portable sans laisser la joie à Akiha-Chan d’en lire plus, je déposais celui-ci dans ma main en laissant mon visage se changer. C’était … impossible. Tapotant le clavier en laissant la surprise se dessiner sur mes traits, je décortiquais le tout avant … de claper le couvercle. Pauvre petite chose utile, je devais le reconnaître … il ~

- Intéressant, tu remontes dans mon estime … Izanagi-Kun ~

Laissant mon rire résonner dans cet endroit, je déposais l’écran sur la table tout en me relevant. Venant devant sa personne, je lui tendis une main pour qu’il se redresse. Une fois cela fait, je ne me retenais guère de le prendre dans une étreinte. Enfuyant mon visage dans son cou, je laissais « nos retrouvailles » se faire sur cette étreinte. Il avait … Huhu ~ Me détachant légèrement de sa peau pour venir me hisser jusqu’à son oreille en me mettant sur mes pointes, je ne me retenu tout de même pas de lui dire, avec tendresse « Akiha-Chan est mienne, je crois que tu l’as compris n’est-ce pas mon cher frère ~ Je te laisse donc agir comme tel à présent ~ ». Disant cela de manière à ce qu’Akiha-Chan n’entende un mot, je me reculais complètement en accordant un sourire joyeux à mon cher « frère » après avoir découvert ce qu’il m’avait offert ~

- Faisons cela de manière correcte Akiha-Chan ~ Je te présente Izanagi Eimin, mon frère ~ Iza-Kun, voici Akiha-Chan, ma future épouse ~

Était-ce vilain de ma part de les présenter comme tel ? ~ Huhu, je jubilais, ca y est ~

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Lun 24 Juin - 0:06

Ne bougeant pas du siège, c'est avec une certaine appréhension que je vis Ayame-Sama se déplacer, se plaçant de l'autre coté du bureau, juste en face de son dénommé frère. Aurait-elle décidée de le tuer ? Je n'en savais rien, mais cette situation n'allait apporter rien de bon, cela j'en était sûre. Fronçant les sourcils en me demandant ce qu'elle faisait là, je restais dans ma position la vue obstruée par le dos de cette femme. Soupirant légèrement c'est dans un signe de défaite que je laissais la voix de la directrice se heurter à mon ouïe dans une sentence ne donnant accès à une quelconque réplique.

- Je n’apprécie guère te voir si aimable avec ce qui est mien désormais ~ Je te prierai donc d’arrêter ceci, Keitaro-San, Akiha-Chan est mienne à présent ~

Blanchissant tandis que le rire de mon ombre faisait office de bruit d'arrière-fond à mes oreilles, je restais de marbre sous cette... ça. Je savais parfaitement que ma relation avec Keitaro n'a jamais plu à Dead Master, je me battais de toutes mes forces pour préserver la vie de cet homme -traître- depuis qu'Ayame décida que j'étais sienne. Il était curieux de voir à quel point une telle femme qui pouvait tout avoir, n'aimait partager. Non que dis-je, cela pouvait se comprendre encore. Mais ce fut le fait qu'elle prenne ce qui n'était pas sien pour le rendre sien sans demander l'avis de qui que ce soit, était dérangeant. Mais en même temps, j'étais aussi fautive dans l'histoire, je suis tombée dans son jeu pour atteindre mes buts jusqu'à ce que je perde et que je comprenne aussi beaucoup de choses. Il allait de soi que je ne pouvais tout simplement renier ce que je ressentais pour cet homme que j'eus connu après ma sortie de Undai. Après tout, c'était grâce à lui que j'étais là aujourd'hui. Dans le sens, c'est lui qui m'a ouvert la porte de la science, tandis qu'Ayame acheva mon ascension au sommet. Sur cela, une idée folle me passa par la tête, le temps d'un clignement de cil. Et si seulement... si seulement j'arrivais à surpasser ces deux êtres, je pourrais faire ce que je voulais du reste de mon existence. Mais était-ce juste humainement possible ?

- Pour ta gouverne Akiha-Chan, me traiter de « dinosaure » est désobligeant, prépare toi à te faire pardonner MON cœur ~ Huhu ~

Ses paroles me sortirent de mes ambitions démesurées, me faisant rapidement saisir que je n'avais à penser si loin. Bon sang, comment je pus sortir un tel mot à un tel moment. Réagissant au quart du tour, mon ombre fit des siennes avec une remarque déplacée. « La vérité fait toujours mal ~ » Parfois -la plupart du temps en fait- j'étais terriblement heureuse que je sois la seule à l'entendre dans ma tête. Mais il allait de soi que je devrais m'excuser de mes paroles plus que déplacées. Du moins, après que je lise ce qui s'affichait sur l'écran de l'ordinateur dans les mains de la directrice. Me soulevant légèrement du siège pour passer mon regard au-dessus de l'épaule de la femme, je croisais le regard vert de Kei qui avait l'air d'attendre quelque chose, trop sérieux à mon goût. Baissant mon regard à nouveau sur l'écran, je n'eus le temps de saisir le contenu des lignes que tout disparut de ma vision quand Ayame clapsa son pc. Fronçant les sourcils de mécontentement, la suite ne me plut pas d'avantage.

- Intéressant, tu remontes dans mon estime … Izanagi-Kun ~

Me relevant complètement de mon siège, le regard rivé sur le carré posé sur le bureau, je me demandais ce qui pouvait s'y trouver pour que... Pour que la directrice se lève et prenne son frère dans une étreinte des plus chaleureuses. Écarquillant les yeux sous une telle vision -moi qui croyais qu'elle voulait seulement la mort de cet homme- j'ouvris la bouche pour mieux la refermer par la suite. Mais qu'est-ce que... ? « C'est cette clé, Akiha. » Ne sachant quoi faire et sur quoi porter plus mon attention, je sentis la paranoïa reprendre son court de déchaînement sous ce spectacle. Je... Pourquoi elle était si amicale avec lui ? Parce que c'était son frère. Alors, cela voulait dire qu'il a atteint ce pourquoi il est venu ici. Il va me la voler, il va me prendre tout ce que j'ai accompli seulement parce qu'il était son frère et qu'il lui a offert quelque chose d'important. Mais quoi ?! Qu'est-ce qui pouvait avoir une telle valeur aux yeux d'Ayame pour qu'elle s'intéresse soudainement à ce frère soi-disant mort et centenaire ?! Qu'est-ce qu'il a pu lui offrir de plus que ma personne ?

- Faisons cela de manière correcte Akiha-Chan ~ Je te présente Izanagi Eimin, mon frère ~ Iza-Kun, voici Akiha-Chan, ma future épouse ~

Me soutenant au bureau pour ne pas tomber sous la montée de stress, seule les paroles de mon ombre restaient gravées dans mon esprit tandis que le sourire de Keitaro prit une tournure différente, plus sérieuse, plus heureuse aussi. « Il faut le tuer. Nous n'aurions pas dû attendre le réveil d'Ayame. » Nous n'aurions pas dû aimer cet homme et vouloir le protéger. Il était un monstre, un être qui voulait tout me reprendre. Faisant un « non » de la tête, je ne savais plus quoi faire. Entre lui et cette femme voulant me prendre pour épouse, j'étais totalement perdue. Après tout, je n'avais à donner ma liberté ni à l'un ou à l'autre. C'était... J'avais mon mot à dire aussi ! Depuis quand suis-je devenue un objet de valeur voulant se faire posséder par toute la famille Eimin ? Depuis trop longtemps, assez pour que je dise « stop » à tout cela. Cette mascarade de pouvoir prenait un sens dérisoire que je ne saurais contrôler.

- Je ne voulais pas paraître impoli, petite sœur ~ Il va de soi que si Akiha choisit ta personne, je n'interférerai en aucun cas. Je ne l'ai jamais fait d'ailleurs, peu importe les circonstances ~

Pardon ?! Horrible que je pouvais trouver ceci, je devais avouer que c'était de la pure vérité. J'ai toujours fait à ma tête même en étant avec lui, et il n'a jamais émit une seule protestation. Au contraire, connaissant mon amour pour le corps humain, il a rapidement compris que la liberté était le mot clé de notre relation. Alors pourquoi m'a-t-il demandé en mariage ce fou ? Non, pourquoi ai-je accepté ? Parce que je croyais qu'il était Keitaro Kageru, l'homme célébré et ingénieux, celui qui... « Si on accepte la demande de Dead Master, cela nous sera plus avantageux quoi qu'il en soit ~ » Ferme-la Akiha, je ne parle pas de la partie matérielle là. Il fallait que je refuse tout venant de ces deux Eimin aussi obsessionnel l'un que l'autre. Fusillant le duo du regard, je fis un pas en arrière quand Kei s'approcha de la directrice, tout naturellement, pour lui prendre la main et la baiser en mode gentleman de malheur, avant de se reculer, un sourire plus qu'heureux sur le visage. Et ses yeux... Il y avait une certaine passion victorieuse dedans.

- Maaah, si mon cadeau te plaît, je serai ravi de te montrer comment j'ai procédé pour y arriver. Mais avant cela, même si je me suis imposé en venant ici, j'aimerai que tu me donnes l'accord de porter cette boucle. Parlant de la matérialisation, je suis vraiment fier de toi et de ton invention Ayame-Chan ~

Hors de question que je choisisse entre ces deux membres de la même famille. Dans d'autres circonstances cela ne me dérangerait pas de flirter avec les deux en même temps, mais quand on avait Dead Master d'un coté -connaissant son coté possessif- il valait faire attention à ses gestes paroles et faits. Quoi qu'il en soit, j'étais mal placée, je ne voulais pas... « Il faut des conditions pour la vieille peau... car de toute façon nous n'avons pas le choix. » Akiha, pourquoi tu veux jouer leur jeu ?! Parce que j'avais beaucoup à gagner en le faisant, autant que beaucoup à perdre en n'acceptant pas cela. Sentant la déception de me retrouver dans une impasse grandir en moi, je détournais mon regard de ces quatre billes vertes qui me fixaient, tandis que...

« - Bien ! Passons aux choses sérieuses, Dead Master, signe cela et on accepte. Et toi Keitaro ou je ne sais comment tu t'appelles, ne pense pas que nous te pardonnerons de sitôt. »

Comment... ? Je n'avais même plus à me poser des questions. Avant je savais encore contrôler parfaitement mon ombre, mais depuis qu'elle prit beaucoup plus d'importance dans ma vie -avec tout ce qui se passait autour de moi- elle devenait une entité à part entière, vivant dans mon corps, mais prenant des décisions à ma place. Regardant la feuille qu'elle tendait à la directrice, je l'interceptais avant qu'elle ne tombe entre les mains de cette dernière. Parcourant les lignes avec une grimace sur le visage, je n'avais à le faire, vu que je savais ce qui était écrit dessus. Entendant le rire d'Akiha ainsi que la voix songeuse de Kei disant à quel point il voulait rencontrer cette deuxième partie de moi, je me fis voler la feuille des mains par cette fichue fumée détestable qui la fourra sous les yeux d'Ayame, son horrible sourire planté au milieu de sa face. Ce que ce « contrat » comportait ? Ha.Ha :


Contrat liant Dead Master (Ayame Eimin) à Ketsuki Akiha ~


« • Sous aucun prétexte, il vous est autorisé de me tuer.
• Toutes demandes formulées par ma personne devront être prises en compte.
• Undai deviendra mon lieu de travail, ce qu’il en conclut que tout licenciement est prohibé.
• Toutes demandes concernant l’Institut de ma part, devra être acceptée.
• Il sera interdit à votre personne de tuer toute personne ne le méritant pas selon des critères bien précis ;

- La mauvaise humeur
- L’envie
- Sans raison

• Tous problèmes survenant avec les étudiants devront être réglés de manières diplomatiques, je soulignerai moi-même la punition accordée aux malfaiteurs.
• L’accès au laboratoire me sera toujours accordé.
• Toutes expériences faites sur x personnes ne devront guère attendre votre consentement.
• Dans le cadre du travail, tout le matériel nécessaire me sera disponible qu'il soit matériel ou génétique (nb : le gène des Eimin), et je pourrai l'utiliser selon mes désirs.
• Toute liberté de mouvements -seule ou accompagnée- (voyages, excursions, etc.) me sera accordée sans que je ne doive vous le demander. »




Voyant Keitaro lire par dessus l'épaule de mon amante, d'un air intéressé. Je restais de marbre -du moins j'essayais- tandis que mon ombre attendait impatiente, soulignant bien que si elle n'acceptait pas les termes, mon refus serait catégorique. Devrais-je dire que même ainsi, si Ayame voudrait me soumettre à ses envies, je devrais lui obéir sans qu'elle n’ait à jouer le jeu de mon ombre ? Je préfère le taire. Quoi qu'il en soit, si je restais là avec la directrice en tant que compagne, il allait de soi que je serais parfaitement bien placée, que ce soit au niveau émotionnel -cette femme m'eut tant donnée- que matériel -elle était une source inépuisable de savoirs scientifiques. En y pensant, mon regard coula sur la clé USB toujours insérée dans l'ordinateur. Que pouvait-il bien y avoir ?

- C'est irrationnel. Arrête de lire cela Kei ! Et vous Ayame, ne prenez pas de décisions hâtives de la sorte, je crois avoir mon mot à dire aussi.

Fronçant les sourcils en imposant le silence à mon ombre décidée à faire signer cette feuille à la directrice, je croisais les bras avec un air mécontent sur les traits. Voyant Kei se reculer avec un air posé et sérieux sur le visage, cela n'arrangea en rien ma mauvaise humeur. Eimin ou pas, ils n'avaient le droit de faire n'importe quoi.

- Pourquoi ?

La réponse qui fusa ? « Parce que c'est comme ça ~ Le reste ne dépend que de toi, Akiha. » de la part de l'homme de la pièce. Définitivement, ils se ressemblaient énormément sur certains points, lui et sa sœur. Sentant la colère monter, je me retenais de ne pas ordonner à mon ombre d'étrangler cet homme sur le champ. Mais en même temps, je n'en avais pas envie. Mais il n’en était pas moins sûr que je n'allais pas tout simplement dire « oui » à leurs envies. Mais avais-je le choix ? Parce que j'étais bien consciente que non, je n'avais pas le choix dans cette histoire.

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Lun 24 Juin - 0:57

Jubiler n’était pas le mot exact pour décrire mon état actuel, gardant ma main dans celle de l’homme présent, ce fut avec tendresse que je lui accordais ce geste et mes sourires alors que je voyais le visage de mon ange se décomposer sous chacune des mes paroles. Outrée serait-elle de mes dires ? Avais-je tort de la décrire comme ma future épouse ? Après tout ce que nous avions subies ensemble, ne pouvions-nous pas nous accorder cela ? Non. Et tout simplement parce que ma tendre amante ne voulait se voir retirer sa liberté. Je pouvais le comprendre, je le savais et je l’avais déjà accepté il y a de cela longtemps. Nous avions décidées de nous baser sur nos sentiments pour avancer, oubliant les contraintes d’un amour purement sexuel pour se lancer dans cette loi de jalousie et de possession maladive. Nous avions décidées de tout nous dire, de ne plus se cacher l’une à l’autre, de fonder une famille ensemble également … Du moins, ce fut le choix d’Akiha, je n’ai fait qu’accepter cette demande dérisoire qui finit par émerveiller mes jours pour finalement nous enfoncer un poignard dans la poitrine suite à la mort « de notre fils ». Et même tout cela, après toutes ces épreuves … Elle se refusait encore, et encore à ma personne ~ L’aimer n’était-ce donc pas suffisant ? Lui offrir le monde ne la comblait pas assez ? Que faire pour satisfaire cette femme ?

- Je ne voulais pas paraître impoli, petite sœur ~ Il va de soi que si Akiha choisit ta personne, je n'interférerai en aucun cas. Je ne l'ai jamais fait d'ailleurs, peu importe les circonstances ~

Me choisir disait-il, quelle manière si subtile de renvoyer la balle dans l’autre camp. Et ce camp ne savait pas où il en était, et autant que cela se voyait, je pouvais l’entendre en vue des paroles de son ombre. Entre l’une refusant catégoriquement de se voir « utiliser » tant que l’autre ne voyait que profit, son cœur balançait. Et je le comprenais également, c’est pour cette raison que je restais silencieuse, rivant mes pupilles verdâtres sur Akiha-Chan. Que ferais-je si elle ne me choisissait pas ? Allais-je la tuer ? Non, je l’aimais trop pour cela, je préférais encore l’enfermer dans une cellule jusqu’à ce qu’elle cède à ma demande ~ Non, avec plus de sérieux, je la tuerai ~ Je ne pouvais accepter qu’on refuse mon amour, moi le Shinigami de la mort qui se mettait à apprécier, aimer, désirer quelqu’un de cette manière était déjà invraisemblable. C’était un honneur de recevoir ceci de ma part, le refus ne pouvait être que punissable ~ Oui, cela allait de soi. Détournant mon regard en déposant celui-ci sur Keitaro, je laissais cet homme « exprimer » son contentement en vue de ma réaction précédente, m’obligeant à laisser Akiha-Chan dans ses tourments pur me concentrer sur mon dit frère ;

- Maaah, si mon cadeau te plaît, je serai ravi de te montrer comment j'ai procédé pour y arriver. Mais avant cela, même si je me suis imposé en venant ici, j'aimerai que tu me donnes l'accord de porter cette boucle. Parlant de la matérialisation, je suis vraiment fier de toi et de ton invention Ayame-Chan ~

Il allait de soi que j’attendais des explications sur le comment de cette réalisation. Tout le monde ne savait constituer un corps de A à Z et donner vie à celui-ci, nous ne jouons guère aux apprentis scientifiques savants fous, nous l’étions, nous ne voulions que la réussite. La gloire ne serait assez grande pour notre travail, seul la vénération du monde entier pourrait nous accorder suffisamment de satisfaction pour nos si grandioses personnes. Me mettais-je au rang d’un Dieu ? Non, je l’étais, tout simplement ~ En ce qu’il concernait la matérialisation, je ne comptais refuser celle-ci à cet homme qui allait accomplir mes desseins futurs. Et je le lui fis comprendre en me posant devant lui pour venir poser un doigt sur sa boucle, tout en accordant à Izanagi un sourire aimable en lui soufflant tendrement que celle-ci lui allait bien et que ce serait du gâchis de lui refuser un tel pouvoir. Lui proposant même de lui apprendre à maîtriser cette merveille créée par mes soins, j’allais jusqu’à lui proposer de faire ses premiers pas dans l’arène en ma compagnie ~ Autant voir ce que la matérialisation ferait de lui, ne sait-on jamais qu’une chose grandiose puisse en sortir. Après tout, n’était-il pas un Eimin ? ~

« - Bien ! Passons aux choses sérieuses, Dead Master, signe cela et on accepte. Et toi Keitaro ou je ne sais comment tu t'appelles, ne pense pas que nous te pardonnerons de sitôt. »

Me retournant pour regarder la chose visqueuse mais terriblement excitante qui venait de sortir du corps de mon amante, un large sourire naquit sur mes lèvres suite à ses dires. Me rapprochant des deux personnes -Akiha et Akiha-, je voulus me saisir du papier qu’on me tendait mais je n’eus le temps de le faire que la gentille Akiha se l’appropria en laissant un dégoût certain se dessiner sur son visage. Quel genre de pratique perverse était donc inscrite sur cette feuille ? ~ Laissant mon esprit vaguer à sa perversité jusqu’à ce que je reçoive la feuille, je ne pris longtemps pour y déposer mes yeux pour venir lire les mots présents sur celle-ci. Huhu ~ Si ce n’est pas amusant tout cela ~ « Sous aucun prétexte, il vous est autorisé de me tuer. » Pouvais-je m’esclaffer à la première ligne ? Non, je devais garder mon sérieux, oui, ne serait-ce que pour arriver à la fin de ce dit contrat. « Dans le cadre du travail, tout le matériel nécessaire me sera disponible qu'il soit matériel ou génétique (nb : le gène des Eimin), et je pourrai l'utiliser selon mes désirs. » Il allait de soi que cette demande allait apparaître un jour ou l’autre, après tout, n’avais-je été le sujet le plus complexe et le plus désiré d’expérience d’Akiha-Chan à cause, de justement, ce gène ? ~ « Toute liberté de mouvements -seule ou accompagnée- (voyages, excursions, etc.) me sera accordée sans que je ne doive vous le demander. » Parlait-on d’infidélité ? Huhu, si cela s’avérait être le cas, je devais moi-même rajouter une close à ce dit contrat ~

- C'est irrationnel. Arrête de lire cela Kei ! Et vous Ayame, ne prenez pas de décisions hâtives de la sorte, je crois avoir mon mot à dire aussi. Pourquoi ?

Cela l’était, mais fort amusant tout de même. Gardant un sourire amusé sur les lèvres, je me détachais de mon frère qui se plut à lire la feuille en même temps que ma personne, jouant avec le papier entre mes doigts, je me postais à côté de l’ombre pour venir lui tendre la feuille sans la signer. Pendant ce temps, il alla de soit que le seul homme présent réponde de sa voix mielleuse à Akiha-Chan « Parce que c'est comme ça ~ Le reste ne dépend que de toi, Akiha. ». Il n’avait pas tort, le choix appartenait à Akiha quoi qu’il en soit. Ce dit contrat était alléchant, et c’est pour cela que je le repris pour le rouvrir et faire redescendre mes yeux dessus. Mais ce n’était pas ce que je voulais, des mots, je pouvais contrôler son corps pour avoir ce qui était écrit, ce que je désirais était bien plus profond que cela ~ C’était son cœur, son amour que je désirais plus que tout. Me rapprochant de ma scientifique sourire aux lèvres, je me saisis de ses mains pour venir lui dire, d’une voix douce et aimante, ces quelques mots chaleureux, lui faisant rappeler une promesse que je n’avais guère oublié ;

- « Je reviendrai toujours à vous, Ayame-Sama. » M’as-tu dit un jour ~ Je m’en rappelle et je me souviens également de t’avoir fait le promesse de ne jamais attacher une laisse autour de ton cou et ce contrat sonne comme tel n’est-ce pas mon cœur ? ~

Laissant mon amour résonner dans mes mots, je déposais mes lèvres sur les siennes dans un chaste baiser. Me reculant en faisant disparaître le contrat en brûlant celui-ci dans une flamme verdâtre, je me retournais vers mon dit frère pour venir lui demander de nous laisser dans un dernier « Nous parlerons de cela plus tard, Iza-Kun ~ Je viendrai te rendre visite, attends moi ~ ». Avant de lui faire signe de disposer tout en lui accordant un sourire aimable. Laissant sa personne quitter le bureau, j’attendis qu’il ferme la porte pour faire disparaître l’ombre d’Akiha d’un mouvement de la main, la renvoyant sans demander son reste dans le corps de sa propriétaire. Relevant la main de mon amante sur laquelle trônait son bijou de matérialisation, j’y déposais mes lèvres en laissant mes yeux couler dessus.

- Du temps, tu en as eu, et tu en as toujours ~ Mon amour pour toi m’interdit de te promettre les choses que tu me demandes de signer puisque ces closes sont déjà gravées en moi par ta personne ~

Me détachant de son corps entièrement, je me dirigeais vers mon bureau, endroit où la clé se trouvait toujours attachée à mon pc. Ouvrant celui-ci en laissant une minute au processeur de démarrer, je déposais deux doigts sur l’écran pour qu’une multitude d’autres se créé autour d’Akiha-Chan. Lui montrant chaque partie de ce que comprenait ce nouveau concept tout droit sorti d’une personne devenue subitement importante. Passant à travers les images se brouillant lorsque mon corps traça son chemin jusqu’à Akiha, je me calais dans le dos de mon amante tout en posant le doigt sur l’un des écrans.

- Je te laisserai prendre soin de ce projet en ma compagnie, il va de soit qu’une telle découverte doit être partagée avec ta personne, Akiha-Chan ~

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Lun 24 Juin - 14:58

Depuis la nuit des temps ma relation avec Ayame était un assemblage complexe entre le pouvoir et une sorte d'amour possessif. Entre la peur de se faire tuer du jour au lendemain pour des raisons quelconques et la satisfaction d'exercer un maintien extraordinaire sur cette femme, je vivais avec l'épée de Damoclès au dessus de ma tête à chaque instant. C'était plus qu'excitant, je l'avouais, je crois même pouvoir dire que c'est ce que je cherchais vraiment dans une relation. Du pouvoir, mais pas un que l'on gagne facilement en couchant avec la personne convoitée, je voulais quelque chose de plus épique. Quelque chose comme ce que j'avais en ce moment. Parce que quoi que je dise, quoi que je fasse, jamais je n'aurais pu atteindre ce stade sans y mettre des sentiments moi aussi, ce qui ne se résultait pas à un amour plus qu'improbable de ma part. Il était facile de tomber amoureux de quelqu'un, même en ayant un sale coté de méchanceté en soi. « Crois-tu que je le voulais ? » Je n'en savais rien. Mon ombre méprisait toujours ce sentiment dérisoire à ses yeux, qui ne faisait que freiner mon avancée. Du moins ce fut le cas jusqu'à ce que j'arrive dans cette école, et que je me laisse aller à un jeu dangereux avec la directrice. Depuis, mon sombre coté changea sa vision du monde, accordant à Ayame son respect. Je n'ai toujours pas saisi pourquoi ceci est arrivé. Normalement, j'aurais dû être la seule à ressentir quelque chose de tel envers cette femme, laissant à mon ombre la seule admiration de son pouvoir, mais non de sa personne. Définitivement, je pense qu'Ayame avait un pouvoir d'attirance qui dépassait l'entendement. Du moins, c'était la seule solution que j'avais à cela. D'ailleurs, depuis quand tout mon esprit était tourné plus joliment vers cette femme monstrueuse ? Depuis l'incident où j'ai démissionné et où elle m'a volé une partie de mon âme pour un certain temps. Serait-il possible que... Non, impossible.

- « Je reviendrai toujours à vous, Ayame-Sama. » M’as-tu dit un jour ~ Je m’en rappelle et je me souviens également de t’avoir fait le promesse de ne jamais attacher une laisse autour de ton cou et ce contrat sonne comme tel n’est-ce pas mon cœur ? ~

Croisant le regard vert de mon amante, je fondais littéralement. Il était terrible de voir à quel point elle exerçait un pouvoir d'attraction sur ma personne. Comme je pouvais la détester par moments, dès qu'elle m'accordait son attention d'une manière aussi douce, je ne pouvais que tomber dans ses bras, savourant cette sensation de... de quoi au juste ? De se retrouver aimée par un être surpuissant qui pouvait tout m'accorder en un claquement de doigts ? Fort possible, en somme, je n'aurais su viser plus haut. J'étais au sommet, fragile que cela pouvait l'être, je profitais de chaque instant de paix sur ce fin fil où mon destin était accroché. Les traits détendus, j'acceptais son baiser avec une certaine délivrance ressentie. Je me rappelais de ces mots dits il y a déjà longtemps pendant une soirée de réconciliation. Depuis ce jour là, tout allait beaucoup mieux entre Ayame et moi... enfin, elle a tenté de me tuer par la suite aussi, mais n'était-il pas normal d'avoir quelques disputes entre monstres ? « Ouais, c'est normal de se taper sur la gueule jusqu'à mort s'en suive à cause d'un livre mal rangé. » Mon sombre coté se plaisait à ironiser sur toutes mes pensées, de sa voix détestable. Voix qui ne sortit qu'à mi-mot de sa bouche dentée tandis que la directrice se retourna vers son frère pour le congédier après avoir brûlé le contrat concocté par mon alter-ego. Son frère... Comment pouvait-elle l'accepter de la sorte ?! Cet homme qui nous a fait tant de mal, mais que nous ne sachions nous résoudre à haïr. Qui était pire au final ? Ayame qui a retrouvé son frère qu'elle eut aimé tant, ou moi, qui haïssait un homme qui ne m'a rien fait de mal finalement ? Non, je n'avais à penser de la sorte, c'était lui le mauvais qui m'eut trahi, et rien ne peut pardonner cela.

- Du temps, tu en as eu, et tu en as toujours ~ Mon amour pour toi m’interdit de te promettre les choses que tu me demandes de signer puisque ces closes sont déjà gravées en moi par ta personne ~

Déconcertée de voir mon ombre disparaître sur un simple mouvement de sa main, je ne pus qu'accepter son toucher et ses paroles, restant tout de même assez consciente pour ne pas me mettre à mouiller et vouloir lui sauter dessus. Maintenant que Kei -je ne l’appellerai pas autrement- n'était pas dans les parages, je me sentais moins mal à l'aise dans mes agissements. Mais, que voulait-elle dire par tout cela ? Qu'elle acceptait sans accepter mes conditions ? « Elle l'a brûlé, il est hors de question d'accepter, Akiha ! » Je dois tout de même remercier mon ombre d'être prudente à ma place. Vu que moi, j'étais plus que disposée à répondre « oui » à tout ce que cette femme monstrueuse me demandait. Femme qui se détacha de moi, me laissant l'impression d'un manque qui grognait au fond de moi, tandis qu'elle repartit près de l'objet de ma convoitise passée. Voyant des écrans en forme d'hologrammes apparaître tout autour de moi, c'est avec une certaine avidité que j'absorbais les formules apparaissant devant ma personne pour mieux les décortiquer. J'y étais tellement que même mon alter-ego oublia un instant son outrage pour se lancer avec moi à la découverte de ce... qu'était-ce au juste ? Détaillant les algorithmes d'un œil savant, je me posais plus confortablement contre la poitrine de la directrice tout en laissant sa voix chatouiller mon ouïe.

- Je te laisserai prendre soin de ce projet en ma compagnie, il va de soit qu’une telle découverte doit être partagée avec ta personne, Akiha-Chan ~

Alala, et moi qui croyais qu'elle n'avait plus rien à me montrer, je pouvais barrer cet accomplissement de ma liste. Je plaisante en savourant son contact, certes, mais il n’en était pas moins que ces choses devant moi, sortaient de la main de Kei et de sa propre intelligence. Devrais-je... « Impensable ! Akiha, tu as vu ça ?! » Reprenant mes esprits, j’écarquillais les yeux en me rendant compte de quoi il s'agissait. C'était... Comment cet homme a pu faire cela ? J'ai déjà travaillé sur ce projet sous le commencement d'Ayame, mais rien n'en ressortait. Et ce fichu humain est arrivé à créer ce sur quoi la directrice travaillait depuis des nombreuses années. Comment ? Serait-ce pour cela qu'elle changea son comportement vis-à-vis de lui aussi soudainement ? Enfoiré. Évidemment qu'il se ferait pardonner tout en apportant une telle découverte dans les mains de la directrice. Espèce de monstre perfide, il savait quoi faire pour atteindre cette femme, mais en même temps, moi-même, je ne saurais lui apporter un tel présent. Me sentirais-je dégradée soudainement ? « Même l'ADN est unique ! » Si je l'étais, ce n'était sans doute pas le cas de mon ombre qui ne faisait que s'extasier devant ces informations complexes défilant sous nos yeux.

Fronçant les sourcils, je lui intimais le silence pour que je puisse réfléchir. Non, j'étais en danger, il fallait que je fasse quelque chose, il fallait que je m'assure qu'elle ne m'abandonnerait pas, c'était la première chose sur laquelle se pencher. Et quoi de mieux que reprendre l'idée de mon alter-ego pour être fixée ? Me détachant du corps derrière moi, je fis face à mon amante, en lui tendant le contrat sous les yeux, un visage montrant le mélange d'émerveillement de mon ombre et le sérieux de mon bon coté. Prenant la parole dans cet espace devenu chargé par les écrans défilants, je ne savais pas vraiment comment formuler mes dires. D'ailleurs, si c'était ainsi, alors autant dire les choses comme il se doit.

- Ayame, je vous demanderai tout de même de signer cela. Ce n'est qu'une formalité, mais avant d'accepter d'être votre, il faut que je sois sûre de vous.

Pourquoi en disant cela je me demandais si je pouvais l'appeler tout simplement Ayame ? Comme si cela avait une importance sous le poids qui était logé dans ma main sous la forme d'une feuille de papier. Soupirant légèrement en secouant la tête, me disant que je devenais tout aussi terrible que mon ombre, je laissais mon regard couler sur la femme devant moi avant de baisser mon bras. Non que j'abandonne d'avoir sa signature dessus, mais en même temps ma bonne conscience m'obligeait à être soumise à cette personne et non lui imposer des choses. Après tout, abjecte que je pouvais l’être sur certains sujets, il n'en restait pas moins qu'elle pouvait m'envoyer à la merde, dit impoliment. Après tout, je ne savais rien lui apporter de plus de ce qu'elle avait déjà. Même son fichu frère -traître- lui a donné une chose inestimable dont je ne serai jamais à la hauteur. « Ne pense pas comme ça Akiha. » évidemment, facile à dire à un monstre sans aucune gêne. Les traits tirés, je m'approchai de mon amante pour la prendre dans mes bras, passant mes mains dans son dos et enfouissant mon visage dans son cou. Mon corps vibrait sous cette proximité effleurant la folie.

- Avec tout ce qui vient d'arriver... Je veux juste être sûre que vous ne m'abandonnerez pas.

Je ne laisserai plus personne me trahir à nouveau. J'ai atteint mon but et il ne me glissera pas entre les doigts, encore moins par la peur paranoïaque que mon esprit se créa à cause des événements récents. Tout ce qui se passait dans cette Académie, était folie pure et dure. Mais il était hors de question que cela interfère avec ma vie privée. Que ce soit Keitaro qui est apparu comme le bon frère à tout faire de la directrice, ou encore cette Miri dont l'importance était primordiale dans cette école. Il était hors de question que quiconque -à part Yume- ait plus d'importance aux yeux d'Ayame que moi. « Non mais avec ça on pourrait reconstruire une personne entière ! » Que nous.

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Lun 24 Juin - 16:01

Un corps artificiel, un ensemble de pièces construites par la science afin de donner à un objet le titre de personne à part entière. La construction cellulaire est facile en elle-même, le corps entier l’est tant que la matérialisation était présente. Mais si nous n’avions rien justement, si quelqu’un avait réussi à créer, non pas une machine remplie de câbles bougeant, mais bel et bien une entité vivante pourvue d’un cœur et d’une âme sans utiliser le pouvoir que j’octroyais à mes étudiants ? Était-ce seulement possible ? Certaines personnes disaient que oui, que certains chercheurs fous s’étaient plu dans ce genre de chimères, mais jamais à constituer un corps de A à Z. je me rappelais encore de cet article disant qu’un petit groupe de scientifiques sibériens avaient réalisés ces prouesses ;

« Les scientifiques sibériens ont réalisé une véritable percée biotechnologique. Ils ont réussi à élever un tissu artificiel capable de remplacer les organes endommagés. Le nouveau procédé permettra de soigner les lésions et les maladies, allant des brûlures aux crises cardiaques. Ce nouveau procédé a pu être mis en place grâce aux propriétés uniques des cellules souches. »

Mais cela ne signifiait pas l’entièreté. Ici, sous mes yeux éblouis depuis là tantôt, ce n’était pas que des cellules pouvant générer une partie d’un corps, mais bel est bien l’ensemble. La peau, les os, les muscles, les organes, un cœur, un cerveau. Une âme ? Non, je ne voyais nulle trace de cela dans les diaporamas qui se dessinaient sous mes yeux. Après tout, cela était le moindre de mes soucis en sachant que mon être entier stockait les âmes des défuntes personnes que j’eus tué. Après tout, je ne désirai qu’un corps et je l’avais à présent, là devant moi, je n’avais qu’à tendre la main pour m’en saisir. Heureuse. Mes desseins s’accomplissaient, j’allais devenir … ce que le monde aimera le plus à présent ~ Oui, je l’avais, il était mien, mais il allait de soit que je vus le problème entre deux lignes. La création n’était pas assez rapide, si je m’en référais aux algorithmes présents, il fallait plus d’un an pour créer le corps en lui même. Sans compter les neuf mois d’attente pour la création du fœtus … Ne savions-nous pas aller plus vite ? Non, je n’avais à me plaindre, du temps j’en avais. Mais Akiha-Chan en avait-elle également ? ~

Laissant sa personne se détacher de mon corps, je restais droite, les yeux rivés toujours sur les écrans volant autour de nous. Ce n’est que sur sa demande, que je déposais mes pupilles sur elle, laissant un air interrogatif se dessiner sur mon visage en vue du sien. Je ne savais dire si c’était de l’angoisse, de l’excitation ou même de la tristesse que je pouvais trouver sur ses traits, mais cela ne sonnait nullement comme une joie sans fin que je pouvais montrer précédemment. Ce percept ne l’intéressait-il pas ? N’était-elle pas la biologiste la plus attirée par le corps humain ? En construire un en ma compagnie ne lui plaisait pas ? Non, ce n’était pas cela, il y avait une autre chose qu’elle voulait, et elle le formula sans demander son reste ~

- Ayame, je vous demanderai tout de même de signer cela. Ce n'est qu'une formalité, mais avant d'accepter d'être votre, il faut que je sois sûre de vous.

Voyant la feuille qu’elle me tendit, c’est avec un soupçon de surprise que je vis le dit contrat de son alter-ego. Le signer ? Pourquoi donc ? Devions-nous nous plaire dans ce genre de pratiques, n’avions-nous pas assez de nos paroles pour nous lier ? Non, et cela se concrétisa sur un seul mot « La confiance ». Elle ne l’était pas, elle n’avait guère confiance en ma personne et je pouvais la comprendre, moi-même je ne me serai jamais faite confiance ~ Mais signer ce papier … Ces closes me dérangeraient, elles obstrueraient mes nouvelles idées de grandeurs. Akiha-Chan était importante pour moi, mais l’était-elle au point de ralentir mes rêves ? Je devais penser à plus loin, cette femme … une humaine, il lui restait septante ans de vie tout au plus. Devrais-je lui donner mon immortalité pour la garder à mes côtés ? Je restais perplexe … Mais je savais toujours la tuer, mais le contrat stipulait qu’il m’était interdit de le faire. D’ailleurs, respecterais-je ce contrat une fois que je l’aurai signé ? Ma personnalité m’obligeait à tenir mes engagements, quelle casse-pied je pouvais être ~

- Avec tout ce qui vient d'arriver... Je veux juste être sûre que vous ne m'abandonnerez pas.

L’abandonner, voilà de quoi elle avait peur ~ Il allait de soi que toute personne normalement constituée penserait de la sorte en sachant, que j’avais à présent un être cher semblant valoir plus à mes yeux qu’une simple amourette ~ Mais justement, ce n’était pas qu’une simple amourette, ce qu’il y avait entre Akiha-Chan et ma personne était plus grandiose, plus beau, plus violent, plus pur, plus complexe ~ Qu’allais-je donc faire ? Dans un premier temps, j’acceptais son étreinte, posant une main douce sur sa tête pour rassurer sa petite personne en lui octroyant la chaleur de mon corps. Elle était si belle, si douce, si intelligente, si destinée à être mienne que je ne pouvais qu’espérer cela de sa personne. Venant glisser mes lèvres jusqu’aux siennes, je lui adressais un baiser doux, devenant rapidement passionnel en laissant mon corps se coller ne serait-ce qu’un peu plus au sien alors qu’une valse sans fin s’accordait dans nos bouches. Me détachant de ses lèvres dans un fin soupir de contentement, je rivais mes pupilles dans les siennes avant de lui dire, d’une voix mielleuse à souhait ;

- Je ne t’abandonnerai pas, et si pour cela il faut que je signe ce document, je le ferai ~ Mais il va de soit, que j’ai également des closes à y ajouter, tu devais t’en douter ~

Me saisissant de ladite feuille, je matérialisais un stylo que j’utilisais pour écrire trois phrases en plus sur le document. « Il te sera demandé de me rester fidèle, en cas contraire, le mort te sera attribuée, bâclant la première règle de ce dit contrat ~ ». «  Yume Kuroi fera partie intégrante de notre famille, je te demanderai donc de la respecter comme telle ~ ». Et finalement, celle qui me chatouillait les doigts après chaque lettre formée sur le papier : « A tout jamais, tu deviendras mienne ~ ». Lui tendant la feuille pour lui montrer les trois règles en plus, je laissais ma signature apparaître sur le document, emprisonnant ma personne dans ce pacte que nous venions de former ~

- Ainsi donc, chère Akiha Ketsuki ~ Tu deviens mienne, et je deviens tienne ~

Me reculant de sa personne, je me dirigeais vers mon bureau. Prenant place sur mon siège alors que les écrans disparaissaient de la pièce, j’ouvris le tiroir central avec douceur après avoir tourné la clé qui me bloquait. Tâtant le bois de mes doigts fins, j’attrapais une petite boite verte qui s’y trouvait, la déposant sur le bureau, je l’ouvris d’un claquement de doigts, révélant un cristal pur, un des premiers créés tout en ayant ajouté dedans, année après année, de nouvelles modifications dans son enveloppe pour qu’il soit unique. Retirant le cristal que je portais autour du cou, je posais celui-ci sur la future acquisition d’Akiha-Chan, laissant les deux pierres rentrer en résonance sous un éclat vert, symbolisant ma personne. Une fois ceci fait, je pris le précieux bijou entre mes doigts pour venir à la rencontre de mon amante. Attrapant sa main, je brisais son cristal dans un fin souffle alors que je n’attendis guère pour le remplacer par la nouvelle pierre, prenant directement une couleur orangée, symbolisant le rang de la scientifique.

- Celui-ci est spécial ~ Lorsque tu auras besoin de moi, je serai toujours là ~

Une fine lueur verdâtre se dessina dans ledit cristal, déposant mes lèvres sur celles d’Akiha-Chan, un fin gloussement traversa mes lèvres alors que je gardais ses mains dans les miennes. Élargissant mes lèvres en gardant un sourire certain sur les lèvres, mille et une idées se heurtèrent dans ma tête alors que l’envie de célébrer ce « mariage monstrueux » résonnait tel un écho dans mon esprit. Nous devions fêter cela, nous devions organiser cela, le monde entier devra savoir, qu’à présent, Akiha Ketsuki était mienne ~ Et qui devait être la première au courant ? Yume-Chan, bien entendu ~

- Sais-tu comment nous devrions célébrer cette union, mon cœur ? ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Lun 24 Juin - 21:23

C'était doux, c'était chaud, c'était monstrueux. Si je devais décrire Ayame ou Dead Master, cela ne serait pas la plus facile des taches. Elle était... unique dans son genre. Je ne saurais dire ce qui l'a poussé à devenir ce qu'elle était, peut-être son passé, ou alors un rêve qu'elle voulut réaliser. Quoi qu'il en soit, une chose était sûre et certaine avec cette femme, elle avait de grands projets à l'échelle mondiale. Je pouvais comprendre ce genre de personne à l'ego démesuré voulant avoir la terre au creux de leur main, moi aussi, il s'avère que je le voulais, dans un sens. Je veux dire par là que je voulais seulement avoir le monopole de la médecine pour pouvoir sauver les gens, et non les diriger. Mais revenons à la directrice de cette fameuse école du Japon. C'était une femme parfaite, magnifique et puissante, et elle le savait. Oui, elle le savait et c'est pour cela qu'elle se permettait d'être capricieuse à souhait, sans oublier sa cruauté. Il était difficile d’imaginer à une personne tierce, qu'une femme tuant des gens par dizaines -qu'ils soient innocents ou non- pouvait être tout aussi aimable et gentille dans d'autre circonstances. C'était... inhumain. Elle était tellement frivole que je ne saurais dire si elle saurait survivre dans ce monde sans la matérialisation, sans ce pouvoir qui la rendait si grande. Non, je ne pense pas qu'elle le saurait, vu qu'elle vivait par le pouvoir, c'est cette puissance qui la rendait aussi vénérable, c'est par la matérialisation qu'elle régnait. Était-elle une sorte de tyran sans cœur accordant bonheur seulement à ce qui lui était cher tandis qu'elle utilisait sans scrupules, les autres comme des pions sans valeur ? « Et jetant ceux dont elle n'avait plus besoin ? » Cela... C'était sans doute la plus grande peur de ceux qui l'approchaient et qui lui devenaient chers. Parce qu'être auprès d'Ayame était une chose inestimable et il fallait se sentir chanceux quand son regard perçant se posait avec estime sur soi. Sauf qu'une autre guerre commençait à l'instant même de cette reconnaissance, une lutte acharnée pour rester à ce statut. Combien de gens a-t-elle utilisée avec amour pour mieux les massacrer sans pitié par la suite ? Trop, sa réputation était tachée de ces âmes qu'elle eut appréciées puis tout simplement jetées, quand elle s'en eut lassées. Et je n'avais l'intention de faire partie de ces malheureux. C'est pour cela que je prenais toujours mes distances avec cette femme, du moins, jusqu'à peu de là, jusqu'à l'arrivée de Miri. Depuis, tout ce dégrada dans une chute sans fin, où je m'accrochais désespérément à Ayame pour qu'elle ne me lâche pas, au point même de lui dire mes peurs. En y pensant, si je ne l'avais pas si bien cernée de ma personne, si je n'étais pas devenue aussi importante à ses yeux, elle rirait sans doute de moi avant de mieux m'achever. Sans doute...

- Je ne t’abandonnerai pas, et si pour cela il faut que je signe ce document, je le ferai ~ Mais il va de soit, que j’ai également des closes à y ajouter, tu devais t’en douter ~

Savourant son baiser en sentant toutes les parcelles de mon corps se hérisser autant sous mes pensées que mes actions, je ne savais quoi dire à ses dires. Elle... elle défiait toute sa logique pour que je sois un de ses jouets les plus précieux. Pourquoi le faisait-elle au juste ? J'avais une grande estime de moi-même, mais aller jusqu'à dire que j'avais véritablement une place jamais atteinte par autrui, était une chose qui ne voulait rentrer dans ma tête si facilement. « Facilement ? Tu parles. » Effectivement, le chemin ne fut pas si aisé que je le prétends. Au contraire, jamais je n'ai rencontré une personne aussi complexe et aussi difficile à atteindre sans se brûler. D'ailleurs, je me suis brûlée plus d'une fois en essayant de l'avoir ou de la fuir. Un jeu dangereux, comme je le répétais si souvent, mais ce jeu se terminait peu à peu. Et sa clôture se matérialisa sous la forme d'une feuille de papier avec des lettres noires écrites dessus, stipulant une nouvelle vie à ma personne, et la sienne.

Prenant le papier qu'elle me tendait, je lus rapidement les quelques lignes qui s'ajoutèrent sous la signature de la directrice. Le jeu était fini disais-je ? Ce n'était que le début d'une toute autre histoire, d'un nouveau jeu, plus discret, moins brutal jusqu'à l'erreur d'une des parties. Trois petites consignes de plus qui feraient écrouler une partie de mes principes dont cette liberté maladive que je voulais conserver. Mais oserais-je juste l'espérer avec un être tel que Dead Master ? Je devrais déjà me sentir honorée qu'elle m'accorde tout le reste. À croire que j'étais insatiable dans mes vouloirs, à croire que je n'avais jamais assez et je voulais toujours plus, et ce, sans donner rien en retour. Sauf qu'avec Ayame cela ne marchait pas de la sorte, elle ne se contentait pas d'une relation libre. Ce qui -je devais le souligner- m'étonnait de sa part. Après tout, pourquoi une telle femme avait besoin de s'attacher à quelqu'un comme moi ? Au fond, je ne la comprenais pas toujours pas. Pas sur ce sujet là en tout cas. Étrangement, quand je pensais à une personne qui lui conviendrait mieux, je voyais la tête de Miri apparaître sous mes yeux. Pourquoi ? Parce que cette fichue vipère était puissante, respectait Ayame et n'irait jamais à l'encontre de ses dires, allant jusqu'à donner sa vie à la directrice de Undai. Tout ce que moi, je n'étais pas. « Tu vas signer ce truc ou non ? Aller, signe, après on va jouer ~ »

- Ainsi donc, chère Akiha Ketsuki ~ Tu deviens mienne, et je deviens tienne ~

Apposant ma signature sur ses paroles, je fis disparaître la feuille en question d'un simplement mouvement de cils. Ma vie était sienne... Ma liberté n'était plus. « Pas exactement, Akiha ~ » Certes, il était vrai que des nouvelles possibilités s'offraient à moi, car à présent, j'étais autorisée à réaliser mes rêves et ceci, était encore plus important que cette soi-disant liberté. Appartenir à tout jamais à la directrice n'était pas une mauvaise chose, jusqu'à ce qu'elle se lasse de moi. Mais quand ceci arrivera, je serai déjà loin de là. Inspirant l'air dans mes poumons sous cette nouvelle vie qui allait commencer, je coulais mon regard avec intérêt sur la directrice. Pourquoi elle s'est engagée à tout cela ? Pourquoi Dead Master, le monstre... que dis-je, la pire chose qui aurait pu arriver à ce monde, était prête à donner tout ce qui était sien, à s'attacher à un humain ? Si j'étais elle, je ne l'aurais jamais fait, c'était de la folie. « Ouais, mais personne ne dit qu'elle va respecter ce contrat, après tout, c'est Dead Master. » Ce n'était pas faux. Mais en même temps, je n'arrivais à déchiffrer cette femme.

- Celui-ci est spécial ~ Lorsque tu auras besoin de moi, je serai toujours là ~ 

Regardant le nouveau cristal qui vint se poser à la place de l'ancien, quand Ayame revint vers moi, je me demandais de quoi il s'agissait au juste. Une sorte de traceur ? Oui, définitivement, j'étais paranoïaque. Un baiser doux de sa part, un sourire plus que content sur ses lèvres et me voilà toujours aussi soucieuse. Pourquoi je ne pouvais pas tout simplement me réjouir de mes nouvelles possibilités -comme mon ombre- au lieu de retourner la situation dans tous les sens, surtout dans les mauvais ? Parce que je réfléchissais trop, sans doute.

- Sais-tu comment nous devrions célébrer cette union, mon cœur ? ~

Déglutissant difficilement sous ses paroles tandis qu'elle tenait mes mains dans les siennes, je relevais mon regard de ce nouveau bijou trônant sur ma bague pour mieux plonger mon regard dans celui de la directrice, afin de voir à travers elle ce qui la poussait à agir de la sorte. Nous marier. Je deviendrai la faiblesse de Dead Master, ma tête sera mise à prix. Après tout quand un monstre s'attache à quelqu'un, tous ceux qui détestent le monstre -trop de gens en somme- essayent de l'atteindre par tous les moyens, surtout en s'attaquant à ce qui lui était cher. Non que j'aie peur pour ma vie ou que je doute des capacités d'Ayame à protéger ce qui était sien, mais... Mais pourquoi elle faisait cela, montrant au monde entier que la fameuse directrice de Undai, la femme impitoyable et intouchable est tombée dans les filets d'une scientifiques aux envies démesurées ?! C'était inconcevable pour moi, et pourtant, c'est ce qui se passait là en cet instant. Me raclant légèrement la gorge, je dus faire tous les efforts du monde pour ne pas me mettre à bégayer sous tant de pression.

- Ayame... Je ne sais pas quoi dire... Peut-être que nous devrions attendre pour cela.

Ai-je osé le dire ? Étais-je complètement folle pour refuser la première chose qu'elle m'eut demandé après avoir signé cette maudite feuille ? Après tout, elle pouvait tout simplement s'énerver et me l'imposer à présent. Pourquoi ? Parce que j'étais à elle, ainsi donc, elle pouvait faire ce qu'elle voulait de moi. Avais-je droit à dire mon mot sur la question ? Oui et non. Oui parce que mon nouveau statut me le permettait et non, parce que c'est Dead Master que j'avais devant moi. Et même, j'ai donné mon accord, je devais le respecter. « C'est de la folie, mais c'est excitant ~ » Oui, il fallait que j'arrête de réfléchir plus loin pour le moment. J'aurai toute ma vie pour me pencher sur la question, pour l'instant il fallait que...

- Oubliez. Nous avons assez attendu ~

Affichant un sourire décidé -enfin-, je n'attendis pas une quelconque parole d'Ayame pour me jeter littéralement dans ses bras, encerclant son cou de mes bras, mon sourie devint d'autant plus sincère tandis que je collais mon front au sien, plongeant mon regard ciel dans ses billes forêts. Riant légèrement, je capturais ses lèvres sans demander mon reste, profitant à fond de cet instant invraisemblable. Elle était à moi. « A nous ~ » C'était la seule et unique chose à retenir en cet instant précis. À bas les problèmes, nous aurons le temps d'en discuter et s'en faire plus tard ~ Toujours aussi joyeuse, je me détachais de mon amante avant de lui attraper la main du bout des doigts, la tirant à ma suite en reculant toujours. Un sourire coquin sur le visage, je lui fis comprendre comment je voulais « fêter » cela en premier lieu. Attirant finalement cette femme à moi, je la saisis par la taille avant de prendre la parole d'une voix plus que charmeuse.

- A présent, Ayame Eimin, je vais vous montrer comment je prends soin de ce qui est mien ~

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Lun 24 Juin - 22:16

Je le savais, je le sentais, je l’entendais. Debout dans ma chambre, je regardais par la fenêtre avec cette sensation de je ne sais quoi résonnant dans mon cœur. Comment, depuis quand, pourquoi … Je ne savais pas. Un fin sourire naquit sur mes lèvres alors que je sentais ma tendre amie dans mon dos, prêt de moi, m’accordant son toucher, son amour, sa passion. Fermant les yeux en me laissant bercer dans son parfum, je me retournais pour venir déposer mes lèvres sur les siennes. Je l’aimais, notre amour était pur … beau, à nous. Comment, comment avais-je pu douter un instant que celui-ci se briserait d’un claquement de doigts ? Il était solide, il était vrai après tout. J’avais appris ce qu’il s’était passé avec Ayame, autant que j’eus vent du pacte qu’elle avait formé avec Keitaro. Quelle joie d’avoir Yomi comme soumise, bien que celle-ci n’avait plus d’yeux que pour Miri-Tan ces temps-ci. Mais revenons à ce dit pacte. La liberté, voilà ce qu’elle avait demandé et voilà ce que le traite lui avait accordé. Je ne pouvais lui en vouloir, d’ailleurs … Je me sentais autant triste que rassurée de savoir qu’il y avait un moyen pour que Kaïla ne soit plus sous la gouverne de la directrice. Je ne voulais pas la voir enfermée à tout jamais ici, je voulais qu’elle s’envole … avec moi. Quitter Undai ? J’y songeais de plus en plus … Tellement que cela devenait obsessionnel. Parfois,  les matins quand je me levais, j’ouvrais ma garde-robe pour déposer mes yeux sur la valise se trouvant sur l’étage du haut. Hésitant tout le temps à m’en saisir et de dire à Kaïla « Partons, sauvons-nous de ce monde de dingues ! ». L’ai-je fait ? Jamais, je n’avais la force de le faire … pas maintenant.

Me blottissant ne serait-ce qu’un peu plus contre ce corps doux, je lui tendis une main pour qu’elle me suive. La laissant se poser sur le fauteuil, je laissais tomber mon visage sur ses genoux pour regarder son visage. Ses billes rouges pouvant donner froid dans le dos … moi, je les trouvais excitantes. Son petit nez que j’aimais mordiller à mes temps perdus, ses lèvres si douces que je capturais à chaque fois que je le pouvais … son visage, elle. Affichant un petit sourire en me blottissant contre son ventre, je laissais mon corps s’apaiser alors qu’un arrière son de jeu vidéo débutait dans mes oreilles. Ne lui tenant rigueur de jouer maintenant, je m’endormis sous les coups de fusils tirés par la manette de Kurayami. A dire vrai, cela ne m’embêtait plus de la voir jouer tout le temps, non, cela faisait partie de notre planning à vrai dire. Quand j’étais là, avec elle, je la laissais jouer tandis que moi, je plongeais ma tête dans un petit livre quelconque. C’était ainsi, et ces moments calmes, je les chérissais, terriblement …

- Yume-Sama ~ Si vous ne vous réveillez pas, je ne saurai me retenir ~

Arg. Kaïla … Laisse moi dormir. Laissant un gémissement mécontent traverser mes lèvres alors qu’une main froide se posa sur mon visage, je sentis mes traits se crisper pour faire fuir cette main envahissante. Me retournant même pour venir me caler en dessous de l’accoudoir de mon lit de fortune, je fis des mouvements de la main pour faire partir Kurayami. Non, je dors. « Vous êtes si vulnérable, Yume-Sama ~ ». Ta gueule. Grognant en balançant un coussin dans la direction du bruit, je me demandais également pourquoi Kaïla m’appelait de la sorte. Depuis quand elle aimait utiliser les « -sama » ?! M’en fou … Dormons, silence, … « Yume-Sama, votre peau est si douce, puis-je seulement … ». Gémissant en sentant ladite main froide passer sous mon T-shirt, envoyant des petits courants électriques dans tout mon corps sous ce geste, je grognais. Ouvrir les yeux pour gueuler un bon coup ? Non, la flemme … Je … Tuer. Et ce mot « tuer » résonna dans ma tête quand je sentis l’odeur d’une personne que je n’aurais voulu voir dans MA chambre. Ouvrant un œil en grinçant des dents, je matérialisais mon katana pour figer celui-ci sous la gorge de la pauvre fille qui venait de me déranger. La voyant reculer en levant les bras, me signalant qu’elle arrêtait ses gestes déplacés. Me retournant pour venir m’asseoir sur mon divan, épée toujours pointée dans sa direction, je remis mon T-shirt en place alors que l’autre folle ricanait comme si … comme si c’était normal de violer les gens dans leur sommeil !

- Yume-Sama devrait faire bien plus attention à sa personne, ne sait-on jamais quel genre de détraqué traînerait dans ce lieu ~

Laissant un bruit sourd traverser mes lèvres, je détournais le regard en rougissant légèrement sous ses dires. Et si je ne m’étais pas réveillée ? Jusqu’où aurait-elle été ? Pas loin. Les vierges, ca ne va jamais loin. Je crois … pouvais-je seulement le croire quand c’était Yomi Tsuchimiya qui se trouvait devant moi ? Non. Sentant ma lame glisser de mes mains quand la terminale s’en saisit, je la laissais faire en m’enfonçant un peu plus dans mon siège, jambes croisées, regard froid, j’attendis qu’elle me dise la raison de sa venue. Chose qui n’arriva pas en vue de sa tête de merlan frit, attendant sans doute que je lui réponde quelque chose.

- Je ne crois pas qu’il y ait plus détraqué que toi à Undai, Yomi. Garde tes pattes, sinon c’est ta tête que tu perdras. Soit. Que veux-tu ?

Assez pour qu’elle réponde à votre avis ? Cela allait de soi puisqu’un rire trop joyeux à mon goût traversa sa gorge. Se positionnant correctement sur la table basse se trouvant devant ma personne, je laissais la jeune fille prendre ses aises avant de répondre à ma question. « Ce n’est guère pour vous demander quoi que ce soit Yume-Sama. Je veux que vous compreniez nos motivations, Keitaro-Sama n’est nullement dangereux … Bien que ses désirs soient tournés vers l’autre co… la directrice, il n’en reste pas moins que cet homme peut nous apporter beaucoup. Regardez moi … Il m’a accepté en tant que Eimin. Je ne peux pas le nier … Je ne peux pas lui dire que je n’ai que faire de ce titre alors que vous savez, aussi bien vous que moi, que c’est ce que j’ai toujours voulu. » Elle avait raison, là aussi, cet homme avait fait quelque chose de bien. Mais il était hors de question que je lui serve Dead Master, il n’aura qu’à attendre son réveil, oui. Me levant de mon siège en me dirigeant vers mon coin cuisine, je pris deux canettes dans le frigo avant de revenir à ma place. En tendant une à Yomi, je me couchais en déposant le métal froid et humide sur ma tête avant de réagir à ses paroles ;

- Je sais. Il promet tellement de choses, il a l’air tellement gentil que s’en est écœurant. Mais je ne te donnerai pas Ayame, tu dois le savoir aussi, elle est trop importante pour que je la passe à n’importe qui.

«  Et la laisser, elle et son cristal avec l’autre pute c’est mieux peut être ?! ». Haha, ca y est, fini les mots joliment formés. Soupirant en rivant mes azures dans ses yeux colériques, je déposais mon doigt sur son front avant de lui dire « Akiha, appelle la Akiha ». Voyant ses traits devenir encore pires -si cela était possible- qu’avant, je levais ma main pour arrêter toutes paroles inutiles risquant de traverser ses lèvres. « Je lui fais confiance, respecte ce choix ». Et voilà, c’est fini. Tellement fini qu’un silence pesant prit place dans la chambre alors que je sentais le corps de Yomi bouillir de l’intérieur. Était-ce si … si étrange que je fasse confiance à cette femme ? Oui, justement, ça l’était. Jamais je ne m’aurais cru capable de le faire d’ailleurs, pour moi Akiha se résumait à un prénom détestable attaché à une personne devant mourir dans peu. Et maintenant ? Je me reposais sur ses épaules … elle, la seule assez censée pour ne pas croire aux belles paroles de l’imposteur. Ou peut être, que justement, nous étions les deux folles à croire en Ayame ? Qu’importe.  

- Et Miri-Tan ? Tu traînes tout le temps avec elle, tu as fini par accepter ?

Accepter quoi ? Une sorte de pacte également, ou un truc encore plus tordu, ou justement non, un truc simple disant que Miri deviendrait le précepte de Yomi si celle-ci acceptait. Chose qu’elle avait l’air de faire puisqu’elle traînait toujours avec le fantôme. En parlant d’elle … Jetant un œil rapide dans la pièce pour savoir si elle était là où non, c’est après deux petites minutes que je repris ma position initiale alors que Yomi sortit de ses rêveries pour me répondre ;

- Une folle. Pédophile … Je suis sûre qu’elle veut me violer. Non mais vous devriez-vous voir Yume-Sama, cette femme … elle … elle est partout. Je ne sais pas si c’est bien ou non, mais je … je. Rien.

Je rien ? C’était du français ça ? Non, du japonais ! Haha, bonne blague, passons. Regardant un court instant Yomi, je me levais en déposant ma main sur sa tête en signe de compréhension. Si elle ne voulait m’en dire plus, je n’allais pas lui faire sortir les verres du nez non plus. Finissant ma canette, je déposais celle-ci sur un meuble quelconque en me dirigeant vers ma garde-robe pour choisir les vêtements que j’allais porter aujourd’hui. Attrapant un ensemble relativement mignon composé d’un fin slim bleu, agrémenté par une petite blouse blanche, j’attrapais mes talons avant de me déshabiller. N’ayant que faire du regard pervers de la pucelle, je me rhabillais aussi vite. Me dirigeant vers celle-ci, avec toujours mon air froid, je lui tendis une main, l’invitant à ce qu’elle se lève de ma table afin de … de quitter ma chambre. Et ce, en ma compagnie.

Une fois chose faite, nous passâmes la porte pour nous retrouver … Nez à nez avec Miri-Tan. Souriant jaune, je n’attendis pas une seconde de plus pour me dématérialiser et me reconstituer quelque part dans Undai … Où ça ? Moi-même je ne le savais pas, mais je pouvais dire que je n’avais pas de sol, pas de repères. Ca y est ! Je sais … Haha. Chute libre vous connaissez ? Et bien, je le testais ici même en me rematérialisant dans le ciel, au dessus de Undai. Matérialisant des ailes métalliques pour pouvoir  voler, je redescendis au sol avec vitesse mais sans danger. Arrivant sur la terre ferme, je me dirigeais d’un pas rapide vers les sous-sols, traçant mes pas en me téléportant pour me rematérialiser un peu plus loin, brouillant les pistes jusqu’à arriver dans … Silence. Regardant sous mes pieds, endroit où se trouvait Ayame, j’eus un sursaut de matérialisation en sentant sa présence déferler dans mon corps. Tombant les genoux les premiers au sol, je me tenus la poitrine sous le choc. Elle est … réveillée.

Je ne sais pas combien de temps je suis restée dans cette position, à moitié affalée sur le sol alors que les étudiants inquiets me demandaient parfois -ceux qui osaient- si je n’avais pas besoin d’aide. Répondant non à toutes propositions, je me hissais jusqu’à un banc sur lequel je m’affalais. Devrais-je courir pour aller la voir ? Non … Il y a … Tournant la tête vers son bureau en sentant sa puissance déferler, je me demandais un court instant ce qu’il se passait. Voulant bouger, mon corps restait figé pour je ne sais quelle raison. Descendant mes yeux sur mes jambes, je jurais contre moi-même de leur incapacité à se mouvoir. Conneries. Restant donc immobile, j’attendis, j’attendis de voir Miri sortir du bâtiment principal. Ne sachant toujours pas bouger, je la foudroyais du regard alors qu’elle se rapprochait de moi, le visage en sang, mais son sourire toujours aussi indescriptible sur les lèvres.

- Ayame est de retour ~ Toujours aussi violente si je puisse dire ~

La voyant s’asseoir à mes côtés, elle passa sa main sur mes jambes pour … les défiger ? Était-ce sa faute si ? Non, son pouvoir n’était pas aussi monstrueux que ça n’est-ce pas ? Blanchissant légèrement en détournant le regard, je ne bougeais pas alors que sa présence disparaissait de plus en plus. N’osant dire mot, le silence se plaça entre nos deux corps. Que pouvais-je lui dire d’ailleurs ? Après ce qu’il s’est passé cette semaine, après l’avoir évité tout ce temps … Je ne savais pas. Mais aussi étrange que cela pouvait l’être, les mots sortirent d’eux-mêmes. Formant des phrases, prenant attention à répondre aux demandes … nous parlions, comme si, comme si cette semaine n’avait jamais existée d’ailleurs. Cela me mettait d’autant plus en colère, mais que voulez-vous ? Rien, je ne voulais rien à part voir Ayame.

Ce n’est qu’une heure après que je quittais Miri quand la tête de l’imposteur -toujours vivant- contrairement à mes attentes, apparut devant nous. Un sourire heureux, une posture droite … Je ne veux même pas savoir. Passant à côté de lui sans lui dire mot, je me dirigeais enfin vers le bureau d’Ayame. Arrivant devant la porte imposante de celle-ci, je ne l’ouvris pas tout de suite quand la voix de la directrice m’arrêta dans ma démarche. « Sais-tu comment nous devrions célébrer cette union, mon cœur ? ~ » … Quoi ?! Me collant la tête la première à la porte, j’écoutais avec attention ce qu’il se passait à l’intérieur. Une union ?! Quelle union ?! Ca y est, je me fais des films, je meurs, je meurs ! Non ? Non parce que les paroles d’Akiha me rassurèrent quand elle eut dit qu’il était préférable d’attendre. Non mais me dites pas que ces connes allaient … allaient faire ça ?! Je crois que j’ai failli perdre pied en réalisant qu’elles parlaient de mariage, mais c’était impossible. Deady ne serait pas aussi idiote pour accorder à … Si elle l’était. Bien que j’avais confiance en Akiha, il allait de soi que je savais Ô combien ce qu’il allait se passer quand la scientifique aurait tant de puissances en mains. Je ne pouvais laisser cela se produire, non, et Akiha non plus. Haha, je meurs fois deux ? Oui, et ce, sous l’acceptation de celle en qui je croyais. Dieu, je blanchis, je palis, je deviens un cadavre ambulant ne comprenant plus rien, plus rien à la situation actuellement. Poussant finalement la porte d’une main en gardant un visage froid, je fis un pas dans la pièce alors que les deux femmes se … NON ! Hors de question que je voie ça. Me retournant en laissant glisser un juron entre mes lèvres, je demandais à … elles d’arrêter tout acte pervers pouvant « nuire » à mon état psychologique.

- C’est un bureau, un lieu de travail. Pas ici … Ne faites pas ça ici alors que j’y passe tellement de temps.

Me retournant en affichant un visage las, je passais une main sur mon visage en regardant Ayame. Elle était réveillée … et trop en forme si je puisse le dire. Restant silencieuse, je laissais un certain calme se poser entre nous avant de rompre celui-ci sous un long soupir de ma part. Me décidant de laisser mes questionnements pour plus tard, j’affichais un petit sourire avant de me diriger vers Ayame pour … pour venir la prendre dans mes bras maladroitement. Encerclant mes bras autour de sa taille, je calais ma tête contre sa poitrine en fermant les yeux, remplissant mes narines de cette puissance qui émanait de sa personne. Seul un petit « Maaah ~ Aurais-je manqué à Yume-Chan ? ~ » Traversa ses lèvres. Laissant un fin rougissement se peindre sur mon visage, je me décollais d’elle, faisant deux pas en arrière en fixant un point invisible loin, loin des corps de ces deux femmes.

- Pas vraiment non. Plus de soucis qu’autre chose … Hum.

Je mentais, et cela se voyait parfaitement. Toussotant légèrement en passant une main dans mes cheveux, je croisais le regard d’Akiha, regard que je soutenus avant de le faire couler sur sa main, sa bague, le cristal. Ha ?! Penchant la tête sur le côté en regardant celui-ci, je ne savais dire pourquoi mais … c’est comme si … il y avait quelque chose d’étrange. Qu’était-ce ? Je n’en savais rien, et il fallait que je le sache mais avant toute chose … Nous devions parler d’autre chose de … non pas du … de ça, leur truc de … hum. Mariage. Mais bel et bien de Keitaro.

- Pourquoi ?

Pourquoi quoi ? Pourquoi vous vous mariez ou pourquoi son frère était encore vivant ou pourquoi il était venu tout simplement ? Sans compter pourquoi je ne sais plus quoi ! Haha, ca y est, je délire. Et ce, à la vitesse grand V. Soupirant légèrement en poursuivant sous les gloussements de la directrice, je me dirigeais vers l’un des sièges se trouvant dans le bureau pour m’y déposer. Prenant mes aises, je poursuivis ;

- Pourquoi il était là ? C’est quoi cette union ? Pourquoi il est toujours en vie … et pourquoi j’ai l’impression que l’apocalypse va seulement arriver maintenant quand l’une de vous deux ouvrira la bouche ?!

Non, je ne m’énervais pas. Pas du tout, j’étais tellement zen que quand Ayame ouvrit la bouche, je ne fis nulle mimique pouvant montrer mon état intérieur. « Il n’est guère important de s’en faire mon ange ~ Ce n’est pas comme si je semais la mort partout où je mettais les pieds ~ Quoi que … Huhu ~ ». Quoi que oui justement ! A chaque fois qu’elle faisait un pas en avant, moi je devais en faire trois en arrières pour aller réparer les fossés qu’elle avait créé sur son passage. Et même, je n’en avais que faire des ses métaphores, je voulais des explications sur le pourquoi du comment et d’ailleurs, était-ce Akiha qui l’avait réveillé ? Comment ? Voulais-je seulement le savoir ? Oui, ne serait-ce que pour répondre à cette question et si cela ne sonnerait pas trop comme je le voulais, je n’aurai qu’à les faire taire. Comment ? Je ne savais pas, mais je trouverai le moment venu. Tournant mes billes azurées vers Akiha, je la questionnais premièrement du regard avant de formuler ma demande en mots, d’un ton glacial -digne de ma personne, disait-on-.

- Comment … s’est-elle réveillée ?

Pourquoi ne pas le demander directement à Ayame ? Parce qu’en vue de son air trop malicieux, j’allais recevoir tout, sauf une réponse. Alors Akiha, comptes-tu me répondre ou jouer au même jeu que l’autre destructrice de bâtiment principal de Undai ? ~ Ha … ha.

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Mar 25 Juin - 0:26

Plus d'une semaine que je n'ai pas touché cette puissance de si près, une véritable éternité pour mon corps avide de perversité et pouvoir. Comment pourrais-je juste imaginer de n'avoir cette femme dans mon lit dans les temps à venir. Peut-être que je saurais me contenter d'autres petits humains sans valeurs, prétendant que cela m'allait ainsi, peut-être que je n'étais pas obligée de viser si haut dans mes attentes, qu'elles soient sexuelles ou intellectuelles. Peut-être... « Ou pas, on crèverait en nous disant qu'on a loupé une chance inestimable. » Dis comme cela, j'étais de l'avis de mon sombre coté, même si j'étais trop trouillarde pour l'admettre aussi facilement. Et de quoi parlais-je au juste ? Du fait que mon alter-ego aurait préféré mourir de la main de Dead Master à condition qu'elle ait accompli mes rêves, plutôt que d'abandonner cette relation en cours de route et rester avec un goût amer d'inachevé dans la bouche. Quoi qu'il en soit, la vérité pour l'instant, c'était le fait que je me suis vendue à la directrice de Undai non seulement pour le profit mais aussi pour la sécurité. Après tout, n'avais-je pas déjà vingt-six ans ? Oui et non. Dans un sens, j'avais tout, j'ai réussi dans la vie avec ma carrière, j'avais un bagage de connaissances suffisant pour me poser dans un hôpital de renommée et suivre la technologie moderne -et gâcher mon génie par la même occasion-, je pouvais m'acheter une maison ou deux, je pouvais voyager et rencontrer des nouvelles connaissances, j'aurais pu le faire au lieu de devenir professeur dans une école telle quelle. Mais en même temps, à quoi bon mener une telle vie si j'étais incapable de me fonder une famille ? Si je n'étais pas entrée à Undai avec des nouveaux objectifs, je courrai toute ma vie contre des buts inatteignables sans cet endroit, ainsi donc, je n'aurais jamais ne serait-ce qu'émit la pensée d'avoir de la famille, de devoir m'occuper d'autre chose que de mes recherches. Et maintenant que j'avais tout à portée de main, qu'est-ce que j'en pensais ? « Tu n'es pas encore prête pour cela ~» C'était vrai. C'est pour cela que je me liais à Ayame, dans un sens. Entre deux monstres seul le pouvoir compte entre deux baisers passionnés, il n'y avait pas de place pour les chimères humaines.  

Poussant le corps de ma tendre amante -future femme ?- contre le bois de son bureau. Je collais son corps contre cette matière lisse tout en passant déjà ma main en-dessous de sa robe. Son corps, sa peau, tout cela me manquait au point qu'une seule pensée m'obsédait à cet instant, j'avais envie d'elle, de l'entendre gémir sous mes caresses, crier de jouissance sous mon toucher et fondre dans mes bras sous mes mots doux. Tout cela pour affirmer à quel point elle était mienne, et que mienne. Si je devais être liée à elle, si je devais être son jouet préféré, si je devais devenir plus que cela à ses yeux, j'allais le faire, j'allais satisfaire ses envies, mais en contrepartie, elle serait tout aussi contrainte à m'aimer. Et quand cela lui passera ? Nous continuerons ce jeu bestial, monstrueusement passionnel au point de nous faire croire que peut-être, nous n'étions pas que des monstres.  

- C’est un bureau, un lieu de travail. Pas ici … Ne faites pas ça ici alors que j’y passe tellement de temps.

Me redressant tout en aidant Ayame à faire de même, je ris doucement en remarquant la présence de Yume dans la pièce. Prises au flagrant délit ~ Amusée plus qu'autre chose -n’étant pas pudique- je croisais les bras laissant libre court aux paroles de celle qui pendant une semaine m'a servie de seule amie dans cette école de fous. Devrais-je respecter sa demande pour le bureau ? Alala, ces jeunes de nos jours, tellement prudes. Mais je noterai cela entre deux gémissements de mon amante sur ce sol en marbre. Fière de mes idées perverses, c'est avec un sourire plus doux que j'étais spectatrice d'une scène trop chou. Aurais-je douté un jour de l'amour que portait Yume à la directrice ? Non, mais je trouvais cela terriblement sadomasochiste de la part de cette jeune femme. « Sur le coup, vous vous ressemblez heh. » Même pas marrant.

- Pas vraiment non. Plus de soucis qu’autre chose … Hum.

Trop mignonne, pourrais-je la prendre dans mes bras en lui disant combien elle était adorable sans ses airs de brute ? Non, il serait préférable que je m'abstienne de cela. Ne perdant pas le sourire sur mes traits, c'est avec une certaine neutralité que je ne lâchais le regard de Yume du mien. Elle voulait me regarder, mais qu'elle le fasse, cela ne me dérangeait en aucun cas, au contraire, j'aimais qu'on me regarde. Égocentrique à mes temps perdus ? J'avais le mérite d'avoir ce qu'il fallait pour l'être ~ Suivant le regard bleuté de Yume qui s'attarda sur ma nouvelle bague -du moins le cristal qui y trônait- j'eus un léger froncement de sourcils, me demandant ce qu'il comportait d'aussi intriguant. Ce n'était qu'un moyen de me lier à Ayame, une sorte de résonance fonctionnant selon mes souhaits. Oui, dit comme cela, j’avoue que c'était étrange. M'appuyant au bureau pour me retrouver à quelques pas du siège qu'emprunta Yume, je fis un clin d’œil amusé à la directrice tandis que le petit chaton ayant retrouvé sa maîtresse n'en finissait pas avec ses questions, joliment détournées par des réponses floues de la directrice.

- Pourquoi il était là ? C’est quoi cette union ? Pourquoi il est toujours en vie … et pourquoi j’ai l’impression que l’apocalypse va seulement arriver maintenant quand l’une de vous deux ouvrira la bouche ?!  Comment … s’est-elle réveillée ?

Haussant les épaules en premier lieu, ne sachant par quoi commencer avec ses demandes incessantes, je préférais laisser le silence et son regard insistant peser dans la pièce plutôt que retoquer avec une tirade cinglante ne rendant la situation que plus incompréhensible. Je n'avais guère envie de parler de Keitaro et admettre qu'il réussit à avoir le respect de la directrice en un clin d’œil tandis que je dus y travailler pendant plus d'un an pour arriver à ce stade, je n'allais pas dire non plus que je voulais que sa mort -du moins mon ombre- sous peine de me voir décapitée pour atteinte à la vie de la famille Eimin. Mais pour ce qu’il en était de sa dernière question, je pouvais y répondre librement, sans laisser mes sentiments personnels filtrer dans mes mots se voulant objectifs.

- Si le fait que j'aie accepté la main d'Ayame est une apocalypse à tes yeux, il serait bon de te construire un bunker ~

Aurais-je dit que je ne serais pas cynique ? Ah, j'ai dû oublier cela en cours de route. Me redressant légèrement de ma place, sans quitter Yume des yeux, je lui fis un sourire d'excuse avant de me reprendre. Nous n'étions pas là pour nous chamailler et je n'avais en aucun cas envie d'embrouiller ses pensées, déjà que la nouvelle devait lui paraître choquante, si pas complètement absurde. Au moins pour cela, je pouvais la comprendre. Moi aussi, j'avais peur de cette union dans un sens, tandis que dans l'autre, je ne pouvais que jubiler.

- Plus sérieusement, si il est en vie, c’est parce qu’Ayame en a décidé ainsi  ~ Pourquoi ? Je ne pense pas que cela t'intéresserait, mon chaton.

Après tout, à quoi bon qu'elle sache ce qu'il en était du projet sur le clonage ? Je me demandais même si elle était au courant de ce vouloir sur lequel Dead Master travaillait depuis des longues années, et surtout, j'étais persuadée que Yume n'avait que faire de cela, tant que la directrice, SA directrice, la garde auprès d'elle. N'était-ce pas la manière de penser de ce chaton ? Elle ne voulait que l'amour de sa maîtresse, et cela lui suffisait amplement. Tendant ma main vers Ayame, j'attendis qu'elle s'en saisisse pour venir l'attirer à moi, lui lançant un regard des plus joyeux -amoureux ?-, je poursuivis mes dires sous un petit sourire, passionnée par mon propre pouvoir sans doute.

- Je n'eus d'autre choix que de pénétrer dans l'esprit d'Ayame afin de la réveiller. En quelque sorte. Quoi qu'il en soit, elle est réveillée et c'est ce qui compte, n'est-ce pas, Yume ? ~

Adressant un clin d’œil à son encontre, je me tournais vers la femme dont on parlait pour déposer un chaste baiser sur sa joue. Lâchant sa main pour aller regarder ce qui se passait en dehors, par la baie vitrée, j'arrêtais mon mouvement tout en lançant un regard perçant à Yume. Et qu'en était-il du reste ? Plissant légèrement les yeux, je finis par relever la tête vers Ayame en lui demandant ce qui me traversait la tête.

- Par contre, j'aimerais avoir accès au dossier complet de Miri, si cela ne vous dérange pas ~

Que ce soit pour moi ou pour Yume, il serait préférable d'avoir quelques informations au sujet de cette femme qui s'avéra être une vraie plaie pendant cette semaine. Et étrange que cela puisse l'être, le fait qu'Ayame soit réveillée et ait tout sous contrôle, ne m'empêchait en rien de vouloir me renseigner pour ensuite passer le tout à Yume. Après tout, c'était elle qui en a le plus bavé pendant ce temps.

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Mar 25 Juin - 1:43

Je ne pouvais que jubiler intérieurement, elle avait accepté, elle s’était accordée à ma personne ~ Devais-je à présent l’appeler « épouse » à la place d’amante, maîtresse ou je ne sais quel autre adjectif qualifiant que cette personne n’était pas liée à ma personne par un contrat ? Oui, Akiha était désormais ma tendre et charmante compagne, femme, aimée et mariée ~ D’ailleurs, j’eus un instant de flottement quand elle demanda du temps, je crus même que mon visage s’était assombri, prêt à bâcler dès la première minute, les règles qui m’étaient imposées sur une soi-disant demande de sécurité ~ Huhu, ca y est, je craque. A dire vrai, je pouvais comprendre le geste d’Akiha, se lier à ma personne était tout sauf rassurant mais en même temps, ne m’efforçais-je pas de lui montrer que mes sentiments étaient purs et réels ? Que je ne la voyais pas comme une poupée que je pouvais utiliser jusqu’à ce qu’elle se brise ? Ne comprenait-elle pas Ô combien sa place à mes côtés allait être importante ? Si, elle le réalisa en laissant ses pensées futiles de côté, pour accepter ce pacte qui -à tout jamais- reliera nos vies ~ A votre avis, combien de temps lui faudra-t-il pour qu’elle demande à devenir immortelle ? Son ombre le désirera tout de suite, mais Akiha-Chan, obsédée par son humanité, ne voudra laisser tomber ce fameux cycle de la vie … Devrais-je parier qu’avant ses trente ans, ma chère nouvelle mariée me demandera de lui ôter la vie pour lui en accorder une nouvelle ? J’ai hâte ~

Mais laissons cela pour plus tard, j’avais bien mieux à présent, oui, et ce mieux se caractérisa par les gestes intentionnés de ma scientifique qui passa sans nulle retenue sa main sous ma robe ~ Laissant ma peau s’électriser à chaque fois que ses doigts fins caressaient mes cuisses avec envie, je l’invitais à remonter tout mon corps, lui demandant de mes gestes qu’elle me dévore entièrement alors que nos lèvres se celèrent entre deux sourires. Gardant cette passion, cette envie déchirante ne demandant qu’à exploser et se rependre dans cet endroit, accueillant nos corps une fois de plus ~

Pouvais-je mettre un nouveau « Mais » dans ce texte, alors qu’une certaine personne, entra dans mon bureau, occupé par ma personne et celle d’Akiha en plein début d’ébat ? ~ Certainement et je continuerai que c’est avec un certain sentiment désagréable en travers de la gorge que je souris à mon ange. Lui adressant un sourire certain alors qu’elle se tournait pour se cacher la vision de mon corps caressé par Akiha-Chan, je me redressais en même temps qu’elle quand elle me tendit une main. Laissant cette situation -gênante pour Yume-Chan- suivre son court en imposant un silence, l’enfant brisa finalement le silence en venant à ma rencontre, enlaçant ses petits bras autour de ma taille, se réconfortant elle-même dans une étreinte à laquelle je répondis. Pauvre enfant, a-t-elle tant souffert lors de mon absence ? En vue de ce geste je ne pouvais que dire oui ~ Dieu, quelle journée parfaite ~ En y pensant n’était-il pas étrange de traiter Yume-Chan d’enfant alors que celle-ci était plus vieille que mon épouse ? Bien que le corps de mon chef-d’œuvre eut arrêté d’évoluer, il n’en restait pas moins qu’elle était l’aînée et que donc, cela paraissait étrange en accordant, à Akiha, le titre de « maman » pour ce qui était mien ~ Comprenez-vous ce que je dis ou dois-je faire un dessin ? Je n’ai guère le temps, relisez ce petit bout de texte, et si vous ne comprenez toujours pas, la baie est juste derrière l’Arène ~

- Pourquoi il était là ? C’est quoi cette union ? Pourquoi il est toujours en vie … et pourquoi j’ai l’impression que l’apocalypse va seulement arriver maintenant quand l’une de vous deux ouvrira la bouche ?!  Comment … s’est-elle réveillée ?

Trop, c’était trop d’un coup ~ Entre ses demandes, mes gloussements et les regards en coin d’Akiha-Chan, je ne savais où donner de la tête. Et il allait de soi que je n’avais guère envie de lui répondre, parler de Izanagi n’était guère amusant après ce qu’il s’était passé précédemment. N’était-ce pas censé être un moment heureux, où ma chère aimée et ma personne nous nous enlacions dans des étreintes chaudes et torrides, loin du monde, du dérangement ? ~ Oui, mon chef-d’œuvre était dérangeante à cet instant précis, et il allait de soit que ma compagne allait le lui faire savoir en lui lançant sans nul détour, des mots pouvant « choquer » son dénommé « chaton » ~

- Si le fait que j'aie accepté la main d'Ayame est une apocalypse à tes yeux, il serait bon de te construire un bunker ~

Trop brutal ~ Et cela se vit en vue des traits de Yume-Chan. Un court instant, je crus même qu’elle allait s’évanouir sous cette nouvelle, mais elle ne fit rien de ceci, préférant afficher un visage choqué -comme si elle venait de se fracasser la tête trois mètres plus bas-, c’est dans un bégaiement certain qu’elle essaya de s’exprimer, en vain ~ Aurais-je compris un « Imbécile … » entre ses « Ha ?! » et ses « N…D ?! ». Dieu, il serait temps que je lui achète un lexique, ne serait-ce que pour sa prononciation. Cela devenait tellement grave que je me rapprochais de mon enfant pour voir si elle allait rester avec nous, ne serait-ce qu’une minute de plus ? Sans doute en vue du regard qu’elle me lançait ~ Yume-Chan comptait-elle me tuer ? Huhu, j’ai peur ~

- Plus sérieusement, si il est en vie, c’est parce qu’Ayame en a décidé ainsi  ~ Pourquoi ? Je ne pense pas que cela t'intéresserait, mon chaton. 

Attrapant la main que mon aimée me tendit, je me posais à ses côtés sur le rebord de mon bureau en laissant ses lèvres douces se déposer sur ma joue. Gardant un œil attentif aux expressions de Yume-Chan, je fondais littéralement en remarquant ce petit rougissement naître sur ses joues alors que son regard se déviait de cette scène. Je ne la savais pas aussi prude, après tout, ne pratiquait-elle pas également ceci avec Kurayami-Chan ? D’ailleurs, leur relation était aussi avancée que la nôtre, autant regarder cela d’un œil adulte ~ J’avais beau traiter Yume-Chan comme une enfant, il n’en reste pas moins que, quand je le décidais, elle prenait le rôle d’une adulte accomplie également ~ Un monstre ? Oui, et j’en suis terriblement fière ~

- Je n'eus d'autre choix que de pénétrer dans l'esprit d'Ayame afin de la réveiller. En quelque sorte. Quoi qu'il en soit, elle est réveillée et c'est ce qui compte, n'est-ce pas, Yume ? ~

Désagréable sensation, chose que je n’accepterai pas tout le temps, mais je devais l’admettre qu’il n’y avait que de cette manière là qu’elle aurait réussi à me réveiller et le fit. Affrontant mon être intérieur sans y laisser des plumes, voilà la spécialité d’Akiha-Chan, spécialité sur laquelle je gardais un œil attentif et possessif, un maître des sentiments, autant dire que cet être savait maîtriser l’humain en lui-même ~ Il n’y avait qu’à regarder avec quelle aisance, elle attirait ses cobayes dans les sous-sols pour les disséquer ~ Ah ? N’étais-je censée être au courant de cela ? Huhu, trop tard. Mais une fois de plus, là n’était le sujet le plus important du jour, non, je préférais encore déposer mes yeux perçant sur Yume qui avait l’air de comprendre plus que ce que j’aurais cru de quoi parlait Akiha. Que s’était-il passé durant cette semaine pour que mon ange ne veuille tuer mon cœur ? Oui, en temps normal, n’étaient-elles pas en compétitions constantes pour … Moi ? ~

- Par contre, j'aimerais avoir accès au dossier complet de Miri, si cela ne vous dérange pas ~

« Ce n’est pas une demande, je le veux aussi Ayame. » Maaah, serait-ce possible que mon petit cœur ait reprit du poil de la bête pour me parler sur ce ton des plus inappropriés ? Où était donc le respect dans tout cela ? Rien que pour cela, je ne le lui donnerai pas ~ Gloussant légèrement en prenant place sur mon siège, je croisais les bras en laissant ma tête se déposer sur mes poings serrés. Laissant mes yeux traverser le corps de la jeune fille aux yeux d’azurs, je laissais mon être se faufiler dans son âme pour lui demander, en quoi le dossier de Miri-Chan pouvait lui être utile. Formulant cela de ma voix mielleuse, un nouveau silence s’installa avant qu’une réponse ne vienne se heurter à mon ouïe quand le dit chaton de mon amante parla ~

- Sa puissance … Je veux savoir la vaincre. Je ne sais rien sur elle, depuis toujours un mystère plane autour de sa personne et je sais que tu as des informations sur elle. Je veux les connaître Ayame …  S’il te plait.

Hum ~ Matérialisant dans mes mains le dossier tant désiré par leurs personnes, je jouais avec celui-ci en le faisant planer au dessus de ma main avant de le laisser tomber sur le bureau. Ce dossier ne comportait rien pouvant leur être utile, c’est donc pour cela que je l’envoyais en direction d’Akiha-Chan afin qu’elle en juge par elle même. Tout ce qu’il fallait savoir sur Miri se trouvait à un seul endroit, et ce même endroit comportait l’être de cette personne. J’avais beau connaître les ficelles de sont pouvoirs, mais je ne comptais révéler tout ce qui faisait d’elle, un être si spécial. Après tout, n’était-elle pas la directrice de Gokusha ? Qu’adviendra-t-il de mon entrepôt quand l’un des pensionnaires saura comment maîtriser cette femme surpuissante ? ~ Laissant mon esprit chercher une échappatoire aux demandes des deux femmes présentes dans la pièce, mais je m’arrêtais dans mes songes quand la voix de Yume résonna une fois de plus ;

- Je … Hum. Je ne m’opposerai pas à ce … mariage. Mais ce n’est pas pour autant que je sois pour et … Hum. Merci … Pour avoir réveillé Ayame, Akiha.

Effectivement, il y a eut quelque chose entre ces deux-là pendant mon absence. Curieusement maladive de naissance -je crois-, je ne sus me retenir de leur poser la question directement, laissant un sentiment de jalousie planer dans mes paroles malgré moi. « Puis-je savoir que me vaut un tel rapprochement de votre part ? ~ ». Non, finalement c’était encore assez doux, mais le visage rouge de Yume ne présageait rien de bon. Fronçant les sourcils en me tournant vers Akiha-Chan, toujours dossier en main, près de la baie vitrée, j’attendis qu’elle me réponde. Et ce, sans détour ~

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Mer 26 Juin - 14:21

Ma demande fut rapidement suivie par l'appui de Yume qui ne se gêne pas de la formuler à sa manière, en disant tout simplement qu'elle voulait avoir ce dossier, point barre. Envoyant un petit sourire pas du tout convaincu à l'encontre de la jeune femme, je ne pouvais que prohiber ce genre de ton prit avec la directrice. Ce n'est pas en lui quémandant des informations tel un ordre que nous allions l'avoir de cette femme monstrueuse. Et c'est ce qui se confirma quand aucune réponse favorable ne parvint d'Ayame. « Elle ne veut pas que nous sachions quoi que ce soit sur Miri, vilaine ~ » Mais pourquoi ne pas nous donner tout simplement les informations que nous voulions ? Parce que Miri Okugi était une personne puissante qui surveillait la prison de Undai, et si quelqu'un d'autre que son éminente personne savait maîtriser ce monstre bouffeur de matérialisation, cette dernière ne serait pas aussi spéciale. Il faut dire que la directrice aimait garder les êtres puissants et dévoués à sa personne à ses cotés, au point même de les protéger si besoin était. Croirait-elle qu'en nous divulguant tout sur Miri, nous essayions de la tuer ? Je n'en savais rien. Mais Yume confirma mes questionnements.

- Sa puissance … Je veux savoir la vaincre. Je ne sais rien sur elle, depuis toujours un mystère plane autour de sa personne et je sais que tu as des informations sur elle. Je veux les connaître Ayame …  S’il te plait.

Elle ne voulait peut-être pas la tuer, mais avoir un certain avantage si une situation comme celle que nous avions vécu, se répéterait une fois de plus. Je pouvais la comprendre même si je n'ai pas assistée à ses fuites précipitées quand l'autre monstre était dans les parages. Mais pour que Yume ait peur de quelqu'un, il fallait que cette personne soit vraiment terriblement forte. Et je devais avouer que son pouvoir d’annihiler la matérialisation d'autrui et d'être indétectable était plus que dangereux et dérangeant. Détournant ma vision du chaton aux couettes, je le posais sur le dossier qui lévitait au-dessus de la paume d'Ayame. Aurait-elle tout de même décidée de nous éclairer sur Miri ? Ou se jouait-elle de nous comme à son habitude ? J'eus ma réponse quand le dossier arriva dans mes mains. Me saisissant de ce dernier, je commençais à survoler son contenu, le corps à moitié tourné vers les deux femmes et à moitié vers la baie. Les informations de base, inutile. Le parcours scolaire, excellente étudiante, ancienne présidente du Conseil, inutile. Tellement ne répondant pas à mes attentes que je fronçais les sourcils de frustration quand je me rendis compte qu'il n'y avait rien de précis sur son pouvoir. Mais peut-être que si je décortiquais ces quelques lignes, j'y descellerai quelque chose ? « Espoir vain. » Je le savais, merci. En y pensant, je n'ai jamais fait partie du Conseil, moi. Pourquoi ? Parce que à l'époque où j'étais scolarisée à Undai -comme maintenant d'ailleurs- c'était la force brute qui comptait le plus, valant l'admiration et la crainte d'autrui. Et je dois avouer que je n'ai jamais aimé me battre à mains armées, préférant la subtilité qui apportait la folie d'autrui, mais pas le spectacle demandé par les chatons avides de sang. Maintenant à savoir si j'aurais voulu en faire partie, je dirais que oui, rien que pour être plus proche d'Ayame, vu qu'à cet instant, je ne faisais que l'admirer de loin, en quelque sorte. Alala, le bon vieux temps ~

- Je … Hum. Je ne m’opposerai pas à ce … mariage. Mais ce n’est pas pour autant que je sois pour et … Hum. Merci … Pour avoir réveillé Ayame, Akiha.

Jetant un coup d’œil à Yume, je la gratifiais d'un doux sourire en signe de réponse avant de replonger dans le dossier. « Inutile » Oui, je le sais, et oui, je savais aussi que mon ombre n'avait que faire de chercher entre les lignes, préférant poser la question directement à la source. Source sous forme humaine -en quelque sorte- dont la voix détonna presque directement après les dires de son toutou. Sentant un regard pesant sur moi, je relevais la tête, un air surpris sur le visage.

- Puis-je savoir que me vaut un tel rapprochement de votre part ? ~

Faisant comme si je n'avais descellé cette once de jalousie dans sa voix, je soutins son regard, le visage toujours aussi innocent, tandis que à l'intérieur, j'étais plus qu'amusée de voir la réaction d'Ayame. Serait-elle à ce point affectée par la possessivité pour ressentir cette sorte de jalousie envers sa propre création, surtout que je lui ai affirmé maintes fois qu'il ne s'est jamais rien passé entre Yume et moi ? On dirait bien qu'elle était capable de croire à diverses choses pouvant arriver entre nous deux, choses que je n'approuverai en aucun cas. Non que je ne trouve pas Yume attirante, tout corps humain avait son charme, mais notre entente n'était pas toujours aussi bonne que maintenant, au contraire, nous nous détestions avant. Et pourquoi donc on s'entendait à présent ? Les événements désastreux de ces derniers jours nous ont sollicités à faire une trêve. Non, une vraie confiance s'est installée entre nous, et cela grâce à la directrice en elle-même. Devrais-je le lui dire ? Non, mais j'avais une envie monstre de la taquiner sur le sujet, tellement que je ne me gênais pas de lui sortir de but en blanc, comme s'il s'agissait d'une évidence même, quelques mots que je savais, allaient lui faire tilter.

- Mais voyons Ayame ~ Le contrat stipulant la fidélité n'était d'actualité, il y a quelques jours de là ~

Une autre manière de dire que j'aurais pu faire des choses sexuelles avec son petit toutou et qu'elle n'avait rien à y redire ? Devrais-je me sentir en danger vu l'aura monstrueuse qui enveloppa l'atmosphère sous mon sourire innocent ? Sans doute. Riant légèrement, ne prenant en compte l'envie meurtrière de mon amante, je m'approchais de son siège et déposait mes lèvres sur sa joue dans un chaste baiser avant d’ajouter un petit « Je plaisante, Ayame ~ ». Me redressant, fière de ma tirade, en signe de vengeance pour le dossier inutile que j'ai épluché, je contournai le bureau pour tendre le dossier à Yume, un soupir las traversant mes lèvres.

- Il n'y a rien dedans qui puisse répondre à nos questions, mon chaton.

Fixant intensément la fille installée dans le siège devant moi, j'eus une idée folle qui me passa par la tête. Savait-elle quel âge avait Ayame ? Pourquoi ce genre de réflexion ? « Heh, non mais elle tient bien pour une croulante ~ » Peut-être pour cela. Mais il était tout de même vrai que j'étais choquée d'apprendre qu'elle était une centenaire. Enfin, d'un coté, parce que de l'autre, je pouvais aisément dire qu'elle n'était pas humaine et qu'elle vivait depuis bien longtemps pour maîtriser l'art de la matérialisation -l'inventer oui- et pour ce genre d’exploit, une vie humaine ne suffirait jamais. Mais s'en douter et le savoir, étaient deux choses différentes. L'immortalité m'intéresserait-elle ? Moi non. Mais mon alter-ego oui. Encore un sujet délicat que je ne comptais discuter, après tout ma parole était ultime entre nous deux ~ Et la réponse sur ceci était non.

- Sinon, je suis ravie que tu ne t'opposes pas à notre union, cela nous évitera une tension inutile ~ Pour Miri, j'essayerai d'extorquer les informations à Ayame ~

Lui lançant un clin d’œil, sachant parfaitement que la directrice nous entendait, je fis face à la personne de ma convoitise tandis que Yume se levait sous un dernier « Hum. D'accord. » Avant de partir comme le vent. Un sourire joyeux aux lèvres, je revins vers Ayame, ne lui demandant aucune autorisation avant de tourner son siège sur le coté et venir m'asseoir à califourchon sur ses genoux. Évidemment que je trouvais la situation amusante, d'ailleurs, m'en voudrait-elle encore pour mon sens d'humour déplacé ? Alala...

- Je suppose que je devrai faire des pieds et des mains pour avoir les informations que je veux sur Miri... Et encore, vous ne me les donnerez pas ~

Je ne saurais dire pourquoi je trouvais cela amusant, au lieu d'être frustrée et mécontente de n'avoir pas ce que je voulais. Mais en même temps, je n'avais que faire de la sombre femme invisible, quand j'avais la reine de Undai sous mes yeux, prête à devenir mienne à tout instant. Femme frustrante selon mon mauvais coté qui grognait son désaccord, mais femme amusante selon le bon coté qui riait encore de sa jalousie maladive. Et entre les deux qui gagnent ? On fait un compromis en disant ce qu'on pense à Ayame, mais en ne s'attardant pas sur le sujet pour l'instant. Capturant les lèvres de ma tendre amante, je me plaisais à passer mes mains dans ses cheveux sombres et soyeux tout en jouant avec sa langue. Serait-ce un goût d'amertume que je sentais là ? ~ Me reculant légèrement, je plongeais mon regard enjoué dans ses billes vertes. Définitivement, rien que ce regard me faisait mouiller d'envie.

- Si je m'entends si bien avec Yume, c'est grâce -ou devrais-je dire, à cause- de la semaine passée. Nous avions passé beaucoup de temps à surveiller votre si précieuse personne pour qu'aucunes vilaines personnes ne s'empare de vous ~

Vilaines personnes ? Kei et Miri, et tous les étudiants ou professeurs qui profiteraient de savoir que leur directrice était inerte pour venir lui planter un couteau dans le cœur, comme on faisait dans les films pour tuer un vampire. Je me demande si Ayame a déjà eu le coup qu'un étudiant balance des tonnes de gousses d'ail dans son bureau en criant à l'exorcisme ? « Plutôt de l'eau bénite alors ~ » Définitivement, les cultes religieux étaient dérisoires. Devrais-je souligner qu'en tant que scientifique ne respirant que par ce qu'elle voyait, je ne croyais en aucune force surnaturelle ? Je crois que cela se comprend aussi. Laissant échapper un rire amusé, je finis par laisser de coté ce genre de pensées dépourvues de sens et passer aux choses sérieuses. La première ? Assouvir mon besoin de pratiques sexuelles avec la meilleure -et pire- amante pouvant exister sur ce monde. Passant déjà ma main dans son dos prête à la dévêtir de tout tissu inutile, je m'arrêtais, mon souffle chatouillant son cou là où je me suis aventurée avec avidité. Me redressant, yeux brillants d'un désir incontrôlable, je pris la parole d'une voix toujours aussi charmeuse.

- Ah. Peut-être que nous devrions trouver un endroit plus intime pour ceci ? ~

Parce que l'air de rien, je n'avais guère envie d'être interrompue par une autre Yume débarquant à l'improviste. Et de plus, je ne lui ai pas promis en quelque sorte de céder à sa demande de ne pas faire l'amour dans ce bureau ? ~ Il allait de soi que je ne respecterai sans doute pas toujours cela, mais autant le faire, rien qu'aujourd'hui ~ Une question de respect, en quelque sorte ~

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MessageSujet: Re: Partie 3 : Le réveil.   Mer 26 Juin - 18:08

Ce n’est pas comme-ci je devais être jalouse ou quoi que ce soit d’autre … Mais je ne pouvais empêcher ce sentiment de grogner en moi. Cela pouvait en devenir maladif, au point même de vouloir éradiquer toutes personnes se trouvant trop près de ce qui était mien … Et qu’en était-il quand, c’est justement les deux personnes, les plus importantes pour moi qui finissent ensemble ? Que se passerait-il si cela s’avérait vrai ? Je ne saurais y répondre. Il y a de cela, une semaine ou deux, j’eus le malheur de croiser Yume et Akiha dans une position pouvant porter à confusion, je me rappelais encore de ce bruit sourd de haine en moi, cette chose ne quémandant que vengeance en sautant sur des conclusions hâtives. On pouvait me décrire comme une personne impulsive, mais en même temps non. Je prenais souvent le temps pour réfléchir avant d’agir … Du moins sur certains sujets, ceux ne me concernant que très peu ou ne me mettant pas devant un fait accompli. Et même … Ma réaction n’était-elle pas justifiée ? Akiha-Chan avait cette passion maladive pour le corps humain, à croire qu’elle utilisait son corps comme un jouet pour justement attirer ces dites personnes … Je ne pouvais l’accepter. Elle était mienne et cela, devait s’arrêter à cela. Pour ce qui était de Yume-Chan, je ne saurai dire si elle aurait couché avec Akiha ou non. Cette enfant … était indescriptible sentimentalement, il n’y avait qu’à regarder avec quoi, elle, elle couchait tous les soirs ~

- Mais voyons Ayame ~ Le contrat stipulant la fidélité n'était d'actualité, il y a quelques jours de là ~

J’allais la tuer ~ Affichant un sourire jaune en vue de ses dires, je détournais le regard vers Yume qui semblait plus gênée que choquée contrairement à mes attentes. Sentant mon sang bouillir dans mes veines, je serrais mes mains sur l’accoudoir de mon siège tout en transperçant mon chef-d’œuvre de mes pupilles rivées, uniquement sur sa personne. Le sens-tu Yume-Chan, sens-tu à quel point je te hais à cet instant précis ? Élargissant mes lèvres en captant le regard de celle-ci, je laissais mon aura destructrice prendre place dans la pièce, assombrissant l’atmosphère au point de faire que celle-ci devienne étouffante pour la jeune fille aux couettes. Aurait-elle vraiment ? « Je plaisante, Ayame ~ ». Non mais qu’avait-elle donc fait pour que cela la gêne tant d’aborder ce sujet ? Curieuse ? Non, c’était évident que je le sache, après tout, je devais TOUT savoir ~

- Il n'y a rien dedans qui puisse répondre à nos questions, mon chaton. Sinon, je suis ravie que tu ne t'opposes pas à notre union, cela nous évitera une tension inutile ~ Pour Miri, j'essayerai d'extorquer les informations à Ayame ~

Laissant un fin gloussement moqueur traverser mes lèvres, je fis bouger ma main en signe de désaccord. Elle n’aura jamais les informations qu’elle désire sur Miri-Chan, je devais la protéger elle aussi de ce que Akiha pouvait lui faire ou même Yume. Que se passerait-il une fois que Gokusha n’aura plus sa chère directrice ? Je devrais prendre cette place, mais je ne saurai gouverner sur les deux établissements en même temps … Que pouvais-je faire d’autre ? Tuer tous mes cobayes en me disant que j’aurai encore le temps d’en collecter plus tard ? Foutaises, cela ne serait qu’une perte de temps. Prenant un air songeur en croisant les jambes, je laissais Yume partir sans un mot en m’enfuyant dans mes questionnements. Il n’était guère utile qu’elles sachent quoi que ce soit d’ailleurs, Miri-Chan ne sera jamais un obstacle à leurs avancées, du moins, c’est ce dont je me persuadais. Je n’étais guère au courant de ce qu’il avait bien pu se passer lorsque je me suis retrouvée endormie. Miri-Chan aurait-elle montré un visage d’elle que je ne connaissais pas ? Oui, il va de soit qu’après ce qu’il s’est passé aujourd’hui, je devrai me méfier de sa personne. Mais je ne le faisais pas, qu’avais-je à lui en vouloir ? Qu’elle ne m’ait guère dit que mon présumé frère était vivant et que celui-ci œuvrait dans l’ombre pour me satisfaire ? Maaah, je n’avais guère envie de penser à cette personne actuellement ~

Non, j’avais bien mieux à faire et cela se concrétisa quand mon siège bougea sous le geste de mon amante qui, sans demander son reste escaladait ma personne pour venir se mettre à califourchon sur mon corps ~ « Je suppose que je devrai faire des pieds et des mains pour avoir les informations que je veux sur Miri... Et encore, vous ne me les donnerez pas ~ ». Elle avait raison sur ce sujet là, elle aurait beau me faire subir quoi que ce soit, je refuserai de lui en dire ne serait-ce qu’un mot ~ Après tout, cela serait bien plus amusant pour elle si elle devait le chercher d’elle-même ? Quitte à ce qu’elle fouille dans mes papiers, je la laisserai faire ~ N’avais-je pas signée quelque chose disant que je ne la laissais faire ce qu’elle voulait dans les grandes lignes ? ~ Acceptant son baiser en me disant que son comportement avait considérablement changé depuis que j’avais imposé mon sceau sur son contrat, je me laissais envoûter par ses lèvres délicieuses, laissant la raison de côté pour me concentrer sur une chose bien plus importante ~

- Si je m'entends si bien avec Yume, c'est grâce -ou devrais-je dire, à cause- de la semaine passée. Nous avions passé beaucoup de temps à surveiller votre si précieuse personne pour qu'aucunes vilaines personnes ne s'empare de vous ~

Maaah, je pouvais que l'aimer, n'est-ce pas ? ~ Si charmante qu’elle se permettait même d’accepter de répondre à mes dires, Dieu, devrais-je verser une larme de soulagement en apprenant qu’elle, et mon enfant n’avaient rien fait de dérangeant ? Non ~ Je l’applaudirai plutôt ~ Et c’est ce que je fis avec un soupçon de moquerie dessiné sur le visage, venant cherchant ses lèvres dans un petit geste aguicheur, je déposais mes mains sur son corps, me hissant déjà jusqu’à sa peau si douce, si unique ~ Dieu, était-il possible d’être autant accro à une personne ? Après tout, cela faisait tout de même une semaine que je n’avais eu guère la chance de déposer mes mains sur ce corps étant mien à présent ~ Huhu ~

- Ah. Peut-être que nous devrions trouver un endroit plus intime pour ceci ? ~

Élargissant mes lèvres sous ses dires alors que son souffle doux caressait mon cou, je la repoussais légèrement avec mon front pour venir me saisir de son menton de mes mains. Levant celui-ci pour que ses yeux se dessinent dans ma vision, j’attrapais sa lèvre inférieurement avec sensualité avant de nous faire disparaître vers un nouveau endroit ~ Gardant son corps contre le mien, accordant notre proximité à cette chaleur naissante, un nouveau monde nous accueillit dans des cris de jouissances sans fin ~

Après tout, n’étions-nous pas suffisamment monstrueuses pour s’aimer ? ~

END

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