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 Partie 1 : Le Commencement.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Partie 1 : Le Commencement.   Mar 18 Juin - 9:39

Il y a des moments où on se dit que rien ne va plus, où tout nous parait noir et sans intérêt, il y a des instants comme cela, où aucune envie de vivre persiste en nous. Et quand cela arrive, nous nous raccrochons à ce que nous aimons, croyant naïvement que cela nous sauvera d'une manière ou d'une autre. Mais de l'autre coté de ce tableau désespéré, il y a des gens qui ne croient pas en ces bouées de sauvetage, des gens pessimistes et fatigués de lutter contre leur destinée malheureuse, ces gens finissent souvent morts, cela donnant en se suicidant de diverses manières. L'humain était si faible finalement, autant psychologiquement que physiquement. Mais que de mieux pour un esprit faible, d'avoir un corps faible afin de commettre l'irréparable, afin de s’échapper de sa réalité trop monstrueuse, trop lourde à porter. Quand on regarde mieux, si nous voulions mourir, mais nos corps seraient invulnérables, comment aurions-nous fait ? Difficile à imaginer, mais on a pas besoin de le faire, vu que nos corps sont de simples jouets facilement cassables. Un petit poison et hop, nous nous retrouvons six pieds sous terre, une chute qui nous casse la nuque et c'en est fini... Il y a tant de moyens de disparaître quand la situation devient plus qu'impossible à supporter pour l'humain, c'est hallucinant.

Mais d'un autre coté, on pourrait dire que ces humains suicidaires, sont des faibles, des lâches qui fuient. Où est la vérité ? Faudrait-il croire les optimistes, les sadomasochistes qui se laissent entraîner dans la souffrance, essayant de s'en échapper en s'accrochant à tout et n'importe quoi, blâmant les pessimistes de leur manière de s'enfuir de la réalité... Qui, finalement qui est le plus lâche ? C'est une question controversée. Mais peu importe combien j'y ai pensé, jamais je n'ai trouvé de vérité qui me convenait. Ce que vous devez vous demander, c'est pourquoi je pense à ce genre de choses en cette journée d'été où le soleil brille de milles feux et les oiseaux chantent leurs joies.

Pour le savoir, il faut faire un saut de quelques heures dans le passé, où je me suis faite convoquer par la directrice dans son bureau, seule. Évidemment que je l'appréhendais avec son sourire trop content de soi. Et la suite des événements n'arrangea rien à mon malaise. « Kaïla-Chan, tu auras un choix à faire ~ » me disait-elle après m'avoir longuement détaillée de son regard perçant. Sur le moment, je n'avais que faire de ses dires, j'avais déjà beaucoup de problèmes en tête comme mon cours particulier avec Miri-San -cours que je ne voulais pas en y pensant- pour me préoccuper des lubies de la directrice. Mais je déchantais rapidement quand -après un long moment de moqueries et ainsi de suite- elle me donna la raison exacte de ma venue dans son sombre et lugubre bureau. « Tu te souviens de ton opération où je t'ai sauvée ? J'y ai ajouté une petite chose en plus ~» De là, j'ai sentis le roussi me brûler les narines avec une intensité des plus palpables. La suite s'est passé tout aussi désastreusement, entre mes « Quoi ?! » haineux et ses gloussements des plus détestables, j'eus les conditions qu'elle imposa à ma vie.

La tête contre la fenêtre de ma chambre, je regardais yeux mi-clos, ce qui se passait en dehors dans le parc, entre des étudiants qui s'amusaient et d'autres qui se chamaillaient, la vie avait l'air si belle de là où je la regardais. Leur vie, pas la mienne. « Il suffit d'un claquement des doigts et tu mourras, Kaïla-Chan ~ Ni vu ni connu ~ » Fermant les yeux, ne supportant pas la vision, je portais ma main automatiquement à mon cou, endroit où un collier -offert par Yume- était accroché plus par habitude que nécessité. Comment aurais-je pu croire qu'à présent ma vie serait plus simple, plus belle ? Stupidité. Ce n'était qu'un moment de répit qui se finit de la pire des manières. J'aurais dû pourtant m'en douter, j'aurais dû savoir que Dead Master ne me laisserait jamais la vie sauve après que je me sois attachée à son chef-d’œuvre d'une façon permanente. Je restais tout de même sous la conviction que la condition donnée par la directrice m'était complètement paradoxale. Pourquoi elle a choisi cela au juste ? Pourquoi ? Elle aurait pu demander tout et n'importe quoi, mais non. Définitivement, elle était sadomasochiste, elle. « Si tu quittes Undai après tes études, tu mourras ~ Si tu restes, tu me serviras, mais tu auras la vie ~ Alors, Kaïla-Chan ? ~ » Alors j'ai ri, j'ai ri et puis je lui ai hurlé dessus, lui disant toutes les vérités qui me passaient par la tête, comme quoi elle n'avait le droit de faire cela, pour finalement claquer la porte et partir quand elle me dit de bien réfléchir à la suite. Sur le moment, j'étais furieuse, sans me poser plus de questions.

Mais à présent, maintenant que je suis là dans ma chambre, porte fermée à double-tour, réfléchissant à mon entrevue, je ne pouvais qu'être désespérée. Je ne comprenais pas les motivations de Dead Master, après tout, j'étais une plaie à son existence, alors pourquoi vouloir me garder ici d'avantage que le temps d'un cursus scolaire ?! Pourquoi... ? Parce qu'elle était un monstre sans pitié, une entité s'amusant du malheur des autres quitte à en pâtir elle-même. À un poil près en fait. Si elle l'a fait, c'est aussi pour Yume. Perfide... Elle cachait sa vengeance derrière une soi-disant bonne action, faisant croire à Yume qu'elle ferait tout pour elle, qu'elle garderait ce qui est cher à mon amie, sauf que c'était tout autre chose, si elle le faisait c'était pour m'imposer sa réalité, pour m'imposer ses lois que j'eus trop bafoué pendant ces années. J'étais condamnée à errer dans cet institut sous le bon vouloir d'Ayame, sous la pression quotidienne qu'elle ne me tue sur un coup de tête. Et je ne pouvais même pas en parler à Yume, parce qu'elle me trouverait horrible, parce qu'elle se dirait que je veux la quitter... Yume avait le chic de ne pas réfléchir loin.

Et moi, je me retrouvais avec un choix. Mourir et être libre -dans un sens. Ou vivre, mais être enfermée dans cette prison à tout jamais -où jusqu'au terme seulement connu de la directrice. Quel choix auriez-vous fait ? Je n'étais pas née de la dernière pluie pour savoir que, finalement, j'étais dans une impasse. Je n'étais plus aussi naïve qu'avant, j'ai trop vécu d'horreurs à cause de la directrice de Undai pour prendre cela à la légère, me disant qu'il me reste tout de même au moins un an de scolarité ici. C'était... du vrai n'importe quoi. Si je pars, je meurs et je trahis Yume. Si je reste, Yume croira que c'est bien, et Ayame tiendra une main invisible -mais bien là- au dessus de ma tête prête à s'abattre à tout moment. Et que deviendrai-je en restant dans cette école de malheurs ? Un monstre... Un monstre tel que Yume, dépourvu de sourire, telle une âme enfermée dans une réalité ténébreuse ? Je ne savais pas. Je ne savais plus rien. Grimaçant, j'abattis mon poing sur la vitre, freinant tout de même mon geste pour ne pas briser cette dernière.

Mon choix... Et de là, la question. Serai-je lâche en partant, fuyant ses ténèbres. Ou alors... serai-je lâche en restant, fuyant la mort ? C'était trop pour moi. Me posant sur le lit, je restais ainsi quelques instants, laissant l'horloge accrochée au mur remplir mon esprit de ses tic-tac répétitifs. Je n’ai jamais aimé ce genre d'horloges, ils me rendaient malades quand je voulais dormir, mais si j'ai gardé la mienne, c'était par simple style, elle allait bien sur le mur.

- Que faire... ?

Rien, je ne pouvais rien faire à part réfléchir. Je ne pouvais prévenir Yume, elle ne comprendrait sans doute pas. Il ne me restait qu'à me décider. La plus grande décision de ma vie, concernait ma vie à proprement parler. Mon avenir... Quoi que je dise, je n'en avais plus. J'y ai jamais vraiment réfléchi non plus, mais qui ne voudrait pas avoir un futur ? Moi, j'aurais aimé. Mais pour cela, je n’aurais jamais dû accepter la lettre de Undai. Rester. Partir. Un ou deux. Facile, dans un sens. Devrais-je tirer à la courte paille pour me décider ? Oh la bonne blague. Un bip. Un autre encore plus insistant, je sursaute dans le silence perturbé de la pièce. J'attrape mon portable et remarque que mon réveil sonnait. Il était temps d'aller se préparer pour le cours particulier avec Mi... Me redressant soudainement, ne croyant pas mes propres pensées, je faillis pleurer sous tant de spontanéité. J'étais une suicidaire... Pour de bon. Quoi de mieux que de mourir avant que Dead Master ne me tue ? Au moins, je ne lui laisserai pas le plaisir de m'avoir ! C'était tellement stupide comme idée, que j'y croyais dur comme fer. Yume... Mais Yume, elle en souffrirait. Oserais-je juste lui infliger cela ? Je ne saurais le dire... Mais sur le moment, je n'y pensais pas vraiment des masses, trop irréfléchie que j'étais. Trop, mais pas complètement.

Regard vide, je me laissais à nouveau tomber sur mon coussin, portable collé à l'oreille. Un bip pour signaler que la connexion était établie, et j'inventais en vitesse une histoire dans ma tête, une histoire assez plausible pour que mes parents y croient. Car peu importe mon choix, je ne saurais jamais vraiment les revoir sans les exposer à un danger. Autant les oublier... « Okasan... J'ai à te parler... ».

Une heure plus tard, ou peut-être plus, je raccrochais sous un accord -à contrecœur- des deux cotés. Que pouvais-je dire à mes géniteurs pour qu'une tristesse sourde lacère mon cœur de la sorte ? J'ai plus envie d'y penser, alors je vais vous faire un rapide résumé. Je leur ai dit que j'ai trouvé une école en Amérique pour mes études supérieures, qu'elle était extrêmement bien et que ce serait mon rêve de quitter le pays, que j'aimerais qu'ils le comprennent. C'était difficile, j'ai dû promettre à ma mère de lui fournir toutes les informations nécessaires sur cette fameuse université, je voulais la convaincre, et ainsi de suite. M'approchant de mon bureau d'un pas lent, yeux vides, je tapais au hasard quelques demandes sur internet, afin de trouver une école privée d'outre-mer qui avait bonne réputation. C'était... horrible. Envoyant le mail, je me levais raclant la chaise, prête à y aller dans peu. Pour voir qui ?

Yomi. Pourquoi Yomi ? Parce que c'était la seule à pouvoir s'en sortir si je mourrais de sa main. De plus, qui de mieux pour un travail rapide en sans détours ? J'étais sûre qu'elle ne me dirait pas non, nous ne nous portions pas dans le cœur, l'une l'autre. Sans oublier que si c'est elle qui me tuait, il y  aurait beaucoup de chance qu'elle s'en sorte en vie, même sous la colère de ma Yume. Par contre, si je piochais dans un simple étudiant, feignant un combat qui aurait mal tourné pour moi, cet étudiant -innocent qu'il puisse être- ne s'en sortirait pas vivant. J'avais encore le suicide. Mais finalement pour cela, je me dégonflerai. Autant le demander à une personne tierce, personne que j'ai désigné comme étant le candidat idéal pour cette tache. J'étais peut-être folle sur le coup, mais en même temps, je ne voulais pas de ces yeux verts me regardant avec amusement. Je voulais qu'elle constate que je lui aurais contrecarré ses plans jusqu'au bout, peu importe comment elle s'y prenait pour qu'ils aboutissent. Ma mort la contentera peut-être, mais en même temps, j'aurai la satisfaction de lui rendre la vie difficile ne serait-ce qu'un court instant. Et Yume ? Ma chère Yume. J'aurais tant préférée m'enfuir avec elle, loin de cette femme monstrueuse. Mais Yume était trop imprégnée par cet être, qu'elle dise qu'elle la hait ou autre, elle lui sera toujours fidèle. Je ne lui en voulais pas pour cela, elle était ce qu'elle était, un être brisé étant tombé dans les mains d'un monstre.

M'habillant rapidement, avec des gestes machinaux, je laissais mon regard rubis se poser sur mon uniforme. Il était hors de question que je le mette. Choisissant donc un pull à capuche large et noir, un pantalon de la même couleur ainsi que des baskets noirs, je les enfilais rapidement avant de claquer ma porte et sortir. Où... Où elle pouvait bien être. À ce que je sache, Miri s'intéressait à elle, donc peut-être qu'elle serait dans les environs de l'emplacement de cette dernière J'espérais que non, je n'avais besoin d'autres spectateurs à part celle à qui je demanderai le coup de grâce. Tout en parcourant les couloirs tel un spectre errant au regard vide, j'appelais Yomi, lui demandant de venir dans le parc et raccrochant, n'attendant aucune réponse de sa part. Bizarre que cela puisse l'être, j'étais certaine qu'elle viendrait, c'était tellement étrange que je l'appelle que rien que cela, la pousserait à me rejoindre dans le parc. Au pire, je la rappellerai et dirai quelque chose qui l'énerverait. Pour ce qui était de mes cours avec Miri ? Elle ne m'en tiendra sans doute pas rigueur quand je serai morte.

Arrivant dans le parc rapidement -bah oui, vu que j'étais dans les dortoirs- il m'a tout de même fallu quelques longues minutes avant que je ne croise son regard mauve. M'approchant d'elle à grandes enjambées, je la saisis par la manche de son uniforme -faut pas croire non plus que je vais changer mes habitudes même devant la mort- et la traînais vers un endroit calme du parc, là où personne ne viendrait nous épier.

- Yomi, j'ai une demande à te faire. Cela va te paraître bizarre, mais... fais-le juste.

Affichant un visage déterminé, je matérialisais Wo-Kun qui vint rapidement se construire de toutes pièces près de ma silhouette, droite. Expression froide, je quémandais d'un regard silencieux à mon loup de se placer de manière à avoir Yomi en joue, ses canons -ma nouvelle invention- dressés vers son corps. Après avoir pris ma respiration, je plongeais mon regard dans celui de Yomi qui devait se demander quoi. Prenant la parole, je m’approchais toujours plus d'elle jusqu'à être à deux mètres de sa silhouette, Wo-Kun toujours près de moi.

- Je te donne une chance de me tuer. Si tu te rates, douée que tu es, je n'hésiterai pas à te tuer. Veux-tu voir ton cher Ranguren mourir de ma main, encore une fois ?

Un grognement sourd se fit entendre sur ma droite, appuyant mes dires, tandis que j'accentuais mes derniers mots. Je savais à quel point elle tenait à sa bête sacrée, cela ne pouvait que la mettre en rage. Je ne saurais dire si j'étais à ce point folle ou désespérée pour m'attaquer à Yomi de sorte qu'elle ne puisse que me tuer ou être tuée. Mais en même temps, si j'essaye de l'éliminer, personne ne pourra lui en vouloir de s'être défendue. Et je ne lâcherai. Pas avant qu'elle ne me tranche la tête après un combat. Du moins, un pseudo-combat. Il ne lui suffirait que trois secondes. Aller, du nerf. Affichant un sourire moqueur à son encontre, je disparus de sa vision pour venir me placer dans son dos -la téléportation quand on la maîtrise, c'est très pratique je vous dis- pour la pousser droit sur mon loup qui lui mordit le bras avant de s'éloigner d'un bon sur le coté.

- Alors ? Tu veux que je te montre comment on coupe des têtes ou quoi ?

Moi, l'énerver ? Bien évidemment.

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mar 18 Juin - 9:45

Tuer. Je devais tuer, encore et encore jusqu’à ce que mes mains soient imprégnées d’assez de sang pour que je l’oublie. Pour que son visage ne me hante plus, pour que mes pensées ne soient plus toutes dirigées vers sa personne. Salope, c’était une putain de salope que je devais trancher. Mais je ne pouvais pas, je ne savais pas le faire d’ailleurs … Elle … Ce monstre. Elle m’avait humilié pour mieux me soumettre, elle m’avait lâchement traité pour que mon amour soit tourné dans sa direction, mais jamais, jamais je ne lui dirai ce que je ressens. D’ailleurs je ne ressens rien pour elle, seulement l’envie de la tuer. Et dire que je pensais plus à l’Alien qu’à Deady … C’était de la folie. Folie qui ne s’arrêta pas seulement à des mots. En trois phrases je pourrai vous décrire pourquoi cette meuf m’insupportait, pourquoi le simple fait de la voir dans ma tête me donnait envie de me décapiter moi-même. Ca s’est passé hier, le premier véritable jour de son service si on peut dire ça. Après avoir passé la nuit dans Undai à errer comme une âme en peine à la recherche de je ne sais quoi, ce n’est qu’au petit matin que je suis rentrée chez moi. Ne daignant même pas adresser une quelconque parole à Kirai, je m’étais endormie. Neuf heures. Une masse lourde sur moi, une odeur alléchante et un « Je t’ai fait ton déjeuner Yomi-Chan, fais Aaaah ~ » Va te faire foutre. Et c’est ce que je lui dis, mais elle ne daigna me laisser tranquille, entre sa manie de vouloir « me laver le dos pour que ma Reine soit magnifique ~ » de son ton calme mais que je savais une certaine moquerie dedans et sans compter les « N’oublie pas que je suis là pour toi, Yomi-Chan ~ » Toujours avec sa sérénité à deux balles et pire … mon incapacité à savoir si elle est dans mon dos ou non. En parlant de ça, c’est un peu plus tôt dans la matinée, en plein cours de math que je captais qu’elle s’amusait à … ranger mon cartable. Accroupie près de mon bureau, un simple « Hi ~ Yomi-Chan ~ » de sa part et me voilà en train de hurler. Encore heureux que l’autre conne de Kaïla n’était pas présente sinon … sinon je serai morte. Déjà le regard des autres -incapables de savoir que je parlais avec un fantôme- me donnait la chair de poule, manquait plus que l’autre vipère aux yeux rouges. Galère. Donc après l’avoir gentiment chassée de la classe, par la fenêtre -faux, je n’ai même pas réussi à l’attraper puisqu’elle a disparu comme ça de ma vision- j’étais moi-même partie. Dix heures. Putain, le téléphone sonne, je réponds, l’autre ahurie. Quelques mots et me voilà tracer mon chemin vers le parc alors que mon téléphone sonna une fois de plus. Soupirant comme un bœuf en me demandant qui c’était, cette fois-ci, c’est des étoiles plein les yeux que je répondis à Yume-Sama ~ Que me voulait-elle ? Me dire Ô combien j’étais parfaite bien évidemment ~ Et surtout si je venais la voir dans le conseil tantôt pour que nous puissions jouer ensemble ~ Sérieusement ? Non, juste savoir si je n’avais pas vu la chienne qu’elle traînait avec elle. Lui répondant que justement j’allais aller la voir au parc, elle raccrocha elle aussi sans un mot … Continuant mon avancée en arrivant à la lisière du parc, mon téléphone sonna … encore et encore. Sentant déjà mes nerfs s’électriser, je répondis d’un ton sec. La reine des tarées en personne cette fois-ci. Et que me demanda-t-elle ? Si je n’avais pas vu Yume … Non mais c’est du foutage de gueule là ?! C’est ça ! Raccrochant en lui disant « NON », mon téléphone … sonna … pour la quatrième fois. Pleurant presque de désespoir un « Halo » et je raccrochais sans même répondre. Qui était-ce à présent ? L’autre blonde pour me demander si je n’avais pas vu Ayame. C’est ça … elles se foutent de ma gueule !

Écrasant mon portable entre mes doigts, je balançais celui-ci sur le sol en me retrouvant au milieu du parc. Regardant autour de moi, je désespérais en me disant que finalement, on s’était tellement bien foutue de moi que Kaïla ne viendrait pas. Elle était le début de tout ça ! Ouais, c’est cette salope … Miri a-t-elle mon numéro ?! M’en fou, j’ai plus de gsm. Tapant ma paume contre mon front, c’est avec une lueur d’espoir exagéré que je vis Kaïla apparaître … et son uniforme ? C’est bon, je vais la coller pour me sentir mieux. Affichant déjà un sourire moqueur, prête à lui dire qu’elle allait se ramasser quatre heures dans le conseil pour n’avoir pas mis son uniforme dans l’enceinte de l’école, je n’eus le temps de dire ou faire quoi que ce soit qu’elle me toucha pour me traîner je ne sais où sous des paroles incompréhensibles « Yomi, j'ai une demande à te faire. Cela va te paraître bizarre, mais... fais-le juste. » Fais le juste ? Si c’est pour faire un truc chelou du genre, sex-friend qu’elle m’oublie. C’est quoi cette manie d’avoir que des putains de gouines qui courent à Undai ?! Non mais c’est quoi, le royaume des lesbiennes en rut peut être ? Non sérieusement, les femmes me font peur ici. Grimaçant en me laissant faire tout de même, nous arrivâmes dans une pleine désertique. Même les arbres manquaient ici. Regardant autour, je m’arrêtais en voyant la bestiole dégueulasse de Kaïla se former autour d’elle … On m’explique ?

- Je te donne une chance de me tuer. Si tu te rates, douée que tu es, je n'hésiterai pas à te tuer. Veux-tu voir ton cher Ranguren mourir de ma main, encore une fois ?

Hein ? Et en français ça donnait quoi au juste ? Parce que là, j’ai rien capté. Restant perplexe devant ses paroles, je me demandais si c’était un piège, le genre de piège vicieux qui font que je me retrouve moi la tête coupée parce qu’elle aurait été se plaindre à Yume-Sama que je l’avais attaquée … Non, j’ai dit à sa majesté que Kaïla m’avait appelé … Ouais mais je ne lui ai pas dit pourquoi puisque je ne le savais pas moi-même. Restant un instant en retrait, je levais un sourcil en la voyant avancer pour se placer à quelques mètres devant moi … Elle était sérieuse ? Pourquoi voulait-elle mourir ? Non, pourquoi elle voulait se battre plutôt ? Je ne savais pas … Et ca me foutait de mauvaise humeur -genre encore plus qu’avec les coups de téléphone-. Agacée, je grinçais des dents jusqu’à ce que je capte rien à la vie quand elle se retrouva dans mon dos pour me faire basculer en avant et que son jouet ne vienne enfoncer ses canines d’acier dans mon avant-bras. Connard ! Grinçant des dents en laissant un juron traverser mes lèvres, je me relevais en matérialisant ma robe sous les paroles de l’autre pouffiasse. « Alors ? Tu veux que je te montre comment on coupe des têtes ou quoi ? » Qu’elle aille se faire enculer ! Fermant mes yeux doucement, j’inspirais en laissant la décoration de mon sabre voler au vent. Rouvrant ceux-ci, les gardant toujours mi-clos, je partis dans sa direction. Lame en main, faisant disparaître le fourreau en libérant Ranguren qui se jeta sur son loup -sans doute rempli d’explosifs comme la dernière fois- je créais une barrière autour de ma bête sacrée alors que ma lame s’approchait du cou de Kaïla, deux centimètres. Elle ne bougea pas … Salope ! Arrêtant ma lame avant que je ne la tranche, je l’envoyais grâce à mes pieds trois mètres plus loin en tapant dans son ventre. Grinçant des dents en voyant ma bête entière grâce à la protection fournie sur celle-ci, je m’approchais de Kaïla. Un air mauvais sur sa tête, je la jugeais du regard lame en main, tendue dans sa direction ;

- Ne me prends pas pour une conne Kaïla. Si c’était pour se foutre de ma gueule, tu aurais pu mieux te préparer. Pourri en enfer.

Un geste sec, un peu de sang, un regard perturbé, pas le sien. Laissant la surprise et l’incompréhension se dessiner sur mes traits, je restais muette en voyant Yume-Sama devant moi. Retenant ma lame de sa main, la pression exercée dans mon corps malgré moi laissait mon katana trancher sa paume, laissant son sang ruisseler sur le sol. « Je … ?! » Non, il n’y avait pas de place à cela puisque dans un dernier mouvement de je ne sais quoi, je n’eus le temps que de voir la robe de combat de ma chère reine et un crac. Il en était fini de moi. Que … ?!

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mar 18 Juin - 9:48

Un bruit, sourd, lourd et désagréable. Me tournant dans mon lit pour finir la tête contre le mur, j’essayais de pousser celui-ci en vain. Non, c’était moi qui devais … me lever. Ouvrant les yeux en grimaçant légèrement, je balançais mes couvertures au bout de mon lit en regardant ma chambre … Kaïla … Hum. Elle était où d’ailleurs ?! Ah oui. Le coup de fil de Deady ce matin … Dieu, fallait être quand même fou pour appeler quelqu’un à sept heures pour lui demander de venir pour parler. A se demander où va le monde. Me levant de mon lit en traînant les pieds, la salle de bains s’ouvrit à moi comme un réveil tapant sur ma tête pour me sortir de mes rêves. Passant sous la douche rapidement, j’enfilais mon uniforme avant de quitter ma chambre. Passant comme à mon habitude par le restaurant pour prendre mon déjeuner, une fois celui-ci pris, ce fut la salle du conseil des étudiants qui s’ouvrit à moi. Prenant place à mon siège … je … je dormis. Oui, je crois que sans le comprendre vraiment, je me suis endormie sur ma chaise tellement la fatigue me pendait au nez. Et pourquoi étais-je fatiguée ? Cela ne se résumait qu’à deux mots : Kaïla - Nuit. Voilà, je vous laisse imaginer le reste, moi je … je quoi d’ailleurs ?

Et bien ce n’est qu’une demi-heure plus tard, après avoir bavé sur mon bureau que je me réveillais pour la deuxième fois de la journée. Matérialisant du café pour en boire trois tasses l’une après l’autre, je laissais les dossiers de côté pour lire les news sur le net … rien, y a rien d’intéressant. Soupirant en finissant ma quatrième tasse, ce fut mon téléphone qui devint l’objet de mes convoitises. Appelant Kaïla, c’est avec un goût amer dans la gorge que je tombais sur son répondeur … Ayame lui aurait-elle fait quelque chose ? Me levant de mon siège pour aller voir de mes propres yeux ce qu’il se passait dans le bureau de la directrice, je passais les portes du dit bureau avant de me retrouver devant … Dead Master, devant son pc, un air concentré sur le visage. Pas de Kaïla ici, prête déjà à faire demi-tour, ce fut un « Je t’ai vu Yume-Chan ~ » qui me glaça le sang. Me retournant en faisant un signe de la main à ladite personne qui venait de me surprendre, je lui demandais timidement si elle n’avait pas vu Kurayami. Sa réponse ? « Non ~ » … Hum.

Partant du bureau en composant le numéro de Yomi -espérant silencieusement qu’elle l’a vu aujourd’hui en cours-, je demandais à cette dernière si elle n’avait pas vu Kaïla. La réponse de cette concernée ? Une certaine entrevue dans le parc. Restant perplexe en lui disant que j’arrivais, je raccrochais en traçant à travers les couloirs. Sentant mon cellulaire vibrer, je décrochais en croyant qu’il s’agissait encore de Yomi mais à ma plus grande surprise, ce fut Akiha … Elle me veut quoi celle-là ?! Si je n’avais pas vu Deady … Ah ? Lui répondant que j’avais quitté son bureau il y a de cela cinq minutes, je raccrochais sous un dernier « chaton » de sa part. Soupirant en accélérant le pas, j’arrivais à l’entrée du parc par le côté de l’arène. Appelant une fois de plus Kaïla, c’est avec agacement que je tombais une fois de plus sur son répondeur. A se demander à quoi ça sert d’avoir un téléphone si on ne s’en sert pas !

- Et merde …

Jurant silencieusement, je cherchais des yeux les deux personnes en continuant à avancer à travers le parc, trouvant enfin -ou plutôt sentant enfin- les deux personnes recherchées, j’arrivais sans doute au pire des moments puisque quand mes pupilles se déposaient sur Yomi, celle-ci était en robe de combat … prête à décapiter Kaïla au sol. Mon sang ne fit qu’un tour, mon corps entier bougea de lui-même et je me vis me téléporter entre Yomi et mon amie. Grinçant des dents en sentant la lame me couper la chair, je retenais le coup tout de même alors que … Bah que j’allais buter la fille qui me faisait face avec son air de merlan frit. Ne cherchant aucune explication, j’attrapais sa tête entre mes mains et la fis perdre pieds en lui brisant la nuque. Silence maintenant. Soupirant doucement en secouant le sang -mon sang- de mes mains, c’est dans un dernier regard las envers l’un de mes membres de l’élite que je me tournais vers Kaïla. M’accroupissant à sa hauteur, je lui adressais un sourire avant de lui demander d’une voix froide -habituelle à son ouïe sans doute- ;

- Ca va ? Je t’ai cherché toute la matinée … Oui, pas quand je bavais sur mes dossiers mais soit. Tu m’expliques pourquoi l’autre folle t’a attaqué ?

Non pas qu’il était difficile de comprendre les motivations d’une dégénérée s’appelant Tsuchimiya, mais tout de même. Laissant un petit rire jaune traverser mes lèvres en passant ma main dans les cheveux, je grimaçais en me rappelant ma plaie. Hum … faut réparer ça … Arg. Refermant ma blessure en laissant mes yeux descendre sur celle-ci, il ne me fallut pas plus d’une minute pour que plus rien ne se voit. Satisfaite de mon travail, je me redressais en tendant une main à Kaïla, l’invitant à se lever avec moi. Alors, alors, pourquoi elle était là avec Yomi ? Curieuse ? Quoi, tu ne savais pas ? Hum.

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mer 19 Juin - 19:19

Tout allait selon mes plans au point même que je me félicitais d'avoir choisi Yomi comme candidat idéal pour cette besogne. Une besogne, jolie manière de parler de sa vie, n'est-ce pas ? Ou pas. Parfois je me disais que j'étais complètement folle, au point du non-retour. Je ne m'étonnerai même pas qu'on me déclare bonne pour l'asile après des analyses psychologiques digne de ce nom. Quoi qu'il en soit, j'avouais être irréfléchie ou du moins de ne pas avoir pensé plus loin sur le sujet qui me préoccupait à cet instant. Me donner la mort, faut être con pour le faire. Mais en même temps, je ne voulais pas de cette vie, j'en avais ras-le-bol de supporter les méfaits de la directrice de Undai. Peut-être, si je n'avais pas Yume avec moi, j'aurais dit merde depuis longtemps, m'enfuyant loin de cette école de fous aux pouvoirs surnaturels. Non, peut-être que non finalement, si j'y suis restée après tout ce qui m'est arrivé entre ces murs, c'était justement pour le pouvoir de la matérialisation. Mais c'était avant... à présent, je n'en pouvais plus, je ne voulais plus lutter contre quelque chose qui était trop puissant, trop influent sur ce monde. Autant se laisser mourir, créant une pagaille monstre dans mon entourage. Oui, voilà.

C'est ce que je me suis dite en face de Yomi quand je m'amusais à la provoquer afin qu'elle ne pose pas de questions et m'attaque tout simplement. C'est quand elle matérialisa son arme que je compris que j'ai ben fait de la prendre comme adversaire dans ce petit coin reculé du parc. Il n'y avait qu'à voir sa façon de réagir après ma petite démonstration de forces. Sans crier garde, elle matérialisa son katana pour venir me décapiter, comme je le voulais. Sauf qu'elle ne finit pas son geste tandis que je ne daignais bouger, voyant du coin de l’œil que Wo-Kun se fit démonter de toutes pièces. Pauvre animal, moi qui l'aimais tant, je le regardais se faire détruire sans lui donner aucun ordre ni lui insuffler de la matérialisation pour qu'il se défende. Mais comme le sauver n'était pas mon but, je me concentrai d'avantage sur Yomi, fille qui ne me décapita pas, pourtant je lui ai laissé toute une ouverture large comme une piscine pour qu'elle mette fin à mes jours ! À la place d'une tête en moins, c'est un coup violent dans le ventre que je sentis, qui m'envoya quelques mètres plus loin. Malgré moi, ce geste de sa part me mit en rage, au point tel que j'avais une envie monstre de lui arracher les boyaux et les lui fourrer dans la gorge par la suite. Mais une petite voix me cria dans la tête que ce n'était pas ce que je voulais. C'est pour cette raison que je ne fis que sourire la défiant du regard, sans même matérialiser ma robe de combat.

- Ne me prends pas pour une conne Kaïla. Si c’était pour se foutre de ma gueule, tu aurais pu mieux te préparer. Pourri en enfer.

Restant au sol, je me retenais d'éclater de rire en voyant sa position ultime avant qu'elle ne me tue. Me préparer ? Mais j'étais parfaitement prête pour ce que je voulais. Évidemment s'il s'agissait d'un combat réel, je serais depuis longtemps en robe de combat ayant une multitude d'armes et de protections pour en finir avec cette fille. Après tout, si je l'ai battu une fois, je saurais le refaire non ? Mais là n'était pas le sujet, là j'avais mes derniers instants de vie sous les yeux, et c'est sous une dernière inspiration que je suivis sa lame qui vint à la rencontre de mon cou. Oui, elle venait, mais n'est jamais arrivée à destination. Et pourquoi cela ? Yume...

Non ! Non, non ! C'était impossible. Écarquillant les yeux de stupeur en la voyant juste devant moi, s'interposant entre la lame et mon cou, je n'eus le temps de dire ou faire quoi que ce soit que le corps de Yomi chuta au sol, inerte. Aïe... Merde. Mais qu'est-ce qu'elle faisait là, celle-là aussi ?! Grimaçant sous son regard bleuté qui vint à ma rencontre, j'eus mal au cœur en la voyant me sourire, contente de m'avoir sauvée. Peut-être même préoccupée. Eh. Détournant mon regard, je pestais intérieurement contre sa personne, elle était toujours là quand j'étais dans le pétrin, toujours là à venir me défendre se fichant grandement de mon avis. Et si je ne voulais pas que sa si importante et puissante entité vienne me sauver pour une fois ?! Je pouvais me débrouiller seule, c'est ce que j'ai décidé, mais non, parce que Yume était toujours là pour m'empêcher de faire... de me faire tuer en fait. À chaque fois que je voulais faire les choses à ma façon, je me mettais dans un merdier encore plus grand au lieu de m'en sortir. Oui, mais là, pour une fois, tout allait selon mes plans !

- Ca va ? Je t’ai cherché toute la matinée … Oui, pas quand je bavais sur mes dossiers mais soit. Tu m’expliques pourquoi l’autre folle t’a attaqué ? 

Soupirant lourdement, je me dis que dans d'autres circonstances, j'aurais ri trouvant sa tirade froide plus que drôle. Sauf que là, j'avais tout sauf l'envie de rire. J'étais en colère, non pas au point de hurler  à tout va, mais assez pour grimacer et lui jeter un regard noir. Me levant sans prendre sa main, c'est avec un certain malaise que je vis qu'elle était blessée. Mais même, je n'avais pas à culpabiliser pour sa part, elle avait qu'à ne pas se mêler de ce qui ne la regardait pas. Me détournant d'elle sans dire un mot, mes yeux se posèrent sur Yomi, au sol. Claquant ma langue d'agacement sur mon palet, je me décidais à faire face à mon amie. Bon sang, comment je vais faire maintenant ? Je vais lui dire la vérité ? Haha, la bonne blague. En mode « oh, elle voulait me tuer parce que je le lui ai demandé, tu sais.  » Non mais franchement, c'est elle qui m'enverrait dans un asile si je lui sortais cela de but en blanc. Quoi qu'il en soit, j'étais en colère et sans un bon meurtrier. Géniaaaaal !

- Non mais pourquoi tu as fait cela ? Aller jusqu'à lui briser la nuque, non mais sérieux Yume ! Tu pourrais parler au lieu d'utiliser la force ! Ou mieux, ne pas intervenir.

Sentant ma voix monter de plus en plus, je me tus finalement pour me détourner de sa personne, boudant comme jamais. Mettant mes mains dans les poches de ma blouse, je soupirais et soupirais encore sous le silence qui s'installa après mes dires. Évidemment que Yume ne pouvait comprendre pourquoi je m'énervais contre elle, après tout je devrais lui être reconnaissante de m'avoir si gentiment sauvée la vie. Bordel de merde, j'allais faire quoi maintenant ? Regardant Yomi au sol, une veine gonfla sur mon front tandis que je grinçais des dents. La voir ainsi me mettait plus qu'en rage. Elle aurait pu éviter Yume aussi celle-là, mais non, elle s'est fait descendre tout bonnement comme un amateur de premier rang. Un peu comme moi qui m'aurais fait tuer par Yomi. Haha. Pas marrant. Soupirant pour la énième fois, je me passais la main sur le visage avant de faire à nouveau face à ma chère amie. Tant pis, je devrais procéder autrement. Mais tant qu'elle n'est pas au courant, j'étais en quelque sorte dans la bonne voie pour y arriver.

- C’n’est pas grave... Il vaudrait mieux ne pas la laisser ici dans son état. Tu sais y faire quelque chose ?

Croisant les bras en la toisant, j'attendis qu'elle me donne son avis sur le sujet, ou tout simplement qu'elle me débarrasse de la vue de mon échec. Bon sang... J'aurais encore plus facile de me cogner la tête contre le mur jusqu'à ce que la mort s'en suive. Ha...ha. Culpabilisais-je pour Yomi ? Non pas du tout, au contraire, j'étais limite exaspérée de la voir comme cela.

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mer 19 Juin - 19:42

Ma journée commença bien. Du moins c'est ce que je pourrais dire vis-à-vis de la semaine dernière. Je ne me suis pas complètement remise de ma perte, mais cela allait mieux après que le corps d'une certaine fille se vit enterrer dans la forêt. Je n'y suis plus retournée pour voir si elle était bel et bien morte dans sa tombe improvisée, mais une certitude disant que c'était bien le cas, planait au dessus de ma tête, me rendant d'autant plus coupable. Culpabilité depuis longtemps conditionnée par mon alter-ego qui trouvait cette expérience plus qu'amusante.

Mais passons au clou de cette journée et de mes soirées depuis l'arrivée de Miri dans l'institut. Cette femme affreuse me rendait mal à l'aise rien qu'à penser à son nom. Cette femme folle qui m'eut dévoilé un secret que j'aurais préféré ne jamais découvrir, restant dans l'ignorance totale. Mais non, rien ne pouvait se passer comme convenu dans cette école, rien ne pouvait aller dans mon sens. C'était faux, j'étais plus que satisfaite de ma montée dans ce petit monde à part, mais je n'en restais pas moins dégoûtée de savoir que tout cela était orchestré par le seul homme que je n'eus jamais aimé. Keitaro... « Ou devrais-tu dire Izanagi Eimin. » Je sentais toute la rage de mon ombre monter en moi comme une flèche, son sifflement dédaigneux ne voulant s'interrompre, provoquant des maux de tête qui me mettaient presque à genoux. Franchement... Si je devais me fier à mon sombre coté, je ne voudrais que la mort de cet homme qui m'a trahi et qui a tout autant fait du mal à la directrice. Mais moi, en tant que femme aux sentiments purs, je restais persuadée que quoi qu'il ait fait, il l'a fait dans un but précis. Il l'a fait pour Ayame-Sama comme l'aurait dit Miri. Et par dessus tout, il ne s'est pas joué de moi, enfin si, il l'a fait, mais son amour pour moi était sincère, j'en étais persuadée. Par contre, pour l'instant, je ne saurais dire contre qui j'étais le plus en colère, contre lui, ou peut-être Miri qui savait tout de mon fiancé et qui cachait cela à la directrice... ou encore, contre moi-même qui n'osais aller le dévoiler à cette dernière ? Je ne saurais le dire. La seule chose qui était certaine, c’est que je me trouvais entre le marteau et l'enclume.

D'un coté je redoutais la réaction d'Ayame quand elle apprendrait cela, je connaissais mieux que quiconque son passé, je savais qu'elle tenait à son frère, mais quand elle saurait que ce dernier était en vie, comment serait-elle ? Se sentirait-elle trahie ? Sans doute. C'est pour cela que je devais la prévenir au plus vite. Mais d'un autre coté, si je le faisais, elle s’effondrerait. Et qui dit Dead Master sans repères, dit la fin du monde sous sa colère démoniaque. Et puis en plus de cela, si elle l'apprenait de ma bouche, je serais sans doute la première en ligne de mire. « Oui, mais si elle apprend que tu le savais mais que tu ne le lui as pas dit, ce serait pas mieux, Akiha. » Voilà qui nous mettait dans une impasse. D'un coté il y avait ma conscience de porter ce lourd fardeau, et de l'autre la peur de dévoiler le tout à Ayame-Sama. Si seulement cela pouvait être plus facile. Mais ce n'était pas le cas, alors je ne pouvais tout simplement pas rester ici -dans la salle des profs- à ruminer mes pensées. Pourquoi étais-je dans la salle des profs au juste ? Pour éviter la directrice. Je ne l'ai pas vu depuis la nuit dernière, préférant rester loin de sa personne pour ne pas dévoiler quelque chose malencontreusement sous une pulsion soudaine, du moins je ne voulais rien lui dire avant de peser les pours et les contres.

C'est après une bonne demi-heure de séance intensive de « buvage » de café serré que je me décidais à agir. Si je restais muette et absente, rien ne s'arrangerait. De plus, je n'avais à écouter Miri qui m'eut défendue de dire quoi que ce soit à ce sujet à la directrice. Je trouvais cela plus que juste de  lui dévoiler tout. Mais en même temps, j'avais encore des doutes. Si Kei restait dans l'ombre, Miri avait peut-être raison de ne rien dire, du fait que tant qu'il ne se montre pas, Ayame continuerait son cycle de vie sans se préoccuper du reste. La seule chose qui m'effrayait, c'était sans doute le fait qu'elle a pris Kei -son frère- pour cible. Peut-être que je devrais la dissuader de s'en prendre à lui ? Ainsi perpétuant le secret sans qu'il y ait de casses. « Nous aviserons quand nous la verrons ~ » Mon ombre avait raison, ce n'est pas en se cachant de la vue de la directrice que j'allais avancer. Prenant mon courage à deux mains -sans savoir ce que j'allais faire précisément pour ce problème- je ne tardais plus à retrouver ma chère directrice. Après tout, elle devait être à moi, j'avais besoin d'elle et de son pouvoir, et il n'y avait rien au monde qui pouvait la briser. Rien. Je l'espérais de tout mon cœur.

Je ne pris pas beaucoup de temps pour retracer le chemin de Dead Master dans l'école. Je savais qu'elle eut un entretien avec le petit chaton du nom de Kurayami dont la raison restait obscure à mes yeux. Alors, elle devrait se trouver dans son bureau, n'est-ce pas ? Sauf que quand j'y suis arrivée, il n'y avait personne. Je n'avais guère envie de courir dans toute l'Académie pour la trouver, c'est pour cela que j'appelais Kaïla afin qu'elle me dise quoi, vu qu'elle devait être la dernière à avoir vue la directrice. Aucune réponse. Ne me démoralisant pas pour autant, je piochais le numéro de Yomi dans mon répertoire, mais rien de ce coté là non plus. C'est en allant prendre quelque chose dans la cafétéria que je finis par appeler Yume qui m'eut gentiment répondu qu'Ayame devait se trouver à présent dans son bureau. Parfait ~ Mangeant à la va-vite, c'est d'un pas décidé que je me dirigeais vers le bureau, m'arrêtant devant la porte de ce dernier sans broncher. Combien de temps faudra-t-il à Dead Master-Sama pour se rendre compte que j'étais là ? Pas longtemps, tellement pas que c'est dans un « Entrez ~ » enjoué de sa part que je franchis la porte et fis face à celle qui était mon amante.

C'est dans un mouvement souple de sa silhouette qu'elle releva la tête pour venir me transpercer de son regard vert... le même que celui de Keitaro. Riant presque de me voir, tandis que moi, je restais assez sombre, fermant la porte derrière moi, et ne daignant m'approcher de trop près pour venir l'enlacer, c'est sans aucun mouvement que je la fixais. Maintenant que je me trouvais devant elle, étais-je décidée ? Non, au contraire, je doutais de moi d'autant plus. « Akiha-Chan, mon cœur ~ tu m'as manqué toute la journée. Où étais-tu passée ? ~ » Grimaçant invisiblement, je répondis vaguement que j'avais énormément de choses à faire. Pour la première fois de ma vie, je me sentais comme un enfant cachant quelque chose de la plus haute importance et essayant de ne pas se faire griller. Moi qui étais maître des sentiments, me voilà démunie devant sa désinvolture et mes propres connaissances. Et je crois que cela s'est vu sur mes traits, car Ayame-Sama se leva avec un air curieux sur le visage. Elle devait se demander quoi, et je le compris quand une question -dite innocemment de sa voix mielleuse- résonna à mes oreilles, me donnant froid ans le dos.

- Maaah ~ Puis-je savoir ce que Akiha-Chan me cache pour me faire un visage si fermé ? ~

Et ce fut le tour de mon ombre de s'exprimer dans mon esprit, d'une manière tout à fait digne d'elle, en ironisant ce que je savais mais que je ne voulais formuler devant la directrice. Pour son propre bien. « Oh c'est rien, nous t'évitions juste pour ne pas te dire que Kei, notre cher fiancé s'avère être ton frère qui est moins mort que tu ne le crois. » Sentant son corps s'approcher du mien pour me prendre par les épaules afin de mieux me regarder avec son sourire éclatant, c'est sous la pensée de cette chose sombre dans ma tête que j'essayais de rester neutre, ne montrant en aucun cas mon désarroi.

Sauf que ce ne fut pas moi qui me décomposai sous ses yeux brillants, mais bel et bien Ayame-Sama qui pâlit sous mon regard clair. Un instant j'ai cru qu'elle allait tomber comme une feuille morte sans aucune raison. Et c'est ce qui arriva d'ailleurs. Je la vis faire un pas en arrière et se mettre à hurler, tombant au sol soudainement dans des cris que mon ouïe ne supportait pas. Je voulais m'en approcher, tendant déjà la main, incompréhensive de ce qui se passait, mais une aura sombre se propagea dans l'air pour... Sentant mon cœur s'arrêter de battre un instant sous les hurlements de Dead Master-Sama, c'est avec horreur que je sentis tout mon pouvoir me quitter soudainement le temps d'une fraction de seconde. « Akiha ! Attention ! » Je n'eus le temps de réfléchir tandis qu'un frisson monstre s'éprit de moi avant que tout ne revienne d'un coup, me donnant le vertige. Se fiant à mon instinct de survie, je matérialisais à la seconde même ma robe de combat tandis que mon ombre sortit pour faire barrage entre moi et la directrice. Je ne comprenais pas ce qui se passait quand une onde de choc me propulsa contre un mur tandis que je construisais une barrière autour de mon corps afin de ne pas me voir mourir dans une explosion de couleur verte. Je ne voyais plus rien, j'avais juste une sensation d'horreur qui me collait à la peau tandis que je luttais contre une force monstrueuse qui ne voulait que m'écraser dans un cri d'Ayame-Sama. Renforçant ma barrière, c'est dans un flash sombre que je vis mon ombre détonner dans le tas et foncer droit sur la directrice pour l'entourer de sa consistance vaporeuse. Fumée qui ne tarda pas à se désintégrer. Tout autant stressée que je pouvais l'être, je réagis plus par instinct qu'autre chose, essayant d'enfermer les ondes de matérialisation de la directrice dans une autre boule de matérialisation dont le centre était justement Ayame-Sama. Je n'allais pas y arriver, sa puissance était trop importante pour que je puisse la contenir. À chaque pulsion -détonation de pouvoir- je grimaçais d’avantage, essayant de tout mon être à ne pas voler en éclat comme mon ombre quelques secondes auparavant. Sentant la sueur dégouliner de mon front, c'est avec terreur que je réalisais que j'allais me faire désintégrer par cette force sans nom.

- Ayame-Sama !

Même ma voix sonnait sourd dans cette pièce explosée de tout part par les ondes répétitives de matérialisation sortant du corps entier de la directrice de Undai. Il n'y avait que ce bruit de mort qui planait ici accompagné par les hurlements déchirant de mon amante.

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mer 19 Juin - 20:41

Un fin sourire, un petit geste vain et me voilà éclatée et incomprise devant un regard, un soupir, Kaïla. Je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé, quand je suis arrivée, Yomi et Kaïla se battaient, ou plutôt, Yomi allait tuer Kaïla. Oui, dit comme ça, on pouvait déjà comprendre pourquoi j’ai accouru comme une forcenée pour arrêter la lame du monstre décapiteuse de Undai, c’était dans un geste totalement naturel que je m’étais interposée entre la lame et la tête de mon amie. N’était-ce pas normal de réagir ainsi ?! J’aurais dû la laisser prendre la tête de ma seule … véritable … source de bonheur ?! Non. Il en était hors de question, j’avais un devoir, un besoin … celui de protéger à tout jamais Kurayami car après tout, elle formait mon tout. Mais mon geste fut mal, je me suis trompée … Non ! C’était elle qui était en faute, en erreur pour me parler ainsi !

- Non mais pourquoi tu as fait cela ? Aller jusqu'à lui briser la nuque, non mais sérieux Yume ! Tu pourrais parler au lieu d'utiliser la force ! Ou mieux, ne pas intervenir.

Crève. Sentant mon cœur se serrer sous ses dires, je fis un pas en arrière pour éviter de lui mettre mon poing dans le visage. Non mais sérieux ?! C’est quoi ça ?! Attends, c’est comme ça qu’on dit merci aux gens qui viennent nous sauver d’une mort certaine ?! Ok si elle ne voulait pas me le dire, je m’en foutais encore mais là … Mais merde ! Grinçant des dents en serrant mes poings, je laissais mon regard fusiller Kaïla. Mais qu’elle boude seulement ! Qu’elle évite mon regard et qu’elle parte si  elle veut mais, mais ! Arg. Et ce « Arg » stoppa le reste de mes pensées. Restant silencieuse devant elle, je ne daignais bouger ou même émettre un quelconque son. Si elle était énervée, ce n’était pas ma faute, je n’avais rien fait de mal aux dernières nouvelles. A dire vrai, j’étais même venue la chercher en espérant lui proposer un petit week-end tranquille quelque part pas loin de l’école, mais quand même assez loin pour changer d’air et en profiter pour se faire un petit camp spécial d’entraînement. Chose que je savais qui n’allait que ravir Kurayami … alors pourquoi cette espèce de lunatique tirait-elle encore la tête ?! Je ne savais pas et cela m’agaçait. Tapant presque du pied en perçant son corps de mes yeux, je ne me détachais pas un instant de son corps jusqu’à ce que … jusqu’à ce que mademoiselle Kurayami décide enfin m’adresser trois mots. Trois ? Un peu plus, mais pas assez pour me rendre de bonne humeur en tout cas.

- C’n’est pas grave... Il vaudrait mieux ne pas la laisser ici dans son état. Tu sais y faire quelque chose ?

Suivant son mouvement du regard, je déposais mes yeux sur Yomi, bouffant toujours la terre sur laquelle elle était allongée … Hum. Levant les yeux au ciel en secouant ma tête, je fis un pas dans sa direction avant de me glacer en sentant un souffle dans mon cou. Faisant presque un bon de trois mètres en position d’attaque, je me décontractais en voyant Miri -me faisant un signe comme si cela était tout à fait normal de la voir débarquer de nulle part-. Tapant ma main sur mon visage, je la laissais s’exprimer, me demandant silencieusement depuis quand elle était là. « Ma petite Yomi-Chan s’est faite manger toute cru par un monstre de méchanceté ~ Devrais-je venger mon élève ? ~ ». Non ! Levant les mains en faisant un signe significatif disant bien que non, cela était inutile tout en essayant de balbutier quelque chose d’incompréhensible, je finis par renoncer à m’exprimer. Soupirant longuement, je laissais un ange passer avant de prendre la parole ;

- Si tu savais contrôler un peu « ton élève », ca m’empêcherait de devoir lui briser la nuque. Et sinon … Ca fait longtemps que tu es là ?

Une question comme un autre ! Je voulais savoir. Non, mais oui, parce que si elle était là depuis longtemps, cela voulait dire qu’elle savait ce qui avait poussé Yomi à prendre la tête de Kaïla … Oui, j’ai dit que je m’en foutais en haut, mais là, c’était avant. Attendant sa réponse en gardant mes yeux rivés dans sa direction, je ne m’attendais pas à ce qu’elle aille vers Kaïla pour … pour lui dire quelque chose à l’oreille que je perçus difficilement … un truc comme quoi elle savait quelque chose et que c’était mal. De quoi me foutre les nerfs à fleur de peau en sachant que personne n’avait l’air de vouloir me répondre. Bande de … Arg. Soupirant une fois de plus en passant ma main devant mes yeux, je me rapprochais des deux femmes d’un air nonchalant alors que je sentais mon énervement exploser dans peu. Posant ma main sur la tête de Kaïla, je fronçais déjà les sourcils prête à la réprimander sur sa manière si … si « elle » de me parler.

Haha. Mais c’est que je n’ai pas eu le temps. Je ne sais pas l’expliquer, mais d’un seul coup j’eus l’impression que le monde s’était arrêté … comme si il y avait un problème quelque part. Un problème que je ressentais assez fort pour que je m’arrête dans ma tirade et qu’en moins de cinq secondes je perde pieds sous une bourrasque de vent. Le temps d’un souffle, j’ai senti mon monde s’écrouler pour finalement me faire baffer de plein fouet par ma propre puissance. C’était … atroce.  Tellement que je crus m’évanouir en sentant toute ma matérialisation s’extirper en dehors de mon corps, matérialisation qui revint d’ailleurs mais en ce court instant de vide, beaucoup de choses se sont produites. Que ce soit la manière si désinvolte dans laquelle Kaïla a chuté en avant, ne me donnant qu’une seconde pour la rattraper et qu’elle ne s’écrase sur le sol, il fallut que l’inexpressive montre enfin -trop- d’expression d’un coup quand elle hurla comme si on venait de lui arracher la tête. Premièrement choquée de savoir qu’elle savait « exprimer sa peur », c’est dans un dernier mouvement brusque que je me tournais vers les bâtiments principaux quand une explosion se fit entendre. Explosion suivie d’une lueur verte qui s’échappa du toit, brûlant ou plutôt détruisant tout sur son passage. Entrouvrant les lèvres, je … perdue.

Détournant le regard vers Kaïla en croisant le sien -sans doute incompréhensif-, je ne lui laissais le temps de dire ou faire quoi que ce soit que j’allais attraper Yomi, Miri et sa personne pour venir nous téléporter un peu plus loin. Impossible, quatre personnes, je ne saurai le faire en une fois ! Lui demandant silencieusement de prendre Miri-Tan avec elle, je me chargeais de Yomi que je pris dans mes bras avant de disparaître du parc pour venir réapparaître un peu plus loin. L’arène. Le vide. Un court instant … je crus la voir disparaître. Secouant la tête en continuant mon avancée en vitesse grand V, je lâchais Tsuchimiya dans un coin sûr avant de rattraper Kaïla qui devait se trouver déjà dans le bureau d’Ayame. Du moins c’est ce que je crus, mais je croisais celle-ci à l’entrée, bloquée par une foule monstre hurlant à la mort. Mais c’est quoi ce bazar ?! Poussant le peuple pour nous frayer un passage, c’est en arrivant dans le bureau d’Ayame que mon cœur s’arrêta. Que ?!

N’attendant pas une seconde pour matérialiser ma robe de combat, je laissais un léger bruit sourd traverser mes lèvres alors que je repoussais les ondes sortant de la pièce. Tapant de mon poing dans celui-ci, je fis une légère brèche pour venir y mettre un bouclier qui se rependit autour de celui formé par quelqu’un d’autre déjà. Akiha. La voyant elle aussi vêtue de sa robe, il ne me fallut pas un mot de plus pour comprendre que la situation était … incompréhensible ?! Que se passait-il ?! Voyant Miri activer sa robe également, elle forma à son tour un bouclier autour du mien, bloquant mes mains sur ceux-ci, nous essayâmes toutes de canaliser le centre de cette explosion … Ayame. Pourquoi … que se passait-il ?! Était-elle la cause de tout ça … Oui, la question ne se posait pas, mais pourquoi putain de merde ?! Moi vulgaire, devant ça, toujours. Grinçant des dents en venant hurler à l’encontre de la directrice, je laissais mes cordes vocales se heurter contre sa personne en vain ;

- AYAME !

J’aurais dû ajouter « Tu veux bien arrêter de détruire l’école, s’il te plaît ? » Haha. Merde. Il fallait faire quelque chose ! Il fallait … du pouvoir. Fermant les yeux, je laissais mon esprit criser sous une demande impossible de ma part … Je n’avais pas … Nous devions, peut être ensemble … une chance … Peut être … Non … On dépendait toutes d’elles mais … Miri … Non … Akiha alors ! Non … Mais si. Levant les yeux vers Akiha, je formais autour de son corps un bouclier que j’endurcissais de toute la matérialisation que je pouvais utiliser pour celui-ci. Attrapant Kaïla pour l’attirer contre ma personne, je lui demandais d’un regard si je pouvais prendre son pouvoir également. Je n’attendis pas une réponse pour déposer mes lèvres sur les siennes, lui retirant le peu de pouvoir qu’elle ait encore de moi dans son corps. Réinjectant tout ceci dans le bouclier formé autour d’Akiha, il était temps qu’elle agisse.

- Miri-Tan ! Kaïla ! Soutenez le bouclier nous … nous …

Attrapant la main d’Akiha, je l’enveloppais contre mon corps en nous téléportant dans un espace temps, arrivant malgré moi dans cet endroit, c’est dans un dernier juron de ma part que je retournais là où était Ayame. Dans son bureau, mais pas derrière son attaque mais en plein centre, là où le noyaux hurlait, là où le pouvoir était le plus vif, là où je sentais mes muscles se déchirer sous la moindre onde. Tombant au sol dans un cri de douleur, je demandais dans un dernier souffle à Akiha « Sauve … la ». Elle ne risquait rien, nous la protégions tous, nous étions tous … là pour elle, elles, nous. Me téléportant pour la dernière fois en dehors du bureau, je sentis mes os craquer quand j’atterris, le dos le premier dans un mur faisant face à cette salle de malheur. Grimaçant en me levant, je fis un pas en avant … La fin ? Hum. Jamais. Jamais, je ne permettrai cela si je ne l’ai pas décidé ! Des gens … il fallait … Non ! Levant mes mains vers le bouclier, dans un dernier mouvement, j’aidais à maintenir celui-ci. AKIHA !

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mer 19 Juin - 22:46

C'était l'enfer total dans lequel je ne pouvais que compter sur moi et mon pouvoir. Luttant comme une acharnée contre la puissance monstrueuse qui ne voulait que destruction de ce monde, je n'arrivais guère à saisir la cause de ces explosions. De plus, il n'y avait personne pour m'éclairer sur le sujet, même mon ombre, disparue ne laissant qu'une sourde présence dans mon esprit, ne donnait signe de vie pour s'y intéresser. Il n'y avait rien que je puisse faire dans cette situation, seulement espérer que quelqu'un, n'importe qui, vienne pour calmer et maîtriser cet être incontrôlable entouré d'une masse de matérialisation verdâtre. Grinçant des dents, je me retenais pour ne pas lâcher prise sous mes mains qui brûlaient sous l'intensité de force s'y collant. Je n'avais aucune chance de tenir contre Ayame-Sama que ce soit par le pouvoir ou encore par la compréhension du moment. Pourquoi ?! Dites moi juste pourquoi a-t-elle pété un câble au point de ne laisser que poussière sur son passage, pourquoi elle faisait cela ? Mais rien ni personne ne saurait le dire, et encore moins moi. Après tout, je craignais qu'elle réagisse de la sorte, mais ceci, ce serait quand elle apprendrait l'existence de Keitaro et de qui il était. Pourtant, je ne me rappelle pas le lui avoir dévoilé, de plus elle était de bonne humeur avant que d'un coup, elle n'éclate. Définitivement, je ne savais ce qu'il se passait, mais une chose était sûre, je n'avais guère le temps à la réflexion. Je devais agir. Mais comment ? Il me fallait de l'aide, à tout prix.

Et comme si quelqu'un eut écouté mes pensées, une autre puissance vint me soutenir dans cette lutte monstrueuse. N'ayant le loisir de détourner mon regard de ce que je faisais, devant me concentrer totalement dans la tache qui m'incombait, je doublais de puissance pour soutenir cette autre force m'épaulant. Un professeur... Non, c'était encore plus puissant, était-ce... ? Jetant un coup d’œil sur le coté, je vis dans la pièce trois autres personnes, dont Yume. Ce fut elle qui me vint à la rescousse en premier, entourant mon bouclier du sien afin qu'il soit plus solide, suivie de Miri qui fit de même. Sur le coup, je n'ai pas pu espérer mieux comme allié pour soutenir la puissance de la directrice de Undai dans toute sa... son vouloir de destruction. Coulant à nouveau mon regard sur le noyaux de puissance, je grimaçais tandis qu'une voix revint pour siffler légèrement dans mes oreilles sous les cris de Yume. « Akiha, je ne tiendrai p... » Même mon ombre ne pouvait résister aux ondes, devant se terrer dans mon esprit, épuisée et anéantie de tout part, s'effaçant de ma tête pour ne laisser qu'un souffle de vide derrière elle.

Ma priorité était de garder ce bouclier renforcé en place avec l'aide des autres personnes présentes dans la pièce. Mais sous cette aura qui n'arrêtait pas de pulser, nous ne tiendrons pas éternellement avant que tout n'éclate. Je priais pour qu'Ayame-Sama soit à court de ses forces, mais c'était vain. Elle était la créatrice de Undai, elle partageait ses pouvoirs avec des centaines d'étudiants et autres gens à travers le monde, et ce n’était pas nous, trois malheureuses étudiantes gradées qui allait pouvoir canaliser cette entité. Il nous faudrait un plan, et toute l'école entière pour passer à travers les mailles vertes enveloppant la directrice et ainsi, la stopper. Mais c'était impossible, les chatons de cet institut ne viendraient pas nous aider en aucun cas, c'était trop dangereux pour eux. De plus, les ondes de chocs répétitifs ne nous laissent pas la moindre marge de manœuvre pour s'approcher du corps d'Ayame-Sama à plus de trois mètres.

Ce furent ces sombres pensées de notre fin prochaine qui me hantaient jusqu'à ce qu'une chaleur vienne me perturber et dévier mon attention. Croisant le regard bleuté de Yume, je ne compris pas ce qu'elle me voulait et encore moins ce qu'elle faisait en m'enveloppant de sa propre matérialisation. Mais même ainsi, je savais qu'elle avait un plan, plan que je ne tardais pas à connaître après qu'elle eut donné quelques directives aux deux autres personnes présentes dans la pièce. Laissant la jeune femme nous téléporter dans un endroit étrange, j'eus un hoquet de surprise avant de briser mon bouclier général pour m'en envelopper à présent, rejoignant celui de Yume et des autres. Un frisson d'horreur et me voilà à quelques centimètres du corps de Dead Master, étendu au sol. Rivant mon regard clair sur Yume avec un soupçon de peur, je ne fis que hocher la tête sous ses paroles avant qu'elle ne disparaisse, me laissant seule à seule avec Ayame dans sa bulle.

- Sauve … la.

Je devais agir au plus vite. Si les femmes à l'extérieur lâcheraient prises, je me verrai tomber en poussière en moins d'une seconde. Paniquée avec cette urgence à travers la gorge, c'est avec difficulté que j'atteins le corps d'Ayame-Sama, m'accroupissant à sa hauteur, je grinçais des dents quand je sentis toute ma peau me brûler de l'extérieur. Il fallait que je trouve quelque chose, que je l'arrête, que ce soit pour Yume ou pour le reste de cette école. Si nous n'y arrivions pas, personne n'y arriverait et ce serait la fin de Undai, de la matérialisation et de millier de vies. Résolue à faire tout mon possible, je déposais ma main sur la tête de la directrice avant de fermer les yeux dans un dernier soupir d'espoir. Il fallait que je la calme, quitte à me perdre dans les méandres de ses ténèbres.

Plongeant, ou devrais-je dire plutôt, propulsant mon esprit dans le sien, c'est avec une certaine appréhension que je pénétrais dans une masse sombre, sans dessus-dessous où toutes les personnalités de la vie de Dead Master défilaient devant mes yeux, se heurtant les unes aux autres dans une danse disparate. J’espérais de tout cœur que Yume tiendra le bouclier autour de moi assez longtemps pour que je puisse décortiquer les pensées sous mes yeux avant que mon corps ne devienne qu'un lointain souvenir. Je le sentais, je sentais mes muscles brûler lentement sous ma peau, je sentais tout mon être comprimé et écrasé sous la pression, ne tenant que grâce à la force qui repoussait le allô verdâtre autour de moi. Ouvrant mes yeux -gris presque blancs- dans cet nouvel univers, c'est avec peine que je cherchais, traversant l'imaginaire pour attraper ce que je convoitais. Et qu'était-ce ? La forme la plus exacte de la directrice. Non pas Dead Master faite de cruauté, non pas la petite Ayame trahie par l'humain, mais bel et bien mon amante, celle dont j'eus la joie de voir le sourire, entendre les paroles dénuées de toute méchanceté. C'est dans un cri de rage que je me heurtais à une barrière noire qui me séparait du « vrai » elle, de la partie que je voulais calmer de son esprit. Hurlant contre ce barrage tout en repoussant les autres entités qui m'entouraient c'est dans un dernier cri désespéré que je fis sortir mon sombre coté, le propulsant droit sur le mur, utilisant toute sa haine pour le briser en milles morceaux. À bout de force, je vis cette partie de moi disparaître dans un dernier sifflement avant de me jeter littéralement sur le souvenir régissant Ayame-Sama.

- Ayame-Sama... Arrêtez ! Réveillez-vous !

La prenant dans mes bras, je ne lâchais pas son corps, grimaçant sous le hurlement déchirant qui résonna dans l'espace, assez fort pour me briser les tympans. N'en démordant pas, j'envoyais toutes les images apaisantes que je pouvais en plein dans son esprit après avoir déposé ma main sur son front. Rendant l'atmosphère tranquille, je calmais tout, même moi-même. Laissant tout le stress s'envoler, toute la haine se volatiliser, je donnais de la valeur aux sentiments de bien-être. Je n'avais pas d’autres pouvoirs pour arrêter la directrice. La force brute était inutile, et ce, je le compris quand j'eus croisé le regard de Yume quelques minutes auparavant. Il fallait agir mentalement, il fallait briser cette force haineuse de l'intérieur, et qui mieux placé que moi pour y parvenir. Sentant une aura douce envelopper mon corps et celui d'Ayame-Sama, c'est dans un dernier cri horrifiant de sa part que je pris le contrôle dans son être sans repères. J'étais certaine que si elle était en possession de tous ses moyens, je n'y arriverais jamais, mais là, tout en elle n'était que trouble.

Le corps en sueur, j'ouvris les yeux dans un léger soupir fatigué, replongeant dans la réalité. Tenant le corps d'Ayame-Sama dans mes bras, accroupie sur le marbre froid de son bureau, je tournais mon regard troublé vers Yume. C'était... désolant. Cette pièce était un vrai désastre, si on pouvait encore appeler cela une pièce. La directrice inconsciente serrée dans mes bras c'est d'un signe de la tête affirmatif que je fis comprendre aux concernées que j'avais la situation sous contrôle. Bon sang, quelle horreur que c'était. Baissant mon regard sur le visage serein sous mes yeux redevenus bleu ciel, je me posais énormément de questions. Je n'eus le temps de décrypter la raison de son comportement quand je fus dans son esprit sous l'urgence de la situation. Et maintenant qu'elle fut évanouie, je ne saurais y lire quoi que ce soit non plus. Relevant à nouveau mon regard, inquiète, je m'adressais directement à Yume, la seule personne à qui je pouvais faire en quelque sorte confiance sous la faiblesse d'Ayame-Sama. Ma voix résonna faiblement à mes oreilles tandis que je parlais.

- Je ne sais pas ce qui s'est passé...

Soupirant, je me relevais déposant délicatement la tête de la directrice au sol, puisant dans les restes de mon propre pouvoir pour la faire léviter délicatement à quelques centimètres du marbre. Déterminée à mener à bien cela, je sentais une nouvelle urgence monter en moi. Détournant ma vision de la directrice, je grimaçais en entendant des cris et des bruits du fracas en dehors de la pièce. Maintenant que les ondes disparurent, on pouvait entendre distinctement ce qui se passait dans cette Académie, que ce soit les cris ou encore la matérialisation.

- Les chatons... Il faut s'occuper de cette école. Yume, ne t'inquiète pas pour Ayame-Sama, elle ira bien.

Voyant le désarroi sur les traits de cette dernière, je dus la réconforter, ne sachant, ne pouvant la laisser dans son état de totale incompréhension. Sur le coup, je la comprenais, nous étions sans doute les deux seules personnes de cette pièce qui nous inquiétions véritablement de la directrice de Undai.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mer 19 Juin - 23:19

J’avais mal, terriblement mal mais je n’avais le temps de me laisser aller. Le bouclier qui protégeait Akiha devait être tenu, je n’avais pas peur de laisser Kaïla et Miri s’occuper du reste, après tout, elles y arrivaient mais pas assez pour que je leur demande de l’aide pour ma tache. Fermant les yeux en gardant une main levée vers le centre de ce foutoir, j’essayais de visualiser Akiha tant bien que mal, formant une image pure et nette dans mon esprit où je voyais son corps s’enrouler avec le mien, où je voyais mon propre pouvoir protéger cet être que je détestais tant. Mais là n’était le moment à ces sentiments, nous devions nous aider, pour nous. Grimaçant en sentant la douleur de mes membres se déchirer sous la fatigue, c’est par une chance incompréhensible que je vis une autre personne débouler dans la pièce. Levant les yeux vers Yomi qui avait l’air -réveillée-, je la laissais s’approcher de moi alors qu’elle aidait les autres dans le bouclier. Entendant sa voix stridente gindre à mon ouïe, c’est d’un mouvement de tête ne signifiant rien que je lui répondis que je ne savais pas.

Non, je ne savais pas la cause de ce foutoir, et encore moins comment on allait s’en sortir. Le vide. Deady n’était que le début de tout ça, aussi étrange que je puisse le sentir, je savais que ce qu’il se passait sous nos yeux n’était que le début de l’apocalypse, une chose encore pire allait arriver … Quoi ? Je ne savais pas, et je ne voulais pas le savoir. Fermant les yeux pour me reconcentrer tant bien que mal, c’est dans un fin hoquet de surprise qu’une chaleur m’enveloppa pour … pourquoi ? Rouvrant les yeux en tournant ceux-ci vers les trois femmes, c’est avec surprise que je vis leurs mains tendues dans ma direction … Non, nous n’avions le temps pour ça ! Sentant mes forces me revenir malgré moi, je me relevais, secouant la main pour qu’elles arrêtent alors que je demandais à Yomi de s’en aller, de voir ce qu’il se passait dehors également. Je pouvais entendre jusqu’ici les cris des étudiants se trouvant dehors, assez pour que les membres du conseil aient du boulot jusqu’à la fin de l’année. Laissant Yomi partir alors que celle-ci me supplia presque de l’accompagner, c’est dans un dernier cri de gueulade que je me plaçais à côté de Kaïla. Merde. Croisant son regard un court instant, je reportais toute mon attention sur « notre dur labeur ».

C’est environ je ne sais pas combien de temps que je sentis le bouclier rétrécir, peu à peu, la force brutale des ondes s'estompa, gardant toujours le bouclier par sécurité, c’est une fois que je vis le corps d’Ayame enlacé par Akiha que je relâchais le tout. Me laissant tomber à genoux en levant les yeux vers celle-ci, je soupirais silencieusement alors que sa voix me parvint aux oreilles. « [color:b1a6=09538E]Je ne sais pas ce qui s'est passé... ». Et moi non plus. Secouant la tête pour lui dire que ce n’était pas grave, je me relevais pour venir dans sa direction, me penchant à la hauteur d’Ayame pour voir comment celle-ci allait, c’est avec désarroi que je remarquais l’état de son cristal. Brûlant, brûlant à en faire fondre n’importe quel corps … sauf le sien, bien entendu. Voilà donc … la puissance d’Ayame ? Non, c’était autre chose, cela sonnait comme … comme de la peur. Déposant mes doigts sur son collier, je retirais celui-ci de son cou pour le porter à mon cœur, me demandant silencieusement ce qui avait tant pu terrifier la directrice. Merde.

- Les chatons... Il faut s'occuper de cette école. Yume, ne t'inquiète pas pour Ayame-Sama, elle ira bien.

Gardant ledit cristal en main, je laissais mes yeux couler dessus un court instant avant de me rapprocher d’Akiha. Ni vu, ni connu, je déposais celui-ci dans sa main dans un dernier « Prends en soin, c’est la seule chose qui nous relie à son corps. Je reviendrai ce soir, mets la en sécurité … ». Détournant le regard pour venir rejoindre Miri et Kaïla, je demandais à ces deux-là de me porter main forte. Sortant mon cellulaire pour appeler tous les enseignants ainsi que les membres de l’élite, c’est dans un dernier ordre que je partis vers la foule. Du moins c’est ce que je voulus, traçant mon chemin en me séparant de mes amies, je laissais celles-ci contenir leur groupe alors que je me retrouvais devant une personne … étrange. Croisant son regard en passant à côté de lui, je poursuivis mon chemin avec une désagréable impression en travers de la gorge. M’arrêtant quelques mètres plus loin, je me retournais et me mis à courir comme une forcenée en direction du bureau. Malheur. Le vide, c’est lui ! Grimaçant sous la colère, je passais à travers les gens, poussant d’autres pour marcher sur les plus petits, je sautais par la fenêtre brisée du conseil pour me retrouver dans le couloir. Où est-il ?! Passant dans le bureau sans plus attendre, je matérialisais ma robe de combat avec la force qu’il me restait. Me posant devant Akiha sans doute incomprise de me voir ici, je matérialisais mon katana tout en me mettant en position d’attaque.

- Il est là … Il vient pour … Il vient pour elle.

Je ne savais pas, je le sentais, je le savais au fond de moi mais je ne voulais me l’admettre. Je ne savais pas qui il était, mais il me semblait si familier, si terrifiant … Qui était-il ?!

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Mer 19 Juin - 23:56

J'étais prêt. Il n'y avait rien à ajouter à cela, à part peut-être que cela me remplissait d'une joie sans nom. Après toutes ces années de recherches, après toutes ces journées de surveillance constante, je pouvais fièrement affirmer que je touchais au but. Tous mes rêves allaient se réaliser par ce petit miracle de la science qui rendait mon existence comblée. Il ne me manquait qu'une chose pour arriver au bonheur complet, une petite chose que je préparais depuis plus d'une vie humaine, orchestrant dans l'ombre afin que le chemin se trace aisément sous mes pas quand le jour viendrait de l'emprunter. Et ce jour arriva à l'instant. La première phase de mon plan se terminait, il ne me restait qu'à montrer cela à La personne dont l'existence me préoccupait encore plus que ma propre vie. Après tout, c'était pour Elle que j'ai fait tout cela, c'était pour voir son sourire éblouissant se peindre sur son visage quand Elle verrait à quel point je tenais à elle. Elle était mon tout, Elle était ma famille, je l'aimais plus que tout au monde, et pour Elle, j'aurais tout fait. J'ai tout fait. Il ne me restait qu'à trouver le bon moment pour dévoiler cela.

Je ne suis pas une personne qui parle beaucoup d'elle, je n'aime pas paraître malhonnête, mais je préfère garder mes petits secrets pour moi. Tout cela pour mon bien comme celui d'autrui. Moins de gens savaient ce que je faisais et à quoi j'aspirais, mieux tout se déroulait. Ceci étant donné, je n'étais pas seul dans cette entreprise, j'avais des alliés fidèles qui connaissaient mes projets et à qui je pouvais faire totalement confiance. Totalement était peut-être trop dit, car même vis-à-vis d'eux, je ne leur disais pas tout, juste ce qu'ils devaient savoir. Mais même sous cet aspect mystérieux, je n'étais pas un homme mauvais, je ne manipulais pas les autres pour mes propres fins tels que conquérir le monde où je ne sais quelle fabulation de personnes importantes sur ces terres. Moi, j’œuvrais pour le bien d'autrui. D'une personne en particulier. Mais passons à la suite de mon histoire, je ne compte pas vous dévoiler tout de moi non plus, pas pour le moment.

Maaah, par où commencer... retournons en arrière. Ne vous en faites pas, je ne suis pas espiègle au point de recommencer tout, ce n'est que pour votre intérêt que je vous parle encore et encore, du passé. Cette fameuse raison pour que je me montre enfin, prudent que j'étais, je n'agissais pas sans réfléchir, je ne voulais pas gâcher la fin de mon utopie dans un faux mouvement. C'est pour cela que j'attendis le moment propice pour sortir de l'ombre. Ce moment vint après un appel soudain de ma chère fiancée, celle qui m'eut ouvert une porte de manière inattendue pour la toucher, Elle. Depuis, ma décision fut prise, je n'avais plus rien à craindre de me montrer trop tôt et je préférais faire le premier pas, c'était dans ma nature. Avoir une longueur d'avance sur tout et tout le monde était plus une habitude qu'un besoin, c'était ainsi et non autrement. C'est pour cela quand une autre personne  chère à mes plans -Miri-Chan- m'appela, je ne fis que concrétiser mes désirs et préparer mon apparition. Je pouvais deviner aisément que mon choix paraissait incompréhensible à cette femme qui m'eut épaulée depuis de longues années dans un but mutuel qu'était de protéger l'être m'étant tellement précieux. Mais je ne pouvais lui expliquer tout non plus, c'était la pièce finale de mon spectacle, le moment parfait pour dire au monde que j'étais celui que j'étais. J'aimais prendre les autres par surprise, cela, j'avouais que c'était une mauvaise manie.

C'est ainsi que je finis par faire mes valises sur un coup de tête longuement médité. Pour que ma destination ne soit autre qu'une fameuse institution du nom de Undai Gakuen où Elle se trouvait, dans le Japon. Je ne fis pas des masses pour réserver le premier vol vers ce pays qui eut accueillit ma naissance il  a de cela quelques décennies. La suite se passa tout aussi bien, la frontière passée. Je vous dévoilerai tout de même quel long chemin je dus faire pour arriver jusqu'à Kyoto. Je venais de l'Angleterre, plus précisément d'un quartier chic de Londres, en somme, d'un monde tout à fait différent du pays du soleil levant. Contrairement aux apparences que je donnais à la douane, je n'étais en rien venu dépenser mon argent dans les souvenirs du pays, mais j'étais là bel et bien pour un but précis. Tellement exact que j'eus calculé chaque seconde me séparant de la rencontre avec Elle.

Kyoto me parut très petit vis-à-vis du pas que j'allais franchir quand j'arrivais en son centre, propulsant mon regard brillant sur une bâtisse flottante à quelques pattés de maisons devant moi. Le sourire aux lèvres, c'est d'un pas léger que je m'avançais dans les rues ne quittant pas Undai des yeux. J'aurais pu prendre un taxi jusqu'au pont, mais je préférais marcher, j'aimais me sentir libre de mes mouvements, surtout avant l'instant décisif de ma vie. C'est avec une certaine malice que j'abordais mon plus bel costume d'un gris sombre s'accordant avec mes cheveux ainsi qu'avec la boucle d'oreille cachée par mes mèches. Je n'étais en rien égocentrique, même si certains disent que le seul fait de le mentionner, était signe du contraire. Maaah.

« Heureux » était le mot d'ordre qui me régissait quand je posais mes chaussures cirées sur le pont, sur le début de la construction qui était sa vie à Elle, qui me rendait si fier d'Elle. Mon sourire n'en démordit pas tandis que je m'avançais d'un pas posé, régulier, vers l'endroit où je la trouverai à coup sûr. Je pris tout de même le temps d'observer ce qui se passait autour de moi, après tout, il ne servirait à rien de presser le déroulement des événements, même si c'était ce que j'aurais voulu le plus au monde. C'est donc tranquillement, un sourire confiant aux lèvres, que je foulais Sa terre tandis que mon regard se posait par-ci par-là, émerveillé de voir tant de vie dans un bout du monde à part. C'était magnifique, tant de jeunes... Matérialisant leurs robes de partout, se plaisant dans le pouvoir qu'Elle eut découvert pour eux.

- Fuyez m'sieur ! C'est la fin du monde !

Riant chaleureusement en croisant le regard d'un jeune homme qui avait l'air paniqué, c'est dans un geste frivole de la main que je lui fis comprendre que je n'avais rien à craindre dans ces lieux. Ce n'était pas la fin, c'était le début d'un nouveau chapitre, Maaah que dis-je, d'une nouvelle histoire. J'eus entendu que les étudiants de cet endroit étaient particuliers, mais je ne m'attendais pas à ce que les premiers mots que j'y entende soient aussi apocalyptiques. Riant toujours, c'est avec joie et bonne humeur que je m'enfonçais dans le paysage magnifique de ces lieux, coloré d’un fuseau verdâtre illuminant les cieux.

-Attends moi petite sœur, j'arrive.

Je marchais tranquillement à travers son école, passant à cotés de jeunes gens y étudiant. C'est avec un sourire moins large qu'au début que je vis devant moi une foule de gens ayant l'air paniqué. J'étais de nature curieuse, voilà pourquoi c'est d'un pas plus insistant que je  poursuivis mon chemin évitant ce peuple sur mon passage. J'étais trop près du but pour me préoccuper des petits détails de cet univers étrange.  Je voyais de loin le bâtiment dans lequel se trouvait ma chère sœur, et rien ni personne ne pourra m'empêcher de La voir. Normalement, je n'étais pas du genre à menacer autrui ou à me donner des buts inviolables, mais quand on se retrouve au bout d'un long périple, on ne veut pas que cela soit gâché. J'étais de cet avis aussi.

Refaisant ma cravate d'un geste précis, j'affichais une mine étonnée en voyant une certaine jeune fille passer à deux pas de moi. Yume Kuroi, cela faisait longtemps. Maaah, j'aurais peut-être dû lui faire un signe de la main ou me présenter. Mais comme elle avait l'air pressée, je ne fis que la croiser, coulant mon regard sur sa silhouette. Le chef-d’œuvre de ma sœur bien-aimée, un être qui m'était précieux aussi. Reprenant ma bonne humeur, c'est avec joie que je m’engouffrais dans l'institut, n'ayant crainte de voir les couloirs détruits tandis que je me frayais un chemin jusqu'au bureau directorial. Je connaissais Undai comme ma propre maison, même si je n'y ai jamais mis un pied avant aujourd'hui, c'était normal que je sache tout sur cet endroit vu que c'était ici qu'Elle vivait. Je n'étais pas naïf, ni inconscient pour ne pas me rendre compte que quelque chose n'allait pas dans cette école à cet instant, mais en même temps, j'étais certain que cela La concernait, et donc, que je saurais tirer un certain avantage de la situation. C'est avec un air posé sur le visage que je franchis la porte du bureau, m'arrêtant sur le seuil en croisant le regard de...

- Aaah, Yume-Chan, je suis ravi de te revoir.

Je fis un pas en avant, mais je me ravisais d'en faire d'avantage quand je vis une lame pointée dans ma direction. Je savais que cette jeune personne avait un caractère explosif et qu'elle tenait énormément à ma sœur, sœur qui était inconsciente dans les bras de ma fiancée. Que des retrouvailles. Levant les bras en signe de paix à l'encontre de Yume, je fis un pas de plus, souriant chaleureusement tout en laissant ma voix douce se propager dans la pièce en ruines.

-  Maaah, Ayame serait fière de vous, vous qui la protégez si vaillamment. Yume-Chan, je ne suis pas un ennemi, je suis là pour la protéger moi aussi. Akiha-Chan, je suis heureux de te revoir.

Riant chaleureusement, je m'avançais doucement, curieux de voir de près le visage de ma petite sœur, heureux de n'être qu'à quelques mètres d'Elle. J'étais tellement excité que je perdais mes bonnes manières, chose inadmissible en quelque sorte. C'est pour cela que je me ravisais et me repris. Souriant avec charme, c'est à l'aise que je me présentais, tout en faisant un clin d’œil à Akiha-Chan.

- Je devrais me présenter avant toute chose, même si je te connais déjà, Yume-Chan. Je suis Keitaro Kageru, ou devrais-je dire, Izanagi Eimin, le frère de notre chère Ayame.

Je n'étais pas perfide, mais j'adorais voir la surprise se peindre sur les traits des autres. Je fus tout quand même étonné de ne voir qu'une expression d'horreur ou de mépris sur les traits de la blonde. Serait-elle déjà au courant ? Miri-Chan le lui aurait-elle dévoilée ? Maaah. Je m'en excuserai plus tard, de lui avoir caché toute cette vérité. Pour l'instant, je ne voulais qu'approcher Ayame et pour cela, il me fallait mettre en confiance Yume-Chan.

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Jeu 20 Juin - 0:42

J'étais épuisée, comme tout le monde dans la pièce d'ailleurs. C'est avec un soupir plus lourd que j'entendis mon ombre se manifester faiblement, montrant bien qu'elle était toujours là. Après tout, tant que je n'étais pas morte, elle serait présente, même à moitié volatilisée dans l'air. J'étais certaine que si j'essayais de la matérialiser avec ce qui me restait de puissance, il n'en sortirait qu'une faible fumée dont un simple balayage de la main l'aurait facilement dispersé. Quelle tristesse, surtout maintenant que j'en avais le plus besoin pour protéger la directrice de Undai contre... contre tout le monde en fait, que ce soit un étudiant en panique ou une personne aux intentions bien précises, tous étaient des dangers potentiels pour la vie d'Ayame-Sama. En parlant de cette dernière, cela ne faisait que quelques minutes que tout s'est arrêté -sa crise- mais il n’en était pas moins que je m'inquiétais du fait qu'elle soit toujours inconsciente. Je n'avais aucune idée de quand elle allait se réveiller, et c'était d'autant plus stressant. Debout près de Yume, c'est sans moindre expression sur le visage que j'acceptais une chose lisse et chaude qu'elle me donna.

- Prends en soin, c’est la seule chose qui nous relie à son corps. Je reviendrai ce soir, mets la en sécurité …

Serrant l'objet en question de toutes mes forces -du moins de ce qu'il en restait- dans ma paume, je n'en croyais pas mes oreilles. Si mon ombre était là et en forme, elle jubilerait sans doute de savoir que nous étions en possession du cristal de la directrice. Le bijou ultime qui retenait tout son pouvoir, tout à quoi j’aspirais. Ne laissant tout de même montrer mon trouble en rapport à cet objet, je le glissais discrètement dans ma poche tout en surveillant du coin de l’œil la personne qui pouvait s'avérer comme étant le pire danger sur cette planète, Miri. Toujours sur le qui-vive, je croisais son regard d'encre sans réagir, analysant -du moins essayant de le faire- son visage et sa posture pour savoir si elle a vu quelque chose ou non. Détournant finalement mon regard quand Yume eut pris toute son attention pour mener tout ce petit monde à l'extérieur, je me laissais enfin aller, seule dans le bureau avec le corps de la directrice de Undai.

Le cristal... Même Ayame-Sama, m'aimant comme une folle, ne me l'aurait jamais donnée. Mais étrangement, tandis que mon alter-ego dormait dans mon esprit, je n'avais aucune envie de convoitise qui m'obsédait. Non, je ne voulais qu'une seule chose, et c'était que la femme évanouie se réveille. Rien n'allait en cet instant dans l'Académie, il ne fallait pas qu'elle se laisse aller de la sorte. Miri pouvait faire tout à présent, étant la plus grande force de Undai après Yume... D'ailleurs, j'avais l'impression qu'elle était plus forte que cette dernière, et sans Ayame, tout pourrait être bouleversé. Et là, clairvoyante, je souris faiblement. Peut-être que Yume était plus intelligente qu'il ne le paraisse. Toutes les personnes proches de la directrice, savaient que seul son cristal pouvait la rendre vraiment vulnérable, et si ce n'était pas elle qui l'avait, il était évident que ce soit Yume qui soit en sa possession, et certainement pas moi. Sentant une chaleur à l'endroit où le bijou se trouvait, je laissais mon regard fatigué -mais pas moins déterminer- couler sur le corps d'Ayame. La prenant dans mes bras, je déposais mes lèvres sur son front en réfléchissant à la va-vite où j'aurais pu l'emmener, où elle serait en sécurité jusqu'à son réveil. Oui, je laissais la convoitise du cristal de coté, ce n'était ni le moment ni l'endroit pour trahir cette femme qui m'était devenue plus proche que je ne l'aurais jamais cru.

- Il est là … Il vient pour … Il vient pour elle.

Sursautant en me tendant quand je vis Yume débouler dans la pièce, robe de combat activée, je blanchis, ne comprenant guère de quoi elle parlait, mais sachant que ce n'était pas bon. J'avais un mauvais pressentiment. Ayame toujours dans mes bras, j'écarquillais les yeux en espérant que ce « Il » ne soit pas la personne à laquelle je pensais. M'étonnant tout de même de voir que Yume puisait encore de l'énergie de ses réserves, je n'en restais pas moins dubitatif quand à savoir si cela serait suffisant si Keitaro débarquerait, et encore moins, s'il serait accompagné de cette femme de malheur.

- Aaah, Yume-Chan, je suis ravi de te revoir.

Mon sang se figea dans mes veines, frappée d'horreur je ne bougeais plus, aucun muscle n'osait se mouvoir tandis que tout mon être n'était concentré que sur cet homme, là debout devant nous avec son sourire confiant et sa voix de velours. Keitaro... Impossible. Pourquoi maintenant, pourquoi aujourd'hui ?! C'était... C'était peut-être à cause de lui que Ayame tomba dans un tel état, c'était sans doute le fait qu'il fut entré dans l'Académie qui eut déclenché toute cette horreur. Non... Non, c'était inconcevable. Oui, définitivement, je paniquais à présent, serrant le corps inerte d’avantage dans mes bras, ne quittant cet être tout de gris vêtu de peur qu'il ne me prenne tout si je me risquais à détourner le regard.

-  Maaah, Ayame serait fière de vous, vous qui la protégez si vaillamment. Yume-Chan, je ne suis pas un ennemi, je suis là pour la protéger moi aussi. Akiha-Chan, je suis heureux de te revoir.  Je devrais me présenter avant toute chose, même si je te connais déjà, Yume-Chan. Je suis Keitaro Kageru, ou devrais-je dire, Izanagi Eimin, le frère de notre chère Ayame.

Il m'était juste impossible de l'entendre dire cela aussi ouvertement. Depuis toutes ces années que je le connaissais, il me cachait une chose aussi primordiale et là, là il le dévoilait avec son sourire posé sans moindre gêne. Je le voyais déjà venir, lui et sa manière si éloquente de dire les choses. À chaque pas qu'il faisait dans notre direction, je priais pour que Yume l'empêche de venir plus près. Je ne saurais pas l'arrêter s'il décidait de se saisir de Dead Master-Sama, je ne saurais rien faire et ce n'était pas à cause du manque de pouvoir, c'était plus profond, plus... pire. Tout mon corps était en alerte tandis que la panique se saisit de mon corps comme de mon esprit. Il allait me la prendre, il allait m'enlever cette femme et ce sans moindre mal, il ne lui suffirait qu'à continuer de parler et sourire, et il l'aura. Et même Yume, quelle que soit sa manière de penser, ne saura rivaliser avec les paroles de cet homme. Parce que... tout ce qu'il disait était une vérité pure et dure. Serrant le corps d'Ayame de toutes mes forces, je m'écriais, trouvant du courage je ne sais où.

- Non ! Ne t'approche pas, Keitaro ! Vas-t-en ! Tu ne peux pas me la prendre !

Frère ou pas, fiancé ou non, ami ou ennemi, je ne lui laisserai pas la satisfaction d'avoir tout dans le creux de sa main aussi facilement. Certainement pas avant qu'Ayame-Sama ne se réveille pour envisager toutes les solutions possibles. Mais en attendant, elle était sous ma responsabilité, et au grand jamais, je ne la laisserai pas tomber dans les mailles de cet homme. Non, pour le moment, c'était moi qui avais le pouvoir, que ce soit le corps ou le cristal, c'était en ma possession. Et j'avais Yume aussi de mon coté, il fallait que cela reste ainsi. Mais on devait agir, au plus vite, avant que Miri et les autres personnes servant cet homme n'arrivent pour nous empêcher de nuire... Mais comment faire... Poussée par l'urgence, complètement paniquée, je me levais, le corps de la directrice dans mes bras, et attrapai Yume par la main pour lui signaler l'importance de ce que j'allais dire.

- Yume, il faut fuir, ils sont tous de mèche, Miri et lui. Il faut mettre Ayame en sécurité, tout de suite !

Moi folle au point d'exagérer les choses ? Je ne pense pas, certainement pas en cet instant.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Jeu 20 Juin - 1:19

Cette chose qui avait tant résonné en moi, ce vide qui me rongeait alors que celle qui devait me soutenir en puissance se trouvait à moitié morte dans les bras d’une femme que je détestais. Je dis bien détestais parce qu’après ce qu’il venait de se passer, je me sentais obligée de lui accorder ma confiance. Après tout, elle était la seule … Non, elle avait été la seule vers qui je m’étais tournée instinctivement pour aider la directrice. Akiha … Je te hais, mais je te dois tout de même une chose, une chose que je retiendrai à vie. La pute d’Ayame, cette bonde salope … Je lui faisais confiance, au point même de lui attribuer le cristal de ma chère maîtresse, sachant que cet objet entre de mauvaises mains pourrait signifier la fin du monde. Secouant ma tête en grimaçant sous la colère, je devais me concentrer. Il arrivait, je le sentais, le malaise arrivait, tellement près, tellement lentement, souillant cette terre de sa présence … Qui … Qui est-il ?! Je ne le saurai pas tant qu’il ne sera pas devant moi, je ne le saurai pas tant que son aura ne sera pas passée sous mes narines. Tendant mon katana vers l’entrée, prête à bondir sur la prochaine personne passant cette porte, je relâchais tout de même prise quand un bruit sourd détonna au fond de mon être.

Là. Il venait d’arriver, il était là … Et je blanchis. Ses yeux, ceux d’Ayame. Perdant pieds un court instant, je restais immobile en ne comprenant pas ce qu’il se passait à présent. Serrant mes mains sur mon katana, je ne bougeais cependant pas, laissant l’homme me saluer sous une incompréhension totale. Comment … comment connaissait-il mon nom ?! Qui était-il ? Je veux … Je dois savoir. Et ce n’était pas son petit « Aaah, Yume-Chan, je suis ravi de te revoir. » Qui allait m’aider en quoi que ce soit. Il me déstabilisait. Et ce, au point même que je ne sache comme réagir, gardant mes yeux rivés sur lui, je ne prêtais pas attention à Akiha qui n’avait pas l’air dans son assiette non plus. Cet homme … Non. Fermant les yeux le temps d’un soupir, je les rouvris en essayant de remettre mes idées en places. Il était le fautif ? Était-ce à cause de lui qu’Ayame était dans cet état ? Non, comment un simple humain … non, un novice … un novice ?! Levant mes yeux vers sa boucle scintillant à son oreille, je restais d’autant plus perplexe en me demandant où il s’était procuré ce bijou de matérialisation, je grinçais des dents sous tant de mystère. Quelle plaie, ce n’est pas possible !

Le voyant lever les mains en signe de je ne sais quoi, je restais d’autant plus sur mes gardes, plus il s’approchait de nous. Qu’il parte ! Non, qu’il s’explique. Zieutant de gauche à droite à la recherche d’une quelconque accroche, ce ne fut que les yeux vitreux d’Akiha qui me firent perdre tout espoir. Elle … que savait-elle ?! « Maaah, Ayame serait fière de vous, vous qui la protégez si vaillamment. Yume-Chan, je ne suis pas un ennemi, je suis là pour la protéger moi aussi. Akiha-Chan, je suis heureux de te revoir. ». Heureux de te revoir ? Ils se connaissaient donc … Mais comment ?! Et c’est, sans doute pour la première fois de ma vie, que je ne dus attendre des heures pour qu’on réponde à mes questionnements puisque avec forme et bienséance, il se présenta. Chose que j’aurais préféré éviter en vue de ses dires désastreusement choquants pour ma personne ;

- Je devrais me présenter avant toute chose, même si je te connais déjà, Yume-Chan. Je suis Keitaro Kageru, ou devrais-je dire, Izanagi Eimin, le frère de notre chère Ayame.

Sentant mon corps se fissurer sous ses paroles, j’eus un haut le cœur en comprenant ses dires. Le frère … le fiancé … le frère ?! Grinçant d’autant plus des dents, mon katana toujours en main, robe de combat active, je sentais mon corps entier s’électriser sous ces révélations. Menteur. Il mentait ! Ne pouvant m’empêcher de lâcher un « Menteur … » inaudible, je baissais la tête en fermant les yeux. Soupirant silencieusement, ce n’est qu’une fois la tête relevée que la voix d’Akiha détonna dans mes oreilles. Elle parlait … mais je ne comprenais pas ce qu’elle disait, non, je ne l’entendais plus. Reculant pour être à la hauteur de la directrice, un regard furtif dans sa direction, seule sa personne comptait à présent. Faisant descendre mon épée, laissant la lame toucher le sol, je regardais celui qui se présenta comme le frère d’Ayame. Ne vous foutez pas de moi ! C’est impossible ! Mort. Il est mort. Il devait l’être du moins …

Mais alors pourquoi ? Pourquoi cet homme osait-il se présenter ainsi ?! Et ne disait-il pas être le fiancé d’Akiha également ?! Que se passait-il donc ici ?! C’est genre quoi, un coup monté pour tuer Ayame et moi comme une conne, je me suis laissée avoir en confiant le cristal de Dead Master à Akiha ? Non … Elle l’aimait n’est-ce pas ?! Je n’étais pas aussi naïve pour croire que les sentiments de Ketsuki étaient eux aussi faux. SI, justement, je l’avais toujours pensé … Mais si elle ne l’aimait pas, elle aurait pu la laisser mourir plus tôt ! Oui … Laissez moi me raccrocher à quelque chose, je vous en supplie, donnez moi quelque chose pour … « Ils se jouent tous de toi ~ » Ta gueule.

- Yume, il faut fuir, ils sont tous de mèche, Miri et lui. Il faut mettre Ayame en sécurité, tout de suite !

Sentant ma main se faire prendre violemment, je ne daignais bouger alors qu’Akiha avait l’air plus alertée qu’autre chose. Mais fuir ne servirait à rien. Ayame disait toujours qu’il n’y avait qu’une manière de vaincre ce qui nous faisait peur, il fallait le détruire, l’anéantir de nos propres mains et en ressentir toute la satisfaction. Et c’est ce que je comptais faire, et ce, sans plus tarder. Repoussant légèrement Akiha, je brandis ma lame de mes deux mains en direction de l’imposteur, posture droite, regard mauvais, je pouvais tâter mon aura glaciale enrober la pièce alors que dans un uniquement mouvement, je me lançais pour le trancher. Gardant la lame droite pour la planter dans son corps, c’est avec surprise que j’arrivais à quelques mètres de lui alors que ma lame disparu, se volatilisant sans demander son reste. Levant les yeux vers celle que je savais présente, je jurais sur place en reculant. Conneries ! Miri … Non … Akiha avait tort ! « Il se moquent de toi, tu n’es qu’un pantin, laisse moi, laisse moi montrer qui nous sommes ~ » Ta gueule.

Mais elle avait raison, aussi con que cela pouvait l’être, aussi difficilement que j’avais tiré une croix sur cette puissance sombre, si je devais combattre Miri, j’avais besoin d’elle. Mes forces m’abandonnaient, je savais que mes mouvements seraient trop lents pour que je lance une nouvelle attaque … Si Miri l’aurait voulu, je serai déjà au sol à cet instant précis. Conneries. « Pourquoi ?! » Fut le seul mot qui traversa mes lèvres alors que la réponse du fantôme vivant déboula dans la pièce sans plus attendre ;

- Parce qu’il est l’heure de rentrer dans le vrai monde, Yume-Chan ~ Kei-Kun ne fera pas de mal à Ayame, tu dois lui faire confiance mon poussin ~

Je ne savais quoi penser, ni que faire. Miri … Miri ne mentait pas, elle a toujours été dévouée à Ayame, jamais elle ne l’a trahie alors … alors peut être que c’était Akiha la mauvaise dans cette histoire. Peut être que finalement, l’imposteur était vraiment là pour aider Ayame ? Secouant ma tête en dématérialisant ma robe, je laissais Miri s’approcher de ma personne, m’encerclant dans une étreinte douce, je fermais les yeux. Ayame … Ayame … que dois-je faire ?! Je … Non ! Repoussant Miri sans plus attendre, je fis le tour sur moi-même pour venir attraper Ayame, posant mes lèvres sur les siennes, c’est à la source même que je me nourrissais. Chose qui marqua sans doute l’erreur de notre vie quand le cristal de la directrice brilla de mille feux dans la poche de Ketsuki. Nous n’avions le temps, non, il fallait agir avant qu’elle ne vienne me … Sentant déjà mes forces me quitter sous un regard perçant de Miri, j’attrapais Akiha par le bout des doigts avant de nous faire disparaître.

---

Je ne sais pas où je suis arrivée, ni pourquoi cet endroit a été celui auquel mon esprit a fait référence comme étant un endroit sûr. Me levant du sol métallique et froid, je me frottais la tête en laissant un petit bruit de douleur traverser mes lèvres. Merde. M’étant démise l’épaule dans cette téléportation, bien trop utilisée aujourd’hui, je cherchais des yeux Akiha ainsi que Deady. Trouvant les deux femmes l’une à côté de l’autre, je déposais ma main sur Akiha pour réveiller celle-ci … en vain. Elle était épuisée aussi, je suppose. Fermant les yeux tout en serrant les dents, c’est dans un bruit sourd que je remis mon épaule en place sous un petit cri. Faible. Laissant la douleur se dessiner sur mon visage, je fermais les yeux. Ayame … Rouvrant ceux-ci pour regarder cette femme, je soupirais de plus belle en voyant son état. Je ne pouvais pas la laisser sur le sol, Akiha non plus d’ailleurs … Portant d’abord la directrice sur la table d’opération, je relevais Akiha pour la poser sur un des sièges se trouvant dans la pièce. Vide. J’étais vide de pouvoir, je devais en reprendre. Me rapprochant d’Ayame, je caressais son visage endormi avant d’y déposer mes lèvres et venir lui arracher ne serait-ce qu’assez de matérialisation pour actualiser ma puissance. Et c’est ce qu’il se passa puisqu’en moins de cinq minutes, je sentais déjà l’énergie renflouer mon corps de toutes parts, soignant mes blessures par la même occasion. Me détachant des lèvres douces de cette femme, je pris place contre un mur, m’asseyant à même le sol en sortant mon portable pour prévenir Kaïla que j’avais mis Ayame en sécurité et qu’elle devait à tout prix éviter Miri. Dieu, c’est donc à ça que ressemble la fin du monde ? Non, ici c’était pire. Entendant du bruit venant d’un peu plus loin, je levais les yeux vers Akiha, n’attendant pas une seconde de plus, je laissais mon ton froid résonner dans la pièce.

- Explications.

Qu’elle parle à présent, sinon … sinon « Sinon tu la tueras ~ ». Ta gueule.

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MessageSujet: Re: Partie 1 : Le Commencement.   Jeu 20 Juin - 16:08

J'essayais de la presser dans ses décisions avant qu'il ne soit trop tard. Mais Yume était fidèle à elle-même, toujours en train de foncer tête baissée dans le danger, n'ayant crainte d'aucun danger. Sauf que celui que se présentait devant nous, était plus qu'un problème pouvant être résolu par la force, il fallait un plan, il fallait se rétracter le temps qu'Ayame-Sama reprenne ses esprits. Mais non, cette fille faisait à sa tête, tombant droit dans les filets de Keitaro qui se tenait tranquillement devant elle, nullement impressionné par son épée. Évidemment... Il savait tout de la matérialisation, il a dû voir des tonnes d'étudiants en tous genres dans les cellules de Undai Gokusha. Parlant de cela, je jurais silencieusement quand la lame de Yume disparut tout à coup, sachant pertinemment qu'est-ce qui en était la cause. Frappée d'horreur sachant que nous étions dans une position de faiblesse terrible, je rapprochais le corps de la directrice du mien tout en fusillant la nouvelle arrivante des yeux tandis que l'incompréhension de Yume battait son plein dans la pièce. Et croire que j'étais comme cela aussi, quand j'eus appris la vérité.

- Parce qu’il est l’heure de rentrer dans le vrai monde, Yume-Chan ~ Kei-Kun ne fera pas de mal à Ayame, tu dois lui faire confiance mon poussin ~

Non... Non ! Regardant Yume dématérialiser sa robe de combat sous la voix calme de Miri, je voulus l'arrêter quand elle tomba dans les bras de cette dernière sans se poser plus de questions. C'était de la folie ! Elle ne se rendait pas compte de ce qui allait se passer si Keitaro s'emparerait d'Ayame. Tout ce qu'il a toujours voulu serait accompli d'un claquement de doigts, et combien parient que c'est lui, qui sera le grand gagnant de l'histoire ? Trop. C'était trop dangereux de se laisser faire de la sorte, surtout quand il avait cette femme de malheur comme alliée. Nous étions perdues. Dead Master-Sama était perdue. Et tout cela parce que je n'aurais pas su la protéger... Yume, bon sang, réveille-toi ! Et c'est ce qu'elle fit quand je désespérais en croisant le regard brillant de Keitaro qui jubilait déjà de sa victoire. Repoussant Miri elle... Elle vint dans notre direction à la vitesse de l'éclair, se saisissant des lèvres d'Ayame pour lui pomper son énergie. Sentant le soulagement m'envahir quand je compris qu'elle ne se laissait pas berner par les douces paroles de l'autre folle, c'est dans un dernier souffle que nous nous téléportâmes, changeant le décor du bureau pour se retrouver dans une grande salle claire.

Du moins, c'est ce que je crus voir dans un flash avant que mon corps se laisse aller à la fatigue. La téléportation était un exploit difficile, que ce soit pour celui qui le faisait ou celui qui le subissait. D'ailleurs, je ne sais pas combien de temps je suis tombée dans l'inconscient, mais une chose était sûre, je nous savais en sécurité. Rouvrant les yeux après ce moment d'absence, je bougeais doucement, les membres endoloris. Où étions-nous ? Coulant mon regard sur la pièce c'est dans un bruit venant du fond que je me redressais sur le siège où j'étais assise.

- Explications.

Levant mon regard vers Yume assise au sol dans un coin du laboratoire de Dead Master-Sama, je ne lui répondis pas tout de suite, cherchant la directrice des yeux. La voyant installée -couchée- sur la table d'opération, c'est dans un souffle de soulagement que je me laissais aller contre le siège, refermant les yeux un instant. Ça y est, ici personne ne nous trouverait, et même si ce serait le cas, le système de sécurité était infranchissable pour toute personne tierce ne connaissant les codes d'accès ou ne sachant utiliser la téléportation. En somme, un lieu parfait pour préserver le corps de la directrice. Ayant un sursaut soudain, je plongeais ma main dans ma poche, me rendant compte que le cristal était toujours là. Complètement rassurée, je passais mes mains sur le visage, les traits tirés par la fatigue. Il était temps de donner les explications à Yume, surtout que je pouvais sentir son impatience monter à chaque seconde. Pas étonnant, en vue de ce qui est arrivé.

- Bien... Je ne pense pas que tu as envie d'entendre parler de ma vie, alors je vais passer à l'essentiel. L'homme que tu as vu dans le bureau s'appelle Keitaro Kageru, du moins c'est ce qu'il m'a fait croire il y a de cela quelques années.

Mon cher fiancé...qui s'est laissé utiliser par mes soins pour mieux m'exploiter par la suite dans le cœur même de ses sombres machinations. C'était incroyable de savoir jusqu'où cet homme prévoyait les choses. Il concoctais ses plans et les mettait en exécution avant même que les acteurs de sa pièce montée ne connaissent leurs rôles. C'était terrifiant, cet homme était un monstre. Un monstre que j'eus aimé et à qui je faisais confiance dans un sens. Me redressant pus confortablement dans le fauteuil, je sentis mon flux de matérialisation se ressourcer doucement, laissant sa puissance renforcer mon corps dans une lente litanie de mots troublés sortant de ma bouche. Poursuivant sans lâcher Yume des yeux, je ne tardais pas à lui révéler tout ce qui pourrait l'intéresser, dans le moindre détail.

- Quand Miri est arrivée à Undai, elle m'a dévoilé qu'il n'était autre que Izanagi Eimin, le frère défunt d'Ayame-Sama qui, au final, tirait les ficelles dans l'ombre. Ainsi il sait tout de la vie d'Ayame jusqu'au moindre détail.

Et croire que si cette fichue Miri n'aurait pas balancée l'identité de Keitaro à ma personne, peut-être qu'il serait déjà en train de boire un thé en trinquant sa victoire devant le corps de la directrice. Je ne savais pas si c'était lui la cause de son état, je ne savais même pas ce qu'il cherchait en venant à Undai et encore moins ce qu'il voulait à Ayame au juste. Mais une chose était certaine, si il arrivait à ses fins, elle tomberait dans ses filets, elle m'abandonnerait. Effrayée par cette seule pensée, j'eus un mouvement de recul avant de soupirer pour mieux enfoncer mes mots dans le crâne de la jeune femme devant moi.

- Je t'assure que je n'étais au courant de rien jusqu'à peu, il m'a berné moi aussi... Il affirme que tout cela, c'est pour Ayame qu'il l'a fait.

En fait, ce n'était pas lui qui a avancé ce fait, mais bel et bien Miri. Ce qu'elle savait de lui était peut-être plus exact que mes propres ressources -désolant que cela puisse être- mais j'étais persuadé que elle non plus, elle ne savait pas tout de ses plans. Me relevant de mon siège, sentant que je saurais tenir debout, je quittais Yume des yeux pour venir m'approcher du corps inerte de la directrice. Je ne comprenais pas pourquoi elle ne se réveillait pas, peut-être était ce à cause de toute cette matérialisation qu'elle a dû perdre quand elle fusait de partout. Je ne savais pas, mais j'espérais qu'elle ne reste pas longtemps ainsi, quitte à devoir faire tout et n'importe quoi pour la sortir de l'inconscience. Posant mes mains sur l'inox froid de la table, je la transformais en un lit de fortune, beaucoup plus confortable pour le corps posé dessus. Elle avait l'air si paisible après tout ça. « Comment comptes-tu t'y prendre ? » Je ne savais pas encore, c'est pour cela qu'il nous fallait du temps. Et Yume de notre coté.

- Mais tant qu'elle ne sera pas en état d'y faire face et décider d'elle-même de la suite, je ne laisserai pas Keitaro s'en approcher.

Disant cela d'un ton catégorique, je savais parfaitement que c'était la meilleure chose à faire. Après tout, quand Ayame-Sama apprendra qu'elle se faisait observer depuis toujours par cet homme allant jusqu'à connaître le dernier thé qu'elle a bu, elle n'en serait certainement pas contente. « Mais... En même temps c'est son frère. » C'était cela qui me poussait à attendre son réveil, pour que ce soit elle qui résolve cette situation qui ne tournait qu'autour de sa personne, finalement. Me détournant du corps, je m'approchais d'un pas sûr vers Yume, ne faisant guère attention à ses mimiques devant se demander ce que je lui voulais. M’accroupissant à sa hauteur, je déposais mes lèvres sur sa joue avant de me relever.

- Yume... Merci de m'avoir écoutée, je sais que cela parait irréel, mais pour le moment, nous devons maintenir cet endroit secret. Par contre, je ne sortirai pas d'ici car je risquerai de croire en Kei, alors si tu veux, je peux rester avec Ayame-Sama le temps qu'elle se réveille.

Ce n'était peut-être pas la bonne solution, mais je savais une chose. Si je croisais la route de Keitaro maintenant dans ce foutoir, je finirais par le croire. Parce que je savais qu'il disait vrai, qu'il ne voulait que protéger Ayame et surtout qu'il m'a peut-être berné sur ce sujet, mais pas sur tout le reste que nous avions vécu ensemble. Cela dit, je ne voulais pas trahir la confiance de la directrice non plus. Elle m'a tout donné après tout, elle m'a offert la réalisation de mes rêves, tandis que Keitaro le pouvait lui aussi, avec son gène, vu que je possédais déjà la matérialisation. « Finalement, cette fratrie se vaut bien, ils t'ont tous les deux écrasés sous des promesses mensongères, Akiha. » Fort probable, non certain même. Mais entre autre, ils m'ont donnés beaucoup, plus que je n'aurais jamais pu avoir sans eux. Surtout Ayame. Et maintenant, je devais lui rendre la pareille.

- En attendant, fais attention à Miri et surtout à lui. Je te fais confiance et sache que tu peux me faire confiance aussi, sur le coup.

Même si nous nous détestions, je devais avouer que j'étais plus que soulagée -si pas heureuse- qu'elle m'eut fait confiance dans une situation aussi critique. Une personne normale ne m'aurait jamais accordée cela, au contraire même. Mais elle fit un choix qui me touchait au fond malgré toutes les guerres que nous avions traversées, je ne pouvais que lui être reconnaissante d'être mon alliée. Retournant auprès d'Ayame-Sama, je tirais une chaise et m'assis à ses cotés, le regard plongé sur la silhouette de Yume. Je ne savais pas ce qui allait se passer à présent, mais j'avais hâte que cela se termine. Alors, Ayame, réveille-toi, je t'en supplie.

END

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