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 La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?

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Dead Master

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MessageSujet: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 1:52

La perte de Rei était … terriblement bouleversante. Non pas sentimentalement, mais plutôt vis-à-vis des journées qui se coulèrent après cet incident. L’appartement était d’un silence fou, j’avais fait ce qu’il fallait pour qu’Akiha ne se sente encore plus mal, si cela était possible. Faisant disparaître tout ce qui appartenait à Rei, passant aussi bien par sa chambre que par les quelques photos, dessins et livres lui appartenant. C’était horrifiant de se dire que je dus faire cela en moins d’une heure. Vous allez me dire qu’avec la matérialisation, c’était facile … Et bien détrompez-vous, quand vous avez une déprimée accrochée au bras, vous ne pouvez aller à la va-vite sans faire attention. Pour ce qui était du corps, je m’étais occupée moi-même des funérailles, laissant le corps brûler pour finalement disperser les cendres. Il était inutile d’en garder, cet enfant … devait disparaître entièrement de notre vie.

Ce matin était comme les autres depuis peu, je me levais la première pour préparer les affaires d’Akiha -croire que moi la grande Dead Master s’amuse à jouer les soubrettes-, afin que tout soit prêt à son réveil. M’occupant également de ma personne, je passais sous l’eau avant de me vêtir, optant pour des vêtements classiques, parfois aguicheur pour réveiller ce qu’il me servait d’amante. En vain, cela va de soi. Arrivée en bas, ce fut le café que je descendais de faire, aussi étrange que cela puisse l’être, mes servantes ne donnaient plus aucun signe de vie, se croyaient-elles également fautives pour la mort de Rei ? Laissez moi rire, et laissez moi tranquille avec ces personnes assez idiotes pour croire qu’elles étaient responsables d’un fait n’étant dû à leur action.

Oui, cela se remarque donc, je suis d’une humeur détestable. Ne sachant plus sur qui passer mes nerfs, ce fut Yume-Chan qui devint rapidement ma bouée, non pas de sauvetage, mais de engueulade. En parlant de celle-ci, je lui avais attribué la mission de trouver la chose qui avait tué notre enfant, l’avait-elle déjà trouvé ? Non, et rien que pour cela je pouvais lui en vouloir. Bien que mes coups de tête étaient relativement forts, Yume-Chan ne daignait répondre à mes attaques, bien au contraire, elle se taisait ou m’ignorait. Tant mieux, bien que cela m’énervait plus qu’autre chose.

Entendant du bruit à l’étage, je me décidais d’aller voir, tasse de café en main. Arrivant dans ma chambre, je ne fus surprise d’y retrouver Akiha. N’était-ce pas étrange de savoir qu’elle dormait ici alors que son fils n’y habitait plus ? En quelque sorte, oui. Mais je crois également qu’elle n’avait plus que moi à présent, et je ne pouvais qu’en être ravie. Qu’elle s’accroche justement, qu’elle me donne tout, tout ce que je n’avais déjà pas avant. Abordant un sourire rayonnant sur les lèvres, je me dirigeais vers mon amante, déposant mes lèvres sur les siennes pour lui dire bonjour tout en lui tendant ma tasse de café. Boire, manger, dormir. Voilà ce à quoi se résumaient ses journées. Pour ce qui était de ses cours, les élèves étaient en congé pour le moment, du moins jusqu’à aujourd’hui étant donné que je trouvais la solution pour y remédier. Attribuant un corps à l’ombre d’Akiha, telle une copie parfaite mais maléfique, je la laissais accomplir les tâches de sa maîtresse.

- Comment te sens-tu aujourd’hui ? ~

Aussi mal que d’habitude serait sans doute la réponse, mais je ne voulais lui laisser le temps de me le dire, préférant encore son silence que son regard vitreux. Déposant la tasse avant de faire basculer ma scientifique en arrière, je me posais sur son corps tout en l’embrassant, doucement, terriblement doucement. Devrais-je la violer pour assouvir mes besoins ? Non, j’attendrai. Jusque demain du moins.

- Ton bain est prêt, tu veux que je le prenne avec toi mon cœur ? ~

Je n’attendais pas vraiment de réponses de sa part, à dire, je me levais avant même qu’elle ne me dise oui ou non. La prenant dans mes bras pour venir la conduire dans la salle de bain, je la dévêtis -du moins ce qu’il y avait à retirer- avant de lui intimer de rentrer dans l’eau déjà préparée pour elle. M’asseyant sur le bord de la baignoire en la regardant, je lui adressais un fin sourire avant de l’amener jusqu’à ma personne, laissant son corps mouillé utiliser mes jambes comme dossier.

- Je devrai passer au bureau dans peu, veux-tu venir avec moi ? ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 2:54

Depuis le jour de la disparition de Rei Yu, j'étais vide. Je ne me trouvais plus de raison à continuer à vivre en prétendant que tout allait s'arranger, que la routine reprendrait son cours et que je poursuivrais mes buts anodins à la recherche d'un pouvoir quelconque. J'étais assez déprimée pour crier haut et fort -et ce pour le grand mécontentement de mon ombre- que je n'avais plus envie de rien. Ni de chercher à découvrir les plus petits secrets d'Ayame-Sama vis-à-vis de ses capacités d'immortalité, et encore moins de m'occuper de mes petits chatons. Mais ce dernier problème était dû au fait que je savais, le sentais, que parmi ces chatons, il y avait le ou les coupables qui ont rendu ma vie terne en moins d'une seconde. Et rien que pour cela, je demandais... que dis-je, j'ai rien fait de spécial à part rester sur place et regarder le mur devant moi, suivant Ayame-Sama à la trace par cet horrible peur de rester seule et de me persuader que je n'avais plus de raison de persister en ce monde. Tout cela pour dire que j'ai abandonné les cours ainsi que l'infirmerie, et ce à cause d'une seule obsession qui me rongeait de l'intérieur. Je voulais trouver le monstre qui a tué ma petite tête blanche et ce, à tout prix. Parlant de lui... Je n'ai même pas assistée à ses funérailles, si elles avaient eu lieu, je ne voulais même pas en entendre parler. Pourquoi ? Parce que je fuyais depuis peu ce chagrin qui me rendait aussi... inerte dans un sens. D'ailleurs, je n'écoutais plus rien ni personne, me berçant dans les lamentations haineuses de mon ombre, la laissant alimenter ma haine envers cet inconnu qui eut gâché tout ce que j'ai construit. Non, pas tout. J'avais encore la directrice, oui, la seule personne qui me restait et qui me comprenait. Ayame-Sama...

Elle faisait tant d'effort pour paraître sur son meilleur jour et ce, même quand j'étais au bord du gouffre, même quand je ne lui répondais pas, même quand j'essayais en quelque sorte de la fuir, elle était toujours là pour moi. Et je m'en voulais de ne pas pouvoir lui rendre cette faveur à mon tour. Je n'aurais jamais cru être à ce point terrassée par une perte, ce qui me mettait en colère contre moi-même d'ailleurs. Mais ça, je pense que c'était à cause de mon alter-ego qui voulait que j'abandonne ce sentiment malheureux pour me remettre dans le rouage de la société et poursuivre mes buts. Sauf que, je ne le pouvais pas, j'étais bloquée par cette haine incompréhensible et cette obsession maladive de vouloir trouver le meurtrier de mon enfant. Comme si cela m'apporterait quelque chose... « ça le fera ! »

Quoi qu'il en soit, me voilà commencer une nouvelle journée aussi terriblement inintéressantes que celles qui se sont déroulées pendant toute la semaine précédent ce jour. Je me réveillais donc dans la chambre sombre de mon amante -ne voulant pas la quitter, j'optais à rester avec elle, demande acceptée à mon plus grand soulagement- qui n'était plus là, comme d'habitude. Huit heures du matin, c'est un record, hier je ne me suis pas levée avant au moins onze heures. Soupirant, je me redressais, prête à faire la routine, donc me laver, m'habiller, manger et faire semblant de regarder un feuilleton, remuant plutôt... rien. J'étais complètement ennuyée de tout. Sauf d'Ayame. La directrice de Undai qui arriva dans la chambre avant que je n'eusse le temps de me mettre en mouvement, un sourire chaleureux sur le visage, je ne pouvais que l'admirer davantage d'être si forte tandis que je n'étais qu'une loque. Prenant par automatisme la tasse qu'elle me tendait, je ne répondis pas à sa question préférant de loin me ressourcer dans le breuvage amer qu'elle m'eut apporté.

- Ton bain est prêt, tu veux que je le prenne avec toi mon cœur ? ~

Son toucher, ses baisers... Je les acceptais tous, mais je ne savais les lui rendre. Ce n'était même pas que je n’en avais pas envie, mais ma libido se vit dissoudre dans la sourde colère de mon âme. Et je ne saurais même penser à rendre ces sentiments douloureux ou même ces gestes doux à cette femme qui pourtant, le méritait plus que quiconque. C'était juste... que je ne le pouvais pas pour le moment, c'était une chose que je saurais m'expliquer, si je voudrais me pencher sur le problème, sauf que je n'en avais guère envie. Mon bain... Quelle importance, vu que je me retrouvais déjà dans la salle de bain avec sa personne trop attentionnée pour que cela passe inaperçu ? Aucune importance en somme. M'installant dans le bain après quelques secondes, je me détendis dans l'eau chaude laissant Ayame-Sama s'installer sur le rebord. Son ton de voix si unique résonnant dans cette pièce tel un chant m'apaisant.

- Je devrai passer au bureau dans peu, veux-tu venir avec moi ? ~

Moussant mon corps avec le gel douche, je relevais mon regard mi-surpris, mi-rien du tout pour l'avoir pleinement dans mon champ de vision. Hésitant un instant à répondre, c'est après quelques minutes en plus -après m'être lavée en fait- que je pris ma décision. Peut-être que je n'étais pas encore disposée à fonctionner normalement dans ce monde affreux, mais je n'étais pas non plus une déprimée de la vie qu'il faudrait enfermée pour son propre bien. Quoi que, mon alter-ego s'amusait à me faire croire le contraire sous des moqueries me faisant regretter son existence.

- Ce sera avec plaisir, Ayame-Sama.

Affirmant mon envie de la suivre, je pris même la peine de lui sourire faiblement avant de me hisser à sa hauteur le temps de l'embrasser tendrement avant de sortir de la baignoire. M'entourant d'un essuie, je ne voulais pas perdre plus de temps qu'il ne fallait pour me sécher et m'habiller. Étant assez peu friandes des loisirs ces derniers temps, je me matérialisais des vêtements -sombres- moi qui n'affectionnais pas les habits matérialisés, me voilà trop dépitée pour aller m'en chercher. Parlant de l'appartement en lui-même, je ne saurais dire si je me sentais mal à l'aise ou non dedans. Vu que tout ce qui représentait Rei Yu a disparu. Et n'étant pas fan des films d'horreur, je ne croyais en rien aux fantômes et ainsi de suite. D'ailleurs, même si je ne le voulais pas, Akiha se chargea de contenir ma peine même sous mes protestations. Ainsi donc, cette ambiance terriblement froide et vide n'était pas due en grande partie par la disparition de Rei, mais plutôt par la difficulté à trouver celui qui l'a fait disparaître. J'avais même peur qu'on ne le retrouvera jamais dans ces murs où les assassins se trouvaient à chaque coin.

- Je passe vite par la cuisine et je suis toute à vous.

Un dernier baiser, un dernier regard admiratif envers cette femme qui constituait à présent mon univers, et je m’éclipsais de la salle de bain, direction cuisine pour me chercher une barre de céréale, prête à sortir de cet appartement étouffant à souhait. Définitivement, je n'aimais pas être enfermée. « Tu devrais manger plus, Akiha ». Ouais mais si j'ai pas faim, je n'y peux rien. La perte d’appétit pouvait s'avérer être un symptôme de mon traumatisme ? Oui, je savais au moins m'avouer que je n'étais pas bien. Bon de là, demander de l'aide, c'était une autre affaire, mais tant que Dead Master-Sama était avec moi, cela irait. Attendant d'ailleurs cette dernière, c'est avec un certain calme que je sortis de ses appartements... par le passage secret d'en dessous des escaliers.

- Vous avez des choses urgentes à régler, Ayame-Sama ? En y pensant...

Hésitant à poursuivre tandis que nos pas nous menèrent à travers les couloirs bleutés, je me décidais tout de même à me lancer. Disant à quel point j'étais navrée pour mon inefficacité. Il était vraie que, étant une personne plus qu'assidue, je ne supportais pas voir mes engagements bafoués par une affaire personnelle. Je me devais de distinguer ma vie professionnelle de la privée, mais étrange que cela pouvait l'être, mes convictions étaient mises à rude épreuve en ces temps de trouble. Mais ayant tout de même un sens de fierté et de responsabilité, j'arrêtais ma marche stoppant ainsi la directrice, pour me pencher légèrement devant elle et lui affirmer d'une voix assez décidée :

- Je suis désolée de vous causer des problèmes vis-à-vis des cours et de l'infirmerie, je vous promets de m'y remettre au plus vite.

Le temps que je digère toute cette histoire, et je devrais être de nouveau apte à assouvir les bons vouloirs de la directrice de Undai, comme il se doit. Parce que oui, je lui devais bien ça, après tout. Et sinon, pour le peu de temps qui me restait avant de prendre mes résolutions, je vais rester dans mon mutisme, attendant que le dernier problème soit résolu pour mieux m'adapter à mes nouvelles décisions.

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 3:39

Laissant le silence faire place comme à chacune de nos nouvelles conversations, je ne m’offusquais pas de devoir attendre une réponse qui n’arriverait sans doute jamais. La regardant se laver, examinant son corps et son visage fatigué, je devais me retenir de lui sauter dessus, sachant que la seule chose que je recevrais de sa personne serait des pleurs et des « non » ne pouvant que me blesser. Et bien même le sexe ne devait pas m’obnubiler non plus, j’avais bien d’autres choses à penser. Comme quand j’allais pouvoir retoucher son corps si tentant ? Peut être me plairais-je uniquement de son ombre à la place ? Non, cela serait une sorte de trahison envers elle et son non-désir de concrétiser quelque chose de purement érotique. Soit, passons, passons.

- Ce sera avec plaisir, Ayame-Sama.

Souriant de joie suite à sa réponse, je me plus à accepter le fin baiser qu’elle m’adressa. Après tout, ne devais-je pas me contenter de ce qui était à ma portée ? En temps normal non, puisque j’étais Dead Master mais disons que l’amour aide à faire des concessions. Sortant mes jambes hors de l’eau en même temps qu’elle, j’attrapais un essuie pour me sécher, gardant toujours un œil attentif sur Akiha. Assise toujours sur le rebord, je m’apprêtais à me lever pour aller chercher les vêtements que je lui avais préparé plus tôt. En vain en vue de la manière si subtile qu’elle utilisa pour se vêtir, de la matérialisation pure et dure, chose qu’elle détestait en temps normal. Ne faisant nulle remarque sur cela, je sortis à mon tour de la salle de bain quand elle me dit sans émotion « Je passe vite par la cuisine et je suis toute à vous. ». Toute à moi ? Que de belles paroles sur lesquelles je ne devais m’exciter d’avantage. Passant par la chambre alors qu’elle s’en alla à la cuisine, je pris soin de regarder ma tenue avant de partir. Un chemisier muni d’un décolleté plongeant, un slim moulant à la perfection mon corps et un blazer accentué par mes talons. J’étais magnifique, mais pas assez « chaude » pour que Ketsuki me saute dessus sans doute. Me giflant mentalement en criant haut et fort dans ma tête « obsédée », je sortis enfin après avoir repris ma tasse de café à moitié-vide.

Descendant alors que mon amante m’attendait, je la suivis par le passage secret tasse toujours en main. Traversant les couloirs sombres illuminés uniquement par la matérialisation gisant dans les tuyaux, je laissais sa voix heurter mon ouïe quand elle essaya tant bien que mal de formuler je ne sais quoi, la laissant faire et prendre son temps, je continuais à avancer.

- Vous avez des choses urgentes à régler, Ayame-Sama ? En y pensant...

On peut dire que pas vraiment des choses urgentes au point de devoir me lever la nuit, mais des choses que je devais quand même faire aujourd’hui au plus tard. Et ces mêmes choses n’étaient autres que de préparer l’arrivée de ma chère amie. Réserver les billets, lui trouver une occupation à Undai, préparer sa venue en vue d’un nouveau poste que je n’avais pas encore décidé vraiment et dont, je me creuserai la tête encore pendant des heures. Devrais-je en informer Akiha ? Après tout …

- Je suis désolée de vous causer des problèmes vis-à-vis des cours et de l'infirmerie, je vous promets de m'y remettre au plus vite.

Cela était inutile. Lui adressant un fin sourire avant de prendre une gorgée, nous arrivâmes rapidement vers la trappe menant à mon bureau. Répondant à sa question tout en montant les quelques marches, je laissais mon ton mielleux caresser chaque syllabe que j’utilisais « Il est inutile de te presser pour cela, je préfère te savoir à mes côtés que devant un troupeaux de brebis galeuses mon cœur ~ ». Un fin baiser et je pris place à mon siège, laissant Akiha s’asseoir à mes côtés, ou plutôt, sur mon bureau. La regardant avec passion, seul un sourire amusé se dessina sur mes lèvres quand je trouvais une nouvelle occupation « en quelque sorte » à sa personne.

- Que dirais-tu d’utiliser ton ombre pour donner cours à tes chatons ? Cela te soulagera également n’est-ce pas ? ~

N’attendant nulle réponse de sa personne, je fis sortir son ombre de son corps -sans douleur- pour venir lui créer un corps artificiel, à l’image même de sa maîtresse. J’avais le pouvoir de garder celui-ci actif au moins toute la journée, histoire que celui-ci donne cours et s’occupe de ce qu’Akiha ne sait faire pour le moment. Regardant ce clone ou je ne sais comme le décrire, je lui fis un petit signe de la main pour qu’il s’approche afin de déposer mes lèvres sur les siennes tout en tenant la main de l’originelle.

- Je suppose que cela ne te dérangera nullement de faire cela ma chère ombre ? ~ Nous resterons ici aujourd’hui, n’hésite pas à passer quand tu n’en peux plus de la stupidité de tes élèves mon cœur ~

Lui faisant un signe de la main pour l’inciter à partir, je reportais mon attention sur Akiha -la vraie, du moins, la déprimée-. Gardant sa main dans la mienne, je la levais de manière à pouvoir poser mes lèvres dessus. Mordillant l’un de ses doigts avant de lui faire un clin d’œil et de commencer mon travail. Sortant le dossier de ma dite amie, je laissais celui-ci sur le bureau tandis que je cherchais déjà un vol pour sa personne sur mon portable. La faire sortir de la Corée n’est jamais chose facile, surtout si c’était pour aller au Japon ~ Mais bon, je ne comptais pas non plus me téléporter là-bas et exciter tout le bas-monde pour aller la chercher.

- Cette personne arrivera dans peu, j’espère que tu t’entendras bien avec elle mon cœur ~

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 14:05

Définitivement, j'étais déprimée, le genre de dépression dont tu n'as qu'une seule envie, c'est de rester devant ta télé toute la journée sans bouger. Je devais avouer que même sans mon ombre pour me le crier haut et fort, je trouvais cela pathétique venant de ma personne. Après tout, n'étais-je pas le parfait maître de mes émotions et de mes facettes cachées ? On dirait que sur le coup, non. Quoi que d'un autre coté, je ne pouvais me plaindre de mon comportement vis-à-vis de la disparition de Rei Yu. Pourquoi donc voyais-je mon avenir d'un œil favorable ? Parce que cela ne faisait qu'une semaine, et déjà je voulais le supprimer de mon existence, je voulais éradiquer cette peine et reprendre à zéro. Faux, je ne saurais plus jamais revenir à mon moi d'avant, plus jamais je ne voudrais sauver un autre enfant de la dure réalité de la vie, d'ailleurs je ne voulais plus avoir d'enfants, me trouvant tout sauf prête pour ce genre d'engagement. Moi, être une mère ? Beau rêve qui s'est vite volatilisé quand le retour à la réalité fut plus que brutal. J'étais peut-être née pour faire des grandes choses, je voulais peut-être moderniser une médecine inconnue à ce jour quitte à mourir du surplus de travail, mais en tout cas, une chose était certaine, je ne voulais plus m'engager dans une quelconque relation. Dès maintenant, je ne vivrai que pour mes principes... « Autant scientifiques que charnels, heh ». Du moins, j'essayerai de le faire après que cette affaire soit close, et elle le sera quand je trouvais le monstre qui m'eut enlevé ce bout de bonheur.

- Il est inutile de te presser pour cela, je préfère te savoir à mes côtés que devant un troupeaux de brebis galeuses mon cœur ~

Soulagée d'entendre cette femme inflexible être plus que compréhensive envers moi, je la suivis sans mot dire en direction de son bureau, acceptant ses baisers sans vraiment y prendre goût. Depuis ce jour, nous n'avions guère reparlée de ce qui s'est passé, nous n'avions pas mis le sujet sur le tapis et je n'osais pas demander à Ayame ce qu'elle ressentait véritablement en vue de la mort de ce garçon. Je préférais me bercer dans une illusion créée par ma propre conscience, me persuadant que la vérité allait dans mon sens, c'était plus simple ainsi, je fonctionnais de la sorte depuis toujours après tout.

- Que dirais-tu d’utiliser ton ombre pour donner cours à tes chatons ? Cela te soulagera également n’est-ce pas ? ~

Baissant mon regard sombre sur Ayame, je ne cherchais pas longtemps pour comprendre où elle voulait en venir. Utiliser mon ombre donc... Je n'étais pas contre, et mon alter-ego serait plus que ravi de pouvoir prendre congé de mon âme misérable. Je ne sourcillais même pas quand sa silhouette monstrueuse sortit de mon corps sous le bon vouloir d'Ayame-Sama. D'ailleurs, je ne fis que détailler cette entité ayant pris ma forme comme s'il s'agissait d'une décoration quelconque, du moins jusqu'à ce que je croise ses yeux rouges qui me riait limite à la figure. Je la détestais, définitivement, je haïssais cette facette de ma personnalité, encore plus quand je la voyais devant moi, tel un miroir reflétant ma vraie nature. Détournant mon regard quand Dead Master-Sama embrassa cette chose horripilante, je plongeais mon regard sur la baie vitrée où les étudiants se pressaient afin d'arriver à leurs cours respectifs. Ces chatons... Akiha se fera un plaisir monstre à les torturer pour leur enseigner cette matière qui pour moi -pour l'instant- était futile.

- Je suppose que cela ne te dérangera nullement de faire cela ma chère ombre ? ~ Nous resterons ici aujourd’hui, n’hésite pas à passer quand tu n’en peux plus de la stupidité de tes élèves mon cœur ~

Nous resterons ici donc. Notant cela dans un coin de la tête, je ne lâchais pas la main d'Ayame-Sama, tournant finalement mon regard vers mon autre moi. Je savais ce qu'elle pensait, je n'avais même pas besoin de la voir pour comprendre chacune de ses intentions. Soupirant légèrement quand elle affirma avec malveillance qu'elle allait s'occuper des imbéciles peuplant cette école, je grimaçais légèrement. Akiha était moi, c'est elle qui me poussait à la vengeance, ce qui voulait dire qu'elle le désirait aussi. Sur le coup quand elle passa la porte avec son sourire plus que lugubre, j'avais peur pour les petits chatons qui devraient la subir. J'espérais qu'elle n'en tuerait pas, en tout cas. Mais en fait, je n'avais pas à prier pour ça, je pouvais tout simplement l'empêcher de commettre quelque chose allant à l'encontre de mes vouloirs... Sauf que j'avais tout sauf envie de la surveiller, je préférais de loin rester là, en compagnie de la directrice qui... Si elle continue à me regarder de la sorte, j'allais fondre et ce peu importe l'état dans lequel je me trouvais pour le moment. Laissant ma main tomber le long de mon bras quand elle la lâcha, je laissais mon regard couler sur le dossier qu'elle sortit de je ne sais où. Moi intriguée ? Non, ce n'était qu'une manière de se raccrocher à tout et n'importe quoi pour ne pas sombrer.

- Cette personne arrivera dans peu, j’espère que tu t’entendras bien avec elle mon cœur ~

Prenant le dossier en mains, tout de même curieuse de voir quel serait le nouvel arrivant dans cette Académie, je me doutais fort qu'il s'agirait d'un nouveau professeur. Sinon, autant Ayame que moi ne trouvions la peine d'en discuter. Mais... Manquions nous d'effectifs ? Je n'en savais rien, je ne m'occupais pas de cette partie administrative de Undai, préférant signer des faux actes de décès à mes temps perdus. J'étais un monstre. Ouvrant le dossier en me heurtant à la photo d'une femme devant atteindre la trentaine, je restais un instant perplexe devant cette image. Une prof dans ce cas, une ancienne élève de Undai cela va de soi. Neutre en vue du manque important d'informations la concernant dans le dossier, je le déposais sur le bureau.

- Qui est-ce ?

Question complètement désintéressée tout autant que le ton de voix que j'eus utilisée. Je n'étais du genre à m'intéresser aux autres enseignants de cette école, d'ailleurs je ne m'entendais guère bien avec la plupart. Que ce soit Sousei ou l'autre là... Daichi, je n'avais rien en commun avec eux, préférant m'occuper de mes propres affaires sans interférer avec les autres. Bon, j'avouais que Mihaïl était d'une agréable compagnie, sans que cela ne tourne au vinaigre. Sauf que là, je fus tout de même contrainte à m'intéresser à cette nouvelle venue, en vue de la demande d'Ayame-Sama à ce que je m'entende bien avec. Était-ce une personne importante ? Je n'en savais rien, mais de ce que j'ai survolé dans le dossier, elle était une personne de haut niveau, fort qualifiée au point d'avoir été la présidente du Conseil à une époque... Ce qui voulait dire qu'elle était dans cette Académie avant que je n'y arrive, vu que quand j'y étudiais, c'était déjà Yume qui occupait ce poste. Fronçant les sourcils, je repris à nouveau le dossier et l'ouvris à la page voulue.

-Undai Gokusha... C'est la prison, non ?

Cette prison dont j'eus vent que par hasard quand Dead Master-Sama me donna un dossier à éplucher. Cet endroit qui enfermait les étudiants renégats et désobéissants... L'endroit dont aucun Undai n'a la connaissance avant d'y être enfermé à la base. Alors pourquoi ramener une personne de là-bas ? Qu'aviez-vous à l'esprit Ayame-Sama ? Regardant ce qu'elle faisait d'un air perplexe, je déposais le dossier à sa place initiale avant de tirer un siège en face de son bureau et venir le mettre près de la baie, le tournant à moitié pour avoir autant le profil d'Ayame en vue, que le paysage se trouvant à l'extérieur.

-Je crains tout de même pour la vie de mes chatons... N'avez-vous pas peur qu'Akiha s'attaque à eux en cherchant le fautif ?

Détournant le regard de sa silhouette, je plongeais mon regard à travers la baie tout en utilisant ma main comme appui pour ma tête. Un d'eux... Mais qui... Ou plusieurs d'eux ? Je n'en savais rien, mais je savais ce qui arrivera quand je découvrirai son identité.

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 14:48

Plongée dans mon écran, je faisais voler les pages de navigateurs les unes après les autres, cherchant un jet relativement appréciable pour ma chère Miri-Tan. Cherchais-je du luxe pour sa personne ? Je ne m’en cachais pas, bien que je savais que ce genre d’artifice ne l’intéressait guère. Au point même de pouvoir rester vingt quatre heures sur une boite en bois dans un avion de cargaisons à la place d’user de son nom pour avoir le confort d’un Jet privé où une multitude de personnes seraient à son service. Soit, laissons cela pour plus tard, ce n’était pas comme si elle comptait arriver aujourd’hui, n’est-ce pas ? ~

- Qui est-ce ?

Élargissant mon sourire suite à sa question, je restais silencieuse à sa demande, la laissant plutôt fouiller un dossier à moitié vide. J’aurais pu prendre la peine de le compléter, j’aurais pu m’amuser à y raconter sa vie, mais je ne le fis pas, ce document était une preuve de son invisibilité si je pouvais le dire ainsi ~ Miri-Tan était une jeune femme plus qu’intéressante, que ce soit pour sa faculté de matérialisation ou encore sa manière si subtile d’être toute simple, une enfant que j’appréciais énormément et dont je savais que cet amour était partagé. Ne vous méprenez pas, je parlais nullement du plaisir charnel que je n’ai d’ailleurs jamais eu avec cette personne ~ Réservant les appartements pour sa personne non loin des nôtres, je me chargeais d’envoyer un mail au réceptionniste pour que celui-ci fasse ce qu’il y avait à faire. Au moins, nous savions déjà où elle allait séjourner, en comptant cela correctement, on peut dire qu’elle sera à deux minutes de chez moi ~ Huhu, cela pouvait être utile n’est-ce pas ? ~ Et que devais-je faire d’autre ? Lui trouver un rôle bien entendu, mais pourquoi ne pas attendre de l’avoir en face de moi pour le faire justement ? Il serait bien plus plaisant de lui demander ce qu’elle même voulait faire ~

- Undai Gokusha... C'est la prison, non ?

Maaah, me voilà donc étonnée, je ne me souvenais pas en avoir parlé à Akiha pourtant ~ Serait-ce possible qu’elle eut fouiné je ne sais où pour connaître cet endroit ? Ne disait-on pas que seul les personnes y étant envoyées connaissaient cet enfer ? ~ Undai Gokusha, Huhu ~

Une prison ? Bien pire, les gens étaient enfermés comme des animaux en cage, impossible pour eux de sortir, de faire quoi que ce soit. Même la lumière du jour était devenue inexistante à leurs yeux de jeunes isolants, des personnes non-obéissantes. La plus part des gens se trouvant là étaient des terminales qui, en sortant de Undai avaient usés de leurs pouvoirs devant x et x personnes pour x et x raisons ou alors, parce qu’ils avaient tournés le dos à ma si prestigieuse personne. Mais ceux-ci étaient trop intéressants pour que je puisse les tuer si futilement, ils devaient être punis pour leurs affronts, mais sauvés pour leurs compétences. Pourquoi garder ces êtres incontrôlables ? Tout simplement parce qu’un jour, je le savais, ils me seraient fort utiles. Et après tout, tant qu’ils étaient là-bas, ils ne détruisaient pas le monde ~

- Je crains tout de même pour la vie de mes chatons... N'avez-vous pas peur qu'Akiha s'attaque à eux en cherchant le fautif ?

Me tournant dans sa direction pour laisser mes pupilles couler sur son corps, je me levais de mon siège pour venir à sa rencontre. Me mettant devant elle, un genou à terre, je déposais mes lèvres sur ses mains avant de lui adresser un sourire tout en caressant sa joue. Je n’avais nullement peur des faits de son ombre, si des élèves meurent, qu’il en soit ainsi. Je ne comptais ni l’arrêter et encore moins la contraindre à faire la gentille enseignante qu’elle n’était pas. Si elle voulait chercher le fautif, qu’elle le fasse, je ne pourrai que lui apporter mon support dans cette tâche. Pour ramener notre Akiha-Chan, pour que mon amante retrouve son sourire.

- Ne t’inquiète pas de cela mon cœur, je m’occupe de tout ~ Ton ombre est certes désastreuse, mais certainement pas incontrôlable ~

Me redressant pour venir poser mes lèvres sur les siennes, je forçais légèrement le passage pour venir caresser sa langue avec envie. Posant mes mains sur son corps, je me retenais tant bien que mal de la déshabiller, de la dévorer, de la faire jouir sous mon corps. Et dire que cet enfant mort aura vraiment été un désastre. Pendant son vivant comme après sa mort, il ne fallait que regarder le visage d’Akiha-Chan pour comprendre où je voulais en venir. Gardant toujours mes lèvres scellées aux siennes, je me détachais de celles-ci en sentant une présence que je n’avais plus vue depuis longtemps. Déviant le regard vers la porte en gardant une certaine proximité avec mon amante, je me demandais un court instant si celle-ci avait remarqué que l’on nous épiait ? ~

- En ce qu’il concerne notre nouvelle arrivante, pourquoi ne lui demanderais-tu pas toi même mon cœur ? ~

Me détachant du corps de ma chère scientifique pour venir poser mes yeux sur celle aux cheveux sombres, un fin sourire naquit sur mes lèvres. Moi qui comptais tout finir avant son arrivée, maaah, quelle mauvaise directrice que je fais là ~

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Miri Okugi

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MessageSujet: #540360   Ven 7 Juin - 15:49

La Corée du Nord, ce pays était devenu la maison de mon enfer, perdue dans des contrées désertiques où seul des bombardements s’entendaient au loin, nous étions sous terre. Je sortais que très rarement à l’extérieur, préférant me terrer dans un bureau calme, alimenté uniquement par une ampoule m’apportant de la lumière. On peut dire que mon teint pale est causé par ce lieu de désolation, mais je n’en avais que faire, ici, sous terre, je me sentais bien, je me sentais utile. Jamais depuis le début je ne connus l’ennuie, chaque jour apportait son lot de problèmes, rien n’était jamais monotone ici. Que ce soit les nouveaux arrivants ou l’apprentissage des anciens, cette infrastructure se répartissait sur cinq étages en descendant. Me trouvant au plus haut, donc celui le plus près du sol, j’avais installé mes appartements dans cette partie là. Ne manquant de rien, ayant un endroit spacieux, je n’avais à me plaindre. En dessous de mes appartements se trouvaient les laboratoires où les expériences battaient de leurs pleins jour et nuit, descendant encore pour arriver au troisième, ce fut les salles de séjours, de calme, de tranquillité où les pensionnaires se divertissaient. Cet endroit était constamment désertique d’ailleurs. Finalement, les deux derniers étages recensaient les cellules, mettant les plus féroces le plus profondément sous terre. Je me plaisais à me balader dans ces endroit durant la journée -ou la nuit-, le temps était décalé ici. M’amusant à voir de mes propres yeux l’évolution des étudiants, ne répondant nullement à leur barbarie en ne gardant qu’un sourire continuellement sur les lèvres.

Aujourd’hui était un jour différent des autres, aujourd’hui j’allais sortir et respirer l’air pollué de l’extérieur afin de me rendre « au siège principal de Undai ». Suite à une demande explicite de ma chère Ayame, je me décidais de faire ce déplacement sans plus attendre. Après tout, je n’y allais pas que pour faire figuration, j’avais également un but dans tout cela. Empruntant l’ascenseur me permettant de rejoindre la terre ferme, j’arrivais rapidement dans une plaine désertique, escortée par deux personnes taillées comme des armoires à glace, je leur adressais de simples mots avant des les gratifier d’un signe de la main avant de les voir disparaître. Quitter cet endroit … était-ce seulement permis ? Ne risquais-je pas d’avoir des problèmes lorsque je reviendrai ? Non, j’avais déjà tout prévu ~

Matérialisant un moyen de locomotion, un véhicule à deux roues se créa devant ma personne sans plus attendre. Troquant mon Kimono contre une combinaison, je me mis en route vers Undai. Je ne sais dire combien de temps cela m’a pris pour arriver jusqu’à l’institut et combien de fois je me suis arrêtée pour diverses raisons. Je pouvais déjà me sentir satisfaite de ne pas m’être faite arrêter pour qu’on vérifie mon passeport ou encore, que l’on me demande la raison de mon départ du pays faisant la guerre au monde. Les humains ne sont-ils pas ennuyeux de se disputer pour des broutilles pareilles ? Quelle était la raison de cette guerre déjà ? L’envie démesurée d’un tyran de se faire connaître sur le net peut être.

Me décidant tout de même de troquer ma moto contre un avion lorsque je déposais les pieds sur le sol de la Corée du Sud, je me glissais sans dérangement dans un avion de cargaison en direction du Japon, trouvant mon bonheur dans un coin de l’engin volant, je fis le voyage en compagnie d’armes en tout genre. Serais-je dans un avion de trafiquants ? Quel amusement. Sortant de celui-ci quand il atterrit sur le sol Nippon, je passais un coup de fil pour qu’on vienne me prendre à l’aéroport de Kyoto. Me déplacer moi-même jusqu’à Undai ? Serait-il étrange que je vous réponde que je ne me rappelais ni de l’endroit visuellement ni de son adresse ? Après tout, je n’avais pas convenu une date fixe avec Ayame, je n’eus donc le temps de la prévenir de mon arrivée. N’attendant pas plus d’une heure qu’une voiture sentant la matérialisation au loin n’arrive à ma rencontre, je montais dedans sans plus attendre. Il ne fallut guère plus de temps pour que j’arrive sur le pont de Undai, endroit sur lequel je pouvais sentir mon pouvoir frémir de plaisance en absorbant le pouvoir m’étant accordé ici. Sourire aux lèvres, je sortis de la voiture de ma chère amie avant de tracer mon chemin vers le bureau de la directrice, passant dans le couloir principal sous une horde de jeunes enfants se ruant pour ne pas arriver en retard au cours, j’évitais ceux-ci à merveille, ne me faisant nullement toucher par l’un d’entre eux. Je mens. Un m’est rentré dedans avant de me dire « Désolée, je vous avez pas vu Ojou-San ! » et de partir en courant vers sa classe, je présume. Cette maudite phrase … « Je ne vous ai pas vu », elle m’insupportait. Mais une fois de plus, mon sourire restait impeccable ~

Cherchant un court instant le bureau de Dead Master, c'est sans une once de gêne que je cherchais l’odeur de sa matérialisation. Cela était relativement facile, elle était si énorme que mes narines ne pouvaient que sentir celle-ci plus j’approchais du but, bien qu’une autre présence, plus faible et semblant être divisée se trouvait à côté de l’objet convoité par ma personne. Arrivant devant les portes ouvertes d’un bureau je présume, je levais les yeux pour voir si l’endroit correspondait à ma destination. Faisant un premier pas dans celui-ci, j’élargissais mon sourire quand mon regard croisa celui de la femme qui m’avait si gentiment convoquée. Tout de même intriguée par la présence de l’autre personne, je penchais ma tête sur le côté pour la décrire du regard. Une femme magnifique … l’amante d’Ayame en vue des baisers échangés … un visage fermé et triste … non, rougis ? Serait-ce récent ? On ne dirait pas, personne n’oserait rester avec cette femme aussi simplement si vous ne la connaissiez pas … Qui est-ce dans ce cas … Aussi étrange que cela puisse l'être … Son visage me rappelait quelqu’un. Me tromperais-je ? ~

Me voyait-elle ? Et bien même, cela n’avait nullement d’importance. Me dirigeant vers Ayame, je me permis de la prendre dans une fine étreinte avant de déposer mes lèvres sur sa joue en signe de salutation. Nous avons toujours été fort tactile, non pas à l’extrême non plus, mais je ne me gênais pas de mes gestes amicaux envers sa personne surpuissante. Me dégageant donc de ce corps toujours aussi glacial, je la regardais un court instant, sourire aux lèvres avant de déposer mes pupilles sur la jeune blonde se trouvant derrière la directrice, affalée sur un siège, perdue entre ce qu’il se passait à travers la fenêtre et le bureau. Affichant un sourire plus qu’aimable à sa rencontre, - m’a-t-elle finalement remarquée ? - je me penchais respectueusement devant sa personne tout en me saisissant de sa main en signe de sympathie.

- Je ne crois avoir eu l’honneur de vous rencontrer, Ojou-San ~

Déviant le regard vers Ayame tout en gardant un visage calme et impassible, je questionnais du regard la directrice sur l’identité de cette femme. Je n’avais eu vent que notre chère collectionneuse de demoiselles se plaisait avec une seulement. Serait-il possible que le cœur - s’il y en a un - rebatte à nouveau ? Futile que cela pouvait l’être, j’en doutais fortement ~ Redéposant mon regard sombre sur la jeune femme me faisant face, je lui adressais un sourire avant de décrire sa personne de plus près cette fois-ci. Elle ne portait ni de boucles d’oreilles, ni de bracelet … une bague ~ Que c’est symbolique, serait-ce une de fiançailles ? Non, cela serait bien trop excitant, qu’était-ce donc ? Un cadeau d’Ayame-Sama ? ~

- Je ne savais pas que tu t’amusais ainsi Ayame ~ Me laisserais-tu connaître cette charmante demoiselle ? ~

Le demandais-je réellement ? Non, je comptais le faire qu’elle me dise oui, ou non ~
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 16:59

J'attendais quelque chose, quelque chose qui n'arrivait pas. Je ne saurais dire ce que c'était au juste, mais je savais que grâce à cela j'irai mieux. Il ne faudrait qu'un seul événement important pour que je puisse prétendre passer à autre chose et laisser cette peine morbide derrière moi. Car me voir ainsi, fixer mon reflet dans la vitre, me donnait juste une image de moi-même que je détestais au plus haut point. J'ai passé une semaine à réfléchir, à vivre le processus du deuil à la vitesse accélérée en vue de l'endroit où je me trouvais et de ce que j'étais. J'ai connu la douleur, la confusion ainsi que la colère, et là, il ne me restait que le vide en attendant que j'explose le tout dans un dernier acte scellant à tout jamais ce passé. Oui dès que ma vengeance -inutile qu'elle puisse être- sera faite, je laisserai sans doute Akiha conditionner cette peine dans son besoin maladif d'avancer dans la vie. Oui, ensemble, nous allions recommencer nos expériences et ravitailler nos buts premiers. Ensemble... Il y avait aussi Ayame-Sama à présent, cette femme que j'eus admirée par le passé tout en essayant de l'atteindre afin de la mettre à nu. Finalement c'est moi qui me suis dévoilée complètement tandis qu'elle avait encore cette part mystérieuse en elle que je ne savais découvrir. Pourtant, je n'avais à m'en plaindre, elle était là avec moi, et moi j'avais presque tout ce que j'ai voulu toujours avoir. Définitivement, je ne devrais plus me morfondre sur moi-même et gratifier la directrice de ma reconnaissance pour tout ce qu'elle faisait là pour moi. Dead Master-Sama, le plus grand monstre de ce monde... auquel j'ai découvert une once d'humanité. C'était une fierté énorme de se dire ça, mais c'était aussi douloureux... dans le bon sens.

- Ne t’inquiète pas de cela mon cœur, je m’occupe de tout ~ Ton ombre est certes désastreuse, mais certainement pas incontrôlable ~

Sentant sa présence se rapprocher de moi, je tournais la tête vers elle. Cette femme qui était si attentionnée envers moi, qui... Cela ne lui ressemblait en rien, mais je savais pourquoi elle se comportait de la sorte. Parce qu'elle tenait à ce que je me ressaisisse, à ce que je redevienne ce que j'étais... Elle ne voulait que mon bien, n'est-ce pas ? En vue de ses faits et gestes, je ne pourrais démentir cette réalité même si elle n'est qu'apparences. Ma laissant aller à sa caresse, je sentis une pointe douloureuse dans mon bas-ventre quand sa langue se fraya un chemin pour danser avec la mienne. J'étais... abominable. Même dans mon état, je ne pouvais lutter contre le désir dont elle me remplissait rien qu'avec ce court baiser, c'était affreux de se dire que le désir charnel n'a guère disparu en cette période de crise émotionnelle. Tellement pas que je ne voulais pas que ce baiser insistant cesse, me retenant de toute mes forces à ma conscience qui me hurlait que je ne devais pas être si désinvolte, je me retenais du mieux possible afin de ne pas l'agripper, afin de l'empêcher de mettre fin à cette douce envie. C'était horrifiant, c'était indécent, il fallait que j'arrête, que je cesse de penser de la sorte et que je calme ces pulsions intolérables qui voulaient se frayer le chemin dans mon esprit. Et je crois que j'y ai pensé si fort, qu'Ayame cessa et se recula de ma personne. Soupirant légèrement, je ne m'attendais sans doute pas à ses dires.

- En ce qu’il concerne notre nouvelle arrivante, pourquoi ne lui demanderais-tu pas toi même mon cœur ? ~

Suivant le regard d'Ayame-Sama qui s'est relevée de mon corps inerte, je ne vis pas de quoi elle parlait. Perplexe, je fronçais les sourcils pour lui découvrir un sourire radieux qui ne faisait qu'augmenter mes questionnements. De quoi parlait-elle au juste ? Décidant tout de même de ne pas faire abstraction de ses dires incompréhensibles, je détaillais à nouveau la pièce de mon regard sombre -clair, mais sombre, on se comprend- à la recherche de... la nouvelle arrivante. Et là je la vis, du moins je l’aperçus quand elle vint à la rencontre d'Ayame-Sama pour la serrer dans ses bras comme si elles étaient de bonnes vieilles amies. Perplexe, je me redressais légèrement dans mon siège, surprise de n'avoir vu cette femme dans le bureau plus tôt.

- Je ne crois avoir eu l’honneur de vous rencontrer, Ojou-San ~

Je ne réagis pas directement sous les signes de politesse qu'elle m'adressa. Préférant la détailler de haut en bas et chercher qui... La femme de la photo, c'était elle. Mais qui était-elle au juste ? Coulant mon regard sur elle, je pouvais aisément définir qu'elle était une pure japonaise, ainsi qu'une personne de Undai, une personne dont le sourire -étrange que cela pouvait être- me mettait en confiance. Ça y est, je délire. Et d'abord, pourquoi je ne l'ai pas remarqué plus tôt. Non, pourquoi elle était si familière avec...

- Je ne savais pas que tu t’amusais ainsi Ayame ~ Me laisserais-tu connaître cette charmante demoiselle ? ~

« Ayame »... « Tu » ?! Entrouvrant légèrement la bouche sous le manque de compréhension, je revins rapidement à ma perplexité. Qui était assez haut placé pour venir s'adresser à Dead Master-Sama de la sorte ? Et pourquoi je n'eus l'occasion d'entendre parler d'elle ? Non, je n'étais pas jalouse, disons juste que mon sens de réflexion était un temps soit peu entaché par les événements récents. Me décidant tout de même à réagir au lieu de fixer cette femme bêtement, oui, j'eus le loisir de la détailler convenablement, yeux noirs, cheveux noirs, habillée sobrement, peau encore plus pâle que la mienne... Rien d'étonnant qu'elle passa inaperçu -si, cela me perturbait, mais peut-être était ce l'une de ses facultés- et tout ça couronné par une aura paisible et inébranlable. Laissant couler mon regard sur Ayame-Sama avec insistance, je me relevais de mon siège afin de procéder aux formules de politesse à mon tour, autant se présenter soi-même, je savais encore le faire seule.

- Ketsuki Akiha, ravie de faire votre connaissance...

Bon, cela aurait pu sortir plus naturellement et moins tranchant, mais que voulez-vous, je n'étais disposée à faire de nouvelles rencontres qui me rendaient plus que perplexe. D'ailleurs, je ne connaissais même pas son nom, peut-être que je l'ai vu dans le dossier -sans doute- mais je n'y ai pas vraiment prêté attention, croyant que sa venue n'était pas prévue pour dans... maintenant. Trouvant cette situation plus que dérangeante, j'affectionnais me montrer sur mon meilleur jour et non de la sorte, je n'ajoutais rien déviant mon regard de cette femme sombre pour mieux le plonger dans le visage souriant de la directrice. Devrais-je lui demander froidement qui était cette femme ? Non, je passerai pour... Pour quoi d'abord ? N'était-ce pas justement cette inconnue qui parlait « d'amusement » ? Personnellement je ne voyais rien d'amusant à la situation. Fronçant les sourcils, plus agacée qu'autre chose par le ton trop amical de cette femme, je m'approchais de mon amante. M'adossant au bureau, juste à un pas de la silhouette de la directrice, je fusillais cette inconnue du regard.

- On dirait que votre invitée vous a devancée quand à sa venue, Ayame.

Tranchant net sur son prénom, je ne lui adressais guère un regard, me demandant franchement qui était cette « invitée » et surtout pourquoi osait-elle être aussi familière avec... Et puis d'abord, pourquoi Ayame-Sama la regardait de la sorte ?! Non, je n'allais pas péter une crise de jalousie digne d'une adolescente, mais je n'allais pas partir d'ici sans explications plausibles. C'était fou comment à cet instant j'aurais voulu qu'Akiha soit là, elle saurait comment gérer ma frustration en s'attaquant directement à cette femme, cherchant à la sonder de tout part. Bon, j'aurais pu le faire aussi, mais sur le moment, je n'étais pas du tout disposée à jouer à ce genre de jeu. Mais une chose était claire... Ayame était à moi, j'avais besoin d'elle et je n'aimais pas cette manière proche qu'elle utilisait pour communiquer avec cette femme.

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 17:52

Je devais admettre que j’étais étonnée de la voir « si vite » à Undai, moi qui croyais avoir du temps pour sa personne, me voilà coincée entre deux entités bien distinctes. Appréciant sans moindre ménagement l’étreinte qu’elle m’adressa, je la laissais se coller à mon corps, profitant de sa chaleur et de ce geste doux avant de la voir partir en direction de mon amante. Gardant un sourire rayonnant planté sur le visage, je me plaisais à voir l’étonnement d’Akiha se peindre à merveille sur son visage. Serait-elle jalouse de la proximité de mon amie ? Il était vrai qu’il était étrange que je sois si amicale avec une personne, il va de soit également qu’il était étrange de savoir que j’avais des amies. Miri avait beau avoir été mon élève, lors de son parcourt à Undai, nous avions fondé un lien d’appréciation l’une envers l’autre. Autant son physique que son pouvoir m’était attractif, après tout, n’était-elle pas sujette à servir mes desseins ? N’était-elle pas la personne la mieux placée pour être avec moi ? ~ Cela va de soi que je ne le dirai pas à Akiha-Chan ~

- Je ne savais pas que tu t’amusais ainsi Ayame ~ Me laisserais-tu connaître cette charmante demoiselle ? ~

Levant les épaules d’un air dédaigneux, je secouais mon magnifique visage tout en montrant bien que je classais cette « faute » comme un simple oubli. Après tout, je n’allais pas crier sur tous les toits que moi, Dead Master-Sama est tombée follement amoureuse d’une humaine, cela serait d’un ridicule ~ Bien que ce soit le cas, huhu ~ Prenant place à mon siège de bureau tout en regardant tour à tour les deux jeunes femmes, je me demandais un court instant ce qui passait par la tête de ma chère Akiha, se retrouver nez à nez avec Miri était parfois intimidant, mais la maîtresse des sentiments se laisserait-elle berner par la nouvelle arrivante ? C’était fort possible. Il ne fallait que la regarder se présenter pour comprendre qu’elle n’était pas du tout calme, bien au contraire, son ton froid et presque ignorant ne faisait guère bonne figure alors que Miri-Chan gardait son sourire indescriptible. « Ketsuki Akiha, ravie de faire votre connaissance... ». Puis-je me permettre de rire ? Elle était tout sauf ravie de faire sa connaissance, huhu ~

- On dirait que votre invitée vous a devancée quand à sa venue, Ayame.

Maaah, serait-ce sa manière de montrer à notre invitée que j’étais sienne ? Non pas que cela me dérangeait de l’entendre dire mon prénom sans suffixe, bien au contraire, j’appréciais, j’appréciais ~ Il ne manquait plus que Sousei-Chan pour compléter ce magnifique tableau désastreux. Gloussant légèrement en venant tirer mon amante par la taille pour la faire s’asseoir sur ma personne, je levais les yeux vers Miri qui restait silencieuse en nous regardant. Savant parfaitement comment son esprit rationnel fonctionnait, je n’hésiterais nullement à dire qu’une remarque déplacée allait surgir d’ici peu ~ L’invitant d’un signe de la main à prendre place devant nous, je gardais mon sourire amusé sur les lèvres tandis que parmi nous trois, seules Akiha-Chan n’avait l’air d’avoir trouvé sa place. Mes genoux n’étaient-ils pas assez confortables ? Non, mes genoux étaient parfaits, le problème résidait en ma scientifique tant aimée, voilà tout ~

- Je ne m’attendais guère à te voir aujourd’hui, cela me fait plaisir Miri-Chan ~ Cependant, tu arrives dans une situation compromettante, notre cher enfant s’est fait tué récemment, je te demanderai donc d’être compréhensive. En ce qui concerne ta venue, je crus comprendre que tu avais également un but ~ Je t’écoute, parle seulement ~

Gardant un ton calme et un sourire radieux sur les lèvres, je la détaillais du regard. Nulle expression ne fit face sur son visage, son rire restait gravé sur ses traits alors qu’elle entrouvrit la bouche pour répondre à mes dires. Penchant la tête légèrement tout en gardant un sourire inexplicable sur les lèvres, de fins mots tel que « mes condoléances » arrivèrent à mon ouïe et à celle de ma tendre aimée.

- Je suis principalement ici pour me trouver une personne pour convenir à ma descendance, Ayame ~ En ce qu’il concerne votre perte, je me vois désolée. Puis-je cependant vous demander … si cet enfant était également le votre Ayame ? J’avoue que cette idée de vous savoir … « mère » ne convient en rien à votre personne. Cependant, cela ne reste que mon avis ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 20:34

Je pense... Je ne sais pas au juste ce que je pense de cette femme. Si nous nous rencontrions dans d'autres circonstances, je prétendrais même que nous nous serions entendues dans un sens. Par contre pour le moment, son regard imperturbable et son sourire platonique ne faisaient que m'énerver. Non au point que je sors mes crocs prête à lui sauter à la gorge, mais assez pour dire que je me sentais mal à l'aise dans cette situation. Akiha Ketsuki qui se sent mal en présence d'une inconnue, c'était la meilleure, si mon ombre était là, elle remettrait rapidement mes idées en place, sauf qu'elle n'était pas là. J'étais divisée et c'est la partie gentille et vulnérable -en plus d'être ébranlée- qui se retrouvait confrontée à une situation que jamais je n'aurais cru advenir dans un tel moment. Non que je sois jalouse, il étai étrange de se dire ça pour ma part, moi, l'éternelle infidèle aimant tellement le corps humain que je cédais à toute proposition, être jalouse d'une ébauche de relation amicale de mon amante... Ridicule, dans un sens. Sauf que sur le coup, je n'avais que faire de mon image, Ayame n'avait le droit de m'abandonner au pire moment de mon existence. Après tout c'est ainsi qu'elle fonctionnait non ? Remplaçant les gens inutiles, ceux qu'elle ne croyait plus aptes à bien la servir, pour des personnes plus qualifiées un peu comme... comme cette femme qui la traitait si familièrement. Serait-ce le début d'une paranoïa qui pointait son nez en fin fond de mon esprit ? C'était le moins que l'on puisse dire, mais même si ce n'étaient que des idées fausses de ma part, je ne pouvais laisser le temps en décider et éradiquer tout « danger » avant qu'il ne se déclenche.

Sauf que sur l'instant, je ne savais comment procéder pour ne pas paraître trop... Trop quoi d'ailleurs ? Je n'en savais rien, mais cette femme me dérangeait et ce n'était pas compté sur Ayame-Sama pour arranger les choses. Me tirant par la taille, j'atterris sur ses genoux sans dire mot. Et au lieu de me sentir aimée et honorée de cette position, sous le regard de cette femme j'avais l'impression d'être une des nombreuses conquêtes d'Ayame avec lesquelles elle jouait. En somme, il n'y avait pas pire pensée pour me rendre d'autant plus hystérique. J'aurais tout donné pour que mon ombre soit là, rien que pour se jouer de ce visage lisse dont le regard noir ne faisait que refléter ce qu'elle voyait. On va dire qu'elle avait le mérite d'être belle, comme dirait mon alter-ego.

- Je ne m’attendais guère à te voir aujourd’hui, cela me fait plaisir Miri-Chan ~ Cependant, tu arrives dans une situation compromettante, notre cher enfant s’est fait tuer récemment, je te demanderai donc d’être compréhensive. En ce qui concerne ta venue, je crus comprendre que tu avais également un but ~ Je t’écoute, parle seulement ~

Miri... C'était donc ça, son prénom. Je n’interférais pas dans la conversation, laissant Ayame-Sama exprimer sa joie de voir l'un de ses anciens disciples revenir au bercail. Ce qui me dérangeait plus c'était qu'elle parle de la mort de Rei Yu d'un ton si léger qu'on aurait cru que cela la réjouissait plus qu'autre chose. Tendue, je n'osais même pas tourner ma tête vers elle pour ne pas voir son visage que je devinais plus qu'amusé. Parce que si je le faisais et voyais ce que je redoutais, je ne tiendrais sans doute pas le coup sans mon ombre, et donc laisserai ma fureur parler à ma place. Et comme ce n'était pas toujours joli-joli à voir, autant éviter que je me fasse mal, inutilement. Au moins, la dénommée Miri avait le tact d'être « désolée » de cette triste nouvelle, même si je doutais bien que c'était sincère. Après tout, tout Undai sous la solde d'Ayame-Sama était un monstre, il n'y avait qu'à regarder cette femme... Femme que je n'arrivais pas à cerner entre le désintéressement que je lui apportais une minute, pour ressentir un violent mépris la minute d'après. Définitivement, il fallait que Akiha revienne au plus vite. D'ailleurs, où était-elle ? Elle donnait cours.

- Je suis principalement ici pour me trouver une personne pour convenir à ma descendance, Ayame ~ En ce qu’il concerne votre perte, je me vois désolée. Puis-je cependant vous demander … si cet enfant était également le votre Ayame ? J’avoue que cette idée de vous savoir … « mère » ne convient en rien à votre personne. Cependant, cela ne reste que mon avis ~

Fusillant du regard celle qui prit la parole, voilà que ma colère refit surface. Non mais comment cette inconnue dont je n'avais même pas le loisir de connaître l'intérêt, osait se prononcer sur quelque chose de tel ? Comment pouvait-elle prétendre connaître Ayame-Sama en lui imposant son point de vue ?! Qu'elle se détrompe dans ce cas, parce que quoi qu'elle dise, Ayame a considéré Rei Yu comme son enfant, du moins elle a essayé à mon égard de le faire. « Et voilà qui devrait te réjouir, nous sommes importantes pour Dead Master, heh. » Je sursautais presque en entendant cette voix déplaisante dans ma tête. Akiha ? J'ai quasiment oublié qu'elle était connectée à moi même quand son corps n'était pas près de moi. Soupirant de soulagement quand sa voix détestable me remit dans le droit chemin de la raison, je ne fis qu'afficher un visage fermé tandis que ma voix résonna dans la pièce, toute ma sûreté morbide de retour.

- Je crains devoir vous arrêter là. Cela doit faire un long moment que vous n'aviez pas mis les pieds à Undai. Il vaut mieux s'informer avant de donner un avis purement subjectif sur un sujet dont vous n'avez pas idée.

Non, définitivement je n'arrivais pas à reprendre mon attitude suave et enjouée de tous les jours... du moins des jours avant la disparition de la petite tête blanche. Et le pire dans tout ça, ce n'était pas le fait que je me rende compte de mon état sur les nerfs, mais plutôt que j'entende mon ombre s'amuser de mes faiblesses au lieu de me conformer à une défaite et s'en réjouir. D'ailleurs, pourquoi suivait-elle ma conversation au lieu de s'occuper des chatons ? « Oh mais je m'en occupe, regarde ». Décrochant de la réalité du bureau d'Ayame pour une seconde, je pâlis considérablement en voyant à travers les yeux de mon horrible deuxième coté, une classe pleine de sillons de sang et mes mains couvertes de ce liquide rouge. Ordonnant à cette chose infâme de ne tuer personne, je revins à ma réalité, me levant des genoux de la directrice pour mieux lui faire face. Lui accordant un sourire -rare ces temps-ci- je lui demandais d'une voix posée :

- Ayame, voudriez-vous nous faire du thé ?

Pourquoi cette demande soudaine ? Pour confirmer qu'elle était à moi et qu'elle ferait tout -du moins beaucoup- afin de me plaire. Après tout, n'étions nous pas amantes depuis assez de temps pour que je puisse lui demander cette petite faveur. Et, l'air de rien, il est plus confortable de discuter autour d'une tasse fumante, n'est-ce pas ? Oui, j'essayais moi-même de me persuader de la légitimé de ma demande, autre que celle de montrer ma position proche de la directrice de Undai. Mais en même temps, c'était aussi une sorte d’avertissement que je lançais à mon entourage, autant à cette femme -même si à ses yeux cela pouvait passer inaperçu- qu'à Ayame. Quoi qu'il en soit, je fis comme si de rien était en frôlant la main de la directrice cherchant dans ce geste une certaine compréhension, avant de prendre le dernier siège libre se trouvant dans le bureau et de m'asseoir dedans.

- Ayame ne m'a jamais parlé de vous. Qui êtes-vous au juste ?

Reportant toute mon attention sur cette mystérieuse inconnue, je lui apportais un intérêt certain même s'il était terni par mon humeur maussade. Autant rester polie en compagnie d'un être dans le sang-froid me dépassait.

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Miri Okugi

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Ven 7 Juin - 21:39

Cette situation devenait de plus en plus intéressante, les jambes croisées dans l’un des sofas en cuir ornant le bureau d’Ayame, je me plus à regarder ces deux personnes collées l’une à l’autre. N’était-ce pas mignon dans un sens ? Mais il allait de soit que savoir qu’Ayame soit aussi proche d’une autre personne, restait intriguant. D’autant plus si elles avaient eu un enfant ensemble, laissez moi rire, était-ce seulement vrai ? ~ Ayame tenant un morveux dans ses bras, quelle image détestable ~ Je connaissais la passion de cette femme pour les enfants -je ne parle nullement de pédophilie- mais de là à savoir qu’elle eut le sien … d’autant plus avec une autre personne, comment Yume-Chan avait-elle réagi à tout cela d’ailleurs ? Que devenait-elle également ? Se serait-elle également perdue dans les méandres d’une amourette quelconque ? Quelqu’un serait-il capable de me dire ce que Undai est devenu ? Un monastère pour des nones perverses peut être ~ Cela change un peu de l’asile psychiatrique, certes.

- Je crains devoir vous arrêter là. Cela doit faire un long moment que vous n'aviez pas mis les pieds à Undai. Il vaut mieux s'informer avant de donner un avis purement subjectif sur un sujet dont vous n'avez pas idée.

Levant un sourcil pour venir déposer mes pupilles dans celles de l’amante d’Ayame, j’affichais un sourire ne serait-ce que plus grand. Certes, je n’étais guère au courant des nouvelles choses se déroulant ici, mais je reste sur cette idée en disant que tout ceci était dérisoire. Undai était un havre de paix à mon époque, qu’était-il donc arrivé à cet institut pour que cela finisse ainsi ? D’autant plus, je ne me souvenais guère d’avoir vu Ayame garder l’une de ses maîtresses plus de trois jours en vie, et encore moins aller jusqu’à lui offrir je ne sais quoi. Dead Master se serait-elle trompée de chemin en rentrant chez elle ? Plus sérieusement, j’étais curieuse de savoir quel avait été la raison d’un tel bouleversement, Undai ne pouvait être si détestable qu’à présent. La belle époque ou tous élèves n’avaient d’yeux que pour la directrice, ou le moindre dire de sa personne était reçu tel une louange venant du ciel. Et là, que voyais-je à présent ? Une demoiselle se prenant de haut pour …

- Ayame, voudriez-vous nous faire du thé ?

Finalement ordonner à la directrice, tel un maître à son esclave de lui faire du thé. Si je n’étais pas aussi inexpressive on aurait pu voir une veine gonfler sur mon front. Le pire dans tout cela, hormis les paroles d’Akiha, fut de voir la directrice obéir sans dire mot, se levant pour se diriger vers le fond du bureau et ainsi donc préparer le thé de sa majesté. Rêvais-je ? Avais-je eu un accident en arrivant à Undai ? M’étais-je faite attraper par un de mes pensionnaires, étais-je sous son contrôle ? La réalité, était-elle vraiment ainsi ? Gardant un visage digne de moi-même, d’où un simple sourire fit surface, je ne laissais quiconque ressentir mes questionnements. Akiha-Chan, quel était sa capacité pour qu’Ayame s’y intéresse tant ? Hormis son corps plus qu’attirant … et son don scientifique. Voilà d’où je connaissais cette personne, mais bien sûr ~ Gloussant silencieusement en fermant les yeux un instant, je les rouvris quand une question arriva à mon ouïe, me détachant de mes pensées ~

- Ayame ne m'a jamais parlé de vous. Qui êtes-vous au juste ?

Transperçant sa vision en enfonçant mes pupilles sur sa personne, je laissais un fin rire traverser mes lèvres en décroisant mes jambes pour les recroiser tout en gardant mes mains sur celles-ci. Serait-ce possible que cette dame s’intéresse à moi ? ~ Je ne suis guère intéressée par un genre particulier, autant satisfaire ses demandes ~ Me présenter, laissons voir avant de détruire son petit minois fraîchement refroidi ;

- Ayame n’avait besoin de dire à des inconnus qui j’étais ~ Je m’appelle Miri Okugi, je suis la directrice d’Undai Gokusha ~ On peut dire que je suis assez proche d’Ayame pour la décrire comme une personne m’étant chère, en vue du titre m’étant assigné, je suppose que cela est réciproque ~

Y allais-je trop fort sur mes dires ? Aucunement, je ne faisais qu’affirmer une vérité que nous savions tous. Ne fallait-il pas être en haute estime de la directrice pour qu’elle vous confie les âmes devant un jour, servir ses desseins ? N’étais-je pas la gardienne de son futur, vainqueur ? ~ Je n’aimais guère me donner des titres futiles, me limitant à « amie » était déjà assez, d’autant plus nous n’étions plus, ni moins. J’eus connu Dead Master bien avant la petite blonde, on peut donc dire que j’ai une longueur d’avance sur elle, bien que j’avais l’impression qu’elle en savait long aussi, sur notre chère Ayame. Jusqu’où ses connaissances s’étendaient-elles ? ~

- Akiha-San donc, je n’ai guère besoin de vous demander qui vous êtes ~ A dernière nouvelles, n’étiez-vous par la fiancée de Kei-Kun ? ~

Aurais-je dit une bêtise ? En moins d’une seconde l’air devint pesant, me tournant vers Ayame, ce fut avec horreur que je vis une masse sombre irradier de son corps, une aura aussi monstrueuse que cette femme en colère. La voyant revenir dans notre direction, n’affichant aucun sourire, elle déposa le plateau devant nous avant de souffler avec froideur « plus pour longtemps. » Me serais-je méprise en disant cela ? Quoi qu’il en soit, on ne pouvait espérer mieux pour faire perdre le sourire à la personne prétentieuse me faisant face ~

- Excuses moi veux-tu ? ~ Je ne savais guère que ce sujet était sensible, mais comprends moi chère Ayame, je ne te reconnais plus ~

Te perdre ainsi avec une personne déjà promise à une autre personne, que s’est-il donc passé ? ~ Dieu que je voulais savoir, curieuse à vouloir faire des bons, je ne bougeais cependant pas, déviant le regard vers la porte quand les lèvres d’Ayame touchèrent celles de son amante. Affichant un air surpris -qui une fois de plus ne se réalisa pas sur mon visage-, je croisais le regard d’une nouvelle entité pouvant me perturber assez pour qu’un « Ahhh ? ~ » Traverse mes lèvres. Clignant des yeux à deux reprises pour voir si je ne voyais pas double, un sourire amusé se dessina sur mes lèvres en comprenant pourquoi la personne devant moi me semblait à moitié remplie ~ Finalement, Ayame restait la même, avait-elle les deux faces pour elle, ou justement une appartenait à Kei-Kun ? ~ Amusant.

- C’est donc ainsi ~ L’une de vous passe son temps en compagnie d’Ayame tandis que l’autre se plaît dans les bras de mon cher ami ? ~

Aurais-je dû me taire une fois de plus ? Une aura sombre devenue plus solide se posa au-dessus de ma tête une fois de plus. Ayame serait-elle outrée par mes dires, sans doute en vue de la faux monstrueuse qui traça son chemin vers mon visage, ne faisant que lever la main pour bloquer celle-ci, elle éclata en mille morceaux tandis que je rouvris mes yeux pour venir me saisir d’une tasse de thé. Gardant toujours mon calme fou ainsi que mon sourire, je levais le regard vers la directrice, qui comme à son habitude garda elle aussi, son sourire inébranlable ~

- Parlez moi de vous, histoire que je sache à quoi j’ai affaire en arrivant dans cette académie ~
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Sam 8 Juin - 19:52

Il était aisément constatable que cette femme n'était pas du même calibre que les personnes que je croisais tous les jours – hormis Ayame-Sama. Il était vrai que son aura avait quelque chose de tranquille mais qui donnait froid dans le dos. Enfin pas à moi, j'étais préparée à faire face à toute sorte de personnes, qu'elles soient idiotes ou d'un charme mortel. Ce qui me dérangeait par contre, c'est le fait que je paresse si déstabilisée par sa présence à la fois pesante et transparente. Croire que tout mon désarroi était dû à l'absence de ma deuxième moitié. Absence qui m'affligeait d'autant plus que cette femme me fixe avec tant d'insistance. Son calme ne faisait que m'agacer tandis que je ne perdis pas mon faux sourire, lui laissant la joie de me détailler.

- Ayame n’avait besoin de dire à des inconnus qui j’étais ~ Je m’appelle Miri Okugi, je suis la directrice d’Undai Gokusha ~ On peut dire que je suis assez proche d’Ayame pour la décrire comme une personne m’étant chère, en vue du titre m’étant assigné, je suppose que cela est réciproque ~

Je fronçais légèrement les sourcils quand elle me traita d'inconnue, essayant du mieux possible à garder un visage serein sur mes traits, tandis que je restais plus que choquée de ses paroles osées. Non, mais pour qui se prenait-elle pour me parler de la sorte ?! Undai Gokusha... La directrice de cet univers gardé secret où divers étudiants vivaient un enfer. Il n'en était pas moins que je pourrais être verte de jalousie sous ses paroles si désinvoltes, marquant bien son importance aux yeux d'Ayame-Sama. Moi qui croyais que seule Yume était au-dessus de moi dans l'estime de la directrice, me voilà d'autant plus contrariée. Miri Okugi... Je ne savais rien de cette femme, mais une chose était certaine, elle connaissait fort bien Dead Master-Sama. Je me demandais comment cette femme a fait pour monter dans l'estime de la directrice au point que cette dernière lui donne un tel « pouvoir » qu'était de diriger une cellule secrète de Undai ou encore de s'adresser aussi familièrement à Ayame. J'en restais sans voix, perdant par la même occasion mon sourire platonique pour ne laisser qu'une expression fermée se dessiner sur mes traits. Cette femme était un danger, selon moi. Elle pourrait briser tout ce que je me suis construite dans cette école avec son influence certainement pas des moindres sur la directrice de Undai. Il allait de soi que je ne pouvais laisser cette femme me dénigrer de la sorte.

- Akiha-San donc, je n’ai guère besoin de vous demander qui vous êtes ~ Aux dernières nouvelles, n’étiez-vous par la fiancée de Kei-Kun ? ~

Un coup bas. Non pire, elle m'a complètement prise au dépourvu, au point que je le montre d'une manière visible. N'en croyant pas mes oreilles, je me ressaisis rapidement sous son regard toujours aussi posé. Bon sang, qui était-elle au juste ?! Et surtout, comment connaissait-elle Keitaro ? Cela me dépassait, déjà que j'avais des problèmes dans cette fichue école, il ne fallait que ça pour m'enfoncer jusqu'au bout. « Kei-Kun »... J'allais la tuer. Mais je comprenais mieux à présent la situation, si elle connaissait Keitaro, il n'était pas étonnant que cet homme lui ait parlé de moi. Ce qui n'était pas à mon avantage à cet instant, et je le sentis passé sous le « plus pour longtemps » de ma chère amante qui dégageait une aura terrifiante. J'ai tant fait pour qu'elle ne s'en prenne pas à mon fiancé, allant jusqu'à ne plus l'appeler pour le protéger, troquant sa bague de fiançailles pour celle d'Ayame, sans oublier le fait que je n'osais même pas le mentionné devant elle. Toutes ces concessions afin d'avoir le pouvoir et la confiance de cette femme puissante. Et me voilà à présent à nouveau contre un mur à cause d'une parole pouvant détruire tous mes efforts. Plongée dans mes pensées, cherchant une manière de me sortir de ce pétrin, c'est avec un sourire troublé que j'acceptais le baiser de Dead Master-Sama. J'étais mal, cela allait sans doute se terminer par une crise de jalousie au point qu'elle irait exprès en Angleterre pour éliminer Keitaro -si il est là-bas. Mais... Cette femme ne venait-elle pas de la Corée ? Qu'est-ce qu'il ferait là-bas ? De plus avec une personne venant de Undai... Dans la prison... ? C'était louche.

- C’est donc ainsi ~ L’une de vous passe son temps en compagnie d’Ayame tandis que l’autre se plaît dans les bras de mon cher ami ? ~

Pâlissant d'un coup, tandis que Miri n'avait pas l'air de s'en faire plus que ça de la réaction d'Ayame, je restais sans voix en levant mes yeux vers mon ombre qui fut revenue, sachant que je ne me débrouillerai pas seule contre cette inconnue. Faux. C'était... de la folie. Écarquillant les yeux quand la faux de matérialisation passa au dessus de moi pour venir s'attaquer à Miri, c'est un visage montrant mon appréhension qui se plaça sur mes traits quand la faux explosa en mille morceaux, me laissant perplexe.

- Parlez moi de vous, histoire que je sache à quoi j’ai affaire en arrivant dans cette académie ~

D'ailleurs je crois être la seule que tout cela perturbait et rendait mal à l'aise. Il ne fallait que regarder Miri boire sa tasse de thé comme si de rien était, ou encore Ayame-Sama avec son éternel sourire, trop amusé à mon goût. Cherchant une quelconque accroche chez mon ombre couverte de sang d'innocents, c'est une grimace qui apparut sur mon visage quand je croisais son regard rougeâtre et surtout- plus qu'amusé elle aussi. Saloperie d'ombre indigne de sa maîtresse. Peut-être bien, mais elle était là aussi pour me secourir, en quelque sorte. Détournant mon regard sur un point invisible quand son rire moqueur détonna dans la pièce, je ne bougeais pas d'un poil tandis que je connaissais déjà la suite des événements... ou du moins, les dires directs de mon alter-ego dès qu'elle capta enfin la présence de la femme sombre dans la pièce.

« - Impressionnant ! C'est donc vous Okugi-San ~ C'est toujours un plaisir de rencontrer les gens proches de Dead Master. »

Je vais la tuer. Non pas Miri, mais bel et bien mon ombre qui ne faisait qu'à sa tête. S'approchant de la dénommée Miri, elle lui lança un de ses sourires malsains avant de... de se désintéresser complètement de la nouvelle venue pour s'approcher d'un pas de loup vers Ayame et l'embrasser comme si de rien était. Mon regard s'assombrit d'autant plus sous tant de désinvolture. Mais le comportement de mon alter-ego était le cadets de me soucis, je voulais des réponses. C'est sur ce constat que je m'exprimais... du moins, j'ai essayé frôlant la curiosité qui me tenait en ligne de mire. Et ce sous un « Miri-San comment connaissez-vous... » Et je ne pus dire plus, car un « Chuut » de mon ombre m’interrompit en même temps qu'elle posa son doigt tâché de sang sur mes lèvres pour m'intimer le silence. Claquant de la langue, agacée par tout ceci, je me levais tout de même pour lui laisser ma place qu'elle prit sans demander son reste, se concentrant pleinement sur la femme qui était -quelques secondes avant- devant moi.

« - Nous voulons apprendre quelque chose de votre part, Miri-San ~ Mais ce serait déplaire à Ayame -ce qui ne me dérange pas en soi- mais laissons cela pour plus tard. Keitaro reste toujours notre fiancé, mais nous avions dû choisir entre lui et la jalousie de cette chère directrice. Cela dit, la polygamie ne me dérange en rien ~ »

Serait-il possible que j'aie des sueurs froides dans le dos tandis que mon ombre prenait toutes ses aises, disant ouvertement qu'elle s'amusait de la situation et cela avec un large sourire sur le visage. Je savais pertinemment qu'elle gérait la situation à sa manière, ne se laissant en rien perturber par les paroles précédentes de Miri ou les actes d'Ayame. Mais il n'en était pas moins qu'elle poussait un peu loin à mon goût. C'était toujours comme ça avec nous, l'une disait de trop, tandis que l'autre disait juste ce que les autres personnes voulaient entendre, et depuis que mon ombre a ce corps artificielle, je ne peux -en quelque sorte- pas la freiner dans ses paroles et d'autant moins dans ses actions. Il ne fallait que regarder sa tenue ensanglantée pour savoir ce qu'elle a fait pendant son cours... Désespérée, je vins me poser près de la directrice, attrapant sa main tout en fusillant mon ombre qui releva sa tête pour lancer un sourire moqueur à mon amante.

« - Mais passons ce sujet sous l'adorable demande d'Akiha. Je suppose que nous connaissons Ayame aussi bien l'une que l'autre, Miri-San ~ C'est amusant de voir comment elle s'entoure de belles femmes, d'ailleurs ~ Mais si nous sommes là à parler de ce sujet, c'est certainement parce qu'elle s'est ramollie, mais aussi parce qu'elle apprécie les bonnes choses ~ »

J'allais définitivement lui arracher sa tête... enfin la copie de ma tête. J'espérais juste que la directrice ne prenne pas mal les dires de mon ombre. Non qu'elle dise quelque chose de déplaisant, mais je préférais ne pas laisser sa langue pendue dépasser les limites. Il n'y avait pas de personne mieux placée que moi pour dire qu'Akiha -la « mauvaise »- détestait Ayame au début, pour vouloir l'utiliser par la suite et finalement, trouver cette femme cruellement puissante assez intéressante pour lui vouer une vénération mesquine. D'ailleurs, je n'ai pas compris la transition que mon ombre a fait pour s'enticher de la directrice en personne, et non seulement de son pouvoir... Seraient-ce mes sentiments profonds qui auraient déteints sur elle ? Je ne pense pas... Je ne sais pas en fait, même moi, parfois je ne comprenais pas mon deuxième « moi ». Restant toujours aussi sombre, je vins prévenir une quelconque casse de la part d'Ayame en me plaçant dans son dos, posant ma tête sur son épaule afin d'avoir un œil sur les deux protagonistes devant nous.

- Ayame-Sama, ne soyez pas si tendue.

Soufflant ces quelques mots à son oreille, tandis que mon ombre se plaisait à se rapprocher de Miri pour mieux la détailler un sourire toujours aussi immense sur ses lèvres, je descendis lentement ma main sur le corps de la directrice, pour finir par déboutonner son pantalon sans moindre gêne. Visage toujours aussi impassible, je glissais sans plus attendre ma main sous les tissus qu'elle portait. Caressant doucement son intimité, je me plaisais sous ces gestes sans pour autant aller trop loin. Collant ma poitrine d'avantage au dos de mon amante, je poursuivis ce petit manège sans moindre perturbation, me plaisant à sentir sans liquide chaud sur mes doigts.

« - Mais dites-moi, que pensez-vous trouver ici ? Si vous chercher des morveux à vos desseins, je peux vous assurez que ce ne sera pas une mince affaire, et je sais de quoi je parle. »

Jusqu'à ce que je glisse soudainement deux doigts fins dans son antre humide, chaud de désir. La pénétrant dans un petit souffle inaudible, je commençais des vas-et-viens lents, bloquant son corps pour qu'elle ne bouge pas avec mes gestes. Me plaisant à la caresser de l'intérieur sous diverses paroles pouvant être seulement entendues de sa personne honorable. « Ayame-Sama, vous êtes si désirable que je ne peux m'empêcher de vouloir vous prendre sur ce bureau ~ » Moi perverse ? Vous n'avez encore rien vu, ce n'était que le début. Et tout cela, avec un mince sourire sur le visage. Etais-je horrifiée de faire cela tandis que la pensée sur mon fils me hantait encore ? Oui, dans un sens, mais dans l'autre, il fallait que je montre à Ayame-Sama qu'elle était à moi, et seulement à moi. Sur cette pensée, j'accélérais mes mouvements qui devinrent d'autant plus brutaux, jusqu'à ce que je m'arrête soudainement et glisse un troisième doigt, poursuivant mes mouvements dans une lenteur exagérée. « Je vous veux ~ »

« - Parlez moi de vous, et de cet extraordinaire pouvoir qui ne fait que m'intéresser à chaque instant que je vous regarde ~ »

Il était étrange de constater comment la liaison avec mon ombre était forte, mais qu'elle ne dérangeait en rien nos deux actions distinctes. Moi qui mouillais sous l'envie d'avoir Ayame à mes pieds, tandis que mon ombre était plus qu'amusée de la situation -ne le montrant pas- mais plutôt restant d'un calme moqueur tout en s'intéressant grandement à Miri. Moi-même... Non, nous étions un, et je voulais autant qu'Ayame comprenne que j'étais à elle, autant que je m'intéressais à ce que me raconterait Miri au sujet de Keitaro et de soi-même. Et quoi de mieux que d'avoir un double pour concilier toutes ces envies ~

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Dim 9 Juin - 23:09

Autant que ma bonne humeur était à son apogée, autant que celle-ci disparut sous les dires de Miri. Risquant presque de briser une tasse dans mes mains à l’entente du nom du fiancé de mon amante, je grimaçais de rage. Sentant tout mon être se raidir, je me sentais moi-même mal à l’aise sous l’effluve de mes mauvaises ondes. A dire. Apportant rapidement le plateau en croisant le regard de Miri imperturbable, je ne sus me retenir une réflexion sous laquelle je laissais ma langue claquer sur chaque syllabe. Je détestais cet homme, ce satané Keitaro. Je n’avais qu’une envie, le tuer, et ce, de mes propres mains. Qu’attendais-je donc ? L’autorisation d’Akiha ? Peut être. Et même, de quoi avais-je peur ? Que cette femme me tourne le dos, m’en veuille à mort à tout jamais ? Non … Oui, je redoutais cela.

- C’est donc ainsi ~ L’une de vous passe son temps en compagnie d’Ayame tandis que l’autre se plaît dans les bras de mon cher ami ? ~

Souriant jaune quand elle dit cela, je me crus choquée un court instant. Serait-ce seulement possible que cela se passe ainsi ? Non, quand nous étions ensemble, Akiha, son ombre et moi, nous étions ensemble … n’est-ce pas ? Il serait impossible que cela se passe autrement. Et bien même, sans le corps que je fournissais à son ombre, il était impossible pour elle de devenir matérielle, et même … non. Je voyais mal sa chose horrifiante se glisser sur le corps du mâle.

Non, c’était inconcevable, autant que cela se produise que d’entendre cela sortant de la bouche de Miri. Non, je … Maaah, ne serait-ce pas de l’énervement que j’entendais ronronner en moi ? Sans doute, vu qu’en moins de cinq secondes ma faux fut dans ma main et déjà projetée en direction de Miri … Auto-défense ? Réagissais-je seule à présent ? Huhu ~ Mais soit, ce n’était pas cela qui allait tuer mon invitée, il ne fallait voir que comment elle détruisit avec tant de facilité ma chère arme, sans moindre gêne ni difficulté, elle fit voler celle-ci en éclat, n’était-ce pas horrible ? Tellement que je ne sus qu’afficher un sourire amusé ~ Comment avait-elle fait cela ? Simplement en quelque sorte, mais je ne vous en dirai pas plus ~

« - Impressionnant ! C'est donc vous Okugi-San ~ C'est toujours un plaisir de rencontrer les gens proches de Dead Master. »

Soupirant presque en vue de tant d’excitation venant de l’ombre d’Akiha, je ne la repoussais cependant pas quand ses lèvres disgracieusement amers mais si douces se posèrent sur les miennes, m’arrachant un gémissement de plaisir inaudible aux autres personnes de la pièce, gardant se secret enfermé entre nos bouches scellées. Gloussant légèrement en laissant mon énervement disparaître en même temps que mon amante démoniaque prit place devant moi, je laissais mes mains se poser sur ses épaules en signe de bienséance.

« - Nous voulons apprendre quelque chose de votre part, Miri-San ~ Mais ce serait déplaire à Ayame -ce qui ne me dérange pas en soi- mais laissons cela pour plus tard. Keitaro reste toujours notre fiancé, mais nous avions dû choisir entre lui et la jalousie de cette chère directrice. Cela dit, la polygamie ne me dérange en rien ~ »

Que disais-je précédemment ? Que je n’étais plus énervée ? Foutaises. Voyant rouge en enfonçant mes ongles dans la peau de l’ombre, nulle amusement ne se dessinait à présent sur mes traits, ne laissant plus qu’un visage fermé et froid. La polygamie donc ? Restera également toujours leur fiancé ? Mort, je le voulais mort. Sachant pertinemment que Miri lisait sur mon visage à présent ce qu’il se passait dans ma tête, je fermais les yeux pour me détendre. Futile, je ne savais me détendre. Je devais … agir, il était temps, il devait mourir. Grinçant des dents silencieusement, je ne fis guère attention à Akiha -la bonne- qui se trouvait dans mon dos, enlaçant ses bras autour de ma taille.

« - Mais passons ce sujet sous l'adorable demande d'Akiha. Je suppose que nous connaissons Ayame aussi bien l'une que l'autre, Miri-San ~ C'est amusant de voir comment elle s'entoure de belles femmes, d'ailleurs ~ Mais si nous sommes là à parler de ce sujet, c'est certainement parce qu'elle s'est ramollie, mais aussi parce qu'elle apprécie les bonnes choses ~ »

Déposant ma main plus près du cou de l’ombre, je me retenus pour pas le tordre entre mes mains. Saloperie, ne pouvait-elle pas se taire ? Quelle idée de lui avoir donné un corps … il ne fallait que voir comment elle se comportait pour comprendre que cette chose n’était pas à refaire, surtout devant des invitées telles que Miri, qui avait l’air de se délecter de ce qu’il se passait devant elle. Et encore si ce n’avait été encore les paroles d’Akiha ~

Mais non, il fallut que celle se trouvant derrière moi en mette une couche également, et ce, de la meilleure manière possible. Sentant son corps se serrer ne serait-ce qu’un peu plus contre le mien, je la laissais faire jusqu’à ce que je sente ses mains insistantes me caresser le corps. Ne daignant bouger en gardant un sourire calme sur les lèvres, je laissais la femme me faisant dos déboutonner mon pantalon pour venir y glisser sa main. Dieu, quelle folie. Levant les yeux vers Miri en fixant celle-ci tandis que l’ombre continuait à parler, je restais impassible. Appréciant sans modération ce que me procurait les mains de ma scientifique tant aimée … quelle folie ~

Laissant mon excitation noyer les mouvements d’Akiha, je faisais de mon mieux pour garder ma tête haute. Difficilement en vue des paroles d’Akiha, ronronnant silencieusement dans mon oreille, tout en chatouillant mes sens de ses dires « Ayame-Sama, vous êtes si désirable que je ne peux m'empêcher de vouloir vous prendre sur ce bureau ~ » Fais le dans ce cas, virons la, faisons le ~ Depuis combien de temps n’avais-je eu la chance d’avoir ma tendre amante si attentionnée ? Depuis la mort de Rei je m’étais convertie en none, et là, elle y allait et ce, sans retenue. J’avais envie, je mouillais comme pas possible, je me mordais la lèvre intérieure pour ne pas jouir sous ses dires alors que mes mains se serraient sur les épaules de l’ombre. Dieu, qu’elle ne descende pas ses lèvres vers mon bas ventre, qu’elle ne se penche pas sinon … sinon je n’en pourrai plus.

- Ne serait-il pas mieux d’attendre qu’Ayame nous écoute pour que je vous conte ma vie, Akiha-San ~

Levant les yeux vers Miri, je ne sus retenir un gloussement nerveux traverser mes lèvres. Posant ma main devant ma bouche en adressant à mon invitée un regard comprenant, je bougeais la main d’Akiha pour finalement me reboutonner tout en avançant vers le bureau pour finalement me poser contre. Me retrouvant donc à présent entre Akiha et Miri, je levais les yeux par dessus mon épaule pour croiser le regard de l’ombre. Vilaine ~

- Quelle gentillesse de penser à moi ma chère ~ Mais il est nullement besoin de te retenir, je t’écouterai, quoi que je fasse ~

Gloussant légèrement en reprenant un ton mielleux, je poursuivis ma tirade, m’adressant cette fois-ci à l’ombre de ma chère amante, ne sachant me retenir de commenter ses dires précédents vis-à-vis de Keitaro. Affichant un sourire sadique cette fois-ci, en laissant une aura noirâtre émaner de mon corps magnifiquement dessiné, je me lâchais ;

- Il est vrai que mon sadisme fut ramolli par ta présence mon cœur, mais tu sais aussi bien que moi qu’il est inutile de me chercher longtemps pour me trouver ~ En ce qui concerne Keitaro, je me chargerai personnellement de lui d’ici peu ~

Faisant un petit clin d’œil tout en croisant les jambes, je fis glisser une tasse de thé entre mes doigts avant de poser mon regard sur Miri qui n’affichait toujours rien. Aussi impassible qu’une boite de conserve, elle ne réagissait même pas à mes dires. Du moins, c’est ce que je crus, jusqu’à ce qu’elle élargisse ses lèvres également et qu’elle nous dise -avec un calme fou- ce qui dut sans doute étonner Akiha, et moi aussi d’ailleurs ~

- N’est-ce donc pas ce qu’il fallait s’attendre en s’éprenant d’une personne quelconque ~ Je vous connaissais avec de meilleurs goûts, surtout en ayant des personnes meilleures à votre portée ~

Parlait-elle d’elle-même ? Huhu, si cela n’était guère amusant ! Ne pouvant justement pas le retenir, je laissais mon rire résonner dans mon bureau, pleurant presque d’amusement, je me calmais au bout d’un instant, sous une tension monstre venant de mon dos. Dieu, quelle enfant amusante ~ Décidant tout de même de réagir également à cela, je gardais également mon calme tout en sirotant mon thé ;

- Ne t’ai-je jamais apprise de ne pas juger les personnes que tu ne connaissais pas Miri-Chan ? ~ Quoi qu’il en soit, Akiha-Chan n’est nullement une personne quelconque, je te demanderai du respect à son égard, aussi bien en tant que collège que future épouse de Dead Master ~

Était-ce de l’abus de pouvoir ? Non, uniquement pour plaire à l’égo de mon amante. Je savais parfaitement que Miri resterait toujours polie avec elle, quoi qu’il en soit. Mais de là à croire qu’elle fermerait son clapet devant Akiha, il ne fallait même pas y songer, cette femme avait elle-même un caractère bien trempé, les deux réunies ne pouvaient qu’apporter la fin de Undai ou le suicide d’une centaine de personnes ~ Personnellement, je préférais de loin le suicide que la fin de mon établissement, mais pour cela, nous aurons encore du temps pour en discuter ~

- La parole de Dead Master-Sama est absolue ~ Finalement pour répondre à vos dires, chères Akiha-San, il n’est guère intéressant pour vous de savoir qui je suis. Je suis sûre que notre directrice, votre amante se plaira de vous conter mes exploits entre deux gémissements si appréciés de sa part ~

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MessageSujet: #   Lun 10 Juin - 13:24

Tout se passait à merveille selon mes envies. Du moins, c'est ce dont j'essayais de me persuader sous le regard de marbre de cette femme mystérieuse. Qui était-elle pour qu'Ayame-Sama lui fasse à ce point confiance ? Quel pouvoir possédait-elle pour se placer au rang de la directrice de la plus dangereuse prison au monde ? Depuis quand se connaissaient-elles pour qu'une telle familiarité s'installe entre ces deux êtres ? Et pourquoi Ayame-Sama l'a faite venir ici ? Toutes ces questions n'étaient pas forcément dues à une jalousie étrange qui pourrait s'installer en moi. Si la directrice appréciait cette femme, qu'il en soit ainsi, mais c'était cette impression de danger inexplicable qui me rendait aussi possessive. Parce que si la directrice s'intéresse à quelqu'un d'autre que moi, j'étais plutôt dans une situation qui me serait défavorable. J'ai trop donné pour arriver à monter l’échelon d'une simple subordonnée avec laquelle Ayame s'amusait, pour arriver au stade tel que je pouvais complètement lui parler comme son égal. Par contre, j'avais l'impression que Miri n'a pas dû faire autant d'efforts que moi pour arriver à cette « amitié », ce qui n'arrangeait pas ma jalousie compulsive et inexplicable.

- Ne serait-il pas mieux d’attendre qu’Ayame nous écoute pour que je vous conte ma vie, Akiha-San ~

Un fin sourire se peignit sur mes lèvres sous ces paroles. Sourire qui ne disparut pas -même si je voulais le remplacer par une grimace mécontente- quand Ayame se dégagea de mon emprise pour venir se placer entre nous et Miri. Matérialisant un mouchoir pour essuyer mes doigts, je restais toujours aussi immobile tandis que mon ombre ricanait sous tant de changements de situations. Au moins une qui trouvait cela assez amusant pour en rire. Pourquoi donc mon ombre était tellement différente de moi sachant qu'elle était une de mes parties ? C'était simple, même si elle était outrée que les choses ne tournent pas selon mes envies, elle ne pouvait s'empêcher de prendre ça avec une malséance palpable. Montrant de cette manière que j'avais besoin d'elle pour plus que découper les gens en morceaux.

- Quelle gentillesse de penser à moi ma chère ~ Mais il est nullement besoin de te retenir, je t’écouterai, quoi que je fasse ~ Il est vrai que mon sadisme fut ramolli par ta présence mon cœur, mais tu sais aussi bien que moi qu’il est inutile de me chercher longtemps pour me trouver ~ En ce qui concerne Keitaro, je me chargerai personnellement de lui d’ici peu ~

Quoi qu'elle fasse donc, voilà qui est adorable de sa personne... Et voilà que je me mettais à m’énerver sans une véritable raison. Si j'en avais une, et ce je le compris quand mon alter-ego leva ses yeux vers moi pour me couler un regard moqueur. C'était la première fois qu'Ayame-Sama me stoppait dans mes envies envers son corps, et ce sans moindre gêne. Voilà qui était inhabituel. Même quand Yume -sa chère enfant perverse- était dans les parages, elle l'envoyait bouler pour que je puisse m'occuper pleinement d'elle, et là, elle m'a tout bonnement arrêtée. Fermant un instant les yeux pour ne montrer aucune frustration sur mon visage, c'est avec horreur que j'écoutais la suite de ses dires mielleux. Et toute ma frustration partit pour laisser place à l'urgence. Kei était en danger à cause de cette conversation dénuée de sens. Moi qui essayais de le protéger depuis tout ce temps, voilà que mes efforts étaient compromis. Et ce, à cause de la bouche détestable de mon ombre. Alors Akiha, comment vas-tu nous sortir de cette impasse ?!

- N’est-ce donc pas ce qu’il fallait s’attendre en s’éprenant d’une personne quelconque ~ Je vous connaissais avec de meilleurs goûts, surtout en ayant des personnes meilleures à votre portée ~

Sur le coup, même mon ombre se tendit d'une colère sourde. Fusillant Miri d'un regard noir, je la savais afficher un sourire cruel, le genre d'expression qu'elle avait avant de torturer une de ses victimes. Tandis que moi, j'avais toujours les yeux fermés, me tenant derrière mon mauvais coté, essayant du mieux possible à ne pas m'énerver et sauter à la gorge de cette femme. Tranquille... Chose complexe quand j'entendis le rire de la directrice dans mes oreilles. Voilà une qui s'amusait de la situation. Alala, il fallait que je me calme et ne cède pas aux paroles de cette femme. Je me connaissais beaucoup plus posée que cela, normalement. Je me détendis tout de même sous les paroles de la directrice qui rétorqua de tout au tout à cette dénommée Miri. Future épouse ? Je sentis mon ombre se retenir de rire d'amusement... ou de nervosité, difficile à dire. Quoi qu'il en soit, je ne changeais pas mon expression froide sur le visage, même après cette haute estime de ma personne par Ayame-Sama. Sur le coup, je n'avais que Miri en ligne de mire, cette femme qui se croyait au-dessus de tout en vue de ses paroles.

- La parole de Dead Master-Sama est absolue ~ Finalement pour répondre à vos dires, chères Akiha-San, il n’est guère intéressant pour vous de savoir qui je suis. Je suis sûre que notre directrice, votre amante se plaira de vous conter mes exploits entre deux gémissements si appréciés de sa part ~

Je laissais échapper un bruit dédaigneux tandis qu'un sourire traça son chemin sur mon visage. Voilà qui était décevant, moi qui voulais tant savoir qui elle était, ce qu'elle représentait aux yeux d'Ayame-Sama et d'où elle connaissait Keitaro, voilà que je n'avais rien qu'une moquerie déplacée. Quelle tristesse, rien que pour ça, je pourrais la haïr. Plissant les yeux, je laissais mon ombre éclater de rire complètement sous le charme de l'ambiance qui régnait dans cette pièce d'habitude sombre. Entre haine et moquerie, il n'y avait aucune limite, tout ce que mon alter-ego aimait en somme.

- Je doute que votre cas soit assez intéressant pour en parler entre deux gémissements de mon amante, Miri-San ~

Froid. Peut-être un peu trop pour mon air calme. Mais peu importe, cette femme avait le don de m'insupporter. Non pas par sa présence ou encore par ses paroles, mais surtout par le fait qu'elle soit proche d'Ayame-Sama assez pour lui occuper l'esprit de la sorte. Seule raison pour laquelle je voulais tant la connaître, c'était afin de découvrir ses pouvoirs si estimés par Ayame, mais aussi pour palper à quel point elle saurait influencer la directrice de Undai par sa présence. Il y avait une autre raison aussi, mais celle-là, je pouvais me débrouiller seule pour la découvrir. Coulant un regard sur les deux femmes de la pièce, je lançais un regard froid à Ayame, me décidant finalement à bouger de ma place. Sous un « excusez-moi un instant », je me dirigeais vers la sortie, n'accordant plus aucune attention à qui que ce soit, intimant silencieusement à mon ombre de rester à sa place. Qu'elle se prélasse dans ce fauteuil avec son air amusé, mais fort frustrée par ma soudaine envie de partir, cela m'importait peu. Sortant de la pièce sans ajouter un mot de plus, je laissais une atmosphère de malaise parcourir la pièce avant de fermer la porte. Prenant un couloir au hasard, c'est après une certaine marche que je m'arrêtais à un croisement tout en m'appuyant contre un mur. Restant ainsi un instant en fermant les yeux, je pouvais sentir et « voir » ce qui se passait dans le bureau directorial.

« - Nous ne prenons pas tes « menaces » à la légère Ayame, mais ce n'est pas pour autant que cela ne reste pas amusant de te voir aussi... emportée par certains sujets ~ »

Un sourire moqueur se peignit sur mon visage sans que je ne le veuille, c'était juste l'amusement de mon ombre qui prenait le dessus sur mon propre corps. Restant silencieuse, je rouvris les yeux et sortis mon portable de la poche afin de chercher un numéro, tout cela sous un « Quoi qu'il en soit, Miri-San, il est sans doute dangereux de laisser une prison d'étudiants de Undai sans votre si « importante » présence. Faites de votre mieux pour accomplir au plus vite ce que vous êtes venue faire ici ~ Je vous donne tout mon soutien ~ » Serait-ce une manière de lui dire qu'elle était peu bienvenue ici, mais d'une manière subtile ? Je ne saurais dire, car mon ombre était imprévisible. Que ce soit pour moi ou pour autrui. Même si je voulais que Miri parte de cette école, mon ombre voulait l'analyser et découvrir tout sur elle avant que mes souhaits ne prennent place dans son esprit maléfique. Mon cœur balançait entre du mépris et de l'intérêt envers cette femme.

- Réponds...

Tenant mon portable contre mon oreille, je m'impatientais sous un BIP répétitif qui résonnait à mon ouïe. Restant ainsi quelques secondes c'est avec un soulagement certains que j'écoutais la voix calme mais avec une once de surprise agréable de l'autre coté du fil. Parlant avec Keitaro pendant dix secondes pour lui donner de mes nouvelles tout en ne rentrant par dans les détails, je lui imposais enfin la terrible vérité.

- Keitaro, je ne peux pas te dire pourquoi et d'où je le sais, mais tu es en danger... S'il te plaît, reste discret quelques temps et cache-toi quelque part. Non... Juste fais-le. Et aussi une chose, d'où connais-tu Miri Okugi ?

Un silence pesant s'installa de l'autre coté de l’appareil à ma dernière question avant que la voix légère de Kei ne le brise finalement dans une explication banale, comme quoi ils se sont rencontrés dans le cadre du travail. Je me demandais juste quel genre de travail scientifique était en rapport avec une prison détenant des Undai'ens. Cela sonnait tellement louche que je voulus répliquer, mais je me fis arrêter dans mes questions par ses déclarations innocentes disant qu'il ne savait pas plus que moi sur cette femme. J'étais soulagée de constater qu'il n'avait rien à voir avec Undai -à part moi-, cela le mettrait inutilement en danger d'autant plus. Lui rappelant de faire attention, je raccrochais et retournais d'un pas plus détendu vers le bureau. Devrais-je aller jusqu'à supplier Ayame de ne pas s'en prendre à cet homme ? Je le ferai, s'il le faudra. Je ne voulais plus perdre quelqu'un que j'eus affecté de mon existence.

Prenant une inspiration devant la porte du bureau de la directrice, j'y rentrais finalement, un air calme sur le visage. Croisant le regard de mon ombre, il ne fallut pas plus longtemps pour que son corps se décompose et que cette entité disparaisse dans mon corps. Déjà mieux, je me sentais largement plus mieux ainsi. Pleine d'une nouvelle assurance, un sourire platonique aux lèvres, je n'avais qu'une chose en tête. Il fallait que je trouve un moyen efficace pour mettre à nue cette femme mystérieuse, ainsi que demander grâce à Ayame-Sama... sans oublier le plus important, me venger de la mort de mon fils. « Vas-tu bouder la dirlo' pendant longtemps pour tout à l'heure ? ~ ». Oui, sans doute et pas de sexe en prime jusqu'à ce que je ne trouve pas le meurtrier de Rei Yu. Restant de marbre, près de la porte, je m'exprimais finalement.

-Ayame-Sama, j'ai à faire. J'espère que cela ne vous dérange pas si je vous laisse avec votre charmante invitée.

Dis moi que cela ne te dérange pas et je vais te rendre la vie difficile. Mais garde moi dans la même pièce que cette femme, et ça risque de se finir dans un bain de sang ~ Qui rit ? Ah... Stupide ombre dans ma tête.

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 14:42

Cette situation n’était en rien amusante, certes au début j’aurais pu me rouler par terre de rire si mon caractère me le permettait mais à présent, ce n’était plus le cas. Savoir qu’Ayame se laisse toucher devant ma personne, quel désastre. A-t-elle apprécié au moins alors que ses pupilles ne faisaient que me fixer ? Ne serait-ce pas une sorte de tromperies de regarder quelqu’un d’autre quand votre amante se plaît à vous enfourner sans moindre gêne ? Ayame m’aimerait-elle autrement que par simple amitié ? Si c’était le cas, je ferai avec, lui accordant ce qu’elle veut sans moindre retenue, qu’elle me mette à nue, qu’elle me torture, je la laisserai faire. Je mens, cela va de soi. Le corps de la directrice m’attirait autant que tout ce qu’il faisait d’elle, ce qu’elle était, mais jamais au grand jamais je ne la laisserai m’utiliser comme un vulgaire jouet sexuelle, contrairement à Akiha-San, je valais bien mieux que ça.

« - Nous ne prenons pas tes « menaces » à la légère Ayame, mais ce n'est pas pour autant que cela ne reste pas amusant de te voir aussi... emportée par certains sujets ~ »

Déviant mon regard d’Ayame pour me poser sur l’ombre, j’élargis légèrement mes lèvres dans un sourire. Quelle méchanceté, elle gardait cela avec elle ? Ne devrait-elle pas également rejoindre la prison de Undai, ne serait-ce que cette moitié d’elle ? Après tout, l’autre avait l’air plus inoffensive qu’autre chose, mais séparer deux entités telles que celles là, requerrait un pouvoir certain également. La mort serait encore plus simple à fournir qu’un enfermement à vie. J’étais triste, triste au point tel que j’aurais pu pleurer de la situation de ma chère amie, et dire qu’avant … jamais quelque chose d’aussi absurde aurait pu se passer. N’avions-nous pas assez protégé Ayame, Keitaro ?

« - Quoi qu'il en soit, Miri-San, il est sans doute dangereux de laisser une prison d'étudiants de Undai sans votre si « importante » présence. Faites de votre mieux pour accomplir au plus vite ce que vous êtes venue faire ici ~ Je vous donne tout mon soutien ~ »

Elle n’avait pas tort, laisser la prison ainsi pouvait être dangereux. Mais n’avais-je pas dit avoir pris mes précautions ? La prison entière était endormie, plongée dans un sommeil profond et vide de matérialisation tant que je ne serai pas de retour dans mon chez moi. Mais je n’avais pas le choix en vue de ce qu’il se présentait à présent sous mes yeux, moi qui croyais fortement que je ne serai là que pour trois jours au plus … je devrai y rester plus longtemps. Mais cela n’était pas un problème non plus, je pouvais toujours demander le soutien d’une autre personne connue de toutes … sauf d’Ayame sans doute. Quel désarroi.

- Ayame-Sama, j'ai à faire. J'espère que cela ne vous dérange pas si je vous laisse avec votre charmante invitée.

Le maléfice disparut en même temps que la partie chiante refit surface dans le bureau, se posant contre le chambrant de la porte, elle affichait cet air froid pouvant faire frémir -de peur et non de plaisir- plus d’une personne. Après m’être retournée pour lui adresser un regard, je me renfonçais dans mon siège, fermant les yeux un court instant pour réfléchir à la situation se dressant sous mes yeux. Ayame et Akiha, dont Akiha se trouvait être l’amante d’Ayame mais qui est également, la fiancée de Kei qui n’est autre que … d’Ayame.

Serait-il possible qu’Akiha eut planifiée d’enrouler Ayame dans ses fils afin de se débarrasser de celle-ci pour recevoir toute l’attention de Keitaro ? Non, je ne savais même pas qu’elle était au courant … Ne l’était-elle peut être pas justement. Je me retrouvais donc avec trois -en comptant l’ombre- ne sachant même pas dans quelle histoire elles sont perdues … Désolant. Me permettrais-je de leur dire ? Non, du moins pas à Ayame. Pour ce qu’il en était d’Akiha, je me devais d’en avoir le cœur net, savait-elle vraiment qui était son cher fiancé qu’elle protégeait ? Le faisait-elle exprès ? Voulait-elle la mort d’Ayame ? Je … perdais mes moyens.

- Yume-Chan ? ~

Levant les yeux vers Ayame, je la vis au téléphone, un visage joyeux, un teint de voix mielleux et … l’horreur. En moins de cinq secondes ses traits se déformaient sans plus attendre, affichant un visage froid et nerveux, je crus qu’elle allait détruire tout ce qu’elle avait autour d’elle tandis qu’elle bouillonnait. Il n’était guère facile de lire les expressions d’Ayame, sauf quand celle-ci était fâchée … et c’était le cas. Il ne fallut guère un instant de plus pour qu’en moins d’une seconde son corps ne fût plus, une fine lueur verdâtre remplaçant l’endroit où elle se trouvait. Entrouvrant les lèvres en me demandant ce qu’elle venait de faire ou plutôt, où elle était partie, je me figeais. Que venait-il de se passer ? Qu’avait donc encore fait Yume pour que Dead Master se volatilise ainsi ? Que se passait-il dans sa tête … Allait-elle seulement revenir ?

Gardant un silence pesant palpable dans la pièce alors que le monde entier arrêtait de tourner, je ne bougeais pas, reformant mes traits indescriptibles à merveille avant de soupirer, faisant savoir que j’étais toujours présente dans cette pièce. Sachant qu’Akiha était là également, je me levais, lui faisant dos un court instant avant de me retourner et de laisser mon visage s’assombrir sous mes prochaines actions. Détachant légèrement mon bras du long de mon corps pour venir ouvrir ma main en décollant mes doigts les uns des autres. Sentant mon corps se chauffer en même temps que mes yeux changèrent de teintes pour aborder un rouge rosé foncé, mes cheveux copièrent la même couleur alors qu’un Kimono se dessina sur mon corps. La tension était à son comble, il ne fallut pas plus d’un pas en avant pour qu’on sente mon énervement. Je ne voulais pas me battre, je ne voulais pas l’effrayer non plus, ces enfantillages ne me seyaient guère. Ma robe de combat était là pour qu’elle comprenne, qu’elle comprenne que se jouer de Dead Master était punissable au plus haut niveau. Ma jauge toujours aussi invisible, une lueur rougeâtre se dessinait dans mon dos, là où se trouvaient mes cristaux de matérialisation. En comptant cinq précisément, ceux-ci gravés dans ma peau, brûlaient de mille feux.

- Je ne tolère pas que l’on se moque d’Ayame. D’autant plus que je ne saute pas sur des conclusions hâtives, que connais-tu d’elle, que sais-tu de Keitaro ? Sais-tu au moins ce qui les relient ? Me mentir serait fâcheux, je te laisse deviner en quoi je peux être une menace, Akiha-San.
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 15:56

De retour dans la pièce sombre qui nous accueillit la plus grande partie de la matinée, je restais toujours postée près de la porte, prête à réagir à toute parole venant de la maîtresse des lieux. Non, je ne me comportais pas mal, au contraire, j'avais même décidée d'être polie et de laisser ces deux personnes parler tranquillement sans ma présence. Non que je me trouve gênante, cela n'était pas le cas, j'avais tous les droits de rester dans cette pièce, le fait était que j'avais plus que marre de supporter cette ambiance. Chose qui ne me dérangerait sans doute pas un autre jour, mais pour aujourd'hui, mes nerfs étaient plus qu'à fleur de peau, autant ne pas dépasser mes limites. Croisant donc mes bras, c'est une impassibilité froide que je vis Ayame-Sama se saisir de son portable pour répondre à un appel. Appel venant droit de notre chère Yume, fille que je n'ai pas revue depuis quelques jours déjà. « Que c'est étrange, sachant que tu te terrais chez Ayame, heh ». Ignorant tout simplement les pensées de mon ombre, c'est le visage de la directrice qui attira toute mon attention, allant jusqu'à ce que j'affiche une mine interrogative et catastrophée en voyant ses traits devenir sombre, comme si elle s'apprêtait à commettre un carnage digne de son nom. Non que dis-je, même quand elle tuait, elle souriait, et là, c'était de la colère à l'état pur qui la régissait. Je voulais lui demander quoi, mais je n'eus le temps d'ouvrir la bouche qu'elle disparut, se téléportant je ne sais où, laissant ma personne interrogative et sans moindre réponse, que ce soit au sujet de ce que Yume pouvait bien lui dire ou... ou quoi d'ailleurs ?

Sursautant en entendant un soupir, je pivotais légèrement pour fixer le siège me faisant dos. Bon sang, comment ai-je pu oublier la présence de cette femme mystérieuse ? Cela devait être une de ses facultés, comme le fait que je ne l'ai pas vu arriver dans le bureau il y a de cela une bonne heure déjà. Me raclant la gorge, honteuse d'avoir fait un tel écart de prudence, je fis un pas en avant, ne bronchant pas quand Miri se releva finalement de son siège. Et maintenant ? Nous étions que toutes les deux, sans Ayame pour envenimer ou calmer l'atmosphère. Qu'allais-je faire ? Rester là ou exiger des explications ? Rien de tout cela, car je n'eus le temps de faire ou dire quoi que ce soit, que Miri me montra une autre facette de sa personne. La facette la plus noire si on peut dire ça ainsi. Et comment donc cette femme pouvait exprimer quoi que ce soit derrière son masque de tranquillité dérangeante ? La robe de combat. Elle la matérialisa sur son corps changeant de tout au tout, troquant sa tenue sobre pour laisser place à quelque chose de plus coloré, plus rose. Méfiante en voyant le changement procéder sur son corps, je ne pouvais m'empêcher d'être nerveuse, ne sachant où elle voulait en venir. « Attention, je ne sens rien, pourtant elle... » Stop je sais ! Moi aussi j'avais cette crainte. Normalement que l'on soit un élément prometteur de Undai ou non, nous sentions quand un autre membre de la « famille » changeait son apparence et utilisait son pouvoir, qu'il soit faible ou non. Par contre, je ne sentais rien sur cette femme, et si elle n'était pas devant mes yeux toute colorée, je ne me serais rendue compte qu'elle avait sa robe de combat sur elle. Fronçant les sourcils, je ne bougeais plus d'un poil, me demandant si c'était la raison pour laquelle Ayame la tenait en si haute estime... et son dos... était-ce un pouvoir spécialement confectionné pour tenir une prison de monstres au calme ? Effrayant.

- Je ne tolère pas que l’on se moque d’Ayame. D’autant plus que je ne saute pas sur des conclusions hâtives, que connais-tu d’elle, que sais-tu de Keitaro ? Sais-tu au moins ce qui les relient ? Me mentir serait fâcheux, je te laisse deviner en quoi je peux être une menace, Akiha-San.

Mon expression était aussi froide que la sienne, pourtant, mon esprit était plongé dans une confusion totale, ne sachant précisément ce qu'elle me voulait. Ne bougeant pas d'un poil, je matérialisais ma tenue de combat par simple mouvement d'auto-défense, laissant la masse sombre se détacher de mon corps pour flotter à mes cotés, prête à sauter sur cette femme au pouvoir sans doute terrible. Mais je ne pouvais dire que j'avais peur d'elle, j'ai déjà combattu une entité des plus terrifiante du nom de Dead Master, ce ne sera pas une de ses subordonnées sorties du fin fond de la Corée qui m'intimiderait. Yeux couleur or, je laissais le plaisir à mon ombre de sourire détestablement tandis que moi, je laissais le silence planer entre nous, pesant les pour et les contres pour oui ou non, jouer dans son jeu. Mais quel jeu ? Que savait-elle ? Qui était-elle ? Qu'est-ce qui reliait Keitaro à Ayame-Sama au juste ? Je n'en savais rien, mais ce n'était pas pour autant que je laisserai cette femme me menacer de la sorte. Souriant enfin devant son air des plus froids, je jubilais presque de voir son sourire tranquille et impassible disparaître pour laisser place à une... était ce de la colère sourde ?

- Je n'ai pas à te répondre, nous ne nous trouvons pas à l'un de tes interrogatoires, Miri-San ~ Sache juste que je n'ai rien à me reprocher vis-à-vis d'Ayame-Sama, de mon point de vue ~

Mettais-je de l'huile sur le feu ? Sans doute, mais je n'aimais guère le ton de voix qu'elle utilisait avec moi. De plus pourquoi devrais-je lui répondre à ses questions insensées tandis qu'elle, ne daignait rien me dire d'elle. Autant ne rien dire et, plus spécifiquement, inverser ses questions tout en la provoquant. Je ne savais pas ce qu'elle pouvait bien me vouloir, mais je restais fidèle à moi-même, ne me laissant guère intimider. Mon ombre fulminait à mes cotés, se cherchant mentalement des excuses pour ne pas s'attaquer à cette femme qui nous a lancé ce genre de défi. Mais étant civilisée, je préférais régler cela par la parole. J'avoue que tant que je ne connaissais pas le potentiel de cette femme, je n'avais envie de croiser le fer avec elle. Simple précaution.

- Par contre, Miri-San, tu n'es certainement pas dans le même cas de figure. Je ne répondrai à aucune de tes questions, tant que tu ne me dis pas ce que tu veux réellement. Pourquoi ma liaison avec Ayame-Sama et Keitaro t’intéresse tant ?

Et quoi de mieux de poser une autre question pour répondre à une autre question ? C'était tellement subtil que je sentais la tension monter d'un cran. Et ce n'était pas compté sur mon calme pour arranger les choses.

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 17:08

Mon pouvoir … était spécial. C’est ce qui fit de moi la directrice de Gokusha Undai, celui-ci n’utilise nullement d’armes, ne s’amuse a créer des objets quelconques pour ses attaques, moi … je n’avais besoin que de mes mains pour tuer un ennemi. Non que j’use de mes poings, je n’étais pas friande du corps à corps. On pouvait dire que je contrôlais le flux de matérialisation des gens, d’un regard je pouvais les vider au point même que ceux-ci ne deviennent plus que de vulgaires humains, incapable de matérialiser quoi que ce soit. Ce pouvoir je l’eus acquis au fil des années, ce n’est que par hasard qu’on découvrit chez moi cette faculté à vrai dire, devrais-je vous la conter ?

J’étais jeune, terriblement jeune pour rentrer dans un tel monde de barbarie, mes premiers pas à Undai furent terrifiants pour ma personne. Je n’osais bouger, je n’osais parler, je me forçais à devenir invisible, imperceptible pour qu’aucunes menaces ne me touchent de près ou de loin. Je pouvais rester des heures contre un mur sans bouger, regardant juste l’excitation se dérouler autour de moi alors que des inconnus me cherchaient pour faire de moi leurs nouveaux souffre-douleur personnel. Je continuais ainsi, me terrant dans l’invisibilité jusqu’à ce que moi-même, quand je voulus parler aux gens de mon plein gré, ceux-ci ne m’entendaient plus. C’était … atroce. Je voulais fuir le danger, mais je ne voulais pas devenir ainsi, je voulais me créer un monde moi aussi, je voulais … avoir des amis tout simplement. Mais je ne les ai jamais eu, jamais jusqu’à ce que la directrice vienne vers moi un jour comme un autre.

Je me rappellerai toujours de cette journée, j’étais assise au font de la classe, silencieuse et invisible. Lorsque les professeurs faisaient les présences, j'affichais comme étant toujours absence, j’avais beau lever le bras pour qu’ils me voient, c’était vain. Ce n’est que vers le milieu de ce dit cours d’histoire -si mes souvenirs sont encore bons- que la directrice traversa la porte pour venir adresser deux mots à notre enseignante, lui gratifiant de gestes doux pour finalement tourner les yeux vers moi. Surprise que l’on me remarque, je me souviens avoir balbutié quelque chose d’incompréhensible avant qu’elle ne s’approche de moi et qu’elle ne me demande de la suivre. Bien entendu, sous les regards surpris de mes camarades ne sachant même pas qu’une personne était assise à ma place.

Ce jour là … je l’eus passé avec Ayame. Aussi étrange que cela puisse l’être, la directrice avait utilisé l’une de ses journées fortement chargées pour me conditionner à un avenir qu’elle traçait dès le début pour moi, m’apprenant en quoi mon pouvoir spécial pouvait être utile, en quoi ma vie allait changer de tout au tout à partir de maintenant. Les entraînements, je les fis seule, mais je ne me retenais pas d’aller dans le bureau d’Ayame pour lui montrer mes prouesses. C’est d’ailleurs là que je rencontrais Yume pour la première fois, une enfant tellement jeune que je trouvais cela presque choquant de la voir ici. Voyant encore ces deux billes bleutées demandant à Dead Master avec qui elle parlait, invisible. Non, du moins jusqu’à ce que la directrice ne touche ma chevelure sombre pour me présenter à sa jeune enfant.

Par la suite, les années coulèrent, j’acquérais de plus en plus de compétences, mon pouvoir devint maîtrisé, jusqu’à pouvoir faire disparaître toute trace de matérialisation en moi. Dès lors, je commençais à voir si je pouvais faire cela avec les autres, cherchant à les cacher aussi, jouant avec des cobayes … en vain. Seule la mort les attendait au tournant, quand je « masquais » le pouvoir ou la présence des autres, je les défaisais de la matérialisation, vidant leur corps sans que je ne le veuille. Inexpérimentée, je tuais, encore … et encore. Depuis, je maîtrise cet art du camouflage, que ce soit moi ou une autre personne, mais cette faculté d’aspiration persistait également.
Je suis un monstre n’est-ce pas ?

- Je n'ai pas à te répondre, nous ne nous trouvons pas à l'un de tes interrogatoires, Miri-San ~ Sache juste que je n'ai rien à me reprocher vis-à-vis d'Ayame-Sama, de mon point de vue ~

Soupirant légèrement en vue de ses paroles, je laissais mon visage reprendre des traits calmes, faisant disparaître toute colère pour venir enfoncer mon regard dans celui d’Akiha. Elle ne savait donc rien … et elle se sentait tellement sûre d’elle qu’elle osait me dire, sans ménagement qu’elle ne faisait rien de mal. Elle était le chaînon manquant à la stupidité de l’humanité, pouvais-je l’irradier ? Non, Ayame me tuerait pour cella, Akiha était déjà bien trop encrée en elle pour que je puisse l’arracher ainsi. À se demander, quelle serait la réaction de la directrice si sa tendre amante mourrait ? Que ferait Dead Master ? Se plongerait-elle dans un chagrin sans nom ou chercherait-elle une autre femme de substitut ?

- Par contre, Miri-San, tu n'es certainement pas dans le même cas de figure. Je ne répondrai à aucune de tes questions, tant que tu ne me dis pas ce que tu veux réellement. Pourquoi ma liaison avec Ayame-Sama et Keitaro t’intéresse tant ?

Elle ne savait pas finalement. Son air le prouvait, je le savais et je n’avais donc plus rien à lui reprocher sur ce sujet là. Bien que son manque d’informations était fâcheux, tellement que je trouvais cela désolant. Elle avait l’air de connaître assez Dead Master pour savoir ce que cette femme a enduré lors de son passé, elle devait également savoir ce que la directrice était et comment elle était devenue encore pire. Ne s’était-elle pas intéressée aux dires d’Ayame ? N’avait-elle pas fait des recherches sur le centre qui avait usé une famille entière pour ses expériences ? Non, elle n’avait pas l’air si vide de capacités que cela tout de même … La firme Hiroiji, créée en l’an 1900 sous la main d’un scientifique connu sous le nom de Renzo Hiroiji. Cet homme … savait-elle seulement qui il était ? Quel était le nom à présent, en l’an 2000, de cette firme ?

- Tenon Product Pharmaceutical, est le nouveau non, depuis un peu plus de vingt ans maintenant de l’ancienne compagnie japonaise connue sous le nom de Hiroiji, dont son créateur Hiroiji Renzo était le créateur. Si ces noms ne te disent rien, je pourrai me suicider devant ta stupidité. Tenon Product est la société dans laquelle Keitaro est le principal chercheur et actionnaire. Hiroiji était le chercheur qui s’occupait du cas de la famille Eimin, l’homme qui a tué sa famille en terme clair. La place de Keitaro au sein de cette compagnie est peut être un pur hasard, cet homme si talentueux a choisi la meilleure des firmes pour son avancée intellectuelle … mais si cela n’était pas le cas ? Si ce choix fut fait volontairement, qui crois-tu que ton cher Kei-Kun est donc ? ~

Dématérialisant ma robe de combat en m’approchant d’elle, je ne daignais me protéger d’une quelconque attaque que j’aurais pu subir de sa part. Avançant toujours et toujours jusqu’à arriver à deux pas de sa personne, j’élargissais mes lèvres tout en me penchant vers son oreille pour venir lui souffler la suite de mes explications. Ma vie était tellement futile quand un tel sujet se présentait devant nous, n’est-ce pas ? ~

- Keitaro … Izanagi Eimin. Ton fiancé, ton cher être si précieux que tu cherches tant à protéger … n’est autre que le frère d’Ayame Eimin.

Me reculant en gardant ce calme impassible sur le visage, seul un sourire indescriptible berçait sur mes lèvres. Enveloppant à présent mon aura d’une pâleur invisible, l’atmosphère pesant se changeait en couleur pour laisser déferler les sentiments qui occupaient Akiha. Était-ce si choquant ? Oui, de savoir que depuis le début, elle n’était qu’un sujet auquel on mentait pour le bien être de la directrice. Posant une main devant mes lèvres, j’affichais un sourire bien plus grand que d’habitude avant de surenchérir tout en la foudroyant des yeux ;

- Ayame-Sama ne sera jamais au courant de cela, il est inutile qu’elle sache quoi que ce soit au sujet de Keitaro. Tant qu’elle sera en sécurité, il n’interviendra pas, du moins jusqu’à maintenant, il ne l’a pas fait. Nous ne sommes que des pions, aussi bien toi que moi … bien que tu me sois inférieure, Akiha-San ~
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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 18:36

J'étais persuadée du déroulement du jeu que nous jouions en cet instant. J'étais certaine que rien venant de cette femme ne pourrait me déstabiliser. Après qu'elle soit une ancienne amante d'Ayame-Sama ou encore une bonne amie à Keitaro, cela n'était pas dérangeant à ma nature première. Le problème était tout autre, je voulais savoir ce qu'elle me voulait au juste, pourquoi elle se donnait des grands airs comme si elle savait quelque chose de tellement grandiose et important que le seul fait que je ne le sache pas, me mettait en bas de son échelle personnelle. Cette attitude dans cette femme, me mettait en rogne et je ne voulais que découvrir ce qu'elle cachait quitte à utiliser mes chers miroirs pour lui extirper la vérité. Autant ne pas utiliser la torture contre quelqu'un pouvant éradiquer mon pouvoir en moins de deux secondes comme elle l'a fait avec la faux de la directrice. Quoi qu'il en soit, je restais méfiante à l'égard de cette femme, attendant qu'elle me dise quelque chose d'improbable. Et elle l'a fait, elle m'a dit une vérité que je ne voulais jamais apprendre finalement.

Elle me parla, elle finit par me dire ce qu'elle cachait sans moindre détour, sans masquer ou enjoliver la vérité. Je restais nerveuse tandis que sa voix se heurtait à mes oreilles comme une sentence horrible qui me rendrait sourde. Toujours sur mes grades, sans rien laisser paraître sur le visage à part une froideur monstre, j'écoutais, j’emmagasinais ses paroles, cherchant à comprendre où elle voulait en venir en me parlant de la Tenon Product. Cette société où j'ai fait mes débuts après que Keitaro m'eut découvert dans une réception des scientifiques et m'eut recruté sous son aile. Keitaro ce grand homme grâce à qui je me suis propulsée sur les devants du métier. Évidemment que je connaissais cette société pour y avoir travaillé aux cotés de mon fiancé, évidemment que je connaissais l'ancien nom de cette société vu que j'ai fait des recherches avant d'y vouloir faire mes preuves. Autant que je savais la place qu'occupait cet homme dedans. Mais ce qui me surpris au plus haut point, était de découvrir par la bouche de cette femme vile, que le grand créateur de cette société était en fait un chercheur s'occupant de la famille Eimin. C'était... Impossible. Du moins aucune information à ce genre de sujet, n'apparaissait nulle part. Voilà ce qui reliait Ayame-Sama à Kei... Mais c'était, juste impossible.

- Keitaro … Izanagi Eimin. Ton fiancé, ton cher être si précieux que tu cherches tant à protéger … n’est autre que le frère d’Ayame Eimin.

J'étais tellement perturbée que je laissais Miri s'approcher de moi sans bouger, la regardant juste dans le blanc des yeux, cherchant un once de je ne sais quoi qui la trahirait, disant que tout n'était que mensonge. Keitaro ne pouvait être celui qu'elle prétendait qu'il était. Il serait mort depuis tant d'années ! Non, si il est le frère d'Ayame-Sama, il possède le même gène, ce gène depuis lequel je courais à ma venue à Undai. Mais pourquoi ?! Pourquoi, le frère de la directrice était mort, il était mort là-bas, je l'ai vu dans ses souvenirs. Il ne pouvait pas être en vie, et surtout il ne pouvait pas être Keitaro. Cette vérité absurde ne voulait rentrer dans mon esprit rationnel, pourtant tout devenait clair et s’emboîtait dans mon esprit. Mais... C'était tellement improbable que je ne pouvais l'accepter, surtout pas de la bouche de cette inconnue.

- Ayame-Sama ne sera jamais au courant de cela, il est inutile qu’elle sache quoi que ce soit au sujet de Keitaro. Tant qu’elle sera en sécurité, il n’interviendra pas, du moins jusqu’à maintenant, il ne l’a pas fait. Nous ne sommes que des pions, aussi bien toi que moi … bien que tu me sois inférieure, Akiha-San ~

Je ne captais qu'à moitié ses paroles, complètement choquée de cette nouvelle, anéantie de constater que cette femme avait raison, qu'elle avait une longueur d'avance sur moi la rendant d'autant plus supérieure à ma pauvre petite personne. C'était abominable... Improbable. Je tombais à genoux, défaillant sous le poids de cette nouvelle qui m'eut terrassée. C'était... non. Tout ce temps on s'est joué de moi, tout ce temps Keitaro était le grand marionnettiste du spectacle. Je n'eus jamais doutée de mon talent, évidemment qu'il m'eut pris sous son aile parce que j'étais talentueuse et ambitieuse, mais était-ce la seule raison ? Ou alors, il savait que je sortais de Undai, il devait être au courant de la vénération que je portais pour la directrice à cette époque... Serait-ce pour cette raison qu'il soit venu à moi en premier lieu ? Mais... En même temps, comment il saurait que je retournerais à Undai pour enseigner après toutes ces années ?! Il ne pourrait le savoir... Mais il n'a rien dit, il n'a pas protesté quand j'ai reçu la lettre, au contraire, il m'a même poussé à accepter. C'était horrible, tout devenait si clair, trop clair dans mon esprit. Et par la suite ?! Il m'a utilisé pour m'approcher d'Ayame-Sama, sachant que j'allais le faire, que j'allais être près d'elle si un danger se présenterait. Mais pourquoi ? Pour mieux l'observer, pour la surveiller à travers mes yeux. Ce n'était qu'une mascarade !

« - Tellement injuste, n'est-ce pas Akiha ? Heh ~ »

Silence ! Me relevant, un regard furieux rivé sur la dénommée Miri, je dématérialisais ma robe de combat, cachant par la même occasion mon ombre. Kei, m'a manipulé. Mais en même temps, entre temps, il est devenu mon fiancé, il m'aimait et ainsi de suite. Sans doute, il était au même niveau que la directrice, elle aussi, elle m'aimait. J'avais beaucoup fait pour arriver à ce stade, j'ai tant fait en croyant... en étant persuadée que ma vie était un long labeur de ma part et non une scène montée de tout part. C'est moi qui manipulais, on ne me manipulait pas ! « Akiha, du calme... Miri n'est pas dans le bon, même si Kei est un enfoiré. » Non, non, Keitaro était un homme bon...

- Je ne te suis inférieure en rien, Miri-San. Que crois-tu que dira Ayame en apprenant ceci ? Crois-tu qu'elle sera de ton coté, toi qui lui ais caché que son frère présumé mort, était en vie ?

Non, à ce moment rien n'empêcherait Ayame de massacrer toute personne étant au courant que son frère était tout sauf mort. Elle tuerait Miri sans moindre hésitation, elle tuerait Keitaro sans doute aussi, d'avoir été en vie et n'avoir jamais donné un signe à la directrice, sachant où elle se trouvait, sachant ce qu'elle faisait et jouant des gens l’entourant pour mieux la surveiller. NON ! Non, je ne voulais pas que Keitaro meure, peu importe ce qu'il a fait, c'était mon fiancé, celui que je protégeais depuis qu'Ayame-Sama s'est éprise de moi. Mais... en même temps, je me sentais trahie, j'étais au plus bas de mon état. Perdant la face, il n'y avait que colère et confusion sur mes traits, je me fichais presque de la présence de cette Miri. Non, au contraire, je la transperçais de mon regard assombri par le doute. « Inacceptable ! »

- Pourquoi Keitaro aurait pris contact avec toi pour te révéler un secret qui le tuerait sans doute si quelqu'un de loyal envers Dead Master-Sama l'apprenait? Pourquoi tu m'as dit tout ça sachant que j'étais une de ces personnes ?! Tu veux la mort de Kei, c'est ça ?!

Je l'attrapais par le col de son kimono, avant de me rendre compte de mon geste et de la lâcher. Il ne fallait pas... Je ne devais pas perdre mes moyens devant elle, qui qu'elle soit. Pourquoi me retenir ? À cause de sa tranquillité impassible qui me donnait la nausée. Je ne lui donnerai pas ce plaisir. Jamais.

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 18:47

Une seule personne, une seule me rendait malade dans ce monde. Et qui était-il, quel était l’effronté qui osait me donner la nausée rien qu’en entendant son nom ? Keitaro. J’avais beau chercher des informations sur lui, aucunes d’elles ne m’étaient satisfaisantes, bien au contraire … ca me heurtait de plein fouet que je voyais que cet homme était à envier. Une vie normale, un monde banal, un talent rare, un humain des plus simples réussissant à toucher le haut en un claquement de doigts sans être un Undai’en. On ne connaissait pas beaucoup son passé à vrai dire, sa situation familiale était vague, on connaissait uniquement les noms de deux personnes décédées à cette heure-ci, une femme banale avec un mari banal ayant eu un enfant banal. Voilà, Keitaro était banal. Mais l’amant, que dis-je, le fiancé de mon amante, de ma fiancée.

Sentant mon téléphone vibrer dans ma poche, je ne me gênais pas pour répondre à l’appel, entendant la voix de Yume-Chan à l’autre bout, c’est avec un grand sourire que j’acceptais ses dires jusqu’à ce que le mot blesse. Il ne fallut qu’une seule phrase pour que ma bonne humeur -aussi fausse qu’elle pouvait l’être- ne disparaisse de mon visage, ne montrant plus que désolation et terreur. « Je l’ai, elle est avec moi, un recrutement pour l’élite … Aya… » Je ne lui laissais guère le temps de finir sa phrase que je raccrochais, disparaissant également de mon bureau pour laisser en plan mes deux amies.

Arrivant rapidement là où le flux de matérialisation de Yume était le plus palpable, je me retrouvais rapidement devant la porte d’une chambre d’une étudiante … terminale. Humant l’air autour de moi, je soupirais avant de toquer à la porte, abordant un large sourire tout en ouvrant celle-ci, me heurtant à la vision de Yume-Chan assise devant un laideron, communiquant à mi-mot. Me plaçant devant ces deux personnes sous le regard terrifié de la jeune fille, je lui tendis une main avant de roucouler avec mon ton mielleux légendaire, qui elle était ;

- Yume-Chan eut le plaisir de me dire que vous désirez entrer dans l’Élite de Undai ? ~ Savez-vous que pour cela il faut être … digne de ce titre … au point même de …

« De ne jamais toucher à ce qui est mien. » Disais-je en attrapant cette femme par les cheveux, la tirant tout en me redressant pour avoir son visage à ma hauteur, mes traits déformés, ma colère irradiant, ma robe de combat n’attendant qu’un déclique pour s’activer. La chose courte sur patte hurlait l’aide de Yume qui restait elle aussi impassible, ne bougeant pas d’un poil alors que je crus entendre la chevelure de l’enfant craquer sous ma poigne. Tapant sa tête contre le mur le plus proche en balançant ce tas de graisses dans un coin, je tapais des mains en changeant d’expression. Affichant un sourire radieux à Yume-Chan, je la pris dans mes bras tout en lui disant, avec amusement ;

- Je savais que tu me la trouverais mon ange ~ Je te remercierai comme il le faut plus tard ~

Déposant mes lèvres sur celles de mon chef-d’œuvre chastement, je me reculais d’elle, prête à emporter la tueuse à Akiha-Chan. Mais mes plans n’allèrent guère se passer comme cela quand Yume se posa devant la porte, m’empêchant de sortir. La regardant d’un air intrigué, je la questionnais silencieusement en sentant le roussi d’ici peu. Que voulait-elle, pourquoi ne me laissait-elle pas sortir ? Avait-elle quelque chose à dire ?! Qu’elle le fasse dans ce cas ! Je n’avais du temps à perdre, je n’avais pas que ça à faire … Ces enfantillages m’agaçaient !

- La maison à la mer. Je veux y aller avec Kaïla, je partirai dans deux semaines plus ou moins … et ta carte. Ou alors remplis la mienne, elle est à sec … Tu as dit que tu me remercierais hein ? Fais le alors … S’il te plaît.

Restant un instant silencieuse sous l’incompréhension de ses dires, j’entrouvris la bouche d’étonnement … était-ce vraiment possible que cette chose parle d’argents alors que je tenais la femme qui avait tué l’enfant d’Akiha entre mes mains ?! Yume-Chan, il y a des limites … à tout. Et là, elle venait d’en griller une bonne centaine en moins de cinq secondes. Me tapant la main sur le visage en signe de désespoir, j’acceptais ses requêtes afin qu’elle parte, ou du moins, qu’elle me laisse partir.

- Maintenant … Je veux ta carte maintenant Ayame.

Pardon ?! Écarquillant presque les yeux sous la stupeur de ses dires, je me giflais mille fois mentalement. Matérialisant ma carte en la lui tendant avant de la pousser pour qu’elle dégage du chemin, je traînais par la patte le tas de merde me faisant bouillir de l’intérieur. Outrée des demandes de mon enfant, je fulminais en moi alors que les cris de la vache que je traînais ne faisaient qu’empirer mon humeur. Au point même qu’au plein milieu du couloir je lui envoyais mon pied dans le visage pour qu’elle se taise. Mauvaise manœuvre, elle cria d’autant plus.

Et encore si cette chose s’était limitée à cela, mais non ! Il fallut qu’elle essaye de s’enfuir et qu’elle me shoote dedans comme si j’étais un punching-ball pour finalement détaler comme une larve insatiable. Après avoir couru après au moins deux minutes, c’est avec douleur que je la rattrapais, un croche-pied et mon poing dans le visage. Je n’étais pas violente, je n’étais pas comme Yume-Chan mais parfois … j’étais tellement exacerbée que je n’avais rien d’autre à offrir hormis des poings. Arrivant donc après une bonne vingtaine de minutes, si pas trente dans mon bureau, je m’étonnais de retrouver Akiha tirant une gueule jusque par terre et Miri … Miri, digne à elle-même. Traînant la chose jusqu’à un coin du bureau, je la levais non plus par les cheveux, mais par les bras à Akiha en lui adressant un sourire ravageur.

- Quelles têtes ~

Lâchant la chose sur le sol, je vins encadrer mon amante dans une étreinte tout en intimant silencieusement à Miri de partir. Chose qu’elle fit dans un léger ricanement tout en fermant la porte derrière elle, nous laissant, ma femme et moi, et la chose. Déposant mes lèvres sur les siennes tout en faisant disparaître le moindre contentement sur mes traits, je pointais la chose du doigt tout en soufflant dans un murmure « le cadeau » que je lui avais apporté.

- Je te l’avais promis, elle est tienne à présent mon coeur ~

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 20:10

J'étais anéantie, complètement dépassée par la situation. Je voulais des explications, je voulais qu'on démente ce que cette femme disait, je voulais que tout ça ne soient que des mensonges dits pour me déstabiliser. Mais je ne trouvais aucune raison pour laquelle cette femme aurait à me dire des énormités pareilles, au contraire, ses paroles me paraissaient tellement vraies que cela me rendait malade. Malade et par dessus tout perdue. Que pouvais-je faire à présent ? Que devais-je faire au juste ? Tout déballer à la directrice, à mon amante ? Ou garder cela secret, me mettant moi-même en danger sur ce terrain encore inexploré ? Je ne savais pas. Je ne comprenais même pas pourquoi Miri m'a dit tout cela, pourquoi ne s'est-elle pas contentée de sourire et se taire à ce sujet ? « Parce qu'elle croyait que tu savais. » Pourquoi ?! Parce que j'étais la fiancée de Keitaro, parce que j'ai travaillé à ses cotés, parce que si elle le savait, je devrais le savoir aussi normalement. Mais je n'en savais rien, rien du tout. Pourquoi m'a-t-il caché tout cela ? Ne trouvait-il pas que j'étais digne de confiance ? Pourtant je l'étais, je lui ai fait confiance moi, je me suis toujours battue pour être quelqu'un d'important dans cet univers, ne me contentant pas de ce qu'on me donnait, mais prenant ce que je voulais. Alors pourquoi me retrouvais-je si misérable devant cette inconnue qui m'eut cassée avec seulement quelques paroles ? Rien que pour ça, je la détestais, de tout mon cœur.

C'était horrible de constater à quel point tous mes fondements se sont écroulés en l'espace de quelques temps. D'abord, j'ai perdu la confiance d'Ayame-Sama après lui avoir tout bonnement dit ce que je voulais d'elle, ensuite, je l'eus retrouvée par je ne sais quel miracle. Mais ce n'était pas compté sur la bonne fortune, vu que mon fils s'est fait tué il y a une semaine de là, me laissant dégoûtée de cette école. Et maintenant ça, l'arrivée de cette femme sortie de nulle part et qui intéresse tant Ayame, et qui, par dessus tout, apporte une nouvelle terrible concernant Kei, brisant toutes mes bases d'un seul coup. Pourquoi ? Pourquoi... C'était cette école, c'était Undai qui me détruisait. Mais avant toute conclusion hâtive, je voulais que Miri arrête de sourire de la sorte et me dise ce que je voulais savoir. D'ailleurs je crus qu'elle allait le faire pour se complaire dans sa connaissance, mais nous nous fîmes stopper par la porte qui s'ouvrit sans ménagement derrière nous.

- Quelles têtes ~

Fixant Ayame-Sama et le chaton qu'elle eut apporté avec elle. Déboussolée, j'essayais de me contenir, sans quitter mon amante des yeux. Tout de même intriguée par la bonne humeur de ma chère directrice, je lançais un coup d’œil à Miri pour voir son comportement. Rien, elle était toujours aussi impassible, et le pire c'était que je ne savais lire en elle, derrière ce fichu masque que je n'avais qu'une envie de briser. Mais je n'eus le temps de rien dire ni faire, que la directrice vint me prendre dans ses bras et que Miri quitte la pièce. Fichue femme... Qu'elle fuit seulement, qu'elle me laisse avec mes questionnements, mettant sa propre vie en danger selon mes choix.

- Je te l’avais promis, elle est tienne à présent mon cœur ~

Pardon ? Sentant le souffle chaud de la directrice près de mon oreille, je ne compris pas tout de suite ce qu'elle me voulait en fixant la jeune fille blessée et au sol. Qui était cette petite Terminale ? Était-elle... « ça ! Hahaha ! Ton Rei Yu est mort de la main de ça ! » Tandis que la moquerie de mon ombre résonnait dans ma tête, une haine indescriptible déteint sur mon visage livide, effaçant tous tracas vis-à-vis de ma précédente conversation, je restais sans voix, fixant d'une manière toute autre la fille accroupie au sol, fille qui se relevait en tremblant avant de nous cracher à la figure quelques paroles qui rentrèrent dans ma tête pour mieux ressortir en m'alimentant d'une envie de meurtre plus que terrifiante.

- Je suis douée ! C'est débile que j'meure à cause d'un pauvre morveux inutile ! J'ai bien fait de le massacrer, c'te chose !

La suite se passa tout aussi vite que les paroles jaillirent de sa bouche détestable. Elle se releva, voulant matérialiser une arme quelconque pour nous attaquer, ou s'échapper, je ne savais pas. Je m'en fichais au juste, je ne lui laissai pas le temps de faire quoi que ce soit que tout mon corps tressaillit d'une rage folle. Me dégageant de l'emprise de la directrice, je fis qu'un seul pas en direction de la fille avant que ma robe de combat n’apparaisse et que l'atmosphère se charge de ma haine, laissant à notre invitée juste le temps de se lever pour mieux se perdre dans mes ténèbres. Qu'elle voit. Je lui montrais mon désespoir, je le lui faisais ressentir au plus profond de ses tripes ce que j'ai ressenti, je lui fis sentir les émotions que l'on ressent quand on perd quelque chose de précieux. Elle... Cette pauvre stupide créature qui n'allait sans doute jamais s'en sortir dans la vie, elle a tué mon trésor, mon enfant... et était heureuse de l'avoir fait. Je ne pus me contrôler davantage. Je ne pus la regarder, cette chose inférieure... Cette personne... Elle m'a enlevé quelque chose de précieux sans moindre remord. Monstre... Fichue monstre.

« - Veux-tu que je m'en occupe, Akiha ? ~ »

Non, non, elle était mienne. Je voulais voir son sang sur mes mains, je voulais ressentir toute la cruauté que je fuyais en tuant avec ma propre conscience cette fille stupide. Mais cela ne serait sans doute pas de la plus belle des manières. Au lieu de jouer comme d'habitude avec la manipulation de l'esprit, j'étais prête à lui arracher le cœur à mains nues. M'approchant de cette fille à pas de loup, je l'attrapais par les cheveux avant d'écraser sa tête sur la première surface que je trouvais -à savoir le bureau de la directrice.

-Tu as tué mon petit Rei Yu... Mon fils... ! Ayame... Je... Merci …

Qui était finalement le monstre de l'histoire ? J'étais tout aussi épouvantable de remercier la directrice de m'apporter une fille que je m'amuserai à écarteler vif. Matérialisant des chaînes, elles s'attachèrent aux poignets et chevilles de la fille, faisant léviter son corps à quelques centimètres du sol tout en écartant ses membres au possible, lui faisant ressentir la douleur des ligaments qui se déchirent... doucement... très lentement.

« - Oh la graisse... Que pourrions-nous faire de tout ça ? ~ Débarrassons-nous en, débarrassons-nous en ~ »

Mon ombre, frustrée qu'elle pouvait être du fait que je ne la laissais pas approcher, se plaisait tout de même de me voir dans un état second ne voulant que la destruction. Et ce, jusqu'à chantonner dans son coin, riant lugubrement tout en remplissant son propre espace d'une envie maladive de sang. Presque en transe, je me plaisais à écouter mon sombre coté, me laissant guider par sa noirceur. Sans attendre, je matérialisais un scalpel, voulant dégraisser cette chose monstrueuse devant moi. J'allais me venger, cette pensée me hantait, me remplissait, m'obsédait, au point que j'oubliais presque l'importance de la conversation que j'eus avec Miri quelques temps auparavant. Après... Cela attendra... D'abord... La mort.

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★ Age : Plus que tout le monde, mais personne ne saura jamais combien précisément. Un petit indice, cela fait plus d'une dizaine d'année que je règne sur Undai Gakuen !
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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 20:35

Je laissais tranquillement mon être tant aimé se déchaîner sur mon présent, prenant place dans mon siège derrière mon bureau, je la regardais faire sans l’interrompre alors que les ondes négatives étaient palpables dans mon bureau. Croisant les jambes en me matérialisant une tasse de thé, je savourais autant le spectacle que le nectar fraîchement matérialisé. La vengeance, un acte dérisoire pouvant plaire à plus d’une espèce. Moi-même je me suis déjà vengée, me laissant aller à ce sentiment animal de vouloir reprendre ce qui nous avait été volé, passant par la douleur pour encrer dans le corps de notre ennemie la douleur qu’on eut subi lors de notre perte. Ma première vengeance, je ne m’en rappelais plus, on aurait pu prendre le jour où j’eus incendié le centre qui m’avait enfermé, mais non … ce n’était pas de la vengeance, c’était de l’aide, j’avais sauvé ces personnes en les tuant. Du moins, cela paraissait normal à mon âge.

Ce jour fatidique où j’eus tout perdu … Fermant les yeux pour ne plus penser à cela, je les rouvris sur une scène disgracieuse où une sorte de masse épaisse jaunâtre sortit en même temps que les tripes de la jeune fille. Laissant son ventre ouvert, levant la main vers sa direction pour lui insuffler de la matérialisation afin de la garder en vie pendant qu’Akiha s’amusant à détruire son corps, je lui tendis le minimum pour pouvoir l’entendre gémir encore et encore. Trouvais-je cela plaisant, me sentais-je mieux en voyant la fille qui eut tué mon fils souffrir ? Non, cela ne me fit rien … Rien du tout ~

Continuant à siroter mon thé tout en gardant un œil attentif sur l’acte bestial me faisant face, je finis ma tasse bien trop rapidement à mon goût. Et ca y est, l’ennui est là ~ Que faire … Je ne le savais, du moins jusqu’à ce que je croise le regard de mon aimée et que je me lève pour la rejoindre, elle, toujours scalpel en main, j’en matérialisais un à mon tour, dessinant sur la poitrine de la jeune fille un cœur dans lequel je marquais mon prénom ainsi que celui d’Akiha ~ Mignon n’est-ce pas ? Huhu ~

- Tu irradies de partout mon cœur, faisons cela bien, gardons là jusqu’à ce que nous nous lassions d’elle ~

Pour moi c’était déjà le cas, un petit dessin et je lui aurais volontiers arraché la tête. Mais je devais faire autrement, je devais le faire pour le plaisir d’Akiha. « On va faire un petit jeu mon ange, on lui retire sa peau morceau par morceau et on regarde jusqu’à quand elle peut tenir sans mourir. Tu continues à faire irriguer son sang et après … on avisera ~ ». Monstrueux comme idée, mais je savais que comme cela, j’allais m’amuser. M’occupant de la main gauche, je fis une incision sur son flan gauche pour venir gratter avec le scalpel en-dessous de sa chair. Faisant glisser mon arme entre mes dents, ce fut mes doigts que j’utilisais pour tirer sur la matière souple qui recouvrait ses muscles ~ Continuant ainsi jusqu’à l’avant bras, j’arrachais, fis irriguer, souriais, montrais à Akiha-Chan comment je m’y prenais avec joie avant de … m’arrêter. Des poils. Je détestais les poils. Grimaçant en arrivant à son aisselle, je ne sus bouger plus. Une femme poilue ? Dieu, quel monstre avions-nous là ?!

- Disgracieux …

Posant mon scalpel sur son épaule, j’agrandis celui-ci pour venir couper, petit à petit en enfonçant toujours un peu plus la lame dans sa chair le bras de cet enfant. Elle criait ? Awh, moi qui croyais qu’il s’agissait de la radio ~ Arrivant jusqu’à ce que son bras tombe et que son corps entier bascule en avant. La rattrapant grâce aux chaînes d’Akiha pour venir transpercer sa peau afin de la tenir toujours dans la même position, je lui demandais -poliment- d’enfin s’excuser ~ Que fit-elle ? Elle se fit pipi dessus … Dans mon bureau d’autant plus ! Elle a osé uriner sur mon marbre ?!

- Arrêtons cela avant qu’elle ne finisse par salir entièrement mon bureau. La tuer maintenant serait plaisant, mais le veux-tu ? Ou préfères-tu la noyer ? La brûler peut être ? Ou la laisser mourir de froid ? Nous pouvons tout aussi bien la laisser se faire dévorer par je ne sais quoi ~ Alors mon cœur, que veux-tu ? ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?   Lun 10 Juin - 22:00

Je ne pouvais dire que j'étais heureuse, car je ne l'étais pas. J'étais juste furieuse et assoiffée de vengeance au point même de prendre un certain plaisir à dépecer cette fille sous mes gestes précis. Quelle idée ignoble de pratiquer une telle chose sur une victime vivante et pas anesthésiée. Se voir charcuter de partout, sentir la lame à chaque centimètre telle une brûlure qui laissait la douleur sur son passage, ne s'arrêtant qu'à la mort, devait être un vrai supplice pour cette stupide gamine. Mais je n'en avais que faire de ses plaintes et cris, je me plaisais d'autant plus qu'elle hurlait. Et encore plus quand je sentis son sang chaud couler sur mes mains, le long de ma fine lame ainsi que sur son corps. Je ne pouvais que regarder avec un certain dégoût mais aussi une certaine joie, sa graisse, ses muscles ainsi que sa peau et ses entrailles, tomber au sol dans des bruits de viscères dégoulinants. Est-ce que je me sentais mieux en faisant cela ? Je ne saurais le dire au juste, sur le moment, je ressentais encore plus de colère et envie de meurtre à chaque chose que j'infligeais à cette moins que rien. Et je continuais, et continuais, tant que ma colère ne passerait pas.

- Tu irradies de partout mon cœur, faisons cela bien, gardons là jusqu’à ce que nous nous lassions d’elle ~

Dead Master-Sama ? Je ne l'ai même pas vu s'approcher. Mais elle était là, gravant des dessins dans la peau de notre victime. Je ne pouvais que la laisser faire, Rei Yu était aussi son fils après tout. C'était légitime qu'elle torture cette chose en ma compagnie. Je fus même étonnée de la voir si enthousiaste à trouver diverses manières de tuer la fille en question. Pour ce qui était de moi, ma conscience commençait à me rattraper sous les hurlements de la gamine, et surtout quand je vis quel terrible sort Ayame-Sama lui réservait, quelles terribles choses nous lui faisions subir. Nous étions des monstres cruels, mais cette chose l'a méritée. Oui, elle devait payer pour ses crimes inconscients. Assurée, je l'étais... Du moins c'est ce que je crus en enfonçant ma lame dans sa chair tout en surveillant son flux sanguin grâce à la matérialisation. Mais plus je la voyais gémir et hurler, plus je me calmais. Et plus ma colère s'envolait, plus je commençais à ressentir des remords de faire cela. C'est dans un court instant d'hésitation que je sursautais en sentant un souffle glacial dans ma nuque tandis qu'une masse lourde s'enroula autour de ma main pour me guider dans cette tache macabre, tout en me soufflant des paroles de haine à l'oreille. Cela dura, je ne saurais dire précisément combien de temps, mais assez pour que je doive m’immiscer dans l'esprit de l'étudiante pour lui bloquer quelques nerfs afin qu'elle ne meure pas par traumatisme dû à la souffrance. Elle allait sans doute mourir, mais pas avant que nous en aurions finies.

- Arrêtons cela avant qu’elle ne finisse par salir entièrement mon bureau. La tuer maintenant serait plaisant, mais le veux-tu ? Ou préfères-tu la noyer ? La brûler peut être ? Ou la laisser mourir de froid ? Nous pouvons tout aussi bien la laisser se faire dévorer par je ne sais quoi ~ Alors mon cœur, que veux-tu ? ~

Relevant enfin mon visage vers la directrice, les mains en sang, mon ombre postée derrière moi avec un grand sourire, c'est avec un air perdu que je la fixais, ne sachant quoi lui répondre. Je ne voulais pas qu'elle meure, pas encore du moins, elle devait souffrir, encore et à tout jamais. Mais même moi, je savais que c'était impossible, que ce serait trop même pour ma propre conscience sans parler de son corps. Mais en même temps, la tuer serait trop doux, trop gentil, trop peu pour assouvir ma vengeance. Mais comment faire dans ce cas...

« - Heh, ton sol Dead Master ! Viens avec nous ~ »

Quel genre de charabia était-ce ? Difficile à comprendre, même si moi, je le savais très bien. La seule chose qui me préoccupait à cet instant, c'était la propreté du sol de Undai qui se verrait entachée par mes prochaines actions. Laissant mon ombre s'enrouler autour de la directrice avec amusement, je claquais des doigts laissant les chaînes s'enrouler autour du corps à moitié mort devant nous. Regardant ce dernier choir au sol dans un bruit métallique, je demandais silencieusement à Akiha d'attraper les bouts des chaînes pour traîner la chose en dehors du bureau. Prenant la main de la directrice, ne prenant garde au sang qui les tâchait, j’emboîtais le pas à la masse flottante qui traînait le corps derrière elle, laissant des sillons rougeâtre sur son passage. Tous. Tous ces chatons allaient voir à quel point il était mauvais de contredire ma personne et celle de la directrice. Ils allaient tous voir que ma vengeance était cruelle. Et je leur montrerai cela en traînant le corps encore en vie et hurlant de cette fille à travers Undai... jusqu'à dans la forêt.

- La forêt. C'est là qu'il est mort... C'est là où elle mourra.

Disant cela d'une voix sombre, je serrais la main de la directrice davantage, ne quittant pas le corps des yeux le temps que nous arrivions dans un coin éloigné de la forêt. Prenant une grande inspiration quand nos pas s'arrêtèrent enfin, seuls les pleures de notre victime troublaient le calme des lieux. Soupirant légèrement, j'étais ébranlée par cette idée, mais mon ombre, toujours fidèle à elle-même, n'en démordit pas, laissant le corps choir au sol pour creuser un trou dans la terre. Chose qui lui prit moins de temps que je ne l'aurais cru. Faisant disparaître les chaînes, je m'approchais de la fille pour soigner tant bien que mal ses blessures, afin... J'étais un monstre.

-Je vais l'enterrer... vivante.

Disant cela à mi-voix à l'intention de la directrice. Je me relevais après quelques minutes, avec un corps rafistolé à la va-vite. Assez pour qu'elle meure plus de peur que des blessure infligées. Me détournant donc de cette fille, je revins vers la directrice, lui prenant la main cherchant sa chaleur (froide), je fis un signe positif de la tête à l'intention de mon ombre qui se chargea de jeter le corps dans le trou creusé spécialement pour cet effet. Laissant un calme fou s'installer en moi sous les rires de mon ombre, et surtout sous les cris terrifiés de notre victime, je sentais ma colère augmenter d'un cran quand elle suppliait d'être épargnée. Un rire, je me mis à rire quand les premières « pelles » de terres s'abattirent sur la fille. Je la regardais, je voyais la peur dans ses yeux et je m'en réjouissais. Supposant que cela serait suffisant, je matérialisais une sorte de boite autour de son corps avant que le reste de la terre ne vienne s'abattre sur cette dernière. Autant qu'elle ne meure pas asphyxiée tout de suite, autant qu'elle ressente jusqu'au dernier moment, de la peur que la mort lente apporte. Soupirant quand le calme revint dans les lieux, je dématérialisais ma robe de combat avant de me tourner entièrement vers Ayame-Sama.

- C'est fini.

Venant me saisir des lèvres de la directrice, j'y mis toute ma gratitude, ne voulant que ce geste -innocent soit-il- cesse. C'était terminé, Rei Yu était mort. Rei Yu était vengé de la manière la plus terrible que cela pouvait être. Il devait avoir peur dans ces derniers instants, alors je fis de sorte que cette fille ait peur aussi. Et maintenant ? Je ne me sentais pas mieux, au contraire, j'étais vide et mélancolique. Je ne savais ce que le futur nous apporterait à présent... Si ! Si, je le savais. Détachant mes lèvres de celles de mon amante, je plongeais mon regard sombre dans ses yeux forêt, cherchant quelque chose que je ne trouvais pas. Et là, en regardant ce visage pâle, mes traits se déformèrent sous la tristesse, qui se manifesta sous des sanglots étouffés. Enserrant le corps de la directrice dans mes bras, je la serrais toujours plus fort, cachant ma tête dans son épaule, ne voulant la lâcher comme si ce geste pourrait la sauver... pourrait sauver l'humanité de sa colère.

- Ayame-Sama, je suis désolée... Tellement désolée pour vous. Ce que Miri a dit... Je... Je vous en supplie, je serai tout pour vous, je vous servirai, je vous aimerai encore plus... Mais je vous en prie... Ayame...

C'était affreux, un tel secret sur les épaules. Une telle nouvelle qui détruirait tout. Qui détruirait toute ma vie sous la haine de cette femme qui se tenait là, droite, dans mes bras, devant se demander ce qu'il me prenait. Oh Ayame... Cela allait être horrible... Elle allait être horrible... Tout allait... être démoli.

END

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La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on ?

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