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 Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mar 30 Avr - 22:35

Haha … Ha. Hum, laissons mon humeur méprisante sur le côté et concentrons-nous sur la pire journée de ma vie. Pire parce qu’aujourd’hui allait être mémorable, sans doute écrit dans les livres d’histoire de Undai si pas gravé sur une statue en l’effigie de ce magnifique jour. Cela faisait moins de quelques heures que j’étais rentrée de Kobe, après cette soirée des plus horribles, je retrouvais mon petit chez moi avec joie. Laissant Kaïla sur le côté ne serait-ce que quelques heures, je traversais la porte de ma chambre avant de fermer celle-ci, doucement, dans un petit clac avant de soupirer. Silence, calme, plaisir. Levant les yeux au ciel avec un air déconfit sur le visage, je me dirigeais vers ma salle de bain pour m’accorder un moment de repos avec Pyon-Kun. Oui, j’avais tellement de choses à lui raconter ! Entre mes rencontres avec les parents de « ma fiancée », les gens de la haute société … le fiancé, devenu ex-fiancé … le père de l’ex-fiancé, le Undai’en … La meuf avec les cheveux roses qui riait toute seule … Tellement de gens, tellement à dire. Me posant dans le bain dénudée, je me glissais dans la mousse formée par le savon, n’attendant pas une seconde de plus pour attraper mon ami, je l’envoyais la tête la première dans l’eau avant de le fixer avec insistance.

- C’était … Arg. Encore heureux que tu n’étais pas là. Y avait plein de gens, et l’autre elle m’a présenté comme étant une compagne … Et puis y avait la mère qui m’a demandé jusqu’où j’ai été ! Attends mais ça se demande ce genre de choses ?! … Et puis même … C’est pas comme si j’allais lui dire, « Haha, mais je l’ai juste violé, votre gamine ! Haha ! ». Sérieux … J’étais mal.

Me laissant couler dans l’eau douce m’étant accordée, je ne laissais plus que des bubulles montrant ma présence jaillir à la surface de l’eau. Dieu, c’était éprouvant … J’en avais des courbatures partout. Grimaçant en ne daignant remonter à la surface, je regardais ce qu’il m’était visible avec flou … L’eau dans les yeux hein ? Avec du savon … Ca pique. Fermant les yeux sous un semblant de démangeaisons désagréables, je me laissais submerger par mes pensées. Trente secondes … une minute … Je vais mourir. Savais-je mourir d’ailleurs ? C’est bien une chose que je me suis toujours demandée, si on me noie, est-ce que je mourrai ? Non, puisque mon corps baigne dans la matérialisation … Mais si mes poumons se remplissent d’eau, je ne saurai pas les rematérialiser puisqu’il n’y a rien de cassé … Alors quoi ? Pourquoi ne pourrai-je pas me noyer ? Sous prétexte que je saurai toujours me matérialiser un masque d’oxygène ? Et si je n’ai plus de pouvoir ? … Je ne savais pas.

Sentant brusquement une main se poser sur ma tête avec délicatesse, je sortis hors de l’eau avec stupeur, récupérant un souffle qui me manquait, je laissais un cri de surprise traverser mes lèvres dans des gestes brusques. Écarquillant les yeux en regardant l’importun qui eut osé essayé de me tuer, ce fut avec surprise que je croisais des pupilles verdâtres. Ha ? Cela ne fait même pas une heure et la voilà déjà au auget à l’attente d’un rapport ? Conneries. Affichant un visage mauvais en cachant mon corps nu sous l’eau, je détournais le visage avant de lui demander avec froideur ;

- Que fais-tu ici ? Tu as essayé de me tuer. Excuses-toi.

Haha ! Mais oui ! Dead Master qui va se mettre à quatre pattes pour venir me dire, de sa voix douce « Mais je m’excuse Yume-Sama ~ ». Un doux rêve qui n’existera jamais dans la réalité. Soupirant doucement en faisant un non de la tête, je me décidais de me venger de son geste autrement, attrapant son bras, je la tirais avec moi dans l’eau, la retrouvant à présent vêtue dans la baignoire trempée de haut en bas. Laissant un rictus amusé se dessiner sur mes lèvres, ce fut d’un air hautin que je la regardais ;

- Haha …

Non ? Évidemment, agissant déjà avant qu’elle ne s’énerve, je me logeais contre son corps, lui accordant une étreinte volontairement. Depuis … combien de temps, je n’avais plus fait ça de mon propre chef ? Depuis quand n’avais-je plus senti le besoin de lui accorder une étreinte ? Me logeant contre son corps en fermant les yeux, ce ne fut plus de la moquerie que je laissais paraître, mais bel et bien, un petit air triste sortant de je ne sais où. Je la détestais … je voulais sa mort … Mais je l’aimais. Grinçant des dents sous cette pensée, tout disparut quand sa main caressa ma tignasse dans un gloussement bien à elle. Garce … C’était sa faute, c’était à cause d’elle que je ne pouvais m’arrêter de l’aimer. Elle avait été trop gentille avec moi, autant qu’elle avait été trop méchante pour que mon amour soit absolu. Si seulement … Mais le monde ne se faisait pas sur des « si seulement », malheureusement.

Parfois encore, je me disais que je ne pouvais lui en vouloir d’avoir été si brusque avec ma personne. Dans le sens qu’à partir du moment où elle m’eut sauvée jusqu’à maintenant et plus tard, ce temps était sien. Si elle n’avait pas été là, je n’aurais jamais connu un semblant de bonheur … Je n’aurais jamais rencontré Kaïla. De ce fait, n’était-il pas normal qu’elle joue de ma liberté comme elle le veut ? Non, par principe d’humanité. Mais je n’étais plus humaine … l’avais-je seulement été un jour ? Haha … C’est pathétique.

- Yume-Chan m’a l’air bien triste tout d’un coup ~ Ne devrait-elle pas s’esclaffer de me voir dans un tel état ? ~

Levant mon visage entre ses mains si douces, je logeais mon regard fuyard dans le sien. Voyant son visage souriant, je ne sus lui répondre. Non, je n’étais plus d’humeur à rire. Détachant sa main de ma personne, ce fut avec force que je me retenus de ne pas la retenir, lui accordant encore plus de chaleur dite maternelle. Je la détestais. Déviant le regard en la voyant sortir, ce fut une fois qu’elle fut en dehors que je la regardais. Dématérialisant ses vêtements humides, ma vision se heurta à son corps nu, ne détachant mon regard de cette silhouette parfaite, nul rougissement ne parut sur mes joues. Vicieuse ? Non, perverse. Je l’ai toujours été. S’enroulant dans une serviette se trouvant sur le radiateur, elle revint dans le bain, s’asseyant sur le rebord en laissant uniquement ses jambes tremper.

- Yume-Chan est une perverse ~ Ne lui ai-je donc pas apprise à regarder les gens discrètement ? ~ Quoi qu’il en soit, tu ne m’as guère expliqué ce que tu as fait à Kobe mon ange. Je t’écoute ~

Grimaçant légèrement en restant silencieuse quelques secondes, je me décidais finalement à tout lui révéler. Lui racontant aussi bien ma surprise que mes mésaventures sans oublier de mentionner que j’eus croisé un ancien élève et comme les gens étaient avec moi … J’hésitais un instant de lui demander ce qu’il en était de ma famille également, mais je ne le lui demandais pas. Plus tard … nous avons encore des années devant nous pour revenir sur le sujet. Toussotant légèrement en lui expliquant le comportement de la mère de Kaïla, ce fut sans étonnement que je vis son faux sourire sur son visage tout le long de mes explications. Haha … Quand allais-tu me faire payer tout cela Ayame ? Jamais, ok ! Soit, je lui racontais tout sans tabou. Appréciant tout de même le fait qu’elle m’écoute, je reçus bien entendu son avis sur mes dires, commentant presque chacune de mes phrases avec des « Comment cela ? ~ » Ou encore « Et plus précisément ? ~ » Et sans oublier ses « Maaah ~ » légendaire.

En somme assez pour que mon eau refroidisse et que je sois forcée d'en sortir si je ne voulais pas un rhume. Profitant de ce moment en sa compagnie pour prendre des nouvelles d’elle, je souris jaune en apprenant qu’elle avait balancé un plateau sur Akiha et que celle-ci l’avait embrochée avec les couverts de la cafétéria. Dieu, je pars à peine 48h et c’est la pagaille. Me tapant plus d’une fois la main sur le visage en décomposant à chacune de ses gourdes, mes réactions se limitèrent à des soupirs et des « QUOI ?! », plus qu’expressifs.

La laissant continuer à parler pendant que je m’habillais, je me détachais un instant de ses dires pour venir me choisir un petit ensemble composé de l’uniforme de Undai agrémenté par un gilet bleu foncé à la place de la chemise. Passant mon blazer sur les épaules, je retournais dans la salle de bain pour me coiffer, suivie d’Ayame qui continuait de geindre sur la réaction d’Akiha. En plus de ne pas avoir vu sa tendre aimée, celle-ci a passé la nuit dans son bureau parce que … pourquoi ? Haha. Parce qu’Akiha était chez elle. Dead Master n’osant pas rentrer chez elle ? Laissez moi rire, c’était pitoyable.

- Quoi qu’il en soit, dors. Tu ressembles à rien là, repose toi un peu, il y a à manger dans le frigo, mon pc est sur le fauteuil, je rentre ce soir.

Mettant mes chaussures prête à partir, je m’attendais à ce que la directrice me saute dessus pour réclamer un bisou ou je ne sais quoi mais ce ne fut pas le cas. Non, madame préféra se loger dans mon lit, posant les couvertures sur elle, m’ignorant déjà avant que je ne parte … Sympa. Et moi qui avais été si gentille. A noter, ne jamais être gentille avec un monstre. La gratifiant d’un « Bye » par pure politesse qu’ELLE m’eut enseignée, je reçus tout de même une réponse « N’oublie pas de classer le dossier DC-56Z-23A pour ce soir mon cœur ~ ». Je la détestais, et ce, profondément.

Sortant de ma chambre cette fois-ci en claquant la porte, ce fut d’un air maussade que je me dirigeais vers le bureau du conseil des étudiants, traversant les couloirs, le parc, la cour, hésitant de faire un saut à l’Arène, je me refusais ce plaisir en sachant déjà que j’allais avoir une tonne de paperasse à faire … C’était quoi encore son dossier ? DC … 56 … ou 57 ? Arg. On verra. Soupirant une fois de plus en arrivant dans le bâtiment principal, j’arrivais rapidement à destination. Du moins, je serais arrivé rapidement à destination si il n’y avait pas eu ce groupe de grosses qui me bloquèrent le chemin. Habillées comme des sacs de haut en bas -bien qu’elles avaient l’uniforme de Undai- (Être habillé comme un sac c’est avoir la face remplie de fond de teint au point de croire que tu t’es foutu le flacon dessus, avoir du maquillage qui déborde de partout, par exemple le rouge à lèvre où tu en mets autant autour de ta bouche que sur tes lèvres, des vêtements en mode il fait noir et je roule à vélo, faut que je m’habille en fluo ! Et j’en passe). Posant mes mains sur l’une des filles pour qu’elle dégage, je fis l’erreur de ma vie quand mes paumes touchèrent son corps. Comme par auto-défense, sa robe de combat se matérialisa et je me retrouvais devant un grizzli dont les poils n’étaient pas des poils, mais des épines acérées. La femme de l’horrible monstre des neiges ou un cactus ? L’horrible monstre des neiges serait plantophile ?! Non, sérieusement, ca fait mal. Surtout quand ces putains d’épines se retrouvent enfoncés dans tes mains et que tu ne sais plus rien faire alors que la grosse te regarde en se disant « Et merde, je fais quoi ?! » Bah elle a couru. Très vite pour une grosse, me laissant en plan avec des mains inutilisables. Merde.

Et je fais quoi maintenant ? Haha. Aucune idée. Je ne pouvais pas retourner voir Ayame, elle était en train de dormir et réveiller Ayame reviendrait à déclencher un cataclysme. Kaïla ? Elle pionce aussi … Et elle, si on la réveille c’est deux cataclysmes en moins de cinq minutes … Yomi ? Haha ! Autant crever. Ou rester comme ça. Hibari ? Pour qu’il se foute de moi ? Non. Qui, à qui pouvais-je demander cela ? Je n’en avais aucune idée, et c’est pour cela que je me dirigeais vers l’infirmerie à deux pas d’où j’étais, les paumes levées vers le plafond, remplies de poils de grizzli ayant couché avec un cactus. A première vue … c’est dur … Mais cela ne fait pas mal … Hum. C’est comme s’enfoncer une aiguille en dessous de la peau en mode « Regardez, j’ai même pas mal ! Haha, c’est dégueu hein ?! ». Très.

Ouvrant la porte de l’infirmerie avec mon pied, je rentrais dans celle-ci en balayant la salle du regard. Ha ? Étonnée de voir Akiha ici, je m’avançais vers elle, prête à la charrier sur sa dispute avec Ayame. L’ai-je fait ? Non. Pourquoi ? Parce que c’est en la voyant que mon sourire moqueur a disparu quand je me rendis compte de l’état dans lequel j’étais. Même me couper les mains m’était impossible … Je n’aime pas souffrir inutilement. Toussotant légèrement pour attirer son attention, je baissais les yeux vers mes mains avant de les relever pour venir loger mon regard dans ses billes légèrement plus grisâtres que d’habitude ;

- Hum … Akiha. Hum … Mes mains. Aid… Hum. Aide moi.

Non ? Ajoutant tout de même un s’il te plaît en déviant le visage tout en prenant un petit air boudeur, je fixais un point invisible en attendant qu’elle me réponde. Qu’elle m’appelle porc-épic et je la butte.

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mar 7 Mai - 12:51

Cette journée ne débuta pas de la meilleure des manières, au contraire, elle commençait d'une façon désastreuse, du moins assez pour que mon humeur soit plus qu’exécrable. C'est en entendant un gémissement étouffé dans mon laboratoire que je m'en rendis enfin compte. « Monstrueux haha ! ». Passant ma main sur mon visage après avoir enlevé les gants tachés de sang, je m'assis devant mon bureau dans le laboratoire tout en fixant ce que j'ai fait toute la nuit. Pauvre gosse... Voilà que ma compassion revenait, était-ce bien ? Non, parce que cela me rendait d'autant plus de mauvaise humeur contre Ayame.

Cette femme que j'ai défié hier en plein repas dans la cafétéria, car elle eut la mauvaise idée d'exposer mon fils au danger inutilement. Cela c'est tout aussi mal terminé, vu que j'en suis ressortie seule en mettant la pagaille dans toute la salle. Cela pourrait me faire sourire, sauf que je bouillais de l'intérieur au point de ne guère trouver cela amusant. Je me demandais ce qui est arrivé de ces enfants dispersés, Ayame les aurait-elle tuée ? Je ne pense pas, si elle l'a fait, je démissionnerai en emportant Rei Yu avec moi. Où ça ? À Londres, loin de cet endroit. Mais je ne pensais pas qu'elle risquerait de compromettre notre nouveau contrat pour cette dispute digne des monstres que nous étions. Mais passant à ce que je faisais là, dans mon laboratoire, avec un étudiant agonisant assis et attaché sur une chaise devant la table d'opération en inox. Quand j'ai quitté les bâtiments principaux de l'Académie, j'étais tellement en rage que j'ai hésité un instant de retourner dans les appartements de la directrice pour voir comment se portait mon fils. Au point même que j'envoyais mon ombre faire la reconnaissance en douce, en lui imposant la discrétion sous peine de voir son existence lugubre s'évanouir dans la nature. Personnellement, je n'allais pas retourner dans son lieu de vie après que l'on se soit disputées, préférant de loin passer ma nuit dans mes propres appartements. Sauf que je n'eus pas ce plaisir de repos bien mérité, car mon ombre de retour, elle voulut sa récompense en soulignant bien que « ça te défoulera aussi, Akiha. ». Ainsi donc, en traversant le parc, je croisais un chaton solitaire de Première, que j'entraînais à ma suite sans moindre mal, et cela, jusque dans les sous-sols de Undai. Je suis -bien évidemment- passée par la forêt ne voulant croiser Ayame pour le moment. C'est après une bonne demi-heure que nous nous retrouvions dans les laboratoires, le gamin en transe et moi, moi toujours aussi ténébreusement déterminée à faire souffrir ce même enfant. C'était certainement les encouragements de mon cher alter-ego qui me poussèrent à tant de haine faisant ressortir mes sombres agissements de la sorte. Mais peu importe car...

« - Avoue que ça t'a fait du bien ! Tu as un caractère de merde, Akiha.»

Soupirant pour la énième fois en regardant le plafond parsemé de néons, je laissais la voix détestable de ma moitié résonner dans la pièce tandis qu'elle acheva notre cobaye d'un seul coup de scalpel. Définitivement, j'étais une personne explosive derrière ma facette de femme posée, au point même que pour me calmer, j'ai tenté une expérience sur l'humain assez gore, et sans beaucoup de rapport. En somme, la vie de cet enfant fut gaspillée pour pas grand-chose, chose que je détestais par dessus tout. Qu'est-ce que je lui ai fait au juste ? Je l'ai attaché hier soir à cette chaise, plaçant sa main en évidence, tout en le paralysant. Après lui avoir enlevé sa boucle d'oreille, je lui ai tranché la main d'un coup sec de hache. Et cela sans moindre anesthésiant ou délicatesse, je me plaisais à voir son sang gicler et ses hurlement battre dans mes oreilles, sous les rires abjectes de mon ombre. Ensuite, je lui ai rendu sa boucle d'oreille, pour qu'il puisse reconstruire sa main, et quand il l'eut fait, je la lui retranchais à nouveau. Et ainsi de suite, sous ses suppliques, cris et pleurs, que je poursuivis ma besogne toute la nuit, faisant tout de même des pauses pour qu'il remplisse sa jauge d'énergie de temps en temps. Pourquoi ai-je fait ça au juste ? Première raison, pour me défouler. Deuxième plus scientifique, pour voir comment la matérialisation et la peur combattent une douleur atroce et infinie. Je crois même qu'à la fin, ce chaton s'est habitué à cette souffrance, et ne se battait que pour la survie. C'était étonnant de constater à quel point les chatons de cette Académie s'adaptent à toute situation. Quoi qu'il en soit, c'est au matin -fatiguée- que je me sentis mieux et moins en colère, au point de laisser Akiha avoir son butin. La mort du chaton. Après tout, il serait traumatisé à vie, si je le laissais de la sorte. En plus, à chaque fois que je le reverrais dans l'école, je sentirais sans doute cette bouffée de rage et de honte m'envahir, autant effacer toute trace de ma dispute avec Ayame. Et ceci se fit dans un dernier gémissement de ma victime. « Tu ressembles à rien, Akiha »

-Je pourrais en dire autant de toi. Amenons ce corps à la morgue, ensuite on passera à l'infirmerie.

Sur cette parole soufflée à mi-mot, je me levais de la chaise qui eut accueillit mon corps épuisé pour m'occuper du corps étant dans la pièce. Après avoir tout nettoyé et emmené le corps à la morgue, je sortis des sous-sols en hésitant un court instant de passer par le passage menant au bureau de la directrice. Si je la voyais, je l'ignorerais sans doute, alors autant ne pas faire de détours, et aller par le chemin le plus court. C'est ainsi que je débarquais dans son bureau et vis qu'elle n'y était pas. Tant mieux, cela lui éviterait de voir dans quel état j'étais à cause d'elle, ça risquerait encore de lui remonter le moral, voyant que cette dispute m'eut préoccupée. Étrangement, je ne me réjouissais pas de ce constat. Pourquoi ? Parce que la seule chose que j'avais en tête, c'est de vérifier les registres de l'infirmerie pour voir de mes propres yeux si les étudiants de hier étaient morts ou pas. Au fond de moi, j'espérais que non, sinon, j'allais commettre un meurtre. « Encore un ? Heh. » Silence. Passant tout de même à la cafétéria pour me chercher un café et quelques croissants, je me dirigeais ensuite dans mon lieu de travail, tristement vide.

Il n'y avait personne dans l'infirmerie, et même l'infirmière de garde n'était pas encore arrivée. Buvant mon café tout en me nourrissant, c'est avec une certaine joie que j'ai compris à quel point ce lieu m'apaisait. Préparant toute la paperasse que je devrais remplir pour le décès du chaton de ce matin, ainsi que d'autres registres qu'il serait bien que je consulte, je finis d'engloutir mon repas tout en me posant devant le bureau, tasse de café à portée de main. C'était plaisant de se perdre dans le travail pour oublier cette femme monstrueuse qui me mettait dans tous mes états. Et je le compris une bonne heure plus tard, quand les bruits du couloir me sortirent de mon absorption totale dans le travail. Les chatons se réveillaient, ils avaient cours. Je donnais cours aujourd'hui ? Non, c'était ma journée de travail intensif et de la présence d'Ayame. Sauf qu'aujourd'hui, je n'avais aucune intention d'aller voir cette femme. Rei Yu... Oui, dès que je termine de remplir ces papiers, je vais passer ma journée en sa compagnie. Enfin, c'est ce que j'ai cru jusqu'à ce qu'un bruit attire mon attention, et que je lève mes yeux ombrageux sur l'intrus.

- Hum … Akiha. Hum … Mes mains. Aid… Hum. Aide moi.

« Tiens, tiens... » Devant moi, j'avais une vison assez étonnante si pas distrayante. Yume Kuroi qui demandait mon aide, ayant ses mains remplies d'une sorte de piques de cactus. Effectivement, dans ce genre de situation, elle ne pouvait faire grand-chose à part essayer de s'arracher les mains ou alors, essayer de les enlever avec les dents risquant de se faire plus mal qu'autre chose. Alala, la mauvaise humeur me rendait gore. Et étrangement, seul un « non » avait envie de sortir de ma bouche. Je n'étais pas d'humeur à m'occuper du chaton personnel de la directrice en cet instant. Mais après tout, n'étions-nous pas une famille à présent ? En plus, elle me l'a si gentiment demandé. Restant tout de même indécise un instant, je finis par détacher mes billes de sa personne et de ranger la paperasse sur mon bureau tout en lui intimant de venir s'asseoir sur un des lits de l'infirmerie.

- Comment t'es-tu fait cela, mon chaton ?

C'était tout de même intriguant, Back Rock Shooter, se retrouvant sans la capacité d'utiliser ses mains et cela, dès le matin. Lui demandant cela, je cherchais une sorte de pince dans mes affaires avant de venir tirer ma chaise en face d'elle. Soupirant tout en examinant ses mains en les tournant dans tous les sens, je finis par la regarder avec une sorte de petit sourire en coin, disant bien que c'était l'une des plus stupides raisons pour se retrouver à l'infirmerie dans cette Académie. Combien de temps cela allait me prendre, pour enlever toutes ces grandes échardes de sa peau ? « Coupe lui les mains, ça ira plus vite. » Oui mais non, je n'étais pas un boucher, et j'ai tranché assez de main aujourd'hui. Toujours concentrée peu importe le travail que j'avais à effectuer, je pris l'une de ses mains dans ma paume fermement, tout en visant d'un geste précis une épine que je retirais sans moindre hésitation avant de la balancer dans un récipient métallique à mes cotés.

- Ca risquera de prendre du temps, mais je ferai au plus vite. Par simple curiosité, tu aurais vue Ayame aujourd'hui ?

Et c'est en prononçant le nom de la directrice d'une voix détachée, que mes gestes me trahirent quand j'enfonçais d'avantage une des épines au lieu de la retirer. M'excusant comme si de rien était, je la retirais par la suite, une goûte de sang perlant de chaque petit trou qui s'ouvrait après l'extraction du corps étranger de sa paume. Si je tirais sur toutes les épines en même temps, cela n'irait pas plus vite ? Certainement si, mais en même temps, j'avais envie de la garder le plus longtemps possible en ma compagnie. Qui dit qu'elle est ici, dit qu'elle ne peut servir Ayame qui a certainement besoin de sa présence en ces temps de guerre sentimentale. Rien que pour cela, je m'occuperai soigneusement de ce chaton, passant par désinfecter toutes ces petites plaies et y mettre des pansements. « Ou alors, torture la ! » Ou pas, je n'avais rien contre Yume, et je n'allais pas risquer ma tête en m'en prenant à elle, je préférais affronter le problème directement avec la concernée. Mais en même temps, mon fils m'attendait aussi... Dur dilemme.

- Il est dangereux de ne pouvoir utiliser ses mains. Encore heureux que je suis là ~

Affichant un sourire des plus amusés, je poursuivis ma besogne. Que sa main était froide. Pauvre petit chaton dans le besoin, j'allais bien m'occuper d'elle.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mar 7 Mai - 21:25

Hum … Que faire, que penser, que dire ? Je ne le savais pas et je restais silencieuse, les paumes levées vers le plafond alors que les pupilles grisâtres d’Akiha se posèrent sur ma personne. Gris. Mauvaise humeur, non pire, atrocement de mauvaise humeur. Grimaçant dans un sourire jaune, je déviais le regard alors que celle à qui je demandais de l’aide n’avait pas l’air pressée pour m’en donner. Attendant donc sagement qu’elle finisse ce qu’elle faisait et qu’elle me dise de prendre place sur un des lits, je m’exécutais sans demander mon reste. Assise tout en soupirant, je la regardais avec lassitude alors que mes pensées se dirigeaient vers les paroles précédentes de la directrice. Et dire qu’elle avait tenu tête à Ayame et qu’elle en était ressortie entière … La bonne blague. Mais le pire c’est plutôt que c’était elle qui faisait la gueule à Ayame et que Deady se pliait presque devant elle … Je rêve. Ne comptant dévoiler les informations reçues par « ma maîtresse », je laissais ma future tortionnaire prendre la parole, brisant un silence imposé par mon arrivée ;

- Comment t'es-tu fait cela, mon chaton ?

Oserais-je seulement lui dire que c’est une femme mi grizzly, mi cactus qui m’a attaquée ? Attaquer n’était pas le bon mot étant donné que la femme s’était juste défendue en croyant que j’allais peut être lui faire du mal, bien que je voulais seulement la déplacer … Se transformer en cactus. Conneries, on n’aurait pas pu trouver pire comme robe de combat ?! Oui, je sais, on ne les choisissait pas, mais tout de même et puis quoi, c’était la représentation non ? Donc cette fille était une personne piquante et moche ? Y avait pas besoin de sa robe de combat pour le savoir. Arg. Levant les yeux vers les autres personnes présentes dans la salle, je regardais ce que les infirmières faisaient, laissant tout bon plaisir à Akiha de m’extraire ces épines. Souffrais-je ? Non, je n’allais pas dire que je ne sentais rien quand elle les retirait, mais je ne dirai pas non plus que j’allais hurler de douleur. Elle arrachait, ca saignait, voilà.

Soupirant légèrement en me laissant perdre dans mes pensées, je me demandais un instant ce que faisait Kaïla à présent … Dormir ? Non, plus geeker sur ses jeux de tarés ou encore aller se défouler dans l’Arène. La connaissant cela serait encore possible … Quelques jours sans avoir pu revêtir sa robe de combat, la pauvre. Haha, rien qu’y repenser, à Kobe, à ces quelques jours, je ne pouvais que sourire bêtement. Sourire que je masquais devant Akiha sous un visage neutre et sans émotion.

- Ca risquera de prendre du temps, mais je ferai au plus vite. Par simple curiosité, tu aurais vue Ayame aujourd'hui ?

Grimaçant quand l’une des épines s’enfonça à la place de se faire retirer, je fusillais du regard Akiha. Pauvre conne, même pas capable de faire un truc aussi simple ?! Non, calmons-nous. Respirons. Fait. Qu’elle fasse attention tout de même, bien qu’il était facile à comprendre pourquoi elle avait raté son coup. Parler d’Ayame à cet instant précis hein ? Haha. Dieu, que je me taise, que je ne lui dise pas que la folle m’a tout raconté sinon … sinon j’allais me faire tuer. Oui, torturer par ses bons soins et je savais Ô combien Akiha pouvait être dangereuse quand elle s’y mettait vraiment. Souriant jaune en lui faisant un signe positif de la tête, ne disant nullement à laquelle de ses phrases je répondais, je la laissais poursuivre.

- Il est dangereux de ne pouvoir utiliser ses mains. Encore heureux que je suis là ~

Haha. Ce n’était pas faux, mais qu’elle ne croie pas non plus que je suis venue la voir parce que je savais qu’elle allait m’aider. Non, si j’étais là c’était bien par coïncidence ! Oui, voilà. Hum. Piètre menteuse me disait-on parfois, est-ce le cas ? Soit. Mais il était vrai que je n’étais pas déçue d’être tombée sur elle, après tout les deux autres personnes étaient inaccessibles pour le moment. Hibari ? J’y ai déjà pensé hein ? Autant crever. Croisant les jambes en ne dérangeant pas son travail, je regardais les petits perles de sang se former sur ma paume alors que ma matérialisation refermait déjà mes plaies sans le moindre mal. Il ne restait plus qu’une dizaine d’épines et nous pourrions passer à la main suivante … Bien que je savais le faire moi-même. Dès que ma main est finie, je me barre, ouais, voilà … Hum.

- Je l’ai vu en arrivant, elle n’avait pas l’air en forme. Elle est dans ma chambre, elle se repose, je crus comprendre qu’elle avait passé sa nuit dans son bureau, pourquoi ? Il s’est passé quelque chose ?

Faignant l’ignorance, je la questionnais du regard en l’arrêtant dans son occupation. Si elle voulait en parler, qu’elle le fasse, mais je ne serai pas la première à mettre le pied dans le plat. Après tout, avec une personne comme Akiha il fallait faire attention à ses paroles, trop dire était aussi néfaste que ne pas en dire assez. Regardant son visage aux traits fins, ses yeux ombrageux reprenant peu à peu une teinte bleutée, je me demandais ce qu’elle pensait. Que pouvait-il bien avoir dans sa tête ? Cette femme que je détestais tant … que je déteste toujours mais à qui j’accorde à présent un semblant de respect, que pensait-elle, que croyait-elle, que ressentait-elle ?

- Je t’ai toujours détesté et je te déteste toujours autant, mais je te suis redevable pour Kaïla. Et pour aujourd’hui en plus … On peut donc dire que j’accepterais l’une de tes demandes si tu en avais une. Pour … pour me rembourser de ça.

Montrant mes mains du regard, j’essayais tant bien que mal de lui dire que j’acceptais qu’elle me demande quelque chose pour payer cette dette. Une dette ? C’en était une, sans ses mains, que ce soit moi ou quiconque à Undai, ne pouvait vivre. Pourquoi ? Parce que je ne crachais toujours pas du feu de ma bouche et ma peau n’était pas celle d’un dragon. Je suis mortelle -bien que je ne vieillis pas-.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Ven 31 Mai - 17:30

Mon humeur était à son comble, même si je ne laissais rien paraître. J'étais une professionnelle après tout et il serait fâcheux -voire inacceptable- que je montre l'effet que la dispute avec Dead Master-Sama avait comme répercutions sur moi. « Encore moins devant son toutou ~ ». Cela allait de soi, il m'était impensable de me laisser aller devant cette gamine que je soignais en cet instant précis. Non que je la détestais, ce n'était que par fierté et principe d'être ce que j'étais. Quoi qu'il en soit, c'est avec une certaine curiosité que j'attendais à ce qu'elle me réponde à mes questions vaguement tournées dans le sens des événements passées en compagnie d'Ayame-Sama. J'étais consciente du fait que Yume rapportait toute parole échangée avec autrui à la directrice, c'est pourquoi, je laissais une légèreté transparaître dans le ton de ma voix, afin de démentir l'intérêt véritable que je portais à cette conversation. Tout de même, je ne saurais dire si j'arriverai à me contrôler si j'apprenais que cette fille aux mains hérissées était déjà au courant de mon interaction avec la reine de Undai. « Haha, j'imagine bien ça ! Attention de ne pas lui arracher la main ! » Au moins, il y avait une qui s'amusait dans l'assemblée. Mon mauvais coté, toujours fidèle à lui-même, se plaisait dans la douleur et le sang, et dans mon état actuel, j'étais bien placée pour lui en offrir ces sensations à profusion. En tout cas, je savais que je ne pourrais pas compter sur mon ombre pour m'aider à réfléchir à comment arranger cette malheureuse situation.

- Je l’ai vu en arrivant, elle n’avait pas l’air en forme. Elle est dans ma chambre, elle se repose, je crus comprendre qu’elle avait passé sa nuit dans son bureau, pourquoi ? Il s’est passé quelque chose ?

Ainsi donc, j'étais fixée. Et étrange que cela pouvait l’être, ses paroles me procuraient une certaine satisfaction que je pouvais facilement définir. Peut-être que pour une fois de sa longue existence, Ayame n'eut le culot de pousser les choses plus loin dans le mauvais sens. « Avoue que t'adores te sentir importante dans un sens ~ ». Seulement penser qu'Ayame n'eut osée retourner chez elle après notre dispute, me rendait toute chose. Moi qui croyais qu'elle ferait comme si de rien était, je ne suis pas allée chez elle depuis hier, préférant éviter sa éminente personne le plus que je le pouvais, allant jusqu'à préférer passer ma nuit à torturer un pauvre étudiant qui n'eut rien demandé. Rien qu'à cette pensée, je grimaçais. Heureusement que j'eus masqué toute cette affaire dans les dossiers, prétendant une arrivée à l'infirmerie dans un état critique après une bagarre entre étudiants. Oui, ma conscience était fragile au point de masquer la vérité dans un mensonge parfaitement adapté, et pour le reste, je laissais mon alter-ego digérer mes émotions. Quoi qu'il en soit, j'arrêtais mon occupation pour sonder ma patiente d'un regard investigateur, essayant de desceller le moindre trait se formant sur son visage délicat. Ainsi donc, Ayame chercha réconfort chez sa chose sans pour autant rentrer dans les détails. Je ne savais pas quoi en penser, c'est pour cette raison que je secouais ma tête dans un signe de négation avant de reprendre ma tâche initiale masquant le semblant de bonne humeur qui affluait après ces nouvelles. Encore quelques piques et je pourrai passer à la main suivante.

- Je t’ai toujours détesté et je te déteste toujours autant, mais je te suis redevable pour Kaïla. Et pour aujourd’hui en plus … On peut donc dire que j’accepterais l’une de tes demandes si tu en avais une. Pour … pour me rembourser de ça.

« Impertinente ! » Certes, mais tout de même amusante... et naïve. Pince en main qui encadrait la dernière épine de sa main droite, je relevais mon regard bleu vers le sien en même temps que je tirais sur le corps étranger. Il était presque étrange de nous voir toutes les deux, assises l'une en face de l'autre sans essayer de se tuer, et allant jusqu'à parler de manière civilisée sans pour autant rentrer dans une hypocrisie outrageante vue nos positions respectives. Je ne l'aimais pas pour diverses raison, la première datant d'il y a des années pour sa proximité non-méritée avec la directrice. Mais il allait de soi que jamais je ne le lui ai dit cela d'une manière explicite comme elle vient de dire ses quelques mots mettant les points sur les « i ». Devrais-je m'en sentir vexée ? Non au contraire, je trouvais cela juste. Yume et moi, ce sera toujours une haine réciproque bâtie sur le sarcasme, mais ce n'était pas pour autant qu'on n'avait pas notre dignité personnelle et du bon sens. Un sourire posé vint se glisser sur mes traits tandis que je décrochais mon regard du sien pour suivre ses yeux posés sur ses mains, dont les plaies se refermaient comme par magie. Laissant enfin sa main, je me saisis de l'autre sans lui demander son avis, et procédais au même rituel qu'avec l'autre.

- Au moins tu as le mérite d'être sincère, mon chaton. Cela me va comme ça, nous n'avons pas à nous aimer et même à nous apprécier, tant qu'on sache cohabiter ensemble.

Ce qui était sans doute vrai. Je ne disais pas par là que notre guerre s'arrêterait et qu'un jour, autant elle que moi, nous essayerons de nous planter un couteau dans le dos. Au contraire, nous nous haïssions mais nous avions le bon principe de ne pas s'en cacher. Du moins Yume n'avait guère de tact pour ce genre de choses, préférant la sincérité quitte à devoir se brûler. Personnellement, je n'allais pas m'ouvrir à elle, disant à quel point je voulais sa mort encore pendant mes années d'études ici. « Pourquoi pas ? » Parce que j'étais maître de l’hypocrisie, et je ne dévoilais jamais mon jeu afin d'éviter justement, les situations périlleuses. Mais je n'avais pas à me l'expliquer à moi-même non plus, c'était dans ma nature.

- Ce qu’il en est d'Ayame-Sama... Ce n'est rien d'important, les différents dans le milieu professionnel arrivent tout le temps, surtout quand un désaccord naît sur ses manières de faire les choses, c'est...

Tenant fermement sa main sans arrêter d'enlever les épines de sa paume, une idée m'éblouit l'esprit tandis que j'essayais de modeler mes paroles dans une semi-vérité. Yume, Yume... Pauvre chaton ~ Elle voulait me rembourser de ses dettes ? Je trouvais cette idée ridicule au début, vu que je ne voyais guère comment elle pourrait m'être utile dans les tâches que j’exerçais. Je la voyais mal soigner les étudiants blessés et j'aimais avoir le contrôle parfait sur ce qu'il se passait dans mon lieu de travail. Pourtant, là en parlant, j'ai trouvé une utilité à ses services. Qui dit Yume m'aide, dit Yume ne peut servir Ayame. Ainsi donc, ce serait ma petite vengeance du moment à travers le seul être qui pourrait affecter la directrice de Undai. Souriant à cette illumination. J'enlevais la dernière épine de la paume de mon futur larbin tout en me levant pour porter l'outil utilisé, ainsi que le récipient rempli de sang et d'épines, dans un de nombreux éviers se trouvant dans l'infirmerie.

- Je ne dis pas que j'ai besoin de ton aide, mais autant pour toi que pour moi, ce serait mieux que tu laves tes dettes au plus vite ~

Dans ma voix, je laissais paraître une once de sarcasme suivie d'un gloussement amusé. Nettoyant la pince que j'eus utilisé, je me demandais quel genre d'étudiant a bien pu lui faire ça, bien évidement si c'était un chaton et non elle-même qui s'est infligé ces blessures. « Stupide ouais, mais peut-être pas à ce point. » Sans doute pas. Et sachant combien Yume avait d'ennemis, cela ne m'étonnait même pas qu'elle soit tombée sur un adversaire dérangeant. Aurais-je un nouveau meurtre à cataloguer dans la morgue ? J’espérais que non. Et c'est sur cette pensée que mon regard se déposa sur un lit où un patient n'avait pas l'air bien et dont des infirmières s'occupaient de sa santé. Affichant un visage aux traits lumineux, je tapotais le rebord d'un lit de mes doigts tout en faisant face à Yume avant que ma voix ne résonne dans la salle blanche.

- Tu vois ces chatons blessés ? Tu n'as qu'à leur prescrire les traitements, ainsi que les fiches de sortie, ensuite, tu classes le tout. Tout est inscrit sur les feuilles accrochées aux lits, feuilles que je me chargerai de remplir à chaque nouveau patient qui arrivera. Ce devrait pas être trop difficile pour toi, mon chaton ~

Voilà qui sera parfait pour elle, et surtout qui prendra du temps. « Avec un peu de chance, elle ne se trompera pas, hehe ». Je ne trouvais pas cela si amusant, le but était de me débarrasser de la charge du travail administrative en même temps que de monopoliser Yume, mais il y avait autre chose aussi. Et cette chose était de sensibiliser ce monstre qui tuait tout ce qui bougeait, à aider ceux qu'elle -ou ceux dont elle avait la charge en tant que membre du Conseil- blessaient sans moindre ressentiment. C'était assez paradoxal de voir Yume aider ceux qu'elle méprisait, non ? Amusant. C'est sur ce constat que je m'éloignais au fond de la pièce près de mon bureau où je m'installais sans moindre signe d'une quelconque explication que j'aurais pu lui fournir en plus. Soupirant après -précisément- dix secondes, je sortis une pile de papier d'un des tiroirs et les posai sur la table, faisant signe à Yume de s'en occuper, pendant que moi, je supervisais d'un regard d'aigle tout fait et geste de mes infirmières. Que l'une fasse un faux pas pendant que je réfléchis à ma relation avec Ayame, et je promets que ce sera avec plaisir que je remplirais sa fiche pour la morgue.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Sam 1 Juin - 16:38

Elle ne me répondra pas, je le savais et j’en avais rien à foutre à vrai dire. Après tout, je savais déjà ce qu’il s’était passé avec Ayame, autant laisser cette histoire à elles deux à la place de m’en mêler. Et bien même, qu’est-ce qu’il m’apporterait de l’entende en parler ? Haha, beaucoup de choses, certes. Soit, laissons ces perturbations pour un autre moment, j’avais mieux à faire et ce mieux à faire était de regarder la blonde me retirer ces épines de merde. Haha, quelle occupation.

- Au moins tu as le mérite d'être sincère, mon chaton. Cela me va comme ça, nous n'avons pas à nous aimer et même à nous apprécier, tant qu'on sache cohabiter ensemble.

Cohabiter ? Même sans s’aimer nous arrivions déjà, la seule différence était qu’avant, rien que la voir me donnait envie de la tabasser et maintenant … et maintenant ? Et bien pas mieux, quoi que, l’ignorance ait fait un plus grand pas que la violence dirait-on. Non, sérieusement, je ne savais pas. Je ne l’aimais pas, si elle mourrait maintenant devant moi, je ne l’aiderai pas non plus. Qu’elle souffre, qu’elle rit, qu’elle pleure … Je n’en ai que faire. Oui, voilà ce que j’essayais de me dire alors que la vérité était toute autre. J’avais envie de la connaître pour la détester convenablement, j’avais envie de trouver tous ses défauts pour effacer le peu de qualité que je lui trouvais, voilà ce qui était vrai.

- Ce qu’il en est d'Ayame-Sama... Ce n'est rien d'important, les différents dans le milieu professionnel arrivent tout le temps, surtout quand un désaccord naît sur ses manières de faire les choses, c'est...

Un désaccord. C’est le moins qu’on puisse dire. Et tout ça à cause de ce gosse. Mais quelle idée aussi, prendre un enfant … Dieu. Non, mon histoire n’était pas pareille, je n’avais pas été ramassée pour remplir un besoin d’amour quelconque, moi j’avais été prise pour … pour servir Ayame. Finalement, à se demander ce qui est le mieux. Mais même, Rei Yu était devenu l’enfant d’Ayame et Akiha, leur fils, leur chose … leur sujet de dispute. Un vrai couple, de vraies mères, une vraie famille. Jalousie. Non, je ne l’étais pas, je n’en avais rien à faire qu’elles soient heureuses … Je ne voulais pas faire partir de … ça. Non, tant que Dead Master restait mienne, tant que je pouvais toujours … Pourquoi pensais-je ainsi ?! Elle n’était en rien ma propriété, je ne voulais pas être comme elle. Grimaçant légèrement à cette pensée, je déviais le regard en me grattant la tête. Merde, qu’est-ce que je faisais là ?!

- Je ne dis pas que j'ai besoin de ton aide, mais autant pour toi que pour moi, ce serait mieux que tu laves tes dettes au plus vite ~

Finissant de soigner mes mains en retirant toutes les épines reçues du grizzli cactus, je refermais mes plaies à une vitesse folle. Je ne laissais même pas le sang couler que mes blessures avaient déjà disparu. Fermant ma main pour voir si la douleur était toujours présente, ce fut avec un sourire satisfait que je remarquais ma nouvelle mobilité. Enfin, maintenant je pars. Ou pas. Et ce ou pas se forma quand l’autre folle parla une fois de plus … Puis-je savoir, ne serait-ce qu’une fois, ce qu’il se passait dans ma tête pour que je sorte des trucs comme « Je vous serai redevable, demandez moi ce que vous voulez » et ainsi de suite ?! Conneries. Et ce, j’allais le subir. Me levant du lit pour la suivre, je regardais autour de moi alors qu’elle formula clairement ses demandes, mon futur boulot et ma future perte de contrôle sans doute. Arg.

- Tu vois ces chatons blessés ? Tu n'as qu'à leur prescrire les traitements, ainsi que les fiches de sortie, ensuite, tu classes le tout. Tout est inscrit sur les feuilles accrochées aux lits, feuilles que je me chargerai de remplir à chaque nouveau patient qui arrivera. Ce devrait pas être trop difficile pour toi, mon chaton ~

Et plus sérieusement ? Elle me prenait pourquoi là ?! Une secrétaire ? Une infirmière ? Ou une bonne sainte peut être ?! Non mais merde. Hors de question, tout, mais pas ça ! Ce n’était pas mon rôle, je n’étais pas douée avec les gens et encore moins avec les papiers décrivant parfaitement ce que je leur ai fait subir pour qu’ils arrivent dans un tel état à l’infirmerie. Parce que oui, au moins ¼ des personnes rentrant ici, venaient de moi. Dieu, que vais-je faire ? Cherchant Akiha des yeux -parce que oui, elle m’a déjà abandonné-, je me giflais mentalement en la voyant sous une couche de paperasse monstre. Salope. Silence, ne pas insulter, voyons voir … Arg.

Me rapprochant du lit d’un mec à moitié mort, je me penchais vers son visage pour voir si il vivait toujours … il respire, doucement … mais il respire. Attrapant sa fiche pour voir ce qu’il avait, ce fut avec surpris que je compris que ce pauvre garçon était celui qui avait sauté du toit. Un suicide raté hein ? Haha, quelle tache. Soulevant la couverture pour voir ses blessures, j’examinais le tout d’un coup d’œil. Des côtés cassées, une jambe … elle est où l’autre ?! Ha … là … Ok. Les bras … Hum … Et je devais faire quoi encore ? Lui appliquer de la pommade sur les fesses peut être ?! Sérieusement. Attrapant mon cellulaire pour y composer un numéro, je n’attendis pas que la personne concernée se présente pour que je lui dise de venir ici, et ce, froidement. Combien de temps lui faudrait-il ? Deux secondes en vue du bruit sourd venant de la porte. Dieu, autant me dire clairement qu’elle était là, derrière la porte et que … et qu’elle m’espionnait ! Oui, elle m’espionnait ! Avançant vers moi avec son sourire à deux balles, elle mit un genou à terre et me salua. Dieu, pire qu’un chevalier donnant sa vie à son maître, ça fait peur. Du moins, quand on ne la connaît pas.

- Yume-Sama m’a-t-elle appelée ? ~

Yomi … Tsuchimiya. La nièce d’Ayame et une folle psychopathe qui traque les gens pour finalement les décapiter et envoyer leurs têtes à sa chère tante aimée. Une folle, restons juste à cela pour la décrire. L’invitant à se relever en lui faisant un signe de la main, je lui montrais le garçon que je devais traiter. Entre ses questions du genre pourquoi je faisais ça, et si, je voulais qu’elle tue Akiha, je lui répondis clairement que non, ce n’était pas par plaisir, bien entendu ! Plus sérieusement, si je l’avais appelée, ce n’était pas pour qu’elle se moque de moi, mais plutôt pour qu’elle m’aide dans ma besogne. A deux, nous irions plus vite n’est-ce pas ? Haha, la bonne blague.

- Awh … Mais c’est que je ne soigne pas les gens moi, je les tue ~ Et d’ailleurs celui-là à une belle tête Yume-Sama ~ Peut être pourrai-je vous aider autrement à vous en débarrasser ~

Changement d’avis. La faire venir était tout sauf une bonne idée, que ce soit ses paroles ou sa manière si subtile de regarder la gorge du gars à moitié mort, il n’y avait rien à dire, je devais la faire partir. Et je le fis, sans plus attendre. L’attrapant par le col, je la jetais en dehors de l’infirmerie dans un « Ne ramène personne ici aujourd’hui, sage et … ne tue personne ! ». Et c’est moi qui disais ça ? Et bien oui, c’était moi. Soupirant en retournant vers mes patients, j’appliquais une crème sur le corps du mec que je regardais plus tôt. Munie de gants bien entendu, je m’attelais à ma tache jusqu’à lui ouvre la bouche pour lui faire gober des médocs. Une perfusion ? Non, c’est encore plus marrant de le voir s’étouffer avec les gélules et la flotte. Haha. Sérieusement, je veux partir. Arg.

Deuxième cas, un gros, moche … son problème ? Un petit bleu à la main droite. Pauvre chose. M’approchant de lui froidement en le regardant à peine, je parcourrai sa fiche … vide. Un nouveau ? Oui en vue de l’odeur faible qu’il émanait. Reniflant silencieusement en arrivant à sa hauteur, je détachais mes yeux des papiers pour les poser sur le bonhomme. Je n’ai même pas eu le temps de faire quoi que ce soit que le tas de graisse ne commence à me raconter sa vie.

- C’est quand même fou le temps qu’il faut attendre pour s’faire soigner ici hein ?! Et puis regardez moi ce truc sur ma main, y a un malade mental qui m’a sauté dessus dès que je suis arrivé ! NON MAIS TU AS VU CETTE TACHE ?! Retirez là moi !

Il voulait que je la retirer hein ? Et mais … Attends ?! Il vient de me toucher là ! Il m’a pris par le col ce con ?! Et là, après m’avoir agressé pour me faire comprendre qu’il voulait pas de ce « bleu », j’ai pas pu me retenir. Lui donnant un coup de boule sans plus de modération, la gueule éclatée et la graisse rebondie sur le sol, il hurla. Attirant bien entendu l’attention de tout le monde dans l’infirmerie. Souriant jaune en ne m’excusant pas de ce qu’il venait de se passer, je soupirais en matérialisant une épée et … trancha sa main, sans plus attendre.

- Voilà, maintenant c’est parti ! Si t’es pas content, la porte est là.

Partant du lit de ce patient en secouant ma tête tout en soupirant alors qu’une ruée d’infirmières vint à sa rencontre pour reconstituer sa main, je me dirigeais vers le bureau d’Akiha. Prenant place sur celui-ci en croisant les bras, je fis une mine contrariée tout en lui montrant que cela ne me plaisait pas et que non, je ne voulais pas continuer à faire ça. Autre chose, je préférais encore aller lui chercher son café ! Non, pas à ce point, mais quand même.

- Autre chose. Je n’aide pas les gens moi … Je … Hum. Autre chose, je veux faire autre chose Akiha.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mar 4 Juin - 21:09

J'étais débordée. Et pourquoi ça ? Tout bonnement à cause d'une et seule personne, qui n'était autre qu'Ayame-Sama. Avec les cours que je devais donner sous contrat passé avec la directrice, ainsi que mes heures supplémentaires dans l'infirmerie, je n'avais guère beaucoup de temps à accorder à mon enfant. Ce qui, dans l'immédiat et même après mûre réflexion, n'était pas si encombrant pour que je ne puisse poursuivre mon rythme de vie productif, le problème était... eh bien, ce n'était autre que les disputes qui se multipliaient par millier avec Dead Master-Sama, ces mêmes coups de gueule qui m'absorbaient dans leur rouage mitigeant mon être et -du même ressort- affaiblissant mon efficacité dans le travail. Comment pouvais-je me concentrer sur toutes ces tâches que j'avais à effectuer en me demandant si Rei Yu était en sécurité, ou encore, en essayant de trouver des compromis avec la directrice ?! C'était impossible. « Si tu abandonnais ces deux là et te concentrais sur tes buts premiers, tout irait bien, Akiha. » Et détestable qu'elle pouvait être -cette ombre qui me collait jusqu'au plus profond de mon âme- elle avait raison, mais je ne pouvais l'écouter, je ne voulais lui accorder cette vérité. Parce que j'étais certaine de pouvoir concilier l’ensemble de mes obligations envers Ayame et mes propres rêves vis-à-vis de mon futur ainsi que celui de mon fils.

Sous cette pensée qui me traquait depuis des mois sans jamais me laisser du répit, je me rendis compte que je n'avançais pas dans ma paperasse, au contraire mon stylo était en lévitation au-dessus de la feuille à moitié remplie qui aurait dû l'être depuis bien cinq minutes. Soupirant sous l'exaspération, je déposais le stylo près du tas de paperasse qui m'attendait et levais mon regard pour découvrir une Yume... J'esquissais un sourire amusé en voyant sa personne se démener comme elle le pouvait avec un des patients, je pouvais clairement constater que ce n'était pas le boulot qu’elle rêverait de faire à plein temps. Rien que la voir ainsi, perdue et en colère, me divertissait assez pour que j'oublie presque le tas de travail qui me hurlait et m'appelait à mon poste. J'ai tout de même repris mon stylo après quelques minutes pour m'occuper pleinement de mes papiers. Papiers... « Tiens, tiens, encore une mort brutale et deux disparitions en un jour, étonnant, heh. »

- Si seulement il n’y avait pas tous ces cadavres à traiter …

Toute cette pile à remplir n'aurait pas existé, et toutes ces enquêtes pour déterminer la cause de la mort ou de la disparition, n'auraient pas lieu. Et je ne faisais que remplir les papiers de décès légaux pour que les parents des gosses ou les autorités ne posent pas de questions, mais je ne pouvais imaginer le travail désespérant que cela devait être pour ceux qui s'occupaient de ramener les corps et ainsi de suite. Bon sang, si toute cette législation sortirait au grand jour, je perdrais mes licences en médecines... que dis-je, j'irais pourrir en prison pour le restant de mes jours, si je n'écopais pas de la peine de mort. Parfois, je me demandais comment osais-je jouer de la sorte avec le feu, pourquoi... « Pour nous, Akiha. » Oui. Mais notre ambition nous perdra un jour.

- Awh … Mais c’est que je ne soigne pas les gens moi, je les tue ~ Et d’ailleurs celui-là à une belle tête Yume-Sama ~ Peut être pourrai-je vous aider autrement à vous en débarrasser ~

Sauf qu'en cet instant, j'avais un autre problème qui grandissait sous mes yeux, sous le nom de Yomi Tsuchimiya, la soi-disant nièce d'Ayame... Encore Ayame, à croire qu'elle était partout. Pas étonnant c'était son Académie. Blague à part, cette gamine de bas étage voulait faire du grabuge dans mon infirmerie. Inacceptable, comme si je n'avais pas assez de soucis, qu'un autre arrive pour primer sur le reste. Arquant mes sourcils dans une marque évidente de contrariété, je me demandais -sous de vifs encouragements de mon alter-ego- si je ne devrais pas mettre cette fouteuse de merde dehors. Ça y est, je devenais vulgaire sous le surplus de stress. Mais je ne dus user de ma salive pour cette gosse qui n'avait sa place en ce lieu, étant donné que Yume s'en chargea avant moi. Cette Yomi... Une abomination de la nature à cause de sa mentalité de sauvage, mais un petit trésor expérimental pour une scientifique telle que moi. Quel casse-tête cette fille. Fille qui – à mon plus grand soulagement- disparut de mon lieu de travail aussi vite qu'elle fut venue. Reprenant donc mon travail, je n'eus le loisir de terminer une fiche qu'un cri -hurlement- me fit grincer des dents tandis que mon stylo se brisa sous ma poigne frustrée.

-Voilà, maintenant c’est parti ! Si t’es pas content, la porte est là.

« Haha ! Ça, c'est amusant ! » Ou pas. Non ! Ça ne l'était pas. Je n'en pouvais plus. Encore heureux qu'il y avait ici des infirmières compétentes afin de s'occuper du garçon ayant perdu sa main. Qu'était-il ? Un Seconde, sans doute, je ne connaissais pas sa bouille et il n'avait pas l'air de connaître ce monstre de Yume pour lui hurler dessus de la sorte. Seule chose, je ne pouvais travailler dans ce vacarme ! Et cela m'énervait au plus haut point. En plus de ça, mon stylo était bon à jeter. M'adossant au dossier de ma chaise de bureau, je suivais Yume du regard jusqu'à ce qu'elle vienne déranger mon ordre et s’assoie sur mon bureau. Je vais la tuer.

-Autre chose. Je n’aide pas les gens moi … Je … Hum. Autre chose, je veux faire autre chose Akiha.

Même pas capable de faire une tâche simple, je ne lui ai pas demandé de décrocher des étoiles non plus. Peut-être que je l'ai surestimé, lui donnant trop de responsabilité... Non mais, c'était au-dessus de mes forces. « Mais tu veux pas la laisser partir hein ! » Non, elle ne partirait pas d'ici avant... Avant que je ne le décide. Au moins, elle a la décence de tenir ses promesses, une bonne chose. Soupirant une dernière fois, je pris appui sur mon bureau et me levais. Poussant le parasite incrusté sur ma table en la poussant du dos pour qu'elle en descende, je la jugeais de haut avant de la contourner et englober la salle du regard, cherchant dans les corps de mes infirmières ainsi que de mes patients -une source d'inspiration comme une autre- pour trouver une occupation pour cette fille qui, devait rester avec moi à tout prix, pour marquer une vengeance significative sur le comportement malsain de sa maîtresse.

-Bien ! Si tu veux pas aider ces chatons, tu vas m'aider moi ~

Donnant geste à mes paroles, je tirais une chaise et la plaçais juste à coté de la mienne dans un bruit sec. Attrapant par la main le chaton qui me servait de compagnie en cette journée des plus maussades, je la fis asseoir sur ladite chaise sans qu'elle ne puisse ajouter ne serait ce qu'un seul mot de protestation ou autre. Triant le tas de papiers sur mon bureau en deux piles, j'en déposais une devant les yeux bleutés de Yume suivant ce geste par un stylo indiquant ce que j'allais lui imposer comme tache à effectuer. La fixant un instant avec insistance, je me dis qu'elle n'était pas moche, mis à part son caractère d'inculte. « Voudrais-tu blesser Dead Master plus que ce que tu ne laisses croire ? » Secouant la tête en signe de négation, je m'installais aux cotés de la fille aux couettes, me disant bien que je n'étais pas folle à ce point, pas au point de m'en prendre à la plus précieuse chose de la directrice. Non ? Non, mais je pourrais faire quelque chose tout de même, déjà que je me l'approprie pour la journée, je pourrais pousser plus loin cette guerre vengeresse. Oui, je lui intimerai de rester toute la nuit ici sous un prétexte vital que j'inventerai sur le moment.

- Parle. J'aimerais que tu rendes mon travail moins ennuyant en même temps que tu m'aides à remplir cette paperasse. Et... Dès que tu ne sais plus quoi me dire, je te demanderai de retourner aider les infirmières.

Affichant un visage au sourire platonique, je lui montrais bien que je ne voulais aucun refus de sa part. Après tout, elle s'est engagée à m'aider, autant qu'elle le fasse bien. Tournant les pages des dossiers devant moi, je m'attelais à les analyser et ainsi de suite, attendant que la voix de Yume résonne dans mes oreilles. Chose qui ne me semblait pas près d'arriver. Relevant mon regard au-dessus de mes papiers, tout en la regardant en coin de l’œil, je décidais de la pousser dans la bonne voie. Un sourire moqueur aux lèvres, un ton suave dans mes mots, je lui proposais des idées pour qu'elle s'exprime.

-Allons mon chaton ~ Je vais t'aider un peu, vu que nous en avons pour des heures là. Commence par la plus amusante chose qui te soit arrivée, et ainsi de suite ~ Ou alors, raconte-moi quelque chose d'intéressant ~

Non que je veuille connaître son existence insignifiante sur le bout de mes doigts, ce n'était qu'une manière comme une autre de me divertir et la pousser dans ses retranchements. Pourquoi le faisais-je ? N'étions nous pas une famille, après tout. Replongeant dans la paperasse, je laissais mon stylo flotter au-dessus de la feuille blanche en-dessous, attendant qu'elle parle avant que je ne l'envoie consoler le garçon a qui elle a coupé la main quelque minute plus tôt dans la soirée. Définitivement, je ne la laisserai pas partir tant que tout le tas sur mon bureau ne sera fait, quitte à la traîner dans mes appartements afin qu'elle continue à m'aider jusqu'au bout.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mar 4 Juin - 21:58

Désastre, ca l’était et c’était le moins à dire. Non mais sérieusement, que faisais-je ici ! J’avais tellement de choses à faire, tellement que je passais mon temps parmi les malades. En espérant silencieusement de ne pas me choper leurs maladies d’ailleurs. Il n’y avait qu’à regarder le gars posé sur le troisième lit à partir de la gauche, oui, celui avec sa pustule énorme. Imaginez si elle explose maintenant ! Elle nous tuera tous. Rien qu’y penser me faisait frémir, de peur bien entendu. Et de dégoût, cela allait de soi. Mais bon, que faire … J’avais encore les paperasses du conseil à vérifier également, faire un tour à l’arène, voir si Kiwi s’était réveillée … Si Ayame avait enfin quitté ma chambre … Et tout et tout ! Même voir Hibari me tentait plus que rester ici. Arg, ca y est, j’étouffe, je meurs. Frissons. Et ce, je le sentis quand les doigts fins d’Akiha se posèrent dans mon dos pour me faire descendre de son bureau. Outrée mais ne le montrant pas, je la laissais me fusiller de son regard pervers avant de me faire face. Parce que oui, il est impossible que cette femme regarde une autre personne normalement, soit c’est avec l’envie de tuer, soit avec celle de baiser. S’il vous plaît, faites qu’elle ait envie de me tuer. Soit, passons plutôt à … à rien d’ailleurs. Je ne savais même pas quoi penser et encore moins quoi faire, elle me regardait, je ne la regardais pas. Haha, la bonne blague. Balayant la salle de mon regard, je cherchais distraction chez les patients en vain. L’homme à la pustule me terrifiait. Devrais-je matérialiser un parapluie ?

-Bien ! Si tu veux pas aider ces chatons, tu vas m'aider moi ~

Hum ? Comment ? Genre quoi, depuis que je suis arrivée ici et que je me suis amusée à parler avec tes patients à la con, je ne t’aidais pas peut être ? Bah sans doute pas comme il faut étant donné qu’elle changeait de tout au tout ce que je faisais. Oui, je l’avais gentiment demandé, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle accepte. Déjà avec mon idée préconçue de me ramasser un « va te faire foutre », je restais penaude quand elle me fit m'asseoir sur une chaise. On va faire la chaise musicale ? Non mais sérieusement … Je vais faire quoi alors ? Et bien j’en savais rien, parce que vu à la vitesse de limace qu’elle se déplace, le mec à la pustule avait le temps d’éclater six fois avant qu’elle ne me montre mes nouvelles tâches. Et oui, sérieusement, ce mec me faisait peur. A dire, le parapluie était déjà tout dessiné dans ma tête ! Fallait plus que le faire apparaître à la dernière minute. Arg, dégueulasse. Sentant une fois de plus son regard sur ma personne, je tournais les yeux dans sa direction pour voir pourquoi elle me fixait si intensément. Dieu, elle pouvait pas … faire comme avant ? Dégoût, peur et moquerie ? Quoi que, à choisir … Non, y avait rien à choisir. Cette blonde, folle, perverse, connasse, débile et j’en passe … Je n’avais qu’une seule envie : TUER. Ca résume assez bien ce qu’il se passe dans ma tête non ? Mais bon. Et puis même …

Silence. Sentant mon cellulaire vibrer dans ma poche, je regardais discrètement d’où venait l’appel alors que des papiers se glissèrent comme par magie devant moi. Tapotant l’écran pour voir le con qui osait m’interrompre alors que ma tortionnaire se plaisait à me tuer à petit feu, ce fut sans étonnement que je vis le numéro d’Ayame s’afficher. Si je réponds, Akiha me tuerait-elle ? Non, elle briserait mon téléphone … et elle m’arracherait la tête. Hum. Raccrocher. Et ce fut la meilleure idée que j’eus sans penser aux conséquences de cet acte, raccrochant sans plus m’en soucier de l’appel d’Ayame, je regardais les dossiers qu’elle me tendit. Paperasses donc, comme si je n’en avais pas déjà assez avec MON boulot. Dieu.

- Parle. J'aimerais que tu rendes mon travail moins ennuyant en même temps que tu m'aides à remplir cette paperasse. Et... Dès que tu ne sais plus quoi me dire, je te demanderai de retourner aider les infirmières.

Et sinon, toi aussi tu as peur du mec avec sa pustule géante ? Parce que si c’est le cas, je veux bien te prêter mon parapluie, on se protégera mutuellement comme ça et après coup, on sera tellement proche l’une de l’autre qu’on va s’attirer mutuellement, toi surtout puisque tu es sexuellement désaxée et on fera un enfant ensemble, ca sera le grand amour, je quitterai Kaïla et toi tu tueras Ayame, Rei Yu ? C’est qui ça ? Je ne sais pas, et que dirais-tu d’appeler notre fils « Pustule » ? Bah oui, c’est grâce au mec qui sera mort d’ici peu qu’on ait eu la chance de se rapprocher Akiha chérie, hum ? Non mais allez tous crever en enfer bande de dégénérés. Je ne parlerai pas, qu’elle crève, qu’elle se pisse dessus, qu’elle chante de l’Opéra ou qu’elle danse la Macarena, je ne me plairai pas à la divertir en lui racontant je ne sais quoi. Si elle s’ennuie tant que ça ici, elle n’a qu’à parler avec ses infirmières, y a que regarder l’autre là, celle avec ses couettes qui de dos on dirait une meuf de vingt ans et que de face, on tombe des nues sous le nombre de rides qu’elle a sur le visage. Oui, oui, je parle bien de celle qui se cure le nez en regardant sa lampe de bureau d’un air bizarre.

- Allons mon chaton ~ Je vais t'aider un peu, vu que nous en avons pour des heures là. Commence par la plus amusante chose qui te soit arrivée, et ainsi de suite ~ Ou alors, raconte-moi quelque chose d'intéressant ~

Tuer, massacrer, étriper, violer ? NON. Arg, manque plus qu’elle me caresse et là je lui envoie mon poing dans la gueule. Non mais sérieusement ?! Depuis quand elle me parle comme ça ?! Avec cette voix de lionne en chaleur prête à sauter sur le pauvre petit mammouth bébé ! Me reculant légèrement sur la droite pour marquer une certaine distance invisible, je soupirais après coup. Si je continue à me taire, elle va continuer à me regarder avec ses yeux de merlan frit ? Oui. Et c’est justement ça le problème, mais je ne savais pas quoi lui dire non plus. Je me voyais mal lui dire … qu’est-ce qu’elle me demandait déjà ? Le moment le plus amusant qu’il me soit arrivé … Certainement pas sa venue à Undai. Non mais j’en savais rien … Peut être cette fameuse fois où … Non. Ce n’était pas marrant.

- …

Dieu, j’ai essayé de parler ! Et je me suis planté. Tournant des yeux en soupirant une fois de plus, je fermais ceux-ci un court instant. La divertir. Haha, Haha, Haha ! Non, c’était de la folie. Tellement de la folie que je trouvais cela encore marrant à faire, gardant toujours un visage fermé, je me levais en faisant traîner ma chaise en arrière. Claquant des doigts pour former une sorte de mur invisible autour de nous de manière à ce que les autres personnes présentes dans la pièce ne nous voient pas, je me dirigeais vers ma nouvelle « patronne » à deux pas de moi. Changeant mes expressions pour en montrer une qu’elle ne connaissait pas de moi, je me mordillais la lèvre inférieure en me glissant dans son dos. Déposant mes mains sur ses épaules, je me penchais vers son oreille en ronronnant délicatement tout en lui disant sensuellement avec une pointe de timidité « Maaah ~ Akiha … Tu sais que j’ai du mal à parler avec des mots, me laisserais-tu peut être m’exprimer autrement ? ~ ». Douceur et envie mélangée, je me mis à masser ses épaules doucement, essayant de la détendre de mon toucher inattendu. M’attelant à ma tache en passant mes doigts fins dans son cou, je rentrais malgré moi à merveille dans un esprit n’étant mien. J’agissais comme une autre personne, je parlais tellement différemment que je m’effrayais moi-même. Un dédoublement de personnalité ? Non, une faculté de prendre le visage de quiconque. Merci Ayame, devrais-je dire.

- Je n’ai pas eu de nombreux moments amusants sais-tu, je ne saurai te les dires mais je crois que celui-ci … peut rentre en ligne de mire Akiha ~

Et c’est ce que je lui montrais en posant mes bras autour de son cou, prête à lui briser la nuque. Le ferai-je, ne le ferai-je ? Haha ! Fais. Un dernier craquement et sa tête tomba en avant. Non, je ne l’avais pas décapité, juste le cou du lapin, rien de plus. Combien de temps lui faudra-t-il pour qu’elle se réveille ? Moins de dix secondes, cette femme était un monstre. Dématérialisant le mur invisible en retournant à ma place devant des documents, je fis semblant de rien quand nous fûmes de nouveau visibles à l’assemblée. Levant les yeux vers la salle, je tombais une fois de plus sur le mec à pustule … Dieu, si seulement il pouvait éclater ailleurs qu’ici, au pire, je pouvais toujours prier pour que je sois partie quand cela arrivera.

- Ceci fut fort plaisant, on devrait faire ça plus souvent. Aussi étrange que cela puisse l’être, te briser la nuque me remplit d’une joie … Absolue ~

Me foutre d’elle ? Mais non, je la charriais juste, un peu beaucoup, trop ~

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mer 5 Juin - 0:01

Rien, elle était muette comme une tombe pourtant je l'eus menacée de la renvoyer près des patients. Mais finalement, que pouvais-je espérer de cette fille sans moindre culture générale ne sachant s'exprimer avec ce que l’on appelle communément l'élocution. Rien, définitivement, Yume n'était pas une personne avec qui je me plairais à converser. Avec un peu de chance j'arriverais à lui extorquer quelques mots rien que pour le principe, rien que pour lui démontrer... Non, me démontrer que j'avais le pouvoir de la faire plier à ma guise. « En voulant sauver l'irrécupérable, tu vas pas avancer dans tes papiers, Akiha. » Mon ombre n'était pas moins qu'ennuyée de mon acharnement sur cette fille aux couettes ébènes. Mais quand j'ai un but, futile qu'il soit, je poussais jusqu'au bout pour l'atteindre. Et sur le coup, je me suis fixée de lui faire-faire ce dont j'avais envie le temps qu'elle serait en ma compagnie, le temps que moi seule connaissais l'échéance. C'est pour cette raison que je ne fis guère attention à mon ombre, n'écrivant rien sur le papier blanc sous mes yeux, préférant insister sur le comportement de Yume, quitte à la mettre mal à l'aise. Et le meilleur moyen pour atteindre cela, c'est de la fixer, de la regarder jusqu'au fond de son âme en démontrant bien que j'attendais. Définitivement, je gaspillais mon temps pour des broutilles, ce qui, dans un autre sens n'était pas plus mal, vu que cette garce devra rester avec moi encore un long moment. Oui, c'était parfait. Peut-être que je ne verrai pas Rei Yu aujourd'hui, mais au moins, j'aurais le mérite de me dire que j'ai torturé Yume Kuroi sous la tonne de boulot que j'avais à faire, et ce, sans qu'elle n'eut le droit de protester. Ayame dans tout ça ? Il suffira que je vois sa réaction après coup, j'étais certaine que ce sera d'un intérêt plus qu'intriguant. Amusant ~ Soit... Le temps passe, le silence aussi, je vais la renvoyer chez les patients.

Ou pas. Et ce « ou pas », je le découvris quand je sentis son souffle de matérialisation envelopper le petit espace qu'elle nous réservait, à noter, la table et nos deux chaises. Fronçant les sourcils en me demandant où elle voulait en venir, je relevais la tête vers sa silhouette cette fois-ci debout pour déchiffrer dans ses traits ce qu'elle s’apprêtait à faire, au juste. « Un mur... » Oui, transparent, mais pas pour ceux qui se trouvaient de l'autre coté. Mais je n'eus pas le temps de me poser plus de question que je découvris une facette de Yume que je n'avais jamais vu auparavant. Restant perplexe quand elle passa dans mon dos pour déposer ses mains glaciales sur mes épaules, je ne savais si je devais me méfier... Non, il n'y avait pas question de méfiance ou d’appréciation, ce qui se passait là en cet instant, était juste irréel.

- Maaah ~ Akiha … Tu sais que j’ai du mal à parler avec des mots, me laisserais-tu peut être m’exprimer autrement ? ~

Autrement ? Non, quoi ?! Étonnée -pour la première fois par cette garce- je restais sans voix, tandis que mon sombre coté s'agitait en moi, ne sachant -lui non plus- comment se comporter vis-à-vis des gestes étranges venant de Yume. Non que je déteste le toucher humain, au contraire, j'aimais ça au plus haut point, mais que cela venait de Yume, ça, ça me bloquait définitivement et complètement. Laissant mon esprit rationnel aux augets, tandis que mon corps répondait positivement aux gestes trop pas appropriés au toutou de la directrice, une seule question tambourinait mon esprit. Qu'est-ce qu'elle essayait de faire au juste ?! Je savais bien qu'elle était la création d'Ayame-Sama au fond, et donc qu'elle cachait une partie de sa forme perverse en elle, sinon comment aurait-elle pu s'approprier la jeune Kurayami. Mais de là à user de ses charmes -qui ne m'affectaient guère, ou si, mais dans le sens malsain- pour me piéger, ça, c'était... C'était juste improbable venant de sa personne émotionnellement attardée.

- Je n’ai pas eu de nombreux moments amusants sais-tu, je ne saurai te les dire mais je crois que celui-ci … peut rentre en ligne de mire Akiha ~

Et ça, je le compris après sa phrase, mon cerveau ne chercha même pas à définir toutes ses paroles, seule mon ombre jurant à tue-tête, me donna l'indice nécessaire pour la suite des événements. D'ailleurs, quand ses mains trop envahissantes se posèrent autour de mon cou d'une manière parfaitement adaptée à briser ma nuque, je n'eus que le temps d'insuffler ma matérialisation dans cette partie du corps, afin de reconstruire ce qui allait se faire briser. Pourquoi donc ? Parce que je n'avais le temps de prévenir son « attaque » malsaine avant qu'elle ne subvienne. C'est dans un craquement sinistre que je m’évanouis le temps de reprendre un souffle correct dans un autre craquement des plus terribles pour les oreilles humaines.

- Ceci fut fort plaisant, on devrait faire ça plus souvent. Aussi étrange que cela puisse l’être, te briser la nuque me remplit d’une joie … Absolue ~

Reprenant mes esprits après ce cours laps de temps qui m'eut déconnecté du monde réel, je n'avais qu'une seule envie, et c'était de me lever et lui retirer ce sourire débile peint sur son visage. Mais je m'arrêtais juste sur cette pensée, en vue des personnes qui nous regardaient d'un air intrigués. « Pauvre idiote, je vais la mettre en pièces et les lui faire bouffer ! » Je me massais la nuque tout en la faisant craquer, laissant la matérialisation agir pour éradiquer toute douleur pouvant se faire sentir après ce coup de lapin improvisé. Mon sang bouillait tandis que mon esprit s'échauffait, mais le bon sens dont je faisais preuve, ne laissait place à une action barbare. Au lieu de lui planter un couteau entre les deux yeux, je ne fis rien qu'afficher un visage fermé, comme si de rien était. Elle voulait jouer dans la cours des grands avec ses débuts de charmeuse à deux balles, allons donc jouer. J'étais dans le « métier » depuis assez longtemps pour affirmer qu'elle ne faisait pas le poids avec sa barbarie légendaire. Je ne savais encore comment procéder pour lui faire payer cela sans utiliser la force brute, mais une chose était certaine, tous ceux qui chauffent ma libido pour me poignarder dans le dos, ne s'en sortent pas sans séquelles.

- Alala, je ne savais pas que tu aimais ce genre de pratiques vulgaires, mon chaton ~ Je vois pourquoi la jeune Kurayami doit aimer coucher avec toi, tu dois être surprenante quand tu enlèves ce masque pour laisser place à ta vraie nature... dépravée ~

Roulant le dernier mot de ma tirade sur ma langue dans une suavité des plus torrides, je me levais pour mieux me planter devant cette « enfant ». Lui caressant la joue avec un sourire des plus imperturbables flottant sur mes lèvres, je stoppais mon geste soudainement pour rassembler tous les papiers dans un tas sur le bureau. Passant ma main dans mes cheveux, je surplombais la salle de mon regard clair avant de donner quelques directives aux infirmières restantes, il se faisait tard, les patients avaient besoin de repos, et moi, moi... je devais m'occuper des choses très importantes là. « Tu as quoi derrière la tête au juste ? Oublie pas que c'est le toutou d'Ayame. » Et depuis quand, ma chère deuxième moitié avait peur de la directrice ? Je n'allais tout de même pas faire du mal à Yume, non que je ne le veuille pas, mais ce n'était pas quelque chose de mon ressort. Si... Mais en même temps. Si, j'avais une idée gracieuse qui la ferait déchanter.

- Yume, mon chaton ~ Nous n’avons pas finies le boulot à cause de ton coté pervers ~ Nous allons le poursuivre chez moi, question d'être au calme et ne pas déranger les autres avec tes insanités ~

Ne lui laissant pas le temps de dire quoi que ce soit, je lui fourrais les papiers entre les bras avant de la pousser dans le dos en dehors de l'infirmerie. Claquant la porte derrière moi, sans ajouter d'autres explications ou insultes inutiles, je laissais le calme s'emparer de tout mon être. Pauvre chaton, pauvre chose qui ne savait pas dans quoi elle s'est fourrée. Non, je ne la plaignais pas, mais c'était mon calme froid qui était effrayant, parce que je savais pertinemment que j'allais commettre quelque chose que je regretterai par la suite. Quoi que, la vengeance était mon point fort... Et elle le méritait. Ce que j'allais lui faire ? Mais rien voyons ~ Attrapant la manche de Yume, je la traînais limite en directions des dortoirs, c'est après quelques minutes dans un mutisme frôlant l'inquiétude, que nous arrivâmes devant la porte de mes appartements. Mais comme je savais que cette inculte ne voudrait pas me suivre, je lui rappelais oh combien elle me devait cela. Oui, ce n'était pas bien de ne pas tenir ses promesses, et encore moins, de montrer son coté dépravé aux adultes responsables. C'est dans ce contexte, usant tout de même de mon pouvoir de persuasion, que je l'attirais dans mon salon désert.

- Installe-toi, nous avons beaucoup à faire ~ Voudrais-tu boire quelque chose ?

Poussant sa silhouette de femme devant moi afin qu'elle prenne place sur le sofa, je lui pris les papiers des mains et les déposai sur la table basse du salon, l'invitant d'un signe de la main à s'installer, c'est avec un sourire plus prononcé que je l'examinais du haut en bas. Corps d'une femme assez attirant... Non, je n'allais pas la sauter, je n'étais pas de ce genre, et je n'allais certainement pas rentrer dans son jeu stupide. Par contre, rien qu'examiner sa peau laiteuse de mes mains serait un pur délice d'amusement. Après tout, tous ceux -invité solitaire- qui passaient par mon « chez moi », ne quittaient pas ces lieux sans que je ne connaisses plus sur eux, et ce, souvent de manière physique. Non, Kuroi Yume ne m'attirait pas, je visais bien plus haut en question de pouvoir, mais rien que pour mes propres envies expérimentales, je me plairais à lui montrer mon coté dominateur. Laissant mon esprit à ces divagations, je fis volte-face et allais chercher quelque boisson pour mon « invitée ». « Et comment tu comptes faire pour l'attacher ? Heh, n’oublie pas que c'est Yume. »

- Je sais, je sais ~

évidemment que je savais parfaitement comment m'y prendre avec cette fille, et je ne doutais guère qu'elle allait prendre ses jambes à son cou à la première occasion qui se présenterait devant elle. C'est pour cela que je devais agir en conséquences, et quoi de mieux que lui enlever la seule chose qui pouvait la protéger de moi ? Diabolique. Préparant un plateau d'en-cas, je laissais ma main se balader dans un de mes tiroirs, riant silencieusement en me disant que j'étais vraiment digne d'une scientifique ayant des médicaments partout chez elle. Vérifiant ce que faisait Yume dans son coin, j'ai dissous un somnifère dans son verre ainsi que dans la nourriture. Pas assez pour la faire dormir tout de suite, mais certainement suffisamment pour qu'elle se plonge dans un sommeil lourd après quelques épreuves fatigantes. Ce que j'avais derrière la tête ? Rien qui pourrait compromettre ma position à Undai, mais assez pour déstabiliser cette brute de Yume pour un long moment, et en plus de ça, elle devra rester ici toute la nuit, ce qui fait d'une pierre deux coups. Prenant le plateau prêt, je retournais dans le salon et le déposai sur la table, à coté de tous les papiers.

- Voilà, si tu as faim. Je suppose que ça va nous prendre une bonne partie de la nuit pour remplir tout ça... J'espère que tu n'avais rien de prévu en soirée ~

Je lui fis un clin d’œil entendu agrémenté par un sourire coquin. Le seul problème était de comment la faire rester dans mes appartements jusqu'à ce que les somnifères fassent effet... non, comment l'obliger à m'aider dans ce fichu prétexte qu'était la paperasse. Bonne question. Toujours avec ce même sourire doux et amical, je m'assis à ses cotés tout en attrapant un dossier à la volée et faisant tout mon possible -semblant- de me concentrer sur mon occupation.

- Je ne te tiendrai pas rigueur pour « l'incident » de l'infirmerie. Par contre en ce qu’il concerne ton engagement, j'aimerais que tu le respectes jusqu'au bout, mon chaton.

Je soulignais mes dires en lui glissant un dossier sous les yeux, tout cela, sans lui accorder un regard de plus. Ma vengeance sera terrible ~

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mer 5 Juin - 15:52

Ce boulot ne m’allait pas, ce n’était pas moi, ce n’était pas fait pour moi. Une infirmière, une psychologue, une attardée mentale, tout ça … ne m’allait pas. Je n’avais pas été élevée pour garder mon prochain, non, l’éducation d’Ayame m’ordonnait uniquement de prendre soin de ma personne, de survivre et de tuer quiconque serait un obstacle à ma réussite. Obéir, écouter, comprendre, agir, je savais le faire tant que cela restait dans ma vision des choses. Une personne malade était un handicap, nuisible et bonne à tuer, une personne handicapée ? Seule la mort, je lui accorderai. Kaïla ? Ce n’était pas la même chose, non, elle, avec elle, tout était différent. Ouvrant les dossiers pour les traiter, j’utilisais un gabarit présent dans un dossier complet pour voir et comprendre ma tache, analysant, acceptant ou refusant les sorties, les besoins et tout ce qui s’en suit.

- Alala, je ne savais pas que tu aimais ce genre de pratiques vulgaires, mon chaton ~ Je vois pourquoi la jeune Kurayami doit aimer coucher avec toi, tu dois être surprenante quand tu enlèves ce masque pour laisser place à ta vraie nature... dépravée ~

Arquant un sourire amusé suite à ses dires, je levais les épaules d’un air dédaigneux alors que sa main se baladait sur mon visage. Ne prenant la peine de la repousser, je gardais mon air moqueur dessiné à la perfection sur mes traits. Des pratiques vulgaires hein ? Entre nous deux, à se demander qui les aimait le plus. Après tout, n’était-elle pas devenue la nouvelle traînée d’Ayame ? Je savais ce que ma maîtresse savait faire, je connaissais tout d’elle après tout, et je ne serai pas surprise que la torture fasse partie de leur partie de jambes en l’air. Il n’y avait qu’à les regarder pour le savoir, c’était des monstres après tout. Mais qu’elles fassent ce qu’elles veulent, je n’étais ni là pour regarder et encore moins sauver Ketsuki quand elle en aura besoin. Et bien même, rien que d'y penser me donnait la nausée.

Agrandissant mon sourire de plus en plus, sur ses dires, je secouais légèrement la tête. Ma nature dépravée plaisait peut être à Kaïla, mais ce n’était pas ça qui nous rendait ainsi. Et si seulement elle savait qu’entre nous, je n’étais pas la plus perverse, elle me rirait au visage. Kaïla était également un monstre … mais notre amour avait toujours été tendre, délicat, doux, les pratiques barbares ne faisaient partie de nos envies … Non, nous c’était différent.

- Yume, mon chaton ~ Nous n’avons pas finies le boulot à cause de ton coté pervers ~ Nous allons le poursuivre chez moi, question d'être au calme et ne pas déranger les autres avec tes insanités ~

Heu ? Non. Levant un sourcil en perdant ma joie éphémère, je n’eus le temps de protester que je me retrouvais avec une tonne de dossiers dans les bras alors que l’autre folle donnait ses dernières directives à ses employées. Lui faisant dos en zieutant la porte avec envie, je n’eus le temps de faire un pas pour m’enfuir que la blonde me tira à sa suite en dehors de l’infirmerie … Chouette, je suis dehors, maintenant je n’aurai plus peur du monsieur à la pustule, quelle chance ! Oui, ca l’aurait été si je n’étais pas accrochée par la main d’Akiha. Dieu, j’allais … finir où d’ailleurs ? Si je comprenais bien où elle voulait en venir, c’était vers ses appartements que nous nous dirigions. Aller chez elle … louche, tellement louche que je grimaçais déjà. Arrivant tout de même à prendre mon cellulaire pour regarder l’heure affichée sur celui-ci, il ne me fallut guère plus de trois secondes pour blanchir. C’était … Haha ! Une bonne dizaine d’appels de ma chère directrice et … de ma copine. Égalité ? Non mais non, que me voulaient-elles ?! La bonne question, savoir où j’étais bien entendu.

Tapotant rapidement un message à Kaïla pour la rassurer -si cela était possible- que j’allais bien et que je ne rentrerai sans doute pas avant le milieu de la nuit, je la gratifiais de quelques mots doux avant de lui dire que je dormirai dans ma chambre. A condition que l’autre folle n’y soit plus, prions, prions. Devrais-je également lui répondre ? Plus tard, plus tard.

- Installe-toi, nous avons beaucoup à faire ~ Voudrais-tu boire quelque chose ?

Arrivant rapidement dans les appartements de ma nouvelle patronne, je déposais le tas de paperasses sur la table à manger avant de balayer le lieu de mes pupilles azurées. Les appartements d’Akiha … Je ne suis venue qu’une seule fois ici, elle n’avait pas encore emménagé ici d’ailleurs. Dieu, ce lieu puait … puait elle. Arg, manque d’oxygène. Ignorant sa demande précédente pour me rapprocher d’un cadre présent sur une étagère, je grimaçais une fois de plus en voyant l’image. Elle et Deady. Akiha était encore jeune à cette époque, hum. Abaissant le cadre en retournant vers les papiers, soupirant déjà du travail que j’allais devoir accomplir … Vais-je mourir aujourd’hui ? Étouffée de tout part par les dossiers de la scientifique perversement détraquée ? Haha, quelle belle mort.

- Voilà, si tu as faim. Je suppose que ça va nous prendre une bonne partie de la nuit pour remplir tout ça... J'espère que tu n'avais rien de prévu en soirée ~

… Au moins, j’étais fixée. Je ne sortirai pas d’ici tant que ces dossiers ne seront complets. M’asseyant sur l’une des chaises en ouvrant l’un deux, je regardais de loin la nourriture. J’étais affamée, tellement que j’en bavais presque. Mais non, je ne me servirai pas, manger la nourriture préparée par Akiha ? Haha ! Autant se pendre, ca irait plus vite. Mais j’avais faim … et mon ventre le fit savoir dans un grognement à moitié inaudible. Tendant la main pour attraper un pain, je me retins. Non, je n’allais pas céder à la tentation ! Impossible, la nourriture était trop alléchante. Je cédai.

- Je ne te tiendrai pas rigueur pour « l'incident » de l'infirmerie. Par contre en ce qu’il concerne ton engagement, j'aimerais que tu le respectes jusqu'au bout, mon chaton.

Ne faisant qu’une bouchée de l’objet convoité, j’affichais un nouveau sourire moqueur. L’accident de l’infirmerie, mais c’était quand elle voulait, je pouvais encore et encore le faire, même maintenant si elle le désirait tant. Laissant un petit bruit amusé traverser mes lèvres, je lui fis un signe de la tête pour répondre à sa deuxième réplique. Je tiendrai mes engagements, jamais je n’ai flanché. Faux, en quelque sorte. Il n’y avait qu’à repenser à Kagoshima pour le comprendre. Oui, la partie dans le bar de strip-teaseuses où je vendais fervemment ma chère Kurayami. N’avais-je pas promis au propriétaire que je lui vendrai Kiwi ? Oui, mais bon, il est inutile de tenir ses promesses si la personne est morte n’est-ce pas ? Haha.

- Ne t’inquiète pas, je ne partirai que lorsque ma dette envers toi sera payée, Akiha. Par contre …

Me levant de ma chaise en levant les yeux vers mon hôte, je la jugeais un instant du regard avant de lui dire que je voulais prendre un bain avant de commencer le boulot. Il était tard et autant me détendre avant de bosser. N’attendant pas de réponses de sa part, je partis en direction de la salle de bain, allumer l’eau, me laver et … rêvasser. Pyon-Kun n’était pas là … Le matérialiser ? Non, je ferai sans aujourd’hui. Soupir après soupir sous une eau chaude ne me faisant que du bien, je me détendis tant bien que mal. Du moins, jusqu’à en oublier que je me retrouvais dans les appartements de Ketsuki. Sortant de l’eau sous la sonnerie de mon téléphone, je m’enroulais autour d’une serviette avant de décrocher, ne prêtant pas attention à l’interlocuteur.

- Yume-Chan ~ Pourquoi ne réponds-tu pas à mes appels ? Où es-tu ? Tu rentres bientôt ? Dis moi mon cœur, tu sais aller chercher du café avant de rentrer, il n’y en a plus ~ Et aussi, j’ai laissé des affaires chez moi, sais-tu m’en ramener un peu ? Awh, rentre vite mon cœur, je n’aime pas être seule sans toi, Yume-Chan ~ Et sinon, où es-tu ?

En mode … Je crois que j’ai zappé la moitié de ce qu’elle m’a demandé. Choquée, trempée et nue, je ne sus répondre directement à ses questions. Lui dire où j’étais ? Si seulement elle le savait, elle me tuerait. Non, elle viendrait ici et j’assisterai à la fin du monde en live. Non mais non, hors de question que je lui dise … Mais que faire alors ?! Une excuse, dire quelque chose de tellement aberrant qu’elle le goberait ! « … Je suis dans le bureau du conseil, j’ai mon retard à rattraper, je passerai à l’arène aussi et je dois encore m’entraîner Ayame … Je ne rentrerai pas avant le milieu de la nuit. Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux toujours aller le chercher toi-même. » Sa réaction ?

- Je te l’ai déjà dit plus tôt, Akiha …

N’aurai-je pas dû dire qu’elle n’avait pas à s’en faire puisque Akiha était avec moi ? Oui, j’aurais dû me taire. Tellement qu’il me fallut une bonne dizaine de minutes pour la convaincre que non, je ne lui faisais rien et que oui, ce n’était pas si étrange que ça que je sois avec elle étant donné que je traitais un dossier la concernant. La bonne blague, mais relativement plausible. Je me voyais mal lui dire que j’allais l’aider parce qu’elle m’avait aidé lorsque je me suis faite attaquer par un grizzli-cactus. M’essuyant tout en continuant à lui répondre, je me matérialisais un sous-vêtement avant de sortir de la salle de bain. Me retrouvant à moitié nue devant Akiha, le téléphone avec Deady sous l’oreille, je meurs. Putain d’habitude de merde ! Restant silencieuse un instant tel un poteau à regarder le visage d’Akiha devenir de plus en plus effrayant, je restais impassible. Ne pas rougir, ne rien laisser paraître. Faisant un pas en avant en me matérialisant une tenue convenable, je mis fin à ma communication. « Ayame … Hum. » Déviant le regard tout en continuant à avancer vers ma place, je me mis à travailler. Ne mentionnant pas la scène qui s’était déroulée il y a de cela trois minutes, à tout casser, j’entrouvris quand même la bouche pour m’exprimer … sur un sujet ne concernant en rien ma nudité.

- Tu devrais arranger ton histoire avec Ayame, cela ne me plaît pas qu’elle squatte ma chambre. Trouvez quelque chose, mais n’embêtez pas le monde qui vous entoure avec vos histoires. Ca ne sert à rien de feindre l’ignorance, je sais. Aussi bien pour la cafétéria que pour Rei. Je n’ai pas le temps de juger vos histoires, fais juste en sorte que cela s’arrête.

Disant cela d’une traite avant d’attraper un nouveau pain, je laissais le calme se poser -enfin- dans cet endroit … propre certes, mais sinistre à mon goût.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mer 5 Juin - 19:37

Bien, tout était parfaitement en ordre. Le petit chaton ne pouvait m'échapper à présent, et j'avais toutes les raisons au monde de lui faire payer son manque de tact et son comportement sauvage. Si je n'étais pas celle que je suis, combien de temps perdrais-je pour me réveiller de son coup de lapin ? Trop de temps, tellement trop que rien que pour cela, j'allais lui rendre la vie difficile en cette belle soirée. La seule chose qui me dérangeait dans le processus de mon plan, était sans doute le fait qu'elle ne me donnait guère l'impression de vouloir manger ce que je lui ai si gentiment préparé. Quelques sandwichs, quelques autres en-cas et tout bien assaisonné ~ Il va de soi que je ne toucherai pas à ce plat, je voulais être en possession de tous mes moyens quand l'heure viendra de s'amuser. « Elle a faim, elle mangera. D'ailleurs, moi aussi, j'ai faim. » Ah. Tant pis, la matérialisation n'était pas là pour me dicter quand je devais ou non, me nourrir. Soupirant doucement, j'attendis qu'elle se mette au boulot, tandis que mon sourire s'agrandissait à chaque bouchée qu'elle avalait. Les enfants, tellement innocents ~

- Ne t’inquiète pas, je ne partirai que lorsque ma dette envers toi sera payée, Akiha.

Oh ça, je n'en doutais pas. Ce qui m'amusa davantage, c'était qu'elle veuille prendre une douche, d'ailleurs elle alla squatter la salle de bain sans mon consentement clairement formulé. Je la suivis du regard, le temps qu'elle disparaisse derrière une porte que je pus entendre distinctement se fermer à double tour derrière elle. Je laissais un rire amusé traverser mes cordes vocales, tout en me détendant sur le sofa. Que pourrais-je faire en attendant qu'elle ne finisse de se laver dans MA douche ? « Vas la mater ~ » Moi ? Je n'étais pas aussi perverse, je n'aimais me cacher, préférant attaquer de front mes proies potentielles. Enfin, je plaisante, l'idée de la relooker m'est passée par la tête dès que j'entendis le jet d'eau provenir de la pièce où elle se trouvait. Mais, bien évidement, je lui réservais quelque chose de plus grandiose, autant éviter de gâcher mes plans pour une envie perverse. Souriant toujours sous cette pensée, je me levais et allai dans la cuisine pour me prendre rapidement une salade afin de faire taire la faim qui tiraillait mon ventre. Revenant rapidement dans le salon avec la nourriture en main, mon ouïe se faisait bercer par le son de l'eau qui coulait et se heurtait au sol carrelé. M'asseyant à ma place initiale, les yeux rivés sur la porte de la salle de bain, je ne perdis pas mon sourire amusé tandis que j'avalais le bol que je me suis préparée. Tiendra-t-elle jusqu'à la fin, question qu'elle finisse tout de même toute cette paperasse ? Sans doute pas. Au pire, je finirais ce travail demain, car oui, dès qu'elle s'endormirait, je ne comptais pas rester tranquillement assise ici attendant le lendemain tout en remplissant les dossiers. Perverse, moi ? Rien que ça ~

Et quelle ne fut ma surprise de voir Yume sortir de la salle de bain. Non qu'elle m’ait surprise ou quoi que ce soit, je savais bien que tôt ou tard -quitte à passer des heures au téléphone- elle devrait en sortir, mais ce qui me fit agrandir mon sourire était sa tenue... Ou le peu de vêtements qu'elle avait sur elle. « Perverse ~ ». Alala, je ne savais pas qu'elle voulait passer aux choses sérieuses aussi rapidement, mais si c'était ce qu'elle désirait, je ne me gênerais en aucun cas de céder à cette demande si clairement formulée. Blague à part, je me plaisais à détailler son corps dénudé sans moindre honte à le faire, lui montrant même que je la relookais de mon regard clair et insistant. Elle n'avait qu'à pas se balader dans mes appartements à moitié nue, après ça elle devra s'en vouloir à soi-même, parce que si elle continue à me chauffer de la sorte, je ne répondrai plus de mes actes.

- Ayame … Hum.

Je m'en doutais oui. Et je jubilais intérieurement en apprenant cela. Voilà que mon plan allait dans le bon sens, j'ai bien visé en prenant Yume comme cible. Devais-je dire que je me sentais vexée de n'avoir eu aucun appel de la directrice ? Non, je ne l'étais pas. Au contraire, juste savoir que Kuroi étai là avec moi au lieu de servir cette femme irresponsable, me mettait de bonne humeur. Mon sourire ne voulant quitter mes lèvres, je détournais mon regard, désintéressée, dès que la jeune femme dans mes appartements se matérialisa des vêtements, cachant ce corps qui m'intéressait tant.

- Tu devrais arranger ton histoire avec Ayame, cela ne me plaît pas qu’elle squatte ma chambre. Trouvez quelque chose, mais n’embêtez pas le monde qui vous entoure avec vos histoires. Ca ne sert à rien de feindre l’ignorance, je sais. Aussi bien pour la cafétéria que pour Rei. Je n’ai pas le temps de juger vos histoires, fais juste en sorte que cela s’arrête.

Mes yeux rivés sur le papier que je remplissais, je ne relevais pas ses dires. Ainsi donc, elle était au courant et faisait semblant de ne rien savoir tout à l'heure, me prenant pour une conne. Par ce fait, je devais dire que j'étais contrariée d'apprendre qu'Ayame-Sama lui eut tout raconté, mais en même temps, la moitié de l'Académie était au courant de cette dispute, donc, peut-être que je ne devrais pas m'en offusquer plus que cela ? Non, ce n'est pas le fait qu'elle le sache qui me dérangeait, mais plutôt qu'elle me demande -ordonne presque- de mettre fin à cette dispute. Je n'étais pas la fautive, et je ne céderai sans doute pas la première au sourire hautain de la directrice. Connaissant son sale caractère, elle non plus, ne vas pas lâcher prise de si tôt. La guerre était ouverte, et ce n'est pas sous le conseil de Yume que je déclarerai forfait. Ne répondant donc rien à ses paroles, je notais quelques prescriptions pour un chaton atteint de la varicelle... Encore un utilisateur des substances chimiques qui contaminait ses adversaires. Alala. Deux à trois minutes plus tard, je me décidais tout de même à répondre à ses dires. Ou pas.

-Joli sous-vêtement en y pensant ~

Arquant mes lèvres dans un sourire moqueur, je lui tendis quelques dossiers en plus, profitant qu'elle s'en saisisse pour attraper sa paume et la plaquer sur la table sans me départir de la douceur me seyant si bien. À quelques centimètres de son visage, je penchais ma tête en avant et déviai cette dernière pour venir me coller à son bras tout en lui soufflant quelques mots à l'oreille d'une voix plus qu'amusée.

-Ne t'en fais pas, l’arrangement avec Ayame-Sama est déjà en cours ~

Disant ces quelques mots, j'attrapais son lobe d'oreille entre mes dents et défi sa boucle d'oreille sans moindre mal. Relâchant sa main pour m'emparer de son bijou rougeâtre, je jouais avec entre mes doigts fins tout en me reculant de cette jeune femme squattant mon chez moi à ma demande. Riant légèrement en sentant déjà pleins de sortes de sentiments qui déferlaient en elle, en moins de trois secondes, je me demandai un court instant si elle allait me sauter dessus pour récupérer son bien. « De plus, si la présence d'Ayame-Sama chez toi te dérange, demande lui toi-même de s'en aller. » Disant ces quelques mots mais cette fois-ci avec sérieux tout en perdant mon sourire amusé, je déposais sa boucle d'oreille sur la table, lui laissant le loisir de s'en emparer. Déviant mon regard de sa silhouette, je fus satisfaite de lui montrer sa vulnérabilité, en fin de compte. Je n'aimais guère sa manière prétentieuse de se comporter envers moi, autant mettre les points sur les « i ».

- Si tu es fatiguée, tu peux dormir dans ma chambre cette nuit, mon chaton ~ Question que tu sois sur place pour finir ce qu'on n'aurait pas fait aujourd'hui.

Reprenant un autre dossier comme si de rien était, je jugeais la pile d'un œil circonspect. Définitivement, nous n’aurons jamais le loisir de finir le tout aujourd'hui, encore moins en vue du nombre important de sandwichs -somnifères- qu'elle a avalé. Bon avançant un peu plus dans cette paperasse, question d'être plus disposée à s'amuser par la suite ~

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mer 5 Juin - 20:23

Ce n’était pas comme si je n’aimais pas ce que je faisais, on va dire que c’était tout comme mais soit. Ce travail ressemblait à celui que j’effectuais pour le conseil … en plus barbant on va dire tout de même. Trier des dossiers, compléter des fiches, administrer des médicaments, choisir les bonnes ordonnances et toutes ces conneries du genre. En tant que présidente … c’était mon travail, sauf que moi, je m’amusais plus à compléter les fiches de décès ces temps-ci. A se demander pourquoi j’ai accepté de devenir la présidente des élèves … Tout ça, ca remonte à si loin. Certains peuvent croire que j’avais été choisie sous les ordres d’Ayame, bien que ce n’était pas faux, tout cela ne s’était pas vraiment passé comme cela. C’était encore lors de ma belle époque, celle ou Strength et moi étions inséparables, lorsque son rêve fut de rentrer dans l’élite et que je m’appropriais celle-ci en la côtoyant.

Les gens de l’élite étaient les servants d’Ayame, ils étaient comme moi, sauf qu’eux n’étaient pas aimés. La présidente à l’époque était une jeune femme au pouvoir spécial, elle annihilait la matérialisation des autres et elle possédait une sorte d’invisibilité … Comme si, on ne pouvait savoir qu’elle était là, alors qu’elle se trouvait juste derrière vous. Cette femme est d’ailleurs toujours sous le commandement d’Ayame, la directrice de Undai Gokusha, Miri Okugi. Cette femme tellement puissante que même maintenant, j’aurais peur de me confronter à elle, on disait qu’elle n’utilisait qu’un dixième de sa jauge de matérialisation, qu’importe le combattant l’opposant … un monstre, traité comme une reine par un autre monstre on va dire.

- Joli sous-vêtement en y pensant ~

Redescendant sur terre sous sa tirade des plus osées, je lui adressais un sourire jaune. Elle pouvait se sentir honorée d’avoir vu ceux-ci d’ailleurs, et même, n’avait-elle pas eu la chance de me reluquer pour satisfaire ses yeux de perverse en manque ? Ne lui avais-je pas rendu service, alors qu’elle devait être frustrée ? Mais oui, cela allait de soi, comment pouvait-elle si Ayame n’était pas là pour lui écarter les jambes ? Aller voir ailleurs ? Laissez moi rire, même moi je savais que si elle osait faire cela, sa tête tomberait dès que la directrice l’apprendrait. Elle était folle, mais elle avait quand même du bon sens, ne serait-ce qu’un peu. En y pensant, ne me dites pas qu’elle m’a amené ici pour assouvir ses pulsions ?! Si on suit le raisonnement que, moi, Yume Kuroi, enfant de Dead Master, appartenant à celui-ci, me faisait prendre par sa maîtresse … Ce serait moins grave qu’un inconnu n’est-ce pas ? Du moins, je pensais ainsi. Mais même ! Je ne comptais pas me retrouver avec elle dans son lit et encore moins …

-Ne t'en fais pas, l’arrangement avec Ayame-Sama est déjà en cours ~

Attrapant ma paume pour la plaquer contre la table et attirer mon attention par la même occasion, je fronçais les sourcils, déjà prête à me créer une ceinture de chasteté pour qu’elle ne me viole pas. La laissant approcher doucement de mon visage, reculant légèrement ma tête, prête à lui faire un coup de boule si elle osait poser ses lèvres sur les miennes, je grimaçais. Violer. Violer. Elle allait me violer ?! Peut être pas finalement puisqu’elle préféra s’en prendre à mon lobe plutôt qu’à ma bouche … Haha ! Quelle chance ! « De plus, si la présence d'Ayame-Sama chez toi te dérange, demande lui toi-même de s'en aller. » Autant lui dire d’aller se jeter dans la baie, la réponse serait la même. Venait-elle seulement de réfléchir à ce qu’elle disait ?! Qu’elle conne celle …

A se demander qui était la plus conne de nous deux quand je sentis mon écrin de feu se détacher de mon oreille, me reculant vivement en tombant sur le sol quand je compris ce qu’elle venait de me faire, je blanchis comme un mort. Salope. Grinçant des dents en déformant mon visage sous la colère, je me relevais, sentant des néons électriques se dégager des mes mains alors qu’elle se jouait de moi en me la rendant sans plus attendre, la déposant sur la table, montrant bien que face à sa fourberie, j’étais faible. Connasse, enculée, j’allais la tuer. Rattrapant sans plus attendre ma boucle avant de la rattacher à sa place, je fumais de l’intérieur. Moi qui me sentais fatiguée, je ne l’étais plus, et ce, plus du tout. Qu’elle crève.

- Si tu es fatiguée, tu peux dormir dans ma chambre cette nuit, mon chaton ~ Question que tu sois sur place pour finir ce qu'on n'aurait pas fait aujourd'hui.

C’était donc son but, elle me voulait. La salope, quelle conne pour croire que je me laisserai faire aussi simplement. Lui lançant un regard hautain alors qu’un sourire amusé se dessina sur mes lèvres, je la jugeais de haut alors que mon corps entier se ressourçait dans mon bijou brillant de mille feux. Faisant craquer mes doigts dans un bruit sourd, j’attrapais sa table où se trouvait ses papiers pour la balancer un peu plus loin, faisant voler sa paperasse sans plus attendre. Elle m’avait cherché, j’allais lui montrer comment les adultes jouaient. A dernière nouvelle, n’étais-je pas la plus vieille d’entre nous ? Qu’elle paye.

- Fort plaisant tout cela, mais fort dangereux également, si c’est du plaisir que tu cherches, laisse moi t’en donner Akiha.

Ne lui laissant le temps de réagir, je la plaquais contre le mur le plus proche, tirant sur ses bras pour bloquer ses poignets, à deux centimètres de son visage, je frôlais sa peau de mes lèvres. Atroce, je n’avais qu’une envie, lui arracher son mignon petit minois trop amusé pour cette situation devenant chaotique. Mon corps brûlant d’envie de meurtre contre le sien, ce fut à mon tour de lui susurrer quelque mot d’un ton suave ;

- A ton avis Akiha ~ Si tu oserais faire quelque chose contre moi, qui de nous deux Ayame croira-t-elle ? Sa maîtresse ayant attouché à ce qui était sien, ou plutôt sa pauvre petite Yume-Chan, pleurant dans ses bras de s’être faite violer par la méchante Akiha-Chan ? ~

Qu’avais-je en tête ? De ne pas couler seule. Si elle me cherchait, j’allais accepter ses faits, tournant la suite à ma guise, criant au scandale quand on me demandera ce qu’il m’est arrivé. Je n’avais peur de passer pour une pauvre chose faible, je l’avais déjà été, j’avais déjà été humiliée. Je n’avais pas peur. Jamais Ayame ne me tuera, mais qu’en était-il d’Akiha ? Je ne croyais pas en cet amour, c’était … impossible. Tout comme l’existence de ce gosse.

- A force de jouer avec le feu, on s’y brûle Akiha ~ Je peux comprendre que tu sois en manque, mais retiens tes pulsions veux-tu ? Ne pas avoir Ayame pour te distraire doit être difficile pour ta frustration sexuelle, mais tout de même, je te connaissais bien plus civilisée que cela, Akiha ~

Était-ce moi, où je parlais vraiment comme Ayame ? Dieu, plus j’approchais de la perversité, plus je lui ressemblais. Arg, j’en ai des frissons.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Mer 5 Juin - 21:48

Il faudrait radicalement revoir l'éducation de cette fille sans manières. En plus de l'inviter chez moi, je lui donnais à manger sans lui imposer une tache trop complexe à effectuer, tache qu'elle eut demandé elle-même. C'était horripilant de la voir aussi irrespectueuse envers ma personne, surtout que je contrôlais ma colère de sorte à ne pas la tuer là sur place, j'eus même la gentillesse de lui rendre sa boucle d'oreille. Boucle que j'aurais pu garder en otage et soumettre cette irrespectueuse garce à mes envies et vouloirs. Qu'attendrais-je d'elle à ce stade là ? Rien de particulier, je ne voulais que m'amuser. Pourtant mes plans se firent mettre à rude épreuve quand la brute de service fit voler ma table au loin, faisant un désordre monstre dans mon appartement si bien rangé d'habitude. Ma main dérapa d'ailleurs sur la fiche que je remplissais avant que tout ne s'envole, au point de me faire pousser un cri outré avant que je ne me tourne vivement vers sa silhouette prétentieuse. Espèce de gamine irréfléchie !

- Fort plaisant tout cela, mais fort dangereux également, si c’est du plaisir que tu cherches, laisse moi t’en donner Akiha. 

Pardon ? Du plaisir avec cette brute de bas étage ? La bonne blague, comme si je n'avais que ça à faire. Elle, elle ne me servait que d'intermédiaire afin que je puisse atteindre Ayame-Sama après ce qu'elle m'eut fait. Que m'a-t-elle fait au juste pour que je supporte son chiot mal élevé ? C'était une longue histoire, histoire qui valait le coup de se faire plaquer contre un mur par cette indécente garce qui me menaçait de tout et n'importe quoi sous une montée d'adrénaline. Et moi dans tout ça ? Je restais neutre, toujours une expression platonique sur le visage, sans lui laisser le plaisir d'une quelconque peur imaginaire ou colère pouvant l'exciter d’avantage dans ses fabulations. Je pouvais sentir son corps collé au mien, son souffle caressant mon visage dans une expression trop venimeuse et sûre d'elle. Amusant ~ « Arrête de jouer ! Ça tourne à du n'importe quoi là ! » Mon ombre au contraire, ne s'amusait guère de la situation, pestant contre ce manque de respect venant de cette impolie.

- A ton avis Akiha ~ Si tu oserais faire quelque chose contre moi, qui de nous deux Ayame croira-t-elle ? Sa maîtresse ayant attouché à ce qui était sien, ou plutôt sa pauvre petite Yume-Chan, pleurant dans ses bras de s’être faite violer par la méchante Akiha-Chan ? ~

Perfide. Elle l'était et pas qu'un peu. Jouant sa victime de toujours pour arriver à ses fins, c'était tellement pitoyable ~ Mais en même temps, croyait-elle vraiment que j'allais la violer ou quoi que ce soit de tel ? Je n'étais pas aussi vicieuse. Si, je l'étais mais je savais qu'Ayame-Sama ne l’accepterait pas, et peu importe la force avec laquelle je voulais me venger, je n'irais pas aussi loin. Sauf que cette garce devant moi qui me chauffait et voulait par la suite se faire passer comme innocente, croyait que j'étais assez folle pour défier l'autorité de Dead Master au point du non retour. Et rien que pour ça, j'avais envie de lui montrer les arcanes de la perversité suprême ~

- A force de jouer avec le feu, on s’y brûle Akiha ~ Je peux comprendre que tu sois en manque, mais retiens tes pulsions veux-tu ? Ne pas avoir Ayame pour te distraire doit être difficile pour ta frustration sexuelle, mais tout de même, je te connaissais bien plus civilisée que cela, Akiha ~

... Et là, j'éclatais de rire, mais genre d'un fou rire ne sachant m'arrêter. Mes pulsions sexuelles ? Ce n'était pas elle qui me plaquait là contre le mur en se collant à moi telle une femelle en chaleur ? Si c'était bien elle. Et elle osait encore prétendre que c'est moi qui étais en manque ? Bonne blague, vraiment, elle était bonne celle-là. Perdant mon sourire après ce constat déconcertant, je soupirais légèrement avant de plonger mon regard dans le sien et m'exprimer d'une voix froide, pas du tout encline à s'amuser.

- Tu as encore tant de choses à apprendre, pauvre petit chaton. Ta réaction est inutile, tu passes pour la perverse en cet instant, vu que je ne t'ai demandé que de l'aide pour les papiers. Aide que tu voulais m'apporter ~

Et là sans crier garde, je tendis mon cou pour briser les derniers centimètres nous séparant. Goûtant à sa saveur, je l'embrassais sans plus de ménagement, profitant de cet instant de surprise pour me libérer de sa poigne m'ayant bloqué dans une position pouvant s'avérer érotique dans un autre contexte. Elle voulait jouer dans le vice, faisons donc ainsi. Non, je plaisante, j'étais tout sauf amusée là en cet instant. La repoussant donc avant qu'elle ne me morde ou quelque chose de tel pouvant venir de son comportement naturellement sauvage, je libérais ma matérialisation -mon ombre- pour qu'elle vienne s'enrouler autour de notre petite perverse de service. Mon miroir ? Non, je n'avais guère envie de me battre contre elle. Je me léchais la lèvre inférieure avant de lui faire face et m'exprimer à nouveau, un regard sombre rivé dans le sien.

- Ne brise pas cette trêve fragile par tes idées démesurées et répare ce que tu viens de faire.

Claquant des doigts, je fis disparaître mon ombre dans les méandres de mon corps. Ignorant Yume toujours en face de moi, je la contournais sans plus attendre pour juger le désordre dans mon salon. Soupirant de lassitude, je pris la table pour la remettre à sa place initiale. « Sale chose ! Tue-la ! » Silence. Je n'avais pas que ça à faire en cet instant. Je préférais de loin laisser croire à Kuroi ce qu'elle avait envie de croire, plutôt que de l'attaquer en lui donnant une bonne raison de crier haut et fort qu'elle était en droit de foutre en l'air l'édifice que je me suis construire dans ces murs. Là, en vue de la situation, c'est elle qui passait pour folle. Mais... Je dois avouer que ses lèvres avaient bon goût ~ Amusant. Très amusant ~

- Penses-tu que ce baiser, engendré par tes actes vulgaires, passera bien dans l'ouïe de certaines personnes ? ~

Ne laissant pas mon sourire paraître sur mon visage, je me penchais pour ramasser le tas de papier éparpillé un peu partout au sol. Furieuse ? Mon ombre l'était, tandis que moi, j'étais plus que satisfaite de la situation. M'attelant à la tache, j'attendis qu'elle vienne s'y mettre aussi. Un baiser innocent n'est-ce pas ? Mais qui pourrait faire beaucoup d'étincelles si il serait décrit de la bonne manière, et pour ça, j'étais maître dans l'art.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Jeu 6 Juin - 16:32

J’étais sûre de ce que je faisais, je savais pertinemment que je risquais de me prendre un mur mais même, il le fallait, il fallait que je me mette dans cette situation compromettante. J’étais trop près de cette femme, tellement près qu’il ne fallait qu’un centimètre de plus en avant pour que je vienne poser mes lèvres sur les siennes, que nous scellions nos corps l’un à l’autre et que … Il en était hors de question. Jamais, au grand jamais je ne ferai cela avec Akiha. Et pourquoi donc ? Parce qu’elle me dégoûtait, elle se croyait pour le centre du monde alors qu’elle n’était rien, elle me jugeait sans me connaître, elle espérait … me détruire. En vain, je la tuerai la première.

- Tu as encore tant de choses à apprendre, pauvre petit chaton. Ta réaction est inutile, tu passes pour la perverse en cet instant, vu que je ne t'ai demandé que de l'aide pour les papiers. Aide que tu voulais m'apporter ~

Elle avait raison, et malgré moi ses mots me poignardèrent sans pitié. Passer pour la perverse, c’était le cas, mon corps emprisonnait le sien, mes mains bloquaient une quelconque échappatoire qu’elle aurait pu trouver … Non. Elle me manipulait, elle, cette salope ne faisait que m’embrouiller pour mieux me prendre par derrière. Je n’étais pas dupe, elle préparait un sale coup, peut être pas jusqu’à vouloir me violer, mais tout de même, cela ne devait pas être loin de cette pensée. Il fallait le dire, tout le monde connaissait Akiha et sa passion pour le corps humain. Un monstre baisant à tout vas, avec qui que ce soit.

Baiser. Rougissant comme pas possible quand ses lèvres se posèrent sur les miennes, j’écarquillais mes yeux sous la surprise. Faisant un pas en arrière avant d’atterrir sur mes fesses quand elle me poussa, je ne savais même plus bouger tellement son coup fut … inattendu. Cette salope ! Fermant ma stupeur pour laisser ma colère se dessiner sur le visage, je grinçais des dents en me relevant, prête à lui mettre mon poing dans le visage. Elle avait osé, j’avais raison depuis le début. Elle ne pensait qu’à ça. Et moi qui avais été encore assez bonne pour lui donner mon aide … J’avais été naïve.

- Ne brise pas cette trêve fragile par tes idées démesurées et répare ce que tu viens de faire.

Qui de nous deux mettait en doute notre entente ?! N’était-ce pas elle et ses gestes déplacés ?! Oui j’avais commencé ce jeu dans l’infirmerie, oui j’en étais en partie responsable, mais n’était-ce pas elle qui venait de faire de ce simple jeu, un fait réel et irrationnel ?! Pour qui, pour qui se prenait-elle bon sang ?! Fou de rage, je sentais mes oreilles siffler alors que mes joues toujours pivoines ne voulaient perdre de leur couleur. Penser … Penser ne serait-ce qu’à ce qu’elle venait de faire … M’embrasser, toucher mes lèvres, fermer ses yeux en accordant trop de passion dans cet instant si court. La tuer, j’allais lui arracher sa tête de pétasse blonde.

- Penses-tu que ce baiser, engendré par tes actes vulgaires, passera bien dans l'ouïe de certaines personnes ? ~

Pardon ?! Serait-ce des menaces que j’entendais à présent ? Et genre quoi, elle irait le dire à qui d’abord ?! Kaïla ? Haha, laissez moi rire … Ou pas. Et ce ou pas se concrétisa quand j’y réfléchis à deux fois. Kurayami et sa jalousie légendaire, digne de ma personne dirais-je. Et bien même, croirait-elle seulement Akiha si je le dénie ? Bien évidemment que non. Mais tout de même, elle n’avait pas faux, nous étions toutes les deux dans un cul de sac. Aussi bien vis-à-vis d’Ayame que de Kaïla. Serrant les poings encore plus -si cela était possible-, je regardais sa personne m’ignorer royalement pour faire son ménage. Me mordant presque les lèvres à sang, je réagis. Et ce, de la meilleure des manières possibles.

Me dirigeant vers elle pour venir lui répondre à ses attaques verbales par mes mains, je me maudis une fois de plus. Posant ma main sur sa robe fine, je glissais sur celle-ci en lui arrachant ce vêtement. Donnant encore plus de ridicule à la situation, il fallut bien entendu que je me fasse un croche-pied à moi-même et que je bascule en avant, m’attrapant à la seule chose présente, Akiha. Emportant dans ma chute sa personne tout en baissant maladroitement mais ce, légèrement, son sous-vêtement. Dieu, suis-je bonne à être enfermé dans un couvant ?!

Rouvrant les yeux une fois au sol, je levais les yeux vers elle avant de … de faillir saigner du nez comme une pauvre petite adolescente découvreuse du corps humain. Devant moi, étendue sur le sol, Akiha, un visage fin délicat, une expression que je ne connaissais pas d’elle, ma main sur sa poitrine, mon genou contre son intimité battant de surprise sans doute et ses vêtements. Ce qu’il en restait du moins, sa robe à moitié déchirée, son bas à moitié disparu … Qu’avais-je encore fait ?!

- Akiha …

NON ! Sentant planer sur mon corps une aura monstrueuse en moins de deux secondes, je tournais la tête vers la porte entrouverte. Voyant la pire personne que j’aurais aimé rencontrer dans cette situation, je blanchis. Terriblement. Entrouvrant la bouche pour articuler je ne sais quoi, rien ne sortit quand je vis l’expression de la directrice. Pourquoi ?! Non mais que faisait-elle là ?! A se demander pourquoi j’étais en colère, pour m’être faite surprendre par Ayame, ou plutôt pour cette position des plus dérangeantes. Me redressant en retirant mes mains d’Akiha, mon corps tout entier d’ailleurs, je tendis une main instinctivement à la blonde pour qu’elle se relève, prenant même le temps -trois secondes- de lui créer de nouveaux habits grâce à ma matérialisation. Nous étions … dans la merde.

- Trouvons-la.

N’attendant pas de réponse de sa part, nous passâmes la porte ensemble, activant ma robe de combat, je m’élançais déjà à sa poursuite, contre toute attente non seule, mais en compagnie d’un morceau ténébreux.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Jeu 6 Juin - 17:28

Je ne sais pas si c'était mes menaces qui la rendirent aussi désespérée ou si c'était un autre tour inventé par sa petite tête d'inculte, mais le résultat était -bien évidement- horrifiant. C'était terrible de me dire que j'ai tourné le dos à cette fille sans plus de ménagement, tandis que mon ombre me hurlait de faire attention. Quand ai-je perdu mon sens de survie au point de ne pas faire attention à ma pire ennemie ? Non, elle n'était pas la pire personne qui se mettait en travers de mon chemin, la pire c'était Sousei, et Yume n'était rien à coté de la bestialité de la professeure de latin. Le latin, quelle débilité de donner cours d'une langue morte. Non, définitivement, Yume n'arrivait pas à la cheville de Sousei question haine que je ressentais envers ces deux personnes, même en comportement animal, la jeune femme dans mes appartements était plus civilisée... De peu... Et ça, je le découvris soudainement après qu'elle se décida à répondre à mes menaces de la pire des manières qu'elle put trouver. Ou pas en fait.

Sentant mon corps basculer en arrière, je fis à nouveau tomber les papiers dans un juron inaudible. Prête déjà à riposter, c'est en sentant les bretelles de ma robe tomber que je fus bloquée par la surprise quand mon corps chuta au sol et se fit écraser par celui de Yume. N'en croyant pas mes yeux, je la fixais un court instant avant de... Je mouille. Ca y est. Non pas par la vue de son visage rouge, mais par ses mains et sa jambe et... Oh mon dieu, si proche. Je me retrouvais donc au sol, avec une Yume perverse qui me pelotait sans moindre gêne tandis que mon corps était mis en évidence sous mes vêtements déchirés. Alala, tant de brutalité, et cette pose dominante. Étonnée sur le coup, je rougis sous tant de violence érotique dont fit preuve la femme aux couettes, sans savoir quoi dire, je ne fis qu'entrouvrir légèrement la bouche plus de surprise qu'autre chose. Si je m'attendais ça d'elle... Non, mais pourquoi elle fait ça d'abord ? Elle poussait un peu loin mes limites, dans peu, si elle continue à me regarder de la sorte, si elle continue à être aussi insistante, je ne me retiendrai plus.

- Akiha …

« Ayame. » Quoi ? Tournant ma tête vers la porte, je restais sans voix en apercevant la directrice de Undai dans toute sa splendeur nous regarder d'un... de ce regard qui me rendit mal à l'aise pour la première fois de ma vie. Non, ce n'était pas le fait que quelqu'un m'ait surpris dans une position évocatrice qui me mettait à mal, mais plutôt l'expression du visage d'Ayame-Sama. Écarquillant les yeux en comprenant de suite ce qu'elle devait penser en nous voyant de la sorte -Yume et moi- je devins pâle, toute excitation s'envolant aux quatre coins du monde. C'est avec une certaine appréhension que je vis Ayame faire demi-tour et partir aussi vite qu'elle fut venue, sans laisser la moindre trace de sa présence dans les lieux. Bon sang... « Évidemment qu'elle croit que nous allions coucher avec Yume... Quoi que, moi j'y crois pas heh ». Sérieusement. Notre position, mes vêtements déchirés ne pouvaient qu'affirmer mes craintes. Attrapant la main tendue de Yume par simple automatisme, je ne savais plus quoi faire, laisser Ayame dans ses fausses idées et prétendre que je lui en voulais encore pour l'autre fois, ou alors courir derrière elle pour m'expliquer, telle une enfant prise en faute ? Je n'eus à faire le choix, car Yume le fit pour moi.

- Trouvons-la.

Hochant de la tête inutilement, je me dirigeais d'un même pas vers la porte de sortie, matérialisant déjà ma robe de combat pour aller plus vite. Demandant à mon ombre de suivre Yume pour qu'elle me prévienne quand elle trouvera Dead Master-Sama en premier, je tournais à l'opposée dans le couloir à la recherche de la directrice. Courant limite, non, je courais vraiment, en gardant un « œil » vigilent sur mon ombre, je dévalais les étages en demandant à ceux qui passaient s'ils n'auraient pas vu la directrice. Par chance, je me fis guider par quelques étudiants l'ayant croisée. Traversant donc les couloirs, arrivant dans le parc, je sentais mon souffle devenir chaotique sous un besoin pressant de me justifier. Yume ne l'a toujours pas trouvé, je me devais... Apercevant la fine silhouette d'Ayame-Sama qui traversait le parc au loin, je me mis à courir de plus belle pour finalement la rattraper dans les couloirs du bâtiment principal. Encore loin, je l'interpellais afin qu'elle s'arrête dans sa démarche buttée.

- Ayame-Sama, attendez !

Mais elle n'avait pas l'air de vouloir m'écouter, au contraire j'avais l'impression qu'elle accéléra la cadence pour me semer. Jurant sous la frustration qu'elle fasse la sourde oreille, j’accélérais moi aussi, mais de crainte à ce qu'elle se volatilise d'un coup en se téléportant ailleurs, je décidais de continuer à lui parler, au cas où.

- Écoutez-moi, ce n’est pas ce que vous pensez ! Ayame, bon sang.

Frustrée, je l'étais au plus haut point. Et stressée aussi. Évidemment qu'elle croyait que j'allais coucher avec sa chose, tout laissait penser cela. Que ce soit notre position évocatrice ou encore l'état de mon appartement. Mais jamais je n'aurais commis une telle erreur, Dead Master-Sama devrait le savoir aussi au lieu de sauter hâtivement à des conclusions impossibles. En plus, c'était moi qui était en colère contre elle et là, là je lui courrais derrière comme une pauvre fille ne voulant pas se faire rejeter. Il n'y avait aucune logique à cela, aucune ! Cette fois furieuse, je m'arrêtais dans ma démarche et m'exclamais à haute voix d'un ton plus que colérique.

- Arrêtez de faire l'enfant et soyez raisonnable pour une fois !

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Jeu 6 Juin - 18:00

Après que Yume-Chan soit partie, je suis restée seule. Couchée dans son lit à regarder le plafond, j’attendis une bonne dizaine de minutes dedans avant de me lever. J’étais certes fatiguée, mais je ne comptais pas rester sans rien faire, surtout ici ~ Gloussant en remettant les couvertures à leurs places, je me dirigeais vers la garde-robe de mon petit cœur, ouvrant celle-ci pour venir fouiner dans les affaires n’étant miennes. Regardant les vêtements s’y trouvant, remarquant surtout qu’il y en avait autant qui n’était pas à mon ange que ceux lui appartenant. Il n’y avait qu’à regarder ce T-shirt, Yume-Chan ne porterait jamais quelque chose d’aussi enfantin. Un T-shirt avec une grenouille dessinée dessus, mais où va le monde ? M’amusant ainsi jusqu’à ce que je tombe sur les sous-vêtements, un sourire pervers se dessina sur mes lèvres alors que je me saisis d’une paire que je connaissais ~

- Ne serait-ce pas celui de cette fameuse fois ? ~

De quoi parlais-je donc ? Maaah, il y a un moment d’ici, où, en rendant visite à ma tendre enfant, j’eus le plaisir de voir le genre de sous-vêtements que portait Kaïla-Chan, vous en rappelez-vous ? ~ Huhu ~ Rangeant ceux-ci en me cherchant une nouvelle distraction, la télévision attira mon attention. M’approchant d’une étagère remplie de jeux, je me décidais de tester ceux-ci. Serait-il possible que ? Allumant le lecteur ainsi que l’écran, je me posais sur le fauteuil, manette en main. A votre avis, combien de fois s’étaient-elles vidées sur ce divan ? ~ Soit, jouons, jouons ~

Huhu, si je m’attendais à cela, voilà donc le genre de jeu auxquels la jeune Kurayami jouait ? Était-ce une aide pour elle de faire cela, tuer des gens virtuellement pour s’entraîner à le faire réellement ? Les jeunes de nos jours étaient bizarres, tellement que je me trouvais étonnée de me plaire dans ce même jeu où le seul but était de fuir à des sortes de zombies et de tuer les autres humains afin de les donner comme appât pour qu’on ne se fasse pas manger soi-même. Je crois y avoir joué une bonne heure, si pas deux, si pas trois même. Assez pour que la pièce devienne sombre et que je me demande où se trouvait Yume-Chan. La harcelant d’appels sans réponse, une humeur moins joyeuse que précédemment, je me lançais un film quelconque avant de m’assoupir devant celui-ci. Assoupir était un grand mot puisqu’en vue du boucan taponnant dehors, je ne pus que dormir une demi-heure. Sortant des appartements de mon chef-d’œuvre, je me retrouvais nez à nez avec une sublime créature déposant des fleurs devant la porte de Yume-Chan. Surprise, sans doute pas autant qu’elle, un sourire mesquin se dessina sur mes lèvres quand j’agrippais sa manche pour la traîner à l’intérieur. Fermant la porte derrière moi, dos à celle-ci, je gloussais alors que ma pauvre invitée n’avait l’air de se sentir à l’aise.

- Je … Je ne savais pas qu’il y avait quelqu’un, je vous prie de m’excuser Dead Master-Sama ! Yume-Sama, vous …

Essayant d’articuler je ne sais quoi, elle passa du blanc au rouge pour finir sur une chaise, tremblante de toute part sous mon regard amusé. La laissant parler sans l’interrompre lorsqu’elle m’expliqua la raison de son geste -sans vraiment m’y intéresser-, je me plus à l’entendre gémir de honte lorsqu’elle déclara sa flamme pour mon enfant. Serait-ce une manière de demander la main de ma fille ? Huhu, pauvre petite chose innocente ~ Croyait-elle seulement qu’avec son physique elle pouvait faire fondre mon iceberg ambulant ? Il fallait bien plus que cela pour, il fallait avoir quelque chose de spécial, oui … ou non, il n’y avait qu’à regarder Kaïla-Chan ~ D’un commun, mortel ~

- Je vous demande à vous, Dead Master-Sama, croyez-vous que j’ai une chance pour que Yume-Sama sorte avec moi ?

Haw ? ~ Aurais-je dû peut être dire autre chose que « Même pas en rêve ~ », pour qu’elle ne sorte pas d’ici en hurlant de tristesse ? Maaah, après tout ce n’était pas tous les jours que je me retrouvais dans cette position, où une personne tierce me demande la main de ma tendre chérie. De plus, n’avais-je pas déjà vécu cela avec la pire des Undai’ens ? Kaïla-Chan m’avait déjà fait sa demande, je ne pouvais accepter l’une d’une autre personne n’est-ce pas ? Et bien même, autant que ma chérie finisse avec elle qu’avec une autre dégénérée dont je n’avais un contrôle absolu ~

En parlant de cela, ne devrais-je pas recontacter Kurayami-Chan ? ~ Huhu, devrais-je lui demander un rendez-vous pour que je m’amuse un peu avec elle ? Maaah, ne serait-ce pas magnifique de la voir se dandiner devant moi ? ~ Il fallait que je trouve une idée avant de la faire venir, que pourrai-je donc bien lui demander de me faire ? ~ Aussi étrange que cela puisse l’être, je me voyais bien l’enfermer dans une cage en verre, nue, en lui demandant de danser pour moi ~ Le fera-t-elle ? Bien entendu que non ~ Appelons, appelons ~

Composant le numéro de Kaïla-Chan, je fus surprise de tomber sur Yume-Chan à la place, étonnée de l’entendre, je fis cependant semblant de rien, la harcelant de questions tant que je l’avais au bout du fil. Lui demandant maintes fois où sa petite personne se trouvait, je fus étonnées, contrariée par ses dires au point qu’en raccrochant, je me mis à bouder plus qu’autre chose. Comment cela … Elle se trouvait avec Akiha-Chan ~ Que de méchantes femmes, jouer ensemble alors qu’elles m’ignorent toutes les deux. Je suis vexée, tellement que je décidais de me détendre dans un bain avant d’aller chercher ce qui était mien entre les mains de la vilaine scientifique ayant détruit ma robe ~

Une fois détendue et habillée d’une magnifique robe sombre, je me dirigeais vers l’extérieur, suivant le flux d’énergie de Yume-Chan grâce à mon cristal, traçant mon chemin jusqu’à l’endroit où elle se trouvait. Surprise de découvrir que plus j’avançais, plus je me dirigeais vers les appartements d’Akiha-Chan, je restais muette en arrivant devant sa porte fermée. Puis-je savoir ce que Yume-Chan faisait avec Akiha-Chan ? ~ Entrouvrant la porte me faisant face en espérant silencieusement ne pas croiser Akiha -ce qui était fort impossible-, je m’arrêtais net devant la scène se dessinant sous mes yeux. Nulle expression ne se dessina sur mes traits, alors que mes yeux se rivèrent sur deux corps dans une position compromettante. Les fusillant du regard en laissant planer mon humeur dans l’air, c’est avec dégoût qu’une fine larme coula de mes yeux. Comment … Je ne voulais le savoir. Faisant claquer mes talons en leur faisant dos, je partis sans demander mon reste, laissant tout comme telle, perdant joie, ne laissant qu’une douleur vive résonner dans ma poitrine. Je ne me posais même plus de questions, je ne pensais plus à rien, seule cette image hantait mon esprit. Me dirigeant vers l’extérieur sans plus tarder, je passais devant les chambre, refroidissant l’atmosphère sous chacun de mes pas. Le premier qui me croisera mourra, non pas de ma main mais sous le poids de ma mauvaise humeur.

Décidant tout de même de ne pas tuer les pauvres étudiants que je croisais en sortant du bâtiment, je traversais le parc sans un mot, froide comme jamais. Je crus même en voir sursauter et se tortiller de peur en croisant mon regard vert forêt, brillant presque dans l’obscurité. Avançant sans arrêt, cette seule image en tête, je sentais une chose désagréable me courir derrière. Ne prêtant ni attention à sa personne et encore moins à ses demandes des plus dérangeantes, j’accélérais le pas tout en empruntant la porte du bâtiment principal, cherchant peut être refuge dans mon bureau ou je ne sais où. Je ne comptais retourner chez Yume, encore moins chez moi, seul mon bureau me permettait un peu de repos, mon labo était un chantier dans lequel je n’aurais trouvé de place pour me détendre convenablement et réfléchir. Prenant un virage à gauche, je m’arrêtais cependant sous la dernière réplique de ma traîtresse d’amante.

- Arrêtez de faire l'enfant et soyez raisonnable pour une fois !

Se moquerait-elle de moi ?! Ne daignant tout de même pas me retourner pour montrer un visage outré, je me figeais en serrant les poings. Oser me prendre Yume-Chan de la sorte ! Non, ce n’était pas cela qui me rendait le plus en colère, non, c’était de les avoir surprises ainsi. A se demander à qui j’en voulais le plus, au deux sans doute. Mon amante pour s’être retrouvée si intimement avec Yume-Chan et Yume-Chan pour m’avoir menti sur son emplacement. Était-elle chez Akiha quand je l’eus appelée ? N’était-ce pas le bruit d’une douche que j’entendais en arrière plan, n’était-ce pas sous un quelconque dire de Ketsuki qu’elle m’eut raccroché si violemment au nez ? Je ne le savais guère, mais la colère se décida enfin à faire battre mon corps avec brutalité. Grinçant des dents en fermant les yeux, je dessinais un air hautin sur le visage en reprenant ma marche, me dirigeant à grands pas vers mon bureau, je fermais celui-ci à ma suite avant de m’asseoir sur ma chaise, perdue dans l’obscurité de l’endroit. Allumer les lumières ? Pour que faire, ma mélancolie ne pouvait que se plaire dans les ténèbres.

M’attendant bien à ce qu’elle arrive d’ici peu, je ne fus guère étonnée en la voyant. Croisant les jambes, les coudes adossés à la table de mon bureau, je la fusillais de toute part. Mon sourire habituel n’arrivait à se frayer une chemin jusqu’à mes lèvres, je tirais la gueule plus qu’autre chose. Entrouvrant ma bouche pour jeter mon venin sur Akiha, je laissais ma voix glaciale et violente se heurter à l’ouïe de ma chère scientifique.

- Et croire que moi-même, je me suis plu à te rester fidèle, c’est donc ainsi que tu t’amuses. Je ne veux guère des explications et encore moins une excuse que tu ne formuleras sans doute pas. Nous n’avons rien à nous dire, Ketsuki-San.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Jeu 6 Juin - 19:54

Je n'allais pas la suivre toute la nuit non plus. Je n'avais pas à me justifier ou lui demander pardon d'une chose qui était construite par son imagination. Certes, Yume et moi l'avions bien aidée pour qu'elle se crée un film de ce ressort, mais aller jusqu'à dire que nous avions couché ensemble, c'était ridicule. Même moi, digne femme aimant tout corps humain qui me tombait sous les yeux, je trouvais stupide de coucher avec Kuroi. Et j'étais persuadée qu'Ayame-Sama s'en rendait compte aussi, quelque part au fond de sa tête de buttée. Franchement, je n'arrivais à comprendre cette manie humaine de trouver des problèmes partout et tout le temps, comme si l'existence d'un homme n'était pas suffisamment douloureuse, il se crée encore et encore des prétextes pour rendre sa vie encore plus pitoyablement difficile à supporter. Et là, je me retrouvais dans un cas de figure qui se rapprochait de cette manie, sauf que je n'en étais pas la créatrice. « Essayes encore de t'en persuader, peut-être que ça marchera, heh » Certainement pas avec une stupide voix qui me criait haut et fort dans la tête que si nous étions là, à courir derrière la directrice, c'était car mon plan de la rendre jalouse par vengeance n'a pas marché comme je l'aurais voulu, tellement pas que je ne pouvais que me maudire d'avoir laissé une telle situation arriver sous les yeux d'Ayame-Sama. Pouvais-je me sentir honorée de ne pas être morte à l'instant même où ses yeux verts se heurtèrent à la vison de nos deux corps l'un sur l'autre ? Non, j'étais au-dessus de ça. Tellement que je ne craignais guère la colère de Dead Master-Sama. Enfin, je l'aurais sans doute craint si elle était légitime et si je n'aurais aucune explication à fournir, mais j'en avais une, et même si je ne comptais pas la lui donner, je n'étais pas plus fautive pour cette raison.

Je soupirais lourdement en voyant la silhouette de la directrice -joliment habillée en y passant- s'arrêter finalement pour m'écouter. Enfin, elle allait finalement m'écouter et ne pas se terrer dans ses idées diffamatoires. Oui, c'est ce que je crus dans sa posture, je savais qu'elle était en colère, je croyais même qu'elle se retournerait pour en découdre, mais non... Elle ne le fit pas, au contraire elle me planta là au milieu du couloir sans m'adresser ne serait-ce qu'un regard. Ca y est, elle m'énerve. Entamant ma marche, mais cette fois-ci à un pas normal, je m'arrêtais devant la porte qu'elle eut empruntée quelques secondes plus tôt. Soupirant lourdement en me préparant à la confrontation avec cette femme qui changeait d'humeur comme cela lui semblait favorable, je déposais ma main sur la clenche avant de m'arrêter dans ma démarche.

- Akiha, reviens.

Attendant que mon ombre reprenne sa place dans mon corps, j'ouvris finalement la porte, entièrement prête à affronter les yeux perçant de mon amante. Quelle femme... Rentrant donc dans son bureau, je ne perdis pas de temps pour afficher un visage fermé, sans moindre émotion quelconque pouvant s'y dessiner. Restant ainsi postée droite comme un « i » dans son bureau plus que sombre, j'avais tout le loisir -ou l'horreur- d'être sous le feu de son regard meurtrier. Mais je ne flanchais pas, laissant sa voix glaciale me transpercer avec ses inepties.

- Et croire que moi-même, je me suis plu à te rester fidèle, c’est donc ainsi que tu t’amuses. Je ne veux guère des explications et encore moins une excuse que tu ne formuleras sans doute pas. Nous n’avons rien à nous dire, Ketsuki-San.

Je perdis rapidement mon masque de neutralité après ses paroles, fronçant les sourcils dans une marque évidente de protestation, j'ouvris la bouche pour mieux la refermer par la suite. C'est comme ça que je m'amuse donc... Fidèle ? La fidélité n'était jamais mon point fort, mais j'ai tenu ayant atteint un être qui me satisfaisait amplement dans tous les domaines, et là, elle me jetait à la figure toutes ces paroles comme si j'étais la seule fautive de cette situation. Là, je ne pouvais le faire passer. Défiant son regard sans moindre peur ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs, je m'approchais de son bureau sans perdre le contact visuel. Si elle croyait m'intimider, c'était raté, de plus je n'avais pas que ça à faire ! Et j'allais le lui dire qu'elle veuille l'entendre ou pas, et ce, d'un ton froid... ou en colère à voir.

- Si, si nous avons beaucoup à nous dire. Non mais vous vous entendez ?! Moi avec Yume ? Vous vous rendez juste compte de l'absurdité de vos fabulations à deux balles ?

Définitivement en colère. Et je n'allais sans doute pas m'arrêter à cela. Autant que ce soit clair, si elle voulait montrer sa facette de gamine gâtée -façon de parler bien sûr- je ne manquerais pas à l'en dissuader. Surtout qu'avec Dead Master-Sama cela allait dans un sens, elle s'énervait, puis quand elle en avait marre, elle changeait de tout en tout, laissant la colère d'autrui en plan. Mais pas cette fois-ci, sur le coup, j'allais bien l'enfoncer pour qu'elle arrête de se jouer de moi de la sorte. Dans quel sens ? Dans le fait que j'allais l'obliger à m'écouter jusqu'au bout et prendre mes paroles en considération. Déposant mes poings serrés sur son bureau en bois, je la fusillais du regard sans flancher, reprenant la parole d'une voix aussi calme que précédemment... pas du tout calme en somme.

- « Je ne vais pas m'excuser, ni me justifier, je n'ai rien à dire vu qu'il ne s'est rien passé. Vous ne voulez croire que ce que vous voulez, vous vous comportez comme un sale gosse pourri gâté. Franchement, vous vous croyez en position de force avec votre humeur exécrable ? Vous êtes énervante, insupportable et vous avez tout faux. » disant cela d'une traite, je laissais une seconde de flottement avant d'ajouter, froidement « Dead Master-Sama. »

Me redressant, toujours aussi calme -furieuse- je la surplombais de mon regard clair, qui ne l'était pas tant que ça. Que pouvais-je ajouter ? Sortir de son bureau était une option à envisager, mais en même temps je n'avais à lui donner ce plaisir de la laisser tranquille, sans lui imposer ma présence pesante afin qu'elle comprenne qu'elle n'avait pas toujours raison. Faisant un geste évasif de la main, disant bien que cette situation me dépassait et que j'en avais marre, je ne bougeais pas d'un poil, la défiant du regard. Pour une fois, elle n'allait pas fuir, car je ne la laisserai pas faire.

- Nous pouvons jouer à ce stupide jeu de qui est plus fort, nous pouvons même nous disputer pendant des mois, cherchant à comment mieux blesser l'autre, mais ça ne nous avancera en rien. Alors arrêtez vos enfantillages et comportez vous en adulte, Ayame.

Soupirant une fois de plus, je m'affaissais dans un des sièges en face de son bureau sans moindre gêne. Devrais-je attendre son invitation pour prendre mes aises ? Je m'en fiche. J'avais trop sur les épaules pour encore la supplier d'être courtoise envers moi. « Ce serait tout de même amusant non ? » Non. Attends, tu es là toi ? Ombre inutile.

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Jeu 6 Juin - 20:46

L’énervement était à son comble, je pouvais sentir mon cœur -oui, j’en ai un- exploser sous la haine envahissant mon être. Me faisant presque mal à la poitrine au point de vouloir gémir de douleur. Mais je n’en fis rien, je restais silencieuse et impassible face aux dires d’Akiha. Je n’avais qu’une envie, lui trancher la gorge et l’épingler tel un trophée sur mon mur. Bien entendu, je ne pouvais le faire, mon esprit me criait d’obéir à mes envies tandis que mon cœur m’empêchait tout mouvement. Je l’aimais, à en perdre la tête, à en souffrir silencieusement.

- Si, si nous avons beaucoup à nous dire. Non mais vous vous entendez ?! Moi avec Yume ? Vous vous rendez juste compte de l'absurdité de vos fabulations à deux balles ?

Justement, cela serait plus que plausible, n’était-ce pas les personnes qui se haïssaient le plus qui finissaient ensemble, partageant cette haine dans une partie de baise torride ? Nous n’étions pas ainsi, nous étions sauvages, amoureuses des facettes de l’humain, intéressées par leurs sentiments, attachées à ces êtres disgracieux, n’attendant que de les voir se détruire par amour. Ne dit-on pas également qu’il n’y a qu’un pas entre la haine et l’amour ? Yume n’était pas un ange, elle était également un monstre. Elle a vécu assez longtemps pour voir le monde évoluer, elle avait assez souffert pour se créer des ténèbres en elle. Jusqu’où sa personne allait-elle aller pour chambouler ce monde à votre avis ? Tellement loin que j’étais persuadée qu’elle serait capable de coucher avec Akiha. Et pourquoi donc cette certitude ? Parce que j’étais la créatrice de cet être, elle me ressemblait, elle était mienne, elle était un miroir de l’une de mes personnalités. Croire que Yume n’était qu’une enfant innocente ? Depuis le début je savais que ce n’était pas le cas. Qui rirait de la mort, qui se plairait dans des pratiques étranges ? N’avait-elle pas été mon amante durant de longues années ? N’avait-elle pas été mon mignon petit chiot obéissant, me laissant son corps et son éducation à toutes mes envies ? Je savais ce que j’avais construit, tout autant comme le détruire. Mais là n’était pas la question, c’était d’Akiha que nous devions parler. De cette femme redoutable toujours fiancée à sa chose détestable, abordant tout de même son cristal sur la bague significative que je lui avais donné. Pourquoi, pourquoi ne pouvais-je tout simplement pas vivre une vie simple ? Parce que j’étais Dead Master.

- Je ne vais pas m'excuser, ni me justifier, je n'ai rien à dire vu qu'il ne s'est rien passé. Vous ne voulez croire que ce que vous voulez, vous vous comportez comme un sale gosse pourri gâté. Franchement, vous vous croyez en position de force avec votre humeur exécrable ? Vous êtes énervante, insupportable et vous avez tout faux. Dead Master-Sama.

Depuis quand osait-elle me tenir tête de la sorte ? Était-ce seulement raisonnable de la laisser parler ainsi ? Cela va de soi que non, que je devais la faire taire mais je ne fis rien. J’étais même contente de savoir que cette chose si intéressante montre ses crocs devant ma personne si hautement placée par rapport à elle. N’était-ce pas justement excitant ? D’avoir une personne capable de vous dire en vous fixant ce qu’elle pensait de vous ? Certes, j’aurais aimé entendre autre chose, mais ne me montrait-elle pas que justement, j’avais sauté sur des conclusions hâtives ? Et bien même, n’était-ce pas normal que j’agisse de la sorte ? Quelle aurait été votre réaction si vous aviez vu les êtres que vous chérissez le plus dans les bras l’une de l’autre ? C’était douloureux, j’aurais encore préféré perdre mes membres.

- Nous pouvons jouer à ce stupide jeu de qui est plus fort, nous pouvons même nous disputer pendant des mois, cherchant à comment mieux blesser l'autre, mais ça ne nous avancera en rien. Alors arrêtez vos enfantillages et comportez vous en adulte, Ayame.

Ne me comportais-je pas justement en adulte en ne réagissant pas à ses dires ? Qui de nous deux était l’enfant à cet instant précis ? Celle qui se persuade de n’être nullement fautive en donnant des explications non pas à ses gestes mais aux miens, ou plutôt celle qui se taisait en écoutant l’autre ? Quoi qu’il en soit cette situation me donnait mal à la tête, mais une fois de plus je ne fis rien, ne faisant que la fixer avec haine. Gardant un silence pesant voler dans l'air, gardant un silence nous emprisonnant dans des regards glacials. Combien de temps sommes-nous restées ainsi à nous fixer ? Deux minutes, trois, ou même dix ? Je ne saurai le dire mais à un moment ou un autre, il fallait y mettre un terme. Autant elle que moi ne tiendrons ce silence indéfiniment, dans le pire des cas cela se finira par un combat et je n’en avais nullement envie, me battre avec elle ? Cela ne servait à rien, sauf à remonter ma satisfaction personnelle et même, je n’étais d’humeur à jouer à des jeux pareils.

Détachant enfin mon regard de sa silhouette, je fermais les yeux en claquant des doigts pour ouvrir la lumière. Éclairant la pièce dans laquelle nous nous trouvions, je bougeais enfin. Me dirigeant vers un meuble quelconque, je fis chauffer de l’eau pour me faire un thé. Servant celui-ci en tenant la tasse entre deux doigts, je reposais mon regard sur Akiha avant de me diriger vers elle et poser une tasse à côté du siège dans lequel elle s’était affalée. Fermant les yeux une fois de plus en soupirant silencieusement, je bus un gorgée avant de déposer ma tasse à côté de la sienne. Le silence toujours insistant, je me mis sur les genoux devant elle. Non je ne m’excusais pas, je n’avais pas à le faire, mais j’essayais d’arranger cette situation. Posant ma tête sur ses genoux tout en posant mes mains sur ceux-ci, je me détendis.

- Le rôle d’enfant est tellement plus facile que celui d’adulte. Et bien même, qui de nous deux se plaît à faire souffrir l’autre ? Autant te demander ce que Yume-Chan faisait chez toi. Je ne veux même pas le savoir … Non, je ne veux rien savoir. Traite moi autant que tu veux, je reste blessée par ce que j’ai vu. Je ne m’excuserai pas de mon comportement, aussi bien pour ce qu’il s’est passé hier qu’aujourd’hui …

Mais tu me manques, et ce tellement que j’en souffre. Passé une journée sans te voir, sans te toucher, sans te regarder, je suis accro. Accro à ta personne au point que je ne veuille plus que toi, Akiha. Mais jamais, je ne lui dirai tout ceci, elle savait mon amour pour elle, mais je ne saurai pas aussi faible pour lui dire que je lui étais dévouée corps et âme et que contrairement à ses pensées, je ne la tuerai pas sur un coup de tête. Soupirant encore et encore sans arrêt, je relevais la tête, laissant un visage calme se dessiner sur mes traits en me redressant, prenant place sur sa personne pour venir encercler son visage de mes mains glaciales. Capturant ses lèvres avec douceur, je redécouvrais cette chose qui m’avait tant manqué, ses lèvres, son corps, son âme, son goût, elle.

- Assez. N’avons-nous donc pas mieux à faire que se chamailler telles des gamines cherchant à égayer leurs journées ?

Passant une main dans ma chevelure sombre, je déposais mes pupilles sur Akiha, traversant son âme, cherchant dans son esprit un quelconque accroche digne de son nom pour qu’un fin sourire naquisse sur mes lèvres. Posant mes mains sur ma robe, je défis la tirette arrière de celle-ci, montrant sans plus attendre les sous-vêtements sexy que je portais. Oserait-elle me faire un râteau ?

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Grizzli & Cactus : Yume voulant Akiha ? Haha ... Hum.   Jeu 6 Juin - 21:35

Ce n'était pas évident, peu importe mon caractère têtu et la sûreté que j'avais dans mes actions, il n'en restait pas moins qu'Ayame-Sama m'impressionnait et même, par moment, me mettait mal à l'aise. Non que j'aie peur d'elle, j'ai déjà vécu des situations pires que celle de se regarder mutuellement avec haine sans rien dire, et ce pendant un long moment. Il n'en était pas moins que j'étais contente de l'obscurité des lieux, ainsi je pouvais me concentrer sur la seule lueur de ses yeux brillants. J'avouais tout de même que l'idée d'échanger mon esprit avec mon alter-ego passa plusieurs fois dans mon être en ce laps de temps où le silence pesait sur mes épaules rendant la tension entre nos deux être encore plus palpitante. Aux yeux tierces, cela ne devait pas être impressionnant du tout, deux personnes qui se fixaient haineusement n'était pas si terrifiant, évidemment le malaise y était, et la pression de nos auras respectives aussi, mais sans plus. Par contre, pour une personne qui aurait dû supporter notre compagnie en cet instant, ce ne serait pas la joie. Mais pourquoi parler de ce que pourrait ressentir quelqu'un, nous avions assez avec nous deux. « Bon, on fait quoi là ? » On reste là, on regarde Ayame-Sama jusqu'à ce qu'elle se décide à briser son mutisme et reconnaisse ses torts, ou du moins jusqu'à ce qu'elle s'exprime autrement qu'avec des inepties. Et sur le coup, je n'allais pas lâcher prise, quitte à rester dans ce bureau jusqu'au petit matin sur ce siège devenant de moins en moins confortable sous le manque de mouvement de mon corps. Il était hors de question que cette dispute continue après tout ce qui s'est passé jusqu'ici, et il était encore plus inadmissible que j'abandonne cette lutte inaudible en laissant croire à Ayame-Sama qu'elle pouvait tout se permettre allant jusqu'à s'inventer des histoires qu'elle retournerait injustement contre autrui. Non, je n'avais que faire de Kuroi, ce qui m'intéressait, ce que je voulais préserver, c'était ma relation –aussi dangereuse et compliquée qu'elle pouvait l'être- avec la directrice de Undai.

Déterminée à ne pas flancher, c'est tout de même avec un certain soulagement que je vis cette femme puissante détacher finalement son regard du mien. Ne disant mot, guettant sa prochaine action ou parole, je la suivis du regard quand elle se leva pour se faire... nous faire du thé. « Nous pouvons dire que nous sommes en bonne voie ~ » Mon alter-ego, toujours fidèle à soi, s'amusait presque de ce malaise entre nos deux personnes. Mais je ne m'en étonnais guère, après tout elle se nourrissait de la haine, de la peur et de la souffrance, et me voir souffrir -ou celle qui me surpassait en tout point- était réjouissant pour cette sombre partie de mon être. Sadomasochiste, moi ? Non, mais si on regarde ça autrement, on pourrait dire que oui en fin de compte. C'est avec un recul palpable que je restais assise à fixer la tasse qu'Ayame eut la gentillesse de me préparer. Pourquoi donc ? Tout simplement par principe de « je ne bouge pas, débrouille-toi autrement pour me faire réagir ». En somme, stupide comme mentalité de ma part. Abandonnant tout de même mon air colérique, je laissais une expression calme se propager sur mes traits. Tellement paisible que je laissais même Dead Master-Sama venir à moi sans protester. Sa tête sur mes genoux, je me retenais fortement de ne pas caresser son magnifique visage.

- Le rôle d’enfant est tellement plus facile que celui d’adulte. Et bien même, qui de nous deux se plaît à faire souffrir l’autre ? Autant te demander ce que Yume-Chan faisait chez toi. Je ne veux même pas le savoir … Non, je ne veux rien savoir. Traite moi autant que tu veux, je reste blessée par ce que j’ai vu. Je ne m’excuserai pas de mon comportement, aussi bien pour ce qu’il s’est passé hier qu’aujourd’hui …

Je ne saurais dire si sa voix était ébranlée par une quelconque émotion, mais moi j'étais complètement sous le charme. Je ne m'attendais guère à ce qu'elle dise aussi clairement ce qu'elle pensait de la situation. Et même qu'elle ne se soit pas excusée, je ne lui en tenais pas rigueur. Après tout, c'était Dead Master, et elle était déjà assez disposée pour m'accorder son pardon. Je n'allais pas chercher plus loin, vu que l'air de rien, j'étais tout autant fautive dans cette histoire. Si je n'aurais pas cherché à me venger, peut-être que nous ne serions pas dans cette situation en cet instant... « Arrête ça, tu n'y es pour rien, Akiha ». Bien évidemment, mon ombre trouvait ma culpabilité soudaine plus qu'ennuyeuse et mes démons intérieurs ne faisaient que lui donner une raison de se moquer de moi, mais sur le coup, voyant le visage serein de ma chère amante tourné vers moi, je ne pouvais résister. Encore moins quand ses lèvres douces vinrent se poser sur les miennes. L'air de rien, ou justement, allons accentuer ce fait, cela m'a manqué. Oui, dans le sens sexuel du terme sachant que j'étais obsédée par la puissance de son corps dans sa plus pure forme, mais aussi dans le sens sentimental. Après ce baiser toute la pression sur mes épaules s'envola comme par magie, ne laissant qu'un goût amer derrière son passage, un goût qui devenait sucré sous tant de passion. Ayame-Sama... Je ne pouvais résister à un tel être, encore moins quand la situation entre nous s'arrangeait doucement.

- Assez. N’avons-nous donc pas mieux à faire que se chamailler telles des gamines cherchant à égayer leurs journées ?

C'est moi ou je souris ? « C'est toi, tsss. » Siffle combien tu veux de ta frustration chère ombre, moi je souris, mais évidemment que d'un sourire pervers avec des yeux plus que joyeux de voir le corps de la directrice se découvrir rien que pour mes envies les plus profondes. Plus sérieusement, sa proximité, même si j'étais qu'une pauvre chose en colère, me rendait toute chose, au point que j'oublie presque toute ma colère pour le seul plaisir de la regarder. Moi perverse ? Sans doute, mais je n'avais à m'en cacher. De plus, sous cette forme là, je n'avais plus à en vouloir à Ayame-Sama et même, je devrais m'excuser... Arrête de siffler dans mes oreilles Akiha, c'est bon, je ne m'excuserai pas non plus. Fichue ombre... Détestable, mais en même temps, elle avait raison, mon bon coté se laisserait facilement manipuler par cette entité des plus honorables, ce qui rendrait les choses plus qu'horrible à ma personne, par contre, si je ne fais rien de tout ça, je resterai toujours aussi forte aux yeux de cette femme, et c'est ce qui m'importait le plus. Alors, autant mettre nos différents de coté, et passer au jour nouveau.

- Ayame-Sama, vous êtes l'unique être que je désire.

Je n'attendis pas davantage pour m'emparer de ses lèvres, tandis que mes mains expertes ne tardèrent à détailler et caresser ce corps aux formes parfaites. Après tout, une excuse formulée en parole, ne valait pas la sincérité monstrueuse des actes sexuels. Nous étions des monstres, nous nous voulions, nous n'étions pas du genre à flancher, nous étions nées pour nous blesser, mais que nous soyons ce genre de personne détestable ou non, nous connaissions aussi la joie d'une trêve douce scellée par nos corps nus. Ce qui se passa après que j'eus déshabillé cette femme sous bons soins de mes mains délicates, cela restera sans doute dans ce bureau, mais sachez qu'il n'y avait rien de mieux que le désir charnel pour réconcilier deux monstres vivant pour la puissance.

END

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