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 Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Dim 21 Avr - 23:20

Fuir. Le mot d’ordre du jour, je ne sais pas comment ni pourquoi je me suis retrouvée dans une situation pareille, tout a commencé … Ce matin. Oui, c’était à cause de ce matin ! Me levant comme tous les jours de bonne heure, de mauvaise humeur, je traînais mes pas vers la salle de bain en rechignant sous une nuit détestablement … horrible. Passant sous la douche, je me laissais choir sous l’eau chaude en espérant dégager cette humeur de chien. Allait-ce fonctionner ? Non. Et cela se concrétisa quand je sortis de l’eau, encore plus énervée. La raison de cela ? Une certaine personne, connue sous le nom de Silver Sword, avait eu l’amabilité de vider mes bouteilles de savons sans prendre la peine de les remplacer. Je pouvais simplement en matérialiser me direz-vous, et bien non. Je voulais mon savon au miel, mon shampoing à la fraise et ma crème à la coco ! M… Arg. Me retrouvant donc à présent à quatre pattes dans ma salle de bain, je cherchais dans l’armoire se trouvant en dessous de mon évier une quelconque fiole pouvant m’être utile pour me laver, l’eau coulant toujours, ce fut la porte qui s’ouvrit à présent, laissant mon magnifique postérieur sous un regard pétillant déjà de perversité dans mon dos. Tuer. Me retournant vivement, je lançais la seule chose que j’avais en main … un essuie. Et pourquoi ne l’avais-je pas autour de la taille à la place de l’avoir devant moi comme une cruche ? Parce que.

Furieuse, je retournais sous l’eau après avoir enfermé Kaïla dehors et avoir trouvé ce que je cherchais, me lavant rapidement, je me séchais, m’habillais, partis. Un bisou pour dire au revoir ? Qu’elle crève. En rogne comme jamais, je sautais même mon petit déjeuner pour aller vers l’arène à la recherche d’un défouloir. Laissant ma robe de combat se matérialiser sur mon corps, mon talon calqua sur les dalles avec résonance alors que je sentais mon corps entier se raidir quand je sentis quelque chose dans mon dos. Et que fut cette chose ? Un gars. Haha.

- Ha ?

Non, j’aurais dû peut être dire « MAIS HA ?! TU FOUS QUOI PAUVRE CON ?! ». Bah le pauvre con il venait de me planter comme un gros con. Et pourquoi il venait de me planter sa putain de lame dans les côtés ? Haha. Aucune idée et je n’attendis pas qu’il me réponde pour venir lui attraper la tête et le balancer quelque mètre plus loin. Une réponse, une explication ? Rien, je n’eus le temps que le gars en question tomba sur un groupe de trois mecs et que les trois mecs en question ne viennent me chercher des noises. Donc voilà pourquoi ma journée était pourrie, en résumé, tout ça, c’est à cause de Kaïla Kurayami. Fille qui n’était même pas là. Garce. Arg. Mais bon, revenons à notre histoire, donc le mec qui tombe sur une bande, la bande qui a pas l’air content. Et pas du tout même, puisque l’un des gars s’approcha de moi de son trois cents kilos pour venir me demander … que je m’excuse. Haha ! La bonne blague ! Et que fis-je ? J’ai ignoré. Mais l’homme n’était guère du même avis que moi car quand je voulus partir, je me fis attraper par l’épaule telle une mouche se faisant attraper par l’une de ses pattes. Vous voyez le truc, lui c’est le gosse trop vilain qui veut disséquer l’insecte et moi, bah je suis l’insecte. Tapant d’un mouvement brusque pour qu’il me lâche, je fronçais les sourcils en montrant mon mécontentement avant de blanchir.

- Allez les gars, on va se faire la petite gazelle là ! Black Rock Shooter prise par trois terminales, ca fera le prochain slogan de Undai ! Haha !

Merde. Ouais, mais genre profond, et ce je le compris quand les gars se mirent à courir dans ma direction, prête à les recevoir, je matérialisais déjà mon épée. Vainement, car ces trois cons mirent des bâtons dans mes actions grâces à leurs matérialisation, entre un qui se décuple par dix, l’autre qui change son corps en plomb et sans compter le Sumo, j’étais dans le purin. Évitant les coups tant bien que mal, je me mis à courir vers la sortie, essayant de trouver une solution à ce problème des plus coriaces, traversant le parc poursuivie par les hommes, je pestais contre moi-même en envoyant mes attaques de loin. Pourquoi, pourquoi moi ?! Je n’en sais rien. Me dirigeant vers le bâtiment principal, je longeais les couloirs en balançant les élèves de gauche à droite quand ils gênaient ma route, traçant toujours plus vite, je virais au premier carrefour pour venir me ramasser une porte. Ouvrant celle-ci en laissant la douleur du coup reçu de côté, je la fermais derrière moi, essoufflée comme jamais.

- …

Ha ? Haha … Haha ! Entrouvrant la bouche en voyant que je n’étais pas seule dans la pièce, je ne bougeais pas, regardant la femme me faisant face sans un mot. Sousei. Hum. La détaillant de bas en haut, je me raidis en entendant la voix de mes futurs violeurs si je me faisais prendre. Depuis quand BRS avait-elle peur ? Depuis que ces gars avaient l’air tellement sérieux qu’elle attendrait qu’ils soient séparés pour les tuer un par un. Déglutissant en sentant leur odeur monstrueuse s’approche de moi, nous, je crus mourir. Lâchant la porte, je me posais derrière Sousei. Qu’elle les abatte ! Elle allait le faire ? Haha et puis quoi encore. Compter sur elle valait à demander à Ayame de coucher avec un homme, en terme clair impossible. Gardant mon épée matérialisée en main, je n’étais … pas prête du tout. Dieu … Ces hommes me dégoûtaient … m’effrayaient.

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Dernière édition par Yume Kuroi le Lun 22 Avr - 21:05, édité 1 fois
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Sousei Seiki

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Dim 21 Avr - 23:47

Aucune convocation n'avait été énoncée, aucune personne n'était désirée ou conviée entre ces murs et pourtant, une chose, une petit chose frêle et féminine venait de briser le douillet silence qui avait entraîné mon assoupissement. Une chose bien agitée, puant la peur à plein nez ... Une chose que je reconnus rien que par son odeur humant puissamment le parfum d'Ayame. Que pouvais bien faire cette Kuroi dans mon cabinet ? Je ne me souvenais aucunement l'avoir fait demandé, ni même d'avoir fait quoique ce soit qui nécessitait sa présence à mes côtés. D'ailleurs je me souvenais clairement avoir pris mon petit déjeuner après une longue et douloureuse nuit blanche, avoir demandé à ce qu'on me fiche la paix et après maintes violences, avoir rejoins rapidement cette agréable pièce, spécialement conçu par moi, pour moi. Mais jamais, au grand jamais, je n'avais réclamé une telle compagnie.

J'allais ouvrir la bouche, prête à l'incendier, ne prêtant guère attention à sa filiation royale mais fut retenu par les aboiements de trois individus écœurants et complètement mâles qui s'invitèrent sans scrupule dans ce lieu que je tentais vainement de garder calme et reposant. Trois vermines plus horribles les unes que les autres qui semblaient étrangement effrayer ce qui était selon moi, la meilleure élève de l'Académie. Je ne savais pas si je devais m'étonner ou rire quand elle se glissa dans mon dos comme pour se protéger mais ce qui était sûr, c'est que je n'allais certainement pas ... Puis ma pensée s’interrompit brusquement quand l'une de ses bêtes se donna la peine de nous insulter copieusement avant de m'ordonner - et c'était bien le mot - de "dégager". J'étais ... Comment dire ? A la fois stupéfaite et outrée. N'étais-je donc qu'une vulgaire mouche qu'on chassait d'un mouvement de la main ? Croyaient-ils vraiment que j'allais leur obéir ? Et pour quoi ? Répandre leur semence gluante et pestilentielle sur cette demoiselle qui ne leur avait absolument rien demandé ? Il suffisait de leur arrogance et de leur absurdité !

-Mon dieu, je nage en plein délire ! Me faire insulter ainsi par des porcs moins que rien !? Mais où va le monde ! N'y t-il donc personne de censée dans cette Académie ? Vous pensez pouvoir débarquer, ici, dans mon cabinet et répandre vos émanations de mâles grassouillets comme si de rien n'était !? Je vais tellement vous massacrer, tellement vous défigurer que même avec tout la volonté du monde personne - Et je dis bien personne - ne pourrait vous reconnaître !

Je faisais disparaître l'unique porte de la pièce et matérialisais une paire de ciseaux, celle que l'on utilise en maternelle avec des bouts ronds, histoire de faire durer le plaisir. Et je ne pus que me régaler tour à tour de chacun de leur cri quand la ferraille légère et peu coupante s'acharna à les émasculer, à leur tailler les doigts, à faire bondir leurs yeux de leurs orbites, les laissant se balancer au bout de longs filaments rouges et à les éviscérer aussi lentement que je pouvais le faire. C'est lorsque mon bureau fut couvert de sang que je daignais les laisser pour mort et balançais leur carcasse par l'une des fenêtres qui se brisa bruyamment sous leurs poids excessifs. Puis je me tournais vers celle qui s'était caché dans mes jupons quelques minutes plus tôt et l’attrapais par le col comme on prend un chat par la peau du cou. La porte ré-apparut, s'ouvrant devant nous, et je virais d'un bon coup de pied aux fesses cette demoiselle qui m'avait apportait tant d'ennuis.

-Maintenant tu dégages ! Je vais devoir tout nettoyer ! J'espère que tu es fière de toi, saloperie !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Lun 22 Avr - 21:04

Je ne savais décrire cette peur … Je ne savais pas non plus si c’était à cause de leur apparence ressemblant trop à mon ancien maitre ou encore leur manière vulgaire de dire cela … « me prendre ». Je n’étais plus un objet, je n’étais plus … Si, je l’étais encore. Celui de Dead Master, et uniquement le sien. Grinçant des dents sous mes propres faiblesses, je ne prêtais guère attention à ce que Sousei faisait subir à mes assaillants. Dieu, quelle honte. Black Rock Shooter terrifiée devant trois terminales plus cons les un que les autres. D’habitude, dans ces cas de figures, je n’avais qu’à mes buter, tuer et m’en débarrasser, laisser mes sentiments de côtés et affronter qui que ce soit … alors pourquoi, pourquoi étais-je ainsi aujourd’hui ? Qu’y avait-il de changé de moi pour que je réagisse de la sorte devant autrui ? Kaïla. C’était … c’était de sa faute.

-Mon dieu, je nage en plein délire ! Me faire insulter ainsi par des porcs moins que rien !? Mais où va le monde ! N'y t-il donc personne de censée dans cette Académie ? Vous pensez pouvoir débarquer, ici, dans mon cabinet et répandre vos émanations de mâles grassouillets comme si de rien n'était !? Je vais tellement vous massacrer, tellement vous défigurer que même avec tout la volonté du monde personne - Et je dis bien personne - ne pourrait vous reconnaître !

Levant mes billes bleutés vers la scène désastreuse des corps se pendant par-ci par-là pour se finir en morceaux, je restais silencieuse. J’aurai pu les tuer. Mais je ne l’ai pas fait, je me suis permise d’avoir peur, je me suis permise d’être faible. Serrant mes points en détournant le regard quand les masses humaines traversèrent la fenêtre, je pestais contre moi-même. Des corps arrachés, lacérés, meurtris, sans vie. Si Sousei était connue ici, c’était bien pour sa manière peu délicate de faire les choses. A la place d’user de sa matérialisation, seuls ses coups et son acharnement faisaient trembler ses victimes, il ne fallait que regarder dans quel état les hommes « son sorti » d’ici … Arg. Et moi ?

-Maintenant tu dégages ! Je vais devoir tout nettoyer ! J'espère que tu es fière de toi, saloperie !

Me faisant prendre par le col, je me fis jeter en dehors de sa … sa chose. Chose signifiait ici cabinet psychologique ou psychiatrique plutôt ? Qu’importe, je me retrouvais à présent sur le sol, devant une porte close avec une … furie à l’intérieur s’attelant à faire du rangement. Haha. Ha …Ha. Me relevant dans un soupir, je restais deux secondes devant la porte avant de l’ouvrir, retournant dans cet endroit signe d’une boucherie. Carnage, était-elle obligée de faire autant de saletés pour trois choses ? Hum.

Laissant mon air semi apeuré de côté, je renvoyais à la femme se trouvant à mes côtés une expression neutre, dénuée de sentiments, je matérialisais une sorte de loque que je tapais sur le sol. Me pencher pour la faire bouger ? Non. Matérialisation, matérialisation, laissant cette chose vaguer à sa tâche, je me dirigeais vers la fenêtre, passant ma tête par celle-ci pour venir voir ce qu’il en était des corps … Haha … C’était moche. Autant que le troupeau de chèvres l’entourant pour faire des photos, des cris de terreurs et peut être encore des photos. Les Undai’ens ? Haha, pire que des bêtes assoiffées de sang. Oui, voilà, des vautours.

Me tournant à présent vers Sousei, je me penchais devant sa personne en signe de remercîment que je ne formulerai pas de vive voix. Et puis quoi encore, ce n’était pas comme-ci je lui avais demandé -explicitement- de m’aider. Non, elle était là, elle a fait, elle a tué, je ne la sanctionnerai pas en signe de … gratification. Hum. Oui … Soit. Détournant mon regard azuré de sa personne, j’affichais à présent de la lassitude sur mes traits avant de reporter mon regard sur elle, et enfin faire vibrer mes cordes vocales. Que dire ? Bonjour peut être ? Haha. Non.

- T’aurais pu éviter de salir les murs … Hum. Et puis même, il n’était pas nécessaire de les tuer, après tout … C'est pas ici que les détraqués se réunissent ? Hum. Et puis … et puis, tu n’as rien de mieux à faire que de te prélasser dans cet endroit ?

Genre … j’aurai dût m’en tenir à dire merci non ? Et une belle tête en mode autoritaire en prime, et une !

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Mar 23 Avr - 16:42

Saisissant à pleine main ce qu'il restait des parties molles et répugnantes des porcs, je dévisageais à peine l'étudiante qui, insistante, venait de rentrer une nouvelle fois dans mon cabinet. Qu'elle fasse ce qu'elle voulait après tout, tant qu'elle restait discrète et qu'elle ne traînait pas dans mes pattes. Puis, je jetais les morceaux de chairs dégoulinantes par la fenêtre, les rendant à leurs propriétaires et appelais directement les femmes de ménage après avoir saisit le combiné reposant sur mon bureau. Elles arrivèrent rapidement et après un vague mouvement de tête, je leur laissais tout le loisir de remettre en ordre la pièce, alors que Kuroi Yume daignait "enfin" nous faire entendre sa "belle" voix :

- T’aurais pu éviter de salir les murs … Hum. Et puis même, il n’était pas nécessaire de les tuer, après tout … C'est pas ici que les détraqués se réunissent ? Hum. Et puis … et puis, tu n’as rien de mieux à faire que de te prélasser dans cet endroit ?

Un vague soupir s'échappa d'entre mes lèvres quand je me laissa tomber lascivement sur mon douillet fauteuil. Cette enfant avait de graves problèmes d'élocution. Était-elle vraiment obligé de placer des mono-syllabes à chaque fin de phrase ? Ses "Hum" étaient particulièrement agaçants ... Mais soit, puisqu'elle tentait finalement de s'exprimer, il fallait l'encourager ! J'applaudissais donc silencieusement son courage puis me massais brutalement les tempes du bout des doigts, alors que l'unique porte de la pièce disparaissait derrière nos femmes de ménages. Il n'y avait désormais plus aucune chance qu'un vulgaire moucheron ne rentre dans mon antre pour nous offrir ses bourdonnements repoussants et j'allais pouvoir parler à "cœur ouvert" avec cette enfant si choyée par notre directrice. Ma bouche chantonna aussitôt et j'invitais mon interlocutrice à prendre place sur le divan :

-Tu aurais pu éviter de ramener ses choses, ici ... Ils auraient été bien mieux dans le bureau d'Ayame, écorchés vif, battus à sang, noyés dans leur propre bile ~ Mais soit, puisque tu n'as pu trouver refuge qu'en cet humble lieu, je te convie à y rester quelques temps.

Je pouvais vous "jurer" que mon ironie n'était aucunement voulue, ce n'était pas comme si j'avais eu à subir ce traitement quelques jours plus tôt. D'ailleurs, ce n'était naturellement pas pour pouvoir récupérer que notre directrice m'avait si "gentiment" offert une longue semaine d'ennui et d'isolement. Croyait-on vraiment que je m'étais moi-même imposé une telle réclusion ? J'entendais déjà les rumeurs circulant su ma personne, énonçant mon manque de professionnalisme et ma fainéantise. Et Dieu, ce n'était que le début de mon emprisonnement ! J'allais devenir dingue, si je devais ainsi passé mes journées exclue du reste de l'Académie. Seule Akiha, cette chienne blonde, s'était donné la peine de me rendre visite, malgré moi. Et pourquoi ? Pour venir me porter assistance dans mon repos, comme si cela était nécessaire.

-Et bien, petite Yume, qu'advient-il de toi ? Toujours avec ta catin de Kurayami ? Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas vu ... Il faut dire que je n'ai pas été franchement agréable avec elle. Mais, ne l'avait-elle pas mérité ? Quoiqu'il en soit, si tu la vois, dis lui que je serais ravie de partager un "délicieux" moment avec elle ~

Mon entrevue avec cette putain brisée m'avait particulièrement marquée et avec ce que j'avais pu lui mettre, j'étais certaine qu'il était de même pour elle. Je l'avais grandement fessée, longuement humiliée, sachant pertinemment qu'elle était plus fière qu'un coq de basse cour. J'avais été ravie de ma petite matinée. Elle et Hirano, cette pucelle pâle et repoussante, m'avait offert un divertissement d'une qualité exceptionnelle. Je faisais apparaître deux grands verres de jus frais dont je tendis l'un à mon interlocutrice, me remémorant avec joie de ces magnifiques souvenirs, mon verre déjà contre mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Jeu 25 Avr - 19:31

Je restais stoïque devant sa personne, ne comptant ouvrir les lèvres une fois de plus, je fixais un point invisible se trouvant derrière elle. Après tout, que lui dirais-je ? Ce n’est pas comme si Sousei et ma personne nous nous entendions, nous n’avons jamais eues vraiment le plaisir de dialoguer, à dire vrai, les seules moments où je lui ai adressé la parole furent pour ses passages en rang et lorsque son rôle d’enseignante était mis en rigueur. Et encore, d’autant plus que ces moments étaient rares, c’était surtout Ayame qui s’occupait de son cas. Que savais-je de cette femme ? Elle était plus jeune que moi, elle aimait de manière fanatique Ayame … Elle détestait Akiha. Pour quelle raison ? Parce que la chienne de blonde pouvait se plaire à tout caprice envers Dead Master alors que elle … Qu’était-elle pour la directrice ? Une enfant, rien qu’une enfant.

-Tu aurais pu éviter de ramener ses choses, ici ... Ils auraient été bien mieux dans le bureau d'Ayame, écorchés vif, battus à sang, noyés dans leur propre bile ~ Mais soit, puisque tu n'as pu trouver refuge qu'en cet humble lieu, je te convie à y rester quelques temps.

Le bureau d’Ayame. Certes, mais mes pas ne m’avaient dirigés aussi loin, je m’étais arrêtée ici en cherchant refuge, ce n’était que par pur hasard que je me trouvais ici, qu’elle ne s’attende pas non plus à ce que je l’eus fait délibérément. Ce n’est pas comme si je comptais sur elle ou autre chose dans le genre, elle était là, elle m’a aidé, tant mieux. Et bien même … Est-ce qu’Ayame était seulement dans son bureau ? Depuis que Rei Yu est présent … on peut dire que la directrice est redevenue aussi transparente qu’auparavant. Hum … Je n’avais pas à me justifier sur mes actions après tout, j’étais Black Rock Shooter, je faisais ce qu’il me plaisait tant que la directrice m’accordait cela. Jamais … Jamais plus Ayame ne me retirera ma liberté … Pouvais-je seulement moi-même y croire ? Hum. Foutaises.

La regardant poser sa personne sur l’un de ses sièges, je fis de même, prenant place devant elle en croisant les jambes. Vêtue de ma robe de combat, je la dématérialisais pour retrouver mon apparence réelle. Marquant ainsi donc l’espace entre nos deux âges, me présentant comme l’aînée avec difficulté puisque mon apparence ne m’accordait de ressembler plus qu’à une femme de vingt ans à peine. Portant sur mon corps un simple jeans accompagné d’un T-shirt bleuté identique à ma chevelure, une étoile brisée y trônait de sa couleur blanche. Levant la tête, je coinçais mon regard dans ses billes enflammées.

-Et bien, petite Yume, qu'advient-il de toi ? Toujours avec ta catin de Kurayami ? Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas vu ... Il faut dire que je n'ai pas été franchement agréable avec elle. Mais, ne l'avait-elle pas mérité ? Quoiqu'il en soit, si tu la vois, dis lui que je serais ravie de partager un "délicieux" moment avec elle ~

Ne laissant nulle expression tracer son chemin jusqu’à mon visage, je ne daignais réagir à ses paroles. Ma catin ? Haha, oui, très bien, je suis même mariée avec celle-ci, pourquoi donc ? Mariage hein ? Mise en scène par Deady pour que Kiwi lui lâche la grappe. Et sinon, quelqu’un serait-il m’éclairer sur la rencontre Sousei vs Kurayami … qui, bien entendu, je n’étais pas au courant. Calmons-nous. Après tout, Kaïla était assez grande et forte pour s’en sortir elle-même, j’étais certes son professeur, son amie, son amante et tout ce qu’il s’en suit, mais je n’interviendrai jamais dans l’un de ses combats, sauf si sa vie est en danger. Il va de soit que je tiens ce qui m’est précieux en sécurité.

- Ma catin va très bien, je lui remettrai ton bonjour, je suis certaine qu’elle sera ravie d’entendre parler de toi.

Serait-ce de la moquerie qu’on décèlerait dans ma voix ? Haha, peut être, qui sait ! Décroisant les jambes en déposant la tasse tendue plutôt sur la table, je ne comptais boire le thé qu’on m’avait adressé. Boire quelque chose venant de Sousei ? Laissez moi rire, combien parieraient qu’elle y avait mis je ne sais quoi. En terme de confiance, je pouvais dire que j’étais autant méfiante d’elle que d’Akiha … Haha.

- Je reste toujours celle que je suis, puissante, magnifique, sûre de moi et incassable. Et toi donc ? Je crus apprendre qu’un certain événement avec la directrice t’eut retourné l’estomac.

De quoi parlais-je ? D’y il y a un moment d’ici déjà où notre chère Sousei s’est faite « punir » par Ayame. Pour quel motif ? Des conneries bien entendu. D’où tirais-je ces informations ? De la tortionnaire elle-même, entre monstres nous parlons, savez-vous ?

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Ven 26 Avr - 15:45

- Ma catin va très bien, je lui remettrai ton bonjour, je suis certaine qu’elle sera ravie d’entendre parler de toi.

A la bonne heure ! Voilà qui était une bonne nouvelle ! Je pouvais la convoquer, la châtier, la maltraiter et la jeter dans le lac la tête la première, un poids liant ses pieds l'un à l'autre, moi juste la au bord, la regardant se battre contre sa propre impuissance. Je souriais à pleine dents. Quelle idée géniale ! J'allais pouvoir me divertir avec ce pauvre chaton dont le propriétaire même me semblait peu réceptif à ses états.
Je regardais mon interlocutrice poser sa tasse sans même toucher à son contenu et la faisais disparaître d'un claquement de doigts. Mah, mah, il semblerait que mon invitée se montre méfiante à mon égard. Croyait-elle vraiment que j'aurais pris la peine d'empoisonner sa boisson ? Je n'étais pas assez masochiste pour m'en prendre à la protégée de la directrice. Quoique ... Je pouvais l'avouer, cela me démanger follement. Il fallait dire que sa petite gueule d'ange ne demandait qu'à se faire démolir, pâle et lisse qu'elle était.

- Je reste toujours celle que je suis, puissante, magnifique, sûre de moi et incassable. Et toi donc ? Je crus apprendre qu’un certain événement avec la directrice t’eut retourné l’estomac.

Un bruit de vaisselle brisée résonna dans la pièce, alors que mes yeux haineux méprisaient cruellement celle qui venait de me blesser dans ma fierté. N'avais-je pas été suffisamment humiliée ? Fallait-il en plus qu'Ayame narre à chacun ma faiblesse et ma douleur ? Mes élèves étaient-ils au courant ? L'avait-elle même raconter à Akiha ? Jamais, je ne pourrais supporter sa face hilare, ses yeux narquois ... J'étais certaine qu'elle l'avait fait. Ne l'avait-elle pas conté à sa protégée ? Alors à sa femme ...
Je me levais de mon fauteuil et m'approchais de Kuroi, ne me préoccupant guère des morceaux de porcelaine qui s'écrasait sous mes bottines de cuir brun. La rage battant dans mes veines, mes doigts se faufilèrent dans ses longues mèches brunes et ma bouche frôla le lobe de son oreille droite pour y glisser, haineuse :

-Puisque tu sembles au courant, je devrais peut être de couper la langue et te coudre la bouche ~

J'étais hésitante à ce sujet. La directrice m'en voudrait-elle si j'avais le malheur de maltraiter son "enfant" ? N'avait-elle pas d'autres gosses à se préoccuper, d'ailleurs ? Peut être qu'au final, elle se ficherait pas mal de cet animal inutilement provocateur ... Hum, voyons voir ... Je me contenterais de ça.
Bloquant mes crocs autour de sa chair molle et fine, je tournais brutalement la tête, lui arrachant brusquement la moitié de son oreille, la crachant au fond de la salle avant de m'éloigner. Un peu de sang coula, pas assez à mon goût mais je décidais à la laisser tranquille pour le moment puisque la mutiler plus n'aurait servit à rien de plus qu'à attiser la haine de la direction. De toute façon, cette "demoiselle" n'aurait eu aucun problème à re-confectionner ses chairs ou à se défendre. Vu comment la directrice la traitait, il était certaine que cette chose avait de la ressource.

-J'aurais du te crever les tympans. Ainsi jamais plus tu n'aurais pu faire ta commère, chère Kuroi. Quoiqu'il en soit, je tiens à mettre les choses au clair, je préfère nettement être châtiée pour mes erreurs une fois de temps en temps, que d'être comme toi, constamment traînée dans la boue et le sang, esclave et souffre-douleur éternel de notre reine.

L'être que j'avais en face de moi, n'était-il pas le plus pitoyable de l'Académie ? Elle narguait les autres, fière de sa puissance mais elle n'était rien, rien d'autre que la chienne en titre d'Ayame. Mais ne l'enviais-je pas en silence ? N'avais-je pas cette folle envie de demeurer à ses côtés, prisonnière d'une cage dorée, sous la menace constante d'une faux au dessus de ma nuque ? Si et à la fois, non ! Je voulais l'écraser, la soumettre, la prendre devant cette chienne blonde d'Akiha, l'humilier, la traîner nue devant ses élèves et montrer à tous, O, combien mon amour pour elle était destructeur et O, combien son existence devait être mienne ! Un rêve, n'est-ce pas ? Jamais, cela ne pourrait arriver et j'allais périr sans avoir un jour connu la joie de tout dominer, de tout contrôler et de tout anéantir. Je riais tristement et repris la parole, hargneuse :

-Mah, mah, je ne te jugerais pas. Après tout, n'ai-je pas moi-même adoré chaque minute de mon supplice ? Si tu savais à quel point sentir son poing s'agiter en moi ma remué, à quel point la sensation de ses doigts se promenant dans mes viscères m'avait troublé ... A quel point, j'aimerais glisser mes griffes longues en elle pour mieux la déchirer de l'intérieur, lui arrachant un torrent de larmes et de sang ! Et si seulement tu savais ce que je pourrais faire de sa tête une fois coupée ~

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Ven 26 Avr - 22:47

Oups ? Aurais-je été trop loin dans mes dires ? Sans doute en vue du visage de la folle me faisant face, encore un peu et je crus qu’elle allait m’arracher la tête. En mode grosse malade, je n’avais pas mieux sous les yeux. Oui, il y avait pire qu’elle, Alice … Arg, rien qu’y penser me donnait la chair de poule. Soit, concentration sur Sousei … Si on me demandait de la décrire, que dirais-je ? Premièrement physiquement elle était à plaire, de belles formes, un beau visage, une peau claire, des cheveux de feu. Un physique typiquement anglais ? Non, autant nous arrêter à européen. Et sinon, mentalement ? Haha et c’est là que le mot blesse. Sousei était folle, mais dans le genre barbare. Sa place se trouvait tout comme les Undai’ens dans un hôpital psychiatrique, mais elle … dans le genre de bac où l’on fou les tarés, ligotés comme un bout de viande entouré de corde, laissé pour moisir dans le frigo. Hum … Sousei était de la pourriture ? Non, seulement dérangée. Mais pourquoi la trouvais-je « folle » ? Par ses actions, il ne fallait que la voir pour comprendre qu’elle n’était pas normale, en plus d’avoir un air maussade, elle passait de « je m’intéresse à toi » à « tu es de la merde, crève ». Un caractère trop difficile à comprendre …

-Puisque tu sembles au courant, je devrais peut être de couper la langue et te coudre la bouche ~

Pauvre merde desséchée. Grimaçant en la voyant partir avec la moitié de mon oreille, je grinçais des dents tout en portant ma main sur ce qu’il me restait de peau. Folle, voilà pourquoi il faut enfermer cette femme ! Attendez, dans un contexte normal, si vous touchez le point faible de votre ennemi, vous l’avez déjà vu bouffer votre oreille ? Une baffe, un cri, un coup de poing, ok … Mais là. Cannibale. Et dire que c’est la psychologue de l’école, pauvre de nous. Mais en même temps, ne fallait-il pas être détraqué pour faire ce genre de travail ? Après tout, une personne saine d’esprit ne se plairait pas à entendre gindre des abrutis suicidaires ou que sais-je encore, expliquant le poids du monde sur leurs épaules trop lourd pour eux. Arg. Bande de crétins écervelés plus cons les uns que les autres. La reine des connes ? Haha, regardez la rousse.

Rematérialisant mon oreille dans un grimacement visible, j’essayais de reprendre mon visage neutre avant qu’elle ne me juge une fois de plus du regard. Chose faite, seul un air froid se posa sur mes traits. Hum ? Devrais-je rire en lui demandant « encore, encore ! » ? J’avais beau me retrouver à la place de ses patients détraqués, je ne faisais pas partie du lot. Douce croyance futile.

-J'aurais du te crever les tympans. Ainsi jamais plus tu n'aurais pu faire ta commère, chère Kuroi. Quoiqu'il en soit, je tiens à mettre les choses au clair, je préfère nettement être châtiée pour mes erreurs une fois de temps en temps, que d'être comme toi, constamment traînée dans la boue et le sang, esclave et souffre-douleur éternel de notre reine.

Haha, serait-ce des menaces que j’entendais là ? Me crever les tympans hein ? Si cela pouvait plaire à sa personne de se croire au dessus de moi, qu’elle le fasse seulement, mais autant elle que moi, savions nos places. Et elle le décrivait parfaitement, j’étais le chien, l’esclave d’Ayame, mais j’avais moi, une chose qu’elle n’avait pas. Et ce, pour rien au monde je ne le perdrai. Aussi étrange que cela pouvait l’être, je n’avais plus peur de la directrice, je savais ce qu’elle était, je la détestais, je la haïssais … mais je l’aimais. Je l’aimais comme une sauveuse, comme une mère, comme une amie … comme un Dieu peut être, bien que je me refusais de l’admettre. Je ne pouvais accepter que sa personne soit si injuste envers moi, je ne pouvais accepter ce rôle de toutou à sa mémère ne devant se satisfaire que de sa pâtée alors que le maître mangeait son repas si alléchant. Il fut un temps où je pensais ainsi, maintenant ? Maintenant je me sers, je monte, je m’affirme. Ayame … ne pouvait me refuser quoi que ce soit, tant que je restais raisonnable ou alors, que j’eusse des bons mots pour qu’elle accepte. Et Sousei, qu’avait-elle de la directrice ?

-Mah, mah, je ne te jugerais pas. Après tout, n'ai-je pas moi-même adoré chaque minute de mon supplice ? Si tu savais à quel point sentir son poing s'agiter en moi ma remué, à quel point la sensation de ses doigts se promenant dans mes viscères m'avait troublé ... A quel point, j'aimerais glisser mes griffes longues en elle pour mieux la déchirer de l'intérieur, lui arrachant un torrent de larmes et de sang ! Et si seulement tu savais ce que je pourrais faire de sa tête une fois coupée ~

Rien. Que des rêves futiles qu’elle ne saura jamais accomplir, que des envies dépassant le possible. Pauvre chose, qui était le plus à plaindre entre nous deux ? Moi qui me faisais traiter d’esclave, ou elle, dépourvue d’accomplir ses envies ne serait-ce qu’un instant ? Rien qu’y penser pouvait la mettre en danger … Haha. Pauvre tâche méprisable. Croisant les bras en matérialisant un mouchoir, je retirais le peu de sang qui eut coulé le long de mon cou, gardant toujours mes yeux plantés dans ceux de Sousei pour finir sa phrase avec moquerie ;

- Ce que tu en feras ? Tu la mettras sur un autel, profitant de son visage pour laisser tes pulsions libres d’expression. Cela te plairait n’est-ce pas ? Avoir cette femme à tout jamais tienne.

Laissant un rire moqueur traverser mes lèvres, je me posais plus en profondeur dans le sofa. Matérialisant tout de même un bouclier invisible autour de ma personne pour qu’elle ne vienne pas m’arracher un membre, je pouvais enfin jouir de ma sécurité et laisser libre parole à mes pensées. Cette conne était assez pitoyable pour dire aussi ouvertement ses envies devant moi, attendait-elle peut être que je le dise à Ayame ? Voulait-elle encore se faire châtier ? La douleur était peut être son dada, qui sait.

- Impossible, tu n’es qu’une sous-merde. Mais ne t’inquiète pas, il y a pire que toi … Peut être. Et bien même, n’est-ce pas la place d’Akiha que tu envies plus que tout, n’est-ce pas elle qui est la plus proche d’Ayame physiquement ? Haha … tu es pitoyable.

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Sam 27 Avr - 10:24

- Ce que tu en feras ? Tu la mettras sur un autel, profitant de son visage pour laisser tes pulsions libres d’expression. Cela te plairait n’est-ce pas ? Avoir cette femme à tout jamais tienne.

Le tête penchée sur le côté, appuyée sur une de mes mains, je dévisageais la misérable chose qui me faisait face, semblant s'amuser de mes propos. Non, non, que ferais-je d'une tête ? Il me fallait aussi un corps, des mains, des orifices mais par dessus tout ses cordes vocales pour les entendre chantonner, crier et pleurer à chacun de mes gestes. Que j'aimais la voix d'Ayame. Elle était agréable et autoritaire à la fois, représentatif de sa propre personne et quand elle appelait mon nom, chaque syllabe me faisait frissonner de plaisir.
Je me redressais, croisant mes bras sur ma poitrine et prenais un air sévère pour mieux me sermonner. Non, non, Sousei, tu te laisses déjà bien assez aller comme ça depuis quelques temps. Il est temps de te reprendre en main si tu ne veux pas devenir l'une de ses catins sans foi ni loi qui baise et suce les premiers venus.

- Impossible, tu n’es qu’une sous-merde. Mais ne t’inquiète pas, il y a pire que toi … Peut être. Et bien même, n’est-ce pas la place d’Akiha que tu envies plus que tout, n’est-ce pas elle qui est la plus proche d’Ayame physiquement ? Haha … tu es pitoyable.

Les termes "sous-merde" heurtèrent brusquement ma fierté naturelle mais je me contenta de serrer les dents, ne laissant transparaître aucune émotion. C'est lorsque le nom d'Akiha sorti de sa bouche que mes traits fin se crispèrent en une grimace dégoûtée et incontrôlée. Bwark, cette appellation était à vomir. Pouvait-on faire plus laid comme prénom et plus dégoûtante personne qu'Akiha ? Depuis combien de temps avais-eus je à la supporter ? Je ne comptais même plus les mois, les années mais depuis bien trop longtemps déjà elle se traînait dans mes pattes, souillant la moindre parcelle d'air qui venait à s'installer dans mes poumons. Dieu, que n'aurais-je pas donné pour la faire souffrir une nouvelle fois, pour la voir se dandiner d'envie devant moi puis mieux gémir de douleur, une seringue en son sein ? Tellement de choses ... J'en aurais crevé mes yeux ~

-Akiha ? Oh, crois-moi, jeune pousse, je pense lui administrer un nouveau traitement. Celui de la dernière fois n'a semble t-il pas suffit à son écœurante personne.

Oui, il était sûr et certain que si je croisais la route de cette chienne blonde à nouveau, je n'allais pas pouvoir me retenir de l'égorger sans autre forme de procès. Il fallait dire que la voir roucouler ainsi sans vergogne avec la directrice me rendait malade comme un chien. Humph, cette catin ! Mon poing s'abattait violemment sur mon bureau et je plantais mes griffes dans le bois pour mieux le graver de longs sillons tortueux. Dieu, voilà que j'en abîmais mes ongles ...
N'en pouvant décidément plus de rester enfermée, je matérialisais finalement la porte qui avait disparue quelques temps plus tôt et me redressais, mettant négligemment ma veste en cuir pourpre sur mes épaules. Puis m'éloignant de mon bureau, je jetais un coup d’œil à mon interlocutrice et lui lançais, avant de sortir de mon cabinet, précipitamment :

-Si Ayame se demande où je suis : Sousei Seiki a décidé de se tirer quelques temps. Quitte à prendre du repos, elle préfère être loin de cet fosse à purin que constitue ses élèves inutiles et ses professeurs puants.

Je faisais de grands pas, voulant me dépêcher de quitter l'Académie et son île, n'étant pas sûre et certaine de pouvoir vraiment le faire si je traînais la patte. Sortant ainsi de l'Académie, je traversais le grand parc, la ville miniature et ses centres commerciales sous le regard de mes étudiants curieux qui n'avaient plus eu de nouvelles de ma personne depuis quelques jours sans y prêter quelconque attention particulière.
J'arrivais donc rapidement devant le pont menant à l’extérieur et je le traversais en courant quasiment. Ce n'est qu'une fois de l'autre côté que je prenais la peine de prendre une grande bouffée d'air. Dire que quelques temps auparavant j'aurais tout donné pour rester emprisonnée dans cet enfer bruissant, voilà qu'aujourd'hui, je me régalais de l'atmosphère calme et ennuyeux du reste du monde. J'étais là, observant la foule grouillante de Kyoto et faisais un pas un seul avant de me retourner pour jeter un dernier coup d’œil à mon "monde" naturel.

-La directrice pourra très bien se passer de moi quelques temps ...

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Lun 20 Mai - 17:49

Je jouais à un jeu dangereux, en quelque sorte. Parler d’Akiha devant Sousei était comme … tendre une banane à un singe sans lui accorder celle-ci, ne faisant que le narguer inutilement jusqu’à ce qu’il explose et ne vienne vous arracher la peau. Oui, je risquais la peau de soie de mon visage en faisant ce que je faisais. Alors pourquoi ne pas arrêter tout simplement, pourquoi ne pas me pencher et m’excuser d’avoir engagé une conversation n’ayant lieu d’être ? Autant changer de sujet, cela serait plus radicale non ? Non. Tout simplement parce que je n’étais pas comme ça, une fois chose dise, il fallait les assumer, me disait Ayame. Et je le fis, sans moindre gêne alors que je voyais le visage de Sousei se déformer sur ce tendre prénom qu’était celui de ma … belle-mère. Arg, rien que dire ce mot me donnait la chair de poule.

-Akiha ? Oh, crois-moi, jeune pousse, je pense lui administrer un nouveau traitement. Celui de la dernière fois n'a semble t-il pas suffit à son écœurante personne.

Un nouveau traitement ? Affichant un air surpris en vue de ses paroles, je n’étais pas au courant d’une quelconque entrevue récente entre ces deux personnes. Après tout, tant qu’il n’y avait pas eu de casses, pourquoi m’en serais-je soucié ? Peut être parce qu’il était amusant de voir deux sorcières s’arracher le nez crochu. Qui sait. Et bien même … Que s’était-il passé lors de cette entrevue ? S’étaient-elles battues ? Je n’en savais rien et cette simple parcelle d’ignorance à mon égard … me dégoûtait. Je voulais savoir, je voulais savoir ce qu’il s’était passé par simple curiosité ou encore, pour plaire à mon ego demandant à tout savoir sur ce qui se passait à Undai. Je n’étais pas comme Deady, du moins, j’essayais de ne pas l’être, mais à croire qu’en ayant reçu l’éducation d’une fouineuse, on en devient une également. Peut être irais-je tout simplement le demander à Ayame … où à Akiha.

-Si Ayame se demande où je suis : Sousei Seiki a décidé de se tirer quelques temps. Quitte à prendre du repos, elle préfère être loin de cette fosse à purin que constituent ses élèves inutiles et ses professeurs puants.

Me levant en même temps qu’elle, je ne m’attendais pas à ce qu’elle parte aussi simplement. Restant un instant immobile devant la porte que l’enseignante venait d’emprunter, je ne réagis pas directement. Sousei partir ? Qu’elle parte. Non. Si Sousei part, qu’adviendra-t-il de Undai ? Elle n’était pas indispensable à notre survie, et encore moins à la mienne, mais il allait de soit que tant qu’elle était là, elle occupait également Ayame. Et qui dit Ayame tenue par quelqu’un, dit Yume tranquille. En quelque sorte. Soupirant bruyamment, je me décidais finalement de partir à sa recherche, autant la retenir avant que je ne doive traverser Kyoto pour la ramener ici. Traversant donc les couloirs à mon tour, je zigzaguais entre les élèves jusqu’à la hauteur de Sousei, l’attrapant par le bras pour qu’elle n’avance plus, je la lâchais sans plus attendre quand je croisais ses pupilles.

- Ce n’est pas comme si tu étais indispensable ou je ne sais quoi, mais partir de Undai n’apportera que des problèmes à ma personne. Et t’as beau faire ton âme solitaire en mode grosse victime, tu sais tout autant que moi que Deady a besoin de toi. En quelque sorte.

Je savais … plus ou moins ce qu’il se passait entre ces deux là, tout autant que je savais qu’une était trop conne pour comprendre le charabia de l’autre illettrée, mais tout de même. Soupirant en fermant les yeux un instant, je lui désignais un coin tranquille où nous pourrions continuer notre « discussion » tranquillement. Si seulement cela était possible … Espérons, espérons.

- Pourquoi veux-tu partir ?

Si elle partait … Non, elle ne partira pas, seule la mort l’emportera loin de Undai. Parlais-je de Dead Master ? Peut être.

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Jeu 8 Aoû - 22:50

- Ce n’est pas comme si tu étais indispensable ou je ne sais quoi, mais partir de Undai n’apportera que des problèmes à ma personne. Et t’as beau faire ton âme solitaire en mode grosse victime, tu sais tout autant que moi que Deady a besoin de toi. En quelque sorte.

Je dévisageais cette "délicieuse enfant" dont les mots avaient curieusement retenu mon attention.
Un besoin ? Vaguant aussitôt à mes fantasmes, je ne pouvais déjà plus me résoudre à quitter la douce quiétude qu'apportait le souffle âpre d'Undai Gakuen. Les gémissements de souffrance et d'effroi flottèrent jusqu'à mes oreilles tels une berceuse sempiternelle et hypnotisante et l'image de la directrice, sublimée et parfaite se cogna à mon esprit avec une telle fureur qu'un désir se glissa furtivement dans mes veines tel un poison brulant et douloureux sans crier gare. Dieu, qu'essayais-je de faire ? Je devais me trainer à ses pieds toute suite, maintenant. La supplier pour un pardon, une caresse, un geste quel-qu’il soit, aussi bien une gifle qu'une bise tant que son attention - quelques secondes - se posait sur moi pour mieux se détourner.

- Pourquoi veux-tu partir ?

Partir ? Mais qui aurait voulu partir ? C'était si bon de se sentir là, liée à tout jamais à une dame sans égards, aucun et se retrouver écrasée sous une puissance inconcevable. Laisser sa vie s'ébattre au creux de mains tièdes et familières, sans plus avoir a se préoccuper de son avenir, de son existence. Il était si facile, après tout, de laisser à quelqu'un d'autre le loisir de penser et d'agir à notre place, de ne plus avoir à se demander ce qui est bien et ce qui est mal.
Mes rêves ? Ils étaient ceux de Deady Sama. Mon moi tout entier enchaîné à tout jamais à des caprices qui n'étaient pas les miens.
La folie de cette grande dame m'effrayait autant qu'elle me plaisait et c'est uniquement pour cela que je basculais constamment entre désir et fuite. Je la sentais me happer toute entière sans que je ne puisse faire quoique ce soit et un malaise grandissait en moi dès qu'elle sentait l'envie de déferler sur moi, plus puissante qu'une vague en pleine tempête.
Mon corps se crispa de lui-même et je du retenir un frisson quand je cru sentir sa présence à mes côtés. Dieu, je devenais folle. Je la sentais, m'observant alors qu'il n'en était rien et ma voix s'éleva, terrifiée malgré moi, atteignant comme elle le pouvait les oreilles de Kuroi :

-Peux tu me conduire à elle ?

Je ne savais plus guère ou la trouver mais je devais la voir. Il le fallait puisque sans elle, il ne me restait plus rien. Puisque toute ma vie n'avait été qu'une page blanche sur laquelle l'écriture légère d'Ayame s'était inscrite lentement, douloureusement, inexorablement. Je pouvais le sentir, mon existence perdre de sa valeur, de son intérêt jusqu'à devenir aussi insignifiante qu'une goutte d'eau dans un lac. C'était effroyable de n'être plus rien, de n'avoir plus d'attache. J'étais telle le jour de mon départ, désœuvrée et terrifiée à l'idée de ne plus compter pour personne, de sentir le souffle glaciale de la solitude, de la véritable solitude. Je préférais encore finir ma vie à ses pieds que de souffrir encore de ce mal, de cette existence sans but ni amour. Et si, Ô, si cette dame ne voulait plus de moi, je n'avais plus qu'à mourir ou me jeter à ses pieds, la supplier et pleurer. Je n'avais plus que ça ... Non, je n'avais jamais eu que ça !
Je tremblais, j'avais peur et je me recroquevillais sur moi-même en marmonnant, la tête entre mes mains crispées :

-Je ramperais à ses pieds s'il le faut ... Il faut qu'elle me pardonne, il le faut ...

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Jeu 8 Aoû - 23:38

Je ne pouvais pas la comprendre, mais en même temps, si. Après tout, autant moi que Sousei étions dévouées d’une manière étrange à Dead Master. Cette femme surpuissante qui ne flanchait jamais, cet être au-dessus des autres que je vénérais silencieusement en me disant qu’un jour je la tuerai. En vain. Je n’avais pas le pouvoir, je n’avais pas celui-ci. Et pourtant, quelque part au fond de moi, j’essayais de me dire que j’y arriverai, qu’un jour je pourrai tuer ce monstre … qu’un jour, je lui rendrai avec force et terreur toute cette haine qu’elle avait emmagasinée en mon être. Fermant les yeux dans un dernier soupir, je m’étais déjà résolue à trouver une solution au départ de Sousei. Me décidant de partir, nullement utile de rester ici, je me dirigeais vers la porte quand ses mots sonnèrent à mon ouïe.

-Peux tu me conduire à elle ?

Un amour sans foi ni loi. Un sentiment étrange qui nous faisait revenir vers une, et une seule personne. Nous étions des pièces métalliques attirées par un aimant, un aimant géant du nom d’Ayame Eimin. Baissant la tête sous cette demande, je soupirais, une chose de plus à faire aujourd’hui … Autant appeler Deady pour qu’elle se déplace elle-même plutôt que courir après, non ? Non, jamais je ne ferai ça. Quitte à sillonner la terre pour la rejoindre, je braverai tout danger, seule ou accompagnée … J’étais à Ayame. Kaïla. Mon être encore maintenant, était partagé entre ces deux entités, laquelle choisir, laquelle aimer ? Laquelle me conduira vers le bonheur que j’ai tant attendu ?

-Je ramperais à ses pieds s'il le faut ... Il faut qu'elle me pardonne, il le faut ...

Elle ne voulait que son amour. Ouvrant la porte en signe d’acceptation à sa demande, je l’invitais à me suivre sans un mot. Traçant mon chemin vers le bureau directorial, je ne pris attention aux regards ou aux dires des élèves qui me virent en compagnie de Sousei. Je ne traînais pas les pieds, je ne courrais pas non plus bien que l’impatience de l’enseignante était palpable. C’est donc cinq minutes plus tard que nous arrivâmes devant cette porte grandiose, nous séparant de cet être cher qui nous torturait, sans doute à tout jamais. J’hésitais à pousser la porte, je n’avais pas besoin de rentrer, non … Je n’avais pas besoin de la voir. Sousei pouvait se débrouiller à partir de maintenant, oui. Mais non. Ouvrant la porte dans un bruit sourd, je fis un premier pas dans le bureau avant de me glacer sur place quand je remarquais que notre chère directrice était assise à son bureau. Avais-je espéré ne pas la voir ici ? Peut être.

- Yume-Chan a-t-elle oublié qu’il fallait frapper avant d’entrer ? ~

« Non. » Fut ma seule réponse avant de me rapprocher d’elle. Me posant à ses côtés, je ne lui adressais aucun signe de tendresse en m’appropriant son portable et me posant dans un coin de la pièce. Tapie dans l’ombre avec seul l’éclairage de l’écran comme lueur. Pourquoi rester ici ? Tout simplement parce que je le voulais. Je me faisais assez silencieuse et discrète pour qu’on ne me voit pas, assez pour que … pour rien puisque quand Ayame parla, je me décidais de partir avant d’entendre les réponses de Sousei. Cela ne me regardait pas … Que voulais-je finalement ?! Je ne savais pas.

- Puis-je connaître la raison de ta présence ici, Sousei-Chan ? ~

Je partis. Laissant ces deux êtres en tête-à-tête. Où allais-je ? Manger. Le ventre réclamait de la nourriture, ca je le savais. « Sentais » serait plus adapté.

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Ven 9 Aoû - 8:20

Le parfum fort de la pièce emplit rapidement mes narines alors que la porte venait à peine de s'ouvrir. Un parfum de mort puissant et agressif qu'un soupçon de lys avait grande peine à camoufler et qui me glaça effroyablement sur place. L'atmosphère était pesante et le silence si lourd et si intense que je ne pus réprimer un sursaut quand une voix chantonnante le brisa sans pitié. La noirceur de la pièce s'entêtait à camoufler cette exquise personne dont les mots me criblaient de toute part et je plissais les yeux vainement, tentant de la dévisager.

- Yume-Chan a-t-elle oublié qu’il fallait frapper avant d’entrer ? ~

Je fermais la porte et me jetais subitement au sol prête à recevoir une punition quelconque, la tête baissée en signe de soumission. Je faisais tout de travers, n'est-ce pas ? J'étais déjà prête à ressortir pour réparer notre erreur et entrer à nouveau plus convenablement dans ce haut lieu qui me terrifiait par son oppressante atmosphère. Mais à quoi m'aurait servit de déranger une nouvelle fois la directrice ? Je n'allais pas m'amuser à sortir pour re-rentrer, non, non, non ! C'était de sa faute, à cette Kuroi de toute façon ! Elle allait me le payer cette peste qui n'avait aucune manière et qui ... Oh, mais que faisais-je par terre ? N'était-ce pas disgracieux que de se traîner au sol devant son hôte tel un vermisseau dans la vase ? Je devais me relever et sautais donc rapidement sur mes pieds pour mieux saluer poliment cette grande

- Puis-je connaître la raison de ta présence ici, Sousei-Chan ? ~


Je me courbais prestement et me postais devant ce qui semblait être son bureau, cette chose qui se démarquait à peine de la pénombre. Je devinais devant moi ses yeux, brillant curieusement et y plongea les miens, penaude et repentis que j'étais.
Qu'avais-je à lui dire, maintenant que je me retrouvais face à elle ? Devais-je me confondre en excuse ? Cela n'était pas t-il irritant de voir une vulgaire femme pleurnicher sur son sort, après tout ? Devais-je m'asseoir, discuter comme si de rien n'était ? Me jeter à ses pieds pour mieux les lécher ou me punir moi-même de ma présence disgracieuse ?
Je n'en fis rien et c'est, contournant aussitôt le bureau massif que je saisissais délicatement sa main, m’agenouillant devant sa toute puissance pour mieux l'effleurer de mes lèvres. Y appuyant à peine ma joue, je répondais finalement à sa question :

-Quelle bêtise m'apprêtais-je à faire ? L'idée de vous quitter était aussi saugrenue qu'inconcevable. Quelle sotte je fais et combien ma stupidité vous aura t-elle fait souffrir ? Je vous en prie, Deady sama, battez moi si le cœur vous en ai, je vous demande pardon.

Que le diable t'emporte ! La voix de la Discorde s'éleva soudainement. Que faisais-je donc là ? A genoux, en larmes ? Elle se sentait blessée et ennuyée. Pourquoi ?
Et c'est ainsi qu'elle me questionnait : N'avais-je pas toujours été digne et au service de la grande faucheuse ? Pourquoi aujourd'hui étais-je à me morfondre, à demander pardon ? Je ne me souvenais pas avoir une seule fois remis en doute les paroles de la directrice, ni d'avoir jamais voulu aller à l'encontre de ses envies. Qu'avais-je été avant ? Une meurtrière, une tortionnaire sans pitié ! Une chose qui méprisait tout ces vices et ces besoins de volupté ! Alors qu'avais-je fait ces derniers jours ? Pourquoi soudainement avais-je voulu de sa chair et de son être ? J'avais passé des semaines à m’apitoyer sur mon sort sans aucun droit ! Quel gâchis ! Moi qui n'avait dans le cœur que le plaisir de faire souffrir !

Étais-ce une larme qui s'écoulait sur la pâleur de mon visage ? Je la sentais se frayer un chemin alors que Discorde se réveillait enfin, plus brûlante et fiévreuse que l'enfer lui-même. L'envie de carnage et de vice refaisait surface, brisant ses chaînes que le désespoir avait fait naître et je sourirais à pleine dents, songeant à toutes ces pauvres petites choses qui n'attendaient que mon retour pour se briser et se consumer. Mais oui ! Pourquoi aurais-je quitté Undai puisqu'il y avait là tant de joie et d'entrain dans la torture et la souffrance ? Puisqu'il y avait là cette grande dame qui animait mon animosité et ma puissance ?

Mes doigts tremblèrent d'excitation sur cette douce chair qu'ils effleuraient. C'était ça ! Je n'avais eu de cesse à pleurnicher sur mon sort sans me rendre compte que je n'avais jamais été que ça : Discorde, peine, violence et haine ! Je n'avais pas a aimer, à jalouser, à envier. Ayame ne serait jamais mienne et n'avait d'utilité pour moi que pour ma puissance. Oh, putain d'amour ! Celui qui consume et fait perdre l'essentiel de vue ! Je retrouvais enfin la dignité et cette volonté de vivre et de détruire aussi incontrôlable qu'au premier jour. Discorde réclamait sa chair quotidienne et j'allais lui offrir sur un plateau d'argent !

-Je ne devrais guère avoir à faire de votre corps. C'est la Discorde, puissante et excitante qui me fait virbrer ~ Oh mes pauvres élèves ! Eux qui n'ont pas hurler depuis si longtemps ! J'en ai les larmes aux yeux ... Ô, c'est cette idiotie d'amour qui m'aura fait perdre mon temps ! Je n'ai pas à vous aimer, Akiha le fait très bien ! C'est vous vénérer, vous et votre puissance, mon seul devoir, n'est-ce pas ? Alors plus aucune jalousie ne traînera plus jamais dans mes veines puisque je m'en vais faire tomber des têtes comme je l'ai toujours fait !

J'en jubilais presque et l'idée du sang me faisait frémir de plaisir. Discorde était de retour; enfin !

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MessageSujet: Re: Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.   Mar 13 Aoû - 19:20

Une journée comme une autre si je puisse dire, du moins c’est ce que j’avais prévu dès mon réveil. Mais il allait de soit qu’en tant que directrice de Undai, mes journées n’étaient jamais simples. Me levant de bonne heure, en compagnie de ma tendre compagne, je la laissais dormir alors que je bravais seule la température matinale de ce beau pays du soleil levant. Passant ma chambre pour aller dans la salle de bains, je m’octroyais une douche rapide avant de quitter les lieux. N’ayant guère l’intention de déjeuner ici, je partis de mes appartements sans demander mon reste. Aucun au revoir, nul baiser, il était temps pour moi de m’en aller. Me dirigeant rapidement vers le pont, je matérialisais une voiture avant de m’y placer et de m’engager dans les rues désertes de Kyoto. Après tout, peu de gens se plaisaient à sillonner les routes à cinq heures du matin ~ Alors pourquoi le faisais-je ? Là était la raison de mon réveil matinal ~

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec une personnalité importante, une personne participant à mes activités extra-scolaires si l’on pouvait le dire ainsi. Tous deux occupés par notre travail, nous conclûmes que se donner rendez-vous le matin était la meilleure chose à faire. M’arrêtant dans un parking d’un grand hôtel, j’y laissais ma voiture avant de pénétrer les lieux de mon aura écrasante. Prenant place à une table quelconque, j’attirais l’attention du serveur pour qu’il me serve. Ne demandant qu’un café, je n’avais plus qu’à attendre l’arrivée de ma rencontre du jour. Et celle-ci arriva rapidement d’ailleurs, n’ayant eu le temps d’être servie, la jeune personne prit place devant moi, me salua, commanda et parla.

- J’espère ne pas vous avoir fait attendre, Dead Master-Sama. Je suis ravie de vous rencontre, je me nomme Hikari Kotri, je travaille aux ressources humaines de MProject. Votre commande ne peut être reçue sans ces documents, permettez-moi de les compléter en votre compagnie.

Me tendant la masse de paperasses, je m’en saisis pour compléter celle-ci tout en faisant attention aux moindres mots présents sur les feuilles. C’est donc après une bonne demi-heure de lecture et une multitude de réponses que j’imposai mon sceau. Feuilletant encore les feuilles annexes, je finis par les remettre à la personne me faisant face. Finissant mon café en sa compagnie, je me permis de prendre la parole pour d’autres formalités ;

- Selon ce qu’il est dit, n’était-ce pas Mr Graz qui devait me recevoir aujourd’hui ? ~ Aurait-il eu peur de ma personne ? ~

Gloussant légèrement à ma supposition ne concernant en rien le projet, je laissais mon regard perçant détailler la jeune femme. Nulle expression néfaste ne se marqua sur son visage, un semblant d’étonnement avant qu’elle ne me réponde à son tour qu’à présent, elle sera celle qui s’occupera de ma personne vis-à-vis de MProject. Une petite parenthèse, cette compagnie me fournissait en matériaux rares tels que certaines substances radioactives ou … illégales en vente publique ~ Comprenez-vous ? Oui, c’étaient mes receleurs ~

- Je me permets de vous poser également des questions, puis-je savoir en quoi ces substances vous seront utiles ? N’êtes-vous pas directrice d’un établissement ? Il est rare de voir de tels composants atterrir entre les mains … d’une personne telle que vous.

Riant de plus belle, je ne m’offusquais pas à ses dires. Préférant ignorer sa question en me levant, je lui adressais un clin d’œil avant de lui dire dans un murmure « Secrets ~ » et de m’en aller. Il était inutile pour ma personne de séjourner d’autant plus dans cet endroit étant donné que mes chers étudiants m’attendaient ~ Reprenant le volant de ma voiture, je me dirigeais vers Undai sans plus attendre. Une fois la voiture dématérialisée, mes pas me menant à mon bureau, mes mains ouvrant mon sanctuaire, ce fut mon fauteuil qui m’accueillit ainsi que mon travail de bureaucrate. Les yeux plongés dans mon écran, je travaillais. Oui, cela m’arrive, Huhu ~

Assez pour que je ne remarque pas que le temps de midi était déjà passé et que deux personnes vinrent interrompre le calme de mon lieu de travail. Laissant les deux êtres pénétrer ce lieu, je me sentais presque obligée de narguer Yume-Chan par son manque de politesse. Évidemment, j’aurais préféré qu’elle se couche au sol pour se confondre en excuses, mais non, elle n’en fit rien, préférant partir et laisser Sousei se coucher telle une larve sur le marbre de mon bureau. L’aimait-elle à ce point ? ~ Je crus me souvenir qu’il y a peu, ce fut son sang qui eut recouvert l’endroit. Ne daignant bouger en gardant mon sourire amusé sur les lèvres, je laissais sa personne se confondre en excuses. Quelle était déjà la raison ? Je m’en souviendrai bien tôt ou tard ~

-Quelle bêtise m'apprêtais-je à faire ? L'idée de vous quitter était aussi saugrenue qu'inconcevable. Quelle sotte je fais et combien ma stupidité vous aura t-elle fait souffrir ? Je vous en prie, Deady-Sama, battez moi si le cœur vous en ait, je vous demande pardon.

Ne saisissant pas directement le sens de ses dires, je ne réagissais guère. Laissant sa frêle personne se frotter à mes pieds dans ses absurdités, je la jugeais du regard tout en lui laissant ma main comme appât. Quelqu’un m’expliquerait-il pourquoi Sousei-Chan se comportait de la sorte ? Pourquoi voulait-elle partir d’ailleurs … Étais-je seulement au courant d’une telle décision ? Non, pas aux dernières nouvelles ~

-Je ne devrais guère avoir à faire de votre corps. C'est la Discorde, puissante et excitante qui me fait vibrer ~ Oh mes pauvres élèves ! Eux qui n'ont pas hurler depuis si longtemps ! J'en ai les larmes aux yeux ... Ô, c'est cette idiotie d'amour qui m'aura fait perdre mon temps ! Je n'ai pas à vous aimer, Akihda le fait très bien ! C'est vous vénérer, vous et votre puissance, mon seul devoir, n'est-ce pas ? Alors plus aucune jalousie ne traînera plus jamais dans mes veines puisque je m'en vais faire tomber des têtes comme je l'ai toujours fait !

Définitivement, je ne comprenais rien. Gardant mon sourire digne de moi-même sans faillir, je la repoussais légèrement pour me lever et l’aider à faire de même. Faisant le tour de sa personne, je laissais le bout de mes doigts caresser son corps … Akiha lui aurait-elle charcuté l’esprit ? ~ Non pas que cela m’étonnerait … Mais tout de même, Sousei-Chan ne s’est jamais avérée aussi … aussi ainsi. Prenant un air songeur en la détaillant, je finis par renoncer à comprendre ce qui lui passait par la tête. Prenant place à mon bureau, sur mon bureau plus précisément, je croisais les jambes avant de lui dire, de ma voix si mielleuse, si belle, si tendre ;

- Je me vois ravie de te savoir à mes côtés, Sousei-Chan ~ Ta vénération sera toujours récompensée ma chère, je t’accorde Undai comme terrain de jeux, mais je te demanderai de ne pas tuer trop d’élèves ~ Il est faucheux de se retrouver avec plus de secondes que d’autres classes ~ Sur ce, je t’en prie, va donc t’amuser ma belle ~

L’incitais-je à tuer ? Oui et non. Du moins, indirectement … n’est-ce pas ? Mais qu’il en soit ainsi, tant que Discorde était de retour, que demander de plus ~ Qu’elle se plaise, qu’elle s’épanouisse dans ce monde créé pour des personnes comme elle, qu’elle nourrisse mon amusement, qu’elle me montre Ô combien elle mérite d’être à mes côtés ~ Qui sera donc sa prochaine proie ? Huhu ~

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Patient n°3 : Yume Kuroi ? Ou pas.

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