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 Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~

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Dead Master

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MessageSujet: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Ven 5 Avr - 13:49

Neuf heures du matin, une journée qui débute bien. Me levant de mon lit en laissant ma tendre enroulée dans les draps, j’enjambais nos vêtements éparpillés sur le sol. Qu’était-ce donc cette manie de faire de ma chambre un souk ? Il suffisait de poser la question à ma tendre Akiha, qui vous répondrait tout simplement que le bazar présent dans cette pièce était tout naturel quand deux monstres s’aimaient, de plus, n’avions-nous pas des servantes pour ranger cet endroit ? Si, et c’est ce que je vis quand j’ouvris ma porte et que je croisais le regard rouge d’une de mes jumelles. La laissant entrer dans ma chambre alors que je laissais couler mon regard sur sa personne, je lui intimais de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller mon amour. Ce qu’elle fit ? Elle brancha son aspirateur et l’alluma sans plus de modération. Tant pis pour le silence ~

Partant de la chambre avant que mon ange ne vienne à se réveiller et que je me heurte à sa mauvaise humeur, je me dirigeais d’un pas rapide vers la salle de bain. Je laissais cette dernière ouverte en sachant pertinemment qu’Akiha me rejoindrait dans peu. Prenant un bain relaxant en laissant mon corps aux bons soins de cette eau chaude et à la nouvelle arrivante, je me plus dans ce réveil des plus doux. Dieu, saviez-vous que j’adorais les bains ? Non pas pour toutes les choses sexuelles que je pouvais bien faire dedans, mais pour cette satisfaction de sentir son corps flotter avec apaisement dans un lieu calme. Lieu calme qui disparut en voyant une petite tête blanche arriver en trombe. L’aspirateur l’aurait-il réveillé ? Là n’était pas la question. Il ne fallut qu’un regard interrogateur à l’encontre de l’enfant pour que je finisse par lui demander qu’il sorte en vue de son inactivité. Comptait-il nous regarder nous laver, ou encore mieux, voulait-il se joindre à nous ? Plus sérieusement. Non.

Une fois la chose renvoyée et toute envie perverse disparue, je fus la première à sortir de cet endroit, serviette autour de la taille, je laissais mon amante se plaire encore un instant le temps que je me sèche et m’habille. S’habiller a toujours été un dilemme important pour ma personne, me retrouvant en sous-vêtements devant ma garde-robe, je restais songeuse à me demander ce que je pouvais bien porter aujourd’hui. Je ne comptais rejoindre mes fonctions à Undai avant la soirée … Devrais-je porter quelque chose de décontracté pour m’occuper de Rei ? Ah ? Aurais-je oublié de vous dire que j’avais décidé de passer la journée avec mon fils ? Voilà, maintenant vous savez tout ~

Piochant une simple blouse ainsi qu’un jean, je m’habillais tout en gardant un œil discret sur le corps de mon amante que je voyais se pavaner devant moi. Akiha avait cours aujourd’hui, elle ne sera donc pas là pour me voir « m’amuser » avec notre cher petit bout de chou. En parlant de cela ~ Me rapprochant de sa personne encore peu vêtue, j’enroulais mes bras autour de sa taille avant de déposer mes lèvres sur les siennes dans un baiser provocateur. Me reculant en lui montrant bien que je ne lui accorderai plus que cela avec un sourire malicieux, je me laissais perdre dans ma voix mielleuse pour l’informer de mes activités du jour.

- Je resterai avec Rei Yu-Kun aujourd’hui ~ J’en profiterai pour voir comment ses compétences évolues, de plus … J’eus pensé qu’il serait temps de l’amener avec ma personne dans Undai. Je connais ton avis dessus, mais tu sais tout aussi bien que moi, que le garder en captivité ici n’arrangera rien à son comportement infernal depuis votre dernière interaction ~

Dire cela rapidement d’une traite avec toute la franchise du monde ? C’était sans doute le mieux à faire. Au moins, je pouvais voir mon amour me crier dessus une seule fois d’un coup sec plutôt qu’en paroles dispersées en miette. Quelle fut ma réaction en vue de son refus ? Je ne fis rien, j’attendis qu’elle ait fini de parler pour venir poursuivre dans mon argumentation. Il allait de soi que je n’allais pas avoir de réponse positive en ne faisant rien, c’est également pour cela que je lui mettais les faits devant le visage en ce qui concernait « sa dispute » avec notre enfant de la semaine passée. Depuis lors, l’enfant n’avait de cesse de vouloir s’enfuir, essayant tout aussi bien de passer par la fenêtre que par la porte. Je crus même un instant voir que cette pauvre petite chose avait découvert un autre passage par les sous-sols, menant vers l’extérieur. Il fallait agir, et ce maintenant. Non pas que j’avais peur que sa petite personne ne découvre la morgue, mais je me voyais mal devoir expliquer à mes scientifiques que cet enfant n’était pas un sujet à disséquer quand l’un d’eux, le découvrirait. Soupirant silencieusement en n’affirmant plus qu’une seule phrase en vue de l’agacement que procurait cette discussion ;

- Quoi qu’il en soit, je ne faisais que te prévenir mon cœur, j’agirai comme bon me semble également avec cet enfant.

Avais-je été froide en disant cela ? Non, je disais juste qu’il était impossible de me faire changer mes plans. De plus, ne serais-je pas avec lui dans ce petit tour guidé de l’académie ? Si, une raison de plus pour la rassurer que son enfant ne courra guère seul comme un petit chenapan, et que donc, celui-ci ne risquerait rien. Sortant de la chambre pour rejoindre le rez-de-chaussée, la cuisine fut ma nouvelle pièce d’accueil. Faisant couleur le café sous le regard suspicieux de mes servantes, je préparais deux tasses avant de m’en prendre une et la vider d’une traite. Calme, j’allais être calme aujourd’hui ~

- Il est l’heure mon cœur, si tu ne pars pas maintenant, tu manqueras ta première heure de cours ~

Lui tendant une tasse suivie d’un dernier baiser en signe de réconciliation, je laissais sa personne quitter les lieux. Lui adressant un sourire charmeur ainsi qu’un signe de la main, il était temps que j’aille voir mon cher petit chéri. Laissant les servantes vaguer à leurs occupations, je gravis les marches en cristaux de mes escaliers pour me diriger vers la chambre de notre enfant. Sourire aux lèvres, je toquais avant d’entrer -lui inculquer les règles voulaient également dire, le lui montrer nous-mêmes-. Passant la porte pour venir voir mon petit chéri -lavé- aurait-il utilisé la salle de bain pendant que je me disputais avec mon amante ? Je laissais sa petite personne enroulée dans son essuie alors que je préparais des sous-vêtements pour sa personne. Sachant pertinemment qu’il avait l’uniforme de Undai en dessous de son lit, je me penchais pour l’attraper et venir le lui tendre d’un geste maternel. Prenant place sur son lit en croisant les jambes, j’usais de mon charme naturel pour venir ensoleiller cette chambre de mon aura dite « de bonté ». Huhu ~ Je me demanderai toujours qui avait été le crétin pour croire que j’étais une personne gentille, soit, soit, soit ~

- Rei Yu-Kun sais-tu ce que Okasama a prévu de faire aujourd’hui ?

« Okasama ». Encore maintenant je trouvais cela étrange, mais d’un autre côté, je le disais bien plus facilement qu’avant. Aidant mon petit homme à se vêtir, je boutonnais sa chemise avec amusement tout en le laissant enfiler le reste, plaçant moi-même sa petite cravate en vue de son incapacité à le faire, je déposais ma main sur sa tête avant de répondre à la question que je lui avais posée. Pourquoi demander pour y répondre par soi-même ? Tout simplement pour inciter la curiosité d’autrui ~

- Que dirais-tu de visiter l’endroit où Okasama travaille ? ~ Toute l’école et ce qu’il y a autour, nous irons dire bonjour à Akiha-Chan ce midi également, qu’en penses-tu mon chéri ? ~

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Ven 5 Avr - 16:00

C'était le matin, même s'il faisait noir dehors. Je le sais, parce que c'est affiché sur ma nouvelle montre que j'ai reçu d'Okasan. Il était sept heures, et je m'ennuyais. J'aurais pu sortir de ma chambre pour aller regarder la télévision s'il y aurait du bruit à la maison. Mais il n'y en avait pas, et ça voulait donc dire que Okasama et Okasan dormaient encore. Je ne pouvais pas les réveiller parce qu'elles s'énerveraient sur moi et je me ferais encore engueuler méchamment. J'ai déjà dit qu'Akiha-Okasan était méchante ? Pas toujours, mais surtout quand je voulais sortir. D'ailleurs, je ne faisais que ça, essayer de partir de cette maison pour explorer le reste des lieux comme un grand détective. Sauf que je n'y arrivais pas. Il y avait madame copie qui me surveillait tout le temps avec des airs qui faisaient peur ! Ou alors, maman gentille -devenue méchante- me lançait ses regards disant bien que je serai puni si je sortais. Pourtant, je ne me suis pas découragé, parce que j'étais un homme fort comme un détective, alors j'ai continué à chercher une manière de sortir. La fenêtre de ma chambre -lieu où je n'étais pas surveillé- se trouva comme étant la première issue, mais c'était trop haut. Je n'arrivais pas à passer par là. Alors je voulus passer par la porte, mais à chaque fois que j'hésitais -parce que ça faisait mal- je me faisais dissuader par mon entourage. Je devenais fou enfermé ici, même si je comprenais pourquoi je ne pouvais pas sortir. Parce que j'étais riche, et les enfants riches ne sortent pas sans leurs parents. Sauf que, je voulais voir l'école d'Okasama, mais personne ne voulait venir avec moi !

Et c'est comme ça qu'aujourd'hui, à sept heures du matin, j'étais silencieux dans ma chambre, habillé en pyjama attendant que mes mamans se lèvent pour que je puisse aller manger. Mais rien n’arrivait, les riches c'étaient vraiment des marmottes, mais ils pouvaient parce qu'ils n'avaient pas à travailler. Bah oui, il y a que les pauvres qui doivent se lever tôt pour travailler et ramener un peu d'argent ! Et moi... Moi avant j'étais pauvre, alors je me levais tôt et maintenant, c'était une habitude, même si Okasan disait que tous les enfants se levaient tôt parce qu'ils aimaient être actifs. Quelque chose comme ça. Alors, j'ai décidé de m'occuper en dessinant, j'avais beaucoup de crayons de tous les couleurs dans des boites sur mon bureau. Alors, je dessinais en attendant que les gens se réveillent. C'est après quelques -deux- heures -oui, j'ai appris à lire l'heure !- que j'entendis des bruits sur le pallier. Souriant en sautant de ma chaise, j'étais content, la maison était enfin debout ! Attendant quand même un instant, pour être sûr ! Je sortis de ma chambre en déboulant sur le couloir que je traversais rapidement pour aller dans la super grande et belle salle de bain. Pourquoi ? Parce qu'Ayame-Okasama a dit que l'hy.. hygiune... Qu'il fallait se laver pour ne pas puer comme un pauvre ! Mais en y rentrant, il y avait déjà mes mamans dans la baignoire. C'était joli de les voir comme ça, peut être que je pourrais me laver avec elles, comme ça, ça prendra moins de temps ! Mais non, je crois que je ne pouvais pas, vu le regard d'Okasama. Je n'eus d'autre choix que de sortir et retourner dans ma chambre, le temps qu'elles finissent.

Laissant la porte ouverte pour les voir passer, je retournais à mon dessin, trépignant d'impatience. J'avais faim. Mais je devais me laver avant, sinon, je ne serais pas un bon riche. Entendant mes mamans sortir de la salle de bain, je me levais et y allais à mon tour. Trouvant un essuie dans l'armoire du dessous qui y était, je le posais sur la cuvette... Pipi d'abord. Voilà, maintenant, baignoire ! Je ne comprenais pas pourquoi il fallait changer les essuies, parce que quand on les utilisait, on était déjà propre. C'était inutile d'en prendre d'autres, surtout que ceux-là séchaient par après. Les riches étaient bizarres ! Prenant donc mon bain, je m'amusais dans cette eau chaude avec des jouets en plastiques. Faisant se noyer Spiderman parce qu'il n'aimait pas l'eau. Mais il n’est pas mort, parce que Batman est venu l'aider sur un dauphin super rapide ! Et après le sauvetage, je devais sortir de l'eau pour que ma peau ne devienne pas comme celles des vieilles personnes ! C'était moche. Un essuie autour de moi, je voulus sortir mais j'entendais que mes mamans parlaient forts, elles devaient encore se disputer. Alors je préférais me laver les dents. C'est après, tout propre comme un riche, que je suis sorti pour aller m'habiller dans la chambre, faisant un signe de la main à Okasan qui partait travailler, quand j'étais dans le couloir. C'est après, quand j'étais dans la chambre qu'Okasama est venue pour m'aider à choisir mes vêtements.

C'était magique ! Non, mais trop beau oui ! Okasama me laissait mettre l'uniforme des grands enfants de son école ! Normalement, je ne faisais que le regarder, parce que je ne pouvais pas sortir, et donc je ne voulais pas salir inutilement ce joli vêtement. Et là ! C'est Okasama elle-même qui m'incita à le mettre. Tout heureux, je le pris de ses mains pour le déballer. J'ai déjà dit que maman Ayame était trop belle ? Même à la télé, il n'y avait pas des gens comme ça ! Mais c'est parce qu'elle était une magicienne ! Tout content, j'enfilais mon boxer, mon pantalon, puis la chemise -Okasama m'aida même à la boutonner parce que j'arrivais pas- et puis, j'étais tout beau. Après la veste... Ou c'était un pull ? C'est le genre de vêtement inutile que les riches mettent par dessus la chemise pour n'avoir pas trop froid, même quand il fait chaud. Étrange !

- Rei Yu-Kun sais-tu ce que Okasama a prévu de faire aujourd’hui ? 

Non. On va faire quoi ? Ayame-Okasama va jouer avec moi aujourd'hui ? Ce serait trop bien ! Parce que sinon, j'allais m'ennuyer, ou alors me faire encore crier dessus pour avoir voulu sortir. Et ça faisait longtemps que maman n'est pas restée avec moi ! J'étais trop content. Mais je n'arrivais pas à mettre la cravate -chose que je trouvais inutile d'ailleurs. Bah oui, ça sert à rien, ça tient même pas le cou au chaud et c'est compliqué à mettre. Mais ce n’est pas grave parce que maman Ayame m'aida encore ! Elle était très, très gentille, ma maman.

- Que dirais-tu de visiter l’endroit où Okasama travaille ? ~ Toute l’école et ce qu’il y a autour, nous irons dire bonjour à Akiha-Chan ce midi également, qu’en penses-tu mon chéri ? ~

L'écoutant en la regardant dans ses yeux, parce qu'il faut regarder les adultes quand ils parlent, je fis un grand « O » de la bouche, avant de faire un grand « A » tout surpris. Voir l'endroit où elle travaillait ? Ça voulait dire voir son école toute grande là ? Vraiment ? Mais Okasan me l'a interdit... Mais si Okasama dit qu'on ira la voir aussi, ça voulait dire que je pouvais non ? Si ! Sautant au plafond en criant des « oui, oui » à tout va. Je serrais maman Ayame dans mes bras pour lui montrer ma joie. J'étais super hyper heureux ! Elle était très gentille, ma maman méchante. Alors c'est pour ça que j'ai pu mettre l'uniforme de son école ! En plus d'aller la voir avec Okasama qui était la cheffe, je pouvais être habillé comme les autres étudiants. Et je serai avec le patron de ce lieu en plus ! J'étais trop heureux. Mais il faudra que je me tienne bien, pour qu'elle soit fière de moi !

- C'est vrai ? Je peux venir avec toi ? Je veux ! Je veux ! Nous irons voir ce que font les grands enfants, comme j'ai l'uniforme ? Et puis, on ira là-bas où y a des arbres roses ? Et dans les grands bâtiments là-bas ?

Sautillant partout dans la chambre, je m'approchais de la fenêtre pour lui montrer de quoi je parlais tout en la regardant elle et le paysage tour à tour. C'était trop bien ! Moi qui voulais sortir, je le pouvais et ce n’est pas avec n'importe qui, c'était avec ma maman, la plus riche madame de cet endroit ! Excité comme jamais j'oubliais presque que j'avais faim, mais je m'en rappelais quand mon ventre fit des bruits pour me rappeler qu'il était temps de le nourrir. Il était bête, parce que j'avais mieux à faire, mais en même temps, il avait raison, mon ventre. Alarmé, limite catastrophé, je revins vers Okasama pour lui dire avec tout le sérieux du monde :

-Okasama, je vais vite manger. Attends moi ici ! Je vais vite manger et je reviens. Pars pas sans moi ! Je t'aime, tu es trop gentille !

Un dernier regard sérieux vers sa personne assise sur mon lit, et je déboulais de ma chambre pour me diriger en courant vers les escaliers -je n'avais plus peur de tomber, j'ai testé s'ils étaient vraiment solides. Il fallait que je fasse vite pour qu'elle ne parte pas sans moi. Ce serait bête de gâcher une telle occasion ! Courant à travers le salon, je dérapais sur le sol de la cuisine pour me retrouver devant la table où des tartines et des céréales étaient posés en m'attendant. Attrapant un pain au vol avant de faire demi-tour, je retournais dans le salon -même pas essoufflé- où Okasama y était déjà. Je devais tout de même avouer que ces vêtements n'étaient pas confortables pour se déplacer vite, parce qu'ils remontaient ! Refaisant donc ma tenue, je souris de pleines dents à ma maman, avant de m'exclamer que nous pouvions y aller.

- Ayame-Okasama, on y va, on y va ?!

Et tout ça avec mon pain en bouche, parce que j'avais faim ! Mais je voulais trop y aller ! Allons y ! Sautillant sur place pour qu'elle m'écoute, je me dirigeais déjà vers la porte, m'arrêtant tout de même devant, parce que j'avais peur de sortir tout seul, je ne voulais pas que ça me fasse mal. Mais comme Okasama était avec moi, cela ne risquait pas ! Aller, maman, plus vite !

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Ven 5 Avr - 16:41

Laissant mon chéri me regarder de ses petites billes étranges, je me plus à voir l’émerveillement naître sur son visage. Plus je parlais, plus il souriait. N’était-ce pas étrange de voir que je me réjouissais de cela ? Serait-ce possible que je commence enfin à apprécier cet enfant plus qu'une simple gêne à mes desseins ? Je ne saurais le dire à cet instant, mais une chose était certaine, ses expressions me rendaient joyeuse. Gardant un sourire maternel sur les lèvres, je passais ma main dans les cheveux alors que mon petit bonhomme tournait sur lui-même pour voir à quel point cet uniforme lui allait bien. Et dire que Yume-Chan portait un dans le même genre quand elle avait l’âge de Rei, que des souvenirs, cela me rendait toute chose ~

- C'est vrai ? Je peux venir avec toi ? Je veux ! Je veux ! Nous irons voir ce que font les grands enfants, comme j'ai l'uniforme ? Et puis, on ira là-bas où y a des arbres roses ? Et dans les grands bâtiments là-bas ?

Sautillant comme un petit singe dans ce lieu lui étant attribué, je le laissais montrer sa joie avec enthousiasme. Les enfants étaient des créatures étranges, leurs sens de la logique tout comme leurs pensées même n’étaient pas compréhensibles pour nous, adulte accompli. Leur rêve, leur vouloir tout comme leur tristesse, comme un enfant réagissait-il face à x et x circonstances, pourquoi devait-il être si heureux que l’on lui accorde une chose si anodine ? Cela dépendant des enfants je suppose, Yume-Chan était également une personne enthousiaste, mais sa différence avec Rei Yu était telle qu’il ne fallait qu’une parole, pour qu’elle obéisse. Qu’elle le veuille ou non, j’avais la voix suprême et lors de son enfance, jamais au grand jamais elle n’eut osé se révolter. Alors pourquoi ce gnome oui ? Parce qu’il était différent, il prenait ce qu’il recevait pour acquis, et de ce fait, il devenait un petit démon insupportable dont seule la mort serait son unique salut ~ Encore et encore cette phrase, oui, oui ~

Gardant la posture assise en déviant mon regard vers sa fenêtre quand il me pointait du doigt les endroits l’intéressant en se demandant si là aussi, il aura le droit d'une visite, j’esquissais d’un signe positif de la tête à son encontre. Je n’avais guère remarqué la vue qu’il pouvait avoir de sa chambre sur Undai, l’école se formait tel un panorama sous sa petite personne. D’ici, l’arène se montrait comme une structure imposante se faisant ensevelir sous l’ombre des bâtiments principaux. Un morceau du parc, mais une vue imparable sur la forêt et la baie de Kyoto. Serait-ce possible pour cette petite chose de voir quand nous jetions des corps à l’eau ? Maaah ~ Nous verrons, nous verrons ~

-Okasama, je vais vite manger. Attends moi ici ! Je vais vite manger et je reviens. Pars pas sans moi ! Je t'aime, tu es trop gentille !

Laissant sa petite personne s’enfuir hors de sa chambre alors qu’il m’eut intimé de ne pas bouger, je me levais tout de même pour le suivre. Le regardant dévaler les escaliers pas à pas, je ne pus me retenir un petit rictus amusé en le voyant se manger le sol. Dieu, quelle excitation. Regardant rapidement ce que je portais, je soupirais pour la énième fois de la matinée en comprenant que mes habits trop décontractés pour mon rang n’allaient être parfaits si je devais sortir de mes appartements, un claquement de doigts et me voilà vêtue d’une magnifique robe, parfaite comme toujours. Tirant sur l’une de mes mèches bouclées en signe de rebondissement, je descendis à mon tour les escaliers. Prenant mon temps de faire claquer mes talons sur le sol, je me dirigeais d’une démarche posée vers la cuisine. Mais une fois de plus, je dus m’arrêter plus tôt quand le petit bonhomme se faufila déjà à ma rencontre, nourriture autour de la bouche. Quelle magnifique petite chose dégoûtante ~

- Ayame-Okasama, on y va, on y va ?!

Soupirant en me demandant si cela était finalement une bonne idée, je le suivis en lui disant un petit « Oui, oui ~ ». Pour qu’il se calme un peu dans son empressement. Le voyant s’arrêter devant la porte, n’osant franchir celle-ci, je souris. Huhu ~ Un traumatisme à présent, donc ? Que c’est amusant. Passant devant lui pour franchir la porte, je m’arrêtais juste à la frontière le séparant de mon côté dit douloureux au sien, décrit comme sécurisant. Devrais-je le tirer ? Non, cela ne serait pas aussi amusant. Faisant un pas en arrière, je lui demandais de fermer les yeux et de me donner ses mains. Prenant toute même une précaution en posant ma paume sur ses pupilles, je le fis faire un pas en dehors de la maison. Avait-il mal ? Non, Akiha-Chan n’était guère là pour lui insuffler la douleur ~ Et dire que c’est elle qui le fait souffrir … N’était-ce pas censée être mon rôle ? Après tout, Akiha-Chan devait être la gentille scientifique aidant le monde et moi la folle furieuse voulant sa destruction, alors comment se faisait-il que nos rôles se sont inversés de la sorte avec notre gnome ? ~

- Tant que tu sors avec Okasama et Okasan, tu n’auras pas mal mon chéri, mais si tu sors tout seul … Là, ce sera différent ~

Gloussant légèrement en détachant ma main de son visage, je me décidais de venir enrober sa petite paume blanche dans la mienne tout en lui accordant un sourire. Faisant donc nos premiers pas en dehors de mes appartements, je laissais la porte se fermer derrière moi sous une pensée anodine disant qu’il était rare de me voir entrer et sortir par cet endroit. Il était vrai que j’utilisais plus souvent les sous-sols que les dortoirs pour tracer mon chemin, ou encore même, la téléportation ~

- Il y a beaucoup de gens qui dorment dans ce bâtiment-ci, tous les étudiants de Undai. On peut dire que cet endroit est comme un hôtel, sauf que les enfants qui y habitent, partagent parfois leurs chambres avec d’autres personnes et qu’elles ne doivent rien payer pour vivre ici. Nous appelons cet endroit les dortoirs ~ Comprends-tu mon chéri ? ~

Regardant l’enfant pour voir si celui-ci avait saisi mes paroles, je poursuivis notre chemin vers le rez-de-chaussée, profitant tout de même de notre passage pour venir lui montrer la chambre de Yume-Chan. Sachant déjà qu’il allait me demander pourquoi elle ne vivait pas avec nous, je pris les devant en lui expliquant que celle-ci préférait avoir sa propre maison pour faire son élevage de canins. Non plus sérieusement, je n’eus qu’à lui dire que les grandes personnes aimaient avoir leur maison à eux pour que cela devienne une raison suffisante à ses questions anticipées par ma personne. Descendant les marches tout en prenant garde que mon cher enfant ne trébuche pas, nous arrivâmes enfin dans le hall de la réception, le restaurant nous faisant dos.

- Dead Master-Sama … Vous … Bonjour !

Me retournant en voyant une petite personne faisant partie des premières à première vue me saluer, je lui adressais un petit sourire alors que je tenais toujours Rei par la main. Enchanteresse comme jamais, je m’approchais de sa personne pour lui permettre de se redresser, lui accordant quelques mots, je me fis surprendre quand elle me demanda qui était l’enfant que je tenais par la main. Avais-je eu le temps de répondre à sa question ? Bien entendu non, et c’est donc avec un sourire totalement naturel -crispé- que je lui répondis. Dieu, j’allais tuer ce gnome, « seule la mort serait son unique salut » ~

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Ven 5 Avr - 20:02

J'avais trop peur de sortir tout seul par la porte, parce que je n'aimais pas avoir mal, je n'ai jamais eu mal aussi fort que quand je traversais cette porte. Et tout ça à cause d'Okasan qui m'a lancé un mauvais sort ! C'était injuste. Mais en même temps elle n'arrêtait pas de me répéter que c'était pour mon bien, mais, je ne voyais pas du bien à avoir mal comme ça. Je ne comprenais pas les adultes, et encore moins les riches. Je trouvais ça pas bien c'est tout, parce que maintenant, j'avais peur de traverser cette porte, au point même que mon enjouement de sortir se voyait freiné par cette même frayeur. J'ai même attendu maman Ayame pour qu'elle sorte avant moi et me rassure pour oser regarder le couloir. Mais même en la voyant en dehors, je ne voulais pas sortir, parce que j'étais effrayé. C'est par cette manière qu'Okasama me cacha la vue d'une de ses mains toutes froides et prit mes propres mains dans l'autre. Je lui ai résisté une seconde avant de ma laisser entraîner par son geste pour m'avancer dans le couloir. Grimaçant, je m'attendais à ressentir la douleur, mais ce n'était pas le cas, ouvrant les yeux -qui n'étaient plus cachés- j'étais content qu'il ne se passait rien sous le sourire gentil de maman Ayame.

- Tant que tu sors avec Okasama et Okasan, tu n’auras pas mal mon chéri, mais si tu sors tout seul … Là, ce sera différent ~

Elle disait vrai ! Je n'avais pas mal parce que j'étais avec elle. C'était génial ! Et donc maintenant, si je sors toujours avec Okasama ou Okasan, je n'aurais pas mal ? C'est bien, mais elles ne me laissent pas aller avec elles d'habitude. Akiha-Okasan elle travaille avec des grands enfants alors je ne peux pas l'accompagner dehors et Ayame-Okasama, elle est aussi occupée pour faire la cheffe dans son école toute grande. Elles n'avaient jamais le temps pour moi et m'empêchaient de m'amuser où je voulais. Sauf aujourd'hui. Oui, c'était un jour spécial où je vais aller partout, partout dans cet endroit de riches ! Heureux, je suivis le pas de ma maman dans ces beaux couloirs que j'ai déjà visité une fois.

- Il y a beaucoup de gens qui dorment dans ce bâtiment-ci, tous les étudiants de Undai. On peut dire que cet endroit est comme un hôtel, sauf que les enfants qui y habitent, partagent parfois leurs chambres avec d’autres personnes et qu’elles ne doivent rien payer pour vivre ici. Nous appelons cet endroit les dortoirs ~ Comprends-tu mon chéri ? ~

J'étais super surpris ! Mais je comprenais. Donc ici, il y avait tous les étudiants qui dormaient et moi, je ne les ai jamais vu. Ils avaient des maisons comme moi dans ce lieu ? Et ce, sans payer rien du tout ? Alors pourquoi je n'y suis pas venue plus tôt si je pouvais dormir dans un si bel endroit gratuitement chez les riches ? Parce que j'étais trop jeune sans doute, oui, cette école était là pour les grands enfants. Alors, j'avais de la chance d'y être dans ce cas ! J'étais le meilleur et j'étais le fils de la plus riche femme de cet endroit ! Et elle était assez riche pour laisser les autres dormir chez elle comme ça ! Je n’ai jamais vu ça ! Même à la télévision, les gens riches ne payent rien aux pauvres. Maman était géniale ! Et elle me montra des portes, et il y avait aussi une où y avait le nom de Rêve-Chan dessus ! Oui, j'ai appris à lire un peu plus les dessins japonais. Il y avait tant de chambres différentes ici, que je me demandais comment des maisons comme la mienne, savaient être dans un bâtiment qui était grand, certes, mais pas à un tel point ! C'était encore de la magie ou alors, nous avions la plus grande maison dans ce bâtiment. Ce qui serait normal, maman Ayame était la plus riche donc elle devait avoir la plus grande maison.

Nous poursuivîmes notre chemin parmi les couloirs jusqu'à arriver dans une grande entrée que j'ai vu en allant ici la première fois. Avec monsieur vampire toujours debout à la même place. Je me demandais comment il faisait, s'il devait aller faire pipi et tout ! Il avait peut-être un pot sous son grand comptoir, mais même, ca devait puer non ? Et il mangeait quoi ? Non, mais j'ai vu que Dracula ne mangeai que les gens et il n'avait pas besoin d'aller aux toilettes. J'avais peur, c'était vraiment le même méchant que dans les films ! Okasama... elle me protégera ? Oui, parce qu'elle était Dieu -elle m'a dit ça!- et le dieu est plus fort que le monstre. Je crois. Oui, parce que maman Ayame était un dieu riche, alors c'était la plus puissante des super-héros.

- Dead Master-Sama … Vous … Bonjour !

Je me retournais en même temps qu'Okasama pour voir qui nous parlait. Je ne savais pas quoi dire, parce que la jolie fille riche qui se trouvait devant nous maintenant, parlait à maman Ayame. Sauf qu'elle l'appela bizarrement, et je ne comprenais rien. C'était peut-être comme ça que les enfants qui étudiaient ici devaient appeler la cheffe. Si c'était le cas, maintenant je comprenais, mais je trouvais le nom bizarre à dire. En plus, la fille elle nous parlait et c'est quand elle demanda qui j'étais que je lui répondis qui j'étais, parce que j'étais fier d'être ce que j'étais !

- Je suis Rei Yu, le fils d'Ayame-Okasama !

Je bombais la poitrine pour montrer comment j'étais tout fier, et la fille elle a fait des grands yeux et puis elle s'est retournée et a dit aux gens derrières ce que je lui ai dit. Et... Il y avait de la nourriture ! Beaucoup de couleurs à manger exposés derrière des vitrines. Faisant des yeux aussi grand que la fille riche, je lâchais la main de ma maman avant d'aller voir de plus près ce qu'il y avait là-bas. Mais je n'ai pas pu parce que des riches jeunes m'ont arrêté pour me poser des questions. Je n'ai rien compris, ils étaient tellement nombreux et tous intéressés par ma personne. C'est sûrement parce que je suis riche maintenant ! J'étais content, et c'est pour ça que je répondais aux questions par des « oui » la plupart du temps parce que je n'avais pas le temps de dire plus qu'une autre question fusait. Et ça a duré quelques minutes jusqu'à ce que je veuille continuer ma balade avec Okasama, parce que je n'ai pas encore vu beaucoup aujourd'hui. C'est comme ça, un peu beaucoup oppressé, que je me faufilais entre les gens -ou en dessous, ça allait plus vite- pour retrouver Okasama un peu plus loin. Attrapant sa main, je lui dis d'un ton pressé qu'il fallait qu'on y aille.

- Okasama ! Y a beaucoup de gens qui t'aiment comme moi ! Mais je veux voir ce qu'il y a dehors, sauf que j'ai peur de monsieur Dracula, alors, tu veux bien me tenir la main en passant ?

Lui faisant des yeux doux -comme le chat roux dans le dessin animé avec le grand ogre vert- je lui attrapais la main et la tirais avec moi dehors par les portes magiques qui s'ouvraient toutes seules. J'ai déjà vu ça près des magasins, mais je n’ai jamais compris comment ça marchait. Je crois qu'il y a quelqu'un qui surveille la porte et l'ouvre en appuyant sur un bouton télécommandé -comme mon jouet voiture que je pouvais piloter- à chaque fois qu'il voit quelqu'un qui veut rentrer. Ici c'était le monsieur qui fait peur qui le faisait je suppose. Alors je préférais rester avec Okasama au cas où il voudrait me manger. Par contre, dès que nous sortîmes dehors, je lâchais la main de maman pour m'émerveiller de ce qu'il y avait devant nous. C'était si beau et grand et je voulais courir partout partout !

- Maman Ayame, il y a des gens qui nous suivent... Et ! Oh ! Regarde les garçons là, ils ont des habits bizarres ! Et... Ce n’est pas bien de fumer, j'ai vu ça à la télé !

Regardant derrière moi, je pouvais voir que la fille de tout à l'heure et d'autres personnes nous suivaient de près. Mais c'était normal, les pauvres suivent les riches... Sauf que eux, ils étaient riches aussi. Alors les riches suivent les super-riches ? C'était étrange, mais en même temps amusant. Je voulais sortir plus souvent pour voir les gens qui me suivraient. Okasan ne voulait pas que je sorte, à cause de ça peut-être. Mais le plus étrange, c'étaient les trois étudiants dans le parc ! Ils avaient des ailes pour voler et tout ! C'était... C'était ça la magie de maman ! Et en plus, ils fumaient, j'ai vu à la télé que ce n’est pas bien. En plus ça puait très fort. Moi quand je serai grand, je ne fumerai pas. Sauf si c'est un truc de riches, alors là je devrai pour rendre mes mamans fières de moi. Et là, j'étais un peu triste, parce que...

- Moi aussi je veux ! Je veux faire de la magie ! Okasama, apprends moi à faire ça !

Revenant vers elle, je la tirais par le pan de sa robe pour qu'elle me prête toute son attention. Je veux aussi, j'étais son fils, et tous ces riches savaient le faire, donc moi aussi, j'avais ce droit !

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Ven 5 Avr - 20:41

- Je suis Rei Yu, le fils d'Ayame-Okasama !

L’horreur. Je comprenais pourquoi Akiha ne voulait pas que cette chose sorte de la maison, en plus de me montrer comme une humaine banale, ce gosse venait de ruiner ma réputation de sadique n’aimant que sa personne en moins de cinq secondes. Fronçant les sourcils, je voulus interpeller Rei pour qu’il se taise, mais ce fut trop tard. A la place que ce soit mon dit fils qui hurle qu’il était mien, voilà que la jeune fille que nous venions de rencontrer, hurlait sa découverte. Me tapant la main sur le visage dans un geste doux sous un « C’est le fils de Dead Master-Sama ?! », je blanchis. Et ce, en voyant mon cher gnome se voir enroué par une masse humaine. La première question « C’est vraiment ta mère ?! Et tu souffres alors ?! ». Ou encore « Et ton père, c’est qui ? ». Il y en a pas. Pas du tout, pas de mâle, ce gosse ne sort pas de moi. Déglutissant silencieusement en me demandant que faire, j’hésitais un instant de me frayer un passage pour récupérer mon objet disparu, mais je n’eus à le faire, car Rei Yu accourut dans ma direction, laissant les élèves et leurs questions en plan. Bien, au moins il n’a pas raconté toute ma vie, un bon début pour que je lui pardonne ? Hors de question. Mauvaise humeur activée, j’allais le trucider.

- Okasama ! Y a beaucoup de gens qui t'aiment comme moi ! Mais je veux voir ce qu'il y a dehors, sauf que j'ai peur de monsieur Dracula, alors, tu veux bien me tenir la main en passant ?

Non tu es sûr ? Parce que sur le coup, si tu ne vois pas mon visage, je te dirai clairement, ne m’approche pas, ne me parle pas, ne me regarde même pas. Mais avec sa petite tête de chat botté, je ne pouvais que céder à son caprice. Lui laissant donc ma main, nous passâmes devant « le méchant vampire » alors que celui-ci, me narguait d’un sourire. Pauvre tache, je vais te tuer si tu continues ~ Huhu, pauvre insolent. Et c’est d’un claquement de doigts que je le vis tomber au sol, se rouant sous une douleur insoutenable tant que mes pupilles étaient coincées dans les siennes. Aurais-je entendu un « Salope » traverser ses lèvres ? Maaah, il est vilain de parler ainsi, je m’occuperai volontiers de son cas d’ici peu, en attendant, marchons, partons, disparaissons ~

- Maman Ayame, il y a des gens qui nous suivent... Et ! Oh ! Regarde les garçons là, ils ont des habits bizarres ! Et... Ce n’est pas bien de fumer, j'ai vu ça à la télé !

Ne m’offusquant plus en sentant les gens nous suivre, seul un soupir traversa mes lèvres quand je passais les portes automatiques. Arrivant dans le parc sans plus attendre, ce fut le drame. Pourquoi ? Parce que mon cher fils venait de me montrer une scène que je n’aurais jamais voulu voir en sa compagnie. Des bandits ? Non, des garnements ne comprenant pas les règles de Undai peut-être ? Fumer n’était pas interdit, mais fumer de l’herbe oui. Soupirant après soupir, je levais mes pupilles verdâtres vers lesdits détritus, polluant mon air si propre. Voulant déjà aller à leurs encontre, je m’arrêtais quand les paroles de Rei attirèrent mon attention. « Moi aussi je veux ! Je veux faire de la magie ! Okasama, apprends moi à faire ça ! ». Akiha me tuerait si elle voyait ce qu’il se passait à présent … Que faire ?

M’accroupissant devant mon chéri, je lui frottais la tête avant de déposer mes lèvres sur son front, un sourire maternel encré sur mes lèvres et ma robe de combat s’activait dans un halo verdâtre de puissance. Allais-je découper des gens devant cet enfant ? Tôt ou tard, il apprendra la vérité de Undai, autant qu’il le voit en m’ayant comme actrice principale. Me relevant en lui disant tendrement qu’il avait raison, et que je devais punir ces enfants irrespectueux, je laissais mes cordes vocales vibrer ;

- Okasama va te montrer sa magie, elle va punir ces méchants enfants. Il faut que tu fermes les yeux si tu as peur, parce que je serai très méchante ~

Lui adressant un dernier sourire, je fis tout disparaître en déposant une seconde fois mes pupilles sur les trois garnements. Ayant attiré leurs attentions avec mon pouvoir débordant, je matérialisais ma faux. Maaah, pauvres petites choses ~ Il ne fallut guère un instant de plus pour que je me retrouve devant eux, attrapant la tête du premier se trouvant à ma gauche, je la tapais contre la tête de l’un de ses amis. Assommés ? Non, pas assez ~ Reprenant mon jouet du moment, ce fut l’arbre sur lequel il était posé qui le recevait. Les deux autres ? Huhu ~ Que c’est fâcheux de souffrir sous seulement un de mes regards. Tordus sur le sol comme des insectes écrasés, je n’attendis qu’une chose, que leurs cervelles éclatent. Et comme saurai-je quand ce moment sera venu ? Huhu ~ Comme maintenant, en voyant une marre de sang gicler de tous leurs orifices ~ Rei Yu avait-il vu cela ? Peut être, peut être pas ~

Revenant vers mon tendre enfant, je me penchais un instant vers sa personne pour venir lui souffler tendrement quelques mots. « Okasama est en colère maintenant, et elle n’aime pas qu’on la suive ~ ». Et c’est deux secondes après que j’eus dit cela que ma faux se retrouvait plantée dans le ventre de la jeune fille qui eut ébruité le fait que j’avais un fils. Déjà bien loin de mon enfant, je me retrouvais au centre du cercle des élèves nous suivant depuis les dortoirs. Dieu, mauvaise humeur, mauvaise humeur ~ Un tour sur moi-même et ma faux se logeait à présent dans une autre personne, encore une autre, et encore une autre ~ Dieu, que c’était divertissant. Mais ce qui le fut moins c’est quand je vis le bouclier de Rei Yu s’activer. Pauvre imbécile. Fronçant les sourcils en affichant un visage fâché, mon corps se voyait projeté vers le crétin qui crut pouvoir blesser mon sous-fifre personnel. De la rage ? Je la sentis s’évaporer une fois que je me retrouvais derrière l’étudiant se trouvant devant mon fils. Prenant sa tête entre mes mains, un simple craquement et il tomba au sol. Gentille finalement, j’aurais pu le décapiter. Soit ~

Soupirant de lassitude une fois de plus en déposant mes yeux sur mon gnome, je déposais ma main sur sa tignasse en faisant disparaître ma faux. Avait-il eu peur ? Peut être. Et c’est pour cette raison que je le pris dans mes bras, enroulant sa petite personne dans une étreinte chaleureuse pour venir lui dire qu’il n’avait pas à avoir peur, que tant qu’il serait avec moi, personne ne lui ferait du mal. Personne, non, à part ma tendre amante et ma personne. Et peut être la personne se trouvant dans mon dos, robe de combat activée, lame en main. Gardant mon fils dans les bras, je lui intimais de fermer les yeux et je créais. Créer quoi ? De quoi pulvériser cette chose infâme, abrutie. Des chaînes apparurent, le corps se vit enlacés, il souillait mon sol, il mourut dans un dernier cri ~

- Comprends-tu pourquoi Akiha-Chan ne veut pas que tu sortes seul ? Si je n’avais été là, tu serais déjà mort Rei Yu-Kun. Comprends-tu ? ~

Alors maintenant, ne me lâche plus, tiens moi fort, ait confiance en le monstre que je suis. Vois-tu ce qu’est Undai, mon chéri, vois-tu la douleur d’être un élève ici mon cœur ? Si oui, ne désobéis plus.

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Sam 6 Avr - 16:35

J'ai encore fait quelque chose de mal. Je ne sais pas pourquoi, mais je crois que je viens de faire remarquer à Okasama quelque chose qu'elle aurait préféré ne pas voir. Parce qu'elle avait l'air pas contente en voyant le groupe des jeunes riches fumer. Et j'étais sûr qu'elle allait les gronder, mais je ne voulais pas en être responsable, parce que moi, j'étais gentil et je ne faisais pas du mal aux autres. Encore moins quand il s'agissait des riches. Et quand Okasama me sourit et dit qu'elle allait punir les grands enfants, je me sentais mal, coupable.

- Okasama va te montrer sa magie, elle va punir ces méchants enfants. Il faut que tu fermes les yeux si tu as peur, parce que je serai très méchante ~

Mais je ne voulais pas fermer les yeux, parce que je voulais voir la magie de ma maman la plus riche de toutes les personnes riches ici. Inclinant la tête sur le coté, je l'observais avec enthousiaste de voir qu'elle faisait encore de la magie en changeant d'habits, mettant la même robe que le jour où elle s'est énervée sur moi. Alors, quand maman est fâchée, elle s’habille comme ça ? C'est bizarre, moi quand je suis en colère, je ne change pas de vêtements. Les riches sont étranges, mais je veux devenir riche comme ça aussi, avec les habitudes bizarres de ces derniers. Curieux, je fixais Okasama qui... elle tapait sur les garçons là ! Et elle était trop forte et rapide, j'ai rien vu arriver. Plissant les yeux en me disant « Aïe ! » quand la tête d'un vint taper dans celle de l'autre, je grimaçais en imaginant la douleur. Ça devait faire très mal, et maman, elle continuait à taper et taper comme si de rien était. Non, elle ne frappait pas beaucoup, mais les garçons ils criaient beaucoup ! Ça devait faire très, très mal, mais je ne voyais plus rien parce que j'avais peur d'entendre des cris comme ça. C'était encore pire que quand j'étais dans les camions, parce que là, les garçons souffraient et ce, de la main de ma méchante -gentille- maman. Je ne savais pas qu'elle savait faire si mal, pour moi, elle était très, très gentille, et pas comme ça.

- Okasama est en colère maintenant, et elle n’aime pas qu’on la suive ~

C'est en l'entendent revenir et quand les bruits s'arrêtèrent que je rouvris les yeux pour la voir avec son gentil sourire. Non, ma maman n'était pas méchante, mais sévère ! Voilà. Mais ça fait quand même peur, et encore plus quand je tournais ma tête sur le coté pour voir que les trois garçons ne bougeaient pas et qu'il y avait du sang autour. C'était mal. C'était comme dans les films que je ne pouvais pas regarder parce que Okasan me l'a interdit. Je voulus même aller voir de plus près, mais d'autres cris me firent sursauter et là, j'ai eu vraiment peur. Très peur. Si peur que j'ouvris grand les yeux et la bouches en voyant ceux qui nous suivaient avoir mal, et il y avait du sang, beaucoup de sang, et Ayame-Okasama était au milieu de tout ça, et ça criait. Et je pleure. Je ne sais pas pourquoi je pleure, mais entendre ces cris, c'était effrayant. Et le pire, c'était que je ne savais pas fermer mes yeux pour ne pas voir ou boucher mes oreilles pour ne pas entendre, parce que comme j'avais super peur, je n'arrivais pas à bouger tandis que je pleurais silencieusement. Parce que si je criais, Okasama pourrait me frapper, comme elle tapait sur ceux qui criaient, non ? Je ne sais pas. J'ai peur ! Mais ce n’était pas mieux quand y a un garçon qui est venu vers moi, sortant du groupe, avec un visage des méchants adultes. Mettant les mains devant moi en voyant qu'il allait me taper, j'eus une mine effrayée avant que quelque chose de bizarre me protège. Je ne voulais pas qu'on me frappe, ça faisait mal, ça me rendait triste. Je ne veux pas ! Et c'est Okasama qui vint me sauver mais... Elle fait peur ! Elle fait très peur ! Le garçon, il est tombé au sol dans un bruit qui me donna froid dans le dos. Je pleure, mais Okasama me prend dans ses bras. J'ai peur, mais elle est si gentille et je me sens en sécurité dans ses bras. Je ne comprends pas. Je ne comprends rien mais je ferme les yeux quand maman me le demande, j'ai peur de ne pas l'écouter, je pleure encore plus maintenant quand j'entends un autre bruit. Je n'ose pas ouvrir les yeux.

- Comprends-tu pourquoi Akiha-Chan ne veut pas que tu sortes seul ? Si je n’avais été là, tu serais déjà mort Rei Yu-Kun. Comprends-tu ? ~

Après qu'Okasama m'adressa la parole, je fondis en larmes, mais cette fois-ci sans me retenir, et je pleurais, même si j'étais un homme. Parce que j'étais encore un petit homme et ça, c'était effrayant. Cachant ma tête dans son épaule, je pleurais toujours sans pouvoir m'arrêter, mais j’acquiesçais de la tête pour dire que oui, j'ai compris. C'était dangereux ici, Okasan avait raison, et moi j'étais méchant avec elle. Je m'en voulais, et maintenant, elles n'allaient pas être fières de moi ! Pourquoi, mais pourquoi ils étaient méchants ces riches ! Ils étaient riches, ils ne pouvaient pas vouloir me tuer ! Si ? Les riches tuaient les pauvres ? Mais je n'étais pas pauvre, j'étais très, très riche maintenant. Je ne comprends pas. Et je l'exprimais entre deux sanglots, parce que je voulais comprendre.

- Okasama... pourquoi ils... sont méchants... les riches... sont gentils, mais eux... non... je-ils... ça fait peur !

Ouvrant grand les yeux en me détachant un peu de ma maman, je déposais mes petites mains sur ses épaules pour pouvoir la regarder de mon air catastrophé. Elle était si jolie, et elle n'avait rien de la madame méchante qui s'est attaquée aux méchants enfants. J'étais sûr qu'elle ne me ferait jamais de mal, elle était gentille, mais elle punissait les mauvais enfants. Je ne serai jamais mauvais, parce que je ne voulais pas qu'elle me fasse du mal. Non, Okasama était gentille, et elle m'aimait, parce qu'elle m'a protégé. Contre tant de gens riches ! Elle était trop forte, mais... mais... Clignant des yeux en reniflant, je regardais par dessus son épaule et vis les gens tapés bouger en poussant des cris comme quand j'ai mal au ventre ou à la tête. Détournant mon regard vers celui super vert de maman, ma bouche fit des moues étranges parce que je m'empêchais de pleurer encore, j'étais un homme. Si Okasama ne pleurait pas après avoir battu tant de gens, moi non plus, je ne pouvais pas. Mais...

- Tu... Tu n'as pas mal ? Parce qu'ils sont beaucoup, et toi tu es toute seule ! Et, moi je suis gentil, je ne veux pas que tu te fâches contre moi, Okasama. Je ne ferai plus de bêtises ! Je... Maman, j'ai peur ici ! Mais tu me protèges parce que tu es super gentille ! Alors je ne devrais pas avoir peur... mais...

Mitigé, je grimaçais n'osant pas regarder ailleurs que les yeux de maman Ayame, parce que autour, c'était moche. Je voulais voir cet endroit joli, et pas ça. Mais... Non, Okasama n'avait plus l'air très fâchée, alors nous pourrions continuer ? Peut-être, en tout cas, moi je veux bien. Et les gens qui ont mal ? Il y a d'autres qui sont venus pour les aider je crois, je ne sais pas, je veux pas regarder. Mais je ne veux pas encore rentrer à la maison, parce qu'on a encore rien vu ! C'est pour ça que je me tortillais dans les bras de maman pour qu'elle me laisse tomber au sol. Atterrissant sur mes pieds comme un cascadeur -parce que oui, Okasama elle était très grande- je l'attrapais par la main les yeux baissés pour la tirer avec moi plus loin. Ailleurs, sans regarder où je marchais tout ça pour qu'on s'éloigne de là où c'était moche. Lâchant la main de maman quand nous étions un peu plus loin dans le parc, je tournais ma tête blanche dans tous les sens pour regarder ce qu'il y avait autour, c'était rose. Mais en même temps, c'était joli.

- Okasama, les arbres sont bizarres ici ! C'est trop beau !

Accourant près d'un de ces arbres, j'attrapais un pétale tombé au sol pour l'examiner sous mes yeux bicolores. Souriant de tant de jolie vue, je gambadais entre les arbres sans quitter Ayame-Okasama des yeux, parce que maintenant, je ne voulais pas être seul ici ! Revenant vers elle en courant, profitant de cette liberté que je n'ai eu depuis longtemps, je lui montrais mes mains pleines de pétales roses avant de les balancer dans l'air pour qu'ils retombent sur nous. C'était trop joli. Les yeux tous pétillants, je riais avant de passer derrière Okasama pour courir vers un banc qui était dans ce grand parc. Mais j'y suis pas arrivé, parce que je n’ai pas vu le monsieur -jeune- dans lequel je fonçais sans faire exprès. Tombant au sol, je levais mon regard étonné et apeuré vers lui. Il était habillé bizarrement, il avait des cornes et tout ! Un peu comme Okasama. Peur. Sauf que le monsieur il me souriait avant de me tendre la main et m'aider à me relever en parlant... bizarrement.

- Yo, p'tit gamin, fais attention où tu t'trimbales avec ta tête d'neige.

J'ai pas compris ce qu'il me voulait, alors je lui souris en lui disant que moi, c'était Rei Yu. Prenant sa main quand il me répondit quelque chose d'aussi bizarre que j'ai toujours pas compris, je le traînais vers maman sans plus de cérémonie. Disant au monsieur de n'avoir pas peur, nous arrivâmes rapidement devant Okasama. Je lâchais la main que je tenais ensuite, pour venir tirer sur la robe de ma maman et lui dire avec tout le sérieux du monde que tous les riches étaient gentils normalement.

- Faut pas le tuer, lui, il est gentil !

Pointant ledit gentil du doigt, je lui souris avant de prendre la main d'Okasama et lui quémander qu'on continue la balade. Et quand nous nous sommes éloignés du monsieur je lui dis à voix basse « il parlait bizarrement par contre », avant de poursuivre notre route sur les sentiers pavés entourés d'arbres. Voyant une grande bâtisse sous mes yeux, je fis un grand « O » de la bouche avant de lâcher encore une fois la main toute froide de maman. Si je soufflais dessus, elle deviendrait plus chaude ? Je peux essayer ? Non ? D'accord, je le ferai plus tard alors ! Courant vers l'endroit tout grand tout beau, je m'arrêtais en voyant une personne rentrer dedans et disparaître. Curieux, je m'approchais plus près pour voir une grande ouverture dans le mur. Perplexe, je regardais tour à tour Okasama et ce lieu me demandant si oui ou non, je pouvais y entrer. Ne voyant aucune objection, et croyant même qu'Okasama serait contente si j'y rentrais, je le fis quand elle vint tout près de moi. Parce que seul, j'avais peur de me promener dans son école ! Rentrant dedans, je restais... tétanisé !

C'était... grand ! Vraiment très, très géant ! Et surtout, étrange, parce qu'il y avait un ciel ! Dans un bâtiment ! C'était de la magie ! Et puis, il y avait aussi une lune en plein jour ! Trop bizarre, et le sol, ce n'était pas de l'herbe mais un jeu ! Le plateau des jeux d'échecs, que j'ai vu à la télé mais que je trouvais trop ennuyeux. Les yeux écarquillés, je regardais partout, partout en voyant aussi des gens trop bizarres ! Il étaient tous magiques ! Me retournant sur moi même pour faire face à Okasama, un détail me surpris. J'avais... J'étais... Je faisais de la magie ! J'étais habillé étrangement et ! Et j'avais une queue comme les renards mais en blanc. Voulant attraper cette dernière pour voir de plus près, je me mis à tourner en rond pour y arriver et quand je m'en saisis avec force, je la relâchais avec un petit cri surpris et de douleur. C'était... j'ai eu mal ?! Encore de la magie ! Oh ! J'avais des jolis vêtements, mais j'étais à moitié nu, mais je n’avais pas froid ! Sautillant vers Okasama, je me surpris de voir que je sautais haut ! Oh ! J'avais l'impression de pouvoir toucher la lune. Riant en passant mes deux mains dans mes cheveux en signe de « c'est trop ! », je bloquais sur une gêne. Qu'était-ce ? Accourant vers Okasama qui elle aussi, avait ses habits magiques, je lui souris de pleines dents pour lui montrer mes exploits.

- Okasama ! Regarde ! Regarde ! Je fais de la magie moi aussi ! Maintenant tu pourras être fière de moi ! Regarde !

J'étais comme une pile électrique ne sachant s'arrêter de virevolter, tourner, s'émerveiller devant tout ça ! C'était... C'était... J'étais heureux !

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Sam 6 Avr - 19:12

Les larmes coulèrent à flot alors que mon tendre enfant était enlacé dans mes bras, le protégeant en essayant de calmer ses pleures. Pauvre petite chose, il avait tant vu de choses terrifiantes aujourd’hui, je le plaignais. Huhu ~ Ou pas. Gardant un petit rictus dressé sur le coin de mes lèvres, je me décidais de lui cacher la scène macabre que j’avais créé en me mettant devant ses pupilles, ne lui accordant que mon magnifique visage comme spectacle. Que faire, que dire pour le rassurer ? Rien ~ Il ne fallait qu’attendre qu’il se calme de lui-même, caressant sa petite tête dans un geste doux en me remémorant le visage de Yume-Chan le jour où elle vut son premier cadavre. Incendié, le corps brûlé, elle souriait. Dieu, Ne serait-ce que penser cela me rendait une fois de plus toute chose, Yume-Chan était décidément mon véritable enfant, ma tendre chérie que je chérissais dans la jouissance et la douleur ~

- Okasama... pourquoi ils... sont méchants... les riches... sont gentils, mais eux... non... je-ils... ça fait peur !

Le laissant bégayer ses quelques mots, je lui adressais un sourire compatissant alors que ses petites mains vinrent se poser sur mes épaules. Penchant mon visage afin de pouvoir frotter ma joue tendrement à l’une de celle-ci, c’est en fermant les yeux que je le serrais un peu plus contre moi. J’avais oublié … Qu’il était si plaisant de tenir un être faible dans ses bras, savoir que d’un unique mouvement, je pouvais me saisir de sa vie, lui brisant son futur, enterrant son corps dans la mort. C’était bon, bon de sentir et savoir qu’une fois de plus, j’étais maître d’une personne, Rei Yu deviendra comme Yume-Chan, un enfant parfait, un nouveau chef-d’œuvre que j’allais améliorer. Non pas pour surpasser Yume-Chan, il était impossible que qui que ce soit le fasse d’ailleurs, mais j’allais faire de mon fils, un magnifique être portant fièrement nos noms.

Oui, voilà les desseins que je réservais à cet enfant. Qu’en est-il de l’avis d’Akiha-Chan ? Je n’étais pas dupe à croire que celle-ci se dresserait à tout jamais comme la mère modèle, trouvant le juste milieu entre amour et obéissance avec son enfant. Combien de temps devrais-je encore attendre pour la surprendre en train d’ouvrir cet enfant dans son laboratoire ? Ou encore mieux, lui injectant x et x produits, pour voir quelles étaient les réactions de ceux-ci sur un corps humain ? Une mois, deux semaines, trois jours, ou peut être un an ? Je ne saurais le prédire, mais je sais que je serai la première à regarder cela d’un œil amusé ~

- Tu... Tu n'as pas mal ? Parce qu'ils sont beaucoup, et toi tu es toute seule ! Et, moi je suis gentil, je ne veux pas que tu te fâches contre moi, Okasama. Je ne ferai plus de bêtises ! Je... Maman, j'ai peur ici ! Mais tu me protèges parce que tu es super gentille ! Alors je ne devrais pas avoir peur... mais...

Affichant un petit sourire à ses dires dits suspicieux en vue de ma force ou encore, du nombre des mes adversaires contre mon unique personne, je lui fis un petit signe négatif de la tête. Croire que ces maudits garnements auraient réussis à me battre ? Ou même, à érafler mon si beau corps ? Huhu ~ Dead Master ne se laissait avoir aussi facilement, et ce, certainement pas par des attaques de quelques élèves mitigés entre la seconde et la terminale ~ Mais ne m’étais-je pas déjà fait battre par une personne plus faible que moi, par x et x procédés mettant presque ma vie sur le fil du rasoir ? Si, cela allait de soi ~ Yume-Chan était l’un, si pas l’unique cas à avoir risqué de me prendre la tête. Me tuer aussi banalement, aussi simplement, aussi gaiement. Et comment avait-elle procédé pour que je sois dans un état assez pitoyable pour que seule la mort, puisse m’accorder réconfort ? Insane ~

Délaissant mes pensées en sentant la chose que je portais remuer, je le laissais descendre de mes bras pour que ses pieds atterrissent joints sur le sol. Le laissant la liberté d’un peu de mouvement, je le suivais tout de même du regard quand celui-ci se dirigea vers les cerisiers fleuris formant des chemins intimes dans ce parc des plus colorés. Levant mes pupilles vers le ciel en appréciant la température du jour, je fermais les yeux en m’apaisant dans cet endroit que je n’avais l’habitude de visiter. Rouvrant les yeux quand la tirade de mon gnome traversa ses lèvres, j’avançais dans sa direction sous « Okasama, les arbres sont bizarres ici ! C'est trop beau ! ». Soupirant légèrement en voyant tant d’émerveillement inutile, je le laissais jouer dans ces pétales rosées alors que je portais déjà mon attention sur quelque chose d’autre. Matérialisant mon livre, je me posais sur l’un des bancs se trouvant dans le parc, les jambes croisées, les yeux plongés dans mon bouquin, ce ne fut que sur un petit bruit de contestation de ma chose, que je me détachais de ma nouvelle lecture.

- Yo, p'tit gamin, fais attention où tu t'trimbales avec ta tête d'neige.

Maaah ~ Si ce n’est pas aimable. Serait-ce étrange que je vous dise, avec toute la franchise du monde, que je ne savais pas qu’il existait des terminales relativement gentils ? A se demander comment ce jeune nègre n’est guère devenu un tueur en série. Serait-ce ses origines de pacifistes esclaves qui le rendaient ainsi ? Peut être, mais ce ne fut pas cela qui me choqua finalement le plus, ce fut plutôt mon cher Rei, qui, d’un geste trop amical, enlaça sa main dans celle du jeune homme et vint à ma rencontre. Déposant mon livre sur ma gauche en baissant les yeux vers mon petit interlocuteur, je levais un sourcil quand il me demanda « Faut pas le tuer, lui, il est gentil ! ». Ha ? Étonnée dans un premier temps, je ne fis rien alors que l’élève devant moi restait autant sur le cul que ma personne. Finissant par dévier mon regard, il se pencha respectueusement quand mon corps se fit tirer par Rei Yu-Kun. Devrais-je lui dire quelque chose ? Non pas à Rei qui me fit remarquer que la nouvelle personne rencontrée était gentille, mais qu’elle parlait étrangement. Mais justement à cette dite personne … peut être quelque chose comme « Maaah ~ Que tu es chanceux ~ » Ou encore « Ne trouves-tu pas audacieux, de te mettre ainsi dans mon collimateur ? ~ ». Mais je ne fis rien, préférant user de l’ignorance et de partir aussi simplement ~

Suivant donc mon enfant dans les routes tracées du parc, je gardais mon livre sous les yeux, regardant de temps en temps ce qu’il faisait. Le voir courir après des papillons et des écureuils n’avait rien de divertissant, autant me stimuler l'esprit savant plutôt que de le ramollir dans une pensée tendre ou encore « molle », comme le dirait si bien, l’ombre de ma chère Akiha-Chan. Me plaisant dans ma lecture, je laissais le visiteur du jour, devenir le guide de cette visite, pistant son ombre à la trace, je suivais les mouvements de celle-ci, jusqu’à ce qu'une infrastructure ne viennent me dépourvoir du soleil. Levant les yeux pour voir où je me trouvais, ce fut avec étonnement que je tombais nez à nez avec l’arène. Non. Déposant mes pupilles sur Rei, je n’eus le temps de lui interdire d’y rentrer qu’il avait déjà traversé la porte. Malheur, adieu mon cher bouclier ~ Bonjour la colère d’Akiha-Chan ~ Plus sérieusement. Me raclant la gorge en allant à sa suite directement, laissant mon corps se pourvoir de ma robe de combat, ce fut avec étonnement et un soupçon d’enthousiasme que je découvris celle de mon enfant. Magnifique. Son visage souriant, ses yeux clos, ses vêtements disparurent pour laisser place à un tout autre habit. Se changeant dans un torrent de pétales de cerisiers, celui-ci devint une magnifique petite chose. Souriant jusqu’aux oreilles en étant aux anges de voir cet enfant avec autant de classe, je le laissais s’approcher de ma personne alors que je voyais déjà les regards des étudiants se trouvant ici, nous fusiller, interrogateurs de voir un enfant dans ce lieu sacré.

- Okasama ! Regarde ! Regarde ! Je fais de la magie moi aussi ! Maintenant tu pourras être fière de moi ! Regarde !

Déposant ma main sur sa tête, je jouais de l’une de ses oreilles blanches ayant poussé sur sa tête. Affichant un grand sourire en me penchant vers lui, je le fis tourner sur lui-même pour capturer chaque détail de sa robe de mes pupilles analysantes. Dieu, et dire que je croyais le voir habillé avec un sac poubelle, sa valeur était bien meilleure que celle que je lui aurais donné. Un kimono avec un simple dessous pour ne pas se retrouver nu. Des sandales de bois sombre, son vêtement tombant d’un côté et ses transformations physiques. Dieu, avouez le avec moi, Akiha-Chan rêverait également de voir cela, n’est-ce pas ? ~ Tenant toujours l’une de ses oreilles tendrement, je la lâchais pour venir passer ma main sur sa petite queue se dandinant comme celle d’un chien excité. Mais à la place de me réjouir, n’étais-je pas censée lui dire que rentrer ici était mal ? Certes, mais sourire d’émerveillement devant lui, pour finalement lui dire que c’est mal ne serait guère compréhensible pour sa petite caboche vide. Soupirant légèrement en relevant les épaules, je laissais mes yeux forêts couler sur son corps alors que ma douce voix, vint s’adresser à ce petit renardeau ~

- Mon petit renardeau est très beau dans sa robe de combat ~ Sais-tu quel est cet endroit ? Yume-Chan le garde précieusement, on peut dire que c’est son château ici, comprends-tu mon chéri ? ~ En y pensant … ~

Venant me saisir de sa petite personne, je le pris dans mes bras tout en faisant attention de ne pas plier sa queue dans cette prise. Lui intimant de pencher la tête sur le côté, je le laissais faire avant de poser mes lèvres sur son cristal. Le bouclier se détruira lorsque le cristal deviendra actif n’est-ce pas ? Cela était une condition dans la création de ma barrière protectrice malheureusement, et le faire maintenant serait tout simplement inutile. Le cristal qu’il avait à présent était celui d’un seconde banal, rien de bien extraordinaire, mais assez pour qu’une troisième guerre mondiale n’éclate sous la colère d’Akiha-Chan ~ Soit, soit, soit ~ Me détachant de l’enfant, je le redéposais avant de lui adresser une fois de plus, un de mes sourires maternels et dans un mouvement doux, poser son dos contre mon corps, prenant ses mains pour les mettre à plat, paumes levées vers le ciel, je lui demandais tendrement, faisant vibrer mes cordes vocales avec sensibilité, je lui demandais de s’y mettre dès à présent ;

- Regarde moi faire, après tu devras faire pareil pour apprendre à utiliser la magie d’Okasama ~

Lui montrant qu’il fallait penser pour créer, je fis semblant de me concentrer pour venir faire apparaître dans mes mains une petite peluche. Un lapin blanc aux oreilles grises, des yeux bicolores, respectant à merveille ceux de mon renardeau. Affichant un petit sourire en lui expliquant qu’il devait faire pareil, je l’invitais à se concentrer sous mes recommandations dites avec sérénité. La matérialisation n’était pas adaptée pour les enfants si jeunes selon un centre moral disant qu’il était interdit d’octroyer des pouvoirs à des enfants si jeunes, tout comme cela devenait inadmissible qu’ils périssent avant d’attendre leurs adolescences. Alors pourquoi permettais-je à Rei de pratiquer pour la première fois la matérialisation alors que celle-ci, ne lui était adaptée ? Par caprice, bien entendu ~ Huhu ~

- Ferme les yeux et pense très fort au lapin que j’ai créé, si tu sais le faire, je t’apprendrai encore beaucoup de choses mon ange ~

Akiha allait me tuer, et ce dans une heure ~ Pourquoi dans une heure ? Tout simplement parce que ce sera à cette heure là que nous la rejoindrons, sachant déjà que l’enfant allait lui expliquer ses exploits, je vous avoue que j’hésite encore entre lui laisser ses doux souvenirs, ou les effacer et me garantir un calme mérité après m’être occupé de sa personne … Akiha-Chan serait-elle du même avis ? Huhu, bien sûr que non ~ Alors, alors, où est donc ce lapinou mon cher Rei Yu ? ~

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Sam 6 Avr - 22:10

Oui, oui, oui ! J'étais vraiment super heureux ! Enfin, après avoir beaucoup pleuré et demandé à Okasama de m'apprendre la magie, elle l'a fait ! Et sans me prévenir avant. C'était une très jolie surprise, j'avais la meilleure maman du monde ! Et en plus, elle avait l'air contente de me voir dans cet habit bizarre, elle devait être très fier de moi, même si je ne comprends pas comment je suis arrivé à faire ça. Parce que je suis rentré dans cet endroit super étrange et hop, je me retrouve avec une queue -une vraie- et des habits que je n'aurais jamais mis. Comment ça se faisait ? Peu importe, parce qu'Okasama souriait et était encore plus gentille avec moi maintenant ! Et moi, moi je souriais avec elle pour lui montrer que j'étais content aussi. Par contre, quand elle me toucha la tête comme d'habitude pour me dire qu'elle m'aime, c'était étrange et ça chatouillait. Parce que je savais que j'avais quelque chose sur la tête, mais je ne savais pas ce que c'était. C'est pour ça que je portais ma main jusqu'à mes cheveux et là, je suis resté tout étonné, parce que ce que je touchais ce n'étaient pas mes cheveux blancs, mais un truc dur comme ça. Et ça chatouillait encore plus maintenant ! Des... Des oreilles ?! Des vraies comme dans les dessins animés ?! C'était trop génial !

- Mon petit renardeau est très beau dans sa robe de combat ~ Sais-tu quel est cet endroit ? Yume-Chan le garde précieusement, on peut dire que c’est son château ici, comprends-tu mon chéri ? ~ En y pensant … ~

J'ai pas très bien compris, mais ce n'était pas grave, j'étais content et encore plus quand maman me prit dans ses bras, parce que j'aimais y être, je me sentais en sécurité comme ça ! Et maintenant, j'étais un magicien aussi comme elle. Mais... Moi, j'étais gentil, et je ne ferai pas de mal aux autres, mais maintenant, je pourrais me défendre contre les méchants comme Okasama. Oui, mes deux mamans seront fières de moi, très fières ! Renardeau... Renard... J'étais un renard ? Regardant mes mains, je vis qu'elles étaient normales, alors non, je n'étais pas devenu un animal. Mais alors ? J'avais des oreilles et une queue de renard ! C'était trop mais trop, trop étonnant. J'aimais beaucoup, parce que j'aurais eu trop peur si je devais porter des cornes étranges comme celles de maman Ayame. Non que ce fût moche, elle était très belle avec, mais moi, ça me faisait peur ! Et en plus, si je sens ça, c'est que si je me fais tirer dessus, ça va faire mal comme avec ma queue. Alors je préfère avoir des petites oreilles que des grandes cornes ! Oui, j'étais un détective intelligent ! Et puis... Robe de combat, ça servait à quoi ? C'est comme ça quand appelait l'habit magique ? Moi je préfère l'appeler habit magique quand même, parce que on se bat pas avec les vêtements ! Sauf pour se les balancer sur la tête quand on est fâché, j'ai vu ça à la télé quand deux adultes se disputaient. Je fis quand même des grands yeux, toujours dans les bras d'Okasama quand elle me dit que c'est le château de Rêve-Chan ! C'était vrai que c'était grand ici, mais elle dormait où ? Il n'y avait rien ici qu'une étendue, une sorte de grande place toute terne et des gens habillés bizarrement. Mais c'est peut-être pour ça que Yume-Chan avait sa chambre dans les... les dormitoires... Là où les gens riches de cette école dormaient ! Et elle venait ici pour... pour faire de la magie comme moi !

- Regarde moi faire, après tu devras faire pareil pour apprendre à utiliser la magie d’Okasama ~

Trépignant sur place, je fis des « oui, oui » de la tête pour qu'elle me montre encore plus de choses magiques. J'étais tout chaud boulette pour apprendre ça, parce que c'était amusant, beaucoup plus que lire des dessins japonais ou encore, apprendre les calculs. J'étais sûr qu'avec la magie, je n'avais pas besoin de tout ça, alors, je voulais en savoir plus, parce que lire et tout ça c'était ennuyant parfois souvent. Je regardais maman Ayame, je l'écoutais en même temps essayant de resté fixe sur ce qu'elle faisait et pas regarder les autres gens ici présents ou encore, courir partout pour découvrir. Et c'est là qu'elle capta toute mon attention, mais genre d'un coup comme ça ! J'étais émerveillé, c'était magique, elle créa un jouet ! Une peluche toute jolie avec des yeux comme les miens ! Faisant des grands « O » de la bouche, j'étais comme médusé par sa jolie magie gentille.

- Ferme les yeux et pense très fort au lapin que j’ai créé, si tu sais le faire, je t’apprendrai encore beaucoup de choses mon ange ~

Je veux ! Oui, je vais réussir à faire ça ! Ce n’est pas difficile de penser après tout. Et donc, donc ! Il suffit de penser pour faire de la magie ? Mais je pense souvent et tout, à des choses comme la nourriture ou encore des meubles, mais j'arrive pas à les faire apparaître. Alors comment je dois faire pour penser autrement pour faire le lapin en peluche trop beau ? Je ne savais pas. Parce que quand je ferme les yeux la nuit et je pense, ça ne marche pas non plus. Peut-être que je pouvais le faire ici dans le château de Yume-Chan ? Mais Okasama, elle, elle savait le faire partout, je l'ai vu avec son grand bâton tout tranchant et noir et qui fait peur ! Et... Et j'obéis tout excité de pouvoir faire de la magie avec Okasama. Fermant les yeux comme elle me l'a dit, j'essayais de visualiser le même lapin qu'elle avait fait apparaître de nulle part ! Mettant mes petites mains devant moi sur celles de maman, je grimaçais de concentration en imaginant le lapin tout blanc avec des oreilles grises et des yeux comme les miens, bizarres. Entendant un bruit venu de je ne sais pas où, je tournais la tête en ouvrant les yeux pour voir c'était quoi. Il y avait d'autres gens qui faisaient aussi apparaître des choses par magie. Tout surpris, je croisais le regard de maman et je baissais la tête, honteux, avant de refaire ce qu'elle m'a dit de faire. Il faut que je sois gentil, comme ça elle m'apprendra des choses encore plus cool !

Regardant un instant de plus son lapin, je refermais mes yeux en pensant à lui très, très fort jusqu'à ce que j'aie mal à la tête ! Ouvrant un œil à la dérobée parce que je sentais quelque chose dans mes mains tendues, mon expression passa de sérieux détective à un grand, grand, très grand sourire ! J'ai réussi ! J'ai réussi à faire un lapin en peluche ! J'étais un vrai magicien maintenant ! Émerveillé, je le pris par ses deux grandes oreilles pour le tendre à Okasama pour qu'elle le regarde de plus près.

- Je suis un magicien comme toi ! Okasama, j'ai réussi ! Tu vois ?

Riant aux éclats en sautillant sur place mes bras toujours tendu au bout desquels mon lapin trônait fièrement, j'étais content. Et c'est là, en le détaillant, je vis qu'il n'était pas complètement comme celui d'Okasama, parce qu'il était rond le mien, plus petit, avec des grandes oreilles et des yeux comme je dessine parfois moi même, avec des X à la place des yeux ronds, mais avec les couleurs comme mes yeux, un vert et un bleu. J'étais content. Mais Okasama, elle était fière de moi ? J'espère. Mais ! Si je sais faire apparaître des choses auxquelles je pense, je saurai faire autre chose ? Un avion ! Je voulais un avion ! Un grand avion pour jouer ! Faisant remuer ma queue tout sourire -oui, je pouvais la bouger !- je tenais fermement le lapin par l'oreille avant de bomber fièrement mon torse devant ma maman et lui dire d'une voix enjouée que j'étais tellement doué, que j'allais faire autre chose.

- Je vais faire un avion ! Regarde maman !

Tendant ma main dans le vide devant nous, je fermais les yeux et pensais à l'avion en question. Tout blanc, non, rouge ! Un avion rouge, avec beaucoup de hublots et... et des paillettes ! Oui. Ouvrant les yeux après avoir pensé fort à l'avion, je n'étais pas content parce qu'il n'y avait rien dans mes mains. Ne sachant pas pourquoi, je me tournais vers maman pour lui demander pourquoi ça marchait plus de regard. Mais après, je me suis dit qu'il fallait que j'y arrive, parce que sinon, elle ne serait pas fière de moi. C'est pour ça que je refermais encore une fois mes yeux et me concentrait très fort comme quand maman Ayame a fait sa jolie peluche. Et là, je l'ai fait ! Sauf que... Ce n'était pas un avion comme je voulais, mais plus un dauphin en plastique qui... il se transforma en liquide et tomba entre mes doigts ! Mais je ne me suis pas sali ! Regardant le sol surpris, je vis la tâche disparaître avant de relever vivement la petite tête pour croiser les yeux d'Okasama, avec incompréhension.

- Il a disparu... Comment ça se fait ? Mais, avant quand je pensais, il n'y avait rien ? Et maintenant je sais faire de la magie comme toi ! C'est étrange, c'est parce qu'on est dans le château de Yume-Chan ? Mais toi, tu sais le faire partout ! Mais je suis content ! Je pourrai en faire tout le temps maintenant ? Dis oui, dis oui, Okasama !

J'étais très enthousiaste alors je remuais dans tous les sens, sauf qu'à un moment, j'ai eu mal à la tête, mais genre pas beaucoup, c'est juste qu'elle tournait un peu. Alors je me suis arrêté pour que ça arrête de tourner aussi. Clignant des yeux, j'attendis que ça passe, et quand ça passa, j'étais de nouveau tout content. J'étais un riche magicien ! Le fils de la plus grande des magiciennes riches ! C'est grandiose. Tournant mon regard, je vis des couteaux dans les mains d'un grand enfant de cette école, alors j'étais très surpris en me demandant si c'est pas dangereux, parce que moi, je ne pouvais pas en toucher à la maison, sinon Okasan n'était pas contente. Me retournant vivement vers Okasama, je pointais du doigt une personne toute grande habillée tout en vert, avant de m'exclamer ahuri.

- Tu as vu ça, Okasama ?! Moi aussi je peux faire ça ? Comme ton bâton noir tout tranchant, pour me défendre contre les méchants riches qui sont pauvres ?

Un grand détective avait toujours des armes sur lui pour se défendre, et même Okasama avait un bâton tout noir contre les méchants étudiants, alors moi aussi, je voulais savoir marcher tout seul dans cette école sans que mes mamans ne doivent s'inquiéter pour moi !

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Mar 9 Avr - 23:03

Mon tendre et cher enfant, ce petit bonhomme qui faisait ses premiers pas dans l’arène me remplissait d’une joie indescriptible. Avoir la chance d’avoir un être aussi jeune ici ne pouvait qu’être parfait, il ne fallait que prendre l’exemple d’un enfant soldat. Jeune avec déjà un fusil en main, si celui-ci survit devient un tireur à gage plus qu’expérimenté. Mais là n’était pas le meilleur point positif, non, c’était l’imagination que pouvaient avoir ces choses. Sans aucune limite, les enfants pensaient tellement, créant tant avec leurs petites têtes, que la matérialisation était facile donc que l’on pouvait les offrir pour une réussite garantie, et il ne fallut que cette pensée pour que je me réjouisse des prouesses de mon enfant. Encore, s'il s’était planté, mais là … Là il réussissait, certes à sa manière, mais il arrivait. Il allait de soi que je devais le remettre dans le droit chemin quand son attention se délocalisa de ce que je lui demandais, mais il revenait toujours à se concentrer pour créer.

- Je suis un magicien comme toi ! Okasama, j'ai réussi ! Tu vois ?

Regardant ce qu’il me présentait, je lui adressais un sourire rassurant alors que sa création réussite différait certes de quelques points. A la place de me voir avec une peluche composée de membres, ce fut une boule de poils avec des oreilles que je retrouvais dans les mains de mon tendre Rei Yu. Prenant sa petite chose, je me penchais vers sa personne pour le féliciter. Et dire que des enfants ayant deux fois son âge n’étaient même pas capable de former une simple balle, cela était … Huhu, nul besoin de dramatiser, mais je ne dirai pas non plus que ces personnes là ont un avenir à Undai ~

- Je vais faire un avion ! Regarde maman !

Un avion ? Et pourquoi pas un bateau tant que nous y sommes, veux-tu que je te crée la mer pour pouvoir le faire flotter dedans ? Non plus sérieusement, je devais être plus que satisfaite de son enthousiasme, bien que les regards portés dans notre direction m’oppressaient de plus en plus. Tous ces enfants n’avaient-ils jamais vu un môme dans leur vie sinueuse ? Parce que sauf, si nous étions dans un zoo et que Rei était l’animal principal, leurs regards n’avaient rien de rassurants. Maaah ~ Me voilerais-je la face en disant que c’était l’enfant qu’ils regardaient et non moi ? Dead Master en compagnie d’un gnome, en train de le former ~ Magnifique. Seuil de ma réputation de cruauté sur dix ? Zero pointé ~

- Il a disparu... Comment ça se fait ? Mais, avant quand je pensais, il n'y avait rien ? Et maintenant je sais faire de la magie comme toi ! C'est étrange, c'est parce qu'on est dans le château de Yume-Chan ? Mais toi, tu sais le faire partout ! Mais je suis content ! Je pourrai en faire tout le temps maintenant ? Dis oui, dis oui, Okasama !

Un dauphin, il voulait donc vraiment que je lui fasse de l’eau ? Le regardant créer sa chose, je ne trouvais guère cela étrange qu’il se détruise aussi rapidement. C’était un enfant, son imagination était certes débordante, mais parfois trop. Il ne fallait qu’à ce qu’il pense à autre chose pour que sa matérialisation en soit perturbée. Et pourquoi avait-il réussi avec le lapin ? Tout simplement parce que celui-ci avait été donné comme exemple un peu plus tôt. Dieu, devrais-je matérialiser et lui montrer tout ce qu’il faudra avant qu’il ne sache le créer lui-même ? Non, il ne fallait qu’un peu beaucoup plus de concentration de sa part. Il ne fallait que voir comment il sautait du coq à l’âne, me demandant déjà pourquoi il pouvait faire de la magie ici, et non dehors. Dieu, il parlait trop.

- Tu as vu ça, Okasama ?! Moi aussi je peux faire ça ? Comme ton bâton noir tout tranchant, pour me défendre contre les méchants riches qui sont pauvres ?

Regardant ce qu’il me montrait, je penchais ma tête sur le côté en me demandant ce qu’il voulait dire par là. Un bâton noir ? Ha … ma faux ? ~ Huhu. Il était bien trop tôt pour qu’il matérialise sa première arme, autant l’en dissuader tout de suite. Déjà qu’Akiha-Chan allait me tuer, si en plus de cela je mettais un jouet dangereux dans les mains de notre chaton, elle serait capable de détruire mon âme ~ Gloussant légèrement en m’approchant de mon fils, je l’attrapais pour qu’il n’aille pas courir je ne sais où, tout en l’empêchant de pointer du doigt tout ce qu’il y avait autour de nous.

- Tu es encore trop jeune pour ça mon ange, si tu peux faire de la magie ici, c’est bien parce que tu es dans le sanctuaire de Yume-Chan. En dehors, il te sera impossible de le faire, mais quand tu seras plus grand, tu feras comme Okasama et Okasan, tu matérialiseras ce que tu veux ~

Lui attrapant la main, je le tirais à ma suite en dehors de l’arène, il ne servait à rien de rester ici. De plus, n’était-il pas l’heure de rejoindre Akiha-Chan ? ~ Si, et c’est pour cette raison là que nous sortions, lui donnant cela comme motif, il ne pouvait qu’accepter de me suivre, traçant mon chemin jusqu’aux bureaux des professeurs, j’entrais dans la place à la suite de mon cher enfant. Ignorant royalement les personnes présentes, je n’attendais que celle de mon cœur. Il était moins cinq, allait-elle arriver à l’heure ? ~

- Rei Yu veut-il bien me promettre de ne …

Trop tard. Et ce, se certifia quand Akiha se retrouva devant nous, et que je sente déjà les paroles de l’enfant fuser sur ce qu’il en était de nos premières heures de visite … Allais-je mourir ? ~ Huhu

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Sam 13 Avr - 22:34

J'étais un petit magicien dans une école de magie. Je ne savais pas que ça existait, mais maintenant que je le vois, je sais ! Moi aussi, je voulais apprendre comme les grands enfants à faire de la magie, mais je ne pouvais pas pour le moment, parce que j'étais trop petit. Pourtant, voilà que je suis là avec des habits magiques qui faisaient que je ressemblais à un renard. C'était génial, sauf que Okasama n'avait pas envie de me montrer comment faire pour construire autre chose qu'une peluche. Parce que j'aimais bien le lapin en peluche, mais les autres grands enfants qui étaient là, ils faisaient des trucs encore plus cool ! Genre un grand bateau comme ça, comme dans les films ! Mais ce n’est pas tout ! Il y avait aussi des grands trucs tout pointu et tout, un peu comme le grand bâton de maman Ayame, mais en différent. Moi aussi je voulais faire ça, mais je ne pouvais pas parce qu'Okasama m'attrapa quand je voulus aller demander à une riche comment elle faisait son bâton. Et je ne savais pas bouger parce que quand Okasama parle, il faut que je l'écoute attentivement.

- Tu es encore trop jeune pour ça mon ange, si tu peux faire de la magie ici, c’est bien parce que tu es dans le sanctuaire de Yume-Chan. En dehors, il te sera impossible de le faire, mais quand tu seras plus grand, tu feras comme Okasama et Okasan, tu matérialiseras ce que tu veux ~

Mes mamans m'ont déjà répété beaucoup de fois que j'étais trop jeune pour étudier avec les grands enfants riches. Mais, pourquoi je ne pouvais pas si je savais faire de la magie ? Je voulais. C'était chouette et jamais je n'ai vu un endroit pareil. Le sanc... le château de Yume-Chan était trop mais trop super ! Et j'ai déduis, comme un grand détective, que je ne pouvais pas faire de la magie dehors parce que j'étais trop petit. Alors, je vais venir ici tout les jours pour faire apparaître des jouets et tout ! Sauf qu'il faudra que je demande à Okasama ou à Okasan de venir avec moi parce que ils y avaient des pauvres méchants grands enfants ici, qui pouvaient me faire du mal. Mais connaissant mes deux mamans, elles ne voudront pas venir avec moi ici souvent. Sauf si je demande très très gentiment peut-être. Parce que je ne voulais pas attendre jusqu'à ce que je serai grand, c'était trop long ! J'étais triste d'être petit comme ça, mais en même temps, c'est parce que je n'étais pas grand, que Okasama m'a recueilli, non ? Je ne sais pas. Mais j'aime mes deux mamans, et c'est pour cette raison que je suivis Ayame Okasama -à contrecœur- en dehors du château de Rêve-Chan pour aller voir où travaillait ma deuxième maman.

J'ai vite vu que Okasama avait raison, dès que nous sortîmes du château, mes habits magiques disparurent eux aussi. J'étais tout surpris et tâtais ma tête pour voir si les oreilles aussi sont parties. C'était le cas ! J'étais un peu triste, mais je disais que je pourrais le recommencer encore et encore en allant dans cet espace tout bizarre avec une lune dans un bâtiment ! La magie, c'était génial ! La main de maman tenant fermement la mienne, nous arrivâmes rapidement dans le grand bâtiment où il y avait le bureau d'Okasama -la plus riche du monde !- et puis nous marchions dans les couloirs où il y avait d'autres gens riches. Regardant partout, en tournant la tête dans tous les sens, je trouvais ça trop joli. Et tout ça c'était à Okasama, donc à moi aussi parce que j'étais son fils ! Et à Rêve-Chan aussi, parce que c'était ma sœur ! Faisant irruption dans une grande salle où il y avait des fauteuils devant être confortables un peu partout, j'affichais un sourire heureux en voyant des grandes personnes ici qui nous regardaient bizarrement. Ils étaient tous riches ! Donc gentils ! Et grands, comme des adultes ! Mais les adultes, ils étaient bizarres et, pour la plus part, avaient l'air trop pas contents. Me retournant pour demander où on était à Ayame-Okasama, je souris encore plus quand je vis Okasan arriver dans la salle. Courant vers elle, je sautais dans ses bras tout heureux. C'est la première fois que je voyais Okasan dans son lieu de travail, et en plus, je devais lui expliquer comment j'étais le meilleur des magiciens et tout, et tout !

- Okasan ! C'est ici que tu travailles ? C'est tout beau ! J'ai vu des gens méchants mais Okasama leur a fait mal avec son bâton magique, et j'ai eu très peur, parce qu'il y avait beaucoup de cris et de sang ! Mais après, j'ai vu du rose, des fleurs et aussi un gentil garçon, mais j'ai pas compris ce qu'il disait, alors j'ai dit à Okasama de ne pas le tuer, lui !

J'étais tout sérieux quand j'ai dit ça. Parce que ça faisait vraiment peur, mais comme ils étaient méchants, c'est normal qu'Okasama doive les punir. Mais, mais ça faisait peur quand même, et je croyais que les riches étaient gentils, et là, j'avais peur de sortir tout seul comme ça ! Mais ce n’est pas grave hein, parce que j'avais vu quelque chose de trop, trop bien ! Sautant des bras d'Okasan, j'avais des étoiles dans les yeux et un grand sourire, et je faisais des gestes aussi pour lui montrer de quoi je parlais. Je ne savais pas faire de la magie ici, alors je devais lui expliquer en imitant ce truc trop, mais trop super !

-Et après ! Après je suis devenu un magicien ! Un vrai ! Et j'avais des oreilles, et une queue de renard ! J'étais tout beau, même maman Ayame a dit que j'étais tout beau ! Et puis j'ai fait un lapin dans le château de Yume-Chan ! Je voulais faire des bâtons pointus mais Okasama a dit que j'étais trop petit pour le moment, alors, alors on est venu te voir ! Et, dis, dis ! Dis ! Tu veux bien venir avec moi dans le château maintenant, tous les jours ? Parce que je sais pas faire de la magie si je suis pas dedans, je sais pas pourquoi. Okasan, dis...

Et là, j'arrêtais de parler, parce que Okasan affichait le regard là quand elle est fâchée et qu'elle veut me taper ou quand elle va crier très fort. Et moi, je ne savais pas pourquoi elle avait ce regard méchant, prenant peur, j'arrêtais de parler et la fixais, mais elle, elle me regardait pas, elle regardait Okasama. Faisant une moue d'incompréhension, je regardais mes mamans tour à tour sans comprendre ce qu'il se passait. Akiha-Okasan n'était pas d'accord que je sorte, mais j'étais avec maman Ayame, donc elle devait être contente, je n’étais pas sorti seul. Fronçant mes sourcils blancs, je ne disais rien, me bouchant déjà les oreilles sachant que ca va crier fort !

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Sam 13 Avr - 22:42

Était-il juste possible que je commence bien ma journée ? Normalement oui, mais pas aujourd'hui. Et certainement pas quand j'apprenais que mon amante -magnifique qu'elle puisse être- décide à faire qu'à sa tête sans me laisser le plaisir de m'exprimer sur ses choix. J'étais en colère, avant le liquide noirâtre dans ma tasse comme s'il s'agissait de la terre. Non, hors de question, était la seule pensée qui me traversait l'esprit sous mes innombrables grimaces de mécontentement. Et pourquoi donc cet air renfrogner sous les rires des plus amusés de mon ombre maléfique ? Parce que Dead Master-Sama, voulait aller se promener. Était-ce une raison suffisante pour péter un câble ? Oui, vu que cette dernière a prévu de faire visiter l'école à mon petit garçon innocent. Undai était trop dangereux et trop brutal pour que les yeux vairons de cet enfant puissent se poser sur ce monde différent de la norme. Non et encore non ! Sauf que les vouloirs de sa majesté la grande scientifique suprême étaient irrévocables, intransigeants et surtout, se réalisaient toujours. « Haha, serais-tu de mauvaise humeur ? » Oui. Terriblement mauvaise. Et ce jusqu'à élever la voix dès la matin pour plaider l’irrationalisme de cette escapade tout sauf innocente. Mais que pouvais-je dire ou faire au juste pour faire changer d'avis cette femme ? Rien du tout, surtout pas quand elle me met devant les yeux mes propres torts sous la forme la plus banale, celle que représentait le sujet de notre dispute, Rei Yu. Et qu'en était-il ? Ce petit garçon si frêle, n'arrêtait pas -enfin, essayait- de fuir la maison à chaque fois que nous tournions le dos un instant, au point même qu'il fallait l'enfermer dans sa chambre, et encore, j'avais peur qu'il saute par la fenêtre dans un excès de folie d'être captif. C'est certainement pour cette dernière raison que j'abandonnais cette bataille perdue d'avance sous les yeux verts de mon amante. Que pouvais-je faire ? La prévenir de faire attention à Rei Yu, rien de plus, mais surtout, rien de moins.

Me voilà donc après une heure d'agacement, en dehors des appartements de Dead Master-Sama, prête pour aller donner cours. J'étais tout sauf d'humeur à enseigner, j'aurais préféré rester en compagnie de mon fils afin de le protéger de toute éventualité de mort, mais j'avais mes obligations, gentiment rappelée par Ayame. En tout cas, pour toute chose d'ailleurs, je pouvais me dire qu'il serait en sécurité avec elle, oui, c'est ce dont j'essayais de me persuader sous les remarques contradictoires de ma deuxième moitié bien amusée de voir le gamin qui la dérangeait, risquer sa vie. « Au pire, elle le tuera et jettera la faute sur un étudiant, haha ». Devais-je dire que cela ne m'amusait pas du tout ? Non, je pense que cela irait. Ayame-Sama savait parfaitement à quel point je tenais à Rei Yu, et elle ne lui ferait certainement pas de mal, j'en étais persuadée. Alors pourquoi étais-je si contrariée ? Parce que c'était le mettre en danger inutilement... Non, finalement, j'essayais juste de trouver des excuses plausibles pour pouvoir contrôler l'incontrôlable. Après tout, si Rei Yu pouvait calmer ses ardeurs de vouloir sortir, en allant justement se promener aux cotés de la directrice, je devrais être reconnaissante à cette dernière pour cela. Après tout, que pouvait lui arriver de mal à aller marcher un peu dans le parc et visiter les couloirs de Undai ? Rien du tout, si on lui rappelle qu'il lui était interdit de s'y promener seul.

C'est sur ce constat que j'arrivais dans ma salle de classe, relativement de meilleure humeur. Attendant que la classe se remplisse comme à son habitude, c'est sans moindre incident que le cours se déroula entre des réponses exactes ou fausses de mes chatons. Je ne comprenais pas toujours mes collègues qui passaient ses journées à se plaindre des étudiants de Undai ou à les punir à tout bout de champ. Personnellement, je trouvais que les élèves étaient corrects pour la plus part, et ceux qui s'égaraient du droit chemin « se faisaient traumatiser par ta colère, Akiha. » Certes. Mais en même temps, je n'usais pas tous les jours de mes pouvoirs pour maintenir l'ordre, il m'arrivait même que je passe l'heure du cours assise à mon bureau, en train de lire tranquillement un livre tandis que mes petits chatons travaillaient studieusement. Je savais parfaitement que mon charme y jouait un grand rôle, et aussi, ma manière d'aborder ces monstres. Après tout, je n'étais pas comme Sousei à essayer de tuer mes étudiants pour le plaisir de voir du sang ou encore, à les traumatiser sans raison apparente. Sérieusement, je devrais toucher deux mots à la directrice sur le choix de ses professeurs. « Je ne pense pas, non. ». Et pourquoi non ? Parce que je ne me permettrais pas de rentrer sur ce terrain mouvement appartenant à cette femme. Je connaissais mes droits, je savais comment parvenir à atteindre mes objectifs, et surtout, je n'allais pas user de mon influence dans des sujets qui n'étaient pas mes priorités. Demander à Dead Master-Sama de virer Sousei ? Cela équivaudrait à demander à Rei Yu d'arrêter de parler. En somme, impossible. Et dangereux, dans le premier cas de figure. Quoi que... Si je la tuais, cela passerait in extremis, j'en étais sûre. Il allait de soi que je haïssais cette prof de latin après notre dernière rencontre qui s'est relativement mal terminée, ma laissant furieuse à chercher un remède magique contre mes douleurs et elle, avec des bras découpés à la tronçonneuse. Jamais je ne m'aurais cru aussi sadique, à la base je préférais les subtilités et les scalpels, mais sur le coup, cette garce m'a mis d'une humeur meurtrière. Soit ! Il fallait que j'arrête de penser à sa tête de tarée, sinon je risquais de me défouler sur mes pauvres petits chatons.

C'est ainsi, que je passais ma matinée, me demandant ce que pouvaient bien faire Rei Yu et Ayame-Sama à cette heure-ci. M'aurait-elle prévenue de sa visite à midi pour que l'on aille manger un bout ? Je ne sais plus vraiment, j'étais trop en colère en quittant les appartements ce matin pour réfléchir rationnellement. Quoi qu'il en soit, le cours fini, je me retrouvais à attendre que le dernier étudiant sorte de la salle de classe pour refermer la porte derrière lui sous un « à demain » amical. Oui, ce cours s'est parfaitement bien passé, et à présent, un bon café me remonterait pour le reste de la journée. Choisissant donc comme première destination, la salle des professeurs, je m'y dirigeais d'un calme fou, claquant mes talons comme à son habitude en descendant les étages. Pourquoi ne pas prendre les ascenseurs ? Le sport était bon pour le corps « Comme si tu n'en faisais pas assez, hehe ».

- Silence, je te signale que tu apprécies aussi, Akiha.

Fermant donc le clapet à ma mauvaise conscience, c'est avec satisfaction que j'appuyais sur la clenche donnant accès à la salle des professeurs. N'ayant pas le temps de saluer les personnes présentes à l'intérieur, une petite tête blanche m'agressa, sautant littéralement dans mes bras. Affichant un sourire des plus contents, je le réceptionnais avant de l'embrasser sur le font en signe de bienvenue. Ainsi donc, mon petit Rei Yu était en vie, entier, et heureux. Le seul hic ? Il se trouvait en pleine salle des professeurs entourés de ces derniers. Levant la tête par dessus la tignasse blanchâtre, j'adressais un sourire à Ayame-Sama -aussi présente, et tant mieux- avant de reporter mon attention tant souhaitée par le garçon.

-Okasan ! C'est ici que tu travailles ? C'est tout beau ! J'ai vu des gens méchants mais Okasama leur a fait mal avec son bâton magique, et j'ai eu très peur, parce qu'il y avait beaucoup de cris et de sang ! Mais après, j'ai vu du rose, des fleurs et aussi un gentil garçon, mais j'ai pas compris ce qu'il disait, alors j'ai dit à Okasama de ne pas le tuer, lui !

Et là, en entendant sa petite voix surexcitée, je mourus. Sur place. Ouvrant grand les yeux pour le fixer dans ses yeux étincelants de joie, je restais incrédule quand il me dit qu'il avait vu un carnage. Parce que c'était sans doute cela qui s'est passé. Sentant mon sang ne faire qu'un tour, je restais neutre, complètement impassible tandis que le gamin s'écriait toujours en atterrissant sur le sol, me donnant des explications sur sa merveilleuse journée horripilante. « Parlais-tu des adultes responsables ? Dommage qu'il n'est pas mort, hehe ~ » Essayant de paraître calme, j'essayais de trouver des excuses aux agissements de mon amante afin de ne pas venir hurler sur sa personne toujours debout derrière l'enfant. Il était en vie oui, mais il a vu des horreurs. C'était sans doute pour le protéger -du moins j'aurais préféré que ce soit le cas- et non pour... Bon sang quoi ! Il a dû voir de la matérialisation sous toutes ses formes ! C'était inadmissible. J'allais devoir lui effacer ses souvenirs et ce, avant de reprendre les cours de l'après-midi.

-Et après ! Après je suis devenu un magicien ! Un vrai ! Et j'avais des oreilles, et une queue de renard ! J'étais tout beau, même maman Ayame a dit que j'étais tout beau ! Et puis j'ai fait un lapin dans le château de Yume-Chan ! Je voulais faire des bâtons pointus mais Okasama a dit que j'étais trop petit pour le moment, alors, alors on est venu te voir ! Et, dis, dis ! Dis ! Tu veux bien venir avec moi dans le château maintenant, tous les jours ? Parce que je sais pas faire de la magie si je suis pas dedans, je sais pas pourquoi. Okasan, dis...

J'allais commettre un meurtre, sans même utiliser mon mauvais coté pour ce méfait. Ayame... Elle l'a... « Amenée dans l'Arène, oui, oui, tu comprends très bien Akiha ~ ». Sentant tout mon corps bouillir, je ne faisais plus attention au garçon, fusillant la directrice du regard. Alala, j'allais exploser ~ Attrapant l'enfant par la main, tandis qu'il se bouchait les oreilles pour je ne sais quelle raison, je le tirais vers l'intérieur de la pièce à la hauteur de la directrice. C'était intolérable qu'elle lui ait montré l'Arène, mais ce serait tout autant inadmissible que je me mette à lui crier dessus ici, surtout avec les autres professeurs nous fixant intrigués de la situation, devant se demander qui était ce petit bonhomme.

- Dead Master-Sama, pourrions-nous parler ailleurs en dînant ?

Froid. Ma voix était glaciale et étranglée sous ma colère cachée. Être maître de soi ? Pas évident quand mon alter-ego se marrait littéralement dans mon esprit. Déposant mes lèvres sur celles de la directrice, je l'ai pris par la main de celle encore libre, et traînais les deux personnes à ma suite en dehors de la pièce. Fermant la porte derrière eux, je vérifiais qu'il n'y avait personne autour de nous pour laisser enfin paraître ma colère sur mes traits.

- Ayame ! Mais vous rendez vous compte... ?! C'est un enfant, il est trop jeune pour voir des horreurs pareilles ! Et encore plus pour faire ses premiers pas dans l'Arène !

Ne sachant pas où donner de la tête sous la colère, je tenais l'enfant par la main pour qu'il n'aille pas courir partout, tout en fusillant Ayame de mes yeux ombrageux. J'étais outrée. J'ai laissé cette femme s'occuper de mon fils sous sa demande, allant jusqu'à accepter -à contrecœur- qu'elle le fasse sortir en dehors des appartements. Et je me retrouvais avec quoi ? Une multitude de chatons devant se trouver dans l'infirmerie et un fils ayant matérialisé quelque chose dans l'Arène à un si bas âge. Bon sang, il aurait pu mourir ! « Elle l'aurait pas laissé crever, dommage ~ ». Quant bien même, nous nous retrouvions à présent avec un enfant voulant se pavaner à Undai et passer sa vie dans le lieu de matérialisation -lieu le plus dangereux de cette Académie en y pensant ! Furieuse, je baissais mon regard sous les demandes insistantes de l'enfant, en lui coupant tout espoir avant qu'il ne se mette à vouloir encore et encore plus, vis-à-vis de ça.

- Non Rei Yu, tu ne pourras plus aller dans le château ! Okasama n'aurait pas dû t'y amener, parce qu'il y a beaucoup de mauvaises personnes là-bas.

Essayant de lui parler sous un ton posé, je serais d'avantage sa petite main dans la mienne quand il ouvrit sa bouche pour rétorquer, lui montrant bien que je ne voulais pas de moindre objection de sa part. Soupirant de manière inaudible, j'invitais la directrice à me suivre, sans ajouter un mot. Direction ? La cafétéria. Autant manger pour faire passer la colère. Non, c'était d'avantage, autant occuper Rei Yu tandis que j'allais avoir une conversation d'adultes avec Ayame-Sama. Arrivant dans la salle des repas -bondée- je grimaçais avant de trouver une table libre.

- Je vous ai demandé de ne pas lui montrer la matérialisation, et maintenant ? Il voudra s'y exercer. Nous avions établi une règle, pas de pouvoirs avant qu'il ne grandisse d'avantage !

Et ma voix monta d'un ton quand je vis la boucle d'oreille de l'enfant, d'une couleur bleue montrant son rang de Seconde. J'allais sortir de mes gongs. Bon sang, j'allais m'énerver. Ah non, je l'étais déjà. « Pas de sexe pour les prochaines semaines ~ ». J'en ris ? Non.

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Lun 15 Avr - 13:29

Dieu. Je ne pourrai me plaire à dire que je suis devenue pâle comme un mort lorsque mon cher fils ouvrit la bouche étant donné que mon teint était déjà blafard. Seul un sourire jaune exprimait sans doute mon ressentiment alors que le lieu dans lequel nous étions, n’était sans doute pas idéal pour discuter de cela. En plus des regards étranges dans nos directions, il fallut que les messes-basses résonnent jusqu’à mes oreilles. Entre les questions demandant qui était cet enfant, les réponses directs et finalement les bruits d’étonnements, je ne savais où en donner de la tête. Partir, devrais-je m’en aller et laisser le plaisir à Rei d’achever complètement ma personne ? Bien sûr que non, j’étais sado-maso après tout ~

-Okasan ! C'est ici que tu travailles ? C'est tout beau ! J'ai vu des gens méchants mais Okasama leur a fait mal avec son bâton magique, et j'ai eu très peur, parce qu'il y avait beaucoup de cris et de sang ! Mais après, j'ai vu du rose, des fleurs et aussi un gentil garçon, mais j'ai pas compris ce qu'il disait, alors j'ai dit à Okasama de ne pas le tuer, lui !

Passant une main sur mon visage à la suite de ses dires, je détournais mes billes des deux personnes me faisant face pour fuir le regard insistant d’Akiha-Chan. Préférant même le poser sur l’un des enseignants me faisant de l’œil depuis mon arrivée, palissant à ma manière tout en étirant mes lèvres dans un malaise bien ressenti. Maaah, ce n’était pas comme si c’était la première fois que cette chose voyait des cadavres. Il était également habitué à la violence puisqu’il vivait dans la rue, qu’elle n’oublie pas non plus que cet enfant sort d’un trafic humain, la vie n’était pas rose en dehors, il eut le plaisir de voir bien plus de barbarie que celles que je lui ai montré aujourd’hui. Oui, ici ce n’était rien. Et puis même, je n’avais pas tué tant de personnes ! Ce n’était que … qu’une petite dizaine ! Et bien même, n’avais-je pas fait cela pour le protéger ? Dieu, me chercherais-je des excuses ? Moi, Dead Master ? Huhu ~ Hum.

-Et après ! Après je suis devenu un magicien ! Un vrai ! Et j'avais des oreilles, et une queue de renard ! J'étais tout beau, même maman Ayame a dit que j'étais tout beau ! Et puis j'ai fait un lapin dans le château de Yume-Chan ! Je voulais faire des bâtons pointus mais Okasama a dit que j'étais trop petit pour le moment, alors, alors on est venu te voir ! Et, dis, dis ! Dis ! Tu veux bien venir avec moi dans le château maintenant, tous les jours ? Parce que je sais pas faire de la magie si je suis pas dedans, je sais pas pourquoi. Okasan, dis...

Et ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Si ce n’avait été qu’un massacre que je lui avais montré, non … il y avait également l’arène. Sur le coup, je crois m’être entendue rire, glousser singulièrement avant que je ne croise les yeux de mon amante, un visage colérique masqué sous une expression neutre que je savais parfaitement interpréter. J’allais passer un mauvais quart d’heure ~ Et tant même … Je ne regrettais pas d’avoir vu mon petit chéri devenir un magnifique renard ~

- Dead Master-Sama, pourrions-nous parler ailleurs en dînant ?

Glacial. Déglutissant silencieusement en me faisant tirer hors du bureau des enseignants, je suivais ma tendre scientifique vers la cafétéria de Undai. Accordant de temps à autre un regard froid à l’enfant, ce ne fut que quelques minutes plus tard que le vif du sujet commençait. Déposant mes mains sur la table comme une accusée prise au fait, je n’adressais guère plus d’importance à Rei Yu, devenu étrangement silencieux depuis qu’Akiha-Chan eut ouvert la bouche. Comprenait-il qu’il avait été stupide de dire cela à sa chère Okasan ? Pauvre con. Non, n’insultons pas ainsi les enfants, après tout, ne disais-je pas simplement ; Seule la mort serait son unique salut ? Huhu, Dieu, je fondais de nervosité ~

- Ayame ! Mais vous rendez vous compte... ?! C'est un enfant, il est trop jeune pour voir des horreurs pareilles ! Et encore plus pour faire ses premiers pas dans l'Arène !

Et tant bien même, ne devait-il pas les faire un jour où l’autre, cet enfant avait eu la chance de m’avoir à ses côtés pour ses premiers pas, à ce que je sache, il était toujours en vie. Autant nous limiter à cela avant que je ne m’énerve à mon tour. L’Arène était sans doute un endroit horrible, mais n’était-ce pas le seul lieu à Undai où sa vie n’était pas réellement en danger ? S’il mourrait dans cet endroit magique que représentait le sanctuaire de ma Yume-Chan, il reprendra sa vie en dehors de cette infrastructure. Dieu, le critère de jeunesse n’était présent ici que pour appuyer ses dires, c’était vilain, Akiha-Chan.

Me saisissant de mon cellulaire tout en gardant mon regard figé dans celui de celle qui me hurlait presque dessus, j’envoyais rapidement un message à l’encontre de mes servantes, leur demandant humblement de me débarrasser de l’enfant présent à mes côtés. Si nous devions nous disputer, autant le faire loin de ses petites oreilles. Non pas que cela me dérangeait de traiter sa mère impoliment devant sa personne, mais Akiha-Chan ne se retenait-elle pas également à cause du petit ? Et bien même, nous connaissant, les mots perdaient vite leur sens quand l’énervement grondait en nous, un combat opposant deux montres, voilà ce qu’il fallait éviter qu’il voie. Pourquoi ? Prenons un exemple simple, laisseriez-vous votre enfant regarder deux lionnes se mutiler à coup de morsures et griffes ? Non ? Comme c’est étrange, moi non plus.

- Je vous ai demandé de ne pas lui montrer la matérialisation, et maintenant ? Il voudra s'y exercer. Nous avions établi une règle, pas de pouvoirs avant qu'il ne grandisse d'avantage !

Une règle ? Hum. Levant les yeux au ciel dans un soupir, ce fut avec lassitude que je laissais mon visage peindre mes sentiments. Une règle disant que tant que Rei Yu ne serait pas en âge pour matérialiser, nous ne lui accorderons du pouvoir. Mais je n’avais pas donné volontairement ces mêmes pouvoirs à l’enfant, celui-ci m’avait juste « échappé », traversant le mur de l’arène de lui-même pour comprendre qu’il était devenu un être « magique » dès à présent. Et bien même, ne devais-je pas en profiter qu’il ait fait ses premiers pas pour lui apprendre les bases ? En tant que tout bon enseignant de Undai, il était logique de faire cela. Grimaçant en sentant mon énervement prendre le dessus sur la raison, je me calmais en voyant mes chères gouvernantes arriver. Il ne fallut guère un mot pour qu’elles se saisissent de l’enfant sans un mot, le reconduisant donc dans mes appartements. Une plainte de sa part ? Je n’en avais que faire. Un ange passa, l’autre se fracassa contre un mur.

- Je n’ai guère à m’expliquer, il est temps que tu retombes sur terre également Akiha. Ne me fais pas croire que tu resteras cette gentille mère à protéger son fils. Tu seras la première à l’utiliser comme cobaye lorsque ta fibre maternelle te sera passée.

Disant cela avec froideur, je me levais de la table pour me diriger vers l’endroit où la nourriture était servie. Me saisissant de plateaux, je ramassais ce qu’il y avait à mon goût avant de retourner vers Ketsuki. Déposant de la nourriture devant sa personne, je me posais sur le siège lui faisant face, sirotant le thé que je m’étais prise. Manger ? Je n’avais nullement faim. Jouant avec l’une des fourchettes présentes sur la table, je repris là où je m’étais arrêtée ;

- Nous énerver n’engendrera que des problèmes mon cœur, oublions tout simplement cette histoire ~

Elle, oublier ? Huhu ~ Non, à croire que je prenais un malsain plaisir à la mettre hors d’elle de la sorte. Mais qu’elle crie seulement, je ne pourrais qu’être plus explosive ~

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Mar 16 Avr - 16:18

Assise à table juste en face de la directrice, je ne bronchais pas plus qu'un regard suspicieux posé sur mon petit Re Yu. Je fulminais intérieurement de tant d'imprudence de la part de cette femme censée être rationnelle. Mais pouvais-je seulement l'affirmer ? Cette femme était un monstre sans cœur, faisant à sa tête sans se préoccuper des répercutions. Après tout, qu'est-ce qu'un être supérieur avait à craindre de la population l'entourant tant que sa volonté est absolue. Oui, Dead Master réfléchissait de la sorte, comme elle était surpuissante, tout lui était permis. Sauf que dans ce cas de figure, il s'agissait aussi de mon fils, et je n'avais en aucun cas envie de le voir mourir ou en danger par la faute de la directrice de Undai, que ce soit parce que cela l'amuse ou encore, parce que elle trouve cela instructif. Instructif... Montrer des massacres à un enfant innocent ! C'était plus qu'inconcevable, sans ajouter à cela l'Arène. Cet enfant allait être perturbé jusque la fin de sa vie d'avoir vu tant d'horreurs en moins de temps qu'il ne fallait à le dire. Les enfants sont fragiles, et ceux avec du pouvoir deviennent incontrôlables. Qu'est-ce qu'il adviendra dans trois ou quatre ans quand cet enfant grandira en sachant matérialiser avant même d'apprendre à écrire ?! C'était de la folie, il serait trop puissant pour son âge, il deviendrait un monstre sans scrupule tuant car c'était ce qu'il a vu étant enfant pendant toutes les années de sa vie à Undai. Rei Yu ne serait plus un enfant normal, ne se développerait plus comme chacun de ses camarades dans la vie réelle, non... « Peut-être qu'il serait enfin utile et arrêterait d'être une nuisance. » Il n'en était pas une ! Je voulais l'éduquer et l'élever comme un enfant normal, comme je l'aurais fait avec mon fils. Et là, Ayame-Sama ne faisait que me mettre des bâtons dans les roues !

J'étais furieuse, grinçant des dents, je détournais mon regard clair de la femme me faisant face quand je vis ses deux servantes arriver comme si de rien était dans la cafétéria. Comment... ? Non, je ne devrais même plus me poser cette question. Si elles étaient là, c’est qu'Ayame les a appelée, si elles s'emparèrent de Rei Yu, afin de l'éloigner de ce lieu. Et tout cela pourquoi ? Pour que l'on puisse tranquillement discuter entre adultes sans y mêler un enfant innocent. « Ah bon ? » Évidemment que non ! S'il criait à cet instant en se faisant traîner par les jumelles, c'était pour qu'il ne lui arrive rien pendant que ses deux mères adoptives n'explosent et ne fassent attention à lui dans cet endroit plus que dangereux. Je restais impassible en apparence, tandis que je déviais mes yeux de la grande porte vers la directrice de cette Académie. Femme de pouvoir dans son élément... Intéressant.

- Je n’ai guère à m’expliquer, il est temps que tu retombes sur terre également Akiha. Ne me fais pas croire que tu resteras cette gentille mère à protéger son fils. Tu seras la première à l’utiliser comme cobaye lorsque ta fibre maternelle te sera passée.

Et là, je crois que mon sang fit des bulles et explosa à l'intérieur de mon corps pour en sortir dans des vagues de rage incandescente. Mais si ce n'étaient que ses paroles abjectes qui m'eurent atteintes, cela passerait... « Tu vas exploser Akiha... ça arrive... ça arrive ! ». Non, ça ne va pas ! Comment ?! Moi utiliser Rei Yu comme cobaye ?! Comment aurais-je pu le faire ? Je l'ai adopté, non pas pour le charcuter, mais pour l'élever, pour lui donner la chance d'avoir une vie meilleure et pas mourir dans la rue comme un être sans moindre signification. Cela, cette femme, ne pouvait le comprendre, en vue se sa manière hautaine d'être ne pensant qu'à son propre bien avant toute chose. J'étais plus que furax tandis qu'elle se leva pour partir, je ne sais où. Pourquoi je ne savais pas où ? Parce que je restais là, à regarder le vide qui s'était formé devant moi, sans bouger. Crispée, les poings et dents serrés, toute réflexion dans mon esprit s'arrêta pour donner attention à un seul état de mon âme. La rage pure et dure qui irradiait dans mon esprit comme dans mon corps en flux de puissance constants. « Elle a pas tort ~ ». Si ! Si, elle avait tort ! Sur le coup, sa parole ne valait rien du tout. Si mon sombre coté était de son avis, c'est parce qu'il était la face mauvaise de ma personne, cette facette qui n'avait pas la raison absolue sans mon consentement. Et moi, je refusais qu'il arrive quoi que ce soit de tel à mon fils. Non, définitivement, autant mon ombre qu'Ayame, avaient tort. Rei Yu était à moi, je devais le protéger et le garder de tout chemin ténébreux, voilà la vérité qui me régissait. Et cette femme, essayait de m'imposer la sienne avec tant d'insistance que je me sentis plus que blessée de l'entendre dire ce genre de propos abjectes. Et tout cela pourquoi ? Pour détourner son mauvais jugement et ses actes déplacés.

- Nous énerver n’engendrera que des problèmes mon cœur, oublions tout simplement cette histoire ~

Sortant de mon état plus que fulminant, je ne prêtais guère attention à ce qu'il se trouvait sur la table. Manger n'était pas au rendez-vous à cet instant précis. J'étais d'ailleurs outrée qu'elle veuille faire comme si de rien était après ce qu'elle a dit plus tôt. De plus, devais-je accepter tout bonnement qu'elle traite Rei Yu comme un de ses étudiants en brisant toutes les règles que nous avions instaurées dans son éducation ?! Impensable. Non, je n'acceptais pas ! Et non, je n'allais pas me taire tout simplement parce qu'elle donnait un ordre suggestif à ma personne. Elle était peut-être Dead Master, mais ce n'est pas pour autant que j'allais me plier à sa bonne volonté juste parce qu'elle eut décidé de la sorte. Et c'est dans un excès de rage que j'explosais, me levant en abattant mes poings sur la table faisant trembler ce qui se trouvait dessus. Rivant mes yeux bleus dans ses billes vertes sans moindre crainte, je n'avais même pas de mots pour exprimer ma colère.

- Oublier ?! Vous-vous foutez de moi ?! Vous n'êtes...

Je m'étranglais avec mes propres propos ne sachant m'extérioriser d'avantage. Non que j'aie peur d'elle, c'était juste que ce genre de mots ne puisse sortir de ma bouche. «... qu'une salope ~ ». Même si mon ombre se donnait à cœur-joie à chantonner les plus sombres paroles injurieux qui pouvaient se créer dans mon esprit. « Et puis même ! Vos agissements sont inconscients ! À cause de votre... » « Connerie monumentale ~ » « Vous avez risqué sa vie pour rien, bon sang mais à quoi vous pensiez... » « En te comportant comme la dernière des crétines existant sur cette planète ? ~ Hehe. » Non, ce n'était pas amusant ! Et non, je ne pensais pas cela ! Si ? Peu importe, mon énervement me rendait instable et surtout, bruyante. Me redressant en la narguant de haut, je la défiais du regard avant de contredire ses paroles précédentes de la pire des manières que j'ai pu trouver. Pourquoi ? Parce qu'il n'était pas toujours bon de toucher des sujets sensibles, sauf que sur le coup, j'en avais que faire.

- Je ne suis pas comme vous Ayame ! Sortir des gosses de la misère pour expérimenter dessus, c'est votre truc, pas le mien ! Je ne veux pas qu'il arrive la même chose à Rei Yu.

À quoi faisais-je allusion ? À une certaine Yume Kuroi qui s'est vue sauvée d'une situation tragique par le monstre qu'était Dead Master, pour qu'au final, cette petite chose toute triste devienne un monstre impitoyable et sans cœur. Non, définitivement, il était hors de question que mon fils devienne un soldat sous les ordres d'Ayame et qu'il risque de mourir à chaque pas qu'il ferait. Hors de question ! Quitte à devoir m'en occuper vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je ne permettrai plus à la directrice d'inculquer quoi que ce soit de dangereux à cet enfant. Toujours en colère, j'inspirais avant de sortir une dernière parole d'une voix froide et ferme, cette fois-ci, sans monter dans le ton.

- A présent, excusez-moi, je vais aller enseigner la bienséance à vos étudiants.

Parce que oui, j'avais cours que ce soit dans une demi-heure ou maintenant, il était temps que je parte avant que cet endroit ne se transforme en boucherie. Comment cela ? Il suffisait de regarder les quelques centaines de petits chatons présents devant cette dispute des plus conjugales. Tous là, à nous fixer dans un silence de mort, était-il juste possible qu'il fasse si calme dans un endroit si bruyant d'habitude ? Combien parient que c'était à cause de la présence de la directrice dans ces lieux ? Autant partir au plus vite.

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Sam 20 Avr - 21:25

Dieu, j’étais hilare de cette situation. Si je pouvais me le permettre, je serai déjà éclatée de rire alors qu’Akiha-Chan n’était pas du tout, du même avis que ma grandiose personne. Était-ce donc si grave que cela ? Dieu, le plus important était que cette chose soit saine et sauve, et c’était le cas ~ Huhu. Prenant ma tasse de thé, je fermais les yeux en attendant les réponses de ma tendre amante, laissant le nectar délicat de ce liquide couler dans ma gorge sous un sourire satisfait de ma part ~ Akiha, Akiha, Akiha mon amour ~

- Oublier ?! Vous-vous foutez de moi ?! Vous n'êtes...

« ... qu'une salope ~ » Rien que ça ? Moi qui m’attendais à quelque chose de plus vulgaire de sa part ~ Non, je plaisantais. Cela ne me plaisait pas du tout, mais vraiment pas. Et ce, surtout quand mon magnifique petit cake atterrit sur ma magnifique robe, formant une hideuse tâche sur mon magnifique tissu. Était-ce l’heure de m’énerver ? Non, attendons encore, laissons la parler, qu’elle le fasse, qu’elle crie, qu’elle s’extériorise sous les regards intrigués de nos chers élèves ~ Si elle aimait se donner en spectacle, mais qu’elle le fasse. Si son ombre se plaisait à compléter ses paroles, pourquoi pas ~ Moi ? Huhu ~

Moi je ne bronchais pas, je buvais tranquillement en la regardant avec amusement. Je me demandais même si c’était mon air posé qui l’énervait plus que mes actions précédentes, en vue de la fureur dont elle faisait preuve, j’étais presque certaine que mon sourire avait son grain de sable dans tout cela ~ Maaah, cette petite chose tant aimée par ma personne ne pouvait pas me taper n’est-ce pas ? Bien évidemment, mais personne ne lui interdisait de me crier dessus ~ Dieu … comment allais-je récupérer cette tâche ? Il ne fallait que regarder ce qu’elle faisait sur ma robe pour comprendre qu’elle était fichue … Huhu ~

- Je ne suis pas comme vous Ayame ! Sortir des gosses de la misère pour expérimenter dessus, c'est votre truc, pas le mien ! Je ne veux pas qu'il arrive la même chose à Rei Yu.

Si je la mettais à la machine à laver, peut être partirait-elle ? Non, il fallait frotter à la main et bien même, cela risquerait d’abîmer le tissus avec trop d’acharnement sur la tâche … Que faire dans ce cas ? En acheter une nouvelle et mettre celle-ci à la poubelle ? Dieu ! Savez-vous seulement combien elle m’a coûtée ? Une robe comme celle-ci … un modèle unique ! Mourir, non, quand même pas ~ Pleurer, sans aucun doute, huhu ~

Et sinon, que disait ma mignonne petite chose ? Huhu, je n’ai pas entendu ~ Pouvais-je utiliser une télécommande et appuyer sur « revenir en arrière » ? Non ? Tant pis ~

- A présent, excusez-moi, je vais aller enseigner la bienséance à vos étudiants.

Maaah … j’aurais peut être dû écouter ce qu’elle me disait plus haut ~ Tant pis. Laissant mon rire mielleux traverser la salle, je regardais sa silhouette me quitter, Dieu, quelle déhanché ~ Pouvais-je songer à la prendre ? Non, et ce je ne compris sous une dernière remarque de sa chère ombre. N’avais-je pas dit que je ne l’écouterai plus ? Non ~ J’ai dit que je n’interférai plus, c’est tout. Aller, aller ~ Arrangeons cela ~ Et comment ? De la meilleure des manières à ma façon. Me levant pour venir suivre sa personne, je m’arrêtais avant qu’elle ne franchisse la porte pour venir lui demander de ma tendre voix si mélodieuse et excitante pour Akiha-Chan ;

- Plaît-il ? Veux-tu bien répéter ? Je n’ai guère entendue ta tirade mon cœur ~

Laissant tomber mon regard sur ma robe, je grimaçais. Cette tache était immense. Encore, si je m’étais plu à m’habiller en noir, cela passerait encore, mais là c’était une robe blanche avec une magnifique tâche brune. A croire qu’un élève m’aurait déféqué dessus … Awh, quelle pensée dégoûtante ~ Penchant ma tête sur le côté en croisant les bras, je soupirais. Avais-je encore le numéro de l’homme m’ayant créé cet habit ? Maaah … N’était-ce pas ce magnifique jeune homme que j’avais tué par mégarde quand il eut posé ses pattes sur ma personne pour … pour que faire d’ailleurs ? Reprendre mes mensurations … Oui, sa tendre accompagnatrice n’était pas là ce jour là. Pauvre homme, si il avait attendu comme la première fois que son assistante soit présence, j’aurais pu lui commander une nouvelle pièce. Trop tard ~

Qui était la fautive dans cette histoire de tâche à présent ? Akiha-Chan qui m’ignorait royalement ou cet homme mort de ma main ? Moi ? Moi fautive ? Huhu, jamais, j’étais parfaite. Et dire que je devrai demander à ma chère scientifique qu’elle me dédommage pour cet accident des plus dérangeants … Pardon ? Je changeais de sujet ? Non, oui … Mais ma robe était bien plus importante que … de quoi parlions-nous déjà ? Ha ~ Rei Yu. Oui, ma robe avait plus de valeur que mon fils à cet instant précis ~

Faisant dos à la blonde, je me dirigeais vers notre table dans un piteux état pour venir attraper le plateau que je lui avais apporté précédemment, me retrouvant avec celui-ci en main, il ne fallut guère un instant de plus pour que je me retourne et … l’envoie sur la femme prenant la fuite. Quel geste enfantin ~ Haha, cela m’amusait et me détendait également. Retrouvant donc ma chère aimée couverte d’un semblant de nouilles sautées, je ris ~

- Gomenasaï Akiha-Chan ~ Le plateau m’a glissé des mains ~

Dieu, j’étais monstrueuse ~ J’adorais. Cherchais-je à l’énerver ? Depuis le début, autant qu’elle me crie dessus pour une bonne raison, non ? Gloussant légèrement, je gardais la tête haute en lui adressant un sourire hautin. Dieu, elle allait me détester à vie ~ Mais non, mais non ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    Lun 29 Avr - 20:57

Je m'apprêtais à partir sans délais. Que dis-je, je n'attendais rien pour le faire. Je n'étais pas pressée à cause des classes qui m'attendaient pleines d'élèves, loin de là. C'était pour échapper à la présence de la directrice que je voulus m'en aller au plus vite sans laisser que la colère derrière ma démarche ferme. Après rien ni personne ne pourrait m'arrêter de m'en aller de cette place -vu la grandeur- remplie d'étudiant muets ou plutôt très calmes, trop à mon goût. Je sentais leurs regards sur moi, me transperçant de part en part. Ordinairement, j'aurais apprécié tant d'attention m'étant destinée, mais pas aujourd'hui. Pas quand j'étais furieuse contre Ayame-Sama au point de vouloir lui envoyer mon poing dans la figure. Chose qui ne me ressemble pas d'ailleurs. « Tout ça à cause de ce môme de malheur. » Oui, si j'étais hors de moi c'était parce qu'on parlait de Rei Yu. Non ! Ce n'était pas sa faute si sa soi-disant mère adoptive se montrait irresponsable. Ce garçon à la tête blanche n'avait rien à se reprocher et même si mon ombre aurait voulue m'affirmer le contraire, je n'allais pas céder à ses fabulations de premier ordre. Ayame, c'était à cause d'elle que j'avais envie d'aller dans mon laboratoire et découper un corps fraîchement tué rien que pour me défouler, et non pour les fins scientifiques.

- Plaît-il ? Veux-tu bien répéter ? Je n’ai guère entendue ta tirade mon cœur ~

En entendant sa voix si douce à mes oreilles s'exprimer clairement dans ce vaste endroit silencieux tel un écho dans un tunnel, je me mis à fulminer de toute la puissance de ma mauvaise foi. La mienne ? Non, c'était cette femme qui se moquait de moi, feignant l'ignorance de la plus barbare des manières. J'étais furieuse au point d'arrêter ma démarche et faire volte-face pour croiser ses yeux souriants. Oui, ses yeux pétillaient de malice montrant bien qu'elle s'amusait plus qu'autre chose en cette situation. Normalement je devrais tout naturellement l'ignorer ou lui lancer un de mes regards froids sans pour autant m'énerver de trop. Et c'est ce que je fis, ne daignant pas m'approcher de sa silhouette fine, je la jugeais de mon regard clair sans dire un mot. Je n'allais pas jouer à son jeu de provocation, si elle ne voulait pas entendre ce que je lui imposais, qu'il en soit ainsi. Mais les conséquences seraient terribles elles aussi. Jugeant qu'il était inutile de prolonger cette discussion en compagnie de cette sourde oreille, je me retournais pour quitter la salle sans plus attendre. Mais je me fis à nouveau arrêter. Cette fois-ci non par la voix mielleuse de la directrice, mais par une substance inconnue m'étant tombée dessus.

- Gomenasaï Akiha-Chan ~ Le plateau m’a glissé des mains ~

Je n'étais plus furieuse, mais juste abasourdie. Me retournant, je dévisageais la femme me faisant face incrédule de ce qu'elle venait de faire. Sortant de mon état ahuri, je passais tant bien que mal mes mains sur mes vêtements salis pour enlever les nouilles pendantes, tout cela avec un air de dégoût déformant mes traits. Était-il juste possible que cette femme soit sérieuse un instant. Et croire que je la laissais en compagnie de mon petit garçon. C'était juste impensable, impossible en somme. « ... » Même mon mauvais coté ne savait quoi penser de ses agissements d'enfant. Tellement que je me sentis perdre patience en même temps que j'entendis son gloussement. Si elle croyait pouvoir se permettre de se comporter de la sorte, j'allais l'en dissuader.

- Mais que... !

Je m'arrêtais net quand j'entendis quelque part dans la cafétéria étrangement flottante dans le silence, un certain chaton idiot crier haut et fort le slogan de « bataille de bouffe ! » tout en s'emparant d'un plateau. Et tout cela parce qu'il a vu la directrice en personne lancer de la nourriture sur un professeur. Bon sang mais qu'avait-elle dans la tête en faisant cela ?! Toujours immobile, les habits dégoulinant laissèrent vite place à ma robe de combat et mon ombre tandis qu'un simple « non » autoritaire s'échappa de ma bouche en même temps que mes yeux virèrent au gris pale. Il était hors de question qu'une bataille éclate ici donnant une raison de plus à la directrice de faire des siennes pour des prétextes frôlant le ridicule. Envoyant une sorte de brume invisible entourer l'espace pour insinuer dans l'esprit des étudiants qu'ils devaient continuer à manger calmement, je laissais échapper un soupir de consternation sous un rire lugubre sortant de la bouche dentée de ma deuxième moitié tandis qu'elle s'exprima moqueusement sans moindre pudeur « je veux bien jouer comme ça ! Heh »

- Ou pas. Ayame ! Votre provocation ne vous apportera rien !

Sentant l'air autour de moi vibrer sous ma colère. Que pouvais-je faire contre cette femme ? Rien. Mais je ne la laisserai pas m'humilier de la sorte devant tout le monde non plus. Et je le compris moi-même quand tout un tas d'objets métalliques se souleva de différentes tables pour s'élancer vers Dead Master. Et ce, sous mon commandement non prémédité, je sentais bien Akiha -mon alter-ego- se donner à cœur joie de voir cela. Grinçant des dents, je ne me préoccupais pas d'avantage de ce qu'il se passait, sachant que la femme en noir n'aurait aucune difficulté à dévier ou se protéger des projectiles. C'était l'endroit qui risquerait de devenir une pagaille monstre, et ceci, je le compris aussi quand les étudiants se mirent à crier de surprise ou encore à matérialiser leurs robes de combat. Le foutoir total. Et en vengeance, je laisserai ceci à la directrice.

- Peu importe, passez une bonne journée Ayame-Sama. Mais si j'apprends que vous aviez fait quelque chose à ces petits chatons, vous allez pouvoir vous passer de mes services et de ma présence pour un long moment.

Et sur ce, je me tournais vers la sortie et parti, mon ombre ayant quitté l'aspect matériel en même temps que ma robe laissa place à mes vêtements sales. Soupirant, dans le couloir, je laissais mes habits brûler sur mon corps tout en marchant, les remplaçant directement par d'autres, faits de matérialisation. « Pourquoi la menacer, tu crois qu'elle en tiendra compte ? » Oh oui, si elle veut me voir dans son lit ou tout simplement dans ses appartements au courant du mois à venir. Ou de l'année, cela dépendra. Je n'allais pas la laisser jouer avec mes pieds non plus. Qu'elle soit la reine ou pas, elle n'avait à se permettre ce genre d'agissement et certainement pas envers moi. Personne n'avait le droit de m'humilier de la sorte. Au pire, pour Rei Yu, je l'enfermerai dans mes propres appartements quittes à user de mon pouvoir sur lui toute la journée. Après tout, il était un Seconde maintenant... L'horreur. Bon sang, j'allais commettre un meurtre ! « Cours ou labo ? Heh ». Labo. Je ne pouvais donner cours dans mon état. Et c'est ainsi que je me dirigeais vers les sous-sols passant sans moindre gêne par le bureau de la directrice. Un petit corps tout frais ? Non, je me contenterai de mes fioles aujourd'hui au grand damne de mon ombre.

END

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MessageSujet: Re: Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~    

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Le devoir maternel, n'était-il pas de mettre son enfant devant les difficultés ? ~

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