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 Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 14:19

Silence. Encore … non ? Si, mais en même temps non. Kaïla était … bah comme ce que je pouvais m’attendre après que je lui dise de but en blanc qu’elle était morte. Bien que cela n’était pas vrai, elle avait failli mourir, je l’ai crue morte, mais elle était vivante. Oui, un peu. C’était bizarre, après toute cette vague de stress, j’avais l’impression que mon corps n’était plus mieux, que mes actions et dires ne concordaient pas avec ma pensée. En temps normal, j’aurais été heureuse, un câlin et hop, retour à la normale. Mais ce ne fut pas le cas, j’avais encore … besoin d’elle, j’avais besoin de la sentir, de combler ce mois d’absence durant lequel je n’ai pu toucher son corps, l’embrasser, l’aimer comme il se le doit. Et maintenant, que se passerait-il quand elle partira de Undai ? Quand elle commencera sa vie en dehors alors que moi je devrai rester ici ? Comment … comment survivrais-je de ce manque ? Je ne le saurai. Kaïla ne quittera pas Undai … Non, plus jamais.

- Yume, tu veux bien me trouver Akiha, et me téléporter là où elle se trouve ?

Me levant du fauteuil comme si sa voix était devenue un ordre absolu, je tournais sur moi-même. Trouver Akiha. Où était-elle ? Il n’était pas difficile de se l’imaginer. Depuis la finition de l’opération, Ayame et son amante s’étaient enfermées dans leurs pièces. Que ce soit l’appartement de la directrice ou son bureau, elles n’en sortaient plus. Peut être une heure de temps en temps, mais le retour était le même. Laisser d’Ayame pour venir la retrouver et ainsi de suite. Des cochons baiseurs. Pourquoi ne disais-je pas lapin ? Parce que je pouvais imaginer que leur partie de jambe en l’air n’avait rien de « normal ». Quand on prend en compte le fait qu’Akiha est possédée par un esprit maléfique et qu’Ayame … c’était Ayame, on ne va pas s’attendre à ce que leur acte soit doux et tendre. Non, et même … je ne voulais pas y penser.

Secouant ma tête en déposant mes pupilles bleutées sur Kurayami, je lui fis un signe de la tête positif suivi d’un « hum ». Lui tendant une main, je m’arrêtais. Me téléporter avec elle dans cet état serait du suicide … Tellement que je refusais de courir ce risque. Soupirant en lui intimant d’attendre un instant, je matérialisais une chaise roulante. Sans jambes, il fallait des roulettes. Des explications à fournir en vue de la tête de mon amie ? Oui, parce que … parce que sinon elle n’acceptera pas.

- Nous y allons … avec ça. Te téléporter maintenant serait trop risqué, soit tu montes dedans soit t’attends de pouvoir marcher. Et je ne sais pas combien de temps ça va prendre, à toi de choisir.

Le choix fut vite fait bien qu’il ait eu tout de même des désaccords. Mais quoi qu’il en soit, Kaïla était assise et c’était ce qui comptait. Plaçant une couverture sur ses jambes, sa bouteille d’eau, une peluche et … J’arrête. Je la voyais mal se balader comme une vieille folle dans sa chaise à essayer de rouler sur les petits jeunots. Affichant un petit sourire amusé à cette pensée, je ne lui laissais plus que sa bouteille avant de lui mettre son uniforme. Parce que sortir en pyjama revenait à se faire traiter de vieille folle non ? Si, alors autant l’habiller. Une fois cela fait … fallait que je m’habille correctement aussi. Matérialisant ma robe de combat -retour à quinze ans-, j’attrapais mon cellulaire posé sur mon bureau avant de sortir.

Poussant la chaise jusqu’à l’extérieur -après avoir utilisé les ascenseurs-, je traçais mon chemin vers le bâtiment principal. Laissant ma voix neutre résonner dans ce endroit calme, nous ne croisions que très peu de monde. Un, deux élèves tout au plus qui vinrent nous saluer tout en demandant comment allait Kaïla. Après tout cette histoire c’était ébruitée, non pas le fait qu’elle était malade mais qu’après son passage en rang elle s’était écroulée. Certains disaient que c’était la fatigue, d’autres la puissance des coups de Yomi ou encore d’autres raisons n’ayant ni queue ni tête.

- Aller voir Akiha maintenant serait peut être … Hum. Elle est restée avec Ayame depuis ta sortie du laboratoire … Et bon … Je me vois mal débarquer … comme ça, tu vois ?

Me penchant pour qu’elle voit mon air gêné en essayant de lui faire comprendre mes dires dans le sens « J’ai pas envie de les surprendre en train de … », je poursuivis mon chemin. Passant à côté d’un étudiant quelconque, j’avançais, j’avançais, je m’arrêtais. Me retournant sur moi-même en regardant une petite tête blanche qui je ne connaissais pas -et je connais tous les dossiers des étudiants-, je me demandais qui il était. Un nouveau ? Non … Si ? Trop jeune. Levant la voix pour venir l’interpeller, j’accentuais mes dires par un mouvement dit anodin. Posant ma main sur son épaule pour qu’il se retourne, je grimaçais. Imbibé. Ce gosse était imbibé de l’odeur d’Akiha et Ayame. Comment ? Je ne savais pas.

Fronçant les sourcils en me demandant qu’était cette chose avec … des yeux … comment on disait ça ? Quand les pupilles n’étaient pas de la même couleur ? Vairons. Des yeux vairons, un bleu, l’autre vert. Haha. Une invention d’Ayame ? Non, plus sérieusement, quoi que cela serait encore possible en vue de l’odeur qu’il traînait avec lui. Lâchant la chaise de mon amie, je m’accroupis devant l’enfant tout en tapotant sa tête -un chiot ?- avant de lui demander -amicalement- donc froidement, qui il était ;

- Haha … Dis moi, qui es-tu ? Tu es perdu ? Tu ne devrais pas …

Un cristal. Ce gosse avait un cristal et il n’était pas plus haut que trois pommes. Une seule responsable de sa présence donc, Ayame. Ou alors il était l’enfant d’un des professeurs ? Et l’un de ces crétins lui aurait fourni un cristal ? Dans tout les cas, cela était inadmissible. Affichant un mince sourire en reprenant contenance, je poursuivis ;

- Comment t’appelles-tu ? Tu veux bien me dire qui t’as donné ce joli cristal ?

Pointant du doigt ledit cristal, j’attendis des réponses. Regardant par dessus mon épaule la réaction de Kaïla, je grimaçais. Haha … la peur des gosses, j’avais oublié.

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 15:28

Okasama faisait de la magie parce qu'elle était un super-héros comme Batman. J'ai vu ça à la télévision il y a quelques jours de là. Mais je ne pouvais lui demander si c'était vrai, parce qu'elle n'était jamais là. Ou rarement. Elle était occupée avec Okasan à faire des opérations, ou quelque chose comme ça. J'étais triste de ne pas pouvoir passer du temps avec mes deux mamans, parce que je les aimais. Et si elles aussi, elles m'aimaient, elle devrait être là avec moi, non ? Mais en même temps, elles étaient super occupées avec les travaux de riches qu'elles faisaient. Une directrice qui doit gérer tous ces grands bâtiments tout beaux, c'était une femme riche super débordée, je crois. Et Okasan ? Elle donnait cours aux grands enfants, et j'étais content, parce que parfois -pas souvent- elle venait pour m'apprendre des choses aussi. Par exemple, j'ai appris que les dessins dans les livres de la bibliothèque d'Okasama, c'était des lettres. J'ai encore du mal à comprendre leurs significations, mais je fais des progrès à ce que maman Akiha m’ait dit. Les japonais sont bizarres de dessiner au lieu d'écrire, et quand j'ai dit ça à Okasan, elle m'a montré des livres avec des vraies lettres en me disant que c’était de l'anglais. C'est étrange, je m'en sors mieux avec des vraies lettres, mais j'ai plus facile à parler le japonais. En tout cas, je dois apprendre beaucoup de choses, pour être aussi intelligent que mes deux mamans riches, elles doivent être fières de moi !

Je m'ennuyais aujourd'hui. C'était rare, mais ça m'arrivait. J'étais ici depuis un mois plus ou moins, j'ai appris des choses, j'ai découvert d'autres. Comme par exemple, madame copie elle aussi, avait des supers pouvoirs, je l'ai vu préparer à manger à une vitesse que mes petits yeux bicolores ne savaient suivre. J'ai aussi constaté que maman Ayame avait des livres trop compliqués dans sa bibliothèque et qu'elle avait des cornes sur la tête et des ailes, quand elle s'énervait contre des gens. Je voyais parfois des gens du haut de ma fenêtre, et j'étais triste. Moi, je ne pouvais pas sortir de la maison d'Okasama, parce que Okasan me l'a défendu. Et ce n'était pas tout ! Je ne comprenais pas pourquoi maman Ayame ne voulait pas faire de moi un magicien, vu qu'elle laissait d'autres le devenir. J'étais son fils, elle devrait, non ? Oui.

Je boudais. J'ai encore cassé un jouet sans faire exprès. Mes mamans allaient-elles s'énerver contre moi pour ça ? Non, parce qu'elles ne le sauront pas, elles sont si rarement à la maison, que je peux leur cacher des choses. Par contre, madame copie elle me surveillait toujours depuis le temps que j'étais ici. J'ai appris qu'elles étaient des servantes, et que je pouvais leur demander ce que je voulais, sauf que parfois, elles ne voulaient pas le faire. Par exemple, après avoir exploré la maison -à part la chambre d'Okasama, parce que là, je ne peux pas aller- je voulais voir le reste des bâtiments appartenant à maman Ayame. Pourquoi je ne pouvais pas y aller ? J'étais un riche maintenant, j'étais gentil, j'ai rien fait de mal ! Et c'est ainsi, devant la télévision dans le salon, que j'ai pris ma décision. J'allais voir ce qu'il y avait derrière la porte du fond... Après le dîner.

Sautant du sofa en me disant qu'il ne faut pas que je fasse ça quand maman Ayame sera là, je me dirigeais vers la cuisine où madame copie a déjà préparé la nourriture. Me mettant à table, j’enfouirais tout ce qui se trouvait devant moi sans pus de modération. J'aimais. La nourriture des riches était trop bonne, et j'en avais tous les jours !

-Je m'ennuie. Y a quoi dehors ? Dites, vous habitez où ? Vous sortez souvent dehors ? Je veux de la glace après ! Comment ça se fait que vous êtes identiques ? Pourquoi vous parlez peu ?

Je n’ai reçu aucune réponse à mes questions, sauf de la glace à la vanille après le repas. Toujours d'humeur boudeuse, je suis reparti dans ma chambre sous le regard qui fait peur de madame copie. Assis sur le lit, je préparais mon plan, dessinant le tout sur des feuilles, en faisant beaucoup de calculs. Pourquoi étais-je si déterminé, même si mes mamans m'ont interdites de sortir ? Parce que pour qu'elles puissent être fières de moi, il fallait que j'apprenne la magie aussi, ou alors, ce qu'il y avait dehors. Et comme aujourd'hui je m'ennuie et qu'il y a rien d'intéressant à regarder sur le grand écran, je vais aller me promener. Okasama et Okasan n'étaient pas à la maison -j'ai vérifié en toquant à la porte, et aucun son n'en est sorti- alors ce sera plus simple de partir faire un tour -comme ils disent à la télé. Plan préparé, je sortis en courant de la chambre après avoir renversé de la peinture sur le sol. Arrivant dans la salle de bain, j'ouvris le robinet pour me nettoyer les mains et... prenant une bassine, je la remplis ensuite, je sortis sans refermer l'eau. Dans le couloir du palier, j'appelais les deux femmes qui étaient en bas.

- J'ai renversé de la peinture sur le sol sans faire exprès, je sais pas ramasser ça ! Je vais nettoyer !

Et là -malencontreusement- je fis tomber ma bassine d'eau en me retournant pour aller l'apporter dans la chambre. M'arrêtant net en affichant une mine désolée d'avoir fait tant de grabuge, il n'a pas fallu longtemps pour que madame copie arrive afin de remettre de l'ordre là-dedans. Pleurant l'instant de leur faire baisser la garde, je leur dis que je vais aller en bas, le temps qu'elles nettoient, et que je vais rester sagement devant la bibliothèque pour lire des livres. Faisant donc, yeux brillants de malice, je me retrouvais non loin de la porte, à l'auget, attendant que madame copie rentre dans ma chambre... J'étais un détective, et j'assurais... comment ils disaient ça dans le film... ah oui ! J'assurais mon derrière ! Non... Non ! Mes arrières ! Voilà.

Concentré comme jamais, j'attendis juste le bon moment pour me glisser en dehors de la maison d'Okasama, en refermant silencieusement la porte derrière moi. Mission évasion, réussie ! Courant dans le couloir en faisant des « O », j'étais content. Je me sentais comme avant quand je vivais dans la rue, mais ici, en mieux. J'étais riche et je me promenais dans la super grande maison de maman Ayame. J'étais heureux ! Mais j'allais revenir avant que mes deux mamans ne rentrent, pour ne pas me faire engueuler. Traçant ainsi ma route pour m'éloigner le plus possible de la partie où j'habitais, je mémorisais le chemin pour pouvoir revenir plus tard. C'était génial ! Il y avait tant de portes ici ! Et c'est comme ça que j'ai découvert une nouvelle facette de ma richesse -ce qui était à Okasama était mien, parce que j'étais son fils!- courant dans les couloirs, me cachant parfois quand quelqu'un passait ou alors, marchant comme si de rien était à coté des gens magiques. Oui ! Il y avait des gens étranges ici. Pour la plupart, ils étaient habillés en uniforme -le même que j'avais sous mon lit- mais il y avait d'autres ! Trop étrange ! Magique ! Je veux aussi ! Parce que là, j'étais juste habillé en short blanc avec une blouse jaune. Et eux, ils étaient classes ! Ils étaient des vrais grands enfants riches. Moi aussi, je veux être grand.

J'étais tout content de découvrir ça, je me demandais pourquoi Okasan me l'a interdit. Mais quand même ! C'était grandiose ! Explorant donc le couloir, je cherchais la sortie pour pouvoir me promener dehors. C'est comme ça que je passais à coté de deux filles -riches- et dont une m'arrêta. Me retournant effrayer de m'avoir fait prendre, je changeais ma mine désolée en un éblouissement soudain. J'étais... C'était... La fille d'Okasama ! Comment s'appelait-elle encore... Rêve... Hum... Yume-Chan ! Oh ! J'étais trop chanceux, elle, elle n'allait pas me faire de mal, parce que c'était ma sœur.

- Haha … Dis moi, qui es-tu ? Tu es perdu ? Tu ne devrais pas …

Ouvrant la bouche pour lui répondre, je m'arrêtais. Yume-Chan, ne faisait pas peur, mais elle était bizarre. Elle devait aussi faire de la magie ! Penchant la tête sur le coté, je me dis qu'elle était très jolie -comme tous les riches- mais sa voix, j'avais l'impression qu'elle allait me manger, ça faisait peur. Mais je ne devrais pas avoir peur, c'était ma sœur ! Comment ça, elle ne savait pas qui j'étais ? J'étais son frère normalement !

- Comment t’appelles-tu ? Tu veux bien me dire qui t’as donné ce joli cristal ?

Cristal ? Oh ça ! Souriant... Oui, parce que Yume-Chan était gentille avec moi, et j'ai enfin pu voir en vrai à quoi elle ressemblait. Elle avait l'air d'être un peu plus grande que sur les photos mais aucun doute, c'était bien elle avec ses cheveux en couettes et ses deux grands yeux bleus. Jolie. Riche. Je l'ai enfin rencontré. Souriant en hochant de la tête, je portais ma main à mon oreille avant de prendre la parole. Je ne devais plus être discret, vu qu'elle était là avec moi.

- Je suis Rei Yu... Heu... Keminin ! C'est Ayame-Okasama qui m'a donné le cadeau ! Je ne peux pas l'enlever parce que c'est précieux !

Bombant fièrement le torse, sourire toujours aussi grand, je voulus enlever mon bijou pour lui montrer de plus près, avant de me rappeler que cela ne m'était pas permis. Baissant donc ma main pour ne pas être tenté, je me saisis de celle de ma sœur. Froid, elle était aussi froide qu'Okasama. Oui, j'avais la preuve, c'était bien sa fille.

- Je suis pas perdu, je voulais voir ce qu'il y avait dehors, même si Okasan ne me l'a pas permis... Yume-Chan ! Tu veux jouer avec moi ? Comme je suis ton frère, tu veux bien ? Je m'ennuie tout seul...

Affichant une mine honteuse, je tripotais la manche de mon vêtement tout en baissant la tête, pour mieux la relever par la suite et regarder l'autre personne qui était avec nous. Elle aussi, elle devait être riche en vue de son air. Oh ! Des yeux rouges comme madame copie, c'était effrayant ! Et puis elle était assise sur une chaise avec des roues, moi aussi j'avais envie de me promener dedans, ça devait être trop cool ! La main dans celle de Yume-Chan, je pointais l'autre fille riche du doigt tout en m'exclamant, avec tout le sérieux du monde.

- Yume-Chan, ton amie peut jouer avec nous.

Elle pouvait, même si elle avait l'air de ne pas vouloir jouer avec nous. C'est dommage, ce serait plus sympathique avec beaucoup de riches.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 16:26

Gamin. Non, morceau tout petit, un petit chiot ou un louveteau ? Non, un renard plutôt. Oui, ce gamin avait la tête d’un renard pour moi, il ne manquait plus que des petites oreilles blanches et une queue ébouriffée pour qu’il concorde parfaitement à mes pensées. Il était mignon, comme une petite peluche … Kaïla accepterait que je garde cet enfant ? Oui, je voulais un enfant. Haha. Non, pas pour l’instant. Déjà que je n’étais pas censée avoir de la place pour une relation amoureuse, avoir de la place pour un gosse serait inimaginable … Un chien alors ? Oui, si je demande je suis sûre que je pourrai avoir un animal de compagnie. Je n’aime pas les animaux. Sauf les poissons, tout simplement parce que ces bestioles ne sont pas chiantes, tu leur donnes deux fois à manger par semaine, quand ça meurt ça finit aux toilettes et hop, tu en rachètes d’autres. Tandis qu’avec un chien, tu dois le laver, le promener, le nourrir, t’en occuper, quand ca crève tu dois payer sa crémation et ainsi de suite. Oui, c’est décidé, je veux un poisson.

- Je suis Rei Yu... Heu... Keminin ! C'est Ayame-Okasama qui m'a donné le cadeau ! Je ne peux pas l'enlever parce que c'est précieux !

Silence plat. Levant un sourcil aux paroles du gosse, je souris tout en faisait oui de la tête avant de m’arrêter et de tirer une gueule jusqu’au sol. Non ?! Quoi ? Attendez … il venait de dire quoi là ? Ayame … Okasama ? Haha. Non, cela ne servait à rien de paranoter maintenant, il y avait blindé d’Ayame à Undai, oui tellement que ce gosse pouvait être le fils d’une autre femme. Dix tonnes viennent de me tomber dessus. Plus sérieusement, ce n’était qu’une coïncidence. Oui, sa mère était une maîtresse à Ayame et sa mère était également un cobaye à Akiha. Voilà la raison de l’odeur du gosse … Et le fait que sa mère s’appelle Ayame ? Coïncidence. J’espérais du moins.

Parce que sinon … Comment ? Oui, un petit cobaye transformé génétiquement par ces deux folles, mais tout de même, nous n’étions pas dans un roman de science-fiction ici ! Il ne manquerait plus qu’une chose, qu’il me dise qu’il a une deuxième « Okasama » du nom d’Akiha et je crève. Où dois-je le crever ? Non, je ne tuais pas inutilement les gens, ce gosse n’avait rien à voir avec ma pensée, et puis même … Oui, je rêvais encore. Tellement que je me retournais vers Kaïla pour la regarder. Je rêvais n’est-ce pas ? Dis moi que je fais un mauvais cauchemar et que toi, t’es toujours morte dans ton lit. Stop. Non, je ne voulais pas que Kaïla retourne à son état de légume vivant mort … Haha. Hum.

- Je ne suis pas perdu, je voulais voir ce qu'il y avait dehors, même si Okasan ne me l'a pas permis... Yume-Chan ! Tu veux jouer avec moi ? Comme je suis ton frère, tu veux bien ? Je m'ennuie tout seul...

Haha. Vingt tonnes viennent de m’écraser. Passant du rire jaune au visage pâle comme un mort, je crus mourir. Une crise cardiaque ? Oui, je priais pour avoir une crise cardiaque à l’entente de ses mots. Okasan … lui interdisait de sortir. Ok. Rat de laboratoire donc. Suivant, Yume-Chan. Il me connaît, comme c’est amusant ? Moi pas du tout, genre, depuis cinq minutes grand maximum. Il veut jouer avec moi, un petit cours de tennis ? Ou alors on va aller nager, les enfants ca aime nager non ? Haha. Ah oui, que suis-je bête, c’est mon frère, donc je dois m’occuper de lui quand il s’ennuie ! Et le soir, je dois même lui raconter une histoire et ainsi de suite. Haha, Haha ! Je ris, mais je crois que je ris vraiment là. Tellement que je ne réalisais pas tout de suite que ce gosse avait déjà emprisonné ma main.

J’allais le tuer. Et ce pourquoi ? Tout simplement parce que je ne comprenais pas la situation dans laquelle je me trouvais, du jour au lendemain Kurayami qui meurt pour revivre et maintenant on m’annonce que j’ai un frère ? Et ce, par la bouche de celui-ci ? De plus … à la dernière nouvelle, Ayame n’était pas ma mère ! Riant toujours en n’écoutant qu’un mot sur deux, je lâchais la petite chose. Me dirigeant vers Kaïla, je la poussais. Nous avions d’autres choses à faire que rester avec ce machin, oui, nous avions quelque chose de plus important à faire … Qu’était-ce ? Je ne sais plus.

Dans un soupir je m’éloignais du dénommé Rei pour venir poser mes mains sur la chaise tout en disant à la personne se trouvant dedans « T’as vu ? J’ai un frère. Haha … ». Non, ce n’était pas marrant, tellement pas que je m’arrêtais dans ma fuite pour me retourner vers le gosse. Que faire, que dire, pourquoi il est là ?! Ayame voudrait-elle me remplacer en créant un nouveau chef-d’œuvre ? Non, j’étais unique et je connaissais l’étendue des sentiments qu’avait la directrice à mon égard … Il ne fallait que regarder Kaïla pour comprendre. Oui, sans Ayame et … Akiha, j’aurais perdu ce qui m’était le plus cher. Fermant les yeux en soupirant, je les rouvris en revenant vers le gosse.

- Rei … Yu … Keminin hein ?

Keminin. Haha, pas difficile de savoir ce qu’il voulait dire. Ketsuki Eimin donc. Ces folles ont été assez dérangées pour lui donner leurs noms. Haha. Bande de connes. Soupirant une fois de plus en déposant mes pupilles sur le gosse, je l’attrapais par le bras pour venir le tirer avec moi jusqu’à la chaise de Kurayami, lui intimant de poser sa main dessus pour être sûre qu’il suive notre chemin, je m’expliquais ;

- Il est trop dangereux pour toi de rester ici … Si ta … ta Okasan te l’a interdit, c’était pour une bonne raison. En y pensant … qui est ta Okasan ?

Je le savais, mais à croire que je voulais me ramasser encore cent tonnes sur la gueule. J’étais sado-maso, ce n’était pas possible. Et Kaïla dans tout cela ? Je ne sais pas, ce qui me fit bizarre c’est d’avoir l’impression qu’elle savait quelque chose. Mais genre, qu’elle connaissait ce gosse en quelque sorte … paranotais-je encore ? Peut être … Je lui demanderai plus tard, quand nous serons deux et qu’il n’y aura pas un morveux tenant sa chaise en s’émerveillant de tout ce qu’il voit.

- Depuis quand es-tu ici ?

Autant le savoir, même si je pouvais poser ces questions à … « ses mères ». Foutaises. Me dirigeant finalement vers le bâtiment principal, avec un nouveau but qu’était de déposer ce gosse en sécurité, je marchais d’un pas adapté à celui de l’enfant. Qu’il se mette à courir partout, je le trucide.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 17:32

Je ris ? Je pleure ? Je m'énerve oui ! Non mais sérieusement, j'étais contrariée. Et ce, pas qu'un peu. C'était étrange de se retrouver contrainte à écouter les bonnes paroles d'un glaçon et surtout, de ne pas pouvoir la contredire dans un sens. C'est ainsi qu'après des arguments plus qu'embêtants, je me retrouvais assise -au moins cela tiens- dans une chaise roulante. Non mais vraiment, dans ce genre d'engin à quatre roues que les personnes à mobilité réduite -dit gentiment- utilisent pour se déplacer. J'allais la tuer, j'allais massacrer cette sale blonde de mes deux... Soit ! Mais encore, si ce n'était que pour rester dans la chambre, je pourrais survivre cet état déplorable, mais là, non ! C'était pour aller parcourir les couloirs que j'allais utiliser cette chose. Carrément. Kurayami Kaïla, la soi-disant Silver Sword qui est censée être en Terminale, se balade en plein Undai sans l'usage de ses jambes dans une chaise roulante. Vous voyez le ridicule de la situation ? Moi oui, et ce, très clairement même ! Combien ma vie vaudrait si Yume ne serait pas là pour m'accompagner ? Je dirais... Un mouvement de bras d'un étudiant bien précis et hop, ma vie était finie. Bon sang, la honte ! Grinçant des dents, je baissais mon regard afin de ne croiser celui d'un quelconque étudiant passant par là. Qu'il y ait un qui me fasse une remarque et dès que je m'en remettrai je le traquerai à la mode de Yomi pour le massacrer. Parlant de cette dernière, je me demandais... Non, je préférais ne pas savoir ce qu'elle devenait, elle risquerait encore de vouloir me tuer pour le passage en rang, un peu de paix cela me ferait du bien. De la paix hein... Trop drôle.

- Aller voir Akiha maintenant serait peut être … Hum. Elle est restée avec Ayame depuis ta sortie du laboratoire … Et bon … Je me vois mal débarquer … comme ça, tu vois ?

Non, non, justement je ne vois pas. Ah si, je vois plus ou moins. Et donc, pour une raison quelconque qui les a poussée à me sauver, il faut qu'elles s'en réjouissent à présent -dans tous les sens du terme. Dégoûtant. J'allais vomir dans les cinq secondes à venir. Non, je plaisante, j'étais trop énervée pour faire dans le niais. Et puis quoi encore ?! Depuis quand Yume avait quelque chose à cirer de déranger ces deux folles pendant -ou en dehors- de leurs pratiques sexuelles ? Je crois que mon cerveau va griller sous tant d'incompréhension... Ne me dites pas que... Elle leur était reconnaissante de m'avoir sauvé ? De la folie. Si elle savait que mon état est dû à Akiha, je pense qu'elle changerait rapidement d'avis, mais cela, je ne comptais lui dire avant d'être plus éclairée sur le sujet. Quoi qu'il en soit, moi, je n'avais que faire des ébats des ces deux malades, je voulais des explications ! C'est tout. Mais bien évidemment, rien ne marche comme il faudrait. Comment ça ? Il ne suffisait que me regarder, coude soutenant mon menton posé sur l’accoudoir de la chaise roulante, mon air boudeur et... Stop. Tournant la tête au-dessus de mon épaule -efficace pour avoir un torticolis- je me demandais ce qui a arrêté Yume dans notre -la mienne- quête de réponses.

- Je suis Rei Yu... Heu... Keminin ! C'est Ayame-Okasama qui m'a donné le cadeau ! Je ne peux pas l'enlever parce que c'est précieux !

Je meurs. Non, je reste neutre en me débrouillant pour tourner ma chaise afin de faire face à ce tableau déroutant. Il ne m'a pas fallu plus de deux secondes pour analyser la situation, même si elle n'était pas primordiale à ma survie en cet instant. Grimaçant tout en me reculant du spectacle -oui, je détestais les gosses, plus loin ils étaient, mieux je me sentais- je croisais mes bras sous ma poitrine tout en penchant la tête sur le coté. Ainsi donc, c'est à cela qu'il ressemblait... Rei Yu, le fils adopté par les deux dingues que j'avais envie de trucider. Hmm... Il était mignon, c'étaient les pires ! Sale gosse, bien construit à l'image de ses « parents d'adoption ». Mais... Oh merde ! Yume n'était pas au courant. Même après tout ce temps. Alors comment se faisait-il que moi oui ? Haha... Je meurs donc.

Cela s'est donc passé il y a un bon mois de là -selon ce que Yume m'a appris sur ma « résurrection ». J'étais seule dans la chambre tandis que ma chère amie prenait sa douche. Pourquoi ne l'avoir pas pris avec ? Je n'étais pas une perverse non plus ! Ainsi donc, assise devant un jeu vidéo relativement glauque -non, vous vous trompez, ce n'est pas le jeu qui m'a retenu de prendre une douche avec elle!- j'entendis un bruit signifiant la réception d'un message. Cherchant mon portable, allant jusqu'à mettre sur « pause » pour voir qui pu m'interrompre, je trouvais rapidement le coupable, mais pas là où je cherchais. Grognant comme à mon habitude sous la raison de la mort qui tue que j'ai dû bouger pour rien, je me décidais de lire le message sur le portable de Yume en signe de vengeance. Ben oui, autant que mes mouvements ne soient pas inutiles -et croire que là maintenant, j'aurais bien voulu en faire de ces mouvements- et que ma curiosité soit rassasiée. Et ce que je lus dedans venant d'Ayame ? Haha... Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai supprimé ce message avant que les yeux bleutés de Yume ne se posent dessus. Peut-être parce que cela la mettrait de mauvaise humeur au moment même. Oui, certainement. Et tout cela en me promettant que j'allais le lui dire après mon passage en rang entre deux verres pour que cela passe mieux. Sauf que ce moment n'est jamais venu... Je suis morte... Ah non, ressuscitée ! Merde.

- Yume-Chan, ton amie peut jouer avec nous. 

Pardon ?! Regardant le môme à la tête blanche et aux yeux étranges comme s'il s'agissait d'un extraterrestre, je fis un ample mouvement des bras en signe de négation. Hors de question que ce môme s'approche de moi ! J'en ai eu mon lot d'enfants pour toute ma vie -ou ce qu'il m'en restait du moins. Lançant un regard plus qu'insistant envers Yume qui était prise d'un fou rire à glacer le sang, je soupirais de soulagement quand elle abandonna le garçon pour venir continuer à tracer notre route. Sauvée ? Loin de là.

- T’as vu ? J’ai un frère. Haha …

Souriant jaune en me disant intérieurement un « je sais » bien senti, je me tus tandis que ma chère amie avait l'air de perdre pieds. La pauvre. Je ne sais pas pourquoi, mais c'était plutôt pour moi que je m'inquiétais, imaginant déjà les tortures qu'elle me fera subir quand elle apprendra les détails de l'ignorance de ce môme. Quoi que, avec un peu de chance, elle ne me fera rien. On ne frappe pas les convalescents, après tout. Plongée dans mes sombres pensées, je ne daignais prendre la parole tandis qu'elle se ravisa et retourna près du gosse. Finalement, ce sera la pire journée de mon existence. Laissant échapper un sifflement horrifiée quand la main du gamin se posa sur le siège me servant de transport, je devins toute blanche et me décalant le plus possible de l'autre coté. Ne me touche pas, môme ! L'horreur, il était trop près, j'allais faire une syncope. Et ce, jusqu'aux bâtiments principaux. Riant jaune tout de même -ne quittant pas les gestes du gamin des yeux- je me décidais de répondre aux questions de Yume avant que cette bestiole n'ouvre la bouche. Autant se lancer quand elle est encore sous le choc, parce que après, ca risque de faire mal. Me raclant la gorge pour que Yume fasse attention à ma personne, j'affichais un sourire hésitant.

- Cemômeétaitlàdéjàquelquestempsavantmonpassageenrang.

Reprenant mon souffle en me disant que même si elle n'a pas compris, c'est pas grave, ma conscience sera lavée parce que je le lui ai quand même dit, je descendis mon regard droit sur le chemin nous menant dans le hall. J'allais mourir. Trouvant que l'ambiance était plus que glaciale, je décidais de m'expliquer sans lever mon regard ne serait ce qu’un instant, afin de ne pas croiser les billes glaciales de mon amie. Bon sang, je prie pour mon existence, et ce sale gosse, trop près, dégage !

- Hum... Comment dire... Dead Master et Akiha ont trouvé ce môme dans la rue, elles l'ont adopté. C'était écrit dans le message que tu as reçu et que j'ai effacé... Je ne sais pas plus, ne me tue pas.

Mettant mes bras au-dessus de ma tête en signe de protection, je la suppliais presque de me pardonner avant de soupirer lourdement en remarquant que nous étions déjà dans le couloir principal. Changeant du tout au tout, j'abaissais mes bras et levais le regard, un air pressé sur le visage, détournant donc le sujet, je pointais la direction du bureau directorial du doigt tout en reprenant la parole, d'un ton plus neutre à présent.

-Nous y sommes. Les réponses se trouvent là-bas. Aller, pousse !

Comme je disais, j'allais mourir. Et non, je n'étais pas du tout pressée de faire face à Dead Master ou encore à Akiha -loin de là- mais finalement, je préférais avoir les idées embrouillées avec leurs explications que subir la colère de ma chère amie. Et le gosse ? Loin de moi, tout de suite ! Dégage !

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 19:10

Je meurs. Je meurs parce que je me retrouve avec un gosse que je ne connais ni d’Adam, ni d’Ève et que ce même inconnu se présente comme étant mon frère. Choquée ? Non pas du tout, cela arrive tous les jours voyons. Évidemment que j’étais choquée ! Et encore, si ce n’était que ça, entre lui dire de se taire et de ne pas bouger, je n’avais plus de temps pour moi. Genre quand tu pousses une chaise roulante, t’as du temps pour toi ? Bah oui, pour parler avec la personne qui est assise dedans. Et cette même personne … Haha.

- Cemômeétaitlàdéjàquelquestempsavantmonpassageenrang.

En japonais s’il te plaît ? Parce que sur le coup, je n’avais rien compris, mais vraiment rien compris. J’avais beau décortiquer ses mots, quand je les assemblais, cela ne donnait rien. Peut être voulait-elle me dire qu’elle devait aller aux toilettes parce qu’elle avait ses règles ? Et comme c’est assez gênant, elle a préféré le dire à la va-vite comme ça ? Non plus sérieusement. Je captais rien, mais rien de rien. Et toujours ce morveux que je devais presque tenir en laisse. Non tu ne peux pas courir partout et dire bonjour comme un con aux gens ! Dieu, il voulait mourir. Et que ferais-je avec ce gosse mort ? Haha, le jeter dans la baie. Mais plus sérieusement, si il meurt et qu’on apprend que j’étais là, je serai direct pointée comme fautive. Me faire tuer par Akiha ? Ou pas. J’avais certes plus d’expérience que cette femme, mais sa force était tout de même terrible … La battre oui, la tuer, non. Tuer un monstre, vous avez déjà essayé ? Moi oui, j’ai perdu. Et qui se retrouvera une semaine dans une chaise comme celle de Kaïla ? C’est moi. Alors hors de question. Grimaçant en voyant encore la chose lâcher la chaise, je posais ma main sur la sienne pour être sûre qu’il ne s’en aille pas et ne se fasse pas tuer. Non, je devais le mettre dans un lieu sûr, pour moi et un peu pour lui. Mais surtout pour moi.

- Hum... Comment dire... Dead Master et Akiha ont trouvé ce môme dans la rue, elles l'ont adopté. C'était écrit dans le message que tu as reçu et que j'ai effacé... Je ne sais pas plus, ne me tue pas.

Haha. J’allais la tuer. Mais vraiment la tuer, je vais commencer par lui couper ses jambes et puis le reste et je balancerai tout dans la baie. Voilà, plan fait, il fallait le mettre en exécution maintenant. Affreux, pourquoi étais-je la dernière au courant ?! Et comment elle le sait d’ailleurs ? Haha, parce que Ayame a eu la bonté de me prévenir par sms et que cette … mon amie l’a gentiment supprimé pour que je ne tombe pas dessus. Choquée fois deux, possible ? Non, mais se ramasser mille tonnes sur le visage oui. Soupirant en secouant ma tête en signe de fatigue, je passais ma main dans mes cheveux en arrivant au bâtiment principal, longeant les couloirs jusqu’au bureau d’Ayame, il ne fallut qu’un ;

-Nous y sommes. Les réponses se trouvent là-bas. Aller, pousse !

De Kaïla pour que je l’arrête devant le bureau. Ca pue. Ca puait la sueur jusqu’ici. Grimaçant en me décidant d’abord de donner mon avis à Kurayami sur ses dires avant d’entrer dans la pièce de la directrice, je me plaçais devant elle, les mains sur les hanches en affichant un visage mauvais. Ca allait gueuler ? Non, sans blague. Et c’est sur ce, qu’un « Mais tu te fous de ma gueule ?! T’aurais pu me prévenir non ?! ». Que je m’arrêtais alors que la réponse traversa mon esprit. Non, elle n’aurait pas pu puisqu’elle était morte. Haha. Putain. Stop à la grossièreté, reprenons mon sérieux. Soupirant en m’accroupissant devant Kurayami pour prendre ses mains, j’affichais une petite mine désolée pour m’être emportée avant de poser mes lèvres sur sa joue. « Désolée d’avoir crié, c’est difficile à avaler », lui avais-je soufflé à l’oreille avant d’attraper le gosse par le col et venir le secouer un bon coup pour qu’il arrête ses conneries. Et quelles furent-elles ? Demandez le lui et apprenez lui en même temps d’arrêter d’être curieux. L’ayant toujours par le col, j’ouvris le bureau. La porte, ouverte, pas de soucis hein ? Haha. Merde.

Et ce merde je le ressentis quand je vis Akiha et Deady … là. Par réflexe je cachais les yeux de l’enfant, non, hors de question qu’une personne si jeune soit témoin de ça. Virant du blanc au jaune pour finir au rouge, j’entrouvris la bouche. C’était … Ah ? Je ne savais pas qu’Akiha avait une peau si claire, ca doit être ses origines anglaises non ? NON MAIS JE M’EN FOU MERDE ! Et pourquoi, parce que là devant moi, Akiha se retrouvait face contre le mur -nue- avec Ayame contre elle -nue- en train de jouir -nue- comme pas possible sous les caresses de la directrice -nue- alors que moi -habillée- et l’autre gosse -habillé- aussi, regardions cela tout naturellement. Et encore, si ce n’était que le fait qu’elles étaient nues ! Mais non, fallait que la main de Dead Master soit entre ses jambes dégoulinantes et que l’autre se trouve sur ses seins à les remonter pour venir les embrasser de sa langue de vipère ! Et Akiha toute tremblante en train de jouir contre un mur, c’est magnifique hein ? Qui va repeindre ?

Silence. Un ange passa, je retrouvais mon état neutre. Regardant le gosse en grimaçant en comprenant que j’avais juste caché son front et sa bouche pour qu’il ne voit pas la scène, j’avais laissé ses yeux vairons en gros plan sur les formes des amantes. Merde. Foutaises. Conneries. J’allais les tuer. Entrouvrant la bouche une fois de plus dans un soupir, je fermais les yeux avant de les rouvrir en me détachant de l’enfant. Son âme est désormais impure, c’est fini, je ne saurai plus la sauver. Me penchant respectueusement devant les deux femmes, j’articulais enfin ;

- Veillez m’excuser du dérangement Akiha. Je vous rapporte votre … enfant. J’espère ne pas vous déranger plus, sur ce …

Me retournant en laissant le gosse là, je m’arrêtais en rencontrant le regarde de MON amante à moi. Souriant jaune en voyant son visage et sa demande de questions se peindre dans son air, je déglutis. M’avançant vers elle pour venir lui demander un « T’es sûre ? » avant de la pousser vers les deux femmes -nues-, je parlais une fois de plus ;

- Finalement … Je vous laisse Kaïla aussi ? Hum. C’était bon ?

Quoi ?! Non, non, non ! Je ne voulais pas dire ça ! C’est sorti tout seul ! Parce que oui … heu … je voulais demander « C’est bon » et non pas … Dieu, cela revient à la même chose. Déviant le regard en tournant ma tête vers la gauche, je soupirais alors qu’un malaise certain prit place. Aller le gosse, ouvre la bouche. Non ? Ok.

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 20:34

Ce fut une réussite après des journées passées à travailler dessus. Maintenant que c'était fait, je devais extérioriser tout ce qui peut s'accumuler en mon être pendant ce temps. La première étape de mon état plus que lubrique en cet instant, était certainement due à Ayame-Sama et son génie. Elle était magnifique, parfaite, je l'admirais, je la vénérais, et j'eus le plaisir de travailler en sa compagnie, lui prêtant main forte. Rien qu'en sachant cela, je jouissais sur place. Je ne m'imaginais jamais aller si loin avec sa personne. « Aha, coucher c'est rien à coté, effectivement, hehe ». Même si mon ombre s'en moquait, c'était bien le cas. En acceptant la lettre de Undai afin d'y tenir un poste, j'ai envisagé de coucher avec cette femme afin de parvenir à mes buts, mais jamais -au grand jamais- je ne crus pouvoir tenir un bistouri avec ses yeux rivés dessus. C'était... Je mouille. Quoi qu'il en soit, cela faisait quelques jours que tout était terminé et que cette vague d’éblouissement était passée. Que dis-je, je mens. Maintenant, le plus intéressant commençait.

Après que Kurayami soit mise hors danger, il ne restait qu'à attendre pour voir comment son corps allait s'adapter à cette nouvelle situation. Pendant ce temps-là, il n'y avait plus rien à faire de ce coté et je pouvais -en attendant- retourner à mes occupations premières. Il fallait que je reprenne les cours, ainsi que mes patients dans l'infirmerie. Mais le plus important, restait Rei Yu, lequel je n'ai vu beaucoup depuis le début de l'opération. Cela m’attristait de devoir laisser ce petit garçon seul, surtout qu'il se trouvait là grâce à ma personne. « Heh, quelle prise de conscience ! » Effectivement, je mentais encore. Quoi que... Enfin soit, ce n'était qu'une petite parenthèse disant que je tenais à mon fils et au reste, mais que pour l'instant, j'avais encore plus important à faire... J'en gémis. Parce que oui, cela n'est pas encore su de tous, mais dès que notre travail fut fini, il était évident que nous nous en félicitions mutuellement, Ayame-Sama et moi-même. Ainsi donc, nous nous retrouvions... Rien que d'en parler me fait rougir.

« Eh... Ouais, laisse-moi cette tâche dans ce cas, Akiha. Reprenons, hehe. Ainsi donc, nous nous sommes retrouvées à baiser à gauche et à droite, avec toute notre imagination ! Que ce soit de la sodomie, des jouets en tout genre, de la torture douce ou sadique, nous étions bien ! Nous le sommes toujours d'ailleurs, hehe » ... Non ! C'était peut-être une partie effectivement. Je jouis. Mais cela était plus subtil aussi. J'aimais tellement être en compagnie de Dead Master-Sama, que je passais mes journées enfermée avec elle que ce soit dans son bureau ou encore dans ses appartements, afin que nos corps fusionnent et se redécouvrent sans cesse, dans une danse passionnée de nos deux corps réunis. C'était beau, c'était bon, j'aimais. Et nous le méritions. Surtout qu'à présent, Dead Master-Sama donnait l'impression d'être satisfaite, comme si dès à présent, tout irait dans son sens sans la contrarier. Elle était d'autant plus magnifique dans cet état et je ne pouvais qu'accepter humblement ses doigts fins à l'intérieur de mon corps chaud ne demandant que cela. Mon dieu, je jouis. Et ce inlassablement, jusqu'à ce qu'un bruit nous interrompe juste avant l'apogée d'un orgasme des plus fulgurants. Tournant mon regard vers la porte du bureau, je... rien du tout, je ne pouvais m'arrêter en plein orgasme non plus, c'est pourquoi, seul un gémissement contrarié me parcourut avant que je ne ferme les yeux dans un juron inaudible. « Hahaha, pauvres gosses ! Hahaha ». La ferme. Quels gosses ?

- Veillez m’excuser du dérangement Akiha. Je vous rapporte votre … enfant. J’espère ne pas vous déranger plus, sur ce …

Passant du pourpre à blanc, je matérialisais la première chose qui me passa par l'esprit quand je vis le petit monde se rassembler dans le bureau d’ayame-Sama, et cette chose n'était autre que ma robe de combat. Restant figée comme une statue ne sachant comment réagir, aucune expression ne se peignit sur mon visage, aucun son ne sortit plus de ma bouche, rien. Seule mon apparence assez défaite prouvait de mes occupations d'il y a quelques secondes. Oh mon dieu ! Pourquoi étais-je si gênée ? Après tout, ce n'est pas comme si j'avais à cacher mon corps parfait, ou que je devrais avoir honte de coucher avec la directrice, non cela n'avait rien à voir. Le problème se présenta sous mes yeux sous le nom de Rei Yu.

- Finalement … Je vous laisse Kaïla aussi ? Hum. C’était bon ?

Kaïla ? Toujours aussi impassible, je baissais mon regard vers l'enfant étant restée sur la table d'opération pendant plus de deux semaines. Ainsi donc, elle était en vie, et comme prévu, elle ne savait marcher. Oui, en somme, tout était parfait de ce coté. Remplaçant ma robe de combat par quelque chose de plus convenable, je m'éveillais sous le rire de mon ombre. « Heh, oh oui que c'était bon ! Demande lui si elle veut que je lui montre ? Heh ». Abjecte, les enfants ne devraient voir ce genre de scène. C'était trop... Rei Yu. Que faisait-il ici au juste ? Il devrait être dans l'appartement, dans cet espace protégé et non ici, dans le bureau en plein Undai. Comment est-il arrivé dans ces lieux ?! Regardant tour à tour Yume et la petite tête blanche, je m'empourprais de colère en comprenant que le petit était le seul fautif de cela. Fixant son visage coupable, je vis rouge tout en m'approchant de lui d'un pas impérial. L'attrapant par les épaules, je le secouais tout en lui criant dessus.

- Je t'ai dit qu'il est trop dangereux de sortir des appartements Rei Yu ! C'est pourtant simple à comprendre !

Hors de moi, je giflais l'enfant sans plus de modération, faisant résonner le coup dans le silence des lieux. Traits colériques sur le visage, je me redressais en amenant ma main vers moi tout en coulant mon regard sur l'enfant. Enfant qui ne tarda pas à pleurer après mon intervention brutale. Restant de marbre un instant, je me penchais finalement vers lui -l'obligeant à me faire face- pour déposer ma main sur sa joue rougie par le coup tout en soulageant sa douleur par la matérialisation. Culpabilisant d'avoir été violente, je le pris dans mes bras tout en le serrant contre moi et m'excusant de l'avoir frappé. « Désolé mon chéri, Okasan ne voulait pas te faire de mal. Ici, c'est trop dangereux pour un enfant comme toi, tu sais, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, Rei Yu. »

Soupirant tout en le clamant -de mon pouvoir question que cela ne dure des heures- je rivais toute mon attention sur Ayame-Sama, un air mitigé sur le visage, tandis qu'un « Explications. » froid me parvint aux oreilles. Surprise, je détournais mon regard de mon amante pour le couler sur la jeune Kurayami. Pauvre chaton, se demandait-elle pourquoi elle était dans cet état ? Serait-ce un regard furieux qu'elle me lançait là ? Devrais-je lui dire que c'était grâce à moi et à Ayame qu'elle était en vie ? Alala, je crois que je m'emporte pour rien, il fallait que je me calme, et quoi de mieux en prenant Yume pour cible.

- Yume ~ C'était très bon, merci ~ La prochaine fois, si tu voudrais bien toquer avant de rentrer, ce ne serait pas de refus... Sauf si tu aimes regarder ce genre de pratiques ?~

« Et apprendre à bien les reproduire tant qu'on y est, hehe ». Terrible. Je l'étais sans vraiment l'être. Mesquine voilà le mot qui décrirait à perfection mon comportement. Faisant un clin d’œil amusé au petit chaton sombre, je vins chatouiller l'ouïe de mon amante sous un dernier « je pense que nous avons du travail sur la planche ~ Mais avant, je vais ramener Rei Yu à la maison ~ ». Avant que je ne l'étrangle. Non, plutôt pour bien lui inculquer les règles et bien le punir pour sa désobéissance. Cruelle, moi ? Non, mais je détestais m'inquiéter.

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 21:25

J’allais mourir et ce, maintenant. Blanche comme un mort ou rouge comme une tomate, je ne savais plus où en donner de la tête. Cette situation … j’avais tellement peur de la vivre, que maintenant que j’étais en plein dedans, je ne savais comment réagir sans paraître stupide. Demander si c’était bon hein ? Dieu, mais était-ce seulement possible d’être aussi conne ? Il ne manquait plus que Yomi et c’est bon, nous pourrions enfin faire une photo de famille. Mais maintenant, je me demandais ce qui avait été le plus choquant, voir Akiha et Ayame en train de … Hum. Ou alors, d’avoir entendu Akiha jouir, au point de se prendre un orgasme ? Je ne sais pas … Dieu, je vais faire des cauchemars pour le reste de ma vie.

Non mais sérieusement, saurai-je encore coucher avec Kaïla après avoir vu une autre femme prendre un orgasme ?! Je ne sais pas. Ca y est, je meurs. Encore. Fermant les yeux en croyant que j’allais tourner de l’œil, j’essayais de me trouver un nouveau point attractif. Et ce point fut Ayame. Ayame qui gloussait dans son coin tout en se matérialisant un vêtement sur le corps, une simple chemise, un jean et des talons. N’avait-elle pas oublié ses sous-vêtements ? Je m’en fou. La regardant prendre place sur son siège en m’approchant de celui-ci -tout en contournant donc Akiha-, je me penchais vers sa personne tout en pointant du doigt le gosse pour venir lui demander un « Tu m’expliques ça ?! ». Non, elle ne m’expliquera pas. Et pourquoi ? Parce que Akiha pétait un câble à son tour. Et ce pas qu’un peu, attrapant le gosse par les bras pour finalement le saisir par les épaules, elle le secoua. Mais genre, comme un prunier pour en faire tomber les fruits afin d’obtenir une bonne récolte. Sauf que là, nous n’avions rien à récolter et Rei n’avait pas du tout l’apparence d’un arbre … Haha.

- Je t'ai dit qu'il est trop dangereux de sortir des appartements Rei Yu ! C'est pourtant simple à comprendre !

Et hop la rafale en plein visage. Voilà pourquoi, parfois je me disais que j’aurais aimé ne pas avoir de parents du tout. Pour justement ne pas subir ces genres de choses, grimaçant sur l’intensité du moment en imaginant la douleur du gosse, je demandais d’un murmure à la directrice si c’était légal de faire ça à son gosse de nos jours. La voyant ne pas broncher en gardant son éternel sourire, je compris aussi vite que cela lui faisait plus plaisir qu’autre chose que ce gosse se fasse battre. Dieu, l’enfant de deux monstres … Moi qui n’étais l’enfant que d’une, j’avais déjà pitié de ce machin. Pauvre petit gars, il ne mourra pas de sa vie en tant qu’étudiant, mais bel et bien de celle où il est sur le trône portant le nom du fils d’Akiha et Ayame. Jalouse ? Moi ? Pourquoi, je devrais ?

- Désolé mon chéri, Okasan ne voulait pas te faire de mal. Ici, c'est trop dangereux pour un enfant comme toi, tu sais, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, Rei Yu.

Haha. Après la baffe, les excuses ? Non sérieusement, elle faisait quoi là ? Parce que si j’étais à la place de ce machin, je continue à hurler et je la tape en retour. Mais il ne fit rien, il pleura certes, mais ses larmes se calmèrent en même temps que l’étreinte de la blonde se fasse plus rassurante. Les gosses … étranges. Étais-je aussi comme cela à son âge ? Est-ce que moi aussi quand je me faisais gronder par Ayame et qu’elle levait la main sur moi, il ne fallait qu’une étreinte et un baiser pour que je lui pardonne ? Oui. C’était ça le pire. Déviant le regard dans un soupir alors que je sentis Ayame attirer mon attention, j’écoutais ses dires avec intéressement alors que des mots gluants de faux-semblants coulèrent de ses lèvres ;

- N’avais-je pas prévenu Yume-Chan de la présence de son petit frère ? M’en voilà désolée mon cœur ~

La laissant glousser dans son coin en me détachant de sa personne, je retournais vers Kaïla en m’arrêtant quand ses mots se heurtèrent à l’apesanteur de la pièce. « Explications ». Haha … J’en avais presque oublié la véritable raison de ma présence ici … Hum. Me retournant vers Akiha qui avait l’air d’avoir repris contenance après son petit pétage, je me raidis suite à ses paroles ;

- Yume ~ C'était très bon, merci ~ La prochaine fois, si tu voudrais bien toquer avant de rentrer, ce ne serait pas de refus... Sauf si tu aimes regarder ce genre de pratiques ? ~

Haha … Merci de me répondre ? Sérieusement quoi. Virant au rouge en détournant le regard, je me détachais du monde un instant. Comment ça elle me prenait pour une perverse voulant voir ce que les grands faisaient ?! Devais-je lui rappeler que j’étais la plus vieille de nous deux ? L’apparence. Toujours l’apparence. Grimaçant à cela, je me regardais de haut en bas avant de retrouver le vrai moi convenable. Faisant disparaître ma robe de combat dans un flux bleuté, je laissais mon corps se peindre avec un vêtement plus approprié au lieu. Ma robe de combat laissa sa place à un petit T-shirt bleuté sur lequel trônait mon éternel étoile, un slim foncé, des talons et un visage plus adulte pris place sur mes traits. Grimaçant en pointant du doigts la femme d’un air fâché, je laissais mes mots traverser mes lèvres en retenant tout de même mes paroles ;

- … Tu n’as qu’à apprendre à fermer la porte à clé. Ne me tient pas responsable de ton incapacité à te retenir de coucher partout Akiha. Et puis même … vous êtes les fautives.

Laissant un « Hum » sauvage apparaître, je croisais les bras en regardant la chose blanche dont la joue était rougie. Pauvre gosse. Hum. Levant les yeux au ciel en me disant qu’il était trop tard maintenant de le ramener en vue de ce qu’il avait déjà vu et de la baffe qu’il s’était ramassé. Après tout, si j’ai compris, Akiha le gardait en captivité pour que justement, il ne connaisse tout cela, n’est-ce pas ? La matérialisation, les pouvoirs et ainsi de suite. Le pauvre, il avait vu une chose bien pire que celle-là.

- Ce n’est pas la matérialisation qui le perturbera, mais le fait de voir ses « mères » s’envoyer en l’air.

Fronçant les sourcils avec colère, je me calmais en sentant Kaïla. Silence, je passais d’énervée à calme rien qu’en sentant sa peau sur la mienne. Il ne fallait qu’un fin contact et me voilà aussi sereine qu’avant. Soupirant une dernière fois en me postant à ses côtés, je regardais à présent la réaction des deux femmes. Ayame se leva. Et ? Elle embrassa encore sa p… Akiha. Grimaçant en espérant qu’elles ne se remettent pas à faire les lapins baiseurs, je fis un pas en arrière en la voyant s’approcher de nos personnes, sourire coquin aux lèvres avant de … de venir s’accroupir devant Kaïla tout en posant sa main sur sa joue dans un geste tendre. Non. Hein ?

- Maaah ~ Kaïla-Chan attend beaucoup de réponses je suppose, pourquoi ne pas en parler tranquillement à la maison ? Après tout, Kaïla-Chan fait partie de notre famille aussi maintenant, n’est-ce pas ma chère ? ~

Non … Deady … parler à Kurayami. Comment ça ?! Choquée, une fois de plus et encore plus quand je vis cette même femme prendre la chaise pour la pousser en dehors de son bureau, jusqu'à chez elle … Et nous, les autres ? On suivait comme des moutons. Protestant tout de même avant de comprendre que cela était vain, je marchais derrière la directrice et mon amie. Côte à côte de Akiha, j’en profitais pour … lui parler. Haha. Moi parler avec mon ennemie pour en faire une « amie » c’était l’horreur.

- Hum. Je suppose que maintenant … Hum. On peut arrêter d’être … comme ça. Alors … parce qu’on est … une famille hum … Hum.

Accélérant le pas pour venir pousser Ayame et moi, me mettre à pousser MON amante, nous nous dirigeâmes assez rapidement vers les appartements de la directrice. Arrivant là-bas, j’ouvris et je vis. Et que vis-je ? Deux servantes affolées courant dans tous les sens pour finalement s’arrêter en comprenant que nous étions là. Cherchaient-elles peut être … ça ? Le gosse quoi. Sans doute quand elles le virent, le calme retrouva sa place. Ou pas. Haha … Merde, encore du grabuge.

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 22:12

J’étais content ! J’avais rencontré ma sœur et elle était jolie en plus. Et riche, surtout riche ! Parce que il fallait voir comment elle était habillée, des drôles de vêtements trop bizarres ! Y avait que les riches pour pouvoir s’habiller comme ça, parce que si un pauvre porte un vêtement où on voit beaucoup sa peau, on va savoir qu’il est sale, alors on verra qu’il est pauvre et on se moquera de lui. Mais avec Rêve-Chan, ce n’était pas comme ça ! Parce qu’elle était belle, et elle était riche et moi j’étais son frère ! Et en plus, elle se promenait avec moi, je pouvais pas beaucoup bouger parce qu’elle criait beaucoup quand je voulais dire bonjour aux autres personnes, parce que maintenant que j’étais avec ma sœur, j’avais pas peur qu’on me voit. Elle était plus grande que moi, elle me protégera donc ! C’était normal, oui, vraiment normal alors je pouvais, mais elle, elle ne voulait pas.

- Yume-Chan, pourquoi je ne peux pas courir ? Et je peux m’asseoir aussi dans la chaise avec ton amie ? Et elle s’appelle comment ? Elle vit avec toi ? Vous faites aussi Yuri ensemble comme Okasama et Okasan ? Et elle est jolie, elle est riche aussi alors ? Et aussi, je veux aller voir … Papillon !

M’arrêtant de lui poser des questions, je me mis à courir derrière le papillon, il était trop beau ! Il était riche alors ? Non, parce que les papillons c’étaient des insectes, et les insectes ils n’avaient pas d’argent. Ils n’étaient pas pauvres, mais ils n’étaient pas riches non plus, même si ils étaient beaux. C’est Okasan qui m’a expliqué ça, parce que avant je croyais que tout ce qui était beau, c’était riche, mais maintenant je sais qu’il n’y a que les humains. Les humains c’est nous, les gens comme moi. Arrêtant de courir après le papillon rempli de couleurs en me faisant attraper par Yume-Chan, je boudais un peu parce qu’elle ne voulait pas jouer. Elle faisait que pousser la charrette de la mademoiselle qui parlait bizarrement. Et Yume-Chan elle a crié quand on est arrivé dans un beau bâtiment, c’était grand, et beau et il y avait une grande porte devant nous. Je voulais toucher la porte et l’ouvrir pour voir ce qu’il y avait derrière, mais je n’ai pas eu le temps parce que ma sœur elle l’a ouvert pour moi.

Okasama et Okasan faisaient Yuri. Mais pas comme d’habitude, là, Okasama elle touchait maman Akiha a des drôles d’endroits et en plus, maman Akiha elle faisait des drôles de bruits ! Rêve-Chan elle a voulu me cacher les yeux, mais elle s’est trompée et elle a préféré mettre sa main devant ma bouche, peut être que parce que ce que faisaient mes mamans était intéressant pour elle ! Oui, elle aussi elle voulait apprendre le Yuri alors ! Okasama elle était très jolie sans vêtements, mais Okasan était encore plus belle quand elle faisait « Ha Ha Haw ». J’avais déjà entendu une fois pendant la nuit, Okasama elle, elle faisait « Han, Han » et Okasan c’était différent, plus doux comme ça « Ha, Ha » comme si elle riait avec de l’eau en bouche. Une fois j’ai voulu leur dire de se taire parce que je n’arrivais pas à dodo, mais je n’ai pas osé quand une autre voix se fit entendre. Une voix méchante comme ça, qui disait à Okasama « Couche toi et écarte ». Alors je me suis rendormi.

- Je t'ai dit qu'il est trop dangereux de sortir des appartements Rei Yu ! C'est pourtant simple à comprendre !

J’ai eu peur, très peur quand Akiha-Okasan est venue vers moi. J’ai cru que je n’allais rien craindre parce que Rêve-Chan était avec moi, mais je me suis trompé. Maman était tellement en colère qu’elle me parlait comme les méchantes personnes et après m’avoir secoué, j’ai eu très mal à la joue. Je suis même tombé sur le sol alors j’ai pleuré. J’ai beaucoup pleuré parce que ma joue me faisait mal. Akiha-Okasan m’avait tapé fort et mes dents aussi elles me faisaient mal. Il y avait beaucoup d’eau qui sortait de mes yeux, encore plus que quand mon grand-père est mort. Papy aussi me frappait quand je faisais des bêtises, alors je savais que même si elle me frappait, elle m’aimait toujours. Tant mieux, mais j’avais quand même mal. Et puis alors, maman m’a pris dans ses bras et quand sa main toucha ma joue, j’avais moins mal, mais je pleurais toujours. Parce que j’étais surpris, je croyais que ca irait parce que j’avais ma sœur mais c’était faux, j’avais raté, j’avais désobéis à Okasan et maintenant elle m’en voulait beaucoup.

- Désolé mon chéri, Okasan ne voulait pas te faire de mal. Ici, c'est trop dangereux pour un enfant comme toi, tu sais, je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, Rei Yu.

Non ce n’est pas vrai d’abord ! Ce n’était pas dehors qui m’avait fait mal, mais c’était maman Akiha ! Oui, sortir c’était pas dangereux, parce que j’étais là et en bonne santé jusqu’à ce qu’elle me tape. Je pleurais encore, mais moins et j’avais presque plus mal mais j’étais fâché. Parce que je ne comprenais pas. Pourquoi je ne pouvais pas sortir ? J’étais gentil, j’apprenais bien et je voulais qu’elles soient fières de moi ! Non, ce n’était pas juste. Restant dans les bras de maman pendant que Yume-Chan la grondait, je restais collée à elle en pleurant encore un peu. J’étais content qu’elle me prenne dans ses bras, mais je lui râlais dessus quand même. Ayame-Okasama elle me regardait aussi, mais elle ne me dit rien. Maman Ayame était plus gentille que maman Akiha parce qu’elle ne m’a pas tapé ! C’était faux, Okasan m’avait tapé parce que j’avais pas obéi à ses demandes, c’était ma faute mais j’étais trop petit pour comprendre.

Après, je pleurais encore mais presque plus et on est parti à la maison. Y a Okasama qui poussait l’amie de Rêve-Chan et elle, elle parlait avec Okasama. Moi j’étais sur le sol et je marchais sans parler, je ne bougeais pas non plus, je ne faisais qu’avancer. Je tenais la main d’Okasan … J’étais triste d’avoir été méchant, mais j’étais triste aussi d’avoir pleuré à cause d’Okasan. On est arrivé à la maison et je suis rentré dedans en baissant la tête devant les servantes. Je me suis excusé en pleurant encore un peu et après je suis parti dans les bras d’Okasama.

- Je voulais pas être méchant, je voulais vous retrouver parce que vous me manquiez Okasama …

Et puis j’ai regardé Okasan et je lui ai demandé pardon. Elle avait l’air fâchée, mais elle m’aimait alors ça allait. J’allais être puni, je savais mais c’était comme ça. J’avais raté ma fuite aujourd’hui, mais je suis sûr que je pourrai encore essayer et sans me faire attraper cette fois-ci ! Peut être que je pourrai aller jouer dans la maison de Yume-Chan ? En plus, elle avait l’air gentille et forte et grande maintenant … Elle était aussi vieille que mes mamans ! Ce n’était pas possible ! Non, ce n’était pas possible !

- Pourquoi tu es vieille maintenant ? Et Okasan, pourquoi tu faisais Yuri bizarrement avec Okasama ? Et pourquoi elle est dans une chaise ? Et c’est qui ? C’est aussi une sœur à moi ? Et puis … je suis désolé, mais je veux encore sortir ! Sinon, moi je suis triste tout seul ici ! Vous faites trop Yuri, moi aussi je suis là, je suis votre fils et puis …

Et puis je n’ai pas pu dire encore des choses parce que les servantes elles m’ont attrapées et elles m’ont tiré avec elles dans ma chambre. J’ai crié pour qu’elles arrêtent, mais elles n’écoutaient que Okasama. Alors Okasama elle était fâchée aussi ? Et elle me punissait dans ma chambre ? Tant pis alors, mais je suis triste maintenant.

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Kaïla Kurayami
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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Lun 1 Avr - 23:15

Aïe... Je le savais, j'étais certaine de me faire engueuler par Yume pour ce message supprimé. Cela m'apprendre à foutre mon nez partout. Mais le plus étrange, c'était qu'elle s'excusa par la suite, comme elle avait fait quelque chose de mal. Était-ce si bizarre ? Oui, cela l'était quand on nous connaissait, nous nous frappions, nous nous engueulions et nous nous aimions, sans faire attention à ce que l'on disait ou faisait. Alors pourquoi ? La réponse était évidente non ? Parce que j'étais en chaise roulante et que j'ai « dormi » pendant un mois. Voilà pourquoi Yume était si attentionnée à mon égard. Enfin, c'est ce que je me suis dite avant de rentrer dans le bureau de la directrice à la suite de mon amie tenant le gosse. L'horreur. Devenant rouge -mais genre pivoine- je baissais la tête en sentant la chaleur fuser de mes joues. Je n'étais pas préparée à voir cela, c'était si... Je ne voulais même pas y penser. Et croire que ces deux femmes étaient là, à me sauver... Haha. J'espère sincèrement qu'elles ne m'ont rien fait à part chipoter à mon virus, je l'espérais du fond de mon cœur. Non, définitivement, rien ne tournait pas rond dans cette Académie. Que ce soit la présence de ce gosse, le comportement assez frivole de ces deux femmes ou encore, la gentillesse démesurée de Yume envers Akiha. Cela n'allait pas du tout, mais vraiment pas du tout. Où suis-je tombée ?!

Et rien ne s'arrangea quand Akiha rentra dans une rage folle me donnant froid dans le dos. Grimaçant tandis que Yume alla à l'encontre de la directrice, je restais spectatrice sur mon siège improvisé sans pour autant perdre une miette de ce qu'il se passait. Akiha qui frappe son gosse pour mieux le cajoler par la suite. Charmant. Tellement que je grinçais des dents en demandant que l'on m'explique ce qu'il se passait finalement dans ce monde de fous. Ce n'était pourtant pas comme si j'avais changé de planète non plus, et pourtant, j'avais l'impression que c'était bien le cas. Le bazar total. Et j'étais seule au milieu de tout cela.

- Yume ~ C'était très bon, merci ~ La prochaine fois, si tu voudrais bien toquer avant de rentrer, ce ne serait pas de refus... Sauf si tu aimes regarder ce genre de pratiques ? ~

J'ai dit que je suis restée bouche-bée quand Yume eut demandée si effectivement, leurs ébats étaient fructifiant ? Ah, je le dis maintenant alors. D'ailleurs, j'en restais choquée même maintenant, ne sachant où me mettre tandis que je sentais la provocation dans l'air. Voilà que je vais retrouver ma Yume de toujours, en train de vouloir massacrer cette folle blonde et détestable. Oui, un court instant, je l'ai cru. Le temps de voir Yume réagir à la provocation en reprenant son apparence adulte. J'ai déjà dit que je la trouvais trop sexy vêtue ainsi ? Soit, ce n'est pas le sujet du jour, on dirait bien. Quoi qu'il en soit, je ne m'attendais guère à ce qu'elle fasse « gentiment » la morale à Akiha après ses paroles abjectes. Bon j'avoue que la pétasse blonde et la dirlo avaient l'air de bien se plaire dans leur sauvagerie, mais de là à prendre des cours chez elles, autant mourir. L'horreur.

- … Tu n’as qu’à apprendre à fermer la porte à clé. Ne me tient pas responsable de ton incapacité à te retenir de coucher partout Akiha. Et puis même … vous êtes les fautives. Ce n’est pas la matérialisation qui le perturbera, mais le fait de voir ses « mères » s’envoyer en l’air. 

Fixant Yume d'un air perplexe, je ne savais où cette conversation nous mènerait. Si je suis venue ici -bravant le danger que cela impliquait- ce n'était pas pour voir cette scène d'un autre monde, mais justement pour avoir réponse à mes questions beaucoup plus sérieuses que tout... cela. Non mais pourquoi elles parlaient de leurs pratiques sexuelles devant un enfant elles aussi ? C'était de la folie, ce môme risquait de devenir complètement détraqué -s'il ne l'était pas déjà. D'ailleurs, je me demandais où étaient passés les canons et lances de ma chère amie qui devrait déjà attaquer Akiha pour ses paroles, au lieu de tomber dans son piège de provocation. Ridicule... Non, effrayant. Et encore plus quand Dead Master se décida à réagir pour... Je vais crever de l'incompréhension. Encore qu'elle aille embrasser sa soi-disant amante cela m'importait peu. Mais qu’elle vienne vers moi et... me parle comme si... Non, ce n'est même pas ses paroles qui me perturbèrent, mais plutôt son geste. Sa main sur ma joue... je suis morte.

- Maaah ~ Kaïla-Chan attend beaucoup de réponses je suppose, pourquoi ne pas en parler tranquillement à la maison ? Après tout, Kaïla-Chan fait partie de notre famille aussi maintenant, n’est-ce pas ma chère ? ~

Pardon ? Devenant blanche -si c'était encore possible- des sueurs froides dans le dos, j'essayais de me défaire de son toucher insistant, en vain. Sentant que ma tête tournait sous tant de pression venue de nulle part, je me surpris moi-même à afficher une tête d'ahurie. Mais genre en mode « HEIN ?! », en plus de se comporter étrangement à mon égard, elle me parlait d'une famille. Hors de question, je ne voulais rien avoir à faire avec cette folle dégénérée qui a passé sa vie à me pourrir la vie pendant deux années entières rien que parce que j'étais amie avec Yume. Parler, oui, oui, je voulais des réponses, mais je les voulais ici et maintenant, question que je puisse partir en courant par la suite... Enfin, en roulant plutôt. Faisant un « non » de la tête que Dead Master n'a même pas vu, je ne savais quoi faire quand elle tourna ma chaise roulante vers l'extérieur pour... pour... pour la pousser ! À l'aide. Yume, je t'en supplie, sauve moi ! Je n'osais même pas me retourner sentant l'aura de cette femme maléfique dans mon dos. Affichant une expression plus que troublée, je priais intérieurement que mon amie vienne me sauver de l'emprise de cette folle. Emprise hein. Pousser une chaise, me voilà bloquée. Merde alors.

Et c'est ainsi, après quelques minutes -quand Yume eut repris le contrôle de mes « pas »- que je râlais tandis que nous arrivions rapidement vers les appartements de la directrice. La dernière fois que j'y étais ? Je préfère ne pas en parler, parce que même si le ridicule ne tuait pas, je préférais éviter d'y tomber la tête la première. Quoi que... Parlant du foutoir, me voilà avec un sous les yeux. Et ce, représenté par les deux servantes complètement détraquées qui couraient partout. Joli. Pourquoi ? À cause du gosse. Comme je le disais, les enfants c'est l'horreur. Et Horreur plus malfaisance, donnerait un monstre. La preuve ? Je restais plus que sans voix en voyant le môme dans les bras de Dead Master comme si elle était sa mère bienveillante. La mort. D'accord, voir Yume dans ce genre de situation -et encore ca tournait toujours mal- c'était déjà improbable, mais un gamin dans les bras de ce monstre. Je meurs, je ne comprends rien. C'était un rêve, il fallait que je me réveille à présent, j'en avais marre.

- Pourquoi tu es vieille maintenant ? Et Okasan, pourquoi tu faisais Yuri bizarrement avec Okasama ? Et pourquoi elle est dans une chaise ? Et c’est qui ? C’est aussi une sœur à moi ? Et puis … je suis désolé, mais je veux encore sortir ! Sinon, moi je suis triste tout seul ici ! Vous faites trop Yuri, moi aussi je suis là, je suis votre fils et puis …

Toujours dans l'avant-salon là où il y avait une multitude de tableaux, je regardais le gosse un instant tandis que son petit corps de rien du tout se fit traîner à l'étage dans des cris de ce dernier. Pauvre enfant, je le plaignais. Moi avoir pitié d'un gosse ? Normalement non, mais là, je ne voudrais pas être à sa place. Quoi que... à la mienne non plus, j'aurais préféré ne pas y être. N'osant émettre un moindre son dans cette atmosphère plus que mauvaise pour ma personne, je laissais le malaise m'envahir en cherchant du réconfort chez Yume, attrapant la manche de son habit. Finalement, c'était une mauvaise idée de venir chercher explication dans ce lieu. Enfin, tant que la directrice ne s'approche plus de moi, cela devrait aller. Je l'espérais. Restant de marbre tandis qu'Akiha avait l'air d'être aux anges, je levais mon regard vers Yume pour comprendre pourquoi, quand la blonde la fixait, elle souriait ainsi. Ah un détail, je n'aimais pas être si petite entourée de ces personnes mauvaises. Parce que oui, elles étaient debout et moi -pas trop le choix- assise.

- Ayame-Sama, nous allons former une magnifique famille. Yume, mon chaton, tu es adorable ~ Allons dans le salon, ce sera plus chaleureux.

Je m'étouffe ? Oui, surtout quand la main d'Akiha vint se poser sur la tête de ma Yume dans un geste affectif, avant qu'elle ne s'éloigne pour prendre la main de la directrice et l'entraîner dans le salon en nous invitant à les suivre. Ne voulant pas bouger, je n'eus d'autre choix que de suivre la directive trop « amicale » et enthousiaste de l'enseignante. Définitivement, ce n'était qu'un rêve duquel j'espérais sortir au plus vite. Cette situation pouvait-elle être pire que ce qu'elle ne l'était déjà ? Oui, et je le découvris bien rapidement quand je me retrouvais devant le choix de ma vie. Rester dans la chaise roulante ou m'asseoir dans le sofa. Fuir en chaise, serait plus rapide que devoir se traîner du siège. Sauf que Akiha n'était pas du même avis on dirait. Envoyant son ombre pour qu'elle se saisisse de ma personne afin de m'asseoir sur un des sofa en fasse d'elle, je protestais tant bien que mal jusqu'à ce que la masse sombre disparaisse ne laissant que ma personne furieuse en vue. Grinçant des dents, je la fusillais des yeux, en cherchant Yume du toucher. Assis. À coté de moi. Vite. Partons, en fait !

- Ayame-Sama, nous avons donc réussies, regardez ça ~ Il ne faudrait qu'une réhabilitation de ma part et ce chaton devrait se remettre sur pieds rapidement.

Touche-moi et je te crève ! Voilà les mots que je voulus lui sortir, mais qui restèrent coincés dans ma gorge tandis que je détournais le regard en apercevant le baiser entre ces deux femmes. Un peu de tenue quoi ! Elles avaient l'air de ne pas se préoccuper beaucoup de leurs images, surtout après ce que nous avions vus dans le bureau. Soit ! Là n'est pas le sujet. Mais au moins, je savais une chose, j'allais remarcher. Devoir subir la présence de cette sale blonde afin de pouvoir à nouveau utiliser mes jambes ? J'y arriverais ! J'espère. Enfin, c'est toujours mieux que de me retrouver tête-à-tête avec la directrice et son sourire un peu trop louche à mon goût. Louche. Tout était comme cela ici. Pouvais-je juste espérer un quelconque éclaircissement dans cette folie ? J'essaye.

- ... Alors... Si je suis là c'est à cause de la pierre rouge... Ou plutôt parce que vous aviez réussies à me guérir c'est cela ? Et les complications ?

Appuyant mon regard sur celui d'Akiha, je lui envoyais toutes mes ondes négatives pour qu'elle sache que c'est bien parce qu'elle a merdé que je me retrouvais dans cette position délicate. Évidemment cela, je ne le lui dirais pas ouvertement, et certainement pas devant Yume. Pourquoi ? Parce que c'était une affaire entre cette blonde et moi-même... Enfin, j'ai bien dit que c'était le cas avant qu'Ayame ne s'en mêle. Soupirant, je croisais le regard vert de cette femme en question avant de pâlir. Définitivement, elle m'effrayait et me rendait mal à l'aise, au point que je me demande ce que je faisais là à discuter tranquillement dans ses appartements.

- Je ne compte pas...

...vous remercier, qui se transforma vite en un « Pourquoi ? » qui voulait tout dire. En plus Yume... Comment pouvait-elle avoir l'air si résolue à faire la paix avec ces personnes qui ont voulu m'envoyer dans l'au-delà ?! Je refusais. Je refusais de faire ami-ami avec elles. Moi bornée ? Peut-être bien, mais j'avais mes raisons.

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Mar 2 Avr - 0:47

Huhu ~ Cette journée était palpitante. Et ce, au point même que tout m’échappa en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire. Tout commença ce matin, cette nuit plus précisément, mon corps enlacé dans celui d’Akiha, nous jouissions pleinement de notre réussite. Couchant sans arrêt, du matin au soir, prenant tout de même des pauses pour nourrir mon ange, nous passions par tous les endroits possibles. Et le dernier -peut être- de la journée, fut mon bureau. Coinçant le corps de mon aimée contre un mur, je jouissais pleinement à lui donner du plaisir, enfonçant mes doigts en elle sous ses cris de plaisir, je me sentais bien, tellement bien que j’accélérais la cadence en vue de ses cris de jouissance. C’était parfait, délicat et orgasmique. Combien en avait-elle essuyée aujourd’hui ? Une bonne dizaine aisément, autant continuer ainsi n’est-ce pas ? Bien que ce fut, ce que je voulus, je ne le sus. Poète dans l’âme me diriez-vous ? Sans doute ~

- Veillez m’excuser du dérangement Akiha. Je vous rapporte votre … enfant. J’espère ne pas vous déranger plus, sur ce …

Et c’est sur ce, que nous dûmes arrêter. Me détachant donc du corps de ma tendre aimée sous un gloussement amusé de nous être faites surprendre, je levais les bras en signe de résiliation telle une coupable prise sur le fait. Matérialisant des vêtements sur mon corps, je laissais ma tendre amante secouer notre enfant tel un jouet défectueux. Pauvre chose ~ Mais tellement plaisant, si je savais que moi aussi je pouvais me permettre tant de méchanceté envers ce petit, j’arrêterai tout de suite de faire ma gentille maman aimant son fils. Dieu, encore un peu Akiha et je jouirai ~ Mais bon, toute mère en colère se ferait pardonner d’avoir blessée son enfant n’est-ce pas ? Et c’est ce que ma petite Akiha-Chan fit. Une bonne raclée et un câlin, quelle mère splendide ~

La suite se passa relativement rapidement, je m’approchais de Kurayami pour venir lui accorder gentillesse. Depuis que je l’eus sauvée, je me sentais comme aimante envers sa personne. Après tout, n’avait-elle pas une partie de moi en elle à présent ? Si, et je sentais celle-ci résonner dans son cœur, pauvre chose, si tu savais ce que je t’avais implanté, tu ne serais pas si quémandeuse d’informations ~ Plaçant ma main sur sa joue dans une parole plus que resplendissante, je bordais mon nouvel enfant. Kaïla faisait partie de la famille à présent, il était de mon devoir d’en prendre soin ~ Et je le ferai, sans grande difficulté, huhu ~

Me détachant du corps de ma dite ex-patiente, je me permis de la pousser jusqu’à mes appartements, prenant soin de ne pas aller trop vite pour ne pas faire faux bond à nos petits amis, je marchais d’un pas posé tout en affichant un sourire heureux. Entre un petit « Je suis contente de te voir en si bonne forme Kaïla-Chan ~ » et un autre « Voudrais-tu quelque chose en particulier en rentrant chez nous ? Nous devrons fixer également de nouveaux objectifs pour « ton remerciement » ~ Vois-tu où je veux en venir, Kaïla-Chan ? ~ », je ne cessais de rappeler à mon nouveau chiot que bien avant sa perte de connaissance, elle m’était redevable pour autre chose. Qu’était-elle déjà ? Un certain contrat stipulant qu’elle serait mienne pendant une semaine entière ~

Arrivant rapidement à la maison, ce fut le drame le plus total. Et cela se fit sentir en voyant mes deux servantes excitées comme jamais -affolées serait le terme exact- en vue de leur incapacité à tenir Rei Yu à la maison. Maaah ~ Je les punirai ce soir, en attendant j’avais tellement mieux à faire, comme prendre mon petit chaton dans les bras sous l’œil choqué de Kurayami. Huhu ? Serait-elle étonnée que je donne tant d’amour maternel à cet enfant ? Maaah, je me ferai un plaisir de lui en donner également, elle ne devait pas être jalouse. Et qu’en était-il de Yume-Chan ? Elle ne me regardait pas, elle préférait … regarder ailleurs ? Serait-ce de la gêne ? Huhu ~

- Pourquoi tu es vieille maintenant ? Et Okasan, pourquoi tu faisais Yuri bizarrement avec Okasama ? Et pourquoi elle est dans une chaise ? Et c’est qui ? C’est aussi une sœur à moi ? Et puis … je suis désolé, mais je veux encore sortir ! Sinon, moi je suis triste tout seul ici ! Vous faites trop Yuri, moi aussi je suis là, je suis votre fils et puis …

Levant un sourcil interrogateur en vue des paroles de mon gnome, je souris. Si Okasama et Okasan faisaient des choses bizarres, c’était parce qu’elles s’aimaient tellement que des bisous ne suffisaient pas à exprimer leur amour mon chéri. Devrais-je tourner cela autrement avant de le lui dire ? Sans doute, mais je ne me laissais le temps aux paroles en intimant à mes servantes de me débarrasser de ce corps trop … trop ennuyeux en vue des personne présentes dans notre chez nous. Gloussant en laissant l’enfant hurler qu’on le lâche, je regardais la scène avec amusement avant que la porte ne calque sous un dernier « … » Que disait-il d’ailleurs ? Lâchez moi ? Punition pour avoir désobéi, nous te flagellerons plus tard mon chéri, ne t’inquiète pas ~

- Ayame-Sama, nous allons former une magnifique famille. Yume, mon chaton, tu es adorable ~ Allons dans le salon, ce sera plus chaleureux.

Voyant mon chef-d’œuvre se prendre d’amitié avec mon amante, je ne pouvais qu’être comblée. Cela était magnifique, oui, cette situation catastrophique se transformait sous mes yeux en un rêve inimaginable. Et que fut ma tendre Yume-Chan en vue de l’attachement que lui procurait Akiha-Chan ? Un petit sourire suivit d’un air gêné avant d’affirmer un « oui » de la tête. Dieu, que se passait-il ici pour que toutes ces choses tournent dans mon sens ? Laissant Akiha-Chan me voler un baiser en m’amenant vers le salon, je me posais à côté de sa personne, alors que nos invitées en firent de même. Restant près du corps chaud de ma tendre scientifique, je gardais ma main enlacée dans la sienne alors que ses lèvres venaient me chercher amour ~

Cela était tellement plaisant que je me coupais du monde, ne gardant que ma tendre Yume-Chan comme cible en attendant une réaction quelconque de sa part. Et ce ne fut pas le cas, elle resta silencieuse en regardant ce que nous faisions. Depuis quand acceptait-elle cette situation ? Que pouvait-il bien se passer dans sa petite tête pour qu’elle soit si ouverte à tant d’amour ? La réponse semblait évidente, la redevance. Redevable que nous ayons sauvé son être cher, elle ne faisait que nous remercier à sa façon ~ Cela était tellement excitant que j’en mouillerais presque si la situation me le permettait ~

- Ayame-Sama, nous avons donc réussies, regardez ça ~ Il ne faudrait qu'une réhabilitation de ma part et ce chaton devrait se remettre sur pieds rapidement.

Une réhabilitation disait-elle ? Huhu, non je ne crois pas non … Croyait-elle vraiment que ce chaton allait encore se faire toucher par sa personne après ce qu’il s’est produit ? Sans doute, à condition que Yume-Chan assiste a cela. Et bien même, moi-même je n’étais pas partante pour qu’elle s’occupe de cette enfant encore plus, non pas que j’avais peur qu’elle ne l’affecte une fois de plus mais c’était tout comme. Kaïla représentait pour moi à présent comme la réussite d’un projet, je ne pouvais me permettre que ma tendre Akiha-Chan ne vienne ruiner nos exploits n’est-ce pas ? Et c’est ce que je comptais faire, ne lui accorder qu’un temps amical avec Kurayami et non, en la prenant comme cobaye une fois de plus ~ Je tenais à mes affaires, je n’aimais les casser inutilement ~

- ... Alors... Si je suis là c'est à cause de la pierre rouge... Ou plutôt parce que vous aviez réussies à me guérir c'est cela ? Et les complications ?

Les complications ? Quelle complications mon petit chiot ? Yume-Chan lui aurait-elle déjà donnée des informations sur son opération ? Non, je ne crois pas que mon ange arriverait à s’aventurer dans un chemin aussi boueux pour sa personne. Gloussant en l’entendant nous demander un « pourquoi ? » des plus extravagant, je croisais les jambes tout en plantant mon regard dans celui de ma chère convalescente. Par où devais-je commencer ? Maaah, autant en discuter autour d’une bonne tasse de thé en premier lieu, n’est-ce pas ? ~

- Yume-Chan me ferait-elle le plaisir de nous servir quelque chose, s’il te plait ? ~

Chose demandée, chose faite. Mon ange se leva de son siège pour venir se perdre dans la cuisine, allumant la bouilloire tout en préparant ce qu’il fallait, je ne fus pas étonnée d’entendre la porte du frigo s’ouvrir à la recherche d’une de ses boissons. Ce fut par automatisme depuis des années que je remplissais mon frigo d’un jus que je ne buvais pas, et ce, uniquement pour Yume-Chan en prétextant que si l’envie lui viendrait, elle savait qu’il y en avait toujours à la maison ~ Après tout, ici c’était chez elle aussi non ? Bien entendu, cette maison était la sienne tout comme celle des nouvelles personnes habitant ici ~

Revenant plateau en main, elle déposa le tout sur la table avant de distribuer nos commandes à chacune, prenant la peine tout de même, d'adresser un verre pétillant à Kaïla, elle fit de même pour Akiha en n’osant croiser son regard, finissant par mon imminente personne en me tendant une tasse de thé comme je le désirais. Prenant une gorgée avant de déposer la tasse, je laissais mon air mielleux pour aborder celui sérieux. Me raclant la gorge avec délicatesse, je me redressais légèrement, jambes toujours croisées, j’étais prête à répondre aux questions de Kurayami ;

- Premièrement je ne m’attendais pas à te venir en aide, ne pense pas que ce fut par désir de ma part ~ Cette action ne fut provoquée que sous les supplications de Yume-Chan. Les raisons externes à sa demande ne sont pas utiles pour le moment, autant nous lancer dans le vif du sujet. Ta maladie est composée d’une sphère se logeant dans ta gorge, une fois que la pierre fut virée au rouge annonçant son réveil, nous n’eûmes le choix de t’ouvrir.

Et c’est à ce moment là que tout se compliqua. Le miasme avait prit une place tellement importante qu’il serait inhumain de le retirer sans lui arracher la moitié du corps. Ce fut pour cette raison que nous eûmes tant de mal avec cette opération, si cela n’avait été qu’une transplantation, son cas n’aurait pas été aussi intéressant. Après tant de semaines coincées dans un laboratoire, Akiha et ma personne avions résolu un mystère de la nature, la maladie de Kurayami et ce, à quel prix ? Celui de deux semaines d’acharnement sans sommeil dans une hésitation la plus totale.

- Le problème était tel que te soigner « normalement » était devenu impossible, le miasme contractait ton corps, te faisant chuter sans arrêt. Ton système en lui même était en miettes, la cellule vivante s’étant logée en toi détruisait chaque partie qu’elle touchait. Nous avons donc décidées de créer un nouveau virus, plus puissant que celui logé dans ta personne.

Un virus tellement puissant qu’il serait capable de détruire la maladie de Kurayami. Cela fonctionna, mais il eut également une nouvelle complication. Bien que nous ayons testé le produit, une heure dans un tube ne signifiait rien comparé à une vie entière dans un corps, et là fut notre erreur … Je me rappelais encore de ce jour, c’était si excitant ~

- Après t’avoir injecté la nouvelle bactérie, cela fonctionna aussi étrangement que cela pouvait l’être. Mais il eut bel et bien des complications, la nouvelle maladie créée grossit d’elle-même, encerclant toujours ton cœur, mais s’attaquant également à ta colonne. Nous n’eûmes donc le choix de le retirer avec finesse. Gelant toutes les composant de celui-ci, ce fut un dur labeur pour une réussite. Nous pouvons donc en conclure que ce fut une réussite et que tu n’as plus rien à craindre. La maladie n’est plus, ton corps est gorgé de matérialisation à présent, il te sera donc impossible d’être en mauvaise santé. Félicitations Kaïla-Chan, te voilà pleinement vivante et sans soucis ~

Affichant une petite mine satisfaite, je repris ma tasse pour venir vider celle-ci silencieusement. Décroisant les jambes pour les croiser de l’autre sens, j’ajoutais cependant un détail concernant la matérialisation. Mais il fut logique que Yume-Chan pense la même chose que moi, quand elle parla à son tour, brisant son silence pensant depuis notre arrivée ici ;

- Ton pouvoir a été drainé lors de l’opération, elles ont du te retirer tes pouvoirs parce que ton virus se nourrissait du pouvoir accordé par Ayame. C’est … c’est en te croyant morte que j’ai vidé mes réserves en toi … Il te faudra du temps pour que ta jauge se remplisse, d’ici deux trois jours, tu seras capable de matérialiser comme avant. Pour tes jambes … Akiha s’occupera de toi, n’est-ce pas ?

La voyant lever un regard vers Akiha, je fus étonnée qu’elle s’adresse à sa personne ainsi. Gentille, amicale et peut être même gênée ? Maaah, mon ange avait donc autant grandi ? ~ C’était magnifique, tellement que je jouissais sur place en vue de tant d’amour. Et en parlant d’amour, je fus toute aussi étonnée quand Yume posa ses lèvres si ouvertement sur celle de son amie. L’amour, l’amour, quel sentiment plaisant ~ Gloussant légèrement en laissant un sourire apparaître sur mon visage, j’adressais un regard tendre à mon amante, me rapprochant d’elle pour venir saisir ses lèvres avant de lui souffler un petit « Des explications en vue du comportement de Yume-Chan me seraient utiles mon cœur ~ ». Dieu, que se passait-il en ce jour parfait ? ~

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Mer 3 Avr - 15:15

Que c'était surprenant de voir tout ce petit monde invité dans ce lieu et ce, sur l'initiative d'Ayame-Sama. Je ne pensais pas qu'une telle situation pourrait arriver, non que cela m'importe plus que ça, ce n'était qu'un imprévu dont il faudrait que je m'adapte. Entre voir ma réussite expérimentale respirer, et constater que Yume était devenue plus ouverte à mon statut envers Dead Master, je ne savais où donner de la tête. J'avais tout. Même un fils. Rei Yu ce petit que je devrais encore punir aujourd'hui afin qu'il comprenne ce qu'on lui dit. Étais-je fâchée ? En quelque sorte, mais comme je n'eus jamais d'enfant auparavant -sauf ceux que je traitais- cela était une nouvelle expérience pour moi. Au pire, je le pousserais dans la gueule du loup quand mon esprit scientifique reprendra le dessus. Quoi qu'il en soit, me voilà assise aux cotés de mon amante, profitant de sa chaleur sans quitter nos deux invités des yeux. Cette paix allait-elle durer ? Je ne saurais le dire, en vue des paroles de la jeune Kaïla. Les chatons, ils ne se contentent jamais de ce qu'on leur donne, alala.

- ... Alors... Si je suis là c'est à cause de la pierre rouge... Ou plutôt parce que vous aviez réussies à me guérir c'est cela ? Et les complications ?

Et merci dans ce cas là ? Pas là. Une expression orgueilleuse sur le visage disant bien que j'étais la meilleure et je n'avais pas à m'expliquer surtout qu'elle était en vie. Je restais silencieuse, laissant Yume obéir aux ordres de ma chère Ayame-Sama. Depuis quand était-elle devenue un aussi bon toutou ? Depuis que nous avions sauvé son amie. N'était-ce pas merveilleux ? Certainement oui. « Nous allons en tirer profit ~ ». Et ce, facilement. Effectivement, cette situation ne me dérangeait en aucun cas, au contraire, je préférais n'avoir pas cet enfant dans mes pattes en train de jacasser dans son coin à quel point elle me haïssait. Pourquoi ? Simplement parce que c'était pompant à la longue et je préférais l'avoir en tant qu'alliée qu'ennemie, en vue de l'influence qu'elle détient sur la directrice, allant jusqu'à fausser le jugement de cette dernière. Je ne pouvais dire que je n'avais ce pouvoir moi aussi, mais autant rester prudente. Merveilleux, tout était parfait ~

Acceptant le verre que me tendait Yume -étrange que cela pouvait être- j'en pris une gorgée tout en sentant l'ambiance devenir... Han, je mouille. Fixant intensément Ayame-Sama tandis qu'elle donnait des explications -faciles à comprendre- au petit chaton opéré, je me retenais de me tortiller dans tous les sens sous tant de sérieux. Bon dieu, elle était magnifique et à cet instant, je n'avais qu'une envie, c'était de lui sauter dessus afin de lui faire perdre cette expression, la remplaçant par des rougissements sous mes caresses. « Un peu de professionnalisme, Akiha ! ». Comment veux-tu devant un tel spécimen ? Des belles femmes, j'en ai vu même si cela ne m'intéressait pas plus que ça, en vue de ma position. Effectivement, selon moi, seule une et unique femme était au-dessus de ma personne, et celle-ci se trouvait là, à coté de moi, même pas à un mètre. Et ce sérieux que je lui voyais si rarement sous son ton mielleux, c'était « magique ». Je crois que mon petit Rei Yu détint sur ma personne, il faudrait que je lui apprenne l'élocution aussi.

Passant ainsi donc d'état d'âme en état d'âme, je me décidais de me concentrer sur Yume -silencieuse- pour ne pas interrompre Ayame-Sama. En face d'elle, je lui souris d'un de mes sourires charmeurs, avant de m'adresser à sa personne à mi-voix, ne coupant la parole à mon amante.

- Je suis heureuse de constater que nous n'aurons plus à essayer de nous tuer à chaque tournant d'un couloir ~

Non que cela me dérangeait, mais c'était tout comme. Je n'étais pas friande des combats brutaux et sanglant, préférant de loin jouer de l'esprit d'autrui, et avec Yume, j'étais quasiment contrainte d’utiliser la violence pour qu'elle ne me tue avant. Non que nos combats puissent être vraiment considérés comme tels, mais je ne voulais pas donner satisfaction à mon ombre de me voir péter des câbles au point de vouloir du sang. Surtout pas à cause de ce petit être n'ayant pas de cervelle... Quoi que, elle réfléchit un peu plus dorénavant, c'était un bon début. Pourquoi s'inquiéter des remarques de mon mauvais coté ? Parce qu'il devenait de plus en plus indomptable, faisant à sa tête, c'est pourquoi, il faut à tout prix que je le stabilise. Akiha me doit obéissance. « Nous sommes une, ce que je veux, tu le veux après tout. » Oui et non. Parlant de self-control, un nouveau sourire plus amical se peignit sur mon visage tandis que je sortis une suggestion à l'encontre de Yume.

- Si tu veux, je te réserverai du temps libre pour que l'on se penche un peu sur tes sauts de colère, question que tu ne tues pas tes amies en perdant contrôle ~

Pourquoi lui proposer cela ? La gentille Akiha -donc moi- dirait que c'était par bonne volonté, pour enterrer la hache de la guerre. La méchante répondrait que c'était plutôt pour comprendre cette énergie monstrueuse et incontrôlable qui sortait de ce petit corps. Dans les deux sens, cela ne risquait pas de me prendre beaucoup de temps pour venir à des conclusions fructueuses. Après tout, l'esprit humain n'avait de secret pour ma personne adepte de la psychologie cérébrale. Et même son corps, serait vite examiné par mes soins les plus spécifiques. En somme, je pouvais l'aider, comme je pouvais la détruire. Mais pourquoi faire du mal à celle qui devait devenir mon allié ? Voilà qui se termine en beauté. En plus -même si je ne l'avouerai pas- son cas m'intéressait tout de même. Son passé, je le connaissais à travers les souvenirs d'Ayame-Sama, son présent, j'ai pu le voir de mes propres yeux et son futur, il ne pourra qu'être mieux si elle passe par mon aide ~

- Ton pouvoir a été drainé lors de l’opération, elles ont dû te retirer tes pouvoirs parce que ton virus se nourrissait du pouvoir accordé par Ayame. C’est … c’est en te croyant morte que j’ai vidé mes réserves en toi … Il te faudra du temps pour que ta jauge se remplisse, d’ici deux trois jours, tu seras capable de matérialiser comme avant. Pour tes jambes … Akiha s’occupera de toi, n’est-ce pas ?

Contente que je puisse contenir mes envies sexuelles en reportant mon attention sur autre chose que la femme à mes cotés, je ne fis que hocher de la tête en signe d'acceptation à la demande du petit chaton me faisant face. Il allait de soi que je remettrai Kaïla sur pieds par simple pulsion d'aider les autres. Ce n'était pas comme si passer deux heures par jours à la regarder s'efforcer à mettre un pied devant l'autre, me dérangeait. Au contraire, nous nous étendions tellement bien que cela ne pouvait que marcher à la perfection. En plus, si cela me permettait de gagner la confiance de Yume, je n'allais pas refuser. Pourquoi ? Je l'ai déjà dit, je voulais l'avoir comme alliée, pour le moment. Faisant un clin d’œil à Kurayami, je ne pus que sourire sous son expression contrariée de voir Yume l'embrasser. Alors, petit chaton, tu ne me fais pas confiance et en plus tu es pudique ? ~

- Des explications en vue du comportement de Yume-Chan me seraient utiles mon cœur ~

Han... Je mouille. Bon dieu, il faudrait que j'aille me changer à présent sous tant d'humidité dans ma culotte. Cette femme était incroyable. Riant aux dires de mon amante, je lui rendis son baiser sans moindre gêne avant de me reculer doucement pour mieux m'approcher de son oreille et lui souffler un petit « Je vous expliquerai volontiers dans le lit ~ », un regard plus que rempli de sous-entendus tout en lui caressant la jambe. « Tes pulsions n'ont pas de limites ? » Non, pas quand il s'agissait de coucher avec ce monstre de sexe. Je pense que je ne m'en lasserai jamais.

- Non, elle ne fera rien, Yume. Faut-il que je rappelle à cause de quoi je suis ici ? Soit ! Akiha, je refuse ta soi-disant « aide ».

Que c'était froid. Levant mon regard vers le petit chaton guéri, je perdis mon sourire pour le remplacer par un rictus de malice. Ainsi donc, ce petit chaton ne voulait se contenter d'être en vie, préférant aller jusqu'à dévoiler une chose qui gâcherait cette belle réunion de famille. « Il fallait s'y attendre, hehe ». Même si mon alter-ego s'amusait de cette éventualité, je n'étais pas du même avis. Il allait de soi que je savais pertinemment que j’étais coupable de cette opération de sauvetage, mais il n'en est pas moins qu'elle était sauvée et complètement hors danger à présent, et ce, aussi grâce à Ayame-Sama et moi. Ces chatons de nos jours, même pas reconnaissants... Me redressant, je la défiais du regard sans qu'elle ne me lâche de ses billes rouges et poignantes. Quand a-t-elle arrêté d'avoir peur de moi ? Je ne sais pas, mais c'était d'autant plus intéressant.

- Ne sois pas bornée. L'invalidité n'apporte rien de bon à Undai. Seule, il te faudra des moins pour te remettre, mais avec moi, cela ira plus vite. Sauf si tu veux rester un poids pour Yume ~

Que c'était facile d'atteindre les points faibles des humains. Tellement simple que je ne m'étonnais pas de voir la réaction arriver même avant que je n'affiche mon sourire vainqueur. Toujours aussi droite et souriante, je pris la main de mon amante dans la mienne tout en voyant le chaton s'énerver sous mes yeux dans des expressions plus qu'offusquées. L'aurais-je mis devant un mur sans issue ?

- Dead Master-Sama... Quelles sont vos conditions pour m'avoir sortie de cette situation ?

Ah ? Était-ce une autre manière de dire « sauvée » ? En tout cas, moi qui m'attendais à ce qu'elle m'attaque, elle préféra m'ignorer sachant pertinemment qu'elle ne gagnerait pas cette partie. Et comment faire ? Autant attaquer la directrice, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, cette enfant était tellement bornée qu'elle ne voulait même pas voir les bons cotés des choses, se concentrant juste sur ce qui n'allait pas. C'était triste, combien de temps il faudra pour que Yume -ignorante de tout- se dispute avec elle sur ce sujet ? « Une rupture dans l'air ? » Que c'est mignon ~ D'ailleurs, Kaïla était-elle toujours comme ça depuis que je l'aie connue ? Non, et oui, les enfants au fort caractère deviennent souvent des adolescents infernaux, et des adultes... nous n'en étions pas encore là ~ Soupirant, je reportais mon attention sur Yume avant même qu'Ayame-Sama ne réponde.

- Yume, je pense que Kaïla-Chan et sous le choc de tant de révélation, il faudrait qu'elle se repose avant de donner son avis sur le sujet, non ?

Faisant un clin d’œil entendu à mon interlocutrice, il n'a pas fallu longtemps qu'une protestation digne de ce nom ne sorte de la bouche du seul enfant présent dans cette pièce dans un « Je t'ai rien demandé Akiha ! ». Ah ? Je le sais bien, mais pourquoi prendre en compte son avis, si il était faussé ? Autant introduire Yume dans mon sens de la pensée qui n'était pas plus mal et qui nous arrangeait toutes les trois -Ayame-Sama, Yume et moi-même- sans devoir gâcher cela pour nos méfaits passés. Oui, tout irait dans notre sens, et rien ni personne ne gâchera ce beau tableau. Ignorant royalement la gamine furieuse, je déclarais le plus naturellement au monde qu'il était temps de changer de disque, question de ne pas envenimer cette histoire qui se déroulait si bien pour le moment.

- Bien ~ Il faut que j'aille voir Rei Yu. Et ensuite, Ayame et moi avons des choses importantes à faire, n'est-ce pas ? ~

M'adressant à la directrice, je lui fis un sourire coquin qui voulait tout dire. Voir Rei Yu ? Oui tout de même, cela faisait quelques temps déjà qu'il était envoyé dans sa chambre et de plus, quoi que je dise, ses mots précédents m'ont touchés. Pauvre petit, après l'avoir puni, je m'occuperai d'avantage de sa petite personne. Mais avant... mes sous-vêtements étaient toujours aussi mouillés n'attendant que de se faire enlever pour... Je jouis qu'en y pensant. « Le menu sadique ! Je veux le menu sadique ~ »

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Yume Kuroi
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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Mer 3 Avr - 17:57

Je … je crois que je n’ai pas tout saisi et sérieusement, je n’en avais pas non plus envie. En plus d’être stressée et mal à l’aise, j’avais de plus en plus l’impression que j’allais regretter mes paroles vis-à-vis d’Akiha. Lui dire clairement que nous formions une famille hein ? Foutage de gueule, je ne comprends même pas pourquoi j’avais fait ça. Et le pire dans le tout ? C’est que je m’adonnais à une réflexion des plus tordues. Devais-je donc considérer Akiha comme ma belle-mère ? Non. Je n’étais pas la fille d’Ayame, du moins, pas biologiquement et si c’était le cas … Je crois que je me serai suicidée depuis un moment. Mais le problème n’était pas là, je crois … le pire en ce moment, c’était mon état. Parce que j’avais beau être mal, j’avouerai quand même que j’étais un peu contente. En un claquement de doigt … Je retrouvais Ayame comme il se le devait, j’avais Kaïla à côté de moi et mes disputes dites incessantes avec Akiha allaient peut être s’arrêter. Non pas que ça me dérange de lui taper dessus, mais tout de même … Grimacer à chaque fois que je la voyais détruisait mon joli petit visage d’ange déchu. Était-ce narcissique de parler ainsi ? A la dernière nouvelle, j’étais toujours autant égocentrique. Me satisfaisant à moi-même, magnifique, idyllique. Ceci, je l’eus appris grâce à Ayame, à avoir une estime de moi-même différente de celle que je pouvais aborder en tant que simple jouet. J’étais certes encore esclave d’une personne, mais je pouvais dire que j’étais une esclave noble et belle. Rassurant ? Non, pas du tout. Soit, passons à autre chose.

- Je suis heureuse de constater que nous n'aurons plus à essayer de nous tuer à chaque tournant d'un couloir ~

Laissant Ayame prendre son air sérieux pour expliquer à Kaïla ce qu’il s’était passé, je restais muette à ses dires. Je n’avais pas été là quand elle l’ouvrit pour explorer son corps, je n’étais même pas là quand elle l’a refermé bien que je crois avoir donné dans cette procédure de fermeture. Mais bon, là n’était pas ce qui me préoccupait, mais plutôt les dires de « ma belle-mère ». J’avais eu tort. Tellement tort que je cherchais des points positifs à mes dires précédents. En vain d’ailleurs. Former une famille … D’ailleurs, en quoi cela serait bénéfique à Akiha ? A première vue, je ne voyais rien. Je savais ce qu’elle pensait de moi, je n’étais qu’une écervelée finie pour sa personne -ce qui était faux en vue de mon intelligence débordante- mais pourquoi accepter ? Vis-à-vis d’Ayame ? Peut être. M’avoir dans ses rangs lui permettrait d’être plus capricieuse avec la directrice si je suis derrière elle pour faire un oui de la tête. Mais non, Akiha était certes conne, mais pas au point de croire que j’allais me ranger aussi facilement de son côté ? Certes je lui étais redevable d’avoir sauvé celle que j’aimais, mais de là à lui lécher les bottes ?

- Si tu veux, je te réserverai du temps libre pour que l'on se penche un peu sur tes sauts de colère, question que tu ne tues pas tes amies en perdant contrôle ~

Pardon ? Levant un sourcil interrogateur en vue de ses dires, je me demandais un instant de quoi elle parlait. Dire aussi simplement qu’elle pouvait m’aider ? Pourquoi d’ailleurs ? Insane. Hors de question. Lui tendre mon esprit pour qu’elle bidouille dedans n’était pas égal à lui accorder un bonjour quand je la voyais. Sérieusement … Et puis même, que réussirait-elle à faire ? Je ne savais pas, mais l’envie de savoir me laissait tout de même perplexe. Dire non serait passer à côté d’une chance, mais dire oui signifiait également me jeter dans la gueule du loup. Ayame pouvait m’aider à ce sujet après tout, pourquoi irais-je voir son amante pour ? Tout simplement parce que Dead Master n’avait guère envie de faire disparaître cette partie monstrueuse en moi. Le savait-on seulement ? Non, parce qu’elle était encrée dans mon corps, la faire sortir serait impensable, ce serait égal à détacher mon esprit de mon corps. Je ne pouvais pas jouir comme Akiha d’un dédoublement de personnalité comme le sien, moi je restais moi et il n’y en avait qu’une.

- Après t’avoir injecté la nouvelle bactérie, cela fonctionna aussi étrangement que cela pouvait l’être. Mais il eut bel et bien des complications, la nouvelle maladie créée grossit d’elle-même, encerclant toujours ton cœur, mais s’attaquant également à ta colonne. Nous n’eûmes donc le choix de le retirer avec finesse. Gelant toutes les composant de celui-ci, ce fut un dur labeur pour une réussite. Nous pouvons donc en conclure que ce fut une réussite et que tu n’as plus rien à craindre. La maladie n’est plus, ton corps est gorgé de matérialisation à présent, il te sera donc impossible d’être en mauvaise santé. Félicitations Kaïla-Chan, te voilà pleinement vivante et sans soucis ~

Détachant mon attention d’Akiha, je la reportais sur la propriétaire des lieux. Cette opération avait été une réussite, mais à quel prix ? A court terme, à part une montée de stress et un dixième des étudiants de Undai morts sous ma colère, tout allait bien. En ce qui concernait le long terme, je ne voyais rien de néfaste se pointer sous mes yeux. Mais en même temps … Je ne pouvais prévoir ce qui se passerait par la suite. Si jamais … non, il n’y avait aucune chance que la maladie revienne maintenant que son corps était redevenu sain et que celui-ci avait été rempli de matérialisation. Mais une fois que son corps n’en aura plus, que lui arrivera-t-il ? Rien, parce que je veillerai au grain de savoir que son corps était alimenté par le pouvoir des étudiants de Undai.

- Ton pouvoir a été drainé lors de l’opération, elles ont du te retirer tes pouvoirs parce que ton virus se nourrissait du pouvoir accordé par Ayame. C’est … c’est en te croyant morte que j’ai vidé mes réserves en toi … Il te faudra du temps pour que ta jauge se remplisse, d’ici deux trois jours, tu seras capable de matérialiser comme avant. Pour tes jambes … Akiha s’occupera de toi, n’est-ce pas ?

Pourquoi avais-je dit ça ?! Akiha s’occupera de toi. Dieu, j’étais une imbécile et ce, je le compris sous le regard incompris de mon amie. Mais bon, ce n’était pas faux non plus, si elle voulait retrouver rapidement l’usage de ses jambes, il lui faudrait une coordinatrice et à choisir pour elle, je crois qu’Akiha serait encore meilleure qu’Ayame … Bien que ma chère maîtresse montrait des signes étranges d’affection envers Kurayami. Dieu, j’allais exploser. Et ce regard, arrête de me regarder ainsi Kaïla, sinon … sinon je t’embrasse. Et c’est ce que je fis sous une protestation de sa part. L’embrasser devant ma maîtresse et son amante ? Haha. Fait.

- Non, elle ne fera rien, Yume. Faut-il que je rappelle à cause de quoi je suis ici ? Soit ! Akiha, je refuse ta soi-disant « aide ».

La faute ? Ta maladie, elle était la seule fautive ici. Détournant mon regard pour venir croiser celui d’Akiha, je lui demandais silencieusement des réponses. Pourquoi sentais-je que je ne savais pas tout, une fois de plus, sur cette histoire ? Pourquoi avais-je cette impression que désormais, les trois personnes me faisant face savaient des choses que moi, je ne savais pas ? Je ne sais pas, mais je sais que de on devient une famille, je passais à « explications ». Mais je n’en reçus guère, puisque la grande blonde prit la parole pour venir « casser » les dires de ma colocataire ;

- Ne sois pas bornée. L'invalidité n'apporte rien de bon à Undai. Seule, il te faudra des moins pour te remettre, mais avec moi, cela ira plus vite. Sauf si tu veux rester un poids pour Yume ~

Elle avait raison, sauf sur la dernière partie. Kaïla ne sera jamais une entrave pour moi. Grimaçant en grinçant des dents à son encontre, j’étais déjà prête à la mordre alors que je ne fis rien en voyant le visage dépité de ma compagne. Non, n’allez pas me dire que cette dernière phrase lui avait fait de l’effet. Manquerait plus que ça. Soupirant silencieusement en fermant les yeux, je les rouvris pour venir glisser deux mots à Kaïla, je ne voulais pas qu’elle s’inquiète de quoi que ce soit vis-à-vis de moi. Être avec elle … était mon unique bonheur. « C’est faux et tu le sais, tu ne seras jamais une entrave à ma personne. ». Une simple phrase dite avec certes mon ton toujours aussi glacial, mais assez pour que Kurayami décrispe les dents et vienne s’adresser non pas à Ketsuki, mais à Ayame ;

- Dead Master-Sama... Quelles sont vos conditions pour m'avoir sortie de cette situation ?

Les conditions, je me voilais la face en disant qu’il n’y en avait pas. Ayame était un requin, et comme tout bon requin, elle cherchait des poissons pour une bonne raison. Qu’était la sienne ? Je ne la connaissais pas, mais je ne lui accorderai pas non plus de demander n’importe quoi. Après tout, j’étais là, là pour égaliser le jeu et ne pas mettre Kurayami dans une situation pire que celle qu’elle vivait déjà. Laissant la directrice glousser et ouvrir la bouche, elle ne dit mot. Non mais vas y ! Parle. Et bien non, c’était pas elle.

- Yume, je pense que Kaïla-Chan et sous le choc de tant de révélation, il faudrait qu'elle se repose avant de donner son avis sur le sujet, non ?

Haha et du tac au tac « Je t'ai rien demandé Akiha ! ». Parfait, nous partons bien entendu sur des bonnes bases ! Ou pas. Levant les yeux au ciel dans un roulement de pupilles, je soupirais une fois de plus. Était-ce seulement possible qu’une de nous quatre s’entende avec une autre ? Non, tout simplement parce que nous ne faisions pas partie du même camp, bien que nous nous ressemblions. Autant solidarisé tout cela par une partouze tant que nous y sommes ! Ou pas. Secouant la tête dans une forme de négation, je relevais les yeux vers le couple nous faisant face ;

- Bien ~ Il faut que j'aille voir Rei Yu. Et ensuite, Ayame et moi avons des choses importantes à faire, n'est-ce pas ? ~

Haha. Je ne veux pas savoir. Me levant à mon tour tout en affichant un air entre neutre et neutre -parce que bien que mes états d’âme étaient ravageurs, mon visage ne laissait rien paraître-, j’amenais la chaise de Kurayami près de sa personne. La porter pour la mettre dedans ? Non, en vue de la tête qu’elle tirait, je préférais encore la porter, et c’est ce que je me décidais à faire. La prenant donc dans mes bras telle une mariée, je m’arrêtais dans ma démarche quand la voix d’Ayame retentit dans cet espace vaste, me retournant pour que Kaïla puisse lui faire face, je la laissais s’arracher les cordes vocales de sa voix mielleuse dans un ;

- Je n’attends guère beaucoup de ta part en ce moment, je te donnerai mes conditions une fois que tu sauras utiliser tes membres parfaitement. Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée mes amours, faites attention à vous et surtout, pas de bêtises ~

Et tout cela agrémenté par quoi ? Par une approche de sa personne, une étreinte maternelle à m’en donner des frisons dans le dos pour que celle-ci s’en aille avec sa … sa ch… Hum. Akiha. Toussotant légèrement en leur faisant dos, ne voulant répondre à ses dires, je me dirigeais vers la porte que j’ouvris sans plus attendre. Partir, partir d’ici, quel bonheur ~ Haha. Allons savoir. Soupirant -encore et encore-, je traversais les couloirs sans un mot. M’avancer maintenant dans des explications farfelues serait inutiles hein ? Autant être tranquillement chez nous pour … Bien que je savais déjà que cela allait finir dans une engueulade monstre et que, comme je ramenais Kaïla dans ma chambre et non dans la sienne, j’allais passer la nuit dans l’arène. Pourquoi ? Parce que si on se dispute, l’une de nous part. Vous croyez qu’elle va se traîner par terre jusque dehors ? Elle serait capable, mais je ne la laisserai pas faire.

Arrivant dans ma chambre, je la déposais doucement sur mon fauteuil, lui accordant un fin sourire avant de m’enfermer dans la salle de bain. Ouvrir l’eau, se regarder dans le miroir, encore, encore et encore jusqu’à ce que la baignoire soit remplie. Un dernier soupir, et allons affronter nos problèmes. Sortant donc de l’endroit humide de chaleur, je passais par mon coin cuisine pour m’abreuver d’un verre quelconque. En profitant par la même occasion pour en rapporter un à ma dénommée « épouse fictive » pour retourner dans le coin salon où sa personne n’avait daigné bouger. Sans blague.

- Je n’ai pas à te dire ce que tu dois et ne dois pas faire concernant la proposition -incitée de ma part- d’Akiha. Mais sache juste que je ne te laisserai pas seule avec elle non plus, je serai avec toi.

Lui accordant un mince sourire en signe de réconfort -inutile- en sachant l’esprit buté de mon amie, je lui tendis un verre avant de finir le mien. Lui faisant un signe de la tête en direction de la salle de bain, je l’informais que celle-ci était prête si elle désirait se rafraîchir. La réponse ? Je ne crois pas l’avoir eu avant de me saisir de ses lèvres et de l’enfermer dans un mutisme forcé. L’eau du bain ? On la réchauffera si besoin est, pour le moment, j’avais une chose à faire, redécouvrir celle que j’avais perdue. Un fin sourire vite transformé en une expression ravageuse. Nous avions toute la nuit pour parler de la problématique concernant la directrice et Akiha, autant que pour se redécouvrir, mais quel était le point le plus important à cet instant ? Satisfaire ce manque de sa personne, elle aussi … moi aussi, ensemble, nous avions besoin de nous retrouver. Pleinement.

END for Kaïla & Yume

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Akiha Ketsuki

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Jeu 4 Avr - 19:27

Le sadisme serait de mise en cette journée déjà bien avancée. Mais pas comme mon ombre l'entendait. Pourquoi étais-je si pressée de mettre dehors ces deux jeunes filles nous tenant compagnie ? La réponse était évidente et se résumait par un seul et unique prénom, Rei Yu. Non que je sois un monstre sans pitié, ou alors que je ne pardonne jamais, au contraire. J'étais quelqu'un de gentil, c'est pour cette raison que j'allais prévenir les prochaines erreurs de mon petit garçon. Effectivement, je l'ai déjà puni et j'en étais satisfaite sans aller dans l'extrême, mais ses paroles -en rentrant à la maison- m'ont fait comprendre que définitivement cet enfant n'était pas encore convaincu de la vérité que j'essayais de lui inculquer. Il suffisait de se rappeler ses paroles qu'avant qu'il ne se fasse envoyer dans sa chambre pour comprendre où je voulais en venir. « Je suis désolé, mais je veux encore sortir ! Sinon, moi je suis triste tout seul ici ! Vous faites trop Yuri, moi aussi je suis là, je suis votre fils et puis … » Et puis rien du tout. Aurais-je dû le rassurer en lui disant qu'il comptait énormément à mes yeux ? Peut être bien, mais sa première tirade me laissa de marbre. Je détestais quand un être inférieur ne se pliait à mes règles, et encore plus quand il s'agissait de mon fils, celui qui plus tard portera fièrement mon nom. Il était hors de question qu'il meurt avant ou qu'il déshonore cette tâche de la plus haute importance. Ainsi donc, je me suis dite qu'il serait bien de le laisser mijoter ses paroles tranquillement dans sa chambre, pendant que je m'occupais -en compagnie de mon amante- à finaliser les derniers détails avec les deux chatons qui, justement, venaient de quitter l'appartement sous une dernière parole douce « douteuse ouais » de Dead Master-Sama. Effaçant mon sourire, je portais le regard à l'étage en direction de la chambre du petit. J'étais consciente que je n’étais pas là souvent pour sa petite personne, mais j'allais me rattraper dorénavant et ce, pleinement, autant avec ma présence gentille que celle sévère. Place à la sévérité dans ce cas. Déterminée, je fis quelques pas dans l'avant-salon pour m'approcher dans le dos de la seule personne dans les lieux pour venir lui souffler une parole à l'oreille avant de l'embrasser dans le cou.

- Je vais inculquer le respect à Rei Yu et puis je suis toute à vous ~

Changeant de tout au tout de mon comportement frivole à celui froid, je me décollais d'Ayame-Sama pour me diriger à l'étage. Arrivant d'un pas ferme devant la porte du gamin, j'y rentrais sans plus de cérémonie en contournant les servantes. Laissant la porte ouverte, je m'arrêtais sur le seuil de cet espace coloré pour observer ce que Rei Yu faisait. Et que faisait-il ? « Je sens que ça va chauffer haha ! ». Même si mon ombre trouvait amusant que le gamin bidouillait à la serrure et a griffé toute la porte avec une sorte d'équerre, moi, personnellement, je ne trouvais pas cela hilarant. Encore moins quand je demandais au garçonnet, sincèrement surprise, ce qu'il faisait. Sa réponse ? Il fallait s'attendre qu'il veuille sortir de la chambre pour crier l'injustice qu'il subissait, soi-disant. Mon sang ne fit qu'un tour avant que je ne l'attrape par le bras et le sorte dans le couloir. Le tenant fermement au point de lui faire mal quand il se débattait, il ne m'a pas fallut plus de d'une minute pour me retrouver à l'étage inférieur et me diriger directement vers la porte de sortie sans donner plus d'explications. M'arrêtant devant, j'attrapais l'enfant par les épaules et je m'accroupis à sa hauteur tout en le secouant un bon coup pour qu'il m'écoute. Moi en colère ? Terriblement.

- Quand Okasan ou Okasama te demandent d'obéir, tu te dois de le faire sans poser de questions. C'est pour ton bien !

Me relevant limite en lui hurlant dessus, j'essayais de me contenir. Après tout ce n'était qu'un enfant, un petit être de rien du tout qu'il fallait protéger. « Heh, mais tu vas bien le protéger à ta manière ! Hehe ». Mon ombre était surexcitée en moi, n'attendant qu'une chose, et c'était de me défouler sur le garçon. Se défouler serait un mauvais terme à utiliser, je ne lui voulais aucun mal, juste qu'il sache où était sa place dans cette hiérarchie et qu'il écoute ses mères, surtout si c'était pour qu'il reste en vie. Sentant déjà que le petit ouvrait la bouche pour rétorquer quelque chose de désagréable en vue de son visage colérique, je ne lui laissais guère le temps de s'exprimer avant d'ouvrir la porte à la volée et de le tourner vers le couloir d'un mouvement sec.

- Tu ne peux pas sortir, parce que c'est dangereux. Et à chaque fois que tu t'y risqueras, tu auras mal.

Déposant ma main sur sa chevelure de lait, je le poussais en dehors en même temps que mes yeux prirent une couleur entre le noir et le bleu orageux. Il ne put faire un pas de plus dans ce long espace menant vers les étages inférieur, que je donnais exemple à mes paroles glaciales. Restant droite comme un piquet, narguant l'enfant de haut, je le vis tomber à terre en se tenant la tête tout en hurlant de douleur. Comment procédais-je ? Très simple, le cerveau humain est constitué pour être en connexion constante avec les nerfs du corps. La douleur est purement psychologique, il ne suffisait qu'envoyer une information de souffrance intense dans l'esprit pour que tout le corps le vive. Ainsi donc, l'enfant qui hurlait à mes pieds en se tordant dans tous les sens, n'avait rien -à proprement parler- mais croyait que tout son corps le brûlait. Il ne devait même pas comprendre la nature de cette souffrance, il avait mal, cela ne devait aller plus loin dans son petit esprit. Prenant mon inspiration, je m'approchais de l'enfant, l'attrapais par le col et le jetais -littéralement- à l'intérieur de l'appartement, faisant par la même occasion cesser la douleur.

- A chaque fois que tu sortiras, ce sera la même chose, Rei Yu.

Étais-je un monstre ? Je l'étais, mais la conviction que c'était pour son bien, dépassa ma culpabilité. Autant qu'il souffre un peu, si cela pourra le préserver de mourir prématurément. Interdire quelque chose à un enfant n'était une chose aisée, mais le faire par la douleur, c'était plus simple. Je ferai en sorte qu'il assimile le fait de traverser cette porte seule à une immense souffrance insupportable. Oui, radical, cela l'était, mais il n'y avait aucune chance que cela rate justement. N'attendant pas que l'enfant ce remette de ses émotions, je l'empoignais à nouveau pour le faire encore une fois sortir, en guise d'exemple et surtout la vérification de mes dires. Et il recommença donc à hurler dans le couloir et ce sous mon regard impassible. Aucun mouvement, il ne pouvait rien faire que se tordre de douleur et user ses cordes vocales, tandis que devant mes yeux, dans mon esprit, son corps brûlait sans vraiment le faire. Cela devait être horrible, j'étais un monstre « Non ! Continue ! Il ne comprendra pas sinon ! » Akiha ? Es-tu sûre de cela ? Oui, elle l'était. Et cela me donnait froid dans le dos. Détachant mon esprit de cette masse infernale, j'arrêtais net cette torture quand je vis du sang sortir du nez du gamin. Un claquement des doigts et c'était terminé. M'approchant de l'enfant tremblant et sanglotant au sol, je le pris dans mes bras délicatement pour le ramener dans les appartements de la directrice.

-Ce n'est que pour son bien.

Croisant le regard d'Ayame-Sama, je restais neutre et amenais l'enfant près des sofas. Le faisant s'asseoir dans l'un d'eux, j’épongeais son front plein de sueur ainsi que le sang avec une serviette apparue de nulle part. Étais-je allée trop loin ? Sans doute. Et je le compris quand Rei Yu reprit ses esprits et sauta par dessus le siège pour s'enfuir. Où ? Dans la cuisine. Pourquoi ? Je le découvris en me relevant et allant à sa suite quand j'entendis un vacarme montre provenant de ce lieu.

-Rei Yu mais qu'est-ce que...

Restant perplexe en voyant l'enfant se frayer un chemin entre les chaises pour mieux se barricader avec, je ne bougeais pas tandis qu'il était recroquevillé en-dessous de la table en train de pleurer. « Ce gosse n'a pas l'air de vouloir comprendre. » J'allais m'énerver. J'allais vraiment m'énerver. C'était agaçant.

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Rei Yu K. E.

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Jeu 4 Avr - 20:11

Ce n’était pas juste. J’avais fait une bonne action, j’avais été gentil… j’ai désobéi, mais c’était pour leur dire bonjour ! C’est leur faute à elles deux ! C’est parce qu’elles ne sont pas là que je dois partir à leur recherche, c’est parce qu’elles font tout le temps des choses à deux sans moi, que je dois montrer que je suis là ! Et puis même ! Si elles ne me voulaient pas, elles n’avaient pas à me ramasser alors ! J’étais libre dans la rue, ici j’étais en prison, oui, voilà, ici c’était une prison et madame copie elle arrêtait pas de me regarder et de me traiter comme si je n’étais qu’un carton sale ! Je suis riche, je suis propre, je peux parler aussi. Hurlant l’injustice sous les regards des invités de mes mamans, je me fis jeter dans ma chambre. Ma tête elle a tapé sur le sol et j’ai eu très mal alors j’ai crié encore plus fort pour dire qu’elles ne pouvaient pas faire ça ! Ce n’est pas juste.

Je n’ai pas arrêté de hurler, je tapais dans beaucoup de choses parce que j’avais des choses pour le faire. J’ai même sauté sur mon lit en disant qu’elles devaient me laisser sortir, mais personne ne répondait. J’ai ouvert ma fenêtre pour passer par là, mais c’était tellement haut que j’ai eu peur. J’ai voulu utiliser mes draps pour faire une corde, j’ai vu ça à la télévision hier, mais je n’ai pas réussi à faire des nœuds. Alors j’ai dû arrêter… mais un détective ça n’arrête jamais ! C’est fini pour lui quand son enquête est résolue et qu’il est bien. Bien, oui, parce que si il est malade, ca sert à rien, il sait plus être détective. Je suis allé vers mon bureau après, j’ai pris des trombones et j’ai essayé de les mettre dans la serrure comme un cambrioleur, mais ça n’a pas fonctionné, parce que la porte elle n’était pas fermée à clé, y avait juste madame copie devant ! Elle était trop forte ! Mais c’est parce qu’elle était deux, oui, elle et sa copie. Madame copie quoi. Alors j’ai même essayé de prendre une équerre… parce que je n’arrivais pas à trouver ma latte. Mais ca ne fonctionnait pas non plus… Mais je ne voulais pas arrêter ! J’ai essayé, j’ai essayé et après j’ai eu peur. Mais vraiment très peur quand j’ai vu Okasan ouvrir la porte. Je suis resté surpris et après j’ai fait un visage méchant et j’ai voulu m’enfuir par la porte mais elle, elle ne voulait pas ça. Non, elle, elle était pas du tout du même avis que moi !

- Tu ne peux pas faire ça ! Je ne suis pas un animal ! Je suis riche moi aussi, je peux sortir !

Mais Okasan elle avait l’air pas du tout d’accord et en plus son visage il faisait très peur, mais je restais fort, je pleurais pas parce que j’étais un homme ! Alors elle m’a pris par les épaules et elle m’a secoué pour finalement me faire traîner jusque en bas. J’ai vu Okasama sur le fauteuil en train de boire je sais pas quoi avec un sourire… Et Okasan elle me tirait jusque dehors. Alors ca veut dire que je vais pouvoir sortir ? Okasama elle sourit, alors c’est bien non ?! Oui, mais Okasan elle était toujours pas contente, j’avais peur de son visage mais j’étais fâché alors je criais « Lâche moi ! ». Et elle, elle m’écoutait même pas ! Et quand elle a ouvert la porte, j’ai voulu courir, mais là encore elle m’a secoué. C’est devant toutes les portes qu’elle va me faire ça ? Parce que si elle me secoue devant la porte de la salle de bain et que je dois faire pipi, c’est Okasama qui sera fâchée ! Oui !

- Quand Okasan ou Okasama te demandent d'obéir, tu te dois de le faire sans poser de questions. C'est pour ton bien ! Tu ne peux pas sortir, parce que c'est dangereux. Et à chaque fois que tu t'y risqueras, tu auras mal.

Ce n’est même pas vrai ! Si elle veut pas que je sorte c’est parce que… c’est parce qu’elle veut pas que l’on me voit ! Parce qu’elle a honte de moi ! Oui voilà, c’est pour ça ! Et moi quand elle a dit ça, j’ai crié très fort dans les couloirs où ma voix elle résonnait « Tu mens ! C’est toi qui a peur ! ». Et j’aurais pas dû. Parce que quand j’ai mis un pas dehors, j’ai compris ce qu’elle voulait dire par « ca fait mal d’aller dehors ». Ca fait tellement mal que j’ai crié fort, très, très fort, comme quand j’étais dans les camions et qu’on passait sur des bombes et que parfois, on voyait un de nos amis tomber et mourir devant nos yeux dans la neige. Mais là, c’était pas mon ami qui avait mal, c’était moi ! C’était comme si je me faisais des trous dans la peau avec mon compas ! Ou alors, la même douleur que je ressens mais en vrai, quand je casse un jouet ! Je sentais la douleur d’un jouet cassé ! Mais je n’étais pas un jouet, alors pourquoi j’ai mal ? Parce que je ne pouvais pas sortir, dehors, ca faisait mal ! Mais avant ce n’était pas comme ça !

- A chaque fois que tu sortiras, ce sera la même chose, Rei Yu.

Elle mentait ! Mais elle avait raison, à chaque fois qu’elle me poussait dehors, ma tête elle faisait très mal, au point que je suis tombé sur le sol en criant et en pleurant. J’ai même cru que mes oreilles elles allaient exploser ! C’est comme si je me faisait brûler vivant et que… Okasan ! Arrête ! Aide moi ! J’ai mal Okasan ! Mais elle ne m’aidait pas, elle me regardait avoir mal. Okasan n’était pas gentille ! Mais c’était une riche, alors… Alors je ne comprends pas ! Pourquoi elle me fait du mal si je suis son fils ! Pourquoi elle est méchante si elle est riche, et pourquoi elle me tire comme ça et après elle me balance comme ça ?! Ma tête elle a encore touché le sol, mais j’avais déjà beaucoup mal, alors une douleur en plus, ce n’était pas grave parce que la première elle était tellement forte que j’avais encore mal quand je suis rentré dans la maison. Mon nez il coulait du sang, et mes yeux des larmes, j’étais fâché, triste et surtout, j’en voulais à Okasan !

- Ce n'est que pour son bien.

Elle mentait beaucoup ! Tellement que même si maintenant elle redevenait gentille, je suis parti en courant vers la cuisine. Je voulais aller vers la porte, mais je n’ai pas osé parce que ça faisait mal. Alors j’ai été à la cuisine, j’ai couru tellement vite qu’elle n’a pas compris directement que j’étais plus là. Quand je suis arrivé dans la cuisine, je me suis caché pour pleurer et crier encore plus fort, parce que même si j’avais moins mal, j’avais eu peur, j’avais tellement eu peur que non ! Okasan elle était méchante ! Alors quand elle est arrivée pas loin de moi, j’ai crié pour qu’elle parte loin, mais elle n’avait pas peur de moi elle, parce que c’était une grande personne et elle était riche. Mais même ! Je devais lui dire que ce n’était pas bien ! Alors je criais.

- T’es méchante ! Tu me fais du mal et en plus t’es méchante ! Ne… Je… ! Ne t’approche pas de moi Okasan ! Tu vas me faire du mal ! T’es vraiment une méchante ! T’es une pauvre !

Après que j’ai crié ça, je suis parti en courant encore, je suis passé devant Okasama qui me regardait mais cette fois-ci sans sourire, et moi je ne me suis pas arrêté parce que je savais qu'elle allait me donner à Okasan sinon. Alors j’ai fait encore une bêtise, j’ai ouvert la porte de l’appartement et je suis sorti. Mais j’ai pas marché longtemps parce que la douleur elle est revenue et j’ai eu tellement mal que je suis encore couché sur le sol en cirant. Je brûlais de partout ! C’était… Okasan c’était pas une magicienne, c’était une sorcière et elle m’avait jeté un mauvais sort pour que j’ai mal quand je sors de la maison comme ça je restais dans la maison !

- C’n’est pas jute ! Okasan je te déteste !

Je pleurais beaucoup et la douleur, elle, elle était de plus en plus forte. Je crois que je vais mourir en ayant très, très mal. Mais je ne veux pas mourir, je suis trop jeune. Okasan… Je ne la détestais pas, mais elle me faisait trop mal.

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MessageSujet: Re: Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.   Ven 5 Avr - 12:47

Je ne pouvais laisser cet enfant faire des siennes et encore moins lui permettre de se comporter comme un petit voyou sorti de la rue. Certes, c'était de là qu'il venait, mais en tant que mon fils, il devra apprendre le respect et les bonnes manières afin de se frayer un chemin tout tracé dans la gloire de son nouveau nom. En somme, il fallait que je l'éduque tant qu’il était jeune, quand il était encore temps de lui faire changer de mentalité. Étais-je en train de dire que cet enfant était infernal ? Il ne l'était pas à ce point, il était comme tout jeune garçon que je pouvais croiser dans les rues. C'est mon idéalisme qui le rendait si insupportable à mes yeux, chose que j'allais changer. Non en le contraignant à devenir un petit esclave, mais en lui apprenant les compromis. « Ouais mais avant faut le calmer, tiens ! » Même mon ombre montrait son agacement sous les cris incessant de ce petit être turbulent. Moi aussi, j'étais énervée sur le coup, surtout à cause du grabuge qu'il faisait dans cet appartement relativement calme d'habitude. Ayame-Sama m'en voulait-elle de perturber la tranquillité des lieux ? J'espérais que non, sinon, cela risquerait de se finir dans une tragédie sans nom, pour la tête blanche.

- T’es méchante ! Tu me fais du mal et en plus t’es méchante ! Ne… Je… ! Ne t’approche pas de moi Okasan ! Tu vas me faire du mal ! T’es vraiment une méchante ! T’es une pauvre !

C'est avant ses paroles que je voulus le sortir d'en dessous de la table afin de le calmer -à ma manière- pour qu'il arrête son cirque. Moi, méchante ? Étais-je vraiment une mauvaise mère pour un gamin de la rue ne connaissant rien au luxe... Je ne pense pas, j'étais même trop gentille. S'il savait simplement à quoi sont soumis les enfants de son rang -nouveau- de riche, il ne se permettrait pas ce genre de remarque. Un enfant de riche devait être à l'image de ses parents, suivant les règles strictes établis par ces derniers. Que ce soit dans le luxe ou non, ces enfants n'étaient pas toujours des plus heureux. Et ce gamin-ci présent, osait encore prétendre avoir des droits, ne comprenant pas la chance qu'il eut d'être sortie de l'enfer dans lequel il vivait, ne saisissant pas l'opportunité de construire sa vie aux cotés des gens puissants. Que ce soit Ayame ou moi, nous n'étions pas vraiment méchantes avec lui, nous étions certainement mieux que ses parents qui l'ont vendu ou encore, les clochards avec lesquels il vivait. Et c'est cette pensée outrageuse qui me perturba, laissant le temps à Rei Yu de passer à coté de moi pour s'enfuir. Restant plantée là encore sous l'insolence de ce bonhomme, je fis volte-face soudainement et claquais des doigts quand son petit corps fin se glissa en dehors des appartements. Moi lui faire du mal ? Oui, pour son bien. Était-ce si difficile à comprendre ?! « Laisse-moi le tuer, Akiha. » Non !

- C’n’est pas jute ! Okasan je te déteste !

Soupirant en l'entendant crier dans le couloir, je m'empressais de le rejoindre en passant tout de même près d'Ayame-Sama -une expression frustrée sur le visage- pour lui souffler une excuse inaudible avant de me diriger vers la sortie où mon présumé fils se tordait au sol. Soupirant d'exaspération, je le pris dans mes bras, arrêtant en même temps la douleur qui le déchirait. J'espérais juste que cela fonctionnerait à présent qu'il s'est rendu compte de la gravité de son acte. Je n'aimais lui faire du mal, cela me brisait le cœur, mais je préférais qu'il souffre de ma main que de celle d'un étudiant quelconque voulant « jouer » avec lui. Il me détestait pour cette soi-disant injustice ? Alors qu'il en soit ainsi, tant qu'il reste en vie, c'est ce qui comptait. Les traits tirés sur le visage, je le serrais d'avantage contre moi afin de le tranquilliser dans une étreinte douce.

- Il y a des gens beaucoup plus méchants que moi dehors, tu ne le comprends pas encore, et je préfère éviter que tu les rencontres. Tu es trop jeune pour pouvoir sortir dehors seul ainsi, les enfants riches ne le font pas.

Caressant sa petite tête blanchâtre, je l'embrassais sur le front avant de le ramener dans les appartements de Dead Master-Sama. Le tenant toujours fermement, je montais tout de suite à l'étage sans plus de cérémonie pour arriver dans la chambre de l'enfant toujours aussi colérique. Le faisant s'asseoir sur son lit bateau, je lui intimais le silence avec une seule phrase, dite gentiment -trop par rapport à la colère qui grognait en moi.

-Si tu veux demain on sortira se promener ensemble dans Kyoto, d'accord ?

Il allait de soi que ce serait bien pour un enfant de sortir de temps en temps, et quoi de mieux qu'une promenade dans la ville. Cela lui changera les idées et me permettra de reprendre mon rôle de mère au sérieux. Tout cela pour qu'il arrête de voir l'injustice du monde là où il n'y en avait pas. Ne pas sortir ? Il y avait pire comme vie. J'allais le lui apprendre un jour -bientôt- mais pour l'instant, je céderais à sa demande de sortie. « Hmm, il risque encore de ne pas être content, sale gosse. » Frustrée, agacée, mon ombre ne voulait que briser la nuque de ce petit garçon, chose que je ne lui permettrai de faire. Oui, une nouvelle règle sera instaurée, je le ferai sortir en ville, mais certainement pas à Undai et ce, peu importe le nombre de crises qu'il me fera.

- Tu étais vilain aujourd'hui. Les enfants riches obéissent à leurs parents. Tu as beaucoup de chance d'être là avec nous, médite dessus, Rei Yu. Et n'oublie pas que je t'aime, mon chéri.

Déposant un dernier baiser sur son front, je lui caressais le visage dans un dernier geste tendre et maternel avant de sortir de la chambre, fermant bien la porte derrière moi. Dans le couloir, je soupirais en déchargeant tout mon énervement d'un coup. Bon sang, être parent n'était pas la plus aisée des tâches. Mais comme je voulais cet enfant, je l'assumais. « Tu assumeras aussi sa mort ? Hehe » Non, parce que je ne le tuerai pas. Et c'est sur cette pensée que je rejoins Ayame-Sama, n'espérant qu'une chose, le calme.

END

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Haha... La famille s'agrandit. Rencontre.

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